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Le Forum de Tana place l'Éthiopie au cœur de la quête de paix et de sécurité en Afrique
Oct 14, 2026 14
Par Temesegen Assefa Le 14 octobre, 2026 (ENA) Alors que l’Afrique est confrontée à des conflits persistants, à des rivalités géopolitiques et à des vulnérabilités économiques, l’Éthiopie s’apprête à accueillir un rassemblement continental de haut niveau visant à promouvoir des solutions africaines aux défis de paix et de sécurité du continent. Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique, prévu du 23 au 25 octobre à Bahir Dar, intervient à un moment crucial où les relations entre stabilité politique, souveraineté économique et concurrence entre les grandes puissances mondiales façonnent de plus en plus l’avenir de l’Afrique. Sous le thème « Les voies vers la paix en Afrique : souveraineté économique et transformation géopolitique », le forum réunira des dirigeants politiques, des décideurs, des chercheurs et des experts en sécurité afin d’explorer les moyens de renforcer la coopération continentale et de traduire les priorités communes en actions concrètes. Pour l’Éthiopie, accueillir ce forum représente bien plus qu’une simple occasion de réunir des voix africaines influentes. Cela renforce la contribution du pays à la diplomatie continentale et offre une tribune pour faire avancer le dialogue sur les défis structurels auxquels sont confrontés la Corne de l’Afrique et l’ensemble du continent. Créé en 2012, le Forum de Tana s’est imposé comme une plateforme permettant d’examiner les défis sécuritaires de l’Afrique sous un angle africain, en réunissant divers acteurs afin d’analyser les causes des conflits et d’explorer les voies menant à une paix durable. Sa question centrale reste d’actualité : comment l’Afrique peut-elle passer de la simple gestion des crises récurrentes à la mise en place des fondements politiques, économiques et institutionnels nécessaires à une stabilité durable ? Des solutions africaines aux défis africains Partout en Afrique, les conflits surgissent rarement de manière isolée. L’exclusion politique, la faiblesse des institutions, la concurrence pour les ressources, les inégalités économiques et les griefs non résolus peuvent se conjuguer pour créer des conditions dans lesquelles l’instabilité persiste bien au-delà de la flambée immédiate de la violence. Les conséquences s’étendent bien au-delà des champs de bataille. Les conflits provoquent des déplacements de populations, perturbent le commerce, découragent les investissements, affaiblissent les institutions publiques et détournent les ressources des services essentiels et du développement. Dans les régions déjà confrontées à des pressions liées au climat et à l’incertitude économique, l’insécurité peut fragiliser davantage les moyens de subsistance et aggraver les vulnérabilités. Pour relever ces défis, il faut aller au-delà des réponses militaires ou des interventions d’urgence. Une paix durable repose sur une diplomatie préventive, des processus politiques inclusifs, des institutions responsables et des opportunités économiques permettant aux communautés de participer de manière significative au développement national. C’est là que l’appropriation africaine revêt une importance particulière. Les pays africains et les institutions régionales possèdent une connaissance précieuse des griefs historiques, des dynamiques politiques et des réalités locales qui sous-tendent de nombreux conflits. Renforcer leur capacité à anticiper les crises, à servir de médiateurs dans les différends et à soutenir la consolidation de la paix peut contribuer à élaborer des réponses mieux adaptées aux spécificités du continent. Les solutions menées par l’Afrique n’impliquent toutefois pas que le continent agisse seul. Les partenariats internationaux restent essentiels pour apporter expertise, investissements et soutien diplomatique. Leur efficacité dépend de leur capacité à renforcer les priorités et les capacités institutionnelles africaines, plutôt qu’à se substituer au leadership local. En réunissant des dirigeants politiques, des universitaires et des professionnels de la sécurité, le Forum de Tana offre l’occasion de faire le lien entre les débats politiques et l’expérience pratique, en encourageant des approches qui s’attaquent non seulement aux symptômes de l’insécurité, mais aussi à ses causes profondes. Le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la diplomatie continentale L’Éthiopie occupe une position stratégique majeure dans la Corne de l’Afrique, une région où les évolutions politiques, les enjeux sécuritaires et les intérêts économiques sont étroitement liés. Le fait qu’elle accueille le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba a également fait de ce pays un pôle important de la diplomatie continentale. Dans ce contexte, le Forum de Tana vient compléter les engagements diplomatiques officiels en offrant un espace de réflexion approfondie sur les nouvelles tendances en matière de sécurité, les tensions régionales et les conditions structurelles qui façonnent la paix et la stabilité. Le fait d’accueillir cette rencontre à Bahir Dar permet également d’étendre le dialogue continental au-delà de la capitale politique de l’Éthiopie, en associant des discussions de haut niveau à une ville qui offre un cadre unique pour des échanges sur l’avenir de l’Afrique. Pour l’Éthiopie, ce forum offre l’occasion de contribuer à la réflexion continentale sur la prévention des conflits, la coopération régionale et la relation entre sécurité et développement. Il peut également contribuer à renforcer la collaboration entre les décideurs politiques, les chercheurs et les praticiens, dont la coopération est essentielle pour relever les défis régionaux complexes. Pourtant, l’importance d’organiser un forum international ne se mesure pas uniquement à l’envergure de ses participants ou à l’ampleur des débats qui y sont menés. Sa véritable valeur réside dans la capacité des idées qui y naissent à influencer les politiques, à renforcer les partenariats et à contribuer à des progrès concrets. La contribution de l’Éthiopie à la diplomatie continentale dépendra donc d’un engagement soutenu, d’un dialogue constructif et de la capacité à relier les discussions menées dans le cadre de plateformes telles que Tana à des initiatives plus larges de consolidation de la paix. Pourquoi la coopération régionale est-elle essentielle ? La Corne de l’Afrique illustre à quel point la sécurité nationale est étroitement liée à la stabilité régionale. Les tensions politiques, les conflits armés, le terrorisme, les pressions liées au climat et les vulnérabilités économiques peuvent dépasser les frontières, entraînant des conséquences qu’aucun pays ne peut gérer efficacement de manière isolée. L’insécurité dans un pays peut provoquer des déplacements de population vers les États voisins, perturber les voies commerciales et nuire aux investissements régionaux. Les désaccords concernant les ressources partagées et les intérêts stratégiques concurrents peuvent également mettre à rude épreuve les relations, rendant la coopération plus difficile précisément au moment où elle est la plus nécessaire. Pour l’Éthiopie, la stabilité régionale est étroitement liée au développement économique, aux relations diplomatiques et aux perspectives d’une intégration plus poussée dans toute la Corne de l’Afrique. Le renforcement du commerce transfrontalier, de la connectivité des transports, du développement des infrastructures et de la coopération dans la gestion des ressources communes peut générer des opportunités économiques tout en renforçant les intérêts mutuels entre pays voisins. À l’inverse, des tensions prolongées peuvent augmenter les coûts, affaiblir la confiance et limiter le potentiel de développement de la région. Le défi consiste à mettre en place des mécanismes permettant aux pays de gérer pacifiquement leurs désaccords, d’empêcher l’escalade des conflits locaux et d’identifier des domaines d’intérêt commun malgré leurs divergences politiques. Le Forum de Tana offre une tribune permettant d’examiner ces possibilités. Grâce au dialogue et à l’échange d’expériences en matière de politiques publiques, les participants peuvent explorer comment les États voisins et les institutions régionales peuvent renforcer la diplomatie préventive, améliorer la coordination et élaborer des approches qui s’attaquent à la fois aux menaces immédiates pour la sécurité et à leurs causes profondes. Dans une région marquée par des intérêts nationaux qui se chevauchent et par une concurrence géopolitique plus large, un engagement soutenu n’est pas simplement une préférence diplomatique ; c’est un élément essentiel d’une stabilité durable. La souveraineté économique, fondement de la paix L’accent mis par le 12e Forum de Tana sur la souveraineté économique met en lumière une dimension souvent négligée de la sécurité africaine : la capacité des pays à bâtir des économies résilientes et à faire des choix significatifs quant à leurs priorités de développement. Partout sur le continent, les pressions liées à la dette extérieure, les capacités industrielles limitées, la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières et l’exposition à la volatilité des marchés internationaux peuvent restreindre les options politiques des gouvernements. Ces vulnérabilités peuvent limiter les investissements dans les services publics, les infrastructures et les secteurs productifs, tout en réduisant les ressources disponibles pour relever les défis en matière de sécurité. La dépendance économique peut également réduire la marge de manœuvre d’un pays alors que les puissances mondiales se disputent l’accès aux ressources naturelles, aux marchés, aux infrastructures et aux emplacements stratégiques. Cette concurrence présente à la fois des opportunités et des risques pour l’Afrique. Les investissements étrangers, les transferts de technologie et les partenariats internationaux peuvent soutenir l’industrialisation et la transformation économique. Cependant, lorsque les intérêts extérieurs prennent le pas sur les priorités de développement africaines, ces relations peuvent exacerber les rivalités et limiter les bénéfices dont peuvent bénéficier les économies locales. La souveraineté économique ne doit donc pas être comprise simplement comme une réduction de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Elle implique également de renforcer les capacités de production nationales, de mobiliser des ressources, de mettre en place des institutions efficaces, d’élargir les marchés régionaux et de négocier des partenariats internationaux qui favorisent la réalisation des objectifs de développement à long terme. Ces priorités ont des implications directes pour la paix et la sécurité. Lorsque les opportunités économiques sont limitées et que les inégalités persistent, les mécontentements sociaux peuvent s’aggraver et les tensions politiques devenir plus difficiles à résoudre. À l’inverse, une croissance économique inclusive, des institutions plus solides et un meilleur accès aux moyens de subsistance peuvent contribuer à créer des conditions plus propices à la stabilité. Pour l’Éthiopie et ses voisins, une coopération accrue dans les domaines du commerce, des infrastructures, de l’énergie et de la gestion des ressources peut renforcer la résilience économique et consolider les intérêts communs en matière de paix. L’intégration économique régionale peut également encourager le dialogue en démontrant les avantages concrets de la stabilité. Le thème du forum met donc en lumière une réalité stratégique plus large : la capacité de l’Afrique à préserver la paix est étroitement liée à sa capacité à façonner son avenir économique et à s’adapter à un environnement international de plus en plus concurrentiel. Du dialogue à l’action concrète Malgré toute l’importance du dialogue continental, le programme africain en matière de paix et de sécurité reste confronté à un défi fondamental : traduire les engagements politiques en résultats concrets sur le terrain. Les réunions de haut niveau peuvent instaurer la confiance, susciter des idées et définir des priorités communes. Mais leur impact dépend en fin de compte de la mise en œuvre, de la coordination institutionnelle et d’un engagement politique durable. Les gouvernements, l’Union africaine, les organisations régionales, les instituts de recherche et les autres parties prenantes ont tous un rôle à jouer pour faire le lien entre les discussions politiques et les réponses concrètes. Une coopération renforcée peut améliorer les systèmes d’alerte précoce, soutenir les efforts de médiation, renforcer la prévention des conflits et encourager des approches de consolidation de la paix fondées sur des données factuelles. Les instituts de recherche peuvent aider à identifier les facteurs d’instabilité et à évaluer l’efficacité des interventions. Les expériences des communautés touchées par les conflits peuvent également éclairer l’élaboration de politiques qui répondent aux réalités locales plutôt que de s’appuyer exclusivement sur des évaluations de haut niveau. La continuité revêt une importance tout aussi grande. Les recommandations issues de forums tels que celui de Tana doivent éclairer les discussions politiques ultérieures, les partenariats institutionnels et les initiatives concrètes. Les progrès doivent être évalués non seulement à l’aune des déclarations et des engagements, mais aussi à travers les améliorations apportées à la coopération, à la prévention des conflits et à la capacité des institutions à répondre aux menaces émergentes. Pour l’Éthiopie, contribuer à renforcer ces liens permettrait d’accroître la contribution du forum à la diplomatie continentale et de soutenir les efforts africains plus larges visant à instaurer une paix durable. Le succès de la réunion de Bahir Dar se mesurera en fin de compte à la capacité de ses discussions à rapprocher le continent de solutions pouvant être mises en œuvre, pérennisées et adaptées à l’évolution des circonstances. Renforcer la voie de l’Afrique vers la paix Les défis liés à la paix et à la sécurité en Afrique sont indissociables de ses perspectives économiques, de ses institutions politiques et de sa place dans un ordre mondial en mutation. Y répondre nécessite une approche globale alliant diplomatie préventive, gouvernance inclusive, coopération régionale et développement durable. Le 12e Forum de haut niveau de Tana est très attendu, car il offre l’occasion de faire progresser cette approche en plaçant les perspectives africaines au cœur des discussions sur l’avenir du continent. Pour l’Éthiopie, l’organisation de ce forum renforce son engagement dans les affaires continentales et crée un espace propice à la promotion de la coopération entre les partenaires africains. Pour l’ensemble du continent, ce rassemblement offre l’occasion d’examiner comment la souveraineté économique, les partenariats stratégiques et des institutions régionales plus solides peuvent contribuer à un avenir plus stable et plus résilient. En fin de compte, la quête de paix de l’Afrique ne peut reposer uniquement sur le dialogue. Elle nécessite une volonté politique, des capacités institutionnelles, des opportunités économiques et un engagement durable à résoudre les différends par des moyens pacifiques. Alors que les participants se réunissent à Bahir Dar, le défi consistera à traduire en actions concrètes cet engagement commun en faveur de l’appropriation africaine : renforcer les institutions, approfondir la coopération régionale et s’attaquer aux conditions structurelles qui permettent aux conflits de perdurer. L’importance durable du Forum de Tana ne résidera pas simplement dans les discussions qu’il suscitera, mais dans les progrès que ces discussions contribueront à rendre possibles : une Afrique mieux armée pour gérer ses propres défis en matière de sécurité, façonner son avenir géopolitique et veiller à ce que la paix et le développement aillent de pair.
La Chambre des députés approuve un prêt de 145,8 millions de dollars américains destiné à la modernisation du secteur de l'électricité
Oct 14, 2026 26
Addis Ababa le 14 octobre, 2026 (ENA) La Chambre des représentants du peuple (HPR) d’Éthiopie a approuvé à l’unanimité un accord de prêt concessionnel de 145,8 millions de dollars américains avec l’Association internationale de développement (IDA) afin de financer la première phase du projet de réforme, d’investissement et de modernisation du secteur de l’électricité. Cette approbation est intervenue lors de la deuxième session ordinaire de la 7e législature, au cours de laquelle les députés ont examiné et adopté le projet de décret ratifiant l'accord de financement complémentaire signé entre le gouvernement éthiopien et l'IDA. Lors de la présentation de l’accord à la Chambre, le chef de groupe du gouvernement, Fekadu Tessema, a déclaré que ces fonds seraient utilisés pour moderniser les infrastructures électriques d’Addis-Abeba. Parmi les principales initiatives figurent l’extension du réseau de transport d’électricité, la construction de nouvelles sous-stations, la modernisation des installations existantes et l’installation de lignes électriques souterraines. Fekadu a souligné que ce projet jouera également un rôle essentiel pour garantir un approvisionnement en électricité fiable et moderne lors de la 32e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP32), que l’Éthiopie doit accueillir en 2027. Selon le chef de groupe parlementaire, ce prêt offre des conditions concessionnelles très avantageuses, notamment un délai de grâce de six ans et une durée de remboursement de 31 ans, ce qui minimise la charge financière pesant sur le gouvernement. Il a ajouté que ce financement s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale globale de gestion de la dette de l'Éthiopie, tout en favorisant une croissance économique durable grâce au renforcement du réseau électrique. À l'issue des délibérations, la Chambre a approuvé à l'unanimité le projet de proclamation, ratifiant officiellement l'accord portant sur un montant supplémentaire de 145,8 millions de dollars américains sous le numéro de proclamation n° 1441/2026.
L'Éthiopie et les Émirats arabes unis envisagent de renforcer leur coopération financière et bancaire
Oct 13, 2026 119
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie et les Émirats arabes unis (EAU) ont étudié les possibilités d'approfondir leur coopération financière et bancaire, en mettant l'accent sur le renforcement des liens institutionnels et la facilitation des échanges d'expertise. Le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), Eyob Tekalign, s’est entretenu avec S.E. Khaled Mohamed Balama, gouverneur de la Banque centrale des Émirats arabes unis et représentant des Émirats arabes unis auprès du Fonds monétaire international (FMI), en marge des Assemblées annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande. Les discussions ont porté sur l'identification des possibilités de renforcer la coopération entre les deux banques centrales, notamment dans le domaine des services financiers et bancaires ainsi que dans l'échange d'expertise institutionnelle. Dans son communiqué de presse transmis à l'ENA, la CBE a déclaré : « Cette réunion s'inscrit dans le prolongement du partenariat existant entre les deux parties, renforçant ainsi les relations entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur financier. » Les discussions ont porté sur l'identification des possibilités de renforcer la coopération entre les deux banques centrales, notamment dans le domaine des services financiers et bancaires ainsi que dans l'échange d'expertise institutionnelle. Dans son communiqué de presse transmis à l'ENA, la CBE a déclaré : « Cette réunion s'inscrit dans le prolongement du partenariat existant entre les deux parties, renforçant ainsi les relations entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur financier. » Cet engagement témoigne des efforts continus déployés par les deux pays pour renforcer leurs partenariats institutionnels et explorer les pistes permettant une coopération accrue en faveur de leurs secteurs financiers respectifs.
Climat : l’Afrique appelle à renforcer sa résilience, le GIEC à un consensus sur son 7ᵉ rapport
Oct 13, 2026 98
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général de l’Institut éthiopien de météorologie, Dr Fetene Teshome, a appelé à renforcer les capacités météorologiques et climatiques de l’Afrique, tandis que le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Dr Jim Skea, a exhorté les États membres à parvenir à un consensus sur le calendrier de son septième rapport d’évaluation, à l’ouverture de la 65e session du Groupe à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Fetene Teshome, également président de l’Association régionale pour l’Afrique de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a souligné que l’Afrique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, demeure particulièrement vulnérable aux changements climatiques. « Cette réalité souligne la nécessité urgente de renforcer l’adaptation, d’améliorer la résilience et d’élargir l’accès aux services climatiques qui favorisent une prise de décision éclairée à tous les niveaux », a-t-il déclaré. Il a notamment insisté sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, des réseaux d’observation météorologique et des services climatiques pour protéger les populations et soutenir le développement durable. « En renforçant les réseaux d’observation, en développant les capacités d’alerte précoce et en favorisant la diffusion d’informations climatiques exploitables, ces initiatives aident les pays à renforcer leur résilience et à mieux protéger les vies, les moyens de subsistance et les économies face aux effets croissants des changements climatiques », a-t-il affirmé. Dr Fetene a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à améliorer les prévisions météorologiques, à développer la recherche climatique et à contribuer aux initiatives régionales et internationales dans ce domaine. Pour sa part, Dr Jim Skea a souligné les progrès réalisés dans la préparation du septième rapport d’évaluation du GIEC, tout en insistant sur la nécessité de parvenir à un accord concernant le calendrier des contributions des trois groupes de travail. « Les auteurs méritent de la clarté et de la certitude concernant les principales échéances et la durée de leur engagement bénévole auprès du GIEC », a-t-il déclaré, appelant les États membres à tout mettre en œuvre pour parvenir à un consensus au cours de la session. Le président du GIEC a également indiqué que les travaux de la semaine porteraient sur le rôle de l’intelligence artificielle dans les évaluations scientifiques, notamment les garanties nécessaires pour préserver la responsabilité humaine et respecter les principes régissant les travaux du Groupe. Abordant la situation financière de l’organisation, il a précisé que les contributions volontaires reçues pour 2026 représentaient environ un tiers du budget approuvé, appelant les États membres à accroître leur soutien financier afin de garantir la réalisation des travaux prévus. La 65e session du GIEC se tient du 12 au 16 octobre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, et porte notamment sur l’avancement du septième cycle d’évaluation scientifique des changements climatiques.
