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L'Éthiopie et les Émirats arabes unis envisagent de renforcer leur coopération financière et bancaire
Oct 13, 2026 45
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie et les Émirats arabes unis (EAU) ont étudié les possibilités d'approfondir leur coopération financière et bancaire, en mettant l'accent sur le renforcement des liens institutionnels et la facilitation des échanges d'expertise. Le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), Eyob Tekalign, s’est entretenu avec S.E. Khaled Mohamed Balama, gouverneur de la Banque centrale des Émirats arabes unis et représentant des Émirats arabes unis auprès du Fonds monétaire international (FMI), en marge des Assemblées annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande. Les discussions ont porté sur l'identification des possibilités de renforcer la coopération entre les deux banques centrales, notamment dans le domaine des services financiers et bancaires ainsi que dans l'échange d'expertise institutionnelle. Dans son communiqué de presse transmis à l'ENA, la CBE a déclaré : « Cette réunion s'inscrit dans le prolongement du partenariat existant entre les deux parties, renforçant ainsi les relations entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur financier. »   Les discussions ont porté sur l'identification des possibilités de renforcer la coopération entre les deux banques centrales, notamment dans le domaine des services financiers et bancaires ainsi que dans l'échange d'expertise institutionnelle. Dans son communiqué de presse transmis à l'ENA, la CBE a déclaré : « Cette réunion s'inscrit dans le prolongement du partenariat existant entre les deux parties, renforçant ainsi les relations entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur financier. »   Cet engagement témoigne des efforts continus déployés par les deux pays pour renforcer leurs partenariats institutionnels et explorer les pistes permettant une coopération accrue en faveur de leurs secteurs financiers respectifs.
Climat : l’Afrique appelle à renforcer sa résilience, le GIEC à un consensus sur son 7ᵉ rapport
Oct 13, 2026 47
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général de l’Institut éthiopien de météorologie, Dr Fetene Teshome, a appelé à renforcer les capacités météorologiques et climatiques de l’Afrique, tandis que le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Dr Jim Skea, a exhorté les États membres à parvenir à un consensus sur le calendrier de son septième rapport d’évaluation, à l’ouverture de la 65e session du Groupe à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Fetene Teshome, également président de l’Association régionale pour l’Afrique de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a souligné que l’Afrique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, demeure particulièrement vulnérable aux changements climatiques. « Cette réalité souligne la nécessité urgente de renforcer l’adaptation, d’améliorer la résilience et d’élargir l’accès aux services climatiques qui favorisent une prise de décision éclairée à tous les niveaux », a-t-il déclaré. Il a notamment insisté sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, des réseaux d’observation météorologique et des services climatiques pour protéger les populations et soutenir le développement durable. « En renforçant les réseaux d’observation, en développant les capacités d’alerte précoce et en favorisant la diffusion d’informations climatiques exploitables, ces initiatives aident les pays à renforcer leur résilience et à mieux protéger les vies, les moyens de subsistance et les économies face aux effets croissants des changements climatiques », a-t-il affirmé. Dr Fetene a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à améliorer les prévisions météorologiques, à développer la recherche climatique et à contribuer aux initiatives régionales et internationales dans ce domaine. Pour sa part, Dr Jim Skea a souligné les progrès réalisés dans la préparation du septième rapport d’évaluation du GIEC, tout en insistant sur la nécessité de parvenir à un accord concernant le calendrier des contributions des trois groupes de travail. « Les auteurs méritent de la clarté et de la certitude concernant les principales échéances et la durée de leur engagement bénévole auprès du GIEC », a-t-il déclaré, appelant les États membres à tout mettre en œuvre pour parvenir à un consensus au cours de la session. Le président du GIEC a également indiqué que les travaux de la semaine porteraient sur le rôle de l’intelligence artificielle dans les évaluations scientifiques, notamment les garanties nécessaires pour préserver la responsabilité humaine et respecter les principes régissant les travaux du Groupe. Abordant la situation financière de l’organisation, il a précisé que les contributions volontaires reçues pour 2026 représentaient environ un tiers du budget approuvé, appelant les États membres à accroître leur soutien financier afin de garantir la réalisation des travaux prévus. La 65e session du GIEC se tient du 12 au 16 octobre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, et porte notamment sur l’avancement du septième cycle d’évaluation scientifique des changements climatiques.
L'Éthiopie et le FMI étudient la possibilité d'un soutien accru aux réformes budgétaires et monétaires
Oct 13, 2026 62
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) La délégation éthiopienne a tenu des réunions bilatérales distinctes avec le Département des affaires budgétaires et le Département des marchés monétaires et des capitaux (MCM) du Fonds monétaire international (FMI) afin de renforcer les capacités institutionnelles et de faire avancer le programme de réformes économiques en cours dans le pays. Ces discussions se sont déroulées en marge des Assemblées annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande.   Les discussions avec le Département des affaires budgétaires du FMI ont porté sur le renforcement des capacités du ministère des Finances éthiopien, l’examen de l’assistance technique en cours et l’identification des possibilités d’un soutien supplémentaire en adéquation avec les priorités de réforme du ministère. Lors d’une réunion distincte avec le Département des marchés monétaires et financiers, la délégation a abordé le renforcement des capacités institutionnelles de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), l’examen de l’assistance technique en cours fournie par le FMI et l’étude de possibilités de soutien supplémentaire pour faire avancer le programme de réforme de la banque centrale.   Selon la Banque centrale d'Éthiopie, ces engagements soulignent les efforts déployés par l'Éthiopie pour approfondir sa coopération avec le FMI, renforcer les capacités des principales institutions économiques et consolider les réformes budgétaires et monétaires en cours.
Les relations entre l'Éthiopie et la Russie dans le secteur agroalimentaire devraient favoriser le transfert de technologies et la sécurité alimentaire
Oct 13, 2026 62
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le renforcement de la coopération agroalimentaire entre l’Éthiopie et la Russie pourrait accélérer le transfert de technologies, stimuler la productivité agricole, améliorer la sécurité alimentaire et ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement, ont déclaré les parties prenantes lors d’une table ronde organisée par l’ENA. Le représentant commercial russe en Éthiopie, Yaroslav Tarasyuk, a souligné que l’Éthiopie s’était imposée comme l’un des dix principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique. M. Tarasyuk a noté une dynamique significative dans les échanges bilatéraux jusqu’en 2025, portée par une multiplication par quatre des exportations russes vers l’Éthiopie et un doublement des exportations éthiopiennes vers la Russie.   L'Éthiopie a exporté vers la Russie 18 000 tonnes de café vert, d'une valeur de 123 millions de dollars américains, ainsi que des fleurs, des fruits, des légumes, des avocats, des herbes aromatiques et d'autres produits agricoles. De son côté, la Russie fournit à l'Éthiopie des produits de base essentiels, notamment des engrais minéraux et de l'huile de tournesol. M. Tarasyuk a souligné la nécessité d'étendre la coopération au-delà du commerce traditionnel pour y inclure les investissements conjoints, le transfert de technologies et la production locale de machines et d'intrants agricoles. Il a affirmé que la Russie était prête à partager ses technologies agricoles de pointe et à soutenir le développement des capacités de production de l’Éthiopie. Il a identifié la culture du tournesol, la production avicole et le développement du secteur laitier comme des domaines prometteurs pour la coopération bilatérale, soulignant que l’augmentation de la production nationale de tournesol pourrait aider l’Éthiopie à réduire sa dépendance vis-à-vis des huiles alimentaires importées. Weyssa Garedew, directeur du programme de commercialisation des cultures à l’Institut de transformation agricole, a fait remarquer que l’agriculture restait un pilier central de l’économie éthiopienne.   Ce secteur représente environ 30 à 40 % du produit intérieur brut, assure les moyens de subsistance d’environ 79 millions de personnes et représente environ 80 % des exportations. Cependant, M. Garedew a souligné que la croissance démographique, le changement climatique et l’accès limité aux intrants continuent de freiner la productivité. Il a insisté sur le besoin crucial d’un approvisionnement fiable en engrais, de mécanisation, de produits agrochimiques et de technologies modernes pour transformer le secteur. Il a ajouté qu’une coopération renforcée avec la Russie pourrait faciliter le transfert de technologies, renforcer les capacités locales et introduire des solutions adaptées aux conditions agricoles de l’Éthiopie. Par ailleurs, des projets sont en cours pour créer environ 50 entreprises agroalimentaires afin d’accélérer la commercialisation, de dynamiser la transformation agricole et d’améliorer l’accès au marché pour les agriculteurs. De son côté, Habtamu Million, directeur national de la société Promising International Trading Company, a souligné que le développement de la transformation locale des produits agricoles est essentiel pour améliorer la sécurité alimentaire, créer des emplois et faciliter le transfert de technologies. Il a souligné que l’expertise de la Russie en matière de production, de stockage, de transport et de transformation des céréales pourrait considérablement renforcer l’industrie agroalimentaire éthiopienne. Son entreprise explore actuellement des opportunités dans les domaines de la mouture des céréales et de l’extraction d’huiles alimentaires afin d’accroître l’offre nationale et de générer une plus grande valeur économique. Habtamu a également souligné la nécessité de moderniser les installations de transformation, d’améliorer la qualité des produits et de perfectionner les conditionnements afin de rendre les exportations agricoles éthiopiennes plus compétitives à l’échelle internationale. Dareskedar Taye, président de l’Union des diasporas africaines en Russie et directeur de l’Association de la communauté éthiopienne, a mis en avant le rôle clé que joue la diaspora dans le rapprochement entre les entreprises éthiopiennes et russes. Il a souligné que les Africains vivant en Russie peuvent tirer parti de leur connaissance des deux marchés pour favoriser les investissements, les transferts de technologie et les partenariats commerciaux. M. Dareskedar a insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions d’investissement, de simplifier les procédures administratives et de renforcer les liens institutionnels afin de maximiser ce potentiel. Tsedeke Abate, ancien directeur général de l’Institut éthiopien de recherche agricole, a souligné l’urgence de donner la priorité à la productivité, à la diversification, à la création de valeur ajoutée et à la recherche afin de répondre aux besoins d’une population éthiopienne en forte croissance. Il a averti que la population devrait atteindre entre 205 et 210 millions d’habitants d’ici 2050, ce qui exigera une augmentation substantielle de la production alimentaire. Tsedeke a indiqué que l’Éthiopie avait dépensé environ 2,6 milliards de dollars américains en importations alimentaires pour la seule année 2023, dont 684 millions de dollars américains en huile de cuisson. Selon lui, le développement de la production et de la transformation nationales est essentiel pour réduire la dépendance vis-à-vis des importations et augmenter la valeur des exportations. Il a en outre souligné que les partenariats internationaux devaient reposer sur l’égalité mutuelle, l’Éthiopie et les autres nations africaines jouant un rôle moteur dans la définition de leurs propres programmes agricoles. Le renforcement des liens avec la Russie pourrait permettre d’assurer l’approvisionnement en engrais, de faire progresser la recherche agricole et de soutenir les établissements de formation. Les parties prenantes ont convenu que l’approfondissement de la coopération entre l’Éthiopie et la Russie dans le domaine de l’agroalimentaire permettrait d’accroître la productivité agricole, de développer la transformation locale, d’améliorer la sécurité alimentaire et d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’investissement et de transfert de technologies.
L'Éthiopie appelle à un renforcement de la coopération scientifique internationale lors de la 65e session du GIEC à Addis-Abeba
Oct 13, 2026 85
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Dr Habtamu Itefa, a souligné l’importance de la coopération scientifique internationale face aux changements climatiques, à l’occasion de l’ouverture de la 65e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisée à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre a souhaité la bienvenue aux représentants des États membres du GIEC, aux scientifiques et aux partenaires internationaux, tout en réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’action climatique et du développement durable. Le ministre a rappelé que l’Éthiopie, se caractérise par une grande diversité de reliefs et de conditions climatiques. Il a également souligné le rôle du pays dans les ressources hydriques régionales, notamment à travers le bassin du Nil Bleu, dont les eaux contribuent à soutenir les populations de plusieurs pays voisins. Dr Habtamu Itefa a, par ailleurs, souligné que « nous sommes un champion mondial de l’action climatique. » Le ministre a également mis en avant l’Initiative Héritage vert (Green Legacy Initiative), lancée sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. Abordant les travaux de la 65e session du GIEC, le ministre a insisté sur la nécessité de traduire les connaissances scientifiques en solutions concrètes pour les décideurs politiques, en particulier dans les pays en développement. « Comment le septième rapport d’évaluation (AR7) permettra-t-il d’apporter des solutions concrètes aux décideurs politiques et de contribuer au prochain bilan mondial ? », a-t-il interrogé, appelant à renforcer les capacités scientifiques et à combler les lacunes en matière de données climatiques dans les pays en développement. Il a souligné que des données fiables sont indispensables pour mieux évaluer les vulnérabilités économiques et sociales, anticiper les évolutions climatiques et définir des mesures efficaces d’adaptation et d’atténuation. Le ministre a également rappelé la contribution des institutions éthiopiennes, notamment de l’Institut éthiopien de météorologie, aux travaux du GIEC, à travers la participation de scientifiques et d’experts aux activités d’évaluation et de recherche. En conclusion, Dr Habtamu Itefa a exprimé sa reconnaissance au GIEC pour avoir choisi l’Éthiopie comme pays hôte de cette session, soulignant les efforts déployés pour moderniser les services météorologiques nationaux. Il a invité les participants à découvrir la culture et l’hospitalité éthiopiennes, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement aux travaux de la session. La réunion offre ainsi aux représentants des États membres et à la communauté scientifique une occasion d’examiner les priorités du septième rapport d’évaluation du GIEC et de renforcer le dialogue entre les connaissances scientifiques et l’élaboration des politiques climatiques.
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L'Éthiopie et les Émirats arabes unis envisagent de renforcer leur coopération financière et bancaire
Oct 13, 2026 45
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie et les Émirats arabes unis (EAU) ont étudié les possibilités d'approfondir leur coopération financière et bancaire, en mettant l'accent sur le renforcement des liens institutionnels et la facilitation des échanges d'expertise. Le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), Eyob Tekalign, s’est entretenu avec S.E. Khaled Mohamed Balama, gouverneur de la Banque centrale des Émirats arabes unis et représentant des Émirats arabes unis auprès du Fonds monétaire international (FMI), en marge des Assemblées annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande. Les discussions ont porté sur l'identification des possibilités de renforcer la coopération entre les deux banques centrales, notamment dans le domaine des services financiers et bancaires ainsi que dans l'échange d'expertise institutionnelle. Dans son communiqué de presse transmis à l'ENA, la CBE a déclaré : « Cette réunion s'inscrit dans le prolongement du partenariat existant entre les deux parties, renforçant ainsi les relations entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur financier. »   Les discussions ont porté sur l'identification des possibilités de renforcer la coopération entre les deux banques centrales, notamment dans le domaine des services financiers et bancaires ainsi que dans l'échange d'expertise institutionnelle. Dans son communiqué de presse transmis à l'ENA, la CBE a déclaré : « Cette réunion s'inscrit dans le prolongement du partenariat existant entre les deux parties, renforçant ainsi les relations entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur financier. »   Cet engagement témoigne des efforts continus déployés par les deux pays pour renforcer leurs partenariats institutionnels et explorer les pistes permettant une coopération accrue en faveur de leurs secteurs financiers respectifs.
Climat : l’Afrique appelle à renforcer sa résilience, le GIEC à un consensus sur son 7ᵉ rapport
Oct 13, 2026 47
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général de l’Institut éthiopien de météorologie, Dr Fetene Teshome, a appelé à renforcer les capacités météorologiques et climatiques de l’Afrique, tandis que le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Dr Jim Skea, a exhorté les États membres à parvenir à un consensus sur le calendrier de son septième rapport d’évaluation, à l’ouverture de la 65e session du Groupe à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Fetene Teshome, également président de l’Association régionale pour l’Afrique de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a souligné que l’Afrique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, demeure particulièrement vulnérable aux changements climatiques. « Cette réalité souligne la nécessité urgente de renforcer l’adaptation, d’améliorer la résilience et d’élargir l’accès aux services climatiques qui favorisent une prise de décision éclairée à tous les niveaux », a-t-il déclaré. Il a notamment insisté sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, des réseaux d’observation météorologique et des services climatiques pour protéger les populations et soutenir le développement durable. « En renforçant les réseaux d’observation, en développant les capacités d’alerte précoce et en favorisant la diffusion d’informations climatiques exploitables, ces initiatives aident les pays à renforcer leur résilience et à mieux protéger les vies, les moyens de subsistance et les économies face aux effets croissants des changements climatiques », a-t-il affirmé. Dr Fetene a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à améliorer les prévisions météorologiques, à développer la recherche climatique et à contribuer aux initiatives régionales et internationales dans ce domaine. Pour sa part, Dr Jim Skea a souligné les progrès réalisés dans la préparation du septième rapport d’évaluation du GIEC, tout en insistant sur la nécessité de parvenir à un accord concernant le calendrier des contributions des trois groupes de travail. « Les auteurs méritent de la clarté et de la certitude concernant les principales échéances et la durée de leur engagement bénévole auprès du GIEC », a-t-il déclaré, appelant les États membres à tout mettre en œuvre pour parvenir à un consensus au cours de la session. Le président du GIEC a également indiqué que les travaux de la semaine porteraient sur le rôle de l’intelligence artificielle dans les évaluations scientifiques, notamment les garanties nécessaires pour préserver la responsabilité humaine et respecter les principes régissant les travaux du Groupe. Abordant la situation financière de l’organisation, il a précisé que les contributions volontaires reçues pour 2026 représentaient environ un tiers du budget approuvé, appelant les États membres à accroître leur soutien financier afin de garantir la réalisation des travaux prévus. La 65e session du GIEC se tient du 12 au 16 octobre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, et porte notamment sur l’avancement du septième cycle d’évaluation scientifique des changements climatiques.
