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L’UA et l’ONU renouvellent leur partenariat stratégique en faveur de la paix, du développement et de la réforme du système mondial.
May 13, 2026 69
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - L’Union africaine et les Nations Unies ont renouvelé leur partenariat stratégique, considéré comme un pilier essentiel pour la promotion de la paix et de la sécurité, des droits humains et du développement durable. Les deux organisations ont également promis d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi que de l’Agenda 2030 des Nations Unies. Cet engagement a été réaffirmé lors de la 10e Conférence annuelle Union africaine–Nations Unies, organisée au siège de l’UA à Addis-Abeba et coprésidée par Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA, et António Guterres, secrétaire général de l’ONU. Les deux responsables ont exprimé leurs inquiétudes face à l’augmentation des défis mondiaux et continentaux, notamment les conflits armés, les crises humanitaires, la pauvreté et les inégalités, le changement climatique ainsi que l’érosion du respect du droit international. Renforcement du partenariat UA-ONU Les deux parties ont examiné les avancées réalisées dans le cadre des principaux mécanismes conjoints concernant la paix et la sécurité, le développement durable et les droits humains, saluant l’amélioration de la coordination institutionnelle et des mécanismes de redevabilité. Elles ont également souligné l’importance du Dialogue stratégique de haut niveau ainsi que des plateformes interinstitutionnelles pour renforcer davantage la coopération. L’adoption de la résolution 79/329 de l’Assemblée générale des Nations Unies a été saluée comme une avancée majeure pour renforcer la place centrale de l’Afrique au sein du système onusien. Paix et sécurité : accent sur les zones de crise La conférence a mis en avant l’importance des solutions politiques et d’un financement durable pour les opérations de soutien à la paix dirigées par l’UA, notamment à travers l’application de la résolution 2719 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les dirigeants ont évoqué les crises en cours dans la région des Grands Lacs, la Corne de l’Afrique, le Sahel et le Soudan, appelant à renforcer les efforts diplomatiques ainsi qu’au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États. Concernant l’est de la République démocratique du Congo, les deux institutions ont insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu durable et se sont engagées à soutenir les efforts de médiation conduits par l’UA, ainsi que les initiatives régionales et internationales menées à Doha et Washington. Concernant le Soudan, le communiqué a appelé à un dialogue intersoudanais inclusif ainsi qu’à une action internationale coordonnée afin de mettre un terme au conflit et d’éviter toute propagation régionale. Dans la Corne de l’Afrique, l’accent a été mis sur l’application complète des accords de paix et une mise en garde contre l’escalade des tensions interétatiques a été exprimée. Pour le Sahel, le soutien aux efforts de lutte contre le terrorisme a été renouvelé et les récentes attaques au Mali ont été condamnées. Stabilité économique et pressions internationales L’Union africaine et l’ONU ont également averti que l’instabilité mondiale, notamment les conflits au Moyen-Orient, accentue l’insécurité alimentaire, la hausse des prix des carburants, l’inflation ainsi que les pressions liées à la dette en Afrique. Elles se sont engagées à porter ces préoccupations devant des instances internationales comme le G20 et le G7, soulignant la nécessité de réponses mondiales coordonnées. Développement durable et réforme financière Les deux institutions se sont félicitées des progrès accomplis dans l’harmonisation de l’Agenda 2063 avec l’Agenda 2030, notamment grâce à de nouveaux outils numériques permettant de suivre la mise en œuvre et de renforcer la coopération. Elles ont appelé à une réforme urgente du système financier international afin de répondre aux besoins de développement de l’Afrique, particulièrement concernant les coûts d’emprunt élevés, la vulnérabilité à la dette et les flux financiers illicites. Le communiqué a également insisté sur les principaux moteurs de croissance, notamment le développement des infrastructures, la transition énergétique, la transformation numérique, l’emploi des jeunes, l’égalité entre les sexes ainsi que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Droits humains et gouvernance Les dirigeants ont réaffirmé le rôle central des droits humains dans la consolidation de la paix et le développement, saluant les progrès récents réalisés concernant les instruments africains relatifs aux droits humains, notamment les efforts visant à mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles. Ils ont également renforcé leur coopération concernant le respect des droits humains dans les opérations de paix ainsi que dans les mécanismes de responsabilisation. Eau, climat et thème africain pour 2026 La conférence a mis en avant le thème africain pour 2026, consacré à la sécurité de l’eau et à l’assainissement, en le reliant aux priorités internationales avant la Conférence des Nations Unies sur l’eau prévue en 2026. Les participants se sont engagés à accroître les investissements dans les infrastructures hydrauliques, la résilience climatique et les systèmes d’alerte précoce, tout en reconnaissant l’eau comme une ressource stratégique pour le développement. Ils ont également salué l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies d’une déclaration historique reconnaissant l’esclavage et l’esclavage racial comme des crimes contre l’humanité. Migration, santé et coopération humanitaire Le communiqué a insisté sur un renforcement de la coopération concernant la gouvernance migratoire, la protection des réfugiés et la lutte contre la traite des êtres humains. Les deux parties se sont aussi engagées à rendre opérationnelle l’Agence africaine des affaires humanitaires et à renforcer les réponses face aux déplacements forcés et aux crises humanitaires. Les efforts conjoints dans les domaines de la santé publique, de la lutte contre le trafic de stupéfiants et de l’accès aux médicaments essentiels ont également été consolidés. Un multilatéralisme renforcé Les deux parties ont réaffirmé que le partenariat entre l’UA et l’ONU représente un modèle de multilatéralisme efficace, fondé sur la responsabilité partagée, la solidarité et la coopération internationale. Elles se sont engagées à approfondir leur coordination au-delà de 2026 grâce à une feuille de route commune harmonisant les niveaux continental et mondial.
Le Premier ministre Abiy Ahmed met en avant « un héritage commun et un avenir partagé » à l’occasion du 80e anniversaire des relations entre l’Éthiopie et l’ONU.
