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La diplomatie économique de l'Éthiopie occupe le devant de la scène lors des réunions 2026 du FMI et de la Banque mondiale
Oct 12, 2026 13
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Une délégation éthiopienne conduite par le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), le Dr Eyob Tekalign, est arrivée à Bangkok, en Thaïlande, pour participer aux Assemblées annuelles 2026 du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale, ce qui offre l’occasion de faire avancer les priorités économiques de l’Éthiopie et de renforcer les partenariats internationaux en matière de développement. La délégation, qui comprend la ministre d’État aux Finances, Tiguist Fisseha, a entamé ses travaux dans le cadre de ce rassemblement de haut niveau, présentant les priorités économiques de l’Éthiopie sur une plateforme mondiale de dialogue avec les institutions financières internationales, les partenaires de développement et les décideurs politiques. Dans son communiqué de presse transmis à l’ENA, la NBE a déclaré que les Assemblées annuelles constituaient un forum essentiel pour discuter des perspectives économiques mondiales, de la stabilité financière, du financement du développement et des réponses politiques aux nouveaux défis économiques.   Elles offrent également aux pays participants l’occasion d’échanger leurs expériences, d’explorer des domaines de coopération et de mobiliser un soutien en faveur du développement économique durable. Pour l’Éthiopie, ces réunions constituent une occasion importante d’approfondir son engagement auprès des institutions financières internationales, de renforcer ses partenariats de développement et d’échanger des points de vue sur les tendances économiques mondiales qui affectent les économies nationales et régionales. La participation de la délégation éthiopienne s’inscrit dans le cadre des efforts continus déployés par le pays pour faire progresser sa transformation économique, renforcer la stabilité macroéconomique et élargir la coopération internationale à l’appui de ses ambitions de développement.   On a appris que, par le biais de ses initiatives à Bangkok, l'Éthiopie cherche à renforcer le dialogue avec ses partenaires financiers et de développement internationaux, tout en inscrivant ses priorités économiques dans le cadre de discussions plus larges sur la coopération économique internationale et la croissance durable.
Le nouveau gouvernement Medemer en Éthiopie et la diplomatie stratégique marquent une semaine décisive
Oct 12, 2026 41
Par la rédaction Du renouvellement d’un mandat politique de cinq ans et de la reconstitution du gouvernement aux partenariats stratégiques à travers l’Afrique et l’Asie, en passant par des étapes majeures en matière de développement, la semaine du 4 au 10 octobre en Éthiopie a donné le ton d’un nouveau chapitre de gouvernance, de transformation et d’engagement international. L’Éthiopie a clôturé une semaine décisive marquée par la transition politique, le renouveau institutionnel et la diplomatie de haut niveau, jetant ainsi les bases d’un nouveau chapitre quinquennal sous la houlette du gouvernement Medemer. La reconduction du Premier ministre Abiy Ahmed, l’approbation par le Parlement d’un gouvernement fédéral renouvelé, l’élargissement des partenariats internationaux et les initiatives économiques majeures ont, ensemble, souligné les ambitions du pays visant à accélérer la transformation nationale et à renforcer sa position régionale et mondiale. La dynamique politique de la semaine a débuté avec l’ouverture de la nouvelle année parlementaire, qui a défini l’orientation de la prochaine phase du gouvernement Medemer. Dans son discours, le président Taye Atske Selassie a mis l’accent sur l’unité nationale, la paix durable, la consolidation économique et la résilience institutionnelle, alors que l’Éthiopie s’efforce de faire avancer son programme de développement et de préserver sa souveraineté. La prestation de serment du Premier ministre Abiy Ahmed pour un nouveau mandat de cinq ans a constitué une étape décisive, jetant les bases politiques du nouveau gouvernement. Le Parlement a ensuite approuvé le nouveau gouvernement fédéral, marquant ainsi une étape cruciale vers la traduction du mandat du gouvernement en politiques, en réformes institutionnelles et en résultats concrets en matière de développement. Lors de sa première session ordinaire de la septième législature, la Chambre des représentants du peuple a approuvé la nomination de 22 ministres du gouvernement fédéral proposés par le Premier ministre Abiy Ahmed. Le processus de sélection a pris en compte les diplômes, l’expérience professionnelle et les capacités avérées de mise en œuvre, tout en accordant une importance particulière à la diversité de genre, ethnique et religieuse. Ces nominations visent à renforcer la prestation des services publics et à promouvoir les intérêts nationaux, conformément aux attentes des citoyens qui ont participé à l’élection législative du 1er juin, pour laquelle plus de 54 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales.   Parallèlement, la diplomatie s’est imposée comme un moteur déterminant dans les relations de l’Éthiopie avec le reste du monde. Les entretiens du Premier ministre Abiy avec le vice-président nigérian Kashim Shettima à Addis-Abeba ont mis en évidence le potentiel d’un approfondissement de la coopération entre deux des principaux acteurs politiques et économiques de l’Afrique. Les discussions ont porté sur les opportunités en matière de commerce, d’investissement et d’intégration continentale, soulignant l’importance de partenariats africains plus solides pour favoriser une prospérité partagée et faire progresser les aspirations de développement du continent.   Les relations de l’Éthiopie avec l’Inde ont ajouté une autre dimension stratégique à cette semaine. Lors de sa rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, le Premier ministre Abiy a exploré les voies permettant d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’enseignement supérieur, des échanges culturels et de la transformation numérique. Ces discussions ont reflété les relations de longue date entre les deux pays et leur intérêt commun à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération stratégique.   Parallèlement, la quête par l’Éthiopie d’un accès fiable et souverain à la mer est restée au cœur du débat national. L’ancien président de la Chambre des représentants du peuple, Abadula Gemeda, a réaffirmé la détermination du pays à faire valoir ses intérêts stratégiques, soulignant l’importance de l’accès maritime pour l’avenir économique de l’Éthiopie, la connectivité régionale et ses aspirations géopolitiques. La diplomatie de l’eau a également occupé une place importante. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a mis en avant les efforts déployés par l’Éthiopie pour évaluer les coûts économiques et les opportunités de développement perdues liés aux obstacles rencontrés dans le cadre des projets liés au Nil. Cette initiative a attiré une attention renouvelée sur la volonté de l’Éthiopie de parvenir à une utilisation équitable de l’eau et sur sa détermination à faire avancer des projets de développement au service de sa population tout en soutenant la coopération régionale. La transformation économique a pris un nouvel élan grâce à une avancée majeure en matière de valorisation des ressources minérales. L’inauguration d’une raffinerie nationale de métaux précieux dans la zone économique spéciale de Bole Lemi a marqué une avancée vers l’expansion de la transformation minière nationale, la rétention d’une plus grande partie de la valeur au sein de l’économie nationale et le renforcement des recettes en devises étrangères. En développant sa capacité à raffiner les métaux précieux sur son territoire, l’Éthiopie poursuit une ambition industrielle plus large : aller au-delà des exportations de matières premières pour s’orienter vers une production à plus forte valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois. La durabilité environnementale a constitué un autre temps fort important. Des spécialistes internationaux de la sylviculture et des experts des Nations unies ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie pour sa contribution à la restauration écologique et à la résilience climatique. Cette initiative continue de renforcer l’ambition de l’Éthiopie de concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en faisant progresser ses engagements plus larges en matière de climat et de durabilité. La consolidation de la paix et l’action humanitaire sont restées tout aussi importantes dans l’agenda national. La Commission nationale de réhabilitation a appelé les militants armés encore présents au Tigray à déposer les armes et à rejoindre le processus de réhabilitation et de démobilisation, soulignant ainsi l’importance constante de la consolidation de la paix et de la réintégration. Parallèlement, le gouvernement fédéral a poursuivi l’aide d’urgence aux communautés touchées par les récents aléas climatiques, reflétant la nécessité de combiner le développement à long terme avec des réponses rapides aux besoins humanitaires. Les préparatifs en vue de la célébration du septième Mois national de la cybersécurité et de la 19e Journée nationale du drapeau ont encore mis en évidence l’importance de la sécurité numérique, de l’identité nationale et de la recherche d’un consensus, alors que l’Éthiopie évolue dans un environnement national et international de plus en plus complexe. Dans l’ensemble, les événements survenus du 4 au 10 octobre révèlent un gouvernement qui entame son nouveau mandat dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population, d’importantes ambitions économiques et un paysage géopolitique régional exigeant. Le renouvellement du gouvernement et la réforme institutionnelle occupent une place centrale dans l’agenda national, tandis que les relations avec le Nigeria et l’Inde témoignent des efforts continus de l’Éthiopie pour diversifier ses partenariats et étendre son rayonnement diplomatique.   Le défi plus large consistera à traduire les engagements politiques et la dynamique diplomatique en améliorations mesurables de la vie des citoyens, en institutions plus solides, en une croissance économique durable et en une paix durable. Alors que le gouvernement Medemer entame son mandat de cinq ans, l’orientation de l’Éthiopie sera déterminée non seulement par sa quête de souveraineté et d’influence internationale, mais aussi par sa capacité à mettre en œuvre un développement inclusif et à transformer ses ambitions nationales en résultats concrets.  
Le Premier ministre Abiy appelle à l'unité nationale et à la responsabilité partagée à l'occasion de la 19e Journée du drapeau national éthiopien
Oct 12, 2026 120
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les Éthiopiens à renforcer l’unité nationale, à assumer leur diversité et à prendre collectivement leurs responsabilités pour assurer la prospérité du pays, alors que l’Éthiopie célèbre la 19e Journée du drapeau national sous le thème « Notre drapeau, symbole de consensus national et d’unité ». Dans son message prononcé à cette occasion, le Premier ministre a décrit l’unité nationale comme le fondement du cheminement de l’Éthiopie vers la prospérité, soulignant que le drapeau national représente l’histoire commune du pays, sa souveraineté et sa force dans la diversité. Évoquant la bataille historique d’Adoua, le Premier ministre Abiy a mis en avant la manière dont les Éthiopiens de différentes régions du pays se sont unis face à un défi commun, démontrant ainsi au monde entier la puissance de l’action collective et de la solidarité nationale. Il a noté que l’héritage d’Adoua continue d’appeler chaque génération à dépasser les divisions et à contribuer à préserver l’avenir de la nation. « Medemer », la philosophie éthiopienne de synergie et de progrès collectif, invite les citoyens à aller au-delà de l’observation passive et à devenir des acteurs actifs dans la construction du destin de leur pays, a souligné le Premier ministre. Il a en outre souligné que les langues, les religions et les identités de l’Éthiopie constituent les fils indissociables d’un tissu national commun, tissé au fil de siècles d’histoire partagée. Le Premier ministre Abiy a précisé que l’engagement sincère envers la nation commence par des actes individuels de courage, de solidarité et de dévouement, guidés par une vision qui transcende les intérêts personnels et sert le bien commun. Le Premier ministre a également rendu hommage aux générations précédentes, dont les sacrifices ont contribué à préserver le pays, et a exhorté les générations actuelles à s’appuyer sur cet héritage pour léguer une Éthiopie plus forte et plus prospère à celles qui suivront. Il a conclu en invitant chaque Éthiopien à réfléchir à sa contribution personnelle à l’unité et au développement nationaux, soulignant que l’avenir du pays dépend de l’engagement commun de ses citoyens. La 19e Journée du drapeau national est l’occasion de réaffirmer les valeurs de souveraineté, d’unité et de responsabilité collective, le drapeau national étant le symbole de l’histoire durable de l’Éthiopie et de ses aspirations à un avenir commun.
L'Arabie saoudite voit d'énormes opportunités d'investissement en Éthiopie, selon l'ambassadeur Al-Zahrani
Oct 12, 2026 48
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) L'ambassadeur d'Arabie saoudite en Éthiopie, Abdullah bin Hassan Al-Zahrani, a affirmé que les relations entre l'Éthiopie et l'Arabie saoudite ne cessent de progresser dans les domaines politique, économique, des investissements et du tourisme, soulignant que le Royaume occupait la première place mondiale en termes d'importations en provenance d'Éthiopie en 2025. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a expliqué que l’engagement des dirigeants des deux pays en faveur du développement des relations bilatérales, associé à une intensification des visites réciproques de responsables, a contribué à faire progresser la coopération et a ouvert de nouveaux horizons pour le partenariat. L’ambassadeur a noté que ces derniers mois ont été marqués par une intensification des visites réciproques entre Riyad et Addis-Abeba, parallèlement aux efforts visant à conclure des accords économiques et d’investissement qui apporteraient des avantages mutuels aux deux pays et à leurs populations. Selon lui, l’économie, l’éducation, la santé et le tourisme constituent des domaines de coopération prometteurs. Dans le cadre des efforts visant à stimuler le commerce et l’investissement, l’ambassadeur Al-Zahrani a souligné le rôle important joué par les ambassades des deux pays dans la promotion des partenariats commerciaux. Il a également mis en avant la création du Conseil d’affaires saoudo-éthiopien, qui rassemble des représentants du secteur privé, des chefs d’entreprise et des parties prenantes intéressées par les opportunités d’investissement dans les deux pays. Le conseil avait tenu plusieurs réunions ces derniers mois, exprimant l'espoir qu'une nouvelle réunion soit organisée prochainement afin de poursuivre l'exploration des opportunités d'investissement et de renforcer la coopération entre les milieux d'affaires saoudiens et éthiopiens. En ce qui concerne le commerce bilatéral, l’ambassadeur a déclaré que l’Arabie saoudite occupait la première place mondiale en matière d’importations en provenance d’Éthiopie en 2025, la valeur de ses importations en provenance de ce pays s’élevant à environ deux milliards de riyals saoudiens. Il a expliqué que le café éthiopien représentait environ 80 % du total des exportations de l’Éthiopie vers l’Arabie saoudite, tandis que les exportations saoudiennes vers l’Éthiopie s’élevaient à environ 184 millions de riyals saoudiens.   Les deux parties aspirent à accroître leurs échanges bilatéraux et à tirer parti du potentiel existant pour atteindre des niveaux plus élevés de coopération économique, a déclaré l’ambassadeur Al-Zahrani, ajoutant : « Nous aspirons à voir des chiffres dépassant les neuf zéros ; et je crois que le potentiel est bien là. » Évoquant les opportunités d’investissement, il a décrit l’Éthiopie comme une destination riche en potentiel économique et en ressources naturelles variées. « L’Éthiopie est un trésor à découvrir, et les opportunités sont mûres pour que tous les entrepreneurs viennent investir dans le pays », a-t-il déclaré. Il a cité l’exploitation minière, l’agriculture et le tourisme comme des secteurs d’investissement prometteurs, aux côtés des ressources en eau de l’Éthiopie, soulignant que la diversité de ces ressources offre des opportunités pour développer de nouveaux projets économiques et de développement. L’ambassadeur Al-Zahrani a ajouté que l’Arabie saoudite disposait des ressources financières et de l’expertise technique nécessaires pour aider à tirer parti de ces opportunités, favorisant ainsi les intérêts communs et ouvrant de nouvelles perspectives de coopération entre les secteurs public et privé. Il a affirmé que l’Éthiopie avait le potentiel de devenir une destination majeure pour les investissements saoudiens en Afrique et dans l’ensemble de la région, compte tenu de la diversité de ses ressources et des nombreuses opportunités qui s’offrent à elle dans les secteurs de la production et des services. L’ambassadeur a conclu en soulignant l’importance de maintenir la coordination entre les deux parties et de concrétiser les opportunités d’investissement existantes en projets tangibles, contribuant ainsi à l’augmentation des échanges bilatéraux, au renforcement du partenariat économique et à l’approfondissement des relations entre l’Arabie saoudite et l’Éthiopie dans les années à venir.
L'Égypte tue plus de 200 mineurs soudanais
Oct 12, 2026 45
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) L'armée de l'air égyptienne a attaqué et tué au moins 200 mineurs soudanais, faisant également un grand nombre de blessés, dans la région d'Al-Wadi Nord, au Soudan.   Selon le Sudan Tribune, les frappes aériennes auraient visé samedi 10 octobre des sites miniers artisanaux situés dans la région de Shamal al-Wadi, au nord-est du Soudan, près de la mer Rouge, alors que les mineurs se préparaient à commencer leur journée de travail.   Les survivants ont déclaré que les frappes avaient détruit les abris des mineurs et touché les sites d'excavation, faisant des morts, des blessés et des personnes piégées sous les décombres.   Cette région abrite des exploitations minières traditionnelles où des milliers de personnes dépendent de l'extraction de l'or et d'autres minerais pour subvenir à leurs besoins.   L'éloignement de la zone et l'accès limité aux structures médicales ont compliqué les opérations de sauvetage des survivants et de prise en charge des blessés.   Cette attaque a suscité l'indignation des groupes soudanais.   L'Alliance pour la fondation du Soudan (TASIS) a condamné l'intervention militaire égyptienne, la qualifiant de violation de la souveraineté soudanaise, et a fait valoir que le massacre de civils soulevait de sérieuses questions quant aux intentions du Caire vis-à-vis des ressources naturelles du Soudan.   L'alliance a également critiqué les Forces armées soudanaises (SAF), les accusant de complaisance envers l'Égypte alors que Le Caire soutient les autorités basées à Port-Soudan.   Ces allégations interviennent dans un contexte de tensions croissantes autour de l'exploitation artisanale de l'or et du contrôle des frontières.   Le secteur aurifère soudanais assure la subsistance de millions de personnes, tandis que le conflit qui sévit actuellement dans le pays an encore intensifié la concurrence autour des richesses minérales et des routes commerciales.
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La diplomatie économique de l'Éthiopie occupe le devant de la scène lors des réunions 2026 du FMI et de la Banque mondiale
Oct 12, 2026 13
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Une délégation éthiopienne conduite par le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), le Dr Eyob Tekalign, est arrivée à Bangkok, en Thaïlande, pour participer aux Assemblées annuelles 2026 du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale, ce qui offre l’occasion de faire avancer les priorités économiques de l’Éthiopie et de renforcer les partenariats internationaux en matière de développement. La délégation, qui comprend la ministre d’État aux Finances, Tiguist Fisseha, a entamé ses travaux dans le cadre de ce rassemblement de haut niveau, présentant les priorités économiques de l’Éthiopie sur une plateforme mondiale de dialogue avec les institutions financières internationales, les partenaires de développement et les décideurs politiques. Dans son communiqué de presse transmis à l’ENA, la NBE a déclaré que les Assemblées annuelles constituaient un forum essentiel pour discuter des perspectives économiques mondiales, de la stabilité financière, du financement du développement et des réponses politiques aux nouveaux défis économiques.   Elles offrent également aux pays participants l’occasion d’échanger leurs expériences, d’explorer des domaines de coopération et de mobiliser un soutien en faveur du développement économique durable. Pour l’Éthiopie, ces réunions constituent une occasion importante d’approfondir son engagement auprès des institutions financières internationales, de renforcer ses partenariats de développement et d’échanger des points de vue sur les tendances économiques mondiales qui affectent les économies nationales et régionales. La participation de la délégation éthiopienne s’inscrit dans le cadre des efforts continus déployés par le pays pour faire progresser sa transformation économique, renforcer la stabilité macroéconomique et élargir la coopération internationale à l’appui de ses ambitions de développement.   On a appris que, par le biais de ses initiatives à Bangkok, l'Éthiopie cherche à renforcer le dialogue avec ses partenaires financiers et de développement internationaux, tout en inscrivant ses priorités économiques dans le cadre de discussions plus larges sur la coopération économique internationale et la croissance durable.
