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Les données statistiques et géospatiales, un atout pour les ambitions de développement de l’Éthiopie et de l’Afrique
Oct 23, 2026 10
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L’intégration des données statistiques et géospatiales, conjuguée à l’intelligence artificielle (IA), constitue un levier stratégique pour soutenir les ambitions de développement de l’Éthiopie et des autres pays africains, notamment en matière de croissance économique, de protection de l’environnement et d’attraction des investissements, a déclaré Dr Steve Bertrand Mbokoibara, économiste et directeur général de l’Institut national de la statistique de la République du Congo. S’exprimant lors d’un entretien accordé à l’ENA en marge de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Africa), organisée à Addis-Abeba, il a souligné l’importance de renforcer l’articulation entre les infrastructures statistiques et géospatiales afin d’améliorer la planification du développement et l’efficacité des politiques publiques. Selon lui, l’exploitation conjointe de ces données permet de mieux comprendre les interconnexions entre les secteurs productifs, de suivre les performances économiques et d’identifier les domaines présentant des opportunités d’investissement. « Ces outils peuvent permettre aussi bien à l’Éthiopie qu’aux autres pays africains de voir les interconnexions qui existent entre les différents réseaux de production et de faire en sorte que la croissance économique soit véritablement suivie à travers les données », a-t-il indiqué. Il a ajouté que les outils de comptabilité nationale, notamment les tableaux entrées-sorties, contribuent à analyser les relations entre les différents secteurs économiques et à orienter les investissements vers les domaines à fort potentiel. Abordant la durabilité environnementale, Dr Mbokoibara a mis en avant le rôle des données géospatiales dans la préservation des ressources naturelles, en particulier dans le suivi des forêts, des sols et des activités de reboisement. Il a notamment souligné la pertinence de ces outils pour accompagner des initiatives environnementales telles que l’Héritage vert de l’Éthiopie, qui vise à renforcer la couverture végétale et à promouvoir la préservation de l’environnement. « Les données géospatiales permettent de cartographier les forêts, de cartographier les sols, de contrôler la survie des arbres et de contrôler les aspects de déforestation à partir de l’imagerie satellitaire », a-t-il expliqué. Selon lui, ces informations permettent aux pouvoirs publics de mieux évaluer les résultats des initiatives environnementales et d’élaborer des politiques adaptées aux défis liés à la déforestation et à la gestion durable des ressources naturelles. Le responsable congolais a également insisté sur la contribution des données statistiques et géographiques à l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a expliqué que le croisement des données issues des recensements avec les informations géographiques permet de localiser les communautés, de mieux comprendre leurs besoins et d’orienter les interventions publiques vers les populations les plus vulnérables. « Les données permettent d’identifier le problème, pour aider les politiques à mieux orienter les actions publiques », a-t-il affirmé. Cette approche, a-t-il souligné, rejoint l’objectif de ne laisser personne de côté, inscrit dans les Objectifs de développement durable des Nations unies et dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Abordant les perspectives liées à l’innovation technologique, le directeur général a souligné la nécessité d’intégrer davantage l’intelligence artificielle dans les systèmes statistiques africains. Il a estimé que les pays doivent renforcer leurs capacités techniques et humaines afin de tirer pleinement parti des nouvelles technologies et de mieux répondre aux besoins croissants en matière de production et d’analyse des données. « L’idée, c’est que, à la fin des travaux, nous puissions avoir un consensus entre les différents États pour associer les infrastructures statistiques à l’infrastructure géospatiale, et pourquoi pas intégrer l’intelligence artificielle dans les productions de statistiques », a-t-il indiqué. La 10e session de StatCom-Africa offre ainsi aux pays africains une plateforme d’échange sur la modernisation des systèmes statistiques, l’intégration des données géospatiales et l’adoption des nouvelles technologies au service du développement durable. À travers ces discussions, l’enjeu est de renforcer les capacités nationales, de consolider la coopération entre les États et de faire des données fiables un instrument essentiel de la transformation économique et sociale de l’Afrique.
Le Premier ministre Abiy insiste sur la nécessité de renforcer les capacités locales pour stimuler le développement national
Oct 23, 2026 16
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA)Le Premier ministre Abiy Ahmed a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles et humaines nationales, d’améliorer la coordination entre les institutions gouvernementales et d’éliminer les obstacles systémiques afin d’accélérer le développement de l’Éthiopie. S’exprimant lors de l’inauguration du projet d’irrigation et d’approvisionnement en eau de Megech à Gondar, le Premier ministre a souligné que le progrès national durable dépendait du renforcement de l’expertise locale et de la réduction de la dépendance vis-à-vis des entités extérieures. Situé sur la rivière Megech, un affluent majeur du lac Tana dans la zone de Gondar-Nord de la région d’Amhara, ce projet vise à accroître la production agricole, à améliorer l’accès à l’eau potable et à stimuler l’activité économique. Avec une capacité de stockage de 185 millions de mètres cubes, le barrage devrait permettre d’irriguer plus de 17 000 hectares de terres agricoles, au bénéfice de dizaines de milliers d’agriculteurs. Il assurera également un approvisionnement fiable en eau potable à Gondar et aux villes voisines. Au-delà de l’irrigation et de l’approvisionnement en eau, le projet devrait créer de nouvelles opportunités économiques grâce au développement de l’agriculture urbaine, de la pêche et du tourisme, générant ainsi des emplois pour la jeunesse locale et soutenant l’économie régionale. S'exprimant lors de la cérémonie d'inauguration, le Premier ministre Abiy a souligné que le renforcement des capacités institutionnelles et humaines locales était essentiel pour garantir la mise en œuvre efficace des projets de développement. Il a cité le retard de 19 ans pris dans l'achèvement du projet de Megech comme exemple des faiblesses structurelles qui ont entravé la livraison dans les délais des infrastructures publiques. Il a déclaré que le gouvernement avait dû remplacer le maître d'œuvre et restructurer le processus de mise en œuvre pour mener le projet à bien. Le Premier ministre a identifié les retards et l’accumulation de projets inachevés comme des obstacles majeurs au développement national, soulignant la nécessité de s’attaquer aux défis institutionnels et administratifs sous-jacents. Il a également insisté sur l’importance d’une coordination efficace entre les gouvernements fédéral et régionaux, affirmant qu’une collaboration plus étroite et des efforts de mise en œuvre harmonisés sont nécessaires pour atteindre les objectifs de développement communs. Le Premier ministre Abiy a en outre souligné que les infrastructures de développement appartiennent à la collectivité et nécessitent une responsabilité collective pour leur protection et leur bonne utilisation. Il a exhorté les habitants de Gondar à jouer un rôle actif dans la sauvegarde du projet et à veiller à ce que ses bénéfices soient pérennisés. En conclusion de son allocution, le Premier ministre a mis en avant le lien étroit entre paix et développement, notant que le potentiel historique et civilisationnel de l’Éthiopie ne pourra être pleinement réalisé que lorsque la stabilité et le progrès économique avanceront de concert.
Le conseiller du Premier ministre, M. Getachew, souligne la position géopolitique cruciale de l'Éthiopie
Oct 23, 2026 28
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l’Afrique de l’Est, a mis en avant la position géopolitique cruciale de l’Éthiopie, soulignant que toute évolution politique, économique et sécuritaire dans le pays avait de graves répercussions sur l’ensemble de la région. Ces remarques ont été formulées lors du « Dialogue des envoyés spéciaux du Forum de Tana 2026 », organisé aujourd’hui dans la ville de Bahir Dar afin d’aborder les défis urgents en matière de sécurité régionale dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Parmi les intervenants figuraient Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l’Afrique de l’Est ; Guang Cong, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Corne de l’Afrique ; Frédéric Clavier, envoyé spécial de la France pour la Corne de l’Afrique ; l’ambassadeur Heiko Nitzschke, envoyé spécial de l’Allemagne pour la Corne de l’Afrique ; et Pekka Haavisto, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Soudan.   Faisant écho à ces préoccupations, l’ambassadeur Heiko Nitzschke, envoyé spécial allemand, a souligné le sentiment d’urgence accru chez les décideurs politiques européens et africains face à ces menaces sécuritaires qui se recoupent, notamment compte tenu de leur impact sur les voies commerciales mondiales transitant par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Il a insisté sur la nécessité d’initiatives de paix menées par la région et d’une intégration économique. Pekka Haavisto, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Soudan, a également souligné que les efforts diplomatiques internationaux et régionaux devaient s’aligner pour faire face aux crises complexes impliquant plusieurs États dans la Corne de l’Afrique. Pour sa part, Frédéric Clavier, envoyé spécial français pour la Corne de l’Afrique, a souligné qu’une coopération multilatérale renforcée était nécessaire pour stabiliser l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge. Par ailleurs, les intervenants ont mis en avant les principaux développements en matière d’infrastructures transfrontalières, de commerce et de connectivité, qui reflètent un engagement commun en faveur de l’intégration régionale et de la stabilité à long terme. S’exprimant lors de ce dialogue, M. Getachew a souligné que toute évolution politique, économique et sécuritaire en Éthiopie avait de profondes répercussions sur l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge. « L’Éthiopie est un pays trop important, et toute évolution qui s’y produira aura de graves répercussions sur le plan politique, économique et sécuritaire pour le reste de la région », a déclaré M. Getachew. Soulignant que l’Éthiopie est un pays de plus de 130 millions d’habitants dont l’économie figure parmi les plus dynamiques au monde, il a noté que ce pays n’est pas seulement une puissance économique, mais aussi un acteur essentiel pour la paix et la sécurité internationales. Il a insisté sur le fait qu’en tant que voisine de certaines des zones les plus instables de la région, la responsabilité de l’Éthiopie dans le maintien de la stabilité devient encore plus cruciale. Abordant les enjeux de sécurité intérieure, M. Getachew a souligné l’engagement du gouvernement éthiopien à résoudre les conflits par le dialogue pacifique et dans le cadre de mécanismes multilatéraux. « Un élément à prendre en compte, dans le cadre de la résolution des problèmes internes en Éthiopie, est la volonté du gouvernement de régler pacifiquement les conflits ou les sources potentielles de conflits par le dialogue », a-t-il déclaré, faisant référence aux efforts déployés pour résoudre le conflit dans le nord de l’Éthiopie grâce à la signature de l’accord de Pretoria. Il a toutefois averti que les efforts nationaux en faveur de la paix se heurtaient à de sérieux obstacles externes, soulignant l’ingérence d’acteurs régionaux. M. Getachew a notamment désigné l’Érythrée comme l’un des acteurs faisant preuve d’un « comportement récalcitrant » et continuant à « attiser la crise » dans la région. Il a exhorté la communauté internationale à adopter une approche globale qui distingue les initiatives de paix internes de la nécessité de s’opposer aux forces extérieures alimentant l’instabilité dans toute la Corne de l’Afrique, y compris au Soudan et en Somalie voisins. Soulignant à quel point les défis sécuritaires dans la Corne de l’Afrique, la mer Rouge et le Golfe s’entremêlent de plus en plus pour former une dynamique régionale complexe, l’envoyé spécial des Nations unies, Guang Cong, a qualifié la situation actuelle de « polycrise », notant que les conflits en cours au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie, ainsi que les menaces maritimes en mer Rouge, sont profondément liés. Il a insisté sur le fait que la résolution de ces crises nécessite une approche régionale coordonnée plutôt que des mesures isolées.
Le président ghanéen affirme que le barrage de Megech, en Éthiopie, inspire la relance d'un projet d'irrigation abandonné
Oct 23, 2026 25
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA)Le président ghanéen John Dramani Mahama a déclaré que le projet de barrage d’irrigation de Megech, en Éthiopie, l’avait incité à relancer le projet d’irrigation de Pwalugu, au Ghana, qui était au point mort depuis longtemps. Il a présenté ce mégaprojet de Megech comme un exemple inspirant montrant comment le développement de l’irrigation peut renforcer la sécurité alimentaire, stimuler la productivité agricole et être le moteur de la transformation économique de l’Afrique. S'exprimant aujourd'hui lors de l'inauguration du projet de barrage d'irrigation de Megech à Gondar, dans la région d'Amhara, M. Mahama a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed d'avoir relancé ce projet longtemps retardé. Il a déclaré que les efforts de développement actuellement menés par l'Éthiopie constituaient une source d'inspiration pour les dirigeants africains. « Je tiens, au nom du peuple ghanéen, à rendre hommage à mon frère, le Premier ministre Abiy, pour le travail tout à fait louable que vous avez accompli », a déclaré M. Mahama. « C’est le genre de dirigeants porteurs de changement dont nous avons besoin en Afrique », a-t-il ajouté. Le président ghanéen a déclaré que cette cérémonie l’avait incité à relancer le projet d’irrigation de Pwalugu, qui, selon lui, avait été tenté il y a plusieurs années mais avait ensuite été abandonné. Le projet ghanéen prévu associe l’irrigation à la production d’énergie solaire et hydroélectrique ; l’irrigation devrait couvrir environ 25 000 hectares de terres agricoles et contribuer à la sécurité alimentaire du pays. M. Mahama a déclaré que l’expérience de l’Éthiopie démontrait comment un engagement renouvelé pouvait transformer des projets d’infrastructure longtemps retardés en investissements apportant des avantages concrets aux citoyens. Rappelant que le projet de Megech avait débuté il y a 19 ans, il a précisé que celui-ci avait été relancé il y a environ trois ans sous la direction du Premier ministre Abiy. Il s’est félicité de pouvoir assister au déversement de l’eau destinée à l’irrigation et à l’approvisionnement en eau potable de Gondar et des communautés environnantes. Le barrage de Megech, d’une capacité de stockage de 185 millions de mètres cubes, devrait permettre d’irriguer plus de 17 000 hectares de terres agricoles, au bénéfice de dizaines de milliers d’agriculteurs, tout en élargissant l’accès à l’eau potable et en créant des opportunités dans les secteurs de la pêche, de l’agriculture, du tourisme et de l’emploi. Au-delà de son importance en matière de développement, M. Mahama a souligné le rôle historique de l’Éthiopie dans la lutte de l’Afrique contre la domination coloniale, décrivant ce pays comme un puissant symbole de la résistance africaine. Il a également rappelé que le Ghana était le premier pays d’Afrique subsaharienne à avoir accédé à l’indépendance vis-à-vis du pouvoir colonial, établissant un lien entre la lutte de libération du continent et la responsabilité qui incombe aux dirigeants d’aujourd’hui d’assurer la prospérité économique. « Nos premiers dirigeants se sont battus contre la domination coloniale, et nous nous sommes battus pour renverser le colonialisme et libérer le continent. Il nous incombe, à nous, les dirigeants d’aujourd’hui, d’apporter la transformation économique et la prospérité à nos peuples », a-t-il déclaré. M. Mahama a également souligné le lien historique entre Gondar et le Ghana, rappelant qu’une caserne au Ghana porte le nom de cette ville éthiopienne et a servi de quartier général à la Révolution du 31 décembre. Il a déclaré qu’il souhaitait depuis longtemps se rendre à Gondar après avoir découvert son histoire et sa civilisation à travers des livres, et s’est réjoui de pouvoir assister à l’inauguration du barrage. Faisant le bilan de sa nouvelle visite, M. Mahama a déclaré avoir été témoin de l’évolution du pays d’année en année.
Le directeur général du NISS, Redwan, réaffirme l'engagement de l'Éthiopie en faveur de la paix régionale
Oct 23, 2026 24
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général du Service national du renseignement et de la sécurité (NISS), Redwan Hussien, a réaffirmé l’engagement indéfectible de l’Éthiopie en faveur de la paix, de la stabilité et de l’intégration économique régionales dans toute la Corne de l’Afrique et le corridor de la mer Rouge. S’exprimant lors du « Dialogue des envoyés spéciaux » du Forum de Tana 2026, Redwan a souligné l’importance géopolitique cruciale et l’immense potentiel stratégique de la Corne de l’Afrique. Le chef des services de renseignement a précisé que la région disposait de vastes ressources inexploitées, notamment des minerais essentiels, des terres arables et de l’eau, ainsi que d’une situation géographique stratégique reliant les routes commerciales mondiales via la mer Rouge, la péninsule arabique, l’océan Indien et la mer Méditerranée. Toutefois, le chef du NISS a averti que la région se trouvait à un carrefour géopolitique périlleux.   Il a évoqué l’escalade des tensions alimentées par des griefs historiques, des conflits liés aux ressources, des troubles internes et des conflits complexes tant intra-étatiques qu’interétatiques, aggravés par les rivalités entre puissances étrangères et les menaces persistantes de l’extrémisme et du terrorisme. « Les ressources stratégiques et l’importance géographique de la région l’exposent depuis longtemps aux influences étrangères, alors que les grandes puissances mondiales et régionales se disputent son contrôle… créant ainsi une région extrêmement instable, sujette à une grave instabilité géopolitique », a déclaré M. Redwan. Abordant la question de la sécurité dans l’ensemble de la région de la mer Rouge, M. Redwan a souligné la militarisation croissante de la zone maritime et les perturbations des voies de navigation commerciales, en particulier la recrudescence des attaques et des blocus autour du détroit stratégique de Bab al-Mandeb. Il a insisté sur le fait que la protection des voies maritimes mondiales essentielles ne pouvait être confiée à une poignée de pays seulement. « La sécurité de la mer Rouge ne saurait être laissée à la seule gestion et à la seule protection de quelques États riverains », a affirmé M. Redwan, appelant plutôt à une approche collective et collaborative impliquant les États de la région et des partenaires internationaux fiables. En tant que pays enclavé dont la vitalité économique dépend fortement du commerce maritime de la mer Rouge, l’Éthiopie a un intérêt vital et une responsabilité à atténuer les menaces qui pèsent sur la sécurité régionale, a-t-il ajouté. Réaffirmant l’importance que l’Éthiopie accorde à un développement économique rapide et à une intégration régionale plus poussée, M. Redwan a souligné que pour naviguer dans le paysage géopolitique complexe de la Corne de l’Afrique, il fallait des idées innovantes et une stratégie à plusieurs volets. Il s'est dit convaincu que le « Dialogue des envoyés spéciaux » du Forum de Tana déboucherait sur des recommandations concrètes visant à harmoniser les initiatives de paix en cours et à renforcer la coopération entre les instances régionales et continentales. « Je réaffirme l'engagement indéfectible de l'Éthiopie en faveur de la paix régionale, et je me réjouis à l'idée de poursuivre notre collaboration au sein d'autres instances », a souligné M. Redwan.
