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Macron rejette une intervention armée dans le détroit d’Ormuz et mise sur la voie diplomatique.
Apr 2, 2026 509
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé jeudi qu’un recours à la force militaire pour rouvrir le détroit d’Ormuz serait « irréaliste », prenant ainsi le contre-pied des propositions avancées par son homologue américain, Donald Trump. Ce dernier a, à plusieurs reprises, exhorté ses alliés à intervenir afin de sécuriser ce passage stratégique, crucial pour l’approvisionnement énergétique mondial et les échanges commerciaux internationaux. En déplacement en Corée du Sud, Macron a mis en garde contre les conséquences d’une telle option, soulignant qu’une opération militaire dans cette zone serait non seulement complexe, mais également particulièrement risquée. Il a notamment évoqué les capacités du Corps des gardiens de la révolution islamique, mettant en avant ses systèmes de défense côtière ainsi que ses missiles balistiques susceptibles de menacer la navigation. Alors que le détroit d’Ormuz — artère essentielle du commerce mondial — subit de fortes perturbations depuis plusieurs semaines en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient, le président français a réaffirmé l’opposition de la France à toute solution militaire. Il a insisté sur la nécessité d’un règlement diplomatique, appelant à un dialogue avec Iran comme condition indispensable à la réouverture de cette voie maritime. Macron a également plaidé pour un cessez-le-feu immédiat et une reprise des négociations, estimant que la coopération avec Téhéran est essentielle pour assurer une stabilité durable dans la région. Dans une prise de position inhabituelle, il a critiqué la gestion de la crise par Trump, dénonçant un manque de cohérence susceptible d’entamer la crédibilité internationale des États-Unis. Il a en outre averti que les remises en question répétées de l’OTAN et les incertitudes entourant les engagements américains risquent d’affaiblir l’alliance. Le chef de l’État français a par ailleurs précisé que la France ne participait pas aux opérations militaires menées par les États-Unis ou Israël dans la région, réaffirmant que sa priorité demeure un retour rapide à la paix. Enfin, Macron a condamné les propos personnels tenus à son encontre par Trump, les jugeant inappropriés et indignes du niveau de responsabilité attendu. De son côté, Trump a évoqué une conversation privée au cours de laquelle il aurait tenu des remarques controversées sur Macron, suscitant des critiques en raison de leur caractère personnel dans un contexte international déjà sous tension.
L’initiative de l’ « Empreinte verte » est un exemple de résilience climatique, selon le Secrétaire général du Bassin du Zambèze.
Apr 2, 2026 235
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - L’initiative « Empreinte verte » lancée par Éthiopie s’impose comme une référence en matière de lutte contre les effets du changement climatique et de protection de l’environnement, a affirmé Felix Ngamlagosi, Secrétaire général de la Commission du bassin du Zambèze. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a souligné que les dérèglements climatiques touchent l’ensemble de la planète, mais que l’Afrique en subit les conséquences de manière particulièrement aiguë. Selon lui, le continent est désormais confronté à une intensification simultanée des phénomènes extrêmes, notamment les sécheresses et les inondations, qu’il qualifie de catastrophes climatiques. « Le changement climatique affecte le monde entier, mais l’Afrique est plus durement impactée. Nos rivières retiennent moins l’eau qu’auparavant et nous faisons face à des sécheresses et des inondations en même temps », a-t-il expliqué, mettant en lumière la vulnérabilité accrue des systèmes hydriques africains. Dans ce contexte, Ngamlagosi a salué les efforts entrepris par l’Éthiopie, notamment à travers des campagnes massives de reboisement et des actions de préservation des berges fluviales dans le cadre de l’initiative « Héritage vert ». Ces mesures, a-t-il indiqué, jouent un rôle clé dans l’amélioration de la rétention des eaux de pluie et dans la restauration du débit des cours d’eau. Il a également insisté sur le caractère exemplaire de cette initiative, estimant qu’elle offre des enseignements précieux pour les autres pays confrontés aux mêmes défis environnementaux. « Cette initiative contribue à protéger les berges et à améliorer la capacité de rétention de l’eau, tout en favorisant la régénération des rivières », a-t-il précisé. Le responsable régional a ainsi encouragé les États africains à s’inspirer de l’expérience éthiopienne, soulignant que les actions menées démontrent l’importance d’une volonté politique forte et d’une mobilisation à grande échelle. Au fil des années, l’Éthiopie a réussi à planter des milliards d’arbres, illustrant son engagement en faveur de la restauration écologique et de la lutte contre le changement climatique. Cette initiative, soutenue au plus haut niveau de l’État, apparaît aujourd’hui comme un modèle de résilience et de développement durable à l’échelle du continent.
Huit ans plus tard : L’évolution économique de l’Éthiopie vers une économie moderne et diversifiée
Apr 2, 2026 412
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Au cours des huit dernières années, l’Éthiopie a engagé une transformation économique d’envergure, marquant une transition progressive d’un modèle étatique et restrictif vers une économie davantage ouverte, compétitive et orientée vers le marché. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre des réformes lancées sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, à l’occasion du huitième anniversaire de ce vaste programme de modernisation économique. Avant 2018, l’économie nationale était confrontée à des contraintes structurelles importantes. La croissance, bien que soutenue, restait déséquilibrée et peu inclusive. La création d’emplois ne suivait pas le rythme de la croissance démographique, tandis que la structure des exportations demeurait limitée et peu diversifiée. Par ailleurs, le recours intensif à l’endettement extérieur pour financer les grands projets d’infrastructures a accru la vulnérabilité macroéconomique du pays. Le modèle d’industrialisation par le développement agricole (ADLI) avait permis d’améliorer la production agricole, mais sans réussir à enclencher une véritable transformation industrielle. Les zones industrielles, souvent isolées du tissu économique local, peinaient à créer des liens durables avec les autres secteurs. De plus, certains secteurs stratégiques comme les télécommunications, la finance et les mines restaient largement fermés à la concurrence, limitant ainsi l’innovation et l’investissement privé. Face à ces défis, les autorités ont entrepris depuis 2018 une série de réformes ambitieuses visant à corriger les déséquilibres, stimuler la croissance et diversifier l’économie. Transformation agricole et souveraineté alimentaire Le secteur agricole, pilier central de l’économie éthiopienne, a connu une évolution remarquable. Les réformes ont mis l’accent sur l’augmentation de la productivité, la diversification des cultures et la résilience face aux chocs climatiques. Grâce à ces efforts, l’Éthiopie a atteint l’autosuffisance en blé et s’impose désormais comme le premier producteur du continent africain. La diversification agricole s’est intensifiée, avec une expansion notable des cultures de riz, d’oléagineux et d’autres produits à forte valeur ajoutée. L’élevage a également enregistré une croissance significative, contribuant à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux. La production agricole globale a connu une progression spectaculaire, passant de niveaux modestes à des volumes nettement plus élevés en l’espace de quelques années. Les réformes structurelles, notamment l’organisation des agriculteurs en groupements, ont permis d’améliorer les rendements et d’accroître les revenus. Le café, produit emblématique du pays, continue de jouer un rôle clé dans les exportations, avec une hausse significative de la production et des recettes. Protection de l'environnement et croissance verte L’intégration de la dimension environnementale dans la stratégie de développement constitue un autre pilier des réformes. L’Initiative pour un héritage vert a permis de planter des milliards d’arbres et de restaurer de vastes superficies de terres dégradées. Ces efforts ont contribué à améliorer le couvert forestier et à réduire l’érosion des sols, tout en soutenant la productivité agricole. Ils illustrent la volonté du pays de concilier croissance économique et durabilité environnementale, dans un contexte marqué par les défis du changement climatique. Politique industrielle et orientation vers l'exportation La stratégie industrielle a évolué vers une approche plus intégrée, axée sur le développement de zones économiques spéciales capables de connecter production, logistique et services. Cette transformation vise à renforcer les liens entre les industries et le reste de l’économie nationale. Le nombre d’investisseurs a fortement augmenté, avec une participation croissante du secteur privé local. Cette évolution traduit un passage d’un modèle industriel cloisonné à un écosystème plus dynamique, inclusif et durable. La production orientée vers l’exportation dans ces zones contribue à élargir la base exportatrice du pays. Secteur minier, substitution aux importations et croissance des exportations Le secteur minier s’est progressivement affirmé comme un levier stratégique de croissance. Longtemps sous-exploité, il génère aujourd’hui des recettes importantes, notamment grâce à l’augmentation de la production d’or. Parallèlement, les politiques de substitution aux importations ont permis de réduire la dépendance extérieure dans plusieurs domaines clés. La production nationale de ciment et d’autres ressources stratégiques a atteint des niveaux permettant d’assurer l’autosuffisance, renforçant ainsi la résilience économique. Transformation numérique et inclusion financière La libéralisation du secteur des télécommunications a joué un rôle déterminant dans la transformation numérique du pays. L’accès aux services mobiles s’est considérablement élargi, facilitant l’inclusion financière et l’accès aux services numériques. Les services financiers mobiles ont connu une expansion rapide, permettant à des millions de citoyens d’accéder à des services bancaires auparavant inaccessibles. Cette évolution a contribué à dynamiser l’économie et à renforcer l’intégration des acteurs économiques. Les réformes du secteur financier ont également amélioré la gouvernance et orienté davantage le crédit vers le secteur privé, favorisant ainsi l’investissement et la croissance. Discipline budgétaire et réforme structurelle Une gestion budgétaire plus rigoureuse a été mise en place afin de garantir la stabilité macroéconomique. Les autorités ont réduit leur dépendance aux emprunts extérieurs et amélioré l’efficacité des dépenses publiques. La restructuration des entreprises publiques et une meilleure sélection des projets d’investissement ont permis de limiter les inefficacités et de renforcer la soutenabilité des finances publiques. Transformation urbaine et développement du capital humain Les villes jouent désormais un rôle central dans la stratégie de développement économique. Les investissements dans les infrastructures, le logement et les services urbains ont contribué à améliorer les conditions de vie et à stimuler l’activité économique. Des centres urbains comme Addis-Abeba se positionnent comme des pôles de croissance, d’innovation et d’investissement. L’expansion du développement urbain à plusieurs dizaines de villes témoigne d’une volonté de promouvoir un développement équilibré à l’échelle nationale. Une nouvelle orientation économique L’Éthiopie s’oriente progressivement vers un modèle économique fondé sur la productivité, la diversification et le rôle accru du secteur privé. Cette transition marque une rupture avec un modèle dominé par l’investissement public. Les réformes engagées dans différents secteurs témoignent d’une approche pragmatique, axée sur les résultats et la transformation structurelle. Malgré les défis persistants, elles posent les bases d’une croissance durable et inclusive. Au cours des huit dernières années, sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed, le pays a progressé vers une plus grande autonomie économique et une meilleure résilience. Inspirée par la philosophie du Medemer, cette dynamique repose sur la synergie et la coopération. À mesure que l’Éthiopie se projette vers l’avenir, les progrès réalisés témoignent d’un potentiel considérable. La croissance devient plus diversifiée, plus inclusive et mieux ancrée dans les réalités économiques, ouvrant la voie à un développement durable au bénéfice des générations futures.
Refondation des bases de l’économie éthiopienne
Apr 2, 2026 307
Par Gezmu Edicha Comment les réformes économiques redessinent la trajectoire de croissance de l’Éthiopie ? Il existe, dans l’histoire des nations, des moments charnières où les ajustements progressifs ne suffisent plus, laissant place à une redéfinition en profondeur des orientations. Pour l’Éthiopie, le 2 avril 2018 s’inscrit comme l’un de ces tournants majeurs. L’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed n’a pas seulement marqué une alternance politique, mais a enclenché une remise en question structurelle du modèle économique du pays. Ce moment a ouvert la voie à une nouvelle vision du développement, rompant avec certaines approches établies. Pendant longtemps, la croissance éthiopienne s’est appuyée sur un modèle porté par l’investissement public et fortement ancré dans l’agriculture. Cette stratégie a permis des avancées notables, notamment en matière d’infrastructures et d’expansion économique globale. Toutefois, derrière ces succès, des fragilités structurelles se sont progressivement installées : pénurie chronique de devises, pression croissante de la dette et limites d’un appareil productif peu diversifié. C’est dans ce contexte qu’a émergé l’Agenda de réforme économique domestique, conçu non seulement comme un ensemble de politiques, mais comme un véritable repositionnement stratégique. L’objectif était double : stabiliser le cadre macroéconomique tout en amorçant une transformation vers une économie plus diversifiée et compétitive. Dès 2018, les autorités ont engagé des mesures pour corriger les déséquilibres accumulés. La priorité a été donnée à la maîtrise des finances publiques, à l’amélioration des recettes internes et à la restructuration des entreprises publiques. Parallèlement, des ajustements monétaires, dont une dévaluation, ont été introduits pour renforcer la compétitivité extérieure, tandis que la coopération avec les institutions financières internationales s’intensifiait. Mais au-delà de la stabilisation, l’ambition centrale réside dans la transformation structurelle. Des secteurs clés, tels que les télécommunications et la logistique, ont commencé à s’ouvrir à l’investissement privé. Des réformes visant à améliorer le climat des affaires ont également été engagées afin d’attirer davantage de capitaux, tant nationaux qu’étrangers. Ce processus s’est néanmoins déroulé dans un environnement complexe, marqué par des tensions internes et des chocs externes, notamment la pandémie de COVID-19 et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. Les résultats ont ainsi été contrastés, avec des avancées notables mais aussi des défis persistants, notamment en matière d’inflation, de devises et d’équilibre budgétaire. Malgré ces contraintes, la dynamique de changement est claire. L’un des axes majeurs des réformes est la diversification de l’économie. Si l’agriculture demeure essentielle, elle n’est plus considérée comme l’unique moteur de croissance. L’industrie manufacturière, les mines, le tourisme et le numérique s’imposent progressivement comme des piliers complémentaires. Dans le secteur industriel, une mutation progressive est en cours, avec un accent croissant sur la production locale pour réduire la dépendance aux importations. Des initiatives comme « Made in Ethiopia » illustrent cette volonté de renforcer les capacités nationales et de retenir davantage de valeur au sein de l’économie. Le secteur des services, quant à lui, gagne en importance stratégique. L’aviation et la logistique, portées notamment par Ethiopian Airlines, s’inscrivent dans une ambition plus large de positionner le pays comme un hub régional de connectivité et de commerce. Parallèlement, la relation entre l’État et le marché évolue. Si l’État conserve un rôle central, les réformes favorisent progressivement une plus grande participation du secteur privé, introduisant davantage de concurrence et stimulant l’investissement. La gestion macroéconomique reste toutefois un défi clé. Les tensions inflationnistes et les déséquilibres extérieurs exigent des réponses coordonnées. Au fond, la transformation en cours ne suit pas une trajectoire linéaire. Les défis structurels persistent, mais l’orientation générale a changé. L’Éthiopie s’éloigne d’un modèle dominé par l’État pour évoluer vers une économie plus ouverte, diversifiée et résiliente. Ce qui distingue particulièrement cette phase de réforme, c’est sa portée à long terme. L’objectif n’est pas de générer des gains immédiats, mais de refonder les bases de la croissance en renforçant les capacités productives et la résilience face aux chocs. Dès lors, la question n’est plus de savoir si le changement est engagé, mais jusqu’où il pourra aller. L’Éthiopie semble aujourd’hui engagée dans une transformation profonde, cherchant à concilier ambition économique, durabilité et adaptation aux réalités d’un monde en mutation. La réforme est encore en cours, mais sa direction devient de plus en plus nette, et ses effets commencent déjà à redessiner le paysage économique du pays. La suite de cette analyse permettra d’explorer plus en détail les implications de cette transformation.