Le nouveau gouvernement Medemer en Éthiopie et la diplomatie stratégique marquent une semaine décisive
Oct 12, 2026 41
Par la rédaction Du renouvellement d’un mandat politique de cinq ans et de la reconstitution du gouvernement aux partenariats stratégiques à travers l’Afrique et l’Asie, en passant par des étapes majeures en matière de développement, la semaine du 4 au 10 octobre en Éthiopie a donné le ton d’un nouveau chapitre de gouvernance, de transformation et d’engagement international. L’Éthiopie a clôturé une semaine décisive marquée par la transition politique, le renouveau institutionnel et la diplomatie de haut niveau, jetant ainsi les bases d’un nouveau chapitre quinquennal sous la houlette du gouvernement Medemer. La reconduction du Premier ministre Abiy Ahmed, l’approbation par le Parlement d’un gouvernement fédéral renouvelé, l’élargissement des partenariats internationaux et les initiatives économiques majeures ont, ensemble, souligné les ambitions du pays visant à accélérer la transformation nationale et à renforcer sa position régionale et mondiale. La dynamique politique de la semaine a débuté avec l’ouverture de la nouvelle année parlementaire, qui a défini l’orientation de la prochaine phase du gouvernement Medemer. Dans son discours, le président Taye Atske Selassie a mis l’accent sur l’unité nationale, la paix durable, la consolidation économique et la résilience institutionnelle, alors que l’Éthiopie s’efforce de faire avancer son programme de développement et de préserver sa souveraineté. La prestation de serment du Premier ministre Abiy Ahmed pour un nouveau mandat de cinq ans a constitué une étape décisive, jetant les bases politiques du nouveau gouvernement. Le Parlement a ensuite approuvé le nouveau gouvernement fédéral, marquant ainsi une étape cruciale vers la traduction du mandat du gouvernement en politiques, en réformes institutionnelles et en résultats concrets en matière de développement. Lors de sa première session ordinaire de la septième législature, la Chambre des représentants du peuple a approuvé la nomination de 22 ministres du gouvernement fédéral proposés par le Premier ministre Abiy Ahmed. Le processus de sélection a pris en compte les diplômes, l’expérience professionnelle et les capacités avérées de mise en œuvre, tout en accordant une importance particulière à la diversité de genre, ethnique et religieuse. Ces nominations visent à renforcer la prestation des services publics et à promouvoir les intérêts nationaux, conformément aux attentes des citoyens qui ont participé à l’élection législative du 1er juin, pour laquelle plus de 54 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales.   Parallèlement, la diplomatie s’est imposée comme un moteur déterminant dans les relations de l’Éthiopie avec le reste du monde. Les entretiens du Premier ministre Abiy avec le vice-président nigérian Kashim Shettima à Addis-Abeba ont mis en évidence le potentiel d’un approfondissement de la coopération entre deux des principaux acteurs politiques et économiques de l’Afrique. Les discussions ont porté sur les opportunités en matière de commerce, d’investissement et d’intégration continentale, soulignant l’importance de partenariats africains plus solides pour favoriser une prospérité partagée et faire progresser les aspirations de développement du continent.   Les relations de l’Éthiopie avec l’Inde ont ajouté une autre dimension stratégique à cette semaine. Lors de sa rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, le Premier ministre Abiy a exploré les voies permettant d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’enseignement supérieur, des échanges culturels et de la transformation numérique. Ces discussions ont reflété les relations de longue date entre les deux pays et leur intérêt commun à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération stratégique.   Parallèlement, la quête par l’Éthiopie d’un accès fiable et souverain à la mer est restée au cœur du débat national. L’ancien président de la Chambre des représentants du peuple, Abadula Gemeda, a réaffirmé la détermination du pays à faire valoir ses intérêts stratégiques, soulignant l’importance de l’accès maritime pour l’avenir économique de l’Éthiopie, la connectivité régionale et ses aspirations géopolitiques. La diplomatie de l’eau a également occupé une place importante. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a mis en avant les efforts déployés par l’Éthiopie pour évaluer les coûts économiques et les opportunités de développement perdues liés aux obstacles rencontrés dans le cadre des projets liés au Nil. Cette initiative a attiré une attention renouvelée sur la volonté de l’Éthiopie de parvenir à une utilisation équitable de l’eau et sur sa détermination à faire avancer des projets de développement au service de sa population tout en soutenant la coopération régionale. La transformation économique a pris un nouvel élan grâce à une avancée majeure en matière de valorisation des ressources minérales. L’inauguration d’une raffinerie nationale de métaux précieux dans la zone économique spéciale de Bole Lemi a marqué une avancée vers l’expansion de la transformation minière nationale, la rétention d’une plus grande partie de la valeur au sein de l’économie nationale et le renforcement des recettes en devises étrangères. En développant sa capacité à raffiner les métaux précieux sur son territoire, l’Éthiopie poursuit une ambition industrielle plus large : aller au-delà des exportations de matières premières pour s’orienter vers une production à plus forte valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois. La durabilité environnementale a constitué un autre temps fort important. Des spécialistes internationaux de la sylviculture et des experts des Nations unies ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie pour sa contribution à la restauration écologique et à la résilience climatique. Cette initiative continue de renforcer l’ambition de l’Éthiopie de concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en faisant progresser ses engagements plus larges en matière de climat et de durabilité. La consolidation de la paix et l’action humanitaire sont restées tout aussi importantes dans l’agenda national. La Commission nationale de réhabilitation a appelé les militants armés encore présents au Tigray à déposer les armes et à rejoindre le processus de réhabilitation et de démobilisation, soulignant ainsi l’importance constante de la consolidation de la paix et de la réintégration. Parallèlement, le gouvernement fédéral a poursuivi l’aide d’urgence aux communautés touchées par les récents aléas climatiques, reflétant la nécessité de combiner le développement à long terme avec des réponses rapides aux besoins humanitaires. Les préparatifs en vue de la célébration du septième Mois national de la cybersécurité et de la 19e Journée nationale du drapeau ont encore mis en évidence l’importance de la sécurité numérique, de l’identité nationale et de la recherche d’un consensus, alors que l’Éthiopie évolue dans un environnement national et international de plus en plus complexe. Dans l’ensemble, les événements survenus du 4 au 10 octobre révèlent un gouvernement qui entame son nouveau mandat dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population, d’importantes ambitions économiques et un paysage géopolitique régional exigeant. Le renouvellement du gouvernement et la réforme institutionnelle occupent une place centrale dans l’agenda national, tandis que les relations avec le Nigeria et l’Inde témoignent des efforts continus de l’Éthiopie pour diversifier ses partenariats et étendre son rayonnement diplomatique.   Le défi plus large consistera à traduire les engagements politiques et la dynamique diplomatique en améliorations mesurables de la vie des citoyens, en institutions plus solides, en une croissance économique durable et en une paix durable. Alors que le gouvernement Medemer entame son mandat de cinq ans, l’orientation de l’Éthiopie sera déterminée non seulement par sa quête de souveraineté et d’influence internationale, mais aussi par sa capacité à mettre en œuvre un développement inclusif et à transformer ses ambitions nationales en résultats concrets.  
Le Premier ministre Abiy appelle à l'unité nationale et à la responsabilité partagée à l'occasion de la 19e Journée du drapeau national éthiopien
Oct 12, 2026 120
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les Éthiopiens à renforcer l’unité nationale, à assumer leur diversité et à prendre collectivement leurs responsabilités pour assurer la prospérité du pays, alors que l’Éthiopie célèbre la 19e Journée du drapeau national sous le thème « Notre drapeau, symbole de consensus national et d’unité ». Dans son message prononcé à cette occasion, le Premier ministre a décrit l’unité nationale comme le fondement du cheminement de l’Éthiopie vers la prospérité, soulignant que le drapeau national représente l’histoire commune du pays, sa souveraineté et sa force dans la diversité. Évoquant la bataille historique d’Adoua, le Premier ministre Abiy a mis en avant la manière dont les Éthiopiens de différentes régions du pays se sont unis face à un défi commun, démontrant ainsi au monde entier la puissance de l’action collective et de la solidarité nationale. Il a noté que l’héritage d’Adoua continue d’appeler chaque génération à dépasser les divisions et à contribuer à préserver l’avenir de la nation. « Medemer », la philosophie éthiopienne de synergie et de progrès collectif, invite les citoyens à aller au-delà de l’observation passive et à devenir des acteurs actifs dans la construction du destin de leur pays, a souligné le Premier ministre. Il a en outre souligné que les langues, les religions et les identités de l’Éthiopie constituent les fils indissociables d’un tissu national commun, tissé au fil de siècles d’histoire partagée. Le Premier ministre Abiy a précisé que l’engagement sincère envers la nation commence par des actes individuels de courage, de solidarité et de dévouement, guidés par une vision qui transcende les intérêts personnels et sert le bien commun. Le Premier ministre a également rendu hommage aux générations précédentes, dont les sacrifices ont contribué à préserver le pays, et a exhorté les générations actuelles à s’appuyer sur cet héritage pour léguer une Éthiopie plus forte et plus prospère à celles qui suivront. Il a conclu en invitant chaque Éthiopien à réfléchir à sa contribution personnelle à l’unité et au développement nationaux, soulignant que l’avenir du pays dépend de l’engagement commun de ses citoyens. La 19e Journée du drapeau national est l’occasion de réaffirmer les valeurs de souveraineté, d’unité et de responsabilité collective, le drapeau national étant le symbole de l’histoire durable de l’Éthiopie et de ses aspirations à un avenir commun.
L'Arabie saoudite voit d'énormes opportunités d'investissement en Éthiopie, selon l'ambassadeur Al-Zahrani
Oct 12, 2026 48
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) L'ambassadeur d'Arabie saoudite en Éthiopie, Abdullah bin Hassan Al-Zahrani, a affirmé que les relations entre l'Éthiopie et l'Arabie saoudite ne cessent de progresser dans les domaines politique, économique, des investissements et du tourisme, soulignant que le Royaume occupait la première place mondiale en termes d'importations en provenance d'Éthiopie en 2025. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a expliqué que l’engagement des dirigeants des deux pays en faveur du développement des relations bilatérales, associé à une intensification des visites réciproques de responsables, a contribué à faire progresser la coopération et a ouvert de nouveaux horizons pour le partenariat. L’ambassadeur a noté que ces derniers mois ont été marqués par une intensification des visites réciproques entre Riyad et Addis-Abeba, parallèlement aux efforts visant à conclure des accords économiques et d’investissement qui apporteraient des avantages mutuels aux deux pays et à leurs populations. Selon lui, l’économie, l’éducation, la santé et le tourisme constituent des domaines de coopération prometteurs. Dans le cadre des efforts visant à stimuler le commerce et l’investissement, l’ambassadeur Al-Zahrani a souligné le rôle important joué par les ambassades des deux pays dans la promotion des partenariats commerciaux. Il a également mis en avant la création du Conseil d’affaires saoudo-éthiopien, qui rassemble des représentants du secteur privé, des chefs d’entreprise et des parties prenantes intéressées par les opportunités d’investissement dans les deux pays. Le conseil avait tenu plusieurs réunions ces derniers mois, exprimant l'espoir qu'une nouvelle réunion soit organisée prochainement afin de poursuivre l'exploration des opportunités d'investissement et de renforcer la coopération entre les milieux d'affaires saoudiens et éthiopiens. En ce qui concerne le commerce bilatéral, l’ambassadeur a déclaré que l’Arabie saoudite occupait la première place mondiale en matière d’importations en provenance d’Éthiopie en 2025, la valeur de ses importations en provenance de ce pays s’élevant à environ deux milliards de riyals saoudiens. Il a expliqué que le café éthiopien représentait environ 80 % du total des exportations de l’Éthiopie vers l’Arabie saoudite, tandis que les exportations saoudiennes vers l’Éthiopie s’élevaient à environ 184 millions de riyals saoudiens.   Les deux parties aspirent à accroître leurs échanges bilatéraux et à tirer parti du potentiel existant pour atteindre des niveaux plus élevés de coopération économique, a déclaré l’ambassadeur Al-Zahrani, ajoutant : « Nous aspirons à voir des chiffres dépassant les neuf zéros ; et je crois que le potentiel est bien là. » Évoquant les opportunités d’investissement, il a décrit l’Éthiopie comme une destination riche en potentiel économique et en ressources naturelles variées. « L’Éthiopie est un trésor à découvrir, et les opportunités sont mûres pour que tous les entrepreneurs viennent investir dans le pays », a-t-il déclaré. Il a cité l’exploitation minière, l’agriculture et le tourisme comme des secteurs d’investissement prometteurs, aux côtés des ressources en eau de l’Éthiopie, soulignant que la diversité de ces ressources offre des opportunités pour développer de nouveaux projets économiques et de développement. L’ambassadeur Al-Zahrani a ajouté que l’Arabie saoudite disposait des ressources financières et de l’expertise technique nécessaires pour aider à tirer parti de ces opportunités, favorisant ainsi les intérêts communs et ouvrant de nouvelles perspectives de coopération entre les secteurs public et privé. Il a affirmé que l’Éthiopie avait le potentiel de devenir une destination majeure pour les investissements saoudiens en Afrique et dans l’ensemble de la région, compte tenu de la diversité de ses ressources et des nombreuses opportunités qui s’offrent à elle dans les secteurs de la production et des services. L’ambassadeur a conclu en soulignant l’importance de maintenir la coordination entre les deux parties et de concrétiser les opportunités d’investissement existantes en projets tangibles, contribuant ainsi à l’augmentation des échanges bilatéraux, au renforcement du partenariat économique et à l’approfondissement des relations entre l’Arabie saoudite et l’Éthiopie dans les années à venir.
L'Égypte tue plus de 200 mineurs soudanais
Oct 12, 2026 45
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) L'armée de l'air égyptienne a attaqué et tué au moins 200 mineurs soudanais, faisant également un grand nombre de blessés, dans la région d'Al-Wadi Nord, au Soudan.   Selon le Sudan Tribune, les frappes aériennes auraient visé samedi 10 octobre des sites miniers artisanaux situés dans la région de Shamal al-Wadi, au nord-est du Soudan, près de la mer Rouge, alors que les mineurs se préparaient à commencer leur journée de travail.   Les survivants ont déclaré que les frappes avaient détruit les abris des mineurs et touché les sites d'excavation, faisant des morts, des blessés et des personnes piégées sous les décombres.   Cette région abrite des exploitations minières traditionnelles où des milliers de personnes dépendent de l'extraction de l'or et d'autres minerais pour subvenir à leurs besoins.   L'éloignement de la zone et l'accès limité aux structures médicales ont compliqué les opérations de sauvetage des survivants et de prise en charge des blessés.   Cette attaque a suscité l'indignation des groupes soudanais.   L'Alliance pour la fondation du Soudan (TASIS) a condamné l'intervention militaire égyptienne, la qualifiant de violation de la souveraineté soudanaise, et a fait valoir que le massacre de civils soulevait de sérieuses questions quant aux intentions du Caire vis-à-vis des ressources naturelles du Soudan.   L'alliance a également critiqué les Forces armées soudanaises (SAF), les accusant de complaisance envers l'Égypte alors que Le Caire soutient les autorités basées à Port-Soudan.   Ces allégations interviennent dans un contexte de tensions croissantes autour de l'exploitation artisanale de l'or et du contrôle des frontières.   Le secteur aurifère soudanais assure la subsistance de millions de personnes, tandis que le conflit qui sévit actuellement dans le pays an encore intensifié la concurrence autour des richesses minérales et des routes commerciales.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 63013
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 42959
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Politique
Le nouveau gouvernement Medemer en Éthiopie et la diplomatie stratégique marquent une semaine décisive
Oct 12, 2026 41
Par la rédaction Du renouvellement d’un mandat politique de cinq ans et de la reconstitution du gouvernement aux partenariats stratégiques à travers l’Afrique et l’Asie, en passant par des étapes majeures en matière de développement, la semaine du 4 au 10 octobre en Éthiopie a donné le ton d’un nouveau chapitre de gouvernance, de transformation et d’engagement international. L’Éthiopie a clôturé une semaine décisive marquée par la transition politique, le renouveau institutionnel et la diplomatie de haut niveau, jetant ainsi les bases d’un nouveau chapitre quinquennal sous la houlette du gouvernement Medemer. La reconduction du Premier ministre Abiy Ahmed, l’approbation par le Parlement d’un gouvernement fédéral renouvelé, l’élargissement des partenariats internationaux et les initiatives économiques majeures ont, ensemble, souligné les ambitions du pays visant à accélérer la transformation nationale et à renforcer sa position régionale et mondiale. La dynamique politique de la semaine a débuté avec l’ouverture de la nouvelle année parlementaire, qui a défini l’orientation de la prochaine phase du gouvernement Medemer. Dans son discours, le président Taye Atske Selassie a mis l’accent sur l’unité nationale, la paix durable, la consolidation économique et la résilience institutionnelle, alors que l’Éthiopie s’efforce de faire avancer son programme de développement et de préserver sa souveraineté. La prestation de serment du Premier ministre Abiy Ahmed pour un nouveau mandat de cinq ans a constitué une étape décisive, jetant les bases politiques du nouveau gouvernement. Le Parlement a ensuite approuvé le nouveau gouvernement fédéral, marquant ainsi une étape cruciale vers la traduction du mandat du gouvernement en politiques, en réformes institutionnelles et en résultats concrets en matière de développement. Lors de sa première session ordinaire de la septième législature, la Chambre des représentants du peuple a approuvé la nomination de 22 ministres du gouvernement fédéral proposés par le Premier ministre Abiy Ahmed. Le processus de sélection a pris en compte les diplômes, l’expérience professionnelle et les capacités avérées de mise en œuvre, tout en accordant une importance particulière à la diversité de genre, ethnique et religieuse. Ces nominations visent à renforcer la prestation des services publics et à promouvoir les intérêts nationaux, conformément aux attentes des citoyens qui ont participé à l’élection législative du 1er juin, pour laquelle plus de 54 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales.   Parallèlement, la diplomatie s’est imposée comme un moteur déterminant dans les relations de l’Éthiopie avec le reste du monde. Les entretiens du Premier ministre Abiy avec le vice-président nigérian Kashim Shettima à Addis-Abeba ont mis en évidence le potentiel d’un approfondissement de la coopération entre deux des principaux acteurs politiques et économiques de l’Afrique. Les discussions ont porté sur les opportunités en matière de commerce, d’investissement et d’intégration continentale, soulignant l’importance de partenariats africains plus solides pour favoriser une prospérité partagée et faire progresser les aspirations de développement du continent.   Les relations de l’Éthiopie avec l’Inde ont ajouté une autre dimension stratégique à cette semaine. Lors de sa rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, le Premier ministre Abiy a exploré les voies permettant d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’enseignement supérieur, des échanges culturels et de la transformation numérique. Ces discussions ont reflété les relations de longue date entre les deux pays et leur intérêt commun à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération stratégique.   Parallèlement, la quête par l’Éthiopie d’un accès fiable et souverain à la mer est restée au cœur du débat national. L’ancien président de la Chambre des représentants du peuple, Abadula Gemeda, a réaffirmé la détermination du pays à faire valoir ses intérêts stratégiques, soulignant l’importance de l’accès maritime pour l’avenir économique de l’Éthiopie, la connectivité régionale et ses aspirations géopolitiques. La diplomatie de l’eau a également occupé une place importante. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a mis en avant les efforts déployés par l’Éthiopie pour évaluer les coûts économiques et les opportunités de développement perdues liés aux obstacles rencontrés dans le cadre des projets liés au Nil. Cette initiative a attiré une attention renouvelée sur la volonté de l’Éthiopie de parvenir à une utilisation équitable de l’eau et sur sa détermination à faire avancer des projets de développement au service de sa population tout en soutenant la coopération régionale. La transformation économique a pris un nouvel élan grâce à une avancée majeure en matière de valorisation des ressources minérales. L’inauguration d’une raffinerie nationale de métaux précieux dans la zone économique spéciale de Bole Lemi a marqué une avancée vers l’expansion de la transformation minière nationale, la rétention d’une plus grande partie de la valeur au sein de l’économie nationale et le renforcement des recettes en devises étrangères. En développant sa capacité à raffiner les métaux précieux sur son territoire, l’Éthiopie poursuit une ambition industrielle plus large : aller au-delà des exportations de matières premières pour s’orienter vers une production à plus forte valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois. La durabilité environnementale a constitué un autre temps fort important. Des spécialistes internationaux de la sylviculture et des experts des Nations unies ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie pour sa contribution à la restauration écologique et à la résilience climatique. Cette initiative continue de renforcer l’ambition de l’Éthiopie de concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en faisant progresser ses engagements plus larges en matière de climat et de durabilité. La consolidation de la paix et l’action humanitaire sont restées tout aussi importantes dans l’agenda national. La Commission nationale de réhabilitation a appelé les militants armés encore présents au Tigray à déposer les armes et à rejoindre le processus de réhabilitation et de démobilisation, soulignant ainsi l’importance constante de la consolidation de la paix et de la réintégration. Parallèlement, le gouvernement fédéral a poursuivi l’aide d’urgence aux communautés touchées par les récents aléas climatiques, reflétant la nécessité de combiner le développement à long terme avec des réponses rapides aux besoins humanitaires. Les préparatifs en vue de la célébration du septième Mois national de la cybersécurité et de la 19e Journée nationale du drapeau ont encore mis en évidence l’importance de la sécurité numérique, de l’identité nationale et de la recherche d’un consensus, alors que l’Éthiopie évolue dans un environnement national et international de plus en plus complexe. Dans l’ensemble, les événements survenus du 4 au 10 octobre révèlent un gouvernement qui entame son nouveau mandat dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population, d’importantes ambitions économiques et un paysage géopolitique régional exigeant. Le renouvellement du gouvernement et la réforme institutionnelle occupent une place centrale dans l’agenda national, tandis que les relations avec le Nigeria et l’Inde témoignent des efforts continus de l’Éthiopie pour diversifier ses partenariats et étendre son rayonnement diplomatique.   Le défi plus large consistera à traduire les engagements politiques et la dynamique diplomatique en améliorations mesurables de la vie des citoyens, en institutions plus solides, en une croissance économique durable et en une paix durable. Alors que le gouvernement Medemer entame son mandat de cinq ans, l’orientation de l’Éthiopie sera déterminée non seulement par sa quête de souveraineté et d’influence internationale, mais aussi par sa capacité à mettre en œuvre un développement inclusif et à transformer ses ambitions nationales en résultats concrets.  
