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Le président kenyan Ruto félicite le Premier ministre Abiy pour sa réélection
Oct 6, 2026 71
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président kenyan William Ruto a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed pour sa réélection à la tête de l’Éthiopie, qualifiant ce nouveau mandat de vote de confiance envers son leadership et sa vision pour le pays. « Félicitations, mon frère, le Premier ministre Abiy Ahmed, pour votre réélection à la tête de l’Éthiopie pour un second mandat », a déclaré le président Ruto. Il a ajouté que le nouveau mandat confié au Premier ministre Abiy par la Chambre des représentants des peuples éthiopienne constituait un vote de confiance envers son leadership et sa vision pour l’Éthiopie. « Je vous souhaite de continuer sur la voie du succès alors que vous menez l’Éthiopie vers la réalisation de son programme de transformation », a écrit Ruto sur X. Le président kenyan a en outre exprimé la volonté de son pays de continuer à travailler en étroite collaboration avec l’Éthiopie afin de faire progresser les intérêts communs, dans l’intérêt mutuel des peuples des deux pays, de la région et de la communauté internationale dans son ensemble.
Comment la trahison du président Hassan Sheikh Mohamud remet en cause les réalités régionales
Oct 6, 2026 76
Par Gezmu Edicha Le 4 octobre 2026, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud s’est joint à plusieurs dirigeants régionaux à New El-Alamein City pour signer une déclaration commune quadripartite. Derrière la rhétorique diplomatique lisse évoquant la stabilité régionale et la gouvernance partagée, ce sommet a permis de consolider un bloc géopolitique externe explicitement conçu pour restreindre l’autodétermination économique de l’Éthiopie et ses intérêts en matière de sécurité souveraine, tant dans le bassin du Nil que dans le corridor de la mer Rouge. Cependant, le soutien apporté par le président Hassan Sheikh à cette déclaration révèle un décalage profond entre la politique étrangère actuelle de Mogadiscio et les sacrifices historiques qui ont permis de préserver l’État somalien. Depuis plus de trois décennies, l’Éthiopie a consacré d’immenses ressources à la préservation de l’intégrité territoriale et de la survie institutionnelle de la Somalie. À la suite de l’effondrement du pouvoir central à Mogadiscio en 1991, l’Éthiopie a joué le rôle de pilier politique de la réconciliation somalienne. Elle a accueilli les conférences fondatrices de Sodere et de Mbagathi, qui ont directement donné naissance au Gouvernement fédéral de transition — le cadre structurel permettant aujourd’hui la présidence de Hassan Sheikh. Lorsque des réseaux extrémistes ont menacé de détruire les autorités de l’État, les forces de défense éthiopiennes se sont portées en première ligne. Dans le cadre d’opérations de sécurité bilatérales et de déploiements menés sous l’égide de l’AMISOM, de l’ATMIS et de l’AUSSOM, des milliers de soldats de la paix éthiopiens ont consenti d’importants sacrifices. Leurs efforts ont contribué à libérer des pôles économiques et agricoles clés tels que Baidoa, Luuq et Beledweyne des mains d’Al-Shabaab, sécurisant ainsi des zones vitales. Malgré ce soutien de longue date en matière de sécurité, le président Hassan Sheikh a choisi d’aligner Mogadiscio sur une coalition visant à restreindre les droits fondamentaux de l’Éthiopie en matière de développement. La Déclaration d’El-Alamein, en particulier sa section (e), exige le respect du principe de non-préjudice et impose un consensus avant toute action, rejetant ainsi toute initiative unilatérale. En vertu du droit international de l’eau, tel qu’énoncé dans la Convention des Nations unies de 1997 sur les cours d’eau, les pays doivent éviter de causer un préjudice significatif à autrui et utiliser les ressources en eau de manière équitable et raisonnable. En souscrivant au principe de « non-préjudice », le président Hassan Sheikh a soutenu une position qui pourrait conférer aux États en aval un droit de veto sur les projets en amont, risquant ainsi de priver l’Éthiopie et d’autres pays de la partie supérieure du Nil de leur droit à exploiter leurs propres ressources. La situation est encore compliquée par l’implication du président du régime érythréen, Isaias Afwerki. En rejoignant ce front contre l’Éthiopie, l’Érythrée, mandataire de longue date de l’Égypte et son « cheval de Troie », a adopté la même position intransigeante sur les questions relatives à l’eau du Nil. Bien que l’Érythrée soit partiellement située dans le bassin du Nil, son adhésion à la clause stricte de « non-préjudice » du Caire et aux revendications historiques sur l’eau la prive de ses propres droits futurs sur le Nil et de son droit à développer des infrastructures hydrauliques au sein du bassin. En soutenant cette position, l’Érythrée fait passer les intérêts égyptiens avant les siens, ce qui montre qu’Asmara continue de jouer son rôle de mandataire contre l’Éthiopie, malgré le coût que cela représente pour ses intérêts économiques. Le moment choisi pour cet soutien témoigne d’un mépris notable à l’égard du consensus régional plus large. Le sommet d’El-Alamein s’est tenu alors que six pays du bassin du Nil ont mis en œuvre l’Accord-cadre de coopération (CFA), un cadre juridique moderne et équitable. Le CFA remplace les répartitions obsolètes datant de l’époque coloniale, dans le but d’assurer une distribution plus juste des ressources en eau. En s’alignant sur cette position extérieure, les présidents Hassan Sheikh et Isaias se sont écartés de la majorité des pays du bassin du Nil, sapant ainsi un accord africain collectif visant à soutenir le contrôle historique de l’Égypte sur les ressources en eau du Nil. L’ironie de cette exigence stricte de « notification préalable et de consensus » réside dans les actions passées de l’Égypte. Le Caire a construit d’importantes infrastructures hydrauliques le long du Nil, notamment plusieurs grands barrages et projets, sans consentement préalable ni consultation de l’Éthiopie ou d’autres pays riverains en amont. L’accord de 1959 sur les eaux du Nil, conclu entre l’Égypte et le Soudan, répartissait l’intégralité des eaux du Nil entre ces deux pays, ne laissant aucune part aux pays situés en amont, d’où provient pourtant la majeure partie de ces eaux. En exigeant l’autorisation des États riverains en amont pour construire des infrastructures, tout en considérant ses propres projets comme intouchables, l’Égypte vise à s’imposer comme l’autorité unique sur le Nil, plutôt que comme un partenaire. De plus, la tentative de la déclaration de nier l’intérêt légitime de l’Éthiopie dans la sécurité de la mer Rouge fait abstraction à la fois de la réalité géographique et de l’histoire régionale complexe. Le statut d’État enclavé de l’Éthiopie n’était pas une donnée historique immuable, mais le résultat d’un processus de transition anticonstitutionnel entre 1991 et 1993, au cours duquel un gouvernement intérimaire de tutelle a outrepassé son mandat constitutionnel en autorisant la sécession sans vote parlementaire national ni en garantissant des droits d’accès maritime contraignants en vertu du droit international. Malgré ces anomalies historiques, l’Éthiopie reste un pilier économique et démographique incontournable de la Corne de l’Afrique. Présenter une nation de plus de 135 millions d’habitants comme un acteur extérieur à la gouvernance de la mer Rouge revient à ignorer les dynamiques fondamentales de sécurité de la région. Derrière les courtoisies diplomatiques et les sourires affichés à New El-Alamein se cache une stratégie qui manque de vision à long terme. En soutenant un bloc qui vise à restreindre les droits de l’Éthiopie en matière d’eau et sa sécurité maritime, le président Hassan Sheikh Mohamud trahit son voisin. Cette action sape la coopération régionale en matière de sécurité qui soutient la construction de l’État somalien depuis des décennies. Une paix durable dans la Corne de l’Afrique ne peut se fonder sur des tactiques d’endiguement, mais sur le respect des sacrifices historiques et la reconnaissance des droits équitables de toutes les nations à leurs ressources naturelles communes.
Le nouveau gouvernement renforcera l’unité multinationale et œuvrera pour la paix et la croissance, selon le président Taye
Oct 6, 2026 70
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le nouveau gouvernement s’emploiera à renforcer ses efforts en faveur de l’unité multinationale de l’Éthiopie, de la paix et du dialogue, tout en faisant progresser le développement et la prospérité du pays, a déclaré le président Taye Atske Selassie. S’exprimant aujourd’hui lors de la session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la Fédération, le président a indiqué que la priorité centrale du gouvernement serait de veiller à ce que l’Éthiopie demeure unie, tout en favorisant une vision nationale commune, des aspirations partagées et un esprit de service prenant en considération les intérêts des générations futures. Il a souligné que la réalisation des objectifs nationaux et stratégiques de l’Éthiopie nécessiterait davantage de profondeur dans la réflexion, de vastes connaissances, des normes morales élevées, un fort sens des responsabilités et la détermination à transformer les idées en actions. Le président a également insisté sur la discipline, le travail acharné, la connaissance et une culture du travail productif comme piliers essentiels des efforts du gouvernement visant à améliorer le niveau de vie des citoyens. Le gouvernement accordera une attention particulière à la transformation de la culture politique du pays en favorisant la paix, le dialogue, la connaissance et la compréhension mutuelle, a-t-il déclaré. Il œuvrera également à mettre fin au cycle des conflits armés et à s’éloigner des pratiques politiques violentes et conflictuelles qui ont historiquement marqué l’Éthiopie. Les recommandations issues de la Conférence nationale de dialogue seront également traduites en actions concrètes. La trajectoire de l’Éthiopie a toujours consisté à renforcer une croissance globale, a souligné le président, insistant sur l’importance de l’autonomie technologique, des capacités stratégiques de défense et du renforcement des capacités nationales. À cet égard, il a salué les membres des Forces de défense éthiopiennes ainsi que les forces fédérales de sécurité pour leur service envers le pays, les décrivant comme les protecteurs des citoyens et de la souveraineté nationale. Le président Taye a en outre déclaré que le peuple éthiopien avait clairement exprimé son désir de paix et de stabilité et avait rejeté la guerre et la violence. Le développement et la prospérité du pays dépendent de la fin des pratiques politiques qui alimentent les conflits et de la création d’un environnement dans lequel la paix et le développement peuvent s’épanouir, a-t-il insisté. Le président Taye a souligné que les tentatives visant à ramener l’Éthiopie dans des cycles de violence finiraient par échouer. Appelant les citoyens à démontrer leur engagement envers l’Éthiopie par un travail productif, un sens des responsabilités nationales et la protection de la souveraineté et de la paix du pays, il a souligné que le peuple éthiopien avait fait preuve de résilience et de détermination face aux défis internes et externes. Il a également exhorté les Éthiopiens à aborder le dialogue national et les ambitions stratégiques à long terme du pays avec optimisme, affirmant que l’éthiopianisme devait se refléter dans le dialogue des citoyens, leur travail et leurs interactions quotidiennes. La protection de l’Éthiopie, le maintien de la paix et la promotion de la prospérité nationale ne doivent pas être considérés comme relevant uniquement de la responsabilité du gouvernement, mais comme une responsabilité partagée par tous les citoyens, a souligné le président. Exprimant sa confiance dans la capacité du gouvernement à honorer la confiance qui lui a été accordée grâce à son intégrité, sa loyauté, ses compétences et son engagement, le président Taye Atske Selassie a souhaité au peuple éthiopien une année 2019 du calendrier éthiopien couronnée de succès et de prospérité.
Le président Taye présente les grandes priorités nationales pour la nouvelle année éthiopienne
Oct 6, 2026 88
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a présenté les grandes priorités nationales de l’Éthiopie pour l’année éthiopienne 2019, plaçant la paix, la transformation structurelle, la qualité des services publics, la coordination institutionnelle et le renforcement des relations extérieures parmi les principaux axes d’action. S'exprimant lors de la 7e session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération, le président a déclaré que ces priorités avaient été définies sur la base d'une évaluation des performances passées, des réalisations et des lacunes du pays, dans le but de mieux préserver les intérêts nationaux de l'Éthiopie et d'accélérer le progrès du pays. La paix restera une priorité absolue, les efforts visant à renforcer l'unité et la coopération et à faire passer les intérêts nationaux de l'Éthiopie avant tout. Le président a déclaré que l’Éthiopie poursuivrait également une transformation structurelle globale axée sur la qualité, tout en accélérant le développement centré sur les citoyens dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, en réorientant l’accent mis jusqu’à présent sur l’élargissement de l’accès vers l’amélioration de la qualité. Selon lui, le renforcement de la capacité du pays à produire des intrants industriels et agricoles essentiels, ainsi que des infrastructures, fera également l’objet d’une attention particulière. La mise en œuvre des projets et leur financement seront modernisés, accélérés, rendus plus efficaces et plus transparents, a ajouté le président Taye. Il a en outre précisé que les efforts se concentreront sur la modernisation de l’assiette fiscale, la bonne gestion de la dette publique et le renforcement de la capacité du gouvernement à gérer les recettes et les dépenses. Le président a également souligné la nécessité de renforcer la coordination entre le gouvernement fédéral et les États régionaux, afin de garantir une mise en œuvre unifiée, soutenue, efficace et performante. En matière de relations extérieures, le président Taye a déclaré que l’Éthiopie chercherait à passer d’une position d’acceptation à une influence accrue, notamment en renforçant ses relations amicales, en dialoguant avec ceux qui ont des points de vue divergents et en accordant la priorité à la paix régionale et à l’intégration économique. S’appuyant sur ces priorités, il a déclaré que l’Éthiopie comptait réaliser des progrès dans les secteurs social, économique et des services. L’objectif est de porter l’accès à l’électricité à 65 %, tandis que des efforts seront déployés pour étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau. La couverture par l’assurance maladie devrait également passer à 85 %. Quant au couvert forestier, il sera étendu par rapport à son niveau actuel de 26 %. Le nombre de centres de services à guichet unique « Mesob » sera augmenté et la couverture de l’alimentation scolaire passera à 70 %. Le secteur de la justice sera encore modernisé, tandis que les recommandations issues du dialogue national seront traduites en actions concrètes. Le président Taye a également souligné l’importance de promouvoir une culture du dialogue, du compromis et du règlement pacifique des différends, fondée sur la compréhension mutuelle et les intérêts communs. La mise en œuvre de ces priorités exigera une coordination renforcée, un engagement accru et une attention particulière portée aux résultats au sein de l’ensemble des institutions gouvernementales. Le président a enfin appelé les responsables chargés de la mise en œuvre du plan 2019 à faire passer les intérêts du public avant tout, à utiliser efficacement le temps et les ressources, et à faire preuve d’engagement et de diligence dans l’exercice de leurs responsabilités.
De l'adversité à la construction d'un État fort : l'Éthiopie à l'aube d’un nouveau gouvernement
Oct 6, 2026 74
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie s’apprête à entamer un nouveau chapitre de son histoire avec la formation d’un nouveau gouvernement à l’issue du processus électoral national. Cette nouvelle phase fait suite à plusieurs années marquées par d’importants défis politiques, sécuritaires, économiques et sociaux qui ont profondément façonné la trajectoire du pays. La formation d’un nouveau gouvernement représente bien plus qu’un simple changement. Elle marque une nouvelle étape dans les efforts visant à consolider les acquis, à tirer les leçons des expériences passées et à répondre aux aspirations de la population. La consolidation de la paix et de la stabilité figure donc parmi les principales attentes placées dans la nouvelle administration. Dans un pays caractérisé par une grande diversité culturelle, linguistique et politique, le renforcement de la cohésion nationale reste essentiel pour garantir une stabilité durable. Le dialogue national constitue également un outil important dans ce processus. La capacité à traduire les recommandations issues de ce dialogue en actions concrètes pourrait contribuer à instaurer la confiance entre les citoyens et les institutions et à favoriser une culture politique davantage fondée sur le dialogue. La construction d’un État fort ne repose toutefois pas uniquement sur les performances économiques. Elle dépend également de la solidité des institutions, de l’État de droit, de la capacité des administrations publiques à répondre aux besoins des citoyens et de la participation de tous les segments de la société à la construction nationale. Cette nouvelle ère de gouvernance intervient donc à un moment décisif pour l’Éthiopie. Les attentes sont grandes, mais elles s’accompagnent également d’une ambition plus large : transformer les défis auxquels le pays a été confronté en enseignements et en opportunités pour bâtir une nation plus stable, plus résiliente et plus prospère. La formation du nouveau gouvernement éthiopien aujourd’hui constitue une avancée majeure, non seulement pour le pays, mais aussi pour la région. Elle démontre que la démocratie et l’État peuvent s’épanouir en Afrique. À mesure que le pays avance, il apparaît clairement que l’Éthiopie continuera d’être un modèle en matière de gouvernance démocratique, de développement économique et de stabilité régionale.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 62802
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
Le président kenyan Ruto félicite le Premier ministre Abiy pour sa réélection
Oct 6, 2026 71
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président kenyan William Ruto a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed pour sa réélection à la tête de l’Éthiopie, qualifiant ce nouveau mandat de vote de confiance envers son leadership et sa vision pour le pays. « Félicitations, mon frère, le Premier ministre Abiy Ahmed, pour votre réélection à la tête de l’Éthiopie pour un second mandat », a déclaré le président Ruto. Il a ajouté que le nouveau mandat confié au Premier ministre Abiy par la Chambre des représentants des peuples éthiopienne constituait un vote de confiance envers son leadership et sa vision pour l’Éthiopie. « Je vous souhaite de continuer sur la voie du succès alors que vous menez l’Éthiopie vers la réalisation de son programme de transformation », a écrit Ruto sur X. Le président kenyan a en outre exprimé la volonté de son pays de continuer à travailler en étroite collaboration avec l’Éthiopie afin de faire progresser les intérêts communs, dans l’intérêt mutuel des peuples des deux pays, de la région et de la communauté internationale dans son ensemble.