L’Éthiopie : vers un renouveau porteur d’espoir
Apr 2, 2026 703
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le 2 avril 2018 demeure une date charnière dans l’histoire contemporaine de l’Éthiopie, incarnant un moment de renouveau, de détermination et d’espérance, selon le Service de communication du gouvernement. Dans son communiqué, l’institution présente cette journée comme un pont entre les générations, marquant la volonté de surmonter les profondes difficultés sociales, politiques et économiques pour engager le pays sur la voie du développement et de la prospérité. Entre 2018 et 2026, l’Éthiopie a traversé des épreuves majeures, mais en est sortie renforcée, enregistrant des avancées significatives dans plusieurs secteurs. Porté par des réformes ambitieuses et des efforts collectifs, le pays a amorcé une transformation notable, évoluant d’une situation de vulnérabilité vers une dynamique de résilience et de renouveau. Ce processus a également contribué à redéfinir l’identité du pays et à renforcer sa place sur la scène internationale. Sur le plan politique, cette date a posé les bases d’une gouvernance plus inclusive, valorisant la diversité, consolidant l’unité nationale et mettant en avant l’intérêt général. Le dialogue politique élargi et les initiatives de justice transitionnelle ont favorisé cet environnement, tandis que les entités fédérées ont gagné en autonomie et que le système politique s’est orienté vers davantage de concertation et de coopération. Sur le plan économique, la période a marqué une transition du déséquilibre vers la stabilisation et la restructuration. Confrontée à un lourd endettement et à des politiques contraignantes, l’Éthiopie a engagé des réformes majeures, réorganisé sa dette et amorcé une diversification de son économie au-delà du secteur agricole. Des projets structurants, tels que le Grand barrage de la Renaissance, ont ouvert de nouvelles perspectives en matière d’indépendance énergétique et de développement durable. Sur le plan diplomatique, le pays est passé d’une approche prudente à un rôle plus affirmé et influent, accueillant des dirigeants internationaux et contribuant activement aux discussions africaines. Parallèlement, les centres urbains ont connu une transformation visible, portée par le développement des infrastructures, les avancées technologiques et la mise en place de corridors économiques, répondant aux aspirations d’une jeunesse de plus en plus connectée. Sur le plan social, l’unité nationale s’est consolidée tout en valorisant la diversité. Les différences sont davantage perçues comme une richesse, tandis que la solidarité s’est renforcée à travers des expériences partagées. Les réponses collectives face aux catastrophes naturelles et aux pressions extérieures ont illustré la résilience du pays et nourri un sentiment d’appartenance commun. Aujourd’hui, l’Éthiopie poursuit ses efforts pour préserver sa souveraineté dans les domaines politique, économique, énergétique et alimentaire. Son engagement en faveur des énergies renouvelables et de la mobilité durable témoigne de sa volonté d’innover et de s’inscrire dans une trajectoire de développement durable. Malgré les défis encore présents, le pays avance avec détermination, porté par une influence croissante, une économie en mutation et la résilience remarquable de sa population, conclut le communiqué.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 16488
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Macron rejette une intervention armée dans le détroit d’Ormuz et mise sur la voie diplomatique.
Apr 2, 2026 509
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé jeudi qu’un recours à la force militaire pour rouvrir le détroit d’Ormuz serait « irréaliste », prenant ainsi le contre-pied des propositions avancées par son homologue américain, Donald Trump. Ce dernier a, à plusieurs reprises, exhorté ses alliés à intervenir afin de sécuriser ce passage stratégique, crucial pour l’approvisionnement énergétique mondial et les échanges commerciaux internationaux. En déplacement en Corée du Sud, Macron a mis en garde contre les conséquences d’une telle option, soulignant qu’une opération militaire dans cette zone serait non seulement complexe, mais également particulièrement risquée. Il a notamment évoqué les capacités du Corps des gardiens de la révolution islamique, mettant en avant ses systèmes de défense côtière ainsi que ses missiles balistiques susceptibles de menacer la navigation. Alors que le détroit d’Ormuz — artère essentielle du commerce mondial — subit de fortes perturbations depuis plusieurs semaines en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient, le président français a réaffirmé l’opposition de la France à toute solution militaire. Il a insisté sur la nécessité d’un règlement diplomatique, appelant à un dialogue avec Iran comme condition indispensable à la réouverture de cette voie maritime. Macron a également plaidé pour un cessez-le-feu immédiat et une reprise des négociations, estimant que la coopération avec Téhéran est essentielle pour assurer une stabilité durable dans la région. Dans une prise de position inhabituelle, il a critiqué la gestion de la crise par Trump, dénonçant un manque de cohérence susceptible d’entamer la crédibilité internationale des États-Unis. Il a en outre averti que les remises en question répétées de l’OTAN et les incertitudes entourant les engagements américains risquent d’affaiblir l’alliance. Le chef de l’État français a par ailleurs précisé que la France ne participait pas aux opérations militaires menées par les États-Unis ou Israël dans la région, réaffirmant que sa priorité demeure un retour rapide à la paix. Enfin, Macron a condamné les propos personnels tenus à son encontre par Trump, les jugeant inappropriés et indignes du niveau de responsabilité attendu. De son côté, Trump a évoqué une conversation privée au cours de laquelle il aurait tenu des remarques controversées sur Macron, suscitant des critiques en raison de leur caractère personnel dans un contexte international déjà sous tension.
Huit ans plus tard : L’évolution économique de l’Éthiopie vers une économie moderne et diversifiée
Apr 2, 2026 412
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Au cours des huit dernières années, l’Éthiopie a engagé une transformation économique d’envergure, marquant une transition progressive d’un modèle étatique et restrictif vers une économie davantage ouverte, compétitive et orientée vers le marché. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre des réformes lancées sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, à l’occasion du huitième anniversaire de ce vaste programme de modernisation économique. Avant 2018, l’économie nationale était confrontée à des contraintes structurelles importantes. La croissance, bien que soutenue, restait déséquilibrée et peu inclusive. La création d’emplois ne suivait pas le rythme de la croissance démographique, tandis que la structure des exportations demeurait limitée et peu diversifiée. Par ailleurs, le recours intensif à l’endettement extérieur pour financer les grands projets d’infrastructures a accru la vulnérabilité macroéconomique du pays. Le modèle d’industrialisation par le développement agricole (ADLI) avait permis d’améliorer la production agricole, mais sans réussir à enclencher une véritable transformation industrielle. Les zones industrielles, souvent isolées du tissu économique local, peinaient à créer des liens durables avec les autres secteurs. De plus, certains secteurs stratégiques comme les télécommunications, la finance et les mines restaient largement fermés à la concurrence, limitant ainsi l’innovation et l’investissement privé. Face à ces défis, les autorités ont entrepris depuis 2018 une série de réformes ambitieuses visant à corriger les déséquilibres, stimuler la croissance et diversifier l’économie. Transformation agricole et souveraineté alimentaire Le secteur agricole, pilier central de l’économie éthiopienne, a connu une évolution remarquable. Les réformes ont mis l’accent sur l’augmentation de la productivité, la diversification des cultures et la résilience face aux chocs climatiques. Grâce à ces efforts, l’Éthiopie a atteint l’autosuffisance en blé et s’impose désormais comme le premier producteur du continent africain. La diversification agricole s’est intensifiée, avec une expansion notable des cultures de riz, d’oléagineux et d’autres produits à forte valeur ajoutée. L’élevage a également enregistré une croissance significative, contribuant à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux. La production agricole globale a connu une progression spectaculaire, passant de niveaux modestes à des volumes nettement plus élevés en l’espace de quelques années. Les réformes structurelles, notamment l’organisation des agriculteurs en groupements, ont permis d’améliorer les rendements et d’accroître les revenus. Le café, produit emblématique du pays, continue de jouer un rôle clé dans les exportations, avec une hausse significative de la production et des recettes. Protection de l'environnement et croissance verte L’intégration de la dimension environnementale dans la stratégie de développement constitue un autre pilier des réformes. L’Initiative pour un héritage vert a permis de planter des milliards d’arbres et de restaurer de vastes superficies de terres dégradées. Ces efforts ont contribué à améliorer le couvert forestier et à réduire l’érosion des sols, tout en soutenant la productivité agricole. Ils illustrent la volonté du pays de concilier croissance économique et durabilité environnementale, dans un contexte marqué par les défis du changement climatique. Politique industrielle et orientation vers l'exportation La stratégie industrielle a évolué vers une approche plus intégrée, axée sur le développement de zones économiques spéciales capables de connecter production, logistique et services. Cette transformation vise à renforcer les liens entre les industries et le reste de l’économie nationale. Le nombre d’investisseurs a fortement augmenté, avec une participation croissante du secteur privé local. Cette évolution traduit un passage d’un modèle industriel cloisonné à un écosystème plus dynamique, inclusif et durable. La production orientée vers l’exportation dans ces zones contribue à élargir la base exportatrice du pays. Secteur minier, substitution aux importations et croissance des exportations Le secteur minier s’est progressivement affirmé comme un levier stratégique de croissance. Longtemps sous-exploité, il génère aujourd’hui des recettes importantes, notamment grâce à l’augmentation de la production d’or. Parallèlement, les politiques de substitution aux importations ont permis de réduire la dépendance extérieure dans plusieurs domaines clés. La production nationale de ciment et d’autres ressources stratégiques a atteint des niveaux permettant d’assurer l’autosuffisance, renforçant ainsi la résilience économique. Transformation numérique et inclusion financière La libéralisation du secteur des télécommunications a joué un rôle déterminant dans la transformation numérique du pays. L’accès aux services mobiles s’est considérablement élargi, facilitant l’inclusion financière et l’accès aux services numériques. Les services financiers mobiles ont connu une expansion rapide, permettant à des millions de citoyens d’accéder à des services bancaires auparavant inaccessibles. Cette évolution a contribué à dynamiser l’économie et à renforcer l’intégration des acteurs économiques. Les réformes du secteur financier ont également amélioré la gouvernance et orienté davantage le crédit vers le secteur privé, favorisant ainsi l’investissement et la croissance. Discipline budgétaire et réforme structurelle Une gestion budgétaire plus rigoureuse a été mise en place afin de garantir la stabilité macroéconomique. Les autorités ont réduit leur dépendance aux emprunts extérieurs et amélioré l’efficacité des dépenses publiques. La restructuration des entreprises publiques et une meilleure sélection des projets d’investissement ont permis de limiter les inefficacités et de renforcer la soutenabilité des finances publiques. Transformation urbaine et développement du capital humain Les villes jouent désormais un rôle central dans la stratégie de développement économique. Les investissements dans les infrastructures, le logement et les services urbains ont contribué à améliorer les conditions de vie et à stimuler l’activité économique. Des centres urbains comme Addis-Abeba se positionnent comme des pôles de croissance, d’innovation et d’investissement. L’expansion du développement urbain à plusieurs dizaines de villes témoigne d’une volonté de promouvoir un développement équilibré à l’échelle nationale. Une nouvelle orientation économique L’Éthiopie s’oriente progressivement vers un modèle économique fondé sur la productivité, la diversification et le rôle accru du secteur privé. Cette transition marque une rupture avec un modèle dominé par l’investissement public. Les réformes engagées dans différents secteurs témoignent d’une approche pragmatique, axée sur les résultats et la transformation structurelle. Malgré les défis persistants, elles posent les bases d’une croissance durable et inclusive. Au cours des huit dernières années, sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed, le pays a progressé vers une plus grande autonomie économique et une meilleure résilience. Inspirée par la philosophie du Medemer, cette dynamique repose sur la synergie et la coopération. À mesure que l’Éthiopie se projette vers l’avenir, les progrès réalisés témoignent d’un potentiel considérable. La croissance devient plus diversifiée, plus inclusive et mieux ancrée dans les réalités économiques, ouvrant la voie à un développement durable au bénéfice des générations futures.
