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L'Ethiopie cette semaine
Mar 23, 2026 138
Diplomatie active, défis énergétiques et mobilisation nationale en Éthiopie   La semaine du 16 au 22 mars 2026 a constitué un moment charnière pour Éthiopie. Entre pressions énergétiques croissantes et catastrophe climatique meurtrière, le pays a poursuivi ses efforts de transformation à travers une diplomatie soutenue, des initiatives d’investissement majeures et des réformes structurantes. Ces évolutions illustrent la volonté des autorités de maintenir le cap malgré des contraintes internes et externes de plus en plus marquées. Intensification des relations diplomatiques Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine, abordant le renforcement de la coopération dans les domaines du commerce, de l’énergie et de la sécurité, ainsi que les évolutions géopolitiques mondiales.   Cet échange reflète la stratégie éthiopienne visant à diversifier ses partenariats dans un contexte international en mutation.   Lors de cet entretien, Vladimir Poutine a également présenté ses condoléances après le glissement de terrain survenu dans la zone de Gamo, qui a causé au moins 125 décès et déplacé plus de 11 000 personnes.   Provoquée par de fortes pluies et la saturation des sols, cette catastrophe a détruit habitations, terres agricoles et infrastructures, tandis que les opérations de secours restent entravées par des conditions difficiles.   Par ailleurs, l’Éthiopie a renforcé sa coopération Sud-Sud avec le Bangladesh, autour de priorités communes telles que la résilience climatique, la modernisation agricole et le développement des énergies renouvelables. Les deux pays ont mis en avant des trajectoires de développement comparables, notamment face aux défis démographiques et économiques. Solidarité sociale et protection des plus vulnérables Le président Taye Atske Selassie a lancé une campagne nationale de mobilisation en faveur des populations vulnérables, notamment celles de la Maison macédonienne pour personnes âgées et handicapées mentales. Cette initiative met en lumière l’importance de la solidarité communautaire dans la construction d’un développement inclusif. Il a appelé à une responsabilité collective, soulignant que l’entraide ne saurait reposer uniquement sur l’État. Tensions énergétiques et ajustements économiques La hausse de la volatilité des marchés pétroliers mondiaux, liée aux tensions au Moyen-Orient, continue de peser sur l’approvisionnement énergétique du pays. Abiy Ahmed a averti des difficultés croissantes pour les pays importateurs, incitant les autorités à renforcer le rationnement et à prioriser les secteurs essentiels comme la santé, l’agriculture et la sécurité.   Il a également appelé à une utilisation responsable du carburant, exhortant distributeurs et consommateurs à éviter toute consommation excessive dans l’attente d’une stabilisation du marché mondial.   En parallèle, les autorités accélèrent la transition énergétique, en misant sur la mobilité électrique, le développement d’infrastructures de recharge et l’expansion des énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux importations et d’alléger la pression sur les réserves en devises.   Projets structurants et réformes économiques Une avancée industrielle majeure a été enregistrée avec l’accord entre Dangote Industries et le groupe GCL pour la construction d’une usine de transformation du gaz en engrais à Gode.   Ce projet de 4,2 milliards de dollars vise à atteindre l’autosuffisance en engrais d’ici 2029, tout en réduisant la dépendance aux importations.   Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a poursuivi les efforts de mobilisation financière en échangeant avec la Banque d’import-export de Chine et l’ambassadeur Chen Hai.   Les discussions ont porté sur le financement d’infrastructures stratégiques, notamment le futur aéroport international de Bishoftu, ainsi que sur la restructuration de la dette dans le cadre du G20.   Des discussions tenues à Rome dans le cadre du Plan Mattei ont également illustré l’intérêt croissant de l’Europe pour les secteurs énergétiques et d’infrastructures en Éthiopie, incluant un possible soutien au projet hydroélectrique de Koysha.   Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a conduit des visites d’inspection visant à améliorer la logistique nationale, notamment au port sec d’Endode et sur le corridor ferroviaire d’Addis-Abeba, dans l’objectif de positionner le pays comme un hub régional du commerce.   Parallèlement, les réformes du système éducatif progressent, avec un accent sur la numérisation des examens nationaux et l’élargissement de l’accès à l’enseignement préscolaire, afin de garantir un système plus équitable et conforme aux standards internationaux.   Dans le secteur énergétique, le ministre Habtamu Itefa a annoncé que la capacité installée du pays dépasse désormais les 10 gigawatts, marquant une étape clé dans le développement énergétique. La transition écologique se poursuit avec l’adoption croissante des véhicules électriques et le renforcement des infrastructures résilientes au climat.   Cohésion sociale et préparation électorale À travers le pays, les célébrations de l’Aïd el-Fitr ont rassemblé les citoyens autour de valeurs de solidarité et d’unité. Les leaders religieux ont appelé au renforcement de la cohésion sociale dans un contexte de transition politique.   Abiy Ahmed a souligné l’importance des prochaines élections, les présentant comme une expression de l’unité nationale et de l’engagement collectif envers l’avenir du pays. Le président Taye Atske Selassie a également insisté sur les valeurs d’empathie et de coexistence.   De son côté, le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne a intensifié ses actions pour promouvoir la participation citoyenne, la transparence et l’inclusion électorale, éléments essentiels à la crédibilité du processus démocratique. Perspectives Cette période met en évidence une double réalité pour l’Éthiopie : une dynamique de transformation soutenue, mais aussi une exposition persistante à des vulnérabilités structurelles.   Les investissements stratégiques et les réformes engagées traduisent une ambition claire d’autosuffisance et de résilience.   Dans le même temps, les défis liés aux chocs énergétiques et aux risques climatiques rappellent la nécessité de consolider les acquis.   À l’approche d’échéances électorales importantes, la cohésion nationale, combinée aux efforts diplomatiques et économiques, apparaît comme un levier essentiel pour construire un avenir stable, durable et inclusif.
Les zones économiques spéciales éthiopiennes attirent de plus en plus les investisseurs étrangers.
Mar 23, 2026 126
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Les investisseurs étrangers opérant dans les zones économiques spéciales (ZES) et la zone franche de Dire Dawa en Éthiopie saluent le renforcement du climat d’investissement du pays, encouragé par la simplification des services, les incitations offertes et la multiplication des opportunités commerciales.   Le gouvernement éthiopien a intensifié ses efforts pour attirer des investissements de qualité, en mettant en place un ensemble d’incitations et en créant un environnement propice aux affaires.   Les ZES et la zone franche de Dire Dawa se positionnent désormais comme des pôles stratégiques, attirant investisseurs étrangers et entreprises locales.   Aujourd’hui, plus de 290 investisseurs locaux et internationaux opèrent dans les 14 ZES réparties à travers le pays.   La Société de développement des parcs industriels (IPDC), créée en décembre 2014, gère 11 ZES et trois parcs industriels, offrant une infrastructure intégrée pour soutenir l’industrialisation.   Ces zones bénéficient d’emplacements stratégiques, à proximité des principaux axes économiques et des pôles de ressources, ce qui optimise leur connectivité et leur attractivité.   Dans un entretien exclusif avec ENA, Nalini Ranjan Nayak, directeur d’Indian Glocare Pharma Manufacturing PLC implantée dans le parc industriel Kilinto d’Addis-Abeba, a indiqué que son entreprise est présente en Éthiopie depuis plus de trois ans.   Elle fournit des produits pharmaceutiques au marché local et prévoit d’étendre ses exportations.   « Le parc industriel offre de nombreuses opportunités, notamment des exemptions de droits de douane et des avantages pour l’importation de matières premières et de matériaux d’emballage », a-t-il précisé.   Il a également souligné l’exonération fiscale qui facilite la gestion financière des entreprises en phase de démarrage.   Selon lui, les services intégrés au sein des zones sont particulièrement efficaces.   « Presque toutes les institutions gouvernementales ont mis en place un guichet unique dans les ZES. Tous les documents et formalités sont traités au même endroit, ce qui simplifie considérablement nos démarches », a-t-il ajouté.   Il a enfin insisté sur le rôle du Cabinet du Premier ministre, du ministère de l’Industrie et de l’IPDC, dont le soutien est jugé « considérable et encourageant ».   « L’assouplissement de la réglementation ouvre d’excellentes perspectives pour les futurs investissements étrangers dans les ZES », a-t-il conclu.   De son côté, Kapil Singhvi, fondateur de MOHAN PLC et actif dans la zone franche de Dire Dawa depuis janvier 2025, s’est également montré satisfait du climat des affaires et de l’accompagnement institutionnel.   « L’IPDC nous a toujours soutenus, tout comme la Commission éthiopienne des investissements et la Banque nationale d’Éthiopie », a-t-il précisé.   Son entreprise se concentre sur le commerce de marchandises, l’approvisionnement en matières premières et leur distribution sur le marché local, tout en préparant ses futures exportations. « Nous sommes très optimistes.   Avec la croissance que connaît l’Éthiopie, les affaires vont prospérer. Il existe un fort potentiel pour les jeunes entreprises et de nombreux investisseurs devraient arriver », a-t-il conclu.
Donald Trump déclare une suspension de cinq jours des frappes envisagées contre l’Iran.
Mar 23, 2026 183
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le président américain Donald Trump a annoncé lundi avoir ordonné le report de cinq jours des frappes militaires prévues contre les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des « discussions positives et constructives » avec Téhéran.   Dans une publication sur Truth Social, Donald Trump a indiqué que cette suspension avait pour objectif de laisser place à la poursuite des efforts diplomatiques, en vue d’aboutir à « un règlement global et définitif des tensions au Moyen-Orient ». Cette initiative suggère une possible désescalade, après plusieurs jours de tensions accrues entre les deux pays. Elle intervient toutefois dans un climat marqué par de fermes avertissements de la part de Iran. Des responsables affiliés au Conseil de défense nationale iranien ont averti qu’une attaque contre le territoire national — y compris les zones côtières et insulaires — entraînerait une riposte sévère, susceptible de perturber le trafic maritime dans le golfe Persique. Cette mise en garde faisait suite à l’expiration d’un ultimatum fixé par les États-Unis exigeant la réouverture du détroit de Hormuz, un passage essentiel pour le transport mondial de pétrole. Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait menacé de « détruire » les infrastructures électriques iraniennes si la circulation n’était pas rétablie dans un délai de 48 heures. Les tensions ont été encore accentuées par les menaces iraniennes visant les installations énergétiques en Israël ainsi que celles alimentant les bases américaines dans la région du Golfe, en cas de frappes de Washington. Malgré cette rhétorique offensive, Donald Trump a assuré que les discussions se poursuivraient tout au long de la semaine, toute intervention militaire restant conditionnée à leur évolution. Les marchés internationaux ont immédiatement réagi à cette annonce. Les cours du pétrole ont nettement reculé, traduisant un regain d’optimisme chez les investisseurs quant à la possibilité d’éviter un conflit élargi et une perturbation majeure des approvisionnements énergétiques.
L'Éthiopie demeure un symbole du panafricanisme : Juge en chef du Zimbabwe
Mar 23, 2026 135
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le juge en chef du Zimbabwe, Luke Malaba, a mis en avant l’engagement constant de Éthiopie en faveur de la liberté et de la dignité humaine, renforçant ainsi son statut de symbole majeur du panafricanisme.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Luke Malaba a décrit Éthiopie comme un véritable phare pour le continent africain. Il a mis en avant l’héritage historique du pays, notamment sa résistance à la colonisation, qu’il considère non seulement comme une source de fierté nationale, mais aussi comme un élément fondamental qui continue de façonner son identité et d’exercer une influence majeure à travers l’Afrique. Selon lui, les Éthiopiens placent la liberté et la dignité humaine au cœur de leurs valeurs, construisant ainsi une vision nationale où la liberté est perçue comme essentielle. Il a ainsi souligné que l’indépendance historique du pays a nourri un attachement profond à la liberté. Pour les analystes politiques et les partisans du panafricanisme, l’Éthiopie se distingue en ce sens que la liberté y est envisagée non seulement comme un objectif politique, mais aussi comme une exigence fondamentale liée à la dignité humaine. Luke Malaba a également relevé que la capacité du pays à préserver sa souveraineté au fil des siècles, alors que de nombreuses nations africaines subissaient la domination coloniale, a contribué à ancrer durablement une culture de la liberté au sein de sa société. Il a par ailleurs insisté sur le rôle moteur de l’Éthiopie dans la promotion de l’unité africaine, rappelant qu’elle accueille le siège de l’Union africaine et qu’elle a historiquement soutenu les mouvements de libération à travers le continent. Selon lui, cette double contribution — à la fois symbolique et concrète — illustre le leadership durable du pays dans le mouvement panafricain, un rôle appelé à se maintenir dans les années à venir. Au-delà de la sphère politique, Luke Malaba a également salué les valeurs sociales éthiopiennes, en particulier la culture d’hospitalité, qu’il considère comme une expression authentique du respect de la dignité humaine. Il a enfin évoqué l’estime dont jouit le pays, soulignant que la chaleur et la convivialité des Éthiopiens reflètent un profond respect pour autrui ainsi qu’une forte croyance en une humanité partagée.
L’Éthiopie et l’Inde consolident leur partenariat en intelligence artificielle à travers une visite technologique stratégique.
Mar 23, 2026 155
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Inde ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale en matière d’intelligence artificielle (IA) et d’innovation numérique, à la suite d’une visite de haut niveau menée par des entreprises technologiques indiennes à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle (EAII).   La délégation, dirigée par l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, comprenait des représentants d’entreprises opérant dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que les services numériques.   À cette occasion, le directeur général de l’institut, Worku Gachena, a présenté les avancées significatives réalisées depuis la création de l’EAII en 2020, une initiative lancée sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed.   Il a souligné la croissance rapide de l’institution et son rôle central dans la stratégie nationale de transformation numérique.   Cette dynamique s’inscrit dans la vision « Éthiopie numérique 2030 », qui vise à moderniser l’économie à travers l’innovation technologique, le développement de la recherche en IA, la formation de talents locaux et l’intégration des technologies émergentes dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et les services publics.   Selon les responsables, l’Éthiopie a accompli des progrès notables dans le développement de ses capacités en IA, notamment grâce à la formation de spécialistes, au lancement de projets pilotes et au renforcement de partenariats avec des universités et des acteurs internationaux.   Worku Gachena a insisté sur le rôle stratégique de l’IA dans le développement du pays, la décrivant comme un levier essentiel pour relever les défis économiques et améliorer concrètement les conditions de vie des citoyens.   Il a également mis en avant les efforts en cours pour développer une infrastructure robuste, incluant des centres de données et des outils numériques adaptés.   Il a par ailleurs évoqué la récente visite du Premier ministre indien Narendra Modi, la qualifiant de moment clé ayant permis d’élever les relations entre les deux pays au niveau de partenariat stratégique.   De son côté, l’ambassadeur Anil Kumar Rai a souligné l’engagement continu de l’Inde, rappelant qu’il s’agissait de sa troisième visite à l’institut. Il a mis en avant le potentiel démographique commun des deux pays, caractérisé par une importante population jeune, et l’importance de tirer parti des technologies pour répondre aux défis contemporains.   Il a également cité l’expérience de l’Inde en matière d’inclusion numérique, notamment à travers des plateformes comme Aadhaar, l’interface de paiement unifiée (UPI) et le réseau ouvert pour le commerce numérique (ONDC), qui ont permis d’élargir l’accès aux services numériques à grande échelle.   Selon lui, des initiatives similaires pourraient être adaptées au contexte éthiopien, en cohérence avec les objectifs de « Éthiopie numérique 2030 », incluant notamment le déploiement de la 5G dans plus de 100 villes et l’augmentation du taux de pénétration des smartphones.   Lors de cette visite, les experts de l’institut ont présenté plusieurs applications concrètes de l’IA dans des domaines variés tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière, la pharmacie, l’apprentissage en ligne, les services publics et la gestion des données.   La rencontre a également réuni des acteurs du secteur des TIC collaborant avec l’Union africaine, mettant en lumière la portée régionale de ces initiatives.   Cette coopération en pleine expansion devrait continuer à renforcer les relations entre l’Éthiopie et l’Inde, en particulier dans les domaines de la technologie et de l’innovation.