Comment la trahison du président Hassan Sheikh Mohamud remet en cause les réalités régionales
Oct 6, 2026 76
Par Gezmu Edicha Le 4 octobre 2026, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud s’est joint à plusieurs dirigeants régionaux à New El-Alamein City pour signer une déclaration commune quadripartite. Derrière la rhétorique diplomatique lisse évoquant la stabilité régionale et la gouvernance partagée, ce sommet a permis de consolider un bloc géopolitique externe explicitement conçu pour restreindre l’autodétermination économique de l’Éthiopie et ses intérêts en matière de sécurité souveraine, tant dans le bassin du Nil que dans le corridor de la mer Rouge. Cependant, le soutien apporté par le président Hassan Sheikh à cette déclaration révèle un décalage profond entre la politique étrangère actuelle de Mogadiscio et les sacrifices historiques qui ont permis de préserver l’État somalien. Depuis plus de trois décennies, l’Éthiopie a consacré d’immenses ressources à la préservation de l’intégrité territoriale et de la survie institutionnelle de la Somalie. À la suite de l’effondrement du pouvoir central à Mogadiscio en 1991, l’Éthiopie a joué le rôle de pilier politique de la réconciliation somalienne. Elle a accueilli les conférences fondatrices de Sodere et de Mbagathi, qui ont directement donné naissance au Gouvernement fédéral de transition — le cadre structurel permettant aujourd’hui la présidence de Hassan Sheikh. Lorsque des réseaux extrémistes ont menacé de détruire les autorités de l’État, les forces de défense éthiopiennes se sont portées en première ligne. Dans le cadre d’opérations de sécurité bilatérales et de déploiements menés sous l’égide de l’AMISOM, de l’ATMIS et de l’AUSSOM, des milliers de soldats de la paix éthiopiens ont consenti d’importants sacrifices. Leurs efforts ont contribué à libérer des pôles économiques et agricoles clés tels que Baidoa, Luuq et Beledweyne des mains d’Al-Shabaab, sécurisant ainsi des zones vitales. Malgré ce soutien de longue date en matière de sécurité, le président Hassan Sheikh a choisi d’aligner Mogadiscio sur une coalition visant à restreindre les droits fondamentaux de l’Éthiopie en matière de développement. La Déclaration d’El-Alamein, en particulier sa section (e), exige le respect du principe de non-préjudice et impose un consensus avant toute action, rejetant ainsi toute initiative unilatérale. En vertu du droit international de l’eau, tel qu’énoncé dans la Convention des Nations unies de 1997 sur les cours d’eau, les pays doivent éviter de causer un préjudice significatif à autrui et utiliser les ressources en eau de manière équitable et raisonnable. En souscrivant au principe de « non-préjudice », le président Hassan Sheikh a soutenu une position qui pourrait conférer aux États en aval un droit de veto sur les projets en amont, risquant ainsi de priver l’Éthiopie et d’autres pays de la partie supérieure du Nil de leur droit à exploiter leurs propres ressources. La situation est encore compliquée par l’implication du président du régime érythréen, Isaias Afwerki. En rejoignant ce front contre l’Éthiopie, l’Érythrée, mandataire de longue date de l’Égypte et son « cheval de Troie », a adopté la même position intransigeante sur les questions relatives à l’eau du Nil. Bien que l’Érythrée soit partiellement située dans le bassin du Nil, son adhésion à la clause stricte de « non-préjudice » du Caire et aux revendications historiques sur l’eau la prive de ses propres droits futurs sur le Nil et de son droit à développer des infrastructures hydrauliques au sein du bassin. En soutenant cette position, l’Érythrée fait passer les intérêts égyptiens avant les siens, ce qui montre qu’Asmara continue de jouer son rôle de mandataire contre l’Éthiopie, malgré le coût que cela représente pour ses intérêts économiques. Le moment choisi pour cet soutien témoigne d’un mépris notable à l’égard du consensus régional plus large. Le sommet d’El-Alamein s’est tenu alors que six pays du bassin du Nil ont mis en œuvre l’Accord-cadre de coopération (CFA), un cadre juridique moderne et équitable. Le CFA remplace les répartitions obsolètes datant de l’époque coloniale, dans le but d’assurer une distribution plus juste des ressources en eau. En s’alignant sur cette position extérieure, les présidents Hassan Sheikh et Isaias se sont écartés de la majorité des pays du bassin du Nil, sapant ainsi un accord africain collectif visant à soutenir le contrôle historique de l’Égypte sur les ressources en eau du Nil. L’ironie de cette exigence stricte de « notification préalable et de consensus » réside dans les actions passées de l’Égypte. Le Caire a construit d’importantes infrastructures hydrauliques le long du Nil, notamment plusieurs grands barrages et projets, sans consentement préalable ni consultation de l’Éthiopie ou d’autres pays riverains en amont. L’accord de 1959 sur les eaux du Nil, conclu entre l’Égypte et le Soudan, répartissait l’intégralité des eaux du Nil entre ces deux pays, ne laissant aucune part aux pays situés en amont, d’où provient pourtant la majeure partie de ces eaux. En exigeant l’autorisation des États riverains en amont pour construire des infrastructures, tout en considérant ses propres projets comme intouchables, l’Égypte vise à s’imposer comme l’autorité unique sur le Nil, plutôt que comme un partenaire. De plus, la tentative de la déclaration de nier l’intérêt légitime de l’Éthiopie dans la sécurité de la mer Rouge fait abstraction à la fois de la réalité géographique et de l’histoire régionale complexe. Le statut d’État enclavé de l’Éthiopie n’était pas une donnée historique immuable, mais le résultat d’un processus de transition anticonstitutionnel entre 1991 et 1993, au cours duquel un gouvernement intérimaire de tutelle a outrepassé son mandat constitutionnel en autorisant la sécession sans vote parlementaire national ni en garantissant des droits d’accès maritime contraignants en vertu du droit international. Malgré ces anomalies historiques, l’Éthiopie reste un pilier économique et démographique incontournable de la Corne de l’Afrique. Présenter une nation de plus de 135 millions d’habitants comme un acteur extérieur à la gouvernance de la mer Rouge revient à ignorer les dynamiques fondamentales de sécurité de la région. Derrière les courtoisies diplomatiques et les sourires affichés à New El-Alamein se cache une stratégie qui manque de vision à long terme. En soutenant un bloc qui vise à restreindre les droits de l’Éthiopie en matière d’eau et sa sécurité maritime, le président Hassan Sheikh Mohamud trahit son voisin. Cette action sape la coopération régionale en matière de sécurité qui soutient la construction de l’État somalien depuis des décennies. Une paix durable dans la Corne de l’Afrique ne peut se fonder sur des tactiques d’endiguement, mais sur le respect des sacrifices historiques et la reconnaissance des droits équitables de toutes les nations à leurs ressources naturelles communes.
Le nouveau gouvernement renforcera l’unité multinationale et œuvrera pour la paix et la croissance, selon le président Taye
Oct 6, 2026 70
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le nouveau gouvernement s’emploiera à renforcer ses efforts en faveur de l’unité multinationale de l’Éthiopie, de la paix et du dialogue, tout en faisant progresser le développement et la prospérité du pays, a déclaré le président Taye Atske Selassie. S’exprimant aujourd’hui lors de la session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la Fédération, le président a indiqué que la priorité centrale du gouvernement serait de veiller à ce que l’Éthiopie demeure unie, tout en favorisant une vision nationale commune, des aspirations partagées et un esprit de service prenant en considération les intérêts des générations futures. Il a souligné que la réalisation des objectifs nationaux et stratégiques de l’Éthiopie nécessiterait davantage de profondeur dans la réflexion, de vastes connaissances, des normes morales élevées, un fort sens des responsabilités et la détermination à transformer les idées en actions. Le président a également insisté sur la discipline, le travail acharné, la connaissance et une culture du travail productif comme piliers essentiels des efforts du gouvernement visant à améliorer le niveau de vie des citoyens. Le gouvernement accordera une attention particulière à la transformation de la culture politique du pays en favorisant la paix, le dialogue, la connaissance et la compréhension mutuelle, a-t-il déclaré. Il œuvrera également à mettre fin au cycle des conflits armés et à s’éloigner des pratiques politiques violentes et conflictuelles qui ont historiquement marqué l’Éthiopie. Les recommandations issues de la Conférence nationale de dialogue seront également traduites en actions concrètes. La trajectoire de l’Éthiopie a toujours consisté à renforcer une croissance globale, a souligné le président, insistant sur l’importance de l’autonomie technologique, des capacités stratégiques de défense et du renforcement des capacités nationales. À cet égard, il a salué les membres des Forces de défense éthiopiennes ainsi que les forces fédérales de sécurité pour leur service envers le pays, les décrivant comme les protecteurs des citoyens et de la souveraineté nationale. Le président Taye a en outre déclaré que le peuple éthiopien avait clairement exprimé son désir de paix et de stabilité et avait rejeté la guerre et la violence. Le développement et la prospérité du pays dépendent de la fin des pratiques politiques qui alimentent les conflits et de la création d’un environnement dans lequel la paix et le développement peuvent s’épanouir, a-t-il insisté. Le président Taye a souligné que les tentatives visant à ramener l’Éthiopie dans des cycles de violence finiraient par échouer. Appelant les citoyens à démontrer leur engagement envers l’Éthiopie par un travail productif, un sens des responsabilités nationales et la protection de la souveraineté et de la paix du pays, il a souligné que le peuple éthiopien avait fait preuve de résilience et de détermination face aux défis internes et externes. Il a également exhorté les Éthiopiens à aborder le dialogue national et les ambitions stratégiques à long terme du pays avec optimisme, affirmant que l’éthiopianisme devait se refléter dans le dialogue des citoyens, leur travail et leurs interactions quotidiennes. La protection de l’Éthiopie, le maintien de la paix et la promotion de la prospérité nationale ne doivent pas être considérés comme relevant uniquement de la responsabilité du gouvernement, mais comme une responsabilité partagée par tous les citoyens, a souligné le président. Exprimant sa confiance dans la capacité du gouvernement à honorer la confiance qui lui a été accordée grâce à son intégrité, sa loyauté, ses compétences et son engagement, le président Taye Atske Selassie a souhaité au peuple éthiopien une année 2019 du calendrier éthiopien couronnée de succès et de prospérité.
Le président Taye présente les grandes priorités nationales pour la nouvelle année éthiopienne
Oct 6, 2026 88
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a présenté les grandes priorités nationales de l’Éthiopie pour l’année éthiopienne 2019, plaçant la paix, la transformation structurelle, la qualité des services publics, la coordination institutionnelle et le renforcement des relations extérieures parmi les principaux axes d’action. S'exprimant lors de la 7e session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération, le président a déclaré que ces priorités avaient été définies sur la base d'une évaluation des performances passées, des réalisations et des lacunes du pays, dans le but de mieux préserver les intérêts nationaux de l'Éthiopie et d'accélérer le progrès du pays. La paix restera une priorité absolue, les efforts visant à renforcer l'unité et la coopération et à faire passer les intérêts nationaux de l'Éthiopie avant tout. Le président a déclaré que l’Éthiopie poursuivrait également une transformation structurelle globale axée sur la qualité, tout en accélérant le développement centré sur les citoyens dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, en réorientant l’accent mis jusqu’à présent sur l’élargissement de l’accès vers l’amélioration de la qualité. Selon lui, le renforcement de la capacité du pays à produire des intrants industriels et agricoles essentiels, ainsi que des infrastructures, fera également l’objet d’une attention particulière. La mise en œuvre des projets et leur financement seront modernisés, accélérés, rendus plus efficaces et plus transparents, a ajouté le président Taye. Il a en outre précisé que les efforts se concentreront sur la modernisation de l’assiette fiscale, la bonne gestion de la dette publique et le renforcement de la capacité du gouvernement à gérer les recettes et les dépenses. Le président a également souligné la nécessité de renforcer la coordination entre le gouvernement fédéral et les États régionaux, afin de garantir une mise en œuvre unifiée, soutenue, efficace et performante. En matière de relations extérieures, le président Taye a déclaré que l’Éthiopie chercherait à passer d’une position d’acceptation à une influence accrue, notamment en renforçant ses relations amicales, en dialoguant avec ceux qui ont des points de vue divergents et en accordant la priorité à la paix régionale et à l’intégration économique. S’appuyant sur ces priorités, il a déclaré que l’Éthiopie comptait réaliser des progrès dans les secteurs social, économique et des services. L’objectif est de porter l’accès à l’électricité à 65 %, tandis que des efforts seront déployés pour étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau. La couverture par l’assurance maladie devrait également passer à 85 %. Quant au couvert forestier, il sera étendu par rapport à son niveau actuel de 26 %. Le nombre de centres de services à guichet unique « Mesob » sera augmenté et la couverture de l’alimentation scolaire passera à 70 %. Le secteur de la justice sera encore modernisé, tandis que les recommandations issues du dialogue national seront traduites en actions concrètes. Le président Taye a également souligné l’importance de promouvoir une culture du dialogue, du compromis et du règlement pacifique des différends, fondée sur la compréhension mutuelle et les intérêts communs. La mise en œuvre de ces priorités exigera une coordination renforcée, un engagement accru et une attention particulière portée aux résultats au sein de l’ensemble des institutions gouvernementales. Le président a enfin appelé les responsables chargés de la mise en œuvre du plan 2019 à faire passer les intérêts du public avant tout, à utiliser efficacement le temps et les ressources, et à faire preuve d’engagement et de diligence dans l’exercice de leurs responsabilités.
De l'adversité à la construction d'un État fort : l'Éthiopie à l'aube d’un nouveau gouvernement
Oct 6, 2026 74
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie s’apprête à entamer un nouveau chapitre de son histoire avec la formation d’un nouveau gouvernement à l’issue du processus électoral national. Cette nouvelle phase fait suite à plusieurs années marquées par d’importants défis politiques, sécuritaires, économiques et sociaux qui ont profondément façonné la trajectoire du pays. La formation d’un nouveau gouvernement représente bien plus qu’un simple changement. Elle marque une nouvelle étape dans les efforts visant à consolider les acquis, à tirer les leçons des expériences passées et à répondre aux aspirations de la population. La consolidation de la paix et de la stabilité figure donc parmi les principales attentes placées dans la nouvelle administration. Dans un pays caractérisé par une grande diversité culturelle, linguistique et politique, le renforcement de la cohésion nationale reste essentiel pour garantir une stabilité durable. Le dialogue national constitue également un outil important dans ce processus. La capacité à traduire les recommandations issues de ce dialogue en actions concrètes pourrait contribuer à instaurer la confiance entre les citoyens et les institutions et à favoriser une culture politique davantage fondée sur le dialogue. La construction d’un État fort ne repose toutefois pas uniquement sur les performances économiques. Elle dépend également de la solidité des institutions, de l’État de droit, de la capacité des administrations publiques à répondre aux besoins des citoyens et de la participation de tous les segments de la société à la construction nationale. Cette nouvelle ère de gouvernance intervient donc à un moment décisif pour l’Éthiopie. Les attentes sont grandes, mais elles s’accompagnent également d’une ambition plus large : transformer les défis auxquels le pays a été confronté en enseignements et en opportunités pour bâtir une nation plus stable, plus résiliente et plus prospère. La formation du nouveau gouvernement éthiopien aujourd’hui constitue une avancée majeure, non seulement pour le pays, mais aussi pour la région. Elle démontre que la démocratie et l’État peuvent s’épanouir en Afrique. À mesure que le pays avance, il apparaît clairement que l’Éthiopie continuera d’être un modèle en matière de gouvernance démocratique, de développement économique et de stabilité régionale.
Ouverture de la session conjointe des deux chambres éthiopiennes : le président Taye expose les priorités du gouvernement
Oct 6, 2026 69
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) La session conjointe marquant l’ouverture de la 7e année de mandat de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération s’est officiellement ouverte aujourd’hui, au cours de laquelle le président Taye Atske-Selassie a présenté les projets du gouvernement dans divers domaines. Le président a mis l’accent sur l’économie, la sécurité, les affaires sociales, la diplomatie et les affaires régionales, ainsi que sur un certain nombre de questions nationales urgentes. La 7e Chambre des représentants du peuple a tenu hier sa première séance ordinaire constitutive pour son premier mandat annuel. Au cours de cette séance, la Chambre des représentants du peuple a reconduit le Dr Abiy Ahmed dans ses fonctions de Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie. La séance conjointe des deux chambres s’est tenue aujourd’hui. S’exprimant lors de la séance d’ouverture, le président Taye Atske-Selassie a déclaré que les progrès enregistrés dans le secteur économique garantissaient durablement la souveraineté économique. Dans son discours d’ouverture devant les deux chambres, le président Taye Atske-Selassie a affirmé que les résultats obtenus dans le domaine économique au cours des cinq dernières années avaient jeté les bases des efforts futurs. Il a indiqué que les succès enregistrés dans l’agriculture, le commerce d’exportation, le tourisme, l’industrie, le secteur numérique et divers autres domaines ont accéléré la croissance économique. Il a souligné que l’arrêt des emprunts commerciaux par le gouvernement et sa capacité accrue à mener à bien efficacement des projets d’infrastructure longtemps retardés ont joué un rôle essentiel dans cette croissance. Il a également mis en avant que des résultats positifs ont été obtenus grâce à l’orientation économique multisectorielle poursuivie dans le cadre du plan de développement décennal du gouvernement. À titre d’exemple, il a cité le renforcement de la capacité de perception des recettes, rendu possible grâce à un système monétaire et budgétaire rigoureux. Le président Taye a souligné que les progrès réalisés dans le domaine économique contribuent non seulement à surmonter les défis et les obstacles, mais garantissent également la souveraineté économique.
Le Président Taye Atske Selassie appelle à faire passer la diplomatie de l’acceptation à l’influence
Oct 6, 2026 62
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie entend faire évoluer sa diplomatie d’une logique d’acceptation vers une politique d’influence, en renforçant ses alliances, son rôle régional et son poids sur la scène internationale, a déclaré le Président Taye lors de la session conjointe des deux Chambres du Parlement. Présentant les principales priorités de l’action gouvernementale pour l’année 2019 du calendrier éthiopien, le Président a placé l’élévation des relations extérieures parmi les axes majeurs, appelant à « faire passer la diplomatie de l’acceptation à l’influence ». Dans cette perspective, il a appelé à développer activement les alliances de l’Éthiopie, à dialoguer avec les acteurs dont les voix restent insuffisamment entendues et à renforcer la position du pays sur la scène internationale. Le Président a souligné que cette nouvelle orientation diplomatique doit accorder une importance particulière à la paix régionale et à l’intégration économique, faisant des relations extérieures un instrument au service des intérêts nationaux, de la croissance et de la prospérité. Il a également mis en avant les efforts diplomatiques visant à garantir à l’Éthiopie un accès fiable à la mer. Selon lui, la recherche d’un bénéfice mutuel et le recours à la diplomatie ont permis de jeter les bases d’une reconnaissance et d’une approbation internationales de cette démarche. Le Président a par ailleurs rappelé que la stratégie éthiopienne de relations avec la diaspora avait permis, au-delà de la protection des intérêts nationaux, de développer de nombreux amis et partenaires à travers le monde. Cette ambition diplomatique s’inscrit dans une vision plus large visant à protéger durablement les intérêts nationaux de l’Éthiopie, à renforcer sa souveraineté et à contribuer à la paix et à la prospérité dans la région. Le Président Taye Atske Selassie a enfin souligné que la paix et la prospérité constituent les principales priorités du peuple et du gouvernement éthiopiens, réaffirmant la volonté du pays de privilégier le dialogue et l’engagement pacifique dans la résolution des différends.