L'Éthiopie et le FMI étudient la possibilité d'un soutien accru aux réformes budgétaires et monétaires
Oct 13, 2026 107
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) La délégation éthiopienne a tenu des réunions bilatérales distinctes avec le Département des affaires budgétaires et le Département des marchés monétaires et des capitaux (MCM) du Fonds monétaire international (FMI) afin de renforcer les capacités institutionnelles et de faire avancer le programme de réformes économiques en cours dans le pays. Ces discussions se sont déroulées en marge des Assemblées annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande. Les discussions avec le Département des affaires budgétaires du FMI ont porté sur le renforcement des capacités du ministère des Finances éthiopien, l’examen de l’assistance technique en cours et l’identification des possibilités d’un soutien supplémentaire en adéquation avec les priorités de réforme du ministère. Lors d’une réunion distincte avec le Département des marchés monétaires et financiers, la délégation a abordé le renforcement des capacités institutionnelles de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), l’examen de l’assistance technique en cours fournie par le FMI et l’étude de possibilités de soutien supplémentaire pour faire avancer le programme de réforme de la banque centrale. Selon la Banque centrale d'Éthiopie, ces engagements soulignent les efforts déployés par l'Éthiopie pour approfondir sa coopération avec le FMI, renforcer les capacités des principales institutions économiques et consolider les réformes budgétaires et monétaires en cours.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 63077
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Le Forum de Tana place l'Éthiopie au cœur de la quête de paix et de sécurité en Afrique
Oct 14, 2026 14
Par Temesegen Assefa Le 14 octobre, 2026 (ENA) Alors que l’Afrique est confrontée à des conflits persistants, à des rivalités géopolitiques et à des vulnérabilités économiques, l’Éthiopie s’apprête à accueillir un rassemblement continental de haut niveau visant à promouvoir des solutions africaines aux défis de paix et de sécurité du continent. Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique, prévu du 23 au 25 octobre à Bahir Dar, intervient à un moment crucial où les relations entre stabilité politique, souveraineté économique et concurrence entre les grandes puissances mondiales façonnent de plus en plus l’avenir de l’Afrique. Sous le thème « Les voies vers la paix en Afrique : souveraineté économique et transformation géopolitique », le forum réunira des dirigeants politiques, des décideurs, des chercheurs et des experts en sécurité afin d’explorer les moyens de renforcer la coopération continentale et de traduire les priorités communes en actions concrètes. Pour l’Éthiopie, accueillir ce forum représente bien plus qu’une simple occasion de réunir des voix africaines influentes. Cela renforce la contribution du pays à la diplomatie continentale et offre une tribune pour faire avancer le dialogue sur les défis structurels auxquels sont confrontés la Corne de l’Afrique et l’ensemble du continent. Créé en 2012, le Forum de Tana s’est imposé comme une plateforme permettant d’examiner les défis sécuritaires de l’Afrique sous un angle africain, en réunissant divers acteurs afin d’analyser les causes des conflits et d’explorer les voies menant à une paix durable. Sa question centrale reste d’actualité : comment l’Afrique peut-elle passer de la simple gestion des crises récurrentes à la mise en place des fondements politiques, économiques et institutionnels nécessaires à une stabilité durable ? Des solutions africaines aux défis africains Partout en Afrique, les conflits surgissent rarement de manière isolée. L’exclusion politique, la faiblesse des institutions, la concurrence pour les ressources, les inégalités économiques et les griefs non résolus peuvent se conjuguer pour créer des conditions dans lesquelles l’instabilité persiste bien au-delà de la flambée immédiate de la violence. Les conséquences s’étendent bien au-delà des champs de bataille. Les conflits provoquent des déplacements de populations, perturbent le commerce, découragent les investissements, affaiblissent les institutions publiques et détournent les ressources des services essentiels et du développement. Dans les régions déjà confrontées à des pressions liées au climat et à l’incertitude économique, l’insécurité peut fragiliser davantage les moyens de subsistance et aggraver les vulnérabilités. Pour relever ces défis, il faut aller au-delà des réponses militaires ou des interventions d’urgence. Une paix durable repose sur une diplomatie préventive, des processus politiques inclusifs, des institutions responsables et des opportunités économiques permettant aux communautés de participer de manière significative au développement national. C’est là que l’appropriation africaine revêt une importance particulière. Les pays africains et les institutions régionales possèdent une connaissance précieuse des griefs historiques, des dynamiques politiques et des réalités locales qui sous-tendent de nombreux conflits. Renforcer leur capacité à anticiper les crises, à servir de médiateurs dans les différends et à soutenir la consolidation de la paix peut contribuer à élaborer des réponses mieux adaptées aux spécificités du continent. Les solutions menées par l’Afrique n’impliquent toutefois pas que le continent agisse seul. Les partenariats internationaux restent essentiels pour apporter expertise, investissements et soutien diplomatique. Leur efficacité dépend de leur capacité à renforcer les priorités et les capacités institutionnelles africaines, plutôt qu’à se substituer au leadership local. En réunissant des dirigeants politiques, des universitaires et des professionnels de la sécurité, le Forum de Tana offre l’occasion de faire le lien entre les débats politiques et l’expérience pratique, en encourageant des approches qui s’attaquent non seulement aux symptômes de l’insécurité, mais aussi à ses causes profondes. Le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la diplomatie continentale L’Éthiopie occupe une position stratégique majeure dans la Corne de l’Afrique, une région où les évolutions politiques, les enjeux sécuritaires et les intérêts économiques sont étroitement liés. Le fait qu’elle accueille le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba a également fait de ce pays un pôle important de la diplomatie continentale. Dans ce contexte, le Forum de Tana vient compléter les engagements diplomatiques officiels en offrant un espace de réflexion approfondie sur les nouvelles tendances en matière de sécurité, les tensions régionales et les conditions structurelles qui façonnent la paix et la stabilité. Le fait d’accueillir cette rencontre à Bahir Dar permet également d’étendre le dialogue continental au-delà de la capitale politique de l’Éthiopie, en associant des discussions de haut niveau à une ville qui offre un cadre unique pour des échanges sur l’avenir de l’Afrique. Pour l’Éthiopie, ce forum offre l’occasion de contribuer à la réflexion continentale sur la prévention des conflits, la coopération régionale et la relation entre sécurité et développement. Il peut également contribuer à renforcer la collaboration entre les décideurs politiques, les chercheurs et les praticiens, dont la coopération est essentielle pour relever les défis régionaux complexes. Pourtant, l’importance d’organiser un forum international ne se mesure pas uniquement à l’envergure de ses participants ou à l’ampleur des débats qui y sont menés. Sa véritable valeur réside dans la capacité des idées qui y naissent à influencer les politiques, à renforcer les partenariats et à contribuer à des progrès concrets. La contribution de l’Éthiopie à la diplomatie continentale dépendra donc d’un engagement soutenu, d’un dialogue constructif et de la capacité à relier les discussions menées dans le cadre de plateformes telles que Tana à des initiatives plus larges de consolidation de la paix. Pourquoi la coopération régionale est-elle essentielle ? La Corne de l’Afrique illustre à quel point la sécurité nationale est étroitement liée à la stabilité régionale. Les tensions politiques, les conflits armés, le terrorisme, les pressions liées au climat et les vulnérabilités économiques peuvent dépasser les frontières, entraînant des conséquences qu’aucun pays ne peut gérer efficacement de manière isolée. L’insécurité dans un pays peut provoquer des déplacements de population vers les États voisins, perturber les voies commerciales et nuire aux investissements régionaux. Les désaccords concernant les ressources partagées et les intérêts stratégiques concurrents peuvent également mettre à rude épreuve les relations, rendant la coopération plus difficile précisément au moment où elle est la plus nécessaire. Pour l’Éthiopie, la stabilité régionale est étroitement liée au développement économique, aux relations diplomatiques et aux perspectives d’une intégration plus poussée dans toute la Corne de l’Afrique. Le renforcement du commerce transfrontalier, de la connectivité des transports, du développement des infrastructures et de la coopération dans la gestion des ressources communes peut générer des opportunités économiques tout en renforçant les intérêts mutuels entre pays voisins. À l’inverse, des tensions prolongées peuvent augmenter les coûts, affaiblir la confiance et limiter le potentiel de développement de la région. Le défi consiste à mettre en place des mécanismes permettant aux pays de gérer pacifiquement leurs désaccords, d’empêcher l’escalade des conflits locaux et d’identifier des domaines d’intérêt commun malgré leurs divergences politiques. Le Forum de Tana offre une tribune permettant d’examiner ces possibilités. Grâce au dialogue et à l’échange d’expériences en matière de politiques publiques, les participants peuvent explorer comment les États voisins et les institutions régionales peuvent renforcer la diplomatie préventive, améliorer la coordination et élaborer des approches qui s’attaquent à la fois aux menaces immédiates pour la sécurité et à leurs causes profondes. Dans une région marquée par des intérêts nationaux qui se chevauchent et par une concurrence géopolitique plus large, un engagement soutenu n’est pas simplement une préférence diplomatique ; c’est un élément essentiel d’une stabilité durable. La souveraineté économique, fondement de la paix L’accent mis par le 12e Forum de Tana sur la souveraineté économique met en lumière une dimension souvent négligée de la sécurité africaine : la capacité des pays à bâtir des économies résilientes et à faire des choix significatifs quant à leurs priorités de développement. Partout sur le continent, les pressions liées à la dette extérieure, les capacités industrielles limitées, la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières et l’exposition à la volatilité des marchés internationaux peuvent restreindre les options politiques des gouvernements. Ces vulnérabilités peuvent limiter les investissements dans les services publics, les infrastructures et les secteurs productifs, tout en réduisant les ressources disponibles pour relever les défis en matière de sécurité. La dépendance économique peut également réduire la marge de manœuvre d’un pays alors que les puissances mondiales se disputent l’accès aux ressources naturelles, aux marchés, aux infrastructures et aux emplacements stratégiques. Cette concurrence présente à la fois des opportunités et des risques pour l’Afrique. Les investissements étrangers, les transferts de technologie et les partenariats internationaux peuvent soutenir l’industrialisation et la transformation économique. Cependant, lorsque les intérêts extérieurs prennent le pas sur les priorités de développement africaines, ces relations peuvent exacerber les rivalités et limiter les bénéfices dont peuvent bénéficier les économies locales. La souveraineté économique ne doit donc pas être comprise simplement comme une réduction de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Elle implique également de renforcer les capacités de production nationales, de mobiliser des ressources, de mettre en place des institutions efficaces, d’élargir les marchés régionaux et de négocier des partenariats internationaux qui favorisent la réalisation des objectifs de développement à long terme. Ces priorités ont des implications directes pour la paix et la sécurité. Lorsque les opportunités économiques sont limitées et que les inégalités persistent, les mécontentements sociaux peuvent s’aggraver et les tensions politiques devenir plus difficiles à résoudre. À l’inverse, une croissance économique inclusive, des institutions plus solides et un meilleur accès aux moyens de subsistance peuvent contribuer à créer des conditions plus propices à la stabilité. Pour l’Éthiopie et ses voisins, une coopération accrue dans les domaines du commerce, des infrastructures, de l’énergie et de la gestion des ressources peut renforcer la résilience économique et consolider les intérêts communs en matière de paix. L’intégration économique régionale peut également encourager le dialogue en démontrant les avantages concrets de la stabilité. Le thème du forum met donc en lumière une réalité stratégique plus large : la capacité de l’Afrique à préserver la paix est étroitement liée à sa capacité à façonner son avenir économique et à s’adapter à un environnement international de plus en plus concurrentiel. Du dialogue à l’action concrète Malgré toute l’importance du dialogue continental, le programme africain en matière de paix et de sécurité reste confronté à un défi fondamental : traduire les engagements politiques en résultats concrets sur le terrain. Les réunions de haut niveau peuvent instaurer la confiance, susciter des idées et définir des priorités communes. Mais leur impact dépend en fin de compte de la mise en œuvre, de la coordination institutionnelle et d’un engagement politique durable. Les gouvernements, l’Union africaine, les organisations régionales, les instituts de recherche et les autres parties prenantes ont tous un rôle à jouer pour faire le lien entre les discussions politiques et les réponses concrètes. Une coopération renforcée peut améliorer les systèmes d’alerte précoce, soutenir les efforts de médiation, renforcer la prévention des conflits et encourager des approches de consolidation de la paix fondées sur des données factuelles. Les instituts de recherche peuvent aider à identifier les facteurs d’instabilité et à évaluer l’efficacité des interventions. Les expériences des communautés touchées par les conflits peuvent également éclairer l’élaboration de politiques qui répondent aux réalités locales plutôt que de s’appuyer exclusivement sur des évaluations de haut niveau. La continuité revêt une importance tout aussi grande. Les recommandations issues de forums tels que celui de Tana doivent éclairer les discussions politiques ultérieures, les partenariats institutionnels et les initiatives concrètes. Les progrès doivent être évalués non seulement à l’aune des déclarations et des engagements, mais aussi à travers les améliorations apportées à la coopération, à la prévention des conflits et à la capacité des institutions à répondre aux menaces émergentes. Pour l’Éthiopie, contribuer à renforcer ces liens permettrait d’accroître la contribution du forum à la diplomatie continentale et de soutenir les efforts africains plus larges visant à instaurer une paix durable. Le succès de la réunion de Bahir Dar se mesurera en fin de compte à la capacité de ses discussions à rapprocher le continent de solutions pouvant être mises en œuvre, pérennisées et adaptées à l’évolution des circonstances. Renforcer la voie de l’Afrique vers la paix Les défis liés à la paix et à la sécurité en Afrique sont indissociables de ses perspectives économiques, de ses institutions politiques et de sa place dans un ordre mondial en mutation. Y répondre nécessite une approche globale alliant diplomatie préventive, gouvernance inclusive, coopération régionale et développement durable. Le 12e Forum de haut niveau de Tana est très attendu, car il offre l’occasion de faire progresser cette approche en plaçant les perspectives africaines au cœur des discussions sur l’avenir du continent. Pour l’Éthiopie, l’organisation de ce forum renforce son engagement dans les affaires continentales et crée un espace propice à la promotion de la coopération entre les partenaires africains. Pour l’ensemble du continent, ce rassemblement offre l’occasion d’examiner comment la souveraineté économique, les partenariats stratégiques et des institutions régionales plus solides peuvent contribuer à un avenir plus stable et plus résilient. En fin de compte, la quête de paix de l’Afrique ne peut reposer uniquement sur le dialogue. Elle nécessite une volonté politique, des capacités institutionnelles, des opportunités économiques et un engagement durable à résoudre les différends par des moyens pacifiques. Alors que les participants se réunissent à Bahir Dar, le défi consistera à traduire en actions concrètes cet engagement commun en faveur de l’appropriation africaine : renforcer les institutions, approfondir la coopération régionale et s’attaquer aux conditions structurelles qui permettent aux conflits de perdurer. L’importance durable du Forum de Tana ne résidera pas simplement dans les discussions qu’il suscitera, mais dans les progrès que ces discussions contribueront à rendre possibles : une Afrique mieux armée pour gérer ses propres défis en matière de sécurité, façonner son avenir géopolitique et veiller à ce que la paix et le développement aillent de pair.
La Chambre des députés approuve un prêt de 145,8 millions de dollars américains destiné à la modernisation du secteur de l'électricité
Oct 14, 2026 26
Addis Ababa le 14 octobre, 2026 (ENA) La Chambre des représentants du peuple (HPR) d’Éthiopie a approuvé à l’unanimité un accord de prêt concessionnel de 145,8 millions de dollars américains avec l’Association internationale de développement (IDA) afin de financer la première phase du projet de réforme, d’investissement et de modernisation du secteur de l’électricité. Cette approbation est intervenue lors de la deuxième session ordinaire de la 7e législature, au cours de laquelle les députés ont examiné et adopté le projet de décret ratifiant l'accord de financement complémentaire signé entre le gouvernement éthiopien et l'IDA. Lors de la présentation de l’accord à la Chambre, le chef de groupe du gouvernement, Fekadu Tessema, a déclaré que ces fonds seraient utilisés pour moderniser les infrastructures électriques d’Addis-Abeba. Parmi les principales initiatives figurent l’extension du réseau de transport d’électricité, la construction de nouvelles sous-stations, la modernisation des installations existantes et l’installation de lignes électriques souterraines. Fekadu a souligné que ce projet jouera également un rôle essentiel pour garantir un approvisionnement en électricité fiable et moderne lors de la 32e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP32), que l’Éthiopie doit accueillir en 2027. Selon le chef de groupe parlementaire, ce prêt offre des conditions concessionnelles très avantageuses, notamment un délai de grâce de six ans et une durée de remboursement de 31 ans, ce qui minimise la charge financière pesant sur le gouvernement. Il a ajouté que ce financement s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale globale de gestion de la dette de l'Éthiopie, tout en favorisant une croissance économique durable grâce au renforcement du réseau électrique. À l'issue des délibérations, la Chambre a approuvé à l'unanimité le projet de proclamation, ratifiant officiellement l'accord portant sur un montant supplémentaire de 145,8 millions de dollars américains sous le numéro de proclamation n° 1441/2026.
