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Les élections éthiopiennes de 2026 : Une étape majeure pour la mobilisation électorale et une référence en matière de débats politiques
May 29, 2026 7
Addis-Abeba, le 29 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se prépare à organiser ses 7èmes élections générales le 1er juin 2026, avec l’ambition de renforcer une culture démocratique transparente, pacifique et ouverte à tous. Cette dynamique se manifeste notamment par une participation électorale élevée, l’intégration des technologies numériques, l’autonomie de la commission électorale, un accès équitable aux médias ainsi que la liberté des débats politiques. Participation électorale et modernisation technologique L’Éthiopie enregistre des avancées significatives dans sa transition numérique grâce à l’initiative « Éthiopie numérique », qui a profondément transformé le processus d’inscription sur les listes électorales pour ces 7èmes élections générales, portant le nombre total d’électeurs enregistrés à un niveau historique de 50,5 millions. Pour la première fois, le pays a adopté des solutions numériques permettant aux citoyens de s’inscrire via l’application mobile « Mirchaye » (Mon élection). L’Éthiopie est ainsi entrée dans l’histoire en enregistrant 50,5 millions d’électeurs pour ses 7èmes élections générales, établissant un record de participation et d’inscription électorale, soit une progression importante par rapport aux élections de 2021. La Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) a également présenté plusieurs initiatives numériques, notamment une cartographie avancée fondée sur le système d’information géographique (SIG), destinée à améliorer la logistique, administrer les bases de données des bureaux de vote et accroître la transparence institutionnelle. Selon les responsables de la NEBE, le processus électoral vise à être pacifique, inclusif, libre, équitable et transparent. La participation des femmes et des jeunes constitue une priorité essentielle, tandis que des dispositifs de vote adaptés sont en cours d’achèvement afin de faciliter l’accès des personnes déplacées, des militaires et des étudiants. Rôle de la NEBE et débats politiques La NEBE a officiellement achevé son programme national de débats avec les partis politiques et annoncé le début de la période obligatoire de silence électoral avant les 7èmes élections générales. Le Conseil a qualifié d’exemplaire le récent débat interpartis organisé directement sous sa supervision pour la première fois, considérant cette initiative comme un moyen ayant permis aux électeurs de voter en toute connaissance de cause, dans le respect des lois électorales nationales, tout en offrant une présentation pacifique et respectueuse des politiques et programmes des candidats. Le Conseil a également mis en avant le caractère inclusif et participatif de ces débats, ainsi que leur potentiel à servir de référence pour les futures élections. Trente-trois partis politiques ont pris part à des discussions portant sur 19 grandes questions nationales, sous l’animation d’experts indépendants. Selon le Conseil électoral national (NEBE), cette série de débats a offert aux partis politiques une plateforme essentielle afin de présenter leurs politiques, leurs programmes et leurs visions au public, tout en aidant les électeurs à effectuer des choix éclairés. Ainsi, ces débats ont joué un rôle majeur dans la sensibilisation du public en permettant aux citoyens de mieux comprendre les programmes et les priorités des différents partis politiques. À l’issue des débats, le Conseil a officiellement instauré la « Période de silence », une phase de quatre jours précédant les élections durant laquelle toute activité de campagne électorale est interdite conformément à la directive électorale. Pendant cette période, les partis politiques, les candidats ainsi que leurs partisans ne sont pas autorisés à mener des activités de campagne, organiser des rassemblements publics ni accorder des interviews médiatiques liées aux élections. Le rôle des médias Au cours de la campagne électorale et des débats, les médias ont joué un rôle central en rapprochant les candidats et leurs différents programmes des électeurs. Cette mission demeure essentielle pour l’établissement d’une culture démocratique transparente, pacifique et inclusive dans le pays. Les 7èmes élections générales d’Éthiopie sont prévues le 1er juin 2026 et représentent une étape importante dans l’histoire politique contemporaine du pays. Elles se distingueront par un niveau de participation électorale sans précédent ainsi qu’un modèle innovant en matière de débats politiques.
Les 7èmes élections éthiopiennes illustrent une avancée vers la consolidation démocratique
May 29, 2026 28
Addis-Abeba, 29 mai 2026 (ENA) : - Dès les premières heures du jour, l’Éthiopie adopte une cadence politique plus sereine. Les slogans électoraux disparaissent progressivement des rues, les médias atténuent leurs discours et les formations politiques respectent le silence, alors que le pays entre officiellement dans la période obligatoire de silence électoral précédant les élections générales du 1er juin. Ce silence porte une forte signification. Il ne représente pas uniquement l’arrêt des campagnes, mais constitue également une pause nationale avant que des millions de citoyens ne fassent entendre leur voix dans les urnes. À travers l’étendue du territoire éthiopien, des centres urbains dynamiques jusqu’aux localités rurales les plus éloignées, les préparatifs des 7èmes élections générales arrivent dans leur dernière phase. Ce qui se déroule actuellement dépasse largement une simple opération électorale habituelle ; il s’agit d’un moment institutionnel crucial pour l’une des nations les plus vastes et stratégiquement influentes du continent africain. Avec plus de 50 millions d’électeurs enregistrés attendus, ces élections apparaissent comme l’un des exercices démocratiques les plus significatifs du continent africain au cours des dernières années. Elles traduisent non seulement une compétition politique active, mais également la montée en puissance des capacités opérationnelles des institutions électorales éthiopiennes. À l’approche du scrutin, la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) a confirmé l’achèvement de l’ensemble des préparatifs logistiques et techniques nécessaires à ce vote historique. La présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a indiqué que la Commission avait finalisé toutes les étapes majeures du processus électoral, entrant officiellement dans la dernière phase d’exécution. Selon la Commission, le vote de lundi représente une avancée institutionnelle importante comparée aux cycles électoraux précédents, marquée par une inclusion politique élargie, des outils technologiques modernisés, une meilleure coordination administrative et une participation citoyenne plus importante. En quoi les 7èmes élections se distinguent-elles des 6èmes ? Une analyse approfondie du système électoral met en évidence une évolution institutionnelle remarquable. Contrairement aux élections antérieures, les 7èmes élections générales ont affiché des niveaux supérieurs de préparation logistique, de modernisation numérique, d’ouverture médiatique et de sophistication réglementaire. Le processus révèle une institution étatique ayant considérablement progressé, tant au niveau de ses capacités organisationnelles que dans sa gouvernance démocratique. Modernisation numérique et préparation opérationnelle L’un des changements les plus notables réside dans l’introduction par la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) de systèmes numériques d’enregistrement des électeurs et des candidats, une première dans l’histoire électorale de l’Éthiopie. Grâce à l’application mobile « Mirchaye » (« Mon élection »), les citoyens ont pu effectuer leur inscription en ligne via leurs smartphones, tandis que des tablettes remises aux agents des bureaux de vote ont facilité l’inscription physique dans tout le pays, en partenariat avec Ethio Telecom. Le passage des procédures papier vers une infrastructure numérique a fortement réduit les délais administratifs, limité les inefficacités logistiques et renforcé la transparence. Le matériel électoral, notamment les bulletins de vote sécurisés imprimés à l’étranger sous haute protection, a déjà été distribué dans toutes les circonscriptions nationales. L’enregistrement des candidats et des électeurs, ainsi que l’installation des bureaux de vote spéciaux, ont été réalisés dans les délais fixés. Les organisations de la société civile ainsi que les observateurs électoraux ont qualifié cette transformation numérique de progrès qualitatif majeur pour l’administration électorale éthiopienne. Elle contribue à moderniser la gestion des élections tout en améliorant l’accessibilité dans les régions géographiquement éloignées. Élargissement de l’espace politique et médiatique Une autre caractéristique importante des 7èmes élections générales réside dans l’expansion sans précédent de la participation politique et du débat public. Pour la première fois dans l’histoire de l’Éthiopie, la Commission nationale des élections (NEBE) a organisé et supervisé directement des débats politiques à l’échelle nationale en collaboration avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), au lieu de confier entièrement cette responsabilité aux médias indépendants. Dans le cadre de cette initiative, 19 forums de débats retransmis à l’échelle nationale ont été organisés dans cinq langues sur des plateformes médiatiques publiques et privées. Ces débats ont rassemblé des représentants des partis politiques, des membres de la société civile, des universitaires et des étudiants afin de discuter des grandes questions nationales. Au total, 33 partis politiques ont pris part à des discussions portant sur 19 principaux domaines politiques, présentant leurs visions et programmes respectifs aux électeurs. Afin d’assurer une compétition politique équitable, la NEBE a également accordé gratuitement du temps d’antenne aux partis politiques pour leurs campagnes, notamment 782,5 heures de diffusion radio, 520 heures de diffusion télévisée et 576 espaces dans la presse écrite. Parallèlement, plus de 220 000 représentants de partis, 64 médias et 1 814 journalistes ont été accrédités afin d’observer et de couvrir le déroulement du processus électoral. Renforcement de la souveraineté des électeurs et de la neutralité institutionnelle À l’approche de la journée électorale en Éthiopie, la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) a instauré des garanties supplémentaires destinées à protéger l’indépendance des électeurs et à renforcer la confiance du public dans le processus. Après la clôture des débats nationaux, la Commission a officiellement annoncé le début de la période de silence électoral — un mécanisme conçu pour offrir aux électeurs un temps de réflexion suffisant, à l’abri de toute pression politique ou campagne de dernière minute. La Commission a également renforcé ses mécanismes de traitement des plaintes en désignant des professionnels indépendants et non partisans chargés de superviser les griefs et les différends électoraux. La participation citoyenne nationale s’est également intensifiée. La NEBE a délivré des licences d’éducation civique à 169 organisations de la société civile, dont 114 ont bénéficié d’un soutien financier. Une accréditation d’observation a également été accordée à 55 organisations de la société civile afin de renforcer la transparence et le contrôle public. Ces initiatives reflètent collectivement un effort institutionnel plus large visant à consolider la neutralité électorale, la responsabilité institutionnelle et la confiance des citoyens. Partenariat panafricain et confiance continentale Au-delà des préparatifs nationaux, l’élection a également suscité une mobilisation continentale importante, mettant en évidence l’appropriation croissante des processus démocratiques par les Africains à travers la région. La Mission d’observation électorale de l’Union africaine (MOEUA), conduite par l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta, a déployé 73 observateurs de court terme issus de 37 pays africains, dont 61 % de femmes. De même, la Mission d’observation électorale de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), dirigée par l’ancienne vice-présidente ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe et l’ancien président de l’Assemblée nationale de Djibouti, Mohamed Ali Houmed, a mobilisé des experts régionaux afin d’observer le déroulement du scrutin et d’évaluer le respect des droits électoraux. Guidées par les cadres démocratiques continentaux, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ces missions traduisent un engagement continental plus large en faveur du soutien à des institutions démocratiques crédibles dirigées par des Africains. Leur présence témoigne également d’une confiance régionale croissante dans le processus électoral ainsi que dans les capacités institutionnelles de l’Éthiopie. Un moment démocratique déterminant Alors que les Éthiopiens se préparent à voter le 1er juin, les 7èmes élections générales du pays représentent bien davantage qu’une simple compétition politique. Elles constituent un test majeur pour la solidité institutionnelle, l’administration démocratique et la coordination nationale. L’élargissement de la participation électorale, la modernisation numérique, un engagement politique renforcé, des mécanismes de contrôle plus solides et l’observation continentale illustrent une évolution importante de l’architecture démocratique éthiopienne. Avec plus de 50,5 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales, ces élections sont désormais perçues comme un indicateur essentiel de la trajectoire institutionnelle du pays et comme une démonstration de la manière dont les systèmes électoraux africains peuvent progresser grâce aux réformes internes, à l’adaptation technologique et au renforcement du partenariat continental.
La 7e élection en Éthiopie marque un tournant vers la maturité démocratique
May 29, 2026 100
Addis Ababa le 29 mai, 2026 (ENA) La 7e élection en Éthiopie témoigne d’une maturité démocratique croissante et d’une transformation institutionnelle Alors que l’aube se lève sur l’Éthiopie, le pays s’installe dans un rythme politique plus calme. Les slogans de campagne disparaissent des rues, les médias adoucissent leur ton et les partis politiques se taisent, alors que la nation entre officiellement dans la période de silence électoral obligatoire avant les élections générales du 1er juin. Ce silence revêt une importance particulière. Il ne s’agit pas simplement de l’absence de campagne électorale, mais d’une pause nationale avant que des millions de citoyens ne s’expriment par les urnes. Sur l’ensemble du vaste territoire éthiopien, des villes animées aux communautés rurales isolées, les préparatifs de la 7e élection générale du pays ont atteint leur phase finale. Ce qui se déroule actuellement est plus qu’un simple exercice électoral de routine ; il s’agit d’un moment institutionnel décisif pour l’une des nations les plus vastes et les plus importantes sur le plan stratégique d’Afrique. Avec plus de 50 millions d’électeurs inscrits appelés aux urnes, cette élection s’impose comme l’un des processus démocratiques les plus déterminants du continent ces dernières années. Elle reflète non seulement la compétition politique, mais aussi la maturité opérationnelle croissante des institutions électorales éthiopiennes. À l'approche du scrutin, la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE) a annoncé que tous les préparatifs logistiques et opérationnels en vue de ce scrutin historique avaient été menés à bien. La présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a déclaré que la Commission avait finalisé toutes les étapes majeures du processus électoral, passant ainsi officiellement à la phase finale de mise en œuvre. Selon la Commission, le scrutin de lundi représente une avancée institutionnelle considérable par rapport aux cycles électoraux précédents, marquée par une plus grande inclusion politique, des systèmes technologiques améliorés, une coordination administrative renforcée et une participation publique élargie. En quoi la 7e élection diffère-t-elle de la 6e ? Un examen plus approfondi du cadre électoral révèle une trajectoire remarquable de progrès institutionnel. Contrairement aux élections précédentes, la 7e élection générale a fait preuve d’un niveau plus élevé de préparation logistique, de modernisation numérique, d’inclusivité médiatique et de sophistication réglementaire. Le processus reflète une institution publique qui a considérablement évolué tant en termes de capacité organisationnelle que d’administration démocratique. Innovation numérique et préparation opérationnelle L’une des transformations les plus notables a été l’introduction par la NEBE de systèmes numériques d’inscription des électeurs et des candidats, une première dans l’histoire électorale de l’Éthiopie. Grâce à l’application mobile « Mirchaye » (« Mon élection »), les citoyens ont pu s’inscrire en ligne à l’aide de leur smartphone, tandis que les tablettes distribuées aux agents électoraux ont permis l’inscription en personne dans tout le pays, en partenariat avec Ethio Telecom. Le passage des systèmes papier à une infrastructure numérique a considérablement réduit les retards administratifs, minimisé les inefficacités logistiques et amélioré la transparence. Le matériel électoral, y compris les bulletins de vote sensibles imprimés à l’étranger dans des conditions sécurisées, a déjà été distribué dans toutes les circonscriptions du pays. L’enregistrement des candidats, l’inscription des électeurs et la mise en place de bureaux de vote spéciaux ont tous été menés à bien dans les délais opérationnels prévus. Les organisations civiques et les observateurs électoraux ont qualifié cette transition numérique de bond qualitatif majeur pour l’administration électorale éthiopienne, contribuant à moderniser la gestion des élections tout en améliorant l’accessibilité dans les régions géographiquement difficiles d’accès. Élargissement de l’espace politique et médiatique Une autre caractéristique marquante de la 7e élection générale a été l’élargissement sans précédent de la participation politique et du débat public. Pour la première fois dans l’histoire de l’Éthiopie, la NEBE a directement organisé et supervisé des débats politiques à l’échelle nationale en collaboration avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), plutôt que de laisser ce processus entièrement aux mains d’institutions médiatiques tierces. Dans le cadre de cette initiative, 19 forums de débat diffusés à l'échelle nationale ont été organisés en cinq langues sur des plateformes médiatiques publiques et privées. Ces débats ont réuni des partis politiques, des représentants de la société civile, des universitaires et des étudiants afin de débattre des principaux enjeux nationaux. Au total, 33 partis politiques ont pris part à des discussions portant sur 19 grands domaines politiques, présentant ainsi au corps électoral des visions et des programmes divergents. Afin de garantir une concurrence politique équitable, la NEBE a également alloué du temps d'antenne gratuit aux partis politiques pour leur campagne, dont 782,5 heures de diffusion radio, 520 heures de temps d'antenne télévisé et 576 chroniques dans la presse écrite. Parallèlement, plus de 220 000 représentants de partis, 64 médias et 1 814 journalistes ont reçu une accréditation pour observer et rendre compte du processus électoral. Renforcement de la souveraineté des électeurs et de la neutralité institutionnelle À l'approche du jour du scrutin en Éthiopie, la NEBE an mis en place des garanties supplémentaires visant à protéger l'indépendance des électeurs et à renforcer la confiance du public dans le processus. À l'issue des débats organisés à l'échelle nationale, la Commission a officiellement déclaré le début de la période de silence électoral — un mécanisme destiné à laisser aux électeurs un délai de réflexion suffisant, à l'abri de toute pression politique ou de toute campagne de dernière minute. La Commission a également renforcé ses procédures de traitement des plaintes en désignant des professionnels indépendants et sans affiliation politique pour superviser les réclamations et les litiges électoraux. La participation civique nationale s’est également développée. La NEBE a accordé des licences d’éducation des électeurs à 169 organisations de la société civile, dont 114 ont reçu un soutien financier de la Commission. Des accréditations d’observateurs ont également été délivrées à 55 organisations de la société civile nationale afin de renforcer la transparence et le contrôle public. Ces mesures témoignent collectivement d’un effort institutionnel plus large visant à renforcer la neutralité électorale, la responsabilité et la confiance des citoyens. Partenariat panafricain et confiance continentale Au-delà des préparatifs nationaux, l’élection a également suscité un engagement continental significatif, soulignant l’appropriation croissante par l’Afrique des processus démocratiques dans toute la région. La mission d'observation électorale de l'Union africaine (AUEOM), dirigée par l'ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, a déployé 73 observateurs à court terme issus de 37 pays africains, les femmes représentant 61 % des membres de la mission. De même, la mission d’observation électorale de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) — dirigée par l’ancienne vice-présidente ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe et l’ancien président de l’Assemblée nationale de Djibouti Mohamed Ali Houmed — a déployé des experts régionaux pour observer les procédures du jour du scrutin et évaluer le respect des règles électorales. Guidées par les cadres démocratiques continentaux, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ces missions reflètent un engagement continental plus large en faveur du soutien à des institutions démocratiques crédibles dirigées par des Africains. Leur présence témoigne également d’une confiance régionale croissante dans le processus électoral et les capacités institutionnelles de l’Éthiopie. Un moment décisif pour la démocratie Alors que les Éthiopiens s’apprêtent à voter le 1er juin, la 7e élection législative du pays représente bien plus qu’une simple compétition politique. Elle constitue un test de la résilience des institutions, de la gestion démocratique et de la coordination nationale à très grande échelle. La combinaison d’une participation électorale accrue, de la modernisation numérique, d’un engagement politique plus large, de mécanismes de contrôle renforcés et d’une observation continentale reflète une évolution significative de l’architecture démocratique de l’Éthiopie. Avec plus de 50,5 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales, cette élection est de plus en plus considérée comme un indicateur majeur de la trajectoire institutionnelle du pays — et comme une démonstration de la manière dont les systèmes électoraux en Afrique peuvent évoluer grâce à des réformes nationales, à l’adaptation technologique et à un partenariat continental croissant.
L’Éthiopie s’apprête à vivre un rendez-vous démocratique historique le 1er juin.
May 29, 2026 94
Addis-Abeba, le 29 mai 2026 — L’Éthiopie organisera ses 7èmes élections générales le lundi 1er juin 2026, une étape majeure dans l’évolution démocratique du pays. Le scrutin se tiendra sur l’ensemble du territoire de 6h00 à 18h00, selon la Commission électorale nationale d’Éthiopie. Au total, 50 514 155 électeurs ont été enregistrés pour prendre part à l’élection, faisant de ce vote l’un des plus vastes scrutins de l’histoire nationale. Plus de 5,5 millions d’électeurs se sont inscrits via l’application mobile numérique « Mirchaye », tandis que les autres inscriptions ont été réalisées manuellement dans les centres de vote du pays. La Commission électorale nationale d’État (NEBE) a lancé l’application « Mirchaye » dans le cadre de ses initiatives de modernisation de l’enregistrement des électeurs et des candidats. Cette plateforme permet l’inscription à distance, facilite la gestion des élections et renforce la transparence, l’efficacité ainsi que l’inclusivité du processus électoral. La Commission a indiqué que les 7èmes élections générales constituent pour les partis politiques une occasion de présenter leurs programmes et leurs visions à la population. Afin d’encourager une participation politique informée, la commission a organisé des formations et des exercices pratiques sur les méthodes de campagne électorale et de débat, visant à aider les électeurs à mieux comprendre les programmes et orientations politiques des partis candidats. Des échanges continus avec des professionnels des médias et de la communication ont également été menés afin d’améliorer la structure et l’efficacité des débats politiques, permettant aux partis de mener des discussions dépassant les cadres traditionnels. Selon la NEBE, le processus de débat a aussi permis aux étudiants et aux représentants d’institutions indépendantes d’interroger directement les partis politiques sur diverses questions nationales. Des observateurs de l’Union africaine, de l’Autorité intergouvernementale pour le développement ainsi que des organisations nationales de la société civile sont attendus pour superviser le déroulement des élections. Par ailleurs, 37 organes de presse ont obtenu des autorisations de couverture, tandis que 1 131 journalistes ont été accrédités pour suivre le processus électoral à travers le pays.
