ENA - ENA Français
À la une
Tour d'horizon mondial de la semaine : Avril, entre tensions et accalmie
Apr 12, 2026 551
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - La deuxième semaine d’avril 2026 s’impose comme un reflet marquant d’un monde en mutation, où les dynamiques internationales se sont déployées sur plusieurs fronts avec une intensité notable. Des discussions diplomatiques sensibles à Islamabad à l’élargissement des écarts économiques, en passant par le renouveau de l’exploration spatiale impulsé par la NASA, les médias internationaux ont décrit une planète évoluant dans l’incertitude, mais guidée par une détermination mesurée. Cette période s’est affirmée comme un moment clé des affaires mondiales, révélant un ordre international fragile, façonné par l’équilibre délicat entre tensions et coopération, contraintes et innovation, inquiétudes et ambitions. Des médias influents tels qu’Associated Press, Reuters et BBC World News ont présenté cette semaine comme un point de convergence entre enjeux diplomatiques, fractures économiques et avancées technologiques. Des tensions persistantes en Asie du Sud et dans le Golfe, notamment autour du détroit d’Ormuz, aux difficultés économiques des régions en développement, tout en notant un regain d’optimisme en matière de coopération scientifique, les analyses ont dressé le portrait d’un système sous pression, mais encore capable de progrès collectifs. L'horizon d'Islamabad Islamabad s’est imposée comme un centre stratégique inattendu, devenant le théâtre de négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran dans un climat de forte tension internationale. Les observateurs ont rapidement considéré ces échanges comme parmi les plus significatifs de ces dernières années, visant à gérer des enjeux complexes liés au nucléaire, aux sanctions et à la stabilité régionale. Un diplomate occidental a évoqué « une pause bienvenue plutôt qu’une avancée », traduisant un réalisme prudent dans les premières réactions. Au-delà des discussions, les tensions dans le détroit d’Ormuz ont accentué les préoccupations. Les opérations de sécurité maritime et la surveillance accrue ont mis en évidence la vulnérabilité de ce passage stratégique, essentiel à l’approvisionnement énergétique mondial. Le contexte soulignait que la diplomatie évoluait sous une pression constante. Cependant, un changement progressif s’est fait sentir en milieu de semaine. Certains analystes ont estimé que la poursuite du dialogue constituait déjà un progrès. Les marchés ont réagi en conséquence, avec une baisse de la volatilité énergétique et un repli des prix du pétrole après des hausses marquées. Après de longues heures de discussions, aucun accord formel n’a été conclu. Le représentant américain a maintenu une position ferme, tout en reconnaissant l’absence de compromis. Du côté iranien, les autorités ont insisté sur la nécessité de négociations fondées sur la bonne foi, rejetant certaines exigences jugées excessives tout en affirmant leurs intérêts légitimes. Les discussions ont porté sur de nombreux sujets sensibles, notamment le nucléaire, les sanctions et la sécurité maritime. L’absence d’accord n’a toutefois pas été perçue comme un échec total, mais comme une étape dans un processus plus long. En définitive, ces pourparlers n’ont débouché ni sur une percée ni sur une rupture, mais ont permis de préserver un élément essentiel : le temps. Marchés de l'énergie Parallèlement à la diplomatie, les marchés énergétiques sont restés particulièrement sensibles. Les perturbations dans le Golfe et la hausse des coûts d’assurance maritime ont démontré la rapidité avec laquelle les tensions géopolitiques influencent l’économie mondiale. Les chaînes d’approvisionnement apparaissent de plus en plus vulnérables. Les experts évoquent un retour à une logique de sécurité logistique, obligeant les entreprises à adapter leurs stratégies. Dans ce contexte, les principaux producteurs se disent prêts à stabiliser l’offre, illustrant l’équilibre délicat entre considérations politiques et dynamiques de marché. Le fossé économique Alors que la diplomatie dominait l’actualité, les inégalités économiques ont également retenu l’attention. Les secteurs des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle affichent une croissance remarquable, portée par une transformation structurelle des économies avancées. Des villes comme New York et Séoul continuent de s’imposer comme des centres d’innovation, relativement protégés des turbulences mondiales. À l’inverse, plusieurs régions d’Afrique de l’Est et d’Asie du Sud subissent la hausse des coûts de l’énergie et des produits de base. Les perturbations logistiques et monétaires accentuent ces écarts, rappelant que la géographie influence de nouveau fortement les performances économiques. La Corne de l'Afrique Dans la Corne de l’Afrique, les évolutions récentes s’inscrivent dans une vision stratégique à long terme. Le renforcement des échanges entre l’Éthiopie et le Brésil, notamment dans le domaine agricole, illustre un potentiel de coopération durable. Les infrastructures demeurent au cœur des priorités, avec des investissements dans les réseaux ferroviaires et les corridors logistiques. Cette approche, souvent qualifiée de « patience stratégique », privilégie une croissance progressive et une intégration régionale renforcée. Dans ce contexte, l’Éthiopie poursuit son engagement diplomatique en accueillant des visites de haut niveau. La venue du président burundais Évariste Ndayishimiye a mis en lumière le rôle croissant du pays comme centre diplomatique régional. Les accords signés couvrent de nombreux secteurs, traduisant une volonté de renforcer les liens institutionnels et de promouvoir des priorités communes de développement. Ces avancées consolident la position de l’Éthiopie comme acteur pivot dans la région, misant sur la coopération et les infrastructures pour soutenir sa croissance et sa stabilité. Un moment d'unité Dans un contexte mondial incertain, l’exploration spatiale a offert un rare moment de convergence. La NASA a poursuivi les préparatifs de la mission Artemis II, première mission habitée visant à retourner sur la Lune. Présentée comme un symbole de coopération internationale, cette initiative met en lumière la capacité des nations à collaborer autour d’objectifs communs. Elle stimule également les investissements dans les technologies spatiales et climatiques. Un monde de réalités parallèles À l’issue de la semaine, un constat s’impose : le monde évolue dans une complexité croissante, marquée par des processus continus plutôt que par des résultats immédiats. Les tensions persistent, mais coexistent avec des dynamiques de progrès. Les négociations, les marchés et les innovations dessinent un paysage global fragmenté, où cohabitent risques et opportunités. En conclusion, cette semaine d’avril 2026 se distingue moins par un événement unique que par la convergence de multiples dynamiques. Elle illustre un monde en transition, façonné par des forces opposées mais interdépendantes, où incertitude et progrès avancent simultanément, laissant l’avenir ouvert et en constante évolution.
L’Éthiopie cette semaine : Réformes intérieures et stratégie régionale
Apr 12, 2026 228
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - Au cours d’une semaine rythmée par des échanges diplomatiques de haut niveau et un engagement constant en faveur du dialogue national, l’Éthiopie continue d’affirmer sa résilience et sa vision tournée vers l’avenir. Entre consolidation de la paix intérieure, rôle actif dans la coopération continentale et défense de son droit légitime à un accès à la mer, le pays s’impose comme un acteur clé dans la Corne de l’Afrique. Diplomatie stratégique et synergie régionale Le rayonnement diplomatique de l’Éthiopie s’est renforcé cette semaine avec la visite marquante du président burundais Évariste Ndayishimiye, également à la tête de l’Union africaine. À l’issue de rencontres de haut niveau au Palais national, le Premier ministre Abiy et son homologue ont supervisé la signature de plusieurs protocoles d’accord couvrant des secteurs variés, notamment la défense, la santé, l’éducation, l’eau et l’énergie, l’agriculture, le commerce, l’identité numérique et le tourisme. « Ces accords traduisent une volonté concrète de faire évoluer des relations diplomatiques de longue date vers des partenariats opérationnels », a déclaré le Premier ministre Abiy, réaffirmant une vision commune d’une Afrique de l’Est plus intégrée et prospère. Cette dynamique de coopération dépasse le cadre régional, avec de nouvelles perspectives entre l’Éthiopie et l’Inde. L’ambassadeur indien, Anil Kumar Rai, a renouvelé le soutien de son pays à l’organisation de la COP32 en 2027. Par ailleurs, des projets industriels conjoints, notamment dans le secteur du cuir, illustrent déjà les retombées positives de cette collaboration. Stabilité nationale et gouvernance inclusive La semaine a également été marquée par une évaluation approfondie des progrès régionaux, à travers une rencontre entre le Premier ministre Abiy Ahmed et le lieutenant-général Tadesse Worede, chef de l’administration intérimaire du Tigray. Les échanges ont porté sur le rapport annuel d’activité, mettant en lumière les avancées réalisées depuis avril 2025. Cette transition, conforme à la Constitution et à l’Accord de Pretoria, reflète une volonté de consolider une paix durable. Dans le même temps, la Commission nationale de dialogue éthiopienne (ENDC) a signalé des progrès significatifs dans la promotion d’un dialogue inclusif. Son président, le professeur Mesfin Araya, a souligné que cette démarche permet, pour la première fois, une participation équitable des citoyens, y compris dans les régions éloignées. Ayant déjà couvert plus de 1 200 woredas, la Commission prépare une conférence nationale réunissant 4 000 représentants. La quête d'un accès à la mer : un droit fondamental La question de l’accès direct à la mer est restée au cœur des priorités. Le député européen Thierry Mariani a qualifié cette revendication de « droit fondamental », soulignant son importance pour le développement économique d’un pays émergent et fortement peuplé. L’histoire rappelle également le lien étroit entre la civilisation axoumite et l’accès maritime, un héritage que l’Éthiopie cherche à retrouver par des moyens pacifiques. La jeunesse éthiopienne s’est également mobilisée, appelant à un engagement actif en faveur de cet objectif stratégique. Des représentants ont insisté sur le fait qu’il s’agit d’une responsabilité collective pour garantir l’avenir économique du pays. Dynamique économique et avancées démocratiques Dans ce contexte, le secteur touristique continue de se distinguer à l’échelle mondiale. Les initiatives nationales ont contribué à positionner l’Éthiopie parmi les destinations à la croissance la plus rapide. Avec plus de 1,2 million de visiteurs étrangers et des millions de voyageurs locaux, le secteur a généré d’importantes recettes, soutenu par des sites emblématiques tels que Gorgora, Wanchi et Koyisha. Par ailleurs, à l’approche des élections générales prévues le 1er juin 2026, les organisations de la société civile intensifient leurs efforts en matière d’éducation civique. Le lancement de l’application « Mirchaye » par la Commission électorale vise à améliorer la transparence du processus. Des mesures sont également prévues pour garantir une participation inclusive à l’échelle nationale.
Les missions diplomatiques à Addis-Abeba adressent des messages d’unité et d’espoir à l’occasion de Pâques éthiopienne.
Apr 12, 2026 378
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - À l’occasion de la célébration de Pâques par les chrétiens éthiopiens, les missions diplomatiques étrangères basées à Addis-Abeba ont diffusé des messages de vœux empreints de chaleur, mettant en avant les valeurs d’unité, de respect mutuel et de solidarité internationale. Les ambassades ainsi que les organisations internationales présentes dans la capitale ont pris part à cette fête aux côtés de millions d’Éthiopiens, adressant des messages de paix, de renouveau et de partage des valeurs communes. Depuis l’ambassade des États-Unis en Éthiopie, l’ambassadeur Ervin Masinga a salué la résilience et la ferveur observées durant le Carême. Il a rendu hommage à la « foi profonde et à la richesse de l’identité culturelle » du peuple éthiopien, exprimant son souhait que Pâques soit une période de renouveau, de bénédictions et d’optimisme. De son côté, l’ambassade de Russie en Éthiopie a transmis des vœux pascals porteurs d’espoir, d’amour et de paix, tandis que l’ambassadeur Evgeny Terekhin a adressé ses salutations personnelles aux fidèles chrétiens du pays. L’ambassade d’Israël en Éthiopie a, elle aussi, souhaité une célébration empreinte de sérénité, de recueillement, de joie et d’amour. Peter Hunter, représentant de l’ambassade d’Australie en Éthiopie, a présenté ses meilleurs vœux à l’occasion de cette fête, exprimant l’espoir de joyeuses célébrations pascales. L’ambassade du Royaume-Uni a décrit Pâques comme un moment d’unité, de renouveau et d’espoir, adressant des messages de paix, d’amour et de joie à l’ensemble des Éthiopiens. D’autres représentations diplomatiques, notamment celles de l’Iran et du Pakistan, ont également exprimé leurs vœux de joyeuses Pâques, se joignant à cet élan de solidarité. Un large message d’amitié internationale a été observé, porté par les ambassades de Suède, de Suisse, d’Allemagne, d’Arménie et du Canada, illustrant la reconnaissance des riches traditions culturelles et spirituelles de l’Éthiopie. Le Bureau des Nations Unies en Éthiopie a également adressé ses vœux, souhaitant de joyeuses fêtes à la communauté chrétienne du pays. Plusieurs observateurs estiment que ces messages dépassent le cadre des simples vœux festifs, reflétant la portée spirituelle et sociale de Pâques en Éthiopie. Ces déclarations traduisent une célébration qui dépasse le cadre religieux pour devenir un moment de rassemblement autour de valeurs communes de foi, de renouveau et de solidarité. Ainsi, les messages conjoints des missions diplomatiques témoignent des liens durables entre l’Éthiopie et la communauté internationale, réaffirmant un engagement partagé en faveur de la paix, de l’unité et du respect mutuel, particulièrement en cette période de grande importance pour le pays.
L’Éthiopie célèbre Pâques dans un esprit d’unité et de profonde ferveur.
