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Les partis politiques mettent en avant l’importance de renforcer le système électoral.
Mar 31, 2026 360
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Selon les partis en lice, un système électoral solide constitue un outil central pour instaurer une culture démocratique et garantir que le pouvoir reste entre les mains des citoyens.   Conformément au calendrier fixé par la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE), l’enregistrement des électeurs pour les 7èmes élections générales a commencé le 7 mars 2026, le scrutin étant prévu le 1er juin 2026.   Au 27 mars 2026, plus de 28,3 millions d’électeurs étaient inscrits, soit via l’application numérique « Mirchaye », soit en personne dans les bureaux de vote à travers le pays.   Pour ces élections, 47 partis politiques ont présenté 10 934 candidats, qui présentent actuellement leurs programmes aux citoyens à travers divers médias.   Contactés par l’Agence de presse éthiopienne, plusieurs responsables de partis ont indiqué finaliser leurs préparatifs pour garantir une participation active.   Solomon Tafesse, président du Parti Nouvelle Génération et du Conseil conjoint des partis politiques de la région d’Oromia, a rappelé que les élections sont un mécanisme fondamental permettant aux citoyens d’exercer leur pouvoir politique.   Il a souligné que la NEBE a créé un environnement favorable grâce aux outils numériques d’inscription des électeurs et des candidats et que son parti termine les préparatifs essentiels pour assurer sa participation.   De son côté, Bandira Belachew, chef du Parti démocratique populaire de Kucha, a noté que les réformes nationales ont élargi l’espace politique, favorisant une compétition plus inclusive et constructive.   Solomon Anibal, secrétaire et responsable des relations publiques du Parti démocratique Une Éthiopie (ODP), a décrit ces élections comme une étape cruciale pour une transition pacifique et démocratique.   Il a insisté sur la préservation de l’unité nationale, l’importance de l’intérêt public et le rôle central du système électoral dans la souveraineté populaire.   Il a également mis en avant les débats médiatiques comme un moyen de renforcer durablement la culture démocratique, exhortant les partis à privilégier des échanges constructifs centrés sur les enjeux nationaux.
L’Éthiopie montre la voie, tandis que l’Afrique accélère la transformation de la maintenance aéronautique.
Mar 31, 2026 199
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Ethiopian Airlines s’affirme comme un modèle de référence en matière de maintenance aéronautique sur le continent, alors que les acteurs africains du secteur intensifient leurs efforts pour développer les capacités de maintenance, réparation et révision (MRO).   À l’issue de la première Conférence africaine dédiée à la MRO, le directeur général du groupe, Mesfin Tasew, a souligné que la réussite internationale de la compagnie repose en grande partie sur un système de maintenance performant et intégré.   « La clé du succès d’Ethiopian Airlines réside dans la solidité de ses capacités MRO », a-t-il affirmé.   Organisé à Addis-Abeba du 29 au 31 mars, l’événement a rassemblé plus de 450 responsables du secteur aéronautique issus de plus de 50 pays, mettant en évidence à la fois l’urgence et le potentiel de transformation de la maintenance aéronautique en Afrique.   Bien que les services MRO soient essentiels pour garantir la sécurité, la performance et la continuité des opérations, ils restent insuffisamment développés dans de nombreuses compagnies africaines.   Mesfin Tasew a indiqué que ce déficit de capacités a contribué aux difficultés rencontrées par plusieurs transporteurs du continent.   À l’inverse, les investissements soutenus de l’Éthiopie dans les compétences techniques, les infrastructures et la formation ont permis de bâtir un secteur aéronautique robuste et résilient.   Les participants ont également insisté sur le fait qu’aucun pays ne peut, à lui seul, combler ce retard.   Le secrétaire général de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), Abderahmane Berthé, a rappelé que les dépenses liées à la MRO représentent entre 10 % et 12 % des coûts d’exploitation des compagnies, soulignant ainsi l’importance stratégique de ce segment.   Il a appelé à un renforcement de la coopération entre compagnies africaines afin de réduire la dépendance vis-à-vis des prestataires étrangers, d’optimiser les coûts et de renforcer la compétitivité du secteur aérien africain.   La conférence, organisée par l’AFRAA en partenariat avec des acteurs majeurs tels qu’Ethiopian MRO, Kenya Airways MRO et South African Airways Technical, a mis l’accent sur des solutions concrètes pour renforcer les capacités locales.   Parmi les priorités identifiées figurent l’investissement dans la formation des jeunes talents africains, le développement de l’enseignement technique, le renforcement des partenariats internationaux ainsi que l’accélération du transfert de technologies et de savoir-faire.   Une quarantaine d’acteurs clés ont participé à des échanges approfondis visant à traduire ces orientations en actions concrètes.   Placée sous le thème « Construire un écosystème MRO durable en Afrique », cette conférence marque une étape décisive vers une aviation africaine plus autonome, reposant davantage sur l’expertise locale que sur des services externes.   À mesure que cette dynamique se renforce, le modèle éthiopien s’impose non seulement comme une réussite nationale, mais aussi comme une référence pour l’avenir du transport aérien en Afrique.
L’inflation reste contenue sous la barre des 10 %, tandis que la stabilité macroéconomique de l’Éthiopie continue de s’affermir.
Mar 31, 2026 155
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - La Banque nationale d’Éthiopie (BNE) a annoncé la poursuite du recul de l’inflation, qui s’est établie à 9,7 % en février 2026.   Ce niveau confirme le maintien d’une inflation à un chiffre, une performance atteinte pour la première fois en décembre 2025.   Le Comité de politique monétaire (CPM) a attribué cette désinflation durable à une politique monétaire restrictive, à une gestion budgétaire rigoureuse ainsi qu’au renforcement des mesures de soutien à l’offre.   Il a toutefois averti que les tensions géopolitiques mondiales pourraient exercer des pressions haussières sur les prix.   Lors de sa sixième réunion tenue le 21 mars 2026, le Comité a confirmé la tendance à la baisse de l’inflation.   L’inflation des produits alimentaires a reculé à 10,8 %, contre 14,6 % un an plus tôt, tandis que celle des produits non alimentaires a nettement diminué, passant de 15,6 % à 8,1 %.   L’inflation mensuelle est restée modérée à 0,4 %, traduisant un apaisement progressif des tensions inflationnistes.   Malgré ces avancées, le CPM a mis en garde contre les risques liés aux tensions au Moyen-Orient, susceptibles d’entraîner une hausse des prix du pétrole et de perturber les chaînes d’approvisionnement, avec des répercussions possibles sur l’inflation intérieure.   Il a ainsi souligné la nécessité de maintenir une orientation monétaire restrictive afin de préserver la stabilité des prix.   Sur le plan économique, l’Éthiopie continue d’afficher une croissance solide, avec une progression du PIB réel de 9,2 % au cours de l’exercice 2024/2025.   Cette performance est portée par le dynamisme du secteur industriel, en particulier l’activité minière, notamment la production d’or, ainsi que par la bonne tenue des secteurs des services et de l’agriculture.   Sur le plan monétaire, une expansion soutenue du crédit a été observée, la masse monétaire ayant augmenté de 39,3 % en glissement annuel et le crédit bancaire de 45,3 %.   Parallèlement, les taux d’intérêt ont reflété une participation accrue aux marchés financiers, bien que certaines banques privées aient continué de faire face à des contraintes de liquidité.   Le secteur bancaire est resté globalement stable, soutenu par des dispositifs réglementaires tels que le marché monétaire interbancaire et le mécanisme de prêt permanent de la Banque nationale.   La politique budgétaire a été jugée prudente, avec des efforts continus pour renforcer la mobilisation des recettes et maîtriser les dépenses.   Le déficit budgétaire est demeuré contenu, principalement financé par l’émission de bons du Trésor.   Par ailleurs, le secteur extérieur a montré des signes de résilience, avec un excédent de la balance des paiements soutenu par l’amélioration des exportations, des transferts privés et des services.   Le Comité a réaffirmé son engagement à maintenir une politique monétaire restrictive, en décidant de conserver inchangés le taux directeur et les plafonds de croissance du crédit.   Il a également insisté sur la nécessité de suivre de près l’évolution de l’environnement économique mondial et national, dans un contexte d’incertitude croissante, et prévoit de se réunir à nouveau fin avril pour un nouvel examen.
Les universités éthiopiennes sont encouragées à jouer un rôle accru dans le renforcement de la résilience climatique du pays à travers la recherche scientifique.
Mar 31, 2026 264
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Les institutions d’enseignement supérieur en Éthiopie sont invitées à intensifier leur contribution à la lutte contre le changement climatique, notamment par le développement de travaux de recherche.   Les parties prenantes insistent sur la nécessité d’une coopération académique mieux structurée pour faire face aux enjeux climatiques.   Cet appel a été formulé à l’occasion de la première assemblée générale du Forum éthiopien des universités pour l’action climatique, un cadre réunissant responsables politiques et dirigeants universitaires afin de renforcer la synergie face aux défis environnementaux.   Le ministre d’État à la Planification et au Développement, Seyoum Mekonnen, a mis en avant le rôle déterminant des universités dans l’amélioration de la réponse nationale au changement climatique.   Il a souligné la nécessité pour les établissements d’enseignement supérieur de collaborer étroitement afin de concevoir des solutions innovantes, à la fois scientifiques et pratiques, pour faire face aux risques climatiques.   Il a également rappelé que l’économie verte résiliente au climat constitue un axe central de la politique climatique nationale.   Selon lui, l’Éthiopie se distingue par son engagement environnemental, illustré notamment par la plantation de plus de 48 milliards de jeunes plants dans le cadre de l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que par des avancées notables dans le domaine des énergies renouvelables.   « Ce forum représente une plateforme clé pour renforcer les liens entre les décideurs publics et les institutions académiques », a-t-il déclaré.   Il a en outre indiqué que le ministère de la Planification et du Développement poursuivra le renforcement de ses partenariats avec les universités pour intensifier la lutte contre le changement climatique.   De son côté, le président par intérim de Université d’Addis-Abeba, Samuel Kifle, a mis en exergue le rôle essentiel des universités dans la production de solutions scientifiques favorisant la résilience climatique.   Il a souligné que les institutions universitaires doivent aller au-delà des approches théoriques et privilégier des recherches appliquées, orientées vers des résultats concrets.   Enfin, il a qualifié la mise en place de ce forum d’étape majeure, susceptible de renforcer les efforts nationaux en matière de lutte contre le changement climatique et de soutenir le programme de développement durable de l’Éthiopie.
Le Commissaire de l’UA plaide pour un renforcement massif des financements afin de moderniser l’agriculture africaine.
Mar 31, 2026 223
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Le Commissaire de l’Union africaine en charge de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable a lancé un appel pressant en faveur d’une mobilisation accrue de financements pour transformer le secteur agricole en Afrique.   Intervenant lors de la deuxième conférence IFC FIG Africa Agri-Finance Clients et Partenaires tenue à Addis-Abeba, Moses Vilakati a rappelé que l’agriculture constitue un pilier essentiel des économies africaines, soutenant à la fois les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire.   Il a toutefois mis en garde contre la vulnérabilité croissante du secteur, exposé à des chocs climatiques répétés — sécheresses, inondations, irrégularité des pluies — ainsi qu’aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, à la hausse des coûts des intrants, à l’accès limité au financement et à l’insuffisance des infrastructures.   Selon lui, la résilience du secteur agricole doit être pensée à grande échelle, avec des mécanismes de financement adaptés, soulignant que les modèles de crédit classiques ne répondent plus aux risques actuels.   Le Commissaire a ainsi préconisé le recours à des instruments innovants tels que les financements sensibles au climat, les assurances indicielles, les solutions financières numériques et mobiles, ainsi que les dispositifs de partage des risques et de financement mixte.   Il a également insisté sur la nécessité de renforcer le financement des entrepôts et des chaînes de valeur, afin d’améliorer l’accès au capital et de consolider les systèmes agricoles.   Ces orientations s’inscrivent dans le cadre de la stratégie du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) pour 2026-2035, qui ambitionne notamment d’accroître de 45 % la production agroalimentaire d’ici 2030, de réduire de moitié les pertes post-récolte et de tripler le commerce intra-africain de produits agricoles.   Par ailleurs, Moses Vilakati a appelé à la mise en œuvre de projets pilotes à l’échelle régionale et à un renforcement de la coopération entre les différents acteurs : institutions financières de développement, gouvernements, régulateurs, banques, institutions de microfinance, entreprises agroalimentaires, fintechs et organisations de producteurs.   Évoquant le poids des importations alimentaires, il a souligné que certains pays consacrent chaque année des montants considérables à l’achat de produits de base, comme le riz, estimant qu’une réorientation partielle de ces dépenses vers la production locale pourrait accélérer la transformation du secteur.   Il a ainsi esquissé une vision d’une agriculture africaine modernisée, où les agriculteurs bénéficient de financements accessibles, où les entreprises agroalimentaires prospèrent et où les technologies numériques facilitent l’accès aux données pour les producteurs comme pour les investisseurs.   De leur côté, des responsables de la Banque nationale d’Éthiopie ont également souligné l’importance stratégique du financement agricole.   Abraham Fekadu, directeur de l’inclusion financière et du développement, a indiqué que cette conférence intervient à un moment clé pour l’Éthiopie, engagée dans une dynamique de consolidation de ses acquis économiques.   Il a reconnu que, malgré la contribution croissante du secteur financier à l’économie, l’agriculture reste insuffisamment financée par les institutions formelles, en raison de contraintes structurelles tant du côté de l’offre que de la demande.   Selon lui, ces limitations ont freiné la modernisation du secteur, affectant à la fois la sécurité alimentaire et la croissance économique.   Il a toutefois mis en avant les réformes entreprises par la banque centrale, notamment l’amélioration des cadres réglementaires, des registres fonciers et d’élevage, ainsi que le développement de nouveaux mécanismes de financement et d’outils de gestion des risques.   Une feuille de route nationale pour le financement agricole a également été lancée, visant à accroître les prêts, encourager le partage des risques, améliorer l’intégration des données et développer les services financiers numériques.   Malgré ces avancées, il a souligné que des défis structurels persistent, appelant à une meilleure coordination entre les acteurs pour libérer le potentiel du secteur.   Par ailleurs, la Société financière internationale a insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la simple mobilisation de fonds pour combler le déficit de financement.   Son directeur régional pour le secteur industriel, Aliou Maiga, a souligné que les secteurs doivent également être capables d’absorber efficacement les financements, appelant à lever les obstacles structurels à l’investissement.   Il a salué le rôle pionnier des banques éthiopiennes dans le financement agricole et les progrès réalisés en matière de coordination avec les partenaires de développement.   Enfin, revenant sur la trajectoire économique du pays, il a décrit l’Éthiopie comme un cas remarquable en Afrique, ayant maintenu une croissance soutenue pendant deux décennies grâce à des investissements structurants dans les infrastructures et à des réformes favorables au secteur privé.   Selon lui, cette dynamique fait de l’Éthiopie un terrain propice à l’expérimentation de modèles innovants de financement agricole, susceptibles d’être reproduits à l’échelle du continent.
