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Pourquoi une Éthiopie forte est-elle indispensable à l’avenir de la Corne de l’Afrique ?
Jun 10, 2026 508
Par un rédacteur Il est des moments dans l’histoire d’une nation où les chiffres prennent une signification qui dépasse les simples indicateurs économiques. Ils deviennent le reflet d’une ambition collective, d’une confiance retrouvée et d’une vision tournée vers l’avenir.   L’adoption par le Conseil des ministres d’un projet de budget fédéral de 14,51 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal, contre 11,98 milliards de dollars l’année précédente, s’inscrit dans cette dynamique.   Cette hausse budgétaire ne relève pas uniquement d’un ajustement financier. Elle traduit la volonté affirmée d’un pays de poursuivre sa transformation malgré les nombreux défis auxquels il a été confronté ces dernières années.   Alors que de nombreuses économies émergentes continuent de subir les effets de l’endettement, des tensions géopolitiques, des changements climatiques et des séquelles de la pandémie, l’Éthiopie affiche une prévision de croissance dépassant les 10 %, témoignant d’une confiance marquée dans ses perspectives.   Le signal envoyé depuis Addis-Abeba devient de plus en plus évident : l’Éthiopie ne se contente plus d’incarner une promesse ; elle entend désormais concrétiser pleinement son potentiel.   Une puissance au cœur du continent Depuis des siècles, l’Éthiopie occupe une place singulière en Afrique.   Berceau d’une civilisation parmi les plus anciennes du continent, siège de l’Union africaine et pays de plus de 130 millions d’habitants, elle demeure un acteur majeur de la scène africaine. Son influence va toutefois bien au-delà de sa dimension démographique.   La stabilité de l’Éthiopie contribue directement à celle de la Corne de l’Afrique. Sa croissance économique bénéficie aux pays voisins. Ses infrastructures facilitent les échanges régionaux et son action diplomatique favorise la coopération entre les États.   Depuis longtemps, les spécialistes estiment qu’aucune initiative durable de paix ou d’intégration économique dans la région ne peut réussir sans la participation active de l’Éthiopie. Aujourd’hui encore, cette réalité reste d’actualité.   Une Éthiopie forte ne profite pas uniquement à ses citoyens. Elle favorise les investissements, stimule le commerce, renforce les corridors logistiques, soutient la coopération énergétique et accélère l’intégration régionale en Afrique de l’Est.   Une démocratie en constante évolution   Comme le développement économique, le progrès politique suit rarement une trajectoire parfaitement linéaire. Ce qui compte avant tout est l’orientation générale du processus.   Les récentes consultations électorales ont mis en lumière une culture démocratique en progression qui suscite l’intérêt croissant des observateurs et partenaires internationaux.   Malgré des défis persistants, comme dans toute démocratie émergente, la participation accrue des citoyens, le renforcement institutionnel et le déroulement pacifique des scrutins ont été salués par plusieurs partenaires.   L’essentiel n’est pas de prétendre à l’absence de difficultés, mais de reconnaître les avancées réalisées.   Les nations sont évaluées non seulement sur leur situation présente, mais également sur la direction qu’elles empruntent.   À cet égard, l’Éthiopie montre des signes croissants de consolidation institutionnelle, d’élargissement de l’engagement citoyen et de stabilité politique accrue.   L’héritage vivant d’Adoua Toute réflexion sur l’avenir de l’Éthiopie reste intimement liée à son histoire. La Bataille d'Adoua demeure l’un des événements les plus emblématiques du continent africain.   Elle ne représente pas seulement un succès militaire, mais également l’affirmation de la capacité des Africains à défendre leur souveraineté et à choisir leur propre destinée.   Cet héritage continue d’inspirer les générations actuelles. L’esprit qui a permis de préserver l’indépendance nationale nourrit aujourd’hui les ambitions de développement du pays.   Les défis ont changé. Les victoires se mesurent désormais à travers les infrastructures, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’éducation, la modernisation agricole et la compétitivité économique.   Les nations du XXIe siècle ne progressent plus uniquement grâce à leur puissance militaire. Elles avancent grâce à l’innovation, à la productivité et à une vision stratégique de long terme.   Le défi pour l’Éthiopie consiste donc non seulement à préserver la mémoire d’Adoua, mais aussi à transformer cet héritage en moteur de réussite pour les générations futures.   La sécurité comme socle du développement L’expérience historique montre que toute transformation économique durable repose sur un environnement sûr et stable.   Au cours des dernières décennies, l’Éthiopie a maintenu l’un des dispositifs de défense les plus importants du continent et a joué un rôle déterminant dans les opérations de maintien de la paix et de stabilisation régionale. Les forces éthiopiennes ont apporté une contribution significative aux efforts de sécurité collective et à la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique.   L’importance de cette contribution ne peut être sous-estimée.   Les investisseurs privilégient les environnements stables. Les entreprises ont besoin de prévisibilité. La croissance économique se développe là où la paix est préservée.   Dans cette perspective, une Éthiopie stable, sécurisée et prospère demeure l’un des principaux piliers de la paix, de la coopération et du développement pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et au-delà.   Les nouveaux leviers de croissance économique   L’un des changements les plus significatifs observés en Éthiopie aujourd’hui réside dans la diversification progressive de son économie.   Si l’agriculture demeure au cœur du développement national, de nouveaux secteurs commencent à jouer un rôle moteur dans la croissance du pays.   L’Éthiopie s’est imposée comme le premier producteur africain de blé, illustrant la manière dont des investissements ciblés et des politiques adaptées peuvent renforcer la sécurité alimentaire tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des importations.   Sous les hautes terres, les vallées et les vastes étendues du pays se trouvent également des ressources porteuses d’avenir. L’exploitation de l’or contribue de plus en plus aux revenus nationaux, soutenant les exportations et favorisant l’émergence d’une économie davantage diversifiée.   Les réserves de gaz naturel, encore largement inexploitées, offrent quant à elles des perspectives importantes pour alimenter l’industrie, générer des recettes en devises et accompagner une nouvelle phase de développement économique. Ce qui relevait autrefois du potentiel commence progressivement à prendre forme ; ce qui semblait lointain devient peu à peu concret.   Associés aux projets de production d’engrais, à l’amélioration des rendements agricoles et aux réformes économiques engagées, ces progrès montrent que la croissance future de l’Éthiopie reposera sur plusieurs piliers complémentaires.   Agriculture céréalière, ressources minières, énergie, parcs industriels, économie numérique et jeunesse active constituent désormais autant de moteurs de développement. Pour les investisseurs et partenaires de long terme, le constat devient évident : l’Éthiopie ne prépare pas seulement le prochain budget, elle investit dans son avenir à long terme.   Les exportations enregistrent des performances encourageantes dans plusieurs domaines, tandis que les réformes macroéconomiques renforcent l’attractivité du pays pour les investissements.   La stratégie de réforme économique mise en œuvre par le gouvernement cherche à remédier aux contraintes structurelles historiques tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive.   Aucune mutation économique ne s’accomplit instantanément. Toutefois, les indicateurs témoignent d’une évolution globalement positive.   Vers une économie moderne et compétitive L’Éthiopie de demain ne sera pas uniquement reconnue pour son agriculture. Elle le sera également pour sa capacité à produire, innover et exporter.   L’intelligence artificielle, les technologies numériques, l’industrie manufacturière, les services logistiques, les énergies renouvelables ainsi que les chaînes de valeur agricoles offrent des perspectives considérables.   La jeunesse éthiopienne, qui représente l’une des plus importantes forces de travail du continent, pourrait devenir un avantage stratégique majeur si elle bénéficie des compétences, des technologies et des investissements nécessaires.   Les investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux pôles de croissance auraient tout intérêt à observer cette évolution de près.   Le centre de gravité de l’économie mondiale s’oriente progressivement vers les marchés émergents, caractérisés par une population importante, une consommation en expansion et un potentiel productif encore sous-exploité.   L’Éthiopie réunit précisément ces caractéristiques.   Pourquoi renforcer les partenariats avec l’Éthiopie ? Les débats internationaux sur l’Afrique mettent souvent l’accent sur les difficultés, au détriment des opportunités.   Pourtant, les investisseurs et partenaires les plus avisés savent que les meilleures perspectives apparaissent souvent dans les économies en pleine transformation.   L’Éthiopie figure aujourd’hui parmi les opportunités économiques les plus prometteuses du continent. Son importante population constitue un vaste marché. Sa position géographique favorise les échanges régionaux. Ses ressources naturelles offrent de nombreuses possibilités. Ses réformes stimulent la compétitivité. Son histoire témoigne d’une remarquable capacité de résilience. Son potentiel futur demeure considérable. Il est difficile d’envisager sérieusement l’avenir économique de l’Afrique sans tenir compte du rôle croissant de l’Éthiopie.   La route vers la réussite Affirmer qu’un pays deviendra la première puissance économique africaine dans les dix prochaines années relève davantage d’une ambition que d’une certitude. L’avenir dépendra de nombreux facteurs.   Cependant, peu de pays africains disposent simultanément d’une population aussi importante, d’un emplacement stratégique, d’un potentiel agricole considérable, d’investissements massifs dans les infrastructures, d’un programme de réformes ambitieux et de ressources naturelles encore largement inexploitées.   Les fondations d’une croissance exceptionnelle sont présentes. Le véritable défi consiste désormais à les valoriser pleinement.   Si les réformes se poursuivent, si la stabilité et la paix se renforcent, si la productivité continue de progresser et si les investissements se dirigent vers les secteurs prioritaires, l’essor économique de l’Éthiopie pourrait compter parmi les transformations les plus marquantes de l’Afrique au XXIe siècle.   Le budget adopté cette semaine pourrait ainsi représenter bien davantage qu’un simple cadre financier. Il pourrait constituer une étape supplémentaire dans la trajectoire d’un pays déterminé à convertir son potentiel en résultats concrets.   L’avenir demeure naturellement ouvert. Toutefois, les perspectives apparaissent de plus en plus prometteuses. Pour la Corne de l’Afrique comme pour le continent, une Éthiopie forte reste l’un des principaux facteurs susceptibles de favoriser une paix durable, une prospérité partagée et une nouvelle dynamique de développement africain.   Cette approche conserve une vision stratégique et optimiste tout en évitant les affirmations absolues. Elle souligne plutôt que l’Éthiopie dispose de nombreux atouts pouvant lui permettre d’atteindre des résultats économiques majeurs dans les années à venir.
Les acteurs de l’écosystème rendent hommage aux entrepreneurs verts et renouvellent leur soutien aux initiatives durables
Jun 10, 2026 260
ADDIS-ABEBA, 10 juin 2026 (ENA) :- Les acteurs de l’écosystème ont salué les entrepreneurs verts actifs dans les domaines de l’économie circulaire et ont réaffirmé leur volonté de renforcer l’appui accordé à ce secteur en plein essor.   Reach for Change Ethiopia a célébré la cohorte 2025 des entrepreneurs verts engagés dans les programmes Green Innovation Lab (GIL) et Green Business Incubator (GBI), tout en accueillant une nouvelle promotion pour l’année 2026.   Cette initiative a pour objectif d’encourager les pratiques d’économie circulaire ainsi que l’innovation climatique en Éthiopie.   La cérémonie a rassemblé des représentants gouvernementaux, des partenaires de développement, des missions diplomatiques, des acteurs de l’écosystème, des entrepreneurs, des institutions financières et des représentants du secteur privé afin de promouvoir l’entrepreneuriat vert et de consolider la coopération au sein de l’écosystème émergent de l’économie circulaire en Éthiopie.   La rencontre a également permis de mettre à l’honneur les entrepreneurs soutenus par le projet « Déchets de construction et entreprises circulaires en Éthiopie », mis en œuvre par Reach for Change Ethiopia avec l’appui financier de la Fondation IKEA.   Cette initiative accompagne des entreprises à fort impact dirigées par des jeunes et intervenant dans les secteurs de la gestion des déchets, du recyclage, de la réutilisation, de la production durable, des solutions d’économie circulaire et de l’innovation écologique.   Lors de l’ouverture de la cérémonie, Mekdim Gullilat, directrice de Reach for Change Ethiopia, a insisté sur l’importance croissante des solutions locales liées au climat et à l’économie circulaire pour répondre aux défis environnementaux tout en générant des opportunités économiques.   « Aujourd’hui, nous célébrons des entrepreneurs qui transforment les défis en opportunités.   À travers toute l’Éthiopie, nous assistons à l’émergence d’une nouvelle génération d’innovateurs qui valorisent les déchets, développent des modèles économiques durables, créent des emplois et contribuent à bâtir des communautés plus vertes et plus résilientes », a-t-elle déclaré.   Mme Mekdim a indiqué que la promotion 2025 a enregistré des avancées notables dans les domaines de l’entrepreneuriat vert et des solutions d’économie circulaire.   Les entreprises accompagnées par le programme ont créé plus de 202 emplois permanents ainsi que plus de 1 108 emplois à temps partiel.   Elles ont également généré plus de 41 millions de birrs de revenus tout en traitant près de 1,8 million de kilogrammes de déchets.   Elle a ajouté que Reach for Change Ethiopia a, jusqu’à présent, soutenu plus de 2 650 entrepreneurs sociaux, touché plus de 790 000 enfants et jeunes et mobilisé plus de 750 acteurs de l’écosystème dans l’ensemble du pays.   Le directeur général de l’Autorité de protection de l’environnement d’Addis-Abeba, Eshetu Lema, a affirmé que des progrès encourageants sont enregistrés dans la valorisation économique des déchets à travers la capitale.   Il a félicité les entreprises actives dans la gestion et le recyclage des déchets pour leur contribution à la création d’emplois destinés aux jeunes, à l’amélioration de la propreté urbaine et à l’appui du programme de développement durable d’Addis-Abeba.   « Ces entreprises jouent un rôle essentiel dans la réponse aux défis environnementaux tout en créant des emplois et en produisant de la valeur économique », a-t-il souligné.   Eshetu a assuré que l’Autorité poursuivra le renforcement de son soutien aux entrepreneurs verts grâce à des mesures politiques, des mécanismes d’incitation et une coopération accrue avec les différentes parties prenantes.   Selon lui, environ 12,5 % des déchets secs collectés à Addis-Abeba, soit près de 97 000 tonnes par an, font actuellement l’objet d’un recyclage.   Le recyclage des matériaux génère chaque année une valeur économique estimée à plus de 2 milliards de birrs.   Reach for Change est une organisation internationale à but non lucratif fondée en Suède qui agit à l’échelle mondiale pour soutenir les entrepreneurs sociaux et les solutions innovantes destinées à relever les défis de société.   Depuis son implantation en Éthiopie en 2015, Reach for Change Ethiopia travaille avec des entrepreneurs, des acteurs de l’écosystème, des partenaires de développement et diverses institutions afin de renforcer l’innovation, l’entrepreneuriat, l’éducation, les moyens de subsistance et les solutions climatiques à travers le pays.
L’accès maritime de l’Éthiopie : un levier pour la stabilité régionale et le développement commun
Jun 10, 2026 305
Addis-Abeba, 10 juin 2026 (ENA) : - Selon un haut responsable du Parlement, les efforts de l’Éthiopie visant à obtenir un accès sécurisé à la mer favoriseront la stabilité régionale, la coopération économique et une prospérité partagée dans la Corne de l’Afrique.   Par le passé, l’Éthiopie disposait d’un accès à plusieurs ports ainsi qu’à un littoral qui la reliait aux routes du commerce international et aux échanges maritimes.   Toutefois, après l’instauration du Gouvernement de transition éthiopien en 1991, le pays est devenu enclavé et privé de ses ouvertures maritimes, une situation que beaucoup d’Éthiopiens perçoivent comme une perte historique majeure.   Dans un entretien accordé exclusivement à l’ENA, Fethi Mahdi, vice-président de la Commission permanente des affaires étrangères et de la paix de la Chambre des représentants du peuple, a estimé que la perte de l’accès à la mer constituait une injustice regrettable dont les effets économiques et stratégiques se font toujours sentir.   D’après lui, la question de l’accès maritime de l’Éthiopie a retrouvé une place centrale dans le débat public durant la période actuelle de réformes nationales.   Il a indiqué que ce dossier traduit un besoin grandissant de coopération régionale pour répondre aux défis économiques, à la croissance démographique et aux nouvelles préoccupations liées à la sécurité.   Fethi a précisé que les réformes ont également permis de remettre au premier plan des considérations historiques, juridiques, géographiques et d’équité longtemps négligées.   Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa démarche en faveur d’un accès à la mer par des moyens pacifiques, légaux et mutuellement bénéfiques, une approche qui a renforcé la crédibilité du pays et la solidité de son argumentaire au sein des forums internationaux.   Le parlementaire a également relevé que la position éthiopienne repose sur des recherches approfondies, des éléments historiques, un engagement diplomatique constant ainsi qu’un attachement à la stabilité régionale et au respect des accords internationaux.   Il a ajouté que les Éthiopiens continuent d’appeler à la défense des intérêts nationaux et souhaitent que la position du pays soit efficacement portée auprès de la communauté internationale par les canaux diplomatiques appropriés.   Fethi a affirmé que garantir un accès à la mer dans un esprit de coopération et de compréhension mutuelle profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais contribuerait aussi à renforcer la paix, la sécurité, l’intégration économique et le développement partagé dans toute la région.   De son côté, le professeur Ayele Bekeri, chercheur et enseignant au Collège de défense nationale éthiopien, a souligné les liens historiques profonds entre la civilisation éthiopienne et l’accès à la mer.   Il a expliqué que les relations historiques, géographiques, juridiques et naturelles de l’Éthiopie avec la mer Rouge et les voies maritimes voisines ont joué un rôle essentiel dans le développement de sa puissance économique et de son rayonnement civilisationnel au fil de l’histoire.   Selon le professeur Ayele, les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge, le golfe d’Aden et l’océan Indien constituent depuis longtemps un élément fondamental de son identité nationale et de sa vision stratégique.   Le chercheur a présenté la reprise des discussions sur l’accès à la mer comme une priorité nationale destinée à reconnecter l’Éthiopie à son héritage historique, tout en renforçant ses perspectives économiques, son engagement régional et son développement à long terme.   Il a enfin indiqué qu’une solution pacifique et fondée sur la coopération permettrait de créer davantage d’opportunités pour l’intégration régionale, l’amélioration de la connectivité commerciale et une prospérité durable au bénéfice de tous les pays de la région.
