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L’Éthiopie annonce la mise en place d’un « Golden Visa » de 10 ans pour les investisseurs étrangers.
Mar 29, 2026 12
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Le Service de l’immigration et de la citoyenneté a instauré un permis de résidence de 10 ans, appelé « Golden Visa », destiné aux investisseurs étrangers qui participent de manière importante au développement économique du pays. Dans un entretien accordé à l’Agence des Nouvelles Éthiopienne, le directeur général adjoint de l’ICS, Gosa Demissie, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes économiques engagées par le gouvernement pour rendre le pays plus attractif aux investissements directs étrangers. Il a précisé que l’institution a mené d’importantes réformes internes afin d’aligner ses services sur les standards internationaux et les technologies modernes. Le « Golden Visa » vise à garantir une stabilité durable aux investisseurs à fort potentiel, en leur offrant la possibilité de vivre et de mener leurs activités en Éthiopie avec des démarches administratives simplifiées. Selon lui, plusieurs pays proposent déjà des programmes similaires de résidence de longue durée, généralement compris entre cinq et dix ans. L’Éthiopie a ainsi développé son propre dispositif afin de rester compétitive et d’attirer des investisseurs de qualité. Il a également expliqué que ce visa se présente sous la forme d’un permis électronique standardisé, valable dix ans, offrant une plus grande flexibilité de séjour à ses bénéficiaires. Gosa Demissie a souligné l’importance particulière de cette mesure dans le contexte de l’ouverture du secteur immobilier aux étrangers. Il a ajouté qu’un visa spécifique de cinq ans sera introduit pour les personnes ou familles acquérant un bien immobilier dans le pays. Il a en outre indiqué que ce programme permettra de réduire considérablement les délais de traitement, de supprimer les procédures redondantes et d’améliorer l’efficacité globale des services, tout en augmentant les recettes publiques et en facilitant l’accès aux usagers. Les investisseurs bénéficieront également de procédures d’entrée et de sortie simplifiées, notamment grâce à un traitement accéléré à l’aéroport international de Bole, afin de rendre leurs déplacements plus fluides. L’introduction du « Golden Visa » reflète la volonté de l’Éthiopie de se positionner comme une destination d’investissement majeure en Afrique. En allégeant les contraintes administratives, le gouvernement ambitionne de stimuler la croissance industrielle, d’attirer des capitaux de qualité et d’augmenter les entrées de devises étrangères, faisant ainsi du secteur de l’immigration un levier clé du développement économique. Par ailleurs, l’ICS a modernisé plusieurs de ses services, notamment à travers des options de traitement rapide et des systèmes de paiement numérique, afin d’améliorer l’expérience des usagers. Les efforts de digitalisation incluent également l’optimisation des services de visa à l’arrivée ainsi que des mécanismes de délivrance des passeports, dans le but de réduire les retards accumulés. Enfin, Gosa Demissie a réaffirmé que l’objectif principal est de créer un environnement favorable aux investisseurs en rendant les services plus accessibles et plus efficaces, soulignant : « Nous sommes des prestataires de services engagés dans la résolution de problèmes. »
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 126
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains. Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance. Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public. La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019. Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif. Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif. Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. » Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques. Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national. La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact. Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains. Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays. Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
Le président Taye Atske Selassie a plaidé en faveur de partenariats renforcés et sincères lors du 11e sommet de l'OACPS, tenu à Malabo.
Mar 29, 2026 156
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Ce sommet de trois jours, lancé vendredi, a rassemblé des dirigeants d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, ainsi que des représentants de l’Nations Unies, de l’Union africaine et de l’Union européenne, illustrant le poids géopolitique croissant de ce bloc. Dans son intervention, le président Taye a souligné la nécessité pour l’organisation de capitaliser sur sa diversité en la transformant en levier stratégique. Il a affirmé que la véritable force de l’OACPS réside dans la défense d’intérêts communs à travers des partenariats authentiques et une approche lucide des enjeux dépassant parfois les capacités individuelles des États membres. Face aux mutations économiques et politiques mondiales, il a insisté sur l’importance de bâtir une institution solide et cohérente pour protéger les intérêts collectifs. Il a également proposé de renforcer le multilatéralisme stratégique afin de traduire le potentiel de l’organisation en résultats tangibles. Le président a mis en avant la nécessité d’intensifier la coopération Sud-Sud et de repenser les relations avec les partenaires à revenu intermédiaire et élevé, en évoluant vers des partenariats mutuellement bénéfiques plutôt que des schémas traditionnels d’aide. Il a par ailleurs appelé les États membres à s’approprier pleinement la mission de l’organisation et à renforcer leur engagement collectif. Parmi les priorités identifiées figurent le développement durable, la résilience face au changement climatique, ainsi que la promotion de la paix et de la sécurité. S’agissant de la transformation numérique, il a encouragé les pays membres à passer du rôle de simples consommateurs de technologies à celui d’acteurs innovants, en mettant l’accent sur des domaines clés tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la souveraineté numérique. Le président a également rappelé que l’Éthiopie accueillera la COP32, une opportunité pour les États membres de démontrer leurs avancées en matière de développement durable et d’action climatique. De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné que ces régions subissent de manière disproportionnée les effets du changement climatique malgré leur faible contribution aux émissions mondiales, appelant à une mobilisation internationale en faveur de la justice climatique. Le président de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a également exprimé un message de solidarité. Les échanges devraient notamment porter sur la mobilisation de financements durables, le renforcement des institutions et l’élaboration d’une position commune sur les enjeux climatiques à l’échelle mondiale.
L’Éthiopie exemplaire dans la gestion intégrée de la migration, selon l’OIM
Mar 28, 2026 420
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’approche globale de l’Éthiopie pour la gestion de la migration, qui coordonne l’ensemble des questions migratoires à l’échelle nationale, est considérée comme une pratique exemplaire, a déclaré Nlabu Sascha Patrick, chef des programmes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Éthiopie. Dans un entretien exclusif avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), il a précisé que cette expérience est également partagée avec d’autres pays, l’Éthiopie étant un acteur majeur du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (PMM). La stratégie nationale 2025-2029, élaborée en étroite collaboration avec le gouvernement, vise une réponse globale aux priorités du pays. Ses trois objectifs stratégiques sont : sauver des vies et protéger les personnes en déplacement, trouver des solutions durables aux déplacements forcés et faciliter les voies de migration régulières. Patrick a souligné que ces objectifs convergent pour protéger les migrants, les communautés déplacées et les citoyens éthiopiens, en plaçant les droits humains au cœur de chaque initiative. Le système d'identité numérique Fayda, qui révolutionne l’accès transfrontalier, constitue une avancée majeure. « Il garantit une identité légale aux communautés frontalières et aux autres ressortissants, facilitant ainsi le commerce transfrontalier et la conformité à la législation », a expliqué Patrick. Cette innovation permet non seulement aux commerçants éthiopiens et voisins de régulariser leurs activités, mais contribue également aux recettes nationales. Le chef des programmes de l’OIM a également mis en lumière l’architecture de coordination pangouvernementale, notamment le Conseil national des migrations, présidé par le vice-Premier ministre, et la Coalition nationale de partenariat. « L’Éthiopie adopte une approche pangouvernementale pour coordonner toutes les questions liées à la migration, ce qui en fait un modèle à suivre », a conclu Patrick.
L’Éthiopie et les États-Unis renforcent des échanges commerciaux et coopération économique.
Mar 28, 2026 261
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L'Éthiopie et les États-Unis ont mené des discussions constructives visant à développer leurs échanges bilatéraux et à améliorer leur balance commerciale, renforçant ainsi une coopération économique de longue date, a déclaré le ministre du Commerce et de l'Intégration régionale, Kassahun Gofe. Dans un message publié aujourd'hui sur les réseaux sociaux, le ministre a précisé que la délégation éthiopienne, présente à Yaoundé au Cameroun, s'était entretenue avec Joseph Barloon, ambassadeur et représentant permanent des États-Unis auprès de l'OMC, ainsi que représentant adjoint au commerce des États-Unis. Il a indiqué que les échanges commerciaux entre les deux pays ont poursuivi leur croissance, atteignant environ 1,5 milliard de dollars en 2024, et que les discussions ont porté sur les moyens de les développer davantage tout en améliorant la balance commerciale. « L'Éthiopie attache une grande importance à cette relation et voit un potentiel considérable pour approfondir la coopération, en particulier dans le commerce et l'investissement », a déclaré M. Kassahun. Le ministre a également rappelé l’engagement de l'Éthiopie à finaliser rapidement son adhésion à l'OMC et a souligné l’accord trouvé pour accélérer les négociations bilatérales d’accès au marché. Les relations diplomatiques entre l'Éthiopie et les États-Unis s’appuient sur plus de 120 ans de respect mutuel, d’intérêts communs et de coopération économique.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 15097
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 126
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains. Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance. Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public. La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019. Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif. Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif. Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. » Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques. Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national. La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact. Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains. Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays. Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
Les prochaines élections servent comme levier pour renforcer le multipartisme, selon les responsables politiques.
Mar 28, 2026 518
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Les responsables des partis politiques en lice ont affirmé que les prochaines élections générales représentent une occasion déterminante d’ouvrir un nouveau chapitre dans l’édification d’un système multipartite solide, fondé sur une concurrence démocratique. L’inscription des électeurs pour les 7ᵉ élections générales, prévues le 1er juin 2026, est en cours depuis le 6 mars 2026. Les dirigeants politiques ont indiqué qu’ils se préparent activement à ce scrutin en proposant à la population des programmes alternatifs, dans le but de gagner leur confiance et leurs suffrages. Ils ont également souligné que ces élections constituent une opportunité de renforcer une culture politique pluraliste en Éthiopie, basée sur une compétition démocratique saine. Le secrétaire général de l’organisation « Citoyens éthiopiens pour la justice sociale » (Ezema), Wasihun Tesfaye, a déclaré que le système multipartite du pays offre une base importante pour le développement d’une culture démocratique. Il a ajouté qu’Ezema contribue de manière constructive à la mise en place d’un environnement favorable à une concurrence politique équitable. Il a notamment cité l’exemple de la récente assemblée générale du parti, qui a permis l’élection démocratique de ses dirigeants, soulignant ainsi l’importance de la démocratie interne. De son côté, le président de l’Union démocratique éthiopienne, Gebru Berhe, a salué les efforts du gouvernement pour instaurer un climat politique propice. Il a également mis en avant le rôle du Conseil conjoint des partis politiques dans la mise en place d’un mécanisme efficace de soutien et de régulation entre les partis. Il a ajouté que son parti contribue activement au renforcement du multipartisme en consolidant une culture de compétition électorale. Le vice-président de l’Assemblée nationale d’Agew, Fitihalew Abay, a pour sa part affirmé que la Commission électorale nationale a instauré un cadre favorable à la tenue d’élections libres, équitables et transparentes. Il a précisé que la Coalition des partis pour la paix en Éthiopie participe activement au scrutin en présentant des candidats à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’aux conseils régionaux, tout en diffusant son programme via les médias. Enfin, il a appelé les citoyens à prendre part activement au processus électoral en votant pour le parti de leur choix.
Le Bangladesh veut consolider sa coopération avec l’Éthiopie dans un contexte de relations en plein essor.