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Les partis politiques mettent en avant l’importance de renforcer le système électoral.
Mar 31, 2026 360
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Selon les partis en lice, un système électoral solide constitue un outil central pour instaurer une culture démocratique et garantir que le pouvoir reste entre les mains des citoyens.   Conformément au calendrier fixé par la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE), l’enregistrement des électeurs pour les 7èmes élections générales a commencé le 7 mars 2026, le scrutin étant prévu le 1er juin 2026.   Au 27 mars 2026, plus de 28,3 millions d’électeurs étaient inscrits, soit via l’application numérique « Mirchaye », soit en personne dans les bureaux de vote à travers le pays.   Pour ces élections, 47 partis politiques ont présenté 10 934 candidats, qui présentent actuellement leurs programmes aux citoyens à travers divers médias.   Contactés par l’Agence de presse éthiopienne, plusieurs responsables de partis ont indiqué finaliser leurs préparatifs pour garantir une participation active.   Solomon Tafesse, président du Parti Nouvelle Génération et du Conseil conjoint des partis politiques de la région d’Oromia, a rappelé que les élections sont un mécanisme fondamental permettant aux citoyens d’exercer leur pouvoir politique.   Il a souligné que la NEBE a créé un environnement favorable grâce aux outils numériques d’inscription des électeurs et des candidats et que son parti termine les préparatifs essentiels pour assurer sa participation.   De son côté, Bandira Belachew, chef du Parti démocratique populaire de Kucha, a noté que les réformes nationales ont élargi l’espace politique, favorisant une compétition plus inclusive et constructive.   Solomon Anibal, secrétaire et responsable des relations publiques du Parti démocratique Une Éthiopie (ODP), a décrit ces élections comme une étape cruciale pour une transition pacifique et démocratique.   Il a insisté sur la préservation de l’unité nationale, l’importance de l’intérêt public et le rôle central du système électoral dans la souveraineté populaire.   Il a également mis en avant les débats médiatiques comme un moyen de renforcer durablement la culture démocratique, exhortant les partis à privilégier des échanges constructifs centrés sur les enjeux nationaux.
L’Éthiopie montre la voie, tandis que l’Afrique accélère la transformation de la maintenance aéronautique.
Mar 31, 2026 199
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Ethiopian Airlines s’affirme comme un modèle de référence en matière de maintenance aéronautique sur le continent, alors que les acteurs africains du secteur intensifient leurs efforts pour développer les capacités de maintenance, réparation et révision (MRO).   À l’issue de la première Conférence africaine dédiée à la MRO, le directeur général du groupe, Mesfin Tasew, a souligné que la réussite internationale de la compagnie repose en grande partie sur un système de maintenance performant et intégré.   « La clé du succès d’Ethiopian Airlines réside dans la solidité de ses capacités MRO », a-t-il affirmé.   Organisé à Addis-Abeba du 29 au 31 mars, l’événement a rassemblé plus de 450 responsables du secteur aéronautique issus de plus de 50 pays, mettant en évidence à la fois l’urgence et le potentiel de transformation de la maintenance aéronautique en Afrique.   Bien que les services MRO soient essentiels pour garantir la sécurité, la performance et la continuité des opérations, ils restent insuffisamment développés dans de nombreuses compagnies africaines.   Mesfin Tasew a indiqué que ce déficit de capacités a contribué aux difficultés rencontrées par plusieurs transporteurs du continent.   À l’inverse, les investissements soutenus de l’Éthiopie dans les compétences techniques, les infrastructures et la formation ont permis de bâtir un secteur aéronautique robuste et résilient.   Les participants ont également insisté sur le fait qu’aucun pays ne peut, à lui seul, combler ce retard.   Le secrétaire général de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), Abderahmane Berthé, a rappelé que les dépenses liées à la MRO représentent entre 10 % et 12 % des coûts d’exploitation des compagnies, soulignant ainsi l’importance stratégique de ce segment.   Il a appelé à un renforcement de la coopération entre compagnies africaines afin de réduire la dépendance vis-à-vis des prestataires étrangers, d’optimiser les coûts et de renforcer la compétitivité du secteur aérien africain.   La conférence, organisée par l’AFRAA en partenariat avec des acteurs majeurs tels qu’Ethiopian MRO, Kenya Airways MRO et South African Airways Technical, a mis l’accent sur des solutions concrètes pour renforcer les capacités locales.   Parmi les priorités identifiées figurent l’investissement dans la formation des jeunes talents africains, le développement de l’enseignement technique, le renforcement des partenariats internationaux ainsi que l’accélération du transfert de technologies et de savoir-faire.   Une quarantaine d’acteurs clés ont participé à des échanges approfondis visant à traduire ces orientations en actions concrètes.   Placée sous le thème « Construire un écosystème MRO durable en Afrique », cette conférence marque une étape décisive vers une aviation africaine plus autonome, reposant davantage sur l’expertise locale que sur des services externes.   À mesure que cette dynamique se renforce, le modèle éthiopien s’impose non seulement comme une réussite nationale, mais aussi comme une référence pour l’avenir du transport aérien en Afrique.
L’inflation reste contenue sous la barre des 10 %, tandis que la stabilité macroéconomique de l’Éthiopie continue de s’affermir.
Mar 31, 2026 155
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - La Banque nationale d’Éthiopie (BNE) a annoncé la poursuite du recul de l’inflation, qui s’est établie à 9,7 % en février 2026.   Ce niveau confirme le maintien d’une inflation à un chiffre, une performance atteinte pour la première fois en décembre 2025.   Le Comité de politique monétaire (CPM) a attribué cette désinflation durable à une politique monétaire restrictive, à une gestion budgétaire rigoureuse ainsi qu’au renforcement des mesures de soutien à l’offre.   Il a toutefois averti que les tensions géopolitiques mondiales pourraient exercer des pressions haussières sur les prix.   Lors de sa sixième réunion tenue le 21 mars 2026, le Comité a confirmé la tendance à la baisse de l’inflation.   L’inflation des produits alimentaires a reculé à 10,8 %, contre 14,6 % un an plus tôt, tandis que celle des produits non alimentaires a nettement diminué, passant de 15,6 % à 8,1 %.   L’inflation mensuelle est restée modérée à 0,4 %, traduisant un apaisement progressif des tensions inflationnistes.   Malgré ces avancées, le CPM a mis en garde contre les risques liés aux tensions au Moyen-Orient, susceptibles d’entraîner une hausse des prix du pétrole et de perturber les chaînes d’approvisionnement, avec des répercussions possibles sur l’inflation intérieure.   Il a ainsi souligné la nécessité de maintenir une orientation monétaire restrictive afin de préserver la stabilité des prix.   Sur le plan économique, l’Éthiopie continue d’afficher une croissance solide, avec une progression du PIB réel de 9,2 % au cours de l’exercice 2024/2025.   Cette performance est portée par le dynamisme du secteur industriel, en particulier l’activité minière, notamment la production d’or, ainsi que par la bonne tenue des secteurs des services et de l’agriculture.   Sur le plan monétaire, une expansion soutenue du crédit a été observée, la masse monétaire ayant augmenté de 39,3 % en glissement annuel et le crédit bancaire de 45,3 %.   Parallèlement, les taux d’intérêt ont reflété une participation accrue aux marchés financiers, bien que certaines banques privées aient continué de faire face à des contraintes de liquidité.   Le secteur bancaire est resté globalement stable, soutenu par des dispositifs réglementaires tels que le marché monétaire interbancaire et le mécanisme de prêt permanent de la Banque nationale.   La politique budgétaire a été jugée prudente, avec des efforts continus pour renforcer la mobilisation des recettes et maîtriser les dépenses.   Le déficit budgétaire est demeuré contenu, principalement financé par l’émission de bons du Trésor.   Par ailleurs, le secteur extérieur a montré des signes de résilience, avec un excédent de la balance des paiements soutenu par l’amélioration des exportations, des transferts privés et des services.   Le Comité a réaffirmé son engagement à maintenir une politique monétaire restrictive, en décidant de conserver inchangés le taux directeur et les plafonds de croissance du crédit.   Il a également insisté sur la nécessité de suivre de près l’évolution de l’environnement économique mondial et national, dans un contexte d’incertitude croissante, et prévoit de se réunir à nouveau fin avril pour un nouvel examen.
Les universités éthiopiennes sont encouragées à jouer un rôle accru dans le renforcement de la résilience climatique du pays à travers la recherche scientifique.
Mar 31, 2026 264
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Les institutions d’enseignement supérieur en Éthiopie sont invitées à intensifier leur contribution à la lutte contre le changement climatique, notamment par le développement de travaux de recherche.   Les parties prenantes insistent sur la nécessité d’une coopération académique mieux structurée pour faire face aux enjeux climatiques.   Cet appel a été formulé à l’occasion de la première assemblée générale du Forum éthiopien des universités pour l’action climatique, un cadre réunissant responsables politiques et dirigeants universitaires afin de renforcer la synergie face aux défis environnementaux.   Le ministre d’État à la Planification et au Développement, Seyoum Mekonnen, a mis en avant le rôle déterminant des universités dans l’amélioration de la réponse nationale au changement climatique.   Il a souligné la nécessité pour les établissements d’enseignement supérieur de collaborer étroitement afin de concevoir des solutions innovantes, à la fois scientifiques et pratiques, pour faire face aux risques climatiques.   Il a également rappelé que l’économie verte résiliente au climat constitue un axe central de la politique climatique nationale.   Selon lui, l’Éthiopie se distingue par son engagement environnemental, illustré notamment par la plantation de plus de 48 milliards de jeunes plants dans le cadre de l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que par des avancées notables dans le domaine des énergies renouvelables.   « Ce forum représente une plateforme clé pour renforcer les liens entre les décideurs publics et les institutions académiques », a-t-il déclaré.   Il a en outre indiqué que le ministère de la Planification et du Développement poursuivra le renforcement de ses partenariats avec les universités pour intensifier la lutte contre le changement climatique.   De son côté, le président par intérim de Université d’Addis-Abeba, Samuel Kifle, a mis en exergue le rôle essentiel des universités dans la production de solutions scientifiques favorisant la résilience climatique.   Il a souligné que les institutions universitaires doivent aller au-delà des approches théoriques et privilégier des recherches appliquées, orientées vers des résultats concrets.   Enfin, il a qualifié la mise en place de ce forum d’étape majeure, susceptible de renforcer les efforts nationaux en matière de lutte contre le changement climatique et de soutenir le programme de développement durable de l’Éthiopie.
Le Commissaire de l’UA plaide pour un renforcement massif des financements afin de moderniser l’agriculture africaine.
Mar 31, 2026 223
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Le Commissaire de l’Union africaine en charge de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable a lancé un appel pressant en faveur d’une mobilisation accrue de financements pour transformer le secteur agricole en Afrique.   Intervenant lors de la deuxième conférence IFC FIG Africa Agri-Finance Clients et Partenaires tenue à Addis-Abeba, Moses Vilakati a rappelé que l’agriculture constitue un pilier essentiel des économies africaines, soutenant à la fois les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire.   Il a toutefois mis en garde contre la vulnérabilité croissante du secteur, exposé à des chocs climatiques répétés — sécheresses, inondations, irrégularité des pluies — ainsi qu’aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, à la hausse des coûts des intrants, à l’accès limité au financement et à l’insuffisance des infrastructures.   Selon lui, la résilience du secteur agricole doit être pensée à grande échelle, avec des mécanismes de financement adaptés, soulignant que les modèles de crédit classiques ne répondent plus aux risques actuels.   Le Commissaire a ainsi préconisé le recours à des instruments innovants tels que les financements sensibles au climat, les assurances indicielles, les solutions financières numériques et mobiles, ainsi que les dispositifs de partage des risques et de financement mixte.   Il a également insisté sur la nécessité de renforcer le financement des entrepôts et des chaînes de valeur, afin d’améliorer l’accès au capital et de consolider les systèmes agricoles.   Ces orientations s’inscrivent dans le cadre de la stratégie du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) pour 2026-2035, qui ambitionne notamment d’accroître de 45 % la production agroalimentaire d’ici 2030, de réduire de moitié les pertes post-récolte et de tripler le commerce intra-africain de produits agricoles.   Par ailleurs, Moses Vilakati a appelé à la mise en œuvre de projets pilotes à l’échelle régionale et à un renforcement de la coopération entre les différents acteurs : institutions financières de développement, gouvernements, régulateurs, banques, institutions de microfinance, entreprises agroalimentaires, fintechs et organisations de producteurs.   Évoquant le poids des importations alimentaires, il a souligné que certains pays consacrent chaque année des montants considérables à l’achat de produits de base, comme le riz, estimant qu’une réorientation partielle de ces dépenses vers la production locale pourrait accélérer la transformation du secteur.   Il a ainsi esquissé une vision d’une agriculture africaine modernisée, où les agriculteurs bénéficient de financements accessibles, où les entreprises agroalimentaires prospèrent et où les technologies numériques facilitent l’accès aux données pour les producteurs comme pour les investisseurs.   De leur côté, des responsables de la Banque nationale d’Éthiopie ont également souligné l’importance stratégique du financement agricole.   Abraham Fekadu, directeur de l’inclusion financière et du développement, a indiqué que cette conférence intervient à un moment clé pour l’Éthiopie, engagée dans une dynamique de consolidation de ses acquis économiques.   Il a reconnu que, malgré la contribution croissante du secteur financier à l’économie, l’agriculture reste insuffisamment financée par les institutions formelles, en raison de contraintes structurelles tant du côté de l’offre que de la demande.   Selon lui, ces limitations ont freiné la modernisation du secteur, affectant à la fois la sécurité alimentaire et la croissance économique.   Il a toutefois mis en avant les réformes entreprises par la banque centrale, notamment l’amélioration des cadres réglementaires, des registres fonciers et d’élevage, ainsi que le développement de nouveaux mécanismes de financement et d’outils de gestion des risques.   Une feuille de route nationale pour le financement agricole a également été lancée, visant à accroître les prêts, encourager le partage des risques, améliorer l’intégration des données et développer les services financiers numériques.   Malgré ces avancées, il a souligné que des défis structurels persistent, appelant à une meilleure coordination entre les acteurs pour libérer le potentiel du secteur.   Par ailleurs, la Société financière internationale a insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la simple mobilisation de fonds pour combler le déficit de financement.   Son directeur régional pour le secteur industriel, Aliou Maiga, a souligné que les secteurs doivent également être capables d’absorber efficacement les financements, appelant à lever les obstacles structurels à l’investissement.   Il a salué le rôle pionnier des banques éthiopiennes dans le financement agricole et les progrès réalisés en matière de coordination avec les partenaires de développement.   Enfin, revenant sur la trajectoire économique du pays, il a décrit l’Éthiopie comme un cas remarquable en Afrique, ayant maintenu une croissance soutenue pendant deux décennies grâce à des investissements structurants dans les infrastructures et à des réformes favorables au secteur privé.   Selon lui, cette dynamique fait de l’Éthiopie un terrain propice à l’expérimentation de modèles innovants de financement agricole, susceptibles d’être reproduits à l’échelle du continent.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 15643
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Feb 7, 2023 17886
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Les partis politiques mettent en avant l’importance de renforcer le système électoral.