L'Égypte aggrave la guerre civile au Soudan avec le récent massacre de plus de 200 civils
Oct 13, 2026 194
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte aurait massacré au moins 200 mineurs soudanais et en aurait blessé de nombreux autres lors d'attaques menées contre des sites miniers dans la région d'Al-Wadi Nord, au Soudan. De nombreux observateurs estiment que ces récentes attaques contre des civils s'inscrivent dans le cadre de l'implication directe et indirecte de l'Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan, dans le but de maximiser ses propres intérêts. Dans un entretien récent accordé à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a souligné que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours permet à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. À cet égard, l’Égypte aurait mené, samedi 10 octobre, des frappes aériennes sur des sites miniers artisanaux situés dans la zone de Shamal al-Wadi, au nord-est de la région soudanaise de la mer Rouge, alors que les mineurs s’apprêtaient à commencer leur travail, selon le Sudan Tribune. En réponse, l’Alliance civile démocratique des forces de la révolution, connue sous le nom de Somoud, a confirmé et condamné ces frappes aériennes, affirmant qu’elles avaient été menées par l’armée égyptienne sur le territoire soudanais. « Prendre pour cible des civils et mettre leur vie en danger est inacceptable et ne peut être justifié par aucun argument sécuritaire. Nous tenons les dirigeants des autorités nommées par les Forces armées soudanaises pour responsables de ce qui se passe dans ces zones sous leur contrôle », a déclaré Somoud. L’alliance a ajouté : « Nous exigeons qu’elles s’abstiennent de garder le silence, comme elles l’ont fait à la suite des précédentes frappes aériennes, et qu’elles prennent publiquement une position claire sur ce qui s’est passé — d’autant plus qu’elles invoquent sans cesse la souveraineté comme prétexte pour prolonger la guerre qui dévaste le peuple soudanais. » Somoud a également appelé à une enquête urgente et indépendante sur ces frappes aériennes, à la mise en place de mesures visant à protéger les mineurs, à la fourniture de soins médicaux d’urgence et d’une aide aux personnes touchées, ainsi qu’à des garanties contre la répétition de telles attaques.
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane félicite le Premier ministre Abiy pour sa réélection
Oct 13, 2026 112
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le prince héritier et Premier ministre saoudien Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud a adressé un télégramme de félicitations au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à la suite de sa réélection pour un nouveau mandat de cinq ans. Dans ce message, le prince héritier Mohammed ben Salmane a adressé ses sincères félicitations et a souhaité au Premier ministre Abiy beaucoup de succès dans l'exercice de ses fonctions. Il a également exprimé ses meilleurs vœux de progrès et de prospérité pour le peuple ami de la République fédérale démocratique d'Éthiopie, selon l'Agence de presse saoudienne (SPA).
Le Premier ministre Abiy s'est entretenu par téléphone avec son homologue israélien Netanyahu
Oct 13, 2026 97
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a eu un entretien téléphonique « fructueux et constructif » avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au cours duquel ils ont abordé les relations bilatérales et les principaux événements régionaux. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy a déclaré que les deux dirigeants avaient échangé leurs points de vue sur des sujets d'intérêt commun et réaffirmé leur engagement à renforcer leur coopération.
La Journée du drapeau réaffirme l'engagement en faveur de l'unité et du développement de l'Éthiopie : le président de l'Assemblée régionale du Haut-Plat, HPR
Oct 12, 2026 190
Addis Ababa le 12 ocotbre, 2026 (ENA) Le président de la Chambre des représentants du peuple (HPR), Ahmed Shide, a déclaré que la Journée du drapeau national éthiopien symbolisait un engagement renouvelé des citoyens en faveur de l’unité nationale et du développement. Dans son discours d’ouverture prononcé à l’occasion de la 19e Journée du drapeau national, qui s’est tenue aujourd’hui dans l’enceinte du Parlement, Ahmed a déclaré que le drapeau national incarnait des valeurs communes qui renforçaient le patriotisme et consolidaient l’engagement des citoyens en faveur du progrès du pays. La cérémonie a réuni le président Taye Atske-Selassie, des membres du gouvernement et de hauts responsables de l’État afin de rendre hommage au drapeau national, symbole de l’identité, de la souveraineté et des aspirations de l’Éthiopie. Ahmed a rappelé que la Chambre des représentants du peuple (HPR) est légalement chargée de diriger les préparatifs et de superviser la célébration de la Journée du drapeau national. Il a souligné que les valeurs incarnées par le drapeau devaient se traduire par un engagement renouvelé en faveur du développement et de la civilisation de l’Éthiopie, ajoutant que le patriotisme devait se refléter dans la volonté des citoyens de faire des sacrifices pour leur pays et de faire preuve d’un dévouement sans réserve à son progrès. Le président de l’Assemblée nationale a également déclaré que la diversité linguistique et culturelle de l’Éthiopie reposait sur une histoire partagée et des valeurs communes, ajoutant que le drapeau national symbolisait une nation unie par la diversité et enrichie par ses différences. Cette célébration annuelle, a-t-il noté, offre l’occasion de réaffirmer la solidarité entre les diverses communautés éthiopiennes et de renforcer leur engagement en faveur du progrès collectif du pays. La célébration a été précédée d’une cérémonie de prestation de serment présidée par le président de la Cour suprême fédérale, Tewodros Mihret, suivie du lever du drapeau national présidé par le président Taye Atske-Selassie. La Journée du drapeau national est célébrée chaque année le premier lundi du mois de Tikimt, qui correspond au mois d'octobre, conformément à la proclamation relative au drapeau national. Cette célébration a lieu dans tous les États régionaux, les administrations municipales, les institutions publiques, les établissements d'enseignement et les missions diplomatiques éthiopiennes à l'étranger afin de promouvoir le patriotisme, le consensus national et le respect du symbole de la souveraineté du pays. Le drapeau éthiopien symbolise également l'héritage historique du pays et sa place dans la lutte pour l'indépendance de l'Afrique et la résistance au colonialisme.
Que la diversité devienne la force de l’Éthiopie, exhorte le vice-Premier ministre Temesgen à l’occasion de la Journée du drapeau national
Oct 12, 2026 157
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) À l’occasion de la 19e Journée du drapeau national, le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a appelé les Éthiopiens à faire de la diversité ethnique, linguistique, culturelle et religieuse du pays une source de force nationale, d’unité et de progrès collectif. Dans un message publié sur sa page X, Temesgen a déclaré que le drapeau national éthiopien représentait les valeurs du Medemer (synergie), la force de l’unité nationale et la détermination du pays à atteindre la grandeur. « Notre drapeau national incarne les valeurs du Medemer, la force de notre unité et l’ascension inébranlable de l’Éthiopie vers la grandeur », a-t-il déclaré. Le vice-Premier ministre a décrit le drapeau comme un symbole qui relie les générations, rendant hommage aux sacrifices de ceux qui les ont précédés tout en reflétant la détermination des citoyens d’aujourd’hui et leurs aspirations à un avenir prospère. Il l’a qualifié d’« emblème intemporel de la souveraineté, de la dignité et de la fierté nationale de l’Éthiopie ». Temesgen a souligné que la diversité de l’Éthiopie devait servir de fondement à une cohésion nationale plus forte plutôt que d’être une source de division, mettant en avant l’identité commune et les aspirations partagées qui unissent les citoyens à travers tout le pays. « Nous pouvons différer par notre appartenance ethnique, notre langue, notre culture et notre foi, mais nous sommes liés par notre identité éthiopienne commune, notre destin partagé et notre aspiration collective au progrès national », a-t-il déclaré. Il a en outre souligné que la philosophie du Medemer invite les Éthiopiens à considérer leurs différences comme un atout collectif et à traduire leur engagement commun en faveur du développement national en actions concrètes. « Notre drapeau national doit toujours nous unir, jamais nous diviser », a affirmé le vice-Premier ministre. Temesgen a conclu en exhortant les citoyens à renouveler leur engagement à défendre la souveraineté de l’Éthiopie, à consolider l’unité nationale, à préserver la paix et à bâtir un pays prospère qui honore les sacrifices des générations précédentes tout en répondant aux espoirs des générations futures. La 19e Journée du drapeau national est célébrée cette année sous le thème « Notre drapeau pour le consensus national et l’unité », soulignant l’importance des valeurs nationales communes, de la compréhension mutuelle et de la responsabilité collective dans la quête de paix et de prospérité de l’Éthiopie.
Le président Taye appelle à renforcer l'unité et la souveraineté à l'occasion de la Journée du drapeau
Oct 12, 2026 160
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a déclaré que le drapeau éthiopien constituait un symbole profond de l'unité nationale, du patriotisme et du lien psychologique qui unit les citoyens de toutes les générations. S'exprimant lors de la 19e célébration de la Journée du drapeau éthiopien, qui s'est tenue au sein du complexe parlementaire, le président a souligné que le drapeau incarnait le sacrifice, la liberté, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la nation. Il a souligné que l'adoption de lois favorisant le consensus national, préservant l'État de droit et renforçant l'égalité des citoyens est essentielle à la survie et à la prospérité durables du pays. Le président Taye a également noté que l'Éthiopie a démontré sa capacité à surmonter des épreuves complexes en menant à bien d'importants projets de développement, en franchissant des étapes décisives en matière de sécurité alimentaire et en progressant dans les secteurs de la défense, de la technologie et du social. Il a souligné que la garantie de la souveraineté économique et la libération de la nation de toute dépendance restaient les objectifs prioritaires du programme national de croissance actuellement mis en œuvre. Par ailleurs, le président a abordé les priorités régionales et diplomatiques, soulignant que la volonté de l’Éthiopie d’obtenir un accès équitable et pacifique aux voies maritimes repose sur l’intérêt mutuel, le dialogue et la coopération diplomatique. Il a rendu hommage aux membres des Forces de défense nationale éthiopiennes, de la police fédérale et régionale, ainsi qu’aux forces de sécurité, pour leur dévouement sans faille à la sauvegarde de la paix et de l’intégrité territoriale de la nation face aux menaces tant internes qu’externes.
Politique
Le Forum de Tana place l'Éthiopie au cœur de la quête de paix et de sécurité en Afrique
Oct 14, 2026 14
Par Temesegen Assefa Le 14 octobre, 2026 (ENA) Alors que l’Afrique est confrontée à des conflits persistants, à des rivalités géopolitiques et à des vulnérabilités économiques, l’Éthiopie s’apprête à accueillir un rassemblement continental de haut niveau visant à promouvoir des solutions africaines aux défis de paix et de sécurité du continent. Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique, prévu du 23 au 25 octobre à Bahir Dar, intervient à un moment crucial où les relations entre stabilité politique, souveraineté économique et concurrence entre les grandes puissances mondiales façonnent de plus en plus l’avenir de l’Afrique. Sous le thème « Les voies vers la paix en Afrique : souveraineté économique et transformation géopolitique », le forum réunira des dirigeants politiques, des décideurs, des chercheurs et des experts en sécurité afin d’explorer les moyens de renforcer la coopération continentale et de traduire les priorités communes en actions concrètes. Pour l’Éthiopie, accueillir ce forum représente bien plus qu’une simple occasion de réunir des voix africaines influentes. Cela renforce la contribution du pays à la diplomatie continentale et offre une tribune pour faire avancer le dialogue sur les défis structurels auxquels sont confrontés la Corne de l’Afrique et l’ensemble du continent. Créé en 2012, le Forum de Tana s’est imposé comme une plateforme permettant d’examiner les défis sécuritaires de l’Afrique sous un angle africain, en réunissant divers acteurs afin d’analyser les causes des conflits et d’explorer les voies menant à une paix durable. Sa question centrale reste d’actualité : comment l’Afrique peut-elle passer de la simple gestion des crises récurrentes à la mise en place des fondements politiques, économiques et institutionnels nécessaires à une stabilité durable ? Des solutions africaines aux défis africains Partout en Afrique, les conflits surgissent rarement de manière isolée. L’exclusion politique, la faiblesse des institutions, la concurrence pour les ressources, les inégalités économiques et les griefs non résolus peuvent se conjuguer pour créer des conditions dans lesquelles l’instabilité persiste bien au-delà de la flambée immédiate de la violence. Les conséquences s’étendent bien au-delà des champs de bataille. Les conflits provoquent des déplacements de populations, perturbent le commerce, découragent les investissements, affaiblissent les institutions publiques et détournent les ressources des services essentiels et du développement. Dans les régions déjà confrontées à des pressions liées au climat et à l’incertitude économique, l’insécurité peut fragiliser davantage les moyens de subsistance et aggraver les vulnérabilités. Pour relever ces défis, il faut aller au-delà des réponses militaires ou des interventions d’urgence. Une paix durable repose sur une diplomatie préventive, des processus politiques inclusifs, des institutions responsables et des opportunités économiques permettant aux communautés de participer de manière significative au développement national. C’est là que l’appropriation africaine revêt une importance particulière. Les pays africains et les institutions régionales possèdent une connaissance précieuse des griefs historiques, des dynamiques politiques et des réalités locales qui sous-tendent de nombreux conflits. Renforcer leur capacité à anticiper les crises, à servir de médiateurs dans les différends et à soutenir la consolidation de la paix peut contribuer à élaborer des réponses mieux adaptées aux spécificités du continent. Les solutions menées par l’Afrique n’impliquent toutefois pas que le continent agisse seul. Les partenariats internationaux restent essentiels pour apporter expertise, investissements et soutien diplomatique. Leur efficacité dépend de leur capacité à renforcer les priorités et les capacités institutionnelles africaines, plutôt qu’à se substituer au leadership local. En réunissant des dirigeants politiques, des universitaires et des professionnels de la sécurité, le Forum de Tana offre l’occasion de faire le lien entre les débats politiques et l’expérience pratique, en encourageant des approches qui s’attaquent non seulement aux symptômes de l’insécurité, mais aussi à ses causes profondes. Le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la diplomatie continentale L’Éthiopie occupe une position stratégique majeure dans la Corne de l’Afrique, une région où les évolutions politiques, les enjeux sécuritaires et les intérêts économiques sont étroitement liés. Le fait qu’elle accueille le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba a également fait de ce pays un pôle important de la diplomatie continentale. Dans ce contexte, le Forum de Tana vient compléter les engagements diplomatiques officiels en offrant un espace de réflexion approfondie sur les nouvelles tendances en matière de sécurité, les tensions régionales et les conditions structurelles qui façonnent la paix et la stabilité. Le fait d’accueillir cette rencontre à Bahir Dar permet également d’étendre le dialogue continental au-delà de la capitale politique de l’Éthiopie, en associant des discussions de haut niveau à une ville qui offre un cadre unique pour des échanges sur l’avenir de l’Afrique. Pour l’Éthiopie, ce forum offre l’occasion de contribuer à la réflexion continentale sur la prévention des conflits, la coopération régionale et la relation entre sécurité et développement. Il peut également contribuer à renforcer la collaboration entre les décideurs politiques, les chercheurs et les praticiens, dont la coopération est essentielle pour relever les défis régionaux complexes. Pourtant, l’importance d’organiser un forum international ne se mesure pas uniquement à l’envergure de ses participants ou à l’ampleur des débats qui y sont menés. Sa véritable valeur réside dans la capacité des idées qui y naissent à influencer les politiques, à renforcer les partenariats et à contribuer à des progrès concrets. La contribution de l’Éthiopie à la diplomatie continentale dépendra donc d’un engagement soutenu, d’un dialogue constructif et de la capacité à relier les discussions menées dans le cadre de plateformes telles que Tana à des initiatives plus larges de consolidation de la paix. Pourquoi la coopération régionale est-elle essentielle ? La Corne de l’Afrique illustre à quel point la sécurité nationale est étroitement liée à la stabilité régionale. Les tensions politiques, les conflits armés, le terrorisme, les pressions liées au climat et les vulnérabilités économiques peuvent dépasser les frontières, entraînant des conséquences qu’aucun pays ne peut gérer efficacement de manière isolée. L’insécurité dans un pays peut provoquer des déplacements de population vers les États voisins, perturber les voies commerciales et nuire aux investissements régionaux. Les désaccords concernant les ressources partagées et les intérêts stratégiques concurrents peuvent également mettre à rude épreuve les relations, rendant la coopération plus difficile précisément au moment où elle est la plus nécessaire. Pour l’Éthiopie, la stabilité régionale est étroitement liée au développement économique, aux relations diplomatiques et aux perspectives d’une intégration plus poussée dans toute la Corne de l’Afrique. Le renforcement du commerce transfrontalier, de la connectivité des transports, du développement des infrastructures et de la coopération dans la gestion des ressources communes peut générer des opportunités économiques tout en renforçant les intérêts mutuels entre pays voisins. À l’inverse, des tensions prolongées peuvent augmenter les coûts, affaiblir la confiance et limiter le potentiel de développement de la région. Le défi consiste à mettre en place des mécanismes permettant aux pays de gérer pacifiquement leurs désaccords, d’empêcher l’escalade des conflits locaux et d’identifier des domaines d’intérêt commun malgré leurs divergences politiques. Le Forum de Tana offre une tribune permettant d’examiner ces possibilités. Grâce au dialogue et à l’échange d’expériences en matière de politiques publiques, les participants peuvent explorer comment les États voisins et les institutions régionales peuvent renforcer la diplomatie préventive, améliorer la coordination et élaborer des approches qui s’attaquent à la fois aux menaces immédiates pour la sécurité et à leurs causes profondes. Dans une région marquée par des intérêts nationaux qui se chevauchent et par une concurrence géopolitique plus large, un engagement soutenu n’est pas simplement une préférence diplomatique ; c’est un élément essentiel d’une stabilité durable. La souveraineté économique, fondement de la paix L’accent mis par le 12e Forum de Tana sur la souveraineté économique met en lumière une dimension souvent négligée de la sécurité africaine : la capacité des pays à bâtir des économies résilientes et à faire des choix significatifs quant à leurs priorités de développement. Partout sur le continent, les pressions liées à la dette extérieure, les capacités industrielles limitées, la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières et l’exposition à la volatilité des marchés internationaux peuvent restreindre les options politiques des gouvernements. Ces vulnérabilités peuvent limiter les investissements dans les services publics, les infrastructures et les secteurs productifs, tout en réduisant les ressources disponibles pour relever les défis en matière de sécurité. La dépendance économique peut également réduire la marge de manœuvre d’un pays alors que les puissances mondiales se disputent l’accès aux ressources naturelles, aux marchés, aux infrastructures et aux emplacements stratégiques. Cette concurrence présente à la fois des opportunités et des risques pour l’Afrique. Les investissements étrangers, les transferts de technologie et les partenariats internationaux peuvent soutenir l’industrialisation et la transformation économique. Cependant, lorsque les intérêts extérieurs prennent le pas sur les priorités de développement africaines, ces relations peuvent exacerber les rivalités et limiter les bénéfices dont peuvent bénéficier les économies locales. La souveraineté économique ne doit donc pas être comprise simplement comme une réduction de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Elle implique également de renforcer les capacités de production nationales, de mobiliser des ressources, de mettre en place des institutions efficaces, d’élargir les marchés régionaux et de négocier des partenariats internationaux qui favorisent la réalisation des objectifs de développement à long terme. Ces priorités ont des implications directes pour la paix et la sécurité. Lorsque les opportunités économiques sont limitées et que les inégalités persistent, les mécontentements sociaux peuvent s’aggraver et les tensions politiques devenir plus difficiles à résoudre. À l’inverse, une croissance économique inclusive, des institutions plus solides et un meilleur accès aux moyens de subsistance peuvent contribuer à créer des conditions plus propices à la stabilité. Pour l’Éthiopie et ses voisins, une coopération accrue dans les domaines du commerce, des infrastructures, de l’énergie et de la gestion des ressources peut renforcer la résilience économique et consolider les intérêts communs en matière de paix. L’intégration économique régionale peut également encourager le dialogue en démontrant les avantages concrets de la stabilité. Le thème du forum met donc en lumière une réalité stratégique plus large : la capacité de l’Afrique à préserver la paix est étroitement liée à sa capacité à façonner son avenir économique et à s’adapter à un environnement international de plus en plus concurrentiel. Du dialogue à l’action concrète Malgré toute l’importance du dialogue continental, le programme africain en matière de paix et de sécurité reste confronté à un défi fondamental : traduire les engagements politiques en résultats concrets sur le terrain. Les réunions de haut niveau peuvent instaurer la confiance, susciter des idées et définir des priorités communes. Mais leur impact dépend en fin de compte de la mise en œuvre, de la coordination institutionnelle et d’un engagement politique durable. Les gouvernements, l’Union africaine, les organisations régionales, les instituts de recherche et les autres parties prenantes ont tous un rôle à jouer pour faire le lien entre les discussions politiques et les réponses concrètes. Une coopération renforcée peut améliorer les systèmes d’alerte précoce, soutenir les efforts de médiation, renforcer la prévention des conflits et encourager des approches de consolidation de la paix fondées sur des données factuelles. Les instituts de recherche peuvent aider à identifier les facteurs d’instabilité et à évaluer l’efficacité des interventions. Les expériences des communautés touchées par les conflits peuvent également éclairer l’élaboration de politiques qui répondent aux réalités locales plutôt que de s’appuyer exclusivement sur des évaluations de haut niveau. La continuité revêt une importance tout aussi grande. Les recommandations issues de forums tels que celui de Tana doivent éclairer les discussions politiques ultérieures, les partenariats institutionnels et les initiatives concrètes. Les progrès doivent être évalués non seulement à l’aune des déclarations et des engagements, mais aussi à travers les améliorations apportées à la coopération, à la prévention des conflits et à la capacité des institutions à répondre aux menaces émergentes. Pour l’Éthiopie, contribuer à renforcer ces liens permettrait d’accroître la contribution du forum à la diplomatie continentale et de soutenir les efforts africains plus larges visant à instaurer une paix durable. Le succès de la réunion de Bahir Dar se mesurera en fin de compte à la capacité de ses discussions à rapprocher le continent de solutions pouvant être mises en œuvre, pérennisées et adaptées à l’évolution des circonstances. Renforcer la voie de l’Afrique vers la paix Les défis liés à la paix et à la sécurité en Afrique sont indissociables de ses perspectives économiques, de ses institutions politiques et de sa place dans un ordre mondial en mutation. Y répondre nécessite une approche globale alliant diplomatie préventive, gouvernance inclusive, coopération régionale et développement durable. Le 12e Forum de haut niveau de Tana est très attendu, car il offre l’occasion de faire progresser cette approche en plaçant les perspectives africaines au cœur des discussions sur l’avenir du continent. Pour l’Éthiopie, l’organisation de ce forum renforce son engagement dans les affaires continentales et crée un espace propice à la promotion de la coopération entre les partenaires africains. Pour l’ensemble du continent, ce rassemblement offre l’occasion d’examiner comment la souveraineté économique, les partenariats stratégiques et des institutions régionales plus solides peuvent contribuer à un avenir plus stable et plus résilient. En fin de compte, la quête de paix de l’Afrique ne peut reposer uniquement sur le dialogue. Elle nécessite une volonté politique, des capacités institutionnelles, des opportunités économiques et un engagement durable à résoudre les différends par des moyens pacifiques. Alors que les participants se réunissent à Bahir Dar, le défi consistera à traduire en actions concrètes cet engagement commun en faveur de l’appropriation africaine : renforcer les institutions, approfondir la coopération régionale et s’attaquer aux conditions structurelles qui permettent aux conflits de perdurer. L’importance durable du Forum de Tana ne résidera pas simplement dans les discussions qu’il suscitera, mais dans les progrès que ces discussions contribueront à rendre possibles : une Afrique mieux armée pour gérer ses propres défis en matière de sécurité, façonner son avenir géopolitique et veiller à ce que la paix et le développement aillent de pair.