May 13, 2026 62
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué la relation historique entre l’Éthiopie et les Nations Unies, décrivant ce partenariat comme « un héritage commun tourné vers un avenir fondé sur la paix et la coexistence ». Pour célébrer les 80 ans de l’ONU, l’Éthiopie a dévoilé une série spéciale de timbres commémoratifs placée sous le thème « Vivre ensemble en paix ». Ces timbres retracent les grandes étapes de la coopération entre l’Éthiopie et les Nations Unies, tout en mettant en valeur le rôle majeur joué par le pays dans la diplomatie internationale et les missions mondiales de maintien de la paix. Au cours de la cérémonie officielle de lancement, le Premier ministre a expliqué que cette collection de quatre timbres rend hommage à plusieurs moments historiques marquants, notamment la participation de l’Éthiopie à la signature de la Charte des Nations Unies à San Francisco en 1945, son engagement dans les opérations de paix au Congo ainsi que l’accueil de la première session du Conseil de sécurité de l’ONU organisée sur le continent africain. Il a également indiqué que ces timbres seront diffusés dans 192 pays grâce au réseau de l’Union postale universelle, constituant ainsi un symbole durable d’un héritage partagé entre les peuples et les générations. Le Premier ministre Abiy a par ailleurs adressé ses remerciements au Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, ainsi qu’à son équipe, pour leur contribution continue à la promotion de la paix, du développement et des droits humains dans un contexte international particulièrement complexe. « L’ONU continue d’exister parce que les nations choisissent encore le dialogue plutôt que la division », a-t-il affirmé. Le premier ministre a en outre réitéré l’attachement de l’Éthiopie au multilatéralisme, à la coopération internationale et à la coexistence pacifique. Cette initiative commémorative souligne une nouvelle fois la place importante de l’Éthiopie en tant que partenaire stratégique des Nations Unies dans les efforts mondiaux en faveur de la paix et de la coopération internationale.
Comment l'Éthiopie et la France construisent un avenir fondé sur l’innovation, et la coopération.
May 13, 2026 98
Par Henok Tadele Le Premier ministre Abiy Ahmed a officiellement accueilli mercredi le président français Emmanuel Macron au Palais national, site emblématique, alors que le chef d’État français débutait sa nouvelle visite officielle en Éthiopie, symbole du renforcement constant des relations entre les deux pays. En partageant des images de la cérémonie d’accueil au Palais national, le Premier ministre Abiy a indiqué sur les réseaux sociaux qu’il avait officiellement reçu le président Macron, dont cette récente visite illustre l’intérêt stratégique grandissant de la France pour l’Éthiopie ainsi que pour toute la région de la Corne de l’Afrique. Les deux dirigeants se sont ensuite rendus au Musée des sciences d’Éthiopie, où les échanges ont porté sur l’innovation, la technologie et les futures perspectives de coopération. Dans une autre publication diffusée sur les réseaux sociaux après cette visite, le Premier ministre Abiy a affirmé que l’Éthiopie et la France « avancaient vers l’avenir », qualifiant la visite du Musée des sciences de reflet de l’engagement commun des deux pays en faveur de l’innovation et du progrès technologique. En recevant le président Macron pour sa troisième visite officielle en Éthiopie, le Premier ministre Abiy a déclaré que l’amitié entre la France et l’Éthiopie « parlait d’elle-même », soulignant que les relations bilatérales continuaient à se renforcer. Au-delà des cérémonies officielles, cette visite a conduit à des résultats diplomatiques tangibles. Les deux dirigeants ont tenu des discussions bilatérales approfondies au Palais national, abordant de nombreuses questions d’intérêt commun. Parmi les principaux accords signés figure un prêt de 54,6 millions d’euros destiné au programme éthiopien pour les énergies renouvelables, intégrées et durables ainsi que pour la numérisation, qui devrait appuyer la transition énergétique verte et le programme national de transformation numérique. D’autres accords de coopération ont aussi été conclus, renforçant les partenariats dans les domaines du développement durable, de l’énergie et de la modernisation technologique. La récente visite de Macron intervient à une période où les relations entre l’Éthiopie et la France connaissent une dynamique remarquable dans les domaines politique, économique, culturel et du développement. Les relations entre les deux pays remontent au XIXe siècle, lorsque l’Éthiopie et la France ont signé le Traité d’amitié et de commerce en 1843. Des relations diplomatiques officielles ont été établies en 1897 après des accords conclus entre l’empereur Ménélik II et le représentant français Léonce Lagarde. Cette même année a également marqué le début de la construction de la ligne ferroviaire historique Djibouti-Addis-Abeba, l’un des premiers grands partenariats d’infrastructures entre l’Éthiopie et la France. La France a ensuite ouvert sa légation diplomatique à Addis-Abeba en 1907 sur un terrain accordé par l’empereur Ménélik II. Tout au long du XXe siècle, la coopération s’est élargie au développement des infrastructures, aux réformes juridiques, à l’éducation, à l’administration et aux échanges culturels. L’une des étapes les plus importantes est survenue en 1966, lorsque l’ancien président français Charles de Gaulle s’est rendu à Addis-Abeba, conduisant à la signature d’une convention culturelle encore appliquée aujourd’hui. Les relations sont entrées dans une nouvelle phase en 2018, après l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy. Sa visite à Paris plus tard cette année-là a ouvert un nouveau chapitre des relations bilatérales, suivie par la visite d’État de Macron en Éthiopie en 2019, durant laquelle les deux pays ont signé des accords concernant la préservation du patrimoine, la sécurité et le développement des infrastructures. Les relations diplomatiques se sont poursuivies au cours des années suivantes. En 2023, les ministres français et allemand des Affaires étrangères se sont rendus à Addis-Abeba afin de