Africa Watches : l'Éthiopie
May 29, 2026 160
Institutions continentales, appropriation démocratique et importance de la 7e élection législative en Éthiopie Mais cette attention n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète le rôle politique, diplomatique et symbolique unique de l’Éthiopie au sein de l’Afrique — et, surtout, elle témoigne de la détermination croissante des institutions africaines à s’approprier de plus en plus le développement démocratique du continent. Le récent déploiement de missions d’observation électorale tant par l’Union africaine (UA) que par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) représente bien plus qu’un simple exercice électoral technique. Il s’agit d’une déclaration continentale plus large sur l’autonomie démocratique africaine, la confiance institutionnelle et l’évolution de la responsabilité politique panafricaine. L’Éthiopie, une arène démocratique continentale Peu de pays africains ont le poids continental de l’Éthiopie. En tant que capitale diplomatique de l’Afrique et siège de l’Union africaine, l’Éthiopie occupe depuis longtemps une place centrale dans l’imaginaire politique africain. Du symbolisme anticolonial d’Adoua à la fondation de l’Organisation de l’unité africaine, l’Éthiopie a historiquement incarné la souveraineté, l’unité africaine et l’indépendance politique. Aujourd’hui, ce rôle continental s’étend de plus en plus au développement démocratique. Lorsque l’Éthiopie organise une élection nationale impliquant des dizaines de millions d’électeurs, des dizaines de partis politiques et l’une des sociétés les plus complexes d’Afrique, les implications s’étendent naturellement au-delà de l’Éthiopie elle-même. C’est pourquoi l’Afrique est attentive. Et, fait significatif, l’Afrique suit de plus en plus ces événements par l’intermédiaire des institutions africaines. La mission d’observation de l’IGAD et la responsabilité démocratique régionale L’arrivée de la mission d’observation électorale de l’IGAD (IGAD EOM) à Addis-Abeba constitue un exemple important d’engagement démocratique régional dans la Corne de l’Afrique. La mission est dirigée par Mme Speciosa Wandira-Kazibwe, ancienne vice-présidente de l’Ouganda, et son adjoint est M. Mohamed Ali Houmed, ancien président de l’Assemblée nationale de Djibouti. La mission comprend 26 observateurs à court terme issus des États membres de l’IGAD, représentant des organismes de gestion électorale, des organisations de la société civile, des groupes de femmes et des organisations de jeunesse. Cette composition revêt une importance politique. Cela montre que l'observation électorale en Afrique devient de plus en plus une initiative civique et institutionnelle multidimensionnelle, plutôt qu'un simple exercice diplomatique. La participation des femmes, des groupes de jeunes et des représentants de la société civile témoigne d'une conception plus large selon laquelle la légitimité démocratique ne découle pas uniquement des institutions étatiques, mais aussi de la participation de la société civile. Les observateurs de l'IGAD devraient se déployer dans plusieurs États régionaux éthiopiens, notamment à Addis-Abeba et à Dire Dawa, où ils observeront les procédures électorales, les processus de vote, les mécanismes de dépouillement et la clôture du scrutin. Il est important de noter que l’IGAD a indiqué que son évaluation s’appuierait sur plusieurs cadres, notamment : la législation électorale nationale de l’Éthiopie, le projet de protocole de l’IGAD sur la démocratie, la gouvernance et les élections, la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (ACDEG), et les principes internationaux relatifs à l’observation des élections démocratiques. Cela témoigne de l’institutionnalisation croissante des normes démocratiques africaines au sein des structures de gouvernance régionales. L’Union africaine et la légitimité démocratique continentale Parallèlement à l’IGAD, l’Union africaine a également déployé une importante mission d’observation électorale (AUEOM) en Éthiopie. La mission de l’UA est dirigée par l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta et comprend 73 observateurs à court terme issus de 37 pays africains. Il convient de noter que 61 % des observateurs sont des femmes, ce qui témoigne de manière remarquable de l’importance accordée par l’UA à l’inclusivité et à la représentation des genres dans la gouvernance démocratique. La mission comprend : des ambassadeurs accrédités auprès de l'Union africaine, des responsables de l'organisation des élections, des représentants de la société civile, des experts électoraux, des spécialistes des droits de l'homme, des experts en matière d'égalité des sexes et de médias, ainsi que des représentants de la jeunesse. Cette diversité reflète l'évolution de l'approche de l'UA en matière d'observation démocratique — une approche qui considère de plus en plus les élections non seulement comme des compétitions politiques, mais aussi comme des processus civiques au sens large, liés à la gouvernance, à l'inclusion, au constitutionnalisme, à la liberté des médias et à la participation citoyenne. Les observateurs surveilleront : l'ouverture des bureaux de vote, le déroulement du scrutin, le dépouillement des bulletins de vote, les opérations de compilation des résultats, ainsi que le déroulement général du scrutin. La mission de l'UA évaluera le scrutin sur la base : de la Déclaration de l'OUA/UA sur les principes régissant les élections démocratiques en Afrique, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ainsi que d'autres instruments régionaux et internationaux relatifs à la démocratie. C'est extrêmement important, car cela démontre la capacité croissante de l'Afrique à définir, surveiller et défendre les normes démocratiques par le biais de ses propres institutions continentales. L'Afrique observe de plus en plus l'Afrique Pendant des décennies, les élections africaines ont souvent été interprétées et validées principalement par des acteurs extérieurs et des missions d'observation étrangères. Aujourd’hui, cependant, une transformation majeure est en cours. L’Afrique renforce de plus en plus la confiance institutionnelle dans ses propres mécanismes de contrôle démocratique. Le déploiement simultané de missions d’observation de l’UA et de l’IGAD en Éthiopie symbolise cette transition. Les institutions africaines ne sont plus de simples spectateurs passifs des processus démocratiques qui se déroulent au sein des États membres. Elles deviennent des acteurs démocratiques actifs, capables de : surveiller les élections, réaliser des évaluations, promouvoir la gouvernance constitutionnelle, encourager la participation politique pacifique, et renforcer la responsabilité électorale. Cette évolution revêt une importance capitale pour l’avenir de la gouvernance panafricaine. Aucun continent ne peut consolider pleinement sa souveraineté démocratique en s’appuyant exclusivement sur une validation externe de ses processus politiques. Une culture démocratique durable nécessite une appropriation régionale, une maturité institutionnelle et des systèmes de responsabilité ancrés localement. C’est précisément ce que représente de plus en plus la participation de l’UA et de l’IGAD. Les élections en Éthiopie : un moment démocratique pour le continent La 7e élection générale en Éthiopie est donc bien plus qu’un simple exercice constitutionnel national. Il s’agit : de l’un des plus grands processus électoraux d’Afrique, de l’une des entreprises démocratiques les plus exigeantes sur le plan institutionnel du continent, et de l’un des exemples contemporains les plus évidents de la mise en œuvre de la démocratie africaine par les institutions africaines. Son ampleur à elle seule est extraordinaire : plus de 50 millions d’électeurs inscrits, environ 45 partis politiques, des milliers de bureaux de vote, et une infrastructure électorale nationale s’étendant sur l’un des pays les plus vastes et les plus diversifiés d’Afrique. Mais au-delà des chiffres se cache une portée continentale plus profonde. Cette élection témoigne de la confiance croissante de l’Afrique dans la démocratie. Elle démontre que les institutions africaines disposent de plus en plus : de l’expertise, des structures organisationnelles, de la légitimité politique, et des mécanismes institutionnels nécessaires pour s’engager sérieusement dans une gouvernance démocratique selon les conditions propres à l’Afrique. La démocratie au-delà de la certification extérieure Ni les missions de l’UA ni celles de l’IGAD ne traduisent une hostilité à l’égard de l’engagement international. Elles témoignent plutôt de la normalisation de l’appropriation démocratique par l’Afrique. L'avenir démocratique de l'Afrique s'en trouvera renforcé lorsque les institutions africaines deviendront elles-mêmes les principales garantes : de la crédibilité électorale, des normes démocratiques, de la gouvernance constitutionnelle, et de la responsabilité politique. Ce processus est désormais clairement en marche. Lorsque les observateurs de l’UA et de l’IGAD surveillent les élections en Éthiopie, ils ne se contentent pas d’observer le scrutin. Ils participent à la construction d’une architecture démocratique africaine de plus en plus ancrée dans les institutions continentales plutôt que dans la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Un message continental En fin de compte, l’importance des missions de l’UA et de l’IGAD en Éthiopie dépasse le cadre des procédures du jour du scrutin. Ils véhiculent un message plus large : celui d’une Afrique de plus en plus capable de se regarder en face, de s’évaluer et de renforcer ses propres systèmes démocratiques grâce à des institutions africaines, à l’expertise africaine et à une appropriation politique africaine. Alors que des millions d’Éthiopiens s’apprêtent à voter, l’Afrique ne se contente pas d’observer une énième élection nationale. L’Afrique assiste à l’émergence continue d’un continent plus sûr de ses institutions et plus conscient de sa propre identité politique. Et c’est peut-être là l’une des évolutions démocratiques les plus importantes qui se produisent aujourd’hui en Afrique.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 40155
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Les élections éthiopiennes de 2026 : Une étape majeure pour la mobilisation électorale et une référence en matière de débats politiques
May 29, 2026 7
Addis-Abeba, le 29 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se prépare à organiser ses 7èmes élections générales le 1er juin 2026, avec l’ambition de renforcer une culture démocratique transparente, pacifique et ouverte à tous. Cette dynamique se manifeste notamment par une participation électorale élevée, l’intégration des technologies numériques, l’autonomie de la commission électorale, un accès équitable aux médias ainsi que la liberté des débats politiques. Participation électorale et modernisation technologique L’Éthiopie enregistre des avancées significatives dans sa transition numérique grâce à l’initiative « Éthiopie numérique », qui a profondément transformé le processus d’inscription sur les listes électorales pour ces 7èmes élections générales, portant le nombre total d’électeurs enregistrés à un niveau historique de 50,5 millions. Pour la première fois, le pays a adopté des solutions numériques permettant aux citoyens de s’inscrire via l’application mobile « Mirchaye » (Mon élection). L’Éthiopie est ainsi entrée dans l’histoire en enregistrant 50,5 millions d’électeurs pour ses 7èmes élections générales, établissant un record de participation et d’inscription électorale, soit une progression importante par rapport aux élections de 2021. La Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) a également présenté plusieurs initiatives numériques, notamment une cartographie avancée fondée sur le système d’information géographique (SIG), destinée à améliorer la logistique, administrer les bases de données des bureaux de vote et accroître la transparence institutionnelle. Selon les responsables de la NEBE, le processus électoral vise à être pacifique, inclusif, libre, équitable et transparent. La participation des femmes et des jeunes constitue une priorité essentielle, tandis que des dispositifs de vote adaptés sont en cours d’achèvement afin de faciliter l’accès des personnes déplacées, des militaires et des étudiants. Rôle de la NEBE et débats politiques La NEBE a officiellement achevé son programme national de débats avec les partis politiques et annoncé le début de la période obligatoire de silence électoral avant les 7èmes élections générales. Le Conseil a qualifié d’exemplaire le récent débat interpartis organisé directement sous sa supervision pour la première fois, considérant cette initiative comme un moyen ayant permis aux électeurs de voter en toute connaissance de cause, dans le respect des lois électorales nationales, tout en offrant une présentation pacifique et respectueuse des politiques et programmes des candidats. Le Conseil a également mis en avant le caractère inclusif et participatif de ces débats, ainsi que leur potentiel à servir de référence pour les futures élections. Trente-trois partis politiques ont pris part à des discussions portant sur 19 grandes questions nationales, sous l’animation d’experts indépendants. Selon le Conseil électoral national (NEBE), cette série de débats a offert aux partis politiques une plateforme essentielle afin de présenter leurs politiques, leurs programmes et leurs visions au public, tout en aidant les électeurs à effectuer des choix éclairés. Ainsi, ces débats ont joué un rôle majeur dans la sensibilisation du public en permettant aux citoyens de mieux comprendre les programmes et les priorités des différents partis politiques. À l’issue des débats, le Conseil a officiellement instauré la « Période de silence », une phase de quatre jours précédant les élections durant laquelle toute activité de campagne électorale est interdite conformément à la directive électorale. Pendant cette période, les partis politiques, les candidats ainsi que leurs partisans ne sont pas autorisés à mener des activités de campagne, organiser des rassemblements publics ni accorder des interviews médiatiques liées aux élections. Le rôle des médias Au cours de la campagne électorale et des débats, les médias ont joué un rôle central en rapprochant les candidats et leurs différents programmes des électeurs. Cette mission demeure essentielle pour l’établissement d’une culture démocratique transparente, pacifique et inclusive dans le pays. Les 7èmes élections générales d’Éthiopie sont prévues le 1er juin 2026 et représentent une étape importante dans l’histoire politique contemporaine du pays. Elles se distingueront par un niveau de participation électorale sans précédent ainsi qu’un modèle innovant en matière de débats politiques.
Les 7èmes élections éthiopiennes illustrent une avancée vers la consolidation démocratique
May 29, 2026 28
Addis-Abeba, 29 mai 2026 (ENA) : - Dès les premières heures du jour, l’Éthiopie adopte une cadence politique plus sereine. Les slogans électoraux disparaissent progressivement des rues, les médias atténuent leurs discours et les formations politiques respectent le silence, alors que le pays entre officiellement dans la période obligatoire de silence électoral précédant les élections générales du 1er juin. Ce silence porte une forte signification. Il ne représente pas uniquement l’arrêt des campagnes, mais constitue également une pause nationale avant que des millions de citoyens ne fassent entendre leur voix dans les urnes. À travers l’étendue du territoire éthiopien, des centres urbains dynamiques jusqu’aux localités rurales les plus éloignées, les préparatifs des 7èmes élections générales arrivent dans leur dernière phase. Ce qui se déroule actuellement dépasse largement une simple opération électorale habituelle ; il s’agit d’un moment institutionnel crucial pour l’une des nations les plus vastes et stratégiquement influentes du continent africain. Avec plus de 50 millions d’électeurs enregistrés attendus, ces élections apparaissent comme l’un des exercices démocratiques les plus significatifs du continent africain au cours des dernières années. Elles traduisent non seulement une compétition politique active, mais également la montée en puissance des capacités opérationnelles des institutions électorales éthiopiennes. À l’approche du scrutin, la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) a confirmé l’achèvement de l’ensemble des préparatifs logistiques et techniques nécessaires à ce vote historique. La présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a indiqué que la Commission avait finalisé toutes les étapes majeures du processus électoral, entrant officiellement dans la dernière phase d’exécution. Selon la Commission, le vote de lundi représente une avancée institutionnelle importante comparée aux cycles électoraux précédents, marquée par une inclusion politique élargie, des outils technologiques modernisés, une meilleure coordination administrative et une participation citoyenne plus importante. En quoi les 7èmes élections se distinguent-elles des 6èmes ? Une analyse approfondie du système électoral met en évidence une évolution institutionnelle remarquable. Contrairement aux élections antérieures, les 7èmes élections générales ont affiché des niveaux supérieurs de préparation logistique, de modernisation numérique, d’ouverture médiatique et de sophistication réglementaire. Le processus révèle une institution étatique ayant considérablement progressé, tant au niveau de ses capacités organisationnelles que dans sa gouvernance démocratique. Modernisation numérique et préparation opérationnelle L’un des changements les plus notables réside dans l’introduction par la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) de systèmes numériques d’enregistrement des électeurs et des candidats, une première dans l’histoire électorale de l’Éthiopie. Grâce à l’application mobile « Mirchaye » (« Mon élection »), les citoyens ont pu effectuer leur inscription en ligne via leurs smartphones, tandis que des tablettes remises aux agents des bureaux de vote ont facilité l’inscription physique dans tout le pays, en partenariat avec Ethio Telecom. Le passage des procédures papier vers une infrastructure numérique a fortement réduit les délais administratifs, limité les inefficacités logistiques et renforcé la transparence. Le matériel électoral, notamment les bulletins de vote sécurisés imprimés à l’étranger sous haute protection, a déjà été distribué dans toutes les circonscriptions nationales. L’enregistrement des candidats et des électeurs, ainsi que l’installation des bureaux de vote spéciaux, ont été réalisés dans les délais fixés. Les organisations de la société civile ainsi que les observateurs électoraux ont qualifié cette transformation numérique de progrès qualitatif majeur pour l’administration électorale éthiopienne. Elle contribue à moderniser la gestion des élections tout en améliorant l’accessibilité dans les régions géographiquement éloignées. Élargissement de l’espace politique et médiatique Une autre caractéristique importante des 7èmes élections générales réside dans l’expansion sans précédent de la participation politique et du débat public. Pour la première fois dans l’histoire de l’Éthiopie, la Commission nationale des élections (NEBE) a organisé et supervisé directement des débats politiques à l’échelle nationale en collaboration avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), au lieu de confier entièrement cette responsabilité aux médias indépendants. Dans le cadre de cette initiative, 19 forums de débats retransmis à l’échelle nationale ont été organisés dans cinq langues sur des plateformes médiatiques publiques et privées. Ces débats ont rassemblé des représentants des partis politiques, des membres de la société civile, des universitaires et des étudiants afin de discuter des grandes questions nationales. Au total, 33 partis politiques ont pris part à des discussions portant sur 19 principaux domaines politiques, présentant leurs visions et programmes respectifs aux électeurs. Afin d’assurer une compétition politique équitable, la NEBE a également accordé gratuitement du temps d’antenne aux partis politiques pour leurs campagnes, notamment 782,5 heures de diffusion radio, 520 heures de diffusion télévisée et 576 espaces dans la presse écrite. Parallèlement, plus de 220 000 représentants de partis, 64 médias et 1 814 journalistes ont été accrédités afin d’observer et de couvrir le déroulement du processus électoral. Renforcement de la souveraineté des électeurs et de la neutralité institutionnelle À l’approche de la journée électorale en Éthiopie, la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) a instauré des garanties supplémentaires destinées à protéger l’indépendance des électeurs et à renforcer la confiance du public dans le processus. Après la clôture des débats nationaux, la Commission a officiellement annoncé le début de la période de silence électoral — un mécanisme conçu pour offrir aux électeurs un temps de réflexion suffisant, à l’abri de toute pression politique ou campagne de dernière minute. La Commission a également renforcé ses mécanismes de traitement des plaintes en désignant des professionnels indépendants et non partisans chargés de superviser les griefs et les différends électoraux. La participation citoyenne nationale s’est également intensifiée. La NEBE a délivré des licences d’éducation civique à 169 organisations de la société civile, dont 114 ont bénéficié d’un soutien financier. Une accréditation d’observation a également été accordée à 55 organisations de la société civile afin de renforcer la transparence et le contrôle public. Ces initiatives reflètent collectivement un effort institutionnel plus large visant à consolider la neutralité électorale, la responsabilité institutionnelle et la confiance des citoyens. Partenariat panafricain et confiance continentale Au-delà des préparatifs nationaux, l’élection a également suscité une mobilisation continentale importante, mettant en évidence l’appropriation croissante des processus démocratiques par les Africains à travers la région. La Mission d’observation électorale de l’Union africaine (MOEUA), conduite par l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta, a déployé 73 observateurs de court terme issus de 37 pays africains, dont 61 % de femmes. De même, la Mission d’observation électorale de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), dirigée par l’ancienne vice-présidente ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe et l’ancien président de l’Assemblée nationale de Djibouti, Mohamed Ali Houmed, a mobilisé des experts régionaux afin d’observer le déroulement du scrutin et d’évaluer le respect des droits électoraux. Guidées par les cadres démocratiques continentaux, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ces missions traduisent un engagement continental plus large en faveur du soutien à des institutions démocratiques crédibles dirigées par des Africains. Leur présence témoigne également d’une confiance régionale croissante dans le processus électoral ainsi que dans les capacités institutionnelles de l’Éthiopie. Un moment démocratique déterminant Alors que les Éthiopiens se préparent à voter le 1er juin, les 7èmes élections générales du pays représentent bien davantage qu’une simple compétition politique. Elles constituent un test majeur pour la solidité institutionnelle, l’administration démocratique et la coordination nationale. L’élargissement de la participation électorale, la modernisation numérique, un engagement politique renforcé, des mécanismes de contrôle plus solides et l’observation continentale illustrent une évolution importante de l’architecture démocratique éthiopienne. Avec plus de 50,5 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales, ces élections sont désormais perçues comme un indicateur essentiel de la trajectoire institutionnelle du pays et comme une démonstration de la manière dont les systèmes électoraux africains peuvent progresser grâce aux réformes internes, à l’adaptation technologique et au renforcement du partenariat continental.