Mar 31, 2026 360
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Selon les partis en lice, un système électoral solide constitue un outil central pour instaurer une culture démocratique et garantir que le pouvoir reste entre les mains des citoyens.   Conformément au calendrier fixé par la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE), l’enregistrement des électeurs pour les 7èmes élections générales a commencé le 7 mars 2026, le scrutin étant prévu le 1er juin 2026.   Au 27 mars 2026, plus de 28,3 millions d’électeurs étaient inscrits, soit via l’application numérique « Mirchaye », soit en personne dans les bureaux de vote à travers le pays.   Pour ces élections, 47 partis politiques ont présenté 10 934 candidats, qui présentent actuellement leurs programmes aux citoyens à travers divers médias.   Contactés par l’Agence de presse éthiopienne, plusieurs responsables de partis ont indiqué finaliser leurs préparatifs pour garantir une participation active.   Solomon Tafesse, président du Parti Nouvelle Génération et du Conseil conjoint des partis politiques de la région d’Oromia, a rappelé que les élections sont un mécanisme fondamental permettant aux citoyens d’exercer leur pouvoir politique.   Il a souligné que la NEBE a créé un environnement favorable grâce aux outils numériques d’inscription des électeurs et des candidats et que son parti termine les préparatifs essentiels pour assurer sa participation.   De son côté, Bandira Belachew, chef du Parti démocratique populaire de Kucha, a noté que les réformes nationales ont élargi l’espace politique, favorisant une compétition plus inclusive et constructive.   Solomon Anibal, secrétaire et responsable des relations publiques du Parti démocratique Une Éthiopie (ODP), a décrit ces élections comme une étape cruciale pour une transition pacifique et démocratique.   Il a insisté sur la préservation de l’unité nationale, l’importance de l’intérêt public et le rôle central du système électoral dans la souveraineté populaire.   Il a également mis en avant les débats médiatiques comme un moyen de renforcer durablement la culture démocratique, exhortant les partis à privilégier des échanges constructifs centrés sur les enjeux nationaux.
Scrutin présidentiel au Congo
Mar 30, 2026 906
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pris acte des résultats du scrutin présidentiel en République du Congo, tels que proclamés par la Cour constitutionnelle, et a adressé ses félicitations au président sortant, Denis Sassou Nguesso, pour sa réélection.   Il a également salué le peuple congolais pour le bon déroulement du vote et a encouragé l’ensemble des acteurs politiques à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la cohésion nationale et du renforcement de la démocratie.   L’Union africaine a réaffirmé son engagement à accompagner le pays dans ses efforts visant à consolider la stabilité, la gouvernance démocratique et le développement.   La Cour constitutionnelle a validé les résultats du scrutin organisé ce mois-ci, confirmant la reconduction de Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat. Selon les résultats officiels annoncés par Auguste Iloki, le chef de l’État a obtenu 94,90 % des suffrages, devançant six autres candidats.   La juridiction a par ailleurs rejeté le recours introduit par le candidat Dave Mafoula, qui demandait l’annulation du scrutin du 15 mars en invoquant des irrégularités.   Les résultats provisoires, communiqués le 17 mars par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou, faisaient état d’un score légèrement inférieur, à 94,82 %. Le taux de participation a dépassé les 85 %, avec environ 2,6 millions d’électeurs ayant pris part au vote.   Âgé de 82 ans, Denis Sassou Nguesso doit être investi pour son nouveau mandat le 16 avril, selon les autorités.   Le scrutin a toutefois été marqué par le boycott de deux figures majeures de l’opposition, qui ont dénoncé des irrégularités et des pratiques frauduleuses.   Au pouvoir une première fois en 1979, Denis Sassou Nguesso avait perdu l’élection de 1992 avant de s’exiler en France.   Il est revenu sur la scène politique en 1997 à la suite d’un soulèvement armé ayant renversé l’ancien Premier ministre Pascal Lissouba.   Depuis lors, il domine la vie politique congolaise. Candidat du Parti congolais du travail, il enchaîne les victoires électorales depuis 2002, bénéficiant notamment des réformes constitutionnelles de 2015 ayant modifié la limitation des mandats et supprimé la limite d’âge présidentielle.
Le gouvernement s’engage et affiche une détermination forte dans la consolidation des institutions démocratiques.
Mar 30, 2026 478
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement a souligné l’engagement soutenu des autorités dans la mise en place et le renforcement d’institutions démocratiques, considérées comme les fondements essentiels de l’édification de l’État.   Dans un communiqué intitulé « Réformes politiques inclusives pour des fondements nationaux solides », le SCG indique que l’Éthiopie a poursuivi avec efficacité des objectifs stratégiques visant à surmonter des crises politiques profondément enracinées et à orienter le pays vers un système démocratique plus résilient.   Parmi les avancées majeures figure l’abandon progressif du discours exclusionniste dit « centre-périphérie », longtemps perçu comme un facteur de division et d’affaiblissement de la cohésion nationale.   Selon le communiqué, cette transformation ouvre la voie à une vision d’unité multinationale fondée sur une répartition équitable du pouvoir et des ressources entre citoyens et régions, affirmant que l’Éthiopie se construit désormais comme une patrie commune, inclusive et partagée.   Le Service met également en avant l’importance de forger un récit national fédérateur, capable de transcender les générations. À cet égard, des symboles et réalisations majeurs — tels que le Mémorial de la Victoire d’Adoua, le Grand Barrage de la Renaissance ainsi que des initiatives comme « Dîner pour Sheger », « Dîner pour la Nation » et « Dîner pour les Générations » — contribuent à renforcer le sentiment de fierté collective.   En valorisant la diversité comme levier d’unité, les efforts menés dans le cadre de la plateforme de dialogue national participent à faire évoluer les perceptions, en remplaçant les logiques de méfiance par une dynamique de fraternité et de prospérité partagée.   Le communiqué souligne par ailleurs des progrès notables dans la professionnalisation des secteurs stratégiques. Les réformes engagées dans les institutions de sécurité, de justice et de gouvernance visent à garantir leur pleine responsabilité devant la loi et les citoyens.   La restructuration de la Commission électorale nationale (CEN) et de la Commission des droits de l’homme (CDH), désormais placées sous une direction indépendante, ainsi que la préservation des forces de défense contre toute interférence politique, illustrent ce processus de renouveau institutionnel.   Selon le service, ces avancées politiques, appuyées par une stabilité intérieure renforcée et un élargissement de l’espace politique, constituent des bases solides pour inscrire l’Éthiopie sur la voie d’un développement durable, prospère et souverain.
Des avancées dans plusieurs secteurs laissent entrevoir des perspectives encourageantes pour l’Éthiopie, selon des responsables.
Mar 30, 2026 517
Addis-Abeba, 30 mars 2026 (ENA) : - Des dirigeants du Parti de la Prospérité ont affirmé que les progrès significatifs réalisés ces dernières années dans les domaines économique, politique et social constituent un socle solide pour un avenir prometteur de l’Éthiopie.   Ces déclarations ont été faites par Melaku Alebel, membre du Comité exécutif du parti et responsable du pôle Prospérité économique, à l’occasion d’un forum de mobilisation destiné aux femmes et aux jeunes membres, en prélude aux 7èmes élections générales.   Selon lui, cette rencontre visait à stimuler l’engagement citoyen et à inciter les participants à s’impliquer activement dans le processus électoral.   Insistant sur l’importance des femmes et des jeunes, Melaku Alebel a souligné que leur participation est déterminante pour assurer des élections transparentes, inclusives, pacifiques et crédibles.   « Une participation large et inclusive est essentielle pour bâtir un gouvernement reposant sur une légitimité populaire réelle », a-t-il déclaré.   Il a également mis en avant les réformes engagées ces dernières années, qui ont permis d’élargir les opportunités offertes aux femmes et aux jeunes, notamment à travers une représentation accrue dans les postes de responsabilité, un meilleur accès aux ressources économiques et une implication renforcée dans les initiatives nationales.   Melaku Alebel a par ailleurs évoqué la participation croissante des jeunes aux programmes de création d’emplois ainsi qu’aux mouvements nationaux, tels que la campagne « Que l’Éthiopie produise », comme illustration concrète des avancées réalisées.   « Les engagements pris au cours des cinq dernières années ont été respectés », a-t-il affirmé. « Les résultats obtenus dans différents secteurs ouvrent la voie à un avenir plein de promesses pour notre pays. »   De son côté, Chaltu Sani, également membre du Comité exécutif et responsable de la branche politique du parti, a indiqué que le gouvernement avait accompli des progrès notables pour répondre aux attentes prioritaires de la population.   « Nous avons mis en place des institutions capables de refléter les aspirations démocratiques des citoyens et poursuivons nos efforts pour consolider un véritable système démocratique », a-t-elle déclaré.   Elle a ajouté que les initiatives visant à renforcer l’unité nationale ont permis d’encourager une participation équitable et inclusive de tous les citoyens à la vie du pays.   Chaltu Sani a souligné que les prochaines élections offriront des conditions équitables à l’ensemble des acteurs politiques et représenteront une étape déterminante vers l’édification d’un État plus légitime et inclusif.   « Le parti est pleinement engagé à garantir le bon déroulement du processus électoral et l’atteinte de ses objectifs stratégiques », a-t-elle précisé.   Dans l’ensemble, les responsables estiment que les avancées cumulées dans plusieurs secteurs tracent la voie vers un avenir plus stable et prospère pour l’Éthiopie.
Le responsable du système judiciaire de l’état d’Amhara engage des consultations de haut niveau à La Haye sur la réforme du secteur de la justice.
Mar 30, 2026 475
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Une délégation éthiopienne de haut rang, dirigée par Alemante Agidew, président de la Cour suprême de la région Amhara, effectue actuellement une mission stratégique auprès de plusieurs institutions internationales basées à La Haye, aux Pays-Bas.   Dans ce cadre, la délégation mène des échanges avec des institutions de premier plan, notamment la Cour permanente d’arbitrage et l’Académie de droit international de La Haye, en vue de consolider la coopération et de mobiliser un appui technique pour les réformes en cours et futures du système judiciaire, en particulier dans la région Amhara.   Les discussions portent notamment sur une vision stratégique visant à faire de l’Éthiopie un centre régional d’arbitrage, ainsi que sur des projets de mise en place d’un complexe judiciaire moderne et centralisé dans la région.   La délégation comprend également plusieurs hauts responsables éthiopiens, dont Frituna Dibako, cheffe de mission adjointe à l’ambassade d’Éthiopie en Belgique, et Anwar Kassahun, directeur général de l’Ethiopian Engineering Corporation.   Au cours des réunions, Alemante Agidew a présenté un aperçu détaillé des réformes engagées dans les domaines judiciaire, juridique et économique en Éthiopie, mettant en avant la volonté du gouvernement de moderniser le système judiciaire et soulignant l’importance des partenariats internationaux pour accélérer ce processus.   De son côté, Garth Schofield a salué les progrès réalisés par l’Éthiopie et formulé des recommandations techniques visant à renforcer les capacités en matière d’arbitrage.   Il a également exprimé sa disposition à soutenir ces efforts à travers des initiatives ciblées de renforcement des capacités.   Interrogé sur le projet d’accord de pays hôte relatif à l’établissement d’un bureau d’arbitrage permanent en Éthiopie, Alemante Agidew a indiqué que les ministères des Affaires étrangères et de la Justice travaillaient activement sur ce dossier.   Par ailleurs, Anna Vasilieva a mis en avant l’engagement continu de son institution dans la formation des professionnels du droit à l’échelle mondiale.   Elle a rappelé les précédentes collaborations avec des juristes éthiopiens et exprimé son intérêt pour le développement de programmes de formation judiciaire adaptés.   En marge de cette visite, la délégation a également visité le Palais de la Paix, siège emblématique de plusieurs institutions juridiques internationales, où elle a découvert des salles d’arbitrage, des centres de recherche ainsi qu’une bibliothèque juridique de renommée mondiale.   À l’issue de ces échanges, Alemante Agidew a affirmé que cette mission avait permis d’acquérir des enseignements précieux pour orienter les réformes en Éthiopie.   Il a réitéré l’engagement de la délégation à renforcer les partenariats internationaux et à concrétiser les discussions engagées.   La délégation poursuivra sa mission par des visites dans d’autres institutions et centres d’arbitrage internationaux.
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 740
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains.   Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance.   Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public.   La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019.   Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif.   Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif.   Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. »   Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques.   Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national.   La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact.   Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains.   Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays.   Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
Les prochaines élections servent comme levier pour renforcer le multipartisme, selon les responsables politiques.
Mar 28, 2026 808
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Les responsables des partis politiques en lice ont affirmé que les prochaines élections générales représentent une occasion déterminante d’ouvrir un nouveau chapitre dans l’édification d’un système multipartite solide, fondé sur une concurrence démocratique.   L’inscription des électeurs pour les 7ᵉ élections générales, prévues le 1er juin 2026, est en cours depuis le 6 mars 2026.   Les dirigeants politiques ont indiqué qu’ils se préparent activement à ce scrutin en proposant à la population des programmes alternatifs, dans le but de gagner leur confiance et leurs suffrages.   Ils ont également souligné que ces élections constituent une opportunité de renforcer une culture politique pluraliste en Éthiopie, basée sur une compétition démocratique saine.   Le secrétaire général de l’organisation « Citoyens éthiopiens pour la justice sociale » (Ezema), Wasihun Tesfaye, a déclaré que le système multipartite du pays offre une base importante pour le développement d’une culture démocratique.   Il a ajouté qu’Ezema contribue de manière constructive à la mise en place d’un environnement favorable à une concurrence politique équitable.   Il a notamment cité l’exemple de la récente assemblée générale du parti, qui a permis l’élection démocratique de ses dirigeants, soulignant ainsi l’importance de la démocratie interne.   De son côté, le président de l’Union démocratique éthiopienne, Gebru Berhe, a salué les efforts du gouvernement pour instaurer un climat politique propice.   Il a également mis en avant le rôle du Conseil conjoint des partis politiques dans la mise en place d’un mécanisme efficace de soutien et de régulation entre les partis.   Il a ajouté que son parti contribue activement au renforcement du multipartisme en consolidant une culture de compétition électorale.   Le vice-président de l’Assemblée nationale d’Agew, Fitihalew Abay, a pour sa part affirmé que la Commission électorale nationale a instauré un cadre favorable à la tenue d’élections libres, équitables et transparentes.   Il a précisé que la Coalition des partis pour la paix en Éthiopie participe activement au scrutin en présentant des candidats à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’aux conseils régionaux, tout en diffusant son programme via les médias.   Enfin, il a appelé les citoyens à prendre part activement au processus électoral en votant pour le parti de leur choix.
