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Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 105
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques.   S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds.   Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
El Niño : Mohamed Ware souligne l’importance d’investir dans l’action anticipée
Sep 22, 2026 79
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Le Secrétaire exécutif adjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mohamed Ware, a souligné l’importance d’investir dans l’action anticipée afin de limiter les pertes humaines, économiques et environnementales liées aux impacts attendus du phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique. S’exprimant en marge du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation à El Niño dans la Corne de l’Afrique, M. Ware a indiqué que les pays de la région disposent aujourd’hui de données scientifiques, de modèles climatiques et de prévisions permettant de prendre des mesures avant que les conséquences du phénomène ne se manifestent pleinement. « Nous avons l’information, la science et les données », a-t-il déclaré, soulignant que la question n’est désormais plus de savoir si les impacts se produiront, mais plutôt de déterminer « ce que nous faisons maintenant ». Selon lui, le phénomène El Niño pourrait avoir des répercussions importantes sur l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les moyens de subsistance, l’approvisionnement alimentaire urbain et la santé, tout en aggravant les déplacements de populations et certaines tensions au sein des communautés. M. Ware a rappelé que la région avait déjà enregistré d’importantes pertes humaines et économiques lors de précédents épisodes d’El Niño, insistant sur la nécessité de tirer les leçons de ces expériences pour renforcer la préparation. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD a particulièrement insisté sur la rentabilité de l’action anticipée, soulignant que les investissements réalisés avant une catastrophe peuvent permettre de réduire considérablement les coûts des interventions et de la reconstruction. Selon les chiffres présentés lors du forum, chaque dollar investi dans l’anticipation permettrait d’éviter entre quatre et six dollars de pertes évitables. « Ces activités auront besoin de financement », a-t-il affirmé, appelant les partenaires au développement, mais aussi les ministères des Finances des États membres, à travailler étroitement avec les institutions chargées de la gestion des risques de catastrophe. Il a souligné la nécessité de rendre disponibles des ressources nationales afin de permettre aux mesures anticipatoires d’avoir un impact concret sur les populations exposées.   Abordant les initiatives environnementales entreprises par les États membres, M. Ware a particulièrement salué les efforts de l’Éthiopie en matière de restauration des terres dégradées, de protection des bassins versants, de plantation d’arbres comme « l’Initiative héritage du vert » et de collecte des eaux. « Les mesures prises par le gouvernement éthiopien dans cette initiative sont très encourageantes », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives contribuent non seulement à prévenir certains risques à court terme, mais également à renforcer la santé environnementale et les moyens de subsistance des communautés à long terme. La restauration des terres et la protection des bassins versants peuvent notamment contribuer à préserver les ressources en eau et les terres productives, à réduire les risques de glissements de terrain et à limiter les déplacements de populations liés à la dégradation environnementale, a-t-il expliqué. M. Ware a également souligné le rôle de l’IGAD dans le partage des connaissances et des expériences entre ses États membres, afin de permettre la reproduction et la mise à l’échelle des initiatives ayant démontré leur efficacité. Le responsable de l’IGAD a ainsi appelé à une mobilisation coordonnée des ressources, des connaissances scientifiques et des expériences nationales afin de transformer les prévisions climatiques en mesures concrètes de protection des populations et des moyens de subsistance face aux risques liés à El Niño.
Les problèmes hydriques de l’Égypte : une histoire de mauvaise gestion et d’hypocrisie
Sep 22, 2026 156
Par la rédaction Le 22 septembre, 2026 (ENA) Alors que le monde est confronté aux défis de la pénurie d’eau et du développement durable, la position de l’Égypte sur ces questions suscite des interrogations. Bien qu’elle dispose de vastes réserves d’eau souterraines qui pourraient durer des siècles, même si les précipitations en Éthiopie venaient à cesser, l’Égypte continue de crier au scandale concernant l’utilisation des eaux de l’Abay (le Nil). Mais cette préoccupation porte-t-elle véritablement sur la pénurie d’eau, ou s’agit-il d’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement de ses pays voisins ? Une histoire de mauvaise gestion de l’eau Les pratiques de gestion de l’eau en Égypte comptent en effet parmi les pires au monde. Le secteur agricole du pays, qui consomme la part du lion de ses ressources en eau, est dominé par des cultures très gourmandes en eau comme la canne à sucre et le riz. Ces cultures sont non seulement non durables, mais elles contribuent également aux problèmes hydriques du pays. Il est ironique que, alors que l’Égypte est prête à gaspiller ses ressources en eau pour ces cultures, elle attende d’autres pays, comme l’Éthiopie, qu’ils renoncent à leur propre développement et limitent leur consommation d’eau à un simple filet.   Un deux poids, deux mesures L’approche de l’Égypte en matière de gestion de l’eau est un exemple classique du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». D’un côté, le pays est prêt à gaspiller ses ressources en eau dans des projets somptueux, tels que des villes tentaculaires construites dans le désert, tandis que de l’autre, il attend des Éthiopiens qu’ils vivent dans l’obscurité, sans même disposer des commodités de base que sont l’électricité et l’eau potable. Ce deux poids, deux mesures est non seulement hypocrite, mais rappelle aussi de manière flagrante la propension de l’Égypte à gaspiller l’eau dans le désert, tout en refusant à ses voisins le droit de développer leurs propres ressources en eau. Un manque de gratitude Malgré les efforts de l’Éthiopie pour planter plus de 56 milliards de jeunes plants, une initiative qui contribuera non seulement à réduire l’évaporation de l’eau du Nil, mais aussi à la lutte mondiale contre le changement climatique, l’Égypte a choisi de répondre par l’ingratitude. Au lieu de remercier l’Éthiopie pour sa gestion responsable de l’environnement, l’Égypte a choisi de déstabiliser le pays, en utilisant toutes les ruses possibles pour saper son développement. Cette logique tordue témoigne du manque de vision à long terme de l’Égypte et de son incapacité à avoir une vision d’ensemble. Une mentalité néocoloniale Le comportement de l’Égypte envers ses voisins, en particulier le Soudan, rappelle cruellement sa mentalité néocoloniale. En traitant le Soudan comme un appendice, l’Égypte tente de démanteler la souveraineté de ce pays et de le réduire à un simple État vassal. Cette approche est non seulement contre-productive, mais constitue également une menace pour la stabilité et la sécurité régionales. Une stratégie de la corde raide L’objectif ultime de l’Égypte est de s’assurer qu’aucun pays, d’un côté ou de l’autre de la mer Rouge, ne prospère. Cette stratégie de la corde raide est la recette du désastre, car elle ne fera qu’exacerber les tensions et créer un climat de méfiance et d’hostilité. En adoptant cette approche, l’Égypte nuit non seulement à ses voisins, mais sape également ses propres intérêts à long terme. En conclusion, les problèmes hydriques de l’Égypte sont une blessure qu’elle s’est infligée elle-même, causée par sa propre mauvaise gestion et son hypocrisie. Au lieu de rejeter la responsabilité de sa pénurie d’eau sur ses voisins, l’Égypte devrait examiner de près ses propres pratiques et politiques. En adoptant une approche plus durable et plus équitable de la gestion de l’eau, l’Égypte peut non seulement garantir sa propre sécurité hydrique, mais aussi contribuer au développement et à la prospérité de ses pays voisins. D’ici là, les lamentations de l’Égypte sur la pénurie d’eau ne resteront rien d’autre qu’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement des autres, tandis qu’elle continue de gaspiller ses propres ressources en eau en toute impunité.
Les propos d'un ministre égyptien témoignent d'une mentalité coloniale grossière : ministère de l'Eau et de l'Énergie
Sep 22, 2026 92
Addis Ababa le 22 septembre, 2206 (ENA) La récente déclaration du ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation suggérant que les Éthiopiens manquent d'éducation est une manifestation d'une mentalité coloniale grossière qui définit la politique du Caire dans ses relations avec les États africains, a souligné le ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie. Les propos tenus récemment par le ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation, Hani Sewilam, sont profondément regrettables, a déclaré aujourd'hui le ministère dans un communiqué publié en réponse aux déclarations de M. Sewilam. « Cette déclaration est la manifestation d'une mentalité coloniale grossière qui caractérise la politique du Caire dans ses relations avec les États africains », a-t-on déclaré dans un communiqué. Pour Le Caire, son approbation est une condition préalable à l'exploitation des ressources en eau par les pays riverains du Nil et de l'Abbaye. Et ce, malgré le fait que l'Égypte ait entrepris la construction du haut barrage d'Assouan sans consulter aucun État riverain situé en amont. Le communiqué publié par le ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie souligne que les propos incendiaires des responsables égyptiens et le double discours qu'ils affichent n'ont pas leur place dans le cadre d'une coopération à l'échelle du bassin. L’Éthiopie réaffirme son droit souverain d’utiliser ses ressources naturelles, notamment le fleuve Abbay, pour répondre aux besoins de ses générations présentes et futures, a-t-elle ajouté. Elle a souligné que l'Éthiopie a toujours soutenu que les fleuves transfrontaliers devraient favoriser la coopération, la prospérité partagée et l'intégration régionale plutôt que la rivalité monopolistique et l'exclusion, rejetant toute notion d'hydro-impérialisme qui cherche à nier aux pays sources leurs droits inhérents en tant que nations souveraines. Alors que certains continuent de percevoir le fleuve Abay principalement sous l'angle de la sécurité et de la concurrence à somme nulle, l'Éthiopie a investi massivement dans la réhabilitation du bassin versant, le reboisement et la conservation de l'environnement afin de renforcer la durabilité à long terme du bassin. L’approche de l’Éthiopie contraste fortement avec le discours hostile qui a trop souvent dominé le discours officiel au Caire. Il est temps pour Le Caire de se détacher de sa politique obsolète et d'aborder la question avec une perspective du XXIe siècle, fondée sur le respect mutuel et les intérêts éclairés à long terme de tous, a souligné le ministère, insistant sur la nécessité de renoncer aux rêves hégémoniques dépassés et d'embrasser l'aube d'une nouvelle réalité.
L’Égypte gaspille l’eau et adopte certaines des pires pratiques en la matière.
Sep 22, 2026 101
Le 22 septembre, 2026 (ENA) L’Égypte se distingue par sa mauvaise gestion chronique des ressources en eau, alors qu’elle ne contribue pratiquement pas au débit de l’Abay (Nil Bleu) — un paradoxe frappant au cœur du débat sur le Nil. Pour de nombreux analystes du secteur hydroélectrique et experts en eaux transfrontalières, l’eau stockée dans les réservoirs égyptiens situés en aval subit des taux d’évaporation élevés en raison du climat désertique et chaud du pays. Pour Fekahmed Negash, président de l’équipe consultative sur les eaux transfrontalières et le GERD au sein du ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, le vaste réservoir de ce pays en aval se trouve dans l’environnement désertique et chaud de l’Égypte et est exposé à d’importantes pertes par évaporation. Il a estimé que le haut barrage d’Assouan perdait environ 15 à 16 milliards de mètres cubes d’eau par an par évaporation. Contrairement à une idée reçue, malgré cette réalité et le fait que l’ONU classe l’Égypte parmi les pays souffrant de pénurie d’eau, la nation possède un immense potentiel hydrique qui reste largement méconnu. L’Égypte dispose de suffisamment d’eau souterraine pour des centaines d’années, même si les pluies venaient à cesser en Éthiopie pendant des années. L’Égypte gaspille l’eau et adopte certaines des pires pratiques en la matière. L’Égypte se distingue par sa mauvaise gestion chronique des ressources en eau, alors qu’elle ne contribue pratiquement pas au débit de l’Abay (Nil Bleu) — un paradoxe frappant au cœur du débat sur le Nil. L’Égypte se comporte comme si elle disposait d’une vaste étendue de marais où elle cultivait de la canne à sucre et du riz. Ce qui est frappant, c’est qu’elle souhaite que les autres ne boivent même pas d’eau douce et ne cultivent pas de choux, afin qu’elle puisse continuer à gaspiller l’eau. L’Égypte veut que l’Éthiopie renonce à son développement et s’enlise dans la pauvreté pour que les Égyptiens puissent jouir de la prospérité. L’Égypte a tendance à déverser de l’eau dans le désert et à créer des villes tentaculaires, alors qu’elle ne souhaite même pas que les Éthiopiens aient de la lumière et des cuisinières chez eux. L’Égypte ne sait pas ce qu’est la gratitude. Elle prétend craindre la pénurie d’eau, mais ne tient pas à remercier l’Éthiopie d’avoir prévu la plantation de plus de 50 milliards de jeunes plants. Au contraire, elle met tout en œuvre pour déstabiliser l’Éthiopie — quelle ironie. L’Égypte se considère comme un voisin de l’Éthiopie parce qu’elle ne voit le Soudan que comme un simple appendice. C’est pourquoi elle s’acharne à démanteler le Soudan en recourant à des traîtres. L’Égypte ne souhaite la prospérité d’aucun pays des deux côtés de la mer Rouge — quelle politique de la corde raide !
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Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 105
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques.   S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds.   Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
El Niño : Mohamed Ware souligne l’importance d’investir dans l’action anticipée
Sep 22, 2026 79
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Le Secrétaire exécutif adjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mohamed Ware, a souligné l’importance d’investir dans l’action anticipée afin de limiter les pertes humaines, économiques et environnementales liées aux impacts attendus du phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique. S’exprimant en marge du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation à El Niño dans la Corne de l’Afrique, M. Ware a indiqué que les pays de la région disposent aujourd’hui de données scientifiques, de modèles climatiques et de prévisions permettant de prendre des mesures avant que les conséquences du phénomène ne se manifestent pleinement. « Nous avons l’information, la science et les données », a-t-il déclaré, soulignant que la question n’est désormais plus de savoir si les impacts se produiront, mais plutôt de déterminer « ce que nous faisons maintenant ». Selon lui, le phénomène El Niño pourrait avoir des répercussions importantes sur l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les moyens de subsistance, l’approvisionnement alimentaire urbain et la santé, tout en aggravant les déplacements de populations et certaines tensions au sein des communautés. M. Ware a rappelé que la région avait déjà enregistré d’importantes pertes humaines et économiques lors de précédents épisodes d’El Niño, insistant sur la nécessité de tirer les leçons de ces expériences pour renforcer la préparation. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD a particulièrement insisté sur la rentabilité de l’action anticipée, soulignant que les investissements réalisés avant une catastrophe peuvent permettre de réduire considérablement les coûts des interventions et de la reconstruction. Selon les chiffres présentés lors du forum, chaque dollar investi dans l’anticipation permettrait d’éviter entre quatre et six dollars de pertes évitables. « Ces activités auront besoin de financement », a-t-il affirmé, appelant les partenaires au développement, mais aussi les ministères des Finances des États membres, à travailler étroitement avec les institutions chargées de la gestion des risques de catastrophe. Il a souligné la nécessité de rendre disponibles des ressources nationales afin de permettre aux mesures anticipatoires d’avoir un impact concret sur les populations exposées.   Abordant les initiatives environnementales entreprises par les États membres, M. Ware a particulièrement salué les efforts de l’Éthiopie en matière de restauration des terres dégradées, de protection des bassins versants, de plantation d’arbres comme « l’Initiative héritage du vert » et de collecte des eaux. « Les mesures prises par le gouvernement éthiopien dans cette initiative sont très encourageantes », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives contribuent non seulement à prévenir certains risques à court terme, mais également à renforcer la santé environnementale et les moyens de subsistance des communautés à long terme. La restauration des terres et la protection des bassins versants peuvent notamment contribuer à préserver les ressources en eau et les terres productives, à réduire les risques de glissements de terrain et à limiter les déplacements de populations liés à la dégradation environnementale, a-t-il expliqué. M. Ware a également souligné le rôle de l’IGAD dans le partage des connaissances et des expériences entre ses États membres, afin de permettre la reproduction et la mise à l’échelle des initiatives ayant démontré leur efficacité. Le responsable de l’IGAD a ainsi appelé à une mobilisation coordonnée des ressources, des connaissances scientifiques et des expériences nationales afin de transformer les prévisions climatiques en mesures concrètes de protection des populations et des moyens de subsistance face aux risques liés à El Niño.
