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Selon un ancien commandant décoré de l’armée de l’air, l’accès à la mer constitue pour l’Éthiopie un impératif stratégique majeur, essentiel à la fois pour la sécurité nationale et pour soutenir une croissance économique durable.
Mar 3, 2026 33
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Selon le brigadier-général Tesfaye Habte Mariam, ancien commandant décoré de l’armée de l’air et récipiendaire de la Médaille de guerre éthiopienne, la démarche de l’Éthiopie visant à obtenir un accès à la mer est indissociable de ses impératifs de sécurité nationale et de son ambition de développement économique durable. Le brigadier-général Tesfaye Habte Mariam a expliqué que la situation d’enclavement de l’Éthiopie ne limite pas seulement son développement global, mais complique également la pleine garantie de sa souveraineté nationale. Il a rappelé que le Premier ministre Abiy Ahmed a récemment affirmé devant la Chambre des représentants du peuple que le pays s’emploie à résoudre durablement les défis régionaux. À cette occasion, le chef du gouvernement a souligné que l’Éthiopie et la mer Rouge ne resteront pas indéfiniment séparées, précisant que les revendications légitimes du pays seront poursuivies par des moyens pacifiques et dans le cadre de négociations fondées sur le principe du donnant-donnant. S’exprimant exclusivement à l’ENA, le brigadier-général Tesfaye a indiqué que l’absence d’accès maritime contraint l’Éthiopie à dépendre de la coopération d’autres États pour ses importations et exportations. Cette dépendance alourdit les coûts liés aux services portuaires, entraîne une hausse significative des prix et constitue un frein aux investissements étrangers. Selon lui, disposer d’un accès à la mer permettrait au pays de mieux maîtriser sa sécurité nationale. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un luxe, mais d’un enjeu vital, essentiel à la préservation de la souveraineté et à la stabilité nationale. Il a par ailleurs salué l’approche diplomatique du gouvernement, qu’il juge responsable et digne, estimant que l’accent mis sur les bénéfices mutuels et la croissance partagée pourrait permettre d’aboutir à un accès maritime dans un délai raisonnable. Le brigadier-général a également qualifié de judicieuse la décision d’établir une force navale en amont de l’obtention d’un débouché maritime. Selon lui, une telle préparation constitue une démarche stratégique cohérente, afin d’assurer la protection de cet accès une fois acquis. Il s’est dit convaincu qu’un jour l’Éthiopie disposera d’un accès à la mer et s’est félicité que la force navale soit déjà prête à assumer cette responsabilité historique. De son côté, le président Taye Atske Selassie a déclaré, lors de la commémoration du 130ᵉ anniversaire de la victoire d’Bataille d'Adwa, que la quête d’un accès fiable à la mer est indissociable de l’héritage historique et de la souveraineté légués aux Éthiopiens par les héros d’Adwa.
Le mois du février 2026 constitue un tournant économique et politique majeur, alors que l’Éthiopie intensifie ses réformes structurelles et consolide sa transformation nationale.
Mar 3, 2026 38
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - D’après le cabinet du Premier ministre, février 2026 a représenté une phase charnière sur les plans économique et politique, caractérisée par le déploiement de services numériques innovants, l’expansion d’infrastructures d’envergure et la montée en puissance de l’écotourisme, tout en consolidant des partenariats stratégiques à l’échelle internationale. Discours parlementaire : Cap stratégique économique et politique Lors de la 10ᵉ session ordinaire de la Chambre des représentants du peuple, le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en avant les avancées de l’Éthiopie dans sa transition vers une économie diversifiée et multisectorielle. Il a annoncé une projection de croissance du PIB de 10,2 % d’ici la fin de l’année, tout en soulignant un renforcement notable de la discipline budgétaire. Selon lui, l’absence de nouveaux emprunts commerciaux libellés en dollars depuis le lancement des réformes a contribué à alléger la dette nationale. Le chef du gouvernement a présenté des performances semestrielles record : 5,1 milliards de dollars d’exportations de marchandises (soit 120 % des prévisions), 4,5 milliards de dollars d’exportations de services et 4,6 milliards de dollars de transferts de fonds. Il a également mis en lumière les progrès technologiques du pays, notamment la création d’institutions dédiées à l’intelligence artificielle et l’essor de la connectivité numérique, avec 97 millions d’utilisateurs de téléphonie mobile et 58 millions d’utilisateurs de services de paiement mobile. Abordant la question de l’unité nationale, le Premier ministre a insisté sur la primauté du dialogue pour résoudre les différends, affirmant le droit des habitants de Wolkait à vivre en paix et appelant le peuple du Tigré à jouer un rôle central dans la vie politique nationale. Modernisation des infrastructures et transition urbaine Dans la continuité des réformes structurelles, Abiy Ahmed a supervisé d’importants projets d’infrastructures, notamment la deuxième phase du corridor urbain de Hawassa et l’examen du projet de corridor de Nekemte, intégrant des systèmes intelligents de gestion du trafic et des réseaux souterrains modernisés. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision d’urbanisation planifiée et durable. Agriculture, infrastructures hydrauliques et sécurité alimentaire Pour renforcer la sécurité alimentaire, le Premier ministre a multiplié les visites de terrain. Il s’est rendu dans une exploitation de bananes en grappes à Hawa Gelan dans le cadre de l’initiative « Abondance du panier », et a inspecté plusieurs projets d’irrigation, dont ceux de Qeto et d’Arjo Didessa, visant à assurer un accès fiable à l’eau pour diverses cultures. Il a également visité des sites de développement de vergers le long de la rivière Bilate, soutenus par des investisseurs privés, et lancé la construction de l’usine agroalimentaire intégrée de Busa Gonofa, conçue pour transformer 2 000 tonnes de maïs par jour. Innovation, industrie et stratégie numérique Dans le cadre de la stratégie « Éthiopie numérique 2030 », Abiy Ahmed a inauguré le premier service de police intelligent entièrement automatisé du pays, destiné à moderniser l’application de la loi grâce aux technologies avancées. Sur le plan industriel, il a visité l’usine de traitement du charbon d’Arjo, contribuant au mouvement #MadeInEthiopia et portant la capacité industrielle nationale à 66,3 %. Il s’est également rendu sur le site du projet aurifère de Tulu Kapi, partenariat public-privé visant à valoriser les ressources naturelles pour stimuler la croissance et améliorer les conditions de vie locales. Développement économique et social Dans le cadre du programme « Un repas pour les générations futures », le Premier ministre a inauguré le complexe hôtelier Logo Hayk, situé dans le Wollo, afin de dynamiser l’économie régionale et promouvoir le patrimoine national. Il a aussi constaté l’avancement du Sorga Eco Lodge près de Nekemte, un projet axé sur le tourisme durable et la protection de l’environnement. Au Programme des corridors ruraux de Mede Jalela, il a observé la mise en place de systèmes modernes d’énergie solaire et de biogaz destinés à améliorer les conditions de vie en milieu rural. Diplomatie et engagement international Sur le plan diplomatique, Abiy Ahmed a participé au 2ᵉ Sommet Italie–Afrique, où il a rencontré la Première ministre Giorgia Meloni, le président Recep Tayyip Erdoğan et le président Isaac Herzog pour des discussions axées sur le commerce, l’investissement et les enjeux régionaux. Lors d’une visite officielle en Azerbaïdjan, il a rencontré le président Ilham Aliyev afin de signer un accord de coopération en matière de défense et plusieurs protocoles d’entente relatifs à la transformation numérique, à l’investissement et à la lutte contre la corruption. Il a également pris part au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, multipliant les échanges bilatéraux avec ses homologues africains. Sécurité nationale et réformes institutionnelles Le Premier ministre a assisté aux célébrations du 65ᵉ anniversaire du Commandement des opérations spéciales des Forces de défense, saluant sa restructuration en une entité modernisée capable de faire face aux défis sécuritaires contemporains. Enfin, il a présidé les réunions du conseil du Parti de la prospérité, réaffirmant la volonté du gouvernement d’assurer la transparence, l’équité et la bonne organisation des prochaines échéances électorales.
La Victoire de la battaille d'Adwa demeure un symbole durable de la souveraineté et de la dignité africaines.
Mar 3, 2026 59
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Les Africains rendent hommage à l’héritage historique de l’Éthiopie et a l’importance de commémorer la victoire d’Battle of Adwa. Des personnalités africaines ont souligné la dimension historique et panafricaine de la victoire d’Battle of Adwa au cours d’entretiens exclusifs accordés à l’Agence des nouvelles Ethiopienne. Revenant sur la bataille d’Adoua, remportée en 1896 par les troupes éthiopiennes sous la conduite de l’empereur Menelik II face à l’armée italienne, les intervenants ont rappelé que cet épisode constitue un jalon décisif dans l’histoire africaine. Issifi Boureima, Secrétaire exécutif de la Commission Climat pour la région du Sahel, a affirmé que la victoire d’Adwa incarne l’affirmation de la souveraineté africaine à une période où la majeure partie du continent était sous domination coloniale. Selon lui, l’exemple de l’Éthiopie démontre la capacité des États africains à préserver leur indépendance et à encourager une coopération internationale basée sur le respect mutuel et l’égalité. Pour sa part, la journaliste et réalisatrice nigérienne Rahmatou Keïta a qualifié Adwa de « très beau symbole » pour l’Afrique, soulignant la nécessité de commémorer chaque année cette victoire historique. Elle a rappelé que l’Éthiopie figure parmi les rares nations africaines à ne pas avoir été colonisées, aux côtés du Liberia, précisant que cette singularité historique demeure une source de fierté pour l’ensemble du continent. Rahmatou Keïta a également relevé que l’implantation du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba traduit le rôle symbolique central de l’Éthiopie dans les luttes pour la liberté et l’unité africaine. Les deux intervenants ont estimé que la victoire d’Adwa continue d’inspirer les peuples africains dans leur aspiration à la dignité, à la souveraineté et à la maîtrise de leurs ressources, tout en favorisant une coopération internationale équilibrée et respectueuse.
La journaliste nigérienne Rahmatou Kieta met en avant les avancées de l’Éthiopie et renouvelle son appel en faveur de l’amharique à l’UA.
Mar 3, 2026 49
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - La journaliste nigérienne Rahmatou Kieta a salué les progrès rapides enregistrés par l’Éthiopie et réaffirmé son plaidoyer en faveur de l’adoption de l’amharique comme langue officielle de l’Union africaine (UA). En marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba, la journaliste, écrivaine et réalisatrice a exprimé son admiration pour les transformations rapides qu’elle observe en Éthiopie. Dans un entretien accordé à l’Agence de nouvelles éthiopienne (ENA), elle a souligné l’évolution remarquable de la capitale, siège de l’organisation panafricaine. « Chaque année que je viens, je constate à quel point la ville se transforme. Les chantiers se multiplient et l’on sent une réelle dynamique de modernisation », a-t-elle déclaré. Se disant profondément attachée à l’Éthiopie, qu’elle considère comme « son pays », Rahmatou Kieta a insisté sur les affinités culturelles et identitaires qui la lient à la nation. Elle a particulièrement mis en lumière la portée historique de l’amharique, langue fédérale de travail en Éthiopie, écrite en alphabet ge’ez, l’un des plus anciens systèmes d’écriture encore en usage. Engagée de longue date sur cette question, elle plaide pour l’intégration de l’amharique parmi les langues officielles de l’Union africaine, estimant que les langues africaines constituent un patrimoine inestimable qu’il convient de promouvoir au sein des institutions continentales. Elle a également rappelé que les autorités éthiopiennes ont manifesté leur volonté de soumettre officiellement cette requête à l’organisation. Selon elle, cette démarche bénéficie d’un intérêt croissant, aussi bien au niveau national qu’au sein de la diaspora. Pour la journaliste, l’adoption de l’amharique comme langue officielle de l’UA marquerait une étape importante dans la valorisation des langues africaines et dans le renforcement de l’identité culturelle du continent. Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine rassemble les chefs d’État et de gouvernement autour des grandes priorités du continent, notamment l’intégration régionale, le développement durable et la consolidation des institutions panafricaines.
L’Éthiopie organisera prochainement un forum international consacré à l’investissement, avec pour objectif de conclure des accords dépassant les 2,4 milliards de dollars américains.
Mar 3, 2026 52
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie accueillera, les 26 et 27 mars 2026, la 4e édition du Forum international sur l’investissement « Investir en Éthiopie », avec l’ambition de finaliser des accords dépassant les 2,4 milliards de dollars américains. Lors d’un point de presse tenu ce jour, le commissaire à l’investissement de l’Éthiopie, Zeleke Temesgen, a annoncé que la Commission éthiopienne de l’investissement, en partenariat avec le ministère des Finances et des partenaires au développement, assurera l’organisation du forum. Placée sous le thème « L’Éthiopie est prête à accueillir les investissements », la rencontre se déroulera à l’Skylight Hotel, à Addis-Abeba. D’après le commissaire, plus de 800 investisseurs internationaux, dirigeants d’entreprises, responsables politiques et partenaires techniques et financiers sont attendus à cet événement. Prévu sur deux jours, le forum comprendra des tables rondes de haut niveau consacrées aux politiques publiques et aux opportunités d’investissement, des rencontres interentreprises (B2B), des séances de réseautage ainsi que des expositions sectorielles. Selon Zeleke Temesgen, l’objectif est de mettre en lumière l’attractivité du climat des affaires en Éthiopie et de présenter les opportunités générées par les récentes réformes macroéconomiques. Il a rappelé que l’édition précédente avait permis la signature de cinq accords dans les secteurs minier et solaire, pour un montant total de 1,6 milliard de dollars américains. Ces entreprises sont désormais opérationnelles et exportent leurs produits à l’international. Pour cette année, l’ambition est de dépasser les 2,4 milliards de dollars américains en nouveaux engagements d’investissement. La ministre d’État aux Finances, Semereta Sewasew, a pour sa part affirmé que les réformes macroéconomiques engagées par le gouvernement contribuent à instaurer un cadre favorable aux investisseurs. Elle a souligné que le forum constitue une vitrine stratégique pour présenter le potentiel du pays dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les mines, la transformation numérique et l’énergie. De son côté, Maryam Salim, directrice de division de la Banque mondiale pour l’Éthiopie, le Soudan du Sud, l’Érythrée et le Soudan, a insisté sur la portée particulière de cette édition. Selon elle, le pays traverse une phase décisive, marquée par une dynamique positive de réformes, une stabilisation macroéconomique et l’ouverture progressive de secteurs autrefois fermés au privé. Elle a également indiqué que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international estiment que l’Éthiopie dispose d’un potentiel de croissance inclusive à deux chiffres. Elle a mis en avant l’importance de réformes durables, d’une compétitivité renforcée et d’un regain de confiance des investisseurs pour soutenir une croissance accélérée. Parmi les avancées déjà mises en œuvre figurent l’adoption d’un taux de change déterminé par le marché et des réformes douanières alignées sur les normes de l’Organisation mondiale du commerce, traduisant une orientation plus marquée vers une économie de marché. En conclusion, Maryam Salim a affirmé que l’Éthiopie est prête à accueillir les entreprises et déterminée à poursuivre ses réformes, invitant les investisseurs, locaux comme internationaux, à tirer parti des opportunités offertes par un pays doté d’une population jeune et dynamique, d’une position géographique stratégique, d’un solide socle agricole et d’un tissu industriel en pleine expansion.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 12500
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Le mois du février 2026 constitue un tournant économique et politique majeur, alors que l’Éthiopie intensifie ses réformes structurelles et consolide sa transformation nationale.
