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Des élèves officiers kenyans en visite d’étude au ministère éthiopien des Affaires étrangères.
Mar 17, 2026 84
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - Des élèves officiers du Joint Command and Staff College (JCSC) du Kenya ont effectué ce jour une visite éducative au ministère éthiopien des Affaires étrangères. À cette occasion, le directeur général des Affaires africaines, Zerihun Abebe, a présenté aux participants — issus de plusieurs pays — l’engagement multidimensionnel de l’Éthiopie ainsi que son rôle stratégique au sein de la région. Il a notamment mis en avant la contribution du pays à la paix et à la stabilité régionales, en abordant des enjeux majeurs tels que la lutte contre le terrorisme, la sécurité maritime, les dynamiques en mer Rouge, ainsi que les questions liées au Nil et à d’autres priorités stratégiques. Les échanges ont également porté sur les perspectives de coopération entre l’Éthiopie et les pays africains, notamment dans le cadre de Union africaine et de Autorité intergouvernementale pour le développement, en vue de promouvoir une croissance partagée et une prospérité régionale. Des élèves officiers originaires du Kenya, de l’Ouganda, de la Zambie, de la Sierra Leone, du Burundi, du Rwanda, du Malawi et de la Tanzanie ont pris part à cette visite d’étude.
L’ONU désigne un nouveau Coordonnateur résident et humanitaire en Éthiopie
Mar 17, 2026 63
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a nommé le Nigérian Ozonnia Ojielo au poste de Coordonnateur résident et humanitaire des Nations Unies en Éthiopie. D’après un communiqué de Nations Unies en Éthiopie, M. Ojielo possède plus de 25 ans d’expérience dans les domaines du développement durable, de la gouvernance, de la consolidation de la paix et de la prévention des conflits. Au cours de sa carrière, il a dirigé un large portefeuille de programmes et projets des Nations Unies à l’échelle mondiale, couvrant quatre continents. Avant cette nomination, il occupait les fonctions de Coordonnateur résident des Nations Unies au Rwanda, où il a assuré la coordination stratégique de l’équipe de pays, renforcé les partenariats et travaillé étroitement avec les autorités nationales pour soutenir les priorités de développement. Il avait auparavant exercé des responsabilités similaires au Kirghizistan, en tant que Coordonnateur résident et représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement, tout en représentant également le Fonds des Nations Unies pour la population auprès de la République kirghize. Au sein du système onusien, il a également occupé plusieurs postes de direction au PNUD, notamment comme directeur du pôle Gouvernance et consolidation de la paix au centre régional pour l’Afrique basé à Addis-Abeba, ainsi que directeur de la prévention des conflits et du relèvement au siège du PNUD à New York. Par ailleurs, il a acquis une solide expérience de terrain en occupant des fonctions de direction au sein du PNUD au Kenya et au Ghana.
La recherche sur la productivité de la pomme de terre, levier clé de la souveraineté alimentaire, selon le ministre d’État.
Mar 17, 2026 47
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - Le ministre d’État à l’Agriculture, Melese Mekonnen, a affirmé que des progrès significatifs ont été réalisés pour renforcer la souveraineté alimentaire en Éthiopie, notamment grâce à l’amélioration de la productivité de la pomme de terre appuyée par la recherche scientifique. Ces déclarations ont été faites à l’occasion de l’ouverture d’un atelier national consacré à la recherche et au développement de la pomme de terre, réunissant à Addis-Abeba des chercheurs, des partenaires techniques et financiers, des responsables politiques et des représentants gouvernementaux. Dans son intervention, le ministre d’État a rappelé le rôle central de l’agriculture dans la sécurité alimentaire, la création d’emplois et la génération de devises. Il a souligné l’importance stratégique de la pomme de terre en Éthiopie, en raison de ses rendements élevés sur de petites superficies et sur des cycles de production courts, contribuant ainsi à l’alimentation des ménages et à l’approvisionnement industriel. Selon lui, le pays dispose du potentiel nécessaire pour devenir le premier producteur de pommes de terre en Afrique, à condition d’améliorer davantage la productivité et de développer des variétés performantes. Il a également indiqué que, au-delà de la consommation locale, la filière pomme de terre représente une opportunité importante pour les exportations et la mobilisation de devises étrangères, avec des efforts en cours pour valoriser davantage ce produit sur les marchés internationaux. De son côté, le professeur Nigussie Dechassa, directeur général de Institut éthiopien de recherche agricole, a précisé que les travaux de recherche ont permis de développer 45 variétés de pommes de terre adaptées aux conditions locales. Il a toutefois souligné que, malgré la disponibilité de technologies agricoles avancées, le potentiel du pays reste largement sous-exploité, en raison notamment des faiblesses de la chaîne de valeur. Selon lui, un écart important persiste entre la production actuelle et le potentiel réel, qui pourrait être comblé grâce à l’amélioration des systèmes semenciers, des pratiques agronomiques, de la gestion des ravageurs et maladies, ainsi qu’au renforcement de l’accès aux marchés et des infrastructures de transformation. Le chef de mission adjoint irlandais, Fergal Ryan, a pour sa part mis en avant l’expérience de Irlande dans le domaine agricole, soulignant que le pays produit aujourd’hui largement plus de denrées alimentaires qu’il n’en consomme. Il a relevé que l’Éthiopie s’affirme désormais comme un acteur majeur de l’agriculture commerciale et un exportateur important de produits alimentaires. La pomme de terre y joue un rôle crucial, tant pour la sécurité alimentaire que pour les revenus des petits exploitants. « Nous travaillons en partenariat avec le gouvernement éthiopien pour exploiter pleinement le potentiel de la pomme de terre, une culture nutritive, à haut rendement et résistante à la sécheresse », a-t-il déclaré, ajoutant qu’elle est facile à cultiver, à cuisiner et se conserve plus longtemps que de nombreuses autres cultures. Cet atelier de trois jours vise à évaluer les progrès réalisés dans la recherche et le développement de la pomme de terre en Éthiopie, tout en favorisant le partage d’expériences, d’innovations et de bonnes pratiques dans les domaines de la production, des semences, de la transformation et de la commercialisation.
L’Éthiopie franchit une nouvelle étape vers son autonomie logistique, selon le vice-Premier ministre.
Mar 17, 2026 48
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - En visitant le chantier de la ligne ferroviaire AMG-Indode — premier projet ferroviaire du pays entièrement financé par une entreprise privée nationale —, le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a affirmé que l’Éthiopie entamait une nouvelle phase décisive vers la souveraineté logistique, fondée sur une autonomie complète. « Ma présence aujourd’hui sur le site d’extension du port sec d’Indode ainsi que sur le chantier de la ligne AMG-Indode illustre clairement que les réformes économiques engagées en Éthiopie reposent sur des bases solides et produisent des résultats tangibles », a-t-il déclaré. Dans une publication partagée ce jour sur les réseaux sociaux, il a souligné que ce projet ferroviaire constitue une démonstration concrète de l’engagement du secteur privé dans le développement national. Son avancement, en avance sur le calendrier initial, reflète selon lui le principe clé défendu par le gouvernement : « planifier intégralement, du début à la fin ». Longue de 3 km, la ligne ferroviaire relie directement la zone industrielle de Gelan au réseau national, facilitant un transport plus rapide et plus rentable des marchandises, notamment des produits d’exportation à forte valeur ajoutée tels que le café, vers les marchés internationaux. Parallèlement, l’extension du port sec d’Indode permettra de multiplier par cinq la capacité de stockage des conteneurs, tout en réduisant considérablement les délais de chargement et de déchargement, passant de 10 heures à seulement 2 heures. Selon le vice-Premier ministre, ces avancées contribuent à moderniser le système logistique du pays en offrant des services plus rapides et plus compétitifs. Il a également souligné que ces investissements, financés localement, dépassent la simple amélioration opérationnelle en renforçant significativement la souveraineté économique de l’Éthiopie. Enfin, il a réaffirmé l’engagement total du gouvernement à consolider la position de l’Éthiopie en tant que principal hub commercial et industriel du continent africain.
La banque centrale éthiopienne met en avant la solidité du système financier face aux turbulences mondiales.
Mar 17, 2026 103
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - La Banque nationale d’Éthiopie (BNE) a publié son troisième Rapport sur la stabilité financière, dans lequel elle souligne la résilience du secteur financier du pays malgré un environnement économique international difficile. Couvrant l’exercice fiscal de juillet 2024 à juin 2025, le document fait état d’une amélioration notable des principaux indicateurs macroéconomiques, notamment une croissance plus dynamique et un net recul de l’inflation. Élaboré conformément au mandat de la banque centrale de préserver la stabilité financière, ce rapport propose une analyse approfondie des risques, des vulnérabilités et de la santé globale du système. Il vise à éclairer les autorités de régulation, les décideurs, les investisseurs et les autres parties prenantes, tout en renforçant la confiance des déposants et en favorisant une croissance économique durable. Durant la période étudiée, l’économie éthiopienne a évolué dans un contexte mondial marqué par un ralentissement de la croissance, des tensions géopolitiques persistantes et divers chocs externes. Malgré ces contraintes, la banque centrale souligne des progrès macroéconomiques significatifs : accélération de la croissance, ralentissement de l’inflation et introduction de taux d’intérêt réels positifs, améliorant ainsi l’efficacité de la politique monétaire. La situation budgétaire s’est également améliorée, avec une réduction des déficits et une meilleure soutenabilité de la dette publique, contribuant à atténuer les vulnérabilités et à renforcer la stabilité financière globale. Le secteur bancaire est demeuré solide, avec des performances en hausse sur l’ensemble des indicateurs clés, notamment en matière de fonds propres, de qualité des actifs, de liquidité et de rentabilité. Les tests de résistance relatifs aux risques de crédit, de liquidité et de change indiquent que les banques disposent d’une capacité suffisante pour faire face à d’éventuels chocs. Pour l’exercice 2025/26, les perspectives restent encourageantes, portées par la poursuite de la croissance, une inflation maîtrisée à un chiffre, l’expansion du crédit et l’augmentation des recettes en devises. La principale banque d’importance systémique du pays a réussi l’ensemble des tests de résistance réalisés en juin 2025, traduisant un faible niveau de risque systémique, même si les autorités appellent à une vigilance continue face aux risques de concentration. Les autres segments du secteur financier affichent également une bonne santé. La microfinance présente un faible niveau de risque, soutenue par des indicateurs solides, tandis que les sociétés de financement d’équipements bénéficient d’une situation financière stable et d’un faible risque de crédit. Le secteur des assurances demeure résilient, avec des performances positives en termes de liquidité, de rentabilité et de croissance des primes. Par ailleurs, le développement du marché des capitaux et du secteur de la sécurité sociale contribue à améliorer la liquidité, à réduire les coûts d’emprunt et à soutenir le financement public, notamment via les investissements en bons du Trésor. Les services financiers numériques ont connu une forte expansion, avec un volume de transactions ayant presque doublé pour dépasser 18 500 milliards de birrs. Si cette dynamique favorise l’inclusion financière et l’efficacité, elle accroît également les risques opérationnels, cybernétiques et de fraude, d’où la nécessité de renforcer les infrastructures technologiques, les compétences et les dispositifs de gestion des risques. En conclusion, le rapport souligne que le système financier éthiopien a enregistré une croissance soutenue de ses indicateurs de bilan et de sa rentabilité, tout en restant stable, solide et sûr, parallèlement aux progrès réalisés dans la mise en place du Fonds d’assurance-dépôts.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 13197
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Des élèves officiers kenyans en visite d’étude au ministère éthiopien des Affaires étrangères.
Mar 17, 2026 84
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - Des élèves officiers du Joint Command and Staff College (JCSC) du Kenya ont effectué ce jour une visite éducative au ministère éthiopien des Affaires étrangères. À cette occasion, le directeur général des Affaires africaines, Zerihun Abebe, a présenté aux participants — issus de plusieurs pays — l’engagement multidimensionnel de l’Éthiopie ainsi que son rôle stratégique au sein de la région. Il a notamment mis en avant la contribution du pays à la paix et à la stabilité régionales, en abordant des enjeux majeurs tels que la lutte contre le terrorisme, la sécurité maritime, les dynamiques en mer Rouge, ainsi que les questions liées au Nil et à d’autres priorités stratégiques. Les échanges ont également porté sur les perspectives de coopération entre l’Éthiopie et les pays africains, notamment dans le cadre de Union africaine et de Autorité intergouvernementale pour le développement, en vue de promouvoir une croissance partagée et une prospérité régionale. Des élèves officiers originaires du Kenya, de l’Ouganda, de la Zambie, de la Sierra Leone, du Burundi, du Rwanda, du Malawi et de la Tanzanie ont pris part à cette visite d’étude.
L’ONU désigne un nouveau Coordonnateur résident et humanitaire en Éthiopie
Mar 17, 2026 63
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a nommé le Nigérian Ozonnia Ojielo au poste de Coordonnateur résident et humanitaire des Nations Unies en Éthiopie. D’après un communiqué de Nations Unies en Éthiopie, M. Ojielo possède plus de 25 ans d’expérience dans les domaines du développement durable, de la gouvernance, de la consolidation de la paix et de la prévention des conflits. Au cours de sa carrière, il a dirigé un large portefeuille de programmes et projets des Nations Unies à l’échelle mondiale, couvrant quatre continents. Avant cette nomination, il occupait les fonctions de Coordonnateur résident des Nations Unies au Rwanda, où il a assuré la coordination stratégique de l’équipe de pays, renforcé les partenariats et travaillé étroitement avec les autorités nationales pour soutenir les priorités de développement. Il avait auparavant exercé des responsabilités similaires au Kirghizistan, en tant que Coordonnateur résident et représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement, tout en représentant également le Fonds des Nations Unies pour la population auprès de la République kirghize. Au sein du système onusien, il a également occupé plusieurs postes de direction au PNUD, notamment comme directeur du pôle Gouvernance et consolidation de la paix au centre régional pour l’Afrique basé à Addis-Abeba, ainsi que directeur de la prévention des conflits et du relèvement au siège du PNUD à New York. Par ailleurs, il a acquis une solide expérience de terrain en occupant des fonctions de direction au sein du PNUD au Kenya et au Ghana.
Le ministre de l’Eau et de l’Énergie affirme que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour lutter contre les effets du changement climatique.
