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Le dialogue national inclusif en Éthiopie est un pas décisif vers une culture de consultation.
Apr 4, 2026 43
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le président de la Commission du Dialogue national éthiopien, le professeur Mesfin Araya, a salué le lancement d’un dialogue national inclusif comme un succès majeur pour la commission, soulignant son rôle dans l’instauration d’une véritable culture de la consultation dans le pays.   Dans un entretien exclusif avec ENA, le professeur Mesfin a dressé le bilan des progrès réalisés depuis la création de la commission il y a trois ans.   Selon lui, la réussite principale réside dans l’engagement effectif des citoyens éthiopiens.   Pour la première fois, des habitants du centre et des régions périphériques participent au dialogue sur un pied d’égalité, levant ainsi la discrimination qui limitait auparavant la participation politique aux seules populations des hauts plateaux.   « Aujourd’hui, pour la première fois, les femmes éthiopiennes éleveuses participent ouvertement et en toute transparence aux discussions sur l’avenir de leur pays », a déclaré le commissaire en chef, citant des femmes des régions Afar et Somali ainsi que de la région reculée de Salamago, au sud du pays, qui ont pris part aux discussions sur des questions cruciales pour la nation.   Le professeur Mesfin a insisté sur le fait que cette approche inclusive n’est pas un simple exercice de politiquement correct, mais une nécessité pour la cohésion et la survie du pays.   Des groupes traditionnellement marginalisés — artisans, minorités sociales et professionnels longtemps exclus — ont pu participer pour la première fois à des consultations nationales.   La phase finale du dialogue réunira 4 000 représentants lors d’une conférence nationale visant à examiner les principales questions du pays et à rechercher un consensus. Si ce consensus ne peut être atteint, certaines questions seront soumises à une résolution nationale, incluant des référendums ou des décisions pour les générations futures.   « Déposons les armes, rassemblons-nous, traitons les questions essentielles à la paix et au progrès national, et poursuivons les discussions jusqu’à parvenir à des conclusions satisfaisantes », a exhorté le président de la commission.   L’Éthiopie, pays riche en diversité avec plus de 80 nations, nationalités et peuples, dispose de multiples mécanismes traditionnels de résolution des conflits.   La commission combine ces pratiques ancestrales avec des techniques de dialogue modernes, sous la facilitation neutre de la commission, a précisé le professeur Mesfin. « Ce processus est unique, non seulement pour l’Éthiopie, mais aussi comme exemple à suivre à l’international », a-t-il ajouté.   Contrairement à de nombreux dialogues imposés d’en haut et dominés par les élites, le processus éthiopien est participatif, impliquant éleveurs, agriculteurs, artisans et citoyens ordinaires aux côtés des représentants politiques et gouvernementaux.   Le dialogue est ouvert à tous, y compris aux groupes marginalisés, aux femmes, aux personnes handicapées et à d’autres segments de la société.   La liberté d’expression et la neutralité de la commission, sans ingérence gouvernementale, sont au cœur du processus.   Le programme de l’ENDC a déjà couvert 1 234 woredas à travers le pays, avec des zones encore non couvertes principalement dans certaines parties du Tigray.   La commission prévoit d’achever cette couverture avant la tenue de l’assemblée plénière nationale, étape clé pour finaliser le dialogue et renforcer la culture de consultation à l’échelle nationale.
Nouvelle étape scientifique en Éthiopie : Le premier ministre Abiy inaugure un complexe de recherche avancé.
Apr 4, 2026 22
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie franchit un cap décisif vers l’innovation scientifique comme le Premier ministre Abiy Ahmed a inauguré un complexe de recherche ultramoderne à Addis-Abeba, marquant, selon lui, l’entrée du pays dans une nouvelle ère scientifique.   Implanté au sein de l’Armauer Hansen Research Institute (AHRI), ce centre de pointe constitue une avancée majeure dans la stratégie nationale visant à faire de l’innovation un pilier du développement.   Le premier ministre a qualifié cette infrastructure de « saut stratégique », destinée à positionner l’Éthiopie comme un pôle d’excellence en recherche, en sécurité sanitaire et en technologies de pointe.   Le complexe abrite 40 laboratoires entièrement équipés, ainsi que des plateformes avancées de génomique et de bio-informatique.   Ces installations permettront aux chercheurs éthiopiens de conduire des travaux scientifiques de haut niveau, alignés sur les standards internationaux.   Parmi ses composantes clés figure un centre de bioéquivalence, essentiel pour garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments produits localement.   Cette initiative devrait réduire la dépendance du pays aux importations pharmaceutiques et renforcer ses capacités industrielles nationales.   Au-delà de la production scientifique, ce pôle ambitionne de transformer les découvertes en solutions concrètes.   En établissant un lien étroit entre recherche et politiques publiques, il contribuera à améliorer les systèmes de santé, renforcer la préparation aux crises et accroître la résilience face aux menaces sanitaires.   Ce projet s’inscrit dans une vision plus large d’autonomie stratégique, visant à assurer à l’Éthiopie une indépendance durable dans les secteurs essentiels.   Il incarne ainsi une étape déterminante vers la souveraineté pharmaceutique et la sécurité sanitaire à long terme.   En somme, ce nouveau centre dépasse le cadre d’une simple infrastructure : il symbolise l’engagement résolu de l’Éthiopie en faveur d’un avenir fondé sur la science, l’innovation et l’autonomie, tout en contribuant de manière significative au progrès scientifique du continent africain.
La transition énergétique de l’Éthiopie s’intensifie sous l’effet des réformes.
Apr 4, 2026 190
Par un membre de la rédaction   Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Les anniversaires invitent souvent à dresser un bilan.   En Éthiopie, la huitième année du gouvernement réformateur révèle bien plus qu’un simple point d’étape : elle met en lumière une mutation profonde, encore en cours, qui redéfinit progressivement les bases économiques du pays et laisse entrevoir des effets durables.   Parmi les secteurs les plus révélateurs de cette transformation figure celui de l’énergie.   Longtemps confrontée à un contraste marqué entre l’abondance de ses ressources naturelles et les difficultés d’accès à l’électricité, l’Éthiopie opère aujourd’hui une refonte majeure de son système énergétique.   Ce qui constituait autrefois un frein au développement devient peu à peu un levier stratégique à l’échelle continentale.   Au centre de cette dynamique se trouve le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, symbole à la fois d’ambition et de pragmatisme.   Avec une capacité supérieure à 5 000 mégawatts, cet ouvrage dépasse le cadre d’un simple projet d’infrastructure : il incarne une orientation claire vers la souveraineté énergétique, l’industrialisation et l’intégration régionale.   Cependant, la transformation en cours ne se limite pas à ce projet emblématique.   Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à faire de l’énergie un moteur du développement global, au service des ménages, des entreprises et de l’avenir national.   Dans cette optique, le projet hydroélectrique de Koysha progresse également de manière soutenue, renforçant le potentiel énergétique du pays avec une capacité attendue de plus de 2 000 mégawatts.   Il s’inscrit dans la continuité d’une stratégie fondée sur la valorisation du réseau fluvial pour soutenir une croissance durable.   Mais l’hydroélectricité ne constitue plus l’unique pilier.   Consciente de la nécessité de diversifier ses sources, l’Éthiopie a engagé une évolution vers un mix énergétique plus équilibré.   Les parcs éoliens d’Ashegoda et d’Adama, ainsi que le projet d’Aysha dans la région Somali, illustrent cette orientation, en apportant une contribution significative à la production nationale.   Ces initiatives traduisent une volonté de réduire la dépendance aux aléas climatiques tout en s’alignant sur les tendances mondiales en matière d’énergies renouvelables.   Parallèlement, l’énergie solaire gagne en importance. Des accords conclus avec des partenaires internationaux ouvrent la voie à des projets d’envergure, permettant de mieux exploiter un potentiel longtemps sous-utilisé.   Dans une perspective encore plus large, l’Éthiopie explore également l’option du nucléaire à des fins pacifiques, marquant ainsi une avancée stratégique vers une diversification durable de son bouquet énergétique.   Dans le même temps, le pays valorise ses ressources en gaz naturel, notamment dans la région Somali. Le développement du gisement de Kalub ouvre de nouvelles perspectives pour une production énergétique stable, complémentaire aux sources renouvelables.   L’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans une approche cohérente : bâtir un système énergétique à la fois ambitieux, diversifié et résilient.   Les résultats commencent à se concrétiser. La capacité de production électrique a fortement progressé, tandis que l’accès à l’énergie s’élargit à des zones autrefois marginalisées.   Par ailleurs, les exportations d’électricité vers les pays voisins se développent, positionnant l’Éthiopie comme un futur acteur clé de l’énergie propre en Afrique.   Avec plus de 90 % de son électricité issue de sources renouvelables, le pays se distingue également par son alignement avec les objectifs climatiques internationaux, renforçant ainsi son attractivité pour les investissements verts.   Au-delà des chiffres, une transformation plus profonde s’opère.   En Éthiopie, l’énergie n’est plus perçue comme un simple service, mais comme un véritable levier de développement. Elle alimente les industries, favorise la connectivité numérique, soutient l’agriculture irriguée et accompagne les réformes économiques en cours.   Si des défis subsistent — notamment en matière de financement, de mise en œuvre et d’accès équitable — la trajectoire est clairement tracée.   Des turbines du barrage de la Renaissance aux projets éoliens et solaires, en passant par les ressources gazières encore inexploitées, l’Éthiopie façonne un avenir énergétique à la fois diversifié et prometteur.
Les grands acteurs mondiaux du secteur technologique saluent les avancées rapides de l’Éthiopie dans le domaine de l’intelligence artificielle et appellent à intensifier les efforts d’innovation.
Apr 4, 2026 215
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se distingue désormais sur la scène internationale grâce aux progrès remarquables réalisés en intelligence artificielle (IA).   Des leaders du secteur encouragent le pays à accélérer encore davantage ses initiatives innovantes et à consolider ses partenariats à l’échelle mondiale afin de maintenir cette dynamique.   Ces observations font suite à une visite à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, où plusieurs experts ont mis en lumière le potentiel du pays à devenir un centre d’innovation de premier plan en Afrique.   Intervenant à cette occasion, James David, directeur des opérations africaines de Tata Consultancy Services (TCS), a salué les investissements conséquents engagés par l’Éthiopie dans l’IA ainsi que l’essor de son écosystème de startups.   Selon lui, ces avancées pourraient faire du pays une référence pour d’autres nations africaines.   Il a également mis en avant l’importance d’un partenariat stratégique avec l’Inde, estimant que l’expérience de ce pays dans le déploiement de solutions numériques constitue un atout complémentaire aux capacités d’innovation éthiopiennes.   De son côté, Edwin Vollanoor, PDG d’AppFace Technologies, a qualifié l’Institut d’un des centres d’excellence en IA les plus prometteurs de la région.   Il a particulièrement apprécié la qualité des technologies développées, notamment dans les domaines des modèles de langage et de la robotique, qu’il a jugées de niveau international.   Il a en outre relevé que certaines solutions d’IA sont déjà intégrées dans les systèmes publics, notamment au sein des tribunaux, tout en soulignant la nécessité d’élargir leur déploiement pour maximiser leur impact.   Dans cette perspective, il a plaidé pour un renforcement des dispositifs de mentorat, d’incubation et d’accélération, invitant l’Éthiopie à s’inspirer des expériences de pays tels que la Chine et l’Inde.   Selon lui, l’intelligence artificielle offre des perspectives de transformation majeures dans des secteurs clés comme l’agriculture, les transports et l’emploi, et pourrait contribuer à positionner l’Éthiopie comme un hub continental en collaboration avec l’Union africaine.   Pour sa part, Monsy Mathews, représentant de Moti Engineering, a mis en avant les avancées technologiques significatives enregistrées par le pays au cours de la dernière décennie, en particulier dans le secteur financier.   Il a noté une adoption croissante de l’IA par les banques, notamment dans la gestion des risques, la vérification des clients, les paiements et le traitement des crédits.   Il a également évoqué les initiatives menées par Ethio Telecom dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’automatisation robotisée des processus, soulignant que leur déploiement progresse progressivement dans différents secteurs.   Dans l’ensemble, les experts s’accordent à considérer que, grâce à des investissements soutenus, une coopération internationale accrue et une priorité donnée à l’innovation, l’Éthiopie dispose de solides atouts pour s’imposer comme un pôle d’excellence en IA et en numérique sur le continent africain.
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Le dialogue national inclusif en Éthiopie est un pas décisif vers une culture de consultation.
