ENA - ENA Français
À la une
L'Éthiopie décide de fermer son ambassade à Asmara et déclare 10 diplomates érythréens « persona non grata »
Oct 1, 2026 87
Addis Ababa le 1 octobre,2026 (ENA) L'Éthiopie a décidé de fermer son ambassade à Asmara, en Érythrée, et a déclaré persona non grata dix diplomates érythréens en poste à Addis-Abeba, leur ordonnant de quitter le pays dans les 48 heures. Dans un communiqué publié aujourd'hui, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que cette décision avait été prise en réponse aux actes d'hostilité et de belligérance, directs et indirects, de l'Érythrée à l'encontre de l'Éthiopie. Il a ajouté que dix diplomates érythréens avaient été déclarés persona non grata pour leur implication dans des activités constituant une menace directe pour la sécurité nationale de l’Éthiopie, en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Les diplomates disposent de 48 heures pour quitter l’Éthiopie. Le ministère a exhorté le gouvernement érythréen à mettre fin aux actes contraires aux principes régissant les relations entre États souverains. Malgré ces mesures, il a précisé que l’Éthiopie continuait d’accorder de l’importance à ses liens historiques, culturels et entre les peuples avec l’Érythrée et restait attachée à la coexistence pacifique, à la stabilité régionale et à l’intégration. Le ministère a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie en faveur du règlement pacifique des différends et de la coopération avec les pays de la Corne de l’Afrique afin de promouvoir une paix durable, la sécurité et l’intégration régionale.
L’Éthiopie au cœur du multilinguisme face au défi de l’IA
Oct 1, 2026 58
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie, riche de sa diversité culturelle et linguistique, constitue un espace privilégié pour observer et promouvoir le multilinguisme au sein des organisations internationales. Addis-Abeba, capitale diplomatique de l’Afrique, rassemble notamment des organisations africaines et internationales qui contribuent à faire de la diversité linguistique une réalité au cœur de la coopération multilatérale. Dans un entretien accordé à l’ENA, Patricia Herdt, qui travaille au sein de la représentation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a souligné le rôle particulier de l’Éthiopie et de sa capitale dans la promotion de la diversité culturelle et linguistique. « L’Éthiopie, et en particulier Addis-Abeba, capitale diplomatique, constitue en effet un vrai croisement de diversité », a-t-elle déclaré, ajoutant que la Francophonie observe avec intérêt les pratiques linguistiques développées au sein des organisations internationales et africaines présentes dans la capitale. Selon elle, ces expériences constituent une source d’inspiration pour les programmes de l’OIF, qui travaille avec différentes organisations internationales afin de renforcer le multilinguisme à travers la formation des personnels et l’encouragement de politiques et de stratégies favorables à sa mise en œuvre durable. « Nous cherchons à rendre la mise en œuvre du multilinguisme véritablement structurelle et de long terme », a-t-elle expliqué. Cette vision s’accompagne d’initiatives destinées à préparer une nouvelle génération de professionnels des langues. Dans ce cadre, l’OIF met en œuvre un programme destiné aux jeunes diplômés africains des métiers de la traduction et de l’interprétation, dans le cadre de la filière « Interprètes et traducteurs » du Collège international de Villers-Cotterêts. La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, basée à Addis-Abeba, doit notamment accueillir six jeunes traducteurs dans le cadre de cette initiative. Ces stages d’immersion visent à permettre aux participants de se familiariser avec les rythmes de travail, les spécificités et les processus des organisations internationales, tout en développant leurs compétences professionnelles et en se préparant aux concours des Nations Unies et d’autres organisations internationales. Alors que les technologies numériques et l’intelligence artificielle transforment progressivement les métiers de la traduction et de l’interprétation, l’OIF entend également accompagner cette évolution tout en défendant la diversité linguistique et culturelle. Patricia Herdt a souligné que l’organisation mène un important travail de plaidoyer afin que les nouvelles technologies tiennent compte de ces enjeux et puissent constituer un véritable atout pour les professionnels. « Il s’agit de faire en sorte que les outils ne remplacent pas l’humain », a-t-elle affirmé, insistant sur l’importance de la contribution humaine, particulièrement dans les contextes diplomatiques où « chaque mot et chaque nuance font la différence ». L’avenir des métiers de la traduction et de l’interprétation repose ainsi, selon cette approche, sur la complémentarité entre l’évolution des compétences professionnelles, les possibilités offertes par l’intelligence artificielle et la préservation de la diversité linguistique et culturelle. À travers son caractère multiculturel et son rôle de capitale diplomatique, Addis-Abeba continue ainsi d’offrir un cadre concret de réflexion sur l’avenir du multilinguisme et des échanges entre les différentes communautés linguistiques.
L'Éthiopie et la Banque mondiale s'engagent à renforcer leur partenariat en faveur d'une croissance tirée par le secteur privé
Oct 1, 2026 68
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie et la Banque mondiale ont convenu d’approfondir leur partenariat stratégique et d’accélérer leur coopération afin de stimuler une croissance tirée par le secteur privé, de créer des emplois et de renforcer la résilience économique du pays. Le ministre des Finances, Ahmed Shide, et le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, se sont entretenus aujourd’hui avec la directrice générale des opérations de la Banque mondiale, Anna Bjerde, et le vice-président régional pour l’Afrique orientale et australe, Ndiamé Diop. Le ministre a mis en avant le programme de réformes économiques en cours du gouvernement, notamment les efforts visant à stimuler la mobilisation des recettes intérieures, à améliorer l’environnement des affaires et à élargir les opportunités de développement du secteur privé. Ahmed Shide a également salué le soutien continu apporté par la Banque mondiale à l’Éthiopie, notamment par le biais d’opérations d’appui budgétaire. Mme Bjerde s’est félicitée des progrès réalisés dans le cadre du programme de réformes de l’Éthiopie, soulignant l’engagement du gouvernement en faveur d’une croissance tirée par le secteur privé et de la création d’emplois. Elle a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale à renforcer encore son partenariat avec l’Éthiopie et à soutenir les priorités de développement du pays, en particulier sa transition vers une économie davantage tirée par le secteur privé, dans le cadre du nouveau cadre de partenariat national. Les deux parties ont convenu d’étendre leur coopération dans des domaines clés, notamment la « Mission 300 », l’« AgriConnect Compact », le programme « E-Mobility » et l’initiative « Water Forward ». Elles ont également discuté de la possibilité d’élargir l’accès de l’Éthiopie à des mécanismes de financement supplémentaires afin de renforcer la résilience du pays face aux chocs climatiques et aux chocs externes. Les deux parties ont souligné la nécessité d’améliorer l’efficacité de la mise en œuvre et d’accélérer les résultats en matière de développement grâce à l’initiative « Development Ready », en mettant l’accent sur l’apport d’avantages concrets et en temps opportun à la population éthiopienne. Ces discussions ont réaffirmé l’engagement commun de l’Éthiopie et de la Banque mondiale à faire progresser la transformation économique du pays, à renforcer sa résilience et à favoriser une croissance durable et inclusive portée par le secteur privé.
L'essor de la finance numérique marque un tournant pour le secteur bancaire éthiopien : NBE
Oct 1, 2026 57
Addis Ababa le 1 octobre. 2026 (ENA) Selon la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), l’expansion rapide des services financiers numériques, associée à des réformes macroéconomiques de grande envergure, marque un tournant majeur pour la croissance et la transformation du secteur bancaire éthiopien. S'exprimant lors de la deuxième journée du Forum financier de l'Éthiopie 2026, Gemechis Dugasa, directeur de la réglementation, des licences et des agréments à la NBE, a déclaré que les changements structurels simultanés au sein de l'économie et l'émergence des marchés de capitaux étaient en train de redéfinir le paysage financier éthiopien. M. Dugasa a tenu ces propos lors de l’ouverture d’une session intitulée « Partenariats pour la croissance : un environnement politique et réglementaire propice aux investissements dans le secteur bancaire ». Il a déclaré que l’expansion rapide de la banque mobile, des paiements numériques, de l’argent mobile et des services financiers par intermédiaire créait de nouveaux modèles économiques tout en améliorant la qualité des services financiers proposés aux clients dans tout le pays. « La finance numérique transforme la manière dont les services financiers sont fournis en Éthiopie », a déclaré M. Dugasa, soulignant la croissance continue de la banque mobile, de la monnaie mobile, des paiements numériques et des services par intermédiaire. L’Éthiopie a enregistré des transactions financières numériques d’une valeur de 33 000 milliards de birrs au cours de l’exercice 2025/26, ce qui reflète l’expansion rapide des services financiers numériques, en particulier la monnaie mobile et la banque numérique. M. Dugasa a toutefois souligné que la numérisation rapide du secteur financier devait s’accompagner d’une cybersécurité solide, d’une protection efficace des données, d’une infrastructure numérique fiable et d’une gouvernance opérationnelle renforcée. Il a indiqué que l’Éthiopie modernisait également son cadre réglementaire bancaire tout en établissant une base juridique pour la participation étrangère dans le secteur financier. Les évolutions des marchés des capitaux et de l’infrastructure financière numérique élargissent encore davantage les opportunités d’investissement et d’innovation, a-t-il ajouté. Selon M. Dugasa, les investisseurs étrangers qui s’implantent dans le secteur financier éthiopien devraient apporter bien plus que des capitaux. On attend d’eux qu’ils apportent des engagements d’investissement à long terme, des technologies de pointe, un transfert de savoir-faire, le développement du capital humain, des pratiques de bonne gouvernance et une connectivité financière internationale. Il a également souligné la nécessité d’adapter les pratiques financières internationales à la situation économique de l’Éthiopie, plutôt que de les adopter sans tenir compte des réalités locales. Une telle approche, a-t-il déclaré, contribuerait à soutenir une croissance durable et responsable tout en renforçant la résilience et les capacités du système financier national. L’Éthiopie mène actuellement de vastes réformes économiques visant à renforcer la stabilité macroéconomique, à élargir l’inclusion financière, à mobiliser les investissements et à accélérer la transformation numérique. Le secteur financier est au cœur de ces efforts et joue un rôle essentiel dans la mobilisation de l’épargne, le financement des investissements, le soutien à l’innovation et l’élargissement de l’accès aux services financiers. La Banque nationale d’Éthiopie (NBE) organise le Forum financier de l’Éthiopie 2026, qui rassemble des décideurs politiques, des institutions financières, des partenaires de développement, des représentants du secteur privé et des experts du secteur financier afin d’examiner la modernisation et la transformation structurelle du système financier éthiopien. Ce forum offre aux parties prenantes une tribune pour débattre des réformes politiques et réglementaires, des opportunités d’investissement et de l’orientation future du secteur financier, tout en favorisant la collaboration entre les acteurs nationaux et internationaux. Ces discussions devraient également contribuer à renforcer la convergence des points de vue sur l’avenir du système financier éthiopien et à identifier des opportunités d’investissement et de partenariat, alors que le pays poursuit son programme plus large de transformation économique.
L'Éthiopie fait progresser la logistique, le logement, l'énergie et la coopération régionale
Oct 1, 2026 80
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) cabinet du Premier ministre a déclaré que l'Éthiopie avait enregistré des avancées significatives dans les domaines de la logistique, du logement, des infrastructures régionales et des relations diplomatiques au cours du mois de septembre 2026. Selon un message publié sur les réseaux sociaux par le cabinet du Premier ministre, l'Éthiopie a enregistré toute une série de progrès en matière d'infrastructures, d'économie, de diplomatie et d'administration en septembre 2026, les principales initiatives ayant été menées par le Premier ministre Abiy Ahmed. À la veille du Nouvel An éthiopien, le Premier ministre Abiy a inauguré la première phase de l’extension du pôle logistique moderne de Mojo. Construite sur un terrain de 60 hectares, cette extension comprend des terminaux et des entrepôts modernes capables de traiter jusqu’à un million de conteneurs de 20 pieds par an. Selon le cabinet du Premier ministre, ce projet témoigne des progrès réalisés par l’Éthiopie dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). En septembre, le Premier ministre a également assisté à la signature d’un accord-cadre entre la Banque nationale d’Éthiopie et la Société financière internationale (SFI) en vue de la création de la première société éthiopienne spécialisée dans le refinancement hypothécaire. Ce partenariat vise à soutenir la construction de 1,5 million de logements abordables et respectueux de la dignité des citoyens, tout en encourageant la participation du secteur privé. Sur le plan diplomatique, le Premier ministre Abiy a participé au 18e sommet des dirigeants des pays du BRICS, organisé par l'Inde. En marge du sommet, il s’est entretenu sur la coopération bilatérale avec les dirigeants de l’Inde, de la Russie, de la Chine, des Émirats arabes unis, de l’Iran, de la Malaisie, du Kazakhstan et du Vietnam. Le sommet a également apporté son soutien aux préparatifs de l’Éthiopie en vue de la COP32 et à sa candidature à l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce. Il a en outre salué à l’unanimité la candidature de l’Éthiopie, soutenue par l’Union africaine, en tant que seul candidat africain à la représentation au sein de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Au cours du mois, le Premier ministre Abiy a effectué une visite de travail officielle à Djibouti, où il s’est joint au président djiboutien Ismail Omar Guelleh et à Aliko Dangote pour inaugurer et lancer le projet d’oléoduc de produits pétroliers raffinés Dewele-Damerjog. Cet oléoduc d’environ 120 kilomètres relie Damerjog, à Djibouti, à Dewele, en Éthiopie, reliant ainsi les installations de réception et de stockage côtier de carburant maritime aux installations nationales de stockage et de distribution, et mettant en place un système logistique intégré pour le carburant. Fin septembre, le Premier ministre Abiy a également assisté à la cérémonie de pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole de Lamu, au Kenya. S'exprimant lors de cette cérémonie en présence de chefs d'État et de gouvernement africains, il a qualifié ce projet d'étape importante vers le renforcement de la sécurité énergétique et la promotion de l'intégration économique régionale en Afrique de l'Est. La raffinerie offrira à l’Éthiopie une nouvelle source régionale de produits pétroliers raffinés, élargissant ainsi ses options d’approvisionnement tout en créant de nouvelles opportunités commerciales et d’investissement. Ce mois-ci a également marqué la conclusion de l’initiative « Green Legacy 2026 », placée sous le thème « Plantons l’espoir ». Le Premier ministre Abiy et la Première dame Zinash Tayachew ont participé à une opération de plantation d’arbres aux côtés de hauts responsables gouvernementaux. À l'occasion du Nouvel An éthiopien et des fêtes de fin d'année, il a remis des cadeaux au personnel du cabinet du Premier ministre, fait don de matériel pédagogique aux enfants pris en charge par le cabinet et participé à un repas organisé avec la Première Dame.
