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L’accès à la mer Rouge et aux voies maritimes, une question vitale pour l’Éthiopie, affirme le général Yimer Mekonnen.
Mar 10, 2026 40
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - La quête de l’Éthiopie pour un accès sûr à la mer Rouge et aux routes maritimes relève d’un droit historique et naturel étroitement lié à sa souveraineté, à sa sécurité et à ses intérêts nationaux, a déclaré le général Yimer Mekonnen, chef du Département principal de l’éducation et de la formation.   Intervenant lors d’un symposium national organisé par l’Association nationale de l’armée éthiopienne afin de soutenir la position du gouvernement concernant la mer Rouge et l’accès maritime, le général Yimer a rappelé que les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge remontent à l’Antiquité.   Il a notamment évoqué le rôle stratégique de ports tels qu’Adulis et Zeila, qui servaient de portes commerciales majeures durant la civilisation axoumite.   Selon lui, la revendication d’un accès à la mer Rouge et aux voies maritimes ne constitue donc pas une ambition politique récente, mais plutôt un droit historique étroitement lié à la souveraineté nationale.   Le respect du droit de l’Éthiopie à utiliser les ports de la mer Rouge et à bénéficier d’un accès maritime favoriserait, a-t-il ajouté, une accélération du développement national ainsi qu’un renforcement des échanges commerciaux.   De son côté, le général de division Teshome Gemechu, directeur général des relations extérieures et de la coopération au sein des Forces de défense nationale éthiopiennes, a souligné que, même si plusieurs pays dans le monde sont enclavés, la situation de l’Éthiopie demeure particulière en raison de circonstances historiques qui l’ont progressivement éloignée de la mer Rouge et d’un accès direct à la mer.   Il a indiqué que des adversaires historiques auraient orchestré des manœuvres ayant conduit à priver l’Éthiopie de son accès maritime naturel.   Malgré cette situation, le général de division Teshome a affirmé que l’Éthiopie reste résolue à retrouver un accès à la mer Rouge par des moyens pacifiques.   Il a précisé que les efforts visant à rétablir cet accès se poursuivront par la voie diplomatique, à travers la coopération et un engagement constant.   Le sergent Birhanu Amare, président de l’Association nationale de l’armée éthiopienne, a pour sa part souligné que les questions relatives à la patrie et aux intérêts nationaux dépassent les divergences politiques.   Il a déclaré que les membres de l’association ont toujours joué un rôle actif dans les affaires nationales et demeurent déterminés à défendre les intérêts stratégiques de l’Éthiopie.   Selon lui, sur les questions d’intérêt national — notamment celle de l’accès du pays à la mer — les anciens combattants apportent un soutien ferme au gouvernement.   « Lorsque la patrie appelle, nous répondons toujours présents aux côtés du gouvernement », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de l’unité nationale pour concrétiser les aspirations légitimes de l’Éthiopie.   Il a également indiqué que l’association soutient les initiatives du gouvernement visant à garantir à l’Éthiopie un accès à la mer et à la mer Rouge par des moyens pacifiques et diplomatiques.   Le président a enfin réitéré le soutien de l’association au Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant que les anciens combattants restent prêts à se mobiliser aux côtés du gouvernement pour préserver les intérêts nationaux du pays.   Le symposium a réuni principalement des membres de l’Association nationale de l’armée éthiopienne venus de différentes régions du pays, lesquels ont réaffirmé leur engagement à défendre les intérêts nationaux et à soutenir les orientations stratégiques de l’Éthiopie.
La réforme a permis de consolider le rôle des organisations de la société civile en Éthiopie, a affirmé le directeur général adjoint de l’ACSO.
Mar 10, 2026 39
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - La réforme juridique engagée en Éthiopie a supprimé plusieurs obstacles qui limitaient le fonctionnement du système, ouvrant ainsi un nouvel espace de collaboration entre les organisations de la société civile, le gouvernement et les communautés pour soutenir le plaidoyer et les initiatives de développement, a indiqué Fassikaw Molla, directeur général adjoint de l’Autorité des organisations de la société civile (ACSO).   Cette déclaration a été faite à l’occasion de la signature, ce jour, d’un accord de formation et de financement entre l’Union européenne, Christian Aid et trois organisations non gouvernementales locales.   Doté d’un budget de plus de 4 millions d’euros — financé à 85 % par l’Union européenne et à 15 % par Christian Aid — ce programme d’une durée de quatre ans vise à soutenir les organisations de la société civile de base en Éthiopie centrale, au Tigré, dans le sud du pays et à Addis-Abeba.   L’accord a pour objectif de renforcer les compétences, l’autonomie et la crédibilité des organisations locales et communautaires, en favorisant un développement ancré dans les réalités locales et en reconnaissant ces structures comme des acteurs essentiels du progrès national.   Lors de la cérémonie, Fassikaw Molla a mis en avant l’impact majeur de la réforme de 2019 de l’ACSO, qui a révisé les politiques et les cadres juridiques, contribuant ainsi à accroître de manière notable la participation des organisations de la société civile.   Il a indiqué que plus de 8 400 organisations de la société civile sont aujourd’hui actives dans tout le pays.   Les conseils régionaux facilitent l’accès aux services publics, tandis que des plateformes numériques permettent aux organisations de se connecter et d’améliorer la prestation de leurs services.   Il a également souligné l’importance de poursuivre les efforts de renforcement des capacités afin d’utiliser les ressources de manière optimale et d’encourager un financement local durable et autonome, dans un contexte de transformation des tendances mondiales en matière de financement.   De son côté, Anna Lixi, cheffe de l’équipe Gouvernance et Paix de la délégation de l’Union européenne en Éthiopie, a réaffirmé l’engagement durable de l’UE en faveur d’un développement inclusif.   Elle a expliqué que les organisations de la société civile ont évolué, passant du rôle de simples exécutantes de projets à celui d’actrices clés dans l’élaboration des politiques publiques.   « Les organisations de la société civile sont des partenaires essentiels pour le gouvernement et l’Union européenne ; elles permettent d’identifier les besoins et contribuent à orienter les politiques », a-t-elle déclaré.   Elle a également précisé que le programme Fonds européen pour la société civile Plus (EU CSF+) soutient le renforcement des capacités grâce à l’apprentissage entre pairs, au développement de réseaux et à l’octroi de subventions par de grandes organisations à des groupes communautaires.   Berhanu Fufa, représentant de Christian Aid en Éthiopie, a salué les efforts du gouvernement éthiopien et de l’ACSO pour avoir créé un environnement favorable aux organisations de la société civile.   Il a réaffirmé l’engagement de Christian Aid à promouvoir l’ancrage local en renforçant les capacités des partenaires locaux afin qu’ils puissent concevoir des solutions, mobiliser des ressources et diriger des initiatives de développement.   « Le projet EU-CSO+ reflète cette vision », a-t-il déclaré. Selon lui, au-delà de l’appui financier, le programme offre également des formations, des opportunités d’apprentissage et des mécanismes de collaboration transfrontalière pour répondre à des défis tels que les effets du changement climatique et les chocs économiques.   Terefe Degeti, directeur exécutif du Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC), a pour sa part mis en avant le rôle de cette plateforme dans le rapprochement des organisations de la société civile avec le gouvernement et les partenaires.   Il a insisté sur l’importance de la responsabilité, de l’efficacité et d’un plaidoyer fondé sur des données probantes à tous les niveaux, du local au national.   « Cela contribue à construire une société civile crédible et interconnectée, essentielle à la gouvernance et au développement », a-t-il affirmé.   Selon lui, la signature de cet accord marque une étape importante dans le renforcement des capacités des organisations locales à promouvoir le changement, consolider leur indépendance et renforcer leur crédibilité — des éléments fondamentaux pour une bonne gouvernance et un développement durable en Éthiopie.
Réunion à Addis-Abeba entre autorités publiques et acteurs privés pour accélérer les réformes de l’investissement
Mar 10, 2026 70
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - Des responsables gouvernementaux de haut niveau, des représentants du secteur privé et des partenaires internationaux au développement se sont réunis mardi dans la capitale éthiopienne dans le cadre d’un dialogue public-privé (DPP) de haut niveau consacré au renforcement du climat d’investissement.   Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des réformes économiques en cours et d’identifier des actions concrètes destinées à favoriser les investissements et soutenir la croissance économique.   Organisé par la Commission éthiopienne des investissements, en collaboration avec le ministère des Finances et le Groupe des partenaires au développement, l’événement s’est tenu à l’hôtel Ethiopian Skylight.   Les échanges ont principalement porté sur le suivi de la mise en œuvre des réformes, l’examen des défis opérationnels rencontrés par les investisseurs et la recherche de solutions pratiques pour améliorer l’environnement des affaires.   Dans son allocution d’ouverture, la ministre d’État aux Finances, Semereta Sewasew, a souligné que la transformation économique durable du pays repose sur une coopération étroite et efficace entre l’État et le secteur privé.   Elle a indiqué que l’Éthiopie se trouve à un moment charnière après sept années de réformes économiques visant à libérer le potentiel du secteur privé et à en faire un moteur central de la croissance nationale.   La responsable a également mis en avant les progrès macroéconomiques récents, notamment les efforts entrepris pour ramener l’inflation à un niveau à un chiffre ainsi que les initiatives engagées en vue de la libéralisation du marché des changes.   Elle a par ailleurs évoqué les réformes fiscales en cours, dont la modernisation de l’administration fiscale et l’introduction d’une nouvelle proclamation relative aux incitations fiscales et douanières fondées sur la performance, destinée à encourager les investissements productifs.   Dans le cadre de son intégration économique régionale, l’Éthiopie a également renforcé son engagement au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en adoptant des réglementations visant à appliquer les engagements de réduction tarifaire.   De son côté, le commissaire éthiopien aux investissements, Zeleke Temesgen, a indiqué que l’initiative de dialogue public-privé a connu une progression notable depuis son lancement officiel en août 2024.   Il a précisé que 18 institutions gouvernementales participent désormais au traitement des questions soulevées lors de ces dialogues, tandis que 13 d’entre elles ont reçu un mandat formel pour piloter la mise en œuvre des décisions adoptées dans leurs domaines de compétence.   L’un des moments marquants de la rencontre a été le lancement d’une nouvelle plateforme numérique de suivi intégrée au site web de la Commission éthiopienne des investissements.   Développée avec l’appui technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et financée par les gouvernements allemand et britannique, cette plateforme permettra aux investisseurs, aux chambres de commerce et aux partenaires au développement de suivre en temps réel l’avancement des dossiers liés au dialogue public-privé, renforçant ainsi la transparence et la redevabilité.   « La transparence et la responsabilité sont des éléments clés pour assurer le succès des initiatives de partenariat public-privé », a souligné le commissaire Zeleke, ajoutant que plus de treize agences gouvernementales ont déjà désigné des points focaux et soumis des plans d’action détaillés assortis de calendriers de mise en œuvre.   La rencontre a également offert l’occasion aux investisseurs nationaux et internationaux d’exprimer leurs préoccupations concernant plusieurs aspects du climat des affaires, notamment les procédures fiscales et douanières, les cadres réglementaires liés à l’investissement, les questions de fret et d’assurance lors de l’enregistrement des capitaux, ainsi que la politique de la franco valuta.   Les représentants du gouvernement ont pour leur part évoqué diverses réformes structurelles destinées à améliorer l’environnement juridique des affaires, notamment la mise en place de chambres spécialisées en droit commercial et en investissement au sein des tribunaux fédéraux afin de traiter plus efficacement les litiges commerciaux complexes.   Cette rencontre constitue également une étape préparatoire au prochain Forum d’affaires de haut niveau Invest Ethiopia 2026, qui vise à attirer davantage d’investisseurs et à consolider les engagements pris lors des précédentes sessions de dialogue.   Les participants issus des secteurs public et privé ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble afin d’élaborer des solutions communes et de maintenir l’Éthiopie comme une destination d’investissement stable et attractive.   En conclusion, la ministre d’État Semereta Sewasew a rappelé que l’objectif ultime du gouvernement est de bâtir un environnement des affaires « transparent, stable et compétitif », capable de stimuler la croissance économique et de créer des emplois durables pour une jeunesse éthiopienne en pleine expansion.
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L’accès à la mer Rouge et aux voies maritimes, une question vitale pour l’Éthiopie, affirme le général Yimer Mekonnen.
Mar 10, 2026 40
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - La quête de l’Éthiopie pour un accès sûr à la mer Rouge et aux routes maritimes relève d’un droit historique et naturel étroitement lié à sa souveraineté, à sa sécurité et à ses intérêts nationaux, a déclaré le général Yimer Mekonnen, chef du Département principal de l’éducation et de la formation.   Intervenant lors d’un symposium national organisé par l’Association nationale de l’armée éthiopienne afin de soutenir la position du gouvernement concernant la mer Rouge et l’accès maritime, le général Yimer a rappelé que les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge remontent à l’Antiquité.   Il a notamment évoqué le rôle stratégique de ports tels qu’Adulis et Zeila, qui servaient de portes commerciales majeures durant la civilisation axoumite.   Selon lui, la revendication d’un accès à la mer Rouge et aux voies maritimes ne constitue donc pas une ambition politique récente, mais plutôt un droit historique étroitement lié à la souveraineté nationale.   Le respect du droit de l’Éthiopie à utiliser les ports de la mer Rouge et à bénéficier d’un accès maritime favoriserait, a-t-il ajouté, une accélération du développement national ainsi qu’un renforcement des échanges commerciaux.   De son côté, le général de division Teshome Gemechu, directeur général des relations extérieures et de la coopération au sein des Forces de défense nationale éthiopiennes, a souligné que, même si plusieurs pays dans le monde sont enclavés, la situation de l’Éthiopie demeure particulière en raison de circonstances historiques qui l’ont progressivement éloignée de la mer Rouge et d’un accès direct à la mer.   Il a indiqué que des adversaires historiques auraient orchestré des manœuvres ayant conduit à priver l’Éthiopie de son accès maritime naturel.   Malgré cette situation, le général de division Teshome a affirmé que l’Éthiopie reste résolue à retrouver un accès à la mer Rouge par des moyens pacifiques.   Il a précisé que les efforts visant à rétablir cet accès se poursuivront par la voie diplomatique, à travers la coopération et un engagement constant.   Le sergent Birhanu Amare, président de l’Association nationale de l’armée éthiopienne, a pour sa part souligné que les questions relatives à la patrie et aux intérêts nationaux dépassent les divergences politiques.   Il a déclaré que les membres de l’association ont toujours joué un rôle actif dans les affaires nationales et demeurent déterminés à défendre les intérêts stratégiques de l’Éthiopie.   Selon lui, sur les questions d’intérêt national — notamment celle de l’accès du pays à la mer — les anciens combattants apportent un soutien ferme au gouvernement.   « Lorsque la patrie appelle, nous répondons toujours présents aux côtés du gouvernement », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de l’unité nationale pour concrétiser les aspirations légitimes de l’Éthiopie.   Il a également indiqué que l’association soutient les initiatives du gouvernement visant à garantir à l’Éthiopie un accès à la mer et à la mer Rouge par des moyens pacifiques et diplomatiques.   Le président a enfin réitéré le soutien de l’association au Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant que les anciens combattants restent prêts à se mobiliser aux côtés du gouvernement pour préserver les intérêts nationaux du pays.   Le symposium a réuni principalement des membres de l’Association nationale de l’armée éthiopienne venus de différentes régions du pays, lesquels ont réaffirmé leur engagement à défendre les intérêts nationaux et à soutenir les orientations stratégiques de l’Éthiopie.