L'Éthiopie et le FMI étudient la possibilité d'un soutien accru aux réformes budgétaires et monétaires
Oct 13, 2026 62
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) La délégation éthiopienne a tenu des réunions bilatérales distinctes avec le Département des affaires budgétaires et le Département des marchés monétaires et des capitaux (MCM) du Fonds monétaire international (FMI) afin de renforcer les capacités institutionnelles et de faire avancer le programme de réformes économiques en cours dans le pays. Ces discussions se sont déroulées en marge des Assemblées annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande.   Les discussions avec le Département des affaires budgétaires du FMI ont porté sur le renforcement des capacités du ministère des Finances éthiopien, l’examen de l’assistance technique en cours et l’identification des possibilités d’un soutien supplémentaire en adéquation avec les priorités de réforme du ministère. Lors d’une réunion distincte avec le Département des marchés monétaires et financiers, la délégation a abordé le renforcement des capacités institutionnelles de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), l’examen de l’assistance technique en cours fournie par le FMI et l’étude de possibilités de soutien supplémentaire pour faire avancer le programme de réforme de la banque centrale.   Selon la Banque centrale d'Éthiopie, ces engagements soulignent les efforts déployés par l'Éthiopie pour approfondir sa coopération avec le FMI, renforcer les capacités des principales institutions économiques et consolider les réformes budgétaires et monétaires en cours.
Les relations entre l'Éthiopie et la Russie dans le secteur agroalimentaire devraient favoriser le transfert de technologies et la sécurité alimentaire
Oct 13, 2026 62
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le renforcement de la coopération agroalimentaire entre l’Éthiopie et la Russie pourrait accélérer le transfert de technologies, stimuler la productivité agricole, améliorer la sécurité alimentaire et ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement, ont déclaré les parties prenantes lors d’une table ronde organisée par l’ENA. Le représentant commercial russe en Éthiopie, Yaroslav Tarasyuk, a souligné que l’Éthiopie s’était imposée comme l’un des dix principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique. M. Tarasyuk a noté une dynamique significative dans les échanges bilatéraux jusqu’en 2025, portée par une multiplication par quatre des exportations russes vers l’Éthiopie et un doublement des exportations éthiopiennes vers la Russie.   L'Éthiopie a exporté vers la Russie 18 000 tonnes de café vert, d'une valeur de 123 millions de dollars américains, ainsi que des fleurs, des fruits, des légumes, des avocats, des herbes aromatiques et d'autres produits agricoles. De son côté, la Russie fournit à l'Éthiopie des produits de base essentiels, notamment des engrais minéraux et de l'huile de tournesol. M. Tarasyuk a souligné la nécessité d'étendre la coopération au-delà du commerce traditionnel pour y inclure les investissements conjoints, le transfert de technologies et la production locale de machines et d'intrants agricoles. Il a affirmé que la Russie était prête à partager ses technologies agricoles de pointe et à soutenir le développement des capacités de production de l’Éthiopie. Il a identifié la culture du tournesol, la production avicole et le développement du secteur laitier comme des domaines prometteurs pour la coopération bilatérale, soulignant que l’augmentation de la production nationale de tournesol pourrait aider l’Éthiopie à réduire sa dépendance vis-à-vis des huiles alimentaires importées. Weyssa Garedew, directeur du programme de commercialisation des cultures à l’Institut de transformation agricole, a fait remarquer que l’agriculture restait un pilier central de l’économie éthiopienne.   Ce secteur représente environ 30 à 40 % du produit intérieur brut, assure les moyens de subsistance d’environ 79 millions de personnes et représente environ 80 % des exportations. Cependant, M. Garedew a souligné que la croissance démographique, le changement climatique et l’accès limité aux intrants continuent de freiner la productivité. Il a insisté sur le besoin crucial d’un approvisionnement fiable en engrais, de mécanisation, de produits agrochimiques et de technologies modernes pour transformer le secteur. Il a ajouté qu’une coopération renforcée avec la Russie pourrait faciliter le transfert de technologies, renforcer les capacités locales et introduire des solutions adaptées aux conditions agricoles de l’Éthiopie. Par ailleurs, des projets sont en cours pour créer environ 50 entreprises agroalimentaires afin d’accélérer la commercialisation, de dynamiser la transformation agricole et d’améliorer l’accès au marché pour les agriculteurs. De son côté, Habtamu Million, directeur national de la société Promising International Trading Company, a souligné que le développement de la transformation locale des produits agricoles est essentiel pour améliorer la sécurité alimentaire, créer des emplois et faciliter le transfert de technologies. Il a souligné que l’expertise de la Russie en matière de production, de stockage, de transport et de transformation des céréales pourrait considérablement renforcer l’industrie agroalimentaire éthiopienne. Son entreprise explore actuellement des opportunités dans les domaines de la mouture des céréales et de l’extraction d’huiles alimentaires afin d’accroître l’offre nationale et de générer une plus grande valeur économique. Habtamu a également souligné la nécessité de moderniser les installations de transformation, d’améliorer la qualité des produits et de perfectionner les conditionnements afin de rendre les exportations agricoles éthiopiennes plus compétitives à l’échelle internationale. Dareskedar Taye, président de l’Union des diasporas africaines en Russie et directeur de l’Association de la communauté éthiopienne, a mis en avant le rôle clé que joue la diaspora dans le rapprochement entre les entreprises éthiopiennes et russes. Il a souligné que les Africains vivant en Russie peuvent tirer parti de leur connaissance des deux marchés pour favoriser les investissements, les transferts de technologie et les partenariats commerciaux. M. Dareskedar a insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions d’investissement, de simplifier les procédures administratives et de renforcer les liens institutionnels afin de maximiser ce potentiel. Tsedeke Abate, ancien directeur général de l’Institut éthiopien de recherche agricole, a souligné l’urgence de donner la priorité à la productivité, à la diversification, à la création de valeur ajoutée et à la recherche afin de répondre aux besoins d’une population éthiopienne en forte croissance. Il a averti que la population devrait atteindre entre 205 et 210 millions d’habitants d’ici 2050, ce qui exigera une augmentation substantielle de la production alimentaire. Tsedeke a indiqué que l’Éthiopie avait dépensé environ 2,6 milliards de dollars américains en importations alimentaires pour la seule année 2023, dont 684 millions de dollars américains en huile de cuisson. Selon lui, le développement de la production et de la transformation nationales est essentiel pour réduire la dépendance vis-à-vis des importations et augmenter la valeur des exportations. Il a en outre souligné que les partenariats internationaux devaient reposer sur l’égalité mutuelle, l’Éthiopie et les autres nations africaines jouant un rôle moteur dans la définition de leurs propres programmes agricoles. Le renforcement des liens avec la Russie pourrait permettre d’assurer l’approvisionnement en engrais, de faire progresser la recherche agricole et de soutenir les établissements de formation. Les parties prenantes ont convenu que l’approfondissement de la coopération entre l’Éthiopie et la Russie dans le domaine de l’agroalimentaire permettrait d’accroître la productivité agricole, de développer la transformation locale, d’améliorer la sécurité alimentaire et d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’investissement et de transfert de technologies.
L'Éthiopie appelle à un renforcement de la coopération scientifique internationale lors de la 65e session du GIEC à Addis-Abeba
Oct 13, 2026 85
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Dr Habtamu Itefa, a souligné l’importance de la coopération scientifique internationale face aux changements climatiques, à l’occasion de l’ouverture de la 65e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisée à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre a souhaité la bienvenue aux représentants des États membres du GIEC, aux scientifiques et aux partenaires internationaux, tout en réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’action climatique et du développement durable. Le ministre a rappelé que l’Éthiopie, se caractérise par une grande diversité de reliefs et de conditions climatiques. Il a également souligné le rôle du pays dans les ressources hydriques régionales, notamment à travers le bassin du Nil Bleu, dont les eaux contribuent à soutenir les populations de plusieurs pays voisins. Dr Habtamu Itefa a, par ailleurs, souligné que « nous sommes un champion mondial de l’action climatique. » Le ministre a également mis en avant l’Initiative Héritage vert (Green Legacy Initiative), lancée sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. Abordant les travaux de la 65e session du GIEC, le ministre a insisté sur la nécessité de traduire les connaissances scientifiques en solutions concrètes pour les décideurs politiques, en particulier dans les pays en développement. « Comment le septième rapport d’évaluation (AR7) permettra-t-il d’apporter des solutions concrètes aux décideurs politiques et de contribuer au prochain bilan mondial ? », a-t-il interrogé, appelant à renforcer les capacités scientifiques et à combler les lacunes en matière de données climatiques dans les pays en développement. Il a souligné que des données fiables sont indispensables pour mieux évaluer les vulnérabilités économiques et sociales, anticiper les évolutions climatiques et définir des mesures efficaces d’adaptation et d’atténuation. Le ministre a également rappelé la contribution des institutions éthiopiennes, notamment de l’Institut éthiopien de météorologie, aux travaux du GIEC, à travers la participation de scientifiques et d’experts aux activités d’évaluation et de recherche. En conclusion, Dr Habtamu Itefa a exprimé sa reconnaissance au GIEC pour avoir choisi l’Éthiopie comme pays hôte de cette session, soulignant les efforts déployés pour moderniser les services météorologiques nationaux. Il a invité les participants à découvrir la culture et l’hospitalité éthiopiennes, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement aux travaux de la session. La réunion offre ainsi aux représentants des États membres et à la communauté scientifique une occasion d’examiner les priorités du septième rapport d’évaluation du GIEC et de renforcer le dialogue entre les connaissances scientifiques et l’élaboration des politiques climatiques.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 63060
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 42998
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L'Égypte aggrave la guerre civile au Soudan avec le récent massacre de plus de 200 civils
Oct 13, 2026 135
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte aurait massacré au moins 200 mineurs soudanais et en aurait blessé de nombreux autres lors d'attaques menées contre des sites miniers dans la région d'Al-Wadi Nord, au Soudan. De nombreux observateurs estiment que ces récentes attaques contre des civils s'inscrivent dans le cadre de l'implication directe et indirecte de l'Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan, dans le but de maximiser ses propres intérêts. Dans un entretien récent accordé à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a souligné que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours permet à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. À cet égard, l’Égypte aurait mené, samedi 10 octobre, des frappes aériennes sur des sites miniers artisanaux situés dans la zone de Shamal al-Wadi, au nord-est de la région soudanaise de la mer Rouge, alors que les mineurs s’apprêtaient à commencer leur travail, selon le Sudan Tribune. En réponse, l’Alliance civile démocratique des forces de la révolution, connue sous le nom de Somoud, a confirmé et condamné ces frappes aériennes, affirmant qu’elles avaient été menées par l’armée égyptienne sur le territoire soudanais. « Prendre pour cible des civils et mettre leur vie en danger est inacceptable et ne peut être justifié par aucun argument sécuritaire. Nous tenons les dirigeants des autorités nommées par les Forces armées soudanaises pour responsables de ce qui se passe dans ces zones sous leur contrôle », a déclaré Somoud. L’alliance a ajouté : « Nous exigeons qu’elles s’abstiennent de garder le silence, comme elles l’ont fait à la suite des précédentes frappes aériennes, et qu’elles prennent publiquement une position claire sur ce qui s’est passé — d’autant plus qu’elles invoquent sans cesse la souveraineté comme prétexte pour prolonger la guerre qui dévaste le peuple soudanais. » Somoud a également appelé à une enquête urgente et indépendante sur ces frappes aériennes, à la mise en place de mesures visant à protéger les mineurs, à la fourniture de soins médicaux d’urgence et d’une aide aux personnes touchées, ainsi qu’à des garanties contre la répétition de telles attaques.
La Journée du drapeau réaffirme l'engagement en faveur de l'unité et du développement de l'Éthiopie : le président de l'Assemblée régionale du Haut-Plat, HPR
Oct 12, 2026 169
Addis Ababa le 12 ocotbre, 2026 (ENA) Le président de la Chambre des représentants du peuple (HPR), Ahmed Shide, a déclaré que la Journée du drapeau national éthiopien symbolisait un engagement renouvelé des citoyens en faveur de l’unité nationale et du développement. Dans son discours d’ouverture prononcé à l’occasion de la 19e Journée du drapeau national, qui s’est tenue aujourd’hui dans l’enceinte du Parlement, Ahmed a déclaré que le drapeau national incarnait des valeurs communes qui renforçaient le patriotisme et consolidaient l’engagement des citoyens en faveur du progrès du pays. La cérémonie a réuni le président Taye Atske-Selassie, des membres du gouvernement et de hauts responsables de l’État afin de rendre hommage au drapeau national, symbole de l’identité, de la souveraineté et des aspirations de l’Éthiopie. Ahmed a rappelé que la Chambre des représentants du peuple (HPR) est légalement chargée de diriger les préparatifs et de superviser la célébration de la Journée du drapeau national. Il a souligné que les valeurs incarnées par le drapeau devaient se traduire par un engagement renouvelé en faveur du développement et de la civilisation de l’Éthiopie, ajoutant que le patriotisme devait se refléter dans la volonté des citoyens de faire des sacrifices pour leur pays et de faire preuve d’un dévouement sans réserve à son progrès. Le président de l’Assemblée nationale a également déclaré que la diversité linguistique et culturelle de l’Éthiopie reposait sur une histoire partagée et des valeurs communes, ajoutant que le drapeau national symbolisait une nation unie par la diversité et enrichie par ses différences. Cette célébration annuelle, a-t-il noté, offre l’occasion de réaffirmer la solidarité entre les diverses communautés éthiopiennes et de renforcer leur engagement en faveur du progrès collectif du pays.   La célébration a été précédée d’une cérémonie de prestation de serment présidée par le président de la Cour suprême fédérale, Tewodros Mihret, suivie du lever du drapeau national présidé par le président Taye Atske-Selassie. La Journée du drapeau national est célébrée chaque année le premier lundi du mois de Tikimt, qui correspond au mois d'octobre, conformément à la proclamation relative au drapeau national. Cette célébration a lieu dans tous les États régionaux, les administrations municipales, les institutions publiques, les établissements d'enseignement et les missions diplomatiques éthiopiennes à l'étranger afin de promouvoir le patriotisme, le consensus national et le respect du symbole de la souveraineté du pays.   Le drapeau éthiopien symbolise également l'héritage historique du pays et sa place dans la lutte pour l'indépendance de l'Afrique et la résistance au colonialisme.
Que la diversité devienne la force de l’Éthiopie, exhorte le vice-Premier ministre Temesgen à l’occasion de la Journée du drapeau national
Oct 12, 2026 136
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) À l’occasion de la 19e Journée du drapeau national, le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a appelé les Éthiopiens à faire de la diversité ethnique, linguistique, culturelle et religieuse du pays une source de force nationale, d’unité et de progrès collectif. Dans un message publié sur sa page X, Temesgen a déclaré que le drapeau national éthiopien représentait les valeurs du Medemer (synergie), la force de l’unité nationale et la détermination du pays à atteindre la grandeur. « Notre drapeau national incarne les valeurs du Medemer, la force de notre unité et l’ascension inébranlable de l’Éthiopie vers la grandeur », a-t-il déclaré. Le vice-Premier ministre a décrit le drapeau comme un symbole qui relie les générations, rendant hommage aux sacrifices de ceux qui les ont précédés tout en reflétant la détermination des citoyens d’aujourd’hui et leurs aspirations à un avenir prospère. Il l’a qualifié d’« emblème intemporel de la souveraineté, de la dignité et de la fierté nationale de l’Éthiopie ». Temesgen a souligné que la diversité de l’Éthiopie devait servir de fondement à une cohésion nationale plus forte plutôt que d’être une source de division, mettant en avant l’identité commune et les aspirations partagées qui unissent les citoyens à travers tout le pays. « Nous pouvons différer par notre appartenance ethnique, notre langue, notre culture et notre foi, mais nous sommes liés par notre identité éthiopienne commune, notre destin partagé et notre aspiration collective au progrès national », a-t-il déclaré. Il a en outre souligné que la philosophie du Medemer invite les Éthiopiens à considérer leurs différences comme un atout collectif et à traduire leur engagement commun en faveur du développement national en actions concrètes. « Notre drapeau national doit toujours nous unir, jamais nous diviser », a affirmé le vice-Premier ministre. Temesgen a conclu en exhortant les citoyens à renouveler leur engagement à défendre la souveraineté de l’Éthiopie, à consolider l’unité nationale, à préserver la paix et à bâtir un pays prospère qui honore les sacrifices des générations précédentes tout en répondant aux espoirs des générations futures. La 19e Journée du drapeau national est célébrée cette année sous le thème « Notre drapeau pour le consensus national et l’unité », soulignant l’importance des valeurs nationales communes, de la compréhension mutuelle et de la responsabilité collective dans la quête de paix et de prospérité de l’Éthiopie.