Mar 3, 2026 38
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - D’après le cabinet du Premier ministre, février 2026 a représenté une phase charnière sur les plans économique et politique, caractérisée par le déploiement de services numériques innovants, l’expansion d’infrastructures d’envergure et la montée en puissance de l’écotourisme, tout en consolidant des partenariats stratégiques à l’échelle internationale. Discours parlementaire : Cap stratégique économique et politique Lors de la 10ᵉ session ordinaire de la Chambre des représentants du peuple, le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en avant les avancées de l’Éthiopie dans sa transition vers une économie diversifiée et multisectorielle. Il a annoncé une projection de croissance du PIB de 10,2 % d’ici la fin de l’année, tout en soulignant un renforcement notable de la discipline budgétaire. Selon lui, l’absence de nouveaux emprunts commerciaux libellés en dollars depuis le lancement des réformes a contribué à alléger la dette nationale. Le chef du gouvernement a présenté des performances semestrielles record : 5,1 milliards de dollars d’exportations de marchandises (soit 120 % des prévisions), 4,5 milliards de dollars d’exportations de services et 4,6 milliards de dollars de transferts de fonds. Il a également mis en lumière les progrès technologiques du pays, notamment la création d’institutions dédiées à l’intelligence artificielle et l’essor de la connectivité numérique, avec 97 millions d’utilisateurs de téléphonie mobile et 58 millions d’utilisateurs de services de paiement mobile. Abordant la question de l’unité nationale, le Premier ministre a insisté sur la primauté du dialogue pour résoudre les différends, affirmant le droit des habitants de Wolkait à vivre en paix et appelant le peuple du Tigré à jouer un rôle central dans la vie politique nationale. Modernisation des infrastructures et transition urbaine Dans la continuité des réformes structurelles, Abiy Ahmed a supervisé d’importants projets d’infrastructures, notamment la deuxième phase du corridor urbain de Hawassa et l’examen du projet de corridor de Nekemte, intégrant des systèmes intelligents de gestion du trafic et des réseaux souterrains modernisés. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision d’urbanisation planifiée et durable. Agriculture, infrastructures hydrauliques et sécurité alimentaire Pour renforcer la sécurité alimentaire, le Premier ministre a multiplié les visites de terrain. Il s’est rendu dans une exploitation de bananes en grappes à Hawa Gelan dans le cadre de l’initiative « Abondance du panier », et a inspecté plusieurs projets d’irrigation, dont ceux de Qeto et d’Arjo Didessa, visant à assurer un accès fiable à l’eau pour diverses cultures. Il a également visité des sites de développement de vergers le long de la rivière Bilate, soutenus par des investisseurs privés, et lancé la construction de l’usine agroalimentaire intégrée de Busa Gonofa, conçue pour transformer 2 000 tonnes de maïs par jour. Innovation, industrie et stratégie numérique Dans le cadre de la stratégie « Éthiopie numérique 2030 », Abiy Ahmed a inauguré le premier service de police intelligent entièrement automatisé du pays, destiné à moderniser l’application de la loi grâce aux technologies avancées. Sur le plan industriel, il a visité l’usine de traitement du charbon d’Arjo, contribuant au mouvement #MadeInEthiopia et portant la capacité industrielle nationale à 66,3 %. Il s’est également rendu sur le site du projet aurifère de Tulu Kapi, partenariat public-privé visant à valoriser les ressources naturelles pour stimuler la croissance et améliorer les conditions de vie locales. Développement économique et social Dans le cadre du programme « Un repas pour les générations futures », le Premier ministre a inauguré le complexe hôtelier Logo Hayk, situé dans le Wollo, afin de dynamiser l’économie régionale et promouvoir le patrimoine national. Il a aussi constaté l’avancement du Sorga Eco Lodge près de Nekemte, un projet axé sur le tourisme durable et la protection de l’environnement. Au Programme des corridors ruraux de Mede Jalela, il a observé la mise en place de systèmes modernes d’énergie solaire et de biogaz destinés à améliorer les conditions de vie en milieu rural. Diplomatie et engagement international Sur le plan diplomatique, Abiy Ahmed a participé au 2ᵉ Sommet Italie–Afrique, où il a rencontré la Première ministre Giorgia Meloni, le président Recep Tayyip Erdoğan et le président Isaac Herzog pour des discussions axées sur le commerce, l’investissement et les enjeux régionaux. Lors d’une visite officielle en Azerbaïdjan, il a rencontré le président Ilham Aliyev afin de signer un accord de coopération en matière de défense et plusieurs protocoles d’entente relatifs à la transformation numérique, à l’investissement et à la lutte contre la corruption. Il a également pris part au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, multipliant les échanges bilatéraux avec ses homologues africains. Sécurité nationale et réformes institutionnelles Le Premier ministre a assisté aux célébrations du 65ᵉ anniversaire du Commandement des opérations spéciales des Forces de défense, saluant sa restructuration en une entité modernisée capable de faire face aux défis sécuritaires contemporains. Enfin, il a présidé les réunions du conseil du Parti de la prospérité, réaffirmant la volonté du gouvernement d’assurer la transparence, l’équité et la bonne organisation des prochaines échéances électorales.
La Victoire de la battaille d'Adwa demeure un symbole durable de la souveraineté et de la dignité africaines.
Mar 3, 2026 59
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Les Africains rendent hommage à l’héritage historique de l’Éthiopie et a l’importance de commémorer la victoire d’Battle of Adwa. Des personnalités africaines ont souligné la dimension historique et panafricaine de la victoire d’Battle of Adwa au cours d’entretiens exclusifs accordés à l’Agence des nouvelles Ethiopienne. Revenant sur la bataille d’Adoua, remportée en 1896 par les troupes éthiopiennes sous la conduite de l’empereur Menelik II face à l’armée italienne, les intervenants ont rappelé que cet épisode constitue un jalon décisif dans l’histoire africaine. Issifi Boureima, Secrétaire exécutif de la Commission Climat pour la région du Sahel, a affirmé que la victoire d’Adwa incarne l’affirmation de la souveraineté africaine à une période où la majeure partie du continent était sous domination coloniale. Selon lui, l’exemple de l’Éthiopie démontre la capacité des États africains à préserver leur indépendance et à encourager une coopération internationale basée sur le respect mutuel et l’égalité. Pour sa part, la journaliste et réalisatrice nigérienne Rahmatou Keïta a qualifié Adwa de « très beau symbole » pour l’Afrique, soulignant la nécessité de commémorer chaque année cette victoire historique. Elle a rappelé que l’Éthiopie figure parmi les rares nations africaines à ne pas avoir été colonisées, aux côtés du Liberia, précisant que cette singularité historique demeure une source de fierté pour l’ensemble du continent. Rahmatou Keïta a également relevé que l’implantation du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba traduit le rôle symbolique central de l’Éthiopie dans les luttes pour la liberté et l’unité africaine. Les deux intervenants ont estimé que la victoire d’Adwa continue d’inspirer les peuples africains dans leur aspiration à la dignité, à la souveraineté et à la maîtrise de leurs ressources, tout en favorisant une coopération internationale équilibrée et respectueuse.
La journaliste nigérienne Rahmatou Kieta met en avant les avancées de l’Éthiopie et renouvelle son appel en faveur de l’amharique à l’UA.
Mar 3, 2026 49
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - La journaliste nigérienne Rahmatou Kieta a salué les progrès rapides enregistrés par l’Éthiopie et réaffirmé son plaidoyer en faveur de l’adoption de l’amharique comme langue officielle de l’Union africaine (UA). En marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba, la journaliste, écrivaine et réalisatrice a exprimé son admiration pour les transformations rapides qu’elle observe en Éthiopie. Dans un entretien accordé à l’Agence de nouvelles éthiopienne (ENA), elle a souligné l’évolution remarquable de la capitale, siège de l’organisation panafricaine. « Chaque année que je viens, je constate à quel point la ville se transforme. Les chantiers se multiplient et l’on sent une réelle dynamique de modernisation », a-t-elle déclaré. Se disant profondément attachée à l’Éthiopie, qu’elle considère comme « son pays », Rahmatou Kieta a insisté sur les affinités culturelles et identitaires qui la lient à la nation. Elle a particulièrement mis en lumière la portée historique de l’amharique, langue fédérale de travail en Éthiopie, écrite en alphabet ge’ez, l’un des plus anciens systèmes d’écriture encore en usage. Engagée de longue date sur cette question, elle plaide pour l’intégration de l’amharique parmi les langues officielles de l’Union africaine, estimant que les langues africaines constituent un patrimoine inestimable qu’il convient de promouvoir au sein des institutions continentales. Elle a également rappelé que les autorités éthiopiennes ont manifesté leur volonté de soumettre officiellement cette requête à l’organisation. Selon elle, cette démarche bénéficie d’un intérêt croissant, aussi bien au niveau national qu’au sein de la diaspora. Pour la journaliste, l’adoption de l’amharique comme langue officielle de l’UA marquerait une étape importante dans la valorisation des langues africaines et dans le renforcement de l’identité culturelle du continent. Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine rassemble les chefs d’État et de gouvernement autour des grandes priorités du continent, notamment l’intégration régionale, le développement durable et la consolidation des institutions panafricaines.
Les diplomates estiment que la recherche par l’Éthiopie d’un accès à la mer constitue une priorité économique légitime.
Mar 2, 2026 75
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Les diplomates de la Norvège et du Bangladesh ont affirmé que la quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie représente une démarche légitime et indispensable au développement économique du pays. S’exprimant en exclusivité auprès de l’ENA, les envoyés ont mis en avant la nécessité de renforcer la coopération et de promouvoir une prospérité partagée. Leurs déclarations s’inscrivent dans la ligne du Premier ministre Abiy Ahmed, qui affirme que la quête d’un accès maritime par l’Éthiopie doit s’inscrire dans un cadre légal, pacifique et bénéfique pour toutes les parties. Les ambassadeurs ont souligné que leurs gouvernements respectifs reconnaissent l’importance stratégique d’un débouché maritime pour un pays de la dimension démographique et économique de l’Éthiopie. L’ambassadeur de la Norvège, Stian Christensen, a mis en avant le poids démographique considérable du pays ainsi que la dynamique de croissance de son économie. Il a qualifié l’accès à la mer de priorité nationale, rappelant son importance pour un État d’une telle envergure. Il s’est également déclaré confiant quant à la capacité de l’Éthiopie à trouver des solutions durables, évoquant notamment des perspectives via Djibouti ou par d’autres voies d’accès maritime. De son côté, l’ambassadeur du Bangladesh, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem, a insisté sur le lien fondamental entre l’accès à la mer et l’intégration au commerce international. Selon lui, pour tout pays enclavé, un débouché maritime constitue le moyen le plus efficace de stimuler le commerce et les investissements. Il a ainsi estimé que la démarche éthiopienne est légitime et devrait être résolue à travers un accord mutuel fondé sur une approche gagnant-gagnant. Il convient de rappeler que, lors de son intervention devant la Chambre des représentants du peuple le 3 février 2026, Abiy Ahmed a décrit l’Éthiopie et la mer Rouge comme « indissociables ». Il a en outre réaffirmé que les ambitions régionales du pays ne relèvent pas d’une logique militariste, mais visent plutôt une croissance équitable et une stabilité durable dans la Corne de l’Afrique.
La victoire d'Adwa est considérée comme le jour qui a « percé le ciel sombre de l'Afrique », a déclaré le Premier ministre Abiy
Mar 2, 2026 77
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a qualifié la victoire d'Adwa de jour où « le soleil a percé un ciel qui était sombre pour toute l'Afrique et les peuples noirs », soulignant son importance historique et symbolique. Dans un message partagé sur ses réseaux sociaux à l'occasion du 130e anniversaire de ce triomphe historique, le Premier ministre a déclaré que cette journée représente la résistance décisive de l'Éthiopie face à l'agression étrangère. « C'est le jour où l'Éthiopie a triomphé des forces envahissantes qui avaient empiété sur ses frontières et violé sa souveraineté ainsi que la liberté de son peuple sur les montagnes d'Adwa », a-t-il affirmé. La victoire d'Adwa, remportée le 1er mars 1896, a vu les forces éthiopiennes vaincre l'armée italienne envahissante, préservant l'indépendance de la nation et portant un coup puissant à l'expansion coloniale en Afrique. Ce triomphe est depuis devenu un symbole de résistance, de dignité et de fierté noire à travers le continent et la diaspora plus large. Le Premier ministre Abiy a en outre souligné que la victoire avait préservé une ancienne civilisation. « C'est le jour où l'Éthiopie a protégé une civilisation qui était restée inviolée pendant trois mille ans », a-t-il noté. Rendant hommage aux patriotes qui ont combattu à Adwa, le Premier ministre a déclaré que les ancêtres éthiopiens méritent le plus grand respect pour leur sacrifice. « Nos ancêtres, pères et mères, méritent notre plus grand respect ; par le sacrifice de leur sang, ils nous ont transmis une Éthiopie dans laquelle nous vivons avec fierté, aux côtés d'une merveilleuse civilisation, d'une histoire et d'un grand honneur », a-t-il déclaré. Appelant les Éthiopiens d'aujourd'hui à honorer cet héritage, le Premier ministre a exhorté à l'unité et à un effort national collectif. « Nous, Éthiopiens d'aujourd'hui, devons préserver le pays que nos ancêtres sont morts pour construire, en vivant dans l'unité et l'amour. En nous inspirant d'eux, nous devons dire "Non" à la pauvreté, à la division et à la pensée arriérée, et faire progresser l'Éthiopie vers la prospérité », a-t-il dit. Le Premier ministre a également exprimé son optimisme quant à l'avenir du pays, affirmant espérer que le moment où l'Éthiopie deviendra plus grande que jamais n'est pas loin.
Le triomphe d'Adwa : un symbole éternel de force et d’unité, selon le chef d’état-major des Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF).
