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Démographie, gouvernance et liaisons internationales : l’Éthiopie s’impose comme une destination d’investissement stratégique, selon un institut
Feb 27, 2026 14
Addis-Abeba, le 27 février 2026 (ENA) : - L’Institut africain du cuir et des produits en cuir (ALLPI) estime que la solidité du leadership éthiopien, l’ampleur de son marché intérieur et sa connectivité aérienne mondiale placent l’Éthiopie parmi les pôles d’investissement les plus prometteurs du continent. Dans un entretien accordé à ENA, le directeur exécutif de l’ALLPI, Nicholas Mudungwe, a mis en avant les avantages comparatifs du pays, soulignant que sa population nombreuse, son leadership réformateur et l’envergure internationale d’Ethiopian Airlines constituent des leviers majeurs pour les investisseurs à la recherche d’opportunités de croissance en Afrique. Selon lui, avec environ 130 millions d’habitants, l’Éthiopie représente un marché vaste et en pleine expansion. « Le premier facteur clé lorsqu’on s’intéresse à l’Éthiopie, c’est sa population », a-t-il affirmé, insistant sur le potentiel de demande intérieure. Évoquant les trajectoires de la Chine et de l’Inde, il a relevé que la taille de leur population a fortement contribué à leur essor économique, estimant que l’Éthiopie dispose d’un potentiel comparable pour stimuler une croissance portée par l’investissement. Nicholas Mudungwe a également salué les efforts des autorités en matière de modernisation urbaine, notamment dans la capitale Addis-Abeba, jugeant que ces transformations renforcent l’attractivité du climat des affaires. Il a souligné que les investisseurs recherchent en priorité des infrastructures de transport performantes, une connectivité fiable et un environnement urbain structuré — des aspects sur lesquels le pays concentre ses efforts. Le directeur exécutif a en outre mis en exergue le rôle central d’Ethiopian Airlines, dont le réseau relie l’Éthiopie à l’ensemble du continent africain et aux grandes destinations mondiales, facilitant ainsi les déplacements des entrepreneurs et des investisseurs. Par ailleurs, il a insisté sur l’importance de l’initiative « Made in Ethiopia », qui vise à promouvoir la production locale et à valoriser le potentiel industriel national. « Voir, c’est croire », a-t-il déclaré, soulignant que la mise en avant de produits concrets contribue à convaincre acheteurs et investisseurs, tant nationaux qu’internationaux. Enfin, Nicholas Mudungwe a réaffirmé l’engagement de l’ALLPI à accompagner le secteur privé et à soutenir les entreprises afin qu’elles puissent tirer pleinement parti des opportunités offertes à l’échelle continentale. « Nous sommes déterminés à avancer pas à pas avec toutes les parties prenantes pour assurer la réussite de l’Afrique », a-t-il conclu.
L’Éthiopie récolte plus de 288 millions de dollars grâce à ses exportations horticoles en sept mois.
Feb 27, 2026 13
Addis-Abeba, le 27 février 2026 : - L’Éthiopie a enregistré 288,48 millions de dollars de recettes issues de ses exportations horticoles au cours des sept premiers mois de l’exercice fiscal en cours, a annoncé le ministère de l’Agriculture. Le ministère a tenu une réunion consultative réunissant les institutions concernées ainsi que des investisseurs locaux et étrangers du secteur horticole afin d’évaluer les performances réalisées durant cette période. Le ministre de l’Agriculture, Addisu Arega, a indiqué que le pays a tiré 288,48 millions de dollars de l’exportation de 160 317,79 tonnes de produits horticoles, comprenant des fleurs, des fruits et des légumes. Ce montant correspond à 70,9 % de l’objectif fixé pour la période. Il a rappelé que l’horticulture, au même titre que le café, figure parmi les principales filières d’exportation du pays et joue un rôle stratégique dans la génération de devises. « Le gouvernement s’emploie à lever les obstacles qui entravent les investisseurs afin de leur permettre d’exploiter pleinement leurs terres et leurs installations », a affirmé le ministre. Addisu Arega a également souligné que des efforts sont en cours pour améliorer la productivité, notamment par un renforcement de la participation du secteur privé et une meilleure coordination des acteurs. Il a par ailleurs exhorté les investisseurs à optimiser l’utilisation des terres allouées. Les participants ont exprimé leurs préoccupations concernant les insuffisances en infrastructures, les défis logistiques et les questions liées à la gestion foncière, appelant à des mesures rapides pour soutenir la croissance du secteur. De son côté, Tewodros Zewdie, directeur exécutif de l’Association éthiopienne des producteurs et exportateurs horticoles, a indiqué que l’organisation concentre ses efforts sur le plaidoyer, le développement des capacités, l’accès aux marchés et la promotion de pratiques durables sur les plans social et environnemental. La réunion d’évaluation a ainsi mis en évidence l’importance croissante du secteur horticole dans les exportations nationales et la nécessité d’une action concertée pour atteindre les objectifs annuels.
Le Premier ministre Abiy Ahmed effectue une visite en Azerbaïdjan afin de découvrir les principales avancées du pays dans les domaines technologique et énergétique.
Feb 27, 2026 11
Addis-Abeba, le 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné de sa délégation, s’est rendu au Centre d’innovation de l’Agence d’État pour les services publics et les innovations sociales (ASAN) en Bakou, où il a pris connaissance de la stratégie du pays visant à promouvoir une gouvernance fondée sur l’intelligence artificielle et à moderniser l’administration publique. La visite a également conduit la délégation à l’Académie de l’IA, principal centre national dédié à la formation en ingénierie et en leadership dans le domaine de l’intelligence artificielle, illustrant une volonté commune de promouvoir l’excellence numérique. D’après une publication du Bureau du Premier ministre sur les réseaux sociaux, la délégation s’est ensuite rendue au terminal de Sangachal Terminal, l’un des plus importants centres mondiaux de traitement de pétrole et de gaz, ainsi qu’à la Zone économique libre d’Alat. Ces visites immersives devraient consolider le partenariat émergent entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan, notamment dans les secteurs du commerce, de l’énergie et de la transformation numérique. Au Centre d’innovation ASAN, le Premier ministre Abiy Ahmed a pu constater comment l’Azerbaïdjan a optimisé la prestation de ses services publics grâce à des plateformes numériques intégrées. La visite à l’Académie de l’IA a, quant à elle, mis en lumière l’importance stratégique de former une main-d’œuvre hautement qualifiée, capable de porter la prochaine vague d’innovations technologiques — une ambition en phase avec la trajectoire de transformation numérique engagée par l’Éthiopie. Par ailleurs, les étapes au terminal de Sangachal et à la Zone économique libre d’Alat ont permis à la délégation de mieux appréhender les capacités logistiques et énergétiques du pays. Ces infrastructures, piliers de l’économie régionale, offrent un exemple d’efficacité industrielle et de connectivité commerciale internationale susceptible d’inspirer de futures initiatives économiques conjointes. En amont de ces visites, le Premier ministre Abiy a eu des entretiens approfondis avec le président Ilham Aliyev afin de définir les contours d’une coopération bilatérale renforcée. La visite officielle, entamée jeudi, s’est déroulée en présence de la Première dame Zinash Tayachew et d’une importante délégation ministérielle. En hommage à l’histoire du pays hôte, le chef du gouvernement éthiopien a participé à une cérémonie de dépôt de gerbe à l’Allée des Honoraires et au Monument de la Victoire, saluant le sacrifice de celles et ceux qui ont défendu la souveraineté de l’Azerbaïdjan et soulignant que leur résilience reflète l’unité nationale. Ces dernières années, les relations entre Addis-Abeba et Bakou se sont intensifiées, portées par des politiques prospectives et une présence accrue sur la scène internationale. À mesure que les deux pays poursuivent leur dynamique de développement, cette visite devrait ouvrir une nouvelle phase de coopération plus ambitieuse, reliant l’Afrique de l’Est au Caucase autour de l’innovation et de partenariats économiques stratégiques.
Le discours sanitaire porté par le CDC Afrique rayonne d’espoir et de solidarité selon le directeur général, le Dr Jean Kaseya.
Feb 27, 2026 45
Addis-Abeba, le 27 fevrier 2026 (ENA) : - Le discours sanitaire de l’Afrique porte aujourd’hui un message d’espoir, de solidarité et d’une détermination sans faille, a affirmé le Dr Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique). Lors d’un point de presse tenu jeudi, le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), le Dr Jean Kaseya, est revenu sur l’importance accordée à la souveraineté sanitaire lors du 39e Sommet de l’Union africaine. Il a mis en avant des évolutions tangibles ainsi qu’une vision africaine affirmée et cohérente, capable de repositionner les priorités sanitaires mondiales à l’aune des réalités du continent. « Nous sommes ici avec clarté et détermination. Il est temps de passer d’un modèle de dépendance à un système qui nous donne les moyens d’agir et de contrôler pleinement nos dispositifs de santé », a-t-il déclaré, soulignant la transition vers une autonomie accrue. Le directeur général a également détaillé la stratégie dite « 5P plus », entérinée par les chefs d’État africains. Celle-ci prévoit notamment la réforme de l’architecture sanitaire internationale, l’intégration renforcée de la prévention, de la préparation et de la riposte aux pandémies au sein des systèmes africains, la mobilisation de financements domestiques durables — avec des engagements marquants de la Guinée équatoriale —, l’accélération de la transformation numérique portée par l’Éthiopie, ainsi que le développement des capacités locales de production, en prélude à un sommet spécial à venir. Évoquant les performances institutionnelles depuis 2023, il a indiqué que le taux d’exécution du CDC Afrique est passé de 34 % à 95 %, soit le plus élevé au sein de l’Union africaine. Le financement interne, a-t-il précisé, est passé de 52 millions à 463 millions de dollars, positionnant désormais l’institution comme un acteur de référence à l’échelle mondiale. Malgré un contexte international marqué par des suppressions de postes, les effectifs ont progressé pour atteindre 85,5 % des objectifs fixés avec anticipation. Cette dynamique s’est accompagnée d’un renforcement de la surveillance épidémiologique — avec une transition des zones rouges en 2022 vers des zones vertes prévues en 2025 —, de l’extension des centres opérationnels à 32 et du déploiement de laboratoires de génomique à travers le continent. Le nombre de cas signalés est tombé à 89 au début de 2025, contre des chiffres nettement plus élevés auparavant, illustrant selon lui l’impact des efforts de résilience. Le Dr Kaseya a par ailleurs souligné que l’Éthiopie se distingue dans les domaines de la santé numérique et de l’intelligence artificielle, tandis qu’un nouveau comité regroupant 70 dirigeants africains s’attelle à promouvoir des partenariats mondiaux plus équitables. Enfin, il a reconnu les défis persistants — notamment les flambées de variole et de choléra dans des zones touchées par les inondations, ainsi que le fait que l’Afrique supporte l’essentiel de la charge mondiale du paludisme —, tout en mettant en avant les progrès réalisés : vaccination rapide en Ouganda, recul des cas de variole et avancées notables en matière de diagnostic en Guinée équatoriale et en Éthiopie.
Le Premier ministre Abiy met en avant l’essor du partenariat Éthiopie-Azerbaïdjan, dynamisé par la coopération économique
Feb 27, 2026 65
Addis-Abeba, 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué la progression constante des relations bilatérales entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan à l’occasion de sa première visite officielle dans ce pays. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, il a exprimé sa profonde reconnaissance au président Ilham Aliyev pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagnait. Le chef du gouvernement éthiopien a souligné que les liens entre les deux nations se sont consolidés ces dernières années, portés par une coopération accrue dans des secteurs économiques stratégiques. « Notre partenariat s’est sensiblement renforcé, notamment grâce à la collaboration récente dans le domaine de l’aviation, au développement conjoint de parcs industriels et de zones franches, ainsi qu’aux engagements entre Ethiopian Investment Holdings et son homologue azerbaïdjanais », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives ont établi des bases solides pour approfondir davantage les relations bilatérales. Le Premier ministre a également indiqué que les deux parties ont mené des discussions approfondies visant à élargir et diversifier la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Au cours de la visite, les deux dirigeants ont présidé la signature d’un accord de coopération en matière de défense et assisté à l’échange de plusieurs mémorandums d’entente, marquant ainsi une extension du partenariat aux volets stratégique et sécuritaire, au-delà du seul cadre économique. Cette visite représente ainsi une étape majeure dans le renforcement des relations diplomatiques, économiques et stratégiques entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 12465
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Démographie, gouvernance et liaisons internationales : l’Éthiopie s’impose comme une destination d’investissement stratégique, selon un institut
Feb 27, 2026 14
Addis-Abeba, le 27 février 2026 (ENA) : - L’Institut africain du cuir et des produits en cuir (ALLPI) estime que la solidité du leadership éthiopien, l’ampleur de son marché intérieur et sa connectivité aérienne mondiale placent l’Éthiopie parmi les pôles d’investissement les plus prometteurs du continent. Dans un entretien accordé à ENA, le directeur exécutif de l’ALLPI, Nicholas Mudungwe, a mis en avant les avantages comparatifs du pays, soulignant que sa population nombreuse, son leadership réformateur et l’envergure internationale d’Ethiopian Airlines constituent des leviers majeurs pour les investisseurs à la recherche d’opportunités de croissance en Afrique. Selon lui, avec environ 130 millions d’habitants, l’Éthiopie représente un marché vaste et en pleine expansion. « Le premier facteur clé lorsqu’on s’intéresse à l’Éthiopie, c’est sa population », a-t-il affirmé, insistant sur le potentiel de demande intérieure. Évoquant les trajectoires de la Chine et de l’Inde, il a relevé que la taille de leur population a fortement contribué à leur essor économique, estimant que l’Éthiopie dispose d’un potentiel comparable pour stimuler une croissance portée par l’investissement. Nicholas Mudungwe a également salué les efforts des autorités en matière de modernisation urbaine, notamment dans la capitale Addis-Abeba, jugeant que ces transformations renforcent l’attractivité du climat des affaires. Il a souligné que les investisseurs recherchent en priorité des infrastructures de transport performantes, une connectivité fiable et un environnement urbain structuré — des aspects sur lesquels le pays concentre ses efforts. Le directeur exécutif a en outre mis en exergue le rôle central d’Ethiopian Airlines, dont le réseau relie l’Éthiopie à l’ensemble du continent africain et aux grandes destinations mondiales, facilitant ainsi les déplacements des entrepreneurs et des investisseurs. Par ailleurs, il a insisté sur l’importance de l’initiative « Made in Ethiopia », qui vise à promouvoir la production locale et à valoriser le potentiel industriel national. « Voir, c’est croire », a-t-il déclaré, soulignant que la mise en avant de produits concrets contribue à convaincre acheteurs et investisseurs, tant nationaux qu’internationaux. Enfin, Nicholas Mudungwe a réaffirmé l’engagement de l’ALLPI à accompagner le secteur privé et à soutenir les entreprises afin qu’elles puissent tirer pleinement parti des opportunités offertes à l’échelle continentale. « Nous sommes déterminés à avancer pas à pas avec toutes les parties prenantes pour assurer la réussite de l’Afrique », a-t-il conclu.
