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CEA, UNESCO et OIF : le multilinguisme au cœur de la Journée de la traduction
Sep 30, 2026 23
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), l’UNESCO et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont réaffirmé leur engagement en faveur du multilinguisme, de la diversité linguistique et du renforcement des compétences des professionnels des langues, à l’occasion de la Journée internationale de la traduction célébrée à Addis-Abeba. Prenant la parole lors de la célébration, la Secrétaire exécutive adjointe de la CEA, Mama Keita, a salué l’attention accordée aux métiers de la traduction et de l’interprétation, soulignant l’importance du partenariat avec l’OIF pour la formation et le renforcement des capacités des traducteurs africains. Elle a également mis en avant le rôle des professionnels des langues dans le fonctionnement du système multilatéral, rappelant que chaque traduction, interprétation, révision ou édition contribue à faciliter le dialogue entre les délégations et à rendre l’information accessible. De son côté, la Directrice du Bureau de liaison de l’UNESCO auprès de l’Éthiopie et de l’Union africaine, Rita Bissoonauth, a souligné que la compréhension linguistique constitue également une question de droits, de dignité, de participation et d’inclusion. « Comprendre est une question de droits, de dignité, de participation et d’inclusion », a-t-elle déclaré, ajoutant que la traduction et l’interprétation professionnelles permettent notamment de faciliter l’accès à la justice, aux soins de santé, à l’éducation, aux sciences et à la culture. Mme Bissoonauth a par ailleurs attiré l’attention sur les transformations liées à l’intelligence artificielle dans le domaine linguistique. Selon elle, si ces technologies offrent d’importantes opportunités, elles présentent également des défis, notamment pour les langues africaines encore sous-représentées dans les ressources numériques. Elle a ainsi appelé à une innovation responsable, estimant que la technologie doit soutenir, et non remplacer, l’expertise humaine, les normes professionnelles et les connaissances culturelles. Pour sa part, la Représentante permanente de l’OIF auprès de l’Éthiopie, de l’Union africaine et de la CEA, Nefertiti Tshibanda, a insisté sur le lien entre diversité linguistique et participation effective au multilatéralisme. « Le multilinguisme n’est pas simplement une politique linguistique », a-t-elle affirmé, soulignant que les langues doivent pouvoir être effectivement utilisées pour travailler, négocier, accéder à l’information et participer à la prise de décision. Elle a également rappelé que la défense du français ne signifie pas une opposition aux autres langues, mais s’inscrit dans une conception du multilinguisme où l’anglais, l’arabe, l’espagnol, le portugais, le russe, le chinois ainsi que les langues africaines peuvent être entendus, utilisés et respectés. Mme Tshibanda a, en outre, mis l’accent sur la relève africaine dans les métiers de la traduction et de l’interprétation. Elle a indiqué que le programme destiné aux jeunes traducteurs et traductrices africains, lancé par l’OIF en partenariat avec la CEA, avait suscité plus d’un millier de candidatures. Pour elle, cet intérêt témoigne de l’existence d’une jeunesse africaine désireuse de se professionnaliser dans ces métiers et d’intégrer les organisations internationales. Les intervenantes ont ainsi souligné que la traduction dépasse le simple passage d’une langue à une autre. Elle constitue un moyen de faire circuler les connaissances, de rapprocher les cultures et de permettre aux peuples de participer pleinement au dialogue international. La célébration a également rappelé l’importance de préserver la diversité linguistique à l’heure des mutations technologiques, afin que les langues demeurent des instruments de dialogue, d’inclusion, de coopération et de rapprochement entre les peuples.
Ethiopian Airlines et Boeing signent un accord portant sur une commande d'avions
Sep 30, 2026 29
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) Ethiopian Airlines a signé un accord historique avec Boeing portant sur 10 avions-cargos Boeing 777, ce qui permettra d’élargir considérablement la flotte et les activités de fret internationales de la compagnie aérienne. L’accord a été officiellement signé par Mesfin Tasew, PDG du groupe Ethiopian Airlines, et Brad McMullen, vice-président senior des ventes et du marketing commerciaux chez Boeing. S’exprimant lors de la cérémonie de signature, Mesfin a souligné que l’accord comprenait huit commandes fermes de Boeing 777-8 Freighter, un avion-cargo de nouvelle génération, dont les livraisons sont prévues entre 2033 et 2035. De plus, l’accord porte sur deux Boeing 777 Freighter de la génération actuelle, dont les livraisons sont prévues en 2027 et 2028, portant ainsi le total des commandes fermes à 10 appareils. « Par ailleurs, nous allons acquérir quatre Boeing 777 cargo supplémentaires, issus de la conversion d’appareils de transport de passagers », a déclaré M. Mesfin, ajoutant que cette initiative visait à renforcer encore davantage les activités de fret d’Ethiopian Airlines. Le PDG a également souligné que les activités de fret représentaient actuellement environ 23 % du chiffre d’affaires total de la compagnie aérienne, ce qui en fait un volet important de l’activité globale d’Ethiopian Airlines. « Dans le cadre de notre stratégie Vision 2040, nous sommes déterminés à développer nos activités de fret en acquérant davantage d’avions-cargos », a-t-il déclaré. Il a également souligné le partenariat de longue date entre Ethiopian Airlines et Boeing, précisant que près de 80 % des avions à réaction de la compagnie avaient été fabriqués par Boeing. « Sur les 102 commandes fermes, 84 concernent des appareils Boeing qui seront livrés au cours des sept prochaines années. » Selon lui, le partenariat entre les deux entreprises s’étend au-delà des achats d’avions et de l’exploitation pour englober des domaines tels que le développement industriel, le renforcement des capacités, la formation, le développement du leadership et la fabrication aérospatiale. Ethiopian Airlines fabrique des pièces d’avion et les fournit à Boeing pour la production de nouveaux appareils, a-t-il précisé. « Notre coopération entre les deux entreprises est vaste et repose sur la valeur, la confiance et la collaboration. » Ethiopian Airlines cherche à se développer rapidement tant dans le transport de passagers que dans le fret, ce qui rend l’acquisition de nouveaux avions essentielle à la stratégie de croissance de la compagnie, a-t-il souligné. De son côté, Brad McMullen, vice-président senior des ventes et du marketing commerciaux chez Boeing, a déclaré que le partenariat entre Boeing et Ethiopian Airlines s’étendait sur les près de 80 ans d’histoire de la compagnie aérienne. Rappelant que Boeing et Ethiopian Airlines avaient franchi ensemble plusieurs étapes importantes, il a ajouté : « Aujourd’hui, nous saluons Ethiopian Airlines comme la première compagnie aérienne africaine à commander un autre modèle de la famille 777X, le 777-8 Freighter. » M. McMullen a en outre souligné que l’achat de huit 777-8 Freighter et de deux 777 Freighter témoigne de la poursuite de leur solide partenariat, alors qu’Ethiopian Airlines développe sa flotte et son réseau en Afrique et au-delà. Selon M. McMullen, cette commande allie les performances éprouvées du Boeing 777 Freighter aux capacités avancées du 777-8 Freighter, qu’il décrit comme le biréacteur cargo le plus récent, le plus grand et le plus efficace de sa catégorie. Il s’est dit convaincu que ces appareils aideraient Ethiopian Airlines à répondre à la demande croissante en matière de services de fret aérien. Le Boeing 777 Freighter est actuellement l’avion-cargo bimoteur offrant la plus grande autonomie au monde ; il permet aux transporteurs de réduire leurs coûts de carburant et d’exploitation tout en maintenant un taux d’utilisation quotidien élevé de leurs appareils, a ajouté M. McMullen. Le 777 Freighter d’Ethiopian Airlines a été l’avion le plus utilisé de toute la flotte commerciale mondiale l’année dernière, ce qui témoigne de la solidité de l’activité cargo de la compagnie aérienne et du partenariat entre les deux entreprises. M. McMullen a également souligné que le 777-8 Freighter conserve les caractéristiques clés du 777 Freighter qui favorisent l’efficacité des opérations, un taux d’utilisation élevé et la fiabilité, tout en intégrant des technologies de pointe en tant que membre de la famille 777X de Boeing, notamment une toute nouvelle aile en composite de fibre de carbone. Il a ajouté que le partenariat entre Boeing et Ethiopian Airlines va au-delà de la simple vente d’avions pour s’étendre au développement plus large de l’écosystème aéronautique éthiopien. Les deux entreprises collaborent dans des domaines tels que le développement industriel, les opportunités liées à la chaîne d’approvisionnement aéronautique, l’enseignement et la formation aéronautiques par le biais d’un centre d’excellence, le renforcement des compétences en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM), ainsi que la formation de la prochaine génération de dirigeants du secteur aéronautique. « Nous sommes impatients de façonner l’avenir ensemble », a souligné M. McMullen.
Le Premier ministre Abiy affirme que la raffinerie de Lamu permettra de diversifier les sources d'approvisionnement de l'Éthiopie et de dynamiser le commerce régional
Sep 30, 2026 46
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré que la raffinerie de Lamu, au Kenya, offrirait à l’Éthiopie une source régionale supplémentaire de produits pétroliers raffinés, élargissant ainsi ses options d’approvisionnement tout en créant de nouvelles opportunités commerciales et d’investissement. S'exprimant lors de la cérémonie de pose de la première pierre, en présence de chefs d'État et de gouvernement africains, de l'industriel Alhaji Aliko Dangote, de ministres, d'ambassadeurs et d'autres dignitaires, le Premier ministre Abiy a qualifié ce projet d'étape importante vers le renforcement de la sécurité énergétique et la promotion de l'intégration économique régionale en Afrique de l'Est. Il a souligné que, depuis des années, une grande partie du carburant alimentant les économies africaines est raffinée en dehors du continent, exposant ainsi les pays aux perturbations et à la volatilité des marchés mondiaux. Alors que les villes africaines s’étendent et que les industries se développent, le Premier ministre a déclaré que la demande croissante en carburant rendait de plus en plus important le développement de capacités de raffinage plus proches des marchés régionaux et la mise en place de systèmes d’approvisionnement plus résilients. « La raffinerie de Lamu offre un moyen de modifier cet équilibre », a-t-il déclaré, soulignant que le projet rapprocherait les capacités de raffinage des consommateurs africains et apporterait une capacité supplémentaire significative à la région. « Pour l’Éthiopie, une source régionale supplémentaire élargira nos options d’approvisionnement et créera de nouvelles opportunités en matière de commerce et d’investissement », a déclaré le Premier ministre Abiy. Il a ajouté que l’importance de la raffinerie s’étendrait au-delà de la production de carburant, car des industries connexes pourraient voir le jour autour du site. Son emplacement au sein du corridor de transport Lamu-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), a-t-il précisé, pourrait renforcer davantage les liens entre les centres de production et les marchés régionaux. Le Premier ministre Abiy a félicité le président kenyan William Ruto pour avoir fait avancer un projet d’infrastructure dont l’importance dépasse les frontières du Kenya, affirmant que de tels investissements peuvent contribuer à approfondir l’intégration économique entre les pays voisins. Il a également salué Alhaji Aliko Dangote pour avoir mis au service du projet son expérience dans le développement d’entreprises industrielles africaines à grande échelle, citant ses investissements dans le ciment, les engrais et le raffinage comme exemples de la capacité industrielle nécessaire pour mener la transformation économique de l’Afrique. S’adressant aux chefs d’entreprise, le Premier ministre a déclaré que l’Afrique de l’Est devait être considérée non seulement comme un marché, mais aussi comme un lieu de production, de construction et de création de valeur. Il a souligné que l’impact durable d’un projet de cette envergure devait être mesuré à l’aune des opportunités qu’il génère qu’il s’agisse de savoir-faire technologique, de la création de nouvelles entreprises, d’emplois qualifiés ou de perspectives d’avenir pour la prochaine génération. « Les jeunes Africains ne doivent pas se contenter d’être de simples observateurs de projets comme celui-ci. Ils doivent en devenir les ingénieurs, les techniciens, les entrepreneurs et les dirigeants », a déclaré le Premier ministre. Le Premier ministre Abiy a ajouté que la convergence entre le leadership national, le secteur privé et la coopération régionale pourrait transformer la production de la région et renforcer la capacité de l’Afrique à répondre à ses propres besoins croissants. « L’Éthiopie se félicite de cette évolution », a-t-il déclaré, exprimant l’espoir que la raffinerie de Lamu serve les intérêts du Kenya tout en contribuant à l’effort plus large de l’Afrique visant à produire davantage ce qu’elle consomme. Selon le groupe Dangote, le lancement de la raffinerie de pétrole de Lamu, d’une valeur de 16 milliards de dollars, marque un nouveau chapitre dans l’industrialisation de l’Afrique. Cette installation, d’une capacité de 700 000 barils par jour, témoigne de la capacité croissante du continent à construire son propre avenir industriel.
Le Premier ministre Abiy au Kenya pour la cérémonie d'inauguration des travaux de la raffinerie de Lamu
Sep 30, 2026 90
Addis Ababa le 30 septembre, 2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed arrive ce matin au Kenya en vue de la cérémonie de pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole de Lamu, un projet de plusieurs milliards de dollars. Ce projet, soutenu par le groupe Dangote, constitue un développement majeur des infrastructures énergétiques régionales en Afrique de l'Est. Située le long du corridor stratégique Lamu Port-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), cette installation est conçue pour traiter du pétrole brut et fournir des produits pétroliers raffinés, notamment de l'essence, du diesel et du kérosène, sur les marchés voisins. Une fois opérationnelle, la raffinerie renforcera la sécurité énergétique et approfondira les liens commerciaux à travers l'Afrique de l'Est.