Apr 12, 2026 498
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - À travers le pays, des millions de chrétiens de toutes confessions ont célébré Fasika, partageant des valeurs communes d’espoir, de sacrifice et de renouveau. Cette célébration intervient à l’issue de plusieurs semaines de jeûne et de méditation spirituelle, et se traduit par des offices religieux empreints de ferveur, des retrouvailles familiales chaleureuses et le partage de mets traditionnels. L’esprit d’unité s’est également manifesté à l’échelle nationale lorsque le Premier ministre Abiy Ahmed et la Première dame Zinash Tayachew ont accueilli leur traditionnel petit-déjeuner pascal au Unity Park. Cet événement a réuni des participants venus de divers horizons, partageant un moment de convivialité et les bénédictions liées à la fête. Dans une publication diffusée sur la page officielle du bureau du Premier ministre, Fasika a été décrite comme un temps de foi, mais aussi de solidarité et de communion. Les citoyens ont été appelés à faire preuve de générosité en ouvrant leurs portes et leurs cœurs aux personnes les plus vulnérables. Pâques demeure ainsi l’une des célébrations religieuses majeures en Éthiopie, incarnant la foi, le renouveau et un fort esprit de communauté à l’échelle du pays.
Le Premier ministre Abiy Ahmed et la Première dame Zinash Tayachew ont organisé un petit-déjeuner de Pâques au parc de l’Unité.
Apr 12, 2026 353
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné de la Première dame Zinash Tayachew, a offert le traditionnel petit-déjeuner de Pâques au Parc de l’Unité, réunissant des participants issus de divers horizons pour célébrer l’événement. Ce rassemblement a illustré l’esprit de Fasika (Pâques), l’une des fêtes religieuses les plus marquantes en Éthiopie. À travers le pays, des chrétiens de différentes confessions se rassemblent durant cette période sacrée, portés par des valeurs communes d’espoir, de sacrifice et de renouveau. Après plusieurs semaines de jeûne et de recueillement spirituel, Pâques est célébrée dans la joie, à travers des prières, des repas festifs et des moments de partage en famille. Les foyers s’animent, les communautés se retrouvent et expriment leur gratitude dans une atmosphère de fête et de communion. Au Parc de l’Unité, les invités ont partagé des mets traditionnels de Pâques, transmettant un message d’inclusion et de solidarité. L’événement a mis en évidence le rôle de la foi comme facteur de rapprochement et de cohésion sociale. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le bureau du Premier ministre a rappelé que Pâques ne se limite pas à une célébration, mais constitue également un moment propice à la compassion. Les citoyens ont ainsi été invités à faire preuve de générosité en ouvrant leurs foyers et leurs cœurs aux plus vulnérables, reflétant l’essence même de cette fête. Alors que l’Éthiopie célèbre ce jour sacré, un message fort se dégage à l’échelle nationale : celui de l’unité, de la solidarité et du renouveau, au cœur de Fasika (Pâques).
Publicité
Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 22647
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
POA English
Pulse Of Africa - English Language
Your news, current affairs and entertainment channel
Join us on
POA Arabic - عربي
Pulse Of Africa - Arabic Language
قناتكم الاخبارية و الترفيهية
Join us on
Politique
Tour d'horizon mondial de la semaine : Avril, entre tensions et accalmie
Apr 12, 2026 551
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - La deuxième semaine d’avril 2026 s’impose comme un reflet marquant d’un monde en mutation, où les dynamiques internationales se sont déployées sur plusieurs fronts avec une intensité notable. Des discussions diplomatiques sensibles à Islamabad à l’élargissement des écarts économiques, en passant par le renouveau de l’exploration spatiale impulsé par la NASA, les médias internationaux ont décrit une planète évoluant dans l’incertitude, mais guidée par une détermination mesurée. Cette période s’est affirmée comme un moment clé des affaires mondiales, révélant un ordre international fragile, façonné par l’équilibre délicat entre tensions et coopération, contraintes et innovation, inquiétudes et ambitions. Des médias influents tels qu’Associated Press, Reuters et BBC World News ont présenté cette semaine comme un point de convergence entre enjeux diplomatiques, fractures économiques et avancées technologiques. Des tensions persistantes en Asie du Sud et dans le Golfe, notamment autour du détroit d’Ormuz, aux difficultés économiques des régions en développement, tout en notant un regain d’optimisme en matière de coopération scientifique, les analyses ont dressé le portrait d’un système sous pression, mais encore capable de progrès collectifs. L'horizon d'Islamabad Islamabad s’est imposée comme un centre stratégique inattendu, devenant le théâtre de négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran dans un climat de forte tension internationale. Les observateurs ont rapidement considéré ces échanges comme parmi les plus significatifs de ces dernières années, visant à gérer des enjeux complexes liés au nucléaire, aux sanctions et à la stabilité régionale. Un diplomate occidental a évoqué « une pause bienvenue plutôt qu’une avancée », traduisant un réalisme prudent dans les premières réactions. Au-delà des discussions, les tensions dans le détroit d’Ormuz ont accentué les préoccupations. Les opérations de sécurité maritime et la surveillance accrue ont mis en évidence la vulnérabilité de ce passage stratégique, essentiel à l’approvisionnement énergétique mondial. Le contexte soulignait que la diplomatie évoluait sous une pression constante. Cependant, un changement progressif s’est fait sentir en milieu de semaine. Certains analystes ont estimé que la poursuite du dialogue constituait déjà un progrès. Les marchés ont réagi en conséquence, avec une baisse de la volatilité énergétique et un repli des prix du pétrole après des hausses marquées. Après de longues heures de discussions, aucun accord formel n’a été conclu. Le représentant américain a maintenu une position ferme, tout en reconnaissant l’absence de compromis. Du côté iranien, les autorités ont insisté sur la nécessité de négociations fondées sur la bonne foi, rejetant certaines exigences jugées excessives tout en affirmant leurs intérêts légitimes. Les discussions ont porté sur de nombreux sujets sensibles, notamment le nucléaire, les sanctions et la sécurité maritime. L’absence d’accord n’a toutefois pas été perçue comme un échec total, mais comme une étape dans un processus plus long. En définitive, ces pourparlers n’ont débouché ni sur une percée ni sur une rupture, mais ont permis de préserver un élément essentiel : le temps. Marchés de l'énergie Parallèlement à la diplomatie, les marchés énergétiques sont restés particulièrement sensibles. Les perturbations dans le Golfe et la hausse des coûts d’assurance maritime ont démontré la rapidité avec laquelle les tensions géopolitiques influencent l’économie mondiale. Les chaînes d’approvisionnement apparaissent de plus en plus vulnérables. Les experts évoquent un retour à une logique de sécurité logistique, obligeant les entreprises à adapter leurs stratégies. Dans ce contexte, les principaux producteurs se disent prêts à stabiliser l’offre, illustrant l’équilibre délicat entre considérations politiques et dynamiques de marché. Le fossé économique Alors que la diplomatie dominait l’actualité, les inégalités économiques ont également retenu l’attention. Les secteurs des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle affichent une croissance remarquable, portée par une transformation structurelle des économies avancées. Des villes comme New York et Séoul continuent de s’imposer comme des centres d’innovation, relativement protégés des turbulences mondiales. À l’inverse, plusieurs régions d’Afrique de l’Est et d’Asie du Sud subissent la hausse des coûts de l’énergie et des produits de base. Les perturbations logistiques et monétaires accentuent ces écarts, rappelant que la géographie influence de nouveau fortement les performances économiques. La Corne de l'Afrique Dans la Corne de l’Afrique, les évolutions récentes s’inscrivent dans une vision stratégique à long terme. Le renforcement des échanges entre l’Éthiopie et le Brésil, notamment dans le domaine agricole, illustre un potentiel de coopération durable. Les infrastructures demeurent au cœur des priorités, avec des investissements dans les réseaux ferroviaires et les corridors logistiques. Cette approche, souvent qualifiée de « patience stratégique », privilégie une croissance progressive et une intégration régionale renforcée. Dans ce contexte, l’Éthiopie poursuit son engagement diplomatique en accueillant des visites de haut niveau. La venue du président burundais Évariste Ndayishimiye a mis en lumière le rôle croissant du pays comme centre diplomatique régional. Les accords signés couvrent de nombreux secteurs, traduisant une volonté de renforcer les liens institutionnels et de promouvoir des priorités communes de développement. Ces avancées consolident la position de l’Éthiopie comme acteur pivot dans la région, misant sur la coopération et les infrastructures pour soutenir sa croissance et sa stabilité. Un moment d'unité Dans un contexte mondial incertain, l’exploration spatiale a offert un rare moment de convergence. La NASA a poursuivi les préparatifs de la mission Artemis II, première mission habitée visant à retourner sur la Lune. Présentée comme un symbole de coopération internationale, cette initiative met en lumière la capacité des nations à collaborer autour d’objectifs communs. Elle stimule également les investissements dans les technologies spatiales et climatiques. Un monde de réalités parallèles À l’issue de la semaine, un constat s’impose : le monde évolue dans une complexité croissante, marquée par des processus continus plutôt que par des résultats immédiats. Les tensions persistent, mais coexistent avec des dynamiques de progrès. Les négociations, les marchés et les innovations dessinent un paysage global fragmenté, où cohabitent risques et opportunités. En conclusion, cette semaine d’avril 2026 se distingue moins par un événement unique que par la convergence de multiples dynamiques. Elle illustre un monde en transition, façonné par des forces opposées mais interdépendantes, où incertitude et progrès avancent simultanément, laissant l’avenir ouvert et en constante évolution.
L’Éthiopie cette semaine : Réformes intérieures et stratégie régionale
Apr 12, 2026 228
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - Au cours d’une semaine rythmée par des échanges diplomatiques de haut niveau et un engagement constant en faveur du dialogue national, l’Éthiopie continue d’affirmer sa résilience et sa vision tournée vers l’avenir. Entre consolidation de la paix intérieure, rôle actif dans la coopération continentale et défense de son droit légitime à un accès à la mer, le pays s’impose comme un acteur clé dans la Corne de l’Afrique. Diplomatie stratégique et synergie régionale Le rayonnement diplomatique de l’Éthiopie s’est renforcé cette semaine avec la visite marquante du président burundais Évariste Ndayishimiye, également à la tête de l’Union africaine. À l’issue de rencontres de haut niveau au Palais national, le Premier ministre Abiy et son homologue ont supervisé la signature de plusieurs protocoles d’accord couvrant des secteurs variés, notamment la défense, la santé, l’éducation, l’eau et l’énergie, l’agriculture, le commerce, l’identité numérique et le tourisme. « Ces accords traduisent une volonté concrète de faire évoluer des relations diplomatiques de longue date vers des partenariats opérationnels », a déclaré le Premier ministre Abiy, réaffirmant une vision commune d’une Afrique de l’Est plus intégrée et prospère. Cette dynamique de coopération dépasse le cadre régional, avec de nouvelles perspectives entre l’Éthiopie et l’Inde. L’ambassadeur indien, Anil Kumar Rai, a renouvelé le soutien de son pays à l’organisation de la COP32 en 2027. Par ailleurs, des projets industriels conjoints, notamment dans le secteur du cuir, illustrent déjà les retombées positives de cette collaboration. Stabilité nationale et gouvernance inclusive La semaine a également été marquée par une évaluation approfondie des progrès régionaux, à travers une rencontre entre le Premier ministre Abiy Ahmed et le lieutenant-général Tadesse Worede, chef de l’administration intérimaire du Tigray. Les échanges ont porté sur le rapport annuel d’activité, mettant en lumière les avancées réalisées depuis avril 2025. Cette transition, conforme à la Constitution et à l’Accord de Pretoria, reflète une volonté de consolider une paix durable. Dans le même temps, la Commission nationale de dialogue éthiopienne (ENDC) a signalé des progrès significatifs dans la promotion d’un dialogue inclusif. Son président, le professeur Mesfin Araya, a souligné que cette démarche permet, pour la première fois, une participation équitable des citoyens, y compris dans les régions éloignées. Ayant déjà couvert plus de 1 200 woredas, la Commission prépare une conférence nationale réunissant 4 000 représentants. La quête d'un accès à la mer : un droit fondamental La question de l’accès direct à la mer est restée au cœur des priorités. Le député européen Thierry Mariani a qualifié cette revendication de « droit fondamental », soulignant son importance pour le développement économique d’un pays émergent et fortement peuplé. L’histoire rappelle également le lien étroit entre la civilisation axoumite et l’accès maritime, un héritage que l’Éthiopie cherche à retrouver par des moyens pacifiques. La jeunesse éthiopienne s’est également mobilisée, appelant à un engagement actif en faveur de cet objectif stratégique. Des représentants ont insisté sur le fait qu’il s’agit d’une responsabilité collective pour garantir l’avenir économique du pays. Dynamique économique et avancées démocratiques Dans ce contexte, le secteur touristique continue de se distinguer à l’échelle mondiale. Les initiatives nationales ont contribué à positionner l’Éthiopie parmi les destinations à la croissance la plus rapide. Avec plus de 1,2 million de visiteurs étrangers et des millions de voyageurs locaux, le secteur a généré d’importantes recettes, soutenu par des sites emblématiques tels que Gorgora, Wanchi et Koyisha. Par ailleurs, à l’approche des élections générales prévues le 1er juin 2026, les organisations de la société civile intensifient leurs efforts en matière d’éducation civique. Le lancement de l’application « Mirchaye » par la Commission électorale vise à améliorer la transparence du processus. Des mesures sont également prévues pour garantir une participation inclusive à l’échelle nationale.