Le Premier ministre Abiy Ahmed effectue une visite en Azerbaïdjan afin de découvrir les principales avancées du pays dans les domaines technologique et énergétique.
Feb 27, 2026 11
Addis-Abeba, le 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné de sa délégation, s’est rendu au Centre d’innovation de l’Agence d’État pour les services publics et les innovations sociales (ASAN) en Bakou, où il a pris connaissance de la stratégie du pays visant à promouvoir une gouvernance fondée sur l’intelligence artificielle et à moderniser l’administration publique. La visite a également conduit la délégation à l’Académie de l’IA, principal centre national dédié à la formation en ingénierie et en leadership dans le domaine de l’intelligence artificielle, illustrant une volonté commune de promouvoir l’excellence numérique. D’après une publication du Bureau du Premier ministre sur les réseaux sociaux, la délégation s’est ensuite rendue au terminal de Sangachal Terminal, l’un des plus importants centres mondiaux de traitement de pétrole et de gaz, ainsi qu’à la Zone économique libre d’Alat. Ces visites immersives devraient consolider le partenariat émergent entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan, notamment dans les secteurs du commerce, de l’énergie et de la transformation numérique. Au Centre d’innovation ASAN, le Premier ministre Abiy Ahmed a pu constater comment l’Azerbaïdjan a optimisé la prestation de ses services publics grâce à des plateformes numériques intégrées. La visite à l’Académie de l’IA a, quant à elle, mis en lumière l’importance stratégique de former une main-d’œuvre hautement qualifiée, capable de porter la prochaine vague d’innovations technologiques — une ambition en phase avec la trajectoire de transformation numérique engagée par l’Éthiopie. Par ailleurs, les étapes au terminal de Sangachal et à la Zone économique libre d’Alat ont permis à la délégation de mieux appréhender les capacités logistiques et énergétiques du pays. Ces infrastructures, piliers de l’économie régionale, offrent un exemple d’efficacité industrielle et de connectivité commerciale internationale susceptible d’inspirer de futures initiatives économiques conjointes. En amont de ces visites, le Premier ministre Abiy a eu des entretiens approfondis avec le président Ilham Aliyev afin de définir les contours d’une coopération bilatérale renforcée. La visite officielle, entamée jeudi, s’est déroulée en présence de la Première dame Zinash Tayachew et d’une importante délégation ministérielle. En hommage à l’histoire du pays hôte, le chef du gouvernement éthiopien a participé à une cérémonie de dépôt de gerbe à l’Allée des Honoraires et au Monument de la Victoire, saluant le sacrifice de celles et ceux qui ont défendu la souveraineté de l’Azerbaïdjan et soulignant que leur résilience reflète l’unité nationale. Ces dernières années, les relations entre Addis-Abeba et Bakou se sont intensifiées, portées par des politiques prospectives et une présence accrue sur la scène internationale. À mesure que les deux pays poursuivent leur dynamique de développement, cette visite devrait ouvrir une nouvelle phase de coopération plus ambitieuse, reliant l’Afrique de l’Est au Caucase autour de l’innovation et de partenariats économiques stratégiques.
Le Premier ministre Abiy met en avant l’essor du partenariat Éthiopie-Azerbaïdjan, dynamisé par la coopération économique
Feb 27, 2026 65
Addis-Abeba, 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué la progression constante des relations bilatérales entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan à l’occasion de sa première visite officielle dans ce pays. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, il a exprimé sa profonde reconnaissance au président Ilham Aliyev pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagnait. Le chef du gouvernement éthiopien a souligné que les liens entre les deux nations se sont consolidés ces dernières années, portés par une coopération accrue dans des secteurs économiques stratégiques. « Notre partenariat s’est sensiblement renforcé, notamment grâce à la collaboration récente dans le domaine de l’aviation, au développement conjoint de parcs industriels et de zones franches, ainsi qu’aux engagements entre Ethiopian Investment Holdings et son homologue azerbaïdjanais », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives ont établi des bases solides pour approfondir davantage les relations bilatérales. Le Premier ministre a également indiqué que les deux parties ont mené des discussions approfondies visant à élargir et diversifier la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Au cours de la visite, les deux dirigeants ont présidé la signature d’un accord de coopération en matière de défense et assisté à l’échange de plusieurs mémorandums d’entente, marquant ainsi une extension du partenariat aux volets stratégique et sécuritaire, au-delà du seul cadre économique. Cette visite représente ainsi une étape majeure dans le renforcement des relations diplomatiques, économiques et stratégiques entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan
Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev.
Feb 27, 2026 57
Addis-Abeba, le 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a eu des entretiens avec le président Ilham Aliyev dans le cadre de sa visite officielle en Azerbaïdjan, visant à renforcer davantage les relations bilatérales entre les deux pays. Avant la réunion, le Premier ministre Abiy Ahmed a pris part à une cérémonie de dépôt de gerbe à l’Allée des Honneurs ainsi qu’au Monument de la Victoire à Bakou. Cette commémoration a rendu hommage aux héros nationaux et illustré la résilience ainsi que l’unité du peuple azerbaïdjanais. Le Premier ministre a exprimé son profond respect et sa grande considération envers ceux qui ont consenti le sacrifice suprême pour préserver l’unité et la souveraineté de l’Azerbaïdjan. Il a entamé sa visite officielle jeudi, dans le cadre des efforts continus visant à consolider le partenariat croissant entre les deux pays. D’après le Bureau du Premier ministre, Abiy accompagné de la Première Dame Zinash et d’une délégation de haut niveau, est arrivé tard dans la soirée à l’aéroport international Heydar Aliyev, dans la capitale azerbaïdjanaise. Cette visite fait suite à une invitation officielle du président Ilham Aliyev, acceptée par le Premier ministre. Au cours de son séjour, il devrait mener des entretiens de haut niveau consacrés à l’état actuel des relations bilatérales et aux perspectives d’élargissement de la coopération dans des secteurs stratégiques. Ces dernières années, les relations entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan se sont considérablement intensifiées, portées par un dialogue diplomatique soutenu et une coopération en constante expansion. Les deux nations ont connu un développement rapide, appuyé par des politiques ambitieuses et une présence internationale de plus en plus affirmée. Les responsables ont insisté sur la nécessité de renforcer davantage la collaboration dans les domaines politique, économique et stratégique. Cette visite devrait ainsi hisser les relations bilatérales à un niveau supérieur et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération mutuellement avantageuse, inaugurant une phase plus dynamique des relations entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan.
Le Premier ministre Abiy effectue une visite officielle en Azerbaïdjan dans un contexte de consolidation croissante des relations bilatérales.
Feb 26, 2026 71
Addis-Abeba, le 26 fevrier 2026(ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed s'est rendu en Azerbaïdjan dans le cadre d’une visite officielle destinée à consolider le partenariat en pleine expansion entre les deux nations. D’après le Bureau du Premier ministre, le chef du gouvernement, accompagné de la Première Dame ainsi que d’une importante délégation, est arrivé ce soir à l’Aéroport international Heydar Aliyev, situé dans la capitale Bakou. Le Bureau souligne que les relations entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan se sont considérablement intensifiées ces dernières années, portées par un dialogue diplomatique constant et un élargissement progressif des axes de coopération. Cette visite devrait ainsi donner une nouvelle impulsion au partenariat bilatéral et favoriser l’exploration d’opportunités supplémentaires dans plusieurs secteurs stratégiques d’intérêt commun. Selon des responsables, cette démarche au plus haut niveau illustre la volonté partagée des deux pays d’approfondir leur collaboration sur les plans politique, économique et stratégique, ouvrant la voie à une phase encore plus dynamique des relations entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan.
Dialogue, justice et DDR essentiels pour un consensus durable en Éthiopie, selon l’envoyée de l’UE
Feb 26, 2026 68
Addis-Abeba, 26 février 2026 (ENA) : - Le dialogue national en cours en Éthiopie, la justice transitionnelle et les processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) sont cruciaux pour bâtir un consensus national durable, a déclaré l’ambassadrice de l’Union européenne en Éthiopie, Sofie From-Emmesberger. Dans une interview exclusive accordée à l’ENA, l’ambassadrice de l’UE en Éthiopie a qualifié ces trois initiatives de piliers mutuellement renforçants, conçus pour traiter les causes profondes des conflits, promouvoir la responsabilité et rebâtir la confiance entre les communautés. L’Éthiopie avance son dialogue national pour rassembler des acteurs politiques et sociaux divers dans des discussions structurées visant à résoudre les divergences par un engagement pacifique. Ce dialogue cherche à confronter les griefs historiques et les divisions politiques, en créant un espace pour un débat ouvert et la construction de consensus. L’ambassadrice From-Emmesberger a indiqué que ce processus ne doit pas être vu comme un événement isolé. « Cela ne doit pas être perçu comme un moment unique, mais comme le début d’un changement culturel plus large vers la médiation, le compromis et la gestion pacifique des désaccords », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que la participation large est essentielle à la crédibilité du processus. « Le fait que la Commission s’engage activement dans tout le pays est absolument central en tant que processus », a-t-elle noté, en exprimant l’espoir que les zones restantes seront bientôt couvertes pour permettre au dialogue d’entrer dans une phase plénière nationale. Selon l’ambassadrice, un engagement inclusif aidera à garantir que les citoyens se sentent véritablement propriétaires de l’avenir de leur pays, renforçant ainsi les bases d’une stabilité à long terme. Elle a en outre insisté sur le fait que la justice transitionnelle et le DDR sont des composantes tout aussi vitales de la reprise post-conflit de l’Éthiopie, en particulier après le conflit de deux ans dans le nord, qui s’est formellement conclu par la signature de l’accord de paix de Pretoria. La Commission nationale de réhabilitation a été créée pour superviser le désarmement et la réintégration des anciens combattants. Depuis l’accord de paix, un grand nombre d’ex-combattants ont été désarmés et enregistrés, avec des programmes de réintégration offrant une formation professionnelle, des opportunités éducatives, un soutien psychosocial et une assistance aux moyens de subsistance pour faciliter leur transition vers la vie civile. « Le DDR est vital pour restaurer la dignité des ex-combattants et rebâtir la confiance au sein des communautés », a déclaré l’ambassadrice. Sur la justice transitionnelle, elle a noté que le gouvernement a posé les bases politiques et institutionnelles d’un cadre complet. Des consultations nationales ont été menées pour recueillir les avis du public sur la responsabilité, la réconciliation et les réparations, aboutissant à l’approbation d’un cadre qui combine la responsabilité pénale, des mécanismes de recherche de la vérité, des réparations et des réformes institutionnelles. En mélangeant procédures judiciaires et approches restauratrices, ce cadre vise à promouvoir la guérison nationale tout en réduisant le risque de violence renouvelée. « Ces processus sont tous interconnectés », a expliqué l’ambassadrice From-Emmesberger. « Le dialogue, la justice et la réintégration forment ensemble les fondations d’une réconciliation durable. » Tout en soulignant que ces initiatives sont menées et détenues par les Éthiopiens, elle a indiqué que l’Union européenne contribue en partageant des leçons historiques et une expertise mondiale, particulièrement en matière de DDR et de justice transitionnelle, et en soutenant les institutions qui mettent en œuvre les réformes. « Nous n’avons pas d’enjeu personnel car c’est votre processus et votre propriété », a-t-elle dit. « Ce que nous pouvons faire, c’est partager notre expertise et notre expérience, tant de notre propre histoire que de notre travail à l’échelle mondiale. » L’ambassadrice a ajouté que l’UE continuera de soutenir les agendas de réforme clés de l’Éthiopie alors que le pays avance vers une paix durable et un consensus national.
Une approche sécuritaire intégrée et centrée sur les populations est indispensable pour l’Afrique : Ancien ministre nigérian
Feb 26, 2026 68
Addis-Abeba, le 26 février 2026 (ENA) : - L’ancien ministre nigérian des Mines et de l’Acier, Kayode Fayemi, a appelé les dirigeants africains à privilégier une stratégie de sécurité globale et axée sur les populations afin de répondre efficacement aux menaces croissantes sur le continent. Selon lui, des réponses dispersées ne sauraient garantir une paix durable. Dans un entretien exclusif, il a souligné que l’Afrique est confrontée à une « vaste série de défis sécuritaires », citant notamment les crises dans la Corne de l’Afrique, le Sahel, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine. Universitaire et spécialiste reconnu des questions de sécurité, il a estimé que les seules réponses militaires ou politiques demeurent insuffisantes face à la complexité des crises actuelles. « Nous ne pouvons pas lutter contre l'insécurité si nous n'affrontons pas ses causes fondamentales, qui sont la pauvreté, les inégalités, la marginalisation de la jeunesse et celle des femmes », a-t-il affirmé. « Ces problèmes sont interconnectés et doivent être traités dans le cadre d'un agenda complet et intégré. » L’ancien ministre a également mis l’accent sur la nécessité d’approfondir l’intégration régionale, considérant l’unité des États africains comme un préalable indispensable à une stabilité durable. Tout en saluant les efforts de l’Union africaine, il a plaidé pour un renforcement de l’institution afin qu’elle puisse pleinement assumer son mandat. « C'est notre organisation. Elle appartient à tous les Africains. La soutenir n'est pas seulement la responsabilité du personnel technique ou des chefs d'État, mais de tous les citoyens africains », a-t-il déclaré. Évoquant la vision des pères fondateurs du panafricanisme, tels que Kwame Nkrumah, Haile Selassie, Julius Nyerere et Nelson Mandela, Fayemi a estimé que leurs aspirations demeurent inachevées. Il a rappelé que cette dynamique d’unité avait conduit à la création de l’Organisation de l'unité africaine en 1963, devenue par la suite l’Union africaine. « Ce n'est toujours pas l'Afrique qu'ils avaient imaginée. C'est encore un travail en cours. Mais nous avons maintenant besoin de l'urgence du moment présent », a-t-il insisté. « Le monde doit avoir l'Afrique à la table, et non plus au menu. » Selon lui, l’engagement politique doit dépasser les déclarations d’intention formulées lors des sommets et se traduire par des actions concrètes sur le terrain. Abordant le rôle de l’Éthiopie, qu’il qualifie de capitale diplomatique du continent, il a souligné la responsabilité particulière du pays dans la promotion de l’unité africaine. Il a notamment salué la décision d’accorder un visa à l’arrivée à tous les ressortissants africains depuis novembre 2018, y voyant une avancée majeure vers une intégration accrue, en cohérence avec la Zone de libre-échange continentale africaine et l’Agenda 2063. « Si nous pouvons assurer la libre circulation entre nous, cela représente un engagement fondamental envers l'unité africaine », a-t-il déclaré. Il a toutefois averti que ces initiatives ne devraient pas rester isolées et a exhorté l’ensemble des États africains à faire de la libre circulation un pilier de la citoyenneté africaine. « Il y a des progrès, mais il reste encore beaucoup à faire », a conclu Fayemi. « Nous devons continuer à travailler pour une Afrique unie, pacifique et autodéterminée. »
Le président Taye a fait ses adieux à l’ambassadrice sortante du Portugal.
