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7e élection législative en Éthiopie : évaluer la confiance du public dans un contexte de transformation
May 31, 2026 257
Par Sina Mussie   Le 1er juin, des millions d’Éthiopiens sont appelés aux urnes dans un pays qui, au cours de la dernière décennie, a traversé une période marquée par les réformes, les conflits, la reprise et les mutations économiques.   Cette élection intervient alors que l’Éthiopie continue d’évoluer entre des réalités parfois contrastées. D’un côté, le pays met en œuvre d’importantes réformes économiques ; de l’autre, il demeure confronté à des défis sécuritaires. Il investit dans les infrastructures, développe les services numériques, ouvre progressivement certains secteurs de son économie et attire de nouveaux capitaux, tout en poursuivant ses efforts pour surmonter les conséquences des conflits et des divisions politiques.   Dans ce contexte, la 7e élection générale dépasse largement le cadre d’une simple compétition entre formations politiques. Pour de nombreux observateurs, elle constitue surtout une occasion d’évaluer une question essentielle : les citoyens continuent-ils de faire confiance aux institutions démocratiques comme instruments de participation, de représentation et de dialogue national ?   L’enjeu de ce scrutin ne se limite donc pas à la composition du Parlement. Il réside également dans ce qu’il révélera du niveau de confiance de la population envers les institutions à un moment de profonde transformation du pays.   Une mobilisation électorale d’envergure   Selon la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE), plus de 54 millions d’électeurs se sont inscrits pour participer au scrutin, ce qui en fait l’un des plus importants de l’histoire nationale.   Les données officielles indiquent également que plus de 10 400 candidats issus de partis politiques et de listes indépendantes briguent des sièges à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’au sein des conseils régionaux.   La NEBE affirme avoir entrepris d’importants préparatifs afin d’assurer le bon déroulement du vote, notamment grâce à l’élargissement des systèmes d’inscription numérique, à des campagnes de sensibilisation et à une organisation logistique déployée à travers le pays.   Au-delà de ces chiffres, les inscriptions traduisent une réalité plus profonde. Malgré plusieurs années marquées par les tensions politiques, les préoccupations sécuritaires et les difficultés économiques, des millions d’Éthiopiens ont choisi de prendre part au processus électoral.   Pour de nombreux analystes, cette mobilisation est en elle-même significative. Elle témoigne du fait qu’une part importante de la population continue de considérer les élections comme un moyen privilégié de débattre des priorités nationales et d’assurer une représentation politique.   Huit années de réformes   Cette échéance électorale survient près de huit ans après le lancement des réformes initiées par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui ont profondément transformé le paysage politique et économique du pays.   Ces réformes visaient notamment à élargir l’espace politique, renforcer la participation démocratique, libéraliser certains secteurs économiques, promouvoir la gouvernance numérique et attirer davantage d’investissements étrangers.   Cependant, cette période a également été marquée par des conflits, des crises humanitaires, des défis sécuritaires persistants et des débats sur la vitesse ainsi que l’orientation des changements engagés.   Dans ce contexte, le scrutin du 1er juin est largement perçu comme un moment décisif de la transition éthiopienne.   Pour de nombreux citoyens, la question ne se limite pas au choix du parti qui gouvernera. Elle porte aussi sur la capacité des institutions créées ou renforcées durant cette période de réforme à répondre concrètement aux attentes de la population.   Participation électorale et confiance institutionnelle   Les spécialistes des sciences politiques considèrent souvent les élections comme bien plus qu’un simple mécanisme de désignation des dirigeants.   Elles constituent également un indicateur du degré de confiance des citoyens envers les institutions démocratiques.   Dans les démocraties émergentes, le niveau de participation peut refléter la conviction des électeurs que les divergences politiques peuvent être résolues par des voies constitutionnelles et par la compétition électorale.   L’importance de cette consultation est renforcée par le contexte récent. Elle intervient après des années de réformes, le report d’un précédent cycle électoral en raison de la pandémie de COVID-19, des conflits internes, la signature de l’accord de paix de Pretoria ainsi que les efforts actuels de dialogue national.   Les attentes liées à la transformation économique   Au-delà de la dimension politique, la transformation économique représente l’un des éléments majeurs de la transition actuelle.   Les autorités mettent régulièrement en avant les avancées réalisées dans le cadre du programme de réforme économique nationale, notamment l’ouverture de nouvelles opportunités d’investissement, la modernisation du secteur financier, le soutien aux exportations et la réalisation de grands projets d’infrastructure.   Selon le gouvernement, ces réformes visent à consolider la stabilité macroéconomique, renforcer la compétitivité du pays et créer les conditions d’une croissance durable.   Toutefois, c’est dans leur quotidien que les citoyens évaluent réellement les effets de ces transformations.   L’emploi, l’inflation, l’accès au financement, l’entrepreneuriat et les perspectives économiques demeurent au cœur des préoccupations d’une grande partie de la population.   Les observateurs soulignent que la confiance envers les institutions dépend non seulement de la participation politique, mais aussi de la perception des performances économiques et des perspectives d’avenir.   Dans cette optique, l’élection pourrait également servir de baromètre informel de l’opinion des électeurs sur les résultats des réformes engagées.   Le taux de participation pourrait ainsi constituer l’un des indicateurs les plus pertinents de la manière dont les citoyens perçoivent la légitimité institutionnelle et la participation démocratique.   L’engagement des électeurs fournira également des indications précieuses sur leur perception de la gouvernance, de la représentation politique et de la responsabilité publique.   Le poids de la jeunesse   Avec l’une des populations les plus jeunes du continent africain, l’Éthiopie verra sa jeunesse jouer un rôle déterminant dans l’issue du scrutin.   Des millions de nouveaux électeurs ont atteint l’âge de voter dans un contexte marqué par les réformes politiques, les transformations économiques et les avancées technologiques.   Selon plusieurs observateurs, les jeunes évaluent de plus en plus les institutions à travers des préoccupations concrètes telles que l’emploi, l’éducation, l’innovation, l’entrepreneuriat et la mobilité sociale.   Leur participation pourrait ainsi offrir des indications importantes sur la manière dont la nouvelle génération perçoit la démocratie et l’avenir du pays.   Pour de nombreux analystes, le niveau d’engagement des jeunes représente l’un des meilleurs indicateurs de la confiance à long terme envers les institutions démocratiques éthiopiennes.   Une concurrence politique diversifiée   Le paysage électoral reflète une configuration politique complexe. Les données officielles de la NEBE montrent que le Parti de la prospérité, au pouvoir, demeure la seule formation politique présente dans la quasi-totalité des régions et des niveaux administratifs. Toutefois, plusieurs partis d’opposition ont renforcé leur présence dans différentes zones du pays.   L’organisation Citoyens éthiopiens pour la justice sociale (EZEMA), ainsi que plusieurs partis régionaux, présentent des candidats dans de nombreuses circonscriptions, contribuant à une concurrence plus soutenue dans certaines régions.   Les inscriptions des candidats révèlent également des disparités régionales importantes.   Certaines des compétitions les plus disputées devraient se dérouler à Addis-Abeba ainsi que dans plusieurs zones des régions du Sud, où plusieurs formations ont présenté un grand nombre de candidats.   Selon les données de la NEBE, la capitale figure parmi les circonscriptions les plus concurrentielles, avec de nombreux partis engagés dans la bataille électorale.   Le niveau de concurrence observé dans les différentes circonscriptions pourrait offrir des indications supplémentaires sur l’évolution du multipartisme en Éthiopie.   Sécurité et organisation du scrutin   La sécurité demeure l’un des facteurs majeurs influençant le contexte électoral.   Si des élections sont prévues dans la majorité des régions, la NEBE a reconnu que certaines contraintes administratives et sécuritaires pourraient affecter le déroulement du vote dans plusieurs circonscriptions.   Des rapports d’observateurs électoraux et de médias indiquent que l’instabilité continue de poser des difficultés dans certaines localités, notamment dans des parties des régions d’Amhara et d’Oromia.   Les autorités électorales affirment avoir procédé à des évaluations des circonscriptions afin de déterminer leur niveau de préparation opérationnelle.   Par ailleurs, certains partis d’opposition ont exprimé des préoccupations concernant les conditions de campagne, les procédures d’enregistrement des candidats, certaines contraintes administratives et les restrictions sécuritaires affectant les activités politiques.   La capacité des institutions à organiser le scrutin dans ces conditions influencera probablement la perception des citoyens quant à la crédibilité et à l’efficacité du processus électoral.   Une attention internationale soutenue   Cette élection suscite également un intérêt marqué au niveau international.   La mission d’observation électorale de l’Union africaine a déployé des observateurs afin de suivre le déroulement du scrutin et d’évaluer les procédures électorales.   Les organisations régionales, les partenaires diplomatiques et les institutions internationales suivent également de près cette échéance alors que l’Éthiopie poursuit ses efforts de relance, de reconstruction et d’intégration économique.   Selon le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC), la confiance publique, la transparence électorale et la crédibilité institutionnelle demeurent des piliers essentiels de la gouvernance démocratique.   Pour les observateurs nationaux et internationaux, la manière dont se déroulera l’élection offrira des indications importantes sur la solidité et la maturité des institutions démocratiques du pays.   Au-delà du jour du vote En définitive, la portée de la 7e élection législative éthiopienne dépasse largement la question de la répartition des sièges parlementaires.   Qu’elle soit analysée à travers le taux de participation, la qualité du fonctionnement institutionnel, l’engagement politique ou le niveau de confiance du public, cette consultation devrait fournir l’une des évaluations les plus révélatrices du fonctionnement des institutions démocratiques dans une période de transition et de réforme.   Alors que les Éthiopiens s’apprêtent à voter, ce scrutin représente à la fois une compétition politique et une étape importante dans les efforts du pays pour consolider la gouvernance démocratique, accélérer sa transformation économique et renforcer la cohésion nationale.   À ce titre, cette élection constitue bien davantage qu’un simple rendez-vous électoral : elle représente également un indicateur essentiel de la confiance des citoyens dans la trajectoire démocratique de l’Éthiopie et dans les institutions appelées à façonner son avenir.
Au-delà du bruit médiatique : Ce que les élections éthiopiennes de 2026 révèlent sur l'avenir du pays
May 31, 2026 215
Par Selamawit Getachew   Alors que l'Éthiopie se prépare à ses septièmes élections générales le 1er juin 2026, les commentaires internationaux se concentrent souvent uniquement sur les défis sécuritaires, négligeant le contexte plus large et les évolutions positives au sein du pays.   Si les conflits mondiaux, allant des guerres régionales aux tensions géopolitiques, créent un climat turbulent, il est important de reconnaître que l'Éthiopie continue de fonctionner efficacement malgré ces pressions.   La démocratie ne doit pas être perçue uniquement comme un état final qu'un pays « possède » ou « ne possède pas », surtout lorsque de nombreuses nations confrontées à la guerre, à la censure et à la polarisation se définissent encore comme démocratiques.   L'Éthiopie, en particulier, est une nation qui construit ses institutions dans une période difficile, comme en témoignent la participation électorale croissante, ses systèmes numériques et ses capacités administratives.   La couverture médiatique récente tend à mettre l'accent sur les conflits, les restrictions et la domination du parti au pouvoir, transformant souvent les inquiétudes en récits d'effondrement.   Cependant, l'ampleur du nombre d'électeurs inscrits – plus de 54 millions de citoyens, soit une augmentation de 32 % par rapport à 2021 – et les taux de participation élevés – historiquement supérieurs à 80 % – témoignent d'un engagement civique et d'une capacité institutionnelle solides. La présence de nombreux partis politiques indique également un paysage politique pluraliste, contrairement à l'idée simpliste d'un système à parti unique.   Les projets d'infrastructure en cours en Éthiopie, sa gouvernance numérique et son influence régionale, illustrée par le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, soulignent davantage encore le rôle actif de la nation dans la construction de son avenir. Les discours négatifs sont en partie motivés par des intérêts géopolitiques, car l'importance stratégique de l'Éthiopie dans la Corne de l'Afrique suscite l'attention et la contestation de l'étranger.   Malgré les pressions extérieures, l'Éthiopie continue de renforcer ses capacités et de pérenniser ses processus démocratiques, offrant un contre-exemple important pour l'Afrique, où la démocratie est souvent perçue comme fragile.   L'élection de 2026 constitue ainsi un test significatif de la participation citoyenne à grande échelle et de la résilience institutionnelle, démontrant que même sous pression interne et externe, un pays peut développer l'engagement civique et faire respecter ses procédures constitutionnelles.   L’expérience éthiopienne démontre que le développement institutionnel et la participation démocratique sont possibles même dans des contextes difficiles, faisant de ses élections un point de référence essentiel pour l’évolution politique du continent.   L’ampleur de la mobilisation civique et logistique témoigne de l’importance de cet exercice national. Plus de 54 millions d’électeurs inscrits ont exercé leur droit de vote sur un vaste territoire géographiquement diversifié. Au total, 10 934 candidats sont en lice, formant un paysage politique très compétitif qui reflète un large éventail d’opinions.   Par ailleurs, 42 partis politiques et 80 candidats indépendants briguent activement une représentation législative. Sur les 547 sièges que compte la Chambre des représentants du peuple, 501 sont à pourvoir : 2 198 candidats se présentent au Parlement fédéral et 8 736 briguent des postes au sein des conseils régionaux.   Ces chiffres reflètent l’engagement profond d’une nation à institutionnaliser la gouvernance par les urnes.   Elles affirment clairement que la légitimité politique doit découler du consentement des gouvernés, rejetant l'idée que le pouvoir puisse être obtenu par l'intimidation, la violence ou la coercition armée.
Les Éthiopiens devant une décision déterminante : entre terrorisme et prospérité collective, selon le professeur émérite Al Mariam
May 31, 2026 159
Addis-Abeba, 31 mai 2026 (ENA) : - À la veille des élections générales éthiopiennes de 2026, les citoyens du pays sont appelés à faire un choix décisif : opter pour le terrorisme ou pour une prospérité commune, affirme le professeur émérite Alemayehu G. Mariam, connu sous le nom d’Al Mariam.   Dans une récente tribune, Al Mariam a soutenu que l’avenir démocratique de l’Éthiopie repose sur la volonté populaire exprimée dans les urnes, tout en rejetant l’idée selon laquelle le pouvoir politique pourrait être obtenu par la violence.   Il a opposé le gouvernement issu du vote à la doctrine selon laquelle « le pouvoir politique sort du canon d’un fusil », estimant qu’une telle approche conduit inévitablement à la mort et à la destruction.   Le professeur émérite Al Mariam a accusé certains groupes armés de commettre des actes terroristes et des violences contre les civils ainsi que les institutions publiques, de s’en prendre aux communautés et de détruire des services essentiels comme les écoles et les structures de santé.   Selon lui, ces groupes poursuivent un même objectif : utiliser la terreur pour accéder au pouvoir politique, tout en défendant des idéologies suprématistes à caractère ethno-nationaliste.   Al Mariam a également critiqué les citoyens qui choisissent de ne pas voter, estimant qu’ils renoncent ainsi à leur capacité d’influencer des questions essentielles telles que l’accès à la santé, à l’éducation, à l’emploi et aux libertés fondamentales.   Il a écrit : « Au cours des derniers mois, certaines personnes m’ont déclaré : “La politique ne m’intéresse pas. Cela m’est égal. Je m’occupe simplement de mes propres affaires.”   Je ne sais pas s’ils sont apolitiques ou s’ils souffrent d’une forme d’apathie politique. Je ne sais pas si leur désintérêt apparent ou leur indifférence découle de leur cynisme à l’égard des partis politiques, des élections ou des divergences politiques. »   Selon lui, cette apathie ou cette indifférence comporte en réalité un coût considérable. Ceux qui se désintéressent de la politique et refusent d’exercer leur droit de vote abandonnent le contrôle de leur existence à ceux qui y participent.   Les électeurs détermineront le niveau de vie, l’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux possibilités d’emploi, ainsi que les droits et libertés de ceux qui restent à l’écart de la vie politique.   Al Mariam a souligné que les élections générales éthiopiennes de 2026 constitueront un véritable référendum sur la direction que prendra l’Éthiopie au cours des cinq prochaines années : le pays poursuivra-t-il son parcours marqué par la violence et l’intimidation ou s’engagera-t-il vers une gouvernance démocratique, un dialogue inclusif ainsi qu’une plus grande transparence et responsabilité ?   À l’approche du 1er juin 2026, ce scrutin dépasse la simple compétition pour les sièges et le pouvoir. Il met également à l’épreuve la capacité des citoyens à transformer leur consentement en autorité politique par le vote plutôt que par la contrainte.   Il a également cité l’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948, qui affirme que l’autorité des pouvoirs publics doit reposer sur la « volonté du peuple », exprimée à travers des élections périodiques et authentiques, organisées au suffrage universel et égal, au scrutin secret ou selon des procédures libres équivalentes.   Pour ces élections, plus de 54 millions d’électeurs sont inscrits afin de choisir 501 représentants à la Chambre des représentants du peuple.
L’Éthiopie à la veille des élections générales du 1er juin
May 31, 2026 160
Addis-Abeba, 31 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’apprête à franchir une étape décisive à l’approche de ses 7es élections générales. Des millions de citoyens sont attendus aux urnes le 1er juin 2026, dans un scrutin que beaucoup considèrent comme un moment déterminant du processus démocratique national.   Après plusieurs semaines de campagne électorale, de discussions publiques et l’entrée en vigueur de la période officielle de silence électoral, le matériel nécessaire au vote a été acheminé avec succès vers les bureaux de vote à travers le pays, préparant ainsi le terrain pour le scrutin qui s’ouvrira dès demain.   À mesure que l’échéance électorale approche, l’ambiance a progressivement évolué.   L’effervescence des meetings politiques et les messages de campagne ont laissé place à une atmosphère plus calme, alors que les électeurs se préparent à accomplir leur devoir civique.   Dans l’ensemble du pays, des centres urbains aux localités rurales les plus éloignées, les préparatifs sont désormais entrés dans leur dernière phase.   Les autorités électorales, les forces chargées de la sécurité, les observateurs ainsi que le personnel affecté aux bureaux de vote sont pleinement mobilisés afin d’assurer le bon déroulement de ce qui devrait figurer parmi les plus vastes scrutins organisés sur le continent africain.   Cette échéance électorale est largement considérée comme bien davantage qu’un simple rendez-vous politique ordinaire.   Pour l’Éthiopie, l’un des États les plus peuplés et les plus influents d’Afrique, elle constitue une étape institutionnelle majeure appelée à façonner l’orientation politique du pays au cours des prochaines années.   L’importance du scrutin apparaît également à travers son ampleur.   Plus de 54 millions d’électeurs inscrits sont attendus pour participer au vote, avec un choix proposé parmi les candidats représentant 42 partis politiques.   Plus de 10 000 candidats sont engagés dans la compétition électorale, tandis qu’environ 52 000 bureaux de vote ont été déployés sur l’ensemble du territoire pour accueillir les électeurs.   La présence d’observateurs internationaux et la forte attention des médias nationaux et étrangers témoignent de l’intérêt considérable que suscite cette élection, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.   De nombreux analystes la présentent comme l’un des processus démocratiques les plus observés du continent, en raison du rôle régional majeur de l’Éthiopie et de son poids géopolitique grandissant.   L’ouverture du vote est prévue à 6 heures le 1er juin, avec l’ouverture simultanée des bureaux de vote dans tout le pays afin d’accueillir des millions de citoyens désireux d’exercer leur droit démocratique et de contribuer à l’avenir de leur nation.