Publicité
Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 62639
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
POA English
Pulse Of Africa - English Language
Your news, current affairs and entertainment channel
Join us on
POA Arabic - عربي
Pulse Of Africa - Arabic Language
قناتكم الاخبارية و الترفيهية
Join us on
Politique
L'Éthiopie décide de fermer son ambassade à Asmara et déclare 10 diplomates érythréens « persona non grata »
Oct 1, 2026 87
Addis Ababa le 1 octobre,2026 (ENA) L'Éthiopie a décidé de fermer son ambassade à Asmara, en Érythrée, et a déclaré persona non grata dix diplomates érythréens en poste à Addis-Abeba, leur ordonnant de quitter le pays dans les 48 heures. Dans un communiqué publié aujourd'hui, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que cette décision avait été prise en réponse aux actes d'hostilité et de belligérance, directs et indirects, de l'Érythrée à l'encontre de l'Éthiopie. Il a ajouté que dix diplomates érythréens avaient été déclarés persona non grata pour leur implication dans des activités constituant une menace directe pour la sécurité nationale de l’Éthiopie, en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Les diplomates disposent de 48 heures pour quitter l’Éthiopie. Le ministère a exhorté le gouvernement érythréen à mettre fin aux actes contraires aux principes régissant les relations entre États souverains. Malgré ces mesures, il a précisé que l’Éthiopie continuait d’accorder de l’importance à ses liens historiques, culturels et entre les peuples avec l’Érythrée et restait attachée à la coexistence pacifique, à la stabilité régionale et à l’intégration. Le ministère a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie en faveur du règlement pacifique des différends et de la coopération avec les pays de la Corne de l’Afrique afin de promouvoir une paix durable, la sécurité et l’intégration régionale.
L'Éthiopie fait progresser la logistique, le logement, l'énergie et la coopération régionale
Oct 1, 2026 80
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) cabinet du Premier ministre a déclaré que l'Éthiopie avait enregistré des avancées significatives dans les domaines de la logistique, du logement, des infrastructures régionales et des relations diplomatiques au cours du mois de septembre 2026. Selon un message publié sur les réseaux sociaux par le cabinet du Premier ministre, l'Éthiopie a enregistré toute une série de progrès en matière d'infrastructures, d'économie, de diplomatie et d'administration en septembre 2026, les principales initiatives ayant été menées par le Premier ministre Abiy Ahmed. À la veille du Nouvel An éthiopien, le Premier ministre Abiy a inauguré la première phase de l’extension du pôle logistique moderne de Mojo. Construite sur un terrain de 60 hectares, cette extension comprend des terminaux et des entrepôts modernes capables de traiter jusqu’à un million de conteneurs de 20 pieds par an. Selon le cabinet du Premier ministre, ce projet témoigne des progrès réalisés par l’Éthiopie dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). En septembre, le Premier ministre a également assisté à la signature d’un accord-cadre entre la Banque nationale d’Éthiopie et la Société financière internationale (SFI) en vue de la création de la première société éthiopienne spécialisée dans le refinancement hypothécaire. Ce partenariat vise à soutenir la construction de 1,5 million de logements abordables et respectueux de la dignité des citoyens, tout en encourageant la participation du secteur privé. Sur le plan diplomatique, le Premier ministre Abiy a participé au 18e sommet des dirigeants des pays du BRICS, organisé par l'Inde. En marge du sommet, il s’est entretenu sur la coopération bilatérale avec les dirigeants de l’Inde, de la Russie, de la Chine, des Émirats arabes unis, de l’Iran, de la Malaisie, du Kazakhstan et du Vietnam. Le sommet a également apporté son soutien aux préparatifs de l’Éthiopie en vue de la COP32 et à sa candidature à l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce. Il a en outre salué à l’unanimité la candidature de l’Éthiopie, soutenue par l’Union africaine, en tant que seul candidat africain à la représentation au sein de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Au cours du mois, le Premier ministre Abiy a effectué une visite de travail officielle à Djibouti, où il s’est joint au président djiboutien Ismail Omar Guelleh et à Aliko Dangote pour inaugurer et lancer le projet d’oléoduc de produits pétroliers raffinés Dewele-Damerjog. Cet oléoduc d’environ 120 kilomètres relie Damerjog, à Djibouti, à Dewele, en Éthiopie, reliant ainsi les installations de réception et de stockage côtier de carburant maritime aux installations nationales de stockage et de distribution, et mettant en place un système logistique intégré pour le carburant. Fin septembre, le Premier ministre Abiy a également assisté à la cérémonie de pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole de Lamu, au Kenya. S'exprimant lors de cette cérémonie en présence de chefs d'État et de gouvernement africains, il a qualifié ce projet d'étape importante vers le renforcement de la sécurité énergétique et la promotion de l'intégration économique régionale en Afrique de l'Est. La raffinerie offrira à l’Éthiopie une nouvelle source régionale de produits pétroliers raffinés, élargissant ainsi ses options d’approvisionnement tout en créant de nouvelles opportunités commerciales et d’investissement. Ce mois-ci a également marqué la conclusion de l’initiative « Green Legacy 2026 », placée sous le thème « Plantons l’espoir ». Le Premier ministre Abiy et la Première dame Zinash Tayachew ont participé à une opération de plantation d’arbres aux côtés de hauts responsables gouvernementaux. À l'occasion du Nouvel An éthiopien et des fêtes de fin d'année, il a remis des cadeaux au personnel du cabinet du Premier ministre, fait don de matériel pédagogique aux enfants pris en charge par le cabinet et participé à un repas organisé avec la Première Dame.
L'Éthiopie met en place un comité de compensation sur le Nil pour évaluer les projets bloqués par l'Égypte
Oct 1, 2026 101
Addis Abab le 1 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie a mis en place un comité national chargé d'évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées aux projets hydrauliques qui ont été « bloqués ou entravés par les Égyptiens », a annoncé le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Itefa. Dans un entretien exclusive accordée à l’ENA, Habtamu a déclaré que le comité avait jusqu’à présent recensé plus de 22 projets de développement, dont le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), qui ont été entravés par l’Égypte. « Nous avons mis en place un comité national. Et en tant que {comité}, nous avons recensé plus de 22 projets qui ont été bloqués ou entravés par les Égyptiens, y compris le projet GERD », a révélé le ministre. Les préoccupations de longue date de l’Éthiopie concernant les inégalités de développement dans le bassin du Nil bénéficient d’un soutien croissant de la part des chercheurs, ce qui renforce ses arguments en faveur d’une réparation pour les pertes économiques historiques et les opportunités de développement manquées. À cet égard, le ministre Habtamu a indiqué que le comité nouvellement créé rassemble actuellement des preuves relatives à ces projets et examine les fondements des demandes d’indemnisation de l’Éthiopie. Cette évaluation fait appel à des experts, d’anciens ministres, des conseillers et des juristes qui examinent l’ampleur des pertes et les approches possibles pour y remédier, a-t-il souligné. « Nous sommes déjà en train de rassembler les éléments de preuve. Nous avons répertorié autant de projets que possible auxquels ils (les Égyptiens) se sont opposés, y compris le GERD, au sujet duquel ils ont même tenté de menacer l’Éthiopie, en laissant entendre qu’ils disposaient d’une puissance militaire gigantesque et qu’ils allaient intervenir, ce qui constitue véritablement un crime aux yeux de la communauté internationale », a déclaré M. Habtamu. M. Habtamu a précisé que cet examen portera non seulement sur les projets dont la mise en œuvre a été empêchée, mais aussi sur les efforts de préservation de l’environnement déployés par l’Éthiopie et sur les avantages que ses infrastructures de gestion de l’eau apportent en aval. Il a cité l’initiative « Green Legacy », dans le cadre de laquelle plus de 50 milliards d’arbres auraient été plantés, soulignant que des actions de grande envergure ont été menées dans les principaux bassins fluviaux, notamment ceux du Baro, de l’Abay et du Tekeze. M. Habtamu a déclaré que ces efforts de conservation devaient être pris en compte dans l’évaluation de la contribution de l’Éthiopie à la protection des ressources en eau et à la lutte contre les impacts liés au climat dans l’ensemble du bassin du Nil. Il a également souligné le rôle potentiel du GERD dans la régulation des débits fluviaux, affirmant que son exploitation pourrait contribuer à réduire les inondations en aval et à maintenir la disponibilité en eau pendant les périodes de faibles précipitations. Le ministre a cité les conditions pluviométriques actuelles liées au phénomène El Niño comme exemple de l’importance d’une gestion coordonnée de l’eau, affirmant que la régulation des débits pourrait apporter des avantages aux pays en aval, notamment le Soudan et l’Égypte. Évoquant les scénarios possibles pour obtenir une compensation, le ministre a déclaré que l’approche de l’Éthiopie s’articulerait autour d’étapes claires, la négociation et la compréhension mutuelle constituant l’option privilégiée, tandis que d’autres scénarios impliqueraient que l’Éthiopie prenne des mesures supplémentaires.
Le Premier ministre Abiy au Kenya pour la cérémonie d'inauguration des travaux de la raffinerie de Lamu
Sep 30, 2026 208
Addis Ababa le 30 septembre, 2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed arrive ce matin au Kenya en vue de la cérémonie de pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole de Lamu, un projet de plusieurs milliards de dollars. Ce projet, soutenu par le groupe Dangote, constitue un développement majeur des infrastructures énergétiques régionales en Afrique de l'Est. Située le long du corridor stratégique Lamu Port-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), cette installation est conçue pour traiter du pétrole brut et fournir des produits pétroliers raffinés, notamment de l'essence, du diesel et du kérosène, sur les marchés voisins. Une fois opérationnelle, la raffinerie renforcera la sécurité énergétique et approfondira les liens commerciaux à travers l'Afrique de l'Est.
Le conseil municipal reconduit Adanech Abiebie dans ses fonctions de maire d'Addis-Abeba
Sep 30, 2026 131
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) Le Conseil municipal d’Addis-Abeba a reconduit à l’unanimité Adanech Abiebie dans ses fonctions de maire d’Addis-Abeba, lui confiant un nouveau mandat à la tête de l’administration de la capitale. Cette décision a été prise lors de la quatrième session du Conseil, qui s’est tenue au Mémorial de la Victoire d’Adwa, où les membres ont salué le leadership, l’engagement et les résultats administratifs d’Adanech dans la mise en œuvre de grands projets d’infrastructure, la réforme de la culture de travail de la ville et le développement de services centrés sur les citoyens. Les membres du conseil ont également souligné sa vaste expérience administrative aux niveaux régional et fédéral, qui a débuté par son travail d’éducatrice dans la région d’Oromia avant qu’elle n’assume diverses responsabilités de direction au sein d’institutions fédérales. En évaluant son mandat précédent, le Conseil a souligné que la transformation du paysage urbain d’Addis-Abeba, notamment grâce à d’importantes infrastructures publiques et à des initiatives de développement urbain, figurait parmi les principaux atouts de son administration. À la suite de sa reconduction à l’unanimité, Adanech a prêté serment devant le Conseil, entamant ainsi officiellement un nouveau mandat à la tête de l’administration municipale. Dans son discours d'investiture, la maire Adanech a déclaré que la fonction publique devait être considérée comme une responsabilité envers les citoyens plutôt que comme un moyen d'en tirer un avantage personnel. Elle s'est engagée à maintenir une position ferme contre la corruption et les pratiques commerciales illicites. Elle a déclaré que les performances de l'administration municipale seraient en fin de compte jugées à l'aune de l'amélioration de la vie quotidienne des habitants — notamment grâce aux efforts visant à alléger le coût de la vie, à multiplier les opportunités d'emploi pour les jeunes, à améliorer les services publics et à répondre aux besoins en matière de logement, de santé et d'infrastructures — plutôt que sur la seule base de rapports statistiques. Adanech a également présenté ses projets visant à accélérer la mise en œuvre de la vision « Digital Ethiopia 2030 » à Addis-Abeba, en développant les services publics numériques et en réduisant les obstacles bureaucratiques. Elle s’est en outre engagée à lutter contre la manipulation des marchés et le rôle des courtiers illégaux, tout en promouvant des mesures destinées à améliorer la stabilité des marchés et à protéger les consommateurs. En matière d’inclusion économique, la maire a déclaré que son administration s’efforcerait de réduire la dépendance à l’égard de l’aide internationale en soutenant les micro-entreprises et les petites entreprises et en créant davantage d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.
L'ancien envoyé américain Nagy qualifie la situation en Érythrée de « tragédie »
Sep 29, 2026 206
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L'ancien secrétaire d'État adjoint américain chargé des affaires africaines, Tibor Nagy, a vivement critiqué les dirigeants érythréens et les conditions de vie de la population, qualifiant le pays de « voisin instable » dans la région. Dans une récente interview accordée à Pulse of Africa, M. Nagy a déclaré que l’Érythrée avait connu des conflits avec tous ses voisins, y compris le Yémen, de l’autre côté de la mer Rouge. Il a qualifié le président Isaias Afwerki de dictateur, affirmant : « Je l’ai qualifié de dictateur parce que je pense qu’il est un dictateur. » Selon M. Nagy, l’Érythrée n’a pas de constitution, n’a jamais organisé d’élections et maintient ce qu’il a décrit comme un « service national à vie ». Il a également souligné la forte proportion de la population qui a fui le pays et le fardeau qui pèse sur ceux qui restent. M. Nagy a déclaré que les Érythréens étaient confrontés à un « fardeau insupportable » et a critiqué la qualité de vie dans le pays, citant l’absence d’accès à Internet et d’autres formes d’isolement. Il a rappelé s’être rendu en Érythrée et avoir constaté que les gens ne pouvaient pas utiliser de cartes de crédit et que le pays accusait un retard considérable dans des domaines qu’il considérait comme essentiels à la vie moderne. Faisant référence à Isaias Afwerki, il a déclaré : « Isaias freine désormais l’Érythrée au lieu de la faire progresser. » M. Nagy a également dénoncé ce qu’il a qualifié d’emprisonnement sans procès ni inculpation, ainsi que de nombreuses violations des droits de l’homme, qualifiant la situation de « tragédie » et de « véritable tragédie ».