Le président Taye met en avant les priorités du gouvernement en matière d'intérêts nationaux et de développement
Oct 6, 2026 61
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a déclaré que le gouvernement éthiopien intensifiait ses efforts pour protéger les intérêts nationaux à long terme du pays tout en accélérant le développement et la prospérité économique. S'exprimant lors de la septième session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération, le président Taye a mis en avant une série d'initiatives gouvernementales, notamment les efforts visant à moderniser le système politique du pays, à promouvoir une culture politique plus mûre et pacifique, à renforcer les secteurs de la sécurité et de la paix, et à élargir l'accès à l'éducation, aux soins de santé et au développement urbain et rural. Il a également évoqué l’élaboration d’une stratégie visant à mobiliser les Éthiopiens et à renforcer les relations du pays avec ses amis et ses partenaires internationaux, dans le cadre d’efforts plus larges visant à faire progresser les intérêts nationaux de l’Éthiopie. Selon le président Taye, ces initiatives visent à renforcer l’unité nationale et la souveraineté tout en jetant des bases plus solides pour le développement durable et la prospérité. Il a souligné l’importance d’une réflexion stratégique à long terme pour faire progresser les intérêts nationaux de l’Éthiopie, affirmant que le pays devait voir au-delà des priorités immédiates et mettre en œuvre des stratégies capables de s’adapter à l’évolution de la situation au fil du temps. Le dialogue national récemment organisé a été cité comme l’une des initiatives clés de cet effort. Le président Taye a déclaré que ce dialogue visait à renforcer la cohésion sociale et à construire une vision nationale commune, tout en promouvant une culture politique axée sur les idées, le service public, la modération et l’engagement pacifique. La numérisation et les efforts visant à rationaliser les services publics ont également été mis en avant comme des mesures destinées à améliorer l’efficacité et l’accessibilité des services publics. Le président Taye a déclaré que la paix et la prospérité restaient parmi les principales priorités du gouvernement. Il a souligné la volonté du gouvernement d’engager le dialogue avec les parties opposées dans le cadre des efforts visant à résoudre les conflits par des moyens pacifiques. Le président a ajouté que la quête de paix de l’Éthiopie avait été saluée par la communauté internationale et les partenaires du pays, qualifiant le dialogue et l’engagement d’étapes importantes vers une stabilité durable. Concernant les relations régionales et internationales, le président Taye a mis en avant les efforts de l’Éthiopie pour garantir un accès fiable à la mer grâce à un engagement diplomatique et à des accords mutuellement avantageux. Il a déclaré que cette approche reflétait l’engagement de l’Éthiopie à œuvrer pour une croissance économique et une prospérité partagées avec ses voisins et ses partenaires internationaux.
Politique
Le président kenyan Ruto félicite le Premier ministre Abiy pour sa réélection
Oct 6, 2026 71
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président kenyan William Ruto a félicité le Premier ministre Abiy Ahmed pour sa réélection à la tête de l’Éthiopie, qualifiant ce nouveau mandat de vote de confiance envers son leadership et sa vision pour le pays. « Félicitations, mon frère, le Premier ministre Abiy Ahmed, pour votre réélection à la tête de l’Éthiopie pour un second mandat », a déclaré le président Ruto. Il a ajouté que le nouveau mandat confié au Premier ministre Abiy par la Chambre des représentants des peuples éthiopienne constituait un vote de confiance envers son leadership et sa vision pour l’Éthiopie. « Je vous souhaite de continuer sur la voie du succès alors que vous menez l’Éthiopie vers la réalisation de son programme de transformation », a écrit Ruto sur X. Le président kenyan a en outre exprimé la volonté de son pays de continuer à travailler en étroite collaboration avec l’Éthiopie afin de faire progresser les intérêts communs, dans l’intérêt mutuel des peuples des deux pays, de la région et de la communauté internationale dans son ensemble.
Comment la trahison du président Hassan Sheikh Mohamud remet en cause les réalités régionales
Oct 6, 2026 76
Par Gezmu Edicha Le 4 octobre 2026, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud s’est joint à plusieurs dirigeants régionaux à New El-Alamein City pour signer une déclaration commune quadripartite. Derrière la rhétorique diplomatique lisse évoquant la stabilité régionale et la gouvernance partagée, ce sommet a permis de consolider un bloc géopolitique externe explicitement conçu pour restreindre l’autodétermination économique de l’Éthiopie et ses intérêts en matière de sécurité souveraine, tant dans le bassin du Nil que dans le corridor de la mer Rouge. Cependant, le soutien apporté par le président Hassan Sheikh à cette déclaration révèle un décalage profond entre la politique étrangère actuelle de Mogadiscio et les sacrifices historiques qui ont permis de préserver l’État somalien. Depuis plus de trois décennies, l’Éthiopie a consacré d’immenses ressources à la préservation de l’intégrité territoriale et de la survie institutionnelle de la Somalie. À la suite de l’effondrement du pouvoir central à Mogadiscio en 1991, l’Éthiopie a joué le rôle de pilier politique de la réconciliation somalienne. Elle a accueilli les conférences fondatrices de Sodere et de Mbagathi, qui ont directement donné naissance au Gouvernement fédéral de transition — le cadre structurel permettant aujourd’hui la présidence de Hassan Sheikh. Lorsque des réseaux extrémistes ont menacé de détruire les autorités de l’État, les forces de défense éthiopiennes se sont portées en première ligne. Dans le cadre d’opérations de sécurité bilatérales et de déploiements menés sous l’égide de l’AMISOM, de l’ATMIS et de l’AUSSOM, des milliers de soldats de la paix éthiopiens ont consenti d’importants sacrifices. Leurs efforts ont contribué à libérer des pôles économiques et agricoles clés tels que Baidoa, Luuq et Beledweyne des mains d’Al-Shabaab, sécurisant ainsi des zones vitales. Malgré ce soutien de longue date en matière de sécurité, le président Hassan Sheikh a choisi d’aligner Mogadiscio sur une coalition visant à restreindre les droits fondamentaux de l’Éthiopie en matière de développement. La Déclaration d’El-Alamein, en particulier sa section (e), exige le respect du principe de non-préjudice et impose un consensus avant toute action, rejetant ainsi toute initiative unilatérale. En vertu du droit international de l’eau, tel qu’énoncé dans la Convention des Nations unies de 1997 sur les cours d’eau, les pays doivent éviter de causer un préjudice significatif à autrui et utiliser les ressources en eau de manière équitable et raisonnable. En souscrivant au principe de « non-préjudice », le président Hassan Sheikh a soutenu une position qui pourrait conférer aux États en aval un droit de veto sur les projets en amont, risquant ainsi de priver l’Éthiopie et d’autres pays de la partie supérieure du Nil de leur droit à exploiter leurs propres ressources. La situation est encore compliquée par l’implication du président du régime érythréen, Isaias Afwerki. En rejoignant ce front contre l’Éthiopie, l’Érythrée, mandataire de longue date de l’Égypte et son « cheval de Troie », a adopté la même position intransigeante sur les questions relatives à l’eau du Nil. Bien que l’Érythrée soit partiellement située dans le bassin du Nil, son adhésion à la clause stricte de « non-préjudice » du Caire et aux revendications historiques sur l’eau la prive de ses propres droits futurs sur le Nil et de son droit à développer des infrastructures hydrauliques au sein du bassin. En soutenant cette position, l’Érythrée fait passer les intérêts égyptiens avant les siens, ce qui montre qu’Asmara continue de jouer son rôle de mandataire contre l’Éthiopie, malgré le coût que cela représente pour ses intérêts économiques. Le moment choisi pour cet soutien témoigne d’un mépris notable à l’égard du consensus régional plus large. Le sommet d’El-Alamein s’est tenu alors que six pays du bassin du Nil ont mis en œuvre l’Accord-cadre de coopération (CFA), un cadre juridique moderne et équitable. Le CFA remplace les répartitions obsolètes datant de l’époque coloniale, dans le but d’assurer une distribution plus juste des ressources en eau. En s’alignant sur cette position extérieure, les présidents Hassan Sheikh et Isaias se sont écartés de la majorité des pays du bassin du Nil, sapant ainsi un accord africain collectif visant à soutenir le contrôle historique de l’Égypte sur les ressources en eau du Nil. L’ironie de cette exigence stricte de « notification préalable et de consensus » réside dans les actions passées de l’Égypte. Le Caire a construit d’importantes infrastructures hydrauliques le long du Nil, notamment plusieurs grands barrages et projets, sans consentement préalable ni consultation de l’Éthiopie ou d’autres pays riverains en amont. L’accord de 1959 sur les eaux du Nil, conclu entre l’Égypte et le Soudan, répartissait l’intégralité des eaux du Nil entre ces deux pays, ne laissant aucune part aux pays situés en amont, d’où provient pourtant la majeure partie de ces eaux. En exigeant l’autorisation des États riverains en amont pour construire des infrastructures, tout en considérant ses propres projets comme intouchables, l’Égypte vise à s’imposer comme l’autorité unique sur le Nil, plutôt que comme un partenaire. De plus, la tentative de la déclaration de nier l’intérêt légitime de l’Éthiopie dans la sécurité de la mer Rouge fait abstraction à la fois de la réalité géographique et de l’histoire régionale complexe. Le statut d’État enclavé de l’Éthiopie n’était pas une donnée historique immuable, mais le résultat d’un processus de transition anticonstitutionnel entre 1991 et 1993, au cours duquel un gouvernement intérimaire de tutelle a outrepassé son mandat constitutionnel en autorisant la sécession sans vote parlementaire national ni en garantissant des droits d’accès maritime contraignants en vertu du droit international. Malgré ces anomalies historiques, l’Éthiopie reste un pilier économique et démographique incontournable de la Corne de l’Afrique. Présenter une nation de plus de 135 millions d’habitants comme un acteur extérieur à la gouvernance de la mer Rouge revient à ignorer les dynamiques fondamentales de sécurité de la région. Derrière les courtoisies diplomatiques et les sourires affichés à New El-Alamein se cache une stratégie qui manque de vision à long terme. En soutenant un bloc qui vise à restreindre les droits de l’Éthiopie en matière d’eau et sa sécurité maritime, le président Hassan Sheikh Mohamud trahit son voisin. Cette action sape la coopération régionale en matière de sécurité qui soutient la construction de l’État somalien depuis des décennies. Une paix durable dans la Corne de l’Afrique ne peut se fonder sur des tactiques d’endiguement, mais sur le respect des sacrifices historiques et la reconnaissance des droits équitables de toutes les nations à leurs ressources naturelles communes.
Le nouveau gouvernement renforcera l’unité multinationale et œuvrera pour la paix et la croissance, selon le président Taye
Oct 6, 2026 70
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le nouveau gouvernement s’emploiera à renforcer ses efforts en faveur de l’unité multinationale de l’Éthiopie, de la paix et du dialogue, tout en faisant progresser le développement et la prospérité du pays, a déclaré le président Taye Atske Selassie. S’exprimant aujourd’hui lors de la session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la Fédération, le président a indiqué que la priorité centrale du gouvernement serait de veiller à ce que l’Éthiopie demeure unie, tout en favorisant une vision nationale commune, des aspirations partagées et un esprit de service prenant en considération les intérêts des générations futures. Il a souligné que la réalisation des objectifs nationaux et stratégiques de l’Éthiopie nécessiterait davantage de profondeur dans la réflexion, de vastes connaissances, des normes morales élevées, un fort sens des responsabilités et la détermination à transformer les idées en actions. Le président a également insisté sur la discipline, le travail acharné, la connaissance et une culture du travail productif comme piliers essentiels des efforts du gouvernement visant à améliorer le niveau de vie des citoyens. Le gouvernement accordera une attention particulière à la transformation de la culture politique du pays en favorisant la paix, le dialogue, la connaissance et la compréhension mutuelle, a-t-il déclaré. Il œuvrera également à mettre fin au cycle des conflits armés et à s’éloigner des pratiques politiques violentes et conflictuelles qui ont historiquement marqué l’Éthiopie. Les recommandations issues de la Conférence nationale de dialogue seront également traduites en actions concrètes. La trajectoire de l’Éthiopie a toujours consisté à renforcer une croissance globale, a souligné le président, insistant sur l’importance de l’autonomie technologique, des capacités stratégiques de défense et du renforcement des capacités nationales. À cet égard, il a salué les membres des Forces de défense éthiopiennes ainsi que les forces fédérales de sécurité pour leur service envers le pays, les décrivant comme les protecteurs des citoyens et de la souveraineté nationale. Le président Taye a en outre déclaré que le peuple éthiopien avait clairement exprimé son désir de paix et de stabilité et avait rejeté la guerre et la violence. Le développement et la prospérité du pays dépendent de la fin des pratiques politiques qui alimentent les conflits et de la création d’un environnement dans lequel la paix et le développement peuvent s’épanouir, a-t-il insisté. Le président Taye a souligné que les tentatives visant à ramener l’Éthiopie dans des cycles de violence finiraient par échouer. Appelant les citoyens à démontrer leur engagement envers l’Éthiopie par un travail productif, un sens des responsabilités nationales et la protection de la souveraineté et de la paix du pays, il a souligné que le peuple éthiopien avait fait preuve de résilience et de détermination face aux défis internes et externes. Il a également exhorté les Éthiopiens à aborder le dialogue national et les ambitions stratégiques à long terme du pays avec optimisme, affirmant que l’éthiopianisme devait se refléter dans le dialogue des citoyens, leur travail et leurs interactions quotidiennes. La protection de l’Éthiopie, le maintien de la paix et la promotion de la prospérité nationale ne doivent pas être considérés comme relevant uniquement de la responsabilité du gouvernement, mais comme une responsabilité partagée par tous les citoyens, a souligné le président. Exprimant sa confiance dans la capacité du gouvernement à honorer la confiance qui lui a été accordée grâce à son intégrité, sa loyauté, ses compétences et son engagement, le président Taye Atske Selassie a souhaité au peuple éthiopien une année 2019 du calendrier éthiopien couronnée de succès et de prospérité.
Le président Taye présente les grandes priorités nationales pour la nouvelle année éthiopienne
Oct 6, 2026 88
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a présenté les grandes priorités nationales de l’Éthiopie pour l’année éthiopienne 2019, plaçant la paix, la transformation structurelle, la qualité des services publics, la coordination institutionnelle et le renforcement des relations extérieures parmi les principaux axes d’action. S'exprimant lors de la 7e session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération, le président a déclaré que ces priorités avaient été définies sur la base d'une évaluation des performances passées, des réalisations et des lacunes du pays, dans le but de mieux préserver les intérêts nationaux de l'Éthiopie et d'accélérer le progrès du pays. La paix restera une priorité absolue, les efforts visant à renforcer l'unité et la coopération et à faire passer les intérêts nationaux de l'Éthiopie avant tout. Le président a déclaré que l’Éthiopie poursuivrait également une transformation structurelle globale axée sur la qualité, tout en accélérant le développement centré sur les citoyens dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, en réorientant l’accent mis jusqu’à présent sur l’élargissement de l’accès vers l’amélioration de la qualité. Selon lui, le renforcement de la capacité du pays à produire des intrants industriels et agricoles essentiels, ainsi que des infrastructures, fera également l’objet d’une attention particulière. La mise en œuvre des projets et leur financement seront modernisés, accélérés, rendus plus efficaces et plus transparents, a ajouté le président Taye. Il a en outre précisé que les efforts se concentreront sur la modernisation de l’assiette fiscale, la bonne gestion de la dette publique et le renforcement de la capacité du gouvernement à gérer les recettes et les dépenses. Le président a également souligné la nécessité de renforcer la coordination entre le gouvernement fédéral et les États régionaux, afin de garantir une mise en œuvre unifiée, soutenue, efficace et performante. En matière de relations extérieures, le président Taye a déclaré que l’Éthiopie chercherait à passer d’une position d’acceptation à une influence accrue, notamment en renforçant ses relations amicales, en dialoguant avec ceux qui ont des points de vue divergents et en accordant la priorité à la paix régionale et à l’intégration économique. S’appuyant sur ces priorités, il a déclaré que l’Éthiopie comptait réaliser des progrès dans les secteurs social, économique et des services. L’objectif est de porter l’accès à l’électricité à 65 %, tandis que des efforts seront déployés pour étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau. La couverture par l’assurance maladie devrait également passer à 85 %. Quant au couvert forestier, il sera étendu par rapport à son niveau actuel de 26 %. Le nombre de centres de services à guichet unique « Mesob » sera augmenté et la couverture de l’alimentation scolaire passera à 70 %. Le secteur de la justice sera encore modernisé, tandis que les recommandations issues du dialogue national seront traduites en actions concrètes. Le président Taye a également souligné l’importance de promouvoir une culture du dialogue, du compromis et du règlement pacifique des différends, fondée sur la compréhension mutuelle et les intérêts communs. La mise en œuvre de ces priorités exigera une coordination renforcée, un engagement accru et une attention particulière portée aux résultats au sein de l’ensemble des institutions gouvernementales. Le président a enfin appelé les responsables chargés de la mise en œuvre du plan 2019 à faire passer les intérêts du public avant tout, à utiliser efficacement le temps et les ressources, et à faire preuve d’engagement et de diligence dans l’exercice de leurs responsabilités.
De l'adversité à la construction d'un État fort : l'Éthiopie à l'aube d’un nouveau gouvernement
Oct 6, 2026 74
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie s’apprête à entamer un nouveau chapitre de son histoire avec la formation d’un nouveau gouvernement à l’issue du processus électoral national. Cette nouvelle phase fait suite à plusieurs années marquées par d’importants défis politiques, sécuritaires, économiques et sociaux qui ont profondément façonné la trajectoire du pays. La formation d’un nouveau gouvernement représente bien plus qu’un simple changement. Elle marque une nouvelle étape dans les efforts visant à consolider les acquis, à tirer les leçons des expériences passées et à répondre aux aspirations de la population. La consolidation de la paix et de la stabilité figure donc parmi les principales attentes placées dans la nouvelle administration. Dans un pays caractérisé par une grande diversité culturelle, linguistique et politique, le renforcement de la cohésion nationale reste essentiel pour garantir une stabilité durable. Le dialogue national constitue également un outil important dans ce processus. La capacité à traduire les recommandations issues de ce dialogue en actions concrètes pourrait contribuer à instaurer la confiance entre les citoyens et les institutions et à favoriser une culture politique davantage fondée sur le dialogue. La construction d’un État fort ne repose toutefois pas uniquement sur les performances économiques. Elle dépend également de la solidité des institutions, de l’État de droit, de la capacité des administrations publiques à répondre aux besoins des citoyens et de la participation de tous les segments de la société à la construction nationale. Cette nouvelle ère de gouvernance intervient donc à un moment décisif pour l’Éthiopie. Les attentes sont grandes, mais elles s’accompagnent également d’une ambition plus large : transformer les défis auxquels le pays a été confronté en enseignements et en opportunités pour bâtir une nation plus stable, plus résiliente et plus prospère. La formation du nouveau gouvernement éthiopien aujourd’hui constitue une avancée majeure, non seulement pour le pays, mais aussi pour la région. Elle démontre que la démocratie et l’État peuvent s’épanouir en Afrique. À mesure que le pays avance, il apparaît clairement que l’Éthiopie continuera d’être un modèle en matière de gouvernance démocratique, de développement économique et de stabilité régionale.
