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Le dialogue s'affirme comme la meilleure voie pour résoudre les différends en Afrique
Jul 31, 2026 5
Addis Ababa le 31 juillet, 2026 (ENA) Les mécanismes de dialogue et de concertation s'affirment de plus en plus comme les principaux instruments de prévention et de résolution des conflits en Afrique. À l'occasion de la 49ᵉ Session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, qui s'est tenue à Addis-Abeba, plusieursresponsables africains ont réaffirmé que la paix durable passe par le dialogue, une approche illustrée à la fois par la mise enœuvre du règlement du différend frontalier entre le Gabon et la Guinée équatoriale et par le Dialogue national actuellement encours en Éthiopie. Alors que les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Union africaine se sont réunis au siège de l'organisation continentale pour examiner les principalespriorités de l'Agenda 2063, un message commun s'est dégagé des échanges : les défis du continent doivent être relevés par des solutions fondées sur le dialogue, la médiation, le respect des institutions et la coopération entre les États africains. Qu'il s'agisse de différends entre États ou de défis internes, plusieurs initiatives engagées à travers le continent témoignentd'une volonté croissante de privilégier la négociation et le consensus afin de consolider une paix durable. C'est dans cet esprit que Dieudonné Aba'a Owono, président de la Cour constitutionnelle de la République gabonaise et président de la Commission nationale chargée de la mise enœuvre du différend frontalier entre le Gabon et la Guinéeéquatoriale, a souligné l'importance du dialogue dans un entretien accordé à l'Agence de nouvelles éthiopienne (ENA). Présent à Addis-Abeba en marge de la 49ᵉ Session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, il a indiqué que sa mission consiste à signer un accord préalable destiné à définir les modalités de mise en œuvre de l'arrêt rendu par la Cour internationale de Justice (CIJ) le 19 mai 2025 concernant le différend frontalier opposant le Gabon et la Guinée équatoriale. Selon lui, si la décision de la Cour constitue une étape majeure, son application effective dépend avant tout de la volonté des deux États de poursuivre le dialogue. « Les pays africains doivent se mettre ensemble pour régler leursdifférends. Un conflit frontalier se résout par la négociation, le dialogue, la bonne foi et la sagesse », a-t-il déclaré. Le responsable gabonais a expliqué que les deux pays ont mis enplace un mécanisme conjoint destiné à appliquer la décision de la Cour internationale de Justice dans un esprit de paix, de concertation et de respect mutuel. Il a également souligné queles commissions bilatérales, les consultations régulières entre les gouvernements et les orientations données par les chefs d'Étatpermettent de maintenir la coopération, y compris lorsque les différends concernent des zones riches en ressources naturelles. Cette approche trouve un écho particulier en Éthiopie, où le Dialogue national incarne la volonté de résoudre les défisnationaux par des moyens pacifiques et inclusifs. Lancé afin de favoriser la réconciliation, renforcer l'unité nationale et bâtir un consensus sur les grandes questions d'intérêt commun, ceprocessus offre aux Éthiopiens un cadre propice à l'expressiondes différentes opinions dans un climat d'écoute, de confiance et de respect mutuel. La Conférence du Dialogue national, actuellement en cours, constitue une étape majeure de ce processus. Elle réunit des représentants issus de diverses régions, communautés, institutions, organisations politiques, religieuses et de la société civile afin d'examiner les questions d'intérêt national dans un esprit de dialogue et de recherche du consensus. À travers cetteplateforme, les Éthiopiens démontrent leur volonté de résoudreleurs différends par la concertation plutôt que par la confrontation, consolidant ainsi les bases d'une paix durable, d'une cohésion nationale renforcée et d'un avenir partagé. L'expérience éthiopienne, tout comme les efforts entrepris par le Gabon et la Guinée équatoriale pour mettre en œuvre unedécision de justice par le dialogue, illustre une même conviction : les défis africains trouvent des réponses plus durables lorsqueles solutions sont portées par les Africains eux-mêmes, dans le respect des institutions, de la souveraineté des États et de la recherche du consensus. Au-delà de ces deux expériences, le message porté à Addis-Abeba est celui d'une Afrique qui renforce progressivement sacapacité à prévenir les conflits, à consolider la paix et à promouvoir une gouvernance fondée sur le dialogue. À travers les mécanismes de l'Union africaine et les initiatives nationales, le continent affirme avec une conviction renouvelée que les « Solutions africaines aux problèmes africains » ne constituent pas seulement un principe politique, mais une réalité qui se traduitprogressivement en actions concrètes au service de la paix, de la stabilité et de l'intégration africaine.  
La faction belliciste du TPLF annonce une nouvelle vague de conflits
Jul 31, 2026 91
Addis Ababa le 31 juillet, 2026 (ENA) Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF), organisation interdite, a une nouvelle fois lancé une campagne agressive de mobilisation populaire et de propagande de guerre susceptible de plonger la région du Tigray dans un nouveau cycle dévastateur de conflits. Les dirigeants de cette faction illégale ont ouvertement déclaré l’objectif de ces rassemblements : préparer la région à une nouvelle confrontation avec le gouvernement fédéral éthiopien. D’après les déclarations publiques des dirigeants de cette clique criminelle, cette campagne vise à jeter les bases politiques et psychologiques d’une nouvelle guerre destructrice. Les dirigeants de cette faction, notamment Debretsion Gebremichael et Fetlework Gebregziabher, ont publiquement déclaré qu’ils se préparaient à un conflit armé contre le gouvernement fédéral éthiopien. Ils ont également exprimé leur intention de s’allier aux forces anti-éthiopiennes opérant tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Le groupe a intensifié une campagne de propagande coordonnée, déclarant publiquement : « Maintenant que nos préparatifs sont terminés, nous commencerons notre action aux portes d’Addis-Abeba aux côtés de nos alliés. » Les commentateurs politiques avertissent que ce genre de discours annonce une escalade dangereuse susceptible de déstabiliser non seulement le nord de l’Éthiopie, mais aussi l’ensemble de la Corne de l’Afrique, à moins que la communauté internationale ne rompe son silence et n’exerce une pression significative sur les dirigeants du TPLF. La nouvelle mobilisation de cette faction est largement perçue comme un défi direct à la paix instaurée par l’accord de cessation des hostilités de Pretoria, signé en novembre 2022. Au moment de la conclusion de l’accord, les dirigeants du TPLF se trouvaient, selon certaines sources, dans un état de désorganisation militaire et politique profonde. Le gouvernement fédéral disposait d’un avantage militaire et avait les moyens d’éliminer le groupe. Il a toutefois opté pour un règlement négocié, permettant aux derniers membres de la faction de survivre afin de donner à la population du Tigray l’occasion de se reconstruire, de se relever et d’envisager un avenir pacifique. Cette décision aurait provoqué d’importantes tensions diplomatiques avec Asmara. Le gouvernement érythréen était favorable à la défaite totale du TPLF, tandis qu’Addis-Abeba soutenait que le Tigray faisait partie intégrante de l’Éthiopie et qu’une paix durable était essentielle au redressement national. L’Éthiopie a poursuivi la mise en œuvre de ses obligations au titre de l’accord de Pretoria. Cependant, les dirigeants du TPLF ont profité de la période d’après-guerre non pas pour mener des efforts de réhabilitation et de reconstruction, mais pour se réarmer et se réorganiser en secret, violant ainsi les principes fondamentaux de l’accord de Pretoria. Le gouvernement érythréen, quant à lui, est accusé de poursuivre une stratégie de longue date visant à maintenir l’Éthiopie faible et divisée. Selon certains analystes, Asmara considérerait une Éthiopie forte et économiquement prospère comme une menace stratégique et aurait continué à soutenir des éléments anti-éthiopiens, même pendant les périodes d’amélioration des relations bilatérales. L’un des développements les plus frappants est l’émergence d’une alliance entre les vestiges du TPLF et Asmara. Les propres évaluations internes du TPLF ont fait état d’atrocités graves qui auraient été commises par les forces érythréennes au Tigray pendant la guerre. Pourtant, ces mêmes dirigeants du TPLF s’aligneraient désormais sur Asmara et d’autres forces régionales agissant par procuration. Pour le gouvernement érythréen, cette alliance est présentée comme un arrangement tactique visant à transformer la region de Tigray en une zone tampon protégeant l’Érythrée de futurs conflits. Pour les dirigeants du TPLF, elle est présentée comme un effort désespéré pour retrouver une pertinence politique au détriment des vies des Tigréens. La rhétorique guerrière s’intensifie, et la machine de mobilisation semble s’accélérer. Les observateurs avertissent qu’une reprise du conflit au Tigray ne resterait pas une crise localisée ; elle pourrait déclencher une instabilité plus généralisée dans toute la Corne de l’Afrique, perturber les corridors économiques régionaux, aggraver les pressions humanitaires et menacer la dynamique de sécurité au sens large. Selon eux, la communauté internationale ne doit pas rester passive alors qu’une faction rebelle menace la stabilité de toute une région. Les acteurs mondiaux — notamment les Nations unies, l’Union africaine et les principaux partenaires occidentaux — devraient aller au-delà des simples déclarations d’inquiétude et exercer une pression diplomatique directe sur ceux qui sont accusés d’orchestrer la mobilisation militaire et de saper le processus de paix de Pretoria. Bon nombre de partisans de ce point de vue soutiennent que des sanctions, un isolement diplomatique et d’autres mesures ciblées devraient viser les individus responsables de l’attisement d’un nouveau conflit. Ils avertissent que le coût de l’inaction pourrait se mesurer non seulement à de nouveaux bains de sang dans le nord de l’Éthiopie, mais aussi à une crise régionale prolongée susceptible de déstabiliser la Corne de l’Afrique pendant des années.
Le Sommet public mondial sur l'Afrique s'ouvre en Éthiopie, axé sur l'unité, l'innovation et le partenariat Mondial
Jul 30, 2026 295
Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) Le premier Sommet public mondial sur l’Afrique s’est ouvert en Éthiopie sur le thème « Un monde nouveau : l’Afrique façonne notre avenir commun », réunissant des dirigeants politiques, des diplomates, des universitaires, des représentants de la société civile, des jeunes leaders et des experts culturels afin de discuter du rôle de l’Afrique dans le développement mondial et de l’importance d’une coopération internationale renforcée. Ce sommet, qui s’est tenu dans la capitale éthiopienne, a mis en avant l’influence croissante du continent dans les affaires mondiales et s’est concentré sur la mise en place de partenariats fondés sur l’unité, l’innovation, les échanges culturels et la responsabilité partagée. Addis-Abeba a été choisie comme ville hôte en raison de son importance historique en tant que centre de la diplomatie et de la coopération africaines, ainsi que de son rôle de siège de l’Union africaine. Ce sommet s’inscrit également dans le cadre des efforts visant à faire progresser la création de l’Assemblée mondiale des peuples, une plateforme destinée à promouvoir le dialogue, la coopération et les partenariats entre les communautés aux niveaux national, régional et international. Lors de l’ouverture du sommet, M. Tsegaye Chama, secrétaire général du Global Black Center et secrétaire général de l’Assemblée mondiale des peuples, a souhaité la bienvenue aux participants et a souligné la contribution de l’Éthiopie à l’indépendance, à la souveraineté et à la diplomatie africaines.   M. Chama a déclaré que l’histoire de résilience et de leadership de l’Éthiopie en faisait un lieu tout indiqué pour des discussions sur les valeurs partagées et l’avenir commun de l’humanité. Il a souligné que la plus grande ressource de l’Afrique réside dans sa population, en particulier sa jeunesse, et a appelé à un investissement accru dans l’éducation, la science, la technologie, la culture, l’innovation et le leadership des jeunes. « Le plus grand atout de l’Afrique, ce sont ses habitants : des personnes jeunes, créatives et résilientes, profondément ancrées dans les traditions de communauté et de solidarité », a déclaré M. Chama. Il a également mis en avant la philosophie africaine de l’Ubuntu « Je suis parce que nous sommes » —, la décrivant comme un message de solidarité, de respect mutuel et de responsabilité collective dont la portée dépasse les frontières du continent. M. Chama a appelé à un renforcement de la diplomatie publique et à une coopération plus étroite entre les gouvernements, les organisations de la société civile, les institutions universitaires, les entreprises et les réseaux de jeunes afin de relever les défis mondiaux. De sa part M. Evgeny Terekhin, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en Éthiopie et représentant de la Russie auprès de l’Union africaine, a déclaré que le sommet témoignait du rôle croissant de la société civile dans la construction d’un monde multipolaire.   M. Terekhin a ajouté que l’Afrique offrait des enseignements importants grâce à sa diversité culturelle, sa responsabilité sociale et ses approches du développement fondées sur la coopération. Il a précisé que les discussions menées lors du sommet porteraient sur des enjeux mondiaux majeurs, notamment la sécurité alimentaire, le développement des infrastructures, la protection des systèmes d’information, la diplomatie des jeunes, l’intelligence artificielle, l’éducation, la science et les industries créatives. Il a réaffirmé l’engagement de la Russie à renforcer sa coopération avec les pays et organisations africains dans les domaines scientifique, éducatif, culturel et humanitaire. Représentant la Somalie, Abdul Fatah Kasim Mohammed, ministre de l’Information, de la Culture et du Tourisme de la République fédérale de Somalie, a déclaré que l’Afrique jouait un rôle de plus en plus actif dans la définition des changements mondiaux. Il a souligné que les pays africains étaient confrontés à des défis communs, notamment le changement climatique, la transformation économique, le progrès technologique et la création d’opportunités pour la population jeune en pleine croissance du continent. « Passons du dialogue à l’action et construisons des partenariats qui apportent des solutions concrètes et des opportunités durables pour les générations futures », a déclaré M. Mohammed. Un message de Rossotrudnichestvo, transmis par Egor Chaika, directeur de la Maison de la Russie à Addis-Abeba, a souligné l’importance croissante de l’Afrique sur la scène mondiale grâce à son capital humain, ses ressources naturelles, son patrimoine culturel et son intégration régionale.   Ce message a souligné l’importance de la coopération entre la Russie et les pays africains dans les domaines de l’éducation, de la culture, des initiatives humanitaires et du développement de la jeunesse. La cérémonie d’ouverture a réuni des représentants de l’Éthiopie, de la Somalie, de la Russie, de Cuba, du Nigeria, des Comores et d’autres pays, notamment des responsables gouvernementaux, des chercheurs, des universitaires, des dirigeants de la société civile et des représentants de la jeunesse. Les organisateurs ont indiqué que les jeunes représentaient une part importante des participants, ce qui reflète l’engagement du sommet à donner les moyens d’agir à la prochaine génération et à renforcer la participation des jeunes aux débats mondiaux. Le Sommet public mondial sur l’Afrique se poursuivra avec des sessions consacrées à la coopération mondiale, au développement durable, à la technologie, à l’éducation, à la préservation culturelle, aux partenariats économiques et à la contribution de l’Afrique à la construction d’un monde plus interconnecté.
La coopération entre l'Éthiopie et le Kenya s'étend à de nombreux secteurs
Jul 30, 2026 183
  Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) La coopération bilatérale entre l'Éthiopie et le Kenya s'étend à de nombreux secteurs, selon Musalia Mudavadi, secrétaire général du gouvernement kenyan et secrétaire d'État aux Affaires étrangères et à la Diaspora.   Dans un entretien accordé à l'ENA, M. Mudavadi a déclaré que les relations de longue date entre les deux pays devraient encore se renforcer.   À cet égard, il a évoqué les initiatives en cours et prévues dans les domaines de la connectivité régionale, de l'énergie et des investissements du secteur privé.   Le secrétaire du Cabinet a cité le programme du corridor LAPSSET à titre d’exemple, le décrivant comme un effort multinational associant l’Éthiopie, le Soudan du Sud et le Kenya visant à améliorer l’accès aux ports et aux corridors de transport de la région.   M. Mudavadi a déclaré que l’Éthiopie et le Kenya travaillaient sur des projets visant à agrandir le port de Lamu et à mettre en place des infrastructures de liaison qui favoriseront une intégration régionale plus large, notamment grâce à des axes desservant le Soudan du Sud et l’Éthiopie.   Le programme du corridor LAPSSET « permettra également de relier l’Éthiopie, afin que nous puissions offrir à ce pays un accès supplémentaire à la mer via le LAPSSET. Il s’agit d’un programme qui implique l’Éthiopie, le Soudan du Sud et le Kenya », a-t-il précisé.   Concernant la coopération énergétique, M. Mudavadi a indiqué que le Kenya avait déjà signé des accords d’achat et de fourniture d’électricité avec l’Éthiopie, permettant ainsi au Kenya de s’approvisionner en électricité produite par les projets hydroélectriques éthiopiens.   Il a précisé que des lignes de transport d’électricité avaient été construites pour faciliter le transfert d’électricité de l’Éthiopie vers le Kenya, certaines lignes s’étendant même jusqu’en Tanzanie.   « Les lignes de transport ont été construites pour acheminer l’électricité de l’Éthiopie vers le Kenya ; et nous constatons que certaines de ces lignes vont même jusqu’en Tanzanie. Vous pouvez donc constater que cette relation va prendre une ampleur considérable, car nos économies s’intègrent de plus en plus », a déclaré M. Mudavadi.   Il a en outre souligné le renforcement des liens commerciaux entre les deux pays, mentionnant l’investissement de Safaricom, qui, selon lui, est un signe de confiance résultant de l’amélioration de la coopération entre les deux pays.   Le secrétaire général du gouvernement a affirmé que ces partenariats étaient appelés à se développer à mesure que les économies de l'Éthiopie et du Kenya s'intègrent de plus en plus.        
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Le dialogue s'affirme comme la meilleure voie pour résoudre les différends en Afrique
Jul 31, 2026 5
Addis Ababa le 31 juillet, 2026 (ENA) Les mécanismes de dialogue et de concertation s'affirment de plus en plus comme les principaux instruments de prévention et de résolution des conflits en Afrique. À l'occasion de la 49ᵉ Session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, qui s'est tenue à Addis-Abeba, plusieursresponsables africains ont réaffirmé que la paix durable passe par le dialogue, une approche illustrée à la fois par la mise enœuvre du règlement du différend frontalier entre le Gabon et la Guinée équatoriale et par le Dialogue national actuellement encours en Éthiopie. Alors que les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Union africaine se sont réunis au siège de l'organisation continentale pour examiner les principalespriorités de l'Agenda 2063, un message commun s'est dégagé des échanges : les défis du continent doivent être relevés par des solutions fondées sur le dialogue, la médiation, le respect des institutions et la coopération entre les États africains. Qu'il s'agisse de différends entre États ou de défis internes, plusieurs initiatives engagées à travers le continent témoignentd'une volonté croissante de privilégier la négociation et le consensus afin de consolider une paix durable. C'est dans cet esprit que Dieudonné Aba'a Owono, président de la Cour constitutionnelle de la République gabonaise et président de la Commission nationale chargée de la mise enœuvre du différend frontalier entre le Gabon et la Guinéeéquatoriale, a souligné l'importance du dialogue dans un entretien accordé à l'Agence de nouvelles éthiopienne (ENA). Présent à Addis-Abeba en marge de la 49ᵉ Session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, il a indiqué que sa mission consiste à signer un accord préalable destiné à définir les modalités de mise en œuvre de l'arrêt rendu par la Cour internationale de Justice (CIJ) le 19 mai 2025 concernant le différend frontalier opposant le Gabon et la Guinée équatoriale. Selon lui, si la décision de la Cour constitue une étape majeure, son application effective dépend avant tout de la volonté des deux États de poursuivre le dialogue. « Les pays africains doivent se mettre ensemble pour régler leursdifférends. Un conflit frontalier se résout par la négociation, le dialogue, la bonne foi et la sagesse », a-t-il déclaré. Le responsable gabonais a expliqué que les deux pays ont mis enplace un mécanisme conjoint destiné à appliquer la décision de la Cour internationale de Justice dans un esprit de paix, de concertation et de respect mutuel. Il a également souligné queles commissions bilatérales, les consultations régulières entre les gouvernements et les orientations données par les chefs d'Étatpermettent de maintenir la coopération, y compris lorsque les différends concernent des zones riches en ressources naturelles. Cette approche trouve un écho particulier en Éthiopie, où le Dialogue national incarne la volonté de résoudre les défisnationaux par des moyens pacifiques et inclusifs. Lancé afin de favoriser la réconciliation, renforcer l'unité nationale et bâtir un consensus sur les grandes questions d'intérêt commun, ceprocessus offre aux Éthiopiens un cadre propice à l'expressiondes différentes opinions dans un climat d'écoute, de confiance et de respect mutuel. La Conférence du Dialogue national, actuellement en cours, constitue une étape majeure de ce processus. Elle réunit des représentants issus de diverses régions, communautés, institutions, organisations politiques, religieuses et de la société civile afin d'examiner les questions d'intérêt national dans un esprit de dialogue et de recherche du consensus. À travers cetteplateforme, les Éthiopiens démontrent leur volonté de résoudreleurs différends par la concertation plutôt que par la confrontation, consolidant ainsi les bases d'une paix durable, d'une cohésion nationale renforcée et d'un avenir partagé. L'expérience éthiopienne, tout comme les efforts entrepris par le Gabon et la Guinée équatoriale pour mettre en œuvre unedécision de justice par le dialogue, illustre une même conviction : les défis africains trouvent des réponses plus durables lorsqueles solutions sont portées par les Africains eux-mêmes, dans le respect des institutions, de la souveraineté des États et de la recherche du consensus. Au-delà de ces deux expériences, le message porté à Addis-Abeba est celui d'une Afrique qui renforce progressivement sacapacité à prévenir les conflits, à consolider la paix et à promouvoir une gouvernance fondée sur le dialogue. À travers les mécanismes de l'Union africaine et les initiatives nationales, le continent affirme avec une conviction renouvelée que les « Solutions africaines aux problèmes africains » ne constituent pas seulement un principe politique, mais une réalité qui se traduitprogressivement en actions concrètes au service de la paix, de la stabilité et de l'intégration africaine.  