Mar 16, 2026 453
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a indiqué que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour réduire les effets du changement climatique, notamment à travers l’Initiative de l'empreinte Verte et les programmes de gestion des bassins versants. Lors d’une réunion d’échange d’expériences organisée aujourd’hui à Addis-Abeba avec la Commission du cours d'eau du Zambèze (ZAMCOM), le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a souligné le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la gestion du fleuve Nil, rappelant que le pays contribue à près de 86 % du débit de ce cours d’eau vital. Selon lui, cette contribution confère à l’Éthiopie une responsabilité majeure dans les décisions relatives à la gestion de l’eau, essentielles pour l’avenir du Nil et le bien-être des pays riverains. Le ministre a mis en avant les défis croissants liés aux extrêmes climatiques, notamment les sécheresses et les inondations dévastatrices qui ont causé des pertes humaines et économiques importantes. Pour y répondre, le gouvernement éthiopien a lancé des mesures visant à renforcer la résilience nationale, améliorer la gestion de l’eau et accroître la capacité du pays à faire face aux chocs climatiques. Habtamu a également insisté sur les efforts visant à atteindre la souveraineté alimentaire à travers des pratiques agricoles durables, particulièrement pendant la saison sèche, lorsque l’usage efficace des ressources fluviales est crucial. Il a présenté les approches innovantes adoptées en matière de gestion de l’eau, notamment l’exploitation des ressources en eau souterraine et l’amélioration des systèmes d’irrigation, afin d’augmenter la productivité agricole tout en renforçant la résilience climatique. Le ministre a rappelé que l’Initiative pour un Héritage Vert et les programmes de gestion des bassins versants constituent des piliers essentiels de la stratégie environnementale nationale, visant à restaurer les écosystèmes et à améliorer les ressources en eau grâce à d’importants efforts de reboisement. Il a souligné que l’engagement politique fort a été déterminant pour le succès de ces initiatives, précisant que l’Éthiopie a planté plus de 48 milliards de semis d’arbres au cours des quatre dernières années. Parallèlement, le gouvernement élabore des cadres légaux pour protéger les écosystèmes fluviaux et assurer une gouvernance efficace des ressources en eau. Le ministre a encouragé la coopération internationale et le partage d’expériences, affirmant que l’Éthiopie est prête à partager ses connaissances en matière de gestion durable des ressources hydriques. De son côté, le secrétaire exécutif de la ZAMCOM, Felix Ngambgasi, a salué le succès de l’Initiative pour un Héritage Vert, qui met l’accent sur la restauration environnementale et la gestion durable de l’eau. Il a souligné que cette réunion offre une plateforme clé pour échanger sur les bonnes pratiques de gestion des ressources hydriques dans le bassin du Zambèze et renforcer la coopération entre les États riverains. Ngambgasi a mis en avant les grands projets hydroélectriques de l’Éthiopie, notamment le Grand Barrage de la Renaissance et le projet hydroélectrique de Gibe III, comme exemples de développement à grande échelle favorisant l’intégration régionale et la sécurité énergétique. Il a comparé ces initiatives aux barrages emblématiques du Zambèze, tels que Kariba et Cahora Bassa, qui ont soutenu l’approvisionnement en électricité et le développement économique en Afrique australe. Malgré ces succès, Ngambgasi a rappelé que la région du Zambèze reste confrontée à de nombreux défis, notamment la forte dépendance à l’agriculture pluviale, les sécheresses et inondations récurrentes, et la dégradation environnementale. Il a insisté sur la nécessité de stratégies globales pour lutter contre la pauvreté et protéger l’environnement, en appelant à davantage d’investissements dans les infrastructures et la gestion durable des ressources en eau. Le secrétaire exécutif a également salué l’initiative éthiopienne pour sa capacité à mobiliser des millions de citoyens dans des activités de restauration environnementale, déclarant : « Nous espérons tirer des leçons de l’expérience de l’Éthiopie sur la manière dont de tels programmes transformatifs peuvent générer des bénéfices environnementaux et socio-économiques durables. » La délégation de la ZAMCOM comprenait des représentants des pays du bassin du Zambèze, notamment l’Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.
Le Premier ministre Abiy Ahmed et le président russe Vladimir Poutine échangent par téléphone sur la coopération bilatérale
Mar 16, 2026 292
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu aujourd’hui par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine pour discuter de questions bilatérales et de sujets d’intérêt commun. « Nous avons eu un échange téléphonique productif avec le président Poutine aujourd’hui, portant sur des questions bilatérales ainsi que sur d’autres domaines d’intérêt partagé », a déclaré le Premier ministre sur ses réseaux sociaux. Les deux dirigeants ont examiné la coopération actuelle entre l’Éthiopie et la Russie dans les secteurs politique, commercial, économique et humanitaire, en ligne avec les accords conclus après la visite du Premier ministre Abiy Ahmed à Moscou en septembre 2025. Ils ont réaffirmé leur volonté de renforcer les liens amicaux russo-éthiopiens et d’intensifier les échanges entre ministères et agences concernés. Plus tôt dans la journée, le président Poutine a présenté ses condoléances aux dirigeants éthiopiens à la suite d’une catastrophe naturelle meurtrière survenue dans le sud du pays. Dans un message relayé par l’ambassade de Russie en Éthiopie, il a exprimé sa profonde tristesse face aux conséquences tragiques des glissements de terrain et des inondations. « Veuillez recevoir mes sincères condoléances pour les tragiques conséquences des glissements de terrain et des inondations dans le sud de votre pays », a écrit Vladimir Poutine, s’adressant au Premier ministre Abiy Ahmed et au président Taye Atske- Sélassié. Il a également exprimé sa solidarité avec les familles des victimes : « Veuillez transmettre mes condoléances et mon soutien aux familles touchées, ainsi que mes vœux de prompt rétablissement à toutes les personnes blessées par la violence de ces catastrophes naturelles. » Cette catastrophe résulte de plusieurs jours de fortes pluies ayant provoqué des inondations et des glissements de terrain dévastateurs dans certaines parties de la zone de Gamo, dans le sud de l’Éthiopie, entraînant des pertes humaines ainsi que d’importants dégâts matériels et infrastructures.
Le Premier ministre Abiy appelle à une utilisation responsable du carburant dans un contexte de crise au Moyen-Orient.
Mar 16, 2026 142
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les distributeurs, les stations-service et les consommateurs à faire preuve de responsabilité dans l’utilisation des produits pétroliers, alors que la crise au Moyen-Orient perturbe l’approvisionnement mondial en pétrole. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a indiqué que les pays dépendants des importations de pétrole font face à des difficultés pour garantir des approvisionnements suffisants, en raison des tensions persistantes au Moyen-Orient. Il a ainsi appelé l’ensemble des parties concernées à faire preuve de prudence dans l’utilisation du carburant jusqu’au retour à une situation normale sur le marché de l’approvisionnement. Selon le chef du gouvernement, la crise au Moyen-Orient a compliqué l’accès au pétrole pour les pays importateurs. Il a donc souligné la nécessité d’adopter une utilisation rationnelle du carburant, en donnant la priorité aux besoins essentiels jusqu’à ce que les conditions d’approvisionnement se stabilisent. Le Premier ministre a également exhorté les distributeurs de carburant et les stations-service à agir avec responsabilité, en veillant à ce que les ressources disponibles soient orientées en priorité vers les services essentiels et les secteurs stratégiques. Enfin, Abiy Ahmed a invité les consommateurs à éviter toute utilisation superflue du carburant et à faire preuve de modération face à l’incertitude qui pèse actuellement sur le marché mondial du pétrole.
L’UE réaffirme sa volonté de renforcer un partenariat vieux de cinq décennies avec l’Éthiopie dans les domaines de la gouvernance et de la démocratie.
Mar 15, 2026 566
Addis-Abeba, le 15 mars 2026 (ENA) : - La délégation de l’Union européenne en Éthiopie a réitéré son engagement à approfondir sa coopération de longue date avec le pays, à l’occasion du cinquantième anniversaire de leur partenariat célébré en 2025. Dans un entretien accordé à ENA, Anna Lixi, cheffe de l’équipe Gouvernance et Paix, a mis en avant la profondeur et la diversité de cette collaboration, qui englobe aussi bien les institutions publiques que les organisations de la société civile (OSC). « La coopération entre l’Union européenne et l’Éthiopie s’appuie sur plusieurs décennies d’engagement partagé », a-t-elle affirmé. Elle a expliqué que l’Union européenne intervient dans différents contextes démocratiques et continue d’accompagner les efforts entrepris par l’Éthiopie dans ce domaine. « Nous travaillons étroitement avec diverses institutions nationales, notamment la Commission éthiopienne des droits de l’homme, le ministère de la Justice et la Cour suprême fédérale, en soutenant les réformes du système de justice pénale. Nous collaborons également avec la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) afin de renforcer les processus électoraux en préparation des septièmes élections générales prévues en 2026 », a-t-elle précisé. L’Éthiopie poursuit actuellement un vaste programme de réformes politiques et institutionnelles destiné à consolider la gouvernance démocratique, à renforcer l’État de droit et à promouvoir une participation citoyenne plus inclusive. Ces transformations incluent notamment la révision de cadres juridiques, le renforcement des capacités des organisations de la société civile et l’amélioration des compétences des institutions publiques afin de garantir la prestation de services et la protection des droits fondamentaux. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie de transition démocratique et de cohésion sociale à long terme, dans un contexte marqué par les défis politiques récents. Partenaire important de l’Éthiopie, l’Union européenne apporte un soutien actif à ces réformes. Selon Mme Lixi, la délégation européenne appuie particulièrement les initiatives gouvernementales, dont celles menées par la Commission nationale du dialogue, en mettant l’accent sur la transparence et l’inclusivité. « Nous finançons plusieurs projets et programmes destinés à promouvoir le dialogue national et à renforcer la bonne gouvernance. Notre ambition est d’accompagner et de soutenir les efforts du gouvernement éthiopien pour consolider la démocratie », a-t-elle indiqué. Entre 2023 et 2026, l’Union européenne a intensifié ses interventions dans le domaine de la réforme de la justice pénale. Elle apporte également un appui technique et matériel à la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) afin de garantir que les élections générales de 2026 se déroulent conformément aux standards internationaux. En parallèle du processus électoral, l’UE finance également les travaux de la Commission nationale du dialogue, une initiative considérée comme essentielle pour la stabilité du pays et la réconciliation nationale à long terme. Ce partenariat durable, fondé sur plus de cinquante ans de relations diplomatiques et de coopération, s’est progressivement transformé en une relation stratégique globale, reflétant l’engagement constant de l’Europe en faveur de la bonne gouvernance, des réformes démocratiques et d’une participation citoyenne inclusive en Éthiopie, a conclu Mme Lixi.
