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Les dirigeants africains convergent vers Addis-Abeba pour le 39ᵉ Sommet de l’UA.
Feb 12, 2026 3
Addis-Abeba, le 12 février 2026 (ENA) : - Les chefs d’État et de gouvernement de tout le continent continuent d’arriver dans la capitale éthiopienne pour participer à la 39ᵉ Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA).   Parmi les arrivants figurent le roi Letsie III du Lesotho, la présidente Samia Suluhu Hassan de Tanzanie, la vice-présidente de l’Ouganda, Alupo Jessica Rose, ainsi que le vice-président de Gambie, Muhammed B.S. Jallow.   À l’aéroport international de Bole, les dirigeants ont été chaleureusement accueillis par de hauts responsables du gouvernement éthiopien, notamment la ministre des Femmes et des Affaires sociales, Ergogie Tesfaye, le ministre de l’Agriculture, Adisu Arega, la ministre du Travail et des Compétences, Muferiat Kamil, le ministre d’État aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Berhanu Tsegaye, et le ministre des Transports et de la Logistique, Alemu Sime, accompagné du ministre d’État aux Affaires étrangères.   Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine se tient sous le thème : « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».   Il intervient alors que se déroule actuellement la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif à Addis-Abeba.   Par ailleurs, le roi Letsie III, ambassadeur de l’Union africaine pour la nutrition, a effectué une visite à l’hôpital Zewditu Memorial.   Lors de cette visite, il était accompagné du ministre de la Santé, Mekdes Daba, du directeur du Bureau de la santé d’Addis-Abeba, Yohannes Chala, du président-directeur général de Nutrition International, Joel Spicer, ainsi que d’autres invités.   Cette visite a permis d’observer les efforts de l’Éthiopie pour promouvoir le développement global de l’enfant et renforcer les initiatives de sécurité nutritionnelle dans les programmes spécialisés de l’hôpital.
L’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale confirment la solidité de leur partenariat à l’occasion de discussions de haut niveau.
Feb 12, 2026 7
Addis-Ababa, le 12 fevrier 2026 (ENA) : - À l’issue de consultations de haut niveau à Addis-Abeba aujourd’hui, l’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale ont réaffirmé la solidité de leur partenariat ainsi que leur engagement commun en faveur d’une transformation économique inclusive et durable.   Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a rencontré Anna Bjerde, directrice générale des opérations de la Banque mondiale, et Ndiame Diop, vice-président pour l’Afrique de l’Est et australe, pour faire le point sur les avancées du programme de réformes macroéconomiques en Éthiopie et discuter des priorités visant une croissance durable et une stabilité économique renforcée. Les échanges ont porté sur le renforcement de la stabilité macroéconomique, la stimulation de la croissance par le secteur privé et la promotion d’un développement inclusif.   Le ministre Shide a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes structurelles et à accélérer la transition vers une économie axée sur le secteur privé.   Il a souligné l’importance d’une coopération étroite avec le Groupe de la Banque mondiale, incluant la SFI et la MIGA, pour soutenir la mise en œuvre des réformes et élargir les opportunités d’investissement privé. Bjerde a salué les progrès réalisés depuis la dernière rencontre en octobre 2025, notamment l’amélioration de la gestion de la politique monétaire, la maîtrise de l’inflation, le renforcement des réserves de change et le meilleur fonctionnement du marché des devises.   Elle a réaffirmé l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à accompagner l’Éthiopie dans ses réformes et ses priorités de développement, en particulier le soutien au secteur privé et aux PME. Les deux parties ont insisté sur l’importance d’approfondir leur coopération dans des secteurs clés tels que la création d’emplois, l’énergie, la logistique, la transformation numérique, l’agriculture, le développement du secteur privé et des PME, ainsi que la résilience climatique.   Ils ont également souligné la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles pour maintenir la dynamique des réformes et obtenir des résultats concrets en matière de développement. Cette réunion s’inscrit dans le cadre d’un dialogue stratégique continu entre l’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale, illustrant un engagement commun en faveur d’une croissance inclusive, d’un développement soutenu par le secteur privé et d’un progrès économique durable.
L’Éthiopie, modèle africain en matière de durabilité et d’accès à l’eau, selon l’ECOSOCC.
Feb 12, 2026 42
Addis-Abeba, le 12 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’impose comme une référence continentale en matière de durabilité et d’accès à l’eau grâce à un leadership affirmé et à des politiques efficaces, a déclaré William Carew, chef du Secrétariat du Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC).   Dans un entretien exclusif accordé à ENA, Carew a souligné que l’engagement du gouvernement éthiopien constitue un pilier essentiel pour l’ensemble de l’Union africaine, appelant les États membres à s’inspirer des bonnes pratiques mises en œuvre par Addis-Abeba.   Il a insisté sur la nécessité d’un cadre continental global prenant en compte tous les enjeux liés à l’eau et à l’assainissement, estimant que les politiques adoptées par l’Éthiopie offrent une base solide pour une gestion durable des ressources hydriques et un accès sécurisé à l’assainissement.   Le responsable a également salué le succès de l’initiative nationale « Héritage vert », qui a permis la plantation de plus de 48 milliards d’arbres depuis 2019, qualifiant ce résultat d’illustration concrète d’un leadership efficace appuyé par des politiques adaptées.   « Il est temps de passer du discours à l’action », a-t-il affirmé, soulignant que les politiques doivent produire des résultats tangibles au bénéfice des citoyens.   Carew a par ailleurs mis en avant les progrès réalisés à Addis-Abeba, estimant qu’ils renforcent l’espoir et la mobilisation des citoyens africains en faveur du développement durable.   À l’occasion du Sommet de l’Union africaine 2026, placé sous le thème de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement sûr pour la réalisation de l’Agenda 2063, l’ECOSOCC a réaffirmé sa volonté de contribuer activement à la concrétisation de cet objectif continental.
L’Éthiopie et la France consolident leur partenariat stratégique à travers une restructuration majeure de la dette et un appui financier de 81,5 millions d’euros.
Feb 11, 2026 107
Addis-Abeba, le 11 fevrier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la France ont consolidé leur partenariat stratégique de développement en signant des accords majeurs destinés à soutenir l’agenda de réformes macroéconomiques du pays et à stimuler sa reprise économique.   Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, et la ministre déléguée française chargée de l’Europe et des Affaires étrangères, Éléonore Caroit, ont officialisé ces accords lors d’une cérémonie organisée à Addis-Abeba.   Dans une avancée jugée décisive, l’Éthiopie et la France ont conclu le tout premier accord bilatéral de restructuration de la dette entre Addis-Abeba et un membre du Comité des créanciers officiels (OCC), dans le cadre du Cadre commun du G20.   Selon un communiqué transmis à l’ENA par le ministère des Affaires étrangères, cette signature constitue une étape clé dans le processus de réaménagement de la dette extérieure éthiopienne.   Le ministre Ahmed Shide a salué le rôle déterminant de la France en tant que coprésidente de l’OCC, soulignant que son engagement constructif a permis d’aboutir à l’accord de principe de juillet 2025 puis de finaliser l’entente bilatérale.   En parallèle à cette restructuration, la France a annoncé une nouvelle enveloppe financière de 81,5 millions d’euros. Celle-ci comprend 80 millions d’euros d’appui budgétaire destinés au programme de réforme économique HGER 2.0, ainsi qu’une subvention de 1,5 million d’euros pour l’assistance technique.   Ce soutien vient compléter une contribution antérieure de 100 millions d’euros accordée par la France lors de la première phase des réformes économiques de l’Éthiopie.   Intervenant lors de la cérémonie, Caroit a mis en avant la profondeur du partenariat historique entre l’Éthiopie et l’Union européenne, estimant que ces accords illustrent une relation fondée sur la confiance mutuelle, des valeurs partagées et une volonté commune de promouvoir un développement durable.
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Les dirigeants africains convergent vers Addis-Abeba pour le 39ᵉ Sommet de l’UA.
Feb 12, 2026 3
Addis-Abeba, le 12 février 2026 (ENA) : - Les chefs d’État et de gouvernement de tout le continent continuent d’arriver dans la capitale éthiopienne pour participer à la 39ᵉ Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA).   Parmi les arrivants figurent le roi Letsie III du Lesotho, la présidente Samia Suluhu Hassan de Tanzanie, la vice-présidente de l’Ouganda, Alupo Jessica Rose, ainsi que le vice-président de Gambie, Muhammed B.S. Jallow.   À l’aéroport international de Bole, les dirigeants ont été chaleureusement accueillis par de hauts responsables du gouvernement éthiopien, notamment la ministre des Femmes et des Affaires sociales, Ergogie Tesfaye, le ministre de l’Agriculture, Adisu Arega, la ministre du Travail et des Compétences, Muferiat Kamil, le ministre d’État aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Berhanu Tsegaye, et le ministre des Transports et de la Logistique, Alemu Sime, accompagné du ministre d’État aux Affaires étrangères.   Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine se tient sous le thème : « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».   Il intervient alors que se déroule actuellement la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif à Addis-Abeba.   Par ailleurs, le roi Letsie III, ambassadeur de l’Union africaine pour la nutrition, a effectué une visite à l’hôpital Zewditu Memorial.   Lors de cette visite, il était accompagné du ministre de la Santé, Mekdes Daba, du directeur du Bureau de la santé d’Addis-Abeba, Yohannes Chala, du président-directeur général de Nutrition International, Joel Spicer, ainsi que d’autres invités.   Cette visite a permis d’observer les efforts de l’Éthiopie pour promouvoir le développement global de l’enfant et renforcer les initiatives de sécurité nutritionnelle dans les programmes spécialisés de l’hôpital.
L’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale confirment la solidité de leur partenariat à l’occasion de discussions de haut niveau.
Feb 12, 2026 7
Addis-Ababa, le 12 fevrier 2026 (ENA) : - À l’issue de consultations de haut niveau à Addis-Abeba aujourd’hui, l’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale ont réaffirmé la solidité de leur partenariat ainsi que leur engagement commun en faveur d’une transformation économique inclusive et durable.   Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a rencontré Anna Bjerde, directrice générale des opérations de la Banque mondiale, et Ndiame Diop, vice-président pour l’Afrique de l’Est et australe, pour faire le point sur les avancées du programme de réformes macroéconomiques en Éthiopie et discuter des priorités visant une croissance durable et une stabilité économique renforcée. Les échanges ont porté sur le renforcement de la stabilité macroéconomique, la stimulation de la croissance par le secteur privé et la promotion d’un développement inclusif.   Le ministre Shide a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes structurelles et à accélérer la transition vers une économie axée sur le secteur privé.   Il a souligné l’importance d’une coopération étroite avec le Groupe de la Banque mondiale, incluant la SFI et la MIGA, pour soutenir la mise en œuvre des réformes et élargir les opportunités d’investissement privé. Bjerde a salué les progrès réalisés depuis la dernière rencontre en octobre 2025, notamment l’amélioration de la gestion de la politique monétaire, la maîtrise de l’inflation, le renforcement des réserves de change et le meilleur fonctionnement du marché des devises.   Elle a réaffirmé l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à accompagner l’Éthiopie dans ses réformes et ses priorités de développement, en particulier le soutien au secteur privé et aux PME. Les deux parties ont insisté sur l’importance d’approfondir leur coopération dans des secteurs clés tels que la création d’emplois, l’énergie, la logistique, la transformation numérique, l’agriculture, le développement du secteur privé et des PME, ainsi que la résilience climatique.   Ils ont également souligné la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles pour maintenir la dynamique des réformes et obtenir des résultats concrets en matière de développement. Cette réunion s’inscrit dans le cadre d’un dialogue stratégique continu entre l’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale, illustrant un engagement commun en faveur d’une croissance inclusive, d’un développement soutenu par le secteur privé et d’un progrès économique durable.
L’Éthiopie, modèle africain en matière de durabilité et d’accès à l’eau, selon l’ECOSOCC.