Les problèmes hydriques de l’Égypte : une histoire de mauvaise gestion et d’hypocrisie
Sep 22, 2026 156
Par la rédaction Le 22 septembre, 2026 (ENA) Alors que le monde est confronté aux défis de la pénurie d’eau et du développement durable, la position de l’Égypte sur ces questions suscite des interrogations. Bien qu’elle dispose de vastes réserves d’eau souterraines qui pourraient durer des siècles, même si les précipitations en Éthiopie venaient à cesser, l’Égypte continue de crier au scandale concernant l’utilisation des eaux de l’Abay (le Nil). Mais cette préoccupation porte-t-elle véritablement sur la pénurie d’eau, ou s’agit-il d’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement de ses pays voisins ? Une histoire de mauvaise gestion de l’eau Les pratiques de gestion de l’eau en Égypte comptent en effet parmi les pires au monde. Le secteur agricole du pays, qui consomme la part du lion de ses ressources en eau, est dominé par des cultures très gourmandes en eau comme la canne à sucre et le riz. Ces cultures sont non seulement non durables, mais elles contribuent également aux problèmes hydriques du pays. Il est ironique que, alors que l’Égypte est prête à gaspiller ses ressources en eau pour ces cultures, elle attende d’autres pays, comme l’Éthiopie, qu’ils renoncent à leur propre développement et limitent leur consommation d’eau à un simple filet.   Un deux poids, deux mesures L’approche de l’Égypte en matière de gestion de l’eau est un exemple classique du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». D’un côté, le pays est prêt à gaspiller ses ressources en eau dans des projets somptueux, tels que des villes tentaculaires construites dans le désert, tandis que de l’autre, il attend des Éthiopiens qu’ils vivent dans l’obscurité, sans même disposer des commodités de base que sont l’électricité et l’eau potable. Ce deux poids, deux mesures est non seulement hypocrite, mais rappelle aussi de manière flagrante la propension de l’Égypte à gaspiller l’eau dans le désert, tout en refusant à ses voisins le droit de développer leurs propres ressources en eau. Un manque de gratitude Malgré les efforts de l’Éthiopie pour planter plus de 56 milliards de jeunes plants, une initiative qui contribuera non seulement à réduire l’évaporation de l’eau du Nil, mais aussi à la lutte mondiale contre le changement climatique, l’Égypte a choisi de répondre par l’ingratitude. Au lieu de remercier l’Éthiopie pour sa gestion responsable de l’environnement, l’Égypte a choisi de déstabiliser le pays, en utilisant toutes les ruses possibles pour saper son développement. Cette logique tordue témoigne du manque de vision à long terme de l’Égypte et de son incapacité à avoir une vision d’ensemble. Une mentalité néocoloniale Le comportement de l’Égypte envers ses voisins, en particulier le Soudan, rappelle cruellement sa mentalité néocoloniale. En traitant le Soudan comme un appendice, l’Égypte tente de démanteler la souveraineté de ce pays et de le réduire à un simple État vassal. Cette approche est non seulement contre-productive, mais constitue également une menace pour la stabilité et la sécurité régionales. Une stratégie de la corde raide L’objectif ultime de l’Égypte est de s’assurer qu’aucun pays, d’un côté ou de l’autre de la mer Rouge, ne prospère. Cette stratégie de la corde raide est la recette du désastre, car elle ne fera qu’exacerber les tensions et créer un climat de méfiance et d’hostilité. En adoptant cette approche, l’Égypte nuit non seulement à ses voisins, mais sape également ses propres intérêts à long terme. En conclusion, les problèmes hydriques de l’Égypte sont une blessure qu’elle s’est infligée elle-même, causée par sa propre mauvaise gestion et son hypocrisie. Au lieu de rejeter la responsabilité de sa pénurie d’eau sur ses voisins, l’Égypte devrait examiner de près ses propres pratiques et politiques. En adoptant une approche plus durable et plus équitable de la gestion de l’eau, l’Égypte peut non seulement garantir sa propre sécurité hydrique, mais aussi contribuer au développement et à la prospérité de ses pays voisins. D’ici là, les lamentations de l’Égypte sur la pénurie d’eau ne resteront rien d’autre qu’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement des autres, tandis qu’elle continue de gaspiller ses propres ressources en eau en toute impunité.
Les propos d'un ministre égyptien témoignent d'une mentalité coloniale grossière : ministère de l'Eau et de l'Énergie
Sep 22, 2026 92
Addis Ababa le 22 septembre, 2206 (ENA) La récente déclaration du ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation suggérant que les Éthiopiens manquent d'éducation est une manifestation d'une mentalité coloniale grossière qui définit la politique du Caire dans ses relations avec les États africains, a souligné le ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie. Les propos tenus récemment par le ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation, Hani Sewilam, sont profondément regrettables, a déclaré aujourd'hui le ministère dans un communiqué publié en réponse aux déclarations de M. Sewilam. « Cette déclaration est la manifestation d'une mentalité coloniale grossière qui caractérise la politique du Caire dans ses relations avec les États africains », a-t-on déclaré dans un communiqué. Pour Le Caire, son approbation est une condition préalable à l'exploitation des ressources en eau par les pays riverains du Nil et de l'Abbaye. Et ce, malgré le fait que l'Égypte ait entrepris la construction du haut barrage d'Assouan sans consulter aucun État riverain situé en amont. Le communiqué publié par le ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie souligne que les propos incendiaires des responsables égyptiens et le double discours qu'ils affichent n'ont pas leur place dans le cadre d'une coopération à l'échelle du bassin. L’Éthiopie réaffirme son droit souverain d’utiliser ses ressources naturelles, notamment le fleuve Abbay, pour répondre aux besoins de ses générations présentes et futures, a-t-elle ajouté. Elle a souligné que l'Éthiopie a toujours soutenu que les fleuves transfrontaliers devraient favoriser la coopération, la prospérité partagée et l'intégration régionale plutôt que la rivalité monopolistique et l'exclusion, rejetant toute notion d'hydro-impérialisme qui cherche à nier aux pays sources leurs droits inhérents en tant que nations souveraines. Alors que certains continuent de percevoir le fleuve Abay principalement sous l'angle de la sécurité et de la concurrence à somme nulle, l'Éthiopie a investi massivement dans la réhabilitation du bassin versant, le reboisement et la conservation de l'environnement afin de renforcer la durabilité à long terme du bassin. L’approche de l’Éthiopie contraste fortement avec le discours hostile qui a trop souvent dominé le discours officiel au Caire. Il est temps pour Le Caire de se détacher de sa politique obsolète et d'aborder la question avec une perspective du XXIe siècle, fondée sur le respect mutuel et les intérêts éclairés à long terme de tous, a souligné le ministère, insistant sur la nécessité de renoncer aux rêves hégémoniques dépassés et d'embrasser l'aube d'une nouvelle réalité.
L’Égypte gaspille l’eau et adopte certaines des pires pratiques en la matière.
Sep 22, 2026 101
Le 22 septembre, 2026 (ENA) L’Égypte se distingue par sa mauvaise gestion chronique des ressources en eau, alors qu’elle ne contribue pratiquement pas au débit de l’Abay (Nil Bleu) — un paradoxe frappant au cœur du débat sur le Nil. Pour de nombreux analystes du secteur hydroélectrique et experts en eaux transfrontalières, l’eau stockée dans les réservoirs égyptiens situés en aval subit des taux d’évaporation élevés en raison du climat désertique et chaud du pays. Pour Fekahmed Negash, président de l’équipe consultative sur les eaux transfrontalières et le GERD au sein du ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, le vaste réservoir de ce pays en aval se trouve dans l’environnement désertique et chaud de l’Égypte et est exposé à d’importantes pertes par évaporation. Il a estimé que le haut barrage d’Assouan perdait environ 15 à 16 milliards de mètres cubes d’eau par an par évaporation. Contrairement à une idée reçue, malgré cette réalité et le fait que l’ONU classe l’Égypte parmi les pays souffrant de pénurie d’eau, la nation possède un immense potentiel hydrique qui reste largement méconnu. L’Égypte dispose de suffisamment d’eau souterraine pour des centaines d’années, même si les pluies venaient à cesser en Éthiopie pendant des années. L’Égypte gaspille l’eau et adopte certaines des pires pratiques en la matière. L’Égypte se distingue par sa mauvaise gestion chronique des ressources en eau, alors qu’elle ne contribue pratiquement pas au débit de l’Abay (Nil Bleu) — un paradoxe frappant au cœur du débat sur le Nil. L’Égypte se comporte comme si elle disposait d’une vaste étendue de marais où elle cultivait de la canne à sucre et du riz. Ce qui est frappant, c’est qu’elle souhaite que les autres ne boivent même pas d’eau douce et ne cultivent pas de choux, afin qu’elle puisse continuer à gaspiller l’eau. L’Égypte veut que l’Éthiopie renonce à son développement et s’enlise dans la pauvreté pour que les Égyptiens puissent jouir de la prospérité. L’Égypte a tendance à déverser de l’eau dans le désert et à créer des villes tentaculaires, alors qu’elle ne souhaite même pas que les Éthiopiens aient de la lumière et des cuisinières chez eux. L’Égypte ne sait pas ce qu’est la gratitude. Elle prétend craindre la pénurie d’eau, mais ne tient pas à remercier l’Éthiopie d’avoir prévu la plantation de plus de 50 milliards de jeunes plants. Au contraire, elle met tout en œuvre pour déstabiliser l’Éthiopie — quelle ironie. L’Égypte se considère comme un voisin de l’Éthiopie parce qu’elle ne voit le Soudan que comme un simple appendice. C’est pourquoi elle s’acharne à démanteler le Soudan en recourant à des traîtres. L’Égypte ne souhaite la prospérité d’aucun pays des deux côtés de la mer Rouge — quelle politique de la corde raide !
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 62231
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 42371
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Politique
Les problèmes hydriques de l’Égypte : une histoire de mauvaise gestion et d’hypocrisie
Sep 22, 2026 156
Par la rédaction Le 22 septembre, 2026 (ENA) Alors que le monde est confronté aux défis de la pénurie d’eau et du développement durable, la position de l’Égypte sur ces questions suscite des interrogations. Bien qu’elle dispose de vastes réserves d’eau souterraines qui pourraient durer des siècles, même si les précipitations en Éthiopie venaient à cesser, l’Égypte continue de crier au scandale concernant l’utilisation des eaux de l’Abay (le Nil). Mais cette préoccupation porte-t-elle véritablement sur la pénurie d’eau, ou s’agit-il d’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement de ses pays voisins ? Une histoire de mauvaise gestion de l’eau Les pratiques de gestion de l’eau en Égypte comptent en effet parmi les pires au monde. Le secteur agricole du pays, qui consomme la part du lion de ses ressources en eau, est dominé par des cultures très gourmandes en eau comme la canne à sucre et le riz. Ces cultures sont non seulement non durables, mais elles contribuent également aux problèmes hydriques du pays. Il est ironique que, alors que l’Égypte est prête à gaspiller ses ressources en eau pour ces cultures, elle attende d’autres pays, comme l’Éthiopie, qu’ils renoncent à leur propre développement et limitent leur consommation d’eau à un simple filet.   Un deux poids, deux mesures L’approche de l’Égypte en matière de gestion de l’eau est un exemple classique du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». D’un côté, le pays est prêt à gaspiller ses ressources en eau dans des projets somptueux, tels que des villes tentaculaires construites dans le désert, tandis que de l’autre, il attend des Éthiopiens qu’ils vivent dans l’obscurité, sans même disposer des commodités de base que sont l’électricité et l’eau potable. Ce deux poids, deux mesures est non seulement hypocrite, mais rappelle aussi de manière flagrante la propension de l’Égypte à gaspiller l’eau dans le désert, tout en refusant à ses voisins le droit de développer leurs propres ressources en eau. Un manque de gratitude Malgré les efforts de l’Éthiopie pour planter plus de 56 milliards de jeunes plants, une initiative qui contribuera non seulement à réduire l’évaporation de l’eau du Nil, mais aussi à la lutte mondiale contre le changement climatique, l’Égypte a choisi de répondre par l’ingratitude. Au lieu de remercier l’Éthiopie pour sa gestion responsable de l’environnement, l’Égypte a choisi de déstabiliser le pays, en utilisant toutes les ruses possibles pour saper son développement. Cette logique tordue témoigne du manque de vision à long terme de l’Égypte et de son incapacité à avoir une vision d’ensemble. Une mentalité néocoloniale Le comportement de l’Égypte envers ses voisins, en particulier le Soudan, rappelle cruellement sa mentalité néocoloniale. En traitant le Soudan comme un appendice, l’Égypte tente de démanteler la souveraineté de ce pays et de le réduire à un simple État vassal. Cette approche est non seulement contre-productive, mais constitue également une menace pour la stabilité et la sécurité régionales. Une stratégie de la corde raide L’objectif ultime de l’Égypte est de s’assurer qu’aucun pays, d’un côté ou de l’autre de la mer Rouge, ne prospère. Cette stratégie de la corde raide est la recette du désastre, car elle ne fera qu’exacerber les tensions et créer un climat de méfiance et d’hostilité. En adoptant cette approche, l’Égypte nuit non seulement à ses voisins, mais sape également ses propres intérêts à long terme. En conclusion, les problèmes hydriques de l’Égypte sont une blessure qu’elle s’est infligée elle-même, causée par sa propre mauvaise gestion et son hypocrisie. Au lieu de rejeter la responsabilité de sa pénurie d’eau sur ses voisins, l’Égypte devrait examiner de près ses propres pratiques et politiques. En adoptant une approche plus durable et plus équitable de la gestion de l’eau, l’Égypte peut non seulement garantir sa propre sécurité hydrique, mais aussi contribuer au développement et à la prospérité de ses pays voisins. D’ici là, les lamentations de l’Égypte sur la pénurie d’eau ne resteront rien d’autre qu’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement des autres, tandis qu’elle continue de gaspiller ses propres ressources en eau en toute impunité.
Les propos d'un ministre égyptien témoignent d'une mentalité coloniale grossière : ministère de l'Eau et de l'Énergie
Sep 22, 2026 92
Addis Ababa le 22 septembre, 2206 (ENA) La récente déclaration du ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation suggérant que les Éthiopiens manquent d'éducation est une manifestation d'une mentalité coloniale grossière qui définit la politique du Caire dans ses relations avec les États africains, a souligné le ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie. Les propos tenus récemment par le ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation, Hani Sewilam, sont profondément regrettables, a déclaré aujourd'hui le ministère dans un communiqué publié en réponse aux déclarations de M. Sewilam. « Cette déclaration est la manifestation d'une mentalité coloniale grossière qui caractérise la politique du Caire dans ses relations avec les États africains », a-t-on déclaré dans un communiqué. Pour Le Caire, son approbation est une condition préalable à l'exploitation des ressources en eau par les pays riverains du Nil et de l'Abbaye. Et ce, malgré le fait que l'Égypte ait entrepris la construction du haut barrage d'Assouan sans consulter aucun État riverain situé en amont. Le communiqué publié par le ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie souligne que les propos incendiaires des responsables égyptiens et le double discours qu'ils affichent n'ont pas leur place dans le cadre d'une coopération à l'échelle du bassin. L’Éthiopie réaffirme son droit souverain d’utiliser ses ressources naturelles, notamment le fleuve Abbay, pour répondre aux besoins de ses générations présentes et futures, a-t-elle ajouté. Elle a souligné que l'Éthiopie a toujours soutenu que les fleuves transfrontaliers devraient favoriser la coopération, la prospérité partagée et l'intégration régionale plutôt que la rivalité monopolistique et l'exclusion, rejetant toute notion d'hydro-impérialisme qui cherche à nier aux pays sources leurs droits inhérents en tant que nations souveraines. Alors que certains continuent de percevoir le fleuve Abay principalement sous l'angle de la sécurité et de la concurrence à somme nulle, l'Éthiopie a investi massivement dans la réhabilitation du bassin versant, le reboisement et la conservation de l'environnement afin de renforcer la durabilité à long terme du bassin. L’approche de l’Éthiopie contraste fortement avec le discours hostile qui a trop souvent dominé le discours officiel au Caire. Il est temps pour Le Caire de se détacher de sa politique obsolète et d'aborder la question avec une perspective du XXIe siècle, fondée sur le respect mutuel et les intérêts éclairés à long terme de tous, a souligné le ministère, insistant sur la nécessité de renoncer aux rêves hégémoniques dépassés et d'embrasser l'aube d'une nouvelle réalité.
L’Égypte gaspille l’eau et adopte certaines des pires pratiques en la matière.
Sep 22, 2026 101
Le 22 septembre, 2026 (ENA) L’Égypte se distingue par sa mauvaise gestion chronique des ressources en eau, alors qu’elle ne contribue pratiquement pas au débit de l’Abay (Nil Bleu) — un paradoxe frappant au cœur du débat sur le Nil. Pour de nombreux analystes du secteur hydroélectrique et experts en eaux transfrontalières, l’eau stockée dans les réservoirs égyptiens situés en aval subit des taux d’évaporation élevés en raison du climat désertique et chaud du pays. Pour Fekahmed Negash, président de l’équipe consultative sur les eaux transfrontalières et le GERD au sein du ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, le vaste réservoir de ce pays en aval se trouve dans l’environnement désertique et chaud de l’Égypte et est exposé à d’importantes pertes par évaporation. Il a estimé que le haut barrage d’Assouan perdait environ 15 à 16 milliards de mètres cubes d’eau par an par évaporation. Contrairement à une idée reçue, malgré cette réalité et le fait que l’ONU classe l’Égypte parmi les pays souffrant de pénurie d’eau, la nation possède un immense potentiel hydrique qui reste largement méconnu. L’Égypte dispose de suffisamment d’eau souterraine pour des centaines d’années, même si les pluies venaient à cesser en Éthiopie pendant des années. L’Égypte gaspille l’eau et adopte certaines des pires pratiques en la matière. L’Égypte se distingue par sa mauvaise gestion chronique des ressources en eau, alors qu’elle ne contribue pratiquement pas au débit de l’Abay (Nil Bleu) — un paradoxe frappant au cœur du débat sur le Nil. L’Égypte se comporte comme si elle disposait d’une vaste étendue de marais où elle cultivait de la canne à sucre et du riz. Ce qui est frappant, c’est qu’elle souhaite que les autres ne boivent même pas d’eau douce et ne cultivent pas de choux, afin qu’elle puisse continuer à gaspiller l’eau. L’Égypte veut que l’Éthiopie renonce à son développement et s’enlise dans la pauvreté pour que les Égyptiens puissent jouir de la prospérité. L’Égypte a tendance à déverser de l’eau dans le désert et à créer des villes tentaculaires, alors qu’elle ne souhaite même pas que les Éthiopiens aient de la lumière et des cuisinières chez eux. L’Égypte ne sait pas ce qu’est la gratitude. Elle prétend craindre la pénurie d’eau, mais ne tient pas à remercier l’Éthiopie d’avoir prévu la plantation de plus de 50 milliards de jeunes plants. Au contraire, elle met tout en œuvre pour déstabiliser l’Éthiopie — quelle ironie. L’Égypte se considère comme un voisin de l’Éthiopie parce qu’elle ne voit le Soudan que comme un simple appendice. C’est pourquoi elle s’acharne à démanteler le Soudan en recourant à des traîtres. L’Égypte ne souhaite la prospérité d’aucun pays des deux côtés de la mer Rouge — quelle politique de la corde raide !