soutenir le processus de paix en Éthiopie après le conflit dans le nord du pays. Abiy s’est également rendu à Paris cette même année, renforçant davantage le dialogue entre les deux gouvernements. Cette dynamique s’est poursuivie en 2024 lorsque le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est rendu en Éthiopie. Macron est ensuite revenu à Addis-Abeba en décembre de la même année pour l’inauguration du Palais national restauré, rénové avec le soutien de la France puis transformé en musée. La visite du Premier ministre Abiy en France en mai 2025 et l’organisation par la France d’un forum sur l’investissement Europe-Éthiopie plus tard dans l’année ont encore démontré l’importance stratégique croissante de ce partenariat. La coopération économique est devenue l’un des piliers majeurs des relations entre l’Éthiopie et la France. Ce partenariat demeure particulièrement actif dans les secteurs de l’aérospatiale, de l’énergie, des infrastructures et de l’industrie manufacturière. Selon des sources diplomatiques, les échanges bilatéraux ont atteint 812,6 millions d’euros en 2024, faisant de l’Éthiopie l’un des principaux partenaires commerciaux de la France en Afrique de l’Est. Le secteur aéronautique reste particulièrement important, Airbus fournissant des appareils à Ethiopian Airlines. Les investissements français se sont aussi étendus à la logistique, à l’agriculture, à l’énergie, aux infrastructures ainsi qu’aux services numériques. La Chambre de commerce franco-éthiopienne continue de jouer un rôle important dans le renforcement des partenariats commerciaux entre les entreprises des deux pays. La coopération dans le domaine des énergies renouvelables demeure un autre axe essentiel d’engagement. La France a auparavant soutenu l’Éthiopie à travers le développement du parc éolien d’Ashegoda, l’un des principaux projets éoliens du pays et symbole du renforcement de la coopération en matière de développement durable. Les liens culturels restent également très solides. L’Alliance française d’Addis-Abeba et l’Alliance française de Dire Dawa poursuivent la promotion de l’enseignement de la langue française ainsi que des échanges culturels à travers des expositions, des programmes linguistiques, des concerts et des projections cinématographiques. La France a également soutenu les industries créatives éthiopiennes grâce à des initiatives telles que le Habesha Creative Lab, qui accompagne les jeunes innovateurs et entrepreneurs éthiopiens dans le développement de leur potentiel créatif. La récente visite du président Macron dépasse le simple cadre de la tradition diplomatique. Elle symbolise un partenariat de plus en plus tourné vers l’innovation, le développement durable, l’investissement et les perspectives d’avenir. Alors que l’Éthiopie poursuit ses réformes économiques et sa transformation technologique, son partenariat grandissant avec la France semble destiné à jouer un rôle toujours plus important dans la construction de cet avenir.
La Police fédérale et le Conseil interreligieux d'Éthiopie ont signé un protocole d'accord pour la consolidation de la paix.
May 13, 2026 112
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - La Police fédérale éthiopienne et le Conseil interreligieux d'Éthiopie ont conclu un protocole d’accord visant à renforcer leur coopération en faveur de la paix et de la stabilité dans le pays. L’accord a été signé à Addis-Abeba par Demelash Gebremichael et Tagay Tadele. À l'occasion, le commissaire général Demelash a souligné que ce partenariat permettra de consolider la collaboration entre les deux institutions et de contribuer à la prévention des conflits ainsi qu’au maintien de l’ordre public. De son côté, Tagay Tadele a indiqué que cet accord représente une étape importante pour les efforts de consolidation de la paix, affirmant l’engagement du Conseil interreligieux à assurer sa mise en œuvre effective.
Éthiopie et la France ont conclu un accord de financement concessionnel de 54,6 millions d’euros destiné à moderniser le réseau électrique national.
May 13, 2026 108
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la France ont signé un accord de prêt concessionnel de 54,6 millions d’euros destiné à numériser et moderniser le réseau national de transport d’électricité éthiopien. Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, et le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, ont signé l’accord aujourd’hui à Addis-Abeba. L’accord a été signé mercredi à Addis-Abeba par Ahmed Shide et Jean-Noël Barrot. Soutenu par le Trésor français, ce projet vise à renforcer les infrastructures énergétiques de l’Éthiopie grâce à des solutions numériques avancées. Selon l’ambassade de France, la mise en œuvre sera assurée par GE Vernova France et RTE International, en partenariat avec Ethiopian Electric Power. Le programme prévoit notamment l’automatisation des sous-stations électriques, l’amélioration de la gestion du réseau national ainsi que le renforcement des capacités techniques et de maintenance au Centre national de contrôle du réseau. Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme RISED, une initiative de 270 millions d’euros relevant de la stratégie européenne « Global Gateway », destinée à accompagner la transition énergétique et numérique de l’Éthiopie. Les autorités estiment que le projet permettra à plus de quatre millions de personnes d’accéder à l’électricité, tout en réduisant significativement les coupures de courant et les émissions de carbone grâce à la modernisation des infrastructures existantes.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 36467
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie. L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes. Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain. L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie. Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan. Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie. Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
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Politique
L’UA et l’ONU renouvellent leur partenariat stratégique en faveur de la paix, du développement et de la réforme du système mondial.