Mar 2, 2026 68
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Le maréchal Berhanu Jula, chef d’état-major des Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF), a présenté la bataille d’Adwa comme une source inépuisable de courage et de résilience, qui continue d’inspirer les générations. Le 130e anniversaire de cette victoire historique est commémoré sous le thème « Un passé glorieux, un horizon radieux », rappelant le rôle central d’Adwa dans l’histoire éthiopienne et africaine. Le 1er mars 1896, les forces éthiopiennes, sous le commandement de l’empereur Ménélik II, infligèrent une défaite décisive à l’armée italienne, préservant la souveraineté nationale et affirmant la capacité des peuples africains à résister au colonialisme. Au Musée mémorial d’Adwa, le maréchal Berhanu a souligné que cette victoire reste un exemple intemporel de bravoure et d’unité. « La bataille d’Adwa est un récit poignant de lutte, reflétant le combat plus large des peuples noirs contre l’oppression », a-t-il déclaré, ajoutant que ce triomphe a brisé les préjugés sur l’incapacité des Noirs à façonner l’histoire. Il a rappelé l’extraordinaire affrontement sur le champ de bataille, où des guerriers éthiopiens, armés principalement d’armes traditionnelles, ont affronté un ennemi doté d’une artillerie moderne. « La résilience et la détermination des combattants sont devenues leur arme la plus redoutable, illustrant la valeur éternelle du courage dans la défense de la liberté », a-t-il affirmé. Le maréchal Berhanu a également évoqué la riposte coloniale, avec le retour des forces italiennes quarante ans plus tard, et la manière dont les vétérans éthiopiens ont utilisé des tactiques de guérilla pour consolider l’indépendance nationale. Soulignant la pertinence actuelle de cet héritage, il a indiqué que l’esprit d’Adwa continue d’inspirer les ENDF et guide les efforts de l’Éthiopie dans la réalisation de projets nationaux majeurs, tels que le Grand barrage de la Renaissance, et dans la défense des intérêts du pays face aux menaces extérieures. « Le souvenir de la victoire d’Adwa nous guide et garantit que l’esprit de résilience continue de rayonner à travers les générations », a conclu le maréchal.
Selon l’ambassadrice sortante du Portugal, la victoire d’Adwa illustre comment l’unité peut conduire à des accomplissements exceptionnels.
Mar 2, 2026 61
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Selon l'ambassadrice sortante du Portugal, Luísa Fragoso, la victoire d'Adwa illustre combien l'unité peut conduire à des accomplissements remarquables. Dans un entretien exclusif accordé à l'ENA, l'ambassadrice sortante du Portugal, Luísa Fragoso, a mis en avant la victoire historique d'Adwa comme un symbole fort de fierté nationale et d’unité. Elle a salué cet événement comme un accomplissement majeur, illustrant ce qu’une nation unie peut réaliser lorsqu’elle poursuit des objectifs essentiels. « La victoire d’Adwa représente un jalon important pour l’Éthiopie, et nous la célébrons avec vous », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance des cérémonies commémoratives et le rôle de la mémoire collective. Selon l’ambassadrice, de tels moments historiques appellent à l’action collective : « Lorsque vous êtes unis, vous obtenez des résultats extraordinaires, et vous vous affirmez en tant que nation endurante et résolue. » La victoire d’Adwa en 1896, où les forces éthiopiennes ont défait l’armée italienne envahisseuse, demeure la seule résistance africaine réussie contre la colonisation européenne. Elle a assuré la souveraineté du pays, inspiré les mouvements anticoloniaux dans le monde et est devenue un puissant symbole de panafricanisme et de solidarité noire.
Des hauteurs historiques d’Adwa aux plaines de Guba, célébrer Adwa dans toute sa grandeur et son éclat.
Mar 2, 2026 66
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Des sommets chargés d’histoire de la bataille d’Adwa aux perspectives d’avenir qu’incarne Guba, où se dresse le Grand barrage de la Renaissance, l’Éthiopie perpétue la célébration d’Adwa, en honorant pleinement sa portée historique et son rayonnement intemporel. La victoire d’Adwa ne s’est pas limitée à un succès militaire ; elle a constitué un message retentissant adressé au monde entier affirmant que l’Éthiopie resterait maîtresse de son destin, a souligné le Bureau du Premier ministre éthiopien. À une période où une grande partie du continent africain subissait la domination coloniale, Adwa s’est imposée comme une proclamation audacieuse de souveraineté, de dignité et de cohésion nationale — un tournant historique qui a transformé la perception mondiale de la force et de la détermination africaines. « Nous rendons hommage à leur sacrifice non pas en nous reposant sur la gloire du passé, mais en bâtissant l’héritage du présent », a déclaré le Bureau. « Portés par l’esprit d’Adwa, nous poursuivons la construction de l’avenir de notre nation. » Établissant un parallèle entre la bravoure démontrée à Adwa et les ambitions actuelles de développement du pays, le communiqué met en avant une vision nationale fondée sur l’unité, la résilience et une détermination résolument tournée vers l’avenir — des hauteurs d’Adwa aux projets structurants qui prennent forme le long de la riviere Abay.
Politique
Le mois du février 2026 constitue un tournant économique et politique majeur, alors que l’Éthiopie intensifie ses réformes structurelles et consolide sa transformation nationale.
Mar 3, 2026 38
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - D’après le cabinet du Premier ministre, février 2026 a représenté une phase charnière sur les plans économique et politique, caractérisée par le déploiement de services numériques innovants, l’expansion d’infrastructures d’envergure et la montée en puissance de l’écotourisme, tout en consolidant des partenariats stratégiques à l’échelle internationale. Discours parlementaire : Cap stratégique économique et politique Lors de la 10ᵉ session ordinaire de la Chambre des représentants du peuple, le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en avant les avancées de l’Éthiopie dans sa transition vers une économie diversifiée et multisectorielle. Il a annoncé une projection de croissance du PIB de 10,2 % d’ici la fin de l’année, tout en soulignant un renforcement notable de la discipline budgétaire. Selon lui, l’absence de nouveaux emprunts commerciaux libellés en dollars depuis le lancement des réformes a contribué à alléger la dette nationale. Le chef du gouvernement a présenté des performances semestrielles record : 5,1 milliards de dollars d’exportations de marchandises (soit 120 % des prévisions), 4,5 milliards de dollars d’exportations de services et 4,6 milliards de dollars de transferts de fonds. Il a également mis en lumière les progrès technologiques du pays, notamment la création d’institutions dédiées à l’intelligence artificielle et l’essor de la connectivité numérique, avec 97 millions d’utilisateurs de téléphonie mobile et 58 millions d’utilisateurs de services de paiement mobile. Abordant la question de l’unité nationale, le Premier ministre a insisté sur la primauté du dialogue pour résoudre les différends, affirmant le droit des habitants de Wolkait à vivre en paix et appelant le peuple du Tigré à jouer un rôle central dans la vie politique nationale. Modernisation des infrastructures et transition urbaine Dans la continuité des réformes structurelles, Abiy Ahmed a supervisé d’importants projets d’infrastructures, notamment la deuxième phase du corridor urbain de Hawassa et l’examen du projet de corridor de Nekemte, intégrant des systèmes intelligents de gestion du trafic et des réseaux souterrains modernisés. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision d’urbanisation planifiée et durable. Agriculture, infrastructures hydrauliques et sécurité alimentaire Pour renforcer la sécurité alimentaire, le Premier ministre a multiplié les visites de terrain. Il s’est rendu dans une exploitation de bananes en grappes à Hawa Gelan dans le cadre de l’initiative « Abondance du panier », et a inspecté plusieurs projets d’irrigation, dont ceux de Qeto et d’Arjo Didessa, visant à assurer un accès fiable à l’eau pour diverses cultures. Il a également visité des sites de développement de vergers le long de la rivière Bilate, soutenus par des investisseurs privés, et lancé la construction de l’usine agroalimentaire intégrée de Busa Gonofa, conçue pour transformer 2 000 tonnes de maïs par jour. Innovation, industrie et stratégie numérique Dans le cadre de la stratégie « Éthiopie numérique 2030 », Abiy Ahmed a inauguré le premier service de police intelligent entièrement automatisé du pays, destiné à moderniser l’application de la loi grâce aux technologies avancées. Sur le plan industriel, il a visité l’usine de traitement du charbon d’Arjo, contribuant au mouvement #MadeInEthiopia et portant la capacité industrielle nationale à 66,3 %. Il s’est également rendu sur le site du projet aurifère de Tulu Kapi, partenariat public-privé visant à valoriser les ressources naturelles pour stimuler la croissance et améliorer les conditions de vie locales. Développement économique et social Dans le cadre du programme « Un repas pour les générations futures », le Premier ministre a inauguré le complexe hôtelier Logo Hayk, situé dans le Wollo, afin de dynamiser l’économie régionale et promouvoir le patrimoine national. Il a aussi constaté l’avancement du Sorga Eco Lodge près de Nekemte, un projet axé sur le tourisme durable et la protection de l’environnement. Au Programme des corridors ruraux de Mede Jalela, il a observé la mise en place de systèmes modernes d’énergie solaire et de biogaz destinés à améliorer les conditions de vie en milieu rural. Diplomatie et engagement international Sur le plan diplomatique, Abiy Ahmed a participé au 2ᵉ Sommet Italie–Afrique, où il a rencontré la Première ministre Giorgia Meloni, le président Recep Tayyip Erdoğan et le président Isaac Herzog pour des discussions axées sur le commerce, l’investissement et les enjeux régionaux. Lors d’une visite officielle en Azerbaïdjan, il a rencontré le président Ilham Aliyev afin de signer un accord de coopération en matière de défense et plusieurs protocoles d’entente relatifs à la transformation numérique, à l’investissement et à la lutte contre la corruption. Il a également pris part au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, multipliant les échanges bilatéraux avec ses homologues africains. Sécurité nationale et réformes institutionnelles Le Premier ministre a assisté aux célébrations du 65ᵉ anniversaire du Commandement des opérations spéciales des Forces de défense, saluant sa restructuration en une entité modernisée capable de faire face aux défis sécuritaires contemporains. Enfin, il a présidé les réunions du conseil du Parti de la prospérité, réaffirmant la volonté du gouvernement d’assurer la transparence, l’équité et la bonne organisation des prochaines échéances électorales.
La Victoire de la battaille d'Adwa demeure un symbole durable de la souveraineté et de la dignité africaines.
Mar 3, 2026 59
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Les Africains rendent hommage à l’héritage historique de l’Éthiopie et a l’importance de commémorer la victoire d’Battle of Adwa. Des personnalités africaines ont souligné la dimension historique et panafricaine de la victoire d’Battle of Adwa au cours d’entretiens exclusifs accordés à l’Agence des nouvelles Ethiopienne. Revenant sur la bataille d’Adoua, remportée en 1896 par les troupes éthiopiennes sous la conduite de l’empereur Menelik II face à l’armée italienne, les intervenants ont rappelé que cet épisode constitue un jalon décisif dans l’histoire africaine. Issifi Boureima, Secrétaire exécutif de la Commission Climat pour la région du Sahel, a affirmé que la victoire d’Adwa incarne l’affirmation de la souveraineté africaine à une période où la majeure partie du continent était sous domination coloniale. Selon lui, l’exemple de l’Éthiopie démontre la capacité des États africains à préserver leur indépendance et à encourager une coopération internationale basée sur le respect mutuel et l’égalité. Pour sa part, la journaliste et réalisatrice nigérienne Rahmatou Keïta a qualifié Adwa de « très beau symbole » pour l’Afrique, soulignant la nécessité de commémorer chaque année cette victoire historique. Elle a rappelé que l’Éthiopie figure parmi les rares nations africaines à ne pas avoir été colonisées, aux côtés du Liberia, précisant que cette singularité historique demeure une source de fierté pour l’ensemble du continent. Rahmatou Keïta a également relevé que l’implantation du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba traduit le rôle symbolique central de l’Éthiopie dans les luttes pour la liberté et l’unité africaine. Les deux intervenants ont estimé que la victoire d’Adwa continue d’inspirer les peuples africains dans leur aspiration à la dignité, à la souveraineté et à la maîtrise de leurs ressources, tout en favorisant une coopération internationale équilibrée et respectueuse.
La journaliste nigérienne Rahmatou Kieta met en avant les avancées de l’Éthiopie et renouvelle son appel en faveur de l’amharique à l’UA.
Mar 3, 2026 49
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - La journaliste nigérienne Rahmatou Kieta a salué les progrès rapides enregistrés par l’Éthiopie et réaffirmé son plaidoyer en faveur de l’adoption de l’amharique comme langue officielle de l’Union africaine (UA). En marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba, la journaliste, écrivaine et réalisatrice a exprimé son admiration pour les transformations rapides qu’elle observe en Éthiopie. Dans un entretien accordé à l’Agence de nouvelles éthiopienne (ENA), elle a souligné l’évolution remarquable de la capitale, siège de l’organisation panafricaine. « Chaque année que je viens, je constate à quel point la ville se transforme. Les chantiers se multiplient et l’on sent une réelle dynamique de modernisation », a-t-elle déclaré. Se disant profondément attachée à l’Éthiopie, qu’elle considère comme « son pays », Rahmatou Kieta a insisté sur les affinités culturelles et identitaires qui la lient à la nation. Elle a particulièrement mis en lumière la portée historique de l’amharique, langue fédérale de travail en Éthiopie, écrite en alphabet ge’ez, l’un des plus anciens systèmes d’écriture encore en usage. Engagée de longue date sur cette question, elle plaide pour l’intégration de l’amharique parmi les langues officielles de l’Union africaine, estimant que les langues africaines constituent un patrimoine inestimable qu’il convient de promouvoir au sein des institutions continentales. Elle a également rappelé que les autorités éthiopiennes ont manifesté leur volonté de soumettre officiellement cette requête à l’organisation. Selon elle, cette démarche bénéficie d’un intérêt croissant, aussi bien au niveau national qu’au sein de la diaspora. Pour la journaliste, l’adoption de l’amharique comme langue officielle de l’UA marquerait une étape importante dans la valorisation des langues africaines et dans le renforcement de l’identité culturelle du continent. Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine rassemble les chefs d’État et de gouvernement autour des grandes priorités du continent, notamment l’intégration régionale, le développement durable et la consolidation des institutions panafricaines.
Les diplomates estiment que la recherche par l’Éthiopie d’un accès à la mer constitue une priorité économique légitime.
