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Le cadre de l’Union africaine sur la sécurité énergétique appelé à renforcer la coopération électrique régionale en Afrique, selon la CEA
Nov 3, 2026 118
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) Le Cadre continental de politique de sécurité énergétique de l’Union africaine devrait contribuer à renforcer la sécurité énergétique aux niveaux national et régional, tout en favorisant le développement durable de l’hydroélectricité en Afrique, a déclaré le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete. Il s’exprimait à l’ouverture du 36e Symposium africain sur l’hydroélectricité, organisé à Addis-Abeba, à l’occasion du lancement de ce cadre destiné à servir de référence commune pour faire progresser la sécurité énergétique dans les États membres de l’Union africaine. Il a souligné que les ambitions du continent en matière d’industrialisation, de commerce régional et de création d’emplois reposent sur un approvisionnement en électricité fiable et abordable. Il a, dans ce contexte, mis en avant le potentiel de l’hydroélectricité pour répondre à la croissance de la demande énergétique et accompagner la transformation économique de l’Afrique. Le secrétaire exécutif de la CEA a également insisté sur la nécessité de mieux prendre en compte les risques liés aux changements climatiques dans le développement hydroélectrique, notamment l’évolution des régimes pluviométriques, les sécheresses et les inondations, qui affectent la disponibilité des ressources en eau, la production d’électricité, les infrastructures et les communautés. Il a appelé à intégrer davantage l’évaluation des risques climatiques et la gestion durable des ressources en eau dans la planification et l’exploitation des installations hydroélectriques, tout en renforçant les garanties environnementales et sociales. Parmi les priorités qu’il a identifiées figurent le développement des réseaux électriques régionaux, l’intensification des échanges transfrontaliers d’électricité, l’amélioration des mécanismes de financement des projets ainsi que le renforcement de l’expertise technique africaine. Selon lui, le renforcement des interconnexions électriques et la coordination des marchés régionaux de l’électricité permettraient aux pays africains de mieux valoriser leurs ressources énergétiques et d’accroître la résilience de leurs systèmes énergétiques. Élaboré avec l’appui de la CEA, de la Commission de l’Union africaine et de la Commission africaine de l’énergie, le cadre a été approuvé en avril 2026 par le Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les transports et l’énergie. Claver Gatete a indiqué que la CEA poursuivrait sa collaboration avec la Commission de l’Union africaine, la Commission africaine de l’énergie et les communautés économiques régionales afin d’accompagner les États membres dans la mise en œuvre de ce cadre. Il a également souligné l’importance d’améliorer la préparation des projets, de renforcer les capacités institutionnelles et de mettre en place des mécanismes de financement transparents afin de mobiliser des investissements à long terme dans les infrastructures hydroélectriques. Le secrétaire exécutif de la CEA a enfin appelé à une coopération renforcée entre les gouvernements, les compagnies d’électricité, les autorités de régulation, les organisations régionales, les partenaires au développement et les investisseurs privés pour faire progresser les objectifs de sécurité énergétique du continent. Placé sous le thème « Hydroélectricité résiliente au climat et sécurité de l’eau et de l’énergie en Afrique », le 36e Symposium africain sur l’hydroélectricité réunit des acteurs continentaux, régionaux et nationaux afin de partager leurs connaissances techniques et de faire avancer le dialogue sur les politiques publiques et les investissements dans le secteur hydroélectrique. Les travaux devraient déboucher sur l’identification de mesures concrètes visant à promouvoir des systèmes énergétiques fiables, abordables et résilients face aux changements climatiques, au service de l’industrialisation et de l’intégration régionale de l’Afrique.
La réunion mondiale des équipes médicales d'urgence de l'OMS s'ouvre à Addis-Abeba
Nov 3, 2026 111
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie accueille la 7e Réunion mondiale des équipes médicales d’urgence (EMT) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), marquant ainsi la première fois que ce rassemblement mondial se tient dans la Région africaine de l’OMS. S’exprimant aujourd’hui lors de la cérémonie d’ouverture, le Dr Melkamu Abte, directeur général adjoint de l’Institut éthiopien de santé publique, a déclaré que l’Éthiopie avait progressivement renforcé son équipe médicale d’urgence grâce à des investissements soutenus dans les capacités nationales, les systèmes institutionnels et les ressources humaines. Il a ajouté que les équipes médicales éthiopiennes avaient apporté leur soutien lors d’interventions face à des épidémies majeures, des incidents et des glissements de terrain, notamment dans le cadre de la riposte au virus de Marburg. Le Dr Melkamu a expliqué que les efforts de l’Éthiopie visaient à consolider les progrès réalisés, à renforcer la préparation opérationnelle et à garantir la pérennité à long terme de son équipe médicale d’urgence nationale. Il a également exprimé l’ambition de l’Éthiopie de développer davantage ses capacités institutionnelles et d’œuvrer pour devenir un centre collaborateur de l’OMS. Le Dr Mohamed Yakub Janabi, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, a salué les progrès de l’Éthiopie, soulignant que le Sénégal avait été le premier pays africain à obtenir la classification de l’OMS, suivi par l’Éthiopie. Il a déclaré que la Région africaine était confrontée chaque année à plus de 100 événements majeurs de santé publique, soulignant l’importance de renforcer les capacités nationales d’intervention d’urgence. « L’Afrique n’attendra pas d’aide. L’Afrique est l’aide », a déclaré le Dr Janabi, appelant les gouvernements africains à traduire leurs engagements en plans nationaux dotés de ressources financières et à renforcer la coopération régionale. Il a également mis en avant le Cadre régional pour l’Afrique 2026-2030, qui vise à garantir que chaque État membre dispose d’une équipe médicale nationale d’urgence opérationnelle d’ici 2030. Dans un message vidéo, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a déclaré que cette réunion offrait une occasion importante de renforcer les capacités nationales et d’accélérer les progrès en matière de préparation et d’intervention d’urgence. Il a noté que 77 équipes médicales d’urgence issues de 42 pays ont obtenu une classification internationale, dont l’équipe nationale éthiopienne, première équipe civile de la Région africaine de l’OMS à obtenir cette classification. Le Dr Tedros a souligné que l’investissement dans les équipes médicales d’urgence va au-delà de la simple réponse aux crises et nécessite la mise en place d’un personnel de santé qualifié, formé et bien préparé avant même que les situations d’urgence ne surviennent. « Investir dans les équipes médicales d’urgence ne consiste pas seulement à intervenir lorsque survient une crise », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de renforcer les systèmes de santé et de bâtir des communautés plus résilientes. Cette réunion mondiale, qui se tient du 3 au 5 novembre à Addis-Abeba, rassemble des responsables de la santé, des représentants d’équipes médicales d’urgence et des partenaires internationaux afin d’échanger des expériences, de renforcer la collaboration et de faire progresser les capacités mondiales d’intervention médicale d’urgence.
« L'Éthiopie accueille l'une des COP les plus décisives de l'histoire de l'humanité », déclare ONU-Habitat
Nov 3, 2026 104
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) L'organisation par l'Éthiopie du sommet mondial de la COP offre une occasion sans précédent de faire entendre davantage la voix de l'Afrique dans la diplomatie internationale sur le climat et de rétablir la solidarité multilatérale, a déclaré Oumar Sylla, directeur régional d'ONU-Habitat pour l'Afrique. Dans un entretien exclusif accordé à l'ENA, le directeur régional a souligné que la prochaine conférence intervient à un moment critique de la géopolitique mondiale, permettant à l'Afrique de démontrer des progrès tangibles dans la lutte contre le changement climatique et de stimuler les investissements verts. L’Éthiopie a été officiellement choisie pour accueillir la 32e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP32) à Addis-Abeba en novembre 2027, à l’issue de la COP30 qui se tiendra à Belém, au Brésil. Ce choix témoigne de l’engagement concret du pays à mettre en œuvre ses politiques et stratégies en matière de changement climatique, a-t-on appris. « Nous sommes tous ravis de voir l’Éthiopie accueillir l’une des COP les plus cruciales et les plus importantes de l’histoire de l’humanité », a affirmé M. Sylla. Il a souligné que l’Éthiopie, en tant que pays hôte et siège de l’Union africaine, offre une plateforme essentielle aux dirigeants, maires et ministres africains pour forger un programme d’action commun tout en tirant parti d’expériences partagées afin de faire face aux vulnérabilités climatiques. « Cette COP qui se tient en Afrique, en Éthiopie, est une véritable opportunité pour l’Afrique de se faire davantage entendre, mais aussi, dans le même temps, de renforcer la solidarité dont nous avons besoin », a noté M. Sylla. Le directeur a ajouté que le multilatéralisme est confronté à des défis mondiaux urgents qui exigent un leadership continental unifié. L'Afrique connaissant le rythme d'urbanisation le plus rapide au monde, M. Sylla a souligné l'urgence de garantir des partenariats internationaux, des financements pour l'adaptation et un soutien à l'atténuation afin de construire des villes africaines résilientes. M. Sylla a réaffirmé la volonté d'ONU-Habitat d'aider le gouvernement éthiopien à organiser avec succès la conférence, ajoutant que l'organisation avait déjà entamé des discussions avec les présidences de la COP. En outre, il a indiqué qu’ONU-Habitat collaborait avec la ville d’Addis-Abeba pour veiller à ce que le développement urbain et la résilience climatique bénéficient de l’attention qu’ils méritent dans le cadre du processus de la COP32. Concernant le rôle croissant de l’Éthiopie, M. Sylla a salué le leadership du pays ainsi que ses initiatives en cours visant à réduire les émissions et à promouvoir le développement vert. Il a notamment souligné les efforts déployés par l’Éthiopie en matière de cuisson propre, d’énergies plus propres pour les véhicules, de développement de corridors verts et d’initiatives de plantation d’arbres à grande échelle. Abordant la question du leadership, il a déclaré : « Nous ne pouvons que saluer le leadership de l’Éthiopie concernant ces mesures visant à réduire les émissions dans le pays, qu’il s’agisse de la cuisine propre, des énergies plus propres pour les véhicules, de tous ces corridors verts ou encore de l’objectif de planter des millions d’arbres en Éthiopie », a-t-il déclaré. M. Sylla a décrit ces initiatives comme des expériences précieuses dont d’autres pays, villes et décideurs politiques africains pourraient s’inspirer et qu’ils pourraient reproduire dans leurs contextes respectifs. Il a également mis en avant les efforts de régénération urbaine, de verdissement et de transformation urbaine menés par l’Éthiopie comme des domaines importants à travers lesquels le pays pourrait faire valoir ses expériences en matière de développement lors de la conférence. « Nous devons observer ce qui se passe en Éthiopie et déterminer comment nous pouvons reproduire ces initiatives dans nos pays, ailleurs en Afrique », a souligné M. Sylla. Les politiques nationales proactives et ambitieuses de l’Éthiopie ont positionné le pays comme un leader de premier plan dans l’action climatique à l’échelle continentale et mondiale. Selon divers rapports, ce pays d’Afrique de l’Est a réalisé des progrès majeurs dans le renforcement de sa résilience climatique et la mise en place de son cadre d’économie verte grâce à des initiatives nationales à grande échelle et à des avancées politiques marquantes.
Le roi Letsie III du Royaume du Lesotho entame sa visite de travail en Éthiopie
Nov 3, 2026 122
Addis Ababa le 3 novembre, 2206 (ENA) Sa Majesté le roi Letsie III du Royaume du Lesotho a entamé sa visite de travail en Éthiopie. Le ministre d’État au ministère des Affaires étrangères de l’Éthiopie, l’ambassadeur Berhanu Tsegaye, a accueilli le roi Letsie III à son arrivée à l’aéroport international de Bole. «Nous avons réservé un accueil chaleureux et fraternel à Sa Majesté à son arrivée à l'aéroport international de Bole», a déclaré Berhanu. Cette visite marque une nouvelle étape dans le renforcement des liens historiques et de la coopération bilatérale entre nos deux nations, a-t-il ajouté.
Al-Arousi accuse l'Égypte de déformer les droits de l'Éthiopie sur le Nil et promet la construction de nouveaux barrages
Nov 3, 2026 98
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) « L'Éthiopie doit redoubler d'efforts et de détermination pour poursuivre le développement de ses ressources en eau grâce à de grands projets de barrages », a déclaré Mohamed Al-Arousi, conseiller du ministre éthiopien de l'Eau et de l'Énergie. Il a indiqué à l’ENA que le pays poursuivrait son programme de construction de barrages, soulignant que ses ambitions de développement ne seraient pas freinées par les pressions politiques ni par les discours controversés concernant ce fleuve partagé. « Nous avons construit des barrages et, si Dieu le veut, nous continuerons à en construire toute une série », a déclaré M. Al-Arousi. Il a accusé l’Égypte de mobiliser les médias pour présenter de manière trompeuse le programme de développement hydraulique de l’Éthiopie. M. Al-Arousi a fait valoir que ces discours visaient à susciter la sympathie et le soutien de la communauté internationale contre les aspirations légitimes de l’Éthiopie en matière de développement. Le conseiller a déclaré que les investissements continus de l’Éthiopie dans les infrastructures hydrauliques reflétaient sa détermination à exploiter ses ressources naturelles au service du développement national. Il a également rejeté les tentatives visant à remettre en cause la légitimité de ses projets par le biais de ce qu’il a qualifié de pressions politiques et de déformation des faits à cet égard. Répondant aux préoccupations soulevées par les pays en aval, notamment concernant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), il a déclaré que les accusations récurrentes n’avaient pas permis de faire avancer les négociations ni de rapprocher les parties d’un accord durable. Il a remis en cause les allégations selon lesquelles l’Éthiopie mènerait des actions unilatérales, demandant quelles parties s’étaient retirées des négociations, avaient déclaré le processus infructueux et l’avaient suspendu sans définir de voie claire pour sa reprise. « Qui refuse de négocier et insiste pour recourir à des pratiques unilatérales ? », a-t-il demandé, rappelant que l’Égypte avait à plusieurs reprises fait obstruction aux négociations trilatérales. M. Al-Arousi a également remis en cause les efforts visant à porter la question du Nil devant les instances internationales par le biais d’initiatives unilatérales, malgré l’existence de la Déclaration de principes qui, selon lui, fournit un cadre permettant de traiter les questions relatives au GERD. Il a déclaré que l’Éthiopie restait attentive aux préoccupations des autres pays riverains, mais a soutenu que ces préoccupations devaient s’appuyer sur des preuves scientifiques plutôt que sur des spéculations, des déformations de la réalité ou des discours à motivation politique. « Si vous abordez la question de bonne foi, que vous vous asseyez à la table des négociations et que vous présentez les faits scientifiques sur lesquels reposent vos préoccupations, vous n’avez besoin de la sympathie de personne », a-t-il déclaré. S’adressant à ceux qui remettent en cause le GERD, M. Al-Arousi les a invités à démontrer scientifiquement en quoi le barrage nuirait à leurs pays, contribuerait à des pénuries d’eau ou compromettrait leur accès à cette ressource partagée. Il a déclaré que les discussions devraient plutôt porter sur la recherche de moyens permettant d’utiliser les ressources en eau du Nil pour favoriser le développement, la stabilité et la prospérité dans tous les pays riverains. Abordant les ambitions plus larges de l’Éthiopie en matière de développement hydraulique, M. Al-Arousi a indiqué que le programme de construction de barrages du pays se poursuivrait au-delà des projets déjà achevés et de ceux récemment annoncés. Il a ajouté que l’annonce par l’Éthiopie de nouveaux projets de barrages sur le Nil Bleu démontrait l’engagement continu du pays à développer ses infrastructures hydrauliques. M. Al-Arousi a également décrit l’expérience de l’Éthiopie en matière de construction de grands barrages comme une opportunité pour les pays voisins d’en tirer des enseignements et d’exploiter leurs propres ressources naturelles au service de la transformation économique et d’une prospérité partagée. Il a exhorté les pays de la région et la communauté internationale à évaluer les politiques de développement hydraulique de l’Éthiopie en se fondant sur des faits et sur son engagement déclaré en faveur de la coopération régionale, plutôt que sur des discours remettant en cause la légitimité de ses ambitions de développement. Il a affirmé que l’approche de l’Éthiopie repose sur l’utilisation de ses ressources naturelles au service du développement national, tout en entretenant des relations constructives avec les pays voisins. M. Al-Arousi a souligné que la coopération, un dialogue fondé sur la science et le respect des intérêts de tous les États riverains sont essentiels pour transformer le Nil, afin qu’il cesse d’être une source de désaccord politique et devienne un instrument de développement régional, de stabilité et de prospérité partagée.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 63951
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Le roi Letsie III du Royaume du Lesotho entame sa visite de travail en Éthiopie
Nov 3, 2026 122
Addis Ababa le 3 novembre, 2206 (ENA) Sa Majesté le roi Letsie III du Royaume du Lesotho a entamé sa visite de travail en Éthiopie. Le ministre d’État au ministère des Affaires étrangères de l’Éthiopie, l’ambassadeur Berhanu Tsegaye, a accueilli le roi Letsie III à son arrivée à l’aéroport international de Bole. «Nous avons réservé un accueil chaleureux et fraternel à Sa Majesté à son arrivée à l'aéroport international de Bole», a déclaré Berhanu. Cette visite marque une nouvelle étape dans le renforcement des liens historiques et de la coopération bilatérale entre nos deux nations, a-t-il ajouté.