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Les données statistiques et géospatiales, un atout pour les ambitions de développement de l’Éthiopie et de l’Afrique
Oct 23, 2026 10
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L’intégration des données statistiques et géospatiales, conjuguée à l’intelligence artificielle (IA), constitue un levier stratégique pour soutenir les ambitions de développement de l’Éthiopie et des autres pays africains, notamment en matière de croissance économique, de protection de l’environnement et d’attraction des investissements, a déclaré Dr Steve Bertrand Mbokoibara, économiste et directeur général de l’Institut national de la statistique de la République du Congo. S’exprimant lors d’un entretien accordé à l’ENA en marge de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Africa), organisée à Addis-Abeba, il a souligné l’importance de renforcer l’articulation entre les infrastructures statistiques et géospatiales afin d’améliorer la planification du développement et l’efficacité des politiques publiques. Selon lui, l’exploitation conjointe de ces données permet de mieux comprendre les interconnexions entre les secteurs productifs, de suivre les performances économiques et d’identifier les domaines présentant des opportunités d’investissement. « Ces outils peuvent permettre aussi bien à l’Éthiopie qu’aux autres pays africains de voir les interconnexions qui existent entre les différents réseaux de production et de faire en sorte que la croissance économique soit véritablement suivie à travers les données », a-t-il indiqué. Il a ajouté que les outils de comptabilité nationale, notamment les tableaux entrées-sorties, contribuent à analyser les relations entre les différents secteurs économiques et à orienter les investissements vers les domaines à fort potentiel. Abordant la durabilité environnementale, Dr Mbokoibara a mis en avant le rôle des données géospatiales dans la préservation des ressources naturelles, en particulier dans le suivi des forêts, des sols et des activités de reboisement. Il a notamment souligné la pertinence de ces outils pour accompagner des initiatives environnementales telles que l’Héritage vert de l’Éthiopie, qui vise à renforcer la couverture végétale et à promouvoir la préservation de l’environnement. « Les données géospatiales permettent de cartographier les forêts, de cartographier les sols, de contrôler la survie des arbres et de contrôler les aspects de déforestation à partir de l’imagerie satellitaire », a-t-il expliqué. Selon lui, ces informations permettent aux pouvoirs publics de mieux évaluer les résultats des initiatives environnementales et d’élaborer des politiques adaptées aux défis liés à la déforestation et à la gestion durable des ressources naturelles. Le responsable congolais a également insisté sur la contribution des données statistiques et géographiques à l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a expliqué que le croisement des données issues des recensements avec les informations géographiques permet de localiser les communautés, de mieux comprendre leurs besoins et d’orienter les interventions publiques vers les populations les plus vulnérables. « Les données permettent d’identifier le problème, pour aider les politiques à mieux orienter les actions publiques », a-t-il affirmé. Cette approche, a-t-il souligné, rejoint l’objectif de ne laisser personne de côté, inscrit dans les Objectifs de développement durable des Nations unies et dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Abordant les perspectives liées à l’innovation technologique, le directeur général a souligné la nécessité d’intégrer davantage l’intelligence artificielle dans les systèmes statistiques africains. Il a estimé que les pays doivent renforcer leurs capacités techniques et humaines afin de tirer pleinement parti des nouvelles technologies et de mieux répondre aux besoins croissants en matière de production et d’analyse des données. « L’idée, c’est que, à la fin des travaux, nous puissions avoir un consensus entre les différents États pour associer les infrastructures statistiques à l’infrastructure géospatiale, et pourquoi pas intégrer l’intelligence artificielle dans les productions de statistiques », a-t-il indiqué. La 10e session de StatCom-Africa offre ainsi aux pays africains une plateforme d’échange sur la modernisation des systèmes statistiques, l’intégration des données géospatiales et l’adoption des nouvelles technologies au service du développement durable. À travers ces discussions, l’enjeu est de renforcer les capacités nationales, de consolider la coopération entre les États et de faire des données fiables un instrument essentiel de la transformation économique et sociale de l’Afrique.
Le Premier ministre Abiy insiste sur la nécessité de renforcer les capacités locales pour stimuler le développement national
Oct 23, 2026 16
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA)Le Premier ministre Abiy Ahmed a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles et humaines nationales, d’améliorer la coordination entre les institutions gouvernementales et d’éliminer les obstacles systémiques afin d’accélérer le développement de l’Éthiopie. S’exprimant lors de l’inauguration du projet d’irrigation et d’approvisionnement en eau de Megech à Gondar, le Premier ministre a souligné que le progrès national durable dépendait du renforcement de l’expertise locale et de la réduction de la dépendance vis-à-vis des entités extérieures. Situé sur la rivière Megech, un affluent majeur du lac Tana dans la zone de Gondar-Nord de la région d’Amhara, ce projet vise à accroître la production agricole, à améliorer l’accès à l’eau potable et à stimuler l’activité économique. Avec une capacité de stockage de 185 millions de mètres cubes, le barrage devrait permettre d’irriguer plus de 17 000 hectares de terres agricoles, au bénéfice de dizaines de milliers d’agriculteurs. Il assurera également un approvisionnement fiable en eau potable à Gondar et aux villes voisines. Au-delà de l’irrigation et de l’approvisionnement en eau, le projet devrait créer de nouvelles opportunités économiques grâce au développement de l’agriculture urbaine, de la pêche et du tourisme, générant ainsi des emplois pour la jeunesse locale et soutenant l’économie régionale. S'exprimant lors de la cérémonie d'inauguration, le Premier ministre Abiy a souligné que le renforcement des capacités institutionnelles et humaines locales était essentiel pour garantir la mise en œuvre efficace des projets de développement. Il a cité le retard de 19 ans pris dans l'achèvement du projet de Megech comme exemple des faiblesses structurelles qui ont entravé la livraison dans les délais des infrastructures publiques. Il a déclaré que le gouvernement avait dû remplacer le maître d'œuvre et restructurer le processus de mise en œuvre pour mener le projet à bien. Le Premier ministre a identifié les retards et l’accumulation de projets inachevés comme des obstacles majeurs au développement national, soulignant la nécessité de s’attaquer aux défis institutionnels et administratifs sous-jacents. Il a également insisté sur l’importance d’une coordination efficace entre les gouvernements fédéral et régionaux, affirmant qu’une collaboration plus étroite et des efforts de mise en œuvre harmonisés sont nécessaires pour atteindre les objectifs de développement communs. Le Premier ministre Abiy a en outre souligné que les infrastructures de développement appartiennent à la collectivité et nécessitent une responsabilité collective pour leur protection et leur bonne utilisation. Il a exhorté les habitants de Gondar à jouer un rôle actif dans la sauvegarde du projet et à veiller à ce que ses bénéfices soient pérennisés. En conclusion de son allocution, le Premier ministre a mis en avant le lien étroit entre paix et développement, notant que le potentiel historique et civilisationnel de l’Éthiopie ne pourra être pleinement réalisé que lorsque la stabilité et le progrès économique avanceront de concert.
Le conseiller du Premier ministre, M. Getachew, souligne la position géopolitique cruciale de l'Éthiopie
Oct 23, 2026 28
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l’Afrique de l’Est, a mis en avant la position géopolitique cruciale de l’Éthiopie, soulignant que toute évolution politique, économique et sécuritaire dans le pays avait de graves répercussions sur l’ensemble de la région. Ces remarques ont été formulées lors du « Dialogue des envoyés spéciaux du Forum de Tana 2026 », organisé aujourd’hui dans la ville de Bahir Dar afin d’aborder les défis urgents en matière de sécurité régionale dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Parmi les intervenants figuraient Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l’Afrique de l’Est ; Guang Cong, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Corne de l’Afrique ; Frédéric Clavier, envoyé spécial de la France pour la Corne de l’Afrique ; l’ambassadeur Heiko Nitzschke, envoyé spécial de l’Allemagne pour la Corne de l’Afrique ; et Pekka Haavisto, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Soudan.   Faisant écho à ces préoccupations, l’ambassadeur Heiko Nitzschke, envoyé spécial allemand, a souligné le sentiment d’urgence accru chez les décideurs politiques européens et africains face à ces menaces sécuritaires qui se recoupent, notamment compte tenu de leur impact sur les voies commerciales mondiales transitant par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Il a insisté sur la nécessité d’initiatives de paix menées par la région et d’une intégration économique. Pekka Haavisto, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Soudan, a également souligné que les efforts diplomatiques internationaux et régionaux devaient s’aligner pour faire face aux crises complexes impliquant plusieurs États dans la Corne de l’Afrique. Pour sa part, Frédéric Clavier, envoyé spécial français pour la Corne de l’Afrique, a souligné qu’une coopération multilatérale renforcée était nécessaire pour stabiliser l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge. Par ailleurs, les intervenants ont mis en avant les principaux développements en matière d’infrastructures transfrontalières, de commerce et de connectivité, qui reflètent un engagement commun en faveur de l’intégration régionale et de la stabilité à long terme. S’exprimant lors de ce dialogue, M. Getachew a souligné que toute évolution politique, économique et sécuritaire en Éthiopie avait de profondes répercussions sur l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge. « L’Éthiopie est un pays trop important, et toute évolution qui s’y produira aura de graves répercussions sur le plan politique, économique et sécuritaire pour le reste de la région », a déclaré M. Getachew. Soulignant que l’Éthiopie est un pays de plus de 130 millions d’habitants dont l’économie figure parmi les plus dynamiques au monde, il a noté que ce pays n’est pas seulement une puissance économique, mais aussi un acteur essentiel pour la paix et la sécurité internationales. Il a insisté sur le fait qu’en tant que voisine de certaines des zones les plus instables de la région, la responsabilité de l’Éthiopie dans le maintien de la stabilité devient encore plus cruciale. Abordant les enjeux de sécurité intérieure, M. Getachew a souligné l’engagement du gouvernement éthiopien à résoudre les conflits par le dialogue pacifique et dans le cadre de mécanismes multilatéraux. « Un élément à prendre en compte, dans le cadre de la résolution des problèmes internes en Éthiopie, est la volonté du gouvernement de régler pacifiquement les conflits ou les sources potentielles de conflits par le dialogue », a-t-il déclaré, faisant référence aux efforts déployés pour résoudre le conflit dans le nord de l’Éthiopie grâce à la signature de l’accord de Pretoria. Il a toutefois averti que les efforts nationaux en faveur de la paix se heurtaient à de sérieux obstacles externes, soulignant l’ingérence d’acteurs régionaux. M. Getachew a notamment désigné l’Érythrée comme l’un des acteurs faisant preuve d’un « comportement récalcitrant » et continuant à « attiser la crise » dans la région. Il a exhorté la communauté internationale à adopter une approche globale qui distingue les initiatives de paix internes de la nécessité de s’opposer aux forces extérieures alimentant l’instabilité dans toute la Corne de l’Afrique, y compris au Soudan et en Somalie voisins. Soulignant à quel point les défis sécuritaires dans la Corne de l’Afrique, la mer Rouge et le Golfe s’entremêlent de plus en plus pour former une dynamique régionale complexe, l’envoyé spécial des Nations unies, Guang Cong, a qualifié la situation actuelle de « polycrise », notant que les conflits en cours au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie, ainsi que les menaces maritimes en mer Rouge, sont profondément liés. Il a insisté sur le fait que la résolution de ces crises nécessite une approche régionale coordonnée plutôt que des mesures isolées.
Le président ghanéen affirme que le barrage de Megech, en Éthiopie, inspire la relance d'un projet d'irrigation abandonné
Oct 23, 2026 25
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA)Le président ghanéen John Dramani Mahama a déclaré que le projet de barrage d’irrigation de Megech, en Éthiopie, l’avait incité à relancer le projet d’irrigation de Pwalugu, au Ghana, qui était au point mort depuis longtemps. Il a présenté ce mégaprojet de Megech comme un exemple inspirant montrant comment le développement de l’irrigation peut renforcer la sécurité alimentaire, stimuler la productivité agricole et être le moteur de la transformation économique de l’Afrique. S'exprimant aujourd'hui lors de l'inauguration du projet de barrage d'irrigation de Megech à Gondar, dans la région d'Amhara, M. Mahama a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed d'avoir relancé ce projet longtemps retardé. Il a déclaré que les efforts de développement actuellement menés par l'Éthiopie constituaient une source d'inspiration pour les dirigeants africains. « Je tiens, au nom du peuple ghanéen, à rendre hommage à mon frère, le Premier ministre Abiy, pour le travail tout à fait louable que vous avez accompli », a déclaré M. Mahama. « C’est le genre de dirigeants porteurs de changement dont nous avons besoin en Afrique », a-t-il ajouté. Le président ghanéen a déclaré que cette cérémonie l’avait incité à relancer le projet d’irrigation de Pwalugu, qui, selon lui, avait été tenté il y a plusieurs années mais avait ensuite été abandonné. Le projet ghanéen prévu associe l’irrigation à la production d’énergie solaire et hydroélectrique ; l’irrigation devrait couvrir environ 25 000 hectares de terres agricoles et contribuer à la sécurité alimentaire du pays. M. Mahama a déclaré que l’expérience de l’Éthiopie démontrait comment un engagement renouvelé pouvait transformer des projets d’infrastructure longtemps retardés en investissements apportant des avantages concrets aux citoyens. Rappelant que le projet de Megech avait débuté il y a 19 ans, il a précisé que celui-ci avait été relancé il y a environ trois ans sous la direction du Premier ministre Abiy. Il s’est félicité de pouvoir assister au déversement de l’eau destinée à l’irrigation et à l’approvisionnement en eau potable de Gondar et des communautés environnantes. Le barrage de Megech, d’une capacité de stockage de 185 millions de mètres cubes, devrait permettre d’irriguer plus de 17 000 hectares de terres agricoles, au bénéfice de dizaines de milliers d’agriculteurs, tout en élargissant l’accès à l’eau potable et en créant des opportunités dans les secteurs de la pêche, de l’agriculture, du tourisme et de l’emploi. Au-delà de son importance en matière de développement, M. Mahama a souligné le rôle historique de l’Éthiopie dans la lutte de l’Afrique contre la domination coloniale, décrivant ce pays comme un puissant symbole de la résistance africaine. Il a également rappelé que le Ghana était le premier pays d’Afrique subsaharienne à avoir accédé à l’indépendance vis-à-vis du pouvoir colonial, établissant un lien entre la lutte de libération du continent et la responsabilité qui incombe aux dirigeants d’aujourd’hui d’assurer la prospérité économique. « Nos premiers dirigeants se sont battus contre la domination coloniale, et nous nous sommes battus pour renverser le colonialisme et libérer le continent. Il nous incombe, à nous, les dirigeants d’aujourd’hui, d’apporter la transformation économique et la prospérité à nos peuples », a-t-il déclaré. M. Mahama a également souligné le lien historique entre Gondar et le Ghana, rappelant qu’une caserne au Ghana porte le nom de cette ville éthiopienne et a servi de quartier général à la Révolution du 31 décembre. Il a déclaré qu’il souhaitait depuis longtemps se rendre à Gondar après avoir découvert son histoire et sa civilisation à travers des livres, et s’est réjoui de pouvoir assister à l’inauguration du barrage. Faisant le bilan de sa nouvelle visite, M. Mahama a déclaré avoir été témoin de l’évolution du pays d’année en année.
