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Pourquoi la pression internationale sur l'ancien TPLF doit-elle être maintenue ?
Jun 28, 2026 106
Tribune de Neway Tamiru 28 juin 2026 (ENA) ​​​​ La paix issue de l'Accord de Pretoria traverse aujourd'hui l'une des périodes les plus délicates depuis la fin des combats dans le nord de l'Éthiopie. Un nombre croissant de gouvernements, d'organisations internationales de défense des droits humains, d'anciens responsables du TPLF ainsi que d'observateurs régionaux partagent désormais une même conviction : seule une pression internationale durable sur les éléments radicaux de l'ancien Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) permettra d'éviter une reprise des hostilités.   C'est cette préoccupation qui explique l'intensification de l'attention portée par la communauté internationale.   Sans une pression diplomatique, politique et juridique constante, les risques d'une nouvelle militarisation, de recrutements forcés et d'une escalade des tensions au Tigray pourraient compromettre les acquis de l'Accord de Pretoria et replonger la région dans un conflit aux conséquences dramatiques.   Ce qui apparaissait auparavant comme une crise politique interne est progressivement devenu un sujet de préoccupation internationale majeur.   La réaction qui prend forme dépasse largement le simple cadre des échanges diplomatiques habituels. Elle traduit la prise de conscience que toute déstabilisation du nord de l'Éthiopie menace directement la paix et la sécurité de l'ensemble de la Corne de l'Afrique.   Des restrictions de visas imposées par les États-Unis aux membres radicaux du TPLF et à leurs proches jusqu'aux avertissements formulés par Human Rights Watch concernant les allégations de conscription forcée au Tigray, le message adressé par la communauté internationale devient de plus en plus cohérent.   Ceux qui compromettent le processus de paix doivent répondre de leurs actes et rester soumis à une pression soutenue.   Cette convergence revêt une importance particulière puisqu'elle marque le passage d'une posture d'observation à une logique de prévention. La communauté internationale ne se contente plus d'analyser les conséquences du conflit : elle cherche désormais à identifier les acteurs et les pratiques susceptibles de provoquer une nouvelle guerre.   Le risque d'une remobilisation militaire Parmi les avertissements les plus explicites figure celui de Human Rights Watch, qui a appelé les membres de l'ancien TPLF, aujourd'hui dissous mais toujours aux commandes du Tigray, à retirer sans délai une proclamation adoptée début juin 2026 leur attribuant d'importants pouvoirs en matière de recrutement militaire obligatoire.   L'organisation estime que cette mesure présente des ressemblances préoccupantes avec le système de service national à durée indéterminée appliqué en Érythrée, alimentant les craintes d'un recours accru à la coercition alors que les populations restent profondément marquées par la guerre de 2020-2022.   « La population du Tigray tente encore de se relever d'un conflit dévastateur de deux années et de ses lourdes conséquences », a rappelé Laetitia Bader, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch.   Elle a souligné que les autorités devraient privilégier la protection des civils plutôt que le renforcement de mesures coercitives susceptibles d'alimenter une nouvelle spirale de violence.   L'organisation fait également état d'informations évoquant des campagnes de recrutement porte-à-porte, la mobilisation forcée d'anciens combattants ainsi que des arrestations ou des sanctions visant les familles refusant la conscription, y compris lorsque des mineurs sont concernés.   Si ces pratiques se poursuivent, elles risquent d'accroître le climat de peur et de provoquer de nouveaux déplacements de populations.   C'est précisément pour éviter un tel scénario qu'une pression internationale durable demeure indispensable. Washington renforce la logique de responsabilisation Les États-Unis ont renforcé cette dynamique en imposant des restrictions de visas ciblées aux membres radicaux du TPLF et à leurs familles proches conformément à l'article 212(a)(3)(C) de la loi américaine sur l'immigration et la nationalité.   Plus significatif encore, Washington établit un lien explicite entre la montée des tensions dans le nord de l'Éthiopie et les agissements des éléments radicaux du TPLF, estimant que ces derniers risquent de raviver les affrontements et de déstabiliser l'ensemble de la région.   Les autorités américaines ont également évoqué la reprise des combats entre les Forces de défense du Tigray autoproclamées et les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF), y voyant un signal préoccupant d'une possible reprise des hostilités.   En affirmant être prêtes à utiliser « tous les moyens disponibles » afin de demander des comptes aux responsables de la remise en cause du processus de paix, les États-Unis réaffirment un principe essentiel : un accord de paix ne peut produire ses effets que s'il est pleinement respecté.   Les inquiétudes exprimées au niveau national Plusieurs personnalités éthiopiennes ainsi que d'anciens dirigeants du TPLF ont exprimé des préoccupations similaires.   Le professeur Kindeya Gebrehiwot, ancien chef du secrétariat du Cabinet de la première administration régionale intérimaire du Tigré, a estimé que la remise en cause de cette administration, désignée par le gouvernement fédéral, pourrait à nouveau fragiliser le nord de l'Éthiopie.   Selon lui, la résistance grandissante observée au sein même du Tigré reflète une profonde lassitude de la population face à la guerre ainsi qu'un fort attachement à une solution politique.   Il s'est également alarmé des informations faisant état de recrutements forcés, affirmant que de nombreux jeunes refusent toute nouvelle mobilisation qu'ils considèrent comme porteuse d'une catastrophe supplémentaire.   Aregawi Berhe, président fondateur et ancien dirigeant du TPLF, estime lui aussi que les efforts entrepris par le gouvernement fédéral pour stabiliser la région grâce à l'Accord de Pretoria n'ont pas été accompagnés d'une volonté comparable de la part des éléments radicaux.   Selon lui, certains responsables considèrent davantage l'accord comme une occasion de reconstruire leurs capacités militaires que comme un véritable cadre de paix.   L'ancien président de l'administration intérimaire du Tigray, Getachew Reda, soutient pour sa part que la portée réelle des récentes restrictions de visas américaines réside moins dans les sanctions elles-mêmes que dans l'identification des responsables de la montée des tensions.   À ses yeux, Washington désigne clairement la faction du TPLF dirigée par Debretsion Gebremichael comme principal facteur d'instabilité dans la région.   « L'importance de la restriction de visas ne réside pas dans la restriction elle-même, mais dans le fait que le gouvernement américain a attribué la responsabilité de la montée des tensions en Éthiopie au camp de DT », a-t-il déclaré.   Il estime également que cette décision constitue un avertissement adressé aux acteurs extérieurs susceptibles d'apporter leur soutien aux éléments radicaux du TPLF.   Le conseiller à la sécurité nationale éthiopien, Redwan Hussien, a exprimé des inquiétudes comparables.   Dans une tribune cosignée avec Getachew Reda et publiée par Al Jazeera, il affirme que les éléments radicaux du TPLF ont profité de l'Accord de Pretoria pour reconstituer progressivement leurs capacités militaires.   Selon leur analyse, une reprise du conflit dépasserait rapidement le cadre du nord de l'Éthiopie et mettrait en péril la stabilité de toute la Corne de l'Afrique.   Les accusations les plus préoccupantes proviennent toutefois d'Aregawi Berhe concernant le recrutement continu d'enfants.   Il affirme que de nombreux vétérans ont quitté l'organisation après avoir perdu confiance dans sa direction, contraignant ainsi la faction radicale à recruter une nouvelle génération de combattants.   « Ils enlèvent des enfants de 13 ou 14 ans », affirme-t-il, ajoutant que de nombreuses familles ont préféré envoyer leurs enfants vers d'autres régions d'Éthiopie ou à l'étranger afin d'échapper au recrutement forcé.   Ces affirmations rejoignent les préoccupations exprimées par Human Rights Watch concernant la mobilisation forcée et l'augmentation des déplacements de populations.   Une convergence internationale de plus en plus nette Les analyses de Human Rights Watch, du gouvernement américain, d'anciens dirigeants du TPLF, d'anciens responsables de l'administration intérimaire du Tigray ainsi que des autorités éthiopiennes chargées de la sécurité convergent désormais de manière remarquable.   Pris dans leur ensemble, ces constats conduisent à une conclusion commune : la remobilisation militaire, les pratiques de recrutement coercitif attribuées à l'ancien TPLF et les tentatives visant à fragiliser l'Accord de Pretoria constituent une menace non seulement pour le nord de l'Éthiopie, mais également pour la stabilité de toute la Corne de l'Afrique.   L'intensification de la pression internationale dépasse donc largement le cadre de simples démarches diplomatiques ou de critiques relatives aux droits humains.   Elle reflète une volonté croissante de préserver les acquis de Pretoria en renforçant la pression politique, diplomatique et juridique sur ceux qui sont accusés de préparer une nouvelle confrontation.   Prévenir une nouvelle catastrophe exigera une vigilance internationale permanente, une implication diplomatique résolue ainsi qu'un soutien clair au dialogue politique. Les leçons du passé sont sans équivoque : l'inaction entraîne un coût humain considérable. Celles du présent le sont tout autant : préserver la paix suppose d'agir avant qu'un nouveau conflit n'éclate.   La pression internationale exercée contre les éléments radicaux de l'ancien TPLF ne relève donc pas du symbole. Elle constitue avant tout un instrument de prévention.   Elle traduit une prise de conscience de plus en plus partagée : le prix de l'inaction dans le nord de l'Éthiopie ne se mesurerait pas seulement en instabilité politique, mais également en souffrances humaines à grande échelle.   C'est pourquoi la pression internationale sur l'ancien TPLF doit être maintenue. La paix demeure fragile, et prévenir une nouvelle guerre sera toujours moins coûteux que d'en gérer les conséquences.
Comment l’Éthiopie prépare-t-elle un avenir plus résilient face aux défis du changement climatique ?
Jun 28, 2026 262
Par Yordanos D. 28 juin 2026 (ENA) Alors que les effets du changement climatique s’intensifient et que la dégradation de l’environnement s’accélère partout dans le monde, il devient indispensable d’adopter des solutions concrètes, durables et applicables à grande échelle.   Les forêts disparaissent à un rythme préoccupant, les terres agricoles perdent progressivement leur fertilité, la biodiversité est soumise à une pression croissante et les épisodes de sécheresse, les inondations ainsi que les phénomènes météorologiques extrêmes compromettent de plus en plus les systèmes alimentaires et les moyens de subsistance sur tous les continents.   Pour de nombreux pays en développement, parvenir à concilier expansion économique et préservation de l’environnement constitue l’un des principaux défis politiques de notre époque. L’Éthiopie, pour sa part, démontre qu’il est possible de suivre une autre trajectoire, où la restauration des écosystèmes accompagne le développement durable au lieu de s’y opposer.   Depuis le lancement de l’Initiative Héritage Vert (Green Legacy Initiative) en 2019, le gouvernement éthiopien a placé la restauration écologique au cœur de sa stratégie nationale de développement. Ce qui n’était au départ qu’une vaste campagne de plantation d’arbres s’est progressivement transformé en l’un des plus importants programmes de restauration environnementale au monde.   Aujourd’hui, cette initiative favorise une approche globale intégrant le reboisement, la réhabilitation des bassins versants, la protection de la biodiversité, l’agriculture durable et le renforcement de la résilience climatique dans une vision commune de développement à long terme.   En faisant de la gestion durable des ressources naturelles une priorité nationale, l’Éthiopie montre que la restauration des terres dégradées peut simultanément améliorer la sécurité alimentaire, stimuler les activités économiques, renforcer la résistance aux changements climatiques et préserver le patrimoine naturel pour les générations futures.   L’initiative attire désormais une attention croissante sur la scène internationale.   Cette reconnaissance ne s’explique pas uniquement par le nombre exceptionnel d’arbres plantés, mais également par son approche intégrée, qui associe connaissances scientifiques, politiques publiques cohérentes et mobilisation citoyenne à une échelle rarement observée.   D’après les données officielles, près de 50 milliards de jeunes arbres ont été plantés entre 2019 et 2025. La campagne « Héritage Vert 2026 » prévoit d’ajouter environ 8 milliards de plants supplémentaires, ce qui porterait le total cumulé à plus de 58 milliards.   Au-delà de ces chiffres impressionnants, les autorités soulignent que le taux de survie des plantations progresse régulièrement grâce à une meilleure sélection des espèces, à l’extension des travaux de restauration des bassins versants, à une implication accrue des communautés locales ainsi qu’à un meilleur suivi des plantations. L’accent est désormais mis autant sur la qualité des résultats que sur le nombre d’arbres mis en terre.   Cette politique s’inscrit dans la Stratégie éthiopienne pour une économie verte résiliente au climat, tout en soutenant les objectifs de l’Initiative africaine de restauration des paysages forestiers (AFR100), de l’Accord de Paris et du Défi de Bonn, consolidant ainsi la place de l’Éthiopie parmi les acteurs engagés dans la lutte mondiale contre le changement climatique.   Préserver une biodiversité d’une richesse exceptionnelle   L’Éthiopie compte parmi les pays africains possédant la plus grande diversité biologique.   Le territoire abrite plus de 6 500 espèces de plantes à fleurs, dont environ 12 % sont endémiques. Il constitue également un habitat essentiel pour de nombreuses espèces emblématiques telles que le loup d’Éthiopie, le bouquetin de Walia, le babouin gélada, le nyala des montagnes, le bubale de Swayne ainsi que plusieurs centaines d’espèces d’oiseaux endémiques.   Les douze grands bassins hydrographiques du pays — notamment le Nil Bleu, l’Awash, l’Omo, le Baro-Akobo, le Genale-Dawa, le Wabi Shebelle, les lacs de la vallée du Rift, le Mereb et le Tekeze — alimentent l’agriculture, la production d’électricité, les activités industrielles et les moyens d’existence de plus de 130 millions de personnes.   Les hauts plateaux éthiopiens jouent également un rôle essentiel dans l’approvisionnement en eau de millions d’habitants vivant au-delà des frontières nationales, faisant de la protection de ces ressources un enjeu régional majeur.   Cependant, ce patrimoine naturel est soumis depuis plusieurs décennies à une pression grandissante.   L’augmentation rapide de la population, l’extension des terres agricoles, la déforestation, le surpâturage, l’exploitation forestière illégale, la collecte excessive de bois de chauffage et les conséquences du changement climatique ont fortement dégradé les forêts, les bassins versants et les terres productives.   Le couvert forestier, qui représentait près de 40 % du territoire au début du XXe siècle, est tombé sous la barre des 15 % au début des années 2000.   Chaque année, près de 1,5 milliard de tonnes de sols fertiles seraient perdues sous l’effet de l’érosion, réduisant les rendements agricoles, augmentant les risques d’inondation, détériorant les ressources en eau et générant d’importantes pertes économiques.   Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la dégradation des terres demeure l’un des principaux défis environnementaux du pays, affectant des millions d’hectares de terres cultivables et menaçant durablement la sécurité alimentaire ainsi que les moyens de subsistance des populations rurales.   Une vision qui dépasse largement la plantation d’arbres   Face à ces défis, le Premier ministre Abiy Ahmed a lancé l’Initiative Héritage Vert avec une ambition qui dépasse largement le simple reboisement. Plutôt que de limiter ses efforts à la plantation d’arbres, l’Éthiopie a adopté une stratégie intégrée de restauration des paysages associant reboisement, réhabilitation des bassins versants, conservation de la biodiversité, adaptation climatique, agriculture durable, développement des espaces verts urbains et restauration des écosystèmes.   Des milliers de pépinières produisent aujourd’hui des espèces forestières locales, mais également des plants de caféiers, de bambous, d’arbres fruitiers, d’avocatiers, de plantes médicinales, de cultures fourragères ainsi que d’autres espèces présentant un intérêt économique, adaptées aux différents écosystèmes du pays.   La généralisation des programmes de conservation des sols et de l’eau constitue également un pilier essentiel de cette stratégie.   La construction de terrasses, de digues en pierre, de barrages de retenue, la fermeture temporaire de certains versants ainsi que les travaux de restauration des bassins versants ont permis de réduire l’érosion, de restaurer des sources d’eau, d’améliorer la recharge des nappes phréatiques et d’augmenter sensiblement le taux de survie des jeunes arbres.   Dans de nombreuses régions autrefois fortement dégradées, ces interventions favorisent progressivement la régénération des écosystèmes tout en améliorant la productivité agricole.   L’initiative encourage également le développement de l’agroforesterie en intégrant les arbres aux systèmes agricoles et d’élevage.   Cette approche contribue à améliorer la fertilité des sols, à préserver l’humidité, à accroître les rendements agricoles, à diversifier les revenus des ménages ruraux et à renforcer leur capacité d’adaptation face aux sécheresses de plus en plus fréquentes.   Un élan environnemental porté par toute une nation L'une des plus grandes réussites de l'Initiative Héritage Vert ne réside pas uniquement dans les progrès enregistrés sur le plan environnemental, mais également dans sa remarquable capacité à fédérer l'ensemble de la population autour d'un objectif commun.   À chaque saison des pluies, des millions d'Éthiopiens – agriculteurs, étudiants, agents de l'État, organisations de jeunesse, institutions religieuses, entreprises privées, forces de sécurité, partenaires du développement et communautés locales – prennent part à des campagnes coordonnées de plantation d'arbres organisées à travers le pays.   Peu de programmes environnementaux dans le monde ont réussi à mobiliser une participation citoyenne aussi large, régulière et durable.   La restauration des écosystèmes est désormais perçue comme une responsabilité collective qui dépasse largement le cadre d'une simple politique gouvernementale.   Les écoles, les universités, les administrations publiques et le secteur privé ont progressivement intégré la protection de l'environnement dans leurs programmes annuels, contribuant ainsi à sensibiliser et à former une nouvelle génération d'acteurs engagés en faveur du développement durable.   Parallèlement, l'initiative a favorisé la création de nombreux emplois grâce au développement des pépinières, aux activités de gestion forestière, aux travaux de restauration des bassins versants et aux programmes de conservation communautaire, tout en renforçant les moyens de subsistance des populations rurales.   Consolider la résilience face au changement climatique Les retombées positives de l'Initiative Héritage Vert dépassent largement la seule augmentation de la superficie forestière.   Des forêts en bonne santé captent d'importantes quantités de dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère, contribuant ainsi à limiter les effets du changement climatique.   Elles participent également à la régulation des précipitations locales, à la stabilisation des sols, à la protection des bassins hydrographiques, à la préservation de la biodiversité, à la réduction des risques d'inondation ainsi qu'à l'amélioration de la qualité des ressources en eau.   L'ensemble de ces services écosystémiques renforce simultanément la durabilité environnementale et la résilience économique du pays.   Cette initiative contribue également à l'atteinte de plusieurs Objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les domaines de la lutte contre les changements climatiques, de la préservation de la biodiversité terrestre, de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté ainsi que de la promotion de villes plus durables.   En protégeant les forêts et les habitats naturels, Green Legacy soutient également le développement de l'écotourisme en Éthiopie tout en préservant des paysages présentant une valeur écologique, culturelle et patrimoniale exceptionnelle.   D'une initiative nationale à une référence internationale L'Initiative Héritage Vert bénéficie aujourd'hui d'une reconnaissance grandissante sur la scène internationale, non seulement en raison de son ampleur remarquable, mais aussi grâce à son approche intégrée de la restauration des paysages.   De nombreux spécialistes de l'environnement, organisations internationales et partenaires du développement présentent désormais l'expérience éthiopienne comme un exemple démontrant qu'un engagement politique fort, associé à une planification scientifique rigoureuse et à une vaste mobilisation citoyenne, peut accélérer efficacement la restauration des écosystèmes.   Au-delà de la plantation de plusieurs dizaines de milliards de jeunes arbres, l'Éthiopie est parvenue à restaurer des millions d'hectares de terres dégradées, à réhabiliter des bassins versants stratégiques, à développer les espaces verts urbains et à renforcer les services écosystémiques essentiels à l'agriculture, à la sécurité hydrique et à l'adaptation climatique.   Malgré ces avancées importantes, plusieurs défis restent à relever. La préservation des forêts restaurées, la lutte contre l'exploitation forestière illégale, le renforcement de la participation des communautés locales, le maintien de taux élevés de survie des jeunes plants ainsi que l'adaptation à des conditions climatiques toujours plus incertaines nécessiteront des investissements durables et un engagement de longue durée.   Toutefois, cette expérience confirme que la restauration écologique à grande échelle est non seulement réalisable sur le plan technique, mais qu'elle constitue également un investissement rentable sur le plan économique.   À l'heure où les effets du changement climatique fragilisent les moyens de subsistance partout dans le monde, l'exemple éthiopien montre que la restauration de l'environnement peut devenir un véritable moteur de croissance durable plutôt qu'une contrainte au développement économique. Investir aujourd'hui pour préparer demain   L'Initiative Héritage Vert dépasse largement le cadre d'une vaste campagne nationale de plantation d'arbres.   Elle traduit la volonté de l'Éthiopie de restaurer durablement ses écosystèmes dégradés tout en construisant un modèle de développement plus résilient face au changement climatique, plus respectueux de l'environnement et plus solide sur le plan économique.   Grâce à une planification stratégique, à une gestion fondée sur les connaissances scientifiques, à un engagement politique constant et à la mobilisation de millions de citoyens, cette initiative a permis de freiner la dégradation des terres, de restaurer des bassins versants, d'étendre le couvert forestier, de renforcer la protection de la biodiversité et d'améliorer les conditions de vie des communautés rurales.   Même si la poursuite des investissements et une gestion durable restent indispensables pour consolider ces acquis, les résultats obtenus au cours des dernières années démontrent qu'une restauration écologique menée à grande échelle peut produire des transformations profondes et durables.   À mesure que les pays du monde recherchent des réponses efficaces aux défis climatiques, l'expérience de l'Initiative Héritage Vert offre un enseignement majeur : restaurer la nature ne constitue pas seulement une responsabilité environnementale, mais représente également un investissement stratégique en faveur de la résilience économique, du bien-être des populations et d'un avenir plus durable pour les générations à venir.