Apr 4, 2026 43
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le président de la Commission du Dialogue national éthiopien, le professeur Mesfin Araya, a salué le lancement d’un dialogue national inclusif comme un succès majeur pour la commission, soulignant son rôle dans l’instauration d’une véritable culture de la consultation dans le pays.   Dans un entretien exclusif avec ENA, le professeur Mesfin a dressé le bilan des progrès réalisés depuis la création de la commission il y a trois ans.   Selon lui, la réussite principale réside dans l’engagement effectif des citoyens éthiopiens.   Pour la première fois, des habitants du centre et des régions périphériques participent au dialogue sur un pied d’égalité, levant ainsi la discrimination qui limitait auparavant la participation politique aux seules populations des hauts plateaux.   « Aujourd’hui, pour la première fois, les femmes éthiopiennes éleveuses participent ouvertement et en toute transparence aux discussions sur l’avenir de leur pays », a déclaré le commissaire en chef, citant des femmes des régions Afar et Somali ainsi que de la région reculée de Salamago, au sud du pays, qui ont pris part aux discussions sur des questions cruciales pour la nation.   Le professeur Mesfin a insisté sur le fait que cette approche inclusive n’est pas un simple exercice de politiquement correct, mais une nécessité pour la cohésion et la survie du pays.   Des groupes traditionnellement marginalisés — artisans, minorités sociales et professionnels longtemps exclus — ont pu participer pour la première fois à des consultations nationales.   La phase finale du dialogue réunira 4 000 représentants lors d’une conférence nationale visant à examiner les principales questions du pays et à rechercher un consensus. Si ce consensus ne peut être atteint, certaines questions seront soumises à une résolution nationale, incluant des référendums ou des décisions pour les générations futures.   « Déposons les armes, rassemblons-nous, traitons les questions essentielles à la paix et au progrès national, et poursuivons les discussions jusqu’à parvenir à des conclusions satisfaisantes », a exhorté le président de la commission.   L’Éthiopie, pays riche en diversité avec plus de 80 nations, nationalités et peuples, dispose de multiples mécanismes traditionnels de résolution des conflits.   La commission combine ces pratiques ancestrales avec des techniques de dialogue modernes, sous la facilitation neutre de la commission, a précisé le professeur Mesfin. « Ce processus est unique, non seulement pour l’Éthiopie, mais aussi comme exemple à suivre à l’international », a-t-il ajouté.   Contrairement à de nombreux dialogues imposés d’en haut et dominés par les élites, le processus éthiopien est participatif, impliquant éleveurs, agriculteurs, artisans et citoyens ordinaires aux côtés des représentants politiques et gouvernementaux.   Le dialogue est ouvert à tous, y compris aux groupes marginalisés, aux femmes, aux personnes handicapées et à d’autres segments de la société.   La liberté d’expression et la neutralité de la commission, sans ingérence gouvernementale, sont au cœur du processus.   Le programme de l’ENDC a déjà couvert 1 234 woredas à travers le pays, avec des zones encore non couvertes principalement dans certaines parties du Tigray.   La commission prévoit d’achever cette couverture avant la tenue de l’assemblée plénière nationale, étape clé pour finaliser le dialogue et renforcer la culture de consultation à l’échelle nationale.
Nouvelle étape scientifique en Éthiopie : Le premier ministre Abiy inaugure un complexe de recherche avancé.
Apr 4, 2026 22
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie franchit un cap décisif vers l’innovation scientifique comme le Premier ministre Abiy Ahmed a inauguré un complexe de recherche ultramoderne à Addis-Abeba, marquant, selon lui, l’entrée du pays dans une nouvelle ère scientifique.   Implanté au sein de l’Armauer Hansen Research Institute (AHRI), ce centre de pointe constitue une avancée majeure dans la stratégie nationale visant à faire de l’innovation un pilier du développement.   Le premier ministre a qualifié cette infrastructure de « saut stratégique », destinée à positionner l’Éthiopie comme un pôle d’excellence en recherche, en sécurité sanitaire et en technologies de pointe.   Le complexe abrite 40 laboratoires entièrement équipés, ainsi que des plateformes avancées de génomique et de bio-informatique.   Ces installations permettront aux chercheurs éthiopiens de conduire des travaux scientifiques de haut niveau, alignés sur les standards internationaux.   Parmi ses composantes clés figure un centre de bioéquivalence, essentiel pour garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments produits localement.   Cette initiative devrait réduire la dépendance du pays aux importations pharmaceutiques et renforcer ses capacités industrielles nationales.   Au-delà de la production scientifique, ce pôle ambitionne de transformer les découvertes en solutions concrètes.   En établissant un lien étroit entre recherche et politiques publiques, il contribuera à améliorer les systèmes de santé, renforcer la préparation aux crises et accroître la résilience face aux menaces sanitaires.   Ce projet s’inscrit dans une vision plus large d’autonomie stratégique, visant à assurer à l’Éthiopie une indépendance durable dans les secteurs essentiels.   Il incarne ainsi une étape déterminante vers la souveraineté pharmaceutique et la sécurité sanitaire à long terme.   En somme, ce nouveau centre dépasse le cadre d’une simple infrastructure : il symbolise l’engagement résolu de l’Éthiopie en faveur d’un avenir fondé sur la science, l’innovation et l’autonomie, tout en contribuant de manière significative au progrès scientifique du continent africain.
La transition énergétique de l’Éthiopie s’intensifie sous l’effet des réformes.
Apr 4, 2026 190
Par un membre de la rédaction   Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Les anniversaires invitent souvent à dresser un bilan.   En Éthiopie, la huitième année du gouvernement réformateur révèle bien plus qu’un simple point d’étape : elle met en lumière une mutation profonde, encore en cours, qui redéfinit progressivement les bases économiques du pays et laisse entrevoir des effets durables.   Parmi les secteurs les plus révélateurs de cette transformation figure celui de l’énergie.   Longtemps confrontée à un contraste marqué entre l’abondance de ses ressources naturelles et les difficultés d’accès à l’électricité, l’Éthiopie opère aujourd’hui une refonte majeure de son système énergétique.   Ce qui constituait autrefois un frein au développement devient peu à peu un levier stratégique à l’échelle continentale.   Au centre de cette dynamique se trouve le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, symbole à la fois d’ambition et de pragmatisme.   Avec une capacité supérieure à 5 000 mégawatts, cet ouvrage dépasse le cadre d’un simple projet d’infrastructure : il incarne une orientation claire vers la souveraineté énergétique, l’industrialisation et l’intégration régionale.   Cependant, la transformation en cours ne se limite pas à ce projet emblématique.   Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à faire de l’énergie un moteur du développement global, au service des ménages, des entreprises et de l’avenir national.   Dans cette optique, le projet hydroélectrique de Koysha progresse également de manière soutenue, renforçant le potentiel énergétique du pays avec une capacité attendue de plus de 2 000 mégawatts.   Il s’inscrit dans la continuité d’une stratégie fondée sur la valorisation du réseau fluvial pour soutenir une croissance durable.   Mais l’hydroélectricité ne constitue plus l’unique pilier.   Consciente de la nécessité de diversifier ses sources, l’Éthiopie a engagé une évolution vers un mix énergétique plus équilibré.   Les parcs éoliens d’Ashegoda et d’Adama, ainsi que le projet d’Aysha dans la région Somali, illustrent cette orientation, en apportant une contribution significative à la production nationale.   Ces initiatives traduisent une volonté de réduire la dépendance aux aléas climatiques tout en s’alignant sur les tendances mondiales en matière d’énergies renouvelables.   Parallèlement, l’énergie solaire gagne en importance. Des accords conclus avec des partenaires internationaux ouvrent la voie à des projets d’envergure, permettant de mieux exploiter un potentiel longtemps sous-utilisé.   Dans une perspective encore plus large, l’Éthiopie explore également l’option du nucléaire à des fins pacifiques, marquant ainsi une avancée stratégique vers une diversification durable de son bouquet énergétique.   Dans le même temps, le pays valorise ses ressources en gaz naturel, notamment dans la région Somali. Le développement du gisement de Kalub ouvre de nouvelles perspectives pour une production énergétique stable, complémentaire aux sources renouvelables.   L’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans une approche cohérente : bâtir un système énergétique à la fois ambitieux, diversifié et résilient.   Les résultats commencent à se concrétiser. La capacité de production électrique a fortement progressé, tandis que l’accès à l’énergie s’élargit à des zones autrefois marginalisées.   Par ailleurs, les exportations d’électricité vers les pays voisins se développent, positionnant l’Éthiopie comme un futur acteur clé de l’énergie propre en Afrique.   Avec plus de 90 % de son électricité issue de sources renouvelables, le pays se distingue également par son alignement avec les objectifs climatiques internationaux, renforçant ainsi son attractivité pour les investissements verts.   Au-delà des chiffres, une transformation plus profonde s’opère.   En Éthiopie, l’énergie n’est plus perçue comme un simple service, mais comme un véritable levier de développement. Elle alimente les industries, favorise la connectivité numérique, soutient l’agriculture irriguée et accompagne les réformes économiques en cours.   Si des défis subsistent — notamment en matière de financement, de mise en œuvre et d’accès équitable — la trajectoire est clairement tracée.   Des turbines du barrage de la Renaissance aux projets éoliens et solaires, en passant par les ressources gazières encore inexploitées, l’Éthiopie façonne un avenir énergétique à la fois diversifié et prometteur.
Les grands acteurs mondiaux du secteur technologique saluent les avancées rapides de l’Éthiopie dans le domaine de l’intelligence artificielle et appellent à intensifier les efforts d’innovation.
Apr 4, 2026 215
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se distingue désormais sur la scène internationale grâce aux progrès remarquables réalisés en intelligence artificielle (IA).   Des leaders du secteur encouragent le pays à accélérer encore davantage ses initiatives innovantes et à consolider ses partenariats à l’échelle mondiale afin de maintenir cette dynamique.   Ces observations font suite à une visite à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, où plusieurs experts ont mis en lumière le potentiel du pays à devenir un centre d’innovation de premier plan en Afrique.   Intervenant à cette occasion, James David, directeur des opérations africaines de Tata Consultancy Services (TCS), a salué les investissements conséquents engagés par l’Éthiopie dans l’IA ainsi que l’essor de son écosystème de startups.   Selon lui, ces avancées pourraient faire du pays une référence pour d’autres nations africaines.   Il a également mis en avant l’importance d’un partenariat stratégique avec l’Inde, estimant que l’expérience de ce pays dans le déploiement de solutions numériques constitue un atout complémentaire aux capacités d’innovation éthiopiennes.   De son côté, Edwin Vollanoor, PDG d’AppFace Technologies, a qualifié l’Institut d’un des centres d’excellence en IA les plus prometteurs de la région.   Il a particulièrement apprécié la qualité des technologies développées, notamment dans les domaines des modèles de langage et de la robotique, qu’il a jugées de niveau international.   Il a en outre relevé que certaines solutions d’IA sont déjà intégrées dans les systèmes publics, notamment au sein des tribunaux, tout en soulignant la nécessité d’élargir leur déploiement pour maximiser leur impact.   Dans cette perspective, il a plaidé pour un renforcement des dispositifs de mentorat, d’incubation et d’accélération, invitant l’Éthiopie à s’inspirer des expériences de pays tels que la Chine et l’Inde.   Selon lui, l’intelligence artificielle offre des perspectives de transformation majeures dans des secteurs clés comme l’agriculture, les transports et l’emploi, et pourrait contribuer à positionner l’Éthiopie comme un hub continental en collaboration avec l’Union africaine.   Pour sa part, Monsy Mathews, représentant de Moti Engineering, a mis en avant les avancées technologiques significatives enregistrées par le pays au cours de la dernière décennie, en particulier dans le secteur financier.   Il a noté une adoption croissante de l’IA par les banques, notamment dans la gestion des risques, la vérification des clients, les paiements et le traitement des crédits.   Il a également évoqué les initiatives menées par Ethio Telecom dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’automatisation robotisée des processus, soulignant que leur déploiement progresse progressivement dans différents secteurs.   Dans l’ensemble, les experts s’accordent à considérer que, grâce à des investissements soutenus, une coopération internationale accrue et une priorité donnée à l’innovation, l’Éthiopie dispose de solides atouts pour s’imposer comme un pôle d’excellence en IA et en numérique sur le continent africain.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 17551
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 18856
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Le dialogue national inclusif en Éthiopie est un pas décisif vers une culture de consultation.
Apr 4, 2026 43
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le président de la Commission du Dialogue national éthiopien, le professeur Mesfin Araya, a salué le lancement d’un dialogue national inclusif comme un succès majeur pour la commission, soulignant son rôle dans l’instauration d’une véritable culture de la consultation dans le pays.   Dans un entretien exclusif avec ENA, le professeur Mesfin a dressé le bilan des progrès réalisés depuis la création de la commission il y a trois ans.   Selon lui, la réussite principale réside dans l’engagement effectif des citoyens éthiopiens.   Pour la première fois, des habitants du centre et des régions périphériques participent au dialogue sur un pied d’égalité, levant ainsi la discrimination qui limitait auparavant la participation politique aux seules populations des hauts plateaux.   « Aujourd’hui, pour la première fois, les femmes éthiopiennes éleveuses participent ouvertement et en toute transparence aux discussions sur l’avenir de leur pays », a déclaré le commissaire en chef, citant des femmes des régions Afar et Somali ainsi que de la région reculée de Salamago, au sud du pays, qui ont pris part aux discussions sur des questions cruciales pour la nation.   Le professeur Mesfin a insisté sur le fait que cette approche inclusive n’est pas un simple exercice de politiquement correct, mais une nécessité pour la cohésion et la survie du pays.   Des groupes traditionnellement marginalisés — artisans, minorités sociales et professionnels longtemps exclus — ont pu participer pour la première fois à des consultations nationales.   La phase finale du dialogue réunira 4 000 représentants lors d’une conférence nationale visant à examiner les principales questions du pays et à rechercher un consensus. Si ce consensus ne peut être atteint, certaines questions seront soumises à une résolution nationale, incluant des référendums ou des décisions pour les générations futures.   « Déposons les armes, rassemblons-nous, traitons les questions essentielles à la paix et au progrès national, et poursuivons les discussions jusqu’à parvenir à des conclusions satisfaisantes », a exhorté le président de la commission.   L’Éthiopie, pays riche en diversité avec plus de 80 nations, nationalités et peuples, dispose de multiples mécanismes traditionnels de résolution des conflits.   La commission combine ces pratiques ancestrales avec des techniques de dialogue modernes, sous la facilitation neutre de la commission, a précisé le professeur Mesfin. « Ce processus est unique, non seulement pour l’Éthiopie, mais aussi comme exemple à suivre à l’international », a-t-il ajouté.   Contrairement à de nombreux dialogues imposés d’en haut et dominés par les élites, le processus éthiopien est participatif, impliquant éleveurs, agriculteurs, artisans et citoyens ordinaires aux côtés des représentants politiques et gouvernementaux.   Le dialogue est ouvert à tous, y compris aux groupes marginalisés, aux femmes, aux personnes handicapées et à d’autres segments de la société.   La liberté d’expression et la neutralité de la commission, sans ingérence gouvernementale, sont au cœur du processus.   Le programme de l’ENDC a déjà couvert 1 234 woredas à travers le pays, avec des zones encore non couvertes principalement dans certaines parties du Tigray.   La commission prévoit d’achever cette couverture avant la tenue de l’assemblée plénière nationale, étape clé pour finaliser le dialogue et renforcer la culture de consultation à l’échelle nationale.