Le pouvoir sur l'eau : de la conquête à la maîtrise
Sep 30, 2026 65
Extrait de « Pulse of Africa », média partenaire de l'ENA Le 30 septembre, 2026 (ENA) Tout au long de l’histoire, plusieurs dirigeants égyptiens ont eu recours à des invasions militaires, à des guerres par procuration et à une diplomatie secrète pour asseoir leur hégémonie sur le bassin du Nil et déstabiliser l’Éthiopie. Cette histoire n’a jamais porté uniquement sur l’eau. Il s’agissait de pouvoir. Il s’agissait de peur. Et il s’agissait de savoir qui aurait le dernier mot sur l’avenir d’un fleuve qui nourrit des millions de personnes. Depuis plus d’un siècle, l’Égypte et l’Éthiopie sont en proie à une rivalité façonnée par une réalité géographique immuable : l’Égypte se trouve en aval, l’Éthiopie en amont. Le Nil Bleu, connu en Éthiopie sous le nom d’Abay, prend sa source dans les hauts plateaux éthiopiens. De cette simple réalité découle une question plus profonde : qui contrôle le développement lorsque la source de vie se trouve en amont, mais que la sécurité se trouve en aval ? La rivalité entre l’Égypte et l’Éthiopie n’a jamais suivi un cours constant. Elle a évolué à maintes reprises. Au départ, elle s’appuyait sur la conquête. Puis elle s’est orientée vers la diplomatie et les pressions régionales. Plus tard, elle s’est transformée en levier financier. Et au XXIe siècle, elle s’est transformée en une lutte acharnée autour d’un projet : le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). Pour comprendre le présent, il faut retracer le passé à travers l’évolution des stratégies et des craintes. Chaque époque a ajouté une nouvelle couche à cette histoire. L'ère de l'ambition impériale Au XIXe siècle, à une époque où l'expansion semblait être la solution à tous les problèmes (1863-1879), l'Égypte, sous le khédive Ismaïl Pacha, tenta de redessiner la carte. Les forces égyptiennes avancèrent vers le sud et l'est, cherchant à étendre leur influence sur les territoires bordant la mer Rouge et le bassin du haut Nil. On considérait alors que le contrôle d'un territoire pouvait s'obtenir par la force des armes. En 1875 et 1876, les armées égyptiennes pénétrèrent en territoire éthiopien. Mais ces campagnes se soldèrent par un échec cuisant. À Gundet en 1875 et à Gura en 1876, dans ce qui est aujourd’hui l’Érythrée, les forces de l’empereur Yohannes IV leur infligèrent de lourdes défaites. Ces défaites mirent fin à la tentative de l’Égypte de conquérir l’Éthiopie par la force. Et la leçon resta gravée dans les mémoires. L’expansion militaire ne permettait pas de déterminer facilement qui détenait le contrôle des hauts plateaux éthiopiens. Elle ne permettait pas non plus de trancher la question de savoir qui contrôlait les sources du Nil. Guerre par procuration et soft power C’était une époque où la diplomatie du Nil croisait la politique de la Corne de l’Afrique (1956–1970). Sous Gamal Abdel Nasser, le conflit s’est éloigné de la logique du champ de bataille. Il est devenu un système politique. Désormais, la lutte pour le Nil se menait par la voie de la diplomatie, de la concurrence régionale, de la guerre par procuration et des pressions. Nasser aurait utilisé son soutien à des forces rivales et à des mouvements d’insurrection pour isoler l’Éthiopie. Il a soutenu l’irrédentisme somalien dans le conflit de l’Ogaden. Il a également financé des mouvements d’insurrection en Érythrée. Et la politique égyptienne consistait notamment à bloquer les prêts internationaux destinés aux infrastructures hydrauliques éthiopiennes. L’Accord sur les eaux du Nil de 1959, conclu entre l’Égypte et le Soudan, fut un symbole majeur de cette époque. Il répartissait l’utilisation des eaux du Nil sans que l’Éthiopie et les États riverains en amont ne soient présents à la table des négociations. L’Éthiopie rejeta cet accord, et les pays en amont furent exclus du processus décisionnel. Parallèlement, la politique du Nil devint indissociable de la politique régionale. Le conflit ne se limitait plus aux seules rives du fleuve. Elle s’étendit au-delà de la mer Rouge, en Érythrée, en Somalie et au Soudan, et s’entremêla avec des calculs plus larges liés à l’équilibre des pouvoirs dans la Corne de l’Afrique. C’est là que la rivalité s’est intensifiée : la sécurité hydrique est devenue une stratégie régionale. L'impératif de sécurité Ce fut une période où le Nil devint un enjeu de sécurité nationale (1970-1981). Sous Anwar Sadat, le ton changea à nouveau. Le Nil cessa d’être considéré principalement sous l’angle économique. Il devint une question de sécurité. Sadat aurait menacé de lancer une action militaire ouverte contre les projets éthiopiens de barrages sur le Nil. Pendant la guerre de l’Ogaden de 1977, l’Égypte arma les forces somaliennes. Des alliances stratégiques furent nouées pour encercler et affaiblir l’Éthiopie. Le conflit régional et le différend sur le Nil s’exacerbèrent de concert. Des recherches historiques attestent de l’aide militaire apportée par l’Égypte à la Somalie pendant la guerre et reflètent la crainte que l’instabilité en Éthiopie ne déstabilise le Soudan, ce qui nuirait à la position stratégique de l’Égypte. Le discours devint également plus direct. Sadate avertit que si l’Éthiopie entravait l’accès de l’Égypte aux eaux du Nil, l’Égypte pourrait riposter par la force. Un compte rendu universitaire fait état de l’idée selon laquelle il n’y aurait « aucune alternative » à la force si les intérêts de l’Égypte concernant le Nil étaient menacés. Il s’agissait là d’un changement de mentalité. On passait d’un désaccord sur le développement à une préparation militaire. De la négociation à une logique de « ligne rouge ». Siège financier et endiguement Sous le régime de Hosni Moubarak (1981-2011), les confrontations directes ont perdu de leur importance. Les pressions sont devenues plus discrètes, plus complexes et plus bureaucratiques. L’Égypte s’est tournée vers la diplomatie et l’influence internationale. Cette approche a été qualifiée d’« endiguement régional clandestin », consistant à soutenir des insurrections armées en Éthiopie, à bloquer les financements et, selon certaines sources, à établir une présence des services de renseignement dans les États voisins. Le conflit le plus visible de cette époque portait souvent sur le financement des infrastructures hydrauliques éthiopiennes. Des sources font état de l’opposition égyptienne au financement international de projets qui, selon Le Caire, risquaient d’affecter le débit du Nil. Il importe toutefois d’éviter toute simplification excessive. L’affirmation récurrente selon laquelle Moubarak aurait simplement opposé son veto à tous les prêts destinés aux barrages éthiopiens est trop générale. Les prêts internationaux dépendent de nombreux facteurs, et l’Éthiopie a réussi à obtenir des financements pour certains projets, tels que le GERD. Néanmoins, la tendance générale restait claire. L’Égypte tentait de préserver sa position établie dans la diplomatie du Nil. L’Éthiopie faisait davantage pression pour obtenir la liberté de se développer. Ainsi, la lutte s’est poursuivie, mais avec de nouveaux outils : prêts, institutions, autorisations techniques et timing diplomatique. Un choc télévisé L’ère Mohamed Morsi a été marquée par un moment public dramatique. En 2013, le débat politique autour du GERD a pris une tournure inhabituelle. Au cours d’une réunion télévisée en direct, des personnalités politiques égyptiennes ont évoqué des options secrètes et extrêmes pour faire pression sur l’Éthiopie. Parmi les idées avancées figuraient le sabotage, l’armement de factions rebelles éthiopiennes et le lancement de frappes aériennes. Cette émission a suscité un embarras général et une inquiétude internationale. Mais elle a également révélé un élément crucial : le barrage s’était profondément ancré dans la réflexion égyptienne en matière de sécurité. Il ne s’agissait plus seulement d’un différend technique, mais d’une menace pour la stabilité nationale, qui influençait ce que certains dirigeants étaient prêts à aborder ouvertement. Cet épisode ne s’est pas traduit par un ordre personnel de recourir à la violence. Il a toutefois montré l’éventail des stratégies de pression que certaines personnalités politiques estimaient justifiées. Encerclement moderne et « lignes rouges » Sous Abdel Fattah El-Sissi, la posture de l’Égypte s’est transformée en un mélange de diplomatie officielle, de dissuasion militaire et d’endiguement régional. D’une part, l’Égypte a renforcé ses alliances militaires et de défense avec les États voisins. Parmi les stratégies rapportées figurent le partage de renseignements et les efforts visant à encercler géopolitiquement l’Éthiopie, par le biais de partenariats avec des pays de la région. D’autre part, l’Égypte a étendu ses priorités en matière de sécurité dans et autour de la mer Rouge, ainsi qu’à proximité de goulets d’étranglement maritimes critiques tels que Bab-el-Mandeb. Le renforcement des liens de sécurité avec l’Érythrée et la projection d’une présence navale près de la Corne de l’Afrique ont fait partie intégrante de cette approche. Le recours à des intermédiaires et l’influence stratégique ont également fait leur apparition dans le discours. L’Éthiopie a accusé l’Égypte de tirer parti de l’instabilité interne, comme le conflit au Tigré, pour faire pression sur Addis-Abeba et retarder la mise en service du GERD. L’Égypte a à plusieurs reprises présenté la perturbation de l’approvisionnement en eau en aval comme une question existentielle. Les responsables ont qualifié la sécurité de l’approvisionnement en eau en aval de « ligne rouge », mettant en garde contre des conséquences majeures si l’accès de l’Égypte aux eaux du Nil venait à être menacé. Enfin, l’isolement diplomatique et financier est resté l’un des outils à disposition. L’Égypte a fait appel à des organisations internationales, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies et la Ligue arabe, pour faire pression contre les projets de remplissage du barrage de l’Éthiopie et pour restreindre les financements internationaux. Du champ de bataille à la salle de réunion Au fil des époques, les méthodes ont évolué, mais la stratégie fondamentale est restée la même : contenir l’Éthiopie. Sous Ismail Pacha, l’Égypte a tenté une expansion militaire directe. Sous Nasser, le champ de bataille s’est déplacé vers une rivalité régionale par procuration et un isolement diplomatique. Sadat a recadré la question du fleuve pour en faire un enjeu sécuritaire explicite, tandis que Moubarak s’est appuyé sur des blocus financiers discrets et des pressions clandestines. Le gouvernement de Morsi a publiquement envisagé des options d’endiguement extrêmes, et El-Sissi a combiné dissuasion militaire, alliances d’encerclement et lobbying financier. Pourtant, malgré des siècles de pressions coordonnées et de conflits par procuration, cette stratégie a finalement échoué. La ténacité de l’Éthiopie a résisté à toutes les tentatives visant à restreindre son développement, culminant avec la construction et la mise en service du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne — preuve qu’aucune stratégie d’endiguement ne saurait altérer de manière permanente le destin souverain des hauts plateaux éthiopiens. Il est indéniable que le fleuve est vital pour l’Égypte. Il en va de même pour le droit de l’Éthiopie à exploiter les ressources de l’Abay. Et ce désaccord persistant met en évidence une limite majeure : les accords négociés sans la participation de tous les pays du bassin ne peuvent pas résoudre pleinement la question du partage entre l’amont et l’aval. La véritable leçon du Nil Cette longue histoire constitue un avertissement clair. La stabilité ne naît pas de la domination. Elle ne naît pas de l’isolement. Elle ne naît pas d’une rivalité par procuration. Et elle ne naît pas de menaces qui plongent les voisins dans une insécurité permanente. Depuis des siècles, l’Abay coule vers le nord. Le défi consiste désormais à faire en sorte que ce fleuve devienne un fondement de la coopération, et non un détonateur permanent de confrontations. L’eau peut être une arme dans un cadre inadapté. Mais elle peut aussi être une source de vie partagée dans un cadre approprié. L’avenir du bassin du Nil ne se réglera pas par la seule force. Il se réglera grâce à un cadre qui aborde à la fois la sécurité hydrique et les droits au développement, tout en réunissant autour d’une même table les intérêts légitimes de l’ensemble du bassin. Et la question reste urgente, et non pas historique : le Nil deviendra-t-il un accord entre voisins ou un nouveau champ de bataille déguisé en diplomatie ? Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, la leçon à tirer de cette longue rivalité est claire : la politique hydrologique à somme nulle appartient à une époque révolue. Les réalités sur le terrain — croissance démographique, changement climatique et besoins économiques pressants — font qu’il est impossible pour un seul pays de monopoliser ou de dicter le destin du Nil. La sécurité en aval ne peut se construire par le confinement ou la déstabilisation des voisins en amont. Une stabilité véritable et durable ne peut émerger que lorsque tous les États du bassin auront dépassé les revendications héritées de l’époque coloniale et adopté les principes d’une utilisation équitable et raisonnable. Grâce à un dialogue sincère, à des institutions communes telles que la Commission du bassin du Nil et à un développement coopératif, l’Abay pourra enfin passer du statut de champ de bataille régional à celui de source de vie commune pour des millions de personnes.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 62602
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Le Premier ministre Abiy au Kenya pour la cérémonie d'inauguration des travaux de la raffinerie de Lamu
Sep 30, 2026 90
Addis Ababa le 30 septembre, 2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed arrive ce matin au Kenya en vue de la cérémonie de pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole de Lamu, un projet de plusieurs milliards de dollars. Ce projet, soutenu par le groupe Dangote, constitue un développement majeur des infrastructures énergétiques régionales en Afrique de l'Est. Située le long du corridor stratégique Lamu Port-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), cette installation est conçue pour traiter du pétrole brut et fournir des produits pétroliers raffinés, notamment de l'essence, du diesel et du kérosène, sur les marchés voisins. Une fois opérationnelle, la raffinerie renforcera la sécurité énergétique et approfondira les liens commerciaux à travers l'Afrique de l'Est.
Le conseil municipal reconduit Adanech Abiebie dans ses fonctions de maire d'Addis-Abeba
Sep 30, 2026 68
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) Le Conseil municipal d’Addis-Abeba a reconduit à l’unanimité Adanech Abiebie dans ses fonctions de maire d’Addis-Abeba, lui confiant un nouveau mandat à la tête de l’administration de la capitale. Cette décision a été prise lors de la quatrième session du Conseil, qui s’est tenue au Mémorial de la Victoire d’Adwa, où les membres ont salué le leadership, l’engagement et les résultats administratifs d’Adanech dans la mise en œuvre de grands projets d’infrastructure, la réforme de la culture de travail de la ville et le développement de services centrés sur les citoyens. Les membres du conseil ont également souligné sa vaste expérience administrative aux niveaux régional et fédéral, qui a débuté par son travail d’éducatrice dans la région d’Oromia avant qu’elle n’assume diverses responsabilités de direction au sein d’institutions fédérales. En évaluant son mandat précédent, le Conseil a souligné que la transformation du paysage urbain d’Addis-Abeba, notamment grâce à d’importantes infrastructures publiques et à des initiatives de développement urbain, figurait parmi les principaux atouts de son administration. À la suite de sa reconduction à l’unanimité, Adanech a prêté serment devant le Conseil, entamant ainsi officiellement un nouveau mandat à la tête de l’administration municipale. Dans son discours d'investiture, la maire Adanech a déclaré que la fonction publique devait être considérée comme une responsabilité envers les citoyens plutôt que comme un moyen d'en tirer un avantage personnel. Elle s'est engagée à maintenir une position ferme contre la corruption et les pratiques commerciales illicites. Elle a déclaré que les performances de l'administration municipale seraient en fin de compte jugées à l'aune de l'amélioration de la vie quotidienne des habitants — notamment grâce aux efforts visant à alléger le coût de la vie, à multiplier les opportunités d'emploi pour les jeunes, à améliorer les services publics et à répondre aux besoins en matière de logement, de santé et d'infrastructures — plutôt que sur la seule base de rapports statistiques. Adanech a également présenté ses projets visant à accélérer la mise en œuvre de la vision « Digital Ethiopia 2030 » à Addis-Abeba, en développant les services publics numériques et en réduisant les obstacles bureaucratiques. Elle s’est en outre engagée à lutter contre la manipulation des marchés et le rôle des courtiers illégaux, tout en promouvant des mesures destinées à améliorer la stabilité des marchés et à protéger les consommateurs. En matière d’inclusion économique, la maire a déclaré que son administration s’efforcerait de réduire la dépendance à l’égard de l’aide internationale en soutenant les micro-entreprises et les petites entreprises et en créant davantage d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.
L'ancien envoyé américain Nagy qualifie la situation en Érythrée de « tragédie »
Sep 29, 2026 166
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L'ancien secrétaire d'État adjoint américain chargé des affaires africaines, Tibor Nagy, a vivement critiqué les dirigeants érythréens et les conditions de vie de la population, qualifiant le pays de « voisin instable » dans la région. Dans une récente interview accordée à Pulse of Africa, M. Nagy a déclaré que l’Érythrée avait connu des conflits avec tous ses voisins, y compris le Yémen, de l’autre côté de la mer Rouge. Il a qualifié le président Isaias Afwerki de dictateur, affirmant : « Je l’ai qualifié de dictateur parce que je pense qu’il est un dictateur. » Selon M. Nagy, l’Érythrée n’a pas de constitution, n’a jamais organisé d’élections et maintient ce qu’il a décrit comme un « service national à vie ». Il a également souligné la forte proportion de la population qui a fui le pays et le fardeau qui pèse sur ceux qui restent. M. Nagy a déclaré que les Érythréens étaient confrontés à un « fardeau insupportable » et a critiqué la qualité de vie dans le pays, citant l’absence d’accès à Internet et d’autres formes d’isolement. Il a rappelé s’être rendu en Érythrée et avoir constaté que les gens ne pouvaient pas utiliser de cartes de crédit et que le pays accusait un retard considérable dans des domaines qu’il considérait comme essentiels à la vie moderne. Faisant référence à Isaias Afwerki, il a déclaré : « Isaias freine désormais l’Érythrée au lieu de la faire progresser. » M. Nagy a également dénoncé ce qu’il a qualifié d’emprisonnement sans procès ni inculpation, ainsi que de nombreuses violations des droits de l’homme, qualifiant la situation de « tragédie » et de « véritable tragédie ».