Mar 2, 2026 75
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Les diplomates de la Norvège et du Bangladesh ont affirmé que la quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie représente une démarche légitime et indispensable au développement économique du pays. S’exprimant en exclusivité auprès de l’ENA, les envoyés ont mis en avant la nécessité de renforcer la coopération et de promouvoir une prospérité partagée. Leurs déclarations s’inscrivent dans la ligne du Premier ministre Abiy Ahmed, qui affirme que la quête d’un accès maritime par l’Éthiopie doit s’inscrire dans un cadre légal, pacifique et bénéfique pour toutes les parties. Les ambassadeurs ont souligné que leurs gouvernements respectifs reconnaissent l’importance stratégique d’un débouché maritime pour un pays de la dimension démographique et économique de l’Éthiopie. L’ambassadeur de la Norvège, Stian Christensen, a mis en avant le poids démographique considérable du pays ainsi que la dynamique de croissance de son économie. Il a qualifié l’accès à la mer de priorité nationale, rappelant son importance pour un État d’une telle envergure. Il s’est également déclaré confiant quant à la capacité de l’Éthiopie à trouver des solutions durables, évoquant notamment des perspectives via Djibouti ou par d’autres voies d’accès maritime. De son côté, l’ambassadeur du Bangladesh, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem, a insisté sur le lien fondamental entre l’accès à la mer et l’intégration au commerce international. Selon lui, pour tout pays enclavé, un débouché maritime constitue le moyen le plus efficace de stimuler le commerce et les investissements. Il a ainsi estimé que la démarche éthiopienne est légitime et devrait être résolue à travers un accord mutuel fondé sur une approche gagnant-gagnant. Il convient de rappeler que, lors de son intervention devant la Chambre des représentants du peuple le 3 février 2026, Abiy Ahmed a décrit l’Éthiopie et la mer Rouge comme « indissociables ». Il a en outre réaffirmé que les ambitions régionales du pays ne relèvent pas d’une logique militariste, mais visent plutôt une croissance équitable et une stabilité durable dans la Corne de l’Afrique.
La victoire d'Adwa est considérée comme le jour qui a « percé le ciel sombre de l'Afrique », a déclaré le Premier ministre Abiy
Mar 2, 2026 77
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a qualifié la victoire d'Adwa de jour où « le soleil a percé un ciel qui était sombre pour toute l'Afrique et les peuples noirs », soulignant son importance historique et symbolique. Dans un message partagé sur ses réseaux sociaux à l'occasion du 130e anniversaire de ce triomphe historique, le Premier ministre a déclaré que cette journée représente la résistance décisive de l'Éthiopie face à l'agression étrangère. « C'est le jour où l'Éthiopie a triomphé des forces envahissantes qui avaient empiété sur ses frontières et violé sa souveraineté ainsi que la liberté de son peuple sur les montagnes d'Adwa », a-t-il affirmé. La victoire d'Adwa, remportée le 1er mars 1896, a vu les forces éthiopiennes vaincre l'armée italienne envahissante, préservant l'indépendance de la nation et portant un coup puissant à l'expansion coloniale en Afrique. Ce triomphe est depuis devenu un symbole de résistance, de dignité et de fierté noire à travers le continent et la diaspora plus large. Le Premier ministre Abiy a en outre souligné que la victoire avait préservé une ancienne civilisation. « C'est le jour où l'Éthiopie a protégé une civilisation qui était restée inviolée pendant trois mille ans », a-t-il noté. Rendant hommage aux patriotes qui ont combattu à Adwa, le Premier ministre a déclaré que les ancêtres éthiopiens méritent le plus grand respect pour leur sacrifice. « Nos ancêtres, pères et mères, méritent notre plus grand respect ; par le sacrifice de leur sang, ils nous ont transmis une Éthiopie dans laquelle nous vivons avec fierté, aux côtés d'une merveilleuse civilisation, d'une histoire et d'un grand honneur », a-t-il déclaré. Appelant les Éthiopiens d'aujourd'hui à honorer cet héritage, le Premier ministre a exhorté à l'unité et à un effort national collectif. « Nous, Éthiopiens d'aujourd'hui, devons préserver le pays que nos ancêtres sont morts pour construire, en vivant dans l'unité et l'amour. En nous inspirant d'eux, nous devons dire "Non" à la pauvreté, à la division et à la pensée arriérée, et faire progresser l'Éthiopie vers la prospérité », a-t-il dit. Le Premier ministre a également exprimé son optimisme quant à l'avenir du pays, affirmant espérer que le moment où l'Éthiopie deviendra plus grande que jamais n'est pas loin.
Le triomphe d'Adwa : un symbole éternel de force et d’unité, selon le chef d’état-major des Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF).
Mar 2, 2026 68
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Le maréchal Berhanu Jula, chef d’état-major des Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF), a présenté la bataille d’Adwa comme une source inépuisable de courage et de résilience, qui continue d’inspirer les générations. Le 130e anniversaire de cette victoire historique est commémoré sous le thème « Un passé glorieux, un horizon radieux », rappelant le rôle central d’Adwa dans l’histoire éthiopienne et africaine. Le 1er mars 1896, les forces éthiopiennes, sous le commandement de l’empereur Ménélik II, infligèrent une défaite décisive à l’armée italienne, préservant la souveraineté nationale et affirmant la capacité des peuples africains à résister au colonialisme. Au Musée mémorial d’Adwa, le maréchal Berhanu a souligné que cette victoire reste un exemple intemporel de bravoure et d’unité. « La bataille d’Adwa est un récit poignant de lutte, reflétant le combat plus large des peuples noirs contre l’oppression », a-t-il déclaré, ajoutant que ce triomphe a brisé les préjugés sur l’incapacité des Noirs à façonner l’histoire. Il a rappelé l’extraordinaire affrontement sur le champ de bataille, où des guerriers éthiopiens, armés principalement d’armes traditionnelles, ont affronté un ennemi doté d’une artillerie moderne. « La résilience et la détermination des combattants sont devenues leur arme la plus redoutable, illustrant la valeur éternelle du courage dans la défense de la liberté », a-t-il affirmé. Le maréchal Berhanu a également évoqué la riposte coloniale, avec le retour des forces italiennes quarante ans plus tard, et la manière dont les vétérans éthiopiens ont utilisé des tactiques de guérilla pour consolider l’indépendance nationale. Soulignant la pertinence actuelle de cet héritage, il a indiqué que l’esprit d’Adwa continue d’inspirer les ENDF et guide les efforts de l’Éthiopie dans la réalisation de projets nationaux majeurs, tels que le Grand barrage de la Renaissance, et dans la défense des intérêts du pays face aux menaces extérieures. « Le souvenir de la victoire d’Adwa nous guide et garantit que l’esprit de résilience continue de rayonner à travers les générations », a conclu le maréchal.
Selon l’ambassadrice sortante du Portugal, la victoire d’Adwa illustre comment l’unité peut conduire à des accomplissements exceptionnels.
Mar 2, 2026 61
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Selon l'ambassadrice sortante du Portugal, Luísa Fragoso, la victoire d'Adwa illustre combien l'unité peut conduire à des accomplissements remarquables. Dans un entretien exclusif accordé à l'ENA, l'ambassadrice sortante du Portugal, Luísa Fragoso, a mis en avant la victoire historique d'Adwa comme un symbole fort de fierté nationale et d’unité. Elle a salué cet événement comme un accomplissement majeur, illustrant ce qu’une nation unie peut réaliser lorsqu’elle poursuit des objectifs essentiels. « La victoire d’Adwa représente un jalon important pour l’Éthiopie, et nous la célébrons avec vous », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance des cérémonies commémoratives et le rôle de la mémoire collective. Selon l’ambassadrice, de tels moments historiques appellent à l’action collective : « Lorsque vous êtes unis, vous obtenez des résultats extraordinaires, et vous vous affirmez en tant que nation endurante et résolue. » La victoire d’Adwa en 1896, où les forces éthiopiennes ont défait l’armée italienne envahisseuse, demeure la seule résistance africaine réussie contre la colonisation européenne. Elle a assuré la souveraineté du pays, inspiré les mouvements anticoloniaux dans le monde et est devenue un puissant symbole de panafricanisme et de solidarité noire.
Des hauteurs historiques d’Adwa aux plaines de Guba, célébrer Adwa dans toute sa grandeur et son éclat.
Mar 2, 2026 66
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Des sommets chargés d’histoire de la bataille d’Adwa aux perspectives d’avenir qu’incarne Guba, où se dresse le Grand barrage de la Renaissance, l’Éthiopie perpétue la célébration d’Adwa, en honorant pleinement sa portée historique et son rayonnement intemporel. La victoire d’Adwa ne s’est pas limitée à un succès militaire ; elle a constitué un message retentissant adressé au monde entier affirmant que l’Éthiopie resterait maîtresse de son destin, a souligné le Bureau du Premier ministre éthiopien. À une période où une grande partie du continent africain subissait la domination coloniale, Adwa s’est imposée comme une proclamation audacieuse de souveraineté, de dignité et de cohésion nationale — un tournant historique qui a transformé la perception mondiale de la force et de la détermination africaines. « Nous rendons hommage à leur sacrifice non pas en nous reposant sur la gloire du passé, mais en bâtissant l’héritage du présent », a déclaré le Bureau. « Portés par l’esprit d’Adwa, nous poursuivons la construction de l’avenir de notre nation. » Établissant un parallèle entre la bravoure démontrée à Adwa et les ambitions actuelles de développement du pays, le communiqué met en avant une vision nationale fondée sur l’unité, la résilience et une détermination résolument tournée vers l’avenir — des hauteurs d’Adwa aux projets structurants qui prennent forme le long de la riviere Abay.
Social
La Victoire de la battaille d'Adwa demeure un symbole durable de la souveraineté et de la dignité africaines.
Mar 3, 2026 59
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Les Africains rendent hommage à l’héritage historique de l’Éthiopie et a l’importance de commémorer la victoire d’Battle of Adwa. Des personnalités africaines ont souligné la dimension historique et panafricaine de la victoire d’Battle of Adwa au cours d’entretiens exclusifs accordés à l’Agence des nouvelles Ethiopienne. Revenant sur la bataille d’Adoua, remportée en 1896 par les troupes éthiopiennes sous la conduite de l’empereur Menelik II face à l’armée italienne, les intervenants ont rappelé que cet épisode constitue un jalon décisif dans l’histoire africaine. Issifi Boureima, Secrétaire exécutif de la Commission Climat pour la région du Sahel, a affirmé que la victoire d’Adwa incarne l’affirmation de la souveraineté africaine à une période où la majeure partie du continent était sous domination coloniale. Selon lui, l’exemple de l’Éthiopie démontre la capacité des États africains à préserver leur indépendance et à encourager une coopération internationale basée sur le respect mutuel et l’égalité. Pour sa part, la journaliste et réalisatrice nigérienne Rahmatou Keïta a qualifié Adwa de « très beau symbole » pour l’Afrique, soulignant la nécessité de commémorer chaque année cette victoire historique. Elle a rappelé que l’Éthiopie figure parmi les rares nations africaines à ne pas avoir été colonisées, aux côtés du Liberia, précisant que cette singularité historique demeure une source de fierté pour l’ensemble du continent. Rahmatou Keïta a également relevé que l’implantation du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba traduit le rôle symbolique central de l’Éthiopie dans les luttes pour la liberté et l’unité africaine. Les deux intervenants ont estimé que la victoire d’Adwa continue d’inspirer les peuples africains dans leur aspiration à la dignité, à la souveraineté et à la maîtrise de leurs ressources, tout en favorisant une coopération internationale équilibrée et respectueuse.
La journaliste nigérienne Rahmatou Kieta met en avant les avancées de l’Éthiopie et renouvelle son appel en faveur de l’amharique à l’UA.
Mar 3, 2026 49
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - La journaliste nigérienne Rahmatou Kieta a salué les progrès rapides enregistrés par l’Éthiopie et réaffirmé son plaidoyer en faveur de l’adoption de l’amharique comme langue officielle de l’Union africaine (UA). En marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba, la journaliste, écrivaine et réalisatrice a exprimé son admiration pour les transformations rapides qu’elle observe en Éthiopie. Dans un entretien accordé à l’Agence de nouvelles éthiopienne (ENA), elle a souligné l’évolution remarquable de la capitale, siège de l’organisation panafricaine. « Chaque année que je viens, je constate à quel point la ville se transforme. Les chantiers se multiplient et l’on sent une réelle dynamique de modernisation », a-t-elle déclaré. Se disant profondément attachée à l’Éthiopie, qu’elle considère comme « son pays », Rahmatou Kieta a insisté sur les affinités culturelles et identitaires qui la lient à la nation. Elle a particulièrement mis en lumière la portée historique de l’amharique, langue fédérale de travail en Éthiopie, écrite en alphabet ge’ez, l’un des plus anciens systèmes d’écriture encore en usage. Engagée de longue date sur cette question, elle plaide pour l’intégration de l’amharique parmi les langues officielles de l’Union africaine, estimant que les langues africaines constituent un patrimoine inestimable qu’il convient de promouvoir au sein des institutions continentales. Elle a également rappelé que les autorités éthiopiennes ont manifesté leur volonté de soumettre officiellement cette requête à l’organisation. Selon elle, cette démarche bénéficie d’un intérêt croissant, aussi bien au niveau national qu’au sein de la diaspora. Pour la journaliste, l’adoption de l’amharique comme langue officielle de l’UA marquerait une étape importante dans la valorisation des langues africaines et dans le renforcement de l’identité culturelle du continent. Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine rassemble les chefs d’État et de gouvernement autour des grandes priorités du continent, notamment l’intégration régionale, le développement durable et la consolidation des institutions panafricaines.