L'Éthiopie cette semaine
Mar 15, 2026 351
Mouvement de développement, partenariats stratégiques et glissement de terrain dévastateur Addis-Abeba, le 15 mars 2026 (ENA) : - Cette semaine en Éthiopie a illustré la complexité de la transformation que connaît le pays : projets de développement ambitieux, renforcement des partenariats diplomatiques et réponse humanitaire d’urgence à une catastrophe naturelle. D’importants investissements miniers de plusieurs milliards de dollars, de nouveaux projets de modernisation urbaine et une diplomatie régionale en pleine expansion témoignent de la volonté constante du gouvernement de poursuivre la transformation économique et de renforcer ses institutions. Parallèlement, un glissement de terrain meurtrier dans le sud du pays a brutalement rappelé la vulnérabilité environnementale des communautés rurales. Ensemble, ces événements illustrent les réalités d’un pays qui poursuit une modernisation rapide tout en faisant face aux pressions climatiques et à des défis sociaux de longue date. Alors même que l’Éthiopie poursuit des initiatives environnementales d’envergure, telles que la campagne « Empreinte verte », les risques liés au climat demeurent une préoccupation majeure. Modernisation urbaine et gouvernance numérique Le Premier ministre Abiy Ahmed a entamé la semaine par une visite d'inspection dans l'est de l'Éthiopie, se rendant dans les villes historiques de Dire Dawa et Harar afin d'examiner les projets en cours de développement urbain et de modernisation des services publics. À Dire Dawa, le Premier ministre a évalué l'avancement du programme d'aménagement du corridor de la ville, une initiative ambitieuse de rénovation urbaine visant à améliorer les espaces publics, la mobilité et l'activité commerciale. Ce projet comprend des allées piétonnes, des zones de loisirs, des zones commerciales et des bornes de recharge pour véhicules électriques, dans le but d'améliorer la qualité de vie urbaine et la vitalité économique. Le Premier ministre a également visité une initiative d'agriculture urbaine promouvant la production alimentaire locale au sein de la ville. Ce projet démontre comment l'agriculture à petite échelle peut renforcer la sécurité alimentaire urbaine tout en créant des emplois pour les habitants. Autre étape importante : le nouveau Centre de services publics unique MESOB, un bâtiment regroupant les services de plusieurs institutions gouvernementales en un seul lieu, simplifiant ainsi les démarches administratives pour les citoyens. Lors de sa visite des projets, le Premier ministre a souligné l'objectif plus large de cette initiative. « Nous œuvrons pour que nos villes deviennent des moteurs de productivité et des pôles d'opportunités pour leurs citoyens », a-t-il déclaré. « Le développement urbain doit améliorer la qualité de vie tout en renforçant la compétitivité économique. » Le programme de développement des corridors vise à étendre le réseau routier, à améliorer les systèmes de drainage, à organiser les zones commerciales et à créer des espaces verts publics afin de rendre les villes éthiopiennes plus fonctionnelles et respectueuses de l'environnement. À Harar, le Premier ministre a inspecté un centre de services intégré similaire, conçu pour rationaliser la prestation des services publics. Sa visite comprenait également des excursions vers des sites naturels et culturels emblématiques, tels que la grotte de Nasiol et le mont Kundudo. La transformation urbaine demeure un élément central du programme de développement de l'Éthiopie, à travers l'Initiative nationale de développement des corridors, qui modernise les infrastructures des principales villes et des axes de transport clés afin d'améliorer la mobilité, de renforcer les échanges commerciaux et d'élever le niveau de vie urbain. Le programme de modernisation de Harar est particulièrement original car il cherche à concilier l'amélioration des infrastructures et la préservation du patrimoine historique. Le célèbre quartier historique fortifié de Harar Jugol bénéficie d'améliorations en matière d'assainissement, de transport et d'infrastructures touristiques, tout en préservant son patrimoine architectural unique. Autre étape importante : l'inauguration du Centre de services unique Mesob, qui s'inscrit dans la stratégie de transformation numérique de l'Éthiopie, menée dans le cadre de l'initiative nationale « Éthiopie numérique ». Les services publics numériques redéfinissent de plus en plus la relation entre les citoyens et les institutions gouvernementales en réduisant les délais administratifs et en améliorant la transparence. Les autorités de Harar ont présenté le village modèle de Burqa Kebele, une initiative de développement visant à démontrer comment l'amélioration du logement et des infrastructures peut rehausser le niveau de vie tout en préservant les traditions culturelles. Le projet comprend des logements rénovés, des installations sanitaires améliorées, des routes pavées et un accès élargi aux services de santé et d'éducation. Diplomatie et partenariats stratégiques L'engagement diplomatique a également joué un rôle prépondérant cette semaine. À Djibouti, le Premier ministre Abiy Ahmed s'est joint au président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh et au président somalien Hassan Sheikh Mohamud pour une consultation tripartite axée sur la coopération régionale et la sécurité dans la Corne de l'Afrique. Les dirigeants ont discuté de l'évolution de la situation politique dans la région, de l'intégration économique entre pays voisins et des approches collectives face aux défis sécuritaires communs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur le conflit en cours au Moyen-Orient et ses conséquences potentielles sur le commerce et la stabilité régionale. Plus tard dans la semaine, le Premier ministre s'est rendu aux Émirats arabes unis pour une visite de travail visant à renforcer les relations bilatérales et la coopération économique. Au cours de cette visite, il s'est entretenu avec le président des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed Al Nahyan, sur le développement de la collaboration en matière d'investissement, de commerce, d'éducation et de stabilité régionale. « Une fraternité inébranlable, un partenariat fondé sur la confiance », a déclaré le Premier ministre, décrivant les relations entre les deux pays. Il a ajouté que la coopération avec les Émirats arabes unis continue de se développer dans les domaines de l'investissement, du commerce et des initiatives de développement qui soutiennent l'ambition de l'Éthiopie de bâtir une économie compétitive et dynamique. Ces dernières années, les Émirats arabes unis se sont imposés comme l'un des partenaires économiques les plus importants de l'Éthiopie, investissant dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, les infrastructures logistiques et l'agriculture. Investissements miniers majeurs La semaine a également été marquée par la signature d'importants accords d'investissement minier d'une valeur d'environ 4,2 milliards de dollars américains. Ces accords impliquent des investisseurs tels qu'Ethiopian Investment Holdings et des partenaires du secteur privé comme ZYTB DIM Metals and Minerals et Bero Mining. Les projets visent à développer d'importants gisements de minerai de fer, de potasse et d'or dans plusieurs régions du pays. Selon les autorités, ces investissements pourraient renforcer le secteur industriel éthiopien en fournissant des matières premières à la production nationale et en stimulant les recettes d'exportation. Le ministre des Mines, Habtamu Tegegne, a souligné l'importance d'un développement minier responsable. « Nos ressources minérales ont le potentiel de soutenir l'industrialisation, de générer des recettes d'exportation et de créer des emplois », a-t-il déclaré. Les analystes économiques notent que l'expansion de l'activité minière pourrait également contribuer à remédier aux pénuries persistantes de devises étrangères en Éthiopie en augmentant les recettes d'exportation. Un glissement de terrain tragique dans le sud de l'Éthiopie Malgré ces avancées économiques et diplomatiques, la semaine a été marquée par un glissement de terrain dévastateur dans la zone de Gamo, au sud de l'Éthiopie, qui a fait des victimes et détruit des habitations. À son retour des Émirats arabes unis, le Premier ministre Abiy Ahmed s'est rendu à Arba Minch pour évaluer la situation et rencontrer les familles sinistrées. La catastrophe a été provoquée par de fortes pluies saisonnières qui ont entraîné des inondations et des glissements de terrain dans plusieurs localités. Exprimant ses condoléances, le Premier ministre a déclaré : « Je suis profondément attristé par la perte de vies humaines parmi nos concitoyens.» Il a promis que le gouvernement apporterait son aide aux communautés touchées et mettrait en œuvre des mesures préventives à long terme. La Chambre des représentants du peuple d'Éthiopie a décrété un deuil national suite à la tragédie, et des équipes d'urgence ont été déployées pour acheminer l'aide humanitaire. Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a indiqué que les institutions gouvernementales coordonnaient les opérations de secours afin de soutenir les survivants et de reconstruire les infrastructures endommagées. Cette catastrophe met en lumière les risques croissants liés au changement climatique dans les régions montagneuses d'Éthiopie. L’augmentation de la variabilité des précipitations, la dégradation des sols et la déforestation ont accru le risque de glissements de terrain et d’inondations dans les zones vulnérables. Les autorités affirment que des systèmes d’alerte précoce plus performants, un reboisement accru et une meilleure gestion des terres seront essentiels pour réduire les risques de catastrophes futures. Célébration culturelle et cohésion sociale Parallèlement aux initiatives économiques, la célébration culturelle a également rappelé aux Éthiopiens l’importance de l’unité sociale. Le peuple Sidama a célébré le festival annuel Fichee Chambalaalla dans la ville d’Hawassa. Reconnu par l’UNESCO comme élément du patrimoine culturel immatériel, ce festival symbolise le renouveau, la réconciliation et la solidarité communautaire. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour des cérémonies traditionnelles, des concerts et des spectacles culturels marquant le Nouvel An Sidama. Cette célébration reflète les valeurs fondamentales d’unité, de pardon et d’harmonie communautaire qui continuent de façonner le paysage culturel diversifié de l’Éthiopie. Résumé de la semaine Dans leur ensemble, les événements de cette semaine mettent en lumière trois priorités clés qui définissent la trajectoire actuelle de l’Éthiopie. Premièrement, la transformation intérieure, impulsée par la modernisation urbaine, la gouvernance numérique et l’expansion des investissements économiques. Deuxièmement, une diplomatie active, visant à renforcer la stabilité régionale et à approfondir les partenariats internationaux. Troisièmement, un engagement humanitaire, en réponse aux catastrophes naturelles qui affectent les communautés vulnérables. Ces dynamiques parallèles révèlent les multiples dimensions de la transformation en cours en Éthiopie. Les investissements dans les mines, les infrastructures urbaines et les services numériques témoignent d'un effort ambitieux pour accélérer la croissance économique et renforcer les capacités institutionnelles.
Création de plateformes pour les partis politiques afin de présenter leurs programmes et leurs idées : Responsables des médias
Mar 14, 2026 515
Addis-Abeba, 14 mars 2026 (ENA) : - Des responsables des médias ont indiqué à l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA) qu’ils mettent en place des plateformes destinées à permettre aux partis politiques participant aux 7èmes élections générales de présenter au public leurs programmes et leurs visions politiques. Les médias jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement de la démocratie, en contribuant à sensibiliser les citoyens aux enjeux politiques et en leur offrant un espace d’expression libre. Pendant les périodes électorales, ils participent activement à l’éducation civique du public en assurant une couverture équilibrée des débats et des activités des différents partis, permettant ainsi aux électeurs de faire des choix éclairés. Des responsables du secteur ont souligné auprès de l’ENA que les médias portent une responsabilité importante dans la promotion d’un processus électoral libre, équitable et démocratique. Tefera Bekele, directeur général adjoint de la division de l’information de l’ENA, a déclaré que les médias constituent des instruments essentiels pour la consolidation du système démocratique et qu’ils contribuent de manière constructive au bon déroulement des élections. Dans cette optique, l’Agence de nouvelle éthiopienne a mis en place une cellule électorale chargée de couvrir les 7èmes élections générales. Un plan de travail a été élaboré pour assurer la couverture des différentes phases du processus électoral : la période préélectorale, le jour du scrutin et la phase postélectorale. L’agence s’engage ainsi à fournir des reportages rapides et de qualité sur l’actualité électorale et les sujets connexes, diffusés en langues locales et internationales. Les élections générales, prévues pour le 1er juin 2026, se dérouleront dans un contexte où les attentes du public à l’égard de pratiques démocratiques crédibles sont particulièrement élevées. Avec des institutions électorales qui renforcent progressivement leur indépendance et leurs capacités opérationnelles, ce scrutin devrait constituer un indicateur important de la maturité démocratique de l’Éthiopie et de la solidité de ses institutions de gouvernance. Le gouvernement a, à plusieurs reprises, réaffirmé sa détermination à instaurer un environnement favorable à l’organisation d’élections libres, équitables et crédibles. Dans ce contexte, les médias occupent une place centrale en offrant aux partis politiques des espaces de débat et de présentation de leurs programmes aux électeurs, à mesure que la campagne électorale s’intensifie. Bekri Nasir, responsable du service des élections à la Société de radiodiffusion éthiopienne (EBC), a indiqué que l’institution s’appuie sur l’expérience acquise lors des 6èmes élections générales et prépare l’organisation d’un forum de débat en parallèle de sa couverture du processus électoral. Il a également précisé que l’EBC met en place une plateforme multilingue visant à renforcer le système multipartite et à promouvoir une compétition politique fondée sur les idées. De son côté, Dawit Mesfin, directeur général adjoint de Fana Media Corporation, a affirmé que les plateformes mises en place par la société pour les partis politiques concurrents jouent un rôle essentiel en aidant les citoyens à mieux comprendre les différentes alternatives politiques. Selon lui, ces plateformes offrent aux partis la possibilité de présenter librement leurs programmes au public grâce à une répartition équitable du temps d’antenne, permettant ainsi aux citoyens de voter en connaissance de cause lors des 7èmes élections générales. Il a également souligné que l’environnement médiatique actuel contribue à favoriser l’émergence d’une culture politique fondée sur la primauté des idées. Les nouvelles plateformes de débat politique mises en place par les médias marquent une rupture avec les pratiques antérieures de confrontation accusatrice et participent à l’instauration d’un climat démocratique prometteur. Les responsables des médias ont enfin réaffirmé leur engagement à continuer de soutenir une compétition politique constructive reposant sur la diversité et la richesse des idées.
Politique
Des élèves officiers kenyans en visite d’étude au ministère éthiopien des Affaires étrangères.
Mar 17, 2026 84
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - Des élèves officiers du Joint Command and Staff College (JCSC) du Kenya ont effectué ce jour une visite éducative au ministère éthiopien des Affaires étrangères. À cette occasion, le directeur général des Affaires africaines, Zerihun Abebe, a présenté aux participants — issus de plusieurs pays — l’engagement multidimensionnel de l’Éthiopie ainsi que son rôle stratégique au sein de la région. Il a notamment mis en avant la contribution du pays à la paix et à la stabilité régionales, en abordant des enjeux majeurs tels que la lutte contre le terrorisme, la sécurité maritime, les dynamiques en mer Rouge, ainsi que les questions liées au Nil et à d’autres priorités stratégiques. Les échanges ont également porté sur les perspectives de coopération entre l’Éthiopie et les pays africains, notamment dans le cadre de Union africaine et de Autorité intergouvernementale pour le développement, en vue de promouvoir une croissance partagée et une prospérité régionale. Des élèves officiers originaires du Kenya, de l’Ouganda, de la Zambie, de la Sierra Leone, du Burundi, du Rwanda, du Malawi et de la Tanzanie ont pris part à cette visite d’étude.
L’ONU désigne un nouveau Coordonnateur résident et humanitaire en Éthiopie
Mar 17, 2026 63
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a nommé le Nigérian Ozonnia Ojielo au poste de Coordonnateur résident et humanitaire des Nations Unies en Éthiopie. D’après un communiqué de Nations Unies en Éthiopie, M. Ojielo possède plus de 25 ans d’expérience dans les domaines du développement durable, de la gouvernance, de la consolidation de la paix et de la prévention des conflits. Au cours de sa carrière, il a dirigé un large portefeuille de programmes et projets des Nations Unies à l’échelle mondiale, couvrant quatre continents. Avant cette nomination, il occupait les fonctions de Coordonnateur résident des Nations Unies au Rwanda, où il a assuré la coordination stratégique de l’équipe de pays, renforcé les partenariats et travaillé étroitement avec les autorités nationales pour soutenir les priorités de développement. Il avait auparavant exercé des responsabilités similaires au Kirghizistan, en tant que Coordonnateur résident et représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement, tout en représentant également le Fonds des Nations Unies pour la population auprès de la République kirghize. Au sein du système onusien, il a également occupé plusieurs postes de direction au PNUD, notamment comme directeur du pôle Gouvernance et consolidation de la paix au centre régional pour l’Afrique basé à Addis-Abeba, ainsi que directeur de la prévention des conflits et du relèvement au siège du PNUD à New York. Par ailleurs, il a acquis une solide expérience de terrain en occupant des fonctions de direction au sein du PNUD au Kenya et au Ghana.
Le ministre de l’Eau et de l’Énergie affirme que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour lutter contre les effets du changement climatique.
Mar 16, 2026 453
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a indiqué que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour réduire les effets du changement climatique, notamment à travers l’Initiative de l'empreinte Verte et les programmes de gestion des bassins versants. Lors d’une réunion d’échange d’expériences organisée aujourd’hui à Addis-Abeba avec la Commission du cours d'eau du Zambèze (ZAMCOM), le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a souligné le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la gestion du fleuve Nil, rappelant que le pays contribue à près de 86 % du débit de ce cours d’eau vital. Selon lui, cette contribution confère à l’Éthiopie une responsabilité majeure dans les décisions relatives à la gestion de l’eau, essentielles pour l’avenir du Nil et le bien-être des pays riverains. Le ministre a mis en avant les défis croissants liés aux extrêmes climatiques, notamment les sécheresses et les inondations dévastatrices qui ont causé des pertes humaines et économiques importantes. Pour y répondre, le gouvernement éthiopien a lancé des mesures visant à renforcer la résilience nationale, améliorer la gestion de l’eau et accroître la capacité du pays à faire face aux chocs climatiques. Habtamu a également insisté sur les efforts visant à atteindre la souveraineté alimentaire à travers des pratiques agricoles durables, particulièrement pendant la saison sèche, lorsque l’usage efficace des ressources fluviales est crucial. Il a présenté les approches innovantes adoptées en matière de gestion de l’eau, notamment l’exploitation des ressources en eau souterraine et l’amélioration des systèmes d’irrigation, afin d’augmenter la productivité agricole tout en renforçant la résilience climatique. Le ministre a rappelé que l’Initiative pour un Héritage Vert et les programmes de gestion des bassins versants constituent des piliers essentiels de la stratégie environnementale nationale, visant à restaurer les écosystèmes et à améliorer les ressources en eau grâce à d’importants efforts de reboisement. Il a souligné que l’engagement politique fort a été déterminant pour le succès de ces initiatives, précisant que l’Éthiopie a planté plus de 48 milliards de semis d’arbres au cours des quatre dernières années. Parallèlement, le gouvernement élabore des cadres légaux pour protéger les écosystèmes fluviaux et assurer une gouvernance efficace des ressources en eau. Le ministre a encouragé la coopération internationale et le partage d’expériences, affirmant que l’Éthiopie est prête à partager ses connaissances en matière de gestion durable des ressources hydriques. De son côté, le secrétaire exécutif de la ZAMCOM, Felix Ngambgasi, a salué le succès de l’Initiative pour un Héritage Vert, qui met l’accent sur la restauration environnementale et la gestion durable de l’eau. Il a souligné que cette réunion offre une plateforme clé pour échanger sur les bonnes pratiques de gestion des ressources hydriques dans le bassin du Zambèze et renforcer la coopération entre les États riverains. Ngambgasi a mis en avant les grands projets hydroélectriques de l’Éthiopie, notamment le Grand Barrage de la Renaissance et le projet hydroélectrique de Gibe III, comme exemples de développement à grande échelle favorisant l’intégration régionale et la sécurité énergétique. Il a comparé ces initiatives aux barrages emblématiques du Zambèze, tels que Kariba et Cahora Bassa, qui ont soutenu l’approvisionnement en électricité et le développement économique en Afrique australe. Malgré ces succès, Ngambgasi a rappelé que la région du Zambèze reste confrontée à de nombreux défis, notamment la forte dépendance à l’agriculture pluviale, les sécheresses et inondations récurrentes, et la dégradation environnementale. Il a insisté sur la nécessité de stratégies globales pour lutter contre la pauvreté et protéger l’environnement, en appelant à davantage d’investissements dans les infrastructures et la gestion durable des ressources en eau. Le secrétaire exécutif a également salué l’initiative éthiopienne pour sa capacité à mobiliser des millions de citoyens dans des activités de restauration environnementale, déclarant : « Nous espérons tirer des leçons de l’expérience de l’Éthiopie sur la manière dont de tels programmes transformatifs peuvent générer des bénéfices environnementaux et socio-économiques durables. » La délégation de la ZAMCOM comprenait des représentants des pays du bassin du Zambèze, notamment l’Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.