La réforme a permis de consolider le rôle des organisations de la société civile en Éthiopie, a affirmé le directeur général adjoint de l’ACSO.
Mar 10, 2026 39
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - La réforme juridique engagée en Éthiopie a supprimé plusieurs obstacles qui limitaient le fonctionnement du système, ouvrant ainsi un nouvel espace de collaboration entre les organisations de la société civile, le gouvernement et les communautés pour soutenir le plaidoyer et les initiatives de développement, a indiqué Fassikaw Molla, directeur général adjoint de l’Autorité des organisations de la société civile (ACSO).   Cette déclaration a été faite à l’occasion de la signature, ce jour, d’un accord de formation et de financement entre l’Union européenne, Christian Aid et trois organisations non gouvernementales locales.   Doté d’un budget de plus de 4 millions d’euros — financé à 85 % par l’Union européenne et à 15 % par Christian Aid — ce programme d’une durée de quatre ans vise à soutenir les organisations de la société civile de base en Éthiopie centrale, au Tigré, dans le sud du pays et à Addis-Abeba.   L’accord a pour objectif de renforcer les compétences, l’autonomie et la crédibilité des organisations locales et communautaires, en favorisant un développement ancré dans les réalités locales et en reconnaissant ces structures comme des acteurs essentiels du progrès national.   Lors de la cérémonie, Fassikaw Molla a mis en avant l’impact majeur de la réforme de 2019 de l’ACSO, qui a révisé les politiques et les cadres juridiques, contribuant ainsi à accroître de manière notable la participation des organisations de la société civile.   Il a indiqué que plus de 8 400 organisations de la société civile sont aujourd’hui actives dans tout le pays.   Les conseils régionaux facilitent l’accès aux services publics, tandis que des plateformes numériques permettent aux organisations de se connecter et d’améliorer la prestation de leurs services.   Il a également souligné l’importance de poursuivre les efforts de renforcement des capacités afin d’utiliser les ressources de manière optimale et d’encourager un financement local durable et autonome, dans un contexte de transformation des tendances mondiales en matière de financement.   De son côté, Anna Lixi, cheffe de l’équipe Gouvernance et Paix de la délégation de l’Union européenne en Éthiopie, a réaffirmé l’engagement durable de l’UE en faveur d’un développement inclusif.   Elle a expliqué que les organisations de la société civile ont évolué, passant du rôle de simples exécutantes de projets à celui d’actrices clés dans l’élaboration des politiques publiques.   « Les organisations de la société civile sont des partenaires essentiels pour le gouvernement et l’Union européenne ; elles permettent d’identifier les besoins et contribuent à orienter les politiques », a-t-elle déclaré.   Elle a également précisé que le programme Fonds européen pour la société civile Plus (EU CSF+) soutient le renforcement des capacités grâce à l’apprentissage entre pairs, au développement de réseaux et à l’octroi de subventions par de grandes organisations à des groupes communautaires.   Berhanu Fufa, représentant de Christian Aid en Éthiopie, a salué les efforts du gouvernement éthiopien et de l’ACSO pour avoir créé un environnement favorable aux organisations de la société civile.   Il a réaffirmé l’engagement de Christian Aid à promouvoir l’ancrage local en renforçant les capacités des partenaires locaux afin qu’ils puissent concevoir des solutions, mobiliser des ressources et diriger des initiatives de développement.   « Le projet EU-CSO+ reflète cette vision », a-t-il déclaré. Selon lui, au-delà de l’appui financier, le programme offre également des formations, des opportunités d’apprentissage et des mécanismes de collaboration transfrontalière pour répondre à des défis tels que les effets du changement climatique et les chocs économiques.   Terefe Degeti, directeur exécutif du Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC), a pour sa part mis en avant le rôle de cette plateforme dans le rapprochement des organisations de la société civile avec le gouvernement et les partenaires.   Il a insisté sur l’importance de la responsabilité, de l’efficacité et d’un plaidoyer fondé sur des données probantes à tous les niveaux, du local au national.   « Cela contribue à construire une société civile crédible et interconnectée, essentielle à la gouvernance et au développement », a-t-il affirmé.   Selon lui, la signature de cet accord marque une étape importante dans le renforcement des capacités des organisations locales à promouvoir le changement, consolider leur indépendance et renforcer leur crédibilité — des éléments fondamentaux pour une bonne gouvernance et un développement durable en Éthiopie.
Réunion à Addis-Abeba entre autorités publiques et acteurs privés pour accélérer les réformes de l’investissement
Mar 10, 2026 70
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - Des responsables gouvernementaux de haut niveau, des représentants du secteur privé et des partenaires internationaux au développement se sont réunis mardi dans la capitale éthiopienne dans le cadre d’un dialogue public-privé (DPP) de haut niveau consacré au renforcement du climat d’investissement.   Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des réformes économiques en cours et d’identifier des actions concrètes destinées à favoriser les investissements et soutenir la croissance économique.   Organisé par la Commission éthiopienne des investissements, en collaboration avec le ministère des Finances et le Groupe des partenaires au développement, l’événement s’est tenu à l’hôtel Ethiopian Skylight.   Les échanges ont principalement porté sur le suivi de la mise en œuvre des réformes, l’examen des défis opérationnels rencontrés par les investisseurs et la recherche de solutions pratiques pour améliorer l’environnement des affaires.   Dans son allocution d’ouverture, la ministre d’État aux Finances, Semereta Sewasew, a souligné que la transformation économique durable du pays repose sur une coopération étroite et efficace entre l’État et le secteur privé.   Elle a indiqué que l’Éthiopie se trouve à un moment charnière après sept années de réformes économiques visant à libérer le potentiel du secteur privé et à en faire un moteur central de la croissance nationale.   La responsable a également mis en avant les progrès macroéconomiques récents, notamment les efforts entrepris pour ramener l’inflation à un niveau à un chiffre ainsi que les initiatives engagées en vue de la libéralisation du marché des changes.   Elle a par ailleurs évoqué les réformes fiscales en cours, dont la modernisation de l’administration fiscale et l’introduction d’une nouvelle proclamation relative aux incitations fiscales et douanières fondées sur la performance, destinée à encourager les investissements productifs.   Dans le cadre de son intégration économique régionale, l’Éthiopie a également renforcé son engagement au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en adoptant des réglementations visant à appliquer les engagements de réduction tarifaire.   De son côté, le commissaire éthiopien aux investissements, Zeleke Temesgen, a indiqué que l’initiative de dialogue public-privé a connu une progression notable depuis son lancement officiel en août 2024.   Il a précisé que 18 institutions gouvernementales participent désormais au traitement des questions soulevées lors de ces dialogues, tandis que 13 d’entre elles ont reçu un mandat formel pour piloter la mise en œuvre des décisions adoptées dans leurs domaines de compétence.   L’un des moments marquants de la rencontre a été le lancement d’une nouvelle plateforme numérique de suivi intégrée au site web de la Commission éthiopienne des investissements.   Développée avec l’appui technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et financée par les gouvernements allemand et britannique, cette plateforme permettra aux investisseurs, aux chambres de commerce et aux partenaires au développement de suivre en temps réel l’avancement des dossiers liés au dialogue public-privé, renforçant ainsi la transparence et la redevabilité.   « La transparence et la responsabilité sont des éléments clés pour assurer le succès des initiatives de partenariat public-privé », a souligné le commissaire Zeleke, ajoutant que plus de treize agences gouvernementales ont déjà désigné des points focaux et soumis des plans d’action détaillés assortis de calendriers de mise en œuvre.   La rencontre a également offert l’occasion aux investisseurs nationaux et internationaux d’exprimer leurs préoccupations concernant plusieurs aspects du climat des affaires, notamment les procédures fiscales et douanières, les cadres réglementaires liés à l’investissement, les questions de fret et d’assurance lors de l’enregistrement des capitaux, ainsi que la politique de la franco valuta.   Les représentants du gouvernement ont pour leur part évoqué diverses réformes structurelles destinées à améliorer l’environnement juridique des affaires, notamment la mise en place de chambres spécialisées en droit commercial et en investissement au sein des tribunaux fédéraux afin de traiter plus efficacement les litiges commerciaux complexes.   Cette rencontre constitue également une étape préparatoire au prochain Forum d’affaires de haut niveau Invest Ethiopia 2026, qui vise à attirer davantage d’investisseurs et à consolider les engagements pris lors des précédentes sessions de dialogue.   Les participants issus des secteurs public et privé ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble afin d’élaborer des solutions communes et de maintenir l’Éthiopie comme une destination d’investissement stable et attractive.   En conclusion, la ministre d’État Semereta Sewasew a rappelé que l’objectif ultime du gouvernement est de bâtir un environnement des affaires « transparent, stable et compétitif », capable de stimuler la croissance économique et de créer des emplois durables pour une jeunesse éthiopienne en pleine expansion.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 12568
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Feb 7, 2023 16268
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L’accès à la mer Rouge et aux voies maritimes, une question vitale pour l’Éthiopie, affirme le général Yimer Mekonnen.
Mar 10, 2026 40
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - La quête de l’Éthiopie pour un accès sûr à la mer Rouge et aux routes maritimes relève d’un droit historique et naturel étroitement lié à sa souveraineté, à sa sécurité et à ses intérêts nationaux, a déclaré le général Yimer Mekonnen, chef du Département principal de l’éducation et de la formation.   Intervenant lors d’un symposium national organisé par l’Association nationale de l’armée éthiopienne afin de soutenir la position du gouvernement concernant la mer Rouge et l’accès maritime, le général Yimer a rappelé que les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge remontent à l’Antiquité.   Il a notamment évoqué le rôle stratégique de ports tels qu’Adulis et Zeila, qui servaient de portes commerciales majeures durant la civilisation axoumite.   Selon lui, la revendication d’un accès à la mer Rouge et aux voies maritimes ne constitue donc pas une ambition politique récente, mais plutôt un droit historique étroitement lié à la souveraineté nationale.   Le respect du droit de l’Éthiopie à utiliser les ports de la mer Rouge et à bénéficier d’un accès maritime favoriserait, a-t-il ajouté, une accélération du développement national ainsi qu’un renforcement des échanges commerciaux.   De son côté, le général de division Teshome Gemechu, directeur général des relations extérieures et de la coopération au sein des Forces de défense nationale éthiopiennes, a souligné que, même si plusieurs pays dans le monde sont enclavés, la situation de l’Éthiopie demeure particulière en raison de circonstances historiques qui l’ont progressivement éloignée de la mer Rouge et d’un accès direct à la mer.   Il a indiqué que des adversaires historiques auraient orchestré des manœuvres ayant conduit à priver l’Éthiopie de son accès maritime naturel.   Malgré cette situation, le général de division Teshome a affirmé que l’Éthiopie reste résolue à retrouver un accès à la mer Rouge par des moyens pacifiques.   Il a précisé que les efforts visant à rétablir cet accès se poursuivront par la voie diplomatique, à travers la coopération et un engagement constant.   Le sergent Birhanu Amare, président de l’Association nationale de l’armée éthiopienne, a pour sa part souligné que les questions relatives à la patrie et aux intérêts nationaux dépassent les divergences politiques.   Il a déclaré que les membres de l’association ont toujours joué un rôle actif dans les affaires nationales et demeurent déterminés à défendre les intérêts stratégiques de l’Éthiopie.   Selon lui, sur les questions d’intérêt national — notamment celle de l’accès du pays à la mer — les anciens combattants apportent un soutien ferme au gouvernement.   « Lorsque la patrie appelle, nous répondons toujours présents aux côtés du gouvernement », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de l’unité nationale pour concrétiser les aspirations légitimes de l’Éthiopie.   Il a également indiqué que l’association soutient les initiatives du gouvernement visant à garantir à l’Éthiopie un accès à la mer et à la mer Rouge par des moyens pacifiques et diplomatiques.   Le président a enfin réitéré le soutien de l’association au Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant que les anciens combattants restent prêts à se mobiliser aux côtés du gouvernement pour préserver les intérêts nationaux du pays.   Le symposium a réuni principalement des membres de l’Association nationale de l’armée éthiopienne venus de différentes régions du pays, lesquels ont réaffirmé leur engagement à défendre les intérêts nationaux et à soutenir les orientations stratégiques de l’Éthiopie.
Le chef de la justice zimbabwéenne salue les avancées des réformes judiciaires en Éthiopie.