Le régime érythréen représente une grave menace pour la sécurité régionale : Mouvement de la Révolution verte
Jun 27, 2026 1441
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) – Le mouvement politique érythréen de la « Révolution verte » affirme que le régime en place à Asmara constitue une menace sérieuse pour la paix et la stabilité dans la Corne de l’Afrique.   Selon lui, les autorités érythréennes se sont appuyées pendant de nombreuses années sur les conflits et l’instabilité régionale afin de préserver leur pouvoir.   Dans un entretien récemment accordé à l’ENA, le président du mouvement, Mohammed Ahmed Asenai, a réaffirmé la volonté de son organisation de mettre un terme à plusieurs décennies de régime autoritaire en Érythrée.   Il a également indiqué que le mouvement est prêt à affronter le régime sur le plan militaire tout en poursuivant ses efforts en faveur d’un changement politique profond.   Asenai a affirmé que le gouvernement érythréen a constamment tiré profit des crises régionales pour prolonger son maintien au pouvoir, notamment en soutenant des groupes armés et des mouvements rebelles dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique.   « Le régime se maintient grâce aux crises et à l’instabilité qu’il entretient dans toute la région. Il exploite cette situation pour conserver le pouvoir en apportant son soutien à des groupes armés et à des mouvements insurrectionnels dans plusieurs pays », a-t-il déclaré.   Selon le président, une paix durable et une stabilité réelle dans la Corne de l’Afrique ne pourront être obtenues qu’à travers le règlement de la crise politique interne que traverse l’Érythrée.   Abordant la vision à long terme du mouvement, Asenai a expliqué que la Révolution verte s’appuie sur une analyse approfondie des causes profondes de la crise politique persistante en Érythrée et ambitionne une transformation politique et sociale de grande ampleur.   Il a précisé que l’appellation « Révolution verte » représente la jeunesse, le renouveau, l’espérance ainsi que la volonté de construire un avenir fondé sur la justice, l’égalité et la réparation des injustices historiques.   À propos de la stratégie du mouvement, Asenai a souligné que son originalité repose sur la combinaison d’une vision politique cohérente et d’une préparation organisationnelle et militaire solide.   « En définitive, nous sommes des militaires et nous connaissons parfaitement la nature de ce régime. Il est animé par une logique qui rejette le dialogue et la diplomatie et ne comprend que le langage de la force », a déclaré le président.   Tout en affirmant que le mouvement ne souhaite pas provoquer le chaos, Asenai a estimé que la nature même du conflit impose une réponse que le régime est en mesure de comprendre.   Il a ajouté que le mouvement travaille à l’établissement d’une structure politique, économique, sociale et militaire autonome, solide et bien organisée, capable de représenter les intérêts de toutes les composantes de la société érythréenne dans un cadre national inclusif.   Selon le président, la conception d’un modèle national crédible, susceptible de répondre aux défis structurels auxquels l’Érythrée est confrontée depuis longtemps, demeure la priorité du mouvement pour les années à venir.   Évoquant les relations régionales, Asenai a souligné que les liens historiques, géographiques, culturels et sociaux unissant les peuples éthiopien et érythréen dépassent les tensions politiques actuelles.   Il a affirmé que ces relations durables constituent un socle solide pour instaurer une nouvelle phase de coopération, d’intégration économique et de prospérité commune après un changement politique en Érythrée.   Le président a également mis en avant la vision stratégique du mouvement consistant à faire de la mer Rouge, aujourd’hui marquée par les rivalités géopolitiques, un espace de coopération économique et de stabilité régionale.   Selon lui, l’Éthiopie et l’Érythrée seraient en mesure de développer des partenariats mutuellement bénéfiques dans les secteurs portuaire, du transport, de la logistique et du commerce dès lors que les conditions politiques le permettront.   L’avenir de la Corne de l’Afrique doit, selon Asenai, reposer sur l’intégration économique, la coopération régionale et un développement partagé.   Concernant la vision du mouvement pour le corridor maritime, le président a estimé que la mer Rouge devrait être considérée comme une ressource stratégique commune au service de l’ensemble des pays de la région.   « La mer Rouge constitue une richesse qui doit être exploitée de manière organisée afin de favoriser le développement économique, de renforcer la stabilité régionale et de consolider la coopération entre les États de la région. »   Il a enfin souligné qu’un encadrement transparent et mutuellement accepté de l’utilisation du corridor maritime faciliterait les échanges commerciaux, améliorerait la connectivité régionale et servirait les intérêts économiques communs.
Un diplomate allemand met en avant le rôle de l’Éthiopie dans la paix et l’intégration régionales
Jun 27, 2026 791
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) – David Gudisch, observateur permanent adjoint de l’Allemagne auprès de l’Union africaine, a salué la contribution positive de l’Éthiopie à la stabilité de la Corne de l’Afrique.   Il a insisté sur le rôle déterminant de l’Éthiopie dans les efforts de promotion de la paix et du renforcement de l’intégration régionale.   Dans un entretien accordé à l’ENA, M. Gudisch a souligné que l’influence de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique repose sur son poids géographique et démographique.   Selon lui, le pays participe activement aux initiatives de paix et de sécurité dans les États voisins, rappelant qu’aucune stabilité durable dans la Corne de l’Afrique ne peut être envisagée sans son engagement.   L’observateur permanent adjoint de l’Allemagne a notamment évoqué l’engagement de l’Éthiopie en Somalie dans la lutte contre le terrorisme et les efforts visant à consolider la stabilité du pays.   « Il est évident que sans l’Éthiopie, la paix et la stabilité dans la Corne de l’Afrique restent hors de portée. Son rôle est essentiel, notamment en Somalie grâce au déploiement de ses forces, une contribution majeure à la lutte contre le terrorisme et au maintien de la stabilité. »   Par ailleurs, Gudisch a estimé que l’ambition de développement économique de l’Éthiopie s’inscrit dans une dynamique plus large d’intégration régionale, mettant en avant la coopération entre États voisins et l’intégration économique comme fondements d’une paix durable.   Dans cette perspective, l’Allemagne collabore étroitement avec l’Éthiopie afin de promouvoir la paix et l’intégration régionale, notamment à travers le renforcement de la gouvernance, de la sécurité aux frontières et des initiatives destinées à améliorer les conditions de vie des populations frontalières sous l’égide de l’Union africaine.   Selon lui, l’Allemagne appuie également les projets favorisant l’intégration économique, en particulier la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).   Il a expliqué que le développement des échanges commerciaux grâce à la ZLECAf peut favoriser la création d’emplois, accroître la prospérité et ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises comme aux consommateurs africains, ajoutant que ces bénéfices seraient particulièrement importants pour soutenir les ambitions de croissance et de développement de l’Éthiopie.   Enfin, Gudisch a affirmé que l’Allemagne est fière d’accompagner les États africains dans la mise en œuvre de la ZLECAf et dans le renforcement de la coopération régionale.
L’Éthiopie plaide pour une coopération spatiale accrue des BRICS afin de soutenir le développement durable
Jun 27, 2026 773
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a plaidé pour un renforcement de la coopération entre les États membres des BRICS dans le secteur des sciences et des technologies spatiales à l’occasion des réunions consacrées à la coopération spatiale des BRICS organisées à Bengaluru, en Inde.   La délégation éthiopienne a indiqué que des partenariats renforcés pourraient contribuer de manière significative au développement durable, améliorer la gestion des risques liés aux catastrophes et favoriser le progrès socio-économique des pays membres.   Au cours des réunions, la délégation a présenté les avancées du secteur spatial national, rappelant que l’Éthiopie accueille l’Observatoire et Centre de recherche d’Entoto, unique observatoire astronomique d’Afrique de l’Est.   La délégation a réaffirmé son soutien résolu à la mise en place d’un Conseil spatial des BRICS et a défendu l’intégration de nouveaux membres au sein de la Constellation de satellites de télédétection des BRICS (RSSC), tout en soulignant l’importance d’élargir la coopération entre les membres.   L’Éthiopie a aussi appelé à renforcer la coopération dans le partage des données spatiales, le développement des capacités, les missions spatiales communes ainsi que la réduction des débris spatiaux, selon l’ambassade d’Éthiopie en Inde. Enfin, la délégation a estimé qu’un renforcement de la coopération dans ces domaines permettrait aux pays des BRICS d’exploiter plus efficacement les technologies spatiales au service du développement durable, d’une meilleure résilience face aux catastrophes et d’une croissance économique commune.
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Pourquoi la pression internationale sur l'ancien TPLF doit-elle être maintenue ?
Jun 28, 2026 106
Tribune de Neway Tamiru 28 juin 2026 (ENA) ​​​​ La paix issue de l'Accord de Pretoria traverse aujourd'hui l'une des périodes les plus délicates depuis la fin des combats dans le nord de l'Éthiopie. Un nombre croissant de gouvernements, d'organisations internationales de défense des droits humains, d'anciens responsables du TPLF ainsi que d'observateurs régionaux partagent désormais une même conviction : seule une pression internationale durable sur les éléments radicaux de l'ancien Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) permettra d'éviter une reprise des hostilités.   C'est cette préoccupation qui explique l'intensification de l'attention portée par la communauté internationale.   Sans une pression diplomatique, politique et juridique constante, les risques d'une nouvelle militarisation, de recrutements forcés et d'une escalade des tensions au Tigray pourraient compromettre les acquis de l'Accord de Pretoria et replonger la région dans un conflit aux conséquences dramatiques.   Ce qui apparaissait auparavant comme une crise politique interne est progressivement devenu un sujet de préoccupation internationale majeur.   La réaction qui prend forme dépasse largement le simple cadre des échanges diplomatiques habituels. Elle traduit la prise de conscience que toute déstabilisation du nord de l'Éthiopie menace directement la paix et la sécurité de l'ensemble de la Corne de l'Afrique.   Des restrictions de visas imposées par les États-Unis aux membres radicaux du TPLF et à leurs proches jusqu'aux avertissements formulés par Human Rights Watch concernant les allégations de conscription forcée au Tigray, le message adressé par la communauté internationale devient de plus en plus cohérent.   Ceux qui compromettent le processus de paix doivent répondre de leurs actes et rester soumis à une pression soutenue.   Cette convergence revêt une importance particulière puisqu'elle marque le passage d'une posture d'observation à une logique de prévention. La communauté internationale ne se contente plus d'analyser les conséquences du conflit : elle cherche désormais à identifier les acteurs et les pratiques susceptibles de provoquer une nouvelle guerre.   Le risque d'une remobilisation militaire Parmi les avertissements les plus explicites figure celui de Human Rights Watch, qui a appelé les membres de l'ancien TPLF, aujourd'hui dissous mais toujours aux commandes du Tigray, à retirer sans délai une proclamation adoptée début juin 2026 leur attribuant d'importants pouvoirs en matière de recrutement militaire obligatoire.   L'organisation estime que cette mesure présente des ressemblances préoccupantes avec le système de service national à durée indéterminée appliqué en Érythrée, alimentant les craintes d'un recours accru à la coercition alors que les populations restent profondément marquées par la guerre de 2020-2022.   « La population du Tigray tente encore de se relever d'un conflit dévastateur de deux années et de ses lourdes conséquences », a rappelé Laetitia Bader, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch.   Elle a souligné que les autorités devraient privilégier la protection des civils plutôt que le renforcement de mesures coercitives susceptibles d'alimenter une nouvelle spirale de violence.   L'organisation fait également état d'informations évoquant des campagnes de recrutement porte-à-porte, la mobilisation forcée d'anciens combattants ainsi que des arrestations ou des sanctions visant les familles refusant la conscription, y compris lorsque des mineurs sont concernés.   Si ces pratiques se poursuivent, elles risquent d'accroître le climat de peur et de provoquer de nouveaux déplacements de populations.   C'est précisément pour éviter un tel scénario qu'une pression internationale durable demeure indispensable. Washington renforce la logique de responsabilisation Les États-Unis ont renforcé cette dynamique en imposant des restrictions de visas ciblées aux membres radicaux du TPLF et à leurs familles proches conformément à l'article 212(a)(3)(C) de la loi américaine sur l'immigration et la nationalité.   Plus significatif encore, Washington établit un lien explicite entre la montée des tensions dans le nord de l'Éthiopie et les agissements des éléments radicaux du TPLF, estimant que ces derniers risquent de raviver les affrontements et de déstabiliser l'ensemble de la région.   Les autorités américaines ont également évoqué la reprise des combats entre les Forces de défense du Tigray autoproclamées et les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF), y voyant un signal préoccupant d'une possible reprise des hostilités.   En affirmant être prêtes à utiliser « tous les moyens disponibles » afin de demander des comptes aux responsables de la remise en cause du processus de paix, les États-Unis réaffirment un principe essentiel : un accord de paix ne peut produire ses effets que s'il est pleinement respecté.   Les inquiétudes exprimées au niveau national Plusieurs personnalités éthiopiennes ainsi que d'anciens dirigeants du TPLF ont exprimé des préoccupations similaires.   Le professeur Kindeya Gebrehiwot, ancien chef du secrétariat du Cabinet de la première administration régionale intérimaire du Tigré, a estimé que la remise en cause de cette administration, désignée par le gouvernement fédéral, pourrait à nouveau fragiliser le nord de l'Éthiopie.   Selon lui, la résistance grandissante observée au sein même du Tigré reflète une profonde lassitude de la population face à la guerre ainsi qu'un fort attachement à une solution politique.   Il s'est également alarmé des informations faisant état de recrutements forcés, affirmant que de nombreux jeunes refusent toute nouvelle mobilisation qu'ils considèrent comme porteuse d'une catastrophe supplémentaire.   Aregawi Berhe, président fondateur et ancien dirigeant du TPLF, estime lui aussi que les efforts entrepris par le gouvernement fédéral pour stabiliser la région grâce à l'Accord de Pretoria n'ont pas été accompagnés d'une volonté comparable de la part des éléments radicaux.   Selon lui, certains responsables considèrent davantage l'accord comme une occasion de reconstruire leurs capacités militaires que comme un véritable cadre de paix.   L'ancien président de l'administration intérimaire du Tigray, Getachew Reda, soutient pour sa part que la portée réelle des récentes restrictions de visas américaines réside moins dans les sanctions elles-mêmes que dans l'identification des responsables de la montée des tensions.   À ses yeux, Washington désigne clairement la faction du TPLF dirigée par Debretsion Gebremichael comme principal facteur d'instabilité dans la région.   « L'importance de la restriction de visas ne réside pas dans la restriction elle-même, mais dans le fait que le gouvernement américain a attribué la responsabilité de la montée des tensions en Éthiopie au camp de DT », a-t-il déclaré.   Il estime également que cette décision constitue un avertissement adressé aux acteurs extérieurs susceptibles d'apporter leur soutien aux éléments radicaux du TPLF.   Le conseiller à la sécurité nationale éthiopien, Redwan Hussien, a exprimé des inquiétudes comparables.   Dans une tribune cosignée avec Getachew Reda et publiée par Al Jazeera, il affirme que les éléments radicaux du TPLF ont profité de l'Accord de Pretoria pour reconstituer progressivement leurs capacités militaires.   Selon leur analyse, une reprise du conflit dépasserait rapidement le cadre du nord de l'Éthiopie et mettrait en péril la stabilité de toute la Corne de l'Afrique.   Les accusations les plus préoccupantes proviennent toutefois d'Aregawi Berhe concernant le recrutement continu d'enfants.   Il affirme que de nombreux vétérans ont quitté l'organisation après avoir perdu confiance dans sa direction, contraignant ainsi la faction radicale à recruter une nouvelle génération de combattants.   « Ils enlèvent des enfants de 13 ou 14 ans », affirme-t-il, ajoutant que de nombreuses familles ont préféré envoyer leurs enfants vers d'autres régions d'Éthiopie ou à l'étranger afin d'échapper au recrutement forcé.   Ces affirmations rejoignent les préoccupations exprimées par Human Rights Watch concernant la mobilisation forcée et l'augmentation des déplacements de populations.   Une convergence internationale de plus en plus nette Les analyses de Human Rights Watch, du gouvernement américain, d'anciens dirigeants du TPLF, d'anciens responsables de l'administration intérimaire du Tigray ainsi que des autorités éthiopiennes chargées de la sécurité convergent désormais de manière remarquable.   Pris dans leur ensemble, ces constats conduisent à une conclusion commune : la remobilisation militaire, les pratiques de recrutement coercitif attribuées à l'ancien TPLF et les tentatives visant à fragiliser l'Accord de Pretoria constituent une menace non seulement pour le nord de l'Éthiopie, mais également pour la stabilité de toute la Corne de l'Afrique.   L'intensification de la pression internationale dépasse donc largement le cadre de simples démarches diplomatiques ou de critiques relatives aux droits humains.   Elle reflète une volonté croissante de préserver les acquis de Pretoria en renforçant la pression politique, diplomatique et juridique sur ceux qui sont accusés de préparer une nouvelle confrontation.   Prévenir une nouvelle catastrophe exigera une vigilance internationale permanente, une implication diplomatique résolue ainsi qu'un soutien clair au dialogue politique. Les leçons du passé sont sans équivoque : l'inaction entraîne un coût humain considérable. Celles du présent le sont tout autant : préserver la paix suppose d'agir avant qu'un nouveau conflit n'éclate.   La pression internationale exercée contre les éléments radicaux de l'ancien TPLF ne relève donc pas du symbole. Elle constitue avant tout un instrument de prévention.   Elle traduit une prise de conscience de plus en plus partagée : le prix de l'inaction dans le nord de l'Éthiopie ne se mesurerait pas seulement en instabilité politique, mais également en souffrances humaines à grande échelle.   C'est pourquoi la pression internationale sur l'ancien TPLF doit être maintenue. La paix demeure fragile, et prévenir une nouvelle guerre sera toujours moins coûteux que d'en gérer les conséquences.
Comment l’Éthiopie prépare-t-elle un avenir plus résilient face aux défis du changement climatique ?
Jun 28, 2026 262
Par Yordanos D. 28 juin 2026 (ENA) Alors que les effets du changement climatique s’intensifient et que la dégradation de l’environnement s’accélère partout dans le monde, il devient indispensable d’adopter des solutions concrètes, durables et applicables à grande échelle.   Les forêts disparaissent à un rythme préoccupant, les terres agricoles perdent progressivement leur fertilité, la biodiversité est soumise à une pression croissante et les épisodes de sécheresse, les inondations ainsi que les phénomènes météorologiques extrêmes compromettent de plus en plus les systèmes alimentaires et les moyens de subsistance sur tous les continents.   Pour de nombreux pays en développement, parvenir à concilier expansion économique et préservation de l’environnement constitue l’un des principaux défis politiques de notre époque. L’Éthiopie, pour sa part, démontre qu’il est possible de suivre une autre trajectoire, où la restauration des écosystèmes accompagne le développement durable au lieu de s’y opposer.   Depuis le lancement de l’Initiative Héritage Vert (Green Legacy Initiative) en 2019, le gouvernement éthiopien a placé la restauration écologique au cœur de sa stratégie nationale de développement. Ce qui n’était au départ qu’une vaste campagne de plantation d’arbres s’est progressivement transformé en l’un des plus importants programmes de restauration environnementale au monde.   Aujourd’hui, cette initiative favorise une approche globale intégrant le reboisement, la réhabilitation des bassins versants, la protection de la biodiversité, l’agriculture durable et le renforcement de la résilience climatique dans une vision commune de développement à long terme.   En faisant de la gestion durable des ressources naturelles une priorité nationale, l’Éthiopie montre que la restauration des terres dégradées peut simultanément améliorer la sécurité alimentaire, stimuler les activités économiques, renforcer la résistance aux changements climatiques et préserver le patrimoine naturel pour les générations futures.   L’initiative attire désormais une attention croissante sur la scène internationale.   Cette reconnaissance ne s’explique pas uniquement par le nombre exceptionnel d’arbres plantés, mais également par son approche intégrée, qui associe connaissances scientifiques, politiques publiques cohérentes et mobilisation citoyenne à une échelle rarement observée.   D’après les données officielles, près de 50 milliards de jeunes arbres ont été plantés entre 2019 et 2025. La campagne « Héritage Vert 2026 » prévoit d’ajouter environ 8 milliards de plants supplémentaires, ce qui porterait le total cumulé à plus de 58 milliards.   Au-delà de ces chiffres impressionnants, les autorités soulignent que le taux de survie des plantations progresse régulièrement grâce à une meilleure sélection des espèces, à l’extension des travaux de restauration des bassins versants, à une implication accrue des communautés locales ainsi qu’à un meilleur suivi des plantations. L’accent est désormais mis autant sur la qualité des résultats que sur le nombre d’arbres mis en terre.   Cette politique s’inscrit dans la Stratégie éthiopienne pour une économie verte résiliente au climat, tout en soutenant les objectifs de l’Initiative africaine de restauration des paysages forestiers (AFR100), de l’Accord de Paris et du Défi de Bonn, consolidant ainsi la place de l’Éthiopie parmi les acteurs engagés dans la lutte mondiale contre le changement climatique.   Préserver une biodiversité d’une richesse exceptionnelle   L’Éthiopie compte parmi les pays africains possédant la plus grande diversité biologique.   Le territoire abrite plus de 6 500 espèces de plantes à fleurs, dont environ 12 % sont endémiques. Il constitue également un habitat essentiel pour de nombreuses espèces emblématiques telles que le loup d’Éthiopie, le bouquetin de Walia, le babouin gélada, le nyala des montagnes, le bubale de Swayne ainsi que plusieurs centaines d’espèces d’oiseaux endémiques.   Les douze grands bassins hydrographiques du pays — notamment le Nil Bleu, l’Awash, l’Omo, le Baro-Akobo, le Genale-Dawa, le Wabi Shebelle, les lacs de la vallée du Rift, le Mereb et le Tekeze — alimentent l’agriculture, la production d’électricité, les activités industrielles et les moyens d’existence de plus de 130 millions de personnes.   Les hauts plateaux éthiopiens jouent également un rôle essentiel dans l’approvisionnement en eau de millions d’habitants vivant au-delà des frontières nationales, faisant de la protection de ces ressources un enjeu régional majeur.   Cependant, ce patrimoine naturel est soumis depuis plusieurs décennies à une pression grandissante.   L’augmentation rapide de la population, l’extension des terres agricoles, la déforestation, le surpâturage, l’exploitation forestière illégale, la collecte excessive de bois de chauffage et les conséquences du changement climatique ont fortement dégradé les forêts, les bassins versants et les terres productives.   Le couvert forestier, qui représentait près de 40 % du territoire au début du XXe siècle, est tombé sous la barre des 15 % au début des années 2000.   Chaque année, près de 1,5 milliard de tonnes de sols fertiles seraient perdues sous l’effet de l’érosion, réduisant les rendements agricoles, augmentant les risques d’inondation, détériorant les ressources en eau et générant d’importantes pertes économiques.   Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la dégradation des terres demeure l’un des principaux défis environnementaux du pays, affectant des millions d’hectares de terres cultivables et menaçant durablement la sécurité alimentaire ainsi que les moyens de subsistance des populations rurales.   Une vision qui dépasse largement la plantation d’arbres   Face à ces défis, le Premier ministre Abiy Ahmed a lancé l’Initiative Héritage Vert avec une ambition qui dépasse largement le simple reboisement. Plutôt que de limiter ses efforts à la plantation d’arbres, l’Éthiopie a adopté une stratégie intégrée de restauration des paysages associant reboisement, réhabilitation des bassins versants, conservation de la biodiversité, adaptation climatique, agriculture durable, développement des espaces verts urbains et restauration des écosystèmes.   Des milliers de pépinières produisent aujourd’hui des espèces forestières locales, mais également des plants de caféiers, de bambous, d’arbres fruitiers, d’avocatiers, de plantes médicinales, de cultures fourragères ainsi que d’autres espèces présentant un intérêt économique, adaptées aux différents écosystèmes du pays.   La généralisation des programmes de conservation des sols et de l’eau constitue également un pilier essentiel de cette stratégie.   La construction de terrasses, de digues en pierre, de barrages de retenue, la fermeture temporaire de certains versants ainsi que les travaux de restauration des bassins versants ont permis de réduire l’érosion, de restaurer des sources d’eau, d’améliorer la recharge des nappes phréatiques et d’augmenter sensiblement le taux de survie des jeunes arbres.   Dans de nombreuses régions autrefois fortement dégradées, ces interventions favorisent progressivement la régénération des écosystèmes tout en améliorant la productivité agricole.   L’initiative encourage également le développement de l’agroforesterie en intégrant les arbres aux systèmes agricoles et d’élevage.   Cette approche contribue à améliorer la fertilité des sols, à préserver l’humidité, à accroître les rendements agricoles, à diversifier les revenus des ménages ruraux et à renforcer leur capacité d’adaptation face aux sécheresses de plus en plus fréquentes.   Un élan environnemental porté par toute une nation L'une des plus grandes réussites de l'Initiative Héritage Vert ne réside pas uniquement dans les progrès enregistrés sur le plan environnemental, mais également dans sa remarquable capacité à fédérer l'ensemble de la population autour d'un objectif commun.   À chaque saison des pluies, des millions d'Éthiopiens – agriculteurs, étudiants, agents de l'État, organisations de jeunesse, institutions religieuses, entreprises privées, forces de sécurité, partenaires du développement et communautés locales – prennent part à des campagnes coordonnées de plantation d'arbres organisées à travers le pays.   Peu de programmes environnementaux dans le monde ont réussi à mobiliser une participation citoyenne aussi large, régulière et durable.   La restauration des écosystèmes est désormais perçue comme une responsabilité collective qui dépasse largement le cadre d'une simple politique gouvernementale.   Les écoles, les universités, les administrations publiques et le secteur privé ont progressivement intégré la protection de l'environnement dans leurs programmes annuels, contribuant ainsi à sensibiliser et à former une nouvelle génération d'acteurs engagés en faveur du développement durable.   Parallèlement, l'initiative a favorisé la création de nombreux emplois grâce au développement des pépinières, aux activités de gestion forestière, aux travaux de restauration des bassins versants et aux programmes de conservation communautaire, tout en renforçant les moyens de subsistance des populations rurales.   Consolider la résilience face au changement climatique Les retombées positives de l'Initiative Héritage Vert dépassent largement la seule augmentation de la superficie forestière.   Des forêts en bonne santé captent d'importantes quantités de dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère, contribuant ainsi à limiter les effets du changement climatique.   Elles participent également à la régulation des précipitations locales, à la stabilisation des sols, à la protection des bassins hydrographiques, à la préservation de la biodiversité, à la réduction des risques d'inondation ainsi qu'à l'amélioration de la qualité des ressources en eau.   L'ensemble de ces services écosystémiques renforce simultanément la durabilité environnementale et la résilience économique du pays.   Cette initiative contribue également à l'atteinte de plusieurs Objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les domaines de la lutte contre les changements climatiques, de la préservation de la biodiversité terrestre, de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté ainsi que de la promotion de villes plus durables.   En protégeant les forêts et les habitats naturels, Green Legacy soutient également le développement de l'écotourisme en Éthiopie tout en préservant des paysages présentant une valeur écologique, culturelle et patrimoniale exceptionnelle.   D'une initiative nationale à une référence internationale L'Initiative Héritage Vert bénéficie aujourd'hui d'une reconnaissance grandissante sur la scène internationale, non seulement en raison de son ampleur remarquable, mais aussi grâce à son approche intégrée de la restauration des paysages.   De nombreux spécialistes de l'environnement, organisations internationales et partenaires du développement présentent désormais l'expérience éthiopienne comme un exemple démontrant qu'un engagement politique fort, associé à une planification scientifique rigoureuse et à une vaste mobilisation citoyenne, peut accélérer efficacement la restauration des écosystèmes.   Au-delà de la plantation de plusieurs dizaines de milliards de jeunes arbres, l'Éthiopie est parvenue à restaurer des millions d'hectares de terres dégradées, à réhabiliter des bassins versants stratégiques, à développer les espaces verts urbains et à renforcer les services écosystémiques essentiels à l'agriculture, à la sécurité hydrique et à l'adaptation climatique.   Malgré ces avancées importantes, plusieurs défis restent à relever. La préservation des forêts restaurées, la lutte contre l'exploitation forestière illégale, le renforcement de la participation des communautés locales, le maintien de taux élevés de survie des jeunes plants ainsi que l'adaptation à des conditions climatiques toujours plus incertaines nécessiteront des investissements durables et un engagement de longue durée.   Toutefois, cette expérience confirme que la restauration écologique à grande échelle est non seulement réalisable sur le plan technique, mais qu'elle constitue également un investissement rentable sur le plan économique.   À l'heure où les effets du changement climatique fragilisent les moyens de subsistance partout dans le monde, l'exemple éthiopien montre que la restauration de l'environnement peut devenir un véritable moteur de croissance durable plutôt qu'une contrainte au développement économique. Investir aujourd'hui pour préparer demain   L'Initiative Héritage Vert dépasse largement le cadre d'une vaste campagne nationale de plantation d'arbres.   Elle traduit la volonté de l'Éthiopie de restaurer durablement ses écosystèmes dégradés tout en construisant un modèle de développement plus résilient face au changement climatique, plus respectueux de l'environnement et plus solide sur le plan économique.   Grâce à une planification stratégique, à une gestion fondée sur les connaissances scientifiques, à un engagement politique constant et à la mobilisation de millions de citoyens, cette initiative a permis de freiner la dégradation des terres, de restaurer des bassins versants, d'étendre le couvert forestier, de renforcer la protection de la biodiversité et d'améliorer les conditions de vie des communautés rurales.   Même si la poursuite des investissements et une gestion durable restent indispensables pour consolider ces acquis, les résultats obtenus au cours des dernières années démontrent qu'une restauration écologique menée à grande échelle peut produire des transformations profondes et durables.   À mesure que les pays du monde recherchent des réponses efficaces aux défis climatiques, l'expérience de l'Initiative Héritage Vert offre un enseignement majeur : restaurer la nature ne constitue pas seulement une responsabilité environnementale, mais représente également un investissement stratégique en faveur de la résilience économique, du bien-être des populations et d'un avenir plus durable pour les générations à venir.