Feb 26, 2026 78
Addis-Abeba, le 26 février 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a reçu l’ambassadrice sortante du Portugal en Éthiopie, Luísa Fragoso, venue lui présenter ses adieux au terme de son mandat. À l’occasion, le chef de l’État a salué l’engagement de la diplomate portugaise et les avancées enregistrées dans le renforcement des relations bilatérales, notamment dans les secteurs du tourisme, de la culture et des échanges entre les peuples. Il a souligné la contribution notable de Fragoso à la consolidation des liens d’amitié et a appelé à poursuivre et intensifier cette coopération. Revenant sur ses quatre années en Éthiopie, l’ambassadrice a mis en avant la profondeur historique des relations diplomatiques entre les deux pays, qui s’étendent sur plus de cinq siècles. Elle a estimé que son mandat a constitué une opportunité précieuse pour dynamiser la coopération économique, culturelle et touristique, ainsi que les échanges humains. Fragoso a également évoqué le renforcement des relations institutionnelles, citant notamment l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre Addis-Abeba et Porto, facteur clé d’un rapprochement accru entre les deux nations. Elle a insisté sur l’importance des partenariats dans les domaines de l’éducation et de la culture, favorisant une meilleure compréhension mutuelle. Afin d’approfondir davantage la coopération, l’ambassadrice a plaidé pour la mise en place de mécanismes de consultation visant à mieux valoriser les ressources et opportunités offertes par les deux pays. Elle s’est dite confiante quant à la poursuite des initiatives conjointes, notamment dans le cadre du programme Global Gateway de l’Union européenne, qui prévoit la création d’un forum d’affaires. Se projetant vers l’avenir, la diplomate a exprimé l’espoir que la multiplication des visites officielles et des échanges permettra d’exploiter pleinement le potentiel des relations luso-éthiopiennes.
Politique
Démographie, gouvernance et liaisons internationales : l’Éthiopie s’impose comme une destination d’investissement stratégique, selon un institut
Feb 27, 2026 14
Addis-Abeba, le 27 février 2026 (ENA) : - L’Institut africain du cuir et des produits en cuir (ALLPI) estime que la solidité du leadership éthiopien, l’ampleur de son marché intérieur et sa connectivité aérienne mondiale placent l’Éthiopie parmi les pôles d’investissement les plus prometteurs du continent. Dans un entretien accordé à ENA, le directeur exécutif de l’ALLPI, Nicholas Mudungwe, a mis en avant les avantages comparatifs du pays, soulignant que sa population nombreuse, son leadership réformateur et l’envergure internationale d’Ethiopian Airlines constituent des leviers majeurs pour les investisseurs à la recherche d’opportunités de croissance en Afrique. Selon lui, avec environ 130 millions d’habitants, l’Éthiopie représente un marché vaste et en pleine expansion. « Le premier facteur clé lorsqu’on s’intéresse à l’Éthiopie, c’est sa population », a-t-il affirmé, insistant sur le potentiel de demande intérieure. Évoquant les trajectoires de la Chine et de l’Inde, il a relevé que la taille de leur population a fortement contribué à leur essor économique, estimant que l’Éthiopie dispose d’un potentiel comparable pour stimuler une croissance portée par l’investissement. Nicholas Mudungwe a également salué les efforts des autorités en matière de modernisation urbaine, notamment dans la capitale Addis-Abeba, jugeant que ces transformations renforcent l’attractivité du climat des affaires. Il a souligné que les investisseurs recherchent en priorité des infrastructures de transport performantes, une connectivité fiable et un environnement urbain structuré — des aspects sur lesquels le pays concentre ses efforts. Le directeur exécutif a en outre mis en exergue le rôle central d’Ethiopian Airlines, dont le réseau relie l’Éthiopie à l’ensemble du continent africain et aux grandes destinations mondiales, facilitant ainsi les déplacements des entrepreneurs et des investisseurs. Par ailleurs, il a insisté sur l’importance de l’initiative « Made in Ethiopia », qui vise à promouvoir la production locale et à valoriser le potentiel industriel national. « Voir, c’est croire », a-t-il déclaré, soulignant que la mise en avant de produits concrets contribue à convaincre acheteurs et investisseurs, tant nationaux qu’internationaux. Enfin, Nicholas Mudungwe a réaffirmé l’engagement de l’ALLPI à accompagner le secteur privé et à soutenir les entreprises afin qu’elles puissent tirer pleinement parti des opportunités offertes à l’échelle continentale. « Nous sommes déterminés à avancer pas à pas avec toutes les parties prenantes pour assurer la réussite de l’Afrique », a-t-il conclu.
Le Premier ministre Abiy Ahmed effectue une visite en Azerbaïdjan afin de découvrir les principales avancées du pays dans les domaines technologique et énergétique.
Feb 27, 2026 11
Addis-Abeba, le 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné de sa délégation, s’est rendu au Centre d’innovation de l’Agence d’État pour les services publics et les innovations sociales (ASAN) en Bakou, où il a pris connaissance de la stratégie du pays visant à promouvoir une gouvernance fondée sur l’intelligence artificielle et à moderniser l’administration publique. La visite a également conduit la délégation à l’Académie de l’IA, principal centre national dédié à la formation en ingénierie et en leadership dans le domaine de l’intelligence artificielle, illustrant une volonté commune de promouvoir l’excellence numérique. D’après une publication du Bureau du Premier ministre sur les réseaux sociaux, la délégation s’est ensuite rendue au terminal de Sangachal Terminal, l’un des plus importants centres mondiaux de traitement de pétrole et de gaz, ainsi qu’à la Zone économique libre d’Alat. Ces visites immersives devraient consolider le partenariat émergent entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan, notamment dans les secteurs du commerce, de l’énergie et de la transformation numérique. Au Centre d’innovation ASAN, le Premier ministre Abiy Ahmed a pu constater comment l’Azerbaïdjan a optimisé la prestation de ses services publics grâce à des plateformes numériques intégrées. La visite à l’Académie de l’IA a, quant à elle, mis en lumière l’importance stratégique de former une main-d’œuvre hautement qualifiée, capable de porter la prochaine vague d’innovations technologiques — une ambition en phase avec la trajectoire de transformation numérique engagée par l’Éthiopie. Par ailleurs, les étapes au terminal de Sangachal et à la Zone économique libre d’Alat ont permis à la délégation de mieux appréhender les capacités logistiques et énergétiques du pays. Ces infrastructures, piliers de l’économie régionale, offrent un exemple d’efficacité industrielle et de connectivité commerciale internationale susceptible d’inspirer de futures initiatives économiques conjointes. En amont de ces visites, le Premier ministre Abiy a eu des entretiens approfondis avec le président Ilham Aliyev afin de définir les contours d’une coopération bilatérale renforcée. La visite officielle, entamée jeudi, s’est déroulée en présence de la Première dame Zinash Tayachew et d’une importante délégation ministérielle. En hommage à l’histoire du pays hôte, le chef du gouvernement éthiopien a participé à une cérémonie de dépôt de gerbe à l’Allée des Honoraires et au Monument de la Victoire, saluant le sacrifice de celles et ceux qui ont défendu la souveraineté de l’Azerbaïdjan et soulignant que leur résilience reflète l’unité nationale. Ces dernières années, les relations entre Addis-Abeba et Bakou se sont intensifiées, portées par des politiques prospectives et une présence accrue sur la scène internationale. À mesure que les deux pays poursuivent leur dynamique de développement, cette visite devrait ouvrir une nouvelle phase de coopération plus ambitieuse, reliant l’Afrique de l’Est au Caucase autour de l’innovation et de partenariats économiques stratégiques.
Le Premier ministre Abiy met en avant l’essor du partenariat Éthiopie-Azerbaïdjan, dynamisé par la coopération économique
Feb 27, 2026 65
Addis-Abeba, 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué la progression constante des relations bilatérales entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan à l’occasion de sa première visite officielle dans ce pays. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, il a exprimé sa profonde reconnaissance au président Ilham Aliyev pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagnait. Le chef du gouvernement éthiopien a souligné que les liens entre les deux nations se sont consolidés ces dernières années, portés par une coopération accrue dans des secteurs économiques stratégiques. « Notre partenariat s’est sensiblement renforcé, notamment grâce à la collaboration récente dans le domaine de l’aviation, au développement conjoint de parcs industriels et de zones franches, ainsi qu’aux engagements entre Ethiopian Investment Holdings et son homologue azerbaïdjanais », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives ont établi des bases solides pour approfondir davantage les relations bilatérales. Le Premier ministre a également indiqué que les deux parties ont mené des discussions approfondies visant à élargir et diversifier la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Au cours de la visite, les deux dirigeants ont présidé la signature d’un accord de coopération en matière de défense et assisté à l’échange de plusieurs mémorandums d’entente, marquant ainsi une extension du partenariat aux volets stratégique et sécuritaire, au-delà du seul cadre économique. Cette visite représente ainsi une étape majeure dans le renforcement des relations diplomatiques, économiques et stratégiques entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan
Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev.
Feb 27, 2026 57
Addis-Abeba, le 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a eu des entretiens avec le président Ilham Aliyev dans le cadre de sa visite officielle en Azerbaïdjan, visant à renforcer davantage les relations bilatérales entre les deux pays. Avant la réunion, le Premier ministre Abiy Ahmed a pris part à une cérémonie de dépôt de gerbe à l’Allée des Honneurs ainsi qu’au Monument de la Victoire à Bakou. Cette commémoration a rendu hommage aux héros nationaux et illustré la résilience ainsi que l’unité du peuple azerbaïdjanais. Le Premier ministre a exprimé son profond respect et sa grande considération envers ceux qui ont consenti le sacrifice suprême pour préserver l’unité et la souveraineté de l’Azerbaïdjan. Il a entamé sa visite officielle jeudi, dans le cadre des efforts continus visant à consolider le partenariat croissant entre les deux pays. D’après le Bureau du Premier ministre, Abiy accompagné de la Première Dame Zinash et d’une délégation de haut niveau, est arrivé tard dans la soirée à l’aéroport international Heydar Aliyev, dans la capitale azerbaïdjanaise. Cette visite fait suite à une invitation officielle du président Ilham Aliyev, acceptée par le Premier ministre. Au cours de son séjour, il devrait mener des entretiens de haut niveau consacrés à l’état actuel des relations bilatérales et aux perspectives d’élargissement de la coopération dans des secteurs stratégiques. Ces dernières années, les relations entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan se sont considérablement intensifiées, portées par un dialogue diplomatique soutenu et une coopération en constante expansion. Les deux nations ont connu un développement rapide, appuyé par des politiques ambitieuses et une présence internationale de plus en plus affirmée. Les responsables ont insisté sur la nécessité de renforcer davantage la collaboration dans les domaines politique, économique et stratégique. Cette visite devrait ainsi hisser les relations bilatérales à un niveau supérieur et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération mutuellement avantageuse, inaugurant une phase plus dynamique des relations entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan.
Le Premier ministre Abiy effectue une visite officielle en Azerbaïdjan dans un contexte de consolidation croissante des relations bilatérales.
Feb 26, 2026 71
Addis-Abeba, le 26 fevrier 2026(ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed s'est rendu en Azerbaïdjan dans le cadre d’une visite officielle destinée à consolider le partenariat en pleine expansion entre les deux nations. D’après le Bureau du Premier ministre, le chef du gouvernement, accompagné de la Première Dame ainsi que d’une importante délégation, est arrivé ce soir à l’Aéroport international Heydar Aliyev, situé dans la capitale Bakou. Le Bureau souligne que les relations entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan se sont considérablement intensifiées ces dernières années, portées par un dialogue diplomatique constant et un élargissement progressif des axes de coopération. Cette visite devrait ainsi donner une nouvelle impulsion au partenariat bilatéral et favoriser l’exploration d’opportunités supplémentaires dans plusieurs secteurs stratégiques d’intérêt commun. Selon des responsables, cette démarche au plus haut niveau illustre la volonté partagée des deux pays d’approfondir leur collaboration sur les plans politique, économique et stratégique, ouvrant la voie à une phase encore plus dynamique des relations entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan.