Le chef de la mission d'observation de l'UA, Kenyatta, rencontre le corps diplomatique africain alors que l'Éthiopie se prépare au scrutin de demain
May 31, 2026 158
Addis Ababa le 31 mai, 2026 (ENA) L'ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, qui dirige la mission d'observation électorale de l'Union africaine (AUEOM), a rencontré aujourd'hui des représentants du corps diplomatique africain à Addis-Abeba, alors que l'Éthiopie se prépare à ses septièmes élections législatives, prévues demain, le 1er juin 2026.   La réunion a rassemblé des membres de la mission d'observation de l'Union africaine et des représentants de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui se trouvent en Éthiopie pour soutenir et surveiller le processus électoral.   Selon les responsables de la mission, les discussions ont porté sur un échange de points de vue concernant la situation politique et sécuritaire actuelle en Éthiopie, ainsi que sur l’évaluation du niveau de préparation du pays en vue du scrutin de lundi.   La mission d’observation de l’Union africaine a déjà entamé une série de séances d’orientation et d’information à l’intention de ses observateurs, portant sur le cadre politique et juridique de l’Éthiopie, les procédures électorales, ainsi que les normes et principes de l’Union africaine visant à garantir des élections crédibles, transparentes et pacifiques.   L'UA a déployé 73 observateurs à court terme provenant de 37 pays africains, ce qui témoigne d'un engagement continental fort en faveur d'une observation électorale menée par l'Afrique et de la promotion de la gouvernance démocratique à travers le continent.   S'exprimant à la veille du scrutin, Kenyatta a souligné l'importance du vote en Éthiopie non seulement pour les Éthiopiens, mais aussi pour l'Afrique dans son ensemble. « L’Éthiopie accueille le siège de l’organisation continentale, l’Union africaine. Par conséquent, les élections qui se déroulent ici en Éthiopie revêtent une importance non seulement pour le pays, mais aussi pour l’ensemble du continent », a-t-il déclaré.   M. Kenyatta dirige la mission d’observation électorale de l’UA chargée de suivre la septième élection législative en Éthiopie.   La mission comprend des experts électoraux, des diplomates, des représentants de la société civile, des leaders de la jeunesse, des professionnels des médias et des spécialistes de la gouvernance venus de toute l’Afrique.   La présence d’observateurs continentaux souligne l’importance accordée au processus électoral éthiopien et reflète les efforts plus larges déployés par l’Afrique pour soutenir les institutions démocratiques, l’intégrité électorale et la participation politique pacifique à travers le continent.   Avec plus de 54 millions d’électeurs inscrits, ces élections marquent une étape importante dans le parcours démocratique de l’Éthiopie et constituent l’un des plus grands scrutins de l’histoire du pays.
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7e élection législative en Éthiopie : évaluer la confiance du public dans un contexte de transformation
May 31, 2026 257
Par Sina Mussie   Le 1er juin, des millions d’Éthiopiens sont appelés aux urnes dans un pays qui, au cours de la dernière décennie, a traversé une période marquée par les réformes, les conflits, la reprise et les mutations économiques.   Cette élection intervient alors que l’Éthiopie continue d’évoluer entre des réalités parfois contrastées. D’un côté, le pays met en œuvre d’importantes réformes économiques ; de l’autre, il demeure confronté à des défis sécuritaires. Il investit dans les infrastructures, développe les services numériques, ouvre progressivement certains secteurs de son économie et attire de nouveaux capitaux, tout en poursuivant ses efforts pour surmonter les conséquences des conflits et des divisions politiques.   Dans ce contexte, la 7e élection générale dépasse largement le cadre d’une simple compétition entre formations politiques. Pour de nombreux observateurs, elle constitue surtout une occasion d’évaluer une question essentielle : les citoyens continuent-ils de faire confiance aux institutions démocratiques comme instruments de participation, de représentation et de dialogue national ?   L’enjeu de ce scrutin ne se limite donc pas à la composition du Parlement. Il réside également dans ce qu’il révélera du niveau de confiance de la population envers les institutions à un moment de profonde transformation du pays.   Une mobilisation électorale d’envergure   Selon la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE), plus de 54 millions d’électeurs se sont inscrits pour participer au scrutin, ce qui en fait l’un des plus importants de l’histoire nationale.   Les données officielles indiquent également que plus de 10 400 candidats issus de partis politiques et de listes indépendantes briguent des sièges à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’au sein des conseils régionaux.   La NEBE affirme avoir entrepris d’importants préparatifs afin d’assurer le bon déroulement du vote, notamment grâce à l’élargissement des systèmes d’inscription numérique, à des campagnes de sensibilisation et à une organisation logistique déployée à travers le pays.   Au-delà de ces chiffres, les inscriptions traduisent une réalité plus profonde. Malgré plusieurs années marquées par les tensions politiques, les préoccupations sécuritaires et les difficultés économiques, des millions d’Éthiopiens ont choisi de prendre part au processus électoral.   Pour de nombreux analystes, cette mobilisation est en elle-même significative. Elle témoigne du fait qu’une part importante de la population continue de considérer les élections comme un moyen privilégié de débattre des priorités nationales et d’assurer une représentation politique.   Huit années de réformes   Cette échéance électorale survient près de huit ans après le lancement des réformes initiées par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui ont profondément transformé le paysage politique et économique du pays.   Ces réformes visaient notamment à élargir l’espace politique, renforcer la participation démocratique, libéraliser certains secteurs économiques, promouvoir la gouvernance numérique et attirer davantage d’investissements étrangers.   Cependant, cette période a également été marquée par des conflits, des crises humanitaires, des défis sécuritaires persistants et des débats sur la vitesse ainsi que l’orientation des changements engagés.   Dans ce contexte, le scrutin du 1er juin est largement perçu comme un moment décisif de la transition éthiopienne.   Pour de nombreux citoyens, la question ne se limite pas au choix du parti qui gouvernera. Elle porte aussi sur la capacité des institutions créées ou renforcées durant cette période de réforme à répondre concrètement aux attentes de la population.   Participation électorale et confiance institutionnelle   Les spécialistes des sciences politiques considèrent souvent les élections comme bien plus qu’un simple mécanisme de désignation des dirigeants.   Elles constituent également un indicateur du degré de confiance des citoyens envers les institutions démocratiques.   Dans les démocraties émergentes, le niveau de participation peut refléter la conviction des électeurs que les divergences politiques peuvent être résolues par des voies constitutionnelles et par la compétition électorale.   L’importance de cette consultation est renforcée par le contexte récent. Elle intervient après des années de réformes, le report d’un précédent cycle électoral en raison de la pandémie de COVID-19, des conflits internes, la signature de l’accord de paix de Pretoria ainsi que les efforts actuels de dialogue national.   Les attentes liées à la transformation économique   Au-delà de la dimension politique, la transformation économique représente l’un des éléments majeurs de la transition actuelle.   Les autorités mettent régulièrement en avant les avancées réalisées dans le cadre du programme de réforme économique nationale, notamment l’ouverture de nouvelles opportunités d’investissement, la modernisation du secteur financier, le soutien aux exportations et la réalisation de grands projets d’infrastructure.   Selon le gouvernement, ces réformes visent à consolider la stabilité macroéconomique, renforcer la compétitivité du pays et créer les conditions d’une croissance durable.   Toutefois, c’est dans leur quotidien que les citoyens évaluent réellement les effets de ces transformations.   L’emploi, l’inflation, l’accès au financement, l’entrepreneuriat et les perspectives économiques demeurent au cœur des préoccupations d’une grande partie de la population.   Les observateurs soulignent que la confiance envers les institutions dépend non seulement de la participation politique, mais aussi de la perception des performances économiques et des perspectives d’avenir.   Dans cette optique, l’élection pourrait également servir de baromètre informel de l’opinion des électeurs sur les résultats des réformes engagées.   Le taux de participation pourrait ainsi constituer l’un des indicateurs les plus pertinents de la manière dont les citoyens perçoivent la légitimité institutionnelle et la participation démocratique.   L’engagement des électeurs fournira également des indications précieuses sur leur perception de la gouvernance, de la représentation politique et de la responsabilité publique.   Le poids de la jeunesse   Avec l’une des populations les plus jeunes du continent africain, l’Éthiopie verra sa jeunesse jouer un rôle déterminant dans l’issue du scrutin.   Des millions de nouveaux électeurs ont atteint l’âge de voter dans un contexte marqué par les réformes politiques, les transformations économiques et les avancées technologiques.   Selon plusieurs observateurs, les jeunes évaluent de plus en plus les institutions à travers des préoccupations concrètes telles que l’emploi, l’éducation, l’innovation, l’entrepreneuriat et la mobilité sociale.   Leur participation pourrait ainsi offrir des indications importantes sur la manière dont la nouvelle génération perçoit la démocratie et l’avenir du pays.   Pour de nombreux analystes, le niveau d’engagement des jeunes représente l’un des meilleurs indicateurs de la confiance à long terme envers les institutions démocratiques éthiopiennes.   Une concurrence politique diversifiée   Le paysage électoral reflète une configuration politique complexe. Les données officielles de la NEBE montrent que le Parti de la prospérité, au pouvoir, demeure la seule formation politique présente dans la quasi-totalité des régions et des niveaux administratifs. Toutefois, plusieurs partis d’opposition ont renforcé leur présence dans différentes zones du pays.   L’organisation Citoyens éthiopiens pour la justice sociale (EZEMA), ainsi que plusieurs partis régionaux, présentent des candidats dans de nombreuses circonscriptions, contribuant à une concurrence plus soutenue dans certaines régions.   Les inscriptions des candidats révèlent également des disparités régionales importantes.   Certaines des compétitions les plus disputées devraient se dérouler à Addis-Abeba ainsi que dans plusieurs zones des régions du Sud, où plusieurs formations ont présenté un grand nombre de candidats.   Selon les données de la NEBE, la capitale figure parmi les circonscriptions les plus concurrentielles, avec de nombreux partis engagés dans la bataille électorale.   Le niveau de concurrence observé dans les différentes circonscriptions pourrait offrir des indications supplémentaires sur l’évolution du multipartisme en Éthiopie.   Sécurité et organisation du scrutin   La sécurité demeure l’un des facteurs majeurs influençant le contexte électoral.   Si des élections sont prévues dans la majorité des régions, la NEBE a reconnu que certaines contraintes administratives et sécuritaires pourraient affecter le déroulement du vote dans plusieurs circonscriptions.   Des rapports d’observateurs électoraux et de médias indiquent que l’instabilité continue de poser des difficultés dans certaines localités, notamment dans des parties des régions d’Amhara et d’Oromia.   Les autorités électorales affirment avoir procédé à des évaluations des circonscriptions afin de déterminer leur niveau de préparation opérationnelle.   Par ailleurs, certains partis d’opposition ont exprimé des préoccupations concernant les conditions de campagne, les procédures d’enregistrement des candidats, certaines contraintes administratives et les restrictions sécuritaires affectant les activités politiques.   La capacité des institutions à organiser le scrutin dans ces conditions influencera probablement la perception des citoyens quant à la crédibilité et à l’efficacité du processus électoral.   Une attention internationale soutenue   Cette élection suscite également un intérêt marqué au niveau international.   La mission d’observation électorale de l’Union africaine a déployé des observateurs afin de suivre le déroulement du scrutin et d’évaluer les procédures électorales.   Les organisations régionales, les partenaires diplomatiques et les institutions internationales suivent également de près cette échéance alors que l’Éthiopie poursuit ses efforts de relance, de reconstruction et d’intégration économique.   Selon le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC), la confiance publique, la transparence électorale et la crédibilité institutionnelle demeurent des piliers essentiels de la gouvernance démocratique.   Pour les observateurs nationaux et internationaux, la manière dont se déroulera l’élection offrira des indications importantes sur la solidité et la maturité des institutions démocratiques du pays.   Au-delà du jour du vote En définitive, la portée de la 7e élection législative éthiopienne dépasse largement la question de la répartition des sièges parlementaires.   Qu’elle soit analysée à travers le taux de participation, la qualité du fonctionnement institutionnel, l’engagement politique ou le niveau de confiance du public, cette consultation devrait fournir l’une des évaluations les plus révélatrices du fonctionnement des institutions démocratiques dans une période de transition et de réforme.   Alors que les Éthiopiens s’apprêtent à voter, ce scrutin représente à la fois une compétition politique et une étape importante dans les efforts du pays pour consolider la gouvernance démocratique, accélérer sa transformation économique et renforcer la cohésion nationale.   À ce titre, cette élection constitue bien davantage qu’un simple rendez-vous électoral : elle représente également un indicateur essentiel de la confiance des citoyens dans la trajectoire démocratique de l’Éthiopie et dans les institutions appelées à façonner son avenir.
Au-delà du bruit médiatique : Ce que les élections éthiopiennes de 2026 révèlent sur l'avenir du pays
May 31, 2026 215
Par Selamawit Getachew   Alors que l'Éthiopie se prépare à ses septièmes élections générales le 1er juin 2026, les commentaires internationaux se concentrent souvent uniquement sur les défis sécuritaires, négligeant le contexte plus large et les évolutions positives au sein du pays.   Si les conflits mondiaux, allant des guerres régionales aux tensions géopolitiques, créent un climat turbulent, il est important de reconnaître que l'Éthiopie continue de fonctionner efficacement malgré ces pressions.   La démocratie ne doit pas être perçue uniquement comme un état final qu'un pays « possède » ou « ne possède pas », surtout lorsque de nombreuses nations confrontées à la guerre, à la censure et à la polarisation se définissent encore comme démocratiques.   L'Éthiopie, en particulier, est une nation qui construit ses institutions dans une période difficile, comme en témoignent la participation électorale croissante, ses systèmes numériques et ses capacités administratives.   La couverture médiatique récente tend à mettre l'accent sur les conflits, les restrictions et la domination du parti au pouvoir, transformant souvent les inquiétudes en récits d'effondrement.   Cependant, l'ampleur du nombre d'électeurs inscrits – plus de 54 millions de citoyens, soit une augmentation de 32 % par rapport à 2021 – et les taux de participation élevés – historiquement supérieurs à 80 % – témoignent d'un engagement civique et d'une capacité institutionnelle solides. La présence de nombreux partis politiques indique également un paysage politique pluraliste, contrairement à l'idée simpliste d'un système à parti unique.   Les projets d'infrastructure en cours en Éthiopie, sa gouvernance numérique et son influence régionale, illustrée par le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, soulignent davantage encore le rôle actif de la nation dans la construction de son avenir. Les discours négatifs sont en partie motivés par des intérêts géopolitiques, car l'importance stratégique de l'Éthiopie dans la Corne de l'Afrique suscite l'attention et la contestation de l'étranger.   Malgré les pressions extérieures, l'Éthiopie continue de renforcer ses capacités et de pérenniser ses processus démocratiques, offrant un contre-exemple important pour l'Afrique, où la démocratie est souvent perçue comme fragile.   L'élection de 2026 constitue ainsi un test significatif de la participation citoyenne à grande échelle et de la résilience institutionnelle, démontrant que même sous pression interne et externe, un pays peut développer l'engagement civique et faire respecter ses procédures constitutionnelles.   L’expérience éthiopienne démontre que le développement institutionnel et la participation démocratique sont possibles même dans des contextes difficiles, faisant de ses élections un point de référence essentiel pour l’évolution politique du continent.   L’ampleur de la mobilisation civique et logistique témoigne de l’importance de cet exercice national. Plus de 54 millions d’électeurs inscrits ont exercé leur droit de vote sur un vaste territoire géographiquement diversifié. Au total, 10 934 candidats sont en lice, formant un paysage politique très compétitif qui reflète un large éventail d’opinions.   Par ailleurs, 42 partis politiques et 80 candidats indépendants briguent activement une représentation législative. Sur les 547 sièges que compte la Chambre des représentants du peuple, 501 sont à pourvoir : 2 198 candidats se présentent au Parlement fédéral et 8 736 briguent des postes au sein des conseils régionaux.   Ces chiffres reflètent l’engagement profond d’une nation à institutionnaliser la gouvernance par les urnes.   Elles affirment clairement que la légitimité politique doit découler du consentement des gouvernés, rejetant l'idée que le pouvoir puisse être obtenu par l'intimidation, la violence ou la coercition armée.
Les Éthiopiens devant une décision déterminante : entre terrorisme et prospérité collective, selon le professeur émérite Al Mariam
May 31, 2026 159
Addis-Abeba, 31 mai 2026 (ENA) : - À la veille des élections générales éthiopiennes de 2026, les citoyens du pays sont appelés à faire un choix décisif : opter pour le terrorisme ou pour une prospérité commune, affirme le professeur émérite Alemayehu G. Mariam, connu sous le nom d’Al Mariam.   Dans une récente tribune, Al Mariam a soutenu que l’avenir démocratique de l’Éthiopie repose sur la volonté populaire exprimée dans les urnes, tout en rejetant l’idée selon laquelle le pouvoir politique pourrait être obtenu par la violence.   Il a opposé le gouvernement issu du vote à la doctrine selon laquelle « le pouvoir politique sort du canon d’un fusil », estimant qu’une telle approche conduit inévitablement à la mort et à la destruction.   Le professeur émérite Al Mariam a accusé certains groupes armés de commettre des actes terroristes et des violences contre les civils ainsi que les institutions publiques, de s’en prendre aux communautés et de détruire des services essentiels comme les écoles et les structures de santé.   Selon lui, ces groupes poursuivent un même objectif : utiliser la terreur pour accéder au pouvoir politique, tout en défendant des idéologies suprématistes à caractère ethno-nationaliste.   Al Mariam a également critiqué les citoyens qui choisissent de ne pas voter, estimant qu’ils renoncent ainsi à leur capacité d’influencer des questions essentielles telles que l’accès à la santé, à l’éducation, à l’emploi et aux libertés fondamentales.   Il a écrit : « Au cours des derniers mois, certaines personnes m’ont déclaré : “La politique ne m’intéresse pas. Cela m’est égal. Je m’occupe simplement de mes propres affaires.”   Je ne sais pas s’ils sont apolitiques ou s’ils souffrent d’une forme d’apathie politique. Je ne sais pas si leur désintérêt apparent ou leur indifférence découle de leur cynisme à l’égard des partis politiques, des élections ou des divergences politiques. »   Selon lui, cette apathie ou cette indifférence comporte en réalité un coût considérable. Ceux qui se désintéressent de la politique et refusent d’exercer leur droit de vote abandonnent le contrôle de leur existence à ceux qui y participent.   Les électeurs détermineront le niveau de vie, l’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux possibilités d’emploi, ainsi que les droits et libertés de ceux qui restent à l’écart de la vie politique.   Al Mariam a souligné que les élections générales éthiopiennes de 2026 constitueront un véritable référendum sur la direction que prendra l’Éthiopie au cours des cinq prochaines années : le pays poursuivra-t-il son parcours marqué par la violence et l’intimidation ou s’engagera-t-il vers une gouvernance démocratique, un dialogue inclusif ainsi qu’une plus grande transparence et responsabilité ?   À l’approche du 1er juin 2026, ce scrutin dépasse la simple compétition pour les sièges et le pouvoir. Il met également à l’épreuve la capacité des citoyens à transformer leur consentement en autorité politique par le vote plutôt que par la contrainte.   Il a également cité l’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948, qui affirme que l’autorité des pouvoirs publics doit reposer sur la « volonté du peuple », exprimée à travers des élections périodiques et authentiques, organisées au suffrage universel et égal, au scrutin secret ou selon des procédures libres équivalentes.   Pour ces élections, plus de 54 millions d’électeurs sont inscrits afin de choisir 501 représentants à la Chambre des représentants du peuple.