Mar 28, 2026 388
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh a exprimé sa volonté de renforcer davantage sa coopération bilatérale avec l’Éthiopie, mettant en avant l’intensification des relations diplomatiques, économiques et humaines entre les deux pays. S’exprimant lors d’une cérémonie marquant la fête nationale et l’indépendance du Bangladesh à Addis-Abeba, l’ambassadeur Sitwat Nayeem a réaffirmé l’engagement de son pays à approfondir ce partenariat. Rappelant les liens historiques, il a souligné que l’Éthiopie figurait parmi les premiers pays africains à reconnaître le Bangladesh après son indépendance en 1971, témoignant d’un soutien précieux à un moment déterminant. Selon lui, les relations bilatérales ont franchi une nouvelle étape en 2016 avec l’ouverture de l’ambassade résidente du Bangladesh à Addis-Abeba. L’ambassadeur a également mis en avant les récents progrès économiques, notamment l’organisation du Salon commercial et du Sommet d’affaires Afrique-Bangladesh, qui ont permis de renforcer les échanges dans des secteurs tels que le jute, le cuir et les technologies de l’information. Il a par ailleurs salué le lancement d’une liaison aérienne directe par Ethiopian Airlines vers Dacca, estimant qu’elle favorise les échanges commerciaux, le tourisme et les relations entre les populations des deux pays. Évoquant les enjeux mondiaux, Sitwat Nayeem a insisté sur la vulnérabilité commune des deux nations face au changement climatique, appelant à une action internationale coordonnée et à la justice climatique. Du côté éthiopien, Dewano Kedir, directeur général en charge des affaires du Moyen-Orient, de l’Asie et du Pacifique, a réaffirmé l’engagement d’Addis-Abeba à consolider les relations bilatérales dans un esprit de bénéfice mutuel. Il a rappelé que les relations entre les deux pays remontent à 1975 et se sont progressivement étendues à des cadres multilatéraux tels que les Nations Unies, le Groupe des 77, le Mouvement des non-alignés et la coopération Sud-Sud. Dewano Kedir a également souligné l’intérêt de l’Éthiopie pour un partenariat économique plus approfondi, mettant en avant l’expertise du Bangladesh dans les secteurs du textile et de l’habillement. Enfin, il a lancé un appel aux investisseurs bangladais pour qu’ils saisissent les opportunités offertes par les réformes économiques en cours en Éthiopie et participent au renforcement des échanges entre les deux pays.
Des experts appellent à une couverture médiatique impartiale des 7ᵉ élections générales en Éthiopie.
Mar 28, 2026 192
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Des spécialistes et professionnels des médias ont invité les organes de presse à jouer un rôle clé lors des prochaines élections générales en Éthiopie, en assurant un accès équitable et équilibré à l’information pour l’ensemble des partis politiques en compétition. Selon les experts interrogés par l’ENA, une couverture médiatique juste est indispensable pour permettre aux formations politiques de présenter leurs programmes et leurs visions sans partialité. La National Election Board of Ethiopia poursuit activement les préparatifs des 7ᵉ élections générales, prévues le 1er juin 2026. Plusieurs partis ont déjà enregistré leurs candidats, tandis que la Commission a dévoilé leurs symboles et lancé des formations à destination des agents électoraux. Parallèlement, le processus d’inscription des électeurs se déroule actuellement, à la fois de manière numérique et manuelle. Le professeur Brook Hailu, universitaire, diplomate et analyste des médias, a souligné que les institutions médiatiques jouent un rôle irremplaçable dans la crédibilité et le bon déroulement des élections. Selon lui, elles contribuent directement au renforcement des pratiques démocratiques. Il a insisté sur la nécessité pour les médias de créer des espaces permettant aux partis de présenter leurs programmes sociaux, économiques et politiques, afin d’aider les électeurs à faire des choix éclairés. De son côté, le journaliste Tibebu Belete a mis l’accent sur l’importance de renforcer les compétences des reporters à travers des formations spécialisées en couverture électorale, estimant qu’une information précise et responsable repose sur des journalistes bien formés. Il a également rappelé que la couverture médiatique doit respecter à la fois les lignes éditoriales des institutions et les normes professionnelles. Par ailleurs, Anteneh Getachew, chercheur principal à l’Institut des affaires étrangères, a souligné l’importance pour les journalistes de maîtriser le cadre juridique électoral. Selon lui, une bonne connaissance des lois, des proclamations et des amendements électoraux, ainsi que des rôles des différentes parties prenantes — Commission électorale, électeurs, partis politiques et organisations de la société civile — est essentielle pour garantir une couverture rigoureuse. Il a enfin insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias de bien comprendre les politiques nationales, notamment la Constitution, afin d’assurer un traitement responsable et précis du processus électoral.
L’Éthiopie plaide pour un renouveau de l’engagement envers l’OACPS
Mar 27, 2026 703
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - À l’occasion d’une réunion préparatoire au 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement, l’Ambassadeur Eshete Tilahun, représentant extraordinaire et plénipotentiaire de l’Éthiopie auprès des pays du Benelux et des institutions de l’Union européenne, a insisté sur la nécessité pour l’OACPS de se réinventer afin de répondre aux enjeux géopolitiques actuels. Lors de son intervention, l’Ambassadeur Tilahun a souligné que pour que l’organisation puisse jouer pleinement son rôle au bénéfice de ses États membres et sur la scène internationale, elle doit bénéficier d’un renforcement financier et institutionnel. Il a rappelé que l’OACPS avait été créée à l’époque postcoloniale pour défendre les intérêts des pays ayant souffert du colonialisme, réaffirmant ainsi l’attachement constant de l’Éthiopie à la mission et au succès de l’organisation. L’Ambassadeur a également insisté sur la nécessité pour les États membres d’augmenter leurs contributions financières afin de garantir la durabilité de l’OACPS. Les participants à la réunion préparatoire, issus de diverses régions, ont reconnu le rôle essentiel de l’organisation dans le renforcement de la coopération Sud-Sud et dans le développement des partenariats entre les pays du Sud et ceux du Nord. Ils ont toutefois mis en avant le besoin de réformes pour permettre à l’OACPS de mieux représenter les intérêts des nations en développement. Parmi les axes prioritaires évoqués figurent l’exploitation du potentiel des jeunes, la population croissante des États membres, l’intégration des technologies numériques et le renforcement de l’implication des diasporas. Le 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique s’ouvrira demain, rassemblant les dirigeants des trois régions, dont le président éthiopien Taye Atske Selassie. Cette rencontre de haut niveau devrait aborder des questions stratégiques déterminantes pour l’avenir de l’organisation
Consultations sur l’agenda du Tigray à Addis-Abeba : Commission nationale du dialogue communique
Mar 27, 2026 545
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - La Commission nationale du dialogue en Éthiopie a annoncé que les consultations relatives à l’agenda de l’État régional du Tigray se dérouleront à Addis-Abeba du 1er au 3 avril 2026. Lors d’une conférence de presse tenue ce jour, la Commission a fait le point sur l’avancement du processus de dialogue national dans la région du Tigray. S’exprimant devant les médias, le président de la Commission, le professeur Mesfin Araya, a souligné que les efforts entrepris pour rendre le dialogue inclusif et participatif avaient donné des résultats encourageants. Il a rappelé que d’importantes initiatives avaient été menées afin de lancer le dialogue dans la région et de réunir les conditions nécessaires à sa mise en œuvre. Selon lui, plus de 22 séances de consultation ont été organisées avec l’administration régionale intérimaire, les partis politiques actifs, des universitaires ainsi que diverses parties prenantes, aussi bien à Mekele qu’à Addis-Abeba. Toutefois, en raison de contraintes liées au contexte, la Commission a décidé de transférer à Addis-Abeba la réunion régionale dédiée à l’élaboration de l’agenda et à la désignation des représentants pour la prochaine Conférence nationale de dialogue. Ainsi, ce processus se tiendra dans la capitale du 1er au 3 avril 2026, a précisé le président de la Commission. Enfin, Mesfin Araya a appelé l’ensemble des acteurs concernés, à tous les niveaux, à prendre part activement à ce dialogue prévu en avril 2026.
L’Éthiopie transforme ses villes pour bâtir un avenir prospère.
Mar 27, 2026 517
Selon le Service de communication du gouvernement, l’urbanisation moderne et l’aménagement du territoire jettent les fondements d’une vie meilleure pour les générations futures et de la prospérité nationale. Au cours des dernières années, l’Éthiopie s’est engagée dans d’importants programmes de transformation urbaine et de développement de corridors, marquant une étape majeure de son évolution. Ces initiatives ont profondément modifié le visage des villes, contribuant à atténuer la pauvreté urbaine et à renforcer leur attractivité pour les populations locales. Soutenus par des investissements significatifs et une forte mobilisation des ressources humaines, ces projets ont été menés à bien par les autorités publiques. Parmi les actions les plus marquantes figurent l’amélioration des infrastructures, la rénovation des zones urbaines, l’embellissement des espaces publics, la mise en valeur des sites historiques ainsi que la préservation du patrimoine, sans oublier l’aménagement des corridors. Ces réalisations ont permis d’améliorer l’accès à l’eau potable, de moderniser les réseaux routiers, de renforcer les systèmes de santé et d’éducation, et de garantir un approvisionnement plus fiable en électricité, traduisant ainsi la volonté du gouvernement de répondre aux besoins essentiels de la population. Sous la conduite du Premier ministre Abiy Ahmed, de nombreux projets ont vu le jour au cours des huit dernières années. L’embellissement urbain se distingue particulièrement, touchant aussi bien les grandes agglomérations que 78 villes à travers le pays. Le développement des corridors a profondément transformé les modes de vie urbains, favorisant la transition vers des habitudes plus modernes. Il a également contribué à la protection de l’environnement, à la création d’emplois, à l’amélioration du cadre de vie et au dynamisme du secteur touristique. Ces progrès constituent aujourd’hui une source de fierté nationale et attirent l’attention au-delà des frontières. Par ailleurs, la restauration et la valorisation des sites patrimoniaux, tout en respectant leur authenticité, ont renforcé leur attrait touristique. Cela incite les visiteurs à prolonger leur séjour et génère des retombées économiques significatives pour le pays. Pour préserver ces acquis, la participation active des citoyens reste essentielle. Elle constitue un levier déterminant pour concrétiser la vision d’une prospérité africaine fondée sur la coopération. Il est donc crucial de consolider les progrès réalisés et de renforcer l’esprit de collaboration afin d’assurer un avenir prospère au pays. Dans cette optique, le développement urbain en Éthiopie s’inscrit dans une démarche durable, tournée vers les générations futures. En intégrant les technologies numériques et des pratiques innovantes, les autorités ambitionnent de faire des villes de véritables pôles d’investissement, des centres de création d’emplois et des espaces de vie agréables, porteurs de fierté pour leurs habitants.
La Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) a inauguré son tout premier débat électoral, une initiative visant à promouvoir une participation politique plus inclusive.