Le régime érythréen représente une grave menace pour la sécurité régionale : Mouvement de la Révolution verte
Jun 27, 2026 1441
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) – Le mouvement politique érythréen de la « Révolution verte » affirme que le régime en place à Asmara constitue une menace sérieuse pour la paix et la stabilité dans la Corne de l’Afrique.   Selon lui, les autorités érythréennes se sont appuyées pendant de nombreuses années sur les conflits et l’instabilité régionale afin de préserver leur pouvoir.   Dans un entretien récemment accordé à l’ENA, le président du mouvement, Mohammed Ahmed Asenai, a réaffirmé la volonté de son organisation de mettre un terme à plusieurs décennies de régime autoritaire en Érythrée.   Il a également indiqué que le mouvement est prêt à affronter le régime sur le plan militaire tout en poursuivant ses efforts en faveur d’un changement politique profond.   Asenai a affirmé que le gouvernement érythréen a constamment tiré profit des crises régionales pour prolonger son maintien au pouvoir, notamment en soutenant des groupes armés et des mouvements rebelles dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique.   « Le régime se maintient grâce aux crises et à l’instabilité qu’il entretient dans toute la région. Il exploite cette situation pour conserver le pouvoir en apportant son soutien à des groupes armés et à des mouvements insurrectionnels dans plusieurs pays », a-t-il déclaré.   Selon le président, une paix durable et une stabilité réelle dans la Corne de l’Afrique ne pourront être obtenues qu’à travers le règlement de la crise politique interne que traverse l’Érythrée.   Abordant la vision à long terme du mouvement, Asenai a expliqué que la Révolution verte s’appuie sur une analyse approfondie des causes profondes de la crise politique persistante en Érythrée et ambitionne une transformation politique et sociale de grande ampleur.   Il a précisé que l’appellation « Révolution verte » représente la jeunesse, le renouveau, l’espérance ainsi que la volonté de construire un avenir fondé sur la justice, l’égalité et la réparation des injustices historiques.   À propos de la stratégie du mouvement, Asenai a souligné que son originalité repose sur la combinaison d’une vision politique cohérente et d’une préparation organisationnelle et militaire solide.   « En définitive, nous sommes des militaires et nous connaissons parfaitement la nature de ce régime. Il est animé par une logique qui rejette le dialogue et la diplomatie et ne comprend que le langage de la force », a déclaré le président.   Tout en affirmant que le mouvement ne souhaite pas provoquer le chaos, Asenai a estimé que la nature même du conflit impose une réponse que le régime est en mesure de comprendre.   Il a ajouté que le mouvement travaille à l’établissement d’une structure politique, économique, sociale et militaire autonome, solide et bien organisée, capable de représenter les intérêts de toutes les composantes de la société érythréenne dans un cadre national inclusif.   Selon le président, la conception d’un modèle national crédible, susceptible de répondre aux défis structurels auxquels l’Érythrée est confrontée depuis longtemps, demeure la priorité du mouvement pour les années à venir.   Évoquant les relations régionales, Asenai a souligné que les liens historiques, géographiques, culturels et sociaux unissant les peuples éthiopien et érythréen dépassent les tensions politiques actuelles.   Il a affirmé que ces relations durables constituent un socle solide pour instaurer une nouvelle phase de coopération, d’intégration économique et de prospérité commune après un changement politique en Érythrée.   Le président a également mis en avant la vision stratégique du mouvement consistant à faire de la mer Rouge, aujourd’hui marquée par les rivalités géopolitiques, un espace de coopération économique et de stabilité régionale.   Selon lui, l’Éthiopie et l’Érythrée seraient en mesure de développer des partenariats mutuellement bénéfiques dans les secteurs portuaire, du transport, de la logistique et du commerce dès lors que les conditions politiques le permettront.   L’avenir de la Corne de l’Afrique doit, selon Asenai, reposer sur l’intégration économique, la coopération régionale et un développement partagé.   Concernant la vision du mouvement pour le corridor maritime, le président a estimé que la mer Rouge devrait être considérée comme une ressource stratégique commune au service de l’ensemble des pays de la région.   « La mer Rouge constitue une richesse qui doit être exploitée de manière organisée afin de favoriser le développement économique, de renforcer la stabilité régionale et de consolider la coopération entre les États de la région. »   Il a enfin souligné qu’un encadrement transparent et mutuellement accepté de l’utilisation du corridor maritime faciliterait les échanges commerciaux, améliorerait la connectivité régionale et servirait les intérêts économiques communs.
Un diplomate allemand met en avant le rôle de l’Éthiopie dans la paix et l’intégration régionales
Jun 27, 2026 791
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) – David Gudisch, observateur permanent adjoint de l’Allemagne auprès de l’Union africaine, a salué la contribution positive de l’Éthiopie à la stabilité de la Corne de l’Afrique.   Il a insisté sur le rôle déterminant de l’Éthiopie dans les efforts de promotion de la paix et du renforcement de l’intégration régionale.   Dans un entretien accordé à l’ENA, M. Gudisch a souligné que l’influence de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique repose sur son poids géographique et démographique.   Selon lui, le pays participe activement aux initiatives de paix et de sécurité dans les États voisins, rappelant qu’aucune stabilité durable dans la Corne de l’Afrique ne peut être envisagée sans son engagement.   L’observateur permanent adjoint de l’Allemagne a notamment évoqué l’engagement de l’Éthiopie en Somalie dans la lutte contre le terrorisme et les efforts visant à consolider la stabilité du pays.   « Il est évident que sans l’Éthiopie, la paix et la stabilité dans la Corne de l’Afrique restent hors de portée. Son rôle est essentiel, notamment en Somalie grâce au déploiement de ses forces, une contribution majeure à la lutte contre le terrorisme et au maintien de la stabilité. »   Par ailleurs, Gudisch a estimé que l’ambition de développement économique de l’Éthiopie s’inscrit dans une dynamique plus large d’intégration régionale, mettant en avant la coopération entre États voisins et l’intégration économique comme fondements d’une paix durable.   Dans cette perspective, l’Allemagne collabore étroitement avec l’Éthiopie afin de promouvoir la paix et l’intégration régionale, notamment à travers le renforcement de la gouvernance, de la sécurité aux frontières et des initiatives destinées à améliorer les conditions de vie des populations frontalières sous l’égide de l’Union africaine.   Selon lui, l’Allemagne appuie également les projets favorisant l’intégration économique, en particulier la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).   Il a expliqué que le développement des échanges commerciaux grâce à la ZLECAf peut favoriser la création d’emplois, accroître la prospérité et ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises comme aux consommateurs africains, ajoutant que ces bénéfices seraient particulièrement importants pour soutenir les ambitions de croissance et de développement de l’Éthiopie.   Enfin, Gudisch a affirmé que l’Allemagne est fière d’accompagner les États africains dans la mise en œuvre de la ZLECAf et dans le renforcement de la coopération régionale.
L’Éthiopie plaide pour une coopération spatiale accrue des BRICS afin de soutenir le développement durable
Jun 27, 2026 773
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a plaidé pour un renforcement de la coopération entre les États membres des BRICS dans le secteur des sciences et des technologies spatiales à l’occasion des réunions consacrées à la coopération spatiale des BRICS organisées à Bengaluru, en Inde.   La délégation éthiopienne a indiqué que des partenariats renforcés pourraient contribuer de manière significative au développement durable, améliorer la gestion des risques liés aux catastrophes et favoriser le progrès socio-économique des pays membres.   Au cours des réunions, la délégation a présenté les avancées du secteur spatial national, rappelant que l’Éthiopie accueille l’Observatoire et Centre de recherche d’Entoto, unique observatoire astronomique d’Afrique de l’Est.   La délégation a réaffirmé son soutien résolu à la mise en place d’un Conseil spatial des BRICS et a défendu l’intégration de nouveaux membres au sein de la Constellation de satellites de télédétection des BRICS (RSSC), tout en soulignant l’importance d’élargir la coopération entre les membres.   L’Éthiopie a aussi appelé à renforcer la coopération dans le partage des données spatiales, le développement des capacités, les missions spatiales communes ainsi que la réduction des débris spatiaux, selon l’ambassade d’Éthiopie en Inde. Enfin, la délégation a estimé qu’un renforcement de la coopération dans ces domaines permettrait aux pays des BRICS d’exploiter plus efficacement les technologies spatiales au service du développement durable, d’une meilleure résilience face aux catastrophes et d’une croissance économique commune.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 52107
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Feb 7, 2023 36535
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Le régime érythréen représente une grave menace pour la sécurité régionale : Mouvement de la Révolution verte
Jun 27, 2026 1441
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) – Le mouvement politique érythréen de la « Révolution verte » affirme que le régime en place à Asmara constitue une menace sérieuse pour la paix et la stabilité dans la Corne de l’Afrique.   Selon lui, les autorités érythréennes se sont appuyées pendant de nombreuses années sur les conflits et l’instabilité régionale afin de préserver leur pouvoir.   Dans un entretien récemment accordé à l’ENA, le président du mouvement, Mohammed Ahmed Asenai, a réaffirmé la volonté de son organisation de mettre un terme à plusieurs décennies de régime autoritaire en Érythrée.   Il a également indiqué que le mouvement est prêt à affronter le régime sur le plan militaire tout en poursuivant ses efforts en faveur d’un changement politique profond.   Asenai a affirmé que le gouvernement érythréen a constamment tiré profit des crises régionales pour prolonger son maintien au pouvoir, notamment en soutenant des groupes armés et des mouvements rebelles dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique.   « Le régime se maintient grâce aux crises et à l’instabilité qu’il entretient dans toute la région. Il exploite cette situation pour conserver le pouvoir en apportant son soutien à des groupes armés et à des mouvements insurrectionnels dans plusieurs pays », a-t-il déclaré.   Selon le président, une paix durable et une stabilité réelle dans la Corne de l’Afrique ne pourront être obtenues qu’à travers le règlement de la crise politique interne que traverse l’Érythrée.   Abordant la vision à long terme du mouvement, Asenai a expliqué que la Révolution verte s’appuie sur une analyse approfondie des causes profondes de la crise politique persistante en Érythrée et ambitionne une transformation politique et sociale de grande ampleur.   Il a précisé que l’appellation « Révolution verte » représente la jeunesse, le renouveau, l’espérance ainsi que la volonté de construire un avenir fondé sur la justice, l’égalité et la réparation des injustices historiques.   À propos de la stratégie du mouvement, Asenai a souligné que son originalité repose sur la combinaison d’une vision politique cohérente et d’une préparation organisationnelle et militaire solide.   « En définitive, nous sommes des militaires et nous connaissons parfaitement la nature de ce régime. Il est animé par une logique qui rejette le dialogue et la diplomatie et ne comprend que le langage de la force », a déclaré le président.   Tout en affirmant que le mouvement ne souhaite pas provoquer le chaos, Asenai a estimé que la nature même du conflit impose une réponse que le régime est en mesure de comprendre.   Il a ajouté que le mouvement travaille à l’établissement d’une structure politique, économique, sociale et militaire autonome, solide et bien organisée, capable de représenter les intérêts de toutes les composantes de la société érythréenne dans un cadre national inclusif.   Selon le président, la conception d’un modèle national crédible, susceptible de répondre aux défis structurels auxquels l’Érythrée est confrontée depuis longtemps, demeure la priorité du mouvement pour les années à venir.   Évoquant les relations régionales, Asenai a souligné que les liens historiques, géographiques, culturels et sociaux unissant les peuples éthiopien et érythréen dépassent les tensions politiques actuelles.   Il a affirmé que ces relations durables constituent un socle solide pour instaurer une nouvelle phase de coopération, d’intégration économique et de prospérité commune après un changement politique en Érythrée.   Le président a également mis en avant la vision stratégique du mouvement consistant à faire de la mer Rouge, aujourd’hui marquée par les rivalités géopolitiques, un espace de coopération économique et de stabilité régionale.   Selon lui, l’Éthiopie et l’Érythrée seraient en mesure de développer des partenariats mutuellement bénéfiques dans les secteurs portuaire, du transport, de la logistique et du commerce dès lors que les conditions politiques le permettront.   L’avenir de la Corne de l’Afrique doit, selon Asenai, reposer sur l’intégration économique, la coopération régionale et un développement partagé.   Concernant la vision du mouvement pour le corridor maritime, le président a estimé que la mer Rouge devrait être considérée comme une ressource stratégique commune au service de l’ensemble des pays de la région.   « La mer Rouge constitue une richesse qui doit être exploitée de manière organisée afin de favoriser le développement économique, de renforcer la stabilité régionale et de consolider la coopération entre les États de la région. »   Il a enfin souligné qu’un encadrement transparent et mutuellement accepté de l’utilisation du corridor maritime faciliterait les échanges commerciaux, améliorerait la connectivité régionale et servirait les intérêts économiques communs.
Un diplomate allemand met en avant le rôle de l’Éthiopie dans la paix et l’intégration régionales
Jun 27, 2026 791
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) – David Gudisch, observateur permanent adjoint de l’Allemagne auprès de l’Union africaine, a salué la contribution positive de l’Éthiopie à la stabilité de la Corne de l’Afrique.   Il a insisté sur le rôle déterminant de l’Éthiopie dans les efforts de promotion de la paix et du renforcement de l’intégration régionale.   Dans un entretien accordé à l’ENA, M. Gudisch a souligné que l’influence de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique repose sur son poids géographique et démographique.   Selon lui, le pays participe activement aux initiatives de paix et de sécurité dans les États voisins, rappelant qu’aucune stabilité durable dans la Corne de l’Afrique ne peut être envisagée sans son engagement.   L’observateur permanent adjoint de l’Allemagne a notamment évoqué l’engagement de l’Éthiopie en Somalie dans la lutte contre le terrorisme et les efforts visant à consolider la stabilité du pays.   « Il est évident que sans l’Éthiopie, la paix et la stabilité dans la Corne de l’Afrique restent hors de portée. Son rôle est essentiel, notamment en Somalie grâce au déploiement de ses forces, une contribution majeure à la lutte contre le terrorisme et au maintien de la stabilité. »   Par ailleurs, Gudisch a estimé que l’ambition de développement économique de l’Éthiopie s’inscrit dans une dynamique plus large d’intégration régionale, mettant en avant la coopération entre États voisins et l’intégration économique comme fondements d’une paix durable.   Dans cette perspective, l’Allemagne collabore étroitement avec l’Éthiopie afin de promouvoir la paix et l’intégration régionale, notamment à travers le renforcement de la gouvernance, de la sécurité aux frontières et des initiatives destinées à améliorer les conditions de vie des populations frontalières sous l’égide de l’Union africaine.   Selon lui, l’Allemagne appuie également les projets favorisant l’intégration économique, en particulier la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).   Il a expliqué que le développement des échanges commerciaux grâce à la ZLECAf peut favoriser la création d’emplois, accroître la prospérité et ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises comme aux consommateurs africains, ajoutant que ces bénéfices seraient particulièrement importants pour soutenir les ambitions de croissance et de développement de l’Éthiopie.   Enfin, Gudisch a affirmé que l’Allemagne est fière d’accompagner les États africains dans la mise en œuvre de la ZLECAf et dans le renforcement de la coopération régionale.
Le dialogue Émirats arabes unis-Afrique souligne l'importance d'un renforcement des partenariats stratégiqu
Jun 26, 2026 1634
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) Le Dialogue Hili Émirats arabes unis-Afrique 2026, qui a réuni des hauts responsables gouvernementaux, des diplomates, des décideurs politiques, des chercheurs, des chefs d’entreprise et des partenaires stratégiques afin d’explorer de nouvelles voies pour renforcer la coopération entre l’Afrique et les Émirats arabes unis, a souligné l’importance des partenariats stratégiques.   Le Dialogue Hili Émirats arabes unis-Afrique est un forum stratégique, géopolitique et économique destiné à renforcer les partenariats entre les Émirats arabes unis et le continent africain.   L’objectif de ce dialogue est de mettre en relation des décideurs politiques, des diplomates, des chercheurs, des leaders d’opinion et des dirigeants d’entreprise afin d’explorer des priorités communes en matière de développement durable, de commerce, de technologie et de connectivité.   Le forum de 2026, qui s’est achevé aujourd’hui à Addis-Abeba, a porté sur les partenariats commerciaux entre les Émirats arabes unis et l’Afrique, l’agriculture, les énergies renouvelables, les minéraux critiques, les infrastructures et l’autonomisation des jeunes, a-t-on appris.   Au cours des discussions consacrées à la diplomatie, au commerce, à la connectivité, aux technologies de rupture, aux minéraux critiques, à l’agriculture et aux énergies renouvelables, les participants ont souligné l’importance des partenariats stratégiques, de l’innovation et de la coopération concrète pour faire progresser la prospérité partagée et le développement durable.   Rappelons que l’Institut des affaires étrangères (IFA) et l’Académie diplomatique Anwar Gargash (AGDA) ont signé un protocole d’accord en marge du Dialogue Hili Émirats arabes unis–Afrique.   S’exprimant lors du forum du Dialogue Hili Émirats arabes unis-Afrique 2026 qui s’est ouvert hier, le directeur exécutif de l’Institut des affaires étrangères, Jafar Bedru, a déclaré que « considérer ce protocole d’accord comme une simple formalité serait une erreur. C’est le début d’un partenariat ».   Ce protocole d’accord établit un cadre de coopération dans les domaines de la recherche, du dialogue politique, du renforcement des capacités, des publications et des échanges d’experts et de chercheurs, consolidant ainsi l’engagement commun des deux institutions à faire progresser les connaissances et à renforcer la coopération entre l’Éthiopie et les Émirats arabes unis.   Le directeur exécutif a souligné l’importance de nouer des partenariats institutionnels durables, insistant sur le fait qu’un dialogue soutenu, la recherche conjointe et l’échange de connaissances sont essentiels pour faire progresser la coopération à long terme entre l’Afrique et les Émirats arabes unis.   De son côté, le chargé d’affaires de l’ambassade des Émirats arabes unis en Éthiopie, Rashed Abdulla Al Shehhi, a déclaré que « l’objectif n’est pas seulement de soutenir la croissance, mais aussi de créer des opportunités ».   Al Shehhi a mis en avant le partenariat en pleine évolution entre les Émirats arabes unis et l'Éthiopie, en soulignant la coopération dans les domaines du commerce, de l'agriculture, des infrastructures, de la logistique, des énergies renouvelables et de la transformation numérique.   Il a souligné l'importance de transformer les opportunités communes en résultats concrets grâce à l'innovation, à la collaboration et au développement durable.
