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L’Afrique doit renforcer sa visibilité pour exploiter pleinement son potentiel, selon un expert en stratégie médiatique
Jun 16, 2026 960
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le principal défi auquel l’Afrique est confrontée aujourd’hui n’est pas l’absence d’opportunités, mais plutôt un déficit de visibilité, a estimé Sheeraz Hasan, stratège médiatique et entrepreneur de renommée internationale.   Sheeraz a également appelé à une communication africaine plus dynamique afin de mieux faire connaître les vastes potentialités du continent auprès de la communauté internationale.   En visite à Addis-Abeba, il a souligné que l’Afrique dispose d’importantes perspectives économiques, d’une forte capacité d’innovation, d’un riche patrimoine culturel, d’un remarquable réservoir de talents entrepreneuriaux ainsi que de ressources naturelles abondantes.   Il a toutefois indiqué que davantage d’efforts étaient nécessaires pour permettre aux investisseurs, entreprises, touristes et partenaires étrangers de mieux identifier les opportunités disponibles et les moyens d’y accéder.   « L’Afrique ne manque pas d’opportunités ; elle manque de visibilité », a déclaré Hasan.   « Tout le monde sait que le continent regorge de richesses et de potentiel. Le véritable problème est que de nombreux investisseurs et opérateurs économiques ignorent souvent par où commencer, vers qui se tourner et comment naviguer dans la diversité des marchés africains. »   Au cours de son séjour, Hasan a visité les infrastructures médiatiques et de production de The Pulse of Africa et a échangé avec ses responsables sur les moyens de renforcer le récit africain et d’accroître la présence du continent sur la scène internationale.   Créé pour promouvoir les voix authentiques des Africains et déconstruire les stéréotypes, The Pulse of Africa met en avant la transformation économique du continent, l’innovation, les possibilités d’investissement, la richesse culturelle et les réussites africaines, tout en offrant une image équilibrée et résolument tournée vers l’avenir.   Hasan a indiqué que la prochaine étape du développement africain dépendra non seulement des infrastructures, des réformes et des investissements, mais également de la capacité du continent à présenter efficacement ses opportunités au reste du monde.   S’appuyant sur l’exemple de Dubaï, il a expliqué que la communication stratégique avait joué un rôle central dans la transformation de cette ville en un pôle mondial de l’investissement, du tourisme et des affaires.   « Dubaï a réussi grâce à un message clair, cohérent et constamment diffusé à l’échelle mondiale », a-t-il affirmé.   « Les informations relatives à l’investissement, à la création d’entreprises, à la résidence, au tourisme et aux services financiers étaient accessibles et faciles à comprendre. Cela a permis aux investisseurs et entrepreneurs internationaux de savoir exactement comment procéder », a-t-il ajouté.   Il a estimé que les pays africains pouvaient s’inspirer de cette approche tout en préservant leurs identités et leurs avantages comparatifs.   Plutôt que de laisser d’autres raconter leur histoire, les gouvernements, les entreprises, les entrepreneurs et les médias devraient promouvoir activement le récit africain à travers les plateformes numériques, les initiatives culturelles, les manifestations internationales et les partenariats stratégiques.   « L’Afrique possède des produits remarquables, des talents exceptionnels, une grande capacité d’innovation, des destinations touristiques uniques et d’immenses opportunités économiques », a déclaré Hasan. « L’enjeu consiste désormais à les faire connaître au monde entier. »   Il a également insisté sur l’importance grandissante du storytelling, de l’engagement numérique et de la construction de communautés comme leviers de croissance économique dans un environnement mondial de plus en plus connecté.   Selon lui, la visibilité attire l’attention, inspire confiance et favorise les investissements ainsi que les partenariats.   « Lorsque les gens constatent que d’autres réussissent et investissent dans un marché, ils souhaitent eux aussi participer à cette réussite », a-t-il déclaré. « La visibilité génère l’intérêt, et l’intérêt crée des opportunités. »   Hasan a en outre mis l’accent sur la nécessité d’établir des liens avec les jeunes publics internationaux grâce aux créateurs de contenu, aux influenceurs, aux plateformes technologiques, aux événements culturels et aux médias numériques.   Selon lui, ces démarches peuvent permettre aux marques africaines de dépasser leurs marchés nationaux et de gagner en reconnaissance à l’échelle mondiale.   Il a affirmé que la plus grande opportunité du continent réside dans sa capacité à maîtriser son propre récit et à se présenter non seulement comme une destination d’investissement, mais aussi comme un centre mondial d’innovation, d’entrepreneuriat, de culture et de croissance.   Évoquant son séjour en Éthiopie, Hasan s’est dit particulièrement impressionné par les avancées enregistrées par le pays dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’innovation.   Il a souligné qu’Addis-Abeba offre une base solide à la mission plus large de The Pulse of Africa, mettant en avant le riche héritage éthiopien, sa culture dynamique, son potentiel touristique, son fort sentiment national et son écosystème d’innovation en plein essor.   Par ailleurs, Hasan a estimé que la capitale éthiopienne est idéalement positionnée pour devenir un point d’ancrage stratégique d’une initiative continentale associant médias, influence des célébrités et intelligence artificielle afin de renforcer la voix de l’Afrique et d’accroître son rayonnement sur la scène mondiale.
Le Service de communication du gouvernement distingue les médias et les journalistes pour leur contribution au succès des 7es élections générales
Jun 16, 2026 1204
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement (SCG) a salué les médias et les journalistes pour leur remarquable contribution à la réussite de la couverture des 7es élections générales en Éthiopie ainsi que pour leur rôle majeur dans la diffusion du processus démocratique auprès des audiences nationales et internationales.   À l’occasion de la cérémonie de remise des distinctions, la ministre du Service de communication du gouvernement, Enatalem Melese, a affirmé que le peuple éthiopien avait ouvert une nouvelle page de l’histoire nationale en privilégiant la paix, le respect de l’ordre constitutionnel et l’État de droit.   La ministre a indiqué que la mobilisation collective des médias nationaux avait été essentielle pour favoriser une participation citoyenne informée durant l’ensemble du processus électoral.   Elle a ajouté que leurs analyses et reportages approfondis avaient fortement contribué au maintien de la stabilité du pays et au renforcement de la confiance des citoyens dans les élections.   Selon Enatalem, l’action coordonnée des médias éthiopiens a permis de placer l’intérêt national supérieur au premier rang durant cette étape particulièrement importante pour le pays.   Elle a également mis en lumière la contribution des médias dans la lutte contre les campagnes organisées de désinformation destinées à semer le doute parmi la population et à provoquer une crise constitutionnelle.   « L’action commune des médias nationaux a fait prévaloir l’intérêt suprême du pays, tout en déjouant les tentatives visant à entraîner la nation dans un vide constitutionnel », a déclaré la ministre.   Qualifiant les médias nationaux de ressource stratégique pour le pays, Enatalem a souligné que les organes de presse éthiopiens s’imposent progressivement comme des références crédibles, participant à la préservation de la souveraineté nationale, à la promotion de la paix et à la consolidation des principes démocratiques à travers le pays.   Les responsables des médias présents lors de la cérémonie ont renouvelé l’engagement de leurs institutions à informer les citoyens et à garantir un accès étendu à une information fiable tout au long du processus électoral.   Le directeur général de l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Seife Deribe, a souligné l’ampleur de la couverture électorale assurée par l’agence, précisant que l’ENA avait organisé 19 débats politiques dans cinq langues nationales et créé un centre de réponse aux urgences médiatiques diffusant quotidiennement plus de 1 000 reportages via ses 35 bureaux répartis dans le pays.   Seife a également indiqué que l’ENA avait mobilisé sa plateforme « Le Pouls de l’Afrique » et renforcé sa coopération avec 30 agences de presse régionales et internationales afin de combattre la désinformation et de diffuser des informations exactes et actualisées.   De son côté, le directeur général de la Société éthiopienne de radiodiffusion (EBC), Biniyam Ero, a expliqué que l’institution avait créé un bureau électoral spécialisé et organisé, pour la première fois, des débats politiques multilingues destinés à encourager la participation citoyenne et à remplir sa mission de service public audiovisuel.   Il a ajouté que la coopération étroite avec le Service de communication du gouvernement avait largement favorisé la bonne gestion et la couverture efficace du processus électoral.   Le directeur général du Réseau de radiodiffusion d’Oromia (OBN), Fiseha Belayneh, a pour sa part indiqué que le réseau avait lancé une campagne de compte à rebours de 100 jours avant le scrutin et développé le tableau de bord numérique « OBN », permettant de suivre en temps réel les circonscriptions électorales et les candidats.   Selon Fiseha, l’OBN a mobilisé d’importants moyens humains et techniques afin d’assurer la couverture des élections dans 19 langues, notamment l’arabe et l’anglais, et a diffusé plus de 200 émissions en direct à travers le pays.   Le directeur général de l’Amhara Media Corporation, Muluken Setiye, a quant à lui mis en avant la stratégie progressive de communication électorale adoptée par son institution, axée sur la sensibilisation du public à l’inscription électorale et à la participation citoyenne, malgré les défis opérationnels et sécuritaires rencontrés sur le terrain.   Il a affirmé que cette expérience démontrait le renforcement continu des capacités des médias éthiopiens, aussi bien au niveau fédéral que régional, à fournir une couverture électorale professionnelle.   L’ENA a appris que ce programme de reconnaissance mettait en évidence le rôle déterminant joué par les médias éthiopiens dans l’accès du public à l’information, la promotion de la participation citoyenne et la création d’un environnement électoral pacifique et transparent lors des 7es élections générales du pays.
L'Éthiopie va accueillir une conférence internationale sur la cybersécurité et l'intelligence artificielle
Jun 16, 2026 754
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - L'Éthiopie s'apprête à accueillir la Conférence internationale sur la cybersécurité et l'intelligence artificielle, un événement de deux jours visant à renforcer la cyber-résilience de l'Afrique, à faire progresser la souveraineté des données et à promouvoir l'adoption sécurisée de l'intelligence artificielle à travers le continent.   La conférence réunira des institutions gouvernementales, des experts en cybersécurité et en IA, des autorités de régulation, des établissements universitaires, des entreprises et des partenaires de développement afin d'échanger des expériences, de partager les meilleures pratiques et de promouvoir des politiques fondées sur des données factuelles.   Les participants discuteront de la mise en œuvre concrète de la cybersécurité, de la réponse aux incidents, de la gestion des crises cybernétiques, de l’évaluation des technologies, de la protection des infrastructures critiques et des solutions de sécurité basées sur l’IA. Lors d’un point de presse tenu aujourd’hui, le Dr Berhane Beyene a déclaré que cet événement intervenait à un moment crucial, alors que l'Afrique accélère son programme de transformation numérique. Il a souligné que la cybersécurité était devenue une nécessité stratégique pour une transformation numérique fiable et une adoption responsable de l'IA. Organisée conjointement par l’Association éthiopienne de cybersécurité (ECSA) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, la conférence vise à renforcer la coopération régionale tout en mettant en avant l’innovation africaine en matière de cybersécurité et d’intelligence artificielle. Dr Berhane a souligné que l’Association éthiopienne de cybersécurité, créée en décembre 2021, est une organisation professionnelle à but non lucratif qui se consacre à la sécurisation de l’écosystème numérique de l’Éthiopie par la sensibilisation, le renforcement des capacités, la recherche, la promotion des politiques et la collaboration entre les acteurs de la cybersécurité. Parmi les principaux partenaires soutenant la conférence figurent Ethio Telecom, l’Administration de la sécurité des réseaux d’information, l’Autorité éthiopienne des communications, le ministère de l’Innovation et de la Technologie, ainsi que plusieurs autres institutions nationales. De plus la conférence devrait attirer des agences de sécurité nationale, des leaders des TIC et de la transformation numérique, des institutions financières, des opérateurs de télécommunications, des exploitants d’infrastructures critiques, des chercheurs en IA, des universités, des pôles d’innovation et des fournisseurs mondiaux de solutions de cybersécurité. Pour sa part, Amos Homodza, de la Section de la gestion des technologies de l'information de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, a déclaré que la conférence se tenait à un moment décisif, alors que les pays africains accélèrent leur transformation numérique, développent leurs services numériques et adoptent de plus en plus les technologies d'intelligence artificielle. Il a souligné que si l'IA offre d'énormes opportunités en matière d'innovation, de productivité et de prestation de services, elle introduit également de nouveaux risques de cybersécurité, notamment des cyberattaques sophistiquées, des deepfakes, la fraude automatisée et la manipulation de l'information. Homodza a souligné l’importance d’une gouvernance responsable de l’IA, de la confiance numérique, de la cyber-résilience et du développement des talents, ajoutant que l’Afrique doit participer activement à façonner l’avenir de l’intelligence artificielle plutôt que de se contenter de consommer des technologies développées ailleurs. La conférence vise à dépasser les discussions théoriques pour se concentrer sur la mise en œuvre pratique, les expériences concrètes, les résultats mesurables et les enseignements exploitables qui aideront l’Afrique à renforcer sa cyber-résilience, à favoriser la coopération régionale et à garantir que la transformation numérique et l’IA restent sûres, fiables et durables.
L’Autorité des médias et le Conseil interreligieux unissent leurs efforts contre les discours haineux et la désinformation
Jun 16, 2026 576
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - L’Autorité éthiopienne des médias (EMA) et le Conseil interreligieux d’Éthiopie (IRCE) ont conclu un protocole d’accord visant à renforcer leur coopération dans la prévention de la désinformation et des discours de haine diffusés par certains médias religieux.   Le document a été paraphé par Haymanot Zeleke, directrice générale de l’EMA, et Kesis Tagai Tadele, secrétaire général du Conseil interreligieux d’Éthiopie.   À cette occasion, Haymanot Zeleke a indiqué que le pays compte actuellement 51 médias religieux en activité.   Selon elle, les contenus produits par ces organes doivent favoriser l’unité, la compréhension mutuelle et la coopération entre les différentes communautés religieuses.   Elle a toutefois relevé que, contrairement à la majorité des médias confessionnels, certains propagent des messages haineux et des informations erronées, soulignant que cet accord constituera un outil important pour combattre ces dérives.   De son côté, le secrétaire général de l’IRCE, Kesis Tagai Tadele, a affirmé que les médias religieux ont la responsabilité de diffuser des contenus conformes à la Constitution et favorisant la paix ainsi que la cohésion sociale.   Dans ce contexte, il a estimé que ce protocole d’accord jouera un rôle essentiel dans la prévention de la propagation des discours de haine et de la désinformation par certains médias religieux.   Il a également été indiqué que les deux institutions mettront en œuvre conjointement des activités de sensibilisation et de renforcement des capacités.
L’Initiative de l’empreinte Verte (IHV) : un nouveau chemin vers le développement et l’autonomie alimentaire, affirme le vice-Premier ministre Temesgen
Jun 16, 2026 821
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a indiqué que l’Initiative pour un Héritage Vert (IHV) ouvre une nouvelle voie vers la réconciliation avec l’environnement et l’excellence dans le développement.   Selon lui, l’Initiative pour un Héritage Vert constitue une démarche transformatrice qui rétablit l’harmonie entre l’être humain et la nature tout en ouvrant la voie à un développement exemplaire.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Temesgen a souligné que grâce à l’engagement collectif et aux efforts conjugués de citoyens déterminés à bâtir une Éthiopie prospère, des collines autrefois stériles sont aujourd’hui couvertes d’une végétation abondante.   Le vice-Premier ministre a également mis en avant l’importance cruciale des ressources hydriques et des bassins versants dans la restauration des paysages, convertissant des territoires jadis exposés à la désertification en écosystèmes vivants et florissants.   « Nous avons réussi à surmonter les défis environnementaux ; cela traduit une réconciliation profonde et durable avec la nature », a-t-il déclaré.   En associant étroitement la préservation de l’environnement à l’ambition de souveraineté alimentaire, les vergers se sont développés à travers le pays et produisent déjà des récoltes prometteuses.   Cette avancée majeure, a-t-il ajouté, donne une nouvelle impulsion à l’initiative nationale destinée à atteindre une autosuffisance alimentaire totale.   Le GLI constitue une démonstration éclatante de l’unité nationale, le peuple éthiopien ayant dépassé les divisions politiques et les divergences d’opinion pour surmonter de nombreux obstacles et assurer une victoire durable à la nation ainsi qu’aux générations futures.   Temesgen a affirmé que lorsque les Éthiopiens unissent leurs forces, les résultats sont considérables et les ambitions nationales finissent inévitablement par se concrétiser.   Il a décrit la campagne de plantation de cette année comme une étape déterminante, fruit des efforts antérieurs et couronnement remarquable à partir duquel la nation poursuivra son ascension vers des objectifs encore plus ambitieux.   Évoquant les athlètes légendaires du pays qui mobilisent une énergie exceptionnelle pour franchir la ligne d’arrivée, le vice-Premier ministre a appelé tous les citoyens à se mobiliser.   « Plantons avec davantage d’énergie, de volonté et de rapidité que jamais auparavant », a-t-il lancé.
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L’Afrique doit renforcer sa visibilité pour exploiter pleinement son potentiel, selon un expert en stratégie médiatique
Jun 16, 2026 960
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le principal défi auquel l’Afrique est confrontée aujourd’hui n’est pas l’absence d’opportunités, mais plutôt un déficit de visibilité, a estimé Sheeraz Hasan, stratège médiatique et entrepreneur de renommée internationale.   Sheeraz a également appelé à une communication africaine plus dynamique afin de mieux faire connaître les vastes potentialités du continent auprès de la communauté internationale.   En visite à Addis-Abeba, il a souligné que l’Afrique dispose d’importantes perspectives économiques, d’une forte capacité d’innovation, d’un riche patrimoine culturel, d’un remarquable réservoir de talents entrepreneuriaux ainsi que de ressources naturelles abondantes.   Il a toutefois indiqué que davantage d’efforts étaient nécessaires pour permettre aux investisseurs, entreprises, touristes et partenaires étrangers de mieux identifier les opportunités disponibles et les moyens d’y accéder.   « L’Afrique ne manque pas d’opportunités ; elle manque de visibilité », a déclaré Hasan.   « Tout le monde sait que le continent regorge de richesses et de potentiel. Le véritable problème est que de nombreux investisseurs et opérateurs économiques ignorent souvent par où commencer, vers qui se tourner et comment naviguer dans la diversité des marchés africains. »   Au cours de son séjour, Hasan a visité les infrastructures médiatiques et de production de The Pulse of Africa et a échangé avec ses responsables sur les moyens de renforcer le récit africain et d’accroître la présence du continent sur la scène internationale.   Créé pour promouvoir les voix authentiques des Africains et déconstruire les stéréotypes, The Pulse of Africa met en avant la transformation économique du continent, l’innovation, les possibilités d’investissement, la richesse culturelle et les réussites africaines, tout en offrant une image équilibrée et résolument tournée vers l’avenir.   Hasan a indiqué que la prochaine étape du développement africain dépendra non seulement des infrastructures, des réformes et des investissements, mais également de la capacité du continent à présenter efficacement ses opportunités au reste du monde.   S’appuyant sur l’exemple de Dubaï, il a expliqué que la communication stratégique avait joué un rôle central dans la transformation de cette ville en un pôle mondial de l’investissement, du tourisme et des affaires.   « Dubaï a réussi grâce à un message clair, cohérent et constamment diffusé à l’échelle mondiale », a-t-il affirmé.   « Les informations relatives à l’investissement, à la création d’entreprises, à la résidence, au tourisme et aux services financiers étaient accessibles et faciles à comprendre. Cela a permis aux investisseurs et entrepreneurs internationaux de savoir exactement comment procéder », a-t-il ajouté.   Il a estimé que les pays africains pouvaient s’inspirer de cette approche tout en préservant leurs identités et leurs avantages comparatifs.   Plutôt que de laisser d’autres raconter leur histoire, les gouvernements, les entreprises, les entrepreneurs et les médias devraient promouvoir activement le récit africain à travers les plateformes numériques, les initiatives culturelles, les manifestations internationales et les partenariats stratégiques.   « L’Afrique possède des produits remarquables, des talents exceptionnels, une grande capacité d’innovation, des destinations touristiques uniques et d’immenses opportunités économiques », a déclaré Hasan. « L’enjeu consiste désormais à les faire connaître au monde entier. »   Il a également insisté sur l’importance grandissante du storytelling, de l’engagement numérique et de la construction de communautés comme leviers de croissance économique dans un environnement mondial de plus en plus connecté.   Selon lui, la visibilité attire l’attention, inspire confiance et favorise les investissements ainsi que les partenariats.   « Lorsque les gens constatent que d’autres réussissent et investissent dans un marché, ils souhaitent eux aussi participer à cette réussite », a-t-il déclaré. « La visibilité génère l’intérêt, et l’intérêt crée des opportunités. »   Hasan a en outre mis l’accent sur la nécessité d’établir des liens avec les jeunes publics internationaux grâce aux créateurs de contenu, aux influenceurs, aux plateformes technologiques, aux événements culturels et aux médias numériques.   Selon lui, ces démarches peuvent permettre aux marques africaines de dépasser leurs marchés nationaux et de gagner en reconnaissance à l’échelle mondiale.   Il a affirmé que la plus grande opportunité du continent réside dans sa capacité à maîtriser son propre récit et à se présenter non seulement comme une destination d’investissement, mais aussi comme un centre mondial d’innovation, d’entrepreneuriat, de culture et de croissance.   Évoquant son séjour en Éthiopie, Hasan s’est dit particulièrement impressionné par les avancées enregistrées par le pays dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’innovation.   Il a souligné qu’Addis-Abeba offre une base solide à la mission plus large de The Pulse of Africa, mettant en avant le riche héritage éthiopien, sa culture dynamique, son potentiel touristique, son fort sentiment national et son écosystème d’innovation en plein essor.   Par ailleurs, Hasan a estimé que la capitale éthiopienne est idéalement positionnée pour devenir un point d’ancrage stratégique d’une initiative continentale associant médias, influence des célébrités et intelligence artificielle afin de renforcer la voix de l’Afrique et d’accroître son rayonnement sur la scène mondiale.