Le président Taye appelle à renforcer l'unité et la souveraineté à l'occasion de la Journée du drapeau
Oct 12, 2026 140
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a déclaré que le drapeau éthiopien constituait un symbole profond de l'unité nationale, du patriotisme et du lien psychologique qui unit les citoyens de toutes les générations. S'exprimant lors de la 19e célébration de la Journée du drapeau éthiopien, qui s'est tenue au sein du complexe parlementaire, le président a souligné que le drapeau incarnait le sacrifice, la liberté, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la nation.   Il a souligné que l'adoption de lois favorisant le consensus national, préservant l'État de droit et renforçant l'égalité des citoyens est essentielle à la survie et à la prospérité durables du pays. Le président Taye a également noté que l'Éthiopie a démontré sa capacité à surmonter des épreuves complexes en menant à bien d'importants projets de développement, en franchissant des étapes décisives en matière de sécurité alimentaire et en progressant dans les secteurs de la défense, de la technologie et du social. Il a souligné que la garantie de la souveraineté économique et la libération de la nation de toute dépendance restaient les objectifs prioritaires du programme national de croissance actuellement mis en œuvre. Par ailleurs, le président a abordé les priorités régionales et diplomatiques, soulignant que la volonté de l’Éthiopie d’obtenir un accès équitable et pacifique aux voies maritimes repose sur l’intérêt mutuel, le dialogue et la coopération diplomatique. Il a rendu hommage aux membres des Forces de défense nationale éthiopiennes, de la police fédérale et régionale, ainsi qu’aux forces de sécurité, pour leur dévouement sans faille à la sauvegarde de la paix et de l’intégrité territoriale de la nation face aux menaces tant internes qu’externes.
Le nouveau gouvernement Medemer en Éthiopie et la diplomatie stratégique marquent une semaine décisive
Oct 12, 2026 219
Par la rédaction Du renouvellement d’un mandat politique de cinq ans et de la reconstitution du gouvernement aux partenariats stratégiques à travers l’Afrique et l’Asie, en passant par des étapes majeures en matière de développement, la semaine du 4 au 10 octobre en Éthiopie a donné le ton d’un nouveau chapitre de gouvernance, de transformation et d’engagement international. L’Éthiopie a clôturé une semaine décisive marquée par la transition politique, le renouveau institutionnel et la diplomatie de haut niveau, jetant ainsi les bases d’un nouveau chapitre quinquennal sous la houlette du gouvernement Medemer. La reconduction du Premier ministre Abiy Ahmed, l’approbation par le Parlement d’un gouvernement fédéral renouvelé, l’élargissement des partenariats internationaux et les initiatives économiques majeures ont, ensemble, souligné les ambitions du pays visant à accélérer la transformation nationale et à renforcer sa position régionale et mondiale. La dynamique politique de la semaine a débuté avec l’ouverture de la nouvelle année parlementaire, qui a défini l’orientation de la prochaine phase du gouvernement Medemer. Dans son discours, le président Taye Atske Selassie a mis l’accent sur l’unité nationale, la paix durable, la consolidation économique et la résilience institutionnelle, alors que l’Éthiopie s’efforce de faire avancer son programme de développement et de préserver sa souveraineté. La prestation de serment du Premier ministre Abiy Ahmed pour un nouveau mandat de cinq ans a constitué une étape décisive, jetant les bases politiques du nouveau gouvernement. Le Parlement a ensuite approuvé le nouveau gouvernement fédéral, marquant ainsi une étape cruciale vers la traduction du mandat du gouvernement en politiques, en réformes institutionnelles et en résultats concrets en matière de développement. Lors de sa première session ordinaire de la septième législature, la Chambre des représentants du peuple a approuvé la nomination de 22 ministres du gouvernement fédéral proposés par le Premier ministre Abiy Ahmed. Le processus de sélection a pris en compte les diplômes, l’expérience professionnelle et les capacités avérées de mise en œuvre, tout en accordant une importance particulière à la diversité de genre, ethnique et religieuse. Ces nominations visent à renforcer la prestation des services publics et à promouvoir les intérêts nationaux, conformément aux attentes des citoyens qui ont participé à l’élection législative du 1er juin, pour laquelle plus de 54 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales.   Parallèlement, la diplomatie s’est imposée comme un moteur déterminant dans les relations de l’Éthiopie avec le reste du monde. Les entretiens du Premier ministre Abiy avec le vice-président nigérian Kashim Shettima à Addis-Abeba ont mis en évidence le potentiel d’un approfondissement de la coopération entre deux des principaux acteurs politiques et économiques de l’Afrique. Les discussions ont porté sur les opportunités en matière de commerce, d’investissement et d’intégration continentale, soulignant l’importance de partenariats africains plus solides pour favoriser une prospérité partagée et faire progresser les aspirations de développement du continent.   Les relations de l’Éthiopie avec l’Inde ont ajouté une autre dimension stratégique à cette semaine. Lors de sa rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, le Premier ministre Abiy a exploré les voies permettant d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’enseignement supérieur, des échanges culturels et de la transformation numérique. Ces discussions ont reflété les relations de longue date entre les deux pays et leur intérêt commun à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération stratégique.   Parallèlement, la quête par l’Éthiopie d’un accès fiable et souverain à la mer est restée au cœur du débat national. L’ancien président de la Chambre des représentants du peuple, Abadula Gemeda, a réaffirmé la détermination du pays à faire valoir ses intérêts stratégiques, soulignant l’importance de l’accès maritime pour l’avenir économique de l’Éthiopie, la connectivité régionale et ses aspirations géopolitiques. La diplomatie de l’eau a également occupé une place importante. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a mis en avant les efforts déployés par l’Éthiopie pour évaluer les coûts économiques et les opportunités de développement perdues liés aux obstacles rencontrés dans le cadre des projets liés au Nil. Cette initiative a attiré une attention renouvelée sur la volonté de l’Éthiopie de parvenir à une utilisation équitable de l’eau et sur sa détermination à faire avancer des projets de développement au service de sa population tout en soutenant la coopération régionale. La transformation économique a pris un nouvel élan grâce à une avancée majeure en matière de valorisation des ressources minérales. L’inauguration d’une raffinerie nationale de métaux précieux dans la zone économique spéciale de Bole Lemi a marqué une avancée vers l’expansion de la transformation minière nationale, la rétention d’une plus grande partie de la valeur au sein de l’économie nationale et le renforcement des recettes en devises étrangères. En développant sa capacité à raffiner les métaux précieux sur son territoire, l’Éthiopie poursuit une ambition industrielle plus large : aller au-delà des exportations de matières premières pour s’orienter vers une production à plus forte valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois. La durabilité environnementale a constitué un autre temps fort important. Des spécialistes internationaux de la sylviculture et des experts des Nations unies ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie pour sa contribution à la restauration écologique et à la résilience climatique. Cette initiative continue de renforcer l’ambition de l’Éthiopie de concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en faisant progresser ses engagements plus larges en matière de climat et de durabilité. La consolidation de la paix et l’action humanitaire sont restées tout aussi importantes dans l’agenda national. La Commission nationale de réhabilitation a appelé les militants armés encore présents au Tigray à déposer les armes et à rejoindre le processus de réhabilitation et de démobilisation, soulignant ainsi l’importance constante de la consolidation de la paix et de la réintégration. Parallèlement, le gouvernement fédéral a poursuivi l’aide d’urgence aux communautés touchées par les récents aléas climatiques, reflétant la nécessité de combiner le développement à long terme avec des réponses rapides aux besoins humanitaires. Les préparatifs en vue de la célébration du septième Mois national de la cybersécurité et de la 19e Journée nationale du drapeau ont encore mis en évidence l’importance de la sécurité numérique, de l’identité nationale et de la recherche d’un consensus, alors que l’Éthiopie évolue dans un environnement national et international de plus en plus complexe. Dans l’ensemble, les événements survenus du 4 au 10 octobre révèlent un gouvernement qui entame son nouveau mandat dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population, d’importantes ambitions économiques et un paysage géopolitique régional exigeant. Le renouvellement du gouvernement et la réforme institutionnelle occupent une place centrale dans l’agenda national, tandis que les relations avec le Nigeria et l’Inde témoignent des efforts continus de l’Éthiopie pour diversifier ses partenariats et étendre son rayonnement diplomatique.   Le défi plus large consistera à traduire les engagements politiques et la dynamique diplomatique en améliorations mesurables de la vie des citoyens, en institutions plus solides, en une croissance économique durable et en une paix durable. Alors que le gouvernement Medemer entame son mandat de cinq ans, l’orientation de l’Éthiopie sera déterminée non seulement par sa quête de souveraineté et d’influence internationale, mais aussi par sa capacité à mettre en œuvre un développement inclusif et à transformer ses ambitions nationales en résultats concrets.  
Le Premier ministre Abiy appelle à l'unité nationale et à la responsabilité partagée à l'occasion de la 19e Journée du drapeau national éthiopien
Oct 12, 2026 223
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les Éthiopiens à renforcer l’unité nationale, à assumer leur diversité et à prendre collectivement leurs responsabilités pour assurer la prospérité du pays, alors que l’Éthiopie célèbre la 19e Journée du drapeau national sous le thème « Notre drapeau, symbole de consensus national et d’unité ». Dans son message prononcé à cette occasion, le Premier ministre a décrit l’unité nationale comme le fondement du cheminement de l’Éthiopie vers la prospérité, soulignant que le drapeau national représente l’histoire commune du pays, sa souveraineté et sa force dans la diversité. Évoquant la bataille historique d’Adoua, le Premier ministre Abiy a mis en avant la manière dont les Éthiopiens de différentes régions du pays se sont unis face à un défi commun, démontrant ainsi au monde entier la puissance de l’action collective et de la solidarité nationale. Il a noté que l’héritage d’Adoua continue d’appeler chaque génération à dépasser les divisions et à contribuer à préserver l’avenir de la nation. « Medemer », la philosophie éthiopienne de synergie et de progrès collectif, invite les citoyens à aller au-delà de l’observation passive et à devenir des acteurs actifs dans la construction du destin de leur pays, a souligné le Premier ministre. Il a en outre souligné que les langues, les religions et les identités de l’Éthiopie constituent les fils indissociables d’un tissu national commun, tissé au fil de siècles d’histoire partagée. Le Premier ministre Abiy a précisé que l’engagement sincère envers la nation commence par des actes individuels de courage, de solidarité et de dévouement, guidés par une vision qui transcende les intérêts personnels et sert le bien commun. Le Premier ministre a également rendu hommage aux générations précédentes, dont les sacrifices ont contribué à préserver le pays, et a exhorté les générations actuelles à s’appuyer sur cet héritage pour léguer une Éthiopie plus forte et plus prospère à celles qui suivront. Il a conclu en invitant chaque Éthiopien à réfléchir à sa contribution personnelle à l’unité et au développement nationaux, soulignant que l’avenir du pays dépend de l’engagement commun de ses citoyens. La 19e Journée du drapeau national est l’occasion de réaffirmer les valeurs de souveraineté, d’unité et de responsabilité collective, le drapeau national étant le symbole de l’histoire durable de l’Éthiopie et de ses aspirations à un avenir commun.
Politique
L'Égypte aggrave la guerre civile au Soudan avec le récent massacre de plus de 200 civils
Oct 13, 2026 135
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte aurait massacré au moins 200 mineurs soudanais et en aurait blessé de nombreux autres lors d'attaques menées contre des sites miniers dans la région d'Al-Wadi Nord, au Soudan. De nombreux observateurs estiment que ces récentes attaques contre des civils s'inscrivent dans le cadre de l'implication directe et indirecte de l'Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan, dans le but de maximiser ses propres intérêts. Dans un entretien récent accordé à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a souligné que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours permet à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. À cet égard, l’Égypte aurait mené, samedi 10 octobre, des frappes aériennes sur des sites miniers artisanaux situés dans la zone de Shamal al-Wadi, au nord-est de la région soudanaise de la mer Rouge, alors que les mineurs s’apprêtaient à commencer leur travail, selon le Sudan Tribune. En réponse, l’Alliance civile démocratique des forces de la révolution, connue sous le nom de Somoud, a confirmé et condamné ces frappes aériennes, affirmant qu’elles avaient été menées par l’armée égyptienne sur le territoire soudanais. « Prendre pour cible des civils et mettre leur vie en danger est inacceptable et ne peut être justifié par aucun argument sécuritaire. Nous tenons les dirigeants des autorités nommées par les Forces armées soudanaises pour responsables de ce qui se passe dans ces zones sous leur contrôle », a déclaré Somoud. L’alliance a ajouté : « Nous exigeons qu’elles s’abstiennent de garder le silence, comme elles l’ont fait à la suite des précédentes frappes aériennes, et qu’elles prennent publiquement une position claire sur ce qui s’est passé — d’autant plus qu’elles invoquent sans cesse la souveraineté comme prétexte pour prolonger la guerre qui dévaste le peuple soudanais. » Somoud a également appelé à une enquête urgente et indépendante sur ces frappes aériennes, à la mise en place de mesures visant à protéger les mineurs, à la fourniture de soins médicaux d’urgence et d’une aide aux personnes touchées, ainsi qu’à des garanties contre la répétition de telles attaques.
La Journée du drapeau réaffirme l'engagement en faveur de l'unité et du développement de l'Éthiopie : le président de l'Assemblée régionale du Haut-Plat, HPR
Oct 12, 2026 169
Addis Ababa le 12 ocotbre, 2026 (ENA) Le président de la Chambre des représentants du peuple (HPR), Ahmed Shide, a déclaré que la Journée du drapeau national éthiopien symbolisait un engagement renouvelé des citoyens en faveur de l’unité nationale et du développement. Dans son discours d’ouverture prononcé à l’occasion de la 19e Journée du drapeau national, qui s’est tenue aujourd’hui dans l’enceinte du Parlement, Ahmed a déclaré que le drapeau national incarnait des valeurs communes qui renforçaient le patriotisme et consolidaient l’engagement des citoyens en faveur du progrès du pays. La cérémonie a réuni le président Taye Atske-Selassie, des membres du gouvernement et de hauts responsables de l’État afin de rendre hommage au drapeau national, symbole de l’identité, de la souveraineté et des aspirations de l’Éthiopie. Ahmed a rappelé que la Chambre des représentants du peuple (HPR) est légalement chargée de diriger les préparatifs et de superviser la célébration de la Journée du drapeau national. Il a souligné que les valeurs incarnées par le drapeau devaient se traduire par un engagement renouvelé en faveur du développement et de la civilisation de l’Éthiopie, ajoutant que le patriotisme devait se refléter dans la volonté des citoyens de faire des sacrifices pour leur pays et de faire preuve d’un dévouement sans réserve à son progrès. Le président de l’Assemblée nationale a également déclaré que la diversité linguistique et culturelle de l’Éthiopie reposait sur une histoire partagée et des valeurs communes, ajoutant que le drapeau national symbolisait une nation unie par la diversité et enrichie par ses différences. Cette célébration annuelle, a-t-il noté, offre l’occasion de réaffirmer la solidarité entre les diverses communautés éthiopiennes et de renforcer leur engagement en faveur du progrès collectif du pays.   La célébration a été précédée d’une cérémonie de prestation de serment présidée par le président de la Cour suprême fédérale, Tewodros Mihret, suivie du lever du drapeau national présidé par le président Taye Atske-Selassie. La Journée du drapeau national est célébrée chaque année le premier lundi du mois de Tikimt, qui correspond au mois d'octobre, conformément à la proclamation relative au drapeau national. Cette célébration a lieu dans tous les États régionaux, les administrations municipales, les institutions publiques, les établissements d'enseignement et les missions diplomatiques éthiopiennes à l'étranger afin de promouvoir le patriotisme, le consensus national et le respect du symbole de la souveraineté du pays.   Le drapeau éthiopien symbolise également l'héritage historique du pays et sa place dans la lutte pour l'indépendance de l'Afrique et la résistance au colonialisme.
Que la diversité devienne la force de l’Éthiopie, exhorte le vice-Premier ministre Temesgen à l’occasion de la Journée du drapeau national
Oct 12, 2026 136
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) À l’occasion de la 19e Journée du drapeau national, le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a appelé les Éthiopiens à faire de la diversité ethnique, linguistique, culturelle et religieuse du pays une source de force nationale, d’unité et de progrès collectif. Dans un message publié sur sa page X, Temesgen a déclaré que le drapeau national éthiopien représentait les valeurs du Medemer (synergie), la force de l’unité nationale et la détermination du pays à atteindre la grandeur. « Notre drapeau national incarne les valeurs du Medemer, la force de notre unité et l’ascension inébranlable de l’Éthiopie vers la grandeur », a-t-il déclaré. Le vice-Premier ministre a décrit le drapeau comme un symbole qui relie les générations, rendant hommage aux sacrifices de ceux qui les ont précédés tout en reflétant la détermination des citoyens d’aujourd’hui et leurs aspirations à un avenir prospère. Il l’a qualifié d’« emblème intemporel de la souveraineté, de la dignité et de la fierté nationale de l’Éthiopie ». Temesgen a souligné que la diversité de l’Éthiopie devait servir de fondement à une cohésion nationale plus forte plutôt que d’être une source de division, mettant en avant l’identité commune et les aspirations partagées qui unissent les citoyens à travers tout le pays. « Nous pouvons différer par notre appartenance ethnique, notre langue, notre culture et notre foi, mais nous sommes liés par notre identité éthiopienne commune, notre destin partagé et notre aspiration collective au progrès national », a-t-il déclaré. Il a en outre souligné que la philosophie du Medemer invite les Éthiopiens à considérer leurs différences comme un atout collectif et à traduire leur engagement commun en faveur du développement national en actions concrètes. « Notre drapeau national doit toujours nous unir, jamais nous diviser », a affirmé le vice-Premier ministre. Temesgen a conclu en exhortant les citoyens à renouveler leur engagement à défendre la souveraineté de l’Éthiopie, à consolider l’unité nationale, à préserver la paix et à bâtir un pays prospère qui honore les sacrifices des générations précédentes tout en répondant aux espoirs des générations futures. La 19e Journée du drapeau national est célébrée cette année sous le thème « Notre drapeau pour le consensus national et l’unité », soulignant l’importance des valeurs nationales communes, de la compréhension mutuelle et de la responsabilité collective dans la quête de paix et de prospérité de l’Éthiopie.