Le directeur général du NISS, Redwan, réaffirme l'engagement de l'Éthiopie en faveur de la paix régionale
Oct 23, 2026 24
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général du Service national du renseignement et de la sécurité (NISS), Redwan Hussien, a réaffirmé l’engagement indéfectible de l’Éthiopie en faveur de la paix, de la stabilité et de l’intégration économique régionales dans toute la Corne de l’Afrique et le corridor de la mer Rouge. S’exprimant lors du « Dialogue des envoyés spéciaux » du Forum de Tana 2026, Redwan a souligné l’importance géopolitique cruciale et l’immense potentiel stratégique de la Corne de l’Afrique. Le chef des services de renseignement a précisé que la région disposait de vastes ressources inexploitées, notamment des minerais essentiels, des terres arables et de l’eau, ainsi que d’une situation géographique stratégique reliant les routes commerciales mondiales via la mer Rouge, la péninsule arabique, l’océan Indien et la mer Méditerranée. Toutefois, le chef du NISS a averti que la région se trouvait à un carrefour géopolitique périlleux.   Il a évoqué l’escalade des tensions alimentées par des griefs historiques, des conflits liés aux ressources, des troubles internes et des conflits complexes tant intra-étatiques qu’interétatiques, aggravés par les rivalités entre puissances étrangères et les menaces persistantes de l’extrémisme et du terrorisme. « Les ressources stratégiques et l’importance géographique de la région l’exposent depuis longtemps aux influences étrangères, alors que les grandes puissances mondiales et régionales se disputent son contrôle… créant ainsi une région extrêmement instable, sujette à une grave instabilité géopolitique », a déclaré M. Redwan. Abordant la question de la sécurité dans l’ensemble de la région de la mer Rouge, M. Redwan a souligné la militarisation croissante de la zone maritime et les perturbations des voies de navigation commerciales, en particulier la recrudescence des attaques et des blocus autour du détroit stratégique de Bab al-Mandeb. Il a insisté sur le fait que la protection des voies maritimes mondiales essentielles ne pouvait être confiée à une poignée de pays seulement. « La sécurité de la mer Rouge ne saurait être laissée à la seule gestion et à la seule protection de quelques États riverains », a affirmé M. Redwan, appelant plutôt à une approche collective et collaborative impliquant les États de la région et des partenaires internationaux fiables. En tant que pays enclavé dont la vitalité économique dépend fortement du commerce maritime de la mer Rouge, l’Éthiopie a un intérêt vital et une responsabilité à atténuer les menaces qui pèsent sur la sécurité régionale, a-t-il ajouté. Réaffirmant l’importance que l’Éthiopie accorde à un développement économique rapide et à une intégration régionale plus poussée, M. Redwan a souligné que pour naviguer dans le paysage géopolitique complexe de la Corne de l’Afrique, il fallait des idées innovantes et une stratégie à plusieurs volets. Il s'est dit convaincu que le « Dialogue des envoyés spéciaux » du Forum de Tana déboucherait sur des recommandations concrètes visant à harmoniser les initiatives de paix en cours et à renforcer la coopération entre les instances régionales et continentales. « Je réaffirme l'engagement indéfectible de l'Éthiopie en faveur de la paix régionale, et je me réjouis à l'idée de poursuivre notre collaboration au sein d'autres instances », a souligné M. Redwan.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 63454
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 43306
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Politique
Le conseiller du Premier ministre, M. Getachew, souligne la position géopolitique cruciale de l'Éthiopie
Oct 23, 2026 28
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l’Afrique de l’Est, a mis en avant la position géopolitique cruciale de l’Éthiopie, soulignant que toute évolution politique, économique et sécuritaire dans le pays avait de graves répercussions sur l’ensemble de la région. Ces remarques ont été formulées lors du « Dialogue des envoyés spéciaux du Forum de Tana 2026 », organisé aujourd’hui dans la ville de Bahir Dar afin d’aborder les défis urgents en matière de sécurité régionale dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Parmi les intervenants figuraient Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l’Afrique de l’Est ; Guang Cong, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Corne de l’Afrique ; Frédéric Clavier, envoyé spécial de la France pour la Corne de l’Afrique ; l’ambassadeur Heiko Nitzschke, envoyé spécial de l’Allemagne pour la Corne de l’Afrique ; et Pekka Haavisto, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Soudan.   Faisant écho à ces préoccupations, l’ambassadeur Heiko Nitzschke, envoyé spécial allemand, a souligné le sentiment d’urgence accru chez les décideurs politiques européens et africains face à ces menaces sécuritaires qui se recoupent, notamment compte tenu de leur impact sur les voies commerciales mondiales transitant par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Il a insisté sur la nécessité d’initiatives de paix menées par la région et d’une intégration économique. Pekka Haavisto, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Soudan, a également souligné que les efforts diplomatiques internationaux et régionaux devaient s’aligner pour faire face aux crises complexes impliquant plusieurs États dans la Corne de l’Afrique. Pour sa part, Frédéric Clavier, envoyé spécial français pour la Corne de l’Afrique, a souligné qu’une coopération multilatérale renforcée était nécessaire pour stabiliser l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge. Par ailleurs, les intervenants ont mis en avant les principaux développements en matière d’infrastructures transfrontalières, de commerce et de connectivité, qui reflètent un engagement commun en faveur de l’intégration régionale et de la stabilité à long terme. S’exprimant lors de ce dialogue, M. Getachew a souligné que toute évolution politique, économique et sécuritaire en Éthiopie avait de profondes répercussions sur l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge. « L’Éthiopie est un pays trop important, et toute évolution qui s’y produira aura de graves répercussions sur le plan politique, économique et sécuritaire pour le reste de la région », a déclaré M. Getachew. Soulignant que l’Éthiopie est un pays de plus de 130 millions d’habitants dont l’économie figure parmi les plus dynamiques au monde, il a noté que ce pays n’est pas seulement une puissance économique, mais aussi un acteur essentiel pour la paix et la sécurité internationales. Il a insisté sur le fait qu’en tant que voisine de certaines des zones les plus instables de la région, la responsabilité de l’Éthiopie dans le maintien de la stabilité devient encore plus cruciale. Abordant les enjeux de sécurité intérieure, M. Getachew a souligné l’engagement du gouvernement éthiopien à résoudre les conflits par le dialogue pacifique et dans le cadre de mécanismes multilatéraux. « Un élément à prendre en compte, dans le cadre de la résolution des problèmes internes en Éthiopie, est la volonté du gouvernement de régler pacifiquement les conflits ou les sources potentielles de conflits par le dialogue », a-t-il déclaré, faisant référence aux efforts déployés pour résoudre le conflit dans le nord de l’Éthiopie grâce à la signature de l’accord de Pretoria. Il a toutefois averti que les efforts nationaux en faveur de la paix se heurtaient à de sérieux obstacles externes, soulignant l’ingérence d’acteurs régionaux. M. Getachew a notamment désigné l’Érythrée comme l’un des acteurs faisant preuve d’un « comportement récalcitrant » et continuant à « attiser la crise » dans la région. Il a exhorté la communauté internationale à adopter une approche globale qui distingue les initiatives de paix internes de la nécessité de s’opposer aux forces extérieures alimentant l’instabilité dans toute la Corne de l’Afrique, y compris au Soudan et en Somalie voisins. Soulignant à quel point les défis sécuritaires dans la Corne de l’Afrique, la mer Rouge et le Golfe s’entremêlent de plus en plus pour former une dynamique régionale complexe, l’envoyé spécial des Nations unies, Guang Cong, a qualifié la situation actuelle de « polycrise », notant que les conflits en cours au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie, ainsi que les menaces maritimes en mer Rouge, sont profondément liés. Il a insisté sur le fait que la résolution de ces crises nécessite une approche régionale coordonnée plutôt que des mesures isolées.
Le président ghanéen affirme que le barrage de Megech, en Éthiopie, inspire la relance d'un projet d'irrigation abandonné
Oct 23, 2026 25
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA)Le président ghanéen John Dramani Mahama a déclaré que le projet de barrage d’irrigation de Megech, en Éthiopie, l’avait incité à relancer le projet d’irrigation de Pwalugu, au Ghana, qui était au point mort depuis longtemps. Il a présenté ce mégaprojet de Megech comme un exemple inspirant montrant comment le développement de l’irrigation peut renforcer la sécurité alimentaire, stimuler la productivité agricole et être le moteur de la transformation économique de l’Afrique. S'exprimant aujourd'hui lors de l'inauguration du projet de barrage d'irrigation de Megech à Gondar, dans la région d'Amhara, M. Mahama a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed d'avoir relancé ce projet longtemps retardé. Il a déclaré que les efforts de développement actuellement menés par l'Éthiopie constituaient une source d'inspiration pour les dirigeants africains. « Je tiens, au nom du peuple ghanéen, à rendre hommage à mon frère, le Premier ministre Abiy, pour le travail tout à fait louable que vous avez accompli », a déclaré M. Mahama. « C’est le genre de dirigeants porteurs de changement dont nous avons besoin en Afrique », a-t-il ajouté. Le président ghanéen a déclaré que cette cérémonie l’avait incité à relancer le projet d’irrigation de Pwalugu, qui, selon lui, avait été tenté il y a plusieurs années mais avait ensuite été abandonné. Le projet ghanéen prévu associe l’irrigation à la production d’énergie solaire et hydroélectrique ; l’irrigation devrait couvrir environ 25 000 hectares de terres agricoles et contribuer à la sécurité alimentaire du pays. M. Mahama a déclaré que l’expérience de l’Éthiopie démontrait comment un engagement renouvelé pouvait transformer des projets d’infrastructure longtemps retardés en investissements apportant des avantages concrets aux citoyens. Rappelant que le projet de Megech avait débuté il y a 19 ans, il a précisé que celui-ci avait été relancé il y a environ trois ans sous la direction du Premier ministre Abiy. Il s’est félicité de pouvoir assister au déversement de l’eau destinée à l’irrigation et à l’approvisionnement en eau potable de Gondar et des communautés environnantes. Le barrage de Megech, d’une capacité de stockage de 185 millions de mètres cubes, devrait permettre d’irriguer plus de 17 000 hectares de terres agricoles, au bénéfice de dizaines de milliers d’agriculteurs, tout en élargissant l’accès à l’eau potable et en créant des opportunités dans les secteurs de la pêche, de l’agriculture, du tourisme et de l’emploi. Au-delà de son importance en matière de développement, M. Mahama a souligné le rôle historique de l’Éthiopie dans la lutte de l’Afrique contre la domination coloniale, décrivant ce pays comme un puissant symbole de la résistance africaine. Il a également rappelé que le Ghana était le premier pays d’Afrique subsaharienne à avoir accédé à l’indépendance vis-à-vis du pouvoir colonial, établissant un lien entre la lutte de libération du continent et la responsabilité qui incombe aux dirigeants d’aujourd’hui d’assurer la prospérité économique. « Nos premiers dirigeants se sont battus contre la domination coloniale, et nous nous sommes battus pour renverser le colonialisme et libérer le continent. Il nous incombe, à nous, les dirigeants d’aujourd’hui, d’apporter la transformation économique et la prospérité à nos peuples », a-t-il déclaré. M. Mahama a également souligné le lien historique entre Gondar et le Ghana, rappelant qu’une caserne au Ghana porte le nom de cette ville éthiopienne et a servi de quartier général à la Révolution du 31 décembre. Il a déclaré qu’il souhaitait depuis longtemps se rendre à Gondar après avoir découvert son histoire et sa civilisation à travers des livres, et s’est réjoui de pouvoir assister à l’inauguration du barrage. Faisant le bilan de sa nouvelle visite, M. Mahama a déclaré avoir été témoin de l’évolution du pays d’année en année.
Le directeur général du NISS, Redwan, réaffirme l'engagement de l'Éthiopie en faveur de la paix régionale
Oct 23, 2026 24
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général du Service national du renseignement et de la sécurité (NISS), Redwan Hussien, a réaffirmé l’engagement indéfectible de l’Éthiopie en faveur de la paix, de la stabilité et de l’intégration économique régionales dans toute la Corne de l’Afrique et le corridor de la mer Rouge. S’exprimant lors du « Dialogue des envoyés spéciaux » du Forum de Tana 2026, Redwan a souligné l’importance géopolitique cruciale et l’immense potentiel stratégique de la Corne de l’Afrique. Le chef des services de renseignement a précisé que la région disposait de vastes ressources inexploitées, notamment des minerais essentiels, des terres arables et de l’eau, ainsi que d’une situation géographique stratégique reliant les routes commerciales mondiales via la mer Rouge, la péninsule arabique, l’océan Indien et la mer Méditerranée. Toutefois, le chef du NISS a averti que la région se trouvait à un carrefour géopolitique périlleux.   Il a évoqué l’escalade des tensions alimentées par des griefs historiques, des conflits liés aux ressources, des troubles internes et des conflits complexes tant intra-étatiques qu’interétatiques, aggravés par les rivalités entre puissances étrangères et les menaces persistantes de l’extrémisme et du terrorisme. « Les ressources stratégiques et l’importance géographique de la région l’exposent depuis longtemps aux influences étrangères, alors que les grandes puissances mondiales et régionales se disputent son contrôle… créant ainsi une région extrêmement instable, sujette à une grave instabilité géopolitique », a déclaré M. Redwan. Abordant la question de la sécurité dans l’ensemble de la région de la mer Rouge, M. Redwan a souligné la militarisation croissante de la zone maritime et les perturbations des voies de navigation commerciales, en particulier la recrudescence des attaques et des blocus autour du détroit stratégique de Bab al-Mandeb. Il a insisté sur le fait que la protection des voies maritimes mondiales essentielles ne pouvait être confiée à une poignée de pays seulement. « La sécurité de la mer Rouge ne saurait être laissée à la seule gestion et à la seule protection de quelques États riverains », a affirmé M. Redwan, appelant plutôt à une approche collective et collaborative impliquant les États de la région et des partenaires internationaux fiables. En tant que pays enclavé dont la vitalité économique dépend fortement du commerce maritime de la mer Rouge, l’Éthiopie a un intérêt vital et une responsabilité à atténuer les menaces qui pèsent sur la sécurité régionale, a-t-il ajouté. Réaffirmant l’importance que l’Éthiopie accorde à un développement économique rapide et à une intégration régionale plus poussée, M. Redwan a souligné que pour naviguer dans le paysage géopolitique complexe de la Corne de l’Afrique, il fallait des idées innovantes et une stratégie à plusieurs volets. Il s'est dit convaincu que le « Dialogue des envoyés spéciaux » du Forum de Tana déboucherait sur des recommandations concrètes visant à harmoniser les initiatives de paix en cours et à renforcer la coopération entre les instances régionales et continentales. « Je réaffirme l'engagement indéfectible de l'Éthiopie en faveur de la paix régionale, et je me réjouis à l'idée de poursuivre notre collaboration au sein d'autres instances », a souligné M. Redwan.
Le Premier ministre Abiy et le président ghanéen visitent le château de Fasil et le centre Mesob de Gondar
Oct 23, 2026 27
Addis Ababa le 23 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le président ghanéen John Dramani Mahama ont visité aujourd'hui le château de Fasil et le centre de services intégrés « Mesob » de Gondar, dans le cadre de leurs visites d'inauguration de projets à Gondar, dans la région d'Amhara.   Ces visites ont fait suite à l’inauguration, par le Premier ministre Abiy, du projet de barrage de Megech, qui devrait permettre de développer l’agriculture irriguée, de renforcer la sécurité alimentaire et d’améliorer l’accès à l’eau potable à Gondar et dans les environs. Accompagnés de la Première dame, Zinash Tayachew, et d’autres hauts responsables, les deux dirigeants ont visité le château historique et le centre de services, qui témoignent des efforts déployés par l’Éthiopie pour améliorer la prestation des services publics. Le château de Fasil, qui fait partie du complexe de Fasil Ghebbi, témoigne du rôle historique de Gondar en tant que capitale impériale de l'Éthiopie. L'UNESCO a inscrit ce complexe sur sa Liste du patrimoine mondial en 1979, en reconnaissance de son importance historique et architecturale. De même, ils ont également visité le centre de services à guichet unique de Gondar Mesob.   Le centre de services à guichet unique de Gondar Mesob regroupe les services de plusieurs institutions publiques au sein d'une même plateforme, dans le but d'améliorer l'accès du public aux services publics et de rationaliser la prestation de ces services.
L'Égypte aggrave son conflit avec la Turquie à la suite d'un accord maritime concernant la Libye
Oct 23, 2026 36
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte et la Turquie ont vu leur différend sur les frontières maritimes en Méditerranée orientale resurgir à la suite d'une décision de la Chambre des représentants libyenne, basée dans l'est du pays, d'approuver un accord maritime conclu en 2019 entre Ankara et les autorités de Tripoli. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a qualifié cette décision de « nulle et non avenue », arguant que cette ratification porte atteinte aux droits souverains de l'Égypte et n'a aucun effet juridique. La Turquie, quant à elle, soutient que cet accord est conforme à son interprétation du droit maritime international. Le différend porte sur un protocole d’accord signé en novembre 2019 entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national libyen, alors reconnu par la communauté internationale, visant à définir les frontières maritimes en Méditerranée orientale. L’Égypte, la Grèce et Chypre se sont opposées à cet accord, arguant qu’il entrait en conflit avec leurs revendications maritimes. Ce dernier affrontement diplomatique reflète des rivalités géopolitiques plus larges opposant l’Égypte et d’autres acteurs régionaux sur les questions de juridiction maritime, de ressources naturelles, de sécurité et d’influence politique. L’Égypte a fait l’objet de critiques concernant ses politiques régionales, les analystes se demandant si la poursuite de ses intérêts stratégiques pourrait contribuer à l’instabilité et exacerber la concurrence autour des ressources régionales. Par exemple, des informations récentes ont révélé que des frappes égyptiennes auraient causé la mort d’au moins 200 mineurs soudanais et blessé de nombreuses autres personnes sur des sites miniers situés dans la région d’Al-Wadi Nord, au Soudan. Ces attaques présumées ont suscité des inquiétudes quant à la sécurité des civils et à l’implication de l’Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan. Certains observateurs considèrent ces attaques comme s'inscrivant dans le cadre d'une implication plus large de l'Égypte au Soudan, où des intérêts nationaux et extérieurs contradictoires ont compliqué les efforts visant à mettre fin à la guerre. Dans une récente interview accordée à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a affirmé que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours pourrait permettre à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. Les relations entre l’Égypte et l’Éthiopie ont également été mises à rude épreuve par des désaccords concernant l’utilisation des eaux du Nil. Le Caire s’est opposé à certains aspects des plans de développement de l’Éthiopie, en particulier au Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), tandis que l’Éthiopie revendique son droit à utiliser ses ressources naturelles à des fins de développement, notamment pour la production d’électricité. Ce différend met en évidence des divergences de longue date entre les pays en amont et en aval concernant l’utilisation équitable de l’eau et la coopération régionale. Le rôle de l’Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan a également attiré l’attention des analystes politiques, qui se demandent si le soutien apporté par Le Caire aux Forces armées soudanaises pourrait compromettre les perspectives de paix et renforcer son influence sur l’avenir politique du Soudan. La guerre entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide, qui a débuté le 15 avril 2023, a dévasté l’économie et les infrastructures du Soudan, provoqué le déplacement de millions de personnes et perturbé le commerce régional. Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production céréalière du Soudan en 2025 a baissé de 22 % par rapport à l’année précédente. Certains analystes affirment que l’Égypte poursuit des intérêts stratégiques au Soudan d’une manière susceptible de prolonger le conflit. Israël, quant à lui, a critiqué cet accord maritime, accusant son rival régional, la Turquie, de déstabiliser la Méditerranée orientale. Ce différend a ravivé l’attention portée aux revendications maritimes qui se chevauchent dans la région et à ses ressources énergétiques potentielles. Le Caire craint tout particulièrement que cet accord n’affecte les droits d’exploration des hydrocarbures et ne compromette ses partenariats régionaux. La Turquie insiste sur le fait que le pacte reste valide, ouvrant la voie à une confrontation diplomatique plus vive au sujet des frontières maritimes. Selon certaines informations, l’Égypte soutient le maréchal Khalifa Haftar et l’Armée nationale libyenne (ANL) dans l’est de la Libye principalement pour sécuriser sa frontière désertique d’environ 1 100 kilomètres, lutter contre les groupes militants islamistes et contrer l’influence de rivaux régionaux tels que la Turquie. La décision du parlement de l’est de la Libye de ratifier l’accord précédemment signé entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national basé à Tripoli marque un changement potentiel qui remet directement en cause la position du Caire en Méditerranée orientale. Le parlement, aligné sur l’est de la Libye et basé à Tobrouk, a renversé des années d’opposition à l’accord maritime turco-libyen à la suite de l’élection d’un nouveau président, Al-Salhin Abdelnabi al-Obeidi. En alignant les autorités de l’est sur un accord initialement signé par les autorités de l’ouest de la Libye, basées à Tripoli, cette décision pourrait indiquer une évolution vers une position libyenne plus unifiée concernant ce pacte. L’Union européenne s’est opposée à cette ratification, soutenant la position de la Grèce et affirmant que l’accord porte atteinte aux droits maritimes d’un État membre de l’UE.
