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L'Éthiopie se positionne comme un leader de l'avenir de l'énergie verte en Afrique de l'Est.
Feb 5, 2026 6
Par Yordanos D. Alors que le changement climatique, la croissance démographique rapide et la demande énergétique croissante transforment la Corne de l’Afrique, l’Éthiopie place l’électricité renouvelable au cœur de la transformation régionale.   Le pays combine électrification domestique et commerce transfrontalier d’énergie pour renforcer l’intégration régionale et favoriser une prospérité partagée.   Grâce au développement de ses capacités hydroélectriques, à l’expansion des projets éoliens et solaires, et à l’intensification du commerce transfrontalier d’électricité, l’Éthiopie transforme son infrastructure énergétique en pilier stratégique du développement économique.   Au-delà de ses frontières, le pays agit également comme un catalyseur de la diplomatie régionale, tout en progressant vers son objectif national d’accès universel à l’énergie d’ici 2030.   Cette approche redéfinit la coopération régionale, en ancrant l’interdépendance dans des systèmes d’énergie propre et en reliant les économies voisines par des lignes de transmission à haute tension. Le Premier ministre Abiy Ahmed a plusieurs fois présenté l’électricité comme un moteur de transformation et un instrument diplomatique. Lors de l’inauguration du projet éolien Aysha II le 31 janvier 2026, il a déclaré que l’électricité n’est pas seulement destinée aux foyers et aux entreprises, mais constitue aussi « une force pour la paix, la coopération et la prospérité partagée au-delà des frontières », soulignant que l’interconnexion régionale permet aux économies de croître ensemble. Au centre de cette vision se trouve le barrage de la Grande Renaissance de 5 150 MW, symbole de l’autosuffisance nationale et épine dorsale du système électrique du pays.   Le Premier ministre a rappelé que ce projet a été entièrement financé par les Éthiopiens, démontrant la capacité du pays à réaliser de grands projets sans soutien extérieur. Bien que l’hydroélectricité demeure dominante, la diversification s’accélère. Le projet éolien Aysha II de 120 MW, situé près de la frontière djiboutienne, illustre l’engagement de l’Éthiopie envers un avenir énergétique résilient et diversifié. L’expansion du réseau transforme le pays en corridor énergétique régional : le Kenya importe environ 200 MW et prévoit de doubler ce chiffre via une ligne de 1 045 km, tandis que Djibouti et d’autres pays voisins profitent de l’électricité éthiopienne, réduisant leur dépendance aux carburants fossiles coûteux. Sur le plan national, le Pacte pour l’énergie vise à porter l’accès à l’électricité à 75 % et l’accès à la cuisson propre à 58 % d’ici 2030.   Selon l’Enquête sur l’accès à l’énergie de 2025, 65 % des ménages disposent déjà d’électricité, mais seulement 44 % bénéficient d’un service de base. L’Éthiopie produit plus de 95 % de son énergie à partir de sources renouvelables, même si plus de 92 % des ménages utilisent encore la biomasse traditionnelle pour la cuisson. Le plan national prévoit de porter la capacité de production à 14 000 MW d’ici 2030 et de mobiliser plus de trois milliards de dollars d’investissements privés. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a indiqué que plus de 320 000 nouvelles connexions électriques ont été réalisées en six mois, tandis que les exportations d’électricité ont généré plus de 5,1 milliards de dollars au premier semestre de l’exercice 2025/26.   Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a affirmé que l’intégration énergétique constitue « la pierre angulaire de la stabilité dans la Corne de l’Afrique ». Malgré les défis diplomatiques, le gouvernement réaffirme son engagement envers le dialogue et les bénéfices partagés.   L’analyste Hana Bekele a souligné que la diversification vers l’éolien et le solaire est « une stratégie de gestion des risques essentielle à la résilience du réseau régional ». Parallèlement, l’initiative Made in Ethiopia vise à localiser la production de composants éoliens et solaires, renforçant la sécurité énergétique et réduisant la dépendance aux chaînes d’approvisionnement mondiales. Avec ses projets hydroélectriques, éoliens et géothermiques, l’Éthiopie se positionne comme une référence continentale en matière de développement renouvelable, tout en renforçant la paix par une croissance partagée. En avançant vers 2030 et en se préparant à accueillir la COP32 en 2027, le pays promeut un modèle où l’énergie verte stimule simultanément la croissance, l’intégration et la stabilité dans la Corne de l’Afrique.
Le porte-parole du MAE, l’ambassadeur Nebiat, fait le point avec les médias sur les préparatifs des sommets UA et Italie-Afrique.
Feb 5, 2026 10
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Nebiat Getachew, a animé une conférence de presse consacrée aux dispositions générales arrêtées pour le 39ᵉ sommet de l’Union africaine et le sommet Italie-Afrique prévus la semaine prochaine.   L’ambassadeur Nebiat Getachew a annoncé que la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine se tiendra les 11 et 12 février, suivie du 39ᵉ sommet de l’UA les 14 et 15 février, tandis que le sommet Italie-Afrique est prévu pour le 13 février. Il a souligné que l’Éthiopie a achevé l’ensemble des préparatifs, tant sur le plan substantiel que logistique, mettant en avant l’importance particulière que revêtent ces rencontres pour le pays. Selon lui, grâce à la diplomatie politique, l’Éthiopie entend participer de manière active aux débats portant sur des questions stratégiques servant ses intérêts nationaux. Parallèlement, dans le cadre de la diplomatie économique, des dispositions ont été prises pour promouvoir le tourisme de conférences, notamment en réservant aux participants un accueil spécial reflétant la culture et les valeurs éthiopiennes. L’ambassadeur Nebiat a également indiqué que, comme lors des précédents sommets, 179 jeunes volontaires ont été mobilisés cette année pour le sommet de l’Union africaine, illustrant le principe selon lequel chaque citoyen est un ambassadeur de son pays. Il a précisé que cette mobilisation s’inscrit dans le cadre du programme national de volontariat des jeunes mis en place sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a en outre affirmé que les préparatifs relatifs à la logistique, au protocole et à la sécurité ont été finalisés de manière satisfaisante. Abordant le thème de la conférence de cette année, « Garantir la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », le porte-parole a rappelé que l’Éthiopie a mené de nombreuses initiatives en lien avec cette thématique. Il a mis en avant les progrès réalisés en matière de coopération dans le domaine de l’eau et réaffirmé l’engagement du pays à transformer le Cadre de coopération du bassin du Nil en une commission permanente. Il a également souligné les efforts de l’Éthiopie pour connecter les pays voisins grâce aux énergies renouvelables, promouvoir la conservation de l’eau afin de restaurer et d’améliorer les ressources hydriques, ainsi que sa contribution notable à travers l’initiative Green Legacy. Enfin, à cette occasion, il a appelé l’ensemble des Éthiopiens, et en particulier les habitants d’Addis-Abeba, à maintenir leur coopération habituelle afin d’assurer le plein succès de ces sommets.
Le président de la Commission de l’Union africaine dénonce l’assassinat présumé de Saïf al-Islam Kadhafi.
Feb 5, 2026 8
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est dit profondément préoccupé par les informations faisant état du meurtre de l’homme politique libyen Saïf al-Islam Kadhafi, survenu le 3 février 2026 dans la ville occidentale de Zintan.   Dans un communiqué diffusé mercredi, le président de la Commission de l’Union africaine a vivement dénoncé cet acte, mettant en garde contre les répercussions que de telles violences pourraient avoir sur les efforts visant à instaurer une transition politique crédible et inclusive en Libye. Saïf al-Islam Kadhafi, âgé de 53 ans et fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, aurait été tué par balles lorsque des hommes armés ont pris d’assaut son domicile à Zintan, dans l’ouest du pays, selon des sources officielles libyennes et des médias. À ce stade, peu d’informations ont été communiquées sur l’identité des assaillants ou leurs motivations. Longtemps perçu comme le successeur potentiel de son père, Saïf al-Islam Kadhafi demeurait une figure influente et controversée de la scène politique libyenne fragmentée, et avait déjà manifesté son intention de se présenter à l’élection présidentielle. Son décès intervient dans un climat marqué par une instabilité politique persistante, alors que des initiatives sont en cours pour parvenir à un règlement politique durable dans le pays. Le président de la Commission de l’UA a adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à toutes les personnes affectées par cet événement, insistant sur la nécessité de régler les différends politiques par des moyens pacifiques et conformes au droit. Mahmoud Ali Youssouf a par ailleurs exhorté les autorités libyennes à garantir le respect de l’état de droit en menant une enquête approfondie, impartiale et transparente sur cet assassinat, et en veillant à ce que les auteurs soient traduits en justice. Il a enfin appelé l’ensemble des acteurs politiques libyens à la retenue et au calme, tout en réaffirmant l’engagement constant de l’Union africaine à accompagner le peuple et les institutions libyennes dans la recherche d’une solution consensuelle, durable et pacifique à la crise politique et sécuritaire que traverse le pays depuis 2011.
Selon le Premier ministre Abiy, les réformes du secteur financier produisent des résultats quantifiables.
Feb 5, 2026 7
Addis-Abeba, le 5 fevrier 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a indiqué que les réformes en cours dans le secteur financier éthiopien produisent des résultats concrets et mesurables, soulignant les progrès notables enregistrés ces six derniers mois en matière de liquidités, d’épargne et de crédit au secteur privé.   Intervenant mardi devant les membres de la Chambre des représentants du peuple à l’occasion de la présentation du rapport semestriel du gouvernement, le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que les vastes réformes engagées pour moderniser le système financier commencent à produire des effets transformateurs sur l’ensemble de l’économie. Il a souligné que les mesures mises en œuvre dans le cadre de la réforme du secteur financier génèrent désormais des résultats concrets et vérifiables. Ces réformes s’inscrivent dans un programme global de transformation macroéconomique et financière lancé ces dernières années, visant à moderniser le système financier éthiopien, à consolider la stabilité macroéconomique et à stimuler une croissance portée par le secteur privé. Parmi les principales initiatives figurent la libéralisation du régime de change, l’adoption de taux de change fondés sur le marché, l’assouplissement des contrôles des devises, ainsi que la modernisation de la politique monétaire à travers l’introduction d’un taux directeur de la banque centrale et d’opérations d’open market. Le programme de réformes a également conduit à une révision de la législation bancaire afin d’améliorer la gouvernance et la concurrence, à l’expansion des services financiers numériques et inclusifs, au renforcement des cadres réglementaires et de supervision, ainsi qu’à l’ouverture du secteur bancaire aux établissements étrangers pour la première fois dans l’histoire du pays. Selon les données officielles, ces efforts ont permis d’enregistrer des progrès significatifs, notamment une hausse d’environ 40 % des dépôts bancaires et une croissance de plus de 20 % du crédit intérieur, parallèlement à une amélioration des entrées de devises et à une expansion rapide des services financiers numériques. Le Premier ministre a également indiqué que les banques peuvent désormais effectuer entre elles des transactions en espèces et en devises étrangères. À ce titre, plus d’un demi-billion de birrs auraient été échangés sur le marché interbancaire au cours des six derniers mois, une évolution qu’il a qualifiée de nouvelle source majeure de financement pour l’économie. Il a ajouté que la masse monétaire a progressé de plus de 10 % sur la période, tandis que l’épargne nationale a enregistré une hausse de plus de 44 %. Les recouvrements de prêts ont augmenté de 68 % par rapport à l’année précédente, et les nouveaux prêts ont connu une croissance de 123 %. Le volume total des prêts accordés a lui aussi progressé de 123 % en glissement annuel, près de 90 % étant destinés au secteur privé, une dynamique que le Premier ministre attribue à la confiance accrue dans le système financier. S’agissant de l’ouverture du secteur aux banques étrangères, Abiy Ahmed a estimé qu’elle favorisera l’afflux de capitaux et l’introduction de technologies modernes, contribuant ainsi au renforcement du secteur financier et de l’économie nationale. Il a rappelé que les banques nationales ne représentent actuellement que 5 à 7 % de l’économie, d’où la nécessité d’une participation étrangère pour stimuler la concurrence et l’innovation. Il a toutefois rassuré les parlementaires en précisant que des mécanismes de protection sont en place pour préserver les institutions locales, notamment une limitation de la participation étrangère à 49 %. Le Premier ministre a conclu en affirmant que les réformes en cours permettront de renforcer durablement la capacité financière de l’Éthiopie et d’élargir les opportunités pour les citoyens comme pour le secteur privé.
Le Premier ministre Abiy affirme que l’avenir de l’Éthiopie repose sur un développement urbain vert et planifié.
Feb 4, 2026 34
Addis-Abeba, le 4 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que la prospérité durable de l’Éthiopie repose sur la mise en place de villes vertes, résilientes et soigneusement planifiées, capables de soutenir le développement tout en protégeant les ressources naturelles.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en garde contre les risques majeurs qu’une urbanisation incontrôlée pourrait faire peser sur l’environnement, soulignant qu’une croissance urbaine durable doit impérativement concilier progrès économique et protection de la nature. S’exprimant lors de la 10ᵉ session ordinaire de la cinquième année de la Chambre des représentants du peuple, le chef du gouvernement a indiqué que l’ampleur des projets de développement urbain et des corridors en cours à travers le pays transformait déjà en profondeur le paysage national. Il a affirmé que les changements induits par ces initiatives sont désormais visibles, notant que cette dynamique de modernisation, initialement concentrée à Addis-Abeba, s’est progressivement étendue à l’ensemble du territoire, devenant un véritable mouvement national de transformation urbaine. Le Premier ministre a toutefois averti que la croissance rapide de la population, si elle n’est pas accompagnée d’une planification rigoureuse, risque d’exercer une pression considérable sur les villes et les infrastructures existantes.   Selon lui, l’absence d’une planification urbaine adéquate pourrait aggraver les déséquilibres sociaux, économiques et environnementaux. Il a insisté sur l’importance de bâtir des villes capables d’offrir des services diversifiés dans un environnement équilibré, condition essentielle pour garantir la sécurité, la mobilité et un cadre de vie sain aux citoyens. S’appuyant sur les expériences internationales, Abiy Ahmed a souligné que les trajectoires de développement suivies par les pays occidentaux et asiatiques constituent des enseignements précieux.   Il a reconnu que si leur prospérité est remarquable, elle s’est souvent réalisée au détriment de l’environnement. Il a également rappelé que certains pays en développement consacrent aujourd’hui jusqu’à 9 % de leur produit intérieur brut à faire face aux conséquences du changement climatique, ajoutant que la pollution a déjà gravement affecté certaines régions d’Asie, où des villes entières sont devenues difficilement accessibles en raison de la dégradation de la qualité de l’air. Réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur d’une réforme économique verte, le Premier ministre a déclaré que le pays est résolu à éviter les erreurs du passé en veillant à ce que le développement se fasse en harmonie avec la nature. Il a cité, à cet égard, des initiatives concrètes telles que le programme Green Legacy, axé sur la restauration des paysages dégradés, ainsi que les projets de développement riverain destinés à réhabiliter les cours d’eau urbains. Le Premier ministre a enfin appelé les citoyens à prendre conscience que le développement durable ne peut être atteint qu’en adoptant des modes de vie et de mobilité respectueux de l’environnement. Il a conclu en soulignant que le développement en cours des corridors urbains constitue une démarche stratégique essentielle pour l’avenir du pays, affirmant qu’elle contribuera à améliorer la qualité de vie, à concilier modernité et nature, et à léguer aux générations futures une Éthiopie plus prospère et durable.
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L'Éthiopie se positionne comme un leader de l'avenir de l'énergie verte en Afrique de l'Est.