Mar 9, 2026 64
Addis-Abeba, 9 mars 2026 (ENA) : - Le président de la Cour suprême du Zimbabwe, Luke Malaba, a salué les progrès réalisés par le système judiciaire de Éthiopie, estimant qu’il figure parmi les plus avancés en matière de réformes structurelles visant à renforcer l’administration de la justice.   En visite aujourd’hui à la Cour suprême fédérale d’Éthiopie, Malaba a conduit une délégation zimbabwéenne qui a tenu des échanges avec plusieurs responsables judiciaires, notamment le président de la Cour suprême fédérale, Tewedros Mihret.   À l’issue de la rencontre, le magistrat zimbabwéen s’est félicité de la qualité des discussions et a mis en avant les transformations importantes engagées dans le secteur judiciaire éthiopien.   Il a souligné l’importance de ce type de visites, qui offrent aux pays l’occasion de comparer leurs progrès en matière de réforme et d’échanger leurs expériences respectives.   « Le système judiciaire éthiopien se distingue comme l’un des leaders dans la mise en œuvre de réformes transformatrices.   De notre côté, nous avons également entrepris des initiatives similaires, même si nos deux pays se situent à des stades différents », a déclaré Malaba. « Ces échanges nous permettent d’évaluer nos avancées, de partager nos expériences et d’identifier les différences susceptibles d’orienter l’amélioration de nos systèmes judiciaires. »   Il a également salué l’accueil chaleureux réservé à la délégation, qu’il considère comme un signe du solide engagement des deux pays à renforcer leur coopération.   Le chef de la délégation zimbabwéenne s’est par ailleurs dit particulièrement impressionné par les progrès réalisés par l’Éthiopie dans la numérisation des procédures judiciaires.   « La transition des systèmes manuels vers des plateformes électroniques a été menée avec efficacité. L’accès à des enregistrements vidéo en temps réel et à des transcriptions rapides des audiences nous inspire à introduire des innovations similaires au Zimbabwe », a-t-il indiqué.   Malaba a en outre réaffirmé la volonté de son pays de promouvoir la collaboration et le partage d’expertise.   « Le savoir n’a pas de frontières. En travaillant ensemble, nous pouvons améliorer l’accès à la justice pour nos citoyens, conformément aux dispositions de nos constitutions respectives. Nous espérons renforcer davantage ce partenariat, à l’image des relations amicales qui unissent nos deux nations », a-t-il ajouté.   De son côté, le président de la Cour suprême fédérale d’Éthiopie, Tewedros Mihret, a indiqué que la visite de la délégation zimbabwéenne visait notamment à s’inspirer des initiatives de réforme mises en œuvre en Éthiopie.   Il a précisé que les membres de la délégation avaient bénéficié de présentations détaillées et visité plusieurs projets clés, leur permettant d’observer comment l’intégration des nouvelles technologies contribue à réduire les délais, améliorer l’accessibilité et renforcer l’efficacité du système judiciaire.   Le président de la Cour a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à poursuivre le développement d’innovations technologiques dans le domaine judiciaire, soulignant que cet échange a contribué à consolider les liens et à favoriser le partage d’expériences entre les systèmes judiciaires des deux pays.
L’UA exprime sa vive inquiétude face à l’escalade des tensions dans le Golfe persique.
Mar 9, 2026 72
Addis-Abeba, 9 mars 2026 (ENA) : - La Commission de l'Union africaine (CUA) a fait part de sa vive préoccupation face à l’escalade des tensions dans le Golfe persique, estimant que les incidents récents ciblant des installations essentielles pourraient avoir de graves conséquences sur la sécurité régionale et les échanges économiques mondiaux.   Le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a indiqué que l’organisation suivait attentivement l’évolution de la situation dans la région, où une série d’attaques et d’affrontements a accentué l’incertitude.   Dans un communiqué publié aujourd’hui sur le compte X officiel de la Commission, l’institution a signalé que les attaques visant des infrastructures critiques — notamment des installations énergétiques et des réseaux de transport — ont contribué à aggraver les tensions et alimenté les craintes d’une instabilité plus large.   « Ces actions perturbent des chaînes d’approvisionnement essentielles et ont des répercussions importantes sur le commerce international ainsi que sur les marchés mondiaux de l’énergie », a déclaré Mahmoud.   Le président de la Commission a également condamné toute violation du droit international, en particulier les actes portant atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des États, appelant toutes les parties concernées à faire preuve de retenue.   Il a plaidé pour un renforcement des efforts diplomatiques afin d’apaiser la situation et d’éviter une nouvelle escalade.   Selon lui, la stabilité dans le Golfe persique demeure cruciale pour la sécurité énergétique mondiale et l’économie internationale, ajoutant que les effets de la crise commencent déjà à se faire sentir sur le continent africain.   La hausse des prix du pétrole et les perturbations sur certaines routes commerciales majeures exercent une pression accrue sur les marchés, tandis que les exportations de produits périssables en provenance de plusieurs pays africains rencontrent des difficultés croissantes.   Il a également signalé que les perturbations de l’espace aérien régional affectent les compagnies aériennes africaines et compliquent les liaisons aériennes entre l’Afrique et le Moyen‑Orient.   La Commission a indiqué qu’une évaluation était en cours afin de mesurer les impacts potentiels de cette crise sur les économies africaines, les chaînes d’approvisionnement et les flux commerciaux.   Cette analyse porte également sur la sécurité des ressortissants africains et des membres de la diaspora vivant dans la région, notamment en Iran et dans les États membres du Conseil de coopération du Golfe.   Enfin, le président de la Commission a appelé à la protection des civils et a exhorté les autorités à garantir la sécurité des déplacements ainsi que l’assistance aux ressortissants étrangers, y compris les Africains vivant et travaillant au Moyen‑Orient.   Il a réaffirmé l’engagement de l’Union africaine en faveur du respect du droit international et du règlement pacifique des différends, tout en assurant que la Commission continuerait de suivre attentivement l’évolution de la situation.
L’escalade des tensions au Moyen-Orient met en danger l’approvisionnement énergétique mondial et aggrave les risques de crises humanitaires.
Mar 9, 2026 64
Addis-Abeba, le 9 mars 2026 (ENA) : - Le Moyen-Orient est au bord d’une crise majeure alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran entre dans son dixième jour.   La mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, lors d’une frappe coordonnée menée par les États-Unis et Israël, a provoqué une escalade majeure des tensions au Moyen-Orient. Selon les médias d’État iraniens, son fils, Mojtaba Khamenei, aurait été choisi pour lui succéder à la tête de la République islamique. Cette désignation rapide traduit une transition accélérée du pouvoir et pourrait annoncer un durcissement de la politique de Téhéran face à ses adversaires. Ce qui avait commencé comme une opération militaire ciblée s’est rapidement transformé en conflit régional élargi.   Les combats ont franchi les frontières, entraînant des échanges de missiles, une hausse du nombre de victimes civiles et le déplacement de dizaines de milliers de personnes. Alors que des infrastructures essentielles sont touchées et que les marchés énergétiques mondiaux sont secoués, la région fait face à une crise humanitaire et économique grandissante.   Dans le même temps, de nombreux dirigeants internationaux appellent à la retenue et à une reprise urgente de la diplomatie. Les répercussions du conflit se font déjà sentir sur l’économie mondiale.   Les prix du pétrole ont dépassé les 100 dollars le baril, un niveau inédit depuis 2022, les combats menaçant les routes énergétiques stratégiques du Golfe. Les analystes avertissent que si l’instabilité persiste, elle pourrait entraîner de graves perturbations de l’approvisionnement énergétique mondial, ainsi qu’une hausse durable des prix de l’énergie, aggravant la pression sur des économies déjà fragilisées par l’inflation et une croissance incertaine. Pour de nombreux observateurs politiques, ce dixième jour de confrontation directe marque un tournant particulièrement dangereux.   Contrairement aux conflits indirects du passé, l’affrontement actuel implique désormais des frappes directes entre l’Iran et les forces soutenues par les États-Unis et Israël, ce qui augmente le risque d’une guerre régionale à grande échelle. D’après les chiffres présentés par des responsables iraniens à l’Organisation des Nations Unies, au moins 1 332 civils auraient été tués, tandis que des milliers d’autres ont été blessés.   Des villes en Iran et au Liban subissent des bombardements continus, laissant des quartiers entiers détruits, des écoles et des hôpitaux endommagés, et des dizaines de milliers de familles contraintes de fuir leurs habitations. Le théâtre des opérations s’est étendu bien au-delà du territoire iranien. Téhéran a lancé des frappes de missiles et de drones visant des bases américaines et alliées dans le Golfe, tandis que l’armée israélienne a intensifié ses opérations au Liban.   Les combats impliquant le groupe armé Hezbollah et d’autres milices ont causé de nombreuses pertes humaines et provoqué de nouveaux déplacements massifs de population. Le conflit a également pris une dimension économique majeure. Des frappes israéliennes visant des installations pétrolières autour de Téhéran et dans la région de Alborz ont déclenché d’importants incendies, signalant un élargissement des cibles vers les infrastructures économiques du pays. Des ouvriers du secteur pétrolier auraient été tués et plusieurs installations lourdement endommagées, alors qu’une épaisse fumée recouvrait la capitale. Les autorités israéliennes affirment que ces sites étaient utilisés pour soutenir la logistique militaire iranienne. Ces attaques contre les infrastructures énergétiques ont immédiatement secoué les marchés pétroliers mondiaux. Les inquiétudes concernant une possible perturbation du trafic dans le détroit d'Ormuz — par lequel transite environ 20 % du pétrole brut mondial — ont fait grimper les prix à leur plus haut niveau depuis le début de la pandémie. Bien que l’Iran affirme que le passage maritime reste ouvert, le trafic des pétroliers a ralenti en raison de préoccupations sécuritaires, ce qui accroît les risques de perturbations prolongées des chaînes d’approvisionnement. Les initiatives visant à désamorcer la crise peinent pour l’instant à progresser. Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a rejeté les appels à des discussions de paix avec Washington, accusant les États-Unis et Israël d’être responsables de l’escalade et appelant les États du Golfe à ne pas autoriser l’utilisation de leur territoire pour des attaques contre l’Iran. Sur la scène internationale, l’inquiétude grandit face à la détérioration rapide de la situation.   Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné la violence, avertissant que les combats infligent d’immenses souffrances aux civils et représentent une menace sérieuse pour l’économie mondiale. De son côté, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé à une retenue immédiate, soulignant que l’intensification des bombardements et de la rhétorique belliqueuse met gravement en danger les populations civiles. L’Organisation mondiale de la santé a également alerté sur la pression croissante pesant sur les systèmes médicaux et rappelé que les hôpitaux et les infrastructures de santé doivent être protégés conformément au droit international humanitaire. En Europe, plusieurs dirigeants ont exprimé leurs préoccupations face aux conséquences potentielles du conflit. Le ministre suisse de la Défense, Martin Pfister, a dénoncé des frappes contraires au droit international et averti que la crise pourrait entraîner des répercussions indirectes pour le continent, notamment sous la forme de menaces sécuritaires ou d’un afflux accru de réfugiés. Alors que les combats se poursuivent en Iran, au Liban et dans le Golfe, le coût humain et économique ne cesse d’augmenter.   Les analystes mettent en garde contre une escalade incontrôlée qui pourrait déstabiliser non seulement le Moyen-Orient, mais aussi les marchés énergétiques mondiaux, la sécurité internationale et les systèmes humanitaires. Avec des villes bombardées, des populations déplacées et une diplomatie qui peine à suivre le rythme des opérations militaires, cette crise rappelle que les conflits modernes dépassent largement le champ de bataille et entraînent des répercussions mondiales durables.
L’accès à la mer est un droit naturel et juridique pour l’Éthiopie : Belete Molla
Mar 9, 2026 74
Addis-Abeba, 9 mars 2026 (ENA) : - La revendication de l’Éthiopie pour obtenir un accès à la mer repose sur des fondements naturels, juridiques et géographiques, a affirmé Belete Molla, président du Mouvement national amhara.   Dans un entretien exclusif accordé à l’Ethiopian News Agency, il a indiqué que la perte d’un accès direct à la Mer Rouge demeure une source de frustration profonde, notamment parmi la jeune génération.   Selon lui, l’Éthiopie poursuit activement l’objectif d’obtenir un accès à un port sur la mer Rouge, motivée par des considérations historiques, géopolitiques et économiques, avec l’ambition de sortir de sa condition de pays enclavé et de renforcer sa connexion aux voies maritimes internationales.   Belete Molla a souligné que cette démarche gagne en visibilité sur la scène internationale, étant perçue comme un levier potentiel pour favoriser l’intégration économique régionale et renforcer la sécurité dans la Corne de l’Afrique.   Il a ajouté que la revendication éthiopienne s’appuie également sur des arguments juridiques, moraux et historiques.   Le président du NaMA a rappelé que l’Éthiopie disposait historiquement d’un accès à la mer Rouge, qualifiant la perte de cet accès d’injustice ayant affecté l’ensemble du peuple éthiopien.   « La privation de l’Éthiopie de l’accès à la mer Rouge était illégale et constitue une grave injustice commise à l’encontre de tous les Éthiopiens », a-t-il déclaré.   Il a par ailleurs estimé que la question de l’accès à la mer, tout comme la gestion des eaux du fleuve Abay, représente un intérêt stratégique vital pour le pays et nécessite un large consensus national.   Belete Molla a également salué les efforts du gouvernement visant à inscrire la question portuaire au rang des priorités nationales et à mener des initiatives diplomatiques pour défendre les intérêts stratégiques à long terme de l’Éthiopie.   Il a toutefois qualifié les décisions politiques passées ayant conduit à la perte de l’accès maritime d’« erreur historique » ayant porté atteinte aux intérêts nationaux.   Le président du NaMA a enfin souligné la nécessité de créer des conditions favorables permettant à l’Éthiopie de recouvrer ce qu’il considère comme son droit historique à l’accès à la mer, affirmant que son parti continuera de travailler activement pour atteindre cet objectif.   Il a également mis en garde contre les acteurs politiques qu’il accuse de compromettre les intérêts nationaux, tout en appelant à l’unité des Éthiopiens pour défendre les priorités stratégiques du pays, notamment la gestion du fleuve Abay et la question de l’accès à la mer.
Politique
L’accès à la mer Rouge et aux voies maritimes, une question vitale pour l’Éthiopie, affirme le général Yimer Mekonnen.