La leçon essentielle d’Adoua est l’unité, la Paix et la Souveraineté : Président Taye
Mar 2, 2026 72
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Le Président Taye Atske Selassie a affirmé que l’héritage de la victoire d’Adoua demeure une référence intemporelle pour consolider l’unité nationale, préserver la paix, garantir la souveraineté et poursuivre avec détermination les objectifs stratégiques de long terme de l’Éthiopie. S’exprimant devant des milliers de citoyens réunis au Mémorial de la Victoire d’Adoua à l’occasion du 130e anniversaire, célébré sous le thème « Un passé glorieux, un horizon radieux », le Chef de l’État a invité la population à traduire l’esprit d’Adoua en force économique concrète et en influence géopolitique accrue. Il a souligné que l’héritage d’Adoua doit servir de ciment national, capable de renforcer la cohésion du pays tout en neutralisant les dynamiques de division souvent alimentées par des intérêts particuliers. « La leçon d’Adoua consolide l’identité éthiopienne et freine les visions étroites », a-t-il déclaré. « Adoua rejette la mesquinerie politique, condamne la fragmentation et s’oppose à la corruption, à la manipulation et aux intrigues. » Le Président a décrit Adoua comme une véritable école de valeurs, transmettant une discipline morale indispensable, en particulier face aux discours qui glorifient les conflits au lieu de promouvoir la paix. Selon lui, l’héroïsme contemporain ne réside plus dans l’agitation ou l’appel à l’affrontement, mais dans la capacité à consolider la paix, servir la population et bâtir la nation. Le véritable héros d’aujourd’hui, a-t-il expliqué, est celui qui défend le patriotisme, la tolérance, le savoir, la sagesse et le progrès partagé. Le président a défini l’identité éthiopienne, à la lumière des valeurs d’Adoua, comme un héritage vivant façonné par le sacrifice, fortifié par le travail et préservé grâce à la connaissance, à la patience et à la clairvoyance. Dans un contexte international en mutation rapide, il a estimé que l’Éthiopie devait rester fidèle à ce qu’il a qualifié de « manifeste d’Adoua », en répondant aux aspirations de liberté et d’égalité des Éthiopiens ainsi que des peuples d’ascendance africaine, à travers des avancées concrètes en matière de développement et de prospérité nationale. « Aujourd’hui, le sens d’Adoua est d’unir liberté et prospérité, et de transmettre aux générations futures des réalisations honorables et durables », a-t-il affirmé. Le Président a également précisé que la commémoration d’Adoua ne se limite pas au souvenir des sacrifices consentis pour préserver la souveraineté. Elle implique d’embrasser la vision stratégique qui a suivi la victoire historique de la Bataille d'Adoua. S’appuyant sur des archives historiques, il a rappelé qu’après cette victoire, l’une des priorités diplomatiques majeures consistait à garantir la souveraineté nationale et à assurer un accès fiable à la mer, indispensable aux échanges internationaux. « Ce que nous recherchons aujourd’hui n’est ni nouveau ni étranger à notre histoire », a-t-il souligné. « Il s’agit de poursuivre une trajectoire historique clairement définie. » Il a insisté sur le fait qu’un accès durable à la mer est intrinsèquement lié à la souveraineté héritée des martyrs d’Adoua, le qualifiant de réalité nationale constante qui ne saurait être effacée par l’oubli ou la négligence. Évoquant le parcours historique du pays, il a reconnu que l’Éthiopie a prospéré lorsqu’elle a défendu fermement ses intérêts stratégiques, mais a parfois subi des revers lorsque des calculs politiques à court terme ont compromis des éléments fondamentaux de la nation. « Chaque fois que nous avons manqué de vision, nous avons sacrifié des intérêts stratégiques sous l’influence d’illusions politiques », a-t-il averti. Adoua enseigne ainsi que les décisions concernant les questions nationales vitales doivent s’inscrire dans une perspective historique et servir les objectifs à long terme du pays. Selon le Président, la victoire militaire d’Adoua doit désormais être complétée par des succès économiques et géopolitiques. Il a estimé que les aspirations économiques de l’Éthiopie et l’avenir prometteur de ses 120 millions d’habitants ne pourront pleinement se concrétiser que lorsque le pays ne sera plus limité par des contraintes géographiques. Réaffirmant la volonté de l’Éthiopie d’accéder à la mer, il a insisté sur le caractère pacifique et coopératif de cette démarche, fondée sur l’intérêt national et le développement mutuel. « Notre voie repose sur la paix et la prospérité partagée », a-t-il déclaré. « L’accès à la mer doit être compris comme une question d’histoire et de justice, un enjeu existentiel pour notre génération. » En outre, il a rappelé qu’Adoua demeure un symbole éclatant de dignité africaine et un appel permanent à transformer une liberté chèrement acquise en prospérité collective et en souveraineté durable.
Selon l’ambassadrice sortante du Portugal, la victoire d’Adwa illustre comment l’unité peut conduire à des accomplissements exceptionnels.
Mar 2, 2026 61
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - Selon l'ambassadrice sortante du Portugal, Luísa Fragoso, la victoire d'Adwa illustre combien l'unité peut conduire à des accomplissements remarquables. Dans un entretien exclusif accordé à l'ENA, l'ambassadrice sortante du Portugal, Luísa Fragoso, a mis en avant la victoire historique d'Adwa comme un symbole fort de fierté nationale et d’unité. Elle a salué cet événement comme un accomplissement majeur, illustrant ce qu’une nation unie peut réaliser lorsqu’elle poursuit des objectifs essentiels. « La victoire d’Adwa représente un jalon important pour l’Éthiopie, et nous la célébrons avec vous », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance des cérémonies commémoratives et le rôle de la mémoire collective. Selon l’ambassadrice, de tels moments historiques appellent à l’action collective : « Lorsque vous êtes unis, vous obtenez des résultats extraordinaires, et vous vous affirmez en tant que nation endurante et résolue. » La victoire d’Adwa en 1896, où les forces éthiopiennes ont défait l’armée italienne envahisseuse, demeure la seule résistance africaine réussie contre la colonisation européenne. Elle a assuré la souveraineté du pays, inspiré les mouvements anticoloniaux dans le monde et est devenue un puissant symbole de panafricanisme et de solidarité noire.
Économie
Le mois du février 2026 constitue un tournant économique et politique majeur, alors que l’Éthiopie intensifie ses réformes structurelles et consolide sa transformation nationale.
Mar 3, 2026 38
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - D’après le cabinet du Premier ministre, février 2026 a représenté une phase charnière sur les plans économique et politique, caractérisée par le déploiement de services numériques innovants, l’expansion d’infrastructures d’envergure et la montée en puissance de l’écotourisme, tout en consolidant des partenariats stratégiques à l’échelle internationale. Discours parlementaire : Cap stratégique économique et politique Lors de la 10ᵉ session ordinaire de la Chambre des représentants du peuple, le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en avant les avancées de l’Éthiopie dans sa transition vers une économie diversifiée et multisectorielle. Il a annoncé une projection de croissance du PIB de 10,2 % d’ici la fin de l’année, tout en soulignant un renforcement notable de la discipline budgétaire. Selon lui, l’absence de nouveaux emprunts commerciaux libellés en dollars depuis le lancement des réformes a contribué à alléger la dette nationale. Le chef du gouvernement a présenté des performances semestrielles record : 5,1 milliards de dollars d’exportations de marchandises (soit 120 % des prévisions), 4,5 milliards de dollars d’exportations de services et 4,6 milliards de dollars de transferts de fonds. Il a également mis en lumière les progrès technologiques du pays, notamment la création d’institutions dédiées à l’intelligence artificielle et l’essor de la connectivité numérique, avec 97 millions d’utilisateurs de téléphonie mobile et 58 millions d’utilisateurs de services de paiement mobile. Abordant la question de l’unité nationale, le Premier ministre a insisté sur la primauté du dialogue pour résoudre les différends, affirmant le droit des habitants de Wolkait à vivre en paix et appelant le peuple du Tigré à jouer un rôle central dans la vie politique nationale. Modernisation des infrastructures et transition urbaine Dans la continuité des réformes structurelles, Abiy Ahmed a supervisé d’importants projets d’infrastructures, notamment la deuxième phase du corridor urbain de Hawassa et l’examen du projet de corridor de Nekemte, intégrant des systèmes intelligents de gestion du trafic et des réseaux souterrains modernisés. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision d’urbanisation planifiée et durable. Agriculture, infrastructures hydrauliques et sécurité alimentaire Pour renforcer la sécurité alimentaire, le Premier ministre a multiplié les visites de terrain. Il s’est rendu dans une exploitation de bananes en grappes à Hawa Gelan dans le cadre de l’initiative « Abondance du panier », et a inspecté plusieurs projets d’irrigation, dont ceux de Qeto et d’Arjo Didessa, visant à assurer un accès fiable à l’eau pour diverses cultures. Il a également visité des sites de développement de vergers le long de la rivière Bilate, soutenus par des investisseurs privés, et lancé la construction de l’usine agroalimentaire intégrée de Busa Gonofa, conçue pour transformer 2 000 tonnes de maïs par jour. Innovation, industrie et stratégie numérique Dans le cadre de la stratégie « Éthiopie numérique 2030 », Abiy Ahmed a inauguré le premier service de police intelligent entièrement automatisé du pays, destiné à moderniser l’application de la loi grâce aux technologies avancées. Sur le plan industriel, il a visité l’usine de traitement du charbon d’Arjo, contribuant au mouvement #MadeInEthiopia et portant la capacité industrielle nationale à 66,3 %. Il s’est également rendu sur le site du projet aurifère de Tulu Kapi, partenariat public-privé visant à valoriser les ressources naturelles pour stimuler la croissance et améliorer les conditions de vie locales. Développement économique et social Dans le cadre du programme « Un repas pour les générations futures », le Premier ministre a inauguré le complexe hôtelier Logo Hayk, situé dans le Wollo, afin de dynamiser l’économie régionale et promouvoir le patrimoine national. Il a aussi constaté l’avancement du Sorga Eco Lodge près de Nekemte, un projet axé sur le tourisme durable et la protection de l’environnement. Au Programme des corridors ruraux de Mede Jalela, il a observé la mise en place de systèmes modernes d’énergie solaire et de biogaz destinés à améliorer les conditions de vie en milieu rural. Diplomatie et engagement international Sur le plan diplomatique, Abiy Ahmed a participé au 2ᵉ Sommet Italie–Afrique, où il a rencontré la Première ministre Giorgia Meloni, le président Recep Tayyip Erdoğan et le président Isaac Herzog pour des discussions axées sur le commerce, l’investissement et les enjeux régionaux. Lors d’une visite officielle en Azerbaïdjan, il a rencontré le président Ilham Aliyev afin de signer un accord de coopération en matière de défense et plusieurs protocoles d’entente relatifs à la transformation numérique, à l’investissement et à la lutte contre la corruption. Il a également pris part au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, multipliant les échanges bilatéraux avec ses homologues africains. Sécurité nationale et réformes institutionnelles Le Premier ministre a assisté aux célébrations du 65ᵉ anniversaire du Commandement des opérations spéciales des Forces de défense, saluant sa restructuration en une entité modernisée capable de faire face aux défis sécuritaires contemporains. Enfin, il a présidé les réunions du conseil du Parti de la prospérité, réaffirmant la volonté du gouvernement d’assurer la transparence, l’équité et la bonne organisation des prochaines échéances électorales.
L’Éthiopie organisera prochainement un forum international consacré à l’investissement, avec pour objectif de conclure des accords dépassant les 2,4 milliards de dollars américains.
Mar 3, 2026 52
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie accueillera, les 26 et 27 mars 2026, la 4e édition du Forum international sur l’investissement « Investir en Éthiopie », avec l’ambition de finaliser des accords dépassant les 2,4 milliards de dollars américains. Lors d’un point de presse tenu ce jour, le commissaire à l’investissement de l’Éthiopie, Zeleke Temesgen, a annoncé que la Commission éthiopienne de l’investissement, en partenariat avec le ministère des Finances et des partenaires au développement, assurera l’organisation du forum. Placée sous le thème « L’Éthiopie est prête à accueillir les investissements », la rencontre se déroulera à l’Skylight Hotel, à Addis-Abeba. D’après le commissaire, plus de 800 investisseurs internationaux, dirigeants d’entreprises, responsables politiques et partenaires techniques et financiers sont attendus à cet événement. Prévu sur deux jours, le forum comprendra des tables rondes de haut niveau consacrées aux politiques publiques et aux opportunités d’investissement, des rencontres interentreprises (B2B), des séances de réseautage ainsi que des expositions sectorielles. Selon Zeleke Temesgen, l’objectif est de mettre en lumière l’attractivité du climat des affaires en Éthiopie et de présenter les opportunités générées par les récentes réformes macroéconomiques. Il a rappelé que l’édition précédente avait permis la signature de cinq accords dans les secteurs minier et solaire, pour un montant total de 1,6 milliard de dollars américains. Ces entreprises sont désormais opérationnelles et exportent leurs produits à l’international. Pour cette année, l’ambition est de dépasser les 2,4 milliards de dollars américains en nouveaux engagements d’investissement. La ministre d’État aux Finances, Semereta Sewasew, a pour sa part affirmé que les réformes macroéconomiques engagées par le gouvernement contribuent à instaurer un cadre favorable aux investisseurs. Elle a souligné que le forum constitue une vitrine stratégique pour présenter le potentiel du pays dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les mines, la transformation numérique et l’énergie. De son côté, Maryam Salim, directrice de division de la Banque mondiale pour l’Éthiopie, le Soudan du Sud, l’Érythrée et le Soudan, a insisté sur la portée particulière de cette édition. Selon elle, le pays traverse une phase décisive, marquée par une dynamique positive de réformes, une stabilisation macroéconomique et l’ouverture progressive de secteurs autrefois fermés au privé. Elle a également indiqué que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international estiment que l’Éthiopie dispose d’un potentiel de croissance inclusive à deux chiffres. Elle a mis en avant l’importance de réformes durables, d’une compétitivité renforcée et d’un regain de confiance des investisseurs pour soutenir une croissance accélérée. Parmi les avancées déjà mises en œuvre figurent l’adoption d’un taux de change déterminé par le marché et des réformes douanières alignées sur les normes de l’Organisation mondiale du commerce, traduisant une orientation plus marquée vers une économie de marché. En conclusion, Maryam Salim a affirmé que l’Éthiopie est prête à accueillir les entreprises et déterminée à poursuivre ses réformes, invitant les investisseurs, locaux comme internationaux, à tirer parti des opportunités offertes par un pays doté d’une population jeune et dynamique, d’une position géographique stratégique, d’un solide socle agricole et d’un tissu industriel en pleine expansion.
La Société du Chemin de fer Ethio-Djibouti (EDR) avance l’expansion ferroviaire grâce à l’expertise locale
Mar 2, 2026 84
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - La Société du Chemin de fer Ethio-Djibouti a renouvelé sa détermination à développer le réseau ferroviaire de l’Éthiopie en consolidant les compétences techniques locales et en accroissant son autonomie opérationnelle. Le directeur général de la Societe du Chemin de fer Ethio-Djibouti, Takele Uma, a tenu ces propos à l’occasion du 130e anniversaire de la Victoire d’Adwa, célébré par une visite de terrain des chantiers ferroviaires en cours par les responsables et le personnel de l’entreprise. À cette occasion, le PDG a invité la génération actuelle à perpétuer l’héritage des héros nationaux en le traduisant par des réalisations concrètes en matière de développement. Les employés ont notamment inspecté le projet ferroviaire AMG–Indoode Link, un tronçon stratégique actuellement réalisé par la société grâce à ses propres ingénieurs, techniciens et équipes d’exploitation. Ce chantier illustre la capacité croissante de l’institution à concevoir, piloter et exécuter des projets ferroviaires complexes sans recourir à des entrepreneurs étrangers. Rappelant les sacrifices des ancêtres dans l’édification de la nation, Takele Uma a souligné qu’il appartient à la génération présente d’honorer cet héritage en stimulant le développement et en consolidant les compétences nationales. Il a cité le projet AMG–Indoode Link comme preuve que l’entreprise est désormais en mesure de mener d’importants travaux ferroviaires en s’appuyant sur des technologies, des ressources humaines et des moyens financiers nationaux. Selon lui, l’extension du réseau ferroviaire fondée sur l’expertise locale contribuera fortement à l’intégration économique et soutiendra les ambitions de croissance durable de l’Éthiopie. De son côté, le ministre d’État aux Transports et à la Logistique, Dhenge Boru, a affirmé que le développement de la connectivité ferroviaire demeure au cœur de la stratégie nationale de transport et de logistique. Cette orientation vise à accroître l’efficacité du fret, réduire les coûts de transport et appuyer la croissance économique. Il a ajouté que les projets en cours renforceront l’intégration du réseau et consolideront la position de l’Éthiopie en tant que hub logistique régional. La visite a ainsi été présentée comme une manifestation de l’esprit durable d’Adwa et un engagement renouvelé en faveur du développement national par les infrastructures. Le ministre d’État a également indiqué que le pays ambitionne de devenir une porte d’entrée stratégique de l’Afrique et un centre logistique de premier plan sur le continent. Il a souligné les investissements importants consentis par le gouvernement dans les corridors de transport et l’expansion ferroviaire afin d’améliorer la connectivité et la compétitivité. Enfin, établissant un parallèle avec la portée historique de la Victoire d’Adwa, il a appelé à faire preuve du même patriotisme dans le domaine du développement et a exhorté la direction ainsi que le personnel de la société à redoubler d’efforts pour accélérer l’expansion du réseau ferroviaire et améliorer la qualité des services.