L’Éthiopie : vers un renouveau porteur d’espoir
Apr 2, 2026 703
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le 2 avril 2018 demeure une date charnière dans l’histoire contemporaine de l’Éthiopie, incarnant un moment de renouveau, de détermination et d’espérance, selon le Service de communication du gouvernement. Dans son communiqué, l’institution présente cette journée comme un pont entre les générations, marquant la volonté de surmonter les profondes difficultés sociales, politiques et économiques pour engager le pays sur la voie du développement et de la prospérité. Entre 2018 et 2026, l’Éthiopie a traversé des épreuves majeures, mais en est sortie renforcée, enregistrant des avancées significatives dans plusieurs secteurs. Porté par des réformes ambitieuses et des efforts collectifs, le pays a amorcé une transformation notable, évoluant d’une situation de vulnérabilité vers une dynamique de résilience et de renouveau. Ce processus a également contribué à redéfinir l’identité du pays et à renforcer sa place sur la scène internationale. Sur le plan politique, cette date a posé les bases d’une gouvernance plus inclusive, valorisant la diversité, consolidant l’unité nationale et mettant en avant l’intérêt général. Le dialogue politique élargi et les initiatives de justice transitionnelle ont favorisé cet environnement, tandis que les entités fédérées ont gagné en autonomie et que le système politique s’est orienté vers davantage de concertation et de coopération. Sur le plan économique, la période a marqué une transition du déséquilibre vers la stabilisation et la restructuration. Confrontée à un lourd endettement et à des politiques contraignantes, l’Éthiopie a engagé des réformes majeures, réorganisé sa dette et amorcé une diversification de son économie au-delà du secteur agricole. Des projets structurants, tels que le Grand barrage de la Renaissance, ont ouvert de nouvelles perspectives en matière d’indépendance énergétique et de développement durable. Sur le plan diplomatique, le pays est passé d’une approche prudente à un rôle plus affirmé et influent, accueillant des dirigeants internationaux et contribuant activement aux discussions africaines. Parallèlement, les centres urbains ont connu une transformation visible, portée par le développement des infrastructures, les avancées technologiques et la mise en place de corridors économiques, répondant aux aspirations d’une jeunesse de plus en plus connectée. Sur le plan social, l’unité nationale s’est consolidée tout en valorisant la diversité. Les différences sont davantage perçues comme une richesse, tandis que la solidarité s’est renforcée à travers des expériences partagées. Les réponses collectives face aux catastrophes naturelles et aux pressions extérieures ont illustré la résilience du pays et nourri un sentiment d’appartenance commun. Aujourd’hui, l’Éthiopie poursuit ses efforts pour préserver sa souveraineté dans les domaines politique, économique, énergétique et alimentaire. Son engagement en faveur des énergies renouvelables et de la mobilité durable témoigne de sa volonté d’innover et de s’inscrire dans une trajectoire de développement durable. Malgré les défis encore présents, le pays avance avec détermination, porté par une influence croissante, une économie en mutation et la résilience remarquable de sa population, conclut le communiqué.
Le Forum sur l’agenda du Tigray s’est ouvert à Addis-Abeba.
Apr 1, 2026 1342
Addis-Abeba, le 1er avril 2026 (ENA) : - La première série du forum de consultation de la Commission éthiopienne pour le dialogue national (ENDC), visant à rassembler les agendas des parties prenantes du Tigré, a été lancée aujourd’hui à Addis-Abeba. Ce forum de trois jours a pour objectif de recueillir les points de vue, préoccupations et priorités des participants de la région du Tigré, afin d’alimenter le processus plus large du dialogue national. Lors de l’ouverture, le commissaire en chef Mesfin Araya a souligné que cette consultation est cruciale pour concevoir des solutions pratiques, durables et adaptées aux défis urgents auxquels le pays est confronté. Il a rappelé que le dialogue demeure au cœur de la construction d’une culture de consensus et de compréhension mutuelle. En se référant aux consultations déjà menées dans d’autres régions et auprès des Éthiopiens de la diaspora, il a insisté sur l’importance de ce processus pour le Tigray, qui jouera un rôle déterminant dans le succès du dialogue national et la résolution des problèmes de longue date. Mesfin Araya a précisé que la commission conduira ces consultations de manière indépendante et impartiale, en assurant une large participation et en accueillant des perspectives diverses. Il a encouragé les parties prenantes à s’impliquer activement et à partager leurs opinions, affirmant que toutes les contributions seront intégrées dans les discussions. Par ailleurs, les participants sont invités à désigner des représentants qui prendront part à la prochaine conférence nationale de consultation.
Les partis politiques mettent en avant l’importance de renforcer le système électoral.
Mar 31, 2026 1162
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Selon les partis en lice, un système électoral solide constitue un outil central pour instaurer une culture démocratique et garantir que le pouvoir reste entre les mains des citoyens. Conformément au calendrier fixé par la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE), l’enregistrement des électeurs pour les 7èmes élections générales a commencé le 7 mars 2026, le scrutin étant prévu le 1er juin 2026. Au 27 mars 2026, plus de 28,3 millions d’électeurs étaient inscrits, soit via l’application numérique « Mirchaye », soit en personne dans les bureaux de vote à travers le pays. Pour ces élections, 47 partis politiques ont présenté 10 934 candidats, qui présentent actuellement leurs programmes aux citoyens à travers divers médias. Contactés par l’Agence de presse éthiopienne, plusieurs responsables de partis ont indiqué finaliser leurs préparatifs pour garantir une participation active. Solomon Tafesse, président du Parti Nouvelle Génération et du Conseil conjoint des partis politiques de la région d’Oromia, a rappelé que les élections sont un mécanisme fondamental permettant aux citoyens d’exercer leur pouvoir politique. Il a souligné que la NEBE a créé un environnement favorable grâce aux outils numériques d’inscription des électeurs et des candidats et que son parti termine les préparatifs essentiels pour assurer sa participation. De son côté, Bandira Belachew, chef du Parti démocratique populaire de Kucha, a noté que les réformes nationales ont élargi l’espace politique, favorisant une compétition plus inclusive et constructive. Solomon Anibal, secrétaire et responsable des relations publiques du Parti démocratique Une Éthiopie (ODP), a décrit ces élections comme une étape cruciale pour une transition pacifique et démocratique. Il a insisté sur la préservation de l’unité nationale, l’importance de l’intérêt public et le rôle central du système électoral dans la souveraineté populaire. Il a également mis en avant les débats médiatiques comme un moyen de renforcer durablement la culture démocratique, exhortant les partis à privilégier des échanges constructifs centrés sur les enjeux nationaux.
Scrutin présidentiel au Congo
Mar 30, 2026 1332
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pris acte des résultats du scrutin présidentiel en République du Congo, tels que proclamés par la Cour constitutionnelle, et a adressé ses félicitations au président sortant, Denis Sassou Nguesso, pour sa réélection. Il a également salué le peuple congolais pour le bon déroulement du vote et a encouragé l’ensemble des acteurs politiques à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la cohésion nationale et du renforcement de la démocratie. L’Union africaine a réaffirmé son engagement à accompagner le pays dans ses efforts visant à consolider la stabilité, la gouvernance démocratique et le développement. La Cour constitutionnelle a validé les résultats du scrutin organisé ce mois-ci, confirmant la reconduction de Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat. Selon les résultats officiels annoncés par Auguste Iloki, le chef de l’État a obtenu 94,90 % des suffrages, devançant six autres candidats. La juridiction a par ailleurs rejeté le recours introduit par le candidat Dave Mafoula, qui demandait l’annulation du scrutin du 15 mars en invoquant des irrégularités. Les résultats provisoires, communiqués le 17 mars par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou, faisaient état d’un score légèrement inférieur, à 94,82 %. Le taux de participation a dépassé les 85 %, avec environ 2,6 millions d’électeurs ayant pris part au vote. Âgé de 82 ans, Denis Sassou Nguesso doit être investi pour son nouveau mandat le 16 avril, selon les autorités. Le scrutin a toutefois été marqué par le boycott de deux figures majeures de l’opposition, qui ont dénoncé des irrégularités et des pratiques frauduleuses. Au pouvoir une première fois en 1979, Denis Sassou Nguesso avait perdu l’élection de 1992 avant de s’exiler en France. Il est revenu sur la scène politique en 1997 à la suite d’un soulèvement armé ayant renversé l’ancien Premier ministre Pascal Lissouba. Depuis lors, il domine la vie politique congolaise. Candidat du Parti congolais du travail, il enchaîne les victoires électorales depuis 2002, bénéficiant notamment des réformes constitutionnelles de 2015 ayant modifié la limitation des mandats et supprimé la limite d’âge présidentielle.
Le gouvernement s’engage et affiche une détermination forte dans la consolidation des institutions démocratiques.
Mar 30, 2026 902
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement a souligné l’engagement soutenu des autorités dans la mise en place et le renforcement d’institutions démocratiques, considérées comme les fondements essentiels de l’édification de l’État. Dans un communiqué intitulé « Réformes politiques inclusives pour des fondements nationaux solides », le SCG indique que l’Éthiopie a poursuivi avec efficacité des objectifs stratégiques visant à surmonter des crises politiques profondément enracinées et à orienter le pays vers un système démocratique plus résilient. Parmi les avancées majeures figure l’abandon progressif du discours exclusionniste dit « centre-périphérie », longtemps perçu comme un facteur de division et d’affaiblissement de la cohésion nationale. Selon le communiqué, cette transformation ouvre la voie à une vision d’unité multinationale fondée sur une répartition équitable du pouvoir et des ressources entre citoyens et régions, affirmant que l’Éthiopie se construit désormais comme une patrie commune, inclusive et partagée. Le Service met également en avant l’importance de forger un récit national fédérateur, capable de transcender les générations. À cet égard, des symboles et réalisations majeurs — tels que le Mémorial de la Victoire d’Adoua, le Grand Barrage de la Renaissance ainsi que des initiatives comme « Dîner pour Sheger », « Dîner pour la Nation » et « Dîner pour les Générations » — contribuent à renforcer le sentiment de fierté collective. En valorisant la diversité comme levier d’unité, les efforts menés dans le cadre de la plateforme de dialogue national participent à faire évoluer les perceptions, en remplaçant les logiques de méfiance par une dynamique de fraternité et de prospérité partagée. Le communiqué souligne par ailleurs des progrès notables dans la professionnalisation des secteurs stratégiques. Les réformes engagées dans les institutions de sécurité, de justice et de gouvernance visent à garantir leur pleine responsabilité devant la loi et les citoyens. La restructuration de la Commission électorale nationale (CEN) et de la Commission des droits de l’homme (CDH), désormais placées sous une direction indépendante, ainsi que la préservation des forces de défense contre toute interférence politique, illustrent ce processus de renouveau institutionnel. Selon le service, ces avancées politiques, appuyées par une stabilité intérieure renforcée et un élargissement de l’espace politique, constituent des bases solides pour inscrire l’Éthiopie sur la voie d’un développement durable, prospère et souverain.
Des avancées dans plusieurs secteurs laissent entrevoir des perspectives encourageantes pour l’Éthiopie, selon des responsables.
Mar 30, 2026 942
Addis-Abeba, 30 mars 2026 (ENA) : - Des dirigeants du Parti de la Prospérité ont affirmé que les progrès significatifs réalisés ces dernières années dans les domaines économique, politique et social constituent un socle solide pour un avenir prometteur de l’Éthiopie. Ces déclarations ont été faites par Melaku Alebel, membre du Comité exécutif du parti et responsable du pôle Prospérité économique, à l’occasion d’un forum de mobilisation destiné aux femmes et aux jeunes membres, en prélude aux 7èmes élections générales. Selon lui, cette rencontre visait à stimuler l’engagement citoyen et à inciter les participants à s’impliquer activement dans le processus électoral. Insistant sur l’importance des femmes et des jeunes, Melaku Alebel a souligné que leur participation est déterminante pour assurer des élections transparentes, inclusives, pacifiques et crédibles. « Une participation large et inclusive est essentielle pour bâtir un gouvernement reposant sur une légitimité populaire réelle », a-t-il déclaré. Il a également mis en avant les réformes engagées ces dernières années, qui ont permis d’élargir les opportunités offertes aux femmes et aux jeunes, notamment à travers une représentation accrue dans les postes de responsabilité, un meilleur accès aux ressources économiques et une implication renforcée dans les initiatives nationales. Melaku Alebel a par ailleurs évoqué la participation croissante des jeunes aux programmes de création d’emplois ainsi qu’aux mouvements nationaux, tels que la campagne « Que l’Éthiopie produise », comme illustration concrète des avancées réalisées. « Les engagements pris au cours des cinq dernières années ont été respectés », a-t-il affirmé. « Les résultats obtenus dans différents secteurs ouvrent la voie à un avenir plein de promesses pour notre pays. » De son côté, Chaltu Sani, également membre du Comité exécutif et responsable de la branche politique du parti, a indiqué que le gouvernement avait accompli des progrès notables pour répondre aux attentes prioritaires de la population. « Nous avons mis en place des institutions capables de refléter les aspirations démocratiques des citoyens et poursuivons nos efforts pour consolider un véritable système démocratique », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que les initiatives visant à renforcer l’unité nationale ont permis d’encourager une participation équitable et inclusive de tous les citoyens à la vie du pays. Chaltu Sani a souligné que les prochaines élections offriront des conditions équitables à l’ensemble des acteurs politiques et représenteront une étape déterminante vers l’édification d’un État plus légitime et inclusif. « Le parti est pleinement engagé à garantir le bon déroulement du processus électoral et l’atteinte de ses objectifs stratégiques », a-t-elle précisé. Dans l’ensemble, les responsables estiment que les avancées cumulées dans plusieurs secteurs tracent la voie vers un avenir plus stable et prospère pour l’Éthiopie.
Politique
Macron rejette une intervention armée dans le détroit d’Ormuz et mise sur la voie diplomatique.
Apr 2, 2026 509
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé jeudi qu’un recours à la force militaire pour rouvrir le détroit d’Ormuz serait « irréaliste », prenant ainsi le contre-pied des propositions avancées par son homologue américain, Donald Trump. Ce dernier a, à plusieurs reprises, exhorté ses alliés à intervenir afin de sécuriser ce passage stratégique, crucial pour l’approvisionnement énergétique mondial et les échanges commerciaux internationaux. En déplacement en Corée du Sud, Macron a mis en garde contre les conséquences d’une telle option, soulignant qu’une opération militaire dans cette zone serait non seulement complexe, mais également particulièrement risquée. Il a notamment évoqué les capacités du Corps des gardiens de la révolution islamique, mettant en avant ses systèmes de défense côtière ainsi que ses missiles balistiques susceptibles de menacer la navigation. Alors que le détroit d’Ormuz — artère essentielle du commerce mondial — subit de fortes perturbations depuis plusieurs semaines en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient, le président français a réaffirmé l’opposition de la France à toute solution militaire. Il a insisté sur la nécessité d’un règlement diplomatique, appelant à un dialogue avec Iran comme condition indispensable à la réouverture de cette voie maritime. Macron a également plaidé pour un cessez-le-feu immédiat et une reprise des négociations, estimant que la coopération avec Téhéran est essentielle pour assurer une stabilité durable dans la région. Dans une prise de position inhabituelle, il a critiqué la gestion de la crise par Trump, dénonçant un manque de cohérence susceptible d’entamer la crédibilité internationale des États-Unis. Il a en outre averti que les remises en question répétées de l’OTAN et les incertitudes entourant les engagements américains risquent d’affaiblir l’alliance. Le chef de l’État français a par ailleurs précisé que la France ne participait pas aux opérations militaires menées par les États-Unis ou Israël dans la région, réaffirmant que sa priorité demeure un retour rapide à la paix. Enfin, Macron a condamné les propos personnels tenus à son encontre par Trump, les jugeant inappropriés et indignes du niveau de responsabilité attendu. De son côté, Trump a évoqué une conversation privée au cours de laquelle il aurait tenu des remarques controversées sur Macron, suscitant des critiques en raison de leur caractère personnel dans un contexte international déjà sous tension.