Le Bangladesh veut consolider sa coopération avec l’Éthiopie dans un contexte de relations en plein essor.
Mar 28, 2026 672
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh a exprimé sa volonté de renforcer davantage sa coopération bilatérale avec l’Éthiopie, mettant en avant l’intensification des relations diplomatiques, économiques et humaines entre les deux pays.   S’exprimant lors d’une cérémonie marquant la fête nationale et l’indépendance du Bangladesh à Addis-Abeba, l’ambassadeur Sitwat Nayeem a réaffirmé l’engagement de son pays à approfondir ce partenariat.   Rappelant les liens historiques, il a souligné que l’Éthiopie figurait parmi les premiers pays africains à reconnaître le Bangladesh après son indépendance en 1971, témoignant d’un soutien précieux à un moment déterminant.   Selon lui, les relations bilatérales ont franchi une nouvelle étape en 2016 avec l’ouverture de l’ambassade résidente du Bangladesh à Addis-Abeba.   L’ambassadeur a également mis en avant les récents progrès économiques, notamment l’organisation du Salon commercial et du Sommet d’affaires Afrique-Bangladesh, qui ont permis de renforcer les échanges dans des secteurs tels que le jute, le cuir et les technologies de l’information.   Il a par ailleurs salué le lancement d’une liaison aérienne directe par Ethiopian Airlines vers Dacca, estimant qu’elle favorise les échanges commerciaux, le tourisme et les relations entre les populations des deux pays.   Évoquant les enjeux mondiaux, Sitwat Nayeem a insisté sur la vulnérabilité commune des deux nations face au changement climatique, appelant à une action internationale coordonnée et à la justice climatique.   Du côté éthiopien, Dewano Kedir, directeur général en charge des affaires du Moyen-Orient, de l’Asie et du Pacifique, a réaffirmé l’engagement d’Addis-Abeba à consolider les relations bilatérales dans un esprit de bénéfice mutuel.   Il a rappelé que les relations entre les deux pays remontent à 1975 et se sont progressivement étendues à des cadres multilatéraux tels que les Nations Unies, le Groupe des 77, le Mouvement des non-alignés et la coopération Sud-Sud.   Dewano Kedir a également souligné l’intérêt de l’Éthiopie pour un partenariat économique plus approfondi, mettant en avant l’expertise du Bangladesh dans les secteurs du textile et de l’habillement.   Enfin, il a lancé un appel aux investisseurs bangladais pour qu’ils saisissent les opportunités offertes par les réformes économiques en cours en Éthiopie et participent au renforcement des échanges entre les deux pays.
Politique
Les partis politiques mettent en avant l’importance de renforcer le système électoral.
Mar 31, 2026 360
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Selon les partis en lice, un système électoral solide constitue un outil central pour instaurer une culture démocratique et garantir que le pouvoir reste entre les mains des citoyens.   Conformément au calendrier fixé par la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE), l’enregistrement des électeurs pour les 7èmes élections générales a commencé le 7 mars 2026, le scrutin étant prévu le 1er juin 2026.   Au 27 mars 2026, plus de 28,3 millions d’électeurs étaient inscrits, soit via l’application numérique « Mirchaye », soit en personne dans les bureaux de vote à travers le pays.   Pour ces élections, 47 partis politiques ont présenté 10 934 candidats, qui présentent actuellement leurs programmes aux citoyens à travers divers médias.   Contactés par l’Agence de presse éthiopienne, plusieurs responsables de partis ont indiqué finaliser leurs préparatifs pour garantir une participation active.   Solomon Tafesse, président du Parti Nouvelle Génération et du Conseil conjoint des partis politiques de la région d’Oromia, a rappelé que les élections sont un mécanisme fondamental permettant aux citoyens d’exercer leur pouvoir politique.   Il a souligné que la NEBE a créé un environnement favorable grâce aux outils numériques d’inscription des électeurs et des candidats et que son parti termine les préparatifs essentiels pour assurer sa participation.   De son côté, Bandira Belachew, chef du Parti démocratique populaire de Kucha, a noté que les réformes nationales ont élargi l’espace politique, favorisant une compétition plus inclusive et constructive.   Solomon Anibal, secrétaire et responsable des relations publiques du Parti démocratique Une Éthiopie (ODP), a décrit ces élections comme une étape cruciale pour une transition pacifique et démocratique.   Il a insisté sur la préservation de l’unité nationale, l’importance de l’intérêt public et le rôle central du système électoral dans la souveraineté populaire.   Il a également mis en avant les débats médiatiques comme un moyen de renforcer durablement la culture démocratique, exhortant les partis à privilégier des échanges constructifs centrés sur les enjeux nationaux.
Scrutin présidentiel au Congo
Mar 30, 2026 906
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pris acte des résultats du scrutin présidentiel en République du Congo, tels que proclamés par la Cour constitutionnelle, et a adressé ses félicitations au président sortant, Denis Sassou Nguesso, pour sa réélection.   Il a également salué le peuple congolais pour le bon déroulement du vote et a encouragé l’ensemble des acteurs politiques à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la cohésion nationale et du renforcement de la démocratie.   L’Union africaine a réaffirmé son engagement à accompagner le pays dans ses efforts visant à consolider la stabilité, la gouvernance démocratique et le développement.   La Cour constitutionnelle a validé les résultats du scrutin organisé ce mois-ci, confirmant la reconduction de Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat. Selon les résultats officiels annoncés par Auguste Iloki, le chef de l’État a obtenu 94,90 % des suffrages, devançant six autres candidats.   La juridiction a par ailleurs rejeté le recours introduit par le candidat Dave Mafoula, qui demandait l’annulation du scrutin du 15 mars en invoquant des irrégularités.   Les résultats provisoires, communiqués le 17 mars par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou, faisaient état d’un score légèrement inférieur, à 94,82 %. Le taux de participation a dépassé les 85 %, avec environ 2,6 millions d’électeurs ayant pris part au vote.   Âgé de 82 ans, Denis Sassou Nguesso doit être investi pour son nouveau mandat le 16 avril, selon les autorités.   Le scrutin a toutefois été marqué par le boycott de deux figures majeures de l’opposition, qui ont dénoncé des irrégularités et des pratiques frauduleuses.   Au pouvoir une première fois en 1979, Denis Sassou Nguesso avait perdu l’élection de 1992 avant de s’exiler en France.   Il est revenu sur la scène politique en 1997 à la suite d’un soulèvement armé ayant renversé l’ancien Premier ministre Pascal Lissouba.   Depuis lors, il domine la vie politique congolaise. Candidat du Parti congolais du travail, il enchaîne les victoires électorales depuis 2002, bénéficiant notamment des réformes constitutionnelles de 2015 ayant modifié la limitation des mandats et supprimé la limite d’âge présidentielle.
Le gouvernement s’engage et affiche une détermination forte dans la consolidation des institutions démocratiques.
Mar 30, 2026 478
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement a souligné l’engagement soutenu des autorités dans la mise en place et le renforcement d’institutions démocratiques, considérées comme les fondements essentiels de l’édification de l’État.   Dans un communiqué intitulé « Réformes politiques inclusives pour des fondements nationaux solides », le SCG indique que l’Éthiopie a poursuivi avec efficacité des objectifs stratégiques visant à surmonter des crises politiques profondément enracinées et à orienter le pays vers un système démocratique plus résilient.   Parmi les avancées majeures figure l’abandon progressif du discours exclusionniste dit « centre-périphérie », longtemps perçu comme un facteur de division et d’affaiblissement de la cohésion nationale.   Selon le communiqué, cette transformation ouvre la voie à une vision d’unité multinationale fondée sur une répartition équitable du pouvoir et des ressources entre citoyens et régions, affirmant que l’Éthiopie se construit désormais comme une patrie commune, inclusive et partagée.   Le Service met également en avant l’importance de forger un récit national fédérateur, capable de transcender les générations. À cet égard, des symboles et réalisations majeurs — tels que le Mémorial de la Victoire d’Adoua, le Grand Barrage de la Renaissance ainsi que des initiatives comme « Dîner pour Sheger », « Dîner pour la Nation » et « Dîner pour les Générations » — contribuent à renforcer le sentiment de fierté collective.   En valorisant la diversité comme levier d’unité, les efforts menés dans le cadre de la plateforme de dialogue national participent à faire évoluer les perceptions, en remplaçant les logiques de méfiance par une dynamique de fraternité et de prospérité partagée.   Le communiqué souligne par ailleurs des progrès notables dans la professionnalisation des secteurs stratégiques. Les réformes engagées dans les institutions de sécurité, de justice et de gouvernance visent à garantir leur pleine responsabilité devant la loi et les citoyens.   La restructuration de la Commission électorale nationale (CEN) et de la Commission des droits de l’homme (CDH), désormais placées sous une direction indépendante, ainsi que la préservation des forces de défense contre toute interférence politique, illustrent ce processus de renouveau institutionnel.   Selon le service, ces avancées politiques, appuyées par une stabilité intérieure renforcée et un élargissement de l’espace politique, constituent des bases solides pour inscrire l’Éthiopie sur la voie d’un développement durable, prospère et souverain.
Des avancées dans plusieurs secteurs laissent entrevoir des perspectives encourageantes pour l’Éthiopie, selon des responsables.
Mar 30, 2026 517
Addis-Abeba, 30 mars 2026 (ENA) : - Des dirigeants du Parti de la Prospérité ont affirmé que les progrès significatifs réalisés ces dernières années dans les domaines économique, politique et social constituent un socle solide pour un avenir prometteur de l’Éthiopie.   Ces déclarations ont été faites par Melaku Alebel, membre du Comité exécutif du parti et responsable du pôle Prospérité économique, à l’occasion d’un forum de mobilisation destiné aux femmes et aux jeunes membres, en prélude aux 7èmes élections générales.   Selon lui, cette rencontre visait à stimuler l’engagement citoyen et à inciter les participants à s’impliquer activement dans le processus électoral.   Insistant sur l’importance des femmes et des jeunes, Melaku Alebel a souligné que leur participation est déterminante pour assurer des élections transparentes, inclusives, pacifiques et crédibles.   « Une participation large et inclusive est essentielle pour bâtir un gouvernement reposant sur une légitimité populaire réelle », a-t-il déclaré.   Il a également mis en avant les réformes engagées ces dernières années, qui ont permis d’élargir les opportunités offertes aux femmes et aux jeunes, notamment à travers une représentation accrue dans les postes de responsabilité, un meilleur accès aux ressources économiques et une implication renforcée dans les initiatives nationales.   Melaku Alebel a par ailleurs évoqué la participation croissante des jeunes aux programmes de création d’emplois ainsi qu’aux mouvements nationaux, tels que la campagne « Que l’Éthiopie produise », comme illustration concrète des avancées réalisées.   « Les engagements pris au cours des cinq dernières années ont été respectés », a-t-il affirmé. « Les résultats obtenus dans différents secteurs ouvrent la voie à un avenir plein de promesses pour notre pays. »   De son côté, Chaltu Sani, également membre du Comité exécutif et responsable de la branche politique du parti, a indiqué que le gouvernement avait accompli des progrès notables pour répondre aux attentes prioritaires de la population.   « Nous avons mis en place des institutions capables de refléter les aspirations démocratiques des citoyens et poursuivons nos efforts pour consolider un véritable système démocratique », a-t-elle déclaré.   Elle a ajouté que les initiatives visant à renforcer l’unité nationale ont permis d’encourager une participation équitable et inclusive de tous les citoyens à la vie du pays.   Chaltu Sani a souligné que les prochaines élections offriront des conditions équitables à l’ensemble des acteurs politiques et représenteront une étape déterminante vers l’édification d’un État plus légitime et inclusif.   « Le parti est pleinement engagé à garantir le bon déroulement du processus électoral et l’atteinte de ses objectifs stratégiques », a-t-elle précisé.   Dans l’ensemble, les responsables estiment que les avancées cumulées dans plusieurs secteurs tracent la voie vers un avenir plus stable et prospère pour l’Éthiopie.
Le responsable du système judiciaire de l’état d’Amhara engage des consultations de haut niveau à La Haye sur la réforme du secteur de la justice.
Mar 30, 2026 475
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Une délégation éthiopienne de haut rang, dirigée par Alemante Agidew, président de la Cour suprême de la région Amhara, effectue actuellement une mission stratégique auprès de plusieurs institutions internationales basées à La Haye, aux Pays-Bas.   Dans ce cadre, la délégation mène des échanges avec des institutions de premier plan, notamment la Cour permanente d’arbitrage et l’Académie de droit international de La Haye, en vue de consolider la coopération et de mobiliser un appui technique pour les réformes en cours et futures du système judiciaire, en particulier dans la région Amhara.   Les discussions portent notamment sur une vision stratégique visant à faire de l’Éthiopie un centre régional d’arbitrage, ainsi que sur des projets de mise en place d’un complexe judiciaire moderne et centralisé dans la région.   La délégation comprend également plusieurs hauts responsables éthiopiens, dont Frituna Dibako, cheffe de mission adjointe à l’ambassade d’Éthiopie en Belgique, et Anwar Kassahun, directeur général de l’Ethiopian Engineering Corporation.   Au cours des réunions, Alemante Agidew a présenté un aperçu détaillé des réformes engagées dans les domaines judiciaire, juridique et économique en Éthiopie, mettant en avant la volonté du gouvernement de moderniser le système judiciaire et soulignant l’importance des partenariats internationaux pour accélérer ce processus.   De son côté, Garth Schofield a salué les progrès réalisés par l’Éthiopie et formulé des recommandations techniques visant à renforcer les capacités en matière d’arbitrage.   Il a également exprimé sa disposition à soutenir ces efforts à travers des initiatives ciblées de renforcement des capacités.   Interrogé sur le projet d’accord de pays hôte relatif à l’établissement d’un bureau d’arbitrage permanent en Éthiopie, Alemante Agidew a indiqué que les ministères des Affaires étrangères et de la Justice travaillaient activement sur ce dossier.   Par ailleurs, Anna Vasilieva a mis en avant l’engagement continu de son institution dans la formation des professionnels du droit à l’échelle mondiale.   Elle a rappelé les précédentes collaborations avec des juristes éthiopiens et exprimé son intérêt pour le développement de programmes de formation judiciaire adaptés.   En marge de cette visite, la délégation a également visité le Palais de la Paix, siège emblématique de plusieurs institutions juridiques internationales, où elle a découvert des salles d’arbitrage, des centres de recherche ainsi qu’une bibliothèque juridique de renommée mondiale.   À l’issue de ces échanges, Alemante Agidew a affirmé que cette mission avait permis d’acquérir des enseignements précieux pour orienter les réformes en Éthiopie.   Il a réitéré l’engagement de la délégation à renforcer les partenariats internationaux et à concrétiser les discussions engagées.   La délégation poursuivra sa mission par des visites dans d’autres institutions et centres d’arbitrage internationaux.
