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Une nouvelle administration provisoire va être mise en place dans la région du Tigray
Oct 4, 2026 26
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) Les préparatifs sont en cours pour mettre en place une nouvelle administration provisoire dans la région du Tigray et ouvrir la voie à des élections régionales d’ici quelques mois, a révélé Abraham Belay, ancien président de l’administration provisoire du Tigray.   S’exprimant lors d’une interview consacrée à l’actualité, Abraham a déclaré que le gouvernement fédéral s’employait à mettre en place une nouvelle structure administrative qui permettra à la population du Tigray de s’autogouverner, contribuant ainsi à rétablir la paix et la stabilité dans la région.   Abraham a noté que les Forces de défense nationale éthiopiennes mènent actuellement des opérations visant à chasser les forces armées illégales de la région.   À l’issue de ces opérations, de nouvelles structures administratives seront mises en place à partir du niveau des kebeles, avec la participation directe des communautés.   Il a en outre souligné que les préparatifs s’accélèrent afin de mener à bien la transition rapidement et d’organiser des élections régionales d’ici quelques mois.   Abraham a également appelé tous les Éthiopiens à soutenir les efforts du gouvernement fédéral visant à mettre fin à la phase de transition et à permettre à la population du Tigré de participer pleinement au développement national.   Abordant la question de la sécurité au sens large, il a déclaré que des acteurs tant internes qu’externes tentaient de déstabiliser l’Éthiopie.   Il a notamment souligné que les forces érythréennes avaient pris part au conflit aux côtés du TPLF et d’autres groupes qu’il a qualifiés de « forces anti-paix ».   Il a toutefois affirmé que les institutions chargées de la sécurité nationale luttaient avec détermination contre ces menaces grâce à la discipline militaire, à des capacités technologiques de pointe et à une forte préparation opérationnelle.   En outre, il a souligné l’opposition locale croissante à ces forces déstabilisatrices, déclarant que la population du Tigray avait rejeté les voies politiques destructrices.
« L'Éthiopie exerce son droit de construire des barrages à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau », déclare le ministre de l'Eau
Oct 4, 2026 69
  Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie, conformément à son droit souverain, à sa politique de l'eau et au droit international, achève actuellement la construction d'un grand barrage sur le fleuve Magech à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau, a déclaré à l'ENA le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Itefa.   « Il est honteux d'entendre des responsables politiques égyptiens affirmer que l'Éthiopie devrait obtenir leur consentement pour construire des barrages qui ne causent pas de préjudice significatif à leur pays », a-t-il ajouté.   Les décideurs politiques égyptiens devraient se pencher sur l’histoire du haut barrage d’Assouan et se demander si l’Éthiopie avait été consultée avant sa construction.   « Si tel était le cas, ils auraient dû consulter l’Éthiopie lorsqu’ils ont construit le barrage d’Assouan. Or, ils ne l’ont pas fait. »   Habtamu a fait valoir que le Nil ne pouvait être considéré comme l’apanage exclusif des pays en aval, soulignant que l’Éthiopie, en tant qu’État riverain en amont, avait le droit de développer ses ressources en eau.   L’insistance persistante de l’Égypte sur le consentement préalable reflète une approche dépassée de la gouvernance du Nil et un attachement persistant aux accords établis à l’époque coloniale, a souligné le ministre.   « Ils disent : “Nous appartenons au Nil, le Nil nous appartient” », a déclaré le ministre, ajoutant qu’un tel point de vue ne tenait pas compte des intérêts de la population éthiopienne ni de la contribution du pays au système du Nil.   Le ministre a également rejeté l’argument selon lequel les projets de développement hydraulique de l’Éthiopie équivaudraient à un « prélèvement » des eaux de l’Abay (le Nil), affirmant que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) avait été construit principalement pour la production d’énergie hydroélectrique.   Le Megech est par ailleurs un affluent indirect du Nil qui ne cause aucun préjudice significatif aux Égyptiens.   « L’Éthiopie a également le droit de recourir à l’irrigation », a-t-il déclaré, ajoutant que le pays continuerait à développer ses infrastructures hydrauliques conformément à ses priorités nationales.   Il a cité le développement en cours du projet du Megech comme un exemple de l’exercice par l’Éthiopie de ses droits souverains en matière de développement.   « L’Éthiopie est un pays souverain. Nous avons notre propre système, notre propre politique et notre propre gouvernement », a déclaré Habtamu.   Dans le même temps, le ministre a souligné que la position de l’Éthiopie ne constituait pas une hostilité envers les populations en aval.   « Nous considérons nos frères en aval. Les Égyptiens, et en particulier les Soudanais, sont nos frères », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Éthiopie entretenait des liens sociaux, culturels et historiques étroits avec le Soudan et le Soudan du Sud.   L’approche de l’Éthiopie repose donc sur le développement tout en tenant compte des pays en aval, a-t-il souligné, rejetant la « mentalité coloniale » et l’« hégémonie hydroélectrique ».   Le ministre a également fait valoir que l’opposition aux projets de développement hydraulique de l’Éthiopie persistait depuis des décennies, y compris au cours des différentes périodes politiques que le pays a connues.   L’Égypte s’était opposée aux projets hydrauliques éthiopiens dès les années 1950 et 1960, et avait lié cette opposition à l’instabilité entourant les initiatives de développement antérieures. Ces allégations historiques nécessiteraient des documents indépendants allant au-delà du récit du ministre.   Habtamu a déclaré que la réponse de l’Éthiopie devait consister à poursuivre son développement plutôt qu’à renoncer à ses ambitions en matière de développement hydraulique.   « En tant que ministre de l’Eau et de l’Énergie, mais aussi en tant que citoyen et professionnel, la seule chose que nous faisons, c’est continuer à nous développer, continuer à aller de l’avant. »   Les propos du ministre interviennent alors que des responsables égyptiens affirment que l’Éthiopie ne peut pas construire de barrage supplémentaire sans leur consentement.   Le ministère de l’Eau et de l’Énergie a notamment rappelé la récente déclaration du ministre égyptien des Ressources en eau et de l’Irrigation, qui a laissé entendre que les Éthiopiens manquaient d’éducation, ce qui est une manifestation de la mentalité coloniale grossière qui caractérise la politique du Caire dans ses relations avec les États africains.   L'Éthiopie soutient qu'elle dispose d'un droit souverain à l'exploitation de ses ressources en eau, conformément au principe d'une utilisation équitable et raisonnable. L'agence ENA a rapporté le 3 octobre que M. Habtamu avait également critiqué l'héritage historique du grand barrage d'Assouan, affirmant qu'il avait été construit sans le consentement de l'Éthiopie.   L'accord de 1959 sur les eaux du Nil a été conclu entre l'Égypte et le Soudan et prévoyait la répartition des eaux du Nil entre les deux pays, l'Éthiopie n'étant pas partie à cet accord.   L’Éthiopie a contesté à plusieurs reprises la pertinence des accords qui excluent les États en amont du bassin du Nil et a réaffirmé son droit à une utilisation équitable et raisonnable du fleuve.   Ces déclarations font également suite à l’annonce par l’Éthiopie de la création d’un comité national chargé d’évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées à plus de 22 projets hydrauliques qui, selon le gouvernement, ont été bloqués ou entravés par l’Égypte.
L'essor de l'Éthiopie : transformer le potentiel national en prospérité partagée
Oct 4, 2026 66
Par un rédacteur Le 4 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie entre dans une phase décisive de son parcours de développement : une phase où le potentiel national se traduit par une capacité de production accrue, des institutions plus solides et des opportunités plus larges. Le programme de réformes du pays associe stabilisation économique, modernisation agricole, croissance industrielle, innovation numérique, tourisme et exploitation responsable des ressources. Cet article examine comment ces priorités interdépendantes façonnent une économie plus autonome et comment leurs bénéfices peuvent profiter à l’ensemble de la population, toutes régions et tous secteurs confondus. Une nouvelle ère de réformes, de production et d’innovation renforce les fondements d’une grande nation bâtie par un peuple exceptionnel animé d’une vision ambitieuse. L’Éthiopie redéfinit la notion de développement. Le pays ne se définit plus uniquement par l’ampleur de son potentiel ; il se définit de plus en plus par la rapidité et la confiance avec lesquelles ce potentiel est converti en production, en investissements, en innovation et en opportunités. Dans l’ensemble de l’économie, une orientation nationale claire se dessine. La réforme macroéconomique renforce les fondements de la croissance. L’agriculture développe la production alimentaire et les opportunités en milieu rural. L’industrie manufacturière renforce les capacités nationales. Les technologies numériques et l’intelligence artificielle ouvrent de nouvelles perspectives. Le tourisme transforme l’histoire, la culture et les paysages de l’Éthiopie en un atout économique mondial. L’exploitation minière génère des devises étrangères tout en fournissant des intrants stratégiques à l’industrie. Ensemble, ces avancées donnent un sens concret à l’idéal national de « Grande Nation ». Un peuple exceptionnel. Une vision ambitieuse. Le parcours de développement de l’Éthiopie est façonné par la détermination de son peuple et par un engagement à long terme en faveur de l’autonomie, de la productivité et de la prospérité. Les réformes instaurent la confiance nécessaire à la croissance Les réformes économiques du pays contribuent à créer un cadre plus solide pour l’investissement et l’entrepreneuriat. Des mesures globales ont allégé le fardeau de la dette nationale et contribué à réduire les pressions inflationnistes, tandis que les accords de restructuration de la dette favorisent la stabilité budgétaire et atténuent les contraintes liées aux devises étrangères. Le programme de réformes élargit également les sources de financement du développement. L’augmentation des recettes fiscales nationales, la hausse de l’épargne bancaire, les investissements directs étrangers, les partenariats public-privé, les fonds provenant de la diaspora et le développement des marchés de capitaux renforcent la capacité de l’Éthiopie à financer ses propres ambitions. L’inflation annuelle moyenne est passée de plus de 26 % avant la mise en œuvre des réformes à un peu plus de 16 % un an plus tard. Les mesures monétaires et budgétaires coordonnées ont été renforcées par des améliorations en matière d’irrigation, de mécanisation agricole, d’utilisation des terres et d’agriculture en grappes, contribuant ainsi à accroître la production et à stabiliser l’approvisionnement alimentaire. Ces progrès sont importants car la confiance économique se construit grâce aux résultats. Lorsque les institutions gagnent en crédibilité, les entreprises peuvent planifier leurs activités avec davantage de certitude, les investisseurs peuvent adopter une vision à plus long terme et les citoyens peuvent percevoir plus clairement le lien entre les réformes nationales et leurs opportunités personnelles. L’agriculture, pilier de la transformation L’agriculture occupe une place centrale dans la transformation économique de l’Éthiopie. En 2026, le pays poursuit ses efforts pour accroître la productivité agricole, renforcer la sécurité alimentaire et développer les liens entre agriculture, industrie et commerce. L’irrigation constitue l’un des principaux leviers de cette transformation. L’expansion des cultures irriguées, notamment du blé et du maïs, permet de réduire la dépendance aux précipitations et de renforcer la capacité du pays à répondre à ses besoins alimentaires. La modernisation du secteur passe également par la mécanisation, l’amélioration des semences, le développement de l’élevage et une participation accrue du secteur privé. Le développement de l’agriculture en grappes et l’utilisation de nouvelles technologies doivent permettre aux agriculteurs d’améliorer leur productivité et leur accès aux marchés. Cette transformation dépasse ainsi la seule production alimentaire. Elle vise aussi à soutenir les exportations, créer des emplois et fournir davantage de matières premières à l’industrie. Le développement de l’horticulture constitue notamment une source croissante de recettes d’exportation pour le pays. En parallèle, les programmes de restauration des terres et l’initiative Green Legacy associent agriculture, protection de l’environnement et développement économique. Cette approche cherche à rendre les systèmes agricoles plus productifs et plus résistants aux effets du changement climatique. L’agriculture apparaît ainsi comme un élément essentiel de la stratégie éthiopienne de souveraineté alimentaire et de transformation économique, avec un accent croissant sur la productivité, la technologie, l’investissement privé et l’intégration aux marchés. L’industrie manufacturière donne une dimension industrielle à l’autosuffisance Le secteur manufacturier éthiopien passe progressivement de l’aspiration à la réalité. Le pays développe sa production locale, renforce son expertise industrielle et met en place des industries capables de desservir à la fois les marchés nationaux et régionaux. Le secteur pharmaceutique en est un excellent exemple. Environ sept usines pharmaceutiques répondent désormais aux normes internationales de bonnes pratiques de fabrication. La zone économique spéciale de Kilinto est en passe de devenir un pôle majeur de la production pharmaceutique, attirant des investisseurs et des entreprises capables de produire selon des normes internationales élevées. La production nationale a le potentiel de satisfaire 60 à 70 % de la demande pharmaceutique de l’Éthiopie d’ici trois à cinq ans. Ces progrès peuvent réduire la dépendance vis-à-vis des importations, économiser des devises, renforcer la sécurité sanitaire et créer des emplois qualifiés. L’expertise technique éthiopienne se développe parallèlement à la capacité industrielle. Les programmes de formation et de renforcement des capacités réduisent la dépendance vis-à-vis des spécialistes étrangers, tandis que les accords d’approvisionnement à long terme donnent aux fabricants la confiance nécessaire pour investir dans la production et les systèmes de qualité. Le succès du secteur pharmaceutique illustre la portée plus large du mouvement « Made in Ethiopia ». La fabrication locale peut transformer la demande intérieure en croissance industrielle, former des travailleurs qualifiés, créer des réseaux de fournisseurs et positionner l’Éthiopie comme un pôle de production compétitif en Afrique. Les technologies numériques ouvrent de nouvelles perspectives pour le tourisme éthiopien La transformation numérique de l’Éthiopie apporte une dimension moderne à l’ensemble de l’économie et ouvre de nouvelles perspectives pour le secteur touristique. L’intelligence artificielle, les plateformes numériques et les outils de gestion des données contribuent à améliorer les services, à promouvoir les destinations et à rapprocher les visiteurs des hôtels, des voyagistes et des entreprises locales. Le tourisme bénéficie déjà de cette évolution. Un centre d’information touristique intelligent est en cours de développement afin de fournir aux visiteurs des informations numériques sur les principales attractions culturelles et naturelles du pays. Un autre centre, situé à proximité de l’aéroport international de Bole, permet de présenter les richesses touristiques de l’Éthiopie aux passagers en transit. Une politique d’exemption de visa de sept jours pour certains visiteurs en transit contribue également à encourager le tourisme d’escale. Cette transformation numérique rend les atouts touristiques du pays plus accessibles au marché international. Une petite entreprise implantée dans une communauté régionale peut désormais promouvoir ses services auprès de visiteurs étrangers, tandis qu’un guide local peut développer sa clientèle en ligne. De leur côté, les institutions publiques peuvent exploiter les données et les technologies numériques pour mieux comprendre les besoins des visiteurs et améliorer leur expérience. Le potentiel du secteur est considérable. Au cours de l’exercice 2025-2026, l’Éthiopie a accueilli plus de 1,6 million de touristes internationaux et généré plus de 5 milliards de dollars américains de recettes. Les arrivées ont augmenté de plus de 300 000 par rapport à l’exercice précédent, tandis que les recettes en devises étrangères ont progressé de plus de 21 %. Cette dynamique s’accompagne du développement de nouvelles destinations, de l’amélioration des services touristiques et du renforcement des infrastructures, notamment dans le domaine du tourisme d’affaires. Addis-Abeba a ainsi accueilli plus de 220 événements internationaux au cours de l’année écoulée, dépassant l’objectif initial de 120 événements. Cette activité bénéficie à de nombreux secteurs, notamment les hôtels, les entreprises de transport, les restaurants, les organisateurs d’événements, les artistes et les petites entreprises. Au-delà du tourisme, les mêmes technologies numériques peuvent transformer l’agriculture, l’industrie, le commerce, l’éducation et les services financiers. La jeunesse éthiopienne constitue à cet égard un atout majeur : le développement des compétences numériques peut favoriser l’entrepreneuriat, l’innovation et la création d’emplois à forte valeur ajoutée. Le tourisme apparaît ainsi comme un véritable lien entre l’Éthiopie et le reste du monde. Les civilisations anciennes, les cultures vivantes, les paysages spectaculaires, le patrimoine religieux et la diversité naturelle du pays constituent des atouts importants sur le marché touristique international. Associés aux technologies numériques et à de nouvelles infrastructures, ils peuvent contribuer à rendre le patrimoine éthiopien plus accessible, à soutenir les entreprises locales et à créer des opportunités économiques dans différentes régions du pays. Le développement numérique et touristique montre ainsi comment l’Éthiopie peut s’appuyer sur ses ressources culturelles, naturelles et humaines pour renforcer son intégration dans l’économie mondiale. L’exploitation minière renforce la puissance économique Le secteur minier éthiopien apporte une contribution de plus en plus importante au développement national. Au cours de l’exercice 2025-2026, ce secteur a généré plus de 5,7 milliards de dollars américains en devises étrangères. La production d’or a atteint 44 tonnes et généré 5,65 milliards de dollars de recettes. L’exploitation minière a également créé des emplois permanents pour plus de 271 000 personnes. L’extraction de gaz naturel a débuté au cours de cet exercice et alimente aujourd’hui les principales usines de céramique ; il est prévu de l’utiliser également dans les transports, la production d’engrais et la production d’électricité. Des usines d’engrais et de fusion du fer ont commencé leurs activités, tandis que les préparatifs se poursuivent pour mettre en production la potasse et d’autres minéraux stratégiques. Ces réalisations montrent que les ressources naturelles de l’Éthiopie peuvent apporter bien plus que de simples recettes d’exportation. Elles peuvent fournir des engrais pour l’agriculture, du fer pour l’industrie manufacturière, de l’énergie pour l’industrie et des matériaux pour les infrastructures. Le ministère des Mines s’est fixé un objectif de 6,7 milliards de dollars de recettes pour l’exercice 2026-2027. Grâce à des investissements responsables, à des technologies de pointe et à une participation locale croissante, l’exploitation minière peut devenir un pilier solide de l’industrialisation et de la prospérité nationale. Une économie, une orientation commune La force de la transformation de l’Éthiopie réside dans l’interconnexion de ses piliers économiques. L’agriculture fournit les matières premières et les denrées alimentaires. L’industrie manufacturière apporte une valeur ajoutée et crée des emplois. L’exploitation minière génère des devises étrangères et fournit des intrants industriels. Les systèmes numériques relient les producteurs, les consommateurs et les institutions. Le tourisme crée des débouchés pour la culture, l’hôtellerie, les transports et les entreprises locales. Les réformes économiques assurent la stabilité qui permet à tous ces secteurs de se développer. C’est ainsi qu’une grande vision se concrétise en un programme national concret. Elle s’incarne dans le travail des agriculteurs, des ouvriers d’usine, des ingénieurs, des développeurs de logiciels, des voyagistes, des mineurs, des chercheurs, des entrepreneurs et des fonctionnaires. Chacun contribue à une Éthiopie plus productive et plus confiante. Le parcours du pays est l’histoire d’un renforcement des capacités. Ses ressources naturelles sont exploitées avec davantage de détermination. Sa population jeune bénéficie de nouvelles opportunités. Ses institutions créent des conditions plus favorables à l’investissement et à l’innovation. Ses entreprises augmentent la production nationale et accèdent à des marchés plus vastes. « Grande nation. Grand peuple. Grande vision » n’est donc pas seulement un slogan. C’est une philosophie de développement fondée sur la confiance, l’effort et la responsabilité partagée. L’Éthiopie bâtit sa prospérité en alliant réforme et production, technologie et talent humain, richesse naturelle et objectif national. Il en résulte une économie qui avance avec énergie, ambition et une conviction claire en son propre avenir.
Semaine du tourisme d’Oromia : des acteurs internationaux saluent le potentiel touristique de l’Éthiopie
Oct 4, 2026 55
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) Des représentants du secteur touristique venus de plusieurs pays ont salué le potentiel touristique de l’Éthiopie, son patrimoine culturel et l’hospitalité de sa population, à l’occasion de la Semaine du tourisme d’Oromia, organisée au Skylight Hotel à Addis-Abeba. Venus notamment du Nigeria, du Burundi, du Sénégal, de la Namibie et de la Jordanie, les participants ont également mis en avant les possibilités de renforcer les échanges touristiques, les partenariats et la coopération entre les destinations. Pour Busayomi Soremekun, représentant du Nigeria, l’hospitalité éthiopienne constitue l’une des caractéristiques marquantes de son expérience, résumée par l’expression nigériane « O ya ya ». Il a notamment évoqué l’esprit d’accueil du pays, ainsi que la richesse de ses costumes et de ses traditions culturelles. Selon lui, les efforts de l’Éthiopie dans la promotion de sa destination constituent « une leçon à étudier » pour les autres acteurs du tourisme africain. Du côté du Burundi, Natalia a souligné la diversité culturelle du continent, estimant que les différentes cultures africaines contribuent à construire une identité commune. Elle s’est également dite impressionnée par certains éléments propres à l’Éthiopie, notamment son calendrier et la manière dont le pays « embrasse sa culture » et valorise son patrimoine.   Pour Alioune Mboup, fondateur d'Africa's Tourism Solution du Sénégal, l’Éthiopie présente un potentiel touristique important qui nécessite une implication continue des pouvoirs publics dans la promotion de la destination. Il a également mis en avant le rôle du transport aérien et des compagnies africaines dans la facilitation des échanges touristiques entre les pays du continent. Selon lui, l’Éthiopie « est sur la bonne voie » en matière de développement touristique, tout en soulignant l’importance d’une action concertée entre les gouvernements et les acteurs du secteur. La représentante de la Namibie, Sandra, a pour sa part insisté sur la nécessité de transformer les échanges touristiques en véritables partenariats. « Nous ne sommes pas seulement ici pour vendre la Namibie, mais aussi pour collaborer, construire des partenariats et des amitiés », a-t-elle déclaré. Elle a particulièrement apprécié l’accueil réservé aux visiteurs et l’efficacité du processus de visa dont elle a fait l’expérience. « Nous espérons apprendre de l’Éthiopie et mettre en œuvre cela dans notre pays », a-t-elle ajouté, en faisant référence à la rapidité du traitement de son visa. Sandra a également relevé certaines similitudes culturelles entre l’Éthiopie et la Namibie, tout en exprimant son admiration pour le pays, qu’elle a décrit comme « très beau », avec une population « très accueillante ». Pour Laura Leader, fondatrice de Discover Jordan Tours, la Semaine du tourisme d’Oromia constitue également une plateforme importante de réseautage et de création de nouvelles connexions entre professionnels. Elle a souligné la richesse des patrimoines éthiopien et jordanien, estimant que les deux destinations disposent de possibilités de coopération.   « Nous partageons tous les deux une culture et un patrimoine très riches », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’une coopération entre les deux destinations pourrait contribuer à développer davantage leurs relations touristiques. Après avoir découvert principalement Addis-Abeba lors de cette visite, Laura Leader a également exprimé son souhait de revenir en Éthiopie pour explorer davantage le pays. « Il y a tellement de choses à découvrir », a-t-elle souligné, citant notamment les récits des populations et la passion des guides touristiques rencontrés durant l’événement. Les témoignages recueillis à l’occasion de cette semaine touristique mettent ainsi en évidence plusieurs dimensions du développement du tourisme en Éthiopie : la valorisation du patrimoine et de la diversité culturelle, l’hospitalité, la connectivité aérienne, la facilitation des déplacements et le renforcement des partenariats internationaux. La Semaine du tourisme d’Oromia apparaît ainsi comme une plateforme favorisant non seulement la promotion des destinations, mais également le dialogue et les échanges entre les acteurs du tourisme africain et leurs partenaires internationaux.