La faction belliciste du TPLF annonce une nouvelle vague de conflits
Jul 31, 2026 91
Addis Ababa le 31 juillet, 2026 (ENA) Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF), organisation interdite, a une nouvelle fois lancé une campagne agressive de mobilisation populaire et de propagande de guerre susceptible de plonger la région du Tigray dans un nouveau cycle dévastateur de conflits. Les dirigeants de cette faction illégale ont ouvertement déclaré l’objectif de ces rassemblements : préparer la région à une nouvelle confrontation avec le gouvernement fédéral éthiopien. D’après les déclarations publiques des dirigeants de cette clique criminelle, cette campagne vise à jeter les bases politiques et psychologiques d’une nouvelle guerre destructrice. Les dirigeants de cette faction, notamment Debretsion Gebremichael et Fetlework Gebregziabher, ont publiquement déclaré qu’ils se préparaient à un conflit armé contre le gouvernement fédéral éthiopien. Ils ont également exprimé leur intention de s’allier aux forces anti-éthiopiennes opérant tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Le groupe a intensifié une campagne de propagande coordonnée, déclarant publiquement : « Maintenant que nos préparatifs sont terminés, nous commencerons notre action aux portes d’Addis-Abeba aux côtés de nos alliés. » Les commentateurs politiques avertissent que ce genre de discours annonce une escalade dangereuse susceptible de déstabiliser non seulement le nord de l’Éthiopie, mais aussi l’ensemble de la Corne de l’Afrique, à moins que la communauté internationale ne rompe son silence et n’exerce une pression significative sur les dirigeants du TPLF. La nouvelle mobilisation de cette faction est largement perçue comme un défi direct à la paix instaurée par l’accord de cessation des hostilités de Pretoria, signé en novembre 2022. Au moment de la conclusion de l’accord, les dirigeants du TPLF se trouvaient, selon certaines sources, dans un état de désorganisation militaire et politique profonde. Le gouvernement fédéral disposait d’un avantage militaire et avait les moyens d’éliminer le groupe. Il a toutefois opté pour un règlement négocié, permettant aux derniers membres de la faction de survivre afin de donner à la population du Tigray l’occasion de se reconstruire, de se relever et d’envisager un avenir pacifique. Cette décision aurait provoqué d’importantes tensions diplomatiques avec Asmara. Le gouvernement érythréen était favorable à la défaite totale du TPLF, tandis qu’Addis-Abeba soutenait que le Tigray faisait partie intégrante de l’Éthiopie et qu’une paix durable était essentielle au redressement national. L’Éthiopie a poursuivi la mise en œuvre de ses obligations au titre de l’accord de Pretoria. Cependant, les dirigeants du TPLF ont profité de la période d’après-guerre non pas pour mener des efforts de réhabilitation et de reconstruction, mais pour se réarmer et se réorganiser en secret, violant ainsi les principes fondamentaux de l’accord de Pretoria. Le gouvernement érythréen, quant à lui, est accusé de poursuivre une stratégie de longue date visant à maintenir l’Éthiopie faible et divisée. Selon certains analystes, Asmara considérerait une Éthiopie forte et économiquement prospère comme une menace stratégique et aurait continué à soutenir des éléments anti-éthiopiens, même pendant les périodes d’amélioration des relations bilatérales. L’un des développements les plus frappants est l’émergence d’une alliance entre les vestiges du TPLF et Asmara. Les propres évaluations internes du TPLF ont fait état d’atrocités graves qui auraient été commises par les forces érythréennes au Tigray pendant la guerre. Pourtant, ces mêmes dirigeants du TPLF s’aligneraient désormais sur Asmara et d’autres forces régionales agissant par procuration. Pour le gouvernement érythréen, cette alliance est présentée comme un arrangement tactique visant à transformer la region de Tigray en une zone tampon protégeant l’Érythrée de futurs conflits. Pour les dirigeants du TPLF, elle est présentée comme un effort désespéré pour retrouver une pertinence politique au détriment des vies des Tigréens. La rhétorique guerrière s’intensifie, et la machine de mobilisation semble s’accélérer. Les observateurs avertissent qu’une reprise du conflit au Tigray ne resterait pas une crise localisée ; elle pourrait déclencher une instabilité plus généralisée dans toute la Corne de l’Afrique, perturber les corridors économiques régionaux, aggraver les pressions humanitaires et menacer la dynamique de sécurité au sens large. Selon eux, la communauté internationale ne doit pas rester passive alors qu’une faction rebelle menace la stabilité de toute une région. Les acteurs mondiaux — notamment les Nations unies, l’Union africaine et les principaux partenaires occidentaux — devraient aller au-delà des simples déclarations d’inquiétude et exercer une pression diplomatique directe sur ceux qui sont accusés d’orchestrer la mobilisation militaire et de saper le processus de paix de Pretoria. Bon nombre de partisans de ce point de vue soutiennent que des sanctions, un isolement diplomatique et d’autres mesures ciblées devraient viser les individus responsables de l’attisement d’un nouveau conflit. Ils avertissent que le coût de l’inaction pourrait se mesurer non seulement à de nouveaux bains de sang dans le nord de l’Éthiopie, mais aussi à une crise régionale prolongée susceptible de déstabiliser la Corne de l’Afrique pendant des années.
Le Sommet public mondial sur l'Afrique s'ouvre en Éthiopie, axé sur l'unité, l'innovation et le partenariat Mondial
Jul 30, 2026 295
Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) Le premier Sommet public mondial sur l’Afrique s’est ouvert en Éthiopie sur le thème « Un monde nouveau : l’Afrique façonne notre avenir commun », réunissant des dirigeants politiques, des diplomates, des universitaires, des représentants de la société civile, des jeunes leaders et des experts culturels afin de discuter du rôle de l’Afrique dans le développement mondial et de l’importance d’une coopération internationale renforcée. Ce sommet, qui s’est tenu dans la capitale éthiopienne, a mis en avant l’influence croissante du continent dans les affaires mondiales et s’est concentré sur la mise en place de partenariats fondés sur l’unité, l’innovation, les échanges culturels et la responsabilité partagée. Addis-Abeba a été choisie comme ville hôte en raison de son importance historique en tant que centre de la diplomatie et de la coopération africaines, ainsi que de son rôle de siège de l’Union africaine. Ce sommet s’inscrit également dans le cadre des efforts visant à faire progresser la création de l’Assemblée mondiale des peuples, une plateforme destinée à promouvoir le dialogue, la coopération et les partenariats entre les communautés aux niveaux national, régional et international. Lors de l’ouverture du sommet, M. Tsegaye Chama, secrétaire général du Global Black Center et secrétaire général de l’Assemblée mondiale des peuples, a souhaité la bienvenue aux participants et a souligné la contribution de l’Éthiopie à l’indépendance, à la souveraineté et à la diplomatie africaines.   M. Chama a déclaré que l’histoire de résilience et de leadership de l’Éthiopie en faisait un lieu tout indiqué pour des discussions sur les valeurs partagées et l’avenir commun de l’humanité. Il a souligné que la plus grande ressource de l’Afrique réside dans sa population, en particulier sa jeunesse, et a appelé à un investissement accru dans l’éducation, la science, la technologie, la culture, l’innovation et le leadership des jeunes. « Le plus grand atout de l’Afrique, ce sont ses habitants : des personnes jeunes, créatives et résilientes, profondément ancrées dans les traditions de communauté et de solidarité », a déclaré M. Chama. Il a également mis en avant la philosophie africaine de l’Ubuntu « Je suis parce que nous sommes » —, la décrivant comme un message de solidarité, de respect mutuel et de responsabilité collective dont la portée dépasse les frontières du continent. M. Chama a appelé à un renforcement de la diplomatie publique et à une coopération plus étroite entre les gouvernements, les organisations de la société civile, les institutions universitaires, les entreprises et les réseaux de jeunes afin de relever les défis mondiaux. De sa part M. Evgeny Terekhin, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en Éthiopie et représentant de la Russie auprès de l’Union africaine, a déclaré que le sommet témoignait du rôle croissant de la société civile dans la construction d’un monde multipolaire.   M. Terekhin a ajouté que l’Afrique offrait des enseignements importants grâce à sa diversité culturelle, sa responsabilité sociale et ses approches du développement fondées sur la coopération. Il a précisé que les discussions menées lors du sommet porteraient sur des enjeux mondiaux majeurs, notamment la sécurité alimentaire, le développement des infrastructures, la protection des systèmes d’information, la diplomatie des jeunes, l’intelligence artificielle, l’éducation, la science et les industries créatives. Il a réaffirmé l’engagement de la Russie à renforcer sa coopération avec les pays et organisations africains dans les domaines scientifique, éducatif, culturel et humanitaire. Représentant la Somalie, Abdul Fatah Kasim Mohammed, ministre de l’Information, de la Culture et du Tourisme de la République fédérale de Somalie, a déclaré que l’Afrique jouait un rôle de plus en plus actif dans la définition des changements mondiaux. Il a souligné que les pays africains étaient confrontés à des défis communs, notamment le changement climatique, la transformation économique, le progrès technologique et la création d’opportunités pour la population jeune en pleine croissance du continent. « Passons du dialogue à l’action et construisons des partenariats qui apportent des solutions concrètes et des opportunités durables pour les générations futures », a déclaré M. Mohammed. Un message de Rossotrudnichestvo, transmis par Egor Chaika, directeur de la Maison de la Russie à Addis-Abeba, a souligné l’importance croissante de l’Afrique sur la scène mondiale grâce à son capital humain, ses ressources naturelles, son patrimoine culturel et son intégration régionale.   Ce message a souligné l’importance de la coopération entre la Russie et les pays africains dans les domaines de l’éducation, de la culture, des initiatives humanitaires et du développement de la jeunesse. La cérémonie d’ouverture a réuni des représentants de l’Éthiopie, de la Somalie, de la Russie, de Cuba, du Nigeria, des Comores et d’autres pays, notamment des responsables gouvernementaux, des chercheurs, des universitaires, des dirigeants de la société civile et des représentants de la jeunesse. Les organisateurs ont indiqué que les jeunes représentaient une part importante des participants, ce qui reflète l’engagement du sommet à donner les moyens d’agir à la prochaine génération et à renforcer la participation des jeunes aux débats mondiaux. Le Sommet public mondial sur l’Afrique se poursuivra avec des sessions consacrées à la coopération mondiale, au développement durable, à la technologie, à l’éducation, à la préservation culturelle, aux partenariats économiques et à la contribution de l’Afrique à la construction d’un monde plus interconnecté.
La coopération entre l'Éthiopie et le Kenya s'étend à de nombreux secteurs
Jul 30, 2026 183
  Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) La coopération bilatérale entre l'Éthiopie et le Kenya s'étend à de nombreux secteurs, selon Musalia Mudavadi, secrétaire général du gouvernement kenyan et secrétaire d'État aux Affaires étrangères et à la Diaspora.   Dans un entretien accordé à l'ENA, M. Mudavadi a déclaré que les relations de longue date entre les deux pays devraient encore se renforcer.   À cet égard, il a évoqué les initiatives en cours et prévues dans les domaines de la connectivité régionale, de l'énergie et des investissements du secteur privé.   Le secrétaire du Cabinet a cité le programme du corridor LAPSSET à titre d’exemple, le décrivant comme un effort multinational associant l’Éthiopie, le Soudan du Sud et le Kenya visant à améliorer l’accès aux ports et aux corridors de transport de la région.   M. Mudavadi a déclaré que l’Éthiopie et le Kenya travaillaient sur des projets visant à agrandir le port de Lamu et à mettre en place des infrastructures de liaison qui favoriseront une intégration régionale plus large, notamment grâce à des axes desservant le Soudan du Sud et l’Éthiopie.   Le programme du corridor LAPSSET « permettra également de relier l’Éthiopie, afin que nous puissions offrir à ce pays un accès supplémentaire à la mer via le LAPSSET. Il s’agit d’un programme qui implique l’Éthiopie, le Soudan du Sud et le Kenya », a-t-il précisé.   Concernant la coopération énergétique, M. Mudavadi a indiqué que le Kenya avait déjà signé des accords d’achat et de fourniture d’électricité avec l’Éthiopie, permettant ainsi au Kenya de s’approvisionner en électricité produite par les projets hydroélectriques éthiopiens.   Il a précisé que des lignes de transport d’électricité avaient été construites pour faciliter le transfert d’électricité de l’Éthiopie vers le Kenya, certaines lignes s’étendant même jusqu’en Tanzanie.   « Les lignes de transport ont été construites pour acheminer l’électricité de l’Éthiopie vers le Kenya ; et nous constatons que certaines de ces lignes vont même jusqu’en Tanzanie. Vous pouvez donc constater que cette relation va prendre une ampleur considérable, car nos économies s’intègrent de plus en plus », a déclaré M. Mudavadi.   Il a en outre souligné le renforcement des liens commerciaux entre les deux pays, mentionnant l’investissement de Safaricom, qui, selon lui, est un signe de confiance résultant de l’amélioration de la coopération entre les deux pays.   Le secrétaire général du gouvernement a affirmé que ces partenariats étaient appelés à se développer à mesure que les économies de l'Éthiopie et du Kenya s'intègrent de plus en plus.        
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 59752
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Feb 7, 2023 40590
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Politique
Le dialogue s'affirme comme la meilleure voie pour résoudre les différends en Afrique
Jul 31, 2026 5
Addis Ababa le 31 juillet, 2026 (ENA) Les mécanismes de dialogue et de concertation s'affirment de plus en plus comme les principaux instruments de prévention et de résolution des conflits en Afrique. À l'occasion de la 49ᵉ Session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, qui s'est tenue à Addis-Abeba, plusieursresponsables africains ont réaffirmé que la paix durable passe par le dialogue, une approche illustrée à la fois par la mise enœuvre du règlement du différend frontalier entre le Gabon et la Guinée équatoriale et par le Dialogue national actuellement encours en Éthiopie. Alors que les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Union africaine se sont réunis au siège de l'organisation continentale pour examiner les principalespriorités de l'Agenda 2063, un message commun s'est dégagé des échanges : les défis du continent doivent être relevés par des solutions fondées sur le dialogue, la médiation, le respect des institutions et la coopération entre les États africains. Qu'il s'agisse de différends entre États ou de défis internes, plusieurs initiatives engagées à travers le continent témoignentd'une volonté croissante de privilégier la négociation et le consensus afin de consolider une paix durable. C'est dans cet esprit que Dieudonné Aba'a Owono, président de la Cour constitutionnelle de la République gabonaise et président de la Commission nationale chargée de la mise enœuvre du différend frontalier entre le Gabon et la Guinéeéquatoriale, a souligné l'importance du dialogue dans un entretien accordé à l'Agence de nouvelles éthiopienne (ENA). Présent à Addis-Abeba en marge de la 49ᵉ Session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, il a indiqué que sa mission consiste à signer un accord préalable destiné à définir les modalités de mise en œuvre de l'arrêt rendu par la Cour internationale de Justice (CIJ) le 19 mai 2025 concernant le différend frontalier opposant le Gabon et la Guinée équatoriale. Selon lui, si la décision de la Cour constitue une étape majeure, son application effective dépend avant tout de la volonté des deux États de poursuivre le dialogue. « Les pays africains doivent se mettre ensemble pour régler leursdifférends. Un conflit frontalier se résout par la négociation, le dialogue, la bonne foi et la sagesse », a-t-il déclaré. Le responsable gabonais a expliqué que les deux pays ont mis enplace un mécanisme conjoint destiné à appliquer la décision de la Cour internationale de Justice dans un esprit de paix, de concertation et de respect mutuel. Il a également souligné queles commissions bilatérales, les consultations régulières entre les gouvernements et les orientations données par les chefs d'Étatpermettent de maintenir la coopération, y compris lorsque les différends concernent des zones riches en ressources naturelles. Cette approche trouve un écho particulier en Éthiopie, où le Dialogue national incarne la volonté de résoudre les défisnationaux par des moyens pacifiques et inclusifs. Lancé afin de favoriser la réconciliation, renforcer l'unité nationale et bâtir un consensus sur les grandes questions d'intérêt commun, ceprocessus offre aux Éthiopiens un cadre propice à l'expressiondes différentes opinions dans un climat d'écoute, de confiance et de respect mutuel. La Conférence du Dialogue national, actuellement en cours, constitue une étape majeure de ce processus. Elle réunit des représentants issus de diverses régions, communautés, institutions, organisations politiques, religieuses et de la société civile afin d'examiner les questions d'intérêt national dans un esprit de dialogue et de recherche du consensus. À travers cetteplateforme, les Éthiopiens démontrent leur volonté de résoudreleurs différends par la concertation plutôt que par la confrontation, consolidant ainsi les bases d'une paix durable, d'une cohésion nationale renforcée et d'un avenir partagé. L'expérience éthiopienne, tout comme les efforts entrepris par le Gabon et la Guinée équatoriale pour mettre en œuvre unedécision de justice par le dialogue, illustre une même conviction : les défis africains trouvent des réponses plus durables lorsqueles solutions sont portées par les Africains eux-mêmes, dans le respect des institutions, de la souveraineté des États et de la recherche du consensus. Au-delà de ces deux expériences, le message porté à Addis-Abeba est celui d'une Afrique qui renforce progressivement sacapacité à prévenir les conflits, à consolider la paix et à promouvoir une gouvernance fondée sur le dialogue. À travers les mécanismes de l'Union africaine et les initiatives nationales, le continent affirme avec une conviction renouvelée que les « Solutions africaines aux problèmes africains » ne constituent pas seulement un principe politique, mais une réalité qui se traduitprogressivement en actions concrètes au service de la paix, de la stabilité et de l'intégration africaine.  