Dialogue, justice et DDR essentiels pour un consensus durable en Éthiopie, selon l’envoyée de l’UE
Feb 26, 2026 68
Addis-Abeba, 26 février 2026 (ENA) : - Le dialogue national en cours en Éthiopie, la justice transitionnelle et les processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) sont cruciaux pour bâtir un consensus national durable, a déclaré l’ambassadrice de l’Union européenne en Éthiopie, Sofie From-Emmesberger. Dans une interview exclusive accordée à l’ENA, l’ambassadrice de l’UE en Éthiopie a qualifié ces trois initiatives de piliers mutuellement renforçants, conçus pour traiter les causes profondes des conflits, promouvoir la responsabilité et rebâtir la confiance entre les communautés. L’Éthiopie avance son dialogue national pour rassembler des acteurs politiques et sociaux divers dans des discussions structurées visant à résoudre les divergences par un engagement pacifique. Ce dialogue cherche à confronter les griefs historiques et les divisions politiques, en créant un espace pour un débat ouvert et la construction de consensus. L’ambassadrice From-Emmesberger a indiqué que ce processus ne doit pas être vu comme un événement isolé. « Cela ne doit pas être perçu comme un moment unique, mais comme le début d’un changement culturel plus large vers la médiation, le compromis et la gestion pacifique des désaccords », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que la participation large est essentielle à la crédibilité du processus. « Le fait que la Commission s’engage activement dans tout le pays est absolument central en tant que processus », a-t-elle noté, en exprimant l’espoir que les zones restantes seront bientôt couvertes pour permettre au dialogue d’entrer dans une phase plénière nationale. Selon l’ambassadrice, un engagement inclusif aidera à garantir que les citoyens se sentent véritablement propriétaires de l’avenir de leur pays, renforçant ainsi les bases d’une stabilité à long terme. Elle a en outre insisté sur le fait que la justice transitionnelle et le DDR sont des composantes tout aussi vitales de la reprise post-conflit de l’Éthiopie, en particulier après le conflit de deux ans dans le nord, qui s’est formellement conclu par la signature de l’accord de paix de Pretoria. La Commission nationale de réhabilitation a été créée pour superviser le désarmement et la réintégration des anciens combattants. Depuis l’accord de paix, un grand nombre d’ex-combattants ont été désarmés et enregistrés, avec des programmes de réintégration offrant une formation professionnelle, des opportunités éducatives, un soutien psychosocial et une assistance aux moyens de subsistance pour faciliter leur transition vers la vie civile. « Le DDR est vital pour restaurer la dignité des ex-combattants et rebâtir la confiance au sein des communautés », a déclaré l’ambassadrice. Sur la justice transitionnelle, elle a noté que le gouvernement a posé les bases politiques et institutionnelles d’un cadre complet. Des consultations nationales ont été menées pour recueillir les avis du public sur la responsabilité, la réconciliation et les réparations, aboutissant à l’approbation d’un cadre qui combine la responsabilité pénale, des mécanismes de recherche de la vérité, des réparations et des réformes institutionnelles. En mélangeant procédures judiciaires et approches restauratrices, ce cadre vise à promouvoir la guérison nationale tout en réduisant le risque de violence renouvelée. « Ces processus sont tous interconnectés », a expliqué l’ambassadrice From-Emmesberger. « Le dialogue, la justice et la réintégration forment ensemble les fondations d’une réconciliation durable. » Tout en soulignant que ces initiatives sont menées et détenues par les Éthiopiens, elle a indiqué que l’Union européenne contribue en partageant des leçons historiques et une expertise mondiale, particulièrement en matière de DDR et de justice transitionnelle, et en soutenant les institutions qui mettent en œuvre les réformes. « Nous n’avons pas d’enjeu personnel car c’est votre processus et votre propriété », a-t-elle dit. « Ce que nous pouvons faire, c’est partager notre expertise et notre expérience, tant de notre propre histoire que de notre travail à l’échelle mondiale. » L’ambassadrice a ajouté que l’UE continuera de soutenir les agendas de réforme clés de l’Éthiopie alors que le pays avance vers une paix durable et un consensus national.
Une approche sécuritaire intégrée et centrée sur les populations est indispensable pour l’Afrique : Ancien ministre nigérian
Feb 26, 2026 68
Addis-Abeba, le 26 février 2026 (ENA) : - L’ancien ministre nigérian des Mines et de l’Acier, Kayode Fayemi, a appelé les dirigeants africains à privilégier une stratégie de sécurité globale et axée sur les populations afin de répondre efficacement aux menaces croissantes sur le continent. Selon lui, des réponses dispersées ne sauraient garantir une paix durable. Dans un entretien exclusif, il a souligné que l’Afrique est confrontée à une « vaste série de défis sécuritaires », citant notamment les crises dans la Corne de l’Afrique, le Sahel, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine. Universitaire et spécialiste reconnu des questions de sécurité, il a estimé que les seules réponses militaires ou politiques demeurent insuffisantes face à la complexité des crises actuelles. « Nous ne pouvons pas lutter contre l'insécurité si nous n'affrontons pas ses causes fondamentales, qui sont la pauvreté, les inégalités, la marginalisation de la jeunesse et celle des femmes », a-t-il affirmé. « Ces problèmes sont interconnectés et doivent être traités dans le cadre d'un agenda complet et intégré. » L’ancien ministre a également mis l’accent sur la nécessité d’approfondir l’intégration régionale, considérant l’unité des États africains comme un préalable indispensable à une stabilité durable. Tout en saluant les efforts de l’Union africaine, il a plaidé pour un renforcement de l’institution afin qu’elle puisse pleinement assumer son mandat. « C'est notre organisation. Elle appartient à tous les Africains. La soutenir n'est pas seulement la responsabilité du personnel technique ou des chefs d'État, mais de tous les citoyens africains », a-t-il déclaré. Évoquant la vision des pères fondateurs du panafricanisme, tels que Kwame Nkrumah, Haile Selassie, Julius Nyerere et Nelson Mandela, Fayemi a estimé que leurs aspirations demeurent inachevées. Il a rappelé que cette dynamique d’unité avait conduit à la création de l’Organisation de l'unité africaine en 1963, devenue par la suite l’Union africaine. « Ce n'est toujours pas l'Afrique qu'ils avaient imaginée. C'est encore un travail en cours. Mais nous avons maintenant besoin de l'urgence du moment présent », a-t-il insisté. « Le monde doit avoir l'Afrique à la table, et non plus au menu. » Selon lui, l’engagement politique doit dépasser les déclarations d’intention formulées lors des sommets et se traduire par des actions concrètes sur le terrain. Abordant le rôle de l’Éthiopie, qu’il qualifie de capitale diplomatique du continent, il a souligné la responsabilité particulière du pays dans la promotion de l’unité africaine. Il a notamment salué la décision d’accorder un visa à l’arrivée à tous les ressortissants africains depuis novembre 2018, y voyant une avancée majeure vers une intégration accrue, en cohérence avec la Zone de libre-échange continentale africaine et l’Agenda 2063. « Si nous pouvons assurer la libre circulation entre nous, cela représente un engagement fondamental envers l'unité africaine », a-t-il déclaré. Il a toutefois averti que ces initiatives ne devraient pas rester isolées et a exhorté l’ensemble des États africains à faire de la libre circulation un pilier de la citoyenneté africaine. « Il y a des progrès, mais il reste encore beaucoup à faire », a conclu Fayemi. « Nous devons continuer à travailler pour une Afrique unie, pacifique et autodéterminée. »
Le président Taye a fait ses adieux à l’ambassadrice sortante du Portugal.
Feb 26, 2026 78
Addis-Abeba, le 26 février 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a reçu l’ambassadrice sortante du Portugal en Éthiopie, Luísa Fragoso, venue lui présenter ses adieux au terme de son mandat. À l’occasion, le chef de l’État a salué l’engagement de la diplomate portugaise et les avancées enregistrées dans le renforcement des relations bilatérales, notamment dans les secteurs du tourisme, de la culture et des échanges entre les peuples. Il a souligné la contribution notable de Fragoso à la consolidation des liens d’amitié et a appelé à poursuivre et intensifier cette coopération. Revenant sur ses quatre années en Éthiopie, l’ambassadrice a mis en avant la profondeur historique des relations diplomatiques entre les deux pays, qui s’étendent sur plus de cinq siècles. Elle a estimé que son mandat a constitué une opportunité précieuse pour dynamiser la coopération économique, culturelle et touristique, ainsi que les échanges humains. Fragoso a également évoqué le renforcement des relations institutionnelles, citant notamment l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre Addis-Abeba et Porto, facteur clé d’un rapprochement accru entre les deux nations. Elle a insisté sur l’importance des partenariats dans les domaines de l’éducation et de la culture, favorisant une meilleure compréhension mutuelle. Afin d’approfondir davantage la coopération, l’ambassadrice a plaidé pour la mise en place de mécanismes de consultation visant à mieux valoriser les ressources et opportunités offertes par les deux pays. Elle s’est dite confiante quant à la poursuite des initiatives conjointes, notamment dans le cadre du programme Global Gateway de l’Union européenne, qui prévoit la création d’un forum d’affaires. Se projetant vers l’avenir, la diplomate a exprimé l’espoir que la multiplication des visites officielles et des échanges permettra d’exploiter pleinement le potentiel des relations luso-éthiopiennes.
Social
Le discours sanitaire porté par le CDC Afrique rayonne d’espoir et de solidarité selon le directeur général, le Dr Jean Kaseya.
Feb 27, 2026 45
Addis-Abeba, le 27 fevrier 2026 (ENA) : - Le discours sanitaire de l’Afrique porte aujourd’hui un message d’espoir, de solidarité et d’une détermination sans faille, a affirmé le Dr Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique). Lors d’un point de presse tenu jeudi, le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), le Dr Jean Kaseya, est revenu sur l’importance accordée à la souveraineté sanitaire lors du 39e Sommet de l’Union africaine. Il a mis en avant des évolutions tangibles ainsi qu’une vision africaine affirmée et cohérente, capable de repositionner les priorités sanitaires mondiales à l’aune des réalités du continent. « Nous sommes ici avec clarté et détermination. Il est temps de passer d’un modèle de dépendance à un système qui nous donne les moyens d’agir et de contrôler pleinement nos dispositifs de santé », a-t-il déclaré, soulignant la transition vers une autonomie accrue. Le directeur général a également détaillé la stratégie dite « 5P plus », entérinée par les chefs d’État africains. Celle-ci prévoit notamment la réforme de l’architecture sanitaire internationale, l’intégration renforcée de la prévention, de la préparation et de la riposte aux pandémies au sein des systèmes africains, la mobilisation de financements domestiques durables — avec des engagements marquants de la Guinée équatoriale —, l’accélération de la transformation numérique portée par l’Éthiopie, ainsi que le développement des capacités locales de production, en prélude à un sommet spécial à venir. Évoquant les performances institutionnelles depuis 2023, il a indiqué que le taux d’exécution du CDC Afrique est passé de 34 % à 95 %, soit le plus élevé au sein de l’Union africaine. Le financement interne, a-t-il précisé, est passé de 52 millions à 463 millions de dollars, positionnant désormais l’institution comme un acteur de référence à l’échelle mondiale. Malgré un contexte international marqué par des suppressions de postes, les effectifs ont progressé pour atteindre 85,5 % des objectifs fixés avec anticipation. Cette dynamique s’est accompagnée d’un renforcement de la surveillance épidémiologique — avec une transition des zones rouges en 2022 vers des zones vertes prévues en 2025 —, de l’extension des centres opérationnels à 32 et du déploiement de laboratoires de génomique à travers le continent. Le nombre de cas signalés est tombé à 89 au début de 2025, contre des chiffres nettement plus élevés auparavant, illustrant selon lui l’impact des efforts de résilience. Le Dr Kaseya a par ailleurs souligné que l’Éthiopie se distingue dans les domaines de la santé numérique et de l’intelligence artificielle, tandis qu’un nouveau comité regroupant 70 dirigeants africains s’attelle à promouvoir des partenariats mondiaux plus équitables. Enfin, il a reconnu les défis persistants — notamment les flambées de variole et de choléra dans des zones touchées par les inondations, ainsi que le fait que l’Afrique supporte l’essentiel de la charge mondiale du paludisme —, tout en mettant en avant les progrès réalisés : vaccination rapide en Ouganda, recul des cas de variole et avancées notables en matière de diagnostic en Guinée équatoriale et en Éthiopie.
Journée internationale de la langue maternelle : un pilier pour une éducation inclusive et plurilingue
Feb 25, 2026 117
Addis-Abeba, le 25 février 2026 : - À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, les participants ont mis en avant le rôle déterminant des langues maternelles dans la construction d’une éducation inclusive et équitable. La célébration, organisée par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) en collaboration avec Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et l’ambassade du Bangladesh, a réuni de nombreux acteurs à Addis-Abeba. Les intervenants ont souligné que l’enseignement dans la langue maternelle constitue un levier essentiel pour favoriser le développement durable, l’inclusion sociale et un accès équitable à l’éducation. Ils ont rappelé que la richesse linguistique ne représente pas seulement un patrimoine culturel, mais également une base solide pour l’équité éducative, l’inclusion numérique et une croissance économique soutenue. Lors de l’ouverture, Aboubakir Diaw, représentant le secrétaire exécutif de la CEA, a affirmé que les langues dépassent la simple fonction de communication. Elles façonnent la pensée, nourrissent le sentiment d’appartenance et assurent la transmission de la mémoire collective à travers les générations. Il a présenté les plus de 2 000 langues africaines comme des ressources stratégiques, insistant sur le fait qu’une éducation multilingue enracinée dans les langues maternelles constitue un investissement majeur dans le capital humain et la cohésion sociale. Aboubakir Diaw a également alerté sur les défis posés par l’essor rapide de l’intelligence artificielle et des plateformes numériques, avertissant que les langues absentes de l’espace numérique risquent une marginalisation économique et culturelle. Dans un continent où près de 60 % de la population a moins de 25 ans, il a plaidé pour des politiques linguistiques inclusives capables de soutenir la jeunesse, en cohérence avec des cadres continentaux tels que la Zone de libre-échange continentale africaine et le Programme de développement durable à l’horizon 2030. De son côté, Rita Bissoomath, directrice de liaison à l’UNESCO, a décrit les langues comme les gardiennes vivantes de l’identité et les vecteurs essentiels de la culture. Elle a rappelé que 40 % de la population mondiale ne bénéficie pas d’un enseignement dans une langue qu’elle maîtrise pleinement, une situation qui accentue les inégalités. Elle a souligné que la promotion du multilinguisme favorise la paix, la tolérance et le respect mutuel, appelant les gouvernements à intégrer concrètement les langues maternelles à tous les niveaux des systèmes éducatifs afin qu’aucun enfant ne soit coupé de son héritage linguistique. L’ambassadeur du Bangladesh, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem, a pour sa part évoqué le Mouvement pour la langue de 1952, dont les sacrifices ont conduit à la reconnaissance internationale de cette journée. Il a rappelé que la langue constitue le premier vecteur d’expression et d’identité, soulignant que la défense de la diversité linguistique demeure essentielle pour le dialogue, la coopération et la construction d’un ordre international pacifique. En conclusion, les participants ont estimé que la valorisation des langues maternelles renforce la dignité humaine, soutient l’autonomisation des jeunes et crée les conditions d’une société plus équitable, innovante et pacifique.
La Commission éthiopienne du dialogue national appelle à l’engagement citoyen alors que le dialogue national entre dans une phase décisive.