Ouverture de la session conjointe des deux chambres éthiopiennes : le président Taye expose les priorités du gouvernement
Oct 6, 2026 69
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) La session conjointe marquant l’ouverture de la 7e année de mandat de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération s’est officiellement ouverte aujourd’hui, au cours de laquelle le président Taye Atske-Selassie a présenté les projets du gouvernement dans divers domaines. Le président a mis l’accent sur l’économie, la sécurité, les affaires sociales, la diplomatie et les affaires régionales, ainsi que sur un certain nombre de questions nationales urgentes. La 7e Chambre des représentants du peuple a tenu hier sa première séance ordinaire constitutive pour son premier mandat annuel. Au cours de cette séance, la Chambre des représentants du peuple a reconduit le Dr Abiy Ahmed dans ses fonctions de Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie. La séance conjointe des deux chambres s’est tenue aujourd’hui. S’exprimant lors de la séance d’ouverture, le président Taye Atske-Selassie a déclaré que les progrès enregistrés dans le secteur économique garantissaient durablement la souveraineté économique. Dans son discours d’ouverture devant les deux chambres, le président Taye Atske-Selassie a affirmé que les résultats obtenus dans le domaine économique au cours des cinq dernières années avaient jeté les bases des efforts futurs. Il a indiqué que les succès enregistrés dans l’agriculture, le commerce d’exportation, le tourisme, l’industrie, le secteur numérique et divers autres domaines ont accéléré la croissance économique. Il a souligné que l’arrêt des emprunts commerciaux par le gouvernement et sa capacité accrue à mener à bien efficacement des projets d’infrastructure longtemps retardés ont joué un rôle essentiel dans cette croissance. Il a également mis en avant que des résultats positifs ont été obtenus grâce à l’orientation économique multisectorielle poursuivie dans le cadre du plan de développement décennal du gouvernement. À titre d’exemple, il a cité le renforcement de la capacité de perception des recettes, rendu possible grâce à un système monétaire et budgétaire rigoureux. Le président Taye a souligné que les progrès réalisés dans le domaine économique contribuent non seulement à surmonter les défis et les obstacles, mais garantissent également la souveraineté économique.
Le Président Taye Atske Selassie appelle à faire passer la diplomatie de l’acceptation à l’influence
Oct 6, 2026 62
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie entend faire évoluer sa diplomatie d’une logique d’acceptation vers une politique d’influence, en renforçant ses alliances, son rôle régional et son poids sur la scène internationale, a déclaré le Président Taye lors de la session conjointe des deux Chambres du Parlement. Présentant les principales priorités de l’action gouvernementale pour l’année 2019 du calendrier éthiopien, le Président a placé l’élévation des relations extérieures parmi les axes majeurs, appelant à « faire passer la diplomatie de l’acceptation à l’influence ». Dans cette perspective, il a appelé à développer activement les alliances de l’Éthiopie, à dialoguer avec les acteurs dont les voix restent insuffisamment entendues et à renforcer la position du pays sur la scène internationale. Le Président a souligné que cette nouvelle orientation diplomatique doit accorder une importance particulière à la paix régionale et à l’intégration économique, faisant des relations extérieures un instrument au service des intérêts nationaux, de la croissance et de la prospérité. Il a également mis en avant les efforts diplomatiques visant à garantir à l’Éthiopie un accès fiable à la mer. Selon lui, la recherche d’un bénéfice mutuel et le recours à la diplomatie ont permis de jeter les bases d’une reconnaissance et d’une approbation internationales de cette démarche. Le Président a par ailleurs rappelé que la stratégie éthiopienne de relations avec la diaspora avait permis, au-delà de la protection des intérêts nationaux, de développer de nombreux amis et partenaires à travers le monde. Cette ambition diplomatique s’inscrit dans une vision plus large visant à protéger durablement les intérêts nationaux de l’Éthiopie, à renforcer sa souveraineté et à contribuer à la paix et à la prospérité dans la région. Le Président Taye Atske Selassie a enfin souligné que la paix et la prospérité constituent les principales priorités du peuple et du gouvernement éthiopiens, réaffirmant la volonté du pays de privilégier le dialogue et l’engagement pacifique dans la résolution des différends.
Le président Taye met en avant les priorités du gouvernement en matière d'intérêts nationaux et de développement
Oct 6, 2026 61
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a déclaré que le gouvernement éthiopien intensifiait ses efforts pour protéger les intérêts nationaux à long terme du pays tout en accélérant le développement et la prospérité économique. S'exprimant lors de la septième session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération, le président Taye a mis en avant une série d'initiatives gouvernementales, notamment les efforts visant à moderniser le système politique du pays, à promouvoir une culture politique plus mûre et pacifique, à renforcer les secteurs de la sécurité et de la paix, et à élargir l'accès à l'éducation, aux soins de santé et au développement urbain et rural. Il a également évoqué l’élaboration d’une stratégie visant à mobiliser les Éthiopiens et à renforcer les relations du pays avec ses amis et ses partenaires internationaux, dans le cadre d’efforts plus larges visant à faire progresser les intérêts nationaux de l’Éthiopie. Selon le président Taye, ces initiatives visent à renforcer l’unité nationale et la souveraineté tout en jetant des bases plus solides pour le développement durable et la prospérité. Il a souligné l’importance d’une réflexion stratégique à long terme pour faire progresser les intérêts nationaux de l’Éthiopie, affirmant que le pays devait voir au-delà des priorités immédiates et mettre en œuvre des stratégies capables de s’adapter à l’évolution de la situation au fil du temps. Le dialogue national récemment organisé a été cité comme l’une des initiatives clés de cet effort. Le président Taye a déclaré que ce dialogue visait à renforcer la cohésion sociale et à construire une vision nationale commune, tout en promouvant une culture politique axée sur les idées, le service public, la modération et l’engagement pacifique. La numérisation et les efforts visant à rationaliser les services publics ont également été mis en avant comme des mesures destinées à améliorer l’efficacité et l’accessibilité des services publics. Le président Taye a déclaré que la paix et la prospérité restaient parmi les principales priorités du gouvernement. Il a souligné la volonté du gouvernement d’engager le dialogue avec les parties opposées dans le cadre des efforts visant à résoudre les conflits par des moyens pacifiques. Le président a ajouté que la quête de paix de l’Éthiopie avait été saluée par la communauté internationale et les partenaires du pays, qualifiant le dialogue et l’engagement d’étapes importantes vers une stabilité durable. Concernant les relations régionales et internationales, le président Taye a mis en avant les efforts de l’Éthiopie pour garantir un accès fiable à la mer grâce à un engagement diplomatique et à des accords mutuellement avantageux. Il a déclaré que cette approche reflétait l’engagement de l’Éthiopie à œuvrer pour une croissance économique et une prospérité partagées avec ses voisins et ses partenaires internationaux.
Social
Le président Taye présente les grandes priorités nationales pour la nouvelle année éthiopienne
Oct 6, 2026 88
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a présenté les grandes priorités nationales de l’Éthiopie pour l’année éthiopienne 2019, plaçant la paix, la transformation structurelle, la qualité des services publics, la coordination institutionnelle et le renforcement des relations extérieures parmi les principaux axes d’action. S'exprimant lors de la 7e session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération, le président a déclaré que ces priorités avaient été définies sur la base d'une évaluation des performances passées, des réalisations et des lacunes du pays, dans le but de mieux préserver les intérêts nationaux de l'Éthiopie et d'accélérer le progrès du pays. La paix restera une priorité absolue, les efforts visant à renforcer l'unité et la coopération et à faire passer les intérêts nationaux de l'Éthiopie avant tout. Le président a déclaré que l’Éthiopie poursuivrait également une transformation structurelle globale axée sur la qualité, tout en accélérant le développement centré sur les citoyens dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, en réorientant l’accent mis jusqu’à présent sur l’élargissement de l’accès vers l’amélioration de la qualité. Selon lui, le renforcement de la capacité du pays à produire des intrants industriels et agricoles essentiels, ainsi que des infrastructures, fera également l’objet d’une attention particulière. La mise en œuvre des projets et leur financement seront modernisés, accélérés, rendus plus efficaces et plus transparents, a ajouté le président Taye. Il a en outre précisé que les efforts se concentreront sur la modernisation de l’assiette fiscale, la bonne gestion de la dette publique et le renforcement de la capacité du gouvernement à gérer les recettes et les dépenses. Le président a également souligné la nécessité de renforcer la coordination entre le gouvernement fédéral et les États régionaux, afin de garantir une mise en œuvre unifiée, soutenue, efficace et performante. En matière de relations extérieures, le président Taye a déclaré que l’Éthiopie chercherait à passer d’une position d’acceptation à une influence accrue, notamment en renforçant ses relations amicales, en dialoguant avec ceux qui ont des points de vue divergents et en accordant la priorité à la paix régionale et à l’intégration économique. S’appuyant sur ces priorités, il a déclaré que l’Éthiopie comptait réaliser des progrès dans les secteurs social, économique et des services. L’objectif est de porter l’accès à l’électricité à 65 %, tandis que des efforts seront déployés pour étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau. La couverture par l’assurance maladie devrait également passer à 85 %. Quant au couvert forestier, il sera étendu par rapport à son niveau actuel de 26 %. Le nombre de centres de services à guichet unique « Mesob » sera augmenté et la couverture de l’alimentation scolaire passera à 70 %. Le secteur de la justice sera encore modernisé, tandis que les recommandations issues du dialogue national seront traduites en actions concrètes. Le président Taye a également souligné l’importance de promouvoir une culture du dialogue, du compromis et du règlement pacifique des différends, fondée sur la compréhension mutuelle et les intérêts communs. La mise en œuvre de ces priorités exigera une coordination renforcée, un engagement accru et une attention particulière portée aux résultats au sein de l’ensemble des institutions gouvernementales. Le président a enfin appelé les responsables chargés de la mise en œuvre du plan 2019 à faire passer les intérêts du public avant tout, à utiliser efficacement le temps et les ressources, et à faire preuve d’engagement et de diligence dans l’exercice de leurs responsabilités.
La semaine de la détermination stratégique de l'Éthiopie : intégration, dialogue national et programme ambitieux de compensation concernant le Nil
Oct 5, 2026 236
Par la redaction Le 5 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie a clôturé la semaine par une série d'événements qui ont mis en évidence son rôle de plus en plus affirmé dans l'orientation de l'avenir politique, économique et stratégique de la Corne de l'Afrique, de la région de la mer Rouge et du bassin du Nil. Qu'il s'agisse de faire progresser l'intégration économique régionale, de mettre en œuvre son « dialogue national » tant attendu ou de lancer une évaluation officielle des pertes économiques liées aux projets sur le Nil bloqués par l'Égypte, l'Éthiopie a fait preuve d'une détermination croissante à poursuivre son développement, à rechercher un consensus national et à défendre ce qu'elle considère comme ses intérêts légitimes en matière de ressources hydriques et au niveau régional. Au cours de cette semaine, l'Éthiopie a également pris des mesures diplomatiques fermes à l'encontre de l'Érythrée et de l'Égypte, tout en continuant à mettre l'accent sur la coexistence pacifique, la stabilité régionale et la coopération. Intégration régionale : l’Éthiopie regarde au-delà de ses frontières La participation du Premier ministre Abiy Ahmed à la cérémonie d’inauguration des travaux de la raffinerie de pétrole de Lamu, au Kenya, un projet de plusieurs milliards de dollars, a mis en évidence la volonté constante de l’Éthiopie de renforcer l’intégration économique régionale. La raffinerie, soutenue par le groupe Dangote, devrait constituer un atout majeur pour les infrastructures énergétiques de l’Afrique de l’Est. Située le long du corridor stratégique Lamu Port-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), cette installation est conçue pour traiter du pétrole brut et fournir des produits pétroliers raffinés — notamment de l’essence, du diesel et du kérosène — aux marchés régionaux. S'exprimant lors de la cérémonie à laquelle ont assisté des chefs d'État et de gouvernement africains, l'industriel Aliko Dangote, des ministres, des ambassadeurs et d'autres dignitaires, le Premier ministre Abiy a déclaré que ce projet offrirait à l'Éthiopie une source régionale supplémentaire de produits pétroliers raffinés, tout en créant de nouvelles opportunités en matière de commerce et d'investissement. Depuis des années, les économies africaines restent fortement dépendantes des carburants raffinés hors du continent, ce qui les expose aux perturbations des marchés mondiaux et à la volatilité des prix. Alors que les villes africaines s’étendent et que la demande industrielle augmente, Abiy a souligné l’importance de développer des capacités de raffinage plus proches des consommateurs africains et de mettre en place des systèmes d’approvisionnement régionaux plus résilients. « La raffinerie de Lamu offre un moyen de modifier cet équilibre », a-t-il déclaré, soulignant que le projet permettrait de rapprocher les capacités de raffinage des marchés régionaux. L'importance stratégique du projet va au-delà de la production de carburant. Son emplacement le long du corridor LAPSSET pourrait renforcer les liens entre les centres de production, les réseaux de transport et les marchés régionaux, favorisant ainsi l'intégration des économies d'Afrique de l'Est. Selon le groupe Dangote, la raffinerie de pétrole de Lamu au Kenya, d’un coût de 16 milliards de dollars US et d’une capacité prévue de 700 000 barils par jour, représente une avancée majeure dans la dynamique d’industrialisation de l’Afrique. Pour l’Éthiopie, ce projet revêt une portée plus large : les infrastructures régionales sont de plus en plus considérées non seulement comme un atout national, mais aussi comme le fondement d’une croissance économique partagée et d’une plus grande résilience régionale. Le dialogue national entre dans une nouvelle phase Au niveau national, le dialogue national éthiopien est passé de la phase de délibération à celle de mise en œuvre. La Commission éthiopienne du dialogue national (ENDC) a officiellement remis la liste consolidée de ses points à l’ordre du jour et de ses recommandations à la Chambre des représentants du peuple, au gouvernement fédéral et aux gouvernements régionaux, en présence du Premier ministre Abiy Ahmed. Ce transfert marque une transition cruciale : on passe désormais d’une phase de consultation nationale et de recherche de consensus à une phase d’examen institutionnel et de mise en œuvre des recommandations. Le Premier ministre Abiy a déclaré avoir assisté et supervisé la cérémonie officielle de transfert, qu’il a qualifiée d’étape importante dans le processus de dialogue national du pays. Le président de la Commission nationale pour le dialogue et la réconciliation (ENDC), le professeur Mesfin Araya, a déclaré que ce processus démontrait que les Éthiopiens étaient capables d’engager un dialogue civilisé, de surmonter leurs divergences et de parvenir à un consensus autour de préoccupations nationales communes. Créée en vertu de la proclamation n° 1265/2021, la Commission avait pour mandat de contribuer à résoudre les griefs et les différends historiques de longue date par le biais d’un processus national inclusif, pacifique et structuré. La Commission a mené des consultations dans les douze États régionaux d’Éthiopie ainsi que dans les deux administrations municipales d’Addis-Abeba et de Dire Dawa, recueillant plus de 2 000 propositions d’ordre du jour émanant des citoyens. Le Dialogue national est ensuite parvenu à un consensus sur ses huit piliers thématiques avant que les points à l’ordre du jour et les recommandations ne soient harmonisés et consolidés. Le défi ne consiste plus simplement à parvenir à un consensus, mais à traduire ce consensus en actions institutionnelles concrètes. Cette évolution intervient alors que l’Éthiopie entre dans une nouvelle phase politique, suite à la clôture de la 7e élection législative et à la mise en place des conseils régionaux et municipaux nouvellement élus. Les conseils régionaux ont achevé la formation de leurs gouvernements et élu leurs administrateurs en chef, jetant ainsi les bases institutionnelles de la prochaine phase de gouvernance. L'initiative audacieuse de l'Éthiopie concernant le Nil : évaluation du coût d'un développement entravé L'événement le plus marquant de la semaine concernant le Nil est peut-être venu du ministère de l'Eau et de l'Énergie. L'Éthiopie a mis en place un comité national chargé d'évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées aux projets hydrauliques qui, selon le pays, ont été « bloqués ou entravés par les Égyptiens ». Dans une interview exclusive accordée à l’ENA, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a déclaré que la commission avait à ce jour recensé plus de 22 projets de développement, dont le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), qui, selon l’Éthiopie, ont été entravés par l’Égypte. « Nous avons mis en place une commission nationale. Et en tant que commission, nous avons recensé plus de 22 projets qui ont été bloqués ou entravés par les Égyptiens, y compris le projet GERD », a déclaré le ministre. La commission rassemble actuellement des éléments de preuve et examine le bien-fondé des éventuelles demandes d’indemnisation de l’Éthiopie. Selon M. Habtamu, cette évaluation fait intervenir des experts, d’anciens ministres, des conseillers et des juristes qui examinent l’ampleur des pertes alléguées, des opportunités manquées et les approches possibles pour y remédier. « Nous sommes déjà en train de rassembler les éléments de preuve », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Éthiopie avait répertorié les projets auxquels l’Égypte se serait opposée, notamment le GERD. Cette initiative ajoute une nouvelle dimension à la position de longue date de l’Éthiopie concernant l’utilisation équitable et le développement du bassin du Nil. Plutôt que de limiter le débat à la construction et à l’exploitation de barrages individuels, l’Éthiopie cherche désormais à quantifier ce qu’elle considère comme les coûts économiques et de développement plus larges liés à des décennies de restrictions sur son utilisation des eaux du Nil. La création de ce comité pourrait donc marquer le début d’un effort éthiopien plus structuré visant à placer la dimension économique de la politique du Nil au centre des discussions futures. Un front diplomatique plus ferme L’Éthiopie a également adopté cette semaine des mesures diplomatiques d’une fermeté inhabituelle. Le ministère des Affaires étrangères a annoncé la fermeture de l’ambassade d’Éthiopie à Asmara et a déclaré 10 diplomates érythréens persona non grata, leur ordonnant de quitter l’Éthiopie dans les 48 heures. Le ministère a déclaré que cette décision faisait suite à ce qu’il a qualifié d’actes d’hostilité et de belligérance, directs et indirects, de la part de l’Érythrée à l’encontre de l’Éthiopie, notamment des activités qui, selon lui, constituaient une menace pour la sécurité nationale et violaient les principes régissant les relations diplomatiques. Malgré ces mesures, l’Éthiopie a réaffirmé qu’elle attachait une grande importance aux liens historiques, culturels et entre les peuples des deux pays et qu’elle restait attachée à la coexistence pacifique, à la stabilité régionale et à l’intégration. Par ailleurs, l’Éthiopie a déclaré persona non grata un membre du personnel diplomatique égyptien et lui a ordonné de quitter le pays dans les 48 heures. Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a précisé que cette décision avait été prise conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, le cadre international régissant les relations entre États. Ces deux mesures diplomatiques concernant respectivement l’Érythrée et l’Égypte s’inscrivent dans le contexte d’une diplomatie régionale et nilotique de plus en plus affirmée de la part de l’Éthiopie. Pour autant, Addis-Abeba a continué à fonder son approche globale sur le règlement pacifique des différends, l’égalité souveraine, la coopération régionale et la stabilité à long terme dans la Corne de l’Afrique. Aspect culturel Des centaines de milliers de personnes ont célébré la Hora Finfinnee, qui s'inscrit dans le cadre du festival annuel d'action de grâce Irreechaa, à Addis-Abeba, rassemblant des dizaines de milliers de personnes pour une manifestation haute en couleur de la culture, des traditions et de l'unité oromo. Vêtus de costumes traditionnels colorés, des habitants de différentes régions d'Éthiopie se sont rassemblés samedi matin à l'occasion de la Hora Finfinnee pour célébrer l'Irreechaa, une cérémonie traditionnelle d'action de grâce oromo qui a lieu à la fin de la saison des pluies et au début de la saison des récoltes. Le lendemain, l'Irreechaa Hora Arsedi, la fête d'action de grâce des Oromos, a été célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu, attirant une foule nombreuse au bord du lac et dans les lieux de rassemblement publics de la ville. La célébration de cette année a réuni divers segments de la société, notamment des Aba Gadas et des Hadha Sinqes, ainsi que des représentants culturels et communautaires. Une semaine qui annonce une orientation plus large Pris dans leur ensemble, les événements de la semaine révèlent un pays qui avance simultanément sur plusieurs fronts stratégiques. Sur le plan économique, l’Éthiopie renforce son intégration régionale et cherche à tisser des liens plus étroits avec les réseaux émergents d’infrastructures et d’énergie de l’Afrique de l’Est. Sur le plan politique, le Dialogue national est entré dans sa phase la plus décisive, les recommandations issues de la consultation nationale étant désormais transmises aux institutions chargées de leur mise en œuvre. Concernant le Nil, l’Éthiopie a introduit une nouvelle dimension potentielle dans le différend de longue date avec l’Égypte en mettant en place un mécanisme officiel destiné à évaluer les pertes économiques alléguées et les opportunités de développement manquées. Sur le plan diplomatique, Addis-Abeba a démontré sa volonté de prendre des mesures fermes lorsqu’elle estime que sa sécurité nationale et ses intérêts souverains sont menacés, tout en affirmant que la coexistence pacifique et la coopération régionale restent sa voie de prédilection. Alors que l’Éthiopie s’apprête à former un nouveau gouvernement fédéral à la suite de la 7e élection législative, ces développements laissent entrevoir une orientation stratégique plus large : une intégration économique accrue, des institutions nationales plus solides, une approche plus affirmée concernant les intérêts de l’Éthiopie en matière d’eau et de développement, ainsi qu’un effort résolu pour façonner l’avenir de la Corne de l’Afrique en s’appuyant sur une confiance renforcée. Cette semaine a donc été bien plus qu’une simple succession d’événements politiques et économiques isolés. Elle a donné un aperçu de la nouvelle posture de l’Éthiopie, qui consiste à s’engager dans la coopération lorsque celle-ci sert le développement, à forger un consensus au niveau national, à défendre ses intérêts stratégiques et à chercher à faire entendre davantage sa voix dans les affaires de la région.