La ZLECAf offre d’importantes opportunités à l’Éthiopie et au secteur privé régional, selon l’ECCSA
Feb 28, 2026 108
Addis-Abeba, 28 février 2026 (ENA) : - L’adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente une opportunité majeure non seulement pour l’Éthiopie et son tissu entrepreneurial, mais aussi pour l’ensemble des économies africaines, a indiqué le secrétaire général de la Chambre de commerce et des associations sectorielles d’Éthiopie (ECCSA) dans un entretien accordé à l’ENA. Avec une population estimée à plus de 1,57 milliard d’habitants, majoritairement jeune, et un produit intérieur brut cumulé dépassant 3 400 milliards de dollars, l’Afrique constitue aujourd’hui l’un des marchés les plus prometteurs au monde. Le secrétaire général de l’ECCSA, Kenenissa Lemie, a souligné que la ZLECAf ouvre aux entreprises éthiopiennes un accès privilégié à ce vaste espace économique continental. Selon lui, l’intégration de l’Éthiopie à ce bloc commercial régional créera d’importantes perspectives de croissance pour les opérateurs nationaux. La mise en œuvre du libre-échange permettra aux commerçants éthiopiens d’écouler leurs produits à travers toute l’Afrique, au-delà des frontières du marché domestique. Les échanges fondés sur les principes du marché libre faciliteront la circulation des biens et des services, en réduisant les droits de douane et les obstacles commerciaux. D’après le responsable, la concurrence accrue au sein de la zone encouragera les entreprises à améliorer continuellement leurs performances, à adopter des pratiques innovantes et à renforcer leur compétitivité, contribuant ainsi à un environnement des affaires plus dynamique et plus efficace. L’ouverture au marché continental favorisera également les échanges d’expériences entre acteurs économiques africains, permettant aux commerçants éthiopiens de s’inspirer de nouvelles stratégies et approches commerciales. Kenenissa Lemie a en outre affirmé que le cadre juridique commercial de l’Éthiopie est aligné sur les normes du système commercial continental, créant un climat propice aux investissements. Cette harmonisation, a-t-il précisé, stimule l’intérêt des investisseurs étrangers dans divers secteurs de l’économie, génère des emplois et soutient les bases d’une prospérité durable. Il a rappelé que la ZLECAf couvre plusieurs protocoles, notamment ceux relatifs au commerce des marchandises, aux services et à la libre circulation des personnes. L’Éthiopie concentre actuellement ses efforts sur les protocoles commerciaux et a déjà engagé des discussions avec l’Afrique du Sud, le Kenya et la Somalie dans ce cadre. Enfin, la Chambre de commerce met en œuvre des programmes de formation destinés aux opérateurs économiques afin de les familiariser avec les dispositions de la ZLECAf et de leur permettre de tirer pleinement parti des nouvelles opportunités, tout en renforçant leur compétitivité sur les marchés internationaux.
Technologie
Des démarches sont actuellement engagées afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le développement des compétences numériques au sein de l’enseignement primaire.
Feb 26, 2026 166
Addis-Abeba, le 26 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Éducation a indiqué que des mesures sont en préparation afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le renforcement des compétences numériques parmi les piliers du programme national, et ce dès l’enseignement primaire. Muluneh Atnafu, responsable du e-learning et de l’Initiative des 5 millions de codeurs éthiopiens au sein du ministère, a indiqué à l’ENA que le développement du capital humain constitue la pierre angulaire de la réussite de la stratégie nationale de l'Ethiopie numerique 2030 ainsi que du vaste programme de réformes en cours. Il a expliqué que le ministère a adopté une approche résolument axée sur des objectifs précis afin de renforcer les connaissances et les compétences numériques à l’échelle nationale. Dans cette dynamique, des travaux sont en cours pour intégrer l’intelligence artificielle et la culture numérique dans le système éducatif, de la première à la douzième année. L’objectif est de préparer une génération non seulement familière avec les technologies, mais également capable de rivaliser sur la scène internationale. Parallèlement, des actions stratégiques ciblent aussi l’enseignement supérieur afin de consolider les compétences numériques des enseignants et des étudiants. Parmi les initiatives phares figure le programme des 5 millions de codeurs, conçu pour offrir des formations clés et réduire la fracture numérique à travers le pays. Le coordinateur a insisté sur l’importance de ces bases éducatives pour permettre au secteur de contribuer pleinement à l’économie nationale, l’intelligence artificielle occupant une place centrale dans la feuille de route Digital Ethiopia 2030. En mettant l’accent sur ces compétences stratégiques, l’Éthiopie ambitionne de former une jeunesse apte à évoluer et à innover dans l’environnement numérique contemporain.
À l’issue de discussions de haut niveau, le président israélien met en avant l’Éthiopie comme un partenaire stratégique majeur en Afrique.
Feb 25, 2026 142
Addis-Abeba, le 25 février 2026 (ENA) : - À l’issue d’une rencontre au sommet avec le Premier ministre Abiy Ahmed, le président israélien Isaac Herzog a salué l’Éthiopie comme un partenaire stratégique majeur d’Israël sur le continent africain. Dans un message publié sur son compte officiel X, le chef de l’État israélien a qualifié leurs échanges d’« excellents », mettant en avant la qualité du dialogue et la solidité des liens bilatéraux. Il a souligné que la relation entre les deux pays repose sur une coopération de longue date et offre des perspectives prometteuses pour l’avenir. « L’Éthiopie occupe une place centrale en Afrique et constitue, depuis des décennies, un partenaire clé pour l’État d’Israël », a affirmé le président Herzog. Il a réitéré la volonté d’Israël de renforcer sa présence diplomatique et économique sur le continent, en considérant l’Éthiopie comme un acteur incontournable de cette stratégie. Les discussions ont porté sur l’élargissement de la coopération dans des domaines prioritaires tels que l’innovation, la recherche scientifique, les technologies de pointe, l’agriculture, la sécurité alimentaire, ainsi que la gestion de l’eau et de l’énergie. Les deux dirigeants ont également examiné les moyens d’approfondir la collaboration régionale au bénéfice mutuel de leurs peuples. Au-delà des relations bilatérales, les échanges ont mis l’accent sur la promotion d’un partenariat fondé sur la paix, la solidarité et une dynamique régionale constructive. Le président israélien a exprimé son souhait de voir cette coopération se consolider davantage dans les années à venir. Au cours de sa visite, Isaac Herzog s’est recueilli au Memorial de la victoire d'Adoua, rendant hommage à l’histoire et à l’esprit d’indépendance de l’Éthiopie. Cette visite s’inscrit dans un contexte diplomatique particulièrement dynamique pour Addis-Abeba, qui s’affirme comme une plateforme majeure de dialogue international. Ces dernières semaines, la capitale éthiopienne a accueilli plusieurs dirigeants étrangers de premier plan. Parmi eux figurent le président turc Recep Tayyib Erdogan, dont la visite a abouti à la signature d’un mémorandum d’entente sur des projets conjoints dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, ainsi que la Première ministre italienne Giorgia meloni, venue coprésider le Sommet Italie-Afrique et promouvoir le « Plan Mattei » en faveur d’un partenariat durable avec le continent. Cette succession de visites de haut niveau confirme le statut d’Addis-Abeba, non seulement comme capitale politique de l’Éthiopie, mais également comme centre diplomatique continental, notamment en tant que siège de l’Union Africaine.
Selon le PNUD, l’Éthiopie s’emploie à transformer les Africains en acteurs de la production technologique plutôt qu’en simples consommateurs.
Feb 18, 2026 182
Addis-Abeba, le 18 fevrier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie jette les bases pour que les Africains deviennent des créateurs de technologies plutôt que de simples consommateurs.Ahunna Eziakonwa-Onochie, administratrice adjointe du PNUD et directrice régionale pour l’Afrique. Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Ahunna Eziakonwa-Onochie, administratrice adjointe du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l’Afrique, a salué la transformation numérique de l’Éthiopie, citant le soutien du PNUD au centre de données pour l’intelligence artificielle ainsi que la fourniture de matériel technologique. Elle a souligné l’engagement du gouvernement éthiopien à créer des fondations non seulement pour son pays, mais pour l’ensemble du continent. « Nous observons un engagement sérieux des autorités en matière de technologie et de gouvernance. Si les gouvernements ne s’impliquent pas dans la recherche, le développement et la gestion des données, nous serons condamnés à consommer uniquement la technologie produite ailleurs. Dans ce cas, la technologie devient une autre industrie extractive. C’est pourquoi l’Éthiopie pose les bases pour faire des Africains et des Éthiopiens des producteurs de technologie, et non de simples consommateurs », a-t-elle déclaré. Eziakonwa-Onochie a également salué la forte adoption de l’IA et de la science en Éthiopie, qu’elle considère comme un levier clé pour la transformation continentale. Elle a mis en avant le Centre de services MESOB à guichet unique, qui a permis de numériser la prestation des services publics, rendant leur accès plus rapide, transparent et moins susceptible de corruption, tout en améliorant la productivité économique. « La technologie peut transformer la gouvernance et la prestation de services, ce qui est essentiel pour stimuler l’économie », a-t-elle ajouté. Concernant la réforme économique en cours, elle a noté une transformation profonde pilotée par cette réforme. « Tous les partenaires l’ont saluée comme une approche disciplinée et efficace. » Grâce à ces réformes multidimensionnelles, l’Éthiopie est sur la voie d’une croissance à deux chiffres. « Nous attendons avec impatience de voir ce pays démontrer que l’Afrique peut croître à deux chiffres, et je pense que l’Éthiopie sera l’un des premiers à le prouver. » Sur le plan financier, Mme Eziakonwa-Onochie a insisté sur la nécessité de débloquer le capital africain, notant que l’investissement en Afrique ne reflète pas toujours le potentiel existant. « L’une des solutions est de renforcer nos institutions financières multilatérales africaines et de travailler ensemble pour les capitaliser. » Elle a également souligné le rôle stratégique du secteur privé, et en particulier du secteur financier, pour assurer la souveraineté économique de l’Afrique et réduire la dépendance aux architectures externes peu favorables au continent.
L’Éthiopie inaugure l’AI UniPod et affirme son ambition de devenir un hub africain de l’intelligence artificielle.
Feb 17, 2026 201
Addis-Abeba, le 17 février 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien d'intelligence artificielle a procédé au lancement officiel du Pôle d’Innovation Universitaire en Intelligence Artificielle (AI UniPod), une initiative stratégique destinée à hisser l’Éthiopie au rang de centre technologique majeur du continent africain. Ce nouveau pôle est né d’un partenariat entre l’Institut, l’Université d'Addis-Abeba et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), dans le cadre de l’Initiative Tombouctou. À travers cette collaboration, les parties prenantes entendent stimuler la recherche appliquée, encourager l’entrepreneuriat technologique et renforcer les capacités nationales en intelligence artificielle. S’exprimant lors de la cérémonie d’inauguration, le directeur général de l’Institut, Worku Gachena, a rappelé que son institution est l’organe national légalement mandaté pour encadrer la recherche, le développement et le déploiement de l’intelligence artificielle à l’échelle du pays. Selon lui, l’AI UniPod représente une avancée déterminante dans la consolidation des compétences locales et dans la promotion de solutions technologiques adaptées aux réalités nationales. Il a souligné que, sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, l’Institut s’est imposé comme l’un des centres d’excellence les plus dynamiques d’Afrique dans le domaine de l’IA. Parmi les réalisations mises en avant figurent des innovations brevetées reconnues à l’international, notamment un dispositif de dépistage du cancer du sein et un système intelligent d’identification des grains de café. Ces avancées illustrent, selon lui, la montée en puissance des capacités scientifiques et technologiques du pays. Au-delà de son rôle d’infrastructure académique, l’AI UniPod — également appelé « Unipod Licorne » — se veut un levier de transformation structurelle. Le centre ambitionne d’accompagner les jeunes innovateurs, les start-ups et les chercheurs dans le développement de solutions à fort impact, non seulement pour l’Éthiopie, mais aussi pour l’ensemble du continent africain. Worku Gachena a insisté sur la vocation du projet : transformer la jeunesse éthiopienne en acteurs clés de la création de valeur. L’objectif est clair : faire évoluer les jeunes du statut de chercheurs d’emploi vers celui de créateurs d’emplois, et les positionner comme producteurs de technologies plutôt que simples consommateurs. Abordant la question stratégique des données, il a repris une déclaration du Premier ministre selon laquelle la souveraineté des données constitue un pilier fondamental de la souveraineté nationale. À l’ère de l’intelligence artificielle, a-t-il affirmé, les données doivent être considérées comme une richesse stratégique, comparable aux ressources naturelles telles que l’eau ou les minerais précieux. Une dépendance excessive à l’égard d’infrastructures numériques étrangères, a-t-il averti, compromet la capacité d’un État à exercer pleinement sa souveraineté. Conçu comme un espace d’innovation ouvert aux étudiants, aux entrepreneurs et aux chercheurs, l’AI UniPod incarne une nouvelle phase pour l’Éthiopie : celle du passage de la vision à l’action concrète dans le domaine de l’intelligence artificielle. Pour ses promoteurs, cette initiative marque un moment charnière dans la trajectoire technologique du pays et confirme sa détermination à devenir un pôle d’excellence africain en matière d’IA.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 533
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1755
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté. L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1258
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique. Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien. Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs. À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement. Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262. Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs. Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents. La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap. Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places. Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare. Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition. Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social. La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion. Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie. Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie. Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Le Premier ministre Abiy et le président de la CAF, Patrice Motsepe, ont échangé sur le développement du football sur le continent africain.
Nov 23, 2025 1562
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a eu, ce jour, un échange constructif avec le président de la Confédération africaine de football (CAF), Dr Patrice Motsepe. Les discussions ont porté sur l’état actuel du football africain ainsi que sur la contribution stratégique de l’Éthiopie à son essor. Dans un message partagé sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a confirmé la teneur positive de cette rencontre et en a résumé les principales conclusions : « Ce matin, j’ai eu une conversation productive avec le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, au sujet du développement du football africain et du rôle que peut jouer l’Éthiopie dans cette dynamique. Nous avons réaffirmé notre détermination à investir dans la jeunesse, à améliorer les infrastructures et à renforcer la collaboration avec la CAF afin de hisser le football africain au plus haut niveau international. »
Environnement
Selon un ancien commandant décoré de l’armée de l’air, l’accès à la mer constitue pour l’Éthiopie un impératif stratégique majeur, essentiel à la fois pour la sécurité nationale et pour soutenir une croissance économique durable.