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L'Ethiopie cette semaine
Mar 23, 2026 138
Diplomatie active, défis énergétiques et mobilisation nationale en Éthiopie   La semaine du 16 au 22 mars 2026 a constitué un moment charnière pour Éthiopie. Entre pressions énergétiques croissantes et catastrophe climatique meurtrière, le pays a poursuivi ses efforts de transformation à travers une diplomatie soutenue, des initiatives d’investissement majeures et des réformes structurantes. Ces évolutions illustrent la volonté des autorités de maintenir le cap malgré des contraintes internes et externes de plus en plus marquées. Intensification des relations diplomatiques Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine, abordant le renforcement de la coopération dans les domaines du commerce, de l’énergie et de la sécurité, ainsi que les évolutions géopolitiques mondiales.   Cet échange reflète la stratégie éthiopienne visant à diversifier ses partenariats dans un contexte international en mutation.   Lors de cet entretien, Vladimir Poutine a également présenté ses condoléances après le glissement de terrain survenu dans la zone de Gamo, qui a causé au moins 125 décès et déplacé plus de 11 000 personnes.   Provoquée par de fortes pluies et la saturation des sols, cette catastrophe a détruit habitations, terres agricoles et infrastructures, tandis que les opérations de secours restent entravées par des conditions difficiles.   Par ailleurs, l’Éthiopie a renforcé sa coopération Sud-Sud avec le Bangladesh, autour de priorités communes telles que la résilience climatique, la modernisation agricole et le développement des énergies renouvelables. Les deux pays ont mis en avant des trajectoires de développement comparables, notamment face aux défis démographiques et économiques. Solidarité sociale et protection des plus vulnérables Le président Taye Atske Selassie a lancé une campagne nationale de mobilisation en faveur des populations vulnérables, notamment celles de la Maison macédonienne pour personnes âgées et handicapées mentales. Cette initiative met en lumière l’importance de la solidarité communautaire dans la construction d’un développement inclusif. Il a appelé à une responsabilité collective, soulignant que l’entraide ne saurait reposer uniquement sur l’État. Tensions énergétiques et ajustements économiques La hausse de la volatilité des marchés pétroliers mondiaux, liée aux tensions au Moyen-Orient, continue de peser sur l’approvisionnement énergétique du pays. Abiy Ahmed a averti des difficultés croissantes pour les pays importateurs, incitant les autorités à renforcer le rationnement et à prioriser les secteurs essentiels comme la santé, l’agriculture et la sécurité.   Il a également appelé à une utilisation responsable du carburant, exhortant distributeurs et consommateurs à éviter toute consommation excessive dans l’attente d’une stabilisation du marché mondial.   En parallèle, les autorités accélèrent la transition énergétique, en misant sur la mobilité électrique, le développement d’infrastructures de recharge et l’expansion des énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux importations et d’alléger la pression sur les réserves en devises.   Projets structurants et réformes économiques Une avancée industrielle majeure a été enregistrée avec l’accord entre Dangote Industries et le groupe GCL pour la construction d’une usine de transformation du gaz en engrais à Gode.   Ce projet de 4,2 milliards de dollars vise à atteindre l’autosuffisance en engrais d’ici 2029, tout en réduisant la dépendance aux importations.   Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a poursuivi les efforts de mobilisation financière en échangeant avec la Banque d’import-export de Chine et l’ambassadeur Chen Hai.   Les discussions ont porté sur le financement d’infrastructures stratégiques, notamment le futur aéroport international de Bishoftu, ainsi que sur la restructuration de la dette dans le cadre du G20.   Des discussions tenues à Rome dans le cadre du Plan Mattei ont également illustré l’intérêt croissant de l’Europe pour les secteurs énergétiques et d’infrastructures en Éthiopie, incluant un possible soutien au projet hydroélectrique de Koysha.   Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a conduit des visites d’inspection visant à améliorer la logistique nationale, notamment au port sec d’Endode et sur le corridor ferroviaire d’Addis-Abeba, dans l’objectif de positionner le pays comme un hub régional du commerce.   Parallèlement, les réformes du système éducatif progressent, avec un accent sur la numérisation des examens nationaux et l’élargissement de l’accès à l’enseignement préscolaire, afin de garantir un système plus équitable et conforme aux standards internationaux.   Dans le secteur énergétique, le ministre Habtamu Itefa a annoncé que la capacité installée du pays dépasse désormais les 10 gigawatts, marquant une étape clé dans le développement énergétique. La transition écologique se poursuit avec l’adoption croissante des véhicules électriques et le renforcement des infrastructures résilientes au climat.   Cohésion sociale et préparation électorale À travers le pays, les célébrations de l’Aïd el-Fitr ont rassemblé les citoyens autour de valeurs de solidarité et d’unité. Les leaders religieux ont appelé au renforcement de la cohésion sociale dans un contexte de transition politique.   Abiy Ahmed a souligné l’importance des prochaines élections, les présentant comme une expression de l’unité nationale et de l’engagement collectif envers l’avenir du pays. Le président Taye Atske Selassie a également insisté sur les valeurs d’empathie et de coexistence.   De son côté, le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne a intensifié ses actions pour promouvoir la participation citoyenne, la transparence et l’inclusion électorale, éléments essentiels à la crédibilité du processus démocratique. Perspectives Cette période met en évidence une double réalité pour l’Éthiopie : une dynamique de transformation soutenue, mais aussi une exposition persistante à des vulnérabilités structurelles.   Les investissements stratégiques et les réformes engagées traduisent une ambition claire d’autosuffisance et de résilience.   Dans le même temps, les défis liés aux chocs énergétiques et aux risques climatiques rappellent la nécessité de consolider les acquis.   À l’approche d’échéances électorales importantes, la cohésion nationale, combinée aux efforts diplomatiques et économiques, apparaît comme un levier essentiel pour construire un avenir stable, durable et inclusif.
Les zones économiques spéciales éthiopiennes attirent de plus en plus les investisseurs étrangers.
Mar 23, 2026 126
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Les investisseurs étrangers opérant dans les zones économiques spéciales (ZES) et la zone franche de Dire Dawa en Éthiopie saluent le renforcement du climat d’investissement du pays, encouragé par la simplification des services, les incitations offertes et la multiplication des opportunités commerciales.   Le gouvernement éthiopien a intensifié ses efforts pour attirer des investissements de qualité, en mettant en place un ensemble d’incitations et en créant un environnement propice aux affaires.   Les ZES et la zone franche de Dire Dawa se positionnent désormais comme des pôles stratégiques, attirant investisseurs étrangers et entreprises locales.   Aujourd’hui, plus de 290 investisseurs locaux et internationaux opèrent dans les 14 ZES réparties à travers le pays.   La Société de développement des parcs industriels (IPDC), créée en décembre 2014, gère 11 ZES et trois parcs industriels, offrant une infrastructure intégrée pour soutenir l’industrialisation.   Ces zones bénéficient d’emplacements stratégiques, à proximité des principaux axes économiques et des pôles de ressources, ce qui optimise leur connectivité et leur attractivité.   Dans un entretien exclusif avec ENA, Nalini Ranjan Nayak, directeur d’Indian Glocare Pharma Manufacturing PLC implantée dans le parc industriel Kilinto d’Addis-Abeba, a indiqué que son entreprise est présente en Éthiopie depuis plus de trois ans.   Elle fournit des produits pharmaceutiques au marché local et prévoit d’étendre ses exportations.   « Le parc industriel offre de nombreuses opportunités, notamment des exemptions de droits de douane et des avantages pour l’importation de matières premières et de matériaux d’emballage », a-t-il précisé.   Il a également souligné l’exonération fiscale qui facilite la gestion financière des entreprises en phase de démarrage.   Selon lui, les services intégrés au sein des zones sont particulièrement efficaces.   « Presque toutes les institutions gouvernementales ont mis en place un guichet unique dans les ZES. Tous les documents et formalités sont traités au même endroit, ce qui simplifie considérablement nos démarches », a-t-il ajouté.   Il a enfin insisté sur le rôle du Cabinet du Premier ministre, du ministère de l’Industrie et de l’IPDC, dont le soutien est jugé « considérable et encourageant ».   « L’assouplissement de la réglementation ouvre d’excellentes perspectives pour les futurs investissements étrangers dans les ZES », a-t-il conclu.   De son côté, Kapil Singhvi, fondateur de MOHAN PLC et actif dans la zone franche de Dire Dawa depuis janvier 2025, s’est également montré satisfait du climat des affaires et de l’accompagnement institutionnel.   « L’IPDC nous a toujours soutenus, tout comme la Commission éthiopienne des investissements et la Banque nationale d’Éthiopie », a-t-il précisé.   Son entreprise se concentre sur le commerce de marchandises, l’approvisionnement en matières premières et leur distribution sur le marché local, tout en préparant ses futures exportations. « Nous sommes très optimistes.   Avec la croissance que connaît l’Éthiopie, les affaires vont prospérer. Il existe un fort potentiel pour les jeunes entreprises et de nombreux investisseurs devraient arriver », a-t-il conclu.
Donald Trump déclare une suspension de cinq jours des frappes envisagées contre l’Iran.
Mar 23, 2026 183
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le président américain Donald Trump a annoncé lundi avoir ordonné le report de cinq jours des frappes militaires prévues contre les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des « discussions positives et constructives » avec Téhéran.   Dans une publication sur Truth Social, Donald Trump a indiqué que cette suspension avait pour objectif de laisser place à la poursuite des efforts diplomatiques, en vue d’aboutir à « un règlement global et définitif des tensions au Moyen-Orient ». Cette initiative suggère une possible désescalade, après plusieurs jours de tensions accrues entre les deux pays. Elle intervient toutefois dans un climat marqué par de fermes avertissements de la part de Iran. Des responsables affiliés au Conseil de défense nationale iranien ont averti qu’une attaque contre le territoire national — y compris les zones côtières et insulaires — entraînerait une riposte sévère, susceptible de perturber le trafic maritime dans le golfe Persique. Cette mise en garde faisait suite à l’expiration d’un ultimatum fixé par les États-Unis exigeant la réouverture du détroit de Hormuz, un passage essentiel pour le transport mondial de pétrole. Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait menacé de « détruire » les infrastructures électriques iraniennes si la circulation n’était pas rétablie dans un délai de 48 heures. Les tensions ont été encore accentuées par les menaces iraniennes visant les installations énergétiques en Israël ainsi que celles alimentant les bases américaines dans la région du Golfe, en cas de frappes de Washington. Malgré cette rhétorique offensive, Donald Trump a assuré que les discussions se poursuivraient tout au long de la semaine, toute intervention militaire restant conditionnée à leur évolution. Les marchés internationaux ont immédiatement réagi à cette annonce. Les cours du pétrole ont nettement reculé, traduisant un regain d’optimisme chez les investisseurs quant à la possibilité d’éviter un conflit élargi et une perturbation majeure des approvisionnements énergétiques.
L'Éthiopie demeure un symbole du panafricanisme : Juge en chef du Zimbabwe
Mar 23, 2026 135
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le juge en chef du Zimbabwe, Luke Malaba, a mis en avant l’engagement constant de Éthiopie en faveur de la liberté et de la dignité humaine, renforçant ainsi son statut de symbole majeur du panafricanisme.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Luke Malaba a décrit Éthiopie comme un véritable phare pour le continent africain. Il a mis en avant l’héritage historique du pays, notamment sa résistance à la colonisation, qu’il considère non seulement comme une source de fierté nationale, mais aussi comme un élément fondamental qui continue de façonner son identité et d’exercer une influence majeure à travers l’Afrique. Selon lui, les Éthiopiens placent la liberté et la dignité humaine au cœur de leurs valeurs, construisant ainsi une vision nationale où la liberté est perçue comme essentielle. Il a ainsi souligné que l’indépendance historique du pays a nourri un attachement profond à la liberté. Pour les analystes politiques et les partisans du panafricanisme, l’Éthiopie se distingue en ce sens que la liberté y est envisagée non seulement comme un objectif politique, mais aussi comme une exigence fondamentale liée à la dignité humaine. Luke Malaba a également relevé que la capacité du pays à préserver sa souveraineté au fil des siècles, alors que de nombreuses nations africaines subissaient la domination coloniale, a contribué à ancrer durablement une culture de la liberté au sein de sa société. Il a par ailleurs insisté sur le rôle moteur de l’Éthiopie dans la promotion de l’unité africaine, rappelant qu’elle accueille le siège de l’Union africaine et qu’elle a historiquement soutenu les mouvements de libération à travers le continent. Selon lui, cette double contribution — à la fois symbolique et concrète — illustre le leadership durable du pays dans le mouvement panafricain, un rôle appelé à se maintenir dans les années à venir. Au-delà de la sphère politique, Luke Malaba a également salué les valeurs sociales éthiopiennes, en particulier la culture d’hospitalité, qu’il considère comme une expression authentique du respect de la dignité humaine. Il a enfin évoqué l’estime dont jouit le pays, soulignant que la chaleur et la convivialité des Éthiopiens reflètent un profond respect pour autrui ainsi qu’une forte croyance en une humanité partagée.
L’Éthiopie et l’Inde consolident leur partenariat en intelligence artificielle à travers une visite technologique stratégique.