Semaine du tourisme d’Oromia : des acteurs internationaux saluent le potentiel touristique de l’Éthiopie
Oct 4, 2026 180
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) Des représentants du secteur touristique venus de plusieurs pays ont salué le potentiel touristique de l’Éthiopie, son patrimoine culturel et l’hospitalité de sa population, à l’occasion de la Semaine du tourisme d’Oromia, organisée au Skylight Hotel à Addis-Abeba. Venus notamment du Nigeria, du Burundi, du Sénégal, de la Namibie et de la Jordanie, les participants ont également mis en avant les possibilités de renforcer les échanges touristiques, les partenariats et la coopération entre les destinations. Pour Busayomi Soremekun, représentant du Nigeria, l’hospitalité éthiopienne constitue l’une des caractéristiques marquantes de son expérience, résumée par l’expression nigériane « O ya ya ». Il a notamment évoqué l’esprit d’accueil du pays, ainsi que la richesse de ses costumes et de ses traditions culturelles. Selon lui, les efforts de l’Éthiopie dans la promotion de sa destination constituent « une leçon à étudier » pour les autres acteurs du tourisme africain. Du côté du Burundi, Natalia a souligné la diversité culturelle du continent, estimant que les différentes cultures africaines contribuent à construire une identité commune. Elle s’est également dite impressionnée par certains éléments propres à l’Éthiopie, notamment son calendrier et la manière dont le pays « embrasse sa culture » et valorise son patrimoine. Pour Alioune Mboup, fondateur d'Africa's Tourism Solution du Sénégal, l’Éthiopie présente un potentiel touristique important qui nécessite une implication continue des pouvoirs publics dans la promotion de la destination. Il a également mis en avant le rôle du transport aérien et des compagnies africaines dans la facilitation des échanges touristiques entre les pays du continent. Selon lui, l’Éthiopie « est sur la bonne voie » en matière de développement touristique, tout en soulignant l’importance d’une action concertée entre les gouvernements et les acteurs du secteur. La représentante de la Namibie, Sandra, a pour sa part insisté sur la nécessité de transformer les échanges touristiques en véritables partenariats. « Nous ne sommes pas seulement ici pour vendre la Namibie, mais aussi pour collaborer, construire des partenariats et des amitiés », a-t-elle déclaré. Elle a particulièrement apprécié l’accueil réservé aux visiteurs et l’efficacité du processus de visa dont elle a fait l’expérience. « Nous espérons apprendre de l’Éthiopie et mettre en œuvre cela dans notre pays », a-t-elle ajouté, en faisant référence à la rapidité du traitement de son visa. Sandra a également relevé certaines similitudes culturelles entre l’Éthiopie et la Namibie, tout en exprimant son admiration pour le pays, qu’elle a décrit comme « très beau », avec une population « très accueillante ». Pour Laura Leader, fondatrice de Discover Jordan Tours, la Semaine du tourisme d’Oromia constitue également une plateforme importante de réseautage et de création de nouvelles connexions entre professionnels. Elle a souligné la richesse des patrimoines éthiopien et jordanien, estimant que les deux destinations disposent de possibilités de coopération. « Nous partageons tous les deux une culture et un patrimoine très riches », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’une coopération entre les deux destinations pourrait contribuer à développer davantage leurs relations touristiques. Après avoir découvert principalement Addis-Abeba lors de cette visite, Laura Leader a également exprimé son souhait de revenir en Éthiopie pour explorer davantage le pays. « Il y a tellement de choses à découvrir », a-t-elle souligné, citant notamment les récits des populations et la passion des guides touristiques rencontrés durant l’événement. Les témoignages recueillis à l’occasion de cette semaine touristique mettent ainsi en évidence plusieurs dimensions du développement du tourisme en Éthiopie : la valorisation du patrimoine et de la diversité culturelle, l’hospitalité, la connectivité aérienne, la facilitation des déplacements et le renforcement des partenariats internationaux. La Semaine du tourisme d’Oromia apparaît ainsi comme une plateforme favorisant non seulement la promotion des destinations, mais également le dialogue et les échanges entre les acteurs du tourisme africain et leurs partenaires internationaux.
L'Irreecha Hora Arsedi célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu
Oct 4, 2026 130
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) L'Irreecha Hora Arsedi, la fête d'action de grâce oromo, est célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu, attirant une foule nombreuse au bord du lac et dans les lieux de rassemblement publics de la ville. La célébration a débuté par les bénédictions traditionnelles des Aba Gadas, qui ont invoqué la paix, l'unité et la prospérité pour les participants au moment où la fête battait son plein. Au lac Hora Arsedi, des milliers de festivaliers se sont rassemblés pour une démonstration haute en couleur du patrimoine culturel oromo, vêtus de costumes traditionnels et prenant part à des chants, des prières et des rituels d’action de grâce. La célébration s’est également étendue aux espaces publics de Bishoftu, où de grandes foules se sont rassemblées pour assister aux festivités et y participer. L'Irreecha est une fête traditionnelle oromo d'action de grâce qui marque la fin de la saison des pluies et le début de la saison des récoltes. Elle constitue un élément important du système Gada oromo, inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO. Cette fête est l'occasion pour les communautés d'exprimer leur gratitude, de renouer des liens sociaux et de transmettre les traditions culturelles d'une génération à l'autre. Hier, l’Irreecha Hora Finfinnee a été célébré à Addis-Abeba sous le thème « Irreecha pour la renaissance nationale », rassemblant des centaines de milliers de personnes lors d’une célébration haute en couleurs de la culture, du patrimoine et de l’unité oromos. La célébration de l'Hora Arsedi qui s'est déroulée aujourd'hui à Bishoftu a également rassemblé les gens sur les rives du lac. Les chants traditionnels, les bénédictions et les cérémonies culturelles ont créé une atmosphère animée, placée sous le signe de l'action de grâce et des aspirations communes pour l'avenir, a appris l'ENA.
Économie
Le président Taye présente les grandes priorités nationales pour la nouvelle année éthiopienne
Oct 6, 2026 88
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a présenté les grandes priorités nationales de l’Éthiopie pour l’année éthiopienne 2019, plaçant la paix, la transformation structurelle, la qualité des services publics, la coordination institutionnelle et le renforcement des relations extérieures parmi les principaux axes d’action. S'exprimant lors de la 7e session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération, le président a déclaré que ces priorités avaient été définies sur la base d'une évaluation des performances passées, des réalisations et des lacunes du pays, dans le but de mieux préserver les intérêts nationaux de l'Éthiopie et d'accélérer le progrès du pays. La paix restera une priorité absolue, les efforts visant à renforcer l'unité et la coopération et à faire passer les intérêts nationaux de l'Éthiopie avant tout. Le président a déclaré que l’Éthiopie poursuivrait également une transformation structurelle globale axée sur la qualité, tout en accélérant le développement centré sur les citoyens dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, en réorientant l’accent mis jusqu’à présent sur l’élargissement de l’accès vers l’amélioration de la qualité. Selon lui, le renforcement de la capacité du pays à produire des intrants industriels et agricoles essentiels, ainsi que des infrastructures, fera également l’objet d’une attention particulière. La mise en œuvre des projets et leur financement seront modernisés, accélérés, rendus plus efficaces et plus transparents, a ajouté le président Taye. Il a en outre précisé que les efforts se concentreront sur la modernisation de l’assiette fiscale, la bonne gestion de la dette publique et le renforcement de la capacité du gouvernement à gérer les recettes et les dépenses. Le président a également souligné la nécessité de renforcer la coordination entre le gouvernement fédéral et les États régionaux, afin de garantir une mise en œuvre unifiée, soutenue, efficace et performante. En matière de relations extérieures, le président Taye a déclaré que l’Éthiopie chercherait à passer d’une position d’acceptation à une influence accrue, notamment en renforçant ses relations amicales, en dialoguant avec ceux qui ont des points de vue divergents et en accordant la priorité à la paix régionale et à l’intégration économique. S’appuyant sur ces priorités, il a déclaré que l’Éthiopie comptait réaliser des progrès dans les secteurs social, économique et des services. L’objectif est de porter l’accès à l’électricité à 65 %, tandis que des efforts seront déployés pour étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau. La couverture par l’assurance maladie devrait également passer à 85 %. Quant au couvert forestier, il sera étendu par rapport à son niveau actuel de 26 %. Le nombre de centres de services à guichet unique « Mesob » sera augmenté et la couverture de l’alimentation scolaire passera à 70 %. Le secteur de la justice sera encore modernisé, tandis que les recommandations issues du dialogue national seront traduites en actions concrètes. Le président Taye a également souligné l’importance de promouvoir une culture du dialogue, du compromis et du règlement pacifique des différends, fondée sur la compréhension mutuelle et les intérêts communs. La mise en œuvre de ces priorités exigera une coordination renforcée, un engagement accru et une attention particulière portée aux résultats au sein de l’ensemble des institutions gouvernementales. Le président a enfin appelé les responsables chargés de la mise en œuvre du plan 2019 à faire passer les intérêts du public avant tout, à utiliser efficacement le temps et les ressources, et à faire preuve d’engagement et de diligence dans l’exercice de leurs responsabilités.
Ouverture de la session conjointe des deux chambres éthiopiennes : le président Taye expose les priorités du gouvernement
Oct 6, 2026 69
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) La session conjointe marquant l’ouverture de la 7e année de mandat de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération s’est officiellement ouverte aujourd’hui, au cours de laquelle le président Taye Atske-Selassie a présenté les projets du gouvernement dans divers domaines. Le président a mis l’accent sur l’économie, la sécurité, les affaires sociales, la diplomatie et les affaires régionales, ainsi que sur un certain nombre de questions nationales urgentes. La 7e Chambre des représentants du peuple a tenu hier sa première séance ordinaire constitutive pour son premier mandat annuel. Au cours de cette séance, la Chambre des représentants du peuple a reconduit le Dr Abiy Ahmed dans ses fonctions de Premier ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie. La séance conjointe des deux chambres s’est tenue aujourd’hui. S’exprimant lors de la séance d’ouverture, le président Taye Atske-Selassie a déclaré que les progrès enregistrés dans le secteur économique garantissaient durablement la souveraineté économique. Dans son discours d’ouverture devant les deux chambres, le président Taye Atske-Selassie a affirmé que les résultats obtenus dans le domaine économique au cours des cinq dernières années avaient jeté les bases des efforts futurs. Il a indiqué que les succès enregistrés dans l’agriculture, le commerce d’exportation, le tourisme, l’industrie, le secteur numérique et divers autres domaines ont accéléré la croissance économique. Il a souligné que l’arrêt des emprunts commerciaux par le gouvernement et sa capacité accrue à mener à bien efficacement des projets d’infrastructure longtemps retardés ont joué un rôle essentiel dans cette croissance. Il a également mis en avant que des résultats positifs ont été obtenus grâce à l’orientation économique multisectorielle poursuivie dans le cadre du plan de développement décennal du gouvernement. À titre d’exemple, il a cité le renforcement de la capacité de perception des recettes, rendu possible grâce à un système monétaire et budgétaire rigoureux. Le président Taye a souligné que les progrès réalisés dans le domaine économique contribuent non seulement à surmonter les défis et les obstacles, mais garantissent également la souveraineté économique.
« L'Éthiopie va réaffirmer son influence régionale et s'assurer un accès à la mer », déclare le Premier ministre Abiy
Oct 5, 2026 139
Addis Ababa le 5 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré que l’Éthiopie continuerait à faire valoir ses intérêts nationaux selon ses propres termes et à renforcer son rôle de force stabilisatrice majeure dans la région, en s’appuyant sur la puissance nationale du pays et son potentiel économique croissant. Le Premier ministre a tenu ces propos lors de sa prestation de serment pour un nouveau mandat, à la suite de la formation du gouvernement Medemer dans le cadre de la septième législature éthiopienne. S’adressant à la Chambre des représentants du peuple, le Premier ministre Abiy a déclaré que ces dernières années avaient constitué une période cruciale pour jeter les bases fondamentales permettant à l’Éthiopie de mettre en place un système politique et économique résilient, capable de résister aux pressions tant internes qu’externes. Abordant la question de l’accès à la mer, il a souligné que la vision nationale et de développement à long terme de l’Éthiopie était étroitement liée à l’obtention d’un accès maritime fiable. Il a déclaré que son gouvernement s’efforcerait activement d’obtenir un accès à la mer par le dialogue, l’intérêt mutuel et le compromis, tout en continuant à faire progresser le développement national et les grands projets d’infrastructure. Passant en revue la trajectoire politique et économique récente de l’Éthiopie, le Premier ministre a expliqué comment le pays avait su surmonter des pressions internes et externes complexes qui visaient à perturber sa trajectoire de développement. « Lorsque la COVID-19 a frappé et que le monde s’est mis à l’arrêt, nous avons persévéré avec détermination. Alors que des campagnes étaient menées contre nous, que le monde nous tournait le dos et nous montrait sans cesse son injustice, nous n’avons pas faibli un seul instant », a-t-il déclaré. Il a ajouté que l’Éthiopie avait également subi des pressions alors qu’elle faisait valoir son droit d’utiliser son fleuve et d’achever la construction du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD). « Lorsqu’ils nous ont tirés avec une longue corde pour nous empêcher de mener à bien la construction de notre barrage, nous avons trébuché, mais nous ne sommes pas tombés, et nous ne tomberons pas », a déclaré Abiy. Le Premier ministre a affirmé que ces expériences avaient démontré la capacité de l’Éthiopie à surmonter les obstacles et à poursuivre ses objectifs nationaux. « Nous avons prouvé dans la pratique que nous construisons un système politico-économique invincible, capable de réagir de manière appropriée sans se laisser abattre par les obstacles », a-t-il déclaré. Évoquant la manière de transformer les ambitions en résultats concrets et illustrant la faisabilité de la vision à long terme de l’Éthiopie, le Premier ministre Abiy a mis en avant les progrès réalisés dans les secteurs clés de l’économie, de l’agriculture et des infrastructures. Il a mis en avant l’augmentation de la production de blé, affirmant que cette initiative avait permis de remplacer le blé importé par la production nationale et démontré le potentiel d’une autosuffisance agricole à grande échelle. Il a également évoqué les progrès réalisés dans le cadre de grands projets hydrauliques et de développement, notamment l’achèvement du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, l’avancement de projets tels que Megech et la mise en œuvre de l’initiative de développement de Tana Beles. Il a ajouté que les grands programmes de développement des axes de transport avaient accéléré l’expansion des infrastructures et la modernisation urbaine dans tout le pays, transformant des plans de développement de longue date en projets concrets et en réalités opérationnelles. Pour le Premier ministre, ces réalisations démontrent que les ambitions de l’Éthiopie ne se limitent pas à des déclarations politiques, mais peuvent se traduire par des résultats concrets grâce à un effort national soutenu. S’adressant à une nouvelle législature, le Premier ministre Abiy a présenté un programme général pour la nouvelle législature, visant à consolider les fondations posées ces dernières années et à les transformer en institutions nationales durables. Le gouvernement prévoit de poursuivre les réformes constitutionnelles dans le cadre du processus de dialogue national, de maintenir un environnement politique concurrentiel et de collaborer de manière constructive avec les partis d’opposition. Sur le plan économique, le gouvernement poursuivra les réformes macroéconomiques, renforcera le contrôle des dépenses publiques et entreprendra des réformes de la fonction publique visant à améliorer les performances mesurables et à moderniser la prestation des services publics. En matière de politique étrangère, Abiy a déclaré que l’Éthiopie entretiendrait des relations de coopération avec les pays voisins fondées sur des intérêts mutuels et des avantages partagés, tout en poursuivant ses efforts pour garantir un accès fiable à la mer Rouge. Il s’est également engagé à prendre des mesures institutionnelles plus strictes contre la corruption et le népotisme, parallèlement au développement des systèmes numériques aux échelons inférieurs de l’administration afin d’améliorer l’efficacité, de réduire la bureaucratie et de moderniser les services publics. Le discours du Premier ministre a donc placé la résilience nationale, la transformation économique, le dialogue politique, la réforme institutionnelle et l’accès maritime au cœur de la prochaine phase de développement de l’Éthiopie.