Feb 5, 2026 6
Par Yordanos D. Alors que le changement climatique, la croissance démographique rapide et la demande énergétique croissante transforment la Corne de l’Afrique, l’Éthiopie place l’électricité renouvelable au cœur de la transformation régionale.   Le pays combine électrification domestique et commerce transfrontalier d’énergie pour renforcer l’intégration régionale et favoriser une prospérité partagée.   Grâce au développement de ses capacités hydroélectriques, à l’expansion des projets éoliens et solaires, et à l’intensification du commerce transfrontalier d’électricité, l’Éthiopie transforme son infrastructure énergétique en pilier stratégique du développement économique.   Au-delà de ses frontières, le pays agit également comme un catalyseur de la diplomatie régionale, tout en progressant vers son objectif national d’accès universel à l’énergie d’ici 2030.   Cette approche redéfinit la coopération régionale, en ancrant l’interdépendance dans des systèmes d’énergie propre et en reliant les économies voisines par des lignes de transmission à haute tension. Le Premier ministre Abiy Ahmed a plusieurs fois présenté l’électricité comme un moteur de transformation et un instrument diplomatique. Lors de l’inauguration du projet éolien Aysha II le 31 janvier 2026, il a déclaré que l’électricité n’est pas seulement destinée aux foyers et aux entreprises, mais constitue aussi « une force pour la paix, la coopération et la prospérité partagée au-delà des frontières », soulignant que l’interconnexion régionale permet aux économies de croître ensemble. Au centre de cette vision se trouve le barrage de la Grande Renaissance de 5 150 MW, symbole de l’autosuffisance nationale et épine dorsale du système électrique du pays.   Le Premier ministre a rappelé que ce projet a été entièrement financé par les Éthiopiens, démontrant la capacité du pays à réaliser de grands projets sans soutien extérieur. Bien que l’hydroélectricité demeure dominante, la diversification s’accélère. Le projet éolien Aysha II de 120 MW, situé près de la frontière djiboutienne, illustre l’engagement de l’Éthiopie envers un avenir énergétique résilient et diversifié. L’expansion du réseau transforme le pays en corridor énergétique régional : le Kenya importe environ 200 MW et prévoit de doubler ce chiffre via une ligne de 1 045 km, tandis que Djibouti et d’autres pays voisins profitent de l’électricité éthiopienne, réduisant leur dépendance aux carburants fossiles coûteux. Sur le plan national, le Pacte pour l’énergie vise à porter l’accès à l’électricité à 75 % et l’accès à la cuisson propre à 58 % d’ici 2030.   Selon l’Enquête sur l’accès à l’énergie de 2025, 65 % des ménages disposent déjà d’électricité, mais seulement 44 % bénéficient d’un service de base. L’Éthiopie produit plus de 95 % de son énergie à partir de sources renouvelables, même si plus de 92 % des ménages utilisent encore la biomasse traditionnelle pour la cuisson. Le plan national prévoit de porter la capacité de production à 14 000 MW d’ici 2030 et de mobiliser plus de trois milliards de dollars d’investissements privés. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a indiqué que plus de 320 000 nouvelles connexions électriques ont été réalisées en six mois, tandis que les exportations d’électricité ont généré plus de 5,1 milliards de dollars au premier semestre de l’exercice 2025/26.   Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a affirmé que l’intégration énergétique constitue « la pierre angulaire de la stabilité dans la Corne de l’Afrique ». Malgré les défis diplomatiques, le gouvernement réaffirme son engagement envers le dialogue et les bénéfices partagés.   L’analyste Hana Bekele a souligné que la diversification vers l’éolien et le solaire est « une stratégie de gestion des risques essentielle à la résilience du réseau régional ». Parallèlement, l’initiative Made in Ethiopia vise à localiser la production de composants éoliens et solaires, renforçant la sécurité énergétique et réduisant la dépendance aux chaînes d’approvisionnement mondiales. Avec ses projets hydroélectriques, éoliens et géothermiques, l’Éthiopie se positionne comme une référence continentale en matière de développement renouvelable, tout en renforçant la paix par une croissance partagée. En avançant vers 2030 et en se préparant à accueillir la COP32 en 2027, le pays promeut un modèle où l’énergie verte stimule simultanément la croissance, l’intégration et la stabilité dans la Corne de l’Afrique.
Le porte-parole du MAE, l’ambassadeur Nebiat, fait le point avec les médias sur les préparatifs des sommets UA et Italie-Afrique.
Feb 5, 2026 10
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Nebiat Getachew, a animé une conférence de presse consacrée aux dispositions générales arrêtées pour le 39ᵉ sommet de l’Union africaine et le sommet Italie-Afrique prévus la semaine prochaine.   L’ambassadeur Nebiat Getachew a annoncé que la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine se tiendra les 11 et 12 février, suivie du 39ᵉ sommet de l’UA les 14 et 15 février, tandis que le sommet Italie-Afrique est prévu pour le 13 février. Il a souligné que l’Éthiopie a achevé l’ensemble des préparatifs, tant sur le plan substantiel que logistique, mettant en avant l’importance particulière que revêtent ces rencontres pour le pays. Selon lui, grâce à la diplomatie politique, l’Éthiopie entend participer de manière active aux débats portant sur des questions stratégiques servant ses intérêts nationaux. Parallèlement, dans le cadre de la diplomatie économique, des dispositions ont été prises pour promouvoir le tourisme de conférences, notamment en réservant aux participants un accueil spécial reflétant la culture et les valeurs éthiopiennes. L’ambassadeur Nebiat a également indiqué que, comme lors des précédents sommets, 179 jeunes volontaires ont été mobilisés cette année pour le sommet de l’Union africaine, illustrant le principe selon lequel chaque citoyen est un ambassadeur de son pays. Il a précisé que cette mobilisation s’inscrit dans le cadre du programme national de volontariat des jeunes mis en place sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a en outre affirmé que les préparatifs relatifs à la logistique, au protocole et à la sécurité ont été finalisés de manière satisfaisante. Abordant le thème de la conférence de cette année, « Garantir la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », le porte-parole a rappelé que l’Éthiopie a mené de nombreuses initiatives en lien avec cette thématique. Il a mis en avant les progrès réalisés en matière de coopération dans le domaine de l’eau et réaffirmé l’engagement du pays à transformer le Cadre de coopération du bassin du Nil en une commission permanente. Il a également souligné les efforts de l’Éthiopie pour connecter les pays voisins grâce aux énergies renouvelables, promouvoir la conservation de l’eau afin de restaurer et d’améliorer les ressources hydriques, ainsi que sa contribution notable à travers l’initiative Green Legacy. Enfin, à cette occasion, il a appelé l’ensemble des Éthiopiens, et en particulier les habitants d’Addis-Abeba, à maintenir leur coopération habituelle afin d’assurer le plein succès de ces sommets.
Le président de la Commission de l’Union africaine dénonce l’assassinat présumé de Saïf al-Islam Kadhafi.
Feb 5, 2026 8
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est dit profondément préoccupé par les informations faisant état du meurtre de l’homme politique libyen Saïf al-Islam Kadhafi, survenu le 3 février 2026 dans la ville occidentale de Zintan.   Dans un communiqué diffusé mercredi, le président de la Commission de l’Union africaine a vivement dénoncé cet acte, mettant en garde contre les répercussions que de telles violences pourraient avoir sur les efforts visant à instaurer une transition politique crédible et inclusive en Libye. Saïf al-Islam Kadhafi, âgé de 53 ans et fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, aurait été tué par balles lorsque des hommes armés ont pris d’assaut son domicile à Zintan, dans l’ouest du pays, selon des sources officielles libyennes et des médias. À ce stade, peu d’informations ont été communiquées sur l’identité des assaillants ou leurs motivations. Longtemps perçu comme le successeur potentiel de son père, Saïf al-Islam Kadhafi demeurait une figure influente et controversée de la scène politique libyenne fragmentée, et avait déjà manifesté son intention de se présenter à l’élection présidentielle. Son décès intervient dans un climat marqué par une instabilité politique persistante, alors que des initiatives sont en cours pour parvenir à un règlement politique durable dans le pays. Le président de la Commission de l’UA a adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à toutes les personnes affectées par cet événement, insistant sur la nécessité de régler les différends politiques par des moyens pacifiques et conformes au droit. Mahmoud Ali Youssouf a par ailleurs exhorté les autorités libyennes à garantir le respect de l’état de droit en menant une enquête approfondie, impartiale et transparente sur cet assassinat, et en veillant à ce que les auteurs soient traduits en justice. Il a enfin appelé l’ensemble des acteurs politiques libyens à la retenue et au calme, tout en réaffirmant l’engagement constant de l’Union africaine à accompagner le peuple et les institutions libyennes dans la recherche d’une solution consensuelle, durable et pacifique à la crise politique et sécuritaire que traverse le pays depuis 2011.
Selon le Premier ministre Abiy, les réformes du secteur financier produisent des résultats quantifiables.
Feb 5, 2026 7
Addis-Abeba, le 5 fevrier 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a indiqué que les réformes en cours dans le secteur financier éthiopien produisent des résultats concrets et mesurables, soulignant les progrès notables enregistrés ces six derniers mois en matière de liquidités, d’épargne et de crédit au secteur privé.   Intervenant mardi devant les membres de la Chambre des représentants du peuple à l’occasion de la présentation du rapport semestriel du gouvernement, le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que les vastes réformes engagées pour moderniser le système financier commencent à produire des effets transformateurs sur l’ensemble de l’économie. Il a souligné que les mesures mises en œuvre dans le cadre de la réforme du secteur financier génèrent désormais des résultats concrets et vérifiables. Ces réformes s’inscrivent dans un programme global de transformation macroéconomique et financière lancé ces dernières années, visant à moderniser le système financier éthiopien, à consolider la stabilité macroéconomique et à stimuler une croissance portée par le secteur privé. Parmi les principales initiatives figurent la libéralisation du régime de change, l’adoption de taux de change fondés sur le marché, l’assouplissement des contrôles des devises, ainsi que la modernisation de la politique monétaire à travers l’introduction d’un taux directeur de la banque centrale et d’opérations d’open market. Le programme de réformes a également conduit à une révision de la législation bancaire afin d’améliorer la gouvernance et la concurrence, à l’expansion des services financiers numériques et inclusifs, au renforcement des cadres réglementaires et de supervision, ainsi qu’à l’ouverture du secteur bancaire aux établissements étrangers pour la première fois dans l’histoire du pays. Selon les données officielles, ces efforts ont permis d’enregistrer des progrès significatifs, notamment une hausse d’environ 40 % des dépôts bancaires et une croissance de plus de 20 % du crédit intérieur, parallèlement à une amélioration des entrées de devises et à une expansion rapide des services financiers numériques. Le Premier ministre a également indiqué que les banques peuvent désormais effectuer entre elles des transactions en espèces et en devises étrangères. À ce titre, plus d’un demi-billion de birrs auraient été échangés sur le marché interbancaire au cours des six derniers mois, une évolution qu’il a qualifiée de nouvelle source majeure de financement pour l’économie. Il a ajouté que la masse monétaire a progressé de plus de 10 % sur la période, tandis que l’épargne nationale a enregistré une hausse de plus de 44 %. Les recouvrements de prêts ont augmenté de 68 % par rapport à l’année précédente, et les nouveaux prêts ont connu une croissance de 123 %. Le volume total des prêts accordés a lui aussi progressé de 123 % en glissement annuel, près de 90 % étant destinés au secteur privé, une dynamique que le Premier ministre attribue à la confiance accrue dans le système financier. S’agissant de l’ouverture du secteur aux banques étrangères, Abiy Ahmed a estimé qu’elle favorisera l’afflux de capitaux et l’introduction de technologies modernes, contribuant ainsi au renforcement du secteur financier et de l’économie nationale. Il a rappelé que les banques nationales ne représentent actuellement que 5 à 7 % de l’économie, d’où la nécessité d’une participation étrangère pour stimuler la concurrence et l’innovation. Il a toutefois rassuré les parlementaires en précisant que des mécanismes de protection sont en place pour préserver les institutions locales, notamment une limitation de la participation étrangère à 49 %. Le Premier ministre a conclu en affirmant que les réformes en cours permettront de renforcer durablement la capacité financière de l’Éthiopie et d’élargir les opportunités pour les citoyens comme pour le secteur privé.
Le Premier ministre Abiy affirme que l’avenir de l’Éthiopie repose sur un développement urbain vert et planifié.
Feb 4, 2026 34
Addis-Abeba, le 4 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que la prospérité durable de l’Éthiopie repose sur la mise en place de villes vertes, résilientes et soigneusement planifiées, capables de soutenir le développement tout en protégeant les ressources naturelles.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en garde contre les risques majeurs qu’une urbanisation incontrôlée pourrait faire peser sur l’environnement, soulignant qu’une croissance urbaine durable doit impérativement concilier progrès économique et protection de la nature. S’exprimant lors de la 10ᵉ session ordinaire de la cinquième année de la Chambre des représentants du peuple, le chef du gouvernement a indiqué que l’ampleur des projets de développement urbain et des corridors en cours à travers le pays transformait déjà en profondeur le paysage national. Il a affirmé que les changements induits par ces initiatives sont désormais visibles, notant que cette dynamique de modernisation, initialement concentrée à Addis-Abeba, s’est progressivement étendue à l’ensemble du territoire, devenant un véritable mouvement national de transformation urbaine. Le Premier ministre a toutefois averti que la croissance rapide de la population, si elle n’est pas accompagnée d’une planification rigoureuse, risque d’exercer une pression considérable sur les villes et les infrastructures existantes.   Selon lui, l’absence d’une planification urbaine adéquate pourrait aggraver les déséquilibres sociaux, économiques et environnementaux. Il a insisté sur l’importance de bâtir des villes capables d’offrir des services diversifiés dans un environnement équilibré, condition essentielle pour garantir la sécurité, la mobilité et un cadre de vie sain aux citoyens. S’appuyant sur les expériences internationales, Abiy Ahmed a souligné que les trajectoires de développement suivies par les pays occidentaux et asiatiques constituent des enseignements précieux.   Il a reconnu que si leur prospérité est remarquable, elle s’est souvent réalisée au détriment de l’environnement. Il a également rappelé que certains pays en développement consacrent aujourd’hui jusqu’à 9 % de leur produit intérieur brut à faire face aux conséquences du changement climatique, ajoutant que la pollution a déjà gravement affecté certaines régions d’Asie, où des villes entières sont devenues difficilement accessibles en raison de la dégradation de la qualité de l’air. Réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur d’une réforme économique verte, le Premier ministre a déclaré que le pays est résolu à éviter les erreurs du passé en veillant à ce que le développement se fasse en harmonie avec la nature. Il a cité, à cet égard, des initiatives concrètes telles que le programme Green Legacy, axé sur la restauration des paysages dégradés, ainsi que les projets de développement riverain destinés à réhabiliter les cours d’eau urbains. Le Premier ministre a enfin appelé les citoyens à prendre conscience que le développement durable ne peut être atteint qu’en adoptant des modes de vie et de mobilité respectueux de l’environnement. Il a conclu en soulignant que le développement en cours des corridors urbains constitue une démarche stratégique essentielle pour l’avenir du pays, affirmant qu’elle contribuera à améliorer la qualité de vie, à concilier modernité et nature, et à léguer aux générations futures une Éthiopie plus prospère et durable.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 12269
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 15883
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Politique
Le porte-parole du MAE, l’ambassadeur Nebiat, fait le point avec les médias sur les préparatifs des sommets UA et Italie-Afrique.