Mar 23, 2026 155
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Inde ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale en matière d’intelligence artificielle (IA) et d’innovation numérique, à la suite d’une visite de haut niveau menée par des entreprises technologiques indiennes à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle (EAII).   La délégation, dirigée par l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, comprenait des représentants d’entreprises opérant dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que les services numériques.   À cette occasion, le directeur général de l’institut, Worku Gachena, a présenté les avancées significatives réalisées depuis la création de l’EAII en 2020, une initiative lancée sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed.   Il a souligné la croissance rapide de l’institution et son rôle central dans la stratégie nationale de transformation numérique.   Cette dynamique s’inscrit dans la vision « Éthiopie numérique 2030 », qui vise à moderniser l’économie à travers l’innovation technologique, le développement de la recherche en IA, la formation de talents locaux et l’intégration des technologies émergentes dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et les services publics.   Selon les responsables, l’Éthiopie a accompli des progrès notables dans le développement de ses capacités en IA, notamment grâce à la formation de spécialistes, au lancement de projets pilotes et au renforcement de partenariats avec des universités et des acteurs internationaux.   Worku Gachena a insisté sur le rôle stratégique de l’IA dans le développement du pays, la décrivant comme un levier essentiel pour relever les défis économiques et améliorer concrètement les conditions de vie des citoyens.   Il a également mis en avant les efforts en cours pour développer une infrastructure robuste, incluant des centres de données et des outils numériques adaptés.   Il a par ailleurs évoqué la récente visite du Premier ministre indien Narendra Modi, la qualifiant de moment clé ayant permis d’élever les relations entre les deux pays au niveau de partenariat stratégique.   De son côté, l’ambassadeur Anil Kumar Rai a souligné l’engagement continu de l’Inde, rappelant qu’il s’agissait de sa troisième visite à l’institut. Il a mis en avant le potentiel démographique commun des deux pays, caractérisé par une importante population jeune, et l’importance de tirer parti des technologies pour répondre aux défis contemporains.   Il a également cité l’expérience de l’Inde en matière d’inclusion numérique, notamment à travers des plateformes comme Aadhaar, l’interface de paiement unifiée (UPI) et le réseau ouvert pour le commerce numérique (ONDC), qui ont permis d’élargir l’accès aux services numériques à grande échelle.   Selon lui, des initiatives similaires pourraient être adaptées au contexte éthiopien, en cohérence avec les objectifs de « Éthiopie numérique 2030 », incluant notamment le déploiement de la 5G dans plus de 100 villes et l’augmentation du taux de pénétration des smartphones.   Lors de cette visite, les experts de l’institut ont présenté plusieurs applications concrètes de l’IA dans des domaines variés tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière, la pharmacie, l’apprentissage en ligne, les services publics et la gestion des données.   La rencontre a également réuni des acteurs du secteur des TIC collaborant avec l’Union africaine, mettant en lumière la portée régionale de ces initiatives.   Cette coopération en pleine expansion devrait continuer à renforcer les relations entre l’Éthiopie et l’Inde, en particulier dans les domaines de la technologie et de l’innovation.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 13978
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 17018
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Politique
Donald Trump déclare une suspension de cinq jours des frappes envisagées contre l’Iran.
Mar 23, 2026 183
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le président américain Donald Trump a annoncé lundi avoir ordonné le report de cinq jours des frappes militaires prévues contre les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des « discussions positives et constructives » avec Téhéran.   Dans une publication sur Truth Social, Donald Trump a indiqué que cette suspension avait pour objectif de laisser place à la poursuite des efforts diplomatiques, en vue d’aboutir à « un règlement global et définitif des tensions au Moyen-Orient ». Cette initiative suggère une possible désescalade, après plusieurs jours de tensions accrues entre les deux pays. Elle intervient toutefois dans un climat marqué par de fermes avertissements de la part de Iran. Des responsables affiliés au Conseil de défense nationale iranien ont averti qu’une attaque contre le territoire national — y compris les zones côtières et insulaires — entraînerait une riposte sévère, susceptible de perturber le trafic maritime dans le golfe Persique. Cette mise en garde faisait suite à l’expiration d’un ultimatum fixé par les États-Unis exigeant la réouverture du détroit de Hormuz, un passage essentiel pour le transport mondial de pétrole. Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait menacé de « détruire » les infrastructures électriques iraniennes si la circulation n’était pas rétablie dans un délai de 48 heures. Les tensions ont été encore accentuées par les menaces iraniennes visant les installations énergétiques en Israël ainsi que celles alimentant les bases américaines dans la région du Golfe, en cas de frappes de Washington. Malgré cette rhétorique offensive, Donald Trump a assuré que les discussions se poursuivraient tout au long de la semaine, toute intervention militaire restant conditionnée à leur évolution. Les marchés internationaux ont immédiatement réagi à cette annonce. Les cours du pétrole ont nettement reculé, traduisant un regain d’optimisme chez les investisseurs quant à la possibilité d’éviter un conflit élargi et une perturbation majeure des approvisionnements énergétiques.
L'Éthiopie demeure un symbole du panafricanisme : Juge en chef du Zimbabwe
Mar 23, 2026 135
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le juge en chef du Zimbabwe, Luke Malaba, a mis en avant l’engagement constant de Éthiopie en faveur de la liberté et de la dignité humaine, renforçant ainsi son statut de symbole majeur du panafricanisme.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Luke Malaba a décrit Éthiopie comme un véritable phare pour le continent africain. Il a mis en avant l’héritage historique du pays, notamment sa résistance à la colonisation, qu’il considère non seulement comme une source de fierté nationale, mais aussi comme un élément fondamental qui continue de façonner son identité et d’exercer une influence majeure à travers l’Afrique. Selon lui, les Éthiopiens placent la liberté et la dignité humaine au cœur de leurs valeurs, construisant ainsi une vision nationale où la liberté est perçue comme essentielle. Il a ainsi souligné que l’indépendance historique du pays a nourri un attachement profond à la liberté. Pour les analystes politiques et les partisans du panafricanisme, l’Éthiopie se distingue en ce sens que la liberté y est envisagée non seulement comme un objectif politique, mais aussi comme une exigence fondamentale liée à la dignité humaine. Luke Malaba a également relevé que la capacité du pays à préserver sa souveraineté au fil des siècles, alors que de nombreuses nations africaines subissaient la domination coloniale, a contribué à ancrer durablement une culture de la liberté au sein de sa société. Il a par ailleurs insisté sur le rôle moteur de l’Éthiopie dans la promotion de l’unité africaine, rappelant qu’elle accueille le siège de l’Union africaine et qu’elle a historiquement soutenu les mouvements de libération à travers le continent. Selon lui, cette double contribution — à la fois symbolique et concrète — illustre le leadership durable du pays dans le mouvement panafricain, un rôle appelé à se maintenir dans les années à venir. Au-delà de la sphère politique, Luke Malaba a également salué les valeurs sociales éthiopiennes, en particulier la culture d’hospitalité, qu’il considère comme une expression authentique du respect de la dignité humaine. Il a enfin évoqué l’estime dont jouit le pays, soulignant que la chaleur et la convivialité des Éthiopiens reflètent un profond respect pour autrui ainsi qu’une forte croyance en une humanité partagée.
Trump brandit la menace de frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes sur fond de tensions croissantes autour du détroit d’Ormuz.
Mar 22, 2026 333
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Le président américain Donald Trump a averti qu’il pourrait ordonner des frappes contre les installations énergétiques iraniennes si le détroit stratégique d’Ormuz n’était pas rouvert dans un délai de 48 heures, accentuant ainsi les tensions déjà vives dans la région.   Dans un message diffusé tard dans la nuit sur Truth Social, il a indiqué que les États-Unis étaient prêts à intervenir militairement si l’Iran ne rétablissait pas immédiatement et sans condition la libre circulation dans ce passage maritime essentiel.   « Si l’Iran ne rouvre pas totalement, sans menace, le détroit d’Ormuz dans les 48 heures, les États-Unis lanceront des frappes visant à détruire ses principales centrales électriques », a-t-il déclaré, sans préciser les cibles exactes.   En réaction, les responsables militaires iraniens ont mis en garde contre toute attaque, affirmant qu’une telle action entraînerait des représailles visant les installations énergétiques américaines dans la région.   Considéré comme un axe stratégique majeur pour le commerce mondial de l’énergie, le détroit d’Ormuz se trouve au cœur des préoccupations, cette montée des tensions suscitant de vives inquiétudes quant à ses répercussions sur les marchés pétroliers et la stabilité régionale.   Cet échange de menaces illustre une escalade des tensions géopolitiques, les deux parties affichant leur détermination à réagir fermement en cas de non-respect de leurs exigences.
Le Bangladesh intensifie ses relations de coopération avec l’Éthiopie, en mettant particulièrement l’accent sur l’agriculture et les énergies vertes.
Mar 21, 2026 412
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh ambitionne de renforcer davantage sa collaboration avec l’Éthiopie dans des domaines clés tels que l’agriculture, les énergies renouvelables et la lutte contre le changement climatique, a indiqué l’ambassadeur bangladais en Éthiopie, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem.   À la suite de visites effectuées dans des zones agricoles situées en périphérie de la capitale, le diplomate a salué les progrès rapides accomplis par l’Éthiopie dans ce secteur, mettant en avant de solides opportunités de croissance et de partenariat entre les deux pays.   Dotée de conditions écologiques propices à une agriculture productive, l’Éthiopie place désormais ce secteur — notamment la production de blé — au cœur de sa stratégie de transformation économique.   Grâce à des réformes politiques, à l’extension des systèmes d’irrigation, à l’amélioration des semences et à une mobilisation massive des agriculteurs, le pays a enregistré des avancées significatives ces dernières années.   Depuis le lancement du programme de blé irrigué en 2018, l’Éthiopie est passée d’un pays fortement dépendant des importations à une situation d’autosuffisance.   Entre 2023 et 2025, elle a non seulement réduit son déficit, mais a également commencé à se positionner comme un exportateur potentiel et un exemple régional en matière de transformation agricole.   Ce succès constitue aujourd’hui une référence dans les ambitions de développement du pays, les autorités ayant exprimé leur volonté de partager cette expérience avec les pays d’Afrique de l’Est.   Dans ce contexte, l’ambassadeur Nayeem a également évoqué les progrès du Bangladesh dans le domaine agricole, notamment son passage du statut d’importateur à celui d’exportateur de riz à certaines périodes, soulignant les enseignements que les deux pays peuvent mutuellement tirer.   Il a insisté sur le potentiel de coopération, en particulier dans l’éducation agricole et le transfert de connaissances.   Au-delà de l’agriculture, le diplomate a salué l’engagement de l’Éthiopie en faveur des énergies renouvelables, qu’il considère comme un modèle pour les pays en développement.   Le pays a en effet placé l’énergie propre au centre de sa stratégie à long terme, s’appuyant sur de grands projets hydroélectriques tels que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, ainsi que sur des investissements croissants dans l’éolien et le solaire.   Aujourd’hui, la grande majorité de l’électricité produite en Éthiopie provient de sources renouvelables.   Ces avancées s’inscrivent également dans une vision plus large de transition vers une mobilité durable. Le pays a mis en place des restrictions sur l’importation de véhicules thermiques, tout en encourageant l’adoption de voitures hybrides et électriques, afin de réduire les coûts liés aux carburants, limiter la pollution urbaine et mieux exploiter ses ressources énergétiques propres.   Abordant la question du changement climatique, l’ambassadeur a insisté sur la vulnérabilité partagée du Bangladesh et des pays africains, soulignant que ces régions, bien que faiblement émettrices, subissent de manière disproportionnée les effets du phénomène.   Faisant écho aux discussions tenues lors des sommets de l’Union africaine, il a mis en avant l’importance d’une action collective à l’échelle mondiale.   Il a ainsi appelé les pays les plus exposés à renforcer leur voix sur la scène internationale et à plaider pour des mesures concrètes de lutte contre le changement climatique et de réduction des émissions.   « Il est temps d’agir et de faire entendre nos voix pour l’avenir », a-t-il conclu.
Des programmes de formation axés sur le renforcement des capacités offrent aux journalistes éthiopiens les moyens de promouvoir les intérêts nationaux tout en respectant les normes professionnelles.
Mar 21, 2026 303
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - Environ 36 journalistes issus de médias publics et privés ont achevé avec succès une formation de renforcement des capacités d’une durée de 21 jours, organisée par le Centre d'excellence des médias éthiopiens.   Cette formation, conçue pour renforcer les compétences professionnelles et promouvoir un journalisme éthique, a réuni des praticiens des médias désireux d'améliorer leurs compétences et de s'adapter aux exigences évolutives du métier. S'exprimant lors de la cérémonie de remise des diplômes, le directeur général du Service national de renseignement et de sécurité et président du conseil d'administration de l'Autorité éthiopienne des médias, Redwan Hussien, a souligné le rôle crucial de telles formations dans la construction nationale. Il a noté que le renforcement des capacités des journalistes contribue à une meilleure communication entre le public et les institutions clés, tout en favorisant un journalisme responsable et informé. Il a ajouté que ce programme constitue une expérience révélatrice pour les participants, leur permettant d'approfondir leurs connaissances, de maintenir la responsabilité dans la couverture médiatique et de renforcer les normes professionnelles. Il a également annoncé que des programmes de formation similaires se poursuivront dans les prochaines sessions pour bénéficier à davantage de journalistes à travers le pays. La directrice générale de l'Autorité éthiopienne des médias, Haymanot Zelke, a pour sa part qualifié cette première édition de formation de jalon important pour le secteur des médias. Elle a insisté sur son rôle dans la comble des lacunes en compétences et la promotion du professionnalisme au sein de l'industrie. Ce programme s'inscrit dans les efforts continus pour bâtir un paysage médiatique compétent et responsable, capable de soutenir les priorités de développement national. L'Autorité éthiopienne des médias a créé le Centre éthiopien d'excellence des médias pour servir de pôle national de développement et de renforcement des capacités des médias.   Ce centre se concentre sur l'amélioration des compétences des journalistes et des dirigeants des médias grâce à des programmes de formation pratiques et fondés sur des preuves, alignés sur les besoins du pays. Avec un accent fort sur le professionnalisme, la liberté d'expression et l'indépendance des médias, le centre propose des formations spécialisées dans des domaines clés tels que le journalisme électoral, financier et de santé.   Il adopte une approche inclusive et axée sur la technologie, combinant connaissances théoriques et compétences pratiques adaptées au contexte éthiopien. Grâce à des partenariats avec des institutions médiatiques, des organisations académiques et des experts de l'industrie, le centre travaille à combler l'écart entre l'enseignement universitaire du journalisme et la pratique réelle, tout en contribuant à la transformation plus large du secteur des médias en Éthiopie et au-delà.
L’envoyée de l’Union africaine salue les avancées de l’Éthiopie en matière de leadership féminin et appelle à une participation accrue des femmes lors des prochaines élections.
Mar 21, 2026 288
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - À l’approche des septièmes élections générales, prévues le 1er juin 2026, l’Union africaine a salué les avancées de l’Éthiopie en matière de promotion du leadership féminin, tout en encourageant une implication encore plus forte des femmes dans le processus démocratique.   S’exprimant devant l’ENA, Liberata Mulamula, envoyée spéciale de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, a insisté sur le rôle déterminant des femmes dans la tenue d’élections pacifiques, crédibles et inclusives.   Elle a rappelé que, dans de nombreux pays africains, les femmes constituent la majorité de l’électorat, faisant souvent preuve d’un engagement remarquable pour exercer leur droit de vote, ce qui confère un poids considérable à leur voix.   Depuis 2018, l’Éthiopie a enregistré des avancées significatives en matière d’égalité des genres dans la gouvernance, notamment grâce à des réformes ayant instauré une représentation paritaire au sein de l’exécutif.   Cette dynamique a permis aux femmes d’accéder à des fonctions clés dans les institutions publiques, marquant une évolution importante vers une gouvernance plus inclusive.   Ces progrès se traduisent également par une présence accrue des femmes au parlement, atteignant environ 40 %, un niveau considéré comme une étape majeure dans la transformation politique du pays, malgré des défis structurels persistants.   À l’approche des prochaines élections, l’ambition est de consolider ces acquis en renforçant davantage la représentation féminine dans les sphères décisionnelles.   L’envoyée spéciale a par ailleurs réaffirmé l’engagement de l’Union africaine à accompagner le processus électoral éthiopien, en mettant l’accent sur la nécessité de garantir des élections libres, transparentes et apaisées, permettant aux citoyens d’exercer pleinement leurs droits.   Au-delà de la participation électorale, elle a encouragé les femmes à se porter candidates et à assumer des responsabilités de leadership, soulignant leur apport spécifique à la gouvernance, notamment dans les domaines sociaux et communautaires.   Selon elle, une participation accrue des femmes à tous les niveaux du processus électoral constitue un levier essentiel pour renforcer la démocratie, promouvoir la paix et accélérer le développement du pays.