Le Premier ministre Abiy inaugure le barrage de Megech pour renforcer l'irrigation et la sécurité de l'approvisionnement en eau
Oct 23, 2026 73
Addis Ababa le 23 octobre,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a officiellement inauguré le projet de barrage d’irrigation de Megech, marquant ainsi une étape majeure dans le renforcement de l’irrigation et du développement de la ville historique de Gondar et des communautés environnantes.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a déclaré que les difficultés de mise en œuvre qui avaient retardé le projet pendant des années avaient été surmontées grâce à la philosophie « Medemer », permettant ainsi la réalisation de ce projet de développement essentiel.   Avec une capacité de stockage de 185 millions de mètres cubes, le barrage devrait permettre d’irriguer plus de 17 000 hectares de terres agricoles, au bénéfice direct de dizaines de milliers d’agriculteurs.   Il permettra également d’assurer un approvisionnement fiable en eau potable à Gondar et aux villes voisines.   Au-delà de l’irrigation et de l’approvisionnement en eau, le projet devrait ouvrir de nouvelles perspectives économiques grâce à l’agriculture urbaine, à la pêche à grande échelle et aux complexes touristiques, créant ainsi des emplois pour la jeunesse locale et stimulant la croissance économique.   Le Premier ministre Abiy a en outre souligné que Gondar avait besoin d’un développement accru et a appelé la population à contribuer activement à son essor.   « Bien que ce succès soit le fruit d’un suivi rigoureux, Gondar mérite encore bien plus de développement. J’exhorte la population à participer activement à son développement. Nous restons déterminés à faire en sorte que le progrès de l’Éthiopie soit inclusif et profite à toutes les régions et à tous les citoyens », a souligné le Premier ministre.   Le Premier ministre a réaffirmé son engagement à veiller à ce que le développement de l'Éthiopie soit inclusif et que ses bienfaits profitent à toutes les régions et à tous les citoyens.
« La politique antagoniste de l'Érythrée menace la stabilité régionale », déclare le professeur Alemayehu
Oct 23, 2026 119
Addis Ababa le 23 ocotbre, 2026 (ENA) L’approche conflictuelle de l’Érythrée envers l’Éthiopie menace la sécurité régionale et sape les perspectives de paix, de coopération économique et d’intégration dans toute la Corne de l’Afrique, a souligné le professeur émérite d’origine éthiopienne Alemayehu G. Mariam. Cet ancien professeur de l’Université d’État de Californie à San Bernardino a déclaré que les dirigeants érythréens considéraient l’Éthiopie comme un adversaire stratégique et estimaient que l’instabilité chez leur grand voisin était favorable à la survie de leur propre gouvernement. « Comme ils ne peuvent pas vaincre militairement l’Éthiopie, leur meilleure stratégie consiste à déstabiliser ce pays par tous les moyens possibles », a-t-il déclaré à POA, décrivant ce qu’il a qualifié de stratégie d’Asmara à l’égard d’Addis-Abeba. Le professeur Alemayehu a en outre précisé que les dirigeants érythréens considéraient que les divisions et les conflits internes de l’Éthiopie servaient leurs propres intérêts politiques. Il a ajouté que le régime de Shabia estimait que plus l’Éthiopie devenait instable, divisée et en proie à des conflits, plus le gouvernement érythréen s’en trouvait renforcé. Il a ajouté que l’Érythrée soutenait des groupes armés hostiles à l’État éthiopien, en leur fournissant des armes et du matériel militaire, et en facilitant l’aide militaire provenant d’Égypte et du Soudan. Selon lui, cela s’inscrivait dans une stratégie plus large visant à affaiblir l’Éthiopie plutôt qu’à établir des relations bilatérales constructives. En opposant les approches des deux pays, M. Alemayehu a déclaré que l’Éthiopie s’attachait à l’intégration économique régionale, à l’élargissement des marchés et à la prospérité partagée, tandis que l’attitude conflictuelle de l’Érythrée faisait obstacle aux opportunités de coopération et de développement dans toute la Corne de l’Afrique. Il a également critiqué le système politique interne de l’Érythrée, le qualifiant d’autoritaire et axé sur le maintien du pouvoir du gouvernement au pouvoir. L’absence de dirigeants nationaux élus, la répression politique et l’exode continu des jeunes, a-t-il fait valoir, ont imposé un coût considérable à la société érythréenne et contribué à l’instabilité régionale. En matière de sécurité, le professeur Alemayehu a déclaré que des troupes érythréennes avaient pénétré sur le territoire éthiopien, citant comme preuves des images satellites et des enregistrements vidéo réalisés au sol. Il a fait valoir que les appels internationaux demandant à l’Érythrée de respecter la souveraineté de l’Éthiopie n’avaient pas suffisamment résolu le problème. Il a ajouté que l’Érythrée soutenait des groupes armés hostiles à l’État éthiopien, en leur fournissant des armes et du matériel militaire, et en facilitant l’aide militaire provenant d’Égypte et du Soudan. Il a déclaré que cela reflétait une stratégie plus large visant à affaiblir l’Éthiopie plutôt qu’à établir des relations bilatérales constructives. En opposant les approches des deux pays, M. Alemayehu a déclaré que l’Éthiopie s’attachait à l’intégration économique régionale, à l’élargissement des marchés et à la prospérité partagée, tandis que l’attitude conflictuelle de l’Érythrée faisait obstacle aux opportunités de coopération et de développement dans toute la Corne de l’Afrique. Il a également critiqué le système politique interne de l’Érythrée, le qualifiant d’autoritaire et axé sur le maintien du pouvoir du gouvernement au pouvoir. L’absence de dirigeants nationaux élus, la répression politique et l’exode continu des jeunes, a-t-il fait valoir, ont imposé un coût considérable à la société érythréenne et contribué à l’instabilité régionale. En matière de sécurité, le professeur Alemayehu a déclaré que des troupes érythréennes avaient pénétré sur le territoire éthiopien, citant comme preuves des images satellites et des enregistrements vidéo réalisés au sol. Il a fait valoir que les appels internationaux demandant à l’Érythrée de respecter la souveraineté de l’Éthiopie n’avaient pas suffisamment résolu le problème. Il a appelé l’Éthiopie à réagir fermement face à la poursuite des incursions militaires et au soutien apporté aux groupes armés opérant contre l’Éthiopie. Alemayehu a également qualifié le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) de « mandataire » par l’intermédiaire duquel l’Érythrée avait cherché à exercer une pression sur l’Éthiopie. Il a fait valoir que l’affaiblissement de ce groupe avait limité la capacité d’Asmara à déstabiliser son voisin. « Si l’Érythrée poursuit ses incursions militaires en Éthiopie, l’Éthiopie aura le droit de se défendre », a-t-il déclaré. Il a en outre fait valoir qu’une telle riposte pourrait inclure ce qu’il a qualifié de « légitime défense anticipée » ainsi que la création éventuelle d’une zone de sécurité ou d’une zone tampon à l’intérieur de l’Érythrée afin d’empêcher de nouvelles attaques transfrontalières. Concernant l’avenir politique de l’Érythrée, le professeur Alemayehu a déclaré que le changement pourrait venir de l’intérieur du pays ou résulter de pressions extérieures. Il a affirmé que la poursuite de la confrontation avec l’Éthiopie resterait un obstacle à une paix durable et à la coopération régionale.
La Commission nationale de dialogue achève ses travaux ; son président affirme que ce processus jette les bases d'un nouvel ordre politique
Oct 23, 2026 89
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) « Le dialogue national éthiopien a jeté les bases d’un nouvel ordre politique entre le gouvernement et les citoyens », a déclaré le professeur Mesfin Araya, président de la Commission du dialogue national. À l’issue de ses travaux, la Commission a tenu aujourd’hui une conférence de presse. S'exprimant à cette occasion, le professeur Mesfin Araya a déclaré que la Commission du dialogue national éthiopien (ENDC) s'était acquittée de ses responsabilités en atteignant les principaux objectifs pour lesquels elle avait été créée. Il a souligné que la Commission avait mené un vaste processus de dialogue fondé sur les intérêts et les aspirations de la population. L'institution s'est acquittée efficacement de ses fonctions, conformément à son mandat, en menant ce processus selon les principes de crédibilité et de participation inclusive, a précisé le président de la Commission. Le professeur Mesfin a révélé que la Conférence de dialogue national avait réuni 4 000 participants, qui ont formulé 394 recommandations. Soulignant que ce dialogue national s’était déroulé dans le respect des principes de crédibilité et de participation inclusive, il a déclaré que le fait d’engager des discussions sur les divergences constituait un grand pas en avant. Il a expliqué que des recommandations utiles, servant de fondement à la construction de l’État et au développement d’un système démocratique, avaient été formulées. Il a ajouté que ce processus avait jeté les bases permettant l’établissement d’un nouvel ordre politique entre le gouvernement et la population. Exprimant sa gratitude envers toutes les parties prenantes qui ont contribué au succès du dialogue, le professeur Mesfin a indiqué que la documentation numérique et la transmission des recommandations seraient effectuées d’ici quelques mois. Il a précisé que l’achèvement des tâches de documentation et d’archivage, la consignation rigoureuse des résultats et des enseignements tirés, ainsi que le transfert des informations et des documents figuraient parmi les prochaines tâches à accomplir. Pour sa part, Hirut Gebreselassie, vice-présidente de la Commission du dialogue national éthiopien, a déclaré que ce dialogue s’était déroulé dans un esprit de consensus. Elle a souligné que le dialogue national constituait un processus historique au cours duquel chacun avait apporté des idées utiles pour la construction de la nation et exprimé des points de vue constructifs en faveur du renforcement de la paix et de l’unité. Mahmud Dirir, commissaire du Dialogue national éthiopien, a expliqué que les recommandations avaient été mises à la disposition des organes exécutifs, des régions et des administrations municipales. Il a ajouté que ces recommandations avaient été consignées sous divers formats et qu’elles seraient mises à la disposition des chercheurs et du grand public.
Politique
Le conseiller du Premier ministre, M. Getachew, souligne la position géopolitique cruciale de l'Éthiopie
Oct 23, 2026 28
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l’Afrique de l’Est, a mis en avant la position géopolitique cruciale de l’Éthiopie, soulignant que toute évolution politique, économique et sécuritaire dans le pays avait de graves répercussions sur l’ensemble de la région. Ces remarques ont été formulées lors du « Dialogue des envoyés spéciaux du Forum de Tana 2026 », organisé aujourd’hui dans la ville de Bahir Dar afin d’aborder les défis urgents en matière de sécurité régionale dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Parmi les intervenants figuraient Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l’Afrique de l’Est ; Guang Cong, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Corne de l’Afrique ; Frédéric Clavier, envoyé spécial de la France pour la Corne de l’Afrique ; l’ambassadeur Heiko Nitzschke, envoyé spécial de l’Allemagne pour la Corne de l’Afrique ; et Pekka Haavisto, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Soudan.   Faisant écho à ces préoccupations, l’ambassadeur Heiko Nitzschke, envoyé spécial allemand, a souligné le sentiment d’urgence accru chez les décideurs politiques européens et africains face à ces menaces sécuritaires qui se recoupent, notamment compte tenu de leur impact sur les voies commerciales mondiales transitant par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Il a insisté sur la nécessité d’initiatives de paix menées par la région et d’une intégration économique. Pekka Haavisto, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Soudan, a également souligné que les efforts diplomatiques internationaux et régionaux devaient s’aligner pour faire face aux crises complexes impliquant plusieurs États dans la Corne de l’Afrique. Pour sa part, Frédéric Clavier, envoyé spécial français pour la Corne de l’Afrique, a souligné qu’une coopération multilatérale renforcée était nécessaire pour stabiliser l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge. Par ailleurs, les intervenants ont mis en avant les principaux développements en matière d’infrastructures transfrontalières, de commerce et de connectivité, qui reflètent un engagement commun en faveur de l’intégration régionale et de la stabilité à long terme. S’exprimant lors de ce dialogue, M. Getachew a souligné que toute évolution politique, économique et sécuritaire en Éthiopie avait de profondes répercussions sur l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge. « L’Éthiopie est un pays trop important, et toute évolution qui s’y produira aura de graves répercussions sur le plan politique, économique et sécuritaire pour le reste de la région », a déclaré M. Getachew. Soulignant que l’Éthiopie est un pays de plus de 130 millions d’habitants dont l’économie figure parmi les plus dynamiques au monde, il a noté que ce pays n’est pas seulement une puissance économique, mais aussi un acteur essentiel pour la paix et la sécurité internationales. Il a insisté sur le fait qu’en tant que voisine de certaines des zones les plus instables de la région, la responsabilité de l’Éthiopie dans le maintien de la stabilité devient encore plus cruciale. Abordant les enjeux de sécurité intérieure, M. Getachew a souligné l’engagement du gouvernement éthiopien à résoudre les conflits par le dialogue pacifique et dans le cadre de mécanismes multilatéraux. « Un élément à prendre en compte, dans le cadre de la résolution des problèmes internes en Éthiopie, est la volonté du gouvernement de régler pacifiquement les conflits ou les sources potentielles de conflits par le dialogue », a-t-il déclaré, faisant référence aux efforts déployés pour résoudre le conflit dans le nord de l’Éthiopie grâce à la signature de l’accord de Pretoria. Il a toutefois averti que les efforts nationaux en faveur de la paix se heurtaient à de sérieux obstacles externes, soulignant l’ingérence d’acteurs régionaux. M. Getachew a notamment désigné l’Érythrée comme l’un des acteurs faisant preuve d’un « comportement récalcitrant » et continuant à « attiser la crise » dans la région. Il a exhorté la communauté internationale à adopter une approche globale qui distingue les initiatives de paix internes de la nécessité de s’opposer aux forces extérieures alimentant l’instabilité dans toute la Corne de l’Afrique, y compris au Soudan et en Somalie voisins. Soulignant à quel point les défis sécuritaires dans la Corne de l’Afrique, la mer Rouge et le Golfe s’entremêlent de plus en plus pour former une dynamique régionale complexe, l’envoyé spécial des Nations unies, Guang Cong, a qualifié la situation actuelle de « polycrise », notant que les conflits en cours au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie, ainsi que les menaces maritimes en mer Rouge, sont profondément liés. Il a insisté sur le fait que la résolution de ces crises nécessite une approche régionale coordonnée plutôt que des mesures isolées.
Le président ghanéen affirme que le barrage de Megech, en Éthiopie, inspire la relance d'un projet d'irrigation abandonné
Oct 23, 2026 25
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA)Le président ghanéen John Dramani Mahama a déclaré que le projet de barrage d’irrigation de Megech, en Éthiopie, l’avait incité à relancer le projet d’irrigation de Pwalugu, au Ghana, qui était au point mort depuis longtemps. Il a présenté ce mégaprojet de Megech comme un exemple inspirant montrant comment le développement de l’irrigation peut renforcer la sécurité alimentaire, stimuler la productivité agricole et être le moteur de la transformation économique de l’Afrique. S'exprimant aujourd'hui lors de l'inauguration du projet de barrage d'irrigation de Megech à Gondar, dans la région d'Amhara, M. Mahama a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed d'avoir relancé ce projet longtemps retardé. Il a déclaré que les efforts de développement actuellement menés par l'Éthiopie constituaient une source d'inspiration pour les dirigeants africains. « Je tiens, au nom du peuple ghanéen, à rendre hommage à mon frère, le Premier ministre Abiy, pour le travail tout à fait louable que vous avez accompli », a déclaré M. Mahama. « C’est le genre de dirigeants porteurs de changement dont nous avons besoin en Afrique », a-t-il ajouté. Le président ghanéen a déclaré que cette cérémonie l’avait incité à relancer le projet d’irrigation de Pwalugu, qui, selon lui, avait été tenté il y a plusieurs années mais avait ensuite été abandonné. Le projet ghanéen prévu associe l’irrigation à la production d’énergie solaire et hydroélectrique ; l’irrigation devrait couvrir environ 25 000 hectares de terres agricoles et contribuer à la sécurité alimentaire du pays. M. Mahama a déclaré que l’expérience de l’Éthiopie démontrait comment un engagement renouvelé pouvait transformer des projets d’infrastructure longtemps retardés en investissements apportant des avantages concrets aux citoyens. Rappelant que le projet de Megech avait débuté il y a 19 ans, il a précisé que celui-ci avait été relancé il y a environ trois ans sous la direction du Premier ministre Abiy. Il s’est félicité de pouvoir assister au déversement de l’eau destinée à l’irrigation et à l’approvisionnement en eau potable de Gondar et des communautés environnantes. Le barrage de Megech, d’une capacité de stockage de 185 millions de mètres cubes, devrait permettre d’irriguer plus de 17 000 hectares de terres agricoles, au bénéfice de dizaines de milliers d’agriculteurs, tout en élargissant l’accès à l’eau potable et en créant des opportunités dans les secteurs de la pêche, de l’agriculture, du tourisme et de l’emploi. Au-delà de son importance en matière de développement, M. Mahama a souligné le rôle historique de l’Éthiopie dans la lutte de l’Afrique contre la domination coloniale, décrivant ce pays comme un puissant symbole de la résistance africaine. Il a également rappelé que le Ghana était le premier pays d’Afrique subsaharienne à avoir accédé à l’indépendance vis-à-vis du pouvoir colonial, établissant un lien entre la lutte de libération du continent et la responsabilité qui incombe aux dirigeants d’aujourd’hui d’assurer la prospérité économique. « Nos premiers dirigeants se sont battus contre la domination coloniale, et nous nous sommes battus pour renverser le colonialisme et libérer le continent. Il nous incombe, à nous, les dirigeants d’aujourd’hui, d’apporter la transformation économique et la prospérité à nos peuples », a-t-il déclaré. M. Mahama a également souligné le lien historique entre Gondar et le Ghana, rappelant qu’une caserne au Ghana porte le nom de cette ville éthiopienne et a servi de quartier général à la Révolution du 31 décembre. Il a déclaré qu’il souhaitait depuis longtemps se rendre à Gondar après avoir découvert son histoire et sa civilisation à travers des livres, et s’est réjoui de pouvoir assister à l’inauguration du barrage. Faisant le bilan de sa nouvelle visite, M. Mahama a déclaré avoir été témoin de l’évolution du pays d’année en année.