Le président Taye prend congé des ambassadeurs sortants du Luxembourg et des Émirats arabes unis
Jun 10, 2026 261
Addis-Abeba, le 10 juin 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a adressé ses adieux à l’ambassadrice du Luxembourg, Jeanne Crauser, ainsi qu’à l’ambassadeur des Émirats arabes unis, Mohamed Salem Al Rashidi, au terme de leurs fonctions diplomatiques en Éthiopie.   À cette occasion, il a été souligné que les relations diplomatiques solides entre l’Éthiopie et ces deux nations poursuivront leur développement et leur consolidation.   Évoquant son parcours diplomatique, l’ambassadrice Jeanne Crauser a expliqué que son principal objectif avait été de renforcer davantage la coopération entre les deux États.   Elle a indiqué que les démarches conjointes entreprises pour promouvoir les partenariats économiques entre l’Éthiopie et le Luxembourg avaient donné des résultats encourageants.   Dans une déclaration à l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA), l’ambassadrice Jeanne Crauser a mis en lumière l’excellente coopération dans le domaine du développement des compétences humaines.   « Nous travaillons en étroite collaboration, en multipliant les échanges et les formations grâce à la Maison de formation de l’ATTF au Luxembourg. Nous accueillons des experts à Addis-Abeba et recevons au Luxembourg des professionnels du secteur financier éthiopien », a-t-elle indiqué.   Elle a précisé que ce partage réciproque d’expertise s’était révélé particulièrement efficace et durable.   « Ce mécanisme bénéficie aux deux parties et a obtenu d’excellents résultats. La coopération se renforce chaque année », a-t-elle affirmé, exprimant sa confiance dans les futurs projets communs.   « Nous souhaitons ainsi voir cette coopération s’élargir davantage, notamment dans les domaines de la finance verte et de la finance durable. »   L’ambassadrice Crauser a également mentionné les initiatives engagées pour stimuler le commerce et l’investissement, réaffirmant la volonté du Luxembourg de renforcer les relations économiques.   « Grâce à différents partenariats et programmes, nous cherchons à encourager les acteurs économiques et à accroître leur intérêt pour le marché éthiopien, un vaste marché doté d’un potentiel important », a-t-elle déclaré.   De son côté, l’ambassadeur a salué les réformes économiques actuellement menées en Éthiopie, estimant qu’elles créent des opportunités attractives pour les investisseurs étrangers.   « Avec les réformes en cours, les perspectives demeurent particulièrement encourageantes », a conclu l’ambassadrice Crauser.   « Nous nous attachons donc à soutenir ces réformes par la sensibilisation et les échanges, selon deux approches complémentaires. »
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Pourquoi une Éthiopie forte est-elle indispensable à l’avenir de la Corne de l’Afrique ?
Jun 10, 2026 508
Par un rédacteur Il est des moments dans l’histoire d’une nation où les chiffres prennent une signification qui dépasse les simples indicateurs économiques. Ils deviennent le reflet d’une ambition collective, d’une confiance retrouvée et d’une vision tournée vers l’avenir.   L’adoption par le Conseil des ministres d’un projet de budget fédéral de 14,51 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal, contre 11,98 milliards de dollars l’année précédente, s’inscrit dans cette dynamique.   Cette hausse budgétaire ne relève pas uniquement d’un ajustement financier. Elle traduit la volonté affirmée d’un pays de poursuivre sa transformation malgré les nombreux défis auxquels il a été confronté ces dernières années.   Alors que de nombreuses économies émergentes continuent de subir les effets de l’endettement, des tensions géopolitiques, des changements climatiques et des séquelles de la pandémie, l’Éthiopie affiche une prévision de croissance dépassant les 10 %, témoignant d’une confiance marquée dans ses perspectives.   Le signal envoyé depuis Addis-Abeba devient de plus en plus évident : l’Éthiopie ne se contente plus d’incarner une promesse ; elle entend désormais concrétiser pleinement son potentiel.   Une puissance au cœur du continent Depuis des siècles, l’Éthiopie occupe une place singulière en Afrique.   Berceau d’une civilisation parmi les plus anciennes du continent, siège de l’Union africaine et pays de plus de 130 millions d’habitants, elle demeure un acteur majeur de la scène africaine. Son influence va toutefois bien au-delà de sa dimension démographique.   La stabilité de l’Éthiopie contribue directement à celle de la Corne de l’Afrique. Sa croissance économique bénéficie aux pays voisins. Ses infrastructures facilitent les échanges régionaux et son action diplomatique favorise la coopération entre les États.   Depuis longtemps, les spécialistes estiment qu’aucune initiative durable de paix ou d’intégration économique dans la région ne peut réussir sans la participation active de l’Éthiopie. Aujourd’hui encore, cette réalité reste d’actualité.   Une Éthiopie forte ne profite pas uniquement à ses citoyens. Elle favorise les investissements, stimule le commerce, renforce les corridors logistiques, soutient la coopération énergétique et accélère l’intégration régionale en Afrique de l’Est.   Une démocratie en constante évolution   Comme le développement économique, le progrès politique suit rarement une trajectoire parfaitement linéaire. Ce qui compte avant tout est l’orientation générale du processus.   Les récentes consultations électorales ont mis en lumière une culture démocratique en progression qui suscite l’intérêt croissant des observateurs et partenaires internationaux.   Malgré des défis persistants, comme dans toute démocratie émergente, la participation accrue des citoyens, le renforcement institutionnel et le déroulement pacifique des scrutins ont été salués par plusieurs partenaires.   L’essentiel n’est pas de prétendre à l’absence de difficultés, mais de reconnaître les avancées réalisées.   Les nations sont évaluées non seulement sur leur situation présente, mais également sur la direction qu’elles empruntent.   À cet égard, l’Éthiopie montre des signes croissants de consolidation institutionnelle, d’élargissement de l’engagement citoyen et de stabilité politique accrue.   L’héritage vivant d’Adoua Toute réflexion sur l’avenir de l’Éthiopie reste intimement liée à son histoire. La Bataille d'Adoua demeure l’un des événements les plus emblématiques du continent africain.   Elle ne représente pas seulement un succès militaire, mais également l’affirmation de la capacité des Africains à défendre leur souveraineté et à choisir leur propre destinée.   Cet héritage continue d’inspirer les générations actuelles. L’esprit qui a permis de préserver l’indépendance nationale nourrit aujourd’hui les ambitions de développement du pays.   Les défis ont changé. Les victoires se mesurent désormais à travers les infrastructures, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’éducation, la modernisation agricole et la compétitivité économique.   Les nations du XXIe siècle ne progressent plus uniquement grâce à leur puissance militaire. Elles avancent grâce à l’innovation, à la productivité et à une vision stratégique de long terme.   Le défi pour l’Éthiopie consiste donc non seulement à préserver la mémoire d’Adoua, mais aussi à transformer cet héritage en moteur de réussite pour les générations futures.   La sécurité comme socle du développement L’expérience historique montre que toute transformation économique durable repose sur un environnement sûr et stable.   Au cours des dernières décennies, l’Éthiopie a maintenu l’un des dispositifs de défense les plus importants du continent et a joué un rôle déterminant dans les opérations de maintien de la paix et de stabilisation régionale. Les forces éthiopiennes ont apporté une contribution significative aux efforts de sécurité collective et à la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique.   L’importance de cette contribution ne peut être sous-estimée.   Les investisseurs privilégient les environnements stables. Les entreprises ont besoin de prévisibilité. La croissance économique se développe là où la paix est préservée.   Dans cette perspective, une Éthiopie stable, sécurisée et prospère demeure l’un des principaux piliers de la paix, de la coopération et du développement pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et au-delà.   Les nouveaux leviers de croissance économique   L’un des changements les plus significatifs observés en Éthiopie aujourd’hui réside dans la diversification progressive de son économie.   Si l’agriculture demeure au cœur du développement national, de nouveaux secteurs commencent à jouer un rôle moteur dans la croissance du pays.   L’Éthiopie s’est imposée comme le premier producteur africain de blé, illustrant la manière dont des investissements ciblés et des politiques adaptées peuvent renforcer la sécurité alimentaire tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des importations.   Sous les hautes terres, les vallées et les vastes étendues du pays se trouvent également des ressources porteuses d’avenir. L’exploitation de l’or contribue de plus en plus aux revenus nationaux, soutenant les exportations et favorisant l’émergence d’une économie davantage diversifiée.   Les réserves de gaz naturel, encore largement inexploitées, offrent quant à elles des perspectives importantes pour alimenter l’industrie, générer des recettes en devises et accompagner une nouvelle phase de développement économique. Ce qui relevait autrefois du potentiel commence progressivement à prendre forme ; ce qui semblait lointain devient peu à peu concret.   Associés aux projets de production d’engrais, à l’amélioration des rendements agricoles et aux réformes économiques engagées, ces progrès montrent que la croissance future de l’Éthiopie reposera sur plusieurs piliers complémentaires.   Agriculture céréalière, ressources minières, énergie, parcs industriels, économie numérique et jeunesse active constituent désormais autant de moteurs de développement. Pour les investisseurs et partenaires de long terme, le constat devient évident : l’Éthiopie ne prépare pas seulement le prochain budget, elle investit dans son avenir à long terme.   Les exportations enregistrent des performances encourageantes dans plusieurs domaines, tandis que les réformes macroéconomiques renforcent l’attractivité du pays pour les investissements.   La stratégie de réforme économique mise en œuvre par le gouvernement cherche à remédier aux contraintes structurelles historiques tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive.   Aucune mutation économique ne s’accomplit instantanément. Toutefois, les indicateurs témoignent d’une évolution globalement positive.   Vers une économie moderne et compétitive L’Éthiopie de demain ne sera pas uniquement reconnue pour son agriculture. Elle le sera également pour sa capacité à produire, innover et exporter.   L’intelligence artificielle, les technologies numériques, l’industrie manufacturière, les services logistiques, les énergies renouvelables ainsi que les chaînes de valeur agricoles offrent des perspectives considérables.   La jeunesse éthiopienne, qui représente l’une des plus importantes forces de travail du continent, pourrait devenir un avantage stratégique majeur si elle bénéficie des compétences, des technologies et des investissements nécessaires.   Les investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux pôles de croissance auraient tout intérêt à observer cette évolution de près.   Le centre de gravité de l’économie mondiale s’oriente progressivement vers les marchés émergents, caractérisés par une population importante, une consommation en expansion et un potentiel productif encore sous-exploité.   L’Éthiopie réunit précisément ces caractéristiques.   Pourquoi renforcer les partenariats avec l’Éthiopie ? Les débats internationaux sur l’Afrique mettent souvent l’accent sur les difficultés, au détriment des opportunités.   Pourtant, les investisseurs et partenaires les plus avisés savent que les meilleures perspectives apparaissent souvent dans les économies en pleine transformation.   L’Éthiopie figure aujourd’hui parmi les opportunités économiques les plus prometteuses du continent. Son importante population constitue un vaste marché. Sa position géographique favorise les échanges régionaux. Ses ressources naturelles offrent de nombreuses possibilités. Ses réformes stimulent la compétitivité. Son histoire témoigne d’une remarquable capacité de résilience. Son potentiel futur demeure considérable. Il est difficile d’envisager sérieusement l’avenir économique de l’Afrique sans tenir compte du rôle croissant de l’Éthiopie.   La route vers la réussite Affirmer qu’un pays deviendra la première puissance économique africaine dans les dix prochaines années relève davantage d’une ambition que d’une certitude. L’avenir dépendra de nombreux facteurs.   Cependant, peu de pays africains disposent simultanément d’une population aussi importante, d’un emplacement stratégique, d’un potentiel agricole considérable, d’investissements massifs dans les infrastructures, d’un programme de réformes ambitieux et de ressources naturelles encore largement inexploitées.   Les fondations d’une croissance exceptionnelle sont présentes. Le véritable défi consiste désormais à les valoriser pleinement.   Si les réformes se poursuivent, si la stabilité et la paix se renforcent, si la productivité continue de progresser et si les investissements se dirigent vers les secteurs prioritaires, l’essor économique de l’Éthiopie pourrait compter parmi les transformations les plus marquantes de l’Afrique au XXIe siècle.   Le budget adopté cette semaine pourrait ainsi représenter bien davantage qu’un simple cadre financier. Il pourrait constituer une étape supplémentaire dans la trajectoire d’un pays déterminé à convertir son potentiel en résultats concrets.   L’avenir demeure naturellement ouvert. Toutefois, les perspectives apparaissent de plus en plus prometteuses. Pour la Corne de l’Afrique comme pour le continent, une Éthiopie forte reste l’un des principaux facteurs susceptibles de favoriser une paix durable, une prospérité partagée et une nouvelle dynamique de développement africain.   Cette approche conserve une vision stratégique et optimiste tout en évitant les affirmations absolues. Elle souligne plutôt que l’Éthiopie dispose de nombreux atouts pouvant lui permettre d’atteindre des résultats économiques majeurs dans les années à venir.
Les acteurs de l’écosystème rendent hommage aux entrepreneurs verts et renouvellent leur soutien aux initiatives durables
Jun 10, 2026 260
ADDIS-ABEBA, 10 juin 2026 (ENA) :- Les acteurs de l’écosystème ont salué les entrepreneurs verts actifs dans les domaines de l’économie circulaire et ont réaffirmé leur volonté de renforcer l’appui accordé à ce secteur en plein essor.   Reach for Change Ethiopia a célébré la cohorte 2025 des entrepreneurs verts engagés dans les programmes Green Innovation Lab (GIL) et Green Business Incubator (GBI), tout en accueillant une nouvelle promotion pour l’année 2026.   Cette initiative a pour objectif d’encourager les pratiques d’économie circulaire ainsi que l’innovation climatique en Éthiopie.   La cérémonie a rassemblé des représentants gouvernementaux, des partenaires de développement, des missions diplomatiques, des acteurs de l’écosystème, des entrepreneurs, des institutions financières et des représentants du secteur privé afin de promouvoir l’entrepreneuriat vert et de consolider la coopération au sein de l’écosystème émergent de l’économie circulaire en Éthiopie.   La rencontre a également permis de mettre à l’honneur les entrepreneurs soutenus par le projet « Déchets de construction et entreprises circulaires en Éthiopie », mis en œuvre par Reach for Change Ethiopia avec l’appui financier de la Fondation IKEA.   Cette initiative accompagne des entreprises à fort impact dirigées par des jeunes et intervenant dans les secteurs de la gestion des déchets, du recyclage, de la réutilisation, de la production durable, des solutions d’économie circulaire et de l’innovation écologique.   Lors de l’ouverture de la cérémonie, Mekdim Gullilat, directrice de Reach for Change Ethiopia, a insisté sur l’importance croissante des solutions locales liées au climat et à l’économie circulaire pour répondre aux défis environnementaux tout en générant des opportunités économiques.   « Aujourd’hui, nous célébrons des entrepreneurs qui transforment les défis en opportunités.   À travers toute l’Éthiopie, nous assistons à l’émergence d’une nouvelle génération d’innovateurs qui valorisent les déchets, développent des modèles économiques durables, créent des emplois et contribuent à bâtir des communautés plus vertes et plus résilientes », a-t-elle déclaré.   Mme Mekdim a indiqué que la promotion 2025 a enregistré des avancées notables dans les domaines de l’entrepreneuriat vert et des solutions d’économie circulaire.   Les entreprises accompagnées par le programme ont créé plus de 202 emplois permanents ainsi que plus de 1 108 emplois à temps partiel.   Elles ont également généré plus de 41 millions de birrs de revenus tout en traitant près de 1,8 million de kilogrammes de déchets.   Elle a ajouté que Reach for Change Ethiopia a, jusqu’à présent, soutenu plus de 2 650 entrepreneurs sociaux, touché plus de 790 000 enfants et jeunes et mobilisé plus de 750 acteurs de l’écosystème dans l’ensemble du pays.   Le directeur général de l’Autorité de protection de l’environnement d’Addis-Abeba, Eshetu Lema, a affirmé que des progrès encourageants sont enregistrés dans la valorisation économique des déchets à travers la capitale.   Il a félicité les entreprises actives dans la gestion et le recyclage des déchets pour leur contribution à la création d’emplois destinés aux jeunes, à l’amélioration de la propreté urbaine et à l’appui du programme de développement durable d’Addis-Abeba.   « Ces entreprises jouent un rôle essentiel dans la réponse aux défis environnementaux tout en créant des emplois et en produisant de la valeur économique », a-t-il souligné.   Eshetu a assuré que l’Autorité poursuivra le renforcement de son soutien aux entrepreneurs verts grâce à des mesures politiques, des mécanismes d’incitation et une coopération accrue avec les différentes parties prenantes.   Selon lui, environ 12,5 % des déchets secs collectés à Addis-Abeba, soit près de 97 000 tonnes par an, font actuellement l’objet d’un recyclage.   Le recyclage des matériaux génère chaque année une valeur économique estimée à plus de 2 milliards de birrs.   Reach for Change est une organisation internationale à but non lucratif fondée en Suède qui agit à l’échelle mondiale pour soutenir les entrepreneurs sociaux et les solutions innovantes destinées à relever les défis de société.   Depuis son implantation en Éthiopie en 2015, Reach for Change Ethiopia travaille avec des entrepreneurs, des acteurs de l’écosystème, des partenaires de développement et diverses institutions afin de renforcer l’innovation, l’entrepreneuriat, l’éducation, les moyens de subsistance et les solutions climatiques à travers le pays.
L’accès maritime de l’Éthiopie : un levier pour la stabilité régionale et le développement commun
Jun 10, 2026 305
Addis-Abeba, 10 juin 2026 (ENA) : - Selon un haut responsable du Parlement, les efforts de l’Éthiopie visant à obtenir un accès sécurisé à la mer favoriseront la stabilité régionale, la coopération économique et une prospérité partagée dans la Corne de l’Afrique.   Par le passé, l’Éthiopie disposait d’un accès à plusieurs ports ainsi qu’à un littoral qui la reliait aux routes du commerce international et aux échanges maritimes.   Toutefois, après l’instauration du Gouvernement de transition éthiopien en 1991, le pays est devenu enclavé et privé de ses ouvertures maritimes, une situation que beaucoup d’Éthiopiens perçoivent comme une perte historique majeure.   Dans un entretien accordé exclusivement à l’ENA, Fethi Mahdi, vice-président de la Commission permanente des affaires étrangères et de la paix de la Chambre des représentants du peuple, a estimé que la perte de l’accès à la mer constituait une injustice regrettable dont les effets économiques et stratégiques se font toujours sentir.   D’après lui, la question de l’accès maritime de l’Éthiopie a retrouvé une place centrale dans le débat public durant la période actuelle de réformes nationales.   Il a indiqué que ce dossier traduit un besoin grandissant de coopération régionale pour répondre aux défis économiques, à la croissance démographique et aux nouvelles préoccupations liées à la sécurité.   Fethi a précisé que les réformes ont également permis de remettre au premier plan des considérations historiques, juridiques, géographiques et d’équité longtemps négligées.   Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa démarche en faveur d’un accès à la mer par des moyens pacifiques, légaux et mutuellement bénéfiques, une approche qui a renforcé la crédibilité du pays et la solidité de son argumentaire au sein des forums internationaux.   Le parlementaire a également relevé que la position éthiopienne repose sur des recherches approfondies, des éléments historiques, un engagement diplomatique constant ainsi qu’un attachement à la stabilité régionale et au respect des accords internationaux.   Il a ajouté que les Éthiopiens continuent d’appeler à la défense des intérêts nationaux et souhaitent que la position du pays soit efficacement portée auprès de la communauté internationale par les canaux diplomatiques appropriés.   Fethi a affirmé que garantir un accès à la mer dans un esprit de coopération et de compréhension mutuelle profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais contribuerait aussi à renforcer la paix, la sécurité, l’intégration économique et le développement partagé dans toute la région.   De son côté, le professeur Ayele Bekeri, chercheur et enseignant au Collège de défense nationale éthiopien, a souligné les liens historiques profonds entre la civilisation éthiopienne et l’accès à la mer.   Il a expliqué que les relations historiques, géographiques, juridiques et naturelles de l’Éthiopie avec la mer Rouge et les voies maritimes voisines ont joué un rôle essentiel dans le développement de sa puissance économique et de son rayonnement civilisationnel au fil de l’histoire.   Selon le professeur Ayele, les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge, le golfe d’Aden et l’océan Indien constituent depuis longtemps un élément fondamental de son identité nationale et de sa vision stratégique.   Le chercheur a présenté la reprise des discussions sur l’accès à la mer comme une priorité nationale destinée à reconnecter l’Éthiopie à son héritage historique, tout en renforçant ses perspectives économiques, son engagement régional et son développement à long terme.   Il a enfin indiqué qu’une solution pacifique et fondée sur la coopération permettrait de créer davantage d’opportunités pour l’intégration régionale, l’amélioration de la connectivité commerciale et une prospérité durable au bénéfice de tous les pays de la région.