L’Irlande place le secteur agricole au cœur de sa coopération avec l’Éthiopie, selon Fergal Ryan, chef de mission adjoint.
Mar 19, 2026 574
Addis-Abeba, le 19 mars 2026 (ENA) : - L’Irlande collabore avec l’Éthiopie dans plusieurs secteurs, avec une attention particulière portée à l’agriculture, a indiqué Fergal Ryan.   Dans un entretien exclusif accordé à ENA, le chef de mission adjoint de l’Irlande en Éthiopie, Fergal Ryan, a mis en avant l’engagement fort de son pays en faveur de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Il a également souligné les efforts déployés dans des domaines tels que l’égalité des genres, l’autonomisation des femmes et la protection de leurs droits. Dans ce cadre, il a affirmé que l’agriculture constitue un axe prioritaire de la coopération bilatérale. Il a notamment indiqué que des initiatives sont en cours pour renforcer les liens entre universités éthiopiennes et irlandaises, en particulier dans les domaines de l’agriculture et de l’agriculture intelligente face au climat. Par ailleurs, l’Irlande entend soutenir le développement de partenariats institutionnels entre les organismes agricoles des deux pays. Fergal Ryan a également souligné l’importance des investissements irlandais dans la recherche agricole, visant à améliorer les variétés de cultures et à les adapter à différents environnements. Dans cette optique, une coopération étroite est menée avec l’Éthiopie pour favoriser l’adoption de semences plus performantes. À titre d’exemple, il a mentionné le partenariat entre l’Association irlandaise de recherche et de développement sur la pomme de terre et l’Institut éthiopien de recherche agricole, axé sur le développement et la diffusion de variétés à haut rendement. Il a également rappelé l’importance de la pomme de terre dans la stratégie alimentaire de l’Irlande, en raison de son rôle historique dans l’alimentation du pays. Selon lui, l’ambition affichée par l’Éthiopie pour moderniser et développer son agriculture est remarquable, témoignant d’un engagement fort des autorités et des agriculteurs. Il a souligné que l’investissement dans le secteur agricole a été déterminant dans le développement économique de l’Irlande, autrefois confrontée à la pauvreté et à des crises alimentaires. En conclusion, Fergal Ryan a estimé que les efforts soutenus de l’Éthiopie dans le domaine agricole devraient lui permettre de renforcer sa souveraineté alimentaire à long terme.
La recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie relève de l’intérêt vital et de la survie nationale, selon des universitaires.
Mar 19, 2026 390
Addis-Abeba, le 19 mars 2026 (ENA) : - La recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie relève de l’intérêt national et de la survie du pays, ont affirmé des universitaires de l’Université de Wolaita Sodo. Ancrée dans des facteurs historiques, géographiques et géopolitiques, cette ambition constitue depuis longtemps une priorité diplomatique majeure.   Cette question revêt une dimension générationnelle, dans la mesure où l’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, ne saurait être durablement privée d’un accès à la mer. Des experts estiment que la possession d’un port maritime constitue un enjeu vital relevant de l’intérêt national, nécessitant une mobilisation collective. S’exprimant auprès d’ENA, Almaz Balta, maître de conférences et chercheuse à l’Université de Wolaita Sodo, a souligné l’importance d’aborder cette problématique dans une perspective d’avenir. Selon elle, l’absence d’accès maritime pourrait compromettre à terme la viabilité même du pays. Elle a expliqué que l’Éthiopie a besoin d’un accès fiable à la mer, tant pour les importations que pour les exportations, compte tenu de sa croissance démographique, de son expansion économique et de son rôle dans la connectivité régionale. Dans ce contexte, elle a défendu l’idée que la revendication d’un accès portuaire repose sur des bases solides et mérite d’être poursuivie avec constance jusqu’à l’obtention d’une solution appropriée. Elle a également insisté sur le fait que cette question doit rester une priorité nationale, consensuelle et au-dessus des clivages politiques. Par ailleurs, Almaz Balta a encouragé les universitaires à contribuer activement au débat en produisant des recherches approfondies et bien documentées. De son côté, Deneku Abere, maître de conférences au département des langues et littératures, a mis en avant les retombées positives du développement de l’Éthiopie, non seulement pour le pays, mais également pour l’ensemble de la région. Elle a souligné qu’un accès à un port maritime est essentiel pour renforcer l’intégration régionale et les échanges. Compte tenu de la taille de la population, de la proximité avec la mer Rouge et des réalités historiques et géographiques, elle a réaffirmé que cette question constitue un enjeu stratégique majeur. Enfin, elle a insisté sur le fait que l’accès à un port maritime relève d’un impératif de survie nationale, appelant à une approche unifiée et déterminée pour atteindre cet objectif.
Politique
Donald Trump déclare une suspension de cinq jours des frappes envisagées contre l’Iran.
Mar 23, 2026 183
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le président américain Donald Trump a annoncé lundi avoir ordonné le report de cinq jours des frappes militaires prévues contre les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des « discussions positives et constructives » avec Téhéran.   Dans une publication sur Truth Social, Donald Trump a indiqué que cette suspension avait pour objectif de laisser place à la poursuite des efforts diplomatiques, en vue d’aboutir à « un règlement global et définitif des tensions au Moyen-Orient ». Cette initiative suggère une possible désescalade, après plusieurs jours de tensions accrues entre les deux pays. Elle intervient toutefois dans un climat marqué par de fermes avertissements de la part de Iran. Des responsables affiliés au Conseil de défense nationale iranien ont averti qu’une attaque contre le territoire national — y compris les zones côtières et insulaires — entraînerait une riposte sévère, susceptible de perturber le trafic maritime dans le golfe Persique. Cette mise en garde faisait suite à l’expiration d’un ultimatum fixé par les États-Unis exigeant la réouverture du détroit de Hormuz, un passage essentiel pour le transport mondial de pétrole. Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait menacé de « détruire » les infrastructures électriques iraniennes si la circulation n’était pas rétablie dans un délai de 48 heures. Les tensions ont été encore accentuées par les menaces iraniennes visant les installations énergétiques en Israël ainsi que celles alimentant les bases américaines dans la région du Golfe, en cas de frappes de Washington. Malgré cette rhétorique offensive, Donald Trump a assuré que les discussions se poursuivraient tout au long de la semaine, toute intervention militaire restant conditionnée à leur évolution. Les marchés internationaux ont immédiatement réagi à cette annonce. Les cours du pétrole ont nettement reculé, traduisant un regain d’optimisme chez les investisseurs quant à la possibilité d’éviter un conflit élargi et une perturbation majeure des approvisionnements énergétiques.
L'Éthiopie demeure un symbole du panafricanisme : Juge en chef du Zimbabwe
Mar 23, 2026 135
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le juge en chef du Zimbabwe, Luke Malaba, a mis en avant l’engagement constant de Éthiopie en faveur de la liberté et de la dignité humaine, renforçant ainsi son statut de symbole majeur du panafricanisme.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Luke Malaba a décrit Éthiopie comme un véritable phare pour le continent africain. Il a mis en avant l’héritage historique du pays, notamment sa résistance à la colonisation, qu’il considère non seulement comme une source de fierté nationale, mais aussi comme un élément fondamental qui continue de façonner son identité et d’exercer une influence majeure à travers l’Afrique. Selon lui, les Éthiopiens placent la liberté et la dignité humaine au cœur de leurs valeurs, construisant ainsi une vision nationale où la liberté est perçue comme essentielle. Il a ainsi souligné que l’indépendance historique du pays a nourri un attachement profond à la liberté. Pour les analystes politiques et les partisans du panafricanisme, l’Éthiopie se distingue en ce sens que la liberté y est envisagée non seulement comme un objectif politique, mais aussi comme une exigence fondamentale liée à la dignité humaine. Luke Malaba a également relevé que la capacité du pays à préserver sa souveraineté au fil des siècles, alors que de nombreuses nations africaines subissaient la domination coloniale, a contribué à ancrer durablement une culture de la liberté au sein de sa société. Il a par ailleurs insisté sur le rôle moteur de l’Éthiopie dans la promotion de l’unité africaine, rappelant qu’elle accueille le siège de l’Union africaine et qu’elle a historiquement soutenu les mouvements de libération à travers le continent. Selon lui, cette double contribution — à la fois symbolique et concrète — illustre le leadership durable du pays dans le mouvement panafricain, un rôle appelé à se maintenir dans les années à venir. Au-delà de la sphère politique, Luke Malaba a également salué les valeurs sociales éthiopiennes, en particulier la culture d’hospitalité, qu’il considère comme une expression authentique du respect de la dignité humaine. Il a enfin évoqué l’estime dont jouit le pays, soulignant que la chaleur et la convivialité des Éthiopiens reflètent un profond respect pour autrui ainsi qu’une forte croyance en une humanité partagée.
Trump brandit la menace de frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes sur fond de tensions croissantes autour du détroit d’Ormuz.
Mar 22, 2026 333
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Le président américain Donald Trump a averti qu’il pourrait ordonner des frappes contre les installations énergétiques iraniennes si le détroit stratégique d’Ormuz n’était pas rouvert dans un délai de 48 heures, accentuant ainsi les tensions déjà vives dans la région.   Dans un message diffusé tard dans la nuit sur Truth Social, il a indiqué que les États-Unis étaient prêts à intervenir militairement si l’Iran ne rétablissait pas immédiatement et sans condition la libre circulation dans ce passage maritime essentiel.   « Si l’Iran ne rouvre pas totalement, sans menace, le détroit d’Ormuz dans les 48 heures, les États-Unis lanceront des frappes visant à détruire ses principales centrales électriques », a-t-il déclaré, sans préciser les cibles exactes.   En réaction, les responsables militaires iraniens ont mis en garde contre toute attaque, affirmant qu’une telle action entraînerait des représailles visant les installations énergétiques américaines dans la région.   Considéré comme un axe stratégique majeur pour le commerce mondial de l’énergie, le détroit d’Ormuz se trouve au cœur des préoccupations, cette montée des tensions suscitant de vives inquiétudes quant à ses répercussions sur les marchés pétroliers et la stabilité régionale.   Cet échange de menaces illustre une escalade des tensions géopolitiques, les deux parties affichant leur détermination à réagir fermement en cas de non-respect de leurs exigences.
Le Bangladesh intensifie ses relations de coopération avec l’Éthiopie, en mettant particulièrement l’accent sur l’agriculture et les énergies vertes.
Mar 21, 2026 412
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh ambitionne de renforcer davantage sa collaboration avec l’Éthiopie dans des domaines clés tels que l’agriculture, les énergies renouvelables et la lutte contre le changement climatique, a indiqué l’ambassadeur bangladais en Éthiopie, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem.   À la suite de visites effectuées dans des zones agricoles situées en périphérie de la capitale, le diplomate a salué les progrès rapides accomplis par l’Éthiopie dans ce secteur, mettant en avant de solides opportunités de croissance et de partenariat entre les deux pays.   Dotée de conditions écologiques propices à une agriculture productive, l’Éthiopie place désormais ce secteur — notamment la production de blé — au cœur de sa stratégie de transformation économique.   Grâce à des réformes politiques, à l’extension des systèmes d’irrigation, à l’amélioration des semences et à une mobilisation massive des agriculteurs, le pays a enregistré des avancées significatives ces dernières années.   Depuis le lancement du programme de blé irrigué en 2018, l’Éthiopie est passée d’un pays fortement dépendant des importations à une situation d’autosuffisance.   Entre 2023 et 2025, elle a non seulement réduit son déficit, mais a également commencé à se positionner comme un exportateur potentiel et un exemple régional en matière de transformation agricole.   Ce succès constitue aujourd’hui une référence dans les ambitions de développement du pays, les autorités ayant exprimé leur volonté de partager cette expérience avec les pays d’Afrique de l’Est.   Dans ce contexte, l’ambassadeur Nayeem a également évoqué les progrès du Bangladesh dans le domaine agricole, notamment son passage du statut d’importateur à celui d’exportateur de riz à certaines périodes, soulignant les enseignements que les deux pays peuvent mutuellement tirer.   Il a insisté sur le potentiel de coopération, en particulier dans l’éducation agricole et le transfert de connaissances.   Au-delà de l’agriculture, le diplomate a salué l’engagement de l’Éthiopie en faveur des énergies renouvelables, qu’il considère comme un modèle pour les pays en développement.   Le pays a en effet placé l’énergie propre au centre de sa stratégie à long terme, s’appuyant sur de grands projets hydroélectriques tels que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, ainsi que sur des investissements croissants dans l’éolien et le solaire.   Aujourd’hui, la grande majorité de l’électricité produite en Éthiopie provient de sources renouvelables.   Ces avancées s’inscrivent également dans une vision plus large de transition vers une mobilité durable. Le pays a mis en place des restrictions sur l’importation de véhicules thermiques, tout en encourageant l’adoption de voitures hybrides et électriques, afin de réduire les coûts liés aux carburants, limiter la pollution urbaine et mieux exploiter ses ressources énergétiques propres.   Abordant la question du changement climatique, l’ambassadeur a insisté sur la vulnérabilité partagée du Bangladesh et des pays africains, soulignant que ces régions, bien que faiblement émettrices, subissent de manière disproportionnée les effets du phénomène.   Faisant écho aux discussions tenues lors des sommets de l’Union africaine, il a mis en avant l’importance d’une action collective à l’échelle mondiale.   Il a ainsi appelé les pays les plus exposés à renforcer leur voix sur la scène internationale et à plaider pour des mesures concrètes de lutte contre le changement climatique et de réduction des émissions.   « Il est temps d’agir et de faire entendre nos voix pour l’avenir », a-t-il conclu.
Des programmes de formation axés sur le renforcement des capacités offrent aux journalistes éthiopiens les moyens de promouvoir les intérêts nationaux tout en respectant les normes professionnelles.