Feb 5, 2026 10
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Nebiat Getachew, a animé une conférence de presse consacrée aux dispositions générales arrêtées pour le 39ᵉ sommet de l’Union africaine et le sommet Italie-Afrique prévus la semaine prochaine.   L’ambassadeur Nebiat Getachew a annoncé que la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine se tiendra les 11 et 12 février, suivie du 39ᵉ sommet de l’UA les 14 et 15 février, tandis que le sommet Italie-Afrique est prévu pour le 13 février. Il a souligné que l’Éthiopie a achevé l’ensemble des préparatifs, tant sur le plan substantiel que logistique, mettant en avant l’importance particulière que revêtent ces rencontres pour le pays. Selon lui, grâce à la diplomatie politique, l’Éthiopie entend participer de manière active aux débats portant sur des questions stratégiques servant ses intérêts nationaux. Parallèlement, dans le cadre de la diplomatie économique, des dispositions ont été prises pour promouvoir le tourisme de conférences, notamment en réservant aux participants un accueil spécial reflétant la culture et les valeurs éthiopiennes. L’ambassadeur Nebiat a également indiqué que, comme lors des précédents sommets, 179 jeunes volontaires ont été mobilisés cette année pour le sommet de l’Union africaine, illustrant le principe selon lequel chaque citoyen est un ambassadeur de son pays. Il a précisé que cette mobilisation s’inscrit dans le cadre du programme national de volontariat des jeunes mis en place sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a en outre affirmé que les préparatifs relatifs à la logistique, au protocole et à la sécurité ont été finalisés de manière satisfaisante. Abordant le thème de la conférence de cette année, « Garantir la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », le porte-parole a rappelé que l’Éthiopie a mené de nombreuses initiatives en lien avec cette thématique. Il a mis en avant les progrès réalisés en matière de coopération dans le domaine de l’eau et réaffirmé l’engagement du pays à transformer le Cadre de coopération du bassin du Nil en une commission permanente. Il a également souligné les efforts de l’Éthiopie pour connecter les pays voisins grâce aux énergies renouvelables, promouvoir la conservation de l’eau afin de restaurer et d’améliorer les ressources hydriques, ainsi que sa contribution notable à travers l’initiative Green Legacy. Enfin, à cette occasion, il a appelé l’ensemble des Éthiopiens, et en particulier les habitants d’Addis-Abeba, à maintenir leur coopération habituelle afin d’assurer le plein succès de ces sommets.
Le président de la Commission de l’Union africaine dénonce l’assassinat présumé de Saïf al-Islam Kadhafi.
Feb 5, 2026 8
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est dit profondément préoccupé par les informations faisant état du meurtre de l’homme politique libyen Saïf al-Islam Kadhafi, survenu le 3 février 2026 dans la ville occidentale de Zintan.   Dans un communiqué diffusé mercredi, le président de la Commission de l’Union africaine a vivement dénoncé cet acte, mettant en garde contre les répercussions que de telles violences pourraient avoir sur les efforts visant à instaurer une transition politique crédible et inclusive en Libye. Saïf al-Islam Kadhafi, âgé de 53 ans et fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, aurait été tué par balles lorsque des hommes armés ont pris d’assaut son domicile à Zintan, dans l’ouest du pays, selon des sources officielles libyennes et des médias. À ce stade, peu d’informations ont été communiquées sur l’identité des assaillants ou leurs motivations. Longtemps perçu comme le successeur potentiel de son père, Saïf al-Islam Kadhafi demeurait une figure influente et controversée de la scène politique libyenne fragmentée, et avait déjà manifesté son intention de se présenter à l’élection présidentielle. Son décès intervient dans un climat marqué par une instabilité politique persistante, alors que des initiatives sont en cours pour parvenir à un règlement politique durable dans le pays. Le président de la Commission de l’UA a adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à toutes les personnes affectées par cet événement, insistant sur la nécessité de régler les différends politiques par des moyens pacifiques et conformes au droit. Mahmoud Ali Youssouf a par ailleurs exhorté les autorités libyennes à garantir le respect de l’état de droit en menant une enquête approfondie, impartiale et transparente sur cet assassinat, et en veillant à ce que les auteurs soient traduits en justice. Il a enfin appelé l’ensemble des acteurs politiques libyens à la retenue et au calme, tout en réaffirmant l’engagement constant de l’Union africaine à accompagner le peuple et les institutions libyennes dans la recherche d’une solution consensuelle, durable et pacifique à la crise politique et sécuritaire que traverse le pays depuis 2011.
Le Conseil de la société civile s’engage à soutenir activement les septièmes élections nationales.
Feb 4, 2026 44
Addis-Abeba, le 4 février 2026 (ENA) : - Le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC) a annoncé avoir finalisé de nombreux préparatifs pour garantir le bon déroulement des septièmes élections nationales en Éthiopie, dans un climat pacifique, démocratique et équitable.   S’adressant à l’ENA, le président du Conseil, Ahmed Hussein, a indiqué que les institutions de la société civile mobilisaient leurs ressources pour contribuer significativement au processus électoral à venir.   « Nous sommes prêts à jouer un rôle constructif pour que ces élections se déroulent dans le calme, la démocratie et l’équité », a-t-il déclaré.   Il a précisé que le Conseil collabore étroitement avec la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) pour mettre en place des programmes d’éducation civique et de sensibilisation du public, faciliter la tenue de débats transparents entre les partis politiques et assurer une observation indépendante des élections.   Plus de 200 organisations de la société civile se sont déjà enregistrées auprès de la NEBE et ont obtenu leurs licences d’exploitation.   Elles commenceront officiellement leurs activités dès réception de la certification officielle pour la période électorale.   Ahmed Hussein a également souligné que les récentes réformes législatives, notamment la nouvelle proclamation sur la société civile et les mécanismes institutionnels renforcés, ont considérablement élargi la participation des organisations de la société civile aux affaires publiques.   Enfin, il a rappelé que des élections démocratiques sont essentielles pour la transformation du pays, la transmission des valeurs démocratiques aux générations futures et le renforcement de la culture politique.
L’Éthiopie et la mer Rouge : un lien naturel incontournable, selon le Premier ministre Abiy
Feb 3, 2026 63
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) – L’Éthiopie et la mer Rouge sont étroitement liées et indissociables, a affirmé le Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant l’importance vitale pour le pays d’avoir un accès à cette voie maritime stratégique.   S’adressant aujourd’hui à la Chambre des représentants du peuple, il a rappelé les liens historiques et géographiques qui unissent l’Éthiopie à la mer Rouge, qu’il considère comme une relation naturelle et essentielle.   Le Premier ministre a insisté sur le fait que priver l’Éthiopie de cet accès équivaudrait à ignorer les lois de la nature, comparant ce lien à la continuité des cycles de la vie humaine.   « Avec une population d’environ 130 millions d’habitants, l’Éthiopie n’a besoin que de 50 kilomètres de côtes, un contraste frappant avec les 25 millions de personnes qui vivent sur les 5 000 kilomètres de côtes de la Somalie, de Djibouti et de l’Érythrée », a-t-il précisé.   Abiy Ahmed a souligné que la quête de l’Éthiopie pour un accès maritime n’a rien de militaire, mais repose sur la volonté d’instaurer un dialogue équitable et de favoriser une croissance partagée.   Il a évoqué des solutions possibles, telles que le partage des investissements dans le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne ou Ethiopian Airlines, et la considération d’échanges de territoires pour faciliter des négociations pacifiques.   Le Premier ministre a reconnu que les conflits passés ont ralenti le développement régional, mais il a insisté sur la possibilité de solutions amicales et constructives.   « Nous devons avancer ensemble sans nous nuire mutuellement, en respectant les accords et les règles du marché », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de l’Éthiopie à obtenir un accès légitime à la mer Rouge par des voies pacifiques.
Le Premier ministre appelle à repenser les mécanismes de paix et de résolution des conflits en Éthiopie
Feb 3, 2026 52
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) – Le Premier ministre Abiy Ahmed a insisté sur la nécessité de réviser en profondeur les mécanismes de consolidation de la paix et de règlement des conflits en Éthiopie. Selon lui, le recours historique à la force, une culture de la trahison et les inquiétudes externes liées au développement du pays expliquent en grande partie la persistance de l’instabilité.   S’adressant aux membres de la Chambre des représentants du peuple, il a rappelé que, traditionnellement, les Éthiopiens ont été habitués à résoudre les différends par la confrontation plutôt que par le dialogue, ce qui a freiné l’établissement d’une paix durable et la cohésion nationale.   Le Premier ministre a précisé que cette culture de la confrontation est profondément enracinée, parfois dès la cellule familiale, influençant les comportements politiques et sociaux et se traduisant par des conflits à l’échelle nationale.   Pour instaurer une paix durable, il a souligné qu’il fallait transformer la culture politique et les normes sociales, en privilégiant le dialogue, la confiance et la compréhension mutuelle plutôt que la coercition et la division.   Ces déclarations s’inscrivent dans le cadre des efforts continus du pays pour promouvoir la réconciliation et renforcer les institutions afin de garantir stabilité et sécurité sur le long terme.   Abiy Ahmed a également évoqué le dialogue national inclusif, soulignant que la génération actuelle a la responsabilité de construire le pays par la concertation et la participation de tous.   La Commission nationale du dialogue, a-t-il ajouté, a défini des priorités et accompli un travail significatif.   « À l’avenir, la Commission doit élargir la participation et organiser des discussions approfondies sur ces priorités, afin de formuler des propositions concrètes. Le processus a déjà montré que les Éthiopiens partagent des intérêts et des aspirations très proches », a-t-il affirmé.   Sur le plan électoral, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à organiser des élections pacifiques, équitables et inclusives.   « Aux citoyens éthiopiens, je dis : jugeons les élections sur leurs résultats. Je suis convaincu que ce Parlement offrira un espace où de nombreuses voix, diverses et variées, pourront se faire entendre », a-t-il déclaré.   Il a exprimé son espoir que les élections se déroulent sereinement et profitent à tous les acteurs impliqués.   Abiy Ahmed a également insisté sur l’importance de la participation active du peuple du Tigray à la vie politique, notant qu’il aspire à la paix et au développement.   « C’est un peuple pacifique, désireux de surmonter ses difficultés, de travailler dur et de transformer sa vie par ses propres efforts. Il veut également progresser en collaboration avec l’ensemble des Éthiopiens », a-t-il affirmé.   Le Premier ministre a toutefois souligné que jusqu’ici, le peuple du Tigré n’a pas été pleinement acteur de sa destinée ; il a souvent servi d’instrument pour d’autres. « Il est temps que le peuple du Tigré joue un rôle central.   Cela nécessite un changement de mentalité politique et que ses leaders passent d’un rôle de soutien à une position de premier plan », a-t-il ajouté.   Concernant la Corne de l’Afrique, Abiy Ahmed a rappelé que la région avait été consolidée pour prévenir sa fragmentation et rapiécée pour éviter sa désintégration. Malgré des liens culturels et linguistiques étroits, la région connaît rivalités internes et ingérences extérieures.   « La question du partage des eaux a compliqué la situation, impliquant des acteurs externes et transformant un potentiel de coopération en source de conflit », a-t-il expliqué.   Il a assuré que d’importants efforts étaient déployés pour relever ces défis et s’est déclaré confiant dans leur succès.
Le président Taye plaide pour un partenariat mondial basé sur la confiance lors du Sommet mondial des gouvernements.
Feb 3, 2026 76
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a appelé à un renouveau du partenariat mondial basé sur la confiance, soulignant que l’Afrique doit être reconnue comme un acteur central de son propre avenir face aux changements géopolitiques et à l’érosion de la confiance dans les institutions multilatérales.   S’exprimant aujourd’hui au Sommet mondial des gouvernements, il a indiqué que le continent se trouve à un moment crucial de réflexion et d’orientation stratégique, alors que les bouleversements mondiaux remettent en question l’ordre établi.   Le président a ajouté que les avancées dans les énergies renouvelables, l’intelligence artificielle et la finance numérique offrent de nouvelles opportunités pour surmonter des obstacles au développement qui persistent depuis longtemps.   « Pour l’Afrique, ces transformations constituent un signal d’alerte. Nous ne sommes pas de simples spectateurs des évolutions mondiales, mais les artisans de notre avenir et de notre destin », a-t-il affirmé.   Il a souligné que l’Afrique n’est pas passive face aux changements globaux, mettant en avant le potentiel transformateur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui vise à unifier un marché de 1,3 milliard de personnes et un PIB total dépassant 3 400 milliards de dollars.   Selon lui, la ZLECAf, initiative phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, ambitionne de supprimer 90 % des barrières tarifaires pour favoriser la création de réseaux de production régionaux.   Le président Taye a insisté sur l’importance de la connectivité continentale, citant des corridors d’infrastructures stratégiques reliant l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Afrique australe, notamment les liaisons entre l’Éthiopie et ses voisins.   « Le corridor LAPSSET reliant le Kenya, le Soudan du Sud et l’Éthiopie, ainsi que le projet récemment signé d’un investissement de plusieurs millions de dollars reliant l’Éthiopie au Soudan du Sud, constituent des piliers essentiels de la stratégie africaine de connectivité », a-t-il précisé.   Ces corridors ne sont pas de simples axes de transport, mais des artères vitales de la coopération régionale et de l’intégration économique, a-t-il souligné.   Concernant les priorités de développement de l’Éthiopie, le président a indiqué que le pays se concentre sur trois axes stratégiques : l’énergie, l’autosuffisance alimentaire et la connectivité aérienne.   Avec l’exploitation complète du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, l’Éthiopie génère désormais plus de 6 000 mégawatts d’énergie propre, a-t-il ajouté.   Il a également rappelé la transformation agricole du pays, passé d’importateur de blé à premier producteur africain, et annoncé des investissements significatifs pour améliorer la productivité, notamment dans le secteur du café.   « Notre production de café a atteint 640 000 tonnes. Nous avons planté 8,5 milliards de plants de café de haute qualité destinés au marché mondial », a-t-il précisé.   Sur le plan de l’aviation, le président a révélé que l’Éthiopie construit un aéroport international d’une valeur de 12,5 milliards de dollars, capable d’accueillir 110 millions de passagers et plus de trois millions de tonnes de fret par an, renforçant ainsi la connectivité aérienne du continent.   Malgré ces avancées, il a reconnu que l’Afrique continue de rencontrer des difficultés, notamment pour financer de grands projets d’infrastructure, en raison du manque de capitaux.   Il a souligné que l’Éthiopie renforce ses institutions financières et développe des partenariats public-privé innovants, tout en valorisant le rôle croissant du secteur privé et des entrepreneurs africains.   Le président a également insisté sur l’importance de corridors commerciaux sûrs et fiables, rappelant que le corridor de la mer Rouge est vital non seulement pour l’Éthiopie, mais pour le commerce mondial dans son ensemble.   La sécurité de ce corridor représente en effet une artère stratégique pour 12 % du commerce mondial, nécessitant un cadre de coopération efficace, impartial et exempt de pressions géopolitiques étroites.   Il a plaidé pour des partenariats basés sur la confiance et l’équité, et mis en garde contre les accords asymétriques ou les pressions incitant l’Afrique à prendre parti dans des rivalités mondiales.   « L’Afrique aspire à une coopération fondée sur des intérêts communs et le respect mutuel », a-t-il affirmé.   Le Sommet mondial des gouvernements, créé en 2013 sous l’égide de Son Altesse Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis, a pour mission de façonner les gouvernements de demain et de bâtir un futur meilleur pour l’humanité.   Depuis sa création, le Sommet a développé un modèle de collaboration internationale novateur, destiné à inspirer et accompagner la prochaine génération de dirigeants.   L’édition 2026, qui se tient à Dubaï du 3 au 5 février, réunit plus de 60 chefs d’État et de gouvernement, 500 ministres et 87 scientifiques.
Lors d'une session parlementaire, les députés ont soulevé les questions au Premier ministre Abiy sur les priorités nationales.