Huit ans plus tard : L’évolution économique de l’Éthiopie vers une économie moderne et diversifiée
Apr 2, 2026 412
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Au cours des huit dernières années, l’Éthiopie a engagé une transformation économique d’envergure, marquant une transition progressive d’un modèle étatique et restrictif vers une économie davantage ouverte, compétitive et orientée vers le marché. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre des réformes lancées sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, à l’occasion du huitième anniversaire de ce vaste programme de modernisation économique. Avant 2018, l’économie nationale était confrontée à des contraintes structurelles importantes. La croissance, bien que soutenue, restait déséquilibrée et peu inclusive. La création d’emplois ne suivait pas le rythme de la croissance démographique, tandis que la structure des exportations demeurait limitée et peu diversifiée. Par ailleurs, le recours intensif à l’endettement extérieur pour financer les grands projets d’infrastructures a accru la vulnérabilité macroéconomique du pays. Le modèle d’industrialisation par le développement agricole (ADLI) avait permis d’améliorer la production agricole, mais sans réussir à enclencher une véritable transformation industrielle. Les zones industrielles, souvent isolées du tissu économique local, peinaient à créer des liens durables avec les autres secteurs. De plus, certains secteurs stratégiques comme les télécommunications, la finance et les mines restaient largement fermés à la concurrence, limitant ainsi l’innovation et l’investissement privé. Face à ces défis, les autorités ont entrepris depuis 2018 une série de réformes ambitieuses visant à corriger les déséquilibres, stimuler la croissance et diversifier l’économie. Transformation agricole et souveraineté alimentaire Le secteur agricole, pilier central de l’économie éthiopienne, a connu une évolution remarquable. Les réformes ont mis l’accent sur l’augmentation de la productivité, la diversification des cultures et la résilience face aux chocs climatiques. Grâce à ces efforts, l’Éthiopie a atteint l’autosuffisance en blé et s’impose désormais comme le premier producteur du continent africain. La diversification agricole s’est intensifiée, avec une expansion notable des cultures de riz, d’oléagineux et d’autres produits à forte valeur ajoutée. L’élevage a également enregistré une croissance significative, contribuant à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux. La production agricole globale a connu une progression spectaculaire, passant de niveaux modestes à des volumes nettement plus élevés en l’espace de quelques années. Les réformes structurelles, notamment l’organisation des agriculteurs en groupements, ont permis d’améliorer les rendements et d’accroître les revenus. Le café, produit emblématique du pays, continue de jouer un rôle clé dans les exportations, avec une hausse significative de la production et des recettes. Protection de l'environnement et croissance verte L’intégration de la dimension environnementale dans la stratégie de développement constitue un autre pilier des réformes. L’Initiative pour un héritage vert a permis de planter des milliards d’arbres et de restaurer de vastes superficies de terres dégradées. Ces efforts ont contribué à améliorer le couvert forestier et à réduire l’érosion des sols, tout en soutenant la productivité agricole. Ils illustrent la volonté du pays de concilier croissance économique et durabilité environnementale, dans un contexte marqué par les défis du changement climatique. Politique industrielle et orientation vers l'exportation La stratégie industrielle a évolué vers une approche plus intégrée, axée sur le développement de zones économiques spéciales capables de connecter production, logistique et services. Cette transformation vise à renforcer les liens entre les industries et le reste de l’économie nationale. Le nombre d’investisseurs a fortement augmenté, avec une participation croissante du secteur privé local. Cette évolution traduit un passage d’un modèle industriel cloisonné à un écosystème plus dynamique, inclusif et durable. La production orientée vers l’exportation dans ces zones contribue à élargir la base exportatrice du pays. Secteur minier, substitution aux importations et croissance des exportations Le secteur minier s’est progressivement affirmé comme un levier stratégique de croissance. Longtemps sous-exploité, il génère aujourd’hui des recettes importantes, notamment grâce à l’augmentation de la production d’or. Parallèlement, les politiques de substitution aux importations ont permis de réduire la dépendance extérieure dans plusieurs domaines clés. La production nationale de ciment et d’autres ressources stratégiques a atteint des niveaux permettant d’assurer l’autosuffisance, renforçant ainsi la résilience économique. Transformation numérique et inclusion financière La libéralisation du secteur des télécommunications a joué un rôle déterminant dans la transformation numérique du pays. L’accès aux services mobiles s’est considérablement élargi, facilitant l’inclusion financière et l’accès aux services numériques. Les services financiers mobiles ont connu une expansion rapide, permettant à des millions de citoyens d’accéder à des services bancaires auparavant inaccessibles. Cette évolution a contribué à dynamiser l’économie et à renforcer l’intégration des acteurs économiques. Les réformes du secteur financier ont également amélioré la gouvernance et orienté davantage le crédit vers le secteur privé, favorisant ainsi l’investissement et la croissance. Discipline budgétaire et réforme structurelle Une gestion budgétaire plus rigoureuse a été mise en place afin de garantir la stabilité macroéconomique. Les autorités ont réduit leur dépendance aux emprunts extérieurs et amélioré l’efficacité des dépenses publiques. La restructuration des entreprises publiques et une meilleure sélection des projets d’investissement ont permis de limiter les inefficacités et de renforcer la soutenabilité des finances publiques. Transformation urbaine et développement du capital humain Les villes jouent désormais un rôle central dans la stratégie de développement économique. Les investissements dans les infrastructures, le logement et les services urbains ont contribué à améliorer les conditions de vie et à stimuler l’activité économique. Des centres urbains comme Addis-Abeba se positionnent comme des pôles de croissance, d’innovation et d’investissement. L’expansion du développement urbain à plusieurs dizaines de villes témoigne d’une volonté de promouvoir un développement équilibré à l’échelle nationale. Une nouvelle orientation économique L’Éthiopie s’oriente progressivement vers un modèle économique fondé sur la productivité, la diversification et le rôle accru du secteur privé. Cette transition marque une rupture avec un modèle dominé par l’investissement public. Les réformes engagées dans différents secteurs témoignent d’une approche pragmatique, axée sur les résultats et la transformation structurelle. Malgré les défis persistants, elles posent les bases d’une croissance durable et inclusive. Au cours des huit dernières années, sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed, le pays a progressé vers une plus grande autonomie économique et une meilleure résilience. Inspirée par la philosophie du Medemer, cette dynamique repose sur la synergie et la coopération. À mesure que l’Éthiopie se projette vers l’avenir, les progrès réalisés témoignent d’un potentiel considérable. La croissance devient plus diversifiée, plus inclusive et mieux ancrée dans les réalités économiques, ouvrant la voie à un développement durable au bénéfice des générations futures.
L’Éthiopie : vers un renouveau porteur d’espoir
Apr 2, 2026 703
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le 2 avril 2018 demeure une date charnière dans l’histoire contemporaine de l’Éthiopie, incarnant un moment de renouveau, de détermination et d’espérance, selon le Service de communication du gouvernement. Dans son communiqué, l’institution présente cette journée comme un pont entre les générations, marquant la volonté de surmonter les profondes difficultés sociales, politiques et économiques pour engager le pays sur la voie du développement et de la prospérité. Entre 2018 et 2026, l’Éthiopie a traversé des épreuves majeures, mais en est sortie renforcée, enregistrant des avancées significatives dans plusieurs secteurs. Porté par des réformes ambitieuses et des efforts collectifs, le pays a amorcé une transformation notable, évoluant d’une situation de vulnérabilité vers une dynamique de résilience et de renouveau. Ce processus a également contribué à redéfinir l’identité du pays et à renforcer sa place sur la scène internationale. Sur le plan politique, cette date a posé les bases d’une gouvernance plus inclusive, valorisant la diversité, consolidant l’unité nationale et mettant en avant l’intérêt général. Le dialogue politique élargi et les initiatives de justice transitionnelle ont favorisé cet environnement, tandis que les entités fédérées ont gagné en autonomie et que le système politique s’est orienté vers davantage de concertation et de coopération. Sur le plan économique, la période a marqué une transition du déséquilibre vers la stabilisation et la restructuration. Confrontée à un lourd endettement et à des politiques contraignantes, l’Éthiopie a engagé des réformes majeures, réorganisé sa dette et amorcé une diversification de son économie au-delà du secteur agricole. Des projets structurants, tels que le Grand barrage de la Renaissance, ont ouvert de nouvelles perspectives en matière d’indépendance énergétique et de développement durable. Sur le plan diplomatique, le pays est passé d’une approche prudente à un rôle plus affirmé et influent, accueillant des dirigeants internationaux et contribuant activement aux discussions africaines. Parallèlement, les centres urbains ont connu une transformation visible, portée par le développement des infrastructures, les avancées technologiques et la mise en place de corridors économiques, répondant aux aspirations d’une jeunesse de plus en plus connectée. Sur le plan social, l’unité nationale s’est consolidée tout en valorisant la diversité. Les différences sont davantage perçues comme une richesse, tandis que la solidarité s’est renforcée à travers des expériences partagées. Les réponses collectives face aux catastrophes naturelles et aux pressions extérieures ont illustré la résilience du pays et nourri un sentiment d’appartenance commun. Aujourd’hui, l’Éthiopie poursuit ses efforts pour préserver sa souveraineté dans les domaines politique, économique, énergétique et alimentaire. Son engagement en faveur des énergies renouvelables et de la mobilité durable témoigne de sa volonté d’innover et de s’inscrire dans une trajectoire de développement durable. Malgré les défis encore présents, le pays avance avec détermination, porté par une influence croissante, une économie en mutation et la résilience remarquable de sa population, conclut le communiqué.
Le Forum sur l’agenda du Tigray s’est ouvert à Addis-Abeba.
Apr 1, 2026 1342
Addis-Abeba, le 1er avril 2026 (ENA) : - La première série du forum de consultation de la Commission éthiopienne pour le dialogue national (ENDC), visant à rassembler les agendas des parties prenantes du Tigré, a été lancée aujourd’hui à Addis-Abeba. Ce forum de trois jours a pour objectif de recueillir les points de vue, préoccupations et priorités des participants de la région du Tigré, afin d’alimenter le processus plus large du dialogue national. Lors de l’ouverture, le commissaire en chef Mesfin Araya a souligné que cette consultation est cruciale pour concevoir des solutions pratiques, durables et adaptées aux défis urgents auxquels le pays est confronté. Il a rappelé que le dialogue demeure au cœur de la construction d’une culture de consensus et de compréhension mutuelle. En se référant aux consultations déjà menées dans d’autres régions et auprès des Éthiopiens de la diaspora, il a insisté sur l’importance de ce processus pour le Tigray, qui jouera un rôle déterminant dans le succès du dialogue national et la résolution des problèmes de longue date. Mesfin Araya a précisé que la commission conduira ces consultations de manière indépendante et impartiale, en assurant une large participation et en accueillant des perspectives diverses. Il a encouragé les parties prenantes à s’impliquer activement et à partager leurs opinions, affirmant que toutes les contributions seront intégrées dans les discussions. Par ailleurs, les participants sont invités à désigner des représentants qui prendront part à la prochaine conférence nationale de consultation.
Les partis politiques mettent en avant l’importance de renforcer le système électoral.
Mar 31, 2026 1162
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Selon les partis en lice, un système électoral solide constitue un outil central pour instaurer une culture démocratique et garantir que le pouvoir reste entre les mains des citoyens. Conformément au calendrier fixé par la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE), l’enregistrement des électeurs pour les 7èmes élections générales a commencé le 7 mars 2026, le scrutin étant prévu le 1er juin 2026. Au 27 mars 2026, plus de 28,3 millions d’électeurs étaient inscrits, soit via l’application numérique « Mirchaye », soit en personne dans les bureaux de vote à travers le pays. Pour ces élections, 47 partis politiques ont présenté 10 934 candidats, qui présentent actuellement leurs programmes aux citoyens à travers divers médias. Contactés par l’Agence de presse éthiopienne, plusieurs responsables de partis ont indiqué finaliser leurs préparatifs pour garantir une participation active. Solomon Tafesse, président du Parti Nouvelle Génération et du Conseil conjoint des partis politiques de la région d’Oromia, a rappelé que les élections sont un mécanisme fondamental permettant aux citoyens d’exercer leur pouvoir politique. Il a souligné que la NEBE a créé un environnement favorable grâce aux outils numériques d’inscription des électeurs et des candidats et que son parti termine les préparatifs essentiels pour assurer sa participation. De son côté, Bandira Belachew, chef du Parti démocratique populaire de Kucha, a noté que les réformes nationales ont élargi l’espace politique, favorisant une compétition plus inclusive et constructive. Solomon Anibal, secrétaire et responsable des relations publiques du Parti démocratique Une Éthiopie (ODP), a décrit ces élections comme une étape cruciale pour une transition pacifique et démocratique. Il a insisté sur la préservation de l’unité nationale, l’importance de l’intérêt public et le rôle central du système électoral dans la souveraineté populaire. Il a également mis en avant les débats médiatiques comme un moyen de renforcer durablement la culture démocratique, exhortant les partis à privilégier des échanges constructifs centrés sur les enjeux nationaux.