La Chine réitère son appui à l’intégration de l’Éthiopie à l’OMC.
Apr 3, 2026 1178
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - La Chine a de nouveau exprimé son soutien à la candidature de l’Éthiopie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), illustrant le renforcement continu des relations économiques et stratégiques entre les deux pays.   En visite à Addis-Abeba, Wu Weihua, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, a affirmé que son pays est disposé à poursuivre un rôle actif de facilitation afin d’accompagner l’Éthiopie dans son processus d’adhésion.   Cette déclaration est intervenue lors d’une rencontre avec Tagesse Chafo, président de la Chambre des représentants du peuple d’Éthiopie, au cours de laquelle les deux responsables ont examiné les perspectives d’élargissement de la coopération bilatérale, ainsi que la coordination sur les questions régionales et internationales.   Tagesse Chafo a mis en avant la solidité du partenariat entre les deux nations, qu’il a qualifié de relation stratégique durable, fondée sur la confiance mutuelle et des intérêts partagés.   Il a réaffirmé la volonté de l’Éthiopie de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, notamment les échanges entre les peuples, les relations parlementaires, le commerce et la concertation internationale.   Soulignant l’importance géostratégique de l’Éthiopie, il a présenté le pays comme un hub diplomatique et une porte d’accès au continent africain, notamment en raison de la présence du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.   Il a également indiqué que l’Éthiopie entend jouer un rôle accru dans le développement des relations sino-africaines.   La coopération économique demeure un pilier central de ce partenariat, avec des projets d’envergure tels que le chemin de fer Éthiopie-Djibouti, considéré comme un symbole majeur de la collaboration dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ».   Cette infrastructure continue de servir de corridor stratégique pour les échanges commerciaux du pays.   Par ailleurs, les investissements chinois en Éthiopie ont fortement progressé ces dernières années, contribuant à la création d’emplois et à l’essor du secteur industriel.   Le président de la Chambre a exprimé sa reconnaissance pour le soutien constant de la Chine à l’adhésion de l’Éthiopie à l’OMC, appelant à la poursuite des efforts conjoints pour finaliser ce processus.   De son côté, Wu Weihua a réaffirmé l’engagement ferme de son pays, évoquant notamment les avancées enregistrées en 2025 avec la conclusion d’accords bilatéraux.   Il a également souligné la progression notable des exportations éthiopiennes vers la Chine, reflet d’un partenariat commercial en pleine expansion.   La Chine s’est dite prête à accroître ses importations de produits éthiopiens à forte valeur ajoutée et à améliorer la structure des échanges.   Elle entend également approfondir sa coopération dans des secteurs clés tels que les infrastructures et l’industrie manufacturière, tout en développant de nouveaux axes dans des domaines émergents comme les véhicules à énergies nouvelles, l’économie numérique et l’intelligence artificielle, afin d’accompagner le processus d’industrialisation de l’Éthiopie.   Enfin, Wu Weihua a exprimé sa confiance dans le rôle croissant de l’Éthiopie au sein de la coopération sino-africaine, mettant en avant sa position stratégique sur le continent.
Les représentants du Tigray remettent leur programme à la Commission nationale de dialogue
Apr 3, 2026 957
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Les délégués de la région du Tigray ont officiellement transmis leur programme final à la Commission nationale de dialogue éthiopienne (ENDC), à l’issue d’un forum de consultation consacré à son élaboration.   Cette étape intervient après trois jours de discussions organisées à Addis-Abeba, dans le cadre de la première série de consultations menées par la Commission pour cette région, réunissant un large éventail d’acteurs.   Le commissaire en chef, Mesfin Araya, qui a reçu le document, a salué l’aboutissement réussi de cette première phase du processus.   Le programme présenté met en lumière les principales problématiques touchant la région, telles qu’exprimées par les participants au cours des échanges.   Il a également souligné que ce processus s’inscrit dans la même dynamique que les consultations conduites dans les autres régions du pays, reflétant une approche harmonisée de la Commission.   Les discussions ont particulièrement mis l’accent sur la promotion de la paix, le renforcement de la compréhension mutuelle et le respect du principe d’impartialité tout au long du processus.   Le commissaire Melaku Woldemariam a indiqué que plus de 700 participants ont pris part aux travaux, qu’il a qualifiés de constructifs et riches en contributions.   Pour sa part, le commissaire Yonas Adaye a affirmé que les consultations allaient se poursuivre dans un cadre élargi, tout en soulignant que cette première phase s’est déroulée dans un esprit de dialogue respectueux et d’écoute mutuelle.   Enfin, le commissaire en chef et les membres de la Commission ont exprimé leur gratitude à l’ensemble des participants pour leur engagement et leur contribution au succès de cette initiative.
La coopération renforcée, pilier de la protection des intérêts nationaux, selon l’ambassadeur Redwan.
Apr 3, 2026 433
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - L’ambassadeur Redwan Hussein a affirmé que la performance dans l’ensemble des secteurs, associée à une coopération accrue, constitue un élément déterminant pour préserver la sécurité nationale de l’Éthiopie ainsi que ses intérêts au niveau régional.   S’exprimant lors de la deuxième Conférence nationale sur la sécurité tenue à Addis-Abeba, le directeur général du Service national de renseignement et de sécurité a insisté sur le caractère impératif de cette dynamique.   Il a souligné que garantir un haut niveau d’efficacité dans tous les domaines, tout en consolidant les partenariats, est essentiel pour protéger durablement les intérêts du pays.   Évoquant l’évolution récente du contexte sécuritaire, il a décrit un environnement marqué par l’instabilité, l’imprévisibilité et des défis de plus en plus complexes.   Il a notamment pointé la persistance de menaces liées à des groupes hostiles et terroristes actifs dans les régions d’Amhara et d’Oromia, ainsi que les tentatives de déstabilisation émanant d’acteurs internes et externes.   Malgré ces pressions, l’ambassadeur a assuré que les institutions de sécurité et de renseignement continuent de remplir efficacement leurs missions grâce à une coordination renforcée, à l’implication des communautés et à des dispositifs de maintien de l’ordre garantissant la sécurité publique et la libre circulation.   Il a par ailleurs attiré l’attention sur la dégradation de l’environnement sécuritaire aux niveaux régional et international.   Il a notamment évoqué l’intensification du conflit au Soudan et la réémergence de groupes extrémistes tels qu’Al-Shabaab et Daech en Somalie, soulignant leur capacité d’adaptation croissante et l’extension de l’instabilité dans la région.   Dans ce contexte mondial incertain, il a insisté sur la nécessité pour l’Éthiopie de renforcer ses capacités nationales et de développer une approche fondée sur la coordination et la synergie entre les différentes institutions afin de consolider ses moyens de défense.   L’ambassadeur Redwan a également mis en garde contre les répercussions des tensions au Moyen-Orient, en particulier pour un pays enclavé comme l’Éthiopie.   Il a expliqué que les mutations géopolitiques et la compétition autour de la mer Rouge compliquent les efforts visant à ապահով un accès maritime stable et fiable.   Selon lui, la question de l’accès à la mer dépasse largement les enjeux portuaires, revêtant une importance stratégique majeure pour la sécurité nationale et régionale.   Il a ainsi plaidé pour un engagement diplomatique accru afin de renforcer la coopération avec les acteurs régionaux autour d’intérêts communs liés à la mer Rouge.   Le responsable a également souligné la nécessité pour les institutions de sécurité d’aligner leurs stratégies sur les priorités nationales, tant à court qu’à long terme.   Il a indiqué que le Service national de renseignement et de sécurité poursuit ses efforts en faveur de la paix durable, du renforcement des priorités nationales et du rayonnement de l’Éthiopie sur les plans régional et international.   Il a en outre précisé que l’institution est engagée dans un processus de transformation, incluant le développement des ressources humaines, l’amélioration des performances opérationnelles, des réformes structurelles et l’intégration de technologies modernes.   Enfin, l’ambassadeur Redwan a assuré que le service continuera de consolider sa coopération avec les institutions fédérales et régionales, ainsi qu’avec les partenaires internationaux partageant des objectifs communs.   Il a également mis en garde contre les tentatives d’acteurs hostiles cherchant à exploiter les incertitudes actuelles aux niveaux régional et mondial.
La réforme nationale consolide les institutions de sécurité grâce à une capacité opérationnelle renforcée et intégrée.
Apr 3, 2026 450
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Des responsables de haut niveau issus des institutions éthiopiennes de sécurité et de renseignement ont affirmé que le programme de réforme nationale a nettement amélioré leur aptitude à accomplir leurs missions, grâce à une coordination accrue, une efficacité renforcée et une meilleure résilience institutionnelle.   Ces déclarations ont été faites à l’occasion de la Conférence nationale sur la sécurité, consacrée à l’analyse de l’environnement sécuritaire aux niveaux national, régional et international.   Les intervenants ont indiqué que les réformes engagées ces dernières années ont permis de poser les bases d’un système de sécurité modernisé, capable de s’adapter efficacement aux évolutions des dynamiques régionales et mondiales.   Le commissaire général de la police fédérale, Demelash Gebremichael, a souligné que le renforcement d’institutions solides et autonomes constitue un axe central de cette transformation.   Il a précisé que la police fédérale a enregistré des progrès significatifs en matière de ressources humaines, de capacités technologiques et d’organisation interne.   Selon lui, ces avancées ont permis d’accroître la capacité de l’institution à préserver la paix et la sécurité, tout en la préparant à faire face aux défis à venir.   Il a également relevé que les institutions sécuritaires éthiopiennes jouent un rôle de plus en plus important en tant que facteurs de stabilité, tant au niveau national que dans les pays voisins.   De son côté, le directeur général adjoint du service national de renseignement et de sécurité, Sisay Tola, a expliqué que la réforme a favorisé une meilleure intégration des systèmes de sécurité, de renseignement et de gestion de l’information.   Il a indiqué que les institutions sont passées d’approches fragmentées à un dispositif plus cohérent et coordonné.   Il a ajouté que ce processus de transformation, mené de manière continue au cours des cinq dernières années, a permis aux institutions de se consolider tout en surmontant divers défis.   Par ailleurs, le commissaire Ararsa Merdasa, à la tête du Bureau de l’administration et de la sécurité de l’Oromia, a mis en avant l’amélioration de la coordination entre les organes de sécurité, facilitant ainsi la conduite d’opérations conjointes.   Il a également évoqué des avancées notables au niveau régional, notamment dans la gestion pacifique des questions sécuritaires et le renforcement de l’état de droit.   Dans le même esprit, le commissaire de police de la région Amhara, Zelalem Mengiste, a affirmé que les réformes institutionnelles ont renforcé la capacité du pays à faire face efficacement aux menaces sécuritaires, qu’elles soient internes ou externes.   Il a souligné que ces réformes ont favorisé l’émergence d’institutions complémentaires, capables de répondre à des défis complexes.   Les responsables ont par ailleurs annoncé que des préparatifs importants sont en cours en vue des septièmes élections générales.   Un plan de sécurité global et coordonné, élaboré au cours des huit derniers mois en s’appuyant sur les enseignements des scrutins précédents, est déjà en cours de mise en œuvre.   Ils ont estimé que les efforts conjoints visant à garantir la paix et la stabilité ont permis de créer des conditions propices à l’organisation d’élections dans un climat sécurisé.   Enfin, ils ont assuré que la coopération entre les institutions de sécurité se poursuivra durant les phases préélectorale, électorale et post-électorale, afin de prévenir toute menace et de garantir un processus électoral pacifique, ordonné et crédible.
Réformes du système judiciaire : actualisation de divers cadres législatifs et renforcement de l’autonomie institutionnelle sous l’égide du Ministère de la Justice.