L'Irreecha Hora Arsedi célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu
Oct 4, 2026 51
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) L'Irreecha Hora Arsedi, la fête d'action de grâce oromo, est célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu, attirant une foule nombreuse au bord du lac et dans les lieux de rassemblement publics de la ville. La célébration a débuté par les bénédictions traditionnelles des Aba Gadas, qui ont invoqué la paix, l'unité et la prospérité pour les participants au moment où la fête battait son plein. Au lac Hora Arsedi, des milliers de festivaliers se sont rassemblés pour une démonstration haute en couleur du patrimoine culturel oromo, vêtus de costumes traditionnels et prenant part à des chants, des prières et des rituels d’action de grâce. La célébration s’est également étendue aux espaces publics de Bishoftu, où de grandes foules se sont rassemblées pour assister aux festivités et y participer. L'Irreecha est une fête traditionnelle oromo d'action de grâce qui marque la fin de la saison des pluies et le début de la saison des récoltes. Elle constitue un élément important du système Gada oromo, inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO. Cette fête est l'occasion pour les communautés d'exprimer leur gratitude, de renouer des liens sociaux et de transmettre les traditions culturelles d'une génération à l'autre. Hier, l’Irreecha Hora Finfinnee a été célébré à Addis-Abeba sous le thème « Irreecha pour la renaissance nationale », rassemblant des centaines de milliers de personnes lors d’une célébration haute en couleurs de la culture, du patrimoine et de l’unité oromos. La célébration de l'Hora Arsedi qui s'est déroulée aujourd'hui à Bishoftu a également rassemblé les gens sur les rives du lac. Les chants traditionnels, les bénédictions et les cérémonies culturelles ont créé une atmosphère animée, placée sous le signe de l'action de grâce et des aspirations communes pour l'avenir, a appris l'ENA.
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Une nouvelle administration provisoire va être mise en place dans la région du Tigray
Oct 4, 2026 26
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) Les préparatifs sont en cours pour mettre en place une nouvelle administration provisoire dans la région du Tigray et ouvrir la voie à des élections régionales d’ici quelques mois, a révélé Abraham Belay, ancien président de l’administration provisoire du Tigray.   S’exprimant lors d’une interview consacrée à l’actualité, Abraham a déclaré que le gouvernement fédéral s’employait à mettre en place une nouvelle structure administrative qui permettra à la population du Tigray de s’autogouverner, contribuant ainsi à rétablir la paix et la stabilité dans la région.   Abraham a noté que les Forces de défense nationale éthiopiennes mènent actuellement des opérations visant à chasser les forces armées illégales de la région.   À l’issue de ces opérations, de nouvelles structures administratives seront mises en place à partir du niveau des kebeles, avec la participation directe des communautés.   Il a en outre souligné que les préparatifs s’accélèrent afin de mener à bien la transition rapidement et d’organiser des élections régionales d’ici quelques mois.   Abraham a également appelé tous les Éthiopiens à soutenir les efforts du gouvernement fédéral visant à mettre fin à la phase de transition et à permettre à la population du Tigré de participer pleinement au développement national.   Abordant la question de la sécurité au sens large, il a déclaré que des acteurs tant internes qu’externes tentaient de déstabiliser l’Éthiopie.   Il a notamment souligné que les forces érythréennes avaient pris part au conflit aux côtés du TPLF et d’autres groupes qu’il a qualifiés de « forces anti-paix ».   Il a toutefois affirmé que les institutions chargées de la sécurité nationale luttaient avec détermination contre ces menaces grâce à la discipline militaire, à des capacités technologiques de pointe et à une forte préparation opérationnelle.   En outre, il a souligné l’opposition locale croissante à ces forces déstabilisatrices, déclarant que la population du Tigray avait rejeté les voies politiques destructrices.
« L'Éthiopie exerce son droit de construire des barrages à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau », déclare le ministre de l'Eau
Oct 4, 2026 69
  Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie, conformément à son droit souverain, à sa politique de l'eau et au droit international, achève actuellement la construction d'un grand barrage sur le fleuve Magech à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau, a déclaré à l'ENA le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Itefa.   « Il est honteux d'entendre des responsables politiques égyptiens affirmer que l'Éthiopie devrait obtenir leur consentement pour construire des barrages qui ne causent pas de préjudice significatif à leur pays », a-t-il ajouté.   Les décideurs politiques égyptiens devraient se pencher sur l’histoire du haut barrage d’Assouan et se demander si l’Éthiopie avait été consultée avant sa construction.   « Si tel était le cas, ils auraient dû consulter l’Éthiopie lorsqu’ils ont construit le barrage d’Assouan. Or, ils ne l’ont pas fait. »   Habtamu a fait valoir que le Nil ne pouvait être considéré comme l’apanage exclusif des pays en aval, soulignant que l’Éthiopie, en tant qu’État riverain en amont, avait le droit de développer ses ressources en eau.   L’insistance persistante de l’Égypte sur le consentement préalable reflète une approche dépassée de la gouvernance du Nil et un attachement persistant aux accords établis à l’époque coloniale, a souligné le ministre.   « Ils disent : “Nous appartenons au Nil, le Nil nous appartient” », a déclaré le ministre, ajoutant qu’un tel point de vue ne tenait pas compte des intérêts de la population éthiopienne ni de la contribution du pays au système du Nil.   Le ministre a également rejeté l’argument selon lequel les projets de développement hydraulique de l’Éthiopie équivaudraient à un « prélèvement » des eaux de l’Abay (le Nil), affirmant que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) avait été construit principalement pour la production d’énergie hydroélectrique.   Le Megech est par ailleurs un affluent indirect du Nil qui ne cause aucun préjudice significatif aux Égyptiens.   « L’Éthiopie a également le droit de recourir à l’irrigation », a-t-il déclaré, ajoutant que le pays continuerait à développer ses infrastructures hydrauliques conformément à ses priorités nationales.   Il a cité le développement en cours du projet du Megech comme un exemple de l’exercice par l’Éthiopie de ses droits souverains en matière de développement.   « L’Éthiopie est un pays souverain. Nous avons notre propre système, notre propre politique et notre propre gouvernement », a déclaré Habtamu.   Dans le même temps, le ministre a souligné que la position de l’Éthiopie ne constituait pas une hostilité envers les populations en aval.   « Nous considérons nos frères en aval. Les Égyptiens, et en particulier les Soudanais, sont nos frères », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Éthiopie entretenait des liens sociaux, culturels et historiques étroits avec le Soudan et le Soudan du Sud.   L’approche de l’Éthiopie repose donc sur le développement tout en tenant compte des pays en aval, a-t-il souligné, rejetant la « mentalité coloniale » et l’« hégémonie hydroélectrique ».   Le ministre a également fait valoir que l’opposition aux projets de développement hydraulique de l’Éthiopie persistait depuis des décennies, y compris au cours des différentes périodes politiques que le pays a connues.   L’Égypte s’était opposée aux projets hydrauliques éthiopiens dès les années 1950 et 1960, et avait lié cette opposition à l’instabilité entourant les initiatives de développement antérieures. Ces allégations historiques nécessiteraient des documents indépendants allant au-delà du récit du ministre.   Habtamu a déclaré que la réponse de l’Éthiopie devait consister à poursuivre son développement plutôt qu’à renoncer à ses ambitions en matière de développement hydraulique.   « En tant que ministre de l’Eau et de l’Énergie, mais aussi en tant que citoyen et professionnel, la seule chose que nous faisons, c’est continuer à nous développer, continuer à aller de l’avant. »   Les propos du ministre interviennent alors que des responsables égyptiens affirment que l’Éthiopie ne peut pas construire de barrage supplémentaire sans leur consentement.   Le ministère de l’Eau et de l’Énergie a notamment rappelé la récente déclaration du ministre égyptien des Ressources en eau et de l’Irrigation, qui a laissé entendre que les Éthiopiens manquaient d’éducation, ce qui est une manifestation de la mentalité coloniale grossière qui caractérise la politique du Caire dans ses relations avec les États africains.   L'Éthiopie soutient qu'elle dispose d'un droit souverain à l'exploitation de ses ressources en eau, conformément au principe d'une utilisation équitable et raisonnable. L'agence ENA a rapporté le 3 octobre que M. Habtamu avait également critiqué l'héritage historique du grand barrage d'Assouan, affirmant qu'il avait été construit sans le consentement de l'Éthiopie.   L'accord de 1959 sur les eaux du Nil a été conclu entre l'Égypte et le Soudan et prévoyait la répartition des eaux du Nil entre les deux pays, l'Éthiopie n'étant pas partie à cet accord.   L’Éthiopie a contesté à plusieurs reprises la pertinence des accords qui excluent les États en amont du bassin du Nil et a réaffirmé son droit à une utilisation équitable et raisonnable du fleuve.   Ces déclarations font également suite à l’annonce par l’Éthiopie de la création d’un comité national chargé d’évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées à plus de 22 projets hydrauliques qui, selon le gouvernement, ont été bloqués ou entravés par l’Égypte.
L'essor de l'Éthiopie : transformer le potentiel national en prospérité partagée
Oct 4, 2026 66
Par un rédacteur Le 4 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie entre dans une phase décisive de son parcours de développement : une phase où le potentiel national se traduit par une capacité de production accrue, des institutions plus solides et des opportunités plus larges. Le programme de réformes du pays associe stabilisation économique, modernisation agricole, croissance industrielle, innovation numérique, tourisme et exploitation responsable des ressources. Cet article examine comment ces priorités interdépendantes façonnent une économie plus autonome et comment leurs bénéfices peuvent profiter à l’ensemble de la population, toutes régions et tous secteurs confondus. Une nouvelle ère de réformes, de production et d’innovation renforce les fondements d’une grande nation bâtie par un peuple exceptionnel animé d’une vision ambitieuse. L’Éthiopie redéfinit la notion de développement. Le pays ne se définit plus uniquement par l’ampleur de son potentiel ; il se définit de plus en plus par la rapidité et la confiance avec lesquelles ce potentiel est converti en production, en investissements, en innovation et en opportunités. Dans l’ensemble de l’économie, une orientation nationale claire se dessine. La réforme macroéconomique renforce les fondements de la croissance. L’agriculture développe la production alimentaire et les opportunités en milieu rural. L’industrie manufacturière renforce les capacités nationales. Les technologies numériques et l’intelligence artificielle ouvrent de nouvelles perspectives. Le tourisme transforme l’histoire, la culture et les paysages de l’Éthiopie en un atout économique mondial. L’exploitation minière génère des devises étrangères tout en fournissant des intrants stratégiques à l’industrie. Ensemble, ces avancées donnent un sens concret à l’idéal national de « Grande Nation ». Un peuple exceptionnel. Une vision ambitieuse. Le parcours de développement de l’Éthiopie est façonné par la détermination de son peuple et par un engagement à long terme en faveur de l’autonomie, de la productivité et de la prospérité. Les réformes instaurent la confiance nécessaire à la croissance Les réformes économiques du pays contribuent à créer un cadre plus solide pour l’investissement et l’entrepreneuriat. Des mesures globales ont allégé le fardeau de la dette nationale et contribué à réduire les pressions inflationnistes, tandis que les accords de restructuration de la dette favorisent la stabilité budgétaire et atténuent les contraintes liées aux devises étrangères. Le programme de réformes élargit également les sources de financement du développement. L’augmentation des recettes fiscales nationales, la hausse de l’épargne bancaire, les investissements directs étrangers, les partenariats public-privé, les fonds provenant de la diaspora et le développement des marchés de capitaux renforcent la capacité de l’Éthiopie à financer ses propres ambitions. L’inflation annuelle moyenne est passée de plus de 26 % avant la mise en œuvre des réformes à un peu plus de 16 % un an plus tard. Les mesures monétaires et budgétaires coordonnées ont été renforcées par des améliorations en matière d’irrigation, de mécanisation agricole, d’utilisation des terres et d’agriculture en grappes, contribuant ainsi à accroître la production et à stabiliser l’approvisionnement alimentaire. Ces progrès sont importants car la confiance économique se construit grâce aux résultats. Lorsque les institutions gagnent en crédibilité, les entreprises peuvent planifier leurs activités avec davantage de certitude, les investisseurs peuvent adopter une vision à plus long terme et les citoyens peuvent percevoir plus clairement le lien entre les réformes nationales et leurs opportunités personnelles. L’agriculture, pilier de la transformation L’agriculture occupe une place centrale dans la transformation économique de l’Éthiopie. En 2026, le pays poursuit ses efforts pour accroître la productivité agricole, renforcer la sécurité alimentaire et développer les liens entre agriculture, industrie et commerce. L’irrigation constitue l’un des principaux leviers de cette transformation. L’expansion des cultures irriguées, notamment du blé et du maïs, permet de réduire la dépendance aux précipitations et de renforcer la capacité du pays à répondre à ses besoins alimentaires. La modernisation du secteur passe également par la mécanisation, l’amélioration des semences, le développement de l’élevage et une participation accrue du secteur privé. Le développement de l’agriculture en grappes et l’utilisation de nouvelles technologies doivent permettre aux agriculteurs d’améliorer leur productivité et leur accès aux marchés. Cette transformation dépasse ainsi la seule production alimentaire. Elle vise aussi à soutenir les exportations, créer des emplois et fournir davantage de matières premières à l’industrie. Le développement de l’horticulture constitue notamment une source croissante de recettes d’exportation pour le pays. En parallèle, les programmes de restauration des terres et l’initiative Green Legacy associent agriculture, protection de l’environnement et développement économique. Cette approche cherche à rendre les systèmes agricoles plus productifs et plus résistants aux effets du changement climatique. L’agriculture apparaît ainsi comme un élément essentiel de la stratégie éthiopienne de souveraineté alimentaire et de transformation économique, avec un accent croissant sur la productivité, la technologie, l’investissement privé et l’intégration aux marchés. L’industrie manufacturière donne une dimension industrielle à l’autosuffisance Le secteur manufacturier éthiopien passe progressivement de l’aspiration à la réalité. Le pays développe sa production locale, renforce son expertise industrielle et met en place des industries capables de desservir à la fois les marchés nationaux et régionaux. Le secteur pharmaceutique en est un excellent exemple. Environ sept usines pharmaceutiques répondent désormais aux normes internationales de bonnes pratiques de fabrication. La zone économique spéciale de Kilinto est en passe de devenir un pôle majeur de la production pharmaceutique, attirant des investisseurs et des entreprises capables de produire selon des normes internationales élevées. La production nationale a le potentiel de satisfaire 60 à 70 % de la demande pharmaceutique de l’Éthiopie d’ici trois à cinq ans. Ces progrès peuvent réduire la dépendance vis-à-vis des importations, économiser des devises, renforcer la sécurité sanitaire et créer des emplois qualifiés. L’expertise technique éthiopienne se développe parallèlement à la capacité industrielle. Les programmes de formation et de renforcement des capacités réduisent la dépendance vis-à-vis des spécialistes étrangers, tandis que les accords d’approvisionnement à long terme donnent aux fabricants la confiance nécessaire pour investir dans la production et les systèmes de qualité. Le succès du secteur pharmaceutique illustre la portée plus large du mouvement « Made in Ethiopia ». La fabrication locale peut transformer la demande intérieure en croissance industrielle, former des travailleurs qualifiés, créer des réseaux de fournisseurs et positionner l’Éthiopie comme un pôle de production compétitif en Afrique. Les technologies numériques ouvrent de nouvelles perspectives pour le tourisme éthiopien La transformation numérique de l’Éthiopie apporte une dimension moderne à l’ensemble de l’économie et ouvre de nouvelles perspectives pour le secteur touristique. L’intelligence artificielle, les plateformes numériques et les outils de gestion des données contribuent à améliorer les services, à promouvoir les destinations et à rapprocher les visiteurs des hôtels, des voyagistes et des entreprises locales. Le tourisme bénéficie déjà de cette évolution. Un centre d’information touristique intelligent est en cours de développement afin de fournir aux visiteurs des informations numériques sur les principales attractions culturelles et naturelles du pays. Un autre centre, situé à proximité de l’aéroport international de Bole, permet de présenter les richesses touristiques de l’Éthiopie aux passagers en transit. Une politique d’exemption de visa de sept jours pour certains visiteurs en transit contribue également à encourager le tourisme d’escale. Cette transformation numérique rend les atouts touristiques du pays plus accessibles au marché international. Une petite entreprise implantée dans une communauté régionale peut désormais promouvoir ses services auprès de visiteurs étrangers, tandis qu’un guide local peut développer sa clientèle en ligne. De leur côté, les institutions publiques peuvent exploiter les données et les technologies numériques pour mieux comprendre les besoins des visiteurs et améliorer leur expérience. Le potentiel du secteur est considérable. Au cours de l’exercice 2025-2026, l’Éthiopie a accueilli plus de 1,6 million de touristes internationaux et généré plus de 5 milliards de dollars américains de recettes. Les arrivées ont augmenté de plus de 300 000 par rapport à l’exercice précédent, tandis que les recettes en devises étrangères ont progressé de plus de 21 %. Cette dynamique s’accompagne du développement de nouvelles destinations, de l’amélioration des services touristiques et du renforcement des infrastructures, notamment dans le domaine du tourisme d’affaires. Addis-Abeba a ainsi accueilli plus de 220 événements internationaux au cours de l’année écoulée, dépassant l’objectif initial de 120 événements. Cette activité bénéficie à de nombreux secteurs, notamment les hôtels, les entreprises de transport, les restaurants, les organisateurs d’événements, les artistes et les petites entreprises. Au-delà du tourisme, les mêmes technologies numériques peuvent transformer l’agriculture, l’industrie, le commerce, l’éducation et les services financiers. La jeunesse éthiopienne constitue à cet égard un atout majeur : le développement des compétences numériques peut favoriser l’entrepreneuriat, l’innovation et la création d’emplois à forte valeur ajoutée. Le tourisme apparaît ainsi comme un véritable lien entre l’Éthiopie et le reste du monde. Les civilisations anciennes, les cultures vivantes, les paysages spectaculaires, le patrimoine religieux et la diversité naturelle du pays constituent des atouts importants sur le marché touristique international. Associés aux technologies numériques et à de nouvelles infrastructures, ils peuvent contribuer à rendre le patrimoine éthiopien plus accessible, à soutenir les entreprises locales et à créer des opportunités économiques dans différentes régions du pays. Le développement numérique et touristique montre ainsi comment l’Éthiopie peut s’appuyer sur ses ressources culturelles, naturelles et humaines pour renforcer son intégration dans l’économie mondiale. L’exploitation minière renforce la puissance économique Le secteur minier éthiopien apporte une contribution de plus en plus importante au développement national. Au cours de l’exercice 2025-2026, ce secteur a généré plus de 5,7 milliards de dollars américains en devises étrangères. La production d’or a atteint 44 tonnes et généré 5,65 milliards de dollars de recettes. L’exploitation minière a également créé des emplois permanents pour plus de 271 000 personnes. L’extraction de gaz naturel a débuté au cours de cet exercice et alimente aujourd’hui les principales usines de céramique ; il est prévu de l’utiliser également dans les transports, la production d’engrais et la production d’électricité. Des usines d’engrais et de fusion du fer ont commencé leurs activités, tandis que les préparatifs se poursuivent pour mettre en production la potasse et d’autres minéraux stratégiques. Ces réalisations montrent que les ressources naturelles de l’Éthiopie peuvent apporter bien plus que de simples recettes d’exportation. Elles peuvent fournir des engrais pour l’agriculture, du fer pour l’industrie manufacturière, de l’énergie pour l’industrie et des matériaux pour les infrastructures. Le ministère des Mines s’est fixé un objectif de 6,7 milliards de dollars de recettes pour l’exercice 2026-2027. Grâce à des investissements responsables, à des technologies de pointe et à une participation locale croissante, l’exploitation minière peut devenir un pilier solide de l’industrialisation et de la prospérité nationale. Une économie, une orientation commune La force de la transformation de l’Éthiopie réside dans l’interconnexion de ses piliers économiques. L’agriculture fournit les matières premières et les denrées alimentaires. L’industrie manufacturière apporte une valeur ajoutée et crée des emplois. L’exploitation minière génère des devises étrangères et fournit des intrants industriels. Les systèmes numériques relient les producteurs, les consommateurs et les institutions. Le tourisme crée des débouchés pour la culture, l’hôtellerie, les transports et les entreprises locales. Les réformes économiques assurent la stabilité qui permet à tous ces secteurs de se développer. C’est ainsi qu’une grande vision se concrétise en un programme national concret. Elle s’incarne dans le travail des agriculteurs, des ouvriers d’usine, des ingénieurs, des développeurs de logiciels, des voyagistes, des mineurs, des chercheurs, des entrepreneurs et des fonctionnaires. Chacun contribue à une Éthiopie plus productive et plus confiante. Le parcours du pays est l’histoire d’un renforcement des capacités. Ses ressources naturelles sont exploitées avec davantage de détermination. Sa population jeune bénéficie de nouvelles opportunités. Ses institutions créent des conditions plus favorables à l’investissement et à l’innovation. Ses entreprises augmentent la production nationale et accèdent à des marchés plus vastes. « Grande nation. Grand peuple. Grande vision » n’est donc pas seulement un slogan. C’est une philosophie de développement fondée sur la confiance, l’effort et la responsabilité partagée. L’Éthiopie bâtit sa prospérité en alliant réforme et production, technologie et talent humain, richesse naturelle et objectif national. Il en résulte une économie qui avance avec énergie, ambition et une conviction claire en son propre avenir.