Mar 21, 2026 303
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - Environ 36 journalistes issus de médias publics et privés ont achevé avec succès une formation de renforcement des capacités d’une durée de 21 jours, organisée par le Centre d'excellence des médias éthiopiens.   Cette formation, conçue pour renforcer les compétences professionnelles et promouvoir un journalisme éthique, a réuni des praticiens des médias désireux d'améliorer leurs compétences et de s'adapter aux exigences évolutives du métier. S'exprimant lors de la cérémonie de remise des diplômes, le directeur général du Service national de renseignement et de sécurité et président du conseil d'administration de l'Autorité éthiopienne des médias, Redwan Hussien, a souligné le rôle crucial de telles formations dans la construction nationale. Il a noté que le renforcement des capacités des journalistes contribue à une meilleure communication entre le public et les institutions clés, tout en favorisant un journalisme responsable et informé. Il a ajouté que ce programme constitue une expérience révélatrice pour les participants, leur permettant d'approfondir leurs connaissances, de maintenir la responsabilité dans la couverture médiatique et de renforcer les normes professionnelles. Il a également annoncé que des programmes de formation similaires se poursuivront dans les prochaines sessions pour bénéficier à davantage de journalistes à travers le pays. La directrice générale de l'Autorité éthiopienne des médias, Haymanot Zelke, a pour sa part qualifié cette première édition de formation de jalon important pour le secteur des médias. Elle a insisté sur son rôle dans la comble des lacunes en compétences et la promotion du professionnalisme au sein de l'industrie. Ce programme s'inscrit dans les efforts continus pour bâtir un paysage médiatique compétent et responsable, capable de soutenir les priorités de développement national. L'Autorité éthiopienne des médias a créé le Centre éthiopien d'excellence des médias pour servir de pôle national de développement et de renforcement des capacités des médias.   Ce centre se concentre sur l'amélioration des compétences des journalistes et des dirigeants des médias grâce à des programmes de formation pratiques et fondés sur des preuves, alignés sur les besoins du pays. Avec un accent fort sur le professionnalisme, la liberté d'expression et l'indépendance des médias, le centre propose des formations spécialisées dans des domaines clés tels que le journalisme électoral, financier et de santé.   Il adopte une approche inclusive et axée sur la technologie, combinant connaissances théoriques et compétences pratiques adaptées au contexte éthiopien. Grâce à des partenariats avec des institutions médiatiques, des organisations académiques et des experts de l'industrie, le centre travaille à combler l'écart entre l'enseignement universitaire du journalisme et la pratique réelle, tout en contribuant à la transformation plus large du secteur des médias en Éthiopie et au-delà.
L’envoyée de l’Union africaine salue les avancées de l’Éthiopie en matière de leadership féminin et appelle à une participation accrue des femmes lors des prochaines élections.
Mar 21, 2026 288
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - À l’approche des septièmes élections générales, prévues le 1er juin 2026, l’Union africaine a salué les avancées de l’Éthiopie en matière de promotion du leadership féminin, tout en encourageant une implication encore plus forte des femmes dans le processus démocratique.   S’exprimant devant l’ENA, Liberata Mulamula, envoyée spéciale de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, a insisté sur le rôle déterminant des femmes dans la tenue d’élections pacifiques, crédibles et inclusives.   Elle a rappelé que, dans de nombreux pays africains, les femmes constituent la majorité de l’électorat, faisant souvent preuve d’un engagement remarquable pour exercer leur droit de vote, ce qui confère un poids considérable à leur voix.   Depuis 2018, l’Éthiopie a enregistré des avancées significatives en matière d’égalité des genres dans la gouvernance, notamment grâce à des réformes ayant instauré une représentation paritaire au sein de l’exécutif.   Cette dynamique a permis aux femmes d’accéder à des fonctions clés dans les institutions publiques, marquant une évolution importante vers une gouvernance plus inclusive.   Ces progrès se traduisent également par une présence accrue des femmes au parlement, atteignant environ 40 %, un niveau considéré comme une étape majeure dans la transformation politique du pays, malgré des défis structurels persistants.   À l’approche des prochaines élections, l’ambition est de consolider ces acquis en renforçant davantage la représentation féminine dans les sphères décisionnelles.   L’envoyée spéciale a par ailleurs réaffirmé l’engagement de l’Union africaine à accompagner le processus électoral éthiopien, en mettant l’accent sur la nécessité de garantir des élections libres, transparentes et apaisées, permettant aux citoyens d’exercer pleinement leurs droits.   Au-delà de la participation électorale, elle a encouragé les femmes à se porter candidates et à assumer des responsabilités de leadership, soulignant leur apport spécifique à la gouvernance, notamment dans les domaines sociaux et communautaires.   Selon elle, une participation accrue des femmes à tous les niveaux du processus électoral constitue un levier essentiel pour renforcer la démocratie, promouvoir la paix et accélérer le développement du pays.
L’Irlande place le secteur agricole au cœur de sa coopération avec l’Éthiopie, selon Fergal Ryan, chef de mission adjoint.
Mar 19, 2026 574
Addis-Abeba, le 19 mars 2026 (ENA) : - L’Irlande collabore avec l’Éthiopie dans plusieurs secteurs, avec une attention particulière portée à l’agriculture, a indiqué Fergal Ryan.   Dans un entretien exclusif accordé à ENA, le chef de mission adjoint de l’Irlande en Éthiopie, Fergal Ryan, a mis en avant l’engagement fort de son pays en faveur de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Il a également souligné les efforts déployés dans des domaines tels que l’égalité des genres, l’autonomisation des femmes et la protection de leurs droits. Dans ce cadre, il a affirmé que l’agriculture constitue un axe prioritaire de la coopération bilatérale. Il a notamment indiqué que des initiatives sont en cours pour renforcer les liens entre universités éthiopiennes et irlandaises, en particulier dans les domaines de l’agriculture et de l’agriculture intelligente face au climat. Par ailleurs, l’Irlande entend soutenir le développement de partenariats institutionnels entre les organismes agricoles des deux pays. Fergal Ryan a également souligné l’importance des investissements irlandais dans la recherche agricole, visant à améliorer les variétés de cultures et à les adapter à différents environnements. Dans cette optique, une coopération étroite est menée avec l’Éthiopie pour favoriser l’adoption de semences plus performantes. À titre d’exemple, il a mentionné le partenariat entre l’Association irlandaise de recherche et de développement sur la pomme de terre et l’Institut éthiopien de recherche agricole, axé sur le développement et la diffusion de variétés à haut rendement. Il a également rappelé l’importance de la pomme de terre dans la stratégie alimentaire de l’Irlande, en raison de son rôle historique dans l’alimentation du pays. Selon lui, l’ambition affichée par l’Éthiopie pour moderniser et développer son agriculture est remarquable, témoignant d’un engagement fort des autorités et des agriculteurs. Il a souligné que l’investissement dans le secteur agricole a été déterminant dans le développement économique de l’Irlande, autrefois confrontée à la pauvreté et à des crises alimentaires. En conclusion, Fergal Ryan a estimé que les efforts soutenus de l’Éthiopie dans le domaine agricole devraient lui permettre de renforcer sa souveraineté alimentaire à long terme.
La recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie relève de l’intérêt vital et de la survie nationale, selon des universitaires.
Mar 19, 2026 390
Addis-Abeba, le 19 mars 2026 (ENA) : - La recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie relève de l’intérêt national et de la survie du pays, ont affirmé des universitaires de l’Université de Wolaita Sodo. Ancrée dans des facteurs historiques, géographiques et géopolitiques, cette ambition constitue depuis longtemps une priorité diplomatique majeure.   Cette question revêt une dimension générationnelle, dans la mesure où l’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, ne saurait être durablement privée d’un accès à la mer. Des experts estiment que la possession d’un port maritime constitue un enjeu vital relevant de l’intérêt national, nécessitant une mobilisation collective. S’exprimant auprès d’ENA, Almaz Balta, maître de conférences et chercheuse à l’Université de Wolaita Sodo, a souligné l’importance d’aborder cette problématique dans une perspective d’avenir. Selon elle, l’absence d’accès maritime pourrait compromettre à terme la viabilité même du pays. Elle a expliqué que l’Éthiopie a besoin d’un accès fiable à la mer, tant pour les importations que pour les exportations, compte tenu de sa croissance démographique, de son expansion économique et de son rôle dans la connectivité régionale. Dans ce contexte, elle a défendu l’idée que la revendication d’un accès portuaire repose sur des bases solides et mérite d’être poursuivie avec constance jusqu’à l’obtention d’une solution appropriée. Elle a également insisté sur le fait que cette question doit rester une priorité nationale, consensuelle et au-dessus des clivages politiques. Par ailleurs, Almaz Balta a encouragé les universitaires à contribuer activement au débat en produisant des recherches approfondies et bien documentées. De son côté, Deneku Abere, maître de conférences au département des langues et littératures, a mis en avant les retombées positives du développement de l’Éthiopie, non seulement pour le pays, mais également pour l’ensemble de la région. Elle a souligné qu’un accès à un port maritime est essentiel pour renforcer l’intégration régionale et les échanges. Compte tenu de la taille de la population, de la proximité avec la mer Rouge et des réalités historiques et géographiques, elle a réaffirmé que cette question constitue un enjeu stratégique majeur. Enfin, elle a insisté sur le fait que l’accès à un port maritime relève d’un impératif de survie nationale, appelant à une approche unifiée et déterminée pour atteindre cet objectif.
Social
L’Aïd el-Fitr rassemble les communautés autour des valeurs de solidarité et de bienveillance.
Mar 20, 2026 190
Addis-Abeba, 20 mars 2026 (ENA) : - À l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Fitr par les musulmans d’Éthiopie, cette fête apparaît non seulement comme un moment spirituel majeur, mais aussi comme une forte manifestation d’unité, de générosité et d’engagement social.   Des fidèles ont indiqué à l’Agence de presse éthiopienne que cette célébration, marquant la fin du mois sacré du Ramadan, s’exprime avant tout à travers des gestes de compassion.   Les communautés se mobilisent pour venir en aide aux plus démunis et consolider les liens sociaux.   Au-delà des prières collectives et des retrouvailles familiales, de nombreux croyants accordent une importance particulière au soutien des personnes vulnérables.   L’aumône, le partage des repas et les visites de voisinage occupent une place centrale dans les festivités, illustrant les valeurs d’entraide et de solidarité.   Présent aux prières de l’Aïd à Addis-Abeba, Shimeket Muhe a souligné la portée profonde de cette célébration.   « Nous célébrons l’Aïd el-Fitr dans le respect des enseignements de notre religion, dans un esprit de compréhension et de solidarité », a-t-il affirmé.   Il a ajouté que cette fête incite chacun à aller au-delà de ses préoccupations personnelles pour soutenir les plus vulnérables, contribuant ainsi à renforcer la confiance entre les communautés.   Pour d’autres fidèles, l’esprit de l’Aïd se traduit par des actions concrètes. Nursebu Abdella a décrit cette fête comme un moment de gratitude, de générosité et de cohésion sociale.   Selon lui, promouvoir la compréhension mutuelle est tout aussi essentiel que l’aide matérielle.   « Le respect entre personnes d’origines diverses est fondamental pour garantir une paix et une stabilité durables », a-t-il déclaré, rappelant que la coexistence pacifique est au cœur des valeurs islamiques.   De son côté, Muhammad Bushra a expliqué avoir consacré le mois de Ramadan à soutenir des familles défavorisées et à organiser des repas communautaires.   Il s’est dit heureux de célébrer l’Aïd avec sa famille et ses voisins, au-delà des différences religieuses, mettant en avant le message d’inclusion et d’harmonie porté par cette fête.   À travers tout le pays, l’Aïd el-Fitr s’impose ainsi non seulement comme une célébration religieuse, mais aussi comme une expression vivante de la compassion, renforçant à la fois la foi et la cohésion sociale.
Le président de la Commission de l’UA a présenté ses vœux à l’occasion de l’Aïd al-Fitr, tout en lançant un appel à l’unité et à la paix.
Mar 20, 2026 182
Addis-Abeba, le 20 mars 2026 (ENA) : - À l’occasion de l’Aïd al-Fitr, le président de la Commission de l’Union africaine, Mouhamed Ali Yousuf, a exprimé ses vœux les plus chaleureux à la communauté musulmane en Afrique et dans le reste du monde.   Dans son allocution, Mahmouda présenté l’Aïd al-Fitr comme un moment sacré marquant la fin du Ramadan, invitant à la réflexion, à la gratitude et au renouveau spirituel.   Il a rappelé que cette fête véhicule des valeurs durables telles que la compassion, la solidarité et la générosité, des principes essentiels face aux défis mondiaux actuels.   Le président a souligné que le monde est confronté à d’importantes épreuves, notamment les conflits, les déplacements de populations, l’instabilité économique et les pressions climatiques.   « Notre humanité commune est mise à l’épreuve comme jamais auparavant », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une responsabilité collective.   Malgré ces difficultés, Mahmoud a appelé à cultiver l’espoir et l’unité.   Il a encouragé les individus et les communautés à renforcer la coopération entre les nations, à soutenir les populations vulnérables et à réaffirmer leur engagement en faveur de la paix, de la justice et de la dignité humaine.   Il a également rappelé de penser à ceux qui traversent des moments difficiles pendant les festivités et a exprimé l’espoir que l’Aïd al-Fitr inspire des actions collectives pour bâtir un monde plus juste, inclusif et pacifique.
Le président Taye a présenté ses vœux à la communauté musulmane à l’occasion de l’Aïd al-Fitr.
Mar 20, 2026 171
Addis-Abeba, le 20 mars 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a exprimé ses vœux les plus chaleureux à la communauté musulmane à l’occasion de l’Aïd al-Fitr, célébrant la fin du mois sacré du Ramadan.   À travers l’ensemble du pays, les musulmans éthiopiens célèbrent le 1447e Aïd al-Fitr dans une atmosphère empreinte de ferveur spirituelle, de rassemblements festifs et d’un profond sentiment d’unité retrouvée. Dès l’aube, des milliers de fidèles ont convergé vers le stade d’Addis-Abeba, où se sont mêlés prières collectives, expressions de reconnaissance et célébrations colorées.   Le stade est devenu un symbole marquant de cohésion, les croyants s’y tenant côte à côte dans un esprit de recueillement et de joie partagée. De la capitale aux régions rurales, cette fête se manifeste par des moments de prière, des gestes de solidarité, des visites familiales et des repas en commun, illustrant des valeurs essentielles telles que la compassion, la générosité et l’entraide. Dans son message, le président Taye a mis en avant l’importance de l’unité, de la coexistence harmonieuse et du respect entre les citoyens, invitant chacun à prolonger l’esprit de bienveillance et d’empathie cultivé durant le ramadan. Alors que les festivités se poursuivent à travers le pays, l’Aïd al-Fitr demeure un temps fort de spiritualité, de partage et de solidarité pour des millions de musulmans en Éthiopie.
Les musulmans éthiopiens célèbrent le 1447e Aïd al-Fitr dans un esprit d’unité, de paix et de partage.