L’Éthiopie à la veille des élections générales du 1er juin
May 31, 2026 160
Addis-Abeba, 31 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’apprête à franchir une étape décisive à l’approche de ses 7es élections générales. Des millions de citoyens sont attendus aux urnes le 1er juin 2026, dans un scrutin que beaucoup considèrent comme un moment déterminant du processus démocratique national.   Après plusieurs semaines de campagne électorale, de discussions publiques et l’entrée en vigueur de la période officielle de silence électoral, le matériel nécessaire au vote a été acheminé avec succès vers les bureaux de vote à travers le pays, préparant ainsi le terrain pour le scrutin qui s’ouvrira dès demain.   À mesure que l’échéance électorale approche, l’ambiance a progressivement évolué.   L’effervescence des meetings politiques et les messages de campagne ont laissé place à une atmosphère plus calme, alors que les électeurs se préparent à accomplir leur devoir civique.   Dans l’ensemble du pays, des centres urbains aux localités rurales les plus éloignées, les préparatifs sont désormais entrés dans leur dernière phase.   Les autorités électorales, les forces chargées de la sécurité, les observateurs ainsi que le personnel affecté aux bureaux de vote sont pleinement mobilisés afin d’assurer le bon déroulement de ce qui devrait figurer parmi les plus vastes scrutins organisés sur le continent africain.   Cette échéance électorale est largement considérée comme bien davantage qu’un simple rendez-vous politique ordinaire.   Pour l’Éthiopie, l’un des États les plus peuplés et les plus influents d’Afrique, elle constitue une étape institutionnelle majeure appelée à façonner l’orientation politique du pays au cours des prochaines années.   L’importance du scrutin apparaît également à travers son ampleur.   Plus de 54 millions d’électeurs inscrits sont attendus pour participer au vote, avec un choix proposé parmi les candidats représentant 42 partis politiques.   Plus de 10 000 candidats sont engagés dans la compétition électorale, tandis qu’environ 52 000 bureaux de vote ont été déployés sur l’ensemble du territoire pour accueillir les électeurs.   La présence d’observateurs internationaux et la forte attention des médias nationaux et étrangers témoignent de l’intérêt considérable que suscite cette élection, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.   De nombreux analystes la présentent comme l’un des processus démocratiques les plus observés du continent, en raison du rôle régional majeur de l’Éthiopie et de son poids géopolitique grandissant.   L’ouverture du vote est prévue à 6 heures le 1er juin, avec l’ouverture simultanée des bureaux de vote dans tout le pays afin d’accueillir des millions de citoyens désireux d’exercer leur droit démocratique et de contribuer à l’avenir de leur nation.
Le chef de la mission d'observation de l'UA, Kenyatta, rencontre le corps diplomatique africain alors que l'Éthiopie se prépare au scrutin de demain
May 31, 2026 158
Addis Ababa le 31 mai, 2026 (ENA) L'ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, qui dirige la mission d'observation électorale de l'Union africaine (AUEOM), a rencontré aujourd'hui des représentants du corps diplomatique africain à Addis-Abeba, alors que l'Éthiopie se prépare à ses septièmes élections législatives, prévues demain, le 1er juin 2026.   La réunion a rassemblé des membres de la mission d'observation de l'Union africaine et des représentants de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui se trouvent en Éthiopie pour soutenir et surveiller le processus électoral.   Selon les responsables de la mission, les discussions ont porté sur un échange de points de vue concernant la situation politique et sécuritaire actuelle en Éthiopie, ainsi que sur l’évaluation du niveau de préparation du pays en vue du scrutin de lundi.   La mission d’observation de l’Union africaine a déjà entamé une série de séances d’orientation et d’information à l’intention de ses observateurs, portant sur le cadre politique et juridique de l’Éthiopie, les procédures électorales, ainsi que les normes et principes de l’Union africaine visant à garantir des élections crédibles, transparentes et pacifiques.   L'UA a déployé 73 observateurs à court terme provenant de 37 pays africains, ce qui témoigne d'un engagement continental fort en faveur d'une observation électorale menée par l'Afrique et de la promotion de la gouvernance démocratique à travers le continent.   S'exprimant à la veille du scrutin, Kenyatta a souligné l'importance du vote en Éthiopie non seulement pour les Éthiopiens, mais aussi pour l'Afrique dans son ensemble. « L’Éthiopie accueille le siège de l’organisation continentale, l’Union africaine. Par conséquent, les élections qui se déroulent ici en Éthiopie revêtent une importance non seulement pour le pays, mais aussi pour l’ensemble du continent », a-t-il déclaré.   M. Kenyatta dirige la mission d’observation électorale de l’UA chargée de suivre la septième élection législative en Éthiopie.   La mission comprend des experts électoraux, des diplomates, des représentants de la société civile, des leaders de la jeunesse, des professionnels des médias et des spécialistes de la gouvernance venus de toute l’Afrique.   La présence d’observateurs continentaux souligne l’importance accordée au processus électoral éthiopien et reflète les efforts plus larges déployés par l’Afrique pour soutenir les institutions démocratiques, l’intégrité électorale et la participation politique pacifique à travers le continent.   Avec plus de 54 millions d’électeurs inscrits, ces élections marquent une étape importante dans le parcours démocratique de l’Éthiopie et constituent l’un des plus grands scrutins de l’histoire du pays.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 40925
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 30795
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Politique
7e élection législative en Éthiopie : évaluer la confiance du public dans un contexte de transformation
May 31, 2026 257
Par Sina Mussie   Le 1er juin, des millions d’Éthiopiens sont appelés aux urnes dans un pays qui, au cours de la dernière décennie, a traversé une période marquée par les réformes, les conflits, la reprise et les mutations économiques.   Cette élection intervient alors que l’Éthiopie continue d’évoluer entre des réalités parfois contrastées. D’un côté, le pays met en œuvre d’importantes réformes économiques ; de l’autre, il demeure confronté à des défis sécuritaires. Il investit dans les infrastructures, développe les services numériques, ouvre progressivement certains secteurs de son économie et attire de nouveaux capitaux, tout en poursuivant ses efforts pour surmonter les conséquences des conflits et des divisions politiques.   Dans ce contexte, la 7e élection générale dépasse largement le cadre d’une simple compétition entre formations politiques. Pour de nombreux observateurs, elle constitue surtout une occasion d’évaluer une question essentielle : les citoyens continuent-ils de faire confiance aux institutions démocratiques comme instruments de participation, de représentation et de dialogue national ?   L’enjeu de ce scrutin ne se limite donc pas à la composition du Parlement. Il réside également dans ce qu’il révélera du niveau de confiance de la population envers les institutions à un moment de profonde transformation du pays.   Une mobilisation électorale d’envergure   Selon la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE), plus de 54 millions d’électeurs se sont inscrits pour participer au scrutin, ce qui en fait l’un des plus importants de l’histoire nationale.   Les données officielles indiquent également que plus de 10 400 candidats issus de partis politiques et de listes indépendantes briguent des sièges à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’au sein des conseils régionaux.   La NEBE affirme avoir entrepris d’importants préparatifs afin d’assurer le bon déroulement du vote, notamment grâce à l’élargissement des systèmes d’inscription numérique, à des campagnes de sensibilisation et à une organisation logistique déployée à travers le pays.   Au-delà de ces chiffres, les inscriptions traduisent une réalité plus profonde. Malgré plusieurs années marquées par les tensions politiques, les préoccupations sécuritaires et les difficultés économiques, des millions d’Éthiopiens ont choisi de prendre part au processus électoral.   Pour de nombreux analystes, cette mobilisation est en elle-même significative. Elle témoigne du fait qu’une part importante de la population continue de considérer les élections comme un moyen privilégié de débattre des priorités nationales et d’assurer une représentation politique.   Huit années de réformes   Cette échéance électorale survient près de huit ans après le lancement des réformes initiées par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui ont profondément transformé le paysage politique et économique du pays.   Ces réformes visaient notamment à élargir l’espace politique, renforcer la participation démocratique, libéraliser certains secteurs économiques, promouvoir la gouvernance numérique et attirer davantage d’investissements étrangers.   Cependant, cette période a également été marquée par des conflits, des crises humanitaires, des défis sécuritaires persistants et des débats sur la vitesse ainsi que l’orientation des changements engagés.   Dans ce contexte, le scrutin du 1er juin est largement perçu comme un moment décisif de la transition éthiopienne.   Pour de nombreux citoyens, la question ne se limite pas au choix du parti qui gouvernera. Elle porte aussi sur la capacité des institutions créées ou renforcées durant cette période de réforme à répondre concrètement aux attentes de la population.   Participation électorale et confiance institutionnelle   Les spécialistes des sciences politiques considèrent souvent les élections comme bien plus qu’un simple mécanisme de désignation des dirigeants.   Elles constituent également un indicateur du degré de confiance des citoyens envers les institutions démocratiques.   Dans les démocraties émergentes, le niveau de participation peut refléter la conviction des électeurs que les divergences politiques peuvent être résolues par des voies constitutionnelles et par la compétition électorale.   L’importance de cette consultation est renforcée par le contexte récent. Elle intervient après des années de réformes, le report d’un précédent cycle électoral en raison de la pandémie de COVID-19, des conflits internes, la signature de l’accord de paix de Pretoria ainsi que les efforts actuels de dialogue national.   Les attentes liées à la transformation économique   Au-delà de la dimension politique, la transformation économique représente l’un des éléments majeurs de la transition actuelle.   Les autorités mettent régulièrement en avant les avancées réalisées dans le cadre du programme de réforme économique nationale, notamment l’ouverture de nouvelles opportunités d’investissement, la modernisation du secteur financier, le soutien aux exportations et la réalisation de grands projets d’infrastructure.   Selon le gouvernement, ces réformes visent à consolider la stabilité macroéconomique, renforcer la compétitivité du pays et créer les conditions d’une croissance durable.   Toutefois, c’est dans leur quotidien que les citoyens évaluent réellement les effets de ces transformations.   L’emploi, l’inflation, l’accès au financement, l’entrepreneuriat et les perspectives économiques demeurent au cœur des préoccupations d’une grande partie de la population.   Les observateurs soulignent que la confiance envers les institutions dépend non seulement de la participation politique, mais aussi de la perception des performances économiques et des perspectives d’avenir.   Dans cette optique, l’élection pourrait également servir de baromètre informel de l’opinion des électeurs sur les résultats des réformes engagées.   Le taux de participation pourrait ainsi constituer l’un des indicateurs les plus pertinents de la manière dont les citoyens perçoivent la légitimité institutionnelle et la participation démocratique.   L’engagement des électeurs fournira également des indications précieuses sur leur perception de la gouvernance, de la représentation politique et de la responsabilité publique.   Le poids de la jeunesse   Avec l’une des populations les plus jeunes du continent africain, l’Éthiopie verra sa jeunesse jouer un rôle déterminant dans l’issue du scrutin.   Des millions de nouveaux électeurs ont atteint l’âge de voter dans un contexte marqué par les réformes politiques, les transformations économiques et les avancées technologiques.   Selon plusieurs observateurs, les jeunes évaluent de plus en plus les institutions à travers des préoccupations concrètes telles que l’emploi, l’éducation, l’innovation, l’entrepreneuriat et la mobilité sociale.   Leur participation pourrait ainsi offrir des indications importantes sur la manière dont la nouvelle génération perçoit la démocratie et l’avenir du pays.   Pour de nombreux analystes, le niveau d’engagement des jeunes représente l’un des meilleurs indicateurs de la confiance à long terme envers les institutions démocratiques éthiopiennes.   Une concurrence politique diversifiée   Le paysage électoral reflète une configuration politique complexe. Les données officielles de la NEBE montrent que le Parti de la prospérité, au pouvoir, demeure la seule formation politique présente dans la quasi-totalité des régions et des niveaux administratifs. Toutefois, plusieurs partis d’opposition ont renforcé leur présence dans différentes zones du pays.   L’organisation Citoyens éthiopiens pour la justice sociale (EZEMA), ainsi que plusieurs partis régionaux, présentent des candidats dans de nombreuses circonscriptions, contribuant à une concurrence plus soutenue dans certaines régions.   Les inscriptions des candidats révèlent également des disparités régionales importantes.   Certaines des compétitions les plus disputées devraient se dérouler à Addis-Abeba ainsi que dans plusieurs zones des régions du Sud, où plusieurs formations ont présenté un grand nombre de candidats.   Selon les données de la NEBE, la capitale figure parmi les circonscriptions les plus concurrentielles, avec de nombreux partis engagés dans la bataille électorale.   Le niveau de concurrence observé dans les différentes circonscriptions pourrait offrir des indications supplémentaires sur l’évolution du multipartisme en Éthiopie.   Sécurité et organisation du scrutin   La sécurité demeure l’un des facteurs majeurs influençant le contexte électoral.   Si des élections sont prévues dans la majorité des régions, la NEBE a reconnu que certaines contraintes administratives et sécuritaires pourraient affecter le déroulement du vote dans plusieurs circonscriptions.   Des rapports d’observateurs électoraux et de médias indiquent que l’instabilité continue de poser des difficultés dans certaines localités, notamment dans des parties des régions d’Amhara et d’Oromia.   Les autorités électorales affirment avoir procédé à des évaluations des circonscriptions afin de déterminer leur niveau de préparation opérationnelle.   Par ailleurs, certains partis d’opposition ont exprimé des préoccupations concernant les conditions de campagne, les procédures d’enregistrement des candidats, certaines contraintes administratives et les restrictions sécuritaires affectant les activités politiques.   La capacité des institutions à organiser le scrutin dans ces conditions influencera probablement la perception des citoyens quant à la crédibilité et à l’efficacité du processus électoral.   Une attention internationale soutenue   Cette élection suscite également un intérêt marqué au niveau international.   La mission d’observation électorale de l’Union africaine a déployé des observateurs afin de suivre le déroulement du scrutin et d’évaluer les procédures électorales.   Les organisations régionales, les partenaires diplomatiques et les institutions internationales suivent également de près cette échéance alors que l’Éthiopie poursuit ses efforts de relance, de reconstruction et d’intégration économique.   Selon le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC), la confiance publique, la transparence électorale et la crédibilité institutionnelle demeurent des piliers essentiels de la gouvernance démocratique.   Pour les observateurs nationaux et internationaux, la manière dont se déroulera l’élection offrira des indications importantes sur la solidité et la maturité des institutions démocratiques du pays.   Au-delà du jour du vote En définitive, la portée de la 7e élection législative éthiopienne dépasse largement la question de la répartition des sièges parlementaires.   Qu’elle soit analysée à travers le taux de participation, la qualité du fonctionnement institutionnel, l’engagement politique ou le niveau de confiance du public, cette consultation devrait fournir l’une des évaluations les plus révélatrices du fonctionnement des institutions démocratiques dans une période de transition et de réforme.   Alors que les Éthiopiens s’apprêtent à voter, ce scrutin représente à la fois une compétition politique et une étape importante dans les efforts du pays pour consolider la gouvernance démocratique, accélérer sa transformation économique et renforcer la cohésion nationale.   À ce titre, cette élection constitue bien davantage qu’un simple rendez-vous électoral : elle représente également un indicateur essentiel de la confiance des citoyens dans la trajectoire démocratique de l’Éthiopie et dans les institutions appelées à façonner son avenir.
Au-delà du bruit médiatique : Ce que les élections éthiopiennes de 2026 révèlent sur l'avenir du pays
May 31, 2026 215
Par Selamawit Getachew   Alors que l'Éthiopie se prépare à ses septièmes élections générales le 1er juin 2026, les commentaires internationaux se concentrent souvent uniquement sur les défis sécuritaires, négligeant le contexte plus large et les évolutions positives au sein du pays.   Si les conflits mondiaux, allant des guerres régionales aux tensions géopolitiques, créent un climat turbulent, il est important de reconnaître que l'Éthiopie continue de fonctionner efficacement malgré ces pressions.   La démocratie ne doit pas être perçue uniquement comme un état final qu'un pays « possède » ou « ne possède pas », surtout lorsque de nombreuses nations confrontées à la guerre, à la censure et à la polarisation se définissent encore comme démocratiques.   L'Éthiopie, en particulier, est une nation qui construit ses institutions dans une période difficile, comme en témoignent la participation électorale croissante, ses systèmes numériques et ses capacités administratives.   La couverture médiatique récente tend à mettre l'accent sur les conflits, les restrictions et la domination du parti au pouvoir, transformant souvent les inquiétudes en récits d'effondrement.   Cependant, l'ampleur du nombre d'électeurs inscrits – plus de 54 millions de citoyens, soit une augmentation de 32 % par rapport à 2021 – et les taux de participation élevés – historiquement supérieurs à 80 % – témoignent d'un engagement civique et d'une capacité institutionnelle solides. La présence de nombreux partis politiques indique également un paysage politique pluraliste, contrairement à l'idée simpliste d'un système à parti unique.   Les projets d'infrastructure en cours en Éthiopie, sa gouvernance numérique et son influence régionale, illustrée par le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, soulignent davantage encore le rôle actif de la nation dans la construction de son avenir. Les discours négatifs sont en partie motivés par des intérêts géopolitiques, car l'importance stratégique de l'Éthiopie dans la Corne de l'Afrique suscite l'attention et la contestation de l'étranger.   Malgré les pressions extérieures, l'Éthiopie continue de renforcer ses capacités et de pérenniser ses processus démocratiques, offrant un contre-exemple important pour l'Afrique, où la démocratie est souvent perçue comme fragile.   L'élection de 2026 constitue ainsi un test significatif de la participation citoyenne à grande échelle et de la résilience institutionnelle, démontrant que même sous pression interne et externe, un pays peut développer l'engagement civique et faire respecter ses procédures constitutionnelles.   L’expérience éthiopienne démontre que le développement institutionnel et la participation démocratique sont possibles même dans des contextes difficiles, faisant de ses élections un point de référence essentiel pour l’évolution politique du continent.   L’ampleur de la mobilisation civique et logistique témoigne de l’importance de cet exercice national. Plus de 54 millions d’électeurs inscrits ont exercé leur droit de vote sur un vaste territoire géographiquement diversifié. Au total, 10 934 candidats sont en lice, formant un paysage politique très compétitif qui reflète un large éventail d’opinions.   Par ailleurs, 42 partis politiques et 80 candidats indépendants briguent activement une représentation législative. Sur les 547 sièges que compte la Chambre des représentants du peuple, 501 sont à pourvoir : 2 198 candidats se présentent au Parlement fédéral et 8 736 briguent des postes au sein des conseils régionaux.   Ces chiffres reflètent l’engagement profond d’une nation à institutionnaliser la gouvernance par les urnes.   Elles affirment clairement que la légitimité politique doit découler du consentement des gouvernés, rejetant l'idée que le pouvoir puisse être obtenu par l'intimidation, la violence ou la coercition armée.
Les Éthiopiens devant une décision déterminante : entre terrorisme et prospérité collective, selon le professeur émérite Al Mariam
May 31, 2026 159
Addis-Abeba, 31 mai 2026 (ENA) : - À la veille des élections générales éthiopiennes de 2026, les citoyens du pays sont appelés à faire un choix décisif : opter pour le terrorisme ou pour une prospérité commune, affirme le professeur émérite Alemayehu G. Mariam, connu sous le nom d’Al Mariam.   Dans une récente tribune, Al Mariam a soutenu que l’avenir démocratique de l’Éthiopie repose sur la volonté populaire exprimée dans les urnes, tout en rejetant l’idée selon laquelle le pouvoir politique pourrait être obtenu par la violence.   Il a opposé le gouvernement issu du vote à la doctrine selon laquelle « le pouvoir politique sort du canon d’un fusil », estimant qu’une telle approche conduit inévitablement à la mort et à la destruction.   Le professeur émérite Al Mariam a accusé certains groupes armés de commettre des actes terroristes et des violences contre les civils ainsi que les institutions publiques, de s’en prendre aux communautés et de détruire des services essentiels comme les écoles et les structures de santé.   Selon lui, ces groupes poursuivent un même objectif : utiliser la terreur pour accéder au pouvoir politique, tout en défendant des idéologies suprématistes à caractère ethno-nationaliste.   Al Mariam a également critiqué les citoyens qui choisissent de ne pas voter, estimant qu’ils renoncent ainsi à leur capacité d’influencer des questions essentielles telles que l’accès à la santé, à l’éducation, à l’emploi et aux libertés fondamentales.   Il a écrit : « Au cours des derniers mois, certaines personnes m’ont déclaré : “La politique ne m’intéresse pas. Cela m’est égal. Je m’occupe simplement de mes propres affaires.”   Je ne sais pas s’ils sont apolitiques ou s’ils souffrent d’une forme d’apathie politique. Je ne sais pas si leur désintérêt apparent ou leur indifférence découle de leur cynisme à l’égard des partis politiques, des élections ou des divergences politiques. »   Selon lui, cette apathie ou cette indifférence comporte en réalité un coût considérable. Ceux qui se désintéressent de la politique et refusent d’exercer leur droit de vote abandonnent le contrôle de leur existence à ceux qui y participent.   Les électeurs détermineront le niveau de vie, l’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux possibilités d’emploi, ainsi que les droits et libertés de ceux qui restent à l’écart de la vie politique.   Al Mariam a souligné que les élections générales éthiopiennes de 2026 constitueront un véritable référendum sur la direction que prendra l’Éthiopie au cours des cinq prochaines années : le pays poursuivra-t-il son parcours marqué par la violence et l’intimidation ou s’engagera-t-il vers une gouvernance démocratique, un dialogue inclusif ainsi qu’une plus grande transparence et responsabilité ?   À l’approche du 1er juin 2026, ce scrutin dépasse la simple compétition pour les sièges et le pouvoir. Il met également à l’épreuve la capacité des citoyens à transformer leur consentement en autorité politique par le vote plutôt que par la contrainte.   Il a également cité l’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948, qui affirme que l’autorité des pouvoirs publics doit reposer sur la « volonté du peuple », exprimée à travers des élections périodiques et authentiques, organisées au suffrage universel et égal, au scrutin secret ou selon des procédures libres équivalentes.   Pour ces élections, plus de 54 millions d’électeurs sont inscrits afin de choisir 501 représentants à la Chambre des représentants du peuple.