Semaine du tourisme d’Oromia : des acteurs internationaux saluent le potentiel touristique de l’Éthiopie
Oct 4, 2026 55
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) Des représentants du secteur touristique venus de plusieurs pays ont salué le potentiel touristique de l’Éthiopie, son patrimoine culturel et l’hospitalité de sa population, à l’occasion de la Semaine du tourisme d’Oromia, organisée au Skylight Hotel à Addis-Abeba. Venus notamment du Nigeria, du Burundi, du Sénégal, de la Namibie et de la Jordanie, les participants ont également mis en avant les possibilités de renforcer les échanges touristiques, les partenariats et la coopération entre les destinations. Pour Busayomi Soremekun, représentant du Nigeria, l’hospitalité éthiopienne constitue l’une des caractéristiques marquantes de son expérience, résumée par l’expression nigériane « O ya ya ». Il a notamment évoqué l’esprit d’accueil du pays, ainsi que la richesse de ses costumes et de ses traditions culturelles. Selon lui, les efforts de l’Éthiopie dans la promotion de sa destination constituent « une leçon à étudier » pour les autres acteurs du tourisme africain. Du côté du Burundi, Natalia a souligné la diversité culturelle du continent, estimant que les différentes cultures africaines contribuent à construire une identité commune. Elle s’est également dite impressionnée par certains éléments propres à l’Éthiopie, notamment son calendrier et la manière dont le pays « embrasse sa culture » et valorise son patrimoine.   Pour Alioune Mboup, fondateur d'Africa's Tourism Solution du Sénégal, l’Éthiopie présente un potentiel touristique important qui nécessite une implication continue des pouvoirs publics dans la promotion de la destination. Il a également mis en avant le rôle du transport aérien et des compagnies africaines dans la facilitation des échanges touristiques entre les pays du continent. Selon lui, l’Éthiopie « est sur la bonne voie » en matière de développement touristique, tout en soulignant l’importance d’une action concertée entre les gouvernements et les acteurs du secteur. La représentante de la Namibie, Sandra, a pour sa part insisté sur la nécessité de transformer les échanges touristiques en véritables partenariats. « Nous ne sommes pas seulement ici pour vendre la Namibie, mais aussi pour collaborer, construire des partenariats et des amitiés », a-t-elle déclaré. Elle a particulièrement apprécié l’accueil réservé aux visiteurs et l’efficacité du processus de visa dont elle a fait l’expérience. « Nous espérons apprendre de l’Éthiopie et mettre en œuvre cela dans notre pays », a-t-elle ajouté, en faisant référence à la rapidité du traitement de son visa. Sandra a également relevé certaines similitudes culturelles entre l’Éthiopie et la Namibie, tout en exprimant son admiration pour le pays, qu’elle a décrit comme « très beau », avec une population « très accueillante ». Pour Laura Leader, fondatrice de Discover Jordan Tours, la Semaine du tourisme d’Oromia constitue également une plateforme importante de réseautage et de création de nouvelles connexions entre professionnels. Elle a souligné la richesse des patrimoines éthiopien et jordanien, estimant que les deux destinations disposent de possibilités de coopération.   « Nous partageons tous les deux une culture et un patrimoine très riches », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’une coopération entre les deux destinations pourrait contribuer à développer davantage leurs relations touristiques. Après avoir découvert principalement Addis-Abeba lors de cette visite, Laura Leader a également exprimé son souhait de revenir en Éthiopie pour explorer davantage le pays. « Il y a tellement de choses à découvrir », a-t-elle souligné, citant notamment les récits des populations et la passion des guides touristiques rencontrés durant l’événement. Les témoignages recueillis à l’occasion de cette semaine touristique mettent ainsi en évidence plusieurs dimensions du développement du tourisme en Éthiopie : la valorisation du patrimoine et de la diversité culturelle, l’hospitalité, la connectivité aérienne, la facilitation des déplacements et le renforcement des partenariats internationaux. La Semaine du tourisme d’Oromia apparaît ainsi comme une plateforme favorisant non seulement la promotion des destinations, mais également le dialogue et les échanges entre les acteurs du tourisme africain et leurs partenaires internationaux.
L'Irreecha Hora Arsedi célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu
Oct 4, 2026 51
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) L'Irreecha Hora Arsedi, la fête d'action de grâce oromo, est célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu, attirant une foule nombreuse au bord du lac et dans les lieux de rassemblement publics de la ville. La célébration a débuté par les bénédictions traditionnelles des Aba Gadas, qui ont invoqué la paix, l'unité et la prospérité pour les participants au moment où la fête battait son plein. Au lac Hora Arsedi, des milliers de festivaliers se sont rassemblés pour une démonstration haute en couleur du patrimoine culturel oromo, vêtus de costumes traditionnels et prenant part à des chants, des prières et des rituels d’action de grâce. La célébration s’est également étendue aux espaces publics de Bishoftu, où de grandes foules se sont rassemblées pour assister aux festivités et y participer. L'Irreecha est une fête traditionnelle oromo d'action de grâce qui marque la fin de la saison des pluies et le début de la saison des récoltes. Elle constitue un élément important du système Gada oromo, inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO. Cette fête est l'occasion pour les communautés d'exprimer leur gratitude, de renouer des liens sociaux et de transmettre les traditions culturelles d'une génération à l'autre. Hier, l’Irreecha Hora Finfinnee a été célébré à Addis-Abeba sous le thème « Irreecha pour la renaissance nationale », rassemblant des centaines de milliers de personnes lors d’une célébration haute en couleurs de la culture, du patrimoine et de l’unité oromos. La célébration de l'Hora Arsedi qui s'est déroulée aujourd'hui à Bishoftu a également rassemblé les gens sur les rives du lac. Les chants traditionnels, les bénédictions et les cérémonies culturelles ont créé une atmosphère animée, placée sous le signe de l'action de grâce et des aspirations communes pour l'avenir, a appris l'ENA.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 62733
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 42732
ENA

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Politique
Une nouvelle administration provisoire va être mise en place dans la région du Tigray
Oct 4, 2026 26
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) Les préparatifs sont en cours pour mettre en place une nouvelle administration provisoire dans la région du Tigray et ouvrir la voie à des élections régionales d’ici quelques mois, a révélé Abraham Belay, ancien président de l’administration provisoire du Tigray.   S’exprimant lors d’une interview consacrée à l’actualité, Abraham a déclaré que le gouvernement fédéral s’employait à mettre en place une nouvelle structure administrative qui permettra à la population du Tigray de s’autogouverner, contribuant ainsi à rétablir la paix et la stabilité dans la région.   Abraham a noté que les Forces de défense nationale éthiopiennes mènent actuellement des opérations visant à chasser les forces armées illégales de la région.   À l’issue de ces opérations, de nouvelles structures administratives seront mises en place à partir du niveau des kebeles, avec la participation directe des communautés.   Il a en outre souligné que les préparatifs s’accélèrent afin de mener à bien la transition rapidement et d’organiser des élections régionales d’ici quelques mois.   Abraham a également appelé tous les Éthiopiens à soutenir les efforts du gouvernement fédéral visant à mettre fin à la phase de transition et à permettre à la population du Tigré de participer pleinement au développement national.   Abordant la question de la sécurité au sens large, il a déclaré que des acteurs tant internes qu’externes tentaient de déstabiliser l’Éthiopie.   Il a notamment souligné que les forces érythréennes avaient pris part au conflit aux côtés du TPLF et d’autres groupes qu’il a qualifiés de « forces anti-paix ».   Il a toutefois affirmé que les institutions chargées de la sécurité nationale luttaient avec détermination contre ces menaces grâce à la discipline militaire, à des capacités technologiques de pointe et à une forte préparation opérationnelle.   En outre, il a souligné l’opposition locale croissante à ces forces déstabilisatrices, déclarant que la population du Tigray avait rejeté les voies politiques destructrices.
« L'Éthiopie exerce son droit de construire des barrages à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau », déclare le ministre de l'Eau
Oct 4, 2026 69
  Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie, conformément à son droit souverain, à sa politique de l'eau et au droit international, achève actuellement la construction d'un grand barrage sur le fleuve Magech à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau, a déclaré à l'ENA le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Itefa.   « Il est honteux d'entendre des responsables politiques égyptiens affirmer que l'Éthiopie devrait obtenir leur consentement pour construire des barrages qui ne causent pas de préjudice significatif à leur pays », a-t-il ajouté.   Les décideurs politiques égyptiens devraient se pencher sur l’histoire du haut barrage d’Assouan et se demander si l’Éthiopie avait été consultée avant sa construction.   « Si tel était le cas, ils auraient dû consulter l’Éthiopie lorsqu’ils ont construit le barrage d’Assouan. Or, ils ne l’ont pas fait. »   Habtamu a fait valoir que le Nil ne pouvait être considéré comme l’apanage exclusif des pays en aval, soulignant que l’Éthiopie, en tant qu’État riverain en amont, avait le droit de développer ses ressources en eau.   L’insistance persistante de l’Égypte sur le consentement préalable reflète une approche dépassée de la gouvernance du Nil et un attachement persistant aux accords établis à l’époque coloniale, a souligné le ministre.   « Ils disent : “Nous appartenons au Nil, le Nil nous appartient” », a déclaré le ministre, ajoutant qu’un tel point de vue ne tenait pas compte des intérêts de la population éthiopienne ni de la contribution du pays au système du Nil.   Le ministre a également rejeté l’argument selon lequel les projets de développement hydraulique de l’Éthiopie équivaudraient à un « prélèvement » des eaux de l’Abay (le Nil), affirmant que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) avait été construit principalement pour la production d’énergie hydroélectrique.   Le Megech est par ailleurs un affluent indirect du Nil qui ne cause aucun préjudice significatif aux Égyptiens.   « L’Éthiopie a également le droit de recourir à l’irrigation », a-t-il déclaré, ajoutant que le pays continuerait à développer ses infrastructures hydrauliques conformément à ses priorités nationales.   Il a cité le développement en cours du projet du Megech comme un exemple de l’exercice par l’Éthiopie de ses droits souverains en matière de développement.   « L’Éthiopie est un pays souverain. Nous avons notre propre système, notre propre politique et notre propre gouvernement », a déclaré Habtamu.   Dans le même temps, le ministre a souligné que la position de l’Éthiopie ne constituait pas une hostilité envers les populations en aval.   « Nous considérons nos frères en aval. Les Égyptiens, et en particulier les Soudanais, sont nos frères », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Éthiopie entretenait des liens sociaux, culturels et historiques étroits avec le Soudan et le Soudan du Sud.   L’approche de l’Éthiopie repose donc sur le développement tout en tenant compte des pays en aval, a-t-il souligné, rejetant la « mentalité coloniale » et l’« hégémonie hydroélectrique ».   Le ministre a également fait valoir que l’opposition aux projets de développement hydraulique de l’Éthiopie persistait depuis des décennies, y compris au cours des différentes périodes politiques que le pays a connues.   L’Égypte s’était opposée aux projets hydrauliques éthiopiens dès les années 1950 et 1960, et avait lié cette opposition à l’instabilité entourant les initiatives de développement antérieures. Ces allégations historiques nécessiteraient des documents indépendants allant au-delà du récit du ministre.   Habtamu a déclaré que la réponse de l’Éthiopie devait consister à poursuivre son développement plutôt qu’à renoncer à ses ambitions en matière de développement hydraulique.   « En tant que ministre de l’Eau et de l’Énergie, mais aussi en tant que citoyen et professionnel, la seule chose que nous faisons, c’est continuer à nous développer, continuer à aller de l’avant. »   Les propos du ministre interviennent alors que des responsables égyptiens affirment que l’Éthiopie ne peut pas construire de barrage supplémentaire sans leur consentement.   Le ministère de l’Eau et de l’Énergie a notamment rappelé la récente déclaration du ministre égyptien des Ressources en eau et de l’Irrigation, qui a laissé entendre que les Éthiopiens manquaient d’éducation, ce qui est une manifestation de la mentalité coloniale grossière qui caractérise la politique du Caire dans ses relations avec les États africains.   L'Éthiopie soutient qu'elle dispose d'un droit souverain à l'exploitation de ses ressources en eau, conformément au principe d'une utilisation équitable et raisonnable. L'agence ENA a rapporté le 3 octobre que M. Habtamu avait également critiqué l'héritage historique du grand barrage d'Assouan, affirmant qu'il avait été construit sans le consentement de l'Éthiopie.   L'accord de 1959 sur les eaux du Nil a été conclu entre l'Égypte et le Soudan et prévoyait la répartition des eaux du Nil entre les deux pays, l'Éthiopie n'étant pas partie à cet accord.   L’Éthiopie a contesté à plusieurs reprises la pertinence des accords qui excluent les États en amont du bassin du Nil et a réaffirmé son droit à une utilisation équitable et raisonnable du fleuve.   Ces déclarations font également suite à l’annonce par l’Éthiopie de la création d’un comité national chargé d’évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées à plus de 22 projets hydrauliques qui, selon le gouvernement, ont été bloqués ou entravés par l’Égypte.
« Les Éthiopiens prouvent qu’ils sont capables de surmonter leurs divergences grâce à un dialogue civilisé », déclare le président de la Commission
Oct 3, 2026 127
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) « Les Éthiopiens ont démontré qu’ils étaient capables d’engager un dialogue civilisé, de surmonter leurs divergences et de parvenir à un consensus autour de préoccupations nationales communes », a déclaré le professeur Mesfin Araya, président de la Commission éthiopienne pour le dialogue national (ENDC).   Le professeur Mesfin a tenu ces propos aujourd’hui, alors que l’ENDC remettait officiellement son ordre du jour consolidé et ses recommandations à la Chambre des représentants du peuple, au gouvernement fédéral et aux gouvernements régionaux.   Le Premier ministre Abiy Ahmed, de hauts responsables fédéraux et régionaux, des membres du corps diplomatique et des représentants d’organisations internationales ont assisté à la cérémonie de passation de pouvoir.   Dans son exposé, le professeur Mesfin a déclaré que la Commission, créée en vertu de la proclamation n° 1265/2021, avait pour mandat de contribuer à résoudre les griefs et les différends historiques de longue date en Éthiopie par le biais d’un dialogue inclusif, pacifique et structuré.   Depuis sa création, la Commission a mené une consultation nationale dans les douze États régionaux de l’Éthiopie ainsi que dans les deux administrations municipales d’Addis-Abeba et de Dire Dawa, recueillant plus de 2 000 propositions d’ordre du jour émanant des citoyens.   Ces propositions ont ensuite été regroupées en huit grands axes thématiques afin de fournir un cadre au dialogue national et à la recherche d’un consensus.   Ce processus a abouti à une conférence nationale à Addis-Abeba qui a réuni 4 000 délégués représentant différents segments de la société éthiopienne, notamment des femmes, des jeunes, des aînés, des chefs religieux, des partis politiques, des membres de la diaspora et des personnes en situation de handicap.   Selon le professeur Mesfin, cette conférence a démontré que des Éthiopiens aux opinions divergentes peuvent se rassembler, engager des discussions respectueuses et constructives, et trouver un terrain d’entente sur des questions d’importance nationale.   Il a déclaré que le bon déroulement de la phase de consultation et de délibération avait été rendu possible grâce à une large participation du public et à un engagement politique, qu’il a identifiés comme les deux piliers essentiels d’un dialogue national efficace.   La Commission a désormais soumis ses recommandations consolidées à la Chambre des représentants du peuple, à la Chambre de la Fédération, aux institutions fédérales, ainsi qu’aux douze administrations régionales et aux deux administrations municipales, pour examen approfondi et mise en œuvre.   Le professeur Mesfin a souligné que la mise en œuvre constituait désormais l’étape cruciale suivante, appelant les institutions compétentes aux niveaux fédéral, régional et local à traduire ces recommandations en politiques et actions concrètes.   Il a remercié les citoyens, les institutions gouvernementales, les organisations civiques et les autres parties prenantes pour leurs contributions au processus de dialogue national, soulignant que son impact durable dépendra d’un engagement soutenu en faveur de la mise en œuvre de ses résultats.
Le Premier ministre Abiy préside la remise des recommandations issues du dialogue national éthiopien
Oct 3, 2026 88
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé que les points à l’ordre du jour et les recommandations consolidés issus du Dialogue national éthiopien ont été officiellement remis à la Chambre des représentants du peuple, au gouvernement fédéral et aux gouvernements régionaux.   « J’ai assisté et supervisé cette remise officielle », a déclaré aujourd’hui le Premier ministre sur les réseaux sociaux, qualifiant cet événement d’étape importante dans le processus du Dialogue national du pays.   Cette remise marque le passage de la délibération nationale à l’examen institutionnel des recommandations issues du dialogue, qui a réuni des participants issus de divers secteurs de la société éthiopienne.   Le Dialogue national est parvenu à un consensus sur ses huit axes thématiques avant de passer à l’harmonisation et à la consolidation des recommandations.   Ce processus a été conçu pour rassembler des points de vue divergents sur les grandes questions nationales et établir des terrains d’entente.   Le Premier ministre Abiy a déclaré que cette dernière initiative réaffirmait l’engagement à relever les défis de longue date de l’Éthiopie par le biais d’un dialogue inclusif, de délibérations pacifiques et de solutions élaborées au niveau national.   Le Dialogue national a été présenté comme une initiative visant à résoudre des questions nationales profondément enracinées par la recherche d’un consensus plutôt que par la confrontation.   Auparavant, le Premier ministre avait décrit ce processus comme une occasion de s’attaquer aux défis politiques de longue date et de contribuer à forger un nouveau contrat social national inclusif.   La Conférence nationale de dialogue éthiopienne s'est achevée en août après 40 jours de délibérations auxquelles ont pris part 4 000 participants, les discussions ayant porté sur diverses questions.
« L'héritage du barrage d'Assouan en Égypte est catastrophique et unilatéral », déclare le ministre éthiopien de l'Eau
Oct 3, 2026 175
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a souligné que l’héritage historique du grand barrage d’Assouan en Égypte et sa construction avaient entraîné d’importantes perturbations sociales, alors que le projet avait été mené sans le consentement de l’Éthiopie. Dans un message publié tôt ce matin sur les réseaux sociaux, le ministre Habtamu a décrit le grand barrage d’Assouan comme l’un des projets de méga-barrage les plus marquants d’Afrique, précisant que sa construction avait entraîné le déplacement de plus de 100 000 Nubiens et profondément affecté leurs communautés, leurs moyens de subsistance et leurs terres ancestrales.   Il a fait valoir que l’histoire du projet d’Assouan devait être prise en compte dans le débat actuel sur l’aménagement de l’Abay (le Nil) et le droit de l’Éthiopie à exploiter ses ressources en eau. « L’Éthiopie dispose d’un droit souverain à aménager et à exploiter ses ressources en eau du Nil, conformément au principe d’une utilisation équitable et raisonnable », a déclaré Habtamu, rejetant ainsi les appels demandant à l’Éthiopie d’obtenir l’accord préalable des pays en aval pour ses projets d’aménagement hydraulique. Le ministre a indiqué que l’Éthiopie avait appelé à plusieurs reprises à une consultation sur les projets liés aux eaux du Nil, tout en révélant que des archives historiques datant des années 1950 faisaient état des objections de l’Éthiopie face à l’absence de consultation plus large concernant le projet d’Assouan et les accords antérieurs relatifs aux eaux du Nil. Dans ce contexte historique, M. Habtamu a précisé que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) s’inscrit dans un cadre régional plus récent : la Déclaration de principes (DoP) de 2015, signée par l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte. « Avant de critiquer l’Éthiopie, l’Égypte devrait expliquer pourquoi elle a construit le haut barrage d’Assouan sans le consentement de l’Éthiopie », a déclaré Habtamu, établissant un lien entre l’expérience historique du projet d’Assouan et le débat actuel sur le GERD.   Il a ajouté que le passé de l’Égypte affaiblissait ses critiques à l’égard de l’Éthiopie fondées uniquement sur la question de la consultation des pays en aval, en évoquant le déplacement des communautés nubiennes lié au projet d’Assouan. « Le bilan historique de l’Égypte ne lui donne AUCUNE légitimité morale pour critiquer l’Éthiopie au seul motif de la consultation des pays en aval, car dans les années 1950, l’Éthiopie elle-même s’était officiellement opposée à l’absence de consultation concernant le grand barrage d’Assouan et les accords antérieurs sur les eaux du Nil, alors que le projet d’Assouan avait entraîné un déplacement à grande échelle des communautés nubiennes », a-t-il précisé.   Le GERD, en revanche, a fait l'objet de la Déclaration de principes de 2015 signée par l'Égypte, l'Éthiopie et le Soudan, a déclaré le ministre Habtamu.
L'Égypte s'emploie à entraver le rôle d'intégration de l'Éthiopie et son développement
Oct 2, 2026 220
Addis Ababa le 2 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte tente d'entraver le rôle intégrationniste de l'Éthiopie dans la région et de freiner son développement, craignant que cela ne vienne ébranler sa propre position, a déclaré Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d'études stratégiques et d'initiative pour l'intégration régionale. L'Égypte croit à tort que le rythme soutenu et continu du développement et de la croissance de l'Éthiopie constitue une menace pour sa propre croissance, a-t-il ajouté. Cette crainte est infondée, a souligné le chercheur senior. Au contraire, « envisager la question sous l’angle du développement intégré, de la coopération et du partenariat permet d’économiser beaucoup d’efforts et de temps, car cela favorise une action conjointe visant à obtenir des avantages et à servir les intérêts de tous ». Selon Abdulshakur, l’enclavement de l’Éthiopie a eu un impact négatif sur l’ensemble du système intégré, qui aurait pu favoriser et soutenir la sécurité et la stabilité régionales dans la zone. « Avant 1993, lorsque les forces navales éthiopiennes étaient présentes dans cette région, il n’y avait aucun signe de piraterie, ni aucune tension maritime. Tout observateur des questions de sécurité et des affaires militaires reconnaît le rôle réel joué par la marine éthiopienne dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans la région », a-t-il précisé. Pour ce chercheur chevronné, la présence de l’Éthiopie au bord de la mer fait office de soupape de sécurité et constitue une véritable garantie de sécurité et de stabilité, en partenariat avec les pays de la région. « Cette orientation a été réaffirmée lors de la récente réunion organisée sous l’égide de l’ONU à Nairobi, qui a rassemblé l’Éthiopie, la Somalie, Djibouti et le Yémen afin de discuter des moyens de développer cet aspect, l’un des messages visant à promouvoir cette voie », a-t-il déclaré. Abdulshakur a fait valoir que les données recueillies au cours des trois dernières décennies dans le golfe d’Aden, à Bab al-Mandab et en mer Rouge montrent que l’escalade des actes de piraterie n’a commencé qu’après que l’Éthiopie est devenue un pays enclavé. « Aujourd’hui, les impératifs régionaux et internationaux exigent que l’Éthiopie soit un partenaire de premier plan dans le maintien de la sécurité et de la stabilité maritimes », a-t-il déclaré. Ce chercheur chevronné a en outre souligné que, pour l’Éthiopie, un débouché sur la mer équivaut aux poumons par lesquels elle respire. « Il s’agit d’une nécessité incontournable sur les plans économique, sécuritaire et de développement. À cela s’ajoute le poids géopolitique de l’Éthiopie, deuxième nation la plus peuplée d’Afrique, dont l’économie figure parmi les plus dynamiques du continent », a souligné Abdulshakur. Il a conclu que la croissance significative enregistrée par l'Éthiopie au cours des dernières décennies, ainsi que son importance régionale et, conformément à sa vision fondée sur la croissance partagée et l'intégration régionale avec les pays voisins, justifient la création d'un débouché sur la mer.