Le directeur général du NISS, Redwan, réaffirme l'engagement de l'Éthiopie en faveur de la paix régionale
Oct 23, 2026 24
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général du Service national du renseignement et de la sécurité (NISS), Redwan Hussien, a réaffirmé l’engagement indéfectible de l’Éthiopie en faveur de la paix, de la stabilité et de l’intégration économique régionales dans toute la Corne de l’Afrique et le corridor de la mer Rouge. S’exprimant lors du « Dialogue des envoyés spéciaux » du Forum de Tana 2026, Redwan a souligné l’importance géopolitique cruciale et l’immense potentiel stratégique de la Corne de l’Afrique. Le chef des services de renseignement a précisé que la région disposait de vastes ressources inexploitées, notamment des minerais essentiels, des terres arables et de l’eau, ainsi que d’une situation géographique stratégique reliant les routes commerciales mondiales via la mer Rouge, la péninsule arabique, l’océan Indien et la mer Méditerranée. Toutefois, le chef du NISS a averti que la région se trouvait à un carrefour géopolitique périlleux.   Il a évoqué l’escalade des tensions alimentées par des griefs historiques, des conflits liés aux ressources, des troubles internes et des conflits complexes tant intra-étatiques qu’interétatiques, aggravés par les rivalités entre puissances étrangères et les menaces persistantes de l’extrémisme et du terrorisme. « Les ressources stratégiques et l’importance géographique de la région l’exposent depuis longtemps aux influences étrangères, alors que les grandes puissances mondiales et régionales se disputent son contrôle… créant ainsi une région extrêmement instable, sujette à une grave instabilité géopolitique », a déclaré M. Redwan. Abordant la question de la sécurité dans l’ensemble de la région de la mer Rouge, M. Redwan a souligné la militarisation croissante de la zone maritime et les perturbations des voies de navigation commerciales, en particulier la recrudescence des attaques et des blocus autour du détroit stratégique de Bab al-Mandeb. Il a insisté sur le fait que la protection des voies maritimes mondiales essentielles ne pouvait être confiée à une poignée de pays seulement. « La sécurité de la mer Rouge ne saurait être laissée à la seule gestion et à la seule protection de quelques États riverains », a affirmé M. Redwan, appelant plutôt à une approche collective et collaborative impliquant les États de la région et des partenaires internationaux fiables. En tant que pays enclavé dont la vitalité économique dépend fortement du commerce maritime de la mer Rouge, l’Éthiopie a un intérêt vital et une responsabilité à atténuer les menaces qui pèsent sur la sécurité régionale, a-t-il ajouté. Réaffirmant l’importance que l’Éthiopie accorde à un développement économique rapide et à une intégration régionale plus poussée, M. Redwan a souligné que pour naviguer dans le paysage géopolitique complexe de la Corne de l’Afrique, il fallait des idées innovantes et une stratégie à plusieurs volets. Il s'est dit convaincu que le « Dialogue des envoyés spéciaux » du Forum de Tana déboucherait sur des recommandations concrètes visant à harmoniser les initiatives de paix en cours et à renforcer la coopération entre les instances régionales et continentales. « Je réaffirme l'engagement indéfectible de l'Éthiopie en faveur de la paix régionale, et je me réjouis à l'idée de poursuivre notre collaboration au sein d'autres instances », a souligné M. Redwan.
Le Premier ministre Abiy et le président ghanéen visitent le château de Fasil et le centre Mesob de Gondar
Oct 23, 2026 27
Addis Ababa le 23 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le président ghanéen John Dramani Mahama ont visité aujourd'hui le château de Fasil et le centre de services intégrés « Mesob » de Gondar, dans le cadre de leurs visites d'inauguration de projets à Gondar, dans la région d'Amhara.   Ces visites ont fait suite à l’inauguration, par le Premier ministre Abiy, du projet de barrage de Megech, qui devrait permettre de développer l’agriculture irriguée, de renforcer la sécurité alimentaire et d’améliorer l’accès à l’eau potable à Gondar et dans les environs. Accompagnés de la Première dame, Zinash Tayachew, et d’autres hauts responsables, les deux dirigeants ont visité le château historique et le centre de services, qui témoignent des efforts déployés par l’Éthiopie pour améliorer la prestation des services publics. Le château de Fasil, qui fait partie du complexe de Fasil Ghebbi, témoigne du rôle historique de Gondar en tant que capitale impériale de l'Éthiopie. L'UNESCO a inscrit ce complexe sur sa Liste du patrimoine mondial en 1979, en reconnaissance de son importance historique et architecturale. De même, ils ont également visité le centre de services à guichet unique de Gondar Mesob.   Le centre de services à guichet unique de Gondar Mesob regroupe les services de plusieurs institutions publiques au sein d'une même plateforme, dans le but d'améliorer l'accès du public aux services publics et de rationaliser la prestation de ces services.
L'Égypte aggrave son conflit avec la Turquie à la suite d'un accord maritime concernant la Libye
Oct 23, 2026 36
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte et la Turquie ont vu leur différend sur les frontières maritimes en Méditerranée orientale resurgir à la suite d'une décision de la Chambre des représentants libyenne, basée dans l'est du pays, d'approuver un accord maritime conclu en 2019 entre Ankara et les autorités de Tripoli. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a qualifié cette décision de « nulle et non avenue », arguant que cette ratification porte atteinte aux droits souverains de l'Égypte et n'a aucun effet juridique. La Turquie, quant à elle, soutient que cet accord est conforme à son interprétation du droit maritime international. Le différend porte sur un protocole d’accord signé en novembre 2019 entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national libyen, alors reconnu par la communauté internationale, visant à définir les frontières maritimes en Méditerranée orientale. L’Égypte, la Grèce et Chypre se sont opposées à cet accord, arguant qu’il entrait en conflit avec leurs revendications maritimes. Ce dernier affrontement diplomatique reflète des rivalités géopolitiques plus larges opposant l’Égypte et d’autres acteurs régionaux sur les questions de juridiction maritime, de ressources naturelles, de sécurité et d’influence politique. L’Égypte a fait l’objet de critiques concernant ses politiques régionales, les analystes se demandant si la poursuite de ses intérêts stratégiques pourrait contribuer à l’instabilité et exacerber la concurrence autour des ressources régionales. Par exemple, des informations récentes ont révélé que des frappes égyptiennes auraient causé la mort d’au moins 200 mineurs soudanais et blessé de nombreuses autres personnes sur des sites miniers situés dans la région d’Al-Wadi Nord, au Soudan. Ces attaques présumées ont suscité des inquiétudes quant à la sécurité des civils et à l’implication de l’Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan. Certains observateurs considèrent ces attaques comme s'inscrivant dans le cadre d'une implication plus large de l'Égypte au Soudan, où des intérêts nationaux et extérieurs contradictoires ont compliqué les efforts visant à mettre fin à la guerre. Dans une récente interview accordée à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a affirmé que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours pourrait permettre à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. Les relations entre l’Égypte et l’Éthiopie ont également été mises à rude épreuve par des désaccords concernant l’utilisation des eaux du Nil. Le Caire s’est opposé à certains aspects des plans de développement de l’Éthiopie, en particulier au Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), tandis que l’Éthiopie revendique son droit à utiliser ses ressources naturelles à des fins de développement, notamment pour la production d’électricité. Ce différend met en évidence des divergences de longue date entre les pays en amont et en aval concernant l’utilisation équitable de l’eau et la coopération régionale. Le rôle de l’Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan a également attiré l’attention des analystes politiques, qui se demandent si le soutien apporté par Le Caire aux Forces armées soudanaises pourrait compromettre les perspectives de paix et renforcer son influence sur l’avenir politique du Soudan. La guerre entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide, qui a débuté le 15 avril 2023, a dévasté l’économie et les infrastructures du Soudan, provoqué le déplacement de millions de personnes et perturbé le commerce régional. Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production céréalière du Soudan en 2025 a baissé de 22 % par rapport à l’année précédente. Certains analystes affirment que l’Égypte poursuit des intérêts stratégiques au Soudan d’une manière susceptible de prolonger le conflit. Israël, quant à lui, a critiqué cet accord maritime, accusant son rival régional, la Turquie, de déstabiliser la Méditerranée orientale. Ce différend a ravivé l’attention portée aux revendications maritimes qui se chevauchent dans la région et à ses ressources énergétiques potentielles. Le Caire craint tout particulièrement que cet accord n’affecte les droits d’exploration des hydrocarbures et ne compromette ses partenariats régionaux. La Turquie insiste sur le fait que le pacte reste valide, ouvrant la voie à une confrontation diplomatique plus vive au sujet des frontières maritimes. Selon certaines informations, l’Égypte soutient le maréchal Khalifa Haftar et l’Armée nationale libyenne (ANL) dans l’est de la Libye principalement pour sécuriser sa frontière désertique d’environ 1 100 kilomètres, lutter contre les groupes militants islamistes et contrer l’influence de rivaux régionaux tels que la Turquie. La décision du parlement de l’est de la Libye de ratifier l’accord précédemment signé entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national basé à Tripoli marque un changement potentiel qui remet directement en cause la position du Caire en Méditerranée orientale. Le parlement, aligné sur l’est de la Libye et basé à Tobrouk, a renversé des années d’opposition à l’accord maritime turco-libyen à la suite de l’élection d’un nouveau président, Al-Salhin Abdelnabi al-Obeidi. En alignant les autorités de l’est sur un accord initialement signé par les autorités de l’ouest de la Libye, basées à Tripoli, cette décision pourrait indiquer une évolution vers une position libyenne plus unifiée concernant ce pacte. L’Union européenne s’est opposée à cette ratification, soutenant la position de la Grèce et affirmant que l’accord porte atteinte aux droits maritimes d’un État membre de l’UE.
Le Premier ministre Abiy inaugure le barrage de Megech pour renforcer l'irrigation et la sécurité de l'approvisionnement en eau
Oct 23, 2026 73
Addis Ababa le 23 octobre,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a officiellement inauguré le projet de barrage d’irrigation de Megech, marquant ainsi une étape majeure dans le renforcement de l’irrigation et du développement de la ville historique de Gondar et des communautés environnantes.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a déclaré que les difficultés de mise en œuvre qui avaient retardé le projet pendant des années avaient été surmontées grâce à la philosophie « Medemer », permettant ainsi la réalisation de ce projet de développement essentiel.   Avec une capacité de stockage de 185 millions de mètres cubes, le barrage devrait permettre d’irriguer plus de 17 000 hectares de terres agricoles, au bénéfice direct de dizaines de milliers d’agriculteurs.   Il permettra également d’assurer un approvisionnement fiable en eau potable à Gondar et aux villes voisines.   Au-delà de l’irrigation et de l’approvisionnement en eau, le projet devrait ouvrir de nouvelles perspectives économiques grâce à l’agriculture urbaine, à la pêche à grande échelle et aux complexes touristiques, créant ainsi des emplois pour la jeunesse locale et stimulant la croissance économique.   Le Premier ministre Abiy a en outre souligné que Gondar avait besoin d’un développement accru et a appelé la population à contribuer activement à son essor.   « Bien que ce succès soit le fruit d’un suivi rigoureux, Gondar mérite encore bien plus de développement. J’exhorte la population à participer activement à son développement. Nous restons déterminés à faire en sorte que le progrès de l’Éthiopie soit inclusif et profite à toutes les régions et à tous les citoyens », a souligné le Premier ministre.   Le Premier ministre a réaffirmé son engagement à veiller à ce que le développement de l'Éthiopie soit inclusif et que ses bienfaits profitent à toutes les régions et à tous les citoyens.
« La politique antagoniste de l'Érythrée menace la stabilité régionale », déclare le professeur Alemayehu
Oct 23, 2026 119
Addis Ababa le 23 ocotbre, 2026 (ENA) L’approche conflictuelle de l’Érythrée envers l’Éthiopie menace la sécurité régionale et sape les perspectives de paix, de coopération économique et d’intégration dans toute la Corne de l’Afrique, a souligné le professeur émérite d’origine éthiopienne Alemayehu G. Mariam. Cet ancien professeur de l’Université d’État de Californie à San Bernardino a déclaré que les dirigeants érythréens considéraient l’Éthiopie comme un adversaire stratégique et estimaient que l’instabilité chez leur grand voisin était favorable à la survie de leur propre gouvernement. « Comme ils ne peuvent pas vaincre militairement l’Éthiopie, leur meilleure stratégie consiste à déstabiliser ce pays par tous les moyens possibles », a-t-il déclaré à POA, décrivant ce qu’il a qualifié de stratégie d’Asmara à l’égard d’Addis-Abeba. Le professeur Alemayehu a en outre précisé que les dirigeants érythréens considéraient que les divisions et les conflits internes de l’Éthiopie servaient leurs propres intérêts politiques. Il a ajouté que le régime de Shabia estimait que plus l’Éthiopie devenait instable, divisée et en proie à des conflits, plus le gouvernement érythréen s’en trouvait renforcé. Il a ajouté que l’Érythrée soutenait des groupes armés hostiles à l’État éthiopien, en leur fournissant des armes et du matériel militaire, et en facilitant l’aide militaire provenant d’Égypte et du Soudan. Selon lui, cela s’inscrivait dans une stratégie plus large visant à affaiblir l’Éthiopie plutôt qu’à établir des relations bilatérales constructives. En opposant les approches des deux pays, M. Alemayehu a déclaré que l’Éthiopie s’attachait à l’intégration économique régionale, à l’élargissement des marchés et à la prospérité partagée, tandis que l’attitude conflictuelle de l’Érythrée faisait obstacle aux opportunités de coopération et de développement dans toute la Corne de l’Afrique. Il a également critiqué le système politique interne de l’Érythrée, le qualifiant d’autoritaire et axé sur le maintien du pouvoir du gouvernement au pouvoir. L’absence de dirigeants nationaux élus, la répression politique et l’exode continu des jeunes, a-t-il fait valoir, ont imposé un coût considérable à la société érythréenne et contribué à l’instabilité régionale. En matière de sécurité, le professeur Alemayehu a déclaré que des troupes érythréennes avaient pénétré sur le territoire éthiopien, citant comme preuves des images satellites et des enregistrements vidéo réalisés au sol. Il a fait valoir que les appels internationaux demandant à l’Érythrée de respecter la souveraineté de l’Éthiopie n’avaient pas suffisamment résolu le problème. Il a ajouté que l’Érythrée soutenait des groupes armés hostiles à l’État éthiopien, en leur fournissant des armes et du matériel militaire, et en facilitant l’aide militaire provenant d’Égypte et du Soudan. Il a déclaré que cela reflétait une stratégie plus large visant à affaiblir l’Éthiopie plutôt qu’à établir des relations bilatérales constructives. En opposant les approches des deux pays, M. Alemayehu a déclaré que l’Éthiopie s’attachait à l’intégration économique régionale, à l’élargissement des marchés et à la prospérité partagée, tandis que l’attitude conflictuelle de l’Érythrée faisait obstacle aux opportunités de coopération et de développement dans toute la Corne de l’Afrique. Il a également critiqué le système politique interne de l’Érythrée, le qualifiant d’autoritaire et axé sur le maintien du pouvoir du gouvernement au pouvoir. L’absence de dirigeants nationaux élus, la répression politique et l’exode continu des jeunes, a-t-il fait valoir, ont imposé un coût considérable à la société érythréenne et contribué à l’instabilité régionale. En matière de sécurité, le professeur Alemayehu a déclaré que des troupes érythréennes avaient pénétré sur le territoire éthiopien, citant comme preuves des images satellites et des enregistrements vidéo réalisés au sol. Il a fait valoir que les appels internationaux demandant à l’Érythrée de respecter la souveraineté de l’Éthiopie n’avaient pas suffisamment résolu le problème. Il a appelé l’Éthiopie à réagir fermement face à la poursuite des incursions militaires et au soutien apporté aux groupes armés opérant contre l’Éthiopie. Alemayehu a également qualifié le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) de « mandataire » par l’intermédiaire duquel l’Érythrée avait cherché à exercer une pression sur l’Éthiopie. Il a fait valoir que l’affaiblissement de ce groupe avait limité la capacité d’Asmara à déstabiliser son voisin. « Si l’Érythrée poursuit ses incursions militaires en Éthiopie, l’Éthiopie aura le droit de se défendre », a-t-il déclaré. Il a en outre fait valoir qu’une telle riposte pourrait inclure ce qu’il a qualifié de « légitime défense anticipée » ainsi que la création éventuelle d’une zone de sécurité ou d’une zone tampon à l’intérieur de l’Érythrée afin d’empêcher de nouvelles attaques transfrontalières. Concernant l’avenir politique de l’Érythrée, le professeur Alemayehu a déclaré que le changement pourrait venir de l’intérieur du pays ou résulter de pressions extérieures. Il a affirmé que la poursuite de la confrontation avec l’Éthiopie resterait un obstacle à une paix durable et à la coopération régionale.
La Commission nationale de dialogue achève ses travaux ; son président affirme que ce processus jette les bases d'un nouvel ordre politique
Oct 23, 2026 89
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) « Le dialogue national éthiopien a jeté les bases d’un nouvel ordre politique entre le gouvernement et les citoyens », a déclaré le professeur Mesfin Araya, président de la Commission du dialogue national. À l’issue de ses travaux, la Commission a tenu aujourd’hui une conférence de presse. S'exprimant à cette occasion, le professeur Mesfin Araya a déclaré que la Commission du dialogue national éthiopien (ENDC) s'était acquittée de ses responsabilités en atteignant les principaux objectifs pour lesquels elle avait été créée. Il a souligné que la Commission avait mené un vaste processus de dialogue fondé sur les intérêts et les aspirations de la population. L'institution s'est acquittée efficacement de ses fonctions, conformément à son mandat, en menant ce processus selon les principes de crédibilité et de participation inclusive, a précisé le président de la Commission. Le professeur Mesfin a révélé que la Conférence de dialogue national avait réuni 4 000 participants, qui ont formulé 394 recommandations. Soulignant que ce dialogue national s’était déroulé dans le respect des principes de crédibilité et de participation inclusive, il a déclaré que le fait d’engager des discussions sur les divergences constituait un grand pas en avant. Il a expliqué que des recommandations utiles, servant de fondement à la construction de l’État et au développement d’un système démocratique, avaient été formulées. Il a ajouté que ce processus avait jeté les bases permettant l’établissement d’un nouvel ordre politique entre le gouvernement et la population. Exprimant sa gratitude envers toutes les parties prenantes qui ont contribué au succès du dialogue, le professeur Mesfin a indiqué que la documentation numérique et la transmission des recommandations seraient effectuées d’ici quelques mois. Il a précisé que l’achèvement des tâches de documentation et d’archivage, la consignation rigoureuse des résultats et des enseignements tirés, ainsi que le transfert des informations et des documents figuraient parmi les prochaines tâches à accomplir. Pour sa part, Hirut Gebreselassie, vice-présidente de la Commission du dialogue national éthiopien, a déclaré que ce dialogue s’était déroulé dans un esprit de consensus. Elle a souligné que le dialogue national constituait un processus historique au cours duquel chacun avait apporté des idées utiles pour la construction de la nation et exprimé des points de vue constructifs en faveur du renforcement de la paix et de l’unité. Mahmud Dirir, commissaire du Dialogue national éthiopien, a expliqué que les recommandations avaient été mises à la disposition des organes exécutifs, des régions et des administrations municipales. Il a ajouté que ces recommandations avaient été consignées sous divers formats et qu’elles seraient mises à la disposition des chercheurs et du grand public.