Feb 12, 2026 42
Addis-Abeba, le 12 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’impose comme une référence continentale en matière de durabilité et d’accès à l’eau grâce à un leadership affirmé et à des politiques efficaces, a déclaré William Carew, chef du Secrétariat du Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC).   Dans un entretien exclusif accordé à ENA, Carew a souligné que l’engagement du gouvernement éthiopien constitue un pilier essentiel pour l’ensemble de l’Union africaine, appelant les États membres à s’inspirer des bonnes pratiques mises en œuvre par Addis-Abeba.   Il a insisté sur la nécessité d’un cadre continental global prenant en compte tous les enjeux liés à l’eau et à l’assainissement, estimant que les politiques adoptées par l’Éthiopie offrent une base solide pour une gestion durable des ressources hydriques et un accès sécurisé à l’assainissement.   Le responsable a également salué le succès de l’initiative nationale « Héritage vert », qui a permis la plantation de plus de 48 milliards d’arbres depuis 2019, qualifiant ce résultat d’illustration concrète d’un leadership efficace appuyé par des politiques adaptées.   « Il est temps de passer du discours à l’action », a-t-il affirmé, soulignant que les politiques doivent produire des résultats tangibles au bénéfice des citoyens.   Carew a par ailleurs mis en avant les progrès réalisés à Addis-Abeba, estimant qu’ils renforcent l’espoir et la mobilisation des citoyens africains en faveur du développement durable.   À l’occasion du Sommet de l’Union africaine 2026, placé sous le thème de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement sûr pour la réalisation de l’Agenda 2063, l’ECOSOCC a réaffirmé sa volonté de contribuer activement à la concrétisation de cet objectif continental.
L’Éthiopie et la France consolident leur partenariat stratégique à travers une restructuration majeure de la dette et un appui financier de 81,5 millions d’euros.
Feb 11, 2026 107
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 12346
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 15971
ENA

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Les dirigeants africains convergent vers Addis-Abeba pour le 39ᵉ Sommet de l’UA.
Feb 12, 2026 3
Addis-Abeba, le 12 février 2026 (ENA) : - Les chefs d’État et de gouvernement de tout le continent continuent d’arriver dans la capitale éthiopienne pour participer à la 39ᵉ Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA).   Parmi les arrivants figurent le roi Letsie III du Lesotho, la présidente Samia Suluhu Hassan de Tanzanie, la vice-présidente de l’Ouganda, Alupo Jessica Rose, ainsi que le vice-président de Gambie, Muhammed B.S. Jallow.   À l’aéroport international de Bole, les dirigeants ont été chaleureusement accueillis par de hauts responsables du gouvernement éthiopien, notamment la ministre des Femmes et des Affaires sociales, Ergogie Tesfaye, le ministre de l’Agriculture, Adisu Arega, la ministre du Travail et des Compétences, Muferiat Kamil, le ministre d’État aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Berhanu Tsegaye, et le ministre des Transports et de la Logistique, Alemu Sime, accompagné du ministre d’État aux Affaires étrangères.   Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine se tient sous le thème : « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».   Il intervient alors que se déroule actuellement la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif à Addis-Abeba.   Par ailleurs, le roi Letsie III, ambassadeur de l’Union africaine pour la nutrition, a effectué une visite à l’hôpital Zewditu Memorial.   Lors de cette visite, il était accompagné du ministre de la Santé, Mekdes Daba, du directeur du Bureau de la santé d’Addis-Abeba, Yohannes Chala, du président-directeur général de Nutrition International, Joel Spicer, ainsi que d’autres invités.   Cette visite a permis d’observer les efforts de l’Éthiopie pour promouvoir le développement global de l’enfant et renforcer les initiatives de sécurité nutritionnelle dans les programmes spécialisés de l’hôpital.
La CUA plaide pour des réformes, la paix et des financements innovants.
Feb 11, 2026 66
Addis-Abeba, le 11 février 2026 (ENA) : - La Commission de l’Union africaine (CUA) a souligné la nécessité d’accélérer les réformes institutionnelles, de renforcer la paix sur le continent et de mobiliser des financements innovants pour stimuler le développement en Afrique.   Le président Mahamoud Ali Youssouf a fait cette déclaration lors de l’ouverture de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA, réunissant les ministres des Affaires étrangères des États membres au siège de l’Union.   S’adressant aux participants, Mahmoud a insisté sur « l’urgence d’une réforme institutionnelle et l’impératif de paix et de développement », rappelant que la Commission met en œuvre des changements majeurs dans le cadre de son plan de réforme 2024-2028.   « Les réformes progressent selon le plan 2024-2028 », a-t-il indiqué, citant les avancées dans le renforcement de l’architecture africaine de paix et de sécurité, l’amélioration de la viabilité financière et le renforcement des capacités des organes de l’UA.   Tout en saluant les évolutions politiques positives, le président a reconnu que certains défis sécuritaires persistent.   « Le Gabon et la Guinée ont rétabli l’ordre constitutionnel, mais l’instabilité et le terrorisme continuent d’affecter certaines régions du continent », a-t-il rappelé.   Il a réaffirmé le rôle central de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et des institutions de l’UA pour favoriser l’intégration du continent.   « La ZLECAf et nos institutions restent des leviers essentiels pour l’intégration africaine », a-t-il déclaré, appelant à des mécanismes de financement novateurs et à une coopération renforcée avec le secteur privé et la société civile.   « Un leadership résolu et des priorités stratégiques claires seront déterminants pour notre succès », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance d’associer tous les acteurs — entreprises africaines, société civile et fondations philanthropiques — au financement des programmes de développement.   Abordant le thème de l’UA pour 2026, « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », Mahmoud a qualifié l’eau de ressource stratégique pour le continent.   Il a expliqué que le prochain sommet servirait à consolider les priorités communes de l’Afrique et à approfondir la coopération en matière de développement.   Le président a réaffirmé l’importance des réformes en cours dans les domaines de la paix et de la sécurité, de la gestion financière et de la justice, tout en soulignant que la mobilisation de ressources nationales supplémentaires était cruciale pour accélérer la transformation.   « Nous devons explorer des sources de financement innovantes pour accélérer notre développement et réduire notre dépendance excessive à l’égard de partenaires extérieurs », a-t-il conclu.   Le Conseil exécutif devrait également examiner les rapports stratégiques clés et adopter l’ordre du jour du 39e Sommet de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février 2026.
Le ministre des Affaires étrangères, Gedion, tient des entretiens bilatéraux avec les ministres de ses homologues du Lesotho et du Maroc.
Feb 11, 2026 56
Addis-Abeba, le 11 février 2026 (ENA) : - Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timotheos, a mené des discussions bilatérales distinctes avec les ministres des Affaires étrangères du Lesotho et du Maroc.   Ces échanges ont eu lieu en marge de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine.   Au cours de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères du Lesotho, Lejone Mpotjoana, Gedion Timotheos a mis en avant l’importance de renforcer et d’élargir les relations historiques entre les deux pays. Selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux du ministère éthiopien, Gedion a réaffirmé la volonté de l’Éthiopie de partager son expérience en matière de développement dans les secteurs où elle a obtenu des résultats significatifs. Lejone Mpotjoana a, pour sa part, exprimé l’intérêt de son gouvernement à s’inspirer des succès de l’Éthiopie, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la santé et du tourisme.   Il a également salué les grands projets d’aménagement de corridors en cours à Addis-Abeba, les considérant comme un exemple de transformation urbaine réussie. Les deux ministres ont échangé leurs points de vue sur un large éventail de questions bilatérales et continentales, réaffirmant leur engagement à renforcer la coopération dans le cadre de l’Union africaine. Par ailleurs, Gedion s’est entretenu avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, abordant le développement des relations bilatérales et le renforcement de la coopération au sein des instances multilatérales. Les deux parties ont convenu de convoquer prochainement la session de la Commission ministérielle mixte afin de dynamiser leur partenariat et d’élargir leur coopération dans les secteurs d’intérêt commun.
Le MAE éthiopien Gedion a exhorté à redoubler d’efforts pour concrétiser les objectifs de l’Agenda 2063.
Feb 11, 2026 42
Addis-Abeba, le 11 février 2026 (ENA) : - Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timotheos, a appelé les États africains à intensifier leurs actions afin de réaliser pleinement les ambitions de l’Agenda 2063.   Lors de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, Gedion Timotheos a estimé que, si des progrès avaient été réalisés vers l’indépendance économique et l’intégration continentale, ces avancées restaient encore insuffisantes. « Nous sommes encore loin de l’Afrique que nous souhaitons construire ; il est donc indispensable de redoubler d’efforts », a-t-il souligné devant les ministres et hauts responsables réunis au siège de l’UA. Le ministre a reconnu les progrès accomplis au cours de l’année écoulée, en particulier dans le renforcement de l’intégration régionale, et a relevé que la Zone de libre-échange continentale africaine n’est plus une simple ambition, mais un cadre opérationnel qui transforme le paysage économique du continent. « La Zone de libre-échange continentale est désormais une réalité tangible, et sa mise en œuvre progresse sur plusieurs fronts », a-t-il affirmé. Gedion a insisté sur le fait que ces gains économiques doivent être soutenus par une diplomatie cohérente. Il a notamment évoqué le récent sommet du G20 à Pretoria, soulignant que l’Afrique doit affirmer pleinement sa voix dans les décisions internationales. « Aucune plateforme mondiale ne peut être jugée crédible ou efficace si l’Afrique n’y participe pas activement et ne contribue pas à influencer les décisions », a-t-il déclaré. Évoquant le contexte géopolitique mondial, le ministre a mis en garde contre l’affaiblissement de la coopération multilatérale, qui accroît la concurrence sur les ressources stratégiques et les routes commerciales africaines. Il a averti que le continent est encore perçu par de nombreux acteurs externes comme un terrain d’extraction plutôt qu’un partenaire pour le développement. « Malheureusement, une mentalité de domination et d’exploitation continue de teinter le regard de beaucoup d’acteurs extérieurs sur notre continent », a-t-il observé. Il a ajouté : « L’unité africaine doit être réelle et l’Union africaine doit être forte si nous voulons protéger notre continent des manœuvres prédatrices venant de toutes parts. » Pour parvenir à « l’Afrique que nous voulons », Gedion a insisté sur la nécessité de dépasser la simple attente de la bienveillance d’autrui. Selon lui, la véritable force de l’Afrique repose sur une unité solide, accompagnée de partenariats mondiaux équitables et de réformes financières, incluant l’allègement de la dette et un financement climatique juste. Abordant le rôle de l’Éthiopie en tant que futur pays hôte de la COP32, le ministre a relié la justice climatique à l’importance stratégique des ressources naturelles africaines. Il a plaidé pour une gestion collective des grands cours d’eau — Nil, Congo et Zambèze — fondée sur la sagesse et les principes autochtones. « Notre approche de ces ressources doit s’inspirer du principe d’Ubuntu, en tenant compte des besoins, des contextes et des aspirations de tous les concernés », a-t-il déclaré, appelant à un effort collectif pour restaurer l’écologie du continent. Il a conclu en affirmant que les années à venir doivent être placées sous le signe de « la propriété africaine des solutions africaines » et a lancé un appel à un engagement renouvelé envers des objectifs communs, afin que l’Union africaine défende véritablement les intérêts de tous les citoyens du continent.
La Commission économique pour l’Afrique (CEA) plaide en faveur d’une refonte structurelle du modèle économique du continent africain.