Le Service de communication du gouvernement distingue les médias et les journalistes pour leur contribution au succès des 7es élections générales
Jun 16, 2026 1204
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement (SCG) a salué les médias et les journalistes pour leur remarquable contribution à la réussite de la couverture des 7es élections générales en Éthiopie ainsi que pour leur rôle majeur dans la diffusion du processus démocratique auprès des audiences nationales et internationales.   À l’occasion de la cérémonie de remise des distinctions, la ministre du Service de communication du gouvernement, Enatalem Melese, a affirmé que le peuple éthiopien avait ouvert une nouvelle page de l’histoire nationale en privilégiant la paix, le respect de l’ordre constitutionnel et l’État de droit.   La ministre a indiqué que la mobilisation collective des médias nationaux avait été essentielle pour favoriser une participation citoyenne informée durant l’ensemble du processus électoral.   Elle a ajouté que leurs analyses et reportages approfondis avaient fortement contribué au maintien de la stabilité du pays et au renforcement de la confiance des citoyens dans les élections.   Selon Enatalem, l’action coordonnée des médias éthiopiens a permis de placer l’intérêt national supérieur au premier rang durant cette étape particulièrement importante pour le pays.   Elle a également mis en lumière la contribution des médias dans la lutte contre les campagnes organisées de désinformation destinées à semer le doute parmi la population et à provoquer une crise constitutionnelle.   « L’action commune des médias nationaux a fait prévaloir l’intérêt suprême du pays, tout en déjouant les tentatives visant à entraîner la nation dans un vide constitutionnel », a déclaré la ministre.   Qualifiant les médias nationaux de ressource stratégique pour le pays, Enatalem a souligné que les organes de presse éthiopiens s’imposent progressivement comme des références crédibles, participant à la préservation de la souveraineté nationale, à la promotion de la paix et à la consolidation des principes démocratiques à travers le pays.   Les responsables des médias présents lors de la cérémonie ont renouvelé l’engagement de leurs institutions à informer les citoyens et à garantir un accès étendu à une information fiable tout au long du processus électoral.   Le directeur général de l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Seife Deribe, a souligné l’ampleur de la couverture électorale assurée par l’agence, précisant que l’ENA avait organisé 19 débats politiques dans cinq langues nationales et créé un centre de réponse aux urgences médiatiques diffusant quotidiennement plus de 1 000 reportages via ses 35 bureaux répartis dans le pays.   Seife a également indiqué que l’ENA avait mobilisé sa plateforme « Le Pouls de l’Afrique » et renforcé sa coopération avec 30 agences de presse régionales et internationales afin de combattre la désinformation et de diffuser des informations exactes et actualisées.   De son côté, le directeur général de la Société éthiopienne de radiodiffusion (EBC), Biniyam Ero, a expliqué que l’institution avait créé un bureau électoral spécialisé et organisé, pour la première fois, des débats politiques multilingues destinés à encourager la participation citoyenne et à remplir sa mission de service public audiovisuel.   Il a ajouté que la coopération étroite avec le Service de communication du gouvernement avait largement favorisé la bonne gestion et la couverture efficace du processus électoral.   Le directeur général du Réseau de radiodiffusion d’Oromia (OBN), Fiseha Belayneh, a pour sa part indiqué que le réseau avait lancé une campagne de compte à rebours de 100 jours avant le scrutin et développé le tableau de bord numérique « OBN », permettant de suivre en temps réel les circonscriptions électorales et les candidats.   Selon Fiseha, l’OBN a mobilisé d’importants moyens humains et techniques afin d’assurer la couverture des élections dans 19 langues, notamment l’arabe et l’anglais, et a diffusé plus de 200 émissions en direct à travers le pays.   Le directeur général de l’Amhara Media Corporation, Muluken Setiye, a quant à lui mis en avant la stratégie progressive de communication électorale adoptée par son institution, axée sur la sensibilisation du public à l’inscription électorale et à la participation citoyenne, malgré les défis opérationnels et sécuritaires rencontrés sur le terrain.   Il a affirmé que cette expérience démontrait le renforcement continu des capacités des médias éthiopiens, aussi bien au niveau fédéral que régional, à fournir une couverture électorale professionnelle.   L’ENA a appris que ce programme de reconnaissance mettait en évidence le rôle déterminant joué par les médias éthiopiens dans l’accès du public à l’information, la promotion de la participation citoyenne et la création d’un environnement électoral pacifique et transparent lors des 7es élections générales du pays.
L'Éthiopie va accueillir une conférence internationale sur la cybersécurité et l'intelligence artificielle
Jun 16, 2026 754
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - L'Éthiopie s'apprête à accueillir la Conférence internationale sur la cybersécurité et l'intelligence artificielle, un événement de deux jours visant à renforcer la cyber-résilience de l'Afrique, à faire progresser la souveraineté des données et à promouvoir l'adoption sécurisée de l'intelligence artificielle à travers le continent.   La conférence réunira des institutions gouvernementales, des experts en cybersécurité et en IA, des autorités de régulation, des établissements universitaires, des entreprises et des partenaires de développement afin d'échanger des expériences, de partager les meilleures pratiques et de promouvoir des politiques fondées sur des données factuelles.   Les participants discuteront de la mise en œuvre concrète de la cybersécurité, de la réponse aux incidents, de la gestion des crises cybernétiques, de l’évaluation des technologies, de la protection des infrastructures critiques et des solutions de sécurité basées sur l’IA. Lors d’un point de presse tenu aujourd’hui, le Dr Berhane Beyene a déclaré que cet événement intervenait à un moment crucial, alors que l'Afrique accélère son programme de transformation numérique. Il a souligné que la cybersécurité était devenue une nécessité stratégique pour une transformation numérique fiable et une adoption responsable de l'IA. Organisée conjointement par l’Association éthiopienne de cybersécurité (ECSA) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, la conférence vise à renforcer la coopération régionale tout en mettant en avant l’innovation africaine en matière de cybersécurité et d’intelligence artificielle. Dr Berhane a souligné que l’Association éthiopienne de cybersécurité, créée en décembre 2021, est une organisation professionnelle à but non lucratif qui se consacre à la sécurisation de l’écosystème numérique de l’Éthiopie par la sensibilisation, le renforcement des capacités, la recherche, la promotion des politiques et la collaboration entre les acteurs de la cybersécurité. Parmi les principaux partenaires soutenant la conférence figurent Ethio Telecom, l’Administration de la sécurité des réseaux d’information, l’Autorité éthiopienne des communications, le ministère de l’Innovation et de la Technologie, ainsi que plusieurs autres institutions nationales. De plus la conférence devrait attirer des agences de sécurité nationale, des leaders des TIC et de la transformation numérique, des institutions financières, des opérateurs de télécommunications, des exploitants d’infrastructures critiques, des chercheurs en IA, des universités, des pôles d’innovation et des fournisseurs mondiaux de solutions de cybersécurité. Pour sa part, Amos Homodza, de la Section de la gestion des technologies de l'information de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, a déclaré que la conférence se tenait à un moment décisif, alors que les pays africains accélèrent leur transformation numérique, développent leurs services numériques et adoptent de plus en plus les technologies d'intelligence artificielle. Il a souligné que si l'IA offre d'énormes opportunités en matière d'innovation, de productivité et de prestation de services, elle introduit également de nouveaux risques de cybersécurité, notamment des cyberattaques sophistiquées, des deepfakes, la fraude automatisée et la manipulation de l'information. Homodza a souligné l’importance d’une gouvernance responsable de l’IA, de la confiance numérique, de la cyber-résilience et du développement des talents, ajoutant que l’Afrique doit participer activement à façonner l’avenir de l’intelligence artificielle plutôt que de se contenter de consommer des technologies développées ailleurs. La conférence vise à dépasser les discussions théoriques pour se concentrer sur la mise en œuvre pratique, les expériences concrètes, les résultats mesurables et les enseignements exploitables qui aideront l’Afrique à renforcer sa cyber-résilience, à favoriser la coopération régionale et à garantir que la transformation numérique et l’IA restent sûres, fiables et durables.
L’Autorité des médias et le Conseil interreligieux unissent leurs efforts contre les discours haineux et la désinformation
Jun 16, 2026 576
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - L’Autorité éthiopienne des médias (EMA) et le Conseil interreligieux d’Éthiopie (IRCE) ont conclu un protocole d’accord visant à renforcer leur coopération dans la prévention de la désinformation et des discours de haine diffusés par certains médias religieux.   Le document a été paraphé par Haymanot Zeleke, directrice générale de l’EMA, et Kesis Tagai Tadele, secrétaire général du Conseil interreligieux d’Éthiopie.   À cette occasion, Haymanot Zeleke a indiqué que le pays compte actuellement 51 médias religieux en activité.   Selon elle, les contenus produits par ces organes doivent favoriser l’unité, la compréhension mutuelle et la coopération entre les différentes communautés religieuses.   Elle a toutefois relevé que, contrairement à la majorité des médias confessionnels, certains propagent des messages haineux et des informations erronées, soulignant que cet accord constituera un outil important pour combattre ces dérives.   De son côté, le secrétaire général de l’IRCE, Kesis Tagai Tadele, a affirmé que les médias religieux ont la responsabilité de diffuser des contenus conformes à la Constitution et favorisant la paix ainsi que la cohésion sociale.   Dans ce contexte, il a estimé que ce protocole d’accord jouera un rôle essentiel dans la prévention de la propagation des discours de haine et de la désinformation par certains médias religieux.   Il a également été indiqué que les deux institutions mettront en œuvre conjointement des activités de sensibilisation et de renforcement des capacités.
L’Initiative de l’empreinte Verte (IHV) : un nouveau chemin vers le développement et l’autonomie alimentaire, affirme le vice-Premier ministre Temesgen
Jun 16, 2026 821
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a indiqué que l’Initiative pour un Héritage Vert (IHV) ouvre une nouvelle voie vers la réconciliation avec l’environnement et l’excellence dans le développement.   Selon lui, l’Initiative pour un Héritage Vert constitue une démarche transformatrice qui rétablit l’harmonie entre l’être humain et la nature tout en ouvrant la voie à un développement exemplaire.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Temesgen a souligné que grâce à l’engagement collectif et aux efforts conjugués de citoyens déterminés à bâtir une Éthiopie prospère, des collines autrefois stériles sont aujourd’hui couvertes d’une végétation abondante.   Le vice-Premier ministre a également mis en avant l’importance cruciale des ressources hydriques et des bassins versants dans la restauration des paysages, convertissant des territoires jadis exposés à la désertification en écosystèmes vivants et florissants.   « Nous avons réussi à surmonter les défis environnementaux ; cela traduit une réconciliation profonde et durable avec la nature », a-t-il déclaré.   En associant étroitement la préservation de l’environnement à l’ambition de souveraineté alimentaire, les vergers se sont développés à travers le pays et produisent déjà des récoltes prometteuses.   Cette avancée majeure, a-t-il ajouté, donne une nouvelle impulsion à l’initiative nationale destinée à atteindre une autosuffisance alimentaire totale.   Le GLI constitue une démonstration éclatante de l’unité nationale, le peuple éthiopien ayant dépassé les divisions politiques et les divergences d’opinion pour surmonter de nombreux obstacles et assurer une victoire durable à la nation ainsi qu’aux générations futures.   Temesgen a affirmé que lorsque les Éthiopiens unissent leurs forces, les résultats sont considérables et les ambitions nationales finissent inévitablement par se concrétiser.   Il a décrit la campagne de plantation de cette année comme une étape déterminante, fruit des efforts antérieurs et couronnement remarquable à partir duquel la nation poursuivra son ascension vers des objectifs encore plus ambitieux.   Évoquant les athlètes légendaires du pays qui mobilisent une énergie exceptionnelle pour franchir la ligne d’arrivée, le vice-Premier ministre a appelé tous les citoyens à se mobiliser.   « Plantons avec davantage d’énergie, de volonté et de rapidité que jamais auparavant », a-t-il lancé.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 47557
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Feb 7, 2023 34211
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Politique
Le Service de communication du gouvernement distingue les médias et les journalistes pour leur contribution au succès des 7es élections générales
Jun 16, 2026 1204
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement (SCG) a salué les médias et les journalistes pour leur remarquable contribution à la réussite de la couverture des 7es élections générales en Éthiopie ainsi que pour leur rôle majeur dans la diffusion du processus démocratique auprès des audiences nationales et internationales.   À l’occasion de la cérémonie de remise des distinctions, la ministre du Service de communication du gouvernement, Enatalem Melese, a affirmé que le peuple éthiopien avait ouvert une nouvelle page de l’histoire nationale en privilégiant la paix, le respect de l’ordre constitutionnel et l’État de droit.   La ministre a indiqué que la mobilisation collective des médias nationaux avait été essentielle pour favoriser une participation citoyenne informée durant l’ensemble du processus électoral.   Elle a ajouté que leurs analyses et reportages approfondis avaient fortement contribué au maintien de la stabilité du pays et au renforcement de la confiance des citoyens dans les élections.   Selon Enatalem, l’action coordonnée des médias éthiopiens a permis de placer l’intérêt national supérieur au premier rang durant cette étape particulièrement importante pour le pays.   Elle a également mis en lumière la contribution des médias dans la lutte contre les campagnes organisées de désinformation destinées à semer le doute parmi la population et à provoquer une crise constitutionnelle.   « L’action commune des médias nationaux a fait prévaloir l’intérêt suprême du pays, tout en déjouant les tentatives visant à entraîner la nation dans un vide constitutionnel », a déclaré la ministre.   Qualifiant les médias nationaux de ressource stratégique pour le pays, Enatalem a souligné que les organes de presse éthiopiens s’imposent progressivement comme des références crédibles, participant à la préservation de la souveraineté nationale, à la promotion de la paix et à la consolidation des principes démocratiques à travers le pays.   Les responsables des médias présents lors de la cérémonie ont renouvelé l’engagement de leurs institutions à informer les citoyens et à garantir un accès étendu à une information fiable tout au long du processus électoral.   Le directeur général de l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Seife Deribe, a souligné l’ampleur de la couverture électorale assurée par l’agence, précisant que l’ENA avait organisé 19 débats politiques dans cinq langues nationales et créé un centre de réponse aux urgences médiatiques diffusant quotidiennement plus de 1 000 reportages via ses 35 bureaux répartis dans le pays.   Seife a également indiqué que l’ENA avait mobilisé sa plateforme « Le Pouls de l’Afrique » et renforcé sa coopération avec 30 agences de presse régionales et internationales afin de combattre la désinformation et de diffuser des informations exactes et actualisées.   De son côté, le directeur général de la Société éthiopienne de radiodiffusion (EBC), Biniyam Ero, a expliqué que l’institution avait créé un bureau électoral spécialisé et organisé, pour la première fois, des débats politiques multilingues destinés à encourager la participation citoyenne et à remplir sa mission de service public audiovisuel.   Il a ajouté que la coopération étroite avec le Service de communication du gouvernement avait largement favorisé la bonne gestion et la couverture efficace du processus électoral.   Le directeur général du Réseau de radiodiffusion d’Oromia (OBN), Fiseha Belayneh, a pour sa part indiqué que le réseau avait lancé une campagne de compte à rebours de 100 jours avant le scrutin et développé le tableau de bord numérique « OBN », permettant de suivre en temps réel les circonscriptions électorales et les candidats.   Selon Fiseha, l’OBN a mobilisé d’importants moyens humains et techniques afin d’assurer la couverture des élections dans 19 langues, notamment l’arabe et l’anglais, et a diffusé plus de 200 émissions en direct à travers le pays.   Le directeur général de l’Amhara Media Corporation, Muluken Setiye, a quant à lui mis en avant la stratégie progressive de communication électorale adoptée par son institution, axée sur la sensibilisation du public à l’inscription électorale et à la participation citoyenne, malgré les défis opérationnels et sécuritaires rencontrés sur le terrain.   Il a affirmé que cette expérience démontrait le renforcement continu des capacités des médias éthiopiens, aussi bien au niveau fédéral que régional, à fournir une couverture électorale professionnelle.   L’ENA a appris que ce programme de reconnaissance mettait en évidence le rôle déterminant joué par les médias éthiopiens dans l’accès du public à l’information, la promotion de la participation citoyenne et la création d’un environnement électoral pacifique et transparent lors des 7es élections générales du pays.
La diplomatie avance, tandis que les crises perdurent à l’heure de l’incertitude stratégique
Jun 16, 2026 1020
  Par un journaliste La deuxième semaine de juin a offert l’image d’un monde en profonde transformation.   Un accord historique conclu entre les États-Unis et l’Iran a fait naître l’espoir d’un apaisement au Moyen-Orient, alors même que la guerre en Ukraine gagnait en intensité, qu’une nouvelle flambée d’Ebola apparaissait en Afrique centrale et qu’un épisode de chaleur extrême touchait plusieurs régions d’Europe.   Ensemble, ces événements ont mis en évidence le défi grandissant auquel les gouvernements sont confrontés face à l’entrecroisement croissant des risques géopolitiques, sanitaires et climatiques.   Si la diplomatie a apporté des signaux encourageants dans l’une des zones les plus sensibles de la planète, les conflits, les pressions environnementales et les menaces pesant sur la santé publique ont continué à éprouver la résilience des États et des institutions internationales.   Les développements de la semaine ont rappelé que, dans le monde interconnecté actuel, avancées et dangers évoluent souvent simultanément.   L’accord entre Washington et Téhéran ouvre une opportunité diplomatique   L’événement diplomatique le plus marquant de la semaine s’est produit au Moyen-Orient, où les États-Unis et l’Iran ont annoncé un accord historique destiné à réduire les tensions après plusieurs mois de confrontation.   Cet accord, dont la signature officielle doit avoir lieu en Suisse, prévoit des mesures visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à alléger les restrictions affectant le commerce maritime et régional.   Cette annonce a été favorablement accueillie par les marchés internationaux, les prix de l’énergie ayant reculé dans un contexte d’espoir d’une stabilité accrue dans l’une des régions les plus stratégiques du globe.   Les analystes ont décrit cet accord comme une avancée majeure vers la réduction des tensions militaires et la reprise des échanges diplomatiques.   Cette percée a suscité un optimisme mesuré parmi les diplomates et les observateurs internationaux. Toutefois, plusieurs interrogations demeurent quant à son application, notamment parce que Washington et Téhéran continuent d’interpréter différemment certaines clauses.   Les spécialistes soulignent que, même si l’accord constitue un progrès diplomatique important, la stabilité à long terme dépendra finalement de sa capacité à répondre aux préoccupations sécuritaires plus profondes et aux rivalités régionales anciennes qui façonnent les relations entre les deux pays depuis plusieurs décennies.   Le conflit en Ukraine entre dans une phase plus dévastatrice   Alors que des avancées diplomatiques prenaient forme au Moyen-Orient, le conflit en Ukraine a évolué dans la direction inverse.   Les responsables des Nations Unies ont qualifié les dernières semaines parmi les plus meurtrières depuis le début de la guerre, l’intensification des frappes de missiles et de drones ayant provoqué d’importants dommages aux infrastructures civiles, aux installations énergétiques et aux réseaux de transport.   L’escalade des violences a accentué la pression humanitaire, entraîné le déplacement de davantage de civils et rendu encore plus difficiles les efforts visant à relancer l’activité économique dans les zones concernées.   Malgré la poursuite des contacts diplomatiques, les perspectives d’un règlement négocié demeurent limitées.   Au-delà de l’Ukraine, ce conflit continue d’avoir des répercussions sur les marchés alimentaires mondiaux, l’approvisionnement énergétique et la stabilité internationale dans son ensemble, mettant en lumière les conséquences profondes d’une guerre prolongée dans un monde fortement interconnecté.   Épidémie d’Ebola : des préoccupations persistantes en matière de sécurité sanitaire   Les autorités sanitaires ont été confrontées à de nouveaux défis cette semaine après l’annonce d’une nouvelle flambée d’Ebola en République démocratique du Congo.   Cette épidémie, provoquée par une souche relativement rare du virus, a conduit les services de santé à déployer rapidement des systèmes de surveillance, des opérations de traçage des contacts et des campagnes de sensibilisation destinées à limiter une propagation plus étendue.   Les spécialistes de la santé ont indiqué que cette flambée présente des défis supplémentaires, les vaccins et traitements disponibles pour cette souche ayant fait l’objet de moins de recherches que ceux développés contre les variants plus répandus d’Ebola.   Cette situation a ravivé les débats sur la préparation sanitaire mondiale et sur la nécessité de renforcer les infrastructures de santé, notamment dans les régions vulnérables où les ressources limitées peuvent compliquer les réponses d’urgence.   Plusieurs années après que la pandémie de COVID-19 a profondément transformé les stratégies internationales de santé publique, cette épidémie rappelle que les maladies infectieuses demeurent une menace mondiale durable.   L’Europe confrontée à un choc climatique précoce : les enjeux climatiques sont également restés au centre de l’agenda international, l’Europe ayant connu l’une des vagues de chaleur les plus précoces et les plus sévères de ces dernières décennies.   Des températures exceptionnellement élevées ont entraîné des alertes sanitaires dans de nombreux pays, exercé une forte pression sur les réseaux électriques et renforcé les inquiétudes liées aux pénuries d’eau, à la productivité agricole et aux risques d’incendies de forêt.   Les populations les plus fragiles, notamment les personnes âgées et celles souffrant de pathologies préexistantes, ont été davantage exposées aux maladies associées à la chaleur.   Les scientifiques ont averti à de nombreuses reprises que l’Europe se réchauffe plus rapidement que n’importe quel autre continent.   Les conséquences deviennent toujours plus visibles : sécheresses prolongées, diminution du niveau des cours d’eau, perturbations des réseaux de transport et pression croissante sur les systèmes de production alimentaire.   Pour les spécialistes du climat, cette vague de chaleur ne constitue pas un phénomène isolé, mais s’inscrit dans une tendance plus large de transformations environnementales qu’il devient de plus en plus difficile de négliger.   La rivalité stratégique se poursuit au-delà des zones de conflit Parallèlement aux crises immédiates de la semaine, de profondes évolutions dans l’équilibre des puissances mondiales ont continué à façonner les relations internationales.   La concurrence entre les grandes puissances s’étend désormais bien au-delà des rivalités militaires classiques, touchant des secteurs tels que l’intelligence artificielle, la fabrication de semi-conducteurs, les minéraux stratégiques, les technologies avancées et les chaînes d’approvisionnement essentielles.   Les gouvernements d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie investissent fortement dans l’innovation technologique et la résilience économique, considérant ces domaines comme des éléments fondamentaux de la sécurité nationale et de la compétitivité future.   Dans le même temps, la prolongation des conflits et l’incertitude géopolitique ont alimenté les débats sur les budgets de défense, l’état de préparation militaire et les priorités stratégiques, alors que les États cherchent à s’adapter à un environnement international en constante évolution.   L’évolution de cette compétition suggère qu’au XXIe siècle, l’influence sera déterminée non seulement par les capacités militaires, mais également par le leadership technologique, la puissance économique et la maîtrise des ressources stratégiques.   Un monde confronté à des risques multiples À l’issue de la semaine, la situation internationale reflétait à la fois un optimisme mesuré et une incertitude persistante.   L’accord émergent entre les États-Unis et l’Iran a montré que la diplomatie demeure capable d’atténuer les tensions, même dans les différends les plus complexes.   Toutefois, la poursuite de la guerre en Ukraine, l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale et l’aggravation des pressions climatiques en Europe ont mis en évidence l’ampleur des défis encore à surmonter.   Plus important encore, les événements de la semaine ont souligné une réalité essentielle des relations internationales contemporaines : la sécurité ne peut plus être appréhendée uniquement à travers le prisme de la guerre et de la paix.   La santé publique, la résilience climatique, la compétitivité technologique, la sécurité énergétique et la diplomatie constituent désormais des piliers étroitement interdépendants de la stabilité mondiale.   Pour les gouvernements à travers le monde, le défi n’est plus de répondre à une seule crise à la fois, mais de gérer simultanément plusieurs menaces dans un contexte où des événements survenant dans une région peuvent rapidement produire des effets à l’échelle continentale.   Cette réalité pourrait bien façonner les relations internationales durant les années à venir.