L’Éthiopie à la veille des élections générales du 1er juin
May 31, 2026 160
Addis-Abeba, 31 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’apprête à franchir une étape décisive à l’approche de ses 7es élections générales. Des millions de citoyens sont attendus aux urnes le 1er juin 2026, dans un scrutin que beaucoup considèrent comme un moment déterminant du processus démocratique national.   Après plusieurs semaines de campagne électorale, de discussions publiques et l’entrée en vigueur de la période officielle de silence électoral, le matériel nécessaire au vote a été acheminé avec succès vers les bureaux de vote à travers le pays, préparant ainsi le terrain pour le scrutin qui s’ouvrira dès demain.   À mesure que l’échéance électorale approche, l’ambiance a progressivement évolué.   L’effervescence des meetings politiques et les messages de campagne ont laissé place à une atmosphère plus calme, alors que les électeurs se préparent à accomplir leur devoir civique.   Dans l’ensemble du pays, des centres urbains aux localités rurales les plus éloignées, les préparatifs sont désormais entrés dans leur dernière phase.   Les autorités électorales, les forces chargées de la sécurité, les observateurs ainsi que le personnel affecté aux bureaux de vote sont pleinement mobilisés afin d’assurer le bon déroulement de ce qui devrait figurer parmi les plus vastes scrutins organisés sur le continent africain.   Cette échéance électorale est largement considérée comme bien davantage qu’un simple rendez-vous politique ordinaire.   Pour l’Éthiopie, l’un des États les plus peuplés et les plus influents d’Afrique, elle constitue une étape institutionnelle majeure appelée à façonner l’orientation politique du pays au cours des prochaines années.   L’importance du scrutin apparaît également à travers son ampleur.   Plus de 54 millions d’électeurs inscrits sont attendus pour participer au vote, avec un choix proposé parmi les candidats représentant 42 partis politiques.   Plus de 10 000 candidats sont engagés dans la compétition électorale, tandis qu’environ 52 000 bureaux de vote ont été déployés sur l’ensemble du territoire pour accueillir les électeurs.   La présence d’observateurs internationaux et la forte attention des médias nationaux et étrangers témoignent de l’intérêt considérable que suscite cette élection, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.   De nombreux analystes la présentent comme l’un des processus démocratiques les plus observés du continent, en raison du rôle régional majeur de l’Éthiopie et de son poids géopolitique grandissant.   L’ouverture du vote est prévue à 6 heures le 1er juin, avec l’ouverture simultanée des bureaux de vote dans tout le pays afin d’accueillir des millions de citoyens désireux d’exercer leur droit démocratique et de contribuer à l’avenir de leur nation.
Le chef de la mission d'observation de l'UA, Kenyatta, rencontre le corps diplomatique africain alors que l'Éthiopie se prépare au scrutin de demain
May 31, 2026 158
Addis Ababa le 31 mai, 2026 (ENA) L'ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, qui dirige la mission d'observation électorale de l'Union africaine (AUEOM), a rencontré aujourd'hui des représentants du corps diplomatique africain à Addis-Abeba, alors que l'Éthiopie se prépare à ses septièmes élections législatives, prévues demain, le 1er juin 2026.   La réunion a rassemblé des membres de la mission d'observation de l'Union africaine et des représentants de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui se trouvent en Éthiopie pour soutenir et surveiller le processus électoral.   Selon les responsables de la mission, les discussions ont porté sur un échange de points de vue concernant la situation politique et sécuritaire actuelle en Éthiopie, ainsi que sur l’évaluation du niveau de préparation du pays en vue du scrutin de lundi.   La mission d’observation de l’Union africaine a déjà entamé une série de séances d’orientation et d’information à l’intention de ses observateurs, portant sur le cadre politique et juridique de l’Éthiopie, les procédures électorales, ainsi que les normes et principes de l’Union africaine visant à garantir des élections crédibles, transparentes et pacifiques.   L'UA a déployé 73 observateurs à court terme provenant de 37 pays africains, ce qui témoigne d'un engagement continental fort en faveur d'une observation électorale menée par l'Afrique et de la promotion de la gouvernance démocratique à travers le continent.   S'exprimant à la veille du scrutin, Kenyatta a souligné l'importance du vote en Éthiopie non seulement pour les Éthiopiens, mais aussi pour l'Afrique dans son ensemble. « L’Éthiopie accueille le siège de l’organisation continentale, l’Union africaine. Par conséquent, les élections qui se déroulent ici en Éthiopie revêtent une importance non seulement pour le pays, mais aussi pour l’ensemble du continent », a-t-il déclaré.   M. Kenyatta dirige la mission d’observation électorale de l’UA chargée de suivre la septième élection législative en Éthiopie.   La mission comprend des experts électoraux, des diplomates, des représentants de la société civile, des leaders de la jeunesse, des professionnels des médias et des spécialistes de la gouvernance venus de toute l’Afrique.   La présence d’observateurs continentaux souligne l’importance accordée au processus électoral éthiopien et reflète les efforts plus larges déployés par l’Afrique pour soutenir les institutions démocratiques, l’intégrité électorale et la participation politique pacifique à travers le continent.   Avec plus de 54 millions d’électeurs inscrits, ces élections marquent une étape importante dans le parcours démocratique de l’Éthiopie et constituent l’un des plus grands scrutins de l’histoire du pays.
La 7ème élection générale en Éthiopie : un tournant pour la consolidation démocratique et la stabilité nationale
May 31, 2026 395
Addis Ababa le 31 mai,2026 (ENA) À la veille de la 7ème élection générale, l’Éthiopie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son processus de consolidation démocratique. Le scrutin prévu le 1er juin 2026 mobilise les institutions nationales, les acteurs politiques et des millions de citoyens appelés à exercer leur droit de vote dans le cadre du processus constitutionnel du pays. Au cœur de ce processus se trouve un principe fondamental : le transfert du pouvoir politique s’effectue exclusivement par des moyens pacifiques, légaux et institutionnels, à travers les urnes. Les élections demeurent ainsi le mécanisme central de la légitimité politique et de la continuité de l’État. Un État structuré et une participation citoyenne en expansion L’Éthiopie est caractérisée par une organisation institutionnelle à grande échelle, capable de mettre en œuvre des processus électoraux nationaux dans un contexte de diversité démographique et géographique. Parallèlement, la participation citoyenne continue de se renforcer, comme en témoignent les inscriptions électorales et l’engagement des électeurs dans les différentes étapes du processus. Cette dynamique reflète l’ancrage progressif de la culture démocratique dans la vie publique. Les institutions assurent l’organisation, la coordination et le respect du cadre légal. Les citoyens participent au processus électoral conformément aux dispositions établies. Cette complémentarité constitue un élément fondamental du système électoral. Cadre institutionnel et organisation des élections La conduite de la 7eme élection générale est assurée par la Commission électorale nationale d'Éthiopie, conformément à son mandat constitutionnel. L’institution est chargée de l’organisation technique, administrative et juridique du processus électoral, notamment l’enregistrement des électeurs, la délimitation des circonscriptions électorales, la gestion des bureaux de vote et la supervision générale des opérations électorales. L’ensemble du processus est mis en œuvre selon les procédures établies, dans le respect du calendrier électoral et des dispositions légales en vigueur. Participation et observation du processus électoral Le processus électoral en Éthiopie est accompagné par la participation d’acteurs nationaux et internationaux, y compris des observateurs invités. La présence de personnalités régionales, notamment l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, illustre l’engagement constant de l’Éthiopie en faveur du principe des solutions africaines aux défis africains. Elle reflète également la confiance croissante accordée aux initiatives africaines de suivi électoral ainsi qu’au rôle des institutions du continent dans le renforcement de la gouvernance démocratique. Cette mobilisation contribue à la transparence du scrutin et à la confiance des différentes parties prenantes dans le déroulement du processus. Les élections comme fondement de la transition pacifique Dans tous les systèmes démocratiques, les élections constituent le seul mécanisme durable de transition politique pacifique. Elles transforment la compétition en processus institutionnalisé et les divergences en choix démocratique. Dans le cas éthiopien, les élections remplissent trois fonctions essentielles : Elles assurent la continuité constitutionnelle. Elles garantissent la participation populaire. Elles confèrent la légitimité au pouvoir politique. Sans élections, les systèmes politiques s’exposent à l’instabilité. Avec elles, ils construisent la continuité et la responsabilité. Coordination du processus et cadre national Les autorités compétentes, en coordination avec les institutions concernées, mettent en œuvre les mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement du processus électoral dans l’ensemble des régions du pays. Les opérations incluent la préparation logistique, la sécurisation des sites électoraux en coopération avec les organes concernés, ainsi que la sensibilisation du public sur les procédures de vote. Ces activités s’inscrivent dans le cadre du mandat institutionnel visant à garantir l’organisation régulière et ordonnée des élections. La participation citoyenne au cœur de la souveraineté Au centre de cette élection se trouve le citoyen. Voter ne constitue pas seulement un acte administratif, mais une expression concrète de la souveraineté nationale. Chaque vote renforce la légitimité du processus. Chaque participation consolide la démocratie. Chaque citoyen engagé devient acteur de la trajectoire politique du pays. La démocratie prend tout son sens lorsqu’elle est vécue, et non seulement proclamée. Une nation en construction démocratique continue La 7eme élection générale en Éthiopie illustre un processus en évolution, où institutions et citoyens interagissent pour construire un système politique plus stable et plus participatif. L’Éthiopie poursuit ainsi sa trajectoire démocratique non comme un projet achevé, mais comme un processus vivant, façonné par la participation, consolidé par les institutions et guidé par la volonté collective de stabilité et de progrès. À la veille du scrutin, l’Éthiopie se présente comme une nation forte de ses institutions, de son expérience démocratique et de l’engagement de ses citoyens. La 7ᵉ élection générale constitue ainsi non seulement un rendez-vous électoral, mais également une nouvelle démonstration de la capacité du pays à faire progresser son processus démocratique dans le respect de son ordre constitutionnel et de sa souveraineté nationale
Plus de54 millions de voix : la solidité de la démocratie éthiopienne et l’espoir de l’Afrique
May 31, 2026 342
Addis Ababa le 31 mai,2026 (ENA) Plus de 54 millions d’électeurs figurent sur les listes électorales et devraient se rendre aux urnes dans les 52 000 centres de vote installés à travers le pays. Au total, 42 partis politiques présentent 10 357 candidats. Afin d’assurer la crédibilité, la transparence et l’intégrité du scrutin, 59 observateurs de l’Union africaine, dirigés par l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta, ainsi que 26 observateurs de l’IGAD, ont été déployés dans différentes régions du pays.   Ces données en elles-mêmes nous disent beaucoup. Mais au-delà des chiffres, elles révèlent une histoire beaucoup plus profonde : celle d’un pays qui a surmonté de nombreux défis, franchi des étapes déterminantes dans son parcours politique et poursuit aujourd’hui la consolidation de ses institutions démocratiques. Cette histoire est celle de l’Éthiopie. L’élection générale du 1er juin 2026 dépasse largement le simple cadre d’un vote. Elle représente également un rendez-vous national majeur où convergent la construction de l’État, le développement institutionnel, le pluralisme politique, l’engagement citoyen et l’enracinement progressif de la culture démocratique. L’Éthiopie compte parmi les nations les plus peuplées d’Afrique. Avec une population de plus de 130 millions d’habitants, l’enregistrement de plus de 54 millions d’électeurs constitue déjà une réalisation significative. Ce résultat ne traduit pas seulement l’importance démographique du pays ; il reflète aussi l’intérêt de la population pour la participation civique, sa confiance dans le processus électoral et sa volonté de contribuer à l’avenir collectif de la nation. La force d’un pays ne se mesure pas uniquement au nombre de ses habitants. Une grande nation est également celle qui peut organiser d’importants processus nationaux dans un climat d’ordre, de stabilité et d’efficacité administrative. À cet,égard, cette 7ème élection générale met en évidence les capacités institutionnelles acquises par l’Éthiopie. L’organisation de 52 000 bureaux de vote, la mobilisation de plus de 359 000 agents électoraux, la distribution du matériel à l’échelle du territoire et la gestion rigoureuse de l’ensemble du processus témoignent de l’existence d’institutions solides et opérationnelles. Une autre dimension remarquable de cette consultation réside dans le pluralisme politique qu’elle illustre. La participation de 42 partis politiques, la présence de plus de 10000 candidats soumis au choix des électeurs ainsi que l’engagement de nombreux indépendants démontrent l’ouverture progressive de l’espace politique éthiopien. Dans une démocratie, la puissance d’une nation ne repose pas sur l’uniformité des idées. Elle réside plutôt dans la capacité à permettre la coexistence pacifique de visions différentes au sein d’un même cadre national. Dans cette perspective, les 19 débats électoraux organisés dans cinq langues témoignent du renforcement continu de la culture démocratique dans le pays. L’un des aspects les plus novateurs de ce scrutin demeure également l’intégration accrue des technologies numériques. La plateforme numérique « Mirtchaye » ainsi que l’utilisation de l’identifiant national Fayda ont contribué à moderniser de manière importante le processus électoral. Cette évolution démontre que l’Éthiopie ne cherche pas seulement à renforcer ses institutions démocratiques ; mais elle œuvre aussi à leur adaptation aux réalités du monde contemporain.   La dimension continentale d’un scrutin national Cependant, l’importance de cette élection dépasse le seul cadre national puisque ce scrutin possède également une portée continentale considérable. Parmi les éléments les plus significatifs figure la présence de la mission d’observation électorale de l’Union africaine, conduite par l’ancien président du Kenya, Uhuru Kenyatta. Pour certains observateurs, il pourrait s’agir d’une mission ordinaire. Pourtant, en réalité, sa signification dépasse largement le protocole.  
Politique
7e élection législative en Éthiopie : évaluer la confiance du public dans un contexte de transformation
May 31, 2026 257
Par Sina Mussie   Le 1er juin, des millions d’Éthiopiens sont appelés aux urnes dans un pays qui, au cours de la dernière décennie, a traversé une période marquée par les réformes, les conflits, la reprise et les mutations économiques.   Cette élection intervient alors que l’Éthiopie continue d’évoluer entre des réalités parfois contrastées. D’un côté, le pays met en œuvre d’importantes réformes économiques ; de l’autre, il demeure confronté à des défis sécuritaires. Il investit dans les infrastructures, développe les services numériques, ouvre progressivement certains secteurs de son économie et attire de nouveaux capitaux, tout en poursuivant ses efforts pour surmonter les conséquences des conflits et des divisions politiques.   Dans ce contexte, la 7e élection générale dépasse largement le cadre d’une simple compétition entre formations politiques. Pour de nombreux observateurs, elle constitue surtout une occasion d’évaluer une question essentielle : les citoyens continuent-ils de faire confiance aux institutions démocratiques comme instruments de participation, de représentation et de dialogue national ?   L’enjeu de ce scrutin ne se limite donc pas à la composition du Parlement. Il réside également dans ce qu’il révélera du niveau de confiance de la population envers les institutions à un moment de profonde transformation du pays.   Une mobilisation électorale d’envergure   Selon la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE), plus de 54 millions d’électeurs se sont inscrits pour participer au scrutin, ce qui en fait l’un des plus importants de l’histoire nationale.   Les données officielles indiquent également que plus de 10 400 candidats issus de partis politiques et de listes indépendantes briguent des sièges à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’au sein des conseils régionaux.   La NEBE affirme avoir entrepris d’importants préparatifs afin d’assurer le bon déroulement du vote, notamment grâce à l’élargissement des systèmes d’inscription numérique, à des campagnes de sensibilisation et à une organisation logistique déployée à travers le pays.   Au-delà de ces chiffres, les inscriptions traduisent une réalité plus profonde. Malgré plusieurs années marquées par les tensions politiques, les préoccupations sécuritaires et les difficultés économiques, des millions d’Éthiopiens ont choisi de prendre part au processus électoral.   Pour de nombreux analystes, cette mobilisation est en elle-même significative. Elle témoigne du fait qu’une part importante de la population continue de considérer les élections comme un moyen privilégié de débattre des priorités nationales et d’assurer une représentation politique.   Huit années de réformes   Cette échéance électorale survient près de huit ans après le lancement des réformes initiées par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui ont profondément transformé le paysage politique et économique du pays.   Ces réformes visaient notamment à élargir l’espace politique, renforcer la participation démocratique, libéraliser certains secteurs économiques, promouvoir la gouvernance numérique et attirer davantage d’investissements étrangers.   Cependant, cette période a également été marquée par des conflits, des crises humanitaires, des défis sécuritaires persistants et des débats sur la vitesse ainsi que l’orientation des changements engagés.   Dans ce contexte, le scrutin du 1er juin est largement perçu comme un moment décisif de la transition éthiopienne.   Pour de nombreux citoyens, la question ne se limite pas au choix du parti qui gouvernera. Elle porte aussi sur la capacité des institutions créées ou renforcées durant cette période de réforme à répondre concrètement aux attentes de la population.   Participation électorale et confiance institutionnelle   Les spécialistes des sciences politiques considèrent souvent les élections comme bien plus qu’un simple mécanisme de désignation des dirigeants.   Elles constituent également un indicateur du degré de confiance des citoyens envers les institutions démocratiques.   Dans les démocraties émergentes, le niveau de participation peut refléter la conviction des électeurs que les divergences politiques peuvent être résolues par des voies constitutionnelles et par la compétition électorale.   L’importance de cette consultation est renforcée par le contexte récent. Elle intervient après des années de réformes, le report d’un précédent cycle électoral en raison de la pandémie de COVID-19, des conflits internes, la signature de l’accord de paix de Pretoria ainsi que les efforts actuels de dialogue national.   Les attentes liées à la transformation économique   Au-delà de la dimension politique, la transformation économique représente l’un des éléments majeurs de la transition actuelle.   Les autorités mettent régulièrement en avant les avancées réalisées dans le cadre du programme de réforme économique nationale, notamment l’ouverture de nouvelles opportunités d’investissement, la modernisation du secteur financier, le soutien aux exportations et la réalisation de grands projets d’infrastructure.   Selon le gouvernement, ces réformes visent à consolider la stabilité macroéconomique, renforcer la compétitivité du pays et créer les conditions d’une croissance durable.   Toutefois, c’est dans leur quotidien que les citoyens évaluent réellement les effets de ces transformations.   L’emploi, l’inflation, l’accès au financement, l’entrepreneuriat et les perspectives économiques demeurent au cœur des préoccupations d’une grande partie de la population.   Les observateurs soulignent que la confiance envers les institutions dépend non seulement de la participation politique, mais aussi de la perception des performances économiques et des perspectives d’avenir.   Dans cette optique, l’élection pourrait également servir de baromètre informel de l’opinion des électeurs sur les résultats des réformes engagées.   Le taux de participation pourrait ainsi constituer l’un des indicateurs les plus pertinents de la manière dont les citoyens perçoivent la légitimité institutionnelle et la participation démocratique.   L’engagement des électeurs fournira également des indications précieuses sur leur perception de la gouvernance, de la représentation politique et de la responsabilité publique.   Le poids de la jeunesse   Avec l’une des populations les plus jeunes du continent africain, l’Éthiopie verra sa jeunesse jouer un rôle déterminant dans l’issue du scrutin.   Des millions de nouveaux électeurs ont atteint l’âge de voter dans un contexte marqué par les réformes politiques, les transformations économiques et les avancées technologiques.   Selon plusieurs observateurs, les jeunes évaluent de plus en plus les institutions à travers des préoccupations concrètes telles que l’emploi, l’éducation, l’innovation, l’entrepreneuriat et la mobilité sociale.   Leur participation pourrait ainsi offrir des indications importantes sur la manière dont la nouvelle génération perçoit la démocratie et l’avenir du pays.   Pour de nombreux analystes, le niveau d’engagement des jeunes représente l’un des meilleurs indicateurs de la confiance à long terme envers les institutions démocratiques éthiopiennes.   Une concurrence politique diversifiée   Le paysage électoral reflète une configuration politique complexe. Les données officielles de la NEBE montrent que le Parti de la prospérité, au pouvoir, demeure la seule formation politique présente dans la quasi-totalité des régions et des niveaux administratifs. Toutefois, plusieurs partis d’opposition ont renforcé leur présence dans différentes zones du pays.   L’organisation Citoyens éthiopiens pour la justice sociale (EZEMA), ainsi que plusieurs partis régionaux, présentent des candidats dans de nombreuses circonscriptions, contribuant à une concurrence plus soutenue dans certaines régions.   Les inscriptions des candidats révèlent également des disparités régionales importantes.   Certaines des compétitions les plus disputées devraient se dérouler à Addis-Abeba ainsi que dans plusieurs zones des régions du Sud, où plusieurs formations ont présenté un grand nombre de candidats.   Selon les données de la NEBE, la capitale figure parmi les circonscriptions les plus concurrentielles, avec de nombreux partis engagés dans la bataille électorale.   Le niveau de concurrence observé dans les différentes circonscriptions pourrait offrir des indications supplémentaires sur l’évolution du multipartisme en Éthiopie.   Sécurité et organisation du scrutin   La sécurité demeure l’un des facteurs majeurs influençant le contexte électoral.   Si des élections sont prévues dans la majorité des régions, la NEBE a reconnu que certaines contraintes administratives et sécuritaires pourraient affecter le déroulement du vote dans plusieurs circonscriptions.   Des rapports d’observateurs électoraux et de médias indiquent que l’instabilité continue de poser des difficultés dans certaines localités, notamment dans des parties des régions d’Amhara et d’Oromia.   Les autorités électorales affirment avoir procédé à des évaluations des circonscriptions afin de déterminer leur niveau de préparation opérationnelle.   Par ailleurs, certains partis d’opposition ont exprimé des préoccupations concernant les conditions de campagne, les procédures d’enregistrement des candidats, certaines contraintes administratives et les restrictions sécuritaires affectant les activités politiques.   La capacité des institutions à organiser le scrutin dans ces conditions influencera probablement la perception des citoyens quant à la crédibilité et à l’efficacité du processus électoral.   Une attention internationale soutenue   Cette élection suscite également un intérêt marqué au niveau international.   La mission d’observation électorale de l’Union africaine a déployé des observateurs afin de suivre le déroulement du scrutin et d’évaluer les procédures électorales.   Les organisations régionales, les partenaires diplomatiques et les institutions internationales suivent également de près cette échéance alors que l’Éthiopie poursuit ses efforts de relance, de reconstruction et d’intégration économique.   Selon le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC), la confiance publique, la transparence électorale et la crédibilité institutionnelle demeurent des piliers essentiels de la gouvernance démocratique.   Pour les observateurs nationaux et internationaux, la manière dont se déroulera l’élection offrira des indications importantes sur la solidité et la maturité des institutions démocratiques du pays.   Au-delà du jour du vote En définitive, la portée de la 7e élection législative éthiopienne dépasse largement la question de la répartition des sièges parlementaires.   Qu’elle soit analysée à travers le taux de participation, la qualité du fonctionnement institutionnel, l’engagement politique ou le niveau de confiance du public, cette consultation devrait fournir l’une des évaluations les plus révélatrices du fonctionnement des institutions démocratiques dans une période de transition et de réforme.   Alors que les Éthiopiens s’apprêtent à voter, ce scrutin représente à la fois une compétition politique et une étape importante dans les efforts du pays pour consolider la gouvernance démocratique, accélérer sa transformation économique et renforcer la cohésion nationale.   À ce titre, cette élection constitue bien davantage qu’un simple rendez-vous électoral : elle représente également un indicateur essentiel de la confiance des citoyens dans la trajectoire démocratique de l’Éthiopie et dans les institutions appelées à façonner son avenir.