La 7e élection en Éthiopie marque un tournant vers la maturité démocratique
May 29, 2026 100
Addis Ababa le 29 mai, 2026 (ENA) La 7e élection en Éthiopie témoigne d’une maturité démocratique croissante et d’une transformation institutionnelle Alors que l’aube se lève sur l’Éthiopie, le pays s’installe dans un rythme politique plus calme. Les slogans de campagne disparaissent des rues, les médias adoucissent leur ton et les partis politiques se taisent, alors que la nation entre officiellement dans la période de silence électoral obligatoire avant les élections générales du 1er juin. Ce silence revêt une importance particulière. Il ne s’agit pas simplement de l’absence de campagne électorale, mais d’une pause nationale avant que des millions de citoyens ne s’expriment par les urnes. Sur l’ensemble du vaste territoire éthiopien, des villes animées aux communautés rurales isolées, les préparatifs de la 7e élection générale du pays ont atteint leur phase finale. Ce qui se déroule actuellement est plus qu’un simple exercice électoral de routine ; il s’agit d’un moment institutionnel décisif pour l’une des nations les plus vastes et les plus importantes sur le plan stratégique d’Afrique. Avec plus de 50 millions d’électeurs inscrits appelés aux urnes, cette élection s’impose comme l’un des processus démocratiques les plus déterminants du continent ces dernières années. Elle reflète non seulement la compétition politique, mais aussi la maturité opérationnelle croissante des institutions électorales éthiopiennes. À l'approche du scrutin, la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE) a annoncé que tous les préparatifs logistiques et opérationnels en vue de ce scrutin historique avaient été menés à bien. La présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a déclaré que la Commission avait finalisé toutes les étapes majeures du processus électoral, passant ainsi officiellement à la phase finale de mise en œuvre. Selon la Commission, le scrutin de lundi représente une avancée institutionnelle considérable par rapport aux cycles électoraux précédents, marquée par une plus grande inclusion politique, des systèmes technologiques améliorés, une coordination administrative renforcée et une participation publique élargie. En quoi la 7e élection diffère-t-elle de la 6e ? Un examen plus approfondi du cadre électoral révèle une trajectoire remarquable de progrès institutionnel. Contrairement aux élections précédentes, la 7e élection générale a fait preuve d’un niveau plus élevé de préparation logistique, de modernisation numérique, d’inclusivité médiatique et de sophistication réglementaire. Le processus reflète une institution publique qui a considérablement évolué tant en termes de capacité organisationnelle que d’administration démocratique. Innovation numérique et préparation opérationnelle L’une des transformations les plus notables a été l’introduction par la NEBE de systèmes numériques d’inscription des électeurs et des candidats, une première dans l’histoire électorale de l’Éthiopie. Grâce à l’application mobile « Mirchaye » (« Mon élection »), les citoyens ont pu s’inscrire en ligne à l’aide de leur smartphone, tandis que les tablettes distribuées aux agents électoraux ont permis l’inscription en personne dans tout le pays, en partenariat avec Ethio Telecom. Le passage des systèmes papier à une infrastructure numérique a considérablement réduit les retards administratifs, minimisé les inefficacités logistiques et amélioré la transparence. Le matériel électoral, y compris les bulletins de vote sensibles imprimés à l’étranger dans des conditions sécurisées, a déjà été distribué dans toutes les circonscriptions du pays. L’enregistrement des candidats, l’inscription des électeurs et la mise en place de bureaux de vote spéciaux ont tous été menés à bien dans les délais opérationnels prévus. Les organisations civiques et les observateurs électoraux ont qualifié cette transition numérique de bond qualitatif majeur pour l’administration électorale éthiopienne, contribuant à moderniser la gestion des élections tout en améliorant l’accessibilité dans les régions géographiquement difficiles d’accès. Élargissement de l’espace politique et médiatique Une autre caractéristique marquante de la 7e élection générale a été l’élargissement sans précédent de la participation politique et du débat public. Pour la première fois dans l’histoire de l’Éthiopie, la NEBE a directement organisé et supervisé des débats politiques à l’échelle nationale en collaboration avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), plutôt que de laisser ce processus entièrement aux mains d’institutions médiatiques tierces. Dans le cadre de cette initiative, 19 forums de débat diffusés à l'échelle nationale ont été organisés en cinq langues sur des plateformes médiatiques publiques et privées. Ces débats ont réuni des partis politiques, des représentants de la société civile, des universitaires et des étudiants afin de débattre des principaux enjeux nationaux. Au total, 33 partis politiques ont pris part à des discussions portant sur 19 grands domaines politiques, présentant ainsi au corps électoral des visions et des programmes divergents. Afin de garantir une concurrence politique équitable, la NEBE a également alloué du temps d'antenne gratuit aux partis politiques pour leur campagne, dont 782,5 heures de diffusion radio, 520 heures de temps d'antenne télévisé et 576 chroniques dans la presse écrite. Parallèlement, plus de 220 000 représentants de partis, 64 médias et 1 814 journalistes ont reçu une accréditation pour observer et rendre compte du processus électoral. Renforcement de la souveraineté des électeurs et de la neutralité institutionnelle À l'approche du jour du scrutin en Éthiopie, la NEBE an mis en place des garanties supplémentaires visant à protéger l'indépendance des électeurs et à renforcer la confiance du public dans le processus. À l'issue des débats organisés à l'échelle nationale, la Commission a officiellement déclaré le début de la période de silence électoral — un mécanisme destiné à laisser aux électeurs un délai de réflexion suffisant, à l'abri de toute pression politique ou de toute campagne de dernière minute. La Commission a également renforcé ses procédures de traitement des plaintes en désignant des professionnels indépendants et sans affiliation politique pour superviser les réclamations et les litiges électoraux. La participation civique nationale s’est également développée. La NEBE a accordé des licences d’éducation des électeurs à 169 organisations de la société civile, dont 114 ont reçu un soutien financier de la Commission. Des accréditations d’observateurs ont également été délivrées à 55 organisations de la société civile nationale afin de renforcer la transparence et le contrôle public. Ces mesures témoignent collectivement d’un effort institutionnel plus large visant à renforcer la neutralité électorale, la responsabilité et la confiance des citoyens. Partenariat panafricain et confiance continentale Au-delà des préparatifs nationaux, l’élection a également suscité un engagement continental significatif, soulignant l’appropriation croissante par l’Afrique des processus démocratiques dans toute la région. La mission d'observation électorale de l'Union africaine (AUEOM), dirigée par l'ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, a déployé 73 observateurs à court terme issus de 37 pays africains, les femmes représentant 61 % des membres de la mission. De même, la mission d’observation électorale de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) — dirigée par l’ancienne vice-présidente ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe et l’ancien président de l’Assemblée nationale de Djibouti Mohamed Ali Houmed — a déployé des experts régionaux pour observer les procédures du jour du scrutin et évaluer le respect des règles électorales. Guidées par les cadres démocratiques continentaux, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ces missions reflètent un engagement continental plus large en faveur du soutien à des institutions démocratiques crédibles dirigées par des Africains. Leur présence témoigne également d’une confiance régionale croissante dans le processus électoral et les capacités institutionnelles de l’Éthiopie. Un moment décisif pour la démocratie Alors que les Éthiopiens s’apprêtent à voter le 1er juin, la 7e élection législative du pays représente bien plus qu’une simple compétition politique. Elle constitue un test de la résilience des institutions, de la gestion démocratique et de la coordination nationale à très grande échelle. La combinaison d’une participation électorale accrue, de la modernisation numérique, d’un engagement politique plus large, de mécanismes de contrôle renforcés et d’une observation continentale reflète une évolution significative de l’architecture démocratique de l’Éthiopie. Avec plus de 50,5 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales, cette élection est de plus en plus considérée comme un indicateur majeur de la trajectoire institutionnelle du pays — et comme une démonstration de la manière dont les systèmes électoraux en Afrique peuvent évoluer grâce à des réformes nationales, à l’adaptation technologique et à un partenariat continental croissant.
L’Éthiopie s’apprête à vivre un rendez-vous démocratique historique le 1er juin.
May 29, 2026 94
Addis-Abeba, le 29 mai 2026 — L’Éthiopie organisera ses 7èmes élections générales le lundi 1er juin 2026, une étape majeure dans l’évolution démocratique du pays. Le scrutin se tiendra sur l’ensemble du territoire de 6h00 à 18h00, selon la Commission électorale nationale d’Éthiopie. Au total, 50 514 155 électeurs ont été enregistrés pour prendre part à l’élection, faisant de ce vote l’un des plus vastes scrutins de l’histoire nationale. Plus de 5,5 millions d’électeurs se sont inscrits via l’application mobile numérique « Mirchaye », tandis que les autres inscriptions ont été réalisées manuellement dans les centres de vote du pays. La Commission électorale nationale d’État (NEBE) a lancé l’application « Mirchaye » dans le cadre de ses initiatives de modernisation de l’enregistrement des électeurs et des candidats. Cette plateforme permet l’inscription à distance, facilite la gestion des élections et renforce la transparence, l’efficacité ainsi que l’inclusivité du processus électoral. La Commission a indiqué que les 7èmes élections générales constituent pour les partis politiques une occasion de présenter leurs programmes et leurs visions à la population. Afin d’encourager une participation politique informée, la commission a organisé des formations et des exercices pratiques sur les méthodes de campagne électorale et de débat, visant à aider les électeurs à mieux comprendre les programmes et orientations politiques des partis candidats. Des échanges continus avec des professionnels des médias et de la communication ont également été menés afin d’améliorer la structure et l’efficacité des débats politiques, permettant aux partis de mener des discussions dépassant les cadres traditionnels. Selon la NEBE, le processus de débat a aussi permis aux étudiants et aux représentants d’institutions indépendantes d’interroger directement les partis politiques sur diverses questions nationales. Des observateurs de l’Union africaine, de l’Autorité intergouvernementale pour le développement ainsi que des organisations nationales de la société civile sont attendus pour superviser le déroulement des élections. Par ailleurs, 37 organes de presse ont obtenu des autorisations de couverture, tandis que 1 131 journalistes ont été accrédités pour suivre le processus électoral à travers le pays.
Africa Watches : l'Éthiopie
May 29, 2026 160
Institutions continentales, appropriation démocratique et importance de la 7e élection législative en Éthiopie Mais cette attention n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète le rôle politique, diplomatique et symbolique unique de l’Éthiopie au sein de l’Afrique — et, surtout, elle témoigne de la détermination croissante des institutions africaines à s’approprier de plus en plus le développement démocratique du continent. Le récent déploiement de missions d’observation électorale tant par l’Union africaine (UA) que par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) représente bien plus qu’un simple exercice électoral technique. Il s’agit d’une déclaration continentale plus large sur l’autonomie démocratique africaine, la confiance institutionnelle et l’évolution de la responsabilité politique panafricaine. L’Éthiopie, une arène démocratique continentale Peu de pays africains ont le poids continental de l’Éthiopie. En tant que capitale diplomatique de l’Afrique et siège de l’Union africaine, l’Éthiopie occupe depuis longtemps une place centrale dans l’imaginaire politique africain. Du symbolisme anticolonial d’Adoua à la fondation de l’Organisation de l’unité africaine, l’Éthiopie a historiquement incarné la souveraineté, l’unité africaine et l’indépendance politique. Aujourd’hui, ce rôle continental s’étend de plus en plus au développement démocratique. Lorsque l’Éthiopie organise une élection nationale impliquant des dizaines de millions d’électeurs, des dizaines de partis politiques et l’une des sociétés les plus complexes d’Afrique, les implications s’étendent naturellement au-delà de l’Éthiopie elle-même. C’est pourquoi l’Afrique est attentive. Et, fait significatif, l’Afrique suit de plus en plus ces événements par l’intermédiaire des institutions africaines. La mission d’observation de l’IGAD et la responsabilité démocratique régionale L’arrivée de la mission d’observation électorale de l’IGAD (IGAD EOM) à Addis-Abeba constitue un exemple important d’engagement démocratique régional dans la Corne de l’Afrique. La mission est dirigée par Mme Speciosa Wandira-Kazibwe, ancienne vice-présidente de l’Ouganda, et son adjoint est M. Mohamed Ali Houmed, ancien président de l’Assemblée nationale de Djibouti. La mission comprend 26 observateurs à court terme issus des États membres de l’IGAD, représentant des organismes de gestion électorale, des organisations de la société civile, des groupes de femmes et des organisations de jeunesse. Cette composition revêt une importance politique. Cela montre que l'observation électorale en Afrique devient de plus en plus une initiative civique et institutionnelle multidimensionnelle, plutôt qu'un simple exercice diplomatique. La participation des femmes, des groupes de jeunes et des représentants de la société civile témoigne d'une conception plus large selon laquelle la légitimité démocratique ne découle pas uniquement des institutions étatiques, mais aussi de la participation de la société civile. Les observateurs de l'IGAD devraient se déployer dans plusieurs États régionaux éthiopiens, notamment à Addis-Abeba et à Dire Dawa, où ils observeront les procédures électorales, les processus de vote, les mécanismes de dépouillement et la clôture du scrutin. Il est important de noter que l’IGAD a indiqué que son évaluation s’appuierait sur plusieurs cadres, notamment : la législation électorale nationale de l’Éthiopie, le projet de protocole de l’IGAD sur la démocratie, la gouvernance et les élections, la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (ACDEG), et les principes internationaux relatifs à l’observation des élections démocratiques. Cela témoigne de l’institutionnalisation croissante des normes démocratiques africaines au sein des structures de gouvernance régionales. L’Union africaine et la légitimité démocratique continentale Parallèlement à l’IGAD, l’Union africaine a également déployé une importante mission d’observation électorale (AUEOM) en Éthiopie. La mission de l’UA est dirigée par l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta et comprend 73 observateurs à court terme issus de 37 pays africains. Il convient de noter que 61 % des observateurs sont des femmes, ce qui témoigne de manière remarquable de l’importance accordée par l’UA à l’inclusivité et à la représentation des genres dans la gouvernance démocratique. La mission comprend : des ambassadeurs accrédités auprès de l'Union africaine, des responsables de l'organisation des élections, des représentants de la société civile, des experts électoraux, des spécialistes des droits de l'homme, des experts en matière d'égalité des sexes et de médias, ainsi que des représentants de la jeunesse. Cette diversité reflète l'évolution de l'approche de l'UA en matière d'observation démocratique — une approche qui considère de plus en plus les élections non seulement comme des compétitions politiques, mais aussi comme des processus civiques au sens large, liés à la gouvernance, à l'inclusion, au constitutionnalisme, à la liberté des médias et à la participation citoyenne. Les observateurs surveilleront : l'ouverture des bureaux de vote, le déroulement du scrutin, le dépouillement des bulletins de vote, les opérations de compilation des résultats, ainsi que le déroulement général du scrutin. La mission de l'UA évaluera le scrutin sur la base : de la Déclaration de l'OUA/UA sur les principes régissant les élections démocratiques en Afrique, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ainsi que d'autres instruments régionaux et internationaux relatifs à la démocratie. C'est extrêmement important, car cela démontre la capacité croissante de l'Afrique à définir, surveiller et défendre les normes démocratiques par le biais de ses propres institutions continentales. L'Afrique observe de plus en plus l'Afrique Pendant des décennies, les élections africaines ont souvent été interprétées et validées principalement par des acteurs extérieurs et des missions d'observation étrangères. Aujourd’hui, cependant, une transformation majeure est en cours. L’Afrique renforce de plus en plus la confiance institutionnelle dans ses propres mécanismes de contrôle démocratique. Le déploiement simultané de missions d’observation de l’UA et de l’IGAD en Éthiopie symbolise cette transition. Les institutions africaines ne sont plus de simples spectateurs passifs des processus démocratiques qui se déroulent au sein des États membres. Elles deviennent des acteurs démocratiques actifs, capables de : surveiller les élections, réaliser des évaluations, promouvoir la gouvernance constitutionnelle, encourager la participation politique pacifique, et renforcer la responsabilité électorale. Cette évolution revêt une importance capitale pour l’avenir de la gouvernance panafricaine. Aucun continent ne peut consolider pleinement sa souveraineté démocratique en s’appuyant exclusivement sur une validation externe de ses processus politiques. Une culture démocratique durable nécessite une appropriation régionale, une maturité institutionnelle et des systèmes de responsabilité ancrés localement. C’est précisément ce que représente de plus en plus la participation de l’UA et de l’IGAD. Les élections en Éthiopie : un moment démocratique pour le continent La 7e élection générale en Éthiopie est donc bien plus qu’un simple exercice constitutionnel national. Il s’agit : de l’un des plus grands processus électoraux d’Afrique, de l’une des entreprises démocratiques les plus exigeantes sur le plan institutionnel du continent, et de l’un des exemples contemporains les plus évidents de la mise en œuvre de la démocratie africaine par les institutions africaines. Son ampleur à elle seule est extraordinaire : plus de 50 millions d’électeurs inscrits, environ 45 partis politiques, des milliers de bureaux de vote, et une infrastructure électorale nationale s’étendant sur l’un des pays les plus vastes et les plus diversifiés d’Afrique. Mais au-delà des chiffres se cache une portée continentale plus profonde. Cette élection témoigne de la confiance croissante de l’Afrique dans la démocratie. Elle démontre que les institutions africaines disposent de plus en plus : de l’expertise, des structures organisationnelles, de la légitimité politique, et des mécanismes institutionnels nécessaires pour s’engager sérieusement dans une gouvernance démocratique selon les conditions propres à l’Afrique. La démocratie au-delà de la certification extérieure Ni les missions de l’UA ni celles de l’IGAD ne traduisent une hostilité à l’égard de l’engagement international. Elles témoignent plutôt de la normalisation de l’appropriation démocratique par l’Afrique. L'avenir démocratique de l'Afrique s'en trouvera renforcé lorsque les institutions africaines deviendront elles-mêmes les principales garantes : de la crédibilité électorale, des normes démocratiques, de la gouvernance constitutionnelle, et de la responsabilité politique. Ce processus est désormais clairement en marche. Lorsque les observateurs de l’UA et de l’IGAD surveillent les élections en Éthiopie, ils ne se contentent pas d’observer le scrutin. Ils participent à la construction d’une architecture démocratique africaine de plus en plus ancrée dans les institutions continentales plutôt que dans la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Un message continental En fin de compte, l’importance des missions de l’UA et de l’IGAD en Éthiopie dépasse le cadre des procédures du jour du scrutin. Ils véhiculent un message plus large : celui d’une Afrique de plus en plus capable de se regarder en face, de s’évaluer et de renforcer ses propres systèmes démocratiques grâce à des institutions africaines, à l’expertise africaine et à une appropriation politique africaine. Alors que des millions d’Éthiopiens s’apprêtent à voter, l’Afrique ne se contente pas d’observer une énième élection nationale. L’Afrique assiste à l’émergence continue d’un continent plus sûr de ses institutions et plus conscient de sa propre identité politique. Et c’est peut-être là l’une des évolutions démocratiques les plus importantes qui se produisent aujourd’hui en Afrique.
Les États-Unis et l'Iran cherchent à réaliser une percée diplomatique grâce à un accord de cessez-le-feu prolongé
May 29, 2026 212
Addis Ababa le 29 mai, 2026 (ENA) Selon des responsables américains cités par les médias internationaux, les États-Unis et l’Iran seraient parvenus à un accord provisoire visant à prolonger de 60 jours leur fragile cessez-le-feu, ce qui permettrait de créer un espace propice à la reprise des négociations destinées à mettre fin au conflit et à régler la question du programme nucléaire iranien. Ce cadre en cours d’élaboration n’est pas encore finalisé et doit encore être approuvé par le président américain Donald Trump, qui a fait preuve de prudence et déclaré que Washington n’était pas encore pleinement satisfait des propositions de Téhéran. S'il est finalisé, cet accord marquerait une désescalade temporaire et ouvrirait la voie à des pourparlers structurés en vue d'un règlement à plus long terme. Selon certaines informations, le plan pourrait également inclure des mesures visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, une voie maritime mondiale cruciale qui a été fortement perturbée depuis le début des hostilités. Alors que les responsables américains ont qualifié les pourparlers de constructifs, l’Iran n’a pas officiellement confirmé qu’un accord avait été conclu. Toutefois, des législateurs iraniens ont laissé entendre que certaines parties des propositions de Téhéran avaient été acceptées, tout en exprimant des inquiétudes quant à la fiabilité de Washington concernant ses engagements futurs. Les tensions restent vives de part et d'autre. Les dirigeants iraniens ont accusé les États-Unis et Israël de chercher à affaiblir le pays par le biais de pressions militaires, de sanctions économiques et d'un isolement politique. Parallèlement, l'Iran a renforcé son contrôle sur l'activité maritime dans le Golfe, et on signale que des navires ont été refoulés pour ne pas s'être coordonnés avec les autorités navales iraniennes. De leur côté, les États-Unis ont affirmé qu’aucun accord définitif n’existait encore. Le président Trump a averti que si la diplomatie échouait, Washington était prêt à « aller jusqu’au bout », tout en reconnaissant l’intérêt de l’Iran à parvenir à un accord. Les premières ébauches qui circulaient dans les médias d’État iraniens auraient inclus des dispositions visant à assouplir les restrictions navales et à rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, mais les responsables américains ont rejeté ces affirmations, les qualifiant d’inexactes. Le détroit d’Ormuz reste l’un des couloirs énergétiques les plus vitaux au monde, transitant une part importante des expéditions mondiales de pétrole. Sa fermeture partielle pendant le conflit a contribué à la hausse des prix de l’énergie et à des perturbations plus générales du commerce international. Pour l’instant, la situation reste instable, les deux parties semblant se rapprocher d’une trêve temporaire, mais étant encore loin d’un accord de paix global.