Mar 10, 2026 40
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - La quête de l’Éthiopie pour un accès sûr à la mer Rouge et aux routes maritimes relève d’un droit historique et naturel étroitement lié à sa souveraineté, à sa sécurité et à ses intérêts nationaux, a déclaré le général Yimer Mekonnen, chef du Département principal de l’éducation et de la formation.   Intervenant lors d’un symposium national organisé par l’Association nationale de l’armée éthiopienne afin de soutenir la position du gouvernement concernant la mer Rouge et l’accès maritime, le général Yimer a rappelé que les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge remontent à l’Antiquité.   Il a notamment évoqué le rôle stratégique de ports tels qu’Adulis et Zeila, qui servaient de portes commerciales majeures durant la civilisation axoumite.   Selon lui, la revendication d’un accès à la mer Rouge et aux voies maritimes ne constitue donc pas une ambition politique récente, mais plutôt un droit historique étroitement lié à la souveraineté nationale.   Le respect du droit de l’Éthiopie à utiliser les ports de la mer Rouge et à bénéficier d’un accès maritime favoriserait, a-t-il ajouté, une accélération du développement national ainsi qu’un renforcement des échanges commerciaux.   De son côté, le général de division Teshome Gemechu, directeur général des relations extérieures et de la coopération au sein des Forces de défense nationale éthiopiennes, a souligné que, même si plusieurs pays dans le monde sont enclavés, la situation de l’Éthiopie demeure particulière en raison de circonstances historiques qui l’ont progressivement éloignée de la mer Rouge et d’un accès direct à la mer.   Il a indiqué que des adversaires historiques auraient orchestré des manœuvres ayant conduit à priver l’Éthiopie de son accès maritime naturel.   Malgré cette situation, le général de division Teshome a affirmé que l’Éthiopie reste résolue à retrouver un accès à la mer Rouge par des moyens pacifiques.   Il a précisé que les efforts visant à rétablir cet accès se poursuivront par la voie diplomatique, à travers la coopération et un engagement constant.   Le sergent Birhanu Amare, président de l’Association nationale de l’armée éthiopienne, a pour sa part souligné que les questions relatives à la patrie et aux intérêts nationaux dépassent les divergences politiques.   Il a déclaré que les membres de l’association ont toujours joué un rôle actif dans les affaires nationales et demeurent déterminés à défendre les intérêts stratégiques de l’Éthiopie.   Selon lui, sur les questions d’intérêt national — notamment celle de l’accès du pays à la mer — les anciens combattants apportent un soutien ferme au gouvernement.   « Lorsque la patrie appelle, nous répondons toujours présents aux côtés du gouvernement », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de l’unité nationale pour concrétiser les aspirations légitimes de l’Éthiopie.   Il a également indiqué que l’association soutient les initiatives du gouvernement visant à garantir à l’Éthiopie un accès à la mer et à la mer Rouge par des moyens pacifiques et diplomatiques.   Le président a enfin réitéré le soutien de l’association au Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant que les anciens combattants restent prêts à se mobiliser aux côtés du gouvernement pour préserver les intérêts nationaux du pays.   Le symposium a réuni principalement des membres de l’Association nationale de l’armée éthiopienne venus de différentes régions du pays, lesquels ont réaffirmé leur engagement à défendre les intérêts nationaux et à soutenir les orientations stratégiques de l’Éthiopie.
Le chef de la justice zimbabwéenne salue les avancées des réformes judiciaires en Éthiopie.
Mar 9, 2026 64
Addis-Abeba, 9 mars 2026 (ENA) : - Le président de la Cour suprême du Zimbabwe, Luke Malaba, a salué les progrès réalisés par le système judiciaire de Éthiopie, estimant qu’il figure parmi les plus avancés en matière de réformes structurelles visant à renforcer l’administration de la justice.   En visite aujourd’hui à la Cour suprême fédérale d’Éthiopie, Malaba a conduit une délégation zimbabwéenne qui a tenu des échanges avec plusieurs responsables judiciaires, notamment le président de la Cour suprême fédérale, Tewedros Mihret.   À l’issue de la rencontre, le magistrat zimbabwéen s’est félicité de la qualité des discussions et a mis en avant les transformations importantes engagées dans le secteur judiciaire éthiopien.   Il a souligné l’importance de ce type de visites, qui offrent aux pays l’occasion de comparer leurs progrès en matière de réforme et d’échanger leurs expériences respectives.   « Le système judiciaire éthiopien se distingue comme l’un des leaders dans la mise en œuvre de réformes transformatrices.   De notre côté, nous avons également entrepris des initiatives similaires, même si nos deux pays se situent à des stades différents », a déclaré Malaba. « Ces échanges nous permettent d’évaluer nos avancées, de partager nos expériences et d’identifier les différences susceptibles d’orienter l’amélioration de nos systèmes judiciaires. »   Il a également salué l’accueil chaleureux réservé à la délégation, qu’il considère comme un signe du solide engagement des deux pays à renforcer leur coopération.   Le chef de la délégation zimbabwéenne s’est par ailleurs dit particulièrement impressionné par les progrès réalisés par l’Éthiopie dans la numérisation des procédures judiciaires.   « La transition des systèmes manuels vers des plateformes électroniques a été menée avec efficacité. L’accès à des enregistrements vidéo en temps réel et à des transcriptions rapides des audiences nous inspire à introduire des innovations similaires au Zimbabwe », a-t-il indiqué.   Malaba a en outre réaffirmé la volonté de son pays de promouvoir la collaboration et le partage d’expertise.   « Le savoir n’a pas de frontières. En travaillant ensemble, nous pouvons améliorer l’accès à la justice pour nos citoyens, conformément aux dispositions de nos constitutions respectives. Nous espérons renforcer davantage ce partenariat, à l’image des relations amicales qui unissent nos deux nations », a-t-il ajouté.   De son côté, le président de la Cour suprême fédérale d’Éthiopie, Tewedros Mihret, a indiqué que la visite de la délégation zimbabwéenne visait notamment à s’inspirer des initiatives de réforme mises en œuvre en Éthiopie.   Il a précisé que les membres de la délégation avaient bénéficié de présentations détaillées et visité plusieurs projets clés, leur permettant d’observer comment l’intégration des nouvelles technologies contribue à réduire les délais, améliorer l’accessibilité et renforcer l’efficacité du système judiciaire.   Le président de la Cour a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à poursuivre le développement d’innovations technologiques dans le domaine judiciaire, soulignant que cet échange a contribué à consolider les liens et à favoriser le partage d’expériences entre les systèmes judiciaires des deux pays.
L’UA exprime sa vive inquiétude face à l’escalade des tensions dans le Golfe persique.
Mar 9, 2026 72
Addis-Abeba, 9 mars 2026 (ENA) : - La Commission de l'Union africaine (CUA) a fait part de sa vive préoccupation face à l’escalade des tensions dans le Golfe persique, estimant que les incidents récents ciblant des installations essentielles pourraient avoir de graves conséquences sur la sécurité régionale et les échanges économiques mondiaux.   Le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a indiqué que l’organisation suivait attentivement l’évolution de la situation dans la région, où une série d’attaques et d’affrontements a accentué l’incertitude.   Dans un communiqué publié aujourd’hui sur le compte X officiel de la Commission, l’institution a signalé que les attaques visant des infrastructures critiques — notamment des installations énergétiques et des réseaux de transport — ont contribué à aggraver les tensions et alimenté les craintes d’une instabilité plus large.   « Ces actions perturbent des chaînes d’approvisionnement essentielles et ont des répercussions importantes sur le commerce international ainsi que sur les marchés mondiaux de l’énergie », a déclaré Mahmoud.   Le président de la Commission a également condamné toute violation du droit international, en particulier les actes portant atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des États, appelant toutes les parties concernées à faire preuve de retenue.   Il a plaidé pour un renforcement des efforts diplomatiques afin d’apaiser la situation et d’éviter une nouvelle escalade.   Selon lui, la stabilité dans le Golfe persique demeure cruciale pour la sécurité énergétique mondiale et l’économie internationale, ajoutant que les effets de la crise commencent déjà à se faire sentir sur le continent africain.   La hausse des prix du pétrole et les perturbations sur certaines routes commerciales majeures exercent une pression accrue sur les marchés, tandis que les exportations de produits périssables en provenance de plusieurs pays africains rencontrent des difficultés croissantes.   Il a également signalé que les perturbations de l’espace aérien régional affectent les compagnies aériennes africaines et compliquent les liaisons aériennes entre l’Afrique et le Moyen‑Orient.   La Commission a indiqué qu’une évaluation était en cours afin de mesurer les impacts potentiels de cette crise sur les économies africaines, les chaînes d’approvisionnement et les flux commerciaux.   Cette analyse porte également sur la sécurité des ressortissants africains et des membres de la diaspora vivant dans la région, notamment en Iran et dans les États membres du Conseil de coopération du Golfe.   Enfin, le président de la Commission a appelé à la protection des civils et a exhorté les autorités à garantir la sécurité des déplacements ainsi que l’assistance aux ressortissants étrangers, y compris les Africains vivant et travaillant au Moyen‑Orient.   Il a réaffirmé l’engagement de l’Union africaine en faveur du respect du droit international et du règlement pacifique des différends, tout en assurant que la Commission continuerait de suivre attentivement l’évolution de la situation.
L’escalade des tensions au Moyen-Orient met en danger l’approvisionnement énergétique mondial et aggrave les risques de crises humanitaires.
Mar 9, 2026 64
Addis-Abeba, le 9 mars 2026 (ENA) : - Le Moyen-Orient est au bord d’une crise majeure alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran entre dans son dixième jour.   La mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, lors d’une frappe coordonnée menée par les États-Unis et Israël, a provoqué une escalade majeure des tensions au Moyen-Orient. Selon les médias d’État iraniens, son fils, Mojtaba Khamenei, aurait été choisi pour lui succéder à la tête de la République islamique. Cette désignation rapide traduit une transition accélérée du pouvoir et pourrait annoncer un durcissement de la politique de Téhéran face à ses adversaires. Ce qui avait commencé comme une opération militaire ciblée s’est rapidement transformé en conflit régional élargi.   Les combats ont franchi les frontières, entraînant des échanges de missiles, une hausse du nombre de victimes civiles et le déplacement de dizaines de milliers de personnes. Alors que des infrastructures essentielles sont touchées et que les marchés énergétiques mondiaux sont secoués, la région fait face à une crise humanitaire et économique grandissante.   Dans le même temps, de nombreux dirigeants internationaux appellent à la retenue et à une reprise urgente de la diplomatie. Les répercussions du conflit se font déjà sentir sur l’économie mondiale.   Les prix du pétrole ont dépassé les 100 dollars le baril, un niveau inédit depuis 2022, les combats menaçant les routes énergétiques stratégiques du Golfe. Les analystes avertissent que si l’instabilité persiste, elle pourrait entraîner de graves perturbations de l’approvisionnement énergétique mondial, ainsi qu’une hausse durable des prix de l’énergie, aggravant la pression sur des économies déjà fragilisées par l’inflation et une croissance incertaine. Pour de nombreux observateurs politiques, ce dixième jour de confrontation directe marque un tournant particulièrement dangereux.   Contrairement aux conflits indirects du passé, l’affrontement actuel implique désormais des frappes directes entre l’Iran et les forces soutenues par les États-Unis et Israël, ce qui augmente le risque d’une guerre régionale à grande échelle. D’après les chiffres présentés par des responsables iraniens à l’Organisation des Nations Unies, au moins 1 332 civils auraient été tués, tandis que des milliers d’autres ont été blessés.   Des villes en Iran et au Liban subissent des bombardements continus, laissant des quartiers entiers détruits, des écoles et des hôpitaux endommagés, et des dizaines de milliers de familles contraintes de fuir leurs habitations. Le théâtre des opérations s’est étendu bien au-delà du territoire iranien. Téhéran a lancé des frappes de missiles et de drones visant des bases américaines et alliées dans le Golfe, tandis que l’armée israélienne a intensifié ses opérations au Liban.   Les combats impliquant le groupe armé Hezbollah et d’autres milices ont causé de nombreuses pertes humaines et provoqué de nouveaux déplacements massifs de population. Le conflit a également pris une dimension économique majeure. Des frappes israéliennes visant des installations pétrolières autour de Téhéran et dans la région de Alborz ont déclenché d’importants incendies, signalant un élargissement des cibles vers les infrastructures économiques du pays. Des ouvriers du secteur pétrolier auraient été tués et plusieurs installations lourdement endommagées, alors qu’une épaisse fumée recouvrait la capitale. Les autorités israéliennes affirment que ces sites étaient utilisés pour soutenir la logistique militaire iranienne. Ces attaques contre les infrastructures énergétiques ont immédiatement secoué les marchés pétroliers mondiaux. Les inquiétudes concernant une possible perturbation du trafic dans le détroit d'Ormuz — par lequel transite environ 20 % du pétrole brut mondial — ont fait grimper les prix à leur plus haut niveau depuis le début de la pandémie. Bien que l’Iran affirme que le passage maritime reste ouvert, le trafic des pétroliers a ralenti en raison de préoccupations sécuritaires, ce qui accroît les risques de perturbations prolongées des chaînes d’approvisionnement. Les initiatives visant à désamorcer la crise peinent pour l’instant à progresser. Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a rejeté les appels à des discussions de paix avec Washington, accusant les États-Unis et Israël d’être responsables de l’escalade et appelant les États du Golfe à ne pas autoriser l’utilisation de leur territoire pour des attaques contre l’Iran. Sur la scène internationale, l’inquiétude grandit face à la détérioration rapide de la situation.   Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné la violence, avertissant que les combats infligent d’immenses souffrances aux civils et représentent une menace sérieuse pour l’économie mondiale. De son côté, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé à une retenue immédiate, soulignant que l’intensification des bombardements et de la rhétorique belliqueuse met gravement en danger les populations civiles. L’Organisation mondiale de la santé a également alerté sur la pression croissante pesant sur les systèmes médicaux et rappelé que les hôpitaux et les infrastructures de santé doivent être protégés conformément au droit international humanitaire. En Europe, plusieurs dirigeants ont exprimé leurs préoccupations face aux conséquences potentielles du conflit. Le ministre suisse de la Défense, Martin Pfister, a dénoncé des frappes contraires au droit international et averti que la crise pourrait entraîner des répercussions indirectes pour le continent, notamment sous la forme de menaces sécuritaires ou d’un afflux accru de réfugiés. Alors que les combats se poursuivent en Iran, au Liban et dans le Golfe, le coût humain et économique ne cesse d’augmenter.   Les analystes mettent en garde contre une escalade incontrôlée qui pourrait déstabiliser non seulement le Moyen-Orient, mais aussi les marchés énergétiques mondiaux, la sécurité internationale et les systèmes humanitaires. Avec des villes bombardées, des populations déplacées et une diplomatie qui peine à suivre le rythme des opérations militaires, cette crise rappelle que les conflits modernes dépassent largement le champ de bataille et entraînent des répercussions mondiales durables.