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 740
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains.   Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance.   Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public.   La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019.   Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif.   Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif.   Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. »   Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques.   Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national.   La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact.   Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains.   Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays.   Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
Les prochaines élections servent comme levier pour renforcer le multipartisme, selon les responsables politiques.
Mar 28, 2026 808
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Les responsables des partis politiques en lice ont affirmé que les prochaines élections générales représentent une occasion déterminante d’ouvrir un nouveau chapitre dans l’édification d’un système multipartite solide, fondé sur une concurrence démocratique.   L’inscription des électeurs pour les 7ᵉ élections générales, prévues le 1er juin 2026, est en cours depuis le 6 mars 2026.   Les dirigeants politiques ont indiqué qu’ils se préparent activement à ce scrutin en proposant à la population des programmes alternatifs, dans le but de gagner leur confiance et leurs suffrages.   Ils ont également souligné que ces élections constituent une opportunité de renforcer une culture politique pluraliste en Éthiopie, basée sur une compétition démocratique saine.   Le secrétaire général de l’organisation « Citoyens éthiopiens pour la justice sociale » (Ezema), Wasihun Tesfaye, a déclaré que le système multipartite du pays offre une base importante pour le développement d’une culture démocratique.   Il a ajouté qu’Ezema contribue de manière constructive à la mise en place d’un environnement favorable à une concurrence politique équitable.   Il a notamment cité l’exemple de la récente assemblée générale du parti, qui a permis l’élection démocratique de ses dirigeants, soulignant ainsi l’importance de la démocratie interne.   De son côté, le président de l’Union démocratique éthiopienne, Gebru Berhe, a salué les efforts du gouvernement pour instaurer un climat politique propice.   Il a également mis en avant le rôle du Conseil conjoint des partis politiques dans la mise en place d’un mécanisme efficace de soutien et de régulation entre les partis.   Il a ajouté que son parti contribue activement au renforcement du multipartisme en consolidant une culture de compétition électorale.   Le vice-président de l’Assemblée nationale d’Agew, Fitihalew Abay, a pour sa part affirmé que la Commission électorale nationale a instauré un cadre favorable à la tenue d’élections libres, équitables et transparentes.   Il a précisé que la Coalition des partis pour la paix en Éthiopie participe activement au scrutin en présentant des candidats à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’aux conseils régionaux, tout en diffusant son programme via les médias.   Enfin, il a appelé les citoyens à prendre part activement au processus électoral en votant pour le parti de leur choix.
Le Bangladesh veut consolider sa coopération avec l’Éthiopie dans un contexte de relations en plein essor.
Mar 28, 2026 672
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh a exprimé sa volonté de renforcer davantage sa coopération bilatérale avec l’Éthiopie, mettant en avant l’intensification des relations diplomatiques, économiques et humaines entre les deux pays.   S’exprimant lors d’une cérémonie marquant la fête nationale et l’indépendance du Bangladesh à Addis-Abeba, l’ambassadeur Sitwat Nayeem a réaffirmé l’engagement de son pays à approfondir ce partenariat.   Rappelant les liens historiques, il a souligné que l’Éthiopie figurait parmi les premiers pays africains à reconnaître le Bangladesh après son indépendance en 1971, témoignant d’un soutien précieux à un moment déterminant.   Selon lui, les relations bilatérales ont franchi une nouvelle étape en 2016 avec l’ouverture de l’ambassade résidente du Bangladesh à Addis-Abeba.   L’ambassadeur a également mis en avant les récents progrès économiques, notamment l’organisation du Salon commercial et du Sommet d’affaires Afrique-Bangladesh, qui ont permis de renforcer les échanges dans des secteurs tels que le jute, le cuir et les technologies de l’information.   Il a par ailleurs salué le lancement d’une liaison aérienne directe par Ethiopian Airlines vers Dacca, estimant qu’elle favorise les échanges commerciaux, le tourisme et les relations entre les populations des deux pays.   Évoquant les enjeux mondiaux, Sitwat Nayeem a insisté sur la vulnérabilité commune des deux nations face au changement climatique, appelant à une action internationale coordonnée et à la justice climatique.   Du côté éthiopien, Dewano Kedir, directeur général en charge des affaires du Moyen-Orient, de l’Asie et du Pacifique, a réaffirmé l’engagement d’Addis-Abeba à consolider les relations bilatérales dans un esprit de bénéfice mutuel.   Il a rappelé que les relations entre les deux pays remontent à 1975 et se sont progressivement étendues à des cadres multilatéraux tels que les Nations Unies, le Groupe des 77, le Mouvement des non-alignés et la coopération Sud-Sud.   Dewano Kedir a également souligné l’intérêt de l’Éthiopie pour un partenariat économique plus approfondi, mettant en avant l’expertise du Bangladesh dans les secteurs du textile et de l’habillement.   Enfin, il a lancé un appel aux investisseurs bangladais pour qu’ils saisissent les opportunités offertes par les réformes économiques en cours en Éthiopie et participent au renforcement des échanges entre les deux pays.
Social
L’Éthiopie annonce la mise en place d’un « Golden Visa » de 10 ans pour les investisseurs étrangers.
Mar 29, 2026 276
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Le Service de l’immigration et de la citoyenneté a instauré un permis de résidence de 10 ans, appelé « Golden Visa », destiné aux investisseurs étrangers qui participent de manière importante au développement économique du pays.   Dans un entretien accordé à l’Agence des Nouvelles Éthiopienne, le directeur général adjoint de l’ICS, Gosa Demissie, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes économiques engagées par le gouvernement pour rendre le pays plus attractif aux investissements directs étrangers. Il a précisé que l’institution a mené d’importantes réformes internes afin d’aligner ses services sur les standards internationaux et les technologies modernes. Le « Golden Visa » vise à garantir une stabilité durable aux investisseurs à fort potentiel, en leur offrant la possibilité de vivre et de mener leurs activités en Éthiopie avec des démarches administratives simplifiées. Selon lui, plusieurs pays proposent déjà des programmes similaires de résidence de longue durée, généralement compris entre cinq et dix ans. L’Éthiopie a ainsi développé son propre dispositif afin de rester compétitive et d’attirer des investisseurs de qualité. Il a également expliqué que ce visa se présente sous la forme d’un permis électronique standardisé, valable dix ans, offrant une plus grande flexibilité de séjour à ses bénéficiaires. Gosa Demissie a souligné l’importance particulière de cette mesure dans le contexte de l’ouverture du secteur immobilier aux étrangers. Il a ajouté qu’un visa spécifique de cinq ans sera introduit pour les personnes ou familles acquérant un bien immobilier dans le pays. Il a en outre indiqué que ce programme permettra de réduire considérablement les délais de traitement, de supprimer les procédures redondantes et d’améliorer l’efficacité globale des services, tout en augmentant les recettes publiques et en facilitant l’accès aux usagers. Les investisseurs bénéficieront également de procédures d’entrée et de sortie simplifiées, notamment grâce à un traitement accéléré à l’aéroport international de Bole, afin de rendre leurs déplacements plus fluides. L’introduction du « Golden Visa » reflète la volonté de l’Éthiopie de se positionner comme une destination d’investissement majeure en Afrique. En allégeant les contraintes administratives, le gouvernement ambitionne de stimuler la croissance industrielle, d’attirer des capitaux de qualité et d’augmenter les entrées de devises étrangères, faisant ainsi du secteur de l’immigration un levier clé du développement économique. Par ailleurs, l’ICS a modernisé plusieurs de ses services, notamment à travers des options de traitement rapide et des systèmes de paiement numérique, afin d’améliorer l’expérience des usagers. Les efforts de digitalisation incluent également l’optimisation des services de visa à l’arrivée ainsi que des mécanismes de délivrance des passeports, dans le but de réduire les retards accumulés. Enfin, Gosa Demissie a réaffirmé que l’objectif principal est de créer un environnement favorable aux investisseurs en rendant les services plus accessibles et plus efficaces, soulignant : « Nous sommes des prestataires de services engagés dans la résolution de problèmes. »
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 740
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains.   Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance.   Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public.   La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019.   Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif.   Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif.   Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. »   Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques.   Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national.   La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact.   Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains.   Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays.   Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
L’Éthiopie exemplaire dans la gestion intégrée de la migration, selon l’OIM
Mar 28, 2026 457
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’approche globale de l’Éthiopie pour la gestion de la migration, qui coordonne l’ensemble des questions migratoires à l’échelle nationale, est considérée comme une pratique exemplaire, a déclaré Nlabu Sascha Patrick, chef des programmes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Éthiopie.   Dans un entretien exclusif avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), il a précisé que cette expérience est également partagée avec d’autres pays, l’Éthiopie étant un acteur majeur du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (PMM).   La stratégie nationale 2025-2029, élaborée en étroite collaboration avec le gouvernement, vise une réponse globale aux priorités du pays.   Ses trois objectifs stratégiques sont : sauver des vies et protéger les personnes en déplacement, trouver des solutions durables aux déplacements forcés et faciliter les voies de migration régulières.   Patrick a souligné que ces objectifs convergent pour protéger les migrants, les communautés déplacées et les citoyens éthiopiens, en plaçant les droits humains au cœur de chaque initiative.   Le système d'identité numérique Fayda, qui révolutionne l’accès transfrontalier, constitue une avancée majeure.   « Il garantit une identité légale aux communautés frontalières et aux autres ressortissants, facilitant ainsi le commerce transfrontalier et la conformité à la législation », a expliqué Patrick.   Cette innovation permet non seulement aux commerçants éthiopiens et voisins de régulariser leurs activités, mais contribue également aux recettes nationales.   Le chef des programmes de l’OIM a également mis en lumière l’architecture de coordination pangouvernementale, notamment le Conseil national des migrations, présidé par le vice-Premier ministre, et la Coalition nationale de partenariat.   « L’Éthiopie adopte une approche pangouvernementale pour coordonner toutes les questions liées à la migration, ce qui en fait un modèle à suivre », a conclu Patrick.
L’Éthiopie renforce ses démarches pour récupérer son patrimoine culturel spolié.
Mar 28, 2026 122
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’autorite éthiopienne du patrimoine a réaffirmé sa détermination à intensifier les efforts visant à rapatrier les biens culturels éthiopiens emportés à l’étranger.   Lors d’une cérémonie officielle, le directeur général Abebaw Ayalew a souligné l’engagement du pays en faveur de la restitution de son patrimoine historique.   À cette occasion, un ornement capillaire en or, connu sous le nom de « Woleba », ayant appartenu à l’impératrice Tiruwork Wube, épouse de l’empereur Tewodros II, a été officiellement remis aux autorités.   Cet objet précieux avait été pillé à Maqdala lors de la Battle of Maqdala, il y a plus de 150 ans.   Des représentants de l’Association des patriotes éthiopiens ainsi que d’autres personnalités ont assisté à la cérémonie.   Selon Abebaw Ayalew, des avancées significatives ont été réalisées ces dernières années dans la restitution des biens culturels.   Plus de 72 objets ont ainsi été récupérés grâce à des retours volontaires, à la coopération internationale et à des négociations diplomatiques, permettant leur exposition au public national et international.   Il a également indiqué que les travaux d’aménagement d’un espace dédié à l’exposition de ces objets rapatriés devraient être achevés prochainement.   Malgré ces progrès, de nombreux artefacts éthiopiens restent encore à l’étranger. Le responsable a donc insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration avec les partenaires internationaux.   Dans cette optique, les autorités entendent intensifier les efforts de catalogage, d’enregistrement et de numérisation des objets afin de faciliter leur restitution.   De son côté, Alula Pankhurst, membre du conseil du Comité du patrimoine éthiopien, a rappelé que l’ornement en or avait été pillé en 1868 avant de réapparaître lors d’une vente aux enchères à Rome, finalement interrompue.   Il a salué la coopération étroite entre l’EHA, le Fonds du patrimoine éthiopien et leurs partenaires, qui a permis le retour de cette pièce historique.   Enfin, le président de l’Association des patriotes éthiopiens, Lij Daniel Jote, a appelé à une mobilisation collective pour accélérer la restitution du patrimoine national, soulignant son importance dans la transmission de l’histoire aux générations futures.
Économie
L’Éthiopie montre la voie, tandis que l’Afrique accélère la transformation de la maintenance aéronautique.