Septième élection générale en Éthiopie : un exemple pour l’Afrique, affirme l’ambassadeur de l’Inde
Jun 15, 2026 1753
Addis-Abeba, le 15 juin 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a présenté les septièmes élections générales éthiopiennes comme une référence pour les autres nations africaines, mettant en avant le niveau élevé de participation, le recours efficace aux technologies et le caractère pacifique du processus démocratique.   Lors d’un entretien exclusif accordé à ENA, l’ambassadeur Rai a indiqué que ces élections illustrent des avancées notables dans la participation démocratique et l’organisation électorale, ajoutant que les missions d’observation avaient porté une appréciation favorable sur le déroulement du scrutin.   Les septièmes élections générales en Éthiopie, organisées le 1er juin 2026, ont été suivies par des missions d’observation de l’Union africaine (UA), de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) ainsi que de la Coalition des organisations de la société civile éthiopienne pour l’observation des élections.   Selon l’ambassadeur Rai, ce scrutin témoigne de la maturité démocratique grandissante de l’Éthiopie et de sa volonté de renforcer la participation des citoyens à la gouvernance.   « Le taux de participation a fortement progressé par rapport aux élections précédentes, notamment grâce à l’enregistrement d’un grand nombre de nouveaux électeurs », a-t-il déclaré.   Évoquant les réformes politiques mises en œuvre ces dernières années, M. Rai a affirmé : « Je me souviens de l’arrivée au pouvoir de Son Excellence le Premier ministre Abiy Ahmed ; il avait alors demandé à son parti de se rapprocher de la population et d’augmenter le nombre d’électeurs enregistrés. »   L’ambassadeur a indiqué que le nombre de suffrages exprimés lors de cette élection avait progressé de 46 % par rapport au précédent cycle électoral. Il a également mis en avant la forte participation féminine, précisant que près de 40 % des électeurs inscrits étaient des femmes.   « Il s’agit d’une réussite remarquable », a-t-il déclaré.   Rai a également souligné la contribution de la technologie à l’amélioration de l’administration électorale, évoquant les systèmes numériques d’enregistrement des électeurs et d’autres innovations ayant renforcé l’efficacité et la transparence du processus.   Selon lui, les missions d’observation régionales et internationales ont elles aussi salué l’utilisation de la technologie par l’Éthiopie tout au long des opérations électorales.   « Elles ont jugé remarquable la manière dont la technologie a été employée pour l’inscription des électeurs ainsi que pour différentes étapes du processus électoral », a-t-il expliqué.   L’ambassadeur a ajouté que les missions d’observation considéraient l’expérience électorale éthiopienne comme une source d’inspiration importante pour les pays africains.   « Ils ont estimé qu’il s’agissait d’un modèle pour l’Afrique », a-t-il déclaré.   Rai a également mis en avant le rôle essentiel des institutions africaines dans l’évaluation des évolutions du continent, soulignant que l’Union africaine et l’IGAD avaient toutes deux déployé des missions d’observation conformément à leurs responsabilités.   « Les questions africaines doivent être prises en charge par les dirigeants africains, et c’est pour cette raison que l’Union africaine et l’IGAD ont envoyé leurs observateurs », a-t-il ajouté.   L’ambassadeur a insisté sur le fait que les élections devaient être appréciées dans leur contexte global, en s’appuyant sur les conclusions des missions d’observation reconnues qui, selon lui, ont confirmé le caractère pacifique, crédible et démocratique du processus électoral en Éthiopie.
L’Éthiopie cette semaine : budget historique, essor numérique et avancées démocratiques
Jun 14, 2026 3116
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Certaines semaines passent discrètement dans la vie d’un pays. D’autres mettent clairement en lumière la voie qu’il emprunte. Celle qui vient de s’achever appartient incontestablement à cette seconde catégorie.   Entre l’appel du Premier ministre Abiy Ahmed à accélérer la transformation numérique et à renforcer la protection de l’environnement, la présentation du budget fédéral le plus élevé jamais proposé en Éthiopie, les avancées notables du Dialogue national et la reconnaissance internationale croissante des réformes économiques du pays, cette semaine a illustré la marche régulière d’une nation vers des objectifs ambitieux, malgré un environnement politique et régional complexe.   Au cœur de ces évolutions se trouve une même idée : la confiance. Confiance dans les réformes engagées, confiance dans les institutions nationales et confiance dans l’avenir de l’Éthiopie.   Façonner l’avenir : population, innovation et environnement   La semaine a débuté par deux messages majeurs du Premier ministre Abiy Ahmed, reflétant la vision de développement à long terme de l’Éthiopie.   Le premier concernait la technologie et l’innovation. En célébrant le seuil des cinq millions d’Éthiopiens formés dans le cadre de l’Initiative des codeurs éthiopiens, le Premier ministre a rappelé le rôle central de la transformation numérique dans le futur du pays.   Au-delà de cette réalisation remarquable, l’initiative démontre la volonté de l’Éthiopie de doter sa jeunesse des compétences indispensables pour évoluer dans une économie mondiale toujours plus numérique et fondée sur l’innovation.   Le second message était consacré au développement durable. Le Premier ministre a annoncé la préparation de plus de huit milliards de jeunes plants pour la campagne « Héritage vert » de cette année, réaffirmant ainsi l’engagement du pays en faveur de la restauration des écosystèmes et de la résilience climatique.   Ce qui avait commencé comme une vaste campagne de plantation d’arbres est désormais devenu l’une des initiatives environnementales les plus ambitieuses du continent africain, suscitant l’intérêt international tout en contribuant à la lutte contre la dégradation des terres et les effets du changement climatique.   Ces deux initiatives traduisent ensemble une vision nationale cohérente : investir à la fois dans le potentiel humain de l’Éthiopie et dans la préservation de son environnement.   Un budget fédéral historique, reflet de la confiance économique   L’événement économique majeur de la semaine a été la présentation du projet de budget fédéral pour le prochain exercice budgétaire, le plus important jamais élaboré dans l’histoire du pays.   En présentant ce budget devant le Parlement, le ministre des Finances, Ahmed Shide, a décrit une économie engagée dans une profonde transformation.   Selon lui, les réformes macroéconomiques coordonnées ont permis de préserver une croissance soutenue tout en réduisant nettement l’inflation par rapport aux niveaux exceptionnellement élevés enregistrés auparavant.   Ce projet budgétaire dépasse largement le cadre d’un simple programme financier ; il reflète la confiance des autorités dans la trajectoire actuelle des réformes économiques.   Pensé pour consolider les acquis récents, le budget accorde la priorité aux infrastructures, aux services sociaux, aux secteurs productifs et à la stabilité macroéconomique.   Il témoigne de la volonté du gouvernement de maintenir la dynamique de croissance tout en élargissant les opportunités offertes aux citoyens à travers le pays.   À un moment où de nombreuses économies émergentes demeurent confrontées aux pressions inflationnistes, à l’endettement et aux chocs extérieurs, la capacité de l’Éthiopie à proposer un budget considérablement renforcé tout en préservant la stabilité économique constitue une réalisation notable.   Des institutions démocratiques en voie de consolidation   La semaine a également apporté des signaux encourageants concernant le renforcement du processus démocratique en Éthiopie.   Le président Taye Atske Selassie a souligné que le déroulement pacifique des septièmes élections générales et la participation active des citoyens ont contribué à renforcer les bases de la gouvernance démocratique et de l’édification de l’État-nation.   Les progrès annoncés par la Commission du dialogue national éthiopien revêtent également une importance particulière. Après de larges consultations menées dans l’ensemble du pays, les préparatifs du Dialogue national sont désormais entrés dans leur phase finale, tandis que l’ouverture du forum national est prévue pour le 15 juillet.   Pour de nombreux citoyens, le Dialogue national constitue l’une des initiatives politiques les plus marquantes de l’histoire récente du pays : un cadre destiné à traiter les questions nationales de longue date par le dialogue et la concertation plutôt que par la confrontation.   À ce titre, ce forum devrait représenter une nouvelle étape décisive dans les efforts de l’Éthiopie en faveur d’une paix durable, d’un consensus national renforcé et d’une stabilité politique pérenne.   La paix et la stabilité restent au cœur des priorités nationales   Les questions de paix et de sécurité ont continué de dominer les discussions nationales tout au long de la semaine.   Dans une interview accordée à l’ENA, l’ancien président du TPLF, Aregawi Berhe, a soutenu que les efforts de paix engagés par le gouvernement fédéral dans la région du Tigré n’avaient pas reçu de réponse équivalente et avaient plutôt été utilisés par certains membres de l’ancienne direction du TPLF pour se réorganiser sur les plans politique et militaire.   Dans le même esprit, le professeur Kindeya Gebrehiwot, chef du secrétariat du Cabinet de la première administration régionale intérimaire du Tigré, a mis en garde contre les risques que représentent les récents développements pour le fragile processus de reconstruction de la région.   S’exprimant auprès de l’ENA, le professeur Kindeya a affirmé qu’une aile radicale du TPLF désormais fragmenté menait des activités susceptibles de replonger le nord de l’Éthiopie dans l’instabilité.   Il a qualifié ce groupe de « faction criminelle », accusée d’avoir renversé illégalement l’administration régionale intérimaire et de continuer à faire obstacle à la mise en œuvre de l’Accord de Pretoria ainsi qu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.   Selon lui, cette faction œuvre de manière constante à compromettre les efforts de paix et à ralentir le processus de reconstruction engagé après le conflit au Tigray.   Parallèlement aux initiatives visant à consolider la paix intérieure, l’Éthiopie a également adopté une nouvelle feuille de route pour une gestion intégrée des frontières. Celle-ci vise à renforcer la gouvernance frontalière, améliorer la coordination institutionnelle, faciliter les échanges et les déplacements légaux, tout en répondant aux enjeux de sécurité.   Dans une région où les interdépendances se renforcent, une gestion efficace des frontières constitue à la fois une exigence sécuritaire et un levier essentiel de développement.   Accès à la mer et coopération régionale La question de l’accès durable de l’Éthiopie à la mer a également occupé une place importante dans les débats de la semaine.   Des experts et universitaires ont estimé que cet enjeu ne devait pas être considéré comme une source de tensions, mais comme une occasion de promouvoir la coopération régionale, les échanges commerciaux et une prospérité partagée à travers la Corne de l’Afrique.   L’accès souverain de l’Éthiopie à la mer renforcerait la coopération économique, politique et sécuritaire régionale, a indiqué à l’ENA Kenea Yadeta, conseiller à la sécurité du Premier ministre et ministre d’État.   Selon lui, la démarche éthiopienne concernant l’accès à la mer relève avant tout d’une question de souveraineté nationale.   Il a rappelé que l’absence d’accès maritime a déjà été identifiée par l’Éthiopie comme un enjeu de sécurité, soulignant que le pays dispose de bases historiques et juridiques solides pour défendre sa revendication.   « Dans le cas de l’Éthiopie, l’accès à la mer constitue essentiellement une question de souveraineté. Le pays dispose effectivement de fondements historiques et juridiques lui permettant de revendiquer un accès souverain à la mer. »   Les analystes ont également souligné qu’un accès maritime stable profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais aussi aux États voisins, en favorisant l’intégration économique, la connectivité régionale et le développement commun. Ces échanges ont renforcé la position constante de l’Éthiopie selon laquelle les intérêts stratégiques nationaux doivent être poursuivis par le dialogue, la coopération mutuellement bénéfique et des moyens pacifiques.   Investir dans le capital humain   Des avancées ont également été enregistrées dans le domaine social.   Un partenariat majeur dans le secteur de la santé entre l’Éthiopie et un important groupe médical indien a été annoncé cette semaine. L’objectif est de développer les soins spécialisés et de renforcer les capacités du système de santé national.   Cette collaboration devrait améliorer l’accès aux traitements avancés tout en soutenant les efforts de modernisation du secteur de la santé à l’échelle du pays.   Par ailleurs, un chercheur de l’Université Harvard a salué les initiatives menées à Addis-Abeba en matière de développement de la petite enfance ainsi que les projets de corridors urbains, offrant une reconnaissance internationale supplémentaire aux efforts visant à améliorer les espaces publics et les conditions de vie des citoyens.   À travers la capitale, les projets de corridors urbains demeurent l’un des symboles les plus visibles de la transformation urbaine engagée par l’Éthiopie.   Une semaine portée par une dynamique encourageante   Pris séparément, chacun de ces événements revêt une importance particulière. Ensemble, ils dessinent une réalité plus large.   Un gouvernement qui présente le budget le plus élevé de son histoire. Des millions de citoyens formés aux compétences numériques. Une vaste campagne de restauration environnementale. Des institutions démocratiques qui poursuivent leur consolidation. Un Dialogue national qui s’approche d’une étape décisive. Des partenariats internationaux qui se multiplient.   De nouveaux investissements dans le domaine de la santé. Et un intérêt croissant pour l’intégration régionale ainsi que pour la coopération économique.   Comme tout pays en développement, l’Éthiopie reste confrontée à des défis importants. Néanmoins, les événements de cette semaine témoignent d’une nation davantage orientée vers la transformation durable que vers les incertitudes du moment.   S’il fallait retenir un fil conducteur à travers les développements de la semaine, ce serait celui d’une dynamique positive.   Et pour l’Éthiopie, cette dynamique pourrait constituer l’un des atouts les plus déterminants dans sa progression vers la prospérité, la stabilité et le renouveau national.
Les septièmes élections générales illustrent l’attachement des citoyens à la démocratie, affirme Adem Farah
Jun 14, 2026 1459
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les septièmes élections générales organisées en Éthiopie ont démontré le profond engagement des citoyens en faveur de l’édification d’un système démocratique robuste, a déclaré Adem Farah, responsable du Centre de coordination pour la consolidation de la démocratie et vice-Premier ministre.   Prenant la parole hier lors d’une cérémonie nationale de reconnaissance et de remerciement organisée par le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne, M. Farah a souligné que le déroulement réussi du scrutin reflète l’adhésion croissante des citoyens et des parties prenantes aux valeurs démocratiques à travers le pays.   La cérémonie a rendu hommage aux organisations de la société civile, aux partis politiques ainsi qu’aux autres acteurs majeurs pour leur contribution constructive au processus électoral.   Il a remercié le Conseil pour l’organisation de cette initiative et a salué les institutions ainsi que les individus ayant joué un rôle décisif dans le succès des élections.   Qualifiant la mise en place d’institutions solides de signe de civilisation, il a souligné que la démocratie reste le socle essentiel de la stabilité, de la pérennité et de la prospérité de l’Éthiopie.   « La démocratie constitue le fondement sur lequel nous construisons un État fort », a déclaré Adem. Il a insisté sur la nécessité d’efforts collectifs et de sacrifices partagés afin de créer un environnement favorable à l’épanouissement de la gouvernance démocratique et des institutions nationales.   Adem a observé que la participation active des citoyens à toutes les étapes du processus démontrait clairement leur attachement au développement démocratique.   Il a chaleureusement félicité le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne ainsi que ses organisations membres pour leur contribution déterminante à l’éducation civique et aux campagnes de sensibilisation, qui ont permis aux citoyens d’exercer leurs droits constitutionnels de façon responsable et efficace.   Adem a souligné que d’importantes mesures ont été adoptées au cours des dernières années afin de renforcer le rôle des organisations de la société civile (OSC) dans le développement national et l’édification de l’État.   La forte mobilisation et l’engagement des citoyens lors des septièmes élections générales, a-t-il ajouté, constituent le résultat direct de ces efforts continus.   Pour l’avenir, Adem a renouvelé l’engagement du gouvernement à renforcer les organisations de la société civile et à approfondir les partenariats afin de poursuivre la progression démocratique de l’Éthiopie.   Il a également indiqué que les initiatives destinées à instaurer un environnement politique équilibré, encourageant une concurrence saine et une coopération constructive, continueront de figurer parmi les priorités des années à venir.
Le conseiller à la sécurité du Premier ministre affirme qu’un accès souverain de l’Éthiopie à la mer favorise l’intégration et la sécurité
Jun 14, 2026 1545
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Un accès souverain de l’Éthiopie à la mer contribuerait au renforcement de la coopération économique, politique et sécuritaire dans la région, a déclaré à l’ENA Kenea Yadeta, conseiller à la sécurité du Premier ministre et ministre d’État.   Selon lui, la démarche entreprise par l’Éthiopie pour obtenir un accès à la mer relève avant tout d’une question de souveraineté nationale.   Il a souligné que l’absence d’accès maritime est déjà considérée par l’Éthiopie comme un enjeu de sécurité, insistant sur le fait que le pays dispose de bases historiques et juridiques solides pour défendre cette revendication.   « Dans le contexte éthiopien, l’accès à la mer est essentiellement une question de souveraineté. Le pays possède effectivement toutes les justifications historiques et juridiques nécessaires pour bénéficier d’un accès souverain à la mer. »   Le conseiller a ajouté que cette revendication bénéficie d’une acceptation croissante sur le plan national et d’une reconnaissance de plus en plus importante à l’échelle internationale.   La campagne en faveur d’un accès à la mer a rassemblé les Éthiopiens au-delà de leurs appartenances politiques et de leurs différences religieuses, a souligné Kenea.   L’Éthiopie constitue un État clé dans la région, a affirmé le conseiller, précisant qu’elle joue un rôle déterminant dans la croissance économique, l’intégration régionale ainsi que dans la sécurité et la stabilité.   Il a insisté sur le fait que la question de l’accès souverain à la mer dépasse les seules considérations nationales et contribue à une intégration régionale et de voisinage plus vaste, notamment par le renforcement des relations entre l’Éthiopie et ses pays voisins. « La question de l’accès à la mer ne doit pas se limiter aux seuls intérêts nationaux ; elle comporte des implications majeures pour l’intégration économique, politique et sociale de l’ensemble de la région. » Mettant en avant l’interdépendance des questions sécuritaires, Kenea a indiqué que la stabilité de l’Éthiopie influence directement les pays voisins et que les difficultés rencontrées dans des pays tels que la Somalie et le Soudan peuvent également affecter la paix et la sécurité de l’Éthiopie, illustrant ainsi ce qu’il a qualifié de complexe sécuritaire régional. Dans cette perspective, l’Éthiopie soutient la coopération et la connectivité en matière de sécurité, tandis qu’un accès souverain à la mer procurerait des bénéfices économiques, politiques et sécuritaires à l’ensemble de la région. Le conseiller a souligné que la revendication éthiopienne repose sur des fondements historiques et juridiques, ainsi que sur une population de plus de 130 millions d’habitants ; l’obtention d’un accès souverain à la mer aurait donc des répercussions sur l’environnement politique, social et sécuritaire de toute la région. « Si l’Éthiopie parvient à obtenir un accès souverain à la mer sous une forme ou une autre, cela produira des effets positifs sur la situation politique, sociale et sécuritaire dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique », a déclaré M. Kenea. Il a ajouté que la présence souveraine de l’Éthiopie sur le littoral contribuerait favorablement à la paix et à la sécurité régionales, dans l’hypothèse où le pays obtiendrait l’accès maritime qu’il recherche.
Les réformes politiques en Éthiopie ont élargi l’espace civique, affirme le président de l’ECSOC
Jun 14, 2026 1367
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les réformes politiques engagées en Éthiopie au cours des huit dernières années ont largement renforcé la participation citoyenne, permettant aux organisations de la société civile d’évoluer d’une relation de confrontation vers des partenariats constructifs avec les autorités, a déclaré Ahmed Hussein, président du Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC).   M. Hussein a formulé ces observations jeudi soir lors d’une cérémonie nationale de reconnaissance et de félicitations organisée par l’ECSOC afin de célébrer la réussite des septièmes élections générales du pays.   La cérémonie a réuni le président Taye Atskeselassie, le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh, le président de l’ECSOC Ahmed Hussein, de hauts responsables de l’État, des partenaires de développement, des représentants des médias ainsi que d’autres acteurs majeurs.   Hussein a également mis en avant le rôle des organisations de la société civile en tant que pont entre les pouvoirs publics et les citoyens, les qualifiant de mécanismes permettant de faire entendre et transmettre la voix de la population.   Il a rappelé que, bien que la société civile soit demeurée engagée dans la promotion des droits fondamentaux des citoyens et la défense des intérêts nationaux, ces organisations ont longtemps suscité la méfiance, même après l’adoption de cadres juridiques appropriés.   « Avant les réformes politiques, les organisations de la société civile étaient davantage perçues comme une source de préoccupation que comme un appui », a-t-il déclaré.   À la suite des réformes, a-t-il poursuivi, les rapports entre le gouvernement et les organisations de la société civile sont passés « du contrôle au partenariat et de la restriction à la coopération ».   Ahmed a également souligné que l’amélioration de l’environnement civique a permis aux organisations de la société civile d’assumer un rôle plus important dans l’encouragement de la participation des citoyens aux élections.   Il a ajouté que l’ECSOC et ses organisations partenaires ont entrepris d’importantes initiatives dans les domaines des droits humains et de la responsabilité sociale, contribuant à faire comprendre au public que les élections constituent un pilier essentiel de la gouvernance démocratique.   Selon lui, les citoyens participent désormais de manière croissante à l’édification du système démocratique, plutôt que de demeurer de simples spectateurs passifs.   La réussite des organisations de la société civile doit être évaluée à l’aune de leur contribution à la paix, au développement et au renforcement de l’État.   Il a également salué le travail accompli par la Commission électorale nationale d’Éthiopie, qui exerce son mandat de manière indépendante, a-t-il indiqué.   Le président du Comité exécutif du Conseil économique et social (ECSOC) a par ailleurs félicité l’ensemble des acteurs impliqués dans les 7es élections générales, notamment les institutions de sécurité, les partis politiques, l’IGAD, les observateurs électoraux de l’Union africaine, les médias ainsi que les institutions juridiques et démocratiques, pour leur contribution à la tenue d’un processus électoral pacifique.