Il est problématique de percevoir négativement la quête d’un accès légitime à la mer par l’Éthiopie : le directeur général des Affaires africaines
Sep 29, 2026 157
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Considérer d’un œil négatif la quête légitime de l’Éthiopie pour un accès fiable à la mer est problématique et reflète des préoccupations malveillantes à l’encontre du pays, a déclaré l’ambassadeur Zerihun Abebe, directeur général des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, l’ambassadeur Zerihun a souligné que la paix, le développement, la prospérité, la résilience et la renaissance de l’Éthiopie constituent une bénédiction pour la région de la mer Rouge, plutôt qu’une menace. Historiquement, l’Éthiopie a toujours contribué aux efforts de lutte contre le terrorisme et la piraterie, tout en collaborant avec les pays voisins pour renforcer leurs capacités et consolider la coopération régionale. « Notre bilan montre clairement que nous avons été une force de paix et de développement dans la région », a déclaré l’ambassadeur Zerihun, soulignant les sacrifices considérables consentis par l’Éthiopie pour soutenir la paix et la stabilité régionales, notamment au Soudan et en Somalie. Le directeur général a souligné que l’Éthiopie avait des intérêts légitimes dans les domaines maritime, sécuritaire, démographique, politique et économique, qui sous-tendent sa quête d’un accès fiable à la mer. Ces intérêts ne sont pas propres à l’Éthiopie et peuvent compléter ceux des pays voisins, contribuant ainsi à une stabilité régionale plus large. L’ambassadeur Zerihun a fait remarquer : « Lorsque nous faisons front commun dans une région instable, où s’affrontent diverses puissances, cela nous aide à nous unir et à relever nos défis communs. » L’ambassadeur a également évoqué les défis sécuritaires communs auxquels sont confrontés les pays riverains de la mer Rouge et de son bassin, notamment la piraterie, le terrorisme et d’autres menaces pour la sécurité. Ces défis communs devraient encourager les pays de la région à renforcer leur coopération. « Pour nous, nous sommes ensemble, nous sommes destinés à vivre ensemble et nous partageons des intérêts communs », a souligné l’ambassadeur Zerihun. Il a ajouté que percevoir l’intérêt légitime de l’Éthiopie de manière déformée est très problématique et témoigne clairement d’une intention malveillante à l’égard de l’Éthiopie. Le directeur général a précisé que la quête de l’Éthiopie pour un accès à la mer fiable, sûr et garanti repose sur des considérations économiques, politiques et de sécurité. « Ainsi, percevoir l’intérêt légitime de l’Éthiopie sous un autre angle est très problématique et témoigne clairement d’une intention malveillante à l’égard de l’Éthiopie. Mais pour l’Éthiopie, sa quête d’un accès à la mer est légitime ; elle repose sur des fondements économiques, politiques et sécuritaires. »
Le Premier ministre Abiy accueille le président somalien Cheikh Hassan Mohamud
Sep 29, 2026 192
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a accueilli ce matin le président somalien Cheikh Hassan Mohamud à l'aéroport international de Bole. Selon l'ENA, les deux dirigeants devraient aborder des questions bilatérales et régionales d'intérêt commun.
Politique
L'Éthiopie décide de fermer son ambassade à Asmara et déclare 10 diplomates érythréens « persona non grata »
Oct 1, 2026 87
Addis Ababa le 1 octobre,2026 (ENA) L'Éthiopie a décidé de fermer son ambassade à Asmara, en Érythrée, et a déclaré persona non grata dix diplomates érythréens en poste à Addis-Abeba, leur ordonnant de quitter le pays dans les 48 heures. Dans un communiqué publié aujourd'hui, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que cette décision avait été prise en réponse aux actes d'hostilité et de belligérance, directs et indirects, de l'Érythrée à l'encontre de l'Éthiopie. Il a ajouté que dix diplomates érythréens avaient été déclarés persona non grata pour leur implication dans des activités constituant une menace directe pour la sécurité nationale de l’Éthiopie, en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Les diplomates disposent de 48 heures pour quitter l’Éthiopie. Le ministère a exhorté le gouvernement érythréen à mettre fin aux actes contraires aux principes régissant les relations entre États souverains. Malgré ces mesures, il a précisé que l’Éthiopie continuait d’accorder de l’importance à ses liens historiques, culturels et entre les peuples avec l’Érythrée et restait attachée à la coexistence pacifique, à la stabilité régionale et à l’intégration. Le ministère a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie en faveur du règlement pacifique des différends et de la coopération avec les pays de la Corne de l’Afrique afin de promouvoir une paix durable, la sécurité et l’intégration régionale.
L'Éthiopie fait progresser la logistique, le logement, l'énergie et la coopération régionale
Oct 1, 2026 80
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) cabinet du Premier ministre a déclaré que l'Éthiopie avait enregistré des avancées significatives dans les domaines de la logistique, du logement, des infrastructures régionales et des relations diplomatiques au cours du mois de septembre 2026. Selon un message publié sur les réseaux sociaux par le cabinet du Premier ministre, l'Éthiopie a enregistré toute une série de progrès en matière d'infrastructures, d'économie, de diplomatie et d'administration en septembre 2026, les principales initiatives ayant été menées par le Premier ministre Abiy Ahmed. À la veille du Nouvel An éthiopien, le Premier ministre Abiy a inauguré la première phase de l’extension du pôle logistique moderne de Mojo. Construite sur un terrain de 60 hectares, cette extension comprend des terminaux et des entrepôts modernes capables de traiter jusqu’à un million de conteneurs de 20 pieds par an. Selon le cabinet du Premier ministre, ce projet témoigne des progrès réalisés par l’Éthiopie dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). En septembre, le Premier ministre a également assisté à la signature d’un accord-cadre entre la Banque nationale d’Éthiopie et la Société financière internationale (SFI) en vue de la création de la première société éthiopienne spécialisée dans le refinancement hypothécaire. Ce partenariat vise à soutenir la construction de 1,5 million de logements abordables et respectueux de la dignité des citoyens, tout en encourageant la participation du secteur privé. Sur le plan diplomatique, le Premier ministre Abiy a participé au 18e sommet des dirigeants des pays du BRICS, organisé par l'Inde. En marge du sommet, il s’est entretenu sur la coopération bilatérale avec les dirigeants de l’Inde, de la Russie, de la Chine, des Émirats arabes unis, de l’Iran, de la Malaisie, du Kazakhstan et du Vietnam. Le sommet a également apporté son soutien aux préparatifs de l’Éthiopie en vue de la COP32 et à sa candidature à l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce. Il a en outre salué à l’unanimité la candidature de l’Éthiopie, soutenue par l’Union africaine, en tant que seul candidat africain à la représentation au sein de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Au cours du mois, le Premier ministre Abiy a effectué une visite de travail officielle à Djibouti, où il s’est joint au président djiboutien Ismail Omar Guelleh et à Aliko Dangote pour inaugurer et lancer le projet d’oléoduc de produits pétroliers raffinés Dewele-Damerjog. Cet oléoduc d’environ 120 kilomètres relie Damerjog, à Djibouti, à Dewele, en Éthiopie, reliant ainsi les installations de réception et de stockage côtier de carburant maritime aux installations nationales de stockage et de distribution, et mettant en place un système logistique intégré pour le carburant. Fin septembre, le Premier ministre Abiy a également assisté à la cérémonie de pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole de Lamu, au Kenya. S'exprimant lors de cette cérémonie en présence de chefs d'État et de gouvernement africains, il a qualifié ce projet d'étape importante vers le renforcement de la sécurité énergétique et la promotion de l'intégration économique régionale en Afrique de l'Est. La raffinerie offrira à l’Éthiopie une nouvelle source régionale de produits pétroliers raffinés, élargissant ainsi ses options d’approvisionnement tout en créant de nouvelles opportunités commerciales et d’investissement. Ce mois-ci a également marqué la conclusion de l’initiative « Green Legacy 2026 », placée sous le thème « Plantons l’espoir ». Le Premier ministre Abiy et la Première dame Zinash Tayachew ont participé à une opération de plantation d’arbres aux côtés de hauts responsables gouvernementaux. À l'occasion du Nouvel An éthiopien et des fêtes de fin d'année, il a remis des cadeaux au personnel du cabinet du Premier ministre, fait don de matériel pédagogique aux enfants pris en charge par le cabinet et participé à un repas organisé avec la Première Dame.
L'Éthiopie met en place un comité de compensation sur le Nil pour évaluer les projets bloqués par l'Égypte
Oct 1, 2026 101
Addis Abab le 1 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie a mis en place un comité national chargé d'évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées aux projets hydrauliques qui ont été « bloqués ou entravés par les Égyptiens », a annoncé le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Itefa. Dans un entretien exclusive accordée à l’ENA, Habtamu a déclaré que le comité avait jusqu’à présent recensé plus de 22 projets de développement, dont le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), qui ont été entravés par l’Égypte. « Nous avons mis en place un comité national. Et en tant que {comité}, nous avons recensé plus de 22 projets qui ont été bloqués ou entravés par les Égyptiens, y compris le projet GERD », a révélé le ministre. Les préoccupations de longue date de l’Éthiopie concernant les inégalités de développement dans le bassin du Nil bénéficient d’un soutien croissant de la part des chercheurs, ce qui renforce ses arguments en faveur d’une réparation pour les pertes économiques historiques et les opportunités de développement manquées. À cet égard, le ministre Habtamu a indiqué que le comité nouvellement créé rassemble actuellement des preuves relatives à ces projets et examine les fondements des demandes d’indemnisation de l’Éthiopie. Cette évaluation fait appel à des experts, d’anciens ministres, des conseillers et des juristes qui examinent l’ampleur des pertes et les approches possibles pour y remédier, a-t-il souligné. « Nous sommes déjà en train de rassembler les éléments de preuve. Nous avons répertorié autant de projets que possible auxquels ils (les Égyptiens) se sont opposés, y compris le GERD, au sujet duquel ils ont même tenté de menacer l’Éthiopie, en laissant entendre qu’ils disposaient d’une puissance militaire gigantesque et qu’ils allaient intervenir, ce qui constitue véritablement un crime aux yeux de la communauté internationale », a déclaré M. Habtamu. M. Habtamu a précisé que cet examen portera non seulement sur les projets dont la mise en œuvre a été empêchée, mais aussi sur les efforts de préservation de l’environnement déployés par l’Éthiopie et sur les avantages que ses infrastructures de gestion de l’eau apportent en aval. Il a cité l’initiative « Green Legacy », dans le cadre de laquelle plus de 50 milliards d’arbres auraient été plantés, soulignant que des actions de grande envergure ont été menées dans les principaux bassins fluviaux, notamment ceux du Baro, de l’Abay et du Tekeze. M. Habtamu a déclaré que ces efforts de conservation devaient être pris en compte dans l’évaluation de la contribution de l’Éthiopie à la protection des ressources en eau et à la lutte contre les impacts liés au climat dans l’ensemble du bassin du Nil. Il a également souligné le rôle potentiel du GERD dans la régulation des débits fluviaux, affirmant que son exploitation pourrait contribuer à réduire les inondations en aval et à maintenir la disponibilité en eau pendant les périodes de faibles précipitations. Le ministre a cité les conditions pluviométriques actuelles liées au phénomène El Niño comme exemple de l’importance d’une gestion coordonnée de l’eau, affirmant que la régulation des débits pourrait apporter des avantages aux pays en aval, notamment le Soudan et l’Égypte. Évoquant les scénarios possibles pour obtenir une compensation, le ministre a déclaré que l’approche de l’Éthiopie s’articulerait autour d’étapes claires, la négociation et la compréhension mutuelle constituant l’option privilégiée, tandis que d’autres scénarios impliqueraient que l’Éthiopie prenne des mesures supplémentaires.
Le Premier ministre Abiy au Kenya pour la cérémonie d'inauguration des travaux de la raffinerie de Lamu
Sep 30, 2026 208
Addis Ababa le 30 septembre, 2026(ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed arrive ce matin au Kenya en vue de la cérémonie de pose de la première pierre de la raffinerie de pétrole de Lamu, un projet de plusieurs milliards de dollars. Ce projet, soutenu par le groupe Dangote, constitue un développement majeur des infrastructures énergétiques régionales en Afrique de l'Est. Située le long du corridor stratégique Lamu Port-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), cette installation est conçue pour traiter du pétrole brut et fournir des produits pétroliers raffinés, notamment de l'essence, du diesel et du kérosène, sur les marchés voisins. Une fois opérationnelle, la raffinerie renforcera la sécurité énergétique et approfondira les liens commerciaux à travers l'Afrique de l'Est.
Le conseil municipal reconduit Adanech Abiebie dans ses fonctions de maire d'Addis-Abeba
Sep 30, 2026 131
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) Le Conseil municipal d’Addis-Abeba a reconduit à l’unanimité Adanech Abiebie dans ses fonctions de maire d’Addis-Abeba, lui confiant un nouveau mandat à la tête de l’administration de la capitale. Cette décision a été prise lors de la quatrième session du Conseil, qui s’est tenue au Mémorial de la Victoire d’Adwa, où les membres ont salué le leadership, l’engagement et les résultats administratifs d’Adanech dans la mise en œuvre de grands projets d’infrastructure, la réforme de la culture de travail de la ville et le développement de services centrés sur les citoyens. Les membres du conseil ont également souligné sa vaste expérience administrative aux niveaux régional et fédéral, qui a débuté par son travail d’éducatrice dans la région d’Oromia avant qu’elle n’assume diverses responsabilités de direction au sein d’institutions fédérales. En évaluant son mandat précédent, le Conseil a souligné que la transformation du paysage urbain d’Addis-Abeba, notamment grâce à d’importantes infrastructures publiques et à des initiatives de développement urbain, figurait parmi les principaux atouts de son administration. À la suite de sa reconduction à l’unanimité, Adanech a prêté serment devant le Conseil, entamant ainsi officiellement un nouveau mandat à la tête de l’administration municipale. Dans son discours d'investiture, la maire Adanech a déclaré que la fonction publique devait être considérée comme une responsabilité envers les citoyens plutôt que comme un moyen d'en tirer un avantage personnel. Elle s'est engagée à maintenir une position ferme contre la corruption et les pratiques commerciales illicites. Elle a déclaré que les performances de l'administration municipale seraient en fin de compte jugées à l'aune de l'amélioration de la vie quotidienne des habitants — notamment grâce aux efforts visant à alléger le coût de la vie, à multiplier les opportunités d'emploi pour les jeunes, à améliorer les services publics et à répondre aux besoins en matière de logement, de santé et d'infrastructures — plutôt que sur la seule base de rapports statistiques. Adanech a également présenté ses projets visant à accélérer la mise en œuvre de la vision « Digital Ethiopia 2030 » à Addis-Abeba, en développant les services publics numériques et en réduisant les obstacles bureaucratiques. Elle s’est en outre engagée à lutter contre la manipulation des marchés et le rôle des courtiers illégaux, tout en promouvant des mesures destinées à améliorer la stabilité des marchés et à protéger les consommateurs. En matière d’inclusion économique, la maire a déclaré que son administration s’efforcerait de réduire la dépendance à l’égard de l’aide internationale en soutenant les micro-entreprises et les petites entreprises et en créant davantage d’opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.