Feb 18, 2026 148
Addis-Abeba, le 18 février 2026 (ENA) : - La Commission éthiopienne du dialogue national (ENDC) a invité les citoyens à s’impliquer pleinement, alors que le processus atteint un tournant critique. Dans un entretien avec ENA, le président de l’ENDC, le professeur Mesfin Araya, a encouragé tous les Éthiopiens à participer activement afin de garantir le succès du dialogue national, qui vise à renforcer l’unité du pays à travers des discussions inclusives et respectueuses sur les grandes questions nationales. Selon lui, la large participation de la population est indispensable pour produire des résultats significatifs et durables. Des millions d’Éthiopiens ont déjà pris part aux sessions visant à désigner les représentants et à définir les priorités du dialogue. La Commission a mené de vastes consultations auprès des États régionaux, des administrations municipales, des institutions fédérales et des communautés de la diaspora afin de faciliter la participation, soulignant l’ouverture et l’inclusion du processus. « À l’exception du Tigré, ces consultations ont été menées avec succès dans tout le pays et auprès des communautés de la diaspora », a précisé le professeur Mesfin. Il a également salué l’engagement actif des Éthiopiens vivant à l’étranger, dont les contributions portent sur des questions cruciales pour l’avenir de la nation. Le président de l’ENDC a insisté sur le fait que le succès du dialogue dépend de l’effort collectif de tous les citoyens. « Une participation soutenue et universelle jettera les bases d’une voie stable et consensuelle pour l’avenir de l’Éthiopie », a-t-il affirmé.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a rendu hommage aux héros éthiopiens en déposant une gerbe au Mémorial de la Victoire d’Adoua, à Addis-Abeba.
Feb 17, 2026 146
Addis-Abeba, le 17 février 2026 (ENA) : - Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a marqué sa visite officielle en Éthiopie par un geste hautement symbolique en déposant une gerbe au Mémorial de la Victoire d’Adoua, à Addis-Abeba. Cette cérémonie solennelle, organisée après un accueil officiel au Palais national, s’inscrit dans le cadre du renforcement continu des relations entre la Turquie et l’Éthiopie, deux pays qui célèbrent cette année le centenaire de leurs liens diplomatiques. Le Mémorial de la Victoire d’Adoua occupe une place particulière dans la mémoire collective éthiopienne. Il commémore la bataille historique de 1896, au cours de laquelle les forces éthiopiennes infligèrent une défaite décisive à une armée coloniale européenne. Cette victoire demeure un symbole puissant de souveraineté nationale et de résistance africaine face aux ambitions impérialistes. En rendant hommage aux combattants tombés pour la défense de leur patrie, le président Erdoğan a souligné son respect pour l’histoire de l’Éthiopie et pour l’héritage d’indépendance qui continue d’inspirer le continent. La cérémonie de dépôt de gerbe s’est déroulée dans un climat empreint de dignité et de recueillement. Elle a mis en lumière la dimension historique et symbolique de la visite, au-delà des discussions politiques et économiques prévues entre les deux gouvernements. Ce geste protocolaire, réservé à des partenaires avec lesquels l’Éthiopie entretient des relations étroites et stratégiques, traduit le niveau de considération mutuelle qui caractérise les rapports entre Addis-Abeba et Ankara. Arrivé plus tôt dans la journée dans la capitale éthiopienne, le chef de l’État turc a été accueilli avec les honneurs militaires à l’aéroport international de Bole. Le Premier ministre, Abiy Ahmed, était personnellement présent au pied de l’avion pour saluer son homologue, un geste fort qui témoigne de la solidité des liens diplomatiques entre les deux nations. Plusieurs hauts responsables gouvernementaux, des officiers supérieurs et des représentants du corps diplomatique étaient également présents pour participer à cette réception officielle. Le cortège présidentiel, escorté par une cavalerie d’apparat, a ensuite traversé la ville en direction du Palais national, ajoutant une dimension culturelle et protocolaire à l’événement. Cet accueil fastueux rappelle la visite effectuée il y a quelques années par le Premier ministre Abiy en Turquie, où il avait été reçu avec le même cérémonial à Ankara et à Istanbul. À l'occasion, les deux dirigeants avaient affirmé leur volonté commune d’élever les relations bilatérales à un niveau stratégique, ouvrant la voie à une coopération renforcée dans des secteurs clés tels que le commerce, l’investissement, les infrastructures et la défense. Les relations entre la Turquie et l’Éthiopie reposent sur une histoire diplomatique ancienne et continue. L’Éthiopie abrite notamment la première ambassade turque établie sur le continent africain, un fait qui illustre la profondeur historique de leurs échanges. Au fil des décennies, les deux pays ont consolidé leurs partenariats dans les domaines politique, économique et culturel, multipliant les initiatives conjointes et les projets de développement. Peu après la cérémonie d’accueil, le Premier ministre Abiy Ahmed a exprimé sa satisfaction sur les réseaux sociaux, saluant la visite officielle de son homologue turc et soulignant l’importance des discussions prévues. Il a évoqué un partenariat profond et durable, fondé sur le respect mutuel et une vision commune de coopération renforcée. Cette visite est perçue comme une étape significative dans l’évolution des relations entre Addis-Abeba et Ankara. En conjuguant mémoire historique et ambitions stratégiques contemporaines, elle illustre la volonté des deux pays de bâtir un partenariat solide, inscrit dans la continuité d’un siècle de relations diplomatiques et tourné vers de nouvelles perspectives de collaboration.
Économie
L’Éthiopie récolte plus de 288 millions de dollars grâce à ses exportations horticoles en sept mois.
Feb 27, 2026 13
Addis-Abeba, le 27 février 2026 : - L’Éthiopie a enregistré 288,48 millions de dollars de recettes issues de ses exportations horticoles au cours des sept premiers mois de l’exercice fiscal en cours, a annoncé le ministère de l’Agriculture. Le ministère a tenu une réunion consultative réunissant les institutions concernées ainsi que des investisseurs locaux et étrangers du secteur horticole afin d’évaluer les performances réalisées durant cette période. Le ministre de l’Agriculture, Addisu Arega, a indiqué que le pays a tiré 288,48 millions de dollars de l’exportation de 160 317,79 tonnes de produits horticoles, comprenant des fleurs, des fruits et des légumes. Ce montant correspond à 70,9 % de l’objectif fixé pour la période. Il a rappelé que l’horticulture, au même titre que le café, figure parmi les principales filières d’exportation du pays et joue un rôle stratégique dans la génération de devises. « Le gouvernement s’emploie à lever les obstacles qui entravent les investisseurs afin de leur permettre d’exploiter pleinement leurs terres et leurs installations », a affirmé le ministre. Addisu Arega a également souligné que des efforts sont en cours pour améliorer la productivité, notamment par un renforcement de la participation du secteur privé et une meilleure coordination des acteurs. Il a par ailleurs exhorté les investisseurs à optimiser l’utilisation des terres allouées. Les participants ont exprimé leurs préoccupations concernant les insuffisances en infrastructures, les défis logistiques et les questions liées à la gestion foncière, appelant à des mesures rapides pour soutenir la croissance du secteur. De son côté, Tewodros Zewdie, directeur exécutif de l’Association éthiopienne des producteurs et exportateurs horticoles, a indiqué que l’organisation concentre ses efforts sur le plaidoyer, le développement des capacités, l’accès aux marchés et la promotion de pratiques durables sur les plans social et environnemental. La réunion d’évaluation a ainsi mis en évidence l’importance croissante du secteur horticole dans les exportations nationales et la nécessité d’une action concertée pour atteindre les objectifs annuels.
Le Premier ministre Abiy met en avant l’essor du partenariat Éthiopie-Azerbaïdjan, dynamisé par la coopération économique
Feb 27, 2026 65
Addis-Abeba, 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué la progression constante des relations bilatérales entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan à l’occasion de sa première visite officielle dans ce pays. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, il a exprimé sa profonde reconnaissance au président Ilham Aliyev pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagnait. Le chef du gouvernement éthiopien a souligné que les liens entre les deux nations se sont consolidés ces dernières années, portés par une coopération accrue dans des secteurs économiques stratégiques. « Notre partenariat s’est sensiblement renforcé, notamment grâce à la collaboration récente dans le domaine de l’aviation, au développement conjoint de parcs industriels et de zones franches, ainsi qu’aux engagements entre Ethiopian Investment Holdings et son homologue azerbaïdjanais », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives ont établi des bases solides pour approfondir davantage les relations bilatérales. Le Premier ministre a également indiqué que les deux parties ont mené des discussions approfondies visant à élargir et diversifier la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Au cours de la visite, les deux dirigeants ont présidé la signature d’un accord de coopération en matière de défense et assisté à l’échange de plusieurs mémorandums d’entente, marquant ainsi une extension du partenariat aux volets stratégique et sécuritaire, au-delà du seul cadre économique. Cette visite représente ainsi une étape majeure dans le renforcement des relations diplomatiques, économiques et stratégiques entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan
L’ambassadeur de Colombie salue l’héritage historique de l’Éthiopie et met en avant les liens dans le secteur du café.
Feb 26, 2026 75
Addis-Abeba, le 26 février 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de Colombie en Éthiopie, Yeison Arcadio Meneses Copete, a salué l’héritage historique de l’Éthiopie comme une source d’inspiration profonde pour les communautés afro-descendantes en Colombie, dans les Amériques et dans les Caraïbes. Dans une récente interview exclusive accordée à l’ENA, l’ambassadeur Meneses a également mis en lumière la coopération croissante entre les deux nations dans la production de café et l’action climatique. Il a souligné que l’Éthiopie occupe une place unique dans la conscience historique des peuples afro-descendants, la décrivant comme la mère de l’humanité et de la civilisation. Souvent qualifiée de « Terre des Origines », l’Éthiopie est largement reconnue comme le berceau de l’histoire humaine primitive et de la civilisation, ainsi que comme un puissant symbole de liberté et de résilience pour les Africains et la communauté noire mondiale. La victoire décisive de l’Éthiopie sur l’Italie lors de la bataille d’Adwa en 1896 reste un moment déterminant qui a inspiré les mouvements anticoloniaux et renforcé l’esprit de résistance au sein des communautés noires dans le monde entier. « L’Éthiopie est une inspiration pour les peuples afro-descendants en Colombie, et je pense pour toute l’Amérique et la région des Caraïbes », a affirmé l’ambassadeur, ajoutant que l’Éthiopie a joué un rôle crucial dans la formation des idéaux du panafricanisme et des mouvements mondiaux de décolonisation. Il a insisté sur le fait que se connecter à l’Éthiopie représente une reconnexion avec les racines ancestrales et une identité historique partagée. « D’un point de vue historique et anthropologique, nous voyons l’Éthiopie comme la mère de l’humanité et de la civilisation. Telle est notre perspective », a-t-il déclaré. Au-delà des liens culturels et historiques, l’ambassadeur a mis en avant la collaboration croissante entre l’Éthiopie et la Colombie, particulièrement dans le secteur du café. « Nous menons de nombreuses collaborations à différents niveaux, techniques, mais nous organisons aussi plusieurs conférences sur la manière dont le changement climatique affecte négativement la production de café », a-t-il expliqué. Les deux pays figurent parmi les cinq plus grands producteurs de café au monde et contribuent de manière significative à l’approvisionnement mondial, aux côtés des leaders du secteur comme le Brésil et le Vietnam. La Colombie est le troisième producteur mondial de café, mondialement réputée pour ses excellents grains d’Arabica, tandis que l’Éthiopie occupe la cinquième place, est le plus grand producteur africain et est reconnue comme le berceau du café Arabica. Meneses a noté que les deux nations mettent en œuvre une coopération à divers niveaux, incluant des échanges techniques et des conférences axées sur la lutte contre l’impact du changement climatique sur la production de café. Il a décrit le café comme un secteur hautement sensible et stratégique pour les deux économies, compte tenu de son rôle central dans les moyens de subsistance et les revenus nationaux. Les discussions entre les deux pays se concentrent de plus en plus sur l’atténuation des risques climatiques qui menacent les régions productrices de café. L’ambassadeur a également salué la transformation rapide d’Addis-Abeba et mis en avant la collaboration croissante avec Bogotá. S’inspirant des réformes urbaines de Bogotá au cours des deux dernières décennies, il a noté que les deux capitales échangent leurs expériences pour promouvoir un développement urbain inclusif et durable. L’Éthiopie et la Colombie entretiennent des relations diplomatiques depuis 1949, et la réouverture récente de l’ambassade colombienne à Addis-Abeba reflète l’engagement renouvelé de Bogotá à approfondir les liens bilatéraux. L’interview de l’ambassadeur souligne un partenariat fondé non seulement sur le commerce et la diplomatie, mais aussi sur une histoire partagée, une identité culturelle commune et une vision partagée pour un développement durable face aux défis mondiaux.
L'Éthiopie avance dans la modernisation de son secteur financier selon TDB Group
Feb 25, 2026 152
Le Trade and Development Bank (TDB) a indiqué que Éthiopie réalise des avancées significatives dans la modernisation de son secteur financier. Le président-directeur général du Trade and Development Bank (TDB), Admassu Tadesse, a indiqué à Ethiopian News Agency (ENA) que Éthiopie enregistre des avancées majeures dans la transformation de son système bancaire et de l’ensemble de son secteur financier. Il a souligné que le pays a engagé des réformes structurelles longtemps attendues, les qualifiant de difficiles mais indispensables. Selon lui, ces changements étaient nécessaires pour permettre à l’Éthiopie de rattraper d’autres économies africaines ayant connu des progrès notables ces dernières années. D’après le dirigeant, le programme de réformes macroéconomiques commence déjà à porter ses fruits. Il a affirmé que leur mise en œuvre évolue de manière satisfaisante et que l’orientation des politiques publiques vise désormais clairement à stimuler le développement du secteur privé. Il a précisé que, si les investissements publics dans les infrastructures ont été déterminants récemment, une croissance durable reposera avant tout sur un secteur privé dynamique, capable de créer des emplois et d’accroître les recettes nationales. Le cadre actuel des réformes, a-t-il expliqué, a été conçu pour lever les contraintes qui freinaient auparavant l’initiative privée. Contrairement au passé, l’environnement macroéconomique se veut aujourd’hui plus propice aux entreprises. Toutefois, il a averti que les avancées macroéconomiques devront s’accompagner d’améliorations au sein des institutions financières et des dispositifs réglementaires. D’importants progrès ont été accomplis, mais des efforts restent nécessaires à l’échelle microéconomique. Enfin, Admassu Tadesse a insisté sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources financières, tant nationales qu’internationales, afin de combler les déficits d’épargne et d’investissement. Il a rappelé que la croissance durable en Afrique dépendra du renforcement de l’intermédiation financière et d’un accès élargi aux capitaux.