Feb 3, 2026 72
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) : - Les députés de la Chambre des représentants du peuple ont interpellé le Premier ministre Abiy Ahmed mardi, à l’occasion d’une séance parlementaire ordinaire consacrée à l’examen du rapport de performance du gouvernement fédéral pour le premier semestre de l’exercice budgétaire éthiopien 2018.   Lors de cette session, les élus ont abordé de nombreuses questions majeures, notamment les préparatifs des septièmes élections générales, l’état d’avancement du dialogue national ainsi que l’orientation du développement économique du pays.   Les enjeux liés à la paix et à la sécurité ont également été largement débattus, avec un accent particulier sur l’évolution récente de la situation dans la région du Tigray.   Plusieurs parlementaires ont insisté sur l’impératif d’organiser des élections générales pacifiques, inclusives et démocratiques, prévues pour le mois de juin, tout en appelant à accélérer le processus de dialogue national.   Ils ont exhorté les acteurs politiques à privilégier l’intérêt national au-delà des clivages partisans, rappelant que la polarisation politique prolongée représente un coût élevé pour la nation.   Par ailleurs, les députés ont interrogé le chef du gouvernement sur les actions menées en matière de création d’emplois, de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), de retour et de réinstallation des personnes déplacées, d’amélioration du système de santé, ainsi que sur la flambée du coût de la vie et les mesures mises en œuvre pour y faire face.   Dans le même temps, les membres de l’Assemblée ont salué le leadership du gouvernement dirigé par le Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant sa capacité à gérer des défis internes et externes sans précédent au cours des dernières années.   Ils ont également félicité l’Exécutif pour le maintien de la croissance économique et l’avancement de projets de développement stratégiques dans des secteurs clés, citant notamment l’aménagement des berges, l’expansion des infrastructures énergétiques, le développement des corridors économiques, la croissance du secteur aérien ainsi que d’autres projets d’envergure.   Selon les parlementaires, l’Éthiopie a enregistré des progrès appréciables en matière de stabilité macroéconomique malgré un contexte mondial et national marqué par de fortes pressions.   Des éloges ont aussi été exprimés concernant les avancées en diplomatie économique, le développement des infrastructures et les réalisations dans le secteur social.   Les députés ont mis en lumière des initiatives emblématiques telles que le Grand barrage de la Renaissance, l’Initiative pour un héritage vert, les efforts de transformation agricole et les programmes de développement du tourisme.   La Chambre des représentants du peuple tient actuellement sa sixième séance ordinaire dans le cadre de la dixième session de la cinquième année de son mandat, en présence du Premier ministre Abiy Ahmed.
Politique
Le porte-parole du MAE, l’ambassadeur Nebiat, fait le point avec les médias sur les préparatifs des sommets UA et Italie-Afrique.
Feb 5, 2026 10
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Nebiat Getachew, a animé une conférence de presse consacrée aux dispositions générales arrêtées pour le 39ᵉ sommet de l’Union africaine et le sommet Italie-Afrique prévus la semaine prochaine.   L’ambassadeur Nebiat Getachew a annoncé que la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine se tiendra les 11 et 12 février, suivie du 39ᵉ sommet de l’UA les 14 et 15 février, tandis que le sommet Italie-Afrique est prévu pour le 13 février. Il a souligné que l’Éthiopie a achevé l’ensemble des préparatifs, tant sur le plan substantiel que logistique, mettant en avant l’importance particulière que revêtent ces rencontres pour le pays. Selon lui, grâce à la diplomatie politique, l’Éthiopie entend participer de manière active aux débats portant sur des questions stratégiques servant ses intérêts nationaux. Parallèlement, dans le cadre de la diplomatie économique, des dispositions ont été prises pour promouvoir le tourisme de conférences, notamment en réservant aux participants un accueil spécial reflétant la culture et les valeurs éthiopiennes. L’ambassadeur Nebiat a également indiqué que, comme lors des précédents sommets, 179 jeunes volontaires ont été mobilisés cette année pour le sommet de l’Union africaine, illustrant le principe selon lequel chaque citoyen est un ambassadeur de son pays. Il a précisé que cette mobilisation s’inscrit dans le cadre du programme national de volontariat des jeunes mis en place sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a en outre affirmé que les préparatifs relatifs à la logistique, au protocole et à la sécurité ont été finalisés de manière satisfaisante. Abordant le thème de la conférence de cette année, « Garantir la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », le porte-parole a rappelé que l’Éthiopie a mené de nombreuses initiatives en lien avec cette thématique. Il a mis en avant les progrès réalisés en matière de coopération dans le domaine de l’eau et réaffirmé l’engagement du pays à transformer le Cadre de coopération du bassin du Nil en une commission permanente. Il a également souligné les efforts de l’Éthiopie pour connecter les pays voisins grâce aux énergies renouvelables, promouvoir la conservation de l’eau afin de restaurer et d’améliorer les ressources hydriques, ainsi que sa contribution notable à travers l’initiative Green Legacy. Enfin, à cette occasion, il a appelé l’ensemble des Éthiopiens, et en particulier les habitants d’Addis-Abeba, à maintenir leur coopération habituelle afin d’assurer le plein succès de ces sommets.
Le président de la Commission de l’Union africaine dénonce l’assassinat présumé de Saïf al-Islam Kadhafi.
Feb 5, 2026 8
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est dit profondément préoccupé par les informations faisant état du meurtre de l’homme politique libyen Saïf al-Islam Kadhafi, survenu le 3 février 2026 dans la ville occidentale de Zintan.   Dans un communiqué diffusé mercredi, le président de la Commission de l’Union africaine a vivement dénoncé cet acte, mettant en garde contre les répercussions que de telles violences pourraient avoir sur les efforts visant à instaurer une transition politique crédible et inclusive en Libye. Saïf al-Islam Kadhafi, âgé de 53 ans et fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, aurait été tué par balles lorsque des hommes armés ont pris d’assaut son domicile à Zintan, dans l’ouest du pays, selon des sources officielles libyennes et des médias. À ce stade, peu d’informations ont été communiquées sur l’identité des assaillants ou leurs motivations. Longtemps perçu comme le successeur potentiel de son père, Saïf al-Islam Kadhafi demeurait une figure influente et controversée de la scène politique libyenne fragmentée, et avait déjà manifesté son intention de se présenter à l’élection présidentielle. Son décès intervient dans un climat marqué par une instabilité politique persistante, alors que des initiatives sont en cours pour parvenir à un règlement politique durable dans le pays. Le président de la Commission de l’UA a adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à toutes les personnes affectées par cet événement, insistant sur la nécessité de régler les différends politiques par des moyens pacifiques et conformes au droit. Mahmoud Ali Youssouf a par ailleurs exhorté les autorités libyennes à garantir le respect de l’état de droit en menant une enquête approfondie, impartiale et transparente sur cet assassinat, et en veillant à ce que les auteurs soient traduits en justice. Il a enfin appelé l’ensemble des acteurs politiques libyens à la retenue et au calme, tout en réaffirmant l’engagement constant de l’Union africaine à accompagner le peuple et les institutions libyennes dans la recherche d’une solution consensuelle, durable et pacifique à la crise politique et sécuritaire que traverse le pays depuis 2011.
Le Conseil de la société civile s’engage à soutenir activement les septièmes élections nationales.
Feb 4, 2026 44
Addis-Abeba, le 4 février 2026 (ENA) : - Le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC) a annoncé avoir finalisé de nombreux préparatifs pour garantir le bon déroulement des septièmes élections nationales en Éthiopie, dans un climat pacifique, démocratique et équitable.   S’adressant à l’ENA, le président du Conseil, Ahmed Hussein, a indiqué que les institutions de la société civile mobilisaient leurs ressources pour contribuer significativement au processus électoral à venir.   « Nous sommes prêts à jouer un rôle constructif pour que ces élections se déroulent dans le calme, la démocratie et l’équité », a-t-il déclaré.   Il a précisé que le Conseil collabore étroitement avec la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) pour mettre en place des programmes d’éducation civique et de sensibilisation du public, faciliter la tenue de débats transparents entre les partis politiques et assurer une observation indépendante des élections.   Plus de 200 organisations de la société civile se sont déjà enregistrées auprès de la NEBE et ont obtenu leurs licences d’exploitation.   Elles commenceront officiellement leurs activités dès réception de la certification officielle pour la période électorale.   Ahmed Hussein a également souligné que les récentes réformes législatives, notamment la nouvelle proclamation sur la société civile et les mécanismes institutionnels renforcés, ont considérablement élargi la participation des organisations de la société civile aux affaires publiques.   Enfin, il a rappelé que des élections démocratiques sont essentielles pour la transformation du pays, la transmission des valeurs démocratiques aux générations futures et le renforcement de la culture politique.
L’Éthiopie et la mer Rouge : un lien naturel incontournable, selon le Premier ministre Abiy
Feb 3, 2026 63
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) – L’Éthiopie et la mer Rouge sont étroitement liées et indissociables, a affirmé le Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant l’importance vitale pour le pays d’avoir un accès à cette voie maritime stratégique.   S’adressant aujourd’hui à la Chambre des représentants du peuple, il a rappelé les liens historiques et géographiques qui unissent l’Éthiopie à la mer Rouge, qu’il considère comme une relation naturelle et essentielle.   Le Premier ministre a insisté sur le fait que priver l’Éthiopie de cet accès équivaudrait à ignorer les lois de la nature, comparant ce lien à la continuité des cycles de la vie humaine.   « Avec une population d’environ 130 millions d’habitants, l’Éthiopie n’a besoin que de 50 kilomètres de côtes, un contraste frappant avec les 25 millions de personnes qui vivent sur les 5 000 kilomètres de côtes de la Somalie, de Djibouti et de l’Érythrée », a-t-il précisé.   Abiy Ahmed a souligné que la quête de l’Éthiopie pour un accès maritime n’a rien de militaire, mais repose sur la volonté d’instaurer un dialogue équitable et de favoriser une croissance partagée.   Il a évoqué des solutions possibles, telles que le partage des investissements dans le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne ou Ethiopian Airlines, et la considération d’échanges de territoires pour faciliter des négociations pacifiques.   Le Premier ministre a reconnu que les conflits passés ont ralenti le développement régional, mais il a insisté sur la possibilité de solutions amicales et constructives.   « Nous devons avancer ensemble sans nous nuire mutuellement, en respectant les accords et les règles du marché », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de l’Éthiopie à obtenir un accès légitime à la mer Rouge par des voies pacifiques.
Le Premier ministre appelle à repenser les mécanismes de paix et de résolution des conflits en Éthiopie
Feb 3, 2026 52
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) – Le Premier ministre Abiy Ahmed a insisté sur la nécessité de réviser en profondeur les mécanismes de consolidation de la paix et de règlement des conflits en Éthiopie. Selon lui, le recours historique à la force, une culture de la trahison et les inquiétudes externes liées au développement du pays expliquent en grande partie la persistance de l’instabilité.   S’adressant aux membres de la Chambre des représentants du peuple, il a rappelé que, traditionnellement, les Éthiopiens ont été habitués à résoudre les différends par la confrontation plutôt que par le dialogue, ce qui a freiné l’établissement d’une paix durable et la cohésion nationale.   Le Premier ministre a précisé que cette culture de la confrontation est profondément enracinée, parfois dès la cellule familiale, influençant les comportements politiques et sociaux et se traduisant par des conflits à l’échelle nationale.   Pour instaurer une paix durable, il a souligné qu’il fallait transformer la culture politique et les normes sociales, en privilégiant le dialogue, la confiance et la compréhension mutuelle plutôt que la coercition et la division.   Ces déclarations s’inscrivent dans le cadre des efforts continus du pays pour promouvoir la réconciliation et renforcer les institutions afin de garantir stabilité et sécurité sur le long terme.   Abiy Ahmed a également évoqué le dialogue national inclusif, soulignant que la génération actuelle a la responsabilité de construire le pays par la concertation et la participation de tous.   La Commission nationale du dialogue, a-t-il ajouté, a défini des priorités et accompli un travail significatif.   « À l’avenir, la Commission doit élargir la participation et organiser des discussions approfondies sur ces priorités, afin de formuler des propositions concrètes. Le processus a déjà montré que les Éthiopiens partagent des intérêts et des aspirations très proches », a-t-il affirmé.   Sur le plan électoral, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à organiser des élections pacifiques, équitables et inclusives.   « Aux citoyens éthiopiens, je dis : jugeons les élections sur leurs résultats. Je suis convaincu que ce Parlement offrira un espace où de nombreuses voix, diverses et variées, pourront se faire entendre », a-t-il déclaré.   Il a exprimé son espoir que les élections se déroulent sereinement et profitent à tous les acteurs impliqués.   Abiy Ahmed a également insisté sur l’importance de la participation active du peuple du Tigray à la vie politique, notant qu’il aspire à la paix et au développement.   « C’est un peuple pacifique, désireux de surmonter ses difficultés, de travailler dur et de transformer sa vie par ses propres efforts. Il veut également progresser en collaboration avec l’ensemble des Éthiopiens », a-t-il affirmé.   Le Premier ministre a toutefois souligné que jusqu’ici, le peuple du Tigré n’a pas été pleinement acteur de sa destinée ; il a souvent servi d’instrument pour d’autres. « Il est temps que le peuple du Tigré joue un rôle central.   Cela nécessite un changement de mentalité politique et que ses leaders passent d’un rôle de soutien à une position de premier plan », a-t-il ajouté.   Concernant la Corne de l’Afrique, Abiy Ahmed a rappelé que la région avait été consolidée pour prévenir sa fragmentation et rapiécée pour éviter sa désintégration. Malgré des liens culturels et linguistiques étroits, la région connaît rivalités internes et ingérences extérieures.   « La question du partage des eaux a compliqué la situation, impliquant des acteurs externes et transformant un potentiel de coopération en source de conflit », a-t-il expliqué.   Il a assuré que d’importants efforts étaient déployés pour relever ces défis et s’est déclaré confiant dans leur succès.
Le président Taye plaide pour un partenariat mondial basé sur la confiance lors du Sommet mondial des gouvernements.
Feb 3, 2026 76
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a appelé à un renouveau du partenariat mondial basé sur la confiance, soulignant que l’Afrique doit être reconnue comme un acteur central de son propre avenir face aux changements géopolitiques et à l’érosion de la confiance dans les institutions multilatérales.   S’exprimant aujourd’hui au Sommet mondial des gouvernements, il a indiqué que le continent se trouve à un moment crucial de réflexion et d’orientation stratégique, alors que les bouleversements mondiaux remettent en question l’ordre établi.   Le président a ajouté que les avancées dans les énergies renouvelables, l’intelligence artificielle et la finance numérique offrent de nouvelles opportunités pour surmonter des obstacles au développement qui persistent depuis longtemps.   « Pour l’Afrique, ces transformations constituent un signal d’alerte. Nous ne sommes pas de simples spectateurs des évolutions mondiales, mais les artisans de notre avenir et de notre destin », a-t-il affirmé.   Il a souligné que l’Afrique n’est pas passive face aux changements globaux, mettant en avant le potentiel transformateur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui vise à unifier un marché de 1,3 milliard de personnes et un PIB total dépassant 3 400 milliards de dollars.   Selon lui, la ZLECAf, initiative phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, ambitionne de supprimer 90 % des barrières tarifaires pour favoriser la création de réseaux de production régionaux.   Le président Taye a insisté sur l’importance de la connectivité continentale, citant des corridors d’infrastructures stratégiques reliant l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Afrique australe, notamment les liaisons entre l’Éthiopie et ses voisins.   « Le corridor LAPSSET reliant le Kenya, le Soudan du Sud et l’Éthiopie, ainsi que le projet récemment signé d’un investissement de plusieurs millions de dollars reliant l’Éthiopie au Soudan du Sud, constituent des piliers essentiels de la stratégie africaine de connectivité », a-t-il précisé.   Ces corridors ne sont pas de simples axes de transport, mais des artères vitales de la coopération régionale et de l’intégration économique, a-t-il souligné.   Concernant les priorités de développement de l’Éthiopie, le président a indiqué que le pays se concentre sur trois axes stratégiques : l’énergie, l’autosuffisance alimentaire et la connectivité aérienne.   Avec l’exploitation complète du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, l’Éthiopie génère désormais plus de 6 000 mégawatts d’énergie propre, a-t-il ajouté.   Il a également rappelé la transformation agricole du pays, passé d’importateur de blé à premier producteur africain, et annoncé des investissements significatifs pour améliorer la productivité, notamment dans le secteur du café.   « Notre production de café a atteint 640 000 tonnes. Nous avons planté 8,5 milliards de plants de café de haute qualité destinés au marché mondial », a-t-il précisé.   Sur le plan de l’aviation, le président a révélé que l’Éthiopie construit un aéroport international d’une valeur de 12,5 milliards de dollars, capable d’accueillir 110 millions de passagers et plus de trois millions de tonnes de fret par an, renforçant ainsi la connectivité aérienne du continent.   Malgré ces avancées, il a reconnu que l’Afrique continue de rencontrer des difficultés, notamment pour financer de grands projets d’infrastructure, en raison du manque de capitaux.   Il a souligné que l’Éthiopie renforce ses institutions financières et développe des partenariats public-privé innovants, tout en valorisant le rôle croissant du secteur privé et des entrepreneurs africains.   Le président a également insisté sur l’importance de corridors commerciaux sûrs et fiables, rappelant que le corridor de la mer Rouge est vital non seulement pour l’Éthiopie, mais pour le commerce mondial dans son ensemble.   La sécurité de ce corridor représente en effet une artère stratégique pour 12 % du commerce mondial, nécessitant un cadre de coopération efficace, impartial et exempt de pressions géopolitiques étroites.   Il a plaidé pour des partenariats basés sur la confiance et l’équité, et mis en garde contre les accords asymétriques ou les pressions incitant l’Afrique à prendre parti dans des rivalités mondiales.   « L’Afrique aspire à une coopération fondée sur des intérêts communs et le respect mutuel », a-t-il affirmé.   Le Sommet mondial des gouvernements, créé en 2013 sous l’égide de Son Altesse Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis, a pour mission de façonner les gouvernements de demain et de bâtir un futur meilleur pour l’humanité.   Depuis sa création, le Sommet a développé un modèle de collaboration internationale novateur, destiné à inspirer et accompagner la prochaine génération de dirigeants.   L’édition 2026, qui se tient à Dubaï du 3 au 5 février, réunit plus de 60 chefs d’État et de gouvernement, 500 ministres et 87 scientifiques.