La faction belliciste du TPLF annonce une nouvelle vague de conflits
Jul 31, 2026 91
Addis Ababa le 31 juillet, 2026 (ENA) Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF), organisation interdite, a une nouvelle fois lancé une campagne agressive de mobilisation populaire et de propagande de guerre susceptible de plonger la région du Tigray dans un nouveau cycle dévastateur de conflits. Les dirigeants de cette faction illégale ont ouvertement déclaré l’objectif de ces rassemblements : préparer la région à une nouvelle confrontation avec le gouvernement fédéral éthiopien. D’après les déclarations publiques des dirigeants de cette clique criminelle, cette campagne vise à jeter les bases politiques et psychologiques d’une nouvelle guerre destructrice. Les dirigeants de cette faction, notamment Debretsion Gebremichael et Fetlework Gebregziabher, ont publiquement déclaré qu’ils se préparaient à un conflit armé contre le gouvernement fédéral éthiopien. Ils ont également exprimé leur intention de s’allier aux forces anti-éthiopiennes opérant tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Le groupe a intensifié une campagne de propagande coordonnée, déclarant publiquement : « Maintenant que nos préparatifs sont terminés, nous commencerons notre action aux portes d’Addis-Abeba aux côtés de nos alliés. » Les commentateurs politiques avertissent que ce genre de discours annonce une escalade dangereuse susceptible de déstabiliser non seulement le nord de l’Éthiopie, mais aussi l’ensemble de la Corne de l’Afrique, à moins que la communauté internationale ne rompe son silence et n’exerce une pression significative sur les dirigeants du TPLF. La nouvelle mobilisation de cette faction est largement perçue comme un défi direct à la paix instaurée par l’accord de cessation des hostilités de Pretoria, signé en novembre 2022. Au moment de la conclusion de l’accord, les dirigeants du TPLF se trouvaient, selon certaines sources, dans un état de désorganisation militaire et politique profonde. Le gouvernement fédéral disposait d’un avantage militaire et avait les moyens d’éliminer le groupe. Il a toutefois opté pour un règlement négocié, permettant aux derniers membres de la faction de survivre afin de donner à la population du Tigray l’occasion de se reconstruire, de se relever et d’envisager un avenir pacifique. Cette décision aurait provoqué d’importantes tensions diplomatiques avec Asmara. Le gouvernement érythréen était favorable à la défaite totale du TPLF, tandis qu’Addis-Abeba soutenait que le Tigray faisait partie intégrante de l’Éthiopie et qu’une paix durable était essentielle au redressement national. L’Éthiopie a poursuivi la mise en œuvre de ses obligations au titre de l’accord de Pretoria. Cependant, les dirigeants du TPLF ont profité de la période d’après-guerre non pas pour mener des efforts de réhabilitation et de reconstruction, mais pour se réarmer et se réorganiser en secret, violant ainsi les principes fondamentaux de l’accord de Pretoria. Le gouvernement érythréen, quant à lui, est accusé de poursuivre une stratégie de longue date visant à maintenir l’Éthiopie faible et divisée. Selon certains analystes, Asmara considérerait une Éthiopie forte et économiquement prospère comme une menace stratégique et aurait continué à soutenir des éléments anti-éthiopiens, même pendant les périodes d’amélioration des relations bilatérales. L’un des développements les plus frappants est l’émergence d’une alliance entre les vestiges du TPLF et Asmara. Les propres évaluations internes du TPLF ont fait état d’atrocités graves qui auraient été commises par les forces érythréennes au Tigray pendant la guerre. Pourtant, ces mêmes dirigeants du TPLF s’aligneraient désormais sur Asmara et d’autres forces régionales agissant par procuration. Pour le gouvernement érythréen, cette alliance est présentée comme un arrangement tactique visant à transformer la region de Tigray en une zone tampon protégeant l’Érythrée de futurs conflits. Pour les dirigeants du TPLF, elle est présentée comme un effort désespéré pour retrouver une pertinence politique au détriment des vies des Tigréens. La rhétorique guerrière s’intensifie, et la machine de mobilisation semble s’accélérer. Les observateurs avertissent qu’une reprise du conflit au Tigray ne resterait pas une crise localisée ; elle pourrait déclencher une instabilité plus généralisée dans toute la Corne de l’Afrique, perturber les corridors économiques régionaux, aggraver les pressions humanitaires et menacer la dynamique de sécurité au sens large. Selon eux, la communauté internationale ne doit pas rester passive alors qu’une faction rebelle menace la stabilité de toute une région. Les acteurs mondiaux — notamment les Nations unies, l’Union africaine et les principaux partenaires occidentaux — devraient aller au-delà des simples déclarations d’inquiétude et exercer une pression diplomatique directe sur ceux qui sont accusés d’orchestrer la mobilisation militaire et de saper le processus de paix de Pretoria. Bon nombre de partisans de ce point de vue soutiennent que des sanctions, un isolement diplomatique et d’autres mesures ciblées devraient viser les individus responsables de l’attisement d’un nouveau conflit. Ils avertissent que le coût de l’inaction pourrait se mesurer non seulement à de nouveaux bains de sang dans le nord de l’Éthiopie, mais aussi à une crise régionale prolongée susceptible de déstabiliser la Corne de l’Afrique pendant des années.
Le Sommet public mondial sur l'Afrique s'ouvre en Éthiopie, axé sur l'unité, l'innovation et le partenariat Mondial
Jul 30, 2026 295
Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) Le premier Sommet public mondial sur l’Afrique s’est ouvert en Éthiopie sur le thème « Un monde nouveau : l’Afrique façonne notre avenir commun », réunissant des dirigeants politiques, des diplomates, des universitaires, des représentants de la société civile, des jeunes leaders et des experts culturels afin de discuter du rôle de l’Afrique dans le développement mondial et de l’importance d’une coopération internationale renforcée. Ce sommet, qui s’est tenu dans la capitale éthiopienne, a mis en avant l’influence croissante du continent dans les affaires mondiales et s’est concentré sur la mise en place de partenariats fondés sur l’unité, l’innovation, les échanges culturels et la responsabilité partagée. Addis-Abeba a été choisie comme ville hôte en raison de son importance historique en tant que centre de la diplomatie et de la coopération africaines, ainsi que de son rôle de siège de l’Union africaine. Ce sommet s’inscrit également dans le cadre des efforts visant à faire progresser la création de l’Assemblée mondiale des peuples, une plateforme destinée à promouvoir le dialogue, la coopération et les partenariats entre les communautés aux niveaux national, régional et international. Lors de l’ouverture du sommet, M. Tsegaye Chama, secrétaire général du Global Black Center et secrétaire général de l’Assemblée mondiale des peuples, a souhaité la bienvenue aux participants et a souligné la contribution de l’Éthiopie à l’indépendance, à la souveraineté et à la diplomatie africaines.   M. Chama a déclaré que l’histoire de résilience et de leadership de l’Éthiopie en faisait un lieu tout indiqué pour des discussions sur les valeurs partagées et l’avenir commun de l’humanité. Il a souligné que la plus grande ressource de l’Afrique réside dans sa population, en particulier sa jeunesse, et a appelé à un investissement accru dans l’éducation, la science, la technologie, la culture, l’innovation et le leadership des jeunes. « Le plus grand atout de l’Afrique, ce sont ses habitants : des personnes jeunes, créatives et résilientes, profondément ancrées dans les traditions de communauté et de solidarité », a déclaré M. Chama. Il a également mis en avant la philosophie africaine de l’Ubuntu « Je suis parce que nous sommes » —, la décrivant comme un message de solidarité, de respect mutuel et de responsabilité collective dont la portée dépasse les frontières du continent. M. Chama a appelé à un renforcement de la diplomatie publique et à une coopération plus étroite entre les gouvernements, les organisations de la société civile, les institutions universitaires, les entreprises et les réseaux de jeunes afin de relever les défis mondiaux. De sa part M. Evgeny Terekhin, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en Éthiopie et représentant de la Russie auprès de l’Union africaine, a déclaré que le sommet témoignait du rôle croissant de la société civile dans la construction d’un monde multipolaire.   M. Terekhin a ajouté que l’Afrique offrait des enseignements importants grâce à sa diversité culturelle, sa responsabilité sociale et ses approches du développement fondées sur la coopération. Il a précisé que les discussions menées lors du sommet porteraient sur des enjeux mondiaux majeurs, notamment la sécurité alimentaire, le développement des infrastructures, la protection des systèmes d’information, la diplomatie des jeunes, l’intelligence artificielle, l’éducation, la science et les industries créatives. Il a réaffirmé l’engagement de la Russie à renforcer sa coopération avec les pays et organisations africains dans les domaines scientifique, éducatif, culturel et humanitaire. Représentant la Somalie, Abdul Fatah Kasim Mohammed, ministre de l’Information, de la Culture et du Tourisme de la République fédérale de Somalie, a déclaré que l’Afrique jouait un rôle de plus en plus actif dans la définition des changements mondiaux. Il a souligné que les pays africains étaient confrontés à des défis communs, notamment le changement climatique, la transformation économique, le progrès technologique et la création d’opportunités pour la population jeune en pleine croissance du continent. « Passons du dialogue à l’action et construisons des partenariats qui apportent des solutions concrètes et des opportunités durables pour les générations futures », a déclaré M. Mohammed. Un message de Rossotrudnichestvo, transmis par Egor Chaika, directeur de la Maison de la Russie à Addis-Abeba, a souligné l’importance croissante de l’Afrique sur la scène mondiale grâce à son capital humain, ses ressources naturelles, son patrimoine culturel et son intégration régionale.   Ce message a souligné l’importance de la coopération entre la Russie et les pays africains dans les domaines de l’éducation, de la culture, des initiatives humanitaires et du développement de la jeunesse. La cérémonie d’ouverture a réuni des représentants de l’Éthiopie, de la Somalie, de la Russie, de Cuba, du Nigeria, des Comores et d’autres pays, notamment des responsables gouvernementaux, des chercheurs, des universitaires, des dirigeants de la société civile et des représentants de la jeunesse. Les organisateurs ont indiqué que les jeunes représentaient une part importante des participants, ce qui reflète l’engagement du sommet à donner les moyens d’agir à la prochaine génération et à renforcer la participation des jeunes aux débats mondiaux. Le Sommet public mondial sur l’Afrique se poursuivra avec des sessions consacrées à la coopération mondiale, au développement durable, à la technologie, à l’éducation, à la préservation culturelle, aux partenariats économiques et à la contribution de l’Afrique à la construction d’un monde plus interconnecté.
La coopération entre l'Éthiopie et le Kenya s'étend à de nombreux secteurs
Jul 30, 2026 183
  Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) La coopération bilatérale entre l'Éthiopie et le Kenya s'étend à de nombreux secteurs, selon Musalia Mudavadi, secrétaire général du gouvernement kenyan et secrétaire d'État aux Affaires étrangères et à la Diaspora.   Dans un entretien accordé à l'ENA, M. Mudavadi a déclaré que les relations de longue date entre les deux pays devraient encore se renforcer.   À cet égard, il a évoqué les initiatives en cours et prévues dans les domaines de la connectivité régionale, de l'énergie et des investissements du secteur privé.   Le secrétaire du Cabinet a cité le programme du corridor LAPSSET à titre d’exemple, le décrivant comme un effort multinational associant l’Éthiopie, le Soudan du Sud et le Kenya visant à améliorer l’accès aux ports et aux corridors de transport de la région.   M. Mudavadi a déclaré que l’Éthiopie et le Kenya travaillaient sur des projets visant à agrandir le port de Lamu et à mettre en place des infrastructures de liaison qui favoriseront une intégration régionale plus large, notamment grâce à des axes desservant le Soudan du Sud et l’Éthiopie.   Le programme du corridor LAPSSET « permettra également de relier l’Éthiopie, afin que nous puissions offrir à ce pays un accès supplémentaire à la mer via le LAPSSET. Il s’agit d’un programme qui implique l’Éthiopie, le Soudan du Sud et le Kenya », a-t-il précisé.   Concernant la coopération énergétique, M. Mudavadi a indiqué que le Kenya avait déjà signé des accords d’achat et de fourniture d’électricité avec l’Éthiopie, permettant ainsi au Kenya de s’approvisionner en électricité produite par les projets hydroélectriques éthiopiens.   Il a précisé que des lignes de transport d’électricité avaient été construites pour faciliter le transfert d’électricité de l’Éthiopie vers le Kenya, certaines lignes s’étendant même jusqu’en Tanzanie.   « Les lignes de transport ont été construites pour acheminer l’électricité de l’Éthiopie vers le Kenya ; et nous constatons que certaines de ces lignes vont même jusqu’en Tanzanie. Vous pouvez donc constater que cette relation va prendre une ampleur considérable, car nos économies s’intègrent de plus en plus », a déclaré M. Mudavadi.   Il a en outre souligné le renforcement des liens commerciaux entre les deux pays, mentionnant l’investissement de Safaricom, qui, selon lui, est un signe de confiance résultant de l’amélioration de la coopération entre les deux pays.   Le secrétaire général du gouvernement a affirmé que ces partenariats étaient appelés à se développer à mesure que les économies de l'Éthiopie et du Kenya s'intègrent de plus en plus.        
Le président de l'Assemblée nationale d'Azerbaïdjan considère l'Éthiopie comme une porte d'entrée stratégique pour un engagement accru en Afrique
Jul 30, 2026 196
Addis Ababa le 30 juillet, 2025 (ENA) La présidente du Milli Majlis (Assemblée nationale) d’Azerbaïdjan, Sahiba Gafarova, a qualifié l’Éthiopie de partenaire stratégique dans le cadre de l’engagement croissant de l’Azerbaïdjan envers l’Afrique.   S’exprimant lors d’une table ronde de haut niveau organisée par l’Institut des affaires étrangères (IFA) d’Éthiopie, Mme Gafarova a salué le rôle de premier plan joué par ce pays dans la promotion du dialogue, de la coopération et de l’unité continentale.   Elle a réaffirmé l’engagement de l’Azerbaïdjan à renforcer ses relations bilatérales avec l’Éthiopie et à élargir sa coopération avec le continent africain par le biais de la diplomatie parlementaire, des partenariats universitaires et de la collaboration régionale.   « L’Éthiopie joue un rôle significatif dans la promotion du dialogue, de la coopération et de l’unité à travers l’Afrique. L’Azerbaïdjan considère l’Éthiopie comme un partenaire de confiance et reste déterminé à renforcer ses relations bilatérales et à étendre sa coopération avec le continent africain », a-t-elle déclaré.   Cet événement, organisé sous le thème « Diplomatie parlementaire, dynamiques régionales et coopération internationale », a réuni des diplomates, des élus, des universitaires et des experts en politiques publiques afin d’échanger leurs points de vue sur le renforcement de la coopération bilatérale et la réponse aux priorités stratégiques communes.   Mme Gafarova a souligné que la diplomatie parlementaire était devenue un instrument de plus en plus influent dans les relations internationales, contribuant à promouvoir la transparence, la responsabilité, la compréhension mutuelle et le développement durable.   « Renforcer la coopération entre les parlements n’est pas simplement une tâche institutionnelle ; c’est un investissement dans notre avenir commun », a-t-elle déclaré.   « Les décisions que nous prenons aujourd’hui façonneront le monde dont hériteront les générations futures », a ajouté la présidente.   Faisant le bilan de sa visite officielle en Éthiopie, Mme Gafarova a déclaré que ce voyage lui avait permis d’approfondir sa compréhension du pays et de renforcer encore davantage l’amitié de longue date entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan.   Elle a évoqué ses rencontres avec le Premier ministre Abiy Ahmed et le président de la Chambre des représentants du peuple, Tagese Chafo, qualifiant ces discussions de constructives et reflétant la détermination des deux pays à élever leurs relations bilatérales à un nouveau niveau.   La présidente du Parlement azerbaïdjanais a souligné que la coopération et le dialogue sont indispensables dans un monde de plus en plus interconnecté, affirmant que les pays doivent travailler ensemble pour relever les défis mondiaux et régionaux communs.   Elle s’est également félicitée de la signature d’un protocole d’accord entre l’Institut des affaires étrangères et l’université ADA d’Azerbaïdjan, déclarant que cet accord renforcerait la collaboration universitaire, élargirait l’échange de connaissances et approfondirait les liens entre les peuples des deux pays.   Mme Gafarova a noté que sa visite au centre de services à guichet unique « Mesob » en Éthiopie mettait en évidence l’engagement du gouvernement en faveur d’une prestation de services publics efficace et centrée sur le citoyen, et reflétait les réformes en cours du secteur public dans ce pays.   Soulignant le rôle régional plus large de l'Éthiopie, elle a déclaré que ce pays s'était imposé comme un acteur clé dans la promotion du dialogue, de la coopération et de l'unité à travers l'Afrique, ce qui en fait un partenaire précieux pour l'engagement à long terme de l'Azerbaïdjan sur le continent.
Un analyste américain met en garde contre le risque que la stratégie de l'Érythrée consistant à agir par procuration ne déstabilise la Corne de l'Afrique
Jul 30, 2026 156
Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) L'analyste géopolitique américain Andrew Korybko a averti que la stratégie de « guerre par procuration » menée par le régime érythréen risquait de déstabiliser davantage la Corne de l'Afrique, d'alimenter l'insécurité et de menacer la stabilité régionale.   Dans son récent article intitulé « La guerre hybride de l’Érythrée contre l’Éthiopie menace de mettre le feu à toute la Corne de l’Afrique », Korybko soutient que les politiques menées par l’Érythrée sous Isaias Afwerki sont motivées par un objectif stratégique visant à empêcher l’Éthiopie de s’imposer comme une puissance régionale forte.   S'appuyant sur les événements récents, l'analyste fait valoir que la stratégie de l'Érythrée inclut un soutien présumé à des groupes armés opposés à la paix, contribuant ainsi à la persistance des conflits et de l'instabilité dans toute la Corne de l'Afrique.   L'analyse de Korybko rejoint les observations formulées par Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l'Afrique de l'Est, lors de la conférence annuelle sur la sécurité nationale organisée fin juin par le Collège national de défense éthiopien.   Getachew a souligné que les calculs stratégiques de l’Érythrée visent à garantir que l’Éthiopie reste affaiblie sur les plans politique et économique.   « L’Érythrée considère que sa sécurité est assurée par une Éthiopie affaiblie », a écrit Korybko.     Il a qualifié les actions de l’Érythrée de forme de guerre hybride, combinant pressions politiques, soutien clandestin à des groupes insurgés et efforts visant à entraver le progrès économique et la cohésion nationale de l’Éthiopie.   L’analyste a en outre fait valoir qu’Addis-Abeba avait proposé à plusieurs reprises d’élargir la coopération économique avec l’Érythrée — notamment par le biais d’offres faisant état d’investissements stratégiques et de partenariats en matière d’infrastructures liés à un accès fiable et sans restriction à la mer.   Cependant, ces initiatives ont été rejetées par Asmara, a précisé l’analyste américain.   Selon M. Korybko, une intégration économique plus étroite renforcerait non seulement l’économie éthiopienne, mais accélérerait également le développement régional, rendant une telle coopération stratégiquement indésirable du point de vue de l’Érythrée.   Il a noté que l’Éthiopie prônait une réponse à deux volets, axée sur l’accélération du développement national et des projets d’infrastructure, tout en intensifiant les efforts diplomatiques visant à garantir l’accès à la mer et à renforcer la coopération régionale.   Korybko a également fait valoir que le paysage sécuritaire de la Corne de l’Afrique est devenu de plus en plus complexe en raison de l’alignement stratégique de l’Égypte sur l’Érythrée.   Il a affirmé que Le Caire utilisait l’Érythrée comme intermédiaire pour contenir l’Éthiopie, transformant ainsi des différends bilatéraux de longue date en un enjeu géopolitique plus large ayant des répercussions sur l’ensemble de la région.   « La véritable menace pour la paix régionale vient de l’Égypte, mais la plus directe provient de l’Érythrée », a écrit Korybko, avertissant que la Corne de l’Afrique risquait de devenir un nouveau théâtre de rivalités par procuration aux conséquences potentiellement considérables.   Établissant des parallèles avec les rivalités géopolitiques dans d’autres régions, l’analyste a averti que la persistance des tensions pourrait accroître le risque d’un conflit plus vaste, à moins que celles-ci ne soient résolues par une diplomatie soutenue, un dialogue régional et des mesures de renforcement de la confiance.   Korybko a conclu que l’Éthiopie devrait continuer à renforcer sa résilience économique, son développement national et son engagement diplomatique, tout en restant vigilante face à l’évolution des défis sécuritaires régionaux.   Il a en outre averti qu’à moins que l’Érythrée ne change de cap ou que la communauté internationale ne prenne des mesures plus décisives pour encourager la désescalade, la paix fragile de la Corne de l’Afrique pourrait être soumise à des tensions croissantes, dont les conséquences s’étendraient bien au-delà de la région.