L'ancien envoyé américain Nagy qualifie la situation en Érythrée de « tragédie »
Sep 29, 2026 206
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L'ancien secrétaire d'État adjoint américain chargé des affaires africaines, Tibor Nagy, a vivement critiqué les dirigeants érythréens et les conditions de vie de la population, qualifiant le pays de « voisin instable » dans la région. Dans une récente interview accordée à Pulse of Africa, M. Nagy a déclaré que l’Érythrée avait connu des conflits avec tous ses voisins, y compris le Yémen, de l’autre côté de la mer Rouge. Il a qualifié le président Isaias Afwerki de dictateur, affirmant : « Je l’ai qualifié de dictateur parce que je pense qu’il est un dictateur. » Selon M. Nagy, l’Érythrée n’a pas de constitution, n’a jamais organisé d’élections et maintient ce qu’il a décrit comme un « service national à vie ». Il a également souligné la forte proportion de la population qui a fui le pays et le fardeau qui pèse sur ceux qui restent. M. Nagy a déclaré que les Érythréens étaient confrontés à un « fardeau insupportable » et a critiqué la qualité de vie dans le pays, citant l’absence d’accès à Internet et d’autres formes d’isolement. Il a rappelé s’être rendu en Érythrée et avoir constaté que les gens ne pouvaient pas utiliser de cartes de crédit et que le pays accusait un retard considérable dans des domaines qu’il considérait comme essentiels à la vie moderne. Faisant référence à Isaias Afwerki, il a déclaré : « Isaias freine désormais l’Érythrée au lieu de la faire progresser. » M. Nagy a également dénoncé ce qu’il a qualifié d’emprisonnement sans procès ni inculpation, ainsi que de nombreuses violations des droits de l’homme, qualifiant la situation de « tragédie » et de « véritable tragédie ».
Il est problématique de percevoir négativement la quête d’un accès légitime à la mer par l’Éthiopie : le directeur général des Affaires africaines
Sep 29, 2026 157
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Considérer d’un œil négatif la quête légitime de l’Éthiopie pour un accès fiable à la mer est problématique et reflète des préoccupations malveillantes à l’encontre du pays, a déclaré l’ambassadeur Zerihun Abebe, directeur général des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, l’ambassadeur Zerihun a souligné que la paix, le développement, la prospérité, la résilience et la renaissance de l’Éthiopie constituent une bénédiction pour la région de la mer Rouge, plutôt qu’une menace. Historiquement, l’Éthiopie a toujours contribué aux efforts de lutte contre le terrorisme et la piraterie, tout en collaborant avec les pays voisins pour renforcer leurs capacités et consolider la coopération régionale. « Notre bilan montre clairement que nous avons été une force de paix et de développement dans la région », a déclaré l’ambassadeur Zerihun, soulignant les sacrifices considérables consentis par l’Éthiopie pour soutenir la paix et la stabilité régionales, notamment au Soudan et en Somalie. Le directeur général a souligné que l’Éthiopie avait des intérêts légitimes dans les domaines maritime, sécuritaire, démographique, politique et économique, qui sous-tendent sa quête d’un accès fiable à la mer. Ces intérêts ne sont pas propres à l’Éthiopie et peuvent compléter ceux des pays voisins, contribuant ainsi à une stabilité régionale plus large. L’ambassadeur Zerihun a fait remarquer : « Lorsque nous faisons front commun dans une région instable, où s’affrontent diverses puissances, cela nous aide à nous unir et à relever nos défis communs. » L’ambassadeur a également évoqué les défis sécuritaires communs auxquels sont confrontés les pays riverains de la mer Rouge et de son bassin, notamment la piraterie, le terrorisme et d’autres menaces pour la sécurité. Ces défis communs devraient encourager les pays de la région à renforcer leur coopération. « Pour nous, nous sommes ensemble, nous sommes destinés à vivre ensemble et nous partageons des intérêts communs », a souligné l’ambassadeur Zerihun. Il a ajouté que percevoir l’intérêt légitime de l’Éthiopie de manière déformée est très problématique et témoigne clairement d’une intention malveillante à l’égard de l’Éthiopie. Le directeur général a précisé que la quête de l’Éthiopie pour un accès à la mer fiable, sûr et garanti repose sur des considérations économiques, politiques et de sécurité. « Ainsi, percevoir l’intérêt légitime de l’Éthiopie sous un autre angle est très problématique et témoigne clairement d’une intention malveillante à l’égard de l’Éthiopie. Mais pour l’Éthiopie, sa quête d’un accès à la mer est légitime ; elle repose sur des fondements économiques, politiques et sécuritaires. »
Le Premier ministre Abiy accueille le président somalien Cheikh Hassan Mohamud
Sep 29, 2026 192
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a accueilli ce matin le président somalien Cheikh Hassan Mohamud à l'aéroport international de Bole. Selon l'ENA, les deux dirigeants devraient aborder des questions bilatérales et régionales d'intérêt commun.
Social
L’Éthiopie au cœur du multilinguisme face au défi de l’IA
Oct 1, 2026 58
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie, riche de sa diversité culturelle et linguistique, constitue un espace privilégié pour observer et promouvoir le multilinguisme au sein des organisations internationales. Addis-Abeba, capitale diplomatique de l’Afrique, rassemble notamment des organisations africaines et internationales qui contribuent à faire de la diversité linguistique une réalité au cœur de la coopération multilatérale. Dans un entretien accordé à l’ENA, Patricia Herdt, qui travaille au sein de la représentation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a souligné le rôle particulier de l’Éthiopie et de sa capitale dans la promotion de la diversité culturelle et linguistique. « L’Éthiopie, et en particulier Addis-Abeba, capitale diplomatique, constitue en effet un vrai croisement de diversité », a-t-elle déclaré, ajoutant que la Francophonie observe avec intérêt les pratiques linguistiques développées au sein des organisations internationales et africaines présentes dans la capitale. Selon elle, ces expériences constituent une source d’inspiration pour les programmes de l’OIF, qui travaille avec différentes organisations internationales afin de renforcer le multilinguisme à travers la formation des personnels et l’encouragement de politiques et de stratégies favorables à sa mise en œuvre durable. « Nous cherchons à rendre la mise en œuvre du multilinguisme véritablement structurelle et de long terme », a-t-elle expliqué. Cette vision s’accompagne d’initiatives destinées à préparer une nouvelle génération de professionnels des langues. Dans ce cadre, l’OIF met en œuvre un programme destiné aux jeunes diplômés africains des métiers de la traduction et de l’interprétation, dans le cadre de la filière « Interprètes et traducteurs » du Collège international de Villers-Cotterêts. La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, basée à Addis-Abeba, doit notamment accueillir six jeunes traducteurs dans le cadre de cette initiative. Ces stages d’immersion visent à permettre aux participants de se familiariser avec les rythmes de travail, les spécificités et les processus des organisations internationales, tout en développant leurs compétences professionnelles et en se préparant aux concours des Nations Unies et d’autres organisations internationales. Alors que les technologies numériques et l’intelligence artificielle transforment progressivement les métiers de la traduction et de l’interprétation, l’OIF entend également accompagner cette évolution tout en défendant la diversité linguistique et culturelle. Patricia Herdt a souligné que l’organisation mène un important travail de plaidoyer afin que les nouvelles technologies tiennent compte de ces enjeux et puissent constituer un véritable atout pour les professionnels. « Il s’agit de faire en sorte que les outils ne remplacent pas l’humain », a-t-elle affirmé, insistant sur l’importance de la contribution humaine, particulièrement dans les contextes diplomatiques où « chaque mot et chaque nuance font la différence ». L’avenir des métiers de la traduction et de l’interprétation repose ainsi, selon cette approche, sur la complémentarité entre l’évolution des compétences professionnelles, les possibilités offertes par l’intelligence artificielle et la préservation de la diversité linguistique et culturelle. À travers son caractère multiculturel et son rôle de capitale diplomatique, Addis-Abeba continue ainsi d’offrir un cadre concret de réflexion sur l’avenir du multilinguisme et des échanges entre les différentes communautés linguistiques.
CEA, UNESCO et OIF : le multilinguisme au cœur de la Journée de la traduction
Sep 30, 2026 163
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), l’UNESCO et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont réaffirmé leur engagement en faveur du multilinguisme, de la diversité linguistique et du renforcement des compétences des professionnels des langues, à l’occasion de la Journée internationale de la traduction célébrée à Addis-Abeba. Prenant la parole lors de la célébration, la Secrétaire exécutive adjointe de la CEA, Mama Keita, a salué l’attention accordée aux métiers de la traduction et de l’interprétation, soulignant l’importance du partenariat avec l’OIF pour la formation et le renforcement des capacités des traducteurs africains. Elle a également mis en avant le rôle des professionnels des langues dans le fonctionnement du système multilatéral, rappelant que chaque traduction, interprétation, révision ou édition contribue à faciliter le dialogue entre les délégations et à rendre l’information accessible. De son côté, la Directrice du Bureau de liaison de l’UNESCO auprès de l’Éthiopie et de l’Union africaine, Rita Bissoonauth, a souligné que la compréhension linguistique constitue également une question de droits, de dignité, de participation et d’inclusion. « Comprendre est une question de droits, de dignité, de participation et d’inclusion », a-t-elle déclaré, ajoutant que la traduction et l’interprétation professionnelles permettent notamment de faciliter l’accès à la justice, aux soins de santé, à l’éducation, aux sciences et à la culture. Mme Bissoonauth a par ailleurs attiré l’attention sur les transformations liées à l’intelligence artificielle dans le domaine linguistique. Selon elle, si ces technologies offrent d’importantes opportunités, elles présentent également des défis, notamment pour les langues africaines encore sous-représentées dans les ressources numériques. Elle a ainsi appelé à une innovation responsable, estimant que la technologie doit soutenir, et non remplacer, l’expertise humaine, les normes professionnelles et les connaissances culturelles. Pour sa part, la Représentante permanente de l’OIF auprès de l’Éthiopie, de l’Union africaine et de la CEA, Nefertiti Tshibanda, a insisté sur le lien entre diversité linguistique et participation effective au multilatéralisme. « Le multilinguisme n’est pas simplement une politique linguistique », a-t-elle affirmé, soulignant que les langues doivent pouvoir être effectivement utilisées pour travailler, négocier, accéder à l’information et participer à la prise de décision. Elle a également rappelé que la défense du français ne signifie pas une opposition aux autres langues, mais s’inscrit dans une conception du multilinguisme où l’anglais, l’arabe, l’espagnol, le portugais, le russe, le chinois ainsi que les langues africaines peuvent être entendus, utilisés et respectés. Mme Tshibanda a, en outre, mis l’accent sur la relève africaine dans les métiers de la traduction et de l’interprétation. Elle a indiqué que le programme destiné aux jeunes traducteurs et traductrices africains, lancé par l’OIF en partenariat avec la CEA, avait suscité plus d’un millier de candidatures. Pour elle, cet intérêt témoigne de l’existence d’une jeunesse africaine désireuse de se professionnaliser dans ces métiers et d’intégrer les organisations internationales. Les intervenantes ont ainsi souligné que la traduction dépasse le simple passage d’une langue à une autre. Elle constitue un moyen de faire circuler les connaissances, de rapprocher les cultures et de permettre aux peuples de participer pleinement au dialogue international. La célébration a également rappelé l’importance de préserver la diversité linguistique à l’heure des mutations technologiques, afin que les langues demeurent des instruments de dialogue, d’inclusion, de coopération et de rapprochement entre les peuples.
Meskel : un ressortissant jordanien souligne le potentiel touristique et l’hospitalité de l’Éthiopie
Sep 28, 2026 204
Addis Ababa le 28 septembre, 2026 (ENA) La célébration de la Meskel constitue également une occasion de mettre en lumière le potentiel touristique et culturel de l’Éthiopie, ainsi que l’accueil réservé aux visiteurs étrangers. Présent à la place Meskel dans l’occasion des célébrations de la veille de la fête, Michelle Akashey, ressortissant jordanien travaillant actuellement en Éthiopie, a partagé son expérience du pays, mettant notamment en avant ses attraits touristiques, son environnement et l’hospitalité de sa population. Selon lui, l’Éthiopie offre aux visiteurs une diversité de sites et d’expériences, allant de son patrimoine religieux à sa gastronomie et à ses richesses naturelles. « L’Éthiopie est un très, très joli pays. Les gens ici sont très gentils. J’espère que vous aussi aurez la chance de visiter ce joli pays. Il y a beaucoup de choses à visiter, beaucoup d’églises », a-t-il déclaré. Son témoignage met également en évidence l’importance d’un environnement favorable à l’accueil des visiteurs internationaux. Michelle a indiqué se sentir à l’aise dans son quotidien en Éthiopie, soulignant notamment son expérience de la sécurité et de l’accueil de la population. Cette expérience constitue, selon lui, un cadre propice aux échanges entre les peuples et à la découverte mutuelle des cultures. Évoquant les différences entre l’Éthiopie et son pays d’origine, la Jordanie, il a notamment comparé les conditions climatiques des deux pays. « En Jordanie, nous n’avons pas beaucoup de pluie. C’est un grand problème pour la Jordanie. Mais ici, vous avez de la chance parce qu’il pleut beaucoup », a-t-il expliqué. Au-delà des différences entre les deux pays, Michelle a surtout insisté sur le sentiment d’appartenance qu’il dit avoir développé depuis son arrivée en Éthiopie, illustrant l’importance de l’hospitalité dans les échanges interculturels. « Vraiment, je n’ai pas le sentiment que je suis étranger. J’ai le sentiment que j’ai vécu ici pour longtemps », a-t-il témoigné. Dans ce contexte, il a adressé un message particulier aux étrangers désireux de découvrir la culture et le patrimoine éthiopiens, les encourageant à venir à la rencontre du pays et de sa population. « Il n’y a pas d’étranger ici. Au contraire, Soyez les bienvenus, toujours soyez les bienvenus en Éthiopie », a-t-il conclu. Le témoignage de ce ressortissant jordanien illustre ainsi le rôle que peuvent jouer les rencontres interculturelles dans la promotion du tourisme, la valorisation du patrimoine et le rapprochement entre les peuples.