Les 7es élections générales en Éthiopie consolident la culture démocratique, affirme le vice-Premier ministre
Jun 14, 2026 1105
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a qualifié les 7es élections générales du pays d’étape majeure dans l’évolution démocratique, saluant un scrutin pacifique marqué par une forte participation citoyenne.   Dans un message publié sur son compte officiel X (anciennement Twitter) à l’issue d’une cérémonie nationale de reconnaissance organisée en présence du président Taye Atske Selassie, le vice-Premier ministre Temesgen a exprimé sa gratitude aux organisations de la société civile, aux partis politiques ainsi qu’aux autres parties prenantes pour leur engagement et leur contribution.   « Ces élections ont mis en évidence le renforcement de la culture démocratique éthiopienne, la maturité de la participation civique et la solidité des institutions que nous avons bâties collectivement », a déclaré le vice-Premier ministre.   Il a indiqué que la compétition politique s’était tenue de façon pacifique et responsable dans les bureaux de vote, ajoutant que le processus avait accru la confiance des citoyens et confirmé l’importance du dialogue national ainsi que du respect de la Constitution.   S’agissant de l’avenir, le vice-Premier ministre Temesgen a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre l’élargissement de l’espace démocratique national et à renforcer les capacités des organisations de la société civile ainsi que des institutions politiques.   Il a toutefois précisé que les avancées enregistrées ne représentent pas un aboutissement, mais plutôt une base solide pour construire une Éthiopie davantage pacifique et prospère.
Politique
Le Service de communication du gouvernement distingue les médias et les journalistes pour leur contribution au succès des 7es élections générales
Jun 16, 2026 1204
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement (SCG) a salué les médias et les journalistes pour leur remarquable contribution à la réussite de la couverture des 7es élections générales en Éthiopie ainsi que pour leur rôle majeur dans la diffusion du processus démocratique auprès des audiences nationales et internationales.   À l’occasion de la cérémonie de remise des distinctions, la ministre du Service de communication du gouvernement, Enatalem Melese, a affirmé que le peuple éthiopien avait ouvert une nouvelle page de l’histoire nationale en privilégiant la paix, le respect de l’ordre constitutionnel et l’État de droit.   La ministre a indiqué que la mobilisation collective des médias nationaux avait été essentielle pour favoriser une participation citoyenne informée durant l’ensemble du processus électoral.   Elle a ajouté que leurs analyses et reportages approfondis avaient fortement contribué au maintien de la stabilité du pays et au renforcement de la confiance des citoyens dans les élections.   Selon Enatalem, l’action coordonnée des médias éthiopiens a permis de placer l’intérêt national supérieur au premier rang durant cette étape particulièrement importante pour le pays.   Elle a également mis en lumière la contribution des médias dans la lutte contre les campagnes organisées de désinformation destinées à semer le doute parmi la population et à provoquer une crise constitutionnelle.   « L’action commune des médias nationaux a fait prévaloir l’intérêt suprême du pays, tout en déjouant les tentatives visant à entraîner la nation dans un vide constitutionnel », a déclaré la ministre.   Qualifiant les médias nationaux de ressource stratégique pour le pays, Enatalem a souligné que les organes de presse éthiopiens s’imposent progressivement comme des références crédibles, participant à la préservation de la souveraineté nationale, à la promotion de la paix et à la consolidation des principes démocratiques à travers le pays.   Les responsables des médias présents lors de la cérémonie ont renouvelé l’engagement de leurs institutions à informer les citoyens et à garantir un accès étendu à une information fiable tout au long du processus électoral.   Le directeur général de l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Seife Deribe, a souligné l’ampleur de la couverture électorale assurée par l’agence, précisant que l’ENA avait organisé 19 débats politiques dans cinq langues nationales et créé un centre de réponse aux urgences médiatiques diffusant quotidiennement plus de 1 000 reportages via ses 35 bureaux répartis dans le pays.   Seife a également indiqué que l’ENA avait mobilisé sa plateforme « Le Pouls de l’Afrique » et renforcé sa coopération avec 30 agences de presse régionales et internationales afin de combattre la désinformation et de diffuser des informations exactes et actualisées.   De son côté, le directeur général de la Société éthiopienne de radiodiffusion (EBC), Biniyam Ero, a expliqué que l’institution avait créé un bureau électoral spécialisé et organisé, pour la première fois, des débats politiques multilingues destinés à encourager la participation citoyenne et à remplir sa mission de service public audiovisuel.   Il a ajouté que la coopération étroite avec le Service de communication du gouvernement avait largement favorisé la bonne gestion et la couverture efficace du processus électoral.   Le directeur général du Réseau de radiodiffusion d’Oromia (OBN), Fiseha Belayneh, a pour sa part indiqué que le réseau avait lancé une campagne de compte à rebours de 100 jours avant le scrutin et développé le tableau de bord numérique « OBN », permettant de suivre en temps réel les circonscriptions électorales et les candidats.   Selon Fiseha, l’OBN a mobilisé d’importants moyens humains et techniques afin d’assurer la couverture des élections dans 19 langues, notamment l’arabe et l’anglais, et a diffusé plus de 200 émissions en direct à travers le pays.   Le directeur général de l’Amhara Media Corporation, Muluken Setiye, a quant à lui mis en avant la stratégie progressive de communication électorale adoptée par son institution, axée sur la sensibilisation du public à l’inscription électorale et à la participation citoyenne, malgré les défis opérationnels et sécuritaires rencontrés sur le terrain.   Il a affirmé que cette expérience démontrait le renforcement continu des capacités des médias éthiopiens, aussi bien au niveau fédéral que régional, à fournir une couverture électorale professionnelle.   L’ENA a appris que ce programme de reconnaissance mettait en évidence le rôle déterminant joué par les médias éthiopiens dans l’accès du public à l’information, la promotion de la participation citoyenne et la création d’un environnement électoral pacifique et transparent lors des 7es élections générales du pays.
La diplomatie avance, tandis que les crises perdurent à l’heure de l’incertitude stratégique
Jun 16, 2026 1020
  Par un journaliste La deuxième semaine de juin a offert l’image d’un monde en profonde transformation.   Un accord historique conclu entre les États-Unis et l’Iran a fait naître l’espoir d’un apaisement au Moyen-Orient, alors même que la guerre en Ukraine gagnait en intensité, qu’une nouvelle flambée d’Ebola apparaissait en Afrique centrale et qu’un épisode de chaleur extrême touchait plusieurs régions d’Europe.   Ensemble, ces événements ont mis en évidence le défi grandissant auquel les gouvernements sont confrontés face à l’entrecroisement croissant des risques géopolitiques, sanitaires et climatiques.   Si la diplomatie a apporté des signaux encourageants dans l’une des zones les plus sensibles de la planète, les conflits, les pressions environnementales et les menaces pesant sur la santé publique ont continué à éprouver la résilience des États et des institutions internationales.   Les développements de la semaine ont rappelé que, dans le monde interconnecté actuel, avancées et dangers évoluent souvent simultanément.   L’accord entre Washington et Téhéran ouvre une opportunité diplomatique   L’événement diplomatique le plus marquant de la semaine s’est produit au Moyen-Orient, où les États-Unis et l’Iran ont annoncé un accord historique destiné à réduire les tensions après plusieurs mois de confrontation.   Cet accord, dont la signature officielle doit avoir lieu en Suisse, prévoit des mesures visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à alléger les restrictions affectant le commerce maritime et régional.   Cette annonce a été favorablement accueillie par les marchés internationaux, les prix de l’énergie ayant reculé dans un contexte d’espoir d’une stabilité accrue dans l’une des régions les plus stratégiques du globe.   Les analystes ont décrit cet accord comme une avancée majeure vers la réduction des tensions militaires et la reprise des échanges diplomatiques.   Cette percée a suscité un optimisme mesuré parmi les diplomates et les observateurs internationaux. Toutefois, plusieurs interrogations demeurent quant à son application, notamment parce que Washington et Téhéran continuent d’interpréter différemment certaines clauses.   Les spécialistes soulignent que, même si l’accord constitue un progrès diplomatique important, la stabilité à long terme dépendra finalement de sa capacité à répondre aux préoccupations sécuritaires plus profondes et aux rivalités régionales anciennes qui façonnent les relations entre les deux pays depuis plusieurs décennies.   Le conflit en Ukraine entre dans une phase plus dévastatrice   Alors que des avancées diplomatiques prenaient forme au Moyen-Orient, le conflit en Ukraine a évolué dans la direction inverse.   Les responsables des Nations Unies ont qualifié les dernières semaines parmi les plus meurtrières depuis le début de la guerre, l’intensification des frappes de missiles et de drones ayant provoqué d’importants dommages aux infrastructures civiles, aux installations énergétiques et aux réseaux de transport.   L’escalade des violences a accentué la pression humanitaire, entraîné le déplacement de davantage de civils et rendu encore plus difficiles les efforts visant à relancer l’activité économique dans les zones concernées.   Malgré la poursuite des contacts diplomatiques, les perspectives d’un règlement négocié demeurent limitées.   Au-delà de l’Ukraine, ce conflit continue d’avoir des répercussions sur les marchés alimentaires mondiaux, l’approvisionnement énergétique et la stabilité internationale dans son ensemble, mettant en lumière les conséquences profondes d’une guerre prolongée dans un monde fortement interconnecté.   Épidémie d’Ebola : des préoccupations persistantes en matière de sécurité sanitaire   Les autorités sanitaires ont été confrontées à de nouveaux défis cette semaine après l’annonce d’une nouvelle flambée d’Ebola en République démocratique du Congo.   Cette épidémie, provoquée par une souche relativement rare du virus, a conduit les services de santé à déployer rapidement des systèmes de surveillance, des opérations de traçage des contacts et des campagnes de sensibilisation destinées à limiter une propagation plus étendue.   Les spécialistes de la santé ont indiqué que cette flambée présente des défis supplémentaires, les vaccins et traitements disponibles pour cette souche ayant fait l’objet de moins de recherches que ceux développés contre les variants plus répandus d’Ebola.   Cette situation a ravivé les débats sur la préparation sanitaire mondiale et sur la nécessité de renforcer les infrastructures de santé, notamment dans les régions vulnérables où les ressources limitées peuvent compliquer les réponses d’urgence.   Plusieurs années après que la pandémie de COVID-19 a profondément transformé les stratégies internationales de santé publique, cette épidémie rappelle que les maladies infectieuses demeurent une menace mondiale durable.   L’Europe confrontée à un choc climatique précoce : les enjeux climatiques sont également restés au centre de l’agenda international, l’Europe ayant connu l’une des vagues de chaleur les plus précoces et les plus sévères de ces dernières décennies.   Des températures exceptionnellement élevées ont entraîné des alertes sanitaires dans de nombreux pays, exercé une forte pression sur les réseaux électriques et renforcé les inquiétudes liées aux pénuries d’eau, à la productivité agricole et aux risques d’incendies de forêt.   Les populations les plus fragiles, notamment les personnes âgées et celles souffrant de pathologies préexistantes, ont été davantage exposées aux maladies associées à la chaleur.   Les scientifiques ont averti à de nombreuses reprises que l’Europe se réchauffe plus rapidement que n’importe quel autre continent.   Les conséquences deviennent toujours plus visibles : sécheresses prolongées, diminution du niveau des cours d’eau, perturbations des réseaux de transport et pression croissante sur les systèmes de production alimentaire.   Pour les spécialistes du climat, cette vague de chaleur ne constitue pas un phénomène isolé, mais s’inscrit dans une tendance plus large de transformations environnementales qu’il devient de plus en plus difficile de négliger.   La rivalité stratégique se poursuit au-delà des zones de conflit Parallèlement aux crises immédiates de la semaine, de profondes évolutions dans l’équilibre des puissances mondiales ont continué à façonner les relations internationales.   La concurrence entre les grandes puissances s’étend désormais bien au-delà des rivalités militaires classiques, touchant des secteurs tels que l’intelligence artificielle, la fabrication de semi-conducteurs, les minéraux stratégiques, les technologies avancées et les chaînes d’approvisionnement essentielles.   Les gouvernements d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie investissent fortement dans l’innovation technologique et la résilience économique, considérant ces domaines comme des éléments fondamentaux de la sécurité nationale et de la compétitivité future.   Dans le même temps, la prolongation des conflits et l’incertitude géopolitique ont alimenté les débats sur les budgets de défense, l’état de préparation militaire et les priorités stratégiques, alors que les États cherchent à s’adapter à un environnement international en constante évolution.   L’évolution de cette compétition suggère qu’au XXIe siècle, l’influence sera déterminée non seulement par les capacités militaires, mais également par le leadership technologique, la puissance économique et la maîtrise des ressources stratégiques.   Un monde confronté à des risques multiples À l’issue de la semaine, la situation internationale reflétait à la fois un optimisme mesuré et une incertitude persistante.   L’accord émergent entre les États-Unis et l’Iran a montré que la diplomatie demeure capable d’atténuer les tensions, même dans les différends les plus complexes.   Toutefois, la poursuite de la guerre en Ukraine, l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale et l’aggravation des pressions climatiques en Europe ont mis en évidence l’ampleur des défis encore à surmonter.   Plus important encore, les événements de la semaine ont souligné une réalité essentielle des relations internationales contemporaines : la sécurité ne peut plus être appréhendée uniquement à travers le prisme de la guerre et de la paix.   La santé publique, la résilience climatique, la compétitivité technologique, la sécurité énergétique et la diplomatie constituent désormais des piliers étroitement interdépendants de la stabilité mondiale.   Pour les gouvernements à travers le monde, le défi n’est plus de répondre à une seule crise à la fois, mais de gérer simultanément plusieurs menaces dans un contexte où des événements survenant dans une région peuvent rapidement produire des effets à l’échelle continentale.   Cette réalité pourrait bien façonner les relations internationales durant les années à venir.
Septième élection générale en Éthiopie : un exemple pour l’Afrique, affirme l’ambassadeur de l’Inde
Jun 15, 2026 1753
Addis-Abeba, le 15 juin 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a présenté les septièmes élections générales éthiopiennes comme une référence pour les autres nations africaines, mettant en avant le niveau élevé de participation, le recours efficace aux technologies et le caractère pacifique du processus démocratique.   Lors d’un entretien exclusif accordé à ENA, l’ambassadeur Rai a indiqué que ces élections illustrent des avancées notables dans la participation démocratique et l’organisation électorale, ajoutant que les missions d’observation avaient porté une appréciation favorable sur le déroulement du scrutin.   Les septièmes élections générales en Éthiopie, organisées le 1er juin 2026, ont été suivies par des missions d’observation de l’Union africaine (UA), de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) ainsi que de la Coalition des organisations de la société civile éthiopienne pour l’observation des élections.   Selon l’ambassadeur Rai, ce scrutin témoigne de la maturité démocratique grandissante de l’Éthiopie et de sa volonté de renforcer la participation des citoyens à la gouvernance.   « Le taux de participation a fortement progressé par rapport aux élections précédentes, notamment grâce à l’enregistrement d’un grand nombre de nouveaux électeurs », a-t-il déclaré.   Évoquant les réformes politiques mises en œuvre ces dernières années, M. Rai a affirmé : « Je me souviens de l’arrivée au pouvoir de Son Excellence le Premier ministre Abiy Ahmed ; il avait alors demandé à son parti de se rapprocher de la population et d’augmenter le nombre d’électeurs enregistrés. »   L’ambassadeur a indiqué que le nombre de suffrages exprimés lors de cette élection avait progressé de 46 % par rapport au précédent cycle électoral. Il a également mis en avant la forte participation féminine, précisant que près de 40 % des électeurs inscrits étaient des femmes.   « Il s’agit d’une réussite remarquable », a-t-il déclaré.   Rai a également souligné la contribution de la technologie à l’amélioration de l’administration électorale, évoquant les systèmes numériques d’enregistrement des électeurs et d’autres innovations ayant renforcé l’efficacité et la transparence du processus.   Selon lui, les missions d’observation régionales et internationales ont elles aussi salué l’utilisation de la technologie par l’Éthiopie tout au long des opérations électorales.   « Elles ont jugé remarquable la manière dont la technologie a été employée pour l’inscription des électeurs ainsi que pour différentes étapes du processus électoral », a-t-il expliqué.   L’ambassadeur a ajouté que les missions d’observation considéraient l’expérience électorale éthiopienne comme une source d’inspiration importante pour les pays africains.   « Ils ont estimé qu’il s’agissait d’un modèle pour l’Afrique », a-t-il déclaré.   Rai a également mis en avant le rôle essentiel des institutions africaines dans l’évaluation des évolutions du continent, soulignant que l’Union africaine et l’IGAD avaient toutes deux déployé des missions d’observation conformément à leurs responsabilités.   « Les questions africaines doivent être prises en charge par les dirigeants africains, et c’est pour cette raison que l’Union africaine et l’IGAD ont envoyé leurs observateurs », a-t-il ajouté.   L’ambassadeur a insisté sur le fait que les élections devaient être appréciées dans leur contexte global, en s’appuyant sur les conclusions des missions d’observation reconnues qui, selon lui, ont confirmé le caractère pacifique, crédible et démocratique du processus électoral en Éthiopie.