Il est problématique de percevoir négativement la quête d’un accès légitime à la mer par l’Éthiopie : le directeur général des Affaires africaines
Sep 29, 2026 115
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Considérer d’un œil négatif la quête légitime de l’Éthiopie pour un accès fiable à la mer est problématique et reflète des préoccupations malveillantes à l’encontre du pays, a déclaré l’ambassadeur Zerihun Abebe, directeur général des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, l’ambassadeur Zerihun a souligné que la paix, le développement, la prospérité, la résilience et la renaissance de l’Éthiopie constituent une bénédiction pour la région de la mer Rouge, plutôt qu’une menace. Historiquement, l’Éthiopie a toujours contribué aux efforts de lutte contre le terrorisme et la piraterie, tout en collaborant avec les pays voisins pour renforcer leurs capacités et consolider la coopération régionale. « Notre bilan montre clairement que nous avons été une force de paix et de développement dans la région », a déclaré l’ambassadeur Zerihun, soulignant les sacrifices considérables consentis par l’Éthiopie pour soutenir la paix et la stabilité régionales, notamment au Soudan et en Somalie. Le directeur général a souligné que l’Éthiopie avait des intérêts légitimes dans les domaines maritime, sécuritaire, démographique, politique et économique, qui sous-tendent sa quête d’un accès fiable à la mer. Ces intérêts ne sont pas propres à l’Éthiopie et peuvent compléter ceux des pays voisins, contribuant ainsi à une stabilité régionale plus large. L’ambassadeur Zerihun a fait remarquer : « Lorsque nous faisons front commun dans une région instable, où s’affrontent diverses puissances, cela nous aide à nous unir et à relever nos défis communs. » L’ambassadeur a également évoqué les défis sécuritaires communs auxquels sont confrontés les pays riverains de la mer Rouge et de son bassin, notamment la piraterie, le terrorisme et d’autres menaces pour la sécurité. Ces défis communs devraient encourager les pays de la région à renforcer leur coopération. « Pour nous, nous sommes ensemble, nous sommes destinés à vivre ensemble et nous partageons des intérêts communs », a souligné l’ambassadeur Zerihun. Il a ajouté que percevoir l’intérêt légitime de l’Éthiopie de manière déformée est très problématique et témoigne clairement d’une intention malveillante à l’égard de l’Éthiopie. Le directeur général a précisé que la quête de l’Éthiopie pour un accès à la mer fiable, sûr et garanti repose sur des considérations économiques, politiques et de sécurité. « Ainsi, percevoir l’intérêt légitime de l’Éthiopie sous un autre angle est très problématique et témoigne clairement d’une intention malveillante à l’égard de l’Éthiopie. Mais pour l’Éthiopie, sa quête d’un accès à la mer est légitime ; elle repose sur des fondements économiques, politiques et sécuritaires. »
Le Premier ministre Abiy accueille le président somalien Cheikh Hassan Mohamud
Sep 29, 2026 138
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a accueilli ce matin le président somalien Cheikh Hassan Mohamud à l'aéroport international de Bole. Selon l'ENA, les deux dirigeants devraient aborder des questions bilatérales et régionales d'intérêt commun.
« L'intensification de la rhétorique égyptienne sur le Nil s'explique par les pressions économiques internes », affirme le journaliste Zahid
Sep 28, 2026 210
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Selon le journaliste et écrivain Zahid Zidan, l’escalade de la rhétorique médiatique et politique en Égypte concernant le Nil vise en partie à détourner l’attention du public des pressions économiques et des difficultés de subsistance qui ne cessent de s’accentuer. Dans une interview exclusive accordée à POA, Zahid a souligné la hausse du coût de la vie et les difficultés économiques en Égypte, affirmant que le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les questions relatives à l’eau du Nil occupaient une place de plus en plus importante dans le discours politique et médiatique du pays. Ses commentaires interviennent dans un contexte de difficultés économiques persistantes mises en évidence par les institutions financières internationales. Dans une évaluation datée du 21 septembre 2026, le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré que l’Égypte avait fait preuve de résilience face aux récents chocs externes, mais que d’importantes vulnérabilités subsistaient, notamment une dette publique élevée et d’importants besoins de financement. Le FMI prévoit également que l’inflation atteindra environ 16,7 % au second semestre 2026, invoquant la hausse des prix de l’énergie, les pressions sur les taux de change et d’autres facteurs. « Ils veulent fabriquer n’importe quoi, n’importe quel type de matériel, une arme obscure pour détourner l’attention du public égyptien », a déclaré M. Zahid, affirmant que la rhétorique exacerbée autour du Nil sert à détourner l’attention des défis nationaux. Il a cité ce qu’il a qualifié d’allégations relayées par certains médias égyptiens concernant les effets potentiels du GERD, ainsi que des accusations selon lesquelles l’Éthiopie aurait l’intention de transférer de l’eau vers Israël. Selon Zahid, ces discours contribuent à maintenir le barrage au cœur du débat public. Il a souligné que ses critiques visaient les médias égyptiens et les personnalités politiques qu’il accusait d’exploiter des différends extérieurs, et non le peuple égyptien. Il a déclaré que les Égyptiens ordinaires étaient avant tout préoccupés par les défis quotidiens, notamment la satisfaction de leurs besoins fondamentaux, la recherche d’un moyen de subsistance et la prise en charge de leur famille. Ces remarques interviennent dans un contexte de renouvellement des échanges entre l’Éthiopie et l’Égypte au sujet de l’aménagement des eaux du Nil. L’Éthiopie a toujours soutenu qu’elle disposait d’un droit souverain à l’exploitation de ses ressources naturelles, y compris le fleuve Abay, tout en prônant la coopération et le développement partagé entre les pays du bassin du Nil. Dans un communiqué publié le 22 septembre en réponse aux propos du ministre égyptien des Ressources en eau et de l’Irrigation, Hani Sewilam, le ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie a réaffirmé le droit du pays à exploiter ses ressources naturelles et a déclaré que les cours d’eau transfrontaliers devaient favoriser « la coopération, la prospérité partagée et l’intégration régionale ». L'achèvement du GERD a également renforcé, en Éthiopie, les appels en faveur d'investissements supplémentaires dans des projets hydroélectriques et d'irrigation le long du fleuve Abay. Les partisans d'un développement accru font valoir que l'expérience acquise grâce au GERD peut contribuer à développer la production d'électricité renouvelable, à renforcer la sécurité énergétique, à soutenir le développement agricole et à améliorer l'interconnexion électrique transfrontalière.
Le président Taye s'entretient avec des responsables de l'UE sur la paix, la sécurité et le développement économique dans la région
Sep 28, 2026 157
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie s'est entretenu avec l'ambassadeur Olof Skoog, secrétaire général adjoint chargé des affaires politiques de l'Union européenne, et Annette Weber, représentante spéciale de l'UE pour la Corne de l'Afrique, sur un large éventail de questions régionales, en mettant l'accent sur la paix, la sécurité et le développement économique. Les discussions ont porté sur les principaux développements régionaux et les opportunités de renforcement de la coopération en faveur de la paix, de la stabilité et du développement économique durable dans la Corne de l'Afrique. Ces entretiens soulignent l'importance d'un engagement continu entre l'Éthiopie et l'UE sur les priorités régionales et économiques, alors que les deux parties cherchent à approfondir leur coopération sur des questions d'intérêt mutuel, a indiqué le président sur X.
Le Premier ministre Abiy nomme Chaltu Sani au poste de PDG de la Société fédérale du logement
Sep 28, 2026 197
Addis Ababa le 28 septembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a nommé Chaltu Sani au poste de directeur général de la Société fédérale du logement, avec effet au 28 septembre 2026. Avant cette nomination, Chaltu a occupé le poste de ministre de l'Urbanisme et des Infrastructures d'octobre 2021 à septembre 2026.
Politique
Le Premier ministre Abiy au Kenya pour la cérémonie d'inauguration des travaux de la raffinerie de Lamu
Sep 30, 2026 90
Addis Ababa le 30 septembre, 2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed arrive ce matin au Kenya en vue de la cérémonie de pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole de Lamu, un projet de plusieurs milliards de dollars. Ce projet, soutenu par le groupe Dangote, constitue un développement majeur des infrastructures énergétiques régionales en Afrique de l'Est. Située le long du corridor stratégique Lamu Port-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), cette installation est conçue pour traiter du pétrole brut et fournir des produits pétroliers raffinés, notamment de l'essence, du diesel et du kérosène, sur les marchés voisins. Une fois opérationnelle, la raffinerie renforcera la sécurité énergétique et approfondira les liens commerciaux à travers l'Afrique de l'Est.
Le conseil municipal reconduit Adanech Abiebie dans ses fonctions de maire d'Addis-Abeba
Sep 30, 2026 68
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) Le Conseil municipal d’Addis-Abeba a reconduit à l’unanimité Adanech Abiebie dans ses fonctions de maire d’Addis-Abeba, lui confiant un nouveau mandat à la tête de l’administration de la capitale. Cette décision a été prise lors de la quatrième session du Conseil, qui s’est tenue au Mémorial de la Victoire d’Adwa, où les membres ont salué le leadership, l’engagement et les résultats administratifs d’Adanech dans la mise en œuvre de grands projets d’infrastructure, la réforme de la culture de travail de la ville et le développement de services centrés sur les citoyens. Les membres du conseil ont également souligné sa vaste expérience administrative aux niveaux régional et fédéral, qui a débuté par son travail d’éducatrice dans la région d’Oromia avant qu’elle n’assume diverses responsabilités de direction au sein d’institutions fédérales. En évaluant son mandat précédent, le Conseil a souligné que la transformation du paysage urbain d’Addis-Abeba, notamment grâce à d’importantes infrastructures publiques et à des initiatives de développement urbain, figurait parmi les principaux atouts de son administration. À la suite de sa reconduction à l’unanimité, Adanech a prêté serment devant le Conseil, entamant ainsi officiellement un nouveau mandat à la tête de l’administration municipale. Dans son discours d'investiture, la maire Adanech a déclaré que la fonction publique devait être considérée comme une responsabilité envers les citoyens plutôt que comme un moyen d'en tirer un avantage personnel. Elle s'est engagée à maintenir une position ferme contre la corruption et les pratiques commerciales illicites. Elle a déclaré que les performances de l'administration municipale seraient en fin de compte jugées à l'aune de l'amélioration de la vie quotidienne des habitants — notamment grâce aux efforts visant à alléger le coût de la vie, à multiplier les opportunités d'emploi pour les jeunes, à améliorer les services publics et à répondre aux besoins en matière de logement, de santé et d'infrastructures — plutôt que sur la seule base de rapports statistiques. Adanech a également présenté ses projets visant à accélérer la mise en œuvre de la vision « Digital Ethiopia 2030 » à Addis-Abeba, en développant les services publics numériques et en réduisant les obstacles bureaucratiques. Elle s’est en outre engagée à lutter contre la manipulation des marchés et le rôle des courtiers illégaux, tout en promouvant des mesures destinées à améliorer la stabilité des marchés et à protéger les consommateurs. En matière d’inclusion économique, la maire a déclaré que son administration s’efforcerait de réduire la dépendance à l’égard de l’aide internationale en soutenant les micro-entreprises et les petites entreprises et en créant davantage d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.
L'ancien envoyé américain Nagy qualifie la situation en Érythrée de « tragédie »
Sep 29, 2026 166
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L'ancien secrétaire d'État adjoint américain chargé des affaires africaines, Tibor Nagy, a vivement critiqué les dirigeants érythréens et les conditions de vie de la population, qualifiant le pays de « voisin instable » dans la région. Dans une récente interview accordée à Pulse of Africa, M. Nagy a déclaré que l’Érythrée avait connu des conflits avec tous ses voisins, y compris le Yémen, de l’autre côté de la mer Rouge. Il a qualifié le président Isaias Afwerki de dictateur, affirmant : « Je l’ai qualifié de dictateur parce que je pense qu’il est un dictateur. » Selon M. Nagy, l’Érythrée n’a pas de constitution, n’a jamais organisé d’élections et maintient ce qu’il a décrit comme un « service national à vie ». Il a également souligné la forte proportion de la population qui a fui le pays et le fardeau qui pèse sur ceux qui restent. M. Nagy a déclaré que les Érythréens étaient confrontés à un « fardeau insupportable » et a critiqué la qualité de vie dans le pays, citant l’absence d’accès à Internet et d’autres formes d’isolement. Il a rappelé s’être rendu en Érythrée et avoir constaté que les gens ne pouvaient pas utiliser de cartes de crédit et que le pays accusait un retard considérable dans des domaines qu’il considérait comme essentiels à la vie moderne. Faisant référence à Isaias Afwerki, il a déclaré : « Isaias freine désormais l’Érythrée au lieu de la faire progresser. » M. Nagy a également dénoncé ce qu’il a qualifié d’emprisonnement sans procès ni inculpation, ainsi que de nombreuses violations des droits de l’homme, qualifiant la situation de « tragédie » et de « véritable tragédie ».
Il est problématique de percevoir négativement la quête d’un accès légitime à la mer par l’Éthiopie : le directeur général des Affaires africaines
Sep 29, 2026 115
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Considérer d’un œil négatif la quête légitime de l’Éthiopie pour un accès fiable à la mer est problématique et reflète des préoccupations malveillantes à l’encontre du pays, a déclaré l’ambassadeur Zerihun Abebe, directeur général des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, l’ambassadeur Zerihun a souligné que la paix, le développement, la prospérité, la résilience et la renaissance de l’Éthiopie constituent une bénédiction pour la région de la mer Rouge, plutôt qu’une menace. Historiquement, l’Éthiopie a toujours contribué aux efforts de lutte contre le terrorisme et la piraterie, tout en collaborant avec les pays voisins pour renforcer leurs capacités et consolider la coopération régionale. « Notre bilan montre clairement que nous avons été une force de paix et de développement dans la région », a déclaré l’ambassadeur Zerihun, soulignant les sacrifices considérables consentis par l’Éthiopie pour soutenir la paix et la stabilité régionales, notamment au Soudan et en Somalie. Le directeur général a souligné que l’Éthiopie avait des intérêts légitimes dans les domaines maritime, sécuritaire, démographique, politique et économique, qui sous-tendent sa quête d’un accès fiable à la mer. Ces intérêts ne sont pas propres à l’Éthiopie et peuvent compléter ceux des pays voisins, contribuant ainsi à une stabilité régionale plus large. L’ambassadeur Zerihun a fait remarquer : « Lorsque nous faisons front commun dans une région instable, où s’affrontent diverses puissances, cela nous aide à nous unir et à relever nos défis communs. » L’ambassadeur a également évoqué les défis sécuritaires communs auxquels sont confrontés les pays riverains de la mer Rouge et de son bassin, notamment la piraterie, le terrorisme et d’autres menaces pour la sécurité. Ces défis communs devraient encourager les pays de la région à renforcer leur coopération. « Pour nous, nous sommes ensemble, nous sommes destinés à vivre ensemble et nous partageons des intérêts communs », a souligné l’ambassadeur Zerihun. Il a ajouté que percevoir l’intérêt légitime de l’Éthiopie de manière déformée est très problématique et témoigne clairement d’une intention malveillante à l’égard de l’Éthiopie. Le directeur général a précisé que la quête de l’Éthiopie pour un accès à la mer fiable, sûr et garanti repose sur des considérations économiques, politiques et de sécurité. « Ainsi, percevoir l’intérêt légitime de l’Éthiopie sous un autre angle est très problématique et témoigne clairement d’une intention malveillante à l’égard de l’Éthiopie. Mais pour l’Éthiopie, sa quête d’un accès à la mer est légitime ; elle repose sur des fondements économiques, politiques et sécuritaires. »
Le Premier ministre Abiy accueille le président somalien Cheikh Hassan Mohamud
Sep 29, 2026 138
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a accueilli ce matin le président somalien Cheikh Hassan Mohamud à l'aéroport international de Bole. Selon l'ENA, les deux dirigeants devraient aborder des questions bilatérales et régionales d'intérêt commun.