Le président Taye prend congé des ambassadeurs sortants du Luxembourg et des Émirats arabes unis
Jun 10, 2026 261
Addis-Abeba, le 10 juin 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a adressé ses adieux à l’ambassadrice du Luxembourg, Jeanne Crauser, ainsi qu’à l’ambassadeur des Émirats arabes unis, Mohamed Salem Al Rashidi, au terme de leurs fonctions diplomatiques en Éthiopie.   À cette occasion, il a été souligné que les relations diplomatiques solides entre l’Éthiopie et ces deux nations poursuivront leur développement et leur consolidation.   Évoquant son parcours diplomatique, l’ambassadrice Jeanne Crauser a expliqué que son principal objectif avait été de renforcer davantage la coopération entre les deux États.   Elle a indiqué que les démarches conjointes entreprises pour promouvoir les partenariats économiques entre l’Éthiopie et le Luxembourg avaient donné des résultats encourageants.   Dans une déclaration à l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA), l’ambassadrice Jeanne Crauser a mis en lumière l’excellente coopération dans le domaine du développement des compétences humaines.   « Nous travaillons en étroite collaboration, en multipliant les échanges et les formations grâce à la Maison de formation de l’ATTF au Luxembourg. Nous accueillons des experts à Addis-Abeba et recevons au Luxembourg des professionnels du secteur financier éthiopien », a-t-elle indiqué.   Elle a précisé que ce partage réciproque d’expertise s’était révélé particulièrement efficace et durable.   « Ce mécanisme bénéficie aux deux parties et a obtenu d’excellents résultats. La coopération se renforce chaque année », a-t-elle affirmé, exprimant sa confiance dans les futurs projets communs.   « Nous souhaitons ainsi voir cette coopération s’élargir davantage, notamment dans les domaines de la finance verte et de la finance durable. »   L’ambassadrice Crauser a également mentionné les initiatives engagées pour stimuler le commerce et l’investissement, réaffirmant la volonté du Luxembourg de renforcer les relations économiques.   « Grâce à différents partenariats et programmes, nous cherchons à encourager les acteurs économiques et à accroître leur intérêt pour le marché éthiopien, un vaste marché doté d’un potentiel important », a-t-elle déclaré.   De son côté, l’ambassadeur a salué les réformes économiques actuellement menées en Éthiopie, estimant qu’elles créent des opportunités attractives pour les investisseurs étrangers.   « Avec les réformes en cours, les perspectives demeurent particulièrement encourageantes », a conclu l’ambassadrice Crauser.   « Nous nous attachons donc à soutenir ces réformes par la sensibilisation et les échanges, selon deux approches complémentaires. »
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 44954
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 32873
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Politique
Pourquoi une Éthiopie forte est-elle indispensable à l’avenir de la Corne de l’Afrique ?
Jun 10, 2026 508
Par un rédacteur Il est des moments dans l’histoire d’une nation où les chiffres prennent une signification qui dépasse les simples indicateurs économiques. Ils deviennent le reflet d’une ambition collective, d’une confiance retrouvée et d’une vision tournée vers l’avenir.   L’adoption par le Conseil des ministres d’un projet de budget fédéral de 14,51 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal, contre 11,98 milliards de dollars l’année précédente, s’inscrit dans cette dynamique.   Cette hausse budgétaire ne relève pas uniquement d’un ajustement financier. Elle traduit la volonté affirmée d’un pays de poursuivre sa transformation malgré les nombreux défis auxquels il a été confronté ces dernières années.   Alors que de nombreuses économies émergentes continuent de subir les effets de l’endettement, des tensions géopolitiques, des changements climatiques et des séquelles de la pandémie, l’Éthiopie affiche une prévision de croissance dépassant les 10 %, témoignant d’une confiance marquée dans ses perspectives.   Le signal envoyé depuis Addis-Abeba devient de plus en plus évident : l’Éthiopie ne se contente plus d’incarner une promesse ; elle entend désormais concrétiser pleinement son potentiel.   Une puissance au cœur du continent Depuis des siècles, l’Éthiopie occupe une place singulière en Afrique.   Berceau d’une civilisation parmi les plus anciennes du continent, siège de l’Union africaine et pays de plus de 130 millions d’habitants, elle demeure un acteur majeur de la scène africaine. Son influence va toutefois bien au-delà de sa dimension démographique.   La stabilité de l’Éthiopie contribue directement à celle de la Corne de l’Afrique. Sa croissance économique bénéficie aux pays voisins. Ses infrastructures facilitent les échanges régionaux et son action diplomatique favorise la coopération entre les États.   Depuis longtemps, les spécialistes estiment qu’aucune initiative durable de paix ou d’intégration économique dans la région ne peut réussir sans la participation active de l’Éthiopie. Aujourd’hui encore, cette réalité reste d’actualité.   Une Éthiopie forte ne profite pas uniquement à ses citoyens. Elle favorise les investissements, stimule le commerce, renforce les corridors logistiques, soutient la coopération énergétique et accélère l’intégration régionale en Afrique de l’Est.   Une démocratie en constante évolution   Comme le développement économique, le progrès politique suit rarement une trajectoire parfaitement linéaire. Ce qui compte avant tout est l’orientation générale du processus.   Les récentes consultations électorales ont mis en lumière une culture démocratique en progression qui suscite l’intérêt croissant des observateurs et partenaires internationaux.   Malgré des défis persistants, comme dans toute démocratie émergente, la participation accrue des citoyens, le renforcement institutionnel et le déroulement pacifique des scrutins ont été salués par plusieurs partenaires.   L’essentiel n’est pas de prétendre à l’absence de difficultés, mais de reconnaître les avancées réalisées.   Les nations sont évaluées non seulement sur leur situation présente, mais également sur la direction qu’elles empruntent.   À cet égard, l’Éthiopie montre des signes croissants de consolidation institutionnelle, d’élargissement de l’engagement citoyen et de stabilité politique accrue.   L’héritage vivant d’Adoua Toute réflexion sur l’avenir de l’Éthiopie reste intimement liée à son histoire. La Bataille d'Adoua demeure l’un des événements les plus emblématiques du continent africain.   Elle ne représente pas seulement un succès militaire, mais également l’affirmation de la capacité des Africains à défendre leur souveraineté et à choisir leur propre destinée.   Cet héritage continue d’inspirer les générations actuelles. L’esprit qui a permis de préserver l’indépendance nationale nourrit aujourd’hui les ambitions de développement du pays.   Les défis ont changé. Les victoires se mesurent désormais à travers les infrastructures, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’éducation, la modernisation agricole et la compétitivité économique.   Les nations du XXIe siècle ne progressent plus uniquement grâce à leur puissance militaire. Elles avancent grâce à l’innovation, à la productivité et à une vision stratégique de long terme.   Le défi pour l’Éthiopie consiste donc non seulement à préserver la mémoire d’Adoua, mais aussi à transformer cet héritage en moteur de réussite pour les générations futures.   La sécurité comme socle du développement L’expérience historique montre que toute transformation économique durable repose sur un environnement sûr et stable.   Au cours des dernières décennies, l’Éthiopie a maintenu l’un des dispositifs de défense les plus importants du continent et a joué un rôle déterminant dans les opérations de maintien de la paix et de stabilisation régionale. Les forces éthiopiennes ont apporté une contribution significative aux efforts de sécurité collective et à la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique.   L’importance de cette contribution ne peut être sous-estimée.   Les investisseurs privilégient les environnements stables. Les entreprises ont besoin de prévisibilité. La croissance économique se développe là où la paix est préservée.   Dans cette perspective, une Éthiopie stable, sécurisée et prospère demeure l’un des principaux piliers de la paix, de la coopération et du développement pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et au-delà.   Les nouveaux leviers de croissance économique   L’un des changements les plus significatifs observés en Éthiopie aujourd’hui réside dans la diversification progressive de son économie.   Si l’agriculture demeure au cœur du développement national, de nouveaux secteurs commencent à jouer un rôle moteur dans la croissance du pays.   L’Éthiopie s’est imposée comme le premier producteur africain de blé, illustrant la manière dont des investissements ciblés et des politiques adaptées peuvent renforcer la sécurité alimentaire tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des importations.   Sous les hautes terres, les vallées et les vastes étendues du pays se trouvent également des ressources porteuses d’avenir. L’exploitation de l’or contribue de plus en plus aux revenus nationaux, soutenant les exportations et favorisant l’émergence d’une économie davantage diversifiée.   Les réserves de gaz naturel, encore largement inexploitées, offrent quant à elles des perspectives importantes pour alimenter l’industrie, générer des recettes en devises et accompagner une nouvelle phase de développement économique. Ce qui relevait autrefois du potentiel commence progressivement à prendre forme ; ce qui semblait lointain devient peu à peu concret.   Associés aux projets de production d’engrais, à l’amélioration des rendements agricoles et aux réformes économiques engagées, ces progrès montrent que la croissance future de l’Éthiopie reposera sur plusieurs piliers complémentaires.   Agriculture céréalière, ressources minières, énergie, parcs industriels, économie numérique et jeunesse active constituent désormais autant de moteurs de développement. Pour les investisseurs et partenaires de long terme, le constat devient évident : l’Éthiopie ne prépare pas seulement le prochain budget, elle investit dans son avenir à long terme.   Les exportations enregistrent des performances encourageantes dans plusieurs domaines, tandis que les réformes macroéconomiques renforcent l’attractivité du pays pour les investissements.   La stratégie de réforme économique mise en œuvre par le gouvernement cherche à remédier aux contraintes structurelles historiques tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive.   Aucune mutation économique ne s’accomplit instantanément. Toutefois, les indicateurs témoignent d’une évolution globalement positive.   Vers une économie moderne et compétitive L’Éthiopie de demain ne sera pas uniquement reconnue pour son agriculture. Elle le sera également pour sa capacité à produire, innover et exporter.   L’intelligence artificielle, les technologies numériques, l’industrie manufacturière, les services logistiques, les énergies renouvelables ainsi que les chaînes de valeur agricoles offrent des perspectives considérables.   La jeunesse éthiopienne, qui représente l’une des plus importantes forces de travail du continent, pourrait devenir un avantage stratégique majeur si elle bénéficie des compétences, des technologies et des investissements nécessaires.   Les investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux pôles de croissance auraient tout intérêt à observer cette évolution de près.   Le centre de gravité de l’économie mondiale s’oriente progressivement vers les marchés émergents, caractérisés par une population importante, une consommation en expansion et un potentiel productif encore sous-exploité.   L’Éthiopie réunit précisément ces caractéristiques.   Pourquoi renforcer les partenariats avec l’Éthiopie ? Les débats internationaux sur l’Afrique mettent souvent l’accent sur les difficultés, au détriment des opportunités.   Pourtant, les investisseurs et partenaires les plus avisés savent que les meilleures perspectives apparaissent souvent dans les économies en pleine transformation.   L’Éthiopie figure aujourd’hui parmi les opportunités économiques les plus prometteuses du continent. Son importante population constitue un vaste marché. Sa position géographique favorise les échanges régionaux. Ses ressources naturelles offrent de nombreuses possibilités. Ses réformes stimulent la compétitivité. Son histoire témoigne d’une remarquable capacité de résilience. Son potentiel futur demeure considérable. Il est difficile d’envisager sérieusement l’avenir économique de l’Afrique sans tenir compte du rôle croissant de l’Éthiopie.   La route vers la réussite Affirmer qu’un pays deviendra la première puissance économique africaine dans les dix prochaines années relève davantage d’une ambition que d’une certitude. L’avenir dépendra de nombreux facteurs.   Cependant, peu de pays africains disposent simultanément d’une population aussi importante, d’un emplacement stratégique, d’un potentiel agricole considérable, d’investissements massifs dans les infrastructures, d’un programme de réformes ambitieux et de ressources naturelles encore largement inexploitées.   Les fondations d’une croissance exceptionnelle sont présentes. Le véritable défi consiste désormais à les valoriser pleinement.   Si les réformes se poursuivent, si la stabilité et la paix se renforcent, si la productivité continue de progresser et si les investissements se dirigent vers les secteurs prioritaires, l’essor économique de l’Éthiopie pourrait compter parmi les transformations les plus marquantes de l’Afrique au XXIe siècle.   Le budget adopté cette semaine pourrait ainsi représenter bien davantage qu’un simple cadre financier. Il pourrait constituer une étape supplémentaire dans la trajectoire d’un pays déterminé à convertir son potentiel en résultats concrets.   L’avenir demeure naturellement ouvert. Toutefois, les perspectives apparaissent de plus en plus prometteuses. Pour la Corne de l’Afrique comme pour le continent, une Éthiopie forte reste l’un des principaux facteurs susceptibles de favoriser une paix durable, une prospérité partagée et une nouvelle dynamique de développement africain.   Cette approche conserve une vision stratégique et optimiste tout en évitant les affirmations absolues. Elle souligne plutôt que l’Éthiopie dispose de nombreux atouts pouvant lui permettre d’atteindre des résultats économiques majeurs dans les années à venir.
L’accès maritime de l’Éthiopie : un levier pour la stabilité régionale et le développement commun
Jun 10, 2026 305
Addis-Abeba, 10 juin 2026 (ENA) : - Selon un haut responsable du Parlement, les efforts de l’Éthiopie visant à obtenir un accès sécurisé à la mer favoriseront la stabilité régionale, la coopération économique et une prospérité partagée dans la Corne de l’Afrique.   Par le passé, l’Éthiopie disposait d’un accès à plusieurs ports ainsi qu’à un littoral qui la reliait aux routes du commerce international et aux échanges maritimes.   Toutefois, après l’instauration du Gouvernement de transition éthiopien en 1991, le pays est devenu enclavé et privé de ses ouvertures maritimes, une situation que beaucoup d’Éthiopiens perçoivent comme une perte historique majeure.   Dans un entretien accordé exclusivement à l’ENA, Fethi Mahdi, vice-président de la Commission permanente des affaires étrangères et de la paix de la Chambre des représentants du peuple, a estimé que la perte de l’accès à la mer constituait une injustice regrettable dont les effets économiques et stratégiques se font toujours sentir.   D’après lui, la question de l’accès maritime de l’Éthiopie a retrouvé une place centrale dans le débat public durant la période actuelle de réformes nationales.   Il a indiqué que ce dossier traduit un besoin grandissant de coopération régionale pour répondre aux défis économiques, à la croissance démographique et aux nouvelles préoccupations liées à la sécurité.   Fethi a précisé que les réformes ont également permis de remettre au premier plan des considérations historiques, juridiques, géographiques et d’équité longtemps négligées.   Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa démarche en faveur d’un accès à la mer par des moyens pacifiques, légaux et mutuellement bénéfiques, une approche qui a renforcé la crédibilité du pays et la solidité de son argumentaire au sein des forums internationaux.   Le parlementaire a également relevé que la position éthiopienne repose sur des recherches approfondies, des éléments historiques, un engagement diplomatique constant ainsi qu’un attachement à la stabilité régionale et au respect des accords internationaux.   Il a ajouté que les Éthiopiens continuent d’appeler à la défense des intérêts nationaux et souhaitent que la position du pays soit efficacement portée auprès de la communauté internationale par les canaux diplomatiques appropriés.   Fethi a affirmé que garantir un accès à la mer dans un esprit de coopération et de compréhension mutuelle profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais contribuerait aussi à renforcer la paix, la sécurité, l’intégration économique et le développement partagé dans toute la région.   De son côté, le professeur Ayele Bekeri, chercheur et enseignant au Collège de défense nationale éthiopien, a souligné les liens historiques profonds entre la civilisation éthiopienne et l’accès à la mer.   Il a expliqué que les relations historiques, géographiques, juridiques et naturelles de l’Éthiopie avec la mer Rouge et les voies maritimes voisines ont joué un rôle essentiel dans le développement de sa puissance économique et de son rayonnement civilisationnel au fil de l’histoire.   Selon le professeur Ayele, les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge, le golfe d’Aden et l’océan Indien constituent depuis longtemps un élément fondamental de son identité nationale et de sa vision stratégique.   Le chercheur a présenté la reprise des discussions sur l’accès à la mer comme une priorité nationale destinée à reconnecter l’Éthiopie à son héritage historique, tout en renforçant ses perspectives économiques, son engagement régional et son développement à long terme.   Il a enfin indiqué qu’une solution pacifique et fondée sur la coopération permettrait de créer davantage d’opportunités pour l’intégration régionale, l’amélioration de la connectivité commerciale et une prospérité durable au bénéfice de tous les pays de la région.
Le président Taye prend congé des ambassadeurs sortants du Luxembourg et des Émirats arabes unis
Jun 10, 2026 261
Addis-Abeba, le 10 juin 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a adressé ses adieux à l’ambassadrice du Luxembourg, Jeanne Crauser, ainsi qu’à l’ambassadeur des Émirats arabes unis, Mohamed Salem Al Rashidi, au terme de leurs fonctions diplomatiques en Éthiopie.   À cette occasion, il a été souligné que les relations diplomatiques solides entre l’Éthiopie et ces deux nations poursuivront leur développement et leur consolidation.   Évoquant son parcours diplomatique, l’ambassadrice Jeanne Crauser a expliqué que son principal objectif avait été de renforcer davantage la coopération entre les deux États.   Elle a indiqué que les démarches conjointes entreprises pour promouvoir les partenariats économiques entre l’Éthiopie et le Luxembourg avaient donné des résultats encourageants.   Dans une déclaration à l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA), l’ambassadrice Jeanne Crauser a mis en lumière l’excellente coopération dans le domaine du développement des compétences humaines.   « Nous travaillons en étroite collaboration, en multipliant les échanges et les formations grâce à la Maison de formation de l’ATTF au Luxembourg. Nous accueillons des experts à Addis-Abeba et recevons au Luxembourg des professionnels du secteur financier éthiopien », a-t-elle indiqué.   Elle a précisé que ce partage réciproque d’expertise s’était révélé particulièrement efficace et durable.   « Ce mécanisme bénéficie aux deux parties et a obtenu d’excellents résultats. La coopération se renforce chaque année », a-t-elle affirmé, exprimant sa confiance dans les futurs projets communs.   « Nous souhaitons ainsi voir cette coopération s’élargir davantage, notamment dans les domaines de la finance verte et de la finance durable. »   L’ambassadrice Crauser a également mentionné les initiatives engagées pour stimuler le commerce et l’investissement, réaffirmant la volonté du Luxembourg de renforcer les relations économiques.   « Grâce à différents partenariats et programmes, nous cherchons à encourager les acteurs économiques et à accroître leur intérêt pour le marché éthiopien, un vaste marché doté d’un potentiel important », a-t-elle déclaré.   De son côté, l’ambassadeur a salué les réformes économiques actuellement menées en Éthiopie, estimant qu’elles créent des opportunités attractives pour les investisseurs étrangers.   « Avec les réformes en cours, les perspectives demeurent particulièrement encourageantes », a conclu l’ambassadrice Crauser.   « Nous nous attachons donc à soutenir ces réformes par la sensibilisation et les échanges, selon deux approches complémentaires. »
Le Premier ministre Abiy félicite Modi pour cette étape historique dans son mandat
Jun 10, 2026 464
Addis Ababa le 10 juin, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a félicité son homologue indien, le Premier ministre Narendra Modi, pour être devenu le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps en Inde, saluant son leadership, ses réalisations économiques et son engagement en faveur des pays du Sud.   Dans un message publié sur sa page X, le Premier ministre Abiy a félicité le Premier ministre Narendra Modi pour cette étape historique : avoir dirigé l’Inde pendant trois mandats démocratiques consécutifs et être devenu le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans ce pays.   Qualifiant M. Modi de « frère aîné et cher ami », le Premier ministre a déclaré que le dirigeant indien avait gagné la confiance durable de la démocratie la plus grande et la plus dynamique du monde grâce à un leadership visionnaire et déterminé.   Le Premier ministre a en outre souligné que la gouvernance de M. Modi avait contribué à sortir des millions de personnes de la pauvreté et permis le déploiement d’infrastructures publiques numériques à une échelle sans précédent.   Il a également salué les progrès économiques rapides de l’Inde, les attribuant au développement massif des infrastructures et à la mise en œuvre soutenue des politiques sous la direction de M. Modi.   Le Premier ministre Abiy a en outre salué M. Modi comme « une voix forte et constante du Sud global », reconnaissant son rôle dans la promotion des intérêts et des préoccupations des pays en développement sur la scène internationale.