Technologie
Des démarches sont actuellement engagées afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le développement des compétences numériques au sein de l’enseignement primaire.
Feb 26, 2026 84
Addis-Abeba, le 26 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Éducation a indiqué que des mesures sont en préparation afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le renforcement des compétences numériques parmi les piliers du programme national, et ce dès l’enseignement primaire. Muluneh Atnafu, responsable du e-learning et de l’Initiative des 5 millions de codeurs éthiopiens au sein du ministère, a indiqué à l’ENA que le développement du capital humain constitue la pierre angulaire de la réussite de la stratégie nationale de l'Ethiopie numerique 2030 ainsi que du vaste programme de réformes en cours. Il a expliqué que le ministère a adopté une approche résolument axée sur des objectifs précis afin de renforcer les connaissances et les compétences numériques à l’échelle nationale. Dans cette dynamique, des travaux sont en cours pour intégrer l’intelligence artificielle et la culture numérique dans le système éducatif, de la première à la douzième année. L’objectif est de préparer une génération non seulement familière avec les technologies, mais également capable de rivaliser sur la scène internationale. Parallèlement, des actions stratégiques ciblent aussi l’enseignement supérieur afin de consolider les compétences numériques des enseignants et des étudiants. Parmi les initiatives phares figure le programme des 5 millions de codeurs, conçu pour offrir des formations clés et réduire la fracture numérique à travers le pays. Le coordinateur a insisté sur l’importance de ces bases éducatives pour permettre au secteur de contribuer pleinement à l’économie nationale, l’intelligence artificielle occupant une place centrale dans la feuille de route Digital Ethiopia 2030. En mettant l’accent sur ces compétences stratégiques, l’Éthiopie ambitionne de former une jeunesse apte à évoluer et à innover dans l’environnement numérique contemporain.
À l’issue de discussions de haut niveau, le président israélien met en avant l’Éthiopie comme un partenaire stratégique majeur en Afrique.
Feb 25, 2026 75
Addis-Abeba, le 25 février 2026 (ENA) : - À l’issue d’une rencontre au sommet avec le Premier ministre Abiy Ahmed, le président israélien Isaac Herzog a salué l’Éthiopie comme un partenaire stratégique majeur d’Israël sur le continent africain. Dans un message publié sur son compte officiel X, le chef de l’État israélien a qualifié leurs échanges d’« excellents », mettant en avant la qualité du dialogue et la solidité des liens bilatéraux. Il a souligné que la relation entre les deux pays repose sur une coopération de longue date et offre des perspectives prometteuses pour l’avenir. « L’Éthiopie occupe une place centrale en Afrique et constitue, depuis des décennies, un partenaire clé pour l’État d’Israël », a affirmé le président Herzog. Il a réitéré la volonté d’Israël de renforcer sa présence diplomatique et économique sur le continent, en considérant l’Éthiopie comme un acteur incontournable de cette stratégie. Les discussions ont porté sur l’élargissement de la coopération dans des domaines prioritaires tels que l’innovation, la recherche scientifique, les technologies de pointe, l’agriculture, la sécurité alimentaire, ainsi que la gestion de l’eau et de l’énergie. Les deux dirigeants ont également examiné les moyens d’approfondir la collaboration régionale au bénéfice mutuel de leurs peuples. Au-delà des relations bilatérales, les échanges ont mis l’accent sur la promotion d’un partenariat fondé sur la paix, la solidarité et une dynamique régionale constructive. Le président israélien a exprimé son souhait de voir cette coopération se consolider davantage dans les années à venir. Au cours de sa visite, Isaac Herzog s’est recueilli au Memorial de la victoire d'Adoua, rendant hommage à l’histoire et à l’esprit d’indépendance de l’Éthiopie. Cette visite s’inscrit dans un contexte diplomatique particulièrement dynamique pour Addis-Abeba, qui s’affirme comme une plateforme majeure de dialogue international. Ces dernières semaines, la capitale éthiopienne a accueilli plusieurs dirigeants étrangers de premier plan. Parmi eux figurent le président turc Recep Tayyib Erdogan, dont la visite a abouti à la signature d’un mémorandum d’entente sur des projets conjoints dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, ainsi que la Première ministre italienne Giorgia meloni, venue coprésider le Sommet Italie-Afrique et promouvoir le « Plan Mattei » en faveur d’un partenariat durable avec le continent. Cette succession de visites de haut niveau confirme le statut d’Addis-Abeba, non seulement comme capitale politique de l’Éthiopie, mais également comme centre diplomatique continental, notamment en tant que siège de l’Union Africaine.
Selon le PNUD, l’Éthiopie s’emploie à transformer les Africains en acteurs de la production technologique plutôt qu’en simples consommateurs.
Feb 18, 2026 148
Addis-Abeba, le 18 fevrier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie jette les bases pour que les Africains deviennent des créateurs de technologies plutôt que de simples consommateurs.Ahunna Eziakonwa-Onochie, administratrice adjointe du PNUD et directrice régionale pour l’Afrique. Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Ahunna Eziakonwa-Onochie, administratrice adjointe du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l’Afrique, a salué la transformation numérique de l’Éthiopie, citant le soutien du PNUD au centre de données pour l’intelligence artificielle ainsi que la fourniture de matériel technologique. Elle a souligné l’engagement du gouvernement éthiopien à créer des fondations non seulement pour son pays, mais pour l’ensemble du continent. « Nous observons un engagement sérieux des autorités en matière de technologie et de gouvernance. Si les gouvernements ne s’impliquent pas dans la recherche, le développement et la gestion des données, nous serons condamnés à consommer uniquement la technologie produite ailleurs. Dans ce cas, la technologie devient une autre industrie extractive. C’est pourquoi l’Éthiopie pose les bases pour faire des Africains et des Éthiopiens des producteurs de technologie, et non de simples consommateurs », a-t-elle déclaré. Eziakonwa-Onochie a également salué la forte adoption de l’IA et de la science en Éthiopie, qu’elle considère comme un levier clé pour la transformation continentale. Elle a mis en avant le Centre de services MESOB à guichet unique, qui a permis de numériser la prestation des services publics, rendant leur accès plus rapide, transparent et moins susceptible de corruption, tout en améliorant la productivité économique. « La technologie peut transformer la gouvernance et la prestation de services, ce qui est essentiel pour stimuler l’économie », a-t-elle ajouté. Concernant la réforme économique en cours, elle a noté une transformation profonde pilotée par cette réforme. « Tous les partenaires l’ont saluée comme une approche disciplinée et efficace. » Grâce à ces réformes multidimensionnelles, l’Éthiopie est sur la voie d’une croissance à deux chiffres. « Nous attendons avec impatience de voir ce pays démontrer que l’Afrique peut croître à deux chiffres, et je pense que l’Éthiopie sera l’un des premiers à le prouver. » Sur le plan financier, Mme Eziakonwa-Onochie a insisté sur la nécessité de débloquer le capital africain, notant que l’investissement en Afrique ne reflète pas toujours le potentiel existant. « L’une des solutions est de renforcer nos institutions financières multilatérales africaines et de travailler ensemble pour les capitaliser. » Elle a également souligné le rôle stratégique du secteur privé, et en particulier du secteur financier, pour assurer la souveraineté économique de l’Afrique et réduire la dépendance aux architectures externes peu favorables au continent.
L’Éthiopie inaugure l’AI UniPod et affirme son ambition de devenir un hub africain de l’intelligence artificielle.
Feb 17, 2026 166
Addis-Abeba, le 17 février 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien d'intelligence artificielle a procédé au lancement officiel du Pôle d’Innovation Universitaire en Intelligence Artificielle (AI UniPod), une initiative stratégique destinée à hisser l’Éthiopie au rang de centre technologique majeur du continent africain. Ce nouveau pôle est né d’un partenariat entre l’Institut, l’Université d'Addis-Abeba et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), dans le cadre de l’Initiative Tombouctou. À travers cette collaboration, les parties prenantes entendent stimuler la recherche appliquée, encourager l’entrepreneuriat technologique et renforcer les capacités nationales en intelligence artificielle. S’exprimant lors de la cérémonie d’inauguration, le directeur général de l’Institut, Worku Gachena, a rappelé que son institution est l’organe national légalement mandaté pour encadrer la recherche, le développement et le déploiement de l’intelligence artificielle à l’échelle du pays. Selon lui, l’AI UniPod représente une avancée déterminante dans la consolidation des compétences locales et dans la promotion de solutions technologiques adaptées aux réalités nationales. Il a souligné que, sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, l’Institut s’est imposé comme l’un des centres d’excellence les plus dynamiques d’Afrique dans le domaine de l’IA. Parmi les réalisations mises en avant figurent des innovations brevetées reconnues à l’international, notamment un dispositif de dépistage du cancer du sein et un système intelligent d’identification des grains de café. Ces avancées illustrent, selon lui, la montée en puissance des capacités scientifiques et technologiques du pays. Au-delà de son rôle d’infrastructure académique, l’AI UniPod — également appelé « Unipod Licorne » — se veut un levier de transformation structurelle. Le centre ambitionne d’accompagner les jeunes innovateurs, les start-ups et les chercheurs dans le développement de solutions à fort impact, non seulement pour l’Éthiopie, mais aussi pour l’ensemble du continent africain. Worku Gachena a insisté sur la vocation du projet : transformer la jeunesse éthiopienne en acteurs clés de la création de valeur. L’objectif est clair : faire évoluer les jeunes du statut de chercheurs d’emploi vers celui de créateurs d’emplois, et les positionner comme producteurs de technologies plutôt que simples consommateurs. Abordant la question stratégique des données, il a repris une déclaration du Premier ministre selon laquelle la souveraineté des données constitue un pilier fondamental de la souveraineté nationale. À l’ère de l’intelligence artificielle, a-t-il affirmé, les données doivent être considérées comme une richesse stratégique, comparable aux ressources naturelles telles que l’eau ou les minerais précieux. Une dépendance excessive à l’égard d’infrastructures numériques étrangères, a-t-il averti, compromet la capacité d’un État à exercer pleinement sa souveraineté. Conçu comme un espace d’innovation ouvert aux étudiants, aux entrepreneurs et aux chercheurs, l’AI UniPod incarne une nouvelle phase pour l’Éthiopie : celle du passage de la vision à l’action concrète dans le domaine de l’intelligence artificielle. Pour ses promoteurs, cette initiative marque un moment charnière dans la trajectoire technologique du pays et confirme sa détermination à devenir un pôle d’excellence africain en matière d’IA.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 497
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1727
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté. L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1231
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique. Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien. Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs. À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement. Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262. Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs. Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents. La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap. Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places. Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare. Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition. Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social. La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion. Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie. Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie. Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Le Premier ministre Abiy et le président de la CAF, Patrice Motsepe, ont échangé sur le développement du football sur le continent africain.
Nov 23, 2025 1519
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a eu, ce jour, un échange constructif avec le président de la Confédération africaine de football (CAF), Dr Patrice Motsepe. Les discussions ont porté sur l’état actuel du football africain ainsi que sur la contribution stratégique de l’Éthiopie à son essor. Dans un message partagé sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a confirmé la teneur positive de cette rencontre et en a résumé les principales conclusions : « Ce matin, j’ai eu une conversation productive avec le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, au sujet du développement du football africain et du rôle que peut jouer l’Éthiopie dans cette dynamique. Nous avons réaffirmé notre détermination à investir dans la jeunesse, à améliorer les infrastructures et à renforcer la collaboration avec la CAF afin de hisser le football africain au plus haut niveau international. »
Environnement
Le Premier ministre Abiy affirme que l’avenir de l’Éthiopie repose sur un développement urbain vert et planifié.
Feb 4, 2026 257
Addis-Abeba, le 4 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que la prospérité durable de l’Éthiopie repose sur la mise en place de villes vertes, résilientes et soigneusement planifiées, capables de soutenir le développement tout en protégeant les ressources naturelles. Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en garde contre les risques majeurs qu’une urbanisation incontrôlée pourrait faire peser sur l’environnement, soulignant qu’une croissance urbaine durable doit impérativement concilier progrès économique et protection de la nature. S’exprimant lors de la 10ᵉ session ordinaire de la cinquième année de la Chambre des représentants du peuple, le chef du gouvernement a indiqué que l’ampleur des projets de développement urbain et des corridors en cours à travers le pays transformait déjà en profondeur le paysage national. Il a affirmé que les changements induits par ces initiatives sont désormais visibles, notant que cette dynamique de modernisation, initialement concentrée à Addis-Abeba, s’est progressivement étendue à l’ensemble du territoire, devenant un véritable mouvement national de transformation urbaine. Le Premier ministre a toutefois averti que la croissance rapide de la population, si elle n’est pas accompagnée d’une planification rigoureuse, risque d’exercer une pression considérable sur les villes et les infrastructures existantes. Selon lui, l’absence d’une planification urbaine adéquate pourrait aggraver les déséquilibres sociaux, économiques et environnementaux. Il a insisté sur l’importance de bâtir des villes capables d’offrir des services diversifiés dans un environnement équilibré, condition essentielle pour garantir la sécurité, la mobilité et un cadre de vie sain aux citoyens. S’appuyant sur les expériences internationales, Abiy Ahmed a souligné que les trajectoires de développement suivies par les pays occidentaux et asiatiques constituent des enseignements précieux. Il a reconnu que si leur prospérité est remarquable, elle s’est souvent réalisée au détriment de l’environnement. Il a également rappelé que certains pays en développement consacrent aujourd’hui jusqu’à 9 % de leur produit intérieur brut à faire face aux conséquences du changement climatique, ajoutant que la pollution a déjà gravement affecté certaines régions d’Asie, où des villes entières sont devenues difficilement accessibles en raison de la dégradation de la qualité de l’air. Réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur d’une réforme économique verte, le Premier ministre a déclaré que le pays est résolu à éviter les erreurs du passé en veillant à ce que le développement se fasse en harmonie avec la nature. Il a cité, à cet égard, des initiatives concrètes telles que le programme Green Legacy, axé sur la restauration des paysages dégradés, ainsi que les projets de développement riverain destinés à réhabiliter les cours d’eau urbains. Le Premier ministre a enfin appelé les citoyens à prendre conscience que le développement durable ne peut être atteint qu’en adoptant des modes de vie et de mobilité respectueux de l’environnement. Il a conclu en soulignant que le développement en cours des corridors urbains constitue une démarche stratégique essentielle pour l’avenir du pays, affirmant qu’elle contribuera à améliorer la qualité de vie, à concilier modernité et nature, et à léguer aux générations futures une Éthiopie plus prospère et durable.