« L'intensification de la rhétorique égyptienne sur le Nil s'explique par les pressions économiques internes », affirme le journaliste Zahid
Sep 28, 2026 210
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Selon le journaliste et écrivain Zahid Zidan, l’escalade de la rhétorique médiatique et politique en Égypte concernant le Nil vise en partie à détourner l’attention du public des pressions économiques et des difficultés de subsistance qui ne cessent de s’accentuer. Dans une interview exclusive accordée à POA, Zahid a souligné la hausse du coût de la vie et les difficultés économiques en Égypte, affirmant que le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les questions relatives à l’eau du Nil occupaient une place de plus en plus importante dans le discours politique et médiatique du pays. Ses commentaires interviennent dans un contexte de difficultés économiques persistantes mises en évidence par les institutions financières internationales. Dans une évaluation datée du 21 septembre 2026, le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré que l’Égypte avait fait preuve de résilience face aux récents chocs externes, mais que d’importantes vulnérabilités subsistaient, notamment une dette publique élevée et d’importants besoins de financement. Le FMI prévoit également que l’inflation atteindra environ 16,7 % au second semestre 2026, invoquant la hausse des prix de l’énergie, les pressions sur les taux de change et d’autres facteurs. « Ils veulent fabriquer n’importe quoi, n’importe quel type de matériel, une arme obscure pour détourner l’attention du public égyptien », a déclaré M. Zahid, affirmant que la rhétorique exacerbée autour du Nil sert à détourner l’attention des défis nationaux. Il a cité ce qu’il a qualifié d’allégations relayées par certains médias égyptiens concernant les effets potentiels du GERD, ainsi que des accusations selon lesquelles l’Éthiopie aurait l’intention de transférer de l’eau vers Israël. Selon Zahid, ces discours contribuent à maintenir le barrage au cœur du débat public. Il a souligné que ses critiques visaient les médias égyptiens et les personnalités politiques qu’il accusait d’exploiter des différends extérieurs, et non le peuple égyptien. Il a déclaré que les Égyptiens ordinaires étaient avant tout préoccupés par les défis quotidiens, notamment la satisfaction de leurs besoins fondamentaux, la recherche d’un moyen de subsistance et la prise en charge de leur famille. Ces remarques interviennent dans un contexte de renouvellement des échanges entre l’Éthiopie et l’Égypte au sujet de l’aménagement des eaux du Nil. L’Éthiopie a toujours soutenu qu’elle disposait d’un droit souverain à l’exploitation de ses ressources naturelles, y compris le fleuve Abay, tout en prônant la coopération et le développement partagé entre les pays du bassin du Nil. Dans un communiqué publié le 22 septembre en réponse aux propos du ministre égyptien des Ressources en eau et de l’Irrigation, Hani Sewilam, le ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie a réaffirmé le droit du pays à exploiter ses ressources naturelles et a déclaré que les cours d’eau transfrontaliers devaient favoriser « la coopération, la prospérité partagée et l’intégration régionale ». L'achèvement du GERD a également renforcé, en Éthiopie, les appels en faveur d'investissements supplémentaires dans des projets hydroélectriques et d'irrigation le long du fleuve Abay. Les partisans d'un développement accru font valoir que l'expérience acquise grâce au GERD peut contribuer à développer la production d'électricité renouvelable, à renforcer la sécurité énergétique, à soutenir le développement agricole et à améliorer l'interconnexion électrique transfrontalière.
Le président Taye s'entretient avec des responsables de l'UE sur la paix, la sécurité et le développement économique dans la région
Sep 28, 2026 157
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie s'est entretenu avec l'ambassadeur Olof Skoog, secrétaire général adjoint chargé des affaires politiques de l'Union européenne, et Annette Weber, représentante spéciale de l'UE pour la Corne de l'Afrique, sur un large éventail de questions régionales, en mettant l'accent sur la paix, la sécurité et le développement économique. Les discussions ont porté sur les principaux développements régionaux et les opportunités de renforcement de la coopération en faveur de la paix, de la stabilité et du développement économique durable dans la Corne de l'Afrique. Ces entretiens soulignent l'importance d'un engagement continu entre l'Éthiopie et l'UE sur les priorités régionales et économiques, alors que les deux parties cherchent à approfondir leur coopération sur des questions d'intérêt mutuel, a indiqué le président sur X.
Le Premier ministre Abiy nomme Chaltu Sani au poste de PDG de la Société fédérale du logement
Sep 28, 2026 197
Addis Ababa le 28 septembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a nommé Chaltu Sani au poste de directeur général de la Société fédérale du logement, avec effet au 28 septembre 2026. Avant cette nomination, Chaltu a occupé le poste de ministre de l'Urbanisme et des Infrastructures d'octobre 2021 à septembre 2026.
Social
CEA, UNESCO et OIF : le multilinguisme au cœur de la Journée de la traduction
Sep 30, 2026 23
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), l’UNESCO et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont réaffirmé leur engagement en faveur du multilinguisme, de la diversité linguistique et du renforcement des compétences des professionnels des langues, à l’occasion de la Journée internationale de la traduction célébrée à Addis-Abeba. Prenant la parole lors de la célébration, la Secrétaire exécutive adjointe de la CEA, Mama Keita, a salué l’attention accordée aux métiers de la traduction et de l’interprétation, soulignant l’importance du partenariat avec l’OIF pour la formation et le renforcement des capacités des traducteurs africains. Elle a également mis en avant le rôle des professionnels des langues dans le fonctionnement du système multilatéral, rappelant que chaque traduction, interprétation, révision ou édition contribue à faciliter le dialogue entre les délégations et à rendre l’information accessible. De son côté, la Directrice du Bureau de liaison de l’UNESCO auprès de l’Éthiopie et de l’Union africaine, Rita Bissoonauth, a souligné que la compréhension linguistique constitue également une question de droits, de dignité, de participation et d’inclusion. « Comprendre est une question de droits, de dignité, de participation et d’inclusion », a-t-elle déclaré, ajoutant que la traduction et l’interprétation professionnelles permettent notamment de faciliter l’accès à la justice, aux soins de santé, à l’éducation, aux sciences et à la culture. Mme Bissoonauth a par ailleurs attiré l’attention sur les transformations liées à l’intelligence artificielle dans le domaine linguistique. Selon elle, si ces technologies offrent d’importantes opportunités, elles présentent également des défis, notamment pour les langues africaines encore sous-représentées dans les ressources numériques. Elle a ainsi appelé à une innovation responsable, estimant que la technologie doit soutenir, et non remplacer, l’expertise humaine, les normes professionnelles et les connaissances culturelles. Pour sa part, la Représentante permanente de l’OIF auprès de l’Éthiopie, de l’Union africaine et de la CEA, Nefertiti Tshibanda, a insisté sur le lien entre diversité linguistique et participation effective au multilatéralisme. « Le multilinguisme n’est pas simplement une politique linguistique », a-t-elle affirmé, soulignant que les langues doivent pouvoir être effectivement utilisées pour travailler, négocier, accéder à l’information et participer à la prise de décision. Elle a également rappelé que la défense du français ne signifie pas une opposition aux autres langues, mais s’inscrit dans une conception du multilinguisme où l’anglais, l’arabe, l’espagnol, le portugais, le russe, le chinois ainsi que les langues africaines peuvent être entendus, utilisés et respectés. Mme Tshibanda a, en outre, mis l’accent sur la relève africaine dans les métiers de la traduction et de l’interprétation. Elle a indiqué que le programme destiné aux jeunes traducteurs et traductrices africains, lancé par l’OIF en partenariat avec la CEA, avait suscité plus d’un millier de candidatures. Pour elle, cet intérêt témoigne de l’existence d’une jeunesse africaine désireuse de se professionnaliser dans ces métiers et d’intégrer les organisations internationales. Les intervenantes ont ainsi souligné que la traduction dépasse le simple passage d’une langue à une autre. Elle constitue un moyen de faire circuler les connaissances, de rapprocher les cultures et de permettre aux peuples de participer pleinement au dialogue international. La célébration a également rappelé l’importance de préserver la diversité linguistique à l’heure des mutations technologiques, afin que les langues demeurent des instruments de dialogue, d’inclusion, de coopération et de rapprochement entre les peuples.
Meskel : un ressortissant jordanien souligne le potentiel touristique et l’hospitalité de l’Éthiopie
Sep 28, 2026 182
Addis Ababa le 28 septembre, 2026 (ENA) La célébration de la Meskel constitue également une occasion de mettre en lumière le potentiel touristique et culturel de l’Éthiopie, ainsi que l’accueil réservé aux visiteurs étrangers. Présent à la place Meskel dans l’occasion des célébrations de la veille de la fête, Michelle Akashey, ressortissant jordanien travaillant actuellement en Éthiopie, a partagé son expérience du pays, mettant notamment en avant ses attraits touristiques, son environnement et l’hospitalité de sa population. Selon lui, l’Éthiopie offre aux visiteurs une diversité de sites et d’expériences, allant de son patrimoine religieux à sa gastronomie et à ses richesses naturelles. « L’Éthiopie est un très, très joli pays. Les gens ici sont très gentils. J’espère que vous aussi aurez la chance de visiter ce joli pays. Il y a beaucoup de choses à visiter, beaucoup d’églises », a-t-il déclaré. Son témoignage met également en évidence l’importance d’un environnement favorable à l’accueil des visiteurs internationaux. Michelle a indiqué se sentir à l’aise dans son quotidien en Éthiopie, soulignant notamment son expérience de la sécurité et de l’accueil de la population. Cette expérience constitue, selon lui, un cadre propice aux échanges entre les peuples et à la découverte mutuelle des cultures. Évoquant les différences entre l’Éthiopie et son pays d’origine, la Jordanie, il a notamment comparé les conditions climatiques des deux pays. « En Jordanie, nous n’avons pas beaucoup de pluie. C’est un grand problème pour la Jordanie. Mais ici, vous avez de la chance parce qu’il pleut beaucoup », a-t-il expliqué. Au-delà des différences entre les deux pays, Michelle a surtout insisté sur le sentiment d’appartenance qu’il dit avoir développé depuis son arrivée en Éthiopie, illustrant l’importance de l’hospitalité dans les échanges interculturels. « Vraiment, je n’ai pas le sentiment que je suis étranger. J’ai le sentiment que j’ai vécu ici pour longtemps », a-t-il témoigné. Dans ce contexte, il a adressé un message particulier aux étrangers désireux de découvrir la culture et le patrimoine éthiopiens, les encourageant à venir à la rencontre du pays et de sa population. « Il n’y a pas d’étranger ici. Au contraire, Soyez les bienvenus, toujours soyez les bienvenus en Éthiopie », a-t-il conclu. Le témoignage de ce ressortissant jordanien illustre ainsi le rôle que peuvent jouer les rencontres interculturelles dans la promotion du tourisme, la valorisation du patrimoine et le rapprochement entre les peuples.
Le festival de Meskel, « quelque chose d’unique et d’impressionnant » pour les touristes
Sep 27, 2026 184
Addis Ababa le 27 septembre, 2026 (ENA) Les touristes venus de différentes régions du monde en Éthiopie pour assister au festival de Meskel ont décrit cette célébration comme une expérience unique et impressionnante, profondément liée au patrimoine religieux et culturel du pays. Il a été constaté un intérêt croissant des visiteurs internationaux pour les célébrations religieuses et le patrimoine culturel de l’Éthiopie. Meskel offre notamment l’occasion de découvrir directement l’un des grands événements religieux publics du pays. « Je suis chrétien, je suis catholique. Un ami m’a demandé de l’accompagner aujourd’hui pour voir ce magnifique festival, que j’aime beaucoup », a déclaré Akasheu. Il a expliqué que cette célébration lui avait permis d’être témoin d’une tradition chrétienne profondément enracinée en Éthiopie. « Le christianisme est très, très ancien dans ce pays et il est profondément ancré dans l’esprit de ses habitants », a-t-il déclaré, ajoutant que la présence de prêtres issus de différentes Églises ainsi que la participation de l’ensemble de la communauté rendaient l’événement particulièrement remarquable. Akasheu, qui a indiqué avoir déjà visité le Vatican et assisté à d’autres événements religieux, a décrit Meskel comme une expérience unique liée à l’Église orthodoxe éthiopienne. Il a également exprimé son intérêt pour la découverte des sites historiques et culturels de l’Éthiopie au-delà d’Addis-Abeba, notamment ses églises rupestres et ses monastères. « Il y a beaucoup de choses à voir ici », a-t-il souligné, appelant à davantage d’efforts pour promouvoir l’Éthiopie comme destination touristique. Un autre visiteur, le Jamaïcaine Njkita Nkruma Lundsay, qui vit en Éthiopie depuis environ 19 ans, a déclaré que Meskel revêtait pour lui une importance particulière sur les plans spirituel et culturel. Lindsay, qui se décrit comme chrétien orthodoxe, a déclaré que l’Éthiopie représentait la liberté et un sentiment d’appartenance pour les personnes d’ascendance africaine dont les ancêtres ont été déportés pendant la traite transatlantique des esclaves. « Pour nous, l’Éthiopie est la terre de la liberté, la liberté sous toutes ses formes, la liberté religieuse et la liberté physique », a-t-il déclaré. Il a ajouté que Meskel témoignait de la place importante qu’occupe le christianisme dans la vie culturelle de l’Éthiopie et qu’il permettait à un grand nombre de personnes de célébrer ensemble. « Meskel représente le christianisme. C’est la découverte de la Vraie Croix », a déclaré Lindsay. Il a également souligné que le caractère national de la célébration la distinguait des pratiques religieuses qu’elle avait connues ailleurs. « En Éthiopie, la célébration de Meskel concerne tous les chrétiens », a-t-il déclaré, décrivant le festival comme une combinaison de dévotion religieuse et de tradition culturelle. Lindsay a encouragé les personnes d’autres régions du monde à visiter l’Éthiopie et à découvrir cette célébration. Pour le touriste norvégien Jorulf Husbyn, assister à Meskel a été une surprise particulièrement heureuse au cours de son voyage. « Nous ne savions pas qu’il y avait un festival. Nous voulions nous arrêter en Éthiopie sur notre chemin vers l’Afrique australe et découvrir sa culture, sa géographie et son histoire. C’est donc une chance incroyable d’être arrivés ici le jour de ce festival », a déclaré Husbyn. Husbyn, qui visitait l’Éthiopie pour la première fois, s’est dit impressionné par la population et par l’atmosphère qui entourait les célébrations. Il a décrit le festival comme haut en couleur et a souligné qu’il lui avait permis d’en apprendre davantage sur l’histoire, la culture et les traditions chrétiennes de l’Éthiopie. Chrétien et luthérien, Husbyn a déclaré que le fait d’assister à Meskel revêtait pour lui une signification particulière. « Je suis très heureux d’être ici, de découvrir et d’explorer la culture ainsi que cette partie du christianisme », a-t-il déclaré. Il a également fait l’éloge des paysages naturels, de l’histoire et de l’hospitalité de l’Éthiopie, affirmant qu’il recommanderait le pays aux touristes intéressés par la culture et le patrimoine. Le visiteur allemand Andreas Schaible, qui se rendait en Éthiopie pour la deuxième fois, a déclaré que Meskel constituait sa première expérience de ce festival. « Il est très intéressant de voir les différences entre la culture allemande et la culture éthiopienne », a déclaré Schaible. Il a expliqué que le fait de vivre et de travailler à Addis-Abeba lui avait donné l’occasion d’observer les traditions culturelles et les célébrations publiques de l’Éthiopie. « C’est très enrichissant pour moi d’apprendre à connaître la culture éthiopienne », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de comprendre à la fois les différences et les similitudes entre les cultures. Schaible a également évoqué l’Éthiopie comme destination touristique, citant notamment ses traditions, sa cuisine et son café parmi les expériences qu’il a appréciées. Il a ajouté que sa famille envisageait de visiter le pays à l’avenir. Par ailleurs, le visiteur croate Branimir Akidžan a déclaré avoir un lien ancien avec l’Éthiopie. Il y a vécu de 1966 à 1973 et a fréquenté l’école Saint-Joseph. Il est revenu en Éthiopie avec son épouse afin de redécouvrir les festivals et les traditions culturelles du pays. Akidžan a déclaré que les festivals éthiopiens étaient restés particulièrement importants à ses yeux et a salué la population, les paysages et le patrimoine culturel du pays. Les visiteurs étrangers se disent impressionnés par l’accueil, la sécurité et les transformations concrètes observées en Ethiopie. Heureux de participer à Meskel, ils souhaitent poursuivre la découverte du pays, de sa culture et de son développement.