Mar 27, 2026 346
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - En partenariat avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), la NEBE a mis en place une nouvelle plateforme de débat dédiée aux partis politiques. Cette démarche constitue une avancée notable dans le processus électoral du pays, à l’approche des septièmes élections générales prévues pour le 1er juin 2026. Lors de son intervention, la présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a indiqué que cette plateforme est le fruit de plusieurs mois de préparation, s’inscrivant dans un ensemble de réformes destinées à renforcer la participation démocratique et à améliorer la qualité de la concurrence politique en Éthiopie. Elle a précisé que cette initiative vise à permettre aux partis politiques de mieux exprimer et défendre leurs positions, de manière claire et structurée, dans un temps défini. Melatwork Hailu a également souligné que la Commission a mené d’importants préparatifs, notamment à travers des formations et des simulations de débats, afin d’accompagner les partis et de renforcer leurs capacités. Elle a ajouté que ce débat a rassemblé des partis politiques concurrents, des acteurs de la société civile ainsi que des étudiants, favorisant ainsi un espace élargi de dialogue démocratique et d’engagement citoyen. À mesure que le processus électoral entre dans une phase décisive, le gouvernement éthiopien a réaffirmé sa volonté d’assurer des élections libres, transparentes et équitables. Dans ce contexte, les partis politiques ont déjà entamé la présentation de leurs programmes et intensifient leurs campagnes à travers le pays, notamment en participant à des débats publics. Une étape majeure du calendrier électoral reste l’inscription des électeurs, lancée le 6 mars 2026 dans l’ensemble des bureaux de vote à l’échelle nationale. La NEBE a signalé une forte mobilisation dès les premières semaines, avec des millions de citoyens déjà inscrits sur les listes électorales. Par ailleurs, la Commission a indiqué que 47 partis politiques ont enregistré un total de 10 934 candidats pour ces élections. Parmi eux, 2 198 brigueront des sièges à la Chambre des représentants du peuple, tandis que 8 736 candidats se présenteront aux élections des conseils régionaux. La NEBE a souligné que cette initiative s’inscrit dans ses efforts continus visant à rendre les septièmes élections générales plus inclusives, participatives et transparentes que les précédentes.
Politique
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 126
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains. Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance. Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public. La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019. Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif. Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif. Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. » Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques. Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national. La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact. Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains. Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays. Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
Les prochaines élections servent comme levier pour renforcer le multipartisme, selon les responsables politiques.
Mar 28, 2026 518
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Les responsables des partis politiques en lice ont affirmé que les prochaines élections générales représentent une occasion déterminante d’ouvrir un nouveau chapitre dans l’édification d’un système multipartite solide, fondé sur une concurrence démocratique. L’inscription des électeurs pour les 7ᵉ élections générales, prévues le 1er juin 2026, est en cours depuis le 6 mars 2026. Les dirigeants politiques ont indiqué qu’ils se préparent activement à ce scrutin en proposant à la population des programmes alternatifs, dans le but de gagner leur confiance et leurs suffrages. Ils ont également souligné que ces élections constituent une opportunité de renforcer une culture politique pluraliste en Éthiopie, basée sur une compétition démocratique saine. Le secrétaire général de l’organisation « Citoyens éthiopiens pour la justice sociale » (Ezema), Wasihun Tesfaye, a déclaré que le système multipartite du pays offre une base importante pour le développement d’une culture démocratique. Il a ajouté qu’Ezema contribue de manière constructive à la mise en place d’un environnement favorable à une concurrence politique équitable. Il a notamment cité l’exemple de la récente assemblée générale du parti, qui a permis l’élection démocratique de ses dirigeants, soulignant ainsi l’importance de la démocratie interne. De son côté, le président de l’Union démocratique éthiopienne, Gebru Berhe, a salué les efforts du gouvernement pour instaurer un climat politique propice. Il a également mis en avant le rôle du Conseil conjoint des partis politiques dans la mise en place d’un mécanisme efficace de soutien et de régulation entre les partis. Il a ajouté que son parti contribue activement au renforcement du multipartisme en consolidant une culture de compétition électorale. Le vice-président de l’Assemblée nationale d’Agew, Fitihalew Abay, a pour sa part affirmé que la Commission électorale nationale a instauré un cadre favorable à la tenue d’élections libres, équitables et transparentes. Il a précisé que la Coalition des partis pour la paix en Éthiopie participe activement au scrutin en présentant des candidats à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’aux conseils régionaux, tout en diffusant son programme via les médias. Enfin, il a appelé les citoyens à prendre part activement au processus électoral en votant pour le parti de leur choix.
Le Bangladesh veut consolider sa coopération avec l’Éthiopie dans un contexte de relations en plein essor.
Mar 28, 2026 388
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh a exprimé sa volonté de renforcer davantage sa coopération bilatérale avec l’Éthiopie, mettant en avant l’intensification des relations diplomatiques, économiques et humaines entre les deux pays. S’exprimant lors d’une cérémonie marquant la fête nationale et l’indépendance du Bangladesh à Addis-Abeba, l’ambassadeur Sitwat Nayeem a réaffirmé l’engagement de son pays à approfondir ce partenariat. Rappelant les liens historiques, il a souligné que l’Éthiopie figurait parmi les premiers pays africains à reconnaître le Bangladesh après son indépendance en 1971, témoignant d’un soutien précieux à un moment déterminant. Selon lui, les relations bilatérales ont franchi une nouvelle étape en 2016 avec l’ouverture de l’ambassade résidente du Bangladesh à Addis-Abeba. L’ambassadeur a également mis en avant les récents progrès économiques, notamment l’organisation du Salon commercial et du Sommet d’affaires Afrique-Bangladesh, qui ont permis de renforcer les échanges dans des secteurs tels que le jute, le cuir et les technologies de l’information. Il a par ailleurs salué le lancement d’une liaison aérienne directe par Ethiopian Airlines vers Dacca, estimant qu’elle favorise les échanges commerciaux, le tourisme et les relations entre les populations des deux pays. Évoquant les enjeux mondiaux, Sitwat Nayeem a insisté sur la vulnérabilité commune des deux nations face au changement climatique, appelant à une action internationale coordonnée et à la justice climatique. Du côté éthiopien, Dewano Kedir, directeur général en charge des affaires du Moyen-Orient, de l’Asie et du Pacifique, a réaffirmé l’engagement d’Addis-Abeba à consolider les relations bilatérales dans un esprit de bénéfice mutuel. Il a rappelé que les relations entre les deux pays remontent à 1975 et se sont progressivement étendues à des cadres multilatéraux tels que les Nations Unies, le Groupe des 77, le Mouvement des non-alignés et la coopération Sud-Sud. Dewano Kedir a également souligné l’intérêt de l’Éthiopie pour un partenariat économique plus approfondi, mettant en avant l’expertise du Bangladesh dans les secteurs du textile et de l’habillement. Enfin, il a lancé un appel aux investisseurs bangladais pour qu’ils saisissent les opportunités offertes par les réformes économiques en cours en Éthiopie et participent au renforcement des échanges entre les deux pays.
Des experts appellent à une couverture médiatique impartiale des 7ᵉ élections générales en Éthiopie.
Mar 28, 2026 192
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Des spécialistes et professionnels des médias ont invité les organes de presse à jouer un rôle clé lors des prochaines élections générales en Éthiopie, en assurant un accès équitable et équilibré à l’information pour l’ensemble des partis politiques en compétition. Selon les experts interrogés par l’ENA, une couverture médiatique juste est indispensable pour permettre aux formations politiques de présenter leurs programmes et leurs visions sans partialité. La National Election Board of Ethiopia poursuit activement les préparatifs des 7ᵉ élections générales, prévues le 1er juin 2026. Plusieurs partis ont déjà enregistré leurs candidats, tandis que la Commission a dévoilé leurs symboles et lancé des formations à destination des agents électoraux. Parallèlement, le processus d’inscription des électeurs se déroule actuellement, à la fois de manière numérique et manuelle. Le professeur Brook Hailu, universitaire, diplomate et analyste des médias, a souligné que les institutions médiatiques jouent un rôle irremplaçable dans la crédibilité et le bon déroulement des élections. Selon lui, elles contribuent directement au renforcement des pratiques démocratiques. Il a insisté sur la nécessité pour les médias de créer des espaces permettant aux partis de présenter leurs programmes sociaux, économiques et politiques, afin d’aider les électeurs à faire des choix éclairés. De son côté, le journaliste Tibebu Belete a mis l’accent sur l’importance de renforcer les compétences des reporters à travers des formations spécialisées en couverture électorale, estimant qu’une information précise et responsable repose sur des journalistes bien formés. Il a également rappelé que la couverture médiatique doit respecter à la fois les lignes éditoriales des institutions et les normes professionnelles. Par ailleurs, Anteneh Getachew, chercheur principal à l’Institut des affaires étrangères, a souligné l’importance pour les journalistes de maîtriser le cadre juridique électoral. Selon lui, une bonne connaissance des lois, des proclamations et des amendements électoraux, ainsi que des rôles des différentes parties prenantes — Commission électorale, électeurs, partis politiques et organisations de la société civile — est essentielle pour garantir une couverture rigoureuse. Il a enfin insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias de bien comprendre les politiques nationales, notamment la Constitution, afin d’assurer un traitement responsable et précis du processus électoral.
L’Éthiopie plaide pour un renouveau de l’engagement envers l’OACPS
Mar 27, 2026 703
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - À l’occasion d’une réunion préparatoire au 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement, l’Ambassadeur Eshete Tilahun, représentant extraordinaire et plénipotentiaire de l’Éthiopie auprès des pays du Benelux et des institutions de l’Union européenne, a insisté sur la nécessité pour l’OACPS de se réinventer afin de répondre aux enjeux géopolitiques actuels. Lors de son intervention, l’Ambassadeur Tilahun a souligné que pour que l’organisation puisse jouer pleinement son rôle au bénéfice de ses États membres et sur la scène internationale, elle doit bénéficier d’un renforcement financier et institutionnel. Il a rappelé que l’OACPS avait été créée à l’époque postcoloniale pour défendre les intérêts des pays ayant souffert du colonialisme, réaffirmant ainsi l’attachement constant de l’Éthiopie à la mission et au succès de l’organisation. L’Ambassadeur a également insisté sur la nécessité pour les États membres d’augmenter leurs contributions financières afin de garantir la durabilité de l’OACPS. Les participants à la réunion préparatoire, issus de diverses régions, ont reconnu le rôle essentiel de l’organisation dans le renforcement de la coopération Sud-Sud et dans le développement des partenariats entre les pays du Sud et ceux du Nord. Ils ont toutefois mis en avant le besoin de réformes pour permettre à l’OACPS de mieux représenter les intérêts des nations en développement. Parmi les axes prioritaires évoqués figurent l’exploitation du potentiel des jeunes, la population croissante des États membres, l’intégration des technologies numériques et le renforcement de l’implication des diasporas. Le 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique s’ouvrira demain, rassemblant les dirigeants des trois régions, dont le président éthiopien Taye Atske Selassie. Cette rencontre de haut niveau devrait aborder des questions stratégiques déterminantes pour l’avenir de l’organisation
Consultations sur l’agenda du Tigray à Addis-Abeba : Commission nationale du dialogue communique
Mar 27, 2026 545
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - La Commission nationale du dialogue en Éthiopie a annoncé que les consultations relatives à l’agenda de l’État régional du Tigray se dérouleront à Addis-Abeba du 1er au 3 avril 2026. Lors d’une conférence de presse tenue ce jour, la Commission a fait le point sur l’avancement du processus de dialogue national dans la région du Tigray. S’exprimant devant les médias, le président de la Commission, le professeur Mesfin Araya, a souligné que les efforts entrepris pour rendre le dialogue inclusif et participatif avaient donné des résultats encourageants. Il a rappelé que d’importantes initiatives avaient été menées afin de lancer le dialogue dans la région et de réunir les conditions nécessaires à sa mise en œuvre. Selon lui, plus de 22 séances de consultation ont été organisées avec l’administration régionale intérimaire, les partis politiques actifs, des universitaires ainsi que diverses parties prenantes, aussi bien à Mekele qu’à Addis-Abeba. Toutefois, en raison de contraintes liées au contexte, la Commission a décidé de transférer à Addis-Abeba la réunion régionale dédiée à l’élaboration de l’agenda et à la désignation des représentants pour la prochaine Conférence nationale de dialogue. Ainsi, ce processus se tiendra dans la capitale du 1er au 3 avril 2026, a précisé le président de la Commission. Enfin, Mesfin Araya a appelé l’ensemble des acteurs concernés, à tous les niveaux, à prendre part activement à ce dialogue prévu en avril 2026.