Le ministre des Affaires étrangères Gedion tient des entretiens bilatéraux avec ses homologues namibiens et botswanais
Jul 29, 2026 360
Addis Ababa le 29 juillet, 2026 (ENA) Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, en marge de la 49e session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine à Addis-Abeba, a tenu des entretiens bilatéraux séparés avec la ministre namibienne des Relations internationales et du Commerce, Selma Ashipala-Musavyi, et le ministre botswanais des Relations internationales, Phenyo Butale.   Lors de sa rencontre avec son homologue namibienne, les deux ministres ont discuté des moyens de renforcer encore les relations bilatérales de longue date entre l'Éthiopie et la Namibie.   Ils ont notamment abordé les moyens de renforcer la coopération dans les secteurs du transport aérien et de l'industrie du cuir.   Lors de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères du Botswana, les deux parties ont examiné les possibilités d'approfondir leur coopération bilatérale, le Botswana ayant manifesté son intérêt pour tirer parti de l'expérience de l'Éthiopie en matière de développement durable, d'extension des infrastructures et d'aménagement des corridors urbains.   Les ministres ont également échangé leurs points de vue sur des questions bilatérales, régionales et continentales d'intérêt commun.   Les deux ministres des Affaires étrangères ont également réaffirmé leur engagement à renforcer la coopération et le partenariat dans le cadre des aspirations communes de l'Afrique en matière de développement.
Politique
Le dialogue s'affirme comme la meilleure voie pour résoudre les différends en Afrique
Jul 31, 2026 5
Addis Ababa le 31 juillet, 2026 (ENA) Les mécanismes de dialogue et de concertation s'affirment de plus en plus comme les principaux instruments de prévention et de résolution des conflits en Afrique. À l'occasion de la 49ᵉ Session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, qui s'est tenue à Addis-Abeba, plusieursresponsables africains ont réaffirmé que la paix durable passe par le dialogue, une approche illustrée à la fois par la mise enœuvre du règlement du différend frontalier entre le Gabon et la Guinée équatoriale et par le Dialogue national actuellement encours en Éthiopie. Alors que les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Union africaine se sont réunis au siège de l'organisation continentale pour examiner les principalespriorités de l'Agenda 2063, un message commun s'est dégagé des échanges : les défis du continent doivent être relevés par des solutions fondées sur le dialogue, la médiation, le respect des institutions et la coopération entre les États africains. Qu'il s'agisse de différends entre États ou de défis internes, plusieurs initiatives engagées à travers le continent témoignentd'une volonté croissante de privilégier la négociation et le consensus afin de consolider une paix durable. C'est dans cet esprit que Dieudonné Aba'a Owono, président de la Cour constitutionnelle de la République gabonaise et président de la Commission nationale chargée de la mise enœuvre du différend frontalier entre le Gabon et la Guinéeéquatoriale, a souligné l'importance du dialogue dans un entretien accordé à l'Agence de nouvelles éthiopienne (ENA). Présent à Addis-Abeba en marge de la 49ᵉ Session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, il a indiqué que sa mission consiste à signer un accord préalable destiné à définir les modalités de mise en œuvre de l'arrêt rendu par la Cour internationale de Justice (CIJ) le 19 mai 2025 concernant le différend frontalier opposant le Gabon et la Guinée équatoriale. Selon lui, si la décision de la Cour constitue une étape majeure, son application effective dépend avant tout de la volonté des deux États de poursuivre le dialogue. « Les pays africains doivent se mettre ensemble pour régler leursdifférends. Un conflit frontalier se résout par la négociation, le dialogue, la bonne foi et la sagesse », a-t-il déclaré. Le responsable gabonais a expliqué que les deux pays ont mis enplace un mécanisme conjoint destiné à appliquer la décision de la Cour internationale de Justice dans un esprit de paix, de concertation et de respect mutuel. Il a également souligné queles commissions bilatérales, les consultations régulières entre les gouvernements et les orientations données par les chefs d'Étatpermettent de maintenir la coopération, y compris lorsque les différends concernent des zones riches en ressources naturelles. Cette approche trouve un écho particulier en Éthiopie, où le Dialogue national incarne la volonté de résoudre les défisnationaux par des moyens pacifiques et inclusifs. Lancé afin de favoriser la réconciliation, renforcer l'unité nationale et bâtir un consensus sur les grandes questions d'intérêt commun, ceprocessus offre aux Éthiopiens un cadre propice à l'expressiondes différentes opinions dans un climat d'écoute, de confiance et de respect mutuel. La Conférence du Dialogue national, actuellement en cours, constitue une étape majeure de ce processus. Elle réunit des représentants issus de diverses régions, communautés, institutions, organisations politiques, religieuses et de la société civile afin d'examiner les questions d'intérêt national dans un esprit de dialogue et de recherche du consensus. À travers cetteplateforme, les Éthiopiens démontrent leur volonté de résoudreleurs différends par la concertation plutôt que par la confrontation, consolidant ainsi les bases d'une paix durable, d'une cohésion nationale renforcée et d'un avenir partagé. L'expérience éthiopienne, tout comme les efforts entrepris par le Gabon et la Guinée équatoriale pour mettre en œuvre unedécision de justice par le dialogue, illustre une même conviction : les défis africains trouvent des réponses plus durables lorsqueles solutions sont portées par les Africains eux-mêmes, dans le respect des institutions, de la souveraineté des États et de la recherche du consensus. Au-delà de ces deux expériences, le message porté à Addis-Abeba est celui d'une Afrique qui renforce progressivement sacapacité à prévenir les conflits, à consolider la paix et à promouvoir une gouvernance fondée sur le dialogue. À travers les mécanismes de l'Union africaine et les initiatives nationales, le continent affirme avec une conviction renouvelée que les « Solutions africaines aux problèmes africains » ne constituent pas seulement un principe politique, mais une réalité qui se traduitprogressivement en actions concrètes au service de la paix, de la stabilité et de l'intégration africaine.  
La faction belliciste du TPLF annonce une nouvelle vague de conflits
Jul 31, 2026 91
Addis Ababa le 31 juillet, 2026 (ENA) Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF), organisation interdite, a une nouvelle fois lancé une campagne agressive de mobilisation populaire et de propagande de guerre susceptible de plonger la région du Tigray dans un nouveau cycle dévastateur de conflits. Les dirigeants de cette faction illégale ont ouvertement déclaré l’objectif de ces rassemblements : préparer la région à une nouvelle confrontation avec le gouvernement fédéral éthiopien. D’après les déclarations publiques des dirigeants de cette clique criminelle, cette campagne vise à jeter les bases politiques et psychologiques d’une nouvelle guerre destructrice. Les dirigeants de cette faction, notamment Debretsion Gebremichael et Fetlework Gebregziabher, ont publiquement déclaré qu’ils se préparaient à un conflit armé contre le gouvernement fédéral éthiopien. Ils ont également exprimé leur intention de s’allier aux forces anti-éthiopiennes opérant tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Le groupe a intensifié une campagne de propagande coordonnée, déclarant publiquement : « Maintenant que nos préparatifs sont terminés, nous commencerons notre action aux portes d’Addis-Abeba aux côtés de nos alliés. » Les commentateurs politiques avertissent que ce genre de discours annonce une escalade dangereuse susceptible de déstabiliser non seulement le nord de l’Éthiopie, mais aussi l’ensemble de la Corne de l’Afrique, à moins que la communauté internationale ne rompe son silence et n’exerce une pression significative sur les dirigeants du TPLF. La nouvelle mobilisation de cette faction est largement perçue comme un défi direct à la paix instaurée par l’accord de cessation des hostilités de Pretoria, signé en novembre 2022. Au moment de la conclusion de l’accord, les dirigeants du TPLF se trouvaient, selon certaines sources, dans un état de désorganisation militaire et politique profonde. Le gouvernement fédéral disposait d’un avantage militaire et avait les moyens d’éliminer le groupe. Il a toutefois opté pour un règlement négocié, permettant aux derniers membres de la faction de survivre afin de donner à la population du Tigray l’occasion de se reconstruire, de se relever et d’envisager un avenir pacifique. Cette décision aurait provoqué d’importantes tensions diplomatiques avec Asmara. Le gouvernement érythréen était favorable à la défaite totale du TPLF, tandis qu’Addis-Abeba soutenait que le Tigray faisait partie intégrante de l’Éthiopie et qu’une paix durable était essentielle au redressement national. L’Éthiopie a poursuivi la mise en œuvre de ses obligations au titre de l’accord de Pretoria. Cependant, les dirigeants du TPLF ont profité de la période d’après-guerre non pas pour mener des efforts de réhabilitation et de reconstruction, mais pour se réarmer et se réorganiser en secret, violant ainsi les principes fondamentaux de l’accord de Pretoria. Le gouvernement érythréen, quant à lui, est accusé de poursuivre une stratégie de longue date visant à maintenir l’Éthiopie faible et divisée. Selon certains analystes, Asmara considérerait une Éthiopie forte et économiquement prospère comme une menace stratégique et aurait continué à soutenir des éléments anti-éthiopiens, même pendant les périodes d’amélioration des relations bilatérales. L’un des développements les plus frappants est l’émergence d’une alliance entre les vestiges du TPLF et Asmara. Les propres évaluations internes du TPLF ont fait état d’atrocités graves qui auraient été commises par les forces érythréennes au Tigray pendant la guerre. Pourtant, ces mêmes dirigeants du TPLF s’aligneraient désormais sur Asmara et d’autres forces régionales agissant par procuration. Pour le gouvernement érythréen, cette alliance est présentée comme un arrangement tactique visant à transformer la region de Tigray en une zone tampon protégeant l’Érythrée de futurs conflits. Pour les dirigeants du TPLF, elle est présentée comme un effort désespéré pour retrouver une pertinence politique au détriment des vies des Tigréens. La rhétorique guerrière s’intensifie, et la machine de mobilisation semble s’accélérer. Les observateurs avertissent qu’une reprise du conflit au Tigray ne resterait pas une crise localisée ; elle pourrait déclencher une instabilité plus généralisée dans toute la Corne de l’Afrique, perturber les corridors économiques régionaux, aggraver les pressions humanitaires et menacer la dynamique de sécurité au sens large. Selon eux, la communauté internationale ne doit pas rester passive alors qu’une faction rebelle menace la stabilité de toute une région. Les acteurs mondiaux — notamment les Nations unies, l’Union africaine et les principaux partenaires occidentaux — devraient aller au-delà des simples déclarations d’inquiétude et exercer une pression diplomatique directe sur ceux qui sont accusés d’orchestrer la mobilisation militaire et de saper le processus de paix de Pretoria. Bon nombre de partisans de ce point de vue soutiennent que des sanctions, un isolement diplomatique et d’autres mesures ciblées devraient viser les individus responsables de l’attisement d’un nouveau conflit. Ils avertissent que le coût de l’inaction pourrait se mesurer non seulement à de nouveaux bains de sang dans le nord de l’Éthiopie, mais aussi à une crise régionale prolongée susceptible de déstabiliser la Corne de l’Afrique pendant des années.
Le Sommet public mondial sur l'Afrique s'ouvre en Éthiopie, axé sur l'unité, l'innovation et le partenariat Mondial
Jul 30, 2026 295
Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) Le premier Sommet public mondial sur l’Afrique s’est ouvert en Éthiopie sur le thème « Un monde nouveau : l’Afrique façonne notre avenir commun », réunissant des dirigeants politiques, des diplomates, des universitaires, des représentants de la société civile, des jeunes leaders et des experts culturels afin de discuter du rôle de l’Afrique dans le développement mondial et de l’importance d’une coopération internationale renforcée. Ce sommet, qui s’est tenu dans la capitale éthiopienne, a mis en avant l’influence croissante du continent dans les affaires mondiales et s’est concentré sur la mise en place de partenariats fondés sur l’unité, l’innovation, les échanges culturels et la responsabilité partagée. Addis-Abeba a été choisie comme ville hôte en raison de son importance historique en tant que centre de la diplomatie et de la coopération africaines, ainsi que de son rôle de siège de l’Union africaine. Ce sommet s’inscrit également dans le cadre des efforts visant à faire progresser la création de l’Assemblée mondiale des peuples, une plateforme destinée à promouvoir le dialogue, la coopération et les partenariats entre les communautés aux niveaux national, régional et international. Lors de l’ouverture du sommet, M. Tsegaye Chama, secrétaire général du Global Black Center et secrétaire général de l’Assemblée mondiale des peuples, a souhaité la bienvenue aux participants et a souligné la contribution de l’Éthiopie à l’indépendance, à la souveraineté et à la diplomatie africaines.   M. Chama a déclaré que l’histoire de résilience et de leadership de l’Éthiopie en faisait un lieu tout indiqué pour des discussions sur les valeurs partagées et l’avenir commun de l’humanité. Il a souligné que la plus grande ressource de l’Afrique réside dans sa population, en particulier sa jeunesse, et a appelé à un investissement accru dans l’éducation, la science, la technologie, la culture, l’innovation et le leadership des jeunes. « Le plus grand atout de l’Afrique, ce sont ses habitants : des personnes jeunes, créatives et résilientes, profondément ancrées dans les traditions de communauté et de solidarité », a déclaré M. Chama. Il a également mis en avant la philosophie africaine de l’Ubuntu « Je suis parce que nous sommes » —, la décrivant comme un message de solidarité, de respect mutuel et de responsabilité collective dont la portée dépasse les frontières du continent. M. Chama a appelé à un renforcement de la diplomatie publique et à une coopération plus étroite entre les gouvernements, les organisations de la société civile, les institutions universitaires, les entreprises et les réseaux de jeunes afin de relever les défis mondiaux. De sa part M. Evgeny Terekhin, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en Éthiopie et représentant de la Russie auprès de l’Union africaine, a déclaré que le sommet témoignait du rôle croissant de la société civile dans la construction d’un monde multipolaire.   M. Terekhin a ajouté que l’Afrique offrait des enseignements importants grâce à sa diversité culturelle, sa responsabilité sociale et ses approches du développement fondées sur la coopération. Il a précisé que les discussions menées lors du sommet porteraient sur des enjeux mondiaux majeurs, notamment la sécurité alimentaire, le développement des infrastructures, la protection des systèmes d’information, la diplomatie des jeunes, l’intelligence artificielle, l’éducation, la science et les industries créatives. Il a réaffirmé l’engagement de la Russie à renforcer sa coopération avec les pays et organisations africains dans les domaines scientifique, éducatif, culturel et humanitaire. Représentant la Somalie, Abdul Fatah Kasim Mohammed, ministre de l’Information, de la Culture et du Tourisme de la République fédérale de Somalie, a déclaré que l’Afrique jouait un rôle de plus en plus actif dans la définition des changements mondiaux. Il a souligné que les pays africains étaient confrontés à des défis communs, notamment le changement climatique, la transformation économique, le progrès technologique et la création d’opportunités pour la population jeune en pleine croissance du continent. « Passons du dialogue à l’action et construisons des partenariats qui apportent des solutions concrètes et des opportunités durables pour les générations futures », a déclaré M. Mohammed. Un message de Rossotrudnichestvo, transmis par Egor Chaika, directeur de la Maison de la Russie à Addis-Abeba, a souligné l’importance croissante de l’Afrique sur la scène mondiale grâce à son capital humain, ses ressources naturelles, son patrimoine culturel et son intégration régionale.   Ce message a souligné l’importance de la coopération entre la Russie et les pays africains dans les domaines de l’éducation, de la culture, des initiatives humanitaires et du développement de la jeunesse. La cérémonie d’ouverture a réuni des représentants de l’Éthiopie, de la Somalie, de la Russie, de Cuba, du Nigeria, des Comores et d’autres pays, notamment des responsables gouvernementaux, des chercheurs, des universitaires, des dirigeants de la société civile et des représentants de la jeunesse. Les organisateurs ont indiqué que les jeunes représentaient une part importante des participants, ce qui reflète l’engagement du sommet à donner les moyens d’agir à la prochaine génération et à renforcer la participation des jeunes aux débats mondiaux. Le Sommet public mondial sur l’Afrique se poursuivra avec des sessions consacrées à la coopération mondiale, au développement durable, à la technologie, à l’éducation, à la préservation culturelle, aux partenariats économiques et à la contribution de l’Afrique à la construction d’un monde plus interconnecté.
La coopération entre l'Éthiopie et le Kenya s'étend à de nombreux secteurs
Jul 30, 2026 183
  Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) La coopération bilatérale entre l'Éthiopie et le Kenya s'étend à de nombreux secteurs, selon Musalia Mudavadi, secrétaire général du gouvernement kenyan et secrétaire d'État aux Affaires étrangères et à la Diaspora.   Dans un entretien accordé à l'ENA, M. Mudavadi a déclaré que les relations de longue date entre les deux pays devraient encore se renforcer.   À cet égard, il a évoqué les initiatives en cours et prévues dans les domaines de la connectivité régionale, de l'énergie et des investissements du secteur privé.   Le secrétaire du Cabinet a cité le programme du corridor LAPSSET à titre d’exemple, le décrivant comme un effort multinational associant l’Éthiopie, le Soudan du Sud et le Kenya visant à améliorer l’accès aux ports et aux corridors de transport de la région.   M. Mudavadi a déclaré que l’Éthiopie et le Kenya travaillaient sur des projets visant à agrandir le port de Lamu et à mettre en place des infrastructures de liaison qui favoriseront une intégration régionale plus large, notamment grâce à des axes desservant le Soudan du Sud et l’Éthiopie.   Le programme du corridor LAPSSET « permettra également de relier l’Éthiopie, afin que nous puissions offrir à ce pays un accès supplémentaire à la mer via le LAPSSET. Il s’agit d’un programme qui implique l’Éthiopie, le Soudan du Sud et le Kenya », a-t-il précisé.   Concernant la coopération énergétique, M. Mudavadi a indiqué que le Kenya avait déjà signé des accords d’achat et de fourniture d’électricité avec l’Éthiopie, permettant ainsi au Kenya de s’approvisionner en électricité produite par les projets hydroélectriques éthiopiens.   Il a précisé que des lignes de transport d’électricité avaient été construites pour faciliter le transfert d’électricité de l’Éthiopie vers le Kenya, certaines lignes s’étendant même jusqu’en Tanzanie.   « Les lignes de transport ont été construites pour acheminer l’électricité de l’Éthiopie vers le Kenya ; et nous constatons que certaines de ces lignes vont même jusqu’en Tanzanie. Vous pouvez donc constater que cette relation va prendre une ampleur considérable, car nos économies s’intègrent de plus en plus », a déclaré M. Mudavadi.   Il a en outre souligné le renforcement des liens commerciaux entre les deux pays, mentionnant l’investissement de Safaricom, qui, selon lui, est un signe de confiance résultant de l’amélioration de la coopération entre les deux pays.   Le secrétaire général du gouvernement a affirmé que ces partenariats étaient appelés à se développer à mesure que les économies de l'Éthiopie et du Kenya s'intègrent de plus en plus.        