Lors d'une session parlementaire, les députés ont soulevé les questions au Premier ministre Abiy sur les priorités nationales.
Feb 3, 2026 72
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) : - Les députés de la Chambre des représentants du peuple ont interpellé le Premier ministre Abiy Ahmed mardi, à l’occasion d’une séance parlementaire ordinaire consacrée à l’examen du rapport de performance du gouvernement fédéral pour le premier semestre de l’exercice budgétaire éthiopien 2018.   Lors de cette session, les élus ont abordé de nombreuses questions majeures, notamment les préparatifs des septièmes élections générales, l’état d’avancement du dialogue national ainsi que l’orientation du développement économique du pays.   Les enjeux liés à la paix et à la sécurité ont également été largement débattus, avec un accent particulier sur l’évolution récente de la situation dans la région du Tigray.   Plusieurs parlementaires ont insisté sur l’impératif d’organiser des élections générales pacifiques, inclusives et démocratiques, prévues pour le mois de juin, tout en appelant à accélérer le processus de dialogue national.   Ils ont exhorté les acteurs politiques à privilégier l’intérêt national au-delà des clivages partisans, rappelant que la polarisation politique prolongée représente un coût élevé pour la nation.   Par ailleurs, les députés ont interrogé le chef du gouvernement sur les actions menées en matière de création d’emplois, de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), de retour et de réinstallation des personnes déplacées, d’amélioration du système de santé, ainsi que sur la flambée du coût de la vie et les mesures mises en œuvre pour y faire face.   Dans le même temps, les membres de l’Assemblée ont salué le leadership du gouvernement dirigé par le Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant sa capacité à gérer des défis internes et externes sans précédent au cours des dernières années.   Ils ont également félicité l’Exécutif pour le maintien de la croissance économique et l’avancement de projets de développement stratégiques dans des secteurs clés, citant notamment l’aménagement des berges, l’expansion des infrastructures énergétiques, le développement des corridors économiques, la croissance du secteur aérien ainsi que d’autres projets d’envergure.   Selon les parlementaires, l’Éthiopie a enregistré des progrès appréciables en matière de stabilité macroéconomique malgré un contexte mondial et national marqué par de fortes pressions.   Des éloges ont aussi été exprimés concernant les avancées en diplomatie économique, le développement des infrastructures et les réalisations dans le secteur social.   Les députés ont mis en lumière des initiatives emblématiques telles que le Grand barrage de la Renaissance, l’Initiative pour un héritage vert, les efforts de transformation agricole et les programmes de développement du tourisme.   La Chambre des représentants du peuple tient actuellement sa sixième séance ordinaire dans le cadre de la dixième session de la cinquième année de son mandat, en présence du Premier ministre Abiy Ahmed.
Social
Le Premier ministre Abiy confirme le soutien du gouvernement au retour des personnes déplacées.
Feb 3, 2026 53
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) – Le gouvernement fédéral demeure résolu à faciliter le retour des personnes déplacées internes (PDI) dans le nord de l’Éthiopie, a déclaré aujourd’hui le Premier ministre Abiy Ahmed.   Lors d’une séance de questions à la Chambre des représentants du peuple, il a rappelé que tous les Éthiopiens ont le droit de circuler librement et de choisir leur lieu de résidence.   « Chaque citoyen est libre de déterminer où il souhaite vivre ; ce droit est garanti par la Constitution », a affirmé le Premier ministre.   Saluant l’Accord de Pretoria, conclu pour mettre fin au conflit au Tigray et qualifié d’« excellente solution », Abiy Ahmed a insisté sur le respect strict de ses dispositions.   Conformément à cet accord, les services essentiels tels que les télécommunications, le transport aérien, les banques, l’électricité et les budgets ont été rétablis dans la région.   Le Premier ministre a critiqué ceux qui exploitent les déplacements de population à des fins politiques, les comparant à des agriculteurs qui sèment volontairement le trouble en attendant leurs récoltes.   « Certains créent des difficultés pour ensuite réclamer de l’aide, prétendant qu’il serait impossible de revenir à la situation d’avant. Ils utilisent la souffrance des déplacés pour servir leurs intérêts », a-t-il dénoncé.   Concernant le différend territorial autour de Wolkait, revendiqué par les communautés amhara et tigréenne, Abiy Ahmed a souligné que cette situation prive les habitants des ressources budgétaires auxquelles ils ont droit et aggrave leurs difficultés.   Il a appelé les « peuples frères » à résoudre pacifiquement leurs divergences.   Le Premier ministre a promis un soutien complet aux populations retournant à Wolkait, à l’image de l’aide apportée dans des zones telles que Tselemet, Raya et Ilubabor.   « Permettons à nos concitoyens de regagner leurs villages, aidons les déplacés à rentrer chez eux et engageons un dialogue politique constructif. Aucune communauté ne doit souffrir à cause de son origine ethnique », a-t-il ajouté.   Abiy Ahmed a également rappelé que le peuple du Tigray aspire à la paix et au développement, et qu’il souhaite sortir de la période de confusion actuelle pour améliorer ses conditions de vie grâce au travail.   Il a invité les habitants du Tigray à se détourner des manœuvres politiques et à imaginer une Mekele transformée, capable de rivaliser avec des villes comme Jigjiga ou Bahir Dar, voire de devenir une nouvelle Addis-Abeba.   « Chaque ville reçoit un soutien équitable, mais sans idées nouvelles, le progrès restera limité », a-t-il précisé.   Enfin, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de responsabiliser la population du Tigray afin qu’elle devienne actrice de son propre destin. « Si nous restons campés sur nos positions, nous risquons de tout perdre », a-t-il conclu.
Le Mémorial de la Victoire d’Adwa, emblème majeur du patrimoine national éthiopien, accueille chaque année de nombreux visiteurs
Feb 1, 2026 75
Addis-Abeba, le 1er février 2026 (ENA) : - Chargé de mémoire et de fierté, le Mémorial de la Victoire d’Adwa continue de rassembler des milliers de personnes, témoignant de la résistance historique de l’Éthiopie face au colonialisme et de la résilience de la nation.   Site emblématique de la mémoire nationale, le Mémorial de la Victoire d’Adwa rend hommage à la bataille historique de 1896, au cours de laquelle les forces éthiopiennes infligèrent une défaite décisive aux troupes italiennes, sauvegardant ainsi la souveraineté du pays et devenant une source d’inspiration pour les peuples opprimés à travers le monde. S’exprimant auprès de l’ENA, Yoseph Beka, directeur général du mémorial, a indiqué que plus de 350 000 visiteurs, éthiopiens comme étrangers, ont fréquenté le site au cours des six derniers mois. Il a souligné que le mémorial ne se limite pas à sa valeur historique, mais constitue également un espace de recueillement, de transmission et d’apprentissage. Il a mis en avant la profonde fierté nationale suscitée par les sacrifices consentis par les ancêtres éthiopiens, une fierté qui dépasse largement les frontières du pays et trouve un écho auprès des communautés noires du monde entier. À une époque où la majeure partie du continent africain subissait la domination coloniale, la victoire d’Adwa a permis à l’Éthiopie de préserver son indépendance, faisant du pays un symbole universel de résistance, de dignité et d’autodétermination pour les peuples africains et noirs. La bataille d’Adwa a rassemblé des Éthiopiens issus de toutes les régions et de tous les horizons sous la conduite de l’empereur Ménélik II et de l’impératrice Taytu Betul, léguant un héritage d’unité et de courage qui continue d’inspirer les générations actuelles et futures. Selon Yoseph Beka, le sacrifice consenti pour défendre l’honneur et l’indépendance nationale demeure une source de fierté profonde, non seulement pour les Éthiopiens, mais également pour les peuples noirs ayant subi l’oppression coloniale. Commémorée chaque année, la victoire d’Adwa est reconnue comme l’un des plus grands triomphes des peuples noirs face à l’agression coloniale, témoignant de son importance historique et symbolique durable. Implanté au cœur d’Addis-Abeba, le mémorial a été conçu pour préserver et transmettre l’héritage d’héroïsme, d’unité et de patriotisme incarné par les peuples d’Adwa, tout en contribuant à renforcer la compréhension du prix de l’unité nationale et à encourager l’engagement citoyen. Yoseph a décrit le mémorial comme un hommage vivant à la lutte des ancêtres éthiopiens, aidant les générations présentes et futures à s’approprier l’histoire d’Adwa et à construire un récit national commun. Il a également souligné l’importance touristique du site, notant que plus de 10 000 visiteurs récents étaient des adolescents, un indicateur fort de l’éveil de la conscience historique et de l’affirmation de l’identité collective chez les jeunes. « Le Mémorial de la Victoire d’Adwa raconte notre histoire commune, nourrit nos aspirations pour l’avenir et constitue le socle de notre récit national », a-t-il déclaré, appelant la génération actuelle à contribuer durablement au développement du pays, à l’image des héros d’Adwa. Les membres de la diaspora éthiopienne ont eux aussi exprimé leur reconnaissance, affirmant que le mémorial illustre avec force les sacrifices consentis pour l’unité et la souveraineté nationales. Kia Yadene, Éthiopienne née en Italie, a souligné que le mémorial retrace avec éloquence la lutte héroïque des patriotes éthiopiens et porte un message d’espoir et de courage pour les Éthiopiens et les peuples noirs du monde entier. De son côté, Azeb Yadene, Éthiopienne résidant en Californie, a confié lors de sa première visite que le site l’avait profondément marquée, rappelant que le mémorial, inauguré il y a deux ans, honore les Éthiopiens qui refusèrent de se soumettre au colonialisme. Elle a ajouté que leurs sacrifices ont constitué une source majeure d’inspiration pour l’Éthiopie et pour l’Afrique dans son ensemble, envoyant un message fort au monde, et a souligné l’importance du mémorial dans la transmission de l’histoire d’Adwa aux générations futures.
La participation de la diaspora dynamise le dialogue national éthiopien : Service de la diaspora éthiopienne
Jan 30, 2026 97
Addis-Abeba, le 30 janvier 2026 (ENA) : - Le Service de la diaspora éthiopienne (EDS) a indiqué que l’implication active des Éthiopiens vivant à l’étranger contribue de manière significative au renforcement du processus de dialogue national, notamment à travers leur participation aux forums de consultation et à l’élaboration de l’agenda national.   Selon l’EDS, les membres de la diaspora et les citoyens d’origine éthiopienne ont joué un rôle majeur en prenant part aux échanges sur les enjeux nationaux et en soumettant des propositions traduisant les préoccupations partagées ainsi que les aspirations communes du peuple éthiopien.   Le processus de dialogue national se poursuit actuellement dans l’ensemble des régions et des administrations municipales du pays, tout en s’étendant aux communautés éthiopiennes établies à l’étranger, dans le cadre des préparatifs de la grande conférence nationale de consultation.   À cet effet, des forums consacrés à la définition de l’agenda et à la participation de la diaspora ont été organisés avec succès en Afrique du Sud, en Amérique du Nord, au Canada, aux Émirats arabes unis, en Suède et au Royaume-Uni.   Ces rencontres ont permis aux participants d’examiner les principales questions d’intérêt national, de transmettre leurs recommandations à la Commission du dialogue national et d’élire leurs représentants pour la phase suivante du processus.   S’exprimant auprès de l’ENA, l’ambassadeur Fitsum Arega, directeur général du Service de la diaspora éthiopienne, a affirmé que les Éthiopiens de l’étranger apportent une contribution constructive au développement national et jouent un rôle actif dans les consultations en cours.   Il a précisé que ces forums ont facilité l’identification des priorités nationales et la désignation des délégués appelés à participer à la principale conférence de consultation, ajoutant que les résultats des délibérations ont été officiellement soumis à la Commission.   De son côté, Helen Befekadu, vice-présidente de la communauté éthiopienne de Birmingham, au Royaume-Uni, a estimé que la consultation nationale se déroule à un moment charnière de l’histoire du pays et offre aux Éthiopiens une occasion déterminante de participer à la construction de l’avenir national.   Elle a souligné que de nombreux pays ont surmonté leurs différends politiques grâce à des processus de dialogue inclusifs, jetant ainsi les bases d’États solides et propices au développement.   Insistant sur l’importance du consensus national, elle a affirmé que l’unité dans la diversité demeure un pilier essentiel pour l’édification d’un État durable.   Selon elle, le forum participatif et de définition de l’agenda tenu au Royaume-Uni a permis de formuler des idées pertinentes susceptibles de contribuer positivement à l’avenir de l’Éthiopie.   Les Éthiopiens établis au Royaume-Uni ont, à cette occasion, présenté des propositions concrètes visant à renforcer la construction de l’État et à privilégier le règlement des différends par des moyens pacifiques et dialogués.   « La consultation nationale constitue une opportunité majeure pour résoudre les divergences dans un cadre civilisé et renouveler l’esprit de la seconde victoire d’Adoua », a-t-elle déclaré.   La Commission nationale de dialogue éthiopienne est désormais engagée dans la phase de définition de l’ordre du jour et de mobilisation des ressources, préparant ainsi la tenue de la conférence nationale de consultation, avec la poursuite de l’implication des parties prenantes dans les régions, les administrations municipales et au sein de la diaspora.
L’Éthiopie engage un programme de 6,5 millions d’euros pour sécuriser les migrations de travail.