Le président Taye appelle à renforcer l'unité et la souveraineté à l'occasion de la Journée du drapeau
Oct 12, 2026 140
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a déclaré que le drapeau éthiopien constituait un symbole profond de l'unité nationale, du patriotisme et du lien psychologique qui unit les citoyens de toutes les générations. S'exprimant lors de la 19e célébration de la Journée du drapeau éthiopien, qui s'est tenue au sein du complexe parlementaire, le président a souligné que le drapeau incarnait le sacrifice, la liberté, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la nation.   Il a souligné que l'adoption de lois favorisant le consensus national, préservant l'État de droit et renforçant l'égalité des citoyens est essentielle à la survie et à la prospérité durables du pays. Le président Taye a également noté que l'Éthiopie a démontré sa capacité à surmonter des épreuves complexes en menant à bien d'importants projets de développement, en franchissant des étapes décisives en matière de sécurité alimentaire et en progressant dans les secteurs de la défense, de la technologie et du social. Il a souligné que la garantie de la souveraineté économique et la libération de la nation de toute dépendance restaient les objectifs prioritaires du programme national de croissance actuellement mis en œuvre. Par ailleurs, le président a abordé les priorités régionales et diplomatiques, soulignant que la volonté de l’Éthiopie d’obtenir un accès équitable et pacifique aux voies maritimes repose sur l’intérêt mutuel, le dialogue et la coopération diplomatique. Il a rendu hommage aux membres des Forces de défense nationale éthiopiennes, de la police fédérale et régionale, ainsi qu’aux forces de sécurité, pour leur dévouement sans faille à la sauvegarde de la paix et de l’intégrité territoriale de la nation face aux menaces tant internes qu’externes.
Le nouveau gouvernement Medemer en Éthiopie et la diplomatie stratégique marquent une semaine décisive
Oct 12, 2026 219
Par la rédaction Du renouvellement d’un mandat politique de cinq ans et de la reconstitution du gouvernement aux partenariats stratégiques à travers l’Afrique et l’Asie, en passant par des étapes majeures en matière de développement, la semaine du 4 au 10 octobre en Éthiopie a donné le ton d’un nouveau chapitre de gouvernance, de transformation et d’engagement international. L’Éthiopie a clôturé une semaine décisive marquée par la transition politique, le renouveau institutionnel et la diplomatie de haut niveau, jetant ainsi les bases d’un nouveau chapitre quinquennal sous la houlette du gouvernement Medemer. La reconduction du Premier ministre Abiy Ahmed, l’approbation par le Parlement d’un gouvernement fédéral renouvelé, l’élargissement des partenariats internationaux et les initiatives économiques majeures ont, ensemble, souligné les ambitions du pays visant à accélérer la transformation nationale et à renforcer sa position régionale et mondiale. La dynamique politique de la semaine a débuté avec l’ouverture de la nouvelle année parlementaire, qui a défini l’orientation de la prochaine phase du gouvernement Medemer. Dans son discours, le président Taye Atske Selassie a mis l’accent sur l’unité nationale, la paix durable, la consolidation économique et la résilience institutionnelle, alors que l’Éthiopie s’efforce de faire avancer son programme de développement et de préserver sa souveraineté. La prestation de serment du Premier ministre Abiy Ahmed pour un nouveau mandat de cinq ans a constitué une étape décisive, jetant les bases politiques du nouveau gouvernement. Le Parlement a ensuite approuvé le nouveau gouvernement fédéral, marquant ainsi une étape cruciale vers la traduction du mandat du gouvernement en politiques, en réformes institutionnelles et en résultats concrets en matière de développement. Lors de sa première session ordinaire de la septième législature, la Chambre des représentants du peuple a approuvé la nomination de 22 ministres du gouvernement fédéral proposés par le Premier ministre Abiy Ahmed. Le processus de sélection a pris en compte les diplômes, l’expérience professionnelle et les capacités avérées de mise en œuvre, tout en accordant une importance particulière à la diversité de genre, ethnique et religieuse. Ces nominations visent à renforcer la prestation des services publics et à promouvoir les intérêts nationaux, conformément aux attentes des citoyens qui ont participé à l’élection législative du 1er juin, pour laquelle plus de 54 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales.   Parallèlement, la diplomatie s’est imposée comme un moteur déterminant dans les relations de l’Éthiopie avec le reste du monde. Les entretiens du Premier ministre Abiy avec le vice-président nigérian Kashim Shettima à Addis-Abeba ont mis en évidence le potentiel d’un approfondissement de la coopération entre deux des principaux acteurs politiques et économiques de l’Afrique. Les discussions ont porté sur les opportunités en matière de commerce, d’investissement et d’intégration continentale, soulignant l’importance de partenariats africains plus solides pour favoriser une prospérité partagée et faire progresser les aspirations de développement du continent.   Les relations de l’Éthiopie avec l’Inde ont ajouté une autre dimension stratégique à cette semaine. Lors de sa rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, le Premier ministre Abiy a exploré les voies permettant d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’enseignement supérieur, des échanges culturels et de la transformation numérique. Ces discussions ont reflété les relations de longue date entre les deux pays et leur intérêt commun à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération stratégique.   Parallèlement, la quête par l’Éthiopie d’un accès fiable et souverain à la mer est restée au cœur du débat national. L’ancien président de la Chambre des représentants du peuple, Abadula Gemeda, a réaffirmé la détermination du pays à faire valoir ses intérêts stratégiques, soulignant l’importance de l’accès maritime pour l’avenir économique de l’Éthiopie, la connectivité régionale et ses aspirations géopolitiques. La diplomatie de l’eau a également occupé une place importante. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a mis en avant les efforts déployés par l’Éthiopie pour évaluer les coûts économiques et les opportunités de développement perdues liés aux obstacles rencontrés dans le cadre des projets liés au Nil. Cette initiative a attiré une attention renouvelée sur la volonté de l’Éthiopie de parvenir à une utilisation équitable de l’eau et sur sa détermination à faire avancer des projets de développement au service de sa population tout en soutenant la coopération régionale. La transformation économique a pris un nouvel élan grâce à une avancée majeure en matière de valorisation des ressources minérales. L’inauguration d’une raffinerie nationale de métaux précieux dans la zone économique spéciale de Bole Lemi a marqué une avancée vers l’expansion de la transformation minière nationale, la rétention d’une plus grande partie de la valeur au sein de l’économie nationale et le renforcement des recettes en devises étrangères. En développant sa capacité à raffiner les métaux précieux sur son territoire, l’Éthiopie poursuit une ambition industrielle plus large : aller au-delà des exportations de matières premières pour s’orienter vers une production à plus forte valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois. La durabilité environnementale a constitué un autre temps fort important. Des spécialistes internationaux de la sylviculture et des experts des Nations unies ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie pour sa contribution à la restauration écologique et à la résilience climatique. Cette initiative continue de renforcer l’ambition de l’Éthiopie de concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en faisant progresser ses engagements plus larges en matière de climat et de durabilité. La consolidation de la paix et l’action humanitaire sont restées tout aussi importantes dans l’agenda national. La Commission nationale de réhabilitation a appelé les militants armés encore présents au Tigray à déposer les armes et à rejoindre le processus de réhabilitation et de démobilisation, soulignant ainsi l’importance constante de la consolidation de la paix et de la réintégration. Parallèlement, le gouvernement fédéral a poursuivi l’aide d’urgence aux communautés touchées par les récents aléas climatiques, reflétant la nécessité de combiner le développement à long terme avec des réponses rapides aux besoins humanitaires. Les préparatifs en vue de la célébration du septième Mois national de la cybersécurité et de la 19e Journée nationale du drapeau ont encore mis en évidence l’importance de la sécurité numérique, de l’identité nationale et de la recherche d’un consensus, alors que l’Éthiopie évolue dans un environnement national et international de plus en plus complexe. Dans l’ensemble, les événements survenus du 4 au 10 octobre révèlent un gouvernement qui entame son nouveau mandat dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population, d’importantes ambitions économiques et un paysage géopolitique régional exigeant. Le renouvellement du gouvernement et la réforme institutionnelle occupent une place centrale dans l’agenda national, tandis que les relations avec le Nigeria et l’Inde témoignent des efforts continus de l’Éthiopie pour diversifier ses partenariats et étendre son rayonnement diplomatique.   Le défi plus large consistera à traduire les engagements politiques et la dynamique diplomatique en améliorations mesurables de la vie des citoyens, en institutions plus solides, en une croissance économique durable et en une paix durable. Alors que le gouvernement Medemer entame son mandat de cinq ans, l’orientation de l’Éthiopie sera déterminée non seulement par sa quête de souveraineté et d’influence internationale, mais aussi par sa capacité à mettre en œuvre un développement inclusif et à transformer ses ambitions nationales en résultats concrets.  
Le Premier ministre Abiy appelle à l'unité nationale et à la responsabilité partagée à l'occasion de la 19e Journée du drapeau national éthiopien
Oct 12, 2026 223
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les Éthiopiens à renforcer l’unité nationale, à assumer leur diversité et à prendre collectivement leurs responsabilités pour assurer la prospérité du pays, alors que l’Éthiopie célèbre la 19e Journée du drapeau national sous le thème « Notre drapeau, symbole de consensus national et d’unité ». Dans son message prononcé à cette occasion, le Premier ministre a décrit l’unité nationale comme le fondement du cheminement de l’Éthiopie vers la prospérité, soulignant que le drapeau national représente l’histoire commune du pays, sa souveraineté et sa force dans la diversité. Évoquant la bataille historique d’Adoua, le Premier ministre Abiy a mis en avant la manière dont les Éthiopiens de différentes régions du pays se sont unis face à un défi commun, démontrant ainsi au monde entier la puissance de l’action collective et de la solidarité nationale. Il a noté que l’héritage d’Adoua continue d’appeler chaque génération à dépasser les divisions et à contribuer à préserver l’avenir de la nation. « Medemer », la philosophie éthiopienne de synergie et de progrès collectif, invite les citoyens à aller au-delà de l’observation passive et à devenir des acteurs actifs dans la construction du destin de leur pays, a souligné le Premier ministre. Il a en outre souligné que les langues, les religions et les identités de l’Éthiopie constituent les fils indissociables d’un tissu national commun, tissé au fil de siècles d’histoire partagée. Le Premier ministre Abiy a précisé que l’engagement sincère envers la nation commence par des actes individuels de courage, de solidarité et de dévouement, guidés par une vision qui transcende les intérêts personnels et sert le bien commun. Le Premier ministre a également rendu hommage aux générations précédentes, dont les sacrifices ont contribué à préserver le pays, et a exhorté les générations actuelles à s’appuyer sur cet héritage pour léguer une Éthiopie plus forte et plus prospère à celles qui suivront. Il a conclu en invitant chaque Éthiopien à réfléchir à sa contribution personnelle à l’unité et au développement nationaux, soulignant que l’avenir du pays dépend de l’engagement commun de ses citoyens. La 19e Journée du drapeau national est l’occasion de réaffirmer les valeurs de souveraineté, d’unité et de responsabilité collective, le drapeau national étant le symbole de l’histoire durable de l’Éthiopie et de ses aspirations à un avenir commun.
Social
L'Égypte aggrave la guerre civile au Soudan avec le récent massacre de plus de 200 civils
Oct 13, 2026 135
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte aurait massacré au moins 200 mineurs soudanais et en aurait blessé de nombreux autres lors d'attaques menées contre des sites miniers dans la région d'Al-Wadi Nord, au Soudan. De nombreux observateurs estiment que ces récentes attaques contre des civils s'inscrivent dans le cadre de l'implication directe et indirecte de l'Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan, dans le but de maximiser ses propres intérêts. Dans un entretien récent accordé à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a souligné que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours permet à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. À cet égard, l’Égypte aurait mené, samedi 10 octobre, des frappes aériennes sur des sites miniers artisanaux situés dans la zone de Shamal al-Wadi, au nord-est de la région soudanaise de la mer Rouge, alors que les mineurs s’apprêtaient à commencer leur travail, selon le Sudan Tribune. En réponse, l’Alliance civile démocratique des forces de la révolution, connue sous le nom de Somoud, a confirmé et condamné ces frappes aériennes, affirmant qu’elles avaient été menées par l’armée égyptienne sur le territoire soudanais. « Prendre pour cible des civils et mettre leur vie en danger est inacceptable et ne peut être justifié par aucun argument sécuritaire. Nous tenons les dirigeants des autorités nommées par les Forces armées soudanaises pour responsables de ce qui se passe dans ces zones sous leur contrôle », a déclaré Somoud. L’alliance a ajouté : « Nous exigeons qu’elles s’abstiennent de garder le silence, comme elles l’ont fait à la suite des précédentes frappes aériennes, et qu’elles prennent publiquement une position claire sur ce qui s’est passé — d’autant plus qu’elles invoquent sans cesse la souveraineté comme prétexte pour prolonger la guerre qui dévaste le peuple soudanais. » Somoud a également appelé à une enquête urgente et indépendante sur ces frappes aériennes, à la mise en place de mesures visant à protéger les mineurs, à la fourniture de soins médicaux d’urgence et d’une aide aux personnes touchées, ainsi qu’à des garanties contre la répétition de telles attaques.
Le nouveau gouvernement Medemer en Éthiopie et la diplomatie stratégique marquent une semaine décisive
Oct 12, 2026 219
Par la rédaction Du renouvellement d’un mandat politique de cinq ans et de la reconstitution du gouvernement aux partenariats stratégiques à travers l’Afrique et l’Asie, en passant par des étapes majeures en matière de développement, la semaine du 4 au 10 octobre en Éthiopie a donné le ton d’un nouveau chapitre de gouvernance, de transformation et d’engagement international. L’Éthiopie a clôturé une semaine décisive marquée par la transition politique, le renouveau institutionnel et la diplomatie de haut niveau, jetant ainsi les bases d’un nouveau chapitre quinquennal sous la houlette du gouvernement Medemer. La reconduction du Premier ministre Abiy Ahmed, l’approbation par le Parlement d’un gouvernement fédéral renouvelé, l’élargissement des partenariats internationaux et les initiatives économiques majeures ont, ensemble, souligné les ambitions du pays visant à accélérer la transformation nationale et à renforcer sa position régionale et mondiale. La dynamique politique de la semaine a débuté avec l’ouverture de la nouvelle année parlementaire, qui a défini l’orientation de la prochaine phase du gouvernement Medemer. Dans son discours, le président Taye Atske Selassie a mis l’accent sur l’unité nationale, la paix durable, la consolidation économique et la résilience institutionnelle, alors que l’Éthiopie s’efforce de faire avancer son programme de développement et de préserver sa souveraineté. La prestation de serment du Premier ministre Abiy Ahmed pour un nouveau mandat de cinq ans a constitué une étape décisive, jetant les bases politiques du nouveau gouvernement. Le Parlement a ensuite approuvé le nouveau gouvernement fédéral, marquant ainsi une étape cruciale vers la traduction du mandat du gouvernement en politiques, en réformes institutionnelles et en résultats concrets en matière de développement. Lors de sa première session ordinaire de la septième législature, la Chambre des représentants du peuple a approuvé la nomination de 22 ministres du gouvernement fédéral proposés par le Premier ministre Abiy Ahmed. Le processus de sélection a pris en compte les diplômes, l’expérience professionnelle et les capacités avérées de mise en œuvre, tout en accordant une importance particulière à la diversité de genre, ethnique et religieuse. Ces nominations visent à renforcer la prestation des services publics et à promouvoir les intérêts nationaux, conformément aux attentes des citoyens qui ont participé à l’élection législative du 1er juin, pour laquelle plus de 54 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales.   Parallèlement, la diplomatie s’est imposée comme un moteur déterminant dans les relations de l’Éthiopie avec le reste du monde. Les entretiens du Premier ministre Abiy avec le vice-président nigérian Kashim Shettima à Addis-Abeba ont mis en évidence le potentiel d’un approfondissement de la coopération entre deux des principaux acteurs politiques et économiques de l’Afrique. Les discussions ont porté sur les opportunités en matière de commerce, d’investissement et d’intégration continentale, soulignant l’importance de partenariats africains plus solides pour favoriser une prospérité partagée et faire progresser les aspirations de développement du continent.   Les relations de l’Éthiopie avec l’Inde ont ajouté une autre dimension stratégique à cette semaine. Lors de sa rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, le Premier ministre Abiy a exploré les voies permettant d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’enseignement supérieur, des échanges culturels et de la transformation numérique. Ces discussions ont reflété les relations de longue date entre les deux pays et leur intérêt commun à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération stratégique.   Parallèlement, la quête par l’Éthiopie d’un accès fiable et souverain à la mer est restée au cœur du débat national. L’ancien président de la Chambre des représentants du peuple, Abadula Gemeda, a réaffirmé la détermination du pays à faire valoir ses intérêts stratégiques, soulignant l’importance de l’accès maritime pour l’avenir économique de l’Éthiopie, la connectivité régionale et ses aspirations géopolitiques. La diplomatie de l’eau a également occupé une place importante. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a mis en avant les efforts déployés par l’Éthiopie pour évaluer les coûts économiques et les opportunités de développement perdues liés aux obstacles rencontrés dans le cadre des projets liés au Nil. Cette initiative a attiré une attention renouvelée sur la volonté de l’Éthiopie de parvenir à une utilisation équitable de l’eau et sur sa détermination à faire avancer des projets de développement au service de sa population tout en soutenant la coopération régionale. La transformation économique a pris un nouvel élan grâce à une avancée majeure en matière de valorisation des ressources minérales. L’inauguration d’une raffinerie nationale de métaux précieux dans la zone économique spéciale de Bole Lemi a marqué une avancée vers l’expansion de la transformation minière nationale, la rétention d’une plus grande partie de la valeur au sein de l’économie nationale et le renforcement des recettes en devises étrangères. En développant sa capacité à raffiner les métaux précieux sur son territoire, l’Éthiopie poursuit une ambition industrielle plus large : aller au-delà des exportations de matières premières pour s’orienter vers une production à plus forte valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois. La durabilité environnementale a constitué un autre temps fort important. Des spécialistes internationaux de la sylviculture et des experts des Nations unies ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie pour sa contribution à la restauration écologique et à la résilience climatique. Cette initiative continue de renforcer l’ambition de l’Éthiopie de concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en faisant progresser ses engagements plus larges en matière de climat et de durabilité. La consolidation de la paix et l’action humanitaire sont restées tout aussi importantes dans l’agenda national. La Commission nationale de réhabilitation a appelé les militants armés encore présents au Tigray à déposer les armes et à rejoindre le processus de réhabilitation et de démobilisation, soulignant ainsi l’importance constante de la consolidation de la paix et de la réintégration. Parallèlement, le gouvernement fédéral a poursuivi l’aide d’urgence aux communautés touchées par les récents aléas climatiques, reflétant la nécessité de combiner le développement à long terme avec des réponses rapides aux besoins humanitaires. Les préparatifs en vue de la célébration du septième Mois national de la cybersécurité et de la 19e Journée nationale du drapeau ont encore mis en évidence l’importance de la sécurité numérique, de l’identité nationale et de la recherche d’un consensus, alors que l’Éthiopie évolue dans un environnement national et international de plus en plus complexe. Dans l’ensemble, les événements survenus du 4 au 10 octobre révèlent un gouvernement qui entame son nouveau mandat dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population, d’importantes ambitions économiques et un paysage géopolitique régional exigeant. Le renouvellement du gouvernement et la réforme institutionnelle occupent une place centrale dans l’agenda national, tandis que les relations avec le Nigeria et l’Inde témoignent des efforts continus de l’Éthiopie pour diversifier ses partenariats et étendre son rayonnement diplomatique.   Le défi plus large consistera à traduire les engagements politiques et la dynamique diplomatique en améliorations mesurables de la vie des citoyens, en institutions plus solides, en une croissance économique durable et en une paix durable. Alors que le gouvernement Medemer entame son mandat de cinq ans, l’orientation de l’Éthiopie sera déterminée non seulement par sa quête de souveraineté et d’influence internationale, mais aussi par sa capacité à mettre en œuvre un développement inclusif et à transformer ses ambitions nationales en résultats concrets.  