La semaine de la détermination stratégique de l'Éthiopie : intégration, dialogue national et programme ambitieux de compensation concernant le Nil
Oct 5, 2026 236
Par la redaction Le 5 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie a clôturé la semaine par une série d'événements qui ont mis en évidence son rôle de plus en plus affirmé dans l'orientation de l'avenir politique, économique et stratégique de la Corne de l'Afrique, de la région de la mer Rouge et du bassin du Nil. Qu'il s'agisse de faire progresser l'intégration économique régionale, de mettre en œuvre son « dialogue national » tant attendu ou de lancer une évaluation officielle des pertes économiques liées aux projets sur le Nil bloqués par l'Égypte, l'Éthiopie a fait preuve d'une détermination croissante à poursuivre son développement, à rechercher un consensus national et à défendre ce qu'elle considère comme ses intérêts légitimes en matière de ressources hydriques et au niveau régional. Au cours de cette semaine, l'Éthiopie a également pris des mesures diplomatiques fermes à l'encontre de l'Érythrée et de l'Égypte, tout en continuant à mettre l'accent sur la coexistence pacifique, la stabilité régionale et la coopération. Intégration régionale : l’Éthiopie regarde au-delà de ses frontières La participation du Premier ministre Abiy Ahmed à la cérémonie d’inauguration des travaux de la raffinerie de pétrole de Lamu, au Kenya, un projet de plusieurs milliards de dollars, a mis en évidence la volonté constante de l’Éthiopie de renforcer l’intégration économique régionale. La raffinerie, soutenue par le groupe Dangote, devrait constituer un atout majeur pour les infrastructures énergétiques de l’Afrique de l’Est. Située le long du corridor stratégique Lamu Port-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), cette installation est conçue pour traiter du pétrole brut et fournir des produits pétroliers raffinés — notamment de l’essence, du diesel et du kérosène — aux marchés régionaux. S'exprimant lors de la cérémonie à laquelle ont assisté des chefs d'État et de gouvernement africains, l'industriel Aliko Dangote, des ministres, des ambassadeurs et d'autres dignitaires, le Premier ministre Abiy a déclaré que ce projet offrirait à l'Éthiopie une source régionale supplémentaire de produits pétroliers raffinés, tout en créant de nouvelles opportunités en matière de commerce et d'investissement. Depuis des années, les économies africaines restent fortement dépendantes des carburants raffinés hors du continent, ce qui les expose aux perturbations des marchés mondiaux et à la volatilité des prix. Alors que les villes africaines s’étendent et que la demande industrielle augmente, Abiy a souligné l’importance de développer des capacités de raffinage plus proches des consommateurs africains et de mettre en place des systèmes d’approvisionnement régionaux plus résilients. « La raffinerie de Lamu offre un moyen de modifier cet équilibre », a-t-il déclaré, soulignant que le projet permettrait de rapprocher les capacités de raffinage des marchés régionaux. L'importance stratégique du projet va au-delà de la production de carburant. Son emplacement le long du corridor LAPSSET pourrait renforcer les liens entre les centres de production, les réseaux de transport et les marchés régionaux, favorisant ainsi l'intégration des économies d'Afrique de l'Est. Selon le groupe Dangote, la raffinerie de pétrole de Lamu au Kenya, d’un coût de 16 milliards de dollars US et d’une capacité prévue de 700 000 barils par jour, représente une avancée majeure dans la dynamique d’industrialisation de l’Afrique. Pour l’Éthiopie, ce projet revêt une portée plus large : les infrastructures régionales sont de plus en plus considérées non seulement comme un atout national, mais aussi comme le fondement d’une croissance économique partagée et d’une plus grande résilience régionale. Le dialogue national entre dans une nouvelle phase Au niveau national, le dialogue national éthiopien est passé de la phase de délibération à celle de mise en œuvre. La Commission éthiopienne du dialogue national (ENDC) a officiellement remis la liste consolidée de ses points à l’ordre du jour et de ses recommandations à la Chambre des représentants du peuple, au gouvernement fédéral et aux gouvernements régionaux, en présence du Premier ministre Abiy Ahmed. Ce transfert marque une transition cruciale : on passe désormais d’une phase de consultation nationale et de recherche de consensus à une phase d’examen institutionnel et de mise en œuvre des recommandations. Le Premier ministre Abiy a déclaré avoir assisté et supervisé la cérémonie officielle de transfert, qu’il a qualifiée d’étape importante dans le processus de dialogue national du pays. Le président de la Commission nationale pour le dialogue et la réconciliation (ENDC), le professeur Mesfin Araya, a déclaré que ce processus démontrait que les Éthiopiens étaient capables d’engager un dialogue civilisé, de surmonter leurs divergences et de parvenir à un consensus autour de préoccupations nationales communes. Créée en vertu de la proclamation n° 1265/2021, la Commission avait pour mandat de contribuer à résoudre les griefs et les différends historiques de longue date par le biais d’un processus national inclusif, pacifique et structuré. La Commission a mené des consultations dans les douze États régionaux d’Éthiopie ainsi que dans les deux administrations municipales d’Addis-Abeba et de Dire Dawa, recueillant plus de 2 000 propositions d’ordre du jour émanant des citoyens. Le Dialogue national est ensuite parvenu à un consensus sur ses huit piliers thématiques avant que les points à l’ordre du jour et les recommandations ne soient harmonisés et consolidés. Le défi ne consiste plus simplement à parvenir à un consensus, mais à traduire ce consensus en actions institutionnelles concrètes. Cette évolution intervient alors que l’Éthiopie entre dans une nouvelle phase politique, suite à la clôture de la 7e élection législative et à la mise en place des conseils régionaux et municipaux nouvellement élus. Les conseils régionaux ont achevé la formation de leurs gouvernements et élu leurs administrateurs en chef, jetant ainsi les bases institutionnelles de la prochaine phase de gouvernance. L'initiative audacieuse de l'Éthiopie concernant le Nil : évaluation du coût d'un développement entravé L'événement le plus marquant de la semaine concernant le Nil est peut-être venu du ministère de l'Eau et de l'Énergie. L'Éthiopie a mis en place un comité national chargé d'évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées aux projets hydrauliques qui, selon le pays, ont été « bloqués ou entravés par les Égyptiens ». Dans une interview exclusive accordée à l’ENA, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a déclaré que la commission avait à ce jour recensé plus de 22 projets de développement, dont le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), qui, selon l’Éthiopie, ont été entravés par l’Égypte. « Nous avons mis en place une commission nationale. Et en tant que commission, nous avons recensé plus de 22 projets qui ont été bloqués ou entravés par les Égyptiens, y compris le projet GERD », a déclaré le ministre. La commission rassemble actuellement des éléments de preuve et examine le bien-fondé des éventuelles demandes d’indemnisation de l’Éthiopie. Selon M. Habtamu, cette évaluation fait intervenir des experts, d’anciens ministres, des conseillers et des juristes qui examinent l’ampleur des pertes alléguées, des opportunités manquées et les approches possibles pour y remédier. « Nous sommes déjà en train de rassembler les éléments de preuve », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Éthiopie avait répertorié les projets auxquels l’Égypte se serait opposée, notamment le GERD. Cette initiative ajoute une nouvelle dimension à la position de longue date de l’Éthiopie concernant l’utilisation équitable et le développement du bassin du Nil. Plutôt que de limiter le débat à la construction et à l’exploitation de barrages individuels, l’Éthiopie cherche désormais à quantifier ce qu’elle considère comme les coûts économiques et de développement plus larges liés à des décennies de restrictions sur son utilisation des eaux du Nil. La création de ce comité pourrait donc marquer le début d’un effort éthiopien plus structuré visant à placer la dimension économique de la politique du Nil au centre des discussions futures. Un front diplomatique plus ferme L’Éthiopie a également adopté cette semaine des mesures diplomatiques d’une fermeté inhabituelle. Le ministère des Affaires étrangères a annoncé la fermeture de l’ambassade d’Éthiopie à Asmara et a déclaré 10 diplomates érythréens persona non grata, leur ordonnant de quitter l’Éthiopie dans les 48 heures. Le ministère a déclaré que cette décision faisait suite à ce qu’il a qualifié d’actes d’hostilité et de belligérance, directs et indirects, de la part de l’Érythrée à l’encontre de l’Éthiopie, notamment des activités qui, selon lui, constituaient une menace pour la sécurité nationale et violaient les principes régissant les relations diplomatiques. Malgré ces mesures, l’Éthiopie a réaffirmé qu’elle attachait une grande importance aux liens historiques, culturels et entre les peuples des deux pays et qu’elle restait attachée à la coexistence pacifique, à la stabilité régionale et à l’intégration. Par ailleurs, l’Éthiopie a déclaré persona non grata un membre du personnel diplomatique égyptien et lui a ordonné de quitter le pays dans les 48 heures. Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a précisé que cette décision avait été prise conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, le cadre international régissant les relations entre États. Ces deux mesures diplomatiques concernant respectivement l’Érythrée et l’Égypte s’inscrivent dans le contexte d’une diplomatie régionale et nilotique de plus en plus affirmée de la part de l’Éthiopie. Pour autant, Addis-Abeba a continué à fonder son approche globale sur le règlement pacifique des différends, l’égalité souveraine, la coopération régionale et la stabilité à long terme dans la Corne de l’Afrique. Aspect culturel Des centaines de milliers de personnes ont célébré la Hora Finfinnee, qui s'inscrit dans le cadre du festival annuel d'action de grâce Irreechaa, à Addis-Abeba, rassemblant des dizaines de milliers de personnes pour une manifestation haute en couleur de la culture, des traditions et de l'unité oromo. Vêtus de costumes traditionnels colorés, des habitants de différentes régions d'Éthiopie se sont rassemblés samedi matin à l'occasion de la Hora Finfinnee pour célébrer l'Irreechaa, une cérémonie traditionnelle d'action de grâce oromo qui a lieu à la fin de la saison des pluies et au début de la saison des récoltes. Le lendemain, l'Irreechaa Hora Arsedi, la fête d'action de grâce des Oromos, a été célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu, attirant une foule nombreuse au bord du lac et dans les lieux de rassemblement publics de la ville. La célébration de cette année a réuni divers segments de la société, notamment des Aba Gadas et des Hadha Sinqes, ainsi que des représentants culturels et communautaires. Une semaine qui annonce une orientation plus large Pris dans leur ensemble, les événements de la semaine révèlent un pays qui avance simultanément sur plusieurs fronts stratégiques. Sur le plan économique, l’Éthiopie renforce son intégration régionale et cherche à tisser des liens plus étroits avec les réseaux émergents d’infrastructures et d’énergie de l’Afrique de l’Est. Sur le plan politique, le Dialogue national est entré dans sa phase la plus décisive, les recommandations issues de la consultation nationale étant désormais transmises aux institutions chargées de leur mise en œuvre. Concernant le Nil, l’Éthiopie a introduit une nouvelle dimension potentielle dans le différend de longue date avec l’Égypte en mettant en place un mécanisme officiel destiné à évaluer les pertes économiques alléguées et les opportunités de développement manquées. Sur le plan diplomatique, Addis-Abeba a démontré sa volonté de prendre des mesures fermes lorsqu’elle estime que sa sécurité nationale et ses intérêts souverains sont menacés, tout en affirmant que la coexistence pacifique et la coopération régionale restent sa voie de prédilection. Alors que l’Éthiopie s’apprête à former un nouveau gouvernement fédéral à la suite de la 7e élection législative, ces développements laissent entrevoir une orientation stratégique plus large : une intégration économique accrue, des institutions nationales plus solides, une approche plus affirmée concernant les intérêts de l’Éthiopie en matière d’eau et de développement, ainsi qu’un effort résolu pour façonner l’avenir de la Corne de l’Afrique en s’appuyant sur une confiance renforcée. Cette semaine a donc été bien plus qu’une simple succession d’événements politiques et économiques isolés. Elle a donné un aperçu de la nouvelle posture de l’Éthiopie, qui consiste à s’engager dans la coopération lorsque celle-ci sert le développement, à forger un consensus au niveau national, à défendre ses intérêts stratégiques et à chercher à faire entendre davantage sa voix dans les affaires de la région.
Technologie
« L'Éthiopie dispose d'un fort potentiel pour contribuer à la transformation numérique de l'Afrique », selon un conseiller de la JICA
Oct 1, 2026 304
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) « Le vivier croissant de talents technologiques en Éthiopie et le soutien apporté par le gouvernement à l’écosystème technologique créent un fort potentiel permettant au pays de contribuer à la transformation numérique de l’Afrique », a déclaré Takeshi Oikawa, conseiller en chef d’un projet de la JICA et directeur général du Boston Consulting Group (BCG) pour l’Afrique de l’Est. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, M. Oikawa, qui participe à la transformation numérique de l’Éthiopie aux côtés de start-ups technologiques et du gouvernement, a déclaré que les jeunes talents ambitieux et férus de technologie du pays, associés aux efforts du gouvernement pour mettre en place un écosystème propice, lui donnaient une grande confiance dans l’avenir numérique de l’Éthiopie. « Je pense que la combinaison de ces jeunes talents et du soutien du gouvernement me rend très optimiste quant à la transformation numérique de l’Éthiopie », a-t-il déclaré. Il a notamment cité les efforts du ministère de l’Innovation et de la Technologie pour soutenir les start-ups par le biais du « Startup Act », qui prévoit notamment des mesures incitatives, un accompagnement et un coaching destinés aux jeunes entreprises technologiques. M. Oikawa a souligné que la croissance numérique de l’Éthiopie pourrait également avoir des retombées positives plus larges pour l’Afrique, compte tenu de l’importance de la population et de l’économie du pays, ainsi que de son potentiel à fournir des technologies et des services numériques aux pays africains voisins. « L’essor de l’Éthiopie, c’est l’essor de l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que les talents éthiopiens dans le domaine technologique pourraient fournir des services plus pertinents et personnalisés à d’autres pays africains, créant ainsi des opportunités pour l’Éthiopie d’accroître ses exportations de services. Il a également salué les efforts déployés par l’Éthiopie pour se positionner comme un pôle panafricain de l’IA, soulignant la création de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle et sa mission de piloter la stratégie nationale en matière d’IA. Selon M. Oikawa, le fait de disposer d’une institution dotée d’un mandat clair pour diriger la stratégie en matière d’IA confère à l’Éthiopie une base solide, même si le pays doit également trouver un équilibre entre les opportunités créées par l’IA et les risques potentiels ainsi que les préoccupations en matière de sécurité. Il a en outre souligné les opportunités d’une coopération technologique renforcée entre le Japon et l’Éthiopie, en particulier dans les domaines de l’IA et de la robotique. « Le Japon et l’Éthiopie peuvent travailler ensemble pour faire avancer la stratégie en matière d’IA », a déclaré M. Oikawa, soulignant l’expérience du Japon dans les domaines de l’IA et de la robotique, ainsi que le potentiel de combinaison de ces deux domaines. M. Oikawa a salué l’approche de l’Éthiopie, qui consiste à mettre en place des institutions dotées de mandats clairs pour faire progresser la technologie et l’IA, tout en élaborant des politiques visant à permettre aux acteurs du secteur privé, y compris les start-ups, de se développer. Il a encouragé l’écosystème technologique et d’IA éthiopien à sortir des sentiers battus et à tirer parti des opportunités créées par l’évolution technologique rapide. Son message à l’écosystème technologique et d’IA éthiopien était de « sortir des sentiers battus », soulignant que le développement technologique n’est plus nécessairement linéaire et que les pays peuvent sauter des étapes de développement. Il a également insisté sur l’importance de gérer simultanément les risques liés à l’IA et d’exploiter les opportunités offertes par cette technologie.
L’Éthiopie et la France lancent un laboratoire commun de recherche en paléontologie
Sep 30, 2026 278
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie et la France ont officiellement lancé un Laboratoire international de recherche commun dédié à la paléontologie, à la paléoanthropologie, à l’archéologie et à la conservation du patrimoine. Le laboratoire, dénommé PALETHIOPIES, est le fruit d’une coopération entre l’Autorité éthiopienne du patrimoine et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France. La nouvelle structure vise à renforcer la coopération scientifique entre les deux pays, à développer les capacités nationales de recherche et à accroître la visibilité internationale du patrimoine paléontologique et archéologique de l’Éthiopie. S’exprimant lors de la cérémonie de lancement, le directeur général adjoint de l’Autorité éthiopienne du patrimoine, Elias Shikur, a déclaré que le laboratoire constituait bien plus qu’une simple institution scientifique. « Ce laboratoire n’est pas simplement un centre de recherche ; c’est un monument vivant qui témoigne de l’amitié durable entre l’Éthiopie et la France, de leur vision scientifique commune et de leur volonté d’explorer l’histoire de l’humanité », a-t-il déclaré. Selon lui, PALETHIOPIES servira de plateforme internationale permettant aux chercheurs éthiopiens et français de partager leurs connaissances, d’utiliser des technologies avancées et de mener conjointement des travaux de terrain et des analyses spécialisées. Il a ajouté que les publications scientifiques conjointes, les missions de terrain et les travaux de laboratoire contribueront au renforcement des capacités de recherche de l’Autorité éthiopienne du patrimoine et à la consolidation de sa coopération scientifique internationale. Elias Shikur a également souligné le soutien apporté depuis plusieurs années par la France à la préservation du patrimoine culturel éthiopien. Cette coopération comprend notamment des initiatives de conservation et de restauration des églises rupestres de Lalibela ainsi que du National Palace. Dans le cadre du nouveau partenariat, l’Autorité éthiopienne du patrimoine s’est engagée à faciliter les activités de recherche, à accélérer les procédures administratives et juridiques nécessaires, à favoriser le transfert de connaissances et à garantir la protection et l’intégrité des ressources patrimoniales. Elle prévoit également de rendre les résultats des recherches accessibles au public afin de contribuer à la diffusion des connaissances scientifiques. De son côté, le conseiller à la coopération et aux affaires culturelles, Julien Voituriez, représentant l’ambassadeur de France en Éthiopie, a indiqué que le lancement du laboratoire constituait une nouvelle étape dans la coopération scientifique de longue date entre les deux pays. Il a rappelé que l’Éthiopie occupe une place importante dans l’histoire de la paléontologie et de la paléoanthropologie, en raison notamment des nombreuses découvertes réalisées sur son territoire et de leur contribution à l’étude de l’évolution humaine. Voituriez a également mis en avant le rôle du Centre français des études éthiopiennes (CFEE) dans le développement de la coopération scientifique entre la France et l’Éthiopie. Selon lui, le CFEE accompagne les chercheurs, facilite les missions de terrain, contribue à la formation de jeunes scientifiques et participe à la promotion de la recherche et du patrimoine éthiopiens à l’étranger. Le nouveau laboratoire sera dirigé par Dr Jean-Renaud Boisserie, dont les travaux dans la basse vallée de l’Omo portent notamment sur l’évolution humaine, la biodiversité et les changements environnementaux. PALETHIOPIES devrait ainsi fournir un cadre durable permettant aux chercheurs des deux pays de développer des programmes scientifiques conjoints et de renforcer les échanges entre institutions de recherche. La coopération scientifique franco-éthiopienne a également contribué à la rénovation de la galerie de paléontologie du Musée national d’Éthiopie et au retour de spécimens fossiles découverts au cours de missions conjointes menées dans les années 1970 et 1980. Le lancement de PALETHIOPIES marque ainsi une nouvelle étape dans la coopération entre l’Éthiopie et la France dans les domaines de la recherche scientifique, de la formation, de la paléontologie et de la conservation du patrimoine.
