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Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 51
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
« Le dialogue est le seul moyen d'éviter le risque de désintégration du Soudan », déclare Getachew Reda
Sep 21, 2026 33
Addis Ababa le 21, septembre, 2026 (ENA) Les parties belligérantes au Soudan devraient reconnaître qu’aucune d’entre elles ne peut remporter une victoire militaire totale et donner une chance aux négociations pour mettre fin au conflit, a déclaré Getachew Reda, conseiller du Premier ministre éthiopien pour les affaires de l’Afrique de l’Est. S’adressant à Pulse of Africa, Getachew a déclaré : « Le Soudan mérite de vivre en paix », avertissant que la poursuite des combats aggrave les déplacements de population et les souffrances humanitaires. La guerre, qui a éclaté en avril 2023 entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (RSF), une milice paramilitaire, a dévasté le pays, chassant des millions de personnes de leurs foyers, perturbant les services de base et aggravant la crise humanitaire. Le conseiller a déclaré que la meilleure voie à suivre serait que le chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan, et le commandant des RSF, Mohamed Hamdan Dagalo, plus connu sous le nom de Hemedti, reconnaissent qu’aucune des deux parties n’est susceptible de remporter une victoire décisive sur le champ de bataille. En conséquence, a ajouté M. Getachew, des millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers et de quitter le Soudan, alors que le conflit ne fait qu’aggraver la fragmentation du pays. « Le Soudan est confronté à la désintégration », a-t-il déclaré, soulignant l’émergence d’autorités rivales et le partage du contrôle entre les Forces de soutien rapide (RSF) et l’armée nationale soudanaise. « Le meilleur scénario serait que les deux parties prennent conscience qu’elles ne peuvent remporter une victoire totale et qu’elles donnent une chance aux négociations », a-t-il ajouté. Getachew a déclaré que le conflit avait également sapé ce qu’il a décrit comme une tradition de longue date de compromis politique au Soudan, où les personnalités politiques rivales avaient historiquement pu coexister après les changements de gouvernement. « Vous le destituez du pouvoir. Il vous destitue du pouvoir. Mais malgré tout, le recours au meurtre n’a guère été la marque de fabrique de la classe politique soudanaise », a-t-il déclaré. Cette tradition de compromis politique a été gravement mise à mal par le conflit actuel, a-t-il ajouté, qualifiant la situation d’« absolument chaotique » et accusant les deux camps de contribuer à la destruction des zones civiles et des infrastructures. La guerre a également provoqué l’une des plus grandes crises de déplacement de population au monde. Un rapport de l’ONU montre que depuis le début du conflit, environ 8,6 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, tandis qu’environ 19,5 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire atteignant des niveaux de crise. Pour l’Éthiopie, qui partage une longue frontière avec le Soudan, ce conflit a des implications plus larges, a déclaré M. Getachew, évoquant l’afflux de réfugiés soudanais et le risque que l’instabilité au Soudan se répercute sur l’Éthiopie. Il a averti qu’une situation d’anarchie prolongée pourrait offrir des opportunités aux groupes armés et à d’autres acteurs cherchant à déstabiliser l’Éthiopie. « Les éléments chargés de déstabiliser l’Éthiopie considèrent l’anarchie qui règne au Soudan comme un terrain d’action idéal », a-t-il déclaré. M. Getachew a également ajouté que l’Éthiopie devait rester vigilante face à la présence de ce qu’il a qualifié d’éléments extrémistes anti-éthiopiens au sein du conflit soudanais au sens large. Malgré ces préoccupations sécuritaires, il a précisé que l’Éthiopie avait intérêt à ce que le Soudan s’oriente vers un règlement politique négocié plutôt que vers une victoire militaire de l’un ou l’autre camp. Il a ajouté que toute transition devrait, en fin de compte, être menée par des civils et des forces politiques de moindre envergure, qui, selon lui, devraient s’unir pour tracer l’avenir du Soudan. « Malheureusement, la raison semble faire défaut chez les principaux acteurs du conflit soudanais », a déclaré M. Getachew. Depuis le début de la guerre en avril 2023, l’IGAD, l’Union africaine, les Nations unies et d’autres partenaires ont mené des efforts de médiation pour mettre fin au conflit, mais sans parvenir à une avancée durable. Les médiateurs continuent de souligner qu’une solution durable doit être menée par les Soudanais et s’appartenir au peuple soudanais. Malgré ces efforts, la guerre s’est poursuivie et la crise humanitaire s’est aggravée. La semaine dernière, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait son « mea culpa » (reconnaissance de sa faute) concernant la réponse insuffisante de la communauté internationale, appelant à accorder une plus grande attention aux souffrances causées par la guerre.
La quête d'un accès à la mer par l'Éthiopie est indispensable à la croissance et à la stabilité régionales, selon un membre du HPR
Sep 21, 2026 46
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) La quête d’un accès équitable à la mer par l’Éthiopie constitue un enjeu incontournable pour la croissance économique du pays, sa sécurité nationale, ainsi que la stabilité et l’intégration régionales, a déclaré l’ambassadeur Dina Mufti, membre de la Chambre des représentants des peuples (HPR). Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, l’ambassadeur Dina a expliqué que la croissance démographique et économique de l’Éthiopie, conjuguée à l’évolution de la dynamique sécuritaire régionale, a fait de l’accès à la mer un enjeu national de plus en plus important. Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa quête d’un accès à la mer par la voie diplomatique et recherche des accords fondés sur l’intérêt mutuel et le respect des intérêts et de la souveraineté des pays voisins. Selon Dina, l’intérêt de l’Éthiopie à obtenir un accès à la mer repose sur des considérations historiques, géographiques, économiques et sécuritaires. Il a rappelé que l’Éthiopie avait historiquement accès à la mer et avait utilisé les voies maritimes pour le commerce pendant de nombreuses années, ajoutant que la perte de son accès direct à la mer avait eu des répercussions économiques et stratégiques considérables. L’ambassadeur a également souligné la proximité géographique de l’Éthiopie avec la mer Rouge comme un autre facteur justifiant son intérêt à obtenir cet accès. Il a souligné que certaines régions d’Éthiopie sont situées relativement près du littoral de la mer Rouge et a fait valoir que le pays disposait de fondements historiques et juridiques pour revendiquer un accès équitable. M. Dina a en outre expliqué que la croissance démographique rapide et l’expansion économique de l’Éthiopie entraînaient une augmentation du volume des échanges internationaux, renforçant ainsi la nécessité d’un accès diversifié et fiable aux voies maritimes. Il a déclaré que l’Éthiopie dépendait actuellement fortement du port de Djibouti pour son commerce maritime, soulignant que le fait de dépendre d’un seul port pouvait augmenter les coûts de transport, entraîner des retards logistiques et exposer le commerce du pays à des encombrements et à d’autres perturbations. Alors que les importations et les exportations de l’Éthiopie ne cessent de croître, la diversification des voies d’accès portuaires revêt par conséquent une importance croissante, a-t-il ajouté. Au-delà des considérations économiques, M. Dina a établi un lien entre le programme de l’Éthiopie en matière d’accès à la mer et la paix et la sécurité régionales, en particulier dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Il a souligné que la région continue de faire face à des défis en matière de sécurité, tandis que la piraterie, la traite des êtres humains, le trafic d’armes et de drogue ainsi que d’autres activités illicites constituent des risques pour la sécurité maritime et le commerce international. Selon le député, l’Éthiopie pourrait apporter une contribution significative à la résolution de ces défis en renforçant son engagement dans les affaires maritimes et en conservant la capacité de suivre les développements susceptibles d’affecter ses intérêts nationaux et la sécurité régionale. L’Éthiopie doit être présente dans les zones maritimes afin de suivre les développements en mer et de mieux faire face aux problèmes susceptibles d’affecter le pays, a-t-il ajouté. M. Dina a souligné que la quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie s’inscrit dans le cadre de la diplomatie et ne vise en aucun cas à porter atteinte à la souveraineté ou à l’intégrité territoriale des pays voisins. « L’Éthiopie n’a aucune intention de nuire à qui que ce soit ni d’envahir un autre pays », a déclaré M. Dina, soulignant que son pays cherchait à obtenir un accès à la mer dans le cadre d’une approche « gagnant-gagnant ». Il a ajouté que la prospérité et le développement économiques de l’Éthiopie pourraient également profiter aux pays voisins, compte tenu de l’étroite interdépendance économique, sociale et sécuritaire qui existe entre les pays de la Corne de l’Afrique. La prospérité, la croissance et le progrès de l’Éthiopie seraient également dans l’intérêt des pays voisins, a déclaré M. Dina, soulignant l’importance de la coopération et d’une intégration régionale mutuellement bénéfique.
L'offensive diplomatique de l'Éthiopie porte ses fruits dans la récupération de son patrimoine spolié, Alula Pankhurst
Sep 21, 2026 178
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Alula Pankhurst a salué les efforts diplomatiques déployés par le gouvernement éthiopien pour récupérer les objets du patrimoine culturalement volés au pays par le pillage, la force ou d’autres moyens illicites. Mme Pankhurst, chercheuse et membre du Comité national éthiopien pour la restitution du patrimoine, a souligné que l’Éthiopie avait obtenu des résultats encourageants ces dernières années en renforçant son engagement diplomatique, en améliorant la coordination entre les parties prenantes et en appliquant le principe du « Medemer », ou synergie, pour faciliter le retour des biens du patrimoine culturel. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a déclaré que de nombreux objets éthiopiens avaient été rapatriés au cours des sept dernières années grâce à des initiatives diplomatiques et à des efforts coordonnés impliquant des institutions gouvernementales, des chercheurs, des organisations de protection du patrimoine et des musées internationaux. M. Pankhurst a souligné que les objets du patrimoine soustraits par la force, le pillage ou d’autres moyens illicites devaient être restitués à leurs propriétaires historiques légitimes. Dans ce contexte, un chercheur britannique et consultant en développement social a déclaré que l’Éthiopie avait intensifié ses efforts pour identifier et récupérer les objets du patrimoine illégalement sortis du pays, y compris les artefacts qui sont par la suite apparus sur les marchés internationaux de l’art et des antiquités. Selon M. Pankhurst, les autorités éthiopiennes ont, à plusieurs reprises, formulé des objections diplomatiques officielles afin d’empêcher la vente d’objets éthiopiens sur les marchés étrangers. À la suite de l’annulation de ces ventes, le gouvernement et d’autres parties prenantes ont engagé des discussions avec les parties concernées pour négocier la restitution des objets, parfois par le biais d’accords prévoyant une indemnisation raisonnable et abordable, a-t-il précisé. M. Pankhurst a également mis en avant les efforts actuellement déployés pour récupérer l’Évangile de l’empereur Tewodros II, qui avait été pillé à Maqdala puis mis en vente à Abu Dhabi par une société autrichienne. Il a déclaré que le dialogue direct avec les musées internationaux était également devenu un moyen important d’obtenir la restitution du patrimoine éthiopien. À cet égard, un accord a été conclu avec le Toledo Museum of Art, aux États-Unis, en vue du rapatriement progressif d’environ 380 objets éthiopiens acquis par le musée auprès d’un particulier, a noté M. Pankhurst. En vertu de cet accord, le musée devrait restituer prochainement deux manuscrits du XVe siècle et trois croix, tandis que les autres objets seront rapatriés par étapes au cours des cinq à dix prochaines années. M. Pankhurst a déclaré que ces accords témoignaient de l’importance d’un engagement diplomatique soutenu et d’une coopération entre les institutions gouvernementales, les chercheurs, les organismes chargés du patrimoine et les musées internationaux pour la restauration du patrimoine culturel de l’Éthiopie. Il a ajouté que les efforts de rapatriement actuellement menés contribuaient à la récupération d’objets historiques qui constituent une partie importante de l’identité culturelle et historique de l’Éthiopie.
L'UA et l'ONU réaffirment leurs engagements communs en faveur de la paix, de l'économie et de l'équité en matière de ressources
Sep 21, 2026 127
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, et le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, ont coprésidé une réunion de haut niveau entre l’UA et l’ONU en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, dans le but d’approfondir la coopération stratégique, de renforcer les cadres de paix et de sécurité, et de faire avancer les réformes financières mondiales en faveur de l’Afrique. Selon une publication de l’UA sur les réseaux sociaux, cette réunion a réaffirmé l’engagement commun des deux institutions à soutenir les efforts de l’Afrique pour relever les défis structurels et promouvoir un ordre international plus juste. Parmi les principaux sujets abordés figuraient la réforme de l’architecture financière internationale, la viabilité de la dette et la nécessité de veiller à ce que les pays africains tirent davantage profit de leurs ressources minérales essentielles. Les deux parties ont souligné l’importance stratégique de la coopération entre l’UA et l’ONU, notamment les trois cadres de coopération existants, ainsi que la nécessité de finaliser la feuille de route commune au-delà de 2026. L’Organisation des Nations unies a été réaffirmée comme un partenaire clé de l’UA pour relever les défis en matière de paix et de sécurité sur le continent. En matière de paix et de sécurité, la réunion a souligné la nécessité de consolider l’architecture africaine de paix et de sécurité, de renforcer la diplomatie préventive et la médiation, et de garantir des ressources suffisantes pour soutenir les solutions menées par l’Afrique face aux défis africains. Les discussions ont également porté sur l’évolution de la situation au Sahel, en Libye, au Soudan, au Soudan du Sud, en Somalie et en République démocratique du Congo, notamment le soutien continu à la médiation menée par le Togo en RDC. La réunion a en outre exprimé sa préoccupation face aux chocs externes, notamment les conflits, les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et les goulets d’étranglement maritimes, qui exercent une pression supplémentaire sur les économies africaines et la sécurité alimentaire. L’impact potentiel des événements liés au climat a également été souligné. Les deux parties ont convenu de la nécessité de mesures de suivi concrètes, notamment la finalisation de la feuille de route UA-ONU, les engagements prévus concernant la Libye et le Soudan, l’identification des pays les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire et l’élaboration de mesures d’urgence grâce à une coordination et un financement renforcés.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 62176
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 51
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
« Le dialogue est le seul moyen d'éviter le risque de désintégration du Soudan », déclare Getachew Reda
Sep 21, 2026 33
Addis Ababa le 21, septembre, 2026 (ENA) Les parties belligérantes au Soudan devraient reconnaître qu’aucune d’entre elles ne peut remporter une victoire militaire totale et donner une chance aux négociations pour mettre fin au conflit, a déclaré Getachew Reda, conseiller du Premier ministre éthiopien pour les affaires de l’Afrique de l’Est. S’adressant à Pulse of Africa, Getachew a déclaré : « Le Soudan mérite de vivre en paix », avertissant que la poursuite des combats aggrave les déplacements de population et les souffrances humanitaires. La guerre, qui a éclaté en avril 2023 entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (RSF), une milice paramilitaire, a dévasté le pays, chassant des millions de personnes de leurs foyers, perturbant les services de base et aggravant la crise humanitaire. Le conseiller a déclaré que la meilleure voie à suivre serait que le chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan, et le commandant des RSF, Mohamed Hamdan Dagalo, plus connu sous le nom de Hemedti, reconnaissent qu’aucune des deux parties n’est susceptible de remporter une victoire décisive sur le champ de bataille. En conséquence, a ajouté M. Getachew, des millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers et de quitter le Soudan, alors que le conflit ne fait qu’aggraver la fragmentation du pays. « Le Soudan est confronté à la désintégration », a-t-il déclaré, soulignant l’émergence d’autorités rivales et le partage du contrôle entre les Forces de soutien rapide (RSF) et l’armée nationale soudanaise. « Le meilleur scénario serait que les deux parties prennent conscience qu’elles ne peuvent remporter une victoire totale et qu’elles donnent une chance aux négociations », a-t-il ajouté. Getachew a déclaré que le conflit avait également sapé ce qu’il a décrit comme une tradition de longue date de compromis politique au Soudan, où les personnalités politiques rivales avaient historiquement pu coexister après les changements de gouvernement. « Vous le destituez du pouvoir. Il vous destitue du pouvoir. Mais malgré tout, le recours au meurtre n’a guère été la marque de fabrique de la classe politique soudanaise », a-t-il déclaré. Cette tradition de compromis politique a été gravement mise à mal par le conflit actuel, a-t-il ajouté, qualifiant la situation d’« absolument chaotique » et accusant les deux camps de contribuer à la destruction des zones civiles et des infrastructures. La guerre a également provoqué l’une des plus grandes crises de déplacement de population au monde. Un rapport de l’ONU montre que depuis le début du conflit, environ 8,6 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, tandis qu’environ 19,5 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire atteignant des niveaux de crise. Pour l’Éthiopie, qui partage une longue frontière avec le Soudan, ce conflit a des implications plus larges, a déclaré M. Getachew, évoquant l’afflux de réfugiés soudanais et le risque que l’instabilité au Soudan se répercute sur l’Éthiopie. Il a averti qu’une situation d’anarchie prolongée pourrait offrir des opportunités aux groupes armés et à d’autres acteurs cherchant à déstabiliser l’Éthiopie. « Les éléments chargés de déstabiliser l’Éthiopie considèrent l’anarchie qui règne au Soudan comme un terrain d’action idéal », a-t-il déclaré. M. Getachew a également ajouté que l’Éthiopie devait rester vigilante face à la présence de ce qu’il a qualifié d’éléments extrémistes anti-éthiopiens au sein du conflit soudanais au sens large. Malgré ces préoccupations sécuritaires, il a précisé que l’Éthiopie avait intérêt à ce que le Soudan s’oriente vers un règlement politique négocié plutôt que vers une victoire militaire de l’un ou l’autre camp. Il a ajouté que toute transition devrait, en fin de compte, être menée par des civils et des forces politiques de moindre envergure, qui, selon lui, devraient s’unir pour tracer l’avenir du Soudan. « Malheureusement, la raison semble faire défaut chez les principaux acteurs du conflit soudanais », a déclaré M. Getachew. Depuis le début de la guerre en avril 2023, l’IGAD, l’Union africaine, les Nations unies et d’autres partenaires ont mené des efforts de médiation pour mettre fin au conflit, mais sans parvenir à une avancée durable. Les médiateurs continuent de souligner qu’une solution durable doit être menée par les Soudanais et s’appartenir au peuple soudanais. Malgré ces efforts, la guerre s’est poursuivie et la crise humanitaire s’est aggravée. La semaine dernière, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait son « mea culpa » (reconnaissance de sa faute) concernant la réponse insuffisante de la communauté internationale, appelant à accorder une plus grande attention aux souffrances causées par la guerre.