Al-Arousi accuse l'Égypte de déformer les droits de l'Éthiopie sur le Nil et promet la construction de nouveaux barrages
Nov 3, 2026 98
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) « L'Éthiopie doit redoubler d'efforts et de détermination pour poursuivre le développement de ses ressources en eau grâce à de grands projets de barrages », a déclaré Mohamed Al-Arousi, conseiller du ministre éthiopien de l'Eau et de l'Énergie. Il a indiqué à l’ENA que le pays poursuivrait son programme de construction de barrages, soulignant que ses ambitions de développement ne seraient pas freinées par les pressions politiques ni par les discours controversés concernant ce fleuve partagé. « Nous avons construit des barrages et, si Dieu le veut, nous continuerons à en construire toute une série », a déclaré M. Al-Arousi. Il a accusé l’Égypte de mobiliser les médias pour présenter de manière trompeuse le programme de développement hydraulique de l’Éthiopie. M. Al-Arousi a fait valoir que ces discours visaient à susciter la sympathie et le soutien de la communauté internationale contre les aspirations légitimes de l’Éthiopie en matière de développement. Le conseiller a déclaré que les investissements continus de l’Éthiopie dans les infrastructures hydrauliques reflétaient sa détermination à exploiter ses ressources naturelles au service du développement national. Il a également rejeté les tentatives visant à remettre en cause la légitimité de ses projets par le biais de ce qu’il a qualifié de pressions politiques et de déformation des faits à cet égard. Répondant aux préoccupations soulevées par les pays en aval, notamment concernant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), il a déclaré que les accusations récurrentes n’avaient pas permis de faire avancer les négociations ni de rapprocher les parties d’un accord durable. Il a remis en cause les allégations selon lesquelles l’Éthiopie mènerait des actions unilatérales, demandant quelles parties s’étaient retirées des négociations, avaient déclaré le processus infructueux et l’avaient suspendu sans définir de voie claire pour sa reprise. « Qui refuse de négocier et insiste pour recourir à des pratiques unilatérales ? », a-t-il demandé, rappelant que l’Égypte avait à plusieurs reprises fait obstruction aux négociations trilatérales. M. Al-Arousi a également remis en cause les efforts visant à porter la question du Nil devant les instances internationales par le biais d’initiatives unilatérales, malgré l’existence de la Déclaration de principes qui, selon lui, fournit un cadre permettant de traiter les questions relatives au GERD. Il a déclaré que l’Éthiopie restait attentive aux préoccupations des autres pays riverains, mais a soutenu que ces préoccupations devaient s’appuyer sur des preuves scientifiques plutôt que sur des spéculations, des déformations de la réalité ou des discours à motivation politique. « Si vous abordez la question de bonne foi, que vous vous asseyez à la table des négociations et que vous présentez les faits scientifiques sur lesquels reposent vos préoccupations, vous n’avez besoin de la sympathie de personne », a-t-il déclaré. S’adressant à ceux qui remettent en cause le GERD, M. Al-Arousi les a invités à démontrer scientifiquement en quoi le barrage nuirait à leurs pays, contribuerait à des pénuries d’eau ou compromettrait leur accès à cette ressource partagée. Il a déclaré que les discussions devraient plutôt porter sur la recherche de moyens permettant d’utiliser les ressources en eau du Nil pour favoriser le développement, la stabilité et la prospérité dans tous les pays riverains. Abordant les ambitions plus larges de l’Éthiopie en matière de développement hydraulique, M. Al-Arousi a indiqué que le programme de construction de barrages du pays se poursuivrait au-delà des projets déjà achevés et de ceux récemment annoncés. Il a ajouté que l’annonce par l’Éthiopie de nouveaux projets de barrages sur le Nil Bleu démontrait l’engagement continu du pays à développer ses infrastructures hydrauliques. M. Al-Arousi a également décrit l’expérience de l’Éthiopie en matière de construction de grands barrages comme une opportunité pour les pays voisins d’en tirer des enseignements et d’exploiter leurs propres ressources naturelles au service de la transformation économique et d’une prospérité partagée. Il a exhorté les pays de la région et la communauté internationale à évaluer les politiques de développement hydraulique de l’Éthiopie en se fondant sur des faits et sur son engagement déclaré en faveur de la coopération régionale, plutôt que sur des discours remettant en cause la légitimité de ses ambitions de développement. Il a affirmé que l’approche de l’Éthiopie repose sur l’utilisation de ses ressources naturelles au service du développement national, tout en entretenant des relations constructives avec les pays voisins. M. Al-Arousi a souligné que la coopération, un dialogue fondé sur la science et le respect des intérêts de tous les États riverains sont essentiels pour transformer le Nil, afin qu’il cesse d’être une source de désaccord politique et devienne un instrument de développement régional, de stabilité et de prospérité partagée.
L'Éthiopie réclame une représentation mondiale plus équitable alors qu'Al Jazeera célèbre ses 30 ans d'existence
Nov 2, 2026 306
Addis Ababa le 2 novembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a réaffirmé son ouverture envers Al Jazeera et d’autres organismes de presse internationaux, soulignant son engagement à favoriser un journalisme responsable fondé sur l’équité, l’impartialité et l’exactitude. L’Autorité éthiopienne des médias a mis en avant les réformes médiatiques en cours dans le pays et le renforcement de la collaboration avec les organismes de presse internationaux, alors qu’Al Jazeera célébrait trois décennies de diffusion mondiale, attirant ainsi une attention renouvelée sur l’importance d’un journalisme crédible et de la représentation de l’Afrique dans les récits internationaux. L'événement commémoratif, qui s'est tenu à Addis-Abeba le 1er novembre, a réuni des responsables gouvernementaux éthiopiens, des représentants de l'Union africaine, des diplomates, des journalistes et des dirigeants des médias afin de réfléchir à la contribution de la chaîne au journalisme international et au rôle des médias dans la formation de l'opinion publique sur les affaires mondiales. S'exprimant lors de cet événement, la directrice générale de l'Autorité éthiopienne des médias, Haymanot Zeleke, a évoqué la révision des cadres juridiques restrictifs, en particulier les réglementations régissant l'octroi des licences aux médias. Ces mesures reflètent les efforts du gouvernement pour favoriser un paysage médiatique plus diversifié et plus solide, a-t-elle indiqué. La directrice générale a précisé que ces réformes visaient à renforcer la contribution des médias au développement national, à la démocratisation et à l’engagement citoyen. Mme Haymanot a souligné que la participation croissante des médias internationaux en Éthiopie constituait l’un des résultats notables de ces réformes. Elle a expliqué que l’Autorité éthiopienne des médias aidait les médias internationaux à ouvrir des bureaux, à déployer des correspondants permanents ou temporaires et à se déplacer à travers le pays pour recueillir des informations et rendre compte de l’actualité. Elle a ajouté que ces réformes visaient à créer un environnement dans lequel les médias nationaux et internationaux puissent opérer et contribuer à un débat public éclairé. La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Selma Malika Haddadi, a saisi cette occasion pour souligner la responsabilité fondamentale du journalisme : informer avec sincérité, poser des questions avec courage et veiller à ce que les voix marginalisées et sous-représentées soient entendues. Elle a insisté sur le fait que l’Afrique ne recherche pas un traitement préférentiel dans la couverture médiatique internationale, mais une information équitable, précise et contextualisée qui reflète les réalités, la diversité et les aspirations du continent. « L'Afrique ne demande pas une couverture médiatique favorable. Nous demandons des reportages précis, impartiaux et contextualisés qui reflètent toute la complexité de notre continent et accordent aux voix africaines la place qui leur revient dans les débats sur l'avenir du continent », a-t-elle déclaré. Mohammed Tewekel, directeur du bureau éthiopien d’Al Jazeera, a rappelé la mission fondatrice de la chaîne lors de son lancement, le 1er novembre 1996, précisant qu’elle avait été créée pour amplifier les voix de ceux qui sont souvent exclus du discours international dominant. « Elle a vu le jour pour être la voix de ceux qui n’en ont pas, et pour se tenir aux côtés de chaque être humain dans le monde », a-t-il déclaré. Il a souligné qu’Al Jazeera était passée d’une simple chaîne de télévision à un groupe audiovisuel plus vaste comprenant trois chaînes, ce qui reflète sa croissance et sa présence internationale grandissante. Cet anniversaire a également mis en lumière l’importance stratégique du bureau d’Al Jazeera à Addis-Abeba, qui sert de plaque tournante continentale à la chaîne depuis 2017 et coordonne la couverture médiatique et les reportages à travers toute l’Afrique. La rencontre a en outre souligné l’importance de raconter les histoires africaines à travers des perspectives africaines, grâce à une couverture médiatique équilibrée qui dépasse les récits dominés par les conflits et les crises humanitaires afin de mettre en lumière l’histoire, la diversité culturelle, la transformation économique et les aspirations du continent. Depuis sa création, Al Jazeera est devenue un acteur majeur du paysage médiatique international, contribuant à l’évolution de l’audiovisuel mondial et élargissant la portée des points de vue issus de régions souvent sous-représentées dans les médias internationaux, a-t-on appris.
Un chercheur israélien affirme que les chasseurs Su-35 éthiopiens suscitent des inquiétudes dans les milieux égyptiens
Oct 31, 2026 1678
Addis Ababa le 31 octobre, 2026 (ENA) L'acquisition par l'Éthiopie d'avions de chasse russes Su-35 a renforcé les capacités militaires du pays et accru son influence régionale, a déclaré Edy Cohen, chercheur et journaliste israélien travaillant pour la chaîne israélienne Channel 14. Dans une interview exclusive accordée à l'ENA, le chercheur a indiqué que les médias égyptiens et arabes suivaient de près l'évolution militaire de l'Éthiopie. L'Égypte considère l'acquisition réussie par l'Éthiopie de ces avions de chasse de pointe avec une inquiétude croissante, a-t-il ajouté. Selon M. Cohen, l’Égypte avait auparavant cherché à acquérir ces mêmes avions russes, mais avait renoncé à cette transaction suite aux pressions américaines et aux menaces de sanctions sévères. « Washington a mis en garde l’Égypte contre la conclusion d’un accord militaire avec Moscou, ce qui a poussé le gouvernement égyptien à abandonner ses efforts pour acquérir ces avions de chasse. » L’Éthiopie, quant à elle, a réussi à surmonter ces obstacles, en s’appuyant sur ses initiatives diplomatiques et ses relations internationales pour conclure l’accord avec la Russie, a-t-il précisé. « Les Égyptiens sont terrifiés par les avions que l’Éthiopie a reçus de la Russie », a déclaré M. Cohen, soulignant l’ampleur de l’inquiétude que cette évolution a suscitée en Égypte. Il a déclaré que le fait que l’Éthiopie ait réussi à acquérir ces avions de combat, malgré la pression internationale qui a contraint l’Égypte à renoncer à ses propres efforts, met en évidence une différence manifeste entre les capacités des deux pays à gérer leurs relations internationales et à faire valoir leurs intérêts stratégiques. M. Cohen a également critiqué les politiques égyptiennes, affirmant que l’Égypte manquait d’une vision politique cohérente capable de relever les défis nationaux et de faire face aux transformations régionales. Il a ajouté que les difficultés économiques croissantes, associées aux défis politiques et régionaux, soulèvent de plus en plus de questions quant à la capacité des dirigeants égyptiens à gérer les affaires du pays. Les remarques de M. Cohen mettent en évidence le contraste entre l’approche de l’Éthiopie, qui consiste à élargir ses partenariats internationaux et à renforcer ses capacités de défense, et la trajectoire de l’Égypte, marquée par des pressions économiques intérieures croissantes et des défis de plus en plus importants dans sa politique régionale. Rappelons que l’Éthiopie a reçu des avions de chasse russes Su-35 de pointe dans le cadre des efforts continus du pays pour renforcer ses capacités de défense et moderniser ses infrastructures militaires. Abordant le contexte géopolitique plus large, le Premier ministre Abiy a souligné qu’une préparation rigoureuse en temps de paix est essentielle pour protéger la nation contre les vulnérabilités externes. « Si nous ne parvenons pas à développer cette capacité, il deviendra difficile pour notre pays de survivre dans notre région. C’est pourquoi nous avons formé du personnel, et les Su-35 dont nous disposons désormais contribuent de manière adéquate à la défense de l’espace aérien éthiopien. Mais surtout, les pays suffisamment préparés ne se laissent pas facilement défier. La préparation permet d’éviter les conflits. » En tant que premier pays d’Afrique subsaharienne à disposer de capacités militaires aussi avancées, l’Éthiopie a considérablement renforcé son dispositif de dissuasion.
Le PMO salue le prix mondial décerné à Addis-Abeba pour 2026, qu’il considère comme un catalyseur de la croissance urbaine durable dans toute l’Éthiopie
Oct 31, 2026 383
Addis Ababa le 31 octobre, 2026 (ENA) La remise à Addis-Abeba du Prix mondial 2026 pour le développement durable dans les villes marque une étape historique pour l'Éthiopie et témoigne des progrès constants réalisés par la capitale en matière de transformation urbaine durable, selon le cabinet du Premier ministre. Le Bureau a déclaré que la distinction décernée à Addis-Abeba constituait une étape historique pour l’Éthiopie et reflétait les progrès constants de la capitale en matière de transformation urbaine durable. Dans un communiqué publié aujourd’hui, le Bureau a souligné que ce prix international mettait en avant la modernisation continue de la ville, son aménagement urbain inclusif et le développement de ses infrastructures. Qualifiant cette distinction de grande fierté pour la nation, le Bureau a insisté sur le fait que cette étape importante servait de base et de source d’inspiration pour le développement urbain futur de toutes les villes éthiopiennes. « Nous devons continuer à construire des villes modernes, inclusives et durables tout en préservant l’histoire, le patrimoine et l’identité qui font de chacune d’elles un lieu unique », a-t-il déclaré, soulignant qu’un véritable développement urbain va au-delà des infrastructures physiques pour favoriser une culture de l’urbanité, créer des espaces publics de grande qualité et améliorer la qualité de vie. La déclaration a précisé que la vision d’une construction urbaine moderne et résiliente dépasse le cadre d’Addis-Abeba pour englober les centres urbains de tout le pays. « De Harar à Bahir Dar, d’Hawassa à Jimma, d’Arba Minch à Dire Dawa, chaque ville éthiopienne a le potentiel de devenir un modèle de développement urbain durable », a ajouté le Bureau. Réaffirmant l’engagement national en faveur du développement durable, le communiqué a appelé à une collaboration continue pour construire des centres urbains alliant modernisation et préservation du patrimoine. « Aujourd’hui, Addis-Abeba. Demain, un nouveau chapitre pour chaque ville éthiopienne. Construisons des villes tournées vers l’avenir sans perdre le lien avec le passé », a-t-il conclu.