Les missions diplomatiques à Addis-Abeba adressent des messages d’unité et d’espoir à l’occasion de Pâques éthiopienne.
Apr 12, 2026 378
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - À l’occasion de la célébration de Pâques par les chrétiens éthiopiens, les missions diplomatiques étrangères basées à Addis-Abeba ont diffusé des messages de vœux empreints de chaleur, mettant en avant les valeurs d’unité, de respect mutuel et de solidarité internationale. Les ambassades ainsi que les organisations internationales présentes dans la capitale ont pris part à cette fête aux côtés de millions d’Éthiopiens, adressant des messages de paix, de renouveau et de partage des valeurs communes. Depuis l’ambassade des États-Unis en Éthiopie, l’ambassadeur Ervin Masinga a salué la résilience et la ferveur observées durant le Carême. Il a rendu hommage à la « foi profonde et à la richesse de l’identité culturelle » du peuple éthiopien, exprimant son souhait que Pâques soit une période de renouveau, de bénédictions et d’optimisme. De son côté, l’ambassade de Russie en Éthiopie a transmis des vœux pascals porteurs d’espoir, d’amour et de paix, tandis que l’ambassadeur Evgeny Terekhin a adressé ses salutations personnelles aux fidèles chrétiens du pays. L’ambassade d’Israël en Éthiopie a, elle aussi, souhaité une célébration empreinte de sérénité, de recueillement, de joie et d’amour. Peter Hunter, représentant de l’ambassade d’Australie en Éthiopie, a présenté ses meilleurs vœux à l’occasion de cette fête, exprimant l’espoir de joyeuses célébrations pascales. L’ambassade du Royaume-Uni a décrit Pâques comme un moment d’unité, de renouveau et d’espoir, adressant des messages de paix, d’amour et de joie à l’ensemble des Éthiopiens. D’autres représentations diplomatiques, notamment celles de l’Iran et du Pakistan, ont également exprimé leurs vœux de joyeuses Pâques, se joignant à cet élan de solidarité. Un large message d’amitié internationale a été observé, porté par les ambassades de Suède, de Suisse, d’Allemagne, d’Arménie et du Canada, illustrant la reconnaissance des riches traditions culturelles et spirituelles de l’Éthiopie. Le Bureau des Nations Unies en Éthiopie a également adressé ses vœux, souhaitant de joyeuses fêtes à la communauté chrétienne du pays. Plusieurs observateurs estiment que ces messages dépassent le cadre des simples vœux festifs, reflétant la portée spirituelle et sociale de Pâques en Éthiopie. Ces déclarations traduisent une célébration qui dépasse le cadre religieux pour devenir un moment de rassemblement autour de valeurs communes de foi, de renouveau et de solidarité. Ainsi, les messages conjoints des missions diplomatiques témoignent des liens durables entre l’Éthiopie et la communauté internationale, réaffirmant un engagement partagé en faveur de la paix, de l’unité et du respect mutuel, particulièrement en cette période de grande importance pour le pays.
Les négociations américano-iraniennes menées au Pakistan pendant 21 heures n’ont abouti à aucun accord, selon le vice-président des États-Unis.
Apr 12, 2026 577
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - Une série de pourparlers diplomatiques majeurs entre les États-Unis et l’Iran s’est achevée sans avancée, après plus de 21 heures de négociations nocturnes intensives au Pakistan. Le vice-président des États-Unis, JD Vance, à la tête de la délégation américaine, a confirmé l’échec des discussions, précisant que Téhéran avait refusé ce qu’il a qualifié de « dernière et meilleure offre » de Washington. « Ils ont fait le choix de ne pas accepter nos conditions », a-t-il déclaré lors d’un bref point presse avant de quitter le Pakistan. Sans entrer dans les détails de la proposition, restés confidentiels, JD Vance a indiqué que la priorité des États-Unis était d’obtenir des garanties claires empêchant l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Malgré cet échec, le vice-président a adopté un ton ferme, suggérant que les conséquences seraient plus lourdes pour Téhéran que pour Washington. « La mauvaise nouvelle, c’est que nous ne sommes pas parvenus à un accord — et, à mon sens, c’est une bien pire nouvelle pour l’Iran que pour les États-Unis », a-t-il affirmé. Cet échec illustre une nouvelle fois la persistance des tensions entre les deux pays, les efforts diplomatiques n’ayant pas réussi à surmonter les principaux enjeux de sécurité.
L’Union africaine adresse ses félicitations à Ismaïl Omar Guelleh pour sa réélection.
Apr 11, 2026 1751
Addis-Abeba, le 11 avril 2026 (ENA) : - Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses vives félicitations à Ismaïl Omar Guelleh à la suite de sa réélection à la magistrature suprême de la République de Djibouti. Dans une déclaration rendue publique ce jour, il a salué la participation pacifique du peuple djiboutien au scrutin, soulignant que le bon déroulement du processus électoral reflète un engagement constant en faveur de la gouvernance démocratique, de la stabilité nationale et des ambitions partagées dans la Corne de l’Afrique. Le président de la Commission a pris note des résultats officiels communiqués par l’organe électoral djiboutien, entérinant ainsi l’issue du vote présidentiel. Il a également mis en exergue le rôle stratégique de Djibouti dans la consolidation de la paix, de la sécurité et de la coopération au niveau régional. Par ailleurs, il a réaffirmé la volonté de l’Union africaine de poursuivre la mise en œuvre de l’Agenda 2063 en collaboration avec ses États membres. Le président de la Commission a en outre salué le professionnalisme de la mission d’observation électorale de l’Union africaine, conduite par Bernard Makuza. En outre, Mahmoud Ali Youssouf a formulé ses vœux de succès à Ismaïl Omar Guelleh pour un mandat couronné de réussite et de progrès.
Guelleh a affirmé avoir remporté une victoire écrasante lors de l’élection présidentielle djiboutienne.
Apr 11, 2026 853
Addis-Abeba, le 11 avril 2026 (ENA) : - Au pouvoir depuis 1999, le chef de l’État djiboutien a annoncé samedi matin, via son compte X, une victoire nette à l’issue du scrutin. Selon des résultats préliminaires publiés par le ministère de l’Intérieur, il aurait obtenu 97,8 % des voix, entamant ainsi un sixième mandat. Son unique adversaire, Mohamed Farah Samatar, n’aurait recueilli que 2,2 % des suffrages. Peu connu du grand public, Samatar n’a représenté qu’une opposition limitée face au président sortant. À 78 ans, Guelleh reste une figure politique majeure dans ce pays stratégique de la mer Rouge, situé dans la Corne de l’Afrique. Ce résultat rappelle celui de l’élection de 2021, où il avait déjà dépassé les 97 % des voix. Il devrait également raviver l’attention des observateurs sur la vie politique et les processus démocratiques à Djibouti.
Le Pakistan au centre de la scène diplomatique mondiale : ouverture de pourparlers cruciaux entre Washington et Téhéran à Islamabad.
Apr 10, 2026 1903
Addis-Abeba, le 10 avril 2026 (ENA) : - La capitale pakistanaise s’impose comme un épicentre diplomatique majeur, alors que le Pakistan s’apprête à accueillir des discussions directes, aussi rares que stratégiques, entre les États-Unis et l’Iran. Ces négociations sont perçues comme un moment charnière pour l’équilibre régional. Sous l’attention soutenue de la communauté internationale, les délégations des deux pays doivent arriver sous haute sécurité en vue des échanges prévus samedi. Ces pourparlers interviennent dans le sillage d’un cessez-le-feu précaire, obtenu grâce à la médiation du Pakistan après 39 jours d’affrontements intenses, suscitant un espoir mesuré d’apaisement durable. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a assuré que tous les participants, y compris les médias internationaux, bénéficieront de visas délivrés à leur arrivée, illustrant la volonté d’Islamabad de garantir transparence et ouverture. « L’issue de ces discussions est suivie de près à l’échelle mondiale, tant ses implications pour la région sont déterminantes », a souligné Ishtiaq Ahmad, spécialiste des relations internationales. Malgré un climat d’espoir prudent, les observateurs restent lucides quant aux défis à surmonter. Les positions des deux parties devraient demeurer fermes, même si les pressions internationales et des intérêts convergents pourraient favoriser un terrain d’entente. La présence de délégations de haut niveau témoigne d’une réelle dynamique de dialogue. Côté américain, le vice-président J.D. Vance mènera les discussions, entouré notamment de Steve Witkoff et Jared Kushner. Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Bagher Qalibaf sont pressentis pour participer, bien que la composition officielle de la délégation reste à confirmer par Téhéran. Vers plus qu’un simple cessez-le-feu Selon plusieurs sources, les négociations devraient alterner entre échanges directs et indirects, avec pour objectif principal l’instauration d’un cessez-le-feu durable. Compte tenu de la complexité des enjeux, les discussions pourraient se prolonger au-delà d’une seule journée. Cette rencontre représente le dialogue direct le plus significatif entre Washington et Téhéran depuis 1979, illustrant l’ampleur des enjeux en présence. Une avancée diplomatique pour le Pakistan Ce rendez-vous diplomatique est l’aboutissement d’intenses efforts menés en coulisses par le Pakistan, avec l’appui de partenaires tels que la Turquie, la Chine et l’Arabie saoudite, ayant permis l’instauration d’une trêve de deux semaines. Par ailleurs, les évolutions récentes dans la région, notamment l’ouverture d’Israël à des discussions avec le Liban, alimentent l’espoir d’une dynamique diplomatique plus large.
À Djibouti, le président sortant Ismaïl Omar Guelleh et son principal adversaire Mohamed Farah Samatar ont accompli leur devoir électoral lors de la présidentielle.
Apr 10, 2026 1828
Addis-Abeba, le 10 avril 2026 (ENA) : - L’élection présidentielle à Djibouti a officiellement débuté, marquée par le vote du président sortant Ismaïl Omar Guelleh et de son principal adversaire Mohamed Farah Samatar, qui se sont rendus aux urnes dès les premières heures de la matinée dans la capitale. Dans ce pays situé sur les rives de la mer Rouge, les bureaux de vote ont ouvert à l’aube et les électeurs se sont progressivement déplacés vers les centres de vote, dans un scrutin que les autorités décrivent comme bien organisé. Les deux principaux candidats ont accompli leur devoir électoral dans différents bureaux de vote de Djibouti-Ville, donnant ainsi le coup d’envoi symbolique de cette journée décisive. Au total, 67 observateurs internationaux ont été déployés pour superviser le processus électoral. Ils représentent plusieurs organisations régionales et internationales, dont l’Union africaine, l’IGAD, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la coopération islamique. La mission de l’Union africaine est conduite par Bernard Makuza, tandis que celle de l’IGAD est dirigée par l’ancien président éthiopien Mulatu Teshome. Selon le ministère de l’Intérieur, 256 467 électeurs sont inscrits sur les listes électorales, dont plus de 162 000 dans la capitale, où se concentre une large part de l’électorat. Le scrutin se déroule dans 712 bureaux de vote à travers le pays, dont 413 à Djibouti-Ville, illustrant le poids démographique de la zone urbaine. Cette élection revêt un caractère crucial pour Djibouti, le président Ismaïl Omar Guelleh briguant un sixième mandat sous la bannière de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP). Il est opposé à des candidats issus de l’opposition, notamment du Centre démocratique unifié (CDU) et de l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ), dans un contexte politique jugé très suivi et compétitif. Après une campagne électorale marquée par des rassemblements et des débats publics, le pays entre désormais dans une phase décisive, centrée sur le dépouillement des voix et l’attente des résultats, dans un climat où la transparence et la crédibilité du processus restent au cœur des attentions.