May 13, 2026 69
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - L’Union africaine et les Nations Unies ont renouvelé leur partenariat stratégique, considéré comme un pilier essentiel pour la promotion de la paix et de la sécurité, des droits humains et du développement durable. Les deux organisations ont également promis d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi que de l’Agenda 2030 des Nations Unies. Cet engagement a été réaffirmé lors de la 10e Conférence annuelle Union africaine–Nations Unies, organisée au siège de l’UA à Addis-Abeba et coprésidée par Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA, et António Guterres, secrétaire général de l’ONU. Les deux responsables ont exprimé leurs inquiétudes face à l’augmentation des défis mondiaux et continentaux, notamment les conflits armés, les crises humanitaires, la pauvreté et les inégalités, le changement climatique ainsi que l’érosion du respect du droit international. Renforcement du partenariat UA-ONU Les deux parties ont examiné les avancées réalisées dans le cadre des principaux mécanismes conjoints concernant la paix et la sécurité, le développement durable et les droits humains, saluant l’amélioration de la coordination institutionnelle et des mécanismes de redevabilité. Elles ont également souligné l’importance du Dialogue stratégique de haut niveau ainsi que des plateformes interinstitutionnelles pour renforcer davantage la coopération. L’adoption de la résolution 79/329 de l’Assemblée générale des Nations Unies a été saluée comme une avancée majeure pour renforcer la place centrale de l’Afrique au sein du système onusien. Paix et sécurité : accent sur les zones de crise La conférence a mis en avant l’importance des solutions politiques et d’un financement durable pour les opérations de soutien à la paix dirigées par l’UA, notamment à travers l’application de la résolution 2719 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les dirigeants ont évoqué les crises en cours dans la région des Grands Lacs, la Corne de l’Afrique, le Sahel et le Soudan, appelant à renforcer les efforts diplomatiques ainsi qu’au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États. Concernant l’est de la République démocratique du Congo, les deux institutions ont insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu durable et se sont engagées à soutenir les efforts de médiation conduits par l’UA, ainsi que les initiatives régionales et internationales menées à Doha et Washington. Concernant le Soudan, le communiqué a appelé à un dialogue intersoudanais inclusif ainsi qu’à une action internationale coordonnée afin de mettre un terme au conflit et d’éviter toute propagation régionale. Dans la Corne de l’Afrique, l’accent a été mis sur l’application complète des accords de paix et une mise en garde contre l’escalade des tensions interétatiques a été exprimée. Pour le Sahel, le soutien aux efforts de lutte contre le terrorisme a été renouvelé et les récentes attaques au Mali ont été condamnées. Stabilité économique et pressions internationales L’Union africaine et l’ONU ont également averti que l’instabilité mondiale, notamment les conflits au Moyen-Orient, accentue l’insécurité alimentaire, la hausse des prix des carburants, l’inflation ainsi que les pressions liées à la dette en Afrique. Elles se sont engagées à porter ces préoccupations devant des instances internationales comme le G20 et le G7, soulignant la nécessité de réponses mondiales coordonnées. Développement durable et réforme financière Les deux institutions se sont félicitées des progrès accomplis dans l’harmonisation de l’Agenda 2063 avec l’Agenda 2030, notamment grâce à de nouveaux outils numériques permettant de suivre la mise en œuvre et de renforcer la coopération. Elles ont appelé à une réforme urgente du système financier international afin de répondre aux besoins de développement de l’Afrique, particulièrement concernant les coûts d’emprunt élevés, la vulnérabilité à la dette et les flux financiers illicites. Le communiqué a également insisté sur les principaux moteurs de croissance, notamment le développement des infrastructures, la transition énergétique, la transformation numérique, l’emploi des jeunes, l’égalité entre les sexes ainsi que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Droits humains et gouvernance Les dirigeants ont réaffirmé le rôle central des droits humains dans la consolidation de la paix et le développement, saluant les progrès récents réalisés concernant les instruments africains relatifs aux droits humains, notamment les efforts visant à mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles. Ils ont également renforcé leur coopération concernant le respect des droits humains dans les opérations de paix ainsi que dans les mécanismes de responsabilisation. Eau, climat et thème africain pour 2026 La conférence a mis en avant le thème africain pour 2026, consacré à la sécurité de l’eau et à l’assainissement, en le reliant aux priorités internationales avant la Conférence des Nations Unies sur l’eau prévue en 2026. Les participants se sont engagés à accroître les investissements dans les infrastructures hydrauliques, la résilience climatique et les systèmes d’alerte précoce, tout en reconnaissant l’eau comme une ressource stratégique pour le développement. Ils ont également salué l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies d’une déclaration historique reconnaissant l’esclavage et l’esclavage racial comme des crimes contre l’humanité. Migration, santé et coopération humanitaire Le communiqué a insisté sur un renforcement de la coopération concernant la gouvernance migratoire, la protection des réfugiés et la lutte contre la traite des êtres humains. Les deux parties se sont aussi engagées à rendre opérationnelle l’Agence africaine des affaires humanitaires et à renforcer les réponses face aux déplacements forcés et aux crises humanitaires. Les efforts conjoints dans les domaines de la santé publique, de la lutte contre le trafic de stupéfiants et de l’accès aux médicaments essentiels ont également été consolidés. Un multilatéralisme renforcé Les deux parties ont réaffirmé que le partenariat entre l’UA et l’ONU représente un modèle de multilatéralisme efficace, fondé sur la responsabilité partagée, la solidarité et la coopération internationale. Elles se sont engagées à approfondir leur coordination au-delà de 2026 grâce à une feuille de route commune harmonisant les niveaux continental et mondial.
Le Premier ministre Abiy Ahmed met en avant « un héritage commun et un avenir partagé » à l’occasion du 80e anniversaire des relations entre l’Éthiopie et l’ONU.
May 13, 2026 62
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué la relation historique entre l’Éthiopie et les Nations Unies, décrivant ce partenariat comme « un héritage commun tourné vers un avenir fondé sur la paix et la coexistence ». Pour célébrer les 80 ans de l’ONU, l’Éthiopie a dévoilé une série spéciale de timbres commémoratifs placée sous le thème « Vivre ensemble en paix ». Ces timbres retracent les grandes étapes de la coopération entre l’Éthiopie et les Nations Unies, tout en mettant en valeur le rôle majeur joué par le pays dans la diplomatie internationale et les missions mondiales de maintien de la paix. Au cours de la cérémonie officielle de lancement, le Premier ministre a expliqué que cette collection de quatre timbres rend hommage à plusieurs moments historiques marquants, notamment la participation de l’Éthiopie à la signature de la Charte des Nations Unies à San Francisco en 1945, son engagement dans les opérations de paix au Congo ainsi que l’accueil de la première session du Conseil de sécurité de l’ONU organisée sur le continent africain. Il a également indiqué que ces timbres seront diffusés dans 192 pays grâce au réseau de l’Union postale universelle, constituant ainsi un symbole durable d’un héritage partagé entre les peuples et les générations. Le Premier ministre Abiy a par ailleurs adressé ses remerciements au Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, ainsi qu’à son équipe, pour leur contribution continue à la promotion de la paix, du développement et des droits humains dans un contexte international particulièrement complexe. « L’ONU continue d’exister parce que les nations choisissent encore le dialogue plutôt que la division », a-t-il affirmé. Le premier ministre a en outre réitéré l’attachement de l’Éthiopie au multilatéralisme, à la coopération internationale et à la coexistence pacifique. Cette initiative commémorative souligne une nouvelle fois la place importante de l’Éthiopie en tant que partenaire stratégique des Nations Unies dans les efforts mondiaux en faveur de la paix et de la coopération internationale.