L'Éthiopie s'achemine vers la formation pacifique d'un nouveau gouvernement
Oct 2, 2026 194
Rédacteur Le 2 octobre, 2026 (ENA) Des urnes à la formation d’un nouveau gouvernement, l’Éthiopie entame un chapitre déterminant de son parcours démocratique L’Éthiopie s’engage dans un nouveau chapitre décisif de son parcours politique, alors que le gouvernement fédéral du pays s’apprête à être formé à l’issue de la 7e élection législative et de la mise en place des conseils régionaux et municipaux nouvellement élus. Cette transition marque un moment crucial pour la deuxième nation la plus peuplée d’Afrique, non seulement parce qu’une nouvelle administration prend forme, mais aussi parce que le pays cherche à traduire cet immense exercice électoral en institutions opérationnelles, en représentation politique et en un mandat national renouvelé. Le 5 octobre 2026, l’Éthiopie doit inaugurer la Chambre des représentants du peuple nouvellement élue et mettre officiellement en place le nouveau gouvernement fédéral, achevant ainsi le processus constitutionnel qui a suivi les élections législatives du 1er juin. Cette date représente bien plus que l’ouverture d’une nouvelle législature. C’est le moment où les urnes cèdent la place à la gouvernance, les élus assumant la responsabilité de traduire les mandats électoraux en politiques, en lois et en institutions publiques. La 7e élection législative s’est déroulée à une échelle rarement observée dans l’histoire de l’Éthiopie. Selon la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE), plus de 54 millions de citoyens se sont inscrits sur les listes électorales et 51,7 millions ont voté. Quarante-deux partis politiques ont présenté 10 438 candidats, auxquels se sont ajoutés 80 candidats indépendants, dans le cadre d’un processus électoral qui s’est étendu à l’ensemble du pays. Pour l’Éthiopie, l’importance de ce moment ne réside pas seulement dans les chiffres. Elle réside dans ce qui va suivre. Des urnes aux institutions La campagne électorale et le scrutin sont désormais derrière nous. Les résultats se traduisent désormais en autorité institutionnelle. Le Parti de la prospérité a remporté 438 des 501 sièges de la Chambre des représentants du peuple pour lesquels les résultats ont été annoncés, ce qui lui confère la majorité parlementaire requise par le système constitutionnel éthiopien pour former l’exécutif fédéral. Ce résultat confère au nouveau gouvernement un mandat parlementaire clair. Mais le prochain chapitre ne sera finalement pas jugé à l’aune de l’ampleur de la victoire électorale, mais à celle de la manière dont ce mandat sera converti en une gouvernance efficace. Cette responsabilité intervient à un moment décisif. L’Éthiopie doit en effet mener de front la réforme économique, le dialogue national, la consolidation de la paix, la réforme institutionnelle, la diplomatie régionale et un programme de développement ambitieux. La nouvelle administration héritera donc non seulement de l’autorité de gouverner, mais aussi d’un large éventail d’attentes de la part des citoyens, des entreprises, des acteurs politiques et des partenaires internationaux. Le passage de la campagne électorale à la gouvernance constituera le véritable test pour les institutions du pays. Les gouvernements régionaux commencent déjà à se mettre en place La transition vers un système fédéral est précédée par des évolutions aux niveaux régional et municipal. Les conseils régionaux ont commencé à constituer leurs gouvernements et à élire leurs chefs de l’administration, jetant ainsi les bases institutionnelles de la prochaine phase de gouvernance. À Addis-Abeba, le conseil municipal a reconduit à l’unanimité Adanech Abiebie dans ses fonctions de maire le 30 septembre, lui accordant ainsi un nouveau mandat à la tête de l’administration de la capitale. Le conseil a mis en avant le développement des infrastructures, les réformes administratives et les services axés sur les citoyens parmi les réalisations de son précédent mandat. Les évolutions observées dans les régions et dans la capitale montrent que la transition post-électorale en Éthiopie se déroule à travers les différents niveaux de sa structure fédérale plutôt que par le biais d’un événement unique à Addis-Abeba. Ce processus graduel — des conseils régionaux au parlement fédéral — souligne également l’architecture constitutionnelle selon laquelle l’autorité politique est organisée dans le pays. Un transfert constitutionnel du pouvoir politique La Constitution éthiopienne place la Chambre des représentants du peuple au cœur du pouvoir législatif fédéral et fournit le fondement constitutionnel nécessaire à la formation du pouvoir exécutif à l’issue des élections législatives. L’article 56 stipule que le parti politique ou la coalition détenant la majorité à la Chambre forme et dirige le pouvoir exécutif fédéral. Le résultat des élections a donc établi la base parlementaire nécessaire à la formation du prochain gouvernement. La portée du 5 octobre dépasse donc le simple cadre d’une cérémonie. Cette date marque le moment institutionnel où le résultat des élections de juin se traduit par un nouvel accord de gouvernance. Pour un pays présentant la complexité politique de l’Éthiopie, le maintien de la continuité constitutionnelle au cours de cette transition revêt une importance particulière. Ces élections ont suscité un vif intérêt à l’échelle continentale, l’Union africaine ayant déployé une mission d’observation électorale dirigée par l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta. L’UA a par la suite salué les élections du 1er juin, les qualifiant d’étape importante dans l’évolution démocratique de l’Éthiopie et reconnaissant le rôle joué par la Commission électorale nationale dans la gestion du processus. Une représentation au-delà du parti vainqueur La majorité parlementaire confère au Parti de la prospérité la base constitutionnelle nécessaire pour former le gouvernement fédéral. Parallèlement, la présence de représentants de l’opposition au sein des assemblées législatives fédérales et régionales signifie que les institutions politiques éthiopiennes continueront d’accueillir des voix politiques divergentes. Cela est important, car la démocratie ne s’arrête pas au dépouillement des bulletins de vote. Le parlement post-électoral devient l’arène où les priorités, les intérêts et les perspectives politiques divergents se traduisent par des débats législatifs, un contrôle parlementaire et des politiques publiques. Pour les partis d’opposition, les élus et les voix indépendantes, la nouvelle législature offre une plateforme institutionnelle leur permettant de représenter leurs électeurs et de participer au processus politique du pays. Pour le parti au pouvoir, la majorité parlementaire s’accompagne de la responsabilité correspondante de traduire son mandat en une administration efficace et en une responsabilité publique. Mais l’engagement de l’UA n’a pas se limité à l’observation des élections. En tant que pays hôte du siège de l’Union africaine et acteur diplomatique central sur le continent, l’Éthiopie voit ses développements politiques revêtir une importance qui dépasse largement ses frontières. Comme l’a souligné l’ancien président Kenyatta avant le scrutin, les élections éthiopiennes revêtaient une importance pour l’ensemble du continent africain. L’attention continentale se tourne désormais vers la suite des événements : la transition pacifique d’un mandat électoral vers un gouvernement constitutionnel. Avec l’ouverture prochaine de la nouvelle Chambre des représentants des peuples et la formation du gouvernement fédéral prévue le 5 octobre, l’Éthiopie s’apprête à vivre un moment décisif. Ce moment permettra notamment de déterminer si la compétition électorale peut déboucher sur une gouvernance constitutionnelle ordonnée, une continuité institutionnelle et une transition politique pacifique. Le véritable défi : transformer la transition politique en paix La question la plus importante pour l’Éthiopie aujourd’hui est peut-être de savoir si le nouveau cycle politique pourra contribuer à renforcer la paix et la stabilité institutionnelle. L’histoire politique de l’Éthiopie a démontré à maintes reprises le coût des conflits politiques non résolus. C’est pourquoi les efforts actuels de dialogue national et de réconciliation se déroulent parallèlement à la formation du nouveau gouvernement. Le gouvernement n’a cessé de présenter le dialogue, la réconciliation et les institutions constitutionnelles comme des outils essentiels pour relever les défis nationaux. Le processus de dialogue national a également cherché à recueillir des points de vue sur des questions politiques et sociales de longue date à travers le pays. Le nouveau gouvernement entrera donc en fonction avec des attentes qui vont bien au-delà de la gestion économique. Les citoyens compteront sur les institutions pour garantir la sécurité, la justice, les opportunités économiques, les services publics et une gouvernance responsable. Les partis politiques devront rivaliser par le biais des institutions plutôt que par la confrontation. Et la communauté internationale observera comment les institutions démocratiques éthiopiennes évolueront au cours du nouveau cycle politique de cinq ans. Un nouveau chapitre, pas une fin La formation d’un nouveau gouvernement est souvent considérée comme l’aboutissement d’une élection. Pour l’Éthiopie, il convient plutôt de la voir comme le début d’une phase plus exigeante. Les urnes ont exprimé un choix politique. Les conseils sont en cours d’organisation. Le Parlement fédéral s’apprête à ouvrir ses travaux. Le mécanisme constitutionnel avance vers la mise en place d’un nouvel exécutif. Vient maintenant le moment de gouverner. Le mandat politique à venir permettra de vérifier si la participation électorale peut se traduire par des institutions plus solides ; si la concurrence politique peut coexister avec le dialogue national ; si les mécanismes constitutionnels peuvent offrir un espace de divergence sans replonger le pays dans la confrontation ; et si les capacités institutionnelles sont à la hauteur des attentes considérables suscitées par les ambitions de développement de l’Éthiopie. L’Éthiopie entame ce nouveau chapitre forte de l’autorité politique issue de sa septième élection législative et dotée d’institutions qui doivent désormais mettre ce mandat en œuvre dans la gestion quotidienne des affaires publiques. Le parcours démocratique du pays ne s’achève donc pas avec l’annonce des résultats ni avec la prestation de serment d’un nouveau gouvernement. Il passe des urnes aux institutions, de la compétition politique à la responsabilité publique, et du mandat électoral à la tâche plus ardue qui consiste à construire la paix, la prospérité et une gouvernance responsable. C’est le prochain chapitre que l’Éthiopie s’apprête à écrire.
L'Éthiopie décide de fermer son ambassade à Asmara et déclare 10 diplomates érythréens « persona non grata »
Oct 1, 2026 296
Addis Ababa le 1 octobre,2026 (ENA) L'Éthiopie a décidé de fermer son ambassade à Asmara, en Érythrée, et a déclaré persona non grata dix diplomates érythréens en poste à Addis-Abeba, leur ordonnant de quitter le pays dans les 48 heures.   Dans un communiqué publié aujourd'hui, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que cette décision avait été prise en réponse aux actes d'hostilité et de belligérance, directs et indirects, de l'Érythrée à l'encontre de l'Éthiopie.   Il a ajouté que dix diplomates érythréens avaient été déclarés persona non grata pour leur implication dans des activités constituant une menace directe pour la sécurité nationale de l’Éthiopie, en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.   Les diplomates disposent de 48 heures pour quitter l’Éthiopie.   Le ministère a exhorté le gouvernement érythréen à mettre fin aux actes contraires aux principes régissant les relations entre États souverains.   Malgré ces mesures, il a précisé que l’Éthiopie continuait d’accorder de l’importance à ses liens historiques, culturels et entre les peuples avec l’Érythrée et restait attachée à la coexistence pacifique, à la stabilité régionale et à l’intégration.   Le ministère a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie en faveur du règlement pacifique des différends et de la coopération avec les pays de la Corne de l’Afrique afin de promouvoir une paix durable, la sécurité et l’intégration régionale.
Politique
Une nouvelle administration provisoire va être mise en place dans la région du Tigray
Oct 4, 2026 26
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) Les préparatifs sont en cours pour mettre en place une nouvelle administration provisoire dans la région du Tigray et ouvrir la voie à des élections régionales d’ici quelques mois, a révélé Abraham Belay, ancien président de l’administration provisoire du Tigray.   S’exprimant lors d’une interview consacrée à l’actualité, Abraham a déclaré que le gouvernement fédéral s’employait à mettre en place une nouvelle structure administrative qui permettra à la population du Tigray de s’autogouverner, contribuant ainsi à rétablir la paix et la stabilité dans la région.   Abraham a noté que les Forces de défense nationale éthiopiennes mènent actuellement des opérations visant à chasser les forces armées illégales de la région.   À l’issue de ces opérations, de nouvelles structures administratives seront mises en place à partir du niveau des kebeles, avec la participation directe des communautés.   Il a en outre souligné que les préparatifs s’accélèrent afin de mener à bien la transition rapidement et d’organiser des élections régionales d’ici quelques mois.   Abraham a également appelé tous les Éthiopiens à soutenir les efforts du gouvernement fédéral visant à mettre fin à la phase de transition et à permettre à la population du Tigré de participer pleinement au développement national.   Abordant la question de la sécurité au sens large, il a déclaré que des acteurs tant internes qu’externes tentaient de déstabiliser l’Éthiopie.   Il a notamment souligné que les forces érythréennes avaient pris part au conflit aux côtés du TPLF et d’autres groupes qu’il a qualifiés de « forces anti-paix ».   Il a toutefois affirmé que les institutions chargées de la sécurité nationale luttaient avec détermination contre ces menaces grâce à la discipline militaire, à des capacités technologiques de pointe et à une forte préparation opérationnelle.   En outre, il a souligné l’opposition locale croissante à ces forces déstabilisatrices, déclarant que la population du Tigray avait rejeté les voies politiques destructrices.
« L'Éthiopie exerce son droit de construire des barrages à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau », déclare le ministre de l'Eau
Oct 4, 2026 69
  Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie, conformément à son droit souverain, à sa politique de l'eau et au droit international, achève actuellement la construction d'un grand barrage sur le fleuve Magech à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau, a déclaré à l'ENA le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Itefa.   « Il est honteux d'entendre des responsables politiques égyptiens affirmer que l'Éthiopie devrait obtenir leur consentement pour construire des barrages qui ne causent pas de préjudice significatif à leur pays », a-t-il ajouté.   Les décideurs politiques égyptiens devraient se pencher sur l’histoire du haut barrage d’Assouan et se demander si l’Éthiopie avait été consultée avant sa construction.   « Si tel était le cas, ils auraient dû consulter l’Éthiopie lorsqu’ils ont construit le barrage d’Assouan. Or, ils ne l’ont pas fait. »   Habtamu a fait valoir que le Nil ne pouvait être considéré comme l’apanage exclusif des pays en aval, soulignant que l’Éthiopie, en tant qu’État riverain en amont, avait le droit de développer ses ressources en eau.   L’insistance persistante de l’Égypte sur le consentement préalable reflète une approche dépassée de la gouvernance du Nil et un attachement persistant aux accords établis à l’époque coloniale, a souligné le ministre.   « Ils disent : “Nous appartenons au Nil, le Nil nous appartient” », a déclaré le ministre, ajoutant qu’un tel point de vue ne tenait pas compte des intérêts de la population éthiopienne ni de la contribution du pays au système du Nil.   Le ministre a également rejeté l’argument selon lequel les projets de développement hydraulique de l’Éthiopie équivaudraient à un « prélèvement » des eaux de l’Abay (le Nil), affirmant que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) avait été construit principalement pour la production d’énergie hydroélectrique.   Le Megech est par ailleurs un affluent indirect du Nil qui ne cause aucun préjudice significatif aux Égyptiens.   « L’Éthiopie a également le droit de recourir à l’irrigation », a-t-il déclaré, ajoutant que le pays continuerait à développer ses infrastructures hydrauliques conformément à ses priorités nationales.   Il a cité le développement en cours du projet du Megech comme un exemple de l’exercice par l’Éthiopie de ses droits souverains en matière de développement.   « L’Éthiopie est un pays souverain. Nous avons notre propre système, notre propre politique et notre propre gouvernement », a déclaré Habtamu.   Dans le même temps, le ministre a souligné que la position de l’Éthiopie ne constituait pas une hostilité envers les populations en aval.   « Nous considérons nos frères en aval. Les Égyptiens, et en particulier les Soudanais, sont nos frères », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Éthiopie entretenait des liens sociaux, culturels et historiques étroits avec le Soudan et le Soudan du Sud.   L’approche de l’Éthiopie repose donc sur le développement tout en tenant compte des pays en aval, a-t-il souligné, rejetant la « mentalité coloniale » et l’« hégémonie hydroélectrique ».   Le ministre a également fait valoir que l’opposition aux projets de développement hydraulique de l’Éthiopie persistait depuis des décennies, y compris au cours des différentes périodes politiques que le pays a connues.   L’Égypte s’était opposée aux projets hydrauliques éthiopiens dès les années 1950 et 1960, et avait lié cette opposition à l’instabilité entourant les initiatives de développement antérieures. Ces allégations historiques nécessiteraient des documents indépendants allant au-delà du récit du ministre.   Habtamu a déclaré que la réponse de l’Éthiopie devait consister à poursuivre son développement plutôt qu’à renoncer à ses ambitions en matière de développement hydraulique.   « En tant que ministre de l’Eau et de l’Énergie, mais aussi en tant que citoyen et professionnel, la seule chose que nous faisons, c’est continuer à nous développer, continuer à aller de l’avant. »   Les propos du ministre interviennent alors que des responsables égyptiens affirment que l’Éthiopie ne peut pas construire de barrage supplémentaire sans leur consentement.   Le ministère de l’Eau et de l’Énergie a notamment rappelé la récente déclaration du ministre égyptien des Ressources en eau et de l’Irrigation, qui a laissé entendre que les Éthiopiens manquaient d’éducation, ce qui est une manifestation de la mentalité coloniale grossière qui caractérise la politique du Caire dans ses relations avec les États africains.   L'Éthiopie soutient qu'elle dispose d'un droit souverain à l'exploitation de ses ressources en eau, conformément au principe d'une utilisation équitable et raisonnable. L'agence ENA a rapporté le 3 octobre que M. Habtamu avait également critiqué l'héritage historique du grand barrage d'Assouan, affirmant qu'il avait été construit sans le consentement de l'Éthiopie.   L'accord de 1959 sur les eaux du Nil a été conclu entre l'Égypte et le Soudan et prévoyait la répartition des eaux du Nil entre les deux pays, l'Éthiopie n'étant pas partie à cet accord.   L’Éthiopie a contesté à plusieurs reprises la pertinence des accords qui excluent les États en amont du bassin du Nil et a réaffirmé son droit à une utilisation équitable et raisonnable du fleuve.   Ces déclarations font également suite à l’annonce par l’Éthiopie de la création d’un comité national chargé d’évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées à plus de 22 projets hydrauliques qui, selon le gouvernement, ont été bloqués ou entravés par l’Égypte.
« Les Éthiopiens prouvent qu’ils sont capables de surmonter leurs divergences grâce à un dialogue civilisé », déclare le président de la Commission
Oct 3, 2026 127
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) « Les Éthiopiens ont démontré qu’ils étaient capables d’engager un dialogue civilisé, de surmonter leurs divergences et de parvenir à un consensus autour de préoccupations nationales communes », a déclaré le professeur Mesfin Araya, président de la Commission éthiopienne pour le dialogue national (ENDC).   Le professeur Mesfin a tenu ces propos aujourd’hui, alors que l’ENDC remettait officiellement son ordre du jour consolidé et ses recommandations à la Chambre des représentants du peuple, au gouvernement fédéral et aux gouvernements régionaux.   Le Premier ministre Abiy Ahmed, de hauts responsables fédéraux et régionaux, des membres du corps diplomatique et des représentants d’organisations internationales ont assisté à la cérémonie de passation de pouvoir.   Dans son exposé, le professeur Mesfin a déclaré que la Commission, créée en vertu de la proclamation n° 1265/2021, avait pour mandat de contribuer à résoudre les griefs et les différends historiques de longue date en Éthiopie par le biais d’un dialogue inclusif, pacifique et structuré.   Depuis sa création, la Commission a mené une consultation nationale dans les douze États régionaux de l’Éthiopie ainsi que dans les deux administrations municipales d’Addis-Abeba et de Dire Dawa, recueillant plus de 2 000 propositions d’ordre du jour émanant des citoyens.   Ces propositions ont ensuite été regroupées en huit grands axes thématiques afin de fournir un cadre au dialogue national et à la recherche d’un consensus.   Ce processus a abouti à une conférence nationale à Addis-Abeba qui a réuni 4 000 délégués représentant différents segments de la société éthiopienne, notamment des femmes, des jeunes, des aînés, des chefs religieux, des partis politiques, des membres de la diaspora et des personnes en situation de handicap.   Selon le professeur Mesfin, cette conférence a démontré que des Éthiopiens aux opinions divergentes peuvent se rassembler, engager des discussions respectueuses et constructives, et trouver un terrain d’entente sur des questions d’importance nationale.   Il a déclaré que le bon déroulement de la phase de consultation et de délibération avait été rendu possible grâce à une large participation du public et à un engagement politique, qu’il a identifiés comme les deux piliers essentiels d’un dialogue national efficace.   La Commission a désormais soumis ses recommandations consolidées à la Chambre des représentants du peuple, à la Chambre de la Fédération, aux institutions fédérales, ainsi qu’aux douze administrations régionales et aux deux administrations municipales, pour examen approfondi et mise en œuvre.   Le professeur Mesfin a souligné que la mise en œuvre constituait désormais l’étape cruciale suivante, appelant les institutions compétentes aux niveaux fédéral, régional et local à traduire ces recommandations en politiques et actions concrètes.   Il a remercié les citoyens, les institutions gouvernementales, les organisations civiques et les autres parties prenantes pour leurs contributions au processus de dialogue national, soulignant que son impact durable dépendra d’un engagement soutenu en faveur de la mise en œuvre de ses résultats.