Pourquoi la Communauté Internationale Doit Confronter les Factions Radicales du TPLF & les Saboteurs Étrangers
Sep 22, 2026 81
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) La signature de l’Accord de Pretoria sur la cessation permanente des hostilités (CoHA) en novembre 2022 a été largement saluée comme un tournant décisif pour l’Éthiopie. Après deux ans de conflit dévastateur dans le nord du pays, cet accord a établi un cadre clair et légal pour rétablir l’ordre constitutionnel, démobiliser les combattants, acheminer l’aide humanitaire et reconstruire les communautés dévastées. Depuis la signature du CoHA, le gouvernement fédéral éthiopien n’a cessé de démontrer son attachement à l’esprit et à la lettre de l’accord de Pretoria. Les institutions fédérales ont agi rapidement pour reconnecter le Tigré au réseau électrique national, rétablir les services bancaires et de télécommunications, et rouvrir les liaisons aériennes commerciales vers Mekelle. Le gouvernement a également facilité l’accès sans entrave de l’aide humanitaire dans toute la région, tout en allouant d’importantes ressources publiques à la reconstruction des infrastructures, des écoles et des établissements de santé endommagés. Conformément à une exigence diplomatique fondamentale, le Parlement fédéral a officiellement retiré le TPLF de la liste nationale des organisations terroristes afin de permettre un engagement politique inclusif. En outre, dans le strict respect de l’article 10 de l’accord, le gouvernement fédéral a facilité la mise en place de l’Administration régionale provisoire du Tigré (IRA) afin d’assurer la gouvernance locale, la prestation de services et la stabilité pendant la transition. Au-delà des concessions diplomatiques initiales, le gouvernement fédéral éthiopien a soutenu son engagement envers l’Accord de Pretoria par un apport financier massif, allouant des milliards de birrs provenant du Trésor public pour financer la reconstruction immédiate et le redressement socio-économique de la région du Tigré. Consciente que la paix ne peut s’enraciner dans un contexte de ruine économique, Addis-Abeba a donné la priorité au financement de la remise en état des systèmes de santé dévastés, à la reconstruction des écoles endommagées et à la réparation des infrastructures essentielles de transport, d’électricité et de télécommunications, considérant la revitalisation du Tigré comme une priorité nationale absolue. Ces transferts budgétaires fédéraux, versés directement pour financer les services publics, rémunérer les fonctionnaires et subventionner les produits de première nécessité, ont constitué une preuve tangible de la détermination de l’État à réintégrer le Tigré dans le tissu national. Pourtant, cette bonne volonté financière massive et ces investissements en capital se sont heurtés à une profonde mauvaise foi de la part des partisans de la ligne dure du TPLF, qui ont détourné les ressources locales, entravé les projets de développement fédéraux et canalisé les fonds administratifs régionaux vers une remilitarisation clandestine plutôt que vers le bien-être civil que cet argent était censé garantir. Au lieu de canaliser ses efforts vers une concurrence politique pacifique et la relance régionale, la direction du TPLF a activement sapé le cadre de gouvernance envisagé à Pretoria. Derrière cette résistance se cache un objectif mûrement réfléchi : la faction intransigeante dirigée par Debretsion Gebremichael cherche à retrouver l’hégémonie sans partage d’un parti unique qu’elle exerçait autrefois sur l’Éthiopie. Ébranlée par la perte de sa domination fédérale et s'opposant à l'ordre constitutionnel, la TPLF a pour ambition principale de créer une instabilité régionale, de paralyser les institutions de l'État et d'imposer une renégociation totale de l'accord de Pretoria selon des conditions qui soustraient ses dirigeants d'élite à toute obligation de rendre des comptes. L'un des piliers centraux de l'accord de paix était la mise en place d'une administration régionale provisoire inclusive, mais les dirigeants de la faction intransigeante au sein de la TPLF ont systématiquement œuvré à son démantèlement. En tentant d’évincer unilatéralement la direction de l’IRA, de s’emparer par la force des organes administratifs régionaux et de rejeter les mandats fédéraux accordés pour préserver la stabilité régionale, le groupe a fait preuve d’un mépris alarmant pour la gouvernance transitoire légale. Cette prise de contrôle systématique remplace une administration publique transitoire et inclusive par un régime à parti unique, violant directement les principes fondamentaux de l’accord de Pretoria et privant les citoyens tigréens d’une gouvernance civile et responsable. Pour concrétiser ces ambitions perturbatrices, les partisans de la ligne dure du TPLF ont conclu des alliances contre nature et opportunistes avec des acteurs extérieurs perturbateurs et des adversaires régionaux. Tirant parti des tensions géopolitiques plus larges qui règnent dans la Corne de l’Afrique, cette faction s’est assurée le soutien tacite d’acteurs étrangers cherchant à exploiter les vulnérabilités internes de l’Éthiopie. Parmi ces acteurs figurent en premier lieu les régimes du Caire et d’Asmara, dont les intérêts historiques et stratégiques convergent vers le maintien d’un État éthiopien fracturé et vulnérable. Pour le régime égyptien, la motivation trouve son origine dans une paranoïa existentielle concernant les eaux du Nil et la réalité opérationnelle du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). Le Caire considère depuis longtemps toute Éthiopie forte, unifiée et économiquement souveraine comme une menace directe pour son hégémonie hydroélectrique séculaire sur le fleuve Abay. Incapable d’empêcher l’achèvement du GERD par la diplomatie internationale ou la coercition juridique, l’appareil diplomatique et de renseignement égyptien s’est orienté vers une stratégie d’encerclement à somme nulle. En apportant un soutien indirect, une couverture diplomatique et des canaux logistiques opérationnels aux factions dissidentes éthiopiennes, Le Caire cherche à maintenir Addis-Abeba en proie à des conflits internes. Pour l’Égypte, une Éthiopie en proie à la guerre civile est une Éthiopie incapable de projeter sa puissance, de faire progresser le développement en aval du fleuve ou de faire valoir ses droits souverains sur le commerce régional et les infrastructures maritimes. Le régime totalitaire de l’Érythrée, dirigé par Isaias Afwerki, mène une stratégie parallèle motivée par une hostilité profondément enracinée envers la domination régionale de l’Éthiopie et par une histoire politique toxique avec les élites du TPLF. Bien qu’Asmara et le TPLF se soient livrés une guerre brutale de 1998 à 2000, leurs intérêts tactiques actuels les ont contraints à un rapprochement opportuniste. Alors que l’Éthiopie affirme son ambition souveraine de s’assurer un accès fiable à la mer Rouge, le président Isaias considère une Éthiopie consolidée et économiquement dynamique comme une menace pour l’influence régionale et le monopole maritime de son régime. Tirant parti des frictions politiques internes entre l’Éthiopie et le Tigré, Asmara a discrètement ouvert des canaux de communication avec les partisans de la ligne dure du TPLF et d’autres acteurs insurgés, attisant une militarisation localisée afin d’enfermer l’Éthiopie dans un enchevêtrement de crises perpétuelles liées à la sécurité des frontières. Ensemble, Le Caire et Asmara ont transformé la Corne de l’Afrique en un théâtre de guerre par procuration, utilisant la faction radicale du TPLF comme un levier décisif pour déstabiliser la nation de l’intérieur. Ces alliés extérieurs fournissent une couverture diplomatique, une logistique et un soutien matériel pour maintenir le nord de l’Éthiopie dans un état de crise perpétuelle. En agissant comme un mandataire des forces régionales hostiles à l’autodétermination économique et à l’intégrité territoriale de l’Éthiopie, les dirigeants du TPLF externalisent activement la déstabilisation de leur propre patrie. L’accord de Pretoria prévoyait explicitement le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) complets des forces armées tigréennes, établissant que l’Éthiopie ne dispose que d’une seule force de défense nationale unifiée. Alors que le gouvernement fédéral a mis en place le cadre national de DDR, le TPLF s’est opposé à un désarmement total. D'importants contingents de combattants restent armés, actifs et organisés selon des structures de commandement régionales. Les informations faisant état d'un réarmement, de recrutements forcés et de mouvements offensifs de troupes près des frontières régionales — coordonnés avec des éléments extérieurs — indiquent que le groupe se prépare activement à une nouvelle vague de guerre plutôt que d'opter pour la paix. Le fait de prendre en otage les populations civiles sous la menace d'une reprise des hostilités compromet gravement la sécurité régionale, freine la reprise économique et prolonge les souffrances humaines dans tout le nord de l'Éthiopie. La communauté internationale, notamment l’Union africaine, les Nations unies, les États-Unis et l’Union européenne, a joué un rôle constructif pour amener les parties à la table des négociations en 2022, et les partenaires internationaux doivent désormais renforcer la mise en œuvre des accords afin de protéger cet investissement dans la paix. Les acteurs internationaux doivent clairement dénoncer et condamner les actions qui violent l’Accord de Haïti (CoHA), en particulier le démantèlement de l’Administration provisoire et les refus de mener à bien le désarmement. Le soutien aux programmes de transition devrait être directement lié à des progrès mesurables et vérifiés dans le processus de DDR (désarmement, démobilisation et réintégration), parallèlement à un soutien sans équivoque à l’autorité fédérale légitime et à la gouvernance provisoire légalement reconnue. De plus, les agences d’aide internationales doivent veiller à ce que l’aide humanitaire parvienne directement à la population civile sans être détournée ou accaparée par des factions armées. Une prise de conscience croissante parmi les principaux acteurs internationaux révèle que le principal obstacle à une paix durable dans le nord de l’Éthiopie n’est plus un manque de bonne volonté fédérale, mais la subversion délibérée orchestrée par les factions radicales du TPLF et leurs soutiens régionaux extérieurs. Les récentes mesures diplomatiques prises par le gouvernement américain — notamment les restrictions ciblées en matière de visas imposées en vertu de la section 212(a)(3)(C) à l’encontre de figures radicales du TPLF et d’acteurs associés complices de l’érosion de l’accord de Pretoria — marquent un tournant décisif vers la responsabilisation. En sanctionnant directement les responsables du démantèlement de l’administration régionale provisoire du Tigré, du retard pris dans le désarmement et de l’orchestration d’une remilitarisation illégale, Washington a effectivement validé la position de longue date de l’État éthiopien : ce sont les élites internes récalcitrantes et les saboteurs extérieurs, en particulier ceux qui s’alignent sur les intérêts étrangers à Asmara et au Caire, qui sont les véritables auteurs de l’instabilité dans la Corne de l’Afrique. Pour protéger cet immense investissement en faveur de la paix, les partenaires internationaux doivent s’appuyer sur ces premières mesures de responsabilisation et mettre en place un dispositif systématique de mise en œuvre. Les déclarations diplomatiques doivent déboucher sur une mise en œuvre rigoureuse et conditionnelle, dans laquelle l’aide au développement, le soutien à la transition et la légitimité internationale dépendent strictement du respect vérifiable des protocoles de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR). En outre, les agences d’aide et les observateurs internationaux doivent contrôler les mécanismes de distribution de l’aide humanitaire afin d’empêcher les factions armées de détourner les fournitures de secours pour alimenter une mobilisation illicite. En soutenant sans équivoque une gouvernance intérimaire légitime et reconnue par la Constitution, et en renforçant les sanctions ciblées à l’encontre tant des partisans de la ligne dure au sein du pays que des saboteurs extérieurs, l’Union africaine, les Nations unies, les États-Unis et l’Union européenne peuvent garantir que l’accord de Pretoria reste un pont durable vers la paix plutôt qu’une simple trêve temporaire dans le conflit. Pour garantir une paix durable dans la Corne de l’Afrique, la communauté internationale ne peut plus se permettre d’adopter cette dangereuse posture de fausse équivalence. L’accord de Pretoria a tracé une voie claire et légale vers le rétablissement de l’unité nationale, mais sa mise en œuvre reste otage des ambitions révisionnistes des partisans de la ligne dure du TPLF et des jeux géopolitiques à somme nulle menés par des acteurs étrangers perturbateurs au Caire et à Asmara. Permettre à des acteurs internes de démanteler le gouvernement provisoire légitime et de se remilitariser sous le couvert d’un soutien étranger risque non seulement de réduire à néant la stabilité durement acquise par l’Éthiopie, mais aussi de déclencher un embrasement régional plus vaste. La communauté internationale — sous l’égide de l’UA, de l’ONU, des États-Unis et de l’UE — doit aller bien au-delà d’une rhétorique passive et agir avec détermination. En imposant une responsabilité stricte, en subordonnant leur soutien à un désarmement vérifié et en s’opposant à toute intervention étrangère, les acteurs internationaux peuvent neutraliser ces forces perturbatrices, protéger l’intégrité de l’accord de Pretoria et veiller à ce que la trajectoire souveraine de l’Éthiopie reste définie par la paix, l’unité et le progrès économique.
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 312
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
« Le dialogue est le seul moyen d'éviter le risque de désintégration du Soudan », déclare Getachew Reda
Sep 21, 2026 159
Addis Ababa le 21, septembre, 2026 (ENA) Les parties belligérantes au Soudan devraient reconnaître qu’aucune d’entre elles ne peut remporter une victoire militaire totale et donner une chance aux négociations pour mettre fin au conflit, a déclaré Getachew Reda, conseiller du Premier ministre éthiopien pour les affaires de l’Afrique de l’Est. S’adressant à Pulse of Africa, Getachew a déclaré : « Le Soudan mérite de vivre en paix », avertissant que la poursuite des combats aggrave les déplacements de population et les souffrances humanitaires. La guerre, qui a éclaté en avril 2023 entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (RSF), une milice paramilitaire, a dévasté le pays, chassant des millions de personnes de leurs foyers, perturbant les services de base et aggravant la crise humanitaire. Le conseiller a déclaré que la meilleure voie à suivre serait que le chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan, et le commandant des RSF, Mohamed Hamdan Dagalo, plus connu sous le nom de Hemedti, reconnaissent qu’aucune des deux parties n’est susceptible de remporter une victoire décisive sur le champ de bataille. En conséquence, a ajouté M. Getachew, des millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers et de quitter le Soudan, alors que le conflit ne fait qu’aggraver la fragmentation du pays. « Le Soudan est confronté à la désintégration », a-t-il déclaré, soulignant l’émergence d’autorités rivales et le partage du contrôle entre les Forces de soutien rapide (RSF) et l’armée nationale soudanaise. « Le meilleur scénario serait que les deux parties prennent conscience qu’elles ne peuvent remporter une victoire totale et qu’elles donnent une chance aux négociations », a-t-il ajouté. Getachew a déclaré que le conflit avait également sapé ce qu’il a décrit comme une tradition de longue date de compromis politique au Soudan, où les personnalités politiques rivales avaient historiquement pu coexister après les changements de gouvernement. « Vous le destituez du pouvoir. Il vous destitue du pouvoir. Mais malgré tout, le recours au meurtre n’a guère été la marque de fabrique de la classe politique soudanaise », a-t-il déclaré. Cette tradition de compromis politique a été gravement mise à mal par le conflit actuel, a-t-il ajouté, qualifiant la situation d’« absolument chaotique » et accusant les deux camps de contribuer à la destruction des zones civiles et des infrastructures. La guerre a également provoqué l’une des plus grandes crises de déplacement de population au monde. Un rapport de l’ONU montre que depuis le début du conflit, environ 8,6 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, tandis qu’environ 19,5 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire atteignant des niveaux de crise. Pour l’Éthiopie, qui partage une longue frontière avec le Soudan, ce conflit a des implications plus larges, a déclaré M. Getachew, évoquant l’afflux de réfugiés soudanais et le risque que l’instabilité au Soudan se répercute sur l’Éthiopie. Il a averti qu’une situation d’anarchie prolongée pourrait offrir des opportunités aux groupes armés et à d’autres acteurs cherchant à déstabiliser l’Éthiopie. « Les éléments chargés de déstabiliser l’Éthiopie considèrent l’anarchie qui règne au Soudan comme un terrain d’action idéal », a-t-il déclaré. M. Getachew a également ajouté que l’Éthiopie devait rester vigilante face à la présence de ce qu’il a qualifié d’éléments extrémistes anti-éthiopiens au sein du conflit soudanais au sens large. Malgré ces préoccupations sécuritaires, il a précisé que l’Éthiopie avait intérêt à ce que le Soudan s’oriente vers un règlement politique négocié plutôt que vers une victoire militaire de l’un ou l’autre camp. Il a ajouté que toute transition devrait, en fin de compte, être menée par des civils et des forces politiques de moindre envergure, qui, selon lui, devraient s’unir pour tracer l’avenir du Soudan. « Malheureusement, la raison semble faire défaut chez les principaux acteurs du conflit soudanais », a déclaré M. Getachew. Depuis le début de la guerre en avril 2023, l’IGAD, l’Union africaine, les Nations unies et d’autres partenaires ont mené des efforts de médiation pour mettre fin au conflit, mais sans parvenir à une avancée durable. Les médiateurs continuent de souligner qu’une solution durable doit être menée par les Soudanais et s’appartenir au peuple soudanais. Malgré ces efforts, la guerre s’est poursuivie et la crise humanitaire s’est aggravée. La semaine dernière, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait son « mea culpa » (reconnaissance de sa faute) concernant la réponse insuffisante de la communauté internationale, appelant à accorder une plus grande attention aux souffrances causées par la guerre.