Jan 30, 2026 95
Addis-Abeba, le 30 janvier 2026 (ENA) – L’Éthiopie, en collaboration avec l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale du travail (OIT), a officiellement lancé un programme doté de 6,5 millions d’euros destiné à promouvoir des migrations de main-d’œuvre interrégionales sûres, régulières et organisées.   Baptisée « Renforcement de la coopération interrégionale pour des migrations de main-d’œuvre sûres, régulières et ordonnées », cette initiative vise à consolider les mécanismes de gouvernance des migrations et à garantir la protection des droits des travailleurs éthiopiens à toutes les étapes du processus migratoire.   Le projet réunit les autorités éthiopiennes, l’UE et l’OIT autour d’un cadre commun destiné à améliorer la cohérence des politiques, renforcer les systèmes institutionnels et offrir une meilleure protection aux travailleurs migrants.   Mis en œuvre par l’OIT avec un financement de l’Union européenne pour une durée de quatre ans, le programme entend améliorer la gestion des migrations de travail dans un contexte où l’emploi à l’étranger demeure une source majeure de revenus pour de nombreux Éthiopiens et un levier important du développement économique national.   S’exprimant lors de la cérémonie de lancement, le directeur du Bureau international du Travail (BIT) en Éthiopie, Khumbula Ndaba, a rappelé que la gouvernance des migrations de main-d’œuvre constitue un domaine complexe, impliquant de multiples acteurs institutionnels, des politiques transversales et des dynamiques transfrontalières.   Tout en saluant les avancées réalisées par l’Éthiopie dans l’adoption de cadres politiques visant à protéger les travailleurs migrants et à encourager des voies de migration sûres, il a relevé que plusieurs défis persistent, notamment l’accès limité aux canaux réguliers, le décalage entre les compétences disponibles et les besoins des marchés du travail de destination, ainsi que l’insuffisance des services d’information et de protection.   « Les enjeux liés aux migrations ne peuvent être résolus par des actions isolées ; ils nécessitent des réponses coordonnées, fondées sur des données fiables et portées par des institutions solides », a souligné M. Ndaba.   Il a précisé que le nouveau projet adopte une approche globale visant à renforcer les structures de gouvernance et les capacités institutionnelles aux niveaux fédéral et régional, tout en promouvant une gestion des migrations de travail respectueuse des droits humains et sensible au genre.   Les priorités du programme incluent le renforcement des capacités institutionnelles, le développement et la reconnaissance des compétences, l’amélioration de l’accès à une information fiable et à des services de protection, ainsi que la promotion de pratiques de recrutement équitables à travers des cadres réglementaires opérationnels et transparents afin de prévenir l’exploitation.   Selon Ndaba, cette initiative quadriennale marque une étape déterminante vers l’établissement d’un système durable de gouvernance des migrations de main-d’œuvre, aligné sur les engagements internationaux de l’Éthiopie.   De son côté, Berhanu Aleka, chef de projet des systèmes d’information sur le marché du travail au ministère du Travail et des Compétences, a indiqué que le gouvernement avait renforcé ses actions en faveur de l’emploi des migrants dans le cadre des réformes en cours.   Il a souligné que le programme contribuera de manière significative à relever les défis auxquels sont confrontés les migrants, notamment ceux liés à la traite des êtres humains, tout en remerciant l’Union européenne et l’OIT pour leur appui constant et leur partenariat durable.   Pour sa part, Lubomira Mieresova, chargée de programme Migration et Création d’emplois à la Délégation de l’UE en Éthiopie, a affirmé que ce projet constitue un instrument clé pour promouvoir des migrations de travail sûres, régulières et ordonnées depuis l’Éthiopie.   Réitérant l’engagement de longue date de l’UE en faveur d’une gouvernance des migrations de travail fondée sur des données probantes et des bénéfices partagés, elle a souligné qu’une migration bien gérée peut devenir un puissant moteur de développement pour les migrants, leurs pays d’origine et de destination.   Elle a également mis en avant le fort potentiel humain de l’Éthiopie, notant qu’environ deux millions de jeunes intègrent chaque année le marché du travail.   Reconnaissant les progrès notables accomplis par le gouvernement éthiopien en matière de gouvernance des migrations de travail, Mme Mieresova a indiqué que le projet s’appuie sur les réformes existantes, les structures institutionnelles en place et les engagements politiques déjà pris.   S’appuyant sur des expériences régionales antérieures, notamment le Programme pour une meilleure gestion régionale des migrations financé par le Royaume-Uni, elle a insisté sur l’importance de la coopération régionale, de la coordination interministérielle et du dialogue avec les pays de destination.   Les enseignements tirés de ces initiatives ont contribué à façonner le nouveau programme, en particulier dans les domaines du recrutement équitable, des mécanismes de protection et de l’élaboration de politiques fondées sur les données.   Mieresova a enfin rappelé que la migration irrégulière ne doit pas constituer l’unique option pour les individus, soulignant les risques élevés qu’elle comporte, notamment l’exploitation et le travail forcé, susceptibles de survenir à différentes étapes du parcours migratoire.
Économie
Selon le Premier ministre Abiy, les réformes du secteur financier produisent des résultats quantifiables.
Feb 5, 2026 7
Addis-Abeba, le 5 fevrier 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a indiqué que les réformes en cours dans le secteur financier éthiopien produisent des résultats concrets et mesurables, soulignant les progrès notables enregistrés ces six derniers mois en matière de liquidités, d’épargne et de crédit au secteur privé.   Intervenant mardi devant les membres de la Chambre des représentants du peuple à l’occasion de la présentation du rapport semestriel du gouvernement, le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que les vastes réformes engagées pour moderniser le système financier commencent à produire des effets transformateurs sur l’ensemble de l’économie. Il a souligné que les mesures mises en œuvre dans le cadre de la réforme du secteur financier génèrent désormais des résultats concrets et vérifiables. Ces réformes s’inscrivent dans un programme global de transformation macroéconomique et financière lancé ces dernières années, visant à moderniser le système financier éthiopien, à consolider la stabilité macroéconomique et à stimuler une croissance portée par le secteur privé. Parmi les principales initiatives figurent la libéralisation du régime de change, l’adoption de taux de change fondés sur le marché, l’assouplissement des contrôles des devises, ainsi que la modernisation de la politique monétaire à travers l’introduction d’un taux directeur de la banque centrale et d’opérations d’open market. Le programme de réformes a également conduit à une révision de la législation bancaire afin d’améliorer la gouvernance et la concurrence, à l’expansion des services financiers numériques et inclusifs, au renforcement des cadres réglementaires et de supervision, ainsi qu’à l’ouverture du secteur bancaire aux établissements étrangers pour la première fois dans l’histoire du pays. Selon les données officielles, ces efforts ont permis d’enregistrer des progrès significatifs, notamment une hausse d’environ 40 % des dépôts bancaires et une croissance de plus de 20 % du crédit intérieur, parallèlement à une amélioration des entrées de devises et à une expansion rapide des services financiers numériques. Le Premier ministre a également indiqué que les banques peuvent désormais effectuer entre elles des transactions en espèces et en devises étrangères. À ce titre, plus d’un demi-billion de birrs auraient été échangés sur le marché interbancaire au cours des six derniers mois, une évolution qu’il a qualifiée de nouvelle source majeure de financement pour l’économie. Il a ajouté que la masse monétaire a progressé de plus de 10 % sur la période, tandis que l’épargne nationale a enregistré une hausse de plus de 44 %. Les recouvrements de prêts ont augmenté de 68 % par rapport à l’année précédente, et les nouveaux prêts ont connu une croissance de 123 %. Le volume total des prêts accordés a lui aussi progressé de 123 % en glissement annuel, près de 90 % étant destinés au secteur privé, une dynamique que le Premier ministre attribue à la confiance accrue dans le système financier. S’agissant de l’ouverture du secteur aux banques étrangères, Abiy Ahmed a estimé qu’elle favorisera l’afflux de capitaux et l’introduction de technologies modernes, contribuant ainsi au renforcement du secteur financier et de l’économie nationale. Il a rappelé que les banques nationales ne représentent actuellement que 5 à 7 % de l’économie, d’où la nécessité d’une participation étrangère pour stimuler la concurrence et l’innovation. Il a toutefois rassuré les parlementaires en précisant que des mécanismes de protection sont en place pour préserver les institutions locales, notamment une limitation de la participation étrangère à 49 %. Le Premier ministre a conclu en affirmant que les réformes en cours permettront de renforcer durablement la capacité financière de l’Éthiopie et d’élargir les opportunités pour les citoyens comme pour le secteur privé.
L’Éthiopie et la Chine consolident leur partenariat en matière de développement à travers un nouvel accord de subvention.
Feb 4, 2026 65
Addis-Abeba, le 4 fevrier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la Chine ont renforcé leur partenariat historique en matière de développement à l’issue d’une réunion bilatérale de haut niveau tenue mardi entre le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, et l’ambassadeur de Chine en Éthiopie, Chen Hai.   Lors de cette rencontre, les deux parties ont paraphé un accord de subvention dédié à la coopération au développement et ont échangé sur les axes actuels ainsi que les perspectives futures de collaboration entre l’Éthiopie et la Chine. À cette occasion, le ministre Ahmed Shide a exprimé la profonde reconnaissance de l’Éthiopie au gouvernement chinois pour son appui constant, notamment à travers le financement de projets publics et les investissements directs étrangers. Il a réitéré la détermination du pays à consolider ce partenariat historique et a plaidé en faveur d’un renforcement de la coopération, en particulier pour le financement des priorités nationales de développement, dont le nouveau projet d’aéroport international éthiopien. De son côté, l’ambassadeur Chen Hai a réaffirmé l’engagement de la Chine à accompagner l’agenda de développement de l’Éthiopie.   Il a souligné la poursuite de la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le projet de modèle souverain d’intelligence artificielle et d’applications, les travaux complémentaires liés au chemin de fer Ethio-Djibouti, ainsi que la collaboration continue dans le cadre de l’Accord global sur le développement et le partenariat économique pour l’Afrique (CADEPA). À l’issue de la réunion, les deux parties ont procédé à la signature d’un accord de subvention d’un montant de 200 millions de RMB, destiné à financer des projets de développement « petits mais beaux », visant des résultats rapides, concrets et des retombées directes au bénéfice de la population éthiopienne.
Le ministre éthiopien des Finances rencontre la vice-présidente de la Banque mondiale pour consolider le partenariat stratégique
Feb 3, 2026 60
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) – Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a eu aujourd’hui un entretien avec Gallina Vincelette, vice-présidente de la Banque mondiale chargée des politiques opérationnelles et du soutien aux pays, dans le but de promouvoir un nouveau cadre de partenariat pays et de renforcer le partenariat stratégique de longue date entre l’Éthiopie et l’institution financière internationale.   Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération et l’alignement des futurs projets avec les priorités nationales de développement et de réforme de l’Éthiopie, conformément au nouveau Cadre d’engagement pays de la Banque mondiale.   Dans un communiqué transmis à l’ENA, le ministère des Finances a précisé que les deux parties ont échangé leurs points de vue sur la manière dont ce cadre pourrait soutenir plus efficacement les objectifs de développement du pays grâce à une approche sélective et orientée vers les résultats.   Le ministre Ahmed Shide a salué cette nouvelle approche, estimant que l’accent mis sur l’impact et les résultats constitue une opportunité majeure pour accroître l’efficacité du partenariat.   De son côté, Gallina Vincelette a félicité l’Éthiopie pour ses efforts de réforme et sa gestion économique rigoureuse, réaffirmant l’engagement de la Banque mondiale à soutenir un partenariat solide et tourné vers l’avenir, axé sur des résultats transformateurs.   Les deux parties ont également souligné l’importance d’un processus collaboratif et inclusif pour la mise en œuvre du nouveau Cadre de partenariat pays.
L’Éthiopie et la Banque européenne d'investissement ont conclu un accord de prêt de 110 millions d’euros pour le développement rural.
Feb 3, 2026 61
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont officialisé la conclusion d’un prêt d’un montant de 110 millions d’euros destiné à appuyer la mise en œuvre du Projet de financement et de développement rural.   Cette initiative a pour objectif d’élargir l’accès aux services financiers au profit des micro-entreprises et des petites entreprises, en vue de favoriser des pratiques agricoles et économiques durables à l’échelle nationale.   Les ressources financières seront acheminées par la Banque de développement d’Éthiopie vers les institutions financières opérant en milieu rural, notamment les institutions de microfinance et les coopératives.   Le projet bénéficie par ailleurs d’un cofinancement en cours du Fonds international de développement agricole (FIDA), comprenant une subvention de 35,1 millions de dollars et un prêt de 4,8 millions de dollars, ainsi que d’un appui complémentaire de l’Union européenne (UE).   Ce soutien de l’UE prend la forme d’une subvention d’assistance technique de 8,5 millions d’euros et d’une autre subvention de 8,26 millions d’euros, mises en œuvre par le FIDA.   D’après le ministère des Finances, la conclusion de cet accord marque une nouvelle étape dans le renforcement du partenariat durable entre l’Éthiopie et la Banque européenne d’investissement.   L’accord a été signé par le ministre des Finances, Ahmed Shide, et Diederick Zambon, chef de la division du secteur public de la Banque mondiale.
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Technologie
L’Éthiopie annonce l’ouverture de sa première université dédiée à l’intelligence artificielle dès l’an prochain.
Feb 3, 2026 62
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé que la première université d’intelligence artificielle (IA) d’Éthiopie entamera ses activités l’an prochain, marquant une avancée majeure dans les domaines de la technologie, de l’éducation et de l’innovation.   S’exprimant devant la Chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a indiqué que le développement de l’intelligence artificielle constitue désormais un axe central du programme national de réformes, à travers des investissements soutenus dans les technologies, les compétences numériques et l’innovation, afin de renforcer la compétitivité mondiale du pays.   Il a souligné que, bien que l’IA ne soit pas encore pleinement intégrée aux priorités de nombreux pays africains et d’autres régions du monde, l’Éthiopie a pris des mesures anticipées pour institutionnaliser ce secteur stratégique et se préparer aux exigences d’un environnement international de plus en plus concurrentiel.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a précisé que l’autonomisation des jeunes figure au cœur de cette vision, la technologie ayant été érigée au rang de l’un des cinq piliers de la croissance économique nationale, en tant qu’investissement clé pour l’avenir.   Il a également révélé que la construction d’une université d’IA de grande envergure, présentée comme la deuxième plus importante au monde, progresse rapidement et devrait être achevée dans les prochains mois, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans les efforts de transformation nationale.   Établissant un parallèle avec les réussites nationales antérieures, notamment la montée en puissance d’Ethiopian Airlines, le Premier ministre a indiqué que cette université devrait devenir un catalyseur d’innovation et d’opportunités pour les jeunes Éthiopiens.   Il a par ailleurs mis en avant l’initiative « Cinq millions de codeurs », visant à doter la jeunesse de compétences numériques de pointe, précisant que trois millions de jeunes ont déjà été formés.   Selon le Premier ministre, ces initiatives combinées aux investissements dans l’éducation et les technologies numériques devraient engendrer une transformation structurelle durable et renforcer la place de l’Éthiopie dans l’économie numérique mondiale.
L’IEIA et le SRF concluent un partenariat stratégique pour renforcer la lutte contre la criminalité financière grâce à l’IA.
Jan 27, 2026 121
Addis-Abeba, le 27 janvier 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien d’intelligence artificielle (EAII) a signé un accord de coopération avec le Service de renseignement financier (FIS) en vue de concevoir un système d’intelligence artificielle dédié à la prévention et à la détection du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme.   L’accord a été paraphé ce jour par le directeur général de l’EAII, Worku Gachena, et le directeur général du FIS, Muluken Amare. Le projet, qui sera réalisé sur une période de 52 semaines, vise à renforcer les capacités opérationnelles du FIS dans l’identification des risques et menaces financières.   À l'occasion, Worku Gachena a réitéré l’engagement de son institution à développer, dans les délais prévus, une solution conforme aux normes et aux meilleures pratiques internationales.   Il a souligné que l’intégration de l’intelligence artificielle aux activités du FIS permettra d’améliorer significativement l’analyse et le suivi des transactions financières.   Il a également indiqué que le développement d’un système d’IA local contribuera à la protection du système financier national, tout en appuyant les efforts régionaux et internationaux en matière de sécurité financière.   Pour sa part, Muluken Amare a mis en avant le rôle crucial de l’intelligence artificielle dans l’analyse des mégadonnées et la lutte contre les flux financiers illicites, en particulier le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.   Selon lui, le nouveau système reposera sur des techniques avancées d’analyse de données afin de détecter les schémas suspects et de permettre une réaction rapide face aux menaces potentielles.   L'accord marque une avancée importante dans l’exploitation des technologies d’IA pour renforcer la sécurité financière et faire face à la sophistication croissante de la criminalité financière, a conclu Muluken Amare.
Un atelier éthiopien-israélien sur la cybersécurité met en avant l’urgence de consolider les systèmes de défense numérique.