La Chambre des députés approuve un prêt de 145,8 millions de dollars américains destiné à la modernisation du secteur de l'électricité
Oct 14, 2026 26
Addis Ababa le 14 octobre, 2026 (ENA) La Chambre des représentants du peuple (HPR) d’Éthiopie a approuvé à l’unanimité un accord de prêt concessionnel de 145,8 millions de dollars américains avec l’Association internationale de développement (IDA) afin de financer la première phase du projet de réforme, d’investissement et de modernisation du secteur de l’électricité. Cette approbation est intervenue lors de la deuxième session ordinaire de la 7e législature, au cours de laquelle les députés ont examiné et adopté le projet de décret ratifiant l'accord de financement complémentaire signé entre le gouvernement éthiopien et l'IDA. Lors de la présentation de l’accord à la Chambre, le chef de groupe du gouvernement, Fekadu Tessema, a déclaré que ces fonds seraient utilisés pour moderniser les infrastructures électriques d’Addis-Abeba. Parmi les principales initiatives figurent l’extension du réseau de transport d’électricité, la construction de nouvelles sous-stations, la modernisation des installations existantes et l’installation de lignes électriques souterraines. Fekadu a souligné que ce projet jouera également un rôle essentiel pour garantir un approvisionnement en électricité fiable et moderne lors de la 32e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP32), que l’Éthiopie doit accueillir en 2027. Selon le chef de groupe parlementaire, ce prêt offre des conditions concessionnelles très avantageuses, notamment un délai de grâce de six ans et une durée de remboursement de 31 ans, ce qui minimise la charge financière pesant sur le gouvernement. Il a ajouté que ce financement s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale globale de gestion de la dette de l'Éthiopie, tout en favorisant une croissance économique durable grâce au renforcement du réseau électrique. À l'issue des délibérations, la Chambre a approuvé à l'unanimité le projet de proclamation, ratifiant officiellement l'accord portant sur un montant supplémentaire de 145,8 millions de dollars américains sous le numéro de proclamation n° 1441/2026.
L'Égypte aggrave la guerre civile au Soudan avec le récent massacre de plus de 200 civils
Oct 13, 2026 194
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte aurait massacré au moins 200 mineurs soudanais et en aurait blessé de nombreux autres lors d'attaques menées contre des sites miniers dans la région d'Al-Wadi Nord, au Soudan. De nombreux observateurs estiment que ces récentes attaques contre des civils s'inscrivent dans le cadre de l'implication directe et indirecte de l'Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan, dans le but de maximiser ses propres intérêts. Dans un entretien récent accordé à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a souligné que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours permet à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. À cet égard, l’Égypte aurait mené, samedi 10 octobre, des frappes aériennes sur des sites miniers artisanaux situés dans la zone de Shamal al-Wadi, au nord-est de la région soudanaise de la mer Rouge, alors que les mineurs s’apprêtaient à commencer leur travail, selon le Sudan Tribune. En réponse, l’Alliance civile démocratique des forces de la révolution, connue sous le nom de Somoud, a confirmé et condamné ces frappes aériennes, affirmant qu’elles avaient été menées par l’armée égyptienne sur le territoire soudanais. « Prendre pour cible des civils et mettre leur vie en danger est inacceptable et ne peut être justifié par aucun argument sécuritaire. Nous tenons les dirigeants des autorités nommées par les Forces armées soudanaises pour responsables de ce qui se passe dans ces zones sous leur contrôle », a déclaré Somoud. L’alliance a ajouté : « Nous exigeons qu’elles s’abstiennent de garder le silence, comme elles l’ont fait à la suite des précédentes frappes aériennes, et qu’elles prennent publiquement une position claire sur ce qui s’est passé — d’autant plus qu’elles invoquent sans cesse la souveraineté comme prétexte pour prolonger la guerre qui dévaste le peuple soudanais. » Somoud a également appelé à une enquête urgente et indépendante sur ces frappes aériennes, à la mise en place de mesures visant à protéger les mineurs, à la fourniture de soins médicaux d’urgence et d’une aide aux personnes touchées, ainsi qu’à des garanties contre la répétition de telles attaques.
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane félicite le Premier ministre Abiy pour sa réélection
Oct 13, 2026 112
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le prince héritier et Premier ministre saoudien Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud a adressé un télégramme de félicitations au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à la suite de sa réélection pour un nouveau mandat de cinq ans. Dans ce message, le prince héritier Mohammed ben Salmane a adressé ses sincères félicitations et a souhaité au Premier ministre Abiy beaucoup de succès dans l'exercice de ses fonctions. Il a également exprimé ses meilleurs vœux de progrès et de prospérité pour le peuple ami de la République fédérale démocratique d'Éthiopie, selon l'Agence de presse saoudienne (SPA).
Le Premier ministre Abiy s'est entretenu par téléphone avec son homologue israélien Netanyahu
Oct 13, 2026 97
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a eu un entretien téléphonique « fructueux et constructif » avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au cours duquel ils ont abordé les relations bilatérales et les principaux événements régionaux. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy a déclaré que les deux dirigeants avaient échangé leurs points de vue sur des sujets d'intérêt commun et réaffirmé leur engagement à renforcer leur coopération.
La Journée du drapeau réaffirme l'engagement en faveur de l'unité et du développement de l'Éthiopie : le président de l'Assemblée régionale du Haut-Plat, HPR
Oct 12, 2026 190
Addis Ababa le 12 ocotbre, 2026 (ENA) Le président de la Chambre des représentants du peuple (HPR), Ahmed Shide, a déclaré que la Journée du drapeau national éthiopien symbolisait un engagement renouvelé des citoyens en faveur de l’unité nationale et du développement. Dans son discours d’ouverture prononcé à l’occasion de la 19e Journée du drapeau national, qui s’est tenue aujourd’hui dans l’enceinte du Parlement, Ahmed a déclaré que le drapeau national incarnait des valeurs communes qui renforçaient le patriotisme et consolidaient l’engagement des citoyens en faveur du progrès du pays. La cérémonie a réuni le président Taye Atske-Selassie, des membres du gouvernement et de hauts responsables de l’État afin de rendre hommage au drapeau national, symbole de l’identité, de la souveraineté et des aspirations de l’Éthiopie. Ahmed a rappelé que la Chambre des représentants du peuple (HPR) est légalement chargée de diriger les préparatifs et de superviser la célébration de la Journée du drapeau national. Il a souligné que les valeurs incarnées par le drapeau devaient se traduire par un engagement renouvelé en faveur du développement et de la civilisation de l’Éthiopie, ajoutant que le patriotisme devait se refléter dans la volonté des citoyens de faire des sacrifices pour leur pays et de faire preuve d’un dévouement sans réserve à son progrès. Le président de l’Assemblée nationale a également déclaré que la diversité linguistique et culturelle de l’Éthiopie reposait sur une histoire partagée et des valeurs communes, ajoutant que le drapeau national symbolisait une nation unie par la diversité et enrichie par ses différences. Cette célébration annuelle, a-t-il noté, offre l’occasion de réaffirmer la solidarité entre les diverses communautés éthiopiennes et de renforcer leur engagement en faveur du progrès collectif du pays. La célébration a été précédée d’une cérémonie de prestation de serment présidée par le président de la Cour suprême fédérale, Tewodros Mihret, suivie du lever du drapeau national présidé par le président Taye Atske-Selassie. La Journée du drapeau national est célébrée chaque année le premier lundi du mois de Tikimt, qui correspond au mois d'octobre, conformément à la proclamation relative au drapeau national. Cette célébration a lieu dans tous les États régionaux, les administrations municipales, les institutions publiques, les établissements d'enseignement et les missions diplomatiques éthiopiennes à l'étranger afin de promouvoir le patriotisme, le consensus national et le respect du symbole de la souveraineté du pays. Le drapeau éthiopien symbolise également l'héritage historique du pays et sa place dans la lutte pour l'indépendance de l'Afrique et la résistance au colonialisme.
Que la diversité devienne la force de l’Éthiopie, exhorte le vice-Premier ministre Temesgen à l’occasion de la Journée du drapeau national
Oct 12, 2026 157
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) À l’occasion de la 19e Journée du drapeau national, le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a appelé les Éthiopiens à faire de la diversité ethnique, linguistique, culturelle et religieuse du pays une source de force nationale, d’unité et de progrès collectif. Dans un message publié sur sa page X, Temesgen a déclaré que le drapeau national éthiopien représentait les valeurs du Medemer (synergie), la force de l’unité nationale et la détermination du pays à atteindre la grandeur. « Notre drapeau national incarne les valeurs du Medemer, la force de notre unité et l’ascension inébranlable de l’Éthiopie vers la grandeur », a-t-il déclaré. Le vice-Premier ministre a décrit le drapeau comme un symbole qui relie les générations, rendant hommage aux sacrifices de ceux qui les ont précédés tout en reflétant la détermination des citoyens d’aujourd’hui et leurs aspirations à un avenir prospère. Il l’a qualifié d’« emblème intemporel de la souveraineté, de la dignité et de la fierté nationale de l’Éthiopie ». Temesgen a souligné que la diversité de l’Éthiopie devait servir de fondement à une cohésion nationale plus forte plutôt que d’être une source de division, mettant en avant l’identité commune et les aspirations partagées qui unissent les citoyens à travers tout le pays. « Nous pouvons différer par notre appartenance ethnique, notre langue, notre culture et notre foi, mais nous sommes liés par notre identité éthiopienne commune, notre destin partagé et notre aspiration collective au progrès national », a-t-il déclaré. Il a en outre souligné que la philosophie du Medemer invite les Éthiopiens à considérer leurs différences comme un atout collectif et à traduire leur engagement commun en faveur du développement national en actions concrètes. « Notre drapeau national doit toujours nous unir, jamais nous diviser », a affirmé le vice-Premier ministre. Temesgen a conclu en exhortant les citoyens à renouveler leur engagement à défendre la souveraineté de l’Éthiopie, à consolider l’unité nationale, à préserver la paix et à bâtir un pays prospère qui honore les sacrifices des générations précédentes tout en répondant aux espoirs des générations futures. La 19e Journée du drapeau national est célébrée cette année sous le thème « Notre drapeau pour le consensus national et l’unité », soulignant l’importance des valeurs nationales communes, de la compréhension mutuelle et de la responsabilité collective dans la quête de paix et de prospérité de l’Éthiopie.
Le président Taye appelle à renforcer l'unité et la souveraineté à l'occasion de la Journée du drapeau
Oct 12, 2026 160
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a déclaré que le drapeau éthiopien constituait un symbole profond de l'unité nationale, du patriotisme et du lien psychologique qui unit les citoyens de toutes les générations. S'exprimant lors de la 19e célébration de la Journée du drapeau éthiopien, qui s'est tenue au sein du complexe parlementaire, le président a souligné que le drapeau incarnait le sacrifice, la liberté, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la nation. Il a souligné que l'adoption de lois favorisant le consensus national, préservant l'État de droit et renforçant l'égalité des citoyens est essentielle à la survie et à la prospérité durables du pays. Le président Taye a également noté que l'Éthiopie a démontré sa capacité à surmonter des épreuves complexes en menant à bien d'importants projets de développement, en franchissant des étapes décisives en matière de sécurité alimentaire et en progressant dans les secteurs de la défense, de la technologie et du social. Il a souligné que la garantie de la souveraineté économique et la libération de la nation de toute dépendance restaient les objectifs prioritaires du programme national de croissance actuellement mis en œuvre. Par ailleurs, le président a abordé les priorités régionales et diplomatiques, soulignant que la volonté de l’Éthiopie d’obtenir un accès équitable et pacifique aux voies maritimes repose sur l’intérêt mutuel, le dialogue et la coopération diplomatique. Il a rendu hommage aux membres des Forces de défense nationale éthiopiennes, de la police fédérale et régionale, ainsi qu’aux forces de sécurité, pour leur dévouement sans faille à la sauvegarde de la paix et de l’intégrité territoriale de la nation face aux menaces tant internes qu’externes.
Social
L'Égypte aggrave la guerre civile au Soudan avec le récent massacre de plus de 200 civils
Oct 13, 2026 194
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte aurait massacré au moins 200 mineurs soudanais et en aurait blessé de nombreux autres lors d'attaques menées contre des sites miniers dans la région d'Al-Wadi Nord, au Soudan. De nombreux observateurs estiment que ces récentes attaques contre des civils s'inscrivent dans le cadre de l'implication directe et indirecte de l'Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan, dans le but de maximiser ses propres intérêts. Dans un entretien récent accordé à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a souligné que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours permet à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. À cet égard, l’Égypte aurait mené, samedi 10 octobre, des frappes aériennes sur des sites miniers artisanaux situés dans la zone de Shamal al-Wadi, au nord-est de la région soudanaise de la mer Rouge, alors que les mineurs s’apprêtaient à commencer leur travail, selon le Sudan Tribune. En réponse, l’Alliance civile démocratique des forces de la révolution, connue sous le nom de Somoud, a confirmé et condamné ces frappes aériennes, affirmant qu’elles avaient été menées par l’armée égyptienne sur le territoire soudanais. « Prendre pour cible des civils et mettre leur vie en danger est inacceptable et ne peut être justifié par aucun argument sécuritaire. Nous tenons les dirigeants des autorités nommées par les Forces armées soudanaises pour responsables de ce qui se passe dans ces zones sous leur contrôle », a déclaré Somoud. L’alliance a ajouté : « Nous exigeons qu’elles s’abstiennent de garder le silence, comme elles l’ont fait à la suite des précédentes frappes aériennes, et qu’elles prennent publiquement une position claire sur ce qui s’est passé — d’autant plus qu’elles invoquent sans cesse la souveraineté comme prétexte pour prolonger la guerre qui dévaste le peuple soudanais. » Somoud a également appelé à une enquête urgente et indépendante sur ces frappes aériennes, à la mise en place de mesures visant à protéger les mineurs, à la fourniture de soins médicaux d’urgence et d’une aide aux personnes touchées, ainsi qu’à des garanties contre la répétition de telles attaques.