Le Premier ministre Abiy préside la remise des recommandations issues du dialogue national éthiopien
Oct 3, 2026 88
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé que les points à l’ordre du jour et les recommandations consolidés issus du Dialogue national éthiopien ont été officiellement remis à la Chambre des représentants du peuple, au gouvernement fédéral et aux gouvernements régionaux.   « J’ai assisté et supervisé cette remise officielle », a déclaré aujourd’hui le Premier ministre sur les réseaux sociaux, qualifiant cet événement d’étape importante dans le processus du Dialogue national du pays.   Cette remise marque le passage de la délibération nationale à l’examen institutionnel des recommandations issues du dialogue, qui a réuni des participants issus de divers secteurs de la société éthiopienne.   Le Dialogue national est parvenu à un consensus sur ses huit axes thématiques avant de passer à l’harmonisation et à la consolidation des recommandations.   Ce processus a été conçu pour rassembler des points de vue divergents sur les grandes questions nationales et établir des terrains d’entente.   Le Premier ministre Abiy a déclaré que cette dernière initiative réaffirmait l’engagement à relever les défis de longue date de l’Éthiopie par le biais d’un dialogue inclusif, de délibérations pacifiques et de solutions élaborées au niveau national.   Le Dialogue national a été présenté comme une initiative visant à résoudre des questions nationales profondément enracinées par la recherche d’un consensus plutôt que par la confrontation.   Auparavant, le Premier ministre avait décrit ce processus comme une occasion de s’attaquer aux défis politiques de longue date et de contribuer à forger un nouveau contrat social national inclusif.   La Conférence nationale de dialogue éthiopienne s'est achevée en août après 40 jours de délibérations auxquelles ont pris part 4 000 participants, les discussions ayant porté sur diverses questions.
« L'héritage du barrage d'Assouan en Égypte est catastrophique et unilatéral », déclare le ministre éthiopien de l'Eau
Oct 3, 2026 175
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a souligné que l’héritage historique du grand barrage d’Assouan en Égypte et sa construction avaient entraîné d’importantes perturbations sociales, alors que le projet avait été mené sans le consentement de l’Éthiopie. Dans un message publié tôt ce matin sur les réseaux sociaux, le ministre Habtamu a décrit le grand barrage d’Assouan comme l’un des projets de méga-barrage les plus marquants d’Afrique, précisant que sa construction avait entraîné le déplacement de plus de 100 000 Nubiens et profondément affecté leurs communautés, leurs moyens de subsistance et leurs terres ancestrales.   Il a fait valoir que l’histoire du projet d’Assouan devait être prise en compte dans le débat actuel sur l’aménagement de l’Abay (le Nil) et le droit de l’Éthiopie à exploiter ses ressources en eau. « L’Éthiopie dispose d’un droit souverain à aménager et à exploiter ses ressources en eau du Nil, conformément au principe d’une utilisation équitable et raisonnable », a déclaré Habtamu, rejetant ainsi les appels demandant à l’Éthiopie d’obtenir l’accord préalable des pays en aval pour ses projets d’aménagement hydraulique. Le ministre a indiqué que l’Éthiopie avait appelé à plusieurs reprises à une consultation sur les projets liés aux eaux du Nil, tout en révélant que des archives historiques datant des années 1950 faisaient état des objections de l’Éthiopie face à l’absence de consultation plus large concernant le projet d’Assouan et les accords antérieurs relatifs aux eaux du Nil. Dans ce contexte historique, M. Habtamu a précisé que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) s’inscrit dans un cadre régional plus récent : la Déclaration de principes (DoP) de 2015, signée par l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte. « Avant de critiquer l’Éthiopie, l’Égypte devrait expliquer pourquoi elle a construit le haut barrage d’Assouan sans le consentement de l’Éthiopie », a déclaré Habtamu, établissant un lien entre l’expérience historique du projet d’Assouan et le débat actuel sur le GERD.   Il a ajouté que le passé de l’Égypte affaiblissait ses critiques à l’égard de l’Éthiopie fondées uniquement sur la question de la consultation des pays en aval, en évoquant le déplacement des communautés nubiennes lié au projet d’Assouan. « Le bilan historique de l’Égypte ne lui donne AUCUNE légitimité morale pour critiquer l’Éthiopie au seul motif de la consultation des pays en aval, car dans les années 1950, l’Éthiopie elle-même s’était officiellement opposée à l’absence de consultation concernant le grand barrage d’Assouan et les accords antérieurs sur les eaux du Nil, alors que le projet d’Assouan avait entraîné un déplacement à grande échelle des communautés nubiennes », a-t-il précisé.   Le GERD, en revanche, a fait l'objet de la Déclaration de principes de 2015 signée par l'Égypte, l'Éthiopie et le Soudan, a déclaré le ministre Habtamu.
L'Égypte s'emploie à entraver le rôle d'intégration de l'Éthiopie et son développement
Oct 2, 2026 220
Addis Ababa le 2 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte tente d'entraver le rôle intégrationniste de l'Éthiopie dans la région et de freiner son développement, craignant que cela ne vienne ébranler sa propre position, a déclaré Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d'études stratégiques et d'initiative pour l'intégration régionale. L'Égypte croit à tort que le rythme soutenu et continu du développement et de la croissance de l'Éthiopie constitue une menace pour sa propre croissance, a-t-il ajouté. Cette crainte est infondée, a souligné le chercheur senior. Au contraire, « envisager la question sous l’angle du développement intégré, de la coopération et du partenariat permet d’économiser beaucoup d’efforts et de temps, car cela favorise une action conjointe visant à obtenir des avantages et à servir les intérêts de tous ». Selon Abdulshakur, l’enclavement de l’Éthiopie a eu un impact négatif sur l’ensemble du système intégré, qui aurait pu favoriser et soutenir la sécurité et la stabilité régionales dans la zone. « Avant 1993, lorsque les forces navales éthiopiennes étaient présentes dans cette région, il n’y avait aucun signe de piraterie, ni aucune tension maritime. Tout observateur des questions de sécurité et des affaires militaires reconnaît le rôle réel joué par la marine éthiopienne dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans la région », a-t-il précisé. Pour ce chercheur chevronné, la présence de l’Éthiopie au bord de la mer fait office de soupape de sécurité et constitue une véritable garantie de sécurité et de stabilité, en partenariat avec les pays de la région. « Cette orientation a été réaffirmée lors de la récente réunion organisée sous l’égide de l’ONU à Nairobi, qui a rassemblé l’Éthiopie, la Somalie, Djibouti et le Yémen afin de discuter des moyens de développer cet aspect, l’un des messages visant à promouvoir cette voie », a-t-il déclaré. Abdulshakur a fait valoir que les données recueillies au cours des trois dernières décennies dans le golfe d’Aden, à Bab al-Mandab et en mer Rouge montrent que l’escalade des actes de piraterie n’a commencé qu’après que l’Éthiopie est devenue un pays enclavé. « Aujourd’hui, les impératifs régionaux et internationaux exigent que l’Éthiopie soit un partenaire de premier plan dans le maintien de la sécurité et de la stabilité maritimes », a-t-il déclaré. Ce chercheur chevronné a en outre souligné que, pour l’Éthiopie, un débouché sur la mer équivaut aux poumons par lesquels elle respire. « Il s’agit d’une nécessité incontournable sur les plans économique, sécuritaire et de développement. À cela s’ajoute le poids géopolitique de l’Éthiopie, deuxième nation la plus peuplée d’Afrique, dont l’économie figure parmi les plus dynamiques du continent », a souligné Abdulshakur. Il a conclu que la croissance significative enregistrée par l'Éthiopie au cours des dernières décennies, ainsi que son importance régionale et, conformément à sa vision fondée sur la croissance partagée et l'intégration régionale avec les pays voisins, justifient la création d'un débouché sur la mer.
L'Éthiopie s'achemine vers la formation pacifique d'un nouveau gouvernement
Oct 2, 2026 194
Rédacteur Le 2 octobre, 2026 (ENA) Des urnes à la formation d’un nouveau gouvernement, l’Éthiopie entame un chapitre déterminant de son parcours démocratique L’Éthiopie s’engage dans un nouveau chapitre décisif de son parcours politique, alors que le gouvernement fédéral du pays s’apprête à être formé à l’issue de la 7e élection législative et de la mise en place des conseils régionaux et municipaux nouvellement élus. Cette transition marque un moment crucial pour la deuxième nation la plus peuplée d’Afrique, non seulement parce qu’une nouvelle administration prend forme, mais aussi parce que le pays cherche à traduire cet immense exercice électoral en institutions opérationnelles, en représentation politique et en un mandat national renouvelé. Le 5 octobre 2026, l’Éthiopie doit inaugurer la Chambre des représentants du peuple nouvellement élue et mettre officiellement en place le nouveau gouvernement fédéral, achevant ainsi le processus constitutionnel qui a suivi les élections législatives du 1er juin. Cette date représente bien plus que l’ouverture d’une nouvelle législature. C’est le moment où les urnes cèdent la place à la gouvernance, les élus assumant la responsabilité de traduire les mandats électoraux en politiques, en lois et en institutions publiques. La 7e élection législative s’est déroulée à une échelle rarement observée dans l’histoire de l’Éthiopie. Selon la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE), plus de 54 millions de citoyens se sont inscrits sur les listes électorales et 51,7 millions ont voté. Quarante-deux partis politiques ont présenté 10 438 candidats, auxquels se sont ajoutés 80 candidats indépendants, dans le cadre d’un processus électoral qui s’est étendu à l’ensemble du pays. Pour l’Éthiopie, l’importance de ce moment ne réside pas seulement dans les chiffres. Elle réside dans ce qui va suivre. Des urnes aux institutions La campagne électorale et le scrutin sont désormais derrière nous. Les résultats se traduisent désormais en autorité institutionnelle. Le Parti de la prospérité a remporté 438 des 501 sièges de la Chambre des représentants du peuple pour lesquels les résultats ont été annoncés, ce qui lui confère la majorité parlementaire requise par le système constitutionnel éthiopien pour former l’exécutif fédéral. Ce résultat confère au nouveau gouvernement un mandat parlementaire clair. Mais le prochain chapitre ne sera finalement pas jugé à l’aune de l’ampleur de la victoire électorale, mais à celle de la manière dont ce mandat sera converti en une gouvernance efficace. Cette responsabilité intervient à un moment décisif. L’Éthiopie doit en effet mener de front la réforme économique, le dialogue national, la consolidation de la paix, la réforme institutionnelle, la diplomatie régionale et un programme de développement ambitieux. La nouvelle administration héritera donc non seulement de l’autorité de gouverner, mais aussi d’un large éventail d’attentes de la part des citoyens, des entreprises, des acteurs politiques et des partenaires internationaux. Le passage de la campagne électorale à la gouvernance constituera le véritable test pour les institutions du pays. Les gouvernements régionaux commencent déjà à se mettre en place La transition vers un système fédéral est précédée par des évolutions aux niveaux régional et municipal. Les conseils régionaux ont commencé à constituer leurs gouvernements et à élire leurs chefs de l’administration, jetant ainsi les bases institutionnelles de la prochaine phase de gouvernance. À Addis-Abeba, le conseil municipal a reconduit à l’unanimité Adanech Abiebie dans ses fonctions de maire le 30 septembre, lui accordant ainsi un nouveau mandat à la tête de l’administration de la capitale. Le conseil a mis en avant le développement des infrastructures, les réformes administratives et les services axés sur les citoyens parmi les réalisations de son précédent mandat. Les évolutions observées dans les régions et dans la capitale montrent que la transition post-électorale en Éthiopie se déroule à travers les différents niveaux de sa structure fédérale plutôt que par le biais d’un événement unique à Addis-Abeba. Ce processus graduel — des conseils régionaux au parlement fédéral — souligne également l’architecture constitutionnelle selon laquelle l’autorité politique est organisée dans le pays. Un transfert constitutionnel du pouvoir politique La Constitution éthiopienne place la Chambre des représentants du peuple au cœur du pouvoir législatif fédéral et fournit le fondement constitutionnel nécessaire à la formation du pouvoir exécutif à l’issue des élections législatives. L’article 56 stipule que le parti politique ou la coalition détenant la majorité à la Chambre forme et dirige le pouvoir exécutif fédéral. Le résultat des élections a donc établi la base parlementaire nécessaire à la formation du prochain gouvernement. La portée du 5 octobre dépasse donc le simple cadre d’une cérémonie. Cette date marque le moment institutionnel où le résultat des élections de juin se traduit par un nouvel accord de gouvernance. Pour un pays présentant la complexité politique de l’Éthiopie, le maintien de la continuité constitutionnelle au cours de cette transition revêt une importance particulière. Ces élections ont suscité un vif intérêt à l’échelle continentale, l’Union africaine ayant déployé une mission d’observation électorale dirigée par l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta. L’UA a par la suite salué les élections du 1er juin, les qualifiant d’étape importante dans l’évolution démocratique de l’Éthiopie et reconnaissant le rôle joué par la Commission électorale nationale dans la gestion du processus. Une représentation au-delà du parti vainqueur La majorité parlementaire confère au Parti de la prospérité la base constitutionnelle nécessaire pour former le gouvernement fédéral. Parallèlement, la présence de représentants de l’opposition au sein des assemblées législatives fédérales et régionales signifie que les institutions politiques éthiopiennes continueront d’accueillir des voix politiques divergentes. Cela est important, car la démocratie ne s’arrête pas au dépouillement des bulletins de vote. Le parlement post-électoral devient l’arène où les priorités, les intérêts et les perspectives politiques divergents se traduisent par des débats législatifs, un contrôle parlementaire et des politiques publiques. Pour les partis d’opposition, les élus et les voix indépendantes, la nouvelle législature offre une plateforme institutionnelle leur permettant de représenter leurs électeurs et de participer au processus politique du pays. Pour le parti au pouvoir, la majorité parlementaire s’accompagne de la responsabilité correspondante de traduire son mandat en une administration efficace et en une responsabilité publique. Mais l’engagement de l’UA n’a pas se limité à l’observation des élections. En tant que pays hôte du siège de l’Union africaine et acteur diplomatique central sur le continent, l’Éthiopie voit ses développements politiques revêtir une importance qui dépasse largement ses frontières. Comme l’a souligné l’ancien président Kenyatta avant le scrutin, les élections éthiopiennes revêtaient une importance pour l’ensemble du continent africain. L’attention continentale se tourne désormais vers la suite des événements : la transition pacifique d’un mandat électoral vers un gouvernement constitutionnel. Avec l’ouverture prochaine de la nouvelle Chambre des représentants des peuples et la formation du gouvernement fédéral prévue le 5 octobre, l’Éthiopie s’apprête à vivre un moment décisif. Ce moment permettra notamment de déterminer si la compétition électorale peut déboucher sur une gouvernance constitutionnelle ordonnée, une continuité institutionnelle et une transition politique pacifique. Le véritable défi : transformer la transition politique en paix La question la plus importante pour l’Éthiopie aujourd’hui est peut-être de savoir si le nouveau cycle politique pourra contribuer à renforcer la paix et la stabilité institutionnelle. L’histoire politique de l’Éthiopie a démontré à maintes reprises le coût des conflits politiques non résolus. C’est pourquoi les efforts actuels de dialogue national et de réconciliation se déroulent parallèlement à la formation du nouveau gouvernement. Le gouvernement n’a cessé de présenter le dialogue, la réconciliation et les institutions constitutionnelles comme des outils essentiels pour relever les défis nationaux. Le processus de dialogue national a également cherché à recueillir des points de vue sur des questions politiques et sociales de longue date à travers le pays. Le nouveau gouvernement entrera donc en fonction avec des attentes qui vont bien au-delà de la gestion économique. Les citoyens compteront sur les institutions pour garantir la sécurité, la justice, les opportunités économiques, les services publics et une gouvernance responsable. Les partis politiques devront rivaliser par le biais des institutions plutôt que par la confrontation. Et la communauté internationale observera comment les institutions démocratiques éthiopiennes évolueront au cours du nouveau cycle politique de cinq ans. Un nouveau chapitre, pas une fin La formation d’un nouveau gouvernement est souvent considérée comme l’aboutissement d’une élection. Pour l’Éthiopie, il convient plutôt de la voir comme le début d’une phase plus exigeante. Les urnes ont exprimé un choix politique. Les conseils sont en cours d’organisation. Le Parlement fédéral s’apprête à ouvrir ses travaux. Le mécanisme constitutionnel avance vers la mise en place d’un nouvel exécutif. Vient maintenant le moment de gouverner. Le mandat politique à venir permettra de vérifier si la participation électorale peut se traduire par des institutions plus solides ; si la concurrence politique peut coexister avec le dialogue national ; si les mécanismes constitutionnels peuvent offrir un espace de divergence sans replonger le pays dans la confrontation ; et si les capacités institutionnelles sont à la hauteur des attentes considérables suscitées par les ambitions de développement de l’Éthiopie. L’Éthiopie entame ce nouveau chapitre forte de l’autorité politique issue de sa septième élection législative et dotée d’institutions qui doivent désormais mettre ce mandat en œuvre dans la gestion quotidienne des affaires publiques. Le parcours démocratique du pays ne s’achève donc pas avec l’annonce des résultats ni avec la prestation de serment d’un nouveau gouvernement. Il passe des urnes aux institutions, de la compétition politique à la responsabilité publique, et du mandat électoral à la tâche plus ardue qui consiste à construire la paix, la prospérité et une gouvernance responsable. C’est le prochain chapitre que l’Éthiopie s’apprête à écrire.
L'Éthiopie décide de fermer son ambassade à Asmara et déclare 10 diplomates érythréens « persona non grata »
Oct 1, 2026 296
Addis Ababa le 1 octobre,2026 (ENA) L'Éthiopie a décidé de fermer son ambassade à Asmara, en Érythrée, et a déclaré persona non grata dix diplomates érythréens en poste à Addis-Abeba, leur ordonnant de quitter le pays dans les 48 heures.   Dans un communiqué publié aujourd'hui, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que cette décision avait été prise en réponse aux actes d'hostilité et de belligérance, directs et indirects, de l'Érythrée à l'encontre de l'Éthiopie.   Il a ajouté que dix diplomates érythréens avaient été déclarés persona non grata pour leur implication dans des activités constituant une menace directe pour la sécurité nationale de l’Éthiopie, en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.   Les diplomates disposent de 48 heures pour quitter l’Éthiopie.   Le ministère a exhorté le gouvernement érythréen à mettre fin aux actes contraires aux principes régissant les relations entre États souverains.   Malgré ces mesures, il a précisé que l’Éthiopie continuait d’accorder de l’importance à ses liens historiques, culturels et entre les peuples avec l’Érythrée et restait attachée à la coexistence pacifique, à la stabilité régionale et à l’intégration.   Le ministère a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie en faveur du règlement pacifique des différends et de la coopération avec les pays de la Corne de l’Afrique afin de promouvoir une paix durable, la sécurité et l’intégration régionale.
Social
Semaine du tourisme d’Oromia : des acteurs internationaux saluent le potentiel touristique de l’Éthiopie
Oct 4, 2026 55
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) Des représentants du secteur touristique venus de plusieurs pays ont salué le potentiel touristique de l’Éthiopie, son patrimoine culturel et l’hospitalité de sa population, à l’occasion de la Semaine du tourisme d’Oromia, organisée au Skylight Hotel à Addis-Abeba. Venus notamment du Nigeria, du Burundi, du Sénégal, de la Namibie et de la Jordanie, les participants ont également mis en avant les possibilités de renforcer les échanges touristiques, les partenariats et la coopération entre les destinations. Pour Busayomi Soremekun, représentant du Nigeria, l’hospitalité éthiopienne constitue l’une des caractéristiques marquantes de son expérience, résumée par l’expression nigériane « O ya ya ». Il a notamment évoqué l’esprit d’accueil du pays, ainsi que la richesse de ses costumes et de ses traditions culturelles. Selon lui, les efforts de l’Éthiopie dans la promotion de sa destination constituent « une leçon à étudier » pour les autres acteurs du tourisme africain. Du côté du Burundi, Natalia a souligné la diversité culturelle du continent, estimant que les différentes cultures africaines contribuent à construire une identité commune. Elle s’est également dite impressionnée par certains éléments propres à l’Éthiopie, notamment son calendrier et la manière dont le pays « embrasse sa culture » et valorise son patrimoine.   Pour Alioune Mboup, fondateur d'Africa's Tourism Solution du Sénégal, l’Éthiopie présente un potentiel touristique important qui nécessite une implication continue des pouvoirs publics dans la promotion de la destination. Il a également mis en avant le rôle du transport aérien et des compagnies africaines dans la facilitation des échanges touristiques entre les pays du continent. Selon lui, l’Éthiopie « est sur la bonne voie » en matière de développement touristique, tout en soulignant l’importance d’une action concertée entre les gouvernements et les acteurs du secteur. La représentante de la Namibie, Sandra, a pour sa part insisté sur la nécessité de transformer les échanges touristiques en véritables partenariats. « Nous ne sommes pas seulement ici pour vendre la Namibie, mais aussi pour collaborer, construire des partenariats et des amitiés », a-t-elle déclaré. Elle a particulièrement apprécié l’accueil réservé aux visiteurs et l’efficacité du processus de visa dont elle a fait l’expérience. « Nous espérons apprendre de l’Éthiopie et mettre en œuvre cela dans notre pays », a-t-elle ajouté, en faisant référence à la rapidité du traitement de son visa. Sandra a également relevé certaines similitudes culturelles entre l’Éthiopie et la Namibie, tout en exprimant son admiration pour le pays, qu’elle a décrit comme « très beau », avec une population « très accueillante ». Pour Laura Leader, fondatrice de Discover Jordan Tours, la Semaine du tourisme d’Oromia constitue également une plateforme importante de réseautage et de création de nouvelles connexions entre professionnels. Elle a souligné la richesse des patrimoines éthiopien et jordanien, estimant que les deux destinations disposent de possibilités de coopération.   « Nous partageons tous les deux une culture et un patrimoine très riches », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’une coopération entre les deux destinations pourrait contribuer à développer davantage leurs relations touristiques. Après avoir découvert principalement Addis-Abeba lors de cette visite, Laura Leader a également exprimé son souhait de revenir en Éthiopie pour explorer davantage le pays. « Il y a tellement de choses à découvrir », a-t-elle souligné, citant notamment les récits des populations et la passion des guides touristiques rencontrés durant l’événement. Les témoignages recueillis à l’occasion de cette semaine touristique mettent ainsi en évidence plusieurs dimensions du développement du tourisme en Éthiopie : la valorisation du patrimoine et de la diversité culturelle, l’hospitalité, la connectivité aérienne, la facilitation des déplacements et le renforcement des partenariats internationaux. La Semaine du tourisme d’Oromia apparaît ainsi comme une plateforme favorisant non seulement la promotion des destinations, mais également le dialogue et les échanges entre les acteurs du tourisme africain et leurs partenaires internationaux.