La quête d'un accès à la mer par l'Éthiopie est indispensable à la croissance et à la stabilité régionales, selon un membre du HPR
Sep 21, 2026 46
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) La quête d’un accès équitable à la mer par l’Éthiopie constitue un enjeu incontournable pour la croissance économique du pays, sa sécurité nationale, ainsi que la stabilité et l’intégration régionales, a déclaré l’ambassadeur Dina Mufti, membre de la Chambre des représentants des peuples (HPR). Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, l’ambassadeur Dina a expliqué que la croissance démographique et économique de l’Éthiopie, conjuguée à l’évolution de la dynamique sécuritaire régionale, a fait de l’accès à la mer un enjeu national de plus en plus important. Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa quête d’un accès à la mer par la voie diplomatique et recherche des accords fondés sur l’intérêt mutuel et le respect des intérêts et de la souveraineté des pays voisins. Selon Dina, l’intérêt de l’Éthiopie à obtenir un accès à la mer repose sur des considérations historiques, géographiques, économiques et sécuritaires. Il a rappelé que l’Éthiopie avait historiquement accès à la mer et avait utilisé les voies maritimes pour le commerce pendant de nombreuses années, ajoutant que la perte de son accès direct à la mer avait eu des répercussions économiques et stratégiques considérables. L’ambassadeur a également souligné la proximité géographique de l’Éthiopie avec la mer Rouge comme un autre facteur justifiant son intérêt à obtenir cet accès. Il a souligné que certaines régions d’Éthiopie sont situées relativement près du littoral de la mer Rouge et a fait valoir que le pays disposait de fondements historiques et juridiques pour revendiquer un accès équitable. M. Dina a en outre expliqué que la croissance démographique rapide et l’expansion économique de l’Éthiopie entraînaient une augmentation du volume des échanges internationaux, renforçant ainsi la nécessité d’un accès diversifié et fiable aux voies maritimes. Il a déclaré que l’Éthiopie dépendait actuellement fortement du port de Djibouti pour son commerce maritime, soulignant que le fait de dépendre d’un seul port pouvait augmenter les coûts de transport, entraîner des retards logistiques et exposer le commerce du pays à des encombrements et à d’autres perturbations. Alors que les importations et les exportations de l’Éthiopie ne cessent de croître, la diversification des voies d’accès portuaires revêt par conséquent une importance croissante, a-t-il ajouté. Au-delà des considérations économiques, M. Dina a établi un lien entre le programme de l’Éthiopie en matière d’accès à la mer et la paix et la sécurité régionales, en particulier dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Il a souligné que la région continue de faire face à des défis en matière de sécurité, tandis que la piraterie, la traite des êtres humains, le trafic d’armes et de drogue ainsi que d’autres activités illicites constituent des risques pour la sécurité maritime et le commerce international. Selon le député, l’Éthiopie pourrait apporter une contribution significative à la résolution de ces défis en renforçant son engagement dans les affaires maritimes et en conservant la capacité de suivre les développements susceptibles d’affecter ses intérêts nationaux et la sécurité régionale. L’Éthiopie doit être présente dans les zones maritimes afin de suivre les développements en mer et de mieux faire face aux problèmes susceptibles d’affecter le pays, a-t-il ajouté. M. Dina a souligné que la quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie s’inscrit dans le cadre de la diplomatie et ne vise en aucun cas à porter atteinte à la souveraineté ou à l’intégrité territoriale des pays voisins. « L’Éthiopie n’a aucune intention de nuire à qui que ce soit ni d’envahir un autre pays », a déclaré M. Dina, soulignant que son pays cherchait à obtenir un accès à la mer dans le cadre d’une approche « gagnant-gagnant ». Il a ajouté que la prospérité et le développement économiques de l’Éthiopie pourraient également profiter aux pays voisins, compte tenu de l’étroite interdépendance économique, sociale et sécuritaire qui existe entre les pays de la Corne de l’Afrique. La prospérité, la croissance et le progrès de l’Éthiopie seraient également dans l’intérêt des pays voisins, a déclaré M. Dina, soulignant l’importance de la coopération et d’une intégration régionale mutuellement bénéfique.
L'offensive diplomatique de l'Éthiopie porte ses fruits dans la récupération de son patrimoine spolié, Alula Pankhurst
Sep 21, 2026 178
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Alula Pankhurst a salué les efforts diplomatiques déployés par le gouvernement éthiopien pour récupérer les objets du patrimoine culturalement volés au pays par le pillage, la force ou d’autres moyens illicites. Mme Pankhurst, chercheuse et membre du Comité national éthiopien pour la restitution du patrimoine, a souligné que l’Éthiopie avait obtenu des résultats encourageants ces dernières années en renforçant son engagement diplomatique, en améliorant la coordination entre les parties prenantes et en appliquant le principe du « Medemer », ou synergie, pour faciliter le retour des biens du patrimoine culturel. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a déclaré que de nombreux objets éthiopiens avaient été rapatriés au cours des sept dernières années grâce à des initiatives diplomatiques et à des efforts coordonnés impliquant des institutions gouvernementales, des chercheurs, des organisations de protection du patrimoine et des musées internationaux. M. Pankhurst a souligné que les objets du patrimoine soustraits par la force, le pillage ou d’autres moyens illicites devaient être restitués à leurs propriétaires historiques légitimes. Dans ce contexte, un chercheur britannique et consultant en développement social a déclaré que l’Éthiopie avait intensifié ses efforts pour identifier et récupérer les objets du patrimoine illégalement sortis du pays, y compris les artefacts qui sont par la suite apparus sur les marchés internationaux de l’art et des antiquités. Selon M. Pankhurst, les autorités éthiopiennes ont, à plusieurs reprises, formulé des objections diplomatiques officielles afin d’empêcher la vente d’objets éthiopiens sur les marchés étrangers. À la suite de l’annulation de ces ventes, le gouvernement et d’autres parties prenantes ont engagé des discussions avec les parties concernées pour négocier la restitution des objets, parfois par le biais d’accords prévoyant une indemnisation raisonnable et abordable, a-t-il précisé. M. Pankhurst a également mis en avant les efforts actuellement déployés pour récupérer l’Évangile de l’empereur Tewodros II, qui avait été pillé à Maqdala puis mis en vente à Abu Dhabi par une société autrichienne. Il a déclaré que le dialogue direct avec les musées internationaux était également devenu un moyen important d’obtenir la restitution du patrimoine éthiopien. À cet égard, un accord a été conclu avec le Toledo Museum of Art, aux États-Unis, en vue du rapatriement progressif d’environ 380 objets éthiopiens acquis par le musée auprès d’un particulier, a noté M. Pankhurst. En vertu de cet accord, le musée devrait restituer prochainement deux manuscrits du XVe siècle et trois croix, tandis que les autres objets seront rapatriés par étapes au cours des cinq à dix prochaines années. M. Pankhurst a déclaré que ces accords témoignaient de l’importance d’un engagement diplomatique soutenu et d’une coopération entre les institutions gouvernementales, les chercheurs, les organismes chargés du patrimoine et les musées internationaux pour la restauration du patrimoine culturel de l’Éthiopie. Il a ajouté que les efforts de rapatriement actuellement menés contribuaient à la récupération d’objets historiques qui constituent une partie importante de l’identité culturelle et historique de l’Éthiopie.
L'UA et l'ONU réaffirment leurs engagements communs en faveur de la paix, de l'économie et de l'équité en matière de ressources
Sep 21, 2026 127
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, et le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, ont coprésidé une réunion de haut niveau entre l’UA et l’ONU en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, dans le but d’approfondir la coopération stratégique, de renforcer les cadres de paix et de sécurité, et de faire avancer les réformes financières mondiales en faveur de l’Afrique. Selon une publication de l’UA sur les réseaux sociaux, cette réunion a réaffirmé l’engagement commun des deux institutions à soutenir les efforts de l’Afrique pour relever les défis structurels et promouvoir un ordre international plus juste. Parmi les principaux sujets abordés figuraient la réforme de l’architecture financière internationale, la viabilité de la dette et la nécessité de veiller à ce que les pays africains tirent davantage profit de leurs ressources minérales essentielles. Les deux parties ont souligné l’importance stratégique de la coopération entre l’UA et l’ONU, notamment les trois cadres de coopération existants, ainsi que la nécessité de finaliser la feuille de route commune au-delà de 2026. L’Organisation des Nations unies a été réaffirmée comme un partenaire clé de l’UA pour relever les défis en matière de paix et de sécurité sur le continent. En matière de paix et de sécurité, la réunion a souligné la nécessité de consolider l’architecture africaine de paix et de sécurité, de renforcer la diplomatie préventive et la médiation, et de garantir des ressources suffisantes pour soutenir les solutions menées par l’Afrique face aux défis africains. Les discussions ont également porté sur l’évolution de la situation au Sahel, en Libye, au Soudan, au Soudan du Sud, en Somalie et en République démocratique du Congo, notamment le soutien continu à la médiation menée par le Togo en RDC. La réunion a en outre exprimé sa préoccupation face aux chocs externes, notamment les conflits, les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et les goulets d’étranglement maritimes, qui exercent une pression supplémentaire sur les économies africaines et la sécurité alimentaire. L’impact potentiel des événements liés au climat a également été souligné. Les deux parties ont convenu de la nécessité de mesures de suivi concrètes, notamment la finalisation de la feuille de route UA-ONU, les engagements prévus concernant la Libye et le Soudan, l’identification des pays les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire et l’élaboration de mesures d’urgence grâce à une coordination et un financement renforcés.
« L'accès souverain à la mer est inévitable pour l'Éthiopie », déclare Birhanu Lenjiso
Sep 20, 2026 258
Addis Ababa le 20 septembre, 2026 (ENA) La quête de l’Éthiopie pour un accès fiable à la mer Rouge est un impératif national incontournable, a déclaré Birhanu Lenjiso, cofondateur et ancien directeur adjoint de l’Institut de recherche sur les politiques de l’Afrique de l’Est (EAPRI). Birhanu, auteur de l’ouvrage *Water : « Ethiopia’s Gateway to Prosperity »*, a déclaré à l’ENA que la croissance démographique de l’Éthiopie, l’expansion de son économie et sa position stratégique dans la Corne de l’Afrique font de l’obtention d’un accès à la mer un objectif national inévitable. La quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie doit également être replacée dans le contexte plus large de l’Abay/du Nil ; il a en effet fait valoir que les dynamiques politiques et stratégiques entourant ces deux questions sont étroitement liées. Évoquant les relations historiques de l’Éthiopie avec la mer, il a mis en avant la civilisation d’Aksoum, qui était étroitement associée au commerce maritime et aux liens commerciaux à travers la mer Rouge. Pour M. Birhanu, l’intérêt de l’Éthiopie pour l’accès à la mer dépasse donc ses besoins économiques et logistiques immédiats. « Nous ne réclamons pas vraiment l’accès à la mer parce que nous avons besoin d’un port, ni parce que notre population est nombreuse, ni parce que notre économie est en pleine croissance », a-t-il déclaré. Il a fait valoir que l’expérience historique de l’Éthiopie et ses liens de longue date avec le commerce maritime devraient faire partie des arguments avancés par le pays lorsqu’il s’adresse à la communauté internationale au sujet de l’accès à la mer. M. Birhanu, qui est également ancien ministre d’État chargé du développement de l’irrigation, a déclaré que l’Éthiopie devrait renforcer ce discours en associant des preuves historiques à des considérations économiques et stratégiques contemporaines. Il a décrit l’accès à la mer comme « faisant partie intégrante de l’identité éthiopienne », affirmant que la dimension historique ne devait pas être négligée dans les discussions sur les relations de l’Éthiopie avec la mer Rouge et l’environnement maritime au sens large. Dans ce contexte, M. Birhanu a déclaré que l’objectif de l’Éthiopie était de diversifier son accès à la mer et de mettre en place des accords garantissant une plus grande fiabilité. « Tout ce que demande l’Éthiopie, c’est de disposer d’un accès diversifié à la mer », a-t-il déclaré. Il a ajouté que le marché éthiopien, vaste et en pleine croissance, conférait à l’accès maritime une dimension économique plus large, tandis que les développements en mer Rouge et dans la Corne de l’Afrique ont rendu cette question de plus en plus importante d’un point de vue régional. Selon M. Birhanu, l’accès de l’Éthiopie à la mer pourrait générer des retombées positives au-delà des frontières du pays, en reliant plus directement sa grande économie au commerce maritime régional et en stimulant l’activité économique dans toute la Corne de l’Afrique. Il a déclaré que l’Éthiopie n’avait pas nécessairement besoin de s’en tenir à un modèle unique d’accès maritime, évoquant plutôt toute une série d’accords possibles avec les États côtiers. Ceux-ci pourraient inclure des contrats de location à long terme, des corridors d’infrastructures et des projets de transport et de logistique développés conjointement, a-t-il précisé. Il a cité l’utilisation de longue date par l’Éthiopie du corridor de Djibouti comme exemple illustrant comment les infrastructures transfrontalières et les intérêts économiques peuvent donner lieu à des accords mutuellement avantageux. Dans le même temps, M. Birhanu a déclaré que la dépendance à l’égard d’une seule grande voie maritime créait des vulnérabilités, ce qui rendait la diversification essentielle pour les intérêts économiques à long terme de l’Éthiopie. Interrogé sur le caractère inévitable de la quête d’un accès maritime par l’Éthiopie, M. Birhanu a répondu que la trajectoire démographique et économique du pays continuerait à renforcer l’importance de garantir un accès fiable aux voies maritimes internationales. Il a également établi un lien entre les aspirations maritimes de l’Éthiopie et la dynamique plus large en matière de sécurité et d’économie dans la Corne de l’Afrique. Il a souligné que la région disposait d’un vaste littoral et occupait une position stratégique le long des principales routes maritimes internationales, tout en étant confrontée à des défis persistants en matière de sécurité. Selon lui, une plus grande intégration économique entre l’Éthiopie et les États côtiers pourrait contribuer au commerce, au développement des infrastructures et à la stabilité régionale. Il a fait valoir que l’important marché de consommation et le potentiel économique de l’Éthiopie pourraient devenir un atout pour les pays côtiers si des modalités d’accès et des infrastructures appropriées étaient mises en place. M. Birhanu a déclaré que l’accès maritime de l’Éthiopie et sa position sur le Nil reposaient sur ce qu’il a décrit comme un principe sous-jacent commun : l’utilisation équitable des ressources régionales. Il a fait valoir que les discussions de l’Éthiopie concernant l’Abay/le Nil et sa quête d’un accès à la mer Rouge ne devaient donc pas être considérées comme des questions stratégiques totalement distinctes. « Je ne considère pas vraiment l’accès maritime ou le défi que cela représente comme un sujet distinct. Je pense que cela est étroitement lié à la question du Nil. Les deux cours d’eau sont distincts, mais leurs enjeux politiques sont étroitement liés », a-t-il déclaré. Il a ajouté que l’approche de l’Éthiopie était axée sur le développement et l’accès équitable plutôt que sur le contrôle des ressources d’autres pays. « Nous réclamons l’équité partout. Nous réclamons le développement. Nous ne réclamons pas la domination », a déclaré M. Birhanu. Il a affirmé que les aspirations maritimes de l’Éthiopie devaient, en fin de compte, s’inscrire dans l’objectif plus large de renforcer l’intégration économique régionale et de permettre au pays de participer plus directement au commerce maritime. « Nous ne cherchons pas la confrontation sur le Nil. Nous ne cherchons pas la confrontation en mer Rouge. Nous recherchons la coopération », a-t-il déclaré. M. Birhanu a ajouté qu’une telle approche permettrait à l’Éthiopie de faire valoir ses intérêts économiques tout en créant des opportunités pour les pays côtiers et en contribuant au développement et à la sécurité de l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge.