Le Premier ministre Abiy appelle à l'unité nationale et à la responsabilité partagée à l'occasion de la 19e Journée du drapeau national éthiopien
Oct 12, 2026 120
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les Éthiopiens à renforcer l’unité nationale, à assumer leur diversité et à prendre collectivement leurs responsabilités pour assurer la prospérité du pays, alors que l’Éthiopie célèbre la 19e Journée du drapeau national sous le thème « Notre drapeau, symbole de consensus national et d’unité ». Dans son message prononcé à cette occasion, le Premier ministre a décrit l’unité nationale comme le fondement du cheminement de l’Éthiopie vers la prospérité, soulignant que le drapeau national représente l’histoire commune du pays, sa souveraineté et sa force dans la diversité. Évoquant la bataille historique d’Adoua, le Premier ministre Abiy a mis en avant la manière dont les Éthiopiens de différentes régions du pays se sont unis face à un défi commun, démontrant ainsi au monde entier la puissance de l’action collective et de la solidarité nationale. Il a noté que l’héritage d’Adoua continue d’appeler chaque génération à dépasser les divisions et à contribuer à préserver l’avenir de la nation. « Medemer », la philosophie éthiopienne de synergie et de progrès collectif, invite les citoyens à aller au-delà de l’observation passive et à devenir des acteurs actifs dans la construction du destin de leur pays, a souligné le Premier ministre. Il a en outre souligné que les langues, les religions et les identités de l’Éthiopie constituent les fils indissociables d’un tissu national commun, tissé au fil de siècles d’histoire partagée. Le Premier ministre Abiy a précisé que l’engagement sincère envers la nation commence par des actes individuels de courage, de solidarité et de dévouement, guidés par une vision qui transcende les intérêts personnels et sert le bien commun. Le Premier ministre a également rendu hommage aux générations précédentes, dont les sacrifices ont contribué à préserver le pays, et a exhorté les générations actuelles à s’appuyer sur cet héritage pour léguer une Éthiopie plus forte et plus prospère à celles qui suivront. Il a conclu en invitant chaque Éthiopien à réfléchir à sa contribution personnelle à l’unité et au développement nationaux, soulignant que l’avenir du pays dépend de l’engagement commun de ses citoyens. La 19e Journée du drapeau national est l’occasion de réaffirmer les valeurs de souveraineté, d’unité et de responsabilité collective, le drapeau national étant le symbole de l’histoire durable de l’Éthiopie et de ses aspirations à un avenir commun.
L'Égypte tue plus de 200 mineurs soudanais
Oct 12, 2026 45
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) L'armée de l'air égyptienne a attaqué et tué au moins 200 mineurs soudanais, faisant également un grand nombre de blessés, dans la région d'Al-Wadi Nord, au Soudan.   Selon le Sudan Tribune, les frappes aériennes auraient visé samedi 10 octobre des sites miniers artisanaux situés dans la région de Shamal al-Wadi, au nord-est du Soudan, près de la mer Rouge, alors que les mineurs se préparaient à commencer leur journée de travail.   Les survivants ont déclaré que les frappes avaient détruit les abris des mineurs et touché les sites d'excavation, faisant des morts, des blessés et des personnes piégées sous les décombres.   Cette région abrite des exploitations minières traditionnelles où des milliers de personnes dépendent de l'extraction de l'or et d'autres minerais pour subvenir à leurs besoins.   L'éloignement de la zone et l'accès limité aux structures médicales ont compliqué les opérations de sauvetage des survivants et de prise en charge des blessés.   Cette attaque a suscité l'indignation des groupes soudanais.   L'Alliance pour la fondation du Soudan (TASIS) a condamné l'intervention militaire égyptienne, la qualifiant de violation de la souveraineté soudanaise, et a fait valoir que le massacre de civils soulevait de sérieuses questions quant aux intentions du Caire vis-à-vis des ressources naturelles du Soudan.   L'alliance a également critiqué les Forces armées soudanaises (SAF), les accusant de complaisance envers l'Égypte alors que Le Caire soutient les autorités basées à Port-Soudan.   Ces allégations interviennent dans un contexte de tensions croissantes autour de l'exploitation artisanale de l'or et du contrôle des frontières.   Le secteur aurifère soudanais assure la subsistance de millions de personnes, tandis que le conflit qui sévit actuellement dans le pays an encore intensifié la concurrence autour des richesses minérales et des routes commerciales.
Ethiopian Airlines reprend ses vols vers Mekelle, ravivant l'espoir d'une paix et d'un retour à la normale
Oct 11, 2026 191
Addis Ababa le 11 octobre, 2026 (ENA) La reprise des vols commerciaux d’Ethiopian Airlines entre Addis-Abeba et Mekelle a soulagé les passagers bloqués et redonné espoir aux familles, aux entreprises et aux communautés qui aspirent à un retour à la vie normale dans la région du Tigré.   Le service a repris le 11 octobre après une suspension de deux semaines, rétablissant ainsi une liaison aérienne vitale entre Mekelle, la capitale régionale, et le reste du pays.   Les passagers arrivant à l’aéroport international Alula Aba Nega ont salué cette reprise, y voyant bien plus qu’un simple retour au transport aérien, mais une étape importante vers le rétablissement des liens entre les communautés.   Ils ont décrit cette reprise comme une étape cruciale pour réunir les familles, relancer les activités commerciales et améliorer l’accès aux biens de première nécessité et aux fournitures médicales.   Comme l’a rapporté l’ENA depuis les lieux, les passagers ont également souligné que le maintien de la paix et le rétablissement des services essentiels sont indispensables pour garantir que cette connectivité retrouvée se traduise par des améliorations durables dans la vie des populations.   Ashenafi Solomon, l’un des passagers du premier vol, s’est dit soulagé de pouvoir enfin rentrer à Mekelle après avoir été bloqué à Addis-Abeba pendant la suspension des vols.   « Je suis très heureux. Je m’étais rendu à Mekelle pour le travail, mais lorsque les vols ont été annulés de manière inattendue, j’ai été profondément déçu. Maintenant que les vols ont repris dans un climat de paix relative, j’ai pu prendre le premier vol », a-t-il déclaré.   Solomon a souligné que cette interruption avait aggravé les difficultés des habitants, notamment en perturbant les transports, le commerce et l’accès aux biens de première nécessité et aux médicaments.   Il a exhorté le gouvernement fédéral et les autres parties prenantes à consolider la paix et à garantir l’acheminement ininterrompu de fournitures médicales et d’aide humanitaire vers les communautés dans le besoin.   « La population du Tigré a beaucoup souffert. Le commerce et l’accès aux médicaments ont été perturbés, et de nombreuses personnes continuent de faire face à de graves difficultés. Nous voulons que la paix soit renforcée et pérennisée afin que les fournitures essentielles et l’aide puissent parvenir à ceux qui en ont besoin », a-t-il déclaré.   Au-delà du soulagement immédiat apporté par la reprise des liaisons aériennes, M. Solomon a souligné le coût humain d’un conflit qui perdure et le besoin urgent d’une paix durable.   « Nous avons assez souffert. Des familles perdent leurs fils dans ce conflit fratricide. Nous voulons une paix durable afin que la population du Tigré puisse vivre en paix et reconstruire sa vie », a-t-il déclaré, exprimant son espoir de voir la stabilité s’installer dans tout le pays.   Un autre passager, Natnael Solomon, s’est également réjoui de cette reprise, la qualifiant d’évolution encourageante pour une région dont la population a besoin de paix et d’opportunités pour reconstruire sa vie.   « Les avantages de ce vol sont évidents. Les habitants du Tigré sont épris de paix et ont besoin de paix. Nous sommes heureux que le service ait repris, et nous espérons que la situation continuera de s’améliorer, que les activités normales reprendront et que les progrès seront durables », a-t-il déclaré.   Pour Natnael, la reprise des vols revêt également une signification profondément personnelle, puisqu’elle permet aux gens de retrouver leurs proches et de reprendre les activités qui avaient été interrompues.   « Nous allons retrouver nos proches et reprendre notre travail. Je suis très heureux, et j’ai du mal à exprimer ce que je ressens », a-t-il déclaré.   Il a appelé tant le gouvernement que la population à contribuer au maintien de la paix et à consolider les progrès accomplis en vue du retour à une vie normale.   Hadera, un autre passager qui s’était retrouvé bloqué à Addis-Abeba pendant la suspension des vols, s’est également réjoui de la reprise des liaisons d’Ethiopian Airlines vers Mekelle.   « Je suis très heureux que les vols d’Ethiopian Airlines vers Mekelle aient repris. J’étais bloqué à Addis-Abeba à cause de la suspension. Nous avons tous besoin de paix, et nous voulons que cette paix perdure », a-t-il déclaré.   La reprise des vols commerciaux marque une étape importante vers le rétablissement de liaisons de transport vitales vers le Tigré, dont les répercussions vont au-delà du simple transport de passagers pour toucher le commerce, les opérations humanitaires, l’accès aux soins de santé et l’activité économique régionale.   Toutefois, les passagers ont souligné que les avantages de cette connectivité rétablie dépendront d’une paix durable, de services essentiels fiables et d’un meilleur accès aux approvisionnements pour les communautés touchées par les perturbations.   Les vols vers Axoum et Shire devraient également reprendre prochainement, ce qui pourrait étendre la connectivité aérienne rétablie à d’autres parties du Tigré et faciliter la circulation des personnes et des marchandises.   Pour les passagers rentrant à Mekelle, cette reprise représente à la fois un soulagement concret et un regain d’espoir quant à la possibilité de rétablir et de pérenniser la paix, la connectivité et une vie normale dans toute la région.
La Commission de réhabilitation désigne des points d'accueil pour les combattants du Front de libération du peuple du Tigray
Oct 10, 2026 197
Addis Ababa le 10 octobre,2026 (ENA) La Commission nationale de réhabilitation (NRC) a annoncé la mise en place de points d’accueil désignés dans tout le Tigray pour les combattants désireux de mettre fin aux combats et de s’engager dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR).   S’adressant aux médias, le commissaire adjoint de la Commission nationale de réhabilitation, le général de brigade Derbie Mekuriaw, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre l’accord de paix de Pretoria.   Il a déclaré que la commission avait été créée par le Conseil des ministres afin d’aider les groupes armés à retrouver une vie civile pacifique grâce au désarmement, à la réhabilitation et à la réintégration.   La NRC a commencé à mettre en œuvre le processus DDR au Tigray en 2017 E.C., en coopération avec l’administration provisoire de la région. De nombreux jeunes avaient manifesté leur intérêt pour ce processus, y avaient adhéré et avaient commencé à reconstruire leur vie avant que celui-ci ne soit interrompu.   Le commissaire adjoint a accusé une faction au sein du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) de saper l’accord de paix de Pretoria, d’entraver le processus de DDR et de recruter davantage de jeunes dans le conflit.   Abordant la situation des jeunes, le général de brigade Derbie a indiqué que certains suivaient un traitement médical ou attendaient dans les villes des informations concernant le processus de DDR. Il a exhorté les dirigeants du TPLF, les commandants militaires et les combattants à saisir ce qu’il a qualifié de « dernière chance » de revenir à la paix.   Il a déclaré que le gouvernement, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et la NRC étaient prêts à accueillir les combattants désireux de mettre fin aux combats.   Les personnes accusées de crimes seraient soumises à des procédures de mise en cause de leur responsabilité, tandis que celles qui s'engageraient dans le processus de DDR seraient évaluées selon des mécanismes établis.   La Commission a désigné des points d'accueil dans plusieurs villes du Tigray. Il s'agit de Maichew et Mehoni dans la zone sud ; Mekelle dans la zone sud-est ; Adigrat et Wukro dans la zone est ; Adwa, Axoum et Abi Adi dans la zone centrale ; et Shire dans la zone nord-ouest.   Les combattants qui ne peuvent pas se rendre à un point d’accueil désigné peuvent contacter les autorités compétentes par téléphone pour obtenir des conseils sur la manière de s’inscrire au processus.   Le général de brigade Derbie a déclaré que l’identité et le statut militaire des personnes se présentant au programme DDR seraient vérifiés selon les procédures établies. Les cartes d’identité militaires et autres documents pertinents pourraient aider à confirmer leurs antécédents et à établir leur statut dans le cadre du processus.   La NRC a également appelé les familles, les chefs religieux et les membres de la communauté à diffuser des informations sur ce processus auprès des combattants qui ne seraient pas au courant de cette opportunité.   Le commissaire adjoint a souligné que le soutien de la communauté était essentiel pour les encourager à abandonner les combats et à retourner à la vie civile.   Selon lui, le processus de DDR aiderait les anciens combattants à poursuivre des études, à trouver un emploi, à suivre des formations professionnelles et à contribuer à la reconstruction.