Politique
Tour d'horizon mondial de la semaine : Avril, entre tensions et accalmie
Apr 12, 2026 551
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - La deuxième semaine d’avril 2026 s’impose comme un reflet marquant d’un monde en mutation, où les dynamiques internationales se sont déployées sur plusieurs fronts avec une intensité notable. Des discussions diplomatiques sensibles à Islamabad à l’élargissement des écarts économiques, en passant par le renouveau de l’exploration spatiale impulsé par la NASA, les médias internationaux ont décrit une planète évoluant dans l’incertitude, mais guidée par une détermination mesurée. Cette période s’est affirmée comme un moment clé des affaires mondiales, révélant un ordre international fragile, façonné par l’équilibre délicat entre tensions et coopération, contraintes et innovation, inquiétudes et ambitions. Des médias influents tels qu’Associated Press, Reuters et BBC World News ont présenté cette semaine comme un point de convergence entre enjeux diplomatiques, fractures économiques et avancées technologiques. Des tensions persistantes en Asie du Sud et dans le Golfe, notamment autour du détroit d’Ormuz, aux difficultés économiques des régions en développement, tout en notant un regain d’optimisme en matière de coopération scientifique, les analyses ont dressé le portrait d’un système sous pression, mais encore capable de progrès collectifs. L'horizon d'Islamabad Islamabad s’est imposée comme un centre stratégique inattendu, devenant le théâtre de négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran dans un climat de forte tension internationale. Les observateurs ont rapidement considéré ces échanges comme parmi les plus significatifs de ces dernières années, visant à gérer des enjeux complexes liés au nucléaire, aux sanctions et à la stabilité régionale. Un diplomate occidental a évoqué « une pause bienvenue plutôt qu’une avancée », traduisant un réalisme prudent dans les premières réactions. Au-delà des discussions, les tensions dans le détroit d’Ormuz ont accentué les préoccupations. Les opérations de sécurité maritime et la surveillance accrue ont mis en évidence la vulnérabilité de ce passage stratégique, essentiel à l’approvisionnement énergétique mondial. Le contexte soulignait que la diplomatie évoluait sous une pression constante. Cependant, un changement progressif s’est fait sentir en milieu de semaine. Certains analystes ont estimé que la poursuite du dialogue constituait déjà un progrès. Les marchés ont réagi en conséquence, avec une baisse de la volatilité énergétique et un repli des prix du pétrole après des hausses marquées. Après de longues heures de discussions, aucun accord formel n’a été conclu. Le représentant américain a maintenu une position ferme, tout en reconnaissant l’absence de compromis. Du côté iranien, les autorités ont insisté sur la nécessité de négociations fondées sur la bonne foi, rejetant certaines exigences jugées excessives tout en affirmant leurs intérêts légitimes. Les discussions ont porté sur de nombreux sujets sensibles, notamment le nucléaire, les sanctions et la sécurité maritime. L’absence d’accord n’a toutefois pas été perçue comme un échec total, mais comme une étape dans un processus plus long. En définitive, ces pourparlers n’ont débouché ni sur une percée ni sur une rupture, mais ont permis de préserver un élément essentiel : le temps. Marchés de l'énergie Parallèlement à la diplomatie, les marchés énergétiques sont restés particulièrement sensibles. Les perturbations dans le Golfe et la hausse des coûts d’assurance maritime ont démontré la rapidité avec laquelle les tensions géopolitiques influencent l’économie mondiale. Les chaînes d’approvisionnement apparaissent de plus en plus vulnérables. Les experts évoquent un retour à une logique de sécurité logistique, obligeant les entreprises à adapter leurs stratégies. Dans ce contexte, les principaux producteurs se disent prêts à stabiliser l’offre, illustrant l’équilibre délicat entre considérations politiques et dynamiques de marché. Le fossé économique Alors que la diplomatie dominait l’actualité, les inégalités économiques ont également retenu l’attention. Les secteurs des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle affichent une croissance remarquable, portée par une transformation structurelle des économies avancées. Des villes comme New York et Séoul continuent de s’imposer comme des centres d’innovation, relativement protégés des turbulences mondiales. À l’inverse, plusieurs régions d’Afrique de l’Est et d’Asie du Sud subissent la hausse des coûts de l’énergie et des produits de base. Les perturbations logistiques et monétaires accentuent ces écarts, rappelant que la géographie influence de nouveau fortement les performances économiques. La Corne de l'Afrique Dans la Corne de l’Afrique, les évolutions récentes s’inscrivent dans une vision stratégique à long terme. Le renforcement des échanges entre l’Éthiopie et le Brésil, notamment dans le domaine agricole, illustre un potentiel de coopération durable. Les infrastructures demeurent au cœur des priorités, avec des investissements dans les réseaux ferroviaires et les corridors logistiques. Cette approche, souvent qualifiée de « patience stratégique », privilégie une croissance progressive et une intégration régionale renforcée. Dans ce contexte, l’Éthiopie poursuit son engagement diplomatique en accueillant des visites de haut niveau. La venue du président burundais Évariste Ndayishimiye a mis en lumière le rôle croissant du pays comme centre diplomatique régional. Les accords signés couvrent de nombreux secteurs, traduisant une volonté de renforcer les liens institutionnels et de promouvoir des priorités communes de développement. Ces avancées consolident la position de l’Éthiopie comme acteur pivot dans la région, misant sur la coopération et les infrastructures pour soutenir sa croissance et sa stabilité. Un moment d'unité Dans un contexte mondial incertain, l’exploration spatiale a offert un rare moment de convergence. La NASA a poursuivi les préparatifs de la mission Artemis II, première mission habitée visant à retourner sur la Lune. Présentée comme un symbole de coopération internationale, cette initiative met en lumière la capacité des nations à collaborer autour d’objectifs communs. Elle stimule également les investissements dans les technologies spatiales et climatiques. Un monde de réalités parallèles À l’issue de la semaine, un constat s’impose : le monde évolue dans une complexité croissante, marquée par des processus continus plutôt que par des résultats immédiats. Les tensions persistent, mais coexistent avec des dynamiques de progrès. Les négociations, les marchés et les innovations dessinent un paysage global fragmenté, où cohabitent risques et opportunités. En conclusion, cette semaine d’avril 2026 se distingue moins par un événement unique que par la convergence de multiples dynamiques. Elle illustre un monde en transition, façonné par des forces opposées mais interdépendantes, où incertitude et progrès avancent simultanément, laissant l’avenir ouvert et en constante évolution.
L’Éthiopie cette semaine : Réformes intérieures et stratégie régionale
Apr 12, 2026 228
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - Au cours d’une semaine rythmée par des échanges diplomatiques de haut niveau et un engagement constant en faveur du dialogue national, l’Éthiopie continue d’affirmer sa résilience et sa vision tournée vers l’avenir. Entre consolidation de la paix intérieure, rôle actif dans la coopération continentale et défense de son droit légitime à un accès à la mer, le pays s’impose comme un acteur clé dans la Corne de l’Afrique. Diplomatie stratégique et synergie régionale Le rayonnement diplomatique de l’Éthiopie s’est renforcé cette semaine avec la visite marquante du président burundais Évariste Ndayishimiye, également à la tête de l’Union africaine. À l’issue de rencontres de haut niveau au Palais national, le Premier ministre Abiy et son homologue ont supervisé la signature de plusieurs protocoles d’accord couvrant des secteurs variés, notamment la défense, la santé, l’éducation, l’eau et l’énergie, l’agriculture, le commerce, l’identité numérique et le tourisme. « Ces accords traduisent une volonté concrète de faire évoluer des relations diplomatiques de longue date vers des partenariats opérationnels », a déclaré le Premier ministre Abiy, réaffirmant une vision commune d’une Afrique de l’Est plus intégrée et prospère. Cette dynamique de coopération dépasse le cadre régional, avec de nouvelles perspectives entre l’Éthiopie et l’Inde. L’ambassadeur indien, Anil Kumar Rai, a renouvelé le soutien de son pays à l’organisation de la COP32 en 2027. Par ailleurs, des projets industriels conjoints, notamment dans le secteur du cuir, illustrent déjà les retombées positives de cette collaboration. Stabilité nationale et gouvernance inclusive La semaine a également été marquée par une évaluation approfondie des progrès régionaux, à travers une rencontre entre le Premier ministre Abiy Ahmed et le lieutenant-général Tadesse Worede, chef de l’administration intérimaire du Tigray. Les échanges ont porté sur le rapport annuel d’activité, mettant en lumière les avancées réalisées depuis avril 2025. Cette transition, conforme à la Constitution et à l’Accord de Pretoria, reflète une volonté de consolider une paix durable. Dans le même temps, la Commission nationale de dialogue éthiopienne (ENDC) a signalé des progrès significatifs dans la promotion d’un dialogue inclusif. Son président, le professeur Mesfin Araya, a souligné que cette démarche permet, pour la première fois, une participation équitable des citoyens, y compris dans les régions éloignées. Ayant déjà couvert plus de 1 200 woredas, la Commission prépare une conférence nationale réunissant 4 000 représentants. La quête d'un accès à la mer : un droit fondamental La question de l’accès direct à la mer est restée au cœur des priorités. Le député européen Thierry Mariani a qualifié cette revendication de « droit fondamental », soulignant son importance pour le développement économique d’un pays émergent et fortement peuplé. L’histoire rappelle également le lien étroit entre la civilisation axoumite et l’accès maritime, un héritage que l’Éthiopie cherche à retrouver par des moyens pacifiques. La jeunesse éthiopienne s’est également mobilisée, appelant à un engagement actif en faveur de cet objectif stratégique. Des représentants ont insisté sur le fait qu’il s’agit d’une responsabilité collective pour garantir l’avenir économique du pays. Dynamique économique et avancées démocratiques Dans ce contexte, le secteur touristique continue de se distinguer à l’échelle mondiale. Les initiatives nationales ont contribué à positionner l’Éthiopie parmi les destinations à la croissance la plus rapide. Avec plus de 1,2 million de visiteurs étrangers et des millions de voyageurs locaux, le secteur a généré d’importantes recettes, soutenu par des sites emblématiques tels que Gorgora, Wanchi et Koyisha. Par ailleurs, à l’approche des élections générales prévues le 1er juin 2026, les organisations de la société civile intensifient leurs efforts en matière d’éducation civique. Le lancement de l’application « Mirchaye » par la Commission électorale vise à améliorer la transparence du processus. Des mesures sont également prévues pour garantir une participation inclusive à l’échelle nationale.
Les missions diplomatiques à Addis-Abeba adressent des messages d’unité et d’espoir à l’occasion de Pâques éthiopienne.
Apr 12, 2026 378
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - À l’occasion de la célébration de Pâques par les chrétiens éthiopiens, les missions diplomatiques étrangères basées à Addis-Abeba ont diffusé des messages de vœux empreints de chaleur, mettant en avant les valeurs d’unité, de respect mutuel et de solidarité internationale. Les ambassades ainsi que les organisations internationales présentes dans la capitale ont pris part à cette fête aux côtés de millions d’Éthiopiens, adressant des messages de paix, de renouveau et de partage des valeurs communes. Depuis l’ambassade des États-Unis en Éthiopie, l’ambassadeur Ervin Masinga a salué la résilience et la ferveur observées durant le Carême. Il a rendu hommage à la « foi profonde et à la richesse de l’identité culturelle » du peuple éthiopien, exprimant son souhait que Pâques soit une période de renouveau, de bénédictions et d’optimisme. De son côté, l’ambassade de Russie en Éthiopie a transmis des vœux pascals porteurs d’espoir, d’amour et de paix, tandis que l’ambassadeur Evgeny Terekhin a adressé ses salutations personnelles aux fidèles chrétiens du pays. L’ambassade d’Israël en Éthiopie a, elle aussi, souhaité une célébration empreinte de sérénité, de recueillement, de joie et d’amour. Peter Hunter, représentant de l’ambassade d’Australie en Éthiopie, a présenté ses meilleurs vœux à l’occasion de cette fête, exprimant l’espoir de joyeuses célébrations pascales. L’ambassade du Royaume-Uni a décrit Pâques comme un moment d’unité, de renouveau et d’espoir, adressant des messages de paix, d’amour et de joie à l’ensemble des Éthiopiens. D’autres représentations diplomatiques, notamment celles de l’Iran et du Pakistan, ont également exprimé leurs vœux de joyeuses Pâques, se joignant à cet élan de solidarité. Un large message d’amitié internationale a été observé, porté par les ambassades de Suède, de Suisse, d’Allemagne, d’Arménie et du Canada, illustrant la reconnaissance des riches traditions culturelles et spirituelles de l’Éthiopie. Le Bureau des Nations Unies en Éthiopie a également adressé ses vœux, souhaitant de joyeuses fêtes à la communauté chrétienne du pays. Plusieurs observateurs estiment que ces messages dépassent le cadre des simples vœux festifs, reflétant la portée spirituelle et sociale de Pâques en Éthiopie. Ces déclarations traduisent une célébration qui dépasse le cadre religieux pour devenir un moment de rassemblement autour de valeurs communes de foi, de renouveau et de solidarité. Ainsi, les messages conjoints des missions diplomatiques témoignent des liens durables entre l’Éthiopie et la communauté internationale, réaffirmant un engagement partagé en faveur de la paix, de l’unité et du respect mutuel, particulièrement en cette période de grande importance pour le pays.
Les négociations américano-iraniennes menées au Pakistan pendant 21 heures n’ont abouti à aucun accord, selon le vice-président des États-Unis.
Apr 12, 2026 577
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - Une série de pourparlers diplomatiques majeurs entre les États-Unis et l’Iran s’est achevée sans avancée, après plus de 21 heures de négociations nocturnes intensives au Pakistan. Le vice-président des États-Unis, JD Vance, à la tête de la délégation américaine, a confirmé l’échec des discussions, précisant que Téhéran avait refusé ce qu’il a qualifié de « dernière et meilleure offre » de Washington. « Ils ont fait le choix de ne pas accepter nos conditions », a-t-il déclaré lors d’un bref point presse avant de quitter le Pakistan. Sans entrer dans les détails de la proposition, restés confidentiels, JD Vance a indiqué que la priorité des États-Unis était d’obtenir des garanties claires empêchant l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Malgré cet échec, le vice-président a adopté un ton ferme, suggérant que les conséquences seraient plus lourdes pour Téhéran que pour Washington. « La mauvaise nouvelle, c’est que nous ne sommes pas parvenus à un accord — et, à mon sens, c’est une bien pire nouvelle pour l’Iran que pour les États-Unis », a-t-il affirmé. Cet échec illustre une nouvelle fois la persistance des tensions entre les deux pays, les efforts diplomatiques n’ayant pas réussi à surmonter les principaux enjeux de sécurité.
L’Union africaine adresse ses félicitations à Ismaïl Omar Guelleh pour sa réélection.
Apr 11, 2026 1751
Addis-Abeba, le 11 avril 2026 (ENA) : - Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses vives félicitations à Ismaïl Omar Guelleh à la suite de sa réélection à la magistrature suprême de la République de Djibouti. Dans une déclaration rendue publique ce jour, il a salué la participation pacifique du peuple djiboutien au scrutin, soulignant que le bon déroulement du processus électoral reflète un engagement constant en faveur de la gouvernance démocratique, de la stabilité nationale et des ambitions partagées dans la Corne de l’Afrique. Le président de la Commission a pris note des résultats officiels communiqués par l’organe électoral djiboutien, entérinant ainsi l’issue du vote présidentiel. Il a également mis en exergue le rôle stratégique de Djibouti dans la consolidation de la paix, de la sécurité et de la coopération au niveau régional. Par ailleurs, il a réaffirmé la volonté de l’Union africaine de poursuivre la mise en œuvre de l’Agenda 2063 en collaboration avec ses États membres. Le président de la Commission a en outre salué le professionnalisme de la mission d’observation électorale de l’Union africaine, conduite par Bernard Makuza. En outre, Mahmoud Ali Youssouf a formulé ses vœux de succès à Ismaïl Omar Guelleh pour un mandat couronné de réussite et de progrès.