Scrutin présidentiel au Congo
Mar 30, 2026 1332
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pris acte des résultats du scrutin présidentiel en République du Congo, tels que proclamés par la Cour constitutionnelle, et a adressé ses félicitations au président sortant, Denis Sassou Nguesso, pour sa réélection. Il a également salué le peuple congolais pour le bon déroulement du vote et a encouragé l’ensemble des acteurs politiques à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la cohésion nationale et du renforcement de la démocratie. L’Union africaine a réaffirmé son engagement à accompagner le pays dans ses efforts visant à consolider la stabilité, la gouvernance démocratique et le développement. La Cour constitutionnelle a validé les résultats du scrutin organisé ce mois-ci, confirmant la reconduction de Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat. Selon les résultats officiels annoncés par Auguste Iloki, le chef de l’État a obtenu 94,90 % des suffrages, devançant six autres candidats. La juridiction a par ailleurs rejeté le recours introduit par le candidat Dave Mafoula, qui demandait l’annulation du scrutin du 15 mars en invoquant des irrégularités. Les résultats provisoires, communiqués le 17 mars par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou, faisaient état d’un score légèrement inférieur, à 94,82 %. Le taux de participation a dépassé les 85 %, avec environ 2,6 millions d’électeurs ayant pris part au vote. Âgé de 82 ans, Denis Sassou Nguesso doit être investi pour son nouveau mandat le 16 avril, selon les autorités. Le scrutin a toutefois été marqué par le boycott de deux figures majeures de l’opposition, qui ont dénoncé des irrégularités et des pratiques frauduleuses. Au pouvoir une première fois en 1979, Denis Sassou Nguesso avait perdu l’élection de 1992 avant de s’exiler en France. Il est revenu sur la scène politique en 1997 à la suite d’un soulèvement armé ayant renversé l’ancien Premier ministre Pascal Lissouba. Depuis lors, il domine la vie politique congolaise. Candidat du Parti congolais du travail, il enchaîne les victoires électorales depuis 2002, bénéficiant notamment des réformes constitutionnelles de 2015 ayant modifié la limitation des mandats et supprimé la limite d’âge présidentielle.
Le gouvernement s’engage et affiche une détermination forte dans la consolidation des institutions démocratiques.
Mar 30, 2026 902
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement a souligné l’engagement soutenu des autorités dans la mise en place et le renforcement d’institutions démocratiques, considérées comme les fondements essentiels de l’édification de l’État. Dans un communiqué intitulé « Réformes politiques inclusives pour des fondements nationaux solides », le SCG indique que l’Éthiopie a poursuivi avec efficacité des objectifs stratégiques visant à surmonter des crises politiques profondément enracinées et à orienter le pays vers un système démocratique plus résilient. Parmi les avancées majeures figure l’abandon progressif du discours exclusionniste dit « centre-périphérie », longtemps perçu comme un facteur de division et d’affaiblissement de la cohésion nationale. Selon le communiqué, cette transformation ouvre la voie à une vision d’unité multinationale fondée sur une répartition équitable du pouvoir et des ressources entre citoyens et régions, affirmant que l’Éthiopie se construit désormais comme une patrie commune, inclusive et partagée. Le Service met également en avant l’importance de forger un récit national fédérateur, capable de transcender les générations. À cet égard, des symboles et réalisations majeurs — tels que le Mémorial de la Victoire d’Adoua, le Grand Barrage de la Renaissance ainsi que des initiatives comme « Dîner pour Sheger », « Dîner pour la Nation » et « Dîner pour les Générations » — contribuent à renforcer le sentiment de fierté collective. En valorisant la diversité comme levier d’unité, les efforts menés dans le cadre de la plateforme de dialogue national participent à faire évoluer les perceptions, en remplaçant les logiques de méfiance par une dynamique de fraternité et de prospérité partagée. Le communiqué souligne par ailleurs des progrès notables dans la professionnalisation des secteurs stratégiques. Les réformes engagées dans les institutions de sécurité, de justice et de gouvernance visent à garantir leur pleine responsabilité devant la loi et les citoyens. La restructuration de la Commission électorale nationale (CEN) et de la Commission des droits de l’homme (CDH), désormais placées sous une direction indépendante, ainsi que la préservation des forces de défense contre toute interférence politique, illustrent ce processus de renouveau institutionnel. Selon le service, ces avancées politiques, appuyées par une stabilité intérieure renforcée et un élargissement de l’espace politique, constituent des bases solides pour inscrire l’Éthiopie sur la voie d’un développement durable, prospère et souverain.
Des avancées dans plusieurs secteurs laissent entrevoir des perspectives encourageantes pour l’Éthiopie, selon des responsables.
Mar 30, 2026 942
Addis-Abeba, 30 mars 2026 (ENA) : - Des dirigeants du Parti de la Prospérité ont affirmé que les progrès significatifs réalisés ces dernières années dans les domaines économique, politique et social constituent un socle solide pour un avenir prometteur de l’Éthiopie. Ces déclarations ont été faites par Melaku Alebel, membre du Comité exécutif du parti et responsable du pôle Prospérité économique, à l’occasion d’un forum de mobilisation destiné aux femmes et aux jeunes membres, en prélude aux 7èmes élections générales. Selon lui, cette rencontre visait à stimuler l’engagement citoyen et à inciter les participants à s’impliquer activement dans le processus électoral. Insistant sur l’importance des femmes et des jeunes, Melaku Alebel a souligné que leur participation est déterminante pour assurer des élections transparentes, inclusives, pacifiques et crédibles. « Une participation large et inclusive est essentielle pour bâtir un gouvernement reposant sur une légitimité populaire réelle », a-t-il déclaré. Il a également mis en avant les réformes engagées ces dernières années, qui ont permis d’élargir les opportunités offertes aux femmes et aux jeunes, notamment à travers une représentation accrue dans les postes de responsabilité, un meilleur accès aux ressources économiques et une implication renforcée dans les initiatives nationales. Melaku Alebel a par ailleurs évoqué la participation croissante des jeunes aux programmes de création d’emplois ainsi qu’aux mouvements nationaux, tels que la campagne « Que l’Éthiopie produise », comme illustration concrète des avancées réalisées. « Les engagements pris au cours des cinq dernières années ont été respectés », a-t-il affirmé. « Les résultats obtenus dans différents secteurs ouvrent la voie à un avenir plein de promesses pour notre pays. » De son côté, Chaltu Sani, également membre du Comité exécutif et responsable de la branche politique du parti, a indiqué que le gouvernement avait accompli des progrès notables pour répondre aux attentes prioritaires de la population. « Nous avons mis en place des institutions capables de refléter les aspirations démocratiques des citoyens et poursuivons nos efforts pour consolider un véritable système démocratique », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que les initiatives visant à renforcer l’unité nationale ont permis d’encourager une participation équitable et inclusive de tous les citoyens à la vie du pays. Chaltu Sani a souligné que les prochaines élections offriront des conditions équitables à l’ensemble des acteurs politiques et représenteront une étape déterminante vers l’édification d’un État plus légitime et inclusif. « Le parti est pleinement engagé à garantir le bon déroulement du processus électoral et l’atteinte de ses objectifs stratégiques », a-t-elle précisé. Dans l’ensemble, les responsables estiment que les avancées cumulées dans plusieurs secteurs tracent la voie vers un avenir plus stable et prospère pour l’Éthiopie.
Social
L’Éthiopie annonce la mise en place d’un « Golden Visa » de 10 ans pour les investisseurs étrangers.
Mar 29, 2026 289
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Le Service de l’immigration et de la citoyenneté a instauré un permis de résidence de 10 ans, appelé « Golden Visa », destiné aux investisseurs étrangers qui participent de manière importante au développement économique du pays. Dans un entretien accordé à l’Agence des Nouvelles Éthiopienne, le directeur général adjoint de l’ICS, Gosa Demissie, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes économiques engagées par le gouvernement pour rendre le pays plus attractif aux investissements directs étrangers. Il a précisé que l’institution a mené d’importantes réformes internes afin d’aligner ses services sur les standards internationaux et les technologies modernes. Le « Golden Visa » vise à garantir une stabilité durable aux investisseurs à fort potentiel, en leur offrant la possibilité de vivre et de mener leurs activités en Éthiopie avec des démarches administratives simplifiées. Selon lui, plusieurs pays proposent déjà des programmes similaires de résidence de longue durée, généralement compris entre cinq et dix ans. L’Éthiopie a ainsi développé son propre dispositif afin de rester compétitive et d’attirer des investisseurs de qualité. Il a également expliqué que ce visa se présente sous la forme d’un permis électronique standardisé, valable dix ans, offrant une plus grande flexibilité de séjour à ses bénéficiaires. Gosa Demissie a souligné l’importance particulière de cette mesure dans le contexte de l’ouverture du secteur immobilier aux étrangers. Il a ajouté qu’un visa spécifique de cinq ans sera introduit pour les personnes ou familles acquérant un bien immobilier dans le pays. Il a en outre indiqué que ce programme permettra de réduire considérablement les délais de traitement, de supprimer les procédures redondantes et d’améliorer l’efficacité globale des services, tout en augmentant les recettes publiques et en facilitant l’accès aux usagers. Les investisseurs bénéficieront également de procédures d’entrée et de sortie simplifiées, notamment grâce à un traitement accéléré à l’aéroport international de Bole, afin de rendre leurs déplacements plus fluides. L’introduction du « Golden Visa » reflète la volonté de l’Éthiopie de se positionner comme une destination d’investissement majeure en Afrique. En allégeant les contraintes administratives, le gouvernement ambitionne de stimuler la croissance industrielle, d’attirer des capitaux de qualité et d’augmenter les entrées de devises étrangères, faisant ainsi du secteur de l’immigration un levier clé du développement économique. Par ailleurs, l’ICS a modernisé plusieurs de ses services, notamment à travers des options de traitement rapide et des systèmes de paiement numérique, afin d’améliorer l’expérience des usagers. Les efforts de digitalisation incluent également l’optimisation des services de visa à l’arrivée ainsi que des mécanismes de délivrance des passeports, dans le but de réduire les retards accumulés. Enfin, Gosa Demissie a réaffirmé que l’objectif principal est de créer un environnement favorable aux investisseurs en rendant les services plus accessibles et plus efficaces, soulignant : « Nous sommes des prestataires de services engagés dans la résolution de problèmes. »
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 1055
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains. Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance. Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public. La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019. Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif. Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif. Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. » Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques. Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national. La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact. Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains. Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays. Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
L’Éthiopie exemplaire dans la gestion intégrée de la migration, selon l’OIM
Mar 28, 2026 476
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’approche globale de l’Éthiopie pour la gestion de la migration, qui coordonne l’ensemble des questions migratoires à l’échelle nationale, est considérée comme une pratique exemplaire, a déclaré Nlabu Sascha Patrick, chef des programmes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Éthiopie. Dans un entretien exclusif avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), il a précisé que cette expérience est également partagée avec d’autres pays, l’Éthiopie étant un acteur majeur du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (PMM). La stratégie nationale 2025-2029, élaborée en étroite collaboration avec le gouvernement, vise une réponse globale aux priorités du pays. Ses trois objectifs stratégiques sont : sauver des vies et protéger les personnes en déplacement, trouver des solutions durables aux déplacements forcés et faciliter les voies de migration régulières. Patrick a souligné que ces objectifs convergent pour protéger les migrants, les communautés déplacées et les citoyens éthiopiens, en plaçant les droits humains au cœur de chaque initiative. Le système d'identité numérique Fayda, qui révolutionne l’accès transfrontalier, constitue une avancée majeure. « Il garantit une identité légale aux communautés frontalières et aux autres ressortissants, facilitant ainsi le commerce transfrontalier et la conformité à la législation », a expliqué Patrick. Cette innovation permet non seulement aux commerçants éthiopiens et voisins de régulariser leurs activités, mais contribue également aux recettes nationales. Le chef des programmes de l’OIM a également mis en lumière l’architecture de coordination pangouvernementale, notamment le Conseil national des migrations, présidé par le vice-Premier ministre, et la Coalition nationale de partenariat. « L’Éthiopie adopte une approche pangouvernementale pour coordonner toutes les questions liées à la migration, ce qui en fait un modèle à suivre », a conclu Patrick.
L’Éthiopie renforce ses démarches pour récupérer son patrimoine culturel spolié.
Mar 28, 2026 145
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’autorite éthiopienne du patrimoine a réaffirmé sa détermination à intensifier les efforts visant à rapatrier les biens culturels éthiopiens emportés à l’étranger. Lors d’une cérémonie officielle, le directeur général Abebaw Ayalew a souligné l’engagement du pays en faveur de la restitution de son patrimoine historique. À cette occasion, un ornement capillaire en or, connu sous le nom de « Woleba », ayant appartenu à l’impératrice Tiruwork Wube, épouse de l’empereur Tewodros II, a été officiellement remis aux autorités. Cet objet précieux avait été pillé à Maqdala lors de la Battle of Maqdala, il y a plus de 150 ans. Des représentants de l’Association des patriotes éthiopiens ainsi que d’autres personnalités ont assisté à la cérémonie. Selon Abebaw Ayalew, des avancées significatives ont été réalisées ces dernières années dans la restitution des biens culturels. Plus de 72 objets ont ainsi été récupérés grâce à des retours volontaires, à la coopération internationale et à des négociations diplomatiques, permettant leur exposition au public national et international. Il a également indiqué que les travaux d’aménagement d’un espace dédié à l’exposition de ces objets rapatriés devraient être achevés prochainement. Malgré ces progrès, de nombreux artefacts éthiopiens restent encore à l’étranger. Le responsable a donc insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration avec les partenaires internationaux. Dans cette optique, les autorités entendent intensifier les efforts de catalogage, d’enregistrement et de numérisation des objets afin de faciliter leur restitution. De son côté, Alula Pankhurst, membre du conseil du Comité du patrimoine éthiopien, a rappelé que l’ornement en or avait été pillé en 1868 avant de réapparaître lors d’une vente aux enchères à Rome, finalement interrompue. Il a salué la coopération étroite entre l’EHA, le Fonds du patrimoine éthiopien et leurs partenaires, qui a permis le retour de cette pièce historique. Enfin, le président de l’Association des patriotes éthiopiens, Lij Daniel Jote, a appelé à une mobilisation collective pour accélérer la restitution du patrimoine national, soulignant son importance dans la transmission de l’histoire aux générations futures.