Le nouveau gouvernement Medemer en Éthiopie et la diplomatie stratégique marquent une semaine décisive
Oct 12, 2026 252
Par la rédaction Du renouvellement d’un mandat politique de cinq ans et de la reconstitution du gouvernement aux partenariats stratégiques à travers l’Afrique et l’Asie, en passant par des étapes majeures en matière de développement, la semaine du 4 au 10 octobre en Éthiopie a donné le ton d’un nouveau chapitre de gouvernance, de transformation et d’engagement international. L’Éthiopie a clôturé une semaine décisive marquée par la transition politique, le renouveau institutionnel et la diplomatie de haut niveau, jetant ainsi les bases d’un nouveau chapitre quinquennal sous la houlette du gouvernement Medemer. La reconduction du Premier ministre Abiy Ahmed, l’approbation par le Parlement d’un gouvernement fédéral renouvelé, l’élargissement des partenariats internationaux et les initiatives économiques majeures ont, ensemble, souligné les ambitions du pays visant à accélérer la transformation nationale et à renforcer sa position régionale et mondiale. La dynamique politique de la semaine a débuté avec l’ouverture de la nouvelle année parlementaire, qui a défini l’orientation de la prochaine phase du gouvernement Medemer. Dans son discours, le président Taye Atske Selassie a mis l’accent sur l’unité nationale, la paix durable, la consolidation économique et la résilience institutionnelle, alors que l’Éthiopie s’efforce de faire avancer son programme de développement et de préserver sa souveraineté. La prestation de serment du Premier ministre Abiy Ahmed pour un nouveau mandat de cinq ans a constitué une étape décisive, jetant les bases politiques du nouveau gouvernement. Le Parlement a ensuite approuvé le nouveau gouvernement fédéral, marquant ainsi une étape cruciale vers la traduction du mandat du gouvernement en politiques, en réformes institutionnelles et en résultats concrets en matière de développement. Lors de sa première session ordinaire de la septième législature, la Chambre des représentants du peuple a approuvé la nomination de 22 ministres du gouvernement fédéral proposés par le Premier ministre Abiy Ahmed. Le processus de sélection a pris en compte les diplômes, l’expérience professionnelle et les capacités avérées de mise en œuvre, tout en accordant une importance particulière à la diversité de genre, ethnique et religieuse. Ces nominations visent à renforcer la prestation des services publics et à promouvoir les intérêts nationaux, conformément aux attentes des citoyens qui ont participé à l’élection législative du 1er juin, pour laquelle plus de 54 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales. Parallèlement, la diplomatie s’est imposée comme un moteur déterminant dans les relations de l’Éthiopie avec le reste du monde. Les entretiens du Premier ministre Abiy avec le vice-président nigérian Kashim Shettima à Addis-Abeba ont mis en évidence le potentiel d’un approfondissement de la coopération entre deux des principaux acteurs politiques et économiques de l’Afrique. Les discussions ont porté sur les opportunités en matière de commerce, d’investissement et d’intégration continentale, soulignant l’importance de partenariats africains plus solides pour favoriser une prospérité partagée et faire progresser les aspirations de développement du continent. Les relations de l’Éthiopie avec l’Inde ont ajouté une autre dimension stratégique à cette semaine. Lors de sa rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, le Premier ministre Abiy a exploré les voies permettant d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’enseignement supérieur, des échanges culturels et de la transformation numérique. Ces discussions ont reflété les relations de longue date entre les deux pays et leur intérêt commun à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération stratégique. Parallèlement, la quête par l’Éthiopie d’un accès fiable et souverain à la mer est restée au cœur du débat national. L’ancien président de la Chambre des représentants du peuple, Abadula Gemeda, a réaffirmé la détermination du pays à faire valoir ses intérêts stratégiques, soulignant l’importance de l’accès maritime pour l’avenir économique de l’Éthiopie, la connectivité régionale et ses aspirations géopolitiques. La diplomatie de l’eau a également occupé une place importante. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a mis en avant les efforts déployés par l’Éthiopie pour évaluer les coûts économiques et les opportunités de développement perdues liés aux obstacles rencontrés dans le cadre des projets liés au Nil. Cette initiative a attiré une attention renouvelée sur la volonté de l’Éthiopie de parvenir à une utilisation équitable de l’eau et sur sa détermination à faire avancer des projets de développement au service de sa population tout en soutenant la coopération régionale. La transformation économique a pris un nouvel élan grâce à une avancée majeure en matière de valorisation des ressources minérales. L’inauguration d’une raffinerie nationale de métaux précieux dans la zone économique spéciale de Bole Lemi a marqué une avancée vers l’expansion de la transformation minière nationale, la rétention d’une plus grande partie de la valeur au sein de l’économie nationale et le renforcement des recettes en devises étrangères. En développant sa capacité à raffiner les métaux précieux sur son territoire, l’Éthiopie poursuit une ambition industrielle plus large : aller au-delà des exportations de matières premières pour s’orienter vers une production à plus forte valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois. La durabilité environnementale a constitué un autre temps fort important. Des spécialistes internationaux de la sylviculture et des experts des Nations unies ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie pour sa contribution à la restauration écologique et à la résilience climatique. Cette initiative continue de renforcer l’ambition de l’Éthiopie de concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en faisant progresser ses engagements plus larges en matière de climat et de durabilité. La consolidation de la paix et l’action humanitaire sont restées tout aussi importantes dans l’agenda national. La Commission nationale de réhabilitation a appelé les militants armés encore présents au Tigray à déposer les armes et à rejoindre le processus de réhabilitation et de démobilisation, soulignant ainsi l’importance constante de la consolidation de la paix et de la réintégration. Parallèlement, le gouvernement fédéral a poursuivi l’aide d’urgence aux communautés touchées par les récents aléas climatiques, reflétant la nécessité de combiner le développement à long terme avec des réponses rapides aux besoins humanitaires. Les préparatifs en vue de la célébration du septième Mois national de la cybersécurité et de la 19e Journée nationale du drapeau ont encore mis en évidence l’importance de la sécurité numérique, de l’identité nationale et de la recherche d’un consensus, alors que l’Éthiopie évolue dans un environnement national et international de plus en plus complexe. Dans l’ensemble, les événements survenus du 4 au 10 octobre révèlent un gouvernement qui entame son nouveau mandat dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population, d’importantes ambitions économiques et un paysage géopolitique régional exigeant. Le renouvellement du gouvernement et la réforme institutionnelle occupent une place centrale dans l’agenda national, tandis que les relations avec le Nigeria et l’Inde témoignent des efforts continus de l’Éthiopie pour diversifier ses partenariats et étendre son rayonnement diplomatique. Le défi plus large consistera à traduire les engagements politiques et la dynamique diplomatique en améliorations mesurables de la vie des citoyens, en institutions plus solides, en une croissance économique durable et en une paix durable. Alors que le gouvernement Medemer entame son mandat de cinq ans, l’orientation de l’Éthiopie sera déterminée non seulement par sa quête de souveraineté et d’influence internationale, mais aussi par sa capacité à mettre en œuvre un développement inclusif et à transformer ses ambitions nationales en résultats concrets.
Une aide humanitaire est acheminée vers les personnes dans le besoin dans la région d'Afar
Oct 10, 2026 210
Addis Ababa le 10 octobre, 2026 (ENA) La Commission éthiopienne de gestion des risques de catastrophe a annoncé qu’elle acheminait de l’aide humanitaire aux personnes ayant besoin d’assistance dans la région d’Afar en raison des conséquences du changement climatique. La commission a par ailleurs précisé qu’une aide humanitaire d’urgence était actuellement acheminée vers la région d’Afar depuis l’entrepôt central de céréales situé à Adama. Alors que les États régionaux s'efforcent de faire face aux catastrophes naturelles et d'origine humaine en mobilisant leurs propres ressources, la commission apporte également une aide humanitaire supplémentaire aux zones prioritaires, a-t-elle indiqué. Dans ce contexte, la commission a précisé qu'elle acheminait de l'aide humanitaire aux personnes ayant besoin d'une assistance prioritaire dans la région d'Afar. Alors que l'État régional d'Afar continue de fournir une assistance et d'assurer un suivi dans la mesure de ses moyens, la commission apporte également un soutien et un suivi étroits. On a appris que des véhicules chargés d'aide humanitaire provenant de l'entrepôt de réserve d'Adama ont pris la route vers la région d'Afar.
La Commission de réhabilitation désigne des points d'accueil pour les combattants du Front de libération du peuple du Tigray
Oct 10, 2026 246
Addis Ababa le 10 octobre,2026 (ENA) La Commission nationale de réhabilitation (NRC) a annoncé la mise en place de points d’accueil désignés dans tout le Tigray pour les combattants désireux de mettre fin aux combats et de s’engager dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR). S’adressant aux médias, le commissaire adjoint de la Commission nationale de réhabilitation, le général de brigade Derbie Mekuriaw, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre l’accord de paix de Pretoria. Il a déclaré que la commission avait été créée par le Conseil des ministres afin d’aider les groupes armés à retrouver une vie civile pacifique grâce au désarmement, à la réhabilitation et à la réintégration. La NRC a commencé à mettre en œuvre le processus DDR au Tigray en 2017 E.C., en coopération avec l’administration provisoire de la région. De nombreux jeunes avaient manifesté leur intérêt pour ce processus, y avaient adhéré et avaient commencé à reconstruire leur vie avant que celui-ci ne soit interrompu. Le commissaire adjoint a accusé une faction au sein du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) de saper l’accord de paix de Pretoria, d’entraver le processus de DDR et de recruter davantage de jeunes dans le conflit. Abordant la situation des jeunes, le général de brigade Derbie a indiqué que certains suivaient un traitement médical ou attendaient dans les villes des informations concernant le processus de DDR. Il a exhorté les dirigeants du TPLF, les commandants militaires et les combattants à saisir ce qu’il a qualifié de « dernière chance » de revenir à la paix. Il a déclaré que le gouvernement, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et la NRC étaient prêts à accueillir les combattants désireux de mettre fin aux combats. Les personnes accusées de crimes seraient soumises à des procédures de mise en cause de leur responsabilité, tandis que celles qui s'engageraient dans le processus de DDR seraient évaluées selon des mécanismes établis. La Commission a désigné des points d'accueil dans plusieurs villes du Tigray. Il s'agit de Maichew et Mehoni dans la zone sud ; Mekelle dans la zone sud-est ; Adigrat et Wukro dans la zone est ; Adwa, Axoum et Abi Adi dans la zone centrale ; et Shire dans la zone nord-ouest. Les combattants qui ne peuvent pas se rendre à un point d’accueil désigné peuvent contacter les autorités compétentes par téléphone pour obtenir des conseils sur la manière de s’inscrire au processus. Le général de brigade Derbie a déclaré que l’identité et le statut militaire des personnes se présentant au programme DDR seraient vérifiés selon les procédures établies. Les cartes d’identité militaires et autres documents pertinents pourraient aider à confirmer leurs antécédents et à établir leur statut dans le cadre du processus. La NRC a également appelé les familles, les chefs religieux et les membres de la communauté à diffuser des informations sur ce processus auprès des combattants qui ne seraient pas au courant de cette opportunité. Le commissaire adjoint a souligné que le soutien de la communauté était essentiel pour les encourager à abandonner les combats et à retourner à la vie civile. Selon lui, le processus de DDR aiderait les anciens combattants à poursuivre des études, à trouver un emploi, à suivre des formations professionnelles et à contribuer à la reconstruction.
Économie
L'Éthiopie et les Émirats arabes unis envisagent de renforcer leur coopération financière et bancaire
Oct 13, 2026 119
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie et les Émirats arabes unis (EAU) ont étudié les possibilités d'approfondir leur coopération financière et bancaire, en mettant l'accent sur le renforcement des liens institutionnels et la facilitation des échanges d'expertise. Le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), Eyob Tekalign, s’est entretenu avec S.E. Khaled Mohamed Balama, gouverneur de la Banque centrale des Émirats arabes unis et représentant des Émirats arabes unis auprès du Fonds monétaire international (FMI), en marge des Assemblées annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande. Les discussions ont porté sur l'identification des possibilités de renforcer la coopération entre les deux banques centrales, notamment dans le domaine des services financiers et bancaires ainsi que dans l'échange d'expertise institutionnelle. Dans son communiqué de presse transmis à l'ENA, la CBE a déclaré : « Cette réunion s'inscrit dans le prolongement du partenariat existant entre les deux parties, renforçant ainsi les relations entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur financier. » Les discussions ont porté sur l'identification des possibilités de renforcer la coopération entre les deux banques centrales, notamment dans le domaine des services financiers et bancaires ainsi que dans l'échange d'expertise institutionnelle. Dans son communiqué de presse transmis à l'ENA, la CBE a déclaré : « Cette réunion s'inscrit dans le prolongement du partenariat existant entre les deux parties, renforçant ainsi les relations entre l'Éthiopie et les Émirats arabes unis et ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration dans le secteur financier. » Cet engagement témoigne des efforts continus déployés par les deux pays pour renforcer leurs partenariats institutionnels et explorer les pistes permettant une coopération accrue en faveur de leurs secteurs financiers respectifs.
L'Éthiopie et le FMI étudient la possibilité d'un soutien accru aux réformes budgétaires et monétaires
Oct 13, 2026 107
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) La délégation éthiopienne a tenu des réunions bilatérales distinctes avec le Département des affaires budgétaires et le Département des marchés monétaires et des capitaux (MCM) du Fonds monétaire international (FMI) afin de renforcer les capacités institutionnelles et de faire avancer le programme de réformes économiques en cours dans le pays. Ces discussions se sont déroulées en marge des Assemblées annuelles 2026 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, en Thaïlande. Les discussions avec le Département des affaires budgétaires du FMI ont porté sur le renforcement des capacités du ministère des Finances éthiopien, l’examen de l’assistance technique en cours et l’identification des possibilités d’un soutien supplémentaire en adéquation avec les priorités de réforme du ministère. Lors d’une réunion distincte avec le Département des marchés monétaires et financiers, la délégation a abordé le renforcement des capacités institutionnelles de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), l’examen de l’assistance technique en cours fournie par le FMI et l’étude de possibilités de soutien supplémentaire pour faire avancer le programme de réforme de la banque centrale. Selon la Banque centrale d'Éthiopie, ces engagements soulignent les efforts déployés par l'Éthiopie pour approfondir sa coopération avec le FMI, renforcer les capacités des principales institutions économiques et consolider les réformes budgétaires et monétaires en cours.
Les relations entre l'Éthiopie et la Russie dans le secteur agroalimentaire devraient favoriser le transfert de technologies et la sécurité alimentaire
Oct 13, 2026 102
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le renforcement de la coopération agroalimentaire entre l’Éthiopie et la Russie pourrait accélérer le transfert de technologies, stimuler la productivité agricole, améliorer la sécurité alimentaire et ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement, ont déclaré les parties prenantes lors d’une table ronde organisée par l’ENA. Le représentant commercial russe en Éthiopie, Yaroslav Tarasyuk, a souligné que l’Éthiopie s’était imposée comme l’un des dix principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique. M. Tarasyuk a noté une dynamique significative dans les échanges bilatéraux jusqu’en 2025, portée par une multiplication par quatre des exportations russes vers l’Éthiopie et un doublement des exportations éthiopiennes vers la Russie. L'Éthiopie a exporté vers la Russie 18 000 tonnes de café vert, d'une valeur de 123 millions de dollars américains, ainsi que des fleurs, des fruits, des légumes, des avocats, des herbes aromatiques et d'autres produits agricoles. De son côté, la Russie fournit à l'Éthiopie des produits de base essentiels, notamment des engrais minéraux et de l'huile de tournesol. M. Tarasyuk a souligné la nécessité d'étendre la coopération au-delà du commerce traditionnel pour y inclure les investissements conjoints, le transfert de technologies et la production locale de machines et d'intrants agricoles. Il a affirmé que la Russie était prête à partager ses technologies agricoles de pointe et à soutenir le développement des capacités de production de l’Éthiopie. Il a identifié la culture du tournesol, la production avicole et le développement du secteur laitier comme des domaines prometteurs pour la coopération bilatérale, soulignant que l’augmentation de la production nationale de tournesol pourrait aider l’Éthiopie à réduire sa dépendance vis-à-vis des huiles alimentaires importées. Weyssa Garedew, directeur du programme de commercialisation des cultures à l’Institut de transformation agricole, a fait remarquer que l’agriculture restait un pilier central de l’économie éthiopienne. Ce secteur représente environ 30 à 40 % du produit intérieur brut, assure les moyens de subsistance d’environ 79 millions de personnes et représente environ 80 % des exportations. Cependant, M. Garedew a souligné que la croissance démographique, le changement climatique et l’accès limité aux intrants continuent de freiner la productivité. Il a insisté sur le besoin crucial d’un approvisionnement fiable en engrais, de mécanisation, de produits agrochimiques et de technologies modernes pour transformer le secteur. Il a ajouté qu’une coopération renforcée avec la Russie pourrait faciliter le transfert de technologies, renforcer les capacités locales et introduire des solutions adaptées aux conditions agricoles de l’Éthiopie. Par ailleurs, des projets sont en cours pour créer environ 50 entreprises agroalimentaires afin d’accélérer la commercialisation, de dynamiser la transformation agricole et d’améliorer l’accès au marché pour les agriculteurs. De son côté, Habtamu Million, directeur national de la société Promising International Trading Company, a souligné que le développement de la transformation locale des produits agricoles est essentiel pour améliorer la sécurité alimentaire, créer des emplois et faciliter le transfert de technologies. Il a souligné que l’expertise de la Russie en matière de production, de stockage, de transport et de transformation des céréales pourrait considérablement renforcer l’industrie agroalimentaire éthiopienne. Son entreprise explore actuellement des opportunités dans les domaines de la mouture des céréales et de l’extraction d’huiles alimentaires afin d’accroître l’offre nationale et de générer une plus grande valeur économique. Habtamu a également souligné la nécessité de moderniser les installations de transformation, d’améliorer la qualité des produits et de perfectionner les conditionnements afin de rendre les exportations agricoles éthiopiennes plus compétitives à l’échelle internationale. Dareskedar Taye, président de l’Union des diasporas africaines en Russie et directeur de l’Association de la communauté éthiopienne, a mis en avant le rôle clé que joue la diaspora dans le rapprochement entre les entreprises éthiopiennes et russes. Il a souligné que les Africains vivant en Russie peuvent tirer parti de leur connaissance des deux marchés pour favoriser les investissements, les transferts de technologie et les partenariats commerciaux. M. Dareskedar a insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions d’investissement, de simplifier les procédures administratives et de renforcer les liens institutionnels afin de maximiser ce potentiel. Tsedeke Abate, ancien directeur général de l’Institut éthiopien de recherche agricole, a souligné l’urgence de donner la priorité à la productivité, à la diversification, à la création de valeur ajoutée et à la recherche afin de répondre aux besoins d’une population éthiopienne en forte croissance. Il a averti que la population devrait atteindre entre 205 et 210 millions d’habitants d’ici 2050, ce qui exigera une augmentation substantielle de la production alimentaire. Tsedeke a indiqué que l’Éthiopie avait dépensé environ 2,6 milliards de dollars américains en importations alimentaires pour la seule année 2023, dont 684 millions de dollars américains en huile de cuisson. Selon lui, le développement de la production et de la transformation nationales est essentiel pour réduire la dépendance vis-à-vis des importations et augmenter la valeur des exportations. Il a en outre souligné que les partenariats internationaux devaient reposer sur l’égalité mutuelle, l’Éthiopie et les autres nations africaines jouant un rôle moteur dans la définition de leurs propres programmes agricoles. Le renforcement des liens avec la Russie pourrait permettre d’assurer l’approvisionnement en engrais, de faire progresser la recherche agricole et de soutenir les établissements de formation. Les parties prenantes ont convenu que l’approfondissement de la coopération entre l’Éthiopie et la Russie dans le domaine de l’agroalimentaire permettrait d’accroître la productivité agricole, de développer la transformation locale, d’améliorer la sécurité alimentaire et d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’investissement et de transfert de technologies.