Le président de l'Assemblée nationale d'Azerbaïdjan considère l'Éthiopie comme une porte d'entrée stratégique pour un engagement accru en Afrique
Jul 30, 2026 196
Addis Ababa le 30 juillet, 2025 (ENA) La présidente du Milli Majlis (Assemblée nationale) d’Azerbaïdjan, Sahiba Gafarova, a qualifié l’Éthiopie de partenaire stratégique dans le cadre de l’engagement croissant de l’Azerbaïdjan envers l’Afrique.   S’exprimant lors d’une table ronde de haut niveau organisée par l’Institut des affaires étrangères (IFA) d’Éthiopie, Mme Gafarova a salué le rôle de premier plan joué par ce pays dans la promotion du dialogue, de la coopération et de l’unité continentale.   Elle a réaffirmé l’engagement de l’Azerbaïdjan à renforcer ses relations bilatérales avec l’Éthiopie et à élargir sa coopération avec le continent africain par le biais de la diplomatie parlementaire, des partenariats universitaires et de la collaboration régionale.   « L’Éthiopie joue un rôle significatif dans la promotion du dialogue, de la coopération et de l’unité à travers l’Afrique. L’Azerbaïdjan considère l’Éthiopie comme un partenaire de confiance et reste déterminé à renforcer ses relations bilatérales et à étendre sa coopération avec le continent africain », a-t-elle déclaré.   Cet événement, organisé sous le thème « Diplomatie parlementaire, dynamiques régionales et coopération internationale », a réuni des diplomates, des élus, des universitaires et des experts en politiques publiques afin d’échanger leurs points de vue sur le renforcement de la coopération bilatérale et la réponse aux priorités stratégiques communes.   Mme Gafarova a souligné que la diplomatie parlementaire était devenue un instrument de plus en plus influent dans les relations internationales, contribuant à promouvoir la transparence, la responsabilité, la compréhension mutuelle et le développement durable.   « Renforcer la coopération entre les parlements n’est pas simplement une tâche institutionnelle ; c’est un investissement dans notre avenir commun », a-t-elle déclaré.   « Les décisions que nous prenons aujourd’hui façonneront le monde dont hériteront les générations futures », a ajouté la présidente.   Faisant le bilan de sa visite officielle en Éthiopie, Mme Gafarova a déclaré que ce voyage lui avait permis d’approfondir sa compréhension du pays et de renforcer encore davantage l’amitié de longue date entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan.   Elle a évoqué ses rencontres avec le Premier ministre Abiy Ahmed et le président de la Chambre des représentants du peuple, Tagese Chafo, qualifiant ces discussions de constructives et reflétant la détermination des deux pays à élever leurs relations bilatérales à un nouveau niveau.   La présidente du Parlement azerbaïdjanais a souligné que la coopération et le dialogue sont indispensables dans un monde de plus en plus interconnecté, affirmant que les pays doivent travailler ensemble pour relever les défis mondiaux et régionaux communs.   Elle s’est également félicitée de la signature d’un protocole d’accord entre l’Institut des affaires étrangères et l’université ADA d’Azerbaïdjan, déclarant que cet accord renforcerait la collaboration universitaire, élargirait l’échange de connaissances et approfondirait les liens entre les peuples des deux pays.   Mme Gafarova a noté que sa visite au centre de services à guichet unique « Mesob » en Éthiopie mettait en évidence l’engagement du gouvernement en faveur d’une prestation de services publics efficace et centrée sur le citoyen, et reflétait les réformes en cours du secteur public dans ce pays.   Soulignant le rôle régional plus large de l'Éthiopie, elle a déclaré que ce pays s'était imposé comme un acteur clé dans la promotion du dialogue, de la coopération et de l'unité à travers l'Afrique, ce qui en fait un partenaire précieux pour l'engagement à long terme de l'Azerbaïdjan sur le continent.
Un analyste américain met en garde contre le risque que la stratégie de l'Érythrée consistant à agir par procuration ne déstabilise la Corne de l'Afrique
Jul 30, 2026 156
Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) L'analyste géopolitique américain Andrew Korybko a averti que la stratégie de « guerre par procuration » menée par le régime érythréen risquait de déstabiliser davantage la Corne de l'Afrique, d'alimenter l'insécurité et de menacer la stabilité régionale.   Dans son récent article intitulé « La guerre hybride de l’Érythrée contre l’Éthiopie menace de mettre le feu à toute la Corne de l’Afrique », Korybko soutient que les politiques menées par l’Érythrée sous Isaias Afwerki sont motivées par un objectif stratégique visant à empêcher l’Éthiopie de s’imposer comme une puissance régionale forte.   S'appuyant sur les événements récents, l'analyste fait valoir que la stratégie de l'Érythrée inclut un soutien présumé à des groupes armés opposés à la paix, contribuant ainsi à la persistance des conflits et de l'instabilité dans toute la Corne de l'Afrique.   L'analyse de Korybko rejoint les observations formulées par Getachew Reda, conseiller du Premier ministre pour les affaires de l'Afrique de l'Est, lors de la conférence annuelle sur la sécurité nationale organisée fin juin par le Collège national de défense éthiopien.   Getachew a souligné que les calculs stratégiques de l’Érythrée visent à garantir que l’Éthiopie reste affaiblie sur les plans politique et économique.   « L’Érythrée considère que sa sécurité est assurée par une Éthiopie affaiblie », a écrit Korybko.     Il a qualifié les actions de l’Érythrée de forme de guerre hybride, combinant pressions politiques, soutien clandestin à des groupes insurgés et efforts visant à entraver le progrès économique et la cohésion nationale de l’Éthiopie.   L’analyste a en outre fait valoir qu’Addis-Abeba avait proposé à plusieurs reprises d’élargir la coopération économique avec l’Érythrée — notamment par le biais d’offres faisant état d’investissements stratégiques et de partenariats en matière d’infrastructures liés à un accès fiable et sans restriction à la mer.   Cependant, ces initiatives ont été rejetées par Asmara, a précisé l’analyste américain.   Selon M. Korybko, une intégration économique plus étroite renforcerait non seulement l’économie éthiopienne, mais accélérerait également le développement régional, rendant une telle coopération stratégiquement indésirable du point de vue de l’Érythrée.   Il a noté que l’Éthiopie prônait une réponse à deux volets, axée sur l’accélération du développement national et des projets d’infrastructure, tout en intensifiant les efforts diplomatiques visant à garantir l’accès à la mer et à renforcer la coopération régionale.   Korybko a également fait valoir que le paysage sécuritaire de la Corne de l’Afrique est devenu de plus en plus complexe en raison de l’alignement stratégique de l’Égypte sur l’Érythrée.   Il a affirmé que Le Caire utilisait l’Érythrée comme intermédiaire pour contenir l’Éthiopie, transformant ainsi des différends bilatéraux de longue date en un enjeu géopolitique plus large ayant des répercussions sur l’ensemble de la région.   « La véritable menace pour la paix régionale vient de l’Égypte, mais la plus directe provient de l’Érythrée », a écrit Korybko, avertissant que la Corne de l’Afrique risquait de devenir un nouveau théâtre de rivalités par procuration aux conséquences potentiellement considérables.   Établissant des parallèles avec les rivalités géopolitiques dans d’autres régions, l’analyste a averti que la persistance des tensions pourrait accroître le risque d’un conflit plus vaste, à moins que celles-ci ne soient résolues par une diplomatie soutenue, un dialogue régional et des mesures de renforcement de la confiance.   Korybko a conclu que l’Éthiopie devrait continuer à renforcer sa résilience économique, son développement national et son engagement diplomatique, tout en restant vigilante face à l’évolution des défis sécuritaires régionaux.   Il a en outre averti qu’à moins que l’Érythrée ne change de cap ou que la communauté internationale ne prenne des mesures plus décisives pour encourager la désescalade, la paix fragile de la Corne de l’Afrique pourrait être soumise à des tensions croissantes, dont les conséquences s’étendraient bien au-delà de la région.
Le ministre des Affaires étrangères Gedion tient des entretiens bilatéraux avec ses homologues namibiens et botswanais
Jul 29, 2026 360
Addis Ababa le 29 juillet, 2026 (ENA) Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, en marge de la 49e session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine à Addis-Abeba, a tenu des entretiens bilatéraux séparés avec la ministre namibienne des Relations internationales et du Commerce, Selma Ashipala-Musavyi, et le ministre botswanais des Relations internationales, Phenyo Butale.   Lors de sa rencontre avec son homologue namibienne, les deux ministres ont discuté des moyens de renforcer encore les relations bilatérales de longue date entre l'Éthiopie et la Namibie.   Ils ont notamment abordé les moyens de renforcer la coopération dans les secteurs du transport aérien et de l'industrie du cuir.   Lors de son entretien avec le ministre des Affaires étrangères du Botswana, les deux parties ont examiné les possibilités d'approfondir leur coopération bilatérale, le Botswana ayant manifesté son intérêt pour tirer parti de l'expérience de l'Éthiopie en matière de développement durable, d'extension des infrastructures et d'aménagement des corridors urbains.   Les ministres ont également échangé leurs points de vue sur des questions bilatérales, régionales et continentales d'intérêt commun.   Les deux ministres des Affaires étrangères ont également réaffirmé leur engagement à renforcer la coopération et le partenariat dans le cadre des aspirations communes de l'Afrique en matière de développement.
Social
La transformation numérique et l’IA sont essentielles à l’avenir de l’éducation en Afrique, selon un ingénieur congolais
Jul 17, 2026 801
Addis Ababa le 17 juillet, 2026 (ENA) La transformation numérique et l’intelligence artificielle doivent occuper une place centrale dans l’avenir de l’éducation en Afrique, selon un ingénieur congolais représentant la start-up Genis, sélectionnée parmi les dix finalistes du concours Innovating Education in Africa. Lors d’un échange consacré à l’innovation éducative, l’ingénieur en électronique, informatique et logiciel a présenté sa vision sur l’importance des nouvelles technologies pour améliorer les systèmes éducatifs africains. Selon lui, la transformation numérique constitue le fondement même du progrès. « La transformation numérique est la base même du progrès. S’éloigner de la transformation numérique, c’est rester davantage à l’écart du progrès », a-t-il déclaré, appelant les acteurs du secteur éducatif à adopter les outils numériques comme leviers de développement. Abordant la question de l’intelligence artificielle, il a affirmé que son intégration dans l’éducation est désormais inévitable. Selon lui, il est essentiel d’apprendre à utiliser cette technologie de manière responsable afin d’en tirer les bénéfices. « Il ne faut pas éviter l’intelligence artificielle, mais apprendre à évoluer avec elle », a-t-il expliqué, ajoutant que l’IA peut contribuer à renforcer l’accès au savoir et à moderniser les méthodes d’apprentissage. L’ingénieur Elie Yossa a également souligné le potentiel de l’intelligence artificielle pour préserver les langues et les cultures africaines. Grâce à son adaptation aux différentes langues, cette technologie pourrait devenir un outil important pour protéger et valoriser les patrimoines culturels du continent. Ancien enseignant, il a rappelé que les éducateurs restent au cœur de cette transformation. Pour lui, les enseignants doivent être accompagnés et formés afin de maîtriser les nouveaux outils numériques et de les intégrer dans leurs pratiques pédagogiques. S’exprimant sur les initiatives africaines en matière d’innovation éducative, il a salué les échanges entre les différentes régions du continent. « Les meilleurs projets et les meilleures idées naissent souvent de rencontres entre des personnes confrontées à différents problèmes », a-t-il indiqué. Concernant les programmes de formation lancés en Éthiopie, il a estimé que les diplômes constituent une étape importante, mais que leur impact dépend surtout de la manière dont les compétences acquises sont utilisées pour développer la technologie africaine. À propos de son premier séjour en Éthiopie, il a exprimé son admiration pour le développement observé à Addis-Abeba. « C’est fantastique. C’est mon premier séjour ici en Éthiopie, et je trouve cela vraiment fantastique. Cela donne envie de revenir », a-t-il déclaré. L’ingénieur a enfin réaffirmé que la transformation numérique, l’intelligence artificielle et le renforcement des compétences constituent des leviers indispensables pour bâtir une éducation africaine moderne, innovante et tournée vers l’avenir.
Fondation pour la protection de la santé des citoyens, le développement et la sécurité nationale : le président Taye
Jul 16, 2026 756
  Addis Ababa le 16 juillet, 2026 (ENA) Le gouvernement éthiopien est fermement convaincu que la protection de la santé de ses citoyens constitue le fondement du développement, de la croissance économique et de la sécurité nationale, a souligné le président Taye Atske Selassie.   L’Institut éthiopien de santé publique (EPHI) a célébré aujourd’hui son jubilé de diamant, lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté de hauts responsables gouvernementaux, des diplomates, des partenaires au développement, des chercheurs et des invités.   S'exprimant à cette occasion, le président Taye a déclaré que l'Institut éthiopien de santé publique jouait un rôle central dans la santé des citoyens et la sécurité du pays, soulignant que le parcours centenaire de l'institut témoignait des efforts déployés par l'Éthiopie en faveur de la santé de ses citoyens et du système de santé.   Affirmant que la souveraineté nationale et la sécurité nationale sont étroitement liées à la santé publique, il a souligné que la force de l’Éthiopie, de son peuple et de son parcours futur repose sur la protection de la santé de ses citoyens, insistant par ailleurs sur l’importance du rôle des prestataires de services de recherche médicale dans ce processus.   Le président Taye a salué les réalisations de l’Institut éthiopien de santé publique dans la lutte contre les crises sanitaires mondiales complexes, les épidémies et les maladies transmissibles depuis sa création.   Il a mis en avant la réactivité et le leadership scientifique dont l’institut a fait preuve lors d’épidémies telles que celles de la COVID-19, de la variole du singe et de la fièvre de Marburg.   Le président Taye a souligné la position ferme du gouvernement en faveur de la protection de la santé des citoyens, qu’il considère comme le fondement du développement national, de la croissance économique et de la sécurité.   Le gouvernement considère donc que des institutions solides constituent le fondement de la construction nationale et accordera une attention particulière au développement des infrastructures et des capacités technologiques de l’institut.   Le président Taye a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à continuer de mettre en place des cadres politiques favorables afin de rendre l’institut plus efficace et plus compétitif à l’avenir, soulignant la nécessité de moderniser les capacités de prévention et de réponse aux urgences de santé publique en s’appuyant sur les succès passés.   Il a en outre insisté sur la nécessité de mettre en place un système rapide et moderne de gestion et d’analyse des données, capable de prévoir la propagation des maladies à l’aide de technologies de pointe.   Le jubilé de diamant est l'occasion de revenir sur les 100 ans d'action de l'Institut éthiopien de santé publique en faveur de la recherche en santé publique, de la surveillance des maladies, des services de laboratoire et de l'élaboration de politiques fondées sur des données probantes.
La CUA appelle à une refonte en profondeur du système éducatif africain grâce à la transformation numérique
Jul 13, 2026 1720
Addis Ababa le 13 juillet, 2026(ENA) La Commission de l'Union africaine (CUA) a appelé les pays africains à transformer en profondeur leurs systèmes éducatifs grâce à l'innovation numérique.   S'exprimant lors de l'inauguration du salon « Innovating Education in Africa Expo 2026 » à Addis-Abeba, le commissaire de l'UA chargé de l'éducation, des sciences, de la technologie et de l'innovation (ESTI), le professeur Gaspard Banyankimbona, a souligné que la technologie devait remodeler l'ensemble de l'écosystème d'apprentissage, plutôt que de se contenter d'introduire des ordinateurs dans les salles de classe.   Un salon de deux jours, organisé sous le thème « Accélérer la transformation numérique de l’éducation : déployer à grande échelle des solutions innovantes pour la Décennie de l’Union africaine pour l’éducation et le développement des compétences 2025-2035 », a réuni des ministres, des éducateurs, des chercheurs, des partenaires de développement, des investisseurs, des innovateurs et des représentants de la jeunesse issus de plus de 20 pays africains et internationaux.   Ce rassemblement vise à promouvoir des solutions d’éducation numérique évolutives et pilotées par l’Afrique, dans le cadre de la Décennie d’action accélérée pour la transformation de l’éducation et le développement des compétences de l’Union africaine.   S’adressant aux participants, M. Banyankimbona a appelé à une collaboration continentale renforcée afin de moderniser les systèmes éducatifs et de mieux préparer la population jeune africaine, en pleine croissance, à l’avenir.   Il a souligné que la transformation numérique devait aller au-delà de la simple introduction d’ordinateurs et de tablettes dans les salles de classe, pour changer fondamentalement le fonctionnement de l’enseignement, de l’apprentissage, de la recherche et des marchés du travail.   « La transformation numérique ne se résume pas à installer des ordinateurs et des tablettes dans les salles de classe. Elle implique de repenser complètement la manière dont nous enseignons, apprenons, menons nos recherches et, en fin de compte, construisons notre continent », a-t-il ajouté.   Le commissaire a déclaré que les systèmes éducatifs devaient favoriser l’inclusion numérique tout en adaptant l’apprentissage aux exigences en constante évolution des marchés du travail, grâce à une meilleure connaissance de ces derniers.   Selon M. Banyankimbona, doter les jeunes Africains de compétences numériques, de créativité et de confiance en eux, tout en préservant leur identité culturelle, permettra au continent de se positionner comme un leader mondial de l’innovation.   « Si nous dotons nos jeunes de compétences numériques, de créativité et de confiance en eux tout en les ancrant dans leurs racines culturelles, l’Afrique fera bien plus que simplement participer à l’avenir : nous le façonnerons activement. »   La responsable de la division Éducation de l’Union africaine, Sophia Ashipala, a décrit l’Expo comme « une célébration de l’imagination africaine », soulignant les réalisations de l’initiative « Innovating Education in Africa » depuis son lancement en 2018.   Elle a indiqué que cette initiative avait reçu plus de 12 700 propositions d’innovation, identifié 180 projets prometteurs, octroyé des subventions d’accélération pouvant atteindre 100 000 dollars américains à 41 initiatives et touché plus d’un million de personnes à travers le continent.   « Derrière chaque chiffre, un enseignant a été autonomisé, un enfant a été inspiré, une école a été transformée et une communauté a retrouvé l’espoir », a-t-elle souligné, ajoutant que les universités s’étaient engagées à renforcer les infrastructures de recherche, tandis que les établissements d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP) et les entreprises spécialisées dans les technologies éducatives avaient présenté des solutions de connectivité numérique évolutives.   Les concepteurs de programmes d’études ont également convenu d’intégrer l’intelligence artificielle, la robotique et les compétences vertes dans des programmes centrés sur l’apprenant et ancrés dans les langues et le patrimoine culturel africains.   Claude Landry, responsable de la coopération au sein du Programme de développement panafricain et régional de la Mission du Canada auprès de l’UA, a félicité les innovateurs africains pour avoir élargi l’accès à une éducation de qualité, en particulier dans les communautés défavorisées.   « Leurs innovations élargissent les perspectives offertes aux apprenants issus de communautés défavorisées, soutiennent les enseignants et contribuent à doter les jeunes des compétences nécessaires pour s’épanouir dans une économie de plus en plus numérique. »   M. Landry a également souligné la récente contribution de 10 millions de dollars américains du Canada destinée à soutenir l’éducation et l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) à travers l’Afrique, et a appelé à redoubler d’efforts pour passer de projets pilotes à des solutions à grande échelle.   Selon les organisateurs, les discussions menées tout au long du salon ont porté sur l’accélération de la mise en œuvre concrète des initiatives en matière d’éducation numérique.   Ce salon devrait permettre de renforcer les partenariats intersectoriels et d’aligner les réformes éducatives sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine afin d’améliorer la compétitivité, la productivité et la mobilité des jeunes sur l’ensemble du continent.   Les délégués ont identifié la formation des enseignants, l'accès abordable à Internet et l'élaboration de supports pédagogiques numériques adaptés au contexte culturel comme des priorités immédiates, tandis que les partenaires internationaux ont réaffirmé leur engagement à long terme en faveur de la transformation du système éducatif africain.