L'Irreecha Hora Arsedi célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu
Oct 4, 2026 51
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) L'Irreecha Hora Arsedi, la fête d'action de grâce oromo, est célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu, attirant une foule nombreuse au bord du lac et dans les lieux de rassemblement publics de la ville. La célébration a débuté par les bénédictions traditionnelles des Aba Gadas, qui ont invoqué la paix, l'unité et la prospérité pour les participants au moment où la fête battait son plein. Au lac Hora Arsedi, des milliers de festivaliers se sont rassemblés pour une démonstration haute en couleur du patrimoine culturel oromo, vêtus de costumes traditionnels et prenant part à des chants, des prières et des rituels d’action de grâce. La célébration s’est également étendue aux espaces publics de Bishoftu, où de grandes foules se sont rassemblées pour assister aux festivités et y participer. L'Irreecha est une fête traditionnelle oromo d'action de grâce qui marque la fin de la saison des pluies et le début de la saison des récoltes. Elle constitue un élément important du système Gada oromo, inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO. Cette fête est l'occasion pour les communautés d'exprimer leur gratitude, de renouer des liens sociaux et de transmettre les traditions culturelles d'une génération à l'autre. Hier, l’Irreecha Hora Finfinnee a été célébré à Addis-Abeba sous le thème « Irreecha pour la renaissance nationale », rassemblant des centaines de milliers de personnes lors d’une célébration haute en couleurs de la culture, du patrimoine et de l’unité oromos. La célébration de l'Hora Arsedi qui s'est déroulée aujourd'hui à Bishoftu a également rassemblé les gens sur les rives du lac. Les chants traditionnels, les bénédictions et les cérémonies culturelles ont créé une atmosphère animée, placée sous le signe de l'action de grâce et des aspirations communes pour l'avenir, a appris l'ENA.
La fête « Hora Finfinne Irreecha » s'est achevée dans le calme, célébrant l'unité et le patrimoine culturel
Oct 3, 2026 133
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) Le festival Hora Finfinne Irreecha s'est achevé dans le calme à Addis-Abeba, mettant en valeur le riche patrimoine culturel de l'Éthiopie tout en préservant les valeurs et les traditions qui sont au cœur de cette fête d'action de grâce oromo. Dans un message publié à l'issue de la célébration, la maire d'Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a décrit l'Irreecha comme une expression vivante de gratitude, de paix, d'amour et d'unité. Elle a ajouté que ce festival avait une nouvelle fois rassemblé les gens dans un esprit de fraternité, de solidarité et de tolérance.   Dès les premières heures du matin, des centaines de milliers de personnes ont afflué à Hora Finfinnee, vêtues de costumes traditionnels colorés, animant la fête avec une musique entraînante, des danses, des bénédictions et une puissante manifestation de fierté culturelle, a rapporté l’ENA depuis les lieux. La maire Adanech a déclaré que l’Irreecha dépassait sa simple signification culturelle et traditionnelle, constituant un rassemblement majeur qui réunit des personnes d’horizons divers et illustre les valeurs durables de coexistence et de solidarité. Elle a appelé les Éthiopiens à traduire ces valeurs en actions concrètes en œuvrant collectivement pour renforcer la paix, le consensus national et la prospérité générale du pays, tout en mettant en commun leurs capacités et en consolidant l’unité nationale. Adanech a par ailleurs exprimé sa gratitude envers toutes les personnes ayant contribué au déroulement pacifique et à la réussite du festival, en remerciant tout particulièrement les habitants d’Addis-Abeba d’avoir accueilli les visiteurs avec l’hospitalité et la chaleur traditionnelles de la ville. Elle a également remercié les Abba Gadaas, les Haadha Siinqees, les Follees, les forces de sécurité et les dirigeants pour leur contribution au bon déroulement de la célébration. En conclusion de son message, la maire a souligné la portée plus large du festival en lançant cet appel : « Irreecha pour le consensus national ! Irreecha pour la paix et l’unité ! » L’Irreecha est une fête traditionnelle oromo d’action de grâce célébrée à la fin de la saison des pluies. C’est un moment de gratitude envers Waaqa (Dieu), de renouveau, de réconciliation et de rassemblement communautaire, qui réunit les gens pour célébrer la vie, la paix et les valeurs culturelles communes, a-t-on appris.
L'Irreecha rassemble des centaines de milliers de personnes lors d'une fête animée à Addis-Abeba
Oct 3, 2026 127
  Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) La célébration de l’Irreecha, la fête d’action de grâce du peuple oromo, bat son plein à Hora Finfinnee, à Addis-Abeba, dans une effervescence de culture, de tradition, d’unité et de joie. Dès les premières heures du matin, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Hora Finfinnee, vêtues de costumes traditionnels colorés et spectaculaires, animant la fête avec de la musique, des danses, des bénédictions et un profond sentiment de fierté culturelle. Les Abbaa Gadaas, les anciens, les jeunes et des invités issus de tous les horizons ont pris part à cette célébration, qui a mis en valeur avec éclat la richesse et la diversité du patrimoine culturel oromo. Au-delà de sa signification culturelle et spirituelle, l’Irreecha est devenu de plus en plus un puissant symbole de paix, d’unité et de solidarité, rassemblant des personnes venues de toute l’Oromia et d’autres régions d’Éthiopie autour d’une célébration commune. La profusion de couleurs, les costumes traditionnels, les chants, les danses et les rituels du festival ont créé un spectacle culturel grandiose au cœur d’Addis-Abeba, attirant des participants de tout le pays et suscitant un intérêt international croissant. L’Irreecha reflète également les valeurs pérennes du système Gadaa, un système traditionnel de gouvernance et d’organisation sociale du peuple oromo qui a été inscrit par l’UNESCO sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La reconnaissance internationale du Gadaa a encore renforcé la visibilité mondiale du patrimoine oromo et créé des opportunités d’échanges culturels et de tourisme, faisant de l’Irreecha une attraction culturelle de plus en plus importante en Éthiopie. La célébration de cette année s’inscrit également dans le sillage du parcours plus large de développement et de transformation de l’Éthiopie, la culture et le patrimoine contribuant de plus en plus au tourisme, à la cohésion sociale et à la visibilité culturelle internationale du pays. Le festival rassemble diverses traditions oromos dans un spectacle inégalé de couleurs, de culture et de convivialité, faisant de Hora Finfinnee un lieu de rencontre animé où les gens célèbrent le patrimoine, la paix et l’unité. Cette célébration a une nouvelle fois démontré comment Irreecha a évolué, passant d’une simple cérémonie traditionnelle d’action de grâce à un grand rassemblement culturel qui rassemble les gens tout en mettant en valeur le patrimoine culturel riche et diversifié de l’Éthiopie aux yeux du monde entier.
Économie
« L'Éthiopie exerce son droit de construire des barrages à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau », déclare le ministre de l'Eau
Oct 4, 2026 69
  Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie, conformément à son droit souverain, à sa politique de l'eau et au droit international, achève actuellement la construction d'un grand barrage sur le fleuve Magech à des fins d'irrigation et d'approvisionnement en eau, a déclaré à l'ENA le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Itefa.   « Il est honteux d'entendre des responsables politiques égyptiens affirmer que l'Éthiopie devrait obtenir leur consentement pour construire des barrages qui ne causent pas de préjudice significatif à leur pays », a-t-il ajouté.   Les décideurs politiques égyptiens devraient se pencher sur l’histoire du haut barrage d’Assouan et se demander si l’Éthiopie avait été consultée avant sa construction.   « Si tel était le cas, ils auraient dû consulter l’Éthiopie lorsqu’ils ont construit le barrage d’Assouan. Or, ils ne l’ont pas fait. »   Habtamu a fait valoir que le Nil ne pouvait être considéré comme l’apanage exclusif des pays en aval, soulignant que l’Éthiopie, en tant qu’État riverain en amont, avait le droit de développer ses ressources en eau.   L’insistance persistante de l’Égypte sur le consentement préalable reflète une approche dépassée de la gouvernance du Nil et un attachement persistant aux accords établis à l’époque coloniale, a souligné le ministre.   « Ils disent : “Nous appartenons au Nil, le Nil nous appartient” », a déclaré le ministre, ajoutant qu’un tel point de vue ne tenait pas compte des intérêts de la population éthiopienne ni de la contribution du pays au système du Nil.   Le ministre a également rejeté l’argument selon lequel les projets de développement hydraulique de l’Éthiopie équivaudraient à un « prélèvement » des eaux de l’Abay (le Nil), affirmant que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) avait été construit principalement pour la production d’énergie hydroélectrique.   Le Megech est par ailleurs un affluent indirect du Nil qui ne cause aucun préjudice significatif aux Égyptiens.   « L’Éthiopie a également le droit de recourir à l’irrigation », a-t-il déclaré, ajoutant que le pays continuerait à développer ses infrastructures hydrauliques conformément à ses priorités nationales.   Il a cité le développement en cours du projet du Megech comme un exemple de l’exercice par l’Éthiopie de ses droits souverains en matière de développement.   « L’Éthiopie est un pays souverain. Nous avons notre propre système, notre propre politique et notre propre gouvernement », a déclaré Habtamu.   Dans le même temps, le ministre a souligné que la position de l’Éthiopie ne constituait pas une hostilité envers les populations en aval.   « Nous considérons nos frères en aval. Les Égyptiens, et en particulier les Soudanais, sont nos frères », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Éthiopie entretenait des liens sociaux, culturels et historiques étroits avec le Soudan et le Soudan du Sud.   L’approche de l’Éthiopie repose donc sur le développement tout en tenant compte des pays en aval, a-t-il souligné, rejetant la « mentalité coloniale » et l’« hégémonie hydroélectrique ».   Le ministre a également fait valoir que l’opposition aux projets de développement hydraulique de l’Éthiopie persistait depuis des décennies, y compris au cours des différentes périodes politiques que le pays a connues.   L’Égypte s’était opposée aux projets hydrauliques éthiopiens dès les années 1950 et 1960, et avait lié cette opposition à l’instabilité entourant les initiatives de développement antérieures. Ces allégations historiques nécessiteraient des documents indépendants allant au-delà du récit du ministre.   Habtamu a déclaré que la réponse de l’Éthiopie devait consister à poursuivre son développement plutôt qu’à renoncer à ses ambitions en matière de développement hydraulique.   « En tant que ministre de l’Eau et de l’Énergie, mais aussi en tant que citoyen et professionnel, la seule chose que nous faisons, c’est continuer à nous développer, continuer à aller de l’avant. »   Les propos du ministre interviennent alors que des responsables égyptiens affirment que l’Éthiopie ne peut pas construire de barrage supplémentaire sans leur consentement.   Le ministère de l’Eau et de l’Énergie a notamment rappelé la récente déclaration du ministre égyptien des Ressources en eau et de l’Irrigation, qui a laissé entendre que les Éthiopiens manquaient d’éducation, ce qui est une manifestation de la mentalité coloniale grossière qui caractérise la politique du Caire dans ses relations avec les États africains.   L'Éthiopie soutient qu'elle dispose d'un droit souverain à l'exploitation de ses ressources en eau, conformément au principe d'une utilisation équitable et raisonnable. L'agence ENA a rapporté le 3 octobre que M. Habtamu avait également critiqué l'héritage historique du grand barrage d'Assouan, affirmant qu'il avait été construit sans le consentement de l'Éthiopie.   L'accord de 1959 sur les eaux du Nil a été conclu entre l'Égypte et le Soudan et prévoyait la répartition des eaux du Nil entre les deux pays, l'Éthiopie n'étant pas partie à cet accord.   L’Éthiopie a contesté à plusieurs reprises la pertinence des accords qui excluent les États en amont du bassin du Nil et a réaffirmé son droit à une utilisation équitable et raisonnable du fleuve.   Ces déclarations font également suite à l’annonce par l’Éthiopie de la création d’un comité national chargé d’évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées à plus de 22 projets hydrauliques qui, selon le gouvernement, ont été bloqués ou entravés par l’Égypte.
Le projet de gazoduc Damerjog-Dewele incarne la nouvelle ère de renouveau de l'Éthiopie, selon des universitaires
Oct 3, 2026 116
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) Selon des experts, le projet d’oléoduc Damerjog-Dewele va accélérer la croissance économique de l’Éthiopie, renforcer la sécurité d’approvisionnement en carburant et approfondir les liens économiques entre l’Éthiopie et Djibouti. Cet oléoduc de 120 kilomètres, qui reliera Damerjog, à Djibouti, à Dewele, en Éthiopie, figure parmi les grands projets d’infrastructure mis en œuvre pour soutenir la transformation économique de l’Éthiopie et améliorer l’efficacité de l’approvisionnement en carburant. La construction de ce projet a récemment été lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, le président djiboutien Ismail Omar Guelleh et le président du groupe Dangote, Aliko Dangote. Le projet est mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat entre Ethiopian Investment Holdings et le groupe Dangote. Lors de la cérémonie de lancement, il a été précisé que l’oléoduc aura une capacité de stockage et de transport de plus d’un million de mètres cubes de produits pétroliers raffinés. Le professeur Tassew Woldehanna, président de l’Association éthiopienne d’économie et maître de conférences au département d’économie de l’université d’Addis-Abeba, a déclaré à l’ENA que l’oléoduc Éthiopie-Djibouti récemment inauguré témoigne de l’engagement croissant de l’Éthiopie en faveur des investissements stratégiques et des infrastructures économiques.   Il a déclaré que la dépendance de longue date de l’Éthiopie vis-à-vis du transport routier pour importer des produits pétroliers depuis Djibouti avait posé des difficultés pour maintenir un approvisionnement national en carburant fiable et efficace. L’oléoduc Damerjog-Dewele devrait donc contribuer à relever ces défis en fournissant un réseau d’infrastructures dédié au transport des produits pétroliers vers l’Éthiopie, a-t-il ajouté. Le professeur Tassew a également souligné que l’importance d’un investissement devait être évaluée non seulement en fonction de sa contribution à la croissance économique, mais aussi en fonction des opportunités d’emploi et d’affaires qu’il génère. À cet égard, a-t-il déclaré, le projet d’oléoduc pourrait créer des opportunités économiques tout en soutenant des activités dans divers secteurs. L’économiste Birhanu Alemu, pour sa part, a déclaré que le développement croissant des infrastructures et des activités économiques en Éthiopie exigeait que le pays renforce ses capacités de stockage et de distribution de pétrole. Compte tenu de l’ampleur croissante des activités commerciales et productives, il est essentiel d’augmenter les réserves nationales de carburant pour garantir la continuité des opérations économiques, a-t-il déclaré. Dans cette perspective, l’oléoduc Damerjog-Dewele jouera un rôle important pour assurer un approvisionnement en carburant plus fiable et plus stable et réduire les perturbations liées au transport conventionnel de carburant, a souligné M. Birhanu. Il a en outre expliqué qu’un approvisionnement fiable en pétrole est crucial pour les industries manufacturières, l’agriculture mécanisée et le secteur des transports, qui sont tous essentiels à l’augmentation de la productivité et au soutien de la croissance économique. Les chercheurs ont déclaré que les grands projets d’infrastructure lancés et mis en œuvre par l’Éthiopie pourraient contribuer non seulement à la transformation économique du pays, mais aussi au développement régional au sens large. Ils ont cité l’oléoduc Damerjog-Dewele comme un exemple illustrant comment la coopération en matière d’infrastructures entre pays voisins peut générer des avantages économiques partagés. Ce projet devrait également renforcer l’interdépendance économique entre l’Éthiopie et Djibouti en facilitant la circulation des matières premières stratégiques et en élargissant les opportunités d’investissement et d’échanges commerciaux. Selon les experts, de telles initiatives conjointes en matière d’infrastructures peuvent consolider davantage les relations de longue date entre les deux pays tout en contribuant à l’intégration économique régionale. Dans l’ensemble, ils ont déclaré que l’oléoduc Damerjog-Dewele s’inscrit dans la dynamique de développement plus large de l’Éthiopie, conformément à sa vision nationale visant à transformer les infrastructures, à renforcer les capacités de production et à jeter les bases d’une croissance économique durable.
« L'héritage du barrage d'Assouan en Égypte est catastrophique et unilatéral », déclare le ministre éthiopien de l'Eau
Oct 3, 2026 175
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a souligné que l’héritage historique du grand barrage d’Assouan en Égypte et sa construction avaient entraîné d’importantes perturbations sociales, alors que le projet avait été mené sans le consentement de l’Éthiopie. Dans un message publié tôt ce matin sur les réseaux sociaux, le ministre Habtamu a décrit le grand barrage d’Assouan comme l’un des projets de méga-barrage les plus marquants d’Afrique, précisant que sa construction avait entraîné le déplacement de plus de 100 000 Nubiens et profondément affecté leurs communautés, leurs moyens de subsistance et leurs terres ancestrales.   Il a fait valoir que l’histoire du projet d’Assouan devait être prise en compte dans le débat actuel sur l’aménagement de l’Abay (le Nil) et le droit de l’Éthiopie à exploiter ses ressources en eau. « L’Éthiopie dispose d’un droit souverain à aménager et à exploiter ses ressources en eau du Nil, conformément au principe d’une utilisation équitable et raisonnable », a déclaré Habtamu, rejetant ainsi les appels demandant à l’Éthiopie d’obtenir l’accord préalable des pays en aval pour ses projets d’aménagement hydraulique. Le ministre a indiqué que l’Éthiopie avait appelé à plusieurs reprises à une consultation sur les projets liés aux eaux du Nil, tout en révélant que des archives historiques datant des années 1950 faisaient état des objections de l’Éthiopie face à l’absence de consultation plus large concernant le projet d’Assouan et les accords antérieurs relatifs aux eaux du Nil. Dans ce contexte historique, M. Habtamu a précisé que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) s’inscrit dans un cadre régional plus récent : la Déclaration de principes (DoP) de 2015, signée par l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte. « Avant de critiquer l’Éthiopie, l’Égypte devrait expliquer pourquoi elle a construit le haut barrage d’Assouan sans le consentement de l’Éthiopie », a déclaré Habtamu, établissant un lien entre l’expérience historique du projet d’Assouan et le débat actuel sur le GERD.   Il a ajouté que le passé de l’Égypte affaiblissait ses critiques à l’égard de l’Éthiopie fondées uniquement sur la question de la consultation des pays en aval, en évoquant le déplacement des communautés nubiennes lié au projet d’Assouan. « Le bilan historique de l’Égypte ne lui donne AUCUNE légitimité morale pour critiquer l’Éthiopie au seul motif de la consultation des pays en aval, car dans les années 1950, l’Éthiopie elle-même s’était officiellement opposée à l’absence de consultation concernant le grand barrage d’Assouan et les accords antérieurs sur les eaux du Nil, alors que le projet d’Assouan avait entraîné un déplacement à grande échelle des communautés nubiennes », a-t-il précisé.   Le GERD, en revanche, a fait l'objet de la Déclaration de principes de 2015 signée par l'Égypte, l'Éthiopie et le Soudan, a déclaré le ministre Habtamu.
L'Égypte s'emploie à entraver le rôle d'intégration de l'Éthiopie et son développement
Oct 2, 2026 220
Addis Ababa le 2 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte tente d'entraver le rôle intégrationniste de l'Éthiopie dans la région et de freiner son développement, craignant que cela ne vienne ébranler sa propre position, a déclaré Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d'études stratégiques et d'initiative pour l'intégration régionale. L'Égypte croit à tort que le rythme soutenu et continu du développement et de la croissance de l'Éthiopie constitue une menace pour sa propre croissance, a-t-il ajouté. Cette crainte est infondée, a souligné le chercheur senior. Au contraire, « envisager la question sous l’angle du développement intégré, de la coopération et du partenariat permet d’économiser beaucoup d’efforts et de temps, car cela favorise une action conjointe visant à obtenir des avantages et à servir les intérêts de tous ». Selon Abdulshakur, l’enclavement de l’Éthiopie a eu un impact négatif sur l’ensemble du système intégré, qui aurait pu favoriser et soutenir la sécurité et la stabilité régionales dans la zone. « Avant 1993, lorsque les forces navales éthiopiennes étaient présentes dans cette région, il n’y avait aucun signe de piraterie, ni aucune tension maritime. Tout observateur des questions de sécurité et des affaires militaires reconnaît le rôle réel joué par la marine éthiopienne dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans la région », a-t-il précisé. Pour ce chercheur chevronné, la présence de l’Éthiopie au bord de la mer fait office de soupape de sécurité et constitue une véritable garantie de sécurité et de stabilité, en partenariat avec les pays de la région. « Cette orientation a été réaffirmée lors de la récente réunion organisée sous l’égide de l’ONU à Nairobi, qui a rassemblé l’Éthiopie, la Somalie, Djibouti et le Yémen afin de discuter des moyens de développer cet aspect, l’un des messages visant à promouvoir cette voie », a-t-il déclaré. Abdulshakur a fait valoir que les données recueillies au cours des trois dernières décennies dans le golfe d’Aden, à Bab al-Mandab et en mer Rouge montrent que l’escalade des actes de piraterie n’a commencé qu’après que l’Éthiopie est devenue un pays enclavé. « Aujourd’hui, les impératifs régionaux et internationaux exigent que l’Éthiopie soit un partenaire de premier plan dans le maintien de la sécurité et de la stabilité maritimes », a-t-il déclaré. Ce chercheur chevronné a en outre souligné que, pour l’Éthiopie, un débouché sur la mer équivaut aux poumons par lesquels elle respire. « Il s’agit d’une nécessité incontournable sur les plans économique, sécuritaire et de développement. À cela s’ajoute le poids géopolitique de l’Éthiopie, deuxième nation la plus peuplée d’Afrique, dont l’économie figure parmi les plus dynamiques du continent », a souligné Abdulshakur. Il a conclu que la croissance significative enregistrée par l'Éthiopie au cours des dernières décennies, ainsi que son importance régionale et, conformément à sa vision fondée sur la croissance partagée et l'intégration régionale avec les pays voisins, justifient la création d'un débouché sur la mer.