L’Éthiopie transforme ses villes pour bâtir un avenir prospère.
Mar 27, 2026 517
Selon le Service de communication du gouvernement, l’urbanisation moderne et l’aménagement du territoire jettent les fondements d’une vie meilleure pour les générations futures et de la prospérité nationale. Au cours des dernières années, l’Éthiopie s’est engagée dans d’importants programmes de transformation urbaine et de développement de corridors, marquant une étape majeure de son évolution. Ces initiatives ont profondément modifié le visage des villes, contribuant à atténuer la pauvreté urbaine et à renforcer leur attractivité pour les populations locales. Soutenus par des investissements significatifs et une forte mobilisation des ressources humaines, ces projets ont été menés à bien par les autorités publiques. Parmi les actions les plus marquantes figurent l’amélioration des infrastructures, la rénovation des zones urbaines, l’embellissement des espaces publics, la mise en valeur des sites historiques ainsi que la préservation du patrimoine, sans oublier l’aménagement des corridors. Ces réalisations ont permis d’améliorer l’accès à l’eau potable, de moderniser les réseaux routiers, de renforcer les systèmes de santé et d’éducation, et de garantir un approvisionnement plus fiable en électricité, traduisant ainsi la volonté du gouvernement de répondre aux besoins essentiels de la population. Sous la conduite du Premier ministre Abiy Ahmed, de nombreux projets ont vu le jour au cours des huit dernières années. L’embellissement urbain se distingue particulièrement, touchant aussi bien les grandes agglomérations que 78 villes à travers le pays. Le développement des corridors a profondément transformé les modes de vie urbains, favorisant la transition vers des habitudes plus modernes. Il a également contribué à la protection de l’environnement, à la création d’emplois, à l’amélioration du cadre de vie et au dynamisme du secteur touristique. Ces progrès constituent aujourd’hui une source de fierté nationale et attirent l’attention au-delà des frontières. Par ailleurs, la restauration et la valorisation des sites patrimoniaux, tout en respectant leur authenticité, ont renforcé leur attrait touristique. Cela incite les visiteurs à prolonger leur séjour et génère des retombées économiques significatives pour le pays. Pour préserver ces acquis, la participation active des citoyens reste essentielle. Elle constitue un levier déterminant pour concrétiser la vision d’une prospérité africaine fondée sur la coopération. Il est donc crucial de consolider les progrès réalisés et de renforcer l’esprit de collaboration afin d’assurer un avenir prospère au pays. Dans cette optique, le développement urbain en Éthiopie s’inscrit dans une démarche durable, tournée vers les générations futures. En intégrant les technologies numériques et des pratiques innovantes, les autorités ambitionnent de faire des villes de véritables pôles d’investissement, des centres de création d’emplois et des espaces de vie agréables, porteurs de fierté pour leurs habitants.
La Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) a inauguré son tout premier débat électoral, une initiative visant à promouvoir une participation politique plus inclusive.
Mar 27, 2026 346
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - En partenariat avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), la NEBE a mis en place une nouvelle plateforme de débat dédiée aux partis politiques. Cette démarche constitue une avancée notable dans le processus électoral du pays, à l’approche des septièmes élections générales prévues pour le 1er juin 2026. Lors de son intervention, la présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a indiqué que cette plateforme est le fruit de plusieurs mois de préparation, s’inscrivant dans un ensemble de réformes destinées à renforcer la participation démocratique et à améliorer la qualité de la concurrence politique en Éthiopie. Elle a précisé que cette initiative vise à permettre aux partis politiques de mieux exprimer et défendre leurs positions, de manière claire et structurée, dans un temps défini. Melatwork Hailu a également souligné que la Commission a mené d’importants préparatifs, notamment à travers des formations et des simulations de débats, afin d’accompagner les partis et de renforcer leurs capacités. Elle a ajouté que ce débat a rassemblé des partis politiques concurrents, des acteurs de la société civile ainsi que des étudiants, favorisant ainsi un espace élargi de dialogue démocratique et d’engagement citoyen. À mesure que le processus électoral entre dans une phase décisive, le gouvernement éthiopien a réaffirmé sa volonté d’assurer des élections libres, transparentes et équitables. Dans ce contexte, les partis politiques ont déjà entamé la présentation de leurs programmes et intensifient leurs campagnes à travers le pays, notamment en participant à des débats publics. Une étape majeure du calendrier électoral reste l’inscription des électeurs, lancée le 6 mars 2026 dans l’ensemble des bureaux de vote à l’échelle nationale. La NEBE a signalé une forte mobilisation dès les premières semaines, avec des millions de citoyens déjà inscrits sur les listes électorales. Par ailleurs, la Commission a indiqué que 47 partis politiques ont enregistré un total de 10 934 candidats pour ces élections. Parmi eux, 2 198 brigueront des sièges à la Chambre des représentants du peuple, tandis que 8 736 candidats se présenteront aux élections des conseils régionaux. La NEBE a souligné que cette initiative s’inscrit dans ses efforts continus visant à rendre les septièmes élections générales plus inclusives, participatives et transparentes que les précédentes.
Social
L’Éthiopie annonce la mise en place d’un « Golden Visa » de 10 ans pour les investisseurs étrangers.
Mar 29, 2026 12
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Le Service de l’immigration et de la citoyenneté a instauré un permis de résidence de 10 ans, appelé « Golden Visa », destiné aux investisseurs étrangers qui participent de manière importante au développement économique du pays. Dans un entretien accordé à l’Agence des Nouvelles Éthiopienne, le directeur général adjoint de l’ICS, Gosa Demissie, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes économiques engagées par le gouvernement pour rendre le pays plus attractif aux investissements directs étrangers. Il a précisé que l’institution a mené d’importantes réformes internes afin d’aligner ses services sur les standards internationaux et les technologies modernes. Le « Golden Visa » vise à garantir une stabilité durable aux investisseurs à fort potentiel, en leur offrant la possibilité de vivre et de mener leurs activités en Éthiopie avec des démarches administratives simplifiées. Selon lui, plusieurs pays proposent déjà des programmes similaires de résidence de longue durée, généralement compris entre cinq et dix ans. L’Éthiopie a ainsi développé son propre dispositif afin de rester compétitive et d’attirer des investisseurs de qualité. Il a également expliqué que ce visa se présente sous la forme d’un permis électronique standardisé, valable dix ans, offrant une plus grande flexibilité de séjour à ses bénéficiaires. Gosa Demissie a souligné l’importance particulière de cette mesure dans le contexte de l’ouverture du secteur immobilier aux étrangers. Il a ajouté qu’un visa spécifique de cinq ans sera introduit pour les personnes ou familles acquérant un bien immobilier dans le pays. Il a en outre indiqué que ce programme permettra de réduire considérablement les délais de traitement, de supprimer les procédures redondantes et d’améliorer l’efficacité globale des services, tout en augmentant les recettes publiques et en facilitant l’accès aux usagers. Les investisseurs bénéficieront également de procédures d’entrée et de sortie simplifiées, notamment grâce à un traitement accéléré à l’aéroport international de Bole, afin de rendre leurs déplacements plus fluides. L’introduction du « Golden Visa » reflète la volonté de l’Éthiopie de se positionner comme une destination d’investissement majeure en Afrique. En allégeant les contraintes administratives, le gouvernement ambitionne de stimuler la croissance industrielle, d’attirer des capitaux de qualité et d’augmenter les entrées de devises étrangères, faisant ainsi du secteur de l’immigration un levier clé du développement économique. Par ailleurs, l’ICS a modernisé plusieurs de ses services, notamment à travers des options de traitement rapide et des systèmes de paiement numérique, afin d’améliorer l’expérience des usagers. Les efforts de digitalisation incluent également l’optimisation des services de visa à l’arrivée ainsi que des mécanismes de délivrance des passeports, dans le but de réduire les retards accumulés. Enfin, Gosa Demissie a réaffirmé que l’objectif principal est de créer un environnement favorable aux investisseurs en rendant les services plus accessibles et plus efficaces, soulignant : « Nous sommes des prestataires de services engagés dans la résolution de problèmes. »
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 126
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains. Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance. Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public. La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019. Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif. Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif. Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. » Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques. Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national. La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact. Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains. Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays. Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
L’Éthiopie exemplaire dans la gestion intégrée de la migration, selon l’OIM
Mar 28, 2026 420
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’approche globale de l’Éthiopie pour la gestion de la migration, qui coordonne l’ensemble des questions migratoires à l’échelle nationale, est considérée comme une pratique exemplaire, a déclaré Nlabu Sascha Patrick, chef des programmes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Éthiopie. Dans un entretien exclusif avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), il a précisé que cette expérience est également partagée avec d’autres pays, l’Éthiopie étant un acteur majeur du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (PMM). La stratégie nationale 2025-2029, élaborée en étroite collaboration avec le gouvernement, vise une réponse globale aux priorités du pays. Ses trois objectifs stratégiques sont : sauver des vies et protéger les personnes en déplacement, trouver des solutions durables aux déplacements forcés et faciliter les voies de migration régulières. Patrick a souligné que ces objectifs convergent pour protéger les migrants, les communautés déplacées et les citoyens éthiopiens, en plaçant les droits humains au cœur de chaque initiative. Le système d'identité numérique Fayda, qui révolutionne l’accès transfrontalier, constitue une avancée majeure. « Il garantit une identité légale aux communautés frontalières et aux autres ressortissants, facilitant ainsi le commerce transfrontalier et la conformité à la législation », a expliqué Patrick. Cette innovation permet non seulement aux commerçants éthiopiens et voisins de régulariser leurs activités, mais contribue également aux recettes nationales. Le chef des programmes de l’OIM a également mis en lumière l’architecture de coordination pangouvernementale, notamment le Conseil national des migrations, présidé par le vice-Premier ministre, et la Coalition nationale de partenariat. « L’Éthiopie adopte une approche pangouvernementale pour coordonner toutes les questions liées à la migration, ce qui en fait un modèle à suivre », a conclu Patrick.
L’Éthiopie renforce ses démarches pour récupérer son patrimoine culturel spolié.
Mar 28, 2026 84
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’autorite éthiopienne du patrimoine a réaffirmé sa détermination à intensifier les efforts visant à rapatrier les biens culturels éthiopiens emportés à l’étranger. Lors d’une cérémonie officielle, le directeur général Abebaw Ayalew a souligné l’engagement du pays en faveur de la restitution de son patrimoine historique. À cette occasion, un ornement capillaire en or, connu sous le nom de « Woleba », ayant appartenu à l’impératrice Tiruwork Wube, épouse de l’empereur Tewodros II, a été officiellement remis aux autorités. Cet objet précieux avait été pillé à Maqdala lors de la Battle of Maqdala, il y a plus de 150 ans. Des représentants de l’Association des patriotes éthiopiens ainsi que d’autres personnalités ont assisté à la cérémonie. Selon Abebaw Ayalew, des avancées significatives ont été réalisées ces dernières années dans la restitution des biens culturels. Plus de 72 objets ont ainsi été récupérés grâce à des retours volontaires, à la coopération internationale et à des négociations diplomatiques, permettant leur exposition au public national et international. Il a également indiqué que les travaux d’aménagement d’un espace dédié à l’exposition de ces objets rapatriés devraient être achevés prochainement. Malgré ces progrès, de nombreux artefacts éthiopiens restent encore à l’étranger. Le responsable a donc insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration avec les partenaires internationaux. Dans cette optique, les autorités entendent intensifier les efforts de catalogage, d’enregistrement et de numérisation des objets afin de faciliter leur restitution. De son côté, Alula Pankhurst, membre du conseil du Comité du patrimoine éthiopien, a rappelé que l’ornement en or avait été pillé en 1868 avant de réapparaître lors d’une vente aux enchères à Rome, finalement interrompue. Il a salué la coopération étroite entre l’EHA, le Fonds du patrimoine éthiopien et leurs partenaires, qui a permis le retour de cette pièce historique. Enfin, le président de l’Association des patriotes éthiopiens, Lij Daniel Jote, a appelé à une mobilisation collective pour accélérer la restitution du patrimoine national, soulignant son importance dans la transmission de l’histoire aux générations futures.