Addis-Abeba remporte le Prix mondial 2026 du développement durable dans les villes
Oct 31, 2026 399
Addis Ababa le 31 octobre, 2026 (ENA) Addis-Abeba a remporté le Prix mondial 2026 pour le développement durable dans les villes, également connu sous le nom de « Prix de Shanghai » ou « Prix Shanghai d’ONU-Habitat », pour figurer parmi les cinq villes du monde entier reconnues pour leurs efforts en faveur d’un développement urbain durable, inclusif et résilient. Ce prix, organisé par le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) et la Chine, a été lancé en 2023 afin de récompenser les progrès exceptionnels réalisés par les villes dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et du Nouvel agenda urbain. Décerné chaque année à cinq villes, ce prix récompense les réalisations en matière de développement urbain durable, inclusif et résilient, en mettant l'accent sur la contribution des villes à ces programmes mondiaux de développement. Dans un message publié sur les réseaux sociaux pour annoncer cette distinction, la maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a déclaré que cette reconnaissance était une source de fierté non seulement pour la ville, mais aussi pour l’Éthiopie dans son ensemble. Elle a souligné que cette nouvelle distinction faisait suite au « Prix de la ville intelligente de Séoul 2024 », organisé par ONU-Habitat et la ville de Séoul, en Corée du Sud, et a décrit ces récompenses internationales consécutives comme la preuve des progrès réalisés en matière de développement urbain et de la compétitivité mondiale croissante de la ville. Selon elle, le Prix de Shanghai récompense tout particulièrement l’efficacité et la durabilité des initiatives de développement urbain d’Addis-Abeba, notamment celles menées au cours des années de réforme, ainsi que leurs retombées directes pour les habitants. Elle a identifié plusieurs axes de développement clés qui ont contribué à cette réussite, notamment l’intégration d’approches centrées sur l’humain dans la rénovation urbaine afin de donner la priorité aux besoins des habitants, ainsi que l’augmentation de l’offre de logements. Les projets de développement du corridor urbain et des berges de la ville ont également favorisé un développement urbain inclusif et intégré, tandis que les efforts visant à améliorer les services de transports en commun et l’accessibilité ont contribué à rendre la capitale plus agréable à vivre. Parmi les autres initiatives, citons l’extension des espaces verts, l’amélioration de la propreté et la mise en valeur de l’esthétique urbaine afin de créer un environnement urbain plus agréable. La maire a déclaré que ces initiatives démontraient comment le potentiel de la ville s’était traduit par des résultats concrets, améliorant le bien-être des habitants et renforçant la position d’Addis-Abeba en tant que ville compétitive à l’échelle mondiale. Elle a particulièrement mis en avant le modèle de rénovation urbaine de la ville comme une leçon pratique et un exemple inspirant pour d’autres villes, soulignant que la rénovation urbaine restait un défi majeur pour de nombreux pays en développement. La maire Adanech a qualifié ce prix de témoignage d’actions concrètes, d’efforts collectifs et de réussite partagée, et a félicité les habitants de la ville ainsi que le pays pour cette reconnaissance internationale. Outre Addis-Abeba, Santiago de Cali (Colombie), Istanbul (Turquie), Jingdezhen (Chine) et Katowice (Pologne) ont été les quatre autres villes sélectionnées pour le Prix mondial 2026 du développement durable dans les villes (Prix de Shanghai).
Poutine qualifie la Russie et l'Afrique d'« alliés naturels » dans un ordre mondial multipolaire
Oct 30, 2026 531
Addis Ababa le 30 octobre, 2026 (ENA) Le président russe Vladimir Poutine a qualifié la Russie et l’Afrique d’« alliés naturels » dans la construction d’un ordre mondial multipolaire et démocratique, fondé sur le droit international, la souveraineté et l’égalité. S’exprimant le 29 octobre lors de la deuxième séance plénière du Sommet Russie-Afrique à Moscou, le président a souligné l’amitié solide et le partenariat étroit qui unissent les deux parties. « Nous sommes des alliés naturels dans la construction d’un ordre mondial multipolaire et véritablement démocratique, un ordre mondial exempt de diktats et de deux poids deux mesures, fondé sur le respect des normes du droit international et des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies dans leur intégralité et leur interdépendance », a-t-il déclaré. Le président Poutine a en outre réaffirmé la volonté de la Russie de soutenir les pays africains dans la défense de leur souveraineté, la poursuite d’un développement indépendant et le renforcement de leurs économies et de leurs secteurs sociaux. Il a également exprimé la volonté de Moscou de maintenir une coopération étroite avec les nations africaines afin de faire progresser ces objectifs communs. Soulignant le partenariat économique croissant, le président a déclaré que les entreprises russes mettaient en œuvre d’importants projets d’investissement à travers l’Afrique dans divers secteurs, notamment la production d’énergie, l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, l’exploitation minière, la coopération industrielle, la logistique et le tourisme. Il a noté que les entreprises russes menaient leurs activités avec intégrité et dans le respect de leurs partenaires africains, en mettant l’accent sur l’égalité et l’intérêt mutuel dans leurs engagements. « Elles travaillent sur un pied d’égalité avec leurs partenaires et, loin de se contenter d’extraire des profits comme le faisaient autrefois les anciennes puissances coloniales », a-t-il souligné, ajoutant : « elles font exactement le contraire : elles investissent et réinvestissent leurs bénéfices dans le développement de vos économies nationales ». Il a ajouté que les entreprises russes partageaient également des technologies de pointe et leur savoir-faire, faisaient appel à des sous-traitants locaux, mettaient en place des sites de production et créaient des opportunités d’emploi. Le rôle de la Russie en tant que fournisseur fiable de denrées alimentaires et de produits agricoles sur les marchés africains contribue à la sécurité alimentaire sur l’ensemble du continent, a souligné M. Poutine. Abordant ensuite les questions de paix et de sécurité, il a déclaré que la Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, contribuait à résoudre les conflits existants et à prévenir l’apparition de nouveaux conflits en Afrique. « Ce faisant, nous adhérons systématiquement au principe fondamental que vous avez vous-mêmes proclamé : des solutions africaines aux problèmes africains », a-t-il souligné. Le président a également indiqué que la Russie menait diverses initiatives pour aider les pays africains à maintenir leur stabilité intérieure, à renforcer leur sécurité et à améliorer leurs capacités en matière de défense et de maintien de l’ordre.
L'envoyé spécial de l'ONU salue le rôle de l'Éthiopie dans la promotion de la paix et de la sécurité régionales
Oct 30, 2026 356
Addis Ababa le 30 octobre, 2026 (ENA) L'envoyé spécial des Nations unies pour la Corne de l'Afrique, Guang Cong, a salué l'Éthiopie pour sa contribution à la promotion de la paix et de la sécurité dans la région, à travers ses missions de maintien de la paix et ses initiatives favorisant le dialogue régional. Dans un entretien exclusif accordé à l'ENA, M. Guang a souligné le rôle de l'Éthiopie en tant qu'hôte de plateformes réunissant des acteurs nationaux, régionaux et internationaux pour discuter des défis liés à la paix et à la sécurité, en particulier le Forum de Tana, qui se tient chaque année à Bahir Dar, sur les rives du lac Tana. Il a en outre décrit ce forum comme une plateforme importante permettant d’échanger des points de vue sur les défis régionaux, d’explorer les opportunités et d’identifier les moyens permettant aux partenaires internationaux de collaborer avec les organisations régionales et continentales pour répondre aux préoccupations communes. Il a souligné la nécessité pour les pays de la région de réaffirmer leur engagement à respecter la souveraineté, l’intégrité territoriale et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États. M. Guang a également souligné l’importance de prendre en compte les dynamiques géopolitiques régionales et de renforcer les institutions régionales et continentales afin qu’elles puissent jouer un rôle de premier plan dans la résolution des défis en matière de sécurité, avec le soutien des Nations unies et de la communauté internationale dans son ensemble. Soulignant l’importance stratégique de l’Éthiopie, il a déclaré que ce pays, avec une population de plus de 130 millions d’habitants et une économie en pleine croissance, jouait un rôle significatif dans la paix et la sécurité régionales. Il a en outre noté qu’Addis-Abeba s’était imposée comme une plaque tournante diplomatique majeure, tandis que l’Éthiopie avait apporté d’importantes contributions aux initiatives de paix dans toute la Corne de l’Afrique. Rappelant son expérience professionnelle au Soudan du Sud, M. Guang a déclaré que l’Éthiopie, aux côtés d’autres pays voisins, avait joué un rôle important pour rapprocher les parties au conflit avant la signature de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit en République du Soudan du Sud. Concernant la quête d’un accès à la mer de l’Éthiopie, l’envoyé spécial a souligné que cette question devait être traitée par le dialogue et les négociations avec les pays concernés. Il a réaffirmé la volonté des Nations unies de soutenir les initiatives visant à apaiser les tensions régionales, y compris les efforts visant à faciliter un dialogue structuré sur l’accès à la mer.
Politique
Le roi Letsie III du Royaume du Lesotho entame sa visite de travail en Éthiopie
Nov 3, 2026 122
Addis Ababa le 3 novembre, 2206 (ENA) Sa Majesté le roi Letsie III du Royaume du Lesotho a entamé sa visite de travail en Éthiopie. Le ministre d’État au ministère des Affaires étrangères de l’Éthiopie, l’ambassadeur Berhanu Tsegaye, a accueilli le roi Letsie III à son arrivée à l’aéroport international de Bole. «Nous avons réservé un accueil chaleureux et fraternel à Sa Majesté à son arrivée à l'aéroport international de Bole», a déclaré Berhanu. Cette visite marque une nouvelle étape dans le renforcement des liens historiques et de la coopération bilatérale entre nos deux nations, a-t-il ajouté.
Al-Arousi accuse l'Égypte de déformer les droits de l'Éthiopie sur le Nil et promet la construction de nouveaux barrages
Nov 3, 2026 98
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) « L'Éthiopie doit redoubler d'efforts et de détermination pour poursuivre le développement de ses ressources en eau grâce à de grands projets de barrages », a déclaré Mohamed Al-Arousi, conseiller du ministre éthiopien de l'Eau et de l'Énergie. Il a indiqué à l’ENA que le pays poursuivrait son programme de construction de barrages, soulignant que ses ambitions de développement ne seraient pas freinées par les pressions politiques ni par les discours controversés concernant ce fleuve partagé. « Nous avons construit des barrages et, si Dieu le veut, nous continuerons à en construire toute une série », a déclaré M. Al-Arousi. Il a accusé l’Égypte de mobiliser les médias pour présenter de manière trompeuse le programme de développement hydraulique de l’Éthiopie. M. Al-Arousi a fait valoir que ces discours visaient à susciter la sympathie et le soutien de la communauté internationale contre les aspirations légitimes de l’Éthiopie en matière de développement. Le conseiller a déclaré que les investissements continus de l’Éthiopie dans les infrastructures hydrauliques reflétaient sa détermination à exploiter ses ressources naturelles au service du développement national. Il a également rejeté les tentatives visant à remettre en cause la légitimité de ses projets par le biais de ce qu’il a qualifié de pressions politiques et de déformation des faits à cet égard. Répondant aux préoccupations soulevées par les pays en aval, notamment concernant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), il a déclaré que les accusations récurrentes n’avaient pas permis de faire avancer les négociations ni de rapprocher les parties d’un accord durable. Il a remis en cause les allégations selon lesquelles l’Éthiopie mènerait des actions unilatérales, demandant quelles parties s’étaient retirées des négociations, avaient déclaré le processus infructueux et l’avaient suspendu sans définir de voie claire pour sa reprise. « Qui refuse de négocier et insiste pour recourir à des pratiques unilatérales ? », a-t-il demandé, rappelant que l’Égypte avait à plusieurs reprises fait obstruction aux négociations trilatérales. M. Al-Arousi a également remis en cause les efforts visant à porter la question du Nil devant les instances internationales par le biais d’initiatives unilatérales, malgré l’existence de la Déclaration de principes qui, selon lui, fournit un cadre permettant de traiter les questions relatives au GERD. Il a déclaré que l’Éthiopie restait attentive aux préoccupations des autres pays riverains, mais a soutenu que ces préoccupations devaient s’appuyer sur des preuves scientifiques plutôt que sur des spéculations, des déformations de la réalité ou des discours à motivation politique. « Si vous abordez la question de bonne foi, que vous vous asseyez à la table des négociations et que vous présentez les faits scientifiques sur lesquels reposent vos préoccupations, vous n’avez besoin de la sympathie de personne », a-t-il déclaré. S’adressant à ceux qui remettent en cause le GERD, M. Al-Arousi les a invités à démontrer scientifiquement en quoi le barrage nuirait à leurs pays, contribuerait à des pénuries d’eau ou compromettrait leur accès à cette ressource partagée. Il a déclaré que les discussions devraient plutôt porter sur la recherche de moyens permettant d’utiliser les ressources en eau du Nil pour favoriser le développement, la stabilité et la prospérité dans tous les pays riverains. Abordant les ambitions plus larges de l’Éthiopie en matière de développement hydraulique, M. Al-Arousi a indiqué que le programme de construction de barrages du pays se poursuivrait au-delà des projets déjà achevés et de ceux récemment annoncés. Il a ajouté que l’annonce par l’Éthiopie de nouveaux projets de barrages sur le Nil Bleu démontrait l’engagement continu du pays à développer ses infrastructures hydrauliques. M. Al-Arousi a également décrit l’expérience de l’Éthiopie en matière de construction de grands barrages comme une opportunité pour les pays voisins d’en tirer des enseignements et d’exploiter leurs propres ressources naturelles au service de la transformation économique et d’une prospérité partagée. Il a exhorté les pays de la région et la communauté internationale à évaluer les politiques de développement hydraulique de l’Éthiopie en se fondant sur des faits et sur son engagement déclaré en faveur de la coopération régionale, plutôt que sur des discours remettant en cause la légitimité de ses ambitions de développement. Il a affirmé que l’approche de l’Éthiopie repose sur l’utilisation de ses ressources naturelles au service du développement national, tout en entretenant des relations constructives avec les pays voisins. M. Al-Arousi a souligné que la coopération, un dialogue fondé sur la science et le respect des intérêts de tous les États riverains sont essentiels pour transformer le Nil, afin qu’il cesse d’être une source de désaccord politique et devienne un instrument de développement régional, de stabilité et de prospérité partagée.
L'Éthiopie réclame une représentation mondiale plus équitable alors qu'Al Jazeera célèbre ses 30 ans d'existence
Nov 2, 2026 306
Addis Ababa le 2 novembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a réaffirmé son ouverture envers Al Jazeera et d’autres organismes de presse internationaux, soulignant son engagement à favoriser un journalisme responsable fondé sur l’équité, l’impartialité et l’exactitude. L’Autorité éthiopienne des médias a mis en avant les réformes médiatiques en cours dans le pays et le renforcement de la collaboration avec les organismes de presse internationaux, alors qu’Al Jazeera célébrait trois décennies de diffusion mondiale, attirant ainsi une attention renouvelée sur l’importance d’un journalisme crédible et de la représentation de l’Afrique dans les récits internationaux. L'événement commémoratif, qui s'est tenu à Addis-Abeba le 1er novembre, a réuni des responsables gouvernementaux éthiopiens, des représentants de l'Union africaine, des diplomates, des journalistes et des dirigeants des médias afin de réfléchir à la contribution de la chaîne au journalisme international et au rôle des médias dans la formation de l'opinion publique sur les affaires mondiales. S'exprimant lors de cet événement, la directrice générale de l'Autorité éthiopienne des médias, Haymanot Zeleke, a évoqué la révision des cadres juridiques restrictifs, en particulier les réglementations régissant l'octroi des licences aux médias. Ces mesures reflètent les efforts du gouvernement pour favoriser un paysage médiatique plus diversifié et plus solide, a-t-elle indiqué. La directrice générale a précisé que ces réformes visaient à renforcer la contribution des médias au développement national, à la démocratisation et à l’engagement citoyen. Mme Haymanot a souligné que la participation croissante des médias internationaux en Éthiopie constituait l’un des résultats notables de ces réformes. Elle a expliqué que l’Autorité éthiopienne des médias aidait les médias internationaux à ouvrir des bureaux, à déployer des correspondants permanents ou temporaires et à se déplacer à travers le pays pour recueillir des informations et rendre compte de l’actualité. Elle a ajouté que ces réformes visaient à créer un environnement dans lequel les médias nationaux et internationaux puissent opérer et contribuer à un débat public éclairé. La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Selma Malika Haddadi, a saisi cette occasion pour souligner la responsabilité fondamentale du journalisme : informer avec sincérité, poser des questions avec courage et veiller à ce que les voix marginalisées et sous-représentées soient entendues. Elle a insisté sur le fait que l’Afrique ne recherche pas un traitement préférentiel dans la couverture médiatique internationale, mais une information équitable, précise et contextualisée qui reflète les réalités, la diversité et les aspirations du continent. « L'Afrique ne demande pas une couverture médiatique favorable. Nous demandons des reportages précis, impartiaux et contextualisés qui reflètent toute la complexité de notre continent et accordent aux voix africaines la place qui leur revient dans les débats sur l'avenir du continent », a-t-elle déclaré. Mohammed Tewekel, directeur du bureau éthiopien d’Al Jazeera, a rappelé la mission fondatrice de la chaîne lors de son lancement, le 1er novembre 1996, précisant qu’elle avait été créée pour amplifier les voix de ceux qui sont souvent exclus du discours international dominant. « Elle a vu le jour pour être la voix de ceux qui n’en ont pas, et pour se tenir aux côtés de chaque être humain dans le monde », a-t-il déclaré. Il a souligné qu’Al Jazeera était passée d’une simple chaîne de télévision à un groupe audiovisuel plus vaste comprenant trois chaînes, ce qui reflète sa croissance et sa présence internationale grandissante. Cet anniversaire a également mis en lumière l’importance stratégique du bureau d’Al Jazeera à Addis-Abeba, qui sert de plaque tournante continentale à la chaîne depuis 2017 et coordonne la couverture médiatique et les reportages à travers toute l’Afrique. La rencontre a en outre souligné l’importance de raconter les histoires africaines à travers des perspectives africaines, grâce à une couverture médiatique équilibrée qui dépasse les récits dominés par les conflits et les crises humanitaires afin de mettre en lumière l’histoire, la diversité culturelle, la transformation économique et les aspirations du continent. Depuis sa création, Al Jazeera est devenue un acteur majeur du paysage médiatique international, contribuant à l’évolution de l’audiovisuel mondial et élargissant la portée des points de vue issus de régions souvent sous-représentées dans les médias internationaux, a-t-on appris.