La Chambre adopte les proclamations sur la cybersécurité et la réforme du cadre douanier
Jun 9, 2026 1277
Addis-Abeba, le 9 juin 2026 (ENA) : - La Chambre des représentants du peuple (CRP) a adopté aujourd’hui les projets de proclamations portant sur la cybersécurité des infrastructures critiques ainsi que sur la révision de la proclamation douanière.   La Chambre a validé le projet de proclamation relatif à la cybersécurité des infrastructures critiques dans le but de protéger ces infrastructures contre les cyberattaques.   À l'occasion, le président de la Commission permanente des affaires étrangères et de la paix de la CRP, Dima Negewo, a mis en avant l’importance de la cybersécurité pour préserver la paix et la souveraineté nationale.   Il a ajouté que la proclamation adoptée jouera un rôle déterminant dans la protection des infrastructures critiques contre les attaques informatiques.   Selon lui, cette proclamation sera mise en œuvre de façon équitable et uniforme pour toutes les infrastructures critiques, qu’elles relèvent du secteur public ou privé.   Par ailleurs, la Chambre a également adopté le projet de révision de la proclamation douanière.   Prenant la parole à cette occasion, le président de la Commission permanente de la planification, du budget et des finances, Desalegn Wedaje, a affirmé que la proclamation révisée apportera une contribution importante à la lutte contre la contrebande.   Il a précisé que le texte amendé est en harmonie avec les accords internationaux ratifiés par l’Éthiopie et assure l’équité du système douanier.   Le président a en outre indiqué que la proclamation révisée favorise le développement du secteur manufacturier national et stimule les investissements.
Le Conseil des ministres valide un projet de budget de 2 300 milliards de birrs pour le futur exercice budgétaire éthiopien
Jun 9, 2026 1257
Addis-Abeba, le 9 juin 2026 (ENA) : - Le Conseil des ministres a validé un projet de budget de 2 300 milliards de birrs pour le futur exercice budgétaire éthiopien 2019.   Ce projet de budget est consacré aux dépenses de fonctionnement et d’investissement, au financement des administrations régionales et à l’atteinte des Objectifs de développement durable fixés.   Le projet budgétaire, d’un montant de 2 339 268 126 738 birrs, a reçu l’approbation unanime du Conseil avant d’être transmis à la Chambre des représentants du peuple.   Ce budget fédéral a été préparé en conformité avec les objectifs définis dans le Plan de développement et d’investissement de la Communauté économique 2019-2021, intégré au Plan décennal de développement.   Le Conseil a également étudié le cadre macroéconomique et budgétaire quinquennal à moyen terme qui entrera en vigueur durant le prochain exercice budgétaire éthiopien.   Selon le Bureau du Premier ministre, la mise en œuvre des réformes macroéconomiques globales a permis à l’économie éthiopienne de surmonter ses difficultés en renforçant les bases économiques nationales.   Le nouveau cadre macroéconomique et budgétaire a pour objectif de consolider les progrès enregistrés grâce à la réforme économique et de servir de fondement à l’élaboration du projet de budget fédéral mentionné, tout en tenant compte des principaux défis macroéconomiques et budgétaires.   À l’issue d’un examen approfondi de ce cadre, le Conseil a approuvé à l’unanimité sa mise en œuvre.
Politique
Pourquoi une Éthiopie forte est-elle indispensable à l’avenir de la Corne de l’Afrique ?
Jun 10, 2026 508
Par un rédacteur Il est des moments dans l’histoire d’une nation où les chiffres prennent une signification qui dépasse les simples indicateurs économiques. Ils deviennent le reflet d’une ambition collective, d’une confiance retrouvée et d’une vision tournée vers l’avenir.   L’adoption par le Conseil des ministres d’un projet de budget fédéral de 14,51 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal, contre 11,98 milliards de dollars l’année précédente, s’inscrit dans cette dynamique.   Cette hausse budgétaire ne relève pas uniquement d’un ajustement financier. Elle traduit la volonté affirmée d’un pays de poursuivre sa transformation malgré les nombreux défis auxquels il a été confronté ces dernières années.   Alors que de nombreuses économies émergentes continuent de subir les effets de l’endettement, des tensions géopolitiques, des changements climatiques et des séquelles de la pandémie, l’Éthiopie affiche une prévision de croissance dépassant les 10 %, témoignant d’une confiance marquée dans ses perspectives.   Le signal envoyé depuis Addis-Abeba devient de plus en plus évident : l’Éthiopie ne se contente plus d’incarner une promesse ; elle entend désormais concrétiser pleinement son potentiel.   Une puissance au cœur du continent Depuis des siècles, l’Éthiopie occupe une place singulière en Afrique.   Berceau d’une civilisation parmi les plus anciennes du continent, siège de l’Union africaine et pays de plus de 130 millions d’habitants, elle demeure un acteur majeur de la scène africaine. Son influence va toutefois bien au-delà de sa dimension démographique.   La stabilité de l’Éthiopie contribue directement à celle de la Corne de l’Afrique. Sa croissance économique bénéficie aux pays voisins. Ses infrastructures facilitent les échanges régionaux et son action diplomatique favorise la coopération entre les États.   Depuis longtemps, les spécialistes estiment qu’aucune initiative durable de paix ou d’intégration économique dans la région ne peut réussir sans la participation active de l’Éthiopie. Aujourd’hui encore, cette réalité reste d’actualité.   Une Éthiopie forte ne profite pas uniquement à ses citoyens. Elle favorise les investissements, stimule le commerce, renforce les corridors logistiques, soutient la coopération énergétique et accélère l’intégration régionale en Afrique de l’Est.   Une démocratie en constante évolution   Comme le développement économique, le progrès politique suit rarement une trajectoire parfaitement linéaire. Ce qui compte avant tout est l’orientation générale du processus.   Les récentes consultations électorales ont mis en lumière une culture démocratique en progression qui suscite l’intérêt croissant des observateurs et partenaires internationaux.   Malgré des défis persistants, comme dans toute démocratie émergente, la participation accrue des citoyens, le renforcement institutionnel et le déroulement pacifique des scrutins ont été salués par plusieurs partenaires.   L’essentiel n’est pas de prétendre à l’absence de difficultés, mais de reconnaître les avancées réalisées.   Les nations sont évaluées non seulement sur leur situation présente, mais également sur la direction qu’elles empruntent.   À cet égard, l’Éthiopie montre des signes croissants de consolidation institutionnelle, d’élargissement de l’engagement citoyen et de stabilité politique accrue.   L’héritage vivant d’Adoua Toute réflexion sur l’avenir de l’Éthiopie reste intimement liée à son histoire. La Bataille d'Adoua demeure l’un des événements les plus emblématiques du continent africain.   Elle ne représente pas seulement un succès militaire, mais également l’affirmation de la capacité des Africains à défendre leur souveraineté et à choisir leur propre destinée.   Cet héritage continue d’inspirer les générations actuelles. L’esprit qui a permis de préserver l’indépendance nationale nourrit aujourd’hui les ambitions de développement du pays.   Les défis ont changé. Les victoires se mesurent désormais à travers les infrastructures, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’éducation, la modernisation agricole et la compétitivité économique.   Les nations du XXIe siècle ne progressent plus uniquement grâce à leur puissance militaire. Elles avancent grâce à l’innovation, à la productivité et à une vision stratégique de long terme.   Le défi pour l’Éthiopie consiste donc non seulement à préserver la mémoire d’Adoua, mais aussi à transformer cet héritage en moteur de réussite pour les générations futures.   La sécurité comme socle du développement L’expérience historique montre que toute transformation économique durable repose sur un environnement sûr et stable.   Au cours des dernières décennies, l’Éthiopie a maintenu l’un des dispositifs de défense les plus importants du continent et a joué un rôle déterminant dans les opérations de maintien de la paix et de stabilisation régionale. Les forces éthiopiennes ont apporté une contribution significative aux efforts de sécurité collective et à la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique.   L’importance de cette contribution ne peut être sous-estimée.   Les investisseurs privilégient les environnements stables. Les entreprises ont besoin de prévisibilité. La croissance économique se développe là où la paix est préservée.   Dans cette perspective, une Éthiopie stable, sécurisée et prospère demeure l’un des principaux piliers de la paix, de la coopération et du développement pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et au-delà.   Les nouveaux leviers de croissance économique   L’un des changements les plus significatifs observés en Éthiopie aujourd’hui réside dans la diversification progressive de son économie.   Si l’agriculture demeure au cœur du développement national, de nouveaux secteurs commencent à jouer un rôle moteur dans la croissance du pays.   L’Éthiopie s’est imposée comme le premier producteur africain de blé, illustrant la manière dont des investissements ciblés et des politiques adaptées peuvent renforcer la sécurité alimentaire tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des importations.   Sous les hautes terres, les vallées et les vastes étendues du pays se trouvent également des ressources porteuses d’avenir. L’exploitation de l’or contribue de plus en plus aux revenus nationaux, soutenant les exportations et favorisant l’émergence d’une économie davantage diversifiée.   Les réserves de gaz naturel, encore largement inexploitées, offrent quant à elles des perspectives importantes pour alimenter l’industrie, générer des recettes en devises et accompagner une nouvelle phase de développement économique. Ce qui relevait autrefois du potentiel commence progressivement à prendre forme ; ce qui semblait lointain devient peu à peu concret.   Associés aux projets de production d’engrais, à l’amélioration des rendements agricoles et aux réformes économiques engagées, ces progrès montrent que la croissance future de l’Éthiopie reposera sur plusieurs piliers complémentaires.   Agriculture céréalière, ressources minières, énergie, parcs industriels, économie numérique et jeunesse active constituent désormais autant de moteurs de développement. Pour les investisseurs et partenaires de long terme, le constat devient évident : l’Éthiopie ne prépare pas seulement le prochain budget, elle investit dans son avenir à long terme.   Les exportations enregistrent des performances encourageantes dans plusieurs domaines, tandis que les réformes macroéconomiques renforcent l’attractivité du pays pour les investissements.   La stratégie de réforme économique mise en œuvre par le gouvernement cherche à remédier aux contraintes structurelles historiques tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive.   Aucune mutation économique ne s’accomplit instantanément. Toutefois, les indicateurs témoignent d’une évolution globalement positive.   Vers une économie moderne et compétitive L’Éthiopie de demain ne sera pas uniquement reconnue pour son agriculture. Elle le sera également pour sa capacité à produire, innover et exporter.   L’intelligence artificielle, les technologies numériques, l’industrie manufacturière, les services logistiques, les énergies renouvelables ainsi que les chaînes de valeur agricoles offrent des perspectives considérables.   La jeunesse éthiopienne, qui représente l’une des plus importantes forces de travail du continent, pourrait devenir un avantage stratégique majeur si elle bénéficie des compétences, des technologies et des investissements nécessaires.   Les investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux pôles de croissance auraient tout intérêt à observer cette évolution de près.   Le centre de gravité de l’économie mondiale s’oriente progressivement vers les marchés émergents, caractérisés par une population importante, une consommation en expansion et un potentiel productif encore sous-exploité.   L’Éthiopie réunit précisément ces caractéristiques.   Pourquoi renforcer les partenariats avec l’Éthiopie ? Les débats internationaux sur l’Afrique mettent souvent l’accent sur les difficultés, au détriment des opportunités.   Pourtant, les investisseurs et partenaires les plus avisés savent que les meilleures perspectives apparaissent souvent dans les économies en pleine transformation.   L’Éthiopie figure aujourd’hui parmi les opportunités économiques les plus prometteuses du continent. Son importante population constitue un vaste marché. Sa position géographique favorise les échanges régionaux. Ses ressources naturelles offrent de nombreuses possibilités. Ses réformes stimulent la compétitivité. Son histoire témoigne d’une remarquable capacité de résilience. Son potentiel futur demeure considérable. Il est difficile d’envisager sérieusement l’avenir économique de l’Afrique sans tenir compte du rôle croissant de l’Éthiopie.   La route vers la réussite Affirmer qu’un pays deviendra la première puissance économique africaine dans les dix prochaines années relève davantage d’une ambition que d’une certitude. L’avenir dépendra de nombreux facteurs.   Cependant, peu de pays africains disposent simultanément d’une population aussi importante, d’un emplacement stratégique, d’un potentiel agricole considérable, d’investissements massifs dans les infrastructures, d’un programme de réformes ambitieux et de ressources naturelles encore largement inexploitées.   Les fondations d’une croissance exceptionnelle sont présentes. Le véritable défi consiste désormais à les valoriser pleinement.   Si les réformes se poursuivent, si la stabilité et la paix se renforcent, si la productivité continue de progresser et si les investissements se dirigent vers les secteurs prioritaires, l’essor économique de l’Éthiopie pourrait compter parmi les transformations les plus marquantes de l’Afrique au XXIe siècle.   Le budget adopté cette semaine pourrait ainsi représenter bien davantage qu’un simple cadre financier. Il pourrait constituer une étape supplémentaire dans la trajectoire d’un pays déterminé à convertir son potentiel en résultats concrets.   L’avenir demeure naturellement ouvert. Toutefois, les perspectives apparaissent de plus en plus prometteuses. Pour la Corne de l’Afrique comme pour le continent, une Éthiopie forte reste l’un des principaux facteurs susceptibles de favoriser une paix durable, une prospérité partagée et une nouvelle dynamique de développement africain.   Cette approche conserve une vision stratégique et optimiste tout en évitant les affirmations absolues. Elle souligne plutôt que l’Éthiopie dispose de nombreux atouts pouvant lui permettre d’atteindre des résultats économiques majeurs dans les années à venir.
L’accès maritime de l’Éthiopie : un levier pour la stabilité régionale et le développement commun
Jun 10, 2026 305
Addis-Abeba, 10 juin 2026 (ENA) : - Selon un haut responsable du Parlement, les efforts de l’Éthiopie visant à obtenir un accès sécurisé à la mer favoriseront la stabilité régionale, la coopération économique et une prospérité partagée dans la Corne de l’Afrique.   Par le passé, l’Éthiopie disposait d’un accès à plusieurs ports ainsi qu’à un littoral qui la reliait aux routes du commerce international et aux échanges maritimes.   Toutefois, après l’instauration du Gouvernement de transition éthiopien en 1991, le pays est devenu enclavé et privé de ses ouvertures maritimes, une situation que beaucoup d’Éthiopiens perçoivent comme une perte historique majeure.   Dans un entretien accordé exclusivement à l’ENA, Fethi Mahdi, vice-président de la Commission permanente des affaires étrangères et de la paix de la Chambre des représentants du peuple, a estimé que la perte de l’accès à la mer constituait une injustice regrettable dont les effets économiques et stratégiques se font toujours sentir.   D’après lui, la question de l’accès maritime de l’Éthiopie a retrouvé une place centrale dans le débat public durant la période actuelle de réformes nationales.   Il a indiqué que ce dossier traduit un besoin grandissant de coopération régionale pour répondre aux défis économiques, à la croissance démographique et aux nouvelles préoccupations liées à la sécurité.   Fethi a précisé que les réformes ont également permis de remettre au premier plan des considérations historiques, juridiques, géographiques et d’équité longtemps négligées.   Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa démarche en faveur d’un accès à la mer par des moyens pacifiques, légaux et mutuellement bénéfiques, une approche qui a renforcé la crédibilité du pays et la solidité de son argumentaire au sein des forums internationaux.   Le parlementaire a également relevé que la position éthiopienne repose sur des recherches approfondies, des éléments historiques, un engagement diplomatique constant ainsi qu’un attachement à la stabilité régionale et au respect des accords internationaux.   Il a ajouté que les Éthiopiens continuent d’appeler à la défense des intérêts nationaux et souhaitent que la position du pays soit efficacement portée auprès de la communauté internationale par les canaux diplomatiques appropriés.   Fethi a affirmé que garantir un accès à la mer dans un esprit de coopération et de compréhension mutuelle profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais contribuerait aussi à renforcer la paix, la sécurité, l’intégration économique et le développement partagé dans toute la région.   De son côté, le professeur Ayele Bekeri, chercheur et enseignant au Collège de défense nationale éthiopien, a souligné les liens historiques profonds entre la civilisation éthiopienne et l’accès à la mer.   Il a expliqué que les relations historiques, géographiques, juridiques et naturelles de l’Éthiopie avec la mer Rouge et les voies maritimes voisines ont joué un rôle essentiel dans le développement de sa puissance économique et de son rayonnement civilisationnel au fil de l’histoire.   Selon le professeur Ayele, les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge, le golfe d’Aden et l’océan Indien constituent depuis longtemps un élément fondamental de son identité nationale et de sa vision stratégique.   Le chercheur a présenté la reprise des discussions sur l’accès à la mer comme une priorité nationale destinée à reconnecter l’Éthiopie à son héritage historique, tout en renforçant ses perspectives économiques, son engagement régional et son développement à long terme.   Il a enfin indiqué qu’une solution pacifique et fondée sur la coopération permettrait de créer davantage d’opportunités pour l’intégration régionale, l’amélioration de la connectivité commerciale et une prospérité durable au bénéfice de tous les pays de la région.