« Les Églises orthodoxes d'Éthiopie et d'Inde sont très proches sur le plan spirituel », déclare le patriarche Baselios Marthoma Mathews III
Sep 26, 2026 271
Addis Ababa le 26 septembre, 2026 (ENA) « L’Éthiopie et l’Inde sont géographiquement éloignées, mais nos Églises sont spirituellement très proches, leurs Églises orthodoxes étant unies par une foi apostolique commune », a déclaré le patriarche de l’Église orthodoxe syrienne de Malankara en Inde, Sa Sainteté Baselios Marthoma Mathews III. S'exprimant aujourd'hui lors de la célébration de la fête de Demera à Addis-Abeba, le patriarche a déclaré que l'Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo et l'Église orthodoxe syrienne de Malankara appartiennent à la famille des Églises orthodoxes orientales et partagent un héritage spirituel façonné par l'Eucharistie, le jeûne, la prière, l'ascétisme, la communion des saints et la croix du Christ. « Nos nations sont géographiquement éloignées, mais nos Églises sont spirituellement très proches », a-t-il souligné, précisant que le lien entre les deux Églises ne repose pas principalement sur la diplomatie ou les relations institutionnelles, mais sur leur foi apostolique commune. Sa Sainteté Baselios Marthoma Mathews III a déclaré que les relations entre les deux Églises s’étaient développées au fil de décennies de visites, de coopération théologique et d’échanges, rappelant que la rencontre des chefs des Églises orthodoxes orientales à Addis-Abeba en 1965 avait constitué une étape importante dans l’histoire de leur communion. Il a également mis en avant les contributions des théologiens et du clergé de l’Église orthodoxe malankare à l’enseignement théologique et à la fraternité en Éthiopie, ainsi que les visites réciproques des chefs des deux Églises. Le patriarche a en outre rappelé qu’un accord bilatéral entre les deux Églises avait été officiellement signé lors de la célébration du Meskel en 2017 en Éthiopie, décrivant cet événement comme une expression significative de leur amitié historique et de leur héritage apostolique commun. Selon lui, l’inscription du Meskel sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO reconnaît à juste titre son rôle dans le rapprochement des personnes au-delà des communautés et des générations, tout en favorisant la réconciliation, la cohésion sociale et la coexistence pacifique. Pour les chrétiens orthodoxes, a déclaré le patriarche, le Meskel représente bien plus qu’un patrimoine culturel ; il l’a décrit comme une « foi vivante » et un culte centré sur le Christ. Cette célébration illustre le message d’unité et de réconciliation de la croix, qui rassemble les gens et les oriente vers Dieu et les uns vers les autres, a-t-il ajouté. « La croix nous rassemble. La croix nous réconcilie. » Sa Sainteté Baselios Marthoma Mathews III a conclu : « Pour nous, chrétiens orthodoxes, Meskel représente encore davantage. Avant d’être un patrimoine culturel, c’est une foi vivante. Avant d’être un spectacle, c’est un culte. Avant d’appartenir à l’histoire, elle appartient au Christ. »
Économie
Ethiopian Airlines et Boeing signent un accord portant sur une commande d'avions
Sep 30, 2026 29
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) Ethiopian Airlines a signé un accord historique avec Boeing portant sur 10 avions-cargos Boeing 777, ce qui permettra d’élargir considérablement la flotte et les activités de fret internationales de la compagnie aérienne. L’accord a été officiellement signé par Mesfin Tasew, PDG du groupe Ethiopian Airlines, et Brad McMullen, vice-président senior des ventes et du marketing commerciaux chez Boeing. S’exprimant lors de la cérémonie de signature, Mesfin a souligné que l’accord comprenait huit commandes fermes de Boeing 777-8 Freighter, un avion-cargo de nouvelle génération, dont les livraisons sont prévues entre 2033 et 2035. De plus, l’accord porte sur deux Boeing 777 Freighter de la génération actuelle, dont les livraisons sont prévues en 2027 et 2028, portant ainsi le total des commandes fermes à 10 appareils. « Par ailleurs, nous allons acquérir quatre Boeing 777 cargo supplémentaires, issus de la conversion d’appareils de transport de passagers », a déclaré M. Mesfin, ajoutant que cette initiative visait à renforcer encore davantage les activités de fret d’Ethiopian Airlines. Le PDG a également souligné que les activités de fret représentaient actuellement environ 23 % du chiffre d’affaires total de la compagnie aérienne, ce qui en fait un volet important de l’activité globale d’Ethiopian Airlines. « Dans le cadre de notre stratégie Vision 2040, nous sommes déterminés à développer nos activités de fret en acquérant davantage d’avions-cargos », a-t-il déclaré. Il a également souligné le partenariat de longue date entre Ethiopian Airlines et Boeing, précisant que près de 80 % des avions à réaction de la compagnie avaient été fabriqués par Boeing. « Sur les 102 commandes fermes, 84 concernent des appareils Boeing qui seront livrés au cours des sept prochaines années. » Selon lui, le partenariat entre les deux entreprises s’étend au-delà des achats d’avions et de l’exploitation pour englober des domaines tels que le développement industriel, le renforcement des capacités, la formation, le développement du leadership et la fabrication aérospatiale. Ethiopian Airlines fabrique des pièces d’avion et les fournit à Boeing pour la production de nouveaux appareils, a-t-il précisé. « Notre coopération entre les deux entreprises est vaste et repose sur la valeur, la confiance et la collaboration. » Ethiopian Airlines cherche à se développer rapidement tant dans le transport de passagers que dans le fret, ce qui rend l’acquisition de nouveaux avions essentielle à la stratégie de croissance de la compagnie, a-t-il souligné. De son côté, Brad McMullen, vice-président senior des ventes et du marketing commerciaux chez Boeing, a déclaré que le partenariat entre Boeing et Ethiopian Airlines s’étendait sur les près de 80 ans d’histoire de la compagnie aérienne. Rappelant que Boeing et Ethiopian Airlines avaient franchi ensemble plusieurs étapes importantes, il a ajouté : « Aujourd’hui, nous saluons Ethiopian Airlines comme la première compagnie aérienne africaine à commander un autre modèle de la famille 777X, le 777-8 Freighter. » M. McMullen a en outre souligné que l’achat de huit 777-8 Freighter et de deux 777 Freighter témoigne de la poursuite de leur solide partenariat, alors qu’Ethiopian Airlines développe sa flotte et son réseau en Afrique et au-delà. Selon M. McMullen, cette commande allie les performances éprouvées du Boeing 777 Freighter aux capacités avancées du 777-8 Freighter, qu’il décrit comme le biréacteur cargo le plus récent, le plus grand et le plus efficace de sa catégorie. Il s’est dit convaincu que ces appareils aideraient Ethiopian Airlines à répondre à la demande croissante en matière de services de fret aérien. Le Boeing 777 Freighter est actuellement l’avion-cargo bimoteur offrant la plus grande autonomie au monde ; il permet aux transporteurs de réduire leurs coûts de carburant et d’exploitation tout en maintenant un taux d’utilisation quotidien élevé de leurs appareils, a ajouté M. McMullen. Le 777 Freighter d’Ethiopian Airlines a été l’avion le plus utilisé de toute la flotte commerciale mondiale l’année dernière, ce qui témoigne de la solidité de l’activité cargo de la compagnie aérienne et du partenariat entre les deux entreprises. M. McMullen a également souligné que le 777-8 Freighter conserve les caractéristiques clés du 777 Freighter qui favorisent l’efficacité des opérations, un taux d’utilisation élevé et la fiabilité, tout en intégrant des technologies de pointe en tant que membre de la famille 777X de Boeing, notamment une toute nouvelle aile en composite de fibre de carbone. Il a ajouté que le partenariat entre Boeing et Ethiopian Airlines va au-delà de la simple vente d’avions pour s’étendre au développement plus large de l’écosystème aéronautique éthiopien. Les deux entreprises collaborent dans des domaines tels que le développement industriel, les opportunités liées à la chaîne d’approvisionnement aéronautique, l’enseignement et la formation aéronautiques par le biais d’un centre d’excellence, le renforcement des compétences en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM), ainsi que la formation de la prochaine génération de dirigeants du secteur aéronautique. « Nous sommes impatients de façonner l’avenir ensemble », a souligné M. McMullen.
Le Premier ministre Abiy affirme que la raffinerie de Lamu permettra de diversifier les sources d'approvisionnement de l'Éthiopie et de dynamiser le commerce régional
Sep 30, 2026 46
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré que la raffinerie de Lamu, au Kenya, offrirait à l’Éthiopie une source régionale supplémentaire de produits pétroliers raffinés, élargissant ainsi ses options d’approvisionnement tout en créant de nouvelles opportunités commerciales et d’investissement. S'exprimant lors de la cérémonie de pose de la première pierre, en présence de chefs d'État et de gouvernement africains, de l'industriel Alhaji Aliko Dangote, de ministres, d'ambassadeurs et d'autres dignitaires, le Premier ministre Abiy a qualifié ce projet d'étape importante vers le renforcement de la sécurité énergétique et la promotion de l'intégration économique régionale en Afrique de l'Est. Il a souligné que, depuis des années, une grande partie du carburant alimentant les économies africaines est raffinée en dehors du continent, exposant ainsi les pays aux perturbations et à la volatilité des marchés mondiaux. Alors que les villes africaines s’étendent et que les industries se développent, le Premier ministre a déclaré que la demande croissante en carburant rendait de plus en plus important le développement de capacités de raffinage plus proches des marchés régionaux et la mise en place de systèmes d’approvisionnement plus résilients. « La raffinerie de Lamu offre un moyen de modifier cet équilibre », a-t-il déclaré, soulignant que le projet rapprocherait les capacités de raffinage des consommateurs africains et apporterait une capacité supplémentaire significative à la région. « Pour l’Éthiopie, une source régionale supplémentaire élargira nos options d’approvisionnement et créera de nouvelles opportunités en matière de commerce et d’investissement », a déclaré le Premier ministre Abiy. Il a ajouté que l’importance de la raffinerie s’étendrait au-delà de la production de carburant, car des industries connexes pourraient voir le jour autour du site. Son emplacement au sein du corridor de transport Lamu-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), a-t-il précisé, pourrait renforcer davantage les liens entre les centres de production et les marchés régionaux. Le Premier ministre Abiy a félicité le président kenyan William Ruto pour avoir fait avancer un projet d’infrastructure dont l’importance dépasse les frontières du Kenya, affirmant que de tels investissements peuvent contribuer à approfondir l’intégration économique entre les pays voisins. Il a également salué Alhaji Aliko Dangote pour avoir mis au service du projet son expérience dans le développement d’entreprises industrielles africaines à grande échelle, citant ses investissements dans le ciment, les engrais et le raffinage comme exemples de la capacité industrielle nécessaire pour mener la transformation économique de l’Afrique. S’adressant aux chefs d’entreprise, le Premier ministre a déclaré que l’Afrique de l’Est devait être considérée non seulement comme un marché, mais aussi comme un lieu de production, de construction et de création de valeur. Il a souligné que l’impact durable d’un projet de cette envergure devait être mesuré à l’aune des opportunités qu’il génère qu’il s’agisse de savoir-faire technologique, de la création de nouvelles entreprises, d’emplois qualifiés ou de perspectives d’avenir pour la prochaine génération. « Les jeunes Africains ne doivent pas se contenter d’être de simples observateurs de projets comme celui-ci. Ils doivent en devenir les ingénieurs, les techniciens, les entrepreneurs et les dirigeants », a déclaré le Premier ministre. Le Premier ministre Abiy a ajouté que la convergence entre le leadership national, le secteur privé et la coopération régionale pourrait transformer la production de la région et renforcer la capacité de l’Afrique à répondre à ses propres besoins croissants. « L’Éthiopie se félicite de cette évolution », a-t-il déclaré, exprimant l’espoir que la raffinerie de Lamu serve les intérêts du Kenya tout en contribuant à l’effort plus large de l’Afrique visant à produire davantage ce qu’elle consomme. Selon le groupe Dangote, le lancement de la raffinerie de pétrole de Lamu, d’une valeur de 16 milliards de dollars, marque un nouveau chapitre dans l’industrialisation de l’Afrique. Cette installation, d’une capacité de 700 000 barils par jour, témoigne de la capacité croissante du continent à construire son propre avenir industriel.
Le Premier ministre Abiy au Kenya pour la cérémonie d'inauguration des travaux de la raffinerie de Lamu
Sep 30, 2026 90
Addis Ababa le 30 septembre, 2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed arrive ce matin au Kenya en vue de la cérémonie de pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole de Lamu, un projet de plusieurs milliards de dollars. Ce projet, soutenu par le groupe Dangote, constitue un développement majeur des infrastructures énergétiques régionales en Afrique de l'Est. Située le long du corridor stratégique Lamu Port-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), cette installation est conçue pour traiter du pétrole brut et fournir des produits pétroliers raffinés, notamment de l'essence, du diesel et du kérosène, sur les marchés voisins. Une fois opérationnelle, la raffinerie renforcera la sécurité énergétique et approfondira les liens commerciaux à travers l'Afrique de l'Est.
« La réforme macroéconomique de l'Éthiopie donne des résultats concrets en matière d'allègement du fardeau de la dette », déclare le ministre des Finances
Sep 30, 2026 79
Addis Abab a le 30 septembre, 2026 (ENA) La réforme macroéconomique globale menée par l’Éthiopie a donné des résultats concrets en allégeant le fardeau de la dette publique et en maîtrisant l’inflation, a annoncé le ministre des Finances, Ahmed Shide. S’exprimant mardi lors de l’ouverture du 2e Forum des finances 2026 au Mémorial de la victoire d’Adwa, M. Ahmed a souligné que le succès de cette réforme économique globale reflétait les ambitions d’une grande nation et de son peuple. Au cours d’une table ronde organisée dans le cadre du forum, le ministre a souligné que l’Éthiopie mettait activement en œuvre des ajustements économiques élaborés au niveau national. La conclusion réussie d’accords de restructuration de la dette permettra d’alléger la pression budgétaire et d’atténuer les contraintes de change, en synergie avec des mesures macroéconomiques plus larges, a-t-il précisé. Ahmed a en outre souligné que le renforcement du recouvrement des recettes intérieures, de l’épargne bancaire, des investissements directs étrangers, des partenariats public-privé, des financements de la diaspora et du développement des marchés de capitaux restait essentiel pour renforcer la résilience financière à long terme. Le ministre de la Planification et du Développement, Fitsum Assefa, a déclaré que les mesures de réforme avaient considérablement freiné les pressions inflationnistes. Fitsum a souligné que l’inflation annuelle moyenne était passée de plus de 26 % avant la mise en œuvre de la réforme à un peu plus de 16 % un an plus tard, attribuant cette progression à des interventions monétaires et budgétaires synchronisées. Parmi les principales mesures axées sur la demande figuraient le plafonnement de la croissance du crédit imposé par la banque centrale, la fin du financement budgétaire direct et un assainissement budgétaire ciblé. Du côté de l’offre, des initiatives dans les domaines de l’irrigation, de la mécanisation agricole, de l’aménagement du territoire et de l’agriculture en grappes ont permis d’améliorer les rendements et de stabiliser l’approvisionnement alimentaire. Elle souligne notamment que l’initiative nationale en faveur du blé a permis à l’Éthiopie de passer du statut d’importateur de blé à celui d’autoproducteur. Toutefois, Mme Fitsum a averti que le maintien de la maîtrise de l’inflation se heurtait à des risques persistants, tant internes qu’externes. Elle a en outre insisté sur le fait que les goulets d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement, la hausse des coûts du carburant et des transports, la crédibilité de la politique monétaire et l’assainissement budgétaire à long terme devaient rester des priorités.