Feb 11, 2026 71
Addis-Abeba, le 11 février 2026 (ENA) : - La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a appelé les dirigeants du continent à engager une transformation en profondeur de leur modèle économique, estimant que la forte dépendance aux exportations de matières premières ne permet plus de répondre efficacement aux ambitions de développement durable à long terme.   Prenant la parole à l’ouverture de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la CEA, Claver Gatete, a insisté sur la nécessité pour l’Afrique d’accélérer son industrialisation, de développer la transformation locale et de diversifier ses économies afin de mieux absorber les chocs extérieurs et l’instabilité des marchés internationaux.   « Les paradigmes du développement évoluent », a-t-il déclaré devant les ministres, soulignant que la faiblesse persistante de la croissance mondiale, la montée des tensions commerciales et la complexification des chaînes d’approvisionnement redéfinissent l’environnement économique mondial.   Selon lui, les pays africains doivent atténuer leur dépendance extérieure en renforçant leurs capacités productives nationales et en consolidant l’intégration régionale.   Gatete a également mis en lumière un obstacle structurel lié au financement. À ce jour, seuls trois pays africains disposent d’une notation de crédit de qualité investissement, ce qui entraîne un coût d’emprunt élevé et restreint l’accès à des financements de long terme à des conditions favorables.   « Le coût prohibitif du financement entrave directement l’essor industriel du continent », a-t-il affirmé.   Il a toutefois précisé que la transformation économique ne saurait reposer uniquement sur des réformes commerciales et financières. Les infrastructures d’eau et d’assainissement, a-t-il soutenu, doivent être reconnues comme des piliers économiques stratégiques, au-delà de leur dimension sociale.   Avec plus de 300 millions d’Africains privés d’accès à l’eau potable, les déficits dans ce secteur perturbent l’activité industrielle, freinent l’expansion urbaine et affaiblissent la compétitivité économique.   « Une économie ne peut être compétitive si ses intrants de production restent incertains », a-t-il souligné, établissant un lien direct entre sécurité hydrique et performance industrielle.   Pour amorcer une véritable mutation structurelle, il a proposé un ensemble de priorités : intensifier la mobilisation des ressources intérieures, promouvoir une planification intégrée des infrastructures, assurer la mise en œuvre complète de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et investir dans les infrastructures publiques numériques ainsi que dans l’intelligence artificielle.   S’agissant des recettes nationales, M. Gatete a rappelé que le ratio moyen impôts/PIB en Afrique avoisine 16 %, contre près de 34 % en Europe.   L’élargissement de l’assiette fiscale et le renforcement des administrations fiscales permettraient, selon lui, d’accroître la marge budgétaire des États pour financer leurs priorités de développement.   Il a en outre plaidé pour une approche coordonnée du développement des infrastructures, en intégrant la planification des réseaux d’eau aux corridors de transport et aux infrastructures numériques afin d’en maximiser les retombées économiques. Des investissements fragmentés, a-t-il averti, limitent les gains de productivité et réduisent l’efficacité des capitaux engagés.   La mise en œuvre intégrale de la ZLECAf demeure, selon lui, un levier essentiel pour structurer des chaînes de valeur régionales. Grâce à cet accord, les pays africains pourraient transformer localement leurs ressources minières et agricoles, en passant d’exportations brutes à faible valeur ajoutée à des produits manufacturés plus compétitifs.   Les infrastructures numériques publiques et l’intelligence artificielle ont également été présentées comme des moteurs de productivité et de modernisation. En optimisant les services publics et en soutenant l’innovation industrielle, ces technologies peuvent renforcer la compétitivité des États et des entreprises.   Malgré les défis, Gatete s’est montré optimiste quant aux perspectives du continent. Le potentiel considérable de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables et le dynamisme de sa population jeune constituent, selon lui, des atouts majeurs pour une croissance durable.   « En alignant les politiques de financement, d’infrastructure et d’industrialisation, l’Afrique peut passer d’une position périphérique dans l’économie mondiale à un rôle central dans son propre développement », a-t-il conclu.   Il a enfin réaffirmé l’engagement de la CEA à accompagner cette transformation intégrée, soulignant que les richesses naturelles et humaines du continent doivent se traduire par des bénéfices tangibles et inclusifs pour l’ensemble de ses populations.
L'unité africaine doit être réelle pour défendre le continent contre les actions prédatrices : Ministre des Affaires Gedion.
Feb 11, 2026 57
Addis-Abeba, le 11 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timotheos, a lancé un appel fort en faveur d’une unité africaine effective, estimant que seule une Afrique solidaire et institutionnellement forte pourra faire face aux dynamiques extérieures marquées par la domination et l’exploitation.   Intervenant devant la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba, il a averti que, dans un environnement international de plus en plus compétitif, le continent reste perçu par certaines puissances comme un espace de rivalité stratégique et un réservoir de ressources.   « L’unité africaine doit être tangible, et notre Union doit être solide si nous voulons défendre notre continent », a-t-il affirmé, rejetant l’idée que l’Afrique puisse compter sur la simple bienveillance de partenaires extérieurs.   Selon lui, les échanges commerciaux et les coopérations économiques sont désormais souvent subordonnés à des considérations sécuritaires, transformant l’Afrique en terrain d’affrontement d’intérêts géopolitiques. Face à cette réalité, il a insisté : le continent n’a pas besoin de charité, mais de partenariats équilibrés fondés sur le respect mutuel — une posture qui exige une force collective africaine.   Le ministre a salué la position ferme adoptée par l’Afrique sur des dossiers majeurs tels que la justice climatique et la réforme de l’architecture financière internationale, notamment lors du sommet du G20 en Afrique du Sud.   Il a souligné qu’aucune gouvernance mondiale ne saurait être crédible sans une participation pleine et entière de l’Afrique aux processus décisionnels, plaidant pour des partenariats plus équitables et un allègement significatif de la dette.   Évoquant les perspectives à venir, Gedion a mis en avant le rôle de l’Éthiopie comme futur pays hôte de la COP32, ainsi que le thème 2026 de l’Union africaine consacré à l’accès durable à l’eau et à l’assainissement.   Il a appelé à une gestion coopérative des grands bassins fluviaux africains — Nil, Congo, Zambèze — inspirée par le principe d’Ubuntu, fondé sur la solidarité et la prise en compte des intérêts de toutes les parties.   « La gestion de nos ressources communes doit refléter nos valeurs partagées et nos aspirations collectives », a-t-il souligné.   En conclusion, le chef de la diplomatie éthiopienne a exhorté les États membres à intensifier leurs efforts pour concrétiser « l’Afrique que nous voulons », en renforçant l’appropriation africaine des solutions africaines face aux défis globaux.
Addis-Abeba prête pour le double rendez-vous diplomatique UA–Italie-Afrique, affirme le Premier ministre Abiy.
Feb 11, 2026 74
Addis-Abeba, 11 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a achevé l’ensemble des préparatifs en vue d’accueillir le 39e Sommet de l’Union africaine ainsi que le 2e Sommet Italie–Afrique, a annoncé le Premier ministre Abiy Ahmed.   Selon le chef du gouvernement, le pays est entièrement mobilisé pour recevoir les chefs d’État, hauts responsables gouvernementaux et partenaires internationaux attendus dans la capitale pour ces deux grands rendez-vous diplomatiques consacrés à la coopération continentale, aux partenariats économiques et aux priorités de développement.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a mis en avant les importantes modernisations entreprises, notamment la construction de centres de conférence aux standards internationaux et le renforcement des infrastructures touristiques et hôtelières.   Ces investissements, a-t-il souligné, visent à garantir des conditions optimales pour des échanges de haut niveau, tout en illustrant la capacité de l’Éthiopie à organiser des événements d’envergure mondiale.   Au-delà des travaux officiels, Abiy Ahmed a invité les délégations à explorer la richesse culturelle et les trésors historiques du pays.   Il a présenté ces sommets comme le symbole d’une « nouvelle dynamique africaine portée par le développement touristique », encourageant les visiteurs à prolonger leur séjour pour découvrir les sites patrimoniaux et les paysages emblématiques de l’Éthiopie.   Avec l’accueil simultané de ces deux rencontres majeures, Addis-Abeba confirme son statut de capitale diplomatique de l’Afrique et renforce son rôle de passerelle entre le continent et ses partenaires internationaux.
Politique
Les dirigeants africains convergent vers Addis-Abeba pour le 39ᵉ Sommet de l’UA.
Feb 12, 2026 3
Addis-Abeba, le 12 février 2026 (ENA) : - Les chefs d’État et de gouvernement de tout le continent continuent d’arriver dans la capitale éthiopienne pour participer à la 39ᵉ Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA).   Parmi les arrivants figurent le roi Letsie III du Lesotho, la présidente Samia Suluhu Hassan de Tanzanie, la vice-présidente de l’Ouganda, Alupo Jessica Rose, ainsi que le vice-président de Gambie, Muhammed B.S. Jallow.   À l’aéroport international de Bole, les dirigeants ont été chaleureusement accueillis par de hauts responsables du gouvernement éthiopien, notamment la ministre des Femmes et des Affaires sociales, Ergogie Tesfaye, le ministre de l’Agriculture, Adisu Arega, la ministre du Travail et des Compétences, Muferiat Kamil, le ministre d’État aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Berhanu Tsegaye, et le ministre des Transports et de la Logistique, Alemu Sime, accompagné du ministre d’État aux Affaires étrangères.   Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine se tient sous le thème : « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».   Il intervient alors que se déroule actuellement la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif à Addis-Abeba.   Par ailleurs, le roi Letsie III, ambassadeur de l’Union africaine pour la nutrition, a effectué une visite à l’hôpital Zewditu Memorial.   Lors de cette visite, il était accompagné du ministre de la Santé, Mekdes Daba, du directeur du Bureau de la santé d’Addis-Abeba, Yohannes Chala, du président-directeur général de Nutrition International, Joel Spicer, ainsi que d’autres invités.   Cette visite a permis d’observer les efforts de l’Éthiopie pour promouvoir le développement global de l’enfant et renforcer les initiatives de sécurité nutritionnelle dans les programmes spécialisés de l’hôpital.
La CUA plaide pour des réformes, la paix et des financements innovants.
Feb 11, 2026 66
Addis-Abeba, le 11 février 2026 (ENA) : - La Commission de l’Union africaine (CUA) a souligné la nécessité d’accélérer les réformes institutionnelles, de renforcer la paix sur le continent et de mobiliser des financements innovants pour stimuler le développement en Afrique.   Le président Mahamoud Ali Youssouf a fait cette déclaration lors de l’ouverture de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA, réunissant les ministres des Affaires étrangères des États membres au siège de l’Union.   S’adressant aux participants, Mahmoud a insisté sur « l’urgence d’une réforme institutionnelle et l’impératif de paix et de développement », rappelant que la Commission met en œuvre des changements majeurs dans le cadre de son plan de réforme 2024-2028.   « Les réformes progressent selon le plan 2024-2028 », a-t-il indiqué, citant les avancées dans le renforcement de l’architecture africaine de paix et de sécurité, l’amélioration de la viabilité financière et le renforcement des capacités des organes de l’UA.   Tout en saluant les évolutions politiques positives, le président a reconnu que certains défis sécuritaires persistent.   « Le Gabon et la Guinée ont rétabli l’ordre constitutionnel, mais l’instabilité et le terrorisme continuent d’affecter certaines régions du continent », a-t-il rappelé.   Il a réaffirmé le rôle central de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et des institutions de l’UA pour favoriser l’intégration du continent.   « La ZLECAf et nos institutions restent des leviers essentiels pour l’intégration africaine », a-t-il déclaré, appelant à des mécanismes de financement novateurs et à une coopération renforcée avec le secteur privé et la société civile.   « Un leadership résolu et des priorités stratégiques claires seront déterminants pour notre succès », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance d’associer tous les acteurs — entreprises africaines, société civile et fondations philanthropiques — au financement des programmes de développement.   Abordant le thème de l’UA pour 2026, « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », Mahmoud a qualifié l’eau de ressource stratégique pour le continent.   Il a expliqué que le prochain sommet servirait à consolider les priorités communes de l’Afrique et à approfondir la coopération en matière de développement.   Le président a réaffirmé l’importance des réformes en cours dans les domaines de la paix et de la sécurité, de la gestion financière et de la justice, tout en soulignant que la mobilisation de ressources nationales supplémentaires était cruciale pour accélérer la transformation.   « Nous devons explorer des sources de financement innovantes pour accélérer notre développement et réduire notre dépendance excessive à l’égard de partenaires extérieurs », a-t-il conclu.   Le Conseil exécutif devrait également examiner les rapports stratégiques clés et adopter l’ordre du jour du 39e Sommet de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février 2026.
Le ministre des Affaires étrangères, Gedion, tient des entretiens bilatéraux avec les ministres de ses homologues du Lesotho et du Maroc.
Feb 11, 2026 56
Addis-Abeba, le 11 février 2026 (ENA) : - Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timotheos, a mené des discussions bilatérales distinctes avec les ministres des Affaires étrangères du Lesotho et du Maroc.   Ces échanges ont eu lieu en marge de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine.   Au cours de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères du Lesotho, Lejone Mpotjoana, Gedion Timotheos a mis en avant l’importance de renforcer et d’élargir les relations historiques entre les deux pays. Selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux du ministère éthiopien, Gedion a réaffirmé la volonté de l’Éthiopie de partager son expérience en matière de développement dans les secteurs où elle a obtenu des résultats significatifs. Lejone Mpotjoana a, pour sa part, exprimé l’intérêt de son gouvernement à s’inspirer des succès de l’Éthiopie, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la santé et du tourisme.   Il a également salué les grands projets d’aménagement de corridors en cours à Addis-Abeba, les considérant comme un exemple de transformation urbaine réussie. Les deux ministres ont échangé leurs points de vue sur un large éventail de questions bilatérales et continentales, réaffirmant leur engagement à renforcer la coopération dans le cadre de l’Union africaine. Par ailleurs, Gedion s’est entretenu avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, abordant le développement des relations bilatérales et le renforcement de la coopération au sein des instances multilatérales. Les deux parties ont convenu de convoquer prochainement la session de la Commission ministérielle mixte afin de dynamiser leur partenariat et d’élargir leur coopération dans les secteurs d’intérêt commun.
Le MAE éthiopien Gedion a exhorté à redoubler d’efforts pour concrétiser les objectifs de l’Agenda 2063.