Un chercheur israélien affirme que les chasseurs Su-35 éthiopiens suscitent des inquiétudes dans les milieux égyptiens
Oct 31, 2026 1678
Addis Ababa le 31 octobre, 2026 (ENA) L'acquisition par l'Éthiopie d'avions de chasse russes Su-35 a renforcé les capacités militaires du pays et accru son influence régionale, a déclaré Edy Cohen, chercheur et journaliste israélien travaillant pour la chaîne israélienne Channel 14. Dans une interview exclusive accordée à l'ENA, le chercheur a indiqué que les médias égyptiens et arabes suivaient de près l'évolution militaire de l'Éthiopie. L'Égypte considère l'acquisition réussie par l'Éthiopie de ces avions de chasse de pointe avec une inquiétude croissante, a-t-il ajouté. Selon M. Cohen, l’Égypte avait auparavant cherché à acquérir ces mêmes avions russes, mais avait renoncé à cette transaction suite aux pressions américaines et aux menaces de sanctions sévères. « Washington a mis en garde l’Égypte contre la conclusion d’un accord militaire avec Moscou, ce qui a poussé le gouvernement égyptien à abandonner ses efforts pour acquérir ces avions de chasse. » L’Éthiopie, quant à elle, a réussi à surmonter ces obstacles, en s’appuyant sur ses initiatives diplomatiques et ses relations internationales pour conclure l’accord avec la Russie, a-t-il précisé. « Les Égyptiens sont terrifiés par les avions que l’Éthiopie a reçus de la Russie », a déclaré M. Cohen, soulignant l’ampleur de l’inquiétude que cette évolution a suscitée en Égypte. Il a déclaré que le fait que l’Éthiopie ait réussi à acquérir ces avions de combat, malgré la pression internationale qui a contraint l’Égypte à renoncer à ses propres efforts, met en évidence une différence manifeste entre les capacités des deux pays à gérer leurs relations internationales et à faire valoir leurs intérêts stratégiques. M. Cohen a également critiqué les politiques égyptiennes, affirmant que l’Égypte manquait d’une vision politique cohérente capable de relever les défis nationaux et de faire face aux transformations régionales. Il a ajouté que les difficultés économiques croissantes, associées aux défis politiques et régionaux, soulèvent de plus en plus de questions quant à la capacité des dirigeants égyptiens à gérer les affaires du pays. Les remarques de M. Cohen mettent en évidence le contraste entre l’approche de l’Éthiopie, qui consiste à élargir ses partenariats internationaux et à renforcer ses capacités de défense, et la trajectoire de l’Égypte, marquée par des pressions économiques intérieures croissantes et des défis de plus en plus importants dans sa politique régionale. Rappelons que l’Éthiopie a reçu des avions de chasse russes Su-35 de pointe dans le cadre des efforts continus du pays pour renforcer ses capacités de défense et moderniser ses infrastructures militaires. Abordant le contexte géopolitique plus large, le Premier ministre Abiy a souligné qu’une préparation rigoureuse en temps de paix est essentielle pour protéger la nation contre les vulnérabilités externes. « Si nous ne parvenons pas à développer cette capacité, il deviendra difficile pour notre pays de survivre dans notre région. C’est pourquoi nous avons formé du personnel, et les Su-35 dont nous disposons désormais contribuent de manière adéquate à la défense de l’espace aérien éthiopien. Mais surtout, les pays suffisamment préparés ne se laissent pas facilement défier. La préparation permet d’éviter les conflits. » En tant que premier pays d’Afrique subsaharienne à disposer de capacités militaires aussi avancées, l’Éthiopie a considérablement renforcé son dispositif de dissuasion.
Le PMO salue le prix mondial décerné à Addis-Abeba pour 2026, qu’il considère comme un catalyseur de la croissance urbaine durable dans toute l’Éthiopie
Oct 31, 2026 383
Addis Ababa le 31 octobre, 2026 (ENA) La remise à Addis-Abeba du Prix mondial 2026 pour le développement durable dans les villes marque une étape historique pour l'Éthiopie et témoigne des progrès constants réalisés par la capitale en matière de transformation urbaine durable, selon le cabinet du Premier ministre. Le Bureau a déclaré que la distinction décernée à Addis-Abeba constituait une étape historique pour l’Éthiopie et reflétait les progrès constants de la capitale en matière de transformation urbaine durable. Dans un communiqué publié aujourd’hui, le Bureau a souligné que ce prix international mettait en avant la modernisation continue de la ville, son aménagement urbain inclusif et le développement de ses infrastructures. Qualifiant cette distinction de grande fierté pour la nation, le Bureau a insisté sur le fait que cette étape importante servait de base et de source d’inspiration pour le développement urbain futur de toutes les villes éthiopiennes. « Nous devons continuer à construire des villes modernes, inclusives et durables tout en préservant l’histoire, le patrimoine et l’identité qui font de chacune d’elles un lieu unique », a-t-il déclaré, soulignant qu’un véritable développement urbain va au-delà des infrastructures physiques pour favoriser une culture de l’urbanité, créer des espaces publics de grande qualité et améliorer la qualité de vie. La déclaration a précisé que la vision d’une construction urbaine moderne et résiliente dépasse le cadre d’Addis-Abeba pour englober les centres urbains de tout le pays. « De Harar à Bahir Dar, d’Hawassa à Jimma, d’Arba Minch à Dire Dawa, chaque ville éthiopienne a le potentiel de devenir un modèle de développement urbain durable », a ajouté le Bureau. Réaffirmant l’engagement national en faveur du développement durable, le communiqué a appelé à une collaboration continue pour construire des centres urbains alliant modernisation et préservation du patrimoine. « Aujourd’hui, Addis-Abeba. Demain, un nouveau chapitre pour chaque ville éthiopienne. Construisons des villes tournées vers l’avenir sans perdre le lien avec le passé », a-t-il conclu.
Addis-Abeba remporte le Prix mondial 2026 du développement durable dans les villes
Oct 31, 2026 399
Addis Ababa le 31 octobre, 2026 (ENA) Addis-Abeba a remporté le Prix mondial 2026 pour le développement durable dans les villes, également connu sous le nom de « Prix de Shanghai » ou « Prix Shanghai d’ONU-Habitat », pour figurer parmi les cinq villes du monde entier reconnues pour leurs efforts en faveur d’un développement urbain durable, inclusif et résilient. Ce prix, organisé par le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) et la Chine, a été lancé en 2023 afin de récompenser les progrès exceptionnels réalisés par les villes dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et du Nouvel agenda urbain. Décerné chaque année à cinq villes, ce prix récompense les réalisations en matière de développement urbain durable, inclusif et résilient, en mettant l'accent sur la contribution des villes à ces programmes mondiaux de développement. Dans un message publié sur les réseaux sociaux pour annoncer cette distinction, la maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a déclaré que cette reconnaissance était une source de fierté non seulement pour la ville, mais aussi pour l’Éthiopie dans son ensemble. Elle a souligné que cette nouvelle distinction faisait suite au « Prix de la ville intelligente de Séoul 2024 », organisé par ONU-Habitat et la ville de Séoul, en Corée du Sud, et a décrit ces récompenses internationales consécutives comme la preuve des progrès réalisés en matière de développement urbain et de la compétitivité mondiale croissante de la ville. Selon elle, le Prix de Shanghai récompense tout particulièrement l’efficacité et la durabilité des initiatives de développement urbain d’Addis-Abeba, notamment celles menées au cours des années de réforme, ainsi que leurs retombées directes pour les habitants. Elle a identifié plusieurs axes de développement clés qui ont contribué à cette réussite, notamment l’intégration d’approches centrées sur l’humain dans la rénovation urbaine afin de donner la priorité aux besoins des habitants, ainsi que l’augmentation de l’offre de logements. Les projets de développement du corridor urbain et des berges de la ville ont également favorisé un développement urbain inclusif et intégré, tandis que les efforts visant à améliorer les services de transports en commun et l’accessibilité ont contribué à rendre la capitale plus agréable à vivre. Parmi les autres initiatives, citons l’extension des espaces verts, l’amélioration de la propreté et la mise en valeur de l’esthétique urbaine afin de créer un environnement urbain plus agréable. La maire a déclaré que ces initiatives démontraient comment le potentiel de la ville s’était traduit par des résultats concrets, améliorant le bien-être des habitants et renforçant la position d’Addis-Abeba en tant que ville compétitive à l’échelle mondiale. Elle a particulièrement mis en avant le modèle de rénovation urbaine de la ville comme une leçon pratique et un exemple inspirant pour d’autres villes, soulignant que la rénovation urbaine restait un défi majeur pour de nombreux pays en développement. La maire Adanech a qualifié ce prix de témoignage d’actions concrètes, d’efforts collectifs et de réussite partagée, et a félicité les habitants de la ville ainsi que le pays pour cette reconnaissance internationale. Outre Addis-Abeba, Santiago de Cali (Colombie), Istanbul (Turquie), Jingdezhen (Chine) et Katowice (Pologne) ont été les quatre autres villes sélectionnées pour le Prix mondial 2026 du développement durable dans les villes (Prix de Shanghai).
Poutine qualifie la Russie et l'Afrique d'« alliés naturels » dans un ordre mondial multipolaire
Oct 30, 2026 531
Addis Ababa le 30 octobre, 2026 (ENA) Le président russe Vladimir Poutine a qualifié la Russie et l’Afrique d’« alliés naturels » dans la construction d’un ordre mondial multipolaire et démocratique, fondé sur le droit international, la souveraineté et l’égalité. S’exprimant le 29 octobre lors de la deuxième séance plénière du Sommet Russie-Afrique à Moscou, le président a souligné l’amitié solide et le partenariat étroit qui unissent les deux parties. « Nous sommes des alliés naturels dans la construction d’un ordre mondial multipolaire et véritablement démocratique, un ordre mondial exempt de diktats et de deux poids deux mesures, fondé sur le respect des normes du droit international et des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies dans leur intégralité et leur interdépendance », a-t-il déclaré. Le président Poutine a en outre réaffirmé la volonté de la Russie de soutenir les pays africains dans la défense de leur souveraineté, la poursuite d’un développement indépendant et le renforcement de leurs économies et de leurs secteurs sociaux. Il a également exprimé la volonté de Moscou de maintenir une coopération étroite avec les nations africaines afin de faire progresser ces objectifs communs. Soulignant le partenariat économique croissant, le président a déclaré que les entreprises russes mettaient en œuvre d’importants projets d’investissement à travers l’Afrique dans divers secteurs, notamment la production d’énergie, l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, l’exploitation minière, la coopération industrielle, la logistique et le tourisme. Il a noté que les entreprises russes menaient leurs activités avec intégrité et dans le respect de leurs partenaires africains, en mettant l’accent sur l’égalité et l’intérêt mutuel dans leurs engagements. « Elles travaillent sur un pied d’égalité avec leurs partenaires et, loin de se contenter d’extraire des profits comme le faisaient autrefois les anciennes puissances coloniales », a-t-il souligné, ajoutant : « elles font exactement le contraire : elles investissent et réinvestissent leurs bénéfices dans le développement de vos économies nationales ». Il a ajouté que les entreprises russes partageaient également des technologies de pointe et leur savoir-faire, faisaient appel à des sous-traitants locaux, mettaient en place des sites de production et créaient des opportunités d’emploi. Le rôle de la Russie en tant que fournisseur fiable de denrées alimentaires et de produits agricoles sur les marchés africains contribue à la sécurité alimentaire sur l’ensemble du continent, a souligné M. Poutine. Abordant ensuite les questions de paix et de sécurité, il a déclaré que la Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, contribuait à résoudre les conflits existants et à prévenir l’apparition de nouveaux conflits en Afrique. « Ce faisant, nous adhérons systématiquement au principe fondamental que vous avez vous-mêmes proclamé : des solutions africaines aux problèmes africains », a-t-il souligné. Le président a également indiqué que la Russie menait diverses initiatives pour aider les pays africains à maintenir leur stabilité intérieure, à renforcer leur sécurité et à améliorer leurs capacités en matière de défense et de maintien de l’ordre.
L'envoyé spécial de l'ONU salue le rôle de l'Éthiopie dans la promotion de la paix et de la sécurité régionales
Oct 30, 2026 356
Addis Ababa le 30 octobre, 2026 (ENA) L'envoyé spécial des Nations unies pour la Corne de l'Afrique, Guang Cong, a salué l'Éthiopie pour sa contribution à la promotion de la paix et de la sécurité dans la région, à travers ses missions de maintien de la paix et ses initiatives favorisant le dialogue régional. Dans un entretien exclusif accordé à l'ENA, M. Guang a souligné le rôle de l'Éthiopie en tant qu'hôte de plateformes réunissant des acteurs nationaux, régionaux et internationaux pour discuter des défis liés à la paix et à la sécurité, en particulier le Forum de Tana, qui se tient chaque année à Bahir Dar, sur les rives du lac Tana. Il a en outre décrit ce forum comme une plateforme importante permettant d’échanger des points de vue sur les défis régionaux, d’explorer les opportunités et d’identifier les moyens permettant aux partenaires internationaux de collaborer avec les organisations régionales et continentales pour répondre aux préoccupations communes. Il a souligné la nécessité pour les pays de la région de réaffirmer leur engagement à respecter la souveraineté, l’intégrité territoriale et le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres États. M. Guang a également souligné l’importance de prendre en compte les dynamiques géopolitiques régionales et de renforcer les institutions régionales et continentales afin qu’elles puissent jouer un rôle de premier plan dans la résolution des défis en matière de sécurité, avec le soutien des Nations unies et de la communauté internationale dans son ensemble. Soulignant l’importance stratégique de l’Éthiopie, il a déclaré que ce pays, avec une population de plus de 130 millions d’habitants et une économie en pleine croissance, jouait un rôle significatif dans la paix et la sécurité régionales. Il a en outre noté qu’Addis-Abeba s’était imposée comme une plaque tournante diplomatique majeure, tandis que l’Éthiopie avait apporté d’importantes contributions aux initiatives de paix dans toute la Corne de l’Afrique. Rappelant son expérience professionnelle au Soudan du Sud, M. Guang a déclaré que l’Éthiopie, aux côtés d’autres pays voisins, avait joué un rôle important pour rapprocher les parties au conflit avant la signature de l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit en République du Soudan du Sud. Concernant la quête d’un accès à la mer de l’Éthiopie, l’envoyé spécial a souligné que cette question devait être traitée par le dialogue et les négociations avec les pays concernés. Il a réaffirmé la volonté des Nations unies de soutenir les initiatives visant à apaiser les tensions régionales, y compris les efforts visant à faciliter un dialogue structuré sur l’accès à la mer.