Technologie
L’Éthiopie et la France lancent un laboratoire commun de recherche en paléontologie
Sep 30, 2026 64
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie et la France ont officiellement lancé un Laboratoire international de recherche commun dédié à la paléontologie, à la paléoanthropologie, à l’archéologie et à la conservation du patrimoine. Le laboratoire, dénommé PALETHIOPIES, est le fruit d’une coopération entre l’Autorité éthiopienne du patrimoine et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France. La nouvelle structure vise à renforcer la coopération scientifique entre les deux pays, à développer les capacités nationales de recherche et à accroître la visibilité internationale du patrimoine paléontologique et archéologique de l’Éthiopie. S’exprimant lors de la cérémonie de lancement, le directeur général adjoint de l’Autorité éthiopienne du patrimoine, Elias Shikur, a déclaré que le laboratoire constituait bien plus qu’une simple institution scientifique. « Ce laboratoire n’est pas simplement un centre de recherche ; c’est un monument vivant qui témoigne de l’amitié durable entre l’Éthiopie et la France, de leur vision scientifique commune et de leur volonté d’explorer l’histoire de l’humanité », a-t-il déclaré. Selon lui, PALETHIOPIES servira de plateforme internationale permettant aux chercheurs éthiopiens et français de partager leurs connaissances, d’utiliser des technologies avancées et de mener conjointement des travaux de terrain et des analyses spécialisées. Il a ajouté que les publications scientifiques conjointes, les missions de terrain et les travaux de laboratoire contribueront au renforcement des capacités de recherche de l’Autorité éthiopienne du patrimoine et à la consolidation de sa coopération scientifique internationale. Elias Shikur a également souligné le soutien apporté depuis plusieurs années par la France à la préservation du patrimoine culturel éthiopien. Cette coopération comprend notamment des initiatives de conservation et de restauration des églises rupestres de Lalibela ainsi que du National Palace. Dans le cadre du nouveau partenariat, l’Autorité éthiopienne du patrimoine s’est engagée à faciliter les activités de recherche, à accélérer les procédures administratives et juridiques nécessaires, à favoriser le transfert de connaissances et à garantir la protection et l’intégrité des ressources patrimoniales. Elle prévoit également de rendre les résultats des recherches accessibles au public afin de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques. De son côté, le conseiller à la coopération et aux affaires culturelles, Julien Voituriez, représentant l’ambassadeur de France en Éthiopie, a indiqué que le lancement du laboratoire constituait une nouvelle étape dans la coopération scientifique de longue date entre les deux pays. Il a rappelé que l’Éthiopie occupe une place importante dans l’histoire de la paléontologie et de la paléoanthropologie, en raison notamment des nombreuses découvertes réalisées sur son territoire et de leur contribution à l’étude de l’évolution humaine. Voituriez a également mis en avant le rôle du Centre français des études éthiopiennes (CFEE) dans le développement de la coopération scientifique entre la France et l’Éthiopie. Selon lui, le CFEE accompagne les chercheurs, facilite les missions de terrain, contribue à la formation de jeunes scientifiques et participe à la promotion de la recherche et du patrimoine éthiopiens à l’étranger. Le nouveau laboratoire sera dirigé par Dr Jean-Renaud Boisserie, dont les travaux dans la basse vallée de l’Omo portent notamment sur l’évolution humaine, la biodiversité et les changements environnementaux. PALETHIOPIES devrait ainsi fournir un cadre durable permettant aux chercheurs des deux pays de développer des programmes scientifiques conjoints et de renforcer les échanges entre institutions de recherche. La coopération scientifique franco-éthiopienne a également contribué à la rénovation de la galerie de paléontologie du Musée national d’Éthiopie et au retour de spécimens fossiles découverts au cours de missions conjointes menées dans les années 1970 et 1980. Le lancement de PALETHIOPIES marque ainsi une nouvelle étape dans la coopération entre l’Éthiopie et la France dans les domaines de la recherche scientifique, de la formation, de la paléontologie et de la conservation du patrimoine.
L'Éthiopie accélère la transformation numérique dans l'enseignement supérieur
Sep 29, 2026 162
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie étend la transformation numérique à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur, avec l’introduction de l’apprentissage en ligne, hybride et par micro-certifications au sein du système éducatif, a déclaré le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega. Dans son discours d’ouverture du sommet STRIDE Ethiopia 2.0 2026, le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega, a souligné que les progrès réalisés par l’Éthiopie en matière d’infrastructures numériques et de cadres juridiques devaient s’accompagner du développement des compétences humaines nécessaires pour traduire ces avancées en avantages économiques et sociaux. La transformation numérique dans l’enseignement supérieur est mise en œuvre à grande échelle, permettant ainsi aux enseignants et aux étudiants universitaires de bénéficier d’opportunités d’apprentissage en ligne, en hybridité et par micro-certifications, a déclaré M. Berhanu. L’expansion de l’apprentissage numérique contribue à créer des opportunités pour les étudiants d’apprendre au-delà de l’enseignement traditionnel dispensé sur les campus, a-t-il précisé. Des efforts sont également déployés pour renforcer la culture numérique des étudiants et des enseignants, afin de leur permettre non seulement d’utiliser les outils numériques, mais aussi de rechercher, d’évaluer et de créer des informations, ainsi que d’appliquer la technologie dans le cadre de leurs études et de leur travail. L'Éthiopie a également commencé à intégrer les technologies d'intelligence artificielle (IA) dans le système éducatif, a déclaré M. Berhanu. Les enseignants bénéficient d'un accompagnement pour utiliser les outils d'IA dans la préparation de leurs cours, l'élaboration de contenus, l'accompagnement des élèves et l'évaluation. L'IA est mise en place pour renforcer les capacités des enseignants plutôt que pour les remplacer, a précisé M. Berhanu. Des efforts considérables ont été déployés pour numériser les systèmes d’information sur l’éducation, notamment le Système d’information sur la gestion de l’éducation (EMIS) et le Système d’information sur la gestion de l’enseignement supérieur (HEMIS). Ces systèmes sont en cours de renforcement afin d’organiser et de relier les données relatives aux élèves, aux enseignants, aux établissements d’enseignement et aux résultats scolaires, favorisant ainsi un système éducatif davantage fondé sur les données, a-t-il déclaré. Le renforcement de la connectivité et des infrastructures numériques constitue un autre volet majeur de la réforme, a indiqué M. Berhanu. Cela implique notamment de relier les universités et les écoles via des réseaux, de renforcer les centres de données et les services cloud, ainsi que d’étendre les réseaux numériques dédiés à l’éducation et à la recherche, a-t-il ajouté. L’objectif de la réforme est de faire évoluer le système éducatif : passer de processus papier à des systèmes numériques, d’informations fragmentées à des données intégrées, et de méthodes d’apprentissage traditionnelles à un enseignement numérique et assisté par l’intelligence artificielle. L’objectif n’est pas d’utiliser la technologie pour la technologie, mais de s’en servir pour améliorer la qualité, l’accessibilité, l’équité et l’efficacité de l’éducation, a déclaré M. Berhanu. M. Berhanu a également souligné la nécessité pour le système éducatif de s’adapter à une ère où l’IA peut accomplir de nombreuses tâches traditionnellement associées à la mémorisation. « Nous ne pouvons pas continuer avec un système éducatif qui récompense la mémorisation », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de former des élèves capables de poser des questions, de faire preuve d’esprit critique, d’identifier les problèmes et de travailler en collaboration avec les machines.
L'Éthiopie vise la souveraineté technologique et la transformation numérique
Sep 29, 2026 120
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie cherche à renforcer ses capacités technologiques nationales en passant de la simple utilisation et adoption de technologies étrangères au développement, à la fabrication et à l’exportation de solutions issues de son propre pays, a déclaré le ministre de l’Innovation et de la Technologie, Belete Molla. S’exprimant lors de l’ouverture du sommet STRIDE Ethiopia 2.0 2026, M. Belete a indiqué que le pays devait renforcer sa capacité à comprendre, adapter et créer des technologies, alors que l’intelligence artificielle, la biotechnologie et les sciences spatiales redéfinissent la concurrence mondiale. « Il n’y a aucune honte à utiliser des technologies étrangères ; la honte, c’est de ne rien adapter de la technologie que nous utilisons », a déclaré M. Belete. Il a ajouté que la souveraineté technologique ne signifiait pas l’isolement, mais la capacité à choisir, adapter, développer et utiliser la technologie en fonction des besoins du pays, tout en conservant la capacité de prendre des décisions de manière indépendante. M. Belete a ajouté que la technologie revêtait une importance croissante pour la compétitivité économique, la sécurité nationale et la souveraineté des données, soulignant que l’Éthiopie devait conserver la capacité de faire des choix technologiques stratégiques tout en continuant à collaborer avec la communauté internationale. Il a également mis en avant les efforts du gouvernement visant à renforcer l’écosystème des start-ups et de l’innovation, soulignant que la « Proclamation sur les start-ups » prévoit des mécanismes tels qu’un Fonds national pour les start-ups, un bac à sable réglementaire et des incitations spéciales pour soutenir les entreprises émergentes et l’innovation. M. Belete a déclaré que l’Éthiopie avait réalisé des progrès significatifs en matière de transformation numérique au cours des cinq dernières années, passant de systèmes analogiques à des plateformes numériques et de services publics isolés à une infrastructure publique numérique connectée. Il a précisé que le programme « Digital Ethiopia 2030 » se concentrera sur l’extension et l’intégration des services numériques ainsi que sur l’apport d’améliorations mesurables dans la vie des citoyens, notamment grâce à une identification numérique plus généralisée, aux paiements numériques et à l’échange sécurisé d’informations, tout en favorisant la transformation numérique de secteurs clés tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et l’industrie manufacturière. « Nous devons favoriser la transformation numérique de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et de l’industrie manufacturière. La mesure de notre succès sera l’amélioration de la vie de notre population », a-t-il déclaré. Le ministre a également souligné la nécessité de la recherche et de l’innovation pour relever les défis nationaux concrets, notamment l’augmentation de la productivité agricole, le sauvetage de vies humaines et l’amélioration de la productivité industrielle. Il a ajouté que la recherche devait passer du papier à la société, des laboratoires aux usines et de la théorie au marché, tandis que l’Éthiopie devait passer de l’achat de technologies à leur adaptation, leur fabrication et, à terme, leur exportation. Il a en outre souligné l’importance croissante de l’intelligence artificielle, de la biotechnologie et des sciences spatiales, exhortant l’Éthiopie à développer ses propres capacités et à veiller à ce que les technologies émergentes soient centrées sur l’humain, responsables, transparentes et inclusives. « L’Éthiopie n’a pas d’autre choix que de ne pas rester un simple spectateur à l’ère de l’intelligence artificielle. Personne ne construira à notre place une intelligence artificielle capable de comprendre nos langues et de résoudre nos problèmes », a-t-il déclaré. M. Belete a déclaré que les jeunes constituent la plus grande richesse de l’Éthiopie dans cette nouvelle ère technologique et qu’ils doivent être formés pour devenir des programmeurs, des chercheurs, des ingénieurs et des entrepreneurs capables de construire l’avenir du pays. Il a ajouté que les cinquante années de parcours de l’Éthiopie dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation ont jeté les bases de la prochaine phase du développement technologique national, tandis que les cinq dernières années ont créé une dynamique de changement et que les cinq prochaines années devraient transformer ce changement en capacités nationales. Le sommet se tient du 29 septembre au 1er octobre sous le thème « Cinquante ans de parcours, cinq ans de résultats, cinquante ans à venir », et rassemble des responsables gouvernementaux, d’anciens dirigeants du secteur, des chercheurs, des innovateurs, des entrepreneurs, des partenaires de développement, des communautés technologiques et des jeunes afin de faire le point sur le parcours de l’Éthiopie en matière de science, de technologie et d’innovation et de discuter de son orientation future.