L’Éthiopie cette semaine : budget historique, essor numérique et avancées démocratiques
Jun 14, 2026 3116
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Certaines semaines passent discrètement dans la vie d’un pays. D’autres mettent clairement en lumière la voie qu’il emprunte. Celle qui vient de s’achever appartient incontestablement à cette seconde catégorie.   Entre l’appel du Premier ministre Abiy Ahmed à accélérer la transformation numérique et à renforcer la protection de l’environnement, la présentation du budget fédéral le plus élevé jamais proposé en Éthiopie, les avancées notables du Dialogue national et la reconnaissance internationale croissante des réformes économiques du pays, cette semaine a illustré la marche régulière d’une nation vers des objectifs ambitieux, malgré un environnement politique et régional complexe.   Au cœur de ces évolutions se trouve une même idée : la confiance. Confiance dans les réformes engagées, confiance dans les institutions nationales et confiance dans l’avenir de l’Éthiopie.   Façonner l’avenir : population, innovation et environnement   La semaine a débuté par deux messages majeurs du Premier ministre Abiy Ahmed, reflétant la vision de développement à long terme de l’Éthiopie.   Le premier concernait la technologie et l’innovation. En célébrant le seuil des cinq millions d’Éthiopiens formés dans le cadre de l’Initiative des codeurs éthiopiens, le Premier ministre a rappelé le rôle central de la transformation numérique dans le futur du pays.   Au-delà de cette réalisation remarquable, l’initiative démontre la volonté de l’Éthiopie de doter sa jeunesse des compétences indispensables pour évoluer dans une économie mondiale toujours plus numérique et fondée sur l’innovation.   Le second message était consacré au développement durable. Le Premier ministre a annoncé la préparation de plus de huit milliards de jeunes plants pour la campagne « Héritage vert » de cette année, réaffirmant ainsi l’engagement du pays en faveur de la restauration des écosystèmes et de la résilience climatique.   Ce qui avait commencé comme une vaste campagne de plantation d’arbres est désormais devenu l’une des initiatives environnementales les plus ambitieuses du continent africain, suscitant l’intérêt international tout en contribuant à la lutte contre la dégradation des terres et les effets du changement climatique.   Ces deux initiatives traduisent ensemble une vision nationale cohérente : investir à la fois dans le potentiel humain de l’Éthiopie et dans la préservation de son environnement.   Un budget fédéral historique, reflet de la confiance économique   L’événement économique majeur de la semaine a été la présentation du projet de budget fédéral pour le prochain exercice budgétaire, le plus important jamais élaboré dans l’histoire du pays.   En présentant ce budget devant le Parlement, le ministre des Finances, Ahmed Shide, a décrit une économie engagée dans une profonde transformation.   Selon lui, les réformes macroéconomiques coordonnées ont permis de préserver une croissance soutenue tout en réduisant nettement l’inflation par rapport aux niveaux exceptionnellement élevés enregistrés auparavant.   Ce projet budgétaire dépasse largement le cadre d’un simple programme financier ; il reflète la confiance des autorités dans la trajectoire actuelle des réformes économiques.   Pensé pour consolider les acquis récents, le budget accorde la priorité aux infrastructures, aux services sociaux, aux secteurs productifs et à la stabilité macroéconomique.   Il témoigne de la volonté du gouvernement de maintenir la dynamique de croissance tout en élargissant les opportunités offertes aux citoyens à travers le pays.   À un moment où de nombreuses économies émergentes demeurent confrontées aux pressions inflationnistes, à l’endettement et aux chocs extérieurs, la capacité de l’Éthiopie à proposer un budget considérablement renforcé tout en préservant la stabilité économique constitue une réalisation notable.   Des institutions démocratiques en voie de consolidation   La semaine a également apporté des signaux encourageants concernant le renforcement du processus démocratique en Éthiopie.   Le président Taye Atske Selassie a souligné que le déroulement pacifique des septièmes élections générales et la participation active des citoyens ont contribué à renforcer les bases de la gouvernance démocratique et de l’édification de l’État-nation.   Les progrès annoncés par la Commission du dialogue national éthiopien revêtent également une importance particulière. Après de larges consultations menées dans l’ensemble du pays, les préparatifs du Dialogue national sont désormais entrés dans leur phase finale, tandis que l’ouverture du forum national est prévue pour le 15 juillet.   Pour de nombreux citoyens, le Dialogue national constitue l’une des initiatives politiques les plus marquantes de l’histoire récente du pays : un cadre destiné à traiter les questions nationales de longue date par le dialogue et la concertation plutôt que par la confrontation.   À ce titre, ce forum devrait représenter une nouvelle étape décisive dans les efforts de l’Éthiopie en faveur d’une paix durable, d’un consensus national renforcé et d’une stabilité politique pérenne.   La paix et la stabilité restent au cœur des priorités nationales   Les questions de paix et de sécurité ont continué de dominer les discussions nationales tout au long de la semaine.   Dans une interview accordée à l’ENA, l’ancien président du TPLF, Aregawi Berhe, a soutenu que les efforts de paix engagés par le gouvernement fédéral dans la région du Tigré n’avaient pas reçu de réponse équivalente et avaient plutôt été utilisés par certains membres de l’ancienne direction du TPLF pour se réorganiser sur les plans politique et militaire.   Dans le même esprit, le professeur Kindeya Gebrehiwot, chef du secrétariat du Cabinet de la première administration régionale intérimaire du Tigré, a mis en garde contre les risques que représentent les récents développements pour le fragile processus de reconstruction de la région.   S’exprimant auprès de l’ENA, le professeur Kindeya a affirmé qu’une aile radicale du TPLF désormais fragmenté menait des activités susceptibles de replonger le nord de l’Éthiopie dans l’instabilité.   Il a qualifié ce groupe de « faction criminelle », accusée d’avoir renversé illégalement l’administration régionale intérimaire et de continuer à faire obstacle à la mise en œuvre de l’Accord de Pretoria ainsi qu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.   Selon lui, cette faction œuvre de manière constante à compromettre les efforts de paix et à ralentir le processus de reconstruction engagé après le conflit au Tigray.   Parallèlement aux initiatives visant à consolider la paix intérieure, l’Éthiopie a également adopté une nouvelle feuille de route pour une gestion intégrée des frontières. Celle-ci vise à renforcer la gouvernance frontalière, améliorer la coordination institutionnelle, faciliter les échanges et les déplacements légaux, tout en répondant aux enjeux de sécurité.   Dans une région où les interdépendances se renforcent, une gestion efficace des frontières constitue à la fois une exigence sécuritaire et un levier essentiel de développement.   Accès à la mer et coopération régionale La question de l’accès durable de l’Éthiopie à la mer a également occupé une place importante dans les débats de la semaine.   Des experts et universitaires ont estimé que cet enjeu ne devait pas être considéré comme une source de tensions, mais comme une occasion de promouvoir la coopération régionale, les échanges commerciaux et une prospérité partagée à travers la Corne de l’Afrique.   L’accès souverain de l’Éthiopie à la mer renforcerait la coopération économique, politique et sécuritaire régionale, a indiqué à l’ENA Kenea Yadeta, conseiller à la sécurité du Premier ministre et ministre d’État.   Selon lui, la démarche éthiopienne concernant l’accès à la mer relève avant tout d’une question de souveraineté nationale.   Il a rappelé que l’absence d’accès maritime a déjà été identifiée par l’Éthiopie comme un enjeu de sécurité, soulignant que le pays dispose de bases historiques et juridiques solides pour défendre sa revendication.   « Dans le cas de l’Éthiopie, l’accès à la mer constitue essentiellement une question de souveraineté. Le pays dispose effectivement de fondements historiques et juridiques lui permettant de revendiquer un accès souverain à la mer. »   Les analystes ont également souligné qu’un accès maritime stable profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais aussi aux États voisins, en favorisant l’intégration économique, la connectivité régionale et le développement commun. Ces échanges ont renforcé la position constante de l’Éthiopie selon laquelle les intérêts stratégiques nationaux doivent être poursuivis par le dialogue, la coopération mutuellement bénéfique et des moyens pacifiques.   Investir dans le capital humain   Des avancées ont également été enregistrées dans le domaine social.   Un partenariat majeur dans le secteur de la santé entre l’Éthiopie et un important groupe médical indien a été annoncé cette semaine. L’objectif est de développer les soins spécialisés et de renforcer les capacités du système de santé national.   Cette collaboration devrait améliorer l’accès aux traitements avancés tout en soutenant les efforts de modernisation du secteur de la santé à l’échelle du pays.   Par ailleurs, un chercheur de l’Université Harvard a salué les initiatives menées à Addis-Abeba en matière de développement de la petite enfance ainsi que les projets de corridors urbains, offrant une reconnaissance internationale supplémentaire aux efforts visant à améliorer les espaces publics et les conditions de vie des citoyens.   À travers la capitale, les projets de corridors urbains demeurent l’un des symboles les plus visibles de la transformation urbaine engagée par l’Éthiopie.   Une semaine portée par une dynamique encourageante   Pris séparément, chacun de ces événements revêt une importance particulière. Ensemble, ils dessinent une réalité plus large.   Un gouvernement qui présente le budget le plus élevé de son histoire. Des millions de citoyens formés aux compétences numériques. Une vaste campagne de restauration environnementale. Des institutions démocratiques qui poursuivent leur consolidation. Un Dialogue national qui s’approche d’une étape décisive. Des partenariats internationaux qui se multiplient.   De nouveaux investissements dans le domaine de la santé. Et un intérêt croissant pour l’intégration régionale ainsi que pour la coopération économique.   Comme tout pays en développement, l’Éthiopie reste confrontée à des défis importants. Néanmoins, les événements de cette semaine témoignent d’une nation davantage orientée vers la transformation durable que vers les incertitudes du moment.   S’il fallait retenir un fil conducteur à travers les développements de la semaine, ce serait celui d’une dynamique positive.   Et pour l’Éthiopie, cette dynamique pourrait constituer l’un des atouts les plus déterminants dans sa progression vers la prospérité, la stabilité et le renouveau national.
Les septièmes élections générales illustrent l’attachement des citoyens à la démocratie, affirme Adem Farah
Jun 14, 2026 1459
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les septièmes élections générales organisées en Éthiopie ont démontré le profond engagement des citoyens en faveur de l’édification d’un système démocratique robuste, a déclaré Adem Farah, responsable du Centre de coordination pour la consolidation de la démocratie et vice-Premier ministre.   Prenant la parole hier lors d’une cérémonie nationale de reconnaissance et de remerciement organisée par le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne, M. Farah a souligné que le déroulement réussi du scrutin reflète l’adhésion croissante des citoyens et des parties prenantes aux valeurs démocratiques à travers le pays.   La cérémonie a rendu hommage aux organisations de la société civile, aux partis politiques ainsi qu’aux autres acteurs majeurs pour leur contribution constructive au processus électoral.   Il a remercié le Conseil pour l’organisation de cette initiative et a salué les institutions ainsi que les individus ayant joué un rôle décisif dans le succès des élections.   Qualifiant la mise en place d’institutions solides de signe de civilisation, il a souligné que la démocratie reste le socle essentiel de la stabilité, de la pérennité et de la prospérité de l’Éthiopie.   « La démocratie constitue le fondement sur lequel nous construisons un État fort », a déclaré Adem. Il a insisté sur la nécessité d’efforts collectifs et de sacrifices partagés afin de créer un environnement favorable à l’épanouissement de la gouvernance démocratique et des institutions nationales.   Adem a observé que la participation active des citoyens à toutes les étapes du processus démontrait clairement leur attachement au développement démocratique.   Il a chaleureusement félicité le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne ainsi que ses organisations membres pour leur contribution déterminante à l’éducation civique et aux campagnes de sensibilisation, qui ont permis aux citoyens d’exercer leurs droits constitutionnels de façon responsable et efficace.   Adem a souligné que d’importantes mesures ont été adoptées au cours des dernières années afin de renforcer le rôle des organisations de la société civile (OSC) dans le développement national et l’édification de l’État.   La forte mobilisation et l’engagement des citoyens lors des septièmes élections générales, a-t-il ajouté, constituent le résultat direct de ces efforts continus.   Pour l’avenir, Adem a renouvelé l’engagement du gouvernement à renforcer les organisations de la société civile et à approfondir les partenariats afin de poursuivre la progression démocratique de l’Éthiopie.   Il a également indiqué que les initiatives destinées à instaurer un environnement politique équilibré, encourageant une concurrence saine et une coopération constructive, continueront de figurer parmi les priorités des années à venir.
Le conseiller à la sécurité du Premier ministre affirme qu’un accès souverain de l’Éthiopie à la mer favorise l’intégration et la sécurité
Jun 14, 2026 1545
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Un accès souverain de l’Éthiopie à la mer contribuerait au renforcement de la coopération économique, politique et sécuritaire dans la région, a déclaré à l’ENA Kenea Yadeta, conseiller à la sécurité du Premier ministre et ministre d’État.   Selon lui, la démarche entreprise par l’Éthiopie pour obtenir un accès à la mer relève avant tout d’une question de souveraineté nationale.   Il a souligné que l’absence d’accès maritime est déjà considérée par l’Éthiopie comme un enjeu de sécurité, insistant sur le fait que le pays dispose de bases historiques et juridiques solides pour défendre cette revendication.   « Dans le contexte éthiopien, l’accès à la mer est essentiellement une question de souveraineté. Le pays possède effectivement toutes les justifications historiques et juridiques nécessaires pour bénéficier d’un accès souverain à la mer. »   Le conseiller a ajouté que cette revendication bénéficie d’une acceptation croissante sur le plan national et d’une reconnaissance de plus en plus importante à l’échelle internationale.   La campagne en faveur d’un accès à la mer a rassemblé les Éthiopiens au-delà de leurs appartenances politiques et de leurs différences religieuses, a souligné Kenea.   L’Éthiopie constitue un État clé dans la région, a affirmé le conseiller, précisant qu’elle joue un rôle déterminant dans la croissance économique, l’intégration régionale ainsi que dans la sécurité et la stabilité.   Il a insisté sur le fait que la question de l’accès souverain à la mer dépasse les seules considérations nationales et contribue à une intégration régionale et de voisinage plus vaste, notamment par le renforcement des relations entre l’Éthiopie et ses pays voisins. « La question de l’accès à la mer ne doit pas se limiter aux seuls intérêts nationaux ; elle comporte des implications majeures pour l’intégration économique, politique et sociale de l’ensemble de la région. » Mettant en avant l’interdépendance des questions sécuritaires, Kenea a indiqué que la stabilité de l’Éthiopie influence directement les pays voisins et que les difficultés rencontrées dans des pays tels que la Somalie et le Soudan peuvent également affecter la paix et la sécurité de l’Éthiopie, illustrant ainsi ce qu’il a qualifié de complexe sécuritaire régional. Dans cette perspective, l’Éthiopie soutient la coopération et la connectivité en matière de sécurité, tandis qu’un accès souverain à la mer procurerait des bénéfices économiques, politiques et sécuritaires à l’ensemble de la région. Le conseiller a souligné que la revendication éthiopienne repose sur des fondements historiques et juridiques, ainsi que sur une population de plus de 130 millions d’habitants ; l’obtention d’un accès souverain à la mer aurait donc des répercussions sur l’environnement politique, social et sécuritaire de toute la région. « Si l’Éthiopie parvient à obtenir un accès souverain à la mer sous une forme ou une autre, cela produira des effets positifs sur la situation politique, sociale et sécuritaire dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique », a déclaré M. Kenea. Il a ajouté que la présence souveraine de l’Éthiopie sur le littoral contribuerait favorablement à la paix et à la sécurité régionales, dans l’hypothèse où le pays obtiendrait l’accès maritime qu’il recherche.
Les réformes politiques en Éthiopie ont élargi l’espace civique, affirme le président de l’ECSOC
Jun 14, 2026 1367
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les réformes politiques engagées en Éthiopie au cours des huit dernières années ont largement renforcé la participation citoyenne, permettant aux organisations de la société civile d’évoluer d’une relation de confrontation vers des partenariats constructifs avec les autorités, a déclaré Ahmed Hussein, président du Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC).   M. Hussein a formulé ces observations jeudi soir lors d’une cérémonie nationale de reconnaissance et de félicitations organisée par l’ECSOC afin de célébrer la réussite des septièmes élections générales du pays.   La cérémonie a réuni le président Taye Atskeselassie, le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh, le président de l’ECSOC Ahmed Hussein, de hauts responsables de l’État, des partenaires de développement, des représentants des médias ainsi que d’autres acteurs majeurs.   Hussein a également mis en avant le rôle des organisations de la société civile en tant que pont entre les pouvoirs publics et les citoyens, les qualifiant de mécanismes permettant de faire entendre et transmettre la voix de la population.   Il a rappelé que, bien que la société civile soit demeurée engagée dans la promotion des droits fondamentaux des citoyens et la défense des intérêts nationaux, ces organisations ont longtemps suscité la méfiance, même après l’adoption de cadres juridiques appropriés.   « Avant les réformes politiques, les organisations de la société civile étaient davantage perçues comme une source de préoccupation que comme un appui », a-t-il déclaré.   À la suite des réformes, a-t-il poursuivi, les rapports entre le gouvernement et les organisations de la société civile sont passés « du contrôle au partenariat et de la restriction à la coopération ».   Ahmed a également souligné que l’amélioration de l’environnement civique a permis aux organisations de la société civile d’assumer un rôle plus important dans l’encouragement de la participation des citoyens aux élections.   Il a ajouté que l’ECSOC et ses organisations partenaires ont entrepris d’importantes initiatives dans les domaines des droits humains et de la responsabilité sociale, contribuant à faire comprendre au public que les élections constituent un pilier essentiel de la gouvernance démocratique.   Selon lui, les citoyens participent désormais de manière croissante à l’édification du système démocratique, plutôt que de demeurer de simples spectateurs passifs.   La réussite des organisations de la société civile doit être évaluée à l’aune de leur contribution à la paix, au développement et au renforcement de l’État.   Il a également salué le travail accompli par la Commission électorale nationale d’Éthiopie, qui exerce son mandat de manière indépendante, a-t-il indiqué.   Le président du Comité exécutif du Conseil économique et social (ECSOC) a par ailleurs félicité l’ensemble des acteurs impliqués dans les 7es élections générales, notamment les institutions de sécurité, les partis politiques, l’IGAD, les observateurs électoraux de l’Union africaine, les médias ainsi que les institutions juridiques et démocratiques, pour leur contribution à la tenue d’un processus électoral pacifique.
Les 7es élections générales en Éthiopie consolident la culture démocratique, affirme le vice-Premier ministre
Jun 14, 2026 1105
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a qualifié les 7es élections générales du pays d’étape majeure dans l’évolution démocratique, saluant un scrutin pacifique marqué par une forte participation citoyenne.   Dans un message publié sur son compte officiel X (anciennement Twitter) à l’issue d’une cérémonie nationale de reconnaissance organisée en présence du président Taye Atske Selassie, le vice-Premier ministre Temesgen a exprimé sa gratitude aux organisations de la société civile, aux partis politiques ainsi qu’aux autres parties prenantes pour leur engagement et leur contribution.   « Ces élections ont mis en évidence le renforcement de la culture démocratique éthiopienne, la maturité de la participation civique et la solidité des institutions que nous avons bâties collectivement », a déclaré le vice-Premier ministre.   Il a indiqué que la compétition politique s’était tenue de façon pacifique et responsable dans les bureaux de vote, ajoutant que le processus avait accru la confiance des citoyens et confirmé l’importance du dialogue national ainsi que du respect de la Constitution.   S’agissant de l’avenir, le vice-Premier ministre Temesgen a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre l’élargissement de l’espace démocratique national et à renforcer les capacités des organisations de la société civile ainsi que des institutions politiques.   Il a toutefois précisé que les avancées enregistrées ne représentent pas un aboutissement, mais plutôt une base solide pour construire une Éthiopie davantage pacifique et prospère.
Social
Le Service de communication du gouvernement distingue les médias et les journalistes pour leur contribution au succès des 7es élections générales
Jun 16, 2026 1204
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement (SCG) a salué les médias et les journalistes pour leur remarquable contribution à la réussite de la couverture des 7es élections générales en Éthiopie ainsi que pour leur rôle majeur dans la diffusion du processus démocratique auprès des audiences nationales et internationales.   À l’occasion de la cérémonie de remise des distinctions, la ministre du Service de communication du gouvernement, Enatalem Melese, a affirmé que le peuple éthiopien avait ouvert une nouvelle page de l’histoire nationale en privilégiant la paix, le respect de l’ordre constitutionnel et l’État de droit.   La ministre a indiqué que la mobilisation collective des médias nationaux avait été essentielle pour favoriser une participation citoyenne informée durant l’ensemble du processus électoral.   Elle a ajouté que leurs analyses et reportages approfondis avaient fortement contribué au maintien de la stabilité du pays et au renforcement de la confiance des citoyens dans les élections.   Selon Enatalem, l’action coordonnée des médias éthiopiens a permis de placer l’intérêt national supérieur au premier rang durant cette étape particulièrement importante pour le pays.   Elle a également mis en lumière la contribution des médias dans la lutte contre les campagnes organisées de désinformation destinées à semer le doute parmi la population et à provoquer une crise constitutionnelle.   « L’action commune des médias nationaux a fait prévaloir l’intérêt suprême du pays, tout en déjouant les tentatives visant à entraîner la nation dans un vide constitutionnel », a déclaré la ministre.   Qualifiant les médias nationaux de ressource stratégique pour le pays, Enatalem a souligné que les organes de presse éthiopiens s’imposent progressivement comme des références crédibles, participant à la préservation de la souveraineté nationale, à la promotion de la paix et à la consolidation des principes démocratiques à travers le pays.   Les responsables des médias présents lors de la cérémonie ont renouvelé l’engagement de leurs institutions à informer les citoyens et à garantir un accès étendu à une information fiable tout au long du processus électoral.   Le directeur général de l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Seife Deribe, a souligné l’ampleur de la couverture électorale assurée par l’agence, précisant que l’ENA avait organisé 19 débats politiques dans cinq langues nationales et créé un centre de réponse aux urgences médiatiques diffusant quotidiennement plus de 1 000 reportages via ses 35 bureaux répartis dans le pays.   Seife a également indiqué que l’ENA avait mobilisé sa plateforme « Le Pouls de l’Afrique » et renforcé sa coopération avec 30 agences de presse régionales et internationales afin de combattre la désinformation et de diffuser des informations exactes et actualisées.   De son côté, le directeur général de la Société éthiopienne de radiodiffusion (EBC), Biniyam Ero, a expliqué que l’institution avait créé un bureau électoral spécialisé et organisé, pour la première fois, des débats politiques multilingues destinés à encourager la participation citoyenne et à remplir sa mission de service public audiovisuel.   Il a ajouté que la coopération étroite avec le Service de communication du gouvernement avait largement favorisé la bonne gestion et la couverture efficace du processus électoral.   Le directeur général du Réseau de radiodiffusion d’Oromia (OBN), Fiseha Belayneh, a pour sa part indiqué que le réseau avait lancé une campagne de compte à rebours de 100 jours avant le scrutin et développé le tableau de bord numérique « OBN », permettant de suivre en temps réel les circonscriptions électorales et les candidats.   Selon Fiseha, l’OBN a mobilisé d’importants moyens humains et techniques afin d’assurer la couverture des élections dans 19 langues, notamment l’arabe et l’anglais, et a diffusé plus de 200 émissions en direct à travers le pays.   Le directeur général de l’Amhara Media Corporation, Muluken Setiye, a quant à lui mis en avant la stratégie progressive de communication électorale adoptée par son institution, axée sur la sensibilisation du public à l’inscription électorale et à la participation citoyenne, malgré les défis opérationnels et sécuritaires rencontrés sur le terrain.   Il a affirmé que cette expérience démontrait le renforcement continu des capacités des médias éthiopiens, aussi bien au niveau fédéral que régional, à fournir une couverture électorale professionnelle.   L’ENA a appris que ce programme de reconnaissance mettait en évidence le rôle déterminant joué par les médias éthiopiens dans l’accès du public à l’information, la promotion de la participation citoyenne et la création d’un environnement électoral pacifique et transparent lors des 7es élections générales du pays.
L’Autorité des médias et le Conseil interreligieux unissent leurs efforts contre les discours haineux et la désinformation
Jun 16, 2026 576
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - L’Autorité éthiopienne des médias (EMA) et le Conseil interreligieux d’Éthiopie (IRCE) ont conclu un protocole d’accord visant à renforcer leur coopération dans la prévention de la désinformation et des discours de haine diffusés par certains médias religieux.   Le document a été paraphé par Haymanot Zeleke, directrice générale de l’EMA, et Kesis Tagai Tadele, secrétaire général du Conseil interreligieux d’Éthiopie.   À cette occasion, Haymanot Zeleke a indiqué que le pays compte actuellement 51 médias religieux en activité.   Selon elle, les contenus produits par ces organes doivent favoriser l’unité, la compréhension mutuelle et la coopération entre les différentes communautés religieuses.   Elle a toutefois relevé que, contrairement à la majorité des médias confessionnels, certains propagent des messages haineux et des informations erronées, soulignant que cet accord constituera un outil important pour combattre ces dérives.   De son côté, le secrétaire général de l’IRCE, Kesis Tagai Tadele, a affirmé que les médias religieux ont la responsabilité de diffuser des contenus conformes à la Constitution et favorisant la paix ainsi que la cohésion sociale.   Dans ce contexte, il a estimé que ce protocole d’accord jouera un rôle essentiel dans la prévention de la propagation des discours de haine et de la désinformation par certains médias religieux.   Il a également été indiqué que les deux institutions mettront en œuvre conjointement des activités de sensibilisation et de renforcement des capacités.