Le Premier ministre Abiy réaffirme son engagement en faveur d'un partenariat renforcé entre l'Éthiopie et le Pakistan
Jun 26, 2026 1207
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à renforcer son partenariat avec le Pakistan après avoir reçu un message de félicitations du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à l’occasion de la victoire du Parti de la prospérité lors de la 7e élection législative.   En réponse au message du Premier ministre Shehbaz, le Premier ministre Abiy a exprimé sa gratitude pour ces chaleureuses félicitations et a souligné les aspirations communes qui unissent les deux nations.   « Merci, Monsieur le Premier ministre Shehbaz Sharif. Vos paroles chaleureuses reflètent l’esprit de fraternité durable qui lie nos deux nations. L’Éthiopie et le Pakistan, qui empruntent tous deux la voie de la transformation et de la résilience, sont unis dans leur engagement en faveur de la prospérité et du progrès. Je me réjouis à l’idée d’approfondir notre engagement bilatéral et de faire progresser le partenariat que nos deux nations se sont engagées à construire », a déclaré le Premier ministre Abiy.   Plus tôt dans la journée de jeudi, le Premier ministre Shehbaz Sharif avait félicité le Premier ministre Abiy et le Parti de la prospérité pour leur victoire décisive lors de la 7e élection législative en Éthiopie, tout en réaffirmant l’engagement du Pakistan à renforcer la coopération bilatérale.   Qualifiant les relations entre l’Éthiopie et le Pakistan de chaleureuses et en constante expansion, Shehbaz a exprimé sa confiance dans la poursuite par l’Éthiopie de son chemin vers la paix, le développement et la prospérité.     « Félicitations au Premier ministre Abiy Ahmed Ali et au Parti de la prospérité pour leur victoire aux élections législatives éthiopiennes. Le Pakistan et l’Éthiopie entretiennent des relations chaleureuses qui ne cessent de se renforcer. Je souhaite au Premier ministre Abiy et au peuple éthiopien une paix, un progrès et une prospérité durables, et je me réjouis de collaborer avec lui pour renforcer encore davantage les liens entre nos deux pays », a-t-il déclaré.   Cet échange de messages met en évidence la dynamique diplomatique croissante entre l’Éthiopie et le Pakistan, les deux gouvernements réaffirmant leur engagement commun à élargir leur coopération dans les domaines politique, économique, commercial, des investissements et multilatéral.   Ces dernières années, le Pakistan a considérablement renforcé son engagement auprès de l’Éthiopie, tandis que les deux pays ont continué à explorer de nouvelles opportunités de collaboration visant à promouvoir la prospérité mutuelle, la stabilité régionale et une coopération Sud-Sud plus solide.
Le Conseil des ministres adopte des décisions après avoir délibéré sur diverses questions
Jun 26, 2026 1292
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) Le Conseil des ministres a adopté une série de décisions après avoir délibéré sur de nombreux sujets lors de sa 57e session ordinaire.   Le Conseil a tout d’abord examiné trois accords de soutien financier et de prêt conclus avec l’Association internationale de développement (IDA).   Le premier accord prévoit un prêt de 437 400 000 DTS destiné à la mise en œuvre d’une politique de développement durable et inclusif. Le deuxième s’élève à 145 500 000 DTS et concerne un programme de gestion foncière communautaire.   Le troisième, d’un montant de 54 600 000 DTS, est consacré au projet de développement d’un système d’irrigation résilient au changement climatique pour une productivité durable.   Après avoir vérifié que ces trois accords étaient conformes à la politique de prêt du pays, le Conseil a décidé à l’unanimité de soumettre à la Chambre des représentants du peuple les projets de proclamations ratifiant ces accords.   Le Conseil a également examiné des projets de règlements fixant les tarifs des services fournis par le ministère de l’Eau et de l’Énergie, le Service éthiopien des archives et des bibliothèques, ainsi que le Service d’évaluation et d’examen de l’éducation.   Ces projets visent à permettre aux institutions de couvrir les coûts liés à la prestation de services grâce aux recettes internes générées par les redevances versées par les usagers, tout en mettant en place un système garantissant des services de qualité adaptés aux capacités des usagers.   À l’issue de longues délibérations, le Conseil a décidé à l’unanimité d’intégrer des contributions supplémentaires et de faire entrer ces règlements en vigueur à compter de leur publication au Journal officiel fédéral « Negarit ».   Dans le cadre d’un autre point à l’ordre du jour, le Conseil a examiné un projet de proclamation approuvant l’accord d’adhésion de l’Éthiopie à la Nouvelle Banque de développement. Le gouvernement a déclaré que cette adhésion offrirait à l’Éthiopie des sources alternatives de financement pour le développement national, soutiendrait le développement des infrastructures, renforcerait la stabilité macroéconomique et améliorerait les liens avec les systèmes financiers Sud-Sud.   À l’issue de ses délibérations, le Conseil a décidé à l’unanimité de transmettre le projet de proclamation à la Chambre des représentants du peuple, accompagné de contributions supplémentaires.   Le Conseil a également examiné un projet de politique du secteur de la construction, soulignant que ce secteur joue un rôle crucial dans le développement national. Il a indiqué que la politique adoptée en 2014 est mise en œuvre depuis plusieurs années, mais que des lacunes persistent en matière de progrès technologique, d’urbanisation et de demande croissante en infrastructures.   À l’issue d’un débat approfondi, le Conseil, après avoir pris en compte les différentes contributions, a décidé à l’unanimité de mettre en œuvre cette politique à compter du 26 juin 2026, dès son adoption par le Conseil.   Enfin, le Conseil a examiné un projet de politique de développement urbain. La politique actuelle, adoptée en 2005 et en vigueur depuis environ deux décennies, a permis de relever les défis liés à la gouvernance dans les villes, d’améliorer la compétitivité économique, de renforcer la prestation de services, de développer les liens entre zones rurales et urbaines ainsi qu’entre zones urbaines, et de soutenir les infrastructures, l’industrie manufacturière et les institutions de services.   Reconnaissant les lacunes qui subsistent, le Conseil a examiné la nouvelle politique visant à consolider et à renforcer davantage les changements positifs récents dans les zones urbaines.   Le Conseil, après avoir pris en compte des contributions supplémentaires, a décidé à l’unanimité de mettre en œuvre la nouvelle politique de développement urbain à compter du 26 juin 2026, après son adoption.
Le Premier ministre pakistanais félicite le Premier ministre Abiy et réaffirme son engagement en faveur d'un renforcement des relations bilatérales
Jun 26, 2026 1420
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed et le Parti de la prospérité pour leur victoire aux élections législatives du pays, tout en réaffirmant son engagement à approfondir la coopération bilatérale entre les deux nations.   Dans un message de félicitations, le Premier ministre Shehbaz a qualifié les relations entre le Pakistan et l’Éthiopie de chaleureuses et en constante expansion, exprimant sa confiance dans la poursuite du cheminement de l’Éthiopie vers la paix, le progrès et la prospérité.   « (Je tiens à) féliciter le Premier ministre Abiy Ahmed Ali et le Parti de la prospérité pour leur victoire aux élections législatives éthiopiennes. Le Pakistan et l’Éthiopie entretiennent des relations chaleureuses et en constante progression. Je souhaite au Premier ministre Abiy et au peuple éthiopien une paix, un progrès et une prospérité durables, et je me réjouis de travailler ensemble pour renforcer encore davantage les liens entre nos deux pays », a déclaré Shehbaz.   Ce message souligne l’engagement diplomatique croissant entre l’Éthiopie et le Pakistan, alors que les deux pays continuent d’étendre leur coopération dans les domaines politique, économique, commercial et multilatéral.   Le Pakistan fait partie des pays qui ont renforcé leur engagement envers l’Éthiopie ces dernières années, les deux gouvernements ayant exprimé leur volonté commune d’approfondir leurs relations bilatérales et d’explorer de nouveaux domaines de partenariat.
La Chine félicite le Premier ministre Abiy et le Parti de la prospérité pour leur victoire aux 7e élections législatives
Jun 26, 2026 1277
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) La Chine a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed et le Parti de la prospérité, au pouvoir, à la suite de leur victoire décisive lors des septièmes élections législatives en Éthiopie.   La Chine a également réaffirmé son engagement à renforcer les relations bilatérales et à développer la coopération avec l’Éthiopie.   S’exprimant lors d’un point presse régulier jeudi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a transmis les félicitations de Pékin après que la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) eut officiellement annoncé les résultats définitifs des élections législatives.   Les résultats indiquent que le Parti de la prospérité a remporté une majorité écrasante de 438 sièges sur les 501 que compte la Chambre des représentants du peuple, consolidant ainsi sa domination politique et obtenant un nouveau mandat électoral depuis sa création en 2019.   Félicitant le parti au pouvoir pour sa victoire, M. Guo a qualifié l’Éthiopie de « partenaire stratégique de la Chine en toutes circonstances » et a réitéré le soutien de Pékin à la poursuite par l’Éthiopie d’une voie de développement adaptée à ses réalités nationales.   « La Chine soutient l’Éthiopie dans la poursuite d’une voie de développement adaptée à ses conditions nationales et est convaincue que le pays continuera à réaliser de nouvelles et plus grandes avancées en matière de développement national », a-t-il déclaré.   Le porte-parole a en outre souligné que la Chine accordait une grande importance à ses relations de longue date avec l’Éthiopie et qu’elle était prête à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement éthiopien pour mettre en œuvre les accords importants conclus par les dirigeants des deux pays.   Il a souligné que Pékin s’engageait à faire progresser les résultats du Sommet de Pékin du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), à approfondir la coopération concrète dans de nombreux secteurs et à apporter des avantages tangibles aux peuples des deux nations.   M. Guo a également mis en avant l’importance plus large des relations entre l’Éthiopie et la Chine, affirmant qu’une coopération renforcée contribuerait à consolider les partenariats sino-africains et à renforcer la solidarité entre les pays du Sud.
La Commission du dialogue national dévoile les huit grands axes de son programme pour façonner l'avenir de l'Éthiopie
Jun 24, 2026 2409
Addis Ababa le 24 juin, 2026 (ENA) La Commission éthiopienne pour le dialogue national (ENDC) a officiellement dévoilé les huit grands axes thématiques qui constitueront le cadre structurel de ce forum de consultation nationale très attendu. L’ordre du jour a été annoncé par le président de la Commission, le professeur Mesfin Araya, et ses collègues commissaires lors d’une cérémonie officielle à laquelle ont assisté des chefs religieux, des anciens des communautés, des Abba Gadas, des Hadha Sinqees et des représentants de divers secteurs de la société. Cette annonce historique concrétise des années de collecte intensive de données à l’échelle nationale et d’ateliers de validation en une feuille de route cohérente et exhaustive, conçue pour aborder les questions historiques profondément enracinées et de longue date du pays par le biais d’un débat civilisé. Le président de la Commission a souligné que ces huit piliers constituent les thèmes directeurs généraux autour desquels plusieurs sous-thèmes spécifiques et questions directrices fondamentales seront systématiquement organisés. Cette présentation vient couronner des années de consultations approfondies, de collecte de propositions et d’exercices de validation menés à travers tout le pays. Le commissaire en chef Mesfin a précisé que les axes de ce programme reflétaient les points de vue, les préoccupations et les aspirations exprimés par les Éthiopiens dans le cadre de l’un des processus de consultation publique les plus complets de l’histoire du pays. Il a souligné que le processus d’élaboration du programme s’était déroulé selon une approche large et ascendante, conçue pour garantir que le dialogue reflète les réalités contemporaines de l’Éthiopie tout en abordant des questions historiques, politiques, sociales et de gouvernance de longue date, par le biais de délibérations pacifiques et inclusives.   Les huit grands axes thématiques définis par la Commission sont les suivants : Construction de l'État – Traiter les questions liées à l'identité nationale, aux récits historiques, à la cohésion sociale et à l'orientation future de l'État éthiopien. Structure et forme de gouvernement – Examen du système fédéral, des mécanismes de partage des pouvoirs, de la gouvernance constitutionnelle et des cadres institutionnels. Statut des villes fédérales – Délibération sur la gouvernance, l’administration et le rôle national d’Addis-Abeba et de Dire Dawa. Affaires religieuses – Promotion de l’harmonie interconfessionnelle, renforcement des relations entre l’État et les religions, et garantie de l’égalité et du respect mutuel entre les communautés religieuses. Renforcement des institutions, État de droit et droits de l’homme – Accent mis sur l’efficacité des institutions, l’indépendance judiciaire, le constitutionnalisme et la protection des droits fondamentaux. Affaires socio-économiques, ainsi que les questions relatives aux agriculteurs et aux éleveurs – Traiter du développement économique, de la croissance équitable, du bien-être social et des préoccupations des communautés agricoles et pastorales. Lutte contre la corruption et bonne gouvernance – Explorer des mesures visant à renforcer la transparence, la responsabilité et la confiance du public dans les institutions de gouvernance. Consolidation de la paix – Promouvoir la réconciliation, la résolution des conflits et les mécanismes de paix durable afin d’assurer la stabilité nationale à long terme. Selon la Commission, la mise au point de ces axes prioritaires est le résultat direct des consultations menées dans plus de 1 200 woredas à travers le pays. Ce processus a réuni des partis politiques, des organisations de la société civile, des institutions universitaires, des chefs religieux, des anciens traditionnels, des femmes, des représentants de la jeunesse et des acteurs communautaires issus de divers horizons. Créée en 2021 en tant qu’institution indépendante, la Commission éthiopienne du dialogue national a été chargée de faciliter un dialogue national inclusif visant à dégager un consensus sur les questions qui ont historiquement divisé les Éthiopiens et de contribuer à une paix durable, à la stabilité et à l’unité nationale.   Alors que le processus avance vers la conférence nationale principale, dont le coup d’envoi est prévu le 15 juillet, le commissaire en chef Mesfin a appelé tous les Éthiopiens, y compris les groupes et les parties prenantes qui n’y ont pas encore pris part, à s’engager de manière constructive dans le processus de dialogue. Il a souligné que le succès du dialogue national dépendait d’une large adhésion de la population et d’une participation collective, qualifiant cette initiative d’occasion historique de définir une vision commune pour l’avenir de l’Éthiopie par le dialogue, la recherche du consensus et l’engagement pacifique.
Politique
Le régime érythréen représente une grave menace pour la sécurité régionale : Mouvement de la Révolution verte
Jun 27, 2026 1441
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) – Le mouvement politique érythréen de la « Révolution verte » affirme que le régime en place à Asmara constitue une menace sérieuse pour la paix et la stabilité dans la Corne de l’Afrique.   Selon lui, les autorités érythréennes se sont appuyées pendant de nombreuses années sur les conflits et l’instabilité régionale afin de préserver leur pouvoir.   Dans un entretien récemment accordé à l’ENA, le président du mouvement, Mohammed Ahmed Asenai, a réaffirmé la volonté de son organisation de mettre un terme à plusieurs décennies de régime autoritaire en Érythrée.   Il a également indiqué que le mouvement est prêt à affronter le régime sur le plan militaire tout en poursuivant ses efforts en faveur d’un changement politique profond.   Asenai a affirmé que le gouvernement érythréen a constamment tiré profit des crises régionales pour prolonger son maintien au pouvoir, notamment en soutenant des groupes armés et des mouvements rebelles dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique.   « Le régime se maintient grâce aux crises et à l’instabilité qu’il entretient dans toute la région. Il exploite cette situation pour conserver le pouvoir en apportant son soutien à des groupes armés et à des mouvements insurrectionnels dans plusieurs pays », a-t-il déclaré.   Selon le président, une paix durable et une stabilité réelle dans la Corne de l’Afrique ne pourront être obtenues qu’à travers le règlement de la crise politique interne que traverse l’Érythrée.   Abordant la vision à long terme du mouvement, Asenai a expliqué que la Révolution verte s’appuie sur une analyse approfondie des causes profondes de la crise politique persistante en Érythrée et ambitionne une transformation politique et sociale de grande ampleur.   Il a précisé que l’appellation « Révolution verte » représente la jeunesse, le renouveau, l’espérance ainsi que la volonté de construire un avenir fondé sur la justice, l’égalité et la réparation des injustices historiques.   À propos de la stratégie du mouvement, Asenai a souligné que son originalité repose sur la combinaison d’une vision politique cohérente et d’une préparation organisationnelle et militaire solide.   « En définitive, nous sommes des militaires et nous connaissons parfaitement la nature de ce régime. Il est animé par une logique qui rejette le dialogue et la diplomatie et ne comprend que le langage de la force », a déclaré le président.   Tout en affirmant que le mouvement ne souhaite pas provoquer le chaos, Asenai a estimé que la nature même du conflit impose une réponse que le régime est en mesure de comprendre.   Il a ajouté que le mouvement travaille à l’établissement d’une structure politique, économique, sociale et militaire autonome, solide et bien organisée, capable de représenter les intérêts de toutes les composantes de la société érythréenne dans un cadre national inclusif.   Selon le président, la conception d’un modèle national crédible, susceptible de répondre aux défis structurels auxquels l’Érythrée est confrontée depuis longtemps, demeure la priorité du mouvement pour les années à venir.   Évoquant les relations régionales, Asenai a souligné que les liens historiques, géographiques, culturels et sociaux unissant les peuples éthiopien et érythréen dépassent les tensions politiques actuelles.   Il a affirmé que ces relations durables constituent un socle solide pour instaurer une nouvelle phase de coopération, d’intégration économique et de prospérité commune après un changement politique en Érythrée.   Le président a également mis en avant la vision stratégique du mouvement consistant à faire de la mer Rouge, aujourd’hui marquée par les rivalités géopolitiques, un espace de coopération économique et de stabilité régionale.   Selon lui, l’Éthiopie et l’Érythrée seraient en mesure de développer des partenariats mutuellement bénéfiques dans les secteurs portuaire, du transport, de la logistique et du commerce dès lors que les conditions politiques le permettront.   L’avenir de la Corne de l’Afrique doit, selon Asenai, reposer sur l’intégration économique, la coopération régionale et un développement partagé.   Concernant la vision du mouvement pour le corridor maritime, le président a estimé que la mer Rouge devrait être considérée comme une ressource stratégique commune au service de l’ensemble des pays de la région.   « La mer Rouge constitue une richesse qui doit être exploitée de manière organisée afin de favoriser le développement économique, de renforcer la stabilité régionale et de consolider la coopération entre les États de la région. »   Il a enfin souligné qu’un encadrement transparent et mutuellement accepté de l’utilisation du corridor maritime faciliterait les échanges commerciaux, améliorerait la connectivité régionale et servirait les intérêts économiques communs.
Un diplomate allemand met en avant le rôle de l’Éthiopie dans la paix et l’intégration régionales
Jun 27, 2026 791
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) – David Gudisch, observateur permanent adjoint de l’Allemagne auprès de l’Union africaine, a salué la contribution positive de l’Éthiopie à la stabilité de la Corne de l’Afrique.   Il a insisté sur le rôle déterminant de l’Éthiopie dans les efforts de promotion de la paix et du renforcement de l’intégration régionale.   Dans un entretien accordé à l’ENA, M. Gudisch a souligné que l’influence de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique repose sur son poids géographique et démographique.   Selon lui, le pays participe activement aux initiatives de paix et de sécurité dans les États voisins, rappelant qu’aucune stabilité durable dans la Corne de l’Afrique ne peut être envisagée sans son engagement.   L’observateur permanent adjoint de l’Allemagne a notamment évoqué l’engagement de l’Éthiopie en Somalie dans la lutte contre le terrorisme et les efforts visant à consolider la stabilité du pays.   « Il est évident que sans l’Éthiopie, la paix et la stabilité dans la Corne de l’Afrique restent hors de portée. Son rôle est essentiel, notamment en Somalie grâce au déploiement de ses forces, une contribution majeure à la lutte contre le terrorisme et au maintien de la stabilité. »   Par ailleurs, Gudisch a estimé que l’ambition de développement économique de l’Éthiopie s’inscrit dans une dynamique plus large d’intégration régionale, mettant en avant la coopération entre États voisins et l’intégration économique comme fondements d’une paix durable.   Dans cette perspective, l’Allemagne collabore étroitement avec l’Éthiopie afin de promouvoir la paix et l’intégration régionale, notamment à travers le renforcement de la gouvernance, de la sécurité aux frontières et des initiatives destinées à améliorer les conditions de vie des populations frontalières sous l’égide de l’Union africaine.   Selon lui, l’Allemagne appuie également les projets favorisant l’intégration économique, en particulier la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).   Il a expliqué que le développement des échanges commerciaux grâce à la ZLECAf peut favoriser la création d’emplois, accroître la prospérité et ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises comme aux consommateurs africains, ajoutant que ces bénéfices seraient particulièrement importants pour soutenir les ambitions de croissance et de développement de l’Éthiopie.   Enfin, Gudisch a affirmé que l’Allemagne est fière d’accompagner les États africains dans la mise en œuvre de la ZLECAf et dans le renforcement de la coopération régionale.