Comment l'Éthiopie et la France construisent un avenir fondé sur l’innovation, et la coopération.
May 13, 2026 98
Par Henok Tadele Le Premier ministre Abiy Ahmed a officiellement accueilli mercredi le président français Emmanuel Macron au Palais national, site emblématique, alors que le chef d’État français débutait sa nouvelle visite officielle en Éthiopie, symbole du renforcement constant des relations entre les deux pays. En partageant des images de la cérémonie d’accueil au Palais national, le Premier ministre Abiy a indiqué sur les réseaux sociaux qu’il avait officiellement reçu le président Macron, dont cette récente visite illustre l’intérêt stratégique grandissant de la France pour l’Éthiopie ainsi que pour toute la région de la Corne de l’Afrique. Les deux dirigeants se sont ensuite rendus au Musée des sciences d’Éthiopie, où les échanges ont porté sur l’innovation, la technologie et les futures perspectives de coopération. Dans une autre publication diffusée sur les réseaux sociaux après cette visite, le Premier ministre Abiy a affirmé que l’Éthiopie et la France « avancaient vers l’avenir », qualifiant la visite du Musée des sciences de reflet de l’engagement commun des deux pays en faveur de l’innovation et du progrès technologique. En recevant le président Macron pour sa troisième visite officielle en Éthiopie, le Premier ministre Abiy a déclaré que l’amitié entre la France et l’Éthiopie « parlait d’elle-même », soulignant que les relations bilatérales continuaient à se renforcer. Au-delà des cérémonies officielles, cette visite a conduit à des résultats diplomatiques tangibles. Les deux dirigeants ont tenu des discussions bilatérales approfondies au Palais national, abordant de nombreuses questions d’intérêt commun. Parmi les principaux accords signés figure un prêt de 54,6 millions d’euros destiné au programme éthiopien pour les énergies renouvelables, intégrées et durables ainsi que pour la numérisation, qui devrait appuyer la transition énergétique verte et le programme national de transformation numérique. D’autres accords de coopération ont aussi été conclus, renforçant les partenariats dans les domaines du développement durable, de l’énergie et de la modernisation technologique. La récente visite de Macron intervient à une période où les relations entre l’Éthiopie et la France connaissent une dynamique remarquable dans les domaines politique, économique, culturel et du développement. Les relations entre les deux pays remontent au XIXe siècle, lorsque l’Éthiopie et la France ont signé le Traité d’amitié et de commerce en 1843. Des relations diplomatiques officielles ont été établies en 1897 après des accords conclus entre l’empereur Ménélik II et le représentant français Léonce Lagarde. Cette même année a également marqué le début de la construction de la ligne ferroviaire historique Djibouti-Addis-Abeba, l’un des premiers grands partenariats d’infrastructures entre l’Éthiopie et la France. La France a ensuite ouvert sa légation diplomatique à Addis-Abeba en 1907 sur un terrain accordé par l’empereur Ménélik II. Tout au long du XXe siècle, la coopération s’est élargie au développement des infrastructures, aux réformes juridiques, à l’éducation, à l’administration et aux échanges culturels. L’une des étapes les plus importantes est survenue en 1966, lorsque l’ancien président français Charles de Gaulle s’est rendu à Addis-Abeba, conduisant à la signature d’une convention culturelle encore appliquée aujourd’hui. Les relations sont entrées dans une nouvelle phase en 2018, après l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy. Sa visite à Paris plus tard cette année-là a ouvert un nouveau chapitre des relations bilatérales, suivie par la visite d’État de Macron en Éthiopie en 2019, durant laquelle les deux pays ont signé des accords concernant la préservation du patrimoine, la sécurité et le développement des infrastructures. Les relations diplomatiques se sont poursuivies au cours des années suivantes. En 2023, les ministres français et allemand des Affaires étrangères se sont rendus à Addis-Abeba afin de soutenir le processus de paix en Éthiopie après le conflit dans le nord du pays. Abiy s’est également rendu à Paris cette même année, renforçant davantage le dialogue entre les deux gouvernements. Cette dynamique s’est poursuivie en 2024 lorsque le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est rendu en Éthiopie. Macron est ensuite revenu à Addis-Abeba en décembre de la même année pour l’inauguration du Palais national restauré, rénové avec le soutien de la France puis transformé en musée. La visite du Premier ministre Abiy en France en mai 2025 et l’organisation par la France d’un forum sur l’investissement Europe-Éthiopie plus tard dans l’année ont encore démontré l’importance stratégique croissante de ce partenariat. La coopération économique est devenue l’un des piliers majeurs des relations entre l’Éthiopie et la France. Ce partenariat demeure particulièrement actif dans les secteurs de l’aérospatiale, de l’énergie, des infrastructures et de l’industrie manufacturière. Selon des sources diplomatiques, les échanges bilatéraux ont atteint 812,6 millions d’euros en 2024, faisant de l’Éthiopie l’un des principaux partenaires commerciaux de la France en Afrique de l’Est. Le secteur aéronautique reste particulièrement important, Airbus fournissant des appareils à Ethiopian Airlines. Les investissements français se sont aussi étendus à la logistique, à l’agriculture, à l’énergie, aux infrastructures ainsi qu’aux services numériques. La Chambre de commerce franco-éthiopienne continue de jouer un rôle important dans le renforcement des partenariats commerciaux entre les entreprises des deux pays. La coopération dans le domaine des énergies renouvelables demeure un autre axe essentiel d’engagement. La France a auparavant soutenu l’Éthiopie à travers le développement du parc éolien d’Ashegoda, l’un des principaux projets éoliens du pays et symbole du renforcement de la coopération en matière de développement durable. Les liens culturels restent également très solides. L’Alliance française d’Addis-Abeba et l’Alliance française de Dire Dawa poursuivent la promotion de l’enseignement de la langue française ainsi que des échanges culturels à travers des expositions, des programmes linguistiques, des concerts et des projections cinématographiques. La France a également soutenu les industries créatives éthiopiennes grâce à des initiatives telles que le Habesha Creative Lab, qui accompagne les jeunes innovateurs et entrepreneurs éthiopiens dans le développement de leur potentiel créatif. La récente visite du président Macron dépasse le simple cadre de la tradition diplomatique. Elle symbolise un partenariat de plus en plus tourné vers l’innovation, le développement durable, l’investissement et les perspectives d’avenir. Alors que l’Éthiopie poursuit ses réformes économiques et sa transformation technologique, son partenariat grandissant avec la France semble destiné à jouer un rôle toujours plus important dans la construction de cet avenir.