Apr 3, 2026 454
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Le Ministère de la Justice a indiqué que plusieurs lois et règlements ont été révisés dans le cadre de la Réforme nationale afin de renforcer le système judiciaire et de consolider l’autonomie des institutions démocratiques.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, le vice-ministre de la Justice, Belayihun Yirga, a souligné que le processus de réforme en cours constitue une rupture significative avec les pratiques antérieures, où les institutions procédaient elles-mêmes à la révision de leurs cadres juridiques. Il a expliqué que la spécificité de cette réforme réside dans le fait qu’elle a été conduite par un conseil consultatif indépendant, mis en place par le Ministère de la Justice. Selon lui, cette démarche a permis d’obtenir des avancées notables, notamment à travers la révision de lois jugées obsolètes ou restrictives. Il a précisé que certaines proclamations restées inchangées pendant plus de soixante ans, y compris dans les domaines du commerce et du droit pénal, ont désormais été amendées. Le vice-ministre a également mis en avant les progrès réalisés en matière de gouvernance. Il a rappelé que, pendant longtemps, la promotion de la bonne gouvernance restait essentiellement théorique, faute de volonté politique au sein de l’exécutif pour engager des réformes susceptibles de limiter ses propres prérogatives. À cet égard, il a indiqué que le processus actuel a permis de combler ce manque grâce à une restructuration menée par des experts, accompagnée de réformes institutionnelles.     Par ailleurs, des mesures concrètes ont été adoptées pour garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il a notamment souligné qu’à présent, les tribunaux peuvent faire approuver directement leurs budgets par le parlement, sans intervention de l’exécutif, ce qui renforce leur autonomie effective. Les réformes ont également touché les institutions démocratiques. Il a indiqué que la Commission électorale nationale d’Éthiopie a pu organiser la sixième élection générale de manière indépendante, sur la base de règles révisées, et se prépare à conduire la septième dans le même cadre. De son côté, la Commission éthiopienne des droits de l’homme a vu son autonomie renforcée à la suite de modifications de ses textes fondateurs. En outre, Belayihun Yirga a mentionné un regain d’intérêt pour les mécanismes traditionnels de règlement des différends. Des efforts sont en cours pour valoriser les savoirs locaux et les valeurs sociales dans la gestion des conflits. Sur le plan international, il a souligné le renforcement de la coopération de l’Éthiopie avec plusieurs pays dans le domaine de la justice. Il a noté un intérêt croissant des partenaires étrangers pour accompagner les réformes juridiques et institutionnelles engagées. Enfin, il a indiqué que le pays a récemment accueilli des délégations de haut niveau et conclu des accords avec des États tels que la Chine, le Brésil et l’Algérie, illustrant un engagement international de plus en plus marqué dans ce secteur.
Politique
Le dialogue national inclusif en Éthiopie est un pas décisif vers une culture de consultation.
Apr 4, 2026 43
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le président de la Commission du Dialogue national éthiopien, le professeur Mesfin Araya, a salué le lancement d’un dialogue national inclusif comme un succès majeur pour la commission, soulignant son rôle dans l’instauration d’une véritable culture de la consultation dans le pays.   Dans un entretien exclusif avec ENA, le professeur Mesfin a dressé le bilan des progrès réalisés depuis la création de la commission il y a trois ans.   Selon lui, la réussite principale réside dans l’engagement effectif des citoyens éthiopiens.   Pour la première fois, des habitants du centre et des régions périphériques participent au dialogue sur un pied d’égalité, levant ainsi la discrimination qui limitait auparavant la participation politique aux seules populations des hauts plateaux.   « Aujourd’hui, pour la première fois, les femmes éthiopiennes éleveuses participent ouvertement et en toute transparence aux discussions sur l’avenir de leur pays », a déclaré le commissaire en chef, citant des femmes des régions Afar et Somali ainsi que de la région reculée de Salamago, au sud du pays, qui ont pris part aux discussions sur des questions cruciales pour la nation.   Le professeur Mesfin a insisté sur le fait que cette approche inclusive n’est pas un simple exercice de politiquement correct, mais une nécessité pour la cohésion et la survie du pays.   Des groupes traditionnellement marginalisés — artisans, minorités sociales et professionnels longtemps exclus — ont pu participer pour la première fois à des consultations nationales.   La phase finale du dialogue réunira 4 000 représentants lors d’une conférence nationale visant à examiner les principales questions du pays et à rechercher un consensus. Si ce consensus ne peut être atteint, certaines questions seront soumises à une résolution nationale, incluant des référendums ou des décisions pour les générations futures.   « Déposons les armes, rassemblons-nous, traitons les questions essentielles à la paix et au progrès national, et poursuivons les discussions jusqu’à parvenir à des conclusions satisfaisantes », a exhorté le président de la commission.   L’Éthiopie, pays riche en diversité avec plus de 80 nations, nationalités et peuples, dispose de multiples mécanismes traditionnels de résolution des conflits.   La commission combine ces pratiques ancestrales avec des techniques de dialogue modernes, sous la facilitation neutre de la commission, a précisé le professeur Mesfin. « Ce processus est unique, non seulement pour l’Éthiopie, mais aussi comme exemple à suivre à l’international », a-t-il ajouté.   Contrairement à de nombreux dialogues imposés d’en haut et dominés par les élites, le processus éthiopien est participatif, impliquant éleveurs, agriculteurs, artisans et citoyens ordinaires aux côtés des représentants politiques et gouvernementaux.   Le dialogue est ouvert à tous, y compris aux groupes marginalisés, aux femmes, aux personnes handicapées et à d’autres segments de la société.   La liberté d’expression et la neutralité de la commission, sans ingérence gouvernementale, sont au cœur du processus.   Le programme de l’ENDC a déjà couvert 1 234 woredas à travers le pays, avec des zones encore non couvertes principalement dans certaines parties du Tigray.   La commission prévoit d’achever cette couverture avant la tenue de l’assemblée plénière nationale, étape clé pour finaliser le dialogue et renforcer la culture de consultation à l’échelle nationale.
La Chine réitère son appui à l’intégration de l’Éthiopie à l’OMC.
Apr 3, 2026 1178
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - La Chine a de nouveau exprimé son soutien à la candidature de l’Éthiopie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), illustrant le renforcement continu des relations économiques et stratégiques entre les deux pays.   En visite à Addis-Abeba, Wu Weihua, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, a affirmé que son pays est disposé à poursuivre un rôle actif de facilitation afin d’accompagner l’Éthiopie dans son processus d’adhésion.   Cette déclaration est intervenue lors d’une rencontre avec Tagesse Chafo, président de la Chambre des représentants du peuple d’Éthiopie, au cours de laquelle les deux responsables ont examiné les perspectives d’élargissement de la coopération bilatérale, ainsi que la coordination sur les questions régionales et internationales.   Tagesse Chafo a mis en avant la solidité du partenariat entre les deux nations, qu’il a qualifié de relation stratégique durable, fondée sur la confiance mutuelle et des intérêts partagés.   Il a réaffirmé la volonté de l’Éthiopie de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, notamment les échanges entre les peuples, les relations parlementaires, le commerce et la concertation internationale.   Soulignant l’importance géostratégique de l’Éthiopie, il a présenté le pays comme un hub diplomatique et une porte d’accès au continent africain, notamment en raison de la présence du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.   Il a également indiqué que l’Éthiopie entend jouer un rôle accru dans le développement des relations sino-africaines.   La coopération économique demeure un pilier central de ce partenariat, avec des projets d’envergure tels que le chemin de fer Éthiopie-Djibouti, considéré comme un symbole majeur de la collaboration dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ».   Cette infrastructure continue de servir de corridor stratégique pour les échanges commerciaux du pays.   Par ailleurs, les investissements chinois en Éthiopie ont fortement progressé ces dernières années, contribuant à la création d’emplois et à l’essor du secteur industriel.   Le président de la Chambre a exprimé sa reconnaissance pour le soutien constant de la Chine à l’adhésion de l’Éthiopie à l’OMC, appelant à la poursuite des efforts conjoints pour finaliser ce processus.   De son côté, Wu Weihua a réaffirmé l’engagement ferme de son pays, évoquant notamment les avancées enregistrées en 2025 avec la conclusion d’accords bilatéraux.   Il a également souligné la progression notable des exportations éthiopiennes vers la Chine, reflet d’un partenariat commercial en pleine expansion.   La Chine s’est dite prête à accroître ses importations de produits éthiopiens à forte valeur ajoutée et à améliorer la structure des échanges.   Elle entend également approfondir sa coopération dans des secteurs clés tels que les infrastructures et l’industrie manufacturière, tout en développant de nouveaux axes dans des domaines émergents comme les véhicules à énergies nouvelles, l’économie numérique et l’intelligence artificielle, afin d’accompagner le processus d’industrialisation de l’Éthiopie.   Enfin, Wu Weihua a exprimé sa confiance dans le rôle croissant de l’Éthiopie au sein de la coopération sino-africaine, mettant en avant sa position stratégique sur le continent.
Les représentants du Tigray remettent leur programme à la Commission nationale de dialogue
Apr 3, 2026 957
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Les délégués de la région du Tigray ont officiellement transmis leur programme final à la Commission nationale de dialogue éthiopienne (ENDC), à l’issue d’un forum de consultation consacré à son élaboration.   Cette étape intervient après trois jours de discussions organisées à Addis-Abeba, dans le cadre de la première série de consultations menées par la Commission pour cette région, réunissant un large éventail d’acteurs.   Le commissaire en chef, Mesfin Araya, qui a reçu le document, a salué l’aboutissement réussi de cette première phase du processus.   Le programme présenté met en lumière les principales problématiques touchant la région, telles qu’exprimées par les participants au cours des échanges.   Il a également souligné que ce processus s’inscrit dans la même dynamique que les consultations conduites dans les autres régions du pays, reflétant une approche harmonisée de la Commission.   Les discussions ont particulièrement mis l’accent sur la promotion de la paix, le renforcement de la compréhension mutuelle et le respect du principe d’impartialité tout au long du processus.   Le commissaire Melaku Woldemariam a indiqué que plus de 700 participants ont pris part aux travaux, qu’il a qualifiés de constructifs et riches en contributions.   Pour sa part, le commissaire Yonas Adaye a affirmé que les consultations allaient se poursuivre dans un cadre élargi, tout en soulignant que cette première phase s’est déroulée dans un esprit de dialogue respectueux et d’écoute mutuelle.   Enfin, le commissaire en chef et les membres de la Commission ont exprimé leur gratitude à l’ensemble des participants pour leur engagement et leur contribution au succès de cette initiative.
La coopération renforcée, pilier de la protection des intérêts nationaux, selon l’ambassadeur Redwan.
Apr 3, 2026 433
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - L’ambassadeur Redwan Hussein a affirmé que la performance dans l’ensemble des secteurs, associée à une coopération accrue, constitue un élément déterminant pour préserver la sécurité nationale de l’Éthiopie ainsi que ses intérêts au niveau régional.   S’exprimant lors de la deuxième Conférence nationale sur la sécurité tenue à Addis-Abeba, le directeur général du Service national de renseignement et de sécurité a insisté sur le caractère impératif de cette dynamique.   Il a souligné que garantir un haut niveau d’efficacité dans tous les domaines, tout en consolidant les partenariats, est essentiel pour protéger durablement les intérêts du pays.   Évoquant l’évolution récente du contexte sécuritaire, il a décrit un environnement marqué par l’instabilité, l’imprévisibilité et des défis de plus en plus complexes.   Il a notamment pointé la persistance de menaces liées à des groupes hostiles et terroristes actifs dans les régions d’Amhara et d’Oromia, ainsi que les tentatives de déstabilisation émanant d’acteurs internes et externes.   Malgré ces pressions, l’ambassadeur a assuré que les institutions de sécurité et de renseignement continuent de remplir efficacement leurs missions grâce à une coordination renforcée, à l’implication des communautés et à des dispositifs de maintien de l’ordre garantissant la sécurité publique et la libre circulation.   Il a par ailleurs attiré l’attention sur la dégradation de l’environnement sécuritaire aux niveaux régional et international.   Il a notamment évoqué l’intensification du conflit au Soudan et la réémergence de groupes extrémistes tels qu’Al-Shabaab et Daech en Somalie, soulignant leur capacité d’adaptation croissante et l’extension de l’instabilité dans la région.   Dans ce contexte mondial incertain, il a insisté sur la nécessité pour l’Éthiopie de renforcer ses capacités nationales et de développer une approche fondée sur la coordination et la synergie entre les différentes institutions afin de consolider ses moyens de défense.   L’ambassadeur Redwan a également mis en garde contre les répercussions des tensions au Moyen-Orient, en particulier pour un pays enclavé comme l’Éthiopie.   Il a expliqué que les mutations géopolitiques et la compétition autour de la mer Rouge compliquent les efforts visant à ապահով un accès maritime stable et fiable.   Selon lui, la question de l’accès à la mer dépasse largement les enjeux portuaires, revêtant une importance stratégique majeure pour la sécurité nationale et régionale.   Il a ainsi plaidé pour un engagement diplomatique accru afin de renforcer la coopération avec les acteurs régionaux autour d’intérêts communs liés à la mer Rouge.   Le responsable a également souligné la nécessité pour les institutions de sécurité d’aligner leurs stratégies sur les priorités nationales, tant à court qu’à long terme.   Il a indiqué que le Service national de renseignement et de sécurité poursuit ses efforts en faveur de la paix durable, du renforcement des priorités nationales et du rayonnement de l’Éthiopie sur les plans régional et international.   Il a en outre précisé que l’institution est engagée dans un processus de transformation, incluant le développement des ressources humaines, l’amélioration des performances opérationnelles, des réformes structurelles et l’intégration de technologies modernes.   Enfin, l’ambassadeur Redwan a assuré que le service continuera de consolider sa coopération avec les institutions fédérales et régionales, ainsi qu’avec les partenaires internationaux partageant des objectifs communs.   Il a également mis en garde contre les tentatives d’acteurs hostiles cherchant à exploiter les incertitudes actuelles aux niveaux régional et mondial.
La réforme nationale consolide les institutions de sécurité grâce à une capacité opérationnelle renforcée et intégrée.