Économie
L’Éthiopie annonce la mise en place d’un « Golden Visa » de 10 ans pour les investisseurs étrangers.
Mar 29, 2026 12
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Le Service de l’immigration et de la citoyenneté a instauré un permis de résidence de 10 ans, appelé « Golden Visa », destiné aux investisseurs étrangers qui participent de manière importante au développement économique du pays. Dans un entretien accordé à l’Agence des Nouvelles Éthiopienne, le directeur général adjoint de l’ICS, Gosa Demissie, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes économiques engagées par le gouvernement pour rendre le pays plus attractif aux investissements directs étrangers. Il a précisé que l’institution a mené d’importantes réformes internes afin d’aligner ses services sur les standards internationaux et les technologies modernes. Le « Golden Visa » vise à garantir une stabilité durable aux investisseurs à fort potentiel, en leur offrant la possibilité de vivre et de mener leurs activités en Éthiopie avec des démarches administratives simplifiées. Selon lui, plusieurs pays proposent déjà des programmes similaires de résidence de longue durée, généralement compris entre cinq et dix ans. L’Éthiopie a ainsi développé son propre dispositif afin de rester compétitive et d’attirer des investisseurs de qualité. Il a également expliqué que ce visa se présente sous la forme d’un permis électronique standardisé, valable dix ans, offrant une plus grande flexibilité de séjour à ses bénéficiaires. Gosa Demissie a souligné l’importance particulière de cette mesure dans le contexte de l’ouverture du secteur immobilier aux étrangers. Il a ajouté qu’un visa spécifique de cinq ans sera introduit pour les personnes ou familles acquérant un bien immobilier dans le pays. Il a en outre indiqué que ce programme permettra de réduire considérablement les délais de traitement, de supprimer les procédures redondantes et d’améliorer l’efficacité globale des services, tout en augmentant les recettes publiques et en facilitant l’accès aux usagers. Les investisseurs bénéficieront également de procédures d’entrée et de sortie simplifiées, notamment grâce à un traitement accéléré à l’aéroport international de Bole, afin de rendre leurs déplacements plus fluides. L’introduction du « Golden Visa » reflète la volonté de l’Éthiopie de se positionner comme une destination d’investissement majeure en Afrique. En allégeant les contraintes administratives, le gouvernement ambitionne de stimuler la croissance industrielle, d’attirer des capitaux de qualité et d’augmenter les entrées de devises étrangères, faisant ainsi du secteur de l’immigration un levier clé du développement économique. Par ailleurs, l’ICS a modernisé plusieurs de ses services, notamment à travers des options de traitement rapide et des systèmes de paiement numérique, afin d’améliorer l’expérience des usagers. Les efforts de digitalisation incluent également l’optimisation des services de visa à l’arrivée ainsi que des mécanismes de délivrance des passeports, dans le but de réduire les retards accumulés. Enfin, Gosa Demissie a réaffirmé que l’objectif principal est de créer un environnement favorable aux investisseurs en rendant les services plus accessibles et plus efficaces, soulignant : « Nous sommes des prestataires de services engagés dans la résolution de problèmes. »
Le président Taye Atske Selassie a plaidé en faveur de partenariats renforcés et sincères lors du 11e sommet de l'OACPS, tenu à Malabo.
Mar 29, 2026 156
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Ce sommet de trois jours, lancé vendredi, a rassemblé des dirigeants d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, ainsi que des représentants de l’Nations Unies, de l’Union africaine et de l’Union européenne, illustrant le poids géopolitique croissant de ce bloc. Dans son intervention, le président Taye a souligné la nécessité pour l’organisation de capitaliser sur sa diversité en la transformant en levier stratégique. Il a affirmé que la véritable force de l’OACPS réside dans la défense d’intérêts communs à travers des partenariats authentiques et une approche lucide des enjeux dépassant parfois les capacités individuelles des États membres. Face aux mutations économiques et politiques mondiales, il a insisté sur l’importance de bâtir une institution solide et cohérente pour protéger les intérêts collectifs. Il a également proposé de renforcer le multilatéralisme stratégique afin de traduire le potentiel de l’organisation en résultats tangibles. Le président a mis en avant la nécessité d’intensifier la coopération Sud-Sud et de repenser les relations avec les partenaires à revenu intermédiaire et élevé, en évoluant vers des partenariats mutuellement bénéfiques plutôt que des schémas traditionnels d’aide. Il a par ailleurs appelé les États membres à s’approprier pleinement la mission de l’organisation et à renforcer leur engagement collectif. Parmi les priorités identifiées figurent le développement durable, la résilience face au changement climatique, ainsi que la promotion de la paix et de la sécurité. S’agissant de la transformation numérique, il a encouragé les pays membres à passer du rôle de simples consommateurs de technologies à celui d’acteurs innovants, en mettant l’accent sur des domaines clés tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la souveraineté numérique. Le président a également rappelé que l’Éthiopie accueillera la COP32, une opportunité pour les États membres de démontrer leurs avancées en matière de développement durable et d’action climatique. De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné que ces régions subissent de manière disproportionnée les effets du changement climatique malgré leur faible contribution aux émissions mondiales, appelant à une mobilisation internationale en faveur de la justice climatique. Le président de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a également exprimé un message de solidarité. Les échanges devraient notamment porter sur la mobilisation de financements durables, le renforcement des institutions et l’élaboration d’une position commune sur les enjeux climatiques à l’échelle mondiale.
L’Éthiopie et les États-Unis renforcent des échanges commerciaux et coopération économique.
Mar 28, 2026 261
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L'Éthiopie et les États-Unis ont mené des discussions constructives visant à développer leurs échanges bilatéraux et à améliorer leur balance commerciale, renforçant ainsi une coopération économique de longue date, a déclaré le ministre du Commerce et de l'Intégration régionale, Kassahun Gofe. Dans un message publié aujourd'hui sur les réseaux sociaux, le ministre a précisé que la délégation éthiopienne, présente à Yaoundé au Cameroun, s'était entretenue avec Joseph Barloon, ambassadeur et représentant permanent des États-Unis auprès de l'OMC, ainsi que représentant adjoint au commerce des États-Unis. Il a indiqué que les échanges commerciaux entre les deux pays ont poursuivi leur croissance, atteignant environ 1,5 milliard de dollars en 2024, et que les discussions ont porté sur les moyens de les développer davantage tout en améliorant la balance commerciale. « L'Éthiopie attache une grande importance à cette relation et voit un potentiel considérable pour approfondir la coopération, en particulier dans le commerce et l'investissement », a déclaré M. Kassahun. Le ministre a également rappelé l’engagement de l'Éthiopie à finaliser rapidement son adhésion à l'OMC et a souligné l’accord trouvé pour accélérer les négociations bilatérales d’accès au marché. Les relations diplomatiques entre l'Éthiopie et les États-Unis s’appuient sur plus de 120 ans de respect mutuel, d’intérêts communs et de coopération économique.
L’Éthiopie progresse grâce à son fort potentiel en énergies renouvelables, selon le PNUD.
Mar 28, 2026 82
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Portée par ses réformes économiques, ses vastes ressources en énergies renouvelables et ses initiatives écologiques, Éthiopie s’inscrit résolument sur la voie du développement, a affirmé Ali Zafar, conseiller économique du Programme des Nations Unies pour le développement en Éthiopie. Produisant plus de 90 % de son électricité à partir de sources renouvelables — principalement l’hydroélectricité — le pays renforce actuellement ses capacités énergétiques à travers d’importants projets d’infrastructure. Ces efforts visent à soutenir l’industrialisation, accroître les exportations régionales d’électricité et atteindre les objectifs nationaux de développement. Dans un entretien accordé à ENA, Ali Zafar a souligné les avancées significatives enregistrées sous l’impulsion du gouvernement actuel, mettant en avant les réformes macroéconomiques engagées, la baisse de l’inflation et le niveau jugé satisfaisant des réserves. Il a également indiqué que les performances des secteurs de l’or et du café ont contribué à renforcer les réserves en devises du pays. Selon lui, Éthiopie dispose d’atouts majeurs : une position géographique stratégique, un vaste marché et un environnement propice aux investissements, soutenu par une politique gouvernementale favorable aux investisseurs. Le conseiller a par ailleurs salué les efforts du ministère du Plan ainsi que de la Commission éthiopienne des investissements pour promouvoir activement les opportunités économiques. Il a aussi mis en avant l’engagement fort du gouvernement en faveur d’une croissance verte, reposant sur le développement des énergies renouvelables. L’Éthiopie figure ainsi parmi les pays les plus écologiques, avec un mix énergétique dominé par l’hydroélectricité, complété par l’éolien, la géothermie et le solaire, sans recours au charbon. Ali Zafar a également estimé que la stratégie adoptée face aux crises mondiales — notamment en matière de gestion énergétique et de protection des consommateurs — était appropriée, citant en exemple le maintien des subventions sur les carburants. Il a encouragé d’autres pays à s’inspirer du modèle éthiopien en matière de développement durable, soulignant les avantages environnementaux des énergies propres par rapport aux combustibles fossiles. Enfin, il a réaffirmé le rôle du Programme des Nations Unies pour le développement en tant que partenaire clé du gouvernement, notamment dans les domaines de la finance verte et des politiques macroéconomiques, à travers un appui stratégique et une collaboration étroite.
Technologie
Les semences améliorées stimulent fortement la productivité agricole Institut éthiopien de recherche agricole
Mar 28, 2026 210
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien de recherche agricole a annoncé que la mise à disposition de semences améliorées contribue de manière significative à l’augmentation des rendements agricoles en Éthiopie. Le directeur général de l’institut, Nigussie Dechassa, a mis en avant le rôle déterminant de l’EIAR dans l’amélioration de la productivité, notamment à travers le développement et la diffusion de variétés hybrides performantes. Dans un entretien accordé à ENA, il a précisé que les recherches portent sur des cultures stratégiques telles que le maïs, le blé, l’orge, la pomme de terre et le café, avec pour objectif de produire des variétés à haut rendement et de meilleure qualité. Selon Nigussie Dechassa, ces semences ont permis d’accroître considérablement les rendements à l’hectare. Il a notamment cité le cas du maïs, dont la production est passée d’environ 45 quintaux à 80–90 quintaux par hectare grâce aux variétés améliorées. Des progrès similaires ont été observés pour le blé : les variétés développées par l’institut ont permis d’atteindre une production moyenne de 36 quintaux par hectare, avec des pics allant jusqu’à 80 quintaux, contre 14 à 15 quintaux il y a deux décennies. L’institut a également mis au point une douzaine de variétés d’orge hybrides, contribuant à répondre à la demande nationale en malt et à réduire la dépendance aux importations. Dans le cas de la pomme de terre, environ 45 nouvelles variétés ont été introduites, permettant presque de doubler les rendements moyens, passés de 120 à 230 quintaux par hectare. Enfin, Nigussie Dechassa a souligné que la pomme de terre, à l’instar d’autres cultures vivrières essentielles, joue un rôle clé dans le renforcement de la sécurité alimentaire du pays.