L’accès à la mer est un droit naturel et juridique pour l’Éthiopie : Belete Molla
Mar 9, 2026 74
Addis-Abeba, 9 mars 2026 (ENA) : - La revendication de l’Éthiopie pour obtenir un accès à la mer repose sur des fondements naturels, juridiques et géographiques, a affirmé Belete Molla, président du Mouvement national amhara.   Dans un entretien exclusif accordé à l’Ethiopian News Agency, il a indiqué que la perte d’un accès direct à la Mer Rouge demeure une source de frustration profonde, notamment parmi la jeune génération.   Selon lui, l’Éthiopie poursuit activement l’objectif d’obtenir un accès à un port sur la mer Rouge, motivée par des considérations historiques, géopolitiques et économiques, avec l’ambition de sortir de sa condition de pays enclavé et de renforcer sa connexion aux voies maritimes internationales.   Belete Molla a souligné que cette démarche gagne en visibilité sur la scène internationale, étant perçue comme un levier potentiel pour favoriser l’intégration économique régionale et renforcer la sécurité dans la Corne de l’Afrique.   Il a ajouté que la revendication éthiopienne s’appuie également sur des arguments juridiques, moraux et historiques.   Le président du NaMA a rappelé que l’Éthiopie disposait historiquement d’un accès à la mer Rouge, qualifiant la perte de cet accès d’injustice ayant affecté l’ensemble du peuple éthiopien.   « La privation de l’Éthiopie de l’accès à la mer Rouge était illégale et constitue une grave injustice commise à l’encontre de tous les Éthiopiens », a-t-il déclaré.   Il a par ailleurs estimé que la question de l’accès à la mer, tout comme la gestion des eaux du fleuve Abay, représente un intérêt stratégique vital pour le pays et nécessite un large consensus national.   Belete Molla a également salué les efforts du gouvernement visant à inscrire la question portuaire au rang des priorités nationales et à mener des initiatives diplomatiques pour défendre les intérêts stratégiques à long terme de l’Éthiopie.   Il a toutefois qualifié les décisions politiques passées ayant conduit à la perte de l’accès maritime d’« erreur historique » ayant porté atteinte aux intérêts nationaux.   Le président du NaMA a enfin souligné la nécessité de créer des conditions favorables permettant à l’Éthiopie de recouvrer ce qu’il considère comme son droit historique à l’accès à la mer, affirmant que son parti continuera de travailler activement pour atteindre cet objectif.   Il a également mis en garde contre les acteurs politiques qu’il accuse de compromettre les intérêts nationaux, tout en appelant à l’unité des Éthiopiens pour défendre les priorités stratégiques du pays, notamment la gestion du fleuve Abay et la question de l’accès à la mer.
Social
La réforme a permis de consolider le rôle des organisations de la société civile en Éthiopie, a affirmé le directeur général adjoint de l’ACSO.
Mar 10, 2026 39
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - La réforme juridique engagée en Éthiopie a supprimé plusieurs obstacles qui limitaient le fonctionnement du système, ouvrant ainsi un nouvel espace de collaboration entre les organisations de la société civile, le gouvernement et les communautés pour soutenir le plaidoyer et les initiatives de développement, a indiqué Fassikaw Molla, directeur général adjoint de l’Autorité des organisations de la société civile (ACSO).   Cette déclaration a été faite à l’occasion de la signature, ce jour, d’un accord de formation et de financement entre l’Union européenne, Christian Aid et trois organisations non gouvernementales locales.   Doté d’un budget de plus de 4 millions d’euros — financé à 85 % par l’Union européenne et à 15 % par Christian Aid — ce programme d’une durée de quatre ans vise à soutenir les organisations de la société civile de base en Éthiopie centrale, au Tigré, dans le sud du pays et à Addis-Abeba.   L’accord a pour objectif de renforcer les compétences, l’autonomie et la crédibilité des organisations locales et communautaires, en favorisant un développement ancré dans les réalités locales et en reconnaissant ces structures comme des acteurs essentiels du progrès national.   Lors de la cérémonie, Fassikaw Molla a mis en avant l’impact majeur de la réforme de 2019 de l’ACSO, qui a révisé les politiques et les cadres juridiques, contribuant ainsi à accroître de manière notable la participation des organisations de la société civile.   Il a indiqué que plus de 8 400 organisations de la société civile sont aujourd’hui actives dans tout le pays.   Les conseils régionaux facilitent l’accès aux services publics, tandis que des plateformes numériques permettent aux organisations de se connecter et d’améliorer la prestation de leurs services.   Il a également souligné l’importance de poursuivre les efforts de renforcement des capacités afin d’utiliser les ressources de manière optimale et d’encourager un financement local durable et autonome, dans un contexte de transformation des tendances mondiales en matière de financement.   De son côté, Anna Lixi, cheffe de l’équipe Gouvernance et Paix de la délégation de l’Union européenne en Éthiopie, a réaffirmé l’engagement durable de l’UE en faveur d’un développement inclusif.   Elle a expliqué que les organisations de la société civile ont évolué, passant du rôle de simples exécutantes de projets à celui d’actrices clés dans l’élaboration des politiques publiques.   « Les organisations de la société civile sont des partenaires essentiels pour le gouvernement et l’Union européenne ; elles permettent d’identifier les besoins et contribuent à orienter les politiques », a-t-elle déclaré.   Elle a également précisé que le programme Fonds européen pour la société civile Plus (EU CSF+) soutient le renforcement des capacités grâce à l’apprentissage entre pairs, au développement de réseaux et à l’octroi de subventions par de grandes organisations à des groupes communautaires.   Berhanu Fufa, représentant de Christian Aid en Éthiopie, a salué les efforts du gouvernement éthiopien et de l’ACSO pour avoir créé un environnement favorable aux organisations de la société civile.   Il a réaffirmé l’engagement de Christian Aid à promouvoir l’ancrage local en renforçant les capacités des partenaires locaux afin qu’ils puissent concevoir des solutions, mobiliser des ressources et diriger des initiatives de développement.   « Le projet EU-CSO+ reflète cette vision », a-t-il déclaré. Selon lui, au-delà de l’appui financier, le programme offre également des formations, des opportunités d’apprentissage et des mécanismes de collaboration transfrontalière pour répondre à des défis tels que les effets du changement climatique et les chocs économiques.   Terefe Degeti, directeur exécutif du Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC), a pour sa part mis en avant le rôle de cette plateforme dans le rapprochement des organisations de la société civile avec le gouvernement et les partenaires.   Il a insisté sur l’importance de la responsabilité, de l’efficacité et d’un plaidoyer fondé sur des données probantes à tous les niveaux, du local au national.   « Cela contribue à construire une société civile crédible et interconnectée, essentielle à la gouvernance et au développement », a-t-il affirmé.   Selon lui, la signature de cet accord marque une étape importante dans le renforcement des capacités des organisations locales à promouvoir le changement, consolider leur indépendance et renforcer leur crédibilité — des éléments fondamentaux pour une bonne gouvernance et un développement durable en Éthiopie.
L’Union africaine salue la contribution des femmes à l’occasion de la Journée internationale des femmes 2026.
Mar 10, 2026 56
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - La Commission de l’Union africaine a marqué la célébration de la Journée internationale des femmes 2026 en mettant à l’honneur le rôle, souvent peu visible, des femmes qui participent au fonctionnement quotidien de la principale organisation continentale.   La cérémonie, organisée au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba par la Direction des femmes, du genre et de la jeunesse, s’est déroulée sous le thème : « Hommage aux femmes de l’Union africaine : Voix, travail et communauté ».   Cette commémoration a permis de mettre en lumière la contribution des femmes travaillant à tous les niveaux de la Commission, qu’il s’agisse de postes de responsabilité ou de fonctions opérationnelles, dont le travail contribue au bon fonctionnement de l’institution.   Lors de l’ouverture de la cérémonie, le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a appelé à renforcer la reconnaissance du rôle des femmes au sein de l’Union et sur l’ensemble du continent.   « Chaque femme devrait se sentir valorisée et soutenue », a-t-il déclaré, soulignant que la promotion de l’égalité des genres constitue un élément essentiel de la réussite de l’organisation.   Il a également établi un lien entre l’autonomisation des femmes et la mise en œuvre de Agenda 2063, le cadre stratégique de développement du continent, estimant que le leadership féminin est indispensable pour atteindre les objectifs africains en matière de paix, de développement et de prospérité.   De son côté, la vice-présidente de la Commission, Selma Haddadi, a rendu hommage aux « mères fondatrices » de l’Union africaine, tout en mettant l’accent sur le rôle essentiel joué par les femmes dont le travail reste souvent en arrière-plan lors des grandes rencontres officielles.   « Le message d’aujourd’hui est d’honorer celles que l’on ne voit pas toujours dans les salles de réunion, mais qui œuvrent chaque jour pour permettre à notre institution de fonctionner efficacement », a-t-elle affirmé.   Selon elle, les femmes constituent un pilier fondamental de la société et contribuent activement, aux côtés des hommes, à la construction de l’Afrique de demain. « Grâce à la contribution des femmes africaines, l’Agenda 2063 – l’Afrique que nous voulons – devient progressivement l’Afrique que nous bâtissons », a-t-elle ajouté.   L’événement a également donné la parole à plusieurs femmes travaillant au sein de l’organisation. Parmi elles, Santa Belew, chargée de billetterie à la Commission, a souligné l’importance d’offrir davantage d’opportunités afin de permettre aux femmes de révéler pleinement leur potentiel.   « L’opportunité est la première étape », a-t-elle déclaré, estimant que de nombreuses femmes possèdent des talents qui peuvent s’épanouir lorsqu’elles bénéficient des conditions nécessaires.   De son côté, Meron Adinew, responsable de l’équipe du bureau de Ethiopian Airlines au siège de l’Union africaine, a plaidé pour une représentation plus équilibrée des femmes et des hommes dans les postes de direction.   Elle a encouragé les jeunes femmes à croire en leurs capacités et à poursuivre leurs études afin d’accéder à des fonctions de leadership. « Nous pouvons y arriver. Croyez en vous, poursuivez vos études et efforcez-vous toujours d’exceller », a-t-elle déclaré.   La Commission de l’Union africaine agit comme l’organe exécutif et administratif de l’organisation continentale.   À travers sa Direction des femmes, du genre et de la jeunesse, elle poursuit la promotion de politiques favorisant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes en Afrique, conformément aux engagements pris dans le cadre de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
L’IGAD salue le leadership des femmes en Afrique de l’Est.
Mar 8, 2026 94
Addis-Abeba, le 8 mars 2026 (ENA) : - À l’occasion de la Journée internationale des femmes, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a mis à l’honneur la contribution remarquable des femmes d’Afrique de l’Est, saluant leur résilience, leur leadership et leurs nombreuses réalisations.   Dans un message publié sur la plateforme X, l’organisation régionale a souligné le rôle déterminant que jouent les femmes dans la promotion de la paix, du développement économique et du progrès social au sein de ses États membres.   Selon l’IGAD, les femmes participent activement à de nombreux domaines, notamment la consolidation de la paix, la croissance économique, la résilience des communautés et le renforcement de la coopération régionale.   L’organisation a insisté sur le fait que l’autonomisation des femmes reste un élément clé pour assurer la stabilité et le développement durable dans la région.   Sous la direction de son secrétaire exécutif, Workneh Gebeyehu, l’IGAD a lancé plusieurs initiatives visant à renforcer la participation des femmes dans les processus décisionnels régionaux.   Parmi ces initiatives figurent la mise en place de forums régionaux réunissant des femmes leaders, expertes et responsables politiques autour de thématiques majeures telles que la paix et la sécurité, l’agriculture, la sécurité numérique, l’intelligence artificielle et la gouvernance foncière.   Ces plateformes favorisent l’échange d’idées, l’influence sur les politiques publiques et l’élargissement des opportunités de leadership pour les femmes dans la région.   L’organisation a également mis en avant la mise en œuvre de sa stratégie pour l’égalité des sexes, un cadre destiné à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes et à garantir la pleine participation des femmes aux programmes de développement régional.   Cette stratégie vise notamment à renforcer la représentation politique des femmes, améliorer leurs perspectives économiques et valoriser leur rôle dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.   Créée en 1996, l’IGAD regroupe huit pays de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique de l’Est — Éthiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Djibouti, Soudan, Soudan du Sud et Érythrée — et œuvre à promouvoir la coopération régionale en matière de développement, de sécurité et de durabilité environnementale.   À l’occasion de la Journée internationale des femmes, l’organisation a réaffirmé sa volonté de continuer à soutenir le leadership féminin et à renforcer la participation des femmes dans l’élaboration des politiques et des initiatives qui façonneront l’avenir de l’Afrique de l’Est.
Économie
Réunion à Addis-Abeba entre autorités publiques et acteurs privés pour accélérer les réformes de l’investissement
Mar 10, 2026 70
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - Des responsables gouvernementaux de haut niveau, des représentants du secteur privé et des partenaires internationaux au développement se sont réunis mardi dans la capitale éthiopienne dans le cadre d’un dialogue public-privé (DPP) de haut niveau consacré au renforcement du climat d’investissement.   Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des réformes économiques en cours et d’identifier des actions concrètes destinées à favoriser les investissements et soutenir la croissance économique.   Organisé par la Commission éthiopienne des investissements, en collaboration avec le ministère des Finances et le Groupe des partenaires au développement, l’événement s’est tenu à l’hôtel Ethiopian Skylight.   Les échanges ont principalement porté sur le suivi de la mise en œuvre des réformes, l’examen des défis opérationnels rencontrés par les investisseurs et la recherche de solutions pratiques pour améliorer l’environnement des affaires.   Dans son allocution d’ouverture, la ministre d’État aux Finances, Semereta Sewasew, a souligné que la transformation économique durable du pays repose sur une coopération étroite et efficace entre l’État et le secteur privé.   Elle a indiqué que l’Éthiopie se trouve à un moment charnière après sept années de réformes économiques visant à libérer le potentiel du secteur privé et à en faire un moteur central de la croissance nationale.   La responsable a également mis en avant les progrès macroéconomiques récents, notamment les efforts entrepris pour ramener l’inflation à un niveau à un chiffre ainsi que les initiatives engagées en vue de la libéralisation du marché des changes.   Elle a par ailleurs évoqué les réformes fiscales en cours, dont la modernisation de l’administration fiscale et l’introduction d’une nouvelle proclamation relative aux incitations fiscales et douanières fondées sur la performance, destinée à encourager les investissements productifs.   Dans le cadre de son intégration économique régionale, l’Éthiopie a également renforcé son engagement au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en adoptant des réglementations visant à appliquer les engagements de réduction tarifaire.   De son côté, le commissaire éthiopien aux investissements, Zeleke Temesgen, a indiqué que l’initiative de dialogue public-privé a connu une progression notable depuis son lancement officiel en août 2024.   Il a précisé que 18 institutions gouvernementales participent désormais au traitement des questions soulevées lors de ces dialogues, tandis que 13 d’entre elles ont reçu un mandat formel pour piloter la mise en œuvre des décisions adoptées dans leurs domaines de compétence.   L’un des moments marquants de la rencontre a été le lancement d’une nouvelle plateforme numérique de suivi intégrée au site web de la Commission éthiopienne des investissements.   Développée avec l’appui technique de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et financée par les gouvernements allemand et britannique, cette plateforme permettra aux investisseurs, aux chambres de commerce et aux partenaires au développement de suivre en temps réel l’avancement des dossiers liés au dialogue public-privé, renforçant ainsi la transparence et la redevabilité.   « La transparence et la responsabilité sont des éléments clés pour assurer le succès des initiatives de partenariat public-privé », a souligné le commissaire Zeleke, ajoutant que plus de treize agences gouvernementales ont déjà désigné des points focaux et soumis des plans d’action détaillés assortis de calendriers de mise en œuvre.   La rencontre a également offert l’occasion aux investisseurs nationaux et internationaux d’exprimer leurs préoccupations concernant plusieurs aspects du climat des affaires, notamment les procédures fiscales et douanières, les cadres réglementaires liés à l’investissement, les questions de fret et d’assurance lors de l’enregistrement des capitaux, ainsi que la politique de la franco valuta.   Les représentants du gouvernement ont pour leur part évoqué diverses réformes structurelles destinées à améliorer l’environnement juridique des affaires, notamment la mise en place de chambres spécialisées en droit commercial et en investissement au sein des tribunaux fédéraux afin de traiter plus efficacement les litiges commerciaux complexes.   Cette rencontre constitue également une étape préparatoire au prochain Forum d’affaires de haut niveau Invest Ethiopia 2026, qui vise à attirer davantage d’investisseurs et à consolider les engagements pris lors des précédentes sessions de dialogue.   Les participants issus des secteurs public et privé ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble afin d’élaborer des solutions communes et de maintenir l’Éthiopie comme une destination d’investissement stable et attractive.   En conclusion, la ministre d’État Semereta Sewasew a rappelé que l’objectif ultime du gouvernement est de bâtir un environnement des affaires « transparent, stable et compétitif », capable de stimuler la croissance économique et de créer des emplois durables pour une jeunesse éthiopienne en pleine expansion.