La Commission de réhabilitation désigne des points d'accueil pour les combattants du Front de libération du peuple du Tigray
Oct 10, 2026 236
Addis Ababa le 10 octobre,2026 (ENA) La Commission nationale de réhabilitation (NRC) a annoncé la mise en place de points d’accueil désignés dans tout le Tigray pour les combattants désireux de mettre fin aux combats et de s’engager dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR).   S’adressant aux médias, le commissaire adjoint de la Commission nationale de réhabilitation, le général de brigade Derbie Mekuriaw, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre l’accord de paix de Pretoria.   Il a déclaré que la commission avait été créée par le Conseil des ministres afin d’aider les groupes armés à retrouver une vie civile pacifique grâce au désarmement, à la réhabilitation et à la réintégration.   La NRC a commencé à mettre en œuvre le processus DDR au Tigray en 2017 E.C., en coopération avec l’administration provisoire de la région. De nombreux jeunes avaient manifesté leur intérêt pour ce processus, y avaient adhéré et avaient commencé à reconstruire leur vie avant que celui-ci ne soit interrompu.   Le commissaire adjoint a accusé une faction au sein du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) de saper l’accord de paix de Pretoria, d’entraver le processus de DDR et de recruter davantage de jeunes dans le conflit.   Abordant la situation des jeunes, le général de brigade Derbie a indiqué que certains suivaient un traitement médical ou attendaient dans les villes des informations concernant le processus de DDR. Il a exhorté les dirigeants du TPLF, les commandants militaires et les combattants à saisir ce qu’il a qualifié de « dernière chance » de revenir à la paix.   Il a déclaré que le gouvernement, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et la NRC étaient prêts à accueillir les combattants désireux de mettre fin aux combats.   Les personnes accusées de crimes seraient soumises à des procédures de mise en cause de leur responsabilité, tandis que celles qui s'engageraient dans le processus de DDR seraient évaluées selon des mécanismes établis.   La Commission a désigné des points d'accueil dans plusieurs villes du Tigray. Il s'agit de Maichew et Mehoni dans la zone sud ; Mekelle dans la zone sud-est ; Adigrat et Wukro dans la zone est ; Adwa, Axoum et Abi Adi dans la zone centrale ; et Shire dans la zone nord-ouest.   Les combattants qui ne peuvent pas se rendre à un point d’accueil désigné peuvent contacter les autorités compétentes par téléphone pour obtenir des conseils sur la manière de s’inscrire au processus.   Le général de brigade Derbie a déclaré que l’identité et le statut militaire des personnes se présentant au programme DDR seraient vérifiés selon les procédures établies. Les cartes d’identité militaires et autres documents pertinents pourraient aider à confirmer leurs antécédents et à établir leur statut dans le cadre du processus.   La NRC a également appelé les familles, les chefs religieux et les membres de la communauté à diffuser des informations sur ce processus auprès des combattants qui ne seraient pas au courant de cette opportunité.   Le commissaire adjoint a souligné que le soutien de la communauté était essentiel pour les encourager à abandonner les combats et à retourner à la vie civile.   Selon lui, le processus de DDR aiderait les anciens combattants à poursuivre des études, à trouver un emploi, à suivre des formations professionnelles et à contribuer à la reconstruction.
Économie
L'Éthiopie et les Émirats arabes unis envisagent de renforcer leur coopération financière et bancaire
Oct 13, 2026 45
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie et les Émirats arabes unis (EAU) ont étudié les possibilités d'approfondir leur coopération financière et bancaire, en mettant l'accent sur le renforcement des liens institutionnels et la facilitation des échanges d'expertise. Le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), Eyob Tekalign, s’est entretenu avec S.E. Khaled Mohamed Balama, gouverneur de la Banque centrale des Émirats arabes unis et représentant des Émirats arabes unis auprès du Fonds monétaire international (FMI), en marge des Assemblées annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande. Les discussions ont porté sur l'identification des possibilités de renforcer la coopération entre les deux banques centrales, notamment dans le domaine des services financiers et bancaires ainsi que dans l'échange d'expertise institutionnelle. Dans son communiqué de presse transmis à l'ENA, la CBE a déclaré : « Cette réunion s'inscrit dans le prolongement du partenariat existant entre les deux parties, renforçant ainsi les relations entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur financier. »   Les discussions ont porté sur l'identification des possibilités de renforcer la coopération entre les deux banques centrales, notamment dans le domaine des services financiers et bancaires ainsi que dans l'échange d'expertise institutionnelle. Dans son communiqué de presse transmis à l'ENA, la CBE a déclaré : « Cette réunion s'inscrit dans le prolongement du partenariat existant entre les deux parties, renforçant ainsi les relations entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur financier. »   Cet engagement témoigne des efforts continus déployés par les deux pays pour renforcer leurs partenariats institutionnels et explorer les pistes permettant une coopération accrue en faveur de leurs secteurs financiers respectifs.
L'Éthiopie et le FMI étudient la possibilité d'un soutien accru aux réformes budgétaires et monétaires
Oct 13, 2026 62
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) La délégation éthiopienne a tenu des réunions bilatérales distinctes avec le Département des affaires budgétaires et le Département des marchés monétaires et des capitaux (MCM) du Fonds monétaire international (FMI) afin de renforcer les capacités institutionnelles et de faire avancer le programme de réformes économiques en cours dans le pays. Ces discussions se sont déroulées en marge des Assemblées annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande.   Les discussions avec le Département des affaires budgétaires du FMI ont porté sur le renforcement des capacités du ministère des Finances éthiopien, l’examen de l’assistance technique en cours et l’identification des possibilités d’un soutien supplémentaire en adéquation avec les priorités de réforme du ministère. Lors d’une réunion distincte avec le Département des marchés monétaires et financiers, la délégation a abordé le renforcement des capacités institutionnelles de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), l’examen de l’assistance technique en cours fournie par le FMI et l’étude de possibilités de soutien supplémentaire pour faire avancer le programme de réforme de la banque centrale.   Selon la Banque centrale d'Éthiopie, ces engagements soulignent les efforts déployés par l'Éthiopie pour approfondir sa coopération avec le FMI, renforcer les capacités des principales institutions économiques et consolider les réformes budgétaires et monétaires en cours.
Les relations entre l'Éthiopie et la Russie dans le secteur agroalimentaire devraient favoriser le transfert de technologies et la sécurité alimentaire
Oct 13, 2026 62
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le renforcement de la coopération agroalimentaire entre l’Éthiopie et la Russie pourrait accélérer le transfert de technologies, stimuler la productivité agricole, améliorer la sécurité alimentaire et ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement, ont déclaré les parties prenantes lors d’une table ronde organisée par l’ENA. Le représentant commercial russe en Éthiopie, Yaroslav Tarasyuk, a souligné que l’Éthiopie s’était imposée comme l’un des dix principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique. M. Tarasyuk a noté une dynamique significative dans les échanges bilatéraux jusqu’en 2025, portée par une multiplication par quatre des exportations russes vers l’Éthiopie et un doublement des exportations éthiopiennes vers la Russie.   L'Éthiopie a exporté vers la Russie 18 000 tonnes de café vert, d'une valeur de 123 millions de dollars américains, ainsi que des fleurs, des fruits, des légumes, des avocats, des herbes aromatiques et d'autres produits agricoles. De son côté, la Russie fournit à l'Éthiopie des produits de base essentiels, notamment des engrais minéraux et de l'huile de tournesol. M. Tarasyuk a souligné la nécessité d'étendre la coopération au-delà du commerce traditionnel pour y inclure les investissements conjoints, le transfert de technologies et la production locale de machines et d'intrants agricoles. Il a affirmé que la Russie était prête à partager ses technologies agricoles de pointe et à soutenir le développement des capacités de production de l’Éthiopie. Il a identifié la culture du tournesol, la production avicole et le développement du secteur laitier comme des domaines prometteurs pour la coopération bilatérale, soulignant que l’augmentation de la production nationale de tournesol pourrait aider l’Éthiopie à réduire sa dépendance vis-à-vis des huiles alimentaires importées. Weyssa Garedew, directeur du programme de commercialisation des cultures à l’Institut de transformation agricole, a fait remarquer que l’agriculture restait un pilier central de l’économie éthiopienne.   Ce secteur représente environ 30 à 40 % du produit intérieur brut, assure les moyens de subsistance d’environ 79 millions de personnes et représente environ 80 % des exportations. Cependant, M. Garedew a souligné que la croissance démographique, le changement climatique et l’accès limité aux intrants continuent de freiner la productivité. Il a insisté sur le besoin crucial d’un approvisionnement fiable en engrais, de mécanisation, de produits agrochimiques et de technologies modernes pour transformer le secteur. Il a ajouté qu’une coopération renforcée avec la Russie pourrait faciliter le transfert de technologies, renforcer les capacités locales et introduire des solutions adaptées aux conditions agricoles de l’Éthiopie. Par ailleurs, des projets sont en cours pour créer environ 50 entreprises agroalimentaires afin d’accélérer la commercialisation, de dynamiser la transformation agricole et d’améliorer l’accès au marché pour les agriculteurs. De son côté, Habtamu Million, directeur national de la société Promising International Trading Company, a souligné que le développement de la transformation locale des produits agricoles est essentiel pour améliorer la sécurité alimentaire, créer des emplois et faciliter le transfert de technologies. Il a souligné que l’expertise de la Russie en matière de production, de stockage, de transport et de transformation des céréales pourrait considérablement renforcer l’industrie agroalimentaire éthiopienne. Son entreprise explore actuellement des opportunités dans les domaines de la mouture des céréales et de l’extraction d’huiles alimentaires afin d’accroître l’offre nationale et de générer une plus grande valeur économique. Habtamu a également souligné la nécessité de moderniser les installations de transformation, d’améliorer la qualité des produits et de perfectionner les conditionnements afin de rendre les exportations agricoles éthiopiennes plus compétitives à l’échelle internationale. Dareskedar Taye, président de l’Union des diasporas africaines en Russie et directeur de l’Association de la communauté éthiopienne, a mis en avant le rôle clé que joue la diaspora dans le rapprochement entre les entreprises éthiopiennes et russes. Il a souligné que les Africains vivant en Russie peuvent tirer parti de leur connaissance des deux marchés pour favoriser les investissements, les transferts de technologie et les partenariats commerciaux. M. Dareskedar a insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions d’investissement, de simplifier les procédures administratives et de renforcer les liens institutionnels afin de maximiser ce potentiel. Tsedeke Abate, ancien directeur général de l’Institut éthiopien de recherche agricole, a souligné l’urgence de donner la priorité à la productivité, à la diversification, à la création de valeur ajoutée et à la recherche afin de répondre aux besoins d’une population éthiopienne en forte croissance. Il a averti que la population devrait atteindre entre 205 et 210 millions d’habitants d’ici 2050, ce qui exigera une augmentation substantielle de la production alimentaire. Tsedeke a indiqué que l’Éthiopie avait dépensé environ 2,6 milliards de dollars américains en importations alimentaires pour la seule année 2023, dont 684 millions de dollars américains en huile de cuisson. Selon lui, le développement de la production et de la transformation nationales est essentiel pour réduire la dépendance vis-à-vis des importations et augmenter la valeur des exportations. Il a en outre souligné que les partenariats internationaux devaient reposer sur l’égalité mutuelle, l’Éthiopie et les autres nations africaines jouant un rôle moteur dans la définition de leurs propres programmes agricoles. Le renforcement des liens avec la Russie pourrait permettre d’assurer l’approvisionnement en engrais, de faire progresser la recherche agricole et de soutenir les établissements de formation. Les parties prenantes ont convenu que l’approfondissement de la coopération entre l’Éthiopie et la Russie dans le domaine de l’agroalimentaire permettrait d’accroître la productivité agricole, de développer la transformation locale, d’améliorer la sécurité alimentaire et d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’investissement et de transfert de technologies.
Le Premier ministre Abiy souligne que les investissements dans les infrastructures météorologiques et les systèmes de données sont essentiels à la résilience climatique
Oct 13, 2026 99
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné que le renforcement des institutions nationales, la modernisation des capacités technologiques et le développement des infrastructures de données au sein de l’Institut éthiopien de météorologie constituaient des mesures essentielles pour améliorer la résilience climatique du pays et soutenir les secteurs économiques clés. Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est rendu à l’Institut éthiopien de météorologie, soulignant le rôle crucial que joue cette institution de longue date dans la promotion du développement national et le renforcement de la résilience climatique à travers le pays.   À l’issue de cette visite, le Premier ministre a souligné que cette rencontre avait réaffirmé la nécessité de poursuivre la collecte de données météorologiques, la recherche scientifique et le progrès technologique afin de renforcer les capacités nationales en matière d’anticipation et de réponse à l’évolution des phénomènes météorologiques et des conditions climatiques. Soulignant la nécessité d’un développement institutionnel ciblé, le Premier ministre Abiy a déclaré que le renforcement d’institutions telles que l’Institut de météorologie d’Éthiopie exigeait des investissements soutenus dans les ressources humaines, les technologies modernes et les infrastructures de données. Il a souligné que ces investissements stratégiques étaient essentiels pour améliorer les services fondamentaux dont dépendent fortement des secteurs nationaux clés, notamment l’agriculture, la gestion des ressources en eau, la santé publique, l’aviation et la gestion des risques de catastrophe.   Le Premier ministre a souligné l’importance cruciale des systèmes d’alerte précoce, soulignant leur rôle essentiel pour aider le pays à anticiper les risques, à identifier les zones où les interventions sont les plus nécessaires et à agir de manière rapide et efficace. Des données météorologiques fiables, lorsqu’elles sont transformées en informations exploitables, permettent de sauver des vies, de protéger les moyens de subsistance et de favoriser une meilleure prise de décision à tous les niveaux de gouvernance. Le Premier ministre Abiy a en outre fait remarquer que un travail météorologique efficace va bien au-delà de l’observation par satellite.   Il a souligné que ce système repose essentiellement sur un réseau solide, couvrant l'ensemble du territoire national, de stations de collecte de données et de centres de traitement où les informations sont recueillies, traitées et analysées afin de permettre la mise en œuvre d'actions rapides et vitales.