Mar 3, 2026 33
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Selon le brigadier-général Tesfaye Habte Mariam, ancien commandant décoré de l’armée de l’air et récipiendaire de la Médaille de guerre éthiopienne, la démarche de l’Éthiopie visant à obtenir un accès à la mer est indissociable de ses impératifs de sécurité nationale et de son ambition de développement économique durable. Le brigadier-général Tesfaye Habte Mariam a expliqué que la situation d’enclavement de l’Éthiopie ne limite pas seulement son développement global, mais complique également la pleine garantie de sa souveraineté nationale. Il a rappelé que le Premier ministre Abiy Ahmed a récemment affirmé devant la Chambre des représentants du peuple que le pays s’emploie à résoudre durablement les défis régionaux. À cette occasion, le chef du gouvernement a souligné que l’Éthiopie et la mer Rouge ne resteront pas indéfiniment séparées, précisant que les revendications légitimes du pays seront poursuivies par des moyens pacifiques et dans le cadre de négociations fondées sur le principe du donnant-donnant. S’exprimant exclusivement à l’ENA, le brigadier-général Tesfaye a indiqué que l’absence d’accès maritime contraint l’Éthiopie à dépendre de la coopération d’autres États pour ses importations et exportations. Cette dépendance alourdit les coûts liés aux services portuaires, entraîne une hausse significative des prix et constitue un frein aux investissements étrangers. Selon lui, disposer d’un accès à la mer permettrait au pays de mieux maîtriser sa sécurité nationale. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un luxe, mais d’un enjeu vital, essentiel à la préservation de la souveraineté et à la stabilité nationale. Il a par ailleurs salué l’approche diplomatique du gouvernement, qu’il juge responsable et digne, estimant que l’accent mis sur les bénéfices mutuels et la croissance partagée pourrait permettre d’aboutir à un accès maritime dans un délai raisonnable. Le brigadier-général a également qualifié de judicieuse la décision d’établir une force navale en amont de l’obtention d’un débouché maritime. Selon lui, une telle préparation constitue une démarche stratégique cohérente, afin d’assurer la protection de cet accès une fois acquis. Il s’est dit convaincu qu’un jour l’Éthiopie disposera d’un accès à la mer et s’est félicité que la force navale soit déjà prête à assumer cette responsabilité historique. De son côté, le président Taye Atske Selassie a déclaré, lors de la commémoration du 130ᵉ anniversaire de la victoire d’Bataille d'Adwa, que la quête d’un accès fiable à la mer est indissociable de l’héritage historique et de la souveraineté légués aux Éthiopiens par les héros d’Adwa.
Le ministère avertit que la triple crise planétaire fait peser une grave menace sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Est.
Mar 3, 2026 54
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Le ministère de la Planification et du Développement a indiqué que la triple crise planétaire — à savoir le changement climatique, l’érosion de la biodiversité et la pollution — met sérieusement en danger la sécurité alimentaire à l’échelle de l’Afrique de l’Est. Le ministre d’État à la Planification et au Développement, Seyoum Mekonnen, a déclaré que l’interaction du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution compromet les acquis économiques obtenus au prix de décennies d’efforts. Prenant la parole à l’ouverture d’un atelier régional de quatre jours du Fonds pour l'environnement mondial (GEF) élargi, organisé à Addis-Abeba, il a affirmé que la protection de l’environnement ne saurait désormais être reléguée au second plan. Selon lui, elle constitue aujourd’hui un enjeu vital, au cœur même de la survie collective et du développement futur. Il a souligné que l’Afrique de l’Est est confrontée à une instabilité climatique croissante, marquée par des conditions météorologiques imprévisibles, des sécheresses persistantes et une détérioration rapide des écosystèmes. Ces pressions entraînent des déplacements de populations, fragilisent les moyens de subsistance et accentuent les tensions sur les économies nationales. Seyoum Mekonnen a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à intégrer l’action climatique dans sa stratégie de développement durable. Il a cité plusieurs initiatives majeures, notamment l’Initiative Héritage Vert, qui a permis la plantation de plus de 48 milliards de plants en sept ans, ainsi que des investissements d’envergure dans les énergies renouvelables, à l’image du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne. Il a également mentionné des programmes ambitieux de développement de corridors urbains, des réformes des systèmes alimentaires durables dans le cadre de l’initiative YeLemat Tirufat, ainsi que l’interdiction d’importer des véhicules particuliers à carburant fossile afin d’accélérer la transition vers la mobilité électrique. Rappelant que la capitale éthiopienne a accueilli le Deuxième Sommet africain sur le climat en septembre 2025, il a indiqué que cette rencontre s’est conclue par l’adoption de la Déclaration d’Addis-Abeba, qu’il considère comme un tournant marquant le passage d’un discours centré sur la vulnérabilité à un leadership africain orienté vers les solutions. Il a ajouté que la désignation de l’Éthiopie pour accueillir la COP32 en novembre 2027 témoigne de son rôle croissant sur la scène climatique internationale. Malgré ces avancées, le secrétaire d’État a averti que les financements climatiques et environnementaux mondiaux demeurent insuffisants face aux besoins réels. Tout en reconnaissant l’importance du GEF, il a plaidé pour des procédures d’approbation plus rapides et une augmentation des flux financiers en direction des pays en développement, notamment en Afrique. Il a appelé à faciliter l’accès aux ressources, à privilégier des projets portés par les pays eux-mêmes et axés sur des résultats concrets, et à renforcer la coopération régionale afin de faire face efficacement à la triple crise planétaire. De son côté, le coordinateur du GEF pour l’Afrique, Jonky Tenou, a observé que l’Afrique de l’Est, bien que riche en ressources naturelles et en capacités de résilience, doit relever des défis interdépendants — variabilité climatique, érosion de la biodiversité, dégradation des terres et pollution — qui dépassent souvent les frontières nationales. Il a expliqué que l’atelier vise à aider les pays de la région à s’engager de manière plus stratégique et cohérente dans le cadre du partenariat du GEF. Il a par ailleurs souligné que deux mécanismes majeurs de financement climatique soutiennent actuellement les pays africains, dont l’Éthiopie, dans leurs efforts d’adaptation et de transition vers un développement à faibles émissions. L’un est spécifiquement consacré à l’adaptation, avec une attention particulière aux pays les moins avancés, tandis que l’autre accompagne la transformation des économies vers une croissance sobre en carbone. Ensemble, ces instruments constituent le socle principal du financement climatique sur le continent. Enfin, Jonky Tenou a salué l’Éthiopie comme l’un des pays enregistrant des progrès notables dans l’utilisation efficace de ces ressources, grâce à une coordination solide entre le gouvernement et les partenaires internationaux chargés de la mise en œuvre des projets d’adaptation et de développement à faibles émissions.
Le Premier ministre Abiy affirme que l’avenir de l’Éthiopie repose sur un développement urbain vert et planifié.
Feb 4, 2026 288
Addis-Abeba, le 4 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que la prospérité durable de l’Éthiopie repose sur la mise en place de villes vertes, résilientes et soigneusement planifiées, capables de soutenir le développement tout en protégeant les ressources naturelles. Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en garde contre les risques majeurs qu’une urbanisation incontrôlée pourrait faire peser sur l’environnement, soulignant qu’une croissance urbaine durable doit impérativement concilier progrès économique et protection de la nature. S’exprimant lors de la 10ᵉ session ordinaire de la cinquième année de la Chambre des représentants du peuple, le chef du gouvernement a indiqué que l’ampleur des projets de développement urbain et des corridors en cours à travers le pays transformait déjà en profondeur le paysage national. Il a affirmé que les changements induits par ces initiatives sont désormais visibles, notant que cette dynamique de modernisation, initialement concentrée à Addis-Abeba, s’est progressivement étendue à l’ensemble du territoire, devenant un véritable mouvement national de transformation urbaine. Le Premier ministre a toutefois averti que la croissance rapide de la population, si elle n’est pas accompagnée d’une planification rigoureuse, risque d’exercer une pression considérable sur les villes et les infrastructures existantes. Selon lui, l’absence d’une planification urbaine adéquate pourrait aggraver les déséquilibres sociaux, économiques et environnementaux. Il a insisté sur l’importance de bâtir des villes capables d’offrir des services diversifiés dans un environnement équilibré, condition essentielle pour garantir la sécurité, la mobilité et un cadre de vie sain aux citoyens. S’appuyant sur les expériences internationales, Abiy Ahmed a souligné que les trajectoires de développement suivies par les pays occidentaux et asiatiques constituent des enseignements précieux. Il a reconnu que si leur prospérité est remarquable, elle s’est souvent réalisée au détriment de l’environnement. Il a également rappelé que certains pays en développement consacrent aujourd’hui jusqu’à 9 % de leur produit intérieur brut à faire face aux conséquences du changement climatique, ajoutant que la pollution a déjà gravement affecté certaines régions d’Asie, où des villes entières sont devenues difficilement accessibles en raison de la dégradation de la qualité de l’air. Réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur d’une réforme économique verte, le Premier ministre a déclaré que le pays est résolu à éviter les erreurs du passé en veillant à ce que le développement se fasse en harmonie avec la nature. Il a cité, à cet égard, des initiatives concrètes telles que le programme Green Legacy, axé sur la restauration des paysages dégradés, ainsi que les projets de développement riverain destinés à réhabiliter les cours d’eau urbains. Le Premier ministre a enfin appelé les citoyens à prendre conscience que le développement durable ne peut être atteint qu’en adoptant des modes de vie et de mobilité respectueux de l’environnement. Il a conclu en soulignant que le développement en cours des corridors urbains constitue une démarche stratégique essentielle pour l’avenir du pays, affirmant qu’elle contribuera à améliorer la qualité de vie, à concilier modernité et nature, et à léguer aux générations futures une Éthiopie plus prospère et durable.
L’Éthiopie évolue de l’aide humanitaire d’urgence vers la résilience climatique grâce à des investissements dans le secteur de l’eau, selon le ministère.
Feb 2, 2026 297
Addis-Abeba, le 2 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Eau et de l’Énergie indique que l’Éthiopie a abandonné les interventions d’urgence à court terme au profit d’une approche de résilience climatique à long terme, centrée sur le développement des infrastructures hydrauliques. Lors d’un entretien exclusif accordé à l’ENA, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a rappelé que plusieurs régions du pays subissent des sécheresses récurrentes depuis 30 à 40 ans. Face à ces crises répétées, les gouvernements précédents avaient principalement recours à la réinstallation des populations et à l’aide humanitaire d’urgence afin de préserver des vies. Selon le ministre, cette logique est désormais en pleine évolution. Il a indiqué que la politique nationale actuelle met l’accent sur le renforcement de la résilience dès la source. « Construire la résilience, c’est permettre aux populations de rester sur leurs terres même en période de sécheresse », a-t-il expliqué. Dans cette optique, le gouvernement privilégie des solutions locales et durables dans le secteur de l’eau, telles que l’exploitation des eaux souterraines, la collecte des eaux de pluie, la maîtrise des crues soudaines et la construction de petits barrages à l’échelle des kebeles et des woredas. D’après Habtamu Itefa, ces interventions commencent déjà à transformer les conditions de vie dans les zones les plus exposées à la sécheresse. Il a cité l’exemple de Borana, où les communautés produisent aujourd’hui des céréales comme le blé, une activité autrefois inimaginable dans cette région. Le ministre a également souligné que, pour la première fois, le gouvernement fédéral a alloué des fonds publics à des projets de résilience climatique dans les régions de Somali, Afar et Tigray, notamment dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. Ces investissements ont permis d’améliorer l’accès à l’eau pour les populations et leur bétail. Il a par ailleurs mis en avant le développement de systèmes d’approvisionnement en eau fonctionnant à l’énergie solaire dans la région Afar, où l’absence d’électricité avait longtemps limité le potentiel économique, malgré l’importance des ressources pastorales. Ces initiatives visent à assurer un accès durable à l’eau pour les usages domestiques et l’élevage, en mobilisant à la fois les ressources en eaux souterraines et en eaux de surface. « Face aux chocs climatiques, les populations ne devraient pas être contraintes de mendier », a déclaré le ministre. « Elles doivent pouvoir s’appuyer sur leurs propres ressources en eau, leurs systèmes alimentaires et leurs sources d’énergie. » Habtamu Itefa a également appelé les États membres de l’Union africaine à s’inspirer de cette approche fondée sur la résilience, soulignant que le changement climatique dépasse les frontières nationales et que l’instabilité dans un pays a des répercussions sur toute la région. « Les résultats positifs de cette politique sont bien réels et devraient être reproduits à travers l’Afrique », a-t-il affirmé. Selon lui, l’expérience éthiopienne prouve que la résilience climatique est atteignable grâce à la sécurisation de l’eau, au recours aux énergies renouvelables et aux investissements locaux, constituant ainsi un modèle concret pour le continent, en ligne avec l’Agenda 2063. En parallèle, l’Éthiopie a planté plus de 40 milliards de jeunes arbres au cours des six dernières années dans le cadre de l’initiative de l'empreinte verte, lancée en 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed, afin de lutter contre la déforestation, d’accroître la couverture forestière et de renforcer la résilience climatique du pays.