Le festival de Meskel, « quelque chose d’unique et d’impressionnant » pour les touristes
Sep 27, 2026 205
Addis Ababa le 27 septembre, 2026 (ENA) Les touristes venus de différentes régions du monde en Éthiopie pour assister au festival de Meskel ont décrit cette célébration comme une expérience unique et impressionnante, profondément liée au patrimoine religieux et culturel du pays. Il a été constaté un intérêt croissant des visiteurs internationaux pour les célébrations religieuses et le patrimoine culturel de l’Éthiopie. Meskel offre notamment l’occasion de découvrir directement l’un des grands événements religieux publics du pays. « Je suis chrétien, je suis catholique. Un ami m’a demandé de l’accompagner aujourd’hui pour voir ce magnifique festival, que j’aime beaucoup », a déclaré Akasheu. Il a expliqué que cette célébration lui avait permis d’être témoin d’une tradition chrétienne profondément enracinée en Éthiopie. « Le christianisme est très, très ancien dans ce pays et il est profondément ancré dans l’esprit de ses habitants », a-t-il déclaré, ajoutant que la présence de prêtres issus de différentes Églises ainsi que la participation de l’ensemble de la communauté rendaient l’événement particulièrement remarquable. Akasheu, qui a indiqué avoir déjà visité le Vatican et assisté à d’autres événements religieux, a décrit Meskel comme une expérience unique liée à l’Église orthodoxe éthiopienne. Il a également exprimé son intérêt pour la découverte des sites historiques et culturels de l’Éthiopie au-delà d’Addis-Abeba, notamment ses églises rupestres et ses monastères. « Il y a beaucoup de choses à voir ici », a-t-il souligné, appelant à davantage d’efforts pour promouvoir l’Éthiopie comme destination touristique. Un autre visiteur, le Jamaïcaine Njkita Nkruma Lundsay, qui vit en Éthiopie depuis environ 19 ans, a déclaré que Meskel revêtait pour lui une importance particulière sur les plans spirituel et culturel. Lindsay, qui se décrit comme chrétien orthodoxe, a déclaré que l’Éthiopie représentait la liberté et un sentiment d’appartenance pour les personnes d’ascendance africaine dont les ancêtres ont été déportés pendant la traite transatlantique des esclaves. « Pour nous, l’Éthiopie est la terre de la liberté, la liberté sous toutes ses formes, la liberté religieuse et la liberté physique », a-t-il déclaré. Il a ajouté que Meskel témoignait de la place importante qu’occupe le christianisme dans la vie culturelle de l’Éthiopie et qu’il permettait à un grand nombre de personnes de célébrer ensemble. « Meskel représente le christianisme. C’est la découverte de la Vraie Croix », a déclaré Lindsay. Il a également souligné que le caractère national de la célébration la distinguait des pratiques religieuses qu’elle avait connues ailleurs. « En Éthiopie, la célébration de Meskel concerne tous les chrétiens », a-t-il déclaré, décrivant le festival comme une combinaison de dévotion religieuse et de tradition culturelle. Lindsay a encouragé les personnes d’autres régions du monde à visiter l’Éthiopie et à découvrir cette célébration. Pour le touriste norvégien Jorulf Husbyn, assister à Meskel a été une surprise particulièrement heureuse au cours de son voyage. « Nous ne savions pas qu’il y avait un festival. Nous voulions nous arrêter en Éthiopie sur notre chemin vers l’Afrique australe et découvrir sa culture, sa géographie et son histoire. C’est donc une chance incroyable d’être arrivés ici le jour de ce festival », a déclaré Husbyn. Husbyn, qui visitait l’Éthiopie pour la première fois, s’est dit impressionné par la population et par l’atmosphère qui entourait les célébrations. Il a décrit le festival comme haut en couleur et a souligné qu’il lui avait permis d’en apprendre davantage sur l’histoire, la culture et les traditions chrétiennes de l’Éthiopie. Chrétien et luthérien, Husbyn a déclaré que le fait d’assister à Meskel revêtait pour lui une signification particulière. « Je suis très heureux d’être ici, de découvrir et d’explorer la culture ainsi que cette partie du christianisme », a-t-il déclaré. Il a également fait l’éloge des paysages naturels, de l’histoire et de l’hospitalité de l’Éthiopie, affirmant qu’il recommanderait le pays aux touristes intéressés par la culture et le patrimoine. Le visiteur allemand Andreas Schaible, qui se rendait en Éthiopie pour la deuxième fois, a déclaré que Meskel constituait sa première expérience de ce festival. « Il est très intéressant de voir les différences entre la culture allemande et la culture éthiopienne », a déclaré Schaible. Il a expliqué que le fait de vivre et de travailler à Addis-Abeba lui avait donné l’occasion d’observer les traditions culturelles et les célébrations publiques de l’Éthiopie. « C’est très enrichissant pour moi d’apprendre à connaître la culture éthiopienne », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de comprendre à la fois les différences et les similitudes entre les cultures. Schaible a également évoqué l’Éthiopie comme destination touristique, citant notamment ses traditions, sa cuisine et son café parmi les expériences qu’il a appréciées. Il a ajouté que sa famille envisageait de visiter le pays à l’avenir. Par ailleurs, le visiteur croate Branimir Akidžan a déclaré avoir un lien ancien avec l’Éthiopie. Il y a vécu de 1966 à 1973 et a fréquenté l’école Saint-Joseph. Il est revenu en Éthiopie avec son épouse afin de redécouvrir les festivals et les traditions culturelles du pays. Akidžan a déclaré que les festivals éthiopiens étaient restés particulièrement importants à ses yeux et a salué la population, les paysages et le patrimoine culturel du pays. Les visiteurs étrangers se disent impressionnés par l’accueil, la sécurité et les transformations concrètes observées en Ethiopie. Heureux de participer à Meskel, ils souhaitent poursuivre la découverte du pays, de sa culture et de son développement.
Économie
L'Éthiopie et la Banque mondiale s'engagent à renforcer leur partenariat en faveur d'une croissance tirée par le secteur privé
Oct 1, 2026 68
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie et la Banque mondiale ont convenu d’approfondir leur partenariat stratégique et d’accélérer leur coopération afin de stimuler une croissance tirée par le secteur privé, de créer des emplois et de renforcer la résilience économique du pays. Le ministre des Finances, Ahmed Shide, et le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, se sont entretenus aujourd’hui avec la directrice générale des opérations de la Banque mondiale, Anna Bjerde, et le vice-président régional pour l’Afrique orientale et australe, Ndiamé Diop. Le ministre a mis en avant le programme de réformes économiques en cours du gouvernement, notamment les efforts visant à stimuler la mobilisation des recettes intérieures, à améliorer l’environnement des affaires et à élargir les opportunités de développement du secteur privé. Ahmed Shide a également salué le soutien continu apporté par la Banque mondiale à l’Éthiopie, notamment par le biais d’opérations d’appui budgétaire. Mme Bjerde s’est félicitée des progrès réalisés dans le cadre du programme de réformes de l’Éthiopie, soulignant l’engagement du gouvernement en faveur d’une croissance tirée par le secteur privé et de la création d’emplois. Elle a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale à renforcer encore son partenariat avec l’Éthiopie et à soutenir les priorités de développement du pays, en particulier sa transition vers une économie davantage tirée par le secteur privé, dans le cadre du nouveau cadre de partenariat national. Les deux parties ont convenu d’étendre leur coopération dans des domaines clés, notamment la « Mission 300 », l’« AgriConnect Compact », le programme « E-Mobility » et l’initiative « Water Forward ». Elles ont également discuté de la possibilité d’élargir l’accès de l’Éthiopie à des mécanismes de financement supplémentaires afin de renforcer la résilience du pays face aux chocs climatiques et aux chocs externes. Les deux parties ont souligné la nécessité d’améliorer l’efficacité de la mise en œuvre et d’accélérer les résultats en matière de développement grâce à l’initiative « Development Ready », en mettant l’accent sur l’apport d’avantages concrets et en temps opportun à la population éthiopienne. Ces discussions ont réaffirmé l’engagement commun de l’Éthiopie et de la Banque mondiale à faire progresser la transformation économique du pays, à renforcer sa résilience et à favoriser une croissance durable et inclusive portée par le secteur privé.
L'essor de la finance numérique marque un tournant pour le secteur bancaire éthiopien : NBE
Oct 1, 2026 57
Addis Ababa le 1 octobre. 2026 (ENA) Selon la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), l’expansion rapide des services financiers numériques, associée à des réformes macroéconomiques de grande envergure, marque un tournant majeur pour la croissance et la transformation du secteur bancaire éthiopien. S'exprimant lors de la deuxième journée du Forum financier de l'Éthiopie 2026, Gemechis Dugasa, directeur de la réglementation, des licences et des agréments à la NBE, a déclaré que les changements structurels simultanés au sein de l'économie et l'émergence des marchés de capitaux étaient en train de redéfinir le paysage financier éthiopien. M. Dugasa a tenu ces propos lors de l’ouverture d’une session intitulée « Partenariats pour la croissance : un environnement politique et réglementaire propice aux investissements dans le secteur bancaire ». Il a déclaré que l’expansion rapide de la banque mobile, des paiements numériques, de l’argent mobile et des services financiers par intermédiaire créait de nouveaux modèles économiques tout en améliorant la qualité des services financiers proposés aux clients dans tout le pays. « La finance numérique transforme la manière dont les services financiers sont fournis en Éthiopie », a déclaré M. Dugasa, soulignant la croissance continue de la banque mobile, de la monnaie mobile, des paiements numériques et des services par intermédiaire. L’Éthiopie a enregistré des transactions financières numériques d’une valeur de 33 000 milliards de birrs au cours de l’exercice 2025/26, ce qui reflète l’expansion rapide des services financiers numériques, en particulier la monnaie mobile et la banque numérique. M. Dugasa a toutefois souligné que la numérisation rapide du secteur financier devait s’accompagner d’une cybersécurité solide, d’une protection efficace des données, d’une infrastructure numérique fiable et d’une gouvernance opérationnelle renforcée. Il a indiqué que l’Éthiopie modernisait également son cadre réglementaire bancaire tout en établissant une base juridique pour la participation étrangère dans le secteur financier. Les évolutions des marchés des capitaux et de l’infrastructure financière numérique élargissent encore davantage les opportunités d’investissement et d’innovation, a-t-il ajouté. Selon M. Dugasa, les investisseurs étrangers qui s’implantent dans le secteur financier éthiopien devraient apporter bien plus que des capitaux. On attend d’eux qu’ils apportent des engagements d’investissement à long terme, des technologies de pointe, un transfert de savoir-faire, le développement du capital humain, des pratiques de bonne gouvernance et une connectivité financière internationale. Il a également souligné la nécessité d’adapter les pratiques financières internationales à la situation économique de l’Éthiopie, plutôt que de les adopter sans tenir compte des réalités locales. Une telle approche, a-t-il déclaré, contribuerait à soutenir une croissance durable et responsable tout en renforçant la résilience et les capacités du système financier national. L’Éthiopie mène actuellement de vastes réformes économiques visant à renforcer la stabilité macroéconomique, à élargir l’inclusion financière, à mobiliser les investissements et à accélérer la transformation numérique. Le secteur financier est au cœur de ces efforts et joue un rôle essentiel dans la mobilisation de l’épargne, le financement des investissements, le soutien à l’innovation et l’élargissement de l’accès aux services financiers. La Banque nationale d’Éthiopie (NBE) organise le Forum financier de l’Éthiopie 2026, qui rassemble des décideurs politiques, des institutions financières, des partenaires de développement, des représentants du secteur privé et des experts du secteur financier afin d’examiner la modernisation et la transformation structurelle du système financier éthiopien. Ce forum offre aux parties prenantes une tribune pour débattre des réformes politiques et réglementaires, des opportunités d’investissement et de l’orientation future du secteur financier, tout en favorisant la collaboration entre les acteurs nationaux et internationaux. Ces discussions devraient également contribuer à renforcer la convergence des points de vue sur l’avenir du système financier éthiopien et à identifier des opportunités d’investissement et de partenariat, alors que le pays poursuit son programme plus large de transformation économique.
L'Éthiopie met en place un comité de compensation sur le Nil pour évaluer les projets bloqués par l'Égypte
Oct 1, 2026 101
Addis Abab le 1 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie a mis en place un comité national chargé d'évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées aux projets hydrauliques qui ont été « bloqués ou entravés par les Égyptiens », a annoncé le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Itefa. Dans un entretien exclusive accordée à l’ENA, Habtamu a déclaré que le comité avait jusqu’à présent recensé plus de 22 projets de développement, dont le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), qui ont été entravés par l’Égypte. « Nous avons mis en place un comité national. Et en tant que {comité}, nous avons recensé plus de 22 projets qui ont été bloqués ou entravés par les Égyptiens, y compris le projet GERD », a révélé le ministre. Les préoccupations de longue date de l’Éthiopie concernant les inégalités de développement dans le bassin du Nil bénéficient d’un soutien croissant de la part des chercheurs, ce qui renforce ses arguments en faveur d’une réparation pour les pertes économiques historiques et les opportunités de développement manquées. À cet égard, le ministre Habtamu a indiqué que le comité nouvellement créé rassemble actuellement des preuves relatives à ces projets et examine les fondements des demandes d’indemnisation de l’Éthiopie. Cette évaluation fait appel à des experts, d’anciens ministres, des conseillers et des juristes qui examinent l’ampleur des pertes et les approches possibles pour y remédier, a-t-il souligné. « Nous sommes déjà en train de rassembler les éléments de preuve. Nous avons répertorié autant de projets que possible auxquels ils (les Égyptiens) se sont opposés, y compris le GERD, au sujet duquel ils ont même tenté de menacer l’Éthiopie, en laissant entendre qu’ils disposaient d’une puissance militaire gigantesque et qu’ils allaient intervenir, ce qui constitue véritablement un crime aux yeux de la communauté internationale », a déclaré M. Habtamu. M. Habtamu a précisé que cet examen portera non seulement sur les projets dont la mise en œuvre a été empêchée, mais aussi sur les efforts de préservation de l’environnement déployés par l’Éthiopie et sur les avantages que ses infrastructures de gestion de l’eau apportent en aval. Il a cité l’initiative « Green Legacy », dans le cadre de laquelle plus de 50 milliards d’arbres auraient été plantés, soulignant que des actions de grande envergure ont été menées dans les principaux bassins fluviaux, notamment ceux du Baro, de l’Abay et du Tekeze. M. Habtamu a déclaré que ces efforts de conservation devaient être pris en compte dans l’évaluation de la contribution de l’Éthiopie à la protection des ressources en eau et à la lutte contre les impacts liés au climat dans l’ensemble du bassin du Nil. Il a également souligné le rôle potentiel du GERD dans la régulation des débits fluviaux, affirmant que son exploitation pourrait contribuer à réduire les inondations en aval et à maintenir la disponibilité en eau pendant les périodes de faibles précipitations. Le ministre a cité les conditions pluviométriques actuelles liées au phénomène El Niño comme exemple de l’importance d’une gestion coordonnée de l’eau, affirmant que la régulation des débits pourrait apporter des avantages aux pays en aval, notamment le Soudan et l’Égypte. Évoquant les scénarios possibles pour obtenir une compensation, le ministre a déclaré que l’approche de l’Éthiopie s’articulerait autour d’étapes claires, la négociation et la compréhension mutuelle constituant l’option privilégiée, tandis que d’autres scénarios impliqueraient que l’Éthiopie prenne des mesures supplémentaires.