La vision numérique de l’Éthiopie et ses initiatives en intelligence artificielle sont essentielles pour accélérer la transformation : Ambassadeur indien.
Mar 25, 2026 184
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a salué la vision numérique prospective des dirigeants éthiopiens, soulignant que la stratégie « Éthiopie numérique 2030 » pose les fondations d’un développement inclusif porté par la technologie. Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Anil Kumar Rai a affirmé que les dirigeants éthiopiens ont engagé des actions audacieuses pour intégrer les technologies dans le processus de développement national, notamment au regard de la jeunesse et de l’importance démographique du pays. Il a souligné que, avec plus de 70 % de la population âgée de moins de 30 ans, le recours aux technologies numériques constitue un levier essentiel pour relever les défis du développement et garantir une croissance durable. Selon lui, les initiatives gouvernementales visant à élargir l’accès à des infrastructures de données abordables et de qualité posent des bases solides pour l’innovation, appuyées par une main-d’œuvre qualifiée et instruite. « Le gouvernement éthiopien a multiplié les efforts pour rendre les données de qualité accessibles à un coût abordable, créant ainsi un socle robuste, soutenu par des talents capables de développer des solutions fondées sur l’intelligence artificielle », a-t-il indiqué. L’ambassadeur a également relevé que les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, jouent un rôle de plus en plus déterminant dans divers secteurs tels que l’économie, l’identité numérique, l’éducation, la santé et les services financiers. Fort de ces avancées, il a estimé que le cadre politique numérique de l’Éthiopie est à la fois complet et tourné vers l’avenir, avec un fort potentiel pour déployer des solutions à grande échelle. « De nombreuses innovations développées ailleurs peuvent être adaptées au contexte éthiopien afin de répondre efficacement aux défis locaux », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Anil Kumar Rai a mis en avant la position stratégique de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique ainsi que sa croissance économique soutenue ces dernières décennies, soulignant que plusieurs pays africains considèrent désormais le pays comme une référence en matière de transformation. « Bien que de nombreux pays africains disposent de politiques en matière d’intelligence artificielle, celle de l’Éthiopie se distingue par son caractère prospectif et sa capacité à être déployée à grande échelle, un élément clé dans le domaine technologique », a-t-il ajouté. Il a en outre insisté sur l’importance de la coopération à l’échelle continentale, évoquant des cadres comme Agenda 2063, et suggérant que les solutions numériques réussies pourraient être valorisées à travers Union africaine afin de favoriser leur adoption à travers le continent. L’Éthiopie a, dans cette dynamique, lancé la stratégie « Digital Ethiopia 2030 », destinée à faire du pays une économie pleinement intégrée au numérique. Celle-ci met l’accent sur le développement des infrastructures numériques, l’amélioration de la connectivité et la promotion de l’innovation afin de renforcer l’efficacité des services publics et la productivité économique. Le gouvernement accorde également une priorité particulière au développement du capital humain et au renforcement des capacités technologiques, reconnaissant que les compétences numériques sont essentielles pour soutenir la croissance future du pays.
L’Éthiopie et l’Inde consolident leur partenariat en intelligence artificielle à travers une visite technologique stratégique.
Mar 23, 2026 297
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Inde ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale en matière d’intelligence artificielle (IA) et d’innovation numérique, à la suite d’une visite de haut niveau menée par des entreprises technologiques indiennes à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle (EAII). La délégation, dirigée par l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, comprenait des représentants d’entreprises opérant dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que les services numériques. À cette occasion, le directeur général de l’institut, Worku Gachena, a présenté les avancées significatives réalisées depuis la création de l’EAII en 2020, une initiative lancée sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a souligné la croissance rapide de l’institution et son rôle central dans la stratégie nationale de transformation numérique. Cette dynamique s’inscrit dans la vision « Éthiopie numérique 2030 », qui vise à moderniser l’économie à travers l’innovation technologique, le développement de la recherche en IA, la formation de talents locaux et l’intégration des technologies émergentes dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et les services publics. Selon les responsables, l’Éthiopie a accompli des progrès notables dans le développement de ses capacités en IA, notamment grâce à la formation de spécialistes, au lancement de projets pilotes et au renforcement de partenariats avec des universités et des acteurs internationaux. Worku Gachena a insisté sur le rôle stratégique de l’IA dans le développement du pays, la décrivant comme un levier essentiel pour relever les défis économiques et améliorer concrètement les conditions de vie des citoyens. Il a également mis en avant les efforts en cours pour développer une infrastructure robuste, incluant des centres de données et des outils numériques adaptés. Il a par ailleurs évoqué la récente visite du Premier ministre indien Narendra Modi, la qualifiant de moment clé ayant permis d’élever les relations entre les deux pays au niveau de partenariat stratégique. De son côté, l’ambassadeur Anil Kumar Rai a souligné l’engagement continu de l’Inde, rappelant qu’il s’agissait de sa troisième visite à l’institut. Il a mis en avant le potentiel démographique commun des deux pays, caractérisé par une importante population jeune, et l’importance de tirer parti des technologies pour répondre aux défis contemporains. Il a également cité l’expérience de l’Inde en matière d’inclusion numérique, notamment à travers des plateformes comme Aadhaar, l’interface de paiement unifiée (UPI) et le réseau ouvert pour le commerce numérique (ONDC), qui ont permis d’élargir l’accès aux services numériques à grande échelle. Selon lui, des initiatives similaires pourraient être adaptées au contexte éthiopien, en cohérence avec les objectifs de « Éthiopie numérique 2030 », incluant notamment le déploiement de la 5G dans plus de 100 villes et l’augmentation du taux de pénétration des smartphones. Lors de cette visite, les experts de l’institut ont présenté plusieurs applications concrètes de l’IA dans des domaines variés tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière, la pharmacie, l’apprentissage en ligne, les services publics et la gestion des données. La rencontre a également réuni des acteurs du secteur des TIC collaborant avec l’Union africaine, mettant en lumière la portée régionale de ces initiatives. Cette coopération en pleine expansion devrait continuer à renforcer les relations entre l’Éthiopie et l’Inde, en particulier dans les domaines de la technologie et de l’innovation.
En Éthiopie, un commissariat intelligent sans personnel redéfinit les services de police numériques.
Mar 22, 2026 311
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Le tout premier commissariat de police intelligent d’Afrique, récemment inauguré à Addis-Abeba, marque une avancée majeure dans la modernisation des services de sécurité grâce à l’intégration des technologies numériques, a indiqué l’inspecteur Andnet Sisay, responsable du département technologique de la police fédérale. Ce poste de police nouvelle génération repose sur des bornes en libre-service alimentées par l’intelligence artificielle, permettant aux citoyens d’accéder aux services 24h/24 et 7j/7. À travers des écrans interactifs et une assistance vidéo à distance, les usagers peuvent signaler des infractions, soumettre des documents ou effectuer diverses démarches, sans recours à la paperasserie, contribuant ainsi à limiter les risques de corruption. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Éthiopie numérique 2030 ». Le commissariat a été officiellement inauguré par le Premier ministre Abiy Ahmed. Dans un entretien accordé à ENA, l’inspecteur Andnet a précisé que les citoyens peuvent également déposer des plaintes, régler des amendes et solliciter des documents administratifs via ces dispositifs, tout en bénéficiant d’un accompagnement à distance assuré par des agents. « Cette innovation améliore sensiblement la qualité du service offert aux citoyens et contribue au renforcement du système judiciaire et des services de police », a-t-il souligné. Conçu comme un projet pilote, ce commissariat vise à limiter les interactions physiques, accélérer le traitement des dossiers et renforcer la prévention de la criminalité. Selon l’inspecteur, un système de suivi et d’évaluation permet aux agents désignés d’examiner les dossiers soumis, garantissant ainsi une prise en charge rapide et efficace des affaires. Accessible au public et largement autonome, le poste fonctionne avec un minimum de personnel sur place — un seul agent assurant le support technique — tandis que les opérations sont supervisées à distance grâce à des systèmes de surveillance et de gestion centralisés. Cette innovation contribue à renforcer l’image du pays et à développer les compétences technologiques des forces de l’ordre, a-t-il ajouté. L’inspecteur Andnet a également indiqué que cette initiative suscite un intérêt croissant à travers le continent africain, plusieurs délégations manifestant leur volonté de s’inspirer de l’expérience éthiopienne. L’Éthiopie figure parmi les rares pays au monde à avoir adopté ce type de dispositif et se positionne comme pionnière en Afrique dans le déploiement de commissariats automatisés. Par ailleurs, la Police fédérale a lancé une application mobile favorisant la participation citoyenne, permettant de signaler rapidement les crimes. Selon l’inspecteur, l’intégration de ces outils numériques améliore l’efficacité opérationnelle et le traitement des dossiers au sein des services de police. Il a enfin précisé que le système a été majoritairement conçu par des experts locaux, seul le matériel ayant été importé, ce qui illustre les progrès des compétences nationales tout en assurant la sécurité des données et en transformant durablement les pratiques policières. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique des institutions publiques en Éthiopie, visant à renforcer l’efficacité, l’accessibilité et la transparence des services grâce à la technologie.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 709
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1880
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté. L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1381
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique. Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien. Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs. À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement. Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262. Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs. Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents. La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap. Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places. Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare. Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition. Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social. La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion. Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie. Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie. Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Le Premier ministre Abiy et le président de la CAF, Patrice Motsepe, ont échangé sur le développement du football sur le continent africain.
Nov 23, 2025 1782
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a eu, ce jour, un échange constructif avec le président de la Confédération africaine de football (CAF), Dr Patrice Motsepe. Les discussions ont porté sur l’état actuel du football africain ainsi que sur la contribution stratégique de l’Éthiopie à son essor. Dans un message partagé sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a confirmé la teneur positive de cette rencontre et en a résumé les principales conclusions : « Ce matin, j’ai eu une conversation productive avec le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, au sujet du développement du football africain et du rôle que peut jouer l’Éthiopie dans cette dynamique. Nous avons réaffirmé notre détermination à investir dans la jeunesse, à améliorer les infrastructures et à renforcer la collaboration avec la CAF afin de hisser le football africain au plus haut niveau international. »
Environnement
L’initiative « Empreinte verte » de l’Éthiopie est une référence inspirante pour les nations, selon l’ambassadeur de Colombie.