L’Éthiopie et la France consolident leur partenariat après des accords signés par Abiy Ahmed et Emmanuel Macron sur l’énergie et les technologies.
May 13, 2026 146
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed et le président Emmanuel Macron ont tenu des entretiens bilatéraux approfondis au Palais national à Addis-Abeba, avant de superviser la signature de plusieurs accords stratégiques dans les domaines de l’énergie renouvelable, de la numérisation et des infrastructures. Parmi les engagements conclus figure un financement de 54,6 millions d’euros destiné au Programme d’énergie renouvelable intégrée et durable et de transformation numérique, visant à accompagner la transition énergétique verte et le développement technologique de l’Éthiopie. Les deux pays ont également adopté un nouveau cadre de coopération et une feuille de route pour un partenariat public-privé consacré à un projet géothermique de 150 MW. Cette initiative ambitionne d’accélérer le développement des énergies renouvelables en Éthiopie tout en favorisant l’investissement privé dans le secteur géothermique. Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a salué des accords qui illustrent « le renforcement continu du partenariat entre l’Éthiopie et la France », soulignant leur volonté commune de promouvoir une croissance durable et une coopération économique renforcée. Ces discussions confirment l’approfondissement des relations franco-éthiopiennes, notamment dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les technologies et les infrastructures.
Le président français Emmanuel Macron arrive à Addis-Abeba pour une visite officielle
May 13, 2026 272
Addis Ababa le 13 mai,2026 (ENA) Le président français Emmanuel Macron est arrivé à Addis-Abeba, en Éthiopie, en début d’après-midi pour une visite officielle visant à renforcer les relations bilatérales. À son arrivée à l’aéroport international de Bole, M. Macron a été chaleureusement accueilli par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui lui a souhaité la bienvenue dans un message publié sur les réseaux sociaux. « Mon frère Emmanuel Macron, président de la République française, c'est toujours un plaisir de vous accueillir à nouveau en Éthiopie. À l'occasion de votre troisième visite officielle, l'amitié de la France envers notre nation parle d'elle-même. Alors que nous nous apprêtons à avoir des discussions fructueuses, une chose est certaine : les liens qui unissent l'Éthiopie et la France ne font que se renforcer », a écrit Abiy. Cette visite marque le troisième déplacement officiel de Macron en Éthiopie, soulignant l'engagement diplomatique continu entre les deux pays. Les discussions devraient porter principalement sur le renforcement de la coopération dans des domaines tels que le développement, la stabilité régionale, les investissements et les échanges culturels. L'arrivée du dirigeant français met en évidence l'expansion continue des relations entre l'Éthiopie et la France, à un moment où les deux pays cherchent à approfondir leur collaboration sur les priorités économiques et géopolitiques dans la région.
Le ministre des Affaires étrangères Gedion et le secrétaire d'État Rubio se sont entretenus pour renforcer les liens stratégiques entre les États-Unis et l'Éthiopie
May 12, 2026 570
Addis Ababa le 12 mai,2026 (ENA) Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, s’est entretenu avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio dans le but de renforcer davantage les relations bilatérales de longue date entre l’Éthiopie et les États-Unis, tout en abordant des questions régionales d’intérêt commun. Au cours de cette rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à s’appuyer sur les solides fondements de leur coopération et à faire progresser un partenariat stratégique plus étroit entre les deux nations. Cette initiative diplomatique fait suite à la signature récente, à Washington, D.C., du cadre du dialogue bilatéral structuré (BSD), un mécanisme destiné à orienter la coopération future dans trois domaines clés : la prospérité économique par le commerce et l'investissement, la collaboration en matière de défense et de sécurité, ainsi que la paix et la stabilité régionales. Allison Hooker, qui a officialisé l'accord aux côtés de Gedion, a déclaré que ce cadre visait à redynamiser les relations entre les deux pays. « Ce document renouvelle et renforce les relations entre les deux pays », a déclaré Mme Hooker. Il a ajouté que ce dialogue jouerait un rôle essentiel dans l'expansion de l'engagement commercial des États-Unis à travers l'Afrique, tout en jetant les bases d'une future coopération diplomatique. « Il est déterminant pour élargir l'accès commercial des États-Unis à l'Afrique tout en préparant le terrain pour de futurs engagements », a-t-elle souligné.