La quête d'un accès à la mer par l'Éthiopie est indispensable à la croissance et à la stabilité régionales, selon un membre du HPR
Sep 21, 2026 179
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) La quête d’un accès équitable à la mer par l’Éthiopie constitue un enjeu incontournable pour la croissance économique du pays, sa sécurité nationale, ainsi que la stabilité et l’intégration régionales, a déclaré l’ambassadeur Dina Mufti, membre de la Chambre des représentants des peuples (HPR). Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, l’ambassadeur Dina a expliqué que la croissance démographique et économique de l’Éthiopie, conjuguée à l’évolution de la dynamique sécuritaire régionale, a fait de l’accès à la mer un enjeu national de plus en plus important. Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa quête d’un accès à la mer par la voie diplomatique et recherche des accords fondés sur l’intérêt mutuel et le respect des intérêts et de la souveraineté des pays voisins. Selon Dina, l’intérêt de l’Éthiopie à obtenir un accès à la mer repose sur des considérations historiques, géographiques, économiques et sécuritaires. Il a rappelé que l’Éthiopie avait historiquement accès à la mer et avait utilisé les voies maritimes pour le commerce pendant de nombreuses années, ajoutant que la perte de son accès direct à la mer avait eu des répercussions économiques et stratégiques considérables. L’ambassadeur a également souligné la proximité géographique de l’Éthiopie avec la mer Rouge comme un autre facteur justifiant son intérêt à obtenir cet accès. Il a souligné que certaines régions d’Éthiopie sont situées relativement près du littoral de la mer Rouge et a fait valoir que le pays disposait de fondements historiques et juridiques pour revendiquer un accès équitable. M. Dina a en outre expliqué que la croissance démographique rapide et l’expansion économique de l’Éthiopie entraînaient une augmentation du volume des échanges internationaux, renforçant ainsi la nécessité d’un accès diversifié et fiable aux voies maritimes. Il a déclaré que l’Éthiopie dépendait actuellement fortement du port de Djibouti pour son commerce maritime, soulignant que le fait de dépendre d’un seul port pouvait augmenter les coûts de transport, entraîner des retards logistiques et exposer le commerce du pays à des encombrements et à d’autres perturbations.   Alors que les importations et les exportations de l’Éthiopie ne cessent de croître, la diversification des voies d’accès portuaires revêt par conséquent une importance croissante, a-t-il ajouté. Au-delà des considérations économiques, M. Dina a établi un lien entre le programme de l’Éthiopie en matière d’accès à la mer et la paix et la sécurité régionales, en particulier dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Il a souligné que la région continue de faire face à des défis en matière de sécurité, tandis que la piraterie, la traite des êtres humains, le trafic d’armes et de drogue ainsi que d’autres activités illicites constituent des risques pour la sécurité maritime et le commerce international. Selon le député, l’Éthiopie pourrait apporter une contribution significative à la résolution de ces défis en renforçant son engagement dans les affaires maritimes et en conservant la capacité de suivre les développements susceptibles d’affecter ses intérêts nationaux et la sécurité régionale. L’Éthiopie doit être présente dans les zones maritimes afin de suivre les développements en mer et de mieux faire face aux problèmes susceptibles d’affecter le pays, a-t-il ajouté. M. Dina a souligné que la quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie s’inscrit dans le cadre de la diplomatie et ne vise en aucun cas à porter atteinte à la souveraineté ou à l’intégrité territoriale des pays voisins. « L’Éthiopie n’a aucune intention de nuire à qui que ce soit ni d’envahir un autre pays », a déclaré M. Dina, soulignant que son pays cherchait à obtenir un accès à la mer dans le cadre d’une approche « gagnant-gagnant ». Il a ajouté que la prospérité et le développement économiques de l’Éthiopie pourraient également profiter aux pays voisins, compte tenu de l’étroite interdépendance économique, sociale et sécuritaire qui existe entre les pays de la Corne de l’Afrique. La prospérité, la croissance et le progrès de l’Éthiopie seraient également dans l’intérêt des pays voisins, a déclaré M. Dina, soulignant l’importance de la coopération et d’une intégration régionale mutuellement bénéfique.
L'offensive diplomatique de l'Éthiopie porte ses fruits dans la récupération de son patrimoine spolié, Alula Pankhurst
Sep 21, 2026 333
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Alula Pankhurst a salué les efforts diplomatiques déployés par le gouvernement éthiopien pour récupérer les objets du patrimoine culturalement volés au pays par le pillage, la force ou d’autres moyens illicites. Mme Pankhurst, chercheuse et membre du Comité national éthiopien pour la restitution du patrimoine, a souligné que l’Éthiopie avait obtenu des résultats encourageants ces dernières années en renforçant son engagement diplomatique, en améliorant la coordination entre les parties prenantes et en appliquant le principe du « Medemer », ou synergie, pour faciliter le retour des biens du patrimoine culturel. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a déclaré que de nombreux objets éthiopiens avaient été rapatriés au cours des sept dernières années grâce à des initiatives diplomatiques et à des efforts coordonnés impliquant des institutions gouvernementales, des chercheurs, des organisations de protection du patrimoine et des musées internationaux. M. Pankhurst a souligné que les objets du patrimoine soustraits par la force, le pillage ou d’autres moyens illicites devaient être restitués à leurs propriétaires historiques légitimes. Dans ce contexte, un chercheur britannique et consultant en développement social a déclaré que l’Éthiopie avait intensifié ses efforts pour identifier et récupérer les objets du patrimoine illégalement sortis du pays, y compris les artefacts qui sont par la suite apparus sur les marchés internationaux de l’art et des antiquités. Selon M. Pankhurst, les autorités éthiopiennes ont, à plusieurs reprises, formulé des objections diplomatiques officielles afin d’empêcher la vente d’objets éthiopiens sur les marchés étrangers. À la suite de l’annulation de ces ventes, le gouvernement et d’autres parties prenantes ont engagé des discussions avec les parties concernées pour négocier la restitution des objets, parfois par le biais d’accords prévoyant une indemnisation raisonnable et abordable, a-t-il précisé. M. Pankhurst a également mis en avant les efforts actuellement déployés pour récupérer l’Évangile de l’empereur Tewodros II, qui avait été pillé à Maqdala puis mis en vente à Abu Dhabi par une société autrichienne. Il a déclaré que le dialogue direct avec les musées internationaux était également devenu un moyen important d’obtenir la restitution du patrimoine éthiopien. À cet égard, un accord a été conclu avec le Toledo Museum of Art, aux États-Unis, en vue du rapatriement progressif d’environ 380 objets éthiopiens acquis par le musée auprès d’un particulier, a noté M. Pankhurst. En vertu de cet accord, le musée devrait restituer prochainement deux manuscrits du XVe siècle et trois croix, tandis que les autres objets seront rapatriés par étapes au cours des cinq à dix prochaines années.   M. Pankhurst a déclaré que ces accords témoignaient de l’importance d’un engagement diplomatique soutenu et d’une coopération entre les institutions gouvernementales, les chercheurs, les organismes chargés du patrimoine et les musées internationaux pour la restauration du patrimoine culturel de l’Éthiopie. Il a ajouté que les efforts de rapatriement actuellement menés contribuaient à la récupération d’objets historiques qui constituent une partie importante de l’identité culturelle et historique de l’Éthiopie.
Politique
Les problèmes hydriques de l’Égypte : une histoire de mauvaise gestion et d’hypocrisie
Sep 22, 2026 156
Par la rédaction Le 22 septembre, 2026 (ENA) Alors que le monde est confronté aux défis de la pénurie d’eau et du développement durable, la position de l’Égypte sur ces questions suscite des interrogations. Bien qu’elle dispose de vastes réserves d’eau souterraines qui pourraient durer des siècles, même si les précipitations en Éthiopie venaient à cesser, l’Égypte continue de crier au scandale concernant l’utilisation des eaux de l’Abay (le Nil). Mais cette préoccupation porte-t-elle véritablement sur la pénurie d’eau, ou s’agit-il d’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement de ses pays voisins ? Une histoire de mauvaise gestion de l’eau Les pratiques de gestion de l’eau en Égypte comptent en effet parmi les pires au monde. Le secteur agricole du pays, qui consomme la part du lion de ses ressources en eau, est dominé par des cultures très gourmandes en eau comme la canne à sucre et le riz. Ces cultures sont non seulement non durables, mais elles contribuent également aux problèmes hydriques du pays. Il est ironique que, alors que l’Égypte est prête à gaspiller ses ressources en eau pour ces cultures, elle attende d’autres pays, comme l’Éthiopie, qu’ils renoncent à leur propre développement et limitent leur consommation d’eau à un simple filet.   Un deux poids, deux mesures L’approche de l’Égypte en matière de gestion de l’eau est un exemple classique du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». D’un côté, le pays est prêt à gaspiller ses ressources en eau dans des projets somptueux, tels que des villes tentaculaires construites dans le désert, tandis que de l’autre, il attend des Éthiopiens qu’ils vivent dans l’obscurité, sans même disposer des commodités de base que sont l’électricité et l’eau potable. Ce deux poids, deux mesures est non seulement hypocrite, mais rappelle aussi de manière flagrante la propension de l’Égypte à gaspiller l’eau dans le désert, tout en refusant à ses voisins le droit de développer leurs propres ressources en eau. Un manque de gratitude Malgré les efforts de l’Éthiopie pour planter plus de 56 milliards de jeunes plants, une initiative qui contribuera non seulement à réduire l’évaporation de l’eau du Nil, mais aussi à la lutte mondiale contre le changement climatique, l’Égypte a choisi de répondre par l’ingratitude. Au lieu de remercier l’Éthiopie pour sa gestion responsable de l’environnement, l’Égypte a choisi de déstabiliser le pays, en utilisant toutes les ruses possibles pour saper son développement. Cette logique tordue témoigne du manque de vision à long terme de l’Égypte et de son incapacité à avoir une vision d’ensemble. Une mentalité néocoloniale Le comportement de l’Égypte envers ses voisins, en particulier le Soudan, rappelle cruellement sa mentalité néocoloniale. En traitant le Soudan comme un appendice, l’Égypte tente de démanteler la souveraineté de ce pays et de le réduire à un simple État vassal. Cette approche est non seulement contre-productive, mais constitue également une menace pour la stabilité et la sécurité régionales. Une stratégie de la corde raide L’objectif ultime de l’Égypte est de s’assurer qu’aucun pays, d’un côté ou de l’autre de la mer Rouge, ne prospère. Cette stratégie de la corde raide est la recette du désastre, car elle ne fera qu’exacerber les tensions et créer un climat de méfiance et d’hostilité. En adoptant cette approche, l’Égypte nuit non seulement à ses voisins, mais sape également ses propres intérêts à long terme. En conclusion, les problèmes hydriques de l’Égypte sont une blessure qu’elle s’est infligée elle-même, causée par sa propre mauvaise gestion et son hypocrisie. Au lieu de rejeter la responsabilité de sa pénurie d’eau sur ses voisins, l’Égypte devrait examiner de près ses propres pratiques et politiques. En adoptant une approche plus durable et plus équitable de la gestion de l’eau, l’Égypte peut non seulement garantir sa propre sécurité hydrique, mais aussi contribuer au développement et à la prospérité de ses pays voisins. D’ici là, les lamentations de l’Égypte sur la pénurie d’eau ne resteront rien d’autre qu’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement des autres, tandis qu’elle continue de gaspiller ses propres ressources en eau en toute impunité.
Les propos d'un ministre égyptien témoignent d'une mentalité coloniale grossière : ministère de l'Eau et de l'Énergie
Sep 22, 2026 92
Addis Ababa le 22 septembre, 2206 (ENA) La récente déclaration du ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation suggérant que les Éthiopiens manquent d'éducation est une manifestation d'une mentalité coloniale grossière qui définit la politique du Caire dans ses relations avec les États africains, a souligné le ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie. Les propos tenus récemment par le ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation, Hani Sewilam, sont profondément regrettables, a déclaré aujourd'hui le ministère dans un communiqué publié en réponse aux déclarations de M. Sewilam. « Cette déclaration est la manifestation d'une mentalité coloniale grossière qui caractérise la politique du Caire dans ses relations avec les États africains », a-t-on déclaré dans un communiqué. Pour Le Caire, son approbation est une condition préalable à l'exploitation des ressources en eau par les pays riverains du Nil et de l'Abbaye. Et ce, malgré le fait que l'Égypte ait entrepris la construction du haut barrage d'Assouan sans consulter aucun État riverain situé en amont. Le communiqué publié par le ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie souligne que les propos incendiaires des responsables égyptiens et le double discours qu'ils affichent n'ont pas leur place dans le cadre d'une coopération à l'échelle du bassin. L’Éthiopie réaffirme son droit souverain d’utiliser ses ressources naturelles, notamment le fleuve Abbay, pour répondre aux besoins de ses générations présentes et futures, a-t-elle ajouté. Elle a souligné que l'Éthiopie a toujours soutenu que les fleuves transfrontaliers devraient favoriser la coopération, la prospérité partagée et l'intégration régionale plutôt que la rivalité monopolistique et l'exclusion, rejetant toute notion d'hydro-impérialisme qui cherche à nier aux pays sources leurs droits inhérents en tant que nations souveraines. Alors que certains continuent de percevoir le fleuve Abay principalement sous l'angle de la sécurité et de la concurrence à somme nulle, l'Éthiopie a investi massivement dans la réhabilitation du bassin versant, le reboisement et la conservation de l'environnement afin de renforcer la durabilité à long terme du bassin. L’approche de l’Éthiopie contraste fortement avec le discours hostile qui a trop souvent dominé le discours officiel au Caire. Il est temps pour Le Caire de se détacher de sa politique obsolète et d'aborder la question avec une perspective du XXIe siècle, fondée sur le respect mutuel et les intérêts éclairés à long terme de tous, a souligné le ministère, insistant sur la nécessité de renoncer aux rêves hégémoniques dépassés et d'embrasser l'aube d'une nouvelle réalité.
L’Égypte gaspille l’eau et adopte certaines des pires pratiques en la matière.
Sep 22, 2026 101
Le 22 septembre, 2026 (ENA) L’Égypte se distingue par sa mauvaise gestion chronique des ressources en eau, alors qu’elle ne contribue pratiquement pas au débit de l’Abay (Nil Bleu) — un paradoxe frappant au cœur du débat sur le Nil. Pour de nombreux analystes du secteur hydroélectrique et experts en eaux transfrontalières, l’eau stockée dans les réservoirs égyptiens situés en aval subit des taux d’évaporation élevés en raison du climat désertique et chaud du pays. Pour Fekahmed Negash, président de l’équipe consultative sur les eaux transfrontalières et le GERD au sein du ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, le vaste réservoir de ce pays en aval se trouve dans l’environnement désertique et chaud de l’Égypte et est exposé à d’importantes pertes par évaporation. Il a estimé que le haut barrage d’Assouan perdait environ 15 à 16 milliards de mètres cubes d’eau par an par évaporation. Contrairement à une idée reçue, malgré cette réalité et le fait que l’ONU classe l’Égypte parmi les pays souffrant de pénurie d’eau, la nation possède un immense potentiel hydrique qui reste largement méconnu. L’Égypte dispose de suffisamment d’eau souterraine pour des centaines d’années, même si les pluies venaient à cesser en Éthiopie pendant des années. L’Égypte gaspille l’eau et adopte certaines des pires pratiques en la matière. L’Égypte se distingue par sa mauvaise gestion chronique des ressources en eau, alors qu’elle ne contribue pratiquement pas au débit de l’Abay (Nil Bleu) — un paradoxe frappant au cœur du débat sur le Nil. L’Égypte se comporte comme si elle disposait d’une vaste étendue de marais où elle cultivait de la canne à sucre et du riz. Ce qui est frappant, c’est qu’elle souhaite que les autres ne boivent même pas d’eau douce et ne cultivent pas de choux, afin qu’elle puisse continuer à gaspiller l’eau. L’Égypte veut que l’Éthiopie renonce à son développement et s’enlise dans la pauvreté pour que les Égyptiens puissent jouir de la prospérité. L’Égypte a tendance à déverser de l’eau dans le désert et à créer des villes tentaculaires, alors qu’elle ne souhaite même pas que les Éthiopiens aient de la lumière et des cuisinières chez eux. L’Égypte ne sait pas ce qu’est la gratitude. Elle prétend craindre la pénurie d’eau, mais ne tient pas à remercier l’Éthiopie d’avoir prévu la plantation de plus de 50 milliards de jeunes plants. Au contraire, elle met tout en œuvre pour déstabiliser l’Éthiopie — quelle ironie. L’Égypte se considère comme un voisin de l’Éthiopie parce qu’elle ne voit le Soudan que comme un simple appendice. C’est pourquoi elle s’acharne à démanteler le Soudan en recourant à des traîtres. L’Égypte ne souhaite la prospérité d’aucun pays des deux côtés de la mer Rouge — quelle politique de la corde raide !