Le dialogue Émirats arabes unis-Afrique souligne l'importance d'un renforcement des partenariats stratégiqu
Jun 26, 2026 1634
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) Le Dialogue Hili Émirats arabes unis-Afrique 2026, qui a réuni des hauts responsables gouvernementaux, des diplomates, des décideurs politiques, des chercheurs, des chefs d’entreprise et des partenaires stratégiques afin d’explorer de nouvelles voies pour renforcer la coopération entre l’Afrique et les Émirats arabes unis, a souligné l’importance des partenariats stratégiques.   Le Dialogue Hili Émirats arabes unis-Afrique est un forum stratégique, géopolitique et économique destiné à renforcer les partenariats entre les Émirats arabes unis et le continent africain.   L’objectif de ce dialogue est de mettre en relation des décideurs politiques, des diplomates, des chercheurs, des leaders d’opinion et des dirigeants d’entreprise afin d’explorer des priorités communes en matière de développement durable, de commerce, de technologie et de connectivité.   Le forum de 2026, qui s’est achevé aujourd’hui à Addis-Abeba, a porté sur les partenariats commerciaux entre les Émirats arabes unis et l’Afrique, l’agriculture, les énergies renouvelables, les minéraux critiques, les infrastructures et l’autonomisation des jeunes, a-t-on appris.   Au cours des discussions consacrées à la diplomatie, au commerce, à la connectivité, aux technologies de rupture, aux minéraux critiques, à l’agriculture et aux énergies renouvelables, les participants ont souligné l’importance des partenariats stratégiques, de l’innovation et de la coopération concrète pour faire progresser la prospérité partagée et le développement durable.   Rappelons que l’Institut des affaires étrangères (IFA) et l’Académie diplomatique Anwar Gargash (AGDA) ont signé un protocole d’accord en marge du Dialogue Hili Émirats arabes unis–Afrique.   S’exprimant lors du forum du Dialogue Hili Émirats arabes unis-Afrique 2026 qui s’est ouvert hier, le directeur exécutif de l’Institut des affaires étrangères, Jafar Bedru, a déclaré que « considérer ce protocole d’accord comme une simple formalité serait une erreur. C’est le début d’un partenariat ».   Ce protocole d’accord établit un cadre de coopération dans les domaines de la recherche, du dialogue politique, du renforcement des capacités, des publications et des échanges d’experts et de chercheurs, consolidant ainsi l’engagement commun des deux institutions à faire progresser les connaissances et à renforcer la coopération entre l’Éthiopie et les Émirats arabes unis.   Le directeur exécutif a souligné l’importance de nouer des partenariats institutionnels durables, insistant sur le fait qu’un dialogue soutenu, la recherche conjointe et l’échange de connaissances sont essentiels pour faire progresser la coopération à long terme entre l’Afrique et les Émirats arabes unis.   De son côté, le chargé d’affaires de l’ambassade des Émirats arabes unis en Éthiopie, Rashed Abdulla Al Shehhi, a déclaré que « l’objectif n’est pas seulement de soutenir la croissance, mais aussi de créer des opportunités ».   Al Shehhi a mis en avant le partenariat en pleine évolution entre les Émirats arabes unis et l'Éthiopie, en soulignant la coopération dans les domaines du commerce, de l'agriculture, des infrastructures, de la logistique, des énergies renouvelables et de la transformation numérique.   Il a souligné l'importance de transformer les opportunités communes en résultats concrets grâce à l'innovation, à la collaboration et au développement durable.
Le Premier ministre Abiy réaffirme son engagement en faveur d'un partenariat renforcé entre l'Éthiopie et le Pakistan
Jun 26, 2026 1207
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à renforcer son partenariat avec le Pakistan après avoir reçu un message de félicitations du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à l’occasion de la victoire du Parti de la prospérité lors de la 7e élection législative.   En réponse au message du Premier ministre Shehbaz, le Premier ministre Abiy a exprimé sa gratitude pour ces chaleureuses félicitations et a souligné les aspirations communes qui unissent les deux nations.   « Merci, Monsieur le Premier ministre Shehbaz Sharif. Vos paroles chaleureuses reflètent l’esprit de fraternité durable qui lie nos deux nations. L’Éthiopie et le Pakistan, qui empruntent tous deux la voie de la transformation et de la résilience, sont unis dans leur engagement en faveur de la prospérité et du progrès. Je me réjouis à l’idée d’approfondir notre engagement bilatéral et de faire progresser le partenariat que nos deux nations se sont engagées à construire », a déclaré le Premier ministre Abiy.   Plus tôt dans la journée de jeudi, le Premier ministre Shehbaz Sharif avait félicité le Premier ministre Abiy et le Parti de la prospérité pour leur victoire décisive lors de la 7e élection législative en Éthiopie, tout en réaffirmant l’engagement du Pakistan à renforcer la coopération bilatérale.   Qualifiant les relations entre l’Éthiopie et le Pakistan de chaleureuses et en constante expansion, Shehbaz a exprimé sa confiance dans la poursuite par l’Éthiopie de son chemin vers la paix, le développement et la prospérité.     « Félicitations au Premier ministre Abiy Ahmed Ali et au Parti de la prospérité pour leur victoire aux élections législatives éthiopiennes. Le Pakistan et l’Éthiopie entretiennent des relations chaleureuses qui ne cessent de se renforcer. Je souhaite au Premier ministre Abiy et au peuple éthiopien une paix, un progrès et une prospérité durables, et je me réjouis de collaborer avec lui pour renforcer encore davantage les liens entre nos deux pays », a-t-il déclaré.   Cet échange de messages met en évidence la dynamique diplomatique croissante entre l’Éthiopie et le Pakistan, les deux gouvernements réaffirmant leur engagement commun à élargir leur coopération dans les domaines politique, économique, commercial, des investissements et multilatéral.   Ces dernières années, le Pakistan a considérablement renforcé son engagement auprès de l’Éthiopie, tandis que les deux pays ont continué à explorer de nouvelles opportunités de collaboration visant à promouvoir la prospérité mutuelle, la stabilité régionale et une coopération Sud-Sud plus solide.
Le Conseil des ministres adopte des décisions après avoir délibéré sur diverses questions
Jun 26, 2026 1292
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) Le Conseil des ministres a adopté une série de décisions après avoir délibéré sur de nombreux sujets lors de sa 57e session ordinaire.   Le Conseil a tout d’abord examiné trois accords de soutien financier et de prêt conclus avec l’Association internationale de développement (IDA).   Le premier accord prévoit un prêt de 437 400 000 DTS destiné à la mise en œuvre d’une politique de développement durable et inclusif. Le deuxième s’élève à 145 500 000 DTS et concerne un programme de gestion foncière communautaire.   Le troisième, d’un montant de 54 600 000 DTS, est consacré au projet de développement d’un système d’irrigation résilient au changement climatique pour une productivité durable.   Après avoir vérifié que ces trois accords étaient conformes à la politique de prêt du pays, le Conseil a décidé à l’unanimité de soumettre à la Chambre des représentants du peuple les projets de proclamations ratifiant ces accords.   Le Conseil a également examiné des projets de règlements fixant les tarifs des services fournis par le ministère de l’Eau et de l’Énergie, le Service éthiopien des archives et des bibliothèques, ainsi que le Service d’évaluation et d’examen de l’éducation.   Ces projets visent à permettre aux institutions de couvrir les coûts liés à la prestation de services grâce aux recettes internes générées par les redevances versées par les usagers, tout en mettant en place un système garantissant des services de qualité adaptés aux capacités des usagers.   À l’issue de longues délibérations, le Conseil a décidé à l’unanimité d’intégrer des contributions supplémentaires et de faire entrer ces règlements en vigueur à compter de leur publication au Journal officiel fédéral « Negarit ».   Dans le cadre d’un autre point à l’ordre du jour, le Conseil a examiné un projet de proclamation approuvant l’accord d’adhésion de l’Éthiopie à la Nouvelle Banque de développement. Le gouvernement a déclaré que cette adhésion offrirait à l’Éthiopie des sources alternatives de financement pour le développement national, soutiendrait le développement des infrastructures, renforcerait la stabilité macroéconomique et améliorerait les liens avec les systèmes financiers Sud-Sud.   À l’issue de ses délibérations, le Conseil a décidé à l’unanimité de transmettre le projet de proclamation à la Chambre des représentants du peuple, accompagné de contributions supplémentaires.   Le Conseil a également examiné un projet de politique du secteur de la construction, soulignant que ce secteur joue un rôle crucial dans le développement national. Il a indiqué que la politique adoptée en 2014 est mise en œuvre depuis plusieurs années, mais que des lacunes persistent en matière de progrès technologique, d’urbanisation et de demande croissante en infrastructures.   À l’issue d’un débat approfondi, le Conseil, après avoir pris en compte les différentes contributions, a décidé à l’unanimité de mettre en œuvre cette politique à compter du 26 juin 2026, dès son adoption par le Conseil.   Enfin, le Conseil a examiné un projet de politique de développement urbain. La politique actuelle, adoptée en 2005 et en vigueur depuis environ deux décennies, a permis de relever les défis liés à la gouvernance dans les villes, d’améliorer la compétitivité économique, de renforcer la prestation de services, de développer les liens entre zones rurales et urbaines ainsi qu’entre zones urbaines, et de soutenir les infrastructures, l’industrie manufacturière et les institutions de services.   Reconnaissant les lacunes qui subsistent, le Conseil a examiné la nouvelle politique visant à consolider et à renforcer davantage les changements positifs récents dans les zones urbaines.   Le Conseil, après avoir pris en compte des contributions supplémentaires, a décidé à l’unanimité de mettre en œuvre la nouvelle politique de développement urbain à compter du 26 juin 2026, après son adoption.
Le Premier ministre pakistanais félicite le Premier ministre Abiy et réaffirme son engagement en faveur d'un renforcement des relations bilatérales
Jun 26, 2026 1420
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed et le Parti de la prospérité pour leur victoire aux élections législatives du pays, tout en réaffirmant son engagement à approfondir la coopération bilatérale entre les deux nations.   Dans un message de félicitations, le Premier ministre Shehbaz a qualifié les relations entre le Pakistan et l’Éthiopie de chaleureuses et en constante expansion, exprimant sa confiance dans la poursuite du cheminement de l’Éthiopie vers la paix, le progrès et la prospérité.   « (Je tiens à) féliciter le Premier ministre Abiy Ahmed Ali et le Parti de la prospérité pour leur victoire aux élections législatives éthiopiennes. Le Pakistan et l’Éthiopie entretiennent des relations chaleureuses et en constante progression. Je souhaite au Premier ministre Abiy et au peuple éthiopien une paix, un progrès et une prospérité durables, et je me réjouis de travailler ensemble pour renforcer encore davantage les liens entre nos deux pays », a déclaré Shehbaz.   Ce message souligne l’engagement diplomatique croissant entre l’Éthiopie et le Pakistan, alors que les deux pays continuent d’étendre leur coopération dans les domaines politique, économique, commercial et multilatéral.   Le Pakistan fait partie des pays qui ont renforcé leur engagement envers l’Éthiopie ces dernières années, les deux gouvernements ayant exprimé leur volonté commune d’approfondir leurs relations bilatérales et d’explorer de nouveaux domaines de partenariat.
La Chine félicite le Premier ministre Abiy et le Parti de la prospérité pour leur victoire aux 7e élections législatives
Jun 26, 2026 1277
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) La Chine a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed et le Parti de la prospérité, au pouvoir, à la suite de leur victoire décisive lors des septièmes élections législatives en Éthiopie.   La Chine a également réaffirmé son engagement à renforcer les relations bilatérales et à développer la coopération avec l’Éthiopie.   S’exprimant lors d’un point presse régulier jeudi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a transmis les félicitations de Pékin après que la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) eut officiellement annoncé les résultats définitifs des élections législatives.   Les résultats indiquent que le Parti de la prospérité a remporté une majorité écrasante de 438 sièges sur les 501 que compte la Chambre des représentants du peuple, consolidant ainsi sa domination politique et obtenant un nouveau mandat électoral depuis sa création en 2019.   Félicitant le parti au pouvoir pour sa victoire, M. Guo a qualifié l’Éthiopie de « partenaire stratégique de la Chine en toutes circonstances » et a réitéré le soutien de Pékin à la poursuite par l’Éthiopie d’une voie de développement adaptée à ses réalités nationales.   « La Chine soutient l’Éthiopie dans la poursuite d’une voie de développement adaptée à ses conditions nationales et est convaincue que le pays continuera à réaliser de nouvelles et plus grandes avancées en matière de développement national », a-t-il déclaré.   Le porte-parole a en outre souligné que la Chine accordait une grande importance à ses relations de longue date avec l’Éthiopie et qu’elle était prête à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement éthiopien pour mettre en œuvre les accords importants conclus par les dirigeants des deux pays.   Il a souligné que Pékin s’engageait à faire progresser les résultats du Sommet de Pékin du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), à approfondir la coopération concrète dans de nombreux secteurs et à apporter des avantages tangibles aux peuples des deux nations.   M. Guo a également mis en avant l’importance plus large des relations entre l’Éthiopie et la Chine, affirmant qu’une coopération renforcée contribuerait à consolider les partenariats sino-africains et à renforcer la solidarité entre les pays du Sud.
La Commission du dialogue national dévoile les huit grands axes de son programme pour façonner l'avenir de l'Éthiopie
Jun 24, 2026 2409
Addis Ababa le 24 juin, 2026 (ENA) La Commission éthiopienne pour le dialogue national (ENDC) a officiellement dévoilé les huit grands axes thématiques qui constitueront le cadre structurel de ce forum de consultation nationale très attendu. L’ordre du jour a été annoncé par le président de la Commission, le professeur Mesfin Araya, et ses collègues commissaires lors d’une cérémonie officielle à laquelle ont assisté des chefs religieux, des anciens des communautés, des Abba Gadas, des Hadha Sinqees et des représentants de divers secteurs de la société. Cette annonce historique concrétise des années de collecte intensive de données à l’échelle nationale et d’ateliers de validation en une feuille de route cohérente et exhaustive, conçue pour aborder les questions historiques profondément enracinées et de longue date du pays par le biais d’un débat civilisé. Le président de la Commission a souligné que ces huit piliers constituent les thèmes directeurs généraux autour desquels plusieurs sous-thèmes spécifiques et questions directrices fondamentales seront systématiquement organisés. Cette présentation vient couronner des années de consultations approfondies, de collecte de propositions et d’exercices de validation menés à travers tout le pays. Le commissaire en chef Mesfin a précisé que les axes de ce programme reflétaient les points de vue, les préoccupations et les aspirations exprimés par les Éthiopiens dans le cadre de l’un des processus de consultation publique les plus complets de l’histoire du pays. Il a souligné que le processus d’élaboration du programme s’était déroulé selon une approche large et ascendante, conçue pour garantir que le dialogue reflète les réalités contemporaines de l’Éthiopie tout en abordant des questions historiques, politiques, sociales et de gouvernance de longue date, par le biais de délibérations pacifiques et inclusives.   Les huit grands axes thématiques définis par la Commission sont les suivants : Construction de l'État – Traiter les questions liées à l'identité nationale, aux récits historiques, à la cohésion sociale et à l'orientation future de l'État éthiopien. Structure et forme de gouvernement – Examen du système fédéral, des mécanismes de partage des pouvoirs, de la gouvernance constitutionnelle et des cadres institutionnels. Statut des villes fédérales – Délibération sur la gouvernance, l’administration et le rôle national d’Addis-Abeba et de Dire Dawa. Affaires religieuses – Promotion de l’harmonie interconfessionnelle, renforcement des relations entre l’État et les religions, et garantie de l’égalité et du respect mutuel entre les communautés religieuses. Renforcement des institutions, État de droit et droits de l’homme – Accent mis sur l’efficacité des institutions, l’indépendance judiciaire, le constitutionnalisme et la protection des droits fondamentaux. Affaires socio-économiques, ainsi que les questions relatives aux agriculteurs et aux éleveurs – Traiter du développement économique, de la croissance équitable, du bien-être social et des préoccupations des communautés agricoles et pastorales. Lutte contre la corruption et bonne gouvernance – Explorer des mesures visant à renforcer la transparence, la responsabilité et la confiance du public dans les institutions de gouvernance. Consolidation de la paix – Promouvoir la réconciliation, la résolution des conflits et les mécanismes de paix durable afin d’assurer la stabilité nationale à long terme. Selon la Commission, la mise au point de ces axes prioritaires est le résultat direct des consultations menées dans plus de 1 200 woredas à travers le pays. Ce processus a réuni des partis politiques, des organisations de la société civile, des institutions universitaires, des chefs religieux, des anciens traditionnels, des femmes, des représentants de la jeunesse et des acteurs communautaires issus de divers horizons. Créée en 2021 en tant qu’institution indépendante, la Commission éthiopienne du dialogue national a été chargée de faciliter un dialogue national inclusif visant à dégager un consensus sur les questions qui ont historiquement divisé les Éthiopiens et de contribuer à une paix durable, à la stabilité et à l’unité nationale.   Alors que le processus avance vers la conférence nationale principale, dont le coup d’envoi est prévu le 15 juillet, le commissaire en chef Mesfin a appelé tous les Éthiopiens, y compris les groupes et les parties prenantes qui n’y ont pas encore pris part, à s’engager de manière constructive dans le processus de dialogue. Il a souligné que le succès du dialogue national dépendait d’une large adhésion de la population et d’une participation collective, qualifiant cette initiative d’occasion historique de définir une vision commune pour l’avenir de l’Éthiopie par le dialogue, la recherche du consensus et l’engagement pacifique.
Social
Les diplômés appelés à transformer leurs connaissances en innovations pour accélérer la transformation numérique de l’Éthiopie, selon le directeur général de l’INSA
Jun 27, 2026 919
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) : - La directrice générale de l’Administration de la sécurité des réseaux d’information (INSA), Tigist Hamid, a appelé les diplômés des filières scientifiques et technologiques à convertir leurs acquis académiques en innovations concrètes afin de soutenir la transformation numérique de l’Éthiopie.   L’Université des sciences et technologies d’Addis-Abeba a diplômé 1 246 étudiants ayant terminé des programmes de licence, de master et de doctorat, dans le cadre de cursus réguliers et de formations continues.   À cette occasion, la directrice générale de l’INSA et présidente du conseil d’administration de l’Université des sciences et technologies d’Addis-Abeba, Tigist Hamid, a insisté sur l’importance de former des spécialistes capables de porter la transformation numérique du pays.   La présidente du conseil d’administration a mis en avant le rôle essentiel des diplômés en sciences et technologies dans la poursuite du développement économique et technologique national, les encourageant à convertir leurs connaissances en innovations, en gains de productivité industrielle et à servir la nation avec intégrité. Le ministre d’État à l’Éducation, Ayelech Eshete, a indiqué que des efforts considérables ont été entrepris ces dernières années pour élargir l’accès à l’éducation à l’échelle du pays.   Elle a toutefois souligné que, pour atteindre les objectifs du système éducatif, il est essentiel de garantir la qualité de l’enseignement au-delà de son simple accès, alors que l’université célèbre cette année sa douzième cérémonie de remise de diplômes.   Dans cette optique, le ministre d’État a salué les réformes récentes engagées par le gouvernement, axées sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement général afin de former une génération compétente, orientée vers la recherche et l’innovation.   Ces réformes ont déjà produit des résultats tangibles, notamment dans les domaines des sciences et des technologies.   De son côté, le président de l’Université des sciences et technologies d’Addis-Abeba, Dereje Engida, a affirmé que l’établissement joue un rôle majeur dans la réalisation des objectifs de développement de l’Éthiopie.   Il a souligné que les diplômés ont contribué à des innovations technologiques concrètes ainsi qu’à des recherches orientées vers la résolution de problèmes, renforçant ainsi la compétitivité mondiale de l’université à travers le transfert de technologies.
Les diplômés appelés à accomplir leurs devoirs civiques avec patriotisme et intégrité, selon le ministre de l’Éducation
Jun 27, 2026 669
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) : – Le ministre de l’Éducation et chancelier de l’Université d’Addis-Abeba, le professeur Berhanu Nega, a invité les nouveaux diplômés à bâtir leur avenir professionnel sur des valeurs de patriotisme et un sens élevé des responsabilités afin d’assumer pleinement leurs obligations civiques et sociales.   Le ministre a rappelé que les réformes engagées pour conférer une autonomie académique et administrative aux institutions d’enseignement supérieur entraînent des changements concrets et visibles dans l’ensemble du secteur éducatif.   L’Université d’Addis-Abeba a célébré la réussite de 6 417 étudiants lors de sa 76e cérémonie de remise des diplômes, leur délivrant des licences, des masters et des doctorats, ainsi que divers certificats académiques de haut niveau.   Dans son allocution de félicitations, Berhanu Nega a indiqué que cette cohorte est la première à être diplômée dans le cadre de la nouvelle réforme globale du système éducatif national.   Qualifiant cette journée de moment fondateur dans l’histoire de l’éducation éthiopienne, il a exprimé sa confiance dans la capacité des diplômés à contribuer efficacement au développement du pays et de leurs communautés.   Évoquant les difficultés du passé, il a rappelé que durant plusieurs décennies, les systèmes politiques ont utilisé les établissements universitaires comme outils d’influence idéologique et politique. Cette situation a limité la liberté académique, affaibli la qualité de l’enseignement et entraîné un sous-financement chronique des institutions.   Il a également souligné que les inégalités structurelles dans l’éducation préscolaire ont créé un écart important entre les écoles privées mieux équipées et les établissements publics défavorisés, renforçant ainsi les inégalités sociales sur plusieurs générations.   Le ministre a affirmé qu’un système éducatif de faible qualité contribue à une crise morale marquée par la polarisation sociale, la dégradation institutionnelle, la corruption et un individualisme croissant, ce qui fragilise la cohésion nationale et le sentiment d’identité commune.   Pour répondre à ces défis, le gouvernement a mis en place plusieurs réformes visant à former une génération compétitive au niveau mondial, fondée sur la science, la technologie ainsi que des valeurs éthiques et civiques solides.   Dans ce cadre, une nouvelle politique d’éducation et de formation a été adoptée. Elle favorise une approche basée sur les compétences, intégrant les savoirs traditionnels à un enseignement académique, professionnel et moral renforcé.   En accordant une priorité à l’éducation préscolaire, l’État a réduit les inégalités d’accès qui limitaient auparavant la maternelle aux familles urbaines aisées. Des milliers de jardins d’enfants ont été construits, permettant un accès gratuit et équitable à plus de quatre millions d’enfants. Berhanu Nega a précisé que 1 452 nouvelles écoles préscolaires sont en cours de construction afin de répondre aux besoins des zones défavorisées dépourvues d’infrastructures d’apprentissage précoce.   Concernant l’amélioration des établissements scolaires, il a indiqué qu’une étude diagnostique a révélé que 86 % des écoles primaires et 71 % des écoles secondaires manquaient initialement d’équipements pédagogiques essentiels.   Pour moderniser les infrastructures éducatives, un nouveau modèle architectural a été conçu en partenariat avec l’Association des architectes éthiopiens, prévoyant des écoles dotées d’installations sportives modernes, de laboratoires scientifiques et de zones de formation agricole.   Conscientes des limites budgétaires de l’État, les autorités ont mobilisé la population à travers la campagne nationale « L’éducation pour les générations futures », permettant de collecter plus de 145 milliards de birrs pour financer la rénovation et la modernisation des écoles.   Le ministre a également annoncé la construction d’internats fédéraux spéciaux destinés à accueillir et former des élèves particulièrement talentueux sélectionnés sur la base du mérite à travers le pays.   Pour lutter contre la fraude académique, les examens nationaux de fin de terminale ont été organisés dans les universités ces quatre dernières années. L’introduction d’un système d’évaluation mixte, combinant examens papier et numériques, a permis de renforcer l’intégrité du système éducatif.   Afin d’améliorer la qualité de l’enseignement, des programmes intensifs de formation estivale sont désormais proposés aux enseignants du secondaire et aux responsables d’établissement.   Il a réaffirmé que les universités bénéficient désormais d’une autonomie accrue leur permettant d’orienter leurs recherches vers les priorités du développement national.   Alors que l’Université d’Addis-Abeba a été la première à obtenir ce statut, neuf autres universités publiques devraient accéder à l’autonomie au cours du prochain exercice budgétaire.   En conclusion, Berhanu Nega a exhorté les diplômés à réussir leur vie personnelle tout en contribuant au progrès du pays, les invitant à accomplir leurs devoirs civiques avec intégrité, patriotisme et un sens élevé des responsabilités.