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« L'Éthiopie dispose d'un fort potentiel pour contribuer à la transformation numérique de l'Afrique », selon un conseiller de la JICA
Oct 1, 2026 223
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) « Le vivier croissant de talents technologiques en Éthiopie et le soutien apporté par le gouvernement à l’écosystème technologique créent un fort potentiel permettant au pays de contribuer à la transformation numérique de l’Afrique », a déclaré Takeshi Oikawa, conseiller en chef d’un projet de la JICA et directeur général du Boston Consulting Group (BCG) pour l’Afrique de l’Est.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, M. Oikawa, qui participe à la transformation numérique de l’Éthiopie aux côtés de start-ups technologiques et du gouvernement, a déclaré que les jeunes talents ambitieux et férus de technologie du pays, associés aux efforts du gouvernement pour mettre en place un écosystème propice, lui donnaient une grande confiance dans l’avenir numérique de l’Éthiopie.   « Je pense que la combinaison de ces jeunes talents et du soutien du gouvernement me rend très optimiste quant à la transformation numérique de l’Éthiopie », a-t-il déclaré.   Il a notamment cité les efforts du ministère de l’Innovation et de la Technologie pour soutenir les start-ups par le biais du « Startup Act », qui prévoit notamment des mesures incitatives, un accompagnement et un coaching destinés aux jeunes entreprises technologiques.   M. Oikawa a souligné que la croissance numérique de l’Éthiopie pourrait également avoir des retombées positives plus larges pour l’Afrique, compte tenu de l’importance de la population et de l’économie du pays, ainsi que de son potentiel à fournir des technologies et des services numériques aux pays africains voisins.   « L’essor de l’Éthiopie, c’est l’essor de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que les talents éthiopiens dans le domaine technologique pourraient fournir des services plus pertinents et personnalisés à d’autres pays africains, créant ainsi des opportunités pour l’Éthiopie d’accroître ses exportations de services.   Il a également salué les efforts déployés par l’Éthiopie pour se positionner comme un pôle panafricain de l’IA, soulignant la création de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle et sa mission de piloter la stratégie nationale en matière d’IA.   Selon M. Oikawa, le fait de disposer d’une institution dotée d’un mandat clair pour diriger la stratégie en matière d’IA confère à l’Éthiopie une base solide, même si le pays doit également trouver un équilibre entre les opportunités créées par l’IA et les risques potentiels ainsi que les préoccupations en matière de sécurité.   Il a en outre souligné les opportunités d’une coopération technologique renforcée entre le Japon et l’Éthiopie, en particulier dans les domaines de l’IA et de la robotique.   « Le Japon et l’Éthiopie peuvent travailler ensemble pour faire avancer la stratégie en matière d’IA », a déclaré M. Oikawa, soulignant l’expérience du Japon dans les domaines de l’IA et de la robotique, ainsi que le potentiel de combinaison de ces deux domaines.   M. Oikawa a salué l’approche de l’Éthiopie, qui consiste à mettre en place des institutions dotées de mandats clairs pour faire progresser la technologie et l’IA, tout en élaborant des politiques visant à permettre aux acteurs du secteur privé, y compris les start-ups, de se développer.   Il a encouragé l’écosystème technologique et d’IA éthiopien à sortir des sentiers battus et à tirer parti des opportunités créées par l’évolution technologique rapide.   Son message à l’écosystème technologique et d’IA éthiopien était de « sortir des sentiers battus », soulignant que le développement technologique n’est plus nécessairement linéaire et que les pays peuvent sauter des étapes de développement.   Il a également insisté sur l’importance de gérer simultanément les risques liés à l’IA et d’exploiter les opportunités offertes par cette technologie.
L’Éthiopie et la France lancent un laboratoire commun de recherche en paléontologie
Sep 30, 2026 198
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie et la France ont officiellement lancé un Laboratoire international de recherche commun dédié à la paléontologie, à la paléoanthropologie, à l’archéologie et à la conservation du patrimoine. Le laboratoire, dénommé PALETHIOPIES, est le fruit d’une coopération entre l’Autorité éthiopienne du patrimoine et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France. La nouvelle structure vise à renforcer la coopération scientifique entre les deux pays, à développer les capacités nationales de recherche et à accroître la visibilité internationale du patrimoine paléontologique et archéologique de l’Éthiopie. S’exprimant lors de la cérémonie de lancement, le directeur général adjoint de l’Autorité éthiopienne du patrimoine, Elias Shikur, a déclaré que le laboratoire constituait bien plus qu’une simple institution scientifique.   « Ce laboratoire n’est pas simplement un centre de recherche ; c’est un monument vivant qui témoigne de l’amitié durable entre l’Éthiopie et la France, de leur vision scientifique commune et de leur volonté d’explorer l’histoire de l’humanité », a-t-il déclaré. Selon lui, PALETHIOPIES servira de plateforme internationale permettant aux chercheurs éthiopiens et français de partager leurs connaissances, d’utiliser des technologies avancées et de mener conjointement des travaux de terrain et des analyses spécialisées. Il a ajouté que les publications scientifiques conjointes, les missions de terrain et les travaux de laboratoire contribueront au renforcement des capacités de recherche de l’Autorité éthiopienne du patrimoine et à la consolidation de sa coopération scientifique internationale. Elias Shikur a également souligné le soutien apporté depuis plusieurs années par la France à la préservation du patrimoine culturel éthiopien. Cette coopération comprend notamment des initiatives de conservation et de restauration des églises rupestres de Lalibela ainsi que du National Palace. Dans le cadre du nouveau partenariat, l’Autorité éthiopienne du patrimoine s’est engagée à faciliter les activités de recherche, à accélérer les procédures administratives et juridiques nécessaires, à favoriser le transfert de connaissances et à garantir la protection et l’intégrité des ressources patrimoniales. Elle prévoit également de rendre les résultats des recherches accessibles au public afin de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques. De son côté, le conseiller à la coopération et aux affaires culturelles, Julien Voituriez, représentant l’ambassadeur de France en Éthiopie, a indiqué que le lancement du laboratoire constituait une nouvelle étape dans la coopération scientifique de longue date entre les deux pays.   Il a rappelé que l’Éthiopie occupe une place importante dans l’histoire de la paléontologie et de la paléoanthropologie, en raison notamment des nombreuses découvertes réalisées sur son territoire et de leur contribution à l’étude de l’évolution humaine. Voituriez a également mis en avant le rôle du Centre français des études éthiopiennes (CFEE) dans le développement de la coopération scientifique entre la France et l’Éthiopie. Selon lui, le CFEE accompagne les chercheurs, facilite les missions de terrain, contribue à la formation de jeunes scientifiques et participe à la promotion de la recherche et du patrimoine éthiopiens à l’étranger. Le nouveau laboratoire sera dirigé par Dr Jean-Renaud Boisserie, dont les travaux dans la basse vallée de l’Omo portent notamment sur l’évolution humaine, la biodiversité et les changements environnementaux. PALETHIOPIES devrait ainsi fournir un cadre durable permettant aux chercheurs des deux pays de développer des programmes scientifiques conjoints et de renforcer les échanges entre institutions de recherche. La coopération scientifique franco-éthiopienne a également contribué à la rénovation de la galerie de paléontologie du Musée national d’Éthiopie et au retour de spécimens fossiles découverts au cours de missions conjointes menées dans les années 1970 et 1980. Le lancement de PALETHIOPIES marque ainsi une nouvelle étape dans la coopération entre l’Éthiopie et la France dans les domaines de la recherche scientifique, de la formation, de la paléontologie et de la conservation du patrimoine.
L'Éthiopie accélère la transformation numérique dans l'enseignement supérieur
Sep 29, 2026 249
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie étend la transformation numérique à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur, avec l’introduction de l’apprentissage en ligne, hybride et par micro-certifications au sein du système éducatif, a déclaré le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega. Dans son discours d’ouverture du sommet STRIDE Ethiopia 2.0 2026, le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega, a souligné que les progrès réalisés par l’Éthiopie en matière d’infrastructures numériques et de cadres juridiques devaient s’accompagner du développement des compétences humaines nécessaires pour traduire ces avancées en avantages économiques et sociaux. La transformation numérique dans l’enseignement supérieur est mise en œuvre à grande échelle, permettant ainsi aux enseignants et aux étudiants universitaires de bénéficier d’opportunités d’apprentissage en ligne, en hybridité et par micro-certifications, a déclaré M. Berhanu. L’expansion de l’apprentissage numérique contribue à créer des opportunités pour les étudiants d’apprendre au-delà de l’enseignement traditionnel dispensé sur les campus, a-t-il précisé. Des efforts sont également déployés pour renforcer la culture numérique des étudiants et des enseignants, afin de leur permettre non seulement d’utiliser les outils numériques, mais aussi de rechercher, d’évaluer et de créer des informations, ainsi que d’appliquer la technologie dans le cadre de leurs études et de leur travail. L'Éthiopie a également commencé à intégrer les technologies d'intelligence artificielle (IA) dans le système éducatif, a déclaré M. Berhanu. Les enseignants bénéficient d'un accompagnement pour utiliser les outils d'IA dans la préparation de leurs cours, l'élaboration de contenus, l'accompagnement des élèves et l'évaluation. L'IA est mise en place pour renforcer les capacités des enseignants plutôt que pour les remplacer, a précisé M. Berhanu. Des efforts considérables ont été déployés pour numériser les systèmes d’information sur l’éducation, notamment le Système d’information sur la gestion de l’éducation (EMIS) et le Système d’information sur la gestion de l’enseignement supérieur (HEMIS). Ces systèmes sont en cours de renforcement afin d’organiser et de relier les données relatives aux élèves, aux enseignants, aux établissements d’enseignement et aux résultats scolaires, favorisant ainsi un système éducatif davantage fondé sur les données, a-t-il déclaré. Le renforcement de la connectivité et des infrastructures numériques constitue un autre volet majeur de la réforme, a indiqué M. Berhanu. Cela implique notamment de relier les universités et les écoles via des réseaux, de renforcer les centres de données et les services cloud, ainsi que d’étendre les réseaux numériques dédiés à l’éducation et à la recherche, a-t-il ajouté. L’objectif de la réforme est de faire évoluer le système éducatif : passer de processus papier à des systèmes numériques, d’informations fragmentées à des données intégrées, et de méthodes d’apprentissage traditionnelles à un enseignement numérique et assisté par l’intelligence artificielle. L’objectif n’est pas d’utiliser la technologie pour la technologie, mais de s’en servir pour améliorer la qualité, l’accessibilité, l’équité et l’efficacité de l’éducation, a déclaré M. Berhanu. M. Berhanu a également souligné la nécessité pour le système éducatif de s’adapter à une ère où l’IA peut accomplir de nombreuses tâches traditionnellement associées à la mémorisation. « Nous ne pouvons pas continuer avec un système éducatif qui récompense la mémorisation », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de former des élèves capables de poser des questions, de faire preuve d’esprit critique, d’identifier les problèmes et de travailler en collaboration avec les machines.
L'Éthiopie vise la souveraineté technologique et la transformation numérique
Sep 29, 2026 211
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie cherche à renforcer ses capacités technologiques nationales en passant de la simple utilisation et adoption de technologies étrangères au développement, à la fabrication et à l’exportation de solutions issues de son propre pays, a déclaré le ministre de l’Innovation et de la Technologie, Belete Molla. S’exprimant lors de l’ouverture du sommet STRIDE Ethiopia 2.0 2026, M. Belete a indiqué que le pays devait renforcer sa capacité à comprendre, adapter et créer des technologies, alors que l’intelligence artificielle, la biotechnologie et les sciences spatiales redéfinissent la concurrence mondiale. « Il n’y a aucune honte à utiliser des technologies étrangères ; la honte, c’est de ne rien adapter de la technologie que nous utilisons », a déclaré M. Belete. Il a ajouté que la souveraineté technologique ne signifiait pas l’isolement, mais la capacité à choisir, adapter, développer et utiliser la technologie en fonction des besoins du pays, tout en conservant la capacité de prendre des décisions de manière indépendante. M. Belete a ajouté que la technologie revêtait une importance croissante pour la compétitivité économique, la sécurité nationale et la souveraineté des données, soulignant que l’Éthiopie devait conserver la capacité de faire des choix technologiques stratégiques tout en continuant à collaborer avec la communauté internationale. Il a également mis en avant les efforts du gouvernement visant à renforcer l’écosystème des start-ups et de l’innovation, soulignant que la « Proclamation sur les start-ups » prévoit des mécanismes tels qu’un Fonds national pour les start-ups, un bac à sable réglementaire et des incitations spéciales pour soutenir les entreprises émergentes et l’innovation. M. Belete a déclaré que l’Éthiopie avait réalisé des progrès significatifs en matière de transformation numérique au cours des cinq dernières années, passant de systèmes analogiques à des plateformes numériques et de services publics isolés à une infrastructure publique numérique connectée. Il a précisé que le programme « Digital Ethiopia 2030 » se concentrera sur l’extension et l’intégration des services numériques ainsi que sur l’apport d’améliorations mesurables dans la vie des citoyens, notamment grâce à une identification numérique plus généralisée, aux paiements numériques et à l’échange sécurisé d’informations, tout en favorisant la transformation numérique de secteurs clés tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et l’industrie manufacturière. « Nous devons favoriser la transformation numérique de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et de l’industrie manufacturière. La mesure de notre succès sera l’amélioration de la vie de notre population », a-t-il déclaré. Le ministre a également souligné la nécessité de la recherche et de l’innovation pour relever les défis nationaux concrets, notamment l’augmentation de la productivité agricole, le sauvetage de vies humaines et l’amélioration de la productivité industrielle. Il a ajouté que la recherche devait passer du papier à la société, des laboratoires aux usines et de la théorie au marché, tandis que l’Éthiopie devait passer de l’achat de technologies à leur adaptation, leur fabrication et, à terme, leur exportation. Il a en outre souligné l’importance croissante de l’intelligence artificielle, de la biotechnologie et des sciences spatiales, exhortant l’Éthiopie à développer ses propres capacités et à veiller à ce que les technologies émergentes soient centrées sur l’humain, responsables, transparentes et inclusives. « L’Éthiopie n’a pas d’autre choix que de ne pas rester un simple spectateur à l’ère de l’intelligence artificielle. Personne ne construira à notre place une intelligence artificielle capable de comprendre nos langues et de résoudre nos problèmes », a-t-il déclaré. M. Belete a déclaré que les jeunes constituent la plus grande richesse de l’Éthiopie dans cette nouvelle ère technologique et qu’ils doivent être formés pour devenir des programmeurs, des chercheurs, des ingénieurs et des entrepreneurs capables de construire l’avenir du pays. Il a ajouté que les cinquante années de parcours de l’Éthiopie dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation ont jeté les bases de la prochaine phase du développement technologique national, tandis que les cinq dernières années ont créé une dynamique de changement et que les cinq prochaines années devraient transformer ce changement en capacités nationales. Le sommet se tient du 29 septembre au 1er octobre sous le thème « Cinquante ans de parcours, cinq ans de résultats, cinquante ans à venir », et rassemble des responsables gouvernementaux, d’anciens dirigeants du secteur, des chercheurs, des innovateurs, des entrepreneurs, des partenaires de développement, des communautés technologiques et des jeunes afin de faire le point sur le parcours de l’Éthiopie en matière de science, de technologie et d’innovation et de discuter de son orientation future.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 14841
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie.   Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale.   La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays.   Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie.   Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré.   Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. »   Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines.   Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays.   « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. »   Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba.   « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. »   Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ».   Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités.   « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15477
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 12867
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 715
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques.   S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds.   Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
El Niño : Mohamed Ware souligne l’importance d’investir dans l’action anticipée
Sep 22, 2026 414
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Le Secrétaire exécutif adjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mohamed Ware, a souligné l’importance d’investir dans l’action anticipée afin de limiter les pertes humaines, économiques et environnementales liées aux impacts attendus du phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique. S’exprimant en marge du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation à El Niño dans la Corne de l’Afrique, M. Ware a indiqué que les pays de la région disposent aujourd’hui de données scientifiques, de modèles climatiques et de prévisions permettant de prendre des mesures avant que les conséquences du phénomène ne se manifestent pleinement. « Nous avons l’information, la science et les données », a-t-il déclaré, soulignant que la question n’est désormais plus de savoir si les impacts se produiront, mais plutôt de déterminer « ce que nous faisons maintenant ». Selon lui, le phénomène El Niño pourrait avoir des répercussions importantes sur l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les moyens de subsistance, l’approvisionnement alimentaire urbain et la santé, tout en aggravant les déplacements de populations et certaines tensions au sein des communautés. M. Ware a rappelé que la région avait déjà enregistré d’importantes pertes humaines et économiques lors de précédents épisodes d’El Niño, insistant sur la nécessité de tirer les leçons de ces expériences pour renforcer la préparation. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD a particulièrement insisté sur la rentabilité de l’action anticipée, soulignant que les investissements réalisés avant une catastrophe peuvent permettre de réduire considérablement les coûts des interventions et de la reconstruction. Selon les chiffres présentés lors du forum, chaque dollar investi dans l’anticipation permettrait d’éviter entre quatre et six dollars de pertes évitables. « Ces activités auront besoin de financement », a-t-il affirmé, appelant les partenaires au développement, mais aussi les ministères des Finances des États membres, à travailler étroitement avec les institutions chargées de la gestion des risques de catastrophe. Il a souligné la nécessité de rendre disponibles des ressources nationales afin de permettre aux mesures anticipatoires d’avoir un impact concret sur les populations exposées.   Abordant les initiatives environnementales entreprises par les États membres, M. Ware a particulièrement salué les efforts de l’Éthiopie en matière de restauration des terres dégradées, de protection des bassins versants, de plantation d’arbres comme « l’Initiative héritage du vert » et de collecte des eaux. « Les mesures prises par le gouvernement éthiopien dans cette initiative sont très encourageantes », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives contribuent non seulement à prévenir certains risques à court terme, mais également à renforcer la santé environnementale et les moyens de subsistance des communautés à long terme. La restauration des terres et la protection des bassins versants peuvent notamment contribuer à préserver les ressources en eau et les terres productives, à réduire les risques de glissements de terrain et à limiter les déplacements de populations liés à la dégradation environnementale, a-t-il expliqué. M. Ware a également souligné le rôle de l’IGAD dans le partage des connaissances et des expériences entre ses États membres, afin de permettre la reproduction et la mise à l’échelle des initiatives ayant démontré leur efficacité. Le responsable de l’IGAD a ainsi appelé à une mobilisation coordonnée des ressources, des connaissances scientifiques et des expériences nationales afin de transformer les prévisions climatiques en mesures concrètes de protection des populations et des moyens de subsistance face aux risques liés à El Niño.