Ethiopian Airlines et Boeing signent un accord portant sur une commande d'avions
Sep 30, 2026 130
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) Ethiopian Airlines a signé un accord historique avec Boeing portant sur 10 avions-cargos Boeing 777, ce qui permettra d’élargir considérablement la flotte et les activités de fret internationales de la compagnie aérienne. L’accord a été officiellement signé par Mesfin Tasew, PDG du groupe Ethiopian Airlines, et Brad McMullen, vice-président senior des ventes et du marketing commerciaux chez Boeing. S’exprimant lors de la cérémonie de signature, Mesfin a souligné que l’accord comprenait huit commandes fermes de Boeing 777-8 Freighter, un avion-cargo de nouvelle génération, dont les livraisons sont prévues entre 2033 et 2035. De plus, l’accord porte sur deux Boeing 777 Freighter de la génération actuelle, dont les livraisons sont prévues en 2027 et 2028, portant ainsi le total des commandes fermes à 10 appareils. « Par ailleurs, nous allons acquérir quatre Boeing 777 cargo supplémentaires, issus de la conversion d’appareils de transport de passagers », a déclaré M. Mesfin, ajoutant que cette initiative visait à renforcer encore davantage les activités de fret d’Ethiopian Airlines. Le PDG a également souligné que les activités de fret représentaient actuellement environ 23 % du chiffre d’affaires total de la compagnie aérienne, ce qui en fait un volet important de l’activité globale d’Ethiopian Airlines. « Dans le cadre de notre stratégie Vision 2040, nous sommes déterminés à développer nos activités de fret en acquérant davantage d’avions-cargos », a-t-il déclaré. Il a également souligné le partenariat de longue date entre Ethiopian Airlines et Boeing, précisant que près de 80 % des avions à réaction de la compagnie avaient été fabriqués par Boeing. « Sur les 102 commandes fermes, 84 concernent des appareils Boeing qui seront livrés au cours des sept prochaines années. » Selon lui, le partenariat entre les deux entreprises s’étend au-delà des achats d’avions et de l’exploitation pour englober des domaines tels que le développement industriel, le renforcement des capacités, la formation, le développement du leadership et la fabrication aérospatiale. Ethiopian Airlines fabrique des pièces d’avion et les fournit à Boeing pour la production de nouveaux appareils, a-t-il précisé. « Notre coopération entre les deux entreprises est vaste et repose sur la valeur, la confiance et la collaboration. » Ethiopian Airlines cherche à se développer rapidement tant dans le transport de passagers que dans le fret, ce qui rend l’acquisition de nouveaux avions essentielle à la stratégie de croissance de la compagnie, a-t-il souligné. De son côté, Brad McMullen, vice-président senior des ventes et du marketing commerciaux chez Boeing, a déclaré que le partenariat entre Boeing et Ethiopian Airlines s’étendait sur les près de 80 ans d’histoire de la compagnie aérienne. Rappelant que Boeing et Ethiopian Airlines avaient franchi ensemble plusieurs étapes importantes, il a ajouté : « Aujourd’hui, nous saluons Ethiopian Airlines comme la première compagnie aérienne africaine à commander un autre modèle de la famille 777X, le 777-8 Freighter. » M. McMullen a en outre souligné que l’achat de huit 777-8 Freighter et de deux 777 Freighter témoigne de la poursuite de leur solide partenariat, alors qu’Ethiopian Airlines développe sa flotte et son réseau en Afrique et au-delà. Selon M. McMullen, cette commande allie les performances éprouvées du Boeing 777 Freighter aux capacités avancées du 777-8 Freighter, qu’il décrit comme le biréacteur cargo le plus récent, le plus grand et le plus efficace de sa catégorie. Il s’est dit convaincu que ces appareils aideraient Ethiopian Airlines à répondre à la demande croissante en matière de services de fret aérien. Le Boeing 777 Freighter est actuellement l’avion-cargo bimoteur offrant la plus grande autonomie au monde ; il permet aux transporteurs de réduire leurs coûts de carburant et d’exploitation tout en maintenant un taux d’utilisation quotidien élevé de leurs appareils, a ajouté M. McMullen. Le 777 Freighter d’Ethiopian Airlines a été l’avion le plus utilisé de toute la flotte commerciale mondiale l’année dernière, ce qui témoigne de la solidité de l’activité cargo de la compagnie aérienne et du partenariat entre les deux entreprises. M. McMullen a également souligné que le 777-8 Freighter conserve les caractéristiques clés du 777 Freighter qui favorisent l’efficacité des opérations, un taux d’utilisation élevé et la fiabilité, tout en intégrant des technologies de pointe en tant que membre de la famille 777X de Boeing, notamment une toute nouvelle aile en composite de fibre de carbone. Il a ajouté que le partenariat entre Boeing et Ethiopian Airlines va au-delà de la simple vente d’avions pour s’étendre au développement plus large de l’écosystème aéronautique éthiopien. Les deux entreprises collaborent dans des domaines tels que le développement industriel, les opportunités liées à la chaîne d’approvisionnement aéronautique, l’enseignement et la formation aéronautiques par le biais d’un centre d’excellence, le renforcement des compétences en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM), ainsi que la formation de la prochaine génération de dirigeants du secteur aéronautique. « Nous sommes impatients de façonner l’avenir ensemble », a souligné M. McMullen.
Technologie
« L'Éthiopie dispose d'un fort potentiel pour contribuer à la transformation numérique de l'Afrique », selon un conseiller de la JICA
Oct 1, 2026 89
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) « Le vivier croissant de talents technologiques en Éthiopie et le soutien apporté par le gouvernement à l’écosystème technologique créent un fort potentiel permettant au pays de contribuer à la transformation numérique de l’Afrique », a déclaré Takeshi Oikawa, conseiller en chef d’un projet de la JICA et directeur général du Boston Consulting Group (BCG) pour l’Afrique de l’Est. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, M. Oikawa, qui participe à la transformation numérique de l’Éthiopie aux côtés de start-ups technologiques et du gouvernement, a déclaré que les jeunes talents ambitieux et férus de technologie du pays, associés aux efforts du gouvernement pour mettre en place un écosystème propice, lui donnaient une grande confiance dans l’avenir numérique de l’Éthiopie. « Je pense que la combinaison de ces jeunes talents et du soutien du gouvernement me rend très optimiste quant à la transformation numérique de l’Éthiopie », a-t-il déclaré. Il a notamment cité les efforts du ministère de l’Innovation et de la Technologie pour soutenir les start-ups par le biais du « Startup Act », qui prévoit notamment des mesures incitatives, un accompagnement et un coaching destinés aux jeunes entreprises technologiques. M. Oikawa a souligné que la croissance numérique de l’Éthiopie pourrait également avoir des retombées positives plus larges pour l’Afrique, compte tenu de l’importance de la population et de l’économie du pays, ainsi que de son potentiel à fournir des technologies et des services numériques aux pays africains voisins. « L’essor de l’Éthiopie, c’est l’essor de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que les talents éthiopiens dans le domaine technologique pourraient fournir des services plus pertinents et personnalisés à d’autres pays africains, créant ainsi des opportunités pour l’Éthiopie d’accroître ses exportations de services. Il a également salué les efforts déployés par l’Éthiopie pour se positionner comme un pôle panafricain de l’IA, soulignant la création de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle et sa mission de piloter la stratégie nationale en matière d’IA. Selon M. Oikawa, le fait de disposer d’une institution dotée d’un mandat clair pour diriger la stratégie en matière d’IA confère à l’Éthiopie une base solide, même si le pays doit également trouver un équilibre entre les opportunités créées par l’IA et les risques potentiels ainsi que les préoccupations en matière de sécurité. Il a en outre souligné les opportunités d’une coopération technologique renforcée entre le Japon et l’Éthiopie, en particulier dans les domaines de l’IA et de la robotique. « Le Japon et l’Éthiopie peuvent travailler ensemble pour faire avancer la stratégie en matière d’IA », a déclaré M. Oikawa, soulignant l’expérience du Japon dans les domaines de l’IA et de la robotique, ainsi que le potentiel de combinaison de ces deux domaines. M. Oikawa a salué l’approche de l’Éthiopie, qui consiste à mettre en place des institutions dotées de mandats clairs pour faire progresser la technologie et l’IA, tout en élaborant des politiques visant à permettre aux acteurs du secteur privé, y compris les start-ups, de se développer. Il a encouragé l’écosystème technologique et d’IA éthiopien à sortir des sentiers battus et à tirer parti des opportunités créées par l’évolution technologique rapide. Son message à l’écosystème technologique et d’IA éthiopien était de « sortir des sentiers battus », soulignant que le développement technologique n’est plus nécessairement linéaire et que les pays peuvent sauter des étapes de développement. Il a également insisté sur l’importance de gérer simultanément les risques liés à l’IA et d’exploiter les opportunités offertes par cette technologie.
L’Éthiopie et la France lancent un laboratoire commun de recherche en paléontologie
Sep 30, 2026 133
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie et la France ont officiellement lancé un Laboratoire international de recherche commun dédié à la paléontologie, à la paléoanthropologie, à l’archéologie et à la conservation du patrimoine. Le laboratoire, dénommé PALETHIOPIES, est le fruit d’une coopération entre l’Autorité éthiopienne du patrimoine et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France. La nouvelle structure vise à renforcer la coopération scientifique entre les deux pays, à développer les capacités nationales de recherche et à accroître la visibilité internationale du patrimoine paléontologique et archéologique de l’Éthiopie. S’exprimant lors de la cérémonie de lancement, le directeur général adjoint de l’Autorité éthiopienne du patrimoine, Elias Shikur, a déclaré que le laboratoire constituait bien plus qu’une simple institution scientifique. « Ce laboratoire n’est pas simplement un centre de recherche ; c’est un monument vivant qui témoigne de l’amitié durable entre l’Éthiopie et la France, de leur vision scientifique commune et de leur volonté d’explorer l’histoire de l’humanité », a-t-il déclaré. Selon lui, PALETHIOPIES servira de plateforme internationale permettant aux chercheurs éthiopiens et français de partager leurs connaissances, d’utiliser des technologies avancées et de mener conjointement des travaux de terrain et des analyses spécialisées. Il a ajouté que les publications scientifiques conjointes, les missions de terrain et les travaux de laboratoire contribueront au renforcement des capacités de recherche de l’Autorité éthiopienne du patrimoine et à la consolidation de sa coopération scientifique internationale. Elias Shikur a également souligné le soutien apporté depuis plusieurs années par la France à la préservation du patrimoine culturel éthiopien. Cette coopération comprend notamment des initiatives de conservation et de restauration des églises rupestres de Lalibela ainsi que du National Palace. Dans le cadre du nouveau partenariat, l’Autorité éthiopienne du patrimoine s’est engagée à faciliter les activités de recherche, à accélérer les procédures administratives et juridiques nécessaires, à favoriser le transfert de connaissances et à garantir la protection et l’intégrité des ressources patrimoniales. Elle prévoit également de rendre les résultats des recherches accessibles au public afin de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques. De son côté, le conseiller à la coopération et aux affaires culturelles, Julien Voituriez, représentant l’ambassadeur de France en Éthiopie, a indiqué que le lancement du laboratoire constituait une nouvelle étape dans la coopération scientifique de longue date entre les deux pays. Il a rappelé que l’Éthiopie occupe une place importante dans l’histoire de la paléontologie et de la paléoanthropologie, en raison notamment des nombreuses découvertes réalisées sur son territoire et de leur contribution à l’étude de l’évolution humaine. Voituriez a également mis en avant le rôle du Centre français des études éthiopiennes (CFEE) dans le développement de la coopération scientifique entre la France et l’Éthiopie. Selon lui, le CFEE accompagne les chercheurs, facilite les missions de terrain, contribue à la formation de jeunes scientifiques et participe à la promotion de la recherche et du patrimoine éthiopiens à l’étranger. Le nouveau laboratoire sera dirigé par Dr Jean-Renaud Boisserie, dont les travaux dans la basse vallée de l’Omo portent notamment sur l’évolution humaine, la biodiversité et les changements environnementaux. PALETHIOPIES devrait ainsi fournir un cadre durable permettant aux chercheurs des deux pays de développer des programmes scientifiques conjoints et de renforcer les échanges entre institutions de recherche. La coopération scientifique franco-éthiopienne a également contribué à la rénovation de la galerie de paléontologie du Musée national d’Éthiopie et au retour de spécimens fossiles découverts au cours de missions conjointes menées dans les années 1970 et 1980. Le lancement de PALETHIOPIES marque ainsi une nouvelle étape dans la coopération entre l’Éthiopie et la France dans les domaines de la recherche scientifique, de la formation, de la paléontologie et de la conservation du patrimoine.
L'Éthiopie accélère la transformation numérique dans l'enseignement supérieur
Sep 29, 2026 191
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie étend la transformation numérique à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur, avec l’introduction de l’apprentissage en ligne, hybride et par micro-certifications au sein du système éducatif, a déclaré le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega. Dans son discours d’ouverture du sommet STRIDE Ethiopia 2.0 2026, le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega, a souligné que les progrès réalisés par l’Éthiopie en matière d’infrastructures numériques et de cadres juridiques devaient s’accompagner du développement des compétences humaines nécessaires pour traduire ces avancées en avantages économiques et sociaux. La transformation numérique dans l’enseignement supérieur est mise en œuvre à grande échelle, permettant ainsi aux enseignants et aux étudiants universitaires de bénéficier d’opportunités d’apprentissage en ligne, en hybridité et par micro-certifications, a déclaré M. Berhanu. L’expansion de l’apprentissage numérique contribue à créer des opportunités pour les étudiants d’apprendre au-delà de l’enseignement traditionnel dispensé sur les campus, a-t-il précisé. Des efforts sont également déployés pour renforcer la culture numérique des étudiants et des enseignants, afin de leur permettre non seulement d’utiliser les outils numériques, mais aussi de rechercher, d’évaluer et de créer des informations, ainsi que d’appliquer la technologie dans le cadre de leurs études et de leur travail. L'Éthiopie a également commencé à intégrer les technologies d'intelligence artificielle (IA) dans le système éducatif, a déclaré M. Berhanu. Les enseignants bénéficient d'un accompagnement pour utiliser les outils d'IA dans la préparation de leurs cours, l'élaboration de contenus, l'accompagnement des élèves et l'évaluation. L'IA est mise en place pour renforcer les capacités des enseignants plutôt que pour les remplacer, a précisé M. Berhanu. Des efforts considérables ont été déployés pour numériser les systèmes d’information sur l’éducation, notamment le Système d’information sur la gestion de l’éducation (EMIS) et le Système d’information sur la gestion de l’enseignement supérieur (HEMIS). Ces systèmes sont en cours de renforcement afin d’organiser et de relier les données relatives aux élèves, aux enseignants, aux établissements d’enseignement et aux résultats scolaires, favorisant ainsi un système éducatif davantage fondé sur les données, a-t-il déclaré. Le renforcement de la connectivité et des infrastructures numériques constitue un autre volet majeur de la réforme, a indiqué M. Berhanu. Cela implique notamment de relier les universités et les écoles via des réseaux, de renforcer les centres de données et les services cloud, ainsi que d’étendre les réseaux numériques dédiés à l’éducation et à la recherche, a-t-il ajouté. L’objectif de la réforme est de faire évoluer le système éducatif : passer de processus papier à des systèmes numériques, d’informations fragmentées à des données intégrées, et de méthodes d’apprentissage traditionnelles à un enseignement numérique et assisté par l’intelligence artificielle. L’objectif n’est pas d’utiliser la technologie pour la technologie, mais de s’en servir pour améliorer la qualité, l’accessibilité, l’équité et l’efficacité de l’éducation, a déclaré M. Berhanu. M. Berhanu a également souligné la nécessité pour le système éducatif de s’adapter à une ère où l’IA peut accomplir de nombreuses tâches traditionnellement associées à la mémorisation. « Nous ne pouvons pas continuer avec un système éducatif qui récompense la mémorisation », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de former des élèves capables de poser des questions, de faire preuve d’esprit critique, d’identifier les problèmes et de travailler en collaboration avec les machines.