Au-delà du bruit médiatique : Ce que les élections éthiopiennes de 2026 révèlent sur l'avenir du pays
May 31, 2026 215
Par Selamawit Getachew   Alors que l'Éthiopie se prépare à ses septièmes élections générales le 1er juin 2026, les commentaires internationaux se concentrent souvent uniquement sur les défis sécuritaires, négligeant le contexte plus large et les évolutions positives au sein du pays.   Si les conflits mondiaux, allant des guerres régionales aux tensions géopolitiques, créent un climat turbulent, il est important de reconnaître que l'Éthiopie continue de fonctionner efficacement malgré ces pressions.   La démocratie ne doit pas être perçue uniquement comme un état final qu'un pays « possède » ou « ne possède pas », surtout lorsque de nombreuses nations confrontées à la guerre, à la censure et à la polarisation se définissent encore comme démocratiques.   L'Éthiopie, en particulier, est une nation qui construit ses institutions dans une période difficile, comme en témoignent la participation électorale croissante, ses systèmes numériques et ses capacités administratives.   La couverture médiatique récente tend à mettre l'accent sur les conflits, les restrictions et la domination du parti au pouvoir, transformant souvent les inquiétudes en récits d'effondrement.   Cependant, l'ampleur du nombre d'électeurs inscrits – plus de 54 millions de citoyens, soit une augmentation de 32 % par rapport à 2021 – et les taux de participation élevés – historiquement supérieurs à 80 % – témoignent d'un engagement civique et d'une capacité institutionnelle solides. La présence de nombreux partis politiques indique également un paysage politique pluraliste, contrairement à l'idée simpliste d'un système à parti unique.   Les projets d'infrastructure en cours en Éthiopie, sa gouvernance numérique et son influence régionale, illustrée par le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, soulignent davantage encore le rôle actif de la nation dans la construction de son avenir. Les discours négatifs sont en partie motivés par des intérêts géopolitiques, car l'importance stratégique de l'Éthiopie dans la Corne de l'Afrique suscite l'attention et la contestation de l'étranger.   Malgré les pressions extérieures, l'Éthiopie continue de renforcer ses capacités et de pérenniser ses processus démocratiques, offrant un contre-exemple important pour l'Afrique, où la démocratie est souvent perçue comme fragile.   L'élection de 2026 constitue ainsi un test significatif de la participation citoyenne à grande échelle et de la résilience institutionnelle, démontrant que même sous pression interne et externe, un pays peut développer l'engagement civique et faire respecter ses procédures constitutionnelles.   L’expérience éthiopienne démontre que le développement institutionnel et la participation démocratique sont possibles même dans des contextes difficiles, faisant de ses élections un point de référence essentiel pour l’évolution politique du continent.   L’ampleur de la mobilisation civique et logistique témoigne de l’importance de cet exercice national. Plus de 54 millions d’électeurs inscrits ont exercé leur droit de vote sur un vaste territoire géographiquement diversifié. Au total, 10 934 candidats sont en lice, formant un paysage politique très compétitif qui reflète un large éventail d’opinions.   Par ailleurs, 42 partis politiques et 80 candidats indépendants briguent activement une représentation législative. Sur les 547 sièges que compte la Chambre des représentants du peuple, 501 sont à pourvoir : 2 198 candidats se présentent au Parlement fédéral et 8 736 briguent des postes au sein des conseils régionaux.   Ces chiffres reflètent l’engagement profond d’une nation à institutionnaliser la gouvernance par les urnes.   Elles affirment clairement que la légitimité politique doit découler du consentement des gouvernés, rejetant l'idée que le pouvoir puisse être obtenu par l'intimidation, la violence ou la coercition armée.
Les Éthiopiens devant une décision déterminante : entre terrorisme et prospérité collective, selon le professeur émérite Al Mariam
May 31, 2026 159
Addis-Abeba, 31 mai 2026 (ENA) : - À la veille des élections générales éthiopiennes de 2026, les citoyens du pays sont appelés à faire un choix décisif : opter pour le terrorisme ou pour une prospérité commune, affirme le professeur émérite Alemayehu G. Mariam, connu sous le nom d’Al Mariam.   Dans une récente tribune, Al Mariam a soutenu que l’avenir démocratique de l’Éthiopie repose sur la volonté populaire exprimée dans les urnes, tout en rejetant l’idée selon laquelle le pouvoir politique pourrait être obtenu par la violence.   Il a opposé le gouvernement issu du vote à la doctrine selon laquelle « le pouvoir politique sort du canon d’un fusil », estimant qu’une telle approche conduit inévitablement à la mort et à la destruction.   Le professeur émérite Al Mariam a accusé certains groupes armés de commettre des actes terroristes et des violences contre les civils ainsi que les institutions publiques, de s’en prendre aux communautés et de détruire des services essentiels comme les écoles et les structures de santé.   Selon lui, ces groupes poursuivent un même objectif : utiliser la terreur pour accéder au pouvoir politique, tout en défendant des idéologies suprématistes à caractère ethno-nationaliste.   Al Mariam a également critiqué les citoyens qui choisissent de ne pas voter, estimant qu’ils renoncent ainsi à leur capacité d’influencer des questions essentielles telles que l’accès à la santé, à l’éducation, à l’emploi et aux libertés fondamentales.   Il a écrit : « Au cours des derniers mois, certaines personnes m’ont déclaré : “La politique ne m’intéresse pas. Cela m’est égal. Je m’occupe simplement de mes propres affaires.”   Je ne sais pas s’ils sont apolitiques ou s’ils souffrent d’une forme d’apathie politique. Je ne sais pas si leur désintérêt apparent ou leur indifférence découle de leur cynisme à l’égard des partis politiques, des élections ou des divergences politiques. »   Selon lui, cette apathie ou cette indifférence comporte en réalité un coût considérable. Ceux qui se désintéressent de la politique et refusent d’exercer leur droit de vote abandonnent le contrôle de leur existence à ceux qui y participent.   Les électeurs détermineront le niveau de vie, l’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux possibilités d’emploi, ainsi que les droits et libertés de ceux qui restent à l’écart de la vie politique.   Al Mariam a souligné que les élections générales éthiopiennes de 2026 constitueront un véritable référendum sur la direction que prendra l’Éthiopie au cours des cinq prochaines années : le pays poursuivra-t-il son parcours marqué par la violence et l’intimidation ou s’engagera-t-il vers une gouvernance démocratique, un dialogue inclusif ainsi qu’une plus grande transparence et responsabilité ?   À l’approche du 1er juin 2026, ce scrutin dépasse la simple compétition pour les sièges et le pouvoir. Il met également à l’épreuve la capacité des citoyens à transformer leur consentement en autorité politique par le vote plutôt que par la contrainte.   Il a également cité l’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948, qui affirme que l’autorité des pouvoirs publics doit reposer sur la « volonté du peuple », exprimée à travers des élections périodiques et authentiques, organisées au suffrage universel et égal, au scrutin secret ou selon des procédures libres équivalentes.   Pour ces élections, plus de 54 millions d’électeurs sont inscrits afin de choisir 501 représentants à la Chambre des représentants du peuple.
L’Éthiopie à la veille des élections générales du 1er juin
May 31, 2026 160
Addis-Abeba, 31 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’apprête à franchir une étape décisive à l’approche de ses 7es élections générales. Des millions de citoyens sont attendus aux urnes le 1er juin 2026, dans un scrutin que beaucoup considèrent comme un moment déterminant du processus démocratique national.   Après plusieurs semaines de campagne électorale, de discussions publiques et l’entrée en vigueur de la période officielle de silence électoral, le matériel nécessaire au vote a été acheminé avec succès vers les bureaux de vote à travers le pays, préparant ainsi le terrain pour le scrutin qui s’ouvrira dès demain.   À mesure que l’échéance électorale approche, l’ambiance a progressivement évolué.   L’effervescence des meetings politiques et les messages de campagne ont laissé place à une atmosphère plus calme, alors que les électeurs se préparent à accomplir leur devoir civique.   Dans l’ensemble du pays, des centres urbains aux localités rurales les plus éloignées, les préparatifs sont désormais entrés dans leur dernière phase.   Les autorités électorales, les forces chargées de la sécurité, les observateurs ainsi que le personnel affecté aux bureaux de vote sont pleinement mobilisés afin d’assurer le bon déroulement de ce qui devrait figurer parmi les plus vastes scrutins organisés sur le continent africain.   Cette échéance électorale est largement considérée comme bien davantage qu’un simple rendez-vous politique ordinaire.   Pour l’Éthiopie, l’un des États les plus peuplés et les plus influents d’Afrique, elle constitue une étape institutionnelle majeure appelée à façonner l’orientation politique du pays au cours des prochaines années.   L’importance du scrutin apparaît également à travers son ampleur.   Plus de 54 millions d’électeurs inscrits sont attendus pour participer au vote, avec un choix proposé parmi les candidats représentant 42 partis politiques.   Plus de 10 000 candidats sont engagés dans la compétition électorale, tandis qu’environ 52 000 bureaux de vote ont été déployés sur l’ensemble du territoire pour accueillir les électeurs.   La présence d’observateurs internationaux et la forte attention des médias nationaux et étrangers témoignent de l’intérêt considérable que suscite cette élection, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.   De nombreux analystes la présentent comme l’un des processus démocratiques les plus observés du continent, en raison du rôle régional majeur de l’Éthiopie et de son poids géopolitique grandissant.   L’ouverture du vote est prévue à 6 heures le 1er juin, avec l’ouverture simultanée des bureaux de vote dans tout le pays afin d’accueillir des millions de citoyens désireux d’exercer leur droit démocratique et de contribuer à l’avenir de leur nation.
Le chef de la mission d'observation de l'UA, Kenyatta, rencontre le corps diplomatique africain alors que l'Éthiopie se prépare au scrutin de demain
May 31, 2026 158
Addis Ababa le 31 mai, 2026 (ENA) L'ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, qui dirige la mission d'observation électorale de l'Union africaine (AUEOM), a rencontré aujourd'hui des représentants du corps diplomatique africain à Addis-Abeba, alors que l'Éthiopie se prépare à ses septièmes élections législatives, prévues demain, le 1er juin 2026.   La réunion a rassemblé des membres de la mission d'observation de l'Union africaine et des représentants de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui se trouvent en Éthiopie pour soutenir et surveiller le processus électoral.   Selon les responsables de la mission, les discussions ont porté sur un échange de points de vue concernant la situation politique et sécuritaire actuelle en Éthiopie, ainsi que sur l’évaluation du niveau de préparation du pays en vue du scrutin de lundi.   La mission d’observation de l’Union africaine a déjà entamé une série de séances d’orientation et d’information à l’intention de ses observateurs, portant sur le cadre politique et juridique de l’Éthiopie, les procédures électorales, ainsi que les normes et principes de l’Union africaine visant à garantir des élections crédibles, transparentes et pacifiques.   L'UA a déployé 73 observateurs à court terme provenant de 37 pays africains, ce qui témoigne d'un engagement continental fort en faveur d'une observation électorale menée par l'Afrique et de la promotion de la gouvernance démocratique à travers le continent.   S'exprimant à la veille du scrutin, Kenyatta a souligné l'importance du vote en Éthiopie non seulement pour les Éthiopiens, mais aussi pour l'Afrique dans son ensemble. « L’Éthiopie accueille le siège de l’organisation continentale, l’Union africaine. Par conséquent, les élections qui se déroulent ici en Éthiopie revêtent une importance non seulement pour le pays, mais aussi pour l’ensemble du continent », a-t-il déclaré.   M. Kenyatta dirige la mission d’observation électorale de l’UA chargée de suivre la septième élection législative en Éthiopie.   La mission comprend des experts électoraux, des diplomates, des représentants de la société civile, des leaders de la jeunesse, des professionnels des médias et des spécialistes de la gouvernance venus de toute l’Afrique.   La présence d’observateurs continentaux souligne l’importance accordée au processus électoral éthiopien et reflète les efforts plus larges déployés par l’Afrique pour soutenir les institutions démocratiques, l’intégrité électorale et la participation politique pacifique à travers le continent.   Avec plus de 54 millions d’électeurs inscrits, ces élections marquent une étape importante dans le parcours démocratique de l’Éthiopie et constituent l’un des plus grands scrutins de l’histoire du pays.