Le Premier ministre Abiy souligne que les investissements dans les infrastructures météorologiques et les systèmes de données sont essentiels à la résilience climatique
Oct 13, 2026 132
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné que le renforcement des institutions nationales, la modernisation des capacités technologiques et le développement des infrastructures de données au sein de l’Institut éthiopien de météorologie constituaient des mesures essentielles pour améliorer la résilience climatique du pays et soutenir les secteurs économiques clés. Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est rendu à l’Institut éthiopien de météorologie, soulignant le rôle crucial que joue cette institution de longue date dans la promotion du développement national et le renforcement de la résilience climatique à travers le pays. À l’issue de cette visite, le Premier ministre a souligné que cette rencontre avait réaffirmé la nécessité de poursuivre la collecte de données météorologiques, la recherche scientifique et le progrès technologique afin de renforcer les capacités nationales en matière d’anticipation et de réponse à l’évolution des phénomènes météorologiques et des conditions climatiques. Soulignant la nécessité d’un développement institutionnel ciblé, le Premier ministre Abiy a déclaré que le renforcement d’institutions telles que l’Institut de météorologie d’Éthiopie exigeait des investissements soutenus dans les ressources humaines, les technologies modernes et les infrastructures de données. Il a souligné que ces investissements stratégiques étaient essentiels pour améliorer les services fondamentaux dont dépendent fortement des secteurs nationaux clés, notamment l’agriculture, la gestion des ressources en eau, la santé publique, l’aviation et la gestion des risques de catastrophe. Le Premier ministre a souligné l’importance cruciale des systèmes d’alerte précoce, soulignant leur rôle essentiel pour aider le pays à anticiper les risques, à identifier les zones où les interventions sont les plus nécessaires et à agir de manière rapide et efficace. Des données météorologiques fiables, lorsqu’elles sont transformées en informations exploitables, permettent de sauver des vies, de protéger les moyens de subsistance et de favoriser une meilleure prise de décision à tous les niveaux de gouvernance. Le Premier ministre Abiy a en outre fait remarquer que un travail météorologique efficace va bien au-delà de l’observation par satellite. Il a souligné que ce système repose essentiellement sur un réseau solide, couvrant l'ensemble du territoire national, de stations de collecte de données et de centres de traitement où les informations sont recueillies, traitées et analysées afin de permettre la mise en œuvre d'actions rapides et vitales.
Technologie
Le Premier ministre Abiy souligne que les investissements dans les infrastructures météorologiques et les systèmes de données sont essentiels à la résilience climatique
Oct 13, 2026 132
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné que le renforcement des institutions nationales, la modernisation des capacités technologiques et le développement des infrastructures de données au sein de l’Institut éthiopien de météorologie constituaient des mesures essentielles pour améliorer la résilience climatique du pays et soutenir les secteurs économiques clés. Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est rendu à l’Institut éthiopien de météorologie, soulignant le rôle crucial que joue cette institution de longue date dans la promotion du développement national et le renforcement de la résilience climatique à travers le pays. À l’issue de cette visite, le Premier ministre a souligné que cette rencontre avait réaffirmé la nécessité de poursuivre la collecte de données météorologiques, la recherche scientifique et le progrès technologique afin de renforcer les capacités nationales en matière d’anticipation et de réponse à l’évolution des phénomènes météorologiques et des conditions climatiques. Soulignant la nécessité d’un développement institutionnel ciblé, le Premier ministre Abiy a déclaré que le renforcement d’institutions telles que l’Institut de météorologie d’Éthiopie exigeait des investissements soutenus dans les ressources humaines, les technologies modernes et les infrastructures de données. Il a souligné que ces investissements stratégiques étaient essentiels pour améliorer les services fondamentaux dont dépendent fortement des secteurs nationaux clés, notamment l’agriculture, la gestion des ressources en eau, la santé publique, l’aviation et la gestion des risques de catastrophe. Le Premier ministre a souligné l’importance cruciale des systèmes d’alerte précoce, soulignant leur rôle essentiel pour aider le pays à anticiper les risques, à identifier les zones où les interventions sont les plus nécessaires et à agir de manière rapide et efficace. Des données météorologiques fiables, lorsqu’elles sont transformées en informations exploitables, permettent de sauver des vies, de protéger les moyens de subsistance et de favoriser une meilleure prise de décision à tous les niveaux de gouvernance. Le Premier ministre Abiy a en outre fait remarquer que un travail météorologique efficace va bien au-delà de l’observation par satellite. Il a souligné que ce système repose essentiellement sur un réseau solide, couvrant l'ensemble du territoire national, de stations de collecte de données et de centres de traitement où les informations sont recueillies, traitées et analysées afin de permettre la mise en œuvre d'actions rapides et vitales.
L'Éthiopie s'apprête à célébrer la 19e Journée du drapeau national
Oct 9, 2026 206
Addis Ababa le 9 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie célébrera le 12 octobre sa 19e Journée du drapeau national sous le thème « Notre drapeau, symbole de consensus national et d'unité », selon un communiqué de presse publié par la Chambre des représentants des peuples (HPR). Le président Taye Atske-Selassie devrait assister à la cérémonie principale au siège de l'HPR à Addis-Abeba. La cérémonie débutera par un discours du président Taye, suivi d’une cérémonie nationale de prestation de serment devant le drapeau national, présidée en direct par le président de la Cour suprême. La cérémonie officielle de lever du drapeau sera ensuite présidée par le président Taye, accompagné de la fanfare des Forces de défense nationale éthiopiennes et de la garde d’honneur. La Journée du drapeau national est célébrée chaque année le 12 octobre, deuxième mois du calendrier éthiopien, conformément à l’article 2 de la proclamation n° 863/2006 relative au drapeau, telle que modifiée. Cette célébration reconnaît le drapeau national comme un symbole de l’identité, de la souveraineté et de la dignité éthiopiennes. Elle vise également à promouvoir le respect du drapeau, à renforcer les valeurs nationales communes et à consolider l’unité entre les diverses communautés du pays. La Chambre des représentants du peuple (HPR), qui coordonne la commémoration annuelle, a déclaré que les célébrations de cette année comprendraient des cérémonies reflétant les réalités nationales actuelles du pays. Parmi les participants attendus à l'événement principal figurent des membres de la HPR et de la Chambre de la Fédération, les dirigeants des institutions relevant de la HPR, des officiers supérieurs des Forces de défense nationales éthiopiennes, des chefs religieux, des représentants de l'Association des anciens patriotes éthiopiens et d'autres invités. Au-delà de la célébration principale à Addis-Abeba, la Journée du drapeau national sera commémorée dans tous les États régionaux, les administrations municipales, les administrations publiques et les écoles, ainsi que dans les ambassades et consulats éthiopiens à travers le monde. La campagne de cette année mettra principalement l’accent sur la protection des enfants en ligne, avec des actions ciblées visant à sensibiliser les familles et les jeunes aux risques liés à l’utilisation d’Internet. Parmi les activités prévues figurent des concours destinés aux jeunes et des forums de discussion explorant les liens entre l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Réaffirmant l’engagement de l’INSA à protéger l’espace numérique national, Tigist a appelé à un effort collectif à l’échelle nationale pour renforcer la résilience en matière de cybersécurité. Elle a également exhorté les organisations des secteurs public et privé à marquer ce mois en organisant des programmes de sensibilisation à l’intention de leurs employés, soulignant que la cybersécurité est une responsabilité partagée. L’INSA a confirmé que tous les préparatifs nécessaires au bon déroulement de la campagne étaient terminés. À l’échelle mondiale, cette journée de sensibilisation à la cybersécurité est célébrée pour la 23e fois, et pour la septième année consécutive en Éthiopie.
« L'Éthiopie dispose d'un fort potentiel pour contribuer à la transformation numérique de l'Afrique », selon un conseiller de la JICA
Oct 1, 2026 510
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) « Le vivier croissant de talents technologiques en Éthiopie et le soutien apporté par le gouvernement à l’écosystème technologique créent un fort potentiel permettant au pays de contribuer à la transformation numérique de l’Afrique », a déclaré Takeshi Oikawa, conseiller en chef d’un projet de la JICA et directeur général du Boston Consulting Group (BCG) pour l’Afrique de l’Est. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, M. Oikawa, qui participe à la transformation numérique de l’Éthiopie aux côtés de start-ups technologiques et du gouvernement, a déclaré que les jeunes talents ambitieux et férus de technologie du pays, associés aux efforts du gouvernement pour mettre en place un écosystème propice, lui donnaient une grande confiance dans l’avenir numérique de l’Éthiopie. « Je pense que la combinaison de ces jeunes talents et du soutien du gouvernement me rend très optimiste quant à la transformation numérique de l’Éthiopie », a-t-il déclaré. Il a notamment cité les efforts du ministère de l’Innovation et de la Technologie pour soutenir les start-ups par le biais du « Startup Act », qui prévoit notamment des mesures incitatives, un accompagnement et un coaching destinés aux jeunes entreprises technologiques. M. Oikawa a souligné que la croissance numérique de l’Éthiopie pourrait également avoir des retombées positives plus larges pour l’Afrique, compte tenu de l’importance de la population et de l’économie du pays, ainsi que de son potentiel à fournir des technologies et des services numériques aux pays africains voisins. « L’essor de l’Éthiopie, c’est l’essor de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que les talents éthiopiens dans le domaine technologique pourraient fournir des services plus pertinents et personnalisés à d’autres pays africains, créant ainsi des opportunités pour l’Éthiopie d’accroître ses exportations de services. Il a également salué les efforts déployés par l’Éthiopie pour se positionner comme un pôle panafricain de l’IA, soulignant la création de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle et sa mission de piloter la stratégie nationale en matière d’IA. Selon M. Oikawa, le fait de disposer d’une institution dotée d’un mandat clair pour diriger la stratégie en matière d’IA confère à l’Éthiopie une base solide, même si le pays doit également trouver un équilibre entre les opportunités créées par l’IA et les risques potentiels ainsi que les préoccupations en matière de sécurité. Il a en outre souligné les opportunités d’une coopération technologique renforcée entre le Japon et l’Éthiopie, en particulier dans les domaines de l’IA et de la robotique. « Le Japon et l’Éthiopie peuvent travailler ensemble pour faire avancer la stratégie en matière d’IA », a déclaré M. Oikawa, soulignant l’expérience du Japon dans les domaines de l’IA et de la robotique, ainsi que le potentiel de combinaison de ces deux domaines. M. Oikawa a salué l’approche de l’Éthiopie, qui consiste à mettre en place des institutions dotées de mandats clairs pour faire progresser la technologie et l’IA, tout en élaborant des politiques visant à permettre aux acteurs du secteur privé, y compris les start-ups, de se développer. Il a encouragé l’écosystème technologique et d’IA éthiopien à sortir des sentiers battus et à tirer parti des opportunités créées par l’évolution technologique rapide. Son message à l’écosystème technologique et d’IA éthiopien était de « sortir des sentiers battus », soulignant que le développement technologique n’est plus nécessairement linéaire et que les pays peuvent sauter des étapes de développement. Il a également insisté sur l’importance de gérer simultanément les risques liés à l’IA et d’exploiter les opportunités offertes par cette technologie.
L’Éthiopie et la France lancent un laboratoire commun de recherche en paléontologie
Sep 30, 2026 436
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie et la France ont officiellement lancé un Laboratoire international de recherche commun dédié à la paléontologie, à la paléoanthropologie, à l’archéologie et à la conservation du patrimoine. Le laboratoire, dénommé PALETHIOPIES, est le fruit d’une coopération entre l’Autorité éthiopienne du patrimoine et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France. La nouvelle structure vise à renforcer la coopération scientifique entre les deux pays, à développer les capacités nationales de recherche et à accroître la visibilité internationale du patrimoine paléontologique et archéologique de l’Éthiopie. S’exprimant lors de la cérémonie de lancement, le directeur général adjoint de l’Autorité éthiopienne du patrimoine, Elias Shikur, a déclaré que le laboratoire constituait bien plus qu’une simple institution scientifique. « Ce laboratoire n’est pas simplement un centre de recherche ; c’est un monument vivant qui témoigne de l’amitié durable entre l’Éthiopie et la France, de leur vision scientifique commune et de leur volonté d’explorer l’histoire de l’humanité », a-t-il déclaré. Selon lui, PALETHIOPIES servira de plateforme internationale permettant aux chercheurs éthiopiens et français de partager leurs connaissances, d’utiliser des technologies avancées et de mener conjointement des travaux de terrain et des analyses spécialisées. Il a ajouté que les publications scientifiques conjointes, les missions de terrain et les travaux de laboratoire contribueront au renforcement des capacités de recherche de l’Autorité éthiopienne du patrimoine et à la consolidation de sa coopération scientifique internationale. Elias Shikur a également souligné le soutien apporté depuis plusieurs années par la France à la préservation du patrimoine culturel éthiopien. Cette coopération comprend notamment des initiatives de conservation et de restauration des églises rupestres de Lalibela ainsi que du National Palace. Dans le cadre du nouveau partenariat, l’Autorité éthiopienne du patrimoine s’est engagée à faciliter les activités de recherche, à accélérer les procédures administratives et juridiques nécessaires, à favoriser le transfert de connaissances et à garantir la protection et l’intégrité des ressources patrimoniales. Elle prévoit également de rendre les résultats des recherches accessibles au public afin de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques. De son côté, le conseiller à la coopération et aux affaires culturelles, Julien Voituriez, représentant l’ambassadeur de France en Éthiopie, a indiqué que le lancement du laboratoire constituait une nouvelle étape dans la coopération scientifique de longue date entre les deux pays. Il a rappelé que l’Éthiopie occupe une place importante dans l’histoire de la paléontologie et de la paléoanthropologie, en raison notamment des nombreuses découvertes réalisées sur son territoire et de leur contribution à l’étude de l’évolution humaine. Voituriez a également mis en avant le rôle du Centre français des études éthiopiennes (CFEE) dans le développement de la coopération scientifique entre la France et l’Éthiopie. Selon lui, le CFEE accompagne les chercheurs, facilite les missions de terrain, contribue à la formation de jeunes scientifiques et participe à la promotion de la recherche et du patrimoine éthiopiens à l’étranger. Le nouveau laboratoire sera dirigé par Dr Jean-Renaud Boisserie, dont les travaux dans la basse vallée de l’Omo portent notamment sur l’évolution humaine, la biodiversité et les changements environnementaux. PALETHIOPIES devrait ainsi fournir un cadre durable permettant aux chercheurs des deux pays de développer des programmes scientifiques conjoints et de renforcer les échanges entre institutions de recherche. La coopération scientifique franco-éthiopienne a également contribué à la rénovation de la galerie de paléontologie du Musée national d’Éthiopie et au retour de spécimens fossiles découverts au cours de missions conjointes menées dans les années 1970 et 1980. Le lancement de PALETHIOPIES marque ainsi une nouvelle étape dans la coopération entre l’Éthiopie et la France dans les domaines de la recherche scientifique, de la formation, de la paléontologie et de la conservation du patrimoine.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 15170
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie. Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale. La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays. Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie. Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. » Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines. Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays. « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. » Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba. « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. » Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ». Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités. « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15662
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe. Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie. S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement. Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus. Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation. Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale. Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire. La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités. La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole. Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’Éthiopienne Tigst Assefa défend avec succès son titre au marathon de Londres et établit un nouveau record.
Apr 26, 2026 14813
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopienne Tigst Assefa a une nouvelle fois brillé en remportant la 46e édition du marathon de Londres, confirmant son statut de championne dans l’une des épreuves les plus prestigieuses du circuit mondial. Vice-championne olympique à Paris, elle a bouclé la course en 2 h 15 min 41 s, s’offrant ainsi une deuxième victoire consécutive dans la capitale britannique. Cette performance exceptionnelle s’accompagne d’un nouveau record du monde féminin, consolidant davantage sa position parmi les meilleures marathoniennes de l’histoire. La Kényane Hellen Obiri a décroché la deuxième place après une fin de course remarquable, tandis que Joyciline Jepkosgei a complété le podium, offrant un triplé africain. Ce résultat met une fois de plus en évidence la suprématie des coureuses éthiopiennes et kényanes sur la scène internationale, la prestation d’Assefa s’imposant comme l’un des faits marquants de la saison.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 13053
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie. S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Climat : l’Afrique appelle à renforcer sa résilience, le GIEC à un consensus sur son 7ᵉ rapport
Oct 13, 2026 98
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général de l’Institut éthiopien de météorologie, Dr Fetene Teshome, a appelé à renforcer les capacités météorologiques et climatiques de l’Afrique, tandis que le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Dr Jim Skea, a exhorté les États membres à parvenir à un consensus sur le calendrier de son septième rapport d’évaluation, à l’ouverture de la 65e session du Groupe à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Fetene Teshome, également président de l’Association régionale pour l’Afrique de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a souligné que l’Afrique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, demeure particulièrement vulnérable aux changements climatiques. « Cette réalité souligne la nécessité urgente de renforcer l’adaptation, d’améliorer la résilience et d’élargir l’accès aux services climatiques qui favorisent une prise de décision éclairée à tous les niveaux », a-t-il déclaré. Il a notamment insisté sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, des réseaux d’observation météorologique et des services climatiques pour protéger les populations et soutenir le développement durable. « En renforçant les réseaux d’observation, en développant les capacités d’alerte précoce et en favorisant la diffusion d’informations climatiques exploitables, ces initiatives aident les pays à renforcer leur résilience et à mieux protéger les vies, les moyens de subsistance et les économies face aux effets croissants des changements climatiques », a-t-il affirmé. Dr Fetene a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à améliorer les prévisions météorologiques, à développer la recherche climatique et à contribuer aux initiatives régionales et internationales dans ce domaine. Pour sa part, Dr Jim Skea a souligné les progrès réalisés dans la préparation du septième rapport d’évaluation du GIEC, tout en insistant sur la nécessité de parvenir à un accord concernant le calendrier des contributions des trois groupes de travail. « Les auteurs méritent de la clarté et de la certitude concernant les principales échéances et la durée de leur engagement bénévole auprès du GIEC », a-t-il déclaré, appelant les États membres à tout mettre en œuvre pour parvenir à un consensus au cours de la session. Le président du GIEC a également indiqué que les travaux de la semaine porteraient sur le rôle de l’intelligence artificielle dans les évaluations scientifiques, notamment les garanties nécessaires pour préserver la responsabilité humaine et respecter les principes régissant les travaux du Groupe. Abordant la situation financière de l’organisation, il a précisé que les contributions volontaires reçues pour 2026 représentaient environ un tiers du budget approuvé, appelant les États membres à accroître leur soutien financier afin de garantir la réalisation des travaux prévus. La 65e session du GIEC se tient du 12 au 16 octobre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, et porte notamment sur l’avancement du septième cycle d’évaluation scientifique des changements climatiques.