Mar 20, 2026 168
Addis-Abeba, le 20 mars 2026 (ENA) : - À travers tout le pays, les musulmans éthiopiens célèbrent le 1447e Aïd al-Fitr avec une grande ferveur spirituelle, des rassemblements festifs et un profond sentiment d’unité, marquant la fin du mois sacré du Ramadan.   Dès les premières heures du jour, des milliers de fidèles se sont réunis au stade d’Addis-Abeba, où une atmosphère vibrante s’est installée entre prières collectives, expressions de gratitude et célébrations empreintes de couleurs et de ferveur.   Le stade s’est ainsi transformé en un symbole fort de cohésion, réunissant des croyants côte à côte dans un esprit de recueillement et de joie partagée.   De la capitale aux régions rurales, cette fête est marquée par des moments de prière, des élans de solidarité, des visites familiales et des repas en commun, illustrant les valeurs de générosité et de fraternité propres à cette occasion.   Le président du Conseil suprême des affaires islamiques d’Éthiopie, le cheikh Haji Ibrahim Tufa, a pris part à la grande prière organisée à Addis-Abeba, en compagnie de responsables religieux et d’invités.   À l’issue des festivités, le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné du vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh et d’autres hauts responsables, a adressé ses vœux à la communauté musulmane à l’occasion de l’Aïd al-Fitr.   Dans son message, il a présenté la fin du ramadan comme une véritable victoire spirituelle, fruit de la patience, de la dévotion et d’une foi profonde.   Il a rappelé que ce mois sacré invite les croyants à dépasser leurs désirs personnels, à soutenir les plus vulnérables et à renforcer leur engagement envers la solidarité à travers la prière et la charité.   Évoquant la tradition de coexistence religieuse en Éthiopie, il a souligné que l’Aïd al-Fitr incarne des valeurs essentielles de paix, d’harmonie et de respect mutuel entre les communautés.   Il a également encouragé les citoyens à prolonger l’esprit de fraternité et d’entraide cultivé durant le ramadan, en invitant chacun à partager sa joie et à venir en aide aux plus démunis.   Dans la perspective des élections prévues en juin 2026, il a lancé un appel à l’unité nationale et à l’engagement démocratique, reliant les enseignements du ramadan à l’avenir collectif du pays.   Alors que les célébrations se poursuivent à travers l’Éthiopie, l’Aïd al-Fitr demeure un moment privilégié de réflexion, de générosité et de rassemblement, unissant des millions de personnes autour de valeurs communes et d’une foi partagée.
Économie
Les zones économiques spéciales éthiopiennes attirent de plus en plus les investisseurs étrangers.
Mar 23, 2026 126
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Les investisseurs étrangers opérant dans les zones économiques spéciales (ZES) et la zone franche de Dire Dawa en Éthiopie saluent le renforcement du climat d’investissement du pays, encouragé par la simplification des services, les incitations offertes et la multiplication des opportunités commerciales.   Le gouvernement éthiopien a intensifié ses efforts pour attirer des investissements de qualité, en mettant en place un ensemble d’incitations et en créant un environnement propice aux affaires.   Les ZES et la zone franche de Dire Dawa se positionnent désormais comme des pôles stratégiques, attirant investisseurs étrangers et entreprises locales.   Aujourd’hui, plus de 290 investisseurs locaux et internationaux opèrent dans les 14 ZES réparties à travers le pays.   La Société de développement des parcs industriels (IPDC), créée en décembre 2014, gère 11 ZES et trois parcs industriels, offrant une infrastructure intégrée pour soutenir l’industrialisation.   Ces zones bénéficient d’emplacements stratégiques, à proximité des principaux axes économiques et des pôles de ressources, ce qui optimise leur connectivité et leur attractivité.   Dans un entretien exclusif avec ENA, Nalini Ranjan Nayak, directeur d’Indian Glocare Pharma Manufacturing PLC implantée dans le parc industriel Kilinto d’Addis-Abeba, a indiqué que son entreprise est présente en Éthiopie depuis plus de trois ans.   Elle fournit des produits pharmaceutiques au marché local et prévoit d’étendre ses exportations.   « Le parc industriel offre de nombreuses opportunités, notamment des exemptions de droits de douane et des avantages pour l’importation de matières premières et de matériaux d’emballage », a-t-il précisé.   Il a également souligné l’exonération fiscale qui facilite la gestion financière des entreprises en phase de démarrage.   Selon lui, les services intégrés au sein des zones sont particulièrement efficaces.   « Presque toutes les institutions gouvernementales ont mis en place un guichet unique dans les ZES. Tous les documents et formalités sont traités au même endroit, ce qui simplifie considérablement nos démarches », a-t-il ajouté.   Il a enfin insisté sur le rôle du Cabinet du Premier ministre, du ministère de l’Industrie et de l’IPDC, dont le soutien est jugé « considérable et encourageant ».   « L’assouplissement de la réglementation ouvre d’excellentes perspectives pour les futurs investissements étrangers dans les ZES », a-t-il conclu.   De son côté, Kapil Singhvi, fondateur de MOHAN PLC et actif dans la zone franche de Dire Dawa depuis janvier 2025, s’est également montré satisfait du climat des affaires et de l’accompagnement institutionnel.   « L’IPDC nous a toujours soutenus, tout comme la Commission éthiopienne des investissements et la Banque nationale d’Éthiopie », a-t-il précisé.   Son entreprise se concentre sur le commerce de marchandises, l’approvisionnement en matières premières et leur distribution sur le marché local, tout en préparant ses futures exportations. « Nous sommes très optimistes.   Avec la croissance que connaît l’Éthiopie, les affaires vont prospérer. Il existe un fort potentiel pour les jeunes entreprises et de nombreux investisseurs devraient arriver », a-t-il conclu.
Le Niin Lee Palm Lodge s’affirme comme un pôle touristique majeur dans le cadre de l’initiative éthiopienne « Dîner pour les générations futures »
Mar 22, 2026 267
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Le Niin Lee Palm Lodge, projet phare de l’initiative « Dîner pour les générations futures » portée par le Premier ministre éthiopien, a récemment été inauguré dans la région d’Afar, marquant une avancée notable dans le développement du tourisme de luxe et durable en Éthiopie.   Implanté sur une superficie de 78 000 mètres carrés de paysages verdoyants, le complexe conjugue harmonieusement cadre naturel et infrastructures modernes, selon le Bureau du Premier ministre.   Le site offre aux visiteurs une expérience immersive, avec une diversité d’arbres fruitiers et forestiers, la source thermale naturelle dite « Œil bleu », deux lacs artificiels ainsi qu’un sentier de randonnée panoramique de 3,2 kilomètres, pensé pour valoriser l’écotourisme.   Le lodge propose des prestations haut de gamme, incluant deux villas présidentielles dotées de piscines privées, douze chambres communicantes et seize appartements d’une chambre.   Parmi les infrastructures figurent également des restaurants, un hall d’accueil contemporain, une salle de conférence entièrement équipée, des espaces administratifs, un vaste parking ainsi qu’un héliport à double capacité.   À l’occasion de l’ouverture, le Premier ministre Abiy Ahmed s’est rendu dans la région d’Afar pour inaugurer officiellement le complexe, mettant en avant la dimension symbolique du site.   Il a notamment rappelé la notoriété mondiale de la région, connue pour être le lieu de découverte de Lucy, l’une des plus anciennes ancêtres de l’humanité.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a déclaré : « De Lucy au Niin Lee Palm Lodge : célébrer l’héritage de l’Afar. »   Au-delà de son positionnement en tant que destination de luxe, le Niin Lee Palm Lodge ambitionne de stimuler l’économie locale, d’attirer une clientèle internationale haut de gamme, d’accueillir des événements d’envergure et de générer des opportunités d’emploi dans les secteurs de l’hôtellerie et des services.   Cette réalisation s’inscrit dans la stratégie globale de l’Éthiopie visant à valoriser ses atouts naturels et culturels à travers des investissements structurants, tout en favorisant une croissance inclusive et durable.   Le Niin Lee Palm Lodge se présente ainsi non seulement comme une destination touristique d’exception, mais aussi comme l’incarnation d’une vision de développement ambitieuse, tournée vers l’avenir.
Le Premier ministre Abiy Ahmed en Afar pour inaugurer le Niin Lee Palm Lodge, un projet emblématique.
Mar 22, 2026 158
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, s’est rendu dans la région d’Afar pour procéder à l’inauguration officielle du Niin Lee Palm Lodge, un projet majeur inscrit dans le cadre de l’initiative gouvernementale « Dîner pour les générations futures ».   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le chef du gouvernement a mis en avant la portée symbolique exceptionnelle du site, situé dans l’un des plus anciens paysages du monde et connu à l’échelle internationale comme le lieu de découverte de Lucy, figure emblématique des origines de l’humanité.   Inscrivant cette réalisation dans une perspective historique forte, Abiy Ahmed a déclaré : « De Lucy au Niin Lee Palm Lodge, célébrons l’héritage de l’Afar. »   À travers cette déclaration, le lodge apparaît comme bien plus qu’un simple projet touristique : il incarne un lien entre les racines profondes de l’humanité en Éthiopie et les aspirations du pays en matière de développement futur.   Le Niin Lee Palm Lodge est appelé à devenir un atout majeur pour le tourisme international, en mettant en lumière les paysages spectaculaires, la richesse culturelle et l’importance archéologique unique de la région Afar.   Au-delà de sa vocation touristique, le projet ambitionne également de soutenir la transformation agricole et de stimuler l’économie locale, a souligné le Premier ministre.   Les autorités indiquent que cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale visant à accroître la visibilité internationale de l’Éthiopie tout en valorisant le potentiel économique de régions longtemps restées en marge du développement.   Ce projet illustre ainsi une vision ambitieuse : faire des territoires à forte valeur historique et culturelle de véritables pôles de croissance durable, où patrimoine, tourisme et développement économique se conjuguent pour façonner l’avenir du pays.
2,32 milliards de birrs d’équipements agricoles déployés à l’échelle nationale pour stimuler le développement rural en Éthiopie.
Mar 22, 2026 161
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Dans une initiative majeure visant à accélérer la transformation du secteur agricole, le ministère de l’Agriculture a procédé à la distribution d’équipements de mécanisation d’une valeur de 2,32 milliards de birrs à l’ensemble des États régionaux ainsi qu’à l’administration de Dire Dawa.   Selon le ministère, cette opération d’envergure nationale s’inscrit dans les efforts soutenus pour moderniser l’agriculture éthiopienne et réduire la dépendance aux méthodes traditionnelles.   Le ministre de l’Agriculture, Addisu Arega, a remis officiellement les équipements aux représentants régionaux et municipaux lors d’une cérémonie organisée ce jour.   Le matériel distribué comprend notamment 63 tracteurs, 71 motoculteurs, 150 batteuses à riz, quatre incubateurs et couvoirs, cinq pompes d’eau souterraine, 460 systèmes de pompage solaire, 15 véhicules agricoles, 243 motos ainsi que 980 ordinateurs fixes et portables.   Cet ensemble d’équipements devrait contribuer à renforcer la productivité agricole et à améliorer les services dans les zones rurales.   L’acquisition de ces matériels a été rendue possible grâce au soutien du gouvernement sud-coréen et à la collaboration avec plusieurs programmes nationaux et internationaux, tels que le Programme de renforcement des systèmes alimentaires, le Programme de gestion durable des terres, le Projet de lutte contre le criquet pèlerin, le Programme de filets de sécurité productifs et l’Institut éthiopien de transformation agricole.   À cette occasion, le ministre a souligné que cette initiative constitue un levier important pour accélérer la modernisation du secteur et accroître la productivité à l’échelle nationale.   Il a rappelé que la mécanisation agricole demeure une priorité stratégique pour le gouvernement, en vue de bâtir un système agricole plus performant et axé sur les technologies.   Selon lui, le développement de la mécanisation permet non seulement d’augmenter la production, mais aussi de réduire la pénibilité du travail et d’améliorer la gestion post-récolte.   Il a enfin indiqué que ces nouveaux équipements contribueront à améliorer la qualité des produits, renforcer la compétitivité sur les marchés internationaux et consolider la sécurité alimentaire ainsi que la résilience du pays.
Vidéos
Technologie
L’Éthiopie et l’Inde consolident leur partenariat en intelligence artificielle à travers une visite technologique stratégique.
Mar 23, 2026 155
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Inde ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale en matière d’intelligence artificielle (IA) et d’innovation numérique, à la suite d’une visite de haut niveau menée par des entreprises technologiques indiennes à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle (EAII).   La délégation, dirigée par l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, comprenait des représentants d’entreprises opérant dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que les services numériques.   À cette occasion, le directeur général de l’institut, Worku Gachena, a présenté les avancées significatives réalisées depuis la création de l’EAII en 2020, une initiative lancée sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed.   Il a souligné la croissance rapide de l’institution et son rôle central dans la stratégie nationale de transformation numérique.   Cette dynamique s’inscrit dans la vision « Éthiopie numérique 2030 », qui vise à moderniser l’économie à travers l’innovation technologique, le développement de la recherche en IA, la formation de talents locaux et l’intégration des technologies émergentes dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et les services publics.   Selon les responsables, l’Éthiopie a accompli des progrès notables dans le développement de ses capacités en IA, notamment grâce à la formation de spécialistes, au lancement de projets pilotes et au renforcement de partenariats avec des universités et des acteurs internationaux.   Worku Gachena a insisté sur le rôle stratégique de l’IA dans le développement du pays, la décrivant comme un levier essentiel pour relever les défis économiques et améliorer concrètement les conditions de vie des citoyens.   Il a également mis en avant les efforts en cours pour développer une infrastructure robuste, incluant des centres de données et des outils numériques adaptés.   Il a par ailleurs évoqué la récente visite du Premier ministre indien Narendra Modi, la qualifiant de moment clé ayant permis d’élever les relations entre les deux pays au niveau de partenariat stratégique.   De son côté, l’ambassadeur Anil Kumar Rai a souligné l’engagement continu de l’Inde, rappelant qu’il s’agissait de sa troisième visite à l’institut. Il a mis en avant le potentiel démographique commun des deux pays, caractérisé par une importante population jeune, et l’importance de tirer parti des technologies pour répondre aux défis contemporains.   Il a également cité l’expérience de l’Inde en matière d’inclusion numérique, notamment à travers des plateformes comme Aadhaar, l’interface de paiement unifiée (UPI) et le réseau ouvert pour le commerce numérique (ONDC), qui ont permis d’élargir l’accès aux services numériques à grande échelle.   Selon lui, des initiatives similaires pourraient être adaptées au contexte éthiopien, en cohérence avec les objectifs de « Éthiopie numérique 2030 », incluant notamment le déploiement de la 5G dans plus de 100 villes et l’augmentation du taux de pénétration des smartphones.   Lors de cette visite, les experts de l’institut ont présenté plusieurs applications concrètes de l’IA dans des domaines variés tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière, la pharmacie, l’apprentissage en ligne, les services publics et la gestion des données.   La rencontre a également réuni des acteurs du secteur des TIC collaborant avec l’Union africaine, mettant en lumière la portée régionale de ces initiatives.   Cette coopération en pleine expansion devrait continuer à renforcer les relations entre l’Éthiopie et l’Inde, en particulier dans les domaines de la technologie et de l’innovation.
En Éthiopie, un commissariat intelligent sans personnel redéfinit les services de police numériques.