L'Éthiopie accélère la transformation numérique dans l'enseignement supérieur
Sep 29, 2026 295
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie étend la transformation numérique à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur, avec l’introduction de l’apprentissage en ligne, hybride et par micro-certifications au sein du système éducatif, a déclaré le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega. Dans son discours d’ouverture du sommet STRIDE Ethiopia 2.0 2026, le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega, a souligné que les progrès réalisés par l’Éthiopie en matière d’infrastructures numériques et de cadres juridiques devaient s’accompagner du développement des compétences humaines nécessaires pour traduire ces avancées en avantages économiques et sociaux. La transformation numérique dans l’enseignement supérieur est mise en œuvre à grande échelle, permettant ainsi aux enseignants et aux étudiants universitaires de bénéficier d’opportunités d’apprentissage en ligne, en hybridité et par micro-certifications, a déclaré M. Berhanu. L’expansion de l’apprentissage numérique contribue à créer des opportunités pour les étudiants d’apprendre au-delà de l’enseignement traditionnel dispensé sur les campus, a-t-il précisé. Des efforts sont également déployés pour renforcer la culture numérique des étudiants et des enseignants, afin de leur permettre non seulement d’utiliser les outils numériques, mais aussi de rechercher, d’évaluer et de créer des informations, ainsi que d’appliquer la technologie dans le cadre de leurs études et de leur travail. L'Éthiopie a également commencé à intégrer les technologies d'intelligence artificielle (IA) dans le système éducatif, a déclaré M. Berhanu. Les enseignants bénéficient d'un accompagnement pour utiliser les outils d'IA dans la préparation de leurs cours, l'élaboration de contenus, l'accompagnement des élèves et l'évaluation. L'IA est mise en place pour renforcer les capacités des enseignants plutôt que pour les remplacer, a précisé M. Berhanu. Des efforts considérables ont été déployés pour numériser les systèmes d’information sur l’éducation, notamment le Système d’information sur la gestion de l’éducation (EMIS) et le Système d’information sur la gestion de l’enseignement supérieur (HEMIS). Ces systèmes sont en cours de renforcement afin d’organiser et de relier les données relatives aux élèves, aux enseignants, aux établissements d’enseignement et aux résultats scolaires, favorisant ainsi un système éducatif davantage fondé sur les données, a-t-il déclaré. Le renforcement de la connectivité et des infrastructures numériques constitue un autre volet majeur de la réforme, a indiqué M. Berhanu. Cela implique notamment de relier les universités et les écoles via des réseaux, de renforcer les centres de données et les services cloud, ainsi que d’étendre les réseaux numériques dédiés à l’éducation et à la recherche, a-t-il ajouté. L’objectif de la réforme est de faire évoluer le système éducatif : passer de processus papier à des systèmes numériques, d’informations fragmentées à des données intégrées, et de méthodes d’apprentissage traditionnelles à un enseignement numérique et assisté par l’intelligence artificielle. L’objectif n’est pas d’utiliser la technologie pour la technologie, mais de s’en servir pour améliorer la qualité, l’accessibilité, l’équité et l’efficacité de l’éducation, a déclaré M. Berhanu. M. Berhanu a également souligné la nécessité pour le système éducatif de s’adapter à une ère où l’IA peut accomplir de nombreuses tâches traditionnellement associées à la mémorisation. « Nous ne pouvons pas continuer avec un système éducatif qui récompense la mémorisation », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de former des élèves capables de poser des questions, de faire preuve d’esprit critique, d’identifier les problèmes et de travailler en collaboration avec les machines.
L'Éthiopie vise la souveraineté technologique et la transformation numérique
Sep 29, 2026 264
Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie cherche à renforcer ses capacités technologiques nationales en passant de la simple utilisation et adoption de technologies étrangères au développement, à la fabrication et à l’exportation de solutions issues de son propre pays, a déclaré le ministre de l’Innovation et de la Technologie, Belete Molla. S’exprimant lors de l’ouverture du sommet STRIDE Ethiopia 2.0 2026, M. Belete a indiqué que le pays devait renforcer sa capacité à comprendre, adapter et créer des technologies, alors que l’intelligence artificielle, la biotechnologie et les sciences spatiales redéfinissent la concurrence mondiale. « Il n’y a aucune honte à utiliser des technologies étrangères ; la honte, c’est de ne rien adapter de la technologie que nous utilisons », a déclaré M. Belete. Il a ajouté que la souveraineté technologique ne signifiait pas l’isolement, mais la capacité à choisir, adapter, développer et utiliser la technologie en fonction des besoins du pays, tout en conservant la capacité de prendre des décisions de manière indépendante. M. Belete a ajouté que la technologie revêtait une importance croissante pour la compétitivité économique, la sécurité nationale et la souveraineté des données, soulignant que l’Éthiopie devait conserver la capacité de faire des choix technologiques stratégiques tout en continuant à collaborer avec la communauté internationale. Il a également mis en avant les efforts du gouvernement visant à renforcer l’écosystème des start-ups et de l’innovation, soulignant que la « Proclamation sur les start-ups » prévoit des mécanismes tels qu’un Fonds national pour les start-ups, un bac à sable réglementaire et des incitations spéciales pour soutenir les entreprises émergentes et l’innovation. M. Belete a déclaré que l’Éthiopie avait réalisé des progrès significatifs en matière de transformation numérique au cours des cinq dernières années, passant de systèmes analogiques à des plateformes numériques et de services publics isolés à une infrastructure publique numérique connectée. Il a précisé que le programme « Digital Ethiopia 2030 » se concentrera sur l’extension et l’intégration des services numériques ainsi que sur l’apport d’améliorations mesurables dans la vie des citoyens, notamment grâce à une identification numérique plus généralisée, aux paiements numériques et à l’échange sécurisé d’informations, tout en favorisant la transformation numérique de secteurs clés tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et l’industrie manufacturière. « Nous devons favoriser la transformation numérique de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et de l’industrie manufacturière. La mesure de notre succès sera l’amélioration de la vie de notre population », a-t-il déclaré. Le ministre a également souligné la nécessité de la recherche et de l’innovation pour relever les défis nationaux concrets, notamment l’augmentation de la productivité agricole, le sauvetage de vies humaines et l’amélioration de la productivité industrielle. Il a ajouté que la recherche devait passer du papier à la société, des laboratoires aux usines et de la théorie au marché, tandis que l’Éthiopie devait passer de l’achat de technologies à leur adaptation, leur fabrication et, à terme, leur exportation. Il a en outre souligné l’importance croissante de l’intelligence artificielle, de la biotechnologie et des sciences spatiales, exhortant l’Éthiopie à développer ses propres capacités et à veiller à ce que les technologies émergentes soient centrées sur l’humain, responsables, transparentes et inclusives. « L’Éthiopie n’a pas d’autre choix que de ne pas rester un simple spectateur à l’ère de l’intelligence artificielle. Personne ne construira à notre place une intelligence artificielle capable de comprendre nos langues et de résoudre nos problèmes », a-t-il déclaré. M. Belete a déclaré que les jeunes constituent la plus grande richesse de l’Éthiopie dans cette nouvelle ère technologique et qu’ils doivent être formés pour devenir des programmeurs, des chercheurs, des ingénieurs et des entrepreneurs capables de construire l’avenir du pays. Il a ajouté que les cinquante années de parcours de l’Éthiopie dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation ont jeté les bases de la prochaine phase du développement technologique national, tandis que les cinq dernières années ont créé une dynamique de changement et que les cinq prochaines années devraient transformer ce changement en capacités nationales. Le sommet se tient du 29 septembre au 1er octobre sous le thème « Cinquante ans de parcours, cinq ans de résultats, cinquante ans à venir », et rassemble des responsables gouvernementaux, d’anciens dirigeants du secteur, des chercheurs, des innovateurs, des entrepreneurs, des partenaires de développement, des communautés technologiques et des jeunes afin de faire le point sur le parcours de l’Éthiopie en matière de science, de technologie et d’innovation et de discuter de son orientation future.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 14910
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie. Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale. La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays. Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie. Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. » Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines. Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays. « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. » Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba. « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. » Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ». Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités. « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15516
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe. Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie. S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement. Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus. Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation. Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale. Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire. La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités. La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole. Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’Éthiopienne Tigst Assefa défend avec succès son titre au marathon de Londres et établit un nouveau record.
Apr 26, 2026 14622
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopienne Tigst Assefa a une nouvelle fois brillé en remportant la 46e édition du marathon de Londres, confirmant son statut de championne dans l’une des épreuves les plus prestigieuses du circuit mondial. Vice-championne olympique à Paris, elle a bouclé la course en 2 h 15 min 41 s, s’offrant ainsi une deuxième victoire consécutive dans la capitale britannique. Cette performance exceptionnelle s’accompagne d’un nouveau record du monde féminin, consolidant davantage sa position parmi les meilleures marathoniennes de l’histoire. La Kényane Hellen Obiri a décroché la deuxième place après une fin de course remarquable, tandis que Joyciline Jepkosgei a complété le podium, offrant un triplé africain. Ce résultat met une fois de plus en évidence la suprématie des coureuses éthiopiennes et kényanes sur la scène internationale, la prestation d’Assefa s’imposant comme l’un des faits marquants de la saison.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 12906
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie. S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 790
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques. S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds. Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
El Niño : Mohamed Ware souligne l’importance d’investir dans l’action anticipée
Sep 22, 2026 453
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Le Secrétaire exécutif adjoint de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), Mohamed Ware, a souligné l’importance d’investir dans l’action anticipée afin de limiter les pertes humaines, économiques et environnementales liées aux impacts attendus du phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique. S’exprimant en marge du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation à El Niño dans la Corne de l’Afrique, M. Ware a indiqué que les pays de la région disposent aujourd’hui de données scientifiques, de modèles climatiques et de prévisions permettant de prendre des mesures avant que les conséquences du phénomène ne se manifestent pleinement. « Nous avons l’information, la science et les données », a-t-il déclaré, soulignant que la question n’est désormais plus de savoir si les impacts se produiront, mais plutôt de déterminer « ce que nous faisons maintenant ». Selon lui, le phénomène El Niño pourrait avoir des répercussions importantes sur l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, les moyens de subsistance, l’approvisionnement alimentaire urbain et la santé, tout en aggravant les déplacements de populations et certaines tensions au sein des communautés. M. Ware a rappelé que la région avait déjà enregistré d’importantes pertes humaines et économiques lors de précédents épisodes d’El Niño, insistant sur la nécessité de tirer les leçons de ces expériences pour renforcer la préparation. Le Secrétaire exécutif adjoint de l’IGAD a particulièrement insisté sur la rentabilité de l’action anticipée, soulignant que les investissements réalisés avant une catastrophe peuvent permettre de réduire considérablement les coûts des interventions et de la reconstruction. Selon les chiffres présentés lors du forum, chaque dollar investi dans l’anticipation permettrait d’éviter entre quatre et six dollars de pertes évitables. « Ces activités auront besoin de financement », a-t-il affirmé, appelant les partenaires au développement, mais aussi les ministères des Finances des États membres, à travailler étroitement avec les institutions chargées de la gestion des risques de catastrophe. Il a souligné la nécessité de rendre disponibles des ressources nationales afin de permettre aux mesures anticipatoires d’avoir un impact concret sur les populations exposées. Abordant les initiatives environnementales entreprises par les États membres, M. Ware a particulièrement salué les efforts de l’Éthiopie en matière de restauration des terres dégradées, de protection des bassins versants, de plantation d’arbres comme « l’Initiative héritage du vert » et de collecte des eaux. « Les mesures prises par le gouvernement éthiopien dans cette initiative sont très encourageantes », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives contribuent non seulement à prévenir certains risques à court terme, mais également à renforcer la santé environnementale et les moyens de subsistance des communautés à long terme. La restauration des terres et la protection des bassins versants peuvent notamment contribuer à préserver les ressources en eau et les terres productives, à réduire les risques de glissements de terrain et à limiter les déplacements de populations liés à la dégradation environnementale, a-t-il expliqué. M. Ware a également souligné le rôle de l’IGAD dans le partage des connaissances et des expériences entre ses États membres, afin de permettre la reproduction et la mise à l’échelle des initiatives ayant démontré leur efficacité. Le responsable de l’IGAD a ainsi appelé à une mobilisation coordonnée des ressources, des connaissances scientifiques et des expériences nationales afin de transformer les prévisions climatiques en mesures concrètes de protection des populations et des moyens de subsistance face aux risques liés à El Niño.
Le président Taye appelle à une transition mondiale de la production d'énergie renouvelable vers la distribution d'électricité
Sep 21, 2026 696
Addis Ababa le 21 septembre, 2026 (ENA) Le président éthiopien Taye Atske Selassie a appelé à un changement radical dans la stratégie mondiale en matière d’énergies renouvelables : il ne s’agit plus de se contenter d’augmenter la production d’électricité, mais de mettre en place les réseaux, les systèmes de stockage, les mécanismes de financement et les systèmes productifs nécessaires pour transformer l’électricité propre en moteur de transformation économique. S’exprimant lors du dialogue de haut niveau « Delivering Electrify Now » organisé dans le cadre du Sommet mondial sur les énergies renouvelables à New York, le président Taye a déclaré que les pays dotés de ressources renouvelables abondantes avaient besoin d’un soutien international accru pour convertir leur potentiel énergétique en un accès fiable à l’électricité, en croissance industrielle et en prospérité inclusive. « Une production d’électricité dépourvue de réseaux, de systèmes de stockage et d’une capacité de distribution solide ne peut pas être le moteur d’une transformation économique », a déclaré le président, soulignant que les financements internationaux doivent soutenir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité — de la production et du transport à la distribution, en passant par le stockage et les raccordements du dernier kilomètre. Le Sommet mondial sur les énergies renouvelables, qui se tient pendant la Semaine du climat de New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, rassemble des dirigeants politiques, des entreprises, des investisseurs et des institutions internationales afin d’accélérer l’électrification à partir d’énergies renouvelables et de s’attaquer aux obstacles liés aux infrastructures et aux investissements qui ralentissent la transition énergétique. Le président Taye a déclaré que l’Éthiopie apportait un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables au débat mondial, plus de 95 % de sa capacité de production installée provenant de sources renouvelables. Il a mis en avant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et d’autres investissements dans les énergies renouvelables comme des piliers essentiels pour élargir l’accès à l’électricité et alimenter l’industrialisation du pays. Il a défini trois priorités interdépendantes pour l’Éthiopie : développer et diversifier la production d’énergie renouvelable, avec une capacité installée devant atteindre 14 000 MW d’ici 2030 et les énergies renouvelables non hydrauliques représentant au moins 15 % ; utiliser une électricité propre et abordable pour renforcer la compétitivité industrielle, notamment par le biais de parcs industriels ; et mener des réformes macroéconomiques et du secteur énergétique afin d’attirer davantage d’investissements privés, notamment en renforçant la participation du secteur privé dans le transport et la distribution. Le président a toutefois souligné que le financement restait le maillon essentiel entre le potentiel des énergies renouvelables et le développement effectif. Il a appelé à la mise en place de projets plus bancables, soutenus par des ressources publiques et des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne par le biais de l’initiative « Global Gateway ». Selon lui, une attention particulière devrait être accordée aux infrastructures de transport, aux sous-stations, au renforcement du réseau, au remplacement des câbles et aux raccordements du dernier kilomètre. Le président Taye a cité l’expérience de l’Éthiopie, qui a financé le GERD grâce à des ressources nationales et à une large mobilisation populaire, comme exemple de l’importance de l’appropriation et de l’engagement nationaux. Dans le même temps, il a souligné que la coopération financière internationale restait essentielle pour les pays en développement qui cherchent à mettre en place des réseaux électriques modernes, fiables et interconnectés. Il a salué le soutien international apporté au secteur électrique éthiopien, notamment le programme RISED de l’Union européenne, ainsi que l’aide de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement pour la modernisation, la réhabilitation et la numérisation des infrastructures électriques. Le président a également averti que la transition énergétique mondiale ne pourrait pas tenir pleinement ses promesses si les investissements dans les énergies renouvelables restaient concentrés dans un nombre limité de régions riches. Pour les pays en développement, a-t-il déclaré, l’ambition doit aller au-delà de la simple production d’énergie renouvelable : du potentiel énergétique à l’accès à l’électricité, de l’accès à l’utilisation productive, et de l’utilisation productive à l’industrialisation et à la création d’emplois. Alors que l'Éthiopie se prépare à accueillir la COP32 à Addis-Abeba en 2027, le président Taye a déclaré que son pays s'efforcerait de veiller à ce que les engagements mondiaux en matière de climat et d'énergies renouvelables se traduisent par des mesures concrètes à travers toute l'Afrique. Son message intervient alors que l'agenda international en matière d'énergies renouvelables met de plus en plus l'accent non seulement sur l'augmentation de la production, mais aussi sur le développement des réseaux, du stockage et de l'électrification afin de rendre l'énergie propre accessible à l'ensemble des économies.
Les défis liés au phénomène El Niño prévu pour 2026 exigent une solidarité régionale : le commissaire adjoint
Sep 18, 2026 708
Addis Ababa le 18 septembre, 2026 (ENA) Les répercussions potentielles du phénomène El Niño en 2026 exigent un leadership politique, une appropriation nationale et une solidarité régionale, a souligné Aydrus Hassan, commissaire adjoint chargé de la gestion des risques de catastrophe en Éthiopie. Il a ajouté que cela nécessitait également un financement en temps opportun et une action précoce allant au-delà de la préparation technique. Dans son discours d’ouverture du Forum régional de haut niveau de l’IGAD sur la préparation au phénomène El Niño dans la Corne de l’Afrique, le commissaire adjoint a déclaré que l’Éthiopie renforçait son système de gestion des risques de catastrophe afin de le rendre plus polyvalent face aux risques, axé sur les impacts, anticipatif et multisectoriel. Ce système associe la surveillance, les prévisions, l’évaluation des impacts, l’alerte précoce, la préparation, les mesures anticipatives et l’intervention, a ajouté Aydrus. Il a par ailleurs indiqué que l’Éthiopie renforce son autonomie nationale, notamment grâce à son Fonds de réponse aux risques de catastrophe, qui fournit un financement prévisible pour la préparation aux catastrophes, l’alerte précoce, les mesures anticipatives, l’intervention et le renforcement de la résilience. Au niveau régional, l’IGAD et l’ICPAC s’efforcent de renforcer le partage transfrontalier d’informations, l’analyse conjointe des risques, l’interopérabilité des systèmes d’alerte précoce et la coordination des mesures préventives. Ces efforts sont essentiels compte tenu des risques pesant sur les bassins fluviaux partagés, les couloirs de transhumance, les marchés et les mouvements de population. M. Aydrus a exhorté les États membres de l’IGAD à veiller à ce que des financements soient disponibles avant que les catastrophes ne surviennent et à traduire l’appel à l’action régional de haut niveau en engagements concrets. Il a ajouté que l’aide internationale devait venir en complément du leadership national plutôt que de s’y substituer. Le commissaire adjoint a en outre souligné la nécessité de relier les prévisions, les seuils de déclenchement, le financement et l’action afin de protéger les vies, les moyens de subsistance et les acquis en matière de développement. Ce forum a réuni les États membres de l’IGAD et leurs partenaires afin de renforcer la préparation régionale et l’action précoce. L’Organisation météorologique mondiale prévoit que le phénomène El Niño de 2026 sera très intense, voire historique, avec un pic à la fin de l’année et des répercussions s’étendant jusqu’en 2027.