Apr 3, 2026 450
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Des responsables de haut niveau issus des institutions éthiopiennes de sécurité et de renseignement ont affirmé que le programme de réforme nationale a nettement amélioré leur aptitude à accomplir leurs missions, grâce à une coordination accrue, une efficacité renforcée et une meilleure résilience institutionnelle.   Ces déclarations ont été faites à l’occasion de la Conférence nationale sur la sécurité, consacrée à l’analyse de l’environnement sécuritaire aux niveaux national, régional et international.   Les intervenants ont indiqué que les réformes engagées ces dernières années ont permis de poser les bases d’un système de sécurité modernisé, capable de s’adapter efficacement aux évolutions des dynamiques régionales et mondiales.   Le commissaire général de la police fédérale, Demelash Gebremichael, a souligné que le renforcement d’institutions solides et autonomes constitue un axe central de cette transformation.   Il a précisé que la police fédérale a enregistré des progrès significatifs en matière de ressources humaines, de capacités technologiques et d’organisation interne.   Selon lui, ces avancées ont permis d’accroître la capacité de l’institution à préserver la paix et la sécurité, tout en la préparant à faire face aux défis à venir.   Il a également relevé que les institutions sécuritaires éthiopiennes jouent un rôle de plus en plus important en tant que facteurs de stabilité, tant au niveau national que dans les pays voisins.   De son côté, le directeur général adjoint du service national de renseignement et de sécurité, Sisay Tola, a expliqué que la réforme a favorisé une meilleure intégration des systèmes de sécurité, de renseignement et de gestion de l’information.   Il a indiqué que les institutions sont passées d’approches fragmentées à un dispositif plus cohérent et coordonné.   Il a ajouté que ce processus de transformation, mené de manière continue au cours des cinq dernières années, a permis aux institutions de se consolider tout en surmontant divers défis.   Par ailleurs, le commissaire Ararsa Merdasa, à la tête du Bureau de l’administration et de la sécurité de l’Oromia, a mis en avant l’amélioration de la coordination entre les organes de sécurité, facilitant ainsi la conduite d’opérations conjointes.   Il a également évoqué des avancées notables au niveau régional, notamment dans la gestion pacifique des questions sécuritaires et le renforcement de l’état de droit.   Dans le même esprit, le commissaire de police de la région Amhara, Zelalem Mengiste, a affirmé que les réformes institutionnelles ont renforcé la capacité du pays à faire face efficacement aux menaces sécuritaires, qu’elles soient internes ou externes.   Il a souligné que ces réformes ont favorisé l’émergence d’institutions complémentaires, capables de répondre à des défis complexes.   Les responsables ont par ailleurs annoncé que des préparatifs importants sont en cours en vue des septièmes élections générales.   Un plan de sécurité global et coordonné, élaboré au cours des huit derniers mois en s’appuyant sur les enseignements des scrutins précédents, est déjà en cours de mise en œuvre.   Ils ont estimé que les efforts conjoints visant à garantir la paix et la stabilité ont permis de créer des conditions propices à l’organisation d’élections dans un climat sécurisé.   Enfin, ils ont assuré que la coopération entre les institutions de sécurité se poursuivra durant les phases préélectorale, électorale et post-électorale, afin de prévenir toute menace et de garantir un processus électoral pacifique, ordonné et crédible.
Réformes du système judiciaire : actualisation de divers cadres législatifs et renforcement de l’autonomie institutionnelle sous l’égide du Ministère de la Justice.
Apr 3, 2026 454
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Le Ministère de la Justice a indiqué que plusieurs lois et règlements ont été révisés dans le cadre de la Réforme nationale afin de renforcer le système judiciaire et de consolider l’autonomie des institutions démocratiques.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, le vice-ministre de la Justice, Belayihun Yirga, a souligné que le processus de réforme en cours constitue une rupture significative avec les pratiques antérieures, où les institutions procédaient elles-mêmes à la révision de leurs cadres juridiques. Il a expliqué que la spécificité de cette réforme réside dans le fait qu’elle a été conduite par un conseil consultatif indépendant, mis en place par le Ministère de la Justice. Selon lui, cette démarche a permis d’obtenir des avancées notables, notamment à travers la révision de lois jugées obsolètes ou restrictives. Il a précisé que certaines proclamations restées inchangées pendant plus de soixante ans, y compris dans les domaines du commerce et du droit pénal, ont désormais été amendées. Le vice-ministre a également mis en avant les progrès réalisés en matière de gouvernance. Il a rappelé que, pendant longtemps, la promotion de la bonne gouvernance restait essentiellement théorique, faute de volonté politique au sein de l’exécutif pour engager des réformes susceptibles de limiter ses propres prérogatives. À cet égard, il a indiqué que le processus actuel a permis de combler ce manque grâce à une restructuration menée par des experts, accompagnée de réformes institutionnelles.     Par ailleurs, des mesures concrètes ont été adoptées pour garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il a notamment souligné qu’à présent, les tribunaux peuvent faire approuver directement leurs budgets par le parlement, sans intervention de l’exécutif, ce qui renforce leur autonomie effective. Les réformes ont également touché les institutions démocratiques. Il a indiqué que la Commission électorale nationale d’Éthiopie a pu organiser la sixième élection générale de manière indépendante, sur la base de règles révisées, et se prépare à conduire la septième dans le même cadre. De son côté, la Commission éthiopienne des droits de l’homme a vu son autonomie renforcée à la suite de modifications de ses textes fondateurs. En outre, Belayihun Yirga a mentionné un regain d’intérêt pour les mécanismes traditionnels de règlement des différends. Des efforts sont en cours pour valoriser les savoirs locaux et les valeurs sociales dans la gestion des conflits. Sur le plan international, il a souligné le renforcement de la coopération de l’Éthiopie avec plusieurs pays dans le domaine de la justice. Il a noté un intérêt croissant des partenaires étrangers pour accompagner les réformes juridiques et institutionnelles engagées. Enfin, il a indiqué que le pays a récemment accueilli des délégations de haut niveau et conclu des accords avec des États tels que la Chine, le Brésil et l’Algérie, illustrant un engagement international de plus en plus marqué dans ce secteur.
Social
Nouvelle étape scientifique en Éthiopie : Le premier ministre Abiy inaugure un complexe de recherche avancé.
Apr 4, 2026 22
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie franchit un cap décisif vers l’innovation scientifique comme le Premier ministre Abiy Ahmed a inauguré un complexe de recherche ultramoderne à Addis-Abeba, marquant, selon lui, l’entrée du pays dans une nouvelle ère scientifique.   Implanté au sein de l’Armauer Hansen Research Institute (AHRI), ce centre de pointe constitue une avancée majeure dans la stratégie nationale visant à faire de l’innovation un pilier du développement.   Le premier ministre a qualifié cette infrastructure de « saut stratégique », destinée à positionner l’Éthiopie comme un pôle d’excellence en recherche, en sécurité sanitaire et en technologies de pointe.   Le complexe abrite 40 laboratoires entièrement équipés, ainsi que des plateformes avancées de génomique et de bio-informatique.   Ces installations permettront aux chercheurs éthiopiens de conduire des travaux scientifiques de haut niveau, alignés sur les standards internationaux.   Parmi ses composantes clés figure un centre de bioéquivalence, essentiel pour garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments produits localement.   Cette initiative devrait réduire la dépendance du pays aux importations pharmaceutiques et renforcer ses capacités industrielles nationales.   Au-delà de la production scientifique, ce pôle ambitionne de transformer les découvertes en solutions concrètes.   En établissant un lien étroit entre recherche et politiques publiques, il contribuera à améliorer les systèmes de santé, renforcer la préparation aux crises et accroître la résilience face aux menaces sanitaires.   Ce projet s’inscrit dans une vision plus large d’autonomie stratégique, visant à assurer à l’Éthiopie une indépendance durable dans les secteurs essentiels.   Il incarne ainsi une étape déterminante vers la souveraineté pharmaceutique et la sécurité sanitaire à long terme.   En somme, ce nouveau centre dépasse le cadre d’une simple infrastructure : il symbolise l’engagement résolu de l’Éthiopie en faveur d’un avenir fondé sur la science, l’innovation et l’autonomie, tout en contribuant de manière significative au progrès scientifique du continent africain.
L’Éthiopie, hôte de plus d’un million de réfugiés, voit son engagement humanitaire salué à l’échelle internationale (RRS).
Apr 3, 2026 333
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - La politique d’accueil des réfugiés adoptée de longue date par l’Éthiopie suscite une reconnaissance croissante sur la scène internationale, selon le Service des réfugiés et des rapatriés (RRS).   Sa directrice générale, Teyba Hassen, a récemment indiqué à l’ENA que cette approche contribue à renforcer l’image du pays comme l’un des principaux acteurs humanitaires en matière d’accueil des réfugiés.   Avec plus d’un million de réfugiés et de demandeurs d’asile sur son territoire, l’Éthiopie figure parmi les plus grands pays d’accueil en Afrique, se classant deuxième derrière l’Ouganda et septième à l’échelle mondiale.   Selon Teyba Hassen, cette position s’explique par l’engagement constant du pays envers la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, qui oriente sa politique de protection des personnes fuyant les conflits et les persécutions.   Au-delà de la simple protection, la stratégie éthiopienne met désormais un accent particulier sur l’inclusion.   Les réfugiés sont progressivement intégrés dans les communautés locales et bénéficient d’un meilleur accès à l’éducation, aux soins de santé, à l’aide alimentaire ainsi qu’aux opportunités de subsistance.   Elle a également souligné les efforts visant à renforcer la coopération entre réfugiés et communautés hôtes, dans l’objectif de promouvoir un développement partagé et une participation économique accrue dans les régions d’accueil.   Par ailleurs, l’Éthiopie s’emploie à créer un environnement permettant aux réfugiés de vivre, de travailler et de contribuer activement à la vie sociale aux côtés des populations locales.   Certains anciens réfugiés, formés dans le pays, sont retournés dans leur pays d’origine et participent aujourd’hui à diffuser une image positive de l’Éthiopie à l’international.   Pour la directrice générale, cette politique ne relève pas uniquement d’un engagement humanitaire, mais constitue également un levier de stabilité régionale et de solidarité internationale.
L’Éthiopie annonce la mise en place d’un « Golden Visa » de 10 ans pour les investisseurs étrangers.
Mar 29, 2026 304
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Le Service de l’immigration et de la citoyenneté a instauré un permis de résidence de 10 ans, appelé « Golden Visa », destiné aux investisseurs étrangers qui participent de manière importante au développement économique du pays.   Dans un entretien accordé à l’Agence des Nouvelles Éthiopienne, le directeur général adjoint de l’ICS, Gosa Demissie, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes économiques engagées par le gouvernement pour rendre le pays plus attractif aux investissements directs étrangers. Il a précisé que l’institution a mené d’importantes réformes internes afin d’aligner ses services sur les standards internationaux et les technologies modernes. Le « Golden Visa » vise à garantir une stabilité durable aux investisseurs à fort potentiel, en leur offrant la possibilité de vivre et de mener leurs activités en Éthiopie avec des démarches administratives simplifiées. Selon lui, plusieurs pays proposent déjà des programmes similaires de résidence de longue durée, généralement compris entre cinq et dix ans. L’Éthiopie a ainsi développé son propre dispositif afin de rester compétitive et d’attirer des investisseurs de qualité. Il a également expliqué que ce visa se présente sous la forme d’un permis électronique standardisé, valable dix ans, offrant une plus grande flexibilité de séjour à ses bénéficiaires. Gosa Demissie a souligné l’importance particulière de cette mesure dans le contexte de l’ouverture du secteur immobilier aux étrangers. Il a ajouté qu’un visa spécifique de cinq ans sera introduit pour les personnes ou familles acquérant un bien immobilier dans le pays. Il a en outre indiqué que ce programme permettra de réduire considérablement les délais de traitement, de supprimer les procédures redondantes et d’améliorer l’efficacité globale des services, tout en augmentant les recettes publiques et en facilitant l’accès aux usagers. Les investisseurs bénéficieront également de procédures d’entrée et de sortie simplifiées, notamment grâce à un traitement accéléré à l’aéroport international de Bole, afin de rendre leurs déplacements plus fluides. L’introduction du « Golden Visa » reflète la volonté de l’Éthiopie de se positionner comme une destination d’investissement majeure en Afrique. En allégeant les contraintes administratives, le gouvernement ambitionne de stimuler la croissance industrielle, d’attirer des capitaux de qualité et d’augmenter les entrées de devises étrangères, faisant ainsi du secteur de l’immigration un levier clé du développement économique. Par ailleurs, l’ICS a modernisé plusieurs de ses services, notamment à travers des options de traitement rapide et des systèmes de paiement numérique, afin d’améliorer l’expérience des usagers. Les efforts de digitalisation incluent également l’optimisation des services de visa à l’arrivée ainsi que des mécanismes de délivrance des passeports, dans le but de réduire les retards accumulés. Enfin, Gosa Demissie a réaffirmé que l’objectif principal est de créer un environnement favorable aux investisseurs en rendant les services plus accessibles et plus efficaces, soulignant : « Nous sommes des prestataires de services engagés dans la résolution de problèmes. »
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 1067
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains.   Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance.   Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public.   La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019.   Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif.   Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif.   Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. »   Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques.   Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national.   La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact.   Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains.   Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays.   Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
Économie
La transition énergétique de l’Éthiopie s’intensifie sous l’effet des réformes.