L'émergence de l'armée éthiopienne : une garantie stratégique pour la sécurité de la mer Rouge et de la région de la Corne de l'Afrique
Sep 24, 2026 666
Par Guillermo Patria Le 24 septembre, 2026 (ENA) L'Éthiopie entreprend actuellement une vaste transformation de son système de défense nationale, dans le but de mettre en place une armée plus professionnelle, à la pointe de la technologie, prête à intervenir et de plus en plus capable de subvenir à ses propres besoins grâce à la production nationale. Cette transformation concerne l'ensemble des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF), l'armée de l'air, le commandement des opérations spéciales, les industries de défense, la production de drones, la recherche et la formation militaires, l'intelligence artificielle ainsi que la reconstruction des capacités maritimes du pays. Au cœur de cette démarche se trouve un principe stratégique : la protection de la souveraineté et des intérêts nationaux de l’Éthiopie nécessite non seulement des soldats et des armes, mais aussi des institutions solides, des technologies, des capacités industrielles et un capital humain capables de les soutenir. Le chef d’état-major général de l’ENDF, le maréchal Birhanu Jula, a décrit cette réforme comme une transformation historique visant à renforcer la structure organisationnelle, l’unité, le professionnalisme, l’état de préparation et les capacités technologiques des forces armées. L’objectif n’est donc pas simplement d’augmenter le matériel militaire, mais de modifier la nature et les capacités des forces armées. Une force adaptée à la guerre moderne Le champ de bataille évolue rapidement. Les effectifs traditionnels et les armes conventionnelles restent importants, mais l’efficacité militaire dépend de plus en plus de l’information, de la précision, des communications, des systèmes sans pilote, de l’intelligence artificielle, des capacités cybernétiques, de la guerre électronique et de la capacité à prendre des décisions rapidement. Les réformes menées par l’Éthiopie s’adaptent de plus en plus à cette réalité. En février 2026, le maréchal Birhanu a décrit les Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) modernisées en termes de quantité, de qualité et de technologie, soulignant la nécessité d’adapter les capacités militaires à l’évolution des technologies et des menaces sécuritaires. Cette évolution technologique s’inscrit également dans une dimension institutionnelle. En août 2026, l’ENDF a signé un accord avec l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle afin d’étudier les applications de l’IA dans les domaines de la logistique, de la formation militaire, de la cybersécurité, des soins de santé militaires, des opérations aériennes et de la guerre électronique. Cependant, la technologie à elle seule ne suffit pas à créer une puissance militaire. Elle doit s’accompagner d’un personnel formé, d’institutions efficaces et d’une préparation opérationnelle. La réforme éthiopienne met donc également l’accent sur la formation militaire professionnelle, la formation spécialisée, ainsi que sur l’expertise technique et en ingénierie. La préparation au cœur des préoccupations La finalité ultime d’une force de défense réside dans sa capacité à réagir lorsque les intérêts nationaux sont menacés. Le maréchal Birhanu a souligné à plusieurs reprises l’état de préparation des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) dans un contexte que l’Éthiopie qualifie d’environnement sécuritaire complexe et en constante évolution. En juillet 2026, il a déclaré que les réformes avaient renforcé la structure organisationnelle et l’unité de la force, tout en maintenant un niveau élevé de préparation et en introduisant des technologies militaires modernes. Le Commandement des opérations spéciales représente une autre dimension de cette approche ; les responsables militaires le présentent comme une force hautement performante, conçue pour une réponse rapide et une action proactive face aux menaces émergentes. Pour l’Éthiopie, l’objectif général est clair : la souveraineté nationale doit être protégée par une force capable de détecter les menaces, de se mobiliser rapidement et de réagir efficacement lorsque les intérêts nationaux sont en jeu. De l'achat d'armes à leur fabrication L'aspect le plus important de la transformation du secteur de la défense en Éthiopie se déroule peut-être loin du champ de bataille, dans les usines, les laboratoires et les centres d'ingénierie. Le Premier ministre Abiy Ahmed a de plus en plus associé l’industrie de la défense à la résilience économique et à l’autonomie technologique. Il a déclaré que l’Éthiopie développait des capacités nationales pour fabriquer des drones, des véhicules militaires blindés, des armes lourdes, de l’artillerie et des munitions. L’importance de cette évolution va au-delà des produits eux-mêmes. L’industrie de la défense nécessite des ingénieurs, des techniciens, des chercheurs, des machines spécialisées et des systèmes industriels fiables, créant ainsi des capacités technologiques susceptibles de renforcer l’économie dans son ensemble. Le complexe d’ingénierie des munitions de Homicho illustre cette évolution. Sa capacité de production croissante a permis à l’Éthiopie non seulement de répondre à ses besoins nationaux, mais aussi de pénétrer les marchés étrangers, le gouvernement faisant état de contrats d’exportation de munitions d’une valeur supérieure à 30 millions de dollars américains. L’orientation évolue donc de la simple acquisition de produits finis vers le développement de la capacité à produire, entretenir et améliorer les systèmes critiques au niveau national. L’armée de l’air et l’écosystème technologique L’armée de l’air éthiopienne offre sans doute l’exemple le plus parlant de cette transformation. L’institution affirme être passée d’un environnement opérationnel analogique à l’ère numérique, tout en développant la maintenance des appareils, leur modernisation, la production de pièces de rechange et l’aviation sans pilote. Cela signifie qu’une armée de l’air moderne nécessite tout un écosystème technologique : pilotes, ingénieurs, techniciens, installations de maintenance, pièces de rechange, recherche, communications et systèmes numériques. L’Éthiopie cherche de plus en plus à développer ces capacités au niveau local. L’armée de l’air a fait état d’une augmentation de la production de composants et de pièces de rechange, tandis que les ingénieurs et techniciens éthiopiens jouent un rôle accru dans la maintenance et la modernisation des avions, ainsi que dans les systèmes sans pilote. L’objectif n’est donc pas simplement d’acquérir des avions à l’étranger, mais de développer les connaissances nécessaires pour exploiter, entretenir, moderniser et, à terme, mettre au point des systèmes de plus en plus sophistiqués. Cela explique également l’importance accordée au capital humain. Le Premier ministre Abiy a souligné que des avions sophistiqués ne suffisent pas à eux seuls à créer une armée de l’air efficace. Des pilotes, ingénieurs, techniciens, scientifiques et commandants hautement qualifiés sont essentiels pour transformer la technologie en capacité militaire. Drones et intelligence artificielle Peu d’évolutions illustrent aussi clairement cette mutation technologique que l’essor de l’industrie des drones en Éthiopie. La création de SkyWin Aeronautics Industries a marqué une étape importante dans la production nationale de drones. Les drones allient l’aviation, l’électronique, les capteurs, les communications, les logiciels, le traitement des données et, de plus en plus, l’intelligence artificielle. En juin 2026, l’Administration de la sécurité des réseaux d’information et l’armée de l’air éthiopienne ont convenu de créer un Centre de technologie des drones dédié à la recherche, à l’innovation et au développement dans le domaine des systèmes aériens sans pilote. Cette initiative relie les besoins de la défense à la recherche, aux laboratoires, au développement des ressources humaines et au transfert de technologie, contribuant ainsi à créer une chaîne technologique nationale allant de la recherche et de l’ingénierie à la production et au déploiement. L’IA représente la prochaine étape de cette transformation. La coopération de l’ENDF avec l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle vise à explorer les applications de l’IA dans les domaines de la logistique, de la formation, de la cybersécurité, des soins de santé militaires, des opérations aériennes et de la guerre électronique. Plus largement, cela signifie que la modernisation de la défense éthiopienne va au-delà du matériel pour s’orienter vers des technologies capables d’améliorer la manière dont les informations sont collectées, traitées et utilisées. Des capacités de quatrième génération, une ambition de cinquième génération Les ambitions de l’armée de l’air éthiopienne vont encore plus loin. En janvier 2026, le Premier ministre Abiy a déclaré que l’armée de l’air éthiopienne avait développé des capacités de combat de quatrième génération et s’était fixé pour objectif d’évoluer vers des capacités de cinquième génération d’ici 2030, parallèlement à des projets visant à doubler la capacité du pays en matière d’avions de combat. Il s’agit là d’objectifs officiels du gouvernement plutôt que de capacités déjà pleinement atteintes. Ils témoignent néanmoins de l’orientation de la planification militaire éthiopienne : maintenir les capacités de défense en phase avec des technologies en évolution rapide tout en continuant à investir dans l’expertise humaine nécessaire à leur exploitation. La transformation ne peut donc pas être mesurée uniquement à l’aune du nombre d’avions acquis, mais également à celle de la capacité du pays à exploiter, entretenir, moderniser et développer de plus en plus de systèmes sophistiqués. Terre, air et mer La transformation du secteur de la défense en Éthiopie comporte également une dimension maritime. Le pays a perdu son accès direct à la mer Rouge à la suite de l’indépendance de l’Érythrée, et la marine éthiopienne a par la suite été dissoute. Sa reconstruction s’inscrit désormais dans le cadre de l’évolution de l’architecture de sécurité nationale du pays. Le vice-amiral Kindu Gezu, commandant en chef de la marine éthiopienne, a mis en avant l’évolution du contexte sécuritaire en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, notamment la piraterie, le trafic d’armes, la migration irrégulière, les réseaux insurgés et la concurrence géopolitique. Pour l’Éthiopie, la sécurité maritime a des implications qui vont au-delà des opérations navales. Les routes commerciales, les ports, l’approvisionnement énergétique, le transport maritime commercial et la sécurité régionale sont tous liés à l’environnement maritime au sens large. La marine ajoute ainsi une nouvelle dimension à la transformation de la défense, les capacités terrestres, aériennes, cybernétiques et maritimes s’intégrant de plus en plus dans une architecture de sécurité nationale unifiée. Renforcer l'autonomie stratégique Pris dans leur ensemble, ces développements révèlent l'orientation générale de la réforme de la défense en Éthiopie. Les Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) font l’objet d’une réorganisation et d’une professionnalisation. Des forces spécialisées sont mises en place pour assurer une réponse rapide. L’armée de l’air renforce ses capacités numériques, de maintenance et d’ingénierie. Une production nationale de drones voit le jour. Les industries de défense produisent des munitions, des véhicules blindés et d’autres équipements militaires. L’intelligence artificielle fait l’objet d’études en vue d’applications dans le domaine de la défense, tandis que les universités et laboratoires militaires s’impliquent dans la recherche et le développement technologiques. La marine reconstitue ses capacités maritimes. Prises individuellement, chacune de ces initiatives représente une réforme militaire. Ensemble, elles témoignent d’un effort visant à instaurer une autonomie stratégique. Un pays ne peut garantir la pérennité de ses capacités de défense si chaque élément essentiel dépend de fournisseurs extérieurs. La production nationale n’élimine pas la nécessité d’une coopération internationale ou du recours à des technologies étrangères, mais elle peut renforcer la capacité de l’Éthiopie à maintenir ses capacités essentielles, à réagir aux situations d’urgence et à développer des technologies adaptées à ses propres besoins. C’est là l’enjeu plus large qui se dessine à travers la transformation du secteur de la défense en Éthiopie. L’objectif n’est pas simplement de posséder des armes modernes. Il s’agit de créer une institution de défense capable d’utiliser efficacement la technologie, d’assurer la maintenance de son matériel, de développer son propre savoir-faire technique et de réagir rapidement lorsque les intérêts nationaux sont menacés. L’histoire profonde s’écrit donc non seulement sur le terrain militaire, mais aussi dans les ateliers aéronautiques, les usines de drones, les usines de munitions, les laboratoires, les académies militaires et les instituts technologiques. Le soldat reste au cœur de cette évolution. Mais à ses côtés se trouve un réseau de plus en plus important de pilotes, d’ingénieurs, de scientifiques, de techniciens, de programmeurs, de chercheurs et de fabricants. Ensemble, ils incarnent une conception en pleine mutation de la puissance militaire. Pour l’Éthiopie, l’objectif qui se dessine est celui d’une force de défense dotée d’une structure professionnelle, prête à intervenir, dotée de capacités technologiques et de plus en plus autonome en matière de production. À une époque où la sécurité nationale est autant déterminée par la technologie que par les effectifs, la capacité à développer et à maintenir ces moyens pourrait devenir aussi importante que les armes elles-mêmes. La transformation de la défense éthiopienne ne consiste donc pas simplement à bâtir une armée plus forte. Il s’agit de jeter les fondements technologiques, industriels et humains qui permettront au pays de défendre sa souveraineté et ses intérêts nationaux avec davantage de confiance et de préparation.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 14712
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie. Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale. La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays. Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie. Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. » Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines. Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays. « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. » Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba. « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. » Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ». Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités. « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15400
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe. Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie. S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement. Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus. Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation. Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale. Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire. La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités. La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole. Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’Éthiopienne Tigst Assefa défend avec succès son titre au marathon de Londres et établit un nouveau record.
Apr 26, 2026 14471
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopienne Tigst Assefa a une nouvelle fois brillé en remportant la 46e édition du marathon de Londres, confirmant son statut de championne dans l’une des épreuves les plus prestigieuses du circuit mondial. Vice-championne olympique à Paris, elle a bouclé la course en 2 h 15 min 41 s, s’offrant ainsi une deuxième victoire consécutive dans la capitale britannique. Cette performance exceptionnelle s’accompagne d’un nouveau record du monde féminin, consolidant davantage sa position parmi les meilleures marathoniennes de l’histoire. La Kényane Hellen Obiri a décroché la deuxième place après une fin de course remarquable, tandis que Joyciline Jepkosgei a complété le podium, offrant un triplé africain. Ce résultat met une fois de plus en évidence la suprématie des coureuses éthiopiennes et kényanes sur la scène internationale, la prestation d’Assefa s’imposant comme l’un des faits marquants de la saison.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 12800
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie. S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 582
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques. S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds. Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
El Niño : Mohamed Ware souligne l’importance d’investir dans l’action anticipée
Sep 22, 2026 343
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Le Secrétaire exécutif adjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mohamed Ware, a souligné l’importance d’investir dans l’action anticipée afin de limiter les pertes humaines, économiques et environnementales liées aux impacts attendus du phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique. S’exprimant en marge du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation à El Niño dans la Corne de l’Afrique, M. Ware a indiqué que les pays de la région disposent aujourd’hui de données scientifiques, de modèles climatiques et de prévisions permettant de prendre des mesures avant que les conséquences du phénomène ne se manifestent pleinement. « Nous avons l’information, la science et les données », a-t-il déclaré, soulignant que la question n’est désormais plus de savoir si les impacts se produiront, mais plutôt de déterminer « ce que nous faisons maintenant ». Selon lui, le phénomène El Niño pourrait avoir des répercussions importantes sur l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les moyens de subsistance, l’approvisionnement alimentaire urbain et la santé, tout en aggravant les déplacements de populations et certaines tensions au sein des communautés. M. Ware a rappelé que la région avait déjà enregistré d’importantes pertes humaines et économiques lors de précédents épisodes d’El Niño, insistant sur la nécessité de tirer les leçons de ces expériences pour renforcer la préparation. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD a particulièrement insisté sur la rentabilité de l’action anticipée, soulignant que les investissements réalisés avant une catastrophe peuvent permettre de réduire considérablement les coûts des interventions et de la reconstruction. Selon les chiffres présentés lors du forum, chaque dollar investi dans l’anticipation permettrait d’éviter entre quatre et six dollars de pertes évitables. « Ces activités auront besoin de financement », a-t-il affirmé, appelant les partenaires au développement, mais aussi les ministères des Finances des États membres, à travailler étroitement avec les institutions chargées de la gestion des risques de catastrophe. Il a souligné la nécessité de rendre disponibles des ressources nationales afin de permettre aux mesures anticipatoires d’avoir un impact concret sur les populations exposées. Abordant les initiatives environnementales entreprises par les États membres, M. Ware a particulièrement salué les efforts de l’Éthiopie en matière de restauration des terres dégradées, de protection des bassins versants, de plantation d’arbres comme « l’Initiative héritage du vert » et de collecte des eaux. « Les mesures prises par le gouvernement éthiopien dans cette initiative sont très encourageantes », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives contribuent non seulement à prévenir certains risques à court terme, mais également à renforcer la santé environnementale et les moyens de subsistance des communautés à long terme. La restauration des terres et la protection des bassins versants peuvent notamment contribuer à préserver les ressources en eau et les terres productives, à réduire les risques de glissements de terrain et à limiter les déplacements de populations liés à la dégradation environnementale, a-t-il expliqué. M. Ware a également souligné le rôle de l’IGAD dans le partage des connaissances et des expériences entre ses États membres, afin de permettre la reproduction et la mise à l’échelle des initiatives ayant démontré leur efficacité. Le responsable de l’IGAD a ainsi appelé à une mobilisation coordonnée des ressources, des connaissances scientifiques et des expériences nationales afin de transformer les prévisions climatiques en mesures concrètes de protection des populations et des moyens de subsistance face aux risques liés à El Niño.
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 578
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
Les défis liés au phénomène El Niño prévu pour 2026 exigent une solidarité régionale : le commissaire adjoint
Sep 18, 2026 601
Addis Ababa le 18 septembre, 2026 (ENA) Les répercussions potentielles du phénomène El Niño en 2026 exigent un leadership politique, une appropriation nationale et une solidarité régionale, a souligné Aydrus Hassan, commissaire adjoint chargé de la gestion des risques de catastrophe en Éthiopie. Il a ajouté que cela nécessitait également un financement en temps opportun et une action précoce allant au-delà de la préparation technique. Dans son discours d’ouverture du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation au phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique, le commissaire adjoint a déclaré que l’Éthiopie renforçait son système de gestion des risques de catastrophe afin de le rendre plus polyvalent face aux risques, axé sur les impacts, anticipatif et multisectoriel. Ce système associe la surveillance, les prévisions, l’évaluation des impacts, l’alerte précoce, la préparation, les mesures anticipatives et l’intervention, a ajouté Aydrus. Il a par ailleurs indiqué que l’Éthiopie renforce son autonomie nationale, notamment grâce à son Fonds de réponse aux risques de catastrophe, qui fournit un financement prévisible pour la préparation aux catastrophes, l’alerte précoce, les mesures anticipatives, l’intervention et le renforcement de la résilience. Au niveau régional, l’IGAD et l’ICPAC s’efforcent de renforcer le partage transfrontalier d’informations, l’analyse conjointe des risques, l’interopérabilité des systèmes d’alerte précoce et la coordination des mesures préventives. Ces efforts sont essentiels compte tenu des risques pesant sur les bassins fluviaux partagés, les couloirs de transhumance, les marchés et les mouvements de population. M. Aydrus a exhorté les États membres de l’IGAD à veiller à ce que des financements soient disponibles avant que les catastrophes ne surviennent et à traduire l’appel à l’action régional de haut niveau en engagements concrets. Il a ajouté que l’aide internationale devait venir en complément du leadership national plutôt que de s’y substituer. Le commissaire adjoint a en outre souligné la nécessité de relier les prévisions, les seuils de déclenchement, le financement et l’action afin de protéger les vies, les moyens de subsistance et les acquis en matière de développement. Ce forum a réuni les États membres de l’IGAD et leurs partenaires afin de renforcer la préparation régionale et l’action précoce. L’Organisation météorologique mondiale prévoit que le phénomène El Niño de 2026 sera très intense, voire historique, avec un pic à la fin de l’année et des répercussions s’étendant jusqu’en 2027.