Près de 130 étudiants éthiopiens bénéficient de bourses de l’ICCR pour poursuivre leurs études supérieures en Inde
Jun 27, 2026 357
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) : - Un total de 130 étudiants éthiopiens ont obtenu des bourses du Conseil indien des relations culturelles (ICCR) afin de poursuivre des études de licence, de master et de doctorat dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur en Inde.   Les bénéficiaires de ces bourses ont participé à une séance d’orientation organisée à l’ambassade de l’Inde à Addis-Abeba avant leur départ vers l’Inde.   D’après une publication diffusée par l’ambassade de l’Inde sur les réseaux sociaux, cette nouvelle promotion constitue une avancée significative dans le renforcement de la coopération éducative entre l’Éthiopie et l’Inde.   À l’occasion de sa visite officielle en Éthiopie, le Premier ministre indien, Narendra Modi, avait annoncé le doublement du nombre de bourses de l’ICCR destinées aux étudiants éthiopiens, portant leur total de 65 à 130. Le nombre sans précédent de bénéficiaires enregistré cette année reflète la concrétisation de cet engagement.   S’adressant aux étudiants sélectionnés, l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, leur a adressé ses félicitations. Il les a invités à profiter pleinement de cette opportunité en recherchant l’excellence dans leurs études et en incarnant les ambassadeurs de la relation d’amitié forte et durable qui unit l’Éthiopie et l’Inde. Le programme de bourses de l’ICCR permet aux étudiants éthiopiens d’accéder à des études supérieures dans un vaste choix de disciplines au sein d’universités indiennes réputées, contribuant ainsi au renforcement de la coopération académique ainsi qu’au rapprochement entre les peuples des deux nations.
L’autonomie stimule l’excellence académique et la recherche de haut niveau à l’Université d’Addis-Abeba, affirme le président par intérim
Jun 27, 2026 493
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) : - Le passage de l’Université d’Addis-Abeba au statut d’établissement autonome a ouvert de nouvelles perspectives en lui accordant l’indépendance institutionnelle indispensable pour renforcer la recherche au service du développement national et former des diplômés hautement qualifiés, a déclaré le président par intérim, Samuel Kifle.   Cette prestigieuse université célèbre sa 76e cérémonie de remise des diplômes, au cours de laquelle 6 417 étudiants issus de différentes filières reçoivent leurs diplômes de licence, de master et de doctorat.   La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de l’Éducation et chancelier de l’université, le professeur Berhanu Nega, de la directrice générale d’Ethio Telecom et présidente du conseil d’administration de l’université, Frehiwot Tamru, ainsi que de hauts responsables gouvernementaux, des proches des diplômés et de nombreux invités.   Dans son allocution, Samuel Kifle a souligné le caractère historique de cette promotion, organisée peu après le 75e anniversaire de l’université, mettant en valeur une longue tradition d’excellence dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.   Selon lui, cette cérémonie représente également une étape décisive dans l’histoire de l’institution, traduisant l’aboutissement d’un processus d’autonomie administrative poursuivi depuis de nombreuses années.   Il a expliqué que cette évolution permet désormais à l’université de sélectionner ses étudiants selon ses propres exigences académiques, d’élaborer des programmes spécialisés et d’exercer pleinement son autonomie institutionnelle.   Évoquant le rayonnement international de l’établissement, le président par intérim a rappelé que l’Université d’Addis-Abeba demeure une référence en Afrique de l’Est et figure parmi les cinq meilleures universités africaines, grâce à la qualité de ses recherches scientifiques et à l’importance de ses publications académiques. Il a également annoncé que l’université a enregistré un excellent taux de réussite de 91 % lors du récent examen national de fin d’études, les 3 602 candidats présentés ayant tous été admis.   Il a précisé qu’un total de 18 programmes universitaires ont obtenu un taux de réussite de 100 %, témoignant de la qualité des formations dispensées par l’établissement.   « Vous êtes diplômés à une période où notre pays offre de nombreuses opportunités et où le monde connaît une profonde transformation industrielle ; les perspectives qui s’ouvrent devant vous sont particulièrement prometteuses », a-t-il déclaré à l’intention des nouveaux diplômés.   Il leur a rappelé que leur formation universitaire leur avait permis d’acquérir la résilience nécessaire pour évoluer dans un environnement mondial en constante mutation, tout en développant une véritable culture de l’apprentissage tout au long de la vie.   Samuel Kifle a affirmé que l’autonomie offre à l’université davantage de liberté et de responsabilité dans sa gouvernance. Elle favorisera la mise en œuvre de programmes destinés à soutenir la prospérité globale de l’Éthiopie, tout en consolidant les mécanismes institutionnels et administratifs.   Elle permettra également à l’établissement d’identifier, de recruter et de former, en toute indépendance, les étudiants les plus brillants et les plus talentueux provenant de l’ensemble des régions du pays.   En conclusion, le président par intérim a invité les diplômés à transformer les connaissances acquises en une véritable sagesse, les exhortant à devenir des acteurs visionnaires capables d’apporter des solutions aux défis de leur pays ainsi qu’à ceux de la communauté internationale.
Économie
L’Éthiopie plaide pour une coopération spatiale accrue des BRICS afin de soutenir le développement durable
Jun 27, 2026 773
Addis-Abeba, le 27 juin 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a plaidé pour un renforcement de la coopération entre les États membres des BRICS dans le secteur des sciences et des technologies spatiales à l’occasion des réunions consacrées à la coopération spatiale des BRICS organisées à Bengaluru, en Inde.   La délégation éthiopienne a indiqué que des partenariats renforcés pourraient contribuer de manière significative au développement durable, améliorer la gestion des risques liés aux catastrophes et favoriser le progrès socio-économique des pays membres.   Au cours des réunions, la délégation a présenté les avancées du secteur spatial national, rappelant que l’Éthiopie accueille l’Observatoire et Centre de recherche d’Entoto, unique observatoire astronomique d’Afrique de l’Est.   La délégation a réaffirmé son soutien résolu à la mise en place d’un Conseil spatial des BRICS et a défendu l’intégration de nouveaux membres au sein de la Constellation de satellites de télédétection des BRICS (RSSC), tout en soulignant l’importance d’élargir la coopération entre les membres.   L’Éthiopie a aussi appelé à renforcer la coopération dans le partage des données spatiales, le développement des capacités, les missions spatiales communes ainsi que la réduction des débris spatiaux, selon l’ambassade d’Éthiopie en Inde. Enfin, la délégation a estimé qu’un renforcement de la coopération dans ces domaines permettrait aux pays des BRICS d’exploiter plus efficacement les technologies spatiales au service du développement durable, d’une meilleure résilience face aux catastrophes et d’une croissance économique commune.
L'Éthiopie présente ses avancées en matière d'énergies renouvelables lors du sommet des BRICS sur l'énergie
Jun 26, 2026 1224
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) L'Éthiopie a mis en avant ses réalisations en matière d'énergies renouvelables et ses ambitions énergétiques pour l'avenir lors de la 11e réunion des ministres de l'Énergie des pays du BRICS, qui s'est tenue en Inde.   À cette occasion, le pays a réaffirmé son engagement à garantir l'accès universel à l'électricité d'ici 2030, selon le ministère des Affaires étrangères.   L'Éthiopie a également mis l'accent sur les investissements en cours dans la modernisation du réseau électrique, le stockage d'énergie, les infrastructures de transport d'électricité et l'électrification hors réseau.   Dans cette optique, le pays a également annoncé des initiatives visant à développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques et à exploiter l’hydrogène vert pour la production d’engrais, la mobilité électrique et les exportations.   L’Éthiopie a en outre salué la proposition de l’Inde de créer un centre d’excellence numérique des BRICS dédié aux réseaux intelligents et au stockage d’énergie, le qualifiant de plateforme importante pour la coopération technologique et le partage des connaissances.   Au cours de ce sommet, ce pays d’Afrique de l’Est a réaffirmé son engagement à attirer les investissements privés, à renforcer la connectivité énergétique régionale et à promouvoir la vision des BRICS intitulée « De l’énergie pour tous ».   L’Éthiopie est en train de devenir, avec succès, une puissance en matière d’énergies renouvelables : elle produit plus de 96 % de sa consommation énergétique actuelle à partir de sources renouvelables, ce qui la place parmi les leaders mondiaux du développement des énergies vertes.   L’Inde accueillera la 11e réunion des ministres de l’Énergie des pays du BRICS les 25 et 26 juin 2026, dans le but de débattre des principaux défis et opportunités mondiaux en matière d’énergie et de faire progresser la coopération concrète dans l’ensemble du secteur énergétique.   Cette réunion a rassemblé les ministres de l’Énergie, les vice-ministres et les hauts fonctionnaires des pays membres du BRICS, a-t-on appris.
La transformation de l'Éthiopie est portée par une vision claire et des réformes menées par le pays lui-même, déclare le porte-parole du cabinet du Premier ministre
Jun 26, 2026 1060
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) La transformation remarquable qu’a connue l’Éthiopie au cours des sept à huit dernières années est le fruit d’une planification mûrement réfléchie, d’une vision stratégique et d’un engagement à exploiter le vaste potentiel inexploité du pays, a déclaré Billene Seyoum, attachée de presse du cabinet du Premier ministre.   Mme Seyoum a fait ces remarques lors du Forum sur le commerce et l’investissement Éthiopie-Royaume-Uni 2026 qui s’est tenu à Londres, un événement visant à renforcer le commerce, l’investissement et la coopération économique au sens large entre l’Éthiopie et le Royaume-Uni.   Évoquant les priorités de développement de l’Éthiopie, elle a souligné que les progrès du pays s’inscrivent résolument dans le cadre du programme de réforme économique « Homegrown », un cadre global conçu pour accélérer la croissance durable, renforcer la compétitivité et jeter les bases d’une prospérité à long terme.   Mme Billene a révélé que l’agriculture reste l’épine dorsale de l’économie éthiopienne et un pilier central du programme de réforme.     L'exploitation minière s'est également imposée comme un secteur stratégique de croissance, tandis que l'industrie manufacturière et l'industrialisation représentent d'importantes opportunités inexploitées, susceptibles d'attirer davantage d'investissements nationaux et étrangers.   « La transformation à laquelle nous assistons aujourd'hui trouve ses racines dans une réflexion et une stratégie mûrement réfléchies, visant à permettre à l'Éthiopie de concrétiser son immense potentiel », a-t-elle déclaré.   Mme Billene a par ailleurs identifié les technologies de l’information et de la communication (TIC) et la numérisation comme des piliers essentiels de la transformation économique de l’Éthiopie, les décrivant à la fois comme des secteurs stratégiques et des catalyseurs transversaux qui soutiennent la croissance dans l’ensemble de l’économie.   Bien que l’énergie ne soit pas classée comme un pilier à part entière dans le programme de réforme, elle a souligné qu’elle restait un catalyseur essentiel sous-tendant les progrès dans les domaines de l’agriculture, de l’exploitation minière, de l’industrie manufacturière et de la transformation numérique.   Évoquant le parcours numérique de l’Éthiopie, Billene a mis en avant les progrès technologiques rapides réalisés par le pays au cours de la dernière décennie.   Il y a moins de huit ans, a-t-elle rappelé, l’accès à des services de distributeurs automatiques de billets de base était considéré comme une avancée remarquable. Aujourd’hui, l’Éthiopie adopte des solutions numériques de pointe et des technologies émergentes à un rythme sans précédent.   Elle a souligné l'engagement du Premier ministre Abiy Ahmed en faveur de la transformation numérique, précisant que l'Éthiopie ne cherche pas simplement à suivre les voies traditionnelles du développement, mais à franchir d'un bond les différentes étapes du progrès technologique en s'inspirant des expériences et des innovations mondiales.   « L’atout de l’Éthiopie, en tant que pays doté d’un immense potentiel inexploité, réside dans sa capacité à tirer les leçons des réussites et des défis rencontrés par d’autres, à adopter les technologies émergentes et à les adapter à ses propres réalités nationales et à ses aspirations en matière de développement », a-t-elle déclaré.   Mme Billene a ajouté que cette stratégie tournée vers l’avenir permettait à l’Éthiopie d’accélérer sa modernisation, d’élargir ses perspectives économiques, de renforcer sa compétitivité et de bâtir un avenir plus résilient et davantage ancré dans le numérique.
L’Éthiopie atteint une nouvelle avancée déterminante dans son parcours d’adhésion à l’OMC
Jun 25, 2026 1451
Addis-Abeba, le 25 juin 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a accompli une nouvelle avancée significative dans sa démarche d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en concluant un Protocole bilatéral d’accès au marché avec la Nouvelle-Zélande au siège de l’OMC à Genève.   Cet accord représente un progrès essentiel dans le vaste processus d’adhésion de l’Éthiopie et illustre les avancées régulières accomplies par le pays vers une intégration accrue au système commercial international.   Le Protocole a été paraphé par Tsegab Kebebew, Représentant permanent de l’Éthiopie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève ainsi que des autres organisations internationales en Suisse, et Clare Kelly, Représentante permanente de la Nouvelle-Zélande auprès de l’OMC et Présidente actuelle du Conseil général de l’OMC.   Au cours de la cérémonie de signature, l’Ambassadeur Tsegab a présenté l’accord comme l’expression du partenariat économique grandissant entre l’Éthiopie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que de leur volonté commune de promouvoir un système commercial multilatéral ouvert, transparent et basé sur des règles.   Il a rappelé que l’adhésion à l’OMC reste une priorité nationale stratégique et un élément fondamental du programme de réformes économiques actuellement mené en Éthiopie.   L’ambassadeur a également précisé que les démarches d’adhésion de l’Éthiopie ont pour objectif de renforcer sa compétitivité commerciale, d’attirer davantage d’investissements, d’élargir ses opportunités commerciales et de favoriser une croissance économique durable.   L’ambassadrice Clare Kelly a salué l’Éthiopie pour cette avancée importante et a renouvelé le soutien constant de la Nouvelle-Zélande au processus d’adhésion du pays à l’OMC.   Elle a exprimé sa confiance dans la poursuite des avancées de l’Éthiopie et a renouvelé l’engagement de la Nouvelle-Zélande à accompagner son intégration réussie au sein du commerce mondial.   La signature du Protocole bilatéral d’accès aux marchés représente une nouvelle avancée déterminante dans les négociations de l’Éthiopie avec l’OMC, rapprochant le pays d’une adhésion complète à l’organisation et consolidant son engagement en faveur de la modernisation économique, du commerce international et d’une participation renforcée à l’économie mondiale.
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Un exercice régional de cybersécurité de l'IGAD est en cours à Addis-Abeba
Jun 26, 2026 1546
Addis Ababa le 26 juin, 2026 (ENA) Un exercice de cybersécurité, qui rassemble des représentants d’institutions chargées de la cybersécurité, des forces de l’ordre et des opérateurs d’infrastructures critiques des pays d’Afrique de l’Est, se déroule actuellement au siège de l’Administration de la sécurité des réseaux d’information (INSA) à Addis-Abeba.   L’exercice régional de cybersécurité 2026 de l’IGAD vise à renforcer les capacités en matière de cybersécurité dans toute l’Afrique de l’Est et à consolider les défenses collectives contre les cybermenaces transfrontalières.   Lors de l'ouverture de cet exercice, qui a débuté aujourd’hui, la chef de la mission de l’IGAD en Éthiopie, Abebaw Belachew, a déclaré que les cybermenaces transcendaient les frontières nationales et constituaient un défi commun à tous les pays, quel que soit leur niveau de développement.   « Les cybermenaces ne connaissent pas de frontières internationales et ne font pas de distinction entre les pays développés et ceux en développement. Il s’agit donc d’une menace mondiale commune », a-t-il déclaré. Le responsable a souligné que les incidents cybernétiques survenant dans un pays peuvent avoir des répercussions immédiates dans toute la région, ce qui rend indispensable une préparation collective.   « Notre sécurité numérique n’est aussi solide et sûre que notre détermination collective », a déclaré M. Abebaw, ajoutant que l’exercice régional de cybersécurité est conçu non seulement pour tester les capacités techniques des participants, mais aussi pour renforcer la coordination, la prise de décision rapide et la capacité de réaction grâce à des exercices de simulation d’attaques informatiques en temps réel.   Il a souligné que l’instauration d’un climat de confiance et la création de réseaux professionnels entre les États membres sont tout aussi importantes que le renforcement de l’expertise technique.   « Les réseaux et les relations professionnelles que vous tisserez au cours des prochains jours seront tout aussi essentiels à notre défense collective régionale que les capacités techniques que vous développez », a déclaré le responsable.   La directrice générale de l'Administration de la sécurité des réseaux d'information, Tigist Hamid, a déclaré que la cybersécurité était devenue un impératif stratégique pour la sécurité nationale, le développement économique et la stabilité régionale, alors que les pays accélèrent leur transformation numérique.   Elle a souligné que la coopération régionale restait un principe central de la politique étrangère de l'Éthiopie et de son approche en matière de cybersécurité.   La directrice générale a averti que les cyberattaques de plus en plus sophistiquées visant les gouvernements, les entreprises, les institutions financières et les infrastructures critiques exigent une vigilance constante, un partage d’informations et une action régionale coordonnée.   « Nous sommes fermement convaincus qu’aucun pays ne peut lutter efficacement contre les cybermenaces à lui seul », a-t-elle déclaré, réaffirmant l’engagement de l’Administration de la sécurité des réseaux d’information à travailler en étroite collaboration avec les gouvernements, les organisations régionales, le monde universitaire, le secteur privé et les partenaires de développement dans des domaines tels que la gouvernance de la cybersécurité, l’innovation, le renforcement des capacités, le partage d’informations et les exercices conjoints de cybersécurité.   Elle s’est dite convaincue que cet exercice régional de cybersécurité constituerait une plateforme importante pour renforcer la coopération et améliorer la capacité de la région à faire face aux cybermenaces existantes et émergentes.   Cet exercice de cinq jours devrait permettre d’améliorer la coordination régionale, de renforcer les capacités institutionnelles et de consolider la coopération entre les États membres de l’IGAD face à l’évolution des défis en matière de cybersécurité.   L’exercice vise principalement à établir une vision commune des politiques et des enjeux stratégiques liés à la cybersécurité, à renforcer les capacités techniques d’identification des menaces et à améliorer les capacités de réaction rapide en cas d’incident.   Des représentants de l’Éthiopie, de l’Ouganda, du Kenya, du Soudan, du Soudan du Sud, de la Somalie et de Djibouti participent à cet exercice.   L'exercice comprend également des simulations régionales visant à améliorer la préparation face aux cyberattaques ciblant les télécommunications, les institutions financières et d'autres infrastructures critiques, ainsi que des réponses conjointes aux attaques par ransomware et aux campagnes de désinformation.
L’Éthiopie avance dans l’édification d’un écosystème numérique fiable et robuste : INSA
Jun 25, 2026 1897
Addis-Abeba, le 25 juin 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a accompli des avancées importantes dans la mise en place d’un écosystème numérique fiable et robuste, a indiqué Tigist Hamid, directrice générale de l’Administration de la sécurité des réseaux d’information (INSA).   Intervenant jeudi à Addis-Abeba lors d’une conférence internationale consacrée à la cybersécurité et à l’intelligence artificielle, la directrice générale a souligné que la politique nationale éthiopienne de cybersécurité avait été intégralement révisée en 2024 afin de prendre en compte les nouvelles réalités technologiques, l’évolution des cybermenaces ainsi que les meilleures pratiques mondiales.   Dans ce contexte, le pays a instauré un cadre juridique et institutionnel destiné à renforcer la confiance dans l’espace numérique.   Mme Hamid a évoqué plusieurs lois et proclamations visant à protéger les citoyens et les intérêts nationaux, notamment des dispositions relatives aux infrastructures d’information critiques, à leur protection, à la protection des données personnelles, aux transactions électroniques, aux signatures électroniques, à la fraude dans les télécommunications et à la cybercriminalité.   Selon la directrice générale, l’Éthiopie a poursuivi le renforcement de ses capacités en cybersécurité grâce à des mécanismes de défense structurés, notamment des centres d’opérations de sécurité, des capacités avancées de renseignement sur les menaces, des systèmes de réponse aux incidents cybernétiques ainsi que des cadres permanents de surveillance.   Elle a associé cette démarche en faveur de la sécurité numérique au programme global de développement du pays, affirmant qu’un écosystème numérique sécurisé demeure indispensable à la souveraineté nationale, à la résilience économique et au développement durable.   Par ailleurs, Tigist a souligné l’importance d’investir dans l’enseignement de la cybersécurité, la formation technique de haut niveau, la recherche et l’innovation, ainsi que dans la valorisation des jeunes talents, appelant à une coopération accrue avec les gouvernements, les organisations internationales, le monde académique, les dirigeants d’entreprise et les partenaires du développement.   Pour sa part, la secrétaire exécutive adjointe de la CEA, Mme Mama Keita, a affirmé que la cybersécurité ne devait pas être perçue uniquement comme une fonction technique relevant des départements TIC, mais comme un pilier essentiel de la résilience socio-économique, étant donné que les paiements numériques, les services en ligne et les plateformes reposent sur la confiance, notamment la fiabilité des systèmes et la protection des données.   Elle a relevé que l’intelligence artificielle transforme actuellement les institutions en produisant des connaissances, en générant du contenu, en appuyant la prise de décision et en modifiant le fonctionnement des différents secteurs.   La secrétaire exécutive adjointe a averti que, si l’IA peut renforcer la cybersécurité grâce à une détection plus rapide des menaces et à une meilleure prévention de la fraude, les cybercriminels peuvent aussi s’en servir pour automatiser leurs attaques, exploiter les vulnérabilités à grande échelle et affaiblir la confiance.   Keita a insisté sur le fait que les réponses à cette problématique doivent être collectives et associer les gouvernements, le secteur privé, le monde académique ainsi que les organisations internationales.   Elle a enfin souligné que l’Afrique doit jouer un rôle déterminant dans la construction de son avenir numérique plutôt que de se limiter à adopter les avancées développées dans d’autres régions.