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, arrive à Addis-Abeba
May 12, 2026 355
Addis Ababa le 12 mai,2026 (ENA) Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, est arrivé mardi soir à Addis-Abeba. À son arrivée à l'aéroport international Bole d'Addis-Abeba, M. Guterres a été chaleureusement accueilli par le vice-Premier ministre éthiopien, Temesgen Tiruneh. Dans un message publié sur son compte officiel X, M. Temesgen a souhaité la bienvenue au chef de l'ONU, décrivant l'Éthiopie comme la « terre des origines » et Addis-Abeba comme « le cœur diplomatique dynamique de l'Afrique ». « Monsieur le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, bienvenue en Éthiopie, la Terre des origines, et à Addis-Abeba, le cœur diplomatique dynamique de l’Afrique », a écrit Temesgen. Le vice-Premier ministre a déclaré que la visite de M. Guterres intervenait à un moment crucial pour l’Éthiopie, alors que le pays traverse une période de profonde transformation. « À ce moment charnière de l’histoire de notre nation, alors que l’Éthiopie s’engage avec détermination et renouveau dans une transformation profonde, votre présence revêt une importance qui dépasse le simple cadre d’une cérémonie », a-t-il déclaré. M. Temesgen a ajouté que cette visite renforçait l’engagement de l’Éthiopie en faveur de la coopération multilatérale et de la diplomatie. « Elle affirme notre engagement commun en faveur du multilatéralisme, du dialogue et d’un avenir façonné par la coopération et un objectif commun », a-t-il déclaré. Il a également exprimé l’espoir que le séjour du secrétaire général de l’ONU en Éthiopie soit à la fois productif et mémorable. « Puisse votre séjour parmi nous être non seulement fructueux sur le plan diplomatique, mais aussi profondément mémorable, imprégné de l’esprit, de l’histoire et de la dignité immuable de la Terre des origines », a-t-il ajouté. Addis-Abeba est une plaque tournante diplomatique majeure en Afrique et abrite les sièges de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. La visite de M. Guterres devrait inclure des rencontres diplomatiques de haut niveau.
La volonté de l'Éthiopie d'accéder à la mer Rouge est une nécessité économique, et non un appel à la guerre : selon un expert israélien en résolution des conflits
May 12, 2026 422
Addis Ababa le 12 mai,2026 (ENA) « La volonté de l’Éthiopie d’accéder à la mer Rouge répond à une nécessité économique, et non à une volonté de guerre », a écrit Shmuel Legesse, un expert israélien en résolution des conflits, dans le Jerusalem Post. Dans un article d'opinion intitulé « La mer Rouge, Assab et la possibilité d'une nouvelle vision de la Corne de l'Afrique », cet expert en résolution des conflits souligne que la volonté de l'Éthiopie d'accéder à la mer via le port d'Assab trouve son origine dans une nécessité économique et une question de survie stratégique, plutôt que dans un expansionnisme militaire. D'un point de vue historique, l'expert a expliqué qu'Assab n'était pas simplement un territoire adjacent. La ville était profondément intégrée à l'infrastructure économique nationale de l'Éthiopie. « À la fin du XIXe siècle, sous l’empereur Ménélik II, l’Éthiopie s’est engagée dans une modernisation et une ouverture internationale qui reposaient largement sur des couloirs maritimes sécurisés. » Il a noté que « bien que les interventions coloniales italiennes aient par la suite compliqué l’administration territoriale, le lien politique et pratique de longue date de l’Éthiopie avec l’accès à la mer Rouge est resté au cœur du développement de l’État. « Assab a constitué pendant des décennies l’une des principales artères maritimes de l’Éthiopie, indispensable au commerce, à la sécurité et à la croissance nationale. » D’un point de vue juridique, il a expliqué que « la souveraineté de l’Érythrée, reconnue au niveau international depuis 1993, doit être prise en compte. Le droit international reconnaît le résultat du référendum sur l’indépendance de l’Érythrée et la séparation politique officielle qui s’en est suivie. » Cependant, M. Legesse a souligné que « le droit international n’est pas statique et n’interdit pas non plus les cadres négociés qui s’adaptent à l’évolution des besoins régionaux ». Partout dans le monde, les ports, les corridors et les zones de transit stratégiques ont été régis par des accords de location à long terme, des modèles de souveraineté partagée, des unions économiques et des traités internationaux conçus pour préserver la paix tout en tenant compte des réalités géopolitiques concrètes. Cela signifie, a-t-il déclaré, que « l’avenir maritime de l’Éthiopie ne doit pas dépendre uniquement d’interprétations rigides des frontières actuelles, ni d’une confrontation militaire. Il peut et doit être recherché par le biais d’une diplomatie légale, d’un accès négocié, de modèles de confédération régionale ou d’accords de gouvernance partagée ». Pour Legesse, auteur d’un ouvrage à paraître intitulé « Moral Diplomacy for a Broken World », l’accès à la mer n’est pas un luxe pour l’Éthiopie. C’est une nécessité stratégique. L'expert israélien a souligné qu'« aucune grande nation de l'envergure démographique et de l'importance régionale de l'Éthiopie ne peut dépendre indéfiniment et de manière durable des gouvernements voisins pour assurer sa souveraineté maritime sans s'exposer à une instabilité stratégique à long terme ». Il a désigné Assab comme un port d’importance historique pour l’Éthiopie. Tout en reconnaissant la souveraineté de l’Érythrée depuis son indépendance en 1993, Legesse a déclaré que le droit international autorisait des accords négociés pouvant répondre à l’évolution des réalités régionales, notamment des contrats de location à long terme ou des modèles de gestion portuaire partagée. Il a en outre proposé des cadres de coopération régionale plus larges, comprenant des confédérations économiques, des projets communs de développement maritime et d’éventuels accords fédéraux impliquant le Somaliland. « L’avenir exige donc une imagination audacieuse, mais pacifique », a-t-il écrit. « Plutôt que de considérer l’Éthiopie et l’Érythrée comme définitivement en froid, les dirigeants régionaux devraient envisager des possibilités plus larges. » Legesse a appelé les puissances occidentales à soutenir les initiatives régionales pacifiques visant à préserver les routes commerciales de la mer Rouge et à renforcer la sécurité régionale. « La quête légitime de l’Éthiopie pour un accès significatif à la mer Rouge n’est pas seulement une question nationale », a-t-il noté. « C’est une question d’importance stratégique internationale plus large. » En conclusion, l’expert en résolution des conflits a souligné les liens historiques durables entre Éthiopiens et Érythréens. Selon M. Legesse, des générations d’intégration sociale et culturelle continuent de façonner les perceptions de nombreux Éthiopiens et Érythréens malgré la séparation politique. « Même aujourd’hui, de nombreux Éthiopiens continuent de considérer les Érythréens non pas comme des étrangers permanents, mais comme des proches profondément liés dont la séparation était politique, et non civilisationnelle », a-t-il déclaré. « Les frontières peuvent diviser les gouvernements, mais elles n’effacent pas des générations d’identité partagée. »
Politique
L’UA et l’ONU renouvellent leur partenariat stratégique en faveur de la paix, du développement et de la réforme du système mondial.