Guelleh a affirmé avoir remporté une victoire écrasante lors de l’élection présidentielle djiboutienne.
Apr 11, 2026 853
Addis-Abeba, le 11 avril 2026 (ENA) : - Au pouvoir depuis 1999, le chef de l’État djiboutien a annoncé samedi matin, via son compte X, une victoire nette à l’issue du scrutin. Selon des résultats préliminaires publiés par le ministère de l’Intérieur, il aurait obtenu 97,8 % des voix, entamant ainsi un sixième mandat. Son unique adversaire, Mohamed Farah Samatar, n’aurait recueilli que 2,2 % des suffrages. Peu connu du grand public, Samatar n’a représenté qu’une opposition limitée face au président sortant. À 78 ans, Guelleh reste une figure politique majeure dans ce pays stratégique de la mer Rouge, situé dans la Corne de l’Afrique. Ce résultat rappelle celui de l’élection de 2021, où il avait déjà dépassé les 97 % des voix. Il devrait également raviver l’attention des observateurs sur la vie politique et les processus démocratiques à Djibouti.
Le Pakistan au centre de la scène diplomatique mondiale : ouverture de pourparlers cruciaux entre Washington et Téhéran à Islamabad.
Apr 10, 2026 1903
Addis-Abeba, le 10 avril 2026 (ENA) : - La capitale pakistanaise s’impose comme un épicentre diplomatique majeur, alors que le Pakistan s’apprête à accueillir des discussions directes, aussi rares que stratégiques, entre les États-Unis et l’Iran. Ces négociations sont perçues comme un moment charnière pour l’équilibre régional. Sous l’attention soutenue de la communauté internationale, les délégations des deux pays doivent arriver sous haute sécurité en vue des échanges prévus samedi. Ces pourparlers interviennent dans le sillage d’un cessez-le-feu précaire, obtenu grâce à la médiation du Pakistan après 39 jours d’affrontements intenses, suscitant un espoir mesuré d’apaisement durable. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a assuré que tous les participants, y compris les médias internationaux, bénéficieront de visas délivrés à leur arrivée, illustrant la volonté d’Islamabad de garantir transparence et ouverture. « L’issue de ces discussions est suivie de près à l’échelle mondiale, tant ses implications pour la région sont déterminantes », a souligné Ishtiaq Ahmad, spécialiste des relations internationales. Malgré un climat d’espoir prudent, les observateurs restent lucides quant aux défis à surmonter. Les positions des deux parties devraient demeurer fermes, même si les pressions internationales et des intérêts convergents pourraient favoriser un terrain d’entente. La présence de délégations de haut niveau témoigne d’une réelle dynamique de dialogue. Côté américain, le vice-président J.D. Vance mènera les discussions, entouré notamment de Steve Witkoff et Jared Kushner. Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Bagher Qalibaf sont pressentis pour participer, bien que la composition officielle de la délégation reste à confirmer par Téhéran. Vers plus qu’un simple cessez-le-feu Selon plusieurs sources, les négociations devraient alterner entre échanges directs et indirects, avec pour objectif principal l’instauration d’un cessez-le-feu durable. Compte tenu de la complexité des enjeux, les discussions pourraient se prolonger au-delà d’une seule journée. Cette rencontre représente le dialogue direct le plus significatif entre Washington et Téhéran depuis 1979, illustrant l’ampleur des enjeux en présence. Une avancée diplomatique pour le Pakistan Ce rendez-vous diplomatique est l’aboutissement d’intenses efforts menés en coulisses par le Pakistan, avec l’appui de partenaires tels que la Turquie, la Chine et l’Arabie saoudite, ayant permis l’instauration d’une trêve de deux semaines. Par ailleurs, les évolutions récentes dans la région, notamment l’ouverture d’Israël à des discussions avec le Liban, alimentent l’espoir d’une dynamique diplomatique plus large.
À Djibouti, le président sortant Ismaïl Omar Guelleh et son principal adversaire Mohamed Farah Samatar ont accompli leur devoir électoral lors de la présidentielle.
Apr 10, 2026 1828
Addis-Abeba, le 10 avril 2026 (ENA) : - L’élection présidentielle à Djibouti a officiellement débuté, marquée par le vote du président sortant Ismaïl Omar Guelleh et de son principal adversaire Mohamed Farah Samatar, qui se sont rendus aux urnes dès les premières heures de la matinée dans la capitale. Dans ce pays situé sur les rives de la mer Rouge, les bureaux de vote ont ouvert à l’aube et les électeurs se sont progressivement déplacés vers les centres de vote, dans un scrutin que les autorités décrivent comme bien organisé. Les deux principaux candidats ont accompli leur devoir électoral dans différents bureaux de vote de Djibouti-Ville, donnant ainsi le coup d’envoi symbolique de cette journée décisive. Au total, 67 observateurs internationaux ont été déployés pour superviser le processus électoral. Ils représentent plusieurs organisations régionales et internationales, dont l’Union africaine, l’IGAD, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la coopération islamique. La mission de l’Union africaine est conduite par Bernard Makuza, tandis que celle de l’IGAD est dirigée par l’ancien président éthiopien Mulatu Teshome. Selon le ministère de l’Intérieur, 256 467 électeurs sont inscrits sur les listes électorales, dont plus de 162 000 dans la capitale, où se concentre une large part de l’électorat. Le scrutin se déroule dans 712 bureaux de vote à travers le pays, dont 413 à Djibouti-Ville, illustrant le poids démographique de la zone urbaine. Cette élection revêt un caractère crucial pour Djibouti, le président Ismaïl Omar Guelleh briguant un sixième mandat sous la bannière de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP). Il est opposé à des candidats issus de l’opposition, notamment du Centre démocratique unifié (CDU) et de l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ), dans un contexte politique jugé très suivi et compétitif. Après une campagne électorale marquée par des rassemblements et des débats publics, le pays entre désormais dans une phase décisive, centrée sur le dépouillement des voix et l’attente des résultats, dans un climat où la transparence et la crédibilité du processus restent au cœur des attentions.
Social
Les missions diplomatiques à Addis-Abeba adressent des messages d’unité et d’espoir à l’occasion de Pâques éthiopienne.
Apr 12, 2026 378
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - À l’occasion de la célébration de Pâques par les chrétiens éthiopiens, les missions diplomatiques étrangères basées à Addis-Abeba ont diffusé des messages de vœux empreints de chaleur, mettant en avant les valeurs d’unité, de respect mutuel et de solidarité internationale. Les ambassades ainsi que les organisations internationales présentes dans la capitale ont pris part à cette fête aux côtés de millions d’Éthiopiens, adressant des messages de paix, de renouveau et de partage des valeurs communes. Depuis l’ambassade des États-Unis en Éthiopie, l’ambassadeur Ervin Masinga a salué la résilience et la ferveur observées durant le Carême. Il a rendu hommage à la « foi profonde et à la richesse de l’identité culturelle » du peuple éthiopien, exprimant son souhait que Pâques soit une période de renouveau, de bénédictions et d’optimisme. De son côté, l’ambassade de Russie en Éthiopie a transmis des vœux pascals porteurs d’espoir, d’amour et de paix, tandis que l’ambassadeur Evgeny Terekhin a adressé ses salutations personnelles aux fidèles chrétiens du pays. L’ambassade d’Israël en Éthiopie a, elle aussi, souhaité une célébration empreinte de sérénité, de recueillement, de joie et d’amour. Peter Hunter, représentant de l’ambassade d’Australie en Éthiopie, a présenté ses meilleurs vœux à l’occasion de cette fête, exprimant l’espoir de joyeuses célébrations pascales. L’ambassade du Royaume-Uni a décrit Pâques comme un moment d’unité, de renouveau et d’espoir, adressant des messages de paix, d’amour et de joie à l’ensemble des Éthiopiens. D’autres représentations diplomatiques, notamment celles de l’Iran et du Pakistan, ont également exprimé leurs vœux de joyeuses Pâques, se joignant à cet élan de solidarité. Un large message d’amitié internationale a été observé, porté par les ambassades de Suède, de Suisse, d’Allemagne, d’Arménie et du Canada, illustrant la reconnaissance des riches traditions culturelles et spirituelles de l’Éthiopie. Le Bureau des Nations Unies en Éthiopie a également adressé ses vœux, souhaitant de joyeuses fêtes à la communauté chrétienne du pays. Plusieurs observateurs estiment que ces messages dépassent le cadre des simples vœux festifs, reflétant la portée spirituelle et sociale de Pâques en Éthiopie. Ces déclarations traduisent une célébration qui dépasse le cadre religieux pour devenir un moment de rassemblement autour de valeurs communes de foi, de renouveau et de solidarité. Ainsi, les messages conjoints des missions diplomatiques témoignent des liens durables entre l’Éthiopie et la communauté internationale, réaffirmant un engagement partagé en faveur de la paix, de l’unité et du respect mutuel, particulièrement en cette période de grande importance pour le pays.
L’Éthiopie célèbre Pâques dans un esprit d’unité et de profonde ferveur.
Apr 12, 2026 498
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - À travers le pays, des millions de chrétiens de toutes confessions ont célébré Fasika, partageant des valeurs communes d’espoir, de sacrifice et de renouveau. Cette célébration intervient à l’issue de plusieurs semaines de jeûne et de méditation spirituelle, et se traduit par des offices religieux empreints de ferveur, des retrouvailles familiales chaleureuses et le partage de mets traditionnels. L’esprit d’unité s’est également manifesté à l’échelle nationale lorsque le Premier ministre Abiy Ahmed et la Première dame Zinash Tayachew ont accueilli leur traditionnel petit-déjeuner pascal au Unity Park. Cet événement a réuni des participants venus de divers horizons, partageant un moment de convivialité et les bénédictions liées à la fête. Dans une publication diffusée sur la page officielle du bureau du Premier ministre, Fasika a été décrite comme un temps de foi, mais aussi de solidarité et de communion. Les citoyens ont été appelés à faire preuve de générosité en ouvrant leurs portes et leurs cœurs aux personnes les plus vulnérables. Pâques demeure ainsi l’une des célébrations religieuses majeures en Éthiopie, incarnant la foi, le renouveau et un fort esprit de communauté à l’échelle du pays.
Le Premier ministre Abiy Ahmed et la Première dame Zinash Tayachew ont organisé un petit-déjeuner de Pâques au parc de l’Unité.
Apr 12, 2026 353
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné de la Première dame Zinash Tayachew, a offert le traditionnel petit-déjeuner de Pâques au Parc de l’Unité, réunissant des participants issus de divers horizons pour célébrer l’événement. Ce rassemblement a illustré l’esprit de Fasika (Pâques), l’une des fêtes religieuses les plus marquantes en Éthiopie. À travers le pays, des chrétiens de différentes confessions se rassemblent durant cette période sacrée, portés par des valeurs communes d’espoir, de sacrifice et de renouveau. Après plusieurs semaines de jeûne et de recueillement spirituel, Pâques est célébrée dans la joie, à travers des prières, des repas festifs et des moments de partage en famille. Les foyers s’animent, les communautés se retrouvent et expriment leur gratitude dans une atmosphère de fête et de communion. Au Parc de l’Unité, les invités ont partagé des mets traditionnels de Pâques, transmettant un message d’inclusion et de solidarité. L’événement a mis en évidence le rôle de la foi comme facteur de rapprochement et de cohésion sociale. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le bureau du Premier ministre a rappelé que Pâques ne se limite pas à une célébration, mais constitue également un moment propice à la compassion. Les citoyens ont ainsi été invités à faire preuve de générosité en ouvrant leurs foyers et leurs cœurs aux plus vulnérables, reflétant l’essence même de cette fête. Alors que l’Éthiopie célèbre ce jour sacré, un message fort se dégage à l’échelle nationale : celui de l’unité, de la solidarité et du renouveau, au cœur de Fasika (Pâques).
Le président Taye Atske Selassie présente ses vœux à l’occasion de Pâques en Éthiopie.
Apr 11, 2026 1254
Addis-Abeba, le 11 avril 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a adressé ses vœux aux fidèles chrétiens qui s’apprêtent à célébrer Pâques en Éthiopie demain. Dans un message rendu public ce jour, le chef de l’État a exprimé ses souhaits de paix, de santé et de prospérité à l’ensemble des croyants. Pâques en Éthiopie, connue sous le nom de Fasika, constitue une célébration religieuse majeure, généralement observée à une date différente de celle retenue dans les pays occidentaux. Cette année, la fête de Pâques sera célébrée le 12 avril.
Économie
L’Éthiopie et Afreximbank consolident leur coopération stratégique.
Apr 11, 2026 775
Addis-Abeba, le 11 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu au plus haut niveau avec le président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), George Elombi, afin de renforcer la coopération stratégique. À l’issue de cette rencontre, le Premier ministre Abiy a indiqué sur les réseaux sociaux : « J’ai eu le plaisir d’accueillir George Elombi, président d’Afreximbank, pour évoquer le renforcement des partenariats stratégiques. »
Éthiopie et Burundi renforcent leur partenariat : signature de plusieurs accords de coopération à Addis-Abeba.