Apr 4, 2026 190
Par un membre de la rédaction   Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Les anniversaires invitent souvent à dresser un bilan.   En Éthiopie, la huitième année du gouvernement réformateur révèle bien plus qu’un simple point d’étape : elle met en lumière une mutation profonde, encore en cours, qui redéfinit progressivement les bases économiques du pays et laisse entrevoir des effets durables.   Parmi les secteurs les plus révélateurs de cette transformation figure celui de l’énergie.   Longtemps confrontée à un contraste marqué entre l’abondance de ses ressources naturelles et les difficultés d’accès à l’électricité, l’Éthiopie opère aujourd’hui une refonte majeure de son système énergétique.   Ce qui constituait autrefois un frein au développement devient peu à peu un levier stratégique à l’échelle continentale.   Au centre de cette dynamique se trouve le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, symbole à la fois d’ambition et de pragmatisme.   Avec une capacité supérieure à 5 000 mégawatts, cet ouvrage dépasse le cadre d’un simple projet d’infrastructure : il incarne une orientation claire vers la souveraineté énergétique, l’industrialisation et l’intégration régionale.   Cependant, la transformation en cours ne se limite pas à ce projet emblématique.   Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à faire de l’énergie un moteur du développement global, au service des ménages, des entreprises et de l’avenir national.   Dans cette optique, le projet hydroélectrique de Koysha progresse également de manière soutenue, renforçant le potentiel énergétique du pays avec une capacité attendue de plus de 2 000 mégawatts.   Il s’inscrit dans la continuité d’une stratégie fondée sur la valorisation du réseau fluvial pour soutenir une croissance durable.   Mais l’hydroélectricité ne constitue plus l’unique pilier.   Consciente de la nécessité de diversifier ses sources, l’Éthiopie a engagé une évolution vers un mix énergétique plus équilibré.   Les parcs éoliens d’Ashegoda et d’Adama, ainsi que le projet d’Aysha dans la région Somali, illustrent cette orientation, en apportant une contribution significative à la production nationale.   Ces initiatives traduisent une volonté de réduire la dépendance aux aléas climatiques tout en s’alignant sur les tendances mondiales en matière d’énergies renouvelables.   Parallèlement, l’énergie solaire gagne en importance. Des accords conclus avec des partenaires internationaux ouvrent la voie à des projets d’envergure, permettant de mieux exploiter un potentiel longtemps sous-utilisé.   Dans une perspective encore plus large, l’Éthiopie explore également l’option du nucléaire à des fins pacifiques, marquant ainsi une avancée stratégique vers une diversification durable de son bouquet énergétique.   Dans le même temps, le pays valorise ses ressources en gaz naturel, notamment dans la région Somali. Le développement du gisement de Kalub ouvre de nouvelles perspectives pour une production énergétique stable, complémentaire aux sources renouvelables.   L’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans une approche cohérente : bâtir un système énergétique à la fois ambitieux, diversifié et résilient.   Les résultats commencent à se concrétiser. La capacité de production électrique a fortement progressé, tandis que l’accès à l’énergie s’élargit à des zones autrefois marginalisées.   Par ailleurs, les exportations d’électricité vers les pays voisins se développent, positionnant l’Éthiopie comme un futur acteur clé de l’énergie propre en Afrique.   Avec plus de 90 % de son électricité issue de sources renouvelables, le pays se distingue également par son alignement avec les objectifs climatiques internationaux, renforçant ainsi son attractivité pour les investissements verts.   Au-delà des chiffres, une transformation plus profonde s’opère.   En Éthiopie, l’énergie n’est plus perçue comme un simple service, mais comme un véritable levier de développement. Elle alimente les industries, favorise la connectivité numérique, soutient l’agriculture irriguée et accompagne les réformes économiques en cours.   Si des défis subsistent — notamment en matière de financement, de mise en œuvre et d’accès équitable — la trajectoire est clairement tracée.   Des turbines du barrage de la Renaissance aux projets éoliens et solaires, en passant par les ressources gazières encore inexploitées, l’Éthiopie façonne un avenir énergétique à la fois diversifié et prometteur.
Les grands acteurs mondiaux du secteur technologique saluent les avancées rapides de l’Éthiopie dans le domaine de l’intelligence artificielle et appellent à intensifier les efforts d’innovation.
Apr 4, 2026 215
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se distingue désormais sur la scène internationale grâce aux progrès remarquables réalisés en intelligence artificielle (IA).   Des leaders du secteur encouragent le pays à accélérer encore davantage ses initiatives innovantes et à consolider ses partenariats à l’échelle mondiale afin de maintenir cette dynamique.   Ces observations font suite à une visite à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, où plusieurs experts ont mis en lumière le potentiel du pays à devenir un centre d’innovation de premier plan en Afrique.   Intervenant à cette occasion, James David, directeur des opérations africaines de Tata Consultancy Services (TCS), a salué les investissements conséquents engagés par l’Éthiopie dans l’IA ainsi que l’essor de son écosystème de startups.   Selon lui, ces avancées pourraient faire du pays une référence pour d’autres nations africaines.   Il a également mis en avant l’importance d’un partenariat stratégique avec l’Inde, estimant que l’expérience de ce pays dans le déploiement de solutions numériques constitue un atout complémentaire aux capacités d’innovation éthiopiennes.   De son côté, Edwin Vollanoor, PDG d’AppFace Technologies, a qualifié l’Institut d’un des centres d’excellence en IA les plus prometteurs de la région.   Il a particulièrement apprécié la qualité des technologies développées, notamment dans les domaines des modèles de langage et de la robotique, qu’il a jugées de niveau international.   Il a en outre relevé que certaines solutions d’IA sont déjà intégrées dans les systèmes publics, notamment au sein des tribunaux, tout en soulignant la nécessité d’élargir leur déploiement pour maximiser leur impact.   Dans cette perspective, il a plaidé pour un renforcement des dispositifs de mentorat, d’incubation et d’accélération, invitant l’Éthiopie à s’inspirer des expériences de pays tels que la Chine et l’Inde.   Selon lui, l’intelligence artificielle offre des perspectives de transformation majeures dans des secteurs clés comme l’agriculture, les transports et l’emploi, et pourrait contribuer à positionner l’Éthiopie comme un hub continental en collaboration avec l’Union africaine.   Pour sa part, Monsy Mathews, représentant de Moti Engineering, a mis en avant les avancées technologiques significatives enregistrées par le pays au cours de la dernière décennie, en particulier dans le secteur financier.   Il a noté une adoption croissante de l’IA par les banques, notamment dans la gestion des risques, la vérification des clients, les paiements et le traitement des crédits.   Il a également évoqué les initiatives menées par Ethio Telecom dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’automatisation robotisée des processus, soulignant que leur déploiement progresse progressivement dans différents secteurs.   Dans l’ensemble, les experts s’accordent à considérer que, grâce à des investissements soutenus, une coopération internationale accrue et une priorité donnée à l’innovation, l’Éthiopie dispose de solides atouts pour s’imposer comme un pôle d’excellence en IA et en numérique sur le continent africain.
L’Éthiopie et la Chine intensifient leur coopération en matière de financement du commerce.
Apr 3, 2026 588
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la Chine ont renforcé leurs échanges autour du financement du commerce et des investissements à l’occasion de rencontres de haut niveau entre leurs responsables économiques.   Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, s’est entretenu avec Wang Hao, président de la China Export & Credit Insurance Corporation (SINOSURE), afin d’explorer de nouvelles pistes de coopération dans le domaine de l’assurance-crédit et du soutien aux investissements.   Les discussions ont porté sur l’élargissement de la couverture d’assurance pour les secteurs stratégiques en Éthiopie, ainsi que sur l’amélioration des mécanismes destinés à faciliter l’accroissement des investissements chinois dans le pays.   Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider leur partenariat économique, en mettant l’accent sur une croissance commerciale durable et une coopération au développement inscrite dans la durée.   Dans un autre échange tenu plus tôt dans la journée, Ahmed Shide a également rencontré des responsables du ministère chinois des Finances pour aborder des questions macroéconomiques plus larges, notamment la restructuration de la dette, l’état d’avancement des projets en cours et les perspectives de financement de nouvelles infrastructures stratégiques.   La question du traitement de la dette éthiopienne a occupé une place centrale dans les discussions, les deux parties réaffirmant leur engagement à poursuivre les négociations en vue d’un accord bilatéral visant à renforcer la stabilité budgétaire et à soutenir la reprise économique.   Les échanges ont également mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets en cours, en améliorant l’efficacité des décaissements et en renforçant la coordination entre les différentes parties prenantes.   Par ailleurs, les discussions ont porté sur les opportunités de financement pour des projets prioritaires, notamment le futur aéroport international de Bishoftu, destiné à renforcer la connectivité régionale et à stimuler les échanges commerciaux entre la Chine, l’Afrique et les marchés internationaux.
La Chine réitère son appui à l’intégration de l’Éthiopie à l’OMC.
Apr 3, 2026 1178
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - La Chine a de nouveau exprimé son soutien à la candidature de l’Éthiopie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), illustrant le renforcement continu des relations économiques et stratégiques entre les deux pays.   En visite à Addis-Abeba, Wu Weihua, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, a affirmé que son pays est disposé à poursuivre un rôle actif de facilitation afin d’accompagner l’Éthiopie dans son processus d’adhésion.   Cette déclaration est intervenue lors d’une rencontre avec Tagesse Chafo, président de la Chambre des représentants du peuple d’Éthiopie, au cours de laquelle les deux responsables ont examiné les perspectives d’élargissement de la coopération bilatérale, ainsi que la coordination sur les questions régionales et internationales.   Tagesse Chafo a mis en avant la solidité du partenariat entre les deux nations, qu’il a qualifié de relation stratégique durable, fondée sur la confiance mutuelle et des intérêts partagés.   Il a réaffirmé la volonté de l’Éthiopie de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, notamment les échanges entre les peuples, les relations parlementaires, le commerce et la concertation internationale.   Soulignant l’importance géostratégique de l’Éthiopie, il a présenté le pays comme un hub diplomatique et une porte d’accès au continent africain, notamment en raison de la présence du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.   Il a également indiqué que l’Éthiopie entend jouer un rôle accru dans le développement des relations sino-africaines.   La coopération économique demeure un pilier central de ce partenariat, avec des projets d’envergure tels que le chemin de fer Éthiopie-Djibouti, considéré comme un symbole majeur de la collaboration dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ».   Cette infrastructure continue de servir de corridor stratégique pour les échanges commerciaux du pays.   Par ailleurs, les investissements chinois en Éthiopie ont fortement progressé ces dernières années, contribuant à la création d’emplois et à l’essor du secteur industriel.   Le président de la Chambre a exprimé sa reconnaissance pour le soutien constant de la Chine à l’adhésion de l’Éthiopie à l’OMC, appelant à la poursuite des efforts conjoints pour finaliser ce processus.   De son côté, Wu Weihua a réaffirmé l’engagement ferme de son pays, évoquant notamment les avancées enregistrées en 2025 avec la conclusion d’accords bilatéraux.   Il a également souligné la progression notable des exportations éthiopiennes vers la Chine, reflet d’un partenariat commercial en pleine expansion.   La Chine s’est dite prête à accroître ses importations de produits éthiopiens à forte valeur ajoutée et à améliorer la structure des échanges.   Elle entend également approfondir sa coopération dans des secteurs clés tels que les infrastructures et l’industrie manufacturière, tout en développant de nouveaux axes dans des domaines émergents comme les véhicules à énergies nouvelles, l’économie numérique et l’intelligence artificielle, afin d’accompagner le processus d’industrialisation de l’Éthiopie.   Enfin, Wu Weihua a exprimé sa confiance dans le rôle croissant de l’Éthiopie au sein de la coopération sino-africaine, mettant en avant sa position stratégique sur le continent.
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Nouvelle étape scientifique en Éthiopie : Le premier ministre Abiy inaugure un complexe de recherche avancé.
Apr 4, 2026 22
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie franchit un cap décisif vers l’innovation scientifique comme le Premier ministre Abiy Ahmed a inauguré un complexe de recherche ultramoderne à Addis-Abeba, marquant, selon lui, l’entrée du pays dans une nouvelle ère scientifique.   Implanté au sein de l’Armauer Hansen Research Institute (AHRI), ce centre de pointe constitue une avancée majeure dans la stratégie nationale visant à faire de l’innovation un pilier du développement.   Le premier ministre a qualifié cette infrastructure de « saut stratégique », destinée à positionner l’Éthiopie comme un pôle d’excellence en recherche, en sécurité sanitaire et en technologies de pointe.   Le complexe abrite 40 laboratoires entièrement équipés, ainsi que des plateformes avancées de génomique et de bio-informatique.   Ces installations permettront aux chercheurs éthiopiens de conduire des travaux scientifiques de haut niveau, alignés sur les standards internationaux.   Parmi ses composantes clés figure un centre de bioéquivalence, essentiel pour garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments produits localement.   Cette initiative devrait réduire la dépendance du pays aux importations pharmaceutiques et renforcer ses capacités industrielles nationales.   Au-delà de la production scientifique, ce pôle ambitionne de transformer les découvertes en solutions concrètes.   En établissant un lien étroit entre recherche et politiques publiques, il contribuera à améliorer les systèmes de santé, renforcer la préparation aux crises et accroître la résilience face aux menaces sanitaires.   Ce projet s’inscrit dans une vision plus large d’autonomie stratégique, visant à assurer à l’Éthiopie une indépendance durable dans les secteurs essentiels.   Il incarne ainsi une étape déterminante vers la souveraineté pharmaceutique et la sécurité sanitaire à long terme.   En somme, ce nouveau centre dépasse le cadre d’une simple infrastructure : il symbolise l’engagement résolu de l’Éthiopie en faveur d’un avenir fondé sur la science, l’innovation et l’autonomie, tout en contribuant de manière significative au progrès scientifique du continent africain.
Les grands acteurs mondiaux du secteur technologique saluent les avancées rapides de l’Éthiopie dans le domaine de l’intelligence artificielle et appellent à intensifier les efforts d’innovation.