Pourquoi la Communauté Internationale Doit Confronter les Factions Radicales du TPLF & les Saboteurs Étrangers
Sep 22, 2026 81
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) La signature de l’Accord de Pretoria sur la cessation permanente des hostilités (CoHA) en novembre 2022 a été largement saluée comme un tournant décisif pour l’Éthiopie. Après deux ans de conflit dévastateur dans le nord du pays, cet accord a établi un cadre clair et légal pour rétablir l’ordre constitutionnel, démobiliser les combattants, acheminer l’aide humanitaire et reconstruire les communautés dévastées. Depuis la signature du CoHA, le gouvernement fédéral éthiopien n’a cessé de démontrer son attachement à l’esprit et à la lettre de l’accord de Pretoria. Les institutions fédérales ont agi rapidement pour reconnecter le Tigré au réseau électrique national, rétablir les services bancaires et de télécommunications, et rouvrir les liaisons aériennes commerciales vers Mekelle. Le gouvernement a également facilité l’accès sans entrave de l’aide humanitaire dans toute la région, tout en allouant d’importantes ressources publiques à la reconstruction des infrastructures, des écoles et des établissements de santé endommagés. Conformément à une exigence diplomatique fondamentale, le Parlement fédéral a officiellement retiré le TPLF de la liste nationale des organisations terroristes afin de permettre un engagement politique inclusif. En outre, dans le strict respect de l’article 10 de l’accord, le gouvernement fédéral a facilité la mise en place de l’Administration régionale provisoire du Tigré (IRA) afin d’assurer la gouvernance locale, la prestation de services et la stabilité pendant la transition. Au-delà des concessions diplomatiques initiales, le gouvernement fédéral éthiopien a soutenu son engagement envers l’Accord de Pretoria par un apport financier massif, allouant des milliards de birrs provenant du Trésor public pour financer la reconstruction immédiate et le redressement socio-économique de la région du Tigré. Consciente que la paix ne peut s’enraciner dans un contexte de ruine économique, Addis-Abeba a donné la priorité au financement de la remise en état des systèmes de santé dévastés, à la reconstruction des écoles endommagées et à la réparation des infrastructures essentielles de transport, d’électricité et de télécommunications, considérant la revitalisation du Tigré comme une priorité nationale absolue. Ces transferts budgétaires fédéraux, versés directement pour financer les services publics, rémunérer les fonctionnaires et subventionner les produits de première nécessité, ont constitué une preuve tangible de la détermination de l’État à réintégrer le Tigré dans le tissu national. Pourtant, cette bonne volonté financière massive et ces investissements en capital se sont heurtés à une profonde mauvaise foi de la part des partisans de la ligne dure du TPLF, qui ont détourné les ressources locales, entravé les projets de développement fédéraux et canalisé les fonds administratifs régionaux vers une remilitarisation clandestine plutôt que vers le bien-être civil que cet argent était censé garantir. Au lieu de canaliser ses efforts vers une concurrence politique pacifique et la relance régionale, la direction du TPLF a activement sapé le cadre de gouvernance envisagé à Pretoria. Derrière cette résistance se cache un objectif mûrement réfléchi : la faction intransigeante dirigée par Debretsion Gebremichael cherche à retrouver l’hégémonie sans partage d’un parti unique qu’elle exerçait autrefois sur l’Éthiopie. Ébranlée par la perte de sa domination fédérale et s'opposant à l'ordre constitutionnel, la TPLF a pour ambition principale de créer une instabilité régionale, de paralyser les institutions de l'État et d'imposer une renégociation totale de l'accord de Pretoria selon des conditions qui soustraient ses dirigeants d'élite à toute obligation de rendre des comptes. L'un des piliers centraux de l'accord de paix était la mise en place d'une administration régionale provisoire inclusive, mais les dirigeants de la faction intransigeante au sein de la TPLF ont systématiquement œuvré à son démantèlement. En tentant d’évincer unilatéralement la direction de l’IRA, de s’emparer par la force des organes administratifs régionaux et de rejeter les mandats fédéraux accordés pour préserver la stabilité régionale, le groupe a fait preuve d’un mépris alarmant pour la gouvernance transitoire légale. Cette prise de contrôle systématique remplace une administration publique transitoire et inclusive par un régime à parti unique, violant directement les principes fondamentaux de l’accord de Pretoria et privant les citoyens tigréens d’une gouvernance civile et responsable. Pour concrétiser ces ambitions perturbatrices, les partisans de la ligne dure du TPLF ont conclu des alliances contre nature et opportunistes avec des acteurs extérieurs perturbateurs et des adversaires régionaux. Tirant parti des tensions géopolitiques plus larges qui règnent dans la Corne de l’Afrique, cette faction s’est assurée le soutien tacite d’acteurs étrangers cherchant à exploiter les vulnérabilités internes de l’Éthiopie. Parmi ces acteurs figurent en premier lieu les régimes du Caire et d’Asmara, dont les intérêts historiques et stratégiques convergent vers le maintien d’un État éthiopien fracturé et vulnérable. Pour le régime égyptien, la motivation trouve son origine dans une paranoïa existentielle concernant les eaux du Nil et la réalité opérationnelle du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). Le Caire considère depuis longtemps toute Éthiopie forte, unifiée et économiquement souveraine comme une menace directe pour son hégémonie hydroélectrique séculaire sur le fleuve Abay. Incapable d’empêcher l’achèvement du GERD par la diplomatie internationale ou la coercition juridique, l’appareil diplomatique et de renseignement égyptien s’est orienté vers une stratégie d’encerclement à somme nulle. En apportant un soutien indirect, une couverture diplomatique et des canaux logistiques opérationnels aux factions dissidentes éthiopiennes, Le Caire cherche à maintenir Addis-Abeba en proie à des conflits internes. Pour l’Égypte, une Éthiopie en proie à la guerre civile est une Éthiopie incapable de projeter sa puissance, de faire progresser le développement en aval du fleuve ou de faire valoir ses droits souverains sur le commerce régional et les infrastructures maritimes. Le régime totalitaire de l’Érythrée, dirigé par Isaias Afwerki, mène une stratégie parallèle motivée par une hostilité profondément enracinée envers la domination régionale de l’Éthiopie et par une histoire politique toxique avec les élites du TPLF. Bien qu’Asmara et le TPLF se soient livrés une guerre brutale de 1998 à 2000, leurs intérêts tactiques actuels les ont contraints à un rapprochement opportuniste. Alors que l’Éthiopie affirme son ambition souveraine de s’assurer un accès fiable à la mer Rouge, le président Isaias considère une Éthiopie consolidée et économiquement dynamique comme une menace pour l’influence régionale et le monopole maritime de son régime. Tirant parti des frictions politiques internes entre l’Éthiopie et le Tigré, Asmara a discrètement ouvert des canaux de communication avec les partisans de la ligne dure du TPLF et d’autres acteurs insurgés, attisant une militarisation localisée afin d’enfermer l’Éthiopie dans un enchevêtrement de crises perpétuelles liées à la sécurité des frontières. Ensemble, Le Caire et Asmara ont transformé la Corne de l’Afrique en un théâtre de guerre par procuration, utilisant la faction radicale du TPLF comme un levier décisif pour déstabiliser la nation de l’intérieur. Ces alliés extérieurs fournissent une couverture diplomatique, une logistique et un soutien matériel pour maintenir le nord de l’Éthiopie dans un état de crise perpétuelle. En agissant comme un mandataire des forces régionales hostiles à l’autodétermination économique et à l’intégrité territoriale de l’Éthiopie, les dirigeants du TPLF externalisent activement la déstabilisation de leur propre patrie. L’accord de Pretoria prévoyait explicitement le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) complets des forces armées tigréennes, établissant que l’Éthiopie ne dispose que d’une seule force de défense nationale unifiée. Alors que le gouvernement fédéral a mis en place le cadre national de DDR, le TPLF s’est opposé à un désarmement total. D'importants contingents de combattants restent armés, actifs et organisés selon des structures de commandement régionales. Les informations faisant état d'un réarmement, de recrutements forcés et de mouvements offensifs de troupes près des frontières régionales — coordonnés avec des éléments extérieurs — indiquent que le groupe se prépare activement à une nouvelle vague de guerre plutôt que d'opter pour la paix. Le fait de prendre en otage les populations civiles sous la menace d'une reprise des hostilités compromet gravement la sécurité régionale, freine la reprise économique et prolonge les souffrances humaines dans tout le nord de l'Éthiopie. La communauté internationale, notamment l’Union africaine, les Nations unies, les États-Unis et l’Union européenne, a joué un rôle constructif pour amener les parties à la table des négociations en 2022, et les partenaires internationaux doivent désormais renforcer la mise en œuvre des accords afin de protéger cet investissement dans la paix. Les acteurs internationaux doivent clairement dénoncer et condamner les actions qui violent l’Accord de Haïti (CoHA), en particulier le démantèlement de l’Administration provisoire et les refus de mener à bien le désarmement. Le soutien aux programmes de transition devrait être directement lié à des progrès mesurables et vérifiés dans le processus de DDR (désarmement, démobilisation et réintégration), parallèlement à un soutien sans équivoque à l’autorité fédérale légitime et à la gouvernance provisoire légalement reconnue. De plus, les agences d’aide internationales doivent veiller à ce que l’aide humanitaire parvienne directement à la population civile sans être détournée ou accaparée par des factions armées. Une prise de conscience croissante parmi les principaux acteurs internationaux révèle que le principal obstacle à une paix durable dans le nord de l’Éthiopie n’est plus un manque de bonne volonté fédérale, mais la subversion délibérée orchestrée par les factions radicales du TPLF et leurs soutiens régionaux extérieurs. Les récentes mesures diplomatiques prises par le gouvernement américain — notamment les restrictions ciblées en matière de visas imposées en vertu de la section 212(a)(3)(C) à l’encontre de figures radicales du TPLF et d’acteurs associés complices de l’érosion de l’accord de Pretoria — marquent un tournant décisif vers la responsabilisation. En sanctionnant directement les responsables du démantèlement de l’administration régionale provisoire du Tigré, du retard pris dans le désarmement et de l’orchestration d’une remilitarisation illégale, Washington a effectivement validé la position de longue date de l’État éthiopien : ce sont les élites internes récalcitrantes et les saboteurs extérieurs, en particulier ceux qui s’alignent sur les intérêts étrangers à Asmara et au Caire, qui sont les véritables auteurs de l’instabilité dans la Corne de l’Afrique. Pour protéger cet immense investissement en faveur de la paix, les partenaires internationaux doivent s’appuyer sur ces premières mesures de responsabilisation et mettre en place un dispositif systématique de mise en œuvre. Les déclarations diplomatiques doivent déboucher sur une mise en œuvre rigoureuse et conditionnelle, dans laquelle l’aide au développement, le soutien à la transition et la légitimité internationale dépendent strictement du respect vérifiable des protocoles de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR). En outre, les agences d’aide et les observateurs internationaux doivent contrôler les mécanismes de distribution de l’aide humanitaire afin d’empêcher les factions armées de détourner les fournitures de secours pour alimenter une mobilisation illicite. En soutenant sans équivoque une gouvernance intérimaire légitime et reconnue par la Constitution, et en renforçant les sanctions ciblées à l’encontre tant des partisans de la ligne dure au sein du pays que des saboteurs extérieurs, l’Union africaine, les Nations unies, les États-Unis et l’Union européenne peuvent garantir que l’accord de Pretoria reste un pont durable vers la paix plutôt qu’une simple trêve temporaire dans le conflit. Pour garantir une paix durable dans la Corne de l’Afrique, la communauté internationale ne peut plus se permettre d’adopter cette dangereuse posture de fausse équivalence. L’accord de Pretoria a tracé une voie claire et légale vers le rétablissement de l’unité nationale, mais sa mise en œuvre reste otage des ambitions révisionnistes des partisans de la ligne dure du TPLF et des jeux géopolitiques à somme nulle menés par des acteurs étrangers perturbateurs au Caire et à Asmara. Permettre à des acteurs internes de démanteler le gouvernement provisoire légitime et de se remilitariser sous le couvert d’un soutien étranger risque non seulement de réduire à néant la stabilité durement acquise par l’Éthiopie, mais aussi de déclencher un embrasement régional plus vaste. La communauté internationale — sous l’égide de l’UA, de l’ONU, des États-Unis et de l’UE — doit aller bien au-delà d’une rhétorique passive et agir avec détermination. En imposant une responsabilité stricte, en subordonnant leur soutien à un désarmement vérifié et en s’opposant à toute intervention étrangère, les acteurs internationaux peuvent neutraliser ces forces perturbatrices, protéger l’intégrité de l’accord de Pretoria et veiller à ce que la trajectoire souveraine de l’Éthiopie reste définie par la paix, l’unité et le progrès économique.
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 312
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
« Le dialogue est le seul moyen d'éviter le risque de désintégration du Soudan », déclare Getachew Reda
Sep 21, 2026 159
Addis Ababa le 21, septembre, 2026 (ENA) Les parties belligérantes au Soudan devraient reconnaître qu’aucune d’entre elles ne peut remporter une victoire militaire totale et donner une chance aux négociations pour mettre fin au conflit, a déclaré Getachew Reda, conseiller du Premier ministre éthiopien pour les affaires de l’Afrique de l’Est. S’adressant à Pulse of Africa, Getachew a déclaré : « Le Soudan mérite de vivre en paix », avertissant que la poursuite des combats aggrave les déplacements de population et les souffrances humanitaires. La guerre, qui a éclaté en avril 2023 entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (RSF), une milice paramilitaire, a dévasté le pays, chassant des millions de personnes de leurs foyers, perturbant les services de base et aggravant la crise humanitaire. Le conseiller a déclaré que la meilleure voie à suivre serait que le chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan, et le commandant des RSF, Mohamed Hamdan Dagalo, plus connu sous le nom de Hemedti, reconnaissent qu’aucune des deux parties n’est susceptible de remporter une victoire décisive sur le champ de bataille. En conséquence, a ajouté M. Getachew, des millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers et de quitter le Soudan, alors que le conflit ne fait qu’aggraver la fragmentation du pays. « Le Soudan est confronté à la désintégration », a-t-il déclaré, soulignant l’émergence d’autorités rivales et le partage du contrôle entre les Forces de soutien rapide (RSF) et l’armée nationale soudanaise. « Le meilleur scénario serait que les deux parties prennent conscience qu’elles ne peuvent remporter une victoire totale et qu’elles donnent une chance aux négociations », a-t-il ajouté. Getachew a déclaré que le conflit avait également sapé ce qu’il a décrit comme une tradition de longue date de compromis politique au Soudan, où les personnalités politiques rivales avaient historiquement pu coexister après les changements de gouvernement. « Vous le destituez du pouvoir. Il vous destitue du pouvoir. Mais malgré tout, le recours au meurtre n’a guère été la marque de fabrique de la classe politique soudanaise », a-t-il déclaré. Cette tradition de compromis politique a été gravement mise à mal par le conflit actuel, a-t-il ajouté, qualifiant la situation d’« absolument chaotique » et accusant les deux camps de contribuer à la destruction des zones civiles et des infrastructures. La guerre a également provoqué l’une des plus grandes crises de déplacement de population au monde. Un rapport de l’ONU montre que depuis le début du conflit, environ 8,6 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, tandis qu’environ 19,5 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire atteignant des niveaux de crise. Pour l’Éthiopie, qui partage une longue frontière avec le Soudan, ce conflit a des implications plus larges, a déclaré M. Getachew, évoquant l’afflux de réfugiés soudanais et le risque que l’instabilité au Soudan se répercute sur l’Éthiopie. Il a averti qu’une situation d’anarchie prolongée pourrait offrir des opportunités aux groupes armés et à d’autres acteurs cherchant à déstabiliser l’Éthiopie. « Les éléments chargés de déstabiliser l’Éthiopie considèrent l’anarchie qui règne au Soudan comme un terrain d’action idéal », a-t-il déclaré. M. Getachew a également ajouté que l’Éthiopie devait rester vigilante face à la présence de ce qu’il a qualifié d’éléments extrémistes anti-éthiopiens au sein du conflit soudanais au sens large. Malgré ces préoccupations sécuritaires, il a précisé que l’Éthiopie avait intérêt à ce que le Soudan s’oriente vers un règlement politique négocié plutôt que vers une victoire militaire de l’un ou l’autre camp. Il a ajouté que toute transition devrait, en fin de compte, être menée par des civils et des forces politiques de moindre envergure, qui, selon lui, devraient s’unir pour tracer l’avenir du Soudan. « Malheureusement, la raison semble faire défaut chez les principaux acteurs du conflit soudanais », a déclaré M. Getachew. Depuis le début de la guerre en avril 2023, l’IGAD, l’Union africaine, les Nations unies et d’autres partenaires ont mené des efforts de médiation pour mettre fin au conflit, mais sans parvenir à une avancée durable. Les médiateurs continuent de souligner qu’une solution durable doit être menée par les Soudanais et s’appartenir au peuple soudanais. Malgré ces efforts, la guerre s’est poursuivie et la crise humanitaire s’est aggravée. La semaine dernière, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fait son « mea culpa » (reconnaissance de sa faute) concernant la réponse insuffisante de la communauté internationale, appelant à accorder une plus grande attention aux souffrances causées par la guerre.