Feb 11, 2026 42
Addis-Abeba, le 11 février 2026 (ENA) : - Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timotheos, a appelé les États africains à intensifier leurs actions afin de réaliser pleinement les ambitions de l’Agenda 2063.   Lors de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, Gedion Timotheos a estimé que, si des progrès avaient été réalisés vers l’indépendance économique et l’intégration continentale, ces avancées restaient encore insuffisantes. « Nous sommes encore loin de l’Afrique que nous souhaitons construire ; il est donc indispensable de redoubler d’efforts », a-t-il souligné devant les ministres et hauts responsables réunis au siège de l’UA. Le ministre a reconnu les progrès accomplis au cours de l’année écoulée, en particulier dans le renforcement de l’intégration régionale, et a relevé que la Zone de libre-échange continentale africaine n’est plus une simple ambition, mais un cadre opérationnel qui transforme le paysage économique du continent. « La Zone de libre-échange continentale est désormais une réalité tangible, et sa mise en œuvre progresse sur plusieurs fronts », a-t-il affirmé. Gedion a insisté sur le fait que ces gains économiques doivent être soutenus par une diplomatie cohérente. Il a notamment évoqué le récent sommet du G20 à Pretoria, soulignant que l’Afrique doit affirmer pleinement sa voix dans les décisions internationales. « Aucune plateforme mondiale ne peut être jugée crédible ou efficace si l’Afrique n’y participe pas activement et ne contribue pas à influencer les décisions », a-t-il déclaré. Évoquant le contexte géopolitique mondial, le ministre a mis en garde contre l’affaiblissement de la coopération multilatérale, qui accroît la concurrence sur les ressources stratégiques et les routes commerciales africaines. Il a averti que le continent est encore perçu par de nombreux acteurs externes comme un terrain d’extraction plutôt qu’un partenaire pour le développement. « Malheureusement, une mentalité de domination et d’exploitation continue de teinter le regard de beaucoup d’acteurs extérieurs sur notre continent », a-t-il observé. Il a ajouté : « L’unité africaine doit être réelle et l’Union africaine doit être forte si nous voulons protéger notre continent des manœuvres prédatrices venant de toutes parts. » Pour parvenir à « l’Afrique que nous voulons », Gedion a insisté sur la nécessité de dépasser la simple attente de la bienveillance d’autrui. Selon lui, la véritable force de l’Afrique repose sur une unité solide, accompagnée de partenariats mondiaux équitables et de réformes financières, incluant l’allègement de la dette et un financement climatique juste. Abordant le rôle de l’Éthiopie en tant que futur pays hôte de la COP32, le ministre a relié la justice climatique à l’importance stratégique des ressources naturelles africaines. Il a plaidé pour une gestion collective des grands cours d’eau — Nil, Congo et Zambèze — fondée sur la sagesse et les principes autochtones. « Notre approche de ces ressources doit s’inspirer du principe d’Ubuntu, en tenant compte des besoins, des contextes et des aspirations de tous les concernés », a-t-il déclaré, appelant à un effort collectif pour restaurer l’écologie du continent. Il a conclu en affirmant que les années à venir doivent être placées sous le signe de « la propriété africaine des solutions africaines » et a lancé un appel à un engagement renouvelé envers des objectifs communs, afin que l’Union africaine défende véritablement les intérêts de tous les citoyens du continent.
La Commission économique pour l’Afrique (CEA) plaide en faveur d’une refonte structurelle du modèle économique du continent africain.
Feb 11, 2026 71
Addis-Abeba, le 11 février 2026 (ENA) : - La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a appelé les dirigeants du continent à engager une transformation en profondeur de leur modèle économique, estimant que la forte dépendance aux exportations de matières premières ne permet plus de répondre efficacement aux ambitions de développement durable à long terme.   Prenant la parole à l’ouverture de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la CEA, Claver Gatete, a insisté sur la nécessité pour l’Afrique d’accélérer son industrialisation, de développer la transformation locale et de diversifier ses économies afin de mieux absorber les chocs extérieurs et l’instabilité des marchés internationaux.   « Les paradigmes du développement évoluent », a-t-il déclaré devant les ministres, soulignant que la faiblesse persistante de la croissance mondiale, la montée des tensions commerciales et la complexification des chaînes d’approvisionnement redéfinissent l’environnement économique mondial.   Selon lui, les pays africains doivent atténuer leur dépendance extérieure en renforçant leurs capacités productives nationales et en consolidant l’intégration régionale.   Gatete a également mis en lumière un obstacle structurel lié au financement. À ce jour, seuls trois pays africains disposent d’une notation de crédit de qualité investissement, ce qui entraîne un coût d’emprunt élevé et restreint l’accès à des financements de long terme à des conditions favorables.   « Le coût prohibitif du financement entrave directement l’essor industriel du continent », a-t-il affirmé.   Il a toutefois précisé que la transformation économique ne saurait reposer uniquement sur des réformes commerciales et financières. Les infrastructures d’eau et d’assainissement, a-t-il soutenu, doivent être reconnues comme des piliers économiques stratégiques, au-delà de leur dimension sociale.   Avec plus de 300 millions d’Africains privés d’accès à l’eau potable, les déficits dans ce secteur perturbent l’activité industrielle, freinent l’expansion urbaine et affaiblissent la compétitivité économique.   « Une économie ne peut être compétitive si ses intrants de production restent incertains », a-t-il souligné, établissant un lien direct entre sécurité hydrique et performance industrielle.   Pour amorcer une véritable mutation structurelle, il a proposé un ensemble de priorités : intensifier la mobilisation des ressources intérieures, promouvoir une planification intégrée des infrastructures, assurer la mise en œuvre complète de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et investir dans les infrastructures publiques numériques ainsi que dans l’intelligence artificielle.   S’agissant des recettes nationales, M. Gatete a rappelé que le ratio moyen impôts/PIB en Afrique avoisine 16 %, contre près de 34 % en Europe.   L’élargissement de l’assiette fiscale et le renforcement des administrations fiscales permettraient, selon lui, d’accroître la marge budgétaire des États pour financer leurs priorités de développement.   Il a en outre plaidé pour une approche coordonnée du développement des infrastructures, en intégrant la planification des réseaux d’eau aux corridors de transport et aux infrastructures numériques afin d’en maximiser les retombées économiques. Des investissements fragmentés, a-t-il averti, limitent les gains de productivité et réduisent l’efficacité des capitaux engagés.   La mise en œuvre intégrale de la ZLECAf demeure, selon lui, un levier essentiel pour structurer des chaînes de valeur régionales. Grâce à cet accord, les pays africains pourraient transformer localement leurs ressources minières et agricoles, en passant d’exportations brutes à faible valeur ajoutée à des produits manufacturés plus compétitifs.   Les infrastructures numériques publiques et l’intelligence artificielle ont également été présentées comme des moteurs de productivité et de modernisation. En optimisant les services publics et en soutenant l’innovation industrielle, ces technologies peuvent renforcer la compétitivité des États et des entreprises.   Malgré les défis, Gatete s’est montré optimiste quant aux perspectives du continent. Le potentiel considérable de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables et le dynamisme de sa population jeune constituent, selon lui, des atouts majeurs pour une croissance durable.   « En alignant les politiques de financement, d’infrastructure et d’industrialisation, l’Afrique peut passer d’une position périphérique dans l’économie mondiale à un rôle central dans son propre développement », a-t-il conclu.   Il a enfin réaffirmé l’engagement de la CEA à accompagner cette transformation intégrée, soulignant que les richesses naturelles et humaines du continent doivent se traduire par des bénéfices tangibles et inclusifs pour l’ensemble de ses populations.
L'unité africaine doit être réelle pour défendre le continent contre les actions prédatrices : Ministre des Affaires Gedion.
Feb 11, 2026 57
Addis-Abeba, le 11 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timotheos, a lancé un appel fort en faveur d’une unité africaine effective, estimant que seule une Afrique solidaire et institutionnellement forte pourra faire face aux dynamiques extérieures marquées par la domination et l’exploitation.   Intervenant devant la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba, il a averti que, dans un environnement international de plus en plus compétitif, le continent reste perçu par certaines puissances comme un espace de rivalité stratégique et un réservoir de ressources.   « L’unité africaine doit être tangible, et notre Union doit être solide si nous voulons défendre notre continent », a-t-il affirmé, rejetant l’idée que l’Afrique puisse compter sur la simple bienveillance de partenaires extérieurs.   Selon lui, les échanges commerciaux et les coopérations économiques sont désormais souvent subordonnés à des considérations sécuritaires, transformant l’Afrique en terrain d’affrontement d’intérêts géopolitiques. Face à cette réalité, il a insisté : le continent n’a pas besoin de charité, mais de partenariats équilibrés fondés sur le respect mutuel — une posture qui exige une force collective africaine.   Le ministre a salué la position ferme adoptée par l’Afrique sur des dossiers majeurs tels que la justice climatique et la réforme de l’architecture financière internationale, notamment lors du sommet du G20 en Afrique du Sud.   Il a souligné qu’aucune gouvernance mondiale ne saurait être crédible sans une participation pleine et entière de l’Afrique aux processus décisionnels, plaidant pour des partenariats plus équitables et un allègement significatif de la dette.   Évoquant les perspectives à venir, Gedion a mis en avant le rôle de l’Éthiopie comme futur pays hôte de la COP32, ainsi que le thème 2026 de l’Union africaine consacré à l’accès durable à l’eau et à l’assainissement.   Il a appelé à une gestion coopérative des grands bassins fluviaux africains — Nil, Congo, Zambèze — inspirée par le principe d’Ubuntu, fondé sur la solidarité et la prise en compte des intérêts de toutes les parties.   « La gestion de nos ressources communes doit refléter nos valeurs partagées et nos aspirations collectives », a-t-il souligné.   En conclusion, le chef de la diplomatie éthiopienne a exhorté les États membres à intensifier leurs efforts pour concrétiser « l’Afrique que nous voulons », en renforçant l’appropriation africaine des solutions africaines face aux défis globaux.
Addis-Abeba prête pour le double rendez-vous diplomatique UA–Italie-Afrique, affirme le Premier ministre Abiy.
Feb 11, 2026 74
Addis-Abeba, 11 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a achevé l’ensemble des préparatifs en vue d’accueillir le 39e Sommet de l’Union africaine ainsi que le 2e Sommet Italie–Afrique, a annoncé le Premier ministre Abiy Ahmed.   Selon le chef du gouvernement, le pays est entièrement mobilisé pour recevoir les chefs d’État, hauts responsables gouvernementaux et partenaires internationaux attendus dans la capitale pour ces deux grands rendez-vous diplomatiques consacrés à la coopération continentale, aux partenariats économiques et aux priorités de développement.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a mis en avant les importantes modernisations entreprises, notamment la construction de centres de conférence aux standards internationaux et le renforcement des infrastructures touristiques et hôtelières.   Ces investissements, a-t-il souligné, visent à garantir des conditions optimales pour des échanges de haut niveau, tout en illustrant la capacité de l’Éthiopie à organiser des événements d’envergure mondiale.   Au-delà des travaux officiels, Abiy Ahmed a invité les délégations à explorer la richesse culturelle et les trésors historiques du pays.   Il a présenté ces sommets comme le symbole d’une « nouvelle dynamique africaine portée par le développement touristique », encourageant les visiteurs à prolonger leur séjour pour découvrir les sites patrimoniaux et les paysages emblématiques de l’Éthiopie.   Avec l’accueil simultané de ces deux rencontres majeures, Addis-Abeba confirme son statut de capitale diplomatique de l’Afrique et renforce son rôle de passerelle entre le continent et ses partenaires internationaux.
Social
Une astronome de renom salue l’Éthiopie comme un sanctuaire vivant de l’astronomie ancienne.