Le Premier ministre Abiy Ahmed et le président russe Vladimir Poutine échangent par téléphone sur la coopération bilatérale
Mar 16, 2026 292
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu aujourd’hui par téléphone avec le président russe Vladimir Poutine pour discuter de questions bilatérales et de sujets d’intérêt commun. « Nous avons eu un échange téléphonique productif avec le président Poutine aujourd’hui, portant sur des questions bilatérales ainsi que sur d’autres domaines d’intérêt partagé », a déclaré le Premier ministre sur ses réseaux sociaux. Les deux dirigeants ont examiné la coopération actuelle entre l’Éthiopie et la Russie dans les secteurs politique, commercial, économique et humanitaire, en ligne avec les accords conclus après la visite du Premier ministre Abiy Ahmed à Moscou en septembre 2025. Ils ont réaffirmé leur volonté de renforcer les liens amicaux russo-éthiopiens et d’intensifier les échanges entre ministères et agences concernés. Plus tôt dans la journée, le président Poutine a présenté ses condoléances aux dirigeants éthiopiens à la suite d’une catastrophe naturelle meurtrière survenue dans le sud du pays. Dans un message relayé par l’ambassade de Russie en Éthiopie, il a exprimé sa profonde tristesse face aux conséquences tragiques des glissements de terrain et des inondations. « Veuillez recevoir mes sincères condoléances pour les tragiques conséquences des glissements de terrain et des inondations dans le sud de votre pays », a écrit Vladimir Poutine, s’adressant au Premier ministre Abiy Ahmed et au président Taye Atske- Sélassié. Il a également exprimé sa solidarité avec les familles des victimes : « Veuillez transmettre mes condoléances et mon soutien aux familles touchées, ainsi que mes vœux de prompt rétablissement à toutes les personnes blessées par la violence de ces catastrophes naturelles. » Cette catastrophe résulte de plusieurs jours de fortes pluies ayant provoqué des inondations et des glissements de terrain dévastateurs dans certaines parties de la zone de Gamo, dans le sud de l’Éthiopie, entraînant des pertes humaines ainsi que d’importants dégâts matériels et infrastructures.
Le Premier ministre Abiy appelle à une utilisation responsable du carburant dans un contexte de crise au Moyen-Orient.
Mar 16, 2026 142
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les distributeurs, les stations-service et les consommateurs à faire preuve de responsabilité dans l’utilisation des produits pétroliers, alors que la crise au Moyen-Orient perturbe l’approvisionnement mondial en pétrole. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a indiqué que les pays dépendants des importations de pétrole font face à des difficultés pour garantir des approvisionnements suffisants, en raison des tensions persistantes au Moyen-Orient. Il a ainsi appelé l’ensemble des parties concernées à faire preuve de prudence dans l’utilisation du carburant jusqu’au retour à une situation normale sur le marché de l’approvisionnement. Selon le chef du gouvernement, la crise au Moyen-Orient a compliqué l’accès au pétrole pour les pays importateurs. Il a donc souligné la nécessité d’adopter une utilisation rationnelle du carburant, en donnant la priorité aux besoins essentiels jusqu’à ce que les conditions d’approvisionnement se stabilisent. Le Premier ministre a également exhorté les distributeurs de carburant et les stations-service à agir avec responsabilité, en veillant à ce que les ressources disponibles soient orientées en priorité vers les services essentiels et les secteurs stratégiques. Enfin, Abiy Ahmed a invité les consommateurs à éviter toute utilisation superflue du carburant et à faire preuve de modération face à l’incertitude qui pèse actuellement sur le marché mondial du pétrole.
L’UE réaffirme sa volonté de renforcer un partenariat vieux de cinq décennies avec l’Éthiopie dans les domaines de la gouvernance et de la démocratie.
Mar 15, 2026 566
Addis-Abeba, le 15 mars 2026 (ENA) : - La délégation de l’Union européenne en Éthiopie a réitéré son engagement à approfondir sa coopération de longue date avec le pays, à l’occasion du cinquantième anniversaire de leur partenariat célébré en 2025. Dans un entretien accordé à ENA, Anna Lixi, cheffe de l’équipe Gouvernance et Paix, a mis en avant la profondeur et la diversité de cette collaboration, qui englobe aussi bien les institutions publiques que les organisations de la société civile (OSC). « La coopération entre l’Union européenne et l’Éthiopie s’appuie sur plusieurs décennies d’engagement partagé », a-t-elle affirmé. Elle a expliqué que l’Union européenne intervient dans différents contextes démocratiques et continue d’accompagner les efforts entrepris par l’Éthiopie dans ce domaine. « Nous travaillons étroitement avec diverses institutions nationales, notamment la Commission éthiopienne des droits de l’homme, le ministère de la Justice et la Cour suprême fédérale, en soutenant les réformes du système de justice pénale. Nous collaborons également avec la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) afin de renforcer les processus électoraux en préparation des septièmes élections générales prévues en 2026 », a-t-elle précisé. L’Éthiopie poursuit actuellement un vaste programme de réformes politiques et institutionnelles destiné à consolider la gouvernance démocratique, à renforcer l’État de droit et à promouvoir une participation citoyenne plus inclusive. Ces transformations incluent notamment la révision de cadres juridiques, le renforcement des capacités des organisations de la société civile et l’amélioration des compétences des institutions publiques afin de garantir la prestation de services et la protection des droits fondamentaux. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie de transition démocratique et de cohésion sociale à long terme, dans un contexte marqué par les défis politiques récents. Partenaire important de l’Éthiopie, l’Union européenne apporte un soutien actif à ces réformes. Selon Mme Lixi, la délégation européenne appuie particulièrement les initiatives gouvernementales, dont celles menées par la Commission nationale du dialogue, en mettant l’accent sur la transparence et l’inclusivité. « Nous finançons plusieurs projets et programmes destinés à promouvoir le dialogue national et à renforcer la bonne gouvernance. Notre ambition est d’accompagner et de soutenir les efforts du gouvernement éthiopien pour consolider la démocratie », a-t-elle indiqué. Entre 2023 et 2026, l’Union européenne a intensifié ses interventions dans le domaine de la réforme de la justice pénale. Elle apporte également un appui technique et matériel à la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) afin de garantir que les élections générales de 2026 se déroulent conformément aux standards internationaux. En parallèle du processus électoral, l’UE finance également les travaux de la Commission nationale du dialogue, une initiative considérée comme essentielle pour la stabilité du pays et la réconciliation nationale à long terme. Ce partenariat durable, fondé sur plus de cinquante ans de relations diplomatiques et de coopération, s’est progressivement transformé en une relation stratégique globale, reflétant l’engagement constant de l’Europe en faveur de la bonne gouvernance, des réformes démocratiques et d’une participation citoyenne inclusive en Éthiopie, a conclu Mme Lixi.
L'Éthiopie cette semaine
Mar 15, 2026 351
Mouvement de développement, partenariats stratégiques et glissement de terrain dévastateur Addis-Abeba, le 15 mars 2026 (ENA) : - Cette semaine en Éthiopie a illustré la complexité de la transformation que connaît le pays : projets de développement ambitieux, renforcement des partenariats diplomatiques et réponse humanitaire d’urgence à une catastrophe naturelle. D’importants investissements miniers de plusieurs milliards de dollars, de nouveaux projets de modernisation urbaine et une diplomatie régionale en pleine expansion témoignent de la volonté constante du gouvernement de poursuivre la transformation économique et de renforcer ses institutions. Parallèlement, un glissement de terrain meurtrier dans le sud du pays a brutalement rappelé la vulnérabilité environnementale des communautés rurales. Ensemble, ces événements illustrent les réalités d’un pays qui poursuit une modernisation rapide tout en faisant face aux pressions climatiques et à des défis sociaux de longue date. Alors même que l’Éthiopie poursuit des initiatives environnementales d’envergure, telles que la campagne « Empreinte verte », les risques liés au climat demeurent une préoccupation majeure. Modernisation urbaine et gouvernance numérique Le Premier ministre Abiy Ahmed a entamé la semaine par une visite d'inspection dans l'est de l'Éthiopie, se rendant dans les villes historiques de Dire Dawa et Harar afin d'examiner les projets en cours de développement urbain et de modernisation des services publics. À Dire Dawa, le Premier ministre a évalué l'avancement du programme d'aménagement du corridor de la ville, une initiative ambitieuse de rénovation urbaine visant à améliorer les espaces publics, la mobilité et l'activité commerciale. Ce projet comprend des allées piétonnes, des zones de loisirs, des zones commerciales et des bornes de recharge pour véhicules électriques, dans le but d'améliorer la qualité de vie urbaine et la vitalité économique. Le Premier ministre a également visité une initiative d'agriculture urbaine promouvant la production alimentaire locale au sein de la ville. Ce projet démontre comment l'agriculture à petite échelle peut renforcer la sécurité alimentaire urbaine tout en créant des emplois pour les habitants. Autre étape importante : le nouveau Centre de services publics unique MESOB, un bâtiment regroupant les services de plusieurs institutions gouvernementales en un seul lieu, simplifiant ainsi les démarches administratives pour les citoyens. Lors de sa visite des projets, le Premier ministre a souligné l'objectif plus large de cette initiative. « Nous œuvrons pour que nos villes deviennent des moteurs de productivité et des pôles d'opportunités pour leurs citoyens », a-t-il déclaré. « Le développement urbain doit améliorer la qualité de vie tout en renforçant la compétitivité économique. » Le programme de développement des corridors vise à étendre le réseau routier, à améliorer les systèmes de drainage, à organiser les zones commerciales et à créer des espaces verts publics afin de rendre les villes éthiopiennes plus fonctionnelles et respectueuses de l'environnement. À Harar, le Premier ministre a inspecté un centre de services intégré similaire, conçu pour rationaliser la prestation des services publics. Sa visite comprenait également des excursions vers des sites naturels et culturels emblématiques, tels que la grotte de Nasiol et le mont Kundudo. La transformation urbaine demeure un élément central du programme de développement de l'Éthiopie, à travers l'Initiative nationale de développement des corridors, qui modernise les infrastructures des principales villes et des axes de transport clés afin d'améliorer la mobilité, de renforcer les échanges commerciaux et d'élever le niveau de vie urbain. Le programme de modernisation de Harar est particulièrement original car il cherche à concilier l'amélioration des infrastructures et la préservation du patrimoine historique. Le célèbre quartier historique fortifié de Harar Jugol bénéficie d'améliorations en matière d'assainissement, de transport et d'infrastructures touristiques, tout en préservant son patrimoine architectural unique. Autre étape importante : l'inauguration du Centre de services unique Mesob, qui s'inscrit dans la stratégie de transformation numérique de l'Éthiopie, menée dans le cadre de l'initiative nationale « Éthiopie numérique ». Les services publics numériques redéfinissent de plus en plus la relation entre les citoyens et les institutions gouvernementales en réduisant les délais administratifs et en améliorant la transparence. Les autorités de Harar ont présenté le village modèle de Burqa Kebele, une initiative de développement visant à démontrer comment l'amélioration du logement et des infrastructures peut rehausser le niveau de vie tout en préservant les traditions culturelles. Le projet comprend des logements rénovés, des installations sanitaires améliorées, des routes pavées et un accès élargi aux services de santé et d'éducation. Diplomatie et partenariats stratégiques L'engagement diplomatique a également joué un rôle prépondérant cette semaine. À Djibouti, le Premier ministre Abiy Ahmed s'est joint au président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh et au président somalien Hassan Sheikh Mohamud pour une consultation tripartite axée sur la coopération régionale et la sécurité dans la Corne de l'Afrique. Les dirigeants ont discuté de l'évolution de la situation politique dans la région, de l'intégration économique entre pays voisins et des approches collectives face aux défis sécuritaires communs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur le conflit en cours au Moyen-Orient et ses conséquences potentielles sur le commerce et la stabilité régionale. Plus tard dans la semaine, le Premier ministre s'est rendu aux Émirats arabes unis pour une visite de travail visant à renforcer les relations bilatérales et la coopération économique. Au cours de cette visite, il s'est entretenu avec le président des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed Al Nahyan, sur le développement de la collaboration en matière d'investissement, de commerce, d'éducation et de stabilité régionale. « Une fraternité inébranlable, un partenariat fondé sur la confiance », a déclaré le Premier ministre, décrivant les relations entre les deux pays. Il a ajouté que la coopération avec les Émirats arabes unis continue de se développer dans les domaines de l'investissement, du commerce et des initiatives de développement qui soutiennent l'ambition de l'Éthiopie de bâtir une économie compétitive et dynamique. Ces dernières années, les Émirats arabes unis se sont imposés comme l'un des partenaires économiques les plus importants de l'Éthiopie, investissant dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, les infrastructures logistiques et l'agriculture. Investissements miniers majeurs La semaine a également été marquée par la signature d'importants accords d'investissement minier d'une valeur d'environ 4,2 milliards de dollars américains. Ces accords impliquent des investisseurs tels qu'Ethiopian Investment Holdings et des partenaires du secteur privé comme ZYTB DIM Metals and Minerals et Bero Mining. Les projets visent à développer d'importants gisements de minerai de fer, de potasse et d'or dans plusieurs régions du pays. Selon les autorités, ces investissements pourraient renforcer le secteur industriel éthiopien en fournissant des matières premières à la production nationale et en stimulant les recettes d'exportation. Le ministre des Mines, Habtamu Tegegne, a souligné l'importance d'un développement minier responsable. « Nos ressources minérales ont le potentiel de soutenir l'industrialisation, de générer des recettes d'exportation et de créer des emplois », a-t-il déclaré. Les analystes économiques notent que l'expansion de l'activité minière pourrait également contribuer à remédier aux pénuries persistantes de devises étrangères en Éthiopie en augmentant les recettes d'exportation. Un glissement de terrain tragique dans le sud de l'Éthiopie Malgré ces avancées économiques et diplomatiques, la semaine a été marquée par un glissement de terrain dévastateur dans la zone de Gamo, au sud de l'Éthiopie, qui a fait des victimes et détruit des habitations. À son retour des Émirats arabes unis, le Premier ministre Abiy Ahmed s'est rendu à Arba Minch pour évaluer la situation et rencontrer les familles sinistrées. La catastrophe a été provoquée par de fortes pluies saisonnières qui ont entraîné des inondations et des glissements de terrain dans plusieurs localités. Exprimant ses condoléances, le Premier ministre a déclaré : « Je suis profondément attristé par la perte de vies humaines parmi nos concitoyens.» Il a promis que le gouvernement apporterait son aide aux communautés touchées et mettrait en œuvre des mesures préventives à long terme. La Chambre des représentants du peuple d'Éthiopie a décrété un deuil national suite à la tragédie, et des équipes d'urgence ont été déployées pour acheminer l'aide humanitaire. Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a indiqué que les institutions gouvernementales coordonnaient les opérations de secours afin de soutenir les survivants et de reconstruire les infrastructures endommagées. Cette catastrophe met en lumière les risques croissants liés au changement climatique dans les régions montagneuses d'Éthiopie. L’augmentation de la variabilité des précipitations, la dégradation des sols et la déforestation ont accru le risque de glissements de terrain et d’inondations dans les zones vulnérables. Les autorités affirment que des systèmes d’alerte précoce plus performants, un reboisement accru et une meilleure gestion des terres seront essentiels pour réduire les risques de catastrophes futures. Célébration culturelle et cohésion sociale Parallèlement aux initiatives économiques, la célébration culturelle a également rappelé aux Éthiopiens l’importance de l’unité sociale. Le peuple Sidama a célébré le festival annuel Fichee Chambalaalla dans la ville d’Hawassa. Reconnu par l’UNESCO comme élément du patrimoine culturel immatériel, ce festival symbolise le renouveau, la réconciliation et la solidarité communautaire. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour des cérémonies traditionnelles, des concerts et des spectacles culturels marquant le Nouvel An Sidama. Cette célébration reflète les valeurs fondamentales d’unité, de pardon et d’harmonie communautaire qui continuent de façonner le paysage culturel diversifié de l’Éthiopie. Résumé de la semaine Dans leur ensemble, les événements de cette semaine mettent en lumière trois priorités clés qui définissent la trajectoire actuelle de l’Éthiopie. Premièrement, la transformation intérieure, impulsée par la modernisation urbaine, la gouvernance numérique et l’expansion des investissements économiques. Deuxièmement, une diplomatie active, visant à renforcer la stabilité régionale et à approfondir les partenariats internationaux. Troisièmement, un engagement humanitaire, en réponse aux catastrophes naturelles qui affectent les communautés vulnérables. Ces dynamiques parallèles révèlent les multiples dimensions de la transformation en cours en Éthiopie. Les investissements dans les mines, les infrastructures urbaines et les services numériques témoignent d'un effort ambitieux pour accélérer la croissance économique et renforcer les capacités institutionnelles.