L'Éthiopie appelle à un renforcement du financement en faveur de la transformation rurale de l'Afrique lors de la 14e Assemblée du FIDA
May 28, 2026 916
Addis Ababa le 28 mai,2026 (ENA) L'Éthiopie a appelé à une augmentation significative des financements stratégiques destinés à la transformation rurale de l'Afrique, soulignant que le renforcement de l'agriculture, de la résilience climatique et du financement rural est essentiel pour la sécurité alimentaire et la stabilité macroéconomique du continent. En marge de l'Assemblée annuelle du Groupe de la Banque africaine de développement, une consultation de haut niveau de deux jours sur le 14e Fonds international de développement agricole (FIDA 14) s'est tenue à Brazzaville, au Congo. S'exprimant à cette occasion, la ministre d'État éthiopienne aux Finances, Semereta Sewasew, a déclaré que la hausse des coûts d'emprunt et les chocs climatiques mettaient les économies africaines à rude épreuve et a souligné que le développement rural ne devait pas être considéré comme une dépense sociale, mais comme un investissement économique stratégique. « La croissance future de l’Afrique dépendra de l’efficacité avec laquelle nous mobiliserons nos économies rurales », a-t-elle déclaré, soulignant que les systèmes agroalimentaires restent le principal moteur de l’emploi sur le continent, en particulier pour les femmes et les jeunes. La ministre d'État a également présenté plusieurs initiatives clés qui sous-tendent ces progrès. Parmi celles-ci figurent le programme « Climat et productivité », qui comprend le projet « Agriculture participative et transformation climatique » (PACT) et le projet « Résilience des moyens de subsistance dans les plaines » (LLRP II), tous deux destinés à promouvoir les pratiques agricoles durables et la résilience face au changement climatique. Dans le domaine du financement rural, elle a souligné que l'Éthiopie progressait grâce au Programme d'intermédiation financière rurale III (RUFIP III), parallèlement à des projets visant à mettre en place un mécanisme de garantie de crédit destiné à attirer les investissements privés et à favoriser la croissance économique dans les zones rurales. La ministre d'État a mis en avant l'impressionnant partenariat de l'Éthiopie avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), qui dispose d'un portefeuille actif évalué à 900 millions de dollars américains. Cette collaboration a joué un rôle déterminant dans l'amélioration des conditions de vie de plus de 13 millions de personnes à travers le pays. Pour l’avenir, le pays se concentre également sur des solutions innovantes telles que l’initiative « Irrigation résiliente au climat pour une production durable » (CRISP) et la « Feuille de route nationale pour la mise en œuvre du financement agricole » (NAFIR). Selon le ministère des Finances, M. Semereta a déclaré que ces efforts visaient à aligner l’aide internationale sur les priorités nationales de l’Éthiopie, afin de garantir la cohérence et la pérennité des efforts de développement. Le ministre d’État a également salué la réactivité rapide du FIDA face aux perturbations de l’approvisionnement local grâce au projet de Facilité d’accès d’urgence aux intrants agricoles, qui garantit aux petits exploitants l’accès aux intrants essentiels en période d’incertitude externe. Le ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, ainsi que les hauts responsables du FIDA ont fait écho à ces priorités, soulignant que l’investissement dans le « premier kilomètre » — notamment les intrants, l’irrigation et les infrastructures rurales — est essentiel pour libérer la productivité. Les participants à la table ronde ont conclu que la prochaine reconstitution des ressources du FIDA (IFAD14) constituait une occasion cruciale de déployer à plus grande échelle ces modèles d’investissement qui ont fait leurs preuves et de protéger le continent contre les futurs chocs économiques et climatiques. La table ronde s’est achevée sur un consensus : le renforcement des partenariats et la poursuite des investissements dans les communautés rurales seront indispensables pour faire progresser la sécurité alimentaire, la résilience économique et la croissance inclusive à l’échelle du continent.
Une délégation électorale de l'IGAD se rend à la Commission électorale éthiopienne alors que le pays se prépare au scrutin de lundi
May 28, 2026 508
Addis Ababa le 28 mai, 2026 (ENA) En prévision des 7e élections législatives éthiopiennes prévues le 1er juin 2026, la responsable de la mission d’observation électorale de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mme Speciosa Wandira-Kazibwe, a tenu des entretiens de haut niveau avec le président de la Commission éthiopienne des droits de l’homme (EHRC), M. Berhanu Adelo, afin d’évaluer le climat électoral du pays et la situation générale des droits de l’homme. Les discussions ont porté sur les efforts de surveillance électorale, les mesures visant à protéger les droits de l'homme pendant le processus électoral et les mécanismes de traitement des plaintes et des incidents électoraux. Les deux parties ont souligné l'importance de la transparence, de la responsabilité et de la confiance du public alors que l'Éthiopie se prépare à un scrutin national très suivi. Au cours de cette visite, la délégation de l’IGAD a visité la salle de crise de la Commission électorale éthiopienne (EHRC), où des responsables ont présenté les systèmes de surveillance électorale et d’intervention rapide de la commission. Cette installation est conçue pour suivre les incidents en temps réel et faciliter des interventions rapides visant à renforcer l’intégrité électorale et à protéger les droits des citoyens tout au long du processus électoral. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un engagement plus large de l’IGAD auprès des institutions éthiopiennes, des organisations de la société civile et des acteurs du processus électoral à l’approche des élections. Le bloc régional a réaffirmé à plusieurs reprises son engagement à soutenir des élections pacifiques, crédibles, inclusives et transparentes dans toute la Corne de l’Afrique. Dans un communiqué distinct adressé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), l’IGAD a confirmé le déploiement de sa mission d’observation électorale (EOM) en Éthiopie à l’invitation du gouvernement éthiopien et de la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE). La mission est dirigée par l'ancienne vice-présidente ougandaise, Mme Speciosa Wandira-Kazibwe, tandis que l'ancien président de l'Assemblée nationale de Djibouti, M. Mohamed Ali Houmed, en est le chef adjoint. La délégation se compose de 26 observateurs à court terme issus des États membres de l'IGAD, parmi lesquels figurent des représentants d'organismes chargés de la gestion des élections, d'organisations de la société civile, ainsi que de groupes de femmes et de jeunes. Selon l’IGAD, les observateurs seront déployés dans plusieurs États de la région, ainsi que dans les administrations municipales d’Addis-Abeba et de Dire Dawa, où ils surveilleront les étapes clés du processus électoral le jour du scrutin, notamment l’ouverture des bureaux de vote, les procédures de vote, le dépouillement des bulletins et la fermeture des bureaux de vote. Il semblerait que les prochaines élections en Éthiopie soient largement considérées comme un test important dans le parcours démocratique en pleine évolution du pays. Les observateurs régionaux et internationaux devraient suivre de près le déroulement du scrutin, en accordant une attention particulière à la participation électorale, à l'indépendance des institutions et au bon déroulement général des élections. Pour de nombreux Éthiopiens, ces élections constituent non seulement une étape politique importante, mais aussi une occasion de consolider les institutions démocratiques et de renforcer la stabilité nationale.
Politique
Les élections éthiopiennes de 2026 : Une étape majeure pour la mobilisation électorale et une référence en matière de débats politiques
May 29, 2026 7
Addis-Abeba, le 29 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se prépare à organiser ses 7èmes élections générales le 1er juin 2026, avec l’ambition de renforcer une culture démocratique transparente, pacifique et ouverte à tous. Cette dynamique se manifeste notamment par une participation électorale élevée, l’intégration des technologies numériques, l’autonomie de la commission électorale, un accès équitable aux médias ainsi que la liberté des débats politiques. Participation électorale et modernisation technologique L’Éthiopie enregistre des avancées significatives dans sa transition numérique grâce à l’initiative « Éthiopie numérique », qui a profondément transformé le processus d’inscription sur les listes électorales pour ces 7èmes élections générales, portant le nombre total d’électeurs enregistrés à un niveau historique de 50,5 millions. Pour la première fois, le pays a adopté des solutions numériques permettant aux citoyens de s’inscrire via l’application mobile « Mirchaye » (Mon élection). L’Éthiopie est ainsi entrée dans l’histoire en enregistrant 50,5 millions d’électeurs pour ses 7èmes élections générales, établissant un record de participation et d’inscription électorale, soit une progression importante par rapport aux élections de 2021. La Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) a également présenté plusieurs initiatives numériques, notamment une cartographie avancée fondée sur le système d’information géographique (SIG), destinée à améliorer la logistique, administrer les bases de données des bureaux de vote et accroître la transparence institutionnelle. Selon les responsables de la NEBE, le processus électoral vise à être pacifique, inclusif, libre, équitable et transparent. La participation des femmes et des jeunes constitue une priorité essentielle, tandis que des dispositifs de vote adaptés sont en cours d’achèvement afin de faciliter l’accès des personnes déplacées, des militaires et des étudiants. Rôle de la NEBE et débats politiques La NEBE a officiellement achevé son programme national de débats avec les partis politiques et annoncé le début de la période obligatoire de silence électoral avant les 7èmes élections générales. Le Conseil a qualifié d’exemplaire le récent débat interpartis organisé directement sous sa supervision pour la première fois, considérant cette initiative comme un moyen ayant permis aux électeurs de voter en toute connaissance de cause, dans le respect des lois électorales nationales, tout en offrant une présentation pacifique et respectueuse des politiques et programmes des candidats. Le Conseil a également mis en avant le caractère inclusif et participatif de ces débats, ainsi que leur potentiel à servir de référence pour les futures élections. Trente-trois partis politiques ont pris part à des discussions portant sur 19 grandes questions nationales, sous l’animation d’experts indépendants. Selon le Conseil électoral national (NEBE), cette série de débats a offert aux partis politiques une plateforme essentielle afin de présenter leurs politiques, leurs programmes et leurs visions au public, tout en aidant les électeurs à effectuer des choix éclairés. Ainsi, ces débats ont joué un rôle majeur dans la sensibilisation du public en permettant aux citoyens de mieux comprendre les programmes et les priorités des différents partis politiques. À l’issue des débats, le Conseil a officiellement instauré la « Période de silence », une phase de quatre jours précédant les élections durant laquelle toute activité de campagne électorale est interdite conformément à la directive électorale. Pendant cette période, les partis politiques, les candidats ainsi que leurs partisans ne sont pas autorisés à mener des activités de campagne, organiser des rassemblements publics ni accorder des interviews médiatiques liées aux élections. Le rôle des médias Au cours de la campagne électorale et des débats, les médias ont joué un rôle central en rapprochant les candidats et leurs différents programmes des électeurs. Cette mission demeure essentielle pour l’établissement d’une culture démocratique transparente, pacifique et inclusive dans le pays. Les 7èmes élections générales d’Éthiopie sont prévues le 1er juin 2026 et représentent une étape importante dans l’histoire politique contemporaine du pays. Elles se distingueront par un niveau de participation électorale sans précédent ainsi qu’un modèle innovant en matière de débats politiques.
Les 7èmes élections éthiopiennes illustrent une avancée vers la consolidation démocratique
May 29, 2026 28
Addis-Abeba, 29 mai 2026 (ENA) : - Dès les premières heures du jour, l’Éthiopie adopte une cadence politique plus sereine. Les slogans électoraux disparaissent progressivement des rues, les médias atténuent leurs discours et les formations politiques respectent le silence, alors que le pays entre officiellement dans la période obligatoire de silence électoral précédant les élections générales du 1er juin. Ce silence porte une forte signification. Il ne représente pas uniquement l’arrêt des campagnes, mais constitue également une pause nationale avant que des millions de citoyens ne fassent entendre leur voix dans les urnes. À travers l’étendue du territoire éthiopien, des centres urbains dynamiques jusqu’aux localités rurales les plus éloignées, les préparatifs des 7èmes élections générales arrivent dans leur dernière phase. Ce qui se déroule actuellement dépasse largement une simple opération électorale habituelle ; il s’agit d’un moment institutionnel crucial pour l’une des nations les plus vastes et stratégiquement influentes du continent africain. Avec plus de 50 millions d’électeurs enregistrés attendus, ces élections apparaissent comme l’un des exercices démocratiques les plus significatifs du continent africain au cours des dernières années. Elles traduisent non seulement une compétition politique active, mais également la montée en puissance des capacités opérationnelles des institutions électorales éthiopiennes. À l’approche du scrutin, la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) a confirmé l’achèvement de l’ensemble des préparatifs logistiques et techniques nécessaires à ce vote historique. La présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a indiqué que la Commission avait finalisé toutes les étapes majeures du processus électoral, entrant officiellement dans la dernière phase d’exécution. Selon la Commission, le vote de lundi représente une avancée institutionnelle importante comparée aux cycles électoraux précédents, marquée par une inclusion politique élargie, des outils technologiques modernisés, une meilleure coordination administrative et une participation citoyenne plus importante. En quoi les 7èmes élections se distinguent-elles des 6èmes ? Une analyse approfondie du système électoral met en évidence une évolution institutionnelle remarquable. Contrairement aux élections antérieures, les 7èmes élections générales ont affiché des niveaux supérieurs de préparation logistique, de modernisation numérique, d’ouverture médiatique et de sophistication réglementaire. Le processus révèle une institution étatique ayant considérablement progressé, tant au niveau de ses capacités organisationnelles que dans sa gouvernance démocratique. Modernisation numérique et préparation opérationnelle L’un des changements les plus notables réside dans l’introduction par la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) de systèmes numériques d’enregistrement des électeurs et des candidats, une première dans l’histoire électorale de l’Éthiopie. Grâce à l’application mobile « Mirchaye » (« Mon élection »), les citoyens ont pu effectuer leur inscription en ligne via leurs smartphones, tandis que des tablettes remises aux agents des bureaux de vote ont facilité l’inscription physique dans tout le pays, en partenariat avec Ethio Telecom. Le passage des procédures papier vers une infrastructure numérique a fortement réduit les délais administratifs, limité les inefficacités logistiques et renforcé la transparence. Le matériel électoral, notamment les bulletins de vote sécurisés imprimés à l’étranger sous haute protection, a déjà été distribué dans toutes les circonscriptions nationales. L’enregistrement des candidats et des électeurs, ainsi que l’installation des bureaux de vote spéciaux, ont été réalisés dans les délais fixés. Les organisations de la société civile ainsi que les observateurs électoraux ont qualifié cette transformation numérique de progrès qualitatif majeur pour l’administration électorale éthiopienne. Elle contribue à moderniser la gestion des élections tout en améliorant l’accessibilité dans les régions géographiquement éloignées. Élargissement de l’espace politique et médiatique Une autre caractéristique importante des 7èmes élections générales réside dans l’expansion sans précédent de la participation politique et du débat public. Pour la première fois dans l’histoire de l’Éthiopie, la Commission nationale des élections (NEBE) a organisé et supervisé directement des débats politiques à l’échelle nationale en collaboration avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), au lieu de confier entièrement cette responsabilité aux médias indépendants. Dans le cadre de cette initiative, 19 forums de débats retransmis à l’échelle nationale ont été organisés dans cinq langues sur des plateformes médiatiques publiques et privées. Ces débats ont rassemblé des représentants des partis politiques, des membres de la société civile, des universitaires et des étudiants afin de discuter des grandes questions nationales. Au total, 33 partis politiques ont pris part à des discussions portant sur 19 principaux domaines politiques, présentant leurs visions et programmes respectifs aux électeurs. Afin d’assurer une compétition politique équitable, la NEBE a également accordé gratuitement du temps d’antenne aux partis politiques pour leurs campagnes, notamment 782,5 heures de diffusion radio, 520 heures de diffusion télévisée et 576 espaces dans la presse écrite. Parallèlement, plus de 220 000 représentants de partis, 64 médias et 1 814 journalistes ont été accrédités afin d’observer et de couvrir le déroulement du processus électoral. Renforcement de la souveraineté des électeurs et de la neutralité institutionnelle À l’approche de la journée électorale en Éthiopie, la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) a instauré des garanties supplémentaires destinées à protéger l’indépendance des électeurs et à renforcer la confiance du public dans le processus. Après la clôture des débats nationaux, la Commission a officiellement annoncé le début de la période de silence électoral — un mécanisme conçu pour offrir aux électeurs un temps de réflexion suffisant, à l’abri de toute pression politique ou campagne de dernière minute. La Commission a également renforcé ses mécanismes de traitement des plaintes en désignant des professionnels indépendants et non partisans chargés de superviser les griefs et les différends électoraux. La participation citoyenne nationale s’est également intensifiée. La NEBE a délivré des licences d’éducation civique à 169 organisations de la société civile, dont 114 ont bénéficié d’un soutien financier. Une accréditation d’observation a également été accordée à 55 organisations de la société civile afin de renforcer la transparence et le contrôle public. Ces initiatives reflètent collectivement un effort institutionnel plus large visant à consolider la neutralité électorale, la responsabilité institutionnelle et la confiance des citoyens. Partenariat panafricain et confiance continentale Au-delà des préparatifs nationaux, l’élection a également suscité une mobilisation continentale importante, mettant en évidence l’appropriation croissante des processus démocratiques par les Africains à travers la région. La Mission d’observation électorale de l’Union africaine (MOEUA), conduite par l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta, a déployé 73 observateurs de court terme issus de 37 pays africains, dont 61 % de femmes. De même, la Mission d’observation électorale de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), dirigée par l’ancienne vice-présidente ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe et l’ancien président de l’Assemblée nationale de Djibouti, Mohamed Ali Houmed, a mobilisé des experts régionaux afin d’observer le déroulement du scrutin et d’évaluer le respect des droits électoraux. Guidées par les cadres démocratiques continentaux, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ces missions traduisent un engagement continental plus large en faveur du soutien à des institutions démocratiques crédibles dirigées par des Africains. Leur présence témoigne également d’une confiance régionale croissante dans le processus électoral ainsi que dans les capacités institutionnelles de l’Éthiopie. Un moment démocratique déterminant Alors que les Éthiopiens se préparent à voter le 1er juin, les 7èmes élections générales du pays représentent bien davantage qu’une simple compétition politique. Elles constituent un test majeur pour la solidité institutionnelle, l’administration démocratique et la coordination nationale. L’élargissement de la participation électorale, la modernisation numérique, un engagement politique renforcé, des mécanismes de contrôle plus solides et l’observation continentale illustrent une évolution importante de l’architecture démocratique éthiopienne. Avec plus de 50,5 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales, ces élections sont désormais perçues comme un indicateur essentiel de la trajectoire institutionnelle du pays et comme une démonstration de la manière dont les systèmes électoraux africains peuvent progresser grâce aux réformes internes, à l’adaptation technologique et au renforcement du partenariat continental.