La 7ème élection générale en Éthiopie : un tournant pour la consolidation démocratique et la stabilité nationale
May 31, 2026 395
Addis Ababa le 31 mai,2026 (ENA) À la veille de la 7ème élection générale, l’Éthiopie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son processus de consolidation démocratique. Le scrutin prévu le 1er juin 2026 mobilise les institutions nationales, les acteurs politiques et des millions de citoyens appelés à exercer leur droit de vote dans le cadre du processus constitutionnel du pays. Au cœur de ce processus se trouve un principe fondamental : le transfert du pouvoir politique s’effectue exclusivement par des moyens pacifiques, légaux et institutionnels, à travers les urnes. Les élections demeurent ainsi le mécanisme central de la légitimité politique et de la continuité de l’État. Un État structuré et une participation citoyenne en expansion L’Éthiopie est caractérisée par une organisation institutionnelle à grande échelle, capable de mettre en œuvre des processus électoraux nationaux dans un contexte de diversité démographique et géographique. Parallèlement, la participation citoyenne continue de se renforcer, comme en témoignent les inscriptions électorales et l’engagement des électeurs dans les différentes étapes du processus. Cette dynamique reflète l’ancrage progressif de la culture démocratique dans la vie publique. Les institutions assurent l’organisation, la coordination et le respect du cadre légal. Les citoyens participent au processus électoral conformément aux dispositions établies. Cette complémentarité constitue un élément fondamental du système électoral. Cadre institutionnel et organisation des élections La conduite de la 7eme élection générale est assurée par la Commission électorale nationale d'Éthiopie, conformément à son mandat constitutionnel. L’institution est chargée de l’organisation technique, administrative et juridique du processus électoral, notamment l’enregistrement des électeurs, la délimitation des circonscriptions électorales, la gestion des bureaux de vote et la supervision générale des opérations électorales. L’ensemble du processus est mis en œuvre selon les procédures établies, dans le respect du calendrier électoral et des dispositions légales en vigueur. Participation et observation du processus électoral Le processus électoral en Éthiopie est accompagné par la participation d’acteurs nationaux et internationaux, y compris des observateurs invités. La présence de personnalités régionales, notamment l’ancien président kenyan Uhuru Kenyatta, illustre l’engagement constant de l’Éthiopie en faveur du principe des solutions africaines aux défis africains. Elle reflète également la confiance croissante accordée aux initiatives africaines de suivi électoral ainsi qu’au rôle des institutions du continent dans le renforcement de la gouvernance démocratique. Cette mobilisation contribue à la transparence du scrutin et à la confiance des différentes parties prenantes dans le déroulement du processus. Les élections comme fondement de la transition pacifique Dans tous les systèmes démocratiques, les élections constituent le seul mécanisme durable de transition politique pacifique. Elles transforment la compétition en processus institutionnalisé et les divergences en choix démocratique. Dans le cas éthiopien, les élections remplissent trois fonctions essentielles : Elles assurent la continuité constitutionnelle. Elles garantissent la participation populaire. Elles confèrent la légitimité au pouvoir politique. Sans élections, les systèmes politiques s’exposent à l’instabilité. Avec elles, ils construisent la continuité et la responsabilité. Coordination du processus et cadre national Les autorités compétentes, en coordination avec les institutions concernées, mettent en œuvre les mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement du processus électoral dans l’ensemble des régions du pays. Les opérations incluent la préparation logistique, la sécurisation des sites électoraux en coopération avec les organes concernés, ainsi que la sensibilisation du public sur les procédures de vote. Ces activités s’inscrivent dans le cadre du mandat institutionnel visant à garantir l’organisation régulière et ordonnée des élections. La participation citoyenne au cœur de la souveraineté Au centre de cette élection se trouve le citoyen. Voter ne constitue pas seulement un acte administratif, mais une expression concrète de la souveraineté nationale. Chaque vote renforce la légitimité du processus. Chaque participation consolide la démocratie. Chaque citoyen engagé devient acteur de la trajectoire politique du pays. La démocratie prend tout son sens lorsqu’elle est vécue, et non seulement proclamée. Une nation en construction démocratique continue La 7eme élection générale en Éthiopie illustre un processus en évolution, où institutions et citoyens interagissent pour construire un système politique plus stable et plus participatif. L’Éthiopie poursuit ainsi sa trajectoire démocratique non comme un projet achevé, mais comme un processus vivant, façonné par la participation, consolidé par les institutions et guidé par la volonté collective de stabilité et de progrès. À la veille du scrutin, l’Éthiopie se présente comme une nation forte de ses institutions, de son expérience démocratique et de l’engagement de ses citoyens. La 7ᵉ élection générale constitue ainsi non seulement un rendez-vous électoral, mais également une nouvelle démonstration de la capacité du pays à faire progresser son processus démocratique dans le respect de son ordre constitutionnel et de sa souveraineté nationale
Plus de54 millions de voix : la solidité de la démocratie éthiopienne et l’espoir de l’Afrique
May 31, 2026 342
Addis Ababa le 31 mai,2026 (ENA) Plus de 54 millions d’électeurs figurent sur les listes électorales et devraient se rendre aux urnes dans les 52 000 centres de vote installés à travers le pays. Au total, 42 partis politiques présentent 10 357 candidats. Afin d’assurer la crédibilité, la transparence et l’intégrité du scrutin, 59 observateurs de l’Union africaine, dirigés par l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta, ainsi que 26 observateurs de l’IGAD, ont été déployés dans différentes régions du pays.   Ces données en elles-mêmes nous disent beaucoup. Mais au-delà des chiffres, elles révèlent une histoire beaucoup plus profonde : celle d’un pays qui a surmonté de nombreux défis, franchi des étapes déterminantes dans son parcours politique et poursuit aujourd’hui la consolidation de ses institutions démocratiques. Cette histoire est celle de l’Éthiopie. L’élection générale du 1er juin 2026 dépasse largement le simple cadre d’un vote. Elle représente également un rendez-vous national majeur où convergent la construction de l’État, le développement institutionnel, le pluralisme politique, l’engagement citoyen et l’enracinement progressif de la culture démocratique. L’Éthiopie compte parmi les nations les plus peuplées d’Afrique. Avec une population de plus de 130 millions d’habitants, l’enregistrement de plus de 54 millions d’électeurs constitue déjà une réalisation significative. Ce résultat ne traduit pas seulement l’importance démographique du pays ; il reflète aussi l’intérêt de la population pour la participation civique, sa confiance dans le processus électoral et sa volonté de contribuer à l’avenir collectif de la nation. La force d’un pays ne se mesure pas uniquement au nombre de ses habitants. Une grande nation est également celle qui peut organiser d’importants processus nationaux dans un climat d’ordre, de stabilité et d’efficacité administrative. À cet,égard, cette 7ème élection générale met en évidence les capacités institutionnelles acquises par l’Éthiopie. L’organisation de 52 000 bureaux de vote, la mobilisation de plus de 359 000 agents électoraux, la distribution du matériel à l’échelle du territoire et la gestion rigoureuse de l’ensemble du processus témoignent de l’existence d’institutions solides et opérationnelles. Une autre dimension remarquable de cette consultation réside dans le pluralisme politique qu’elle illustre. La participation de 42 partis politiques, la présence de plus de 10000 candidats soumis au choix des électeurs ainsi que l’engagement de nombreux indépendants démontrent l’ouverture progressive de l’espace politique éthiopien. Dans une démocratie, la puissance d’une nation ne repose pas sur l’uniformité des idées. Elle réside plutôt dans la capacité à permettre la coexistence pacifique de visions différentes au sein d’un même cadre national. Dans cette perspective, les 19 débats électoraux organisés dans cinq langues témoignent du renforcement continu de la culture démocratique dans le pays. L’un des aspects les plus novateurs de ce scrutin demeure également l’intégration accrue des technologies numériques. La plateforme numérique « Mirtchaye » ainsi que l’utilisation de l’identifiant national Fayda ont contribué à moderniser de manière importante le processus électoral. Cette évolution démontre que l’Éthiopie ne cherche pas seulement à renforcer ses institutions démocratiques ; mais elle œuvre aussi à leur adaptation aux réalités du monde contemporain.   La dimension continentale d’un scrutin national Cependant, l’importance de cette élection dépasse le seul cadre national puisque ce scrutin possède également une portée continentale considérable. Parmi les éléments les plus significatifs figure la présence de la mission d’observation électorale de l’Union africaine, conduite par l’ancien président du Kenya, Uhuru Kenyatta. Pour certains observateurs, il pourrait s’agir d’une mission ordinaire. Pourtant, en réalité, sa signification dépasse largement le protocole.  
Social
Le Premier ministre Abiy inaugure le Centre culturel Borana dans la ville de Yabelo
May 27, 2026 1566
  Addis Ababa le 27 mai,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a inauguré aujourd’hui officiellement le tout nouveau Centre culturel Borana, situé dans la ville de Yabelo, dans la région d’Oromia.   Cette institution a été créée afin de préserver, promouvoir et transmettre aux générations futures le riche patrimoine, l’histoire, la culture et la philosophie du peuple Borana.   Rappelons que la première pierre de ce vaste centre a été posée en 2020 (2013 selon le calendrier éthiopien) par la Première dame, Zinash Tayachew.   Entièrement financé par les recettes de la vente du livre du Premier ministre, Medemer, le centre s'étend sur 57,6 hectares et a officiellement commencé à offrir ses services au public.   Spécialement conçu pour servir de vitrine vivante du système historique du Gadaa, ce vaste centre comprend une salle de conférence ultramoderne pouvant accueillir jusqu’à 2 000 personnes à la fois, ainsi qu’un musée dédié au patrimoine.   « Nous avons inauguré aujourd’hui le Centre culturel Borana dans la ville de Yabelo », a déclaré le Premier ministre Abiy.   « La première pierre du centre a été posée en 2020 (2013 selon le calendrier éthiopien) par la Première dame Zinash Tayachew, et il est désormais officiellement ouvert au public. Construit grâce aux recettes de la vente du livre Medemer, le centre s’étend sur un terrain de 57,6 hectares », a-t-il ajouté.   Le Premier ministre a souligné que ce pôle culturel était appelé à jouer un rôle déterminant dans la préservation de l'identité et du patrimoine de la région.   « Ce centre a été spécialement conçu pour mettre en valeur le système Gadaa », a ajouté le Premier ministre Abiy.   « Il comprend une salle de conférence pouvant accueillir jusqu’à 2 000 personnes à la fois, ainsi qu’un musée du patrimoine, et devrait jouer un rôle clé dans la préservation et la transmission de la culture, ude l’histoire et de la philosophie du peuple Borana aux générations futures », a ajouté le Premier ministre.
Les musulmans éthiopiens célèbrent l'Aïd al-Adha dans la prière et l'unité
May 27, 2026 918
Addis Ababa le 27 mai, 2026 (ENA) Partout en Éthiopie, les musulmans célèbrent la 1447e fête de l'Aïd al-Adha, connue localement sous le nom d'Arafa, à travers des prières animées et des cérémonies religieuses, marquant ainsi l'une des fêtes les plus sacrées de l'islam.   Dès les premières heures du matin, des centaines de milliers de fidèles se sont rassemblés dans les mosquées et sur les places de prière en plein air à Addis-Abeba et dans d'autres grandes villes du pays pour célébrer cette fête sacrée.   Les célébrations ont été empreintes de dévotion spirituelle, de traditions culturelles colorées et de messages de paix, d'unité et de fraternité.   L'Aïd al-Adha, également connu sous le nom de « Fête du Sacrifice », commémore la volonté du prophète Ibrahim (Abraham) de sacrifier son fils par obéissance au commandement de Dieu.   Cette histoire sacrée symbolise une foi inébranlable, un sacrifice désintéressé, l’obéissance à Dieu et une dévotion inébranlable.   Cette fête n’est pas seulement un moment de prière et de célébration, mais aussi une occasion de mettre en avant la compassion et la solidarité.   Les familles et les communautés partagent des repas, apportent leur soutien à ceux qui en ont besoin et renforcent les liens sociaux par des actes de charité et de bienveillance.   Les chefs religieux et les anciens de la communauté ont exhorté les musulmans à continuer de préserver les valeurs séculaires de l'Éthiopie que sont l'unité, la coexistence et la fraternité, alors que la communauté musulmane célèbre cette fête dans l'harmonie.   À la veille de l'Aïd al-Adha, le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les Éthiopiens à embrasser les valeurs de sacrifice, d'obéissance et de soutien mutuel que représente cette fête.   Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le Premier ministre a déclaré que l’Aïd al-Adha incarne trois valeurs majeures : le sacrifice, l’obéissance et la solidarité.   « Le Jour d’Arafat revêt une importance profonde pour la communauté musulmane, car il commémore un père offrant son fils en sacrifice, un fils obéissant à l’ordre de son père, et les musulmans démontrant au monde entier les valeurs d’unité et de solidarité », a souligné le Premier ministre.   Il a ajouté que la volonté du prophète Abraham de sacrifier son fils bien-aimé reflétait une foi et une détermination extraordinaires, malgré les épreuves émotionnelles, la pression sociale et la tentation.   L’Aïd al-Adha marque également le point culminant du pèlerinage annuel du Hajj à La Mecque, en Arabie saoudite, ce qui en fait l’une des périodes les plus importantes sur le plan spirituel pour les musulmans du monde entier.   De plus, des millions de musulmans à travers le monde célèbrent cette fête sacrée cette année.   Le calendrier islamique suivant le cycle lunaire, la date exacte de l’Aïd al-Adha est déterminée par l’observation de la lune. De nombreuses communautés musulmanes se conforment aux annonces faites par les comités d’observation de la lune et les autorités religieuses dans des pays tels que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.   Alors que les célébrations se poursuivent dans toute l'Éthiopie, l'Aïd al-Adha est un rappel fort de la foi, de la compassion, du sacrifice et de l'esprit d'unité indéfectible qui soude les communautés.
Le Premier ministre Abiy appelle à un changement de mentalité dans le système de santé éthiopien lors de l'inauguration de l'hôpital de Lafto
May 27, 2026 802
  Addis Ababa le 27 mai,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé mardi à une transformation culturelle majeure du système de santé éthiopien.   Le Premier ministre a souligné que la construction d'hôpitaux ne suffisait pas à elle seule, à moins qu'elle ne s'accompagne d'un entretien adéquat, de la participation du secteur privé et de soins bienveillants et centrés sur le patient.   S'exprimant lors de l'inauguration de l'hôpital de Lafto, le Premier ministre Abiy a évoqué l'évolution de la politique de santé éthiopienne.   Il a expliqué que pendant de nombreuses années, le pays s'était fortement concentré sur la médecine préventive, mais que l'expérience avait montré que la prévention seule ne pouvait pas répondre pleinement au fardeau croissant des maladies graves et complexes.   Selon le Premier ministre, la stratégie nationale de santé révisée vise désormais à trouver un équilibre entre les soins préventifs et curatifs, afin de garantir que le système soit capable non seulement de prévenir les maladies, mais aussi de traiter les pathologies graves dès leur apparition.   Le Premier ministre Abiy a fait remarquer que la santé, tout comme la paix, est souvent davantage appréciée à sa juste valeur en période de crise.   Le Premier ministre a souligné que les véritables soins de santé préventifs vont au-delà des hôpitaux et des cliniques. Selon lui, la création d’une société en bonne santé passe également par des villes plus propres, des espaces publics plus sûrs et des modes de vie plus sains.   Il a mis en avant l’importance de dépolluer les rivières, de développer les installations sportives et de créer des espaces de loisirs accessibles où les jeunes et les personnes âgées peuvent rester actifs et éviter les comportements néfastes tels que la toxicomanie.   Utilisant une analogie militaire, le Premier ministre Abiy a décrit la prévention des maladies comme un combat national dans lequel la nutrition constitue la première ligne de défense de la société.   Il a salué les programmes d’alimentation destinés aux étudiants et aux communautés, en pleine expansion à Addis-Abeba, les qualifiant d’investissements à long terme pour bâtir une génération plus saine et plus résiliente.   Abordant la question de la gouvernance et du développement urbains, le Premier ministre a félicité l’administration municipale d’Addis-Abeba pour les progrès récemment accomplis dans les domaines de l’éducation, du sport et des infrastructures énergétiques. Il a toutefois souligné que les efforts du gouvernement ne suffisaient pas à eux seuls à répondre aux besoins croissants du secteur de la santé.   Une partie centrale de son message a porté sur la nécessité d'accroître la participation du secteur privé dans la prestation des soins de santé.   Le Premier ministre Abiy a noté que de nombreux professionnels de santé et investisseurs éthiopiens qualifiés sont disposés à créer des établissements de santé de pointe, mais continuent de se heurter à des obstacles tels qu'un accès limité aux terrains et des barrières administratives.   Il a exhorté les responsables municipaux à travailler en étroite collaboration avec les prestataires de soins de santé privés, à comprendre directement leurs difficultés et à éliminer les obstacles inutiles afin de contribuer à l'expansion d'établissements médicaux de classe mondiale dans toute la capitale.   S'adressant au personnel soignant et aux responsables administratifs, le Premier ministre a souligné que les normes élevées mises en avant lors de l'inauguration de l'hôpital ne devaient pas rester des initiatives ponctuelles. Au contraire, a-t-il déclaré, la propreté, le professionnalisme et la qualité du service doivent devenir des pratiques institutionnelles permanentes.   Plus important encore, il a appelé à un changement de mentalité dans la manière dont les patients sont traités au sein des établissements médicaux.   Il a encouragé les professionnels de santé à remplacer les attitudes administratives rigides par de l’empathie, du respect et des soins centrés sur le patient, qui traitent chaque citoyen de manière égale, quel que soit son statut social ou économique.   Le Premier ministre Abiy a également mis en garde contre la complaisance, soulignant la présence médicale croissante de l’Éthiopie à travers l’Afrique. Il a noté que plus de 400 internes africains suivent actuellement une formation spécialisée en Éthiopie, tandis que de nombreux médecins éthiopiens continuent d’exercer sur l’ensemble du continent.   Malgré ces avancées, il a mis en garde les dirigeants contre le risque de se reposer sur leurs lauriers.   « La complaisance est un fléau », a déclaré le Premier ministre, soulignant que se focaliser excessivement sur les réalisations passées peut empêcher les institutions d’aller de l’avant et de viser de nouveaux progrès.   Construit sur un terrain de 5,4 hectares, l’hôpital de Lafto est conçu pour offrir des traitements conformes aux normes internationales pour les maladies graves et spécialisées, notamment le cancer, les cardiopathies complexes et d’autres pathologies critiques. Cet établissement devrait améliorer l’accès aux services de santé de pointe en Éthiopie et réduire la nécessité pour les patients de se rendre à l’étranger pour se faire soigner.   Pour le Premier ministre, cet hôpital représente bien plus qu’un simple projet de santé. Il l’a décrit comme un symbole de l’engagement plus large de l’Éthiopie en faveur de l’autonomie, du développement national et de l’expansion continue d’établissements de santé spécialisés modernes à travers le pays.  
Le Premier ministre Abiy inaugure l'hôpital ultramoderne de Lafto à Addis-Abeba
May 26, 2026 1232
Addis Ababa le 26 mai,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a inauguré mardi le tout nouvel hôpital de Lafto, qu’il a qualifié d’étape majeure vers la transformation de l’Éthiopie en pôle régional pour les soins de santé de pointe et le tourisme médical.   S’exprimant lors de la cérémonie d’inauguration, le Premier ministre a déclaré que cet hôpital reflétait l’investissement croissant de l’Éthiopie dans les services de santé préventifs et curatifs, tout en contribuant à réduire les dépenses considérables en devises étrangères liées aux traitements médicaux à l’étranger.   Construit sur un terrain de 5,4 hectares, l'hôpital Lafto est équipé pour offrir des traitements conformes aux normes internationales pour les maladies graves et spécialisées, notamment le cancer, les cardiopathies complexes et d'autres pathologies graves.   Cet établissement devrait permettre d'élargir l'accès aux services de santé de pointe en Éthiopie, réduisant ainsi la nécessité pour les patients de se faire soigner à l'étranger.   Le Premier ministre Abiy a souligné que cet hôpital représentait bien plus qu'un simple projet de santé, le qualifiant de symbole de l'engagement de l'Éthiopie en faveur de l'autonomie, du développement national et de l'expansion continue d'établissements médicaux modernes et spécialisés à travers le pays.
Économie
L’Éthiopie appelle à renforcer l’intégration africaine et la coopération hydrique lors de la Journée de l’Afrique 2026
May 28, 2026 1232
  Addis-Abeba le 28 mai,2026 (ENA) Des responsables gouvernementaux, experts et représentants d’institutions africaines se sont réunis à Addis-Abeba à l’occasion de la conférence de haut niveau marquant la Journée de l’Afrique 2026, organisée à l’Académie Africaine d’Excellence en Leadership (AFLEX).   Placée sous le thème de la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs dans le cadre de l’Agenda 2063, la rencontre a mis l’accent sur l’intégration africaine, la coopération régionale et le rôle stratégique des ressources hydriques dans le développement du continent.   Dans son discours d’ouverture, Meseret Desta Vice-présidente de l'Académie africaine d'excellence en leadership, a souligné que l’Afrique avance progressivement vers une plus grande unité grâce à des initiatives continentales comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les politiques de mobilité régionale et les cadres de coopération tels que la CEDEAO.   Elle a affirmé que le panafricanisme moderne repose désormais sur la connectivité économique, institutionnelle et infrastructurelle entre les pays africains.   « L’Afrique n’est plus en train de se demander si elle doit s’unir. Aujourd’hui, elle met en œuvre la vision d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique », a-t-elle déclaré.   Meseret Desta a également présenté le Grand Barrage de la Renaissance Éthiopienne (GERD) comme un symbole majeur des ambitions africaines. Selon elle, le projet illustre la capacité du continent à développer des infrastructures stratégiques favorisant l’intégration régionale, le commerce et la coopération énergétique.   Elle a insisté sur l’importance des institutions fortes et du leadership dans la réussite des projets continentaux, affirmant que l’Afrique dispose déjà des visions et des cadres nécessaires, mais doit renforcer sa capacité d’exécution.   D’autre part le conseiller spécial du ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Motumma Mekessa, a rappelé que l’Afrique possède d’immenses ressources en eau mais continue de faire face à des défis liés au changement climatique, au manque d’infrastructures et à l’insuffisance des systèmes d’assainissement.   Il a souligné que les bassins fluviaux transfrontaliers, notamment ceux du Nil, du Niger, du Congo et du Zambèze, exigent une coopération renforcée et une hydro-diplomatie efficace afin de garantir une gestion équitable et durable des ressources hydriques.   Selon lui, l’Éthiopie demeure engagée en faveur d’une utilisation raisonnable et équitable des ressources en eau partagées et soutient une approche africaine basée sur la coopération et les bénéfices mutuels.   La conférence a également mis en avant les conclusions du Forum sur l’eau et l’hydro-diplomatie organisé en mars 2026 par le ministère éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, qui avait pour objectif de promouvoir le dialogue régional et les solutions africaines dans la gouvernance de l’eau.   Intervenant lors des discussions, l’ingénieur Tafera a estimé que l’eau constitue un élément central du développement économique, énergétique et social du continent africain.   Il a également souligné que l’Afrique souffre autant d’une pénurie de gouvernance et d’investissements que d’une pénurie physique de ressources hydriques.   Citant des données de la Banque africaine de développement et du World Resources Institute, il a indiqué que plus de 400 millions d’Africains subsahariens n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre, tandis que les pertes économiques liées à l’insuffisance des services d’eau et d’assainissement atteignent environ 28 milliards de dollars par an.   L’ingénieur Tafera a présenté l’expérience de l’Éthiopie comme un modèle africain de financement autonome des infrastructures hydrauliques et énergétiques. Il a rappelé que le GERD, plus grand projet hydroélectrique du continent, a été financé principalement grâce aux ressources nationales et à la mobilisation populaire.   Selon lui, cette approche démontre qu’il est possible pour les pays africains de réduire leur dépendance vis-à-vis des financements extérieurs en développant leurs propres capacités techniques et financières.   Les participants ont également plaidé pour le développement de solutions innovantes afin de renforcer la résilience hydrique du continent, notamment le dessalement, l’exploitation durable des eaux souterraines et l’utilisation conjointe des eaux de surface et des aquifères.   À l’issue de la conférence, les intervenants ont appelé au renforcement des investissements dans les infrastructures hydriques, à l’élargissement de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi qu’à une coopération régionale accrue afin de faire de l’eau un moteur de prospérité, de stabilité et d’intégration africaine.  