L'engagement de l'Éthiopie au sein des BRICS marque une nouvelle ère de partenariat mondial et d'opportunités économiques
Sep 20, 2026 229
Par un rédacteur Le 20 septembre, 2026 (ENA) La participation de l'Éthiopie au 18e sommet des dirigeants du BRICS à New Delhi a marqué un tournant important dans l'élargissement de l'engagement international du pays et dans sa quête d'une croissance économique inclusive. Ce sommet, organisé sous le thème « Construire pour la résilience, l'innovation, la coopération et la durabilité », a réuni les dirigeants des principales économies émergentes afin de renforcer la coopération dans les domaines du commerce, de l'investissement, de la technologie, de l'action climatique et du développement durable. L'adoption de la Déclaration de New Delhi, qui comprenait 140 points de consensus, a démontré l'engagement commun des membres du BRICS et des pays partenaires à approfondir la coopération et à créer de nouvelles opportunités pour les économies en développement. Pour l'Éthiopie, ce sommet a constitué une occasion précieuse de mettre en avant ses efforts de transformation, de présenter des opportunités d'investissement et de renforcer les partenariats qui soutiennent ses objectifs nationaux de développement. Renforcer l'intégration mondiale et les partenariats de développement de l'Éthiopie La participation active de l'Éthiopie au sommet a suscité un vif intérêt, les dirigeants des pays du BRICS ayant exprimé leur soutien à plusieurs initiatives internationales importantes du pays. Le BRICS a réaffirmé son soutien au processus d'adhésion en cours de l'Éthiopie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), reconnaissant les efforts déployés par le pays pour renforcer son intégration dans le commerce mondial et élargir la coopération économique avec ses partenaires internationaux. Le sommet a également marqué une avancée pour le rôle de l'Éthiopie dans la diplomatie aéronautique mondiale. Les dirigeants des pays du BRICS ont soutenu la candidature de l'Éthiopie à un siège élargi au Conseil de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), après que l'Union africaine eut désigné l'Éthiopie comme seul candidat africain. Cette reconnaissance reflète la contribution croissante de l'Éthiopie à la connectivité continentale, au développement de l'aviation et à la coopération internationale. L'une des principales réalisations mises en avant lors du sommet a été la préparation de l'Éthiopie à accueillir la 32e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP32) à Addis-Abeba en 2027. Le soutien des dirigeants des pays du BRICS offre à l'Éthiopie l'occasion de mettre en avant les priorités de l'Afrique en matière de climat, de promouvoir des solutions de développement vert et d'encourager une coopération internationale renforcée sur l'adaptation au changement climatique, les énergies renouvelables et le financement climatique. S'exprimant lors du sommet, le Premier ministre Abiy Ahmed a présenté une vision de partenariat entre les pays du BRICS et l'Afrique fondée sur une croissance partagée et des avantages mutuels. Il a souligné que les abondantes ressources naturelles de l'Afrique, associées aux investissements, aux technologies et à l'expertise mondiaux, peuvent créer une plus grande valeur économique et accélérer le développement industriel à travers le continent. Le Premier ministre a mis en avant la transformation agricole de l'Éthiopie comme un exemple de progrès national. Il a souligné les avancées réalisées par le pays pour passer d'une dépendance vis-à-vis du blé importé à une capacité de production nationale accrue. Cette évolution, a-t-il expliqué, offre à l'Éthiopie la possibilité de participer à des initiatives telles que la Bourse des céréales des BRICS proposée, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire régionale et à la coopération agricole. L'Éthiopie a également souligné l'importance de l'innovation et de la technologie dans la construction de l'économie de demain. Le Premier ministre Abiy a mis en avant l'intelligence artificielle comme un domaine clé de coopération et a appelé à des partenariats dans la recherche sur l'IA, le développement des infrastructures numériques, les capacités de calcul et la gouvernance responsable des technologies. Ces priorités soutiennent l'ambition de l'Éthiopie de bâtir une économie fondée sur la connaissance, portée par l'innovation, le développement des compétences et la transformation numérique. Sur le plan financier, l'Éthiopie a participé activement aux discussions économiques du BRICS par l'intermédiaire de la délégation de la Banque nationale d'Éthiopie, dirigée par le gouverneur Eyob Tekalign. L'Éthiopie a présenté ses réformes économiques en cours, notamment les mesures relatives aux devises, les améliorations de la politique monétaire et les initiatives de restructuration budgétaire visant à renforcer la résilience économique et à créer un environnement plus attractif pour les investisseurs. Renforcement des relations bilatérales avec les pays du BRICS et les partenaires mondiaux Au-delà des discussions multilatérales, le sommet du BRICS a offert à l'Éthiopie une tribune importante pour renforcer ses relations bilatérales avec des partenaires mondiaux clés. Le Premier ministre Abiy Ahmed a tenu des entretiens de haut niveau avec les dirigeants de l'Inde, de la Chine, de la Russie, de l'Iran, de la Malaisie et des Émirats arabes unis, axés sur le commerce, l'investissement, le transfert de technologies, le développement des infrastructures, la coopération énergétique et les relations diplomatiques. La rencontre avec le Premier ministre indien Narendra Modi a mis en avant les relations de longue date entre l'Éthiopie et l'Inde, notamment dans des domaines tels que le commerce, l'investissement, l'éducation, l'industrie pharmaceutique, l'agriculture et la technologie. L'Inde reste l'un des partenaires économiques majeurs de l'Éthiopie, les entreprises indiennes étant présentes dans des secteurs tels que l'industrie manufacturière, l'agriculture et les infrastructures. Les discussions ont également mis l'accent sur l'élargissement de la coopération dans les domaines des technologies numériques, du renforcement des capacités et du développement industriel. Les échanges de l'Éthiopie avec le président chinois Xi Jinping ont encore renforcé le partenariat stratégique entre les deux pays. L'Éthiopie et la Chine entretiennent une coopération étendue dans les domaines du développement des infrastructures, des transports, des télécommunications, de l'industrie manufacturière et des parcs industriels. Les discussions ont porté sur l'élargissement de la coopération économique, l'encouragement à davantage d'investissements et le renforcement des partenariats de développement dans le cadre plus large de la coopération sino-africaine. Les discussions avec le président russe Vladimir Poutine ont porté sur l'élargissement de la coopération dans des domaines tels que l'énergie, la technologie, l'éducation, l'agriculture et les relations économiques. L'Éthiopie et la Russie entretiennent des liens diplomatiques historiques, et les deux parties ont exprimé leur intérêt pour un renforcement de la coopération dans les secteurs contribuant au développement économique et aux priorités nationales. L'Éthiopie a également eu des discussions avec le président iranien Masoud Pezeshkian sur les possibilités de renforcer la coopération dans les domaines du commerce, de l'industrie, de l'agriculture, de la technologie et des échanges scientifiques. Les deux pays ont exploré les moyens d'approfondir leurs relations économiques et d'accroître leur collaboration dans des domaines d'intérêt mutuel. La rencontre avec le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a été l'occasion de renforcer la coopération en matière d'investissement, d'éducation, d'agriculture, de tourisme et de développement industriel. L'Éthiopie s'est efforcée d'attirer les investissements et l'expertise malaisiens, en particulier dans les secteurs de l'industrie manufacturière et du développement économique. Les échanges entre l'Éthiopie et le prince héritier d'Abou Dhabi, Cheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan, ont mis en évidence le partenariat croissant entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis. Les Émirats arabes unis sont devenus un partenaire important de l'Éthiopie grâce à des investissements dans la logistique, l'agriculture, les énergies renouvelables, le commerce et la coopération financière. Les discussions ont mis l'accent sur l'élargissement des opportunités d'investissement et le renforcement des liens économiques. Ces échanges bilatéraux ont illustré la stratégie de l'Éthiopie visant à diversifier ses partenariats internationaux et à attirer des investissements provenant de différentes régions du monde. Grâce à des relations diplomatiques et économiques plus solides, l'Éthiopie vise à multiplier les opportunités commerciales, à accéder à des technologies de pointe, à promouvoir l'industrialisation et à soutenir le développement durable. Au-delà des priorités nationales de l'Éthiopie, le sommet des BRICS a abordé des enjeux mondiaux plus larges, notamment la nécessité d'une représentation accrue des pays en développement au sein des institutions internationales. Les dirigeants ont souligné l'importance de la coopération, de l'équité et des solutions durables pour relever les défis mondiaux. Conclusion La participation de l'Éthiopie au sommet des BRICS a démontré la confiance, l'ambition et l'engagement croissants du pays en faveur de la coopération internationale. Le soutien apporté à l'adhésion de l'Éthiopie à l'OMC, à sa candidature à l'OACI et à son rôle de chef de file lors de la COP32, ainsi que les discussions sur les investissements, la technologie, l'agriculture et les partenariats financiers, ont ouvert de nouvelles perspectives de progrès économiques et diplomatiques. Ce sommet a permis à l'Éthiopie de mettre en avant ses réalisations en matière de développement et de présenter une vision fondée sur l'innovation, la productivité, la durabilité et le partenariat international. L'élargissement des relations bilatérales avec les membres du BRICS et d'autres partenaires mondiaux a encore renforcé la capacité de l'Éthiopie à attirer les investissements, à échanger des connaissances et à participer activement à la coopération économique mondiale. Grâce à un engagement continu auprès des économies émergentes et des institutions internationales, l'Éthiopie se positionne comme un contributeur actif au programme de développement de l'Afrique. Les résultats du sommet constituent une étape importante vers une intégration mondiale plus profonde, des partenariats plus solides et un rôle accru de l'Éthiopie dans la promotion d'une croissance et d'une prospérité partagées en Afrique et au-delà.
« Le gaspillage irresponsable de l'eau et la politique déstabilisatrice de l'Égypte sont contre-productifs » : Getachew Reda
Sep 19, 2026 388
Addis Ababa le 19 septembre, 2026 (ENA) Dans une analyse sans concession, Getachew Reda, ministre et conseiller du Premier ministre éthiopien pour les affaires de l’Afrique de l’Est, a qualifié la revendication de l’Égypte d’un contrôle exclusif sur le Nil de « fantasme dépassé » et a condamné son ingérence régionale, la jugeant à la fois contre-productive et dangereuse. Dans une interview exclusive accordée à The Pulse of Africa, Getachew a déclaré : « Les Égyptiens sont très doués pour créer une réalité artificielle. » Il a évoqué l’insistance de longue date de l’Égypte à considérer que le Nil lui appartient en propre — non pas comme une ressource partagée entre les pays en amont et en aval, mais comme quelque chose dont elle est entièrement propriétaire. Il a souligné l’audace de cette position, notant qu’il ne faudrait pas s’étonner si un Égyptien affirmait que l’Égypte elle-même est la source du Nil. Getachew a fait valoir que l’Égypte a fait preuve d’une formidable capacité à forcer la science à s’adapter à son discours. En politique, a-t-il déclaré, cela a engendré un profond sentiment de droit acquis, qu’ils appellent « droits historiques », à tel point qu’il serait presque impossible pour un Égyptien de croire qu’il existe des peuples qui se trouvent être à l’origine du Nil et qui pourraient en tirer parti — que ce soit pour l’énergie hydroélectrique, l’irrigation ou d’autres fins. S'appuyant sur les idées du philosophe italien Antonio Gramsci, il a fait valoir que l'Égypte a développé une hégémonie culturelle, sociale et historique sur la manière dont le Nil est perçu par les Égyptiens, qu'il a attribuée à ce qu'il a décrit comme une interprétation unilatérale de l'importance du fleuve. En conséquence, toute tentative des autres pays riverains d’utiliser ces ressources en eau est jugée inacceptable. Le conseiller a expliqué que la conception égyptienne des « droits historiques » se résume simplement à l’idée que celui qui a utilisé l’eau en premier doit continuer à l’utiliser indéfiniment. « Les droits historiques sont devenus obsolètes car ils sont inacceptables », a-t-il affirmé, ajoutant que le concept plus récent de « sécurité hydrique », promu dans les cercles internationaux, n’est qu’un autre nom pour désigner cette même revendication dépassée. Il a rejeté l’idée selon laquelle la question du Nil serait une question existentielle pour l’Égypte, arguant que les dirigeants égyptiens instrumentalisent cette question sous l’angle de la sécurité précisément parce qu’ils souhaitent préserver un monopole. « Les responsables politiques égyptiens entretiennent une relation très compliquée avec la réalité », a fait remarquer Getachew. Le ministre s’est montré sans détour au sujet de la gestion de l’eau en Égypte. L’Égypte figure parmi les pays ayant les pires pratiques en matière de gestion de l’eau, a-t-il affirmé, citant comme exemples de ce qu’il a qualifié de mauvaise gestion des ressources hydriques des projets très gourmands en eau tels que le programme de Toshka, notamment les terrains de golf et autres aménagements dans le désert. Il a en outre souligné que l’évaporation annuelle au niveau du haut barrage d’Assouan dépasse de loin la quantité d’eau stockée dans les réservoirs éthiopiens. Getachew a déclaré que le régime égyptien s’était systématiquement employé à déstabiliser l’Éthiopie — d’où provient la plus grande partie des eaux du Nil — et le Soudan, qui dispose d’un potentiel d’irrigation considérable. L’instabilité au Soudan, a-t-il fait valoir, sert les intérêts de l’Égypte en empêchant ce pays d’exploiter pleinement le fleuve. Il a évoqué ce qu’il a qualifié de double standard flagrant : alors que les Frères musulmans sont interdits et réprimés en Égypte, les autorités égyptiennes ont soutenu des éléments liés aux Frères musulmans au Soudan. Il a qualifié les manœuvres politiques de l’Égypte de manque de vision à long terme. Getachew a été catégorique : la meilleure option pour l’Égypte est d’abandonner sa stratégie qui a échoué, de s’entendre avec l’Éthiopie et d’œuvrer en faveur de la stabilité régionale. Il a souligné qu’une Éthiopie et un Soudan stables ne porteraient jamais atteinte aux intérêts légitimes de l’Égypte. Il a fait valoir que l’Éthiopie, en tant que pays riverain en amont, a tout à fait le droit d’utiliser ses ressources en eau, tout en précisant : « Le problème de l’Égypte, c’est qu’elle ne parvient pas à accepter la réalité. » « Mon conseil est le suivant : la réalité a changé, et ce pour toujours. Tenter d’imposer sa propre vision de la science, de la climatologie et de l’hydrologie aux pays en amont est anachronique et contre-productif. Son implication massive dans des activités déstabilisatrices dans la région est tout aussi contre-productive — et potentiellement dangereuse pour elle-même. » Toute véritable négociation ou médiation, a-t-il insisté, doit réunir les deux parties autour de la table et s’ancrer dans la réalité et la science, et non dans la politique. « La géographie est stable. On ne peut pas changer la géographie », a déclaré Getachew.
Politique
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 51
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
« Le dialogue est le seul moyen d'éviter le risque de désintégration du Soudan », déclare Getachew Reda
Sep 21, 2026 33
Addis Ababa le 21, septembre, 2026 (ENA) Les parties belligérantes au Soudan devraient reconnaître qu’aucune d’entre elles ne peut remporter une victoire militaire totale et donner une chance aux négociations pour mettre fin au conflit, a déclaré Getachew Reda, conseiller du Premier ministre éthiopien pour les affaires de l’Afrique de l’Est. S’adressant à Pulse of Africa, Getachew a déclaré : « Le Soudan mérite de vivre en paix », avertissant que la poursuite des combats aggrave les déplacements de population et les souffrances humanitaires. La guerre, qui a éclaté en avril 2023 entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (RSF), une milice paramilitaire, a dévasté le pays, chassant des millions de personnes de leurs foyers, perturbant les services de base et aggravant la crise humanitaire. Le conseiller a déclaré que la meilleure voie à suivre serait que le chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan, et le commandant des RSF, Mohamed Hamdan Dagalo, plus connu sous le nom de Hemedti, reconnaissent qu’aucune des deux parties n’est susceptible de remporter une victoire décisive sur le champ de bataille. En conséquence, a ajouté M. Getachew, des millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers et de quitter le Soudan, alors que le conflit ne fait qu’aggraver la fragmentation du pays. « Le Soudan est confronté à la désintégration », a-t-il déclaré, soulignant l’émergence d’autorités rivales et le partage du contrôle entre les Forces de soutien rapide (RSF) et l’armée nationale soudanaise. « Le meilleur scénario serait que les deux parties prennent conscience qu’elles ne peuvent remporter une victoire totale et qu’elles donnent une chance aux négociations », a-t-il ajouté. Getachew a déclaré que le conflit avait également sapé ce qu’il a décrit comme une tradition de longue date de compromis politique au Soudan, où les personnalités politiques rivales avaient historiquement pu coexister après les changements de gouvernement. « Vous le destituez du pouvoir. Il vous destitue du pouvoir. Mais malgré tout, le recours au meurtre n’a guère été la marque de fabrique de la classe politique soudanaise », a-t-il déclaré. Cette tradition de compromis politique a été gravement mise à mal par le conflit actuel, a-t-il ajouté, qualifiant la situation d’« absolument chaotique » et accusant les deux camps de contribuer à la destruction des zones civiles et des infrastructures. La guerre a également provoqué l’une des plus grandes crises de déplacement de population au monde. Un rapport de l’ONU montre que depuis le début du conflit, environ 8,6 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, tandis qu’environ 19,5 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire atteignant des niveaux de crise. Pour l’Éthiopie, qui partage une longue frontière avec le Soudan, ce conflit a des implications plus larges, a déclaré M. Getachew, évoquant l’afflux de réfugiés soudanais et le risque que l’instabilité au Soudan se répercute sur l’Éthiopie. Il a averti qu’une situation d’anarchie prolongée pourrait offrir des opportunités aux groupes armés et à d’autres acteurs cherchant à déstabiliser l’Éthiopie. « Les éléments chargés de déstabiliser l’Éthiopie considèrent l’anarchie qui règne au Soudan comme un terrain d’action idéal », a-t-il déclaré. M. Getachew a également ajouté que l’Éthiopie devait rester vigilante face à la présence de ce qu’il a qualifié d’éléments extrémistes anti-éthiopiens au sein du conflit soudanais au sens large. Malgré ces préoccupations sécuritaires, il a précisé que l’Éthiopie avait intérêt à ce que le Soudan s’oriente vers un règlement politique négocié plutôt que vers une victoire militaire de l’un ou l’autre camp. Il a ajouté que toute transition devrait, en fin de compte, être menée par des civils et des forces politiques de moindre envergure, qui, selon lui, devraient s’unir pour tracer l’avenir du Soudan. « Malheureusement, la raison semble faire défaut chez les principaux acteurs du conflit soudanais », a déclaré M. Getachew. Depuis le début de la guerre en avril 2023, l’IGAD, l’Union africaine, les Nations unies et d’autres partenaires ont mené des efforts de médiation pour mettre fin au conflit, mais sans parvenir à une avancée durable. Les médiateurs continuent de souligner qu’une solution durable doit être menée par les Soudanais et s’appartenir au peuple soudanais. Malgré ces efforts, la guerre s’est poursuivie et la crise humanitaire s’est aggravée. La semaine dernière, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait son « mea culpa » (reconnaissance de sa faute) concernant la réponse insuffisante de la communauté internationale, appelant à accorder une plus grande attention aux souffrances causées par la guerre.