Social
Le Premier ministre Abiy et le président ghanéen visitent le château de Fasil et le centre Mesob de Gondar
Oct 23, 2026 27
Addis Ababa le 23 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le président ghanéen John Dramani Mahama ont visité aujourd'hui le château de Fasil et le centre de services intégrés « Mesob » de Gondar, dans le cadre de leurs visites d'inauguration de projets à Gondar, dans la région d'Amhara.   Ces visites ont fait suite à l’inauguration, par le Premier ministre Abiy, du projet de barrage de Megech, qui devrait permettre de développer l’agriculture irriguée, de renforcer la sécurité alimentaire et d’améliorer l’accès à l’eau potable à Gondar et dans les environs. Accompagnés de la Première dame, Zinash Tayachew, et d’autres hauts responsables, les deux dirigeants ont visité le château historique et le centre de services, qui témoignent des efforts déployés par l’Éthiopie pour améliorer la prestation des services publics. Le château de Fasil, qui fait partie du complexe de Fasil Ghebbi, témoigne du rôle historique de Gondar en tant que capitale impériale de l'Éthiopie. L'UNESCO a inscrit ce complexe sur sa Liste du patrimoine mondial en 1979, en reconnaissance de son importance historique et architecturale. De même, ils ont également visité le centre de services à guichet unique de Gondar Mesob.   Le centre de services à guichet unique de Gondar Mesob regroupe les services de plusieurs institutions publiques au sein d'une même plateforme, dans le but d'améliorer l'accès du public aux services publics et de rationaliser la prestation de ces services.
L'Éthiopie élue à la présidence de la 78e session du Comité exécutif du HCR
Oct 16, 2026 519
Addis Ababa le 16 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a été élue à la présidence de la 78e session du Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), en reconnaissance de son rôle de longue date dans la protection des réfugiés et la coopération internationale, alors qu’elle accueille plus de 1,2 million de réfugiés et de demandeurs d’asile.   S'adressant aux États membres à l'issue de l'élection, l'ambassadeur Tsegab Kebebew Daka, représentant permanent de l'Éthiopie auprès de l'Office des Nations unies à Genève et d'autres organisations internationales en Suisse, a exprimé sa gratitude envers le Groupe africain pour sa confiance, ainsi qu'envers les autres pays qui ont soutenu la candidature de l'Éthiopie.   L’ambassadeur Tsegab a souligné la tradition historique de l’Éthiopie consistant à offrir refuge aux personnes fuyant les persécutions, rappelant comment l’ancien royaume d’Aksoum avait offert sa protection aux premiers musulmans fuyant les persécutions à La Mecque au VIIe siècle.   Il a déclaré que le refus du roi d’Aksoum de livrer les réfugiés à leurs persécuteurs restait un exemple historique marquant du principe de non-refoulement, pierre angulaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.   « Bien avant que ce principe ne soit codifié dans le droit international, l’histoire de l’Éthiopie offrait déjà un exemple durable de l’importance de protéger ceux qui fuient les persécutions et de préserver la dignité des personnes en quête d’asile », a-t-il déclaré, soulignant que la protection des réfugiés transcende les frontières, les cultures et les générations.   L’ambassadeur a souligné que la protection des réfugiés relevait d’une responsabilité internationale partagée, appelant à une action collective plus forte, à un partage équitable des responsabilités et à un soutien durable aux réfugiés et aux communautés d’accueil, dans un contexte de déplacement croissant et de pression grandissante sur les ressources humanitaires.   Il a également mis en avant l’engagement de l’Éthiopie au sein du Forum mondial sur les réfugiés et le lancement de la Feuille de route de Makatet, qui s’inscrivent dans le cadre des efforts visant à favoriser l’inclusion des réfugiés, leur autonomie et leur accès aux systèmes nationaux, tout en soutenant le développement des communautés d’accueil.   Il a souligné que ces initiatives menées au niveau national nécessitaient un financement international prévisible et des partenariats solides pour aboutir à des résultats durables.   S'appuyant sur l'expérience acquise par l'Éthiopie au sein du Bureau du Comité exécutif au cours des deux dernières années, l'ambassadeur Tsegab a exposé la vision de son pays pour un comité efficace, inclusif et constructif, favorisant des délibérations ciblées et offrant à tous les membres des occasions concrètes de contribuer.   Il s’est engagé à favoriser une collaboration ouverte entre les États membres, le HCR et ses dirigeants, en encourageant le dialogue et le consensus afin de concilier les points de vue divergents et de faire progresser les objectifs communs, conformément au règlement intérieur du comité.   Face à l’aggravation des besoins humanitaires et aux contraintes financières importantes, il a souligné que la réforme institutionnelle et l’efficacité devaient renforcer – et non affaiblir – la capacité du HCR à protéger les réfugiés et à apporter une aide là où elle est le plus nécessaire.   « La réforme, l’efficacité et l’utilisation responsable des ressources doivent renforcer, et non affaiblir, la capacité du HCR à assurer protection et assistance là où elles sont le plus nécessaires », a-t-il déclaré.   L’ambassadeur Tsegab a également exprimé sa gratitude à l’ambassadeur japonais Oike, président sortant, ainsi qu’au Bureau précédent pour le travail accompli au cours de l’année écoulée.   Il s’est engagé à ce que l’Éthiopie coopère étroitement avec le Comité exécutif nouvellement élu, le Haut-Commissaire, la direction du HCR et le Secrétariat afin de faire avancer les priorités communes et de renforcer le système international de protection des réfugiés.   Ces élections en Éthiopie interviennent alors que le pays continue d’accueillir plus de 1,2 million de réfugiés et de demandeurs d’asile, ce qui souligne à la fois ses responsabilités considérables et son engagement dans les efforts internationaux visant à renforcer la protection des réfugiés et à soutenir les communautés d’accueil.
L’Éthiopie place les agricultrices et les éleveuses au cœur de la transformation Agricole
Oct 15, 2026 369
Addis Ababa le 15 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a célébré pour la première fois à l’échelle nationale la Journée internationale des agricultrices et des éleveuses, mettant en lumière leur contribution à la sécurité alimentaire et au développement agricole du pays. Organisée à Addis-Abeba dans le cadre de l’Année des agricultrices 2026, cette célébration est placée sous le thème « Autonomiser les agricultrices, renforcer la sécurité alimentaire et bâtir une Éthiopie prospère ». L’initiative vise à reconnaître le rôle essentiel des femmes dans l’agriculture et le pastoralisme, tout en mobilisant les institutions concernées pour relever les défis auxquels elles sont confrontées et renforcer leur participation au développement du secteur. Prenant la parole à cette occasion, la ministre d’État chargée de l’Irrigation, Dr Sofia Kassa, a souligné la nécessité de garantir aux femmes un accès équitable à la terre, aux technologies agricoles et aux ressources financières afin de renforcer leur capacité de production. « Lorsque les femmes bénéficient des mêmes possibilités que les hommes en matière d’accès à la terre, aux technologies et aux ressources financières, leur productivité peut augmenter de 20 à 30 % », a-t-elle déclaré. La ministre a également insisté sur la nécessité de traduire les engagements en faveur de la participation des femmes en résultats concrets. « Lorsque nous concevons des projets et des programmes, nous affirmons souvent que la participation des femmes sera prise en compte. Mais nous devons vérifier si, dans la pratique, elles en sont réellement bénéficiaires », a-t-elle souligné. Dr Sofia Kassa a par ailleurs mis en avant les progrès réalisés dans la reconnaissance des droits fonciers des femmes, tout en appelant à poursuivre les efforts pour consolider ces acquis et faciliter leur accès aux innovations agricoles. Elle a notamment insisté sur la nécessité d’intégrer les besoins des agricultrices et des éleveuses dans la conception et la mise en œuvre des programmes de développement, afin qu’elles puissent bénéficier effectivement des technologies et des équipements adaptés à leurs activités. La ministre a également appelé à renforcer les mécanismes de suivi des projets agricoles pour s’assurer que les femmes bénéficient concrètement des initiatives mises en place. Au-delà de la célébration, cette journée constitue également une occasion de renforcer la coopération entre les institutions agricoles et les organismes de recherche, de favoriser le partage des connaissances et de promouvoir des pratiques innovantes. À travers l’Année des agricultrices 2026, l’Éthiopie entend ainsi renforcer l’autonomisation économique des femmes rurales et leur contribution à la sécurité alimentaire, à la résilience agricole et à la prospérité du pays.
L'aide d'urgence parvient aux communautés touchées par le changement climatique dans la région d'Afar
Oct 14, 2026 377
Addis Ababa le 14 octobre, 2026 (ENA) Une aide humanitaire d’urgence parvient aux communautés touchées par la sécheresse dans la région d’Afar, en Éthiopie, et cible les ménages vulnérables et les personnes dans le besoin confrontées à des difficultés liées au climat. La première série de fournitures d’urgence, expédiée depuis l’entrepôt central de céréales de la ville d’Adama, est en cours de distribution aux personnes et aux familles prioritaires dans toute la région. À Girifo Kebele, dans le woreda de Bidu, les habitants ont commencé à recevoir cette aide qui, selon les bénéficiaires, arrive à un moment crucial, alors que la sécheresse continue de mettre à mal leurs moyens de subsistance et leur accès à la nourriture. Meyrem Abdu, l’une des bénéficiaires, a déclaré que cette aide permettrait de subvenir aux besoins de ses enfants et des autres membres de sa famille, qui sont confrontés à des pénuries alimentaires.   Elle a salué la réaction du gouvernement face à la situation qui touche les communautés de la région. Asiya Mohammed, une autre bénéficiaire, a déclaré que cette intervention contribuerait à soulager les difficultés auxquelles sont confrontées sa famille et les autres habitants. Elle a en outre souligné que ce soutien était particulièrement important compte tenu de leur situation difficile. De son côté, Mohammed Abdella, chef d’équipe chargé de la qualité et du contrôle des stocks au sein de la Commission de gestion des risques de catastrophe de la région d’Afar, a précisé que la distribution ciblait les groupes les plus vulnérables dans les zones touchées. Il a expliqué que la région avait auparavant mobilisé ses propres ressources pour venir en aide aux communautés touchées par la sécheresse et qu’elle complétait désormais ces efforts par des fournitures de secours supplémentaires envoyées par la Commission éthiopienne de gestion des risques de catastrophe. Yesuf Mohammed, responsable du bureau de l’agriculture et des ressources naturelles du woreda de Bidu, a déclaré que la sécheresse liée au changement climatique avait causé d’importantes difficultés aux habitants de la région, qualifiant cette intervention humanitaire d’opportune et d’essentielle.   Cette distribution, qui se poursuit actuellement, vise à apporter une aide d'urgence aux foyers touchés, tandis que les autorités mobilisent des moyens pour venir en aide aux communautés confrontées aux conséquences de la sécheresse. Comme l'a appris l'ENA, cette aide humanitaire s'inscrit dans le cadre des efforts déployés actuellement par les autorités régionales et fédérales pour soutenir les communautés touchées par la sécheresse et remédier aux pénuries alimentaires dans les zones vulnérables.
Économie
Le Premier ministre Abiy insiste sur la nécessité de renforcer les capacités locales pour stimuler le développement national
Oct 23, 2026 16
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA)Le Premier ministre Abiy Ahmed a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles et humaines nationales, d’améliorer la coordination entre les institutions gouvernementales et d’éliminer les obstacles systémiques afin d’accélérer le développement de l’Éthiopie. S’exprimant lors de l’inauguration du projet d’irrigation et d’approvisionnement en eau de Megech à Gondar, le Premier ministre a souligné que le progrès national durable dépendait du renforcement de l’expertise locale et de la réduction de la dépendance vis-à-vis des entités extérieures. Situé sur la rivière Megech, un affluent majeur du lac Tana dans la zone de Gondar-Nord de la région d’Amhara, ce projet vise à accroître la production agricole, à améliorer l’accès à l’eau potable et à stimuler l’activité économique. Avec une capacité de stockage de 185 millions de mètres cubes, le barrage devrait permettre d’irriguer plus de 17 000 hectares de terres agricoles, au bénéfice de dizaines de milliers d’agriculteurs. Il assurera également un approvisionnement fiable en eau potable à Gondar et aux villes voisines. Au-delà de l’irrigation et de l’approvisionnement en eau, le projet devrait créer de nouvelles opportunités économiques grâce au développement de l’agriculture urbaine, de la pêche et du tourisme, générant ainsi des emplois pour la jeunesse locale et soutenant l’économie régionale. S'exprimant lors de la cérémonie d'inauguration, le Premier ministre Abiy a souligné que le renforcement des capacités institutionnelles et humaines locales était essentiel pour garantir la mise en œuvre efficace des projets de développement. Il a cité le retard de 19 ans pris dans l'achèvement du projet de Megech comme exemple des faiblesses structurelles qui ont entravé la livraison dans les délais des infrastructures publiques. Il a déclaré que le gouvernement avait dû remplacer le maître d'œuvre et restructurer le processus de mise en œuvre pour mener le projet à bien. Le Premier ministre a identifié les retards et l’accumulation de projets inachevés comme des obstacles majeurs au développement national, soulignant la nécessité de s’attaquer aux défis institutionnels et administratifs sous-jacents. Il a également insisté sur l’importance d’une coordination efficace entre les gouvernements fédéral et régionaux, affirmant qu’une collaboration plus étroite et des efforts de mise en œuvre harmonisés sont nécessaires pour atteindre les objectifs de développement communs. Le Premier ministre Abiy a en outre souligné que les infrastructures de développement appartiennent à la collectivité et nécessitent une responsabilité collective pour leur protection et leur bonne utilisation. Il a exhorté les habitants de Gondar à jouer un rôle actif dans la sauvegarde du projet et à veiller à ce que ses bénéfices soient pérennisés. En conclusion de son allocution, le Premier ministre a mis en avant le lien étroit entre paix et développement, notant que le potentiel historique et civilisationnel de l’Éthiopie ne pourra être pleinement réalisé que lorsque la stabilité et le progrès économique avanceront de concert.
Le conseiller du Premier ministre, M. Getachew, souligne la position géopolitique cruciale de l'Éthiopie
Oct 23, 2026 28
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l’Afrique de l’Est, a mis en avant la position géopolitique cruciale de l’Éthiopie, soulignant que toute évolution politique, économique et sécuritaire dans le pays avait de graves répercussions sur l’ensemble de la région. Ces remarques ont été formulées lors du « Dialogue des envoyés spéciaux du Forum de Tana 2026 », organisé aujourd’hui dans la ville de Bahir Dar afin d’aborder les défis urgents en matière de sécurité régionale dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Parmi les intervenants figuraient Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l’Afrique de l’Est ; Guang Cong, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Corne de l’Afrique ; Frédéric Clavier, envoyé spécial de la France pour la Corne de l’Afrique ; l’ambassadeur Heiko Nitzschke, envoyé spécial de l’Allemagne pour la Corne de l’Afrique ; et Pekka Haavisto, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Soudan.   Faisant écho à ces préoccupations, l’ambassadeur Heiko Nitzschke, envoyé spécial allemand, a souligné le sentiment d’urgence accru chez les décideurs politiques européens et africains face à ces menaces sécuritaires qui se recoupent, notamment compte tenu de leur impact sur les voies commerciales mondiales transitant par le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Il a insisté sur la nécessité d’initiatives de paix menées par la région et d’une intégration économique. Pekka Haavisto, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Soudan, a également souligné que les efforts diplomatiques internationaux et régionaux devaient s’aligner pour faire face aux crises complexes impliquant plusieurs États dans la Corne de l’Afrique. Pour sa part, Frédéric Clavier, envoyé spécial français pour la Corne de l’Afrique, a souligné qu’une coopération multilatérale renforcée était nécessaire pour stabiliser l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge. Par ailleurs, les intervenants ont mis en avant les principaux développements en matière d’infrastructures transfrontalières, de commerce et de connectivité, qui reflètent un engagement commun en faveur de l’intégration régionale et de la stabilité à long terme. S’exprimant lors de ce dialogue, M. Getachew a souligné que toute évolution politique, économique et sécuritaire en Éthiopie avait de profondes répercussions sur l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge. « L’Éthiopie est un pays trop important, et toute évolution qui s’y produira aura de graves répercussions sur le plan politique, économique et sécuritaire pour le reste de la région », a déclaré M. Getachew. Soulignant que l’Éthiopie est un pays de plus de 130 millions d’habitants dont l’économie figure parmi les plus dynamiques au monde, il a noté que ce pays n’est pas seulement une puissance économique, mais aussi un acteur essentiel pour la paix et la sécurité internationales. Il a insisté sur le fait qu’en tant que voisine de certaines des zones les plus instables de la région, la responsabilité de l’Éthiopie dans le maintien de la stabilité devient encore plus cruciale. Abordant les enjeux de sécurité intérieure, M. Getachew a souligné l’engagement du gouvernement éthiopien à résoudre les conflits par le dialogue pacifique et dans le cadre de mécanismes multilatéraux. « Un élément à prendre en compte, dans le cadre de la résolution des problèmes internes en Éthiopie, est la volonté du gouvernement de régler pacifiquement les conflits ou les sources potentielles de conflits par le dialogue », a-t-il déclaré, faisant référence aux efforts déployés pour résoudre le conflit dans le nord de l’Éthiopie grâce à la signature de l’accord de Pretoria. Il a toutefois averti que les efforts nationaux en faveur de la paix se heurtaient à de sérieux obstacles externes, soulignant l’ingérence d’acteurs régionaux. M. Getachew a notamment désigné l’Érythrée comme l’un des acteurs faisant preuve d’un « comportement récalcitrant » et continuant à « attiser la crise » dans la région. Il a exhorté la communauté internationale à adopter une approche globale qui distingue les initiatives de paix internes de la nécessité de s’opposer aux forces extérieures alimentant l’instabilité dans toute la Corne de l’Afrique, y compris au Soudan et en Somalie voisins. Soulignant à quel point les défis sécuritaires dans la Corne de l’Afrique, la mer Rouge et le Golfe s’entremêlent de plus en plus pour former une dynamique régionale complexe, l’envoyé spécial des Nations unies, Guang Cong, a qualifié la situation actuelle de « polycrise », notant que les conflits en cours au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie, ainsi que les menaces maritimes en mer Rouge, sont profondément liés. Il a insisté sur le fait que la résolution de ces crises nécessite une approche régionale coordonnée plutôt que des mesures isolées.