« Le projet d'approvisionnement en eau de Borena va transformer la vie des habitants », déclare le Premier ministre Abiy
May 27, 2026 1055
Addis Ababa le 27 mai, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé que le gigantesque projet d’approvisionnement en eau de Borena, récemment achevé, transformait la vie des habitants des zones de Borena Est et de Borena en offrant aux communautés un accès fiable à l’eau potable.   Dans un message publié sur X, le Premier ministre a déclaré que ce projet représentait bien plus qu’une simple réponse aux sécheresses récurrentes dans la région.   Il a souligné que cette initiative visait à apporter des améliorations durables en matière de santé publique, de moyens de subsistance et de productivité agricole.   « Le gigantesque projet d'approvisionnement en eau de Borena transforme la vie des habitants des zones de Borena Est et de Borena en offrant aux communautés un accès fiable à l'eau potable », a déclaré le Premier ministre Abiy.   Ce projet de grande envergure comprend des milliers de kilomètres de canalisations d'eau, des stations de pompage modernes, des infrastructures résilientes et des réservoirs de grande capacité destinés à renforcer la sécurité hydrique dans les zones pastorales du sud de l'Éthiopie, sujettes à la sécheresse.   Selon le Premier ministre, ce projet marque un tournant, passant de mesures d'urgence à court terme face à la sécheresse à une solution de développement durable et permanente pour la région.   « Grâce à la mise en place de milliers de kilomètres de canalisations, d'infrastructures résilientes, de stations de pompage de pointe et de réservoirs à grande échelle, nous faisons bien plus que lutter contre la sécheresse », a-t-il déclaré.   Selon le Premier ministre, « nous préservons la santé publique, renforçons les moyens de subsistance et libérons le potentiel agricole pour les générations à venir ».   Le système intégré d'approvisionnement en eau devrait améliorer les conditions de vie des communautés qui souffrent depuis longtemps de pénuries d'eau chroniques, tout en soutenant l'élevage, l'agriculture et le développement économique plus général dans toute la région de Borena.
Le Premier ministre Abiy salue l'achèvement des barrages d'irrigation de Finna Oromia, qui marquent une avancée en matière de sécurité hydrique dans la région de Borena
May 27, 2026 899
Addis Ababa le 27 mai, 2026 (ENA) « La mise en place d’infrastructures hydrauliques reste une étape clé dans le renforcement de la résilience, comme en témoigne l’achèvement des barrages d’irrigation dans le cadre des projets d’irrigation Finna Oromia dans le woreda de Gomole, dans la zone de Borena », a déclaré le Premier ministre Abiy.   « À Dese Gora, par exemple, cette infrastructure essentielle a permis de créer une capacité de stockage d’eau considérable, de plus de 190 millions de mètres cubes, garantissant ainsi un approvisionnement en eau fiable et durable. »   Le Premier ministre a en outre souligné que ces projets hydrauliques stratégiques joueront un rôle multiforme dans la stabilisation socio-économique de la région.   « La mise en place d’infrastructures hydrauliques reste une étape clé dans le renforcement de la résilience, comme en témoigne l’achèvement des barrages d’irrigation dans le cadre des projets d’irrigation Finna Oromia dans le woreda de Gomole, dans la zone de Borena », a déclaré le Premier ministre Abiy.   « À Dese Gora, par exemple, cette infrastructure essentielle a permis de créer une capacité de stockage d’eau considérable, de plus de 190 millions de mètres cubes, garantissant ainsi un approvisionnement en eau fiable et durable. »   Le Premier ministre a en outre souligné que ces projets hydrauliques stratégiques joueront un rôle multiforme dans la stabilisation socio-économique de la région.   En garantissant un accès régulier à l'eau, ces initiatives visent à soutenir directement les ménages locaux, à renforcer la production alimentaire et à préserver les ressources en eau indispensables au bétail dans l'ensemble de la communauté pastorale.
Le Premier ministre Abiy salue les progrès agricoles réalisés dans la région de Borana-Est et prévoit un rendement supérieur à 3,1 millions de quintaux
May 27, 2026 852
Addis Ababa le 27 mai,2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré que la transformation agricole en cours dans la zone de Borana-Est constituait une preuve éclatante des progrès accomplis par l'Éthiopie sur la voie de l'autosuffisance alimentaire.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre, qui visite actuellement les projets agricoles de la zone, a déclaré que les agriculteurs locaux, grâce à leur travail acharné, avaient cultivé plus de 176 223 hectares de terres rien que pour cette saison de production.   Grâce à ces efforts de culture intensifs, la zone prévoit une récolte massive de plus de 3,1 millions de quintaux.   « La transformation agricole qui s'opère dans la zone de Borana-Est témoigne avec force du chemin parcouru par l'Éthiopie vers l'autosuffisance alimentaire ! », a écrit le Premier ministre Abiy.   « Rien que pour cette saison, nos agriculteurs, grâce à leur travail acharné, ont cultivé plus de 176 223 hectares de terres, ce qui laisse présager une récolte exceptionnelle de plus de 3,1 millions de quintaux. »   Le Premier ministre a également souligné que cette initiative a permis de mobiliser plus de 101 000 foyers grâce à des méthodes agricoles en grappes organisées, en utilisant des tracteurs modernes pour transformer le potentiel agricole en une productivité élevée.   Selon le Premier ministre Abiy, les importantes récoltes de blé en cours dans le district de Liben, ainsi que celles de teff, de maïs et de haricots, permettent d'assurer avec succès l'approvisionnement alimentaire national.
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Technologie
Abiy Ahmed souligne les avancées de l’Éthiopie en matière de souveraineté des données et d’autonomie politique.
May 18, 2026 3654
Addis-Abeba, le 18 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en lumière les avancées réalisées par l’Éthiopie dans le domaine de la souveraineté des données et de l’autonomie politique à l’occasion de la conférence et exposition nationale organisée sous le thème « Souveraineté des données pour l’indépendance politique ».   S’exprimant lors de l’événement tenu à Addis-Abeba le 18 mai 2026, le chef du gouvernement a indiqué que cette initiative constitue une étape importante dans les efforts du pays visant à renforcer sa capacité à produire, administrer et exploiter ses propres données au service du développement national.   Il a salué les progrès enregistrés dans ce secteur stratégique, affirmant qu’à l’ère actuelle, les données représentent une ressource nationale essentielle et un élément central de la souveraineté des États.   Selon le Premier ministre, l’édification d’un État fort et autonome passe par la mise en place de systèmes de données indépendants, crédibles et performants.   Il a souligné que la dépendance à l’égard de données externes ou d’institutions étrangères ne saurait répondre durablement aux ambitions nationales de l’Éthiopie.   Abiy Ahmed a également insisté sur l’importance de développer les capacités nationales en matière de collecte, d’analyse et d’interprétation des données afin de soutenir une gouvernance fondée sur des informations fiables et de consolider l’autonomie décisionnelle du pays.   Le Premier ministre s’est par ailleurs félicité de voir les experts éthiopiens jouer un rôle moteur dans ce domaine grâce à leur savoir-faire et leur esprit d’innovation, y voyant le signe d’une autonomie nationale grandissante.   Enfin, il a rappelé que les initiatives liées aux données ne doivent pas se limiter aux performances technologiques, mais doivent avant tout contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population, en privilégiant des approches centrées sur l’humain et porteuses de retombées socio-économiques concrètes.
Le Premier ministre Abiy inspecte une exposition nationale dédiée aux données et à la souveraineté statistique
May 18, 2026 1839
Addis-Abeba, le 18 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné de plusieurs hauts responsables gouvernementaux, a visité ce samedi à Addis-Abeba une exposition consacrée aux systèmes intégrés de données et à la planification nationale.   Cette initiative illustre l’évolution progressive de l’Éthiopie vers une gouvernance reposant davantage sur les données et les outils numériques.   Organisée dans le cadre du Sommet national sur la souveraineté statistique, l’exposition mettait en avant de nouvelles technologies destinées à renforcer la collecte, l’analyse et la diffusion des données nationales afin d’améliorer l’élaboration des politiques publiques.   D’après un communiqué publié par le Bureau du Premier ministre, l’exposition présentait plusieurs tableaux de bord sectoriels développés pour appuyer la prise de décision dans les secteurs des infrastructures, de la planification économique et des services sociaux.   Le communiqué indiquait notamment : « Des hauts responsables gouvernementaux ont visité l’exposition sur la planification nationale ainsi que les tableaux de bord et systèmes statistiques présentés lors du Sommet national sur la souveraineté statistique, illustrant l’avenir d’un développement éthiopien guidé par les données. »   Les plateformes exposées ont mis en évidence les efforts engagés pour améliorer la coordination institutionnelle ainsi que le suivi en temps réel des indicateurs nationaux, tandis que les responsables ont observé la manière dont ces systèmes intégrés peuvent soutenir la planification stratégique dans les principaux secteurs publiques.
La Fondation ESSS soutient les efforts de l'Éthiopie pour développer la communauté scientifique : l'ancien vice-Premier ministre, parrain de l'association
May 2, 2026 3363
Addis Ababa le 2 mai,2026 (ENA) Selon Demeke Mekonnen, ancien vice-Premier ministre et parrain de la Société, la Société éthiopienne des sciences spatiales (ESSS) a posé les bases des efforts déployés par l'Éthiopie pour constituer une communauté scientifique.   La 21e Assemblée générale de la Société éthiopienne des sciences spatiales se tient actuellement dans la capitale.   S'exprimant à cette occasion, l'ancien vice-Premier ministre et parrain a déclaré que la Société avait joué un rôle significatif dans la mise en œuvre du principe selon lequel l'Éthiopie formerait une génération de scientifiques.   C'est ainsi que des institutions telles que l'Institut éthiopien des sciences spatiales et géospatiales ont vu le jour grâce à l'engagement de la Société éthiopienne des sciences spatiales et du gouvernement, a-t-il ajouté.   Cet institut, qui a formé des chercheurs et des astronomes de renommée internationale, est également le fruit de l'action de la Société éthiopienne des sciences spatiales, a déclaré Demeke.   Notant que la Société éthiopienne des sciences spatiales a mené des activités prometteuses au cours des deux dernières décennies en formant de nombreux jeunes chercheurs, il a déclaré qu'il fallait faire davantage pour garantir la compétitivité de la Société.   Selon lui, il convient de se préparer à suivre le rythme de la révolution numérique mondiale et de l'intelligence artificielle, alors que l'humanité entre dans une nouvelle ère.   L'ancien vice-Premier ministre a mis en garde contre tout excès de confiance et a souligné le rôle clé des jeunes à cet égard.   Yeshurun Alemayehu, directeur général adjoint de la Société éthiopienne des sciences spatiales, a déclaré que cette société constituait un atout majeur pour le développement des sciences spatiales.   Soulignant son rôle dans la création de l'Institut des sciences spatiales et géospatiales, il a ajouté que celui-ci apportait une contribution significative en formant les jeunes aux sciences.   Affirmant que les sciences spatiales sont une question de souveraineté, de sécurité alimentaire, de diplomatie, de santé et de politique internationale, M. Yeshurun a déclaré qu'il était impossible de survivre sans les sciences spatiales.
Les diplômés d'Ethio Coders sont les moteurs de la transformation numérique dans les institutions publiques
May 1, 2026 2716
Addis Ababa le 1 mai,2026 (ENA) Les jeunes Éthiopiens formés dans le cadre du programme national « Five Million Ethio Coders » développent des systèmes numériques locaux qui commencent à moderniser les institutions publiques et à améliorer la prestation de services dans tous les secteurs.   Les stagiaires d'Addis-Abeba affirment que le programme leur a permis d'acquérir des compétences pratiques en développement logiciel, en science des données et en intelligence artificielle, ce qui leur permet de concevoir des solutions qui répondent directement aux défis institutionnels.   Le Bureau de l'innovation et du développement technologique de la municipalité d'Addis-Abeba a confirmé que cette initiative formait une nouvelle génération de jeunes dotés de compétences numériques, capables d'améliorer l'efficacité grâce à des solutions technologiques.   Lancé le 16 juillet 2024 à l'initiative du Premier ministre Abiy Ahmed, le programme « Five Million Ethio Coders » vise à doter les citoyens de tout le pays de connaissances numériques avancées et de compétences pratiques.   Lors de son lancement, le Premier ministre a décrit cette initiative comme une plateforme stratégique visant à former une main-d'œuvre compétente qui sera le moteur du progrès technologique et du développement national de l'Éthiopie.   Le programme continue d'attirer de jeunes participants à la recherche d'une certification reconnue à l'échelle internationale, tout en leur permettant d'approfondir leur expertise dans des domaines numériques clés.   Des milliers de stagiaires acquièrent déjà des compétences pratiques en développement web, en développement d’applications Android, en science des données et en intelligence artificielle ; nombre d’entre eux mettent au point des technologies adaptées au contexte local qui trouvent des applications plus larges à travers l’Afrique.   Interrogés par l’ENA, les participants ont déclaré que cette formation leur avait permis de mettre au point des systèmes concrets visant à résoudre de véritables problèmes institutionnels et sociétaux. Getasew Abebe, spécialiste des TIC à l’Autorité de protection de l’environnement de la ville d’Addis-Abeba, a indiqué avoir suivi les quatre modules de formation en très peu de temps.   « Cette formation m’a permis d’acquérir les compétences pratiques nécessaires pour développer des applications Android et d’autres systèmes numériques », a-t-il déclaré.   Il a ajouté que neuf systèmes technologiques qu’il a développés dans le cadre de ce programme ont été reconnus par l’administration municipale et sont désormais opérationnels.   Un autre stagiaire, Azmeraw Tadesse, diplômé en technologies de l’information de l’Université des sciences et technologies d’Addis-Abeba, a déclaré que cette initiative avait considérablement renforcé ses compétences techniques.   Il a indiqué avoir développé une plateforme numérique baptisée « Addis Ababa Coders », qui recense et présente les activités de formation d’Ethio Coders dans tous les quartiers de la capitale.   Le directeur adjoint du Bureau de l'innovation et du développement technologique de la ville d'Addis-Abeba, Tulu Tilahun, a déclaré que ce programme jouait un rôle clé dans la construction d'une société compétente sur le plan numérique.   « Ce programme offre la possibilité de former des citoyens dotés des connaissances et des compétences numériques nécessaires à la transformation technologique du pays », a-t-il déclaré.   Il a ajouté que les diplômés contribuent déjà à la mise en place de systèmes favorisant une prestation de services publics moderne, efficace et fiable.   Selon le bureau, Addis-Abeba s'était initialement fixé pour objectif de former plus de 809 000 citoyens dans le cadre de ce programme. À ce jour, plus de 900 000 personnes se sont inscrites, tandis qu'environ 678 000 ont suivi la formation jusqu'au bout.   Les responsables ont souligné qu'une attention égale était accordée aux quatre parcours de compétences numériques afin de garantir la formation de professionnels compétents et compétitifs à l'échelle mondiale.
Sport
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 3590
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 3325
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Abiy Ahmed inaugure un parc sportif répondant aux standards internationaux.
Apr 4, 2026 3841
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a procédé à l’inauguration du Parc des sports d’Addis-Abeba, un projet emblématique qui illustre les efforts de modernisation urbaine et de valorisation des citoyens.   À cette occasion, le premier ministre Abiy a affirmé que l’Éthiopie ne se limitera pas à rêver de grandeur, mais qu’elle s’engage résolument à la concrétiser à travers des réalisations tangibles.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Abiy Ahmed a souligné que ce complexe sportif, d’une superficie de 5,7 hectares, témoigne de la volonté d’accélérer la transformation de la capitale tout en renforçant la dignité des citoyens.   Conçu selon des normes internationales, le parc comprend des infrastructures de haut niveau, notamment une piscine olympique, des terrains professionnels de football, de basketball et de tennis, ainsi qu’une piste d’athlétisme de 800 mètres.   Le site rend également hommage à 15 champions olympiques éthiopiens, immortalisés à travers des statues érigées au cœur du complexe, dans le but d’inspirer les générations futures.   Au-delà de sa vocation sportive, le projet se veut inclusif et orienté vers la communauté.   Il intègre 105 espaces commerciaux destinés à soutenir les habitants relogés durant les travaux, ainsi qu’une grande place publique pouvant accueillir jusqu’à 3 000 personnes.   Doté d’un parking souterrain à deux niveaux pouvant accueillir 300 véhicules et relié à des aménagements paysagers modernes, le parc illustre la vision d’une capitale propre, moderne et accessible.   Pour le Premier ministre, ce projet reflète une approche du développement centrée sur l’humain, où infrastructures modernes et bien-être collectif avancent de pair.
Environnement
L’Éthiopie enregistre des avancées majeures dans la protection de l’environnement, affirme le responsable scientifique du Met Office britannique
May 21, 2026 2790
Addis-Abeba, le 21 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie réalise des avancées majeures dans le domaine de la protection de l’environnement, une démarche encourageante pour faire face aux multiples effets du changement climatique, selon Stefan Lines, responsable scientifique du climat au Met Office britannique.   Lors d’un entretien exclusif accordé à ENA, le responsable scientifique a déclaré : « Il est remarquable de voir que l’Éthiopie accomplit des progrès importants en matière de protection environnementale, un sujet étroitement lié aux réalités climatiques actuelles. »   Il a souligné que le changement climatique constitue un défi mondial, puisque tous les pays du monde seront affectés d’une manière ou d’une autre.   « Il est indispensable que l’ensemble des parties prenantes commence à agir afin de mieux s’adapter à l’intensification des phénomènes extrêmes auxquels nous faisons face aujourd’hui et dans l’avenir », a affirmé M. Lines.   À ce propos, le responsable scientifique a salué l’Éthiopie pour les initiatives positives qu’elle met en œuvre afin de répondre aux nombreux impacts du changement climatique observés quotidiennement à travers le monde.   Grâce à son initiative « Héritage vert », l’Éthiopie a planté plus de 48 milliards d’arbres depuis 2019.   Lancée sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, cette initiative contribue à la restauration écologique, au renforcement de la sécurité alimentaire et à l’amélioration de la biodiversité.   Selon Lines, l’agriculture climato-intelligente revêt également une importance essentielle, puisque l’agriculture demeure particulièrement vulnérable aux variations climatiques.   Il a ainsi insisté sur la nécessité d’intégrer un volume important de données afin de prendre des décisions éclairées concernant les périodes de culture, les variétés agricoles à privilégier et les techniques de récolte adaptées.   Malgré des conditions climatiques difficiles, des mesures concrètes peuvent être prises dans le secteur agricole pour aider les communautés à mieux s’adapter, a expliqué le responsable scientifique.   « L’agriculture intelligente permet d’envisager des solutions même dans des contextes climatiques complexes, afin de garantir la sécurité et le bien-être des populations », a-t-il déclaré.   Lines a affirmé qu’il demeure indispensable de renforcer les collaborations et les partenariats entre les institutions, les producteurs de données climatiques et les utilisateurs, à l’échelle du continent et au-delà.   « Une coopération étroite est indispensable pour exploiter les meilleures données disponibles et élaborer des prévisions aussi précises que possible », a déclaré le responsable scientifique, ajoutant qu’il reste tout aussi important de transmettre ces informations au public afin de favoriser une prise de décision plus efficace.