La quête d'un accès à la mer par l'Éthiopie est indispensable à la croissance et à la stabilité régionales, selon un membre du HPR
Sep 21, 2026 46
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) La quête d’un accès équitable à la mer par l’Éthiopie constitue un enjeu incontournable pour la croissance économique du pays, sa sécurité nationale, ainsi que la stabilité et l’intégration régionales, a déclaré l’ambassadeur Dina Mufti, membre de la Chambre des représentants des peuples (HPR). Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, l’ambassadeur Dina a expliqué que la croissance démographique et économique de l’Éthiopie, conjuguée à l’évolution de la dynamique sécuritaire régionale, a fait de l’accès à la mer un enjeu national de plus en plus important. Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa quête d’un accès à la mer par la voie diplomatique et recherche des accords fondés sur l’intérêt mutuel et le respect des intérêts et de la souveraineté des pays voisins. Selon Dina, l’intérêt de l’Éthiopie à obtenir un accès à la mer repose sur des considérations historiques, géographiques, économiques et sécuritaires. Il a rappelé que l’Éthiopie avait historiquement accès à la mer et avait utilisé les voies maritimes pour le commerce pendant de nombreuses années, ajoutant que la perte de son accès direct à la mer avait eu des répercussions économiques et stratégiques considérables. L’ambassadeur a également souligné la proximité géographique de l’Éthiopie avec la mer Rouge comme un autre facteur justifiant son intérêt à obtenir cet accès. Il a souligné que certaines régions d’Éthiopie sont situées relativement près du littoral de la mer Rouge et a fait valoir que le pays disposait de fondements historiques et juridiques pour revendiquer un accès équitable. M. Dina a en outre expliqué que la croissance démographique rapide et l’expansion économique de l’Éthiopie entraînaient une augmentation du volume des échanges internationaux, renforçant ainsi la nécessité d’un accès diversifié et fiable aux voies maritimes. Il a déclaré que l’Éthiopie dépendait actuellement fortement du port de Djibouti pour son commerce maritime, soulignant que le fait de dépendre d’un seul port pouvait augmenter les coûts de transport, entraîner des retards logistiques et exposer le commerce du pays à des encombrements et à d’autres perturbations. Alors que les importations et les exportations de l’Éthiopie ne cessent de croître, la diversification des voies d’accès portuaires revêt par conséquent une importance croissante, a-t-il ajouté. Au-delà des considérations économiques, M. Dina a établi un lien entre le programme de l’Éthiopie en matière d’accès à la mer et la paix et la sécurité régionales, en particulier dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Il a souligné que la région continue de faire face à des défis en matière de sécurité, tandis que la piraterie, la traite des êtres humains, le trafic d’armes et de drogue ainsi que d’autres activités illicites constituent des risques pour la sécurité maritime et le commerce international. Selon le député, l’Éthiopie pourrait apporter une contribution significative à la résolution de ces défis en renforçant son engagement dans les affaires maritimes et en conservant la capacité de suivre les développements susceptibles d’affecter ses intérêts nationaux et la sécurité régionale. L’Éthiopie doit être présente dans les zones maritimes afin de suivre les développements en mer et de mieux faire face aux problèmes susceptibles d’affecter le pays, a-t-il ajouté. M. Dina a souligné que la quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie s’inscrit dans le cadre de la diplomatie et ne vise en aucun cas à porter atteinte à la souveraineté ou à l’intégrité territoriale des pays voisins. « L’Éthiopie n’a aucune intention de nuire à qui que ce soit ni d’envahir un autre pays », a déclaré M. Dina, soulignant que son pays cherchait à obtenir un accès à la mer dans le cadre d’une approche « gagnant-gagnant ». Il a ajouté que la prospérité et le développement économiques de l’Éthiopie pourraient également profiter aux pays voisins, compte tenu de l’étroite interdépendance économique, sociale et sécuritaire qui existe entre les pays de la Corne de l’Afrique. La prospérité, la croissance et le progrès de l’Éthiopie seraient également dans l’intérêt des pays voisins, a déclaré M. Dina, soulignant l’importance de la coopération et d’une intégration régionale mutuellement bénéfique.
L'offensive diplomatique de l'Éthiopie porte ses fruits dans la récupération de son patrimoine spolié, Alula Pankhurst
Sep 21, 2026 178
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Alula Pankhurst a salué les efforts diplomatiques déployés par le gouvernement éthiopien pour récupérer les objets du patrimoine culturalement volés au pays par le pillage, la force ou d’autres moyens illicites. Mme Pankhurst, chercheuse et membre du Comité national éthiopien pour la restitution du patrimoine, a souligné que l’Éthiopie avait obtenu des résultats encourageants ces dernières années en renforçant son engagement diplomatique, en améliorant la coordination entre les parties prenantes et en appliquant le principe du « Medemer », ou synergie, pour faciliter le retour des biens du patrimoine culturel. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a déclaré que de nombreux objets éthiopiens avaient été rapatriés au cours des sept dernières années grâce à des initiatives diplomatiques et à des efforts coordonnés impliquant des institutions gouvernementales, des chercheurs, des organisations de protection du patrimoine et des musées internationaux. M. Pankhurst a souligné que les objets du patrimoine soustraits par la force, le pillage ou d’autres moyens illicites devaient être restitués à leurs propriétaires historiques légitimes. Dans ce contexte, un chercheur britannique et consultant en développement social a déclaré que l’Éthiopie avait intensifié ses efforts pour identifier et récupérer les objets du patrimoine illégalement sortis du pays, y compris les artefacts qui sont par la suite apparus sur les marchés internationaux de l’art et des antiquités. Selon M. Pankhurst, les autorités éthiopiennes ont, à plusieurs reprises, formulé des objections diplomatiques officielles afin d’empêcher la vente d’objets éthiopiens sur les marchés étrangers. À la suite de l’annulation de ces ventes, le gouvernement et d’autres parties prenantes ont engagé des discussions avec les parties concernées pour négocier la restitution des objets, parfois par le biais d’accords prévoyant une indemnisation raisonnable et abordable, a-t-il précisé. M. Pankhurst a également mis en avant les efforts actuellement déployés pour récupérer l’Évangile de l’empereur Tewodros II, qui avait été pillé à Maqdala puis mis en vente à Abu Dhabi par une société autrichienne. Il a déclaré que le dialogue direct avec les musées internationaux était également devenu un moyen important d’obtenir la restitution du patrimoine éthiopien. À cet égard, un accord a été conclu avec le Toledo Museum of Art, aux États-Unis, en vue du rapatriement progressif d’environ 380 objets éthiopiens acquis par le musée auprès d’un particulier, a noté M. Pankhurst. En vertu de cet accord, le musée devrait restituer prochainement deux manuscrits du XVe siècle et trois croix, tandis que les autres objets seront rapatriés par étapes au cours des cinq à dix prochaines années. M. Pankhurst a déclaré que ces accords témoignaient de l’importance d’un engagement diplomatique soutenu et d’une coopération entre les institutions gouvernementales, les chercheurs, les organismes chargés du patrimoine et les musées internationaux pour la restauration du patrimoine culturel de l’Éthiopie. Il a ajouté que les efforts de rapatriement actuellement menés contribuaient à la récupération d’objets historiques qui constituent une partie importante de l’identité culturelle et historique de l’Éthiopie.
L'UA et l'ONU réaffirment leurs engagements communs en faveur de la paix, de l'économie et de l'équité en matière de ressources
Sep 21, 2026 127
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, et le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, ont coprésidé une réunion de haut niveau entre l’UA et l’ONU en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, dans le but d’approfondir la coopération stratégique, de renforcer les cadres de paix et de sécurité, et de faire avancer les réformes financières mondiales en faveur de l’Afrique. Selon une publication de l’UA sur les réseaux sociaux, cette réunion a réaffirmé l’engagement commun des deux institutions à soutenir les efforts de l’Afrique pour relever les défis structurels et promouvoir un ordre international plus juste. Parmi les principaux sujets abordés figuraient la réforme de l’architecture financière internationale, la viabilité de la dette et la nécessité de veiller à ce que les pays africains tirent davantage profit de leurs ressources minérales essentielles. Les deux parties ont souligné l’importance stratégique de la coopération entre l’UA et l’ONU, notamment les trois cadres de coopération existants, ainsi que la nécessité de finaliser la feuille de route commune au-delà de 2026. L’Organisation des Nations unies a été réaffirmée comme un partenaire clé de l’UA pour relever les défis en matière de paix et de sécurité sur le continent. En matière de paix et de sécurité, la réunion a souligné la nécessité de consolider l’architecture africaine de paix et de sécurité, de renforcer la diplomatie préventive et la médiation, et de garantir des ressources suffisantes pour soutenir les solutions menées par l’Afrique face aux défis africains. Les discussions ont également porté sur l’évolution de la situation au Sahel, en Libye, au Soudan, au Soudan du Sud, en Somalie et en République démocratique du Congo, notamment le soutien continu à la médiation menée par le Togo en RDC. La réunion a en outre exprimé sa préoccupation face aux chocs externes, notamment les conflits, les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et les goulets d’étranglement maritimes, qui exercent une pression supplémentaire sur les économies africaines et la sécurité alimentaire. L’impact potentiel des événements liés au climat a également été souligné. Les deux parties ont convenu de la nécessité de mesures de suivi concrètes, notamment la finalisation de la feuille de route UA-ONU, les engagements prévus concernant la Libye et le Soudan, l’identification des pays les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire et l’élaboration de mesures d’urgence grâce à une coordination et un financement renforcés.
« L'accès souverain à la mer est inévitable pour l'Éthiopie », déclare Birhanu Lenjiso
Sep 20, 2026 258
Addis Ababa le 20 septembre, 2026 (ENA) La quête de l’Éthiopie pour un accès fiable à la mer Rouge est un impératif national incontournable, a déclaré Birhanu Lenjiso, cofondateur et ancien directeur adjoint de l’Institut de recherche sur les politiques de l’Afrique de l’Est (EAPRI). Birhanu, auteur de l’ouvrage *Water : « Ethiopia’s Gateway to Prosperity »*, a déclaré à l’ENA que la croissance démographique de l’Éthiopie, l’expansion de son économie et sa position stratégique dans la Corne de l’Afrique font de l’obtention d’un accès à la mer un objectif national inévitable. La quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie doit également être replacée dans le contexte plus large de l’Abay/du Nil ; il a en effet fait valoir que les dynamiques politiques et stratégiques entourant ces deux questions sont étroitement liées. Évoquant les relations historiques de l’Éthiopie avec la mer, il a mis en avant la civilisation d’Aksoum, qui était étroitement associée au commerce maritime et aux liens commerciaux à travers la mer Rouge. Pour M. Birhanu, l’intérêt de l’Éthiopie pour l’accès à la mer dépasse donc ses besoins économiques et logistiques immédiats. « Nous ne réclamons pas vraiment l’accès à la mer parce que nous avons besoin d’un port, ni parce que notre population est nombreuse, ni parce que notre économie est en pleine croissance », a-t-il déclaré. Il a fait valoir que l’expérience historique de l’Éthiopie et ses liens de longue date avec le commerce maritime devraient faire partie des arguments avancés par le pays lorsqu’il s’adresse à la communauté internationale au sujet de l’accès à la mer. M. Birhanu, qui est également ancien ministre d’État chargé du développement de l’irrigation, a déclaré que l’Éthiopie devrait renforcer ce discours en associant des preuves historiques à des considérations économiques et stratégiques contemporaines. Il a décrit l’accès à la mer comme « faisant partie intégrante de l’identité éthiopienne », affirmant que la dimension historique ne devait pas être négligée dans les discussions sur les relations de l’Éthiopie avec la mer Rouge et l’environnement maritime au sens large. Dans ce contexte, M. Birhanu a déclaré que l’objectif de l’Éthiopie était de diversifier son accès à la mer et de mettre en place des accords garantissant une plus grande fiabilité. « Tout ce que demande l’Éthiopie, c’est de disposer d’un accès diversifié à la mer », a-t-il déclaré. Il a ajouté que le marché éthiopien, vaste et en pleine croissance, conférait à l’accès maritime une dimension économique plus large, tandis que les développements en mer Rouge et dans la Corne de l’Afrique ont rendu cette question de plus en plus importante d’un point de vue régional. Selon M. Birhanu, l’accès de l’Éthiopie à la mer pourrait générer des retombées positives au-delà des frontières du pays, en reliant plus directement sa grande économie au commerce maritime régional et en stimulant l’activité économique dans toute la Corne de l’Afrique. Il a déclaré que l’Éthiopie n’avait pas nécessairement besoin de s’en tenir à un modèle unique d’accès maritime, évoquant plutôt toute une série d’accords possibles avec les États côtiers. Ceux-ci pourraient inclure des contrats de location à long terme, des corridors d’infrastructures et des projets de transport et de logistique développés conjointement, a-t-il précisé. Il a cité l’utilisation de longue date par l’Éthiopie du corridor de Djibouti comme exemple illustrant comment les infrastructures transfrontalières et les intérêts économiques peuvent donner lieu à des accords mutuellement avantageux. Dans le même temps, M. Birhanu a déclaré que la dépendance à l’égard d’une seule grande voie maritime créait des vulnérabilités, ce qui rendait la diversification essentielle pour les intérêts économiques à long terme de l’Éthiopie. Interrogé sur le caractère inévitable de la quête d’un accès maritime par l’Éthiopie, M. Birhanu a répondu que la trajectoire démographique et économique du pays continuerait à renforcer l’importance de garantir un accès fiable aux voies maritimes internationales. Il a également établi un lien entre les aspirations maritimes de l’Éthiopie et la dynamique plus large en matière de sécurité et d’économie dans la Corne de l’Afrique. Il a souligné que la région disposait d’un vaste littoral et occupait une position stratégique le long des principales routes maritimes internationales, tout en étant confrontée à des défis persistants en matière de sécurité. Selon lui, une plus grande intégration économique entre l’Éthiopie et les États côtiers pourrait contribuer au commerce, au développement des infrastructures et à la stabilité régionale. Il a fait valoir que l’important marché de consommation et le potentiel économique de l’Éthiopie pourraient devenir un atout pour les pays côtiers si des modalités d’accès et des infrastructures appropriées étaient mises en place. M. Birhanu a déclaré que l’accès maritime de l’Éthiopie et sa position sur le Nil reposaient sur ce qu’il a décrit comme un principe sous-jacent commun : l’utilisation équitable des ressources régionales. Il a fait valoir que les discussions de l’Éthiopie concernant l’Abay/le Nil et sa quête d’un accès à la mer Rouge ne devaient donc pas être considérées comme des questions stratégiques totalement distinctes. « Je ne considère pas vraiment l’accès maritime ou le défi que cela représente comme un sujet distinct. Je pense que cela est étroitement lié à la question du Nil. Les deux cours d’eau sont distincts, mais leurs enjeux politiques sont étroitement liés », a-t-il déclaré. Il a ajouté que l’approche de l’Éthiopie était axée sur le développement et l’accès équitable plutôt que sur le contrôle des ressources d’autres pays. « Nous réclamons l’équité partout. Nous réclamons le développement. Nous ne réclamons pas la domination », a déclaré M. Birhanu. Il a affirmé que les aspirations maritimes de l’Éthiopie devaient, en fin de compte, s’inscrire dans l’objectif plus large de renforcer l’intégration économique régionale et de permettre au pays de participer plus directement au commerce maritime. « Nous ne cherchons pas la confrontation sur le Nil. Nous ne cherchons pas la confrontation en mer Rouge. Nous recherchons la coopération », a-t-il déclaré. M. Birhanu a ajouté qu’une telle approche permettrait à l’Éthiopie de faire valoir ses intérêts économiques tout en créant des opportunités pour les pays côtiers et en contribuant au développement et à la sécurité de l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge.