La quête d'un accès à la mer par l'Éthiopie est indispensable à la croissance et à la stabilité régionales, selon un membre du HPR
Sep 21, 2026 179
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) La quête d’un accès équitable à la mer par l’Éthiopie constitue un enjeu incontournable pour la croissance économique du pays, sa sécurité nationale, ainsi que la stabilité et l’intégration régionales, a déclaré l’ambassadeur Dina Mufti, membre de la Chambre des représentants des peuples (HPR). Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, l’ambassadeur Dina a expliqué que la croissance démographique et économique de l’Éthiopie, conjuguée à l’évolution de la dynamique sécuritaire régionale, a fait de l’accès à la mer un enjeu national de plus en plus important. Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa quête d’un accès à la mer par la voie diplomatique et recherche des accords fondés sur l’intérêt mutuel et le respect des intérêts et de la souveraineté des pays voisins. Selon Dina, l’intérêt de l’Éthiopie à obtenir un accès à la mer repose sur des considérations historiques, géographiques, économiques et sécuritaires. Il a rappelé que l’Éthiopie avait historiquement accès à la mer et avait utilisé les voies maritimes pour le commerce pendant de nombreuses années, ajoutant que la perte de son accès direct à la mer avait eu des répercussions économiques et stratégiques considérables. L’ambassadeur a également souligné la proximité géographique de l’Éthiopie avec la mer Rouge comme un autre facteur justifiant son intérêt à obtenir cet accès. Il a souligné que certaines régions d’Éthiopie sont situées relativement près du littoral de la mer Rouge et a fait valoir que le pays disposait de fondements historiques et juridiques pour revendiquer un accès équitable. M. Dina a en outre expliqué que la croissance démographique rapide et l’expansion économique de l’Éthiopie entraînaient une augmentation du volume des échanges internationaux, renforçant ainsi la nécessité d’un accès diversifié et fiable aux voies maritimes. Il a déclaré que l’Éthiopie dépendait actuellement fortement du port de Djibouti pour son commerce maritime, soulignant que le fait de dépendre d’un seul port pouvait augmenter les coûts de transport, entraîner des retards logistiques et exposer le commerce du pays à des encombrements et à d’autres perturbations.   Alors que les importations et les exportations de l’Éthiopie ne cessent de croître, la diversification des voies d’accès portuaires revêt par conséquent une importance croissante, a-t-il ajouté. Au-delà des considérations économiques, M. Dina a établi un lien entre le programme de l’Éthiopie en matière d’accès à la mer et la paix et la sécurité régionales, en particulier dans la Corne de l’Afrique et la région de la mer Rouge. Il a souligné que la région continue de faire face à des défis en matière de sécurité, tandis que la piraterie, la traite des êtres humains, le trafic d’armes et de drogue ainsi que d’autres activités illicites constituent des risques pour la sécurité maritime et le commerce international. Selon le député, l’Éthiopie pourrait apporter une contribution significative à la résolution de ces défis en renforçant son engagement dans les affaires maritimes et en conservant la capacité de suivre les développements susceptibles d’affecter ses intérêts nationaux et la sécurité régionale. L’Éthiopie doit être présente dans les zones maritimes afin de suivre les développements en mer et de mieux faire face aux problèmes susceptibles d’affecter le pays, a-t-il ajouté. M. Dina a souligné que la quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie s’inscrit dans le cadre de la diplomatie et ne vise en aucun cas à porter atteinte à la souveraineté ou à l’intégrité territoriale des pays voisins. « L’Éthiopie n’a aucune intention de nuire à qui que ce soit ni d’envahir un autre pays », a déclaré M. Dina, soulignant que son pays cherchait à obtenir un accès à la mer dans le cadre d’une approche « gagnant-gagnant ». Il a ajouté que la prospérité et le développement économiques de l’Éthiopie pourraient également profiter aux pays voisins, compte tenu de l’étroite interdépendance économique, sociale et sécuritaire qui existe entre les pays de la Corne de l’Afrique. La prospérité, la croissance et le progrès de l’Éthiopie seraient également dans l’intérêt des pays voisins, a déclaré M. Dina, soulignant l’importance de la coopération et d’une intégration régionale mutuellement bénéfique.
L'offensive diplomatique de l'Éthiopie porte ses fruits dans la récupération de son patrimoine spolié, Alula Pankhurst
Sep 21, 2026 333
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Alula Pankhurst a salué les efforts diplomatiques déployés par le gouvernement éthiopien pour récupérer les objets du patrimoine culturalement volés au pays par le pillage, la force ou d’autres moyens illicites. Mme Pankhurst, chercheuse et membre du Comité national éthiopien pour la restitution du patrimoine, a souligné que l’Éthiopie avait obtenu des résultats encourageants ces dernières années en renforçant son engagement diplomatique, en améliorant la coordination entre les parties prenantes et en appliquant le principe du « Medemer », ou synergie, pour faciliter le retour des biens du patrimoine culturel. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a déclaré que de nombreux objets éthiopiens avaient été rapatriés au cours des sept dernières années grâce à des initiatives diplomatiques et à des efforts coordonnés impliquant des institutions gouvernementales, des chercheurs, des organisations de protection du patrimoine et des musées internationaux. M. Pankhurst a souligné que les objets du patrimoine soustraits par la force, le pillage ou d’autres moyens illicites devaient être restitués à leurs propriétaires historiques légitimes. Dans ce contexte, un chercheur britannique et consultant en développement social a déclaré que l’Éthiopie avait intensifié ses efforts pour identifier et récupérer les objets du patrimoine illégalement sortis du pays, y compris les artefacts qui sont par la suite apparus sur les marchés internationaux de l’art et des antiquités. Selon M. Pankhurst, les autorités éthiopiennes ont, à plusieurs reprises, formulé des objections diplomatiques officielles afin d’empêcher la vente d’objets éthiopiens sur les marchés étrangers. À la suite de l’annulation de ces ventes, le gouvernement et d’autres parties prenantes ont engagé des discussions avec les parties concernées pour négocier la restitution des objets, parfois par le biais d’accords prévoyant une indemnisation raisonnable et abordable, a-t-il précisé. M. Pankhurst a également mis en avant les efforts actuellement déployés pour récupérer l’Évangile de l’empereur Tewodros II, qui avait été pillé à Maqdala puis mis en vente à Abu Dhabi par une société autrichienne. Il a déclaré que le dialogue direct avec les musées internationaux était également devenu un moyen important d’obtenir la restitution du patrimoine éthiopien. À cet égard, un accord a été conclu avec le Toledo Museum of Art, aux États-Unis, en vue du rapatriement progressif d’environ 380 objets éthiopiens acquis par le musée auprès d’un particulier, a noté M. Pankhurst. En vertu de cet accord, le musée devrait restituer prochainement deux manuscrits du XVe siècle et trois croix, tandis que les autres objets seront rapatriés par étapes au cours des cinq à dix prochaines années.   M. Pankhurst a déclaré que ces accords témoignaient de l’importance d’un engagement diplomatique soutenu et d’une coopération entre les institutions gouvernementales, les chercheurs, les organismes chargés du patrimoine et les musées internationaux pour la restauration du patrimoine culturel de l’Éthiopie. Il a ajouté que les efforts de rapatriement actuellement menés contribuaient à la récupération d’objets historiques qui constituent une partie importante de l’identité culturelle et historique de l’Éthiopie.
Social
L'offensive diplomatique de l'Éthiopie porte ses fruits dans la récupération de son patrimoine spolié, Alula Pankhurst
Sep 21, 2026 333
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Alula Pankhurst a salué les efforts diplomatiques déployés par le gouvernement éthiopien pour récupérer les objets du patrimoine culturalement volés au pays par le pillage, la force ou d’autres moyens illicites. Mme Pankhurst, chercheuse et membre du Comité national éthiopien pour la restitution du patrimoine, a souligné que l’Éthiopie avait obtenu des résultats encourageants ces dernières années en renforçant son engagement diplomatique, en améliorant la coordination entre les parties prenantes et en appliquant le principe du « Medemer », ou synergie, pour faciliter le retour des biens du patrimoine culturel. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a déclaré que de nombreux objets éthiopiens avaient été rapatriés au cours des sept dernières années grâce à des initiatives diplomatiques et à des efforts coordonnés impliquant des institutions gouvernementales, des chercheurs, des organisations de protection du patrimoine et des musées internationaux. M. Pankhurst a souligné que les objets du patrimoine soustraits par la force, le pillage ou d’autres moyens illicites devaient être restitués à leurs propriétaires historiques légitimes. Dans ce contexte, un chercheur britannique et consultant en développement social a déclaré que l’Éthiopie avait intensifié ses efforts pour identifier et récupérer les objets du patrimoine illégalement sortis du pays, y compris les artefacts qui sont par la suite apparus sur les marchés internationaux de l’art et des antiquités. Selon M. Pankhurst, les autorités éthiopiennes ont, à plusieurs reprises, formulé des objections diplomatiques officielles afin d’empêcher la vente d’objets éthiopiens sur les marchés étrangers. À la suite de l’annulation de ces ventes, le gouvernement et d’autres parties prenantes ont engagé des discussions avec les parties concernées pour négocier la restitution des objets, parfois par le biais d’accords prévoyant une indemnisation raisonnable et abordable, a-t-il précisé. M. Pankhurst a également mis en avant les efforts actuellement déployés pour récupérer l’Évangile de l’empereur Tewodros II, qui avait été pillé à Maqdala puis mis en vente à Abu Dhabi par une société autrichienne. Il a déclaré que le dialogue direct avec les musées internationaux était également devenu un moyen important d’obtenir la restitution du patrimoine éthiopien. À cet égard, un accord a été conclu avec le Toledo Museum of Art, aux États-Unis, en vue du rapatriement progressif d’environ 380 objets éthiopiens acquis par le musée auprès d’un particulier, a noté M. Pankhurst. En vertu de cet accord, le musée devrait restituer prochainement deux manuscrits du XVe siècle et trois croix, tandis que les autres objets seront rapatriés par étapes au cours des cinq à dix prochaines années.   M. Pankhurst a déclaré que ces accords témoignaient de l’importance d’un engagement diplomatique soutenu et d’une coopération entre les institutions gouvernementales, les chercheurs, les organismes chargés du patrimoine et les musées internationaux pour la restauration du patrimoine culturel de l’Éthiopie. Il a ajouté que les efforts de rapatriement actuellement menés contribuaient à la récupération d’objets historiques qui constituent une partie importante de l’identité culturelle et historique de l’Éthiopie.
La Corne de l’Afrique appelée à transformer les prévisions d’El Niño en actions anticipatoires
Sep 17, 2026 436
Addis Ababa le 17 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a appelé les États membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) à renforcer les mesures anticipatoires face aux risques liés au phénomène El Niño, en mettant l’accent sur le financement précoce, la coordination régionale et la transformation des systèmes d’alerte précoce en actions concrètes.   Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD, M. Mohamed Abdi Ware, a souligné que les prévisions disponibles offrent à la région une occasion d’agir avant que les risques ne se transforment en crise. Selon les prévisions de l’IGAD Climate Prédiction and Applications Centre (ICPAC), Il a rappelé les conséquences des épisodes précédents, notamment les inondations de 2023 qui ont fait au moins 352 morts en Éthiopie, au Kenya et en Somalie et déplacé plus de 2,4 millions de personnes, selon les chiffres présentés lors du forum. « Nous ne pouvons pas arrêter la pluie, mais nous pouvons décider de ce qu’elle trouvera à son arrivée », a-t-il déclaré, appelant les États membres à activer leurs plans de préparation, à prépositionner les fournitures nécessaires et à renforcer le partage des alertes au-delà des frontières. Pour sa part, le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Dr Zeynu Ummer, a estimé que les vulnérabilités révélées par les précédents épisodes d’El Niño en matière de financement, de coordination transfrontalière, d’infrastructures et de planification des évacuations constituent également des défis de développement à long terme.   Il a appelé à intégrer la gestion des risques de catastrophe dans les budgets nationaux et à développer des investissements durables dans le stockage de l’eau, la restauration des bassins versants, les infrastructures de transport résilientes et la gestion conjointe des bassins transfrontaliers. El Niño est un phénomène climatique lié au réchauffement des eaux de l'océan Pacifique, qui perturbe les précipitations et les conditions météorologiques. Ce forum se tient alors que la Corne de l'Afrique se prépare à faire face aux éventuels impacts d'El Niño, dans le but de renforcer la préparation régionale, les systèmes d'alerte précoce et les mesures préventives avant que les risques liés au climat ne s'intensifient.  
Le Premier ministre Abiy souhaite bonne chance aux élèves à l'occasion de la rentrée scolaire
Sep 16, 2026 345
Addis Ababa le 16 septembre,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a adressé ses meilleurs vœux aux étudiants de toute l’Éthiopie à l’occasion de la rentrée universitaire 2019, les exhortant à viser l’excellence et à contribuer à façonner l’avenir du pays.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré : « Notre jeune génération est la plus grande richesse de l’Éthiopie », ajoutant : « À l’aube de l’année universitaire 2019, j’encourage chaque étudiant à apprendre avec curiosité, à viser l’excellence et à développer les compétences nécessaires pour façonner l’avenir de notre nation. »   Il a précisé qu’une grande partie de ce qui se construit aujourd’hui est destinée « aux générations futures », soulignant que les élèves, en tant que « bénéficiaires et gardiens de cet avenir », ont un rôle essentiel à jouer pour « perpétuer le fier héritage civilisationnel » de l’Éthiopie.   Il a également rendu hommage aux enseignants, affirmant que leur dévouement est « essentiel pour former une génération compétente et sûre d’elle ».   « Continuez à inspirer nos élèves, à cultiver leur potentiel et à leur transmettre les connaissances et les valeurs qui leur permettront de s’épanouir », a-t-il déclaré.   Le Premier ministre a également souhaité à tous les acteurs du secteur de l’éducation « une année scolaire couronnée de succès et enrichissante ».
Économie
Les problèmes hydriques de l’Égypte : une histoire de mauvaise gestion et d’hypocrisie
Sep 22, 2026 156
Par la rédaction Le 22 septembre, 2026 (ENA) Alors que le monde est confronté aux défis de la pénurie d’eau et du développement durable, la position de l’Égypte sur ces questions suscite des interrogations. Bien qu’elle dispose de vastes réserves d’eau souterraines qui pourraient durer des siècles, même si les précipitations en Éthiopie venaient à cesser, l’Égypte continue de crier au scandale concernant l’utilisation des eaux de l’Abay (le Nil). Mais cette préoccupation porte-t-elle véritablement sur la pénurie d’eau, ou s’agit-il d’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement de ses pays voisins ? Une histoire de mauvaise gestion de l’eau Les pratiques de gestion de l’eau en Égypte comptent en effet parmi les pires au monde. Le secteur agricole du pays, qui consomme la part du lion de ses ressources en eau, est dominé par des cultures très gourmandes en eau comme la canne à sucre et le riz. Ces cultures sont non seulement non durables, mais elles contribuent également aux problèmes hydriques du pays. Il est ironique que, alors que l’Égypte est prête à gaspiller ses ressources en eau pour ces cultures, elle attende d’autres pays, comme l’Éthiopie, qu’ils renoncent à leur propre développement et limitent leur consommation d’eau à un simple filet.   Un deux poids, deux mesures L’approche de l’Égypte en matière de gestion de l’eau est un exemple classique du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». D’un côté, le pays est prêt à gaspiller ses ressources en eau dans des projets somptueux, tels que des villes tentaculaires construites dans le désert, tandis que de l’autre, il attend des Éthiopiens qu’ils vivent dans l’obscurité, sans même disposer des commodités de base que sont l’électricité et l’eau potable. Ce deux poids, deux mesures est non seulement hypocrite, mais rappelle aussi de manière flagrante la propension de l’Égypte à gaspiller l’eau dans le désert, tout en refusant à ses voisins le droit de développer leurs propres ressources en eau. Un manque de gratitude Malgré les efforts de l’Éthiopie pour planter plus de 56 milliards de jeunes plants, une initiative qui contribuera non seulement à réduire l’évaporation de l’eau du Nil, mais aussi à la lutte mondiale contre le changement climatique, l’Égypte a choisi de répondre par l’ingratitude. Au lieu de remercier l’Éthiopie pour sa gestion responsable de l’environnement, l’Égypte a choisi de déstabiliser le pays, en utilisant toutes les ruses possibles pour saper son développement. Cette logique tordue témoigne du manque de vision à long terme de l’Égypte et de son incapacité à avoir une vision d’ensemble. Une mentalité néocoloniale Le comportement de l’Égypte envers ses voisins, en particulier le Soudan, rappelle cruellement sa mentalité néocoloniale. En traitant le Soudan comme un appendice, l’Égypte tente de démanteler la souveraineté de ce pays et de le réduire à un simple État vassal. Cette approche est non seulement contre-productive, mais constitue également une menace pour la stabilité et la sécurité régionales. Une stratégie de la corde raide L’objectif ultime de l’Égypte est de s’assurer qu’aucun pays, d’un côté ou de l’autre de la mer Rouge, ne prospère. Cette stratégie de la corde raide est la recette du désastre, car elle ne fera qu’exacerber les tensions et créer un climat de méfiance et d’hostilité. En adoptant cette approche, l’Égypte nuit non seulement à ses voisins, mais sape également ses propres intérêts à long terme. En conclusion, les problèmes hydriques de l’Égypte sont une blessure qu’elle s’est infligée elle-même, causée par sa propre mauvaise gestion et son hypocrisie. Au lieu de rejeter la responsabilité de sa pénurie d’eau sur ses voisins, l’Égypte devrait examiner de près ses propres pratiques et politiques. En adoptant une approche plus durable et plus équitable de la gestion de l’eau, l’Égypte peut non seulement garantir sa propre sécurité hydrique, mais aussi contribuer au développement et à la prospérité de ses pays voisins. D’ici là, les lamentations de l’Égypte sur la pénurie d’eau ne resteront rien d’autre qu’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement des autres, tandis qu’elle continue de gaspiller ses propres ressources en eau en toute impunité.