Économie
Le groupe Ethiopian Airlines enregistre un chiffre d'affaires de 9,1 milliards de dollars américains pour l'exercice 2025/2026
Jul 29, 2026 451
Addis Ababa le 29 juillet,2026 (ENA) Le groupe Ethiopian Airlines a annoncé avoir réalisé un chiffre d’affaires de 9,1 milliards de dollars américains au cours de l’exercice 2025/2026, marquant ainsi une étape importante dans la croissance continue de la compagnie aérienne.   Au cours de la période considérée, le groupe Ethiopian Airlines a également transporté un total de 20,7 millions de passagers.   S'exprimant lors de la présentation annuelle des résultats de la compagnie, Mesfin Tasew, directeur général du groupe Ethiopian Airlines, a déclaré que le trafic passagers avait augmenté de 8 % par rapport à l'exercice précédent.   La compagnie a également enregistré une hausse de 10 % du nombre de passagers-kilomètres par rapport à l'exercice précédent, atteignant ainsi 99 % de son objectif prévu, tandis que la capacité de fret a progressé de 8 %.   Ethiopian Airlines a transporté 897 000 tonnes de fret au cours de l’exercice, soit une hausse de 16 % par rapport à l’année précédente, soulignant ainsi la croissance continue de son activité de fret.   Afin d’étendre son réseau, la compagnie aérienne a lancé des liaisons vers quatre nouvelles destinations internationales, portant le nombre total de destinations internationales à 150, tout en desservant également 25 destinations nationales.   Elle a en outre renforcé sa flotte en y ajoutant neuf appareils et en acquérant huit avions d’entraînement pour pilotes afin d’accroître ses capacités de formation aéronautique.   M. Mesfin a indiqué que les résultats financiers de la compagnie aérienne avaient été affectés par les annulations de vols dues aux conflits dans la région du Golfe, par la suspension des liaisons vers certaines destinations en raison des restrictions de voyage imposées par les États-Unis, ainsi que par l’annulation des vols à destination de la République démocratique du Congo.   Malgré ces difficultés, la compagnie aérienne a maintenu de solides performances opérationnelles tout au long de l’année.   Le PDG a souligné que les neuf premiers mois de l’exercice fiscal avaient été particulièrement fructueux et avaient largement contribué à soutenir les performances globales de la compagnie.   Sur le plan des infrastructures, Ethiopian Airlines a poursuivi l’extension de ses installations à l’aéroport international Bole d’Addis-Abeba, notamment l’agrandissement du terminal des vols intérieurs, des salons passagers, du terminal de fret et du centre de données, tout en menant des travaux d’embellissement de l’aéroport.   M. Mesfin a déclaré que la construction du nouvel aéroport de Bishoftu avançait comme prévu et devrait s’achever d’ici janvier prochain. Il a ajouté que la relocalisation des résidents concernés par le projet était déjà terminée.   Le PDG a également indiqué que la construction de nouveaux aéroports nationaux progressait et devrait s’achever l’année prochaine, renforçant ainsi davantage les infrastructures aéronautiques de l’Éthiopie.
L'Éthiopie et les États-Unis envisagent de renforcer leur coopération en matière de commerce et d'investissement
Jul 28, 2026 319
Addis Ababa le 28 juillet, 2026 (ENA) L'Éthiopie et les États-Unis ont réaffirmé leur engagement à approfondir leur coopération économique et commerciale, à l'occasion d'entretiens entre hauts responsables axés sur la promotion des investissements, l'expansion des échanges bilatéraux et le renforcement des partenariats avec le secteur privé.   Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, a rencontré aujourd'hui Mark Mitchell, sous-secrétaire adjoint chargé de l'Afrique au ministère américain du Commerce.   Les deux parties ont discuté du programme de réformes économiques en cours en Éthiopie, des nouvelles opportunités d’investissement et des perspectives de renforcement de la coopération économique entre les deux pays.   Au cours de cette rencontre, le ministre des Finances, Ahmed Shide, a présenté les grandes lignes du programme global de réformes macroéconomiques et structurelles du gouvernement.   Il a en outre souligné les progrès significatifs réalisés ces dernières années grâce à ces réformes, qui visent à favoriser une économie plus compétitive, à améliorer le climat des affaires et à créer un environnement plus propice à une croissance tirée par le secteur privé et aux investissements directs étrangers.   Ahmed a réaffirmé l'engagement du gouvernement à poursuivre les réformes visant à renforcer la compétitivité économique, à élargir les débouchés commerciaux et à faire de l'Éthiopie une destination attractive pour les investisseurs internationaux.   De son côté, Mark Mitchell, sous-secrétaire adjoint chargé de l'Afrique au ministère américain du Commerce, a salué les progrès réalisés dans le cadre du programme de réforme de l'Éthiopie et s'est félicité des efforts continus du gouvernement pour améliorer le climat d'investissement.   Il a réaffirmé l'engagement du ministère américain du Commerce à promouvoir des relations commerciales plus solides et à soutenir un engagement accru des entreprises américaines sur le marché éthiopien.   Les deux parties ont également échangé leurs points de vue sur le développement du commerce et des investissements bilatéraux, le renforcement de la collaboration avec le secteur privé et la promotion de partenariats interentreprises plus étroits dans des secteurs clés.   Parmi les sujets abordés figurait le projet historique de construction d’un nouvel aéroport international en Éthiopie ; les deux parties ont examiné l’intérêt que pourraient porter les institutions financières américaines au financement de cette initiative stratégique en matière d’infrastructures.   Les responsables ont souligné qu’un dialogue soutenu et une coopération économique plus étroite seraient essentiels pour ouvrir de nouvelles opportunités d’investissement, faciliter l’engagement du secteur privé et favoriser une croissance économique mutuellement bénéfique.   Ils se sont également engagés à renforcer davantage les relations économiques et commerciales entre l’Éthiopie et les États-Unis, tout en mettant en œuvre des mesures concrètes visant à stimuler les échanges commerciaux, à attirer les investissements et à développer la coopération commerciale à long terme.
L'Éthiopie doit maintenir la dynamique autour du GERD et construire des barrages , déclare le directeur exécutif du PIRC
Jul 26, 2026 378
Addis Ababa le 26 juillet, 2026 (ENA) « Le projet GERD a clairement démontré ce dont les Éthiopiens sont capables lorsqu’ils font front commun, et le pays doit maintenir cette dynamique en tirant les enseignements essentiels de ce succès historique que représente la construction du barrage », a déclaré Solomon Zena, directeur exécutif du Centre de recherche sur l’innovation politique (PIRC).   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, le directeur exécutif a souligné que l’Éthiopie avait été un excellent exemple à bien des égards, mettant davantage en avant le rôle exemplaire que continue de jouer le pays grâce à la réalisation de ce grand barrage.   Le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) est un projet majeur d’énergie propre qui renforce considérablement l’hydroélectricité renouvelable, indispensable à la promotion de l’intégration économique régionale.   M. Solomon a ajouté que le barrage produisait de l’énergie renouvelable, ce qui contribuait également à renforcer les actions climatiques du pays et à fournir de l’énergie à la région.   Le directeur exécutif a ensuite détaillé l’importance du GERD dans la lutte contre le changement climatique grâce à la production d’énergie renouvelable.   Il a également souligné la nécessité d’aller de l’avant pour maintenir la dynamique de développement des ressources en eau du pays en tirant les enseignements essentiels du GERD.   Le pays doit désormais se lancer dans la construction de petits barrages, car l’achèvement réussi du GERD démontre clairement comment les Éthiopiens font la différence grâce à leur unité.   Le GERD est un jalon historique porté par l’unité de la population et la détermination du gouvernement ; il est également largement salué comme un jalon historique de l’unité nationale, de l’autonomie et de la fierté collective.   « C’est une formidable initiative. Elle montre que lorsque nous unissons nos forces, nous pouvons faire la différence. Nous pouvons construire un barrage comme celui-là, l’un des plus grands d’Afrique. »   Le directeur exécutif a souligné la nécessité de maintenir cette dynamique en intensifiant les efforts déjà déployés par le pays, ainsi qu’en s’appuyant sur l’importante réalisation que représente le barrage de la Grande Renaissance, parallèlement à d’autres programmes mis en œuvre dans différents secteurs de l’économie.   L’Éthiopie doit maintenir cette dynamique tant que la population et le gouvernement sont convaincus qu’elle contribue au développement du pays sans nuire à autrui, a-t-il souligné.   « Nous devons aller de l’avant et faire ce que nous avons fait avec le grand barrage de la Renaissance. Je comprends que nous ayons besoin de davantage de barrages », a déclaré Solomon.   Le grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) est largement considéré comme indispensable à la promotion de l’intégration économique régionale, tout en constituant un puissant symbole de l’autonomie africaine.
La maire Adanech Abiebie donne le coup d'envoi de la construction du premier institut polytechnique « intelligent » d'Éthiopie
Jul 24, 2026 354
Addis Ababa le 24 juillet, 2026 (ENA) La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a donné aujourd’hui le coup d’envoi de la construction du premier « Smart Polytechnic College » d’Éthiopie, un projet phare dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel développé en partenariat avec la fondation Menschen für Menschen.   Une fois achevé, cet établissement proposera aux jeunes une formation professionnelle pratique et axée sur la technologie dans des secteurs clés, notamment l'industrie manufacturière, l'ingénierie automobile, l'électricité et l'électronique, les communications, le textile et la technologie de commande numérique par ordinateur (CNC), a déclaré la maire.   Dans un message publié sur sa page de réseau social, la maire Adanech a souligné que le développement national durable et la réduction de la pauvreté ne peuvent être atteints par la seule éducation théorique, insistant sur la nécessité de disposer d'une main-d'œuvre qualifiée, dotée à la fois d'une expertise technique et d'un esprit novateur.   Elle a déclaré que le Smart Polytechnic College jouera un rôle de passerelle essentielle entre l’éducation et l’emploi en permettant aux jeunes de transformer leurs connaissances en compétences pratiques, de passer du statut de demandeurs d’emploi à celui de créateurs d’emplois, et de contribuer à l’élargissement des opportunités d’emploi.   La maire a en outre déclaré que l’administration municipale d’Addis-Abeba suivra de près le processus de construction afin de s’assurer que le projet soit achevé dans les délais prévus et qu’il réponde aux normes de qualité requises.   Elle a également exprimé sa gratitude envers la fondation Menschen für Menschen, un partenaire de développement de longue date, pour son soutien dans le cofinancement du projet.
Vidéos
Technologie
L'Éthiopie inaugure un laboratoire de défense de pointe pour stimuler l'IA, la cybersécurité et l'innovation stratégique
Jul 26, 2026 433
Addis Ababa le 26 juillet, 2026 (ENA) L’Université de la Défense éthiopienne a inauguré un laboratoire central de pointe.   Cette installation devrait permettre à l’Éthiopie de s’imposer comme un pôle national dédié à la recherche de pointe, à la formation spécialisée, à l’innovation technologique et au développement scientifique stratégique.   La ministre de la Défense, Aisha Mohammed, ainsi que de hauts responsables gouvernementaux, des diplomates et des invités d’honneur ont assisté à la cérémonie d’inauguration.   Construit sur un site de 20 850 mètres carrés avec le soutien du gouvernement des Émirats arabes unis (EAU) dans le cadre du partenariat bilatéral de développement entre l’Éthiopie et les EAU, ce laboratoire est conçu pour faire le lien entre les connaissances universitaires et leurs applications pratiques afin de relever les nouveaux défis en matière de sécurité nationale, de technologie et d’industrie.   Le Laboratoire central de pointe dispose d’installations spécialisées dédiées à la cybersécurité, à l’intelligence artificielle, aux réseaux électriques, à l’automatisation, aux communications, à l’impression 3D et à l’usinage CNC, au prototypage, ainsi qu’à l’enseignement et à la formation en soins infirmiers.   De plus, ce site est conçu comme un centre national d’excellence capable de renforcer les capacités de l’Éthiopie dans les domaines des sciences et technologies de pointe.   Il permettrait également de faire le lien entre l’enseignement supérieur, les priorités en matière de sécurité nationale, l’industrie et les objectifs plus larges de développement national.   L’une des principales caractéristiques du laboratoire réside dans son infrastructure intégrée d’énergies renouvelables.   Un système d’énergie solaire a été installé pour répondre aux besoins énergétiques élevés du site et contribuer à couvrir les besoins en électricité de l’Université de défense éthiopienne pendant jusqu’à huit heures par jour.   Les panneaux solaires installés dans plusieurs sections du site produisent de l’énergie propre et fonctionnent en complément des sources d’énergie conventionnelles afin de garantir un fonctionnement stable et ininterrompu. Les onduleurs solaires et les systèmes de stockage par batterie permettent de stocker l’énergie et de l’utiliser en cas de besoin, ce qui contribue à minimiser les perturbations dans les activités de recherche, de formation et de laboratoire.   Le site comprend également un système de chauffage solaire de l’eau, renforçant encore davantage son efficacité énergétique et sa durabilité.   Cette infrastructure solaire intégrée devrait permettre de réduire les coûts énergétiques, de limiter la pollution grâce à l’utilisation d’énergie propre et de contribuer à atténuer l’impact des coupures de courant sur les opérations du laboratoire.   Au-delà de l’enseignement et de la recherche, l’Université de défense éthiopienne prévoit d’utiliser ce laboratoire pour fournir des services de conseil spécialisés dans des domaines tels que la cybersécurité, les infrastructures électriques et l’ingénierie logistique.   Ce centre favorisera également la formation professionnelle avancée, le mentorat technique et l’organisation d’ateliers professionnels, tout en créant des plateformes d’échange de connaissances et de collaboration renforcée entre le monde universitaire, l’industrie et la communauté au sens large.   Cette inauguration marque une étape importante dans les efforts déployés par l’Éthiopie pour renforcer ses capacités scientifiques et technologiques et former une main-d’œuvre hautement qualifiée, capable de relever les défis de plus en plus complexes du XXIe siècle en matière de sécurité, d’industrie et de technologie.
Les dirigeants d'entreprises du secteur des TIC saluent l'université éthiopienne spécialisée dans l'IA, qu'ils considèrent comme un catalyseur de l'avenir numérique de l'Afrique
Jul 26, 2026 296
Addis Ababa le 26 juillet, 2026 (ENA) Les dirigeants d’entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) du Ghana, d’Égypte et du Zimbabwe ont salué la création par l’Éthiopie de sa première université dédiée à l’intelligence artificielle (AIU) comme une initiative historique, la qualifiant de catalyseur de la transformation numérique et des progrès technologiques futurs de l’Afrique.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, ils ont décrit cette initiative comme une avancée décisive visant à renforcer les capacités de l’Afrique en matière d’intelligence artificielle, à promouvoir la souveraineté des données et à accélérer l’innovation locale à travers le continent.   Oswald Wedam Anonadaga, fondateur et directeur général de FloodGates International et créateur de Trustur AI, a déclaré que cette initiative permettait à l’Éthiopie de façonner son propre avenir numérique en développant des solutions d’IA adaptées aux priorités et aux besoins de développement du pays.   « Je pense que la création d’une université spécialisée dans l’IA, en particulier une université axée sur le contexte éthiopien et capable d’apporter des solutions à l’économie éthiopienne, est l’une des meilleures initiatives », a-t-il déclaré.   Selon M. Anonadaga, cette université devrait aller au-delà d’un établissement universitaire classique pour devenir un pôle stratégique dédié à la recherche en IA, à l’innovation, à l’entrepreneuriat et au développement des talents, capable de soutenir à la fois les secteurs public et privé.   Il a souligné que le fait d’ancrer l’enseignement et la recherche en IA dans les réalités locales permettrait à l’Éthiopie de développer des technologies répondant aux défis sociaux, économiques, culturels et linguistiques propres au pays, tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des technologies importées.   M. Anonadaga a également encouragé d’autres pays africains à créer des institutions similaires, capables de « former des personnes, d’élaborer des solutions et d’adapter l’IA au contexte local de nos pays ».   Il a souligné qu’une formation en IA axée sur les besoins locaux permettrait aux pays africains de définir leurs propres priorités technologiques, de protéger leurs données, de renforcer leur souveraineté numérique et de créer des entreprises technologiques compétitives à l’échelle mondiale.   Soulignant les avantages économiques plus larges du développement des compétences en IA, il a déclaré que l'élargissement du vivier de professionnels de l'IA stimulerait la recherche, l'esprit d'entreprise, l'innovation et la croissance d'écosystèmes numériques dynamiques à travers l'Afrique.   S'inspirant de l'initiative « One Million Coders » du Ghana, M. Anonadaga a suggéré que l'Éthiopie pourrait lancer un programme national ambitieux visant à former un million de spécialistes de l'IA.   « Si vous concevez une solution, notamment en Éthiopie, l’un des aspects à prendre en compte est de savoir comment faire de l’IA une priorité », a-t-il déclaré, proposant ainsi une vision visant à former « un million de développeurs spécialisés en IA ».   De son côté, Alshimaa Elbahrawy, cofondatrice de Deaf Gain, a souligné que le projet d’université représentait une opportunité majeure de rendre l’enseignement de l’IA plus inclusif, en garantissant aux personnes en situation de handicap un accès égal à l’apprentissage, à la recherche et à l’innovation.   Elle a appelé à la mise en place de programmes spécifiques visant à autonomiser les personnes en situation de handicap et a souligné le rôle crucial que jouent les enseignants et les établissements dans l’élargissement de l’accès aux connaissances en matière d’IA.   « Nous devons instaurer une collaboration différente », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’Afrique devait montrer au monde entier qu’elle était capable de nouer de solides partenariats et d’établir une collaboration fructueuse.   Mme Elbahrawy a insisté sur le fait que l’inclusivité devait être intégrée dès la conception de l’enseignement de l’IA afin que les progrès technologiques profitent à toutes les couches de la société et que personne ne soit laissé pour compte dans la transformation numérique.   De même, McDonald Lewanika, directeur exécutif d’Accountability Lab pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, a souligné l’importance de la souveraineté des données alors que les pays africains développent leurs ambitions en matière d’IA.   « La souveraineté des données est un enjeu majeur. Aujourd’hui, les données elles-mêmes sont le nouveau pétrole », a-t-il déclaré.   M. Lewanika a fait valoir que les pays africains devaient s’approprier davantage leurs données en investissant dans des infrastructures numériques sécurisées, notamment des centres de données, en renforçant les cadres de gouvernance et de réglementation, et en développant une expertise spécialisée en IA afin de garantir que les Africains tirent le maximum de valeur des données qu’ils génèrent.   Les experts ont convenu que le projet d’université dédiée à l’IA proposé par l’Éthiopie représentait bien plus que la simple création d’un nouvel établissement d’enseignement supérieur.
L'Éthiopie développe ses effectifs dans le domaine de l'IA, les start-ups spécialisées dans l'IA voient le jour
Jul 26, 2026 252
Addis Ababa le 26 juillet, 2026 (ENA) L'Éthiopie s'attache à former une main-d'œuvre qualifiée dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA) afin de préserver ses intérêts nationaux et de se préparer pour l'avenir, a déclaré le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh.   S'exprimant lors de la cérémonie de remise des diplômes des jeunes entrepreneurs spécialisés en IA formés au cours des six derniers mois par l'Institut éthiopien d'intelligence artificielle, il a souligné que l'intelligence artificielle façonne et détermine l'avenir du monde.   Le vice-Premier ministre a déclaré que l’Éthiopie investissait dans le développement et l’autonomisation de la prochaine génération dans le secteur de l’IA afin que le pays puisse tirer parti des opportunités offertes par cette technologie au profit de la nation et être compétitif dans le paysage mondial de demain.   La première promotion de stagiaires issus de start-ups spécialisées dans l’IA à obtenir leur diplôme de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle témoigne clairement de l’engagement du pays à renforcer ses capacités en matière d’IA, a-t-il ajouté.   Le vice-Premier ministre Temesgen a exhorté les diplômés à mettre à profit les connaissances acquises au cours de leur formation pour développer davantage d’innovations et proposer des solutions concrètes au service du pays.   Il a également appelé les institutions gouvernementales et non gouvernementales à s’inspirer du travail exemplaire de l’institut.   Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à redoubler d’efforts pour que l’écosystème des start-ups éthiopiennes profite non seulement au pays, mais aussi aux jeunes de toute l’Afrique.   De son côté, le directeur général de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, Worku Gachena, a déclaré que l’Éthiopie mettait en œuvre la première politique et stratégie africaine en matière d’intelligence artificielle.   Selon lui, cette politique a permis au pays de former des professionnels du numérique qualifiés et de développer des technologies innovantes qui répondent aux défis du monde réel.   Les technologies d’IA sont largement déployées dans le secteur judiciaire, la prestation de services publics, l’administration publique, les soins de santé et d’autres services publics, a-t-il précisé.   Le directeur général a attribué les succès de l’institut aux initiatives soutenues de développement du capital humain mises en œuvre par le biais de programmes d’incubation de start-ups, de stages d’été, d’écoles et d’établissements d’enseignement supérieur.   Lors de l’exposition organisée en marge de la cérémonie de remise des diplômes, les stagiaires ont présenté les solutions basées sur l’intelligence artificielle qu’ils ont développées dans les domaines de la santé, de l’éducation, des transports, des technologies linguistiques, des villes intelligentes, de la finance et du développement humain.