L'engagement de l'Éthiopie au sein des BRICS marque une nouvelle ère de partenariat mondial et d'opportunités économiques
Sep 20, 2026 229
Par un rédacteur Le 20 septembre, 2026 (ENA) La participation de l'Éthiopie au 18e sommet des dirigeants du BRICS à New Delhi a marqué un tournant important dans l'élargissement de l'engagement international du pays et dans sa quête d'une croissance économique inclusive. Ce sommet, organisé sous le thème « Construire pour la résilience, l'innovation, la coopération et la durabilité », a réuni les dirigeants des principales économies émergentes afin de renforcer la coopération dans les domaines du commerce, de l'investissement, de la technologie, de l'action climatique et du développement durable. L'adoption de la Déclaration de New Delhi, qui comprenait 140 points de consensus, a démontré l'engagement commun des membres du BRICS et des pays partenaires à approfondir la coopération et à créer de nouvelles opportunités pour les économies en développement. Pour l'Éthiopie, ce sommet a constitué une occasion précieuse de mettre en avant ses efforts de transformation, de présenter des opportunités d'investissement et de renforcer les partenariats qui soutiennent ses objectifs nationaux de développement. Renforcer l'intégration mondiale et les partenariats de développement de l'Éthiopie La participation active de l'Éthiopie au sommet a suscité un vif intérêt, les dirigeants des pays du BRICS ayant exprimé leur soutien à plusieurs initiatives internationales importantes du pays. Le BRICS a réaffirmé son soutien au processus d'adhésion en cours de l'Éthiopie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), reconnaissant les efforts déployés par le pays pour renforcer son intégration dans le commerce mondial et élargir la coopération économique avec ses partenaires internationaux. Le sommet a également marqué une avancée pour le rôle de l'Éthiopie dans la diplomatie aéronautique mondiale. Les dirigeants des pays du BRICS ont soutenu la candidature de l'Éthiopie à un siège élargi au Conseil de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), après que l'Union africaine eut désigné l'Éthiopie comme seul candidat africain. Cette reconnaissance reflète la contribution croissante de l'Éthiopie à la connectivité continentale, au développement de l'aviation et à la coopération internationale. L'une des principales réalisations mises en avant lors du sommet a été la préparation de l'Éthiopie à accueillir la 32e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP32) à Addis-Abeba en 2027. Le soutien des dirigeants des pays du BRICS offre à l'Éthiopie l'occasion de mettre en avant les priorités de l'Afrique en matière de climat, de promouvoir des solutions de développement vert et d'encourager une coopération internationale renforcée sur l'adaptation au changement climatique, les énergies renouvelables et le financement climatique. S'exprimant lors du sommet, le Premier ministre Abiy Ahmed a présenté une vision de partenariat entre les pays du BRICS et l'Afrique fondée sur une croissance partagée et des avantages mutuels. Il a souligné que les abondantes ressources naturelles de l'Afrique, associées aux investissements, aux technologies et à l'expertise mondiaux, peuvent créer une plus grande valeur économique et accélérer le développement industriel à travers le continent. Le Premier ministre a mis en avant la transformation agricole de l'Éthiopie comme un exemple de progrès national. Il a souligné les avancées réalisées par le pays pour passer d'une dépendance vis-à-vis du blé importé à une capacité de production nationale accrue. Cette évolution, a-t-il expliqué, offre à l'Éthiopie la possibilité de participer à des initiatives telles que la Bourse des céréales des BRICS proposée, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire régionale et à la coopération agricole. L'Éthiopie a également souligné l'importance de l'innovation et de la technologie dans la construction de l'économie de demain. Le Premier ministre Abiy a mis en avant l'intelligence artificielle comme un domaine clé de coopération et a appelé à des partenariats dans la recherche sur l'IA, le développement des infrastructures numériques, les capacités de calcul et la gouvernance responsable des technologies. Ces priorités soutiennent l'ambition de l'Éthiopie de bâtir une économie fondée sur la connaissance, portée par l'innovation, le développement des compétences et la transformation numérique. Sur le plan financier, l'Éthiopie a participé activement aux discussions économiques du BRICS par l'intermédiaire de la délégation de la Banque nationale d'Éthiopie, dirigée par le gouverneur Eyob Tekalign. L'Éthiopie a présenté ses réformes économiques en cours, notamment les mesures relatives aux devises, les améliorations de la politique monétaire et les initiatives de restructuration budgétaire visant à renforcer la résilience économique et à créer un environnement plus attractif pour les investisseurs. Renforcement des relations bilatérales avec les pays du BRICS et les partenaires mondiaux Au-delà des discussions multilatérales, le sommet du BRICS a offert à l'Éthiopie une tribune importante pour renforcer ses relations bilatérales avec des partenaires mondiaux clés. Le Premier ministre Abiy Ahmed a tenu des entretiens de haut niveau avec les dirigeants de l'Inde, de la Chine, de la Russie, de l'Iran, de la Malaisie et des Émirats arabes unis, axés sur le commerce, l'investissement, le transfert de technologies, le développement des infrastructures, la coopération énergétique et les relations diplomatiques. La rencontre avec le Premier ministre indien Narendra Modi a mis en avant les relations de longue date entre l'Éthiopie et l'Inde, notamment dans des domaines tels que le commerce, l'investissement, l'éducation, l'industrie pharmaceutique, l'agriculture et la technologie. L'Inde reste l'un des partenaires économiques majeurs de l'Éthiopie, les entreprises indiennes étant présentes dans des secteurs tels que l'industrie manufacturière, l'agriculture et les infrastructures. Les discussions ont également mis l'accent sur l'élargissement de la coopération dans les domaines des technologies numériques, du renforcement des capacités et du développement industriel. Les échanges de l'Éthiopie avec le président chinois Xi Jinping ont encore renforcé le partenariat stratégique entre les deux pays. L'Éthiopie et la Chine entretiennent une coopération étendue dans les domaines du développement des infrastructures, des transports, des télécommunications, de l'industrie manufacturière et des parcs industriels. Les discussions ont porté sur l'élargissement de la coopération économique, l'encouragement à davantage d'investissements et le renforcement des partenariats de développement dans le cadre plus large de la coopération sino-africaine. Les discussions avec le président russe Vladimir Poutine ont porté sur l'élargissement de la coopération dans des domaines tels que l'énergie, la technologie, l'éducation, l'agriculture et les relations économiques. L'Éthiopie et la Russie entretiennent des liens diplomatiques historiques, et les deux parties ont exprimé leur intérêt pour un renforcement de la coopération dans les secteurs contribuant au développement économique et aux priorités nationales. L'Éthiopie a également eu des discussions avec le président iranien Masoud Pezeshkian sur les possibilités de renforcer la coopération dans les domaines du commerce, de l'industrie, de l'agriculture, de la technologie et des échanges scientifiques. Les deux pays ont exploré les moyens d'approfondir leurs relations économiques et d'accroître leur collaboration dans des domaines d'intérêt mutuel. La rencontre avec le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a été l'occasion de renforcer la coopération en matière d'investissement, d'éducation, d'agriculture, de tourisme et de développement industriel. L'Éthiopie s'est efforcée d'attirer les investissements et l'expertise malaisiens, en particulier dans les secteurs de l'industrie manufacturière et du développement économique. Les échanges entre l'Éthiopie et le prince héritier d'Abou Dhabi, Cheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan, ont mis en évidence le partenariat croissant entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis. Les Émirats arabes unis sont devenus un partenaire important de l'Éthiopie grâce à des investissements dans la logistique, l'agriculture, les énergies renouvelables, le commerce et la coopération financière. Les discussions ont mis l'accent sur l'élargissement des opportunités d'investissement et le renforcement des liens économiques. Ces échanges bilatéraux ont illustré la stratégie de l'Éthiopie visant à diversifier ses partenariats internationaux et à attirer des investissements provenant de différentes régions du monde. Grâce à des relations diplomatiques et économiques plus solides, l'Éthiopie vise à multiplier les opportunités commerciales, à accéder à des technologies de pointe, à promouvoir l'industrialisation et à soutenir le développement durable. Au-delà des priorités nationales de l'Éthiopie, le sommet des BRICS a abordé des enjeux mondiaux plus larges, notamment la nécessité d'une représentation accrue des pays en développement au sein des institutions internationales. Les dirigeants ont souligné l'importance de la coopération, de l'équité et des solutions durables pour relever les défis mondiaux. Conclusion La participation de l'Éthiopie au sommet des BRICS a démontré la confiance, l'ambition et l'engagement croissants du pays en faveur de la coopération internationale. Le soutien apporté à l'adhésion de l'Éthiopie à l'OMC, à sa candidature à l'OACI et à son rôle de chef de file lors de la COP32, ainsi que les discussions sur les investissements, la technologie, l'agriculture et les partenariats financiers, ont ouvert de nouvelles perspectives de progrès économiques et diplomatiques. Ce sommet a permis à l'Éthiopie de mettre en avant ses réalisations en matière de développement et de présenter une vision fondée sur l'innovation, la productivité, la durabilité et le partenariat international. L'élargissement des relations bilatérales avec les membres du BRICS et d'autres partenaires mondiaux a encore renforcé la capacité de l'Éthiopie à attirer les investissements, à échanger des connaissances et à participer activement à la coopération économique mondiale. Grâce à un engagement continu auprès des économies émergentes et des institutions internationales, l'Éthiopie se positionne comme un contributeur actif au programme de développement de l'Afrique. Les résultats du sommet constituent une étape importante vers une intégration mondiale plus profonde, des partenariats plus solides et un rôle accru de l'Éthiopie dans la promotion d'une croissance et d'une prospérité partagées en Afrique et au-delà.
« Le gaspillage irresponsable de l'eau et la politique déstabilisatrice de l'Égypte sont contre-productifs » : Getachew Reda
Sep 19, 2026 388
Addis Ababa le 19 septembre, 2026 (ENA) Dans une analyse sans concession, Getachew Reda, ministre et conseiller du Premier ministre éthiopien pour les affaires de l’Afrique de l’Est, a qualifié la revendication de l’Égypte d’un contrôle exclusif sur le Nil de « fantasme dépassé » et a condamné son ingérence régionale, la jugeant à la fois contre-productive et dangereuse. Dans une interview exclusive accordée à The Pulse of Africa, Getachew a déclaré : « Les Égyptiens sont très doués pour créer une réalité artificielle. » Il a évoqué l’insistance de longue date de l’Égypte à considérer que le Nil lui appartient en propre — non pas comme une ressource partagée entre les pays en amont et en aval, mais comme quelque chose dont elle est entièrement propriétaire. Il a souligné l’audace de cette position, notant qu’il ne faudrait pas s’étonner si un Égyptien affirmait que l’Égypte elle-même est la source du Nil. Getachew a fait valoir que l’Égypte a fait preuve d’une formidable capacité à forcer la science à s’adapter à son discours. En politique, a-t-il déclaré, cela a engendré un profond sentiment de droit acquis, qu’ils appellent « droits historiques », à tel point qu’il serait presque impossible pour un Égyptien de croire qu’il existe des peuples qui se trouvent être à l’origine du Nil et qui pourraient en tirer parti — que ce soit pour l’énergie hydroélectrique, l’irrigation ou d’autres fins. S'appuyant sur les idées du philosophe italien Antonio Gramsci, il a fait valoir que l'Égypte a développé une hégémonie culturelle, sociale et historique sur la manière dont le Nil est perçu par les Égyptiens, qu'il a attribuée à ce qu'il a décrit comme une interprétation unilatérale de l'importance du fleuve. En conséquence, toute tentative des autres pays riverains d’utiliser ces ressources en eau est jugée inacceptable. Le conseiller a expliqué que la conception égyptienne des « droits historiques » se résume simplement à l’idée que celui qui a utilisé l’eau en premier doit continuer à l’utiliser indéfiniment. « Les droits historiques sont devenus obsolètes car ils sont inacceptables », a-t-il affirmé, ajoutant que le concept plus récent de « sécurité hydrique », promu dans les cercles internationaux, n’est qu’un autre nom pour désigner cette même revendication dépassée. Il a rejeté l’idée selon laquelle la question du Nil serait une question existentielle pour l’Égypte, arguant que les dirigeants égyptiens instrumentalisent cette question sous l’angle de la sécurité précisément parce qu’ils souhaitent préserver un monopole. « Les responsables politiques égyptiens entretiennent une relation très compliquée avec la réalité », a fait remarquer Getachew. Le ministre s’est montré sans détour au sujet de la gestion de l’eau en Égypte. L’Égypte figure parmi les pays ayant les pires pratiques en matière de gestion de l’eau, a-t-il affirmé, citant comme exemples de ce qu’il a qualifié de mauvaise gestion des ressources hydriques des projets très gourmands en eau tels que le programme de Toshka, notamment les terrains de golf et autres aménagements dans le désert. Il a en outre souligné que l’évaporation annuelle au niveau du haut barrage d’Assouan dépasse de loin la quantité d’eau stockée dans les réservoirs éthiopiens. Getachew a déclaré que le régime égyptien s’était systématiquement employé à déstabiliser l’Éthiopie — d’où provient la plus grande partie des eaux du Nil — et le Soudan, qui dispose d’un potentiel d’irrigation considérable. L’instabilité au Soudan, a-t-il fait valoir, sert les intérêts de l’Égypte en empêchant ce pays d’exploiter pleinement le fleuve. Il a évoqué ce qu’il a qualifié de double standard flagrant : alors que les Frères musulmans sont interdits et réprimés en Égypte, les autorités égyptiennes ont soutenu des éléments liés aux Frères musulmans au Soudan. Il a qualifié les manœuvres politiques de l’Égypte de manque de vision à long terme. Getachew a été catégorique : la meilleure option pour l’Égypte est d’abandonner sa stratégie qui a échoué, de s’entendre avec l’Éthiopie et d’œuvrer en faveur de la stabilité régionale. Il a souligné qu’une Éthiopie et un Soudan stables ne porteraient jamais atteinte aux intérêts légitimes de l’Égypte. Il a fait valoir que l’Éthiopie, en tant que pays riverain en amont, a tout à fait le droit d’utiliser ses ressources en eau, tout en précisant : « Le problème de l’Égypte, c’est qu’elle ne parvient pas à accepter la réalité. » « Mon conseil est le suivant : la réalité a changé, et ce pour toujours. Tenter d’imposer sa propre vision de la science, de la climatologie et de l’hydrologie aux pays en amont est anachronique et contre-productif. Son implication massive dans des activités déstabilisatrices dans la région est tout aussi contre-productive — et potentiellement dangereuse pour elle-même. » Toute véritable négociation ou médiation, a-t-il insisté, doit réunir les deux parties autour de la table et s’ancrer dans la réalité et la science, et non dans la politique. « La géographie est stable. On ne peut pas changer la géographie », a déclaré Getachew.
Social
L'offensive diplomatique de l'Éthiopie porte ses fruits dans la récupération de son patrimoine spolié, Alula Pankhurst
Sep 21, 2026 178
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Alula Pankhurst a salué les efforts diplomatiques déployés par le gouvernement éthiopien pour récupérer les objets du patrimoine culturalement volés au pays par le pillage, la force ou d’autres moyens illicites. Mme Pankhurst, chercheuse et membre du Comité national éthiopien pour la restitution du patrimoine, a souligné que l’Éthiopie avait obtenu des résultats encourageants ces dernières années en renforçant son engagement diplomatique, en améliorant la coordination entre les parties prenantes et en appliquant le principe du « Medemer », ou synergie, pour faciliter le retour des biens du patrimoine culturel. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a déclaré que de nombreux objets éthiopiens avaient été rapatriés au cours des sept dernières années grâce à des initiatives diplomatiques et à des efforts coordonnés impliquant des institutions gouvernementales, des chercheurs, des organisations de protection du patrimoine et des musées internationaux. M. Pankhurst a souligné que les objets du patrimoine soustraits par la force, le pillage ou d’autres moyens illicites devaient être restitués à leurs propriétaires historiques légitimes. Dans ce contexte, un chercheur britannique et consultant en développement social a déclaré que l’Éthiopie avait intensifié ses efforts pour identifier et récupérer les objets du patrimoine illégalement sortis du pays, y compris les artefacts qui sont par la suite apparus sur les marchés internationaux de l’art et des antiquités. Selon M. Pankhurst, les autorités éthiopiennes ont, à plusieurs reprises, formulé des objections diplomatiques officielles afin d’empêcher la vente d’objets éthiopiens sur les marchés étrangers. À la suite de l’annulation de ces ventes, le gouvernement et d’autres parties prenantes ont engagé des discussions avec les parties concernées pour négocier la restitution des objets, parfois par le biais d’accords prévoyant une indemnisation raisonnable et abordable, a-t-il précisé. M. Pankhurst a également mis en avant les efforts actuellement déployés pour récupérer l’Évangile de l’empereur Tewodros II, qui avait été pillé à Maqdala puis mis en vente à Abu Dhabi par une société autrichienne. Il a déclaré que le dialogue direct avec les musées internationaux était également devenu un moyen important d’obtenir la restitution du patrimoine éthiopien. À cet égard, un accord a été conclu avec le Toledo Museum of Art, aux États-Unis, en vue du rapatriement progressif d’environ 380 objets éthiopiens acquis par le musée auprès d’un particulier, a noté M. Pankhurst. En vertu de cet accord, le musée devrait restituer prochainement deux manuscrits du XVe siècle et trois croix, tandis que les autres objets seront rapatriés par étapes au cours des cinq à dix prochaines années. M. Pankhurst a déclaré que ces accords témoignaient de l’importance d’un engagement diplomatique soutenu et d’une coopération entre les institutions gouvernementales, les chercheurs, les organismes chargés du patrimoine et les musées internationaux pour la restauration du patrimoine culturel de l’Éthiopie. Il a ajouté que les efforts de rapatriement actuellement menés contribuaient à la récupération d’objets historiques qui constituent une partie importante de l’identité culturelle et historique de l’Éthiopie.
La Corne de l’Afrique appelée à transformer les prévisions d’El Niño en actions anticipatoires
Sep 17, 2026 397
Addis Ababa le 17 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a appelé les États membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) à renforcer les mesures anticipatoires face aux risques liés au phénomène El Niño, en mettant l’accent sur le financement précoce, la coordination régionale et la transformation des systèmes d’alerte précoce en actions concrètes. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD, M. Mohamed Abdi Ware, a souligné que les prévisions disponibles offrent à la région une occasion d’agir avant que les risques ne se transforment en crise. Selon les prévisions de l’IGAD Climate Prédiction and Applications Centre (ICPAC), Il a rappelé les conséquences des épisodes précédents, notamment les inondations de 2023 qui ont fait au moins 352 morts en Éthiopie, au Kenya et en Somalie et déplacé plus de 2,4 millions de personnes, selon les chiffres présentés lors du forum. « Nous ne pouvons pas arrêter la pluie, mais nous pouvons décider de ce qu’elle trouvera à son arrivée », a-t-il déclaré, appelant les États membres à activer leurs plans de préparation, à prépositionner les fournitures nécessaires et à renforcer le partage des alertes au-delà des frontières. Pour sa part, le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Dr Zeynu Ummer, a estimé que les vulnérabilités révélées par les précédents épisodes d’El Niño en matière de financement, de coordination transfrontalière, d’infrastructures et de planification des évacuations constituent également des défis de développement à long terme. Il a appelé à intégrer la gestion des risques de catastrophe dans les budgets nationaux et à développer des investissements durables dans le stockage de l’eau, la restauration des bassins versants, les infrastructures de transport résilientes et la gestion conjointe des bassins transfrontaliers. El Niño est un phénomène climatique lié au réchauffement des eaux de l'océan Pacifique, qui perturbe les précipitations et les conditions météorologiques. Ce forum se tient alors que la Corne de l'Afrique se prépare à faire face aux éventuels impacts d'El Niño, dans le but de renforcer la préparation régionale, les systèmes d'alerte précoce et les mesures préventives avant que les risques liés au climat ne s'intensifient.