La 7e élection en Éthiopie marque un tournant vers la maturité démocratique
May 29, 2026 100
Addis Ababa le 29 mai, 2026 (ENA) La 7e élection en Éthiopie témoigne d’une maturité démocratique croissante et d’une transformation institutionnelle Alors que l’aube se lève sur l’Éthiopie, le pays s’installe dans un rythme politique plus calme. Les slogans de campagne disparaissent des rues, les médias adoucissent leur ton et les partis politiques se taisent, alors que la nation entre officiellement dans la période de silence électoral obligatoire avant les élections générales du 1er juin. Ce silence revêt une importance particulière. Il ne s’agit pas simplement de l’absence de campagne électorale, mais d’une pause nationale avant que des millions de citoyens ne s’expriment par les urnes. Sur l’ensemble du vaste territoire éthiopien, des villes animées aux communautés rurales isolées, les préparatifs de la 7e élection générale du pays ont atteint leur phase finale. Ce qui se déroule actuellement est plus qu’un simple exercice électoral de routine ; il s’agit d’un moment institutionnel décisif pour l’une des nations les plus vastes et les plus importantes sur le plan stratégique d’Afrique. Avec plus de 50 millions d’électeurs inscrits appelés aux urnes, cette élection s’impose comme l’un des processus démocratiques les plus déterminants du continent ces dernières années. Elle reflète non seulement la compétition politique, mais aussi la maturité opérationnelle croissante des institutions électorales éthiopiennes. À l'approche du scrutin, la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE) a annoncé que tous les préparatifs logistiques et opérationnels en vue de ce scrutin historique avaient été menés à bien. La présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a déclaré que la Commission avait finalisé toutes les étapes majeures du processus électoral, passant ainsi officiellement à la phase finale de mise en œuvre. Selon la Commission, le scrutin de lundi représente une avancée institutionnelle considérable par rapport aux cycles électoraux précédents, marquée par une plus grande inclusion politique, des systèmes technologiques améliorés, une coordination administrative renforcée et une participation publique élargie. En quoi la 7e élection diffère-t-elle de la 6e ? Un examen plus approfondi du cadre électoral révèle une trajectoire remarquable de progrès institutionnel. Contrairement aux élections précédentes, la 7e élection générale a fait preuve d’un niveau plus élevé de préparation logistique, de modernisation numérique, d’inclusivité médiatique et de sophistication réglementaire. Le processus reflète une institution publique qui a considérablement évolué tant en termes de capacité organisationnelle que d’administration démocratique. Innovation numérique et préparation opérationnelle L’une des transformations les plus notables a été l’introduction par la NEBE de systèmes numériques d’inscription des électeurs et des candidats, une première dans l’histoire électorale de l’Éthiopie. Grâce à l’application mobile « Mirchaye » (« Mon élection »), les citoyens ont pu s’inscrire en ligne à l’aide de leur smartphone, tandis que les tablettes distribuées aux agents électoraux ont permis l’inscription en personne dans tout le pays, en partenariat avec Ethio Telecom. Le passage des systèmes papier à une infrastructure numérique a considérablement réduit les retards administratifs, minimisé les inefficacités logistiques et amélioré la transparence. Le matériel électoral, y compris les bulletins de vote sensibles imprimés à l’étranger dans des conditions sécurisées, a déjà été distribué dans toutes les circonscriptions du pays. L’enregistrement des candidats, l’inscription des électeurs et la mise en place de bureaux de vote spéciaux ont tous été menés à bien dans les délais opérationnels prévus. Les organisations civiques et les observateurs électoraux ont qualifié cette transition numérique de bond qualitatif majeur pour l’administration électorale éthiopienne, contribuant à moderniser la gestion des élections tout en améliorant l’accessibilité dans les régions géographiquement difficiles d’accès. Élargissement de l’espace politique et médiatique Une autre caractéristique marquante de la 7e élection générale a été l’élargissement sans précédent de la participation politique et du débat public. Pour la première fois dans l’histoire de l’Éthiopie, la NEBE a directement organisé et supervisé des débats politiques à l’échelle nationale en collaboration avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), plutôt que de laisser ce processus entièrement aux mains d’institutions médiatiques tierces. Dans le cadre de cette initiative, 19 forums de débat diffusés à l'échelle nationale ont été organisés en cinq langues sur des plateformes médiatiques publiques et privées. Ces débats ont réuni des partis politiques, des représentants de la société civile, des universitaires et des étudiants afin de débattre des principaux enjeux nationaux. Au total, 33 partis politiques ont pris part à des discussions portant sur 19 grands domaines politiques, présentant ainsi au corps électoral des visions et des programmes divergents. Afin de garantir une concurrence politique équitable, la NEBE a également alloué du temps d'antenne gratuit aux partis politiques pour leur campagne, dont 782,5 heures de diffusion radio, 520 heures de temps d'antenne télévisé et 576 chroniques dans la presse écrite. Parallèlement, plus de 220 000 représentants de partis, 64 médias et 1 814 journalistes ont reçu une accréditation pour observer et rendre compte du processus électoral. Renforcement de la souveraineté des électeurs et de la neutralité institutionnelle À l'approche du jour du scrutin en Éthiopie, la NEBE an mis en place des garanties supplémentaires visant à protéger l'indépendance des électeurs et à renforcer la confiance du public dans le processus. À l'issue des débats organisés à l'échelle nationale, la Commission a officiellement déclaré le début de la période de silence électoral — un mécanisme destiné à laisser aux électeurs un délai de réflexion suffisant, à l'abri de toute pression politique ou de toute campagne de dernière minute. La Commission a également renforcé ses procédures de traitement des plaintes en désignant des professionnels indépendants et sans affiliation politique pour superviser les réclamations et les litiges électoraux. La participation civique nationale s’est également développée. La NEBE a accordé des licences d’éducation des électeurs à 169 organisations de la société civile, dont 114 ont reçu un soutien financier de la Commission. Des accréditations d’observateurs ont également été délivrées à 55 organisations de la société civile nationale afin de renforcer la transparence et le contrôle public. Ces mesures témoignent collectivement d’un effort institutionnel plus large visant à renforcer la neutralité électorale, la responsabilité et la confiance des citoyens. Partenariat panafricain et confiance continentale Au-delà des préparatifs nationaux, l’élection a également suscité un engagement continental significatif, soulignant l’appropriation croissante par l’Afrique des processus démocratiques dans toute la région. La mission d'observation électorale de l'Union africaine (AUEOM), dirigée par l'ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, a déployé 73 observateurs à court terme issus de 37 pays africains, les femmes représentant 61 % des membres de la mission. De même, la mission d’observation électorale de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) — dirigée par l’ancienne vice-présidente ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe et l’ancien président de l’Assemblée nationale de Djibouti Mohamed Ali Houmed — a déployé des experts régionaux pour observer les procédures du jour du scrutin et évaluer le respect des règles électorales. Guidées par les cadres démocratiques continentaux, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ces missions reflètent un engagement continental plus large en faveur du soutien à des institutions démocratiques crédibles dirigées par des Africains. Leur présence témoigne également d’une confiance régionale croissante dans le processus électoral et les capacités institutionnelles de l’Éthiopie. Un moment décisif pour la démocratie Alors que les Éthiopiens s’apprêtent à voter le 1er juin, la 7e élection législative du pays représente bien plus qu’une simple compétition politique. Elle constitue un test de la résilience des institutions, de la gestion démocratique et de la coordination nationale à très grande échelle. La combinaison d’une participation électorale accrue, de la modernisation numérique, d’un engagement politique plus large, de mécanismes de contrôle renforcés et d’une observation continentale reflète une évolution significative de l’architecture démocratique de l’Éthiopie. Avec plus de 50,5 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales, cette élection est de plus en plus considérée comme un indicateur majeur de la trajectoire institutionnelle du pays — et comme une démonstration de la manière dont les systèmes électoraux en Afrique peuvent évoluer grâce à des réformes nationales, à l’adaptation technologique et à un partenariat continental croissant.
L’Éthiopie s’apprête à vivre un rendez-vous démocratique historique le 1er juin.
May 29, 2026 94
Addis-Abeba, le 29 mai 2026 — L’Éthiopie organisera ses 7èmes élections générales le lundi 1er juin 2026, une étape majeure dans l’évolution démocratique du pays. Le scrutin se tiendra sur l’ensemble du territoire de 6h00 à 18h00, selon la Commission électorale nationale d’Éthiopie. Au total, 50 514 155 électeurs ont été enregistrés pour prendre part à l’élection, faisant de ce vote l’un des plus vastes scrutins de l’histoire nationale. Plus de 5,5 millions d’électeurs se sont inscrits via l’application mobile numérique « Mirchaye », tandis que les autres inscriptions ont été réalisées manuellement dans les centres de vote du pays. La Commission électorale nationale d’État (NEBE) a lancé l’application « Mirchaye » dans le cadre de ses initiatives de modernisation de l’enregistrement des électeurs et des candidats. Cette plateforme permet l’inscription à distance, facilite la gestion des élections et renforce la transparence, l’efficacité ainsi que l’inclusivité du processus électoral. La Commission a indiqué que les 7èmes élections générales constituent pour les partis politiques une occasion de présenter leurs programmes et leurs visions à la population. Afin d’encourager une participation politique informée, la commission a organisé des formations et des exercices pratiques sur les méthodes de campagne électorale et de débat, visant à aider les électeurs à mieux comprendre les programmes et orientations politiques des partis candidats. Des échanges continus avec des professionnels des médias et de la communication ont également été menés afin d’améliorer la structure et l’efficacité des débats politiques, permettant aux partis de mener des discussions dépassant les cadres traditionnels. Selon la NEBE, le processus de débat a aussi permis aux étudiants et aux représentants d’institutions indépendantes d’interroger directement les partis politiques sur diverses questions nationales. Des observateurs de l’Union africaine, de l’Autorité intergouvernementale pour le développement ainsi que des organisations nationales de la société civile sont attendus pour superviser le déroulement des élections. Par ailleurs, 37 organes de presse ont obtenu des autorisations de couverture, tandis que 1 131 journalistes ont été accrédités pour suivre le processus électoral à travers le pays.
Africa Watches : l'Éthiopie
May 29, 2026 160
Institutions continentales, appropriation démocratique et importance de la 7e élection législative en Éthiopie Mais cette attention n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète le rôle politique, diplomatique et symbolique unique de l’Éthiopie au sein de l’Afrique — et, surtout, elle témoigne de la détermination croissante des institutions africaines à s’approprier de plus en plus le développement démocratique du continent. Le récent déploiement de missions d’observation électorale tant par l’Union africaine (UA) que par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) représente bien plus qu’un simple exercice électoral technique. Il s’agit d’une déclaration continentale plus large sur l’autonomie démocratique africaine, la confiance institutionnelle et l’évolution de la responsabilité politique panafricaine. L’Éthiopie, une arène démocratique continentale Peu de pays africains ont le poids continental de l’Éthiopie. En tant que capitale diplomatique de l’Afrique et siège de l’Union africaine, l’Éthiopie occupe depuis longtemps une place centrale dans l’imaginaire politique africain. Du symbolisme anticolonial d’Adoua à la fondation de l’Organisation de l’unité africaine, l’Éthiopie a historiquement incarné la souveraineté, l’unité africaine et l’indépendance politique. Aujourd’hui, ce rôle continental s’étend de plus en plus au développement démocratique. Lorsque l’Éthiopie organise une élection nationale impliquant des dizaines de millions d’électeurs, des dizaines de partis politiques et l’une des sociétés les plus complexes d’Afrique, les implications s’étendent naturellement au-delà de l’Éthiopie elle-même. C’est pourquoi l’Afrique est attentive. Et, fait significatif, l’Afrique suit de plus en plus ces événements par l’intermédiaire des institutions africaines. La mission d’observation de l’IGAD et la responsabilité démocratique régionale L’arrivée de la mission d’observation électorale de l’IGAD (IGAD EOM) à Addis-Abeba constitue un exemple important d’engagement démocratique régional dans la Corne de l’Afrique. La mission est dirigée par Mme Speciosa Wandira-Kazibwe, ancienne vice-présidente de l’Ouganda, et son adjoint est M. Mohamed Ali Houmed, ancien président de l’Assemblée nationale de Djibouti. La mission comprend 26 observateurs à court terme issus des États membres de l’IGAD, représentant des organismes de gestion électorale, des organisations de la société civile, des groupes de femmes et des organisations de jeunesse. Cette composition revêt une importance politique. Cela montre que l'observation électorale en Afrique devient de plus en plus une initiative civique et institutionnelle multidimensionnelle, plutôt qu'un simple exercice diplomatique. La participation des femmes, des groupes de jeunes et des représentants de la société civile témoigne d'une conception plus large selon laquelle la légitimité démocratique ne découle pas uniquement des institutions étatiques, mais aussi de la participation de la société civile. Les observateurs de l'IGAD devraient se déployer dans plusieurs États régionaux éthiopiens, notamment à Addis-Abeba et à Dire Dawa, où ils observeront les procédures électorales, les processus de vote, les mécanismes de dépouillement et la clôture du scrutin. Il est important de noter que l’IGAD a indiqué que son évaluation s’appuierait sur plusieurs cadres, notamment : la législation électorale nationale de l’Éthiopie, le projet de protocole de l’IGAD sur la démocratie, la gouvernance et les élections, la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (ACDEG), et les principes internationaux relatifs à l’observation des élections démocratiques. Cela témoigne de l’institutionnalisation croissante des normes démocratiques africaines au sein des structures de gouvernance régionales. L’Union africaine et la légitimité démocratique continentale Parallèlement à l’IGAD, l’Union africaine a également déployé une importante mission d’observation électorale (AUEOM) en Éthiopie. La mission de l’UA est dirigée par l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta et comprend 73 observateurs à court terme issus de 37 pays africains. Il convient de noter que 61 % des observateurs sont des femmes, ce qui témoigne de manière remarquable de l’importance accordée par l’UA à l’inclusivité et à la représentation des genres dans la gouvernance démocratique. La mission comprend : des ambassadeurs accrédités auprès de l'Union africaine, des responsables de l'organisation des élections, des représentants de la société civile, des experts électoraux, des spécialistes des droits de l'homme, des experts en matière d'égalité des sexes et de médias, ainsi que des représentants de la jeunesse. Cette diversité reflète l'évolution de l'approche de l'UA en matière d'observation démocratique — une approche qui considère de plus en plus les élections non seulement comme des compétitions politiques, mais aussi comme des processus civiques au sens large, liés à la gouvernance, à l'inclusion, au constitutionnalisme, à la liberté des médias et à la participation citoyenne. Les observateurs surveilleront : l'ouverture des bureaux de vote, le déroulement du scrutin, le dépouillement des bulletins de vote, les opérations de compilation des résultats, ainsi que le déroulement général du scrutin. La mission de l'UA évaluera le scrutin sur la base : de la Déclaration de l'OUA/UA sur les principes régissant les élections démocratiques en Afrique, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ainsi que d'autres instruments régionaux et internationaux relatifs à la démocratie. C'est extrêmement important, car cela démontre la capacité croissante de l'Afrique à définir, surveiller et défendre les normes démocratiques par le biais de ses propres institutions continentales. L'Afrique observe de plus en plus l'Afrique Pendant des décennies, les élections africaines ont souvent été interprétées et validées principalement par des acteurs extérieurs et des missions d'observation étrangères. Aujourd’hui, cependant, une transformation majeure est en cours. L’Afrique renforce de plus en plus la confiance institutionnelle dans ses propres mécanismes de contrôle démocratique. Le déploiement simultané de missions d’observation de l’UA et de l’IGAD en Éthiopie symbolise cette transition. Les institutions africaines ne sont plus de simples spectateurs passifs des processus démocratiques qui se déroulent au sein des États membres. Elles deviennent des acteurs démocratiques actifs, capables de : surveiller les élections, réaliser des évaluations, promouvoir la gouvernance constitutionnelle, encourager la participation politique pacifique, et renforcer la responsabilité électorale. Cette évolution revêt une importance capitale pour l’avenir de la gouvernance panafricaine. Aucun continent ne peut consolider pleinement sa souveraineté démocratique en s’appuyant exclusivement sur une validation externe de ses processus politiques. Une culture démocratique durable nécessite une appropriation régionale, une maturité institutionnelle et des systèmes de responsabilité ancrés localement. C’est précisément ce que représente de plus en plus la participation de l’UA et de l’IGAD. Les élections en Éthiopie : un moment démocratique pour le continent La 7e élection générale en Éthiopie est donc bien plus qu’un simple exercice constitutionnel national. Il s’agit : de l’un des plus grands processus électoraux d’Afrique, de l’une des entreprises démocratiques les plus exigeantes sur le plan institutionnel du continent, et de l’un des exemples contemporains les plus évidents de la mise en œuvre de la démocratie africaine par les institutions africaines. Son ampleur à elle seule est extraordinaire : plus de 50 millions d’électeurs inscrits, environ 45 partis politiques, des milliers de bureaux de vote, et une infrastructure électorale nationale s’étendant sur l’un des pays les plus vastes et les plus diversifiés d’Afrique. Mais au-delà des chiffres se cache une portée continentale plus profonde. Cette élection témoigne de la confiance croissante de l’Afrique dans la démocratie. Elle démontre que les institutions africaines disposent de plus en plus : de l’expertise, des structures organisationnelles, de la légitimité politique, et des mécanismes institutionnels nécessaires pour s’engager sérieusement dans une gouvernance démocratique selon les conditions propres à l’Afrique. La démocratie au-delà de la certification extérieure Ni les missions de l’UA ni celles de l’IGAD ne traduisent une hostilité à l’égard de l’engagement international. Elles témoignent plutôt de la normalisation de l’appropriation démocratique par l’Afrique. L'avenir démocratique de l'Afrique s'en trouvera renforcé lorsque les institutions africaines deviendront elles-mêmes les principales garantes : de la crédibilité électorale, des normes démocratiques, de la gouvernance constitutionnelle, et de la responsabilité politique. Ce processus est désormais clairement en marche. Lorsque les observateurs de l’UA et de l’IGAD surveillent les élections en Éthiopie, ils ne se contentent pas d’observer le scrutin. Ils participent à la construction d’une architecture démocratique africaine de plus en plus ancrée dans les institutions continentales plutôt que dans la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Un message continental En fin de compte, l’importance des missions de l’UA et de l’IGAD en Éthiopie dépasse le cadre des procédures du jour du scrutin. Ils véhiculent un message plus large : celui d’une Afrique de plus en plus capable de se regarder en face, de s’évaluer et de renforcer ses propres systèmes démocratiques grâce à des institutions africaines, à l’expertise africaine et à une appropriation politique africaine. Alors que des millions d’Éthiopiens s’apprêtent à voter, l’Afrique ne se contente pas d’observer une énième élection nationale. L’Afrique assiste à l’émergence continue d’un continent plus sûr de ses institutions et plus conscient de sa propre identité politique. Et c’est peut-être là l’une des évolutions démocratiques les plus importantes qui se produisent aujourd’hui en Afrique.
Les États-Unis et l'Iran cherchent à réaliser une percée diplomatique grâce à un accord de cessez-le-feu prolongé
May 29, 2026 212
Addis Ababa le 29 mai, 2026 (ENA) Selon des responsables américains cités par les médias internationaux, les États-Unis et l’Iran seraient parvenus à un accord provisoire visant à prolonger de 60 jours leur fragile cessez-le-feu, ce qui permettrait de créer un espace propice à la reprise des négociations destinées à mettre fin au conflit et à régler la question du programme nucléaire iranien. Ce cadre en cours d’élaboration n’est pas encore finalisé et doit encore être approuvé par le président américain Donald Trump, qui a fait preuve de prudence et déclaré que Washington n’était pas encore pleinement satisfait des propositions de Téhéran. S'il est finalisé, cet accord marquerait une désescalade temporaire et ouvrirait la voie à des pourparlers structurés en vue d'un règlement à plus long terme. Selon certaines informations, le plan pourrait également inclure des mesures visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, une voie maritime mondiale cruciale qui a été fortement perturbée depuis le début des hostilités. Alors que les responsables américains ont qualifié les pourparlers de constructifs, l’Iran n’a pas officiellement confirmé qu’un accord avait été conclu. Toutefois, des législateurs iraniens ont laissé entendre que certaines parties des propositions de Téhéran avaient été acceptées, tout en exprimant des inquiétudes quant à la fiabilité de Washington concernant ses engagements futurs. Les tensions restent vives de part et d'autre. Les dirigeants iraniens ont accusé les États-Unis et Israël de chercher à affaiblir le pays par le biais de pressions militaires, de sanctions économiques et d'un isolement politique. Parallèlement, l'Iran a renforcé son contrôle sur l'activité maritime dans le Golfe, et on signale que des navires ont été refoulés pour ne pas s'être coordonnés avec les autorités navales iraniennes. De leur côté, les États-Unis ont affirmé qu’aucun accord définitif n’existait encore. Le président Trump a averti que si la diplomatie échouait, Washington était prêt à « aller jusqu’au bout », tout en reconnaissant l’intérêt de l’Iran à parvenir à un accord. Les premières ébauches qui circulaient dans les médias d’État iraniens auraient inclus des dispositions visant à assouplir les restrictions navales et à rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, mais les responsables américains ont rejeté ces affirmations, les qualifiant d’inexactes. Le détroit d’Ormuz reste l’un des couloirs énergétiques les plus vitaux au monde, transitant une part importante des expéditions mondiales de pétrole. Sa fermeture partielle pendant le conflit a contribué à la hausse des prix de l’énergie et à des perturbations plus générales du commerce international. Pour l’instant, la situation reste instable, les deux parties semblant se rapprocher d’une trêve temporaire, mais étant encore loin d’un accord de paix global.