Jan 22, 2026 264
Addis-Abeba, le 22 janvier 2026 (ENA) : - Les cybermenaces alimentées par l’intelligence artificielle et les moyens de consolider les systèmes de défense numérique ont été largement examinés lors d’un atelier sur la cybersécurité organisé aujourd’hui à Addis-Abeba.   Placée sous le thème « Tendances et évolutions de la cybersécurité : l’Éthiopie dans le contexte mondial », la rencontre a réuni des spécialistes nationaux et internationaux, ainsi que des représentants d’institutions publiques et d’organisations non gouvernementales.   S’exprimant à cette occasion, le ministre d’État à l’Innovation et à la Technologie, Muluken Kere, a indiqué que la cybersécurité constitue l’un des axes prioritaires de la stratégie nationale « Numérique 2030 », récemment lancée, à mesure que l’Éthiopie s’engage dans de nouveaux domaines de l’économie numérique.   Il a rappelé que le pays avait déjà mené à bien la stratégie « Numérique 2025 », avant d’initier un nouveau cadre visant à renforcer la société, stimuler la croissance économique et améliorer la compétitivité internationale.   Selon le ministre d’État, la mise en place d’un environnement numérique sûr demeure indispensable à l’édification d’une économie numérique solide.   Il a également souligné que la coopération de l’Éthiopie en matière de cybersécurité, aux niveaux international et régional, s’est intensifiée, cet atelier illustrant concrètement ces efforts de partenariat.   Pour sa part, l’ambassadeur d’Israël en Éthiopie, Avraham Neguise, a affirmé que la cybersécurité dépasse désormais le cadre technique pour devenir un enjeu stratégique majeur.   Alors que l’Éthiopie accélère sa transformation numérique, la protection des données, des systèmes et des infrastructures numériques revêt une importance cruciale, a-t-il souligné, insistant sur la responsabilité collective et la nécessité d’une coopération transfrontalière.   Le président de l’Association éthiopienne de cybersécurité, Berhanu Beyene, a mis en avant l’importance des partenariats avec des pays disposant d’une expertise technologique avancée, tandis que l’expert israélien Andrew Pelled a averti que les cybermenaces basées sur l’IA figurent parmi les défis les plus complexes actuels.   Il a insisté sur la sensibilisation comme première ligne de défense, dans un contexte où les risques numériques touchent désormais aussi bien les institutions que les particuliers.   L’atelier d’une journée a été organisé par l’ambassade d’Israël, en collaboration avec le ministère de l’Innovation et de la Technologie et l’Association éthiopienne de cybersécurité.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 281
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).   Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1556
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté.   L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1062
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique.   Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien.   Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs.   À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement.   Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262.   Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs.   Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents.   La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap.   Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places.   Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare.   Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition.   Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social.   La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion.   Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie.   Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie.   Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Environnement
Le Premier ministre Abiy affirme que l’avenir de l’Éthiopie repose sur un développement urbain vert et planifié.
Feb 4, 2026 34
Addis-Abeba, le 4 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que la prospérité durable de l’Éthiopie repose sur la mise en place de villes vertes, résilientes et soigneusement planifiées, capables de soutenir le développement tout en protégeant les ressources naturelles.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en garde contre les risques majeurs qu’une urbanisation incontrôlée pourrait faire peser sur l’environnement, soulignant qu’une croissance urbaine durable doit impérativement concilier progrès économique et protection de la nature. S’exprimant lors de la 10ᵉ session ordinaire de la cinquième année de la Chambre des représentants du peuple, le chef du gouvernement a indiqué que l’ampleur des projets de développement urbain et des corridors en cours à travers le pays transformait déjà en profondeur le paysage national. Il a affirmé que les changements induits par ces initiatives sont désormais visibles, notant que cette dynamique de modernisation, initialement concentrée à Addis-Abeba, s’est progressivement étendue à l’ensemble du territoire, devenant un véritable mouvement national de transformation urbaine. Le Premier ministre a toutefois averti que la croissance rapide de la population, si elle n’est pas accompagnée d’une planification rigoureuse, risque d’exercer une pression considérable sur les villes et les infrastructures existantes.   Selon lui, l’absence d’une planification urbaine adéquate pourrait aggraver les déséquilibres sociaux, économiques et environnementaux. Il a insisté sur l’importance de bâtir des villes capables d’offrir des services diversifiés dans un environnement équilibré, condition essentielle pour garantir la sécurité, la mobilité et un cadre de vie sain aux citoyens. S’appuyant sur les expériences internationales, Abiy Ahmed a souligné que les trajectoires de développement suivies par les pays occidentaux et asiatiques constituent des enseignements précieux.   Il a reconnu que si leur prospérité est remarquable, elle s’est souvent réalisée au détriment de l’environnement. Il a également rappelé que certains pays en développement consacrent aujourd’hui jusqu’à 9 % de leur produit intérieur brut à faire face aux conséquences du changement climatique, ajoutant que la pollution a déjà gravement affecté certaines régions d’Asie, où des villes entières sont devenues difficilement accessibles en raison de la dégradation de la qualité de l’air. Réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur d’une réforme économique verte, le Premier ministre a déclaré que le pays est résolu à éviter les erreurs du passé en veillant à ce que le développement se fasse en harmonie avec la nature. Il a cité, à cet égard, des initiatives concrètes telles que le programme Green Legacy, axé sur la restauration des paysages dégradés, ainsi que les projets de développement riverain destinés à réhabiliter les cours d’eau urbains. Le Premier ministre a enfin appelé les citoyens à prendre conscience que le développement durable ne peut être atteint qu’en adoptant des modes de vie et de mobilité respectueux de l’environnement. Il a conclu en soulignant que le développement en cours des corridors urbains constitue une démarche stratégique essentielle pour l’avenir du pays, affirmant qu’elle contribuera à améliorer la qualité de vie, à concilier modernité et nature, et à léguer aux générations futures une Éthiopie plus prospère et durable.
L’Éthiopie évolue de l’aide humanitaire d’urgence vers la résilience climatique grâce à des investissements dans le secteur de l’eau, selon le ministère.
Feb 2, 2026 75
Addis-Abeba, le 2 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Eau et de l’Énergie indique que l’Éthiopie a abandonné les interventions d’urgence à court terme au profit d’une approche de résilience climatique à long terme, centrée sur le développement des infrastructures hydrauliques.   Lors d’un entretien exclusif accordé à l’ENA, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a rappelé que plusieurs régions du pays subissent des sécheresses récurrentes depuis 30 à 40 ans.   Face à ces crises répétées, les gouvernements précédents avaient principalement recours à la réinstallation des populations et à l’aide humanitaire d’urgence afin de préserver des vies.   Selon le ministre, cette logique est désormais en pleine évolution.   Il a indiqué que la politique nationale actuelle met l’accent sur le renforcement de la résilience dès la source. « Construire la résilience, c’est permettre aux populations de rester sur leurs terres même en période de sécheresse », a-t-il expliqué.   Dans cette optique, le gouvernement privilégie des solutions locales et durables dans le secteur de l’eau, telles que l’exploitation des eaux souterraines, la collecte des eaux de pluie, la maîtrise des crues soudaines et la construction de petits barrages à l’échelle des kebeles et des woredas.   D’après Habtamu Itefa, ces interventions commencent déjà à transformer les conditions de vie dans les zones les plus exposées à la sécheresse.   Il a cité l’exemple de Borana, où les communautés produisent aujourd’hui des céréales comme le blé, une activité autrefois inimaginable dans cette région. Le ministre a également souligné que, pour la première fois, le gouvernement fédéral a alloué des fonds publics à des projets de résilience climatique dans les régions de Somali, Afar et Tigray, notamment dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. Ces investissements ont permis d’améliorer l’accès à l’eau pour les populations et leur bétail.   Il a par ailleurs mis en avant le développement de systèmes d’approvisionnement en eau fonctionnant à l’énergie solaire dans la région Afar, où l’absence d’électricité avait longtemps limité le potentiel économique, malgré l’importance des ressources pastorales.   Ces initiatives visent à assurer un accès durable à l’eau pour les usages domestiques et l’élevage, en mobilisant à la fois les ressources en eaux souterraines et en eaux de surface. « Face aux chocs climatiques, les populations ne devraient pas être contraintes de mendier », a déclaré le ministre. « Elles doivent pouvoir s’appuyer sur leurs propres ressources en eau, leurs systèmes alimentaires et leurs sources d’énergie. » Habtamu Itefa a également appelé les États membres de l’Union africaine à s’inspirer de cette approche fondée sur la résilience, soulignant que le changement climatique dépasse les frontières nationales et que l’instabilité dans un pays a des répercussions sur toute la région.   « Les résultats positifs de cette politique sont bien réels et devraient être reproduits à travers l’Afrique », a-t-il affirmé. Selon lui, l’expérience éthiopienne prouve que la résilience climatique est atteignable grâce à la sécurisation de l’eau, au recours aux énergies renouvelables et aux investissements locaux, constituant ainsi un modèle concret pour le continent, en ligne avec l’Agenda 2063. En parallèle, l’Éthiopie a planté plus de 40 milliards de jeunes arbres au cours des six dernières années dans le cadre de l’initiative de l'empreinte verte, lancée en 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed, afin de lutter contre la déforestation, d’accroître la couverture forestière et de renforcer la résilience climatique du pays.
La Norvège félicite l’Éthiopie pour son engagement en faveur de l’Initiative pour un héritage vert (GLI) et renouvelle sa coopération dans les domaines du climat et de la foresterie.
Jan 30, 2026 100
Addis-Abeba, le 30 janvier 2026 (ENA) : - La Norvège a salué l'Initiative pour un héritage vert (GLI) de l'Éthiopie et réaffirmé son partenariat de longue date avec le pays en matière d'action climatique, de préservation des forêts et de moyens de subsistance durables, a déclaré l'ambassadeur de Norvège en Éthiopie, Stian Christensen.   L'ambassadeur a déclaré en exclusivité à ENA que la coopération de la Norvège avec l'Éthiopie en matière de climat et de foresterie constitue le volet le plus important et le plus significatif du partenariat bilatéral, ancré dans le fort engagement politique du gouvernement éthiopien.   « La raison de notre soutien, de notre coopération et de notre partenariat de longue date avec l'Éthiopie sur ce dossier, concernant le climat et la foresterie, réside dans l'engagement du gouvernement éthiopien, impulsé par le Premier ministre lui-même, en faveur de la préservation des forêts », a déclaré l'ambassadeur Christensen.   Il a souligné que le Programme climat et forêts de la Norvège avec l'Éthiopie met l'accent sur le reboisement, la réduction de la déforestation et la garantie de moyens de subsistance durables, indissociables de la protection de l'environnement – ​​une approche qu'il juge essentielle non seulement pour l'Éthiopie, mais aussi pour l'ensemble de la région.   Selon l'ambassadeur, la Norvège travaille en étroite collaboration avec les principales institutions éthiopiennes, notamment les ministères de l'Agriculture, des Finances et de la Planification et du Développement, afin de garantir que les efforts en matière de climat et de forêts atteignent les communautés locales.   « L'objectif est d'aller à l'échelle locale, là où vivent les gens, et de travailler de concert avec le gouvernement éthiopien, les agriculteurs et la population locale pour créer un environnement où ils perçoivent l'intérêt de protéger leurs forêts, en facilitant des moyens de subsistance qui vont de pair avec la préservation des forêts », a-t-il expliqué.   Il a décrit cette coopération comme un partenariat à plusieurs niveaux impliquant les autorités fédérales, régionales et locales, visant à renforcer la capacité de l'Éthiopie à obtenir des résultats environnementaux durables.   « Pour nous, il s'agit de soutenir la capacité de l'Éthiopie à mener à bien cette mission, à laquelle elle s'est engagée », a déclaré Christensen, ajoutant qu'il constatait « d'importantes capacités aux niveaux gouvernemental, régional et local ».   L'ambassadeur a indiqué que des résultats concrets étaient déjà visibles sur le terrain, notamment grâce aux efforts de reforestation déployés dans tout le pays.   « On le constate également dans les résultats obtenus, dans le reboisement en cours en Éthiopie », a-t-il affirmé.   « Je suis très encouragé par cela, par l'Initiative mondiale pour la foresterie (GLI), qui y contribue pleinement et est pilotée par le Premier ministre. »   Au-delà du climat et de la foresterie, Christensen a souligné le soutien de la Norvège aux chaînes de valeur agricoles éthiopiennes, en particulier par le biais du Programme mondial d'accès aux marchés (GMAP) de l'ONUDI, qui vise à renforcer des secteurs tels que l'apiculture, de la production à la commercialisation.   Il a précisé que la Norvège, par l'intermédiaire de l'Agence norvégienne pour le développement, soutenait ce programme depuis plusieurs années, en mettant l'accent sur l'inclusion.   « L’inclusion des femmes et des jeunes est un élément clé du Programme d’accès aux marchés mondiaux », a-t-il déclaré.   « Cela demeure une priorité absolue pour la Norvège à travers le monde, dans toutes les actions de soutien que nous menons – non seulement pour des raisons morales, mais aussi parce que cela contribue largement à la réussite économique. »   L’ambassadeur a également souligné la coopération croissante dans l’enseignement supérieur, les technologies et la transformation numérique, notamment la collaboration sur le programme d’identité numérique de l’Éthiopie, et a exprimé la volonté de la Norvège d’explorer de nouveaux partenariats dans ces domaines.   Sur les questions régionales et stratégiques, M. Christensen a déclaré que la Norvège reconnaissait les priorités nationales de l’Éthiopie, notamment l’importance de l’accès à la mer pour le développement à long terme du pays.   « Nous sommes pleinement conscients de l’importance de l’accès à la mer pour un pays aussi vaste », a-t-il affirmé, se disant convaincu que l’Éthiopie trouvera des solutions durables grâce aux voies maritimes existantes et potentielles.   L’ambassadeur Christensen a souligné que le partenariat entre la Norvège et l’Éthiopie repose sur un engagement à long terme, une confiance mutuelle et des objectifs communs, en particulier en matière de résilience climatique, de développement durable et de croissance économique inclusive.
L’Éthiopie et la Norvège consolident leur partenariat pour le financement des forêts et de l’action climatique : Ministère des Finances.
Jan 21, 2026 217
Addis-Abeba, le 21 janvier 2026 (ENA) : - Le ministère des Finances a annoncé que l’Éthiopie et la Norvège ont réaffirmé leur engagement à approfondir leur coopération dans le financement des forêts et de l’action climatique.   Dans ce cadre, le Groupe de consultation conjoint du Partenariat Éthiopie–Norvège sur les forêts et le changement climatique s’est récemment réuni afin de renforcer les orientations stratégiques relatives à la conservation forestière et au financement climatique.   La rencontre, coprésidée par la ministre d’État éthiopienne aux Finances, Semereta Sewasew, et l’ambassadeur de Norvège en Éthiopie, Stian Christensen, a permis d’examiner les avancées réalisées dans le cadre de l’Accord de partenariat de 2024, ainsi que de définir les priorités futures du Programme d’investissement REDD+ au-delà de juin 2026.   Selon le ministère, les discussions ont porté sur le développement d’opérations stratégiques favorisant une gestion durable des forêts et un financement climatique fondé sur les résultats.   Semereta Sewasew a souligné que le changement climatique constitue un défi immédiat pour l’Éthiopie, avec des sécheresses et des inondations récurrentes qui affectent les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la stabilité économique.   Elle a réitéré l’engagement du gouvernement à promouvoir une gestion forestière durable et inclusive, en associant étroitement les communautés locales.   Cette approche vise à concilier conservation environnementale et bénéfices économiques, à réduire la déforestation, à renforcer la cohésion sociale et à préserver la productivité des forêts à long terme.   La réunion a également salué le rôle central de l’Initiative pour un héritage vert, lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui a renforcé la coordination entre les institutions fédérales, régionales et locales, et contribué à la désignation de l’Éthiopie comme pays hôte de la COP32 en 2027.   Mme Semereta a rappelé que la Norvège est un partenaire clé de l’architecture REDD+ de l’Éthiopie depuis 2013.   Au-delà de son appui financier, la Norvège a soutenu le renforcement des capacités institutionnelles, techniques et fiduciaires des organismes en charge de la gestion forestière, de la politique climatique, de l’administration foncière et de la protection de l’environnement.   Ce soutien a permis d’améliorer les systèmes de mesure, de notification et de vérification, ainsi que les cadres de garanties et de comptabilité carbone, ouvrant la voie à un financement climatique forestier basé sur les performances.   Les transactions de crédits carbone en cours de finalisation illustrent, selon elle, la maturité croissante des systèmes institutionnels éthiopiens et l’efficacité de l’appui norvégien.   De son côté, l’ambassadeur Stian Christensen a salué les progrès accomplis par l’Éthiopie, réaffirmant l’engagement continu de la Norvège en faveur de paiements fondés sur les résultats, un mécanisme qui renforce la responsabilité, la transparence et la durabilité à long terme.   Il a souligné que le secteur forestier demeure un pilier essentiel de la résilience économique et environnementale du pays, contribuant à la productivité agricole, à la gestion des ressources en eau, à la lutte contre la dégradation des terres et à l’adaptation aux chocs climatiques.   Par ailleurs, Dyveke Rogan, directrice adjointe de l’Initiative internationale norvégienne pour le climat et les forêts (NICFI), a indiqué que le troisième programme d’investissement REDD+ adoptera, pour la période 2026-2030, un modèle de financement mixte.   Celui-ci reposera sur une contribution norvégienne de 60 millions de dollars, 40 millions de dollars provenant du Fonds spécial de l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que sur des ressources reportées.   La prochaine phase du programme visera à renforcer la gestion participative des forêts, améliorer la coordination institutionnelle, accélérer la restauration des terres et mobiliser davantage les investissements du secteur privé, tout en consolidant le financement forestier axé sur les résultats.   En conclusion, Semereta Sewasew a exprimé la reconnaissance du gouvernement éthiopien envers la Norvège pour son partenariat durable et ses mécanismes de financement innovants, soulignant que cet appui a joué un rôle déterminant dans le positionnement de l’Éthiopie comme un acteur crédible du financement climatique forestier, de l’autonomisation des communautés et de la résilience à long terme.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 18391
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
Article vedette
L'Éthiopie se positionne comme un leader de l'avenir de l'énergie verte en Afrique de l'Est.