Mar 22, 2026 209
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Le tout premier commissariat de police intelligent d’Afrique, récemment inauguré à Addis-Abeba, marque une avancée majeure dans la modernisation des services de sécurité grâce à l’intégration des technologies numériques, a indiqué l’inspecteur Andnet Sisay, responsable du département technologique de la police fédérale.   Ce poste de police nouvelle génération repose sur des bornes en libre-service alimentées par l’intelligence artificielle, permettant aux citoyens d’accéder aux services 24h/24 et 7j/7.   À travers des écrans interactifs et une assistance vidéo à distance, les usagers peuvent signaler des infractions, soumettre des documents ou effectuer diverses démarches, sans recours à la paperasserie, contribuant ainsi à limiter les risques de corruption. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Éthiopie numérique 2030 ».   Le commissariat a été officiellement inauguré par le Premier ministre Abiy Ahmed.   Dans un entretien accordé à ENA, l’inspecteur Andnet a précisé que les citoyens peuvent également déposer des plaintes, régler des amendes et solliciter des documents administratifs via ces dispositifs, tout en bénéficiant d’un accompagnement à distance assuré par des agents.   « Cette innovation améliore sensiblement la qualité du service offert aux citoyens et contribue au renforcement du système judiciaire et des services de police », a-t-il souligné.   Conçu comme un projet pilote, ce commissariat vise à limiter les interactions physiques, accélérer le traitement des dossiers et renforcer la prévention de la criminalité.   Selon l’inspecteur, un système de suivi et d’évaluation permet aux agents désignés d’examiner les dossiers soumis, garantissant ainsi une prise en charge rapide et efficace des affaires.   Accessible au public et largement autonome, le poste fonctionne avec un minimum de personnel sur place — un seul agent assurant le support technique — tandis que les opérations sont supervisées à distance grâce à des systèmes de surveillance et de gestion centralisés.   Cette innovation contribue à renforcer l’image du pays et à développer les compétences technologiques des forces de l’ordre, a-t-il ajouté.   L’inspecteur Andnet a également indiqué que cette initiative suscite un intérêt croissant à travers le continent africain, plusieurs délégations manifestant leur volonté de s’inspirer de l’expérience éthiopienne.   L’Éthiopie figure parmi les rares pays au monde à avoir adopté ce type de dispositif et se positionne comme pionnière en Afrique dans le déploiement de commissariats automatisés.   Par ailleurs, la Police fédérale a lancé une application mobile favorisant la participation citoyenne, permettant de signaler rapidement les crimes.   Selon l’inspecteur, l’intégration de ces outils numériques améliore l’efficacité opérationnelle et le traitement des dossiers au sein des services de police.   Il a enfin précisé que le système a été majoritairement conçu par des experts locaux, seul le matériel ayant été importé, ce qui illustre les progrès des compétences nationales tout en assurant la sécurité des données et en transformant durablement les pratiques policières.   Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique des institutions publiques en Éthiopie, visant à renforcer l’efficacité, l’accessibilité et la transparence des services grâce à la technologie.
Le Premier ministre Abiy Ahmed effectue une visite au Centre de services numériques de Dire Mesob Digital Service Center.
Mar 8, 2026 189
Addis-Abeba, le 8 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a effectué une visite au Centre de services numériques de Dire Mesob Digital Service Center, une plateforme moderne destinée à fournir aux citoyens des services publics numériques dans environ 73 domaines.   Situé dans la ville de Dire Dawa, le centre couvre une superficie de plus de 3 000 mètres carrés et comprend un bâtiment de cinq étages surmonté d’une terrasse. Conçu avec des infrastructures modernes, il vise à améliorer l’efficacité, l’accessibilité et la qualité des services publics.   Le complexe dispose notamment d’un espace d’accueil, d’une garderie, d’un centre d’appels, de bureaux administratifs, de salles de formation, d’un centre d’information et de technologie, d’une salle de veille, d’une salle de réunion, ainsi que d’un parking et d’une cafétéria. Cette organisation permet aux citoyens d’accéder à plusieurs services administratifs dans un même lieu.   Le Premier ministre est arrivé à Dire Dawa en début d’après-midi, accompagné de la Première dame Zinash Tayachew. À leur arrivée à l’aéroport, ils ont été accueillis par les autorités locales.   Surnommée la « Reine du désert », la ville de Dire Dawa a réservé une réception au chef du gouvernement, mettant en valeur son riche héritage historique et culturel.
Des démarches sont actuellement engagées afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le développement des compétences numériques au sein de l’enseignement primaire.
Feb 26, 2026 307
Addis-Abeba, le 26 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Éducation a indiqué que des mesures sont en préparation afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le renforcement des compétences numériques parmi les piliers du programme national, et ce dès l’enseignement primaire.   Muluneh Atnafu, responsable du e-learning et de l’Initiative des 5 millions de codeurs éthiopiens au sein du ministère, a indiqué à l’ENA que le développement du capital humain constitue la pierre angulaire de la réussite de la stratégie nationale de l'Ethiopie numerique 2030 ainsi que du vaste programme de réformes en cours. Il a expliqué que le ministère a adopté une approche résolument axée sur des objectifs précis afin de renforcer les connaissances et les compétences numériques à l’échelle nationale.   Dans cette dynamique, des travaux sont en cours pour intégrer l’intelligence artificielle et la culture numérique dans le système éducatif, de la première à la douzième année. L’objectif est de préparer une génération non seulement familière avec les technologies, mais également capable de rivaliser sur la scène internationale. Parallèlement, des actions stratégiques ciblent aussi l’enseignement supérieur afin de consolider les compétences numériques des enseignants et des étudiants. Parmi les initiatives phares figure le programme des 5 millions de codeurs, conçu pour offrir des formations clés et réduire la fracture numérique à travers le pays. Le coordinateur a insisté sur l’importance de ces bases éducatives pour permettre au secteur de contribuer pleinement à l’économie nationale, l’intelligence artificielle occupant une place centrale dans la feuille de route Digital Ethiopia 2030. En mettant l’accent sur ces compétences stratégiques, l’Éthiopie ambitionne de former une jeunesse apte à évoluer et à innover dans l’environnement numérique contemporain.
Sport
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 675
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN).   Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1855
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté.   L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1354
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique.   Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien.   Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs.   À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement.   Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262.   Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs.   Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents.   La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap.   Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places.   Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare.   Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition.   Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social.   La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion.   Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie.   Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie.   Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Environnement
L’initiative « Empreinte verte » de l’Éthiopie est une référence inspirante pour les nations, selon l’ambassadeur de Colombie.
Mar 21, 2026 191
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - L’initiative de l'empreinte verte de l’Éthiopie constitue un modèle remarquable qui inspire les pays et leurs dirigeants à travers le monde, a déclaré l’ambassadeur de Colombie en Éthiopie, Yeison Arcadio Meneses Copete.   Dans un entretien accordé à ENA, le diplomate a salué cette politique portée par le Premier ministre Abiy Ahmed, la qualifiant d’initiative majeure et d’effort collectif exemplaire.   Il a souligné qu’au-delà de l’action gouvernementale, cette démarche repose également sur l’engagement des citoyens.   Selon lui, il est essentiel que les dirigeants renforcent la sensibilisation autour des enjeux climatiques afin d’encourager une mobilisation générale — citoyens, responsables politiques, universitaires — pour faire face aux défis environnementaux.   Il a insisté sur l’importance d’une implication collective dans les différentes initiatives visant à répondre aux multiples enjeux liés au changement climatique.   Lancée en 2019, l’initiative « Héritage vert » a permis de mobiliser le pays autour d’un vaste programme de reboisement, avec plus de 48 milliards de plants mis en terre.   Cette campagne contribue à la restauration des écosystèmes, au renforcement de la sécurité alimentaire et à la préservation de la biodiversité, tout en constituant un exemple concret d’action climatique menée en Afrique.   Évoquant la désignation de l’Éthiopie pour accueillir la COP32, l’ambassadeur a souligné qu’il s’agit d’une opportunité majeure de coopération internationale.   Il a rappelé l’expérience de la Colombie dans l’organisation de la COP16, mettant en avant les possibilités de partage d’expertise entre les deux pays.   Selon lui, cette collaboration permettra de combiner l’expérience colombienne et la vision éthiopienne afin de relever les défis climatiques à venir.   La sélection de l’Éthiopie pour accueillir la COP32, entérinée lors de la COP30 à Belém, illustre le rôle croissant du pays dans la diplomatie climatique mondiale.   Elle met également en lumière le leadership africain en matière d’action climatique et marque une étape importante pour le continent.   Cette reconnaissance internationale s’appuie notamment sur les résultats de l’initiative « Empreinte verte » et sur l’engagement soutenu du pays en faveur des énergies renouvelables et du développement durable.
La Commission du Bassin du Zambèze salue l’Éthiopie pour son projet de développement riverain.
Mar 18, 2026 141
Addis-Abeba, le 18 mars 2026 (ENA) : - Les délégués de la Commission du Bassin du Zambèze ont salué l’Éthiopie pour son remarquable projet de développement riverain, mettant en avant son rôle dans la restauration de l’environnement et la promotion d’un urbanisme durable.   Après leur visite des projets de développement riverain à Addis-Abeba, la présidente de la Commission du Bassin du Zambèze (ZAMCOM), Elice Engelbert, a déclaré : « C'est un projet incroyable », au-delà de ses attentes. Elle a souligné le double objectif du projet, axé sur les espaces récréatifs et la conservation environnementale, en insistant sur son rôle dans la restauration écologique. Elle a ajouté que ce projet constitue un exemple crucial de planification intégrée, qui répond aux intérêts divers de divers secteurs. Elle a exhorté les nations africaines à reconnaître leurs propres capacités pour des initiatives similaires, affirmant que les Africains ont la capacité de réaliser leurs propres projets. « C'est un appel pour que les autres apprennent des Éthiopiens », a-t-elle dit, notant que des enseignements précieux peuvent être tirés de ces efforts localisés. « Le gouvernement éthiopien a réussi à mobiliser les communautés, le secteur privé et diverses institutions pour sécuriser des ressources financières pour un projet qui se concentre principalement sur la restauration des environnements dégradés. » Le secrétaire exécutif de la Commission du Bassin du Zambèze (ZAMCOM), Felix Ngamlagosi, a mis en lumière le potentiel transformateur du projet pour d'autres nations africaines. Ngamlagosi a souligné que les rivières, autrefois polluées et négligées, connaissent une transformation remarquable. Selon lui, cette initiative représente une solution significative à la dégradation environnementale et est capable de revitaliser les villes et les bassins versants. « Le projet de développement riverain offre un environnement attractif où les gens peuvent se détendre, les entreprises prospérer et des emplois être créés pour les jeunes et les femmes », a noté le secrétaire exécutif. De son côté, il a également exhorté les autres villes du continent à s'inspirer d'Addis-Abeba, où une planification efficace a le potentiel de transformer les zones urbaines en destinations attractives. Le secrétaire exécutif a précisé que les réalisations de l'Éthiopie en matière de conservation environnementale et de gestion des bassins versants marquent un nouveau chapitre pour l'Afrique, démontrant la capacité du continent à innover et à construire pour l'avenir. La déléguée de la ZAMCOM, Chipo Phiri, a déclaré : « De la montagne d'Entoto jusqu'au centre d'Addis-Abeba, le terrain était dégradé ; mais maintenant, il a été revitalisé ». Elle a affirmé que le projet bénéficie non seulement à l'environnement, mais encourage également un changement culturel vers des modes de vie plus sains et démontre le potentiel des nations africaines à mobiliser des ressources internes.   Un autre délégué de la ZAMCOM, Gilbert Mawere, a décrit le projet de développement riverain comme un modèle pour une croissance économique positive en Éthiopie. « Je suis très impressionné par les développements que j'ai constatés », a-t-il dit, en pointant les changements significatifs depuis sa dernière visite à Addis-Abeba il y a 15 ans. Il a souligné l'importance d'une approche coopérative entre le gouvernement et le secteur privé pour parvenir à un développement global, et appelé à une collaboration renforcée entre les huit pays riverains du Zambèze pour adopter des initiatives similaires. L'objectif de la ZAMCOM est de promouvoir l'utilisation équitable et raisonnable des ressources en eau du bassin du Zambèze, ainsi que leur gestion efficace et leur développement durable.
Le ministre de l’Eau et de l’Énergie affirme que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour lutter contre les effets du changement climatique.
Mar 16, 2026 624
Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a indiqué que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour réduire les effets du changement climatique, notamment à travers l’Initiative de l'empreinte Verte et les programmes de gestion des bassins versants.   Lors d’une réunion d’échange d’expériences organisée aujourd’hui à Addis-Abeba avec la Commission du cours d'eau du Zambèze (ZAMCOM), le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a souligné le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la gestion du fleuve Nil, rappelant que le pays contribue à près de 86 % du débit de ce cours d’eau vital.   Selon lui, cette contribution confère à l’Éthiopie une responsabilité majeure dans les décisions relatives à la gestion de l’eau, essentielles pour l’avenir du Nil et le bien-être des pays riverains.   Le ministre a mis en avant les défis croissants liés aux extrêmes climatiques, notamment les sécheresses et les inondations dévastatrices qui ont causé des pertes humaines et économiques importantes.   Pour y répondre, le gouvernement éthiopien a lancé des mesures visant à renforcer la résilience nationale, améliorer la gestion de l’eau et accroître la capacité du pays à faire face aux chocs climatiques.   Habtamu a également insisté sur les efforts visant à atteindre la souveraineté alimentaire à travers des pratiques agricoles durables, particulièrement pendant la saison sèche, lorsque l’usage efficace des ressources fluviales est crucial.   Il a présenté les approches innovantes adoptées en matière de gestion de l’eau, notamment l’exploitation des ressources en eau souterraine et l’amélioration des systèmes d’irrigation, afin d’augmenter la productivité agricole tout en renforçant la résilience climatique.   Le ministre a rappelé que l’Initiative pour un Héritage Vert et les programmes de gestion des bassins versants constituent des piliers essentiels de la stratégie environnementale nationale, visant à restaurer les écosystèmes et à améliorer les ressources en eau grâce à d’importants efforts de reboisement.   Il a souligné que l’engagement politique fort a été déterminant pour le succès de ces initiatives, précisant que l’Éthiopie a planté plus de 48 milliards de semis d’arbres au cours des quatre dernières années.   Parallèlement, le gouvernement élabore des cadres légaux pour protéger les écosystèmes fluviaux et assurer une gouvernance efficace des ressources en eau.   Le ministre a encouragé la coopération internationale et le partage d’expériences, affirmant que l’Éthiopie est prête à partager ses connaissances en matière de gestion durable des ressources hydriques.   De son côté, le secrétaire exécutif de la ZAMCOM, Felix Ngambgasi, a salué le succès de l’Initiative pour un Héritage Vert, qui met l’accent sur la restauration environnementale et la gestion durable de l’eau.   Il a souligné que cette réunion offre une plateforme clé pour échanger sur les bonnes pratiques de gestion des ressources hydriques dans le bassin du Zambèze et renforcer la coopération entre les États riverains.   Ngambgasi a mis en avant les grands projets hydroélectriques de l’Éthiopie, notamment le Grand Barrage de la Renaissance et le projet hydroélectrique de Gibe III, comme exemples de développement à grande échelle favorisant l’intégration régionale et la sécurité énergétique.   Il a comparé ces initiatives aux barrages emblématiques du Zambèze, tels que Kariba et Cahora Bassa, qui ont soutenu l’approvisionnement en électricité et le développement économique en Afrique australe.   Malgré ces succès, Ngambgasi a rappelé que la région du Zambèze reste confrontée à de nombreux défis, notamment la forte dépendance à l’agriculture pluviale, les sécheresses et inondations récurrentes, et la dégradation environnementale.   Il a insisté sur la nécessité de stratégies globales pour lutter contre la pauvreté et protéger l’environnement, en appelant à davantage d’investissements dans les infrastructures et la gestion durable des ressources en eau.   Le secrétaire exécutif a également salué l’initiative éthiopienne pour sa capacité à mobiliser des millions de citoyens dans des activités de restauration environnementale, déclarant : « Nous espérons tirer des leçons de l’expérience de l’Éthiopie sur la manière dont de tels programmes transformatifs peuvent générer des bénéfices environnementaux et socio-économiques durables. »   La délégation de la ZAMCOM comprenait des représentants des pays du bassin du Zambèze, notamment l’Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.