Le Premier ministre Abiy souhaite bonne chance aux élèves à l'occasion de la rentrée scolaire
Sep 16, 2026 311
Addis Ababa le 16 septembre,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a adressé ses meilleurs vœux aux étudiants de toute l’Éthiopie à l’occasion de la rentrée universitaire 2019, les exhortant à viser l’excellence et à contribuer à façonner l’avenir du pays. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré : « Notre jeune génération est la plus grande richesse de l’Éthiopie », ajoutant : « À l’aube de l’année universitaire 2019, j’encourage chaque étudiant à apprendre avec curiosité, à viser l’excellence et à développer les compétences nécessaires pour façonner l’avenir de notre nation. » Il a précisé qu’une grande partie de ce qui se construit aujourd’hui est destinée « aux générations futures », soulignant que les élèves, en tant que « bénéficiaires et gardiens de cet avenir », ont un rôle essentiel à jouer pour « perpétuer le fier héritage civilisationnel » de l’Éthiopie. Il a également rendu hommage aux enseignants, affirmant que leur dévouement est « essentiel pour former une génération compétente et sûre d’elle ». « Continuez à inspirer nos élèves, à cultiver leur potentiel et à leur transmettre les connaissances et les valeurs qui leur permettront de s’épanouir », a-t-il déclaré. Le Premier ministre a également souhaité à tous les acteurs du secteur de l’éducation « une année scolaire couronnée de succès et enrichissante ».
Le Premier ministre Abiy et la Première dame Zinash partagent un repas de fête du Nouvel An avec la communauté
Sep 11, 2026 617
Addis Ababa le 11 septembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed et la Première dame Zinash Tayachew ont partagé le repas du Nouvel An avec des membres de la communauté locale, perpétuant ainsi une tradition éthiopienne chère au peuple consistant à célébrer ensemble les grandes occasions. Selon le cabinet du Premier ministre, ce rassemblement reflétait la culture durable du partage, de la solidarité et de la cohésion qui caractérise depuis longtemps la société éthiopienne. La tradition consistant à accueillir et à partager des repas avec ses voisins, sa famille et les membres de la communauté reste profondément ancrée dans la vie éthiopienne, et elle est particulièrement visible lors des grandes fêtes telles que le Nouvel An. Le fait que cette tradition se perpétue à travers les générations met en évidence la résilience des riches valeurs sociales et culturelles de l'Éthiopie, où l'hospitalité, les liens communautaires et l'entraide font toujours partie intégrante de la vie quotidienne et des fêtes, a-t-on appris.
Économie
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 51
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
« L'accès souverain à la mer est inévitable pour l'Éthiopie », déclare Birhanu Lenjiso
Sep 20, 2026 258
Addis Ababa le 20 septembre, 2026 (ENA) La quête de l’Éthiopie pour un accès fiable à la mer Rouge est un impératif national incontournable, a déclaré Birhanu Lenjiso, cofondateur et ancien directeur adjoint de l’Institut de recherche sur les politiques de l’Afrique de l’Est (EAPRI). Birhanu, auteur de l’ouvrage *Water : « Ethiopia’s Gateway to Prosperity »*, a déclaré à l’ENA que la croissance démographique de l’Éthiopie, l’expansion de son économie et sa position stratégique dans la Corne de l’Afrique font de l’obtention d’un accès à la mer un objectif national inévitable. La quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie doit également être replacée dans le contexte plus large de l’Abay/du Nil ; il a en effet fait valoir que les dynamiques politiques et stratégiques entourant ces deux questions sont étroitement liées. Évoquant les relations historiques de l’Éthiopie avec la mer, il a mis en avant la civilisation d’Aksoum, qui était étroitement associée au commerce maritime et aux liens commerciaux à travers la mer Rouge. Pour M. Birhanu, l’intérêt de l’Éthiopie pour l’accès à la mer dépasse donc ses besoins économiques et logistiques immédiats. « Nous ne réclamons pas vraiment l’accès à la mer parce que nous avons besoin d’un port, ni parce que notre population est nombreuse, ni parce que notre économie est en pleine croissance », a-t-il déclaré. Il a fait valoir que l’expérience historique de l’Éthiopie et ses liens de longue date avec le commerce maritime devraient faire partie des arguments avancés par le pays lorsqu’il s’adresse à la communauté internationale au sujet de l’accès à la mer. M. Birhanu, qui est également ancien ministre d’État chargé du développement de l’irrigation, a déclaré que l’Éthiopie devrait renforcer ce discours en associant des preuves historiques à des considérations économiques et stratégiques contemporaines. Il a décrit l’accès à la mer comme « faisant partie intégrante de l’identité éthiopienne », affirmant que la dimension historique ne devait pas être négligée dans les discussions sur les relations de l’Éthiopie avec la mer Rouge et l’environnement maritime au sens large. Dans ce contexte, M. Birhanu a déclaré que l’objectif de l’Éthiopie était de diversifier son accès à la mer et de mettre en place des accords garantissant une plus grande fiabilité. « Tout ce que demande l’Éthiopie, c’est de disposer d’un accès diversifié à la mer », a-t-il déclaré. Il a ajouté que le marché éthiopien, vaste et en pleine croissance, conférait à l’accès maritime une dimension économique plus large, tandis que les développements en mer Rouge et dans la Corne de l’Afrique ont rendu cette question de plus en plus importante d’un point de vue régional. Selon M. Birhanu, l’accès de l’Éthiopie à la mer pourrait générer des retombées positives au-delà des frontières du pays, en reliant plus directement sa grande économie au commerce maritime régional et en stimulant l’activité économique dans toute la Corne de l’Afrique. Il a déclaré que l’Éthiopie n’avait pas nécessairement besoin de s’en tenir à un modèle unique d’accès maritime, évoquant plutôt toute une série d’accords possibles avec les États côtiers. Ceux-ci pourraient inclure des contrats de location à long terme, des corridors d’infrastructures et des projets de transport et de logistique développés conjointement, a-t-il précisé. Il a cité l’utilisation de longue date par l’Éthiopie du corridor de Djibouti comme exemple illustrant comment les infrastructures transfrontalières et les intérêts économiques peuvent donner lieu à des accords mutuellement avantageux. Dans le même temps, M. Birhanu a déclaré que la dépendance à l’égard d’une seule grande voie maritime créait des vulnérabilités, ce qui rendait la diversification essentielle pour les intérêts économiques à long terme de l’Éthiopie. Interrogé sur le caractère inévitable de la quête d’un accès maritime par l’Éthiopie, M. Birhanu a répondu que la trajectoire démographique et économique du pays continuerait à renforcer l’importance de garantir un accès fiable aux voies maritimes internationales. Il a également établi un lien entre les aspirations maritimes de l’Éthiopie et la dynamique plus large en matière de sécurité et d’économie dans la Corne de l’Afrique. Il a souligné que la région disposait d’un vaste littoral et occupait une position stratégique le long des principales routes maritimes internationales, tout en étant confrontée à des défis persistants en matière de sécurité. Selon lui, une plus grande intégration économique entre l’Éthiopie et les États côtiers pourrait contribuer au commerce, au développement des infrastructures et à la stabilité régionale. Il a fait valoir que l’important marché de consommation et le potentiel économique de l’Éthiopie pourraient devenir un atout pour les pays côtiers si des modalités d’accès et des infrastructures appropriées étaient mises en place. M. Birhanu a déclaré que l’accès maritime de l’Éthiopie et sa position sur le Nil reposaient sur ce qu’il a décrit comme un principe sous-jacent commun : l’utilisation équitable des ressources régionales. Il a fait valoir que les discussions de l’Éthiopie concernant l’Abay/le Nil et sa quête d’un accès à la mer Rouge ne devaient donc pas être considérées comme des questions stratégiques totalement distinctes. « Je ne considère pas vraiment l’accès maritime ou le défi que cela représente comme un sujet distinct. Je pense que cela est étroitement lié à la question du Nil. Les deux cours d’eau sont distincts, mais leurs enjeux politiques sont étroitement liés », a-t-il déclaré. Il a ajouté que l’approche de l’Éthiopie était axée sur le développement et l’accès équitable plutôt que sur le contrôle des ressources d’autres pays. « Nous réclamons l’équité partout. Nous réclamons le développement. Nous ne réclamons pas la domination », a déclaré M. Birhanu. Il a affirmé que les aspirations maritimes de l’Éthiopie devaient, en fin de compte, s’inscrire dans l’objectif plus large de renforcer l’intégration économique régionale et de permettre au pays de participer plus directement au commerce maritime. « Nous ne cherchons pas la confrontation sur le Nil. Nous ne cherchons pas la confrontation en mer Rouge. Nous recherchons la coopération », a-t-il déclaré. M. Birhanu a ajouté qu’une telle approche permettrait à l’Éthiopie de faire valoir ses intérêts économiques tout en créant des opportunités pour les pays côtiers et en contribuant au développement et à la sécurité de l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge.
Un consensus se dessine sur le rôle de l'Éthiopie dans les affaires de la mer Rouge : chercheur de l'IFA
Sep 17, 2026 491
Addis Ababa le 17 septembre, 2026 (ENA) « La quête de l’Éthiopie pour un accès souverain à la mer Rouge fait l’objet d’un consensus croissant », a déclaré Gizachew Asrat, chef de cabinet et chercheur principal chargé de la Corne de l’Afrique à l’IFA. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, M. Gizachew a indiqué que la quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie prenait de l’ampleur et constituait un atout majeur pour la région de la mer Rouge. Il a souligné qu’« il existe un large consensus sur les questions relatives à l’accès de l’Éthiopie à la mer ou à sa présence en mer ». Aujourd’hui, l’accès de l’Éthiopie à la mer est de plus en plus considéré comme un droit stratégique légitime, motivé par la croissance démographique et économique du pays, l’expansion de ses échanges commerciaux à l’importation et à l’exportation, ainsi que par des intérêts de sécurité nationaux et régionaux pressants. La proximité géographique du pays avec la mer Rouge, associée à ses liens historiques avec les ports de la région, reste au cœur de son argumentaire en faveur de la recherche d’un débouché maritime durable. L’Éthiopie a historiquement administré les ports de Massawa et d’Assab et disposait de capacités navales avant la sécession de l’Érythrée. Le chercheur principal a en outre déclaré qu’il existait un consensus selon lequel l’Éthiopie devait être tournée vers la mer et jouer un rôle majeur dans ce domaine, tant sur le plan économique que sécuritaire. Il a souligné l’importance de renforcer la confiance et la coopération entre les pays voisins et au sein de la communauté internationale. Le chercheur a notamment insisté sur la nécessité de comprendre les véritables intentions qui sous-tendent la quête d’un accès à la mer de l’Éthiopie. « Les aspects géopolitiques, géoéconomiques, technologiques et énergétiques, ainsi que tous les autres, sont interconnectés et étroitement liés entre le milieu maritime, la mer et la terre », a-t-il déclaré. M. Gizachew a précisé que la nature interdépendante des défis régionaux exigeait des pays qu’ils se concentrent sur les menaces et les intérêts communs plutôt que de traiter la sécurité maritime et terrestre comme des questions distinctes. À cet égard, le rétablissement d’un accès fiable à la mer pour l’Éthiopie est essentiel pour la paix, l’intégration régionale et la sécurité collective de la Corne de l’Afrique et au-delà, a-t-il affirmé. « L’implication de l’Éthiopie dans la plateforme de la mer Rouge est un atout pour la région », a déclaré M. Gizachew, soulignant l’importance de la coopération et du partenariat régionaux. La sécurité maritime doit également être examinée sous l’angle de perspectives géopolitiques et géoéconomiques plus larges, compte tenu notamment de l’importance stratégique des voies navigables mondiales et de la concurrence qui les entoure. M. Gizachew a en outre souligné que l’Éthiopie fait partie intégrante du système économique et sécuritaire mondial et qu’elle doit donc continuer à s’impliquer dans les questions touchant à la mer Rouge et aux voies maritimes internationales. « Nous faisons partie du monde et nous devons y jouer un rôle ; il est indéniable que l’Éthiopie devrait avoir un accès à la mer ou être bordée par la mer », a-t-il déclaré. Il a souligné l’importance de collaborer étroitement avec les États et les institutions de la région, notant que le retour de l’Éthiopie à la mer serait non seulement déterminant pour son intérêt national, mais également crucial pour garantir la stabilité régionale. Compte tenu de sa population nombreuse, de son économie en pleine croissance et de sa situation stratégique, le retour de l’Éthiopie à la mer constitue un impératif géopolitique vital pour garantir la sécurité maritime dans la Corne de l’Afrique et, plus largement, dans le corridor de la mer Rouge, a souligné le chercheur principal. En tant que nation enclavée la plus peuplée au monde, la volonté stratégique du pays de renouer avec les corridors de la mer Rouge et du golfe d’Aden constitue un pilier fondamental tant pour sa survie nationale que pour son intégration géopolitique au sens large.
Les Comores et l'Éthiopie cherchent à renforcer leur coopération
Sep 17, 2026 392
Addis Ababa le 17 septembre, 2026 (ENA) Les Comores et l’Éthiopie entretiennent de solides relations diplomatiques et souhaitent renforcer leur coopération dans plusieurs domaines, a déclaré l’ambassadeur des Comores en Éthiopie. Les deux pays ont établi des relations de coopération qui se sont progressivement renforcées. Les Comores ont ouvert leur ambassade en Éthiopie en 2011, et les deux parties s’emploient actuellement à finaliser un accord portant sur la création d’une commission mixte. Dans une interview exclusive, l’ambassadeur et représentant permanent des Comores auprès de l’Union africaine, M. Youssouf Mondoha Assoumani, a déclaré que cette commission devrait contribuer à identifier de nouveaux domaines de coopération, notamment dans les secteurs du commerce, de la santé, de l’éducation, de la culture, du tourisme et de l’aviation civile. La coopération économique constitue également une priorité majeure. Les liaisons aériennes assurées par Ethiopian Airlines facilitent les échanges commerciaux entre les deux pays et contribuent à accroître les déplacements des citoyens et des opérateurs économiques comoriens et éthiopiens. Les Comores s’apprêtent à célébrer le 10e anniversaire de la desserte du pays par Ethiopian Airlines, et une délégation de la compagnie aérienne devrait se rendre aux Comores à cette occasion. L’ambassadeur a également souligné le potentiel d’expansion des échanges commerciaux, notant que les entreprises comoriennes pourraient renforcer leurs liens avec leurs homologues éthiopiennes, notamment par l’intermédiaire des chambres de commerce des deux pays. La coopération s’étend également au secteur de la sécurité. Une délégation de la police comorienne s’est récemment rendue en Éthiopie afin de s’informer sur l’expérience de ce pays en matière de sécurité, de lutte contre le crime organisé et de trafic de drogue. Dans le domaine de l’aviation civile, une coopération avec des institutions éthiopiennes est également en cours concernant la formation des contrôleurs aériens. Ce programme de formation, prévu pour plusieurs années, vise à renforcer les capacités nationales comoriennes dans ce secteur. L’ambassadeur Youssouf a également souligné l’importance du secteur de l’énergie pour le développement de l’Afrique, saluant les efforts déployés par l’Éthiopie pour accroître sa capacité énergétique et son potentiel à contribuer à l’accès à l’électricité dans la région. Il a également salué l’initiative de dialogue national lancée par l’Éthiopie, soulignant que la paix et la stabilité sont des conditions essentielles au développement du continent africain. Enfin, les Comores espèrent s’appuyer sur l’expertise de l’Éthiopie dans les domaines du tourisme, de l’hôtellerie et de l’organisation d’événements sportifs. Les Comores accueilleront notamment les prochains Jeux des îles de l’océan Indien, pour lesquels une coopération avec des partenaires éthiopiens est à l’étude. L’ambassadeur a réaffirmé l’engagement des Comores à continuer de renforcer leurs relations avec l’Éthiopie, notamment par le biais de la future commission mixte, qui devrait permettre d’identifier des domaines d’intérêt mutuel et de mener à bien de nouveaux projets de coopération.