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Le Premier ministre Abiy souligne que les investissements dans les infrastructures météorologiques et les systèmes de données sont essentiels à la résilience climatique
Oct 13, 2026 99
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné que le renforcement des institutions nationales, la modernisation des capacités technologiques et le développement des infrastructures de données au sein de l’Institut éthiopien de météorologie constituaient des mesures essentielles pour améliorer la résilience climatique du pays et soutenir les secteurs économiques clés. Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est rendu à l’Institut éthiopien de météorologie, soulignant le rôle crucial que joue cette institution de longue date dans la promotion du développement national et le renforcement de la résilience climatique à travers le pays.   À l’issue de cette visite, le Premier ministre a souligné que cette rencontre avait réaffirmé la nécessité de poursuivre la collecte de données météorologiques, la recherche scientifique et le progrès technologique afin de renforcer les capacités nationales en matière d’anticipation et de réponse à l’évolution des phénomènes météorologiques et des conditions climatiques. Soulignant la nécessité d’un développement institutionnel ciblé, le Premier ministre Abiy a déclaré que le renforcement d’institutions telles que l’Institut de météorologie d’Éthiopie exigeait des investissements soutenus dans les ressources humaines, les technologies modernes et les infrastructures de données. Il a souligné que ces investissements stratégiques étaient essentiels pour améliorer les services fondamentaux dont dépendent fortement des secteurs nationaux clés, notamment l’agriculture, la gestion des ressources en eau, la santé publique, l’aviation et la gestion des risques de catastrophe.   Le Premier ministre a souligné l’importance cruciale des systèmes d’alerte précoce, soulignant leur rôle essentiel pour aider le pays à anticiper les risques, à identifier les zones où les interventions sont les plus nécessaires et à agir de manière rapide et efficace. Des données météorologiques fiables, lorsqu’elles sont transformées en informations exploitables, permettent de sauver des vies, de protéger les moyens de subsistance et de favoriser une meilleure prise de décision à tous les niveaux de gouvernance. Le Premier ministre Abiy a en outre fait remarquer que un travail météorologique efficace va bien au-delà de l’observation par satellite.   Il a souligné que ce système repose essentiellement sur un réseau solide, couvrant l'ensemble du territoire national, de stations de collecte de données et de centres de traitement où les informations sont recueillies, traitées et analysées afin de permettre la mise en œuvre d'actions rapides et vitales.
L'Éthiopie s'apprête à célébrer la 19e Journée du drapeau national
Oct 9, 2026 194
Addis Ababa le 9 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie célébrera le 12 octobre sa 19e Journée du drapeau national sous le thème « Notre drapeau, symbole de consensus national et d'unité », selon un communiqué de presse publié par la Chambre des représentants des peuples (HPR).   Le président Taye Atske-Selassie devrait assister à la cérémonie principale au siège de l'HPR à Addis-Abeba.   La cérémonie débutera par un discours du président Taye, suivi d’une cérémonie nationale de prestation de serment devant le drapeau national, présidée en direct par le président de la Cour suprême.   La cérémonie officielle de lever du drapeau sera ensuite présidée par le président Taye, accompagné de la fanfare des Forces de défense nationale éthiopiennes et de la garde d’honneur.   La Journée du drapeau national est célébrée chaque année le 12 octobre, deuxième mois du calendrier éthiopien, conformément à l’article 2 de la proclamation n° 863/2006 relative au drapeau, telle que modifiée.   Cette célébration reconnaît le drapeau national comme un symbole de l’identité, de la souveraineté et de la dignité éthiopiennes. Elle vise également à promouvoir le respect du drapeau, à renforcer les valeurs nationales communes et à consolider l’unité entre les diverses communautés du pays.   La Chambre des représentants du peuple (HPR), qui coordonne la commémoration annuelle, a déclaré que les célébrations de cette année comprendraient des cérémonies reflétant les réalités nationales actuelles du pays.   Parmi les participants attendus à l'événement principal figurent des membres de la HPR et de la Chambre de la Fédération, les dirigeants des institutions relevant de la HPR, des officiers supérieurs des Forces de défense nationales éthiopiennes, des chefs religieux, des représentants de l'Association des anciens patriotes éthiopiens et d'autres invités.   Au-delà de la célébration principale à Addis-Abeba, la Journée du drapeau national sera commémorée dans tous les États régionaux, les administrations municipales, les administrations publiques et les écoles, ainsi que dans les ambassades et consulats éthiopiens à travers le monde.   La campagne de cette année mettra principalement l’accent sur la protection des enfants en ligne, avec des actions ciblées visant à sensibiliser les familles et les jeunes aux risques liés à l’utilisation d’Internet.   Parmi les activités prévues figurent des concours destinés aux jeunes et des forums de discussion explorant les liens entre l’intelligence artificielle et la cybersécurité.   Réaffirmant l’engagement de l’INSA à protéger l’espace numérique national, Tigist a appelé à un effort collectif à l’échelle nationale pour renforcer la résilience en matière de cybersécurité.   Elle a également exhorté les organisations des secteurs public et privé à marquer ce mois en organisant des programmes de sensibilisation à l’intention de leurs employés, soulignant que la cybersécurité est une responsabilité partagée.   L’INSA a confirmé que tous les préparatifs nécessaires au bon déroulement de la campagne étaient terminés. À l’échelle mondiale, cette journée de sensibilisation à la cybersécurité est célébrée pour la 23e fois, et pour la septième année consécutive en Éthiopie.
« L'Éthiopie dispose d'un fort potentiel pour contribuer à la transformation numérique de l'Afrique », selon un conseiller de la JICA
Oct 1, 2026 499
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) « Le vivier croissant de talents technologiques en Éthiopie et le soutien apporté par le gouvernement à l’écosystème technologique créent un fort potentiel permettant au pays de contribuer à la transformation numérique de l’Afrique », a déclaré Takeshi Oikawa, conseiller en chef d’un projet de la JICA et directeur général du Boston Consulting Group (BCG) pour l’Afrique de l’Est.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, M. Oikawa, qui participe à la transformation numérique de l’Éthiopie aux côtés de start-ups technologiques et du gouvernement, a déclaré que les jeunes talents ambitieux et férus de technologie du pays, associés aux efforts du gouvernement pour mettre en place un écosystème propice, lui donnaient une grande confiance dans l’avenir numérique de l’Éthiopie.   « Je pense que la combinaison de ces jeunes talents et du soutien du gouvernement me rend très optimiste quant à la transformation numérique de l’Éthiopie », a-t-il déclaré.   Il a notamment cité les efforts du ministère de l’Innovation et de la Technologie pour soutenir les start-ups par le biais du « Startup Act », qui prévoit notamment des mesures incitatives, un accompagnement et un coaching destinés aux jeunes entreprises technologiques.   M. Oikawa a souligné que la croissance numérique de l’Éthiopie pourrait également avoir des retombées positives plus larges pour l’Afrique, compte tenu de l’importance de la population et de l’économie du pays, ainsi que de son potentiel à fournir des technologies et des services numériques aux pays africains voisins.   « L’essor de l’Éthiopie, c’est l’essor de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que les talents éthiopiens dans le domaine technologique pourraient fournir des services plus pertinents et personnalisés à d’autres pays africains, créant ainsi des opportunités pour l’Éthiopie d’accroître ses exportations de services.   Il a également salué les efforts déployés par l’Éthiopie pour se positionner comme un pôle panafricain de l’IA, soulignant la création de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle et sa mission de piloter la stratégie nationale en matière d’IA.   Selon M. Oikawa, le fait de disposer d’une institution dotée d’un mandat clair pour diriger la stratégie en matière d’IA confère à l’Éthiopie une base solide, même si le pays doit également trouver un équilibre entre les opportunités créées par l’IA et les risques potentiels ainsi que les préoccupations en matière de sécurité.   Il a en outre souligné les opportunités d’une coopération technologique renforcée entre le Japon et l’Éthiopie, en particulier dans les domaines de l’IA et de la robotique.   « Le Japon et l’Éthiopie peuvent travailler ensemble pour faire avancer la stratégie en matière d’IA », a déclaré M. Oikawa, soulignant l’expérience du Japon dans les domaines de l’IA et de la robotique, ainsi que le potentiel de combinaison de ces deux domaines.   M. Oikawa a salué l’approche de l’Éthiopie, qui consiste à mettre en place des institutions dotées de mandats clairs pour faire progresser la technologie et l’IA, tout en élaborant des politiques visant à permettre aux acteurs du secteur privé, y compris les start-ups, de se développer.   Il a encouragé l’écosystème technologique et d’IA éthiopien à sortir des sentiers battus et à tirer parti des opportunités créées par l’évolution technologique rapide.   Son message à l’écosystème technologique et d’IA éthiopien était de « sortir des sentiers battus », soulignant que le développement technologique n’est plus nécessairement linéaire et que les pays peuvent sauter des étapes de développement.   Il a également insisté sur l’importance de gérer simultanément les risques liés à l’IA et d’exploiter les opportunités offertes par cette technologie.
L’Éthiopie et la France lancent un laboratoire commun de recherche en paléontologie
Sep 30, 2026 426
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie et la France ont officiellement lancé un Laboratoire international de recherche commun dédié à la paléontologie, à la paléoanthropologie, à l’archéologie et à la conservation du patrimoine. Le laboratoire, dénommé PALETHIOPIES, est le fruit d’une coopération entre l’Autorité éthiopienne du patrimoine et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France. La nouvelle structure vise à renforcer la coopération scientifique entre les deux pays, à développer les capacités nationales de recherche et à accroître la visibilité internationale du patrimoine paléontologique et archéologique de l’Éthiopie. S’exprimant lors de la cérémonie de lancement, le directeur général adjoint de l’Autorité éthiopienne du patrimoine, Elias Shikur, a déclaré que le laboratoire constituait bien plus qu’une simple institution scientifique.   « Ce laboratoire n’est pas simplement un centre de recherche ; c’est un monument vivant qui témoigne de l’amitié durable entre l’Éthiopie et la France, de leur vision scientifique commune et de leur volonté d’explorer l’histoire de l’humanité », a-t-il déclaré. Selon lui, PALETHIOPIES servira de plateforme internationale permettant aux chercheurs éthiopiens et français de partager leurs connaissances, d’utiliser des technologies avancées et de mener conjointement des travaux de terrain et des analyses spécialisées. Il a ajouté que les publications scientifiques conjointes, les missions de terrain et les travaux de laboratoire contribueront au renforcement des capacités de recherche de l’Autorité éthiopienne du patrimoine et à la consolidation de sa coopération scientifique internationale. Elias Shikur a également souligné le soutien apporté depuis plusieurs années par la France à la préservation du patrimoine culturel éthiopien. Cette coopération comprend notamment des initiatives de conservation et de restauration des églises rupestres de Lalibela ainsi que du National Palace. Dans le cadre du nouveau partenariat, l’Autorité éthiopienne du patrimoine s’est engagée à faciliter les activités de recherche, à accélérer les procédures administratives et juridiques nécessaires, à favoriser le transfert de connaissances et à garantir la protection et l’intégrité des ressources patrimoniales. Elle prévoit également de rendre les résultats des recherches accessibles au public afin de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques. De son côté, le conseiller à la coopération et aux affaires culturelles, Julien Voituriez, représentant l’ambassadeur de France en Éthiopie, a indiqué que le lancement du laboratoire constituait une nouvelle étape dans la coopération scientifique de longue date entre les deux pays.   Il a rappelé que l’Éthiopie occupe une place importante dans l’histoire de la paléontologie et de la paléoanthropologie, en raison notamment des nombreuses découvertes réalisées sur son territoire et de leur contribution à l’étude de l’évolution humaine. Voituriez a également mis en avant le rôle du Centre français des études éthiopiennes (CFEE) dans le développement de la coopération scientifique entre la France et l’Éthiopie. Selon lui, le CFEE accompagne les chercheurs, facilite les missions de terrain, contribue à la formation de jeunes scientifiques et participe à la promotion de la recherche et du patrimoine éthiopiens à l’étranger. Le nouveau laboratoire sera dirigé par Dr Jean-Renaud Boisserie, dont les travaux dans la basse vallée de l’Omo portent notamment sur l’évolution humaine, la biodiversité et les changements environnementaux. PALETHIOPIES devrait ainsi fournir un cadre durable permettant aux chercheurs des deux pays de développer des programmes scientifiques conjoints et de renforcer les échanges entre institutions de recherche. La coopération scientifique franco-éthiopienne a également contribué à la rénovation de la galerie de paléontologie du Musée national d’Éthiopie et au retour de spécimens fossiles découverts au cours de missions conjointes menées dans les années 1970 et 1980. Le lancement de PALETHIOPIES marque ainsi une nouvelle étape dans la coopération entre l’Éthiopie et la France dans les domaines de la recherche scientifique, de la formation, de la paléontologie et de la conservation du patrimoine.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 15154
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie.   Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale.   La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays.   Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie.   Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré.   Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. »   Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines.   Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays.   « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. »   Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba.   « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. »   Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ».   Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités.   « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15652
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 13043
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Climat : l’Afrique appelle à renforcer sa résilience, le GIEC à un consensus sur son 7ᵉ rapport
Oct 13, 2026 47
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général de l’Institut éthiopien de météorologie, Dr Fetene Teshome, a appelé à renforcer les capacités météorologiques et climatiques de l’Afrique, tandis que le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Dr Jim Skea, a exhorté les États membres à parvenir à un consensus sur le calendrier de son septième rapport d’évaluation, à l’ouverture de la 65e session du Groupe à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Fetene Teshome, également président de l’Association régionale pour l’Afrique de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a souligné que l’Afrique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, demeure particulièrement vulnérable aux changements climatiques. « Cette réalité souligne la nécessité urgente de renforcer l’adaptation, d’améliorer la résilience et d’élargir l’accès aux services climatiques qui favorisent une prise de décision éclairée à tous les niveaux », a-t-il déclaré. Il a notamment insisté sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, des réseaux d’observation météorologique et des services climatiques pour protéger les populations et soutenir le développement durable. « En renforçant les réseaux d’observation, en développant les capacités d’alerte précoce et en favorisant la diffusion d’informations climatiques exploitables, ces initiatives aident les pays à renforcer leur résilience et à mieux protéger les vies, les moyens de subsistance et les économies face aux effets croissants des changements climatiques », a-t-il affirmé. Dr Fetene a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à améliorer les prévisions météorologiques, à développer la recherche climatique et à contribuer aux initiatives régionales et internationales dans ce domaine. Pour sa part, Dr Jim Skea a souligné les progrès réalisés dans la préparation du septième rapport d’évaluation du GIEC, tout en insistant sur la nécessité de parvenir à un accord concernant le calendrier des contributions des trois groupes de travail. « Les auteurs méritent de la clarté et de la certitude concernant les principales échéances et la durée de leur engagement bénévole auprès du GIEC », a-t-il déclaré, appelant les États membres à tout mettre en œuvre pour parvenir à un consensus au cours de la session. Le président du GIEC a également indiqué que les travaux de la semaine porteraient sur le rôle de l’intelligence artificielle dans les évaluations scientifiques, notamment les garanties nécessaires pour préserver la responsabilité humaine et respecter les principes régissant les travaux du Groupe. Abordant la situation financière de l’organisation, il a précisé que les contributions volontaires reçues pour 2026 représentaient environ un tiers du budget approuvé, appelant les États membres à accroître leur soutien financier afin de garantir la réalisation des travaux prévus. La 65e session du GIEC se tient du 12 au 16 octobre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, et porte notamment sur l’avancement du septième cycle d’évaluation scientifique des changements climatiques.
L'Éthiopie appelle à un renforcement de la coopération scientifique internationale lors de la 65e session du GIEC à Addis-Abeba
Oct 13, 2026 85
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Dr Habtamu Itefa, a souligné l’importance de la coopération scientifique internationale face aux changements climatiques, à l’occasion de l’ouverture de la 65e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisée à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre a souhaité la bienvenue aux représentants des États membres du GIEC, aux scientifiques et aux partenaires internationaux, tout en réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’action climatique et du développement durable. Le ministre a rappelé que l’Éthiopie, se caractérise par une grande diversité de reliefs et de conditions climatiques. Il a également souligné le rôle du pays dans les ressources hydriques régionales, notamment à travers le bassin du Nil Bleu, dont les eaux contribuent à soutenir les populations de plusieurs pays voisins. Dr Habtamu Itefa a, par ailleurs, souligné que « nous sommes un champion mondial de l’action climatique. » Le ministre a également mis en avant l’Initiative Héritage vert (Green Legacy Initiative), lancée sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. Abordant les travaux de la 65e session du GIEC, le ministre a insisté sur la nécessité de traduire les connaissances scientifiques en solutions concrètes pour les décideurs politiques, en particulier dans les pays en développement. « Comment le septième rapport d’évaluation (AR7) permettra-t-il d’apporter des solutions concrètes aux décideurs politiques et de contribuer au prochain bilan mondial ? », a-t-il interrogé, appelant à renforcer les capacités scientifiques et à combler les lacunes en matière de données climatiques dans les pays en développement. Il a souligné que des données fiables sont indispensables pour mieux évaluer les vulnérabilités économiques et sociales, anticiper les évolutions climatiques et définir des mesures efficaces d’adaptation et d’atténuation. Le ministre a également rappelé la contribution des institutions éthiopiennes, notamment de l’Institut éthiopien de météorologie, aux travaux du GIEC, à travers la participation de scientifiques et d’experts aux activités d’évaluation et de recherche. En conclusion, Dr Habtamu Itefa a exprimé sa reconnaissance au GIEC pour avoir choisi l’Éthiopie comme pays hôte de cette session, soulignant les efforts déployés pour moderniser les services météorologiques nationaux. Il a invité les participants à découvrir la culture et l’hospitalité éthiopiennes, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement aux travaux de la session. La réunion offre ainsi aux représentants des États membres et à la communauté scientifique une occasion d’examiner les priorités du septième rapport d’évaluation du GIEC et de renforcer le dialogue entre les connaissances scientifiques et l’élaboration des politiques climatiques.
Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 1036
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques.   S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds.   Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
El Niño : Mohamed Ware souligne l’importance d’investir dans l’action anticipée
Sep 22, 2026 590
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Le Secrétaire exécutif adjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mohamed Ware, a souligné l’importance d’investir dans l’action anticipée afin de limiter les pertes humaines, économiques et environnementales liées aux impacts attendus du phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique. S’exprimant en marge du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation à El Niño dans la Corne de l’Afrique, M. Ware a indiqué que les pays de la région disposent aujourd’hui de données scientifiques, de modèles climatiques et de prévisions permettant de prendre des mesures avant que les conséquences du phénomène ne se manifestent pleinement. « Nous avons l’information, la science et les données », a-t-il déclaré, soulignant que la question n’est désormais plus de savoir si les impacts se produiront, mais plutôt de déterminer « ce que nous faisons maintenant ». Selon lui, le phénomène El Niño pourrait avoir des répercussions importantes sur l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les moyens de subsistance, l’approvisionnement alimentaire urbain et la santé, tout en aggravant les déplacements de populations et certaines tensions au sein des communautés. M. Ware a rappelé que la région avait déjà enregistré d’importantes pertes humaines et économiques lors de précédents épisodes d’El Niño, insistant sur la nécessité de tirer les leçons de ces expériences pour renforcer la préparation. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD a particulièrement insisté sur la rentabilité de l’action anticipée, soulignant que les investissements réalisés avant une catastrophe peuvent permettre de réduire considérablement les coûts des interventions et de la reconstruction. Selon les chiffres présentés lors du forum, chaque dollar investi dans l’anticipation permettrait d’éviter entre quatre et six dollars de pertes évitables. « Ces activités auront besoin de financement », a-t-il affirmé, appelant les partenaires au développement, mais aussi les ministères des Finances des États membres, à travailler étroitement avec les institutions chargées de la gestion des risques de catastrophe. Il a souligné la nécessité de rendre disponibles des ressources nationales afin de permettre aux mesures anticipatoires d’avoir un impact concret sur les populations exposées.   Abordant les initiatives environnementales entreprises par les États membres, M. Ware a particulièrement salué les efforts de l’Éthiopie en matière de restauration des terres dégradées, de protection des bassins versants, de plantation d’arbres comme « l’Initiative héritage du vert » et de collecte des eaux. « Les mesures prises par le gouvernement éthiopien dans cette initiative sont très encourageantes », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives contribuent non seulement à prévenir certains risques à court terme, mais également à renforcer la santé environnementale et les moyens de subsistance des communautés à long terme. La restauration des terres et la protection des bassins versants peuvent notamment contribuer à préserver les ressources en eau et les terres productives, à réduire les risques de glissements de terrain et à limiter les déplacements de populations liés à la dégradation environnementale, a-t-il expliqué. M. Ware a également souligné le rôle de l’IGAD dans le partage des connaissances et des expériences entre ses États membres, afin de permettre la reproduction et la mise à l’échelle des initiatives ayant démontré leur efficacité. Le responsable de l’IGAD a ainsi appelé à une mobilisation coordonnée des ressources, des connaissances scientifiques et des expériences nationales afin de transformer les prévisions climatiques en mesures concrètes de protection des populations et des moyens de subsistance face aux risques liés à El Niño.
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Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 31280
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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Les manœuvres de déstabilisation et les complots de l’Égypte contre l’Éthiopie et l’ensemble de la Corne de l’Afrique
Oct 9, 2026 236
L’instabilité politique prolongée de l’Éthiopie et la récurrence des conflits ne peuvent être entièrement comprises sous le seul angle des divisions politiques internes. Ces vulnérabilités internes ont été exploitées et aggravées par des acteurs locaux et extérieurs poursuivant des intérêts stratégiques en Éthiopie et dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique. Parmi les acteurs extérieurs régulièrement cités par les analystes géopolitiques figure l’Égypte. L’argument éthiopien ne se limite pas au fait que l’Égypte s’oppose au Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). Il consiste à soutenir que, depuis plusieurs décennies, la politique égyptienne à l’égard de l’Éthiopie s’inscrit dans une stratégie politique et diplomatique plus vaste visant à freiner l’essor stratégique de ce pays, à affaiblir son influence régionale et à l’empêcher d’exercer un contrôle accru sur les ressources naturelles et économiques indispensables à son développement national. Dans cette perspective, les activités de l’Égypte concernant le Nil, les conflits politiques internes de l’Éthiopie, la question érythréenne, le Soudan, la Somalie, la mer Rouge et le GERD s’inscrivent dans un ensemble plus large de pressions stratégiques. La principale préoccupation éthiopienne est qu’une Éthiopie divisée, instable et économiquement affaiblie soit plus facile à contenir qu’une Éthiopie pacifique, prospère et stratégiquement autonome. Les pressions exercées sur l’Éthiopie La source la plus persistante des pressions égyptiennes sur l’Éthiopie est le Nil. Le Nil Bleu prend sa source en Éthiopie et fournit une part importante des eaux qui s’écoulent en aval vers le Soudan et l’Égypte. Pour l’Éthiopie, ce fleuve représente une formidable opportunité de développement. Ses eaux peuvent produire de l’électricité, favoriser l’irrigation, accroître la production agricole, renforcer la sécurité alimentaire, soutenir l’industrialisation et contribuer à la réduction de la pauvreté. Pendant des décennies, l’Éthiopie a toutefois été confrontée à un ordre régional de gestion des eaux largement façonné par des accords conclus sans sa participation. L’accord anglo-égyptien de 1929 sur les eaux du Nil et l’accord égypto-soudanais de 1959 sont devenus des éléments centraux d’un système que l’Éthiopie a constamment rejeté, estimant qu’ils ne sauraient déterminer les droits d’un État souverain situé en amont et n’ayant pas participé à leur conclusion. L’objection éthiopienne est fondamentale. Selon Addis-Abeba, des accords historiques conclus entre des pays riverains situés en aval ne peuvent empêcher indéfiniment un pays en amont d’utiliser ses propres ressources naturelles à des fins de développement. La position éthiopienne repose sur le principe de l’utilisation équitable et raisonnable des cours d’eau internationaux. Dans cette perspective, les tentatives visant à préserver des arrangements historiques relatifs aux eaux au détriment de l’Éthiopie dépassent le simple désaccord sur le partage de l’eau. Elles représenteraient un effort destiné à maintenir un ordre politique dans lequel le développement éthiopien demeure limité. Une remise en cause de l’ordre régional existant La construction du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) est devenue l’expression la plus manifeste de la détermination de l’Éthiopie à rompre avec cette dynamique historique. Le projet a transformé la relation du pays avec le Nil, en faisant passer l’Éthiopie d’une utilisation limitée de ses eaux à une stratégie de développement national d’envergure. Le barrage a démontré que l’Éthiopie était capable de mobiliser ses ressources nationales, le soutien de sa population et des compétences techniques internationales pour réaliser un projet d’importance continentale. Pour les Éthiopiens, le GERD représente bien davantage qu’une infrastructure hydroélectrique. Il symbolise la souveraineté nationale, le droit au développement et la détermination de l’Éthiopie à exploiter ses ressources naturelles pour produire de l’électricité, développer l’industrie, améliorer la productivité agricole et créer des perspectives pour des millions de citoyens. La campagne persistante de l’Égypte contre le projet est ainsi interprétée en Éthiopie non pas simplement comme une opposition à un barrage, mais comme une opposition à une transformation fondamentale de la position économique et stratégique du pays. La préoccupation éthiopienne est que, si le pays est empêché de développer ses ressources hydriques, il risque de rester prisonnier de la pauvreté et de l’insécurité énergétique, tandis que son immense potentiel naturel demeure sous-exploité. Les pressions diplomatiques Selon les critiques éthiopiens, l’un des principaux instruments utilisés contre l’Éthiopie est la pression diplomatique. Plutôt que de limiter le différend sur le Nil à des négociations bilatérales directes, l’Égypte a régulièrement porté la question sur la scène internationale et recherché des soutiens politiques auprès d’institutions régionales et internationales. Du point de vue éthiopien, cette démarche a contribué à faire considérer les projets de développement du pays comme des questions de sécurité internationale. La crainte est que les campagnes diplomatiques puissent influencer les institutions internationales, les partenaires au développement, les institutions financières et les gouvernements qui, autrement, pourraient soutenir les ambitions éthiopiennes en matière d’infrastructures. Selon les critiques éthiopiens, il en résulte une forme de pression indirecte. Sans interrompre physiquement un projet, des pressions politiques extérieures peuvent compliquer son financement, entraver les partenariats internationaux, créer une incertitude diplomatique et présenter les initiatives de développement éthiopiennes comme des sources potentielles d’instabilité régionale. Cette situation est particulièrement importante pour un pays en développement dont la transformation repose sur des investissements considérables dans l’énergie, les transports, l’agriculture, l’industrie manufacturière et les infrastructures. L’exploitation des vulnérabilités internes Les préoccupations les plus sérieuses en Éthiopie concernent l’interaction entre les pressions extérieures et les divisions politiques internes. Le pays a connu des crises politiques répétées, des insurrections armées et des conflits impliquant des forces politiques et ethniques rivales. Selon l’argument éthiopien, les puissances étrangères n’ont pas nécessairement besoin de créer elles-mêmes ces divisions. Elles peuvent exploiter, encourager ou amplifier politiquement des griefs existants lorsque cela sert leurs intérêts stratégiques. C’est dans ce contexte que la notion de sabotage politique prend toute son importance. Le sabotage politique ne consiste pas nécessairement à créer ouvertement une organisation armée. Il peut également prendre la forme d’un soutien diplomatique à des forces politiques opposées, d’alliances stratégiques avec des gouvernements voisins, d’activités de lobbying politique, de campagnes d’information, de coopération militaire et de pressions internationales. Lorsque de telles activités se déroulent parallèlement à un conflit interne, elles peuvent prolonger l’instabilité et compliquer la recherche d’un règlement politique. Pour l’Éthiopie, le danger est particulièrement grave, car les conflits internes prolongés absorbent des ressources qui pourraient autrement être consacrées au développement. Un gouvernement confronté à une insurrection dispose de moins de moyens pour financer les écoles, les hôpitaux, l’électricité, les routes, l’irrigation, l’industrialisation et la création d’emplois. Un pays absorbé par les impératifs de sécurité intérieure dispose également de capacités diplomatiques et économiques réduites pour poursuivre de grandes initiatives régionales. La perte de l’accès à la mer La question érythréenne constitue l’un des développements historiques les plus déterminants de l’histoire contemporaine de l’Éthiopie. La position stratégique de l’Érythrée a également fait de ce conflit un enjeu de rivalités régionales. L’Érythrée abritait les principaux ports éthiopiens de la mer Rouge, notamment Massaoua et Assab. La séparation de l’Érythrée a finalement transformé l’Éthiopie, qui disposait d’un accès maritime direct, en un pays enclavé. Les conséquences ont été considérables. L’Éthiopie est devenue dépendante des pays voisins pour accéder au commerce maritime international. Les coûts de transport des importations et des exportations ont augmenté. La dépendance stratégique à l’égard des États voisins est devenue une caractéristique durable de la situation économique éthiopienne. Pour les stratèges éthiopiens, la perte de l’accès maritime ne peut être dissociée de l’histoire géopolitique plus large de la Corne de l’Afrique. Des archives diplomatiques américaines déclassifiées datant des années 1970 montrent que des États arabes ont joué un rôle important dans les dynamiques politiques régionales entourant l’insurrection érythréenne. Toutefois, les éléments historiques disponibles ne démontrent pas que l’Égypte ait, à elle seule, créé le mouvement érythréen. Certaines évaluations américaines distinguaient même l’Égypte d’autres soutiens plus actifs aux insurgés érythréens, notamment la Libye, l’Irak et la Syrie. L’Égypte demeurait néanmoins un acteur régional important dans l’environnement politique plus large entourant la question érythréenne. Pour l’Éthiopie, le résultat stratégique reste considérable : le pays a perdu son accès direct à la mer Rouge. Cette perte continue d’influencer sa politique étrangère plusieurs décennies plus tard. L’enclavement est devenu l’une des principales vulnérabilités économiques et stratégiques du pays. L’Éthiopie réalise l’écrasante majorité de son commerce maritime international par l’intermédiaire des ports des pays voisins. Cette situation la rend dépendante des infrastructures étrangères, de la stabilité politique de ses voisins et de leur volonté de maintenir une coopération constructive. Pour un pays de la taille démographique et du potentiel économique de l’Éthiopie, l’absence d’un accès maritime souverain et fiable entraîne des coûts stratégiques importants. Les frais de transport influencent les prix des marchandises importées. La compétitivité des exportations peut être réduite. L’industrialisation devient plus coûteuse. Les projets énergétiques et d’infrastructure dépendent davantage des corridors régionaux. La recherche d’un accès à la mer ne constitue donc pas uniquement une ambition géopolitique pour l’Éthiopie. Elle est directement liée à son développement économique. Du point de vue éthiopien, toute tentative extérieure visant à empêcher le pays de développer des partenariats maritimes fiables peut être interprétée comme un effort destiné à maintenir sa vulnérabilité stratégique. Les alliances régionales Les préoccupations éthiopiennes se sont intensifiées à mesure que l’Égypte a développé ses relations politiques et sécuritaires avec les pays entourant l’Éthiopie. La coopération militaire entre l’Égypte et la Somalie a particulièrement retenu l’attention. En 2024, l’Égypte a envoyé du matériel militaire en Somalie à la suite d’un accord de sécurité conclu entre les deux pays. Cette évolution est intervenue dans un contexte de tensions accrues, après la signature par l’Éthiopie d’un protocole d’accord avec le Somaliland concernant l’accès maritime. Du point de vue éthiopien, le calendrier et les implications stratégiques de ce rapprochement sont significatifs. L’Éthiopie considère son initiative d’accès maritime comme une nécessité économique et stratégique. Parallèlement, le renforcement de la coopération sécuritaire entre l’Égypte et la Somalie fait craindre l’émergence d’un environnement politique régional plus coordonné, susceptible de limiter les marges de manœuvre éthiopiennes. La même préoccupation concerne le Soudan. L’Égypte entretient des relations étroites avec les institutions étatiques soudanaises, notamment avec l’appareil militaire soudanais. Le conflit qui ravage le Soudan est ainsi devenu un autre terrain sur lequel les intérêts sécuritaires de l’Éthiopie croisent les intérêts régionaux de l’Égypte. Pour l’Éthiopie, l’accumulation de ces relations soulève une question fondamentale : les pays voisins sont-ils progressivement intégrés à un réseau stratégique régional susceptible de limiter la liberté d’action de l’Éthiopie ? L’Érythrée L’Érythrée demeure un autre élément essentiel des calculs stratégiques de l’Éthiopie. Les relations entre les deux pays ont connu des périodes de guerre, de réconciliation et de nouvelles tensions. La guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée, de 1998 à 2000, a entraîné d’immenses pertes humaines et économiques. Elle a affaibli les deux pays et accentué la militarisation de la partie septentrionale de la Corne de l’Afrique. Les évolutions politiques ultérieures ont ajouté une nouvelle dimension à la rivalité régionale. Pour les analystes éthiopiens, la possibilité que des acteurs extérieurs encouragent une confrontation entre l’Éthiopie et l’Érythrée est particulièrement dangereuse. Des informations récentes faisant état de nouvelles tensions au Tigré ont de nouveau mis en lumière des accusations d’ingérence extérieure dans les conflits internes de l’Éthiopie. Des allégations de soutien égyptien et soudanais à des forces susceptibles d’affaiblir la souveraineté éthiopienne ont été rapportées. Un conflit interne en Éthiopie peut rapidement prendre une dimension régionale. L’internationalisation des conflits Le conflit du Tigray a démontré à quelle vitesse une crise interne en Éthiopie peut acquérir une dimension internationale. Il a impliqué l’Érythrée, le Soudan et plusieurs acteurs diplomatiques internationaux, tout en suscitant une vive concurrence autour des récits du conflit, de l’accès humanitaire et de la légitimité politique. Pour l’Éthiopie, cette expérience a renforcé la perception selon laquelle les conflits internes peuvent devenir des instruments de rivalité géopolitique plus large. Les désaccords politiques nationaux peuvent ainsi être internationalisés. C’est l’un des principaux arguments avancés par les critiques qui accusent l’Égypte d’exploiter les vulnérabilités internes de l’Éthiopie. Leur argument ne consiste pas nécessairement à affirmer que chaque insurrection éthiopienne a été créée au Caire. Il consiste plutôt à soutenir que les acteurs extérieurs peuvent identifier les faiblesses existantes et les exploiter afin de restreindre la liberté stratégique de l’Éthiopie. La politique d’isolement Une Éthiopie forte, entretenant des relations stables avec ses voisins, développant sa puissance économique, augmentant sa production d’électricité et disposant d’un accès maritime fiable, exercerait une influence considérable dans la Corne de l’Afrique. Une Éthiopie divisée politiquement disposerait d’une influence bien moindre. Par conséquent, les critiques éthiopiens estiment que les tentatives visant à affaiblir les relations diplomatiques du pays ou à exercer des pressions sur ses partenariats régionaux doivent être comprises comme les éléments d’une stratégie plus vaste d’endiguement. Un tel endiguement ne nécessite pas nécessairement une confrontation militaire. Il peut prendre la forme de démarches diplomatiques, d’alliances régionales, d’accords de sécurité, de pressions politiques et de campagnes internationales. Pourquoi une Éthiopie forte est-elle importante ? L’émergence de l’Éthiopie en tant que puissance économique et politique plus importante transformerait fondamentalement la Corne de l’Afrique. Le pays dispose d’un immense potentiel hydroélectrique, de vastes terres agricoles, de ressources en énergies renouvelables et d’un marché intérieur considérable. Le GERD a déjà démontré la capacité de l’Éthiopie à mobiliser ses ressources nationales pour réaliser de grands projets d’infrastructure. Des investissements supplémentaires dans la production d’électricité, l’irrigation, l’industrie manufacturière, l’agriculture, les corridors de transport et les infrastructures numériques pourraient transformer le pays en l’un des principaux pôles économiques du continent africain. Un accès maritime fiable renforcerait davantage cette transformation. Une Éthiopie plus forte serait également mieux placée pour contribuer à l’intégration régionale. Elle pourrait exporter de l’électricité, développer le commerce transfrontalier, soutenir les infrastructures régionales et devenir un maillon économique majeur entre la Corne de l’Afrique et le reste du continent. Du point de vue éthiopien, c’est précisément pour cette raison que les tentatives extérieures visant à limiter le potentiel de développement du pays revêtent une importance stratégique. L’argument éthiopien peut donc être formulé clairement. L’influence de l’Égypte ne devrait pas être examinée uniquement à travers les négociations sur le GERD. Elle devrait également être étudiée à la lumière de l’environnement politique global dans lequel évolue l’Éthiopie. Le différend sur le Nil a généré des pressions diplomatiques persistantes. Le GERD est devenu le symbole central de la lutte de l’Éthiopie pour son autonomie économique et stratégique. Pris ensemble, ces développements constituent le fondement de la perception éthiopienne selon laquelle l’Égypte mène une politique d’endiguement stratégique. Conclusion Affirmer que l’Égypte constitue un facteur extérieur majeur dans l’instabilité de l’Éthiopie ne signifie pas nécessairement qu’elle a créé chacun des conflits qui secouent le pays. L’argument éthiopien est toutefois que les faiblesses internes ont été à plusieurs reprises exposées à des pressions stratégiques extérieures. La préoccupation est que l’Égypte ait utilisé son influence diplomatique, ses relations régionales et ses alliances politiques pour restreindre l’espace stratégique de l’Éthiopie, particulièrement lorsque celle-ci a cherché à accroître l’utilisation de ses ressources en eau du Nil, à renforcer son économie, à développer de grandes infrastructures ou à retrouver un accès fiable à la mer. Le GERD est devenu l’exemple le plus manifeste de cette confrontation. La détermination de l’Éthiopie à développer ses ressources hydriques s’est heurtée à un ordre régional établi que les responsables éthiopiens considèrent comme injuste et incompatible avec le droit du pays au développement. La question maritime représente une autre dimension de cette même lutte. Un pays enclavé comme l’Éthiopie est confronté à des désavantages économiques structurels. Une Éthiopie disposant d’un accès maritime fiable, d’une production électrique abondante, d’une agriculture en expansion, d’une industrie manufacturière en croissance et d’échanges régionaux renforcés bénéficierait d’une autonomie économique et politique nettement supérieure. C’est pourquoi les analystes éthiopiens considèrent de plus en plus le différend sur le Nil, le GERD, la mer Rouge, l’accès maritime, le Soudan, la Somalie, l’Érythrée et les conflits internes de l’Éthiopie comme des composantes interconnectées d’une lutte géopolitique plus vaste.