La tenue de la COP32 en Éthiopie permettra à l’Afrique de faire entendre plus fortement sa voix sur les enjeux climatiques et de stimuler la mobilisation de financements en faveur des projets verts, selon une responsable de la CEA.
May 14, 2026 2419
Addis-Abeba, le 14 mai 2026 (ENA) : - Selon la cheffe du département Finances et mobilisation des ressources nationales de la CEA, l’accueil de la COP32 offrirait à l’Éthiopie ainsi qu’au continent africain une tribune stratégique pour défendre des solutions climatiques adaptées aux réalités africaines, alors même que l’Afrique demeure l’une des régions les plus touchées par le changement climatique malgré sa faible contribution aux émissions mondiales.   Dans un entretien accordé à ENA, Sonia Essobmadje a souligné que cette conférence constituerait une occasion déterminante pour faire entendre les priorités africaines dans l’élaboration de l’agenda climatique international.   Elle a également mis en avant le rôle potentiel de la Bourse éthiopienne récemment lancée, qu’elle considère comme un levier important pour financer le développement durable et les projets climatiques.   Selon elle, ce marché pourrait faciliter la mobilisation de capitaux à long terme pour des secteurs stratégiques tels que l’hydroélectricité et les énergies renouvelables.   La responsable de la CEA a rappelé que l’Afrique continue de recevoir moins de 5 % des financements mondiaux dédiés à la lutte contre le changement climatique, malgré l’ampleur des défis auxquels le continent est confronté.   Elle a insisté sur la nécessité pour les gouvernements africains de créer un environnement favorable aux investissements dans les infrastructures vertes, notamment dans les domaines du solaire et de l’hydroélectricité, afin d’améliorer l’accès à une énergie abordable et durable.   Sonia Essobmadje a aussi souligné l’importance d’intégrer la résilience climatique dans les projets d’infrastructures en cours de développement en Éthiopie, afin d’éviter que les investissements actuels ne deviennent vulnérables aux effets futurs du changement climatique.   Enfin, elle a estimé que les réformes fiscales engagées en Éthiopie ainsi que le développement du marché des capitaux pourraient renforcer la mobilisation des ressources nationales et attirer davantage de financements climatiques, tout en appelant à une gestion prudente de la dette publique pour préserver les générations futures.
L’initiative « Empreinte verte » de l’Éthiopie est un modèle africain de croissance résiliente face au climat, selon le président du conseil d’administration de l’AGRA.
Apr 22, 2026 3605
Addis-Abeba, le 22 avril 2026 (ENA) : - L’ancien Premier ministre éthiopien et actuel président du conseil d’administration de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), Hailemariam Dessalegn, a affirmé que l’initiative « Empreinte verte » positionne l’Éthiopie comme une référence en matière de développement résilient au changement climatique sur le continent.   Dans un entretien accordé à l’ENA, il a expliqué que cette stratégie illustre comment une mobilisation nationale structurée peut à la fois lutter contre les effets du changement climatique et soutenir la croissance économique.   Il a également souligné que l’approche adoptée par l’Éthiopie s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale et africaine, permettant d’intégrer les objectifs environnementaux aux priorités de développement du continent.   Selon lui, cette initiative démontre qu’il est possible de concilier action climatique, transformation économique et sécurité alimentaire.   Il a insisté sur le rôle clé de cette politique dans la préservation des ressources naturelles tout en renforçant la résilience des systèmes agricoles.   Hailemariam Dessalegn a par ailleurs mis en avant les résultats concrets obtenus, notamment grâce à des programmes de restauration environnementale à grande échelle.   Les milliards d’arbres plantés à travers le pays constituent, selon lui, un socle pour une agriculture durable, tout en contribuant à la protection de la biodiversité et à la réduction des effets du changement climatique.   Il a également souligné que l’expérience éthiopienne peut inspirer d’autres pays africains engagés dans la construction d’économies résilientes.   Toutefois, il a rappelé que la durabilité de ces efforts repose sur un suivi rigoureux, insistant sur l’importance de l’entretien et de la protection des jeunes plants.   Lancée en 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed, l’initiative « Héritage vert » a permis de mobiliser des millions de citoyens et de planter plus de 48 milliards d’arbres.   Elle s’impose aujourd’hui comme l’un des plus vastes programmes de reforestation en Afrique, contribuant à la restauration des écosystèmes, à la réduction des émissions de carbone et au renforcement de la résilience climatique à long terme.
L’Éthiopie intensifie son engagement en faveur d’un développement résilient au climat.
Apr 22, 2026 2720
Addis-Abeba, le 22 avril 2026 (ENA) : - Éthiopie accélère la mise en œuvre de son modèle de développement résilient face au changement climatique, affichant des résultats concrets grâce à une approche nationale intégrée, selon le Bureau du Premier ministre.   En conjuguant efficacement les efforts d’atténuation et d’adaptation, le pays s’impose progressivement comme un leader régional en matière de croissance durable.   Au cœur de cette dynamique figure une ambitieuse politique de restauration environnementale, notamment à travers l’initiative « Héritage vert », qui a permis la plantation de plus de 48 milliards de jeunes plants.   Ce programme vise à réduire les émissions de carbone, lutter contre la déforestation et renforcer le couvert forestier.   Ces avancées sont soutenues par l’amélioration des systèmes de gestion de l’eau et la promotion d’une agriculture adaptée au climat, contribuant ainsi à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des communautés rurales.   Parallèlement, les villes éthiopiennes connaissent une transition écologique notable, portée par des investissements dans les infrastructures vertes, la réhabilitation des berges et le développement de modes de transport durables, favorisant une meilleure harmonie entre urbanisation et environnement naturel.   À l’échelle nationale, l’expansion des systèmes d’irrigation, l’introduction de cultures résistantes aux aléas climatiques et la modernisation de l’élevage participent à la consolidation d’une agriculture durable.   Dans le domaine énergétique, Éthiopie poursuit le développement des énergies renouvelables, renforçant ainsi son rôle dans la croissance industrielle et la transition vers une mobilité plus propre.   Selon le Bureau du Premier ministre, ces initiatives s’inscrivent dans des cadres stratégiques alignés sur les engagements internationaux, notamment les Objectifs de développement durable, ainsi que sur des plans de développement à faibles émissions et d’adaptation au changement climatique.   Dans leur ensemble, ces efforts traduisent une vision ambitieuse visant à bâtir un avenir plus vert, plus résilient et durable, plaçant le climat au cœur des priorités de développement du pays.
Les plus consultés
Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 21258
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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7e élection législative en Éthiopie : évaluer la confiance du public dans un contexte de transformation
May 31, 2026 257
Par Sina Mussie   Le 1er juin, des millions d’Éthiopiens sont appelés aux urnes dans un pays qui, au cours de la dernière décennie, a traversé une période marquée par les réformes, les conflits, la reprise et les mutations économiques.   Cette élection intervient alors que l’Éthiopie continue d’évoluer entre des réalités parfois contrastées. D’un côté, le pays met en œuvre d’importantes réformes économiques ; de l’autre, il demeure confronté à des défis sécuritaires. Il investit dans les infrastructures, développe les services numériques, ouvre progressivement certains secteurs de son économie et attire de nouveaux capitaux, tout en poursuivant ses efforts pour surmonter les conséquences des conflits et des divisions politiques.   Dans ce contexte, la 7e élection générale dépasse largement le cadre d’une simple compétition entre formations politiques. Pour de nombreux observateurs, elle constitue surtout une occasion d’évaluer une question essentielle : les citoyens continuent-ils de faire confiance aux institutions démocratiques comme instruments de participation, de représentation et de dialogue national ?   L’enjeu de ce scrutin ne se limite donc pas à la composition du Parlement. Il réside également dans ce qu’il révélera du niveau de confiance de la population envers les institutions à un moment de profonde transformation du pays.   Une mobilisation électorale d’envergure   Selon la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE), plus de 54 millions d’électeurs se sont inscrits pour participer au scrutin, ce qui en fait l’un des plus importants de l’histoire nationale.   Les données officielles indiquent également que plus de 10 400 candidats issus de partis politiques et de listes indépendantes briguent des sièges à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’au sein des conseils régionaux.   La NEBE affirme avoir entrepris d’importants préparatifs afin d’assurer le bon déroulement du vote, notamment grâce à l’élargissement des systèmes d’inscription numérique, à des campagnes de sensibilisation et à une organisation logistique déployée à travers le pays.   Au-delà de ces chiffres, les inscriptions traduisent une réalité plus profonde. Malgré plusieurs années marquées par les tensions politiques, les préoccupations sécuritaires et les difficultés économiques, des millions d’Éthiopiens ont choisi de prendre part au processus électoral.   Pour de nombreux analystes, cette mobilisation est en elle-même significative. Elle témoigne du fait qu’une part importante de la population continue de considérer les élections comme un moyen privilégié de débattre des priorités nationales et d’assurer une représentation politique.   Huit années de réformes   Cette échéance électorale survient près de huit ans après le lancement des réformes initiées par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui ont profondément transformé le paysage politique et économique du pays.   Ces réformes visaient notamment à élargir l’espace politique, renforcer la participation démocratique, libéraliser certains secteurs économiques, promouvoir la gouvernance numérique et attirer davantage d’investissements étrangers.   Cependant, cette période a également été marquée par des conflits, des crises humanitaires, des défis sécuritaires persistants et des débats sur la vitesse ainsi que l’orientation des changements engagés.   Dans ce contexte, le scrutin du 1er juin est largement perçu comme un moment décisif de la transition éthiopienne.   Pour de nombreux citoyens, la question ne se limite pas au choix du parti qui gouvernera. Elle porte aussi sur la capacité des institutions créées ou renforcées durant cette période de réforme à répondre concrètement aux attentes de la population.   Participation électorale et confiance institutionnelle   Les spécialistes des sciences politiques considèrent souvent les élections comme bien plus qu’un simple mécanisme de désignation des dirigeants.   Elles constituent également un indicateur du degré de confiance des citoyens envers les institutions démocratiques.   Dans les démocraties émergentes, le niveau de participation peut refléter la conviction des électeurs que les divergences politiques peuvent être résolues par des voies constitutionnelles et par la compétition électorale.   L’importance de cette consultation est renforcée par le contexte récent. Elle intervient après des années de réformes, le report d’un précédent cycle électoral en raison de la pandémie de COVID-19, des conflits internes, la signature de l’accord de paix de Pretoria ainsi que les efforts actuels de dialogue national.   Les attentes liées à la transformation économique   Au-delà de la dimension politique, la transformation économique représente l’un des éléments majeurs de la transition actuelle.   Les autorités mettent régulièrement en avant les avancées réalisées dans le cadre du programme de réforme économique nationale, notamment l’ouverture de nouvelles opportunités d’investissement, la modernisation du secteur financier, le soutien aux exportations et la réalisation de grands projets d’infrastructure.   Selon le gouvernement, ces réformes visent à consolider la stabilité macroéconomique, renforcer la compétitivité du pays et créer les conditions d’une croissance durable.   Toutefois, c’est dans leur quotidien que les citoyens évaluent réellement les effets de ces transformations.   L’emploi, l’inflation, l’accès au financement, l’entrepreneuriat et les perspectives économiques demeurent au cœur des préoccupations d’une grande partie de la population.   Les observateurs soulignent que la confiance envers les institutions dépend non seulement de la participation politique, mais aussi de la perception des performances économiques et des perspectives d’avenir.   Dans cette optique, l’élection pourrait également servir de baromètre informel de l’opinion des électeurs sur les résultats des réformes engagées.   Le taux de participation pourrait ainsi constituer l’un des indicateurs les plus pertinents de la manière dont les citoyens perçoivent la légitimité institutionnelle et la participation démocratique.   L’engagement des électeurs fournira également des indications précieuses sur leur perception de la gouvernance, de la représentation politique et de la responsabilité publique.   Le poids de la jeunesse   Avec l’une des populations les plus jeunes du continent africain, l’Éthiopie verra sa jeunesse jouer un rôle déterminant dans l’issue du scrutin.   Des millions de nouveaux électeurs ont atteint l’âge de voter dans un contexte marqué par les réformes politiques, les transformations économiques et les avancées technologiques.   Selon plusieurs observateurs, les jeunes évaluent de plus en plus les institutions à travers des préoccupations concrètes telles que l’emploi, l’éducation, l’innovation, l’entrepreneuriat et la mobilité sociale.   Leur participation pourrait ainsi offrir des indications importantes sur la manière dont la nouvelle génération perçoit la démocratie et l’avenir du pays.   Pour de nombreux analystes, le niveau d’engagement des jeunes représente l’un des meilleurs indicateurs de la confiance à long terme envers les institutions démocratiques éthiopiennes.   Une concurrence politique diversifiée   Le paysage électoral reflète une configuration politique complexe. Les données officielles de la NEBE montrent que le Parti de la prospérité, au pouvoir, demeure la seule formation politique présente dans la quasi-totalité des régions et des niveaux administratifs. Toutefois, plusieurs partis d’opposition ont renforcé leur présence dans différentes zones du pays.   L’organisation Citoyens éthiopiens pour la justice sociale (EZEMA), ainsi que plusieurs partis régionaux, présentent des candidats dans de nombreuses circonscriptions, contribuant à une concurrence plus soutenue dans certaines régions.   Les inscriptions des candidats révèlent également des disparités régionales importantes.   Certaines des compétitions les plus disputées devraient se dérouler à Addis-Abeba ainsi que dans plusieurs zones des régions du Sud, où plusieurs formations ont présenté un grand nombre de candidats.   Selon les données de la NEBE, la capitale figure parmi les circonscriptions les plus concurrentielles, avec de nombreux partis engagés dans la bataille électorale.   Le niveau de concurrence observé dans les différentes circonscriptions pourrait offrir des indications supplémentaires sur l’évolution du multipartisme en Éthiopie.   Sécurité et organisation du scrutin   La sécurité demeure l’un des facteurs majeurs influençant le contexte électoral.   Si des élections sont prévues dans la majorité des régions, la NEBE a reconnu que certaines contraintes administratives et sécuritaires pourraient affecter le déroulement du vote dans plusieurs circonscriptions.   Des rapports d’observateurs électoraux et de médias indiquent que l’instabilité continue de poser des difficultés dans certaines localités, notamment dans des parties des régions d’Amhara et d’Oromia.   Les autorités électorales affirment avoir procédé à des évaluations des circonscriptions afin de déterminer leur niveau de préparation opérationnelle.   Par ailleurs, certains partis d’opposition ont exprimé des préoccupations concernant les conditions de campagne, les procédures d’enregistrement des candidats, certaines contraintes administratives et les restrictions sécuritaires affectant les activités politiques.   La capacité des institutions à organiser le scrutin dans ces conditions influencera probablement la perception des citoyens quant à la crédibilité et à l’efficacité du processus électoral.   Une attention internationale soutenue   Cette élection suscite également un intérêt marqué au niveau international.   La mission d’observation électorale de l’Union africaine a déployé des observateurs afin de suivre le déroulement du scrutin et d’évaluer les procédures électorales.   Les organisations régionales, les partenaires diplomatiques et les institutions internationales suivent également de près cette échéance alors que l’Éthiopie poursuit ses efforts de relance, de reconstruction et d’intégration économique.   Selon le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC), la confiance publique, la transparence électorale et la crédibilité institutionnelle demeurent des piliers essentiels de la gouvernance démocratique.   Pour les observateurs nationaux et internationaux, la manière dont se déroulera l’élection offrira des indications importantes sur la solidité et la maturité des institutions démocratiques du pays.   Au-delà du jour du vote En définitive, la portée de la 7e élection législative éthiopienne dépasse largement la question de la répartition des sièges parlementaires.   Qu’elle soit analysée à travers le taux de participation, la qualité du fonctionnement institutionnel, l’engagement politique ou le niveau de confiance du public, cette consultation devrait fournir l’une des évaluations les plus révélatrices du fonctionnement des institutions démocratiques dans une période de transition et de réforme.   Alors que les Éthiopiens s’apprêtent à voter, ce scrutin représente à la fois une compétition politique et une étape importante dans les efforts du pays pour consolider la gouvernance démocratique, accélérer sa transformation économique et renforcer la cohésion nationale.   À ce titre, cette élection constitue bien davantage qu’un simple rendez-vous électoral : elle représente également un indicateur essentiel de la confiance des citoyens dans la trajectoire démocratique de l’Éthiopie et dans les institutions appelées à façonner son avenir.
Au-delà du bruit médiatique : Ce que les élections éthiopiennes de 2026 révèlent sur l'avenir du pays
May 31, 2026 215
Par Selamawit Getachew   Alors que l'Éthiopie se prépare à ses septièmes élections générales le 1er juin 2026, les commentaires internationaux se concentrent souvent uniquement sur les défis sécuritaires, négligeant le contexte plus large et les évolutions positives au sein du pays.   Si les conflits mondiaux, allant des guerres régionales aux tensions géopolitiques, créent un climat turbulent, il est important de reconnaître que l'Éthiopie continue de fonctionner efficacement malgré ces pressions.   La démocratie ne doit pas être perçue uniquement comme un état final qu'un pays « possède » ou « ne possède pas », surtout lorsque de nombreuses nations confrontées à la guerre, à la censure et à la polarisation se définissent encore comme démocratiques.   L'Éthiopie, en particulier, est une nation qui construit ses institutions dans une période difficile, comme en témoignent la participation électorale croissante, ses systèmes numériques et ses capacités administratives.   La couverture médiatique récente tend à mettre l'accent sur les conflits, les restrictions et la domination du parti au pouvoir, transformant souvent les inquiétudes en récits d'effondrement.   Cependant, l'ampleur du nombre d'électeurs inscrits – plus de 54 millions de citoyens, soit une augmentation de 32 % par rapport à 2021 – et les taux de participation élevés – historiquement supérieurs à 80 % – témoignent d'un engagement civique et d'une capacité institutionnelle solides. La présence de nombreux partis politiques indique également un paysage politique pluraliste, contrairement à l'idée simpliste d'un système à parti unique.   Les projets d'infrastructure en cours en Éthiopie, sa gouvernance numérique et son influence régionale, illustrée par le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, soulignent davantage encore le rôle actif de la nation dans la construction de son avenir. Les discours négatifs sont en partie motivés par des intérêts géopolitiques, car l'importance stratégique de l'Éthiopie dans la Corne de l'Afrique suscite l'attention et la contestation de l'étranger.   Malgré les pressions extérieures, l'Éthiopie continue de renforcer ses capacités et de pérenniser ses processus démocratiques, offrant un contre-exemple important pour l'Afrique, où la démocratie est souvent perçue comme fragile.   L'élection de 2026 constitue ainsi un test significatif de la participation citoyenne à grande échelle et de la résilience institutionnelle, démontrant que même sous pression interne et externe, un pays peut développer l'engagement civique et faire respecter ses procédures constitutionnelles.   L’expérience éthiopienne démontre que le développement institutionnel et la participation démocratique sont possibles même dans des contextes difficiles, faisant de ses élections un point de référence essentiel pour l’évolution politique du continent.   L’ampleur de la mobilisation civique et logistique témoigne de l’importance de cet exercice national. Plus de 54 millions d’électeurs inscrits ont exercé leur droit de vote sur un vaste territoire géographiquement diversifié. Au total, 10 934 candidats sont en lice, formant un paysage politique très compétitif qui reflète un large éventail d’opinions.   Par ailleurs, 42 partis politiques et 80 candidats indépendants briguent activement une représentation législative. Sur les 547 sièges que compte la Chambre des représentants du peuple, 501 sont à pourvoir : 2 198 candidats se présentent au Parlement fédéral et 8 736 briguent des postes au sein des conseils régionaux.   Ces chiffres reflètent l’engagement profond d’une nation à institutionnaliser la gouvernance par les urnes.   Elles affirment clairement que la légitimité politique doit découler du consentement des gouvernés, rejetant l'idée que le pouvoir puisse être obtenu par l'intimidation, la violence ou la coercition armée.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023