Les propos d'un ministre égyptien témoignent d'une mentalité coloniale grossière : ministère de l'Eau et de l'Énergie
Sep 22, 2026 92
Addis Ababa le 22 septembre, 2206 (ENA) La récente déclaration du ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation suggérant que les Éthiopiens manquent d'éducation est une manifestation d'une mentalité coloniale grossière qui définit la politique du Caire dans ses relations avec les États africains, a souligné le ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie. Les propos tenus récemment par le ministre égyptien des Ressources en eau et de l'Irrigation, Hani Sewilam, sont profondément regrettables, a déclaré aujourd'hui le ministère dans un communiqué publié en réponse aux déclarations de M. Sewilam. « Cette déclaration est la manifestation d'une mentalité coloniale grossière qui caractérise la politique du Caire dans ses relations avec les États africains », a-t-on déclaré dans un communiqué. Pour Le Caire, son approbation est une condition préalable à l'exploitation des ressources en eau par les pays riverains du Nil et de l'Abbaye. Et ce, malgré le fait que l'Égypte ait entrepris la construction du haut barrage d'Assouan sans consulter aucun État riverain situé en amont. Le communiqué publié par le ministère éthiopien de l'Eau et de l'Énergie souligne que les propos incendiaires des responsables égyptiens et le double discours qu'ils affichent n'ont pas leur place dans le cadre d'une coopération à l'échelle du bassin. L’Éthiopie réaffirme son droit souverain d’utiliser ses ressources naturelles, notamment le fleuve Abbay, pour répondre aux besoins de ses générations présentes et futures, a-t-elle ajouté. Elle a souligné que l'Éthiopie a toujours soutenu que les fleuves transfrontaliers devraient favoriser la coopération, la prospérité partagée et l'intégration régionale plutôt que la rivalité monopolistique et l'exclusion, rejetant toute notion d'hydro-impérialisme qui cherche à nier aux pays sources leurs droits inhérents en tant que nations souveraines. Alors que certains continuent de percevoir le fleuve Abay principalement sous l'angle de la sécurité et de la concurrence à somme nulle, l'Éthiopie a investi massivement dans la réhabilitation du bassin versant, le reboisement et la conservation de l'environnement afin de renforcer la durabilité à long terme du bassin. L’approche de l’Éthiopie contraste fortement avec le discours hostile qui a trop souvent dominé le discours officiel au Caire. Il est temps pour Le Caire de se détacher de sa politique obsolète et d'aborder la question avec une perspective du XXIe siècle, fondée sur le respect mutuel et les intérêts éclairés à long terme de tous, a souligné le ministère, insistant sur la nécessité de renoncer aux rêves hégémoniques dépassés et d'embrasser l'aube d'une nouvelle réalité.
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 312
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
« L'accès souverain à la mer est inévitable pour l'Éthiopie », déclare Birhanu Lenjiso
Sep 20, 2026 322
Addis Ababa le 20 septembre, 2026 (ENA) La quête de l’Éthiopie pour un accès fiable à la mer Rouge est un impératif national incontournable, a déclaré Birhanu Lenjiso, cofondateur et ancien directeur adjoint de l’Institut de recherche sur les politiques de l’Afrique de l’Est (EAPRI).   Birhanu, auteur de l’ouvrage *Water : « Ethiopia’s Gateway to Prosperity »*, a déclaré à l’ENA que la croissance démographique de l’Éthiopie, l’expansion de son économie et sa position stratégique dans la Corne de l’Afrique font de l’obtention d’un accès à la mer un objectif national inévitable.   La quête d’un accès à la mer par l’Éthiopie doit également être replacée dans le contexte plus large de l’Abay/du Nil ; il a en effet fait valoir que les dynamiques politiques et stratégiques entourant ces deux questions sont étroitement liées.   Évoquant les relations historiques de l’Éthiopie avec la mer, il a mis en avant la civilisation d’Aksoum, qui était étroitement associée au commerce maritime et aux liens commerciaux à travers la mer Rouge.   Pour M. Birhanu, l’intérêt de l’Éthiopie pour l’accès à la mer dépasse donc ses besoins économiques et logistiques immédiats.   « Nous ne réclamons pas vraiment l’accès à la mer parce que nous avons besoin d’un port, ni parce que notre population est nombreuse, ni parce que notre économie est en pleine croissance », a-t-il déclaré.   Il a fait valoir que l’expérience historique de l’Éthiopie et ses liens de longue date avec le commerce maritime devraient faire partie des arguments avancés par le pays lorsqu’il s’adresse à la communauté internationale au sujet de l’accès à la mer.   M. Birhanu, qui est également ancien ministre d’État chargé du développement de l’irrigation, a déclaré que l’Éthiopie devrait renforcer ce discours en associant des preuves historiques à des considérations économiques et stratégiques contemporaines.   Il a décrit l’accès à la mer comme « faisant partie intégrante de l’identité éthiopienne », affirmant que la dimension historique ne devait pas être négligée dans les discussions sur les relations de l’Éthiopie avec la mer Rouge et l’environnement maritime au sens large.   Dans ce contexte, M. Birhanu a déclaré que l’objectif de l’Éthiopie était de diversifier son accès à la mer et de mettre en place des accords garantissant une plus grande fiabilité.   « Tout ce que demande l’Éthiopie, c’est de disposer d’un accès diversifié à la mer », a-t-il déclaré.   Il a ajouté que le marché éthiopien, vaste et en pleine croissance, conférait à l’accès maritime une dimension économique plus large, tandis que les développements en mer Rouge et dans la Corne de l’Afrique ont rendu cette question de plus en plus importante d’un point de vue régional.   Selon M. Birhanu, l’accès de l’Éthiopie à la mer pourrait générer des retombées positives au-delà des frontières du pays, en reliant plus directement sa grande économie au commerce maritime régional et en stimulant l’activité économique dans toute la Corne de l’Afrique.   Il a déclaré que l’Éthiopie n’avait pas nécessairement besoin de s’en tenir à un modèle unique d’accès maritime, évoquant plutôt toute une série d’accords possibles avec les États côtiers.   Ceux-ci pourraient inclure des contrats de location à long terme, des corridors d’infrastructures et des projets de transport et de logistique développés conjointement, a-t-il précisé.   Il a cité l’utilisation de longue date par l’Éthiopie du corridor de Djibouti comme exemple illustrant comment les infrastructures transfrontalières et les intérêts économiques peuvent donner lieu à des accords mutuellement avantageux.   Dans le même temps, M. Birhanu a déclaré que la dépendance à l’égard d’une seule grande voie maritime créait des vulnérabilités, ce qui rendait la diversification essentielle pour les intérêts économiques à long terme de l’Éthiopie.   Interrogé sur le caractère inévitable de la quête d’un accès maritime par l’Éthiopie, M. Birhanu a répondu que la trajectoire démographique et économique du pays continuerait à renforcer l’importance de garantir un accès fiable aux voies maritimes internationales.   Il a également établi un lien entre les aspirations maritimes de l’Éthiopie et la dynamique plus large en matière de sécurité et d’économie dans la Corne de l’Afrique.   Il a souligné que la région disposait d’un vaste littoral et occupait une position stratégique le long des principales routes maritimes internationales, tout en étant confrontée à des défis persistants en matière de sécurité.   Selon lui, une plus grande intégration économique entre l’Éthiopie et les États côtiers pourrait contribuer au commerce, au développement des infrastructures et à la stabilité régionale.   Il a fait valoir que l’important marché de consommation et le potentiel économique de l’Éthiopie pourraient devenir un atout pour les pays côtiers si des modalités d’accès et des infrastructures appropriées étaient mises en place.   M. Birhanu a déclaré que l’accès maritime de l’Éthiopie et sa position sur le Nil reposaient sur ce qu’il a décrit comme un principe sous-jacent commun : l’utilisation équitable des ressources régionales.   Il a fait valoir que les discussions de l’Éthiopie concernant l’Abay/le Nil et sa quête d’un accès à la mer Rouge ne devaient donc pas être considérées comme des questions stratégiques totalement distinctes.   « Je ne considère pas vraiment l’accès maritime ou le défi que cela représente comme un sujet distinct. Je pense que cela est étroitement lié à la question du Nil. Les deux cours d’eau sont distincts, mais leurs enjeux politiques sont étroitement liés », a-t-il déclaré.   Il a ajouté que l’approche de l’Éthiopie était axée sur le développement et l’accès équitable plutôt que sur le contrôle des ressources d’autres pays.   « Nous réclamons l’équité partout. Nous réclamons le développement. Nous ne réclamons pas la domination », a déclaré M. Birhanu.   Il a affirmé que les aspirations maritimes de l’Éthiopie devaient, en fin de compte, s’inscrire dans l’objectif plus large de renforcer l’intégration économique régionale et de permettre au pays de participer plus directement au commerce maritime.   « Nous ne cherchons pas la confrontation sur le Nil. Nous ne cherchons pas la confrontation en mer Rouge. Nous recherchons la coopération », a-t-il déclaré.   M. Birhanu a ajouté qu’une telle approche permettrait à l’Éthiopie de faire valoir ses intérêts économiques tout en créant des opportunités pour les pays côtiers et en contribuant au développement et à la sécurité de l’ensemble de la Corne de l’Afrique et de la région de la mer Rouge.
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Technologie
L'Éthiopie et la Corée du Sud étudient les possibilités de coopération dans les domaines de la logistique verte et de la mobilité intelligente
Aug 28, 2026 1361
Addis Ababa le 28 août, 2026 (ENA) L'Éthiopie et la Corée du Sud ont mené des discussions sur le renforcement de leur coopération bilatérale dans les secteurs de la logistique verte et de la mobilité intelligente. Le ministre d'État chargé des Transports et de la Logistique, Dhenge Boru, a reçu dans son bureau une délégation de chercheurs sud-coréens afin d'évoquer les possibilités de partenariat dans le domaine des systèmes de logistique et de mobilité intelligents. Cette réunion de consultation a porté principalement sur le « projet d’aide publique au développement (APD) relatif au programme de transition vers une logistique verte d’Ethiopost ». Le responsable du groupe de recherche, Yang Ho Lee, a déclaré que la logistique verte et la mobilité figuraient parmi les principaux domaines d’investissement de la Corée du Sud en Éthiopie. M. Dhenge a souligné que la mise en œuvre du projet avançait sans encombre et s’inscrivait dans la feuille de route stratégique du secteur des transports et de la logistique. Selon une publication du ministère sur les réseaux sociaux, M. Dhenge a souligné que, ce projet s’inscrivant directement dans la ligne de la politique gouvernementale et des objectifs de développement, l’administration s’engage pleinement à apporter tout le soutien nécessaire. Il a également insisté sur le fait que l’intégration des technologies modernes dans les opérations est essentielle pour améliorer l’efficacité et la performance globale des services logistiques. Le ministère a en outre déclaré que la vaste expérience pratique et les capacités technologiques de pointe de la Corée du Sud apporteraient des avantages significatifs à l’Éthiopie. De son côté, Yang Ho Lee a déclaré que les progrès notables réalisés par l’Éthiopie en matière de transport écologique et de protection de l’environnement constituaient un facteur majeur de l’intérêt de la Corée du Sud pour les investissements dans ce pays.   Selon la publication du ministère sur les réseaux sociaux, les deux parties ont conclu leur rencontre en explorant les moyens de renforcer la coopération bilatérale par le biais d’échanges de connaissances et d’une collaboration entre experts dans les domaines de la logistique verte, de la mobilité intelligente et de l’application des technologies modernes.
L'Éthiopie met en avant la transformation numérique lors de la 7e réunion du groupe de travail des BRICS sur les TIC en Inde
Aug 20, 2026 1181
Addis Ababa le 20 août, 2026 (ENA) L'Éthiopie a présenté son programme de transformation numérique et l'architecture stratégique « Digital Ethiopia 2030 » lors de la 7e réunion du groupe de travail des BRICS sur les technologies de l'information et de la communication (TIC), qui s'est tenue à Pune, en Inde. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l'ambassade d'Éthiopie à New Delhi a indiqué que la délégation éthiopienne avait présenté les efforts déployés par le pays pour développer les services numériques, tirer parti de la technologie afin de moderniser la prestation des services publics et soutenir la croissance économique. Soulignant l’importance de renforcer la coopération en matière de TIC entre les pays du BRICS, la délégation a présenté des solutions numériques clés, notamment Fayda Digital ID et MESOB, une plateforme de services numériques à guichet unique conçue pour fournir des services publics selon une approche de « guichet unique ». Ces initiatives ont été présentées dans le cadre des efforts plus larges déployés par l’Éthiopie pour mettre en place un écosystème numérique intégré, améliorer l’accès aux services publics et promouvoir un développement économique fondé sur l’innovation. La réunion, organisée sous le thème de la présidence indienne du BRICS, « Construire pour la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité », a rassemblé des représentants des pays membres pour des discussions stratégiques sur la coopération en matière de TIC et les technologies numériques émergentes.   La participation de l'Éthiopie a mis en évidence son engagement à renforcer la coopération numérique avec les pays du BRICS, à partager ses expériences et à promouvoir une transformation numérique inclusive et durable.
Le maréchal Birhanu insiste sur la nécessité d'adapter les technologies pour préserver la souveraineté et les intérêts nationaux
Aug 13, 2026 1197
Addis Ababa le 13 aout, 2026 (ENA) Le chef d'état-major général des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF), le maréchal Birhanu Jula, a déclaré que l'adoption des technologies était essentielle pour préserver efficacement la souveraineté et les intérêts nationaux de l'Éthiopie. Le maréchal a fait cette déclaration lors de la signature d’un protocole d’accord entre l’ENDF et l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle. Ce protocole d’accord vise à mettre en place une force de défense moderne dotée de capacités en matière d’intelligence artificielle. Au cours de la cérémonie de signature, les deux parties ont discuté des domaines clés dans lesquels l’IA pourrait renforcer l’efficacité militaire, notamment la logistique, la formation, la cybersécurité, les soins de santé militaires, l’armée de l’air et la guerre électronique. À cette occasion, le maréchal Birhanu a souligné que l’intégration de l’intelligence artificielle dans les efforts de modernisation de l’armée était essentielle pour mieux atteindre les objectifs fixés. Cet accord soutiendra le développement militaire en cours grâce à la technologie de l’IA, a-t-il ajouté. Soulignant que l’intelligence artificielle est largement utilisée dans le secteur de la santé, le maréchal a déclaré que le protocole d’accord jouerait un rôle majeur dans la mise en œuvre efficace de l’IA au sein des établissements de santé de la défense.   Il a également souligné l’importance de la formation assistée par la technologie pour développer une force compétente et a déclaré que les institutions renforceraient leur coopération dans ce domaine. De son côté, le directeur général de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, Worku Gachena, a déclaré que l’IA recelait un immense potentiel pour les forces de défense, notamment pour renforcer les capacités aériennes, terrestres et cybernétiques.   Il a réaffirmé l'engagement de l'institut à collaborer avec l'ENDF dans le cadre des efforts visant à mettre en place une armée moderne.