Feb 9, 2026 111
Addis-Abeba, le 9 février (ENA) : - L’astronome Mirjana Pović affirme que l’Éthiopie continue de jouer le rôle de sanctuaire vivant de l’astronomie, la plus ancienne discipline intellectuelle de l’humanité, grâce à la préservation d’un patrimoine céleste profond et varié, toujours pertinent pour la recherche scientifique contemporaine.   Évoquant le patrimoine culturel et scientifique de l’Éthiopie, Mirjana Pović, coordinatrice du projet Sci Girls et chercheuse principale à l’Institut des sciences spatiales et géospatiales, a souligné que le pays a activement cultivé et transmis cet héritage à travers les générations et les communautés. Elle a relevé que, dans un monde marqué par la mondialisation et l’uniformisation numérique, l’Éthiopie se distingue comme l’un des rares endroits où l’observation des astres demeure profondément ancrée dans la culture et le quotidien des populations.   Selon Pović, l’héritage astronomique éthiopien est intimement lié aux origines mêmes de l’humanité, constituant un patrimoine mondial d’une grande valeur scientifique et culturelle. Elle a rappelé que l’Éthiopie possède un legs exceptionnel dans l’histoire des sciences, notamment en astronomie culturelle, soulignant que depuis les débuts de l’humanité, les sociétés ont toujours cherché à comprendre leurs origines, l’immensité de l’univers et la source de l’existence. La diversité du pays, qui compte plus de 80 groupes ethniques, se traduit par une pluralité d’interprétations du ciel, chaque communauté attribuant des noms et des significations propres aux étoiles et aux constellations, offrant ainsi des lectures riches de questions universelles. Cette pluralité confère à l’Éthiopie une profondeur rare en astronomie culturelle, comparable à peu d’autres régions du monde, a-t-elle expliqué. Elle a également mis en avant la compréhension avancée du temps en Éthiopie comme une illustration majeure de cet héritage, notant que, au-delà du calendrier éthiopien bien connu, de nombreuses communautés continuent de s’appuyer sur des savoirs astronomiques indigènes antérieurs aux technologies modernes. Pović a précisé que l’astronomie culturelle est présente dans toutes les régions du pays, avec une multitude de calendriers et de désignations propres aux étoiles et constellations selon les groupes ethniques. Elle a toutefois averti que ces connaissances, encore largement préservées par les aînés au sein de l’Église orthodoxe éthiopienne, des communautés musulmanes et de divers groupes ethniques, risquent de disparaître sans un effort urgent de documentation. Elle a insisté sur la nécessité de consigner ces savoirs afin de garantir leur transmission et d’éviter leur perte, soulignant l’importance de relier les générations pour que l’astronomie culturelle continue d’inspirer les scientifiques et chercheurs de demain.   Au-delà de la préservation, Pović a également mis en lumière le potentiel socio-économique de cet héritage, notamment à travers le développement de l’astrotourisme, qui pourrait attirer des visiteurs désireux de découvrir non seulement les sites historiques et naturels, mais aussi les villages traditionnels où les récits célestes sont transmis oralement.
Addis-Abeba accueille une conférence africaine sur la santé sexuelle et reproductive.
Feb 7, 2026 123
Addis-Abeba, 7 février 2026 (ENA) : - La conférence annuelle conjointe organisée par la Société éthiopienne d’obstétrique et de gynécologie (ESOG) et la Fédération africaine d’obstétrique et de gynécologie (AFOG) se déroule actuellement à l’hôtel Hilton Addis, dans la capitale éthiopienne.   La conférence annuelle conjointe de la Société éthiopienne d'obstétrique et de gynécologie et de la Fédération africaine d'obstétrique et de gynécologie se tient à l'hôtel Hilton Addis.   La conférence, qui réunit des participants de 20 pays africains et 150 délégués du monde entier, vise à promouvoir la santé reproductive et à renforcer les compétences professionnelles en Afrique.   Lors de l'ouverture de cette conférence de deux jours, le ministre d'État, Dereje Duguma, a déclaré que le gouvernement éthiopien a réalisé des progrès remarquables en matière de santé reproductive et maternelle, mais que des défis et des opportunités restaient à relever.   Selon lui, la santé sexuelle et reproductive est un pilier du système de santé éthiopien.   Hailemariam Segni, président de la Société éthiopienne d'obstétrique et de gynécologie, a affirmé que lorsqu'on aborde la question de la santé sexuelle et reproductive en Afrique, il convient de commencer par célébrer nos progrès.   Il a plaidé pour une innovation adaptée au contexte, durable et adaptable à grande échelle.   Sami Mohamoud Abdelkair, président de la Fédération africaine d'obstétrique et de gynécologie, a déclaré que la Fédération est très reconnaissante à la Société éthiopienne d'obstétrique et de gynécologie de son aimable invitation à ce programme scientifique.   Il a exprimé l'espoir que la conférence permettrait de dégager un consensus pour améliorer la santé des mères et des nouveau-nés en Afrique.
L’Éthiopie améliore le visa à l’arrivée à l’approche du Sommet de l’Union africaine.
Feb 7, 2026 106
Addis-Abeba, 7 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a mis en service un système modernisé de visa à l’arrivée à l’aéroport international de Bole, visant à renforcer la sécurité nationale tout en offrant des services plus rapides et efficaces aux voyageurs internationaux.   Ces améliorations, annoncées par le Service de l’immigration et de la citoyenneté (ICS), interviennent à la veille du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, qui accueillera des délégations de haut niveau venues de tout le continent et d’ailleurs.   Selon Gosa Demissie, directeur général adjoint de l’ICS, le dispositif modernisé englobe désormais la gestion des visas d’entrée et de sortie, une assistance personnalisée aux passagers ainsi qu’un appui dédié aux équipages des vols internationaux.   Il a indiqué que l’introduction de technologies avancées et la formation ciblée du personnel ont permis de réduire considérablement les délais de traitement, auparavant supérieurs à deux heures, à seulement quelques minutes.   Au cours des 18 derniers mois, plus de 240 agents ont été mobilisés pour soutenir la mise en œuvre de ce nouveau système, conçu pour répondre aux normes internationales de sécurité et renforcer la compétitivité mondiale d’Ethiopian Airlines.   De nombreux voyageurs ont exprimé leur satisfaction face à ces changements.   Mamwelaze Koma, ressortissante du Lesotho effectuant son premier voyage en Éthiopie, a salué un accueil chaleureux et un service rapide et professionnel, qu’elle a qualifié de « digne de la première classe ».   Mavis Anima Bonsu, du Ghana, habituée à se rendre en Éthiopie, a pour sa part noté une nette amélioration du système, désormais plus automatisé, plus strict et beaucoup plus rapide, estimant que cette réforme reflète les efforts du gouvernement pour moderniser les services publics.   Le voyageur brésilien Pedro Lacaz Amaral a également souligné l’efficacité du processus, affirmant que l’ensemble des formalités, y compris la vérification des documents et le paiement du visa, n’a pris que quelques minutes.   Hirut Assefa, une Éthiopienne résidant à Toronto, a décrit le système modernisé comme étant de classe mondiale, mettant en avant le professionnalisme du personnel et l’usage de technologies qui permettent d’éviter les longues files d’attente.   Elle a exprimé l’espoir que ces améliorations encourageront davantage de visiteurs, stimuleront l’économie et mettront en valeur le riche patrimoine culturel du pays.   La modernisation du système de visa illustre ainsi l’engagement de l’Éthiopie à renforcer la gestion de ses frontières et à se positionner comme une destination de choix pour les grands événements internationaux et le tourisme.
Le Premier ministre Abiy confirme le soutien du gouvernement au retour des personnes déplacées.
Feb 3, 2026 133
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) – Le gouvernement fédéral demeure résolu à faciliter le retour des personnes déplacées internes (PDI) dans le nord de l’Éthiopie, a déclaré aujourd’hui le Premier ministre Abiy Ahmed.   Lors d’une séance de questions à la Chambre des représentants du peuple, il a rappelé que tous les Éthiopiens ont le droit de circuler librement et de choisir leur lieu de résidence.   « Chaque citoyen est libre de déterminer où il souhaite vivre ; ce droit est garanti par la Constitution », a affirmé le Premier ministre.   Saluant l’Accord de Pretoria, conclu pour mettre fin au conflit au Tigray et qualifié d’« excellente solution », Abiy Ahmed a insisté sur le respect strict de ses dispositions.   Conformément à cet accord, les services essentiels tels que les télécommunications, le transport aérien, les banques, l’électricité et les budgets ont été rétablis dans la région.   Le Premier ministre a critiqué ceux qui exploitent les déplacements de population à des fins politiques, les comparant à des agriculteurs qui sèment volontairement le trouble en attendant leurs récoltes.   « Certains créent des difficultés pour ensuite réclamer de l’aide, prétendant qu’il serait impossible de revenir à la situation d’avant. Ils utilisent la souffrance des déplacés pour servir leurs intérêts », a-t-il dénoncé.   Concernant le différend territorial autour de Wolkait, revendiqué par les communautés amhara et tigréenne, Abiy Ahmed a souligné que cette situation prive les habitants des ressources budgétaires auxquelles ils ont droit et aggrave leurs difficultés.   Il a appelé les « peuples frères » à résoudre pacifiquement leurs divergences.   Le Premier ministre a promis un soutien complet aux populations retournant à Wolkait, à l’image de l’aide apportée dans des zones telles que Tselemet, Raya et Ilubabor.   « Permettons à nos concitoyens de regagner leurs villages, aidons les déplacés à rentrer chez eux et engageons un dialogue politique constructif. Aucune communauté ne doit souffrir à cause de son origine ethnique », a-t-il ajouté.   Abiy Ahmed a également rappelé que le peuple du Tigray aspire à la paix et au développement, et qu’il souhaite sortir de la période de confusion actuelle pour améliorer ses conditions de vie grâce au travail.   Il a invité les habitants du Tigray à se détourner des manœuvres politiques et à imaginer une Mekele transformée, capable de rivaliser avec des villes comme Jigjiga ou Bahir Dar, voire de devenir une nouvelle Addis-Abeba.   « Chaque ville reçoit un soutien équitable, mais sans idées nouvelles, le progrès restera limité », a-t-il précisé.   Enfin, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de responsabiliser la population du Tigray afin qu’elle devienne actrice de son propre destin. « Si nous restons campés sur nos positions, nous risquons de tout perdre », a-t-il conclu.
Économie
L’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale confirment la solidité de leur partenariat à l’occasion de discussions de haut niveau.
Feb 12, 2026 7
Addis-Ababa, le 12 fevrier 2026 (ENA) : - À l’issue de consultations de haut niveau à Addis-Abeba aujourd’hui, l’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale ont réaffirmé la solidité de leur partenariat ainsi que leur engagement commun en faveur d’une transformation économique inclusive et durable.   Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a rencontré Anna Bjerde, directrice générale des opérations de la Banque mondiale, et Ndiame Diop, vice-président pour l’Afrique de l’Est et australe, pour faire le point sur les avancées du programme de réformes macroéconomiques en Éthiopie et discuter des priorités visant une croissance durable et une stabilité économique renforcée. Les échanges ont porté sur le renforcement de la stabilité macroéconomique, la stimulation de la croissance par le secteur privé et la promotion d’un développement inclusif.   Le ministre Shide a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes structurelles et à accélérer la transition vers une économie axée sur le secteur privé.   Il a souligné l’importance d’une coopération étroite avec le Groupe de la Banque mondiale, incluant la SFI et la MIGA, pour soutenir la mise en œuvre des réformes et élargir les opportunités d’investissement privé. Bjerde a salué les progrès réalisés depuis la dernière rencontre en octobre 2025, notamment l’amélioration de la gestion de la politique monétaire, la maîtrise de l’inflation, le renforcement des réserves de change et le meilleur fonctionnement du marché des devises.   Elle a réaffirmé l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à accompagner l’Éthiopie dans ses réformes et ses priorités de développement, en particulier le soutien au secteur privé et aux PME. Les deux parties ont insisté sur l’importance d’approfondir leur coopération dans des secteurs clés tels que la création d’emplois, l’énergie, la logistique, la transformation numérique, l’agriculture, le développement du secteur privé et des PME, ainsi que la résilience climatique.   Ils ont également souligné la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles pour maintenir la dynamique des réformes et obtenir des résultats concrets en matière de développement. Cette réunion s’inscrit dans le cadre d’un dialogue stratégique continu entre l’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale, illustrant un engagement commun en faveur d’une croissance inclusive, d’un développement soutenu par le secteur privé et d’un progrès économique durable.
L’Éthiopie, modèle africain en matière de durabilité et d’accès à l’eau, selon l’ECOSOCC.