Politique
Le nouveau gouvernement Medemer en Éthiopie et la diplomatie stratégique marquent une semaine décisive
Oct 12, 2026 41
Par la rédaction Du renouvellement d’un mandat politique de cinq ans et de la reconstitution du gouvernement aux partenariats stratégiques à travers l’Afrique et l’Asie, en passant par des étapes majeures en matière de développement, la semaine du 4 au 10 octobre en Éthiopie a donné le ton d’un nouveau chapitre de gouvernance, de transformation et d’engagement international. L’Éthiopie a clôturé une semaine décisive marquée par la transition politique, le renouveau institutionnel et la diplomatie de haut niveau, jetant ainsi les bases d’un nouveau chapitre quinquennal sous la houlette du gouvernement Medemer. La reconduction du Premier ministre Abiy Ahmed, l’approbation par le Parlement d’un gouvernement fédéral renouvelé, l’élargissement des partenariats internationaux et les initiatives économiques majeures ont, ensemble, souligné les ambitions du pays visant à accélérer la transformation nationale et à renforcer sa position régionale et mondiale. La dynamique politique de la semaine a débuté avec l’ouverture de la nouvelle année parlementaire, qui a défini l’orientation de la prochaine phase du gouvernement Medemer. Dans son discours, le président Taye Atske Selassie a mis l’accent sur l’unité nationale, la paix durable, la consolidation économique et la résilience institutionnelle, alors que l’Éthiopie s’efforce de faire avancer son programme de développement et de préserver sa souveraineté. La prestation de serment du Premier ministre Abiy Ahmed pour un nouveau mandat de cinq ans a constitué une étape décisive, jetant les bases politiques du nouveau gouvernement. Le Parlement a ensuite approuvé le nouveau gouvernement fédéral, marquant ainsi une étape cruciale vers la traduction du mandat du gouvernement en politiques, en réformes institutionnelles et en résultats concrets en matière de développement. Lors de sa première session ordinaire de la septième législature, la Chambre des représentants du peuple a approuvé la nomination de 22 ministres du gouvernement fédéral proposés par le Premier ministre Abiy Ahmed. Le processus de sélection a pris en compte les diplômes, l’expérience professionnelle et les capacités avérées de mise en œuvre, tout en accordant une importance particulière à la diversité de genre, ethnique et religieuse. Ces nominations visent à renforcer la prestation des services publics et à promouvoir les intérêts nationaux, conformément aux attentes des citoyens qui ont participé à l’élection législative du 1er juin, pour laquelle plus de 54 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales.   Parallèlement, la diplomatie s’est imposée comme un moteur déterminant dans les relations de l’Éthiopie avec le reste du monde. Les entretiens du Premier ministre Abiy avec le vice-président nigérian Kashim Shettima à Addis-Abeba ont mis en évidence le potentiel d’un approfondissement de la coopération entre deux des principaux acteurs politiques et économiques de l’Afrique. Les discussions ont porté sur les opportunités en matière de commerce, d’investissement et d’intégration continentale, soulignant l’importance de partenariats africains plus solides pour favoriser une prospérité partagée et faire progresser les aspirations de développement du continent.   Les relations de l’Éthiopie avec l’Inde ont ajouté une autre dimension stratégique à cette semaine. Lors de sa rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, le Premier ministre Abiy a exploré les voies permettant d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’enseignement supérieur, des échanges culturels et de la transformation numérique. Ces discussions ont reflété les relations de longue date entre les deux pays et leur intérêt commun à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération stratégique.   Parallèlement, la quête par l’Éthiopie d’un accès fiable et souverain à la mer est restée au cœur du débat national. L’ancien président de la Chambre des représentants du peuple, Abadula Gemeda, a réaffirmé la détermination du pays à faire valoir ses intérêts stratégiques, soulignant l’importance de l’accès maritime pour l’avenir économique de l’Éthiopie, la connectivité régionale et ses aspirations géopolitiques. La diplomatie de l’eau a également occupé une place importante. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a mis en avant les efforts déployés par l’Éthiopie pour évaluer les coûts économiques et les opportunités de développement perdues liés aux obstacles rencontrés dans le cadre des projets liés au Nil. Cette initiative a attiré une attention renouvelée sur la volonté de l’Éthiopie de parvenir à une utilisation équitable de l’eau et sur sa détermination à faire avancer des projets de développement au service de sa population tout en soutenant la coopération régionale. La transformation économique a pris un nouvel élan grâce à une avancée majeure en matière de valorisation des ressources minérales. L’inauguration d’une raffinerie nationale de métaux précieux dans la zone économique spéciale de Bole Lemi a marqué une avancée vers l’expansion de la transformation minière nationale, la rétention d’une plus grande partie de la valeur au sein de l’économie nationale et le renforcement des recettes en devises étrangères. En développant sa capacité à raffiner les métaux précieux sur son territoire, l’Éthiopie poursuit une ambition industrielle plus large : aller au-delà des exportations de matières premières pour s’orienter vers une production à plus forte valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois. La durabilité environnementale a constitué un autre temps fort important. Des spécialistes internationaux de la sylviculture et des experts des Nations unies ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie pour sa contribution à la restauration écologique et à la résilience climatique. Cette initiative continue de renforcer l’ambition de l’Éthiopie de concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en faisant progresser ses engagements plus larges en matière de climat et de durabilité. La consolidation de la paix et l’action humanitaire sont restées tout aussi importantes dans l’agenda national. La Commission nationale de réhabilitation a appelé les militants armés encore présents au Tigray à déposer les armes et à rejoindre le processus de réhabilitation et de démobilisation, soulignant ainsi l’importance constante de la consolidation de la paix et de la réintégration. Parallèlement, le gouvernement fédéral a poursuivi l’aide d’urgence aux communautés touchées par les récents aléas climatiques, reflétant la nécessité de combiner le développement à long terme avec des réponses rapides aux besoins humanitaires. Les préparatifs en vue de la célébration du septième Mois national de la cybersécurité et de la 19e Journée nationale du drapeau ont encore mis en évidence l’importance de la sécurité numérique, de l’identité nationale et de la recherche d’un consensus, alors que l’Éthiopie évolue dans un environnement national et international de plus en plus complexe. Dans l’ensemble, les événements survenus du 4 au 10 octobre révèlent un gouvernement qui entame son nouveau mandat dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population, d’importantes ambitions économiques et un paysage géopolitique régional exigeant. Le renouvellement du gouvernement et la réforme institutionnelle occupent une place centrale dans l’agenda national, tandis que les relations avec le Nigeria et l’Inde témoignent des efforts continus de l’Éthiopie pour diversifier ses partenariats et étendre son rayonnement diplomatique.   Le défi plus large consistera à traduire les engagements politiques et la dynamique diplomatique en améliorations mesurables de la vie des citoyens, en institutions plus solides, en une croissance économique durable et en une paix durable. Alors que le gouvernement Medemer entame son mandat de cinq ans, l’orientation de l’Éthiopie sera déterminée non seulement par sa quête de souveraineté et d’influence internationale, mais aussi par sa capacité à mettre en œuvre un développement inclusif et à transformer ses ambitions nationales en résultats concrets.  
Le Premier ministre Abiy appelle à l'unité nationale et à la responsabilité partagée à l'occasion de la 19e Journée du drapeau national éthiopien
Oct 12, 2026 120
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les Éthiopiens à renforcer l’unité nationale, à assumer leur diversité et à prendre collectivement leurs responsabilités pour assurer la prospérité du pays, alors que l’Éthiopie célèbre la 19e Journée du drapeau national sous le thème « Notre drapeau, symbole de consensus national et d’unité ». Dans son message prononcé à cette occasion, le Premier ministre a décrit l’unité nationale comme le fondement du cheminement de l’Éthiopie vers la prospérité, soulignant que le drapeau national représente l’histoire commune du pays, sa souveraineté et sa force dans la diversité. Évoquant la bataille historique d’Adoua, le Premier ministre Abiy a mis en avant la manière dont les Éthiopiens de différentes régions du pays se sont unis face à un défi commun, démontrant ainsi au monde entier la puissance de l’action collective et de la solidarité nationale. Il a noté que l’héritage d’Adoua continue d’appeler chaque génération à dépasser les divisions et à contribuer à préserver l’avenir de la nation. « Medemer », la philosophie éthiopienne de synergie et de progrès collectif, invite les citoyens à aller au-delà de l’observation passive et à devenir des acteurs actifs dans la construction du destin de leur pays, a souligné le Premier ministre. Il a en outre souligné que les langues, les religions et les identités de l’Éthiopie constituent les fils indissociables d’un tissu national commun, tissé au fil de siècles d’histoire partagée. Le Premier ministre Abiy a précisé que l’engagement sincère envers la nation commence par des actes individuels de courage, de solidarité et de dévouement, guidés par une vision qui transcende les intérêts personnels et sert le bien commun. Le Premier ministre a également rendu hommage aux générations précédentes, dont les sacrifices ont contribué à préserver le pays, et a exhorté les générations actuelles à s’appuyer sur cet héritage pour léguer une Éthiopie plus forte et plus prospère à celles qui suivront. Il a conclu en invitant chaque Éthiopien à réfléchir à sa contribution personnelle à l’unité et au développement nationaux, soulignant que l’avenir du pays dépend de l’engagement commun de ses citoyens. La 19e Journée du drapeau national est l’occasion de réaffirmer les valeurs de souveraineté, d’unité et de responsabilité collective, le drapeau national étant le symbole de l’histoire durable de l’Éthiopie et de ses aspirations à un avenir commun.
L'Égypte tue plus de 200 mineurs soudanais
Oct 12, 2026 45
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) L'armée de l'air égyptienne a attaqué et tué au moins 200 mineurs soudanais, faisant également un grand nombre de blessés, dans la région d'Al-Wadi Nord, au Soudan.   Selon le Sudan Tribune, les frappes aériennes auraient visé samedi 10 octobre des sites miniers artisanaux situés dans la région de Shamal al-Wadi, au nord-est du Soudan, près de la mer Rouge, alors que les mineurs se préparaient à commencer leur journée de travail.   Les survivants ont déclaré que les frappes avaient détruit les abris des mineurs et touché les sites d'excavation, faisant des morts, des blessés et des personnes piégées sous les décombres.   Cette région abrite des exploitations minières traditionnelles où des milliers de personnes dépendent de l'extraction de l'or et d'autres minerais pour subvenir à leurs besoins.   L'éloignement de la zone et l'accès limité aux structures médicales ont compliqué les opérations de sauvetage des survivants et de prise en charge des blessés.   Cette attaque a suscité l'indignation des groupes soudanais.   L'Alliance pour la fondation du Soudan (TASIS) a condamné l'intervention militaire égyptienne, la qualifiant de violation de la souveraineté soudanaise, et a fait valoir que le massacre de civils soulevait de sérieuses questions quant aux intentions du Caire vis-à-vis des ressources naturelles du Soudan.   L'alliance a également critiqué les Forces armées soudanaises (SAF), les accusant de complaisance envers l'Égypte alors que Le Caire soutient les autorités basées à Port-Soudan.   Ces allégations interviennent dans un contexte de tensions croissantes autour de l'exploitation artisanale de l'or et du contrôle des frontières.   Le secteur aurifère soudanais assure la subsistance de millions de personnes, tandis que le conflit qui sévit actuellement dans le pays an encore intensifié la concurrence autour des richesses minérales et des routes commerciales.
Ethiopian Airlines reprend ses vols vers Mekelle, ravivant l'espoir d'une paix et d'un retour à la normale
Oct 11, 2026 191
Addis Ababa le 11 octobre, 2026 (ENA) La reprise des vols commerciaux d’Ethiopian Airlines entre Addis-Abeba et Mekelle a soulagé les passagers bloqués et redonné espoir aux familles, aux entreprises et aux communautés qui aspirent à un retour à la vie normale dans la région du Tigré.   Le service a repris le 11 octobre après une suspension de deux semaines, rétablissant ainsi une liaison aérienne vitale entre Mekelle, la capitale régionale, et le reste du pays.   Les passagers arrivant à l’aéroport international Alula Aba Nega ont salué cette reprise, y voyant bien plus qu’un simple retour au transport aérien, mais une étape importante vers le rétablissement des liens entre les communautés.   Ils ont décrit cette reprise comme une étape cruciale pour réunir les familles, relancer les activités commerciales et améliorer l’accès aux biens de première nécessité et aux fournitures médicales.   Comme l’a rapporté l’ENA depuis les lieux, les passagers ont également souligné que le maintien de la paix et le rétablissement des services essentiels sont indispensables pour garantir que cette connectivité retrouvée se traduise par des améliorations durables dans la vie des populations.   Ashenafi Solomon, l’un des passagers du premier vol, s’est dit soulagé de pouvoir enfin rentrer à Mekelle après avoir été bloqué à Addis-Abeba pendant la suspension des vols.   « Je suis très heureux. Je m’étais rendu à Mekelle pour le travail, mais lorsque les vols ont été annulés de manière inattendue, j’ai été profondément déçu. Maintenant que les vols ont repris dans un climat de paix relative, j’ai pu prendre le premier vol », a-t-il déclaré.   Solomon a souligné que cette interruption avait aggravé les difficultés des habitants, notamment en perturbant les transports, le commerce et l’accès aux biens de première nécessité et aux médicaments.   Il a exhorté le gouvernement fédéral et les autres parties prenantes à consolider la paix et à garantir l’acheminement ininterrompu de fournitures médicales et d’aide humanitaire vers les communautés dans le besoin.   « La population du Tigré a beaucoup souffert. Le commerce et l’accès aux médicaments ont été perturbés, et de nombreuses personnes continuent de faire face à de graves difficultés. Nous voulons que la paix soit renforcée et pérennisée afin que les fournitures essentielles et l’aide puissent parvenir à ceux qui en ont besoin », a-t-il déclaré.   Au-delà du soulagement immédiat apporté par la reprise des liaisons aériennes, M. Solomon a souligné le coût humain d’un conflit qui perdure et le besoin urgent d’une paix durable.   « Nous avons assez souffert. Des familles perdent leurs fils dans ce conflit fratricide. Nous voulons une paix durable afin que la population du Tigré puisse vivre en paix et reconstruire sa vie », a-t-il déclaré, exprimant son espoir de voir la stabilité s’installer dans tout le pays.   Un autre passager, Natnael Solomon, s’est également réjoui de cette reprise, la qualifiant d’évolution encourageante pour une région dont la population a besoin de paix et d’opportunités pour reconstruire sa vie.   « Les avantages de ce vol sont évidents. Les habitants du Tigré sont épris de paix et ont besoin de paix. Nous sommes heureux que le service ait repris, et nous espérons que la situation continuera de s’améliorer, que les activités normales reprendront et que les progrès seront durables », a-t-il déclaré.   Pour Natnael, la reprise des vols revêt également une signification profondément personnelle, puisqu’elle permet aux gens de retrouver leurs proches et de reprendre les activités qui avaient été interrompues.   « Nous allons retrouver nos proches et reprendre notre travail. Je suis très heureux, et j’ai du mal à exprimer ce que je ressens », a-t-il déclaré.   Il a appelé tant le gouvernement que la population à contribuer au maintien de la paix et à consolider les progrès accomplis en vue du retour à une vie normale.   Hadera, un autre passager qui s’était retrouvé bloqué à Addis-Abeba pendant la suspension des vols, s’est également réjoui de la reprise des liaisons d’Ethiopian Airlines vers Mekelle.   « Je suis très heureux que les vols d’Ethiopian Airlines vers Mekelle aient repris. J’étais bloqué à Addis-Abeba à cause de la suspension. Nous avons tous besoin de paix, et nous voulons que cette paix perdure », a-t-il déclaré.   La reprise des vols commerciaux marque une étape importante vers le rétablissement de liaisons de transport vitales vers le Tigré, dont les répercussions vont au-delà du simple transport de passagers pour toucher le commerce, les opérations humanitaires, l’accès aux soins de santé et l’activité économique régionale.   Toutefois, les passagers ont souligné que les avantages de cette connectivité rétablie dépendront d’une paix durable, de services essentiels fiables et d’un meilleur accès aux approvisionnements pour les communautés touchées par les perturbations.   Les vols vers Axoum et Shire devraient également reprendre prochainement, ce qui pourrait étendre la connectivité aérienne rétablie à d’autres parties du Tigré et faciliter la circulation des personnes et des marchandises.   Pour les passagers rentrant à Mekelle, cette reprise représente à la fois un soulagement concret et un regain d’espoir quant à la possibilité de rétablir et de pérenniser la paix, la connectivité et une vie normale dans toute la région.
La Commission de réhabilitation désigne des points d'accueil pour les combattants du Front de libération du peuple du Tigray
Oct 10, 2026 197
Addis Ababa le 10 octobre,2026 (ENA) La Commission nationale de réhabilitation (NRC) a annoncé la mise en place de points d’accueil désignés dans tout le Tigray pour les combattants désireux de mettre fin aux combats et de s’engager dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR).   S’adressant aux médias, le commissaire adjoint de la Commission nationale de réhabilitation, le général de brigade Derbie Mekuriaw, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre l’accord de paix de Pretoria.   Il a déclaré que la commission avait été créée par le Conseil des ministres afin d’aider les groupes armés à retrouver une vie civile pacifique grâce au désarmement, à la réhabilitation et à la réintégration.   La NRC a commencé à mettre en œuvre le processus DDR au Tigray en 2017 E.C., en coopération avec l’administration provisoire de la région. De nombreux jeunes avaient manifesté leur intérêt pour ce processus, y avaient adhéré et avaient commencé à reconstruire leur vie avant que celui-ci ne soit interrompu.   Le commissaire adjoint a accusé une faction au sein du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) de saper l’accord de paix de Pretoria, d’entraver le processus de DDR et de recruter davantage de jeunes dans le conflit.   Abordant la situation des jeunes, le général de brigade Derbie a indiqué que certains suivaient un traitement médical ou attendaient dans les villes des informations concernant le processus de DDR. Il a exhorté les dirigeants du TPLF, les commandants militaires et les combattants à saisir ce qu’il a qualifié de « dernière chance » de revenir à la paix.   Il a déclaré que le gouvernement, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et la NRC étaient prêts à accueillir les combattants désireux de mettre fin aux combats.   Les personnes accusées de crimes seraient soumises à des procédures de mise en cause de leur responsabilité, tandis que celles qui s'engageraient dans le processus de DDR seraient évaluées selon des mécanismes établis.   La Commission a désigné des points d'accueil dans plusieurs villes du Tigray. Il s'agit de Maichew et Mehoni dans la zone sud ; Mekelle dans la zone sud-est ; Adigrat et Wukro dans la zone est ; Adwa, Axoum et Abi Adi dans la zone centrale ; et Shire dans la zone nord-ouest.   Les combattants qui ne peuvent pas se rendre à un point d’accueil désigné peuvent contacter les autorités compétentes par téléphone pour obtenir des conseils sur la manière de s’inscrire au processus.   Le général de brigade Derbie a déclaré que l’identité et le statut militaire des personnes se présentant au programme DDR seraient vérifiés selon les procédures établies. Les cartes d’identité militaires et autres documents pertinents pourraient aider à confirmer leurs antécédents et à établir leur statut dans le cadre du processus.   La NRC a également appelé les familles, les chefs religieux et les membres de la communauté à diffuser des informations sur ce processus auprès des combattants qui ne seraient pas au courant de cette opportunité.   Le commissaire adjoint a souligné que le soutien de la communauté était essentiel pour les encourager à abandonner les combats et à retourner à la vie civile.   Selon lui, le processus de DDR aiderait les anciens combattants à poursuivre des études, à trouver un emploi, à suivre des formations professionnelles et à contribuer à la reconstruction.