Mise en place de technologies de pointe et d'une infrastructure numérique pour améliorer le guichet unique MESOB
Jul 24, 2026 310
Addis Ababa le 24 juillet, 2026 (ENA) Le développement de technologies de pointe et d’infrastructures numériques, le renforcement des capacités institutionnelles et la mise en place de services publics centrés sur le citoyen constitueront les priorités clés pour améliorer le service « MESOB One Stop Service » en Éthiopie au cours des trois prochaines années.   L’institution a lancé aujourd’hui un plan stratégique triennal et une feuille de route visant à transformer les services publics en services accessibles, efficaces, s’appuyant sur la technologie et centrés sur le citoyen, grâce à la plateforme nationale « MESOB One Stop Service ».   Ce plan stratégique vise à accélérer la transformation numérique en développant les services publics intégrés, en renforçant la préparation des institutions et en améliorant la prestation des services, afin d’offrir un accès plus rapide, plus efficace et sans rupture aux services publics dans tout le pays.   Élaborée conformément à la stratégie « Digital Ethiopia 2030 », cette feuille de route définit les grandes orientations stratégiques visant à améliorer l’accessibilité, la qualité et l’efficacité des services publics tout en accélérant la transformation numérique au sein des institutions gouvernementales. Lors du lancement de la feuille de route, Yonas Alemayehu, directeur général du service « MESOB One Stop Service », a déclaré que ce document fournissait une orientation stratégique claire pour le système de prestation de services de l’institution au cours des trois prochaines années.   « La feuille de route définit clairement le type de système de prestation de services que le MESOB doit mettre en place au cours des trois prochaines années », a-t-il déclaré.   Selon M. Yonas, ce plan stratégique a été élaboré à partir d’une évaluation des performances de l’institution au cours de l’année écoulée et guidera les efforts futurs en matière de transformation numérique, d’amélioration de la qualité des services et de renforcement des capacités institutionnelles.   Il a ajouté que ce plan avait été élaboré en conformité avec la vision « Digital Ethiopia 2030 », les directives relatives à la réforme de la fonction publique et les objectifs généraux du pays en matière de développement numérique.   Lors de la présentation de la feuille de route, Desalegn Dingeta, directeur de la planification et des programmes, a indiqué qu’elle s’articulait autour de trois piliers stratégiques.   Le premier pilier vise à renforcer les capacités institutionnelles et la préparation en améliorant les capacités de mise en œuvre, en mettant en place un système moderne de gestion de la performance, en renforçant les compétences du personnel et en favorisant une culture organisationnelle efficace.   Le deuxième pilier a pour objectif de fournir des services de qualité supérieure centrés sur le citoyen, en élargissant l’accès équitable et numérique aux services publics, en développant l’utilisation des plateformes numériques, en renforçant le fonctionnement des centres d’appel et en mettant en place des systèmes solides de mesure de la satisfaction client.   Le troisième pilier donne la priorité au développement de technologies de pointe et d’infrastructures numériques, en mettant particulièrement l’accent sur le renforcement de la cybersécurité et la mise en place de plateformes de services numériques modernes.   M. Desalegn a également souligné que cette feuille de route avait été élaborée sur la base du plan de développement décennal de l’Éthiopie, du programme de réformes économiques « Homegrown », de la politique relative aux services et à l’administration publics, ainsi que de la stratégie « Digital Ethiopia 2030 ».   Lancée en présence de hauts responsables gouvernementaux et des directeurs des centres régionaux de services à guichet unique MESOB, cette feuille de route devrait jouer un rôle significatif dans la transformation de la prestation des services publics en un système entièrement numérisé, efficace et centré sur le citoyen.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 11953
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie.   Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale.   La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays.   Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie.   Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré.   Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. »   Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines.   Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays.   « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. »   Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba.   « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. »   Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ».   Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités.   « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 13886
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 11189
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Des institutions scientifiques et des revues de recherche du monde entier confirment le succès de l'initiative « Green Legacy » en Éthiopie
Jul 30, 2026 191
Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) Une série d’études indépendantes, évaluées par des pairs et publiées dans de prestigieuses revues scientifiques internationales, a validé empiriquement le succès remarquable de l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie en matière de restauration forestière, d’atténuation du changement climatique et d’engagement communautaire.   Lancée il y a huit ans par le Premier ministre Abiy Ahmed, l’initiative « Green Legacy » est passée d’une campagne nationale de plantation de jeunes plants à un modèle scientifique mondialement reconnu pour la réhabilitation environnementale à grande échelle.   Selon cinq études distinctes publiées en 2026, ce mouvement produit des effets mesurables en termes d’extension du couvert forestier, de baisse des températures locales et de positionnement de l’Éthiopie comme un puits de carbone majeur à l’échelle mondiale.   Ces recherches, présentées dans des publications scientifiques de premier plan telles que *Nature* (Scientific Reports), Elsevier et Springer, ont utilisé des données satellitaires, des enquêtes de terrain et des techniques avancées d’intelligence artificielle pour quantifier les résultats transformateurs de l’initiative.   Une étude publiée dans la revue « Trees, Forests and People » d’Elsevier (Asefa et al., 2026) révèle que le taux de survie des jeunes plants dans le sud de l’Éthiopie a atteint le chiffre impressionnant de 80 %. Ce succès résulte du passage à une sylviculture scientifique, où les plantations sont synchronisées avec les saisons des pluies et s’accompagnent d’une formation des communautés.   Le chercheur principal, Tadesse Asefa, a souligné que la combinaison des savoirs autochtones et d’une gestion moderne a permis de transformer les jeunes plants en forêts naturelles vivantes, ce qui constitue une réussite extraordinaire pour un programme de cette envergure.   Une étude publiée dans la revue Discover Environment de Springer (Haji et al., 2026) met en lumière les moteurs sociaux à l’origine de cette initiative. L’étude a révélé que la participation dans l’est de l’Éthiopie est motivée par une forte sensibilisation au climat et un esprit de volontariat — qualifié de « patriotisme climatique » — plutôt que par des directives imposées par les autorités.   Le chercheur principal, Abdurezak Haji, a souligné que les citoyens considèrent les arbres comme une assurance vitale pour la vie, réfutant ainsi l’idée selon laquelle « Green Legacy » ne serait qu’une campagne menée par le gouvernement et démontrant qu’il s’agit d’un mouvement résilient, issu de la base.   Dans la zone de Buno Bedele, au sud-ouest de l’Éthiopie, des recherches menées par Worku Zewdie et ses collègues scientifiques ont documenté une augmentation remarquable du couvert forestier — passant de 27,64 % à 38,24 % — sur une période de six ans.   Ce reboisement a entraîné un effet de refroidissement du microclimat, faisant baisser les températures locales à la surface du sol jusqu’à 1,16 °C. Worku Zewdie a souligné que ce refroidissement constituait une réponse locale concrète à la hausse des températures mondiales, améliorant directement la productivité agricole et la résilience climatique des agriculteurs.   Une étude phare publiée dans *Scientific Reports* de *Nature* (Shumi et al., 2026) a confirmé le potentiel de séquestration du carbone de cette initiative. Les recherches ont révélé que les espèces d’arbres indigènes d’Éthiopie excellent dans l’absorption du dioxyde de carbone, stockant près de 500 mégagrammes d’équivalent CO₂ par hectare dans certains systèmes agroforestiers.   L’auteur principal, Girma Shumi, a souligné que cette validation scientifique ouvre la voie à l’entrée de l’Éthiopie sur le marché mondial du carbone, qui représente plusieurs milliards de dollars, faisant ainsi de ses forêts des atouts naturels inestimables.   À l’horizon, une étude prédictive intégrant l’apprentissage automatique et la technologie géospatiale (Tilahun et al., 2026) prévoit que le couvert forestier de l’Éthiopie maintiendra sa trajectoire ascendante au moins jusqu’en 2035.   Mulugeta Tilahun, qui a dirigé l’analyse basée sur l’intelligence artificielle, a conclu que l’initiative « Green Legacy » représente un parcours générationnel vers une Éthiopie à faible empreinte carbone, reposant sur des fondations étayées par des données et posées dès aujourd’hui.   Dans leur ensemble, ces cinq études internationales confirment que l’initiative « Green Legacy » constitue une réussite fondée sur les données. Face aux défis climatiques mondiaux croissants, le modèle éthiopien de mobilisation de masse, soutenu par une rigueur scientifique, offre un plan d’action concret pour la restauration des écosystèmes à l’échelle mondiale.
« L'héritage vert de l'Éthiopie est un symbole de développement et d'unité multinationale », déclare le ministre
Jul 25, 2026 351
Addis Ababa le 25 juillet, 2026 (ENA) « L’initiative Green Legacy est un symbole national de développement forgé grâce à l’unité multinationale », a déclaré Bikila Hurissa, ministre coordinatrice du Centre pour la consolidation du système démocratique auprès du cabinet du Premier ministre.   Les dirigeants de l’Agence de presse éthiopienne (ENA) ont planté aujourd’hui des jeunes arbres le long des rives du lac Hora Arsedi à Bishoftu, dans la région d’Oromia, dans le cadre de la campagne nationale intitulée « Planter l’espoir ».   Le ministre, qui préside également le conseil d'administration de l'ENA, a souligné que l'initiative « Green Legacy » est une campagne nationale phare qui renforce la position et le prestige diplomatique de l'Éthiopie sur la scène internationale.   La plantation de milliards de jeunes plants dans le cadre de cette réforme nationale témoigne de la transition concrète et réussie de l'Éthiopie vers une économie verte résiliente face au changement climatique.   Il a souligné qu’au-delà de la protection de l’environnement national, l’initiative « Green Legacy » véhicule un message diplomatique fort en faveur de la collaboration régionale dans toute la Corne de l’Afrique.   En fournissant des plants d’arbres et en partageant son expertise en matière de préservation de l’environnement avec les pays voisins, l’Éthiopie renforce l’intégration régionale et en tire d’importants dividendes diplomatiques, a ajouté M. Bikila.   Le ministre a souligné que la communauté internationale considère désormais les actions concrètes menées par l’Éthiopie contre le changement climatique comme un modèle de référence pour l’action environnementale mondiale.   Cette attitude proactive a valu au pays une reconnaissance et des éloges internationaux généralisés, a-t-il noté.   Au niveau national, la campagne s’est imposée comme un programme de développement fédérateur, mobilisant les citoyens de tous âges, de tous genres et de toutes confessions autour d’un objectif national commun.   Selon le ministre, l’initiative « Green Legacy » a mis en évidence la force de l’action collective sur des questions prioritaires pour le pays, tout en renforçant la cohésion multinationale.   D’un point de vue économique, cette initiative stimule la productivité agricole, dynamise les économies tant urbaines que rurales et améliore les conditions de vie des ménages dans tout le pays.   Le directeur général de l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Seife Deribe, a affirmé que l’ENA continuerait à renforcer son engagement institutionnel envers l’initiative « Green Legacy ».   Le directeur général a déclaré que l'événement organisé à Bishoftu constituait la deuxième campagne de plantation d'arbres menée par l'ENA au cours de la saison des pluies actuelle, et qu'il était prévu de déployer des campagnes similaires dans différentes régions du pays.   Il a également indiqué que l'ENA allait intensifier sa couverture médiatique et ses actions de sensibilisation afin de mobiliser activement le public en faveur des efforts de préservation de l'environnement.
Les diplomates saluent l'initiative « Green Legacy » de l'Éthiopie, qu'ils considèrent comme un modèle mondial en matière d'action pour le climat
Jul 11, 2026 2446
Addis Ababa le 11 juillet, 2026 (ENA) Les ambassadeurs et les représentants diplomatiques de divers pays ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie, la qualifiant de modèle exemplaire pour lutter contre le changement climatique et promouvoir le développement durable. Ils ont également décrit cette initiative comme une contribution majeure aux solutions mondiales en matière de climat. Alors que le changement climatique continue de représenter l’un des défis les plus urgents auxquels le monde est confronté, l’Éthiopie s’est lancée dans un ambitieux effort de restauration environnementale à travers l’initiative « Green Legacy », lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed en 2019. Entrant désormais dans sa huitième année, cette initiative a donné des résultats notables grâce à des campagnes nationales de plantation d’arbres visant à restaurer les paysages dégradés, à étendre le couvert forestier, à améliorer la durabilité environnementale et à renforcer la résilience face au changement climatique. Les parties prenantes ont souligné que l’impact de cette initiative s’étend au-delà de la protection de l’environnement, a-t-on appris. Des rapports montrent que l’initiative « Green Legacy » contribue à la productivité agricole, à la restauration des écosystèmes et à la création de communautés plus saines et plus durables. Après avoir planté plus de 48 milliards de jeunes arbres ces dernières années, l’Éthiopie a lancé cette année sa campagne sous le thème « Plantons notre espoir », avec pour objectif de planter 8 milliards de jeunes arbres supplémentaires au cours de la saison des pluies 2026. S’adressant à l’ENA, des diplomates ont salué l’engagement de l’Éthiopie en faveur du développement vert, qualifiant l’initiative « Green Legacy » d’exemple inspirant pour les pays à la recherche de solutions concrètes à la crise climatique mondiale. L’ambassadeur d’Israël en Éthiopie, Avraham Neguise, a déclaré que l’Initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie et ses efforts de plantation d’arbres à grande échelle revêtaient une importance capitale, d’autant plus que le changement climatique touche tous les pays du globe. Il a souligné que l’Éthiopie faisait preuve de leadership en menant l’action climatique depuis l’Afrique, insistant sur le fait que les défis environnementaux nécessitaient des réponses collectives à l’échelle mondiale. « Le changement climatique est un phénomène mondial qui touche l’ensemble de la planète, et l’Éthiopie joue un rôle de premier plan, notamment sur le continent africain », a-t-il déclaré. De même, le représentant du Pakistan pour le commerce et l’investissement en Éthiopie, Basit Saleem Shah, a souligné la contribution de cette initiative à la création d’un environnement plus propre. Il a en outre révélé que les travaux menés dans le cadre de l’« Héritage vert » mettaient en valeur la beauté naturelle de l’Éthiopie et renforçaient ses perspectives de développement. M. Shah a ajouté que cette initiative avait renforcé les efforts de l’Éthiopie visant à promouvoir un environnement sans pollution, à améliorer les espaces verts urbains et à créer une destination plus attrayante pour les visiteurs, les investisseurs et les entreprises. « Le programme “Green Legacy” a conféré un charme particulier à l’Éthiopie en développant un environnement vert et en favorisant une atmosphère sans pollution », a-t-il déclaré, saluant les efforts du peuple et du gouvernement éthiopiens qui ont permis de réaliser des progrès remarquables en peu de temps. L’ambassadrice du Sri Lanka en Éthiopie, Nirmala Paranavitana, a qualifié l’approche de développement vert de l’Éthiopie d’initiative visionnaire, soulignant son rôle dans le soutien à la croissance économique tout en garantissant la durabilité environnementale. Elle a indiqué que le Sri Lanka explorait les possibilités de collaboration avec l’Éthiopie en matière de développement vert, reconnaissant que les initiatives environnementales peuvent aller de pair avec le commerce et l’expansion économique. « L’initiative “Green Legacy” va de pair avec l’expansion commerciale et économique d’un pays. Il est très important que l’Éthiopie ait adopté cette initiative, et le Sri Lanka serait disposé à s’associer à cet effort », a-t-elle déclaré. L’ambassadrice a en outre souligné que l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie contribue aux stratégies climatiques mondiales et soutient les efforts internationaux visant à atteindre les objectifs en matière d’action climatique. Lancée pour lutter contre le changement climatique, restaurer les écosystèmes et renforcer le développement durable, l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie est devenue l’un des plus grands programmes nationaux de plantation d’arbres et de restauration environnementale au monde, suscitant une reconnaissance internationale croissante pour son ampleur et son ambition.