Création de plateformes pour les partis politiques afin de présenter leurs programmes et leurs idées : Responsables des médias
Mar 14, 2026 515
Addis-Abeba, 14 mars 2026 (ENA) : - Des responsables des médias ont indiqué à l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA) qu’ils mettent en place des plateformes destinées à permettre aux partis politiques participant aux 7èmes élections générales de présenter au public leurs programmes et leurs visions politiques. Les médias jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement de la démocratie, en contribuant à sensibiliser les citoyens aux enjeux politiques et en leur offrant un espace d’expression libre. Pendant les périodes électorales, ils participent activement à l’éducation civique du public en assurant une couverture équilibrée des débats et des activités des différents partis, permettant ainsi aux électeurs de faire des choix éclairés. Des responsables du secteur ont souligné auprès de l’ENA que les médias portent une responsabilité importante dans la promotion d’un processus électoral libre, équitable et démocratique. Tefera Bekele, directeur général adjoint de la division de l’information de l’ENA, a déclaré que les médias constituent des instruments essentiels pour la consolidation du système démocratique et qu’ils contribuent de manière constructive au bon déroulement des élections. Dans cette optique, l’Agence de nouvelle éthiopienne a mis en place une cellule électorale chargée de couvrir les 7èmes élections générales. Un plan de travail a été élaboré pour assurer la couverture des différentes phases du processus électoral : la période préélectorale, le jour du scrutin et la phase postélectorale. L’agence s’engage ainsi à fournir des reportages rapides et de qualité sur l’actualité électorale et les sujets connexes, diffusés en langues locales et internationales. Les élections générales, prévues pour le 1er juin 2026, se dérouleront dans un contexte où les attentes du public à l’égard de pratiques démocratiques crédibles sont particulièrement élevées. Avec des institutions électorales qui renforcent progressivement leur indépendance et leurs capacités opérationnelles, ce scrutin devrait constituer un indicateur important de la maturité démocratique de l’Éthiopie et de la solidité de ses institutions de gouvernance. Le gouvernement a, à plusieurs reprises, réaffirmé sa détermination à instaurer un environnement favorable à l’organisation d’élections libres, équitables et crédibles. Dans ce contexte, les médias occupent une place centrale en offrant aux partis politiques des espaces de débat et de présentation de leurs programmes aux électeurs, à mesure que la campagne électorale s’intensifie. Bekri Nasir, responsable du service des élections à la Société de radiodiffusion éthiopienne (EBC), a indiqué que l’institution s’appuie sur l’expérience acquise lors des 6èmes élections générales et prépare l’organisation d’un forum de débat en parallèle de sa couverture du processus électoral. Il a également précisé que l’EBC met en place une plateforme multilingue visant à renforcer le système multipartite et à promouvoir une compétition politique fondée sur les idées. De son côté, Dawit Mesfin, directeur général adjoint de Fana Media Corporation, a affirmé que les plateformes mises en place par la société pour les partis politiques concurrents jouent un rôle essentiel en aidant les citoyens à mieux comprendre les différentes alternatives politiques. Selon lui, ces plateformes offrent aux partis la possibilité de présenter librement leurs programmes au public grâce à une répartition équitable du temps d’antenne, permettant ainsi aux citoyens de voter en connaissance de cause lors des 7èmes élections générales. Il a également souligné que l’environnement médiatique actuel contribue à favoriser l’émergence d’une culture politique fondée sur la primauté des idées. Les nouvelles plateformes de débat politique mises en place par les médias marquent une rupture avec les pratiques antérieures de confrontation accusatrice et participent à l’instauration d’un climat démocratique prometteur. Les responsables des médias ont enfin réaffirmé leur engagement à continuer de soutenir une compétition politique constructive reposant sur la diversité et la richesse des idées.
Social
Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses condoléances suite aux glissements de terrain survenus dans la zone de Gamo.
Mar 17, 2026 52
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - Profondément affecté par cette catastrophe, il a fait part de sa vive émotion après ces événements tragiques qui ont causé de nombreuses pertes humaines et contraint des milliers de personnes à se déplacer. Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, exprime sa profonde tristesse et ses sincères condoléances au Gouvernement et au peuple éthiopiens suite aux tragiques glissements de terrain survenus dans la zone de Gamo, qui ont coûté la vie à de nombreuses personnes et déplacé des milliers de familles après plusieurs jours de fortes pluies. Le Président présente ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés, tout en exprimant sa solidarité avec toutes les communautés touchées par la catastrophe. Mahmoud rend également hommage aux secouristes, aux travailleurs humanitaires et aux volontaires locaux qui œuvrent sans relâche pour secourir les survivants et apporter une aide aux personnes dans le besoin. La Commission de l'Union africaine se tient aux côtés de l'Éthiopie en cette période de deuil national et réaffirme son soutien aux efforts de secours et de reconstruction en cours. Le Président exprime également sa préoccupation face aux conséquences plus larges des graves inondations dans la région et souligne l'importance d'investir dans la gestion des risques de catastrophe, les systèmes d'alerte précoce et la résilience climatique afin de mieux protéger les populations contre la menace croissante des phénomènes météorologiques extrêmes.
Le président russe Vladimir Poutine a fait part de sa profonde tristesse après les tragiques glissements de terrain survenus dans le sud de l’Éthiopie.
Mar 16, 2026 69
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le président russe Vladimir Poutine a présenté ses condoléances aux autorités éthiopiennes après les glissements de terrain et les inondations dévastatrices dans le sud de l’Éthiopie, qui ont entraîné des pertes humaines et d’importants dégâts matériels. Dans un message de condoléances diffusé par l’ambassade de Russie en Éthiopie, le président russe Vladimir Poutine a exprimé sa profonde tristesse au Premier ministre Abiy Ahmed et au président Taye Atske Selassie suite à la catastrophe naturelle qui a frappé le sud de l’Éthiopie. « Veuillez recevoir mes sincères condoléances pour les tragiques conséquences des glissements de terrain et des inondations qui ont touché le sud de votre pays », a écrit le président Poutine. Il a également fait part de sa solidarité avec les familles des victimes et adressé ses vœux de rétablissement aux personnes blessées : « Transmettez mes condoléances et mon soutien aux familles touchées, ainsi que mes souhaits de prompt rétablissement à tous ceux affectés par cette catastrophe. » La tragédie fait suite à plusieurs jours de pluies intenses ayant provoqué des inondations et des glissements de terrain destructeurs dans certaines parties de la zone de Gamo, entraînant des pertes humaines et d’importants dégâts matériels. Les eaux de la rivière Kulfo ont débordé, détruisant des habitations, des terres agricoles et des infrastructures essentielles dans les quartiers voisins. Peu après son retour des Émirats arabes unis, le Premier ministre Abiy Ahmed s’est rendu à Arba Minch pour rendre hommage aux victimes et à leurs familles. Lors de sa visite, il a évalué les opérations d’urgence, les secours et les efforts de reconstruction en cours dans la zone de Gamo. Le kebele de Laka, dans le woreda de Gacha Baba, a été particulièrement touché, avec plusieurs habitants décédés lors du glissement de terrain. Les autorités et les équipes de secours poursuivent l’évaluation des dégâts, tandis que les communautés locales s’efforcent de se remettre des conséquences de cette catastrophe. En réponse à cette tragédie, la Chambre des représentants du peuple d'Éthiopie a décrété trois jours de deuil national.
La communauté Sidama d’Éthiopie a célébré son Nouvel An à travers le festival traditionnel Fichee-Chambalaalla, une fête reconnue par l’UNESCO.
Mar 15, 2026 326
Addis-Abeba, 15 mars 2026 (ENA) : - Les habitants de la région Sidama se sont rassemblés pour marquer cette célébration annuelle à travers des cérémonies colorées et des rituels ancestraux. Les festivités principales se sont déroulées à Hawassa et ont réuni des représentants des autorités fédérales et régionales, des anciens de la communauté, des chefs traditionnels Ayantus, des Abba Gadas, des jeunes ainsi que de nombreux invités. Lors de son intervention, le président de la Chambre de la Fédération, Agegnehu Teshager, a souligné que cette fête joue un rôle important dans le renforcement de la solidarité et de l’unité entre les différentes communautés. Il a présenté Fichee-Chambalaalla comme une célébration culturelle majeure en Éthiopie, riche en traditions et en symbolisme. Le festival a été inscrit en 2015 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, en reconnaissance de sa valeur culturelle et de son importance dans la préservation des traditions du peuple Sidama. Selon la tradition orale sidama, l’origine de Fichee remonte à l’histoire d’une femme mariée qui rendait visite chaque année à ses parents et à ses proches en apportant du buurisame, un plat traditionnel préparé à base de fausse banane, de lait et de beurre. Ce repas était ensuite partagé avec les voisins, incarnant la générosité et l’esprit de solidarité. Avec le temps, cette coutume s’est transformée en une grande fête marquant le Nouvel An sidama. Agegnehu Teshager a également indiqué que ce festival véhicule des valeurs essentielles telles que la solidarité, la paix et le pardon, invitant les communautés à oublier les différends du passé et à commencer la nouvelle année dans un esprit de réconciliation. Il a souligné que ces célébrations culturelles permettent aux enfants et aux jeunes générations de découvrir et de préserver leur héritage culturel, assurant ainsi la transmission des traditions. Le responsable a aussi insisté sur la nécessité de protéger le patrimoine culturel éthiopien, affirmant que les traditions reconnues par l’UNESCO, dont Fichee-Chambalaalla, représentent un important instrument de diplomatie culturelle qui mérite d’être valorisé et sauvegardé. Évoquant par ailleurs la situation nationale, il a souligné l’importance des prochaines élections générales pour consolider l’unité du pays et garantir une participation équitable. Il a appelé les citoyens à contribuer à un processus électoral pacifique et démocratique. D’après la Commission électorale nationale d’Éthiopie, plus de neuf millions de citoyens se sont inscrits durant la première semaine d’enregistrement pour les septièmes élections générales du pays. Les célébrations se poursuivent à Hawassa avec des spectacles traditionnels de Ketala, des courses de chevaux appelées Gugs ainsi que diverses activités culturelles réunissant des dirigeants et des représentants de nombreuses nations et nationalités d’Éthiopie.
Le Premier ministre Abiy Ahmed a exprimé sa profonde affliction à la suite des pertes humaines causées par un glissement de terrain meurtrier dans la zone de Gamo Zone.