Feb 12, 2026 42
Addis-Abeba, le 12 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’impose comme une référence continentale en matière de durabilité et d’accès à l’eau grâce à un leadership affirmé et à des politiques efficaces, a déclaré William Carew, chef du Secrétariat du Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC).   Dans un entretien exclusif accordé à ENA, Carew a souligné que l’engagement du gouvernement éthiopien constitue un pilier essentiel pour l’ensemble de l’Union africaine, appelant les États membres à s’inspirer des bonnes pratiques mises en œuvre par Addis-Abeba.   Il a insisté sur la nécessité d’un cadre continental global prenant en compte tous les enjeux liés à l’eau et à l’assainissement, estimant que les politiques adoptées par l’Éthiopie offrent une base solide pour une gestion durable des ressources hydriques et un accès sécurisé à l’assainissement.   Le responsable a également salué le succès de l’initiative nationale « Héritage vert », qui a permis la plantation de plus de 48 milliards d’arbres depuis 2019, qualifiant ce résultat d’illustration concrète d’un leadership efficace appuyé par des politiques adaptées.   « Il est temps de passer du discours à l’action », a-t-il affirmé, soulignant que les politiques doivent produire des résultats tangibles au bénéfice des citoyens.   Carew a par ailleurs mis en avant les progrès réalisés à Addis-Abeba, estimant qu’ils renforcent l’espoir et la mobilisation des citoyens africains en faveur du développement durable.   À l’occasion du Sommet de l’Union africaine 2026, placé sous le thème de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement sûr pour la réalisation de l’Agenda 2063, l’ECOSOCC a réaffirmé sa volonté de contribuer activement à la concrétisation de cet objectif continental.
L’Éthiopie et la France consolident leur partenariat stratégique à travers une restructuration majeure de la dette et un appui financier de 81,5 millions d’euros.
Feb 11, 2026 107
Addis-Abeba, le 11 fevrier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la France ont consolidé leur partenariat stratégique de développement en signant des accords majeurs destinés à soutenir l’agenda de réformes macroéconomiques du pays et à stimuler sa reprise économique.   Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, et la ministre déléguée française chargée de l’Europe et des Affaires étrangères, Éléonore Caroit, ont officialisé ces accords lors d’une cérémonie organisée à Addis-Abeba.   Dans une avancée jugée décisive, l’Éthiopie et la France ont conclu le tout premier accord bilatéral de restructuration de la dette entre Addis-Abeba et un membre du Comité des créanciers officiels (OCC), dans le cadre du Cadre commun du G20.   Selon un communiqué transmis à l’ENA par le ministère des Affaires étrangères, cette signature constitue une étape clé dans le processus de réaménagement de la dette extérieure éthiopienne.   Le ministre Ahmed Shide a salué le rôle déterminant de la France en tant que coprésidente de l’OCC, soulignant que son engagement constructif a permis d’aboutir à l’accord de principe de juillet 2025 puis de finaliser l’entente bilatérale.   En parallèle à cette restructuration, la France a annoncé une nouvelle enveloppe financière de 81,5 millions d’euros. Celle-ci comprend 80 millions d’euros d’appui budgétaire destinés au programme de réforme économique HGER 2.0, ainsi qu’une subvention de 1,5 million d’euros pour l’assistance technique.   Ce soutien vient compléter une contribution antérieure de 100 millions d’euros accordée par la France lors de la première phase des réformes économiques de l’Éthiopie.   Intervenant lors de la cérémonie, Caroit a mis en avant la profondeur du partenariat historique entre l’Éthiopie et l’Union européenne, estimant que ces accords illustrent une relation fondée sur la confiance mutuelle, des valeurs partagées et une volonté commune de promouvoir un développement durable.
Vidéos
Technologie
L’Éthiopie annonce l’ouverture de sa première université dédiée à l’intelligence artificielle dès l’an prochain.
Feb 3, 2026 142
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé que la première université d’intelligence artificielle (IA) d’Éthiopie entamera ses activités l’an prochain, marquant une avancée majeure dans les domaines de la technologie, de l’éducation et de l’innovation.   S’exprimant devant la Chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a indiqué que le développement de l’intelligence artificielle constitue désormais un axe central du programme national de réformes, à travers des investissements soutenus dans les technologies, les compétences numériques et l’innovation, afin de renforcer la compétitivité mondiale du pays.   Il a souligné que, bien que l’IA ne soit pas encore pleinement intégrée aux priorités de nombreux pays africains et d’autres régions du monde, l’Éthiopie a pris des mesures anticipées pour institutionnaliser ce secteur stratégique et se préparer aux exigences d’un environnement international de plus en plus concurrentiel.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a précisé que l’autonomisation des jeunes figure au cœur de cette vision, la technologie ayant été érigée au rang de l’un des cinq piliers de la croissance économique nationale, en tant qu’investissement clé pour l’avenir.   Il a également révélé que la construction d’une université d’IA de grande envergure, présentée comme la deuxième plus importante au monde, progresse rapidement et devrait être achevée dans les prochains mois, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans les efforts de transformation nationale.   Établissant un parallèle avec les réussites nationales antérieures, notamment la montée en puissance d’Ethiopian Airlines, le Premier ministre a indiqué que cette université devrait devenir un catalyseur d’innovation et d’opportunités pour les jeunes Éthiopiens.   Il a par ailleurs mis en avant l’initiative « Cinq millions de codeurs », visant à doter la jeunesse de compétences numériques de pointe, précisant que trois millions de jeunes ont déjà été formés.   Selon le Premier ministre, ces initiatives combinées aux investissements dans l’éducation et les technologies numériques devraient engendrer une transformation structurelle durable et renforcer la place de l’Éthiopie dans l’économie numérique mondiale.
L’IEIA et le SRF concluent un partenariat stratégique pour renforcer la lutte contre la criminalité financière grâce à l’IA.
Jan 27, 2026 180
Addis-Abeba, le 27 janvier 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien d’intelligence artificielle (EAII) a signé un accord de coopération avec le Service de renseignement financier (FIS) en vue de concevoir un système d’intelligence artificielle dédié à la prévention et à la détection du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme.   L’accord a été paraphé ce jour par le directeur général de l’EAII, Worku Gachena, et le directeur général du FIS, Muluken Amare. Le projet, qui sera réalisé sur une période de 52 semaines, vise à renforcer les capacités opérationnelles du FIS dans l’identification des risques et menaces financières.   À l'occasion, Worku Gachena a réitéré l’engagement de son institution à développer, dans les délais prévus, une solution conforme aux normes et aux meilleures pratiques internationales.   Il a souligné que l’intégration de l’intelligence artificielle aux activités du FIS permettra d’améliorer significativement l’analyse et le suivi des transactions financières.   Il a également indiqué que le développement d’un système d’IA local contribuera à la protection du système financier national, tout en appuyant les efforts régionaux et internationaux en matière de sécurité financière.   Pour sa part, Muluken Amare a mis en avant le rôle crucial de l’intelligence artificielle dans l’analyse des mégadonnées et la lutte contre les flux financiers illicites, en particulier le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.   Selon lui, le nouveau système reposera sur des techniques avancées d’analyse de données afin de détecter les schémas suspects et de permettre une réaction rapide face aux menaces potentielles.   L'accord marque une avancée importante dans l’exploitation des technologies d’IA pour renforcer la sécurité financière et faire face à la sophistication croissante de la criminalité financière, a conclu Muluken Amare.
Un atelier éthiopien-israélien sur la cybersécurité met en avant l’urgence de consolider les systèmes de défense numérique.
Jan 22, 2026 328
Addis-Abeba, le 22 janvier 2026 (ENA) : - Les cybermenaces alimentées par l’intelligence artificielle et les moyens de consolider les systèmes de défense numérique ont été largement examinés lors d’un atelier sur la cybersécurité organisé aujourd’hui à Addis-Abeba.   Placée sous le thème « Tendances et évolutions de la cybersécurité : l’Éthiopie dans le contexte mondial », la rencontre a réuni des spécialistes nationaux et internationaux, ainsi que des représentants d’institutions publiques et d’organisations non gouvernementales.   S’exprimant à cette occasion, le ministre d’État à l’Innovation et à la Technologie, Muluken Kere, a indiqué que la cybersécurité constitue l’un des axes prioritaires de la stratégie nationale « Numérique 2030 », récemment lancée, à mesure que l’Éthiopie s’engage dans de nouveaux domaines de l’économie numérique.   Il a rappelé que le pays avait déjà mené à bien la stratégie « Numérique 2025 », avant d’initier un nouveau cadre visant à renforcer la société, stimuler la croissance économique et améliorer la compétitivité internationale.   Selon le ministre d’État, la mise en place d’un environnement numérique sûr demeure indispensable à l’édification d’une économie numérique solide.   Il a également souligné que la coopération de l’Éthiopie en matière de cybersécurité, aux niveaux international et régional, s’est intensifiée, cet atelier illustrant concrètement ces efforts de partenariat.   Pour sa part, l’ambassadeur d’Israël en Éthiopie, Avraham Neguise, a affirmé que la cybersécurité dépasse désormais le cadre technique pour devenir un enjeu stratégique majeur.   Alors que l’Éthiopie accélère sa transformation numérique, la protection des données, des systèmes et des infrastructures numériques revêt une importance cruciale, a-t-il souligné, insistant sur la responsabilité collective et la nécessité d’une coopération transfrontalière.   Le président de l’Association éthiopienne de cybersécurité, Berhanu Beyene, a mis en avant l’importance des partenariats avec des pays disposant d’une expertise technologique avancée, tandis que l’expert israélien Andrew Pelled a averti que les cybermenaces basées sur l’IA figurent parmi les défis les plus complexes actuels.   Il a insisté sur la sensibilisation comme première ligne de défense, dans un contexte où les risques numériques touchent désormais aussi bien les institutions que les particuliers.   L’atelier d’une journée a été organisé par l’ambassade d’Israël, en collaboration avec le ministère de l’Innovation et de la Technologie et l’Association éthiopienne de cybersécurité.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 353
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).   Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1613
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté.   L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1119
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique.   Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien.   Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs.   À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement.   Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262.   Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs.   Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents.   La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap.   Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places.   Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare.   Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition.   Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social.   La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion.   Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie.   Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie.   Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Environnement
Le Premier ministre Abiy affirme que l’avenir de l’Éthiopie repose sur un développement urbain vert et planifié.
Feb 4, 2026 120
Addis-Abeba, le 4 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que la prospérité durable de l’Éthiopie repose sur la mise en place de villes vertes, résilientes et soigneusement planifiées, capables de soutenir le développement tout en protégeant les ressources naturelles.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en garde contre les risques majeurs qu’une urbanisation incontrôlée pourrait faire peser sur l’environnement, soulignant qu’une croissance urbaine durable doit impérativement concilier progrès économique et protection de la nature. S’exprimant lors de la 10ᵉ session ordinaire de la cinquième année de la Chambre des représentants du peuple, le chef du gouvernement a indiqué que l’ampleur des projets de développement urbain et des corridors en cours à travers le pays transformait déjà en profondeur le paysage national. Il a affirmé que les changements induits par ces initiatives sont désormais visibles, notant que cette dynamique de modernisation, initialement concentrée à Addis-Abeba, s’est progressivement étendue à l’ensemble du territoire, devenant un véritable mouvement national de transformation urbaine. Le Premier ministre a toutefois averti que la croissance rapide de la population, si elle n’est pas accompagnée d’une planification rigoureuse, risque d’exercer une pression considérable sur les villes et les infrastructures existantes.   Selon lui, l’absence d’une planification urbaine adéquate pourrait aggraver les déséquilibres sociaux, économiques et environnementaux. Il a insisté sur l’importance de bâtir des villes capables d’offrir des services diversifiés dans un environnement équilibré, condition essentielle pour garantir la sécurité, la mobilité et un cadre de vie sain aux citoyens. S’appuyant sur les expériences internationales, Abiy Ahmed a souligné que les trajectoires de développement suivies par les pays occidentaux et asiatiques constituent des enseignements précieux.   Il a reconnu que si leur prospérité est remarquable, elle s’est souvent réalisée au détriment de l’environnement. Il a également rappelé que certains pays en développement consacrent aujourd’hui jusqu’à 9 % de leur produit intérieur brut à faire face aux conséquences du changement climatique, ajoutant que la pollution a déjà gravement affecté certaines régions d’Asie, où des villes entières sont devenues difficilement accessibles en raison de la dégradation de la qualité de l’air. Réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur d’une réforme économique verte, le Premier ministre a déclaré que le pays est résolu à éviter les erreurs du passé en veillant à ce que le développement se fasse en harmonie avec la nature. Il a cité, à cet égard, des initiatives concrètes telles que le programme Green Legacy, axé sur la restauration des paysages dégradés, ainsi que les projets de développement riverain destinés à réhabiliter les cours d’eau urbains. Le Premier ministre a enfin appelé les citoyens à prendre conscience que le développement durable ne peut être atteint qu’en adoptant des modes de vie et de mobilité respectueux de l’environnement. Il a conclu en soulignant que le développement en cours des corridors urbains constitue une démarche stratégique essentielle pour l’avenir du pays, affirmant qu’elle contribuera à améliorer la qualité de vie, à concilier modernité et nature, et à léguer aux générations futures une Éthiopie plus prospère et durable.
L’Éthiopie évolue de l’aide humanitaire d’urgence vers la résilience climatique grâce à des investissements dans le secteur de l’eau, selon le ministère.