Mar 31, 2026 199
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Ethiopian Airlines s’affirme comme un modèle de référence en matière de maintenance aéronautique sur le continent, alors que les acteurs africains du secteur intensifient leurs efforts pour développer les capacités de maintenance, réparation et révision (MRO).   À l’issue de la première Conférence africaine dédiée à la MRO, le directeur général du groupe, Mesfin Tasew, a souligné que la réussite internationale de la compagnie repose en grande partie sur un système de maintenance performant et intégré.   « La clé du succès d’Ethiopian Airlines réside dans la solidité de ses capacités MRO », a-t-il affirmé.   Organisé à Addis-Abeba du 29 au 31 mars, l’événement a rassemblé plus de 450 responsables du secteur aéronautique issus de plus de 50 pays, mettant en évidence à la fois l’urgence et le potentiel de transformation de la maintenance aéronautique en Afrique.   Bien que les services MRO soient essentiels pour garantir la sécurité, la performance et la continuité des opérations, ils restent insuffisamment développés dans de nombreuses compagnies africaines.   Mesfin Tasew a indiqué que ce déficit de capacités a contribué aux difficultés rencontrées par plusieurs transporteurs du continent.   À l’inverse, les investissements soutenus de l’Éthiopie dans les compétences techniques, les infrastructures et la formation ont permis de bâtir un secteur aéronautique robuste et résilient.   Les participants ont également insisté sur le fait qu’aucun pays ne peut, à lui seul, combler ce retard.   Le secrétaire général de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), Abderahmane Berthé, a rappelé que les dépenses liées à la MRO représentent entre 10 % et 12 % des coûts d’exploitation des compagnies, soulignant ainsi l’importance stratégique de ce segment.   Il a appelé à un renforcement de la coopération entre compagnies africaines afin de réduire la dépendance vis-à-vis des prestataires étrangers, d’optimiser les coûts et de renforcer la compétitivité du secteur aérien africain.   La conférence, organisée par l’AFRAA en partenariat avec des acteurs majeurs tels qu’Ethiopian MRO, Kenya Airways MRO et South African Airways Technical, a mis l’accent sur des solutions concrètes pour renforcer les capacités locales.   Parmi les priorités identifiées figurent l’investissement dans la formation des jeunes talents africains, le développement de l’enseignement technique, le renforcement des partenariats internationaux ainsi que l’accélération du transfert de technologies et de savoir-faire.   Une quarantaine d’acteurs clés ont participé à des échanges approfondis visant à traduire ces orientations en actions concrètes.   Placée sous le thème « Construire un écosystème MRO durable en Afrique », cette conférence marque une étape décisive vers une aviation africaine plus autonome, reposant davantage sur l’expertise locale que sur des services externes.   À mesure que cette dynamique se renforce, le modèle éthiopien s’impose non seulement comme une réussite nationale, mais aussi comme une référence pour l’avenir du transport aérien en Afrique.
L’inflation reste contenue sous la barre des 10 %, tandis que la stabilité macroéconomique de l’Éthiopie continue de s’affermir.
Mar 31, 2026 155
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - La Banque nationale d’Éthiopie (BNE) a annoncé la poursuite du recul de l’inflation, qui s’est établie à 9,7 % en février 2026.   Ce niveau confirme le maintien d’une inflation à un chiffre, une performance atteinte pour la première fois en décembre 2025.   Le Comité de politique monétaire (CPM) a attribué cette désinflation durable à une politique monétaire restrictive, à une gestion budgétaire rigoureuse ainsi qu’au renforcement des mesures de soutien à l’offre.   Il a toutefois averti que les tensions géopolitiques mondiales pourraient exercer des pressions haussières sur les prix.   Lors de sa sixième réunion tenue le 21 mars 2026, le Comité a confirmé la tendance à la baisse de l’inflation.   L’inflation des produits alimentaires a reculé à 10,8 %, contre 14,6 % un an plus tôt, tandis que celle des produits non alimentaires a nettement diminué, passant de 15,6 % à 8,1 %.   L’inflation mensuelle est restée modérée à 0,4 %, traduisant un apaisement progressif des tensions inflationnistes.   Malgré ces avancées, le CPM a mis en garde contre les risques liés aux tensions au Moyen-Orient, susceptibles d’entraîner une hausse des prix du pétrole et de perturber les chaînes d’approvisionnement, avec des répercussions possibles sur l’inflation intérieure.   Il a ainsi souligné la nécessité de maintenir une orientation monétaire restrictive afin de préserver la stabilité des prix.   Sur le plan économique, l’Éthiopie continue d’afficher une croissance solide, avec une progression du PIB réel de 9,2 % au cours de l’exercice 2024/2025.   Cette performance est portée par le dynamisme du secteur industriel, en particulier l’activité minière, notamment la production d’or, ainsi que par la bonne tenue des secteurs des services et de l’agriculture.   Sur le plan monétaire, une expansion soutenue du crédit a été observée, la masse monétaire ayant augmenté de 39,3 % en glissement annuel et le crédit bancaire de 45,3 %.   Parallèlement, les taux d’intérêt ont reflété une participation accrue aux marchés financiers, bien que certaines banques privées aient continué de faire face à des contraintes de liquidité.   Le secteur bancaire est resté globalement stable, soutenu par des dispositifs réglementaires tels que le marché monétaire interbancaire et le mécanisme de prêt permanent de la Banque nationale.   La politique budgétaire a été jugée prudente, avec des efforts continus pour renforcer la mobilisation des recettes et maîtriser les dépenses.   Le déficit budgétaire est demeuré contenu, principalement financé par l’émission de bons du Trésor.   Par ailleurs, le secteur extérieur a montré des signes de résilience, avec un excédent de la balance des paiements soutenu par l’amélioration des exportations, des transferts privés et des services.   Le Comité a réaffirmé son engagement à maintenir une politique monétaire restrictive, en décidant de conserver inchangés le taux directeur et les plafonds de croissance du crédit.   Il a également insisté sur la nécessité de suivre de près l’évolution de l’environnement économique mondial et national, dans un contexte d’incertitude croissante, et prévoit de se réunir à nouveau fin avril pour un nouvel examen.
Le Commissaire de l’UA plaide pour un renforcement massif des financements afin de moderniser l’agriculture africaine.
Mar 31, 2026 223
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Le Commissaire de l’Union africaine en charge de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable a lancé un appel pressant en faveur d’une mobilisation accrue de financements pour transformer le secteur agricole en Afrique.   Intervenant lors de la deuxième conférence IFC FIG Africa Agri-Finance Clients et Partenaires tenue à Addis-Abeba, Moses Vilakati a rappelé que l’agriculture constitue un pilier essentiel des économies africaines, soutenant à la fois les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire.   Il a toutefois mis en garde contre la vulnérabilité croissante du secteur, exposé à des chocs climatiques répétés — sécheresses, inondations, irrégularité des pluies — ainsi qu’aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, à la hausse des coûts des intrants, à l’accès limité au financement et à l’insuffisance des infrastructures.   Selon lui, la résilience du secteur agricole doit être pensée à grande échelle, avec des mécanismes de financement adaptés, soulignant que les modèles de crédit classiques ne répondent plus aux risques actuels.   Le Commissaire a ainsi préconisé le recours à des instruments innovants tels que les financements sensibles au climat, les assurances indicielles, les solutions financières numériques et mobiles, ainsi que les dispositifs de partage des risques et de financement mixte.   Il a également insisté sur la nécessité de renforcer le financement des entrepôts et des chaînes de valeur, afin d’améliorer l’accès au capital et de consolider les systèmes agricoles.   Ces orientations s’inscrivent dans le cadre de la stratégie du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) pour 2026-2035, qui ambitionne notamment d’accroître de 45 % la production agroalimentaire d’ici 2030, de réduire de moitié les pertes post-récolte et de tripler le commerce intra-africain de produits agricoles.   Par ailleurs, Moses Vilakati a appelé à la mise en œuvre de projets pilotes à l’échelle régionale et à un renforcement de la coopération entre les différents acteurs : institutions financières de développement, gouvernements, régulateurs, banques, institutions de microfinance, entreprises agroalimentaires, fintechs et organisations de producteurs.   Évoquant le poids des importations alimentaires, il a souligné que certains pays consacrent chaque année des montants considérables à l’achat de produits de base, comme le riz, estimant qu’une réorientation partielle de ces dépenses vers la production locale pourrait accélérer la transformation du secteur.   Il a ainsi esquissé une vision d’une agriculture africaine modernisée, où les agriculteurs bénéficient de financements accessibles, où les entreprises agroalimentaires prospèrent et où les technologies numériques facilitent l’accès aux données pour les producteurs comme pour les investisseurs.   De leur côté, des responsables de la Banque nationale d’Éthiopie ont également souligné l’importance stratégique du financement agricole.   Abraham Fekadu, directeur de l’inclusion financière et du développement, a indiqué que cette conférence intervient à un moment clé pour l’Éthiopie, engagée dans une dynamique de consolidation de ses acquis économiques.   Il a reconnu que, malgré la contribution croissante du secteur financier à l’économie, l’agriculture reste insuffisamment financée par les institutions formelles, en raison de contraintes structurelles tant du côté de l’offre que de la demande.   Selon lui, ces limitations ont freiné la modernisation du secteur, affectant à la fois la sécurité alimentaire et la croissance économique.   Il a toutefois mis en avant les réformes entreprises par la banque centrale, notamment l’amélioration des cadres réglementaires, des registres fonciers et d’élevage, ainsi que le développement de nouveaux mécanismes de financement et d’outils de gestion des risques.   Une feuille de route nationale pour le financement agricole a également été lancée, visant à accroître les prêts, encourager le partage des risques, améliorer l’intégration des données et développer les services financiers numériques.   Malgré ces avancées, il a souligné que des défis structurels persistent, appelant à une meilleure coordination entre les acteurs pour libérer le potentiel du secteur.   Par ailleurs, la Société financière internationale a insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la simple mobilisation de fonds pour combler le déficit de financement.   Son directeur régional pour le secteur industriel, Aliou Maiga, a souligné que les secteurs doivent également être capables d’absorber efficacement les financements, appelant à lever les obstacles structurels à l’investissement.   Il a salué le rôle pionnier des banques éthiopiennes dans le financement agricole et les progrès réalisés en matière de coordination avec les partenaires de développement.   Enfin, revenant sur la trajectoire économique du pays, il a décrit l’Éthiopie comme un cas remarquable en Afrique, ayant maintenu une croissance soutenue pendant deux décennies grâce à des investissements structurants dans les infrastructures et à des réformes favorables au secteur privé.   Selon lui, cette dynamique fait de l’Éthiopie un terrain propice à l’expérimentation de modèles innovants de financement agricole, susceptibles d’être reproduits à l’échelle du continent.
L’Éthiopie et l’AIIB ont engagé des discussions en vue d’intensifier leur collaboration pour mobiliser des financements destinés aux projets d’infrastructures jugés prioritaires.
Mar 31, 2026 156
Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a eu un entretien fructueux avec le président de Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures en vue de consolider davantage le partenariat entre l’Éthiopie et l’institution.   Dans un communiqué de presse adressé à ENA, le ministère des Finances a précisé que les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération autour des projets prioritaires liés aux infrastructures et au développement, notamment la possibilité d’un appui financier au projet d’aéroport international de Bishoftu. Au cours des discussions, le ministre des Finances, Ahmed Shide, a mis en avant l’importance stratégique de ce projet, soulignant son rôle dans la consolidation de la position de l’Éthiopie comme hub aérien régional ainsi que dans le soutien à une croissance économique durable. Les deux parties ont par ailleurs examiné les moyens d’intensifier leur collaboration afin de mobiliser davantage de financements issus du secteur privé. Le ministre a également insisté sur le rôle clé de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures dans la stimulation des investissements privés et dans la promotion d’une participation accrue du capital privé dans les infrastructures. Enfin, les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer leur coopération et de progresser vers des actions concrètes visant à soutenir le développement d’infrastructures durables et une croissance tirée par le secteur privé en Éthiopie.
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Technologie
Les semences améliorées stimulent fortement la productivité agricole Institut éthiopien de recherche agricole
Mar 28, 2026 240
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien de recherche agricole a annoncé que la mise à disposition de semences améliorées contribue de manière significative à l’augmentation des rendements agricoles en Éthiopie.   Le directeur général de l’institut, Nigussie Dechassa, a mis en avant le rôle déterminant de l’EIAR dans l’amélioration de la productivité, notamment à travers le développement et la diffusion de variétés hybrides performantes.   Dans un entretien accordé à ENA, il a précisé que les recherches portent sur des cultures stratégiques telles que le maïs, le blé, l’orge, la pomme de terre et le café, avec pour objectif de produire des variétés à haut rendement et de meilleure qualité.   Selon Nigussie Dechassa, ces semences ont permis d’accroître considérablement les rendements à l’hectare.   Il a notamment cité le cas du maïs, dont la production est passée d’environ 45 quintaux à 80–90 quintaux par hectare grâce aux variétés améliorées.   Des progrès similaires ont été observés pour le blé : les variétés développées par l’institut ont permis d’atteindre une production moyenne de 36 quintaux par hectare, avec des pics allant jusqu’à 80 quintaux, contre 14 à 15 quintaux il y a deux décennies.   L’institut a également mis au point une douzaine de variétés d’orge hybrides, contribuant à répondre à la demande nationale en malt et à réduire la dépendance aux importations.   Dans le cas de la pomme de terre, environ 45 nouvelles variétés ont été introduites, permettant presque de doubler les rendements moyens, passés de 120 à 230 quintaux par hectare.   Enfin, Nigussie Dechassa a souligné que la pomme de terre, à l’instar d’autres cultures vivrières essentielles, joue un rôle clé dans le renforcement de la sécurité alimentaire du pays.
La vision numérique de l’Éthiopie et ses initiatives en intelligence artificielle sont essentielles pour accélérer la transformation : Ambassadeur indien.
Mar 25, 2026 212
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a salué la vision numérique prospective des dirigeants éthiopiens, soulignant que la stratégie « Éthiopie numérique 2030 » pose les fondations d’un développement inclusif porté par la technologie.   Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Anil Kumar Rai a affirmé que les dirigeants éthiopiens ont engagé des actions audacieuses pour intégrer les technologies dans le processus de développement national, notamment au regard de la jeunesse et de l’importance démographique du pays.   Il a souligné que, avec plus de 70 % de la population âgée de moins de 30 ans, le recours aux technologies numériques constitue un levier essentiel pour relever les défis du développement et garantir une croissance durable.   Selon lui, les initiatives gouvernementales visant à élargir l’accès à des infrastructures de données abordables et de qualité posent des bases solides pour l’innovation, appuyées par une main-d’œuvre qualifiée et instruite.   « Le gouvernement éthiopien a multiplié les efforts pour rendre les données de qualité accessibles à un coût abordable, créant ainsi un socle robuste, soutenu par des talents capables de développer des solutions fondées sur l’intelligence artificielle », a-t-il indiqué. L’ambassadeur a également relevé que les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, jouent un rôle de plus en plus déterminant dans divers secteurs tels que l’économie, l’identité numérique, l’éducation, la santé et les services financiers. Fort de ces avancées, il a estimé que le cadre politique numérique de l’Éthiopie est à la fois complet et tourné vers l’avenir, avec un fort potentiel pour déployer des solutions à grande échelle. « De nombreuses innovations développées ailleurs peuvent être adaptées au contexte éthiopien afin de répondre efficacement aux défis locaux », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Anil Kumar Rai a mis en avant la position stratégique de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique ainsi que sa croissance économique soutenue ces dernières décennies, soulignant que plusieurs pays africains considèrent désormais le pays comme une référence en matière de transformation. « Bien que de nombreux pays africains disposent de politiques en matière d’intelligence artificielle, celle de l’Éthiopie se distingue par son caractère prospectif et sa capacité à être déployée à grande échelle, un élément clé dans le domaine technologique », a-t-il ajouté. Il a en outre insisté sur l’importance de la coopération à l’échelle continentale, évoquant des cadres comme Agenda 2063, et suggérant que les solutions numériques réussies pourraient être valorisées à travers Union africaine afin de favoriser leur adoption à travers le continent.   L’Éthiopie a, dans cette dynamique, lancé la stratégie « Digital Ethiopia 2030 », destinée à faire du pays une économie pleinement intégrée au numérique. Celle-ci met l’accent sur le développement des infrastructures numériques, l’amélioration de la connectivité et la promotion de l’innovation afin de renforcer l’efficacité des services publics et la productivité économique. Le gouvernement accorde également une priorité particulière au développement du capital humain et au renforcement des capacités technologiques, reconnaissant que les compétences numériques sont essentielles pour soutenir la croissance future du pays.