Social
La réunion mondiale des équipes médicales d'urgence de l'OMS s'ouvre à Addis-Abeba
Nov 3, 2026 111
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie accueille la 7e Réunion mondiale des équipes médicales d’urgence (EMT) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), marquant ainsi la première fois que ce rassemblement mondial se tient dans la Région africaine de l’OMS. S’exprimant aujourd’hui lors de la cérémonie d’ouverture, le Dr Melkamu Abte, directeur général adjoint de l’Institut éthiopien de santé publique, a déclaré que l’Éthiopie avait progressivement renforcé son équipe médicale d’urgence grâce à des investissements soutenus dans les capacités nationales, les systèmes institutionnels et les ressources humaines. Il a ajouté que les équipes médicales éthiopiennes avaient apporté leur soutien lors d’interventions face à des épidémies majeures, des incidents et des glissements de terrain, notamment dans le cadre de la riposte au virus de Marburg. Le Dr Melkamu a expliqué que les efforts de l’Éthiopie visaient à consolider les progrès réalisés, à renforcer la préparation opérationnelle et à garantir la pérennité à long terme de son équipe médicale d’urgence nationale. Il a également exprimé l’ambition de l’Éthiopie de développer davantage ses capacités institutionnelles et d’œuvrer pour devenir un centre collaborateur de l’OMS. Le Dr Mohamed Yakub Janabi, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, a salué les progrès de l’Éthiopie, soulignant que le Sénégal avait été le premier pays africain à obtenir la classification de l’OMS, suivi par l’Éthiopie. Il a déclaré que la Région africaine était confrontée chaque année à plus de 100 événements majeurs de santé publique, soulignant l’importance de renforcer les capacités nationales d’intervention d’urgence. « L’Afrique n’attendra pas d’aide. L’Afrique est l’aide », a déclaré le Dr Janabi, appelant les gouvernements africains à traduire leurs engagements en plans nationaux dotés de ressources financières et à renforcer la coopération régionale. Il a également mis en avant le Cadre régional pour l’Afrique 2026-2030, qui vise à garantir que chaque État membre dispose d’une équipe médicale nationale d’urgence opérationnelle d’ici 2030. Dans un message vidéo, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a déclaré que cette réunion offrait une occasion importante de renforcer les capacités nationales et d’accélérer les progrès en matière de préparation et d’intervention d’urgence. Il a noté que 77 équipes médicales d’urgence issues de 42 pays ont obtenu une classification internationale, dont l’équipe nationale éthiopienne, première équipe civile de la Région africaine de l’OMS à obtenir cette classification. Le Dr Tedros a souligné que l’investissement dans les équipes médicales d’urgence va au-delà de la simple réponse aux crises et nécessite la mise en place d’un personnel de santé qualifié, formé et bien préparé avant même que les situations d’urgence ne surviennent. « Investir dans les équipes médicales d’urgence ne consiste pas seulement à intervenir lorsque survient une crise », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de renforcer les systèmes de santé et de bâtir des communautés plus résilientes. Cette réunion mondiale, qui se tient du 3 au 5 novembre à Addis-Abeba, rassemble des responsables de la santé, des représentants d’équipes médicales d’urgence et des partenaires internationaux afin d’échanger des expériences, de renforcer la collaboration et de faire progresser les capacités mondiales d’intervention médicale d’urgence.
L'Éthiopie réclame une représentation mondiale plus équitable alors qu'Al Jazeera célèbre ses 30 ans d'existence
Nov 2, 2026 306
Addis Ababa le 2 novembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a réaffirmé son ouverture envers Al Jazeera et d’autres organismes de presse internationaux, soulignant son engagement à favoriser un journalisme responsable fondé sur l’équité, l’impartialité et l’exactitude. L’Autorité éthiopienne des médias a mis en avant les réformes médiatiques en cours dans le pays et le renforcement de la collaboration avec les organismes de presse internationaux, alors qu’Al Jazeera célébrait trois décennies de diffusion mondiale, attirant ainsi une attention renouvelée sur l’importance d’un journalisme crédible et de la représentation de l’Afrique dans les récits internationaux. L'événement commémoratif, qui s'est tenu à Addis-Abeba le 1er novembre, a réuni des responsables gouvernementaux éthiopiens, des représentants de l'Union africaine, des diplomates, des journalistes et des dirigeants des médias afin de réfléchir à la contribution de la chaîne au journalisme international et au rôle des médias dans la formation de l'opinion publique sur les affaires mondiales. S'exprimant lors de cet événement, la directrice générale de l'Autorité éthiopienne des médias, Haymanot Zeleke, a évoqué la révision des cadres juridiques restrictifs, en particulier les réglementations régissant l'octroi des licences aux médias. Ces mesures reflètent les efforts du gouvernement pour favoriser un paysage médiatique plus diversifié et plus solide, a-t-elle indiqué. La directrice générale a précisé que ces réformes visaient à renforcer la contribution des médias au développement national, à la démocratisation et à l’engagement citoyen. Mme Haymanot a souligné que la participation croissante des médias internationaux en Éthiopie constituait l’un des résultats notables de ces réformes. Elle a expliqué que l’Autorité éthiopienne des médias aidait les médias internationaux à ouvrir des bureaux, à déployer des correspondants permanents ou temporaires et à se déplacer à travers le pays pour recueillir des informations et rendre compte de l’actualité. Elle a ajouté que ces réformes visaient à créer un environnement dans lequel les médias nationaux et internationaux puissent opérer et contribuer à un débat public éclairé. La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Selma Malika Haddadi, a saisi cette occasion pour souligner la responsabilité fondamentale du journalisme : informer avec sincérité, poser des questions avec courage et veiller à ce que les voix marginalisées et sous-représentées soient entendues. Elle a insisté sur le fait que l’Afrique ne recherche pas un traitement préférentiel dans la couverture médiatique internationale, mais une information équitable, précise et contextualisée qui reflète les réalités, la diversité et les aspirations du continent. « L'Afrique ne demande pas une couverture médiatique favorable. Nous demandons des reportages précis, impartiaux et contextualisés qui reflètent toute la complexité de notre continent et accordent aux voix africaines la place qui leur revient dans les débats sur l'avenir du continent », a-t-elle déclaré. Mohammed Tewekel, directeur du bureau éthiopien d’Al Jazeera, a rappelé la mission fondatrice de la chaîne lors de son lancement, le 1er novembre 1996, précisant qu’elle avait été créée pour amplifier les voix de ceux qui sont souvent exclus du discours international dominant. « Elle a vu le jour pour être la voix de ceux qui n’en ont pas, et pour se tenir aux côtés de chaque être humain dans le monde », a-t-il déclaré. Il a souligné qu’Al Jazeera était passée d’une simple chaîne de télévision à un groupe audiovisuel plus vaste comprenant trois chaînes, ce qui reflète sa croissance et sa présence internationale grandissante. Cet anniversaire a également mis en lumière l’importance stratégique du bureau d’Al Jazeera à Addis-Abeba, qui sert de plaque tournante continentale à la chaîne depuis 2017 et coordonne la couverture médiatique et les reportages à travers toute l’Afrique. La rencontre a en outre souligné l’importance de raconter les histoires africaines à travers des perspectives africaines, grâce à une couverture médiatique équilibrée qui dépasse les récits dominés par les conflits et les crises humanitaires afin de mettre en lumière l’histoire, la diversité culturelle, la transformation économique et les aspirations du continent. Depuis sa création, Al Jazeera est devenue un acteur majeur du paysage médiatique international, contribuant à l’évolution de l’audiovisuel mondial et élargissant la portée des points de vue issus de régions souvent sous-représentées dans les médias internationaux, a-t-on appris.
L'Éthiopie intensifie ses préparatifs en vue d'une grande conférence africaine sur la santé
Nov 2, 2026 161
Addis Ababa le 2 novembre, 2026 (ENA) L'Éthiopie est entrée dans la phase finale des préparatifs en vue d'accueillir la cinquième Conférence sur la santé publique en Afrique (CPHIA 2026) à Addis-Abeba, du 23 au 27 novembre, a déclaré la ministre de la Santé, Mekdes Daba. La conférence réunira des responsables africains du secteur de la santé, des décideurs politiques, des chercheurs et des partenaires internationaux afin de faire progresser la souveraineté sanitaire, l’autonomie et la coopération régionale du continent. S’exprimant lors d’une conférence de presse aux côtés du Dr Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), la ministre a déclaré que la conférence offrirait aux pays africains une plateforme leur permettant de renforcer leurs systèmes de santé grâce aux capacités locales, à l’innovation scientifique, à un leadership africain et à la coopération régionale. Placée sous le thème du renforcement de la souveraineté sanitaire, de la sécurité sanitaire et de l’autonomie continentale de l’Afrique, la conférence vise à faire progresser la transition du continent, afin qu’il passe d’une dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure à une plus grande appropriation de ses priorités sanitaires et à une capacité accrue à relever les défis de santé publique. Mme Mekdes a déclaré que l’Afrique avait besoin de systèmes de santé nationaux plus solides, d’une production locale accrue de produits pharmaceutiques et de fournitures médicales, d’une capacité de réponse aux urgences améliorée, ainsi que d’une collaboration régionale renforcée afin d’améliorer sa préparation face aux menaces pour la santé publique. Elle a également mis en avant la santé numérique comme un domaine de transformation important, affirmant que la conférence offrirait à l’Éthiopie l’occasion de partager ses progrès dans le cadre de la stratégie de santé numérique à l’horizon 2030 et d’explorer les possibilités de coopération continentale en matière d’innovation sanitaire. À cet égard, la ministre a déclaré que l’organisation de ce rassemblement continental offrait à l’Éthiopie l’occasion de présenter la transformation de son secteur de la santé, d’échanger des expériences avec d’autres pays africains et de contribuer aux efforts collectifs visant à relever les défis sanitaires communs. Elle a également mis en avant les opportunités de renforcer les infrastructures sanitaires, d’étendre les partenariats institutionnels et d’explorer les possibilités de coentreprises et de tourisme de santé. Les discussions porteront également sur des approches concrètes visant à réduire les transferts de patients vers l’étranger en renforçant les capacités des services de santé nationaux, ainsi que sur les cadres continentaux d’évaluation des compétences professionnelles et d’harmonisation réglementaire. M. Mekdes a salué la contribution du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (Africa CDC) à la promotion des priorités du continent en matière de santé publique et à la réponse régionale aux urgences sanitaires, et a exprimé sa gratitude pour son partenariat dans l’organisation de la conférence. Par ailleurs, les préparatifs sont en cours en collaboration avec l’Africa CDC et les institutions nationales concernées ; les autorités chargées des transports, de la logistique, de l’immigration, de la sécurité, de l’accueil et les autorités municipales travaillent de concert pour garantir le bon déroulement de l’événement. Au 1er novembre, plus de 29 000 participants issus de plus de 114 pays s’étaient inscrits, et environ 30 000 personnes sont attendues. Plus de 4 000 participants nationaux se sont également inscrits, et d’autres possibilités d’inscription seront ouvertes localement. La conférence a également reçu plus de 6 000 résumés scientifiques, dont plus de 1 000 ont été sélectionnés pour être présentés. Plus de 70 expositions provenant de plus de cinq pays et plus de 177 événements parallèles sont également prévus. Le ministre a appelé les citoyens et le secteur de l’hôtellerie à faire preuve de leur hospitalité traditionnelle envers les invités internationaux participant à ce rassemblement. Au-delà de la conférence principale, M. Kaseya a indiqué que les ministres africains de la Santé auraient l’occasion de s’entretenir avec un candidat au poste de directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé lors d’un dialogue prévu le 22 novembre à Addis-Abeba. Il a également annoncé l’organisation d’un congrès des maires africains, au cours duquel les dirigeants municipaux discuteront de la manière dont la transformation urbaine peut contribuer à améliorer les résultats en matière de santé publique. Selon M. Kaseya, l’amélioration des environnements urbains peut contribuer à réduire la morbidité et la mortalité, tandis que ce rassemblement sera l’occasion d’échanger des expériences, notamment celles d’Addis-Abeba. L’implication des jeunes constituera un autre volet de l’événement, avec une pré-conférence prévue les 21 et 22 novembre. M. Kaseya a déclaré que l’intérêt manifesté avait dépassé les prévisions initiales, qui tablaient sur 4 000 jeunes participants ; son équipe a en effet fait état de plus de 8 000 manifestations d’intérêt, et les organisateurs envisagent actuellement des dispositions pour accueillir tous ces participants. Il a ajouté que les expositions organisées dans le cadre de la conférence présenteraient des solutions concrètes dans les domaines du diagnostic, des médicaments, des vaccins, de la santé numérique, des technologies médicales et de la production locale. Il a également souligné l’opportunité pour les participants étrangers de s’inspirer des avancées du secteur de la santé en Éthiopie, notamment des projets liés à la santé numérique et à la production locale.
Poutine reçoit le Premier ministre Abiy et la Première dame Zinash lors d'un banquet au Kremlin
Oct 29, 2026 507
Addis Ababa le 29 octobre, 2026 (ENA) Le président russe Vladimir Poutine a reçu le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et la Première dame Zinash Tayachew lors d'un dîner de gala organisé au Grand Palais du Kremlin à Moscou, à l'occasion du 3e Sommet Russie-Afrique. Ce dîner a réuni les dirigeants alors que la Russie et les pays africains s'engagent sur des priorités communes et explorent les voies permettant de renforcer leur coopération. Le président russe Vladimir Poutine a reçu le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et la Première dame Zinash Tayachew lors d'un dîner de gala organisé au Grand Palais du Kremlin à Moscou, à l'occasion du 3e Sommet Russie-Afrique. Ce dîner a réuni les dirigeants alors que la Russie et les pays africains s'engagent sur des priorités communes et explorent les voies permettant de renforcer leur coopération.
Économie
Le cadre de l’Union africaine sur la sécurité énergétique appelé à renforcer la coopération électrique régionale en Afrique, selon la CEA
Nov 3, 2026 118
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) Le Cadre continental de politique de sécurité énergétique de l’Union africaine devrait contribuer à renforcer la sécurité énergétique aux niveaux national et régional, tout en favorisant le développement durable de l’hydroélectricité en Afrique, a déclaré le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete. Il s’exprimait à l’ouverture du 36e Symposium africain sur l’hydroélectricité, organisé à Addis-Abeba, à l’occasion du lancement de ce cadre destiné à servir de référence commune pour faire progresser la sécurité énergétique dans les États membres de l’Union africaine. Il a souligné que les ambitions du continent en matière d’industrialisation, de commerce régional et de création d’emplois reposent sur un approvisionnement en électricité fiable et abordable. Il a, dans ce contexte, mis en avant le potentiel de l’hydroélectricité pour répondre à la croissance de la demande énergétique et accompagner la transformation économique de l’Afrique. Le secrétaire exécutif de la CEA a également insisté sur la nécessité de mieux prendre en compte les risques liés aux changements climatiques dans le développement hydroélectrique, notamment l’évolution des régimes pluviométriques, les sécheresses et les inondations, qui affectent la disponibilité des ressources en eau, la production d’électricité, les infrastructures et les communautés. Il a appelé à intégrer davantage l’évaluation des risques climatiques et la gestion durable des ressources en eau dans la planification et l’exploitation des installations hydroélectriques, tout en renforçant les garanties environnementales et sociales. Parmi les priorités qu’il a identifiées figurent le développement des réseaux électriques régionaux, l’intensification des échanges transfrontaliers d’électricité, l’amélioration des mécanismes de financement des projets ainsi que le renforcement de l’expertise technique africaine. Selon lui, le renforcement des interconnexions électriques et la coordination des marchés régionaux de l’électricité permettraient aux pays africains de mieux valoriser leurs ressources énergétiques et d’accroître la résilience de leurs systèmes énergétiques. Élaboré avec l’appui de la CEA, de la Commission de l’Union africaine et de la Commission africaine de l’énergie, le cadre a été approuvé en avril 2026 par le Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les transports et l’énergie. Claver Gatete a indiqué que la CEA poursuivrait sa collaboration avec la Commission de l’Union africaine, la Commission africaine de l’énergie et les communautés économiques régionales afin d’accompagner les États membres dans la mise en œuvre de ce cadre. Il a également souligné l’importance d’améliorer la préparation des projets, de renforcer les capacités institutionnelles et de mettre en place des mécanismes de financement transparents afin de mobiliser des investissements à long terme dans les infrastructures hydroélectriques. Le secrétaire exécutif de la CEA a enfin appelé à une coopération renforcée entre les gouvernements, les compagnies d’électricité, les autorités de régulation, les organisations régionales, les partenaires au développement et les investisseurs privés pour faire progresser les objectifs de sécurité énergétique du continent. Placé sous le thème « Hydroélectricité résiliente au climat et sécurité de l’eau et de l’énergie en Afrique », le 36e Symposium africain sur l’hydroélectricité réunit des acteurs continentaux, régionaux et nationaux afin de partager leurs connaissances techniques et de faire avancer le dialogue sur les politiques publiques et les investissements dans le secteur hydroélectrique. Les travaux devraient déboucher sur l’identification de mesures concrètes visant à promouvoir des systèmes énergétiques fiables, abordables et résilients face aux changements climatiques, au service de l’industrialisation et de l’intégration régionale de l’Afrique.