Économie
Huit ans plus tard : L’évolution économique de l’Éthiopie vers une économie moderne et diversifiée
Apr 2, 2026 412
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Au cours des huit dernières années, l’Éthiopie a engagé une transformation économique d’envergure, marquant une transition progressive d’un modèle étatique et restrictif vers une économie davantage ouverte, compétitive et orientée vers le marché. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre des réformes lancées sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, à l’occasion du huitième anniversaire de ce vaste programme de modernisation économique. Avant 2018, l’économie nationale était confrontée à des contraintes structurelles importantes. La croissance, bien que soutenue, restait déséquilibrée et peu inclusive. La création d’emplois ne suivait pas le rythme de la croissance démographique, tandis que la structure des exportations demeurait limitée et peu diversifiée. Par ailleurs, le recours intensif à l’endettement extérieur pour financer les grands projets d’infrastructures a accru la vulnérabilité macroéconomique du pays. Le modèle d’industrialisation par le développement agricole (ADLI) avait permis d’améliorer la production agricole, mais sans réussir à enclencher une véritable transformation industrielle. Les zones industrielles, souvent isolées du tissu économique local, peinaient à créer des liens durables avec les autres secteurs. De plus, certains secteurs stratégiques comme les télécommunications, la finance et les mines restaient largement fermés à la concurrence, limitant ainsi l’innovation et l’investissement privé. Face à ces défis, les autorités ont entrepris depuis 2018 une série de réformes ambitieuses visant à corriger les déséquilibres, stimuler la croissance et diversifier l’économie. Transformation agricole et souveraineté alimentaire Le secteur agricole, pilier central de l’économie éthiopienne, a connu une évolution remarquable. Les réformes ont mis l’accent sur l’augmentation de la productivité, la diversification des cultures et la résilience face aux chocs climatiques. Grâce à ces efforts, l’Éthiopie a atteint l’autosuffisance en blé et s’impose désormais comme le premier producteur du continent africain. La diversification agricole s’est intensifiée, avec une expansion notable des cultures de riz, d’oléagineux et d’autres produits à forte valeur ajoutée. L’élevage a également enregistré une croissance significative, contribuant à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux. La production agricole globale a connu une progression spectaculaire, passant de niveaux modestes à des volumes nettement plus élevés en l’espace de quelques années. Les réformes structurelles, notamment l’organisation des agriculteurs en groupements, ont permis d’améliorer les rendements et d’accroître les revenus. Le café, produit emblématique du pays, continue de jouer un rôle clé dans les exportations, avec une hausse significative de la production et des recettes. Protection de l'environnement et croissance verte L’intégration de la dimension environnementale dans la stratégie de développement constitue un autre pilier des réformes. L’Initiative pour un héritage vert a permis de planter des milliards d’arbres et de restaurer de vastes superficies de terres dégradées. Ces efforts ont contribué à améliorer le couvert forestier et à réduire l’érosion des sols, tout en soutenant la productivité agricole. Ils illustrent la volonté du pays de concilier croissance économique et durabilité environnementale, dans un contexte marqué par les défis du changement climatique. Politique industrielle et orientation vers l'exportation La stratégie industrielle a évolué vers une approche plus intégrée, axée sur le développement de zones économiques spéciales capables de connecter production, logistique et services. Cette transformation vise à renforcer les liens entre les industries et le reste de l’économie nationale. Le nombre d’investisseurs a fortement augmenté, avec une participation croissante du secteur privé local. Cette évolution traduit un passage d’un modèle industriel cloisonné à un écosystème plus dynamique, inclusif et durable. La production orientée vers l’exportation dans ces zones contribue à élargir la base exportatrice du pays. Secteur minier, substitution aux importations et croissance des exportations Le secteur minier s’est progressivement affirmé comme un levier stratégique de croissance. Longtemps sous-exploité, il génère aujourd’hui des recettes importantes, notamment grâce à l’augmentation de la production d’or. Parallèlement, les politiques de substitution aux importations ont permis de réduire la dépendance extérieure dans plusieurs domaines clés. La production nationale de ciment et d’autres ressources stratégiques a atteint des niveaux permettant d’assurer l’autosuffisance, renforçant ainsi la résilience économique. Transformation numérique et inclusion financière La libéralisation du secteur des télécommunications a joué un rôle déterminant dans la transformation numérique du pays. L’accès aux services mobiles s’est considérablement élargi, facilitant l’inclusion financière et l’accès aux services numériques. Les services financiers mobiles ont connu une expansion rapide, permettant à des millions de citoyens d’accéder à des services bancaires auparavant inaccessibles. Cette évolution a contribué à dynamiser l’économie et à renforcer l’intégration des acteurs économiques. Les réformes du secteur financier ont également amélioré la gouvernance et orienté davantage le crédit vers le secteur privé, favorisant ainsi l’investissement et la croissance. Discipline budgétaire et réforme structurelle Une gestion budgétaire plus rigoureuse a été mise en place afin de garantir la stabilité macroéconomique. Les autorités ont réduit leur dépendance aux emprunts extérieurs et amélioré l’efficacité des dépenses publiques. La restructuration des entreprises publiques et une meilleure sélection des projets d’investissement ont permis de limiter les inefficacités et de renforcer la soutenabilité des finances publiques. Transformation urbaine et développement du capital humain Les villes jouent désormais un rôle central dans la stratégie de développement économique. Les investissements dans les infrastructures, le logement et les services urbains ont contribué à améliorer les conditions de vie et à stimuler l’activité économique. Des centres urbains comme Addis-Abeba se positionnent comme des pôles de croissance, d’innovation et d’investissement. L’expansion du développement urbain à plusieurs dizaines de villes témoigne d’une volonté de promouvoir un développement équilibré à l’échelle nationale. Une nouvelle orientation économique L’Éthiopie s’oriente progressivement vers un modèle économique fondé sur la productivité, la diversification et le rôle accru du secteur privé. Cette transition marque une rupture avec un modèle dominé par l’investissement public. Les réformes engagées dans différents secteurs témoignent d’une approche pragmatique, axée sur les résultats et la transformation structurelle. Malgré les défis persistants, elles posent les bases d’une croissance durable et inclusive. Au cours des huit dernières années, sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed, le pays a progressé vers une plus grande autonomie économique et une meilleure résilience. Inspirée par la philosophie du Medemer, cette dynamique repose sur la synergie et la coopération. À mesure que l’Éthiopie se projette vers l’avenir, les progrès réalisés témoignent d’un potentiel considérable. La croissance devient plus diversifiée, plus inclusive et mieux ancrée dans les réalités économiques, ouvrant la voie à un développement durable au bénéfice des générations futures.
L’Éthiopie : vers un renouveau porteur d’espoir
Apr 2, 2026 703
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le 2 avril 2018 demeure une date charnière dans l’histoire contemporaine de l’Éthiopie, incarnant un moment de renouveau, de détermination et d’espérance, selon le Service de communication du gouvernement. Dans son communiqué, l’institution présente cette journée comme un pont entre les générations, marquant la volonté de surmonter les profondes difficultés sociales, politiques et économiques pour engager le pays sur la voie du développement et de la prospérité. Entre 2018 et 2026, l’Éthiopie a traversé des épreuves majeures, mais en est sortie renforcée, enregistrant des avancées significatives dans plusieurs secteurs. Porté par des réformes ambitieuses et des efforts collectifs, le pays a amorcé une transformation notable, évoluant d’une situation de vulnérabilité vers une dynamique de résilience et de renouveau. Ce processus a également contribué à redéfinir l’identité du pays et à renforcer sa place sur la scène internationale. Sur le plan politique, cette date a posé les bases d’une gouvernance plus inclusive, valorisant la diversité, consolidant l’unité nationale et mettant en avant l’intérêt général. Le dialogue politique élargi et les initiatives de justice transitionnelle ont favorisé cet environnement, tandis que les entités fédérées ont gagné en autonomie et que le système politique s’est orienté vers davantage de concertation et de coopération. Sur le plan économique, la période a marqué une transition du déséquilibre vers la stabilisation et la restructuration. Confrontée à un lourd endettement et à des politiques contraignantes, l’Éthiopie a engagé des réformes majeures, réorganisé sa dette et amorcé une diversification de son économie au-delà du secteur agricole. Des projets structurants, tels que le Grand barrage de la Renaissance, ont ouvert de nouvelles perspectives en matière d’indépendance énergétique et de développement durable. Sur le plan diplomatique, le pays est passé d’une approche prudente à un rôle plus affirmé et influent, accueillant des dirigeants internationaux et contribuant activement aux discussions africaines. Parallèlement, les centres urbains ont connu une transformation visible, portée par le développement des infrastructures, les avancées technologiques et la mise en place de corridors économiques, répondant aux aspirations d’une jeunesse de plus en plus connectée. Sur le plan social, l’unité nationale s’est consolidée tout en valorisant la diversité. Les différences sont davantage perçues comme une richesse, tandis que la solidarité s’est renforcée à travers des expériences partagées. Les réponses collectives face aux catastrophes naturelles et aux pressions extérieures ont illustré la résilience du pays et nourri un sentiment d’appartenance commun. Aujourd’hui, l’Éthiopie poursuit ses efforts pour préserver sa souveraineté dans les domaines politique, économique, énergétique et alimentaire. Son engagement en faveur des énergies renouvelables et de la mobilité durable témoigne de sa volonté d’innover et de s’inscrire dans une trajectoire de développement durable. Malgré les défis encore présents, le pays avance avec détermination, porté par une influence croissante, une économie en mutation et la résilience remarquable de sa population, conclut le communiqué.
L’Éthiopie et la Chine engagent des discussions de haut niveau afin de consolider leur coopération bilatérale dans le domaine du développement.
Apr 2, 2026 216
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Une délégation éthiopienne, conduite par Ahmed Shide, ministre des Finances, a mené des consultations de haut niveau avec Liu Junfeng, vice-président de l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (CIDCA), dans le but de consolider davantage le partenariat historique entre l’Éthiopie et la Chine. Selon une publication du ministère des Finances sur les réseaux sociaux, les échanges ont principalement porté sur le renforcement de la coopération bilatérale afin de soutenir les priorités de développement de l’Éthiopie. La délégation éthiopienne a notamment mis en avant les réformes économiques en cours ainsi que l’agenda national de développement, insistant sur la nécessité de poursuivre une collaboration étroite pour favoriser une croissance durable et une transformation structurelle. Pour sa part, le vice-président Liu a réitéré l’engagement de la Chine à accompagner l’Éthiopie à travers un partenariat renforcé, incluant des financements concessionnels, un appui technique et des initiatives de renforcement des capacités. Les discussions ont également permis de faire le point sur les projets en cours et d’identifier de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures ferroviaires, l’agriculture, le numérique, l’industrie et la santé. La rencontre s’est achevée sur une volonté commune de consolider le dialogue institutionnel et de maintenir une coordination étroite, afin de concrétiser les priorités partagées et de renforcer davantage le partenariat stratégique global entre l’Éthiopie et la Chine.
La réforme économique de l’Éthiopie stimule une transformation structurelle grâce à la revitalisation sectorielle.
Apr 1, 2026 960
Addis-Abeba, le 1er avril 2026 (ENA) : - Des chercheurs de l’Université d’Hawassa ont indiqué que le Programme de réforme économique nationale (PREN), mis en œuvre ces dernières années, accélère la transformation structurelle de l’Éthiopie en insufflant une nouvelle dynamique à son économie. Ils ont souligné que le programme contribue à remodeler les fondements économiques du pays, en revitalisant la productivité, en renforçant les liens entre secteurs et en favorisant une croissance plus résiliente et diversifiée. Depuis la transition gouvernementale d’avril 2018, les réformes politiques ciblées et les programmes stratégiques se sont révélés être des moteurs essentiels du développement durable et du progrès économique à long terme. Dans un entretien exclusif avec ENA, des universitaires ont affirmé que le PREN a déclenché une reprise économique notable, accélérant la transition vers un cadre structurel plus robuste et diversifié. Gebrekristos Nurye, directeur de la recherche et du transfert de technologie à l’Institut de technologie de l’Université, a déclaré : « La transition opérée par le gouvernement, d’un modèle centré sur l’agriculture vers une économie diversifiée et multisectorielle, porte désormais ses fruits. » Il a expliqué que la synergie entre les cinq piliers économiques fondamentaux a jeté des bases solides pour une croissance nationale globale et inclusive. Il a mis en avant le rôle crucial du développement de l’irrigation estivale, qui permet une production agricole continue tout au long de l’année, stabilisant ainsi l’approvisionnement alimentaire et les prix du marché. Il a également souligné l’impact économique des initiatives touristiques majeures, comme les projets « Dîner pour la nation » et « Dîner pour les générations futures », ainsi que la transformation des corridors urbains et des berges, qui redessine le paysage esthétique et commercial du pays. Le directeur a insisté sur l’importance d’un engagement constant des dirigeants pour identifier et surmonter les nouveaux obstacles économiques afin de maintenir l’élan des réformes. Markos Matewos, chercheur et doyen des étudiants de l’Institut, a ajouté que les politiques stratégiques menées ces huit dernières années pour numériser l’économie et moderniser le secteur agricole via la mécanisation portent désormais leurs fruits. Il a particulièrement salué les programmes d’irrigation estivale du blé et l’initiative « La richesse du panier » (Lemat Trufat), qui renforcent l’autonomie et la résilience économique des petits exploitants agricoles grâce à une productivité accrue. Kasahun Gashu, doyen de l’École de production industrielle, a expliqué que le programme HGER a créé un environnement favorable au secteur manufacturier, permettant à l’Éthiopie de réaliser d’importantes économies de devises en remplaçant les importations par des produits locaux de qualité. Il a souligné que ces réformes ont transformé les établissements d’enseignement supérieur en véritables centres de production, renforçant les liens entre université et industrie et jouant un rôle actif dans la transformation structurelle du pays. En conclusion, il a insisté sur la nécessité de poursuivre le renforcement du mouvement « Que l’Éthiopie produise » (Ethiopia Tamrit) et d’autres initiatives portées par le HGER, essentielles pour maximiser la contribution du secteur manufacturier au PIB national.
Technologie
Les semences améliorées stimulent fortement la productivité agricole Institut éthiopien de recherche agricole
Mar 28, 2026 255
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien de recherche agricole a annoncé que la mise à disposition de semences améliorées contribue de manière significative à l’augmentation des rendements agricoles en Éthiopie. Le directeur général de l’institut, Nigussie Dechassa, a mis en avant le rôle déterminant de l’EIAR dans l’amélioration de la productivité, notamment à travers le développement et la diffusion de variétés hybrides performantes. Dans un entretien accordé à ENA, il a précisé que les recherches portent sur des cultures stratégiques telles que le maïs, le blé, l’orge, la pomme de terre et le café, avec pour objectif de produire des variétés à haut rendement et de meilleure qualité. Selon Nigussie Dechassa, ces semences ont permis d’accroître considérablement les rendements à l’hectare. Il a notamment cité le cas du maïs, dont la production est passée d’environ 45 quintaux à 80–90 quintaux par hectare grâce aux variétés améliorées. Des progrès similaires ont été observés pour le blé : les variétés développées par l’institut ont permis d’atteindre une production moyenne de 36 quintaux par hectare, avec des pics allant jusqu’à 80 quintaux, contre 14 à 15 quintaux il y a deux décennies. L’institut a également mis au point une douzaine de variétés d’orge hybrides, contribuant à répondre à la demande nationale en malt et à réduire la dépendance aux importations. Dans le cas de la pomme de terre, environ 45 nouvelles variétés ont été introduites, permettant presque de doubler les rendements moyens, passés de 120 à 230 quintaux par hectare. Enfin, Nigussie Dechassa a souligné que la pomme de terre, à l’instar d’autres cultures vivrières essentielles, joue un rôle clé dans le renforcement de la sécurité alimentaire du pays.