L’Éthiopie et l’Inde consolident leur partenariat en intelligence artificielle à travers une visite technologique stratégique.
Mar 23, 2026 321
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Inde ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale en matière d’intelligence artificielle (IA) et d’innovation numérique, à la suite d’une visite de haut niveau menée par des entreprises technologiques indiennes à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle (EAII).   La délégation, dirigée par l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, comprenait des représentants d’entreprises opérant dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que les services numériques.   À cette occasion, le directeur général de l’institut, Worku Gachena, a présenté les avancées significatives réalisées depuis la création de l’EAII en 2020, une initiative lancée sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed.   Il a souligné la croissance rapide de l’institution et son rôle central dans la stratégie nationale de transformation numérique.   Cette dynamique s’inscrit dans la vision « Éthiopie numérique 2030 », qui vise à moderniser l’économie à travers l’innovation technologique, le développement de la recherche en IA, la formation de talents locaux et l’intégration des technologies émergentes dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et les services publics.   Selon les responsables, l’Éthiopie a accompli des progrès notables dans le développement de ses capacités en IA, notamment grâce à la formation de spécialistes, au lancement de projets pilotes et au renforcement de partenariats avec des universités et des acteurs internationaux.   Worku Gachena a insisté sur le rôle stratégique de l’IA dans le développement du pays, la décrivant comme un levier essentiel pour relever les défis économiques et améliorer concrètement les conditions de vie des citoyens.   Il a également mis en avant les efforts en cours pour développer une infrastructure robuste, incluant des centres de données et des outils numériques adaptés.   Il a par ailleurs évoqué la récente visite du Premier ministre indien Narendra Modi, la qualifiant de moment clé ayant permis d’élever les relations entre les deux pays au niveau de partenariat stratégique.   De son côté, l’ambassadeur Anil Kumar Rai a souligné l’engagement continu de l’Inde, rappelant qu’il s’agissait de sa troisième visite à l’institut. Il a mis en avant le potentiel démographique commun des deux pays, caractérisé par une importante population jeune, et l’importance de tirer parti des technologies pour répondre aux défis contemporains.   Il a également cité l’expérience de l’Inde en matière d’inclusion numérique, notamment à travers des plateformes comme Aadhaar, l’interface de paiement unifiée (UPI) et le réseau ouvert pour le commerce numérique (ONDC), qui ont permis d’élargir l’accès aux services numériques à grande échelle.   Selon lui, des initiatives similaires pourraient être adaptées au contexte éthiopien, en cohérence avec les objectifs de « Éthiopie numérique 2030 », incluant notamment le déploiement de la 5G dans plus de 100 villes et l’augmentation du taux de pénétration des smartphones.   Lors de cette visite, les experts de l’institut ont présenté plusieurs applications concrètes de l’IA dans des domaines variés tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière, la pharmacie, l’apprentissage en ligne, les services publics et la gestion des données.   La rencontre a également réuni des acteurs du secteur des TIC collaborant avec l’Union africaine, mettant en lumière la portée régionale de ces initiatives.   Cette coopération en pleine expansion devrait continuer à renforcer les relations entre l’Éthiopie et l’Inde, en particulier dans les domaines de la technologie et de l’innovation.
En Éthiopie, un commissariat intelligent sans personnel redéfinit les services de police numériques.
Mar 22, 2026 336
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Le tout premier commissariat de police intelligent d’Afrique, récemment inauguré à Addis-Abeba, marque une avancée majeure dans la modernisation des services de sécurité grâce à l’intégration des technologies numériques, a indiqué l’inspecteur Andnet Sisay, responsable du département technologique de la police fédérale.   Ce poste de police nouvelle génération repose sur des bornes en libre-service alimentées par l’intelligence artificielle, permettant aux citoyens d’accéder aux services 24h/24 et 7j/7.   À travers des écrans interactifs et une assistance vidéo à distance, les usagers peuvent signaler des infractions, soumettre des documents ou effectuer diverses démarches, sans recours à la paperasserie, contribuant ainsi à limiter les risques de corruption. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Éthiopie numérique 2030 ».   Le commissariat a été officiellement inauguré par le Premier ministre Abiy Ahmed.   Dans un entretien accordé à ENA, l’inspecteur Andnet a précisé que les citoyens peuvent également déposer des plaintes, régler des amendes et solliciter des documents administratifs via ces dispositifs, tout en bénéficiant d’un accompagnement à distance assuré par des agents.   « Cette innovation améliore sensiblement la qualité du service offert aux citoyens et contribue au renforcement du système judiciaire et des services de police », a-t-il souligné.   Conçu comme un projet pilote, ce commissariat vise à limiter les interactions physiques, accélérer le traitement des dossiers et renforcer la prévention de la criminalité.   Selon l’inspecteur, un système de suivi et d’évaluation permet aux agents désignés d’examiner les dossiers soumis, garantissant ainsi une prise en charge rapide et efficace des affaires.   Accessible au public et largement autonome, le poste fonctionne avec un minimum de personnel sur place — un seul agent assurant le support technique — tandis que les opérations sont supervisées à distance grâce à des systèmes de surveillance et de gestion centralisés.   Cette innovation contribue à renforcer l’image du pays et à développer les compétences technologiques des forces de l’ordre, a-t-il ajouté.   L’inspecteur Andnet a également indiqué que cette initiative suscite un intérêt croissant à travers le continent africain, plusieurs délégations manifestant leur volonté de s’inspirer de l’expérience éthiopienne.   L’Éthiopie figure parmi les rares pays au monde à avoir adopté ce type de dispositif et se positionne comme pionnière en Afrique dans le déploiement de commissariats automatisés.   Par ailleurs, la Police fédérale a lancé une application mobile favorisant la participation citoyenne, permettant de signaler rapidement les crimes.   Selon l’inspecteur, l’intégration de ces outils numériques améliore l’efficacité opérationnelle et le traitement des dossiers au sein des services de police.   Il a enfin précisé que le système a été majoritairement conçu par des experts locaux, seul le matériel ayant été importé, ce qui illustre les progrès des compétences nationales tout en assurant la sécurité des données et en transformant durablement les pratiques policières.   Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique des institutions publiques en Éthiopie, visant à renforcer l’efficacité, l’accessibilité et la transparence des services grâce à la technologie.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 720
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).   Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1889
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté.   L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1390
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique.   Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien.   Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs.   À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement.   Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262.   Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs.   Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents.   La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap.   Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places.   Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare.   Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition.   Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social.   La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion.   Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie.   Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie.   Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Environnement
Les universités éthiopiennes sont encouragées à jouer un rôle accru dans le renforcement de la résilience climatique du pays à travers la recherche scientifique.
Mar 31, 2026 264
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Les institutions d’enseignement supérieur en Éthiopie sont invitées à intensifier leur contribution à la lutte contre le changement climatique, notamment par le développement de travaux de recherche.   Les parties prenantes insistent sur la nécessité d’une coopération académique mieux structurée pour faire face aux enjeux climatiques.   Cet appel a été formulé à l’occasion de la première assemblée générale du Forum éthiopien des universités pour l’action climatique, un cadre réunissant responsables politiques et dirigeants universitaires afin de renforcer la synergie face aux défis environnementaux.   Le ministre d’État à la Planification et au Développement, Seyoum Mekonnen, a mis en avant le rôle déterminant des universités dans l’amélioration de la réponse nationale au changement climatique.   Il a souligné la nécessité pour les établissements d’enseignement supérieur de collaborer étroitement afin de concevoir des solutions innovantes, à la fois scientifiques et pratiques, pour faire face aux risques climatiques.   Il a également rappelé que l’économie verte résiliente au climat constitue un axe central de la politique climatique nationale.   Selon lui, l’Éthiopie se distingue par son engagement environnemental, illustré notamment par la plantation de plus de 48 milliards de jeunes plants dans le cadre de l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que par des avancées notables dans le domaine des énergies renouvelables.   « Ce forum représente une plateforme clé pour renforcer les liens entre les décideurs publics et les institutions académiques », a-t-il déclaré.   Il a en outre indiqué que le ministère de la Planification et du Développement poursuivra le renforcement de ses partenariats avec les universités pour intensifier la lutte contre le changement climatique.   De son côté, le président par intérim de Université d’Addis-Abeba, Samuel Kifle, a mis en exergue le rôle essentiel des universités dans la production de solutions scientifiques favorisant la résilience climatique.   Il a souligné que les institutions universitaires doivent aller au-delà des approches théoriques et privilégier des recherches appliquées, orientées vers des résultats concrets.   Enfin, il a qualifié la mise en place de ce forum d’étape majeure, susceptible de renforcer les efforts nationaux en matière de lutte contre le changement climatique et de soutenir le programme de développement durable de l’Éthiopie.
L’initiative « Empreinte verte » de l’Éthiopie est une référence inspirante pour les nations, selon l’ambassadeur de Colombie.
Mar 21, 2026 236
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - L’initiative de l'empreinte verte de l’Éthiopie constitue un modèle remarquable qui inspire les pays et leurs dirigeants à travers le monde, a déclaré l’ambassadeur de Colombie en Éthiopie, Yeison Arcadio Meneses Copete.   Dans un entretien accordé à ENA, le diplomate a salué cette politique portée par le Premier ministre Abiy Ahmed, la qualifiant d’initiative majeure et d’effort collectif exemplaire.   Il a souligné qu’au-delà de l’action gouvernementale, cette démarche repose également sur l’engagement des citoyens.   Selon lui, il est essentiel que les dirigeants renforcent la sensibilisation autour des enjeux climatiques afin d’encourager une mobilisation générale — citoyens, responsables politiques, universitaires — pour faire face aux défis environnementaux.   Il a insisté sur l’importance d’une implication collective dans les différentes initiatives visant à répondre aux multiples enjeux liés au changement climatique.   Lancée en 2019, l’initiative « Héritage vert » a permis de mobiliser le pays autour d’un vaste programme de reboisement, avec plus de 48 milliards de plants mis en terre.   Cette campagne contribue à la restauration des écosystèmes, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la préservation de la biodiversité, tout en constituant un exemple concret d’action climatique menée en Afrique.   Évoquant la désignation de l’Éthiopie pour accueillir la COP32, l’ambassadeur a souligné qu’il s’agit d’une opportunité majeure de coopération internationale.   Il a rappelé l’expérience de la Colombie dans l’organisation de la COP16, mettant en avant les possibilités de partage d’expertise entre les deux pays.   Selon lui, cette collaboration permettra de combiner l’expérience colombienne et la vision éthiopienne afin de relever les défis climatiques à venir.   La sélection de l’Éthiopie pour accueillir la COP32, entérinée lors de la COP30 à Belém, illustre le rôle croissant du pays dans la diplomatie climatique mondiale.   Elle met également en lumière le leadership africain en matière d’action climatique et marque une étape importante pour le continent.   Cette reconnaissance internationale s’appuie notamment sur les résultats de l’initiative « Empreinte verte » et sur l’engagement soutenu du pays en faveur des énergies renouvelables et du développement durable.
La Commission du Bassin du Zambèze salue l’Éthiopie pour son projet de développement riverain.
Mar 18, 2026 184
Addis-Abeba, le 18 mars 2026 (ENA) : - Les délégués de la Commission du Bassin du Zambèze ont salué l’Éthiopie pour son remarquable projet de développement riverain, mettant en avant son rôle dans la restauration de l’environnement et la promotion d’un urbanisme durable.   Après leur visite des projets de développement riverain à Addis-Abeba, la présidente de la Commission du Bassin du Zambèze (ZAMCOM), Elice Engelbert, a déclaré : « C'est un projet incroyable », au-delà de ses attentes. Elle a souligné le double objectif du projet, axé sur les espaces récréatifs et la conservation environnementale, en insistant sur son rôle dans la restauration écologique. Elle a ajouté que ce projet constitue un exemple crucial de planification intégrée, qui répond aux intérêts divers de divers secteurs. Elle a exhorté les nations africaines à reconnaître leurs propres capacités pour des initiatives similaires, affirmant que les Africains ont la capacité de réaliser leurs propres projets. « C'est un appel pour que les autres apprennent des Éthiopiens », a-t-elle dit, notant que des enseignements précieux peuvent être tirés de ces efforts localisés. « Le gouvernement éthiopien a réussi à mobiliser les communautés, le secteur privé et diverses institutions pour sécuriser des ressources financières pour un projet qui se concentre principalement sur la restauration des environnements dégradés. » Le secrétaire exécutif de la Commission du Bassin du Zambèze (ZAMCOM), Felix Ngamlagosi, a mis en lumière le potentiel transformateur du projet pour d'autres nations africaines. Ngamlagosi a souligné que les rivières, autrefois polluées et négligées, connaissent une transformation remarquable. Selon lui, cette initiative représente une solution significative à la dégradation environnementale et est capable de revitaliser les villes et les bassins versants. « Le projet de développement riverain offre un environnement attractif où les gens peuvent se détendre, les entreprises prospérer et des emplois être créés pour les jeunes et les femmes », a noté le secrétaire exécutif. De son côté, il a également exhorté les autres villes du continent à s'inspirer d'Addis-Abeba, où une planification efficace a le potentiel de transformer les zones urbaines en destinations attractives. Le secrétaire exécutif a précisé que les réalisations de l'Éthiopie en matière de conservation environnementale et de gestion des bassins versants marquent un nouveau chapitre pour l'Afrique, démontrant la capacité du continent à innover et à construire pour l'avenir. La déléguée de la ZAMCOM, Chipo Phiri, a déclaré : « De la montagne d'Entoto jusqu'au centre d'Addis-Abeba, le terrain était dégradé ; mais maintenant, il a été revitalisé ». Elle a affirmé que le projet bénéficie non seulement à l'environnement, mais encourage également un changement culturel vers des modes de vie plus sains et démontre le potentiel des nations africaines à mobiliser des ressources internes.   Un autre délégué de la ZAMCOM, Gilbert Mawere, a décrit le projet de développement riverain comme un modèle pour une croissance économique positive en Éthiopie. « Je suis très impressionné par les développements que j'ai constatés », a-t-il dit, en pointant les changements significatifs depuis sa dernière visite à Addis-Abeba il y a 15 ans. Il a souligné l'importance d'une approche coopérative entre le gouvernement et le secteur privé pour parvenir à un développement global, et appelé à une collaboration renforcée entre les huit pays riverains du Zambèze pour adopter des initiatives similaires. L'objectif de la ZAMCOM est de promouvoir l'utilisation équitable et raisonnable des ressources en eau du bassin du Zambèze, ainsi que leur gestion efficace et leur développement durable.