Social
Le nouveau gouvernement Medemer en Éthiopie et la diplomatie stratégique marquent une semaine décisive
Oct 12, 2026 41
Par la rédaction Du renouvellement d’un mandat politique de cinq ans et de la reconstitution du gouvernement aux partenariats stratégiques à travers l’Afrique et l’Asie, en passant par des étapes majeures en matière de développement, la semaine du 4 au 10 octobre en Éthiopie a donné le ton d’un nouveau chapitre de gouvernance, de transformation et d’engagement international. L’Éthiopie a clôturé une semaine décisive marquée par la transition politique, le renouveau institutionnel et la diplomatie de haut niveau, jetant ainsi les bases d’un nouveau chapitre quinquennal sous la houlette du gouvernement Medemer. La reconduction du Premier ministre Abiy Ahmed, l’approbation par le Parlement d’un gouvernement fédéral renouvelé, l’élargissement des partenariats internationaux et les initiatives économiques majeures ont, ensemble, souligné les ambitions du pays visant à accélérer la transformation nationale et à renforcer sa position régionale et mondiale. La dynamique politique de la semaine a débuté avec l’ouverture de la nouvelle année parlementaire, qui a défini l’orientation de la prochaine phase du gouvernement Medemer. Dans son discours, le président Taye Atske Selassie a mis l’accent sur l’unité nationale, la paix durable, la consolidation économique et la résilience institutionnelle, alors que l’Éthiopie s’efforce de faire avancer son programme de développement et de préserver sa souveraineté. La prestation de serment du Premier ministre Abiy Ahmed pour un nouveau mandat de cinq ans a constitué une étape décisive, jetant les bases politiques du nouveau gouvernement. Le Parlement a ensuite approuvé le nouveau gouvernement fédéral, marquant ainsi une étape cruciale vers la traduction du mandat du gouvernement en politiques, en réformes institutionnelles et en résultats concrets en matière de développement. Lors de sa première session ordinaire de la septième législature, la Chambre des représentants du peuple a approuvé la nomination de 22 ministres du gouvernement fédéral proposés par le Premier ministre Abiy Ahmed. Le processus de sélection a pris en compte les diplômes, l’expérience professionnelle et les capacités avérées de mise en œuvre, tout en accordant une importance particulière à la diversité de genre, ethnique et religieuse. Ces nominations visent à renforcer la prestation des services publics et à promouvoir les intérêts nationaux, conformément aux attentes des citoyens qui ont participé à l’élection législative du 1er juin, pour laquelle plus de 54 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales.   Parallèlement, la diplomatie s’est imposée comme un moteur déterminant dans les relations de l’Éthiopie avec le reste du monde. Les entretiens du Premier ministre Abiy avec le vice-président nigérian Kashim Shettima à Addis-Abeba ont mis en évidence le potentiel d’un approfondissement de la coopération entre deux des principaux acteurs politiques et économiques de l’Afrique. Les discussions ont porté sur les opportunités en matière de commerce, d’investissement et d’intégration continentale, soulignant l’importance de partenariats africains plus solides pour favoriser une prospérité partagée et faire progresser les aspirations de développement du continent.   Les relations de l’Éthiopie avec l’Inde ont ajouté une autre dimension stratégique à cette semaine. Lors de sa rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, le Premier ministre Abiy a exploré les voies permettant d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’enseignement supérieur, des échanges culturels et de la transformation numérique. Ces discussions ont reflété les relations de longue date entre les deux pays et leur intérêt commun à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération stratégique.   Parallèlement, la quête par l’Éthiopie d’un accès fiable et souverain à la mer est restée au cœur du débat national. L’ancien président de la Chambre des représentants du peuple, Abadula Gemeda, a réaffirmé la détermination du pays à faire valoir ses intérêts stratégiques, soulignant l’importance de l’accès maritime pour l’avenir économique de l’Éthiopie, la connectivité régionale et ses aspirations géopolitiques. La diplomatie de l’eau a également occupé une place importante. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a mis en avant les efforts déployés par l’Éthiopie pour évaluer les coûts économiques et les opportunités de développement perdues liés aux obstacles rencontrés dans le cadre des projets liés au Nil. Cette initiative a attiré une attention renouvelée sur la volonté de l’Éthiopie de parvenir à une utilisation équitable de l’eau et sur sa détermination à faire avancer des projets de développement au service de sa population tout en soutenant la coopération régionale. La transformation économique a pris un nouvel élan grâce à une avancée majeure en matière de valorisation des ressources minérales. L’inauguration d’une raffinerie nationale de métaux précieux dans la zone économique spéciale de Bole Lemi a marqué une avancée vers l’expansion de la transformation minière nationale, la rétention d’une plus grande partie de la valeur au sein de l’économie nationale et le renforcement des recettes en devises étrangères. En développant sa capacité à raffiner les métaux précieux sur son territoire, l’Éthiopie poursuit une ambition industrielle plus large : aller au-delà des exportations de matières premières pour s’orienter vers une production à plus forte valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois. La durabilité environnementale a constitué un autre temps fort important. Des spécialistes internationaux de la sylviculture et des experts des Nations unies ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie pour sa contribution à la restauration écologique et à la résilience climatique. Cette initiative continue de renforcer l’ambition de l’Éthiopie de concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en faisant progresser ses engagements plus larges en matière de climat et de durabilité. La consolidation de la paix et l’action humanitaire sont restées tout aussi importantes dans l’agenda national. La Commission nationale de réhabilitation a appelé les militants armés encore présents au Tigray à déposer les armes et à rejoindre le processus de réhabilitation et de démobilisation, soulignant ainsi l’importance constante de la consolidation de la paix et de la réintégration. Parallèlement, le gouvernement fédéral a poursuivi l’aide d’urgence aux communautés touchées par les récents aléas climatiques, reflétant la nécessité de combiner le développement à long terme avec des réponses rapides aux besoins humanitaires. Les préparatifs en vue de la célébration du septième Mois national de la cybersécurité et de la 19e Journée nationale du drapeau ont encore mis en évidence l’importance de la sécurité numérique, de l’identité nationale et de la recherche d’un consensus, alors que l’Éthiopie évolue dans un environnement national et international de plus en plus complexe. Dans l’ensemble, les événements survenus du 4 au 10 octobre révèlent un gouvernement qui entame son nouveau mandat dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population, d’importantes ambitions économiques et un paysage géopolitique régional exigeant. Le renouvellement du gouvernement et la réforme institutionnelle occupent une place centrale dans l’agenda national, tandis que les relations avec le Nigeria et l’Inde témoignent des efforts continus de l’Éthiopie pour diversifier ses partenariats et étendre son rayonnement diplomatique.   Le défi plus large consistera à traduire les engagements politiques et la dynamique diplomatique en améliorations mesurables de la vie des citoyens, en institutions plus solides, en une croissance économique durable et en une paix durable. Alors que le gouvernement Medemer entame son mandat de cinq ans, l’orientation de l’Éthiopie sera déterminée non seulement par sa quête de souveraineté et d’influence internationale, mais aussi par sa capacité à mettre en œuvre un développement inclusif et à transformer ses ambitions nationales en résultats concrets.  
La Commission de réhabilitation désigne des points d'accueil pour les combattants du Front de libération du peuple du Tigray
Oct 10, 2026 197
Addis Ababa le 10 octobre,2026 (ENA) La Commission nationale de réhabilitation (NRC) a annoncé la mise en place de points d’accueil désignés dans tout le Tigray pour les combattants désireux de mettre fin aux combats et de s’engager dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR).   S’adressant aux médias, le commissaire adjoint de la Commission nationale de réhabilitation, le général de brigade Derbie Mekuriaw, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre l’accord de paix de Pretoria.   Il a déclaré que la commission avait été créée par le Conseil des ministres afin d’aider les groupes armés à retrouver une vie civile pacifique grâce au désarmement, à la réhabilitation et à la réintégration.   La NRC a commencé à mettre en œuvre le processus DDR au Tigray en 2017 E.C., en coopération avec l’administration provisoire de la région. De nombreux jeunes avaient manifesté leur intérêt pour ce processus, y avaient adhéré et avaient commencé à reconstruire leur vie avant que celui-ci ne soit interrompu.   Le commissaire adjoint a accusé une faction au sein du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) de saper l’accord de paix de Pretoria, d’entraver le processus de DDR et de recruter davantage de jeunes dans le conflit.   Abordant la situation des jeunes, le général de brigade Derbie a indiqué que certains suivaient un traitement médical ou attendaient dans les villes des informations concernant le processus de DDR. Il a exhorté les dirigeants du TPLF, les commandants militaires et les combattants à saisir ce qu’il a qualifié de « dernière chance » de revenir à la paix.   Il a déclaré que le gouvernement, les Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) et la NRC étaient prêts à accueillir les combattants désireux de mettre fin aux combats.   Les personnes accusées de crimes seraient soumises à des procédures de mise en cause de leur responsabilité, tandis que celles qui s'engageraient dans le processus de DDR seraient évaluées selon des mécanismes établis.   La Commission a désigné des points d'accueil dans plusieurs villes du Tigray. Il s'agit de Maichew et Mehoni dans la zone sud ; Mekelle dans la zone sud-est ; Adigrat et Wukro dans la zone est ; Adwa, Axoum et Abi Adi dans la zone centrale ; et Shire dans la zone nord-ouest.   Les combattants qui ne peuvent pas se rendre à un point d’accueil désigné peuvent contacter les autorités compétentes par téléphone pour obtenir des conseils sur la manière de s’inscrire au processus.   Le général de brigade Derbie a déclaré que l’identité et le statut militaire des personnes se présentant au programme DDR seraient vérifiés selon les procédures établies. Les cartes d’identité militaires et autres documents pertinents pourraient aider à confirmer leurs antécédents et à établir leur statut dans le cadre du processus.   La NRC a également appelé les familles, les chefs religieux et les membres de la communauté à diffuser des informations sur ce processus auprès des combattants qui ne seraient pas au courant de cette opportunité.   Le commissaire adjoint a souligné que le soutien de la communauté était essentiel pour les encourager à abandonner les combats et à retourner à la vie civile.   Selon lui, le processus de DDR aiderait les anciens combattants à poursuivre des études, à trouver un emploi, à suivre des formations professionnelles et à contribuer à la reconstruction.
Le président Taye présente les grandes priorités nationales pour la nouvelle année éthiopienne
Oct 6, 2026 446
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a présenté les grandes priorités nationales de l’Éthiopie pour l’année éthiopienne 2019, plaçant la paix, la transformation structurelle, la qualité des services publics, la coordination institutionnelle et le renforcement des relations extérieures parmi les principaux axes d’action. S'exprimant lors de la 7e session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération, le président a déclaré que ces priorités avaient été définies sur la base d'une évaluation des performances passées, des réalisations et des lacunes du pays, dans le but de mieux préserver les intérêts nationaux de l'Éthiopie et d'accélérer le progrès du pays. La paix restera une priorité absolue, les efforts visant à renforcer l'unité et la coopération et à faire passer les intérêts nationaux de l'Éthiopie avant tout. Le président a déclaré que l’Éthiopie poursuivrait également une transformation structurelle globale axée sur la qualité, tout en accélérant le développement centré sur les citoyens dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, en réorientant l’accent mis jusqu’à présent sur l’élargissement de l’accès vers l’amélioration de la qualité. Selon lui, le renforcement de la capacité du pays à produire des intrants industriels et agricoles essentiels, ainsi que des infrastructures, fera également l’objet d’une attention particulière. La mise en œuvre des projets et leur financement seront modernisés, accélérés, rendus plus efficaces et plus transparents, a ajouté le président Taye. Il a en outre précisé que les efforts se concentreront sur la modernisation de l’assiette fiscale, la bonne gestion de la dette publique et le renforcement de la capacité du gouvernement à gérer les recettes et les dépenses. Le président a également souligné la nécessité de renforcer la coordination entre le gouvernement fédéral et les États régionaux, afin de garantir une mise en œuvre unifiée, soutenue, efficace et performante. En matière de relations extérieures, le président Taye a déclaré que l’Éthiopie chercherait à passer d’une position d’acceptation à une influence accrue, notamment en renforçant ses relations amicales, en dialoguant avec ceux qui ont des points de vue divergents et en accordant la priorité à la paix régionale et à l’intégration économique. S’appuyant sur ces priorités, il a déclaré que l’Éthiopie comptait réaliser des progrès dans les secteurs social, économique et des services. L’objectif est de porter l’accès à l’électricité à 65 %, tandis que des efforts seront déployés pour étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau. La couverture par l’assurance maladie devrait également passer à 85 %. Quant au couvert forestier, il sera étendu par rapport à son niveau actuel de 26 %. Le nombre de centres de services à guichet unique « Mesob » sera augmenté et la couverture de l’alimentation scolaire passera à 70 %. Le secteur de la justice sera encore modernisé, tandis que les recommandations issues du dialogue national seront traduites en actions concrètes. Le président Taye a également souligné l’importance de promouvoir une culture du dialogue, du compromis et du règlement pacifique des différends, fondée sur la compréhension mutuelle et les intérêts communs. La mise en œuvre de ces priorités exigera une coordination renforcée, un engagement accru et une attention particulière portée aux résultats au sein de l’ensemble des institutions gouvernementales. Le président a enfin appelé les responsables chargés de la mise en œuvre du plan 2019 à faire passer les intérêts du public avant tout, à utiliser efficacement le temps et les ressources, et à faire preuve d’engagement et de diligence dans l’exercice de leurs responsabilités.
Économie
La diplomatie économique de l'Éthiopie occupe le devant de la scène lors des réunions 2026 du FMI et de la Banque mondiale
Oct 12, 2026 13
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) Une délégation éthiopienne conduite par le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie (NBE), le Dr Eyob Tekalign, est arrivée à Bangkok, en Thaïlande, pour participer aux Assemblées annuelles 2026 du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale, ce qui offre l’occasion de faire avancer les priorités économiques de l’Éthiopie et de renforcer les partenariats internationaux en matière de développement. La délégation, qui comprend la ministre d’État aux Finances, Tiguist Fisseha, a entamé ses travaux dans le cadre de ce rassemblement de haut niveau, présentant les priorités économiques de l’Éthiopie sur une plateforme mondiale de dialogue avec les institutions financières internationales, les partenaires de développement et les décideurs politiques. Dans son communiqué de presse transmis à l’ENA, la NBE a déclaré que les Assemblées annuelles constituaient un forum essentiel pour discuter des perspectives économiques mondiales, de la stabilité financière, du financement du développement et des réponses politiques aux nouveaux défis économiques.   Elles offrent également aux pays participants l’occasion d’échanger leurs expériences, d’explorer des domaines de coopération et de mobiliser un soutien en faveur du développement économique durable. Pour l’Éthiopie, ces réunions constituent une occasion importante d’approfondir son engagement auprès des institutions financières internationales, de renforcer ses partenariats de développement et d’échanger des points de vue sur les tendances économiques mondiales qui affectent les économies nationales et régionales. La participation de la délégation éthiopienne s’inscrit dans le cadre des efforts continus déployés par le pays pour faire progresser sa transformation économique, renforcer la stabilité macroéconomique et élargir la coopération internationale à l’appui de ses ambitions de développement.   On a appris que, par le biais de ses initiatives à Bangkok, l'Éthiopie cherche à renforcer le dialogue avec ses partenaires financiers et de développement internationaux, tout en inscrivant ses priorités économiques dans le cadre de discussions plus larges sur la coopération économique internationale et la croissance durable.
Le nouveau gouvernement Medemer en Éthiopie et la diplomatie stratégique marquent une semaine décisive
Oct 12, 2026 41
Par la rédaction Du renouvellement d’un mandat politique de cinq ans et de la reconstitution du gouvernement aux partenariats stratégiques à travers l’Afrique et l’Asie, en passant par des étapes majeures en matière de développement, la semaine du 4 au 10 octobre en Éthiopie a donné le ton d’un nouveau chapitre de gouvernance, de transformation et d’engagement international. L’Éthiopie a clôturé une semaine décisive marquée par la transition politique, le renouveau institutionnel et la diplomatie de haut niveau, jetant ainsi les bases d’un nouveau chapitre quinquennal sous la houlette du gouvernement Medemer. La reconduction du Premier ministre Abiy Ahmed, l’approbation par le Parlement d’un gouvernement fédéral renouvelé, l’élargissement des partenariats internationaux et les initiatives économiques majeures ont, ensemble, souligné les ambitions du pays visant à accélérer la transformation nationale et à renforcer sa position régionale et mondiale. La dynamique politique de la semaine a débuté avec l’ouverture de la nouvelle année parlementaire, qui a défini l’orientation de la prochaine phase du gouvernement Medemer. Dans son discours, le président Taye Atske Selassie a mis l’accent sur l’unité nationale, la paix durable, la consolidation économique et la résilience institutionnelle, alors que l’Éthiopie s’efforce de faire avancer son programme de développement et de préserver sa souveraineté. La prestation de serment du Premier ministre Abiy Ahmed pour un nouveau mandat de cinq ans a constitué une étape décisive, jetant les bases politiques du nouveau gouvernement. Le Parlement a ensuite approuvé le nouveau gouvernement fédéral, marquant ainsi une étape cruciale vers la traduction du mandat du gouvernement en politiques, en réformes institutionnelles et en résultats concrets en matière de développement. Lors de sa première session ordinaire de la septième législature, la Chambre des représentants du peuple a approuvé la nomination de 22 ministres du gouvernement fédéral proposés par le Premier ministre Abiy Ahmed. Le processus de sélection a pris en compte les diplômes, l’expérience professionnelle et les capacités avérées de mise en œuvre, tout en accordant une importance particulière à la diversité de genre, ethnique et religieuse. Ces nominations visent à renforcer la prestation des services publics et à promouvoir les intérêts nationaux, conformément aux attentes des citoyens qui ont participé à l’élection législative du 1er juin, pour laquelle plus de 54 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales.   Parallèlement, la diplomatie s’est imposée comme un moteur déterminant dans les relations de l’Éthiopie avec le reste du monde. Les entretiens du Premier ministre Abiy avec le vice-président nigérian Kashim Shettima à Addis-Abeba ont mis en évidence le potentiel d’un approfondissement de la coopération entre deux des principaux acteurs politiques et économiques de l’Afrique. Les discussions ont porté sur les opportunités en matière de commerce, d’investissement et d’intégration continentale, soulignant l’importance de partenariats africains plus solides pour favoriser une prospérité partagée et faire progresser les aspirations de développement du continent.   Les relations de l’Éthiopie avec l’Inde ont ajouté une autre dimension stratégique à cette semaine. Lors de sa rencontre avec le ministre indien des Affaires étrangères, le Dr S. Jaishankar, le Premier ministre Abiy a exploré les voies permettant d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’enseignement supérieur, des échanges culturels et de la transformation numérique. Ces discussions ont reflété les relations de longue date entre les deux pays et leur intérêt commun à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération stratégique.   Parallèlement, la quête par l’Éthiopie d’un accès fiable et souverain à la mer est restée au cœur du débat national. L’ancien président de la Chambre des représentants du peuple, Abadula Gemeda, a réaffirmé la détermination du pays à faire valoir ses intérêts stratégiques, soulignant l’importance de l’accès maritime pour l’avenir économique de l’Éthiopie, la connectivité régionale et ses aspirations géopolitiques. La diplomatie de l’eau a également occupé une place importante. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a mis en avant les efforts déployés par l’Éthiopie pour évaluer les coûts économiques et les opportunités de développement perdues liés aux obstacles rencontrés dans le cadre des projets liés au Nil. Cette initiative a attiré une attention renouvelée sur la volonté de l’Éthiopie de parvenir à une utilisation équitable de l’eau et sur sa détermination à faire avancer des projets de développement au service de sa population tout en soutenant la coopération régionale. La transformation économique a pris un nouvel élan grâce à une avancée majeure en matière de valorisation des ressources minérales. L’inauguration d’une raffinerie nationale de métaux précieux dans la zone économique spéciale de Bole Lemi a marqué une avancée vers l’expansion de la transformation minière nationale, la rétention d’une plus grande partie de la valeur au sein de l’économie nationale et le renforcement des recettes en devises étrangères. En développant sa capacité à raffiner les métaux précieux sur son territoire, l’Éthiopie poursuit une ambition industrielle plus large : aller au-delà des exportations de matières premières pour s’orienter vers une production à plus forte valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois. La durabilité environnementale a constitué un autre temps fort important. Des spécialistes internationaux de la sylviculture et des experts des Nations unies ont salué l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie pour sa contribution à la restauration écologique et à la résilience climatique. Cette initiative continue de renforcer l’ambition de l’Éthiopie de concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en faisant progresser ses engagements plus larges en matière de climat et de durabilité. La consolidation de la paix et l’action humanitaire sont restées tout aussi importantes dans l’agenda national. La Commission nationale de réhabilitation a appelé les militants armés encore présents au Tigray à déposer les armes et à rejoindre le processus de réhabilitation et de démobilisation, soulignant ainsi l’importance constante de la consolidation de la paix et de la réintégration. Parallèlement, le gouvernement fédéral a poursuivi l’aide d’urgence aux communautés touchées par les récents aléas climatiques, reflétant la nécessité de combiner le développement à long terme avec des réponses rapides aux besoins humanitaires. Les préparatifs en vue de la célébration du septième Mois national de la cybersécurité et de la 19e Journée nationale du drapeau ont encore mis en évidence l’importance de la sécurité numérique, de l’identité nationale et de la recherche d’un consensus, alors que l’Éthiopie évolue dans un environnement national et international de plus en plus complexe. Dans l’ensemble, les événements survenus du 4 au 10 octobre révèlent un gouvernement qui entame son nouveau mandat dans un contexte marqué par de fortes attentes de la population, d’importantes ambitions économiques et un paysage géopolitique régional exigeant. Le renouvellement du gouvernement et la réforme institutionnelle occupent une place centrale dans l’agenda national, tandis que les relations avec le Nigeria et l’Inde témoignent des efforts continus de l’Éthiopie pour diversifier ses partenariats et étendre son rayonnement diplomatique.   Le défi plus large consistera à traduire les engagements politiques et la dynamique diplomatique en améliorations mesurables de la vie des citoyens, en institutions plus solides, en une croissance économique durable et en une paix durable. Alors que le gouvernement Medemer entame son mandat de cinq ans, l’orientation de l’Éthiopie sera déterminée non seulement par sa quête de souveraineté et d’influence internationale, mais aussi par sa capacité à mettre en œuvre un développement inclusif et à transformer ses ambitions nationales en résultats concrets.  