La vision numérique de l’Éthiopie et ses initiatives en intelligence artificielle sont essentielles pour accélérer la transformation : Ambassadeur indien.
Mar 25, 2026 225
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a salué la vision numérique prospective des dirigeants éthiopiens, soulignant que la stratégie « Éthiopie numérique 2030 » pose les fondations d’un développement inclusif porté par la technologie. Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Anil Kumar Rai a affirmé que les dirigeants éthiopiens ont engagé des actions audacieuses pour intégrer les technologies dans le processus de développement national, notamment au regard de la jeunesse et de l’importance démographique du pays. Il a souligné que, avec plus de 70 % de la population âgée de moins de 30 ans, le recours aux technologies numériques constitue un levier essentiel pour relever les défis du développement et garantir une croissance durable. Selon lui, les initiatives gouvernementales visant à élargir l’accès à des infrastructures de données abordables et de qualité posent des bases solides pour l’innovation, appuyées par une main-d’œuvre qualifiée et instruite. « Le gouvernement éthiopien a multiplié les efforts pour rendre les données de qualité accessibles à un coût abordable, créant ainsi un socle robuste, soutenu par des talents capables de développer des solutions fondées sur l’intelligence artificielle », a-t-il indiqué. L’ambassadeur a également relevé que les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, jouent un rôle de plus en plus déterminant dans divers secteurs tels que l’économie, l’identité numérique, l’éducation, la santé et les services financiers. Fort de ces avancées, il a estimé que le cadre politique numérique de l’Éthiopie est à la fois complet et tourné vers l’avenir, avec un fort potentiel pour déployer des solutions à grande échelle. « De nombreuses innovations développées ailleurs peuvent être adaptées au contexte éthiopien afin de répondre efficacement aux défis locaux », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Anil Kumar Rai a mis en avant la position stratégique de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique ainsi que sa croissance économique soutenue ces dernières décennies, soulignant que plusieurs pays africains considèrent désormais le pays comme une référence en matière de transformation. « Bien que de nombreux pays africains disposent de politiques en matière d’intelligence artificielle, celle de l’Éthiopie se distingue par son caractère prospectif et sa capacité à être déployée à grande échelle, un élément clé dans le domaine technologique », a-t-il ajouté. Il a en outre insisté sur l’importance de la coopération à l’échelle continentale, évoquant des cadres comme Agenda 2063, et suggérant que les solutions numériques réussies pourraient être valorisées à travers Union africaine afin de favoriser leur adoption à travers le continent. L’Éthiopie a, dans cette dynamique, lancé la stratégie « Digital Ethiopia 2030 », destinée à faire du pays une économie pleinement intégrée au numérique. Celle-ci met l’accent sur le développement des infrastructures numériques, l’amélioration de la connectivité et la promotion de l’innovation afin de renforcer l’efficacité des services publics et la productivité économique. Le gouvernement accorde également une priorité particulière au développement du capital humain et au renforcement des capacités technologiques, reconnaissant que les compétences numériques sont essentielles pour soutenir la croissance future du pays.
L’Éthiopie et l’Inde consolident leur partenariat en intelligence artificielle à travers une visite technologique stratégique.
Mar 23, 2026 331
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Inde ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale en matière d’intelligence artificielle (IA) et d’innovation numérique, à la suite d’une visite de haut niveau menée par des entreprises technologiques indiennes à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle (EAII). La délégation, dirigée par l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, comprenait des représentants d’entreprises opérant dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que les services numériques. À cette occasion, le directeur général de l’institut, Worku Gachena, a présenté les avancées significatives réalisées depuis la création de l’EAII en 2020, une initiative lancée sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a souligné la croissance rapide de l’institution et son rôle central dans la stratégie nationale de transformation numérique. Cette dynamique s’inscrit dans la vision « Éthiopie numérique 2030 », qui vise à moderniser l’économie à travers l’innovation technologique, le développement de la recherche en IA, la formation de talents locaux et l’intégration des technologies émergentes dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et les services publics. Selon les responsables, l’Éthiopie a accompli des progrès notables dans le développement de ses capacités en IA, notamment grâce à la formation de spécialistes, au lancement de projets pilotes et au renforcement de partenariats avec des universités et des acteurs internationaux. Worku Gachena a insisté sur le rôle stratégique de l’IA dans le développement du pays, la décrivant comme un levier essentiel pour relever les défis économiques et améliorer concrètement les conditions de vie des citoyens. Il a également mis en avant les efforts en cours pour développer une infrastructure robuste, incluant des centres de données et des outils numériques adaptés. Il a par ailleurs évoqué la récente visite du Premier ministre indien Narendra Modi, la qualifiant de moment clé ayant permis d’élever les relations entre les deux pays au niveau de partenariat stratégique. De son côté, l’ambassadeur Anil Kumar Rai a souligné l’engagement continu de l’Inde, rappelant qu’il s’agissait de sa troisième visite à l’institut. Il a mis en avant le potentiel démographique commun des deux pays, caractérisé par une importante population jeune, et l’importance de tirer parti des technologies pour répondre aux défis contemporains. Il a également cité l’expérience de l’Inde en matière d’inclusion numérique, notamment à travers des plateformes comme Aadhaar, l’interface de paiement unifiée (UPI) et le réseau ouvert pour le commerce numérique (ONDC), qui ont permis d’élargir l’accès aux services numériques à grande échelle. Selon lui, des initiatives similaires pourraient être adaptées au contexte éthiopien, en cohérence avec les objectifs de « Éthiopie numérique 2030 », incluant notamment le déploiement de la 5G dans plus de 100 villes et l’augmentation du taux de pénétration des smartphones. Lors de cette visite, les experts de l’institut ont présenté plusieurs applications concrètes de l’IA dans des domaines variés tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière, la pharmacie, l’apprentissage en ligne, les services publics et la gestion des données. La rencontre a également réuni des acteurs du secteur des TIC collaborant avec l’Union africaine, mettant en lumière la portée régionale de ces initiatives. Cette coopération en pleine expansion devrait continuer à renforcer les relations entre l’Éthiopie et l’Inde, en particulier dans les domaines de la technologie et de l’innovation.
En Éthiopie, un commissariat intelligent sans personnel redéfinit les services de police numériques.
Mar 22, 2026 353
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Le tout premier commissariat de police intelligent d’Afrique, récemment inauguré à Addis-Abeba, marque une avancée majeure dans la modernisation des services de sécurité grâce à l’intégration des technologies numériques, a indiqué l’inspecteur Andnet Sisay, responsable du département technologique de la police fédérale. Ce poste de police nouvelle génération repose sur des bornes en libre-service alimentées par l’intelligence artificielle, permettant aux citoyens d’accéder aux services 24h/24 et 7j/7. À travers des écrans interactifs et une assistance vidéo à distance, les usagers peuvent signaler des infractions, soumettre des documents ou effectuer diverses démarches, sans recours à la paperasserie, contribuant ainsi à limiter les risques de corruption. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Éthiopie numérique 2030 ». Le commissariat a été officiellement inauguré par le Premier ministre Abiy Ahmed. Dans un entretien accordé à ENA, l’inspecteur Andnet a précisé que les citoyens peuvent également déposer des plaintes, régler des amendes et solliciter des documents administratifs via ces dispositifs, tout en bénéficiant d’un accompagnement à distance assuré par des agents. « Cette innovation améliore sensiblement la qualité du service offert aux citoyens et contribue au renforcement du système judiciaire et des services de police », a-t-il souligné. Conçu comme un projet pilote, ce commissariat vise à limiter les interactions physiques, accélérer le traitement des dossiers et renforcer la prévention de la criminalité. Selon l’inspecteur, un système de suivi et d’évaluation permet aux agents désignés d’examiner les dossiers soumis, garantissant ainsi une prise en charge rapide et efficace des affaires. Accessible au public et largement autonome, le poste fonctionne avec un minimum de personnel sur place — un seul agent assurant le support technique — tandis que les opérations sont supervisées à distance grâce à des systèmes de surveillance et de gestion centralisés. Cette innovation contribue à renforcer l’image du pays et à développer les compétences technologiques des forces de l’ordre, a-t-il ajouté. L’inspecteur Andnet a également indiqué que cette initiative suscite un intérêt croissant à travers le continent africain, plusieurs délégations manifestant leur volonté de s’inspirer de l’expérience éthiopienne. L’Éthiopie figure parmi les rares pays au monde à avoir adopté ce type de dispositif et se positionne comme pionnière en Afrique dans le déploiement de commissariats automatisés. Par ailleurs, la Police fédérale a lancé une application mobile favorisant la participation citoyenne, permettant de signaler rapidement les crimes. Selon l’inspecteur, l’intégration de ces outils numériques améliore l’efficacité opérationnelle et le traitement des dossiers au sein des services de police. Il a enfin précisé que le système a été majoritairement conçu par des experts locaux, seul le matériel ayant été importé, ce qui illustre les progrès des compétences nationales tout en assurant la sécurité des données et en transformant durablement les pratiques policières. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique des institutions publiques en Éthiopie, visant à renforcer l’efficacité, l’accessibilité et la transparence des services grâce à la technologie.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 725
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1894
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté. L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1398
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique. Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien. Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs. À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement. Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262. Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs. Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents. La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap. Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places. Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare. Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition. Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social. La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion. Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie. Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie. Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Le Premier ministre Abiy et le président de la CAF, Patrice Motsepe, ont échangé sur le développement du football sur le continent africain.
Nov 23, 2025 1810
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a eu, ce jour, un échange constructif avec le président de la Confédération africaine de football (CAF), Dr Patrice Motsepe. Les discussions ont porté sur l’état actuel du football africain ainsi que sur la contribution stratégique de l’Éthiopie à son essor. Dans un message partagé sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a confirmé la teneur positive de cette rencontre et en a résumé les principales conclusions : « Ce matin, j’ai eu une conversation productive avec le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, au sujet du développement du football africain et du rôle que peut jouer l’Éthiopie dans cette dynamique. Nous avons réaffirmé notre détermination à investir dans la jeunesse, à améliorer les infrastructures et à renforcer la collaboration avec la CAF afin de hisser le football africain au plus haut niveau international. »
Environnement
L’initiative de l’ « Empreinte verte » est un exemple de résilience climatique, selon le Secrétaire général du Bassin du Zambèze.
Apr 2, 2026 235
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - L’initiative « Empreinte verte » lancée par Éthiopie s’impose comme une référence en matière de lutte contre les effets du changement climatique et de protection de l’environnement, a affirmé Felix Ngamlagosi, Secrétaire général de la Commission du bassin du Zambèze. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a souligné que les dérèglements climatiques touchent l’ensemble de la planète, mais que l’Afrique en subit les conséquences de manière particulièrement aiguë. Selon lui, le continent est désormais confronté à une intensification simultanée des phénomènes extrêmes, notamment les sécheresses et les inondations, qu’il qualifie de catastrophes climatiques. « Le changement climatique affecte le monde entier, mais l’Afrique est plus durement impactée. Nos rivières retiennent moins l’eau qu’auparavant et nous faisons face à des sécheresses et des inondations en même temps », a-t-il expliqué, mettant en lumière la vulnérabilité accrue des systèmes hydriques africains. Dans ce contexte, Ngamlagosi a salué les efforts entrepris par l’Éthiopie, notamment à travers des campagnes massives de reboisement et des actions de préservation des berges fluviales dans le cadre de l’initiative « Héritage vert ». Ces mesures, a-t-il indiqué, jouent un rôle clé dans l’amélioration de la rétention des eaux de pluie et dans la restauration du débit des cours d’eau. Il a également insisté sur le caractère exemplaire de cette initiative, estimant qu’elle offre des enseignements précieux pour les autres pays confrontés aux mêmes défis environnementaux. « Cette initiative contribue à protéger les berges et à améliorer la capacité de rétention de l’eau, tout en favorisant la régénération des rivières », a-t-il précisé. Le responsable régional a ainsi encouragé les États africains à s’inspirer de l’expérience éthiopienne, soulignant que les actions menées démontrent l’importance d’une volonté politique forte et d’une mobilisation à grande échelle. Au fil des années, l’Éthiopie a réussi à planter des milliards d’arbres, illustrant son engagement en faveur de la restauration écologique et de la lutte contre le changement climatique. Cette initiative, soutenue au plus haut niveau de l’État, apparaît aujourd’hui comme un modèle de résilience et de développement durable à l’échelle du continent.
Le Bangladesh entend s’inspirer de l’expérience éthiopienne en matière de mobilité électrique, selon son ambassadeur.
Apr 2, 2026 183
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le Bangladesh envisage de s’appuyer sur l’exemple de l’Éthiopie dans le développement des véhicules électriques, une orientation qui permet au pays de mieux résister aux fluctuations du marché mondial de l’énergie, a affirmé l’ambassadeur bangladais en Éthiopie, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem. Dans une interview exclusive accordée à ENA, le diplomate a salué la décision des autorités éthiopiennes de restreindre l’importation de véhicules fonctionnant au diesel et à l’essence. Il a souligné que, malgré les réticences initiales liées notamment au coût des batteries, la population éthiopienne reconnaît désormais la pertinence de cette politique, qu’il a qualifiée de visionnaire. Selon lui, cette stratégie a permis à l’Éthiopie de réduire significativement sa dépendance aux combustibles fossiles, la rendant ainsi moins vulnérable aux perturbations de l’approvisionnement mondial en pétrole. Évoquant la situation de son pays, l’ambassadeur a indiqué que le Bangladesh, fortement dépendant des importations de carburant, notamment en provenance du Moyen-Orient, fait actuellement face à des difficultés, dont des mesures de rationnement. Dans ce contexte, il a appelé son gouvernement à s’inspirer de l’approche éthiopienne et à adopter des politiques similaires afin de renforcer sa résilience énergétique. Par ailleurs, le diplomate a mis en garde contre les effets du changement climatique, en particulier la montée du niveau de la mer, qui menace gravement le Bangladesh en réduisant ses terres agricoles. Il a également insisté sur la responsabilité des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre, appelant à des mécanismes de compensation en faveur des pays les moins pollueurs mais les plus vulnérables. Enfin, il a plaidé pour une mobilisation collective des pays en développement afin de faire entendre leurs préoccupations sur la scène internationale et obtenir des réponses concrètes face aux défis climatiques.