Le président ghanéen affirme que le barrage de Megech, en Éthiopie, inspire la relance d'un projet d'irrigation abandonné
Oct 23, 2026 25
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA)Le président ghanéen John Dramani Mahama a déclaré que le projet de barrage d’irrigation de Megech, en Éthiopie, l’avait incité à relancer le projet d’irrigation de Pwalugu, au Ghana, qui était au point mort depuis longtemps. Il a présenté ce mégaprojet de Megech comme un exemple inspirant montrant comment le développement de l’irrigation peut renforcer la sécurité alimentaire, stimuler la productivité agricole et être le moteur de la transformation économique de l’Afrique. S'exprimant aujourd'hui lors de l'inauguration du projet de barrage d'irrigation de Megech à Gondar, dans la région d'Amhara, M. Mahama a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed d'avoir relancé ce projet longtemps retardé. Il a déclaré que les efforts de développement actuellement menés par l'Éthiopie constituaient une source d'inspiration pour les dirigeants africains. « Je tiens, au nom du peuple ghanéen, à rendre hommage à mon frère, le Premier ministre Abiy, pour le travail tout à fait louable que vous avez accompli », a déclaré M. Mahama. « C’est le genre de dirigeants porteurs de changement dont nous avons besoin en Afrique », a-t-il ajouté. Le président ghanéen a déclaré que cette cérémonie l’avait incité à relancer le projet d’irrigation de Pwalugu, qui, selon lui, avait été tenté il y a plusieurs années mais avait ensuite été abandonné. Le projet ghanéen prévu associe l’irrigation à la production d’énergie solaire et hydroélectrique ; l’irrigation devrait couvrir environ 25 000 hectares de terres agricoles et contribuer à la sécurité alimentaire du pays. M. Mahama a déclaré que l’expérience de l’Éthiopie démontrait comment un engagement renouvelé pouvait transformer des projets d’infrastructure longtemps retardés en investissements apportant des avantages concrets aux citoyens. Rappelant que le projet de Megech avait débuté il y a 19 ans, il a précisé que celui-ci avait été relancé il y a environ trois ans sous la direction du Premier ministre Abiy. Il s’est félicité de pouvoir assister au déversement de l’eau destinée à l’irrigation et à l’approvisionnement en eau potable de Gondar et des communautés environnantes. Le barrage de Megech, d’une capacité de stockage de 185 millions de mètres cubes, devrait permettre d’irriguer plus de 17 000 hectares de terres agricoles, au bénéfice de dizaines de milliers d’agriculteurs, tout en élargissant l’accès à l’eau potable et en créant des opportunités dans les secteurs de la pêche, de l’agriculture, du tourisme et de l’emploi. Au-delà de son importance en matière de développement, M. Mahama a souligné le rôle historique de l’Éthiopie dans la lutte de l’Afrique contre la domination coloniale, décrivant ce pays comme un puissant symbole de la résistance africaine. Il a également rappelé que le Ghana était le premier pays d’Afrique subsaharienne à avoir accédé à l’indépendance vis-à-vis du pouvoir colonial, établissant un lien entre la lutte de libération du continent et la responsabilité qui incombe aux dirigeants d’aujourd’hui d’assurer la prospérité économique. « Nos premiers dirigeants se sont battus contre la domination coloniale, et nous nous sommes battus pour renverser le colonialisme et libérer le continent. Il nous incombe, à nous, les dirigeants d’aujourd’hui, d’apporter la transformation économique et la prospérité à nos peuples », a-t-il déclaré. M. Mahama a également souligné le lien historique entre Gondar et le Ghana, rappelant qu’une caserne au Ghana porte le nom de cette ville éthiopienne et a servi de quartier général à la Révolution du 31 décembre. Il a déclaré qu’il souhaitait depuis longtemps se rendre à Gondar après avoir découvert son histoire et sa civilisation à travers des livres, et s’est réjoui de pouvoir assister à l’inauguration du barrage. Faisant le bilan de sa nouvelle visite, M. Mahama a déclaré avoir été témoin de l’évolution du pays d’année en année.
Le Premier ministre Abiy et le président ghanéen visitent le château de Fasil et le centre Mesob de Gondar
Oct 23, 2026 27
Addis Ababa le 23 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le président ghanéen John Dramani Mahama ont visité aujourd'hui le château de Fasil et le centre de services intégrés « Mesob » de Gondar, dans le cadre de leurs visites d'inauguration de projets à Gondar, dans la région d'Amhara.   Ces visites ont fait suite à l’inauguration, par le Premier ministre Abiy, du projet de barrage de Megech, qui devrait permettre de développer l’agriculture irriguée, de renforcer la sécurité alimentaire et d’améliorer l’accès à l’eau potable à Gondar et dans les environs. Accompagnés de la Première dame, Zinash Tayachew, et d’autres hauts responsables, les deux dirigeants ont visité le château historique et le centre de services, qui témoignent des efforts déployés par l’Éthiopie pour améliorer la prestation des services publics. Le château de Fasil, qui fait partie du complexe de Fasil Ghebbi, témoigne du rôle historique de Gondar en tant que capitale impériale de l'Éthiopie. L'UNESCO a inscrit ce complexe sur sa Liste du patrimoine mondial en 1979, en reconnaissance de son importance historique et architecturale. De même, ils ont également visité le centre de services à guichet unique de Gondar Mesob.   Le centre de services à guichet unique de Gondar Mesob regroupe les services de plusieurs institutions publiques au sein d'une même plateforme, dans le but d'améliorer l'accès du public aux services publics et de rationaliser la prestation de ces services.
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Les données statistiques et géospatiales, un atout pour les ambitions de développement de l’Éthiopie et de l’Afrique
Oct 23, 2026 10
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L’intégration des données statistiques et géospatiales, conjuguée à l’intelligence artificielle (IA), constitue un levier stratégique pour soutenir les ambitions de développement de l’Éthiopie et des autres pays africains, notamment en matière de croissance économique, de protection de l’environnement et d’attraction des investissements, a déclaré Dr Steve Bertrand Mbokoibara, économiste et directeur général de l’Institut national de la statistique de la République du Congo. S’exprimant lors d’un entretien accordé à l’ENA en marge de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Africa), organisée à Addis-Abeba, il a souligné l’importance de renforcer l’articulation entre les infrastructures statistiques et géospatiales afin d’améliorer la planification du développement et l’efficacité des politiques publiques. Selon lui, l’exploitation conjointe de ces données permet de mieux comprendre les interconnexions entre les secteurs productifs, de suivre les performances économiques et d’identifier les domaines présentant des opportunités d’investissement. « Ces outils peuvent permettre aussi bien à l’Éthiopie qu’aux autres pays africains de voir les interconnexions qui existent entre les différents réseaux de production et de faire en sorte que la croissance économique soit véritablement suivie à travers les données », a-t-il indiqué. Il a ajouté que les outils de comptabilité nationale, notamment les tableaux entrées-sorties, contribuent à analyser les relations entre les différents secteurs économiques et à orienter les investissements vers les domaines à fort potentiel. Abordant la durabilité environnementale, Dr Mbokoibara a mis en avant le rôle des données géospatiales dans la préservation des ressources naturelles, en particulier dans le suivi des forêts, des sols et des activités de reboisement. Il a notamment souligné la pertinence de ces outils pour accompagner des initiatives environnementales telles que l’Héritage vert de l’Éthiopie, qui vise à renforcer la couverture végétale et à promouvoir la préservation de l’environnement. « Les données géospatiales permettent de cartographier les forêts, de cartographier les sols, de contrôler la survie des arbres et de contrôler les aspects de déforestation à partir de l’imagerie satellitaire », a-t-il expliqué. Selon lui, ces informations permettent aux pouvoirs publics de mieux évaluer les résultats des initiatives environnementales et d’élaborer des politiques adaptées aux défis liés à la déforestation et à la gestion durable des ressources naturelles. Le responsable congolais a également insisté sur la contribution des données statistiques et géographiques à l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a expliqué que le croisement des données issues des recensements avec les informations géographiques permet de localiser les communautés, de mieux comprendre leurs besoins et d’orienter les interventions publiques vers les populations les plus vulnérables. « Les données permettent d’identifier le problème, pour aider les politiques à mieux orienter les actions publiques », a-t-il affirmé. Cette approche, a-t-il souligné, rejoint l’objectif de ne laisser personne de côté, inscrit dans les Objectifs de développement durable des Nations unies et dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Abordant les perspectives liées à l’innovation technologique, le directeur général a souligné la nécessité d’intégrer davantage l’intelligence artificielle dans les systèmes statistiques africains. Il a estimé que les pays doivent renforcer leurs capacités techniques et humaines afin de tirer pleinement parti des nouvelles technologies et de mieux répondre aux besoins croissants en matière de production et d’analyse des données. « L’idée, c’est que, à la fin des travaux, nous puissions avoir un consensus entre les différents États pour associer les infrastructures statistiques à l’infrastructure géospatiale, et pourquoi pas intégrer l’intelligence artificielle dans les productions de statistiques », a-t-il indiqué. La 10e session de StatCom-Africa offre ainsi aux pays africains une plateforme d’échange sur la modernisation des systèmes statistiques, l’intégration des données géospatiales et l’adoption des nouvelles technologies au service du développement durable. À travers ces discussions, l’enjeu est de renforcer les capacités nationales, de consolider la coopération entre les États et de faire des données fiables un instrument essentiel de la transformation économique et sociale de l’Afrique.
Le Premier ministre Abiy fait le point sur les progrès de l'Éthiopie en matière de développement de l'énergie nucléaire
Oct 21, 2026 242
Addis Ababa le 21 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed s'est rendu à la Commission éthiopienne de l'énergie nucléaire afin de faire le point sur l'avancement du programme nucléaire du pays. Le Premier ministre a souligné le rôle des technologies de pointe dans les ambitions de développement à long terme de l'Éthiopie. Dans un message publié sur les réseaux sociaux à l'issue de cette visite, le Premier ministre a déclaré que la prochaine étape du développement de l'Éthiopie consisterait à transformer son immense potentiel en progrès concrets. « Le prochain chapitre de l’Éthiopie consistera à transformer son immense potentiel et ses abondantes ressources naturelles en développement concret, en progrès technologique et en prospérité partagée », a-t-il souligné. Il a insisté sur le fait qu’une énergie fiable et durable est fondamentale pour l’industrialisation, le secteur manufacturier, les infrastructures numériques et la transformation économique au sens large. Il a en outre fait remarquer que la technologie nucléaire offre une opportunité de renforcer la sécurité énergétique du pays tout en soutenant le progrès dans de multiples secteurs. Au-delà de la production d’électricité, la technologie nucléaire peut contribuer aux progrès dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’industrie et de la protection de l’environnement, ouvrant ainsi de nouvelles voies à l’innovation scientifique et au développement durable. La Commission éthiopienne de l’énergie nucléaire joue un rôle central dans la mise en place des fondements institutionnels et techniques du programme national d’énergie nucléaire du pays. Le développement d’un capital humain qualifié, la promotion de la recherche scientifique et le transfert de connaissances aux générations futures seront essentiels pour exploiter pleinement ce potentiel. Le Premier ministre Abiy a souligné l’importance de veiller à ce que le développement de l’énergie nucléaire se déroule de manière pacifique, sûre, responsable et durable, alors que l’Éthiopie cherche à accroître sa capacité énergétique et à tirer parti des technologies émergentes pour soutenir sa transformation économique à long terme.
StatCom-Afrique : l’expérience éthiopienne inspire la coopération géospatiale sur le continent
Oct 20, 2026 211
Addis Ababa le 20 octobre, 2026 (ENA) L’expérience de l’Éthiopie dans le domaine de l’information géospatiale suscite l’intérêt d’autres pays africains et contribue aux échanges continentaux sur l’utilisation des données au service du développement, ont souligné des experts internationaux en marge de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Afrique), organisée à Addis-Abeba. Les témoignages de représentants de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et de l’Eswatini mettent en lumière le rôle croissant des technologies géospatiales dans la planification du développement, tout en soulignant l’importance du partage d’expériences et de la coopération régionale. Pour André Nonguierma, chef de la Section de gestion de l’information géospatiale à la CEA, l’Éthiopie figure parmi les pays africains qui ont réalisé des avancées notables dans ce domaine. Il a également indiqué que l’Éthiopie était membre de droit du bureau exécutif du Comité d’experts des Nations Unies sur la gestion de l’information géospatiale à l’échelle mondiale (UN-GGIM), témoignant ainsi de sa participation aux mécanismes internationaux de coopération dans ce secteur. Selon M. Nonguierma, l’information géospatiale ne constitue plus un simple outil technique, mais une infrastructure essentielle au développement, au même titre que les routes, les écoles et les barrages. « On ne peut ni développer, ni planifier, ni assurer un suivi sans disposer des bonnes informations. Celles-ci prennent une valeur supplémentaire lorsqu’elles comportent une dimension géographique : où se trouvent les choses ? », a-t-il expliqué. Ces données permettent notamment de mieux planifier les infrastructures, de localiser les ressources et les besoins des populations et d’améliorer les décisions publiques, contribuant ainsi à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. D'autre part, Mme Nomcebo Nkonyane Simelane, spécialiste des systèmes d’information géographique au sein du Département du géomètre général du Royaume d’Eswatini, a souligné que le rapprochement entre données statistiques et informations géospatiales permettait aux gouvernements de mieux identifier les besoins des populations et d’adapter leurs interventions. « L’Éthiopie est un pays qui a progressé dans le domaine de l’information géospatiale. En apprenant de son expérience, nous allons pouvoir reprendre chez nous les approches qu’elle a utilisées et mises en œuvre », a-t-elle affirmé. Elle a notamment évoqué les enjeux agricoles liés aux variations des précipitations et aux épisodes d’El Niño en Afrique australe. Selon elle, le croisement des données géographiques et statistiques peut aider les autorités à anticiper les risques, à mieux préparer les saisons agricoles et à prendre des décisions susceptibles de préserver les moyens de subsistance des populations. Son témoignage illustre l’intérêt d’une coopération fondée sur l’apprentissage mutuel, dans laquelle les expériences nationales peuvent être adaptées aux réalités et aux priorités de chaque pays. Par ailleurs, M. Nonguierma a ainsi appelé les États membres à mutualiser leurs efforts et à développer des systèmes intégrés d’information géospatiale et d’observation de la Terre, capables de communiquer entre eux et de contribuer à des décisions publiques mieux éclairées.
L’Éthiopie en tête de l’Afrique en matière de géospatiale et d’observation spatiale, selon un expert de l’ONU
Oct 19, 2026 261
Addis Ababa le 19 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie joue un rôle de premier plan dans le développement des capacités géospatiales et d’observation spatiale à travers l’Afrique, selon André Nonguierma, chef de la section de gestion de la géoinformation à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). « L’Éthiopie est à l’avant-garde des systèmes géospatiaux et d’observation spatiale », a déclaré M. Nonguierma lors d’un événement récent. Il a souligné que l’Éthiopie avait lancé avec succès plusieurs satellites fournissant des données essentielles à la planification nationale, à la prise de décision et au suivi. La position de premier plan de l’Éthiopie se reflète également dans son appartenance au conseil d’administration du Cadre mondial des Nations Unies pour l’information géospatiale, au sein duquel elle siège en tant que membre de droit. Ce statut souligne les contributions significatives de l’Éthiopie et son rôle de premier plan dans l’élaboration de l’agenda géospatial africain. M. Nonguierma a insisté sur l’importance des efforts collaboratifs, déclarant : « De nombreux pays africains, dont l’Éthiopie, ont développé des capacités spatiales nationales. La prochaine étape consiste à intégrer ces systèmes à l’échelle du continent afin de partager des données et des analyses, notamment dans les domaines de la santé, des statistiques et du développement durable. »   Il a également souligné l’importance plus large de l’information géospatiale : « Les données géospatiales ne sont plus seulement un atout appréciable ; elles constituent un bien public et une infrastructure essentiels, indispensables à la construction de routes, de ponts, de barrages et à la mise en place de réseaux de transport efficaces. » Concernant les objectifs de développement de l’Afrique, M. Nonguierma a fait remarquer : « Sans savoir où se situent les défis et les ressources, nous ne pouvons ni mettre en œuvre ni suivre efficacement l’Agenda 2063 ou l’Agenda 2030 des Nations unies. » Ces remarques ont été formulées lors de la dixième session de la Commission statistique pour l’Afrique, qui s’est tenue au Centre de conférences des Nations Unies à Addis-Abeba du 19 au 23 octobre. Organisée sous le thème « Libérer la valeur des données en Afrique : faire des statistiques officielles un véritable miroir du continent », cette session rassemble les autorités statistiques africaines et les partenaires de développement afin de discuter de l’amélioration des systèmes statistiques et de l’utilisation des données pour la planification du développement. Le programme comprend également la douzième réunion du Comité régional du Programme mondial des Nations Unies pour la gestion de l’information géospatiale en Afrique, qui met l’accent sur le rôle de l’information géospatiale dans la planification et le suivi du développement. Il a conclu par un appel aux décideurs politiques africains : « Accordez la priorité aux informations géospatiales au même titre qu’aux autres infrastructures nationales. Elles sont essentielles au fonctionnement des pouvoirs publics et au développement durable. » Le rôle de premier plan joué par l’Éthiopie dans les initiatives géospatiales marque une avancée majeure dans le renforcement de la capacité de l’Afrique à exploiter les données au service d’une croissance et d’une gouvernance transformatrices.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 15534
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie.   Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale.   La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays.   Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie.   Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré.   Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. »   Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines.   Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays.   « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. »   Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba.   « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. »   Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ».   Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités.   « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15858
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 13249
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Le potentiel de l'Éthiopie en matière d'énergies renouvelables ouvre de nouvelles perspectives pour la coopération africaine
Oct 19, 2026 269
Addis Ababa le 19 ocotbre, 2026 (ENA) Selon des représentants ougandais et nigérians du secteur des énergies renouvelables, le potentiel de l’Éthiopie en la matière offre des opportunités pour renforcer la coopération africaine en matière de productivité agricole, d’échanges transfrontaliers d’électricité, d’investissements et de transports propres. Paddy Bakengana, chargé de mission senior à l’Association ougandaise de l’énergie solaire, a déclaré à l’ENA que l’Éthiopie et l’Ouganda pourraient étendre l’utilisation des technologies d’énergie renouvelable dans l’agriculture afin de stimuler la production, d’améliorer l’efficacité et de réduire les pertes post-récolte. « Grâce à l’utilisation des énergies renouvelables, notamment des pompes à eau solaires et des séchoirs solaires, nous pouvons réellement augmenter notre production », a-t-il déclaré. M. Bakengana a en outre souligné le potentiel des technologies d’irrigation et de séchage à énergie solaire pour soutenir le développement agricole, notant que la coopération entre les deux pays pourrait aider les agriculteurs à adopter des solutions d’énergie renouvelable pratiques et abordables. Il a également mis en avant les ressources hydroélectriques et solaires de l’Éthiopie, affirmant qu’une augmentation de la production d’électricité pourrait créer de nouvelles opportunités pour les échanges régionaux d’électricité. Selon M. Bakengana, des partenariats entre les associations du secteur des énergies renouvelables en Éthiopie et en Ouganda pourraient faciliter la formation technique, l’échange de connaissances et la promotion conjointe de politiques visant à accélérer l’adoption de technologies énergétiques propres.   Il a par ailleurs souligné l’importance d’améliorer l’accès au financement afin de permettre aux entreprises d’investir dans des solutions d’énergie renouvelable pour l’agriculture dans les deux pays. De son côté, Motunrayo Akinfala, directrice général de l’Association nigériane des énergies renouvelables (REAN), a identifié la mobilité électrique comme un autre domaine prometteur de coopération entre l’Éthiopie, le Nigeria et d’autres pays africains.   Elle a appelé à renforcer les partenariats afin de faciliter l’échange d’expertise, d’attirer les investissements et d’étendre le déploiement des technologies d’énergie propre à l’échelle du continent. « Ce que je conseillerais, ce que je suggérerais, c’est davantage de collaboration entre les deux pays, voire entre tous les pays africains dans leur ensemble », a-t-elle déclaré. Mme Akinfala a également souligné la nécessité d’attirer des investisseurs et des partenaires de développement afin de soutenir le développement des énergies renouvelables en Éthiopie et de contribuer à élargir l’accès aux solutions d’énergie propre. Les expériences présentées par les représentants ougandais et nigérians mettent en évidence le potentiel dont disposent les pays africains pour associer leur expertise technique, leur capacité d'investissement et leurs ressources en énergies renouvelables afin de soutenir la transformation agricole, de développer les marchés de l'électricité et d'accélérer la transition vers des systèmes de transport plus propres.