L'Éthiopie appelle à un renforcement du financement en faveur de la transformation rurale de l'Afrique lors de la 14e Assemblée du FIDA
May 28, 2026 916
Addis Ababa le 28 mai,2026 (ENA) L'Éthiopie a appelé à une augmentation significative des financements stratégiques destinés à la transformation rurale de l'Afrique, soulignant que le renforcement de l'agriculture, de la résilience climatique et du financement rural est essentiel pour la sécurité alimentaire et la stabilité macroéconomique du continent. En marge de l'Assemblée annuelle du Groupe de la Banque africaine de développement, une consultation de haut niveau de deux jours sur le 14e Fonds international de développement agricole (FIDA 14) s'est tenue à Brazzaville, au Congo. S'exprimant à cette occasion, la ministre d'État éthiopienne aux Finances, Semereta Sewasew, a déclaré que la hausse des coûts d'emprunt et les chocs climatiques mettaient les économies africaines à rude épreuve et a souligné que le développement rural ne devait pas être considéré comme une dépense sociale, mais comme un investissement économique stratégique. « La croissance future de l’Afrique dépendra de l’efficacité avec laquelle nous mobiliserons nos économies rurales », a-t-elle déclaré, soulignant que les systèmes agroalimentaires restent le principal moteur de l’emploi sur le continent, en particulier pour les femmes et les jeunes. La ministre d'État a également présenté plusieurs initiatives clés qui sous-tendent ces progrès. Parmi celles-ci figurent le programme « Climat et productivité », qui comprend le projet « Agriculture participative et transformation climatique » (PACT) et le projet « Résilience des moyens de subsistance dans les plaines » (LLRP II), tous deux destinés à promouvoir les pratiques agricoles durables et la résilience face au changement climatique. Dans le domaine du financement rural, elle a souligné que l'Éthiopie progressait grâce au Programme d'intermédiation financière rurale III (RUFIP III), parallèlement à des projets visant à mettre en place un mécanisme de garantie de crédit destiné à attirer les investissements privés et à favoriser la croissance économique dans les zones rurales. La ministre d'État a mis en avant l'impressionnant partenariat de l'Éthiopie avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), qui dispose d'un portefeuille actif évalué à 900 millions de dollars américains. Cette collaboration a joué un rôle déterminant dans l'amélioration des conditions de vie de plus de 13 millions de personnes à travers le pays. Pour l’avenir, le pays se concentre également sur des solutions innovantes telles que l’initiative « Irrigation résiliente au climat pour une production durable » (CRISP) et la « Feuille de route nationale pour la mise en œuvre du financement agricole » (NAFIR). Selon le ministère des Finances, M. Semereta a déclaré que ces efforts visaient à aligner l’aide internationale sur les priorités nationales de l’Éthiopie, afin de garantir la cohérence et la pérennité des efforts de développement. Le ministre d’État a également salué la réactivité rapide du FIDA face aux perturbations de l’approvisionnement local grâce au projet de Facilité d’accès d’urgence aux intrants agricoles, qui garantit aux petits exploitants l’accès aux intrants essentiels en période d’incertitude externe. Le ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, ainsi que les hauts responsables du FIDA ont fait écho à ces priorités, soulignant que l’investissement dans le « premier kilomètre » — notamment les intrants, l’irrigation et les infrastructures rurales — est essentiel pour libérer la productivité. Les participants à la table ronde ont conclu que la prochaine reconstitution des ressources du FIDA (IFAD14) constituait une occasion cruciale de déployer à plus grande échelle ces modèles d’investissement qui ont fait leurs preuves et de protéger le continent contre les futurs chocs économiques et climatiques. La table ronde s’est achevée sur un consensus : le renforcement des partenariats et la poursuite des investissements dans les communautés rurales seront indispensables pour faire progresser la sécurité alimentaire, la résilience économique et la croissance inclusive à l’échelle du continent.
Une délégation électorale de l'IGAD se rend à la Commission électorale éthiopienne alors que le pays se prépare au scrutin de lundi
May 28, 2026 508
Addis Ababa le 28 mai, 2026 (ENA) En prévision des 7e élections législatives éthiopiennes prévues le 1er juin 2026, la responsable de la mission d’observation électorale de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mme Speciosa Wandira-Kazibwe, a tenu des entretiens de haut niveau avec le président de la Commission éthiopienne des droits de l’homme (EHRC), M. Berhanu Adelo, afin d’évaluer le climat électoral du pays et la situation générale des droits de l’homme. Les discussions ont porté sur les efforts de surveillance électorale, les mesures visant à protéger les droits de l'homme pendant le processus électoral et les mécanismes de traitement des plaintes et des incidents électoraux. Les deux parties ont souligné l'importance de la transparence, de la responsabilité et de la confiance du public alors que l'Éthiopie se prépare à un scrutin national très suivi. Au cours de cette visite, la délégation de l’IGAD a visité la salle de crise de la Commission électorale éthiopienne (EHRC), où des responsables ont présenté les systèmes de surveillance électorale et d’intervention rapide de la commission. Cette installation est conçue pour suivre les incidents en temps réel et faciliter des interventions rapides visant à renforcer l’intégrité électorale et à protéger les droits des citoyens tout au long du processus électoral. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un engagement plus large de l’IGAD auprès des institutions éthiopiennes, des organisations de la société civile et des acteurs du processus électoral à l’approche des élections. Le bloc régional a réaffirmé à plusieurs reprises son engagement à soutenir des élections pacifiques, crédibles, inclusives et transparentes dans toute la Corne de l’Afrique. Dans un communiqué distinct adressé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), l’IGAD a confirmé le déploiement de sa mission d’observation électorale (EOM) en Éthiopie à l’invitation du gouvernement éthiopien et de la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE). La mission est dirigée par l'ancienne vice-présidente ougandaise, Mme Speciosa Wandira-Kazibwe, tandis que l'ancien président de l'Assemblée nationale de Djibouti, M. Mohamed Ali Houmed, en est le chef adjoint. La délégation se compose de 26 observateurs à court terme issus des États membres de l'IGAD, parmi lesquels figurent des représentants d'organismes chargés de la gestion des élections, d'organisations de la société civile, ainsi que de groupes de femmes et de jeunes. Selon l’IGAD, les observateurs seront déployés dans plusieurs États de la région, ainsi que dans les administrations municipales d’Addis-Abeba et de Dire Dawa, où ils surveilleront les étapes clés du processus électoral le jour du scrutin, notamment l’ouverture des bureaux de vote, les procédures de vote, le dépouillement des bulletins et la fermeture des bureaux de vote. Il semblerait que les prochaines élections en Éthiopie soient largement considérées comme un test important dans le parcours démocratique en pleine évolution du pays. Les observateurs régionaux et internationaux devraient suivre de près le déroulement du scrutin, en accordant une attention particulière à la participation électorale, à l'indépendance des institutions et au bon déroulement général des élections. Pour de nombreux Éthiopiens, ces élections constituent non seulement une étape politique importante, mais aussi une occasion de consolider les institutions démocratiques et de renforcer la stabilité nationale.
Social
Le Premier ministre Abiy inaugure le Centre culturel Borana dans la ville de Yabelo
May 27, 2026 863
Addis Ababa le 27 mai,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a inauguré aujourd’hui officiellement le tout nouveau Centre culturel Borana, situé dans la ville de Yabelo, dans la région d’Oromia. Cette institution a été créée afin de préserver, promouvoir et transmettre aux générations futures le riche patrimoine, l’histoire, la culture et la philosophie du peuple Borana. Rappelons que la première pierre de ce vaste centre a été posée en 2020 (2013 selon le calendrier éthiopien) par la Première dame, Zinash Tayachew. Entièrement financé par les recettes de la vente du livre du Premier ministre, Medemer, le centre s'étend sur 57,6 hectares et a officiellement commencé à offrir ses services au public. Spécialement conçu pour servir de vitrine vivante du système historique du Gadaa, ce vaste centre comprend une salle de conférence ultramoderne pouvant accueillir jusqu’à 2 000 personnes à la fois, ainsi qu’un musée dédié au patrimoine. « Nous avons inauguré aujourd’hui le Centre culturel Borana dans la ville de Yabelo », a déclaré le Premier ministre Abiy. « La première pierre du centre a été posée en 2020 (2013 selon le calendrier éthiopien) par la Première dame Zinash Tayachew, et il est désormais officiellement ouvert au public. Construit grâce aux recettes de la vente du livre Medemer, le centre s’étend sur un terrain de 57,6 hectares », a-t-il ajouté. Le Premier ministre a souligné que ce pôle culturel était appelé à jouer un rôle déterminant dans la préservation de l'identité et du patrimoine de la région. « Ce centre a été spécialement conçu pour mettre en valeur le système Gadaa », a ajouté le Premier ministre Abiy. « Il comprend une salle de conférence pouvant accueillir jusqu’à 2 000 personnes à la fois, ainsi qu’un musée du patrimoine, et devrait jouer un rôle clé dans la préservation et la transmission de la culture, ude l’histoire et de la philosophie du peuple Borana aux générations futures », a ajouté le Premier ministre.
Les musulmans éthiopiens célèbrent l'Aïd al-Adha dans la prière et l'unité
May 27, 2026 564
Addis Ababa le 27 mai, 2026 (ENA) Partout en Éthiopie, les musulmans célèbrent la 1447e fête de l'Aïd al-Adha, connue localement sous le nom d'Arafa, à travers des prières animées et des cérémonies religieuses, marquant ainsi l'une des fêtes les plus sacrées de l'islam. Dès les premières heures du matin, des centaines de milliers de fidèles se sont rassemblés dans les mosquées et sur les places de prière en plein air à Addis-Abeba et dans d'autres grandes villes du pays pour célébrer cette fête sacrée. Les célébrations ont été empreintes de dévotion spirituelle, de traditions culturelles colorées et de messages de paix, d'unité et de fraternité. L'Aïd al-Adha, également connu sous le nom de « Fête du Sacrifice », commémore la volonté du prophète Ibrahim (Abraham) de sacrifier son fils par obéissance au commandement de Dieu. Cette histoire sacrée symbolise une foi inébranlable, un sacrifice désintéressé, l’obéissance à Dieu et une dévotion inébranlable. Cette fête n’est pas seulement un moment de prière et de célébration, mais aussi une occasion de mettre en avant la compassion et la solidarité. Les familles et les communautés partagent des repas, apportent leur soutien à ceux qui en ont besoin et renforcent les liens sociaux par des actes de charité et de bienveillance. Les chefs religieux et les anciens de la communauté ont exhorté les musulmans à continuer de préserver les valeurs séculaires de l'Éthiopie que sont l'unité, la coexistence et la fraternité, alors que la communauté musulmane célèbre cette fête dans l'harmonie. À la veille de l'Aïd al-Adha, le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les Éthiopiens à embrasser les valeurs de sacrifice, d'obéissance et de soutien mutuel que représente cette fête. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le Premier ministre a déclaré que l’Aïd al-Adha incarne trois valeurs majeures : le sacrifice, l’obéissance et la solidarité. « Le Jour d’Arafat revêt une importance profonde pour la communauté musulmane, car il commémore un père offrant son fils en sacrifice, un fils obéissant à l’ordre de son père, et les musulmans démontrant au monde entier les valeurs d’unité et de solidarité », a souligné le Premier ministre. Il a ajouté que la volonté du prophète Abraham de sacrifier son fils bien-aimé reflétait une foi et une détermination extraordinaires, malgré les épreuves émotionnelles, la pression sociale et la tentation. L’Aïd al-Adha marque également le point culminant du pèlerinage annuel du Hajj à La Mecque, en Arabie saoudite, ce qui en fait l’une des périodes les plus importantes sur le plan spirituel pour les musulmans du monde entier. De plus, des millions de musulmans à travers le monde célèbrent cette fête sacrée cette année. Le calendrier islamique suivant le cycle lunaire, la date exacte de l’Aïd al-Adha est déterminée par l’observation de la lune. De nombreuses communautés musulmanes se conforment aux annonces faites par les comités d’observation de la lune et les autorités religieuses dans des pays tels que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Alors que les célébrations se poursuivent dans toute l'Éthiopie, l'Aïd al-Adha est un rappel fort de la foi, de la compassion, du sacrifice et de l'esprit d'unité indéfectible qui soude les communautés.
Le Premier ministre Abiy appelle à un changement de mentalité dans le système de santé éthiopien lors de l'inauguration de l'hôpital de Lafto
May 27, 2026 450
Addis Ababa le 27 mai,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé mardi à une transformation culturelle majeure du système de santé éthiopien. Le Premier ministre a souligné que la construction d'hôpitaux ne suffisait pas à elle seule, à moins qu'elle ne s'accompagne d'un entretien adéquat, de la participation du secteur privé et de soins bienveillants et centrés sur le patient. S'exprimant lors de l'inauguration de l'hôpital de Lafto, le Premier ministre Abiy a évoqué l'évolution de la politique de santé éthiopienne. Il a expliqué que pendant de nombreuses années, le pays s'était fortement concentré sur la médecine préventive, mais que l'expérience avait montré que la prévention seule ne pouvait pas répondre pleinement au fardeau croissant des maladies graves et complexes. Selon le Premier ministre, la stratégie nationale de santé révisée vise désormais à trouver un équilibre entre les soins préventifs et curatifs, afin de garantir que le système soit capable non seulement de prévenir les maladies, mais aussi de traiter les pathologies graves dès leur apparition. Le Premier ministre Abiy a fait remarquer que la santé, tout comme la paix, est souvent davantage appréciée à sa juste valeur en période de crise. Le Premier ministre a souligné que les véritables soins de santé préventifs vont au-delà des hôpitaux et des cliniques. Selon lui, la création d’une société en bonne santé passe également par des villes plus propres, des espaces publics plus sûrs et des modes de vie plus sains. Il a mis en avant l’importance de dépolluer les rivières, de développer les installations sportives et de créer des espaces de loisirs accessibles où les jeunes et les personnes âgées peuvent rester actifs et éviter les comportements néfastes tels que la toxicomanie. Utilisant une analogie militaire, le Premier ministre Abiy a décrit la prévention des maladies comme un combat national dans lequel la nutrition constitue la première ligne de défense de la société. Il a salué les programmes d’alimentation destinés aux étudiants et aux communautés, en pleine expansion à Addis-Abeba, les qualifiant d’investissements à long terme pour bâtir une génération plus saine et plus résiliente. Abordant la question de la gouvernance et du développement urbains, le Premier ministre a félicité l’administration municipale d’Addis-Abeba pour les progrès récemment accomplis dans les domaines de l’éducation, du sport et des infrastructures énergétiques. Il a toutefois souligné que les efforts du gouvernement ne suffisaient pas à eux seuls à répondre aux besoins croissants du secteur de la santé. Une partie centrale de son message a porté sur la nécessité d'accroître la participation du secteur privé dans la prestation des soins de santé. Le Premier ministre Abiy a noté que de nombreux professionnels de santé et investisseurs éthiopiens qualifiés sont disposés à créer des établissements de santé de pointe, mais continuent de se heurter à des obstacles tels qu'un accès limité aux terrains et des barrières administratives. Il a exhorté les responsables municipaux à travailler en étroite collaboration avec les prestataires de soins de santé privés, à comprendre directement leurs difficultés et à éliminer les obstacles inutiles afin de contribuer à l'expansion d'établissements médicaux de classe mondiale dans toute la capitale. S'adressant au personnel soignant et aux responsables administratifs, le Premier ministre a souligné que les normes élevées mises en avant lors de l'inauguration de l'hôpital ne devaient pas rester des initiatives ponctuelles. Au contraire, a-t-il déclaré, la propreté, le professionnalisme et la qualité du service doivent devenir des pratiques institutionnelles permanentes. Plus important encore, il a appelé à un changement de mentalité dans la manière dont les patients sont traités au sein des établissements médicaux. Il a encouragé les professionnels de santé à remplacer les attitudes administratives rigides par de l’empathie, du respect et des soins centrés sur le patient, qui traitent chaque citoyen de manière égale, quel que soit son statut social ou économique. Le Premier ministre Abiy a également mis en garde contre la complaisance, soulignant la présence médicale croissante de l’Éthiopie à travers l’Afrique. Il a noté que plus de 400 internes africains suivent actuellement une formation spécialisée en Éthiopie, tandis que de nombreux médecins éthiopiens continuent d’exercer sur l’ensemble du continent. Malgré ces avancées, il a mis en garde les dirigeants contre le risque de se reposer sur leurs lauriers. « La complaisance est un fléau », a déclaré le Premier ministre, soulignant que se focaliser excessivement sur les réalisations passées peut empêcher les institutions d’aller de l’avant et de viser de nouveaux progrès. Construit sur un terrain de 5,4 hectares, l’hôpital de Lafto est conçu pour offrir des traitements conformes aux normes internationales pour les maladies graves et spécialisées, notamment le cancer, les cardiopathies complexes et d’autres pathologies critiques. Cet établissement devrait améliorer l’accès aux services de santé de pointe en Éthiopie et réduire la nécessité pour les patients de se rendre à l’étranger pour se faire soigner. Pour le Premier ministre, cet hôpital représente bien plus qu’un simple projet de santé. Il l’a décrit comme un symbole de l’engagement plus large de l’Éthiopie en faveur de l’autonomie, du développement national et de l’expansion continue d’établissements de santé spécialisés modernes à travers le pays.
Le Premier ministre Abiy inaugure l'hôpital ultramoderne de Lafto à Addis-Abeba
May 26, 2026 881
Addis Ababa le 26 mai,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a inauguré mardi le tout nouvel hôpital de Lafto, qu’il a qualifié d’étape majeure vers la transformation de l’Éthiopie en pôle régional pour les soins de santé de pointe et le tourisme médical. S’exprimant lors de la cérémonie d’inauguration, le Premier ministre a déclaré que cet hôpital reflétait l’investissement croissant de l’Éthiopie dans les services de santé préventifs et curatifs, tout en contribuant à réduire les dépenses considérables en devises étrangères liées aux traitements médicaux à l’étranger. Construit sur un terrain de 5,4 hectares, l'hôpital Lafto est équipé pour offrir des traitements conformes aux normes internationales pour les maladies graves et spécialisées, notamment le cancer, les cardiopathies complexes et d'autres pathologies graves. Cet établissement devrait permettre d'élargir l'accès aux services de santé de pointe en Éthiopie, réduisant ainsi la nécessité pour les patients de se faire soigner à l'étranger. Le Premier ministre Abiy a souligné que cet hôpital représentait bien plus qu'un simple projet de santé, le qualifiant de symbole de l'engagement de l'Éthiopie en faveur de l'autonomie, du développement national et de l'expansion continue d'établissements médicaux modernes et spécialisés à travers le pays.
Économie
L’Éthiopie appelle à renforcer l’intégration africaine et la coopération hydrique lors de la Journée de l’Afrique 2026
May 28, 2026 524
Addis-Abeba le 28 mai,2026 (ENA) Des responsables gouvernementaux, experts et représentants d’institutions africaines se sont réunis à Addis-Abeba à l’occasion de la conférence de haut niveau marquant la Journée de l’Afrique 2026, organisée à l’Académie Africaine d’Excellence en Leadership (AFLEX). Placée sous le thème de la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs dans le cadre de l’Agenda 2063, la rencontre a mis l’accent sur l’intégration africaine, la coopération régionale et le rôle stratégique des ressources hydriques dans le développement du continent. Dans son discours d’ouverture, Meseret Desta Vice-présidente de l'Académie africaine d'excellence en leadership, a souligné que l’Afrique avance progressivement vers une plus grande unité grâce à des initiatives continentales comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les politiques de mobilité régionale et les cadres de coopération tels que la CEDEAO. Elle a affirmé que le panafricanisme moderne repose désormais sur la connectivité économique, institutionnelle et infrastructurelle entre les pays africains. « L’Afrique n’est plus en train de se demander si elle doit s’unir. Aujourd’hui, elle met en œuvre la vision d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique », a-t-elle déclaré. Meseret Desta a également présenté le Grand Barrage de la Renaissance Éthiopienne (GERD) comme un symbole majeur des ambitions africaines. Selon elle, le projet illustre la capacité du continent à développer des infrastructures stratégiques favorisant l’intégration régionale, le commerce et la coopération énergétique. Elle a insisté sur l’importance des institutions fortes et du leadership dans la réussite des projets continentaux, affirmant que l’Afrique dispose déjà des visions et des cadres nécessaires, mais doit renforcer sa capacité d’exécution. D’autre part le conseiller spécial du ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Motumma Mekessa, a rappelé que l’Afrique possède d’immenses ressources en eau mais continue de faire face à des défis liés au changement climatique, au manque d’infrastructures et à l’insuffisance des systèmes d’assainissement. Il a souligné que les bassins fluviaux transfrontaliers, notamment ceux du Nil, du Niger, du Congo et du Zambèze, exigent une coopération renforcée et une hydro-diplomatie efficace afin de garantir une gestion équitable et durable des ressources hydriques. Selon lui, l’Éthiopie demeure engagée en faveur d’une utilisation raisonnable et équitable des ressources en eau partagées et soutient une approche africaine basée sur la coopération et les bénéfices mutuels. La conférence a également mis en avant les conclusions du Forum sur l’eau et l’hydro-diplomatie organisé en mars 2026 par le ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, qui avait pour objectif de promouvoir le dialogue régional et les solutions africaines dans la gouvernance de l’eau. Intervenant lors des discussions, l’ingénieur Tafera a estimé que l’eau constitue un élément central du développement économique, énergétique et social du continent africain. Il a également souligné que l’Afrique souffre autant d’une pénurie de gouvernance et d’investissements que d’une pénurie physique de ressources hydriques. Citant des données de la Banque africaine de développement et du World Resources Institute, il a indiqué que plus de 400 millions d’Africains subsahariens n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre, tandis que les pertes économiques liées à l’insuffisance des services d’eau et d’assainissement atteignent environ 28 milliards de dollars par an. L’ingénieur Tafera a présenté l’expérience de l’Éthiopie comme un modèle africain de financement autonome des infrastructures hydrauliques et énergétiques. Il a rappelé que le GERD, plus grand projet hydroélectrique du continent, a été financé principalement grâce aux ressources nationales et à la mobilisation populaire. Selon lui, cette approche démontre qu’il est possible pour les pays africains de réduire leur dépendance vis-à-vis des financements extérieurs en développant leurs propres capacités techniques et financières. Les participants ont également plaidé pour le développement de solutions innovantes afin de renforcer la résilience hydrique du continent, notamment le dessalement, l’exploitation durable des eaux souterraines et l’utilisation conjointe des eaux de surface et des aquifères. À l’issue de la conférence, les intervenants ont appelé au renforcement des investissements dans les infrastructures hydriques, à l’élargissement de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi qu’à une coopération régionale accrue afin de faire de l’eau un moteur de prospérité, de stabilité et d’intégration africaine.