L'Éthiopie appelle à un renforcement de la coopération scientifique internationale lors de la 65e session du GIEC à Addis-Abeba
Oct 13, 2026 120
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Dr Habtamu Itefa, a souligné l’importance de la coopération scientifique internationale face aux changements climatiques, à l’occasion de l’ouverture de la 65e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisée à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre a souhaité la bienvenue aux représentants des États membres du GIEC, aux scientifiques et aux partenaires internationaux, tout en réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’action climatique et du développement durable. Le ministre a rappelé que l’Éthiopie, se caractérise par une grande diversité de reliefs et de conditions climatiques. Il a également souligné le rôle du pays dans les ressources hydriques régionales, notamment à travers le bassin du Nil Bleu, dont les eaux contribuent à soutenir les populations de plusieurs pays voisins. Dr Habtamu Itefa a, par ailleurs, souligné que « nous sommes un champion mondial de l’action climatique. » Le ministre a également mis en avant l’Initiative Héritage vert (Green Legacy Initiative), lancée sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. Abordant les travaux de la 65e session du GIEC, le ministre a insisté sur la nécessité de traduire les connaissances scientifiques en solutions concrètes pour les décideurs politiques, en particulier dans les pays en développement. « Comment le septième rapport d’évaluation (AR7) permettra-t-il d’apporter des solutions concrètes aux décideurs politiques et de contribuer au prochain bilan mondial ? », a-t-il interrogé, appelant à renforcer les capacités scientifiques et à combler les lacunes en matière de données climatiques dans les pays en développement. Il a souligné que des données fiables sont indispensables pour mieux évaluer les vulnérabilités économiques et sociales, anticiper les évolutions climatiques et définir des mesures efficaces d’adaptation et d’atténuation. Le ministre a également rappelé la contribution des institutions éthiopiennes, notamment de l’Institut éthiopien de météorologie, aux travaux du GIEC, à travers la participation de scientifiques et d’experts aux activités d’évaluation et de recherche. En conclusion, Dr Habtamu Itefa a exprimé sa reconnaissance au GIEC pour avoir choisi l’Éthiopie comme pays hôte de cette session, soulignant les efforts déployés pour moderniser les services météorologiques nationaux. Il a invité les participants à découvrir la culture et l’hospitalité éthiopiennes, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement aux travaux de la session. La réunion offre ainsi aux représentants des États membres et à la communauté scientifique une occasion d’examiner les priorités du septième rapport d’évaluation du GIEC et de renforcer le dialogue entre les connaissances scientifiques et l’élaboration des politiques climatiques.
Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 1046
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques. S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds. Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
El Niño : Mohamed Ware souligne l’importance d’investir dans l’action anticipée
Sep 22, 2026 599
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Le Secrétaire exécutif adjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mohamed Ware, a souligné l’importance d’investir dans l’action anticipée afin de limiter les pertes humaines, économiques et environnementales liées aux impacts attendus du phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique. S’exprimant en marge du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation à El Niño dans la Corne de l’Afrique, M. Ware a indiqué que les pays de la région disposent aujourd’hui de données scientifiques, de modèles climatiques et de prévisions permettant de prendre des mesures avant que les conséquences du phénomène ne se manifestent pleinement. « Nous avons l’information, la science et les données », a-t-il déclaré, soulignant que la question n’est désormais plus de savoir si les impacts se produiront, mais plutôt de déterminer « ce que nous faisons maintenant ». Selon lui, le phénomène El Niño pourrait avoir des répercussions importantes sur l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les moyens de subsistance, l’approvisionnement alimentaire urbain et la santé, tout en aggravant les déplacements de populations et certaines tensions au sein des communautés. M. Ware a rappelé que la région avait déjà enregistré d’importantes pertes humaines et économiques lors de précédents épisodes d’El Niño, insistant sur la nécessité de tirer les leçons de ces expériences pour renforcer la préparation. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD a particulièrement insisté sur la rentabilité de l’action anticipée, soulignant que les investissements réalisés avant une catastrophe peuvent permettre de réduire considérablement les coûts des interventions et de la reconstruction. Selon les chiffres présentés lors du forum, chaque dollar investi dans l’anticipation permettrait d’éviter entre quatre et six dollars de pertes évitables. « Ces activités auront besoin de financement », a-t-il affirmé, appelant les partenaires au développement, mais aussi les ministères des Finances des États membres, à travailler étroitement avec les institutions chargées de la gestion des risques de catastrophe. Il a souligné la nécessité de rendre disponibles des ressources nationales afin de permettre aux mesures anticipatoires d’avoir un impact concret sur les populations exposées. Abordant les initiatives environnementales entreprises par les États membres, M. Ware a particulièrement salué les efforts de l’Éthiopie en matière de restauration des terres dégradées, de protection des bassins versants, de plantation d’arbres comme « l’Initiative héritage du vert » et de collecte des eaux. « Les mesures prises par le gouvernement éthiopien dans cette initiative sont très encourageantes », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives contribuent non seulement à prévenir certains risques à court terme, mais également à renforcer la santé environnementale et les moyens de subsistance des communautés à long terme. La restauration des terres et la protection des bassins versants peuvent notamment contribuer à préserver les ressources en eau et les terres productives, à réduire les risques de glissements de terrain et à limiter les déplacements de populations liés à la dégradation environnementale, a-t-il expliqué. M. Ware a également souligné le rôle de l’IGAD dans le partage des connaissances et des expériences entre ses États membres, afin de permettre la reproduction et la mise à l’échelle des initiatives ayant démontré leur efficacité. Le responsable de l’IGAD a ainsi appelé à une mobilisation coordonnée des ressources, des connaissances scientifiques et des expériences nationales afin de transformer les prévisions climatiques en mesures concrètes de protection des populations et des moyens de subsistance face aux risques liés à El Niño.
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Le Forum de Tana place l'Éthiopie au cœur de la quête de paix et de sécurité en Afrique
Oct 14, 2026 14
Par Temesegen Assefa Le 14 octobre, 2026 (ENA) Alors que l’Afrique est confrontée à des conflits persistants, à des rivalités géopolitiques et à des vulnérabilités économiques, l’Éthiopie s’apprête à accueillir un rassemblement continental de haut niveau visant à promouvoir des solutions africaines aux défis de paix et de sécurité du continent. Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique, prévu du 23 au 25 octobre à Bahir Dar, intervient à un moment crucial où les relations entre stabilité politique, souveraineté économique et concurrence entre les grandes puissances mondiales façonnent de plus en plus l’avenir de l’Afrique. Sous le thème « Les voies vers la paix en Afrique : souveraineté économique et transformation géopolitique », le forum réunira des dirigeants politiques, des décideurs, des chercheurs et des experts en sécurité afin d’explorer les moyens de renforcer la coopération continentale et de traduire les priorités communes en actions concrètes. Pour l’Éthiopie, accueillir ce forum représente bien plus qu’une simple occasion de réunir des voix africaines influentes. Cela renforce la contribution du pays à la diplomatie continentale et offre une tribune pour faire avancer le dialogue sur les défis structurels auxquels sont confrontés la Corne de l’Afrique et l’ensemble du continent. Créé en 2012, le Forum de Tana s’est imposé comme une plateforme permettant d’examiner les défis sécuritaires de l’Afrique sous un angle africain, en réunissant divers acteurs afin d’analyser les causes des conflits et d’explorer les voies menant à une paix durable. Sa question centrale reste d’actualité : comment l’Afrique peut-elle passer de la simple gestion des crises récurrentes à la mise en place des fondements politiques, économiques et institutionnels nécessaires à une stabilité durable ? Des solutions africaines aux défis africains Partout en Afrique, les conflits surgissent rarement de manière isolée. L’exclusion politique, la faiblesse des institutions, la concurrence pour les ressources, les inégalités économiques et les griefs non résolus peuvent se conjuguer pour créer des conditions dans lesquelles l’instabilité persiste bien au-delà de la flambée immédiate de la violence. Les conséquences s’étendent bien au-delà des champs de bataille. Les conflits provoquent des déplacements de populations, perturbent le commerce, découragent les investissements, affaiblissent les institutions publiques et détournent les ressources des services essentiels et du développement. Dans les régions déjà confrontées à des pressions liées au climat et à l’incertitude économique, l’insécurité peut fragiliser davantage les moyens de subsistance et aggraver les vulnérabilités. Pour relever ces défis, il faut aller au-delà des réponses militaires ou des interventions d’urgence. Une paix durable repose sur une diplomatie préventive, des processus politiques inclusifs, des institutions responsables et des opportunités économiques permettant aux communautés de participer de manière significative au développement national. C’est là que l’appropriation africaine revêt une importance particulière. Les pays africains et les institutions régionales possèdent une connaissance précieuse des griefs historiques, des dynamiques politiques et des réalités locales qui sous-tendent de nombreux conflits. Renforcer leur capacité à anticiper les crises, à servir de médiateurs dans les différends et à soutenir la consolidation de la paix peut contribuer à élaborer des réponses mieux adaptées aux spécificités du continent. Les solutions menées par l’Afrique n’impliquent toutefois pas que le continent agisse seul. Les partenariats internationaux restent essentiels pour apporter expertise, investissements et soutien diplomatique. Leur efficacité dépend de leur capacité à renforcer les priorités et les capacités institutionnelles africaines, plutôt qu’à se substituer au leadership local. En réunissant des dirigeants politiques, des universitaires et des professionnels de la sécurité, le Forum de Tana offre l’occasion de faire le lien entre les débats politiques et l’expérience pratique, en encourageant des approches qui s’attaquent non seulement aux symptômes de l’insécurité, mais aussi à ses causes profondes. Le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la diplomatie continentale L’Éthiopie occupe une position stratégique majeure dans la Corne de l’Afrique, une région où les évolutions politiques, les enjeux sécuritaires et les intérêts économiques sont étroitement liés. Le fait qu’elle accueille le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba a également fait de ce pays un pôle important de la diplomatie continentale. Dans ce contexte, le Forum de Tana vient compléter les engagements diplomatiques officiels en offrant un espace de réflexion approfondie sur les nouvelles tendances en matière de sécurité, les tensions régionales et les conditions structurelles qui façonnent la paix et la stabilité. Le fait d’accueillir cette rencontre à Bahir Dar permet également d’étendre le dialogue continental au-delà de la capitale politique de l’Éthiopie, en associant des discussions de haut niveau à une ville qui offre un cadre unique pour des échanges sur l’avenir de l’Afrique. Pour l’Éthiopie, ce forum offre l’occasion de contribuer à la réflexion continentale sur la prévention des conflits, la coopération régionale et la relation entre sécurité et développement. Il peut également contribuer à renforcer la collaboration entre les décideurs politiques, les chercheurs et les praticiens, dont la coopération est essentielle pour relever les défis régionaux complexes. Pourtant, l’importance d’organiser un forum international ne se mesure pas uniquement à l’envergure de ses participants ou à l’ampleur des débats qui y sont menés. Sa véritable valeur réside dans la capacité des idées qui y naissent à influencer les politiques, à renforcer les partenariats et à contribuer à des progrès concrets. La contribution de l’Éthiopie à la diplomatie continentale dépendra donc d’un engagement soutenu, d’un dialogue constructif et de la capacité à relier les discussions menées dans le cadre de plateformes telles que Tana à des initiatives plus larges de consolidation de la paix. Pourquoi la coopération régionale est-elle essentielle ? La Corne de l’Afrique illustre à quel point la sécurité nationale est étroitement liée à la stabilité régionale. Les tensions politiques, les conflits armés, le terrorisme, les pressions liées au climat et les vulnérabilités économiques peuvent dépasser les frontières, entraînant des conséquences qu’aucun pays ne peut gérer efficacement de manière isolée. L’insécurité dans un pays peut provoquer des déplacements de population vers les États voisins, perturber les voies commerciales et nuire aux investissements régionaux. Les désaccords concernant les ressources partagées et les intérêts stratégiques concurrents peuvent également mettre à rude épreuve les relations, rendant la coopération plus difficile précisément au moment où elle est la plus nécessaire. Pour l’Éthiopie, la stabilité régionale est étroitement liée au développement économique, aux relations diplomatiques et aux perspectives d’une intégration plus poussée dans toute la Corne de l’Afrique. Le renforcement du commerce transfrontalier, de la connectivité des transports, du développement des infrastructures et de la coopération dans la gestion des ressources communes peut générer des opportunités économiques tout en renforçant les intérêts mutuels entre pays voisins. À l’inverse, des tensions prolongées peuvent augmenter les coûts, affaiblir la confiance et limiter le potentiel de développement de la région. Le défi consiste à mettre en place des mécanismes permettant aux pays de gérer pacifiquement leurs désaccords, d’empêcher l’escalade des conflits locaux et d’identifier des domaines d’intérêt commun malgré leurs divergences politiques. Le Forum de Tana offre une tribune permettant d’examiner ces possibilités. Grâce au dialogue et à l’échange d’expériences en matière de politiques publiques, les participants peuvent explorer comment les États voisins et les institutions régionales peuvent renforcer la diplomatie préventive, améliorer la coordination et élaborer des approches qui s’attaquent à la fois aux menaces immédiates pour la sécurité et à leurs causes profondes. Dans une région marquée par des intérêts nationaux qui se chevauchent et par une concurrence géopolitique plus large, un engagement soutenu n’est pas simplement une préférence diplomatique ; c’est un élément essentiel d’une stabilité durable. La souveraineté économique, fondement de la paix L’accent mis par le 12e Forum de Tana sur la souveraineté économique met en lumière une dimension souvent négligée de la sécurité africaine : la capacité des pays à bâtir des économies résilientes et à faire des choix significatifs quant à leurs priorités de développement. Partout sur le continent, les pressions liées à la dette extérieure, les capacités industrielles limitées, la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières et l’exposition à la volatilité des marchés internationaux peuvent restreindre les options politiques des gouvernements. Ces vulnérabilités peuvent limiter les investissements dans les services publics, les infrastructures et les secteurs productifs, tout en réduisant les ressources disponibles pour relever les défis en matière de sécurité. La dépendance économique peut également réduire la marge de manœuvre d’un pays alors que les puissances mondiales se disputent l’accès aux ressources naturelles, aux marchés, aux infrastructures et aux emplacements stratégiques. Cette concurrence présente à la fois des opportunités et des risques pour l’Afrique. Les investissements étrangers, les transferts de technologie et les partenariats internationaux peuvent soutenir l’industrialisation et la transformation économique. Cependant, lorsque les intérêts extérieurs prennent le pas sur les priorités de développement africaines, ces relations peuvent exacerber les rivalités et limiter les bénéfices dont peuvent bénéficier les économies locales. La souveraineté économique ne doit donc pas être comprise simplement comme une réduction de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Elle implique également de renforcer les capacités de production nationales, de mobiliser des ressources, de mettre en place des institutions efficaces, d’élargir les marchés régionaux et de négocier des partenariats internationaux qui favorisent la réalisation des objectifs de développement à long terme. Ces priorités ont des implications directes pour la paix et la sécurité. Lorsque les opportunités économiques sont limitées et que les inégalités persistent, les mécontentements sociaux peuvent s’aggraver et les tensions politiques devenir plus difficiles à résoudre. À l’inverse, une croissance économique inclusive, des institutions plus solides et un meilleur accès aux moyens de subsistance peuvent contribuer à créer des conditions plus propices à la stabilité. Pour l’Éthiopie et ses voisins, une coopération accrue dans les domaines du commerce, des infrastructures, de l’énergie et de la gestion des ressources peut renforcer la résilience économique et consolider les intérêts communs en matière de paix. L’intégration économique régionale peut également encourager le dialogue en démontrant les avantages concrets de la stabilité. Le thème du forum met donc en lumière une réalité stratégique plus large : la capacité de l’Afrique à préserver la paix est étroitement liée à sa capacité à façonner son avenir économique et à s’adapter à un environnement international de plus en plus concurrentiel. Du dialogue à l’action concrète Malgré toute l’importance du dialogue continental, le programme africain en matière de paix et de sécurité reste confronté à un défi fondamental : traduire les engagements politiques en résultats concrets sur le terrain. Les réunions de haut niveau peuvent instaurer la confiance, susciter des idées et définir des priorités communes. Mais leur impact dépend en fin de compte de la mise en œuvre, de la coordination institutionnelle et d’un engagement politique durable. Les gouvernements, l’Union africaine, les organisations régionales, les instituts de recherche et les autres parties prenantes ont tous un rôle à jouer pour faire le lien entre les discussions politiques et les réponses concrètes. Une coopération renforcée peut améliorer les systèmes d’alerte précoce, soutenir les efforts de médiation, renforcer la prévention des conflits et encourager des approches de consolidation de la paix fondées sur des données factuelles. Les instituts de recherche peuvent aider à identifier les facteurs d’instabilité et à évaluer l’efficacité des interventions. Les expériences des communautés touchées par les conflits peuvent également éclairer l’élaboration de politiques qui répondent aux réalités locales plutôt que de s’appuyer exclusivement sur des évaluations de haut niveau. La continuité revêt une importance tout aussi grande. Les recommandations issues de forums tels que celui de Tana doivent éclairer les discussions politiques ultérieures, les partenariats institutionnels et les initiatives concrètes. Les progrès doivent être évalués non seulement à l’aune des déclarations et des engagements, mais aussi à travers les améliorations apportées à la coopération, à la prévention des conflits et à la capacité des institutions à répondre aux menaces émergentes. Pour l’Éthiopie, contribuer à renforcer ces liens permettrait d’accroître la contribution du forum à la diplomatie continentale et de soutenir les efforts africains plus larges visant à instaurer une paix durable. Le succès de la réunion de Bahir Dar se mesurera en fin de compte à la capacité de ses discussions à rapprocher le continent de solutions pouvant être mises en œuvre, pérennisées et adaptées à l’évolution des circonstances. Renforcer la voie de l’Afrique vers la paix Les défis liés à la paix et à la sécurité en Afrique sont indissociables de ses perspectives économiques, de ses institutions politiques et de sa place dans un ordre mondial en mutation. Y répondre nécessite une approche globale alliant diplomatie préventive, gouvernance inclusive, coopération régionale et développement durable. Le 12e Forum de haut niveau de Tana est très attendu, car il offre l’occasion de faire progresser cette approche en plaçant les perspectives africaines au cœur des discussions sur l’avenir du continent. Pour l’Éthiopie, l’organisation de ce forum renforce son engagement dans les affaires continentales et crée un espace propice à la promotion de la coopération entre les partenaires africains. Pour l’ensemble du continent, ce rassemblement offre l’occasion d’examiner comment la souveraineté économique, les partenariats stratégiques et des institutions régionales plus solides peuvent contribuer à un avenir plus stable et plus résilient. En fin de compte, la quête de paix de l’Afrique ne peut reposer uniquement sur le dialogue. Elle nécessite une volonté politique, des capacités institutionnelles, des opportunités économiques et un engagement durable à résoudre les différends par des moyens pacifiques. Alors que les participants se réunissent à Bahir Dar, le défi consistera à traduire en actions concrètes cet engagement commun en faveur de l’appropriation africaine : renforcer les institutions, approfondir la coopération régionale et s’attaquer aux conditions structurelles qui permettent aux conflits de perdurer. L’importance durable du Forum de Tana ne résidera pas simplement dans les discussions qu’il suscitera, mais dans les progrès que ces discussions contribueront à rendre possibles : une Afrique mieux armée pour gérer ses propres défis en matière de sécurité, façonner son avenir géopolitique et veiller à ce que la paix et le développement aillent de pair.