L'Éthiopie vise la souveraineté technologique et la transformation numérique
Sep 29, 2026 150
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie cherche à renforcer ses capacités technologiques nationales en passant de la simple utilisation et adoption de technologies étrangères au développement, à la fabrication et à l’exportation de solutions issues de son propre pays, a déclaré le ministre de l’Innovation et de la Technologie, Belete Molla. S’exprimant lors de l’ouverture du sommet STRIDE Ethiopia 2.0 2026, M. Belete a indiqué que le pays devait renforcer sa capacité à comprendre, adapter et créer des technologies, alors que l’intelligence artificielle, la biotechnologie et les sciences spatiales redéfinissent la concurrence mondiale. « Il n’y a aucune honte à utiliser des technologies étrangères ; la honte, c’est de ne rien adapter de la technologie que nous utilisons », a déclaré M. Belete. Il a ajouté que la souveraineté technologique ne signifiait pas l’isolement, mais la capacité à choisir, adapter, développer et utiliser la technologie en fonction des besoins du pays, tout en conservant la capacité de prendre des décisions de manière indépendante. M. Belete a ajouté que la technologie revêtait une importance croissante pour la compétitivité économique, la sécurité nationale et la souveraineté des données, soulignant que l’Éthiopie devait conserver la capacité de faire des choix technologiques stratégiques tout en continuant à collaborer avec la communauté internationale. Il a également mis en avant les efforts du gouvernement visant à renforcer l’écosystème des start-ups et de l’innovation, soulignant que la « Proclamation sur les start-ups » prévoit des mécanismes tels qu’un Fonds national pour les start-ups, un bac à sable réglementaire et des incitations spéciales pour soutenir les entreprises émergentes et l’innovation. M. Belete a déclaré que l’Éthiopie avait réalisé des progrès significatifs en matière de transformation numérique au cours des cinq dernières années, passant de systèmes analogiques à des plateformes numériques et de services publics isolés à une infrastructure publique numérique connectée. Il a précisé que le programme « Digital Ethiopia 2030 » se concentrera sur l’extension et l’intégration des services numériques ainsi que sur l’apport d’améliorations mesurables dans la vie des citoyens, notamment grâce à une identification numérique plus généralisée, aux paiements numériques et à l’échange sécurisé d’informations, tout en favorisant la transformation numérique de secteurs clés tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et l’industrie manufacturière. « Nous devons favoriser la transformation numérique de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et de l’industrie manufacturière. La mesure de notre succès sera l’amélioration de la vie de notre population », a-t-il déclaré. Le ministre a également souligné la nécessité de la recherche et de l’innovation pour relever les défis nationaux concrets, notamment l’augmentation de la productivité agricole, le sauvetage de vies humaines et l’amélioration de la productivité industrielle. Il a ajouté que la recherche devait passer du papier à la société, des laboratoires aux usines et de la théorie au marché, tandis que l’Éthiopie devait passer de l’achat de technologies à leur adaptation, leur fabrication et, à terme, leur exportation. Il a en outre souligné l’importance croissante de l’intelligence artificielle, de la biotechnologie et des sciences spatiales, exhortant l’Éthiopie à développer ses propres capacités et à veiller à ce que les technologies émergentes soient centrées sur l’humain, responsables, transparentes et inclusives. « L’Éthiopie n’a pas d’autre choix que de ne pas rester un simple spectateur à l’ère de l’intelligence artificielle. Personne ne construira à notre place une intelligence artificielle capable de comprendre nos langues et de résoudre nos problèmes », a-t-il déclaré. M. Belete a déclaré que les jeunes constituent la plus grande richesse de l’Éthiopie dans cette nouvelle ère technologique et qu’ils doivent être formés pour devenir des programmeurs, des chercheurs, des ingénieurs et des entrepreneurs capables de construire l’avenir du pays. Il a ajouté que les cinquante années de parcours de l’Éthiopie dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation ont jeté les bases de la prochaine phase du développement technologique national, tandis que les cinq dernières années ont créé une dynamique de changement et que les cinq prochaines années devraient transformer ce changement en capacités nationales. Le sommet se tient du 29 septembre au 1er octobre sous le thème « Cinquante ans de parcours, cinq ans de résultats, cinquante ans à venir », et rassemble des responsables gouvernementaux, d’anciens dirigeants du secteur, des chercheurs, des innovateurs, des entrepreneurs, des partenaires de développement, des communautés technologiques et des jeunes afin de faire le point sur le parcours de l’Éthiopie en matière de science, de technologie et d’innovation et de discuter de son orientation future.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 14749
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie. Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale. La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays. Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie. Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. » Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines. Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays. « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. » Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba. « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. » Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ». Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités. « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15422
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe. Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie. S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement. Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus. Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation. Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale. Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire. La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités. La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole. Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’Éthiopienne Tigst Assefa défend avec succès son titre au marathon de Londres et établit un nouveau record.
Apr 26, 2026 14502
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopienne Tigst Assefa a une nouvelle fois brillé en remportant la 46e édition du marathon de Londres, confirmant son statut de championne dans l’une des épreuves les plus prestigieuses du circuit mondial. Vice-championne olympique à Paris, elle a bouclé la course en 2 h 15 min 41 s, s’offrant ainsi une deuxième victoire consécutive dans la capitale britannique. Cette performance exceptionnelle s’accompagne d’un nouveau record du monde féminin, consolidant davantage sa position parmi les meilleures marathoniennes de l’histoire. La Kényane Hellen Obiri a décroché la deuxième place après une fin de course remarquable, tandis que Joyciline Jepkosgei a complété le podium, offrant un triplé africain. Ce résultat met une fois de plus en évidence la suprématie des coureuses éthiopiennes et kényanes sur la scène internationale, la prestation d’Assefa s’imposant comme l’un des faits marquants de la saison.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 12820
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie. S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 620
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques. S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds. Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
El Niño : Mohamed Ware souligne l’importance d’investir dans l’action anticipée
Sep 22, 2026 364
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Le Secrétaire exécutif adjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mohamed Ware, a souligné l’importance d’investir dans l’action anticipée afin de limiter les pertes humaines, économiques et environnementales liées aux impacts attendus du phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique. S’exprimant en marge du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation à El Niño dans la Corne de l’Afrique, M. Ware a indiqué que les pays de la région disposent aujourd’hui de données scientifiques, de modèles climatiques et de prévisions permettant de prendre des mesures avant que les conséquences du phénomène ne se manifestent pleinement. « Nous avons l’information, la science et les données », a-t-il déclaré, soulignant que la question n’est désormais plus de savoir si les impacts se produiront, mais plutôt de déterminer « ce que nous faisons maintenant ». Selon lui, le phénomène El Niño pourrait avoir des répercussions importantes sur l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les moyens de subsistance, l’approvisionnement alimentaire urbain et la santé, tout en aggravant les déplacements de populations et certaines tensions au sein des communautés. M. Ware a rappelé que la région avait déjà enregistré d’importantes pertes humaines et économiques lors de précédents épisodes d’El Niño, insistant sur la nécessité de tirer les leçons de ces expériences pour renforcer la préparation. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD a particulièrement insisté sur la rentabilité de l’action anticipée, soulignant que les investissements réalisés avant une catastrophe peuvent permettre de réduire considérablement les coûts des interventions et de la reconstruction. Selon les chiffres présentés lors du forum, chaque dollar investi dans l’anticipation permettrait d’éviter entre quatre et six dollars de pertes évitables. « Ces activités auront besoin de financement », a-t-il affirmé, appelant les partenaires au développement, mais aussi les ministères des Finances des États membres, à travailler étroitement avec les institutions chargées de la gestion des risques de catastrophe. Il a souligné la nécessité de rendre disponibles des ressources nationales afin de permettre aux mesures anticipatoires d’avoir un impact concret sur les populations exposées. Abordant les initiatives environnementales entreprises par les États membres, M. Ware a particulièrement salué les efforts de l’Éthiopie en matière de restauration des terres dégradées, de protection des bassins versants, de plantation d’arbres comme « l’Initiative héritage du vert » et de collecte des eaux. « Les mesures prises par le gouvernement éthiopien dans cette initiative sont très encourageantes », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives contribuent non seulement à prévenir certains risques à court terme, mais également à renforcer la santé environnementale et les moyens de subsistance des communautés à long terme. La restauration des terres et la protection des bassins versants peuvent notamment contribuer à préserver les ressources en eau et les terres productives, à réduire les risques de glissements de terrain et à limiter les déplacements de populations liés à la dégradation environnementale, a-t-il expliqué. M. Ware a également souligné le rôle de l’IGAD dans le partage des connaissances et des expériences entre ses États membres, afin de permettre la reproduction et la mise à l’échelle des initiatives ayant démontré leur efficacité. Le responsable de l’IGAD a ainsi appelé à une mobilisation coordonnée des ressources, des connaissances scientifiques et des expériences nationales afin de transformer les prévisions climatiques en mesures concrètes de protection des populations et des moyens de subsistance face aux risques liés à El Niño.
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 602
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
Les défis liés au phénomène El Niño prévu pour 2026 exigent une solidarité régionale : le commissaire adjoint
Sep 18, 2026 620
Addis Ababa le 18 septembre, 2026 (ENA) Les répercussions potentielles du phénomène El Niño en 2026 exigent un leadership politique, une appropriation nationale et une solidarité régionale, a souligné Aydrus Hassan, commissaire adjoint chargé de la gestion des risques de catastrophe en Éthiopie. Il a ajouté que cela nécessitait également un financement en temps opportun et une action précoce allant au-delà de la préparation technique. Dans son discours d’ouverture du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation au phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique, le commissaire adjoint a déclaré que l’Éthiopie renforçait son système de gestion des risques de catastrophe afin de le rendre plus polyvalent face aux risques, axé sur les impacts, anticipatif et multisectoriel. Ce système associe la surveillance, les prévisions, l’évaluation des impacts, l’alerte précoce, la préparation, les mesures anticipatives et l’intervention, a ajouté Aydrus. Il a par ailleurs indiqué que l’Éthiopie renforce son autonomie nationale, notamment grâce à son Fonds de réponse aux risques de catastrophe, qui fournit un financement prévisible pour la préparation aux catastrophes, l’alerte précoce, les mesures anticipatives, l’intervention et le renforcement de la résilience. Au niveau régional, l’IGAD et l’ICPAC s’efforcent de renforcer le partage transfrontalier d’informations, l’analyse conjointe des risques, l’interopérabilité des systèmes d’alerte précoce et la coordination des mesures préventives. Ces efforts sont essentiels compte tenu des risques pesant sur les bassins fluviaux partagés, les couloirs de transhumance, les marchés et les mouvements de population. M. Aydrus a exhorté les États membres de l’IGAD à veiller à ce que des financements soient disponibles avant que les catastrophes ne surviennent et à traduire l’appel à l’action régional de haut niveau en engagements concrets. Il a ajouté que l’aide internationale devait venir en complément du leadership national plutôt que de s’y substituer. Le commissaire adjoint a en outre souligné la nécessité de relier les prévisions, les seuils de déclenchement, le financement et l’action afin de protéger les vies, les moyens de subsistance et les acquis en matière de développement. Ce forum a réuni les États membres de l’IGAD et leurs partenaires afin de renforcer la préparation régionale et l’action précoce. L’Organisation météorologique mondiale prévoit que le phénomène El Niño de 2026 sera très intense, voire historique, avec un pic à la fin de l’année et des répercussions s’étendant jusqu’en 2027.