L’Éthiopie évolue de l’aide humanitaire d’urgence vers la résilience climatique grâce à des investissements dans le secteur de l’eau, selon le ministère.
Feb 2, 2026 270
Addis-Abeba, le 2 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Eau et de l’Énergie indique que l’Éthiopie a abandonné les interventions d’urgence à court terme au profit d’une approche de résilience climatique à long terme, centrée sur le développement des infrastructures hydrauliques. Lors d’un entretien exclusif accordé à l’ENA, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a rappelé que plusieurs régions du pays subissent des sécheresses récurrentes depuis 30 à 40 ans. Face à ces crises répétées, les gouvernements précédents avaient principalement recours à la réinstallation des populations et à l’aide humanitaire d’urgence afin de préserver des vies. Selon le ministre, cette logique est désormais en pleine évolution. Il a indiqué que la politique nationale actuelle met l’accent sur le renforcement de la résilience dès la source. « Construire la résilience, c’est permettre aux populations de rester sur leurs terres même en période de sécheresse », a-t-il expliqué. Dans cette optique, le gouvernement privilégie des solutions locales et durables dans le secteur de l’eau, telles que l’exploitation des eaux souterraines, la collecte des eaux de pluie, la maîtrise des crues soudaines et la construction de petits barrages à l’échelle des kebeles et des woredas. D’après Habtamu Itefa, ces interventions commencent déjà à transformer les conditions de vie dans les zones les plus exposées à la sécheresse. Il a cité l’exemple de Borana, où les communautés produisent aujourd’hui des céréales comme le blé, une activité autrefois inimaginable dans cette région. Le ministre a également souligné que, pour la première fois, le gouvernement fédéral a alloué des fonds publics à des projets de résilience climatique dans les régions de Somali, Afar et Tigray, notamment dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. Ces investissements ont permis d’améliorer l’accès à l’eau pour les populations et leur bétail. Il a par ailleurs mis en avant le développement de systèmes d’approvisionnement en eau fonctionnant à l’énergie solaire dans la région Afar, où l’absence d’électricité avait longtemps limité le potentiel économique, malgré l’importance des ressources pastorales. Ces initiatives visent à assurer un accès durable à l’eau pour les usages domestiques et l’élevage, en mobilisant à la fois les ressources en eaux souterraines et en eaux de surface. « Face aux chocs climatiques, les populations ne devraient pas être contraintes de mendier », a déclaré le ministre. « Elles doivent pouvoir s’appuyer sur leurs propres ressources en eau, leurs systèmes alimentaires et leurs sources d’énergie. » Habtamu Itefa a également appelé les États membres de l’Union africaine à s’inspirer de cette approche fondée sur la résilience, soulignant que le changement climatique dépasse les frontières nationales et que l’instabilité dans un pays a des répercussions sur toute la région. « Les résultats positifs de cette politique sont bien réels et devraient être reproduits à travers l’Afrique », a-t-il affirmé. Selon lui, l’expérience éthiopienne prouve que la résilience climatique est atteignable grâce à la sécurisation de l’eau, au recours aux énergies renouvelables et aux investissements locaux, constituant ainsi un modèle concret pour le continent, en ligne avec l’Agenda 2063. En parallèle, l’Éthiopie a planté plus de 40 milliards de jeunes arbres au cours des six dernières années dans le cadre de l’initiative de l'empreinte verte, lancée en 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed, afin de lutter contre la déforestation, d’accroître la couverture forestière et de renforcer la résilience climatique du pays.
La Norvège félicite l’Éthiopie pour son engagement en faveur de l’Initiative pour un héritage vert (GLI) et renouvelle sa coopération dans les domaines du climat et de la foresterie.
Jan 30, 2026 275
Addis-Abeba, le 30 janvier 2026 (ENA) : - La Norvège a salué l'Initiative pour un héritage vert (GLI) de l'Éthiopie et réaffirmé son partenariat de longue date avec le pays en matière d'action climatique, de préservation des forêts et de moyens de subsistance durables, a déclaré l'ambassadeur de Norvège en Éthiopie, Stian Christensen. L'ambassadeur a déclaré en exclusivité à ENA que la coopération de la Norvège avec l'Éthiopie en matière de climat et de foresterie constitue le volet le plus important et le plus significatif du partenariat bilatéral, ancré dans le fort engagement politique du gouvernement éthiopien. « La raison de notre soutien, de notre coopération et de notre partenariat de longue date avec l'Éthiopie sur ce dossier, concernant le climat et la foresterie, réside dans l'engagement du gouvernement éthiopien, impulsé par le Premier ministre lui-même, en faveur de la préservation des forêts », a déclaré l'ambassadeur Christensen. Il a souligné que le Programme climat et forêts de la Norvège avec l'Éthiopie met l'accent sur le reboisement, la réduction de la déforestation et la garantie de moyens de subsistance durables, indissociables de la protection de l'environnement – une approche qu'il juge essentielle non seulement pour l'Éthiopie, mais aussi pour l'ensemble de la région. Selon l'ambassadeur, la Norvège travaille en étroite collaboration avec les principales institutions éthiopiennes, notamment les ministères de l'Agriculture, des Finances et de la Planification et du Développement, afin de garantir que les efforts en matière de climat et de forêts atteignent les communautés locales. « L'objectif est d'aller à l'échelle locale, là où vivent les gens, et de travailler de concert avec le gouvernement éthiopien, les agriculteurs et la population locale pour créer un environnement où ils perçoivent l'intérêt de protéger leurs forêts, en facilitant des moyens de subsistance qui vont de pair avec la préservation des forêts », a-t-il expliqué. Il a décrit cette coopération comme un partenariat à plusieurs niveaux impliquant les autorités fédérales, régionales et locales, visant à renforcer la capacité de l'Éthiopie à obtenir des résultats environnementaux durables. « Pour nous, il s'agit de soutenir la capacité de l'Éthiopie à mener à bien cette mission, à laquelle elle s'est engagée », a déclaré Christensen, ajoutant qu'il constatait « d'importantes capacités aux niveaux gouvernemental, régional et local ». L'ambassadeur a indiqué que des résultats concrets étaient déjà visibles sur le terrain, notamment grâce aux efforts de reforestation déployés dans tout le pays. « On le constate également dans les résultats obtenus, dans le reboisement en cours en Éthiopie », a-t-il affirmé. « Je suis très encouragé par cela, par l'Initiative mondiale pour la foresterie (GLI), qui y contribue pleinement et est pilotée par le Premier ministre. » Au-delà du climat et de la foresterie, Christensen a souligné le soutien de la Norvège aux chaînes de valeur agricoles éthiopiennes, en particulier par le biais du Programme mondial d'accès aux marchés (GMAP) de l'ONUDI, qui vise à renforcer des secteurs tels que l'apiculture, de la production à la commercialisation. Il a précisé que la Norvège, par l'intermédiaire de l'Agence norvégienne pour le développement, soutenait ce programme depuis plusieurs années, en mettant l'accent sur l'inclusion. « L’inclusion des femmes et des jeunes est un élément clé du Programme d’accès aux marchés mondiaux », a-t-il déclaré. « Cela demeure une priorité absolue pour la Norvège à travers le monde, dans toutes les actions de soutien que nous menons – non seulement pour des raisons morales, mais aussi parce que cela contribue largement à la réussite économique. » L’ambassadeur a également souligné la coopération croissante dans l’enseignement supérieur, les technologies et la transformation numérique, notamment la collaboration sur le programme d’identité numérique de l’Éthiopie, et a exprimé la volonté de la Norvège d’explorer de nouveaux partenariats dans ces domaines. Sur les questions régionales et stratégiques, M. Christensen a déclaré que la Norvège reconnaissait les priorités nationales de l’Éthiopie, notamment l’importance de l’accès à la mer pour le développement à long terme du pays. « Nous sommes pleinement conscients de l’importance de l’accès à la mer pour un pays aussi vaste », a-t-il affirmé, se disant convaincu que l’Éthiopie trouvera des solutions durables grâce aux voies maritimes existantes et potentielles. L’ambassadeur Christensen a souligné que le partenariat entre la Norvège et l’Éthiopie repose sur un engagement à long terme, une confiance mutuelle et des objectifs communs, en particulier en matière de résilience climatique, de développement durable et de croissance économique inclusive.
L’Éthiopie et la Norvège consolident leur partenariat pour le financement des forêts et de l’action climatique : Ministère des Finances.
Jan 21, 2026 398
Addis-Abeba, le 21 janvier 2026 (ENA) : - Le ministère des Finances a annoncé que l’Éthiopie et la Norvège ont réaffirmé leur engagement à approfondir leur coopération dans le financement des forêts et de l’action climatique. Dans ce cadre, le Groupe de consultation conjoint du Partenariat Éthiopie–Norvège sur les forêts et le changement climatique s’est récemment réuni afin de renforcer les orientations stratégiques relatives à la conservation forestière et au financement climatique. La rencontre, coprésidée par la ministre d’État éthiopienne aux Finances, Semereta Sewasew, et l’ambassadeur de Norvège en Éthiopie, Stian Christensen, a permis d’examiner les avancées réalisées dans le cadre de l’Accord de partenariat de 2024, ainsi que de définir les priorités futures du Programme d’investissement REDD+ au-delà de juin 2026. Selon le ministère, les discussions ont porté sur le développement d’opérations stratégiques favorisant une gestion durable des forêts et un financement climatique fondé sur les résultats. Semereta Sewasew a souligné que le changement climatique constitue un défi immédiat pour l’Éthiopie, avec des sécheresses et des inondations récurrentes qui affectent les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la stabilité économique. Elle a réitéré l’engagement du gouvernement à promouvoir une gestion forestière durable et inclusive, en associant étroitement les communautés locales. Cette approche vise à concilier conservation environnementale et bénéfices économiques, à réduire la déforestation, à renforcer la cohésion sociale et à préserver la productivité des forêts à long terme. La réunion a également salué le rôle central de l’Initiative pour un héritage vert, lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui a renforcé la coordination entre les institutions fédérales, régionales et locales, et contribué à la désignation de l’Éthiopie comme pays hôte de la COP32 en 2027. Mme Semereta a rappelé que la Norvège est un partenaire clé de l’architecture REDD+ de l’Éthiopie depuis 2013. Au-delà de son appui financier, la Norvège a soutenu le renforcement des capacités institutionnelles, techniques et fiduciaires des organismes en charge de la gestion forestière, de la politique climatique, de l’administration foncière et de la protection de l’environnement. Ce soutien a permis d’améliorer les systèmes de mesure, de notification et de vérification, ainsi que les cadres de garanties et de comptabilité carbone, ouvrant la voie à un financement climatique forestier basé sur les performances. Les transactions de crédits carbone en cours de finalisation illustrent, selon elle, la maturité croissante des systèmes institutionnels éthiopiens et l’efficacité de l’appui norvégien. De son côté, l’ambassadeur Stian Christensen a salué les progrès accomplis par l’Éthiopie, réaffirmant l’engagement continu de la Norvège en faveur de paiements fondés sur les résultats, un mécanisme qui renforce la responsabilité, la transparence et la durabilité à long terme. Il a souligné que le secteur forestier demeure un pilier essentiel de la résilience économique et environnementale du pays, contribuant à la productivité agricole, à la gestion des ressources en eau, à la lutte contre la dégradation des terres et à l’adaptation aux chocs climatiques. Par ailleurs, Dyveke Rogan, directrice adjointe de l’Initiative internationale norvégienne pour le climat et les forêts (NICFI), a indiqué que le troisième programme d’investissement REDD+ adoptera, pour la période 2026-2030, un modèle de financement mixte. Celui-ci reposera sur une contribution norvégienne de 60 millions de dollars, 40 millions de dollars provenant du Fonds spécial de l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que sur des ressources reportées. La prochaine phase du programme visera à renforcer la gestion participative des forêts, améliorer la coordination institutionnelle, accélérer la restauration des terres et mobiliser davantage les investissements du secteur privé, tout en consolidant le financement forestier axé sur les résultats. En conclusion, Semereta Sewasew a exprimé la reconnaissance du gouvernement éthiopien envers la Norvège pour son partenariat durable et ses mécanismes de financement innovants, soulignant que cet appui a joué un rôle déterminant dans le positionnement de l’Éthiopie comme un acteur crédible du financement climatique forestier, de l’autonomisation des communautés et de la résilience à long terme.