Les manœuvres de déstabilisation et les complots de l’Égypte contre l’Éthiopie et l’ensemble de la Corne de l’Afrique
Oct 9, 2026 254
L’instabilité politique prolongée de l’Éthiopie et la récurrence des conflits ne peuvent être entièrement comprises sous le seul angle des divisions politiques internes. Ces vulnérabilités internes ont été exploitées et aggravées par des acteurs locaux et extérieurs poursuivant des intérêts stratégiques en Éthiopie et dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique. Parmi les acteurs extérieurs régulièrement cités par les analystes géopolitiques figure l’Égypte. L’argument éthiopien ne se limite pas au fait que l’Égypte s’oppose au Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). Il consiste à soutenir que, depuis plusieurs décennies, la politique égyptienne à l’égard de l’Éthiopie s’inscrit dans une stratégie politique et diplomatique plus vaste visant à freiner l’essor stratégique de ce pays, à affaiblir son influence régionale et à l’empêcher d’exercer un contrôle accru sur les ressources naturelles et économiques indispensables à son développement national. Dans cette perspective, les activités de l’Égypte concernant le Nil, les conflits politiques internes de l’Éthiopie, la question érythréenne, le Soudan, la Somalie, la mer Rouge et le GERD s’inscrivent dans un ensemble plus large de pressions stratégiques. La principale préoccupation éthiopienne est qu’une Éthiopie divisée, instable et économiquement affaiblie soit plus facile à contenir qu’une Éthiopie pacifique, prospère et stratégiquement autonome. Les pressions exercées sur l’Éthiopie La source la plus persistante des pressions égyptiennes sur l’Éthiopie est le Nil. Le Nil Bleu prend sa source en Éthiopie et fournit une part importante des eaux qui s’écoulent en aval vers le Soudan et l’Égypte. Pour l’Éthiopie, ce fleuve représente une formidable opportunité de développement. Ses eaux peuvent produire de l’électricité, favoriser l’irrigation, accroître la production agricole, renforcer la sécurité alimentaire, soutenir l’industrialisation et contribuer à la réduction de la pauvreté. Pendant des décennies, l’Éthiopie a toutefois été confrontée à un ordre régional de gestion des eaux largement façonné par des accords conclus sans sa participation. L’accord anglo-égyptien de 1929 sur les eaux du Nil et l’accord égypto-soudanais de 1959 sont devenus des éléments centraux d’un système que l’Éthiopie a constamment rejeté, estimant qu’ils ne sauraient déterminer les droits d’un État souverain situé en amont et n’ayant pas participé à leur conclusion. L’objection éthiopienne est fondamentale. Selon Addis-Abeba, des accords historiques conclus entre des pays riverains situés en aval ne peuvent empêcher indéfiniment un pays en amont d’utiliser ses propres ressources naturelles à des fins de développement. La position éthiopienne repose sur le principe de l’utilisation équitable et raisonnable des cours d’eau internationaux. Dans cette perspective, les tentatives visant à préserver des arrangements historiques relatifs aux eaux au détriment de l’Éthiopie dépassent le simple désaccord sur le partage de l’eau. Elles représenteraient un effort destiné à maintenir un ordre politique dans lequel le développement éthiopien demeure limité. Une remise en cause de l’ordre régional existant La construction du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) est devenue l’expression la plus manifeste de la détermination de l’Éthiopie à rompre avec cette dynamique historique. Le projet a transformé la relation du pays avec le Nil, en faisant passer l’Éthiopie d’une utilisation limitée de ses eaux à une stratégie de développement national d’envergure. Le barrage a démontré que l’Éthiopie était capable de mobiliser ses ressources nationales, le soutien de sa population et des compétences techniques internationales pour réaliser un projet d’importance continentale. Pour les Éthiopiens, le GERD représente bien davantage qu’une infrastructure hydroélectrique. Il symbolise la souveraineté nationale, le droit au développement et la détermination de l’Éthiopie à exploiter ses ressources naturelles pour produire de l’électricité, développer l’industrie, améliorer la productivité agricole et créer des perspectives pour des millions de citoyens. La campagne persistante de l’Égypte contre le projet est ainsi interprétée en Éthiopie non pas simplement comme une opposition à un barrage, mais comme une opposition à une transformation fondamentale de la position économique et stratégique du pays. La préoccupation éthiopienne est que, si le pays est empêché de développer ses ressources hydriques, il risque de rester prisonnier de la pauvreté et de l’insécurité énergétique, tandis que son immense potentiel naturel demeure sous-exploité. Les pressions diplomatiques Selon les critiques éthiopiens, l’un des principaux instruments utilisés contre l’Éthiopie est la pression diplomatique. Plutôt que de limiter le différend sur le Nil à des négociations bilatérales directes, l’Égypte a régulièrement porté la question sur la scène internationale et recherché des soutiens politiques auprès d’institutions régionales et internationales. Du point de vue éthiopien, cette démarche a contribué à faire considérer les projets de développement du pays comme des questions de sécurité internationale. La crainte est que les campagnes diplomatiques puissent influencer les institutions internationales, les partenaires au développement, les institutions financières et les gouvernements qui, autrement, pourraient soutenir les ambitions éthiopiennes en matière d’infrastructures. Selon les critiques éthiopiens, il en résulte une forme de pression indirecte. Sans interrompre physiquement un projet, des pressions politiques extérieures peuvent compliquer son financement, entraver les partenariats internationaux, créer une incertitude diplomatique et présenter les initiatives de développement éthiopiennes comme des sources potentielles d’instabilité régionale. Cette situation est particulièrement importante pour un pays en développement dont la transformation repose sur des investissements considérables dans l’énergie, les transports, l’agriculture, l’industrie manufacturière et les infrastructures. L’exploitation des vulnérabilités internes Les préoccupations les plus sérieuses en Éthiopie concernent l’interaction entre les pressions extérieures et les divisions politiques internes. Le pays a connu des crises politiques répétées, des insurrections armées et des conflits impliquant des forces politiques et ethniques rivales. Selon l’argument éthiopien, les puissances étrangères n’ont pas nécessairement besoin de créer elles-mêmes ces divisions. Elles peuvent exploiter, encourager ou amplifier politiquement des griefs existants lorsque cela sert leurs intérêts stratégiques. C’est dans ce contexte que la notion de sabotage politique prend toute son importance. Le sabotage politique ne consiste pas nécessairement à créer ouvertement une organisation armée. Il peut également prendre la forme d’un soutien diplomatique à des forces politiques opposées, d’alliances stratégiques avec des gouvernements voisins, d’activités de lobbying politique, de campagnes d’information, de coopération militaire et de pressions internationales. Lorsque de telles activités se déroulent parallèlement à un conflit interne, elles peuvent prolonger l’instabilité et compliquer la recherche d’un règlement politique. Pour l’Éthiopie, le danger est particulièrement grave, car les conflits internes prolongés absorbent des ressources qui pourraient autrement être consacrées au développement. Un gouvernement confronté à une insurrection dispose de moins de moyens pour financer les écoles, les hôpitaux, l’électricité, les routes, l’irrigation, l’industrialisation et la création d’emplois. Un pays absorbé par les impératifs de sécurité intérieure dispose également de capacités diplomatiques et économiques réduites pour poursuivre de grandes initiatives régionales. La perte de l’accès à la mer La question érythréenne constitue l’un des développements historiques les plus déterminants de l’histoire contemporaine de l’Éthiopie. La position stratégique de l’Érythrée a également fait de ce conflit un enjeu de rivalités régionales. L’Érythrée abritait les principaux ports éthiopiens de la mer Rouge, notamment Massaoua et Assab. La séparation de l’Érythrée a finalement transformé l’Éthiopie, qui disposait d’un accès maritime direct, en un pays enclavé. Les conséquences ont été considérables. L’Éthiopie est devenue dépendante des pays voisins pour accéder au commerce maritime international. Les coûts de transport des importations et des exportations ont augmenté. La dépendance stratégique à l’égard des États voisins est devenue une caractéristique durable de la situation économique éthiopienne. Pour les stratèges éthiopiens, la perte de l’accès maritime ne peut être dissociée de l’histoire géopolitique plus large de la Corne de l’Afrique. Des archives diplomatiques américaines déclassifiées datant des années 1970 montrent que des États arabes ont joué un rôle important dans les dynamiques politiques régionales entourant l’insurrection érythréenne. Toutefois, les éléments historiques disponibles ne démontrent pas que l’Égypte ait, à elle seule, créé le mouvement érythréen. Certaines évaluations américaines distinguaient même l’Égypte d’autres soutiens plus actifs aux insurgés érythréens, notamment la Libye, l’Irak et la Syrie. L’Égypte demeurait néanmoins un acteur régional important dans l’environnement politique plus large entourant la question érythréenne. Pour l’Éthiopie, le résultat stratégique reste considérable : le pays a perdu son accès direct à la mer Rouge. Cette perte continue d’influencer sa politique étrangère plusieurs décennies plus tard. L’enclavement est devenu l’une des principales vulnérabilités économiques et stratégiques du pays. L’Éthiopie réalise l’écrasante majorité de son commerce maritime international par l’intermédiaire des ports des pays voisins. Cette situation la rend dépendante des infrastructures étrangères, de la stabilité politique de ses voisins et de leur volonté de maintenir une coopération constructive. Pour un pays de la taille démographique et du potentiel économique de l’Éthiopie, l’absence d’un accès maritime souverain et fiable entraîne des coûts stratégiques importants. Les frais de transport influencent les prix des marchandises importées. La compétitivité des exportations peut être réduite. L’industrialisation devient plus coûteuse. Les projets énergétiques et d’infrastructure dépendent davantage des corridors régionaux. La recherche d’un accès à la mer ne constitue donc pas uniquement une ambition géopolitique pour l’Éthiopie. Elle est directement liée à son développement économique. Du point de vue éthiopien, toute tentative extérieure visant à empêcher le pays de développer des partenariats maritimes fiables peut être interprétée comme un effort destiné à maintenir sa vulnérabilité stratégique. Les alliances régionales Les préoccupations éthiopiennes se sont intensifiées à mesure que l’Égypte a développé ses relations politiques et sécuritaires avec les pays entourant l’Éthiopie. La coopération militaire entre l’Égypte et la Somalie a particulièrement retenu l’attention. En 2024, l’Égypte a envoyé du matériel militaire en Somalie à la suite d’un accord de sécurité conclu entre les deux pays. Cette évolution est intervenue dans un contexte de tensions accrues, après la signature par l’Éthiopie d’un protocole d’accord avec le Somaliland concernant l’accès maritime. Du point de vue éthiopien, le calendrier et les implications stratégiques de ce rapprochement sont significatifs. L’Éthiopie considère son initiative d’accès maritime comme une nécessité économique et stratégique. Parallèlement, le renforcement de la coopération sécuritaire entre l’Égypte et la Somalie fait craindre l’émergence d’un environnement politique régional plus coordonné, susceptible de limiter les marges de manœuvre éthiopiennes. La même préoccupation concerne le Soudan. L’Égypte entretient des relations étroites avec les institutions étatiques soudanaises, notamment avec l’appareil militaire soudanais. Le conflit qui ravage le Soudan est ainsi devenu un autre terrain sur lequel les intérêts sécuritaires de l’Éthiopie croisent les intérêts régionaux de l’Égypte. Pour l’Éthiopie, l’accumulation de ces relations soulève une question fondamentale : les pays voisins sont-ils progressivement intégrés à un réseau stratégique régional susceptible de limiter la liberté d’action de l’Éthiopie ? L’Érythrée L’Érythrée demeure un autre élément essentiel des calculs stratégiques de l’Éthiopie. Les relations entre les deux pays ont connu des périodes de guerre, de réconciliation et de nouvelles tensions. La guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée, de 1998 à 2000, a entraîné d’immenses pertes humaines et économiques. Elle a affaibli les deux pays et accentué la militarisation de la partie septentrionale de la Corne de l’Afrique. Les évolutions politiques ultérieures ont ajouté une nouvelle dimension à la rivalité régionale. Pour les analystes éthiopiens, la possibilité que des acteurs extérieurs encouragent une confrontation entre l’Éthiopie et l’Érythrée est particulièrement dangereuse. Des informations récentes faisant état de nouvelles tensions au Tigré ont de nouveau mis en lumière des accusations d’ingérence extérieure dans les conflits internes de l’Éthiopie. Des allégations de soutien égyptien et soudanais à des forces susceptibles d’affaiblir la souveraineté éthiopienne ont été rapportées. Un conflit interne en Éthiopie peut rapidement prendre une dimension régionale. L’internationalisation des conflits Le conflit du Tigray a démontré à quelle vitesse une crise interne en Éthiopie peut acquérir une dimension internationale. Il a impliqué l’Érythrée, le Soudan et plusieurs acteurs diplomatiques internationaux, tout en suscitant une vive concurrence autour des récits du conflit, de l’accès humanitaire et de la légitimité politique. Pour l’Éthiopie, cette expérience a renforcé la perception selon laquelle les conflits internes peuvent devenir des instruments de rivalité géopolitique plus large. Les désaccords politiques nationaux peuvent ainsi être internationalisés. C’est l’un des principaux arguments avancés par les critiques qui accusent l’Égypte d’exploiter les vulnérabilités internes de l’Éthiopie. Leur argument ne consiste pas nécessairement à affirmer que chaque insurrection éthiopienne a été créée au Caire. Il consiste plutôt à soutenir que les acteurs extérieurs peuvent identifier les faiblesses existantes et les exploiter afin de restreindre la liberté stratégique de l’Éthiopie. La politique d’isolement Une Éthiopie forte, entretenant des relations stables avec ses voisins, développant sa puissance économique, augmentant sa production d’électricité et disposant d’un accès maritime fiable, exercerait une influence considérable dans la Corne de l’Afrique. Une Éthiopie divisée politiquement disposerait d’une influence bien moindre. Par conséquent, les critiques éthiopiens estiment que les tentatives visant à affaiblir les relations diplomatiques du pays ou à exercer des pressions sur ses partenariats régionaux doivent être comprises comme les éléments d’une stratégie plus vaste d’endiguement. Un tel endiguement ne nécessite pas nécessairement une confrontation militaire. Il peut prendre la forme de démarches diplomatiques, d’alliances régionales, d’accords de sécurité, de pressions politiques et de campagnes internationales. Pourquoi une Éthiopie forte est-elle importante ? L’émergence de l’Éthiopie en tant que puissance économique et politique plus importante transformerait fondamentalement la Corne de l’Afrique. Le pays dispose d’un immense potentiel hydroélectrique, de vastes terres agricoles, de ressources en énergies renouvelables et d’un marché intérieur considérable. Le GERD a déjà démontré la capacité de l’Éthiopie à mobiliser ses ressources nationales pour réaliser de grands projets d’infrastructure. Des investissements supplémentaires dans la production d’électricité, l’irrigation, l’industrie manufacturière, l’agriculture, les corridors de transport et les infrastructures numériques pourraient transformer le pays en l’un des principaux pôles économiques du continent africain. Un accès maritime fiable renforcerait davantage cette transformation. Une Éthiopie plus forte serait également mieux placée pour contribuer à l’intégration régionale. Elle pourrait exporter de l’électricité, développer le commerce transfrontalier, soutenir les infrastructures régionales et devenir un maillon économique majeur entre la Corne de l’Afrique et le reste du continent. Du point de vue éthiopien, c’est précisément pour cette raison que les tentatives extérieures visant à limiter le potentiel de développement du pays revêtent une importance stratégique. L’argument éthiopien peut donc être formulé clairement. L’influence de l’Égypte ne devrait pas être examinée uniquement à travers les négociations sur le GERD. Elle devrait également être étudiée à la lumière de l’environnement politique global dans lequel évolue l’Éthiopie. Le différend sur le Nil a généré des pressions diplomatiques persistantes. Le GERD est devenu le symbole central de la lutte de l’Éthiopie pour son autonomie économique et stratégique. Pris ensemble, ces développements constituent le fondement de la perception éthiopienne selon laquelle l’Égypte mène une politique d’endiguement stratégique. Conclusion Affirmer que l’Égypte constitue un facteur extérieur majeur dans l’instabilité de l’Éthiopie ne signifie pas nécessairement qu’elle a créé chacun des conflits qui secouent le pays. L’argument éthiopien est toutefois que les faiblesses internes ont été à plusieurs reprises exposées à des pressions stratégiques extérieures. La préoccupation est que l’Égypte ait utilisé son influence diplomatique, ses relations régionales et ses alliances politiques pour restreindre l’espace stratégique de l’Éthiopie, particulièrement lorsque celle-ci a cherché à accroître l’utilisation de ses ressources en eau du Nil, à renforcer son économie, à développer de grandes infrastructures ou à retrouver un accès fiable à la mer. Le GERD est devenu l’exemple le plus manifeste de cette confrontation. La détermination de l’Éthiopie à développer ses ressources hydriques s’est heurtée à un ordre régional établi que les responsables éthiopiens considèrent comme injuste et incompatible avec le droit du pays au développement. La question maritime représente une autre dimension de cette même lutte. Un pays enclavé comme l’Éthiopie est confronté à des désavantages économiques structurels. Une Éthiopie disposant d’un accès maritime fiable, d’une production électrique abondante, d’une agriculture en expansion, d’une industrie manufacturière en croissance et d’échanges régionaux renforcés bénéficierait d’une autonomie économique et politique nettement supérieure. C’est pourquoi les analystes éthiopiens considèrent de plus en plus le différend sur le Nil, le GERD, la mer Rouge, l’accès maritime, le Soudan, la Somalie, l’Érythrée et les conflits internes de l’Éthiopie comme des composantes interconnectées d’une lutte géopolitique plus vaste.