Mar 14, 2026 292
Addis-Abeba, le 14 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a fait part de sa vive tristesse après les pertes humaines tragiques provoquées par un glissement de terrain soudain survenu à Gacho Baba et dans les districts voisins de la zone de Gamo. La catastrophe aurait été déclenchée par les fortes pluies de la saison des Belg. « C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris la perte de vies humaines parmi nos concitoyens, victimes d’un glissement de terrain soudain causé par les pluies saisonnières de Belg à Gacho Baba et dans d’autres districts de la zone de Gamo, dans la région du sud de l’Éthiopie », a déclaré le Premier ministre dans un message partagé sur les réseaux sociaux. Le chef du gouvernement a également réaffirmé la détermination des autorités à soutenir les populations touchées par cette catastrophe. Il a indiqué que l’État poursuivra ses efforts pour fournir l’assistance nécessaire aux citoyens affectés, tout en soulignant la nécessité de mener des études approfondies afin d’identifier des solutions durables. « Le gouvernement continuera d’apporter le soutien indispensable à nos concitoyens touchés. Des recherches et des actions appropriées devront également être menées afin de traiter ce problème de manière durable. Des mesures de prévention sont également essentielles », a-t-il souligné. Peu après son retour des Émirats arabes unis, le Premier ministre s’est rendu directement à Arba Minch afin de présenter ses condoléances aux familles des victimes et d’évaluer les opérations de secours et de reconstruction en cours dans les communautés touchées d’Arba Minch et de la zone de Gamo. Plusieurs jours de pluies intenses dans la région ont provoqué des inondations et des glissements de terrain destructeurs. La montée des eaux du fleuve Kulfo a également submergé des quartiers voisins, causant d’importants dégâts aux habitations, aux terres agricoles et aux infrastructures locales essentielles. Par ailleurs, la Chambre des représentants du peuple d’Éthiopie a décrété trois jours de deuil national à la suite de cette catastrophe. Selon le communiqué officiel de l’institution, le glissement de terrain s’est produit en début de semaine à Laka Kebele, dans le woreda de Gacha Baba, et a entraîné la mort de plusieurs habitants présents sur les lieux au moment du drame.
Économie
La recherche sur la productivité de la pomme de terre, levier clé de la souveraineté alimentaire, selon le ministre d’État.
Mar 17, 2026 47
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - Le ministre d’État à l’Agriculture, Melese Mekonnen, a affirmé que des progrès significatifs ont été réalisés pour renforcer la souveraineté alimentaire en Éthiopie, notamment grâce à l’amélioration de la productivité de la pomme de terre appuyée par la recherche scientifique. Ces déclarations ont été faites à l’occasion de l’ouverture d’un atelier national consacré à la recherche et au développement de la pomme de terre, réunissant à Addis-Abeba des chercheurs, des partenaires techniques et financiers, des responsables politiques et des représentants gouvernementaux. Dans son intervention, le ministre d’État a rappelé le rôle central de l’agriculture dans la sécurité alimentaire, la création d’emplois et la génération de devises. Il a souligné l’importance stratégique de la pomme de terre en Éthiopie, en raison de ses rendements élevés sur de petites superficies et sur des cycles de production courts, contribuant ainsi à l’alimentation des ménages et à l’approvisionnement industriel. Selon lui, le pays dispose du potentiel nécessaire pour devenir le premier producteur de pommes de terre en Afrique, à condition d’améliorer davantage la productivité et de développer des variétés performantes. Il a également indiqué que, au-delà de la consommation locale, la filière pomme de terre représente une opportunité importante pour les exportations et la mobilisation de devises étrangères, avec des efforts en cours pour valoriser davantage ce produit sur les marchés internationaux. De son côté, le professeur Nigussie Dechassa, directeur général de Institut éthiopien de recherche agricole, a précisé que les travaux de recherche ont permis de développer 45 variétés de pommes de terre adaptées aux conditions locales. Il a toutefois souligné que, malgré la disponibilité de technologies agricoles avancées, le potentiel du pays reste largement sous-exploité, en raison notamment des faiblesses de la chaîne de valeur. Selon lui, un écart important persiste entre la production actuelle et le potentiel réel, qui pourrait être comblé grâce à l’amélioration des systèmes semenciers, des pratiques agronomiques, de la gestion des ravageurs et maladies, ainsi qu’au renforcement de l’accès aux marchés et des infrastructures de transformation. Le chef de mission adjoint irlandais, Fergal Ryan, a pour sa part mis en avant l’expérience de Irlande dans le domaine agricole, soulignant que le pays produit aujourd’hui largement plus de denrées alimentaires qu’il n’en consomme. Il a relevé que l’Éthiopie s’affirme désormais comme un acteur majeur de l’agriculture commerciale et un exportateur important de produits alimentaires. La pomme de terre y joue un rôle crucial, tant pour la sécurité alimentaire que pour les revenus des petits exploitants. « Nous travaillons en partenariat avec le gouvernement éthiopien pour exploiter pleinement le potentiel de la pomme de terre, une culture nutritive, à haut rendement et résistante à la sécheresse », a-t-il déclaré, ajoutant qu’elle est facile à cultiver, à cuisiner et se conserve plus longtemps que de nombreuses autres cultures. Cet atelier de trois jours vise à évaluer les progrès réalisés dans la recherche et le développement de la pomme de terre en Éthiopie, tout en favorisant le partage d’expériences, d’innovations et de bonnes pratiques dans les domaines de la production, des semences, de la transformation et de la commercialisation.
L’Éthiopie franchit une nouvelle étape vers son autonomie logistique, selon le vice-Premier ministre.
Mar 17, 2026 48
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - En visitant le chantier de la ligne ferroviaire AMG-Indode — premier projet ferroviaire du pays entièrement financé par une entreprise privée nationale —, le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a affirmé que l’Éthiopie entamait une nouvelle phase décisive vers la souveraineté logistique, fondée sur une autonomie complète. « Ma présence aujourd’hui sur le site d’extension du port sec d’Indode ainsi que sur le chantier de la ligne AMG-Indode illustre clairement que les réformes économiques engagées en Éthiopie reposent sur des bases solides et produisent des résultats tangibles », a-t-il déclaré. Dans une publication partagée ce jour sur les réseaux sociaux, il a souligné que ce projet ferroviaire constitue une démonstration concrète de l’engagement du secteur privé dans le développement national. Son avancement, en avance sur le calendrier initial, reflète selon lui le principe clé défendu par le gouvernement : « planifier intégralement, du début à la fin ». Longue de 3 km, la ligne ferroviaire relie directement la zone industrielle de Gelan au réseau national, facilitant un transport plus rapide et plus rentable des marchandises, notamment des produits d’exportation à forte valeur ajoutée tels que le café, vers les marchés internationaux. Parallèlement, l’extension du port sec d’Indode permettra de multiplier par cinq la capacité de stockage des conteneurs, tout en réduisant considérablement les délais de chargement et de déchargement, passant de 10 heures à seulement 2 heures. Selon le vice-Premier ministre, ces avancées contribuent à moderniser le système logistique du pays en offrant des services plus rapides et plus compétitifs. Il a également souligné que ces investissements, financés localement, dépassent la simple amélioration opérationnelle en renforçant significativement la souveraineté économique de l’Éthiopie. Enfin, il a réaffirmé l’engagement total du gouvernement à consolider la position de l’Éthiopie en tant que principal hub commercial et industriel du continent africain.
La banque centrale éthiopienne met en avant la solidité du système financier face aux turbulences mondiales.
Mar 17, 2026 103
Addis-Abeba, le 17 mars 2026 (ENA) : - La Banque nationale d’Éthiopie (BNE) a publié son troisième Rapport sur la stabilité financière, dans lequel elle souligne la résilience du secteur financier du pays malgré un environnement économique international difficile. Couvrant l’exercice fiscal de juillet 2024 à juin 2025, le document fait état d’une amélioration notable des principaux indicateurs macroéconomiques, notamment une croissance plus dynamique et un net recul de l’inflation. Élaboré conformément au mandat de la banque centrale de préserver la stabilité financière, ce rapport propose une analyse approfondie des risques, des vulnérabilités et de la santé globale du système. Il vise à éclairer les autorités de régulation, les décideurs, les investisseurs et les autres parties prenantes, tout en renforçant la confiance des déposants et en favorisant une croissance économique durable. Durant la période étudiée, l’économie éthiopienne a évolué dans un contexte mondial marqué par un ralentissement de la croissance, des tensions géopolitiques persistantes et divers chocs externes. Malgré ces contraintes, la banque centrale souligne des progrès macroéconomiques significatifs : accélération de la croissance, ralentissement de l’inflation et introduction de taux d’intérêt réels positifs, améliorant ainsi l’efficacité de la politique monétaire. La situation budgétaire s’est également améliorée, avec une réduction des déficits et une meilleure soutenabilité de la dette publique, contribuant à atténuer les vulnérabilités et à renforcer la stabilité financière globale. Le secteur bancaire est demeuré solide, avec des performances en hausse sur l’ensemble des indicateurs clés, notamment en matière de fonds propres, de qualité des actifs, de liquidité et de rentabilité. Les tests de résistance relatifs aux risques de crédit, de liquidité et de change indiquent que les banques disposent d’une capacité suffisante pour faire face à d’éventuels chocs. Pour l’exercice 2025/26, les perspectives restent encourageantes, portées par la poursuite de la croissance, une inflation maîtrisée à un chiffre, l’expansion du crédit et l’augmentation des recettes en devises. La principale banque d’importance systémique du pays a réussi l’ensemble des tests de résistance réalisés en juin 2025, traduisant un faible niveau de risque systémique, même si les autorités appellent à une vigilance continue face aux risques de concentration. Les autres segments du secteur financier affichent également une bonne santé. La microfinance présente un faible niveau de risque, soutenue par des indicateurs solides, tandis que les sociétés de financement d’équipements bénéficient d’une situation financière stable et d’un faible risque de crédit. Le secteur des assurances demeure résilient, avec des performances positives en termes de liquidité, de rentabilité et de croissance des primes. Par ailleurs, le développement du marché des capitaux et du secteur de la sécurité sociale contribue à améliorer la liquidité, à réduire les coûts d’emprunt et à soutenir le financement public, notamment via les investissements en bons du Trésor. Les services financiers numériques ont connu une forte expansion, avec un volume de transactions ayant presque doublé pour dépasser 18 500 milliards de birrs. Si cette dynamique favorise l’inclusion financière et l’efficacité, elle accroît également les risques opérationnels, cybernétiques et de fraude, d’où la nécessité de renforcer les infrastructures technologiques, les compétences et les dispositifs de gestion des risques. En conclusion, le rapport souligne que le système financier éthiopien a enregistré une croissance soutenue de ses indicateurs de bilan et de sa rentabilité, tout en restant stable, solide et sûr, parallèlement aux progrès réalisés dans la mise en place du Fonds d’assurance-dépôts.
L’Éthiopie et Italie échangent sur le renforcement de leur coopération économique à Rome.
Mar 16, 2026 448
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Une délégation éthiopienne, dirigée par le ministre des Finances, Ahmed Shide, est actuellement à Rome pour des discussions de haut niveau visant à renforcer la coopération bilatérale entre l’Éthiopie et l’Italie. Selon un communiqué du ministère des Finances, cette visite se concentre sur le développement du partenariat économique et l’expansion des domaines de collaboration entre les deux pays. Dans le cadre de la mission, le ministre Ahmed Shide s’est entretenu avec Edmondo Cirielli, vice-ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et l’exploration de nouvelles opportunités de développement et d’échanges économiques. Les deux parties ont examiné les moyens de consolider le partenariat historique existant, en mettant l’accent sur la coopération économique, le développement, l’accroissement des investissements privés et la stabilité ainsi que l’intégration régionales. Lors de la rencontre, le ministre Ahmed Shide a présenté un point sur le programme de réformes macroéconomiques de l’Éthiopie, mettant en avant les efforts pour renforcer la stabilité macroéconomique, améliorer le climat des investissements et soutenir une croissance économique durable et inclusive. Il a également remercié l’Italie pour son soutien continu dans divers domaines de développement. De son côté, le vice-ministre Cirielli a félicité l’Éthiopie pour sa croissance économique robuste et a salué son rôle central dans la promotion de la stabilité dans la Corne de l’Afrique. Il a réaffirmé l’engagement politique ferme de l’Italie, au plus haut niveau, auprès de la Première ministre Giorgia Meloni, pour soutenir les priorités économiques et de développement de l’Éthiopie. Cirielli a également souligné que l’Italie continuerait de renforcer son engagement envers l’Éthiopie à travers des initiatives de coopération au développement et en encourageant une plus grande participation des investisseurs italiens dans l’économie éthiopienne. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider leur partenariat de longue date et se sont engagées à poursuivre une coopération étroite et mutuellement bénéfique.
Technologie
Le Premier ministre Abiy Ahmed effectue une visite au Centre de services numériques de Dire Mesob Digital Service Center.
Mar 8, 2026 139
Addis-Abeba, le 8 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a effectué une visite au Centre de services numériques de Dire Mesob Digital Service Center, une plateforme moderne destinée à fournir aux citoyens des services publics numériques dans environ 73 domaines. Situé dans la ville de Dire Dawa, le centre couvre une superficie de plus de 3 000 mètres carrés et comprend un bâtiment de cinq étages surmonté d’une terrasse. Conçu avec des infrastructures modernes, il vise à améliorer l’efficacité, l’accessibilité et la qualité des services publics. Le complexe dispose notamment d’un espace d’accueil, d’une garderie, d’un centre d’appels, de bureaux administratifs, de salles de formation, d’un centre d’information et de technologie, d’une salle de veille, d’une salle de réunion, ainsi que d’un parking et d’une cafétéria. Cette organisation permet aux citoyens d’accéder à plusieurs services administratifs dans un même lieu. Le Premier ministre est arrivé à Dire Dawa en début d’après-midi, accompagné de la Première dame Zinash Tayachew. À leur arrivée à l’aéroport, ils ont été accueillis par les autorités locales. Surnommée la « Reine du désert », la ville de Dire Dawa a réservé une réception au chef du gouvernement, mettant en valeur son riche héritage historique et culturel.
Des démarches sont actuellement engagées afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le développement des compétences numériques au sein de l’enseignement primaire.