Mar 21, 2026 226
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - L’initiative de l'empreinte verte de l’Éthiopie constitue un modèle remarquable qui inspire les pays et leurs dirigeants à travers le monde, a déclaré l’ambassadeur de Colombie en Éthiopie, Yeison Arcadio Meneses Copete. Dans un entretien accordé à ENA, le diplomate a salué cette politique portée par le Premier ministre Abiy Ahmed, la qualifiant d’initiative majeure et d’effort collectif exemplaire. Il a souligné qu’au-delà de l’action gouvernementale, cette démarche repose également sur l’engagement des citoyens. Selon lui, il est essentiel que les dirigeants renforcent la sensibilisation autour des enjeux climatiques afin d’encourager une mobilisation générale — citoyens, responsables politiques, universitaires — pour faire face aux défis environnementaux. Il a insisté sur l’importance d’une implication collective dans les différentes initiatives visant à répondre aux multiples enjeux liés au changement climatique. Lancée en 2019, l’initiative « Héritage vert » a permis de mobiliser le pays autour d’un vaste programme de reboisement, avec plus de 48 milliards de plants mis en terre. Cette campagne contribue à la restauration des écosystèmes, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la préservation de la biodiversité, tout en constituant un exemple concret d’action climatique menée en Afrique. Évoquant la désignation de l’Éthiopie pour accueillir la COP32, l’ambassadeur a souligné qu’il s’agit d’une opportunité majeure de coopération internationale. Il a rappelé l’expérience de la Colombie dans l’organisation de la COP16, mettant en avant les possibilités de partage d’expertise entre les deux pays. Selon lui, cette collaboration permettra de combiner l’expérience colombienne et la vision éthiopienne afin de relever les défis climatiques à venir. La sélection de l’Éthiopie pour accueillir la COP32, entérinée lors de la COP30 à Belém, illustre le rôle croissant du pays dans la diplomatie climatique mondiale. Elle met également en lumière le leadership africain en matière d’action climatique et marque une étape importante pour le continent. Cette reconnaissance internationale s’appuie notamment sur les résultats de l’initiative « Empreinte verte » et sur l’engagement soutenu du pays en faveur des énergies renouvelables et du développement durable.
La Commission du Bassin du Zambèze salue l’Éthiopie pour son projet de développement riverain.
Mar 18, 2026 172
Addis-Abeba, le 18 mars 2026 (ENA) : - Les délégués de la Commission du Bassin du Zambèze ont salué l’Éthiopie pour son remarquable projet de développement riverain, mettant en avant son rôle dans la restauration de l’environnement et la promotion d’un urbanisme durable. Après leur visite des projets de développement riverain à Addis-Abeba, la présidente de la Commission du Bassin du Zambèze (ZAMCOM), Elice Engelbert, a déclaré : « C'est un projet incroyable », au-delà de ses attentes. Elle a souligné le double objectif du projet, axé sur les espaces récréatifs et la conservation environnementale, en insistant sur son rôle dans la restauration écologique. Elle a ajouté que ce projet constitue un exemple crucial de planification intégrée, qui répond aux intérêts divers de divers secteurs. Elle a exhorté les nations africaines à reconnaître leurs propres capacités pour des initiatives similaires, affirmant que les Africains ont la capacité de réaliser leurs propres projets. « C'est un appel pour que les autres apprennent des Éthiopiens », a-t-elle dit, notant que des enseignements précieux peuvent être tirés de ces efforts localisés. « Le gouvernement éthiopien a réussi à mobiliser les communautés, le secteur privé et diverses institutions pour sécuriser des ressources financières pour un projet qui se concentre principalement sur la restauration des environnements dégradés. » Le secrétaire exécutif de la Commission du Bassin du Zambèze (ZAMCOM), Felix Ngamlagosi, a mis en lumière le potentiel transformateur du projet pour d'autres nations africaines. Ngamlagosi a souligné que les rivières, autrefois polluées et négligées, connaissent une transformation remarquable. Selon lui, cette initiative représente une solution significative à la dégradation environnementale et est capable de revitaliser les villes et les bassins versants. « Le projet de développement riverain offre un environnement attractif où les gens peuvent se détendre, les entreprises prospérer et des emplois être créés pour les jeunes et les femmes », a noté le secrétaire exécutif. De son côté, il a également exhorté les autres villes du continent à s'inspirer d'Addis-Abeba, où une planification efficace a le potentiel de transformer les zones urbaines en destinations attractives. Le secrétaire exécutif a précisé que les réalisations de l'Éthiopie en matière de conservation environnementale et de gestion des bassins versants marquent un nouveau chapitre pour l'Afrique, démontrant la capacité du continent à innover et à construire pour l'avenir. La déléguée de la ZAMCOM, Chipo Phiri, a déclaré : « De la montagne d'Entoto jusqu'au centre d'Addis-Abeba, le terrain était dégradé ; mais maintenant, il a été revitalisé ». Elle a affirmé que le projet bénéficie non seulement à l'environnement, mais encourage également un changement culturel vers des modes de vie plus sains et démontre le potentiel des nations africaines à mobiliser des ressources internes. Un autre délégué de la ZAMCOM, Gilbert Mawere, a décrit le projet de développement riverain comme un modèle pour une croissance économique positive en Éthiopie. « Je suis très impressionné par les développements que j'ai constatés », a-t-il dit, en pointant les changements significatifs depuis sa dernière visite à Addis-Abeba il y a 15 ans. Il a souligné l'importance d'une approche coopérative entre le gouvernement et le secteur privé pour parvenir à un développement global, et appelé à une collaboration renforcée entre les huit pays riverains du Zambèze pour adopter des initiatives similaires. L'objectif de la ZAMCOM est de promouvoir l'utilisation équitable et raisonnable des ressources en eau du bassin du Zambèze, ainsi que leur gestion efficace et leur développement durable.
Le ministre de l’Eau et de l’Énergie affirme que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour lutter contre les effets du changement climatique.
Mar 16, 2026 656
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a indiqué que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour réduire les effets du changement climatique, notamment à travers l’Initiative de l'empreinte Verte et les programmes de gestion des bassins versants. Lors d’une réunion d’échange d’expériences organisée aujourd’hui à Addis-Abeba avec la Commission du cours d'eau du Zambèze (ZAMCOM), le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a souligné le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la gestion du fleuve Nil, rappelant que le pays contribue à près de 86 % du débit de ce cours d’eau vital. Selon lui, cette contribution confère à l’Éthiopie une responsabilité majeure dans les décisions relatives à la gestion de l’eau, essentielles pour l’avenir du Nil et le bien-être des pays riverains. Le ministre a mis en avant les défis croissants liés aux extrêmes climatiques, notamment les sécheresses et les inondations dévastatrices qui ont causé des pertes humaines et économiques importantes. Pour y répondre, le gouvernement éthiopien a lancé des mesures visant à renforcer la résilience nationale, améliorer la gestion de l’eau et accroître la capacité du pays à faire face aux chocs climatiques. Habtamu a également insisté sur les efforts visant à atteindre la souveraineté alimentaire à travers des pratiques agricoles durables, particulièrement pendant la saison sèche, lorsque l’usage efficace des ressources fluviales est crucial. Il a présenté les approches innovantes adoptées en matière de gestion de l’eau, notamment l’exploitation des ressources en eau souterraine et l’amélioration des systèmes d’irrigation, afin d’augmenter la productivité agricole tout en renforçant la résilience climatique. Le ministre a rappelé que l’Initiative pour un Héritage Vert et les programmes de gestion des bassins versants constituent des piliers essentiels de la stratégie environnementale nationale, visant à restaurer les écosystèmes et à améliorer les ressources en eau grâce à d’importants efforts de reboisement. Il a souligné que l’engagement politique fort a été déterminant pour le succès de ces initiatives, précisant que l’Éthiopie a planté plus de 48 milliards de semis d’arbres au cours des quatre dernières années. Parallèlement, le gouvernement élabore des cadres légaux pour protéger les écosystèmes fluviaux et assurer une gouvernance efficace des ressources en eau. Le ministre a encouragé la coopération internationale et le partage d’expériences, affirmant que l’Éthiopie est prête à partager ses connaissances en matière de gestion durable des ressources hydriques. De son côté, le secrétaire exécutif de la ZAMCOM, Felix Ngambgasi, a salué le succès de l’Initiative pour un Héritage Vert, qui met l’accent sur la restauration environnementale et la gestion durable de l’eau. Il a souligné que cette réunion offre une plateforme clé pour échanger sur les bonnes pratiques de gestion des ressources hydriques dans le bassin du Zambèze et renforcer la coopération entre les États riverains. Ngambgasi a mis en avant les grands projets hydroélectriques de l’Éthiopie, notamment le Grand Barrage de la Renaissance et le projet hydroélectrique de Gibe III, comme exemples de développement à grande échelle favorisant l’intégration régionale et la sécurité énergétique. Il a comparé ces initiatives aux barrages emblématiques du Zambèze, tels que Kariba et Cahora Bassa, qui ont soutenu l’approvisionnement en électricité et le développement économique en Afrique australe. Malgré ces succès, Ngambgasi a rappelé que la région du Zambèze reste confrontée à de nombreux défis, notamment la forte dépendance à l’agriculture pluviale, les sécheresses et inondations récurrentes, et la dégradation environnementale. Il a insisté sur la nécessité de stratégies globales pour lutter contre la pauvreté et protéger l’environnement, en appelant à davantage d’investissements dans les infrastructures et la gestion durable des ressources en eau. Le secrétaire exécutif a également salué l’initiative éthiopienne pour sa capacité à mobiliser des millions de citoyens dans des activités de restauration environnementale, déclarant : « Nous espérons tirer des leçons de l’expérience de l’Éthiopie sur la manière dont de tels programmes transformatifs peuvent générer des bénéfices environnementaux et socio-économiques durables. » La délégation de la ZAMCOM comprenait des représentants des pays du bassin du Zambèze, notamment l’Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.
La protection de la faune sauvage contribue à dynamiser le tourisme en Éthiopie.
Mar 12, 2026 165
Addis-Abeba, le 12 mars 2026 (ENA) : - D’après le ministère du Tourisme, les efforts de conservation de la faune et des ressources naturelles ont favorisé le développement de l’écotourisme et renforcé la position de l’Éthiopie comme destination touristique. Lors de la cérémonie célébrant le 60ᵉ anniversaire de l’Autorité éthiopienne de conservation de la faune sauvage, le ministre d’État au Tourisme, Sileshi Girma, a souligné le rôle majeur de l’institution dans la protection de la faune sauvage, des ressources naturelles et des écosystèmes du pays au fil des décennies. Il a rappelé que, grâce à une étroite collaboration avec les professionnels du secteur, l’Autorité avait contribué de manière significative à la préservation de la biodiversité, faisant de l’Éthiopie l’un des pays africains les plus riches en ressources naturelles. Le ministre a également mis en avant le potentiel touristique du pays, affirmant que les initiatives de conservation avaient ouvert de nouvelles perspectives pour le développement de l’écotourisme, stimulant l’arrivée de visiteurs, augmentant les recettes en devises étrangères et générant des emplois pour les citoyens. Il a toutefois insisté sur les défis persistants, tels que le braconnage, le commerce illégal d’espèces sauvages et le changement climatique, appelant la communauté, les partenaires internationaux et l’ensemble des parties prenantes à renforcer leur engagement en faveur d’une conservation durable. De son côté, le directeur général de l’Autorité, Kumera Wakjira, a présenté un bilan des six dernières décennies, citant notamment la création de parcs nationaux, la protection des ressources naturelles et les actions contre le commerce illégal d’espèces sauvages. Selon lui, 87 aires de conservation ont été recensées à travers le pays, sur la base de données scientifiques rigoureuses, témoignant des efforts soutenus de l’Autorité pour sauvegarder le patrimoine naturel de l’Éthiopie.