L'Arabie saoudite voit d'énormes opportunités d'investissement en Éthiopie, selon l'ambassadeur Al-Zahrani
Oct 12, 2026 48
Addis Ababa le 12 octobre, 2026 (ENA) L'ambassadeur d'Arabie saoudite en Éthiopie, Abdullah bin Hassan Al-Zahrani, a affirmé que les relations entre l'Éthiopie et l'Arabie saoudite ne cessent de progresser dans les domaines politique, économique, des investissements et du tourisme, soulignant que le Royaume occupait la première place mondiale en termes d'importations en provenance d'Éthiopie en 2025. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, il a expliqué que l’engagement des dirigeants des deux pays en faveur du développement des relations bilatérales, associé à une intensification des visites réciproques de responsables, a contribué à faire progresser la coopération et a ouvert de nouveaux horizons pour le partenariat. L’ambassadeur a noté que ces derniers mois ont été marqués par une intensification des visites réciproques entre Riyad et Addis-Abeba, parallèlement aux efforts visant à conclure des accords économiques et d’investissement qui apporteraient des avantages mutuels aux deux pays et à leurs populations. Selon lui, l’économie, l’éducation, la santé et le tourisme constituent des domaines de coopération prometteurs. Dans le cadre des efforts visant à stimuler le commerce et l’investissement, l’ambassadeur Al-Zahrani a souligné le rôle important joué par les ambassades des deux pays dans la promotion des partenariats commerciaux. Il a également mis en avant la création du Conseil d’affaires saoudo-éthiopien, qui rassemble des représentants du secteur privé, des chefs d’entreprise et des parties prenantes intéressées par les opportunités d’investissement dans les deux pays. Le conseil avait tenu plusieurs réunions ces derniers mois, exprimant l'espoir qu'une nouvelle réunion soit organisée prochainement afin de poursuivre l'exploration des opportunités d'investissement et de renforcer la coopération entre les milieux d'affaires saoudiens et éthiopiens. En ce qui concerne le commerce bilatéral, l’ambassadeur a déclaré que l’Arabie saoudite occupait la première place mondiale en matière d’importations en provenance d’Éthiopie en 2025, la valeur de ses importations en provenance de ce pays s’élevant à environ deux milliards de riyals saoudiens. Il a expliqué que le café éthiopien représentait environ 80 % du total des exportations de l’Éthiopie vers l’Arabie saoudite, tandis que les exportations saoudiennes vers l’Éthiopie s’élevaient à environ 184 millions de riyals saoudiens.   Les deux parties aspirent à accroître leurs échanges bilatéraux et à tirer parti du potentiel existant pour atteindre des niveaux plus élevés de coopération économique, a déclaré l’ambassadeur Al-Zahrani, ajoutant : « Nous aspirons à voir des chiffres dépassant les neuf zéros ; et je crois que le potentiel est bien là. » Évoquant les opportunités d’investissement, il a décrit l’Éthiopie comme une destination riche en potentiel économique et en ressources naturelles variées. « L’Éthiopie est un trésor à découvrir, et les opportunités sont mûres pour que tous les entrepreneurs viennent investir dans le pays », a-t-il déclaré. Il a cité l’exploitation minière, l’agriculture et le tourisme comme des secteurs d’investissement prometteurs, aux côtés des ressources en eau de l’Éthiopie, soulignant que la diversité de ces ressources offre des opportunités pour développer de nouveaux projets économiques et de développement. L’ambassadeur Al-Zahrani a ajouté que l’Arabie saoudite disposait des ressources financières et de l’expertise technique nécessaires pour aider à tirer parti de ces opportunités, favorisant ainsi les intérêts communs et ouvrant de nouvelles perspectives de coopération entre les secteurs public et privé. Il a affirmé que l’Éthiopie avait le potentiel de devenir une destination majeure pour les investissements saoudiens en Afrique et dans l’ensemble de la région, compte tenu de la diversité de ses ressources et des nombreuses opportunités qui s’offrent à elle dans les secteurs de la production et des services. L’ambassadeur a conclu en soulignant l’importance de maintenir la coordination entre les deux parties et de concrétiser les opportunités d’investissement existantes en projets tangibles, contribuant ainsi à l’augmentation des échanges bilatéraux, au renforcement du partenariat économique et à l’approfondissement des relations entre l’Arabie saoudite et l’Éthiopie dans les années à venir.
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L'Éthiopie s'apprête à célébrer la 19e Journée du drapeau national
Oct 9, 2026 154
Addis Ababa le 9 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie célébrera le 12 octobre sa 19e Journée du drapeau national sous le thème « Notre drapeau, symbole de consensus national et d'unité », selon un communiqué de presse publié par la Chambre des représentants des peuples (HPR).   Le président Taye Atske-Selassie devrait assister à la cérémonie principale au siège de l'HPR à Addis-Abeba.   La cérémonie débutera par un discours du président Taye, suivi d’une cérémonie nationale de prestation de serment devant le drapeau national, présidée en direct par le président de la Cour suprême.   La cérémonie officielle de lever du drapeau sera ensuite présidée par le président Taye, accompagné de la fanfare des Forces de défense nationale éthiopiennes et de la garde d’honneur.   La Journée du drapeau national est célébrée chaque année le 12 octobre, deuxième mois du calendrier éthiopien, conformément à l’article 2 de la proclamation n° 863/2006 relative au drapeau, telle que modifiée.   Cette célébration reconnaît le drapeau national comme un symbole de l’identité, de la souveraineté et de la dignité éthiopiennes. Elle vise également à promouvoir le respect du drapeau, à renforcer les valeurs nationales communes et à consolider l’unité entre les diverses communautés du pays.   La Chambre des représentants du peuple (HPR), qui coordonne la commémoration annuelle, a déclaré que les célébrations de cette année comprendraient des cérémonies reflétant les réalités nationales actuelles du pays.   Parmi les participants attendus à l'événement principal figurent des membres de la HPR et de la Chambre de la Fédération, les dirigeants des institutions relevant de la HPR, des officiers supérieurs des Forces de défense nationales éthiopiennes, des chefs religieux, des représentants de l'Association des anciens patriotes éthiopiens et d'autres invités.   Au-delà de la célébration principale à Addis-Abeba, la Journée du drapeau national sera commémorée dans tous les États régionaux, les administrations municipales, les administrations publiques et les écoles, ainsi que dans les ambassades et consulats éthiopiens à travers le monde.   La campagne de cette année mettra principalement l’accent sur la protection des enfants en ligne, avec des actions ciblées visant à sensibiliser les familles et les jeunes aux risques liés à l’utilisation d’Internet.   Parmi les activités prévues figurent des concours destinés aux jeunes et des forums de discussion explorant les liens entre l’intelligence artificielle et la cybersécurité.   Réaffirmant l’engagement de l’INSA à protéger l’espace numérique national, Tigist a appelé à un effort collectif à l’échelle nationale pour renforcer la résilience en matière de cybersécurité.   Elle a également exhorté les organisations des secteurs public et privé à marquer ce mois en organisant des programmes de sensibilisation à l’intention de leurs employés, soulignant que la cybersécurité est une responsabilité partagée.   L’INSA a confirmé que tous les préparatifs nécessaires au bon déroulement de la campagne étaient terminés. À l’échelle mondiale, cette journée de sensibilisation à la cybersécurité est célébrée pour la 23e fois, et pour la septième année consécutive en Éthiopie.
« L'Éthiopie dispose d'un fort potentiel pour contribuer à la transformation numérique de l'Afrique », selon un conseiller de la JICA
Oct 1, 2026 474
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) « Le vivier croissant de talents technologiques en Éthiopie et le soutien apporté par le gouvernement à l’écosystème technologique créent un fort potentiel permettant au pays de contribuer à la transformation numérique de l’Afrique », a déclaré Takeshi Oikawa, conseiller en chef d’un projet de la JICA et directeur général du Boston Consulting Group (BCG) pour l’Afrique de l’Est.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, M. Oikawa, qui participe à la transformation numérique de l’Éthiopie aux côtés de start-ups technologiques et du gouvernement, a déclaré que les jeunes talents ambitieux et férus de technologie du pays, associés aux efforts du gouvernement pour mettre en place un écosystème propice, lui donnaient une grande confiance dans l’avenir numérique de l’Éthiopie.   « Je pense que la combinaison de ces jeunes talents et du soutien du gouvernement me rend très optimiste quant à la transformation numérique de l’Éthiopie », a-t-il déclaré.   Il a notamment cité les efforts du ministère de l’Innovation et de la Technologie pour soutenir les start-ups par le biais du « Startup Act », qui prévoit notamment des mesures incitatives, un accompagnement et un coaching destinés aux jeunes entreprises technologiques.   M. Oikawa a souligné que la croissance numérique de l’Éthiopie pourrait également avoir des retombées positives plus larges pour l’Afrique, compte tenu de l’importance de la population et de l’économie du pays, ainsi que de son potentiel à fournir des technologies et des services numériques aux pays africains voisins.   « L’essor de l’Éthiopie, c’est l’essor de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que les talents éthiopiens dans le domaine technologique pourraient fournir des services plus pertinents et personnalisés à d’autres pays africains, créant ainsi des opportunités pour l’Éthiopie d’accroître ses exportations de services.   Il a également salué les efforts déployés par l’Éthiopie pour se positionner comme un pôle panafricain de l’IA, soulignant la création de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle et sa mission de piloter la stratégie nationale en matière d’IA.   Selon M. Oikawa, le fait de disposer d’une institution dotée d’un mandat clair pour diriger la stratégie en matière d’IA confère à l’Éthiopie une base solide, même si le pays doit également trouver un équilibre entre les opportunités créées par l’IA et les risques potentiels ainsi que les préoccupations en matière de sécurité.   Il a en outre souligné les opportunités d’une coopération technologique renforcée entre le Japon et l’Éthiopie, en particulier dans les domaines de l’IA et de la robotique.   « Le Japon et l’Éthiopie peuvent travailler ensemble pour faire avancer la stratégie en matière d’IA », a déclaré M. Oikawa, soulignant l’expérience du Japon dans les domaines de l’IA et de la robotique, ainsi que le potentiel de combinaison de ces deux domaines.   M. Oikawa a salué l’approche de l’Éthiopie, qui consiste à mettre en place des institutions dotées de mandats clairs pour faire progresser la technologie et l’IA, tout en élaborant des politiques visant à permettre aux acteurs du secteur privé, y compris les start-ups, de se développer.   Il a encouragé l’écosystème technologique et d’IA éthiopien à sortir des sentiers battus et à tirer parti des opportunités créées par l’évolution technologique rapide.   Son message à l’écosystème technologique et d’IA éthiopien était de « sortir des sentiers battus », soulignant que le développement technologique n’est plus nécessairement linéaire et que les pays peuvent sauter des étapes de développement.   Il a également insisté sur l’importance de gérer simultanément les risques liés à l’IA et d’exploiter les opportunités offertes par cette technologie.
L’Éthiopie et la France lancent un laboratoire commun de recherche en paléontologie
Sep 30, 2026 402
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie et la France ont officiellement lancé un Laboratoire international de recherche commun dédié à la paléontologie, à la paléoanthropologie, à l’archéologie et à la conservation du patrimoine. Le laboratoire, dénommé PALETHIOPIES, est le fruit d’une coopération entre l’Autorité éthiopienne du patrimoine et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France. La nouvelle structure vise à renforcer la coopération scientifique entre les deux pays, à développer les capacités nationales de recherche et à accroître la visibilité internationale du patrimoine paléontologique et archéologique de l’Éthiopie. S’exprimant lors de la cérémonie de lancement, le directeur général adjoint de l’Autorité éthiopienne du patrimoine, Elias Shikur, a déclaré que le laboratoire constituait bien plus qu’une simple institution scientifique.   « Ce laboratoire n’est pas simplement un centre de recherche ; c’est un monument vivant qui témoigne de l’amitié durable entre l’Éthiopie et la France, de leur vision scientifique commune et de leur volonté d’explorer l’histoire de l’humanité », a-t-il déclaré. Selon lui, PALETHIOPIES servira de plateforme internationale permettant aux chercheurs éthiopiens et français de partager leurs connaissances, d’utiliser des technologies avancées et de mener conjointement des travaux de terrain et des analyses spécialisées. Il a ajouté que les publications scientifiques conjointes, les missions de terrain et les travaux de laboratoire contribueront au renforcement des capacités de recherche de l’Autorité éthiopienne du patrimoine et à la consolidation de sa coopération scientifique internationale. Elias Shikur a également souligné le soutien apporté depuis plusieurs années par la France à la préservation du patrimoine culturel éthiopien. Cette coopération comprend notamment des initiatives de conservation et de restauration des églises rupestres de Lalibela ainsi que du National Palace. Dans le cadre du nouveau partenariat, l’Autorité éthiopienne du patrimoine s’est engagée à faciliter les activités de recherche, à accélérer les procédures administratives et juridiques nécessaires, à favoriser le transfert de connaissances et à garantir la protection et l’intégrité des ressources patrimoniales. Elle prévoit également de rendre les résultats des recherches accessibles au public afin de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques. De son côté, le conseiller à la coopération et aux affaires culturelles, Julien Voituriez, représentant l’ambassadeur de France en Éthiopie, a indiqué que le lancement du laboratoire constituait une nouvelle étape dans la coopération scientifique de longue date entre les deux pays.   Il a rappelé que l’Éthiopie occupe une place importante dans l’histoire de la paléontologie et de la paléoanthropologie, en raison notamment des nombreuses découvertes réalisées sur son territoire et de leur contribution à l’étude de l’évolution humaine. Voituriez a également mis en avant le rôle du Centre français des études éthiopiennes (CFEE) dans le développement de la coopération scientifique entre la France et l’Éthiopie. Selon lui, le CFEE accompagne les chercheurs, facilite les missions de terrain, contribue à la formation de jeunes scientifiques et participe à la promotion de la recherche et du patrimoine éthiopiens à l’étranger. Le nouveau laboratoire sera dirigé par Dr Jean-Renaud Boisserie, dont les travaux dans la basse vallée de l’Omo portent notamment sur l’évolution humaine, la biodiversité et les changements environnementaux. PALETHIOPIES devrait ainsi fournir un cadre durable permettant aux chercheurs des deux pays de développer des programmes scientifiques conjoints et de renforcer les échanges entre institutions de recherche. La coopération scientifique franco-éthiopienne a également contribué à la rénovation de la galerie de paléontologie du Musée national d’Éthiopie et au retour de spécimens fossiles découverts au cours de missions conjointes menées dans les années 1970 et 1980. Le lancement de PALETHIOPIES marque ainsi une nouvelle étape dans la coopération entre l’Éthiopie et la France dans les domaines de la recherche scientifique, de la formation, de la paléontologie et de la conservation du patrimoine.
L'Éthiopie accélère la transformation numérique dans l'enseignement supérieur
Sep 29, 2026 406
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie étend la transformation numérique à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur, avec l’introduction de l’apprentissage en ligne, hybride et par micro-certifications au sein du système éducatif, a déclaré le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega. Dans son discours d’ouverture du sommet STRIDE Ethiopia 2.0 2026, le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega, a souligné que les progrès réalisés par l’Éthiopie en matière d’infrastructures numériques et de cadres juridiques devaient s’accompagner du développement des compétences humaines nécessaires pour traduire ces avancées en avantages économiques et sociaux. La transformation numérique dans l’enseignement supérieur est mise en œuvre à grande échelle, permettant ainsi aux enseignants et aux étudiants universitaires de bénéficier d’opportunités d’apprentissage en ligne, en hybridité et par micro-certifications, a déclaré M. Berhanu. L’expansion de l’apprentissage numérique contribue à créer des opportunités pour les étudiants d’apprendre au-delà de l’enseignement traditionnel dispensé sur les campus, a-t-il précisé. Des efforts sont également déployés pour renforcer la culture numérique des étudiants et des enseignants, afin de leur permettre non seulement d’utiliser les outils numériques, mais aussi de rechercher, d’évaluer et de créer des informations, ainsi que d’appliquer la technologie dans le cadre de leurs études et de leur travail. L'Éthiopie a également commencé à intégrer les technologies d'intelligence artificielle (IA) dans le système éducatif, a déclaré M. Berhanu. Les enseignants bénéficient d'un accompagnement pour utiliser les outils d'IA dans la préparation de leurs cours, l'élaboration de contenus, l'accompagnement des élèves et l'évaluation. L'IA est mise en place pour renforcer les capacités des enseignants plutôt que pour les remplacer, a précisé M. Berhanu. Des efforts considérables ont été déployés pour numériser les systèmes d’information sur l’éducation, notamment le Système d’information sur la gestion de l’éducation (EMIS) et le Système d’information sur la gestion de l’enseignement supérieur (HEMIS). Ces systèmes sont en cours de renforcement afin d’organiser et de relier les données relatives aux élèves, aux enseignants, aux établissements d’enseignement et aux résultats scolaires, favorisant ainsi un système éducatif davantage fondé sur les données, a-t-il déclaré. Le renforcement de la connectivité et des infrastructures numériques constitue un autre volet majeur de la réforme, a indiqué M. Berhanu. Cela implique notamment de relier les universités et les écoles via des réseaux, de renforcer les centres de données et les services cloud, ainsi que d’étendre les réseaux numériques dédiés à l’éducation et à la recherche, a-t-il ajouté. L’objectif de la réforme est de faire évoluer le système éducatif : passer de processus papier à des systèmes numériques, d’informations fragmentées à des données intégrées, et de méthodes d’apprentissage traditionnelles à un enseignement numérique et assisté par l’intelligence artificielle. L’objectif n’est pas d’utiliser la technologie pour la technologie, mais de s’en servir pour améliorer la qualité, l’accessibilité, l’équité et l’efficacité de l’éducation, a déclaré M. Berhanu. M. Berhanu a également souligné la nécessité pour le système éducatif de s’adapter à une ère où l’IA peut accomplir de nombreuses tâches traditionnellement associées à la mémorisation. « Nous ne pouvons pas continuer avec un système éducatif qui récompense la mémorisation », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de former des élèves capables de poser des questions, de faire preuve d’esprit critique, d’identifier les problèmes et de travailler en collaboration avec les machines.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 15108
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie.   Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale.   La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays.   Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie.   Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré.   Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. »   Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines.   Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays.   « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. »   Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba.   « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. »   Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ».   Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités.   « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15628
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 13019
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 990
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques.   S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds.   Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
El Niño : Mohamed Ware souligne l’importance d’investir dans l’action anticipée
Sep 22, 2026 563
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Le Secrétaire exécutif adjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mohamed Ware, a souligné l’importance d’investir dans l’action anticipée afin de limiter les pertes humaines, économiques et environnementales liées aux impacts attendus du phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique. S’exprimant en marge du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation à El Niño dans la Corne de l’Afrique, M. Ware a indiqué que les pays de la région disposent aujourd’hui de données scientifiques, de modèles climatiques et de prévisions permettant de prendre des mesures avant que les conséquences du phénomène ne se manifestent pleinement. « Nous avons l’information, la science et les données », a-t-il déclaré, soulignant que la question n’est désormais plus de savoir si les impacts se produiront, mais plutôt de déterminer « ce que nous faisons maintenant ». Selon lui, le phénomène El Niño pourrait avoir des répercussions importantes sur l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les moyens de subsistance, l’approvisionnement alimentaire urbain et la santé, tout en aggravant les déplacements de populations et certaines tensions au sein des communautés. M. Ware a rappelé que la région avait déjà enregistré d’importantes pertes humaines et économiques lors de précédents épisodes d’El Niño, insistant sur la nécessité de tirer les leçons de ces expériences pour renforcer la préparation. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD a particulièrement insisté sur la rentabilité de l’action anticipée, soulignant que les investissements réalisés avant une catastrophe peuvent permettre de réduire considérablement les coûts des interventions et de la reconstruction. Selon les chiffres présentés lors du forum, chaque dollar investi dans l’anticipation permettrait d’éviter entre quatre et six dollars de pertes évitables. « Ces activités auront besoin de financement », a-t-il affirmé, appelant les partenaires au développement, mais aussi les ministères des Finances des États membres, à travailler étroitement avec les institutions chargées de la gestion des risques de catastrophe. Il a souligné la nécessité de rendre disponibles des ressources nationales afin de permettre aux mesures anticipatoires d’avoir un impact concret sur les populations exposées.   Abordant les initiatives environnementales entreprises par les États membres, M. Ware a particulièrement salué les efforts de l’Éthiopie en matière de restauration des terres dégradées, de protection des bassins versants, de plantation d’arbres comme « l’Initiative héritage du vert » et de collecte des eaux. « Les mesures prises par le gouvernement éthiopien dans cette initiative sont très encourageantes », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives contribuent non seulement à prévenir certains risques à court terme, mais également à renforcer la santé environnementale et les moyens de subsistance des communautés à long terme. La restauration des terres et la protection des bassins versants peuvent notamment contribuer à préserver les ressources en eau et les terres productives, à réduire les risques de glissements de terrain et à limiter les déplacements de populations liés à la dégradation environnementale, a-t-il expliqué. M. Ware a également souligné le rôle de l’IGAD dans le partage des connaissances et des expériences entre ses États membres, afin de permettre la reproduction et la mise à l’échelle des initiatives ayant démontré leur efficacité. Le responsable de l’IGAD a ainsi appelé à une mobilisation coordonnée des ressources, des connaissances scientifiques et des expériences nationales afin de transformer les prévisions climatiques en mesures concrètes de protection des populations et des moyens de subsistance face aux risques liés à El Niño.