Le président Taye prend congé des ambassadeurs sortants du Luxembourg et des Émirats arabes unis
Jun 10, 2026 261
Addis-Abeba, le 10 juin 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a adressé ses adieux à l’ambassadrice du Luxembourg, Jeanne Crauser, ainsi qu’à l’ambassadeur des Émirats arabes unis, Mohamed Salem Al Rashidi, au terme de leurs fonctions diplomatiques en Éthiopie.   À cette occasion, il a été souligné que les relations diplomatiques solides entre l’Éthiopie et ces deux nations poursuivront leur développement et leur consolidation.   Évoquant son parcours diplomatique, l’ambassadrice Jeanne Crauser a expliqué que son principal objectif avait été de renforcer davantage la coopération entre les deux États.   Elle a indiqué que les démarches conjointes entreprises pour promouvoir les partenariats économiques entre l’Éthiopie et le Luxembourg avaient donné des résultats encourageants.   Dans une déclaration à l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA), l’ambassadrice Jeanne Crauser a mis en lumière l’excellente coopération dans le domaine du développement des compétences humaines.   « Nous travaillons en étroite collaboration, en multipliant les échanges et les formations grâce à la Maison de formation de l’ATTF au Luxembourg. Nous accueillons des experts à Addis-Abeba et recevons au Luxembourg des professionnels du secteur financier éthiopien », a-t-elle indiqué.   Elle a précisé que ce partage réciproque d’expertise s’était révélé particulièrement efficace et durable.   « Ce mécanisme bénéficie aux deux parties et a obtenu d’excellents résultats. La coopération se renforce chaque année », a-t-elle affirmé, exprimant sa confiance dans les futurs projets communs.   « Nous souhaitons ainsi voir cette coopération s’élargir davantage, notamment dans les domaines de la finance verte et de la finance durable. »   L’ambassadrice Crauser a également mentionné les initiatives engagées pour stimuler le commerce et l’investissement, réaffirmant la volonté du Luxembourg de renforcer les relations économiques.   « Grâce à différents partenariats et programmes, nous cherchons à encourager les acteurs économiques et à accroître leur intérêt pour le marché éthiopien, un vaste marché doté d’un potentiel important », a-t-elle déclaré.   De son côté, l’ambassadeur a salué les réformes économiques actuellement menées en Éthiopie, estimant qu’elles créent des opportunités attractives pour les investisseurs étrangers.   « Avec les réformes en cours, les perspectives demeurent particulièrement encourageantes », a conclu l’ambassadrice Crauser.   « Nous nous attachons donc à soutenir ces réformes par la sensibilisation et les échanges, selon deux approches complémentaires. »
Le Premier ministre Abiy félicite Modi pour cette étape historique dans son mandat
Jun 10, 2026 464
Addis Ababa le 10 juin, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a félicité son homologue indien, le Premier ministre Narendra Modi, pour être devenu le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps en Inde, saluant son leadership, ses réalisations économiques et son engagement en faveur des pays du Sud.   Dans un message publié sur sa page X, le Premier ministre Abiy a félicité le Premier ministre Narendra Modi pour cette étape historique : avoir dirigé l’Inde pendant trois mandats démocratiques consécutifs et être devenu le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans ce pays.   Qualifiant M. Modi de « frère aîné et cher ami », le Premier ministre a déclaré que le dirigeant indien avait gagné la confiance durable de la démocratie la plus grande et la plus dynamique du monde grâce à un leadership visionnaire et déterminé.   Le Premier ministre a en outre souligné que la gouvernance de M. Modi avait contribué à sortir des millions de personnes de la pauvreté et permis le déploiement d’infrastructures publiques numériques à une échelle sans précédent.   Il a également salué les progrès économiques rapides de l’Inde, les attribuant au développement massif des infrastructures et à la mise en œuvre soutenue des politiques sous la direction de M. Modi.   Le Premier ministre Abiy a en outre salué M. Modi comme « une voix forte et constante du Sud global », reconnaissant son rôle dans la promotion des intérêts et des préoccupations des pays en développement sur la scène internationale.
La Chambre adopte les proclamations sur la cybersécurité et la réforme du cadre douanier
Jun 9, 2026 1277
Addis-Abeba, le 9 juin 2026 (ENA) : - La Chambre des représentants du peuple (CRP) a adopté aujourd’hui les projets de proclamations portant sur la cybersécurité des infrastructures critiques ainsi que sur la révision de la proclamation douanière.   La Chambre a validé le projet de proclamation relatif à la cybersécurité des infrastructures critiques dans le but de protéger ces infrastructures contre les cyberattaques.   À l'occasion, le président de la Commission permanente des affaires étrangères et de la paix de la CRP, Dima Negewo, a mis en avant l’importance de la cybersécurité pour préserver la paix et la souveraineté nationale.   Il a ajouté que la proclamation adoptée jouera un rôle déterminant dans la protection des infrastructures critiques contre les attaques informatiques.   Selon lui, cette proclamation sera mise en œuvre de façon équitable et uniforme pour toutes les infrastructures critiques, qu’elles relèvent du secteur public ou privé.   Par ailleurs, la Chambre a également adopté le projet de révision de la proclamation douanière.   Prenant la parole à cette occasion, le président de la Commission permanente de la planification, du budget et des finances, Desalegn Wedaje, a affirmé que la proclamation révisée apportera une contribution importante à la lutte contre la contrebande.   Il a précisé que le texte amendé est en harmonie avec les accords internationaux ratifiés par l’Éthiopie et assure l’équité du système douanier.   Le président a en outre indiqué que la proclamation révisée favorise le développement du secteur manufacturier national et stimule les investissements.
Le Conseil des ministres valide un projet de budget de 2 300 milliards de birrs pour le futur exercice budgétaire éthiopien
Jun 9, 2026 1257
Addis-Abeba, le 9 juin 2026 (ENA) : - Le Conseil des ministres a validé un projet de budget de 2 300 milliards de birrs pour le futur exercice budgétaire éthiopien 2019.   Ce projet de budget est consacré aux dépenses de fonctionnement et d’investissement, au financement des administrations régionales et à l’atteinte des Objectifs de développement durable fixés.   Le projet budgétaire, d’un montant de 2 339 268 126 738 birrs, a reçu l’approbation unanime du Conseil avant d’être transmis à la Chambre des représentants du peuple.   Ce budget fédéral a été préparé en conformité avec les objectifs définis dans le Plan de développement et d’investissement de la Communauté économique 2019-2021, intégré au Plan décennal de développement.   Le Conseil a également étudié le cadre macroéconomique et budgétaire quinquennal à moyen terme qui entrera en vigueur durant le prochain exercice budgétaire éthiopien.   Selon le Bureau du Premier ministre, la mise en œuvre des réformes macroéconomiques globales a permis à l’économie éthiopienne de surmonter ses difficultés en renforçant les bases économiques nationales.   Le nouveau cadre macroéconomique et budgétaire a pour objectif de consolider les progrès enregistrés grâce à la réforme économique et de servir de fondement à l’élaboration du projet de budget fédéral mentionné, tout en tenant compte des principaux défis macroéconomiques et budgétaires.   À l’issue d’un examen approfondi de ce cadre, le Conseil a approuvé à l’unanimité sa mise en œuvre.
Social
Un chercheur de Harvard applaudit la transformation urbaine d'Addis-Abeba en faveur des enfants
Jun 9, 2026 1048
Addis-Abeba, le 9 juin 2026 (ENA) : - Un éminent chercheur de l'Université Harvard a salué les initiatives entreprises par Addis-Abeba pour bâtir une ville favorable aux enfants à travers des investissements dans le développement de la petite enfance, les espaces verts, les terrains de jeux et les infrastructures dédiées aux familles.   Dans une interview exclusive accordée à ENA, James Cairns, chercheur principal au Centre pour le développement de l'enfant de l'Université Harvard, a fait l'éloge de la transformation urbaine d'ensemble de la capitale éthiopienne, qu'il considère comme un exemple plaçant le développement de l'enfant au centre de la planification urbaine.   D'après Cairns, Addis-Abeba a adopté une vision innovante en traitant le développement de la petite enfance comme un investissement municipal durable plutôt que comme un simple service social.   « Addis-Abeba a estimé que cette base essentielle pour les individus et pour la société méritait un investissement important », a-t-il déclaré.   « Ainsi, au-delà des garderies et des établissements scolaires, l'ensemble de la ville devient un environnement favorable au développement harmonieux des enfants. »   Il a souligné que le fait de faire du soutien à la petite enfance une priorité urbaine centrale permet d'intégrer la garde d'enfants, l'éducation, les espaces publics et les services communautaires dans une vision plus large du développement socio-économique.   Cairns a également mis l'accent sur le rôle des espaces verts et des zones de loisirs accessibles dans la promotion du développement sain des enfants.   « La recherche scientifique montre que l'accès à des espaces extérieurs sûrs, accessibles, à des espaces verts, à des arbres et à des terrains de jeux est fondamental pour les enfants. Cela est aussi bénéfique pour les adultes », a-t-il indiqué.   Selon lui, les zones urbaines densément peuplées réduisent souvent les occasions pour les familles de se rencontrer, de jouer et de rester en contact avec la nature.   Il a en outre félicité Addis-Abeba pour ses efforts visant à intégrer les espaces verts et les aires de jeux dans sa stratégie de développement urbain.   « Je pense que le fait qu'un des piliers de l'initiative en faveur de la petite enfance soit consacré aux espaces verts et aux terrains de jeux, et qu'il soit intégré au programme de réaménagement urbain, est particulièrement important », a-t-il affirmé.   Cairns a également souligné les projets d'aménagement des corridors et de restauration des rivières de la ville, estimant que ces initiatives peuvent apporter une contribution importante au bien-être des enfants lorsqu'elles sont conçues en fonction des besoins des familles.   « Comment construire une ville qui soutienne, accueille et soit pensée pour les enfants et les familles ? Tout cela fait pleinement partie de la vision globale de la ville », a-t-il expliqué.   Tout en reconnaissant que les transformations urbaines exigent des choix complexes et des compromis, Cairns a estimé que les avancées réalisées jusqu'à présent sont prometteuses.   « Il existe toujours des difficultés à surmonter. Ce sont des processus complexes qui nécessitent des arbitrages », a-t-il souligné.   Évoquant les évolutions observées depuis sa dernière visite il y a trois ans, Cairns a noté des progrès significatifs dans les programmes de soutien parental, les infrastructures de jeux, les services de garde d'enfants, l'enseignement préscolaire et les projets de réhabilitation des écoles.   Il a qualifié ces réalisations de « remarquables », tout en rappelant l'importance de poursuivre les efforts afin de concrétiser pleinement l'ambition d'Addis-Abeba de devenir une ville conçue pour accompagner les enfants et les familles.   Ces dernières années, Addis-Abeba a mis en œuvre plusieurs projets de modernisation urbaine, notamment l'aménagement de corridors, la restauration des rivières, l'extension des parcs publics et la création d'infrastructures récréatives adaptées aux enfants.   Ces actions s'inscrivent dans la stratégie globale de la ville visant à améliorer les conditions de vie, à promouvoir la durabilité environnementale et à développer des espaces publics inclusifs favorisant le bien-être et l'épanouissement des enfants ainsi que des familles.
L’EFDA appelle à une action concertée pour consolider la sécurité alimentaire à l’échelle du pays
Jun 8, 2026 1099
Addis-Abeba, le 8 juin 2026 (ENA) : - L’Autorité éthiopienne des aliments et des médicaments (EFDA) a indiqué que les aliments impropres à la consommation restent l’une des principales causes de maladies en Éthiopie et a plaidé pour un renforcement de la coopération entre les pouvoirs publics, l’industrie, les établissements universitaires et les partenaires de développement afin de promouvoir la sécurité alimentaire nationale.   La directrice générale de l’EFDA, Heran Gerba, a déclaré que les aliments insalubres jouent un rôle important dans la propagation des maladies, rappelant que les données mondiales recensent plus de 866 millions de cas de maladies et près de 1,5 million de décès chaque année attribués à des aliments contaminés.   L’Éthiopie fait face à plusieurs menaces en matière de sécurité alimentaire, notamment les risques microbiologiques, la présence de métaux lourds et de substances toxiques, ainsi que les pratiques de falsification alimentaire.   Pour répondre efficacement à ces enjeux, l’EFDA recommande d’abandonner une démarche centrée sur la simple détection des problèmes au profit d’une approche basée sur des preuves et des données fiables.   Cette orientation nécessite le renforcement des mécanismes réglementaires ainsi qu’une coopération accrue entre les institutions du secteur alimentaire, les partenaires au développement, les universités, les entreprises privées et les organismes publics.   Les principaux cadres de référence, notamment les politiques, stratégies, proclamations et instruments juridiques relatifs à l’alimentation et à la nutrition, constituent des éléments essentiels pour une gestion efficace de la sécurité sanitaire des aliments.   Heran a rappelé que la sécurité sanitaire des aliments relève d’une responsabilité partagée et a réitéré l’engagement de l’EFDA à travailler avec l’ensemble de ses partenaires afin de fournir à la population des produits sûrs et de bonne qualité.   À cet effet, la directrice générale invite les acteurs du secteur à mettre en œuvre des systèmes de gestion de la qualité pour garantir que seuls des produits conformes aux normes et sans danger soient commercialisés.   Le développement des capacités des laboratoires demeure également indispensable pour prévenir les risques liés à la sécurité sanitaire des aliments et renforcer les moyens de l’autorité en matière de contrôle de qualité.   À l’échelle nationale, plusieurs initiatives sont déjà menées en collaboration avec les parties concernées pour améliorer la chaîne d’approvisionnement des produits alimentaires destinés à la consommation.   Le recours aux technologies facilite l’échange d’informations, tandis que les instruments juridiques internationaux et leur meilleure application soutiennent le renforcement des capacités du secteur.   La directrice générale a exprimé sa reconnaissance envers les partenaires au développement pour leur appui et a appelé à maintenir cette coopération afin d’assurer la durabilité des progrès enregistrés dans les programmes de sécurité sanitaire des aliments à travers le pays.   De son côté, Clara Silva, responsable de la chaîne d’approvisionnement du PAM en Éthiopie, a mis en avant plusieurs priorités : renforcer les partenariats pour assurer la qualité des aliments, développer les capacités nationales en matière d’enrichissement alimentaire, élargir l’accès aux laboratoires d’analyse et renforcer les systèmes alimentaires reliant la production à une consommation sûre.   À ce titre, le PAM demeure résolu à collaborer avec les institutions gouvernementales éthiopiennes, les autres agences des Nations Unies, les organismes de recherche et le secteur privé afin de réduire l’impact des maladies d’origine alimentaire et d’assurer aux Éthiopiens une alimentation saine et nutritive, a-t-elle précisé.   Enfin, elle a adressé un message de solidarité à l’ensemble des parties prenantes, leur souhaitant une excellente Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments et les invitant à poursuivre les efforts visant à transformer les défis en opportunités et en solutions durables.
Restitution d'objets du patrimoine religieux éthiopien par l'Italie
Jun 4, 2026 3361
Addis Ababa le 4 juin,2026 (ENA) Une collection d’objets du patrimoine religieux éthiopien, conservée pendant des décennies par une famille italienne, a été officiellement restituée à l’Éthiopie.   Cette restitution marque une nouvelle étape importante dans les efforts continus de l’Éthiopie pour récupérer ses trésors historiques et culturels à l’étranger.   Dans son communiqué de presse transmis à l’ENA, l’ambassade d’Éthiopie à Rome a indiqué que ces objets avaient été conservés pendant de nombreuses années par la famille de Lorenzo Bossi, un ressortissant italien résidant à Rome.   La cérémonie de remise a marqué la restitution officielle des objets religieux au gouvernement éthiopien.   L'ambassadrice d'Éthiopie en Italie, Demitu Hambisa, a exprimé sa gratitude à Lorenzo Bossi et à ses collaborateurs pour leur engagement et leur contribution au rapatriement de ces objets.   L'ambassade a indiqué que des représentants d'institutions religieuses basées en Italie, ainsi que des dirigeants de la communauté de la diaspora éthiopienne à Rome, avaient assisté à la cérémonie.   Les participants se sont félicités de la restitution de ces objets historiques et ont exprimé leur gratitude à toutes les personnes et organisations qui ont contribué à faciliter leur rapatriement.   L'ambassade a souligné que la restitution de ces objets constituait une nouvelle étape importante dans les efforts déployés par l'Éthiopie pour préserver son riche patrimoine culturel et religieux et veiller à ce que les objets d'importance historique soient restitués à leur pays d'origine.   Il semblerait que ce rapatriement témoigne également d'une coopération internationale croissante en matière de protection du patrimoine culturel et de lutte contre le déplacement historique d'objets de grande valeur.
Le président Taye accueille une délégation de l’Église orthodoxe de Russie
Jun 3, 2026 1667
Addis-Abeba, le 3 juin 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a accueilli aujourd’hui, au Palais national d’Addis-Abeba, le métropolite Antoine Sevryuk, dirigeant du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou relevant de l’Église orthodoxe russe.   Lors de cet entretien, le métropolite Antoine a adressé ses félicitations à l’Éthiopie pour l’organisation réussie de ses dernières élections générales, estimant que le scrutin s’était déroulé dans un climat paisible, libre et stable.   « Nous savons qu’un événement majeur a récemment marqué l’histoire de l’Éthiopie : les élections, organisées dans la sérénité et la liberté. Nous nous en réjouissons », a-t-il affirmé.   Le métropolite a mis en avant les liens historiques et spirituels étroits qui rapprochent l’Éthiopie et la Russie, rappelant que les rapports entre les deux pays reposent sur un héritage chrétien partagé.   Présentant l’Éthiopie comme une nation d’une grande portée biblique, il a indiqué que cette première visite dans le pays constituait pour lui une expérience particulièrement enrichissante.   Le métropolite Antoine a également mis en lumière la coopération ancienne entre l’Église orthodoxe russe et l’Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo, décrivant cette dernière comme une Église sœur avec laquelle sont partagées des valeurs communes ainsi qu’une collaboration étroite dans le domaine religieux.   Selon lui, les relations entre les deux Églises se sont continuellement renforcées depuis les années 1960 et 1970 grâce à des échanges fréquents de responsables religieux, de membres du clergé et d’étudiants en théologie.   Il a souligné que des religieux et étudiants éthiopiens suivent depuis plusieurs décennies des formations théologiques au sein d’académies russes, contribuant ainsi au renforcement des relations institutionnelles et des liens humains entre les populations des deux nations.   Se déclarant optimiste quant à l’avenir des relations entre l’Éthiopie et la Russie, le métropolite Antoine a indiqué que les rapports étroits entre les deux Églises continueraient à favoriser une coopération plus vaste entre les deux pays.   Il a ajouté qu’il se réjouissait de rencontrer les responsables de l’Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo durant son séjour en Éthiopie et a exprimé l’espoir que cette visite contribuerait à renforcer la collaboration entre les Églises et leurs fidèles.   Pour sa part, le président Taye a rappelé les relations historiques et durables qui unissent l’Éthiopie et la Russie et a réaffirmé la volonté de l’Éthiopie d’approfondir sa coopération dans plusieurs secteurs.   Les deux parties ont échangé leurs points de vue sur différentes questions d’intérêt commun et ont renouvelé leur engagement à renforcer davantage les relations entre l’Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo et l’Église orthodoxe russe, tout en consolidant l’amitié plus large entre l’Éthiopie et la Russie.
Économie
Pourquoi une Éthiopie forte est-elle indispensable à l’avenir de la Corne de l’Afrique ?