Un spécialiste indien de l’urbanisme salue les avancées d’Addis-Abeba en matière d’infrastructures et de sécurité urbaine pour les enfants
Jun 16, 2026 455
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Un spécialiste indien du développement urbain a salué les transformations en cours des infrastructures d’Addis-Abeba ainsi que les efforts entrepris pour aménager des espaces publics et des rues mieux adaptés aux enfants.   Dans un entretien exclusif accordé à ENA, Arunava Dasgupta, professeur d’urbanisme à l’École de planification et d’architecture (SPA) en Inde, a indiqué qu’Addis-Abeba progresse de manière encourageante dans la création d’environnements urbains plus sûrs, plus verts et davantage inclusifs pour les jeunes générations.   « J’ai l’impression qu’Addis-Abeba avance déjà dans la bonne direction. La ville met en œuvre des actions concrètes », a affirmé Dasgupta, évoquant les investissements croissants consacrés aux espaces publics et à l’aménagement urbain centré sur les besoins des enfants.   Le professeur a observé que des initiatives comparables se développent dans plusieurs pays africains, les villes prenant de plus en plus conscience de l’importance de concevoir des espaces urbains favorisant l’épanouissement des enfants.   « J’ai échangé avec de nombreuses personnes venues du Ghana, d’Accra et du Sénégal. Toutes semblent partager une vision commune concernant les acteurs impliqués dans la création d’espaces adaptés aux enfants », a-t-il expliqué.   Présentant Addis-Abeba comme une référence, Dasgupta a estimé que la capitale éthiopienne applique des pratiques dont d’autres villes pourraient utilement s’inspirer. « Addis-Abeba constitue un exemple convaincant dont d’autres villes devraient, selon moi, s’inspirer sans tarder », a-t-il souligné.   Selon cet expert en urbanisme, des améliorations visibles telles que l’aménagement de nouvelles aires de jeux, l’extension des espaces verts et les initiatives encourageant les enfants à profiter davantage des activités de plein air démontrent des progrès importants déjà perceptibles.   « Il est également question des terrains de jeux et de la création d’espaces verts dans différents quartiers. On en parle de plus en plus », a-t-il ajouté, précisant que ces mesures contribuent déjà à améliorer les conditions de vie des enfants en milieu urbain.   Malgré ces avancées positives, Dasgupta a insisté sur la nécessité d’accorder une attention accrue à la sécurité des rues et des itinéraires reliant les habitations aux écoles et aux établissements de santé.   « Le véritable enjeu est de rendre les déplacements plus sûrs et plus adaptés aux enfants. Ainsi, sur le trajet entre le domicile et l’école, un enfant ne sera pas exposé à des risques mortels. C’est une priorité essentielle », a-t-il averti.   Insistant sur le rôle déterminant de l’aménagement urbain dans la protection des enfants, il a ajouté : « En tant qu’urbanistes, nous considérons les déplacements comme un élément fondamental. Nous ne pouvons pas les négliger. Il est nécessaire d’agir rapidement. »   Dasgupta a également souligné l’importance des espaces extérieurs accessibles pour les enfants vivant dans des zones urbaines de plus en plus densément peuplées.   « Lorsqu’ils vivent dans des appartements, ils doivent avoir la possibilité de sortir de chez eux. Cela implique de pouvoir se rendre à l’école ou dans un centre de santé », a-t-il déclaré, estimant que des espaces publics sûrs et accessibles sont essentiels au développement physique, social et émotionnel des enfants.   Tout en reconnaissant l’ampleur des défis à relever, le professeur a affirmé que les progrès accomplis à Addis-Abeba offrent une base solide pour développer des initiatives d’aménagement urbain plus ambitieuses et davantage centrées sur les enfants, en Éthiopie comme dans le reste du continent africain.   Cette démarche illustre les efforts entrepris à grande échelle pour intégrer des corridors verts, des voies piétonnes, des espaces de loisirs et des lieux publics au tissu urbain, contribuant ainsi à un cadre de vie plus harmonieux et plus inclusif pour l’ensemble des habitants.
Un chercheur de Harvard applaudit la transformation urbaine d'Addis-Abeba en faveur des enfants
Jun 9, 2026 3247
Addis-Abeba, le 9 juin 2026 (ENA) : - Un éminent chercheur de l'Université Harvard a salué les initiatives entreprises par Addis-Abeba pour bâtir une ville favorable aux enfants à travers des investissements dans le développement de la petite enfance, les espaces verts, les terrains de jeux et les infrastructures dédiées aux familles.   Dans une interview exclusive accordée à ENA, James Cairns, chercheur principal au Centre pour le développement de l'enfant de l'Université Harvard, a fait l'éloge de la transformation urbaine d'ensemble de la capitale éthiopienne, qu'il considère comme un exemple plaçant le développement de l'enfant au centre de la planification urbaine.   D'après Cairns, Addis-Abeba a adopté une vision innovante en traitant le développement de la petite enfance comme un investissement municipal durable plutôt que comme un simple service social.   « Addis-Abeba a estimé que cette base essentielle pour les individus et pour la société méritait un investissement important », a-t-il déclaré.   « Ainsi, au-delà des garderies et des établissements scolaires, l'ensemble de la ville devient un environnement favorable au développement harmonieux des enfants. »   Il a souligné que le fait de faire du soutien à la petite enfance une priorité urbaine centrale permet d'intégrer la garde d'enfants, l'éducation, les espaces publics et les services communautaires dans une vision plus large du développement socio-économique.   Cairns a également mis l'accent sur le rôle des espaces verts et des zones de loisirs accessibles dans la promotion du développement sain des enfants.   « La recherche scientifique montre que l'accès à des espaces extérieurs sûrs, accessibles, à des espaces verts, à des arbres et à des terrains de jeux est fondamental pour les enfants. Cela est aussi bénéfique pour les adultes », a-t-il indiqué.   Selon lui, les zones urbaines densément peuplées réduisent souvent les occasions pour les familles de se rencontrer, de jouer et de rester en contact avec la nature.   Il a en outre félicité Addis-Abeba pour ses efforts visant à intégrer les espaces verts et les aires de jeux dans sa stratégie de développement urbain.   « Je pense que le fait qu'un des piliers de l'initiative en faveur de la petite enfance soit consacré aux espaces verts et aux terrains de jeux, et qu'il soit intégré au programme de réaménagement urbain, est particulièrement important », a-t-il affirmé.   Cairns a également souligné les projets d'aménagement des corridors et de restauration des rivières de la ville, estimant que ces initiatives peuvent apporter une contribution importante au bien-être des enfants lorsqu'elles sont conçues en fonction des besoins des familles.   « Comment construire une ville qui soutienne, accueille et soit pensée pour les enfants et les familles ? Tout cela fait pleinement partie de la vision globale de la ville », a-t-il expliqué.   Tout en reconnaissant que les transformations urbaines exigent des choix complexes et des compromis, Cairns a estimé que les avancées réalisées jusqu'à présent sont prometteuses.   « Il existe toujours des difficultés à surmonter. Ce sont des processus complexes qui nécessitent des arbitrages », a-t-il souligné.   Évoquant les évolutions observées depuis sa dernière visite il y a trois ans, Cairns a noté des progrès significatifs dans les programmes de soutien parental, les infrastructures de jeux, les services de garde d'enfants, l'enseignement préscolaire et les projets de réhabilitation des écoles.   Il a qualifié ces réalisations de « remarquables », tout en rappelant l'importance de poursuivre les efforts afin de concrétiser pleinement l'ambition d'Addis-Abeba de devenir une ville conçue pour accompagner les enfants et les familles.   Ces dernières années, Addis-Abeba a mis en œuvre plusieurs projets de modernisation urbaine, notamment l'aménagement de corridors, la restauration des rivières, l'extension des parcs publics et la création d'infrastructures récréatives adaptées aux enfants.   Ces actions s'inscrivent dans la stratégie globale de la ville visant à améliorer les conditions de vie, à promouvoir la durabilité environnementale et à développer des espaces publics inclusifs favorisant le bien-être et l'épanouissement des enfants ainsi que des familles.
Économie
L’Afrique doit renforcer sa visibilité pour exploiter pleinement son potentiel, selon un expert en stratégie médiatique
Jun 16, 2026 960
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le principal défi auquel l’Afrique est confrontée aujourd’hui n’est pas l’absence d’opportunités, mais plutôt un déficit de visibilité, a estimé Sheeraz Hasan, stratège médiatique et entrepreneur de renommée internationale.   Sheeraz a également appelé à une communication africaine plus dynamique afin de mieux faire connaître les vastes potentialités du continent auprès de la communauté internationale.   En visite à Addis-Abeba, il a souligné que l’Afrique dispose d’importantes perspectives économiques, d’une forte capacité d’innovation, d’un riche patrimoine culturel, d’un remarquable réservoir de talents entrepreneuriaux ainsi que de ressources naturelles abondantes.   Il a toutefois indiqué que davantage d’efforts étaient nécessaires pour permettre aux investisseurs, entreprises, touristes et partenaires étrangers de mieux identifier les opportunités disponibles et les moyens d’y accéder.   « L’Afrique ne manque pas d’opportunités ; elle manque de visibilité », a déclaré Hasan.   « Tout le monde sait que le continent regorge de richesses et de potentiel. Le véritable problème est que de nombreux investisseurs et opérateurs économiques ignorent souvent par où commencer, vers qui se tourner et comment naviguer dans la diversité des marchés africains. »   Au cours de son séjour, Hasan a visité les infrastructures médiatiques et de production de The Pulse of Africa et a échangé avec ses responsables sur les moyens de renforcer le récit africain et d’accroître la présence du continent sur la scène internationale.   Créé pour promouvoir les voix authentiques des Africains et déconstruire les stéréotypes, The Pulse of Africa met en avant la transformation économique du continent, l’innovation, les possibilités d’investissement, la richesse culturelle et les réussites africaines, tout en offrant une image équilibrée et résolument tournée vers l’avenir.   Hasan a indiqué que la prochaine étape du développement africain dépendra non seulement des infrastructures, des réformes et des investissements, mais également de la capacité du continent à présenter efficacement ses opportunités au reste du monde.   S’appuyant sur l’exemple de Dubaï, il a expliqué que la communication stratégique avait joué un rôle central dans la transformation de cette ville en un pôle mondial de l’investissement, du tourisme et des affaires.   « Dubaï a réussi grâce à un message clair, cohérent et constamment diffusé à l’échelle mondiale », a-t-il affirmé.   « Les informations relatives à l’investissement, à la création d’entreprises, à la résidence, au tourisme et aux services financiers étaient accessibles et faciles à comprendre. Cela a permis aux investisseurs et entrepreneurs internationaux de savoir exactement comment procéder », a-t-il ajouté.   Il a estimé que les pays africains pouvaient s’inspirer de cette approche tout en préservant leurs identités et leurs avantages comparatifs.   Plutôt que de laisser d’autres raconter leur histoire, les gouvernements, les entreprises, les entrepreneurs et les médias devraient promouvoir activement le récit africain à travers les plateformes numériques, les initiatives culturelles, les manifestations internationales et les partenariats stratégiques.   « L’Afrique possède des produits remarquables, des talents exceptionnels, une grande capacité d’innovation, des destinations touristiques uniques et d’immenses opportunités économiques », a déclaré Hasan. « L’enjeu consiste désormais à les faire connaître au monde entier. »   Il a également insisté sur l’importance grandissante du storytelling, de l’engagement numérique et de la construction de communautés comme leviers de croissance économique dans un environnement mondial de plus en plus connecté.   Selon lui, la visibilité attire l’attention, inspire confiance et favorise les investissements ainsi que les partenariats.   « Lorsque les gens constatent que d’autres réussissent et investissent dans un marché, ils souhaitent eux aussi participer à cette réussite », a-t-il déclaré. « La visibilité génère l’intérêt, et l’intérêt crée des opportunités. »   Hasan a en outre mis l’accent sur la nécessité d’établir des liens avec les jeunes publics internationaux grâce aux créateurs de contenu, aux influenceurs, aux plateformes technologiques, aux événements culturels et aux médias numériques.   Selon lui, ces démarches peuvent permettre aux marques africaines de dépasser leurs marchés nationaux et de gagner en reconnaissance à l’échelle mondiale.   Il a affirmé que la plus grande opportunité du continent réside dans sa capacité à maîtriser son propre récit et à se présenter non seulement comme une destination d’investissement, mais aussi comme un centre mondial d’innovation, d’entrepreneuriat, de culture et de croissance.   Évoquant son séjour en Éthiopie, Hasan s’est dit particulièrement impressionné par les avancées enregistrées par le pays dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’innovation.   Il a souligné qu’Addis-Abeba offre une base solide à la mission plus large de The Pulse of Africa, mettant en avant le riche héritage éthiopien, sa culture dynamique, son potentiel touristique, son fort sentiment national et son écosystème d’innovation en plein essor.   Par ailleurs, Hasan a estimé que la capitale éthiopienne est idéalement positionnée pour devenir un point d’ancrage stratégique d’une initiative continentale associant médias, influence des célébrités et intelligence artificielle afin de renforcer la voix de l’Afrique et d’accroître son rayonnement sur la scène mondiale.
Le Premier ministre Abiy souligne que l’aéroport de Bishoftu fixe un nouveau standard pour l’exécution des mégaprojets en Afrique
Jun 15, 2026 937
Addis-Abeba, le 15 juin 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a indiqué que l’aéroport international de Bishoftu, actuellement en phase de construction, illustre les progrès de l’Éthiopie dans la planification, la gestion et la concrétisation de grands projets d’infrastructure.   Il l’a présenté comme un investissement stratégique appelé à stimuler l’aviation, le tourisme, le commerce et les services, tout en définissant une nouvelle référence africaine en matière de mise en œuvre de projets.   Ce matin, le Premier ministre Abiy s’est rendu sur le vaste site de construction de Bishoftu, où plus de 8 000 travailleurs et près de 4 000 véhicules et équipements de chantier participent à l’un des plus importants projets d’infrastructure actuellement réalisés sur le continent.   S’étendant sur près de 30 kilomètres, le projet s’est mué en un immense complexe de travaux qui évoque une véritable petite ville, a indiqué le Premier ministre.   Le Premier ministre Abiy a précisé que plus de 650 000 litres de carburant sont utilisés chaque jour pour faire fonctionner les machines présentes sur le site, illustrant ainsi l’ampleur et la sophistication du projet.   Il a ajouté que la portée de cette initiative va bien au-delà de la seule construction d’un aéroport.   Il a relevé que de nombreux projets de développement, malgré la disponibilité des ressources nécessaires et des objectifs bien définis, connaissent souvent des retards, des surcoûts et des déficiences de qualité en raison d’insuffisances dans la planification, le contrôle et l’exécution.   Afin de surmonter ces difficultés, le projet de l’aéroport de Bishoftu s’appuie sur des systèmes numériques avancés de suivi, comprenant notamment des drones, des centres de contrôle virtuels et des tableaux de bord en temps réel permettant de surveiller les déplacements des équipements, les travaux de terrassement et l’évolution du chantier.   Selon Abiy, ces technologies permettent aux gestionnaires du projet d’assurer un suivi permanent des opérations et de prendre rapidement les décisions nécessaires grâce aux données disponibles en temps réel.   « Cela nous permet de connaître à tout instant l’état d’avancement de chaque activité », a-t-il déclaré.   Le Premier ministre a affirmé que la coordination de milliers de travailleurs, de véhicules et d’engins à travers un système intégré de gestion procure à l’Éthiopie une expérience précieuse qui pourra être réutilisée dans de futurs projets de développement à travers le pays.   « Si nous réussissons à administrer efficacement un projet d’une telle ampleur, il sera plus simple d’améliorer l’exécution des autres projets », a-t-il souligné.   Le Premier ministre Abiy s’est déclaré convaincu que l’aéroport sera achevé dans les délais prévus, malgré les défis techniques et logistiques propres à un projet de cette dimension.   Il a affirmé que cette réalisation prouve que l’Éthiopie et l’Afrique disposent des capacités nécessaires pour concevoir, organiser et exécuter des infrastructures répondant aux normes internationales.   Au-delà du secteur aérien, l’aéroport devrait générer d’importantes opportunités économiques dans les domaines du tourisme, de la logistique, du commerce, de l’hôtellerie et d’autres activités de services.   « Il s’agit d’une base solide pour les générations futures », a déclaré le Premier ministre, ajoutant que le projet contribuera fortement à la croissance économique et à la compétitivité de l’Éthiopie sur le long terme.   « Aucun agriculteur ne subira de préjudice à cause de ce projet », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que le développement doit améliorer les conditions de vie des communautés locales.   Le Premier ministre a qualifié l’aéroport d’investissement stratégique qui profitera non seulement à l’Éthiopie, mais également à l’Afrique de l’Est et à l’ensemble du continent, grâce au renforcement de la connectivité et à l’attraction d’investissements.   Invitant les Éthiopiens à soutenir les efforts de développement national, le Premier ministre Abiy a souligné qu’une transformation durable ne peut être obtenue que par le travail, la détermination et la mobilisation collective.   Le projet de l’aéroport international de Bishoftu a été lancé conjointement par le gouvernement éthiopien et Ethiopian Airlines afin de répondre à la demande croissante en transport de passagers et de marchandises et d’accompagner l’expansion à long terme du secteur aérien national.   Situé au sud-est d’Addis-Abeba, l’aéroport est en cours d’aménagement pour devenir une importante plateforme aéroportuaire venant compléter l’aéroport international d’Addis-Abeba Bole, dont la capacité approche progressivement de ses limites.   D’après les informations publiées précédemment, la première phase du projet devrait permettre d’accueillir plus de 60 millions de passagers par an, tandis que les extensions futures porteront cette capacité à plus de 110 millions de passagers annuels.   L’aéroport comprendra des terminaux modernes pour les voyageurs, des installations de fret, des infrastructures de maintenance aéronautique ainsi que des services commerciaux, consolidant ainsi la position de l’Éthiopie comme principale porte d’entrée aérienne du continent africain et soutenant ses ambitions dans les secteurs du tourisme, de la logistique, du commerce et de l’investissement.
L'aéroport international de Bishoftu fera de l'Éthiopie une puissance mondiale de l'aviation
Jun 15, 2026 853
Le nouvel aéroport international de Bishoftu, actuellement en construction à près de 40 kilomètres au sud-est d'Addis-Abeba, est appelé à devenir l'un des plus importants centres aéroportuaires de la planète et une avancée déterminante pour l'essor de l'Éthiopie.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a constaté l'évolution rapide des travaux lors d'une visite effectuée sur le chantier ce matin, a rapporté l'ENA.   Prévu pour accueillir jusqu'à 110 millions de voyageurs par an lorsque son schéma directeur sera totalement réalisé, l'aéroport disposera d'une capacité environ 4,4 fois supérieure à celle de l'actuel aéroport international de Bole.   Selon les informations recueillies, il s'agit d'une étape cruciale pour l'avenir du secteur aérien éthiopien.   Les travaux se poursuivent jour et nuit, illustrant l'importance stratégique de cette infrastructure appelée à transformer la place de l'Éthiopie dans le réseau mondial du transport aérien.   Une fois mis en service, l'aéroport accroîtra fortement les capacités de transport de passagers et de marchandises, améliorera les liaisons régionales et internationales et renforcera le statut de l'Éthiopie comme passerelle incontournable entre l'Afrique et le reste du monde.   Destiné à devenir le principal hub d'Ethiopian Airlines, la compagnie aérienne la plus importante et la plus performante du continent, l'aéroport de Bishoftu répondra, selon de nombreux analystes, à la croissance soutenue de la demande en transport aérien et en services logistiques.   En cours de réalisation, cette nouvelle infrastructure contribuera également à accroître la compétitivité du pays sur la scène aéronautique mondiale.   Bien au-delà d'un simple projet d'infrastructure, l'aéroport international de Bishoftu reflète l'ambition à long terme de l'Éthiopie en matière de transformation économique, d'intégration régionale et de développement durable.   Ce projet emblématique placera ce pays d'Afrique de l'Est parmi les grands pôles aéronautiques mondiaux, consolidant davantage son rôle de carrefour stratégique du commerce, de l'investissement et de la connectivité au XXIe siècle.