Feb 2, 2026 145
Addis-Abeba, le 2 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Eau et de l’Énergie indique que l’Éthiopie a abandonné les interventions d’urgence à court terme au profit d’une approche de résilience climatique à long terme, centrée sur le développement des infrastructures hydrauliques.   Lors d’un entretien exclusif accordé à l’ENA, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a rappelé que plusieurs régions du pays subissent des sécheresses récurrentes depuis 30 à 40 ans.   Face à ces crises répétées, les gouvernements précédents avaient principalement recours à la réinstallation des populations et à l’aide humanitaire d’urgence afin de préserver des vies.   Selon le ministre, cette logique est désormais en pleine évolution.   Il a indiqué que la politique nationale actuelle met l’accent sur le renforcement de la résilience dès la source. « Construire la résilience, c’est permettre aux populations de rester sur leurs terres même en période de sécheresse », a-t-il expliqué.   Dans cette optique, le gouvernement privilégie des solutions locales et durables dans le secteur de l’eau, telles que l’exploitation des eaux souterraines, la collecte des eaux de pluie, la maîtrise des crues soudaines et la construction de petits barrages à l’échelle des kebeles et des woredas.   D’après Habtamu Itefa, ces interventions commencent déjà à transformer les conditions de vie dans les zones les plus exposées à la sécheresse.   Il a cité l’exemple de Borana, où les communautés produisent aujourd’hui des céréales comme le blé, une activité autrefois inimaginable dans cette région. Le ministre a également souligné que, pour la première fois, le gouvernement fédéral a alloué des fonds publics à des projets de résilience climatique dans les régions de Somali, Afar et Tigray, notamment dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. Ces investissements ont permis d’améliorer l’accès à l’eau pour les populations et leur bétail.   Il a par ailleurs mis en avant le développement de systèmes d’approvisionnement en eau fonctionnant à l’énergie solaire dans la région Afar, où l’absence d’électricité avait longtemps limité le potentiel économique, malgré l’importance des ressources pastorales.   Ces initiatives visent à assurer un accès durable à l’eau pour les usages domestiques et l’élevage, en mobilisant à la fois les ressources en eaux souterraines et en eaux de surface. « Face aux chocs climatiques, les populations ne devraient pas être contraintes de mendier », a déclaré le ministre. « Elles doivent pouvoir s’appuyer sur leurs propres ressources en eau, leurs systèmes alimentaires et leurs sources d’énergie. » Habtamu Itefa a également appelé les États membres de l’Union africaine à s’inspirer de cette approche fondée sur la résilience, soulignant que le changement climatique dépasse les frontières nationales et que l’instabilité dans un pays a des répercussions sur toute la région.   « Les résultats positifs de cette politique sont bien réels et devraient être reproduits à travers l’Afrique », a-t-il affirmé. Selon lui, l’expérience éthiopienne prouve que la résilience climatique est atteignable grâce à la sécurisation de l’eau, au recours aux énergies renouvelables et aux investissements locaux, constituant ainsi un modèle concret pour le continent, en ligne avec l’Agenda 2063. En parallèle, l’Éthiopie a planté plus de 40 milliards de jeunes arbres au cours des six dernières années dans le cadre de l’initiative de l'empreinte verte, lancée en 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed, afin de lutter contre la déforestation, d’accroître la couverture forestière et de renforcer la résilience climatique du pays.
La Norvège félicite l’Éthiopie pour son engagement en faveur de l’Initiative pour un héritage vert (GLI) et renouvelle sa coopération dans les domaines du climat et de la foresterie.
Jan 30, 2026 163
Addis-Abeba, le 30 janvier 2026 (ENA) : - La Norvège a salué l'Initiative pour un héritage vert (GLI) de l'Éthiopie et réaffirmé son partenariat de longue date avec le pays en matière d'action climatique, de préservation des forêts et de moyens de subsistance durables, a déclaré l'ambassadeur de Norvège en Éthiopie, Stian Christensen.   L'ambassadeur a déclaré en exclusivité à ENA que la coopération de la Norvège avec l'Éthiopie en matière de climat et de foresterie constitue le volet le plus important et le plus significatif du partenariat bilatéral, ancré dans le fort engagement politique du gouvernement éthiopien.   « La raison de notre soutien, de notre coopération et de notre partenariat de longue date avec l'Éthiopie sur ce dossier, concernant le climat et la foresterie, réside dans l'engagement du gouvernement éthiopien, impulsé par le Premier ministre lui-même, en faveur de la préservation des forêts », a déclaré l'ambassadeur Christensen.   Il a souligné que le Programme climat et forêts de la Norvège avec l'Éthiopie met l'accent sur le reboisement, la réduction de la déforestation et la garantie de moyens de subsistance durables, indissociables de la protection de l'environnement – ​​une approche qu'il juge essentielle non seulement pour l'Éthiopie, mais aussi pour l'ensemble de la région.   Selon l'ambassadeur, la Norvège travaille en étroite collaboration avec les principales institutions éthiopiennes, notamment les ministères de l'Agriculture, des Finances et de la Planification et du Développement, afin de garantir que les efforts en matière de climat et de forêts atteignent les communautés locales.   « L'objectif est d'aller à l'échelle locale, là où vivent les gens, et de travailler de concert avec le gouvernement éthiopien, les agriculteurs et la population locale pour créer un environnement où ils perçoivent l'intérêt de protéger leurs forêts, en facilitant des moyens de subsistance qui vont de pair avec la préservation des forêts », a-t-il expliqué.   Il a décrit cette coopération comme un partenariat à plusieurs niveaux impliquant les autorités fédérales, régionales et locales, visant à renforcer la capacité de l'Éthiopie à obtenir des résultats environnementaux durables.   « Pour nous, il s'agit de soutenir la capacité de l'Éthiopie à mener à bien cette mission, à laquelle elle s'est engagée », a déclaré Christensen, ajoutant qu'il constatait « d'importantes capacités aux niveaux gouvernemental, régional et local ».   L'ambassadeur a indiqué que des résultats concrets étaient déjà visibles sur le terrain, notamment grâce aux efforts de reforestation déployés dans tout le pays.   « On le constate également dans les résultats obtenus, dans le reboisement en cours en Éthiopie », a-t-il affirmé.   « Je suis très encouragé par cela, par l'Initiative mondiale pour la foresterie (GLI), qui y contribue pleinement et est pilotée par le Premier ministre. »   Au-delà du climat et de la foresterie, Christensen a souligné le soutien de la Norvège aux chaînes de valeur agricoles éthiopiennes, en particulier par le biais du Programme mondial d'accès aux marchés (GMAP) de l'ONUDI, qui vise à renforcer des secteurs tels que l'apiculture, de la production à la commercialisation.   Il a précisé que la Norvège, par l'intermédiaire de l'Agence norvégienne pour le développement, soutenait ce programme depuis plusieurs années, en mettant l'accent sur l'inclusion.   « L’inclusion des femmes et des jeunes est un élément clé du Programme d’accès aux marchés mondiaux », a-t-il déclaré.   « Cela demeure une priorité absolue pour la Norvège à travers le monde, dans toutes les actions de soutien que nous menons – non seulement pour des raisons morales, mais aussi parce que cela contribue largement à la réussite économique. »   L’ambassadeur a également souligné la coopération croissante dans l’enseignement supérieur, les technologies et la transformation numérique, notamment la collaboration sur le programme d’identité numérique de l’Éthiopie, et a exprimé la volonté de la Norvège d’explorer de nouveaux partenariats dans ces domaines.   Sur les questions régionales et stratégiques, M. Christensen a déclaré que la Norvège reconnaissait les priorités nationales de l’Éthiopie, notamment l’importance de l’accès à la mer pour le développement à long terme du pays.   « Nous sommes pleinement conscients de l’importance de l’accès à la mer pour un pays aussi vaste », a-t-il affirmé, se disant convaincu que l’Éthiopie trouvera des solutions durables grâce aux voies maritimes existantes et potentielles.   L’ambassadeur Christensen a souligné que le partenariat entre la Norvège et l’Éthiopie repose sur un engagement à long terme, une confiance mutuelle et des objectifs communs, en particulier en matière de résilience climatique, de développement durable et de croissance économique inclusive.
L’Éthiopie et la Norvège consolident leur partenariat pour le financement des forêts et de l’action climatique : Ministère des Finances.
Jan 21, 2026 280
Addis-Abeba, le 21 janvier 2026 (ENA) : - Le ministère des Finances a annoncé que l’Éthiopie et la Norvège ont réaffirmé leur engagement à approfondir leur coopération dans le financement des forêts et de l’action climatique.   Dans ce cadre, le Groupe de consultation conjoint du Partenariat Éthiopie–Norvège sur les forêts et le changement climatique s’est récemment réuni afin de renforcer les orientations stratégiques relatives à la conservation forestière et au financement climatique.   La rencontre, coprésidée par la ministre d’État éthiopienne aux Finances, Semereta Sewasew, et l’ambassadeur de Norvège en Éthiopie, Stian Christensen, a permis d’examiner les avancées réalisées dans le cadre de l’Accord de partenariat de 2024, ainsi que de définir les priorités futures du Programme d’investissement REDD+ au-delà de juin 2026.   Selon le ministère, les discussions ont porté sur le développement d’opérations stratégiques favorisant une gestion durable des forêts et un financement climatique fondé sur les résultats.   Semereta Sewasew a souligné que le changement climatique constitue un défi immédiat pour l’Éthiopie, avec des sécheresses et des inondations récurrentes qui affectent les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la stabilité économique.   Elle a réitéré l’engagement du gouvernement à promouvoir une gestion forestière durable et inclusive, en associant étroitement les communautés locales.   Cette approche vise à concilier conservation environnementale et bénéfices économiques, à réduire la déforestation, à renforcer la cohésion sociale et à préserver la productivité des forêts à long terme.   La réunion a également salué le rôle central de l’Initiative pour un héritage vert, lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui a renforcé la coordination entre les institutions fédérales, régionales et locales, et contribué à la désignation de l’Éthiopie comme pays hôte de la COP32 en 2027.   Mme Semereta a rappelé que la Norvège est un partenaire clé de l’architecture REDD+ de l’Éthiopie depuis 2013.   Au-delà de son appui financier, la Norvège a soutenu le renforcement des capacités institutionnelles, techniques et fiduciaires des organismes en charge de la gestion forestière, de la politique climatique, de l’administration foncière et de la protection de l’environnement.   Ce soutien a permis d’améliorer les systèmes de mesure, de notification et de vérification, ainsi que les cadres de garanties et de comptabilité carbone, ouvrant la voie à un financement climatique forestier basé sur les performances.   Les transactions de crédits carbone en cours de finalisation illustrent, selon elle, la maturité croissante des systèmes institutionnels éthiopiens et l’efficacité de l’appui norvégien.   De son côté, l’ambassadeur Stian Christensen a salué les progrès accomplis par l’Éthiopie, réaffirmant l’engagement continu de la Norvège en faveur de paiements fondés sur les résultats, un mécanisme qui renforce la responsabilité, la transparence et la durabilité à long terme.   Il a souligné que le secteur forestier demeure un pilier essentiel de la résilience économique et environnementale du pays, contribuant à la productivité agricole, à la gestion des ressources en eau, à la lutte contre la dégradation des terres et à l’adaptation aux chocs climatiques.   Par ailleurs, Dyveke Rogan, directrice adjointe de l’Initiative internationale norvégienne pour le climat et les forêts (NICFI), a indiqué que le troisième programme d’investissement REDD+ adoptera, pour la période 2026-2030, un modèle de financement mixte.   Celui-ci reposera sur une contribution norvégienne de 60 millions de dollars, 40 millions de dollars provenant du Fonds spécial de l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que sur des ressources reportées.   La prochaine phase du programme visera à renforcer la gestion participative des forêts, améliorer la coordination institutionnelle, accélérer la restauration des terres et mobiliser davantage les investissements du secteur privé, tout en consolidant le financement forestier axé sur les résultats.   En conclusion, Semereta Sewasew a exprimé la reconnaissance du gouvernement éthiopien envers la Norvège pour son partenariat durable et ses mécanismes de financement innovants, soulignant que cet appui a joué un rôle déterminant dans le positionnement de l’Éthiopie comme un acteur crédible du financement climatique forestier, de l’autonomisation des communautés et de la résilience à long terme.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 18459
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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Le rôle continental de l’Éthiopie dans la formation de l’unité africaine
Feb 7, 2026 102