Feb 5, 2026 6
Par Yordanos D. Alors que le changement climatique, la croissance démographique rapide et la demande énergétique croissante transforment la Corne de l’Afrique, l’Éthiopie place l’électricité renouvelable au cœur de la transformation régionale.   Le pays combine électrification domestique et commerce transfrontalier d’énergie pour renforcer l’intégration régionale et favoriser une prospérité partagée.   Grâce au développement de ses capacités hydroélectriques, à l’expansion des projets éoliens et solaires, et à l’intensification du commerce transfrontalier d’électricité, l’Éthiopie transforme son infrastructure énergétique en pilier stratégique du développement économique.   Au-delà de ses frontières, le pays agit également comme un catalyseur de la diplomatie régionale, tout en progressant vers son objectif national d’accès universel à l’énergie d’ici 2030.   Cette approche redéfinit la coopération régionale, en ancrant l’interdépendance dans des systèmes d’énergie propre et en reliant les économies voisines par des lignes de transmission à haute tension. Le Premier ministre Abiy Ahmed a plusieurs fois présenté l’électricité comme un moteur de transformation et un instrument diplomatique. Lors de l’inauguration du projet éolien Aysha II le 31 janvier 2026, il a déclaré que l’électricité n’est pas seulement destinée aux foyers et aux entreprises, mais constitue aussi « une force pour la paix, la coopération et la prospérité partagée au-delà des frontières », soulignant que l’interconnexion régionale permet aux économies de croître ensemble. Au centre de cette vision se trouve le barrage de la Grande Renaissance de 5 150 MW, symbole de l’autosuffisance nationale et épine dorsale du système électrique du pays.   Le Premier ministre a rappelé que ce projet a été entièrement financé par les Éthiopiens, démontrant la capacité du pays à réaliser de grands projets sans soutien extérieur. Bien que l’hydroélectricité demeure dominante, la diversification s’accélère. Le projet éolien Aysha II de 120 MW, situé près de la frontière djiboutienne, illustre l’engagement de l’Éthiopie envers un avenir énergétique résilient et diversifié. L’expansion du réseau transforme le pays en corridor énergétique régional : le Kenya importe environ 200 MW et prévoit de doubler ce chiffre via une ligne de 1 045 km, tandis que Djibouti et d’autres pays voisins profitent de l’électricité éthiopienne, réduisant leur dépendance aux carburants fossiles coûteux. Sur le plan national, le Pacte pour l’énergie vise à porter l’accès à l’électricité à 75 % et l’accès à la cuisson propre à 58 % d’ici 2030.   Selon l’Enquête sur l’accès à l’énergie de 2025, 65 % des ménages disposent déjà d’électricité, mais seulement 44 % bénéficient d’un service de base. L’Éthiopie produit plus de 95 % de son énergie à partir de sources renouvelables, même si plus de 92 % des ménages utilisent encore la biomasse traditionnelle pour la cuisson. Le plan national prévoit de porter la capacité de production à 14 000 MW d’ici 2030 et de mobiliser plus de trois milliards de dollars d’investissements privés. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a indiqué que plus de 320 000 nouvelles connexions électriques ont été réalisées en six mois, tandis que les exportations d’électricité ont généré plus de 5,1 milliards de dollars au premier semestre de l’exercice 2025/26.   Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a affirmé que l’intégration énergétique constitue « la pierre angulaire de la stabilité dans la Corne de l’Afrique ». Malgré les défis diplomatiques, le gouvernement réaffirme son engagement envers le dialogue et les bénéfices partagés.   L’analyste Hana Bekele a souligné que la diversification vers l’éolien et le solaire est « une stratégie de gestion des risques essentielle à la résilience du réseau régional ». Parallèlement, l’initiative Made in Ethiopia vise à localiser la production de composants éoliens et solaires, renforçant la sécurité énergétique et réduisant la dépendance aux chaînes d’approvisionnement mondiales. Avec ses projets hydroélectriques, éoliens et géothermiques, l’Éthiopie se positionne comme une référence continentale en matière de développement renouvelable, tout en renforçant la paix par une croissance partagée. En avançant vers 2030 et en se préparant à accueillir la COP32 en 2027, le pays promeut un modèle où l’énergie verte stimule simultanément la croissance, l’intégration et la stabilité dans la Corne de l’Afrique.
Renforcer la résilience : la transformation rurale en Éthiopie face aux migrations liées au climat.
Jan 29, 2026 137
Par Temesgen Assefa La région de l'IGAD, dont l'Éthiopie est une composante essentielle, est une région dynamique et stratégique sur les plans démographique, économique et politique. La région de l’IGAD, dont l’Éthiopie constitue un pilier central, est une zone dynamique et stratégique sur les plans démographique, économique et politique. Avec plus de 230 millions d’habitants, majoritairement jeunes, la région présente à la fois d’importantes opportunités et des défis considérables. Elle fait face à une combinaison de pressions économiques, sociales et environnementales qui s’entrecroisent, au sein desquelles le changement climatique s’impose comme un facteur aggravant majeur. Les phénomènes climatiques extrêmes — sécheresses prolongées, inondations soudaines, précipitations irrégulières — perturbent l’accès à l’eau et la productivité agricole, accentuant la vulnérabilité des communautés locales. Ces chocs, combinés à la dégradation environnementale, à la rareté des ressources, aux conflits et à la pauvreté, ont profondément modifié les moyens de subsistance dans toute la région. L’une des conséquences les plus visibles est l’augmentation des migrations, internes comme transfrontalières. Les déplacements internes concernent surtout les populations rurales, qui se dirigent vers les centres urbains en quête de revenus alternatifs.   Ce flux contribue à l’essor rapide des zones informelles et à la pression croissante sur les infrastructures et les services urbains. Parallèlement, les migrations transfrontalières se sont intensifiées, alimentées par les difficultés économiques, les tensions climatiques et l’insécurité, faisant de la mobilité humaine un trait marquant de la région. Dans ce contexte, il est crucial de saisir les liens étroits entre changement climatique, opportunités économiques et dynamiques migratoires. Pour y répondre, l’Éthiopie a lancé un ambitieux programme de transformation rurale visant à renforcer la résilience face aux aléas climatiques et à réduire les pressions migratoires, au niveau national et régional. Ces initiatives agricoles dépassent le simple cadre économique : elles constituent une stratégie systémique de lutte contre la pauvreté, le chômage et la dégradation de l’environnement, en transformant en profondeur les modes de production rurale. De plus en plus, le modèle éthiopien sert de référence pour d’autres pays de la Corne de l’Afrique, désireux de bâtir des communautés rurales résilientes face au changement climatique et de limiter les migrations forcées. Clusters de commercialisation agricole (ACC) : levier de la transformation rurale Selon l’Institut éthiopien de transformation agricole, le programme des Clusters de commercialisation agricole (ACC) constitue le pilier central des efforts de transformation rurale en Éthiopie. Lancée dans sa première phase de 2019 à 2025, cette initiative a touché environ 4,4 millions d’agriculteurs répartis dans 311 woredas, en se concentrant sur onze produits de base sélectionnés stratégiquement. Il s’agit notamment de céréales comme le blé, le maïs et le teff, ainsi que de cultures horticoles à forte valeur ajoutée telles que l’avocat et la banane. L’élément clé du programme ACC réside dans son approche par regroupement, visant à surmonter la fragmentation des terres, l’une des principales contraintes à la productivité agricole en milieu rural.   En formant volontairement des groupements d’au moins 0,25 hectare, les agriculteurs bénéficient d’une production coordonnée, de normes partagées et d’un apprentissage collectif. Cette stratégie a permis des gains de productivité significatifs : entre 2019 et 2025, les rendements céréaliers ont augmenté de 34 %, tandis que les cultures horticoles ont enregistré une hausse remarquable de 193 %. S’appuyant sur les succès de l’ACC, le programme de commercialisation agricole par le biais d’innovations climatiques et inclusives (ACCII) a été récemment lancé pour étendre la portée et l’impact de l’initiative.   Selon Mandefro Nigussie, directeur général de l’Institut éthiopien de transformation agricole, ACCII inclut la sélection de produits supplémentaires et élargit sa couverture géographique afin de toucher davantage de régions. Le programme adopte également un modèle de co-investissement, renforçant le soutien aux petits exploitants et aux autres parties prenantes.   Il intègre des initiatives de lutte contre le changement climatique, de promotion de l’égalité des sexes et d’autonomisation des jeunes, tout en transformant progressivement les groupements agricoles en entreprises structurées et durables. Des intrants aux marchés : renforcer la chaîne de valeur agricole   La simple augmentation de la productivité ne suffit pas à assurer la subsistance des populations rurales sans un accès fiable aux intrants, au financement et aux marchés. Pour remédier à ces défis, la stratégie de transformation rurale de l’Éthiopie adopte une approche intégrée, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur agricole. Un élément central de cette démarche est la création de guichets uniques agricoles (AOSS). Plus de 360 centres ont été mis en place à l’échelle nationale, offrant à près de 12 millions d’agriculteurs un accès simplifié aux intrants et aux services de vulgarisation. Ces centres facilitent chaque année des transactions estimées à 3,5 milliards d’ETB et ont permis la création d’environ 2 400 emplois permanents. Parallèlement, l’initiative de production de semences coopératives (CBSP) renforce l’accès à des semences de qualité en partenariat avec des coopératives et des producteurs privés, couvrant 15 à 17 % de la demande annuelle nationale. Le système de bons d’intrants (IVS) a, quant à lui, permis à 9,5 millions d’agriculteurs d’acquérir les intrants agricoles essentiels, générant des transactions dépassant 48,4 milliards d’ETB.   Témoignages du terrain : l’impact concret pour les agriculteurs   Dans la zone d’Arsi, région d’Oromia, les communautés agricoles témoignent des transformations apportées par le programme ACC. Gezahegn Arega, du district de Limuna Bilbilo, explique que les rendements étaient auparavant faibles et les pratiques agricoles inefficaces. « Le programme ACC a permis la création de centres de mécanisation et de guichets uniques pour les intrants, améliorant considérablement notre production », précise-t-il. Abdela Feyso, membre d’une coopérative de production de semences près de Bekoji, souligne que l’accès à des semences certifiées, à la formation et aux machines agricoles a profondément changé l’approche des agriculteurs. « Nous avons désormais un meilleur accès aux marchés, ce qui nous permet de vendre nos produits à des prix équitables, augmentant nos revenus », ajoute-t-il. Abera Tullu, du district de Digeluna Tijo, note que l’augmentation de la production a permis aux agriculteurs de générer des excédents, renforçant ainsi le sentiment d’appartenance et de solidarité communautaire. Kemal Aman, un autre agriculteur de la région, confirme que la mécanisation et l’accès aux services d’intrants ont fait grimper la productivité à environ 60 quintaux par hectare.   Enfin, Abdurahman Haji, directeur de la coopérative agricole de Galema, souligne les bénéfices collectifs de la commercialisation agricole : « Nous constatons des améliorations dans les économies locales, ce qui est encourageant pour l’ensemble de la communauté ». Ainsi, la combinaison d’infrastructures modernes, de services intégrés et de mécanisation agricole transforme progressivement les moyens de subsistance ruraux en Éthiopie, tout en renforçant la résilience des communautés face aux défis économiques et climatiques. Coordination institutionnelle et ampleur des actions Zelalem Jaleta, directeur de l’ACC pour la région d’Oromia, a souligné que l’Institut éthiopien de transformation agricole, en partenariat avec les coopératives locales, a renforcé les infrastructures de production à l’échelle régionale. Cette dynamique inclut la construction de 12 entrepôts de semences, l’installation de machines pour le nettoyage des semences et la mise en place de quatre centres de mécanisation. Ces réalisations illustrent le potentiel d’une approche où le soutien institutionnel, les structures coopératives et l’engagement des agriculteurs sont pleinement coordonnés. Emploi des jeunes et enjeux migratoires   Le chômage reste un défi majeur en Éthiopie, notamment pour les jeunes. Au cours des dix prochaines années, plus de 12 millions de jeunes devraient intégrer le marché du travail, soulignant l’urgence de créer des emplois durables. Le programme ADEY (Emploi digne pour les jeunes en Éthiopie), centré sur l’agriculture et soutenu par un investissement de 74,5 millions de dollars, vise à générer 611 000 emplois durables, avec un accent particulier sur les jeunes femmes. En s’appuyant sur la plateforme ACC, ADEY cible des produits agricoles à forte valeur ajoutée tels que le soja, la volaille et les produits laitiers, tout en promouvant le développement des compétences, l’accès au financement et l’entrepreneuriat agricole. Pour l’Éthiopie, favoriser l’emploi des jeunes constitue non seulement un impératif économique, mais également un levier stratégique pour réduire les pressions migratoires. La résilience climatique au cœur de la transformation rurale La résilience climatique représente un pilier central de la stratégie de transformation rurale éthiopienne. Le programme ACC II (commercialisation agricole par des innovations intelligentes face au climat et inclusives) vise à renforcer l’agriculture résiliente au climat, la gestion durable des ressources et les stratégies d’adaptation. Sur cinq ans, cette initiative prévoit de soutenir 6,5 millions d’agriculteurs en généralisant des pratiques résilientes face au changement climatique dans divers systèmes agricoles. Elle prend également en compte les défis des réfugiés et des personnes déplacées internes (PDI), avec une approche combinant développement, assistance humanitaire et consolidation de la paix, visant l’intégration de plus de 300 000 bénéficiaires et le renforcement de leur résilience socio-économique et climatique. La mise en place d’entreprises agroalimentaires (EAA) renforce encore cette résilience en connectant les coopératives aux modèles du secteur privé et en améliorant l’accès aux marchés. Au-delà de l’agriculture, la transformation rurale comprend également le développement des infrastructures de base, telles que les routes, les télécommunications et l’accès aux soins de santé – autant de piliers essentiels pour construire des communautés rurales stables et résilientes. Une référence régionale La stratégie de transformation rurale de l’Éthiopie, qui combine commercialisation agricole, création d’emplois et renforcement de la résilience climatique, constitue une réponse globale aux défis de la pauvreté et des migrations. En consolidant les moyens de subsistance à la source, cette approche s’attaque directement aux causes profondes des migrations rurales‑urbaines et transfrontalières. Dans un contexte de pressions climatiques croissantes dans la Corne de l’Afrique, l’expérience éthiopienne démontre comment une transformation rurale bien ciblée peut restaurer les opportunités, renforcer la résilience et favoriser la stabilité à l’échelle régionale.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023