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L'Ethiopie cette semaine
Mar 23, 2026 477
Diplomatie active, défis énergétiques et mobilisation nationale en Éthiopie La semaine du 16 au 22 mars 2026 a constitué un moment charnière pour Éthiopie. Entre pressions énergétiques croissantes et catastrophe climatique meurtrière, le pays a poursuivi ses efforts de transformation à travers une diplomatie soutenue, des initiatives d’investissement majeures et des réformes structurantes. Ces évolutions illustrent la volonté des autorités de maintenir le cap malgré des contraintes internes et externes de plus en plus marquées. Intensification des relations diplomatiques Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine, abordant le renforcement de la coopération dans les domaines du commerce, de l’énergie et de la sécurité, ainsi que les évolutions géopolitiques mondiales. Cet échange reflète la stratégie éthiopienne visant à diversifier ses partenariats dans un contexte international en mutation. Lors de cet entretien, Vladimir Poutine a également présenté ses condoléances après le glissement de terrain survenu dans la zone de Gamo, qui a causé au moins 125 décès et déplacé plus de 11 000 personnes. Provoquée par de fortes pluies et la saturation des sols, cette catastrophe a détruit habitations, terres agricoles et infrastructures, tandis que les opérations de secours restent entravées par des conditions difficiles. Par ailleurs, l’Éthiopie a renforcé sa coopération Sud-Sud avec le Bangladesh, autour de priorités communes telles que la résilience climatique, la modernisation agricole et le développement des énergies renouvelables. Les deux pays ont mis en avant des trajectoires de développement comparables, notamment face aux défis démographiques et économiques. Solidarité sociale et protection des plus vulnérables Le président Taye Atske Selassie a lancé une campagne nationale de mobilisation en faveur des populations vulnérables, notamment celles de la Maison macédonienne pour personnes âgées et handicapées mentales. Cette initiative met en lumière l’importance de la solidarité communautaire dans la construction d’un développement inclusif. Il a appelé à une responsabilité collective, soulignant que l’entraide ne saurait reposer uniquement sur l’État. Tensions énergétiques et ajustements économiques La hausse de la volatilité des marchés pétroliers mondiaux, liée aux tensions au Moyen-Orient, continue de peser sur l’approvisionnement énergétique du pays. Abiy Ahmed a averti des difficultés croissantes pour les pays importateurs, incitant les autorités à renforcer le rationnement et à prioriser les secteurs essentiels comme la santé, l’agriculture et la sécurité. Il a également appelé à une utilisation responsable du carburant, exhortant distributeurs et consommateurs à éviter toute consommation excessive dans l’attente d’une stabilisation du marché mondial. En parallèle, les autorités accélèrent la transition énergétique, en misant sur la mobilité électrique, le développement d’infrastructures de recharge et l’expansion des énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux importations et d’alléger la pression sur les réserves en devises. Projets structurants et réformes économiques Une avancée industrielle majeure a été enregistrée avec l’accord entre Dangote Industries et le groupe GCL pour la construction d’une usine de transformation du gaz en engrais à Gode. Ce projet de 4,2 milliards de dollars vise à atteindre l’autosuffisance en engrais d’ici 2029, tout en réduisant la dépendance aux importations. Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a poursuivi les efforts de mobilisation financière en échangeant avec la Banque d’import-export de Chine et l’ambassadeur Chen Hai. Les discussions ont porté sur le financement d’infrastructures stratégiques, notamment le futur aéroport international de Bishoftu, ainsi que sur la restructuration de la dette dans le cadre du G20. Des discussions tenues à Rome dans le cadre du Plan Mattei ont également illustré l’intérêt croissant de l’Europe pour les secteurs énergétiques et d’infrastructures en Éthiopie, incluant un possible soutien au projet hydroélectrique de Koysha. Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a conduit des visites d’inspection visant à améliorer la logistique nationale, notamment au port sec d’Endode et sur le corridor ferroviaire d’Addis-Abeba, dans l’objectif de positionner le pays comme un hub régional du commerce. Parallèlement, les réformes du système éducatif progressent, avec un accent sur la numérisation des examens nationaux et l’élargissement de l’accès à l’enseignement préscolaire, afin de garantir un système plus équitable et conforme aux standards internationaux. Dans le secteur énergétique, le ministre Habtamu Itefa a annoncé que la capacité installée du pays dépasse désormais les 10 gigawatts, marquant une étape clé dans le développement énergétique. La transition écologique se poursuit avec l’adoption croissante des véhicules électriques et le renforcement des infrastructures résilientes au climat. Cohésion sociale et préparation électorale À travers le pays, les célébrations de l’Aïd el-Fitr ont rassemblé les citoyens autour de valeurs de solidarité et d’unité. Les leaders religieux ont appelé au renforcement de la cohésion sociale dans un contexte de transition politique. Abiy Ahmed a souligné l’importance des prochaines élections, les présentant comme une expression de l’unité nationale et de l’engagement collectif envers l’avenir du pays. Le président Taye Atske Selassie a également insisté sur les valeurs d’empathie et de coexistence. De son côté, le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne a intensifié ses actions pour promouvoir la participation citoyenne, la transparence et l’inclusion électorale, éléments essentiels à la crédibilité du processus démocratique. Perspectives Cette période met en évidence une double réalité pour l’Éthiopie : une dynamique de transformation soutenue, mais aussi une exposition persistante à des vulnérabilités structurelles. Les investissements stratégiques et les réformes engagées traduisent une ambition claire d’autosuffisance et de résilience. Dans le même temps, les défis liés aux chocs énergétiques et aux risques climatiques rappellent la nécessité de consolider les acquis. À l’approche d’échéances électorales importantes, la cohésion nationale, combinée aux efforts diplomatiques et économiques, apparaît comme un levier essentiel pour construire un avenir stable, durable et inclusif.
Un nouvel élan de développement est observé dans l’est de l’Éthiopie après une tournée d’inspection du Premier ministre Abiy sur les projets d’infrastructures et d’aménagement urbain.
Mar 12, 2026 156
Le Premier ministre Abiy Ahmed poursuit la mise en œuvre d’un vaste programme de transformation nationale qui redessine progressivement le paysage économique et infrastructurel de l’Éthiopie. Au cours des sept dernières années, le chef du gouvernement a personnellement soutenu et supervisé une série de mégaprojets structurants visant à réorienter la trajectoire de développement du pays et à positionner la nation comme un centre émergent pour la réalisation de grands projets sur le continent africain. Adoptant un style de leadership pragmatique et proche du terrain, le Premier ministre a parcouru l’ensemble du territoire pour évaluer l’avancement de plusieurs initiatives stratégiques couvrant des secteurs clés tels que la production d’électricité, l’aviation, le gaz naturel, la fabrication d’engrais et le développement des corridors urbains. Dans cette dynamique, des programmes nationaux majeurs, notamment l’initiative Dine for the Nation et l’initiative Dine for Generation, ont également contribué à mobiliser des ressources et à accélérer le développement du tourisme durable ainsi que la valorisation de nouvelles destinations touristiques. Cette dynamique s’est une nouvelle fois illustrée lors de la récente visite de travail du Premier ministre dans l’est du pays, où il s’est rendu dans plusieurs villes importantes, notamment Dire Dawa et Harar. Cette tournée a permis de remettre au premier plan les perspectives de développement croissantes de la région. Elle a notamment mis en évidence des projets d’infrastructures structurants, des améliorations dans la prestation des services publics, l’émergence d’institutions de recherche et de savoir, ainsi que l’immense potentiel naturel et touristique encore largement inexploité de la région. À travers des inspections sur le terrain — incluant les projets d’aménagement de corridors urbains, des centres de services modernes, des infrastructures de recherche et des sites touristiques émergents — le Premier ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à transformer les réformes nationales en améliorations concrètes et visibles dans la vie quotidienne des citoyens. Transformation urbaine grâce aux corridors de développement L’un des temps forts de la visite a été l’inspection du projet d’aménagement du corridor urbain de Dire Dawa. Cette initiative vise à moderniser les infrastructures de la ville tout en améliorant l’environnement urbain et les espaces publics. Le projet a permis de transformer plusieurs quartiers en créant des espaces de loisirs aménagés, des corridors verts et des lieux de rassemblement communautaires. Il comprend également des équipements urbains modernes tels que des stations de recharge pour véhicules électriques, des cafés, des espaces commerciaux et des voies piétonnes améliorées. Au-delà de l’embellissement urbain, l’initiative ambitionne de stimuler l’activité économique locale en créant de nouvelles opportunités commerciales pour les habitants et en renforçant l’attractivité de la ville en tant que centre commercial et touristique. Modernisation des services publics Lors de son séjour à Dire Dawa, le Premier ministre a également visité le centre de services intégré MESOB Service Center. Ce centre regroupe de nombreux services gouvernementaux sous un même toit, permettant aux citoyens d’accéder rapidement et efficacement à plusieurs démarches administratives. En simplifiant les procédures et en favorisant la numérisation des services, ces centres constituent une avancée importante dans les efforts du gouvernement pour moderniser la gouvernance et améliorer la qualité des services publics. Investir dans le savoir et la recherche Parmi les étapes marquantes de la visite figure également la bibliothèque Emerta Library, récemment construite à Dire Dawa. Cette infrastructure éducative peut accueillir jusqu’à 1 000 lecteurs simultanément et dispose d’une capacité de stockage pouvant atteindre un million d’ouvrages. Elle devrait devenir un centre majeur d’apprentissage, de recherche et d’innovation pour les étudiants, les chercheurs et la population locale. Les observateurs considèrent que ce type d’investissement reflète l’importance accordée au développement du capital humain, l’éducation et le savoir étant perçus comme des moteurs essentiels du progrès durable. Renforcer l’industrie par l’assurance qualité Le Premier ministre a également visité le laboratoire de l’Ethiopian Conformity Assessment Enterprise à Dire Dawa. Cet établissement fournit des services d’essais et de certification pour différents produits industriels et de consommation, notamment les huiles alimentaires, les produits pétroliers, les denrées alimentaires, les cosmétiques, les détergents et les matériaux de construction. En garantissant la conformité des produits locaux aux normes nationales, cette infrastructure contribue à renforcer la compétitivité industrielle du pays et à faciliter l’accès des produits éthiopiens aux marchés régionaux et internationaux. Valoriser le potentiel naturel et touristique Au-delà des infrastructures et des services publics, la visite a également mis en lumière le potentiel naturel et touristique considérable de l’est de l’Éthiopie. Lors de son déplacement, le Premier ministre a exploré plusieurs sites naturels, dont la Nasiol Cave, soulignant l’importance d’une cartographie scientifique systématique des ressources naturelles du pays. Selon lui, l’étude approfondie du patrimoine naturel de l’Éthiopie pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans les domaines du tourisme, de l’emploi et du développement économique local. Il a également appelé les universités et les institutions de recherche nationales à intensifier leurs travaux afin de documenter ces ressources et de produire ce qu’il a qualifié de « données souveraines », indispensables à l’élaboration de stratégies de développement fondées sur les réalités et les priorités nationales. Une vision globale du développement Dans l’ensemble, les projets inspectés lors de cette tournée illustrent la stratégie de développement globale du gouvernement visant à moderniser les infrastructures, renforcer les institutions et élargir les opportunités économiques à l’échelle nationale. Du développement des corridors urbains et des centres de services numériques aux infrastructures de savoir, en passant par les initiatives communautaires et les destinations touristiques émergentes, ces projets témoignent d’une approche multisectorielle du développement. La visite du Premier ministre a ainsi servi non seulement à évaluer l’avancement des projets en cours, mais aussi à réaffirmer la volonté de l’Éthiopie de valoriser pleinement son potentiel et de bâtir un avenir plus prospère pour l’ensemble de ses citoyens.