Apr 4, 2026 215
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se distingue désormais sur la scène internationale grâce aux progrès remarquables réalisés en intelligence artificielle (IA).   Des leaders du secteur encouragent le pays à accélérer encore davantage ses initiatives innovantes et à consolider ses partenariats à l’échelle mondiale afin de maintenir cette dynamique.   Ces observations font suite à une visite à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, où plusieurs experts ont mis en lumière le potentiel du pays à devenir un centre d’innovation de premier plan en Afrique.   Intervenant à cette occasion, James David, directeur des opérations africaines de Tata Consultancy Services (TCS), a salué les investissements conséquents engagés par l’Éthiopie dans l’IA ainsi que l’essor de son écosystème de startups.   Selon lui, ces avancées pourraient faire du pays une référence pour d’autres nations africaines.   Il a également mis en avant l’importance d’un partenariat stratégique avec l’Inde, estimant que l’expérience de ce pays dans le déploiement de solutions numériques constitue un atout complémentaire aux capacités d’innovation éthiopiennes.   De son côté, Edwin Vollanoor, PDG d’AppFace Technologies, a qualifié l’Institut d’un des centres d’excellence en IA les plus prometteurs de la région.   Il a particulièrement apprécié la qualité des technologies développées, notamment dans les domaines des modèles de langage et de la robotique, qu’il a jugées de niveau international.   Il a en outre relevé que certaines solutions d’IA sont déjà intégrées dans les systèmes publics, notamment au sein des tribunaux, tout en soulignant la nécessité d’élargir leur déploiement pour maximiser leur impact.   Dans cette perspective, il a plaidé pour un renforcement des dispositifs de mentorat, d’incubation et d’accélération, invitant l’Éthiopie à s’inspirer des expériences de pays tels que la Chine et l’Inde.   Selon lui, l’intelligence artificielle offre des perspectives de transformation majeures dans des secteurs clés comme l’agriculture, les transports et l’emploi, et pourrait contribuer à positionner l’Éthiopie comme un hub continental en collaboration avec l’Union africaine.   Pour sa part, Monsy Mathews, représentant de Moti Engineering, a mis en avant les avancées technologiques significatives enregistrées par le pays au cours de la dernière décennie, en particulier dans le secteur financier.   Il a noté une adoption croissante de l’IA par les banques, notamment dans la gestion des risques, la vérification des clients, les paiements et le traitement des crédits.   Il a également évoqué les initiatives menées par Ethio Telecom dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’automatisation robotisée des processus, soulignant que leur déploiement progresse progressivement dans différents secteurs.   Dans l’ensemble, les experts s’accordent à considérer que, grâce à des investissements soutenus, une coopération internationale accrue et une priorité donnée à l’innovation, l’Éthiopie dispose de solides atouts pour s’imposer comme un pôle d’excellence en IA et en numérique sur le continent africain.
Les semences améliorées stimulent fortement la productivité agricole Institut éthiopien de recherche agricole
Mar 28, 2026 272
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien de recherche agricole a annoncé que la mise à disposition de semences améliorées contribue de manière significative à l’augmentation des rendements agricoles en Éthiopie.   Le directeur général de l’institut, Nigussie Dechassa, a mis en avant le rôle déterminant de l’EIAR dans l’amélioration de la productivité, notamment à travers le développement et la diffusion de variétés hybrides performantes.   Dans un entretien accordé à ENA, il a précisé que les recherches portent sur des cultures stratégiques telles que le maïs, le blé, l’orge, la pomme de terre et le café, avec pour objectif de produire des variétés à haut rendement et de meilleure qualité.   Selon Nigussie Dechassa, ces semences ont permis d’accroître considérablement les rendements à l’hectare.   Il a notamment cité le cas du maïs, dont la production est passée d’environ 45 quintaux à 80–90 quintaux par hectare grâce aux variétés améliorées.   Des progrès similaires ont été observés pour le blé : les variétés développées par l’institut ont permis d’atteindre une production moyenne de 36 quintaux par hectare, avec des pics allant jusqu’à 80 quintaux, contre 14 à 15 quintaux il y a deux décennies.   L’institut a également mis au point une douzaine de variétés d’orge hybrides, contribuant à répondre à la demande nationale en malt et à réduire la dépendance aux importations.   Dans le cas de la pomme de terre, environ 45 nouvelles variétés ont été introduites, permettant presque de doubler les rendements moyens, passés de 120 à 230 quintaux par hectare.   Enfin, Nigussie Dechassa a souligné que la pomme de terre, à l’instar d’autres cultures vivrières essentielles, joue un rôle clé dans le renforcement de la sécurité alimentaire du pays.
La vision numérique de l’Éthiopie et ses initiatives en intelligence artificielle sont essentielles pour accélérer la transformation : Ambassadeur indien.
Mar 25, 2026 239
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a salué la vision numérique prospective des dirigeants éthiopiens, soulignant que la stratégie « Éthiopie numérique 2030 » pose les fondations d’un développement inclusif porté par la technologie.   Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Anil Kumar Rai a affirmé que les dirigeants éthiopiens ont engagé des actions audacieuses pour intégrer les technologies dans le processus de développement national, notamment au regard de la jeunesse et de l’importance démographique du pays.   Il a souligné que, avec plus de 70 % de la population âgée de moins de 30 ans, le recours aux technologies numériques constitue un levier essentiel pour relever les défis du développement et garantir une croissance durable.   Selon lui, les initiatives gouvernementales visant à élargir l’accès à des infrastructures de données abordables et de qualité posent des bases solides pour l’innovation, appuyées par une main-d’œuvre qualifiée et instruite.   « Le gouvernement éthiopien a multiplié les efforts pour rendre les données de qualité accessibles à un coût abordable, créant ainsi un socle robuste, soutenu par des talents capables de développer des solutions fondées sur l’intelligence artificielle », a-t-il indiqué. L’ambassadeur a également relevé que les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, jouent un rôle de plus en plus déterminant dans divers secteurs tels que l’économie, l’identité numérique, l’éducation, la santé et les services financiers. Fort de ces avancées, il a estimé que le cadre politique numérique de l’Éthiopie est à la fois complet et tourné vers l’avenir, avec un fort potentiel pour déployer des solutions à grande échelle. « De nombreuses innovations développées ailleurs peuvent être adaptées au contexte éthiopien afin de répondre efficacement aux défis locaux », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Anil Kumar Rai a mis en avant la position stratégique de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique ainsi que sa croissance économique soutenue ces dernières décennies, soulignant que plusieurs pays africains considèrent désormais le pays comme une référence en matière de transformation. « Bien que de nombreux pays africains disposent de politiques en matière d’intelligence artificielle, celle de l’Éthiopie se distingue par son caractère prospectif et sa capacité à être déployée à grande échelle, un élément clé dans le domaine technologique », a-t-il ajouté. Il a en outre insisté sur l’importance de la coopération à l’échelle continentale, évoquant des cadres comme Agenda 2063, et suggérant que les solutions numériques réussies pourraient être valorisées à travers Union africaine afin de favoriser leur adoption à travers le continent.   L’Éthiopie a, dans cette dynamique, lancé la stratégie « Digital Ethiopia 2030 », destinée à faire du pays une économie pleinement intégrée au numérique. Celle-ci met l’accent sur le développement des infrastructures numériques, l’amélioration de la connectivité et la promotion de l’innovation afin de renforcer l’efficacité des services publics et la productivité économique. Le gouvernement accorde également une priorité particulière au développement du capital humain et au renforcement des capacités technologiques, reconnaissant que les compétences numériques sont essentielles pour soutenir la croissance future du pays.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 735
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).   Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1904
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté.   L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1405
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique.   Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien.   Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs.   À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement.   Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262.   Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs.   Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents.   La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap.   Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places.   Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare.   Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition.   Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social.   La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion.   Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie.   Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie.   Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Environnement
L’initiative de l’ « Empreinte verte » est un exemple de résilience climatique, selon le Secrétaire général du Bassin du Zambèze.
Apr 2, 2026 697
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - L’initiative « Empreinte verte » lancée par Éthiopie s’impose comme une référence en matière de lutte contre les effets du changement climatique et de protection de l’environnement, a affirmé Felix Ngamlagosi, Secrétaire général de la Commission du bassin du Zambèze.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a souligné que les dérèglements climatiques touchent l’ensemble de la planète, mais que l’Afrique en subit les conséquences de manière particulièrement aiguë.   Selon lui, le continent est désormais confronté à une intensification simultanée des phénomènes extrêmes, notamment les sécheresses et les inondations, qu’il qualifie de catastrophes climatiques.   « Le changement climatique affecte le monde entier, mais l’Afrique est plus durement impactée.   Nos rivières retiennent moins l’eau qu’auparavant et nous faisons face à des sécheresses et des inondations en même temps », a-t-il expliqué, mettant en lumière la vulnérabilité accrue des systèmes hydriques africains.   Dans ce contexte, Ngamlagosi a salué les efforts entrepris par l’Éthiopie, notamment à travers des campagnes massives de reboisement et des actions de préservation des berges fluviales dans le cadre de l’initiative « Héritage vert ».   Ces mesures, a-t-il indiqué, jouent un rôle clé dans l’amélioration de la rétention des eaux de pluie et dans la restauration du débit des cours d’eau.   Il a également insisté sur le caractère exemplaire de cette initiative, estimant qu’elle offre des enseignements précieux pour les autres pays confrontés aux mêmes défis environnementaux.   « Cette initiative contribue à protéger les berges et à améliorer la capacité de rétention de l’eau, tout en favorisant la régénération des rivières », a-t-il précisé.   Le responsable régional a ainsi encouragé les États africains à s’inspirer de l’expérience éthiopienne, soulignant que les actions menées démontrent l’importance d’une volonté politique forte et d’une mobilisation à grande échelle.   Au fil des années, l’Éthiopie a réussi à planter des milliards d’arbres, illustrant son engagement en faveur de la restauration écologique et de la lutte contre le changement climatique.   Cette initiative, soutenue au plus haut niveau de l’État, apparaît aujourd’hui comme un modèle de résilience et de développement durable à l’échelle du continent.
Le Bangladesh entend s’inspirer de l’expérience éthiopienne en matière de mobilité électrique, selon son ambassadeur.
Apr 2, 2026 203
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le Bangladesh envisage de s’appuyer sur l’exemple de l’Éthiopie dans le développement des véhicules électriques, une orientation qui permet au pays de mieux résister aux fluctuations du marché mondial de l’énergie, a affirmé l’ambassadeur bangladais en Éthiopie, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem.   Dans une interview exclusive accordée à ENA, le diplomate a salué la décision des autorités éthiopiennes de restreindre l’importation de véhicules fonctionnant au diesel et à l’essence.   Il a souligné que, malgré les réticences initiales liées notamment au coût des batteries, la population éthiopienne reconnaît désormais la pertinence de cette politique, qu’il a qualifiée de visionnaire.   Selon lui, cette stratégie a permis à l’Éthiopie de réduire significativement sa dépendance aux combustibles fossiles, la rendant ainsi moins vulnérable aux perturbations de l’approvisionnement mondial en pétrole.   Évoquant la situation de son pays, l’ambassadeur a indiqué que le Bangladesh, fortement dépendant des importations de carburant, notamment en provenance du Moyen-Orient, fait actuellement face à des difficultés, dont des mesures de rationnement.   Dans ce contexte, il a appelé son gouvernement à s’inspirer de l’approche éthiopienne et à adopter des politiques similaires afin de renforcer sa résilience énergétique.   Par ailleurs, le diplomate a mis en garde contre les effets du changement climatique, en particulier la montée du niveau de la mer, qui menace gravement le Bangladesh en réduisant ses terres agricoles.   Il a également insisté sur la responsabilité des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre, appelant à des mécanismes de compensation en faveur des pays les moins pollueurs mais les plus vulnérables. Enfin, il a plaidé pour une mobilisation collective des pays en développement afin de faire entendre leurs préoccupations sur la scène internationale et obtenir des réponses concrètes face aux défis climatiques.
Les universités éthiopiennes sont encouragées à jouer un rôle accru dans le renforcement de la résilience climatique du pays à travers la recherche scientifique.
Mar 31, 2026 467
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Les institutions d’enseignement supérieur en Éthiopie sont invitées à intensifier leur contribution à la lutte contre le changement climatique, notamment par le développement de travaux de recherche.   Les parties prenantes insistent sur la nécessité d’une coopération académique mieux structurée pour faire face aux enjeux climatiques.   Cet appel a été formulé à l’occasion de la première assemblée générale du Forum éthiopien des universités pour l’action climatique, un cadre réunissant responsables politiques et dirigeants universitaires afin de renforcer la synergie face aux défis environnementaux.   Le ministre d’État à la Planification et au Développement, Seyoum Mekonnen, a mis en avant le rôle déterminant des universités dans l’amélioration de la réponse nationale au changement climatique.   Il a souligné la nécessité pour les établissements d’enseignement supérieur de collaborer étroitement afin de concevoir des solutions innovantes, à la fois scientifiques et pratiques, pour faire face aux risques climatiques.   Il a également rappelé que l’économie verte résiliente au climat constitue un axe central de la politique climatique nationale.   Selon lui, l’Éthiopie se distingue par son engagement environnemental, illustré notamment par la plantation de plus de 48 milliards de jeunes plants dans le cadre de l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que par des avancées notables dans le domaine des énergies renouvelables.   « Ce forum représente une plateforme clé pour renforcer les liens entre les décideurs publics et les institutions académiques », a-t-il déclaré.   Il a en outre indiqué que le ministère de la Planification et du Développement poursuivra le renforcement de ses partenariats avec les universités pour intensifier la lutte contre le changement climatique.   De son côté, le président par intérim de Université d’Addis-Abeba, Samuel Kifle, a mis en exergue le rôle essentiel des universités dans la production de solutions scientifiques favorisant la résilience climatique.   Il a souligné que les institutions universitaires doivent aller au-delà des approches théoriques et privilégier des recherches appliquées, orientées vers des résultats concrets.   Enfin, il a qualifié la mise en place de ce forum d’étape majeure, susceptible de renforcer les efforts nationaux en matière de lutte contre le changement climatique et de soutenir le programme de développement durable de l’Éthiopie.