Par Henok Tadele   La tenue de la conférence fondatrice de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) à Addis-Abeba en mai 1963 relevait d’un choix profondément symbolique. Depuis longtemps, l’Éthiopie occupait une position à part dans la conscience politique du continent, non seulement parce qu’elle avait échappé à la domination coloniale, mais aussi parce qu’elle incarnait l’idée même de l’autodétermination africaine à une période où la majorité des peuples africains vivaient encore sous contrôle étranger. Avant même que l’unité africaine ne prenne une forme institutionnelle, l’Éthiopie apparaissait comme un rare exemple de continuité étatique dans un continent morcelé par l’expansion impérialiste. La victoire d’Adoua en 1896 n’a pas seulement garanti l’indépendance du pays ; elle a remis en cause le postulat colonial selon lequel l’Afrique pouvait être conquise et divisée sans opposition. Pour les figures du mouvement anticolonial et les intellectuels africains, tant sur le continent que dans la diaspora, l’Éthiopie est ainsi devenue un symbole tangible de résistance, démontrant que la souveraineté africaine pouvait être affirmée et protégée. Du symbole à l’architecte institutionnel Au début des années 1960, le continent africain traversait une phase de profondes mutations. Les États récemment indépendants s’attelaient à la construction de leurs identités politiques tout en recherchant un cadre commun pour organiser la coopération continentale. Dans ce contexte, l’impératif de l’unité s’imposait avec force, et Addis-Abeba offrait à la fois une légitimité historique reconnue et un environnement diplomatique propice.   L’empereur Haïlé Sélassié a joué un rôle déterminant en rassemblant des dirigeants aux orientations idéologiques parfois opposées, dont les divergences menaçaient de compromettre l’initiative. Les clivages entre les blocs de Casablanca et de Monrovia ont exigé un travail diplomatique patient et rigoureux. L’approche éthiopienne, fondée sur la recherche du consensus et la préservation de la cohésion, a permis de dépasser les rivalités au profit d’une vision commune. La signature de la Charte de l’OUA, le 25 mai 1963, a formalisé des principes appelés à structurer durablement la diplomatie africaine, notamment le respect de la souveraineté, l’intégrité territoriale, la non-ingérence et la solidarité face au colonialisme et à l’apartheid. L’Éthiopie ne s’est pas limitée à accueillir l’événement fondateur ; elle a assumé un engagement politique constant afin de garantir la stabilité, la crédibilité et la pérennité de l’organisation. Dès lors, Addis-Abeba a dépassé son rôle de simple ville hôte pour s’imposer comme le centre névralgique de la diplomatie africaine, affirmant progressivement son statut de capitale politique du continent. Engagement en faveur des luttes de libération et de la solidarité panafricaine   Durant les combats pour l’émancipation en Afrique australe, l’Éthiopie a apporté un appui diplomatique soutenu, un plaidoyer actif et un soutien politique constant aux mouvements anticoloniaux, notamment à travers les mécanismes de l’Organisation de l’unité africaine. L’accession à l’indépendance de plusieurs États africains, ainsi que la fin du régime d’apartheid, ont été le fruit d’actions continentales coordonnées auxquelles l’Éthiopie a pris part de manière significative. Cette implication s’est inscrite dans une démarche durable et institutionnalisée, consolidant la conviction que les défis du continent appellent des solutions élaborées et portées par les Africains eux-mêmes. Ce principe est progressivement devenu l’un des fondements de la diplomatie africaine et un pilier de la solidarité continentale. De l’Organisation de l’unité africaine à l’Union africaine À l’aube du XXIᵉ siècle, la mutation de l’Organisation de l’unité africaine en Union africaine, intervenue en 2002, a constitué un tournant majeur dans l’architecture de la gouvernance continentale. Cette transition a permis l’instauration de mécanismes renforcés en matière de paix et de sécurité, d’intégration économique et de responsabilité politique, traduisant une ambition renouvelée pour une Afrique plus proactive et institutionnellement structurée. L’Éthiopie a occupé une place centrale dans ce processus de transformation. En accueillant le siège de l’Union africaine, ainsi que son complexe ultramoderne inauguré en 2012, le pays a réaffirmé son attachement historique au multilatéralisme africain. Addis-Abeba demeure aujourd’hui l’épicentre politique des échanges continentaux, un espace où se forgent les grandes orientations stratégiques et les décisions déterminantes pour l’avenir du continent africain. Engagement pour la paix et responsabilité régionale Au-delà de son rôle d’hôte des institutions continentales, l’Éthiopie s’est imposée comme l’un des principaux contributeurs africains aux opérations de maintien de la paix menées par les Nations Unies et l’Union africaine. Les forces éthiopiennes ont été déployées dans plusieurs théâtres sensibles, notamment en Somalie, au Soudan, au Soudan du Sud, dans la zone d’Abyei et dans d’autres contextes nécessitant des efforts de stabilisation. Ces engagements traduisent une contribution concrète et soutenue à la paix et à la sécurité du continent. Parallèlement, l’Éthiopie joue un rôle actif dans les initiatives diplomatiques au sein de la Corne de l’Afrique et des régions avoisinantes, partant du principe que la stabilité régionale constitue un pilier essentiel du développement et de la prospérité à l’échelle continentale. Développement et quête d’autonomie africaine L’engagement de l’Éthiopie à l’échelle continentale s’est également manifesté dans le domaine du développement économique. Les priorités accordées aux infrastructures, aux énergies renouvelables, à l’industrialisation et à l’interconnexion électrique régionale s’inscrivent pleinement dans les ambitions africaines de transformation structurelle et de croissance durable. Le Grand barrage de la Renaissance, largement financé par des ressources nationales, est souvent cité comme une illustration emblématique du développement porté par des capacités internes africaines. Il alimente un débat plus large à l’échelle du continent sur la souveraineté économique, la mobilisation des ressources domestiques et les stratégies d’autofinancement comme fondements d’une indépendance durable. Aujourd’hui, Addis-Abeba ne se limite pas à abriter la Commission de l’Union africaine ; elle accueille également la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, ainsi qu’un large éventail d’institutions régionales. La capitale éthiopienne demeure ainsi un carrefour stratégique pour les discussions sur l’intégration économique et commerciale du continent, notamment autour de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Un pilier durable de l’intégration continentale L’histoire de l’Éthiopie a été marquée par de profondes mutations — de la monarchie à la révolution, puis aux réformes et au renouveau. Malgré ces transformations internes, son engagement envers le projet continental africain est demeuré remarquablement constant. Depuis plus de soixante ans, Addis-Abeba offre un cadre de stabilité, de continuité et d’ancrage diplomatique à la coopération africaine. L’Organisation de l’unité africaine, puis l’Union africaine, avaient besoin d’un centre politique fiable pour s’enraciner et évoluer. L’Éthiopie a assumé ce rôle avec constance et détermination. Dans le récit de l’intégration africaine, l’Éthiopie s’est d’abord imposée comme une source d’inspiration par sa résistance historique, avant de devenir un refuge institutionnel où l’unité a pu se construire et se consolider. Elle a ainsi contribué à façonner la vision de la solidarité continentale et continue aujourd’hui d’accueillir l’espace où l’Afrique débat, décide et définit son avenir commun. Conclusion Dans les jours à venir, Addis-Abeba s’apprête une nouvelle fois à accueillir les dirigeants africains à l’occasion des réunions de l’Union africaine, consacrées à des priorités majeures telles que la coopération sur les ressources en eau dans le cadre de l’Agenda 2063. L’attention portée à la durabilité de l’eau, à la gouvernance et à la résilience climatique souligne la nécessité pressante de réponses africaines concertées face à des défis partagés. Le choix d’Addis-Abeba comme cadre de ces échanges illustre une continuité historique. Depuis des décennies, l’Éthiopie offre l’espace diplomatique où se définissent et s’affinent les grandes orientations continentales. L’engagement du pays en faveur des énergies renouvelables et de l’interconnexion électrique régionale s’inscrit pleinement dans cette dynamique. En renforçant les réseaux transfrontaliers et en soutenant les marchés énergétiques régionaux, l’Éthiopie œuvre à faire de la sécurité énergétique un pilier de l’intégration africaine. Alors que le continent est confronté à des enjeux cruciaux liés à l’eau, à l’énergie et au climat, Addis-Abeba se retrouve, une fois encore, au cœur des débats continentaux — un lieu où l’Afrique réfléchit collectivement et façonne son avenir commun.
L'Éthiopie se positionne comme un leader de l'avenir de l'énergie verte en Afrique de l'Est.
Feb 5, 2026 124
Par Yordanos D. Alors que le changement climatique, la croissance démographique rapide et la demande énergétique croissante transforment la Corne de l’Afrique, l’Éthiopie place l’électricité renouvelable au cœur de la transformation régionale.   Le pays combine électrification domestique et commerce transfrontalier d’énergie pour renforcer l’intégration régionale et favoriser une prospérité partagée.   Grâce au développement de ses capacités hydroélectriques, à l’expansion des projets éoliens et solaires, et à l’intensification du commerce transfrontalier d’électricité, l’Éthiopie transforme son infrastructure énergétique en pilier stratégique du développement économique.   Au-delà de ses frontières, le pays agit également comme un catalyseur de la diplomatie régionale, tout en progressant vers son objectif national d’accès universel à l’énergie d’ici 2030.   Cette approche redéfinit la coopération régionale, en ancrant l’interdépendance dans des systèmes d’énergie propre et en reliant les économies voisines par des lignes de transmission à haute tension. Le Premier ministre Abiy Ahmed a plusieurs fois présenté l’électricité comme un moteur de transformation et un instrument diplomatique. Lors de l’inauguration du projet éolien Aysha II le 31 janvier 2026, il a déclaré que l’électricité n’est pas seulement destinée aux foyers et aux entreprises, mais constitue aussi « une force pour la paix, la coopération et la prospérité partagée au-delà des frontières », soulignant que l’interconnexion régionale permet aux économies de croître ensemble. Au centre de cette vision se trouve le barrage de la Grande Renaissance de 5 150 MW, symbole de l’autosuffisance nationale et épine dorsale du système électrique du pays.   Le Premier ministre a rappelé que ce projet a été entièrement financé par les Éthiopiens, démontrant la capacité du pays à réaliser de grands projets sans soutien extérieur. Bien que l’hydroélectricité demeure dominante, la diversification s’accélère. Le projet éolien Aysha II de 120 MW, situé près de la frontière djiboutienne, illustre l’engagement de l’Éthiopie envers un avenir énergétique résilient et diversifié. L’expansion du réseau transforme le pays en corridor énergétique régional : le Kenya importe environ 200 MW et prévoit de doubler ce chiffre via une ligne de 1 045 km, tandis que Djibouti et d’autres pays voisins profitent de l’électricité éthiopienne, réduisant leur dépendance aux carburants fossiles coûteux. Sur le plan national, le Pacte pour l’énergie vise à porter l’accès à l’électricité à 75 % et l’accès à la cuisson propre à 58 % d’ici 2030.   Selon l’Enquête sur l’accès à l’énergie de 2025, 65 % des ménages disposent déjà d’électricité, mais seulement 44 % bénéficient d’un service de base. L’Éthiopie produit plus de 95 % de son énergie à partir de sources renouvelables, même si plus de 92 % des ménages utilisent encore la biomasse traditionnelle pour la cuisson. Le plan national prévoit de porter la capacité de production à 14 000 MW d’ici 2030 et de mobiliser plus de trois milliards de dollars d’investissements privés. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a indiqué que plus de 320 000 nouvelles connexions électriques ont été réalisées en six mois, tandis que les exportations d’électricité ont généré plus de 5,1 milliards de dollars au premier semestre de l’exercice 2025/26.   Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a affirmé que l’intégration énergétique constitue « la pierre angulaire de la stabilité dans la Corne de l’Afrique ». Malgré les défis diplomatiques, le gouvernement réaffirme son engagement envers le dialogue et les bénéfices partagés.   L’analyste Hana Bekele a souligné que la diversification vers l’éolien et le solaire est « une stratégie de gestion des risques essentielle à la résilience du réseau régional ». Parallèlement, l’initiative Made in Ethiopia vise à localiser la production de composants éoliens et solaires, renforçant la sécurité énergétique et réduisant la dépendance aux chaînes d’approvisionnement mondiales. Avec ses projets hydroélectriques, éoliens et géothermiques, l’Éthiopie se positionne comme une référence continentale en matière de développement renouvelable, tout en renforçant la paix par une croissance partagée. En avançant vers 2030 et en se préparant à accueillir la COP32 en 2027, le pays promeut un modèle où l’énergie verte stimule simultanément la croissance, l’intégration et la stabilité dans la Corne de l’Afrique.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023