Apr 9, 2026 2150
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed et le président burundais Évariste Ndayishimiye ont franchi une étape majeure dans le renforcement des relations bilatérales, supervisant la signature de plusieurs mémorandums d’entente lors de discussions de haut niveau à Addis-Abeba. Ces accords, couvrant divers secteurs, illustrent une nouvelle dynamique de coopération entre les deux nations d’Afrique de l’Est. Les dirigeants ont réaffirmé leurs ambitions communes en matière de croissance économique, de stabilité régionale et de prospérité durable. Le Premier ministre Abiy Ahmed a qualifié sa rencontre avec Évariste Ndayishimiye de « fructueuse », soulignant que ces mémorandums traduisent un engagement concret visant à transformer des relations diplomatiques historiques en partenariats opérationnels. Le président burundais, qui préside actuellement l’Union africaine, effectue une visite officielle de travail en Éthiopie, participant à une série de discussions de haut niveau pour approfondir la coopération politique, économique et régionale. Au cours de cette visite, le Premier ministre a salué le rôle de Ndayishimiye en tant que leader continental et a abordé avec lui les priorités africaines majeures, ainsi que des sujets bilatéraux essentiels. Accueillant son homologue burundais, Abiy Ahmed a rappelé la relation historique entre les deux pays, la qualifiant de fraternelle et fondée sur le respect mutuel. Il a insisté sur le fait que le renforcement de ce lien est crucial pour atteindre des objectifs de développement communs. Selon l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA), ces accords posent les bases d’une coopération renforcée et témoignent d’une vision partagée d’un avenir intégré, prospère et uni pour l’Éthiopie et le Burundi.
Le ministère du Travail et Future Fit International scellent un partenariat pour la formation et le déploiement de jeunes Éthiopiens au Canada.
Apr 9, 2026 573
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Le ministère du Travail et des Compétences de l’Éthiopie et l’entreprise canadienne Future Fit International ont signé un protocole d’entente visant à former des jeunes Éthiopiens dans divers domaines et à faciliter leur déploiement au Canada. La signature a été effectuée par la ministre du Travail et des Compétences, Muferihat Kamil, et le directeur général de Future Fit International, Abiy Raymond. Lors de la cérémonie, la ministre a souligné que cet accord renforçait la coopération bilatérale entre l’Éthiopie et le Canada. « Nous sommes profondément reconnaissants envers le gouvernement canadien pour son engagement continu dans de nombreux secteurs », a-t-elle déclaré. Pour elle, ce protocole constitue un investissement à long terme et un héritage durable, favorisant le développement des jeunes et consolidant les liens entre les peuples des deux pays. Elle a également précisé que cet accord ouvre un nouveau chapitre dans les initiatives de formation et d’éducation, visant à exploiter pleinement le potentiel et les talents des jeunes. Abiy Raymond a ajouté que ce partenariat va au-delà d’une simple signature : il crée un véritable pont entre les compétences locales et la demande mondiale, offrant ainsi de nouvelles opportunités. Il a souligné que l’Éthiopie regorge de jeunes dynamiques et ambitieuses, et que le soutien structuré est essentiel pour transformer ce potentiel en compétences compétitives, tant au niveau national qu’international. Le directeur général a également indiqué que Future Fit International s’engage à mettre en place des programmes de formation conformes aux standards internationaux, notamment canadiens, afin de doter les jeunes Éthiopiens des connaissances techniques et des compétences professionnelles nécessaires pour s’intégrer efficacement à l’économie mondiale. L’ambassadeur du Canada en Éthiopie, Nicolas Simard, a souligné que le renforcement des capacités de la main-d’œuvre contribue significativement à la consolidation de la coopération bilatérale, dans des secteurs clés tels que l’agroalimentaire, l’énergie, les mines et l’aérospatiale. Il a conclu que de tels accords sont essentiels pour approfondir et élargir davantage la collaboration entre l’Éthiopie et le Canada.
Le candidat éthiopien élu au Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU.
Apr 9, 2026 739
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Le candidat éthiopien Abdi Jibril Ali a été élu au Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies lors d’un scrutin tenu au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York. Cette élection, marquée par un large soutien, consolide la présence de l’Éthiopie au sein des instances onusiennes dédiées aux droits humains. Selon une publication du ministère sur les réseaux sociaux, l’élection s’est tenue au sein du Conseil économique et social des Nations Unies. En lice avec six autres candidats africains pour deux sièges réservés à la région, Abdi Jibril Ali a obtenu 49 voix sur 54, témoignant d’un soutien quasi unanime des États membres. Composé de 18 experts indépendants, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies est chargé de veiller à la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, un instrument clé garantissant des droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé et le travail décent. Dans un communiqué, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a salué cette élection, adressant ses félicitations à Abdi Jibril Ali et lui souhaitant plein succès pour son mandat de quatre ans. Par ailleurs, Albab Tesfaye, candidate de l’Éthiopie au Comité africain des droits et du bien-être de l'enfant, a également été élue lors du sommet de l’Union africaine en février 2026. Le ministère des Affaires étrangères continue ainsi de promouvoir et de soutenir les professionnels éthiopiens qualifiés candidats à des fonctions au sein du système des Organisation des Nations Unies et d’autres institutions internationales.
Technologie
Nouvelle étape scientifique en Éthiopie : Le premier ministre Abiy inaugure un complexe de recherche avancé.
Apr 4, 2026 841
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie franchit un cap décisif vers l’innovation scientifique comme le Premier ministre Abiy Ahmed a inauguré un complexe de recherche ultramoderne à Addis-Abeba, marquant, selon lui, l’entrée du pays dans une nouvelle ère scientifique. Implanté au sein de l’Armauer Hansen Research Institute (AHRI), ce centre de pointe constitue une avancée majeure dans la stratégie nationale visant à faire de l’innovation un pilier du développement. Le premier ministre a qualifié cette infrastructure de « saut stratégique », destinée à positionner l’Éthiopie comme un pôle d’excellence en recherche, en sécurité sanitaire et en technologies de pointe. Le complexe abrite 40 laboratoires entièrement équipés, ainsi que des plateformes avancées de génomique et de bio-informatique. Ces installations permettront aux chercheurs éthiopiens de conduire des travaux scientifiques de haut niveau, alignés sur les standards internationaux. Parmi ses composantes clés figure un centre de bioéquivalence, essentiel pour garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments produits localement. Cette initiative devrait réduire la dépendance du pays aux importations pharmaceutiques et renforcer ses capacités industrielles nationales. Au-delà de la production scientifique, ce pôle ambitionne de transformer les découvertes en solutions concrètes. En établissant un lien étroit entre recherche et politiques publiques, il contribuera à améliorer les systèmes de santé, renforcer la préparation aux crises et accroître la résilience face aux menaces sanitaires. Ce projet s’inscrit dans une vision plus large d’autonomie stratégique, visant à assurer à l’Éthiopie une indépendance durable dans les secteurs essentiels. Il incarne ainsi une étape déterminante vers la souveraineté pharmaceutique et la sécurité sanitaire à long terme. En somme, ce nouveau centre dépasse le cadre d’une simple infrastructure : il symbolise l’engagement résolu de l’Éthiopie en faveur d’un avenir fondé sur la science, l’innovation et l’autonomie, tout en contribuant de manière significative au progrès scientifique du continent africain.
Les grands acteurs mondiaux du secteur technologique saluent les avancées rapides de l’Éthiopie dans le domaine de l’intelligence artificielle et appellent à intensifier les efforts d’innovation.
Apr 4, 2026 400
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se distingue désormais sur la scène internationale grâce aux progrès remarquables réalisés en intelligence artificielle (IA). Des leaders du secteur encouragent le pays à accélérer encore davantage ses initiatives innovantes et à consolider ses partenariats à l’échelle mondiale afin de maintenir cette dynamique. Ces observations font suite à une visite à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, où plusieurs experts ont mis en lumière le potentiel du pays à devenir un centre d’innovation de premier plan en Afrique. Intervenant à cette occasion, James David, directeur des opérations africaines de Tata Consultancy Services (TCS), a salué les investissements conséquents engagés par l’Éthiopie dans l’IA ainsi que l’essor de son écosystème de startups. Selon lui, ces avancées pourraient faire du pays une référence pour d’autres nations africaines. Il a également mis en avant l’importance d’un partenariat stratégique avec l’Inde, estimant que l’expérience de ce pays dans le déploiement de solutions numériques constitue un atout complémentaire aux capacités d’innovation éthiopiennes. De son côté, Edwin Vollanoor, PDG d’AppFace Technologies, a qualifié l’Institut d’un des centres d’excellence en IA les plus prometteurs de la région. Il a particulièrement apprécié la qualité des technologies développées, notamment dans les domaines des modèles de langage et de la robotique, qu’il a jugées de niveau international. Il a en outre relevé que certaines solutions d’IA sont déjà intégrées dans les systèmes publics, notamment au sein des tribunaux, tout en soulignant la nécessité d’élargir leur déploiement pour maximiser leur impact. Dans cette perspective, il a plaidé pour un renforcement des dispositifs de mentorat, d’incubation et d’accélération, invitant l’Éthiopie à s’inspirer des expériences de pays tels que la Chine et l’Inde. Selon lui, l’intelligence artificielle offre des perspectives de transformation majeures dans des secteurs clés comme l’agriculture, les transports et l’emploi, et pourrait contribuer à positionner l’Éthiopie comme un hub continental en collaboration avec l’Union africaine. Pour sa part, Monsy Mathews, représentant de Moti Engineering, a mis en avant les avancées technologiques significatives enregistrées par le pays au cours de la dernière décennie, en particulier dans le secteur financier. Il a noté une adoption croissante de l’IA par les banques, notamment dans la gestion des risques, la vérification des clients, les paiements et le traitement des crédits. Il a également évoqué les initiatives menées par Ethio Telecom dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’automatisation robotisée des processus, soulignant que leur déploiement progresse progressivement dans différents secteurs. Dans l’ensemble, les experts s’accordent à considérer que, grâce à des investissements soutenus, une coopération internationale accrue et une priorité donnée à l’innovation, l’Éthiopie dispose de solides atouts pour s’imposer comme un pôle d’excellence en IA et en numérique sur le continent africain.
Les semences améliorées stimulent fortement la productivité agricole Institut éthiopien de recherche agricole
Mar 28, 2026 321
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien de recherche agricole a annoncé que la mise à disposition de semences améliorées contribue de manière significative à l’augmentation des rendements agricoles en Éthiopie. Le directeur général de l’institut, Nigussie Dechassa, a mis en avant le rôle déterminant de l’EIAR dans l’amélioration de la productivité, notamment à travers le développement et la diffusion de variétés hybrides performantes. Dans un entretien accordé à ENA, il a précisé que les recherches portent sur des cultures stratégiques telles que le maïs, le blé, l’orge, la pomme de terre et le café, avec pour objectif de produire des variétés à haut rendement et de meilleure qualité. Selon Nigussie Dechassa, ces semences ont permis d’accroître considérablement les rendements à l’hectare. Il a notamment cité le cas du maïs, dont la production est passée d’environ 45 quintaux à 80–90 quintaux par hectare grâce aux variétés améliorées. Des progrès similaires ont été observés pour le blé : les variétés développées par l’institut ont permis d’atteindre une production moyenne de 36 quintaux par hectare, avec des pics allant jusqu’à 80 quintaux, contre 14 à 15 quintaux il y a deux décennies. L’institut a également mis au point une douzaine de variétés d’orge hybrides, contribuant à répondre à la demande nationale en malt et à réduire la dépendance aux importations. Dans le cas de la pomme de terre, environ 45 nouvelles variétés ont été introduites, permettant presque de doubler les rendements moyens, passés de 120 à 230 quintaux par hectare. Enfin, Nigussie Dechassa a souligné que la pomme de terre, à l’instar d’autres cultures vivrières essentielles, joue un rôle clé dans le renforcement de la sécurité alimentaire du pays.
La vision numérique de l’Éthiopie et ses initiatives en intelligence artificielle sont essentielles pour accélérer la transformation : Ambassadeur indien.