Le nouveau gouvernement éthiopien confie des postes clés à des femmes
Oct 8, 2026 369
Par Meseret T. Le 8 octobre, 2026 (ENA) Le nouveau gouvernement fédéral éthiopien a placé les femmes au cœur de la prochaine phase de transformation économique du pays : neuf femmes sont désormais à la tête de ministères clés, allant des Finances et du Commerce à la Justice, en passant par la Technologie, les Mines, la Santé, le Tourisme et les Affaires sociales. La Chambre des représentants des peuples a approuvé aujourd’hui le gouvernement proposé par le Premier ministre Abiy Ahmed, les femmes occupant neuf des 22 portefeuilles ministériels, soit près de 41 % du gouvernement. Ces nominations renforcent le rôle croissant des femmes dans la prise de décision nationale en Éthiopie et placent des femmes dirigeantes à la tête de certaines des institutions économiques et sociales les plus importantes du gouvernement. L’importance de ces nominations va au-delà du simple nombre de femmes au sein du gouvernement. Les portefeuilles qui leur sont confiés se situent au cœur des ambitions fondamentales de l’Éthiopie : maintenir la stabilité macroéconomique, développer le commerce et les exportations, renforcer l’État de droit, mobiliser les recettes intérieures, exploiter les ressources naturelles, accélérer la transformation numérique, améliorer les services de santé, développer le tourisme et protéger les catégories vulnérables de la société. Il s’agit donc d’un gouvernement dans lequel la représentation est étroitement liée à la responsabilité. Ces nominations interviennent à un moment particulièrement important du parcours de développement de l’Éthiopie. Selon le ministère des Finances, l’économie éthiopienne a progressé de 9,2 % au cours de l’exercice 2024/25, contre 8,1 % l’année précédente, après avoir affiché un taux de croissance annuel moyen de 6,8 % entre 2018/19 et 2023/24. Le ministère prévoit une croissance économique de 10,2 % en 2025/26, ce qui reflète la volonté du gouvernement de maintenir la dynamique observée ces dernières années et de faire entrer l’économie dans une phase de croissance à deux chiffres. Le gouvernement s’efforce désormais de renforcer encore cette dynamique et d’atteindre une croissance économique à deux chiffres, tout en poursuivant des réformes macroéconomiques visant à rendre cette croissance plus durable, plus productive et plus généralisée. Un responsable de la Commission de l’Union africaine a récemment décrit la transformation de l’Éthiopie comme se déroulant à un rythme très rapide et a noté que le pays devrait s’approcher d’une croissance à deux chiffres. Cette trajectoire confère une lourde responsabilité aux ministres nouvellement nommés. Leur tâche ne consiste pas simplement à administrer les ministères, mais à traduire les politiques de réforme en améliorations mesurables en matière de production, d’investissement, d’exportations, de services publics, d’emploi et de niveau de vie. Gérer l’économie à un moment décisif Parmi les nominations les plus importantes figure celle de Fitsum Assefa (titulaire d’un doctorat) au poste de ministre des Finances. Ayant précédemment occupé les fonctions de ministre de la Planification et du Développement, Fitsum apporte son expérience en matière de politique et de planification dans le cadre du programme de réforme du gouvernement à une institution chargée de la gestion budgétaire et de la coopération économique du pays. Le ministère des Finances est chargé de préparer et de mettre en œuvre le budget fédéral, de gérer les finances publiques, d’élaborer les politiques budgétaires, de mobiliser des ressources extérieures, de gérer la dette publique et de développer des cadres pour les partenariats public-privé. Son mandat place donc le ministre au cœur des efforts visant à préserver la stabilité macroéconomique tout en veillant à ce que les ressources publiques limitées soient orientées vers les priorités nationales. À l’heure où l’Éthiopie cherche à accroître sa capacité de production tout en gérant sa dette, les pressions sur les devises et les besoins de financement liés au développement, cette nomination revêt une importance considérable. Le défi de Fitsum consistera à contribuer à traduire la croissance économique en une capacité budgétaire renforcée et en investissements productifs — en veillant à ce que l’expansion de l’économie s’appuie sur des finances publiques saines et que les réformes produisent des résultats tangibles. Poursuivre l’ouverture des marchés et orienter la production vers l’exportation Yasmin Wahabrebbi, nommée ministre du Commerce et de l’Intégration régionale, prend la tête d’une autre institution essentielle aux ambitions économiques de l’Éthiopie. Les responsabilités du ministère vont bien au-delà de la simple gestion des échanges commerciaux. Il est chargé d’élaborer des politiques en matière de commerce intérieur et extérieur ainsi que d’intégration économique régionale, de moderniser le commerce intérieur, de créer les conditions propices à l’expansion des exportations et de soutenir les producteurs éthiopiens qui cherchent à accéder aux marchés étrangers. Il joue également un rôle dans la négociation et la mise en œuvre des accords commerciaux. Ce portefeuille revêt donc une importance particulière alors que l’Éthiopie cherche à renforcer sa présence sur les marchés continentaux et mondiaux. Pour un pays doté d’un vaste marché intérieur et d’un potentiel considérable dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie manufacturière, des ressources minérales et du tourisme, le défi consiste de plus en plus à transformer la production en exportations compétitives, à approfondir les échanges commerciaux régionaux et à tirer davantage parti de la Zone de libre-échange continentale africaine. Yasmin évoluera donc à l’un des carrefours où la production nationale rejoint l’ambition de l’Éthiopie de devenir un acteur plus compétitif dans le commerce régional et international. Les recettes d’une économie en pleine croissance Aynalem Nigussie, le nouveau ministre des Recettes, prend la tête d’une institution dont les performances influenceront directement la capacité du gouvernement à financer le développement à partir de ressources nationales. Le ministère des Recettes a pour mission de mettre en place une administration fiscale et douanière moderne, d’encourager l’adhésion volontaire à la législation fiscale et de lutter contre la fraude fiscale. Sa vision déclarée est de construire une administration fiscale moderne et, à terme, de parvenir à ce que les dépenses nationales soient couvertes par les recettes fiscales. Pour une économie en quête d’une croissance plus rapide, il s’agit là d’une mission cruciale. L’expansion économique nécessite des routes, des écoles, des établissements de santé, des infrastructures productives et des institutions publiques. Le financement durable de ces priorités passe par une assiette fiscale nationale plus solide. La responsabilité d’Aynalem s’étendra donc au-delà de la simple perception des impôts. Elle consistera à élargir l’assiette fiscale, à améliorer le respect des obligations fiscales, à moderniser l’administration et à renforcer le lien entre l’activité économique et les ressources dont dispose l’État. Justice et confiance dans l’économie Au ministère de la Justice, Hanna Araya-Selassie prend la tête d’une institution essentielle à la réforme juridique et institutionnelle du pays. L’importance du portefeuille de la justice s’étend à pratiquement tous les domaines de l’économie et de la société. Des institutions juridiques efficaces fournissent le cadre dans lequel évoluent les citoyens, les entreprises et les investisseurs. Elles contribuent à définir les droits et les obligations, à faire respecter les contrats, à renforcer la responsabilité et à instaurer une plus grande prévisibilité dans l’administration publique. Alors que l’Éthiopie s’efforce d’attirer les investissements et d’accroître la participation du secteur privé, le renforcement de la sécurité juridique devient indissociable de la réforme économique. La mission d’Hanna la place donc au carrefour de la réforme de l’État de droit, du renforcement institutionnel et de la création d’un environnement plus prévisible pour les citoyens et les entreprises. La technologie, moteur de la prochaine économie Peu de portefeuilles reflètent aussi clairement l’ambition de l’Éthiopie de franchir une nouvelle étape de développement que celui du ministère de l’Innovation et de la Technologie, désormais dirigé par Frehiwot Tamiru. Forte de son expérience à la tête d’Ethio Telecom, notamment dans le développement des services financiers numériques via Telebirr, Frehiwot apporte son expertise à un ministère dont le mandat couvre les technologies émergentes et numériques, les technologies géospatiales et spatiales, l’innovation et le développement de l’économie numérique. Le ministère est également chargé de coordonner les efforts nationaux en matière de recherche et développement et de soutenir la transformation d’idées innovantes en contributions à la prospérité nationale. Sa nomination intervient alors que l’Éthiopie cherche à faire de la numérisation un pilier de la transformation économique plutôt qu’un simple exercice de modernisation technologique. Le défi consiste à relier la technologie à la productivité — de la finance numérique et des services publics à l’intelligence artificielle, en passant par l’innovation, la recherche, l’industrie manufacturière et les nouvelles entreprises capables de créer des emplois et de générer des devises étrangères. Les minéraux et la recherche de nouvelles sources de richesse Au sein du ministère des Mines, Alemtsahay Paulos est à la tête d’un secteur que l’Éthiopie considère de plus en plus comme une source importante d’investissements, d’exportations et de développement industriel. Le mandat du ministère couvre le développement minier, l’exploration, les informations géologiques et géophysiques, la facilitation des investissements, la réglementation, la qualité des minéraux, la recherche et la formation, ainsi que la mise en place des conditions nécessaires à la participation du secteur privé. Il est également chargé de veiller à ce que les communautés tirent profit des activités minières et à ce que les exigences en matière de protection de l’environnement soient respectées. Alemtsahay se voit ainsi confier une mission de grande envergure à un moment où l’Éthiopie cherche à exploiter le potentiel économique de ses ressources naturelles. Il ne s’agit pas simplement d’augmenter l’extraction. Il s’agit de développer une industrie minière mieux gérée, capable d’attirer des investissements responsables, d’accroître la production et les exportations, de soutenir les communautés locales et de contribuer à l’industrialisation. La santé, un investissement dans le capital humain Le Dr Mekdes Daba, nommée ministre de la Santé, prend la tête de l’un des portefeuilles gouvernementaux les plus directement axés sur les personnes. Son parcours professionnel en médecine et en santé publique la place à la tête d’un ministère dont la mission englobe le développement et la réglementation des services de santé, la protection de la santé publique, la prévention des maladies, la nutrition, les infrastructures sanitaires, les médicaments et le matériel médical, la formation professionnelle et le système national d’information sur la santé. Cette mission revêt une importance particulière, car la transformation économique dépend en fin de compte du capital humain. Une économie en pleine croissance a besoin d’une population en bonne santé et productive. L’amélioration de la santé maternelle et infantile, le renforcement des soins de santé primaires, la prévention des maladies et l’élargissement de l’accès à des services médicaux de qualité ne sont donc pas des enjeux distincts du programme de développement ; ils en font partie intégrante. Le Dr Mekdes sera chargée de contribuer à transformer les progrès réalisés par l’Éthiopie en matière de santé en systèmes de santé plus solides et plus résilients, capables de soutenir une population et une économie en pleine croissance. La culture et le tourisme, des atouts économiques Selamawit Kassa, qui reprend les rênes du ministère de la Culture et du Tourisme, se voit confier un portefeuille revêtant une importance tant économique que nationale. La mission du ministère consiste notamment à préserver l’histoire et le patrimoine culturel de l’Éthiopie, à promouvoir les langues et les valeurs culturelles du pays, à développer les institutions culturelles et à encourager la créativité et la production artistique. Pour l’Éthiopie, cependant, la culture ne se résume pas à la préservation. C’est également un atout économique. Les civilisations anciennes du pays, ses sites historiques, la diversité de ses cultures, ses paysages, sa gastronomie, ses festivals et ses traditions vivantes constituent une ressource touristique considérable. Le développement de ce potentiel peut générer des devises étrangères, créer des emplois et stimuler l’activité économique bien au-delà du secteur touristique lui-même. Selamawit devra donc contribuer à transformer la richesse culturelle et le potentiel touristique de l’Éthiopie en un moteur plus puissant du développement national. Les femmes, les familles et la protection sociale Au sein du ministère de la Condition féminine et des Affaires sociales, Shewit Shanka dirige une institution dont la mission s’étend à certains des groupes les plus vulnérables de la société. Le ministère est chargé des politiques et stratégies concernant les femmes, les enfants, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées et d’autres catégories vulnérables de la société. Sa mission revêt une importance particulière alors que l’Éthiopie connaît actuellement de rapides changements économiques et structurels. La réforme économique ne peut se mesurer uniquement à l’aune de la croissance du PIB, des investissements ou des exportations. Son succès doit également se traduire par une amélioration des opportunités économiques pour les femmes, par la protection des citoyens vulnérables et par la capacité des familles à résister aux chocs économiques et sociaux. Le ministère joue donc un rôle essentiel pour veiller à ce que les bénéfices du développement profitent à des segments plus larges de la société. Neuf nominations, une responsabilité accrue Prises dans leur ensemble, ces neuf nominations montrent que les femmes ne sont plus cantonnées à un ensemble restreint de portefeuilles traditionnellement dits « sociaux » au sein du gouvernement fédéral éthiopien. Les femmes se voient désormais confier la gestion du budget national, du commerce et de l’intégration régionale, de la justice, des recettes publiques, de la technologie, des mines, de la santé, de la culture et du tourisme, ainsi que des questions relatives aux femmes et aux affaires sociales — autant de secteurs qui, ensemble, déterminent l’orientation économique et la capacité institutionnelle du pays. C’est peut-être là la caractéristique la plus marquante du nouveau gouvernement. Ces nominations interviennent également à un moment où le programme de développement de l’Éthiopie devient de plus en plus exigeant. Le pays s’efforce simultanément de maintenir une expansion économique rapide, de tendre vers une croissance à deux chiffres, de renforcer les recettes intérieures, d’accroître les exportations, d’attirer les investissements, d’exploiter ses ressources naturelles, d’approfondir la transformation numérique et d’améliorer les services publics. Un tel programme exige plus que des politiques ambitieuses. Il exige une mise en œuvre concrète. Pour les neuf femmes qui occupent ces postes, comme pour chaque membre du nouveau gouvernement, cette nomination représente donc une immense responsabilité. On leur confie des institutions qui ont un impact sur des millions de vies et des secteurs susceptibles soit d’accélérer, soit de freiner la transformation de l’Éthiopie. C’est à l’aune des résultats qu’il produira que l’on jugera en fin de compte ce nouveau gouvernement : des institutions plus solides, une économie plus productive, une augmentation des investissements et des exportations, des services publics améliorés, davantage d’opportunités pour les citoyens et un processus de développement dans lequel les femmes ne sont pas simplement représentées, mais comptent parmi celles qui prennent les décisions qui façonnent l’avenir du pays. Le dernier gouvernement éthiopien envoie ainsi deux messages à la fois : d’une part, la participation des femmes aux plus hauts niveaux de la direction publique s’institutionnalise de plus en plus ; d’autre part, le pays attend de ceux à qui il confie les rênes du pouvoir qu’ils tiennent leurs promesses. Le prochain chapitre ne sera pas jugé simplement en fonction de qui occupe les postes ministériels, mais en fonction de ce que ces postes permettront d’accomplir.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023