« L'Éthiopie accueille l'une des COP les plus décisives de l'histoire de l'humanité », déclare ONU-Habitat
Nov 3, 2026 104
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) L'organisation par l'Éthiopie du sommet mondial de la COP offre une occasion sans précédent de faire entendre davantage la voix de l'Afrique dans la diplomatie internationale sur le climat et de rétablir la solidarité multilatérale, a déclaré Oumar Sylla, directeur régional d'ONU-Habitat pour l'Afrique. Dans un entretien exclusif accordé à l'ENA, le directeur régional a souligné que la prochaine conférence intervient à un moment critique de la géopolitique mondiale, permettant à l'Afrique de démontrer des progrès tangibles dans la lutte contre le changement climatique et de stimuler les investissements verts. L’Éthiopie a été officiellement choisie pour accueillir la 32e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP32) à Addis-Abeba en novembre 2027, à l’issue de la COP30 qui se tiendra à Belém, au Brésil. Ce choix témoigne de l’engagement concret du pays à mettre en œuvre ses politiques et stratégies en matière de changement climatique, a-t-on appris. « Nous sommes tous ravis de voir l’Éthiopie accueillir l’une des COP les plus cruciales et les plus importantes de l’histoire de l’humanité », a affirmé M. Sylla. Il a souligné que l’Éthiopie, en tant que pays hôte et siège de l’Union africaine, offre une plateforme essentielle aux dirigeants, maires et ministres africains pour forger un programme d’action commun tout en tirant parti d’expériences partagées afin de faire face aux vulnérabilités climatiques. « Cette COP qui se tient en Afrique, en Éthiopie, est une véritable opportunité pour l’Afrique de se faire davantage entendre, mais aussi, dans le même temps, de renforcer la solidarité dont nous avons besoin », a noté M. Sylla. Le directeur a ajouté que le multilatéralisme est confronté à des défis mondiaux urgents qui exigent un leadership continental unifié. L'Afrique connaissant le rythme d'urbanisation le plus rapide au monde, M. Sylla a souligné l'urgence de garantir des partenariats internationaux, des financements pour l'adaptation et un soutien à l'atténuation afin de construire des villes africaines résilientes. M. Sylla a réaffirmé la volonté d'ONU-Habitat d'aider le gouvernement éthiopien à organiser avec succès la conférence, ajoutant que l'organisation avait déjà entamé des discussions avec les présidences de la COP. En outre, il a indiqué qu’ONU-Habitat collaborait avec la ville d’Addis-Abeba pour veiller à ce que le développement urbain et la résilience climatique bénéficient de l’attention qu’ils méritent dans le cadre du processus de la COP32. Concernant le rôle croissant de l’Éthiopie, M. Sylla a salué le leadership du pays ainsi que ses initiatives en cours visant à réduire les émissions et à promouvoir le développement vert. Il a notamment souligné les efforts déployés par l’Éthiopie en matière de cuisson propre, d’énergies plus propres pour les véhicules, de développement de corridors verts et d’initiatives de plantation d’arbres à grande échelle. Abordant la question du leadership, il a déclaré : « Nous ne pouvons que saluer le leadership de l’Éthiopie concernant ces mesures visant à réduire les émissions dans le pays, qu’il s’agisse de la cuisine propre, des énergies plus propres pour les véhicules, de tous ces corridors verts ou encore de l’objectif de planter des millions d’arbres en Éthiopie », a-t-il déclaré. M. Sylla a décrit ces initiatives comme des expériences précieuses dont d’autres pays, villes et décideurs politiques africains pourraient s’inspirer et qu’ils pourraient reproduire dans leurs contextes respectifs. Il a également mis en avant les efforts de régénération urbaine, de verdissement et de transformation urbaine menés par l’Éthiopie comme des domaines importants à travers lesquels le pays pourrait faire valoir ses expériences en matière de développement lors de la conférence. « Nous devons observer ce qui se passe en Éthiopie et déterminer comment nous pouvons reproduire ces initiatives dans nos pays, ailleurs en Afrique », a souligné M. Sylla. Les politiques nationales proactives et ambitieuses de l’Éthiopie ont positionné le pays comme un leader de premier plan dans l’action climatique à l’échelle continentale et mondiale. Selon divers rapports, ce pays d’Afrique de l’Est a réalisé des progrès majeurs dans le renforcement de sa résilience climatique et la mise en place de son cadre d’économie verte grâce à des initiatives nationales à grande échelle et à des avancées politiques marquantes.
Al-Arousi accuse l'Égypte de déformer les droits de l'Éthiopie sur le Nil et promet la construction de nouveaux barrages
Nov 3, 2026 98
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) « L'Éthiopie doit redoubler d'efforts et de détermination pour poursuivre le développement de ses ressources en eau grâce à de grands projets de barrages », a déclaré Mohamed Al-Arousi, conseiller du ministre éthiopien de l'Eau et de l'Énergie. Il a indiqué à l’ENA que le pays poursuivrait son programme de construction de barrages, soulignant que ses ambitions de développement ne seraient pas freinées par les pressions politiques ni par les discours controversés concernant ce fleuve partagé. « Nous avons construit des barrages et, si Dieu le veut, nous continuerons à en construire toute une série », a déclaré M. Al-Arousi. Il a accusé l’Égypte de mobiliser les médias pour présenter de manière trompeuse le programme de développement hydraulique de l’Éthiopie. M. Al-Arousi a fait valoir que ces discours visaient à susciter la sympathie et le soutien de la communauté internationale contre les aspirations légitimes de l’Éthiopie en matière de développement. Le conseiller a déclaré que les investissements continus de l’Éthiopie dans les infrastructures hydrauliques reflétaient sa détermination à exploiter ses ressources naturelles au service du développement national. Il a également rejeté les tentatives visant à remettre en cause la légitimité de ses projets par le biais de ce qu’il a qualifié de pressions politiques et de déformation des faits à cet égard. Répondant aux préoccupations soulevées par les pays en aval, notamment concernant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), il a déclaré que les accusations récurrentes n’avaient pas permis de faire avancer les négociations ni de rapprocher les parties d’un accord durable. Il a remis en cause les allégations selon lesquelles l’Éthiopie mènerait des actions unilatérales, demandant quelles parties s’étaient retirées des négociations, avaient déclaré le processus infructueux et l’avaient suspendu sans définir de voie claire pour sa reprise. « Qui refuse de négocier et insiste pour recourir à des pratiques unilatérales ? », a-t-il demandé, rappelant que l’Égypte avait à plusieurs reprises fait obstruction aux négociations trilatérales. M. Al-Arousi a également remis en cause les efforts visant à porter la question du Nil devant les instances internationales par le biais d’initiatives unilatérales, malgré l’existence de la Déclaration de principes qui, selon lui, fournit un cadre permettant de traiter les questions relatives au GERD. Il a déclaré que l’Éthiopie restait attentive aux préoccupations des autres pays riverains, mais a soutenu que ces préoccupations devaient s’appuyer sur des preuves scientifiques plutôt que sur des spéculations, des déformations de la réalité ou des discours à motivation politique. « Si vous abordez la question de bonne foi, que vous vous asseyez à la table des négociations et que vous présentez les faits scientifiques sur lesquels reposent vos préoccupations, vous n’avez besoin de la sympathie de personne », a-t-il déclaré. S’adressant à ceux qui remettent en cause le GERD, M. Al-Arousi les a invités à démontrer scientifiquement en quoi le barrage nuirait à leurs pays, contribuerait à des pénuries d’eau ou compromettrait leur accès à cette ressource partagée. Il a déclaré que les discussions devraient plutôt porter sur la recherche de moyens permettant d’utiliser les ressources en eau du Nil pour favoriser le développement, la stabilité et la prospérité dans tous les pays riverains. Abordant les ambitions plus larges de l’Éthiopie en matière de développement hydraulique, M. Al-Arousi a indiqué que le programme de construction de barrages du pays se poursuivrait au-delà des projets déjà achevés et de ceux récemment annoncés. Il a ajouté que l’annonce par l’Éthiopie de nouveaux projets de barrages sur le Nil Bleu démontrait l’engagement continu du pays à développer ses infrastructures hydrauliques. M. Al-Arousi a également décrit l’expérience de l’Éthiopie en matière de construction de grands barrages comme une opportunité pour les pays voisins d’en tirer des enseignements et d’exploiter leurs propres ressources naturelles au service de la transformation économique et d’une prospérité partagée. Il a exhorté les pays de la région et la communauté internationale à évaluer les politiques de développement hydraulique de l’Éthiopie en se fondant sur des faits et sur son engagement déclaré en faveur de la coopération régionale, plutôt que sur des discours remettant en cause la légitimité de ses ambitions de développement. Il a affirmé que l’approche de l’Éthiopie repose sur l’utilisation de ses ressources naturelles au service du développement national, tout en entretenant des relations constructives avec les pays voisins. M. Al-Arousi a souligné que la coopération, un dialogue fondé sur la science et le respect des intérêts de tous les États riverains sont essentiels pour transformer le Nil, afin qu’il cesse d’être une source de désaccord politique et devienne un instrument de développement régional, de stabilité et de prospérité partagée.
L'Éthiopie s'apprête à renforcer son partenariat numérique avec Huawei dans le cadre de sa « Vision 2030 »
Oct 31, 2026 548
Addis Ababa le 31 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie et le géant technologique chinois Huawei ont convenu d'approfondir leur coopération stratégique en matière de transformation numérique. Cet accord vise principalement à développer les infrastructures des technologies de l'information et de la communication (TIC), à renforcer les capacités technologiques nationales et à accélérer le développement de l'économie numérique du pays. Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh s'est entretenu avec Eric Yuan, le nouveau directeur général de Huawei Éthiopie, au sujet des progrès réalisés par l'économie numérique éthiopienne et des perspectives de coopération future. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, M. Temesgen a déclaré que ces discussions reflétaient une volonté commune de faire progresser la transformation de l’Éthiopie vers une économie plus connectée, plus inclusive et plus compétitive. Il a souligné que Huawei avait joué un rôle important dans le développement numérique de l’Éthiopie, notamment grâce à l’extension des infrastructures TIC et à l’amélioration de la connectivité. M. Yuan a salué les efforts continus du gouvernement pour faire progresser l'économie numérique du pays et a réaffirmé l'engagement de Huawei à soutenir les ambitions de développement national de l'Éthiopie, a déclaré le vice-Premier ministre. Les discussions ont également porté sur les possibilités d'élargir la collaboration à mesure que l'Éthiopie met en œuvre sa stratégie « Digital Ethiopia 2030 », en mettant particulièrement l'accent sur l'appropriation nationale, la confiance mutuelle, la durabilité, la sécurité et la création de valeur locale. M. Temesgen a souligné que la transformation numérique de l’Éthiopie ne se résume pas à l’adoption de technologies émergentes, mais vise à garantir que celles-ci apportent des avantages concrets aux citoyens, renforcent les capacités technologiques nationales et créent de nouvelles opportunités d’innovation et de croissance économique. Il a insisté sur le fait que, bien que des partenariats internationaux solides soient essentiels pour faire progresser les ambitions numériques du pays, l’avenir technologique de l’Éthiopie doit rester fermement ancré dans ses propres priorités et aspirations nationales. Les deux parties ont convenu de renforcer encore leur coopération et de traduire leurs engagements communs en résultats concrets contribuant au développement à long terme de l’Éthiopie. « Notre ambition est claire : une Éthiopie qui soit non seulement mieux connectée, mais aussi plus performante, plus compétitive et mieux à même de façonner son propre avenir », a déclaré Temesgen.
Technologie
L'Éthiopie s'apprête à renforcer son partenariat numérique avec Huawei dans le cadre de sa « Vision 2030 »
Oct 31, 2026 548
Addis Ababa le 31 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie et le géant technologique chinois Huawei ont convenu d'approfondir leur coopération stratégique en matière de transformation numérique. Cet accord vise principalement à développer les infrastructures des technologies de l'information et de la communication (TIC), à renforcer les capacités technologiques nationales et à accélérer le développement de l'économie numérique du pays. Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh s'est entretenu avec Eric Yuan, le nouveau directeur général de Huawei Éthiopie, au sujet des progrès réalisés par l'économie numérique éthiopienne et des perspectives de coopération future. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, M. Temesgen a déclaré que ces discussions reflétaient une volonté commune de faire progresser la transformation de l’Éthiopie vers une économie plus connectée, plus inclusive et plus compétitive. Il a souligné que Huawei avait joué un rôle important dans le développement numérique de l’Éthiopie, notamment grâce à l’extension des infrastructures TIC et à l’amélioration de la connectivité. M. Yuan a salué les efforts continus du gouvernement pour faire progresser l'économie numérique du pays et a réaffirmé l'engagement de Huawei à soutenir les ambitions de développement national de l'Éthiopie, a déclaré le vice-Premier ministre. Les discussions ont également porté sur les possibilités d'élargir la collaboration à mesure que l'Éthiopie met en œuvre sa stratégie « Digital Ethiopia 2030 », en mettant particulièrement l'accent sur l'appropriation nationale, la confiance mutuelle, la durabilité, la sécurité et la création de valeur locale. M. Temesgen a souligné que la transformation numérique de l’Éthiopie ne se résume pas à l’adoption de technologies émergentes, mais vise à garantir que celles-ci apportent des avantages concrets aux citoyens, renforcent les capacités technologiques nationales et créent de nouvelles opportunités d’innovation et de croissance économique. Il a insisté sur le fait que, bien que des partenariats internationaux solides soient essentiels pour faire progresser les ambitions numériques du pays, l’avenir technologique de l’Éthiopie doit rester fermement ancré dans ses propres priorités et aspirations nationales. Les deux parties ont convenu de renforcer encore leur coopération et de traduire leurs engagements communs en résultats concrets contribuant au développement à long terme de l’Éthiopie. « Notre ambition est claire : une Éthiopie qui soit non seulement mieux connectée, mais aussi plus performante, plus compétitive et mieux à même de façonner son propre avenir », a déclaré Temesgen.
Les données statistiques et géospatiales, un atout pour les ambitions de développement de l’Éthiopie et de l’Afrique
Oct 23, 2026 573
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L’intégration des données statistiques et géospatiales, conjuguée à l’intelligence artificielle (IA), constitue un levier stratégique pour soutenir les ambitions de développement de l’Éthiopie et des autres pays africains, notamment en matière de croissance économique, de protection de l’environnement et d’attraction des investissements, a déclaré Dr Steve Bertrand Mbokoibara, économiste et directeur général de l’Institut national de la statistique de la République du Congo. S’exprimant lors d’un entretien accordé à l’ENA en marge de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Africa), organisée à Addis-Abeba, il a souligné l’importance de renforcer l’articulation entre les infrastructures statistiques et géospatiales afin d’améliorer la planification du développement et l’efficacité des politiques publiques. Selon lui, l’exploitation conjointe de ces données permet de mieux comprendre les interconnexions entre les secteurs productifs, de suivre les performances économiques et d’identifier les domaines présentant des opportunités d’investissement. « Ces outils peuvent permettre aussi bien à l’Éthiopie qu’aux autres pays africains de voir les interconnexions qui existent entre les différents réseaux de production et de faire en sorte que la croissance économique soit véritablement suivie à travers les données », a-t-il indiqué. Il a ajouté que les outils de comptabilité nationale, notamment les tableaux entrées-sorties, contribuent à analyser les relations entre les différents secteurs économiques et à orienter les investissements vers les domaines à fort potentiel. Abordant la durabilité environnementale, Dr Mbokoibara a mis en avant le rôle des données géospatiales dans la préservation des ressources naturelles, en particulier dans le suivi des forêts, des sols et des activités de reboisement. Il a notamment souligné la pertinence de ces outils pour accompagner des initiatives environnementales telles que l’Héritage vert de l’Éthiopie, qui vise à renforcer la couverture végétale et à promouvoir la préservation de l’environnement. « Les données géospatiales permettent de cartographier les forêts, de cartographier les sols, de contrôler la survie des arbres et de contrôler les aspects de déforestation à partir de l’imagerie satellitaire », a-t-il expliqué. Selon lui, ces informations permettent aux pouvoirs publics de mieux évaluer les résultats des initiatives environnementales et d’élaborer des politiques adaptées aux défis liés à la déforestation et à la gestion durable des ressources naturelles. Le responsable congolais a également insisté sur la contribution des données statistiques et géographiques à l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a expliqué que le croisement des données issues des recensements avec les informations géographiques permet de localiser les communautés, de mieux comprendre leurs besoins et d’orienter les interventions publiques vers les populations les plus vulnérables. « Les données permettent d’identifier le problème, pour aider les politiques à mieux orienter les actions publiques », a-t-il affirmé. Cette approche, a-t-il souligné, rejoint l’objectif de ne laisser personne de côté, inscrit dans les Objectifs de développement durable des Nations unies et dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Abordant les perspectives liées à l’innovation technologique, le directeur général a souligné la nécessité d’intégrer davantage l’intelligence artificielle dans les systèmes statistiques africains. Il a estimé que les pays doivent renforcer leurs capacités techniques et humaines afin de tirer pleinement parti des nouvelles technologies et de mieux répondre aux besoins croissants en matière de production et d’analyse des données. « L’idée, c’est que, à la fin des travaux, nous puissions avoir un consensus entre les différents États pour associer les infrastructures statistiques à l’infrastructure géospatiale, et pourquoi pas intégrer l’intelligence artificielle dans les productions de statistiques », a-t-il indiqué. La 10e session de StatCom-Africa offre ainsi aux pays africains une plateforme d’échange sur la modernisation des systèmes statistiques, l’intégration des données géospatiales et l’adoption des nouvelles technologies au service du développement durable. À travers ces discussions, l’enjeu est de renforcer les capacités nationales, de consolider la coopération entre les États et de faire des données fiables un instrument essentiel de la transformation économique et sociale de l’Afrique.