Technologie
L'Éthiopie et la Corée du Sud étudient les possibilités de coopération dans les domaines de la logistique verte et de la mobilité intelligente
Aug 28, 2026 1307
Addis Ababa le 28 août, 2026 (ENA) L'Éthiopie et la Corée du Sud ont mené des discussions sur le renforcement de leur coopération bilatérale dans les secteurs de la logistique verte et de la mobilité intelligente. Le ministre d'État chargé des Transports et de la Logistique, Dhenge Boru, a reçu dans son bureau une délégation de chercheurs sud-coréens afin d'évoquer les possibilités de partenariat dans le domaine des systèmes de logistique et de mobilité intelligents. Cette réunion de consultation a porté principalement sur le « projet d’aide publique au développement (APD) relatif au programme de transition vers une logistique verte d’Ethiopost ». Le responsable du groupe de recherche, Yang Ho Lee, a déclaré que la logistique verte et la mobilité figuraient parmi les principaux domaines d’investissement de la Corée du Sud en Éthiopie. M. Dhenge a souligné que la mise en œuvre du projet avançait sans encombre et s’inscrivait dans la feuille de route stratégique du secteur des transports et de la logistique. Selon une publication du ministère sur les réseaux sociaux, M. Dhenge a souligné que, ce projet s’inscrivant directement dans la ligne de la politique gouvernementale et des objectifs de développement, l’administration s’engage pleinement à apporter tout le soutien nécessaire. Il a également insisté sur le fait que l’intégration des technologies modernes dans les opérations est essentielle pour améliorer l’efficacité et la performance globale des services logistiques. Le ministère a en outre déclaré que la vaste expérience pratique et les capacités technologiques de pointe de la Corée du Sud apporteraient des avantages significatifs à l’Éthiopie. De son côté, Yang Ho Lee a déclaré que les progrès notables réalisés par l’Éthiopie en matière de transport écologique et de protection de l’environnement constituaient un facteur majeur de l’intérêt de la Corée du Sud pour les investissements dans ce pays. Selon la publication du ministère sur les réseaux sociaux, les deux parties ont conclu leur rencontre en explorant les moyens de renforcer la coopération bilatérale par le biais d’échanges de connaissances et d’une collaboration entre experts dans les domaines de la logistique verte, de la mobilité intelligente et de l’application des technologies modernes.
L'Éthiopie met en avant la transformation numérique lors de la 7e réunion du groupe de travail des BRICS sur les TIC en Inde
Aug 20, 2026 1153
Addis Ababa le 20 août, 2026 (ENA) L'Éthiopie a présenté son programme de transformation numérique et l'architecture stratégique « Digital Ethiopia 2030 » lors de la 7e réunion du groupe de travail des BRICS sur les technologies de l'information et de la communication (TIC), qui s'est tenue à Pune, en Inde. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l'ambassade d'Éthiopie à New Delhi a indiqué que la délégation éthiopienne avait présenté les efforts déployés par le pays pour développer les services numériques, tirer parti de la technologie afin de moderniser la prestation des services publics et soutenir la croissance économique. Soulignant l’importance de renforcer la coopération en matière de TIC entre les pays du BRICS, la délégation a présenté des solutions numériques clés, notamment Fayda Digital ID et MESOB, une plateforme de services numériques à guichet unique conçue pour fournir des services publics selon une approche de « guichet unique ». Ces initiatives ont été présentées dans le cadre des efforts plus larges déployés par l’Éthiopie pour mettre en place un écosystème numérique intégré, améliorer l’accès aux services publics et promouvoir un développement économique fondé sur l’innovation. La réunion, organisée sous le thème de la présidence indienne du BRICS, « Construire pour la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité », a rassemblé des représentants des pays membres pour des discussions stratégiques sur la coopération en matière de TIC et les technologies numériques émergentes. La participation de l'Éthiopie a mis en évidence son engagement à renforcer la coopération numérique avec les pays du BRICS, à partager ses expériences et à promouvoir une transformation numérique inclusive et durable.
Le maréchal Birhanu insiste sur la nécessité d'adapter les technologies pour préserver la souveraineté et les intérêts nationaux
Aug 13, 2026 1170
Addis Ababa le 13 aout, 2026 (ENA) Le chef d'état-major général des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF), le maréchal Birhanu Jula, a déclaré que l'adoption des technologies était essentielle pour préserver efficacement la souveraineté et les intérêts nationaux de l'Éthiopie. Le maréchal a fait cette déclaration lors de la signature d’un protocole d’accord entre l’ENDF et l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle. Ce protocole d’accord vise à mettre en place une force de défense moderne dotée de capacités en matière d’intelligence artificielle. Au cours de la cérémonie de signature, les deux parties ont discuté des domaines clés dans lesquels l’IA pourrait renforcer l’efficacité militaire, notamment la logistique, la formation, la cybersécurité, les soins de santé militaires, l’armée de l’air et la guerre électronique. À cette occasion, le maréchal Birhanu a souligné que l’intégration de l’intelligence artificielle dans les efforts de modernisation de l’armée était essentielle pour mieux atteindre les objectifs fixés. Cet accord soutiendra le développement militaire en cours grâce à la technologie de l’IA, a-t-il ajouté. Soulignant que l’intelligence artificielle est largement utilisée dans le secteur de la santé, le maréchal a déclaré que le protocole d’accord jouerait un rôle majeur dans la mise en œuvre efficace de l’IA au sein des établissements de santé de la défense. Il a également souligné l’importance de la formation assistée par la technologie pour développer une force compétente et a déclaré que les institutions renforceraient leur coopération dans ce domaine. De son côté, le directeur général de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, Worku Gachena, a déclaré que l’IA recelait un immense potentiel pour les forces de défense, notamment pour renforcer les capacités aériennes, terrestres et cybernétiques. Il a réaffirmé l'engagement de l'institut à collaborer avec l'ENDF dans le cadre des efforts visant à mettre en place une armée moderne.
Des entrepreneurs du secteur des technologies encouragent les jeunes à développer des solutions concrètes au sein de l'écosystème numérique éthiopien
Aug 10, 2026 1191
Addis Ababa le 10 août, 2026 (ENA) Les entrepreneurs du secteur des technologies ont exhorté la jeunesse éthiopienne à continuer de développer ses compétences numériques, à créer des solutions concrètes et à contribuer à la croissance et à l’innovation au sein de l’écosystème numérique du pays. Cet appel a été lancé lors d’un programme de partage d’expériences consacré à l’initiative « 5 millions de codeurs éthiopiens », organisé par le cabinet du Premier ministre, à la suite de l’appel lancé par le Premier ministre Abiy Ahmed à la jeunesse éthiopienne pour qu’elle rejoigne cette initiative et en porte le nombre de participants à 7 millions d’ici la fin de la saison des pluies. Ce programme a réuni des diplômés certifiés, des leaders du secteur, des décideurs politiques et de jeunes professionnels afin de partager leurs expériences et leurs points de vue, et de contribuer à l’avancement du programme « Digital Ethiopia 2030 » grâce au développement de compétences numériques concrètes. La table ronde comptait parmi ses intervenants le Dr Abiyot Bayou, conseiller principal auprès du ministre de l’Innovation et de la Technologie ; Bethlehem Dessie, PDG de Gheero et ancienne participante à l’initiative Azimeraw Taddese ; ainsi que Mahlet Seyoum, entrepreneuse dans le domaine des technologies. Selon le cabinet du Premier ministre, les intervenants ont encouragé les participants à améliorer en permanence leurs compétences, à développer des solutions concrètes et à contribuer à la croissance et à l’innovation au sein de l’écosystème numérique éthiopien. Bethlehem Dessie a partagé son expérience personnelle, expliquant que sa carrière dans le domaine des technologies avait débuté il y a 17 ans, à l’âge de 10 ans, alors qu’elle n’avait aucun accès aux technologies numériques à l’époque. En comparant son expérience aux opportunités offertes aux jeunes d’aujourd’hui, elle a déclaré que l’accessibilité croissante à la technologie avait ouvert aux jeunes une voie bien plus facile pour réaliser leurs ambitions. Elle a toutefois souligné que l’accès à la technologie ne suffisait pas à lui seul et a appelé à une action immédiate. Bethlehem a exhorté les étudiants universitaires à cesser d’attendre que les opportunités se présentent, à commencer à être les moteurs du changement et à améliorer de manière proactive leurs compétences pour suivre le rythme des avancées technologiques. Azimeraw Taddese, ancien participant à l’initiative « 5 Million Ethiopian Coders », a expliqué qu’il avait rejoint le programme au cours de ses dernières années à l’université. Ce qui a commencé comme une simple volonté d’apprendre à coder l’a finalement conduit à développer un site web mettant en relation les codeurs d’Addis-Abeba. Il est depuis devenu développeur full stack. « Ne vous arrêtez pas à la certification. Mettez en pratique ce que vous apprenez, puis continuez à vous entraîner. C’est là que réside la véritable progression », a déclaré Azimeraw. Il a ajouté que cette initiative lui avait apporté les bases dont il avait besoin pour poursuivre ses objectifs professionnels. Mahlet Seyoum, une autre ancienne participante à l’initiative « 5 Million Ethiopian Coders » et entrepreneuse dans le domaine des technologies, a déclaré que la programmation ne nécessitait pas de formation universitaire spécialisée. Elle a expliqué que chacun peut trouver des solutions à des problèmes concrets en tirant parti des ressources disponibles et en analysant les défis de son environnement immédiat. Mahlet a souligné que l’accessibilité croissante aux outils pédagogiques et aux ressources numériques permet désormais aux jeunes de relever des défis majeurs grâce à la technologie. Elle a exhorté les jeunes à actualiser en permanence leurs compétences, à s’inscrire à des formations ciblées et à se doter des technologies modernes. S’exprimant lors de cet événement, le Dr Abiyot Bayou, conseiller principal auprès du ministre de l’Innovation et de la Technologie, a quant à lui souligné que le développement de plateformes avancées et la mise en œuvre de la transformation numérique n’auraient qu’un impact limité si les personnes ne possédaient pas les compétences nécessaires pour les utiliser efficacement. Les objectifs du programme « Digital Ethiopia 2030 », qui visent notamment à autonomiser les citoyens, à mettre en place des écosystèmes numériques inclusifs, à élargir l'accessibilité au numérique et à faire de l'Éthiopie une plaque tournante numérique, dépendent en fin de compte des capacités humaines du pays, a-t-il ajouté. Il a également appelé les jeunes professionnels à développer activement leurs compétences et à viser l'excellence dans leurs domaines respectifs.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 14302
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie. Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale. La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays. Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie. Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. » Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines. Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays. « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. » Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba. « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. » Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ». Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités. « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15186
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe. Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie. S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement. Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus. Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation. Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale. Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire. La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités. La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole. Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’Éthiopienne Tigst Assefa défend avec succès son titre au marathon de Londres et établit un nouveau record.
Apr 26, 2026 14219
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopienne Tigst Assefa a une nouvelle fois brillé en remportant la 46e édition du marathon de Londres, confirmant son statut de championne dans l’une des épreuves les plus prestigieuses du circuit mondial. Vice-championne olympique à Paris, elle a bouclé la course en 2 h 15 min 41 s, s’offrant ainsi une deuxième victoire consécutive dans la capitale britannique. Cette performance exceptionnelle s’accompagne d’un nouveau record du monde féminin, consolidant davantage sa position parmi les meilleures marathoniennes de l’histoire. La Kényane Hellen Obiri a décroché la deuxième place après une fin de course remarquable, tandis que Joyciline Jepkosgei a complété le podium, offrant un triplé africain. Ce résultat met une fois de plus en évidence la suprématie des coureuses éthiopiennes et kényanes sur la scène internationale, la prestation d’Assefa s’imposant comme l’un des faits marquants de la saison.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 12494
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie. S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 51
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
Les défis liés au phénomène El Niño prévu pour 2026 exigent une solidarité régionale : le commissaire adjoint
Sep 18, 2026 360
Addis Ababa le 18 septembre, 2026 (ENA) Les répercussions potentielles du phénomène El Niño en 2026 exigent un leadership politique, une appropriation nationale et une solidarité régionale, a souligné Aydrus Hassan, commissaire adjoint chargé de la gestion des risques de catastrophe en Éthiopie. Il a ajouté que cela nécessitait également un financement en temps opportun et une action précoce allant au-delà de la préparation technique. Dans son discours d’ouverture du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation au phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique, le commissaire adjoint a déclaré que l’Éthiopie renforçait son système de gestion des risques de catastrophe afin de le rendre plus polyvalent face aux risques, axé sur les impacts, anticipatif et multisectoriel. Ce système associe la surveillance, les prévisions, l’évaluation des impacts, l’alerte précoce, la préparation, les mesures anticipatives et l’intervention, a ajouté Aydrus. Il a par ailleurs indiqué que l’Éthiopie renforce son autonomie nationale, notamment grâce à son Fonds de réponse aux risques de catastrophe, qui fournit un financement prévisible pour la préparation aux catastrophes, l’alerte précoce, les mesures anticipatives, l’intervention et le renforcement de la résilience. Au niveau régional, l’IGAD et l’ICPAC s’efforcent de renforcer le partage transfrontalier d’informations, l’analyse conjointe des risques, l’interopérabilité des systèmes d’alerte précoce et la coordination des mesures préventives. Ces efforts sont essentiels compte tenu des risques pesant sur les bassins fluviaux partagés, les couloirs de transhumance, les marchés et les mouvements de population. M. Aydrus a exhorté les États membres de l’IGAD à veiller à ce que des financements soient disponibles avant que les catastrophes ne surviennent et à traduire l’appel à l’action régional de haut niveau en engagements concrets. Il a ajouté que l’aide internationale devait venir en complément du leadership national plutôt que de s’y substituer. Le commissaire adjoint a en outre souligné la nécessité de relier les prévisions, les seuils de déclenchement, le financement et l’action afin de protéger les vies, les moyens de subsistance et les acquis en matière de développement. Ce forum a réuni les États membres de l’IGAD et leurs partenaires afin de renforcer la préparation régionale et l’action précoce. L’Organisation météorologique mondiale prévoit que le phénomène El Niño de 2026 sera très intense, voire historique, avec un pic à la fin de l’année et des répercussions s’étendant jusqu’en 2027.
L'Éthiopie s'impose comme un modèle en matière de promotion de la mobilité verte : un responsable de la CEA
Sep 17, 2026 223
Addis Ababa le 17 septembre, 2026 (ENA) La transition vers les véhicules électriques (VE) devient une priorité essentielle pour le développement durable des transports en Afrique, l’Éthiopie s’imposant comme un exemple phare dans la promotion de la mobilité verte, a déclaré la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Dans un entretien exclusive accordée à l'ENA, Robert Lisinge, directeur de la division Technologie, innovation et infrastructures de la CEA, a déclaré que les véhicules électriques jouaient un rôle important dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et dans le soutien à des systèmes de transport écologiquement durables à travers le continent. M. Lisinge a souligné que le secteur des transports figurait parmi les principaux responsables du changement climatique, et que le passage des véhicules fonctionnant aux combustibles fossiles à la mobilité électrique était essentiel pour relever les défis environnementaux. Il a noté que cette réunion intervenait à un moment crucial, après l’adoption par l’Afrique d’un cadre continental pour les véhicules électriques, qui vise à accélérer la transition vers des systèmes de transport plus propres. Il a souligné que la participation de l’Éthiopie aux côtés des pays nordiques, notamment la Norvège, la Suède, la Finlande et le Danemark, constituait une occasion importante d’échanger des expériences et de renforcer les partenariats en matière de développement de la mobilité électrique. « Le fait de rassembler ces pays offre une formidable opportunité d’apprendre les uns des autres, de tisser des réseaux et d’encourager les entreprises du monde entier à explorer les opportunités disponibles en Afrique », a-t-il déclaré. Il a souligné que les pays souhaitant faire progresser la mobilité électrique doivent élaborer des stratégies claires, des plans de mise en œuvre et des politiques de soutien, tout en investissant dans les infrastructures de recharge et en renforçant les capacités techniques nécessaires à l’entretien des véhicules électriques. « Cette transition nécessite une approche écosystémique qui inclut des stratégies, des mesures incitatives, le développement des infrastructures et le renforcement des capacités des techniciens locaux », a déclaré M. Lisinge. M. Lisinge a également salué les efforts de l’Éthiopie en faveur des transports verts, décrivant le pays comme un leader de la transition vers la mobilité électrique en Afrique. Il a ajouté que la décision de l’Éthiopie de restreindre l’importation de véhicules à moteur à combustion interne témoignait d’un engagement politique fort et constituait un exemple pour d’autres pays à la recherche de solutions de transport durables. Le responsable de la CEA a en outre expliqué que plusieurs pays africains vont au-delà de la simple adoption des véhicules électriques et développent également des capacités de production locales, avec l’ambition de desservir à la fois les marchés nationaux et internationaux. Enfin, M. Lisinge a ajouté que la mobilité électrique offrait des opportunités plus larges à l’Afrique, notamment en matière de développement industriel, d’innovation, de création d’emplois et de renforcement de la coopération entre les entreprises africaines et internationales.
Mobilité électrique : l’Afrique appelée à en faire un moteur de la croissance industrielle
Sep 16, 2026 285
Addis Ababa le 16 septembre, 2026 (ENA) Le ministre éthiopien des Transports et de la Logistique, Dr Alemu Sime Feyisa, a appelé les pays africains et leurs partenaires à faire de la mobilité électrique un levier de développement industriel, de création d’emplois et de croissance durable. S’exprimant lors du Sommet nordique-africain sur les véhicules électriques 2026, tenu à Addis-Abeba, il a souligné que la transition ne devait pas se limiter à l’importation de véhicules, mais favoriser également la fabrication locale, le développement des compétences et la création de valeur. « L’Afrique doit s’impliquer à tous les niveaux de la chaîne de valeur », a déclaré Dr Alemu, appelant à renforcer les capacités locales et la coopération régionale. Il a également insisté sur la nécessité de développer des infrastructures adaptées, notamment des réseaux électriques fiables, des stations de recharge et des systèmes de gestion et de recyclage des batteries. Selon lui, les investissements doivent couvrir l’ensemble de l’écosystème, y compris la formation et les infrastructures. Le ministre a souligné le potentiel des énergies renouvelables de l’Éthiopie pour soutenir cette transition et appelé à une approche intégrée incluant les transports publics, les bus électriques, les véhicules à deux et trois roues ainsi que l’électrification progressive du fret et de la logistique. Le sommet a réuni des représentants de l’Union africaine, des Nations unies, d’institutions financières, du secteur privé, de la recherche et de l’innovation afin d’examiner les moyens d’accélérer la mobilité électrique en Afrique. Dr Alemu a enfin appelé à transformer les discussions en actions concrètes à travers des investissements, des partenariats technologiques, des programmes de formation et une coopération régionale renforcée.