Feb 26, 2026 283
Addis-Abeba, le 26 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Éducation a indiqué que des mesures sont en préparation afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le renforcement des compétences numériques parmi les piliers du programme national, et ce dès l’enseignement primaire. Muluneh Atnafu, responsable du e-learning et de l’Initiative des 5 millions de codeurs éthiopiens au sein du ministère, a indiqué à l’ENA que le développement du capital humain constitue la pierre angulaire de la réussite de la stratégie nationale de l'Ethiopie numerique 2030 ainsi que du vaste programme de réformes en cours. Il a expliqué que le ministère a adopté une approche résolument axée sur des objectifs précis afin de renforcer les connaissances et les compétences numériques à l’échelle nationale. Dans cette dynamique, des travaux sont en cours pour intégrer l’intelligence artificielle et la culture numérique dans le système éducatif, de la première à la douzième année. L’objectif est de préparer une génération non seulement familière avec les technologies, mais également capable de rivaliser sur la scène internationale. Parallèlement, des actions stratégiques ciblent aussi l’enseignement supérieur afin de consolider les compétences numériques des enseignants et des étudiants. Parmi les initiatives phares figure le programme des 5 millions de codeurs, conçu pour offrir des formations clés et réduire la fracture numérique à travers le pays. Le coordinateur a insisté sur l’importance de ces bases éducatives pour permettre au secteur de contribuer pleinement à l’économie nationale, l’intelligence artificielle occupant une place centrale dans la feuille de route Digital Ethiopia 2030. En mettant l’accent sur ces compétences stratégiques, l’Éthiopie ambitionne de former une jeunesse apte à évoluer et à innover dans l’environnement numérique contemporain.
À l’issue de discussions de haut niveau, le président israélien met en avant l’Éthiopie comme un partenaire stratégique majeur en Afrique.
Feb 25, 2026 239
Addis-Abeba, le 25 février 2026 (ENA) : - À l’issue d’une rencontre au sommet avec le Premier ministre Abiy Ahmed, le président israélien Isaac Herzog a salué l’Éthiopie comme un partenaire stratégique majeur d’Israël sur le continent africain. Dans un message publié sur son compte officiel X, le chef de l’État israélien a qualifié leurs échanges d’« excellents », mettant en avant la qualité du dialogue et la solidité des liens bilatéraux. Il a souligné que la relation entre les deux pays repose sur une coopération de longue date et offre des perspectives prometteuses pour l’avenir. « L’Éthiopie occupe une place centrale en Afrique et constitue, depuis des décennies, un partenaire clé pour l’État d’Israël », a affirmé le président Herzog. Il a réitéré la volonté d’Israël de renforcer sa présence diplomatique et économique sur le continent, en considérant l’Éthiopie comme un acteur incontournable de cette stratégie. Les discussions ont porté sur l’élargissement de la coopération dans des domaines prioritaires tels que l’innovation, la recherche scientifique, les technologies de pointe, l’agriculture, la sécurité alimentaire, ainsi que la gestion de l’eau et de l’énergie. Les deux dirigeants ont également examiné les moyens d’approfondir la collaboration régionale au bénéfice mutuel de leurs peuples. Au-delà des relations bilatérales, les échanges ont mis l’accent sur la promotion d’un partenariat fondé sur la paix, la solidarité et une dynamique régionale constructive. Le président israélien a exprimé son souhait de voir cette coopération se consolider davantage dans les années à venir. Au cours de sa visite, Isaac Herzog s’est recueilli au Memorial de la victoire d'Adoua, rendant hommage à l’histoire et à l’esprit d’indépendance de l’Éthiopie. Cette visite s’inscrit dans un contexte diplomatique particulièrement dynamique pour Addis-Abeba, qui s’affirme comme une plateforme majeure de dialogue international. Ces dernières semaines, la capitale éthiopienne a accueilli plusieurs dirigeants étrangers de premier plan. Parmi eux figurent le président turc Recep Tayyib Erdogan, dont la visite a abouti à la signature d’un mémorandum d’entente sur des projets conjoints dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, ainsi que la Première ministre italienne Giorgia meloni, venue coprésider le Sommet Italie-Afrique et promouvoir le « Plan Mattei » en faveur d’un partenariat durable avec le continent. Cette succession de visites de haut niveau confirme le statut d’Addis-Abeba, non seulement comme capitale politique de l’Éthiopie, mais également comme centre diplomatique continental, notamment en tant que siège de l’Union Africaine.
Selon le PNUD, l’Éthiopie s’emploie à transformer les Africains en acteurs de la production technologique plutôt qu’en simples consommateurs.
Feb 18, 2026 264
Addis-Abeba, le 18 fevrier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie jette les bases pour que les Africains deviennent des créateurs de technologies plutôt que de simples consommateurs.Ahunna Eziakonwa-Onochie, administratrice adjointe du PNUD et directrice régionale pour l’Afrique. Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Ahunna Eziakonwa-Onochie, administratrice adjointe du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l’Afrique, a salué la transformation numérique de l’Éthiopie, citant le soutien du PNUD au centre de données pour l’intelligence artificielle ainsi que la fourniture de matériel technologique. Elle a souligné l’engagement du gouvernement éthiopien à créer des fondations non seulement pour son pays, mais pour l’ensemble du continent. « Nous observons un engagement sérieux des autorités en matière de technologie et de gouvernance. Si les gouvernements ne s’impliquent pas dans la recherche, le développement et la gestion des données, nous serons condamnés à consommer uniquement la technologie produite ailleurs. Dans ce cas, la technologie devient une autre industrie extractive. C’est pourquoi l’Éthiopie pose les bases pour faire des Africains et des Éthiopiens des producteurs de technologie, et non de simples consommateurs », a-t-elle déclaré. Eziakonwa-Onochie a également salué la forte adoption de l’IA et de la science en Éthiopie, qu’elle considère comme un levier clé pour la transformation continentale. Elle a mis en avant le Centre de services MESOB à guichet unique, qui a permis de numériser la prestation des services publics, rendant leur accès plus rapide, transparent et moins susceptible de corruption, tout en améliorant la productivité économique. « La technologie peut transformer la gouvernance et la prestation de services, ce qui est essentiel pour stimuler l’économie », a-t-elle ajouté. Concernant la réforme économique en cours, elle a noté une transformation profonde pilotée par cette réforme. « Tous les partenaires l’ont saluée comme une approche disciplinée et efficace. » Grâce à ces réformes multidimensionnelles, l’Éthiopie est sur la voie d’une croissance à deux chiffres. « Nous attendons avec impatience de voir ce pays démontrer que l’Afrique peut croître à deux chiffres, et je pense que l’Éthiopie sera l’un des premiers à le prouver. » Sur le plan financier, Mme Eziakonwa-Onochie a insisté sur la nécessité de débloquer le capital africain, notant que l’investissement en Afrique ne reflète pas toujours le potentiel existant. « L’une des solutions est de renforcer nos institutions financières multilatérales africaines et de travailler ensemble pour les capitaliser. » Elle a également souligné le rôle stratégique du secteur privé, et en particulier du secteur financier, pour assurer la souveraineté économique de l’Afrique et réduire la dépendance aux architectures externes peu favorables au continent.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 640
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1834
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté. L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1332
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique. Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien. Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs. À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement. Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262. Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs. Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents. La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap. Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places. Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare. Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition. Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social. La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion. Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie. Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie. Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Le Premier ministre Abiy et le président de la CAF, Patrice Motsepe, ont échangé sur le développement du football sur le continent africain.
Nov 23, 2025 1688
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a eu, ce jour, un échange constructif avec le président de la Confédération africaine de football (CAF), Dr Patrice Motsepe. Les discussions ont porté sur l’état actuel du football africain ainsi que sur la contribution stratégique de l’Éthiopie à son essor. Dans un message partagé sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a confirmé la teneur positive de cette rencontre et en a résumé les principales conclusions : « Ce matin, j’ai eu une conversation productive avec le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, au sujet du développement du football africain et du rôle que peut jouer l’Éthiopie dans cette dynamique. Nous avons réaffirmé notre détermination à investir dans la jeunesse, à améliorer les infrastructures et à renforcer la collaboration avec la CAF afin de hisser le football africain au plus haut niveau international. »
Environnement
Le ministre de l’Eau et de l’Énergie affirme que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour lutter contre les effets du changement climatique.
Mar 16, 2026 453
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a indiqué que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour réduire les effets du changement climatique, notamment à travers l’Initiative de l'empreinte Verte et les programmes de gestion des bassins versants. Lors d’une réunion d’échange d’expériences organisée aujourd’hui à Addis-Abeba avec la Commission du cours d'eau du Zambèze (ZAMCOM), le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a souligné le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la gestion du fleuve Nil, rappelant que le pays contribue à près de 86 % du débit de ce cours d’eau vital. Selon lui, cette contribution confère à l’Éthiopie une responsabilité majeure dans les décisions relatives à la gestion de l’eau, essentielles pour l’avenir du Nil et le bien-être des pays riverains. Le ministre a mis en avant les défis croissants liés aux extrêmes climatiques, notamment les sécheresses et les inondations dévastatrices qui ont causé des pertes humaines et économiques importantes. Pour y répondre, le gouvernement éthiopien a lancé des mesures visant à renforcer la résilience nationale, améliorer la gestion de l’eau et accroître la capacité du pays à faire face aux chocs climatiques. Habtamu a également insisté sur les efforts visant à atteindre la souveraineté alimentaire à travers des pratiques agricoles durables, particulièrement pendant la saison sèche, lorsque l’usage efficace des ressources fluviales est crucial. Il a présenté les approches innovantes adoptées en matière de gestion de l’eau, notamment l’exploitation des ressources en eau souterraine et l’amélioration des systèmes d’irrigation, afin d’augmenter la productivité agricole tout en renforçant la résilience climatique. Le ministre a rappelé que l’Initiative pour un Héritage Vert et les programmes de gestion des bassins versants constituent des piliers essentiels de la stratégie environnementale nationale, visant à restaurer les écosystèmes et à améliorer les ressources en eau grâce à d’importants efforts de reboisement. Il a souligné que l’engagement politique fort a été déterminant pour le succès de ces initiatives, précisant que l’Éthiopie a planté plus de 48 milliards de semis d’arbres au cours des quatre dernières années. Parallèlement, le gouvernement élabore des cadres légaux pour protéger les écosystèmes fluviaux et assurer une gouvernance efficace des ressources en eau. Le ministre a encouragé la coopération internationale et le partage d’expériences, affirmant que l’Éthiopie est prête à partager ses connaissances en matière de gestion durable des ressources hydriques. De son côté, le secrétaire exécutif de la ZAMCOM, Felix Ngambgasi, a salué le succès de l’Initiative pour un Héritage Vert, qui met l’accent sur la restauration environnementale et la gestion durable de l’eau. Il a souligné que cette réunion offre une plateforme clé pour échanger sur les bonnes pratiques de gestion des ressources hydriques dans le bassin du Zambèze et renforcer la coopération entre les États riverains. Ngambgasi a mis en avant les grands projets hydroélectriques de l’Éthiopie, notamment le Grand Barrage de la Renaissance et le projet hydroélectrique de Gibe III, comme exemples de développement à grande échelle favorisant l’intégration régionale et la sécurité énergétique. Il a comparé ces initiatives aux barrages emblématiques du Zambèze, tels que Kariba et Cahora Bassa, qui ont soutenu l’approvisionnement en électricité et le développement économique en Afrique australe. Malgré ces succès, Ngambgasi a rappelé que la région du Zambèze reste confrontée à de nombreux défis, notamment la forte dépendance à l’agriculture pluviale, les sécheresses et inondations récurrentes, et la dégradation environnementale. Il a insisté sur la nécessité de stratégies globales pour lutter contre la pauvreté et protéger l’environnement, en appelant à davantage d’investissements dans les infrastructures et la gestion durable des ressources en eau. Le secrétaire exécutif a également salué l’initiative éthiopienne pour sa capacité à mobiliser des millions de citoyens dans des activités de restauration environnementale, déclarant : « Nous espérons tirer des leçons de l’expérience de l’Éthiopie sur la manière dont de tels programmes transformatifs peuvent générer des bénéfices environnementaux et socio-économiques durables. » La délégation de la ZAMCOM comprenait des représentants des pays du bassin du Zambèze, notamment l’Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.
La protection de la faune sauvage contribue à dynamiser le tourisme en Éthiopie.
Mar 12, 2026 103
Addis-Abeba, le 12 mars 2026 (ENA) : - D’après le ministère du Tourisme, les efforts de conservation de la faune et des ressources naturelles ont favorisé le développement de l’écotourisme et renforcé la position de l’Éthiopie comme destination touristique. Lors de la cérémonie célébrant le 60ᵉ anniversaire de l’Autorité éthiopienne de conservation de la faune sauvage, le ministre d’État au Tourisme, Sileshi Girma, a souligné le rôle majeur de l’institution dans la protection de la faune sauvage, des ressources naturelles et des écosystèmes du pays au fil des décennies. Il a rappelé que, grâce à une étroite collaboration avec les professionnels du secteur, l’Autorité avait contribué de manière significative à la préservation de la biodiversité, faisant de l’Éthiopie l’un des pays africains les plus riches en ressources naturelles. Le ministre a également mis en avant le potentiel touristique du pays, affirmant que les initiatives de conservation avaient ouvert de nouvelles perspectives pour le développement de l’écotourisme, stimulant l’arrivée de visiteurs, augmentant les recettes en devises étrangères et générant des emplois pour les citoyens. Il a toutefois insisté sur les défis persistants, tels que le braconnage, le commerce illégal d’espèces sauvages et le changement climatique, appelant la communauté, les partenaires internationaux et l’ensemble des parties prenantes à renforcer leur engagement en faveur d’une conservation durable. De son côté, le directeur général de l’Autorité, Kumera Wakjira, a présenté un bilan des six dernières décennies, citant notamment la création de parcs nationaux, la protection des ressources naturelles et les actions contre le commerce illégal d’espèces sauvages. Selon lui, 87 aires de conservation ont été recensées à travers le pays, sur la base de données scientifiques rigoureuses, témoignant des efforts soutenus de l’Autorité pour sauvegarder le patrimoine naturel de l’Éthiopie.
Les initiatives communautaires de protection de l’environnement et d’adaptation climatique en Éthiopie sont saluées comme un exemple pour l’Afrique de l’Est.