Le ministre de l’Eau et de l’Énergie affirme que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour lutter contre les effets du changement climatique.
Mar 16, 2026 665
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a indiqué que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour réduire les effets du changement climatique, notamment à travers l’Initiative de l'empreinte Verte et les programmes de gestion des bassins versants.   Lors d’une réunion d’échange d’expériences organisée aujourd’hui à Addis-Abeba avec la Commission du cours d'eau du Zambèze (ZAMCOM), le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a souligné le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la gestion du fleuve Nil, rappelant que le pays contribue à près de 86 % du débit de ce cours d’eau vital.   Selon lui, cette contribution confère à l’Éthiopie une responsabilité majeure dans les décisions relatives à la gestion de l’eau, essentielles pour l’avenir du Nil et le bien-être des pays riverains.   Le ministre a mis en avant les défis croissants liés aux extrêmes climatiques, notamment les sécheresses et les inondations dévastatrices qui ont causé des pertes humaines et économiques importantes.   Pour y répondre, le gouvernement éthiopien a lancé des mesures visant à renforcer la résilience nationale, améliorer la gestion de l’eau et accroître la capacité du pays à faire face aux chocs climatiques.   Habtamu a également insisté sur les efforts visant à atteindre la souveraineté alimentaire à travers des pratiques agricoles durables, particulièrement pendant la saison sèche, lorsque l’usage efficace des ressources fluviales est crucial.   Il a présenté les approches innovantes adoptées en matière de gestion de l’eau, notamment l’exploitation des ressources en eau souterraine et l’amélioration des systèmes d’irrigation, afin d’augmenter la productivité agricole tout en renforçant la résilience climatique.   Le ministre a rappelé que l’Initiative pour un Héritage Vert et les programmes de gestion des bassins versants constituent des piliers essentiels de la stratégie environnementale nationale, visant à restaurer les écosystèmes et à améliorer les ressources en eau grâce à d’importants efforts de reboisement.   Il a souligné que l’engagement politique fort a été déterminant pour le succès de ces initiatives, précisant que l’Éthiopie a planté plus de 48 milliards de semis d’arbres au cours des quatre dernières années.   Parallèlement, le gouvernement élabore des cadres légaux pour protéger les écosystèmes fluviaux et assurer une gouvernance efficace des ressources en eau.   Le ministre a encouragé la coopération internationale et le partage d’expériences, affirmant que l’Éthiopie est prête à partager ses connaissances en matière de gestion durable des ressources hydriques.   De son côté, le secrétaire exécutif de la ZAMCOM, Felix Ngambgasi, a salué le succès de l’Initiative pour un Héritage Vert, qui met l’accent sur la restauration environnementale et la gestion durable de l’eau.   Il a souligné que cette réunion offre une plateforme clé pour échanger sur les bonnes pratiques de gestion des ressources hydriques dans le bassin du Zambèze et renforcer la coopération entre les États riverains.   Ngambgasi a mis en avant les grands projets hydroélectriques de l’Éthiopie, notamment le Grand Barrage de la Renaissance et le projet hydroélectrique de Gibe III, comme exemples de développement à grande échelle favorisant l’intégration régionale et la sécurité énergétique.   Il a comparé ces initiatives aux barrages emblématiques du Zambèze, tels que Kariba et Cahora Bassa, qui ont soutenu l’approvisionnement en électricité et le développement économique en Afrique australe.   Malgré ces succès, Ngambgasi a rappelé que la région du Zambèze reste confrontée à de nombreux défis, notamment la forte dépendance à l’agriculture pluviale, les sécheresses et inondations récurrentes, et la dégradation environnementale.   Il a insisté sur la nécessité de stratégies globales pour lutter contre la pauvreté et protéger l’environnement, en appelant à davantage d’investissements dans les infrastructures et la gestion durable des ressources en eau.   Le secrétaire exécutif a également salué l’initiative éthiopienne pour sa capacité à mobiliser des millions de citoyens dans des activités de restauration environnementale, déclarant : « Nous espérons tirer des leçons de l’expérience de l’Éthiopie sur la manière dont de tels programmes transformatifs peuvent générer des bénéfices environnementaux et socio-économiques durables. »   La délégation de la ZAMCOM comprenait des représentants des pays du bassin du Zambèze, notamment l’Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.
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Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 18751
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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Revue mondiale de la semaine
Mar 30, 2026 243
Les crises en Europe et au Moyen-Orient intensifient les tensions à l’échelle mondiale   Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - L’escalade des conflits en Europe et au Moyen-Orient cette semaine met en évidence la fragilité croissante de l’équilibre mondial, avec des répercussions qui dépassent largement les zones de combat.   L’intensification des affrontements entre la Russie et l’Ukraine, combinée à la montée des tensions dans le Golfe, accentue l’incertitude géopolitique, perturbe les marchés internationaux et met sous pression les systèmes humanitaires.   De plus en plus, les analystes estiment que les conflits ne restent plus confinés à leurs régions d’origine, mais produisent des effets en chaîne sur les plans sécuritaire, économique et politique à l’échelle globale.   Selon les évaluations du Groupe international de crise, même des régions éloignées des lignes de front, notamment en Afrique, subissent des effets indirects croissants, à travers les perturbations commerciales, les pressions inflationnistes et les risques sécuritaires émergents.   Dans un monde hautement interconnecté, les crises lointaines deviennent ainsi plus immédiates et plus lourdes de conséquences.   Europe En Europe, la guerre entre la Russie et l’Ukraine est entrée dans une phase d’intensification à la fin du mois de mars. Les échanges de drones et de missiles se multiplient, visant des infrastructures stratégiques et des positions clés, notamment dans l’est du pays, autour de Donetsk.   Les observations de plusieurs médias internationaux indiquent des combats persistants sans évolution décisive, laissant entrevoir une guerre d’usure prolongée.   Par ailleurs, la situation en mer Noire suscite une inquiétude accrue, notamment en raison des frappes visant les infrastructures portuaires, perturbant les exportations de céréales et menaçant l’équilibre des marchés alimentaires mondiaux.   Cette évolution reflète une transformation des conflits modernes, où les infrastructures économiques et logistiques deviennent des cibles prioritaires, amplifiant ainsi les répercussions globales, en particulier pour les pays dépendants des importations alimentaires et énergétiques.   Moyen-Orient Au Moyen-Orient, les tensions dans le Golfe se sont nettement aggravées, avec une confrontation croissante entre Israël et l’Iran.   Des incidents signalés à Téhéran et l’implication de groupes alliés au Liban et au Yémen témoignent d’une extension progressive du conflit.   La crise tend désormais vers une dynamique multi-fronts, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité des routes maritimes stratégiques et à la stabilité régionale. Face à ce risque d’escalade, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire.   Dans ce contexte, une proposition de cessez-le-feu en 15 points aurait été transmise à l’Iran via des médiateurs, incluant une trêve temporaire d’un mois.   Toutefois, les hostilités continuent de s’intensifier, illustrant la complexité des négociations en cours.   Les analystes soulignent également que les dynamiques politiques internes des grandes puissances pourraient influencer fortement l’évolution de la crise, tandis que les appels à la retenue se multiplient pour éviter une extension régionale plus large.   Conséquences mondiales Les effets de ces tensions se font déjà sentir sur les marchés internationaux.   Les prix du pétrole ont augmenté, alimentés par les craintes de perturbations dans des points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz.   Les marchés financiers ont réagi par une baisse des principaux indices et un recours accru aux valeurs refuges.   Des perturbations même temporaires des flux énergétiques pourraient avoir des conséquences significatives sur le commerce mondial et la croissance économique.   Au-delà de l’économie, les risques sécuritaires s’étendent également, avec des craintes de prolifération d’armes et d’activités extrémistes dans certaines régions vulnérables.   Par ailleurs, les pays fortement dépendants des importations de blé font face à des pressions accrues sur leur sécurité alimentaire et leurs finances publiques.   Un signal encourageant Malgré ce contexte tendu, certaines dynamiques positives émergent. Des initiatives de développement local contribuent à renforcer la résilience de plusieurs pays face aux chocs externes.   En Éthiopie, les progrès réalisés dans les énergies renouvelables, les infrastructures numériques et le développement des compétences soutiennent la transformation économique et améliorent la capacité d’adaptation du pays.   Un monde de plus en plus interconnecté   Les événements récents illustrent une tendance de fond : les conflits régionaux sont désormais profondément liés aux dynamiques mondiales.   Les chocs économiques, humanitaires et sécuritaires traversent les frontières avec une rapidité croissante.   Pour de nombreux pays, en particulier en Afrique, les impacts sont immédiats : hausse des prix, contraintes budgétaires accrues et pressions sécuritaires.   Cette situation souligne la nécessité de réponses internationales coordonnées, combinées à des politiques nationales solides, dans un monde de plus en plus incertain et interdépendant.
L’Éthiopie cette semaine
Mar 29, 2026 273
Investissement massif, transformation urbaine et expansion de la portée mondiale   Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Une forte progression des investissements, une transformation urbaine accélérée et une présence internationale renforcée ont marqué l’actualité en Éthiopie cette semaine.   Les développements récents mettent en évidence des avancées significatives dans plusieurs domaines clés, notamment l’investissement, l’urbanisation, le numérique et la diplomatie, illustrant une dynamique de transformation profonde à l’échelle nationale.   Des accords économiques d’envergure, associés à une modernisation rapide des villes et à un engagement stratégique sur la scène internationale, contribuent à renforcer la productivité intérieure et la crédibilité du pays à l’étranger.   Les autorités soulignent que ces progrès s’inscrivent dans une stratégie globale et coordonnée visant à soutenir une croissance durable, encourager l’innovation technologique et renforcer l’intégration de l’Éthiopie dans l’économie mondiale.   Une nette progression des investissements   La semaine a été marquée par un tournant majeur en matière d’attractivité économique.   Le forum « Investir en Éthiopie 2026 » s’est conclu par la signature d’accords totalisant 13,1 milliards de dollars, couvrant des secteurs clés tels que l’industrie, l’agriculture, l’énergie et la construction.   La Commission éthiopienne des investissements a salué ces résultats, les qualifiant de signal fort de confiance dans les perspectives économiques du pays.   Au-delà des apports financiers, ces engagements visent également la création d’emplois, le transfert de technologies et l’atténuation des contraintes liées aux devises étrangères.   Comparé aux 1,6 milliard de dollars enregistrés en 2025, ce volume représente une progression remarquable, traduisant un regain d’intérêt des investisseurs.   Plusieurs projets issus des cycles précédents étant déjà opérationnels, cela renforce la crédibilité du pays et témoigne d’un passage concret des promesses à l’action.   Les secteurs les plus attractifs restent l’agroalimentaire, les énergies renouvelables et l’industrie manufacturière, reflétant une volonté de diversifier l’économie et de réduire la dépendance à un nombre limité d’activités.   Une transformation urbaine en pleine accélération   Cette dynamique s’accompagne d’une politique ambitieuse de développement urbain visant à faire des villes de véritables moteurs de croissance.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné que les projets de corridors urbains vont bien au-delà de simples travaux d’infrastructure.   Selon lui, ces initiatives visent à améliorer la mobilité, faciliter l’accès au logement et stimuler la création d’emplois.   L’extension des réseaux routiers réduit déjà les coûts logistiques, tandis que la réhabilitation des berges transforme des espaces sous-exploités en zones économiques et sociales dynamiques.   Ce modèle est progressivement étendu à 78 villes à travers le pays, traduisant une approche intégrée combinant infrastructures, habitat et développement économique.   Une accélération de la transition numérique Parallèlement, l’Éthiopie intensifie ses efforts en matière de transformation digitale.   Le gouvernement mise notamment sur l’intelligence artificielle, l’accessibilité des données et la formation à grande échelle pour renforcer sa compétitivité.   Le programme « 5 millions de codeurs » illustre cette ambition en visant à doter la jeunesse de compétences numériques essentielles.   Ces initiatives ont été saluées par des partenaires internationaux, dont l’ambassadeur de l’Inde, qui a souligné les progrès réalisés dans l’accès aux données et le développement de solutions technologiques.   Grâce à une population jeune et à ces investissements dans le numérique, le pays dispose d’atouts importants pour soutenir l’innovation et attirer des investissements technologiques.   Vers une intégration accrue au commerce mondial Sur le plan commercial, l’Éthiopie franchit une étape importante dans son processus d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les négociations avancent avec plusieurs partenaires, dont l’Inde et les États-Unis.   La directrice générale de l’OMC a salué les efforts du pays, estimant que cette adhésion pourrait intervenir prochainement. Celle-ci devrait favoriser une meilleure intégration dans les échanges mondiaux, tout en impliquant des réformes et une adaptation accrue à la concurrence internationale.   Des préparatifs électoraux en cours   Sur le plan interne, les préparatifs des élections générales du 1er juin 2026 se poursuivent activement. Plus de 18 millions d’électeurs sont inscrits et plus de 10 000 candidats sont en lice.   La Commission électorale met l’accent sur la transparence et l’inclusivité du processus, notamment avec le lancement de nouvelles plateformes de débat.   Pour les observateurs, ce scrutin représente une étape importante dans la consolidation du processus démocratique du pays.   Une diplomatie de plus en plus active   L’Éthiopie renforce également sa présence sur la scène internationale.   La participation du président Taye Atske Selassie au sommet de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique a illustré cette volonté.   Le président a plaidé pour des partenariats internationaux plus équilibrés, fondés sur des bénéfices mutuels, et a mis en avant des priorités telles que le développement durable, la résilience climatique et la souveraineté numérique.   Par ailleurs, les relations bilatérales se développent, notamment avec le Bangladesh, qui souhaite intensifier sa coopération économique avec l’Éthiopie.   Une dynamique globale de transformation   Dans l’ensemble, les évolutions de cette semaine traduisent une dynamique positive sur plusieurs fronts.   Entre investissements records, modernisation urbaine, transition numérique et engagement diplomatique, l’Éthiopie poursuit sa transformation.   Ces avancées témoignent d’une stratégie cohérente visant à renforcer le développement durable, améliorer la gouvernance et consolider l’intégration du pays dans l’économie mondiale.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023