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Le pouvoir sur l'eau : de la conquête à la maîtrise
Sep 30, 2026 65
Extrait de « Pulse of Africa », média partenaire de l'ENA Le 30 septembre, 2026 (ENA) Tout au long de l’histoire, plusieurs dirigeants égyptiens ont eu recours à des invasions militaires, à des guerres par procuration et à une diplomatie secrète pour asseoir leur hégémonie sur le bassin du Nil et déstabiliser l’Éthiopie. Cette histoire n’a jamais porté uniquement sur l’eau. Il s’agissait de pouvoir. Il s’agissait de peur. Et il s’agissait de savoir qui aurait le dernier mot sur l’avenir d’un fleuve qui nourrit des millions de personnes. Depuis plus d’un siècle, l’Égypte et l’Éthiopie sont en proie à une rivalité façonnée par une réalité géographique immuable : l’Égypte se trouve en aval, l’Éthiopie en amont. Le Nil Bleu, connu en Éthiopie sous le nom d’Abay, prend sa source dans les hauts plateaux éthiopiens. De cette simple réalité découle une question plus profonde : qui contrôle le développement lorsque la source de vie se trouve en amont, mais que la sécurité se trouve en aval ? La rivalité entre l’Égypte et l’Éthiopie n’a jamais suivi un cours constant. Elle a évolué à maintes reprises. Au départ, elle s’appuyait sur la conquête. Puis elle s’est orientée vers la diplomatie et les pressions régionales. Plus tard, elle s’est transformée en levier financier. Et au XXIe siècle, elle s’est transformée en une lutte acharnée autour d’un projet : le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). Pour comprendre le présent, il faut retracer le passé à travers l’évolution des stratégies et des craintes. Chaque époque a ajouté une nouvelle couche à cette histoire. L'ère de l'ambition impériale Au XIXe siècle, à une époque où l'expansion semblait être la solution à tous les problèmes (1863-1879), l'Égypte, sous le khédive Ismaïl Pacha, tenta de redessiner la carte. Les forces égyptiennes avancèrent vers le sud et l'est, cherchant à étendre leur influence sur les territoires bordant la mer Rouge et le bassin du haut Nil. On considérait alors que le contrôle d'un territoire pouvait s'obtenir par la force des armes. En 1875 et 1876, les armées égyptiennes pénétrèrent en territoire éthiopien. Mais ces campagnes se soldèrent par un échec cuisant. À Gundet en 1875 et à Gura en 1876, dans ce qui est aujourd’hui l’Érythrée, les forces de l’empereur Yohannes IV leur infligèrent de lourdes défaites. Ces défaites mirent fin à la tentative de l’Égypte de conquérir l’Éthiopie par la force. Et la leçon resta gravée dans les mémoires. L’expansion militaire ne permettait pas de déterminer facilement qui détenait le contrôle des hauts plateaux éthiopiens. Elle ne permettait pas non plus de trancher la question de savoir qui contrôlait les sources du Nil. Guerre par procuration et soft power C’était une époque où la diplomatie du Nil croisait la politique de la Corne de l’Afrique (1956–1970). Sous Gamal Abdel Nasser, le conflit s’est éloigné de la logique du champ de bataille. Il est devenu un système politique. Désormais, la lutte pour le Nil se menait par la voie de la diplomatie, de la concurrence régionale, de la guerre par procuration et des pressions. Nasser aurait utilisé son soutien à des forces rivales et à des mouvements d’insurrection pour isoler l’Éthiopie. Il a soutenu l’irrédentisme somalien dans le conflit de l’Ogaden. Il a également financé des mouvements d’insurrection en Érythrée. Et la politique égyptienne consistait notamment à bloquer les prêts internationaux destinés aux infrastructures hydrauliques éthiopiennes. L’Accord sur les eaux du Nil de 1959, conclu entre l’Égypte et le Soudan, fut un symbole majeur de cette époque. Il répartissait l’utilisation des eaux du Nil sans que l’Éthiopie et les États riverains en amont ne soient présents à la table des négociations. L’Éthiopie rejeta cet accord, et les pays en amont furent exclus du processus décisionnel. Parallèlement, la politique du Nil devint indissociable de la politique régionale. Le conflit ne se limitait plus aux seules rives du fleuve. Elle s’étendit au-delà de la mer Rouge, en Érythrée, en Somalie et au Soudan, et s’entremêla avec des calculs plus larges liés à l’équilibre des pouvoirs dans la Corne de l’Afrique. C’est là que la rivalité s’est intensifiée : la sécurité hydrique est devenue une stratégie régionale. L'impératif de sécurité Ce fut une période où le Nil devint un enjeu de sécurité nationale (1970-1981). Sous Anwar Sadat, le ton changea à nouveau. Le Nil cessa d’être considéré principalement sous l’angle économique. Il devint une question de sécurité. Sadat aurait menacé de lancer une action militaire ouverte contre les projets éthiopiens de barrages sur le Nil. Pendant la guerre de l’Ogaden de 1977, l’Égypte arma les forces somaliennes. Des alliances stratégiques furent nouées pour encercler et affaiblir l’Éthiopie. Le conflit régional et le différend sur le Nil s’exacerbèrent de concert. Des recherches historiques attestent de l’aide militaire apportée par l’Égypte à la Somalie pendant la guerre et reflètent la crainte que l’instabilité en Éthiopie ne déstabilise le Soudan, ce qui nuirait à la position stratégique de l’Égypte. Le discours devint également plus direct. Sadate avertit que si l’Éthiopie entravait l’accès de l’Égypte aux eaux du Nil, l’Égypte pourrait riposter par la force. Un compte rendu universitaire fait état de l’idée selon laquelle il n’y aurait « aucune alternative » à la force si les intérêts de l’Égypte concernant le Nil étaient menacés. Il s’agissait là d’un changement de mentalité. On passait d’un désaccord sur le développement à une préparation militaire. De la négociation à une logique de « ligne rouge ». Siège financier et endiguement Sous le régime de Hosni Moubarak (1981-2011), les confrontations directes ont perdu de leur importance. Les pressions sont devenues plus discrètes, plus complexes et plus bureaucratiques. L’Égypte s’est tournée vers la diplomatie et l’influence internationale. Cette approche a été qualifiée d’« endiguement régional clandestin », consistant à soutenir des insurrections armées en Éthiopie, à bloquer les financements et, selon certaines sources, à établir une présence des services de renseignement dans les États voisins. Le conflit le plus visible de cette époque portait souvent sur le financement des infrastructures hydrauliques éthiopiennes. Des sources font état de l’opposition égyptienne au financement international de projets qui, selon Le Caire, risquaient d’affecter le débit du Nil. Il importe toutefois d’éviter toute simplification excessive. L’affirmation récurrente selon laquelle Moubarak aurait simplement opposé son veto à tous les prêts destinés aux barrages éthiopiens est trop générale. Les prêts internationaux dépendent de nombreux facteurs, et l’Éthiopie a réussi à obtenir des financements pour certains projets, tels que le GERD. Néanmoins, la tendance générale restait claire. L’Égypte tentait de préserver sa position établie dans la diplomatie du Nil. L’Éthiopie faisait davantage pression pour obtenir la liberté de se développer. Ainsi, la lutte s’est poursuivie, mais avec de nouveaux outils : prêts, institutions, autorisations techniques et timing diplomatique. Un choc télévisé L’ère Mohamed Morsi a été marquée par un moment public dramatique. En 2013, le débat politique autour du GERD a pris une tournure inhabituelle. Au cours d’une réunion télévisée en direct, des personnalités politiques égyptiennes ont évoqué des options secrètes et extrêmes pour faire pression sur l’Éthiopie. Parmi les idées avancées figuraient le sabotage, l’armement de factions rebelles éthiopiennes et le lancement de frappes aériennes. Cette émission a suscité un embarras général et une inquiétude internationale. Mais elle a également révélé un élément crucial : le barrage s’était profondément ancré dans la réflexion égyptienne en matière de sécurité. Il ne s’agissait plus seulement d’un différend technique, mais d’une menace pour la stabilité nationale, qui influençait ce que certains dirigeants étaient prêts à aborder ouvertement. Cet épisode ne s’est pas traduit par un ordre personnel de recourir à la violence. Il a toutefois montré l’éventail des stratégies de pression que certaines personnalités politiques estimaient justifiées. Encerclement moderne et « lignes rouges » Sous Abdel Fattah El-Sissi, la posture de l’Égypte s’est transformée en un mélange de diplomatie officielle, de dissuasion militaire et d’endiguement régional. D’une part, l’Égypte a renforcé ses alliances militaires et de défense avec les États voisins. Parmi les stratégies rapportées figurent le partage de renseignements et les efforts visant à encercler géopolitiquement l’Éthiopie, par le biais de partenariats avec des pays de la région. D’autre part, l’Égypte a étendu ses priorités en matière de sécurité dans et autour de la mer Rouge, ainsi qu’à proximité de goulets d’étranglement maritimes critiques tels que Bab-el-Mandeb. Le renforcement des liens de sécurité avec l’Érythrée et la projection d’une présence navale près de la Corne de l’Afrique ont fait partie intégrante de cette approche. Le recours à des intermédiaires et l’influence stratégique ont également fait leur apparition dans le discours. L’Éthiopie a accusé l’Égypte de tirer parti de l’instabilité interne, comme le conflit au Tigré, pour faire pression sur Addis-Abeba et retarder la mise en service du GERD. L’Égypte a à plusieurs reprises présenté la perturbation de l’approvisionnement en eau en aval comme une question existentielle. Les responsables ont qualifié la sécurité de l’approvisionnement en eau en aval de « ligne rouge », mettant en garde contre des conséquences majeures si l’accès de l’Égypte aux eaux du Nil venait à être menacé. Enfin, l’isolement diplomatique et financier est resté l’un des outils à disposition. L’Égypte a fait appel à des organisations internationales, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies et la Ligue arabe, pour faire pression contre les projets de remplissage du barrage de l’Éthiopie et pour restreindre les financements internationaux. Du champ de bataille à la salle de réunion Au fil des époques, les méthodes ont évolué, mais la stratégie fondamentale est restée la même : contenir l’Éthiopie. Sous Ismail Pacha, l’Égypte a tenté une expansion militaire directe. Sous Nasser, le champ de bataille s’est déplacé vers une rivalité régionale par procuration et un isolement diplomatique. Sadat a recadré la question du fleuve pour en faire un enjeu sécuritaire explicite, tandis que Moubarak s’est appuyé sur des blocus financiers discrets et des pressions clandestines. Le gouvernement de Morsi a publiquement envisagé des options d’endiguement extrêmes, et El-Sissi a combiné dissuasion militaire, alliances d’encerclement et lobbying financier. Pourtant, malgré des siècles de pressions coordonnées et de conflits par procuration, cette stratégie a finalement échoué. La ténacité de l’Éthiopie a résisté à toutes les tentatives visant à restreindre son développement, culminant avec la construction et la mise en service du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne — preuve qu’aucune stratégie d’endiguement ne saurait altérer de manière permanente le destin souverain des hauts plateaux éthiopiens. Il est indéniable que le fleuve est vital pour l’Égypte. Il en va de même pour le droit de l’Éthiopie à exploiter les ressources de l’Abay. Et ce désaccord persistant met en évidence une limite majeure : les accords négociés sans la participation de tous les pays du bassin ne peuvent pas résoudre pleinement la question du partage entre l’amont et l’aval. La véritable leçon du Nil Cette longue histoire constitue un avertissement clair. La stabilité ne naît pas de la domination. Elle ne naît pas de l’isolement. Elle ne naît pas d’une rivalité par procuration. Et elle ne naît pas de menaces qui plongent les voisins dans une insécurité permanente. Depuis des siècles, l’Abay coule vers le nord. Le défi consiste désormais à faire en sorte que ce fleuve devienne un fondement de la coopération, et non un détonateur permanent de confrontations. L’eau peut être une arme dans un cadre inadapté. Mais elle peut aussi être une source de vie partagée dans un cadre approprié. L’avenir du bassin du Nil ne se réglera pas par la seule force. Il se réglera grâce à un cadre qui aborde à la fois la sécurité hydrique et les droits au développement, tout en réunissant autour d’une même table les intérêts légitimes de l’ensemble du bassin. Et la question reste urgente, et non pas historique : le Nil deviendra-t-il un accord entre voisins ou un nouveau champ de bataille déguisé en diplomatie ? Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, la leçon à tirer de cette longue rivalité est claire : la politique hydrologique à somme nulle appartient à une époque révolue. Les réalités sur le terrain — croissance démographique, changement climatique et besoins économiques pressants — font qu’il est impossible pour un seul pays de monopoliser ou de dicter le destin du Nil. La sécurité en aval ne peut se construire par le confinement ou la déstabilisation des voisins en amont. Une stabilité véritable et durable ne peut émerger que lorsque tous les États du bassin auront dépassé les revendications héritées de l’époque coloniale et adopté les principes d’une utilisation équitable et raisonnable. Grâce à un dialogue sincère, à des institutions communes telles que la Commission du bassin du Nil et à un développement coopératif, l’Abay pourra enfin passer du statut de champ de bataille régional à celui de source de vie commune pour des millions de personnes.
La longue histoire de l'agressivité du TPLF
Sep 29, 2026 135
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Le conflit dans le nord de l’Éthiopie est un problème complexe qui mine le pays depuis des années. Au cœur de ce conflit se trouve le TPLF, un groupe belliqueux qui n’a cessé de faire preuve d’un mépris total pour la vie humaine et d’une volonté de déstabiliser la région. Malgré les efforts du gouvernement éthiopien pour promouvoir la paix et la stabilité, le TPLF, désormais dissous, a continué à suivre la voie de la violence en s’alliant à des forces destructrices. L'histoire des agressions du TPLF Le TPLF, désormais interdit, a une longue histoire d'agressions et de violences. Depuis ses débuts en tant que groupe rebelle jusqu'à son statut actuel d'organisation hors-la-loi, le TPLF a toujours fait preuve d'un mépris pour la vie humaine et d'une volonté de déstabiliser la région. L’attaque menée par cette alliance contre le Commandement du Nord en novembre 2020 a constitué un acte d’agression flagrant qui a déclenché le conflit dans la région du Tigré. Depuis lors, le TPLF, aujourd’hui dissous, n’a cessé de lancer des attaques contre des civils, notamment des femmes et des enfants, et s’est rendu responsable de la destruction de biens et d’infrastructures. La crise humanitaire Les actions du TPLF ont entraîné une crise humanitaire dévastatrice au Tigré. Des milliers de personnes ont été déplacées, et bien d’autres encore ont été tuées ou blessées. Le blocus de l’aide humanitaire imposé par ce groupe a exacerbé la crise, privant de nombreuses personnes d’accès à la nourriture, à l’eau ou aux soins médicaux. Le gouvernement éthiopien a œuvré sans relâche pour faire face à cette crise humanitaire, mais la poursuite des agressions par le TPLF, aujourd’hui dissous, a rendu difficile l’acheminement de l’aide aux personnes dans le besoin. Les efforts du gouvernement éthiopien pour promouvoir la paix Malgré le TPLF, aujourd’hui dissous, le gouvernement éthiopien a continué à œuvrer en faveur de la paix et de la stabilité dans la région. Le gouvernement a lancé plusieurs initiatives visant à promouvoir le dialogue et la réconciliation, notamment la mise en place d’une équipe de négociation et l’offre d’une amnistie aux dirigeants du TPLF. Le gouvernement a également pris des mesures pour faire face à la crise humanitaire, notamment en fournissant de la nourriture, des abris et une aide médicale aux personnes touchées par le conflit. Le rôle de la communauté internationale La communauté internationale a un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la paix et de la stabilité en Éthiopie. Elle doit condamner le TPLF, hostile à la paix, ainsi que ses partisans, en particulier le régime érythréen. La communauté internationale devrait également soutenir les efforts du gouvernement éthiopien visant à promouvoir la paix et la stabilité. Elle doit par ailleurs fournir une aide humanitaire aux personnes touchées par le conflit et œuvrer à la recherche d’une solution durable à la crise. En conclusion, le TPLF est une organisation belligérante qui n’a cessé de faire preuve d’un mépris pour la vie humaine et d’une volonté de déstabiliser la région. Les actions de cette alliance ont entraîné une crise humanitaire dévastatrice, et ses agressions incessantes ont rendu difficile l’acheminement de l’aide aux personnes dans le besoin. Le gouvernement éthiopien a œuvré sans relâche pour promouvoir la paix et la stabilité, et la communauté internationale doit soutenir ces efforts. Le TPLF, organisation illégale, doit être tenu responsable de ses actes, et la communauté internationale doit s’efforcer de trouver une solution durable à la crise. Une menace pour la stabilité régionale L’attitude belliqueuse du TPLF constitue non seulement une menace pour la paix et la stabilité en Éthiopie, mais aussi pour la stabilité régionale. Ses actions, menées de concert avec d’autres forces hostiles à la paix, risquent de déstabiliser l’ensemble de la région, et son agression a déjà eu un impact significatif sur les pays voisins. La communauté internationale doit agir pour empêcher le TPLF et les alliances contre nature entre forces destructrices de gagner du terrain, et pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région. Un appel à l’action La communauté internationale doit continuer à condamner l’agression du TPLF et à soutenir les efforts du gouvernement éthiopien visant à promouvoir la paix et la stabilité. Plus important encore, la communauté internationale doit soutenir les efforts du gouvernement fédéral pour mettre fin à la terreur exercée par le TPLF.