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L'engagement de l'Éthiopie au sein des BRICS marque une nouvelle ère de partenariat mondial et d'opportunités économiques
Sep 20, 2026 229
Par un rédacteur Le 20 septembre, 2026 (ENA) La participation de l'Éthiopie au 18e sommet des dirigeants du BRICS à New Delhi a marqué un tournant important dans l'élargissement de l'engagement international du pays et dans sa quête d'une croissance économique inclusive. Ce sommet, organisé sous le thème « Construire pour la résilience, l'innovation, la coopération et la durabilité », a réuni les dirigeants des principales économies émergentes afin de renforcer la coopération dans les domaines du commerce, de l'investissement, de la technologie, de l'action climatique et du développement durable. L'adoption de la Déclaration de New Delhi, qui comprenait 140 points de consensus, a démontré l'engagement commun des membres du BRICS et des pays partenaires à approfondir la coopération et à créer de nouvelles opportunités pour les économies en développement. Pour l'Éthiopie, ce sommet a constitué une occasion précieuse de mettre en avant ses efforts de transformation, de présenter des opportunités d'investissement et de renforcer les partenariats qui soutiennent ses objectifs nationaux de développement. Renforcer l'intégration mondiale et les partenariats de développement de l'Éthiopie La participation active de l'Éthiopie au sommet a suscité un vif intérêt, les dirigeants des pays du BRICS ayant exprimé leur soutien à plusieurs initiatives internationales importantes du pays. Le BRICS a réaffirmé son soutien au processus d'adhésion en cours de l'Éthiopie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), reconnaissant les efforts déployés par le pays pour renforcer son intégration dans le commerce mondial et élargir la coopération économique avec ses partenaires internationaux. Le sommet a également marqué une avancée pour le rôle de l'Éthiopie dans la diplomatie aéronautique mondiale. Les dirigeants des pays du BRICS ont soutenu la candidature de l'Éthiopie à un siège élargi au Conseil de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), après que l'Union africaine eut désigné l'Éthiopie comme seul candidat africain. Cette reconnaissance reflète la contribution croissante de l'Éthiopie à la connectivité continentale, au développement de l'aviation et à la coopération internationale. L'une des principales réalisations mises en avant lors du sommet a été la préparation de l'Éthiopie à accueillir la 32e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP32) à Addis-Abeba en 2027. Le soutien des dirigeants des pays du BRICS offre à l'Éthiopie l'occasion de mettre en avant les priorités de l'Afrique en matière de climat, de promouvoir des solutions de développement vert et d'encourager une coopération internationale renforcée sur l'adaptation au changement climatique, les énergies renouvelables et le financement climatique. S'exprimant lors du sommet, le Premier ministre Abiy Ahmed a présenté une vision de partenariat entre les pays du BRICS et l'Afrique fondée sur une croissance partagée et des avantages mutuels. Il a souligné que les abondantes ressources naturelles de l'Afrique, associées aux investissements, aux technologies et à l'expertise mondiaux, peuvent créer une plus grande valeur économique et accélérer le développement industriel à travers le continent. Le Premier ministre a mis en avant la transformation agricole de l'Éthiopie comme un exemple de progrès national. Il a souligné les avancées réalisées par le pays pour passer d'une dépendance vis-à-vis du blé importé à une capacité de production nationale accrue. Cette évolution, a-t-il expliqué, offre à l'Éthiopie la possibilité de participer à des initiatives telles que la Bourse des céréales des BRICS proposée, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire régionale et à la coopération agricole. L'Éthiopie a également souligné l'importance de l'innovation et de la technologie dans la construction de l'économie de demain. Le Premier ministre Abiy a mis en avant l'intelligence artificielle comme un domaine clé de coopération et a appelé à des partenariats dans la recherche sur l'IA, le développement des infrastructures numériques, les capacités de calcul et la gouvernance responsable des technologies. Ces priorités soutiennent l'ambition de l'Éthiopie de bâtir une économie fondée sur la connaissance, portée par l'innovation, le développement des compétences et la transformation numérique. Sur le plan financier, l'Éthiopie a participé activement aux discussions économiques du BRICS par l'intermédiaire de la délégation de la Banque nationale d'Éthiopie, dirigée par le gouverneur Eyob Tekalign. L'Éthiopie a présenté ses réformes économiques en cours, notamment les mesures relatives aux devises, les améliorations de la politique monétaire et les initiatives de restructuration budgétaire visant à renforcer la résilience économique et à créer un environnement plus attractif pour les investisseurs. Renforcement des relations bilatérales avec les pays du BRICS et les partenaires mondiaux Au-delà des discussions multilatérales, le sommet du BRICS a offert à l'Éthiopie une tribune importante pour renforcer ses relations bilatérales avec des partenaires mondiaux clés. Le Premier ministre Abiy Ahmed a tenu des entretiens de haut niveau avec les dirigeants de l'Inde, de la Chine, de la Russie, de l'Iran, de la Malaisie et des Émirats arabes unis, axés sur le commerce, l'investissement, le transfert de technologies, le développement des infrastructures, la coopération énergétique et les relations diplomatiques. La rencontre avec le Premier ministre indien Narendra Modi a mis en avant les relations de longue date entre l'Éthiopie et l'Inde, notamment dans des domaines tels que le commerce, l'investissement, l'éducation, l'industrie pharmaceutique, l'agriculture et la technologie. L'Inde reste l'un des partenaires économiques majeurs de l'Éthiopie, les entreprises indiennes étant présentes dans des secteurs tels que l'industrie manufacturière, l'agriculture et les infrastructures. Les discussions ont également mis l'accent sur l'élargissement de la coopération dans les domaines des technologies numériques, du renforcement des capacités et du développement industriel. Les échanges de l'Éthiopie avec le président chinois Xi Jinping ont encore renforcé le partenariat stratégique entre les deux pays. L'Éthiopie et la Chine entretiennent une coopération étendue dans les domaines du développement des infrastructures, des transports, des télécommunications, de l'industrie manufacturière et des parcs industriels. Les discussions ont porté sur l'élargissement de la coopération économique, l'encouragement à davantage d'investissements et le renforcement des partenariats de développement dans le cadre plus large de la coopération sino-africaine. Les discussions avec le président russe Vladimir Poutine ont porté sur l'élargissement de la coopération dans des domaines tels que l'énergie, la technologie, l'éducation, l'agriculture et les relations économiques. L'Éthiopie et la Russie entretiennent des liens diplomatiques historiques, et les deux parties ont exprimé leur intérêt pour un renforcement de la coopération dans les secteurs contribuant au développement économique et aux priorités nationales. L'Éthiopie a également eu des discussions avec le président iranien Masoud Pezeshkian sur les possibilités de renforcer la coopération dans les domaines du commerce, de l'industrie, de l'agriculture, de la technologie et des échanges scientifiques. Les deux pays ont exploré les moyens d'approfondir leurs relations économiques et d'accroître leur collaboration dans des domaines d'intérêt mutuel. La rencontre avec le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a été l'occasion de renforcer la coopération en matière d'investissement, d'éducation, d'agriculture, de tourisme et de développement industriel. L'Éthiopie s'est efforcée d'attirer les investissements et l'expertise malaisiens, en particulier dans les secteurs de l'industrie manufacturière et du développement économique. Les échanges entre l'Éthiopie et le prince héritier d'Abou Dhabi, Cheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan, ont mis en évidence le partenariat croissant entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis. Les Émirats arabes unis sont devenus un partenaire important de l'Éthiopie grâce à des investissements dans la logistique, l'agriculture, les énergies renouvelables, le commerce et la coopération financière. Les discussions ont mis l'accent sur l'élargissement des opportunités d'investissement et le renforcement des liens économiques. Ces échanges bilatéraux ont illustré la stratégie de l'Éthiopie visant à diversifier ses partenariats internationaux et à attirer des investissements provenant de différentes régions du monde. Grâce à des relations diplomatiques et économiques plus solides, l'Éthiopie vise à multiplier les opportunités commerciales, à accéder à des technologies de pointe, à promouvoir l'industrialisation et à soutenir le développement durable. Au-delà des priorités nationales de l'Éthiopie, le sommet des BRICS a abordé des enjeux mondiaux plus larges, notamment la nécessité d'une représentation accrue des pays en développement au sein des institutions internationales. Les dirigeants ont souligné l'importance de la coopération, de l'équité et des solutions durables pour relever les défis mondiaux. Conclusion La participation de l'Éthiopie au sommet des BRICS a démontré la confiance, l'ambition et l'engagement croissants du pays en faveur de la coopération internationale. Le soutien apporté à l'adhésion de l'Éthiopie à l'OMC, à sa candidature à l'OACI et à son rôle de chef de file lors de la COP32, ainsi que les discussions sur les investissements, la technologie, l'agriculture et les partenariats financiers, ont ouvert de nouvelles perspectives de progrès économiques et diplomatiques. Ce sommet a permis à l'Éthiopie de mettre en avant ses réalisations en matière de développement et de présenter une vision fondée sur l'innovation, la productivité, la durabilité et le partenariat international. L'élargissement des relations bilatérales avec les membres du BRICS et d'autres partenaires mondiaux a encore renforcé la capacité de l'Éthiopie à attirer les investissements, à échanger des connaissances et à participer activement à la coopération économique mondiale. Grâce à un engagement continu auprès des économies émergentes et des institutions internationales, l'Éthiopie se positionne comme un contributeur actif au programme de développement de l'Afrique. Les résultats du sommet constituent une étape importante vers une intégration mondiale plus profonde, des partenariats plus solides et un rôle accru de l'Éthiopie dans la promotion d'une croissance et d'une prospérité partagées en Afrique et au-delà.
Pourquoi la sécurité en mer Rouge a-t-elle besoin de l’Éthiopie ?
Sep 17, 2026 312
D'après une analyse de Pulse of Africa (POA) Sept. 17, 2026 La mer Rouge, une voie navigable étroite reliant le golfe d’Aden et l’océan Indien à la Méditerranée, est en proie depuis quelques années à une grave insécurité. La présence de groupes armés autour de cette voie navigable, aggravée par des menaces telles que la piraterie, a compromis sa fiabilité, alors même qu’elle achemine environ 13 % du trafic maritime mondial. Cette menace est désormais au centre de l’attention. Lorsque la guerre a éclaté entre l’Iran d’un côté, et Israël et les États-Unis de l’autre, une voie navigable similaire, le golfe Persique, ainsi que le goulet d’étranglement le reliant à l’océan Indien, ont été transformés en armes, Téhéran étouffant de fait un passage par lequel transitent 25 % de la production mondiale de pétrole et de gaz. Cette même instrumentalisation s’est manifestée à Bab-el-Mandeb, le goulet d’étranglement de la mer Rouge, lorsque les Houthis du Yémen, qui contrôlent le nord du pays limitrophe de ce goulet d’étranglement, ont déclaré un blocus contre Israël en mars 2025, motivés en partie par leur alignement sur l’Iran. Les rebelles ont depuis étendu ce blocus à l’Arabie saoudite, avec laquelle ils sont en guerre depuis plus d’une décennie, un conflit suspendu par une trêve conclue en 2022. La semaine dernière, une offensive éclair menée par les forces houthistes a bouleversé le statu quo régional, leur permettant de prendre le contrôle total du détroit stratégique de Bab al-Mandeb. Balayant la côte ouest du Yémen avec une vigueur implacable, ces forces ont complètement submergé les positions du gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite, ne rencontrant pratiquement aucune résistance sur leur passage. L’Arabie saoudite aurait lancé des contre-offensives avec des sorties aériennes visant les positions houthistes. La situation reste instable. Les navires saoudiens, à l’instar des navires israéliens, sont devenus des cibles pour les Houthis, ce qui aggrave encore l’insécurité qui règne dans cette voie maritime. À cela s’ajoute la piraterie, provenant principalement des côtes somaliennes, qui continue de constituer une menace. Bien que l’on ait pensé que sa fréquence avait diminué, la piraterie dans le détroit de Bab el-Mandeb et en mer Rouge semble connaître un regain d’activité. Le New York Times a rapporté fin août que la tendance laisse entrevoir une possible recrudescence, avec 17 incidents liés à la piraterie recensés pour la seule année 2026. Bien que le transport maritime israélien et saoudien, ainsi que le fret international, soient directement visés, les effets de cette insécurité sont davantage de nature structurelle. Selon Reuters, le trafic maritime à travers la mer Rouge a chuté de près de 60 % depuis 2023, date à laquelle les Houthis ont commencé à utiliser ce point d’étranglement comme arme, et ne s’est pas réellement redressé depuis. Ces chiffres se traduisent par une augmentation des coûts de transport maritime et un ralentissement du trafic, les navires étant contraints de faire un détour par le cap de Bonne-Espérance, au large de l’Afrique australe, ce qui allonge la durée du voyage de plusieurs jours et entraîne des coûts de carburant supplémentaires. Pour les pays desservis par la mer Rouge elle-même, cela s’est traduit par une plus grande volatilité de leurs échanges commerciaux. Au-delà des coûts supplémentaires liés au transport maritime, cela signifie devoir composer avec le risque de perturbation, en particulier pour les produits essentiels tels que le pétrole et le gaz. C’est le cas des pays de la Corne de l’Afrique et du golfe Persique, dont les voies d’approvisionnement ont été perturbées. Les mesures prises pour sécuriser la mer Rouge et le détroit de Bab-el-Mandeb se sont révélées largement vaines, faute d’un plan global et cohérent pour relever ce défi, la concurrence géopolitique au Moyen-Orient et dans la Corne de l’Afrique ayant sapé ces efforts. L’Éthiopie est l’un des pays qui s’efforce d’assurer la sécurité de la mer Rouge. Cet État de la Corne de l’Afrique, le plus grand de la région tant en termes de population que d’économie, tente de mettre en place une présence sécuritaire sur cette voie navigable afin de contribuer à remédier à l’insécurité qui y règne. L’Éthiopie dépend de Djibouti, le pays situé du côté africain du détroit de Bab-el-Mandeb, pour plus de 85 % de ses activités maritimes, et son statut de pays enclavé a limité sa capacité à contribuer à la résolution d’un dilemme sécuritaire qui a des répercussions sur sa propre économie et sa stabilité, ainsi que sur celles de ses voisins. Cette situation, conjuguée aux réalités historiques et aux préoccupations démographiques, a constitué le fondement de l’argumentaire du pays en faveur d’un retour vers la mer Rouge. L’accès à la mer est depuis longtemps considéré comme une question d’intérêt national primordial par la majorité des Éthiopiens — une question qui a pris une importance accrue notamment depuis 2018, date à laquelle le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed est arrivé au pouvoir. Parallèlement au lancement d’une offensive diplomatique, l’Éthiopie a également relancé sa marine cette même année, affirmant ainsi clairement son vif intérêt pour le rétablissement d’une présence sécuritaire en mer Rouge. La marine éthiopienne a été un acteur majeur dans les affaires de la mer Rouge pendant des décennies. Créée en 1955, elle est plus ancienne que la plupart des institutions de sécurité navale de la région, y compris celle de l’Arabie saoudite, qui a vu le jour en 1960. Elle a constitué un pilier de la sécurité de la mer Rouge pendant des décennies et n’a été dissoute qu’en 1996, à la suite de la sécession de l’Érythrée de l’Éthiopie en 1991. Aujourd’hui rétablie, elle propose de contribuer à la sécurité maritime et d’aider à résoudre le dilemme croissant auquel sont confrontés le Moyen-Orient et la Corne de l’Afrique. S’exprimant lors du 4e Dialogue annuel sur la mer Rouge et le golfe d’Aden en avril dernier, le commandant en chef de la marine éthiopienne, Kindu Gezu, a déclaré que l’initiative de l’Éthiopie visait également « l’intérêt commun de la région », ajoutant que « l’inclusivité renforce la légitimité et favorise les intérêts partagés en matière de sécurité et de connectivité ». Pour la région, et pour ceux qui sont touchés par l’insécurité en mer Rouge, il vaut la peine d’examiner ce qu’un rôle accru de l’Éthiopie pourrait apporter. Pour Djibouti, le Yémen et l’Arabie saoudite, mais aussi pour les superpuissances présentes dans la région, il est raisonnable de soutenir le retour de l’Éthiopie à la mer pour des raisons de sécurité maritime. Dans un article publié par le média moyen-oriental MEMRI, Anna Mahjar-Barducci, spécialiste du Maroc, a plaidé en faveur de l’accès de l’Éthiopie à la mer pour des raisons de sécurité similaires, faisant valoir que les États-Unis, puissance mondiale qui considère la sécurité de la mer Rouge comme une priorité stratégique, devraient soutenir l’Éthiopie, car ce pays pourrait jouer un rôle crucial dans la sécurisation de cette voie navigable. Le Moyen-Orient et la Corne de l’Afrique sont confrontés aux mêmes enjeux stratégiques. Au-delà de la concurrence stratégique, les États de la région doivent désormais considérer la sécurité maritime comme une préoccupation permanente. En fin de compte, la solution repose sur des mécanismes inclusifs permettant de mettre en commun les ressources disponibles, y compris celles que l’Éthiopie peut apporter. Le retour de l’Éthiopie sur la mer Rouge pourrait renforcer la sécurité régionale.