« Le projet d'approvisionnement en eau de Borena va transformer la vie des habitants », déclare le Premier ministre Abiy
May 27, 2026 706
Addis Ababa le 27 mai, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé que le gigantesque projet d’approvisionnement en eau de Borena, récemment achevé, transformait la vie des habitants des zones de Borena Est et de Borena en offrant aux communautés un accès fiable à l’eau potable. Dans un message publié sur X, le Premier ministre a déclaré que ce projet représentait bien plus qu’une simple réponse aux sécheresses récurrentes dans la région. Il a souligné que cette initiative visait à apporter des améliorations durables en matière de santé publique, de moyens de subsistance et de productivité agricole. « Le gigantesque projet d'approvisionnement en eau de Borena transforme la vie des habitants des zones de Borena Est et de Borena en offrant aux communautés un accès fiable à l'eau potable », a déclaré le Premier ministre Abiy. Ce projet de grande envergure comprend des milliers de kilomètres de canalisations d'eau, des stations de pompage modernes, des infrastructures résilientes et des réservoirs de grande capacité destinés à renforcer la sécurité hydrique dans les zones pastorales du sud de l'Éthiopie, sujettes à la sécheresse. Selon le Premier ministre, ce projet marque un tournant, passant de mesures d'urgence à court terme face à la sécheresse à une solution de développement durable et permanente pour la région. « Grâce à la mise en place de milliers de kilomètres de canalisations, d'infrastructures résilientes, de stations de pompage de pointe et de réservoirs à grande échelle, nous faisons bien plus que lutter contre la sécheresse », a-t-il déclaré. Selon le Premier ministre, « nous préservons la santé publique, renforçons les moyens de subsistance et libérons le potentiel agricole pour les générations à venir ». Le système intégré d'approvisionnement en eau devrait améliorer les conditions de vie des communautés qui souffrent depuis longtemps de pénuries d'eau chroniques, tout en soutenant l'élevage, l'agriculture et le développement économique plus général dans toute la région de Borena.
Le Premier ministre Abiy salue l'achèvement des barrages d'irrigation de Finna Oromia, qui marquent une avancée en matière de sécurité hydrique dans la région de Borena
May 27, 2026 553
Addis Ababa le 27 mai, 2026 (ENA) « La mise en place d’infrastructures hydrauliques reste une étape clé dans le renforcement de la résilience, comme en témoigne l’achèvement des barrages d’irrigation dans le cadre des projets d’irrigation Finna Oromia dans le woreda de Gomole, dans la zone de Borena », a déclaré le Premier ministre Abiy. « À Dese Gora, par exemple, cette infrastructure essentielle a permis de créer une capacité de stockage d’eau considérable, de plus de 190 millions de mètres cubes, garantissant ainsi un approvisionnement en eau fiable et durable. » Le Premier ministre a en outre souligné que ces projets hydrauliques stratégiques joueront un rôle multiforme dans la stabilisation socio-économique de la région. « La mise en place d’infrastructures hydrauliques reste une étape clé dans le renforcement de la résilience, comme en témoigne l’achèvement des barrages d’irrigation dans le cadre des projets d’irrigation Finna Oromia dans le woreda de Gomole, dans la zone de Borena », a déclaré le Premier ministre Abiy. « À Dese Gora, par exemple, cette infrastructure essentielle a permis de créer une capacité de stockage d’eau considérable, de plus de 190 millions de mètres cubes, garantissant ainsi un approvisionnement en eau fiable et durable. » Le Premier ministre a en outre souligné que ces projets hydrauliques stratégiques joueront un rôle multiforme dans la stabilisation socio-économique de la région. En garantissant un accès régulier à l'eau, ces initiatives visent à soutenir directement les ménages locaux, à renforcer la production alimentaire et à préserver les ressources en eau indispensables au bétail dans l'ensemble de la communauté pastorale.
Le Premier ministre Abiy salue les progrès agricoles réalisés dans la région de Borana-Est et prévoit un rendement supérieur à 3,1 millions de quintaux
May 27, 2026 508
Addis Ababa le 27 mai,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré que la transformation agricole en cours dans la zone de Borana-Est constituait une preuve éclatante des progrès accomplis par l'Éthiopie sur la voie de l'autosuffisance alimentaire. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre, qui visite actuellement les projets agricoles de la zone, a déclaré que les agriculteurs locaux, grâce à leur travail acharné, avaient cultivé plus de 176 223 hectares de terres rien que pour cette saison de production. Grâce à ces efforts de culture intensifs, la zone prévoit une récolte massive de plus de 3,1 millions de quintaux. « La transformation agricole qui s'opère dans la zone de Borana-Est témoigne avec force du chemin parcouru par l'Éthiopie vers l'autosuffisance alimentaire ! », a écrit le Premier ministre Abiy. « Rien que pour cette saison, nos agriculteurs, grâce à leur travail acharné, ont cultivé plus de 176 223 hectares de terres, ce qui laisse présager une récolte exceptionnelle de plus de 3,1 millions de quintaux. » Le Premier ministre a également souligné que cette initiative a permis de mobiliser plus de 101 000 foyers grâce à des méthodes agricoles en grappes organisées, en utilisant des tracteurs modernes pour transformer le potentiel agricole en une productivité élevée. Selon le Premier ministre Abiy, les importantes récoltes de blé en cours dans le district de Liben, ainsi que celles de teff, de maïs et de haricots, permettent d'assurer avec succès l'approvisionnement alimentaire national.
Technologie
Abiy Ahmed souligne les avancées de l’Éthiopie en matière de souveraineté des données et d’autonomie politique.
May 18, 2026 2995
Addis-Abeba, le 18 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en lumière les avancées réalisées par l’Éthiopie dans le domaine de la souveraineté des données et de l’autonomie politique à l’occasion de la conférence et exposition nationale organisée sous le thème « Souveraineté des données pour l’indépendance politique ». S’exprimant lors de l’événement tenu à Addis-Abeba le 18 mai 2026, le chef du gouvernement a indiqué que cette initiative constitue une étape importante dans les efforts du pays visant à renforcer sa capacité à produire, administrer et exploiter ses propres données au service du développement national. Il a salué les progrès enregistrés dans ce secteur stratégique, affirmant qu’à l’ère actuelle, les données représentent une ressource nationale essentielle et un élément central de la souveraineté des États. Selon le Premier ministre, l’édification d’un État fort et autonome passe par la mise en place de systèmes de données indépendants, crédibles et performants. Il a souligné que la dépendance à l’égard de données externes ou d’institutions étrangères ne saurait répondre durablement aux ambitions nationales de l’Éthiopie. Abiy Ahmed a également insisté sur l’importance de développer les capacités nationales en matière de collecte, d’analyse et d’interprétation des données afin de soutenir une gouvernance fondée sur des informations fiables et de consolider l’autonomie décisionnelle du pays. Le Premier ministre s’est par ailleurs félicité de voir les experts éthiopiens jouer un rôle moteur dans ce domaine grâce à leur savoir-faire et leur esprit d’innovation, y voyant le signe d’une autonomie nationale grandissante. Enfin, il a rappelé que les initiatives liées aux données ne doivent pas se limiter aux performances technologiques, mais doivent avant tout contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population, en privilégiant des approches centrées sur l’humain et porteuses de retombées socio-économiques concrètes.
Le Premier ministre Abiy inspecte une exposition nationale dédiée aux données et à la souveraineté statistique
May 18, 2026 1501
Addis-Abeba, le 18 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné de plusieurs hauts responsables gouvernementaux, a visité ce samedi à Addis-Abeba une exposition consacrée aux systèmes intégrés de données et à la planification nationale. Cette initiative illustre l’évolution progressive de l’Éthiopie vers une gouvernance reposant davantage sur les données et les outils numériques. Organisée dans le cadre du Sommet national sur la souveraineté statistique, l’exposition mettait en avant de nouvelles technologies destinées à renforcer la collecte, l’analyse et la diffusion des données nationales afin d’améliorer l’élaboration des politiques publiques. D’après un communiqué publié par le Bureau du Premier ministre, l’exposition présentait plusieurs tableaux de bord sectoriels développés pour appuyer la prise de décision dans les secteurs des infrastructures, de la planification économique et des services sociaux. Le communiqué indiquait notamment : « Des hauts responsables gouvernementaux ont visité l’exposition sur la planification nationale ainsi que les tableaux de bord et systèmes statistiques présentés lors du Sommet national sur la souveraineté statistique, illustrant l’avenir d’un développement éthiopien guidé par les données. » Les plateformes exposées ont mis en évidence les efforts engagés pour améliorer la coordination institutionnelle ainsi que le suivi en temps réel des indicateurs nationaux, tandis que les responsables ont observé la manière dont ces systèmes intégrés peuvent soutenir la planification stratégique dans les principaux secteurs publiques.
La Fondation ESSS soutient les efforts de l'Éthiopie pour développer la communauté scientifique : l'ancien vice-Premier ministre, parrain de l'association
May 2, 2026 3040
Addis Ababa le 2 mai,2026 (ENA) Selon Demeke Mekonnen, ancien vice-Premier ministre et parrain de la Société, la Société éthiopienne des sciences spatiales (ESSS) a posé les bases des efforts déployés par l'Éthiopie pour constituer une communauté scientifique. La 21e Assemblée générale de la Société éthiopienne des sciences spatiales se tient actuellement dans la capitale. S'exprimant à cette occasion, l'ancien vice-Premier ministre et parrain a déclaré que la Société avait joué un rôle significatif dans la mise en œuvre du principe selon lequel l'Éthiopie formerait une génération de scientifiques. C'est ainsi que des institutions telles que l'Institut éthiopien des sciences spatiales et géospatiales ont vu le jour grâce à l'engagement de la Société éthiopienne des sciences spatiales et du gouvernement, a-t-il ajouté. Cet institut, qui a formé des chercheurs et des astronomes de renommée internationale, est également le fruit de l'action de la Société éthiopienne des sciences spatiales, a déclaré Demeke. Notant que la Société éthiopienne des sciences spatiales a mené des activités prometteuses au cours des deux dernières décennies en formant de nombreux jeunes chercheurs, il a déclaré qu'il fallait faire davantage pour garantir la compétitivité de la Société. Selon lui, il convient de se préparer à suivre le rythme de la révolution numérique mondiale et de l'intelligence artificielle, alors que l'humanité entre dans une nouvelle ère. L'ancien vice-Premier ministre a mis en garde contre tout excès de confiance et a souligné le rôle clé des jeunes à cet égard. Yeshurun Alemayehu, directeur général adjoint de la Société éthiopienne des sciences spatiales, a déclaré que cette société constituait un atout majeur pour le développement des sciences spatiales. Soulignant son rôle dans la création de l'Institut des sciences spatiales et géospatiales, il a ajouté que celui-ci apportait une contribution significative en formant les jeunes aux sciences. Affirmant que les sciences spatiales sont une question de souveraineté, de sécurité alimentaire, de diplomatie, de santé et de politique internationale, M. Yeshurun a déclaré qu'il était impossible de survivre sans les sciences spatiales.
Les diplômés d'Ethio Coders sont les moteurs de la transformation numérique dans les institutions publiques
May 1, 2026 2393
Addis Ababa le 1 mai,2026 (ENA) Les jeunes Éthiopiens formés dans le cadre du programme national « Five Million Ethio Coders » développent des systèmes numériques locaux qui commencent à moderniser les institutions publiques et à améliorer la prestation de services dans tous les secteurs. Les stagiaires d'Addis-Abeba affirment que le programme leur a permis d'acquérir des compétences pratiques en développement logiciel, en science des données et en intelligence artificielle, ce qui leur permet de concevoir des solutions qui répondent directement aux défis institutionnels. Le Bureau de l'innovation et du développement technologique de la municipalité d'Addis-Abeba a confirmé que cette initiative formait une nouvelle génération de jeunes dotés de compétences numériques, capables d'améliorer l'efficacité grâce à des solutions technologiques. Lancé le 16 juillet 2024 à l'initiative du Premier ministre Abiy Ahmed, le programme « Five Million Ethio Coders » vise à doter les citoyens de tout le pays de connaissances numériques avancées et de compétences pratiques. Lors de son lancement, le Premier ministre a décrit cette initiative comme une plateforme stratégique visant à former une main-d'œuvre compétente qui sera le moteur du progrès technologique et du développement national de l'Éthiopie. Le programme continue d'attirer de jeunes participants à la recherche d'une certification reconnue à l'échelle internationale, tout en leur permettant d'approfondir leur expertise dans des domaines numériques clés. Des milliers de stagiaires acquièrent déjà des compétences pratiques en développement web, en développement d’applications Android, en science des données et en intelligence artificielle ; nombre d’entre eux mettent au point des technologies adaptées au contexte local qui trouvent des applications plus larges à travers l’Afrique. Interrogés par l’ENA, les participants ont déclaré que cette formation leur avait permis de mettre au point des systèmes concrets visant à résoudre de véritables problèmes institutionnels et sociétaux. Getasew Abebe, spécialiste des TIC à l’Autorité de protection de l’environnement de la ville d’Addis-Abeba, a indiqué avoir suivi les quatre modules de formation en très peu de temps. « Cette formation m’a permis d’acquérir les compétences pratiques nécessaires pour développer des applications Android et d’autres systèmes numériques », a-t-il déclaré. Il a ajouté que neuf systèmes technologiques qu’il a développés dans le cadre de ce programme ont été reconnus par l’administration municipale et sont désormais opérationnels. Un autre stagiaire, Azmeraw Tadesse, diplômé en technologies de l’information de l’Université des sciences et technologies d’Addis-Abeba, a déclaré que cette initiative avait considérablement renforcé ses compétences techniques. Il a indiqué avoir développé une plateforme numérique baptisée « Addis Ababa Coders », qui recense et présente les activités de formation d’Ethio Coders dans tous les quartiers de la capitale. Le directeur adjoint du Bureau de l'innovation et du développement technologique de la ville d'Addis-Abeba, Tulu Tilahun, a déclaré que ce programme jouait un rôle clé dans la construction d'une société compétente sur le plan numérique. « Ce programme offre la possibilité de former des citoyens dotés des connaissances et des compétences numériques nécessaires à la transformation technologique du pays », a-t-il déclaré. Il a ajouté que les diplômés contribuent déjà à la mise en place de systèmes favorisant une prestation de services publics moderne, efficace et fiable. Selon le bureau, Addis-Abeba s'était initialement fixé pour objectif de former plus de 809 000 citoyens dans le cadre de ce programme. À ce jour, plus de 900 000 personnes se sont inscrites, tandis qu'environ 678 000 ont suivi la formation jusqu'au bout. Les responsables ont souligné qu'une attention égale était accordée aux quatre parcours de compétences numériques afin de garantir la formation de professionnels compétents et compétitifs à l'échelle mondiale.
Sport
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 2948
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe. Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie. S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement. Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus. Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation. Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale. Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire. La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités. La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole. Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’Éthiopienne Tigst Assefa défend avec succès son titre au marathon de Londres et établit un nouveau record.
Apr 26, 2026 3975
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopienne Tigst Assefa a une nouvelle fois brillé en remportant la 46e édition du marathon de Londres, confirmant son statut de championne dans l’une des épreuves les plus prestigieuses du circuit mondial. Vice-championne olympique à Paris, elle a bouclé la course en 2 h 15 min 41 s, s’offrant ainsi une deuxième victoire consécutive dans la capitale britannique. Cette performance exceptionnelle s’accompagne d’un nouveau record du monde féminin, consolidant davantage sa position parmi les meilleures marathoniennes de l’histoire. La Kényane Hellen Obiri a décroché la deuxième place après une fin de course remarquable, tandis que Joyciline Jepkosgei a complété le podium, offrant un triplé africain. Ce résultat met une fois de plus en évidence la suprématie des coureuses éthiopiennes et kényanes sur la scène internationale, la prestation d’Assefa s’imposant comme l’un des faits marquants de la saison.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 3004
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie. S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Abiy Ahmed inaugure un parc sportif répondant aux standards internationaux.
Apr 4, 2026 3523
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a procédé à l’inauguration du Parc des sports d’Addis-Abeba, un projet emblématique qui illustre les efforts de modernisation urbaine et de valorisation des citoyens. À cette occasion, le premier ministre Abiy a affirmé que l’Éthiopie ne se limitera pas à rêver de grandeur, mais qu’elle s’engage résolument à la concrétiser à travers des réalisations tangibles. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Abiy Ahmed a souligné que ce complexe sportif, d’une superficie de 5,7 hectares, témoigne de la volonté d’accélérer la transformation de la capitale tout en renforçant la dignité des citoyens. Conçu selon des normes internationales, le parc comprend des infrastructures de haut niveau, notamment une piscine olympique, des terrains professionnels de football, de basketball et de tennis, ainsi qu’une piste d’athlétisme de 800 mètres. Le site rend également hommage à 15 champions olympiques éthiopiens, immortalisés à travers des statues érigées au cœur du complexe, dans le but d’inspirer les générations futures. Au-delà de sa vocation sportive, le projet se veut inclusif et orienté vers la communauté. Il intègre 105 espaces commerciaux destinés à soutenir les habitants relogés durant les travaux, ainsi qu’une grande place publique pouvant accueillir jusqu’à 3 000 personnes. Doté d’un parking souterrain à deux niveaux pouvant accueillir 300 véhicules et relié à des aménagements paysagers modernes, le parc illustre la vision d’une capitale propre, moderne et accessible. Pour le Premier ministre, ce projet reflète une approche du développement centrée sur l’humain, où infrastructures modernes et bien-être collectif avancent de pair.
Environnement
L’Éthiopie enregistre des avancées majeures dans la protection de l’environnement, affirme le responsable scientifique du Met Office britannique
May 21, 2026 2157
Addis-Abeba, le 21 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie réalise des avancées majeures dans le domaine de la protection de l’environnement, une démarche encourageante pour faire face aux multiples effets du changement climatique, selon Stefan Lines, responsable scientifique du climat au Met Office britannique. Lors d’un entretien exclusif accordé à ENA, le responsable scientifique a déclaré : « Il est remarquable de voir que l’Éthiopie accomplit des progrès importants en matière de protection environnementale, un sujet étroitement lié aux réalités climatiques actuelles. » Il a souligné que le changement climatique constitue un défi mondial, puisque tous les pays du monde seront affectés d’une manière ou d’une autre. « Il est indispensable que l’ensemble des parties prenantes commence à agir afin de mieux s’adapter à l’intensification des phénomènes extrêmes auxquels nous faisons face aujourd’hui et dans l’avenir », a affirmé M. Lines. À ce propos, le responsable scientifique a salué l’Éthiopie pour les initiatives positives qu’elle met en œuvre afin de répondre aux nombreux impacts du changement climatique observés quotidiennement à travers le monde. Grâce à son initiative « Héritage vert », l’Éthiopie a planté plus de 48 milliards d’arbres depuis 2019. Lancée sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, cette initiative contribue à la restauration écologique, au renforcement de la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la biodiversité. Selon Lines, l’agriculture climato-intelligente revêt également une importance essentielle, puisque l’agriculture demeure particulièrement vulnérable aux variations climatiques. Il a ainsi insisté sur la nécessité d’intégrer un volume important de données afin de prendre des décisions éclairées concernant les périodes de culture, les variétés agricoles à privilégier et les techniques de récolte adaptées. Malgré des conditions climatiques difficiles, des mesures concrètes peuvent être prises dans le secteur agricole pour aider les communautés à mieux s’adapter, a expliqué le responsable scientifique. « L’agriculture intelligente permet d’envisager des solutions même dans des contextes climatiques complexes, afin de garantir la sécurité et le bien-être des populations », a-t-il déclaré. Lines a affirmé qu’il demeure indispensable de renforcer les collaborations et les partenariats entre les institutions, les producteurs de données climatiques et les utilisateurs, à l’échelle du continent et au-delà. « Une coopération étroite est indispensable pour exploiter les meilleures données disponibles et élaborer des prévisions aussi précises que possible », a déclaré le responsable scientifique, ajoutant qu’il reste tout aussi important de transmettre ces informations au public afin de favoriser une prise de décision plus efficace.