Des entrepreneurs du secteur des technologies encouragent les jeunes à développer des solutions concrètes au sein de l'écosystème numérique éthiopien
Aug 10, 2026 1221
Addis Ababa le 10 août, 2026 (ENA) Les entrepreneurs du secteur des technologies ont exhorté la jeunesse éthiopienne à continuer de développer ses compétences numériques, à créer des solutions concrètes et à contribuer à la croissance et à l’innovation au sein de l’écosystème numérique du pays. Cet appel a été lancé lors d’un programme de partage d’expériences consacré à l’initiative « 5 millions de codeurs éthiopiens », organisé par le cabinet du Premier ministre, à la suite de l’appel lancé par le Premier ministre Abiy Ahmed à la jeunesse éthiopienne pour qu’elle rejoigne cette initiative et en porte le nombre de participants à 7 millions d’ici la fin de la saison des pluies.   Ce programme a réuni des diplômés certifiés, des leaders du secteur, des décideurs politiques et de jeunes professionnels afin de partager leurs expériences et leurs points de vue, et de contribuer à l’avancement du programme « Digital Ethiopia 2030 » grâce au développement de compétences numériques concrètes. La table ronde comptait parmi ses intervenants le Dr Abiyot Bayou, conseiller principal auprès du ministre de l’Innovation et de la Technologie ; Bethlehem Dessie, PDG de Gheero et ancienne participante à l’initiative Azimeraw Taddese ; ainsi que Mahlet Seyoum, entrepreneuse dans le domaine des technologies. Selon le cabinet du Premier ministre, les intervenants ont encouragé les participants à améliorer en permanence leurs compétences, à développer des solutions concrètes et à contribuer à la croissance et à l’innovation au sein de l’écosystème numérique éthiopien. Bethlehem Dessie a partagé son expérience personnelle, expliquant que sa carrière dans le domaine des technologies avait débuté il y a 17 ans, à l’âge de 10 ans, alors qu’elle n’avait aucun accès aux technologies numériques à l’époque. En comparant son expérience aux opportunités offertes aux jeunes d’aujourd’hui, elle a déclaré que l’accessibilité croissante à la technologie avait ouvert aux jeunes une voie bien plus facile pour réaliser leurs ambitions. Elle a toutefois souligné que l’accès à la technologie ne suffisait pas à lui seul et a appelé à une action immédiate. Bethlehem a exhorté les étudiants universitaires à cesser d’attendre que les opportunités se présentent, à commencer à être les moteurs du changement et à améliorer de manière proactive leurs compétences pour suivre le rythme des avancées technologiques. Azimeraw Taddese, ancien participant à l’initiative « 5 Million Ethiopian Coders », a expliqué qu’il avait rejoint le programme au cours de ses dernières années à l’université.   Ce qui a commencé comme une simple volonté d’apprendre à coder l’a finalement conduit à développer un site web mettant en relation les codeurs d’Addis-Abeba. Il est depuis devenu développeur full stack. « Ne vous arrêtez pas à la certification. Mettez en pratique ce que vous apprenez, puis continuez à vous entraîner. C’est là que réside la véritable progression », a déclaré Azimeraw. Il a ajouté que cette initiative lui avait apporté les bases dont il avait besoin pour poursuivre ses objectifs professionnels. Mahlet Seyoum, une autre ancienne participante à l’initiative « 5 Million Ethiopian Coders » et entrepreneuse dans le domaine des technologies, a déclaré que la programmation ne nécessitait pas de formation universitaire spécialisée.   Elle a expliqué que chacun peut trouver des solutions à des problèmes concrets en tirant parti des ressources disponibles et en analysant les défis de son environnement immédiat. Mahlet a souligné que l’accessibilité croissante aux outils pédagogiques et aux ressources numériques permet désormais aux jeunes de relever des défis majeurs grâce à la technologie. Elle a exhorté les jeunes à actualiser en permanence leurs compétences, à s’inscrire à des formations ciblées et à se doter des technologies modernes. S’exprimant lors de cet événement, le Dr Abiyot Bayou, conseiller principal auprès du ministre de l’Innovation et de la Technologie, a quant à lui souligné que le développement de plateformes avancées et la mise en œuvre de la transformation numérique n’auraient qu’un impact limité si les personnes ne possédaient pas les compétences nécessaires pour les utiliser efficacement.   Les objectifs du programme « Digital Ethiopia 2030 », qui visent notamment à autonomiser les citoyens, à mettre en place des écosystèmes numériques inclusifs, à élargir l'accessibilité au numérique et à faire de l'Éthiopie une plaque tournante numérique, dépendent en fin de compte des capacités humaines du pays, a-t-il ajouté. Il a également appelé les jeunes professionnels à développer activement leurs compétences et à viser l'excellence dans leurs domaines respectifs.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 14353
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie.   Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale.   La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays.   Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie.   Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré.   Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. »   Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines.   Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays.   « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. »   Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba.   « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. »   Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ».   Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités.   « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15213
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 12521
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 105
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques.   S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds.   Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
El Niño : Mohamed Ware souligne l’importance d’investir dans l’action anticipée
Sep 22, 2026 79
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Le Secrétaire exécutif adjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mohamed Ware, a souligné l’importance d’investir dans l’action anticipée afin de limiter les pertes humaines, économiques et environnementales liées aux impacts attendus du phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique. S’exprimant en marge du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation à El Niño dans la Corne de l’Afrique, M. Ware a indiqué que les pays de la région disposent aujourd’hui de données scientifiques, de modèles climatiques et de prévisions permettant de prendre des mesures avant que les conséquences du phénomène ne se manifestent pleinement. « Nous avons l’information, la science et les données », a-t-il déclaré, soulignant que la question n’est désormais plus de savoir si les impacts se produiront, mais plutôt de déterminer « ce que nous faisons maintenant ». Selon lui, le phénomène El Niño pourrait avoir des répercussions importantes sur l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les moyens de subsistance, l’approvisionnement alimentaire urbain et la santé, tout en aggravant les déplacements de populations et certaines tensions au sein des communautés. M. Ware a rappelé que la région avait déjà enregistré d’importantes pertes humaines et économiques lors de précédents épisodes d’El Niño, insistant sur la nécessité de tirer les leçons de ces expériences pour renforcer la préparation. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD a particulièrement insisté sur la rentabilité de l’action anticipée, soulignant que les investissements réalisés avant une catastrophe peuvent permettre de réduire considérablement les coûts des interventions et de la reconstruction. Selon les chiffres présentés lors du forum, chaque dollar investi dans l’anticipation permettrait d’éviter entre quatre et six dollars de pertes évitables. « Ces activités auront besoin de financement », a-t-il affirmé, appelant les partenaires au développement, mais aussi les ministères des Finances des États membres, à travailler étroitement avec les institutions chargées de la gestion des risques de catastrophe. Il a souligné la nécessité de rendre disponibles des ressources nationales afin de permettre aux mesures anticipatoires d’avoir un impact concret sur les populations exposées.   Abordant les initiatives environnementales entreprises par les États membres, M. Ware a particulièrement salué les efforts de l’Éthiopie en matière de restauration des terres dégradées, de protection des bassins versants, de plantation d’arbres comme « l’Initiative héritage du vert » et de collecte des eaux. « Les mesures prises par le gouvernement éthiopien dans cette initiative sont très encourageantes », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives contribuent non seulement à prévenir certains risques à court terme, mais également à renforcer la santé environnementale et les moyens de subsistance des communautés à long terme. La restauration des terres et la protection des bassins versants peuvent notamment contribuer à préserver les ressources en eau et les terres productives, à réduire les risques de glissements de terrain et à limiter les déplacements de populations liés à la dégradation environnementale, a-t-il expliqué. M. Ware a également souligné le rôle de l’IGAD dans le partage des connaissances et des expériences entre ses États membres, afin de permettre la reproduction et la mise à l’échelle des initiatives ayant démontré leur efficacité. Le responsable de l’IGAD a ainsi appelé à une mobilisation coordonnée des ressources, des connaissances scientifiques et des expériences nationales afin de transformer les prévisions climatiques en mesures concrètes de protection des populations et des moyens de subsistance face aux risques liés à El Niño.
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 312
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
Les défis liés au phénomène El Niño prévu pour 2026 exigent une solidarité régionale : le commissaire adjoint
Sep 18, 2026 394
Addis Ababa le 18 septembre, 2026 (ENA) Les répercussions potentielles du phénomène El Niño en 2026 exigent un leadership politique, une appropriation nationale et une solidarité régionale, a souligné Aydrus Hassan, commissaire adjoint chargé de la gestion des risques de catastrophe en Éthiopie. Il a ajouté que cela nécessitait également un financement en temps opportun et une action précoce allant au-delà de la préparation technique. Dans son discours d’ouverture du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation au phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique, le commissaire adjoint a déclaré que l’Éthiopie renforçait son système de gestion des risques de catastrophe afin de le rendre plus polyvalent face aux risques, axé sur les impacts, anticipatif et multisectoriel. Ce système associe la surveillance, les prévisions, l’évaluation des impacts, l’alerte précoce, la préparation, les mesures anticipatives et l’intervention, a ajouté Aydrus. Il a par ailleurs indiqué que l’Éthiopie renforce son autonomie nationale, notamment grâce à son Fonds de réponse aux risques de catastrophe, qui fournit un financement prévisible pour la préparation aux catastrophes, l’alerte précoce, les mesures anticipatives, l’intervention et le renforcement de la résilience. Au niveau régional, l’IGAD et l’ICPAC s’efforcent de renforcer le partage transfrontalier d’informations, l’analyse conjointe des risques, l’interopérabilité des systèmes d’alerte précoce et la coordination des mesures préventives. Ces efforts sont essentiels compte tenu des risques pesant sur les bassins fluviaux partagés, les couloirs de transhumance, les marchés et les mouvements de population. M. Aydrus a exhorté les États membres de l’IGAD à veiller à ce que des financements soient disponibles avant que les catastrophes ne surviennent et à traduire l’appel à l’action régional de haut niveau en engagements concrets. Il a ajouté que l’aide internationale devait venir en complément du leadership national plutôt que de s’y substituer. Le commissaire adjoint a en outre souligné la nécessité de relier les prévisions, les seuils de déclenchement, le financement et l’action afin de protéger les vies, les moyens de subsistance et les acquis en matière de développement. Ce forum a réuni les États membres de l’IGAD et leurs partenaires afin de renforcer la préparation régionale et l’action précoce. L’Organisation météorologique mondiale prévoit que le phénomène El Niño de 2026 sera très intense, voire historique, avec un pic à la fin de l’année et des répercussions s’étendant jusqu’en 2027.
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Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 30862
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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Les problèmes hydriques de l’Égypte : une histoire de mauvaise gestion et d’hypocrisie
Sep 22, 2026 156
Par la rédaction Le 22 septembre, 2026 (ENA) Alors que le monde est confronté aux défis de la pénurie d’eau et du développement durable, la position de l’Égypte sur ces questions suscite des interrogations. Bien qu’elle dispose de vastes réserves d’eau souterraines qui pourraient durer des siècles, même si les précipitations en Éthiopie venaient à cesser, l’Égypte continue de crier au scandale concernant l’utilisation des eaux de l’Abay (le Nil). Mais cette préoccupation porte-t-elle véritablement sur la pénurie d’eau, ou s’agit-il d’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement de ses pays voisins ? Une histoire de mauvaise gestion de l’eau Les pratiques de gestion de l’eau en Égypte comptent en effet parmi les pires au monde. Le secteur agricole du pays, qui consomme la part du lion de ses ressources en eau, est dominé par des cultures très gourmandes en eau comme la canne à sucre et le riz. Ces cultures sont non seulement non durables, mais elles contribuent également aux problèmes hydriques du pays. Il est ironique que, alors que l’Égypte est prête à gaspiller ses ressources en eau pour ces cultures, elle attende d’autres pays, comme l’Éthiopie, qu’ils renoncent à leur propre développement et limitent leur consommation d’eau à un simple filet.   Un deux poids, deux mesures L’approche de l’Égypte en matière de gestion de l’eau est un exemple classique du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». D’un côté, le pays est prêt à gaspiller ses ressources en eau dans des projets somptueux, tels que des villes tentaculaires construites dans le désert, tandis que de l’autre, il attend des Éthiopiens qu’ils vivent dans l’obscurité, sans même disposer des commodités de base que sont l’électricité et l’eau potable. Ce deux poids, deux mesures est non seulement hypocrite, mais rappelle aussi de manière flagrante la propension de l’Égypte à gaspiller l’eau dans le désert, tout en refusant à ses voisins le droit de développer leurs propres ressources en eau. Un manque de gratitude Malgré les efforts de l’Éthiopie pour planter plus de 56 milliards de jeunes plants, une initiative qui contribuera non seulement à réduire l’évaporation de l’eau du Nil, mais aussi à la lutte mondiale contre le changement climatique, l’Égypte a choisi de répondre par l’ingratitude. Au lieu de remercier l’Éthiopie pour sa gestion responsable de l’environnement, l’Égypte a choisi de déstabiliser le pays, en utilisant toutes les ruses possibles pour saper son développement. Cette logique tordue témoigne du manque de vision à long terme de l’Égypte et de son incapacité à avoir une vision d’ensemble. Une mentalité néocoloniale Le comportement de l’Égypte envers ses voisins, en particulier le Soudan, rappelle cruellement sa mentalité néocoloniale. En traitant le Soudan comme un appendice, l’Égypte tente de démanteler la souveraineté de ce pays et de le réduire à un simple État vassal. Cette approche est non seulement contre-productive, mais constitue également une menace pour la stabilité et la sécurité régionales. Une stratégie de la corde raide L’objectif ultime de l’Égypte est de s’assurer qu’aucun pays, d’un côté ou de l’autre de la mer Rouge, ne prospère. Cette stratégie de la corde raide est la recette du désastre, car elle ne fera qu’exacerber les tensions et créer un climat de méfiance et d’hostilité. En adoptant cette approche, l’Égypte nuit non seulement à ses voisins, mais sape également ses propres intérêts à long terme. En conclusion, les problèmes hydriques de l’Égypte sont une blessure qu’elle s’est infligée elle-même, causée par sa propre mauvaise gestion et son hypocrisie. Au lieu de rejeter la responsabilité de sa pénurie d’eau sur ses voisins, l’Égypte devrait examiner de près ses propres pratiques et politiques. En adoptant une approche plus durable et plus équitable de la gestion de l’eau, l’Égypte peut non seulement garantir sa propre sécurité hydrique, mais aussi contribuer au développement et à la prospérité de ses pays voisins. D’ici là, les lamentations de l’Égypte sur la pénurie d’eau ne resteront rien d’autre qu’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement des autres, tandis qu’elle continue de gaspiller ses propres ressources en eau en toute impunité.
L’Égypte gaspille l’eau et adopte certaines des pires pratiques en la matière.
Sep 22, 2026 101
Le 22 septembre, 2026 (ENA) L’Égypte se distingue par sa mauvaise gestion chronique des ressources en eau, alors qu’elle ne contribue pratiquement pas au débit de l’Abay (Nil Bleu) — un paradoxe frappant au cœur du débat sur le Nil. Pour de nombreux analystes du secteur hydroélectrique et experts en eaux transfrontalières, l’eau stockée dans les réservoirs égyptiens situés en aval subit des taux d’évaporation élevés en raison du climat désertique et chaud du pays. Pour Fekahmed Negash, président de l’équipe consultative sur les eaux transfrontalières et le GERD au sein du ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, le vaste réservoir de ce pays en aval se trouve dans l’environnement désertique et chaud de l’Égypte et est exposé à d’importantes pertes par évaporation. Il a estimé que le haut barrage d’Assouan perdait environ 15 à 16 milliards de mètres cubes d’eau par an par évaporation. Contrairement à une idée reçue, malgré cette réalité et le fait que l’ONU classe l’Égypte parmi les pays souffrant de pénurie d’eau, la nation possède un immense potentiel hydrique qui reste largement méconnu. L’Égypte dispose de suffisamment d’eau souterraine pour des centaines d’années, même si les pluies venaient à cesser en Éthiopie pendant des années. L’Égypte gaspille l’eau et adopte certaines des pires pratiques en la matière. L’Égypte se distingue par sa mauvaise gestion chronique des ressources en eau, alors qu’elle ne contribue pratiquement pas au débit de l’Abay (Nil Bleu) — un paradoxe frappant au cœur du débat sur le Nil. L’Égypte se comporte comme si elle disposait d’une vaste étendue de marais où elle cultivait de la canne à sucre et du riz. Ce qui est frappant, c’est qu’elle souhaite que les autres ne boivent même pas d’eau douce et ne cultivent pas de choux, afin qu’elle puisse continuer à gaspiller l’eau. L’Égypte veut que l’Éthiopie renonce à son développement et s’enlise dans la pauvreté pour que les Égyptiens puissent jouir de la prospérité. L’Égypte a tendance à déverser de l’eau dans le désert et à créer des villes tentaculaires, alors qu’elle ne souhaite même pas que les Éthiopiens aient de la lumière et des cuisinières chez eux. L’Égypte ne sait pas ce qu’est la gratitude. Elle prétend craindre la pénurie d’eau, mais ne tient pas à remercier l’Éthiopie d’avoir prévu la plantation de plus de 50 milliards de jeunes plants. Au contraire, elle met tout en œuvre pour déstabiliser l’Éthiopie — quelle ironie. L’Égypte se considère comme un voisin de l’Éthiopie parce qu’elle ne voit le Soudan que comme un simple appendice. C’est pourquoi elle s’acharne à démanteler le Soudan en recourant à des traîtres. L’Égypte ne souhaite la prospérité d’aucun pays des deux côtés de la mer Rouge — quelle politique de la corde raide !
Agence des nouvelles éthiopienne
2023