Mar 25, 2026 299
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a salué la vision numérique prospective des dirigeants éthiopiens, soulignant que la stratégie « Éthiopie numérique 2030 » pose les fondations d’un développement inclusif porté par la technologie. Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Anil Kumar Rai a affirmé que les dirigeants éthiopiens ont engagé des actions audacieuses pour intégrer les technologies dans le processus de développement national, notamment au regard de la jeunesse et de l’importance démographique du pays. Il a souligné que, avec plus de 70 % de la population âgée de moins de 30 ans, le recours aux technologies numériques constitue un levier essentiel pour relever les défis du développement et garantir une croissance durable. Selon lui, les initiatives gouvernementales visant à élargir l’accès à des infrastructures de données abordables et de qualité posent des bases solides pour l’innovation, appuyées par une main-d’œuvre qualifiée et instruite. « Le gouvernement éthiopien a multiplié les efforts pour rendre les données de qualité accessibles à un coût abordable, créant ainsi un socle robuste, soutenu par des talents capables de développer des solutions fondées sur l’intelligence artificielle », a-t-il indiqué. L’ambassadeur a également relevé que les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, jouent un rôle de plus en plus déterminant dans divers secteurs tels que l’économie, l’identité numérique, l’éducation, la santé et les services financiers. Fort de ces avancées, il a estimé que le cadre politique numérique de l’Éthiopie est à la fois complet et tourné vers l’avenir, avec un fort potentiel pour déployer des solutions à grande échelle. « De nombreuses innovations développées ailleurs peuvent être adaptées au contexte éthiopien afin de répondre efficacement aux défis locaux », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Anil Kumar Rai a mis en avant la position stratégique de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique ainsi que sa croissance économique soutenue ces dernières décennies, soulignant que plusieurs pays africains considèrent désormais le pays comme une référence en matière de transformation. « Bien que de nombreux pays africains disposent de politiques en matière d’intelligence artificielle, celle de l’Éthiopie se distingue par son caractère prospectif et sa capacité à être déployée à grande échelle, un élément clé dans le domaine technologique », a-t-il ajouté. Il a en outre insisté sur l’importance de la coopération à l’échelle continentale, évoquant des cadres comme Agenda 2063, et suggérant que les solutions numériques réussies pourraient être valorisées à travers Union africaine afin de favoriser leur adoption à travers le continent. L’Éthiopie a, dans cette dynamique, lancé la stratégie « Digital Ethiopia 2030 », destinée à faire du pays une économie pleinement intégrée au numérique. Celle-ci met l’accent sur le développement des infrastructures numériques, l’amélioration de la connectivité et la promotion de l’innovation afin de renforcer l’efficacité des services publics et la productivité économique. Le gouvernement accorde également une priorité particulière au développement du capital humain et au renforcement des capacités technologiques, reconnaissant que les compétences numériques sont essentielles pour soutenir la croissance future du pays.
Sport
Abiy Ahmed inaugure un parc sportif répondant aux standards internationaux.
Apr 4, 2026 1322
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a procédé à l’inauguration du Parc des sports d’Addis-Abeba, un projet emblématique qui illustre les efforts de modernisation urbaine et de valorisation des citoyens. À cette occasion, le premier ministre Abiy a affirmé que l’Éthiopie ne se limitera pas à rêver de grandeur, mais qu’elle s’engage résolument à la concrétiser à travers des réalisations tangibles. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Abiy Ahmed a souligné que ce complexe sportif, d’une superficie de 5,7 hectares, témoigne de la volonté d’accélérer la transformation de la capitale tout en renforçant la dignité des citoyens. Conçu selon des normes internationales, le parc comprend des infrastructures de haut niveau, notamment une piscine olympique, des terrains professionnels de football, de basketball et de tennis, ainsi qu’une piste d’athlétisme de 800 mètres. Le site rend également hommage à 15 champions olympiques éthiopiens, immortalisés à travers des statues érigées au cœur du complexe, dans le but d’inspirer les générations futures. Au-delà de sa vocation sportive, le projet se veut inclusif et orienté vers la communauté. Il intègre 105 espaces commerciaux destinés à soutenir les habitants relogés durant les travaux, ainsi qu’une grande place publique pouvant accueillir jusqu’à 3 000 personnes. Doté d’un parking souterrain à deux niveaux pouvant accueillir 300 véhicules et relié à des aménagements paysagers modernes, le parc illustre la vision d’une capitale propre, moderne et accessible. Pour le Premier ministre, ce projet reflète une approche du développement centrée sur l’humain, où infrastructures modernes et bien-être collectif avancent de pair.
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 787
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Participants et diplomates saluent la Great Ethiopian Run.
Nov 25, 2025 1944
Addis Ababa le 25 novembre,2025 (ENA) La Great Ethiopian Run 2025 a reçu de larges éloges de la part des participants, d’un diplomate et d’un sponsor, tous saluant l’ambiance vibrante et la qualité de l’organisation. Avec ses 55 000 coureurs, l’événement, qui s’est tenu dimanche, a une nouvelle fois confirmé son statut parmi les courses sur route les plus prestigieuses au monde. Parmi les participants, TJ Cora, représentante de l’Indigenous Marathon Foundation, a affirmé que la course se distinguait nettement des autres grands marathons internationaux. Elle a mis en avant la beauté d’Addis-Abeba et exprimé son admiration pour l’héritage exceptionnel de l’Éthiopie en course de fond. Selon elle, l’expérience du parcours de 10 kilomètres est « tout simplement incomparable ». L'ambassadrice adjointe d'Australie en Éthiopie, Caitlin Laing, a évoqué la joie et l'esprit communautaire qui caractérisent cet événement, ajoutant que la course évolue chaque année. Le directeur de Heineken Éthiopie, William Mills, a décrit l'atmosphère de l'événement comme énergique et exaltante, soulignant sa forte présence mondiale. Heineken, qui est désormais sponsor pour la septième année consécutive, apprécie l'unité que cet événement favorise dans toute la ville, a-t-il ajouté. L'entraîneur de l'équipe de football U-17 d'Éthiopie, Benjamin Ziemer, a également fait l'éloge du Great Ethiopian Run, le qualifiant de puissant mélange de sport et de culture. Il a encouragé les coureurs du monde entier à participer à ce qu'il a décrit comme une course sûre, bien organisée et vraiment mémorable. Peter Hopkins, un touriste originaire de Boulder, dans le Colorado, s'est dit impressionné par les dizaines de milliers de participants venus célébrer la 25e édition de l'événement. Il a souligné que la chaleur et l'hospitalité de l'Éthiopie contribuaient à attirer les touristes, tandis que les activités pré-course et les festivités post-course enrichissaient l'expérience. Célébrant son 25e anniversaire, la populaire course de 10 km d'Addis-Abeba continue de mettre en avant l'esprit d'accueil de l'Éthiopie et sa riche tradition de course à pied.
Melknat Wudu et Yismaw Dilu gagnent l’édition 2025 de la Grande Course d’Éthiopie.
Nov 23, 2025 1443
Addis-Abeba, le 23 novembre 2025 (ENA) : - Melknat Wudu et Yismaw Dilu se sont illustrés lors de la Grande Course d’Éthiopie 2025, célébrant en grande pompe le 25ᵉ anniversaire de cet événement emblématique. Melknat Wudu, représentant la Banque Commerciale d’Éthiopie, a brillamment conservé son titre chez les femmes, s’imposant en 32 min 10 s 273. Déjà victorieuse l’an passé, elle confirme une fois de plus son rang parmi l’élite du fond éthiopien. Sa performance lui vaut un prix de 400 000 birrs. À une seconde seulement, Ftaw Zeray termine deuxième en 32 min 11 s 516, suivie par Meselech Alemayehu, troisième en 32 min 19 s 787. Elles repartent avec 200 000 et 100 000 birrs respectivement. Chez les hommes, Yismaw Dilu, représentant la police d'Amhara, a réalisé une course exceptionnelle, franchissant la ligne en 28 min 25 s 262. Il améliore ainsi sa troisième place de l’année précédente et décroche lui aussi un prix de 400 000 birrs. Eyob Simegn (28:28.687) et Dinkalem Ayle (28:29.261) complètent un podium extrêmement serré, offrant un spectacle palpitant aux milliers de spectateurs présents. La course a également mis en avant l’inclusion, avec des épreuves dédiées aux athlètes en situation de handicap. Daniel Shambel s’est imposé chez les hommes, tandis qu’Abrham Lewtu et Jamal Awel ont pris les deuxième et troisième places. Chez les femmes, Anchinesh Nibret a remporté l’épreuve, suivie d’Ashu Ayenew et de Tsehaynesh Amare. Pour cette édition historique, plus de 250 athlètes issus de 25 pays ont pris part à la compétition. Le départ et l’arrivée, organisés sur la place Meskel, ont offert une ambiance festive et vibrante, marquant un quart de siècle d’impact sportif et social. La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a salué l’événement sur les réseaux sociaux, rappelant son rôle dans la promotion de la santé et de la cohésion. Elle a également rendu hommage au fondateur de la course, la légende olympique Haile Gebrselassie. Des figures mythiques de l’athlétisme mondial, telles que Daniel Komen et Khalid Khannouchi, ont honoré l’édition de leur présence, renforçant encore le prestige international de la Grande Course d’Éthiopie. Au coucher du soleil sur la place Meskel, l’édition 2025 s’est conclue comme une célébration majeure de l’endurance, de l’unité et de la fierté nationale. Un héritage qui continuera d’inspirer les futures générations de coureurs éthiopiens.
Environnement
Selon la Commission, les initiatives éthiopiennes de développement vert et de gestion des bassins fluviaux constituent un modèle africain de réponse au changement climatique.
Apr 10, 2026 730
Addis-Abeba, le 10 avril 2026 (ENA) : - Lors de cette rencontre, le commissaire Shiferaw Teklemariam a appelé les pays africains à consolider leurs capacités collectives afin de mieux faire face aux chocs climatiques et à l’insécurité alimentaire. Il a estimé que l’Afrique se trouve à un moment décisif dans sa quête de souveraineté alimentaire, fondée sur ses propres ressources et compétences. Il a également insisté sur la nécessité de mettre en place un système financier continental solide, capable de répondre à des risques de plus en plus complexes et interconnectés, tout en soulignant que la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine nécessite un engagement politique durable et des mécanismes de financement robustes. Le commissaire a rappelé que la lutte contre le changement climatique est désormais une priorité nationale en Éthiopie, soutenue par un renforcement des institutions et une meilleure coordination des politiques publiques. Il a cité plusieurs initiatives majeures, notamment le Grand barrage de la Renaissance, l’Initiative pour un héritage vert, l’expansion de l’irrigation et les programmes d’énergies renouvelables, qui contribuent selon lui à réduire les impacts climatiques et à renforcer la sécurité alimentaire. Selon lui, ces efforts positionnent l’Éthiopie comme un exemple en matière de lutte contre le changement climatique, de souveraineté alimentaire et de gestion des catastrophes. Il a ajouté que les progrès réalisés font du pays un hôte approprié pour cette conférence, qui sert également de plateforme d’échanges d’expériences en matière de réponse humanitaire autonome. Enfin, il a évoqué les projets de développement de corridors et de bassins fluviaux à Addis-Abeba comme des exemples concrets d’approches intégrées en matière d’adaptation climatique et de résilience urbaine, susceptibles d’inspirer d’autres pays du continent.
Le vice-Premier ministre plaide pour une solidarité africaine renforcée face aux défis de la crise climatique.
Apr 10, 2026 217
Addis-Abeba, le 10 avril 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre, Temesgen Tiruneh, a plaidé pour un renforcement de l’unité africaine, la présentant comme essentielle à l’édification d’un continent résilient face à l’intensification des défis environnementaux. S’exprimant devant les participants de la 16e Conférence des Parties africaines sur les capacités de gestion des risques (ARC-COP16), tenue au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, Temesgen Tiruneh a appelé les pays africains à dépasser les approches fragmentées pour privilégier des réponses concertées et portées par le continent. Soulignant que l’Afrique subit de plein fouet les effets de la crise climatique mondiale, il a estimé que cette situation devait servir de catalyseur à une solidarité accrue plutôt que de nourrir les divisions. Selon lui, l’heure n’est pas au découragement, mais à la détermination, à l’unité et à la mobilisation de l’esprit africain. Le vice-Premier ministre a insisté sur le fait que le changement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité tangible qui affecte directement les populations et les moyens de subsistance à travers le continent. Il a rappelé que l’unité africaine ne doit pas être perçue comme un simple idéal, mais comme un levier concret pour renforcer la résilience collective. Critiquant les approches essentiellement réactives face aux catastrophes, Temesgen Tiruneh a plaidé pour un changement de paradigme axé sur la prévention et l’anticipation. Il a mis en garde contre une dépendance persistante à l’aide extérieure après les crises, appelant à bâtir des systèmes autonomes et durables. Dans cette optique, il a souligné la nécessité d’investir dans des solutions scientifiques, des dispositifs d’alerte précoce et des stratégies de gestion des risques afin de protéger à la fois les moyens de subsistance et la souveraineté des États africains. Réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie, il a mis en avant des initiatives majeures telles que l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que les efforts visant à atteindre la sécurité alimentaire et à développer les infrastructures d’énergies renouvelables pour soutenir l’intégration régionale. Il a également insisté sur l’importance de renforcer les institutions continentales, notamment la Capacité africaine de gestion des risques, qu’il a qualifiée d’essentielle pour bâtir une résilience durable en Afrique. En conclusion, Temesgen Tiruneh a réaffirmé la volonté de l’Éthiopie de jouer un rôle moteur et de collaborer étroitement avec ses partenaires africains, affirmant que l’avenir du continent doit être façonné par la résilience, la souveraineté et un progrès partagé.
L’initiative de l’ « Empreinte verte » est un exemple de résilience climatique, selon le Secrétaire général du Bassin du Zambèze.