L’objectif de faire de l’Éthiopie une référence africaine de prospérité devient une réalité : PM Abiy
Jun 20, 2026 3138
Addis-Abeba, le 20 juin 2026 (ENA) : - La vision visant à faire de l’Éthiopie un modèle africain de prospérité prend forme dans l’ensemble des secteurs, a déclaré le Premier ministre Abiy Ahmed.   Le Premier ministre a inauguré aujourd’hui au Musée des sciences l’exposition de quatre jours intitulée « Le numérique au service de l’excellence » et a lancé l’application MESOB (Guichet unique des services publics), première plateforme africaine unifiée de services numériques regroupant 27 prestations issues de différentes institutions au sein d’un même système.   À cette occasion, le Premier ministre Abiy a indiqué que le gouvernement poursuivait ses efforts pour moderniser les services des institutions publiques.   Les réformes entreprises dans ce domaine, notamment les initiatives couronnées de succès visant à améliorer les prestations publiques, illustrent l’approche ciblée du pays en matière d’investissement technologique.   Saluant les avancées remarquables réalisées dans la modernisation des principales institutions publiques, le Premier ministre a souligné que le guichet unique MESOB représente une infrastructure économique stratégique.   Cette réussite démontre que les aspirations de l’Éthiopie ne relèvent pas du simple espoir, mais constituent des objectifs réalisables que « nous pouvons construire grâce à nos propres compétences et à notre propre travail », a-t-il ajouté.   Mettant en avant le rôle déterminant de la technologie dans la modernisation des services et l’amélioration de la productivité des secteurs agricole, industriel, minier, touristique et bancaire, le Premier ministre Abiy a insisté sur l’importance de consolider les acquis du pays en partageant son expérience avec les autres nations africaines et en poursuivant ses efforts vers des résultats encore plus ambitieux.   Il a également salué l’évolution rapide des services publics, passés du guichet unique MESOB à une application mobile accessible.   Selon lui, aucun autre pays africain ne dispose actuellement d’un système aussi intégré que MESOB, précisant que le réseau compte désormais 70 centres en seulement une année.   Il a révélé que certains pays ayant bénéficié de l’expérience éthiopienne n’ont pas atteint un tel nombre de centres même après dix années d’efforts.   L’expansion du guichet unique MESOB progresse à un rythme impressionnant, a affirmé le Premier ministre, soulignant qu’il s’agit de la première application africaine de services numériques intégrés.   Le Premier ministre Abiy a indiqué que cette transformation permet désormais aux citoyens d’accéder aux services où qu’ils se trouvent et à tout moment à travers leur téléphone portable, ajoutant que MESOB a transféré les services gouvernementaux directement vers les appareils mobiles.   Il s’agit d’une réalisation que peu de pays dans le monde ont réussie à concrétiser, a-t-il souligné.   Le Premier ministre a également affirmé que l’Université d’intelligence artificielle contribuera à faire de l’Éthiopie une référence africaine dans plusieurs domaines.   Construire un pays qui ne transmettra pas la pauvreté aux générations futures et faire de l’Éthiopie un symbole africain de prospérité devient progressivement une réalité dans tous les secteurs, a-t-il conclu.
Le vice-Premier ministre souligne que la jeunesse et la recherche constituent des piliers de l’ambition technologique de l’Éthiopie.
Jun 20, 2026 1891
Addis-Abeba, le 20 juin 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a affirmé aujourd’hui que l’ambition technologique de l’Éthiopie pourra se réaliser grâce à l’engagement, à la détermination et à l’esprit d’innovation de la jeunesse ainsi qu’à la recherche scientifique et technologique.   S’exprimant lors de la cérémonie de remise des diplômes de 1 387 étudiants de master et de doctorat de l’Université des sciences et technologies d’Adama, le vice-Premier ministre a indiqué que les diplômés doivent devenir les moteurs de la transformation numérique et du progrès national.   Revenant sur l’évolution de l’enseignement, du modèle classique vers l’apprentissage numérique et l’intelligence artificielle, il a déclaré que la génération actuelle est issue de cette période de mutations accélérées.   Le vice-Premier ministre Temesgen a mis l’accent sur l’importance de former de jeunes professionnels patriotes capables de générer des connaissances, de concevoir des technologies et de développer l’industrie afin d’atteindre les Objectifs de développement durable et les priorités nationales de l’Éthiopie.   Le gouvernement œuvre activement à la création d’une main-d’œuvre qualifiée et performante en mettant en place une politique éducative favorable, a-t-il précisé.   Des établissements comme l’Université des sciences et technologies d’Adama jouent un rôle déterminant dans la formation d’une génération dotée de savoirs, de compétences et d’une éthique exemplaires, a déclaré le vice-Premier ministre.   La génération qui vous a précédés a accompli sa part ; l’avenir de l’Éthiopie est désormais entre vos mains, a souligné le vice-Premier ministre Temesgen.   Selon lui, les nouveaux diplômés peuvent apporter une contribution majeure à la grandeur et à la prospérité de l’Éthiopie grâce à une recherche constante et à l’innovation.   L’Éthiopie a besoin d’innovateurs, de chercheurs visionnaires et d’entrepreneurs capables d’apporter des solutions aux défis nationaux et mondiaux, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie « Éthiopie numérique 2030 », a-t-il insisté.   Le vice-Premier ministre Temesgen a indiqué que le gouvernement soutient les professionnels et diplômés des sciences et technologies en créant des opportunités d’emploi et en accompagnant les entrepreneurs et chercheurs à travers des politiques et un cadre juridique appropriés.   Le développement de l’identité numérique, de la plateforme de services intégrés MESOB, des systèmes financiers numériques et de l’intelligence artificielle démontre les capacités du gouvernement ainsi que l’importance accordée à ce secteur, a-t-il conclu.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 5539
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie.   Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale.   La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays.   Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie.   Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré.   Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. »   Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines.   Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays.   « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. »   Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba.   « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. »   Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ».   Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités.   « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 10632
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 8015
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Comment l’Éthiopie prépare-t-elle un avenir plus résilient face aux défis du changement climatique ?
Jun 28, 2026 262
Par Yordanos D. 28 juin 2026 (ENA) Alors que les effets du changement climatique s’intensifient et que la dégradation de l’environnement s’accélère partout dans le monde, il devient indispensable d’adopter des solutions concrètes, durables et applicables à grande échelle.   Les forêts disparaissent à un rythme préoccupant, les terres agricoles perdent progressivement leur fertilité, la biodiversité est soumise à une pression croissante et les épisodes de sécheresse, les inondations ainsi que les phénomènes météorologiques extrêmes compromettent de plus en plus les systèmes alimentaires et les moyens de subsistance sur tous les continents.   Pour de nombreux pays en développement, parvenir à concilier expansion économique et préservation de l’environnement constitue l’un des principaux défis politiques de notre époque. L’Éthiopie, pour sa part, démontre qu’il est possible de suivre une autre trajectoire, où la restauration des écosystèmes accompagne le développement durable au lieu de s’y opposer.   Depuis le lancement de l’Initiative Héritage Vert (Green Legacy Initiative) en 2019, le gouvernement éthiopien a placé la restauration écologique au cœur de sa stratégie nationale de développement. Ce qui n’était au départ qu’une vaste campagne de plantation d’arbres s’est progressivement transformé en l’un des plus importants programmes de restauration environnementale au monde.   Aujourd’hui, cette initiative favorise une approche globale intégrant le reboisement, la réhabilitation des bassins versants, la protection de la biodiversité, l’agriculture durable et le renforcement de la résilience climatique dans une vision commune de développement à long terme.   En faisant de la gestion durable des ressources naturelles une priorité nationale, l’Éthiopie montre que la restauration des terres dégradées peut simultanément améliorer la sécurité alimentaire, stimuler les activités économiques, renforcer la résistance aux changements climatiques et préserver le patrimoine naturel pour les générations futures.   L’initiative attire désormais une attention croissante sur la scène internationale.   Cette reconnaissance ne s’explique pas uniquement par le nombre exceptionnel d’arbres plantés, mais également par son approche intégrée, qui associe connaissances scientifiques, politiques publiques cohérentes et mobilisation citoyenne à une échelle rarement observée.   D’après les données officielles, près de 50 milliards de jeunes arbres ont été plantés entre 2019 et 2025. La campagne « Héritage Vert 2026 » prévoit d’ajouter environ 8 milliards de plants supplémentaires, ce qui porterait le total cumulé à plus de 58 milliards.   Au-delà de ces chiffres impressionnants, les autorités soulignent que le taux de survie des plantations progresse régulièrement grâce à une meilleure sélection des espèces, à l’extension des travaux de restauration des bassins versants, à une implication accrue des communautés locales ainsi qu’à un meilleur suivi des plantations. L’accent est désormais mis autant sur la qualité des résultats que sur le nombre d’arbres mis en terre.   Cette politique s’inscrit dans la Stratégie éthiopienne pour une économie verte résiliente au climat, tout en soutenant les objectifs de l’Initiative africaine de restauration des paysages forestiers (AFR100), de l’Accord de Paris et du Défi de Bonn, consolidant ainsi la place de l’Éthiopie parmi les acteurs engagés dans la lutte mondiale contre le changement climatique.   Préserver une biodiversité d’une richesse exceptionnelle   L’Éthiopie compte parmi les pays africains possédant la plus grande diversité biologique.   Le territoire abrite plus de 6 500 espèces de plantes à fleurs, dont environ 12 % sont endémiques. Il constitue également un habitat essentiel pour de nombreuses espèces emblématiques telles que le loup d’Éthiopie, le bouquetin de Walia, le babouin gélada, le nyala des montagnes, le bubale de Swayne ainsi que plusieurs centaines d’espèces d’oiseaux endémiques.   Les douze grands bassins hydrographiques du pays — notamment le Nil Bleu, l’Awash, l’Omo, le Baro-Akobo, le Genale-Dawa, le Wabi Shebelle, les lacs de la vallée du Rift, le Mereb et le Tekeze — alimentent l’agriculture, la production d’électricité, les activités industrielles et les moyens d’existence de plus de 130 millions de personnes.   Les hauts plateaux éthiopiens jouent également un rôle essentiel dans l’approvisionnement en eau de millions d’habitants vivant au-delà des frontières nationales, faisant de la protection de ces ressources un enjeu régional majeur.   Cependant, ce patrimoine naturel est soumis depuis plusieurs décennies à une pression grandissante.   L’augmentation rapide de la population, l’extension des terres agricoles, la déforestation, le surpâturage, l’exploitation forestière illégale, la collecte excessive de bois de chauffage et les conséquences du changement climatique ont fortement dégradé les forêts, les bassins versants et les terres productives.   Le couvert forestier, qui représentait près de 40 % du territoire au début du XXe siècle, est tombé sous la barre des 15 % au début des années 2000.   Chaque année, près de 1,5 milliard de tonnes de sols fertiles seraient perdues sous l’effet de l’érosion, réduisant les rendements agricoles, augmentant les risques d’inondation, détériorant les ressources en eau et générant d’importantes pertes économiques.   Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la dégradation des terres demeure l’un des principaux défis environnementaux du pays, affectant des millions d’hectares de terres cultivables et menaçant durablement la sécurité alimentaire ainsi que les moyens de subsistance des populations rurales.   Une vision qui dépasse largement la plantation d’arbres   Face à ces défis, le Premier ministre Abiy Ahmed a lancé l’Initiative Héritage Vert avec une ambition qui dépasse largement le simple reboisement. Plutôt que de limiter ses efforts à la plantation d’arbres, l’Éthiopie a adopté une stratégie intégrée de restauration des paysages associant reboisement, réhabilitation des bassins versants, conservation de la biodiversité, adaptation climatique, agriculture durable, développement des espaces verts urbains et restauration des écosystèmes.   Des milliers de pépinières produisent aujourd’hui des espèces forestières locales, mais également des plants de caféiers, de bambous, d’arbres fruitiers, d’avocatiers, de plantes médicinales, de cultures fourragères ainsi que d’autres espèces présentant un intérêt économique, adaptées aux différents écosystèmes du pays.   La généralisation des programmes de conservation des sols et de l’eau constitue également un pilier essentiel de cette stratégie.   La construction de terrasses, de digues en pierre, de barrages de retenue, la fermeture temporaire de certains versants ainsi que les travaux de restauration des bassins versants ont permis de réduire l’érosion, de restaurer des sources d’eau, d’améliorer la recharge des nappes phréatiques et d’augmenter sensiblement le taux de survie des jeunes arbres.   Dans de nombreuses régions autrefois fortement dégradées, ces interventions favorisent progressivement la régénération des écosystèmes tout en améliorant la productivité agricole.   L’initiative encourage également le développement de l’agroforesterie en intégrant les arbres aux systèmes agricoles et d’élevage.   Cette approche contribue à améliorer la fertilité des sols, à préserver l’humidité, à accroître les rendements agricoles, à diversifier les revenus des ménages ruraux et à renforcer leur capacité d’adaptation face aux sécheresses de plus en plus fréquentes.   Un élan environnemental porté par toute une nation L'une des plus grandes réussites de l'Initiative Héritage Vert ne réside pas uniquement dans les progrès enregistrés sur le plan environnemental, mais également dans sa remarquable capacité à fédérer l'ensemble de la population autour d'un objectif commun.   À chaque saison des pluies, des millions d'Éthiopiens – agriculteurs, étudiants, agents de l'État, organisations de jeunesse, institutions religieuses, entreprises privées, forces de sécurité, partenaires du développement et communautés locales – prennent part à des campagnes coordonnées de plantation d'arbres organisées à travers le pays.   Peu de programmes environnementaux dans le monde ont réussi à mobiliser une participation citoyenne aussi large, régulière et durable.   La restauration des écosystèmes est désormais perçue comme une responsabilité collective qui dépasse largement le cadre d'une simple politique gouvernementale.   Les écoles, les universités, les administrations publiques et le secteur privé ont progressivement intégré la protection de l'environnement dans leurs programmes annuels, contribuant ainsi à sensibiliser et à former une nouvelle génération d'acteurs engagés en faveur du développement durable.   Parallèlement, l'initiative a favorisé la création de nombreux emplois grâce au développement des pépinières, aux activités de gestion forestière, aux travaux de restauration des bassins versants et aux programmes de conservation communautaire, tout en renforçant les moyens de subsistance des populations rurales.   Consolider la résilience face au changement climatique Les retombées positives de l'Initiative Héritage Vert dépassent largement la seule augmentation de la superficie forestière.   Des forêts en bonne santé captent d'importantes quantités de dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère, contribuant ainsi à limiter les effets du changement climatique.   Elles participent également à la régulation des précipitations locales, à la stabilisation des sols, à la protection des bassins hydrographiques, à la préservation de la biodiversité, à la réduction des risques d'inondation ainsi qu'à l'amélioration de la qualité des ressources en eau.   L'ensemble de ces services écosystémiques renforce simultanément la durabilité environnementale et la résilience économique du pays.   Cette initiative contribue également à l'atteinte de plusieurs Objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les domaines de la lutte contre les changements climatiques, de la préservation de la biodiversité terrestre, de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté ainsi que de la promotion de villes plus durables.   En protégeant les forêts et les habitats naturels, Green Legacy soutient également le développement de l'écotourisme en Éthiopie tout en préservant des paysages présentant une valeur écologique, culturelle et patrimoniale exceptionnelle.   D'une initiative nationale à une référence internationale L'Initiative Héritage Vert bénéficie aujourd'hui d'une reconnaissance grandissante sur la scène internationale, non seulement en raison de son ampleur remarquable, mais aussi grâce à son approche intégrée de la restauration des paysages.   De nombreux spécialistes de l'environnement, organisations internationales et partenaires du développement présentent désormais l'expérience éthiopienne comme un exemple démontrant qu'un engagement politique fort, associé à une planification scientifique rigoureuse et à une vaste mobilisation citoyenne, peut accélérer efficacement la restauration des écosystèmes.   Au-delà de la plantation de plusieurs dizaines de milliards de jeunes arbres, l'Éthiopie est parvenue à restaurer des millions d'hectares de terres dégradées, à réhabiliter des bassins versants stratégiques, à développer les espaces verts urbains et à renforcer les services écosystémiques essentiels à l'agriculture, à la sécurité hydrique et à l'adaptation climatique.   Malgré ces avancées importantes, plusieurs défis restent à relever. La préservation des forêts restaurées, la lutte contre l'exploitation forestière illégale, le renforcement de la participation des communautés locales, le maintien de taux élevés de survie des jeunes plants ainsi que l'adaptation à des conditions climatiques toujours plus incertaines nécessiteront des investissements durables et un engagement de longue durée.   Toutefois, cette expérience confirme que la restauration écologique à grande échelle est non seulement réalisable sur le plan technique, mais qu'elle constitue également un investissement rentable sur le plan économique.   À l'heure où les effets du changement climatique fragilisent les moyens de subsistance partout dans le monde, l'exemple éthiopien montre que la restauration de l'environnement peut devenir un véritable moteur de croissance durable plutôt qu'une contrainte au développement économique. Investir aujourd'hui pour préparer demain   L'Initiative Héritage Vert dépasse largement le cadre d'une vaste campagne nationale de plantation d'arbres.   Elle traduit la volonté de l'Éthiopie de restaurer durablement ses écosystèmes dégradés tout en construisant un modèle de développement plus résilient face au changement climatique, plus respectueux de l'environnement et plus solide sur le plan économique.   Grâce à une planification stratégique, à une gestion fondée sur les connaissances scientifiques, à un engagement politique constant et à la mobilisation de millions de citoyens, cette initiative a permis de freiner la dégradation des terres, de restaurer des bassins versants, d'étendre le couvert forestier, de renforcer la protection de la biodiversité et d'améliorer les conditions de vie des communautés rurales.   Même si la poursuite des investissements et une gestion durable restent indispensables pour consolider ces acquis, les résultats obtenus au cours des dernières années démontrent qu'une restauration écologique menée à grande échelle peut produire des transformations profondes et durables.   À mesure que les pays du monde recherchent des réponses efficaces aux défis climatiques, l'expérience de l'Initiative Héritage Vert offre un enseignement majeur : restaurer la nature ne constitue pas seulement une responsabilité environnementale, mais représente également un investissement stratégique en faveur de la résilience économique, du bien-être des populations et d'un avenir plus durable pour les générations à venir.
Le Premier ministre Abiy souligne l’importance cruciale de l’initiative Héritage Vert pour la relance de la production nationale de miel.
Jun 25, 2026 2032
Addis-Abeba, le 25 juin 20226 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que l’initiative Héritage vert, principal programme environnemental de l’Éthiopie, dépasse largement le cadre de la restauration des écosystèmes en jouant un rôle déterminant dans le développement de l’apiculture nationale et dans l’accroissement de la production de miel à travers le pays.   Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a mis en avant la manière dont cette vaste campagne environnementale contribue à la création d’un écosystème prospère bénéficiant directement à la productivité agricole locale.   « L’initiative Héritage Vert, en plus de sa contribution majeure à la lutte contre les effets du changement climatique, génère aujourd’hui des retombées tangibles pour la production de miel en Éthiopie », a affirmé le Premier ministre Abiy.   « En préservant notre patrimoine naturel, les forêts gagnent du terrain, renforçant ainsi les habitats et les ressources alimentaires indispensables aux colonies d’abeilles et à l’augmentation des récoltes de miel. »   L’Éthiopie se prépare à la saison de plantation 2026 de l’initiative Héritage vert, lancée officiellement plus tôt ce mois-ci par le Premier ministre Abiy sous le slogan mobilisateur « Plantons l’espoir ».   Dans le cadre de la campagne annuelle menée durant la saison des pluies, le pays ambitionne de mettre en terre 8 milliards de jeunes plants.   Depuis son lancement en 2019, cette initiative est parvenue à mobiliser des millions de citoyens qui ont planté plus de 48 milliards de jeunes plants.   Au cours des sept dernières années, cet effort collectif d’envergure a contribué avec succès à l’expansion du couvert forestier à travers l’Éthiopie.
Addis-Abeba rejoint l'initiative mondiale « Breathe Cities »
Jun 24, 2026 1224
Addcis Ababa le 24 juin, 2026 (ENA) Addis-Abeba a officiellement rejoint le réseau « Breathe Cities », une initiative mondiale qui apporte un soutien financier aux efforts visant à améliorer la qualité de l’air et à protéger la santé publique à l’échelle mondiale. La capitale éthiopienne fait désormais partie des 16 villes participant à ce programme soutenu par Bloomberg Philanthropies, mis en œuvre en partenariat avec le Clean Air Fund et le C40 Cities afin de promouvoir des environnements urbains plus propres et plus sains et de renforcer les politiques en matière de qualité de l’air. Cette annonce a été confirmée lors de la London Climate Action Week, qui se tient actuellement, où l’adhésion d’Addis-Abeba au réseau Breathe Cities a été officiellement finalisée. Cette initiative est soutenue par Bloomberg Philanthropies, le Clean Air Fund et C40 Cities. Bloomberg Philanthropies s’est engagé à verser 45 millions de dollars américains au programme, qui collabore avec des villes sélectionnées à travers le monde pour améliorer la qualité de l’air et réduire les risques sanitaires liés à la pollution. Cet investissement vise à aider les grands centres urbains à renforcer leurs systèmes de gestion de la qualité de l’air et à mettre en œuvre des mesures favorisant des conditions de vie plus saines. À la suite de cette annonce, la maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, par l’intermédiaire de son représentant, a souligné l’importance de la participation de la ville à cette initiative. Elle a déclaré que ce programme venait compléter les efforts de transformation urbaine actuellement menés par l’Éthiopie, notamment les projets de développement des corridors destinés à créer des environnements plus propres, plus verts et plus agréables à vivre. Selon la maire, ce partenariat contribuera également à développer et à renforcer l’initiative « Green Legacy » du pays, ainsi que le réseau de pistes cyclables et les infrastructures de surveillance de la qualité de l’air. La maire Adanech a en outre souligné que le soutien apporté dans le cadre de cette initiative, menée par l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, viendra renforcer les efforts en matière d’environnement et de développement urbain déjà en cours à Addis-Abeba. Elle a également insisté sur le fait que ce programme offrira à Addis-Abeba l’occasion de partager ses expériences en matière de surveillance et d’amélioration de la qualité de l’air avec d’autres villes africaines et internationales, d’autant plus que l’Éthiopie se prépare à accueillir la 32e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Michael Bloomberg, qui occupe également les fonctions d’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’ambition et les solutions climatiques, a déclaré que les maires et les dirigeants municipaux restaient en première ligne des efforts visant à améliorer la qualité de l’air et à protéger la santé publique. Outre Addis-Abeba et Madrid, qui ont rejoint l’initiative cette semaine, les villes participantes comprennent Accra, Bangkok, Bogotá, Bruxelles, Jakarta, Johannesburg, Londres et Mexico.
Addis-Abeba devient membre de l’initiative mondiale Breathe Cities
Jun 24, 2026 1014
Addis-Abeba, le 23 juin 2026 (ENA) : - Addis-Abeba a officiellement intégré le réseau « Breathe Cities », une initiative internationale qui soutient financièrement les actions destinées à améliorer la qualité de l’air et à préserver la santé publique à travers le monde.   La capitale éthiopienne rejoint ainsi les 16 villes engagées dans ce programme appuyé par Bloomberg Philanthropies et mis en œuvre en collaboration avec le Clean Air Fund et C40 Cities, dans le but de favoriser des espaces urbains plus propres, plus sains et de renforcer les politiques liées à la qualité de l’air.   L’annonce a été faite à l’occasion de la Semaine de l’action climatique de Londres, au cours de laquelle l’adhésion d’Addis-Abeba au réseau Breathe Cities a été officiellement entérinée.   Cette initiative bénéficie du soutien de Bloomberg Philanthropies, du Clean Air Fund et de C40 Cities.   Bloomberg Philanthropies a consacré 45 millions de dollars à ce programme, qui travaille avec plusieurs villes sélectionnées dans le monde afin d’améliorer la qualité de l’air et de limiter les effets sanitaires de la pollution atmosphérique.   Cet investissement a pour objectif d’aider les grandes villes à consolider leurs dispositifs de gestion de la qualité de l’air et à mettre en œuvre des mesures favorisant un cadre de vie plus sain.   À la suite de cette annonce, la maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a souligné, par l’intermédiaire de son représentant, l’importance de l’adhésion de la capitale à cette initiative.   Elle a indiqué que ce programme vient renforcer les efforts de transformation urbaine engagés par l’Éthiopie, notamment les projets de développement des corridors visant à créer des espaces plus propres, plus verts et plus agréables pour les habitants.   Selon elle, ce partenariat contribuera également à élargir et à consolider l’initiative nationale « Héritage vert », le développement des pistes cyclables ainsi que les infrastructures de surveillance de la qualité de l’air.   La maire Adanech a également affirmé que l’appui fourni par cette initiative, dirigée par l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, viendra renforcer les efforts déjà entrepris à Addis-Abeba dans les domaines du développement urbain et de la protection de l’environnement.   Elle a en outre souligné que ce programme permettra à Addis-Abeba de partager son expertise en matière de suivi et d’amélioration de la qualité de l’air avec d’autres villes africaines et internationales, alors que l’Éthiopie se prépare à accueillir la 32e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.   Michael Bloomberg, également Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’ambition et les solutions climatiques, a déclaré que les maires et les responsables municipaux restent à l’avant-garde des efforts visant à améliorer la qualité de l’air et à protéger la santé publique.   Outre Addis-Abeba et Madrid, qui ont rejoint l’initiative cette semaine, les autres villes participantes comprennent Accra, Bangkok, Bogota, Bruxelles, Jakarta, Johannesburg, Londres et Mexico.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 25843
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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Pourquoi la pression internationale sur l'ancien TPLF doit-elle être maintenue ?