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Comment la trahison du président Hassan Sheikh Mohamud remet en cause les réalités régionales
Oct 6, 2026 76
Par Gezmu Edicha Le 4 octobre 2026, le président somalien Hassan Sheikh Mohamud s’est joint à plusieurs dirigeants régionaux à New El-Alamein City pour signer une déclaration commune quadripartite. Derrière la rhétorique diplomatique lisse évoquant la stabilité régionale et la gouvernance partagée, ce sommet a permis de consolider un bloc géopolitique externe explicitement conçu pour restreindre l’autodétermination économique de l’Éthiopie et ses intérêts en matière de sécurité souveraine, tant dans le bassin du Nil que dans le corridor de la mer Rouge. Cependant, le soutien apporté par le président Hassan Sheikh à cette déclaration révèle un décalage profond entre la politique étrangère actuelle de Mogadiscio et les sacrifices historiques qui ont permis de préserver l’État somalien. Depuis plus de trois décennies, l’Éthiopie a consacré d’immenses ressources à la préservation de l’intégrité territoriale et de la survie institutionnelle de la Somalie. À la suite de l’effondrement du pouvoir central à Mogadiscio en 1991, l’Éthiopie a joué le rôle de pilier politique de la réconciliation somalienne. Elle a accueilli les conférences fondatrices de Sodere et de Mbagathi, qui ont directement donné naissance au Gouvernement fédéral de transition — le cadre structurel permettant aujourd’hui la présidence de Hassan Sheikh. Lorsque des réseaux extrémistes ont menacé de détruire les autorités de l’État, les forces de défense éthiopiennes se sont portées en première ligne. Dans le cadre d’opérations de sécurité bilatérales et de déploiements menés sous l’égide de l’AMISOM, de l’ATMIS et de l’AUSSOM, des milliers de soldats de la paix éthiopiens ont consenti d’importants sacrifices. Leurs efforts ont contribué à libérer des pôles économiques et agricoles clés tels que Baidoa, Luuq et Beledweyne des mains d’Al-Shabaab, sécurisant ainsi des zones vitales. Malgré ce soutien de longue date en matière de sécurité, le président Hassan Sheikh a choisi d’aligner Mogadiscio sur une coalition visant à restreindre les droits fondamentaux de l’Éthiopie en matière de développement. La Déclaration d’El-Alamein, en particulier sa section (e), exige le respect du principe de non-préjudice et impose un consensus avant toute action, rejetant ainsi toute initiative unilatérale. En vertu du droit international de l’eau, tel qu’énoncé dans la Convention des Nations unies de 1997 sur les cours d’eau, les pays doivent éviter de causer un préjudice significatif à autrui et utiliser les ressources en eau de manière équitable et raisonnable. En souscrivant au principe de « non-préjudice », le président Hassan Sheikh a soutenu une position qui pourrait conférer aux États en aval un droit de veto sur les projets en amont, risquant ainsi de priver l’Éthiopie et d’autres pays de la partie supérieure du Nil de leur droit à exploiter leurs propres ressources. La situation est encore compliquée par l’implication du président du régime érythréen, Isaias Afwerki. En rejoignant ce front contre l’Éthiopie, l’Érythrée, mandataire de longue date de l’Égypte et son « cheval de Troie », a adopté la même position intransigeante sur les questions relatives à l’eau du Nil. Bien que l’Érythrée soit partiellement située dans le bassin du Nil, son adhésion à la clause stricte de « non-préjudice » du Caire et aux revendications historiques sur l’eau la prive de ses propres droits futurs sur le Nil et de son droit à développer des infrastructures hydrauliques au sein du bassin. En soutenant cette position, l’Érythrée fait passer les intérêts égyptiens avant les siens, ce qui montre qu’Asmara continue de jouer son rôle de mandataire contre l’Éthiopie, malgré le coût que cela représente pour ses intérêts économiques. Le moment choisi pour cet soutien témoigne d’un mépris notable à l’égard du consensus régional plus large. Le sommet d’El-Alamein s’est tenu alors que six pays du bassin du Nil ont mis en œuvre l’Accord-cadre de coopération (CFA), un cadre juridique moderne et équitable. Le CFA remplace les répartitions obsolètes datant de l’époque coloniale, dans le but d’assurer une distribution plus juste des ressources en eau. En s’alignant sur cette position extérieure, les présidents Hassan Sheikh et Isaias se sont écartés de la majorité des pays du bassin du Nil, sapant ainsi un accord africain collectif visant à soutenir le contrôle historique de l’Égypte sur les ressources en eau du Nil. L’ironie de cette exigence stricte de « notification préalable et de consensus » réside dans les actions passées de l’Égypte. Le Caire a construit d’importantes infrastructures hydrauliques le long du Nil, notamment plusieurs grands barrages et projets, sans consentement préalable ni consultation de l’Éthiopie ou d’autres pays riverains en amont. L’accord de 1959 sur les eaux du Nil, conclu entre l’Égypte et le Soudan, répartissait l’intégralité des eaux du Nil entre ces deux pays, ne laissant aucune part aux pays situés en amont, d’où provient pourtant la majeure partie de ces eaux. En exigeant l’autorisation des États riverains en amont pour construire des infrastructures, tout en considérant ses propres projets comme intouchables, l’Égypte vise à s’imposer comme l’autorité unique sur le Nil, plutôt que comme un partenaire. De plus, la tentative de la déclaration de nier l’intérêt légitime de l’Éthiopie dans la sécurité de la mer Rouge fait abstraction à la fois de la réalité géographique et de l’histoire régionale complexe. Le statut d’État enclavé de l’Éthiopie n’était pas une donnée historique immuable, mais le résultat d’un processus de transition anticonstitutionnel entre 1991 et 1993, au cours duquel un gouvernement intérimaire de tutelle a outrepassé son mandat constitutionnel en autorisant la sécession sans vote parlementaire national ni en garantissant des droits d’accès maritime contraignants en vertu du droit international. Malgré ces anomalies historiques, l’Éthiopie reste un pilier économique et démographique incontournable de la Corne de l’Afrique. Présenter une nation de plus de 135 millions d’habitants comme un acteur extérieur à la gouvernance de la mer Rouge revient à ignorer les dynamiques fondamentales de sécurité de la région. Derrière les courtoisies diplomatiques et les sourires affichés à New El-Alamein se cache une stratégie qui manque de vision à long terme. En soutenant un bloc qui vise à restreindre les droits de l’Éthiopie en matière d’eau et sa sécurité maritime, le président Hassan Sheikh Mohamud trahit son voisin. Cette action sape la coopération régionale en matière de sécurité qui soutient la construction de l’État somalien depuis des décennies. Une paix durable dans la Corne de l’Afrique ne peut se fonder sur des tactiques d’endiguement, mais sur le respect des sacrifices historiques et la reconnaissance des droits équitables de toutes les nations à leurs ressources naturelles communes.
La semaine de la détermination stratégique de l'Éthiopie : intégration, dialogue national et programme ambitieux de compensation concernant le Nil
Oct 5, 2026 236
Par la redaction Le 5 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie a clôturé la semaine par une série d'événements qui ont mis en évidence son rôle de plus en plus affirmé dans l'orientation de l'avenir politique, économique et stratégique de la Corne de l'Afrique, de la région de la mer Rouge et du bassin du Nil. Qu'il s'agisse de faire progresser l'intégration économique régionale, de mettre en œuvre son « dialogue national » tant attendu ou de lancer une évaluation officielle des pertes économiques liées aux projets sur le Nil bloqués par l'Égypte, l'Éthiopie a fait preuve d'une détermination croissante à poursuivre son développement, à rechercher un consensus national et à défendre ce qu'elle considère comme ses intérêts légitimes en matière de ressources hydriques et au niveau régional. Au cours de cette semaine, l'Éthiopie a également pris des mesures diplomatiques fermes à l'encontre de l'Érythrée et de l'Égypte, tout en continuant à mettre l'accent sur la coexistence pacifique, la stabilité régionale et la coopération. Intégration régionale : l’Éthiopie regarde au-delà de ses frontières La participation du Premier ministre Abiy Ahmed à la cérémonie d’inauguration des travaux de la raffinerie de pétrole de Lamu, au Kenya, un projet de plusieurs milliards de dollars, a mis en évidence la volonté constante de l’Éthiopie de renforcer l’intégration économique régionale. La raffinerie, soutenue par le groupe Dangote, devrait constituer un atout majeur pour les infrastructures énergétiques de l’Afrique de l’Est. Située le long du corridor stratégique Lamu Port-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), cette installation est conçue pour traiter du pétrole brut et fournir des produits pétroliers raffinés — notamment de l’essence, du diesel et du kérosène — aux marchés régionaux. S'exprimant lors de la cérémonie à laquelle ont assisté des chefs d'État et de gouvernement africains, l'industriel Aliko Dangote, des ministres, des ambassadeurs et d'autres dignitaires, le Premier ministre Abiy a déclaré que ce projet offrirait à l'Éthiopie une source régionale supplémentaire de produits pétroliers raffinés, tout en créant de nouvelles opportunités en matière de commerce et d'investissement. Depuis des années, les économies africaines restent fortement dépendantes des carburants raffinés hors du continent, ce qui les expose aux perturbations des marchés mondiaux et à la volatilité des prix. Alors que les villes africaines s’étendent et que la demande industrielle augmente, Abiy a souligné l’importance de développer des capacités de raffinage plus proches des consommateurs africains et de mettre en place des systèmes d’approvisionnement régionaux plus résilients. « La raffinerie de Lamu offre un moyen de modifier cet équilibre », a-t-il déclaré, soulignant que le projet permettrait de rapprocher les capacités de raffinage des marchés régionaux. L'importance stratégique du projet va au-delà de la production de carburant. Son emplacement le long du corridor LAPSSET pourrait renforcer les liens entre les centres de production, les réseaux de transport et les marchés régionaux, favorisant ainsi l'intégration des économies d'Afrique de l'Est. Selon le groupe Dangote, la raffinerie de pétrole de Lamu au Kenya, d’un coût de 16 milliards de dollars US et d’une capacité prévue de 700 000 barils par jour, représente une avancée majeure dans la dynamique d’industrialisation de l’Afrique. Pour l’Éthiopie, ce projet revêt une portée plus large : les infrastructures régionales sont de plus en plus considérées non seulement comme un atout national, mais aussi comme le fondement d’une croissance économique partagée et d’une plus grande résilience régionale. Le dialogue national entre dans une nouvelle phase Au niveau national, le dialogue national éthiopien est passé de la phase de délibération à celle de mise en œuvre. La Commission éthiopienne du dialogue national (ENDC) a officiellement remis la liste consolidée de ses points à l’ordre du jour et de ses recommandations à la Chambre des représentants du peuple, au gouvernement fédéral et aux gouvernements régionaux, en présence du Premier ministre Abiy Ahmed. Ce transfert marque une transition cruciale : on passe désormais d’une phase de consultation nationale et de recherche de consensus à une phase d’examen institutionnel et de mise en œuvre des recommandations. Le Premier ministre Abiy a déclaré avoir assisté et supervisé la cérémonie officielle de transfert, qu’il a qualifiée d’étape importante dans le processus de dialogue national du pays. Le président de la Commission nationale pour le dialogue et la réconciliation (ENDC), le professeur Mesfin Araya, a déclaré que ce processus démontrait que les Éthiopiens étaient capables d’engager un dialogue civilisé, de surmonter leurs divergences et de parvenir à un consensus autour de préoccupations nationales communes. Créée en vertu de la proclamation n° 1265/2021, la Commission avait pour mandat de contribuer à résoudre les griefs et les différends historiques de longue date par le biais d’un processus national inclusif, pacifique et structuré. La Commission a mené des consultations dans les douze États régionaux d’Éthiopie ainsi que dans les deux administrations municipales d’Addis-Abeba et de Dire Dawa, recueillant plus de 2 000 propositions d’ordre du jour émanant des citoyens. Le Dialogue national est ensuite parvenu à un consensus sur ses huit piliers thématiques avant que les points à l’ordre du jour et les recommandations ne soient harmonisés et consolidés. Le défi ne consiste plus simplement à parvenir à un consensus, mais à traduire ce consensus en actions institutionnelles concrètes. Cette évolution intervient alors que l’Éthiopie entre dans une nouvelle phase politique, suite à la clôture de la 7e élection législative et à la mise en place des conseils régionaux et municipaux nouvellement élus. Les conseils régionaux ont achevé la formation de leurs gouvernements et élu leurs administrateurs en chef, jetant ainsi les bases institutionnelles de la prochaine phase de gouvernance. L'initiative audacieuse de l'Éthiopie concernant le Nil : évaluation du coût d'un développement entravé L'événement le plus marquant de la semaine concernant le Nil est peut-être venu du ministère de l'Eau et de l'Énergie. L'Éthiopie a mis en place un comité national chargé d'évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées aux projets hydrauliques qui, selon le pays, ont été « bloqués ou entravés par les Égyptiens ». Dans une interview exclusive accordée à l’ENA, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a déclaré que la commission avait à ce jour recensé plus de 22 projets de développement, dont le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), qui, selon l’Éthiopie, ont été entravés par l’Égypte. « Nous avons mis en place une commission nationale. Et en tant que commission, nous avons recensé plus de 22 projets qui ont été bloqués ou entravés par les Égyptiens, y compris le projet GERD », a déclaré le ministre. La commission rassemble actuellement des éléments de preuve et examine le bien-fondé des éventuelles demandes d’indemnisation de l’Éthiopie. Selon M. Habtamu, cette évaluation fait intervenir des experts, d’anciens ministres, des conseillers et des juristes qui examinent l’ampleur des pertes alléguées, des opportunités manquées et les approches possibles pour y remédier. « Nous sommes déjà en train de rassembler les éléments de preuve », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Éthiopie avait répertorié les projets auxquels l’Égypte se serait opposée, notamment le GERD. Cette initiative ajoute une nouvelle dimension à la position de longue date de l’Éthiopie concernant l’utilisation équitable et le développement du bassin du Nil. Plutôt que de limiter le débat à la construction et à l’exploitation de barrages individuels, l’Éthiopie cherche désormais à quantifier ce qu’elle considère comme les coûts économiques et de développement plus larges liés à des décennies de restrictions sur son utilisation des eaux du Nil. La création de ce comité pourrait donc marquer le début d’un effort éthiopien plus structuré visant à placer la dimension économique de la politique du Nil au centre des discussions futures. Un front diplomatique plus ferme L’Éthiopie a également adopté cette semaine des mesures diplomatiques d’une fermeté inhabituelle. Le ministère des Affaires étrangères a annoncé la fermeture de l’ambassade d’Éthiopie à Asmara et a déclaré 10 diplomates érythréens persona non grata, leur ordonnant de quitter l’Éthiopie dans les 48 heures. Le ministère a déclaré que cette décision faisait suite à ce qu’il a qualifié d’actes d’hostilité et de belligérance, directs et indirects, de la part de l’Érythrée à l’encontre de l’Éthiopie, notamment des activités qui, selon lui, constituaient une menace pour la sécurité nationale et violaient les principes régissant les relations diplomatiques. Malgré ces mesures, l’Éthiopie a réaffirmé qu’elle attachait une grande importance aux liens historiques, culturels et entre les peuples des deux pays et qu’elle restait attachée à la coexistence pacifique, à la stabilité régionale et à l’intégration. Par ailleurs, l’Éthiopie a déclaré persona non grata un membre du personnel diplomatique égyptien et lui a ordonné de quitter le pays dans les 48 heures. Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a précisé que cette décision avait été prise conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, le cadre international régissant les relations entre États. Ces deux mesures diplomatiques concernant respectivement l’Érythrée et l’Égypte s’inscrivent dans le contexte d’une diplomatie régionale et nilotique de plus en plus affirmée de la part de l’Éthiopie. Pour autant, Addis-Abeba a continué à fonder son approche globale sur le règlement pacifique des différends, l’égalité souveraine, la coopération régionale et la stabilité à long terme dans la Corne de l’Afrique. Aspect culturel Des centaines de milliers de personnes ont célébré la Hora Finfinnee, qui s'inscrit dans le cadre du festival annuel d'action de grâce Irreechaa, à Addis-Abeba, rassemblant des dizaines de milliers de personnes pour une manifestation haute en couleur de la culture, des traditions et de l'unité oromo. Vêtus de costumes traditionnels colorés, des habitants de différentes régions d'Éthiopie se sont rassemblés samedi matin à l'occasion de la Hora Finfinnee pour célébrer l'Irreechaa, une cérémonie traditionnelle d'action de grâce oromo qui a lieu à la fin de la saison des pluies et au début de la saison des récoltes. Le lendemain, l'Irreechaa Hora Arsedi, la fête d'action de grâce des Oromos, a été célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu, attirant une foule nombreuse au bord du lac et dans les lieux de rassemblement publics de la ville. La célébration de cette année a réuni divers segments de la société, notamment des Aba Gadas et des Hadha Sinqes, ainsi que des représentants culturels et communautaires. Une semaine qui annonce une orientation plus large Pris dans leur ensemble, les événements de la semaine révèlent un pays qui avance simultanément sur plusieurs fronts stratégiques. Sur le plan économique, l’Éthiopie renforce son intégration régionale et cherche à tisser des liens plus étroits avec les réseaux émergents d’infrastructures et d’énergie de l’Afrique de l’Est. Sur le plan politique, le Dialogue national est entré dans sa phase la plus décisive, les recommandations issues de la consultation nationale étant désormais transmises aux institutions chargées de leur mise en œuvre. Concernant le Nil, l’Éthiopie a introduit une nouvelle dimension potentielle dans le différend de longue date avec l’Égypte en mettant en place un mécanisme officiel destiné à évaluer les pertes économiques alléguées et les opportunités de développement manquées. Sur le plan diplomatique, Addis-Abeba a démontré sa volonté de prendre des mesures fermes lorsqu’elle estime que sa sécurité nationale et ses intérêts souverains sont menacés, tout en affirmant que la coexistence pacifique et la coopération régionale restent sa voie de prédilection. Alors que l’Éthiopie s’apprête à former un nouveau gouvernement fédéral à la suite de la 7e élection législative, ces développements laissent entrevoir une orientation stratégique plus large : une intégration économique accrue, des institutions nationales plus solides, une approche plus affirmée concernant les intérêts de l’Éthiopie en matière d’eau et de développement, ainsi qu’un effort résolu pour façonner l’avenir de la Corne de l’Afrique en s’appuyant sur une confiance renforcée. Cette semaine a donc été bien plus qu’une simple succession d’événements politiques et économiques isolés. Elle a donné un aperçu de la nouvelle posture de l’Éthiopie, qui consiste à s’engager dans la coopération lorsque celle-ci sert le développement, à forger un consensus au niveau national, à défendre ses intérêts stratégiques et à chercher à faire entendre davantage sa voix dans les affaires de la région.