L’initiative « Empreinte verte » de l’Éthiopie est une référence inspirante pour les nations, selon l’ambassadeur de Colombie.
Mar 21, 2026 253
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - L’initiative de l'empreinte verte de l’Éthiopie constitue un modèle remarquable qui inspire les pays et leurs dirigeants à travers le monde, a déclaré l’ambassadeur de Colombie en Éthiopie, Yeison Arcadio Meneses Copete.   Dans un entretien accordé à ENA, le diplomate a salué cette politique portée par le Premier ministre Abiy Ahmed, la qualifiant d’initiative majeure et d’effort collectif exemplaire.   Il a souligné qu’au-delà de l’action gouvernementale, cette démarche repose également sur l’engagement des citoyens.   Selon lui, il est essentiel que les dirigeants renforcent la sensibilisation autour des enjeux climatiques afin d’encourager une mobilisation générale — citoyens, responsables politiques, universitaires — pour faire face aux défis environnementaux.   Il a insisté sur l’importance d’une implication collective dans les différentes initiatives visant à répondre aux multiples enjeux liés au changement climatique.   Lancée en 2019, l’initiative « Héritage vert » a permis de mobiliser le pays autour d’un vaste programme de reboisement, avec plus de 48 milliards de plants mis en terre.   Cette campagne contribue à la restauration des écosystèmes, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la préservation de la biodiversité, tout en constituant un exemple concret d’action climatique menée en Afrique.   Évoquant la désignation de l’Éthiopie pour accueillir la COP32, l’ambassadeur a souligné qu’il s’agit d’une opportunité majeure de coopération internationale.   Il a rappelé l’expérience de la Colombie dans l’organisation de la COP16, mettant en avant les possibilités de partage d’expertise entre les deux pays.   Selon lui, cette collaboration permettra de combiner l’expérience colombienne et la vision éthiopienne afin de relever les défis climatiques à venir.   La sélection de l’Éthiopie pour accueillir la COP32, entérinée lors de la COP30 à Belém, illustre le rôle croissant du pays dans la diplomatie climatique mondiale.   Elle met également en lumière le leadership africain en matière d’action climatique et marque une étape importante pour le continent.   Cette reconnaissance internationale s’appuie notamment sur les résultats de l’initiative « Empreinte verte » et sur l’engagement soutenu du pays en faveur des énergies renouvelables et du développement durable.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 18769
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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La montée des exportations et l’essor industriel au cœur de la transformation économique de l’Éthiopie.
Apr 3, 2026 1014
Par Sina Mussie   Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie poursuit sa croissance économique avec des avancées significatives dans le développement de ses exportations et l’expansion de son tissu industriel.   Porté par des réformes ambitieuses engagées ces dernières années, le pays renforce progressivement sa présence sur les marchés internationaux tout en posant les bases d’une économie plus diversifiée et résiliente.   Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie nationale de transformation structurelle, où l’amélioration des performances à l’export, l’industrialisation croissante et le renforcement des institutions économiques convergent pour stimuler la productivité et accroître les recettes en devises.   Dans un contexte mondial marqué par des incertitudes économiques, l’Éthiopie s’efforce ainsi de consolider ses acquis et d’élargir ses perspectives de croissance.   Une dynamique soutenue des exportations   Depuis le lancement des réformes économiques globales en 2018, la promotion des exportations constitue un pilier central de la politique de développement du pays.   Les autorités ont mis en œuvre des stratégies visant à valoriser les produits traditionnels tout en encourageant l’émergence de nouveaux secteurs à fort potentiel.   Le café demeure le principal moteur des exportations éthiopiennes. Au cours de l’exercice fiscal 2024/2025, les recettes générées par cette filière ont dépassé les 2,6 milliards de dollars américains, illustrant non seulement la solidité de la production nationale, mais aussi les progrès réalisés en matière de qualité, de transformation et d’accès aux marchés internationaux.   Ces performances traduisent également les efforts déployés pour moderniser les chaînes de valeur, améliorer les pratiques agricoles et renforcer les liens entre producteurs et exportateurs.   Parallèlement, d’autres produits de base continuent de jouer un rôle clé dans la génération de devises. L’or, les graines oléagineuses ainsi que les produits horticoles contribuent de manière significative aux exportations, témoignant d’une diversification progressive du portefeuille exportateur.   Cette évolution renforce la résilience de l’économie face aux fluctuations des prix mondiaux et aux chocs externes.   Des réformes structurantes et un appui institutionnel renforcé   Les progrès observés dans le secteur des exportations ne sont pas le fruit du hasard, mais résultent d’un ensemble cohérent de politiques publiques et de réformes structurelles.   Le gouvernement a engagé des actions ciblées pour améliorer l’environnement des affaires et accroître la compétitivité des entreprises exportatrices.   Les réformes dans les domaines de la facilitation du commerce ont permis de simplifier les procédures administratives, de réduire les délais et d’améliorer l’efficacité des opérations d’exportation.   Dans le même temps, des investissements ont été réalisés pour moderniser les infrastructures logistiques, notamment les corridors de transport et les services portuaires, facilitant ainsi l’acheminement des marchandises vers les marchés internationaux.   Le secteur financier a également fait l’objet d’ajustements importants.   Les mesures mises en place par la Banque nationale d’Éthiopie visent à optimiser la gestion des devises, à améliorer l’accès au financement pour les exportateurs et à renforcer la stabilité macroéconomique.   Ces initiatives contribuent à créer un environnement plus prévisible et plus favorable aux activités commerciales.   En outre, les institutions publiques jouent un rôle déterminant dans l’accompagnement des entreprises.   À travers des programmes de soutien, de formation et de promotion des exportations, elles participent à l’amélioration des capacités productives et à l’intégration des acteurs locaux dans les marchés internationaux.   L’industrialisation comme levier de valeur ajoutée   Au-delà de la performance des exportations de matières premières, l’Éthiopie s’engage résolument dans une stratégie d’industrialisation visant à accroître la valeur ajoutée de sa production.   L’expansion des parcs industriels constitue l’un des piliers de cette transformation.   Ces zones industrielles, développées à travers le pays, offrent des infrastructures modernes et des incitations attractives pour les investisseurs.   Elles favorisent l’implantation d’industries manufacturières orientées vers l’exportation, notamment dans les secteurs du textile, de l’habillement et de l’agro-industrie.   Les efforts conjoints de la Corporation de Développement des Parcs Industriels et de la Commission Éthiopienne des Investissements ont permis d’attirer des capitaux étrangers et de stimuler la création d’emplois.   En facilitant le transfert de technologies et de savoir-faire, ces initiatives contribuent à renforcer les capacités industrielles nationales.   Cette orientation vers la transformation locale des matières premières marque une évolution majeure du modèle économique éthiopien. Elle permet non seulement d’augmenter les revenus générés par les exportations, mais aussi de réduire la dépendance aux importations de produits manufacturés.   Une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales   Les réformes engagées et les investissements réalisés ces dernières années ont également permis à l’Éthiopie de renforcer son intégration dans les chaînes de valeur mondiales.   En développant ses capacités industrielles et en améliorant la qualité de ses produits, le pays se positionne progressivement comme un acteur compétitif sur la scène internationale.   Les partenariats avec des entreprises étrangères et les accords commerciaux contribuent à ouvrir de nouveaux débouchés pour les produits éthiopiens.   Par ailleurs, les initiatives visant à promouvoir la marque « Made in Ethiopia » participent à valoriser l’image du pays et à renforcer sa visibilité sur les marchés mondiaux.   Cette intégration accrue favorise également l’apprentissage technologique et l’innovation, éléments essentiels pour soutenir une croissance durable à long terme.   Des défis persistants, mais des perspectives prometteuses Malgré les progrès accomplis, l’Éthiopie continue de faire face à plusieurs défis structurels.   Les contraintes liées à la disponibilité des devises, les insuffisances en matière d’infrastructures et les fluctuations des marchés internationaux demeurent des obstacles à surmonter.   Toutefois, les réformes en cours offrent des perspectives encourageantes. Les efforts visant à diversifier l’économie, à améliorer la productivité et à renforcer la compétitivité devraient permettre de réduire progressivement ces contraintes.   La trajectoire actuelle du secteur des exportations témoigne d’une transition vers une économie plus équilibrée et plus résiliente.   En combinant développement industriel, modernisation des politiques économiques et valorisation des ressources nationales, l’Éthiopie se dote des outils nécessaires pour consolider sa croissance.   À moyen et long terme, cette transformation pourrait permettre au pays de renforcer significativement sa position dans le commerce international, tout en améliorant les conditions de vie de sa population.   L’essor des exportations et l’industrialisation apparaissent ainsi comme des leviers essentiels pour bâtir une économie plus prospère, inclusive et durable.   En définitive, l’expérience éthiopienne illustre comment une stratégie cohérente, fondée sur des réformes structurelles et une vision à long terme, peut contribuer à redéfinir les trajectoires de développement.   Malgré les incertitudes, la dynamique engagée laisse entrevoir un avenir où l’Éthiopie pourrait s’affirmer comme l’un des pôles économiques émergents du continent africain.
Refondation des bases de l’économie éthiopienne
Apr 2, 2026 642
Par Gezmu Edicha Comment les réformes économiques redessinent la trajectoire de croissance de l’Éthiopie ?   Il existe, dans l’histoire des nations, des moments charnières où les ajustements progressifs ne suffisent plus, laissant place à une redéfinition en profondeur des orientations. Pour l’Éthiopie, le 2 avril 2018 s’inscrit comme l’un de ces tournants majeurs. L’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed n’a pas seulement marqué une alternance politique, mais a enclenché une remise en question structurelle du modèle économique du pays. Ce moment a ouvert la voie à une nouvelle vision du développement, rompant avec certaines approches établies. Pendant longtemps, la croissance éthiopienne s’est appuyée sur un modèle porté par l’investissement public et fortement ancré dans l’agriculture.   Cette stratégie a permis des avancées notables, notamment en matière d’infrastructures et d’expansion économique globale.   Toutefois, derrière ces succès, des fragilités structurelles se sont progressivement installées : pénurie chronique de devises, pression croissante de la dette et limites d’un appareil productif peu diversifié. C’est dans ce contexte qu’a émergé l’Agenda de réforme économique domestique, conçu non seulement comme un ensemble de politiques, mais comme un véritable repositionnement stratégique.   L’objectif était double : stabiliser le cadre macroéconomique tout en amorçant une transformation vers une économie plus diversifiée et compétitive.   Dès 2018, les autorités ont engagé des mesures pour corriger les déséquilibres accumulés.   La priorité a été donnée à la maîtrise des finances publiques, à l’amélioration des recettes internes et à la restructuration des entreprises publiques.   Parallèlement, des ajustements monétaires, dont une dévaluation, ont été introduits pour renforcer la compétitivité extérieure, tandis que la coopération avec les institutions financières internationales s’intensifiait. Mais au-delà de la stabilisation, l’ambition centrale réside dans la transformation structurelle. Des secteurs clés, tels que les télécommunications et la logistique, ont commencé à s’ouvrir à l’investissement privé.   Des réformes visant à améliorer le climat des affaires ont également été engagées afin d’attirer davantage de capitaux, tant nationaux qu’étrangers.   Ce processus s’est néanmoins déroulé dans un environnement complexe, marqué par des tensions internes et des chocs externes, notamment la pandémie de COVID-19 et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. Les résultats ont ainsi été contrastés, avec des avancées notables mais aussi des défis persistants, notamment en matière d’inflation, de devises et d’équilibre budgétaire.   Malgré ces contraintes, la dynamique de changement est claire. L’un des axes majeurs des réformes est la diversification de l’économie. Si l’agriculture demeure essentielle, elle n’est plus considérée comme l’unique moteur de croissance. L’industrie manufacturière, les mines, le tourisme et le numérique s’imposent progressivement comme des piliers complémentaires. Dans le secteur industriel, une mutation progressive est en cours, avec un accent croissant sur la production locale pour réduire la dépendance aux importations.   Des initiatives comme « Made in Ethiopia » illustrent cette volonté de renforcer les capacités nationales et de retenir davantage de valeur au sein de l’économie. Le secteur des services, quant à lui, gagne en importance stratégique.   L’aviation et la logistique, portées notamment par Ethiopian Airlines, s’inscrivent dans une ambition plus large de positionner le pays comme un hub régional de connectivité et de commerce.   Parallèlement, la relation entre l’État et le marché évolue. Si l’État conserve un rôle central, les réformes favorisent progressivement une plus grande participation du secteur privé, introduisant davantage de concurrence et stimulant l’investissement.   La gestion macroéconomique reste toutefois un défi clé. Les tensions inflationnistes et les déséquilibres extérieurs exigent des réponses coordonnées.   Au fond, la transformation en cours ne suit pas une trajectoire linéaire. Les défis structurels persistent, mais l’orientation générale a changé.   L’Éthiopie s’éloigne d’un modèle dominé par l’État pour évoluer vers une économie plus ouverte, diversifiée et résiliente.   Ce qui distingue particulièrement cette phase de réforme, c’est sa portée à long terme. L’objectif n’est pas de générer des gains immédiats, mais de refonder les bases de la croissance en renforçant les capacités productives et la résilience face aux chocs.   Dès lors, la question n’est plus de savoir si le changement est engagé, mais jusqu’où il pourra aller. L’Éthiopie semble aujourd’hui engagée dans une transformation profonde, cherchant à concilier ambition économique, durabilité et adaptation aux réalités d’un monde en mutation.   La réforme est encore en cours, mais sa direction devient de plus en plus nette, et ses effets commencent déjà à redessiner le paysage économique du pays.   La suite de cette analyse permettra d’explorer plus en détail les implications de cette transformation.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023