Article vedette
Le pouvoir sur l'eau : de la conquête à la maîtrise
Sep 30, 2026 141
Extrait de « Pulse of Africa », média partenaire de l'ENA Le 30 septembre, 2026 (ENA) Tout au long de l’histoire, plusieurs dirigeants égyptiens ont eu recours à des invasions militaires, à des guerres par procuration et à une diplomatie secrète pour asseoir leur hégémonie sur le bassin du Nil et déstabiliser l’Éthiopie. Cette histoire n’a jamais porté uniquement sur l’eau. Il s’agissait de pouvoir. Il s’agissait de peur. Et il s’agissait de savoir qui aurait le dernier mot sur l’avenir d’un fleuve qui nourrit des millions de personnes. Depuis plus d’un siècle, l’Égypte et l’Éthiopie sont en proie à une rivalité façonnée par une réalité géographique immuable : l’Égypte se trouve en aval, l’Éthiopie en amont. Le Nil Bleu, connu en Éthiopie sous le nom d’Abay, prend sa source dans les hauts plateaux éthiopiens. De cette simple réalité découle une question plus profonde : qui contrôle le développement lorsque la source de vie se trouve en amont, mais que la sécurité se trouve en aval ? La rivalité entre l’Égypte et l’Éthiopie n’a jamais suivi un cours constant. Elle a évolué à maintes reprises. Au départ, elle s’appuyait sur la conquête. Puis elle s’est orientée vers la diplomatie et les pressions régionales. Plus tard, elle s’est transformée en levier financier. Et au XXIe siècle, elle s’est transformée en une lutte acharnée autour d’un projet : le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). Pour comprendre le présent, il faut retracer le passé à travers l’évolution des stratégies et des craintes. Chaque époque a ajouté une nouvelle couche à cette histoire. L'ère de l'ambition impériale Au XIXe siècle, à une époque où l'expansion semblait être la solution à tous les problèmes (1863-1879), l'Égypte, sous le khédive Ismaïl Pacha, tenta de redessiner la carte. Les forces égyptiennes avancèrent vers le sud et l'est, cherchant à étendre leur influence sur les territoires bordant la mer Rouge et le bassin du haut Nil. On considérait alors que le contrôle d'un territoire pouvait s'obtenir par la force des armes. En 1875 et 1876, les armées égyptiennes pénétrèrent en territoire éthiopien. Mais ces campagnes se soldèrent par un échec cuisant. À Gundet en 1875 et à Gura en 1876, dans ce qui est aujourd’hui l’Érythrée, les forces de l’empereur Yohannes IV leur infligèrent de lourdes défaites. Ces défaites mirent fin à la tentative de l’Égypte de conquérir l’Éthiopie par la force. Et la leçon resta gravée dans les mémoires. L’expansion militaire ne permettait pas de déterminer facilement qui détenait le contrôle des hauts plateaux éthiopiens. Elle ne permettait pas non plus de trancher la question de savoir qui contrôlait les sources du Nil. Guerre par procuration et soft power C’était une époque où la diplomatie du Nil croisait la politique de la Corne de l’Afrique (1956–1970). Sous Gamal Abdel Nasser, le conflit s’est éloigné de la logique du champ de bataille. Il est devenu un système politique. Désormais, la lutte pour le Nil se menait par la voie de la diplomatie, de la concurrence régionale, de la guerre par procuration et des pressions. Nasser aurait utilisé son soutien à des forces rivales et à des mouvements d’insurrection pour isoler l’Éthiopie. Il a soutenu l’irrédentisme somalien dans le conflit de l’Ogaden. Il a également financé des mouvements d’insurrection en Érythrée. Et la politique égyptienne consistait notamment à bloquer les prêts internationaux destinés aux infrastructures hydrauliques éthiopiennes. L’Accord sur les eaux du Nil de 1959, conclu entre l’Égypte et le Soudan, fut un symbole majeur de cette époque. Il répartissait l’utilisation des eaux du Nil sans que l’Éthiopie et les États riverains en amont ne soient présents à la table des négociations. L’Éthiopie rejeta cet accord, et les pays en amont furent exclus du processus décisionnel. Parallèlement, la politique du Nil devint indissociable de la politique régionale. Le conflit ne se limitait plus aux seules rives du fleuve. Elle s’étendit au-delà de la mer Rouge, en Érythrée, en Somalie et au Soudan, et s’entremêla avec des calculs plus larges liés à l’équilibre des pouvoirs dans la Corne de l’Afrique. C’est là que la rivalité s’est intensifiée : la sécurité hydrique est devenue une stratégie régionale. L'impératif de sécurité Ce fut une période où le Nil devint un enjeu de sécurité nationale (1970-1981). Sous Anwar Sadat, le ton changea à nouveau. Le Nil cessa d’être considéré principalement sous l’angle économique. Il devint une question de sécurité. Sadat aurait menacé de lancer une action militaire ouverte contre les projets éthiopiens de barrages sur le Nil. Pendant la guerre de l’Ogaden de 1977, l’Égypte arma les forces somaliennes. Des alliances stratégiques furent nouées pour encercler et affaiblir l’Éthiopie. Le conflit régional et le différend sur le Nil s’exacerbèrent de concert. Des recherches historiques attestent de l’aide militaire apportée par l’Égypte à la Somalie pendant la guerre et reflètent la crainte que l’instabilité en Éthiopie ne déstabilise le Soudan, ce qui nuirait à la position stratégique de l’Égypte. Le discours devint également plus direct. Sadate avertit que si l’Éthiopie entravait l’accès de l’Égypte aux eaux du Nil, l’Égypte pourrait riposter par la force. Un compte rendu universitaire fait état de l’idée selon laquelle il n’y aurait « aucune alternative » à la force si les intérêts de l’Égypte concernant le Nil étaient menacés. Il s’agissait là d’un changement de mentalité. On passait d’un désaccord sur le développement à une préparation militaire. De la négociation à une logique de « ligne rouge ». Siège financier et endiguement Sous le régime de Hosni Moubarak (1981-2011), les confrontations directes ont perdu de leur importance. Les pressions sont devenues plus discrètes, plus complexes et plus bureaucratiques. L’Égypte s’est tournée vers la diplomatie et l’influence internationale. Cette approche a été qualifiée d’« endiguement régional clandestin », consistant à soutenir des insurrections armées en Éthiopie, à bloquer les financements et, selon certaines sources, à établir une présence des services de renseignement dans les États voisins. Le conflit le plus visible de cette époque portait souvent sur le financement des infrastructures hydrauliques éthiopiennes. Des sources font état de l’opposition égyptienne au financement international de projets qui, selon Le Caire, risquaient d’affecter le débit du Nil. Il importe toutefois d’éviter toute simplification excessive. L’affirmation récurrente selon laquelle Moubarak aurait simplement opposé son veto à tous les prêts destinés aux barrages éthiopiens est trop générale. Les prêts internationaux dépendent de nombreux facteurs, et l’Éthiopie a réussi à obtenir des financements pour certains projets, tels que le GERD. Néanmoins, la tendance générale restait claire. L’Égypte tentait de préserver sa position établie dans la diplomatie du Nil. L’Éthiopie faisait davantage pression pour obtenir la liberté de se développer. Ainsi, la lutte s’est poursuivie, mais avec de nouveaux outils : prêts, institutions, autorisations techniques et timing diplomatique. Un choc télévisé L’ère Mohamed Morsi a été marquée par un moment public dramatique. En 2013, le débat politique autour du GERD a pris une tournure inhabituelle. Au cours d’une réunion télévisée en direct, des personnalités politiques égyptiennes ont évoqué des options secrètes et extrêmes pour faire pression sur l’Éthiopie. Parmi les idées avancées figuraient le sabotage, l’armement de factions rebelles éthiopiennes et le lancement de frappes aériennes. Cette émission a suscité un embarras général et une inquiétude internationale. Mais elle a également révélé un élément crucial : le barrage s’était profondément ancré dans la réflexion égyptienne en matière de sécurité. Il ne s’agissait plus seulement d’un différend technique, mais d’une menace pour la stabilité nationale, qui influençait ce que certains dirigeants étaient prêts à aborder ouvertement. Cet épisode ne s’est pas traduit par un ordre personnel de recourir à la violence. Il a toutefois montré l’éventail des stratégies de pression que certaines personnalités politiques estimaient justifiées. Encerclement moderne et « lignes rouges » Sous Abdel Fattah El-Sissi, la posture de l’Égypte s’est transformée en un mélange de diplomatie officielle, de dissuasion militaire et d’endiguement régional. D’une part, l’Égypte a renforcé ses alliances militaires et de défense avec les États voisins. Parmi les stratégies rapportées figurent le partage de renseignements et les efforts visant à encercler géopolitiquement l’Éthiopie, par le biais de partenariats avec des pays de la région. D’autre part, l’Égypte a étendu ses priorités en matière de sécurité dans et autour de la mer Rouge, ainsi qu’à proximité de goulets d’étranglement maritimes critiques tels que Bab-el-Mandeb. Le renforcement des liens de sécurité avec l’Érythrée et la projection d’une présence navale près de la Corne de l’Afrique ont fait partie intégrante de cette approche. Le recours à des intermédiaires et l’influence stratégique ont également fait leur apparition dans le discours. L’Éthiopie a accusé l’Égypte de tirer parti de l’instabilité interne, comme le conflit au Tigré, pour faire pression sur Addis-Abeba et retarder la mise en service du GERD. L’Égypte a à plusieurs reprises présenté la perturbation de l’approvisionnement en eau en aval comme une question existentielle. Les responsables ont qualifié la sécurité de l’approvisionnement en eau en aval de « ligne rouge », mettant en garde contre des conséquences majeures si l’accès de l’Égypte aux eaux du Nil venait à être menacé. Enfin, l’isolement diplomatique et financier est resté l’un des outils à disposition. L’Égypte a fait appel à des organisations internationales, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies et la Ligue arabe, pour faire pression contre les projets de remplissage du barrage de l’Éthiopie et pour restreindre les financements internationaux. Du champ de bataille à la salle de réunion Au fil des époques, les méthodes ont évolué, mais la stratégie fondamentale est restée la même : contenir l’Éthiopie. Sous Ismail Pacha, l’Égypte a tenté une expansion militaire directe. Sous Nasser, le champ de bataille s’est déplacé vers une rivalité régionale par procuration et un isolement diplomatique. Sadat a recadré la question du fleuve pour en faire un enjeu sécuritaire explicite, tandis que Moubarak s’est appuyé sur des blocus financiers discrets et des pressions clandestines. Le gouvernement de Morsi a publiquement envisagé des options d’endiguement extrêmes, et El-Sissi a combiné dissuasion militaire, alliances d’encerclement et lobbying financier. Pourtant, malgré des siècles de pressions coordonnées et de conflits par procuration, cette stratégie a finalement échoué. La ténacité de l’Éthiopie a résisté à toutes les tentatives visant à restreindre son développement, culminant avec la construction et la mise en service du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne — preuve qu’aucune stratégie d’endiguement ne saurait altérer de manière permanente le destin souverain des hauts plateaux éthiopiens. Il est indéniable que le fleuve est vital pour l’Égypte. Il en va de même pour le droit de l’Éthiopie à exploiter les ressources de l’Abay. Et ce désaccord persistant met en évidence une limite majeure : les accords négociés sans la participation de tous les pays du bassin ne peuvent pas résoudre pleinement la question du partage entre l’amont et l’aval. La véritable leçon du Nil Cette longue histoire constitue un avertissement clair. La stabilité ne naît pas de la domination. Elle ne naît pas de l’isolement. Elle ne naît pas d’une rivalité par procuration. Et elle ne naît pas de menaces qui plongent les voisins dans une insécurité permanente. Depuis des siècles, l’Abay coule vers le nord. Le défi consiste désormais à faire en sorte que ce fleuve devienne un fondement de la coopération, et non un détonateur permanent de confrontations. L’eau peut être une arme dans un cadre inadapté. Mais elle peut aussi être une source de vie partagée dans un cadre approprié. L’avenir du bassin du Nil ne se réglera pas par la seule force. Il se réglera grâce à un cadre qui aborde à la fois la sécurité hydrique et les droits au développement, tout en réunissant autour d’une même table les intérêts légitimes de l’ensemble du bassin. Et la question reste urgente, et non pas historique : le Nil deviendra-t-il un accord entre voisins ou un nouveau champ de bataille déguisé en diplomatie ? Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, la leçon à tirer de cette longue rivalité est claire : la politique hydrologique à somme nulle appartient à une époque révolue. Les réalités sur le terrain — croissance démographique, changement climatique et besoins économiques pressants — font qu’il est impossible pour un seul pays de monopoliser ou de dicter le destin du Nil. La sécurité en aval ne peut se construire par le confinement ou la déstabilisation des voisins en amont. Une stabilité véritable et durable ne peut émerger que lorsque tous les États du bassin auront dépassé les revendications héritées de l’époque coloniale et adopté les principes d’une utilisation équitable et raisonnable. Grâce à un dialogue sincère, à des institutions communes telles que la Commission du bassin du Nil et à un développement coopératif, l’Abay pourra enfin passer du statut de champ de bataille régional à celui de source de vie commune pour des millions de personnes.
La longue histoire de l'agressivité du TPLF
Sep 29, 2026 160
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) Le conflit dans le nord de l’Éthiopie est un problème complexe qui mine le pays depuis des années. Au cœur de ce conflit se trouve le TPLF, un groupe belliqueux qui n’a cessé de faire preuve d’un mépris total pour la vie humaine et d’une volonté de déstabiliser la région. Malgré les efforts du gouvernement éthiopien pour promouvoir la paix et la stabilité, le TPLF, désormais dissous, a continué à suivre la voie de la violence en s’alliant à des forces destructrices. L'histoire des agressions du TPLF Le TPLF, désormais interdit, a une longue histoire d'agressions et de violences. Depuis ses débuts en tant que groupe rebelle jusqu'à son statut actuel d'organisation hors-la-loi, le TPLF a toujours fait preuve d'un mépris pour la vie humaine et d'une volonté de déstabiliser la région. L’attaque menée par cette alliance contre le Commandement du Nord en novembre 2020 a constitué un acte d’agression flagrant qui a déclenché le conflit dans la région du Tigré. Depuis lors, le TPLF, aujourd’hui dissous, n’a cessé de lancer des attaques contre des civils, notamment des femmes et des enfants, et s’est rendu responsable de la destruction de biens et d’infrastructures. La crise humanitaire Les actions du TPLF ont entraîné une crise humanitaire dévastatrice au Tigré. Des milliers de personnes ont été déplacées, et bien d’autres encore ont été tuées ou blessées. Le blocus de l’aide humanitaire imposé par ce groupe a exacerbé la crise, privant de nombreuses personnes d’accès à la nourriture, à l’eau ou aux soins médicaux. Le gouvernement éthiopien a œuvré sans relâche pour faire face à cette crise humanitaire, mais la poursuite des agressions par le TPLF, aujourd’hui dissous, a rendu difficile l’acheminement de l’aide aux personnes dans le besoin. Les efforts du gouvernement éthiopien pour promouvoir la paix Malgré le TPLF, aujourd’hui dissous, le gouvernement éthiopien a continué à œuvrer en faveur de la paix et de la stabilité dans la région. Le gouvernement a lancé plusieurs initiatives visant à promouvoir le dialogue et la réconciliation, notamment la mise en place d’une équipe de négociation et l’offre d’une amnistie aux dirigeants du TPLF. Le gouvernement a également pris des mesures pour faire face à la crise humanitaire, notamment en fournissant de la nourriture, des abris et une aide médicale aux personnes touchées par le conflit. Le rôle de la communauté internationale La communauté internationale a un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la paix et de la stabilité en Éthiopie. Elle doit condamner le TPLF, hostile à la paix, ainsi que ses partisans, en particulier le régime érythréen. La communauté internationale devrait également soutenir les efforts du gouvernement éthiopien visant à promouvoir la paix et la stabilité. Elle doit par ailleurs fournir une aide humanitaire aux personnes touchées par le conflit et œuvrer à la recherche d’une solution durable à la crise. En conclusion, le TPLF est une organisation belligérante qui n’a cessé de faire preuve d’un mépris pour la vie humaine et d’une volonté de déstabiliser la région. Les actions de cette alliance ont entraîné une crise humanitaire dévastatrice, et ses agressions incessantes ont rendu difficile l’acheminement de l’aide aux personnes dans le besoin. Le gouvernement éthiopien a œuvré sans relâche pour promouvoir la paix et la stabilité, et la communauté internationale doit soutenir ces efforts. Le TPLF, organisation illégale, doit être tenu responsable de ses actes, et la communauté internationale doit s’efforcer de trouver une solution durable à la crise. Une menace pour la stabilité régionale L’attitude belliqueuse du TPLF constitue non seulement une menace pour la paix et la stabilité en Éthiopie, mais aussi pour la stabilité régionale. Ses actions, menées de concert avec d’autres forces hostiles à la paix, risquent de déstabiliser l’ensemble de la région, et son agression a déjà eu un impact significatif sur les pays voisins. La communauté internationale doit agir pour empêcher le TPLF et les alliances contre nature entre forces destructrices de gagner du terrain, et pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région. Un appel à l’action La communauté internationale doit continuer à condamner l’agression du TPLF et à soutenir les efforts du gouvernement éthiopien visant à promouvoir la paix et la stabilité. Plus important encore, la communauté internationale doit soutenir les efforts du gouvernement fédéral pour mettre fin à la terreur exercée par le TPLF.