Jun 28, 2026 106
Tribune de Neway Tamiru 28 juin 2026 (ENA) ​​​​ La paix issue de l'Accord de Pretoria traverse aujourd'hui l'une des périodes les plus délicates depuis la fin des combats dans le nord de l'Éthiopie. Un nombre croissant de gouvernements, d'organisations internationales de défense des droits humains, d'anciens responsables du TPLF ainsi que d'observateurs régionaux partagent désormais une même conviction : seule une pression internationale durable sur les éléments radicaux de l'ancien Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) permettra d'éviter une reprise des hostilités.   C'est cette préoccupation qui explique l'intensification de l'attention portée par la communauté internationale.   Sans une pression diplomatique, politique et juridique constante, les risques d'une nouvelle militarisation, de recrutements forcés et d'une escalade des tensions au Tigray pourraient compromettre les acquis de l'Accord de Pretoria et replonger la région dans un conflit aux conséquences dramatiques.   Ce qui apparaissait auparavant comme une crise politique interne est progressivement devenu un sujet de préoccupation internationale majeur.   La réaction qui prend forme dépasse largement le simple cadre des échanges diplomatiques habituels. Elle traduit la prise de conscience que toute déstabilisation du nord de l'Éthiopie menace directement la paix et la sécurité de l'ensemble de la Corne de l'Afrique.   Des restrictions de visas imposées par les États-Unis aux membres radicaux du TPLF et à leurs proches jusqu'aux avertissements formulés par Human Rights Watch concernant les allégations de conscription forcée au Tigray, le message adressé par la communauté internationale devient de plus en plus cohérent.   Ceux qui compromettent le processus de paix doivent répondre de leurs actes et rester soumis à une pression soutenue.   Cette convergence revêt une importance particulière puisqu'elle marque le passage d'une posture d'observation à une logique de prévention. La communauté internationale ne se contente plus d'analyser les conséquences du conflit : elle cherche désormais à identifier les acteurs et les pratiques susceptibles de provoquer une nouvelle guerre.   Le risque d'une remobilisation militaire Parmi les avertissements les plus explicites figure celui de Human Rights Watch, qui a appelé les membres de l'ancien TPLF, aujourd'hui dissous mais toujours aux commandes du Tigray, à retirer sans délai une proclamation adoptée début juin 2026 leur attribuant d'importants pouvoirs en matière de recrutement militaire obligatoire.   L'organisation estime que cette mesure présente des ressemblances préoccupantes avec le système de service national à durée indéterminée appliqué en Érythrée, alimentant les craintes d'un recours accru à la coercition alors que les populations restent profondément marquées par la guerre de 2020-2022.   « La population du Tigray tente encore de se relever d'un conflit dévastateur de deux années et de ses lourdes conséquences », a rappelé Laetitia Bader, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch.   Elle a souligné que les autorités devraient privilégier la protection des civils plutôt que le renforcement de mesures coercitives susceptibles d'alimenter une nouvelle spirale de violence.   L'organisation fait également état d'informations évoquant des campagnes de recrutement porte-à-porte, la mobilisation forcée d'anciens combattants ainsi que des arrestations ou des sanctions visant les familles refusant la conscription, y compris lorsque des mineurs sont concernés.   Si ces pratiques se poursuivent, elles risquent d'accroître le climat de peur et de provoquer de nouveaux déplacements de populations.   C'est précisément pour éviter un tel scénario qu'une pression internationale durable demeure indispensable. Washington renforce la logique de responsabilisation Les États-Unis ont renforcé cette dynamique en imposant des restrictions de visas ciblées aux membres radicaux du TPLF et à leurs familles proches conformément à l'article 212(a)(3)(C) de la loi américaine sur l'immigration et la nationalité.   Plus significatif encore, Washington établit un lien explicite entre la montée des tensions dans le nord de l'Éthiopie et les agissements des éléments radicaux du TPLF, estimant que ces derniers risquent de raviver les affrontements et de déstabiliser l'ensemble de la région.   Les autorités américaines ont également évoqué la reprise des combats entre les Forces de défense du Tigray autoproclamées et les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF), y voyant un signal préoccupant d'une possible reprise des hostilités.   En affirmant être prêtes à utiliser « tous les moyens disponibles » afin de demander des comptes aux responsables de la remise en cause du processus de paix, les États-Unis réaffirment un principe essentiel : un accord de paix ne peut produire ses effets que s'il est pleinement respecté.   Les inquiétudes exprimées au niveau national Plusieurs personnalités éthiopiennes ainsi que d'anciens dirigeants du TPLF ont exprimé des préoccupations similaires.   Le professeur Kindeya Gebrehiwot, ancien chef du secrétariat du Cabinet de la première administration régionale intérimaire du Tigré, a estimé que la remise en cause de cette administration, désignée par le gouvernement fédéral, pourrait à nouveau fragiliser le nord de l'Éthiopie.   Selon lui, la résistance grandissante observée au sein même du Tigré reflète une profonde lassitude de la population face à la guerre ainsi qu'un fort attachement à une solution politique.   Il s'est également alarmé des informations faisant état de recrutements forcés, affirmant que de nombreux jeunes refusent toute nouvelle mobilisation qu'ils considèrent comme porteuse d'une catastrophe supplémentaire.   Aregawi Berhe, président fondateur et ancien dirigeant du TPLF, estime lui aussi que les efforts entrepris par le gouvernement fédéral pour stabiliser la région grâce à l'Accord de Pretoria n'ont pas été accompagnés d'une volonté comparable de la part des éléments radicaux.   Selon lui, certains responsables considèrent davantage l'accord comme une occasion de reconstruire leurs capacités militaires que comme un véritable cadre de paix.   L'ancien président de l'administration intérimaire du Tigray, Getachew Reda, soutient pour sa part que la portée réelle des récentes restrictions de visas américaines réside moins dans les sanctions elles-mêmes que dans l'identification des responsables de la montée des tensions.   À ses yeux, Washington désigne clairement la faction du TPLF dirigée par Debretsion Gebremichael comme principal facteur d'instabilité dans la région.   « L'importance de la restriction de visas ne réside pas dans la restriction elle-même, mais dans le fait que le gouvernement américain a attribué la responsabilité de la montée des tensions en Éthiopie au camp de DT », a-t-il déclaré.   Il estime également que cette décision constitue un avertissement adressé aux acteurs extérieurs susceptibles d'apporter leur soutien aux éléments radicaux du TPLF.   Le conseiller à la sécurité nationale éthiopien, Redwan Hussien, a exprimé des inquiétudes comparables.   Dans une tribune cosignée avec Getachew Reda et publiée par Al Jazeera, il affirme que les éléments radicaux du TPLF ont profité de l'Accord de Pretoria pour reconstituer progressivement leurs capacités militaires.   Selon leur analyse, une reprise du conflit dépasserait rapidement le cadre du nord de l'Éthiopie et mettrait en péril la stabilité de toute la Corne de l'Afrique.   Les accusations les plus préoccupantes proviennent toutefois d'Aregawi Berhe concernant le recrutement continu d'enfants.   Il affirme que de nombreux vétérans ont quitté l'organisation après avoir perdu confiance dans sa direction, contraignant ainsi la faction radicale à recruter une nouvelle génération de combattants.   « Ils enlèvent des enfants de 13 ou 14 ans », affirme-t-il, ajoutant que de nombreuses familles ont préféré envoyer leurs enfants vers d'autres régions d'Éthiopie ou à l'étranger afin d'échapper au recrutement forcé.   Ces affirmations rejoignent les préoccupations exprimées par Human Rights Watch concernant la mobilisation forcée et l'augmentation des déplacements de populations.   Une convergence internationale de plus en plus nette Les analyses de Human Rights Watch, du gouvernement américain, d'anciens dirigeants du TPLF, d'anciens responsables de l'administration intérimaire du Tigray ainsi que des autorités éthiopiennes chargées de la sécurité convergent désormais de manière remarquable.   Pris dans leur ensemble, ces constats conduisent à une conclusion commune : la remobilisation militaire, les pratiques de recrutement coercitif attribuées à l'ancien TPLF et les tentatives visant à fragiliser l'Accord de Pretoria constituent une menace non seulement pour le nord de l'Éthiopie, mais également pour la stabilité de toute la Corne de l'Afrique.   L'intensification de la pression internationale dépasse donc largement le cadre de simples démarches diplomatiques ou de critiques relatives aux droits humains.   Elle reflète une volonté croissante de préserver les acquis de Pretoria en renforçant la pression politique, diplomatique et juridique sur ceux qui sont accusés de préparer une nouvelle confrontation.   Prévenir une nouvelle catastrophe exigera une vigilance internationale permanente, une implication diplomatique résolue ainsi qu'un soutien clair au dialogue politique. Les leçons du passé sont sans équivoque : l'inaction entraîne un coût humain considérable. Celles du présent le sont tout autant : préserver la paix suppose d'agir avant qu'un nouveau conflit n'éclate.   La pression internationale exercée contre les éléments radicaux de l'ancien TPLF ne relève donc pas du symbole. Elle constitue avant tout un instrument de prévention.   Elle traduit une prise de conscience de plus en plus partagée : le prix de l'inaction dans le nord de l'Éthiopie ne se mesurerait pas seulement en instabilité politique, mais également en souffrances humaines à grande échelle.   C'est pourquoi la pression internationale sur l'ancien TPLF doit être maintenue. La paix demeure fragile, et prévenir une nouvelle guerre sera toujours moins coûteux que d'en gérer les conséquences.
Comment l’Éthiopie prépare-t-elle un avenir plus résilient face aux défis du changement climatique ?
Jun 28, 2026 262
Par Yordanos D. 28 juin 2026 (ENA) Alors que les effets du changement climatique s’intensifient et que la dégradation de l’environnement s’accélère partout dans le monde, il devient indispensable d’adopter des solutions concrètes, durables et applicables à grande échelle.   Les forêts disparaissent à un rythme préoccupant, les terres agricoles perdent progressivement leur fertilité, la biodiversité est soumise à une pression croissante et les épisodes de sécheresse, les inondations ainsi que les phénomènes météorologiques extrêmes compromettent de plus en plus les systèmes alimentaires et les moyens de subsistance sur tous les continents.   Pour de nombreux pays en développement, parvenir à concilier expansion économique et préservation de l’environnement constitue l’un des principaux défis politiques de notre époque. L’Éthiopie, pour sa part, démontre qu’il est possible de suivre une autre trajectoire, où la restauration des écosystèmes accompagne le développement durable au lieu de s’y opposer.   Depuis le lancement de l’Initiative Héritage Vert (Green Legacy Initiative) en 2019, le gouvernement éthiopien a placé la restauration écologique au cœur de sa stratégie nationale de développement. Ce qui n’était au départ qu’une vaste campagne de plantation d’arbres s’est progressivement transformé en l’un des plus importants programmes de restauration environnementale au monde.   Aujourd’hui, cette initiative favorise une approche globale intégrant le reboisement, la réhabilitation des bassins versants, la protection de la biodiversité, l’agriculture durable et le renforcement de la résilience climatique dans une vision commune de développement à long terme.   En faisant de la gestion durable des ressources naturelles une priorité nationale, l’Éthiopie montre que la restauration des terres dégradées peut simultanément améliorer la sécurité alimentaire, stimuler les activités économiques, renforcer la résistance aux changements climatiques et préserver le patrimoine naturel pour les générations futures.   L’initiative attire désormais une attention croissante sur la scène internationale.   Cette reconnaissance ne s’explique pas uniquement par le nombre exceptionnel d’arbres plantés, mais également par son approche intégrée, qui associe connaissances scientifiques, politiques publiques cohérentes et mobilisation citoyenne à une échelle rarement observée.   D’après les données officielles, près de 50 milliards de jeunes arbres ont été plantés entre 2019 et 2025. La campagne « Héritage Vert 2026 » prévoit d’ajouter environ 8 milliards de plants supplémentaires, ce qui porterait le total cumulé à plus de 58 milliards.   Au-delà de ces chiffres impressionnants, les autorités soulignent que le taux de survie des plantations progresse régulièrement grâce à une meilleure sélection des espèces, à l’extension des travaux de restauration des bassins versants, à une implication accrue des communautés locales ainsi qu’à un meilleur suivi des plantations. L’accent est désormais mis autant sur la qualité des résultats que sur le nombre d’arbres mis en terre.   Cette politique s’inscrit dans la Stratégie éthiopienne pour une économie verte résiliente au climat, tout en soutenant les objectifs de l’Initiative africaine de restauration des paysages forestiers (AFR100), de l’Accord de Paris et du Défi de Bonn, consolidant ainsi la place de l’Éthiopie parmi les acteurs engagés dans la lutte mondiale contre le changement climatique.   Préserver une biodiversité d’une richesse exceptionnelle   L’Éthiopie compte parmi les pays africains possédant la plus grande diversité biologique.   Le territoire abrite plus de 6 500 espèces de plantes à fleurs, dont environ 12 % sont endémiques. Il constitue également un habitat essentiel pour de nombreuses espèces emblématiques telles que le loup d’Éthiopie, le bouquetin de Walia, le babouin gélada, le nyala des montagnes, le bubale de Swayne ainsi que plusieurs centaines d’espèces d’oiseaux endémiques.   Les douze grands bassins hydrographiques du pays — notamment le Nil Bleu, l’Awash, l’Omo, le Baro-Akobo, le Genale-Dawa, le Wabi Shebelle, les lacs de la vallée du Rift, le Mereb et le Tekeze — alimentent l’agriculture, la production d’électricité, les activités industrielles et les moyens d’existence de plus de 130 millions de personnes.   Les hauts plateaux éthiopiens jouent également un rôle essentiel dans l’approvisionnement en eau de millions d’habitants vivant au-delà des frontières nationales, faisant de la protection de ces ressources un enjeu régional majeur.   Cependant, ce patrimoine naturel est soumis depuis plusieurs décennies à une pression grandissante.   L’augmentation rapide de la population, l’extension des terres agricoles, la déforestation, le surpâturage, l’exploitation forestière illégale, la collecte excessive de bois de chauffage et les conséquences du changement climatique ont fortement dégradé les forêts, les bassins versants et les terres productives.   Le couvert forestier, qui représentait près de 40 % du territoire au début du XXe siècle, est tombé sous la barre des 15 % au début des années 2000.   Chaque année, près de 1,5 milliard de tonnes de sols fertiles seraient perdues sous l’effet de l’érosion, réduisant les rendements agricoles, augmentant les risques d’inondation, détériorant les ressources en eau et générant d’importantes pertes économiques.   Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la dégradation des terres demeure l’un des principaux défis environnementaux du pays, affectant des millions d’hectares de terres cultivables et menaçant durablement la sécurité alimentaire ainsi que les moyens de subsistance des populations rurales.   Une vision qui dépasse largement la plantation d’arbres   Face à ces défis, le Premier ministre Abiy Ahmed a lancé l’Initiative Héritage Vert avec une ambition qui dépasse largement le simple reboisement. Plutôt que de limiter ses efforts à la plantation d’arbres, l’Éthiopie a adopté une stratégie intégrée de restauration des paysages associant reboisement, réhabilitation des bassins versants, conservation de la biodiversité, adaptation climatique, agriculture durable, développement des espaces verts urbains et restauration des écosystèmes.   Des milliers de pépinières produisent aujourd’hui des espèces forestières locales, mais également des plants de caféiers, de bambous, d’arbres fruitiers, d’avocatiers, de plantes médicinales, de cultures fourragères ainsi que d’autres espèces présentant un intérêt économique, adaptées aux différents écosystèmes du pays.   La généralisation des programmes de conservation des sols et de l’eau constitue également un pilier essentiel de cette stratégie.   La construction de terrasses, de digues en pierre, de barrages de retenue, la fermeture temporaire de certains versants ainsi que les travaux de restauration des bassins versants ont permis de réduire l’érosion, de restaurer des sources d’eau, d’améliorer la recharge des nappes phréatiques et d’augmenter sensiblement le taux de survie des jeunes arbres.   Dans de nombreuses régions autrefois fortement dégradées, ces interventions favorisent progressivement la régénération des écosystèmes tout en améliorant la productivité agricole.   L’initiative encourage également le développement de l’agroforesterie en intégrant les arbres aux systèmes agricoles et d’élevage.   Cette approche contribue à améliorer la fertilité des sols, à préserver l’humidité, à accroître les rendements agricoles, à diversifier les revenus des ménages ruraux et à renforcer leur capacité d’adaptation face aux sécheresses de plus en plus fréquentes.   Un élan environnemental porté par toute une nation L'une des plus grandes réussites de l'Initiative Héritage Vert ne réside pas uniquement dans les progrès enregistrés sur le plan environnemental, mais également dans sa remarquable capacité à fédérer l'ensemble de la population autour d'un objectif commun.   À chaque saison des pluies, des millions d'Éthiopiens – agriculteurs, étudiants, agents de l'État, organisations de jeunesse, institutions religieuses, entreprises privées, forces de sécurité, partenaires du développement et communautés locales – prennent part à des campagnes coordonnées de plantation d'arbres organisées à travers le pays.   Peu de programmes environnementaux dans le monde ont réussi à mobiliser une participation citoyenne aussi large, régulière et durable.   La restauration des écosystèmes est désormais perçue comme une responsabilité collective qui dépasse largement le cadre d'une simple politique gouvernementale.   Les écoles, les universités, les administrations publiques et le secteur privé ont progressivement intégré la protection de l'environnement dans leurs programmes annuels, contribuant ainsi à sensibiliser et à former une nouvelle génération d'acteurs engagés en faveur du développement durable.   Parallèlement, l'initiative a favorisé la création de nombreux emplois grâce au développement des pépinières, aux activités de gestion forestière, aux travaux de restauration des bassins versants et aux programmes de conservation communautaire, tout en renforçant les moyens de subsistance des populations rurales.   Consolider la résilience face au changement climatique Les retombées positives de l'Initiative Héritage Vert dépassent largement la seule augmentation de la superficie forestière.   Des forêts en bonne santé captent d'importantes quantités de dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère, contribuant ainsi à limiter les effets du changement climatique.   Elles participent également à la régulation des précipitations locales, à la stabilisation des sols, à la protection des bassins hydrographiques, à la préservation de la biodiversité, à la réduction des risques d'inondation ainsi qu'à l'amélioration de la qualité des ressources en eau.   L'ensemble de ces services écosystémiques renforce simultanément la durabilité environnementale et la résilience économique du pays.   Cette initiative contribue également à l'atteinte de plusieurs Objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les domaines de la lutte contre les changements climatiques, de la préservation de la biodiversité terrestre, de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté ainsi que de la promotion de villes plus durables.   En protégeant les forêts et les habitats naturels, Green Legacy soutient également le développement de l'écotourisme en Éthiopie tout en préservant des paysages présentant une valeur écologique, culturelle et patrimoniale exceptionnelle.   D'une initiative nationale à une référence internationale L'Initiative Héritage Vert bénéficie aujourd'hui d'une reconnaissance grandissante sur la scène internationale, non seulement en raison de son ampleur remarquable, mais aussi grâce à son approche intégrée de la restauration des paysages.   De nombreux spécialistes de l'environnement, organisations internationales et partenaires du développement présentent désormais l'expérience éthiopienne comme un exemple démontrant qu'un engagement politique fort, associé à une planification scientifique rigoureuse et à une vaste mobilisation citoyenne, peut accélérer efficacement la restauration des écosystèmes.   Au-delà de la plantation de plusieurs dizaines de milliards de jeunes arbres, l'Éthiopie est parvenue à restaurer des millions d'hectares de terres dégradées, à réhabiliter des bassins versants stratégiques, à développer les espaces verts urbains et à renforcer les services écosystémiques essentiels à l'agriculture, à la sécurité hydrique et à l'adaptation climatique.   Malgré ces avancées importantes, plusieurs défis restent à relever. La préservation des forêts restaurées, la lutte contre l'exploitation forestière illégale, le renforcement de la participation des communautés locales, le maintien de taux élevés de survie des jeunes plants ainsi que l'adaptation à des conditions climatiques toujours plus incertaines nécessiteront des investissements durables et un engagement de longue durée.   Toutefois, cette expérience confirme que la restauration écologique à grande échelle est non seulement réalisable sur le plan technique, mais qu'elle constitue également un investissement rentable sur le plan économique.   À l'heure où les effets du changement climatique fragilisent les moyens de subsistance partout dans le monde, l'exemple éthiopien montre que la restauration de l'environnement peut devenir un véritable moteur de croissance durable plutôt qu'une contrainte au développement économique. Investir aujourd'hui pour préparer demain   L'Initiative Héritage Vert dépasse largement le cadre d'une vaste campagne nationale de plantation d'arbres.   Elle traduit la volonté de l'Éthiopie de restaurer durablement ses écosystèmes dégradés tout en construisant un modèle de développement plus résilient face au changement climatique, plus respectueux de l'environnement et plus solide sur le plan économique.   Grâce à une planification stratégique, à une gestion fondée sur les connaissances scientifiques, à un engagement politique constant et à la mobilisation de millions de citoyens, cette initiative a permis de freiner la dégradation des terres, de restaurer des bassins versants, d'étendre le couvert forestier, de renforcer la protection de la biodiversité et d'améliorer les conditions de vie des communautés rurales.   Même si la poursuite des investissements et une gestion durable restent indispensables pour consolider ces acquis, les résultats obtenus au cours des dernières années démontrent qu'une restauration écologique menée à grande échelle peut produire des transformations profondes et durables.   À mesure que les pays du monde recherchent des réponses efficaces aux défis climatiques, l'expérience de l'Initiative Héritage Vert offre un enseignement majeur : restaurer la nature ne constitue pas seulement une responsabilité environnementale, mais représente également un investissement stratégique en faveur de la résilience économique, du bien-être des populations et d'un avenir plus durable pour les générations à venir.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023