L’Éthiopie cette semaine : budget historique, essor numérique et avancées démocratiques
Jun 14, 2026 3116
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Certaines semaines passent discrètement dans la vie d’un pays. D’autres mettent clairement en lumière la voie qu’il emprunte. Celle qui vient de s’achever appartient incontestablement à cette seconde catégorie.   Entre l’appel du Premier ministre Abiy Ahmed à accélérer la transformation numérique et à renforcer la protection de l’environnement, la présentation du budget fédéral le plus élevé jamais proposé en Éthiopie, les avancées notables du Dialogue national et la reconnaissance internationale croissante des réformes économiques du pays, cette semaine a illustré la marche régulière d’une nation vers des objectifs ambitieux, malgré un environnement politique et régional complexe.   Au cœur de ces évolutions se trouve une même idée : la confiance. Confiance dans les réformes engagées, confiance dans les institutions nationales et confiance dans l’avenir de l’Éthiopie.   Façonner l’avenir : population, innovation et environnement   La semaine a débuté par deux messages majeurs du Premier ministre Abiy Ahmed, reflétant la vision de développement à long terme de l’Éthiopie.   Le premier concernait la technologie et l’innovation. En célébrant le seuil des cinq millions d’Éthiopiens formés dans le cadre de l’Initiative des codeurs éthiopiens, le Premier ministre a rappelé le rôle central de la transformation numérique dans le futur du pays.   Au-delà de cette réalisation remarquable, l’initiative démontre la volonté de l’Éthiopie de doter sa jeunesse des compétences indispensables pour évoluer dans une économie mondiale toujours plus numérique et fondée sur l’innovation.   Le second message était consacré au développement durable. Le Premier ministre a annoncé la préparation de plus de huit milliards de jeunes plants pour la campagne « Héritage vert » de cette année, réaffirmant ainsi l’engagement du pays en faveur de la restauration des écosystèmes et de la résilience climatique.   Ce qui avait commencé comme une vaste campagne de plantation d’arbres est désormais devenu l’une des initiatives environnementales les plus ambitieuses du continent africain, suscitant l’intérêt international tout en contribuant à la lutte contre la dégradation des terres et les effets du changement climatique.   Ces deux initiatives traduisent ensemble une vision nationale cohérente : investir à la fois dans le potentiel humain de l’Éthiopie et dans la préservation de son environnement.   Un budget fédéral historique, reflet de la confiance économique   L’événement économique majeur de la semaine a été la présentation du projet de budget fédéral pour le prochain exercice budgétaire, le plus important jamais élaboré dans l’histoire du pays.   En présentant ce budget devant le Parlement, le ministre des Finances, Ahmed Shide, a décrit une économie engagée dans une profonde transformation.   Selon lui, les réformes macroéconomiques coordonnées ont permis de préserver une croissance soutenue tout en réduisant nettement l’inflation par rapport aux niveaux exceptionnellement élevés enregistrés auparavant.   Ce projet budgétaire dépasse largement le cadre d’un simple programme financier ; il reflète la confiance des autorités dans la trajectoire actuelle des réformes économiques.   Pensé pour consolider les acquis récents, le budget accorde la priorité aux infrastructures, aux services sociaux, aux secteurs productifs et à la stabilité macroéconomique.   Il témoigne de la volonté du gouvernement de maintenir la dynamique de croissance tout en élargissant les opportunités offertes aux citoyens à travers le pays.   À un moment où de nombreuses économies émergentes demeurent confrontées aux pressions inflationnistes, à l’endettement et aux chocs extérieurs, la capacité de l’Éthiopie à proposer un budget considérablement renforcé tout en préservant la stabilité économique constitue une réalisation notable.   Des institutions démocratiques en voie de consolidation   La semaine a également apporté des signaux encourageants concernant le renforcement du processus démocratique en Éthiopie.   Le président Taye Atske Selassie a souligné que le déroulement pacifique des septièmes élections générales et la participation active des citoyens ont contribué à renforcer les bases de la gouvernance démocratique et de l’édification de l’État-nation.   Les progrès annoncés par la Commission du dialogue national éthiopien revêtent également une importance particulière. Après de larges consultations menées dans l’ensemble du pays, les préparatifs du Dialogue national sont désormais entrés dans leur phase finale, tandis que l’ouverture du forum national est prévue pour le 15 juillet.   Pour de nombreux citoyens, le Dialogue national constitue l’une des initiatives politiques les plus marquantes de l’histoire récente du pays : un cadre destiné à traiter les questions nationales de longue date par le dialogue et la concertation plutôt que par la confrontation.   À ce titre, ce forum devrait représenter une nouvelle étape décisive dans les efforts de l’Éthiopie en faveur d’une paix durable, d’un consensus national renforcé et d’une stabilité politique pérenne.   La paix et la stabilité restent au cœur des priorités nationales   Les questions de paix et de sécurité ont continué de dominer les discussions nationales tout au long de la semaine.   Dans une interview accordée à l’ENA, l’ancien président du TPLF, Aregawi Berhe, a soutenu que les efforts de paix engagés par le gouvernement fédéral dans la région du Tigré n’avaient pas reçu de réponse équivalente et avaient plutôt été utilisés par certains membres de l’ancienne direction du TPLF pour se réorganiser sur les plans politique et militaire.   Dans le même esprit, le professeur Kindeya Gebrehiwot, chef du secrétariat du Cabinet de la première administration régionale intérimaire du Tigré, a mis en garde contre les risques que représentent les récents développements pour le fragile processus de reconstruction de la région.   S’exprimant auprès de l’ENA, le professeur Kindeya a affirmé qu’une aile radicale du TPLF désormais fragmenté menait des activités susceptibles de replonger le nord de l’Éthiopie dans l’instabilité.   Il a qualifié ce groupe de « faction criminelle », accusée d’avoir renversé illégalement l’administration régionale intérimaire et de continuer à faire obstacle à la mise en œuvre de l’Accord de Pretoria ainsi qu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.   Selon lui, cette faction œuvre de manière constante à compromettre les efforts de paix et à ralentir le processus de reconstruction engagé après le conflit au Tigray.   Parallèlement aux initiatives visant à consolider la paix intérieure, l’Éthiopie a également adopté une nouvelle feuille de route pour une gestion intégrée des frontières. Celle-ci vise à renforcer la gouvernance frontalière, améliorer la coordination institutionnelle, faciliter les échanges et les déplacements légaux, tout en répondant aux enjeux de sécurité.   Dans une région où les interdépendances se renforcent, une gestion efficace des frontières constitue à la fois une exigence sécuritaire et un levier essentiel de développement.   Accès à la mer et coopération régionale La question de l’accès durable de l’Éthiopie à la mer a également occupé une place importante dans les débats de la semaine.   Des experts et universitaires ont estimé que cet enjeu ne devait pas être considéré comme une source de tensions, mais comme une occasion de promouvoir la coopération régionale, les échanges commerciaux et une prospérité partagée à travers la Corne de l’Afrique.   L’accès souverain de l’Éthiopie à la mer renforcerait la coopération économique, politique et sécuritaire régionale, a indiqué à l’ENA Kenea Yadeta, conseiller à la sécurité du Premier ministre et ministre d’État.   Selon lui, la démarche éthiopienne concernant l’accès à la mer relève avant tout d’une question de souveraineté nationale.   Il a rappelé que l’absence d’accès maritime a déjà été identifiée par l’Éthiopie comme un enjeu de sécurité, soulignant que le pays dispose de bases historiques et juridiques solides pour défendre sa revendication.   « Dans le cas de l’Éthiopie, l’accès à la mer constitue essentiellement une question de souveraineté. Le pays dispose effectivement de fondements historiques et juridiques lui permettant de revendiquer un accès souverain à la mer. »   Les analystes ont également souligné qu’un accès maritime stable profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais aussi aux États voisins, en favorisant l’intégration économique, la connectivité régionale et le développement commun. Ces échanges ont renforcé la position constante de l’Éthiopie selon laquelle les intérêts stratégiques nationaux doivent être poursuivis par le dialogue, la coopération mutuellement bénéfique et des moyens pacifiques.   Investir dans le capital humain   Des avancées ont également été enregistrées dans le domaine social.   Un partenariat majeur dans le secteur de la santé entre l’Éthiopie et un important groupe médical indien a été annoncé cette semaine. L’objectif est de développer les soins spécialisés et de renforcer les capacités du système de santé national.   Cette collaboration devrait améliorer l’accès aux traitements avancés tout en soutenant les efforts de modernisation du secteur de la santé à l’échelle du pays.   Par ailleurs, un chercheur de l’Université Harvard a salué les initiatives menées à Addis-Abeba en matière de développement de la petite enfance ainsi que les projets de corridors urbains, offrant une reconnaissance internationale supplémentaire aux efforts visant à améliorer les espaces publics et les conditions de vie des citoyens.   À travers la capitale, les projets de corridors urbains demeurent l’un des symboles les plus visibles de la transformation urbaine engagée par l’Éthiopie.   Une semaine portée par une dynamique encourageante   Pris séparément, chacun de ces événements revêt une importance particulière. Ensemble, ils dessinent une réalité plus large.   Un gouvernement qui présente le budget le plus élevé de son histoire. Des millions de citoyens formés aux compétences numériques. Une vaste campagne de restauration environnementale. Des institutions démocratiques qui poursuivent leur consolidation. Un Dialogue national qui s’approche d’une étape décisive. Des partenariats internationaux qui se multiplient.   De nouveaux investissements dans le domaine de la santé. Et un intérêt croissant pour l’intégration régionale ainsi que pour la coopération économique.   Comme tout pays en développement, l’Éthiopie reste confrontée à des défis importants. Néanmoins, les événements de cette semaine témoignent d’une nation davantage orientée vers la transformation durable que vers les incertitudes du moment.   S’il fallait retenir un fil conducteur à travers les développements de la semaine, ce serait celui d’une dynamique positive.   Et pour l’Éthiopie, cette dynamique pourrait constituer l’un des atouts les plus déterminants dans sa progression vers la prospérité, la stabilité et le renouveau national.
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Technologie
L'Éthiopie va accueillir une conférence internationale sur la cybersécurité et l'intelligence artificielle
Jun 16, 2026 754
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - L'Éthiopie s'apprête à accueillir la Conférence internationale sur la cybersécurité et l'intelligence artificielle, un événement de deux jours visant à renforcer la cyber-résilience de l'Afrique, à faire progresser la souveraineté des données et à promouvoir l'adoption sécurisée de l'intelligence artificielle à travers le continent.   La conférence réunira des institutions gouvernementales, des experts en cybersécurité et en IA, des autorités de régulation, des établissements universitaires, des entreprises et des partenaires de développement afin d'échanger des expériences, de partager les meilleures pratiques et de promouvoir des politiques fondées sur des données factuelles.   Les participants discuteront de la mise en œuvre concrète de la cybersécurité, de la réponse aux incidents, de la gestion des crises cybernétiques, de l’évaluation des technologies, de la protection des infrastructures critiques et des solutions de sécurité basées sur l’IA. Lors d’un point de presse tenu aujourd’hui, le Dr Berhane Beyene a déclaré que cet événement intervenait à un moment crucial, alors que l'Afrique accélère son programme de transformation numérique. Il a souligné que la cybersécurité était devenue une nécessité stratégique pour une transformation numérique fiable et une adoption responsable de l'IA. Organisée conjointement par l’Association éthiopienne de cybersécurité (ECSA) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, la conférence vise à renforcer la coopération régionale tout en mettant en avant l’innovation africaine en matière de cybersécurité et d’intelligence artificielle. Dr Berhane a souligné que l’Association éthiopienne de cybersécurité, créée en décembre 2021, est une organisation professionnelle à but non lucratif qui se consacre à la sécurisation de l’écosystème numérique de l’Éthiopie par la sensibilisation, le renforcement des capacités, la recherche, la promotion des politiques et la collaboration entre les acteurs de la cybersécurité. Parmi les principaux partenaires soutenant la conférence figurent Ethio Telecom, l’Administration de la sécurité des réseaux d’information, l’Autorité éthiopienne des communications, le ministère de l’Innovation et de la Technologie, ainsi que plusieurs autres institutions nationales. De plus la conférence devrait attirer des agences de sécurité nationale, des leaders des TIC et de la transformation numérique, des institutions financières, des opérateurs de télécommunications, des exploitants d’infrastructures critiques, des chercheurs en IA, des universités, des pôles d’innovation et des fournisseurs mondiaux de solutions de cybersécurité. Pour sa part, Amos Homodza, de la Section de la gestion des technologies de l'information de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, a déclaré que la conférence se tenait à un moment décisif, alors que les pays africains accélèrent leur transformation numérique, développent leurs services numériques et adoptent de plus en plus les technologies d'intelligence artificielle. Il a souligné que si l'IA offre d'énormes opportunités en matière d'innovation, de productivité et de prestation de services, elle introduit également de nouveaux risques de cybersécurité, notamment des cyberattaques sophistiquées, des deepfakes, la fraude automatisée et la manipulation de l'information. Homodza a souligné l’importance d’une gouvernance responsable de l’IA, de la confiance numérique, de la cyber-résilience et du développement des talents, ajoutant que l’Afrique doit participer activement à façonner l’avenir de l’intelligence artificielle plutôt que de se contenter de consommer des technologies développées ailleurs. La conférence vise à dépasser les discussions théoriques pour se concentrer sur la mise en œuvre pratique, les expériences concrètes, les résultats mesurables et les enseignements exploitables qui aideront l’Afrique à renforcer sa cyber-résilience, à favoriser la coopération régionale et à garantir que la transformation numérique et l’IA restent sûres, fiables et durables.
Le Premier ministre Abiy félicite les Éthiopiens pour le succès du programme des 5 millions de codeurs et appelle à renforcer les ambitions numériques du pays
Jun 11, 2026 2372
Addis-Abeba, le 11 juin 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué la réussite de l’initiative nationale visant à former 5 millions de codeurs éthiopiens, estimant qu’elle témoigne de la capacité, de la créativité et du potentiel technologique de la nation.   Dans un message publié aujourd’hui sur les réseaux sociaux, le chef du gouvernement a annoncé que l’Éthiopie avait atteint et dépassé cet objectif avant l’échéance prévue, avec 5 005 146 inscriptions enregistrées dans les domaines de la programmation, de l’analyse de données, du développement Android et des bases de l’intelligence artificielle depuis le lancement du programme le 23 juillet 2024.   « L’objectif que nous avions fixé pour une période de trois ans a été réalisé en moins de deux ans », a déclaré le Premier ministre Abiy, soulignant que cette performance reflète l’engagement collectif et les immenses capacités des citoyens éthiopiens.   Selon lui, cette réalisation constitue non pas un aboutissement, mais le point de départ d’une nouvelle étape marquée par des ambitions plus élevées.   Le Premier ministre a également indiqué que le pays se fixe désormais pour objectif d’atteindre 7 millions d’inscriptions d’ici août 2026 afin d’intensifier davantage sa transition numérique.   S’adressant particulièrement aux jeunes, il les a encouragés à tirer profit des vacances d’été pour développer des compétences numériques essentielles grâce aux formations gratuites offertes dans le cadre du programme.   « Inscrivez-vous, formez-vous et retournez dans vos établissements non seulement comme étudiants, mais aussi comme leaders numériques certifiés », a-t-il déclaré, rappelant que les participants obtiennent une certification reconnue à l’échelle internationale à l’issue de leur parcours.   L’Initiative des 5 millions de codeurs éthiopiens figure parmi les principaux programmes nationaux consacrés au développement des compétences numériques.   Elle a pour objectif de permettre à des millions de citoyens d’acquérir les connaissances nécessaires pour évoluer dans l’économie numérique mondiale et participer à l’essor technologique de l’Éthiopie.   « L’avenir que vous façonnez commence dès aujourd’hui », a conclu le Premier ministre.
L’Institut éthiopien de recherche agricole dévoile « Etittuu », une culture probiotique destinée à la fermentation du lait
Jun 8, 2026 2566
Addis-Abeba, le 8 juin 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien de recherche agricole (EIAR) a dévoilé une nouvelle culture probiotique, appelée « Etittuu », destinée à assurer la fermentation du lait.   L’institut a procédé au lancement officiel du produit aujourd’hui à l’occasion d’un forum d’échanges et d’une exposition organisés conjointement dans le cadre de la Journée mondiale du lait.   Prenant la parole lors de cette manifestation, Ifa Muleta, conseiller au ministère de l’Agriculture et ministre d’État, a affirmé que la culture probiotique « Etittuu » aidera à réduire les dépenses en devises étrangères en se substituant aux produits importés et devrait contribuer de façon importante à l’amélioration de la productivité du lait et des produits laitiers en Éthiopie.   Il a également indiqué que cette innovation s’inscrit dans les efforts plus larges du gouvernement visant à renforcer la sécurité alimentaire et la nutrition conformément à la politique agricole nationale.   Il a en outre souligné les avancées encourageantes réalisées dans le cadre de l’initiative Yelemat Tirufat (Abondance du panier), mise en œuvre sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed.   D’après lui, ce programme a déjà contribué à améliorer sensiblement la production laitière, tout en favorisant les investissements et en renforçant la participation du secteur privé dans les chaînes de valeur de l’élevage et des produits laitiers.   Il a ajouté que l’introduction de la culture probiotique « Etittuu » devrait stimuler davantage les producteurs ainsi que les autres intervenants de la chaîne de valeur laitière.   Le directeur général de l’EIAR, le professeur Niguse Dechassa, a pour sa part indiqué que cette nouvelle culture probiotique permettra non seulement de diminuer les dépenses en devises liées aux cultures de démarrage importées, mais également de fermenter le lait pasteurisé en quatre heures, améliorant ainsi l’efficacité des opérations de transformation laitière.   Le directeur général a précisé que le lait et les produits laitiers comptent parmi les principaux domaines agricoles faisant l’objet des recherches de l’institut.   Il a également mis en avant la contribution importante de l’institut au secteur agricole grâce au développement de variétés améliorées de cultures et d’animaux d’élevage reposant sur la recherche scientifique.   Selon lui, plusieurs projets de recherche utilisant les biotechnologies pour accroître la productivité laitière sont actuellement en cours de réalisation.
Abiy Ahmed souligne les avancées de l’Éthiopie en matière de souveraineté des données et d’autonomie politique.
May 18, 2026 7764
Addis-Abeba, le 18 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en lumière les avancées réalisées par l’Éthiopie dans le domaine de la souveraineté des données et de l’autonomie politique à l’occasion de la conférence et exposition nationale organisée sous le thème « Souveraineté des données pour l’indépendance politique ».   S’exprimant lors de l’événement tenu à Addis-Abeba le 18 mai 2026, le chef du gouvernement a indiqué que cette initiative constitue une étape importante dans les efforts du pays visant à renforcer sa capacité à produire, administrer et exploiter ses propres données au service du développement national.   Il a salué les progrès enregistrés dans ce secteur stratégique, affirmant qu’à l’ère actuelle, les données représentent une ressource nationale essentielle et un élément central de la souveraineté des États.   Selon le Premier ministre, l’édification d’un État fort et autonome passe par la mise en place de systèmes de données indépendants, crédibles et performants.   Il a souligné que la dépendance à l’égard de données externes ou d’institutions étrangères ne saurait répondre durablement aux ambitions nationales de l’Éthiopie.   Abiy Ahmed a également insisté sur l’importance de développer les capacités nationales en matière de collecte, d’analyse et d’interprétation des données afin de soutenir une gouvernance fondée sur des informations fiables et de consolider l’autonomie décisionnelle du pays.   Le Premier ministre s’est par ailleurs félicité de voir les experts éthiopiens jouer un rôle moteur dans ce domaine grâce à leur savoir-faire et leur esprit d’innovation, y voyant le signe d’une autonomie nationale grandissante.   Enfin, il a rappelé que les initiatives liées aux données ne doivent pas se limiter aux performances technologiques, mais doivent avant tout contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population, en privilégiant des approches centrées sur l’humain et porteuses de retombées socio-économiques concrètes.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 1634
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie.   Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale.   La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays.   Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie.   Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré.   Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. »   Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines.   Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays.   « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. »   Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba.   « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. »   Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ».   Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités.   « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 8684
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 6073
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
L’Initiative de l’empreinte Verte (IHV) : un nouveau chemin vers le développement et l’autonomie alimentaire, affirme le vice-Premier ministre Temesgen
Jun 16, 2026 821
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a indiqué que l’Initiative pour un Héritage Vert (IHV) ouvre une nouvelle voie vers la réconciliation avec l’environnement et l’excellence dans le développement.   Selon lui, l’Initiative pour un Héritage Vert constitue une démarche transformatrice qui rétablit l’harmonie entre l’être humain et la nature tout en ouvrant la voie à un développement exemplaire.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Temesgen a souligné que grâce à l’engagement collectif et aux efforts conjugués de citoyens déterminés à bâtir une Éthiopie prospère, des collines autrefois stériles sont aujourd’hui couvertes d’une végétation abondante.   Le vice-Premier ministre a également mis en avant l’importance cruciale des ressources hydriques et des bassins versants dans la restauration des paysages, convertissant des territoires jadis exposés à la désertification en écosystèmes vivants et florissants.   « Nous avons réussi à surmonter les défis environnementaux ; cela traduit une réconciliation profonde et durable avec la nature », a-t-il déclaré.   En associant étroitement la préservation de l’environnement à l’ambition de souveraineté alimentaire, les vergers se sont développés à travers le pays et produisent déjà des récoltes prometteuses.   Cette avancée majeure, a-t-il ajouté, donne une nouvelle impulsion à l’initiative nationale destinée à atteindre une autosuffisance alimentaire totale.   Le GLI constitue une démonstration éclatante de l’unité nationale, le peuple éthiopien ayant dépassé les divisions politiques et les divergences d’opinion pour surmonter de nombreux obstacles et assurer une victoire durable à la nation ainsi qu’aux générations futures.   Temesgen a affirmé que lorsque les Éthiopiens unissent leurs forces, les résultats sont considérables et les ambitions nationales finissent inévitablement par se concrétiser.   Il a décrit la campagne de plantation de cette année comme une étape déterminante, fruit des efforts antérieurs et couronnement remarquable à partir duquel la nation poursuivra son ascension vers des objectifs encore plus ambitieux.   Évoquant les athlètes légendaires du pays qui mobilisent une énergie exceptionnelle pour franchir la ligne d’arrivée, le vice-Premier ministre a appelé tous les citoyens à se mobiliser.   « Plantons avec davantage d’énergie, de volonté et de rapidité que jamais auparavant », a-t-il lancé.
Le Premier ministre Abiy lance l’empreinte Verte 2026 visant la plantation de 8 milliards de plants.
Jun 16, 2026 406
Addis-Abeba, le 15 juin 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a officiellement donné le coup d’envoi aujourd’hui à l’Initiative Héritage Vert 2026 (GLI) de l’Éthiopie, qui prévoit la mise en terre de 8 milliards de jeunes arbres.   Cette initiative confirme une nouvelle fois l’engagement du pays en faveur de la réhabilitation environnementale et d’un développement durable fondé sur de vastes campagnes de reboisement.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a indiqué que l’Éthiopie entend planter 8 milliards de jeunes arbres durant la campagne de cette année, poursuivant ainsi sa marche vers l’objectif global de 65 milliards d’arbres.   « Aujourd’hui, nous lançons officiellement l’Initiative Héritage Vert de cette année. Avec un objectif de 8 milliards de jeunes arbres en 2026, nous avançons de manière constante vers notre ambition plus large de 65 milliards d’arbres.   Rejoignez cette mobilisation et laissez un héritage vert aux générations futures », a-t-il affirmé.   Le Premier ministre a invité l’ensemble des citoyens à travers le pays à prendre part activement à cette initiative afin de contribuer à la construction d’un avenir plus vert et mieux préparé aux effets du changement climatique.   Lancée en 2019 sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, cette initiative vise à restaurer les écosystèmes dégradés, combattre la déforestation et l’érosion des sols, accroître la couverture forestière, améliorer la qualité de l’air et de l’eau et générer des emplois verts.   Depuis sa création, l’Éthiopie a mis en terre plus de 48 milliards de jeunes arbres à travers le pays, avec la participation de millions de citoyens issus de tous les secteurs, y compris des membres des forces nationales de défense et de sécurité.   Organisée chaque année pendant la saison des pluies, cette campagne est devenue l’un des plus vastes programmes de plantation d’arbres au monde.   L’initiative a également encouragé la plantation de différentes catégories de jeunes plants, notamment des arbres fruitiers, des cultures fourragères, des essences destinées au bois de chauffage ainsi que des plantes ornementales, contribuant à la préservation de l’environnement, au renforcement de la sécurité alimentaire et à l’embellissement des centres urbains.   Grâce au GLI, l’Éthiopie s’est imposée comme une référence mondiale dans la restauration d’écosystèmes à grande échelle et la gestion durable des ressources naturelles, illustrant la force de l’action collective face aux défis climatiques et environnementaux.