Jun 10, 2026 508
Par un rédacteur Il est des moments dans l’histoire d’une nation où les chiffres prennent une signification qui dépasse les simples indicateurs économiques. Ils deviennent le reflet d’une ambition collective, d’une confiance retrouvée et d’une vision tournée vers l’avenir.   L’adoption par le Conseil des ministres d’un projet de budget fédéral de 14,51 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal, contre 11,98 milliards de dollars l’année précédente, s’inscrit dans cette dynamique.   Cette hausse budgétaire ne relève pas uniquement d’un ajustement financier. Elle traduit la volonté affirmée d’un pays de poursuivre sa transformation malgré les nombreux défis auxquels il a été confronté ces dernières années.   Alors que de nombreuses économies émergentes continuent de subir les effets de l’endettement, des tensions géopolitiques, des changements climatiques et des séquelles de la pandémie, l’Éthiopie affiche une prévision de croissance dépassant les 10 %, témoignant d’une confiance marquée dans ses perspectives.   Le signal envoyé depuis Addis-Abeba devient de plus en plus évident : l’Éthiopie ne se contente plus d’incarner une promesse ; elle entend désormais concrétiser pleinement son potentiel.   Une puissance au cœur du continent Depuis des siècles, l’Éthiopie occupe une place singulière en Afrique.   Berceau d’une civilisation parmi les plus anciennes du continent, siège de l’Union africaine et pays de plus de 130 millions d’habitants, elle demeure un acteur majeur de la scène africaine. Son influence va toutefois bien au-delà de sa dimension démographique.   La stabilité de l’Éthiopie contribue directement à celle de la Corne de l’Afrique. Sa croissance économique bénéficie aux pays voisins. Ses infrastructures facilitent les échanges régionaux et son action diplomatique favorise la coopération entre les États.   Depuis longtemps, les spécialistes estiment qu’aucune initiative durable de paix ou d’intégration économique dans la région ne peut réussir sans la participation active de l’Éthiopie. Aujourd’hui encore, cette réalité reste d’actualité.   Une Éthiopie forte ne profite pas uniquement à ses citoyens. Elle favorise les investissements, stimule le commerce, renforce les corridors logistiques, soutient la coopération énergétique et accélère l’intégration régionale en Afrique de l’Est.   Une démocratie en constante évolution   Comme le développement économique, le progrès politique suit rarement une trajectoire parfaitement linéaire. Ce qui compte avant tout est l’orientation générale du processus.   Les récentes consultations électorales ont mis en lumière une culture démocratique en progression qui suscite l’intérêt croissant des observateurs et partenaires internationaux.   Malgré des défis persistants, comme dans toute démocratie émergente, la participation accrue des citoyens, le renforcement institutionnel et le déroulement pacifique des scrutins ont été salués par plusieurs partenaires.   L’essentiel n’est pas de prétendre à l’absence de difficultés, mais de reconnaître les avancées réalisées.   Les nations sont évaluées non seulement sur leur situation présente, mais également sur la direction qu’elles empruntent.   À cet égard, l’Éthiopie montre des signes croissants de consolidation institutionnelle, d’élargissement de l’engagement citoyen et de stabilité politique accrue.   L’héritage vivant d’Adoua Toute réflexion sur l’avenir de l’Éthiopie reste intimement liée à son histoire. La Bataille d'Adoua demeure l’un des événements les plus emblématiques du continent africain.   Elle ne représente pas seulement un succès militaire, mais également l’affirmation de la capacité des Africains à défendre leur souveraineté et à choisir leur propre destinée.   Cet héritage continue d’inspirer les générations actuelles. L’esprit qui a permis de préserver l’indépendance nationale nourrit aujourd’hui les ambitions de développement du pays.   Les défis ont changé. Les victoires se mesurent désormais à travers les infrastructures, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’éducation, la modernisation agricole et la compétitivité économique.   Les nations du XXIe siècle ne progressent plus uniquement grâce à leur puissance militaire. Elles avancent grâce à l’innovation, à la productivité et à une vision stratégique de long terme.   Le défi pour l’Éthiopie consiste donc non seulement à préserver la mémoire d’Adoua, mais aussi à transformer cet héritage en moteur de réussite pour les générations futures.   La sécurité comme socle du développement L’expérience historique montre que toute transformation économique durable repose sur un environnement sûr et stable.   Au cours des dernières décennies, l’Éthiopie a maintenu l’un des dispositifs de défense les plus importants du continent et a joué un rôle déterminant dans les opérations de maintien de la paix et de stabilisation régionale. Les forces éthiopiennes ont apporté une contribution significative aux efforts de sécurité collective et à la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique.   L’importance de cette contribution ne peut être sous-estimée.   Les investisseurs privilégient les environnements stables. Les entreprises ont besoin de prévisibilité. La croissance économique se développe là où la paix est préservée.   Dans cette perspective, une Éthiopie stable, sécurisée et prospère demeure l’un des principaux piliers de la paix, de la coopération et du développement pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et au-delà.   Les nouveaux leviers de croissance économique   L’un des changements les plus significatifs observés en Éthiopie aujourd’hui réside dans la diversification progressive de son économie.   Si l’agriculture demeure au cœur du développement national, de nouveaux secteurs commencent à jouer un rôle moteur dans la croissance du pays.   L’Éthiopie s’est imposée comme le premier producteur africain de blé, illustrant la manière dont des investissements ciblés et des politiques adaptées peuvent renforcer la sécurité alimentaire tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des importations.   Sous les hautes terres, les vallées et les vastes étendues du pays se trouvent également des ressources porteuses d’avenir. L’exploitation de l’or contribue de plus en plus aux revenus nationaux, soutenant les exportations et favorisant l’émergence d’une économie davantage diversifiée.   Les réserves de gaz naturel, encore largement inexploitées, offrent quant à elles des perspectives importantes pour alimenter l’industrie, générer des recettes en devises et accompagner une nouvelle phase de développement économique. Ce qui relevait autrefois du potentiel commence progressivement à prendre forme ; ce qui semblait lointain devient peu à peu concret.   Associés aux projets de production d’engrais, à l’amélioration des rendements agricoles et aux réformes économiques engagées, ces progrès montrent que la croissance future de l’Éthiopie reposera sur plusieurs piliers complémentaires.   Agriculture céréalière, ressources minières, énergie, parcs industriels, économie numérique et jeunesse active constituent désormais autant de moteurs de développement. Pour les investisseurs et partenaires de long terme, le constat devient évident : l’Éthiopie ne prépare pas seulement le prochain budget, elle investit dans son avenir à long terme.   Les exportations enregistrent des performances encourageantes dans plusieurs domaines, tandis que les réformes macroéconomiques renforcent l’attractivité du pays pour les investissements.   La stratégie de réforme économique mise en œuvre par le gouvernement cherche à remédier aux contraintes structurelles historiques tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive.   Aucune mutation économique ne s’accomplit instantanément. Toutefois, les indicateurs témoignent d’une évolution globalement positive.   Vers une économie moderne et compétitive L’Éthiopie de demain ne sera pas uniquement reconnue pour son agriculture. Elle le sera également pour sa capacité à produire, innover et exporter.   L’intelligence artificielle, les technologies numériques, l’industrie manufacturière, les services logistiques, les énergies renouvelables ainsi que les chaînes de valeur agricoles offrent des perspectives considérables.   La jeunesse éthiopienne, qui représente l’une des plus importantes forces de travail du continent, pourrait devenir un avantage stratégique majeur si elle bénéficie des compétences, des technologies et des investissements nécessaires.   Les investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux pôles de croissance auraient tout intérêt à observer cette évolution de près.   Le centre de gravité de l’économie mondiale s’oriente progressivement vers les marchés émergents, caractérisés par une population importante, une consommation en expansion et un potentiel productif encore sous-exploité.   L’Éthiopie réunit précisément ces caractéristiques.   Pourquoi renforcer les partenariats avec l’Éthiopie ? Les débats internationaux sur l’Afrique mettent souvent l’accent sur les difficultés, au détriment des opportunités.   Pourtant, les investisseurs et partenaires les plus avisés savent que les meilleures perspectives apparaissent souvent dans les économies en pleine transformation.   L’Éthiopie figure aujourd’hui parmi les opportunités économiques les plus prometteuses du continent. Son importante population constitue un vaste marché. Sa position géographique favorise les échanges régionaux. Ses ressources naturelles offrent de nombreuses possibilités. Ses réformes stimulent la compétitivité. Son histoire témoigne d’une remarquable capacité de résilience. Son potentiel futur demeure considérable. Il est difficile d’envisager sérieusement l’avenir économique de l’Afrique sans tenir compte du rôle croissant de l’Éthiopie.   La route vers la réussite Affirmer qu’un pays deviendra la première puissance économique africaine dans les dix prochaines années relève davantage d’une ambition que d’une certitude. L’avenir dépendra de nombreux facteurs.   Cependant, peu de pays africains disposent simultanément d’une population aussi importante, d’un emplacement stratégique, d’un potentiel agricole considérable, d’investissements massifs dans les infrastructures, d’un programme de réformes ambitieux et de ressources naturelles encore largement inexploitées.   Les fondations d’une croissance exceptionnelle sont présentes. Le véritable défi consiste désormais à les valoriser pleinement.   Si les réformes se poursuivent, si la stabilité et la paix se renforcent, si la productivité continue de progresser et si les investissements se dirigent vers les secteurs prioritaires, l’essor économique de l’Éthiopie pourrait compter parmi les transformations les plus marquantes de l’Afrique au XXIe siècle.   Le budget adopté cette semaine pourrait ainsi représenter bien davantage qu’un simple cadre financier. Il pourrait constituer une étape supplémentaire dans la trajectoire d’un pays déterminé à convertir son potentiel en résultats concrets.   L’avenir demeure naturellement ouvert. Toutefois, les perspectives apparaissent de plus en plus prometteuses. Pour la Corne de l’Afrique comme pour le continent, une Éthiopie forte reste l’un des principaux facteurs susceptibles de favoriser une paix durable, une prospérité partagée et une nouvelle dynamique de développement africain.   Cette approche conserve une vision stratégique et optimiste tout en évitant les affirmations absolues. Elle souligne plutôt que l’Éthiopie dispose de nombreux atouts pouvant lui permettre d’atteindre des résultats économiques majeurs dans les années à venir.
L’Éthiopie poursuit ses ambitions de développement malgré les défis, affirme le vice-Premier ministre
Jun 9, 2026 1191
Addis-Abeba, le 9 juin 2026 (ENA) : - L’Éthiopie poursuit ses ambitions et progresse avec détermination vers un avenir plus prometteur, a affirmé le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh lors de l’inauguration de plusieurs projets de développement à Woldia.   L’Éthiopie continue de nourrir de grandes ambitions et d’avancer résolument vers un avenir meilleur, a déclaré le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh lors de l’inauguration de plusieurs projets de développement à Woldia, dans la région d’Amhara.   Selon lui, ces réalisations témoignent des progrès constants du pays et de sa capacité à poursuivre sa transformation malgré les difficultés auxquelles il est confronté.   Lors de la cérémonie, Temesgen a souligné que les infrastructures récemment achevées illustrent la détermination de l’Éthiopie à poursuivre sa marche vers la croissance, la prospérité et la modernisation.   Il a salué les habitants de Woldia pour leur attachement à la paix, à l’unité et à la stabilité, estimant qu’ils privilégient le développement et le renforcement des institutions plutôt que les divisions.   Le vice-Premier ministre a indiqué que les efforts du gouvernement vont au-delà de la lutte contre les groupes armés, visant également à combattre les causes profondes du sous-développement et de la pauvreté.   Il a également mis en avant les nouvelles infrastructures éducatives, commerciales et numériques de Woldia, appelant l’ensemble des acteurs à soutenir le développement afin de favoriser une croissance inclusive et durable dans tout le pays.
Le Premier ministre met en avant les technologies innovantes de construction pour accélérer le programme national de logement
Jun 9, 2026 824
Addis-Abeba, le 9 juin 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en lumière la capacité des technologies de construction innovantes à révolutionner le programme national de logement de l’Éthiopie, à l’issue d’une visite d’un site pilote de développement résidentiel organisée après une réunion du Conseil des ministres.   À la fin de cette réunion, le Premier ministre s’est rendu sur un chantier expérimental de logements, où sont appliquées des méthodes de construction modernes reposant sur des technologies avancées.   Sur ce site, trois approches contemporaines étaient déployées en parallèle : l’impression 3D, la préfabrication de structures légères en acier ainsi que la construction de logements à partir de conteneurs.   « Chacune de ces approches démontre concrètement qu’il est possible de construire des logements de grande qualité en quelques jours ou semaines plutôt qu’en plusieurs mois ou années, prouvant ainsi que la rapidité d’exécution et la qualité peuvent désormais aller de pair grâce à l’utilisation des technologies adaptées. »   Selon le Premier ministre Abiy, un tel niveau d’innovation pourrait transformer en profondeur le programme national de logement en offrant un modèle facilement extensible, reproductible et adaptable à l’ensemble du territoire.   « Nous avons su intégrer harmonieusement les technologies les plus avancées à notre vision nationale. Ce que nous observons aujourd’hui constitue une preuve concrète que nous progressons fermement dans la bonne direction. »
Le mouvement « Fabriqué en Éthiopie » contribue fortement à satisfaire la demande locale et à générer des recettes en devises étrangères
Jun 9, 2026 460
Addis-Abeba, le 8 juin 2026 (ENA) : - Le mouvement « Fabriqué en Éthiopie » (Ethiopia Tamirt) a apporté une contribution majeure à la fabrication de produits de qualité répondant aux besoins du marché national tout en générant des devises étrangères, a déclaré le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel.   La cérémonie régionale de clôture du mouvement « Fabriqué en Éthiopie » s’est déroulée à Kombolcha, dans la région d’Amhara, sous le thème « Ethiopia Tamirt pour une souveraineté inclusive ».   Prenant la parole à cette occasion, le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a mis en avant l’importante contribution du mouvement à l’expansion du secteur industriel et au renforcement de l’économie nationale au cours des dernières années.   Le ministre a également indiqué que cette initiative a soutenu les industries, renforcé les infrastructures, amélioré les services publics et contribué à résoudre les difficultés rencontrées, précisant que des progrès tangibles ont été enregistrés dans ces différents domaines.   Il a en outre affirmé que, parallèlement à la substitution des importations et à l’essor de la production de biens de qualité générateurs de devises, le mouvement a favorisé la création d’emplois pour la population.   Il a souligné que le mouvement a instauré un climat propice à l’entrée en production de nombreuses industries et encouragé l’arrivée de nouveaux investisseurs.   Arega Kebede, administrateur en chef de la région d’Amhara, a déclaré que le mouvement Ethiopia Tamirt a permis à la région d’améliorer l’efficacité des services dans les domaines de l’industrie et de l’investissement, contribuant ainsi de manière importante à la croissance économique régionale.   En plus de remplacer certains produits importés et de développer la production destinée aux marchés extérieurs, le mouvement a également joué un rôle important dans la promotion de la consommation locale et la valorisation des produits nationaux.   Endris Abdu, directeur du Bureau régional de l’industrie et de l’investissement, a indiqué que grâce à cette initiative, 496 entreprises, nouvelles comme existantes, sont devenues opérationnelles au cours des quatre dernières années.   Il a ajouté que plus de 125 000 emplois ont été créés dans les secteurs de l’industrie et de l’investissement.   Selon lui, le mouvement a également renforcé la coopération avec les investisseurs en les aidant à promouvoir leurs produits, à accéder aux financements, à obtenir les infrastructures requises et à bénéficier d’un accompagnement durable et renforcé.
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L’Institut éthiopien de recherche agricole dévoile « Etittuu », une culture probiotique destinée à la fermentation du lait
Jun 8, 2026 1346
Addis-Abeba, le 8 juin 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien de recherche agricole (EIAR) a dévoilé une nouvelle culture probiotique, appelée « Etittuu », destinée à assurer la fermentation du lait.   L’institut a procédé au lancement officiel du produit aujourd’hui à l’occasion d’un forum d’échanges et d’une exposition organisés conjointement dans le cadre de la Journée mondiale du lait.   Prenant la parole lors de cette manifestation, Ifa Muleta, conseiller au ministère de l’Agriculture et ministre d’État, a affirmé que la culture probiotique « Etittuu » aidera à réduire les dépenses en devises étrangères en se substituant aux produits importés et devrait contribuer de façon importante à l’amélioration de la productivité du lait et des produits laitiers en Éthiopie.   Il a également indiqué que cette innovation s’inscrit dans les efforts plus larges du gouvernement visant à renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition conformément à la politique agricole nationale.   Il a en outre souligné les avancées encourageantes réalisées dans le cadre de l’initiative Yelemat Tirufat (Abondance du panier), mise en œuvre sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed.   D’après lui, ce programme a déjà contribué à améliorer sensiblement la production laitière, tout en favorisant les investissements et en renforçant la participation du secteur privé dans les chaînes de valeur de l’élevage et des produits laitiers.   Il a ajouté que l’introduction de la culture probiotique « Etittuu » devrait stimuler davantage les producteurs ainsi que les autres intervenants de la chaîne de valeur laitière.   Le directeur général de l’EIAR, le professeur Niguse Dechassa, a pour sa part indiqué que cette nouvelle culture probiotique permettra non seulement de diminuer les dépenses en devises liées aux cultures de démarrage importées, mais également de fermenter le lait pasteurisé en quatre heures, améliorant ainsi l’efficacité des opérations de transformation laitière.   Le directeur général a précisé que le lait et les produits laitiers comptent parmi les principaux domaines agricoles faisant l’objet des recherches de l’institut.   Il a également mis en avant la contribution importante de l’institut au secteur agricole grâce au développement de variétés améliorées de cultures et d’animaux d’élevage reposant sur la recherche scientifique.   Selon lui, plusieurs projets de recherche utilisant les biotechnologies pour accroître la productivité laitière sont actuellement en cours de réalisation.
Abiy Ahmed souligne les avancées de l’Éthiopie en matière de souveraineté des données et d’autonomie politique.
May 18, 2026 6654
Addis-Abeba, le 18 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en lumière les avancées réalisées par l’Éthiopie dans le domaine de la souveraineté des données et de l’autonomie politique à l’occasion de la conférence et exposition nationale organisée sous le thème « Souveraineté des données pour l’indépendance politique ».   S’exprimant lors de l’événement tenu à Addis-Abeba le 18 mai 2026, le chef du gouvernement a indiqué que cette initiative constitue une étape importante dans les efforts du pays visant à renforcer sa capacité à produire, administrer et exploiter ses propres données au service du développement national.   Il a salué les progrès enregistrés dans ce secteur stratégique, affirmant qu’à l’ère actuelle, les données représentent une ressource nationale essentielle et un élément central de la souveraineté des États.   Selon le Premier ministre, l’édification d’un État fort et autonome passe par la mise en place de systèmes de données indépendants, crédibles et performants.   Il a souligné que la dépendance à l’égard de données externes ou d’institutions étrangères ne saurait répondre durablement aux ambitions nationales de l’Éthiopie.   Abiy Ahmed a également insisté sur l’importance de développer les capacités nationales en matière de collecte, d’analyse et d’interprétation des données afin de soutenir une gouvernance fondée sur des informations fiables et de consolider l’autonomie décisionnelle du pays.   Le Premier ministre s’est par ailleurs félicité de voir les experts éthiopiens jouer un rôle moteur dans ce domaine grâce à leur savoir-faire et leur esprit d’innovation, y voyant le signe d’une autonomie nationale grandissante.   Enfin, il a rappelé que les initiatives liées aux données ne doivent pas se limiter aux performances technologiques, mais doivent avant tout contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population, en privilégiant des approches centrées sur l’humain et porteuses de retombées socio-économiques concrètes.
Le Premier ministre Abiy inspecte une exposition nationale dédiée aux données et à la souveraineté statistique
May 18, 2026 3607
Addis-Abeba, le 18 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné de plusieurs hauts responsables gouvernementaux, a visité ce samedi à Addis-Abeba une exposition consacrée aux systèmes intégrés de données et à la planification nationale.   Cette initiative illustre l’évolution progressive de l’Éthiopie vers une gouvernance reposant davantage sur les données et les outils numériques.   Organisée dans le cadre du Sommet national sur la souveraineté statistique, l’exposition mettait en avant de nouvelles technologies destinées à renforcer la collecte, l’analyse et la diffusion des données nationales afin d’améliorer l’élaboration des politiques publiques.   D’après un communiqué publié par le Bureau du Premier ministre, l’exposition présentait plusieurs tableaux de bord sectoriels développés pour appuyer la prise de décision dans les secteurs des infrastructures, de la planification économique et des services sociaux.   Le communiqué indiquait notamment : « Des hauts responsables gouvernementaux ont visité l’exposition sur la planification nationale ainsi que les tableaux de bord et systèmes statistiques présentés lors du Sommet national sur la souveraineté statistique, illustrant l’avenir d’un développement éthiopien guidé par les données. »   Les plateformes exposées ont mis en évidence les efforts engagés pour améliorer la coordination institutionnelle ainsi que le suivi en temps réel des indicateurs nationaux, tandis que les responsables ont observé la manière dont ces systèmes intégrés peuvent soutenir la planification stratégique dans les principaux secteurs publiques.