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Vieilles amitiés, nouvelle adresse
Feb 17, 2026 148
Par Henok Tadele Le président turc Recep Tayyip Erdoğan s’apprête à effectuer une visite officielle à Addis-Abeba, dans un contexte où la Turquie et l’Éthiopie redéfinissent progressivement leurs positions sur les scènes régionale et internationale. Ce déplacement ne relève pas d’un simple agenda diplomatique : il incarne la relance d’un partenariat ancien et souligne l’intensification d’une coopération dont les intérêts convergent désormais plus clairement dans les domaines du commerce, de la sécurité et de l’influence continentale. La venue du chef de l’État turc en Éthiopie dépasse ainsi le cadre protocolaire. Elle s’inscrit dans une dynamique d’équilibre et de continuité historique entre deux pays qui ont su préserver la constance de leurs relations à travers les évolutions géopolitiques. Il y a quelques années, alors que l’Éthiopie traversait une période particulièrement sensible, le Premier ministre Abiy Ahmed avait été accueilli en Turquie avec une considération remarquable. Cette réception, marquée par le respect des traditions et par une chaleur diplomatique assumée, reflétait une relation fondée sur la confiance durable plutôt que sur des calculs circonstanciels. Aujourd’hui, à l’approche de la visite de Recep Tayyip Erdoğan à Addis-Abeba, un sentiment de réciprocité historique se dessine, comme la poursuite naturelle d’un dialogue engagé depuis plusieurs générations. L’Éthiopie s’est imposée au fil du temps comme l’un des partenaires africains les plus constants d’Ankara. Cette visite peut ainsi être interprétée comme un retour vers un allié stratégique dont la stabilité politique, les ambitions économiques et le poids continental ne cessent de s’affirmer. Une relation ancrée dans la longue durée Les relations entre la Turquie et l’Éthiopie précèdent largement l’ère diplomatique contemporaine. Dès les siècles passés, des échanges commerciaux et culturels reliaient la Corne de l’Afrique à l’Anatolie à travers les routes maritimes de la mer Rouge et les circuits méditerranéens. Ces interactions, amorcées bien avant l’établissement des États modernes, ont progressivement évolué vers des relations institutionnalisées. Un jalon majeur fut posé en 1896 avec l’échange de délégations entre le sultan ottoman Abdul Hamid II et l’empereur éthiopien Menelik II, constituant le premier contact diplomatique structuré entre les deux entités politiques. L’ouverture du consulat ottoman à Harar en 1912 consolida cette dynamique. À l’époque républicaine, la Turquie franchit une étape significative en établissant en 1926, à Addis-Abeba, sa première ambassade en Afrique subsaharienne. L’Éthiopie fit de même à Ankara en 1933. Ces décisions fondatrices ont fourni l’ossature institutionnelle d’une relation qui a su traverser les mutations politiques du XXe siècle et s’adapter aux nouvelles réalités stratégiques. Au fil des décennies, les échanges diplomatiques, économiques et les partenariats de développement ont renforcé cette coopération, faisant du lien turco-éthiopien l’un des partenariats les plus stables entre l’Afrique et l’Eurasie — un partenariat désormais appelé à jouer un rôle accru dans un environnement international en recomposition. L’affirmation économique de l’Éthiopie et les perspectives d’un avenir structurant L’Éthiopie s’impose aujourd’hui comme l’un des pôles de croissance les plus dynamiques du continent africain. La modernisation accélérée de ses infrastructures, l’essor de son tissu industriel et la transformation rapide de ses centres urbains redéfinissent en profondeur son architecture économique. Déjà classée parmi les principales économies africaines, elle se projette, au rythme actuel de sa progression, vers un rôle de premier plan susceptible de la hisser au rang de puissance économique majeure du continent dans la décennie à venir. Cette trajectoire ascendante suscite naturellement l’intérêt de partenaires stratégiques à la recherche d’ancrages durables. La Turquie, dotée d’un appareil productif solide, d’une industrie diversifiée et d’un savoir-faire technologique compétitif, apparaît comme un acteur particulièrement bien positionné pour accompagner et soutenir cette phase d’expansion. Une complémentarité démographique et économique stratégique La dimension démographique confère à cette coopération une portée exceptionnelle. Avec plus de 85 millions d’habitants pour la Turquie et plus de 130 millions pour l’Éthiopie, les deux pays représentent ensemble un espace économique de plus de 200 millions de consommateurs et de producteurs potentiels. Cette masse critique ouvre la voie à une intensification des échanges commerciaux, à l’implantation industrielle et au développement de chaînes de valeur partagées. Une collaboration structurée entre Turquie et Éthiopie pourrait ainsi stimuler l’innovation, accroître les capacités manufacturières et consolider l’accès aux marchés d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe. Par ailleurs, la position géostratégique de l’Éthiopie, au cœur de la Corne de l’Afrique et à proximité des grandes voies maritimes de la mer Rouge, offre à la Turquie une passerelle naturelle vers les réseaux économiques africains en pleine expansion. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte d’intégration continentale croissante, notamment avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui accélère la structuration d’un marché africain unifié. Aviation et intégration continentale En Afrique, où les connexions terrestres demeurent encore insuffisamment développées, le transport aérien reste l’ossature principale des échanges commerciaux et institutionnels. Dans ce contexte, Ethiopian Airlines s’est imposée comme l’un des réseaux aériens les plus performants du continent, reliant efficacement les grands centres politiques, économiques et financiers africains. Cette position dominante dans l’aviation confère à l’Éthiopie un rôle stratégique de plateforme régionale. Pour la Turquie, cet atout représente un accès privilégié aux marchés africains en expansion et aux corridors logistiques émergents. La synergie entre Addis-Abeba et Istanbul — deux hubs aéroportuaires de dimension mondiale — ouvre des perspectives significatives en matière de transfert de compétences, de développement logistique intégré et d’élargissement des routes commerciales intercontinentales. Grands projets et dynamique infrastructurelle La feuille de route éthiopienne pour la prochaine décennie repose sur un ambitieux programme d’investissements dans les transports, l’énergie et l’urbanisme. L’extension du réseau ferroviaire, la construction de barrages hydroélectriques, le développement de nouveaux aéroports ainsi que d’importants projets immobiliers visent à renforcer la productivité nationale et à améliorer durablement les conditions de vie. Les entreprises turques de construction, reconnues à l’échelle internationale pour leur maîtrise technique et leur capacité à livrer des infrastructures complexes dans des délais optimisés, pourraient jouer un rôle central dans cette transformation. Un approfondissement de la coopération dans ce secteur générerait des retombées économiques majeures tout en accélérant la modernisation structurelle de l’Éthiopie. Vers l’émergence d’une industrie sidérurgique compétitive La Turquie figure parmi les acteurs majeurs de la production mondiale de fer et d’acier, forte d’une base industrielle robuste et d’une expertise technique éprouvée. L’Éthiopie, pour sa part, dispose d’importantes réserves de minerai de fer et aspire à bâtir une industrie sidérurgique nationale capable de soutenir son développement. L’alliance entre l’expertise industrielle turque et les ressources naturelles éthiopiennes pourrait transformer cette ambition en réalité concrète. Le développement d’un secteur sidérurgique performant permettrait non seulement d’alimenter les vastes projets d’infrastructures du pays, mais aussi de positionner l’Éthiopie comme futur pôle manufacturier régional, créateur d’emplois et vecteur d’autonomie industrielle. Ressources minières, énergie et diversification industrielle Au-delà du fer, l’Éthiopie possède des réserves stratégiques d’or, de gaz naturel et de terres rares, dont la demande mondiale progresse, notamment dans les technologies avancées et les énergies renouvelables. L’expertise turque dans l’extraction, le traitement et la valorisation des ressources naturelles ouvre des perspectives de partenariat mutuellement bénéfiques, renforçant les chaînes de valeur industrielles des deux pays. Consolidation de la confiance économique La Turquie s’est déjà affirmée comme l’un des principaux investisseurs étrangers en Éthiopie. Des entreprises turques sont actives dans les secteurs manufacturier, textile, de la construction et des services, contribuant significativement à l’emploi local et à l’industrialisation. La trajectoire de croissance soutenue et la diversification progressive de l’économie éthiopienne laissent entrevoir une intensification des flux d’investissements. Une coopération industrielle de long terme pourrait ainsi consolider les liens économiques bilatéraux et favoriser une prospérité partagée fondée sur la complémentarité stratégique. Sécurité maritime et équilibre géostratégique L’ambition de l’Éthiopie de disposer d’un accès maritime fiable dépasse largement la seule dimension commerciale. Elle s’inscrit dans une logique de souveraineté économique et de projection stratégique. Un engagement accru en mer Rouge pourrait contribuer à la sécurisation de l’un des corridors maritimes les plus essentiels au commerce mondial. Historiquement, la présence navale éthiopienne a joué un rôle stabilisateur dans certaines zones du sud de la mer Rouge. Un repositionnement dans ce domaine renforcerait la sécurité maritime régionale, réduisant les risques liés aux perturbations des routes commerciales. Une telle stabilité bénéficie directement au transport maritime international et à la fluidité des échanges, des enjeux qui correspondent étroitement aux intérêts de la Turquie en tant que puissance commerciale majeure reliant l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient. Influence diplomatique et projection continentale L’Éthiopie occupe une place politique singulière en Afrique, notamment en tant que pays hôte de Union africaine. Addis-Abeba constitue ainsi un centre névralgique où se définissent les grandes orientations diplomatiques et économiques du continent. Un partenariat renforcé avec l’Éthiopie permet d’élargir naturellement la portée diplomatique et économique de ses partenaires à l’échelle africaine. Pour la Turquie, cette coopération ouvre des perspectives d’intégration plus profonde dans les dynamiques politiques continentales. Par ailleurs, l’appartenance de la Turquie au G20 ajoute une dimension supplémentaire à cette relation. Elle crée un pont stratégique entre les ambitions africaines et les mécanismes de gouvernance économique mondiale, donnant à la coopération bilatérale une résonance internationale. Une visite tournée vers l’avenir La visite du président Recep Tayyip Erdoğan intervient à un moment charnière où les deux pays consolident leur rôle régional et élargissent leur projection internationale. Elle devrait favoriser l’approfondissement des partenariats économiques, renforcer la coordination diplomatique et stimuler de nouvelles initiatives industrielles et technologiques. Plus fondamentalement, elle confirme que les relations entre la Turquie et l’Éthiopie reposent sur une continuité historique, une confiance réciproque et une convergence d’intérêts stratégiques. À mesure que l’Éthiopie accélère sa transformation économique et que la Turquie affirme son influence commerciale globale, leur coopération apparaît comme un levier potentiel de stabilité régionale, d’expansion industrielle et de prospérité partagée. Cette visite ne marque pas tant l’ouverture d’une nouvelle ère que la poursuite d’un dialogue ancien — celui de deux nations géographiquement éloignées mais dont les trajectoires stratégiques se rejoignent avec une clarté croissante.
L’Union africaine à 70 ans : Du combat pour l’indépendance à l’essor continental
Feb 13, 2026 174
Par Molla Mitiku (traduit vers français) Soixante-dix ans après sa création officielle, l’Union africaine reste l’institution politique collective la plus durable du continent africain. Née dans le contexte de la lutte anticoloniale et façonnée par des décennies de réformes, de conflits et d’expérimentations institutionnelles, elle se trouve aujourd’hui à un tournant crucial. En 2026, sa légitimité se mesurera non plus à ses déclarations, mais à sa capacité à traduire la diplomatie continentale en résultats concrets pour la paix, la prospérité et la dignité des 1,4 milliard d’Africains. Héritage et parcours historique L’histoire de l’UA reflète le long combat de l’Afrique pour retrouver sa place dans un système mondial qui l’avait longtemps marginalisée. Du panafricanisme intellectuel des débuts au contexte géopolitique complexe du XXIᵉ siècle, l’Union incarne la volonté de transformer une histoire commune de résistance en un projet collectif de puissance et d’autonomie. Initialement créée pour mettre fin au colonialisme et défendre la souveraineté nouvellement acquise, son mandat s’est progressivement élargi pour inclure la prévention des conflits, l’intégration économique, la résilience climatique et la défense des intérêts africains à l’échelle mondiale. L’UA doit cependant concilier souveraineté nationale et responsabilité partagée en matière de paix, de développement et de reddition de comptes. L’unité continentale et le panafricanisme Héritière institutionnelle du panafricanisme, l’Union africaine puise ses racines dans les mouvements transnationaux nés à la fin du XIXᵉ siècle parmi les Africains et la diaspora, confrontés à l’esclavage, au racisme et à la domination coloniale. L’indépendance du Ghana en 1957, sous le leadership de Kwame Nkrumah, a marqué un tournant, affirmant que la liberté politique sans unité économique exposerait l’Afrique à une dépendance extérieure. Le compromis entre visions ambitieuses et prudentes des dirigeants africains a conduit à la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963, centrée sur la décolonisation et le respect des frontières héritées du passé. De l’OUA à l’UA : acquis et limites Pendant près de quarante ans, l’OUA a servi de bouclier diplomatique, soutenant les mouvements anticoloniaux en Afrique australe et contribuant à des succès historiques, comme la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et l’indépendance de plusieurs États. Mais la non-ingérence et le respect strict des frontières ont limité sa capacité à prévenir les conflits internes et à protéger les populations, comme en témoignent le génocide rwandais de 1994 et les guerres civiles en Libéria et Sierra Leone. La création de l’UA en 2002 a marqué un tournant, avec l’introduction du principe de non-indifférence, permettant l’intervention en cas de génocide, crimes de guerre ou crimes contre l’humanité. L’Architecture africaine de paix et de sécurité, incluant le Conseil de paix et de sécurité et la Force africaine en attente, a permis des missions au Burundi, au Darfour et en Somalie, illustrant à la fois le potentiel et les limites des opérations de maintien de la paix, encore largement dépendantes des financements extérieurs. L’Éthiopie : pilier historique et contemporain L’Éthiopie occupe une place centrale dans l’histoire et l’actualité de l’unité africaine. Seule nation à avoir vaincu une puissance coloniale européenne lors de la bataille d’Adwa en 1896, elle est devenue un symbole de résistance et a inspiré des leaders panafricains tels que Kwame Nkrumah et Nelson Mandela. Son rôle diplomatique fut décisif lors de la fondation de l’OUA, et Addis-Abeba demeure aujourd’hui le siège de l’UA et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Le pays contribue également à la sécurité africaine, fournissant depuis plus de sept décennies des Casques bleus pour l’ONU et les missions de l’UA. L’intégration économique constitue un autre pilier, avec Ethiopian Airlines reliant de nombreuses capitales africaines et le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) exportant de l’électricité vers plusieurs pays voisins. L’Éthiopie a également adopté précocement la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) et mène des initiatives climatiques ambitieuses, comme l’Initiative Héritage Vert. Agenda 2063 et ambitions économiques L’Agenda 2063, « L’Afrique que nous voulons », vise à transformer le continent en une entité intégrée et prospère. La ZLECAf est au cœur de cette stratégie, avec pour objectif de porter le commerce intra-africain de 15-18 % à plus de 50 % d’ici 2045, en réduisant les droits de douane et en harmonisant les chaînes de valeur régionales. Les défis restent importants : déficit de financement des infrastructures, corridors de transport limités, pénuries d’énergie et obstacles non tarifaires persistants. L’UA mise sur des infrastructures « molles », comme le Système panafricain de paiement et de règlement, pour faciliter le commerce et stimuler la croissance inclusive. Défis politiques et enjeux de l’eau À l’occasion de son 70ᵉ anniversaire, l’UA doit faire face à une instabilité politique croissante, avec la résurgence de coups d’État et l’érosion démocratique. Dans ce contexte, la 39ᵉ session ordinaire de l’Assemblée, en février 2026, a choisi pour thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ». Ce choix souligne l’importance cruciale de l’eau pour la sécurité, le développement agricole, l’énergie et la stabilité sociale, au cœur de l’industrialisation et des projets transfrontaliers tels que le GERD. Un carrefour décisif À 70 ans, l’Union africaine se tient à un moment charnière entre ambition et responsabilité. Les visions de Nkrumah et Haïlé Sélassié, fondées sur l’unité, la dignité et la prospérité partagée, restent d’actualité. La capacité de l’UA à transformer ces aspirations en actions concrètes — de la souveraineté sanitaire à la gestion du nexus eau-énergie-alimentation — déterminera la trajectoire du continent pour les générations à venir. Les décennies à venir révéleront si l’Union devient un moteur effectif de changement ou si elle reste une vision ambitieuse en quête de réalisation tangible pour ses peuples.