Apr 2, 2026 758
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - L’initiative « Empreinte verte » lancée par Éthiopie s’impose comme une référence en matière de lutte contre les effets du changement climatique et de protection de l’environnement, a affirmé Felix Ngamlagosi, Secrétaire général de la Commission du bassin du Zambèze. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a souligné que les dérèglements climatiques touchent l’ensemble de la planète, mais que l’Afrique en subit les conséquences de manière particulièrement aiguë. Selon lui, le continent est désormais confronté à une intensification simultanée des phénomènes extrêmes, notamment les sécheresses et les inondations, qu’il qualifie de catastrophes climatiques. « Le changement climatique affecte le monde entier, mais l’Afrique est plus durement impactée. Nos rivières retiennent moins l’eau qu’auparavant et nous faisons face à des sécheresses et des inondations en même temps », a-t-il expliqué, mettant en lumière la vulnérabilité accrue des systèmes hydriques africains. Dans ce contexte, Ngamlagosi a salué les efforts entrepris par l’Éthiopie, notamment à travers des campagnes massives de reboisement et des actions de préservation des berges fluviales dans le cadre de l’initiative « Héritage vert ». Ces mesures, a-t-il indiqué, jouent un rôle clé dans l’amélioration de la rétention des eaux de pluie et dans la restauration du débit des cours d’eau. Il a également insisté sur le caractère exemplaire de cette initiative, estimant qu’elle offre des enseignements précieux pour les autres pays confrontés aux mêmes défis environnementaux. « Cette initiative contribue à protéger les berges et à améliorer la capacité de rétention de l’eau, tout en favorisant la régénération des rivières », a-t-il précisé. Le responsable régional a ainsi encouragé les États africains à s’inspirer de l’expérience éthiopienne, soulignant que les actions menées démontrent l’importance d’une volonté politique forte et d’une mobilisation à grande échelle. Au fil des années, l’Éthiopie a réussi à planter des milliards d’arbres, illustrant son engagement en faveur de la restauration écologique et de la lutte contre le changement climatique. Cette initiative, soutenue au plus haut niveau de l’État, apparaît aujourd’hui comme un modèle de résilience et de développement durable à l’échelle du continent.
Le Bangladesh entend s’inspirer de l’expérience éthiopienne en matière de mobilité électrique, selon son ambassadeur.
Apr 2, 2026 263
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le Bangladesh envisage de s’appuyer sur l’exemple de l’Éthiopie dans le développement des véhicules électriques, une orientation qui permet au pays de mieux résister aux fluctuations du marché mondial de l’énergie, a affirmé l’ambassadeur bangladais en Éthiopie, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem. Dans une interview exclusive accordée à ENA, le diplomate a salué la décision des autorités éthiopiennes de restreindre l’importation de véhicules fonctionnant au diesel et à l’essence. Il a souligné que, malgré les réticences initiales liées notamment au coût des batteries, la population éthiopienne reconnaît désormais la pertinence de cette politique, qu’il a qualifiée de visionnaire. Selon lui, cette stratégie a permis à l’Éthiopie de réduire significativement sa dépendance aux combustibles fossiles, la rendant ainsi moins vulnérable aux perturbations de l’approvisionnement mondial en pétrole. Évoquant la situation de son pays, l’ambassadeur a indiqué que le Bangladesh, fortement dépendant des importations de carburant, notamment en provenance du Moyen-Orient, fait actuellement face à des difficultés, dont des mesures de rationnement. Dans ce contexte, il a appelé son gouvernement à s’inspirer de l’approche éthiopienne et à adopter des politiques similaires afin de renforcer sa résilience énergétique. Par ailleurs, le diplomate a mis en garde contre les effets du changement climatique, en particulier la montée du niveau de la mer, qui menace gravement le Bangladesh en réduisant ses terres agricoles. Il a également insisté sur la responsabilité des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre, appelant à des mécanismes de compensation en faveur des pays les moins pollueurs mais les plus vulnérables. Enfin, il a plaidé pour une mobilisation collective des pays en développement afin de faire entendre leurs préoccupations sur la scène internationale et obtenir des réponses concrètes face aux défis climatiques.
Article vedette
Tour d'horizon mondial de la semaine : Avril, entre tensions et accalmie
Apr 12, 2026 551
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - La deuxième semaine d’avril 2026 s’impose comme un reflet marquant d’un monde en mutation, où les dynamiques internationales se sont déployées sur plusieurs fronts avec une intensité notable. Des discussions diplomatiques sensibles à Islamabad à l’élargissement des écarts économiques, en passant par le renouveau de l’exploration spatiale impulsé par la NASA, les médias internationaux ont décrit une planète évoluant dans l’incertitude, mais guidée par une détermination mesurée. Cette période s’est affirmée comme un moment clé des affaires mondiales, révélant un ordre international fragile, façonné par l’équilibre délicat entre tensions et coopération, contraintes et innovation, inquiétudes et ambitions. Des médias influents tels qu’Associated Press, Reuters et BBC World News ont présenté cette semaine comme un point de convergence entre enjeux diplomatiques, fractures économiques et avancées technologiques. Des tensions persistantes en Asie du Sud et dans le Golfe, notamment autour du détroit d’Ormuz, aux difficultés économiques des régions en développement, tout en notant un regain d’optimisme en matière de coopération scientifique, les analyses ont dressé le portrait d’un système sous pression, mais encore capable de progrès collectifs. L'horizon d'Islamabad Islamabad s’est imposée comme un centre stratégique inattendu, devenant le théâtre de négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran dans un climat de forte tension internationale. Les observateurs ont rapidement considéré ces échanges comme parmi les plus significatifs de ces dernières années, visant à gérer des enjeux complexes liés au nucléaire, aux sanctions et à la stabilité régionale. Un diplomate occidental a évoqué « une pause bienvenue plutôt qu’une avancée », traduisant un réalisme prudent dans les premières réactions. Au-delà des discussions, les tensions dans le détroit d’Ormuz ont accentué les préoccupations. Les opérations de sécurité maritime et la surveillance accrue ont mis en évidence la vulnérabilité de ce passage stratégique, essentiel à l’approvisionnement énergétique mondial. Le contexte soulignait que la diplomatie évoluait sous une pression constante. Cependant, un changement progressif s’est fait sentir en milieu de semaine. Certains analystes ont estimé que la poursuite du dialogue constituait déjà un progrès. Les marchés ont réagi en conséquence, avec une baisse de la volatilité énergétique et un repli des prix du pétrole après des hausses marquées. Après de longues heures de discussions, aucun accord formel n’a été conclu. Le représentant américain a maintenu une position ferme, tout en reconnaissant l’absence de compromis. Du côté iranien, les autorités ont insisté sur la nécessité de négociations fondées sur la bonne foi, rejetant certaines exigences jugées excessives tout en affirmant leurs intérêts légitimes. Les discussions ont porté sur de nombreux sujets sensibles, notamment le nucléaire, les sanctions et la sécurité maritime. L’absence d’accord n’a toutefois pas été perçue comme un échec total, mais comme une étape dans un processus plus long. En définitive, ces pourparlers n’ont débouché ni sur une percée ni sur une rupture, mais ont permis de préserver un élément essentiel : le temps. Marchés de l'énergie Parallèlement à la diplomatie, les marchés énergétiques sont restés particulièrement sensibles. Les perturbations dans le Golfe et la hausse des coûts d’assurance maritime ont démontré la rapidité avec laquelle les tensions géopolitiques influencent l’économie mondiale. Les chaînes d’approvisionnement apparaissent de plus en plus vulnérables. Les experts évoquent un retour à une logique de sécurité logistique, obligeant les entreprises à adapter leurs stratégies. Dans ce contexte, les principaux producteurs se disent prêts à stabiliser l’offre, illustrant l’équilibre délicat entre considérations politiques et dynamiques de marché. Le fossé économique Alors que la diplomatie dominait l’actualité, les inégalités économiques ont également retenu l’attention. Les secteurs des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle affichent une croissance remarquable, portée par une transformation structurelle des économies avancées. Des villes comme New York et Séoul continuent de s’imposer comme des centres d’innovation, relativement protégés des turbulences mondiales. À l’inverse, plusieurs régions d’Afrique de l’Est et d’Asie du Sud subissent la hausse des coûts de l’énergie et des produits de base. Les perturbations logistiques et monétaires accentuent ces écarts, rappelant que la géographie influence de nouveau fortement les performances économiques. La Corne de l'Afrique Dans la Corne de l’Afrique, les évolutions récentes s’inscrivent dans une vision stratégique à long terme. Le renforcement des échanges entre l’Éthiopie et le Brésil, notamment dans le domaine agricole, illustre un potentiel de coopération durable. Les infrastructures demeurent au cœur des priorités, avec des investissements dans les réseaux ferroviaires et les corridors logistiques. Cette approche, souvent qualifiée de « patience stratégique », privilégie une croissance progressive et une intégration régionale renforcée. Dans ce contexte, l’Éthiopie poursuit son engagement diplomatique en accueillant des visites de haut niveau. La venue du président burundais Évariste Ndayishimiye a mis en lumière le rôle croissant du pays comme centre diplomatique régional. Les accords signés couvrent de nombreux secteurs, traduisant une volonté de renforcer les liens institutionnels et de promouvoir des priorités communes de développement. Ces avancées consolident la position de l’Éthiopie comme acteur pivot dans la région, misant sur la coopération et les infrastructures pour soutenir sa croissance et sa stabilité. Un moment d'unité Dans un contexte mondial incertain, l’exploration spatiale a offert un rare moment de convergence. La NASA a poursuivi les préparatifs de la mission Artemis II, première mission habitée visant à retourner sur la Lune. Présentée comme un symbole de coopération internationale, cette initiative met en lumière la capacité des nations à collaborer autour d’objectifs communs. Elle stimule également les investissements dans les technologies spatiales et climatiques. Un monde de réalités parallèles À l’issue de la semaine, un constat s’impose : le monde évolue dans une complexité croissante, marquée par des processus continus plutôt que par des résultats immédiats. Les tensions persistent, mais coexistent avec des dynamiques de progrès. Les négociations, les marchés et les innovations dessinent un paysage global fragmenté, où cohabitent risques et opportunités. En conclusion, cette semaine d’avril 2026 se distingue moins par un événement unique que par la convergence de multiples dynamiques. Elle illustre un monde en transition, façonné par des forces opposées mais interdépendantes, où incertitude et progrès avancent simultanément, laissant l’avenir ouvert et en constante évolution.
L’Éthiopie cette semaine : Réformes intérieures et stratégie régionale
Apr 12, 2026 228
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - Au cours d’une semaine rythmée par des échanges diplomatiques de haut niveau et un engagement constant en faveur du dialogue national, l’Éthiopie continue d’affirmer sa résilience et sa vision tournée vers l’avenir. Entre consolidation de la paix intérieure, rôle actif dans la coopération continentale et défense de son droit légitime à un accès à la mer, le pays s’impose comme un acteur clé dans la Corne de l’Afrique. Diplomatie stratégique et synergie régionale Le rayonnement diplomatique de l’Éthiopie s’est renforcé cette semaine avec la visite marquante du président burundais Évariste Ndayishimiye, également à la tête de l’Union africaine. À l’issue de rencontres de haut niveau au Palais national, le Premier ministre Abiy et son homologue ont supervisé la signature de plusieurs protocoles d’accord couvrant des secteurs variés, notamment la défense, la santé, l’éducation, l’eau et l’énergie, l’agriculture, le commerce, l’identité numérique et le tourisme. « Ces accords traduisent une volonté concrète de faire évoluer des relations diplomatiques de longue date vers des partenariats opérationnels », a déclaré le Premier ministre Abiy, réaffirmant une vision commune d’une Afrique de l’Est plus intégrée et prospère. Cette dynamique de coopération dépasse le cadre régional, avec de nouvelles perspectives entre l’Éthiopie et l’Inde. L’ambassadeur indien, Anil Kumar Rai, a renouvelé le soutien de son pays à l’organisation de la COP32 en 2027. Par ailleurs, des projets industriels conjoints, notamment dans le secteur du cuir, illustrent déjà les retombées positives de cette collaboration. Stabilité nationale et gouvernance inclusive La semaine a également été marquée par une évaluation approfondie des progrès régionaux, à travers une rencontre entre le Premier ministre Abiy Ahmed et le lieutenant-général Tadesse Worede, chef de l’administration intérimaire du Tigray. Les échanges ont porté sur le rapport annuel d’activité, mettant en lumière les avancées réalisées depuis avril 2025. Cette transition, conforme à la Constitution et à l’Accord de Pretoria, reflète une volonté de consolider une paix durable. Dans le même temps, la Commission nationale de dialogue éthiopienne (ENDC) a signalé des progrès significatifs dans la promotion d’un dialogue inclusif. Son président, le professeur Mesfin Araya, a souligné que cette démarche permet, pour la première fois, une participation équitable des citoyens, y compris dans les régions éloignées. Ayant déjà couvert plus de 1 200 woredas, la Commission prépare une conférence nationale réunissant 4 000 représentants. La quête d'un accès à la mer : un droit fondamental La question de l’accès direct à la mer est restée au cœur des priorités. Le député européen Thierry Mariani a qualifié cette revendication de « droit fondamental », soulignant son importance pour le développement économique d’un pays émergent et fortement peuplé. L’histoire rappelle également le lien étroit entre la civilisation axoumite et l’accès maritime, un héritage que l’Éthiopie cherche à retrouver par des moyens pacifiques. La jeunesse éthiopienne s’est également mobilisée, appelant à un engagement actif en faveur de cet objectif stratégique. Des représentants ont insisté sur le fait qu’il s’agit d’une responsabilité collective pour garantir l’avenir économique du pays. Dynamique économique et avancées démocratiques Dans ce contexte, le secteur touristique continue de se distinguer à l’échelle mondiale. Les initiatives nationales ont contribué à positionner l’Éthiopie parmi les destinations à la croissance la plus rapide. Avec plus de 1,2 million de visiteurs étrangers et des millions de voyageurs locaux, le secteur a généré d’importantes recettes, soutenu par des sites emblématiques tels que Gorgora, Wanchi et Koyisha. Par ailleurs, à l’approche des élections générales prévues le 1er juin 2026, les organisations de la société civile intensifient leurs efforts en matière d’éducation civique. Le lancement de l’application « Mirchaye » par la Commission électorale vise à améliorer la transparence du processus. Des mesures sont également prévues pour garantir une participation inclusive à l’échelle nationale.