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 807
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
Les défis liés au phénomène El Niño prévu pour 2026 exigent une solidarité régionale : le commissaire adjoint
Sep 18, 2026 819
Addis Ababa le 18 septembre, 2026 (ENA) Les répercussions potentielles du phénomène El Niño en 2026 exigent un leadership politique, une appropriation nationale et une solidarité régionale, a souligné Aydrus Hassan, commissaire adjoint chargé de la gestion des risques de catastrophe en Éthiopie. Il a ajouté que cela nécessitait également un financement en temps opportun et une action précoce allant au-delà de la préparation technique. Dans son discours d’ouverture du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation au phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique, le commissaire adjoint a déclaré que l’Éthiopie renforçait son système de gestion des risques de catastrophe afin de le rendre plus polyvalent face aux risques, axé sur les impacts, anticipatif et multisectoriel. Ce système associe la surveillance, les prévisions, l’évaluation des impacts, l’alerte précoce, la préparation, les mesures anticipatives et l’intervention, a ajouté Aydrus. Il a par ailleurs indiqué que l’Éthiopie renforce son autonomie nationale, notamment grâce à son Fonds de réponse aux risques de catastrophe, qui fournit un financement prévisible pour la préparation aux catastrophes, l’alerte précoce, les mesures anticipatives, l’intervention et le renforcement de la résilience. Au niveau régional, l’IGAD et l’ICPAC s’efforcent de renforcer le partage transfrontalier d’informations, l’analyse conjointe des risques, l’interopérabilité des systèmes d’alerte précoce et la coordination des mesures préventives. Ces efforts sont essentiels compte tenu des risques pesant sur les bassins fluviaux partagés, les couloirs de transhumance, les marchés et les mouvements de population. M. Aydrus a exhorté les États membres de l’IGAD à veiller à ce que des financements soient disponibles avant que les catastrophes ne surviennent et à traduire l’appel à l’action régional de haut niveau en engagements concrets. Il a ajouté que l’aide internationale devait venir en complément du leadership national plutôt que de s’y substituer. Le commissaire adjoint a en outre souligné la nécessité de relier les prévisions, les seuils de déclenchement, le financement et l’action afin de protéger les vies, les moyens de subsistance et les acquis en matière de développement. Ce forum a réuni les États membres de l’IGAD et leurs partenaires afin de renforcer la préparation régionale et l’action précoce. L’Organisation météorologique mondiale prévoit que le phénomène El Niño de 2026 sera très intense, voire historique, avec un pic à la fin de l’année et des répercussions s’étendant jusqu’en 2027.
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Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 31258
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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Les manœuvres de déstabilisation et les complots de l’Égypte contre l’Éthiopie et l’ensemble de la Corne de l’Afrique
Oct 9, 2026 178
L’instabilité politique prolongée de l’Éthiopie et la récurrence des conflits ne peuvent être entièrement comprises sous le seul angle des divisions politiques internes. Ces vulnérabilités internes ont été exploitées et aggravées par des acteurs locaux et extérieurs poursuivant des intérêts stratégiques en Éthiopie et dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique. Parmi les acteurs extérieurs régulièrement cités par les analystes géopolitiques figure l’Égypte. L’argument éthiopien ne se limite pas au fait que l’Égypte s’oppose au Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). Il consiste à soutenir que, depuis plusieurs décennies, la politique égyptienne à l’égard de l’Éthiopie s’inscrit dans une stratégie politique et diplomatique plus vaste visant à freiner l’essor stratégique de ce pays, à affaiblir son influence régionale et à l’empêcher d’exercer un contrôle accru sur les ressources naturelles et économiques indispensables à son développement national. Dans cette perspective, les activités de l’Égypte concernant le Nil, les conflits politiques internes de l’Éthiopie, la question érythréenne, le Soudan, la Somalie, la mer Rouge et le GERD s’inscrivent dans un ensemble plus large de pressions stratégiques. La principale préoccupation éthiopienne est qu’une Éthiopie divisée, instable et économiquement affaiblie soit plus facile à contenir qu’une Éthiopie pacifique, prospère et stratégiquement autonome. Les pressions exercées sur l’Éthiopie La source la plus persistante des pressions égyptiennes sur l’Éthiopie est le Nil. Le Nil Bleu prend sa source en Éthiopie et fournit une part importante des eaux qui s’écoulent en aval vers le Soudan et l’Égypte. Pour l’Éthiopie, ce fleuve représente une formidable opportunité de développement. Ses eaux peuvent produire de l’électricité, favoriser l’irrigation, accroître la production agricole, renforcer la sécurité alimentaire, soutenir l’industrialisation et contribuer à la réduction de la pauvreté. Pendant des décennies, l’Éthiopie a toutefois été confrontée à un ordre régional de gestion des eaux largement façonné par des accords conclus sans sa participation. L’accord anglo-égyptien de 1929 sur les eaux du Nil et l’accord égypto-soudanais de 1959 sont devenus des éléments centraux d’un système que l’Éthiopie a constamment rejeté, estimant qu’ils ne sauraient déterminer les droits d’un État souverain situé en amont et n’ayant pas participé à leur conclusion. L’objection éthiopienne est fondamentale. Selon Addis-Abeba, des accords historiques conclus entre des pays riverains situés en aval ne peuvent empêcher indéfiniment un pays en amont d’utiliser ses propres ressources naturelles à des fins de développement. La position éthiopienne repose sur le principe de l’utilisation équitable et raisonnable des cours d’eau internationaux. Dans cette perspective, les tentatives visant à préserver des arrangements historiques relatifs aux eaux au détriment de l’Éthiopie dépassent le simple désaccord sur le partage de l’eau. Elles représenteraient un effort destiné à maintenir un ordre politique dans lequel le développement éthiopien demeure limité. Une remise en cause de l’ordre régional existant La construction du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) est devenue l’expression la plus manifeste de la détermination de l’Éthiopie à rompre avec cette dynamique historique. Le projet a transformé la relation du pays avec le Nil, en faisant passer l’Éthiopie d’une utilisation limitée de ses eaux à une stratégie de développement national d’envergure. Le barrage a démontré que l’Éthiopie était capable de mobiliser ses ressources nationales, le soutien de sa population et des compétences techniques internationales pour réaliser un projet d’importance continentale. Pour les Éthiopiens, le GERD représente bien davantage qu’une infrastructure hydroélectrique. Il symbolise la souveraineté nationale, le droit au développement et la détermination de l’Éthiopie à exploiter ses ressources naturelles pour produire de l’électricité, développer l’industrie, améliorer la productivité agricole et créer des perspectives pour des millions de citoyens. La campagne persistante de l’Égypte contre le projet est ainsi interprétée en Éthiopie non pas simplement comme une opposition à un barrage, mais comme une opposition à une transformation fondamentale de la position économique et stratégique du pays. La préoccupation éthiopienne est que, si le pays est empêché de développer ses ressources hydriques, il risque de rester prisonnier de la pauvreté et de l’insécurité énergétique, tandis que son immense potentiel naturel demeure sous-exploité. Les pressions diplomatiques Selon les critiques éthiopiens, l’un des principaux instruments utilisés contre l’Éthiopie est la pression diplomatique. Plutôt que de limiter le différend sur le Nil à des négociations bilatérales directes, l’Égypte a régulièrement porté la question sur la scène internationale et recherché des soutiens politiques auprès d’institutions régionales et internationales. Du point de vue éthiopien, cette démarche a contribué à faire considérer les projets de développement du pays comme des questions de sécurité internationale. La crainte est que les campagnes diplomatiques puissent influencer les institutions internationales, les partenaires au développement, les institutions financières et les gouvernements qui, autrement, pourraient soutenir les ambitions éthiopiennes en matière d’infrastructures. Selon les critiques éthiopiens, il en résulte une forme de pression indirecte. Sans interrompre physiquement un projet, des pressions politiques extérieures peuvent compliquer son financement, entraver les partenariats internationaux, créer une incertitude diplomatique et présenter les initiatives de développement éthiopiennes comme des sources potentielles d’instabilité régionale. Cette situation est particulièrement importante pour un pays en développement dont la transformation repose sur des investissements considérables dans l’énergie, les transports, l’agriculture, l’industrie manufacturière et les infrastructures. L’exploitation des vulnérabilités internes Les préoccupations les plus sérieuses en Éthiopie concernent l’interaction entre les pressions extérieures et les divisions politiques internes. Le pays a connu des crises politiques répétées, des insurrections armées et des conflits impliquant des forces politiques et ethniques rivales. Selon l’argument éthiopien, les puissances étrangères n’ont pas nécessairement besoin de créer elles-mêmes ces divisions. Elles peuvent exploiter, encourager ou amplifier politiquement des griefs existants lorsque cela sert leurs intérêts stratégiques. C’est dans ce contexte que la notion de sabotage politique prend toute son importance. Le sabotage politique ne consiste pas nécessairement à créer ouvertement une organisation armée. Il peut également prendre la forme d’un soutien diplomatique à des forces politiques opposées, d’alliances stratégiques avec des gouvernements voisins, d’activités de lobbying politique, de campagnes d’information, de coopération militaire et de pressions internationales. Lorsque de telles activités se déroulent parallèlement à un conflit interne, elles peuvent prolonger l’instabilité et compliquer la recherche d’un règlement politique. Pour l’Éthiopie, le danger est particulièrement grave, car les conflits internes prolongés absorbent des ressources qui pourraient autrement être consacrées au développement. Un gouvernement confronté à une insurrection dispose de moins de moyens pour financer les écoles, les hôpitaux, l’électricité, les routes, l’irrigation, l’industrialisation et la création d’emplois. Un pays absorbé par les impératifs de sécurité intérieure dispose également de capacités diplomatiques et économiques réduites pour poursuivre de grandes initiatives régionales. La perte de l’accès à la mer La question érythréenne constitue l’un des développements historiques les plus déterminants de l’histoire contemporaine de l’Éthiopie. La position stratégique de l’Érythrée a également fait de ce conflit un enjeu de rivalités régionales. L’Érythrée abritait les principaux ports éthiopiens de la mer Rouge, notamment Massaoua et Assab. La séparation de l’Érythrée a finalement transformé l’Éthiopie, qui disposait d’un accès maritime direct, en un pays enclavé. Les conséquences ont été considérables. L’Éthiopie est devenue dépendante des pays voisins pour accéder au commerce maritime international. Les coûts de transport des importations et des exportations ont augmenté. La dépendance stratégique à l’égard des États voisins est devenue une caractéristique durable de la situation économique éthiopienne. Pour les stratèges éthiopiens, la perte de l’accès maritime ne peut être dissociée de l’histoire géopolitique plus large de la Corne de l’Afrique. Des archives diplomatiques américaines déclassifiées datant des années 1970 montrent que des États arabes ont joué un rôle important dans les dynamiques politiques régionales entourant l’insurrection érythréenne. Toutefois, les éléments historiques disponibles ne démontrent pas que l’Égypte ait, à elle seule, créé le mouvement érythréen. Certaines évaluations américaines distinguaient même l’Égypte d’autres soutiens plus actifs aux insurgés érythréens, notamment la Libye, l’Irak et la Syrie. L’Égypte demeurait néanmoins un acteur régional important dans l’environnement politique plus large entourant la question érythréenne. Pour l’Éthiopie, le résultat stratégique reste considérable : le pays a perdu son accès direct à la mer Rouge. Cette perte continue d’influencer sa politique étrangère plusieurs décennies plus tard. L’enclavement est devenu l’une des principales vulnérabilités économiques et stratégiques du pays. L’Éthiopie réalise l’écrasante majorité de son commerce maritime international par l’intermédiaire des ports des pays voisins. Cette situation la rend dépendante des infrastructures étrangères, de la stabilité politique de ses voisins et de leur volonté de maintenir une coopération constructive. Pour un pays de la taille démographique et du potentiel économique de l’Éthiopie, l’absence d’un accès maritime souverain et fiable entraîne des coûts stratégiques importants. Les frais de transport influencent les prix des marchandises importées. La compétitivité des exportations peut être réduite. L’industrialisation devient plus coûteuse. Les projets énergétiques et d’infrastructure dépendent davantage des corridors régionaux. La recherche d’un accès à la mer ne constitue donc pas uniquement une ambition géopolitique pour l’Éthiopie. Elle est directement liée à son développement économique. Du point de vue éthiopien, toute tentative extérieure visant à empêcher le pays de développer des partenariats maritimes fiables peut être interprétée comme un effort destiné à maintenir sa vulnérabilité stratégique. Les alliances régionales Les préoccupations éthiopiennes se sont intensifiées à mesure que l’Égypte a développé ses relations politiques et sécuritaires avec les pays entourant l’Éthiopie. La coopération militaire entre l’Égypte et la Somalie a particulièrement retenu l’attention. En 2024, l’Égypte a envoyé du matériel militaire en Somalie à la suite d’un accord de sécurité conclu entre les deux pays. Cette évolution est intervenue dans un contexte de tensions accrues, après la signature par l’Éthiopie d’un protocole d’accord avec le Somaliland concernant l’accès maritime. Du point de vue éthiopien, le calendrier et les implications stratégiques de ce rapprochement sont significatifs. L’Éthiopie considère son initiative d’accès maritime comme une nécessité économique et stratégique. Parallèlement, le renforcement de la coopération sécuritaire entre l’Égypte et la Somalie fait craindre l’émergence d’un environnement politique régional plus coordonné, susceptible de limiter les marges de manœuvre éthiopiennes. La même préoccupation concerne le Soudan. L’Égypte entretient des relations étroites avec les institutions étatiques soudanaises, notamment avec l’appareil militaire soudanais. Le conflit qui ravage le Soudan est ainsi devenu un autre terrain sur lequel les intérêts sécuritaires de l’Éthiopie croisent les intérêts régionaux de l’Égypte. Pour l’Éthiopie, l’accumulation de ces relations soulève une question fondamentale : les pays voisins sont-ils progressivement intégrés à un réseau stratégique régional susceptible de limiter la liberté d’action de l’Éthiopie ? L’Érythrée L’Érythrée demeure un autre élément essentiel des calculs stratégiques de l’Éthiopie. Les relations entre les deux pays ont connu des périodes de guerre, de réconciliation et de nouvelles tensions. La guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée, de 1998 à 2000, a entraîné d’immenses pertes humaines et économiques. Elle a affaibli les deux pays et accentué la militarisation de la partie septentrionale de la Corne de l’Afrique. Les évolutions politiques ultérieures ont ajouté une nouvelle dimension à la rivalité régionale. Pour les analystes éthiopiens, la possibilité que des acteurs extérieurs encouragent une confrontation entre l’Éthiopie et l’Érythrée est particulièrement dangereuse. Des informations récentes faisant état de nouvelles tensions au Tigré ont de nouveau mis en lumière des accusations d’ingérence extérieure dans les conflits internes de l’Éthiopie. Des allégations de soutien égyptien et soudanais à des forces susceptibles d’affaiblir la souveraineté éthiopienne ont été rapportées. Un conflit interne en Éthiopie peut rapidement prendre une dimension régionale. L’internationalisation des conflits Le conflit du Tigray a démontré à quelle vitesse une crise interne en Éthiopie peut acquérir une dimension internationale. Il a impliqué l’Érythrée, le Soudan et plusieurs acteurs diplomatiques internationaux, tout en suscitant une vive concurrence autour des récits du conflit, de l’accès humanitaire et de la légitimité politique. Pour l’Éthiopie, cette expérience a renforcé la perception selon laquelle les conflits internes peuvent devenir des instruments de rivalité géopolitique plus large. Les désaccords politiques nationaux peuvent ainsi être internationalisés. C’est l’un des principaux arguments avancés par les critiques qui accusent l’Égypte d’exploiter les vulnérabilités internes de l’Éthiopie. Leur argument ne consiste pas nécessairement à affirmer que chaque insurrection éthiopienne a été créée au Caire. Il consiste plutôt à soutenir que les acteurs extérieurs peuvent identifier les faiblesses existantes et les exploiter afin de restreindre la liberté stratégique de l’Éthiopie. La politique d’isolement Une Éthiopie forte, entretenant des relations stables avec ses voisins, développant sa puissance économique, augmentant sa production d’électricité et disposant d’un accès maritime fiable, exercerait une influence considérable dans la Corne de l’Afrique. Une Éthiopie divisée politiquement disposerait d’une influence bien moindre. Par conséquent, les critiques éthiopiens estiment que les tentatives visant à affaiblir les relations diplomatiques du pays ou à exercer des pressions sur ses partenariats régionaux doivent être comprises comme les éléments d’une stratégie plus vaste d’endiguement. Un tel endiguement ne nécessite pas nécessairement une confrontation militaire. Il peut prendre la forme de démarches diplomatiques, d’alliances régionales, d’accords de sécurité, de pressions politiques et de campagnes internationales. Pourquoi une Éthiopie forte est-elle importante ? L’émergence de l’Éthiopie en tant que puissance économique et politique plus importante transformerait fondamentalement la Corne de l’Afrique. Le pays dispose d’un immense potentiel hydroélectrique, de vastes terres agricoles, de ressources en énergies renouvelables et d’un marché intérieur considérable. Le GERD a déjà démontré la capacité de l’Éthiopie à mobiliser ses ressources nationales pour réaliser de grands projets d’infrastructure. Des investissements supplémentaires dans la production d’électricité, l’irrigation, l’industrie manufacturière, l’agriculture, les corridors de transport et les infrastructures numériques pourraient transformer le pays en l’un des principaux pôles économiques du continent africain. Un accès maritime fiable renforcerait davantage cette transformation. Une Éthiopie plus forte serait également mieux placée pour contribuer à l’intégration régionale. Elle pourrait exporter de l’électricité, développer le commerce transfrontalier, soutenir les infrastructures régionales et devenir un maillon économique majeur entre la Corne de l’Afrique et le reste du continent. Du point de vue éthiopien, c’est précisément pour cette raison que les tentatives extérieures visant à limiter le potentiel de développement du pays revêtent une importance stratégique. L’argument éthiopien peut donc être formulé clairement. L’influence de l’Égypte ne devrait pas être examinée uniquement à travers les négociations sur le GERD. Elle devrait également être étudiée à la lumière de l’environnement politique global dans lequel évolue l’Éthiopie. Le différend sur le Nil a généré des pressions diplomatiques persistantes. Le GERD est devenu le symbole central de la lutte de l’Éthiopie pour son autonomie économique et stratégique. Pris ensemble, ces développements constituent le fondement de la perception éthiopienne selon laquelle l’Égypte mène une politique d’endiguement stratégique. Conclusion Affirmer que l’Égypte constitue un facteur extérieur majeur dans l’instabilité de l’Éthiopie ne signifie pas nécessairement qu’elle a créé chacun des conflits qui secouent le pays. L’argument éthiopien est toutefois que les faiblesses internes ont été à plusieurs reprises exposées à des pressions stratégiques extérieures. La préoccupation est que l’Égypte ait utilisé son influence diplomatique, ses relations régionales et ses alliances politiques pour restreindre l’espace stratégique de l’Éthiopie, particulièrement lorsque celle-ci a cherché à accroître l’utilisation de ses ressources en eau du Nil, à renforcer son économie, à développer de grandes infrastructures ou à retrouver un accès fiable à la mer. Le GERD est devenu l’exemple le plus manifeste de cette confrontation. La détermination de l’Éthiopie à développer ses ressources hydriques s’est heurtée à un ordre régional établi que les responsables éthiopiens considèrent comme injuste et incompatible avec le droit du pays au développement. La question maritime représente une autre dimension de cette même lutte. Un pays enclavé comme l’Éthiopie est confronté à des désavantages économiques structurels. Une Éthiopie disposant d’un accès maritime fiable, d’une production électrique abondante, d’une agriculture en expansion, d’une industrie manufacturière en croissance et d’échanges régionaux renforcés bénéficierait d’une autonomie économique et politique nettement supérieure. C’est pourquoi les analystes éthiopiens considèrent de plus en plus le différend sur le Nil, le GERD, la mer Rouge, l’accès maritime, le Soudan, la Somalie, l’Érythrée et les conflits internes de l’Éthiopie comme des composantes interconnectées d’une lutte géopolitique plus vaste.