L'initiative « Green Legacy » de l'Éthiopie constitue un exemple mondial en matière d'action climatique inclusive : un scientifique
Jul 11, 2026 1610
Addis Ababa le 11 juillet, 2026 (ENA) L’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie s’est imposée comme l’un des programmes mondiaux les plus inclusifs en matière de résilience climatique, réunissant les pouvoirs publics, les chercheurs, les entreprises et les communautés locales pour faire progresser le développement vert et durable, a déclaré un éminent climatologue. Interrogé par l’ENA, le Dr John Recha, chercheur spécialisé dans l’agriculture intelligente face au climat et les politiques climatiques à l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI), a indiqué que l’approche globale et multisectorielle de cette initiative était devenue l’un des principaux moteurs de son succès. « Le programme éthiopien de résilience climatique et de développement vert est unique en son genre, car il rassemble des acteurs issus des secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de l’économie, de la recherche et du secteur privé afin d’investir dans des projets verts qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre tout en générant des bénéfices sociaux et économiques à long terme », a déclaré M. Recha.   Il a expliqué que cette initiative crée une plateforme collaborative au sein de laquelle divers acteurs identifient, conçoivent et mettent en œuvre conjointement des projets visant à renforcer la résilience climatique et à restaurer les écosystèmes dégradés. Selon M. Recha, le fait de réunir des experts, des décideurs politiques, des investisseurs et des entreprises au sein d’un cadre commun permet aux pays de mobiliser des financements, d’encourager l’innovation et de mettre en œuvre des solutions climatiques présentant des avantages environnementaux et économiques durables. Il a souligné qu’une action climatique efficace dépendait de la bonne coordination des institutions — une approche que l’Éthiopie a adoptée pour aligner l’expertise scientifique, les politiques, la planification, le financement et la participation du secteur privé sur des objectifs nationaux de développement communs. M. Recha a noté que plusieurs pays africains ont également mis en place des mécanismes institutionnels dédiés à la coordination de l’action climatique, citant comme exemples la Direction du changement climatique au Kenya et le Département du changement climatique au sein du ministère de l’Eau et de l’Environnement en Ouganda. « Ces institutions rassemblent des experts techniques, des planificateurs et des acteurs du secteur privé afin de développer des initiatives climatiques qui attirent les investissements tout en faisant progresser les priorités nationales en matière de climat », a-t-il déclaré. Il a ajouté que les cadres institutionnels coordonnés renforcent l’efficacité des interventions climatiques en intégrant les connaissances scientifiques, les mécanismes de financement et l’innovation du secteur privé. Ainsi, selon le scientifique, ces cadres coordonnés accélèrent le développement vert tout en renforçant la résilience climatique. Lancée en 2019, l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie est devenue l’un des plus grands programmes nationaux de reboisement et de restauration des écosystèmes au monde. Cette initiative vise à restaurer les paysages dégradés, à lutter contre le changement climatique, à améliorer la biodiversité et à renforcer la sécurité alimentaire grâce à la plantation d’arbres à grande échelle et à la restauration des écosystèmes. Depuis son lancement, l’Éthiopie a planté plus de 48 milliards de jeunes arbres dans tout le pays. Le pays s’est également lancé dans une nouvelle campagne visant à planter 8 milliards de jeunes arbres supplémentaires pendant la saison des pluies 2026, renforçant ainsi l’un des efforts de restauration environnementale les plus ambitieux d’Afrique. Cette initiative a déjà permis d’obtenir des résultats environnementaux mesurables. Le couvert forestier de l’Éthiopie est passé d’environ 17,2 % en 2019 à environ 23 % en 2023, ce qui souligne la contribution du programme à la restauration des paysages, à la séquestration du carbone et à la résilience climatique. Alors que les pays intensifient leurs efforts pour faire face à la crise climatique mondiale, de nombreux observateurs estiment que l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie est de plus en plus considérée comme un modèle d’action climatique inclusive. Selon eux, cette initiative constitue la preuve irréfutable que des partenariats coordonnés entre les gouvernements, les scientifiques, les entreprises et les communautés locales peuvent transformer des engagements climatiques ambitieux en résultats mesurables et à grande échelle.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 29527
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
Article vedette
Erreurs de calcul stratégiques dans le bassin d’Abbay (Nil) : pourquoi la stratégie d’isolement de l’Égypte à l’encontre de l’Éthiopie est vouée à l’échec
Jul 22, 2026 514
Par Ayele Yimer, pour POA 22 juillet, 2026 Depuis bien plus d’un siècle, l’hydro-diplomatie dans le bassin d’Abbay (Nil) s’est déroulée dans le cadre d’un statu quo asymétrique ancré dans des accords datant de l’époque coloniale. Les accords de 1929 et 1959 — élaborés sans la participation ni le consentement de l’Éthiopie, source de plus de 85 % du débit total de l’Abbay (le Nil) — attribuaient la totalité du débit du fleuve aux pays en aval. Surtout, ces pactes historiques accordaient à l’Égypte un droit de veto absolu sur les projets de mise en valeur de l’eau en amont. Lorsque l’Éthiopie a officiellement lancé la construction du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) en 2011, les décideurs du Caire ont d’abord rejeté cette initiative, la qualifiant de simple gesticulation politique. Le raisonnement qui prévalait en Égypte était simple : confrontée à de graves contraintes économiques, à des défis en matière de sécurité intérieure et à des infrastructures technologiques limitées, l’Éthiopie serait totalement incapable de mener à bien seule un mégaprojet de cette ampleur, d’un coût de 5 milliards de dollars américains. La confiance initiale du Caire reposait en grande partie sur l’hypothèse que son influence diplomatique pourrait priver définitivement l’Éthiopie de l’accès aux marchés financiers internationaux. En effet, grâce à un lobbying persistant auprès des institutions financières multilatérales, des banques internationales de développement et des marchés financiers occidentaux, les crédits étrangers et les prêts bilatéraux destinés à la construction du barrage ont été systématiquement refusés à Addis-Abeba. Cependant, ce veto diplomatique a produit un résultat que Le Caire n’avait pas anticipé : il a galvanisé une mobilisation nationale inébranlable. Conscients qu’aucune aide financière extérieure ne serait accordée, l’État éthiopien et ses citoyens ont opté pour une autonomie totale. Des agriculteurs ruraux achetant des micro-obligations aux travailleurs urbains versant une fraction de leur salaire mensuel, en passant par de vastes campagnes menées au sein de la diaspora éthiopienne à travers le monde, ce projet de 5 milliards de dollars a été entièrement financé grâce aux sacrifices de la population. En conséquence, le GERD a rapidement dépassé le simple statut d’installation hydroélectrique. Il s’est transformé en un symbole déterminant de la souveraineté nationale, de l’unité et de l’autodétermination moderne — souvent qualifié dans le discours national de « deuxième Adoua », évoquant la victoire historique de l’Éthiopie face à l’empiétement étranger. DE LA COERCITION À L’ENCERCLEMENT : LES TROIS PHASES DE L’OPPOSITION Alors que la construction du barrage progressait grâce à une autonomie purement nationale, la politique égyptienne a évolué selon trois phases distinctes visant à stopper ou à neutraliser le projet : Coercition directe et blocus financier (2011–2015) : La phase initiale a été marquée par des prises de position publiques, des manœuvres secrètes et des menaces coercitives. En 2013, une célèbre réunion télévisée animée par de hautes personnalités politiques égyptiennes a été diffusée en direct ; les participants y ont ouvertement évoqué le sabotage militaire, les opérations secrètes des services de renseignement et le financement d’insurrections antigouvernementales menées par des groupes intermédiaires en Éthiopie. Cette posture agressive reposait sur la conviction que le fait d’exclure l’Éthiopie des marchés financiers contraindrait inévitablement Addis-Abeba à abandonner la construction. Obstruction des négociations et exigences juridiques (2015–2021) : Alors que la construction physique avançait à grands pas, Le Caire s’est orienté vers l’obstruction des négociations. Profitant du processus prolongé de négociations trilatérales avec l’Éthiopie et le Soudan, Le Caire a insisté sur des quotas d’eau historiques contraignants qui reflétaient les répartitions de l’époque coloniale. Sous le prétexte d’un « cadre opérationnel juridiquement contraignant », l’Égypte a cherché à conserver un droit de veto perpétuel sur les aménagements en amont tout en forçant l’Éthiopie à supporter seule le poids des sécheresses naturelles. Endiguement régional et isolement diplomatique (2021–aujourd’hui) : l’achèvement physique du barrage ayant établi une réalité irréversible, l’Égypte s’est tournée vers les pays voisins d’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique. Conscient que l’intervention directe et les droits de veto juridiques avaient échoué, Le Caire a commencé à forger des alliances bilatérales, des accords de défense et des corridors économiques afin d’encercler diplomatiquement l’Éthiopie. Parallèlement, Le Caire a lancé une guerre de communication agressive, présentant les opérations hydroélectriques standard et non consommatrices comme des violations « unilatérales » du droit international. Dans leurs déclarations publiques, les responsables accusaient régulièrement l’Éthiopie de provoquer des fluctuations du débit en aval. Afin de minimiser l’importance de cette étape nationale, des discours émanant de tiers ont circulé, suggérant que le barrage dépendait d’un financement géopolitique extérieur — des allégations catégoriquement réfutées par les dirigeants éthiopiens et par Pietro Salini, PDG de WeBuild, qui a confirmé que le projet était financé à 100 % par le peuple éthiopien. Malgré des incursions armées à proximité du périmètre du projet, des recours juridiques et une pression diplomatique intense, l’Éthiopie a poursuivi la construction sans interruption. Aujourd’hui, le GERD est entièrement achevé et constitue la plus grande installation hydroélectrique d’Afrique — avec une puissance installée de plus de 5 150 mégawatts —, conçue exclusivement pour la production d’énergie propre à usage non consommatoire. LES FAILLES STRUCTURELLES DE LA STRATÉGIE DU CAIRE La stratégie égyptienne d’encerclement diplomatique repose sur des erreurs d’appréciation fondamentales d’ordre géopolitique, économique et hydrologique qui la rendent insoutenable à long terme : La réalité hydrologique immuable : aucune manœuvre diplomatique ni aucun renforcement d’alliances ne peut modifier la géographie physique du bassin. L’Éthiopie génère plus de 85 % du débit annuel du fleuve par le biais des réseaux du Nil, du Baro-Akobo et du Tekeze. Tenter d’isoler la nation souveraine qui contrôle la source hydrologique ultime du fleuve principal constitue un paradoxe stratégique. Une véritable stabilité en aval passe par des relations directes et fonctionnelles avec Addis-Abeba, et non par un endiguement. Impératifs économiques contre alignements diplomatiques : si les pays du bassin du Nil se félicitent des investissements dans les infrastructures, leurs objectifs de développement économique à long terme favorisent une intégration énergétique régionale centrée sur l’Éthiopie. Les États voisins — notamment le Kenya, le Soudan, Djibouti et le Soudan du Sud — importent activement ou négocient l’achat d’une hydroélectricité propre et abordable produite par le GERD. Le besoin urgent d’électrification et de croissance industrielle signifie que les pays d’Afrique de l’Est ne sacrifieront pas leur accès à l’énergie verte simplement pour se plier aux campagnes diplomatiques à somme nulle du Caire. L’impératif moral et juridique : Exiger qu’un pays enclavé de plus de 130 millions d’habitants reste en situation de pauvreté énergétique — où des dizaines de millions de personnes sont privées d’électricité de base — afin de préserver des répartitions historiques coloniales de l’eau est éthiquement indéfendable et politiquement irréalisable. Cette réalité est soulignée par l’adoption généralisée, à l’échelle régionale, de l’Accord-cadre de coopération (CFA), qui réoriente fondamentalement la gouvernance du Nil vers une utilisation équitable et raisonnable, neutralisant ainsi de fait le droit de veto historique du Caire. AU-DELÀ DU GERD : LA GRANDE STRATÉGIE DES « DEUX EAUX » L’achèvement et la mise en service du GERD ne marquent pas la fin de la vision nationale de l’Éthiopie ; ils constituent au contraire le pilier fondamental d’une transformation géopolitique plus large à travers la Corne de l’Afrique. La perspective stratégique de l’Éthiopie est de plus en plus définie par la doctrine des « deux eaux » — un cadre politique reliant l’hydropolitique du bassin de l’Abbay (Nil) à l’accès maritime le long de la mer Rouge et du détroit de Bab-el-Mandeb. La doctrine des « deux eaux » reconnaît que le bassin du Nil et la mer Rouge sont géographiquement et géopolitiquement indissociables. Les pressions sécuritaires orchestrées par des rivaux en aval dans le domaine maritime — telles que la volonté du Caire d’étendre sa présence militaire et d’implanter des avant-postes de renseignement dans des États voisins comme l’Érythrée — constituent des prolongements directs de l’hydropolitique du Nil. En tant que nation enclavée la plus peuplée au monde, l’Éthiopie ne peut pas soutenir la croissance de son économie industrielle tant qu’elle reste prisonnière d’une dépendance logistique totale vis-à-vis des ports étrangers. En recherchant un accès maritime sûr et durable, parallèlement à des capacités de défense maritime, l’Éthiopie établit un équilibre régional global des pouvoirs. La fusion de sa capacité hydroélectrique avec sa connectivité maritime garantit une indépendance économique à long terme et positionne Addis-Abeba comme la principale force stabilisatrice dans ces deux domaines aquatiques. L’IMPÉRATIF D’UNE PROSPÉRITÉ PARTAGÉE La stratégie de longue date du Caire à l’égard du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne — passant d’un rejet initial et de pressions dissimulées à un encerclement diplomatique actuel — n’a jamais réussi à freiner les progrès de l’Éthiopie. L’achèvement du barrage prouve que la détermination nationale, la mobilisation des ressources intérieures et la clarté stratégique peuvent venir à bout des efforts de confinement extérieurs. Tenter d’isoler diplomatiquement l’Éthiopie est structurellement irréalisable et contre-productif pour les intérêts des pays en aval. La voie vers une stabilité durable et la sécurité hydrique en Afrique de l’Est ne réside pas dans une division à somme nulle, mais dans l’acceptation de la position légitime de l’Éthiopie en tant que fournisseur énergétique majeur et stabilisateur régional. En abandonnant les paradigmes obsolètes de l’ère coloniale et en embrassant la réalité commune des « deux eaux », les États riverains en aval peuvent passer d’une opposition stérile au développement de l’Éthiopie à un avenir commun fondé sur le partage de l’électricité, l’intégration économique régionale et la gestion collaborative du bassin.
La stratégie défaillante du Caire : la propagande ne peut pas freiner l’essor de l’Éthiopie
Jul 22, 2026 347
Par Jibril Lammo 22 juillet, 2026 Pendant des générations, la classe politique égyptienne s’est appuyée sur un postulat dangereux et de plus en plus obsolète : celui selon lequel la sécurité hydrique en aval ne pouvait être préservée qu’en maintenant les pays en amont dans un état de faiblesse, de pauvreté et de sous-développement. Cette logique héritée de l’époque coloniale est aujourd’hui en train de s’effondrer. Pourtant, alors que l’Éthiopie progresse vers une plus grande autonomie économique, une souveraineté énergétique, une consolidation démocratique et une connectivité régionale, certains médias égyptiens soutenus par l’État et l’appareil de communication officiel continuent de recycler la même stratégie bien connue : peur, désinformation, pression diplomatique et ingérence politique. Les cibles sont claires. Le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) est présenté comme une menace existentielle. Le dialogue national éthiopien est rejeté ou délégitimé. La quête légitime du pays en matière de connectivité régionale et d’accès sécurisé à la mer Rouge est présentée comme une ambition déstabilisatrice. Dans le même temps, Le Caire continue de mobiliser ses réseaux diplomatiques et médiatiques pour restreindre les options stratégiques de l’Éthiopie. Le message sous-jacent à ces campagnes est de plus en plus évident : l’essor de l’Éthiopie doit être contenu. Mais l’Éthiopie n’est plus le pays que les puissances extérieures pouvaient isoler, intimider ou définir à sa place. L’attention incessante portée aux affaires intérieures de l’Éthiopie ressemble de moins en moins à une véritable préoccupation pour la stabilité régionale et de plus en plus à un effort calculé visant à détourner l’attention des pressions socio-économiques croissantes qui pèsent sur l’Égypte elle-même. Au lieu de s’attaquer aux défis structurels auxquels est confrontée sa propre société, la classe politique du Caire et ses autorités continuent de trouver un intérêt politique à présenter l’Éthiopie comme une menace extérieure commode. Cette stratégie peut faire les gros titres. Elle ne peut pas arrêter le cours de l’histoire. Le GERD et la politique de la peur   Alors que les discours politiques continuent de présenter l’Éthiopie comme une menace, le pays investit dans les fondements écologiques de son avenir. Dans le cadre de l’initiative « Green Legacy », le pays a lancé l’une des campagnes de restauration environnementale les plus ambitieuses d’Afrique. Cette initiative s’est concentrée sur le reboisement, la réhabilitation des bassins versants, la conservation des sols et la restauration des paysages dégradés à travers le pays. Ces efforts sont directement liés à la santé à long terme des fleuves et des bassins versants éthiopiens. Des écosystèmes sains améliorent la rétention des sols, favorisent la recharge des nappes phréatiques, réduisent l’érosion et renforcent la résilience des paysages qui font vivre des millions de personnes. Telle est la réalité que la propagande géopolitique ignore souvent. Les pays du bassin du Nil, en particulier les nations en aval, sont confrontés à un choix. Ils peuvent continuer à consacrer des ressources à des démonstrations de force militaire, à des confrontations diplomatiques et à des campagnes médiatiques hostiles — ou bien investir dans la coopération, la restauration écologique, la gestion scientifique de l’eau et le développement partagé. La première voie aggrave l’insécurité. La seconde ouvre la voie à une prospérité durable. Une Éthiopie souveraine ne peut plus être isolée   La transformation de l’Éthiopie ne se limite pas à l’Abay. Le pays est une grande puissance africaine, avec une population dépassant les 130 millions d’habitants, une position géographique stratégique, un potentiel économique considérable et une détermination de plus en plus affirmée à forger son propre avenir. Pendant des décennies, la situation géographique de l’Éthiopie a été considérée comme une contrainte stratégique permanente. Son absence d’accès maritime direct a contribué à sa vulnérabilité économique et a renforcé un schéma plus large d’isolement régional. Cette réalité historique est en train de changer. La volonté de l’Éthiopie d’obtenir un accès sûr et fiable à la mer Rouge ne constitue pas un acte d’agression à l’encontre de ses voisins. Il s’agit d’un impératif stratégique découlant de la géographie, des nécessités économiques et du développement national. On ne peut attendre d’un pays de la taille et de l’importance de l’Éthiopie qu’il reste indéfiniment dépendant d’arrangements extérieurs pour son commerce international et sa connectivité stratégique. L’époque où l’on pouvait s’attendre à ce que l’Éthiopie accepte l’isolement comme une condition permanente est révolue. L’Éthiopie a patiemment recherché le dialogue et négocié des solutions. Mais le dialogue ne peut signifier le maintien permanent d’inégalités historiques, pas plus que les négociations ne peuvent se réduire à exiger de l’Éthiopie qu’elle renonce à ses intérêts souverains. La région doit en fin de compte reconnaître une réalité simple : une Éthiopie prospère et connectée ne constitue pas une menace pour la Corne de l’Afrique. Elle peut devenir l’un des plus grands moteurs de croissance de la région. Le dialogue national éthiopien sera façonné par les Éthiopiens Le même principe s’applique aux affaires politiques internes de l’Éthiopie. Les tentatives de commentateurs étrangers et d’acteurs régionaux visant à rejeter le dialogue national éthiopien en le qualifiant de « théâtre politique » révèlent une incompréhension fondamentale du parcours politique du pays. Les défis de l’Éthiopie sont réels. Ses divergences politiques sont complexes. Son histoire est contestée. Mais la responsabilité de résoudre ces problèmes incombe avant tout aux Éthiopiens. Le dialogue national représente un effort visant à créer une plateforme institutionnelle grâce à laquelle divers griefs politiques, sociaux et historiques peuvent être discutés et traités. Ce n’est pas un projet qui nécessite une approbation extérieure.     L’avenir politique de l’Éthiopie ne sera pas conçu au Caire, à Washington ou dans toute autre capitale étrangère. Il ne sera pas non plus déterminé par des campagnes médiatiques, des pressions exercées par des intermédiaires ou des tentatives extérieures visant à exploiter les divisions internes. Les institutions démocratiques du pays sont peut-être encore en pleine évolution, comme c’est le cas dans de nombreuses nations. Mais l’avenir politique de l’Éthiopie doit, en fin de compte, être négocié par les Éthiopiens et façonné par les intérêts du peuple éthiopien. Le bassin de l’Abay (le Nil) ne peut rester l’otage de rivalités historiques Les pays du bassin du Nil sont liés par la géographie. Leurs destins sont donc étroitement liés. Ils peuvent soit coopérer pour construire un avenir de prospérité partagée, soit rester prisonniers d’un cycle de méfiance, de confrontation et de rivalité géopolitique. L’Éthiopie a réaffirmé à maintes reprises son engagement en faveur d’une utilisation équitable et raisonnable des ressources en eau partagées. Mais une utilisation équitable ne peut signifier le maintien des privilèges du passé. La coopération ne peut signifier qu’un pays conserve un droit de veto sur les aspirations de développement d’un autre. Le Nil n’est la propriété privée d’aucune nation en particulier. L’avenir du bassin doit se construire sur la coopération, le respect mutuel, les données scientifiques et la reconnaissance des droits légitimes au développement de tous les États riverains. L’Éthiopie n’acceptera pas un ordre régional dans lequel son développement serait en permanence subordonné aux inquiétudes politiques d’un autre pays. Elle n’acceptera pas non plus l’idée que son peuple doive rester pauvre pour que d’autres puissent se sentir en sécurité. Les vieilles méthodes ne fonctionnent plus La stratégie habituelle du Caire — politiser le développement de l’Éthiopie, internationaliser ses défis internes, attiser les craintes autour du GERD et faire obstacle aux ambitions régionales de l’Éthiopie — a peut-être été efficace à une autre époque. Mais aujourd’hui, elle s’avère de plus en plus inefficace. L’Éthiopie est en pleine mutation. Son économie est en expansion. Ses infrastructures se développent. Ses ambitions environnementales s’intensifient. Ses relations diplomatiques s’élargissent. Sa population réclame davantage de prospérité, des institutions plus solides et un rôle plus influent dans les affaires régionales et mondiales. Aucune campagne médiatique ne peut inverser durablement cette trajectoire. Le choix qui s’offre à l’Égypte n’est donc pas de savoir si l’Éthiopie va se développer. L’Éthiopie se développera. Le véritable choix consiste à savoir si l’Égypte continuera à considérer l’essor de l’Éthiopie comme une menace — ou si elle reconnaîtra qu’une Éthiopie stable, prospère, dotée d’une sécurité énergétique et intégrée économiquement peut devenir un partenaire dans la construction d’un bassin du Nil plus fort et d’une Corne de l’Afrique plus prospère. L’ère de l’endiguement touche à sa fin. L’ère de la souveraineté éthiopienne s’annonce. Et aucune propagande, aussi intense soit-elle, ne peut arrêter une nation déterminée à forger son propre avenir.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023