Climat : l’Afrique appelle à renforcer sa résilience, le GIEC à un consensus sur son 7ᵉ rapport
Oct 13, 2026 452
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général de l’Institut éthiopien de météorologie, Dr Fetene Teshome, a appelé à renforcer les capacités météorologiques et climatiques de l’Afrique, tandis que le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Dr Jim Skea, a exhorté les États membres à parvenir à un consensus sur le calendrier de son septième rapport d’évaluation, à l’ouverture de la 65e session du Groupe à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Fetene Teshome, également président de l’Association régionale pour l’Afrique de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a souligné que l’Afrique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, demeure particulièrement vulnérable aux changements climatiques. « Cette réalité souligne la nécessité urgente de renforcer l’adaptation, d’améliorer la résilience et d’élargir l’accès aux services climatiques qui favorisent une prise de décision éclairée à tous les niveaux », a-t-il déclaré. Il a notamment insisté sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, des réseaux d’observation météorologique et des services climatiques pour protéger les populations et soutenir le développement durable. « En renforçant les réseaux d’observation, en développant les capacités d’alerte précoce et en favorisant la diffusion d’informations climatiques exploitables, ces initiatives aident les pays à renforcer leur résilience et à mieux protéger les vies, les moyens de subsistance et les économies face aux effets croissants des changements climatiques », a-t-il affirmé. Dr Fetene a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à améliorer les prévisions météorologiques, à développer la recherche climatique et à contribuer aux initiatives régionales et internationales dans ce domaine. Pour sa part, Dr Jim Skea a souligné les progrès réalisés dans la préparation du septième rapport d’évaluation du GIEC, tout en insistant sur la nécessité de parvenir à un accord concernant le calendrier des contributions des trois groupes de travail. « Les auteurs méritent de la clarté et de la certitude concernant les principales échéances et la durée de leur engagement bénévole auprès du GIEC », a-t-il déclaré, appelant les États membres à tout mettre en œuvre pour parvenir à un consensus au cours de la session. Le président du GIEC a également indiqué que les travaux de la semaine porteraient sur le rôle de l’intelligence artificielle dans les évaluations scientifiques, notamment les garanties nécessaires pour préserver la responsabilité humaine et respecter les principes régissant les travaux du Groupe. Abordant la situation financière de l’organisation, il a précisé que les contributions volontaires reçues pour 2026 représentaient environ un tiers du budget approuvé, appelant les États membres à accroître leur soutien financier afin de garantir la réalisation des travaux prévus. La 65e session du GIEC se tient du 12 au 16 octobre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, et porte notamment sur l’avancement du septième cycle d’évaluation scientifique des changements climatiques.
L'Éthiopie appelle à un renforcement de la coopération scientifique internationale lors de la 65e session du GIEC à Addis-Abeba
Oct 13, 2026 382
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Dr Habtamu Itefa, a souligné l’importance de la coopération scientifique internationale face aux changements climatiques, à l’occasion de l’ouverture de la 65e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisée à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre a souhaité la bienvenue aux représentants des États membres du GIEC, aux scientifiques et aux partenaires internationaux, tout en réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’action climatique et du développement durable. Le ministre a rappelé que l’Éthiopie, se caractérise par une grande diversité de reliefs et de conditions climatiques. Il a également souligné le rôle du pays dans les ressources hydriques régionales, notamment à travers le bassin du Nil Bleu, dont les eaux contribuent à soutenir les populations de plusieurs pays voisins. Dr Habtamu Itefa a, par ailleurs, souligné que « nous sommes un champion mondial de l’action climatique. » Le ministre a également mis en avant l’Initiative Héritage vert (Green Legacy Initiative), lancée sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. Abordant les travaux de la 65e session du GIEC, le ministre a insisté sur la nécessité de traduire les connaissances scientifiques en solutions concrètes pour les décideurs politiques, en particulier dans les pays en développement. « Comment le septième rapport d’évaluation (AR7) permettra-t-il d’apporter des solutions concrètes aux décideurs politiques et de contribuer au prochain bilan mondial ? », a-t-il interrogé, appelant à renforcer les capacités scientifiques et à combler les lacunes en matière de données climatiques dans les pays en développement. Il a souligné que des données fiables sont indispensables pour mieux évaluer les vulnérabilités économiques et sociales, anticiper les évolutions climatiques et définir des mesures efficaces d’adaptation et d’atténuation. Le ministre a également rappelé la contribution des institutions éthiopiennes, notamment de l’Institut éthiopien de météorologie, aux travaux du GIEC, à travers la participation de scientifiques et d’experts aux activités d’évaluation et de recherche. En conclusion, Dr Habtamu Itefa a exprimé sa reconnaissance au GIEC pour avoir choisi l’Éthiopie comme pays hôte de cette session, soulignant les efforts déployés pour moderniser les services météorologiques nationaux. Il a invité les participants à découvrir la culture et l’hospitalité éthiopiennes, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement aux travaux de la session. La réunion offre ainsi aux représentants des États membres et à la communauté scientifique une occasion d’examiner les priorités du septième rapport d’évaluation du GIEC et de renforcer le dialogue entre les connaissances scientifiques et l’élaboration des politiques climatiques.
Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 1254
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques.   S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds.   Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
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Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 31486
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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L'Égypte aggrave son conflit avec la Turquie à la suite d'un accord maritime concernant la Libye
Oct 23, 2026 36
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte et la Turquie ont vu leur différend sur les frontières maritimes en Méditerranée orientale resurgir à la suite d'une décision de la Chambre des représentants libyenne, basée dans l'est du pays, d'approuver un accord maritime conclu en 2019 entre Ankara et les autorités de Tripoli. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a qualifié cette décision de « nulle et non avenue », arguant que cette ratification porte atteinte aux droits souverains de l'Égypte et n'a aucun effet juridique. La Turquie, quant à elle, soutient que cet accord est conforme à son interprétation du droit maritime international. Le différend porte sur un protocole d’accord signé en novembre 2019 entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national libyen, alors reconnu par la communauté internationale, visant à définir les frontières maritimes en Méditerranée orientale. L’Égypte, la Grèce et Chypre se sont opposées à cet accord, arguant qu’il entrait en conflit avec leurs revendications maritimes. Ce dernier affrontement diplomatique reflète des rivalités géopolitiques plus larges opposant l’Égypte et d’autres acteurs régionaux sur les questions de juridiction maritime, de ressources naturelles, de sécurité et d’influence politique. L’Égypte a fait l’objet de critiques concernant ses politiques régionales, les analystes se demandant si la poursuite de ses intérêts stratégiques pourrait contribuer à l’instabilité et exacerber la concurrence autour des ressources régionales. Par exemple, des informations récentes ont révélé que des frappes égyptiennes auraient causé la mort d’au moins 200 mineurs soudanais et blessé de nombreuses autres personnes sur des sites miniers situés dans la région d’Al-Wadi Nord, au Soudan. Ces attaques présumées ont suscité des inquiétudes quant à la sécurité des civils et à l’implication de l’Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan. Certains observateurs considèrent ces attaques comme s'inscrivant dans le cadre d'une implication plus large de l'Égypte au Soudan, où des intérêts nationaux et extérieurs contradictoires ont compliqué les efforts visant à mettre fin à la guerre. Dans une récente interview accordée à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a affirmé que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours pourrait permettre à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. Les relations entre l’Égypte et l’Éthiopie ont également été mises à rude épreuve par des désaccords concernant l’utilisation des eaux du Nil. Le Caire s’est opposé à certains aspects des plans de développement de l’Éthiopie, en particulier au Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), tandis que l’Éthiopie revendique son droit à utiliser ses ressources naturelles à des fins de développement, notamment pour la production d’électricité. Ce différend met en évidence des divergences de longue date entre les pays en amont et en aval concernant l’utilisation équitable de l’eau et la coopération régionale. Le rôle de l’Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan a également attiré l’attention des analystes politiques, qui se demandent si le soutien apporté par Le Caire aux Forces armées soudanaises pourrait compromettre les perspectives de paix et renforcer son influence sur l’avenir politique du Soudan. La guerre entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide, qui a débuté le 15 avril 2023, a dévasté l’économie et les infrastructures du Soudan, provoqué le déplacement de millions de personnes et perturbé le commerce régional. Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production céréalière du Soudan en 2025 a baissé de 22 % par rapport à l’année précédente. Certains analystes affirment que l’Égypte poursuit des intérêts stratégiques au Soudan d’une manière susceptible de prolonger le conflit. Israël, quant à lui, a critiqué cet accord maritime, accusant son rival régional, la Turquie, de déstabiliser la Méditerranée orientale. Ce différend a ravivé l’attention portée aux revendications maritimes qui se chevauchent dans la région et à ses ressources énergétiques potentielles. Le Caire craint tout particulièrement que cet accord n’affecte les droits d’exploration des hydrocarbures et ne compromette ses partenariats régionaux. La Turquie insiste sur le fait que le pacte reste valide, ouvrant la voie à une confrontation diplomatique plus vive au sujet des frontières maritimes. Selon certaines informations, l’Égypte soutient le maréchal Khalifa Haftar et l’Armée nationale libyenne (ANL) dans l’est de la Libye principalement pour sécuriser sa frontière désertique d’environ 1 100 kilomètres, lutter contre les groupes militants islamistes et contrer l’influence de rivaux régionaux tels que la Turquie. La décision du parlement de l’est de la Libye de ratifier l’accord précédemment signé entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national basé à Tripoli marque un changement potentiel qui remet directement en cause la position du Caire en Méditerranée orientale. Le parlement, aligné sur l’est de la Libye et basé à Tobrouk, a renversé des années d’opposition à l’accord maritime turco-libyen à la suite de l’élection d’un nouveau président, Al-Salhin Abdelnabi al-Obeidi. En alignant les autorités de l’est sur un accord initialement signé par les autorités de l’ouest de la Libye, basées à Tripoli, cette décision pourrait indiquer une évolution vers une position libyenne plus unifiée concernant ce pacte. L’Union européenne s’est opposée à cette ratification, soutenant la position de la Grèce et affirmant que l’accord porte atteinte aux droits maritimes d’un État membre de l’UE.
L'économie migratoire de l'Érythrée : ce pays peut-il survivre sans les transferts de fonds forcés ?
Oct 20, 2026 261
Addis Ababa le 20 octobre, 2026 (ENA) L’ultimatum lancé par la Grande-Bretagne à l’Érythrée en octobre 2026 a mis en lumière une contradiction de longue date au cœur du régime d’Isaias Afwerki. Le gouvernement d’Asmara prône l’autosuffisance tout en rejetant les budgets nationaux fixes et la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Pourtant, son système est soutenu par les forces mêmes qu’il prétend transcender : le service national à durée indéterminée pousse à l’émigration, tandis que les transferts de fonds des Érythréens de l’étranger contribuent à financer le système qui les contraint à partir. La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a annoncé que l’Érythrée serait soumise à une interdiction totale de visa pour ses ressortissants, à moins qu’Asmara ne reprenne sa coopération concernant le retour des demandeurs d’asile déboutés et des délinquants étrangers. Le traitement préférentiel accordé aux fonctionnaires a déjà été supprimé, et les diplomates ont vu leurs déplacements hors de Londres restreints. Cette annonce est intervenue à un moment où les Érythréens constituaient la nationalité la plus représentée parmi les arrivées par petites embarcations au cours de l’année s’achevant en juin 2026 — environ 5 875 arrivées enregistrées, soit près de 18 % du total — et occupaient la deuxième place dans le classement général des demandes d’asile, avec des taux d’octroi initiaux avoisinant les 83 à 84 %. Bien que l’Érythrée ait qualifié ces pressions de « manœuvre politique sans fondement », la succession des événements nécessite un examen plus approfondi d’une économie politique qui a transformé l’émigration continue en une source de transferts de fonds. Cette économie politique, contrôlée par la Shabia sous la présidence d’Isaias Afwerki depuis l’indépendance, repose sur trois piliers étroitement liés : le service national à durée indéterminée, la mainmise du parti sur l’économie planifiée et l’appropriation systématique des flux financiers extérieurs. Bien qu’ils semblent distincts, ces piliers fonctionnent comme un mécanisme unique qui transforme la population à la fois en une main-d’œuvre captive sur le territoire national et en une source de financement à l’étranger. Ce cadre s’est structuré autour de l’extraction continue de valeur tirée de cette émigration, assurant ainsi un monopole durable au régime. En 1997, l’Érythrée a ratifié une constitution qui n’a toujours pas été mise en œuvre depuis près de trois décennies. En 2001, les médias indépendants ont été fermés après que des personnalités de haut rang du parti eurent appelé à la tenue d’élections démocratiques et à l’application de la constitution. En conséquence, ce qui avait été présenté comme une mobilisation temporaire en temps de guerre s’est figé en une architecture étatique permanente dans laquelle la citoyenneté elle-même a été redéfinie comme une obligation plutôt que comme un droit. Bien que le service national ait été officiellement limité à 18 mois en vertu de la Proclamation 82/1995, il se poursuit sans date de fin depuis la guerre frontalière de 1998-2000. Les lycéens effectuent leur dernière année au centre d’entraînement militaire de Sawa avant d’être affectés à des fonctions militaires ou civiles pouvant durer des décennies, pour une maigre allocation de 450 à 500 nakfa par mois, soit environ 30 dollars américains. Ce sont ces conditions que la Commission d’enquête des Nations unies a qualifiées de « s’apparentant à de l’esclavage », les associant à la détention arbitraire et à la punition collective des familles. De telles pratiques alimentent une émigration continue, dont le flux sortant ne résulte pas d’un échec politique, mais constitue plutôt une source de revenus délibérée. Alors que les estimations de la population résidente oscillent autour de 3,6 millions d’habitants, les chiffres relatifs à la diaspora varient entre environ 600 000 et 900 000 migrants et réfugiés enregistrés, jusqu’à un tiers de la population née en Érythrée vivant hors du pays. Selon les données du HCR à la fin de l’année 2025, on comptait environ 555 000 réfugiés et plus de 118 000 demandeurs d’asile — soit un total d’environ 670 000 à 679 000 personnes relevant de la compétence du HCR —, les nouvelles demandes d’asile pour la seule année 2025 ayant dépassé les 53 000. Bien que l’économie formelle reste dominée par les entreprises liées à la Shabia et par l’État, l’activité du secteur privé, en dehors du petit commerce familial, est entravée par les contrôles des changes, les restrictions en matière d’octroi de licences et le régime de travail lié au service national. La ressource déterminante est le capital humain exporté puis imposé ; la survie de la plupart des ménages dépend de transferts extérieurs estimés entre 200 et 300 millions de dollars US par an, soit environ 30 % du PIB de l’Érythrée. Ces flux permettent aux ménages de rester solvables dans un contexte d’opportunités nationales limitées, tandis qu’un impôt parallèle de 2 % sur la diaspora est prélevé auprès des Érythréens à l’étranger et collecté par l’intermédiaire des ambassades et de réseaux informels. La propriété économique est concentrée dans des structures contrôlées par le parti : le Hidri Trust fait office de holding centrale pour les intérêts commerciaux de Shabia, la Red Sea Trading Corporation détient un monopole de fait sur une part importante des importations et sert de principal canal pour les opérations de change, des entreprises de construction telles que Segen et Bidho réalisent des chantiers de grande envergure en recourant fréquemment à la main-d’œuvre du service national, et Himbol Financial Services gère les transferts de fonds et les transactions associées. Il existe certes des banques d’État, mais le parti conserve des circuits financiers parallèles échappant au contrôle budgétaire conventionnel, alors qu’aucun budget national complet n’a été publié depuis l’indépendance. Ce double système d’extraction réduit la nécessité de créer des emplois productifs et engendre un cercle vicieux dans lequel le service national à durée indéterminée et les contrôles politiques génèrent une fuite des cerveaux, qui à son tour génère des transferts de fonds et des recettes pour l’État. Si l’on compare cela à la doctrine officielle d’autosuffisance suivie par l’Érythrée — qui rejette la dépendance à l’égard de l’aide tout en traitant les citoyens à la fois comme une main-d’œuvre gratuite et comme des bailleurs de fonds externes —, l’isolement vis-à-vis des financements multilatéraux conventionnels se justifie, tandis que le pluralisme politique est présenté comme une menace pour l’unité nationale et la souveraineté. Il en résulte un équilibre particulier dans lequel le pouvoir politique est monopolisé, et où l’autorité du régime sur les budgets ainsi que le montant exact des avoirs du parti échappent au contrôle public. L’économie politique de l’Érythrée a transformé une part importante de sa population en une ressource transnationale, où la main-d’œuvre est exploitée dans des conditions coercitives tandis que la diaspora fournit des devises étrangères, créant ainsi un équilibre entre répression et stagnation économique. En conséquence, ce sont les pays d’accueil qui doivent supporter les coûts sociaux et budgétaires, le système Shabia au pouvoir externalisant ces coûts tout en s’appropriant les retombées financières. L’économie migratoire de l’Érythrée n’est donc pas un sous-produit involontaire de l’isolement, mais la logique de fonctionnement d’un ordre politique qui transforme son peuple en principale ressource permettant au régime de se maintenir. L’enjeu est l’appauvrissement continu d’une génération et la pérennité d’un régime fermé qui s’en nourrit.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023