La tenue de la COP32 en Éthiopie permettra à l’Afrique de faire entendre plus fortement sa voix sur les enjeux climatiques et de stimuler la mobilisation de financements en faveur des projets verts, selon une responsable de la CEA.
May 14, 2026 2104
Addis-Abeba, le 14 mai 2026 (ENA) : - Selon la cheffe du département Finances et mobilisation des ressources nationales de la CEA, l’accueil de la COP32 offrirait à l’Éthiopie ainsi qu’au continent africain une tribune stratégique pour défendre des solutions climatiques adaptées aux réalités africaines, alors même que l’Afrique demeure l’une des régions les plus touchées par le changement climatique malgré sa faible contribution aux émissions mondiales. Dans un entretien accordé à ENA, Sonia Essobmadje a souligné que cette conférence constituerait une occasion déterminante pour faire entendre les priorités africaines dans l’élaboration de l’agenda climatique international. Elle a également mis en avant le rôle potentiel de la Bourse éthiopienne récemment lancée, qu’elle considère comme un levier important pour financer le développement durable et les projets climatiques. Selon elle, ce marché pourrait faciliter la mobilisation de capitaux à long terme pour des secteurs stratégiques tels que l’hydroélectricité et les énergies renouvelables. La responsable de la CEA a rappelé que l’Afrique continue de recevoir moins de 5 % des financements mondiaux dédiés à la lutte contre le changement climatique, malgré l’ampleur des défis auxquels le continent est confronté. Elle a insisté sur la nécessité pour les gouvernements africains de créer un environnement favorable aux investissements dans les infrastructures vertes, notamment dans les domaines du solaire et de l’hydroélectricité, afin d’améliorer l’accès à une énergie abordable et durable. Sonia Essobmadje a aussi souligné l’importance d’intégrer la résilience climatique dans les projets d’infrastructures en cours de développement en Éthiopie, afin d’éviter que les investissements actuels ne deviennent vulnérables aux effets futurs du changement climatique. Enfin, elle a estimé que les réformes fiscales engagées en Éthiopie ainsi que le développement du marché des capitaux pourraient renforcer la mobilisation des ressources nationales et attirer davantage de financements climatiques, tout en appelant à une gestion prudente de la dette publique pour préserver les générations futures.
L’initiative « Empreinte verte » de l’Éthiopie est un modèle africain de croissance résiliente face au climat, selon le président du conseil d’administration de l’AGRA.
Apr 22, 2026 3292
Addis-Abeba, le 22 avril 2026 (ENA) : - L’ancien Premier ministre éthiopien et actuel président du conseil d’administration de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), Hailemariam Dessalegn, a affirmé que l’initiative « Empreinte verte » positionne l’Éthiopie comme une référence en matière de développement résilient au changement climatique sur le continent. Dans un entretien accordé à l’ENA, il a expliqué que cette stratégie illustre comment une mobilisation nationale structurée peut à la fois lutter contre les effets du changement climatique et soutenir la croissance économique. Il a également souligné que l’approche adoptée par l’Éthiopie s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale et africaine, permettant d’intégrer les objectifs environnementaux aux priorités de développement du continent. Selon lui, cette initiative démontre qu’il est possible de concilier action climatique, transformation économique et sécurité alimentaire. Il a insisté sur le rôle clé de cette politique dans la préservation des ressources naturelles tout en renforçant la résilience des systèmes agricoles. Hailemariam Dessalegn a par ailleurs mis en avant les résultats concrets obtenus, notamment grâce à des programmes de restauration environnementale à grande échelle. Les milliards d’arbres plantés à travers le pays constituent, selon lui, un socle pour une agriculture durable, tout en contribuant à la protection de la biodiversité et à la réduction des effets du changement climatique. Il a également souligné que l’expérience éthiopienne peut inspirer d’autres pays africains engagés dans la construction d’économies résilientes. Toutefois, il a rappelé que la durabilité de ces efforts repose sur un suivi rigoureux, insistant sur l’importance de l’entretien et de la protection des jeunes plants. Lancée en 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed, l’initiative « Héritage vert » a permis de mobiliser des millions de citoyens et de planter plus de 48 milliards d’arbres. Elle s’impose aujourd’hui comme l’un des plus vastes programmes de reforestation en Afrique, contribuant à la restauration des écosystèmes, à la réduction des émissions de carbone et au renforcement de la résilience climatique à long terme.
L’Éthiopie intensifie son engagement en faveur d’un développement résilient au climat.
Apr 22, 2026 2407
Addis-Abeba, le 22 avril 2026 (ENA) : - Éthiopie accélère la mise en œuvre de son modèle de développement résilient face au changement climatique, affichant des résultats concrets grâce à une approche nationale intégrée, selon le Bureau du Premier ministre. En conjuguant efficacement les efforts d’atténuation et d’adaptation, le pays s’impose progressivement comme un leader régional en matière de croissance durable. Au cœur de cette dynamique figure une ambitieuse politique de restauration environnementale, notamment à travers l’initiative « Héritage vert », qui a permis la plantation de plus de 48 milliards de jeunes plants. Ce programme vise à réduire les émissions de carbone, lutter contre la déforestation et renforcer le couvert forestier. Ces avancées sont soutenues par l’amélioration des systèmes de gestion de l’eau et la promotion d’une agriculture adaptée au climat, contribuant ainsi à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des communautés rurales. Parallèlement, les villes éthiopiennes connaissent une transition écologique notable, portée par des investissements dans les infrastructures vertes, la réhabilitation des berges et le développement de modes de transport durables, favorisant une meilleure harmonie entre urbanisation et environnement naturel. À l’échelle nationale, l’expansion des systèmes d’irrigation, l’introduction de cultures résistantes aux aléas climatiques et la modernisation de l’élevage participent à la consolidation d’une agriculture durable. Dans le domaine énergétique, Éthiopie poursuit le développement des énergies renouvelables, renforçant ainsi son rôle dans la croissance industrielle et la transition vers une mobilité plus propre. Selon le Bureau du Premier ministre, ces initiatives s’inscrivent dans des cadres stratégiques alignés sur les engagements internationaux, notamment les Objectifs de développement durable, ainsi que sur des plans de développement à faibles émissions et d’adaptation au changement climatique. Dans leur ensemble, ces efforts traduisent une vision ambitieuse visant à bâtir un avenir plus vert, plus résilient et durable, plaçant le climat au cœur des priorités de développement du pays.
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Africa Watches : l'Éthiopie
May 29, 2026 160
Institutions continentales, appropriation démocratique et importance de la 7e élection législative en Éthiopie Mais cette attention n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète le rôle politique, diplomatique et symbolique unique de l’Éthiopie au sein de l’Afrique — et, surtout, elle témoigne de la détermination croissante des institutions africaines à s’approprier de plus en plus le développement démocratique du continent. Le récent déploiement de missions d’observation électorale tant par l’Union africaine (UA) que par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) représente bien plus qu’un simple exercice électoral technique. Il s’agit d’une déclaration continentale plus large sur l’autonomie démocratique africaine, la confiance institutionnelle et l’évolution de la responsabilité politique panafricaine. L’Éthiopie, une arène démocratique continentale Peu de pays africains ont le poids continental de l’Éthiopie. En tant que capitale diplomatique de l’Afrique et siège de l’Union africaine, l’Éthiopie occupe depuis longtemps une place centrale dans l’imaginaire politique africain. Du symbolisme anticolonial d’Adoua à la fondation de l’Organisation de l’unité africaine, l’Éthiopie a historiquement incarné la souveraineté, l’unité africaine et l’indépendance politique. Aujourd’hui, ce rôle continental s’étend de plus en plus au développement démocratique. Lorsque l’Éthiopie organise une élection nationale impliquant des dizaines de millions d’électeurs, des dizaines de partis politiques et l’une des sociétés les plus complexes d’Afrique, les implications s’étendent naturellement au-delà de l’Éthiopie elle-même. C’est pourquoi l’Afrique est attentive. Et, fait significatif, l’Afrique suit de plus en plus ces événements par l’intermédiaire des institutions africaines. La mission d’observation de l’IGAD et la responsabilité démocratique régionale L’arrivée de la mission d’observation électorale de l’IGAD (IGAD EOM) à Addis-Abeba constitue un exemple important d’engagement démocratique régional dans la Corne de l’Afrique. La mission est dirigée par Mme Speciosa Wandira-Kazibwe, ancienne vice-présidente de l’Ouganda, et son adjoint est M. Mohamed Ali Houmed, ancien président de l’Assemblée nationale de Djibouti. La mission comprend 26 observateurs à court terme issus des États membres de l’IGAD, représentant des organismes de gestion électorale, des organisations de la société civile, des groupes de femmes et des organisations de jeunesse. Cette composition revêt une importance politique. Cela montre que l'observation électorale en Afrique devient de plus en plus une initiative civique et institutionnelle multidimensionnelle, plutôt qu'un simple exercice diplomatique. La participation des femmes, des groupes de jeunes et des représentants de la société civile témoigne d'une conception plus large selon laquelle la légitimité démocratique ne découle pas uniquement des institutions étatiques, mais aussi de la participation de la société civile. Les observateurs de l'IGAD devraient se déployer dans plusieurs États régionaux éthiopiens, notamment à Addis-Abeba et à Dire Dawa, où ils observeront les procédures électorales, les processus de vote, les mécanismes de dépouillement et la clôture du scrutin. Il est important de noter que l’IGAD a indiqué que son évaluation s’appuierait sur plusieurs cadres, notamment : la législation électorale nationale de l’Éthiopie, le projet de protocole de l’IGAD sur la démocratie, la gouvernance et les élections, la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (ACDEG), et les principes internationaux relatifs à l’observation des élections démocratiques. Cela témoigne de l’institutionnalisation croissante des normes démocratiques africaines au sein des structures de gouvernance régionales. L’Union africaine et la légitimité démocratique continentale Parallèlement à l’IGAD, l’Union africaine a également déployé une importante mission d’observation électorale (AUEOM) en Éthiopie. La mission de l’UA est dirigée par l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta et comprend 73 observateurs à court terme issus de 37 pays africains. Il convient de noter que 61 % des observateurs sont des femmes, ce qui témoigne de manière remarquable de l’importance accordée par l’UA à l’inclusivité et à la représentation des genres dans la gouvernance démocratique. La mission comprend : des ambassadeurs accrédités auprès de l'Union africaine, des responsables de l'organisation des élections, des représentants de la société civile, des experts électoraux, des spécialistes des droits de l'homme, des experts en matière d'égalité des sexes et de médias, ainsi que des représentants de la jeunesse. Cette diversité reflète l'évolution de l'approche de l'UA en matière d'observation démocratique — une approche qui considère de plus en plus les élections non seulement comme des compétitions politiques, mais aussi comme des processus civiques au sens large, liés à la gouvernance, à l'inclusion, au constitutionnalisme, à la liberté des médias et à la participation citoyenne. Les observateurs surveilleront : l'ouverture des bureaux de vote, le déroulement du scrutin, le dépouillement des bulletins de vote, les opérations de compilation des résultats, ainsi que le déroulement général du scrutin. La mission de l'UA évaluera le scrutin sur la base : de la Déclaration de l'OUA/UA sur les principes régissant les élections démocratiques en Afrique, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ainsi que d'autres instruments régionaux et internationaux relatifs à la démocratie. C'est extrêmement important, car cela démontre la capacité croissante de l'Afrique à définir, surveiller et défendre les normes démocratiques par le biais de ses propres institutions continentales. L'Afrique observe de plus en plus l'Afrique Pendant des décennies, les élections africaines ont souvent été interprétées et validées principalement par des acteurs extérieurs et des missions d'observation étrangères. Aujourd’hui, cependant, une transformation majeure est en cours. L’Afrique renforce de plus en plus la confiance institutionnelle dans ses propres mécanismes de contrôle démocratique. Le déploiement simultané de missions d’observation de l’UA et de l’IGAD en Éthiopie symbolise cette transition. Les institutions africaines ne sont plus de simples spectateurs passifs des processus démocratiques qui se déroulent au sein des États membres. Elles deviennent des acteurs démocratiques actifs, capables de : surveiller les élections, réaliser des évaluations, promouvoir la gouvernance constitutionnelle, encourager la participation politique pacifique, et renforcer la responsabilité électorale. Cette évolution revêt une importance capitale pour l’avenir de la gouvernance panafricaine. Aucun continent ne peut consolider pleinement sa souveraineté démocratique en s’appuyant exclusivement sur une validation externe de ses processus politiques. Une culture démocratique durable nécessite une appropriation régionale, une maturité institutionnelle et des systèmes de responsabilité ancrés localement. C’est précisément ce que représente de plus en plus la participation de l’UA et de l’IGAD. Les élections en Éthiopie : un moment démocratique pour le continent La 7e élection générale en Éthiopie est donc bien plus qu’un simple exercice constitutionnel national. Il s’agit : de l’un des plus grands processus électoraux d’Afrique, de l’une des entreprises démocratiques les plus exigeantes sur le plan institutionnel du continent, et de l’un des exemples contemporains les plus évidents de la mise en œuvre de la démocratie africaine par les institutions africaines. Son ampleur à elle seule est extraordinaire : plus de 50 millions d’électeurs inscrits, environ 45 partis politiques, des milliers de bureaux de vote, et une infrastructure électorale nationale s’étendant sur l’un des pays les plus vastes et les plus diversifiés d’Afrique. Mais au-delà des chiffres se cache une portée continentale plus profonde. Cette élection témoigne de la confiance croissante de l’Afrique dans la démocratie. Elle démontre que les institutions africaines disposent de plus en plus : de l’expertise, des structures organisationnelles, de la légitimité politique, et des mécanismes institutionnels nécessaires pour s’engager sérieusement dans une gouvernance démocratique selon les conditions propres à l’Afrique. La démocratie au-delà de la certification extérieure Ni les missions de l’UA ni celles de l’IGAD ne traduisent une hostilité à l’égard de l’engagement international. Elles témoignent plutôt de la normalisation de l’appropriation démocratique par l’Afrique. L'avenir démocratique de l'Afrique s'en trouvera renforcé lorsque les institutions africaines deviendront elles-mêmes les principales garantes : de la crédibilité électorale, des normes démocratiques, de la gouvernance constitutionnelle, et de la responsabilité politique. Ce processus est désormais clairement en marche. Lorsque les observateurs de l’UA et de l’IGAD surveillent les élections en Éthiopie, ils ne se contentent pas d’observer le scrutin. Ils participent à la construction d’une architecture démocratique africaine de plus en plus ancrée dans les institutions continentales plutôt que dans la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Un message continental En fin de compte, l’importance des missions de l’UA et de l’IGAD en Éthiopie dépasse le cadre des procédures du jour du scrutin. Ils véhiculent un message plus large : celui d’une Afrique de plus en plus capable de se regarder en face, de s’évaluer et de renforcer ses propres systèmes démocratiques grâce à des institutions africaines, à l’expertise africaine et à une appropriation politique africaine. Alors que des millions d’Éthiopiens s’apprêtent à voter, l’Afrique ne se contente pas d’observer une énième élection nationale. L’Afrique assiste à l’émergence continue d’un continent plus sûr de ses institutions et plus conscient de sa propre identité politique. Et c’est peut-être là l’une des évolutions démocratiques les plus importantes qui se produisent aujourd’hui en Afrique.
Le processus préélectoral en Éthiopie témoigne d'une maturité démocratique croissante
May 29, 2026 160
Par la rédaction À seulement trois jours du scrutin, les préparatifs de la septième élection législative du pays sont entrés dans leur phase finale, suscitant l’attention de tout le pays et renforçant l’engagement citoyen. Malgré la diffusion sporadique de fausses informations et de récits médiatiques fallacieux autour de l’élection, la situation sur le terrain témoigne largement de la transparence des procédures, d’une participation élargie et d’un processus démocratique mieux organisé. La Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE) a confirmé que tous les préparatifs préélectoraux ont été finalisés alors que l'anticipation continue de grandir à travers le pays. La période préélectorale a révélé des progrès notables dans le parcours démocratique de l'Éthiopie. L'introduction des technologies numériques, l'élargissement de la participation électorale, l'amélioration de l'indépendance institutionnelle et un engagement civique plus large ont fait du processus électoral actuel l'un des plus inclusifs et des mieux organisés de l'histoire politique moderne du pays. Selon les analystes politiques, ces élections interviennent à un moment critique, alors que l’Éthiopie poursuit la mise en œuvre de réformes politiques et économiques tout en s’efforçant de renforcer l’unité nationale et la gouvernance démocratique. Bien que des défis restent inévitables dans un pays de plus de 120 millions d’habitants aux opinions politiques diverses, le climat préélectoral général a montré des signes encourageants de maturité politique. L'une des évolutions les plus marquantes a été l'introduction de la technologie dans le processus électoral pour la première fois dans l'histoire de l'Éthiopie. L'application numérique « Mirchaye » a modernisé l'inscription des électeurs et l'administration des élections en renforçant la transparence, en réduisant les retards administratifs et en rendant les informations relatives aux élections plus accessibles. Selon les experts électoraux, ce système numérique a contribué à une forte augmentation de la participation électorale. Plus de 50,5 millions d’Éthiopiens se sont inscrits sur les listes électorales, dépassant ainsi les taux de participation enregistrés lors de la sixième élection générale. La technologie a également amélioré la gestion des données, réduit les doublons et renforcé la coordination entre les bureaux électoraux. Les observateurs estiment que l’utilisation réussie des outils numériques marque une étape importante dans le développement démocratique de l’Éthiopie et pourrait soutenir des efforts de modernisation plus larges en matière de gouvernance et de prestation de services publics. La participation des jeunes et des femmes est également devenue de plus en plus visible tout au long du processus d’inscription. Des étudiants universitaires, de jeunes professionnels et des jeunes ruraux ont parcouru de longues distances pour obtenir leur carte d’électeur, ce qui reflète une prise de conscience et une confiance croissantes du public dans le processus électoral. Un autre indicateur majeur des progrès démocratiques réside dans l'indépendance opérationnelle dont a fait preuve la NEBE. La commission a réaffirmé à plusieurs reprises son engagement à organiser des élections libres, équitables et pacifiques, conformément aux principes constitutionnels et à la législation électorale. Les partis politiques de différentes tendances idéologiques ont, dans l'ensemble, pu faire campagne librement et présenter leurs programmes au public. Par rapport aux élections précédentes, une participation politique plus large et un meilleur accès à la campagne électorale ont créé un environnement politique plus concurrentiel. La commission électorale a également renforcé la transparence grâce à des points presse réguliers, des programmes d’éducation des électeurs et des consultations avec les parties prenantes. Les organisations civiques et les acteurs politiques ont continué à collaborer avec la commission pour répondre aux préoccupations et résoudre les différends de manière pacifique. Les activités de campagne menées dans les centres urbains et les communautés rurales ont porté sur des thèmes tels que la réforme économique, l'emploi, l'inflation, l'unité nationale, la consolidation de la paix, le développement des infrastructures et la modernisation de l'agriculture. Selon les analystes, l'importance croissante accordée aux débats politiques plutôt qu'aux divisions émotionnelles ou ethniques reflète une prise de conscience démocratique grandissante chez les électeurs. La couverture médiatique a également joué un rôle significatif dans le soutien au processus électoral. Les médias publics et privés ont accordé un temps d’antenne et un accès relativement équitables aux partis politiques en lice, permettant ainsi aux citoyens de comparer les propositions politiques et les visions des dirigeants à travers des débats télévisés, des interviews et des émissions de campagne. Parallèlement, les organisations civiques et les observateurs nationaux ont contribué à la transparence en surveillant l’inscription des électeurs, les activités de campagne et les préparatifs électoraux dans différentes régions. Les groupes de la société civile ont également intensifié leurs campagnes d’éducation des électeurs afin de promouvoir une participation pacifique et de sensibiliser le public aux droits et responsabilités électoraux. Le signe le plus évident des progrès démocratiques réside peut-être dans la prise de conscience politique croissante des citoyens eux-mêmes. Tant dans les communautés urbaines que rurales, les débats publics sur la gouvernance, le droit de vote et le développement national sont de plus en plus animés. La participation des jeunes s’est imposée comme une caractéristique déterminante de ces élections. La jeune population nombreuse de l’Éthiopie joue un rôle plus actif dans l’orientation des débats politiques et dans l’engagement dans les processus démocratiques. La participation des femmes en tant qu’électrices et candidates a également continué de s’étendre, soutenant les efforts visant à instaurer un système politique plus inclusif. Bien que la démocratie évolue progressivement grâce à l’apprentissage institutionnel et à la compétition politique pacifique, les progrès observés pendant la période préélectorale suggèrent que l’Éthiopie renforce progressivement sa culture démocratique. L'intégration réussie des technologies, une participation électorale plus large, une transparence institutionnelle renforcée, un engagement politique plus étendu et une conscience civique croissante indiquent collectivement des progrès significatifs dans le développement démocratique de l'Éthiopie. À l'approche du jour du scrutin, des millions d'Éthiopiens semblent prêts à exercer leurs droits démocratiques de manière pacifique et déterminée, contribuant ainsi à définir l'orientation de la nation pour les années à venir.