Mar 8, 2026 157
Addis-Abeba, le 8 mars 2026 (ENA) : - Les initiatives communautaires menées en Éthiopie dans les domaines de la protection de l’environnement et de l’adaptation au changement climatique sont désormais considérées comme un exemple inspirant pour les pays d’Afrique de l’Est, selon le Fonds pour l'environnement mondial (FEM). Lors d’un entretien accordé à ENA à Addis-Abeba, Jonky Tenou, spécialiste principal de l’environnement et coordinateur du FEM pour l’Afrique, a indiqué que les programmes environnementaux basés sur la participation des communautés en Éthiopie offrent des solutions concrètes pouvant servir de référence pour d’autres pays de la région. Il a expliqué que ces résultats constituent une base importante pour la prochaine phase de financement du FEM, connue sous le nom de FEM-9, dont les nouvelles allocations devraient être confirmées à partir de juillet prochain. Ces déclarations ont été faites à l’issue d’un atelier régional de quatre jours organisé par le FEM et réunissant des représentants de 14 pays d’Afrique de l’Est. La rencontre a permis d’échanger sur le financement climatique, la coopération environnementale et les stratégies de développement durable dans la région. Au cours de cet atelier, les participants ont également effectué des visites de terrain sur des projets soutenus par le FEM, où ils ont pu constater comment la gestion durable de l’environnement contribue à améliorer les moyens de subsistance des populations locales tout en renforçant leur résilience face aux changements climatiques. Les délégués ont notamment observé des initiatives communautaires visant à moderniser la production de miel, ainsi que des projets liés à la transformation de l’injera et à des boulangeries communautaires utilisant des cultures locales pour améliorer la sécurité alimentaire et soutenir l’économie rurale. Selon Jonky Tenou, les résultats obtenus sur le terrain témoignent d’une transformation significative des conditions de vie des communautés locales, saluant l’engagement et l’efficacité des projets mis en œuvre en Éthiopie. Au cours des 35 dernières années, le FEM a accordé environ 148 millions de dollars de subventions pour soutenir 32 projets en Éthiopie, mobilisant près de 970 millions de dollars supplémentaires de cofinancement provenant de partenaires de développement. Actuellement, 22 projets sont en cours dans le pays. Le coordinateur a toutefois rappelé que le changement climatique demeure un défi majeur pour l’Afrique et nécessite à la fois des mesures d’atténuation et d’adaptation. Le FEM soutient les pays à travers des financements visant à réduire les émissions de carbone et à renforcer leur capacité d’adaptation aux impacts climatiques. Il a également souligné que le financement international seul ne suffira pas à répondre aux besoins croissants du continent, appelant à une plus grande participation du secteur privé et à l’utilisation de mécanismes de financement mixte pour soutenir les solutions climatiques. De son côté, Mansur Desse, point focal opérationnel du FEM au ministère éthiopien de la Planification et du Développement, a affirmé que l’engagement de l’Éthiopie à appliquer les accords internationaux sur le climat produit déjà des résultats positifs en matière de développement. Il a ajouté que les projets présentés lors de l’atelier illustrent l’expérience pratique du pays, qui pourrait servir de référence pour d’autres nations d’Afrique de l’Est dans leurs efforts de développement durable.
Un expert agricole de la Banque mondiale salue l’agriculture intelligente face au climat en Éthiopie.
Mar 6, 2026 110
Addis-Abeba, le 6 mars 2026 (ENA) : - Tim Robertson, spécialiste agricole principal à la Banque mondiale, a salué l’excellent travail de l’Éthiopie dans le développement de ses capacités en agriculture intelligente face au climat. L’Éthiopie enregistre des avancées notables dans l’agriculture intelligente face au climat (CSA) afin de faire face à sa forte exposition aux effets du changement climatique. Les initiatives menées dans ce domaine visent notamment à accroître la productivité agricole, renforcer la résilience des systèmes de production et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Parmi les progrès les plus marquants figurent l’introduction de variétés agricoles résistantes à la sécheresse, le développement de l’irrigation à petite échelle et les efforts de restauration des terres dégradées. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Tim Robertson, spécialiste agricole senior à la Banque mondiale, a salué les efforts déployés par l’Éthiopie pour renforcer ses capacités dans le domaine de l’agriculture intelligente face au climat. Tout en mettant en avant les initiatives réussies du pays dans ce secteur, il a souligné l’importance de veiller à ce que les bénéfices de ces programmes profitent à l’ensemble de la région, à l’instar de l’initiative Green Legacy. Le spécialiste a également insisté sur la nécessité de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement et les institutions régionales afin de consolider les acquis et de poursuivre sur la dynamique des succès enregistrés par l’Éthiopie. Par ailleurs, il a mis l’accent sur l’importance de renforcer les capacités des gouvernements à mettre en œuvre des pratiques d’agriculture intelligente face au climat dans toute l’Afrique de l’Est et australe. Selon lui, la Banque mondiale coopère avec les gouvernements afin d’attirer davantage d’investissements du secteur privé dans l’agriculture climato-intelligente, tout en favorisant le lien entre ces investissements et la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Robertson a également souligné la nécessité de stimuler davantage l’innovation, d’encourager l’utilisation de solutions numériques, de promouvoir les énergies durables et de renforcer l’adoption de pratiques agricoles adaptées au climat. Il a enfin insisté sur l’importance de consolider les partenariats et la coopération entre institutions, notant que le financement international de l’agriculture a connu d’importantes évolutions au cours de l’année écoulée. « L’une des choses que les institutions peuvent faire est d’examiner les moyens de travailler plus étroitement ensemble, de maximiser leur financement et leur valeur ajoutée, afin que nous avancions tous dans la même direction », a-t-il déclaré. Les principales initiatives de l’Éthiopie dans le domaine de l’agriculture intelligente face au climat comprennent notamment la feuille de route sur les engrais et la santé des sols, la mise en valeur de terres sous-utilisées, la stratégie d’autosuffisance en blé, l’initiative Green Legacy ainsi que le renforcement de la gestion des systèmes d’élevage afin d’accroître la résilience climatique.
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Un nouvel élan de développement est observé dans l’est de l’Éthiopie après une tournée d’inspection du Premier ministre Abiy sur les projets d’infrastructures et d’aménagement urbain.
Mar 12, 2026 97
Le Premier ministre Abiy Ahmed poursuit la mise en œuvre d’un vaste programme de transformation nationale qui redessine progressivement le paysage économique et infrastructurel de l’Éthiopie. Au cours des sept dernières années, le chef du gouvernement a personnellement soutenu et supervisé une série de mégaprojets structurants visant à réorienter la trajectoire de développement du pays et à positionner la nation comme un centre émergent pour la réalisation de grands projets sur le continent africain. Adoptant un style de leadership pragmatique et proche du terrain, le Premier ministre a parcouru l’ensemble du territoire pour évaluer l’avancement de plusieurs initiatives stratégiques couvrant des secteurs clés tels que la production d’électricité, l’aviation, le gaz naturel, la fabrication d’engrais et le développement des corridors urbains. Dans cette dynamique, des programmes nationaux majeurs, notamment l’initiative Dine for the Nation et l’initiative Dine for Generation, ont également contribué à mobiliser des ressources et à accélérer le développement du tourisme durable ainsi que la valorisation de nouvelles destinations touristiques. Cette dynamique s’est une nouvelle fois illustrée lors de la récente visite de travail du Premier ministre dans l’est du pays, où il s’est rendu dans plusieurs villes importantes, notamment Dire Dawa et Harar. Cette tournée a permis de remettre au premier plan les perspectives de développement croissantes de la région. Elle a notamment mis en évidence des projets d’infrastructures structurants, des améliorations dans la prestation des services publics, l’émergence d’institutions de recherche et de savoir, ainsi que l’immense potentiel naturel et touristique encore largement inexploité de la région. À travers des inspections sur le terrain — incluant les projets d’aménagement de corridors urbains, des centres de services modernes, des infrastructures de recherche et des sites touristiques émergents — le Premier ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à transformer les réformes nationales en améliorations concrètes et visibles dans la vie quotidienne des citoyens. Transformation urbaine grâce aux corridors de développement L’un des temps forts de la visite a été l’inspection du projet d’aménagement du corridor urbain de Dire Dawa. Cette initiative vise à moderniser les infrastructures de la ville tout en améliorant l’environnement urbain et les espaces publics. Le projet a permis de transformer plusieurs quartiers en créant des espaces de loisirs aménagés, des corridors verts et des lieux de rassemblement communautaires. Il comprend également des équipements urbains modernes tels que des stations de recharge pour véhicules électriques, des cafés, des espaces commerciaux et des voies piétonnes améliorées. Au-delà de l’embellissement urbain, l’initiative ambitionne de stimuler l’activité économique locale en créant de nouvelles opportunités commerciales pour les habitants et en renforçant l’attractivité de la ville en tant que centre commercial et touristique. Modernisation des services publics Lors de son séjour à Dire Dawa, le Premier ministre a également visité le centre de services intégré MESOB Service Center. Ce centre regroupe de nombreux services gouvernementaux sous un même toit, permettant aux citoyens d’accéder rapidement et efficacement à plusieurs démarches administratives. En simplifiant les procédures et en favorisant la numérisation des services, ces centres constituent une avancée importante dans les efforts du gouvernement pour moderniser la gouvernance et améliorer la qualité des services publics. Investir dans le savoir et la recherche Parmi les étapes marquantes de la visite figure également la bibliothèque Emerta Library, récemment construite à Dire Dawa. Cette infrastructure éducative peut accueillir jusqu’à 1 000 lecteurs simultanément et dispose d’une capacité de stockage pouvant atteindre un million d’ouvrages. Elle devrait devenir un centre majeur d’apprentissage, de recherche et d’innovation pour les étudiants, les chercheurs et la population locale. Les observateurs considèrent que ce type d’investissement reflète l’importance accordée au développement du capital humain, l’éducation et le savoir étant perçus comme des moteurs essentiels du progrès durable. Renforcer l’industrie par l’assurance qualité Le Premier ministre a également visité le laboratoire de l’Ethiopian Conformity Assessment Enterprise à Dire Dawa. Cet établissement fournit des services d’essais et de certification pour différents produits industriels et de consommation, notamment les huiles alimentaires, les produits pétroliers, les denrées alimentaires, les cosmétiques, les détergents et les matériaux de construction. En garantissant la conformité des produits locaux aux normes nationales, cette infrastructure contribue à renforcer la compétitivité industrielle du pays et à faciliter l’accès des produits éthiopiens aux marchés régionaux et internationaux. Valoriser le potentiel naturel et touristique Au-delà des infrastructures et des services publics, la visite a également mis en lumière le potentiel naturel et touristique considérable de l’est de l’Éthiopie. Lors de son déplacement, le Premier ministre a exploré plusieurs sites naturels, dont la Nasiol Cave, soulignant l’importance d’une cartographie scientifique systématique des ressources naturelles du pays. Selon lui, l’étude approfondie du patrimoine naturel de l’Éthiopie pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans les domaines du tourisme, de l’emploi et du développement économique local. Il a également appelé les universités et les institutions de recherche nationales à intensifier leurs travaux afin de documenter ces ressources et de produire ce qu’il a qualifié de « données souveraines », indispensables à l’élaboration de stratégies de développement fondées sur les réalités et les priorités nationales. Une vision globale du développement Dans l’ensemble, les projets inspectés lors de cette tournée illustrent la stratégie de développement globale du gouvernement visant à moderniser les infrastructures, renforcer les institutions et élargir les opportunités économiques à l’échelle nationale. Du développement des corridors urbains et des centres de services numériques aux infrastructures de savoir, en passant par les initiatives communautaires et les destinations touristiques émergentes, ces projets témoignent d’une approche multisectorielle du développement. La visite du Premier ministre a ainsi servi non seulement à évaluer l’avancement des projets en cours, mais aussi à réaffirmer la volonté de l’Éthiopie de valoriser pleinement son potentiel et de bâtir un avenir plus prospère pour l’ensemble de ses citoyens.
Éthiopie : les faits marquants de la semaine
Mar 7, 2026 117
Addis-Abeba, 7 mars 2026 (ENA) : - Entre mémoire historique, diplomatie active et réformes nationales, l’Éthiopie a connu une semaine riche en événements marquants sur les plans politique, économique et international. Dans un contexte mondial tendu, notamment au Moyen-Orient, le pays a mis en avant à la fois son héritage historique et ses ambitions de transformation. La commémoration d’Adoua au cœur de la semaine La célébration du 130e anniversaire de la victoire d’Adoua a dominé l’actualité nationale. Cette victoire historique, symbole de souveraineté et de résistance, continue d’inspirer l’identité nationale éthiopienne. Le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné que cette victoire illustre la détermination du peuple éthiopien à défendre son indépendance malgré ses diversités culturelles et religieuses. De son côté, le président Taye Atske Selassie a rappelé que l’esprit d’Adoua doit aujourd’hui servir de modèle pour renforcer l’unité nationale et promouvoir le développement économique et politique. Renforcement des relations avec l’Azerbaïdjan Sur le plan diplomatique, le Premier ministre Abiy Ahmed a effectué une visite officielle en Azerbaijan, où il s’est entretenu avec le président Ilham Aliyev. Les deux pays ont signé plusieurs accords de coopération couvrant notamment la défense, l’agriculture, les médias, la lutte contre la corruption et la promotion des investissements. Les discussions ont également porté sur la collaboration autour de la future conférence climatique mondiale. La délégation éthiopienne a visité des infrastructures stratégiques, dont le terminal énergétique de Sangachal et la zone économique d’Alat, afin d’explorer de nouvelles opportunités de coopération économique. Dialogue national et défis politiques Lors d’un entretien accordé à l’agence de presse nationale, Abiy Ahmed a insisté sur l’importance du dialogue pour résoudre les tensions politiques persistantes, notamment dans le nord du pays. Selon lui, la stabilité durable ne peut être obtenue uniquement par la force militaire ou les mécanismes institutionnels, mais doit reposer sur le dialogue, le compromis et la recherche d’un consensus national. Vers des élections plus technologiques Les préparatifs des prochaines élections générales progressent également. Les autorités annoncent une modernisation importante du processus électoral grâce aux technologies numériques. La présidente de la Commission électorale nationale indépendante, Melatwork Hailu, a indiqué que l’inscription des candidats et des électeurs sera largement digitalisée afin de renforcer la transparence et l’efficacité du processus. Accélération des projets ferroviaires Dans le domaine des infrastructures, l’Éthiopie poursuit l’expansion de son réseau ferroviaire. La Société des chemins de fer éthio-djiboutiens met notamment en avant la participation croissante d’ingénieurs et de techniciens locaux dans la réalisation des projets. Ces investissements visent à améliorer la logistique nationale, réduire les coûts de transport et renforcer le rôle du pays comme hub régional de transport. Entre héritage et transformation Au final, cette semaine illustre la volonté de l’Éthiopie de concilier mémoire historique et modernisation. Entre la célébration de la victoire d’Adoua, le renforcement des partenariats internationaux et les réformes internes, le pays poursuit ses efforts pour consolider son unité nationale et soutenir son développement.