Le Premier ministre Abiy fait le point sur les progrès de l'Éthiopie en matière de développement de l'énergie nucléaire
Oct 21, 2026 556
Addis Ababa le 21 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed s'est rendu à la Commission éthiopienne de l'énergie nucléaire afin de faire le point sur l'avancement du programme nucléaire du pays. Le Premier ministre a souligné le rôle des technologies de pointe dans les ambitions de développement à long terme de l'Éthiopie. Dans un message publié sur les réseaux sociaux à l'issue de cette visite, le Premier ministre a déclaré que la prochaine étape du développement de l'Éthiopie consisterait à transformer son immense potentiel en progrès concrets. « Le prochain chapitre de l’Éthiopie consistera à transformer son immense potentiel et ses abondantes ressources naturelles en développement concret, en progrès technologique et en prospérité partagée », a-t-il souligné. Il a insisté sur le fait qu’une énergie fiable et durable est fondamentale pour l’industrialisation, le secteur manufacturier, les infrastructures numériques et la transformation économique au sens large. Il a en outre fait remarquer que la technologie nucléaire offre une opportunité de renforcer la sécurité énergétique du pays tout en soutenant le progrès dans de multiples secteurs. Au-delà de la production d’électricité, la technologie nucléaire peut contribuer aux progrès dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’industrie et de la protection de l’environnement, ouvrant ainsi de nouvelles voies à l’innovation scientifique et au développement durable. La Commission éthiopienne de l’énergie nucléaire joue un rôle central dans la mise en place des fondements institutionnels et techniques du programme national d’énergie nucléaire du pays. Le développement d’un capital humain qualifié, la promotion de la recherche scientifique et le transfert de connaissances aux générations futures seront essentiels pour exploiter pleinement ce potentiel. Le Premier ministre Abiy a souligné l’importance de veiller à ce que le développement de l’énergie nucléaire se déroule de manière pacifique, sûre, responsable et durable, alors que l’Éthiopie cherche à accroître sa capacité énergétique et à tirer parti des technologies émergentes pour soutenir sa transformation économique à long terme.
StatCom-Afrique : l’expérience éthiopienne inspire la coopération géospatiale sur le continent
Oct 20, 2026 520
Addis Ababa le 20 octobre, 2026 (ENA) L’expérience de l’Éthiopie dans le domaine de l’information géospatiale suscite l’intérêt d’autres pays africains et contribue aux échanges continentaux sur l’utilisation des données au service du développement, ont souligné des experts internationaux en marge de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Afrique), organisée à Addis-Abeba. Les témoignages de représentants de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et de l’Eswatini mettent en lumière le rôle croissant des technologies géospatiales dans la planification du développement, tout en soulignant l’importance du partage d’expériences et de la coopération régionale. Pour André Nonguierma, chef de la Section de gestion de l’information géospatiale à la CEA, l’Éthiopie figure parmi les pays africains qui ont réalisé des avancées notables dans ce domaine. Il a également indiqué que l’Éthiopie était membre de droit du bureau exécutif du Comité d’experts des Nations Unies sur la gestion de l’information géospatiale à l’échelle mondiale (UN-GGIM), témoignant ainsi de sa participation aux mécanismes internationaux de coopération dans ce secteur. Selon M. Nonguierma, l’information géospatiale ne constitue plus un simple outil technique, mais une infrastructure essentielle au développement, au même titre que les routes, les écoles et les barrages. « On ne peut ni développer, ni planifier, ni assurer un suivi sans disposer des bonnes informations. Celles-ci prennent une valeur supplémentaire lorsqu’elles comportent une dimension géographique : où se trouvent les choses ? », a-t-il expliqué. Ces données permettent notamment de mieux planifier les infrastructures, de localiser les ressources et les besoins des populations et d’améliorer les décisions publiques, contribuant ainsi à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. D'autre part, Mme Nomcebo Nkonyane Simelane, spécialiste des systèmes d’information géographique au sein du Département du géomètre général du Royaume d’Eswatini, a souligné que le rapprochement entre données statistiques et informations géospatiales permettait aux gouvernements de mieux identifier les besoins des populations et d’adapter leurs interventions. « L’Éthiopie est un pays qui a progressé dans le domaine de l’information géospatiale. En apprenant de son expérience, nous allons pouvoir reprendre chez nous les approches qu’elle a utilisées et mises en œuvre », a-t-elle affirmé. Elle a notamment évoqué les enjeux agricoles liés aux variations des précipitations et aux épisodes d’El Niño en Afrique australe. Selon elle, le croisement des données géographiques et statistiques peut aider les autorités à anticiper les risques, à mieux préparer les saisons agricoles et à prendre des décisions susceptibles de préserver les moyens de subsistance des populations. Son témoignage illustre l’intérêt d’une coopération fondée sur l’apprentissage mutuel, dans laquelle les expériences nationales peuvent être adaptées aux réalités et aux priorités de chaque pays. Par ailleurs, M. Nonguierma a ainsi appelé les États membres à mutualiser leurs efforts et à développer des systèmes intégrés d’information géospatiale et d’observation de la Terre, capables de communiquer entre eux et de contribuer à des décisions publiques mieux éclairées.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 16026
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie. Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale. La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays. Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie. Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. » Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines. Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays. « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. » Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba. « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. » Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ». Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités. « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 16126
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe. Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie. S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement. Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus. Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation. Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale. Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire. La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités. La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole. Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’Éthiopienne Tigst Assefa défend avec succès son titre au marathon de Londres et établit un nouveau record.
Apr 26, 2026 15400
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopienne Tigst Assefa a une nouvelle fois brillé en remportant la 46e édition du marathon de Londres, confirmant son statut de championne dans l’une des épreuves les plus prestigieuses du circuit mondial. Vice-championne olympique à Paris, elle a bouclé la course en 2 h 15 min 41 s, s’offrant ainsi une deuxième victoire consécutive dans la capitale britannique. Cette performance exceptionnelle s’accompagne d’un nouveau record du monde féminin, consolidant davantage sa position parmi les meilleures marathoniennes de l’histoire. La Kényane Hellen Obiri a décroché la deuxième place après une fin de course remarquable, tandis que Joyciline Jepkosgei a complété le podium, offrant un triplé africain. Ce résultat met une fois de plus en évidence la suprématie des coureuses éthiopiennes et kényanes sur la scène internationale, la prestation d’Assefa s’imposant comme l’un des faits marquants de la saison.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 13511
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie. S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
« L'Éthiopie accueille l'une des COP les plus décisives de l'histoire de l'humanité », déclare ONU-Habitat
Nov 3, 2026 104
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) L'organisation par l'Éthiopie du sommet mondial de la COP offre une occasion sans précédent de faire entendre davantage la voix de l'Afrique dans la diplomatie internationale sur le climat et de rétablir la solidarité multilatérale, a déclaré Oumar Sylla, directeur régional d'ONU-Habitat pour l'Afrique. Dans un entretien exclusif accordé à l'ENA, le directeur régional a souligné que la prochaine conférence intervient à un moment critique de la géopolitique mondiale, permettant à l'Afrique de démontrer des progrès tangibles dans la lutte contre le changement climatique et de stimuler les investissements verts. L’Éthiopie a été officiellement choisie pour accueillir la 32e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP32) à Addis-Abeba en novembre 2027, à l’issue de la COP30 qui se tiendra à Belém, au Brésil. Ce choix témoigne de l’engagement concret du pays à mettre en œuvre ses politiques et stratégies en matière de changement climatique, a-t-on appris. « Nous sommes tous ravis de voir l’Éthiopie accueillir l’une des COP les plus cruciales et les plus importantes de l’histoire de l’humanité », a affirmé M. Sylla. Il a souligné que l’Éthiopie, en tant que pays hôte et siège de l’Union africaine, offre une plateforme essentielle aux dirigeants, maires et ministres africains pour forger un programme d’action commun tout en tirant parti d’expériences partagées afin de faire face aux vulnérabilités climatiques. « Cette COP qui se tient en Afrique, en Éthiopie, est une véritable opportunité pour l’Afrique de se faire davantage entendre, mais aussi, dans le même temps, de renforcer la solidarité dont nous avons besoin », a noté M. Sylla. Le directeur a ajouté que le multilatéralisme est confronté à des défis mondiaux urgents qui exigent un leadership continental unifié. L'Afrique connaissant le rythme d'urbanisation le plus rapide au monde, M. Sylla a souligné l'urgence de garantir des partenariats internationaux, des financements pour l'adaptation et un soutien à l'atténuation afin de construire des villes africaines résilientes. M. Sylla a réaffirmé la volonté d'ONU-Habitat d'aider le gouvernement éthiopien à organiser avec succès la conférence, ajoutant que l'organisation avait déjà entamé des discussions avec les présidences de la COP. En outre, il a indiqué qu’ONU-Habitat collaborait avec la ville d’Addis-Abeba pour veiller à ce que le développement urbain et la résilience climatique bénéficient de l’attention qu’ils méritent dans le cadre du processus de la COP32. Concernant le rôle croissant de l’Éthiopie, M. Sylla a salué le leadership du pays ainsi que ses initiatives en cours visant à réduire les émissions et à promouvoir le développement vert. Il a notamment souligné les efforts déployés par l’Éthiopie en matière de cuisson propre, d’énergies plus propres pour les véhicules, de développement de corridors verts et d’initiatives de plantation d’arbres à grande échelle. Abordant la question du leadership, il a déclaré : « Nous ne pouvons que saluer le leadership de l’Éthiopie concernant ces mesures visant à réduire les émissions dans le pays, qu’il s’agisse de la cuisine propre, des énergies plus propres pour les véhicules, de tous ces corridors verts ou encore de l’objectif de planter des millions d’arbres en Éthiopie », a-t-il déclaré. M. Sylla a décrit ces initiatives comme des expériences précieuses dont d’autres pays, villes et décideurs politiques africains pourraient s’inspirer et qu’ils pourraient reproduire dans leurs contextes respectifs. Il a également mis en avant les efforts de régénération urbaine, de verdissement et de transformation urbaine menés par l’Éthiopie comme des domaines importants à travers lesquels le pays pourrait faire valoir ses expériences en matière de développement lors de la conférence. « Nous devons observer ce qui se passe en Éthiopie et déterminer comment nous pouvons reproduire ces initiatives dans nos pays, ailleurs en Afrique », a souligné M. Sylla. Les politiques nationales proactives et ambitieuses de l’Éthiopie ont positionné le pays comme un leader de premier plan dans l’action climatique à l’échelle continentale et mondiale. Selon divers rapports, ce pays d’Afrique de l’Est a réalisé des progrès majeurs dans le renforcement de sa résilience climatique et la mise en place de son cadre d’économie verte grâce à des initiatives nationales à grande échelle et à des avancées politiques marquantes.
Le potentiel de l'Éthiopie en matière d'énergies renouvelables ouvre de nouvelles perspectives pour la coopération africaine
Oct 19, 2026 790
Addis Ababa le 19 ocotbre, 2026 (ENA) Selon des représentants ougandais et nigérians du secteur des énergies renouvelables, le potentiel de l’Éthiopie en la matière offre des opportunités pour renforcer la coopération africaine en matière de productivité agricole, d’échanges transfrontaliers d’électricité, d’investissements et de transports propres. Paddy Bakengana, chargé de mission senior à l’Association ougandaise de l’énergie solaire, a déclaré à l’ENA que l’Éthiopie et l’Ouganda pourraient étendre l’utilisation des technologies d’énergie renouvelable dans l’agriculture afin de stimuler la production, d’améliorer l’efficacité et de réduire les pertes post-récolte. « Grâce à l’utilisation des énergies renouvelables, notamment des pompes à eau solaires et des séchoirs solaires, nous pouvons réellement augmenter notre production », a-t-il déclaré. M. Bakengana a en outre souligné le potentiel des technologies d’irrigation et de séchage à énergie solaire pour soutenir le développement agricole, notant que la coopération entre les deux pays pourrait aider les agriculteurs à adopter des solutions d’énergie renouvelable pratiques et abordables. Il a également mis en avant les ressources hydroélectriques et solaires de l’Éthiopie, affirmant qu’une augmentation de la production d’électricité pourrait créer de nouvelles opportunités pour les échanges régionaux d’électricité. Selon M. Bakengana, des partenariats entre les associations du secteur des énergies renouvelables en Éthiopie et en Ouganda pourraient faciliter la formation technique, l’échange de connaissances et la promotion conjointe de politiques visant à accélérer l’adoption de technologies énergétiques propres. Il a par ailleurs souligné l’importance d’améliorer l’accès au financement afin de permettre aux entreprises d’investir dans des solutions d’énergie renouvelable pour l’agriculture dans les deux pays. De son côté, Motunrayo Akinfala, directrice général de l’Association nigériane des énergies renouvelables (REAN), a identifié la mobilité électrique comme un autre domaine prometteur de coopération entre l’Éthiopie, le Nigeria et d’autres pays africains. Elle a appelé à renforcer les partenariats afin de faciliter l’échange d’expertise, d’attirer les investissements et d’étendre le déploiement des technologies d’énergie propre à l’échelle du continent. « Ce que je conseillerais, ce que je suggérerais, c’est davantage de collaboration entre les deux pays, voire entre tous les pays africains dans leur ensemble », a-t-elle déclaré. Mme Akinfala a également souligné la nécessité d’attirer des investisseurs et des partenaires de développement afin de soutenir le développement des énergies renouvelables en Éthiopie et de contribuer à élargir l’accès aux solutions d’énergie propre. Les expériences présentées par les représentants ougandais et nigérians mettent en évidence le potentiel dont disposent les pays africains pour associer leur expertise technique, leur capacité d'investissement et leurs ressources en énergies renouvelables afin de soutenir la transformation agricole, de développer les marchés de l'électricité et d'accélérer la transition vers des systèmes de transport plus propres.