Le Premier ministre affirme que le centre MESOB de Harar s’inscrit dans la dynamique nationale de modernisation des services publics.
Mar 10, 2026 50
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que le centre de services intégrés MESOB à Harar fait partie de l’initiative nationale plus large de l’Éthiopie visant à moderniser la prestation des services publics et à élargir l’accès aux services gouvernementaux grâce à des guichets uniques.   Dans un message publié mardi sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a indiqué que la plateforme MESOB de Harar rassemble actuellement huit institutions gouvernementales dans un même complexe. Le centre dispose de 24 guichets de service et offre 67 prestations publiques différentes, permettant ainsi aux habitants d’effectuer plusieurs démarches administratives en un seul lieu. Selon le chef du gouvernement, cette initiative s’inscrit dans les efforts plus larges de l’État visant à améliorer l’efficacité et l’accessibilité des services publics, tout en renforçant la satisfaction des citoyens. Elle vise notamment à réduire la fragmentation entre les institutions et à limiter le temps ainsi que les coûts que les citoyens consacrent à l’obtention des services administratifs. Le modèle MESOB est actuellement en cours de déploiement dans d’autres régions du pays, dans le cadre du programme national de transformation numérique de l’administration. Ces centres de services intégrés devraient jouer un rôle déterminant dans l’amélioration des performances du secteur public et dans la simplification de l’accès des citoyens aux services gouvernementaux. Par ailleurs, le Premier ministre effectue actuellement une tournée d’inspection de plusieurs projets de développement dans l’est du pays, notamment dans les villes de Dire Dawa et Harar. Cette visite a débuté le week-end dernier, selon les informations disponibles.
Le Premier ministre Abiy Ahmed a félicité le village du corridor rural de Harari, le qualifiant d’exemple de réussite du développement communautaire.
Mar 9, 2026 66
Addis-Abeba, le 9 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a présenté un village récemment aménagé dans la région de Harari comme un exemple de réussite du développement communautaire.   Il a notamment mis en avant le rôle déterminant de l’implication des communautés locales et de la valorisation des ressources disponibles sur place dans la transformation des zones rurales.   Le Premier ministre poursuit actuellement une tournée d’inspection des grands projets de développement dans l’est du pays, notamment dans les villes de Dire Dawa et Harar, entamée hier.   Évoquant le projet situé à Sofi Woreda, plus précisément à Burqa Kebele, le Premier ministre a expliqué que ce petit village illustre concrètement comment une planification harmonisée et l’engagement des habitants peuvent transformer de manière significative les conditions de vie en milieu rural.   « Le corridor rural de la région de Harari Region, situé à Sofi Woreda dans le kebele de Burqa, constitue un petit village modèle développé grâce à la participation active de la communauté et à l’utilisation de matériaux locaux », a-t-il déclaré.   Selon lui, ce village a été réalisé avec une forte contribution des habitants, illustrant une approche pragmatique du développement rural qui associe savoir-faire traditionnel et planification structurée.   Il a ajouté que ce type d’initiative pourrait servir de référence pour d’autres projets similaires visant à renforcer les infrastructures rurales et à améliorer les moyens de subsistance à travers le pays.   Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion d’une transformation rurale durable, reposant sur la mobilisation des communautés, l’exploitation des matériaux locaux et l’amélioration des services essentiels dans les petites localités.   D’après les responsables, cette approche cherche à concilier modernisation et pratiques locales, tout en favorisant une appropriation accrue des projets de développement par les populations concernées.
Le Premier ministre Abiy Ahmed se rend à Harar et visite un village modèle réalisé par la communauté locale.
Mar 9, 2026 64
Addis-Abeba, le 9 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a poursuivi son déplacement régional en arrivant aujourd’hui à Harar, après avoir rempli ses engagements à Dire Dawa.   Selon une publication sur les réseaux sociaux du cabinet du Premier ministre, la ville historique de Harar, surnommée la « ville de l’amour », a accueilli le Premier ministre Abiy Ahmed et la Première dame Zinash Tayachew à leur arrivée dans la région de Harari. Cette visite s’inscrit dans le cadre des engagements plus larges du Premier ministre dans l’est de l’Éthiopie.   Au cours de son déplacement, le Premier ministre s’est rendu à Burqa Kebele, dans le district de Sofi Woreda, pour découvrir un proje de developpement rural. Le site consiste en un village modèle, conçu et construit avec la participation active de la communauté locale et l’utilisation de matériaux disponibles sur place.   Ce village illustre une approche pratique du développement rural, combinant des techniques de construction traditionnelles et une planification organisée, tout en mettant l’accent sur la durabilité et l’efficacité. Le Premier ministre a salué les efforts collectifs des habitants pour créer un cadre de vie moderne, qui marie harmonieusement les styles architecturaux traditionnels de Harari avec des infrastructures essentielles telles que routes, écoles et installations sanitaires. Cette initiative montre concrètement comment l’engagement communautaire et l’utilisation intelligente des ressources locales peuvent favoriser un développement rural durable tout en améliorant les conditions de vie des populations.
Vidéos
Technologie
Le Premier ministre Abiy Ahmed effectue une visite au Centre de services numériques de Dire Mesob Digital Service Center.
Mar 8, 2026 85
Addis-Abeba, le 8 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a effectué une visite au Centre de services numériques de Dire Mesob Digital Service Center, une plateforme moderne destinée à fournir aux citoyens des services publics numériques dans environ 73 domaines.   Situé dans la ville de Dire Dawa, le centre couvre une superficie de plus de 3 000 mètres carrés et comprend un bâtiment de cinq étages surmonté d’une terrasse. Conçu avec des infrastructures modernes, il vise à améliorer l’efficacité, l’accessibilité et la qualité des services publics.   Le complexe dispose notamment d’un espace d’accueil, d’une garderie, d’un centre d’appels, de bureaux administratifs, de salles de formation, d’un centre d’information et de technologie, d’une salle de veille, d’une salle de réunion, ainsi que d’un parking et d’une cafétéria. Cette organisation permet aux citoyens d’accéder à plusieurs services administratifs dans un même lieu.   Le Premier ministre est arrivé à Dire Dawa en début d’après-midi, accompagné de la Première dame Zinash Tayachew. À leur arrivée à l’aéroport, ils ont été accueillis par les autorités locales.   Surnommée la « Reine du désert », la ville de Dire Dawa a réservé une réception au chef du gouvernement, mettant en valeur son riche héritage historique et culturel.
Des démarches sont actuellement engagées afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le développement des compétences numériques au sein de l’enseignement primaire.
Feb 26, 2026 251
Addis-Abeba, le 26 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Éducation a indiqué que des mesures sont en préparation afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le renforcement des compétences numériques parmi les piliers du programme national, et ce dès l’enseignement primaire.   Muluneh Atnafu, responsable du e-learning et de l’Initiative des 5 millions de codeurs éthiopiens au sein du ministère, a indiqué à l’ENA que le développement du capital humain constitue la pierre angulaire de la réussite de la stratégie nationale de l'Ethiopie numerique 2030 ainsi que du vaste programme de réformes en cours. Il a expliqué que le ministère a adopté une approche résolument axée sur des objectifs précis afin de renforcer les connaissances et les compétences numériques à l’échelle nationale.   Dans cette dynamique, des travaux sont en cours pour intégrer l’intelligence artificielle et la culture numérique dans le système éducatif, de la première à la douzième année. L’objectif est de préparer une génération non seulement familière avec les technologies, mais également capable de rivaliser sur la scène internationale. Parallèlement, des actions stratégiques ciblent aussi l’enseignement supérieur afin de consolider les compétences numériques des enseignants et des étudiants. Parmi les initiatives phares figure le programme des 5 millions de codeurs, conçu pour offrir des formations clés et réduire la fracture numérique à travers le pays. Le coordinateur a insisté sur l’importance de ces bases éducatives pour permettre au secteur de contribuer pleinement à l’économie nationale, l’intelligence artificielle occupant une place centrale dans la feuille de route Digital Ethiopia 2030. En mettant l’accent sur ces compétences stratégiques, l’Éthiopie ambitionne de former une jeunesse apte à évoluer et à innover dans l’environnement numérique contemporain.
À l’issue de discussions de haut niveau, le président israélien met en avant l’Éthiopie comme un partenaire stratégique majeur en Afrique.
Feb 25, 2026 210
Addis-Abeba, le 25 février 2026 (ENA) : - À l’issue d’une rencontre au sommet avec le Premier ministre Abiy Ahmed, le président israélien Isaac Herzog a salué l’Éthiopie comme un partenaire stratégique majeur d’Israël sur le continent africain.   Dans un message publié sur son compte officiel X, le chef de l’État israélien a qualifié leurs échanges d’« excellents », mettant en avant la qualité du dialogue et la solidité des liens bilatéraux.   Il a souligné que la relation entre les deux pays repose sur une coopération de longue date et offre des perspectives prometteuses pour l’avenir.   « L’Éthiopie occupe une place centrale en Afrique et constitue, depuis des décennies, un partenaire clé pour l’État d’Israël », a affirmé le président Herzog.   Il a réitéré la volonté d’Israël de renforcer sa présence diplomatique et économique sur le continent, en considérant l’Éthiopie comme un acteur incontournable de cette stratégie.   Les discussions ont porté sur l’élargissement de la coopération dans des domaines prioritaires tels que l’innovation, la recherche scientifique, les technologies de pointe, l’agriculture, la sécurité alimentaire, ainsi que la gestion de l’eau et de l’énergie.   Les deux dirigeants ont également examiné les moyens d’approfondir la collaboration régionale au bénéfice mutuel de leurs peuples.   Au-delà des relations bilatérales, les échanges ont mis l’accent sur la promotion d’un partenariat fondé sur la paix, la solidarité et une dynamique régionale constructive. Le président israélien a exprimé son souhait de voir cette coopération se consolider davantage dans les années à venir.   Au cours de sa visite, Isaac Herzog s’est recueilli au Memorial de la victoire d'Adoua, rendant hommage à l’histoire et à l’esprit d’indépendance de l’Éthiopie.   Cette visite s’inscrit dans un contexte diplomatique particulièrement dynamique pour Addis-Abeba, qui s’affirme comme une plateforme majeure de dialogue international. Ces dernières semaines, la capitale éthiopienne a accueilli plusieurs dirigeants étrangers de premier plan.   Parmi eux figurent le président turc Recep Tayyib Erdogan, dont la visite a abouti à la signature d’un mémorandum d’entente sur des projets conjoints dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, ainsi que la Première ministre italienne Giorgia meloni, venue coprésider le Sommet Italie-Afrique et promouvoir le « Plan Mattei » en faveur d’un partenariat durable avec le continent.   Cette succession de visites de haut niveau confirme le statut d’Addis-Abeba, non seulement comme capitale politique de l’Éthiopie, mais également comme centre diplomatique continental, notamment en tant que siège de l’Union Africaine.
Selon le PNUD, l’Éthiopie s’emploie à transformer les Africains en acteurs de la production technologique plutôt qu’en simples consommateurs.