La protection de la faune sauvage contribue à dynamiser le tourisme en Éthiopie.
Mar 12, 2026 137
Addis-Abeba, le 12 mars 2026 (ENA) : - D’après le ministère du Tourisme, les efforts de conservation de la faune et des ressources naturelles ont favorisé le développement de l’écotourisme et renforcé la position de l’Éthiopie comme destination touristique.   Lors de la cérémonie célébrant le 60ᵉ anniversaire de l’Autorité éthiopienne de conservation de la faune sauvage, le ministre d’État au Tourisme, Sileshi Girma, a souligné le rôle majeur de l’institution dans la protection de la faune sauvage, des ressources naturelles et des écosystèmes du pays au fil des décennies. Il a rappelé que, grâce à une étroite collaboration avec les professionnels du secteur, l’Autorité avait contribué de manière significative à la préservation de la biodiversité, faisant de l’Éthiopie l’un des pays africains les plus riches en ressources naturelles. Le ministre a également mis en avant le potentiel touristique du pays, affirmant que les initiatives de conservation avaient ouvert de nouvelles perspectives pour le développement de l’écotourisme, stimulant l’arrivée de visiteurs, augmentant les recettes en devises étrangères et générant des emplois pour les citoyens. Il a toutefois insisté sur les défis persistants, tels que le braconnage, le commerce illégal d’espèces sauvages et le changement climatique, appelant la communauté, les partenaires internationaux et l’ensemble des parties prenantes à renforcer leur engagement en faveur d’une conservation durable. De son côté, le directeur général de l’Autorité, Kumera Wakjira, a présenté un bilan des six dernières décennies, citant notamment la création de parcs nationaux, la protection des ressources naturelles et les actions contre le commerce illégal d’espèces sauvages. Selon lui, 87 aires de conservation ont été recensées à travers le pays, sur la base de données scientifiques rigoureuses, témoignant des efforts soutenus de l’Autorité pour sauvegarder le patrimoine naturel de l’Éthiopie.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 18714
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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L'Ethiopie cette semaine
Mar 23, 2026 138
Diplomatie active, défis énergétiques et mobilisation nationale en Éthiopie   La semaine du 16 au 22 mars 2026 a constitué un moment charnière pour Éthiopie. Entre pressions énergétiques croissantes et catastrophe climatique meurtrière, le pays a poursuivi ses efforts de transformation à travers une diplomatie soutenue, des initiatives d’investissement majeures et des réformes structurantes. Ces évolutions illustrent la volonté des autorités de maintenir le cap malgré des contraintes internes et externes de plus en plus marquées. Intensification des relations diplomatiques Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine, abordant le renforcement de la coopération dans les domaines du commerce, de l’énergie et de la sécurité, ainsi que les évolutions géopolitiques mondiales.   Cet échange reflète la stratégie éthiopienne visant à diversifier ses partenariats dans un contexte international en mutation.   Lors de cet entretien, Vladimir Poutine a également présenté ses condoléances après le glissement de terrain survenu dans la zone de Gamo, qui a causé au moins 125 décès et déplacé plus de 11 000 personnes.   Provoquée par de fortes pluies et la saturation des sols, cette catastrophe a détruit habitations, terres agricoles et infrastructures, tandis que les opérations de secours restent entravées par des conditions difficiles.   Par ailleurs, l’Éthiopie a renforcé sa coopération Sud-Sud avec le Bangladesh, autour de priorités communes telles que la résilience climatique, la modernisation agricole et le développement des énergies renouvelables. Les deux pays ont mis en avant des trajectoires de développement comparables, notamment face aux défis démographiques et économiques. Solidarité sociale et protection des plus vulnérables Le président Taye Atske Selassie a lancé une campagne nationale de mobilisation en faveur des populations vulnérables, notamment celles de la Maison macédonienne pour personnes âgées et handicapées mentales. Cette initiative met en lumière l’importance de la solidarité communautaire dans la construction d’un développement inclusif. Il a appelé à une responsabilité collective, soulignant que l’entraide ne saurait reposer uniquement sur l’État. Tensions énergétiques et ajustements économiques La hausse de la volatilité des marchés pétroliers mondiaux, liée aux tensions au Moyen-Orient, continue de peser sur l’approvisionnement énergétique du pays. Abiy Ahmed a averti des difficultés croissantes pour les pays importateurs, incitant les autorités à renforcer le rationnement et à prioriser les secteurs essentiels comme la santé, l’agriculture et la sécurité.   Il a également appelé à une utilisation responsable du carburant, exhortant distributeurs et consommateurs à éviter toute consommation excessive dans l’attente d’une stabilisation du marché mondial.   En parallèle, les autorités accélèrent la transition énergétique, en misant sur la mobilité électrique, le développement d’infrastructures de recharge et l’expansion des énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux importations et d’alléger la pression sur les réserves en devises.   Projets structurants et réformes économiques Une avancée industrielle majeure a été enregistrée avec l’accord entre Dangote Industries et le groupe GCL pour la construction d’une usine de transformation du gaz en engrais à Gode.   Ce projet de 4,2 milliards de dollars vise à atteindre l’autosuffisance en engrais d’ici 2029, tout en réduisant la dépendance aux importations.   Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a poursuivi les efforts de mobilisation financière en échangeant avec la Banque d’import-export de Chine et l’ambassadeur Chen Hai.   Les discussions ont porté sur le financement d’infrastructures stratégiques, notamment le futur aéroport international de Bishoftu, ainsi que sur la restructuration de la dette dans le cadre du G20.   Des discussions tenues à Rome dans le cadre du Plan Mattei ont également illustré l’intérêt croissant de l’Europe pour les secteurs énergétiques et d’infrastructures en Éthiopie, incluant un possible soutien au projet hydroélectrique de Koysha.   Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a conduit des visites d’inspection visant à améliorer la logistique nationale, notamment au port sec d’Endode et sur le corridor ferroviaire d’Addis-Abeba, dans l’objectif de positionner le pays comme un hub régional du commerce.   Parallèlement, les réformes du système éducatif progressent, avec un accent sur la numérisation des examens nationaux et l’élargissement de l’accès à l’enseignement préscolaire, afin de garantir un système plus équitable et conforme aux standards internationaux.   Dans le secteur énergétique, le ministre Habtamu Itefa a annoncé que la capacité installée du pays dépasse désormais les 10 gigawatts, marquant une étape clé dans le développement énergétique. La transition écologique se poursuit avec l’adoption croissante des véhicules électriques et le renforcement des infrastructures résilientes au climat.   Cohésion sociale et préparation électorale À travers le pays, les célébrations de l’Aïd el-Fitr ont rassemblé les citoyens autour de valeurs de solidarité et d’unité. Les leaders religieux ont appelé au renforcement de la cohésion sociale dans un contexte de transition politique.   Abiy Ahmed a souligné l’importance des prochaines élections, les présentant comme une expression de l’unité nationale et de l’engagement collectif envers l’avenir du pays. Le président Taye Atske Selassie a également insisté sur les valeurs d’empathie et de coexistence.   De son côté, le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne a intensifié ses actions pour promouvoir la participation citoyenne, la transparence et l’inclusion électorale, éléments essentiels à la crédibilité du processus démocratique. Perspectives Cette période met en évidence une double réalité pour l’Éthiopie : une dynamique de transformation soutenue, mais aussi une exposition persistante à des vulnérabilités structurelles.   Les investissements stratégiques et les réformes engagées traduisent une ambition claire d’autosuffisance et de résilience.   Dans le même temps, les défis liés aux chocs énergétiques et aux risques climatiques rappellent la nécessité de consolider les acquis.   À l’approche d’échéances électorales importantes, la cohésion nationale, combinée aux efforts diplomatiques et économiques, apparaît comme un levier essentiel pour construire un avenir stable, durable et inclusif.
Un nouvel élan de développement est observé dans l’est de l’Éthiopie après une tournée d’inspection du Premier ministre Abiy sur les projets d’infrastructures et d’aménagement urbain.
Mar 12, 2026 129
Le Premier ministre Abiy Ahmed poursuit la mise en œuvre d’un vaste programme de transformation nationale qui redessine progressivement le paysage économique et infrastructurel de l’Éthiopie.   Au cours des sept dernières années, le chef du gouvernement a personnellement soutenu et supervisé une série de mégaprojets structurants visant à réorienter la trajectoire de développement du pays et à positionner la nation comme un centre émergent pour la réalisation de grands projets sur le continent africain.   Adoptant un style de leadership pragmatique et proche du terrain, le Premier ministre a parcouru l’ensemble du territoire pour évaluer l’avancement de plusieurs initiatives stratégiques couvrant des secteurs clés tels que la production d’électricité, l’aviation, le gaz naturel, la fabrication d’engrais et le développement des corridors urbains.   Dans cette dynamique, des programmes nationaux majeurs, notamment l’initiative Dine for the Nation et l’initiative Dine for Generation, ont également contribué à mobiliser des ressources et à accélérer le développement du tourisme durable ainsi que la valorisation de nouvelles destinations touristiques.   Cette dynamique s’est une nouvelle fois illustrée lors de la récente visite de travail du Premier ministre dans l’est du pays, où il s’est rendu dans plusieurs villes importantes, notamment Dire Dawa et Harar.   Cette tournée a permis de remettre au premier plan les perspectives de développement croissantes de la région.   Elle a notamment mis en évidence des projets d’infrastructures structurants, des améliorations dans la prestation des services publics, l’émergence d’institutions de recherche et de savoir, ainsi que l’immense potentiel naturel et touristique encore largement inexploité de la région.   À travers des inspections sur le terrain — incluant les projets d’aménagement de corridors urbains, des centres de services modernes, des infrastructures de recherche et des sites touristiques émergents — le Premier ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à transformer les réformes nationales en améliorations concrètes et visibles dans la vie quotidienne des citoyens.   Transformation urbaine grâce aux corridors de développement   L’un des temps forts de la visite a été l’inspection du projet d’aménagement du corridor urbain de Dire Dawa. Cette initiative vise à moderniser les infrastructures de la ville tout en améliorant l’environnement urbain et les espaces publics.   Le projet a permis de transformer plusieurs quartiers en créant des espaces de loisirs aménagés, des corridors verts et des lieux de rassemblement communautaires.   Il comprend également des équipements urbains modernes tels que des stations de recharge pour véhicules électriques, des cafés, des espaces commerciaux et des voies piétonnes améliorées.   Au-delà de l’embellissement urbain, l’initiative ambitionne de stimuler l’activité économique locale en créant de nouvelles opportunités commerciales pour les habitants et en renforçant l’attractivité de la ville en tant que centre commercial et touristique. Modernisation des services publics   Lors de son séjour à Dire Dawa, le Premier ministre a également visité le centre de services intégré MESOB Service Center.   Ce centre regroupe de nombreux services gouvernementaux sous un même toit, permettant aux citoyens d’accéder rapidement et efficacement à plusieurs démarches administratives.   En simplifiant les procédures et en favorisant la numérisation des services, ces centres constituent une avancée importante dans les efforts du gouvernement pour moderniser la gouvernance et améliorer la qualité des services publics.   Investir dans le savoir et la recherche   Parmi les étapes marquantes de la visite figure également la bibliothèque Emerta Library, récemment construite à Dire Dawa.   Cette infrastructure éducative peut accueillir jusqu’à 1 000 lecteurs simultanément et dispose d’une capacité de stockage pouvant atteindre un million d’ouvrages.   Elle devrait devenir un centre majeur d’apprentissage, de recherche et d’innovation pour les étudiants, les chercheurs et la population locale.   Les observateurs considèrent que ce type d’investissement reflète l’importance accordée au développement du capital humain, l’éducation et le savoir étant perçus comme des moteurs essentiels du progrès durable.   Renforcer l’industrie par l’assurance qualité   Le Premier ministre a également visité le laboratoire de l’Ethiopian Conformity Assessment Enterprise à Dire Dawa.   Cet établissement fournit des services d’essais et de certification pour différents produits industriels et de consommation, notamment les huiles alimentaires, les produits pétroliers, les denrées alimentaires, les cosmétiques, les détergents et les matériaux de construction.   En garantissant la conformité des produits locaux aux normes nationales, cette infrastructure contribue à renforcer la compétitivité industrielle du pays et à faciliter l’accès des produits éthiopiens aux marchés régionaux et internationaux.   Valoriser le potentiel naturel et touristique   Au-delà des infrastructures et des services publics, la visite a également mis en lumière le potentiel naturel et touristique considérable de l’est de l’Éthiopie.   Lors de son déplacement, le Premier ministre a exploré plusieurs sites naturels, dont la Nasiol Cave, soulignant l’importance d’une cartographie scientifique systématique des ressources naturelles du pays.   Selon lui, l’étude approfondie du patrimoine naturel de l’Éthiopie pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans les domaines du tourisme, de l’emploi et du développement économique local.   Il a également appelé les universités et les institutions de recherche nationales à intensifier leurs travaux afin de documenter ces ressources et de produire ce qu’il a qualifié de « données souveraines », indispensables à l’élaboration de stratégies de développement fondées sur les réalités et les priorités nationales.   Une vision globale du développement Dans l’ensemble, les projets inspectés lors de cette tournée illustrent la stratégie de développement globale du gouvernement visant à moderniser les infrastructures, renforcer les institutions et élargir les opportunités économiques à l’échelle nationale.   Du développement des corridors urbains et des centres de services numériques aux infrastructures de savoir, en passant par les initiatives communautaires et les destinations touristiques émergentes, ces projets témoignent d’une approche multisectorielle du développement.   La visite du Premier ministre a ainsi servi non seulement à évaluer l’avancement des projets en cours, mais aussi à réaffirmer la volonté de l’Éthiopie de valoriser pleinement son potentiel et de bâtir un avenir plus prospère pour l’ensemble de ses citoyens.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023