Climat : l’Afrique appelle à renforcer sa résilience, le GIEC à un consensus sur son 7ᵉ rapport
Oct 13, 2026 747
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général de l’Institut éthiopien de météorologie, Dr Fetene Teshome, a appelé à renforcer les capacités météorologiques et climatiques de l’Afrique, tandis que le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Dr Jim Skea, a exhorté les États membres à parvenir à un consensus sur le calendrier de son septième rapport d’évaluation, à l’ouverture de la 65e session du Groupe à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Fetene Teshome, également président de l’Association régionale pour l’Afrique de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a souligné que l’Afrique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, demeure particulièrement vulnérable aux changements climatiques. « Cette réalité souligne la nécessité urgente de renforcer l’adaptation, d’améliorer la résilience et d’élargir l’accès aux services climatiques qui favorisent une prise de décision éclairée à tous les niveaux », a-t-il déclaré. Il a notamment insisté sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, des réseaux d’observation météorologique et des services climatiques pour protéger les populations et soutenir le développement durable. « En renforçant les réseaux d’observation, en développant les capacités d’alerte précoce et en favorisant la diffusion d’informations climatiques exploitables, ces initiatives aident les pays à renforcer leur résilience et à mieux protéger les vies, les moyens de subsistance et les économies face aux effets croissants des changements climatiques », a-t-il affirmé. Dr Fetene a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à améliorer les prévisions météorologiques, à développer la recherche climatique et à contribuer aux initiatives régionales et internationales dans ce domaine. Pour sa part, Dr Jim Skea a souligné les progrès réalisés dans la préparation du septième rapport d’évaluation du GIEC, tout en insistant sur la nécessité de parvenir à un accord concernant le calendrier des contributions des trois groupes de travail. « Les auteurs méritent de la clarté et de la certitude concernant les principales échéances et la durée de leur engagement bénévole auprès du GIEC », a-t-il déclaré, appelant les États membres à tout mettre en œuvre pour parvenir à un consensus au cours de la session. Le président du GIEC a également indiqué que les travaux de la semaine porteraient sur le rôle de l’intelligence artificielle dans les évaluations scientifiques, notamment les garanties nécessaires pour préserver la responsabilité humaine et respecter les principes régissant les travaux du Groupe. Abordant la situation financière de l’organisation, il a précisé que les contributions volontaires reçues pour 2026 représentaient environ un tiers du budget approuvé, appelant les États membres à accroître leur soutien financier afin de garantir la réalisation des travaux prévus. La 65e session du GIEC se tient du 12 au 16 octobre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, et porte notamment sur l’avancement du septième cycle d’évaluation scientifique des changements climatiques.
L'Éthiopie appelle à un renforcement de la coopération scientifique internationale lors de la 65e session du GIEC à Addis-Abeba
Oct 13, 2026 674
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Dr Habtamu Itefa, a souligné l’importance de la coopération scientifique internationale face aux changements climatiques, à l’occasion de l’ouverture de la 65e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisée à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre a souhaité la bienvenue aux représentants des États membres du GIEC, aux scientifiques et aux partenaires internationaux, tout en réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’action climatique et du développement durable. Le ministre a rappelé que l’Éthiopie, se caractérise par une grande diversité de reliefs et de conditions climatiques. Il a également souligné le rôle du pays dans les ressources hydriques régionales, notamment à travers le bassin du Nil Bleu, dont les eaux contribuent à soutenir les populations de plusieurs pays voisins. Dr Habtamu Itefa a, par ailleurs, souligné que « nous sommes un champion mondial de l’action climatique. » Le ministre a également mis en avant l’Initiative Héritage vert (Green Legacy Initiative), lancée sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. Abordant les travaux de la 65e session du GIEC, le ministre a insisté sur la nécessité de traduire les connaissances scientifiques en solutions concrètes pour les décideurs politiques, en particulier dans les pays en développement. « Comment le septième rapport d’évaluation (AR7) permettra-t-il d’apporter des solutions concrètes aux décideurs politiques et de contribuer au prochain bilan mondial ? », a-t-il interrogé, appelant à renforcer les capacités scientifiques et à combler les lacunes en matière de données climatiques dans les pays en développement. Il a souligné que des données fiables sont indispensables pour mieux évaluer les vulnérabilités économiques et sociales, anticiper les évolutions climatiques et définir des mesures efficaces d’adaptation et d’atténuation. Le ministre a également rappelé la contribution des institutions éthiopiennes, notamment de l’Institut éthiopien de météorologie, aux travaux du GIEC, à travers la participation de scientifiques et d’experts aux activités d’évaluation et de recherche. En conclusion, Dr Habtamu Itefa a exprimé sa reconnaissance au GIEC pour avoir choisi l’Éthiopie comme pays hôte de cette session, soulignant les efforts déployés pour moderniser les services météorologiques nationaux. Il a invité les participants à découvrir la culture et l’hospitalité éthiopiennes, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement aux travaux de la session. La réunion offre ainsi aux représentants des États membres et à la communauté scientifique une occasion d’examiner les priorités du septième rapport d’évaluation du GIEC et de renforcer le dialogue entre les connaissances scientifiques et l’élaboration des politiques climatiques.
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L'Égypte aggrave son conflit avec la Turquie à la suite d'un accord maritime concernant la Libye
Oct 23, 2026 666
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte et la Turquie ont vu leur différend sur les frontières maritimes en Méditerranée orientale resurgir à la suite d'une décision de la Chambre des représentants libyenne, basée dans l'est du pays, d'approuver un accord maritime conclu en 2019 entre Ankara et les autorités de Tripoli. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a qualifié cette décision de « nulle et non avenue », arguant que cette ratification porte atteinte aux droits souverains de l'Égypte et n'a aucun effet juridique. La Turquie, quant à elle, soutient que cet accord est conforme à son interprétation du droit maritime international. Le différend porte sur un protocole d’accord signé en novembre 2019 entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national libyen, alors reconnu par la communauté internationale, visant à définir les frontières maritimes en Méditerranée orientale. L’Égypte, la Grèce et Chypre se sont opposées à cet accord, arguant qu’il entrait en conflit avec leurs revendications maritimes. Ce dernier affrontement diplomatique reflète des rivalités géopolitiques plus larges opposant l’Égypte et d’autres acteurs régionaux sur les questions de juridiction maritime, de ressources naturelles, de sécurité et d’influence politique. L’Égypte a fait l’objet de critiques concernant ses politiques régionales, les analystes se demandant si la poursuite de ses intérêts stratégiques pourrait contribuer à l’instabilité et exacerber la concurrence autour des ressources régionales. Par exemple, des informations récentes ont révélé que des frappes égyptiennes auraient causé la mort d’au moins 200 mineurs soudanais et blessé de nombreuses autres personnes sur des sites miniers situés dans la région d’Al-Wadi Nord, au Soudan. Ces attaques présumées ont suscité des inquiétudes quant à la sécurité des civils et à l’implication de l’Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan. Certains observateurs considèrent ces attaques comme s'inscrivant dans le cadre d'une implication plus large de l'Égypte au Soudan, où des intérêts nationaux et extérieurs contradictoires ont compliqué les efforts visant à mettre fin à la guerre. Dans une récente interview accordée à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a affirmé que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours pourrait permettre à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. Les relations entre l’Égypte et l’Éthiopie ont également été mises à rude épreuve par des désaccords concernant l’utilisation des eaux du Nil. Le Caire s’est opposé à certains aspects des plans de développement de l’Éthiopie, en particulier au Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), tandis que l’Éthiopie revendique son droit à utiliser ses ressources naturelles à des fins de développement, notamment pour la production d’électricité. Ce différend met en évidence des divergences de longue date entre les pays en amont et en aval concernant l’utilisation équitable de l’eau et la coopération régionale. Le rôle de l’Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan a également attiré l’attention des analystes politiques, qui se demandent si le soutien apporté par Le Caire aux Forces armées soudanaises pourrait compromettre les perspectives de paix et renforcer son influence sur l’avenir politique du Soudan. La guerre entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide, qui a débuté le 15 avril 2023, a dévasté l’économie et les infrastructures du Soudan, provoqué le déplacement de millions de personnes et perturbé le commerce régional. Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production céréalière du Soudan en 2025 a baissé de 22 % par rapport à l’année précédente. Certains analystes affirment que l’Égypte poursuit des intérêts stratégiques au Soudan d’une manière susceptible de prolonger le conflit. Israël, quant à lui, a critiqué cet accord maritime, accusant son rival régional, la Turquie, de déstabiliser la Méditerranée orientale. Ce différend a ravivé l’attention portée aux revendications maritimes qui se chevauchent dans la région et à ses ressources énergétiques potentielles. Le Caire craint tout particulièrement que cet accord n’affecte les droits d’exploration des hydrocarbures et ne compromette ses partenariats régionaux. La Turquie insiste sur le fait que le pacte reste valide, ouvrant la voie à une confrontation diplomatique plus vive au sujet des frontières maritimes. Selon certaines informations, l’Égypte soutient le maréchal Khalifa Haftar et l’Armée nationale libyenne (ANL) dans l’est de la Libye principalement pour sécuriser sa frontière désertique d’environ 1 100 kilomètres, lutter contre les groupes militants islamistes et contrer l’influence de rivaux régionaux tels que la Turquie. La décision du parlement de l’est de la Libye de ratifier l’accord précédemment signé entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national basé à Tripoli marque un changement potentiel qui remet directement en cause la position du Caire en Méditerranée orientale. Le parlement, aligné sur l’est de la Libye et basé à Tobrouk, a renversé des années d’opposition à l’accord maritime turco-libyen à la suite de l’élection d’un nouveau président, Al-Salhin Abdelnabi al-Obeidi. En alignant les autorités de l’est sur un accord initialement signé par les autorités de l’ouest de la Libye, basées à Tripoli, cette décision pourrait indiquer une évolution vers une position libyenne plus unifiée concernant ce pacte. L’Union européenne s’est opposée à cette ratification, soutenant la position de la Grèce et affirmant que l’accord porte atteinte aux droits maritimes d’un État membre de l’UE.
L'économie migratoire de l'Érythrée : ce pays peut-il survivre sans les transferts de fonds forcés ?
Oct 20, 2026 614
Addis Ababa le 20 octobre, 2026 (ENA) L’ultimatum lancé par la Grande-Bretagne à l’Érythrée en octobre 2026 a mis en lumière une contradiction de longue date au cœur du régime d’Isaias Afwerki. Le gouvernement d’Asmara prône l’autosuffisance tout en rejetant les budgets nationaux fixes et la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Pourtant, son système est soutenu par les forces mêmes qu’il prétend transcender : le service national à durée indéterminée pousse à l’émigration, tandis que les transferts de fonds des Érythréens de l’étranger contribuent à financer le système qui les contraint à partir. La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a annoncé que l’Érythrée serait soumise à une interdiction totale de visa pour ses ressortissants, à moins qu’Asmara ne reprenne sa coopération concernant le retour des demandeurs d’asile déboutés et des délinquants étrangers. Le traitement préférentiel accordé aux fonctionnaires a déjà été supprimé, et les diplomates ont vu leurs déplacements hors de Londres restreints. Cette annonce est intervenue à un moment où les Érythréens constituaient la nationalité la plus représentée parmi les arrivées par petites embarcations au cours de l’année s’achevant en juin 2026 — environ 5 875 arrivées enregistrées, soit près de 18 % du total — et occupaient la deuxième place dans le classement général des demandes d’asile, avec des taux d’octroi initiaux avoisinant les 83 à 84 %. Bien que l’Érythrée ait qualifié ces pressions de « manœuvre politique sans fondement », la succession des événements nécessite un examen plus approfondi d’une économie politique qui a transformé l’émigration continue en une source de transferts de fonds. Cette économie politique, contrôlée par la Shabia sous la présidence d’Isaias Afwerki depuis l’indépendance, repose sur trois piliers étroitement liés : le service national à durée indéterminée, la mainmise du parti sur l’économie planifiée et l’appropriation systématique des flux financiers extérieurs. Bien qu’ils semblent distincts, ces piliers fonctionnent comme un mécanisme unique qui transforme la population à la fois en une main-d’œuvre captive sur le territoire national et en une source de financement à l’étranger. Ce cadre s’est structuré autour de l’extraction continue de valeur tirée de cette émigration, assurant ainsi un monopole durable au régime. En 1997, l’Érythrée a ratifié une constitution qui n’a toujours pas été mise en œuvre depuis près de trois décennies. En 2001, les médias indépendants ont été fermés après que des personnalités de haut rang du parti eurent appelé à la tenue d’élections démocratiques et à l’application de la constitution. En conséquence, ce qui avait été présenté comme une mobilisation temporaire en temps de guerre s’est figé en une architecture étatique permanente dans laquelle la citoyenneté elle-même a été redéfinie comme une obligation plutôt que comme un droit. Bien que le service national ait été officiellement limité à 18 mois en vertu de la Proclamation 82/1995, il se poursuit sans date de fin depuis la guerre frontalière de 1998-2000. Les lycéens effectuent leur dernière année au centre d’entraînement militaire de Sawa avant d’être affectés à des fonctions militaires ou civiles pouvant durer des décennies, pour une maigre allocation de 450 à 500 nakfa par mois, soit environ 30 dollars américains. Ce sont ces conditions que la Commission d’enquête des Nations unies a qualifiées de « s’apparentant à de l’esclavage », les associant à la détention arbitraire et à la punition collective des familles. De telles pratiques alimentent une émigration continue, dont le flux sortant ne résulte pas d’un échec politique, mais constitue plutôt une source de revenus délibérée. Alors que les estimations de la population résidente oscillent autour de 3,6 millions d’habitants, les chiffres relatifs à la diaspora varient entre environ 600 000 et 900 000 migrants et réfugiés enregistrés, jusqu’à un tiers de la population née en Érythrée vivant hors du pays. Selon les données du HCR à la fin de l’année 2025, on comptait environ 555 000 réfugiés et plus de 118 000 demandeurs d’asile — soit un total d’environ 670 000 à 679 000 personnes relevant de la compétence du HCR —, les nouvelles demandes d’asile pour la seule année 2025 ayant dépassé les 53 000. Bien que l’économie formelle reste dominée par les entreprises liées à la Shabia et par l’État, l’activité du secteur privé, en dehors du petit commerce familial, est entravée par les contrôles des changes, les restrictions en matière d’octroi de licences et le régime de travail lié au service national. La ressource déterminante est le capital humain exporté puis imposé ; la survie de la plupart des ménages dépend de transferts extérieurs estimés entre 200 et 300 millions de dollars US par an, soit environ 30 % du PIB de l’Érythrée. Ces flux permettent aux ménages de rester solvables dans un contexte d’opportunités nationales limitées, tandis qu’un impôt parallèle de 2 % sur la diaspora est prélevé auprès des Érythréens à l’étranger et collecté par l’intermédiaire des ambassades et de réseaux informels. La propriété économique est concentrée dans des structures contrôlées par le parti : le Hidri Trust fait office de holding centrale pour les intérêts commerciaux de Shabia, la Red Sea Trading Corporation détient un monopole de fait sur une part importante des importations et sert de principal canal pour les opérations de change, des entreprises de construction telles que Segen et Bidho réalisent des chantiers de grande envergure en recourant fréquemment à la main-d’œuvre du service national, et Himbol Financial Services gère les transferts de fonds et les transactions associées. Il existe certes des banques d’État, mais le parti conserve des circuits financiers parallèles échappant au contrôle budgétaire conventionnel, alors qu’aucun budget national complet n’a été publié depuis l’indépendance. Ce double système d’extraction réduit la nécessité de créer des emplois productifs et engendre un cercle vicieux dans lequel le service national à durée indéterminée et les contrôles politiques génèrent une fuite des cerveaux, qui à son tour génère des transferts de fonds et des recettes pour l’État. Si l’on compare cela à la doctrine officielle d’autosuffisance suivie par l’Érythrée — qui rejette la dépendance à l’égard de l’aide tout en traitant les citoyens à la fois comme une main-d’œuvre gratuite et comme des bailleurs de fonds externes —, l’isolement vis-à-vis des financements multilatéraux conventionnels se justifie, tandis que le pluralisme politique est présenté comme une menace pour l’unité nationale et la souveraineté. Il en résulte un équilibre particulier dans lequel le pouvoir politique est monopolisé, et où l’autorité du régime sur les budgets ainsi que le montant exact des avoirs du parti échappent au contrôle public. L’économie politique de l’Érythrée a transformé une part importante de sa population en une ressource transnationale, où la main-d’œuvre est exploitée dans des conditions coercitives tandis que la diaspora fournit des devises étrangères, créant ainsi un équilibre entre répression et stagnation économique. En conséquence, ce sont les pays d’accueil qui doivent supporter les coûts sociaux et budgétaires, le système Shabia au pouvoir externalisant ces coûts tout en s’appropriant les retombées financières. L’économie migratoire de l’Érythrée n’est donc pas un sous-produit involontaire de l’isolement, mais la logique de fonctionnement d’un ordre politique qui transforme son peuple en principale ressource permettant au régime de se maintenir. L’enjeu est l’appauvrissement continu d’une génération et la pérennité d’un régime fermé qui s’en nourrit.