Feb 18, 2026 237
Addis-Abeba, le 18 fevrier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie jette les bases pour que les Africains deviennent des créateurs de technologies plutôt que de simples consommateurs.Ahunna Eziakonwa-Onochie, administratrice adjointe du PNUD et directrice régionale pour l’Afrique.   Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Ahunna Eziakonwa-Onochie, administratrice adjointe du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l’Afrique, a salué la transformation numérique de l’Éthiopie, citant le soutien du PNUD au centre de données pour l’intelligence artificielle ainsi que la fourniture de matériel technologique. Elle a souligné l’engagement du gouvernement éthiopien à créer des fondations non seulement pour son pays, mais pour l’ensemble du continent.   « Nous observons un engagement sérieux des autorités en matière de technologie et de gouvernance.   Si les gouvernements ne s’impliquent pas dans la recherche, le développement et la gestion des données, nous serons condamnés à consommer uniquement la technologie produite ailleurs. Dans ce cas, la technologie devient une autre industrie extractive. C’est pourquoi l’Éthiopie pose les bases pour faire des Africains et des Éthiopiens des producteurs de technologie, et non de simples consommateurs », a-t-elle déclaré. Eziakonwa-Onochie a également salué la forte adoption de l’IA et de la science en Éthiopie, qu’elle considère comme un levier clé pour la transformation continentale. Elle a mis en avant le Centre de services MESOB à guichet unique, qui a permis de numériser la prestation des services publics, rendant leur accès plus rapide, transparent et moins susceptible de corruption, tout en améliorant la productivité économique.   « La technologie peut transformer la gouvernance et la prestation de services, ce qui est essentiel pour stimuler l’économie », a-t-elle ajouté. Concernant la réforme économique en cours, elle a noté une transformation profonde pilotée par cette réforme. « Tous les partenaires l’ont saluée comme une approche disciplinée et efficace. »   Grâce à ces réformes multidimensionnelles, l’Éthiopie est sur la voie d’une croissance à deux chiffres. « Nous attendons avec impatience de voir ce pays démontrer que l’Afrique peut croître à deux chiffres, et je pense que l’Éthiopie sera l’un des premiers à le prouver. » Sur le plan financier, Mme Eziakonwa-Onochie a insisté sur la nécessité de débloquer le capital africain, notant que l’investissement en Afrique ne reflète pas toujours le potentiel existant. « L’une des solutions est de renforcer nos institutions financières multilatérales africaines et de travailler ensemble pour les capitaliser. » Elle a également souligné le rôle stratégique du secteur privé, et en particulier du secteur financier, pour assurer la souveraineté économique de l’Afrique et réduire la dépendance aux architectures externes peu favorables au continent.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 608
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).   Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1809
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté.   L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1309
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique.   Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien.   Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs.   À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement.   Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262.   Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs.   Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents.   La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap.   Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places.   Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare.   Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition.   Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social.   La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion.   Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie.   Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie.   Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Environnement
Les initiatives communautaires de protection de l’environnement et d’adaptation climatique en Éthiopie sont saluées comme un exemple pour l’Afrique de l’Est.
Mar 8, 2026 125
Addis-Abeba, le 8 mars 2026 (ENA) : - Les initiatives communautaires menées en Éthiopie dans les domaines de la protection de l’environnement et de l’adaptation au changement climatique sont désormais considérées comme un exemple inspirant pour les pays d’Afrique de l’Est, selon le Fonds pour l'environnement mondial (FEM).   Lors d’un entretien accordé à ENA à Addis-Abeba, Jonky Tenou, spécialiste principal de l’environnement et coordinateur du FEM pour l’Afrique, a indiqué que les programmes environnementaux basés sur la participation des communautés en Éthiopie offrent des solutions concrètes pouvant servir de référence pour d’autres pays de la région.   Il a expliqué que ces résultats constituent une base importante pour la prochaine phase de financement du FEM, connue sous le nom de FEM-9, dont les nouvelles allocations devraient être confirmées à partir de juillet prochain.   Ces déclarations ont été faites à l’issue d’un atelier régional de quatre jours organisé par le FEM et réunissant des représentants de 14 pays d’Afrique de l’Est.   La rencontre a permis d’échanger sur le financement climatique, la coopération environnementale et les stratégies de développement durable dans la région.   Au cours de cet atelier, les participants ont également effectué des visites de terrain sur des projets soutenus par le FEM, où ils ont pu constater comment la gestion durable de l’environnement contribue à améliorer les moyens de subsistance des populations locales tout en renforçant leur résilience face aux changements climatiques.   Les délégués ont notamment observé des initiatives communautaires visant à moderniser la production de miel, ainsi que des projets liés à la transformation de l’injera et à des boulangeries communautaires utilisant des cultures locales pour améliorer la sécurité alimentaire et soutenir l’économie rurale.   Selon Jonky Tenou, les résultats obtenus sur le terrain témoignent d’une transformation significative des conditions de vie des communautés locales, saluant l’engagement et l’efficacité des projets mis en œuvre en Éthiopie.   Au cours des 35 dernières années, le FEM a accordé environ 148 millions de dollars de subventions pour soutenir 32 projets en Éthiopie, mobilisant près de 970 millions de dollars supplémentaires de cofinancement provenant de partenaires de développement. Actuellement, 22 projets sont en cours dans le pays.   Le coordinateur a toutefois rappelé que le changement climatique demeure un défi majeur pour l’Afrique et nécessite à la fois des mesures d’atténuation et d’adaptation.   Le FEM soutient les pays à travers des financements visant à réduire les émissions de carbone et à renforcer leur capacité d’adaptation aux impacts climatiques.   Il a également souligné que le financement international seul ne suffira pas à répondre aux besoins croissants du continent, appelant à une plus grande participation du secteur privé et à l’utilisation de mécanismes de financement mixte pour soutenir les solutions climatiques.   De son côté, Mansur Desse, point focal opérationnel du FEM au ministère éthiopien de la Planification et du Développement, a affirmé que l’engagement de l’Éthiopie à appliquer les accords internationaux sur le climat produit déjà des résultats positifs en matière de développement.   Il a ajouté que les projets présentés lors de l’atelier illustrent l’expérience pratique du pays, qui pourrait servir de référence pour d’autres nations d’Afrique de l’Est dans leurs efforts de développement durable.
Un expert agricole de la Banque mondiale salue l’agriculture intelligente face au climat en Éthiopie.
Mar 6, 2026 82
Addis-Abeba, le 6 mars 2026 (ENA) : - Tim Robertson, spécialiste agricole principal à la Banque mondiale, a salué l’excellent travail de l’Éthiopie dans le développement de ses capacités en agriculture intelligente face au climat.   L’Éthiopie enregistre des avancées notables dans l’agriculture intelligente face au climat (CSA) afin de faire face à sa forte exposition aux effets du changement climatique. Les initiatives menées dans ce domaine visent notamment à accroître la productivité agricole, renforcer la résilience des systèmes de production et réduire les émissions de gaz à effet de serre.   Parmi les progrès les plus marquants figurent l’introduction de variétés agricoles résistantes à la sécheresse, le développement de l’irrigation à petite échelle et les efforts de restauration des terres dégradées. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Tim Robertson, spécialiste agricole senior à la Banque mondiale, a salué les efforts déployés par l’Éthiopie pour renforcer ses capacités dans le domaine de l’agriculture intelligente face au climat. Tout en mettant en avant les initiatives réussies du pays dans ce secteur, il a souligné l’importance de veiller à ce que les bénéfices de ces programmes profitent à l’ensemble de la région, à l’instar de l’initiative Green Legacy. Le spécialiste a également insisté sur la nécessité de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement et les institutions régionales afin de consolider les acquis et de poursuivre sur la dynamique des succès enregistrés par l’Éthiopie. Par ailleurs, il a mis l’accent sur l’importance de renforcer les capacités des gouvernements à mettre en œuvre des pratiques d’agriculture intelligente face au climat dans toute l’Afrique de l’Est et australe. Selon lui, la Banque mondiale coopère avec les gouvernements afin d’attirer davantage d’investissements du secteur privé dans l’agriculture climato-intelligente, tout en favorisant le lien entre ces investissements et la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Robertson a également souligné la nécessité de stimuler davantage l’innovation, d’encourager l’utilisation de solutions numériques, de promouvoir les énergies durables et de renforcer l’adoption de pratiques agricoles adaptées au climat. Il a enfin insisté sur l’importance de consolider les partenariats et la coopération entre institutions, notant que le financement international de l’agriculture a connu d’importantes évolutions au cours de l’année écoulée. « L’une des choses que les institutions peuvent faire est d’examiner les moyens de travailler plus étroitement ensemble, de maximiser leur financement et leur valeur ajoutée, afin que nous avancions tous dans la même direction », a-t-il déclaré. Les principales initiatives de l’Éthiopie dans le domaine de l’agriculture intelligente face au climat comprennent notamment la feuille de route sur les engrais et la santé des sols, la mise en valeur de terres sous-utilisées, la stratégie d’autosuffisance en blé, l’initiative Green Legacy ainsi que le renforcement de la gestion des systèmes d’élevage afin d’accroître la résilience climatique.
Selon un ancien commandant décoré de l’armée de l’air, l’accès à la mer constitue pour l’Éthiopie un impératif stratégique majeur, essentiel à la fois pour la sécurité nationale et pour soutenir une croissance économique durable.
Mar 3, 2026 154
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Selon le brigadier-général Tesfaye Habte Mariam, ancien commandant décoré de l’armée de l’air et récipiendaire de la Médaille de guerre éthiopienne, la démarche de l’Éthiopie visant à obtenir un accès à la mer est indissociable de ses impératifs de sécurité nationale et de son ambition de développement économique durable.   Le brigadier-général Tesfaye Habte Mariam a expliqué que la situation d’enclavement de l’Éthiopie ne limite pas seulement son développement global, mais complique également la pleine garantie de sa souveraineté nationale. Il a rappelé que le Premier ministre Abiy Ahmed a récemment affirmé devant la Chambre des représentants du peuple que le pays s’emploie à résoudre durablement les défis régionaux. À cette occasion, le chef du gouvernement a souligné que l’Éthiopie et la mer Rouge ne resteront pas indéfiniment séparées, précisant que les revendications légitimes du pays seront poursuivies par des moyens pacifiques et dans le cadre de négociations fondées sur le principe du donnant-donnant. S’exprimant exclusivement à l’ENA, le brigadier-général Tesfaye a indiqué que l’absence d’accès maritime contraint l’Éthiopie à dépendre de la coopération d’autres États pour ses importations et exportations. Cette dépendance alourdit les coûts liés aux services portuaires, entraîne une hausse significative des prix et constitue un frein aux investissements étrangers. Selon lui, disposer d’un accès à la mer permettrait au pays de mieux maîtriser sa sécurité nationale. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un luxe, mais d’un enjeu vital, essentiel à la préservation de la souveraineté et à la stabilité nationale. Il a par ailleurs salué l’approche diplomatique du gouvernement, qu’il juge responsable et digne, estimant que l’accent mis sur les bénéfices mutuels et la croissance partagée pourrait permettre d’aboutir à un accès maritime dans un délai raisonnable. Le brigadier-général a également qualifié de judicieuse la décision d’établir une force navale en amont de l’obtention d’un débouché maritime. Selon lui, une telle préparation constitue une démarche stratégique cohérente, afin d’assurer la protection de cet accès une fois acquis. Il s’est dit convaincu qu’un jour l’Éthiopie disposera d’un accès à la mer et s’est félicité que la force navale soit déjà prête à assumer cette responsabilité historique. De son côté, le président Taye Atske Selassie a déclaré, lors de la commémoration du 130ᵉ anniversaire de la victoire d’Bataille d'Adwa, que la quête d’un accès fiable à la mer est indissociable de l’héritage historique et de la souveraineté légués aux Éthiopiens par les héros d’Adwa.
Le ministère avertit que la triple crise planétaire fait peser une grave menace sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Est.
Mar 3, 2026 135
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Le ministère de la Planification et du Développement a indiqué que la triple crise planétaire — à savoir le changement climatique, l’érosion de la biodiversité et la pollution — met sérieusement en danger la sécurité alimentaire à l’échelle de l’Afrique de l’Est.   Le ministre d’État à la Planification et au Développement, Seyoum Mekonnen, a déclaré que l’interaction du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution compromet les acquis économiques obtenus au prix de décennies d’efforts. Prenant la parole à l’ouverture d’un atelier régional de quatre jours du Fonds pour l'environnement mondial (GEF) élargi, organisé à Addis-Abeba, il a affirmé que la protection de l’environnement ne saurait désormais être reléguée au second plan.   Selon lui, elle constitue aujourd’hui un enjeu vital, au cœur même de la survie collective et du développement futur. Il a souligné que l’Afrique de l’Est est confrontée à une instabilité climatique croissante, marquée par des conditions météorologiques imprévisibles, des sécheresses persistantes et une détérioration rapide des écosystèmes.   Ces pressions entraînent des déplacements de populations, fragilisent les moyens de subsistance et accentuent les tensions sur les économies nationales. Seyoum Mekonnen a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à intégrer l’action climatique dans sa stratégie de développement durable.   Il a cité plusieurs initiatives majeures, notamment l’Initiative Héritage Vert, qui a permis la plantation de plus de 48 milliards de plants en sept ans, ainsi que des investissements d’envergure dans les énergies renouvelables, à l’image du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne. Il a également mentionné des programmes ambitieux de développement de corridors urbains, des réformes des systèmes alimentaires durables dans le cadre de l’initiative YeLemat Tirufat, ainsi que l’interdiction d’importer des véhicules particuliers à carburant fossile afin d’accélérer la transition vers la mobilité électrique. Rappelant que la capitale éthiopienne a accueilli le Deuxième Sommet africain sur le climat en septembre 2025, il a indiqué que cette rencontre s’est conclue par l’adoption de la Déclaration d’Addis-Abeba, qu’il considère comme un tournant marquant le passage d’un discours centré sur la vulnérabilité à un leadership africain orienté vers les solutions.   Il a ajouté que la désignation de l’Éthiopie pour accueillir la COP32 en novembre 2027 témoigne de son rôle croissant sur la scène climatique internationale. Malgré ces avancées, le secrétaire d’État a averti que les financements climatiques et environnementaux mondiaux demeurent insuffisants face aux besoins réels.   Tout en reconnaissant l’importance du GEF, il a plaidé pour des procédures d’approbation plus rapides et une augmentation des flux financiers en direction des pays en développement, notamment en Afrique.   Il a appelé à faciliter l’accès aux ressources, à privilégier des projets portés par les pays eux-mêmes et axés sur des résultats concrets, et à renforcer la coopération régionale afin de faire face efficacement à la triple crise planétaire. De son côté, le coordinateur du GEF pour l’Afrique, Jonky Tenou, a observé que l’Afrique de l’Est, bien que riche en ressources naturelles et en capacités de résilience, doit relever des défis interdépendants — variabilité climatique, érosion de la biodiversité, dégradation des terres et pollution — qui dépassent souvent les frontières nationales. Il a expliqué que l’atelier vise à aider les pays de la région à s’engager de manière plus stratégique et cohérente dans le cadre du partenariat du GEF. Il a par ailleurs souligné que deux mécanismes majeurs de financement climatique soutiennent actuellement les pays africains, dont l’Éthiopie, dans leurs efforts d’adaptation et de transition vers un développement à faibles émissions. L’un est spécifiquement consacré à l’adaptation, avec une attention particulière aux pays les moins avancés, tandis que l’autre accompagne la transformation des économies vers une croissance sobre en carbone. Ensemble, ces instruments constituent le socle principal du financement climatique sur le continent. Enfin, Jonky Tenou a salué l’Éthiopie comme l’un des pays enregistrant des progrès notables dans l’utilisation efficace de ces ressources, grâce à une coordination solide entre le gouvernement et les partenaires internationaux chargés de la mise en œuvre des projets d’adaptation et de développement à faibles émissions.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 18661
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
Article vedette
Éthiopie : les faits marquants de la semaine
Mar 7, 2026 83
Addis-Abeba, 7 mars 2026 (ENA) : - Entre mémoire historique, diplomatie active et réformes nationales, l’Éthiopie a connu une semaine riche en événements marquants sur les plans politique, économique et international.   Dans un contexte mondial tendu, notamment au Moyen-Orient, le pays a mis en avant à la fois son héritage historique et ses ambitions de transformation.   La commémoration d’Adoua au cœur de la semaine La célébration du 130e anniversaire de la victoire d’Adoua a dominé l’actualité nationale. Cette victoire historique, symbole de souveraineté et de résistance, continue d’inspirer l’identité nationale éthiopienne.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné que cette victoire illustre la détermination du peuple éthiopien à défendre son indépendance malgré ses diversités culturelles et religieuses.   De son côté, le président Taye Atske Selassie a rappelé que l’esprit d’Adoua doit aujourd’hui servir de modèle pour renforcer l’unité nationale et promouvoir le développement économique et politique.   Renforcement des relations avec l’Azerbaïdjan Sur le plan diplomatique, le Premier ministre Abiy Ahmed a effectué une visite officielle en Azerbaijan, où il s’est entretenu avec le président Ilham Aliyev.   Les deux pays ont signé plusieurs accords de coopération couvrant notamment la défense, l’agriculture, les médias, la lutte contre la corruption et la promotion des investissements.   Les discussions ont également porté sur la collaboration autour de la future conférence climatique mondiale.   La délégation éthiopienne a visité des infrastructures stratégiques, dont le terminal énergétique de Sangachal et la zone économique d’Alat, afin d’explorer de nouvelles opportunités de coopération économique.   Dialogue national et défis politiques   Lors d’un entretien accordé à l’agence de presse nationale, Abiy Ahmed a insisté sur l’importance du dialogue pour résoudre les tensions politiques persistantes, notamment dans le nord du pays.   Selon lui, la stabilité durable ne peut être obtenue uniquement par la force militaire ou les mécanismes institutionnels, mais doit reposer sur le dialogue, le compromis et la recherche d’un consensus national.   Vers des élections plus technologiques   Les préparatifs des prochaines élections générales progressent également. Les autorités annoncent une modernisation importante du processus électoral grâce aux technologies numériques.   La présidente de la Commission électorale nationale indépendante, Melatwork Hailu, a indiqué que l’inscription des candidats et des électeurs sera largement digitalisée afin de renforcer la transparence et l’efficacité du processus.   Accélération des projets ferroviaires   Dans le domaine des infrastructures, l’Éthiopie poursuit l’expansion de son réseau ferroviaire. La Société des chemins de fer éthio-djiboutiens met notamment en avant la participation croissante d’ingénieurs et de techniciens locaux dans la réalisation des projets.   Ces investissements visent à améliorer la logistique nationale, réduire les coûts de transport et renforcer le rôle du pays comme hub régional de transport.   Entre héritage et transformation   Au final, cette semaine illustre la volonté de l’Éthiopie de concilier mémoire historique et modernisation.   Entre la célébration de la victoire d’Adoua, le renforcement des partenariats internationaux et les réformes internes, le pays poursuit ses efforts pour consolider son unité nationale et soutenir son développement.