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 653
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
Les défis liés au phénomène El Niño prévu pour 2026 exigent une solidarité régionale : le commissaire adjoint
Sep 18, 2026 671
Addis Ababa le 18 septembre, 2026 (ENA) Les répercussions potentielles du phénomène El Niño en 2026 exigent un leadership politique, une appropriation nationale et une solidarité régionale, a souligné Aydrus Hassan, commissaire adjoint chargé de la gestion des risques de catastrophe en Éthiopie. Il a ajouté que cela nécessitait également un financement en temps opportun et une action précoce allant au-delà de la préparation technique. Dans son discours d’ouverture du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation au phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique, le commissaire adjoint a déclaré que l’Éthiopie renforçait son système de gestion des risques de catastrophe afin de le rendre plus polyvalent face aux risques, axé sur les impacts, anticipatif et multisectoriel. Ce système associe la surveillance, les prévisions, l’évaluation des impacts, l’alerte précoce, la préparation, les mesures anticipatives et l’intervention, a ajouté Aydrus. Il a par ailleurs indiqué que l’Éthiopie renforce son autonomie nationale, notamment grâce à son Fonds de réponse aux risques de catastrophe, qui fournit un financement prévisible pour la préparation aux catastrophes, l’alerte précoce, les mesures anticipatives, l’intervention et le renforcement de la résilience. Au niveau régional, l’IGAD et l’ICPAC s’efforcent de renforcer le partage transfrontalier d’informations, l’analyse conjointe des risques, l’interopérabilité des systèmes d’alerte précoce et la coordination des mesures préventives. Ces efforts sont essentiels compte tenu des risques pesant sur les bassins fluviaux partagés, les couloirs de transhumance, les marchés et les mouvements de population. M. Aydrus a exhorté les États membres de l’IGAD à veiller à ce que des financements soient disponibles avant que les catastrophes ne surviennent et à traduire l’appel à l’action régional de haut niveau en engagements concrets. Il a ajouté que l’aide internationale devait venir en complément du leadership national plutôt que de s’y substituer. Le commissaire adjoint a en outre souligné la nécessité de relier les prévisions, les seuils de déclenchement, le financement et l’action afin de protéger les vies, les moyens de subsistance et les acquis en matière de développement. Ce forum a réuni les États membres de l’IGAD et leurs partenaires afin de renforcer la préparation régionale et l’action précoce. L’Organisation météorologique mondiale prévoit que le phénomène El Niño de 2026 sera très intense, voire historique, avec un pic à la fin de l’année et des répercussions s’étendant jusqu’en 2027.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 31115
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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L'essor de l'Éthiopie : transformer le potentiel national en prospérité partagée
Oct 4, 2026 66
Par un rédacteur Le 4 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie entre dans une phase décisive de son parcours de développement : une phase où le potentiel national se traduit par une capacité de production accrue, des institutions plus solides et des opportunités plus larges. Le programme de réformes du pays associe stabilisation économique, modernisation agricole, croissance industrielle, innovation numérique, tourisme et exploitation responsable des ressources. Cet article examine comment ces priorités interdépendantes façonnent une économie plus autonome et comment leurs bénéfices peuvent profiter à l’ensemble de la population, toutes régions et tous secteurs confondus. Une nouvelle ère de réformes, de production et d’innovation renforce les fondements d’une grande nation bâtie par un peuple exceptionnel animé d’une vision ambitieuse. L’Éthiopie redéfinit la notion de développement. Le pays ne se définit plus uniquement par l’ampleur de son potentiel ; il se définit de plus en plus par la rapidité et la confiance avec lesquelles ce potentiel est converti en production, en investissements, en innovation et en opportunités. Dans l’ensemble de l’économie, une orientation nationale claire se dessine. La réforme macroéconomique renforce les fondements de la croissance. L’agriculture développe la production alimentaire et les opportunités en milieu rural. L’industrie manufacturière renforce les capacités nationales. Les technologies numériques et l’intelligence artificielle ouvrent de nouvelles perspectives. Le tourisme transforme l’histoire, la culture et les paysages de l’Éthiopie en un atout économique mondial. L’exploitation minière génère des devises étrangères tout en fournissant des intrants stratégiques à l’industrie. Ensemble, ces avancées donnent un sens concret à l’idéal national de « Grande Nation ». Un peuple exceptionnel. Une vision ambitieuse. Le parcours de développement de l’Éthiopie est façonné par la détermination de son peuple et par un engagement à long terme en faveur de l’autonomie, de la productivité et de la prospérité. Les réformes instaurent la confiance nécessaire à la croissance Les réformes économiques du pays contribuent à créer un cadre plus solide pour l’investissement et l’entrepreneuriat. Des mesures globales ont allégé le fardeau de la dette nationale et contribué à réduire les pressions inflationnistes, tandis que les accords de restructuration de la dette favorisent la stabilité budgétaire et atténuent les contraintes liées aux devises étrangères. Le programme de réformes élargit également les sources de financement du développement. L’augmentation des recettes fiscales nationales, la hausse de l’épargne bancaire, les investissements directs étrangers, les partenariats public-privé, les fonds provenant de la diaspora et le développement des marchés de capitaux renforcent la capacité de l’Éthiopie à financer ses propres ambitions. L’inflation annuelle moyenne est passée de plus de 26 % avant la mise en œuvre des réformes à un peu plus de 16 % un an plus tard. Les mesures monétaires et budgétaires coordonnées ont été renforcées par des améliorations en matière d’irrigation, de mécanisation agricole, d’utilisation des terres et d’agriculture en grappes, contribuant ainsi à accroître la production et à stabiliser l’approvisionnement alimentaire. Ces progrès sont importants car la confiance économique se construit grâce aux résultats. Lorsque les institutions gagnent en crédibilité, les entreprises peuvent planifier leurs activités avec davantage de certitude, les investisseurs peuvent adopter une vision à plus long terme et les citoyens peuvent percevoir plus clairement le lien entre les réformes nationales et leurs opportunités personnelles. L’agriculture, pilier de la transformation L’agriculture occupe une place centrale dans la transformation économique de l’Éthiopie. En 2026, le pays poursuit ses efforts pour accroître la productivité agricole, renforcer la sécurité alimentaire et développer les liens entre agriculture, industrie et commerce. L’irrigation constitue l’un des principaux leviers de cette transformation. L’expansion des cultures irriguées, notamment du blé et du maïs, permet de réduire la dépendance aux précipitations et de renforcer la capacité du pays à répondre à ses besoins alimentaires. La modernisation du secteur passe également par la mécanisation, l’amélioration des semences, le développement de l’élevage et une participation accrue du secteur privé. Le développement de l’agriculture en grappes et l’utilisation de nouvelles technologies doivent permettre aux agriculteurs d’améliorer leur productivité et leur accès aux marchés. Cette transformation dépasse ainsi la seule production alimentaire. Elle vise aussi à soutenir les exportations, créer des emplois et fournir davantage de matières premières à l’industrie. Le développement de l’horticulture constitue notamment une source croissante de recettes d’exportation pour le pays. En parallèle, les programmes de restauration des terres et l’initiative Green Legacy associent agriculture, protection de l’environnement et développement économique. Cette approche cherche à rendre les systèmes agricoles plus productifs et plus résistants aux effets du changement climatique. L’agriculture apparaît ainsi comme un élément essentiel de la stratégie éthiopienne de souveraineté alimentaire et de transformation économique, avec un accent croissant sur la productivité, la technologie, l’investissement privé et l’intégration aux marchés. L’industrie manufacturière donne une dimension industrielle à l’autosuffisance Le secteur manufacturier éthiopien passe progressivement de l’aspiration à la réalité. Le pays développe sa production locale, renforce son expertise industrielle et met en place des industries capables de desservir à la fois les marchés nationaux et régionaux. Le secteur pharmaceutique en est un excellent exemple. Environ sept usines pharmaceutiques répondent désormais aux normes internationales de bonnes pratiques de fabrication. La zone économique spéciale de Kilinto est en passe de devenir un pôle majeur de la production pharmaceutique, attirant des investisseurs et des entreprises capables de produire selon des normes internationales élevées. La production nationale a le potentiel de satisfaire 60 à 70 % de la demande pharmaceutique de l’Éthiopie d’ici trois à cinq ans. Ces progrès peuvent réduire la dépendance vis-à-vis des importations, économiser des devises, renforcer la sécurité sanitaire et créer des emplois qualifiés. L’expertise technique éthiopienne se développe parallèlement à la capacité industrielle. Les programmes de formation et de renforcement des capacités réduisent la dépendance vis-à-vis des spécialistes étrangers, tandis que les accords d’approvisionnement à long terme donnent aux fabricants la confiance nécessaire pour investir dans la production et les systèmes de qualité. Le succès du secteur pharmaceutique illustre la portée plus large du mouvement « Made in Ethiopia ». La fabrication locale peut transformer la demande intérieure en croissance industrielle, former des travailleurs qualifiés, créer des réseaux de fournisseurs et positionner l’Éthiopie comme un pôle de production compétitif en Afrique. Les technologies numériques ouvrent de nouvelles perspectives pour le tourisme éthiopien La transformation numérique de l’Éthiopie apporte une dimension moderne à l’ensemble de l’économie et ouvre de nouvelles perspectives pour le secteur touristique. L’intelligence artificielle, les plateformes numériques et les outils de gestion des données contribuent à améliorer les services, à promouvoir les destinations et à rapprocher les visiteurs des hôtels, des voyagistes et des entreprises locales. Le tourisme bénéficie déjà de cette évolution. Un centre d’information touristique intelligent est en cours de développement afin de fournir aux visiteurs des informations numériques sur les principales attractions culturelles et naturelles du pays. Un autre centre, situé à proximité de l’aéroport international de Bole, permet de présenter les richesses touristiques de l’Éthiopie aux passagers en transit. Une politique d’exemption de visa de sept jours pour certains visiteurs en transit contribue également à encourager le tourisme d’escale. Cette transformation numérique rend les atouts touristiques du pays plus accessibles au marché international. Une petite entreprise implantée dans une communauté régionale peut désormais promouvoir ses services auprès de visiteurs étrangers, tandis qu’un guide local peut développer sa clientèle en ligne. De leur côté, les institutions publiques peuvent exploiter les données et les technologies numériques pour mieux comprendre les besoins des visiteurs et améliorer leur expérience. Le potentiel du secteur est considérable. Au cours de l’exercice 2025-2026, l’Éthiopie a accueilli plus de 1,6 million de touristes internationaux et généré plus de 5 milliards de dollars américains de recettes. Les arrivées ont augmenté de plus de 300 000 par rapport à l’exercice précédent, tandis que les recettes en devises étrangères ont progressé de plus de 21 %. Cette dynamique s’accompagne du développement de nouvelles destinations, de l’amélioration des services touristiques et du renforcement des infrastructures, notamment dans le domaine du tourisme d’affaires. Addis-Abeba a ainsi accueilli plus de 220 événements internationaux au cours de l’année écoulée, dépassant l’objectif initial de 120 événements. Cette activité bénéficie à de nombreux secteurs, notamment les hôtels, les entreprises de transport, les restaurants, les organisateurs d’événements, les artistes et les petites entreprises. Au-delà du tourisme, les mêmes technologies numériques peuvent transformer l’agriculture, l’industrie, le commerce, l’éducation et les services financiers. La jeunesse éthiopienne constitue à cet égard un atout majeur : le développement des compétences numériques peut favoriser l’entrepreneuriat, l’innovation et la création d’emplois à forte valeur ajoutée. Le tourisme apparaît ainsi comme un véritable lien entre l’Éthiopie et le reste du monde. Les civilisations anciennes, les cultures vivantes, les paysages spectaculaires, le patrimoine religieux et la diversité naturelle du pays constituent des atouts importants sur le marché touristique international. Associés aux technologies numériques et à de nouvelles infrastructures, ils peuvent contribuer à rendre le patrimoine éthiopien plus accessible, à soutenir les entreprises locales et à créer des opportunités économiques dans différentes régions du pays. Le développement numérique et touristique montre ainsi comment l’Éthiopie peut s’appuyer sur ses ressources culturelles, naturelles et humaines pour renforcer son intégration dans l’économie mondiale. L’exploitation minière renforce la puissance économique Le secteur minier éthiopien apporte une contribution de plus en plus importante au développement national. Au cours de l’exercice 2025-2026, ce secteur a généré plus de 5,7 milliards de dollars américains en devises étrangères. La production d’or a atteint 44 tonnes et généré 5,65 milliards de dollars de recettes. L’exploitation minière a également créé des emplois permanents pour plus de 271 000 personnes. L’extraction de gaz naturel a débuté au cours de cet exercice et alimente aujourd’hui les principales usines de céramique ; il est prévu de l’utiliser également dans les transports, la production d’engrais et la production d’électricité. Des usines d’engrais et de fusion du fer ont commencé leurs activités, tandis que les préparatifs se poursuivent pour mettre en production la potasse et d’autres minéraux stratégiques. Ces réalisations montrent que les ressources naturelles de l’Éthiopie peuvent apporter bien plus que de simples recettes d’exportation. Elles peuvent fournir des engrais pour l’agriculture, du fer pour l’industrie manufacturière, de l’énergie pour l’industrie et des matériaux pour les infrastructures. Le ministère des Mines s’est fixé un objectif de 6,7 milliards de dollars de recettes pour l’exercice 2026-2027. Grâce à des investissements responsables, à des technologies de pointe et à une participation locale croissante, l’exploitation minière peut devenir un pilier solide de l’industrialisation et de la prospérité nationale. Une économie, une orientation commune La force de la transformation de l’Éthiopie réside dans l’interconnexion de ses piliers économiques. L’agriculture fournit les matières premières et les denrées alimentaires. L’industrie manufacturière apporte une valeur ajoutée et crée des emplois. L’exploitation minière génère des devises étrangères et fournit des intrants industriels. Les systèmes numériques relient les producteurs, les consommateurs et les institutions. Le tourisme crée des débouchés pour la culture, l’hôtellerie, les transports et les entreprises locales. Les réformes économiques assurent la stabilité qui permet à tous ces secteurs de se développer. C’est ainsi qu’une grande vision se concrétise en un programme national concret. Elle s’incarne dans le travail des agriculteurs, des ouvriers d’usine, des ingénieurs, des développeurs de logiciels, des voyagistes, des mineurs, des chercheurs, des entrepreneurs et des fonctionnaires. Chacun contribue à une Éthiopie plus productive et plus confiante. Le parcours du pays est l’histoire d’un renforcement des capacités. Ses ressources naturelles sont exploitées avec davantage de détermination. Sa population jeune bénéficie de nouvelles opportunités. Ses institutions créent des conditions plus favorables à l’investissement et à l’innovation. Ses entreprises augmentent la production nationale et accèdent à des marchés plus vastes. « Grande nation. Grand peuple. Grande vision » n’est donc pas seulement un slogan. C’est une philosophie de développement fondée sur la confiance, l’effort et la responsabilité partagée. L’Éthiopie bâtit sa prospérité en alliant réforme et production, technologie et talent humain, richesse naturelle et objectif national. Il en résulte une économie qui avance avec énergie, ambition et une conviction claire en son propre avenir.
Dévoiler le complot de déstabilisation entre Le Caire et Asmara
Oct 2, 2026 149
Extrait de « Pulse of Africa », média partenaire de l'ENA Le 2 octobre, 2026 (ENA) Les récentes déclarations, reprises à l’envi par Le Caire et Asmara, affirment que la riposte de l’Éthiopie contre leurs forces, tant sur le plan de la propagande que sur le terrain militaire, constituait une tentative de détourner l’attention des tensions locales. Or, la réalité montre une continuité flagrante de ce schéma historique bien connu de déstabilisation régionale orchestrée par ces deux pays. Les relations entre l’Égypte et les mouvements politiques érythréens ont longtemps été façonnées par les inquiétudes stratégiques liées à la Corne de l’Afrique. L’intérêt du Caire pour l’Érythrée ne se limitait pas à une simple expression de solidarité avec le nationalisme anticolonial. La taille de l’Éthiopie, sa situation géographique et son contrôle du Nil Bleu faisaient de son orientation politique un enjeu crucial pour la « sécurité » telle que la percevait l’Égypte. L’Égypte et Asmara ont mené une conspiration continue et coordonnée visant à démanteler l’Éthiopie, et de nombreuses preuves viennent étayer cette affirmation. Le Caire et les débuts du mouvement érythréen L'engagement de l'Égypte auprès du séparatisme érythréen remonte aux premières années du mouvement. Le Front de libération de l'Érythrée (ELF) a été fondé au Caire en 1960 par des dirigeants et des étudiants érythréens en exil. L'Égypte offrait un environnement politique dans lequel les militants érythréens pouvaient s'organiser, et les médias du Caire permettaient aux messages nationalistes et anticolonialistes d'atteindre un public régional. Les autorités égyptiennes ont également accordé l’asile et un accès diplomatique à des personnalités érythréennes. Ces liens ont aidé le mouvement à gagner en visibilité et à étendre son rayonnement international. Elles servaient également les intérêts égyptiens. Au cours des décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, Le Caire a cherché à étendre son influence à travers l’Afrique et le monde arabe, tout en considérant le bassin du Nil et la mer Rouge comme essentiels à sa sécurité. L’Éthiopie, un État vaste et de plus en plus assertif situé en amont du Nil Bleu, était donc bien plus qu’un simple voisin. Soutenir les nationalistes érythréens offrait au Caire un moyen de cultiver son influence près de la frontière nord de l’Éthiopie et de conserver un levier d’action dans une région stratégiquement importante. Non seulement l’Égypte considérait la scène politique érythréenne comme un terrain propice à l’exercice de son influence, mais elle mène également une politique consistant à apporter un soutien financier, militaire et en matière de formation à des groupes armés et hostiles, dans le but de nuire sérieusement à la stabilité de l’Éthiopie, qui est à l’origine de 85 % des eaux du Nil. Selon les calculs de l’Égypte, un soutien continu à ces éléments permettrait d’exercer une pression sur les gouvernements éthiopiens successifs. Cette relation a désormais évolué vers une situation où Le Caire contrôle une grande partie des politiques menées par le mouvement érythréen contre l’Éthiopie. Le Front de libération de l’Érythrée (ELF), puis le Front populaire de libération de l’Érythrée (EPLF), n’ont jamais disposé d’une base locale, et leurs dirigeants ainsi que leurs objectifs politiques sont souvent importés de l’extérieur. Politique du Nil et conflits par procuration L’approche hégémonique de l’Égypte vis-à-vis du Nil, qui consiste à vouloir tout contrôler, est essentielle pour comprendre la politique égyptienne. Depuis des générations, les gouvernements égyptiens considèrent la propriété totale et l’accès garanti au fleuve comme un intérêt national vital. Le développement du Nil Bleu par l’Éthiopie – notamment le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) – a exacerbé un différend de longue date portant sur l’eau, le développement et l’autorité régionale. Du point de vue du Caire, une Éthiopie plus forte pourrait modifier l’équilibre des pouvoirs dans le bassin. Du point de vue d’Addis-Abeba, l’aménagement du fleuve est essentiel à la production d’électricité, à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. Il est plausible que les décideurs politiques égyptiens aient considéré comme avantageuse la pression politique exercée sur l’Éthiopie, une pression qu’ils ont désormais poussée jusqu’à une ingérence à peine voilée. Un pays en proie à des conflits internes a moins de capacités pour mener à bien des projets régionaux ambitieux. Il n’est pas contesté que l’Égypte ait délibérément soutenu des factions érythréennes afin d’empêcher le développement éthiopien du Nil. Le soutien apporté par l’Égypte à l’indépendance de l’Érythrée visait à priver l’Éthiopie de son accès à la mer. L’indépendance de l’Érythrée en 1993 a effectivement fait de l’Éthiopie un pays enclavé, modifiant ainsi son accès aux échanges commerciaux et aux voies maritimes. Ce changement a eu des conséquences stratégiques majeures, et l’Égypte a rapidement reconnu l’Érythrée. L’indépendance de l’Érythrée a fait suite à une longue lutte armée et à un règlement politique façonné par des politiques étrangères imposées. Indépendance, guerre et méfiance réciproque La fin de la lutte armée n’a pas apporté une harmonie durable entre l’Éthiopie et l’Érythrée. L’Érythrée est devenue un État indépendant en 1993, bien que ce soit à l’issue d’un processus précipité et d’un accord international douteux. La guerre frontalière de 1998-2000 a ensuite entraîné d’immenses coûts humains et économiques. Ce conflit a montré à quelle vitesse des différends non résolus pouvaient déboucher sur une militarisation et comment les alignements régionaux pouvaient compliquer les efforts de paix. L’Égypte avait des intérêts bien établis en mer Rouge et dans le bassin du Nil. Au XIXe siècle, l’Égypte a mené plusieurs guerres contre l’Éthiopie, qui les a toutes repoussées. À l’époque moderne, Le Caire a recommencé à dicter les décisions militaires d’Asmara, tout en apportant son soutien à des militants locaux, ce qui les a encouragés à commettre des actes d’agression spécifiques. L’Égypte a mené plusieurs guerres contre l’Empire éthiopien au XIXe siècle, notamment deux grandes campagnes d’invasion/offensives militaires majeures (1874–1876) sous le khédive Ismaïl Pacha. Asmara a servi de plaque tournante à tous les mouvements anti-éthiopiens, comme le prouvent de manière vérifiable les sources historiques. Conflits contemporains et guerre de l’information Les récentes tensions régionales ont mis en évidence un alignement entre Le Caire et Asmara contre l’Éthiopie. Il y a lieu de s’inquiéter. L’Égypte et l’Éthiopie restent en désaccord au sujet du GERD, et les conflits internes en Éthiopie ont été attisés par un soutien provenant de sources étrangères connues. En effet, face au silence quasi général de la communauté internationale, l’Égypte s’oriente vers un soutien militaire ouvert à ceux qui sont déterminés à faire de la Corne de l’Afrique un immense champ de bataille. L’histoire de la Corne de l’Afrique donne à l’Éthiopie des motifs légitimes d’examiner de près toute ingérence étrangère, y compris tout soutien matériel apporté à des groupes armés, et de les dénoncer devant le monde entier. Les acteurs étrangers ont toujours exploité, voire parfois créé, des divisions internes. La guerre de l’information aggrave le problème. L’Égypte, par le biais de ses médias partisans et des réseaux sociaux, diffuse des messages préjudiciables à la stabilité régionale. Souveraineté, développement et stabilité régionale L’Éthiopie a un intérêt légitime à défendre sa souveraineté et à empêcher tout soutien extérieur à la violence armée. Elle a également tout intérêt à éviter de se cantonner dans une posture sécuritaire permanente où chaque État voisin serait considéré comme un ennemi. Ce sont principalement les citoyens ordinaires qui supportent le coût d’un conflit prolongé : les ressources publiques sont détournées des secteurs de la santé, de l’éducation, des infrastructures et de l’emploi, tandis que le commerce et l’intégration régionale en pâtissent. Les Érythréens et les Égyptiens n’ont eux non plus que peu à gagner d’une Corne de l’Afrique enlisée dans des cycles de confrontation. Le Caire et Asmara choisissent pourtant cette voie destructrice. L’Éthiopie peut renforcer sa position en présentant des preuves claires d’ingérence étrangère, en recourant aux institutions régionales et internationales le cas échéant, et en maintenant des canaux de communication diplomatiques même en période de tension. Une coopération concrète dans les domaines du commerce, des transports, de l’énergie et de la sécurité aux frontières pourrait réduire les incitations à la rivalité par procuration. L’Égypte et son allié, l’Érythrée, ne choisissent pas cette voie raisonnable vers la sécurité. L’histoire révèle en effet un schéma récurrent : les États cherchent à exercer leur influence par le biais d’alliances, des médias, de la diplomatie et, parfois, du soutien à des mouvements armés. L’engagement précoce de l’Égypte auprès du nationalisme érythréen s’inscrit dans cette histoire. Les préoccupations exagérées du Caire concernant le Nil et la mer Rouge aident à expliquer pourquoi il chercherait à s’immiscer dans les affaires érythréennes. Les relations de l’Érythrée avec l’Éthiopie, quant à elles, ont parfois été façonnées par la rivalité et des calculs stratégiques. Si l’on considère l’ensemble de ces éléments, tant historiques que contemporains, les réalités sur le terrain et les tendances observées mettent clairement en évidence un complot continu, mené depuis des décennies par Le Caire et Asmara, visant à affaiblir l’Éthiopie. La légitimité inébranlable de l’Éthiopie Face à des complots extérieurs incessants, à une guerre par procuration et à un encerclement hostile, la posture politique de l’Éthiopie s’est imposée comme un modèle de légalité, de retenue et d’art de gouverner constructif. Tout au long des différends concernant la sécurité régionale, la gestion des frontières et l’utilisation transfrontalière des ressources en eau (telle que l’utilisation équitable et raisonnable du Nil en vertu de la Déclaration de principes), l’Éthiopie a toujours adhéré aux cadres juridiques internationaux, à la diplomatie multilatérale et au dialogue pacifique. Bien qu’elle dispose de justifications évidentes pour répondre de manière agressive à des décennies de provocations par procuration, les gouvernements éthiopiens successifs ont donné la priorité à la stabilité régionale, au partenariat économique et à la coexistence pacifique. L’Éthiopie a à maintes reprises tendu la main, mené des initiatives de paix régionales et défendu des solutions africaines aux problèmes africains. Les actions de l’Éthiopie sont pleinement légitimes au regard du droit international ; elles s’appuient sur le droit inhérent à la légitime défense, l’égalité souveraine et la promotion du développement mutuel. Alors que des acteurs extérieurs misent sur la division, la destruction et les conflits par procuration, l’Éthiopie continue d’ancrer sa mission nationale dans l’intégration régionale, la connectivité des infrastructures et la prospérité partagée de ses peuples. Les faits historiques sont sans équivoque : l’alliance durable entre Le Caire et Asmara a constitué l’un des principaux moteurs de l’instabilité dans la Corne de l’Afrique. Depuis les tout débuts de l’insurrection armée jusqu’au soutien actuel à des groupes par procuration, la Shaebia a agi comme le bras armé d’une stratégie extérieure visant à maintenir l’Éthiopie affaiblie, divisée et accaparée par sa survie interne. Pourtant, l’histoire démontre également la résilience de l’État éthiopien. S’appuyant sur des fondements moraux, juridiques et diplomatiques solides, l’Éthiopie continue de naviguer à travers ces pièges géopolitiques complexes grâce à sa patience, à son respect du droit international et à son engagement inébranlable en faveur de la paix. Une véritable stabilité régionale ne verra le jour que lorsque les acteurs extérieurs abandonneront leurs jeux de procuration anachroniques, respecteront la souveraineté éthiopienne et s’engageront dans une coopération régionale authentique et mutuellement bénéfique.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023