Les universités éthiopiennes sont encouragées à jouer un rôle accru dans le renforcement de la résilience climatique du pays à travers la recherche scientifique.
Mar 31, 2026 450
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Les institutions d’enseignement supérieur en Éthiopie sont invitées à intensifier leur contribution à la lutte contre le changement climatique, notamment par le développement de travaux de recherche. Les parties prenantes insistent sur la nécessité d’une coopération académique mieux structurée pour faire face aux enjeux climatiques. Cet appel a été formulé à l’occasion de la première assemblée générale du Forum éthiopien des universités pour l’action climatique, un cadre réunissant responsables politiques et dirigeants universitaires afin de renforcer la synergie face aux défis environnementaux. Le ministre d’État à la Planification et au Développement, Seyoum Mekonnen, a mis en avant le rôle déterminant des universités dans l’amélioration de la réponse nationale au changement climatique. Il a souligné la nécessité pour les établissements d’enseignement supérieur de collaborer étroitement afin de concevoir des solutions innovantes, à la fois scientifiques et pratiques, pour faire face aux risques climatiques. Il a également rappelé que l’économie verte résiliente au climat constitue un axe central de la politique climatique nationale. Selon lui, l’Éthiopie se distingue par son engagement environnemental, illustré notamment par la plantation de plus de 48 milliards de jeunes plants dans le cadre de l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que par des avancées notables dans le domaine des énergies renouvelables. « Ce forum représente une plateforme clé pour renforcer les liens entre les décideurs publics et les institutions académiques », a-t-il déclaré. Il a en outre indiqué que le ministère de la Planification et du Développement poursuivra le renforcement de ses partenariats avec les universités pour intensifier la lutte contre le changement climatique. De son côté, le président par intérim de Université d’Addis-Abeba, Samuel Kifle, a mis en exergue le rôle essentiel des universités dans la production de solutions scientifiques favorisant la résilience climatique. Il a souligné que les institutions universitaires doivent aller au-delà des approches théoriques et privilégier des recherches appliquées, orientées vers des résultats concrets. Enfin, il a qualifié la mise en place de ce forum d’étape majeure, susceptible de renforcer les efforts nationaux en matière de lutte contre le changement climatique et de soutenir le programme de développement durable de l’Éthiopie.
L’initiative « Empreinte verte » de l’Éthiopie est une référence inspirante pour les nations, selon l’ambassadeur de Colombie.
Mar 21, 2026 241
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - L’initiative de l'empreinte verte de l’Éthiopie constitue un modèle remarquable qui inspire les pays et leurs dirigeants à travers le monde, a déclaré l’ambassadeur de Colombie en Éthiopie, Yeison Arcadio Meneses Copete. Dans un entretien accordé à ENA, le diplomate a salué cette politique portée par le Premier ministre Abiy Ahmed, la qualifiant d’initiative majeure et d’effort collectif exemplaire. Il a souligné qu’au-delà de l’action gouvernementale, cette démarche repose également sur l’engagement des citoyens. Selon lui, il est essentiel que les dirigeants renforcent la sensibilisation autour des enjeux climatiques afin d’encourager une mobilisation générale — citoyens, responsables politiques, universitaires — pour faire face aux défis environnementaux. Il a insisté sur l’importance d’une implication collective dans les différentes initiatives visant à répondre aux multiples enjeux liés au changement climatique. Lancée en 2019, l’initiative « Héritage vert » a permis de mobiliser le pays autour d’un vaste programme de reboisement, avec plus de 48 milliards de plants mis en terre. Cette campagne contribue à la restauration des écosystèmes, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la préservation de la biodiversité, tout en constituant un exemple concret d’action climatique menée en Afrique. Évoquant la désignation de l’Éthiopie pour accueillir la COP32, l’ambassadeur a souligné qu’il s’agit d’une opportunité majeure de coopération internationale. Il a rappelé l’expérience de la Colombie dans l’organisation de la COP16, mettant en avant les possibilités de partage d’expertise entre les deux pays. Selon lui, cette collaboration permettra de combiner l’expérience colombienne et la vision éthiopienne afin de relever les défis climatiques à venir. La sélection de l’Éthiopie pour accueillir la COP32, entérinée lors de la COP30 à Belém, illustre le rôle croissant du pays dans la diplomatie climatique mondiale. Elle met également en lumière le leadership africain en matière d’action climatique et marque une étape importante pour le continent. Cette reconnaissance internationale s’appuie notamment sur les résultats de l’initiative « Empreinte verte » et sur l’engagement soutenu du pays en faveur des énergies renouvelables et du développement durable.
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Refondation des bases de l’économie éthiopienne
Apr 2, 2026 307
Par Gezmu Edicha Comment les réformes économiques redessinent la trajectoire de croissance de l’Éthiopie ? Il existe, dans l’histoire des nations, des moments charnières où les ajustements progressifs ne suffisent plus, laissant place à une redéfinition en profondeur des orientations. Pour l’Éthiopie, le 2 avril 2018 s’inscrit comme l’un de ces tournants majeurs. L’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed n’a pas seulement marqué une alternance politique, mais a enclenché une remise en question structurelle du modèle économique du pays. Ce moment a ouvert la voie à une nouvelle vision du développement, rompant avec certaines approches établies. Pendant longtemps, la croissance éthiopienne s’est appuyée sur un modèle porté par l’investissement public et fortement ancré dans l’agriculture. Cette stratégie a permis des avancées notables, notamment en matière d’infrastructures et d’expansion économique globale. Toutefois, derrière ces succès, des fragilités structurelles se sont progressivement installées : pénurie chronique de devises, pression croissante de la dette et limites d’un appareil productif peu diversifié. C’est dans ce contexte qu’a émergé l’Agenda de réforme économique domestique, conçu non seulement comme un ensemble de politiques, mais comme un véritable repositionnement stratégique. L’objectif était double : stabiliser le cadre macroéconomique tout en amorçant une transformation vers une économie plus diversifiée et compétitive. Dès 2018, les autorités ont engagé des mesures pour corriger les déséquilibres accumulés. La priorité a été donnée à la maîtrise des finances publiques, à l’amélioration des recettes internes et à la restructuration des entreprises publiques. Parallèlement, des ajustements monétaires, dont une dévaluation, ont été introduits pour renforcer la compétitivité extérieure, tandis que la coopération avec les institutions financières internationales s’intensifiait. Mais au-delà de la stabilisation, l’ambition centrale réside dans la transformation structurelle. Des secteurs clés, tels que les télécommunications et la logistique, ont commencé à s’ouvrir à l’investissement privé. Des réformes visant à améliorer le climat des affaires ont également été engagées afin d’attirer davantage de capitaux, tant nationaux qu’étrangers. Ce processus s’est néanmoins déroulé dans un environnement complexe, marqué par des tensions internes et des chocs externes, notamment la pandémie de COVID-19 et les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. Les résultats ont ainsi été contrastés, avec des avancées notables mais aussi des défis persistants, notamment en matière d’inflation, de devises et d’équilibre budgétaire. Malgré ces contraintes, la dynamique de changement est claire. L’un des axes majeurs des réformes est la diversification de l’économie. Si l’agriculture demeure essentielle, elle n’est plus considérée comme l’unique moteur de croissance. L’industrie manufacturière, les mines, le tourisme et le numérique s’imposent progressivement comme des piliers complémentaires. Dans le secteur industriel, une mutation progressive est en cours, avec un accent croissant sur la production locale pour réduire la dépendance aux importations. Des initiatives comme « Made in Ethiopia » illustrent cette volonté de renforcer les capacités nationales et de retenir davantage de valeur au sein de l’économie. Le secteur des services, quant à lui, gagne en importance stratégique. L’aviation et la logistique, portées notamment par Ethiopian Airlines, s’inscrivent dans une ambition plus large de positionner le pays comme un hub régional de connectivité et de commerce. Parallèlement, la relation entre l’État et le marché évolue. Si l’État conserve un rôle central, les réformes favorisent progressivement une plus grande participation du secteur privé, introduisant davantage de concurrence et stimulant l’investissement. La gestion macroéconomique reste toutefois un défi clé. Les tensions inflationnistes et les déséquilibres extérieurs exigent des réponses coordonnées. Au fond, la transformation en cours ne suit pas une trajectoire linéaire. Les défis structurels persistent, mais l’orientation générale a changé. L’Éthiopie s’éloigne d’un modèle dominé par l’État pour évoluer vers une économie plus ouverte, diversifiée et résiliente. Ce qui distingue particulièrement cette phase de réforme, c’est sa portée à long terme. L’objectif n’est pas de générer des gains immédiats, mais de refonder les bases de la croissance en renforçant les capacités productives et la résilience face aux chocs. Dès lors, la question n’est plus de savoir si le changement est engagé, mais jusqu’où il pourra aller. L’Éthiopie semble aujourd’hui engagée dans une transformation profonde, cherchant à concilier ambition économique, durabilité et adaptation aux réalités d’un monde en mutation. La réforme est encore en cours, mais sa direction devient de plus en plus nette, et ses effets commencent déjà à redessiner le paysage économique du pays. La suite de cette analyse permettra d’explorer plus en détail les implications de cette transformation.
Revue mondiale de la semaine
Mar 30, 2026 260
Les crises en Europe et au Moyen-Orient intensifient les tensions à l’échelle mondiale Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - L’escalade des conflits en Europe et au Moyen-Orient cette semaine met en évidence la fragilité croissante de l’équilibre mondial, avec des répercussions qui dépassent largement les zones de combat. L’intensification des affrontements entre la Russie et l’Ukraine, combinée à la montée des tensions dans le Golfe, accentue l’incertitude géopolitique, perturbe les marchés internationaux et met sous pression les systèmes humanitaires. De plus en plus, les analystes estiment que les conflits ne restent plus confinés à leurs régions d’origine, mais produisent des effets en chaîne sur les plans sécuritaire, économique et politique à l’échelle globale. Selon les évaluations du Groupe international de crise, même des régions éloignées des lignes de front, notamment en Afrique, subissent des effets indirects croissants, à travers les perturbations commerciales, les pressions inflationnistes et les risques sécuritaires émergents. Dans un monde hautement interconnecté, les crises lointaines deviennent ainsi plus immédiates et plus lourdes de conséquences. Europe En Europe, la guerre entre la Russie et l’Ukraine est entrée dans une phase d’intensification à la fin du mois de mars. Les échanges de drones et de missiles se multiplient, visant des infrastructures stratégiques et des positions clés, notamment dans l’est du pays, autour de Donetsk. Les observations de plusieurs médias internationaux indiquent des combats persistants sans évolution décisive, laissant entrevoir une guerre d’usure prolongée. Par ailleurs, la situation en mer Noire suscite une inquiétude accrue, notamment en raison des frappes visant les infrastructures portuaires, perturbant les exportations de céréales et menaçant l’équilibre des marchés alimentaires mondiaux. Cette évolution reflète une transformation des conflits modernes, où les infrastructures économiques et logistiques deviennent des cibles prioritaires, amplifiant ainsi les répercussions globales, en particulier pour les pays dépendants des importations alimentaires et énergétiques. Moyen-Orient Au Moyen-Orient, les tensions dans le Golfe se sont nettement aggravées, avec une confrontation croissante entre Israël et l’Iran. Des incidents signalés à Téhéran et l’implication de groupes alliés au Liban et au Yémen témoignent d’une extension progressive du conflit. La crise tend désormais vers une dynamique multi-fronts, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité des routes maritimes stratégiques et à la stabilité régionale. Face à ce risque d’escalade, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire. Dans ce contexte, une proposition de cessez-le-feu en 15 points aurait été transmise à l’Iran via des médiateurs, incluant une trêve temporaire d’un mois. Toutefois, les hostilités continuent de s’intensifier, illustrant la complexité des négociations en cours. Les analystes soulignent également que les dynamiques politiques internes des grandes puissances pourraient influencer fortement l’évolution de la crise, tandis que les appels à la retenue se multiplient pour éviter une extension régionale plus large. Conséquences mondiales Les effets de ces tensions se font déjà sentir sur les marchés internationaux. Les prix du pétrole ont augmenté, alimentés par les craintes de perturbations dans des points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz. Les marchés financiers ont réagi par une baisse des principaux indices et un recours accru aux valeurs refuges. Des perturbations même temporaires des flux énergétiques pourraient avoir des conséquences significatives sur le commerce mondial et la croissance économique. Au-delà de l’économie, les risques sécuritaires s’étendent également, avec des craintes de prolifération d’armes et d’activités extrémistes dans certaines régions vulnérables. Par ailleurs, les pays fortement dépendants des importations de blé font face à des pressions accrues sur leur sécurité alimentaire et leurs finances publiques. Un signal encourageant Malgré ce contexte tendu, certaines dynamiques positives émergent. Des initiatives de développement local contribuent à renforcer la résilience de plusieurs pays face aux chocs externes. En Éthiopie, les progrès réalisés dans les énergies renouvelables, les infrastructures numériques et le développement des compétences soutiennent la transformation économique et améliorent la capacité d’adaptation du pays. Un monde de plus en plus interconnecté Les événements récents illustrent une tendance de fond : les conflits régionaux sont désormais profondément liés aux dynamiques mondiales. Les chocs économiques, humanitaires et sécuritaires traversent les frontières avec une rapidité croissante. Pour de nombreux pays, en particulier en Afrique, les impacts sont immédiats : hausse des prix, contraintes budgétaires accrues et pressions sécuritaires. Cette situation souligne la nécessité de réponses internationales coordonnées, combinées à des politiques nationales solides, dans un monde de plus en plus incertain et interdépendant.