La Fondation ESSS soutient les efforts de l'Éthiopie pour développer la communauté scientifique : l'ancien vice-Premier ministre, parrain de l'association
May 2, 2026 5071
Addis Ababa le 2 mai,2026 (ENA) Selon Demeke Mekonnen, ancien vice-Premier ministre et parrain de la Société, la Société éthiopienne des sciences spatiales (ESSS) a posé les bases des efforts déployés par l'Éthiopie pour constituer une communauté scientifique.   La 21e Assemblée générale de la Société éthiopienne des sciences spatiales se tient actuellement dans la capitale.   S'exprimant à cette occasion, l'ancien vice-Premier ministre et parrain a déclaré que la Société avait joué un rôle significatif dans la mise en œuvre du principe selon lequel l'Éthiopie formerait une génération de scientifiques.   C'est ainsi que des institutions telles que l'Institut éthiopien des sciences spatiales et géospatiales ont vu le jour grâce à l'engagement de la Société éthiopienne des sciences spatiales et du gouvernement, a-t-il ajouté.   Cet institut, qui a formé des chercheurs et des astronomes de renommée internationale, est également le fruit de l'action de la Société éthiopienne des sciences spatiales, a déclaré Demeke.   Notant que la Société éthiopienne des sciences spatiales a mené des activités prometteuses au cours des deux dernières décennies en formant de nombreux jeunes chercheurs, il a déclaré qu'il fallait faire davantage pour garantir la compétitivité de la Société.   Selon lui, il convient de se préparer à suivre le rythme de la révolution numérique mondiale et de l'intelligence artificielle, alors que l'humanité entre dans une nouvelle ère.   L'ancien vice-Premier ministre a mis en garde contre tout excès de confiance et a souligné le rôle clé des jeunes à cet égard.   Yeshurun Alemayehu, directeur général adjoint de la Société éthiopienne des sciences spatiales, a déclaré que cette société constituait un atout majeur pour le développement des sciences spatiales.   Soulignant son rôle dans la création de l'Institut des sciences spatiales et géospatiales, il a ajouté que celui-ci apportait une contribution significative en formant les jeunes aux sciences.   Affirmant que les sciences spatiales sont une question de souveraineté, de sécurité alimentaire, de diplomatie, de santé et de politique internationale, M. Yeshurun a déclaré qu'il était impossible de survivre sans les sciences spatiales.
Sport
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 6925
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 4982
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Abiy Ahmed inaugure un parc sportif répondant aux standards internationaux.
Apr 4, 2026 5497
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a procédé à l’inauguration du Parc des sports d’Addis-Abeba, un projet emblématique qui illustre les efforts de modernisation urbaine et de valorisation des citoyens.   À cette occasion, le premier ministre Abiy a affirmé que l’Éthiopie ne se limitera pas à rêver de grandeur, mais qu’elle s’engage résolument à la concrétiser à travers des réalisations tangibles.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Abiy Ahmed a souligné que ce complexe sportif, d’une superficie de 5,7 hectares, témoigne de la volonté d’accélérer la transformation de la capitale tout en renforçant la dignité des citoyens.   Conçu selon des normes internationales, le parc comprend des infrastructures de haut niveau, notamment une piscine olympique, des terrains professionnels de football, de basketball et de tennis, ainsi qu’une piste d’athlétisme de 800 mètres.   Le site rend également hommage à 15 champions olympiques éthiopiens, immortalisés à travers des statues érigées au cœur du complexe, dans le but d’inspirer les générations futures.   Au-delà de sa vocation sportive, le projet se veut inclusif et orienté vers la communauté.   Il intègre 105 espaces commerciaux destinés à soutenir les habitants relogés durant les travaux, ainsi qu’une grande place publique pouvant accueillir jusqu’à 3 000 personnes.   Doté d’un parking souterrain à deux niveaux pouvant accueillir 300 véhicules et relié à des aménagements paysagers modernes, le parc illustre la vision d’une capitale propre, moderne et accessible.   Pour le Premier ministre, ce projet reflète une approche du développement centrée sur l’humain, où infrastructures modernes et bien-être collectif avancent de pair.
Environnement
Les acteurs de l’écosystème rendent hommage aux entrepreneurs verts et renouvellent leur soutien aux initiatives durables
Jun 10, 2026 260
ADDIS-ABEBA, 10 juin 2026 (ENA) :- Les acteurs de l’écosystème ont salué les entrepreneurs verts actifs dans les domaines de l’économie circulaire et ont réaffirmé leur volonté de renforcer l’appui accordé à ce secteur en plein essor.   Reach for Change Ethiopia a célébré la cohorte 2025 des entrepreneurs verts engagés dans les programmes Green Innovation Lab (GIL) et Green Business Incubator (GBI), tout en accueillant une nouvelle promotion pour l’année 2026.   Cette initiative a pour objectif d’encourager les pratiques d’économie circulaire ainsi que l’innovation climatique en Éthiopie.   La cérémonie a rassemblé des représentants gouvernementaux, des partenaires de développement, des missions diplomatiques, des acteurs de l’écosystème, des entrepreneurs, des institutions financières et des représentants du secteur privé afin de promouvoir l’entrepreneuriat vert et de consolider la coopération au sein de l’écosystème émergent de l’économie circulaire en Éthiopie.   La rencontre a également permis de mettre à l’honneur les entrepreneurs soutenus par le projet « Déchets de construction et entreprises circulaires en Éthiopie », mis en œuvre par Reach for Change Ethiopia avec l’appui financier de la Fondation IKEA.   Cette initiative accompagne des entreprises à fort impact dirigées par des jeunes et intervenant dans les secteurs de la gestion des déchets, du recyclage, de la réutilisation, de la production durable, des solutions d’économie circulaire et de l’innovation écologique.   Lors de l’ouverture de la cérémonie, Mekdim Gullilat, directrice de Reach for Change Ethiopia, a insisté sur l’importance croissante des solutions locales liées au climat et à l’économie circulaire pour répondre aux défis environnementaux tout en générant des opportunités économiques.   « Aujourd’hui, nous célébrons des entrepreneurs qui transforment les défis en opportunités.   À travers toute l’Éthiopie, nous assistons à l’émergence d’une nouvelle génération d’innovateurs qui valorisent les déchets, développent des modèles économiques durables, créent des emplois et contribuent à bâtir des communautés plus vertes et plus résilientes », a-t-elle déclaré.   Mme Mekdim a indiqué que la promotion 2025 a enregistré des avancées notables dans les domaines de l’entrepreneuriat vert et des solutions d’économie circulaire.   Les entreprises accompagnées par le programme ont créé plus de 202 emplois permanents ainsi que plus de 1 108 emplois à temps partiel.   Elles ont également généré plus de 41 millions de birrs de revenus tout en traitant près de 1,8 million de kilogrammes de déchets.   Elle a ajouté que Reach for Change Ethiopia a, jusqu’à présent, soutenu plus de 2 650 entrepreneurs sociaux, touché plus de 790 000 enfants et jeunes et mobilisé plus de 750 acteurs de l’écosystème dans l’ensemble du pays.   Le directeur général de l’Autorité de protection de l’environnement d’Addis-Abeba, Eshetu Lema, a affirmé que des progrès encourageants sont enregistrés dans la valorisation économique des déchets à travers la capitale.   Il a félicité les entreprises actives dans la gestion et le recyclage des déchets pour leur contribution à la création d’emplois destinés aux jeunes, à l’amélioration de la propreté urbaine et à l’appui du programme de développement durable d’Addis-Abeba.   « Ces entreprises jouent un rôle essentiel dans la réponse aux défis environnementaux tout en créant des emplois et en produisant de la valeur économique », a-t-il souligné.   Eshetu a assuré que l’Autorité poursuivra le renforcement de son soutien aux entrepreneurs verts grâce à des mesures politiques, des mécanismes d’incitation et une coopération accrue avec les différentes parties prenantes.   Selon lui, environ 12,5 % des déchets secs collectés à Addis-Abeba, soit près de 97 000 tonnes par an, font actuellement l’objet d’un recyclage.   Le recyclage des matériaux génère chaque année une valeur économique estimée à plus de 2 milliards de birrs.   Reach for Change est une organisation internationale à but non lucratif fondée en Suède qui agit à l’échelle mondiale pour soutenir les entrepreneurs sociaux et les solutions innovantes destinées à relever les défis de société.   Depuis son implantation en Éthiopie en 2015, Reach for Change Ethiopia travaille avec des entrepreneurs, des acteurs de l’écosystème, des partenaires de développement et diverses institutions afin de renforcer l’innovation, l’entrepreneuriat, l’éducation, les moyens de subsistance et les solutions climatiques à travers le pays.
Les initiatives du Premier ministre apportent les avancées remarquables pour la préservation de l’environnement : Autorité de protection de l’environnement (EEPA)
Jun 6, 2026 2528
Addis-Abeba, le 6 juin 2026 (ENA) : - Les initiatives novatrices élaborées par le Premier ministre Abiy Ahmed et déployées sous sa direction apportent une contribution majeure à la protection de l’environnement, a indiqué l’Autorité éthiopienne de protection de l’environnement (EEPA).   Ces programmes, notamment les projets d’aménagement des berges et de développement des corridors urbains, participent fortement à la durabilité environnementale ainsi qu’à la transformation des espaces urbains.   Cette évaluation a été soulignée lors de la commémoration de la 33e Journée nationale de la protection de l’environnement, célébrée parallèlement à la 53e Journée mondiale de l’environnement.   À cette occasion, des responsables de haut niveau et des spécialistes de l’environnement issus des institutions fédérales ainsi que de l’Autorité de protection de l’environnement d’Addis-Abeba ont effectué une visite du projet d’aménagement des berges d’Entoto-Kechene, inauguré récemment.   Cet écoparc a été officiellement inauguré et rendu accessible au public par le Premier ministre Abiy Ahmed.   Au cours de la visite, la directrice générale de l’Autorité éthiopienne de protection de l’environnement, Lelise Neme, a affirmé que les projets lancés sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed ont considérablement renforcé les efforts nationaux de préservation, produisant des résultats écologiques tangibles et clairement observables.   La directrice générale a également rappelé les résultats exceptionnels de l’Initiative pour un patrimoine vert, dans le cadre de laquelle plus de 48 milliards de jeunes arbres ont été plantés à travers le territoire national.   Cette ambitieuse campagne de reboisement continue de générer des bénéfices importants, notamment par la réduction de l’empreinte carbone et la lutte contre la pollution de l’air.   Selon Lelise, ces réalisations exemplaires ont permis à l’Éthiopie d’obtenir une reconnaissance internationale, illustrant l’impact majeur des actions climatiques anticipatives du pays sur la restauration des écosystèmes dégradés et le renforcement de la biodiversité.   Les importants projets de réhabilitation des berges constituent, selon elle, un modèle moderne de gestion environnementale. Elle a présenté le projet Entoto-Kechene comme une démonstration concrète de l’intégration harmonieuse entre les espaces urbains et la nature.   La directrice générale a en outre précisé que ce projet se distingue par la préservation des espèces végétales indigènes ainsi que par l’intégration architecturale des techniques traditionnelles de terrassement et de conservation développées par la communauté Konso, inscrites au patrimoine de l’UNESCO, conciliant ainsi héritage culturel et écologie contemporaine.   Elle a enfin souligné que ces initiatives environnementales innovantes placent l’Éthiopie parmi les références mondiales en matière de développement vert durable.
Le directeur de la CEA salue la stratégie éthiopienne en matière de véhicules électriques, la considérant comme un modèle pour la transition écologique des transports en Afrique
Jun 5, 2026 1575
Addis Ababa le 5 mai, 2026 (ENA) La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a salué la nouvelle stratégie éthiopienne en matière de véhicules électriques, la qualifiant d’étape cruciale vers des transports durables, la sécurité énergétique et la lutte contre le changement climatique sur le continent. S’exprimant auprès de l’ENA lors du lancement de cette stratégie, Robert Lisinge, directeur de la Division Technologie, Innovation et Infrastructures de la CEA, a déclaré que le plan s’inscrivait parfaitement dans les objectifs mondiaux et africains, notamment la Décennie des Nations Unies pour les transports durables et le Cadre continental pour les véhicules électriques récemment adopté par l’Union africaine. « C’est un plaisir d’être ici. Je suis ravi que nous participions au lancement de la stratégie éthiopienne en matière de véhicules électriques. Elle est tout à fait conforme à la politique des Nations Unies », a déclaré M. Lisinge. Il a rappelé que l’Assemblée générale des Nations Unies avait adopté l’année dernière la Décennie pour les transports durables, qui repose sur trois piliers : environnemental, économique et social. « Nous considérons l’adoption des véhicules électriques comme une composante essentielle de la mise en œuvre de la Décennie pour les transports durables des Nations Unies », a-t-il ajouté. Lisinge a également révélé que le mois dernier, en Afrique du Sud, le Comité technique spécialisé de l'Union africaine sur les transports et l'énergie a adopté le Cadre continental pour les véhicules électriques, un document élaboré par la CEA en collaboration avec le PNUE et la Commission de l'Union africaine. Les ministres ont depuis chargé la CEA d'accompagner les États membres dans sa mise en œuvre. Le directeur de la CEA a souligné le lourd fardeau que représentent les importations de carburant pour les économies africaines, rappelant que la plupart des pays dépendent des importations de carburant et d'énergie. « Les pays qui dépendent des importations de carburant dépensent des sommes considérables en devises étrangères pour importer ce carburant. La transition vers les véhicules électriques permet de réaliser d'importantes économies sur les coûts d'importation », a-t-il déclaré. Évoquant les tensions internationales actuelles, Lisinge a souligné les difficultés logistiques dans le détroit d'Ormuz, qui affectent déjà l'approvisionnement en carburant à travers l'Afrique. « Même à Addis-Abeba, je vois de longues files de véhicules. Une transition complète vers les véhicules électriques permettrait de réduire la dépendance aux carburants importés. L’adoption d’une stratégie en faveur des véhicules électriques est non seulement bénéfique sur le plan économique, mais aussi pour la sécurité énergétique. » Lisinge a salué l’objectif ambitieux de l’Éthiopie de produire localement 30 % de ses véhicules électriques d’ici 2030. Il y voit une formidable opportunité pour le continent, compte tenu des vastes réserves africaines de lithium, de cobalt et d’autres minéraux critiques. « Il n’est pas nécessaire que toutes ces ressources naturelles se trouvent en Éthiopie. Elles pourraient se trouver en Zambie ou en RDC. L’objectif est de mettre en place une chaîne de valeur régionale dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine », a-t-il expliqué. « Alors que les pays africains se tournent de plus en plus vers les véhicules électriques, il est peu judicieux de dépendre de batteries ou de véhicules produits ailleurs dans le monde. Nous avons une formidable opportunité de produire ici, en Afrique, non seulement des batteries, mais aussi des véhicules électriques. » Lisinge a souligné que l'électrification des transports est un atout essentiel dans la lutte contre le changement climatique. Le secteur des transports est l'un des plus grands contributeurs aux émissions de CO2 et à la pollution atmosphérique. « En passant des véhicules à combustibles fossiles aux véhicules électriques, nous réduisons automatiquement la pollution par les particules fines issues des pots d'échappement. Nous réduisons les émissions de CO2 et d'oxydes d'azote dans l'atmosphère, qui contribuent tous au réchauffement climatique. L'adoption des véhicules électriques est un élément crucial pour atteindre nos ambitions climatiques », a-t-il déclaré. Interrogé sur le potentiel des véhicules électriques à réduire les émissions liées aux combustibles fossiles, l’expert Lisinge a été catégorique : « Oui ». Selon lui, dans un pays comme l’Éthiopie, où l’hydroélectricité domine largement le mix énergétique, l’adoption de la mobilité électrique permettrait d’éliminer quasiment la totalité des émissions de CO2 du secteur des transports. « Les véhicules électriques sont propres, surtout dans un pays fortement dépendant de l’hydroélectricité », a-t-il expliqué. « Dans ce cas, l’électricité est produite par l’hydroélectricité et, grâce aux véhicules électriques, les émissions de CO2 dans le secteur des transports sont quasiment éliminées. » M. Lisinge a conclu que les véhicules électriques constituent ainsi un levier majeur pour le développement durable du pays, alliant mobilité propre et utilisation optimale des ressources renouvelables locales.
Le projet Riverside d'Addis-Abeba stimule le renouveau urbain et la création d'emplois : PM Abiy
Jun 5, 2026 1691
Addis Ababa le 5 juin, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a décrit le projet de développement des berges d’Addis-Abeba comme une initiative de rénovation urbaine transformatrice qui remodèle la capitale, crée des opportunités d’emploi et favorise le développement durable. Il a déclaré qu'il s'agissait de bien plus qu'un simple projet d'embellissement des berges, le décrivant comme un programme global de transformation urbaine qui redéfinit le paysage urbain tout en créant des emplois et en développant les opportunités économiques.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a noté que le projet s'étend sur le corridor Entoto-Peacock et le corridor Entoto-Kebena, jusqu'à 50 mètres au-delà des berges. Il a indiqué que cette initiative crée des corridors verts, des espaces publics de rassemblement, des allées piétonnes, des installations récréatives et des zones commerciales qui contribuent à la modernisation de la ville. L’impact du projet dépasse le simple cadre des infrastructures physiques, a-t-il ajouté. Il a également déclaré que ce projet avait créé des milliers d'emplois dans les secteurs de la construction, de l'ingénierie, de l'aménagement paysager, de la logistique et les secteurs connexes, tout en offrant de nouvelles perspectives commerciales aux entreprises, fournisseurs et prestataires de services locaux.   Le Premier ministre a souligné que la conception et la mise en œuvre d'une grande partie du projet avaient été réalisées par des professionnels éthiopiens, témoignant ainsi de l'expertise croissante du pays en matière d'urbanisme, de développement des infrastructures et de gestion de projets. Le Premier ministre Abiy a également souligné les avantages environnementaux de cette initiative, notant que des zones autrefois utilisées comme décharges et sujettes aux inondations ont été transformées en espaces publics plus propres, plus verts et plus sains. Les communautés le long des berges devraient bénéficier de conditions environnementales améliorées et d'infrastructures publiques renforcées, a-t-il ajouté.   Le Premier ministre a déclaré que l'intégration des infrastructures commerciales aux espaces publics et environnementaux illustre comment le développement économique et la restauration écologique peuvent se compléter. Décrivant le projet comme un investissement à long terme pour l'avenir de la ville, le Premier ministre Abiy a affirmé que l'Initiative de développement des berges contribue à bâtir une Addis-Abeba plus verte, plus connectée, économiquement dynamique et centrée sur les citoyens pour les générations futures.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 22856
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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Pourquoi une Éthiopie forte est-elle indispensable à l’avenir de la Corne de l’Afrique ?