Vieilles amitiés, nouvelle adresse
Feb 17, 2026 248
Par Henok Tadele Le président turc Recep Tayyip Erdoğan s’apprête à effectuer une visite officielle à Addis-Abeba, dans un contexte où la Turquie et l’Éthiopie redéfinissent progressivement leurs positions sur les scènes régionale et internationale.   Ce déplacement ne relève pas d’un simple agenda diplomatique : il incarne la relance d’un partenariat ancien et souligne l’intensification d’une coopération dont les intérêts convergent désormais plus clairement dans les domaines du commerce, de la sécurité et de l’influence continentale.   La venue du chef de l’État turc en Éthiopie dépasse ainsi le cadre protocolaire.   Elle s’inscrit dans une dynamique d’équilibre et de continuité historique entre deux pays qui ont su préserver la constance de leurs relations à travers les évolutions géopolitiques.   Il y a quelques années, alors que l’Éthiopie traversait une période particulièrement sensible, le Premier ministre Abiy Ahmed avait été accueilli en Turquie avec une considération remarquable.   Cette réception, marquée par le respect des traditions et par une chaleur diplomatique assumée, reflétait une relation fondée sur la confiance durable plutôt que sur des calculs circonstanciels.   Aujourd’hui, à l’approche de la visite de Recep Tayyip Erdoğan à Addis-Abeba, un sentiment de réciprocité historique se dessine, comme la poursuite naturelle d’un dialogue engagé depuis plusieurs générations.   L’Éthiopie s’est imposée au fil du temps comme l’un des partenaires africains les plus constants d’Ankara. Cette visite peut ainsi être interprétée comme un retour vers un allié stratégique dont la stabilité politique, les ambitions économiques et le poids continental ne cessent de s’affirmer.   Une relation ancrée dans la longue durée Les relations entre la Turquie et l’Éthiopie précèdent largement l’ère diplomatique contemporaine.   Dès les siècles passés, des échanges commerciaux et culturels reliaient la Corne de l’Afrique à l’Anatolie à travers les routes maritimes de la mer Rouge et les circuits méditerranéens.   Ces interactions, amorcées bien avant l’établissement des États modernes, ont progressivement évolué vers des relations institutionnalisées.   Un jalon majeur fut posé en 1896 avec l’échange de délégations entre le sultan ottoman Abdul Hamid II et l’empereur éthiopien Menelik II, constituant le premier contact diplomatique structuré entre les deux entités politiques. L’ouverture du consulat ottoman à Harar en 1912 consolida cette dynamique.   À l’époque républicaine, la Turquie franchit une étape significative en établissant en 1926, à Addis-Abeba, sa première ambassade en Afrique subsaharienne. L’Éthiopie fit de même à Ankara en 1933.   Ces décisions fondatrices ont fourni l’ossature institutionnelle d’une relation qui a su traverser les mutations politiques du XXe siècle et s’adapter aux nouvelles réalités stratégiques.   Au fil des décennies, les échanges diplomatiques, économiques et les partenariats de développement ont renforcé cette coopération, faisant du lien turco-éthiopien l’un des partenariats les plus stables entre l’Afrique et l’Eurasie — un partenariat désormais appelé à jouer un rôle accru dans un environnement international en recomposition. L’affirmation économique de l’Éthiopie et les perspectives d’un avenir structurant L’Éthiopie s’impose aujourd’hui comme l’un des pôles de croissance les plus dynamiques du continent africain.   La modernisation accélérée de ses infrastructures, l’essor de son tissu industriel et la transformation rapide de ses centres urbains redéfinissent en profondeur son architecture économique.   Déjà classée parmi les principales économies africaines, elle se projette, au rythme actuel de sa progression, vers un rôle de premier plan susceptible de la hisser au rang de puissance économique majeure du continent dans la décennie à venir.   Cette trajectoire ascendante suscite naturellement l’intérêt de partenaires stratégiques à la recherche d’ancrages durables.   La Turquie, dotée d’un appareil productif solide, d’une industrie diversifiée et d’un savoir-faire technologique compétitif, apparaît comme un acteur particulièrement bien positionné pour accompagner et soutenir cette phase d’expansion.   Une complémentarité démographique et économique stratégique   La dimension démographique confère à cette coopération une portée exceptionnelle. Avec plus de 85 millions d’habitants pour la Turquie et plus de 130 millions pour l’Éthiopie, les deux pays représentent ensemble un espace économique de plus de 200 millions de consommateurs et de producteurs potentiels.   Cette masse critique ouvre la voie à une intensification des échanges commerciaux, à l’implantation industrielle et au développement de chaînes de valeur partagées.   Une collaboration structurée entre Turquie et Éthiopie pourrait ainsi stimuler l’innovation, accroître les capacités manufacturières et consolider l’accès aux marchés d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe.   Par ailleurs, la position géostratégique de l’Éthiopie, au cœur de la Corne de l’Afrique et à proximité des grandes voies maritimes de la mer Rouge, offre à la Turquie une passerelle naturelle vers les réseaux économiques africains en pleine expansion.   Cette dynamique s’inscrit dans un contexte d’intégration continentale croissante, notamment avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui accélère la structuration d’un marché africain unifié. Aviation et intégration continentale En Afrique, où les connexions terrestres demeurent encore insuffisamment développées, le transport aérien reste l’ossature principale des échanges commerciaux et institutionnels.   Dans ce contexte, Ethiopian Airlines s’est imposée comme l’un des réseaux aériens les plus performants du continent, reliant efficacement les grands centres politiques, économiques et financiers africains.   Cette position dominante dans l’aviation confère à l’Éthiopie un rôle stratégique de plateforme régionale. Pour la Turquie, cet atout représente un accès privilégié aux marchés africains en expansion et aux corridors logistiques émergents.   La synergie entre Addis-Abeba et Istanbul — deux hubs aéroportuaires de dimension mondiale — ouvre des perspectives significatives en matière de transfert de compétences, de développement logistique intégré et d’élargissement des routes commerciales intercontinentales. Grands projets et dynamique infrastructurelle La feuille de route éthiopienne pour la prochaine décennie repose sur un ambitieux programme d’investissements dans les transports, l’énergie et l’urbanisme. L’extension du réseau ferroviaire, la construction de barrages hydroélectriques, le développement de nouveaux aéroports ainsi que d’importants projets immobiliers visent à renforcer la productivité nationale et à améliorer durablement les conditions de vie.   Les entreprises turques de construction, reconnues à l’échelle internationale pour leur maîtrise technique et leur capacité à livrer des infrastructures complexes dans des délais optimisés, pourraient jouer un rôle central dans cette transformation. Un approfondissement de la coopération dans ce secteur générerait des retombées économiques majeures tout en accélérant la modernisation structurelle de l’Éthiopie.   Vers l’émergence d’une industrie sidérurgique compétitive   La Turquie figure parmi les acteurs majeurs de la production mondiale de fer et d’acier, forte d’une base industrielle robuste et d’une expertise technique éprouvée. L’Éthiopie, pour sa part, dispose d’importantes réserves de minerai de fer et aspire à bâtir une industrie sidérurgique nationale capable de soutenir son développement.   L’alliance entre l’expertise industrielle turque et les ressources naturelles éthiopiennes pourrait transformer cette ambition en réalité concrète.   Le développement d’un secteur sidérurgique performant permettrait non seulement d’alimenter les vastes projets d’infrastructures du pays, mais aussi de positionner l’Éthiopie comme futur pôle manufacturier régional, créateur d’emplois et vecteur d’autonomie industrielle. Ressources minières, énergie et diversification industrielle   Au-delà du fer, l’Éthiopie possède des réserves stratégiques d’or, de gaz naturel et de terres rares, dont la demande mondiale progresse, notamment dans les technologies avancées et les énergies renouvelables. L’expertise turque dans l’extraction, le traitement et la valorisation des ressources naturelles ouvre des perspectives de partenariat mutuellement bénéfiques, renforçant les chaînes de valeur industrielles des deux pays. Consolidation de la confiance économique   La Turquie s’est déjà affirmée comme l’un des principaux investisseurs étrangers en Éthiopie. Des entreprises turques sont actives dans les secteurs manufacturier, textile, de la construction et des services, contribuant significativement à l’emploi local et à l’industrialisation.   La trajectoire de croissance soutenue et la diversification progressive de l’économie éthiopienne laissent entrevoir une intensification des flux d’investissements. Une coopération industrielle de long terme pourrait ainsi consolider les liens économiques bilatéraux et favoriser une prospérité partagée fondée sur la complémentarité stratégique.   Sécurité maritime et équilibre géostratégique   L’ambition de l’Éthiopie de disposer d’un accès maritime fiable dépasse largement la seule dimension commerciale. Elle s’inscrit dans une logique de souveraineté économique et de projection stratégique. Un engagement accru en mer Rouge pourrait contribuer à la sécurisation de l’un des corridors maritimes les plus essentiels au commerce mondial.   Historiquement, la présence navale éthiopienne a joué un rôle stabilisateur dans certaines zones du sud de la mer Rouge.   Un repositionnement dans ce domaine renforcerait la sécurité maritime régionale, réduisant les risques liés aux perturbations des routes commerciales.   Une telle stabilité bénéficie directement au transport maritime international et à la fluidité des échanges, des enjeux qui correspondent étroitement aux intérêts de la Turquie en tant que puissance commerciale majeure reliant l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.   Influence diplomatique et projection continentale L’Éthiopie occupe une place politique singulière en Afrique, notamment en tant que pays hôte de Union africaine. Addis-Abeba constitue ainsi un centre névralgique où se définissent les grandes orientations diplomatiques et économiques du continent.   Un partenariat renforcé avec l’Éthiopie permet d’élargir naturellement la portée diplomatique et économique de ses partenaires à l’échelle africaine. Pour la Turquie, cette coopération ouvre des perspectives d’intégration plus profonde dans les dynamiques politiques continentales.   Par ailleurs, l’appartenance de la Turquie au G20 ajoute une dimension supplémentaire à cette relation. Elle crée un pont stratégique entre les ambitions africaines et les mécanismes de gouvernance économique mondiale, donnant à la coopération bilatérale une résonance internationale.   Une visite tournée vers l’avenir   La visite du président Recep Tayyip Erdoğan intervient à un moment charnière où les deux pays consolident leur rôle régional et élargissent leur projection internationale. Elle devrait favoriser l’approfondissement des partenariats économiques, renforcer la coordination diplomatique et stimuler de nouvelles initiatives industrielles et technologiques.   Plus fondamentalement, elle confirme que les relations entre la Turquie et l’Éthiopie reposent sur une continuité historique, une confiance réciproque et une convergence d’intérêts stratégiques.   À mesure que l’Éthiopie accélère sa transformation économique et que la Turquie affirme son influence commerciale globale, leur coopération apparaît comme un levier potentiel de stabilité régionale, d’expansion industrielle et de prospérité partagée.   Cette visite ne marque pas tant l’ouverture d’une nouvelle ère que la poursuite d’un dialogue ancien — celui de deux nations géographiquement éloignées mais dont les trajectoires stratégiques se rejoignent avec une clarté croissante.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023