Le nouveau gouvernement éthiopien confie des postes clés à des femmes
Oct 8, 2026 333
Par Meseret T. Le 8 octobre, 2026 (ENA) Le nouveau gouvernement fédéral éthiopien a placé les femmes au cœur de la prochaine phase de transformation économique du pays : neuf femmes sont désormais à la tête de ministères clés, allant des Finances et du Commerce à la Justice, en passant par la Technologie, les Mines, la Santé, le Tourisme et les Affaires sociales. La Chambre des représentants des peuples a approuvé aujourd’hui le gouvernement proposé par le Premier ministre Abiy Ahmed, les femmes occupant neuf des 22 portefeuilles ministériels, soit près de 41 % du gouvernement. Ces nominations renforcent le rôle croissant des femmes dans la prise de décision nationale en Éthiopie et placent des femmes dirigeantes à la tête de certaines des institutions économiques et sociales les plus importantes du gouvernement. L’importance de ces nominations va au-delà du simple nombre de femmes au sein du gouvernement. Les portefeuilles qui leur sont confiés se situent au cœur des ambitions fondamentales de l’Éthiopie : maintenir la stabilité macroéconomique, développer le commerce et les exportations, renforcer l’État de droit, mobiliser les recettes intérieures, exploiter les ressources naturelles, accélérer la transformation numérique, améliorer les services de santé, développer le tourisme et protéger les catégories vulnérables de la société. Il s’agit donc d’un gouvernement dans lequel la représentation est étroitement liée à la responsabilité. Ces nominations interviennent à un moment particulièrement important du parcours de développement de l’Éthiopie. Selon le ministère des Finances, l’économie éthiopienne a progressé de 9,2 % au cours de l’exercice 2024/25, contre 8,1 % l’année précédente, après avoir affiché un taux de croissance annuel moyen de 6,8 % entre 2018/19 et 2023/24. Le ministère prévoit une croissance économique de 10,2 % en 2025/26, ce qui reflète la volonté du gouvernement de maintenir la dynamique observée ces dernières années et de faire entrer l’économie dans une phase de croissance à deux chiffres. Le gouvernement s’efforce désormais de renforcer encore cette dynamique et d’atteindre une croissance économique à deux chiffres, tout en poursuivant des réformes macroéconomiques visant à rendre cette croissance plus durable, plus productive et plus généralisée. Un responsable de la Commission de l’Union africaine a récemment décrit la transformation de l’Éthiopie comme se déroulant à un rythme très rapide et a noté que le pays devrait s’approcher d’une croissance à deux chiffres. Cette trajectoire confère une lourde responsabilité aux ministres nouvellement nommés. Leur tâche ne consiste pas simplement à administrer les ministères, mais à traduire les politiques de réforme en améliorations mesurables en matière de production, d’investissement, d’exportations, de services publics, d’emploi et de niveau de vie. Gérer l’économie à un moment décisif Parmi les nominations les plus importantes figure celle de Fitsum Assefa (titulaire d’un doctorat) au poste de ministre des Finances. Ayant précédemment occupé les fonctions de ministre de la Planification et du Développement, Fitsum apporte son expérience en matière de politique et de planification dans le cadre du programme de réforme du gouvernement à une institution chargée de la gestion budgétaire et de la coopération économique du pays. Le ministère des Finances est chargé de préparer et de mettre en œuvre le budget fédéral, de gérer les finances publiques, d’élaborer les politiques budgétaires, de mobiliser des ressources extérieures, de gérer la dette publique et de développer des cadres pour les partenariats public-privé. Son mandat place donc le ministre au cœur des efforts visant à préserver la stabilité macroéconomique tout en veillant à ce que les ressources publiques limitées soient orientées vers les priorités nationales. À l’heure où l’Éthiopie cherche à accroître sa capacité de production tout en gérant sa dette, les pressions sur les devises et les besoins de financement liés au développement, cette nomination revêt une importance considérable. Le défi de Fitsum consistera à contribuer à traduire la croissance économique en une capacité budgétaire renforcée et en investissements productifs — en veillant à ce que l’expansion de l’économie s’appuie sur des finances publiques saines et que les réformes produisent des résultats tangibles. Poursuivre l’ouverture des marchés et orienter la production vers l’exportation Yasmin Wahabrebbi, nommée ministre du Commerce et de l’Intégration régionale, prend la tête d’une autre institution essentielle aux ambitions économiques de l’Éthiopie. Les responsabilités du ministère vont bien au-delà de la simple gestion des échanges commerciaux. Il est chargé d’élaborer des politiques en matière de commerce intérieur et extérieur ainsi que d’intégration économique régionale, de moderniser le commerce intérieur, de créer les conditions propices à l’expansion des exportations et de soutenir les producteurs éthiopiens qui cherchent à accéder aux marchés étrangers. Il joue également un rôle dans la négociation et la mise en œuvre des accords commerciaux. Ce portefeuille revêt donc une importance particulière alors que l’Éthiopie cherche à renforcer sa présence sur les marchés continentaux et mondiaux. Pour un pays doté d’un vaste marché intérieur et d’un potentiel considérable dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie manufacturière, des ressources minérales et du tourisme, le défi consiste de plus en plus à transformer la production en exportations compétitives, à approfondir les échanges commerciaux régionaux et à tirer davantage parti de la Zone de libre-échange continentale africaine. Yasmin évoluera donc à l’un des carrefours où la production nationale rejoint l’ambition de l’Éthiopie de devenir un acteur plus compétitif dans le commerce régional et international. Les recettes d’une économie en pleine croissance Aynalem Nigussie, le nouveau ministre des Recettes, prend la tête d’une institution dont les performances influenceront directement la capacité du gouvernement à financer le développement à partir de ressources nationales. Le ministère des Recettes a pour mission de mettre en place une administration fiscale et douanière moderne, d’encourager l’adhésion volontaire à la législation fiscale et de lutter contre la fraude fiscale. Sa vision déclarée est de construire une administration fiscale moderne et, à terme, de parvenir à ce que les dépenses nationales soient couvertes par les recettes fiscales. Pour une économie en quête d’une croissance plus rapide, il s’agit là d’une mission cruciale. L’expansion économique nécessite des routes, des écoles, des établissements de santé, des infrastructures productives et des institutions publiques. Le financement durable de ces priorités passe par une assiette fiscale nationale plus solide. La responsabilité d’Aynalem s’étendra donc au-delà de la simple perception des impôts. Elle consistera à élargir l’assiette fiscale, à améliorer le respect des obligations fiscales, à moderniser l’administration et à renforcer le lien entre l’activité économique et les ressources dont dispose l’État. Justice et confiance dans l’économie Au ministère de la Justice, Hanna Araya-Selassie prend la tête d’une institution essentielle à la réforme juridique et institutionnelle du pays. L’importance du portefeuille de la justice s’étend à pratiquement tous les domaines de l’économie et de la société. Des institutions juridiques efficaces fournissent le cadre dans lequel évoluent les citoyens, les entreprises et les investisseurs. Elles contribuent à définir les droits et les obligations, à faire respecter les contrats, à renforcer la responsabilité et à instaurer une plus grande prévisibilité dans l’administration publique. Alors que l’Éthiopie s’efforce d’attirer les investissements et d’accroître la participation du secteur privé, le renforcement de la sécurité juridique devient indissociable de la réforme économique. La mission d’Hanna la place donc au carrefour de la réforme de l’État de droit, du renforcement institutionnel et de la création d’un environnement plus prévisible pour les citoyens et les entreprises. La technologie, moteur de la prochaine économie Peu de portefeuilles reflètent aussi clairement l’ambition de l’Éthiopie de franchir une nouvelle étape de développement que celui du ministère de l’Innovation et de la Technologie, désormais dirigé par Frehiwot Tamiru. Forte de son expérience à la tête d’Ethio Telecom, notamment dans le développement des services financiers numériques via Telebirr, Frehiwot apporte son expertise à un ministère dont le mandat couvre les technologies émergentes et numériques, les technologies géospatiales et spatiales, l’innovation et le développement de l’économie numérique. Le ministère est également chargé de coordonner les efforts nationaux en matière de recherche et développement et de soutenir la transformation d’idées innovantes en contributions à la prospérité nationale. Sa nomination intervient alors que l’Éthiopie cherche à faire de la numérisation un pilier de la transformation économique plutôt qu’un simple exercice de modernisation technologique. Le défi consiste à relier la technologie à la productivité — de la finance numérique et des services publics à l’intelligence artificielle, en passant par l’innovation, la recherche, l’industrie manufacturière et les nouvelles entreprises capables de créer des emplois et de générer des devises étrangères. Les minéraux et la recherche de nouvelles sources de richesse Au sein du ministère des Mines, Alemtsahay Paulos est à la tête d’un secteur que l’Éthiopie considère de plus en plus comme une source importante d’investissements, d’exportations et de développement industriel. Le mandat du ministère couvre le développement minier, l’exploration, les informations géologiques et géophysiques, la facilitation des investissements, la réglementation, la qualité des minéraux, la recherche et la formation, ainsi que la mise en place des conditions nécessaires à la participation du secteur privé. Il est également chargé de veiller à ce que les communautés tirent profit des activités minières et à ce que les exigences en matière de protection de l’environnement soient respectées. Alemtsahay se voit ainsi confier une mission de grande envergure à un moment où l’Éthiopie cherche à exploiter le potentiel économique de ses ressources naturelles. Il ne s’agit pas simplement d’augmenter l’extraction. Il s’agit de développer une industrie minière mieux gérée, capable d’attirer des investissements responsables, d’accroître la production et les exportations, de soutenir les communautés locales et de contribuer à l’industrialisation. La santé, un investissement dans le capital humain Le Dr Mekdes Daba, nommée ministre de la Santé, prend la tête de l’un des portefeuilles gouvernementaux les plus directement axés sur les personnes. Son parcours professionnel en médecine et en santé publique la place à la tête d’un ministère dont la mission englobe le développement et la réglementation des services de santé, la protection de la santé publique, la prévention des maladies, la nutrition, les infrastructures sanitaires, les médicaments et le matériel médical, la formation professionnelle et le système national d’information sur la santé. Cette mission revêt une importance particulière, car la transformation économique dépend en fin de compte du capital humain. Une économie en pleine croissance a besoin d’une population en bonne santé et productive. L’amélioration de la santé maternelle et infantile, le renforcement des soins de santé primaires, la prévention des maladies et l’élargissement de l’accès à des services médicaux de qualité ne sont donc pas des enjeux distincts du programme de développement ; ils en font partie intégrante. Le Dr Mekdes sera chargée de contribuer à transformer les progrès réalisés par l’Éthiopie en matière de santé en systèmes de santé plus solides et plus résilients, capables de soutenir une population et une économie en pleine croissance. La culture et le tourisme, des atouts économiques Selamawit Kassa, qui reprend les rênes du ministère de la Culture et du Tourisme, se voit confier un portefeuille revêtant une importance tant économique que nationale. La mission du ministère consiste notamment à préserver l’histoire et le patrimoine culturel de l’Éthiopie, à promouvoir les langues et les valeurs culturelles du pays, à développer les institutions culturelles et à encourager la créativité et la production artistique. Pour l’Éthiopie, cependant, la culture ne se résume pas à la préservation. C’est également un atout économique. Les civilisations anciennes du pays, ses sites historiques, la diversité de ses cultures, ses paysages, sa gastronomie, ses festivals et ses traditions vivantes constituent une ressource touristique considérable. Le développement de ce potentiel peut générer des devises étrangères, créer des emplois et stimuler l’activité économique bien au-delà du secteur touristique lui-même. Selamawit devra donc contribuer à transformer la richesse culturelle et le potentiel touristique de l’Éthiopie en un moteur plus puissant du développement national. Les femmes, les familles et la protection sociale Au sein du ministère de la Condition féminine et des Affaires sociales, Shewit Shanka dirige une institution dont la mission s’étend à certains des groupes les plus vulnérables de la société. Le ministère est chargé des politiques et stratégies concernant les femmes, les enfants, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées et d’autres catégories vulnérables de la société. Sa mission revêt une importance particulière alors que l’Éthiopie connaît actuellement de rapides changements économiques et structurels. La réforme économique ne peut se mesurer uniquement à l’aune de la croissance du PIB, des investissements ou des exportations. Son succès doit également se traduire par une amélioration des opportunités économiques pour les femmes, par la protection des citoyens vulnérables et par la capacité des familles à résister aux chocs économiques et sociaux. Le ministère joue donc un rôle essentiel pour veiller à ce que les bénéfices du développement profitent à des segments plus larges de la société. Neuf nominations, une responsabilité accrue Prises dans leur ensemble, ces neuf nominations montrent que les femmes ne sont plus cantonnées à un ensemble restreint de portefeuilles traditionnellement dits « sociaux » au sein du gouvernement fédéral éthiopien. Les femmes se voient désormais confier la gestion du budget national, du commerce et de l’intégration régionale, de la justice, des recettes publiques, de la technologie, des mines, de la santé, de la culture et du tourisme, ainsi que des questions relatives aux femmes et aux affaires sociales — autant de secteurs qui, ensemble, déterminent l’orientation économique et la capacité institutionnelle du pays. C’est peut-être là la caractéristique la plus marquante du nouveau gouvernement. Ces nominations interviennent également à un moment où le programme de développement de l’Éthiopie devient de plus en plus exigeant. Le pays s’efforce simultanément de maintenir une expansion économique rapide, de tendre vers une croissance à deux chiffres, de renforcer les recettes intérieures, d’accroître les exportations, d’attirer les investissements, d’exploiter ses ressources naturelles, d’approfondir la transformation numérique et d’améliorer les services publics. Un tel programme exige plus que des politiques ambitieuses. Il exige une mise en œuvre concrète. Pour les neuf femmes qui occupent ces postes, comme pour chaque membre du nouveau gouvernement, cette nomination représente donc une immense responsabilité. On leur confie des institutions qui ont un impact sur des millions de vies et des secteurs susceptibles soit d’accélérer, soit de freiner la transformation de l’Éthiopie. C’est à l’aune des résultats qu’il produira que l’on jugera en fin de compte ce nouveau gouvernement : des institutions plus solides, une économie plus productive, une augmentation des investissements et des exportations, des services publics améliorés, davantage d’opportunités pour les citoyens et un processus de développement dans lequel les femmes ne sont pas simplement représentées, mais comptent parmi celles qui prennent les décisions qui façonnent l’avenir du pays. Le dernier gouvernement éthiopien envoie ainsi deux messages à la fois : d’une part, la participation des femmes aux plus hauts niveaux de la direction publique s’institutionnalise de plus en plus ; d’autre part, le pays attend de ceux à qui il confie les rênes du pouvoir qu’ils tiennent leurs promesses. Le prochain chapitre ne sera pas jugé simplement en fonction de qui occupe les postes ministériels, mais en fonction de ce que ces postes permettront d’accomplir.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023