Plus de 8 milliards de jeunes plants prêts pour la campagne de plantation du programme « Empreinte verte », annonce le PM Abiy
Jun 13, 2026 1419
Addis-Abeba, le 13 juin 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé que plus de 8 milliards de jeunes plants ont été produits et sont désormais prêts pour la saison de plantation du programme « Héritage vert ».   Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a affirmé que les préparatifs de la saison étaient achevés, tout en soulignant l’importance d’un engagement collectif afin de « planter l’espoir d’un avenir plus vert ».   Au cours des sept dernières années, les campagnes de mobilisation populaire ont permis d’élargir considérablement le couvert forestier national, entraînant une hausse marquée du taux de couverture forestière, passé de 17,2 % en 2019 à 24 %.   L’orientation stratégique de l’initiative met désormais l’accent sur l’intégration d’arbres fruitiers tels que l’avocatier, le manguier, le papayer et le pommier, contribuant ainsi à renforcer la nutrition locale et à générer des revenus d’exportation.   Le programme continue d’avancer vers l’atteinte de ses ambitieux objectifs nationaux grâce à des campagnes de plantation successives menées sur plusieurs années. Dès sa première année, en 2019, la campagne a mobilisé avec succès 20 millions de citoyens et établi un record en mettant en terre 350 millions de jeunes plants en une seule journée.   Le 31 juillet 2025, sous le slogan « Renouveau par la plantation », le pays a franchi une étape mondiale remarquable en mobilisant 27,7 millions de citoyens pour planter 714,7 millions de jeunes plants en 12 heures.   Cette journée historique de plantation a porté à 48 milliards le nombre total de jeunes plants mis en terre, rapprochant ainsi le pays de son objectif final de 50 milliards.   Sur le plan international, l’initiative Héritage vert a renforcé la solidarité panafricaine en fournissant des millions de jeunes plants résistants aux changements climatiques à plusieurs pays voisins, notamment Djibouti, le Soudan du Sud et le Kenya.
Les acteurs de l’écosystème rendent hommage aux entrepreneurs verts et renouvellent leur soutien aux initiatives durables
Jun 10, 2026 2098
ADDIS-ABEBA, 10 juin 2026 (ENA) :- Les acteurs de l’écosystème ont salué les entrepreneurs verts actifs dans les domaines de l’économie circulaire et ont réaffirmé leur volonté de renforcer l’appui accordé à ce secteur en plein essor.   Reach for Change Ethiopia a célébré la cohorte 2025 des entrepreneurs verts engagés dans les programmes Green Innovation Lab (GIL) et Green Business Incubator (GBI), tout en accueillant une nouvelle promotion pour l’année 2026.   Cette initiative a pour objectif d’encourager les pratiques d’économie circulaire ainsi que l’innovation climatique en Éthiopie.   La cérémonie a rassemblé des représentants gouvernementaux, des partenaires de développement, des missions diplomatiques, des acteurs de l’écosystème, des entrepreneurs, des institutions financières et des représentants du secteur privé afin de promouvoir l’entrepreneuriat vert et de consolider la coopération au sein de l’écosystème émergent de l’économie circulaire en Éthiopie.   La rencontre a également permis de mettre à l’honneur les entrepreneurs soutenus par le projet « Déchets de construction et entreprises circulaires en Éthiopie », mis en œuvre par Reach for Change Ethiopia avec l’appui financier de la Fondation IKEA.   Cette initiative accompagne des entreprises à fort impact dirigées par des jeunes et intervenant dans les secteurs de la gestion des déchets, du recyclage, de la réutilisation, de la production durable, des solutions d’économie circulaire et de l’innovation écologique.   Lors de l’ouverture de la cérémonie, Mekdim Gullilat, directrice de Reach for Change Ethiopia, a insisté sur l’importance croissante des solutions locales liées au climat et à l’économie circulaire pour répondre aux défis environnementaux tout en générant des opportunités économiques.   « Aujourd’hui, nous célébrons des entrepreneurs qui transforment les défis en opportunités.   À travers toute l’Éthiopie, nous assistons à l’émergence d’une nouvelle génération d’innovateurs qui valorisent les déchets, développent des modèles économiques durables, créent des emplois et contribuent à bâtir des communautés plus vertes et plus résilientes », a-t-elle déclaré.   Mme Mekdim a indiqué que la promotion 2025 a enregistré des avancées notables dans les domaines de l’entrepreneuriat vert et des solutions d’économie circulaire.   Les entreprises accompagnées par le programme ont créé plus de 202 emplois permanents ainsi que plus de 1 108 emplois à temps partiel.   Elles ont également généré plus de 41 millions de birrs de revenus tout en traitant près de 1,8 million de kilogrammes de déchets.   Elle a ajouté que Reach for Change Ethiopia a, jusqu’à présent, soutenu plus de 2 650 entrepreneurs sociaux, touché plus de 790 000 enfants et jeunes et mobilisé plus de 750 acteurs de l’écosystème dans l’ensemble du pays.   Le directeur général de l’Autorité de protection de l’environnement d’Addis-Abeba, Eshetu Lema, a affirmé que des progrès encourageants sont enregistrés dans la valorisation économique des déchets à travers la capitale.   Il a félicité les entreprises actives dans la gestion et le recyclage des déchets pour leur contribution à la création d’emplois destinés aux jeunes, à l’amélioration de la propreté urbaine et à l’appui du programme de développement durable d’Addis-Abeba.   « Ces entreprises jouent un rôle essentiel dans la réponse aux défis environnementaux tout en créant des emplois et en produisant de la valeur économique », a-t-il souligné.   Eshetu a assuré que l’Autorité poursuivra le renforcement de son soutien aux entrepreneurs verts grâce à des mesures politiques, des mécanismes d’incitation et une coopération accrue avec les différentes parties prenantes.   Selon lui, environ 12,5 % des déchets secs collectés à Addis-Abeba, soit près de 97 000 tonnes par an, font actuellement l’objet d’un recyclage.   Le recyclage des matériaux génère chaque année une valeur économique estimée à plus de 2 milliards de birrs.   Reach for Change est une organisation internationale à but non lucratif fondée en Suède qui agit à l’échelle mondiale pour soutenir les entrepreneurs sociaux et les solutions innovantes destinées à relever les défis de société.   Depuis son implantation en Éthiopie en 2015, Reach for Change Ethiopia travaille avec des entrepreneurs, des acteurs de l’écosystème, des partenaires de développement et diverses institutions afin de renforcer l’innovation, l’entrepreneuriat, l’éducation, les moyens de subsistance et les solutions climatiques à travers le pays.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 23904
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
Article vedette
La diplomatie avance, tandis que les crises perdurent à l’heure de l’incertitude stratégique
Jun 16, 2026 1020
  Par un journaliste La deuxième semaine de juin a offert l’image d’un monde en profonde transformation.   Un accord historique conclu entre les États-Unis et l’Iran a fait naître l’espoir d’un apaisement au Moyen-Orient, alors même que la guerre en Ukraine gagnait en intensité, qu’une nouvelle flambée d’Ebola apparaissait en Afrique centrale et qu’un épisode de chaleur extrême touchait plusieurs régions d’Europe.   Ensemble, ces événements ont mis en évidence le défi grandissant auquel les gouvernements sont confrontés face à l’entrecroisement croissant des risques géopolitiques, sanitaires et climatiques.   Si la diplomatie a apporté des signaux encourageants dans l’une des zones les plus sensibles de la planète, les conflits, les pressions environnementales et les menaces pesant sur la santé publique ont continué à éprouver la résilience des États et des institutions internationales.   Les développements de la semaine ont rappelé que, dans le monde interconnecté actuel, avancées et dangers évoluent souvent simultanément.   L’accord entre Washington et Téhéran ouvre une opportunité diplomatique   L’événement diplomatique le plus marquant de la semaine s’est produit au Moyen-Orient, où les États-Unis et l’Iran ont annoncé un accord historique destiné à réduire les tensions après plusieurs mois de confrontation.   Cet accord, dont la signature officielle doit avoir lieu en Suisse, prévoit des mesures visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à alléger les restrictions affectant le commerce maritime et régional.   Cette annonce a été favorablement accueillie par les marchés internationaux, les prix de l’énergie ayant reculé dans un contexte d’espoir d’une stabilité accrue dans l’une des régions les plus stratégiques du globe.   Les analystes ont décrit cet accord comme une avancée majeure vers la réduction des tensions militaires et la reprise des échanges diplomatiques.   Cette percée a suscité un optimisme mesuré parmi les diplomates et les observateurs internationaux. Toutefois, plusieurs interrogations demeurent quant à son application, notamment parce que Washington et Téhéran continuent d’interpréter différemment certaines clauses.   Les spécialistes soulignent que, même si l’accord constitue un progrès diplomatique important, la stabilité à long terme dépendra finalement de sa capacité à répondre aux préoccupations sécuritaires plus profondes et aux rivalités régionales anciennes qui façonnent les relations entre les deux pays depuis plusieurs décennies.   Le conflit en Ukraine entre dans une phase plus dévastatrice   Alors que des avancées diplomatiques prenaient forme au Moyen-Orient, le conflit en Ukraine a évolué dans la direction inverse.   Les responsables des Nations Unies ont qualifié les dernières semaines parmi les plus meurtrières depuis le début de la guerre, l’intensification des frappes de missiles et de drones ayant provoqué d’importants dommages aux infrastructures civiles, aux installations énergétiques et aux réseaux de transport.   L’escalade des violences a accentué la pression humanitaire, entraîné le déplacement de davantage de civils et rendu encore plus difficiles les efforts visant à relancer l’activité économique dans les zones concernées.   Malgré la poursuite des contacts diplomatiques, les perspectives d’un règlement négocié demeurent limitées.   Au-delà de l’Ukraine, ce conflit continue d’avoir des répercussions sur les marchés alimentaires mondiaux, l’approvisionnement énergétique et la stabilité internationale dans son ensemble, mettant en lumière les conséquences profondes d’une guerre prolongée dans un monde fortement interconnecté.   Épidémie d’Ebola : des préoccupations persistantes en matière de sécurité sanitaire   Les autorités sanitaires ont été confrontées à de nouveaux défis cette semaine après l’annonce d’une nouvelle flambée d’Ebola en République démocratique du Congo.   Cette épidémie, provoquée par une souche relativement rare du virus, a conduit les services de santé à déployer rapidement des systèmes de surveillance, des opérations de traçage des contacts et des campagnes de sensibilisation destinées à limiter une propagation plus étendue.   Les spécialistes de la santé ont indiqué que cette flambée présente des défis supplémentaires, les vaccins et traitements disponibles pour cette souche ayant fait l’objet de moins de recherches que ceux développés contre les variants plus répandus d’Ebola.   Cette situation a ravivé les débats sur la préparation sanitaire mondiale et sur la nécessité de renforcer les infrastructures de santé, notamment dans les régions vulnérables où les ressources limitées peuvent compliquer les réponses d’urgence.   Plusieurs années après que la pandémie de COVID-19 a profondément transformé les stratégies internationales de santé publique, cette épidémie rappelle que les maladies infectieuses demeurent une menace mondiale durable.   L’Europe confrontée à un choc climatique précoce : les enjeux climatiques sont également restés au centre de l’agenda international, l’Europe ayant connu l’une des vagues de chaleur les plus précoces et les plus sévères de ces dernières décennies.   Des températures exceptionnellement élevées ont entraîné des alertes sanitaires dans de nombreux pays, exercé une forte pression sur les réseaux électriques et renforcé les inquiétudes liées aux pénuries d’eau, à la productivité agricole et aux risques d’incendies de forêt.   Les populations les plus fragiles, notamment les personnes âgées et celles souffrant de pathologies préexistantes, ont été davantage exposées aux maladies associées à la chaleur.   Les scientifiques ont averti à de nombreuses reprises que l’Europe se réchauffe plus rapidement que n’importe quel autre continent.   Les conséquences deviennent toujours plus visibles : sécheresses prolongées, diminution du niveau des cours d’eau, perturbations des réseaux de transport et pression croissante sur les systèmes de production alimentaire.   Pour les spécialistes du climat, cette vague de chaleur ne constitue pas un phénomène isolé, mais s’inscrit dans une tendance plus large de transformations environnementales qu’il devient de plus en plus difficile de négliger.   La rivalité stratégique se poursuit au-delà des zones de conflit Parallèlement aux crises immédiates de la semaine, de profondes évolutions dans l’équilibre des puissances mondiales ont continué à façonner les relations internationales.   La concurrence entre les grandes puissances s’étend désormais bien au-delà des rivalités militaires classiques, touchant des secteurs tels que l’intelligence artificielle, la fabrication de semi-conducteurs, les minéraux stratégiques, les technologies avancées et les chaînes d’approvisionnement essentielles.   Les gouvernements d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie investissent fortement dans l’innovation technologique et la résilience économique, considérant ces domaines comme des éléments fondamentaux de la sécurité nationale et de la compétitivité future.   Dans le même temps, la prolongation des conflits et l’incertitude géopolitique ont alimenté les débats sur les budgets de défense, l’état de préparation militaire et les priorités stratégiques, alors que les États cherchent à s’adapter à un environnement international en constante évolution.   L’évolution de cette compétition suggère qu’au XXIe siècle, l’influence sera déterminée non seulement par les capacités militaires, mais également par le leadership technologique, la puissance économique et la maîtrise des ressources stratégiques.   Un monde confronté à des risques multiples À l’issue de la semaine, la situation internationale reflétait à la fois un optimisme mesuré et une incertitude persistante.   L’accord émergent entre les États-Unis et l’Iran a montré que la diplomatie demeure capable d’atténuer les tensions, même dans les différends les plus complexes.   Toutefois, la poursuite de la guerre en Ukraine, l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale et l’aggravation des pressions climatiques en Europe ont mis en évidence l’ampleur des défis encore à surmonter.   Plus important encore, les événements de la semaine ont souligné une réalité essentielle des relations internationales contemporaines : la sécurité ne peut plus être appréhendée uniquement à travers le prisme de la guerre et de la paix.   La santé publique, la résilience climatique, la compétitivité technologique, la sécurité énergétique et la diplomatie constituent désormais des piliers étroitement interdépendants de la stabilité mondiale.   Pour les gouvernements à travers le monde, le défi n’est plus de répondre à une seule crise à la fois, mais de gérer simultanément plusieurs menaces dans un contexte où des événements survenant dans une région peuvent rapidement produire des effets à l’échelle continentale.   Cette réalité pourrait bien façonner les relations internationales durant les années à venir.
Se présenter comme victime tout en fragilisant la paix : comment le TPLF compromet l’Accord de Pretoria
Jun 15, 2026 910
Extrait de The Pulse of Africa (POA)   Addis-Abeba, 15 juin 2026 (ENA) : - Le proverbe amharique « ጅራፍ ራሱ ገርፎ ራሱ ይጮኻል » (celui qui frappe avec le fouet est aussi celui qui crie) reflète avec justesse la posture politique actuelle du Front populaire de libération du Tigré (TPLF).   Plusieurs mois après la conclusion de l’Accord de cessation permanente des hostilités (CoHA) à Pretoria, en Afrique du Sud, une réalité frappante s’est imposée.   Tandis que le gouvernement fédéral éthiopien a multiplié les initiatives de reconstruction, de réconciliation et de réintégration, le TPLF semble renouer avec des pratiques marquées par le non-respect des engagements, la déstabilisation et les rapprochements avec des acteurs extérieurs, tout en cherchant à apparaître comme victime auprès de la communauté internationale.   Pour saisir les difficultés qui entourent le processus de paix, les partenaires internationaux doivent aller au-delà des déclarations et examiner les violations concrètes et documentées de l’Accord de Pretoria attribuées au TPLF, tout en les comparant aux efforts du gouvernement fédéral en faveur de la stabilité.   Violations répétées de l’Accord de Pretoria   L’Accord de Pretoria établissait un cadre juridique précis destiné à restaurer l’ordre constitutionnel et à garantir la sécurité. Pourtant, plusieurs dispositions fondamentales ont été enfreintes de manière répétée par le TPLF.   Maintien illégal des « Forces de défense du Tigray » (TDF)   L’article 6 relatif au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration stipule clairement qu’une seule force de défense doit exister en Éthiopie. Il prévoit le désarmement total des combattants du TPLF, considérant qu’une armée régionale parallèle représente une menace pour la souveraineté nationale.   Malgré cela, le TPLF poursuit le recrutement, l’organisation et les démonstrations de force sous l’appellation « TDF », une structure qui ne possède aucun statut légal au regard de la Constitution éthiopienne ni de l’Accord de Pretoria.   Lorsque les autorités fédérales prennent des mesures sécuritaires pour préserver l’intégrité territoriale, le TPLF dénonce aussitôt une prétendue injustice et affirme que ses « forces » sont ciblées. Une interrogation demeure alors : si le TPLF adhère réellement à la paix, pourquoi maintenir une force armée parallèle illégale ?   Alliances avec des groupes extrémistes et atteinte à la souveraineté   L’article 3, consacré aux principes fondamentaux, engage les parties à respecter la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’unité de la République fédérale démocratique d’Éthiopie. L’article 9 interdit par ailleurs toute alliance asymétrique avec des acteurs internes ou externes hostiles à l’ordre constitutionnel.   Au lieu de s’inscrire pleinement dans le cadre national, le TPLF aurait développé des contacts discrets avec certains acteurs étrangers et noué des alliances controversées avec des réseaux extrémistes et terroristes présents dans le pays. En collaborant avec des groupes cherchant à affaiblir le gouvernement central, le mouvement aurait manqué à son engagement de respecter l’ordre constitutionnel, privilégiant les pressions extérieures plutôt que les mécanismes institutionnels.   Entrave au retour des déplacés et instrumentalisation de leur situation   L’article 10 portant sur les mesures transitoires vise à faciliter le retour volontaire et sécurisé des personnes déplacées ainsi qu’à assurer leur réintégration administrative locale.   Selon plusieurs critiques, le TPLF a, à travers ses communications officielles et certaines décisions administratives régionales, freiné le retour ordonné des populations déplacées.   Au lieu de coopérer pleinement avec les institutions fédérales chargées de leur réinstallation, le mouvement aurait utilisé leur situation à des fins politiques et dans une logique de modification des réalités démographiques locales, compliquant ainsi l’application de l’article 10.   Contestation et affaiblissement de l’administration intérimaire   Le même article 10 prévoit également l’établissement d’une Administration régionale intérimaire (ARI) inclusive jusqu’à l’organisation d’élections supervisées par la Commission électorale nationale d’Éthiopie (CENE).   Plutôt que de soutenir une administration tournée vers la reconstruction et la réhabilitation, les rivalités internes au sein du TPLF ont donné lieu à des tentatives de remise en cause, de modification ou de démantèlement de l’ARI par des moyens coercitifs et politiques. Le refus de respecter les limites de ce mécanisme transitoire a contribué à ralentir la gouvernance régionale et à retarder la fourniture de services essentiels aux habitants du Tigray.   L’engagement constant du gouvernement fédéral pour la paix   Malgré les difficultés rencontrées, le gouvernement fédéral éthiopien affirme avoir largement dépassé les obligations prévues par l’Accord de Pretoria afin de favoriser la reconstruction et la réintégration du Tigré au sein du pays.   Rétablissement accéléré des infrastructures et des services   Dès la signature de l’accord, les autorités fédérales ont mobilisé des milliards de birrs pour remettre en état les services essentiels.   Télécommunications et électricité : Ethiopian Electric Power et Ethio Telecom ont restauré des milliers de kilomètres de lignes électriques et de câbles à fibre optique endommagés, permettant le rétablissement rapide de l’électricité et des communications à Mekelle ainsi que dans les localités voisines.   Banques et transport aérien : Les services bancaires ont repris leurs activités, réinjectant des ressources financières dans l’économie locale. Ethiopian Airlines a rétabli sans délai ses liaisons commerciales régulières vers Mekelle et Shire, reconnectant la région avec le reste du pays et l’extérieur.   Une vision de prospérité partagée à travers « Gebeta LeHager » L’ambition du gouvernement fédéral pour le Tigré dépasse la simple reconstruction matérielle et vise une croissance inclusive. Dans le cadre de l’initiative « Gebeta LeHager » (Dîner pour les générations futures) lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, le site spectaculaire de Gheralta a été retenu comme projet touristique national majeur.   Représentant plusieurs milliards de birrs d’investissements, ce programme devrait générer des milliers d’emplois, stimuler l’industrie touristique et faire du Tigré une destination internationale de premier plan. Toutefois, des tensions sécuritaires localisées et des provocations attribuées au TPLF auraient à plusieurs reprises ralenti sa mise en œuvre.   Un changement de discours qui révèle une contradiction   La communauté internationale est invitée à se rappeler l’esprit de coopération qui avait marqué les premiers mois suivant l’accord, notamment à travers la tribune conjointe du président de l’ARI, Getachew Reda, et de l’ambassadeur Redwan Hussein, publiée entre autres par Al Jazeera.   Dans ce texte, les deux responsables présentaient l’Accord de Pretoria comme une illustration des « solutions africaines aux problèmes africains ».   Ils affirmaient ensemble que la guerre était terminée, qu’aucune alternative crédible à la paix n’existait et que les autorités fédérales et régionales partageaient un destin commun au sein d’un même État souverain.   Aujourd’hui, les actes du TPLF apparaissent, selon ses critiques, en contradiction avec les principes défendus à l’époque par Getachew Reda aux côtés des responsables fédéraux.   Alors que les déclarations communes invitaient à tourner la page de la confrontation, le refus de désarmer totalement, le maintien d’armes lourdes et l’adoption de mesures régionales jugées hostiles seraient incompatibles avec l’esprit et les dispositions de l’accord signé.   La voie à suivre : faire prévaloir la légalité La communauté internationale est appelée à regarder au-delà des stratégies de communication du TPLF. Selon cette lecture, les faits démontrent que le gouvernement fédéral est demeuré attaché à la paix, au dialogue et au respect de la Constitution.   À l’heure actuelle, le TPLF évoluerait en dehors du cadre juridique national. Après son insurrection armée, son enregistrement officiel a été annulé par la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE).   D’un point de vue légal, il s’agirait donc d’une organisation ne bénéficiant plus d’une reconnaissance officielle au sein de l’État.   Malgré cette situation exceptionnelle sur le plan constitutionnel, le gouvernement fédéral affirme avoir privilégié la patience et l’ouverture. Alors que l’Éthiopie poursuit un dialogue national historique, l’espace politique reste accessible.   Les autorités invitent toutes les factions à renoncer aux armes, à abandonner les structures illégales et à défendre leurs idées par des moyens pacifiques, démocratiques et conformes à la loi.   Les difficultés persistantes auxquelles fait face la population du Tigré ne pourront être résolues que lorsque ses dirigeants rompront avec les cycles de conflit, de provocation et de victimisation. Les habitants du Tigré ont besoin d’écoles, d’hôpitaux et d’opportunités économiques, plutôt que d’une force armée reconstituée ou d’un isolement prolongé.   Le TPLF doit cesser de se présenter comme victime tout en alimentant l’instabilité. Une paix durable exige le courage du désarmement, le respect sincère des engagements et la volonté d’emprunter le chemin de la réconciliation nationale.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023