Jun 10, 2026 508
Par un rédacteur Il est des moments dans l’histoire d’une nation où les chiffres prennent une signification qui dépasse les simples indicateurs économiques. Ils deviennent le reflet d’une ambition collective, d’une confiance retrouvée et d’une vision tournée vers l’avenir.   L’adoption par le Conseil des ministres d’un projet de budget fédéral de 14,51 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal, contre 11,98 milliards de dollars l’année précédente, s’inscrit dans cette dynamique.   Cette hausse budgétaire ne relève pas uniquement d’un ajustement financier. Elle traduit la volonté affirmée d’un pays de poursuivre sa transformation malgré les nombreux défis auxquels il a été confronté ces dernières années.   Alors que de nombreuses économies émergentes continuent de subir les effets de l’endettement, des tensions géopolitiques, des changements climatiques et des séquelles de la pandémie, l’Éthiopie affiche une prévision de croissance dépassant les 10 %, témoignant d’une confiance marquée dans ses perspectives.   Le signal envoyé depuis Addis-Abeba devient de plus en plus évident : l’Éthiopie ne se contente plus d’incarner une promesse ; elle entend désormais concrétiser pleinement son potentiel.   Une puissance au cœur du continent Depuis des siècles, l’Éthiopie occupe une place singulière en Afrique.   Berceau d’une civilisation parmi les plus anciennes du continent, siège de l’Union africaine et pays de plus de 130 millions d’habitants, elle demeure un acteur majeur de la scène africaine. Son influence va toutefois bien au-delà de sa dimension démographique.   La stabilité de l’Éthiopie contribue directement à celle de la Corne de l’Afrique. Sa croissance économique bénéficie aux pays voisins. Ses infrastructures facilitent les échanges régionaux et son action diplomatique favorise la coopération entre les États.   Depuis longtemps, les spécialistes estiment qu’aucune initiative durable de paix ou d’intégration économique dans la région ne peut réussir sans la participation active de l’Éthiopie. Aujourd’hui encore, cette réalité reste d’actualité.   Une Éthiopie forte ne profite pas uniquement à ses citoyens. Elle favorise les investissements, stimule le commerce, renforce les corridors logistiques, soutient la coopération énergétique et accélère l’intégration régionale en Afrique de l’Est.   Une démocratie en constante évolution   Comme le développement économique, le progrès politique suit rarement une trajectoire parfaitement linéaire. Ce qui compte avant tout est l’orientation générale du processus.   Les récentes consultations électorales ont mis en lumière une culture démocratique en progression qui suscite l’intérêt croissant des observateurs et partenaires internationaux.   Malgré des défis persistants, comme dans toute démocratie émergente, la participation accrue des citoyens, le renforcement institutionnel et le déroulement pacifique des scrutins ont été salués par plusieurs partenaires.   L’essentiel n’est pas de prétendre à l’absence de difficultés, mais de reconnaître les avancées réalisées.   Les nations sont évaluées non seulement sur leur situation présente, mais également sur la direction qu’elles empruntent.   À cet égard, l’Éthiopie montre des signes croissants de consolidation institutionnelle, d’élargissement de l’engagement citoyen et de stabilité politique accrue.   L’héritage vivant d’Adoua Toute réflexion sur l’avenir de l’Éthiopie reste intimement liée à son histoire. La Bataille d'Adoua demeure l’un des événements les plus emblématiques du continent africain.   Elle ne représente pas seulement un succès militaire, mais également l’affirmation de la capacité des Africains à défendre leur souveraineté et à choisir leur propre destinée.   Cet héritage continue d’inspirer les générations actuelles. L’esprit qui a permis de préserver l’indépendance nationale nourrit aujourd’hui les ambitions de développement du pays.   Les défis ont changé. Les victoires se mesurent désormais à travers les infrastructures, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’éducation, la modernisation agricole et la compétitivité économique.   Les nations du XXIe siècle ne progressent plus uniquement grâce à leur puissance militaire. Elles avancent grâce à l’innovation, à la productivité et à une vision stratégique de long terme.   Le défi pour l’Éthiopie consiste donc non seulement à préserver la mémoire d’Adoua, mais aussi à transformer cet héritage en moteur de réussite pour les générations futures.   La sécurité comme socle du développement L’expérience historique montre que toute transformation économique durable repose sur un environnement sûr et stable.   Au cours des dernières décennies, l’Éthiopie a maintenu l’un des dispositifs de défense les plus importants du continent et a joué un rôle déterminant dans les opérations de maintien de la paix et de stabilisation régionale. Les forces éthiopiennes ont apporté une contribution significative aux efforts de sécurité collective et à la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique.   L’importance de cette contribution ne peut être sous-estimée.   Les investisseurs privilégient les environnements stables. Les entreprises ont besoin de prévisibilité. La croissance économique se développe là où la paix est préservée.   Dans cette perspective, une Éthiopie stable, sécurisée et prospère demeure l’un des principaux piliers de la paix, de la coopération et du développement pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et au-delà.   Les nouveaux leviers de croissance économique   L’un des changements les plus significatifs observés en Éthiopie aujourd’hui réside dans la diversification progressive de son économie.   Si l’agriculture demeure au cœur du développement national, de nouveaux secteurs commencent à jouer un rôle moteur dans la croissance du pays.   L’Éthiopie s’est imposée comme le premier producteur africain de blé, illustrant la manière dont des investissements ciblés et des politiques adaptées peuvent renforcer la sécurité alimentaire tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des importations.   Sous les hautes terres, les vallées et les vastes étendues du pays se trouvent également des ressources porteuses d’avenir. L’exploitation de l’or contribue de plus en plus aux revenus nationaux, soutenant les exportations et favorisant l’émergence d’une économie davantage diversifiée.   Les réserves de gaz naturel, encore largement inexploitées, offrent quant à elles des perspectives importantes pour alimenter l’industrie, générer des recettes en devises et accompagner une nouvelle phase de développement économique. Ce qui relevait autrefois du potentiel commence progressivement à prendre forme ; ce qui semblait lointain devient peu à peu concret.   Associés aux projets de production d’engrais, à l’amélioration des rendements agricoles et aux réformes économiques engagées, ces progrès montrent que la croissance future de l’Éthiopie reposera sur plusieurs piliers complémentaires.   Agriculture céréalière, ressources minières, énergie, parcs industriels, économie numérique et jeunesse active constituent désormais autant de moteurs de développement. Pour les investisseurs et partenaires de long terme, le constat devient évident : l’Éthiopie ne prépare pas seulement le prochain budget, elle investit dans son avenir à long terme.   Les exportations enregistrent des performances encourageantes dans plusieurs domaines, tandis que les réformes macroéconomiques renforcent l’attractivité du pays pour les investissements.   La stratégie de réforme économique mise en œuvre par le gouvernement cherche à remédier aux contraintes structurelles historiques tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive.   Aucune mutation économique ne s’accomplit instantanément. Toutefois, les indicateurs témoignent d’une évolution globalement positive.   Vers une économie moderne et compétitive L’Éthiopie de demain ne sera pas uniquement reconnue pour son agriculture. Elle le sera également pour sa capacité à produire, innover et exporter.   L’intelligence artificielle, les technologies numériques, l’industrie manufacturière, les services logistiques, les énergies renouvelables ainsi que les chaînes de valeur agricoles offrent des perspectives considérables.   La jeunesse éthiopienne, qui représente l’une des plus importantes forces de travail du continent, pourrait devenir un avantage stratégique majeur si elle bénéficie des compétences, des technologies et des investissements nécessaires.   Les investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux pôles de croissance auraient tout intérêt à observer cette évolution de près.   Le centre de gravité de l’économie mondiale s’oriente progressivement vers les marchés émergents, caractérisés par une population importante, une consommation en expansion et un potentiel productif encore sous-exploité.   L’Éthiopie réunit précisément ces caractéristiques.   Pourquoi renforcer les partenariats avec l’Éthiopie ? Les débats internationaux sur l’Afrique mettent souvent l’accent sur les difficultés, au détriment des opportunités.   Pourtant, les investisseurs et partenaires les plus avisés savent que les meilleures perspectives apparaissent souvent dans les économies en pleine transformation.   L’Éthiopie figure aujourd’hui parmi les opportunités économiques les plus prometteuses du continent. Son importante population constitue un vaste marché. Sa position géographique favorise les échanges régionaux. Ses ressources naturelles offrent de nombreuses possibilités. Ses réformes stimulent la compétitivité. Son histoire témoigne d’une remarquable capacité de résilience. Son potentiel futur demeure considérable. Il est difficile d’envisager sérieusement l’avenir économique de l’Afrique sans tenir compte du rôle croissant de l’Éthiopie.   La route vers la réussite Affirmer qu’un pays deviendra la première puissance économique africaine dans les dix prochaines années relève davantage d’une ambition que d’une certitude. L’avenir dépendra de nombreux facteurs.   Cependant, peu de pays africains disposent simultanément d’une population aussi importante, d’un emplacement stratégique, d’un potentiel agricole considérable, d’investissements massifs dans les infrastructures, d’un programme de réformes ambitieux et de ressources naturelles encore largement inexploitées.   Les fondations d’une croissance exceptionnelle sont présentes. Le véritable défi consiste désormais à les valoriser pleinement.   Si les réformes se poursuivent, si la stabilité et la paix se renforcent, si la productivité continue de progresser et si les investissements se dirigent vers les secteurs prioritaires, l’essor économique de l’Éthiopie pourrait compter parmi les transformations les plus marquantes de l’Afrique au XXIe siècle.   Le budget adopté cette semaine pourrait ainsi représenter bien davantage qu’un simple cadre financier. Il pourrait constituer une étape supplémentaire dans la trajectoire d’un pays déterminé à convertir son potentiel en résultats concrets.   L’avenir demeure naturellement ouvert. Toutefois, les perspectives apparaissent de plus en plus prometteuses. Pour la Corne de l’Afrique comme pour le continent, une Éthiopie forte reste l’un des principaux facteurs susceptibles de favoriser une paix durable, une prospérité partagée et une nouvelle dynamique de développement africain.   Cette approche conserve une vision stratégique et optimiste tout en évitant les affirmations absolues. Elle souligne plutôt que l’Éthiopie dispose de nombreux atouts pouvant lui permettre d’atteindre des résultats économiques majeurs dans les années à venir.
7e élection législative en Éthiopie : évaluer la confiance du public dans un contexte de transformation
May 31, 2026 3964
Par Sina Mussie   Le 1er juin, des millions d’Éthiopiens sont appelés aux urnes dans un pays qui, au cours de la dernière décennie, a traversé une période marquée par les réformes, les conflits, la reprise et les mutations économiques.   Cette élection intervient alors que l’Éthiopie continue d’évoluer entre des réalités parfois contrastées. D’un côté, le pays met en œuvre d’importantes réformes économiques ; de l’autre, il demeure confronté à des défis sécuritaires. Il investit dans les infrastructures, développe les services numériques, ouvre progressivement certains secteurs de son économie et attire de nouveaux capitaux, tout en poursuivant ses efforts pour surmonter les conséquences des conflits et des divisions politiques.   Dans ce contexte, la 7e élection générale dépasse largement le cadre d’une simple compétition entre formations politiques. Pour de nombreux observateurs, elle constitue surtout une occasion d’évaluer une question essentielle : les citoyens continuent-ils de faire confiance aux institutions démocratiques comme instruments de participation, de représentation et de dialogue national ?   L’enjeu de ce scrutin ne se limite donc pas à la composition du Parlement. Il réside également dans ce qu’il révélera du niveau de confiance de la population envers les institutions à un moment de profonde transformation du pays.   Une mobilisation électorale d’envergure   Selon la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE), plus de 54 millions d’électeurs se sont inscrits pour participer au scrutin, ce qui en fait l’un des plus importants de l’histoire nationale.   Les données officielles indiquent également que plus de 10 400 candidats issus de partis politiques et de listes indépendantes briguent des sièges à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’au sein des conseils régionaux.   La NEBE affirme avoir entrepris d’importants préparatifs afin d’assurer le bon déroulement du vote, notamment grâce à l’élargissement des systèmes d’inscription numérique, à des campagnes de sensibilisation et à une organisation logistique déployée à travers le pays.   Au-delà de ces chiffres, les inscriptions traduisent une réalité plus profonde. Malgré plusieurs années marquées par les tensions politiques, les préoccupations sécuritaires et les difficultés économiques, des millions d’Éthiopiens ont choisi de prendre part au processus électoral.   Pour de nombreux analystes, cette mobilisation est en elle-même significative. Elle témoigne du fait qu’une part importante de la population continue de considérer les élections comme un moyen privilégié de débattre des priorités nationales et d’assurer une représentation politique.   Huit années de réformes   Cette échéance électorale survient près de huit ans après le lancement des réformes initiées par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui ont profondément transformé le paysage politique et économique du pays.   Ces réformes visaient notamment à élargir l’espace politique, renforcer la participation démocratique, libéraliser certains secteurs économiques, promouvoir la gouvernance numérique et attirer davantage d’investissements étrangers.   Cependant, cette période a également été marquée par des conflits, des crises humanitaires, des défis sécuritaires persistants et des débats sur la vitesse ainsi que l’orientation des changements engagés.   Dans ce contexte, le scrutin du 1er juin est largement perçu comme un moment décisif de la transition éthiopienne.   Pour de nombreux citoyens, la question ne se limite pas au choix du parti qui gouvernera. Elle porte aussi sur la capacité des institutions créées ou renforcées durant cette période de réforme à répondre concrètement aux attentes de la population.   Participation électorale et confiance institutionnelle   Les spécialistes des sciences politiques considèrent souvent les élections comme bien plus qu’un simple mécanisme de désignation des dirigeants.   Elles constituent également un indicateur du degré de confiance des citoyens envers les institutions démocratiques.   Dans les démocraties émergentes, le niveau de participation peut refléter la conviction des électeurs que les divergences politiques peuvent être résolues par des voies constitutionnelles et par la compétition électorale.   L’importance de cette consultation est renforcée par le contexte récent. Elle intervient après des années de réformes, le report d’un précédent cycle électoral en raison de la pandémie de COVID-19, des conflits internes, la signature de l’accord de paix de Pretoria ainsi que les efforts actuels de dialogue national.   Les attentes liées à la transformation économique   Au-delà de la dimension politique, la transformation économique représente l’un des éléments majeurs de la transition actuelle.   Les autorités mettent régulièrement en avant les avancées réalisées dans le cadre du programme de réforme économique nationale, notamment l’ouverture de nouvelles opportunités d’investissement, la modernisation du secteur financier, le soutien aux exportations et la réalisation de grands projets d’infrastructure.   Selon le gouvernement, ces réformes visent à consolider la stabilité macroéconomique, renforcer la compétitivité du pays et créer les conditions d’une croissance durable.   Toutefois, c’est dans leur quotidien que les citoyens évaluent réellement les effets de ces transformations.   L’emploi, l’inflation, l’accès au financement, l’entrepreneuriat et les perspectives économiques demeurent au cœur des préoccupations d’une grande partie de la population.   Les observateurs soulignent que la confiance envers les institutions dépend non seulement de la participation politique, mais aussi de la perception des performances économiques et des perspectives d’avenir.   Dans cette optique, l’élection pourrait également servir de baromètre informel de l’opinion des électeurs sur les résultats des réformes engagées.   Le taux de participation pourrait ainsi constituer l’un des indicateurs les plus pertinents de la manière dont les citoyens perçoivent la légitimité institutionnelle et la participation démocratique.   L’engagement des électeurs fournira également des indications précieuses sur leur perception de la gouvernance, de la représentation politique et de la responsabilité publique.   Le poids de la jeunesse   Avec l’une des populations les plus jeunes du continent africain, l’Éthiopie verra sa jeunesse jouer un rôle déterminant dans l’issue du scrutin.   Des millions de nouveaux électeurs ont atteint l’âge de voter dans un contexte marqué par les réformes politiques, les transformations économiques et les avancées technologiques.   Selon plusieurs observateurs, les jeunes évaluent de plus en plus les institutions à travers des préoccupations concrètes telles que l’emploi, l’éducation, l’innovation, l’entrepreneuriat et la mobilité sociale.   Leur participation pourrait ainsi offrir des indications importantes sur la manière dont la nouvelle génération perçoit la démocratie et l’avenir du pays.   Pour de nombreux analystes, le niveau d’engagement des jeunes représente l’un des meilleurs indicateurs de la confiance à long terme envers les institutions démocratiques éthiopiennes.   Une concurrence politique diversifiée   Le paysage électoral reflète une configuration politique complexe. Les données officielles de la NEBE montrent que le Parti de la prospérité, au pouvoir, demeure la seule formation politique présente dans la quasi-totalité des régions et des niveaux administratifs. Toutefois, plusieurs partis d’opposition ont renforcé leur présence dans différentes zones du pays.   L’organisation Citoyens éthiopiens pour la justice sociale (EZEMA), ainsi que plusieurs partis régionaux, présentent des candidats dans de nombreuses circonscriptions, contribuant à une concurrence plus soutenue dans certaines régions.   Les inscriptions des candidats révèlent également des disparités régionales importantes.   Certaines des compétitions les plus disputées devraient se dérouler à Addis-Abeba ainsi que dans plusieurs zones des régions du Sud, où plusieurs formations ont présenté un grand nombre de candidats.   Selon les données de la NEBE, la capitale figure parmi les circonscriptions les plus concurrentielles, avec de nombreux partis engagés dans la bataille électorale.   Le niveau de concurrence observé dans les différentes circonscriptions pourrait offrir des indications supplémentaires sur l’évolution du multipartisme en Éthiopie.   Sécurité et organisation du scrutin   La sécurité demeure l’un des facteurs majeurs influençant le contexte électoral.   Si des élections sont prévues dans la majorité des régions, la NEBE a reconnu que certaines contraintes administratives et sécuritaires pourraient affecter le déroulement du vote dans plusieurs circonscriptions.   Des rapports d’observateurs électoraux et de médias indiquent que l’instabilité continue de poser des difficultés dans certaines localités, notamment dans des parties des régions d’Amhara et d’Oromia.   Les autorités électorales affirment avoir procédé à des évaluations des circonscriptions afin de déterminer leur niveau de préparation opérationnelle.   Par ailleurs, certains partis d’opposition ont exprimé des préoccupations concernant les conditions de campagne, les procédures d’enregistrement des candidats, certaines contraintes administratives et les restrictions sécuritaires affectant les activités politiques.   La capacité des institutions à organiser le scrutin dans ces conditions influencera probablement la perception des citoyens quant à la crédibilité et à l’efficacité du processus électoral.   Une attention internationale soutenue   Cette élection suscite également un intérêt marqué au niveau international.   La mission d’observation électorale de l’Union africaine a déployé des observateurs afin de suivre le déroulement du scrutin et d’évaluer les procédures électorales.   Les organisations régionales, les partenaires diplomatiques et les institutions internationales suivent également de près cette échéance alors que l’Éthiopie poursuit ses efforts de relance, de reconstruction et d’intégration économique.   Selon le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC), la confiance publique, la transparence électorale et la crédibilité institutionnelle demeurent des piliers essentiels de la gouvernance démocratique.   Pour les observateurs nationaux et internationaux, la manière dont se déroulera l’élection offrira des indications importantes sur la solidité et la maturité des institutions démocratiques du pays.   Au-delà du jour du vote En définitive, la portée de la 7e élection législative éthiopienne dépasse largement la question de la répartition des sièges parlementaires.   Qu’elle soit analysée à travers le taux de participation, la qualité du fonctionnement institutionnel, l’engagement politique ou le niveau de confiance du public, cette consultation devrait fournir l’une des évaluations les plus révélatrices du fonctionnement des institutions démocratiques dans une période de transition et de réforme.   Alors que les Éthiopiens s’apprêtent à voter, ce scrutin représente à la fois une compétition politique et une étape importante dans les efforts du pays pour consolider la gouvernance démocratique, accélérer sa transformation économique et renforcer la cohésion nationale.   À ce titre, cette élection constitue bien davantage qu’un simple rendez-vous électoral : elle représente également un indicateur essentiel de la confiance des citoyens dans la trajectoire démocratique de l’Éthiopie et dans les institutions appelées à façonner son avenir.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023