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Vieilles amitiés, nouvelle adresse
Feb 17, 2026 183
Par Henok Tadele Le président turc Recep Tayyip Erdoğan s’apprête à effectuer une visite officielle à Addis-Abeba, dans un contexte où la Turquie et l’Éthiopie redéfinissent progressivement leurs positions sur les scènes régionale et internationale. Ce déplacement ne relève pas d’un simple agenda diplomatique : il incarne la relance d’un partenariat ancien et souligne l’intensification d’une coopération dont les intérêts convergent désormais plus clairement dans les domaines du commerce, de la sécurité et de l’influence continentale. La venue du chef de l’État turc en Éthiopie dépasse ainsi le cadre protocolaire. Elle s’inscrit dans une dynamique d’équilibre et de continuité historique entre deux pays qui ont su préserver la constance de leurs relations à travers les évolutions géopolitiques. Il y a quelques années, alors que l’Éthiopie traversait une période particulièrement sensible, le Premier ministre Abiy Ahmed avait été accueilli en Turquie avec une considération remarquable. Cette réception, marquée par le respect des traditions et par une chaleur diplomatique assumée, reflétait une relation fondée sur la confiance durable plutôt que sur des calculs circonstanciels. Aujourd’hui, à l’approche de la visite de Recep Tayyip Erdoğan à Addis-Abeba, un sentiment de réciprocité historique se dessine, comme la poursuite naturelle d’un dialogue engagé depuis plusieurs générations. L’Éthiopie s’est imposée au fil du temps comme l’un des partenaires africains les plus constants d’Ankara. Cette visite peut ainsi être interprétée comme un retour vers un allié stratégique dont la stabilité politique, les ambitions économiques et le poids continental ne cessent de s’affirmer. Une relation ancrée dans la longue durée Les relations entre la Turquie et l’Éthiopie précèdent largement l’ère diplomatique contemporaine. Dès les siècles passés, des échanges commerciaux et culturels reliaient la Corne de l’Afrique à l’Anatolie à travers les routes maritimes de la mer Rouge et les circuits méditerranéens. Ces interactions, amorcées bien avant l’établissement des États modernes, ont progressivement évolué vers des relations institutionnalisées. Un jalon majeur fut posé en 1896 avec l’échange de délégations entre le sultan ottoman Abdul Hamid II et l’empereur éthiopien Menelik II, constituant le premier contact diplomatique structuré entre les deux entités politiques. L’ouverture du consulat ottoman à Harar en 1912 consolida cette dynamique. À l’époque républicaine, la Turquie franchit une étape significative en établissant en 1926, à Addis-Abeba, sa première ambassade en Afrique subsaharienne. L’Éthiopie fit de même à Ankara en 1933. Ces décisions fondatrices ont fourni l’ossature institutionnelle d’une relation qui a su traverser les mutations politiques du XXe siècle et s’adapter aux nouvelles réalités stratégiques. Au fil des décennies, les échanges diplomatiques, économiques et les partenariats de développement ont renforcé cette coopération, faisant du lien turco-éthiopien l’un des partenariats les plus stables entre l’Afrique et l’Eurasie — un partenariat désormais appelé à jouer un rôle accru dans un environnement international en recomposition. L’affirmation économique de l’Éthiopie et les perspectives d’un avenir structurant L’Éthiopie s’impose aujourd’hui comme l’un des pôles de croissance les plus dynamiques du continent africain. La modernisation accélérée de ses infrastructures, l’essor de son tissu industriel et la transformation rapide de ses centres urbains redéfinissent en profondeur son architecture économique. Déjà classée parmi les principales économies africaines, elle se projette, au rythme actuel de sa progression, vers un rôle de premier plan susceptible de la hisser au rang de puissance économique majeure du continent dans la décennie à venir. Cette trajectoire ascendante suscite naturellement l’intérêt de partenaires stratégiques à la recherche d’ancrages durables. La Turquie, dotée d’un appareil productif solide, d’une industrie diversifiée et d’un savoir-faire technologique compétitif, apparaît comme un acteur particulièrement bien positionné pour accompagner et soutenir cette phase d’expansion. Une complémentarité démographique et économique stratégique La dimension démographique confère à cette coopération une portée exceptionnelle. Avec plus de 85 millions d’habitants pour la Turquie et plus de 130 millions pour l’Éthiopie, les deux pays représentent ensemble un espace économique de plus de 200 millions de consommateurs et de producteurs potentiels. Cette masse critique ouvre la voie à une intensification des échanges commerciaux, à l’implantation industrielle et au développement de chaînes de valeur partagées. Une collaboration structurée entre Turquie et Éthiopie pourrait ainsi stimuler l’innovation, accroître les capacités manufacturières et consolider l’accès aux marchés d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe. Par ailleurs, la position géostratégique de l’Éthiopie, au cœur de la Corne de l’Afrique et à proximité des grandes voies maritimes de la mer Rouge, offre à la Turquie une passerelle naturelle vers les réseaux économiques africains en pleine expansion. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte d’intégration continentale croissante, notamment avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui accélère la structuration d’un marché africain unifié. Aviation et intégration continentale En Afrique, où les connexions terrestres demeurent encore insuffisamment développées, le transport aérien reste l’ossature principale des échanges commerciaux et institutionnels. Dans ce contexte, Ethiopian Airlines s’est imposée comme l’un des réseaux aériens les plus performants du continent, reliant efficacement les grands centres politiques, économiques et financiers africains. Cette position dominante dans l’aviation confère à l’Éthiopie un rôle stratégique de plateforme régionale. Pour la Turquie, cet atout représente un accès privilégié aux marchés africains en expansion et aux corridors logistiques émergents. La synergie entre Addis-Abeba et Istanbul — deux hubs aéroportuaires de dimension mondiale — ouvre des perspectives significatives en matière de transfert de compétences, de développement logistique intégré et d’élargissement des routes commerciales intercontinentales. Grands projets et dynamique infrastructurelle La feuille de route éthiopienne pour la prochaine décennie repose sur un ambitieux programme d’investissements dans les transports, l’énergie et l’urbanisme. L’extension du réseau ferroviaire, la construction de barrages hydroélectriques, le développement de nouveaux aéroports ainsi que d’importants projets immobiliers visent à renforcer la productivité nationale et à améliorer durablement les conditions de vie. Les entreprises turques de construction, reconnues à l’échelle internationale pour leur maîtrise technique et leur capacité à livrer des infrastructures complexes dans des délais optimisés, pourraient jouer un rôle central dans cette transformation. Un approfondissement de la coopération dans ce secteur générerait des retombées économiques majeures tout en accélérant la modernisation structurelle de l’Éthiopie. Vers l’émergence d’une industrie sidérurgique compétitive La Turquie figure parmi les acteurs majeurs de la production mondiale de fer et d’acier, forte d’une base industrielle robuste et d’une expertise technique éprouvée. L’Éthiopie, pour sa part, dispose d’importantes réserves de minerai de fer et aspire à bâtir une industrie sidérurgique nationale capable de soutenir son développement. L’alliance entre l’expertise industrielle turque et les ressources naturelles éthiopiennes pourrait transformer cette ambition en réalité concrète. Le développement d’un secteur sidérurgique performant permettrait non seulement d’alimenter les vastes projets d’infrastructures du pays, mais aussi de positionner l’Éthiopie comme futur pôle manufacturier régional, créateur d’emplois et vecteur d’autonomie industrielle. Ressources minières, énergie et diversification industrielle Au-delà du fer, l’Éthiopie possède des réserves stratégiques d’or, de gaz naturel et de terres rares, dont la demande mondiale progresse, notamment dans les technologies avancées et les énergies renouvelables. L’expertise turque dans l’extraction, le traitement et la valorisation des ressources naturelles ouvre des perspectives de partenariat mutuellement bénéfiques, renforçant les chaînes de valeur industrielles des deux pays. Consolidation de la confiance économique La Turquie s’est déjà affirmée comme l’un des principaux investisseurs étrangers en Éthiopie. Des entreprises turques sont actives dans les secteurs manufacturier, textile, de la construction et des services, contribuant significativement à l’emploi local et à l’industrialisation. La trajectoire de croissance soutenue et la diversification progressive de l’économie éthiopienne laissent entrevoir une intensification des flux d’investissements. Une coopération industrielle de long terme pourrait ainsi consolider les liens économiques bilatéraux et favoriser une prospérité partagée fondée sur la complémentarité stratégique. Sécurité maritime et équilibre géostratégique L’ambition de l’Éthiopie de disposer d’un accès maritime fiable dépasse largement la seule dimension commerciale. Elle s’inscrit dans une logique de souveraineté économique et de projection stratégique. Un engagement accru en mer Rouge pourrait contribuer à la sécurisation de l’un des corridors maritimes les plus essentiels au commerce mondial. Historiquement, la présence navale éthiopienne a joué un rôle stabilisateur dans certaines zones du sud de la mer Rouge. Un repositionnement dans ce domaine renforcerait la sécurité maritime régionale, réduisant les risques liés aux perturbations des routes commerciales. Une telle stabilité bénéficie directement au transport maritime international et à la fluidité des échanges, des enjeux qui correspondent étroitement aux intérêts de la Turquie en tant que puissance commerciale majeure reliant l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient. Influence diplomatique et projection continentale L’Éthiopie occupe une place politique singulière en Afrique, notamment en tant que pays hôte de Union africaine. Addis-Abeba constitue ainsi un centre névralgique où se définissent les grandes orientations diplomatiques et économiques du continent. Un partenariat renforcé avec l’Éthiopie permet d’élargir naturellement la portée diplomatique et économique de ses partenaires à l’échelle africaine. Pour la Turquie, cette coopération ouvre des perspectives d’intégration plus profonde dans les dynamiques politiques continentales. Par ailleurs, l’appartenance de la Turquie au G20 ajoute une dimension supplémentaire à cette relation. Elle crée un pont stratégique entre les ambitions africaines et les mécanismes de gouvernance économique mondiale, donnant à la coopération bilatérale une résonance internationale. Une visite tournée vers l’avenir La visite du président Recep Tayyip Erdoğan intervient à un moment charnière où les deux pays consolident leur rôle régional et élargissent leur projection internationale. Elle devrait favoriser l’approfondissement des partenariats économiques, renforcer la coordination diplomatique et stimuler de nouvelles initiatives industrielles et technologiques. Plus fondamentalement, elle confirme que les relations entre la Turquie et l’Éthiopie reposent sur une continuité historique, une confiance réciproque et une convergence d’intérêts stratégiques. À mesure que l’Éthiopie accélère sa transformation économique et que la Turquie affirme son influence commerciale globale, leur coopération apparaît comme un levier potentiel de stabilité régionale, d’expansion industrielle et de prospérité partagée. Cette visite ne marque pas tant l’ouverture d’une nouvelle ère que la poursuite d’un dialogue ancien — celui de deux nations géographiquement éloignées mais dont les trajectoires stratégiques se rejoignent avec une clarté croissante.
L’Union africaine à 70 ans : Du combat pour l’indépendance à l’essor continental
Feb 13, 2026 210
Par Molla Mitiku (traduit vers français) Soixante-dix ans après sa création officielle, l’Union africaine reste l’institution politique collective la plus durable du continent africain. Née dans le contexte de la lutte anticoloniale et façonnée par des décennies de réformes, de conflits et d’expérimentations institutionnelles, elle se trouve aujourd’hui à un tournant crucial. En 2026, sa légitimité se mesurera non plus à ses déclarations, mais à sa capacité à traduire la diplomatie continentale en résultats concrets pour la paix, la prospérité et la dignité des 1,4 milliard d’Africains. Héritage et parcours historique L’histoire de l’UA reflète le long combat de l’Afrique pour retrouver sa place dans un système mondial qui l’avait longtemps marginalisée. Du panafricanisme intellectuel des débuts au contexte géopolitique complexe du XXIᵉ siècle, l’Union incarne la volonté de transformer une histoire commune de résistance en un projet collectif de puissance et d’autonomie. Initialement créée pour mettre fin au colonialisme et défendre la souveraineté nouvellement acquise, son mandat s’est progressivement élargi pour inclure la prévention des conflits, l’intégration économique, la résilience climatique et la défense des intérêts africains à l’échelle mondiale. L’UA doit cependant concilier souveraineté nationale et responsabilité partagée en matière de paix, de développement et de reddition de comptes. L’unité continentale et le panafricanisme Héritière institutionnelle du panafricanisme, l’Union africaine puise ses racines dans les mouvements transnationaux nés à la fin du XIXᵉ siècle parmi les Africains et la diaspora, confrontés à l’esclavage, au racisme et à la domination coloniale. L’indépendance du Ghana en 1957, sous le leadership de Kwame Nkrumah, a marqué un tournant, affirmant que la liberté politique sans unité économique exposerait l’Afrique à une dépendance extérieure. Le compromis entre visions ambitieuses et prudentes des dirigeants africains a conduit à la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963, centrée sur la décolonisation et le respect des frontières héritées du passé. De l’OUA à l’UA : acquis et limites Pendant près de quarante ans, l’OUA a servi de bouclier diplomatique, soutenant les mouvements anticoloniaux en Afrique australe et contribuant à des succès historiques, comme la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et l’indépendance de plusieurs États. Mais la non-ingérence et le respect strict des frontières ont limité sa capacité à prévenir les conflits internes et à protéger les populations, comme en témoignent le génocide rwandais de 1994 et les guerres civiles en Libéria et Sierra Leone. La création de l’UA en 2002 a marqué un tournant, avec l’introduction du principe de non-indifférence, permettant l’intervention en cas de génocide, crimes de guerre ou crimes contre l’humanité. L’Architecture africaine de paix et de sécurité, incluant le Conseil de paix et de sécurité et la Force africaine en attente, a permis des missions au Burundi, au Darfour et en Somalie, illustrant à la fois le potentiel et les limites des opérations de maintien de la paix, encore largement dépendantes des financements extérieurs. L’Éthiopie : pilier historique et contemporain L’Éthiopie occupe une place centrale dans l’histoire et l’actualité de l’unité africaine. Seule nation à avoir vaincu une puissance coloniale européenne lors de la bataille d’Adwa en 1896, elle est devenue un symbole de résistance et a inspiré des leaders panafricains tels que Kwame Nkrumah et Nelson Mandela. Son rôle diplomatique fut décisif lors de la fondation de l’OUA, et Addis-Abeba demeure aujourd’hui le siège de l’UA et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Le pays contribue également à la sécurité africaine, fournissant depuis plus de sept décennies des Casques bleus pour l’ONU et les missions de l’UA. L’intégration économique constitue un autre pilier, avec Ethiopian Airlines reliant de nombreuses capitales africaines et le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) exportant de l’électricité vers plusieurs pays voisins. L’Éthiopie a également adopté précocement la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA) et mène des initiatives climatiques ambitieuses, comme l’Initiative Héritage Vert. Agenda 2063 et ambitions économiques L’Agenda 2063, « L’Afrique que nous voulons », vise à transformer le continent en une entité intégrée et prospère. La ZLECAf est au cœur de cette stratégie, avec pour objectif de porter le commerce intra-africain de 15-18 % à plus de 50 % d’ici 2045, en réduisant les droits de douane et en harmonisant les chaînes de valeur régionales. Les défis restent importants : déficit de financement des infrastructures, corridors de transport limités, pénuries d’énergie et obstacles non tarifaires persistants. L’UA mise sur des infrastructures « molles », comme le Système panafricain de paiement et de règlement, pour faciliter le commerce et stimuler la croissance inclusive. Défis politiques et enjeux de l’eau À l’occasion de son 70ᵉ anniversaire, l’UA doit faire face à une instabilité politique croissante, avec la résurgence de coups d’État et l’érosion démocratique. Dans ce contexte, la 39ᵉ session ordinaire de l’Assemblée, en février 2026, a choisi pour thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ». Ce choix souligne l’importance cruciale de l’eau pour la sécurité, le développement agricole, l’énergie et la stabilité sociale, au cœur de l’industrialisation et des projets transfrontaliers tels que le GERD. Un carrefour décisif À 70 ans, l’Union africaine se tient à un moment charnière entre ambition et responsabilité. Les visions de Nkrumah et Haïlé Sélassié, fondées sur l’unité, la dignité et la prospérité partagée, restent d’actualité. La capacité de l’UA à transformer ces aspirations en actions concrètes — de la souveraineté sanitaire à la gestion du nexus eau-énergie-alimentation — déterminera la trajectoire du continent pour les générations à venir. Les décennies à venir révéleront si l’Union devient un moteur effectif de changement ou si elle reste une vision ambitieuse en quête de réalisation tangible pour ses peuples.