May 13, 2026 69
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - L’Union africaine et les Nations Unies ont renouvelé leur partenariat stratégique, considéré comme un pilier essentiel pour la promotion de la paix et de la sécurité, des droits humains et du développement durable. Les deux organisations ont également promis d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi que de l’Agenda 2030 des Nations Unies. Cet engagement a été réaffirmé lors de la 10e Conférence annuelle Union africaine–Nations Unies, organisée au siège de l’UA à Addis-Abeba et coprésidée par Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA, et António Guterres, secrétaire général de l’ONU. Les deux responsables ont exprimé leurs inquiétudes face à l’augmentation des défis mondiaux et continentaux, notamment les conflits armés, les crises humanitaires, la pauvreté et les inégalités, le changement climatique ainsi que l’érosion du respect du droit international. Renforcement du partenariat UA-ONU Les deux parties ont examiné les avancées réalisées dans le cadre des principaux mécanismes conjoints concernant la paix et la sécurité, le développement durable et les droits humains, saluant l’amélioration de la coordination institutionnelle et des mécanismes de redevabilité. Elles ont également souligné l’importance du Dialogue stratégique de haut niveau ainsi que des plateformes interinstitutionnelles pour renforcer davantage la coopération. L’adoption de la résolution 79/329 de l’Assemblée générale des Nations Unies a été saluée comme une avancée majeure pour renforcer la place centrale de l’Afrique au sein du système onusien. Paix et sécurité : accent sur les zones de crise La conférence a mis en avant l’importance des solutions politiques et d’un financement durable pour les opérations de soutien à la paix dirigées par l’UA, notamment à travers l’application de la résolution 2719 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les dirigeants ont évoqué les crises en cours dans la région des Grands Lacs, la Corne de l’Afrique, le Sahel et le Soudan, appelant à renforcer les efforts diplomatiques ainsi qu’au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États. Concernant l’est de la République démocratique du Congo, les deux institutions ont insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu durable et se sont engagées à soutenir les efforts de médiation conduits par l’UA, ainsi que les initiatives régionales et internationales menées à Doha et Washington. Concernant le Soudan, le communiqué a appelé à un dialogue intersoudanais inclusif ainsi qu’à une action internationale coordonnée afin de mettre un terme au conflit et d’éviter toute propagation régionale. Dans la Corne de l’Afrique, l’accent a été mis sur l’application complète des accords de paix et une mise en garde contre l’escalade des tensions interétatiques a été exprimée. Pour le Sahel, le soutien aux efforts de lutte contre le terrorisme a été renouvelé et les récentes attaques au Mali ont été condamnées. Stabilité économique et pressions internationales L’Union africaine et l’ONU ont également averti que l’instabilité mondiale, notamment les conflits au Moyen-Orient, accentue l’insécurité alimentaire, la hausse des prix des carburants, l’inflation ainsi que les pressions liées à la dette en Afrique. Elles se sont engagées à porter ces préoccupations devant des instances internationales comme le G20 et le G7, soulignant la nécessité de réponses mondiales coordonnées. Développement durable et réforme financière Les deux institutions se sont félicitées des progrès accomplis dans l’harmonisation de l’Agenda 2063 avec l’Agenda 2030, notamment grâce à de nouveaux outils numériques permettant de suivre la mise en œuvre et de renforcer la coopération. Elles ont appelé à une réforme urgente du système financier international afin de répondre aux besoins de développement de l’Afrique, particulièrement concernant les coûts d’emprunt élevés, la vulnérabilité à la dette et les flux financiers illicites. Le communiqué a également insisté sur les principaux moteurs de croissance, notamment le développement des infrastructures, la transition énergétique, la transformation numérique, l’emploi des jeunes, l’égalité entre les sexes ainsi que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Droits humains et gouvernance Les dirigeants ont réaffirmé le rôle central des droits humains dans la consolidation de la paix et le développement, saluant les progrès récents réalisés concernant les instruments africains relatifs aux droits humains, notamment les efforts visant à mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles. Ils ont également renforcé leur coopération concernant le respect des droits humains dans les opérations de paix ainsi que dans les mécanismes de responsabilisation. Eau, climat et thème africain pour 2026 La conférence a mis en avant le thème africain pour 2026, consacré à la sécurité de l’eau et à l’assainissement, en le reliant aux priorités internationales avant la Conférence des Nations Unies sur l’eau prévue en 2026. Les participants se sont engagés à accroître les investissements dans les infrastructures hydrauliques, la résilience climatique et les systèmes d’alerte précoce, tout en reconnaissant l’eau comme une ressource stratégique pour le développement. Ils ont également salué l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies d’une déclaration historique reconnaissant l’esclavage et l’esclavage racial comme des crimes contre l’humanité. Migration, santé et coopération humanitaire Le communiqué a insisté sur un renforcement de la coopération concernant la gouvernance migratoire, la protection des réfugiés et la lutte contre la traite des êtres humains. Les deux parties se sont aussi engagées à rendre opérationnelle l’Agence africaine des affaires humanitaires et à renforcer les réponses face aux déplacements forcés et aux crises humanitaires. Les efforts conjoints dans les domaines de la santé publique, de la lutte contre le trafic de stupéfiants et de l’accès aux médicaments essentiels ont également été consolidés. Un multilatéralisme renforcé Les deux parties ont réaffirmé que le partenariat entre l’UA et l’ONU représente un modèle de multilatéralisme efficace, fondé sur la responsabilité partagée, la solidarité et la coopération internationale. Elles se sont engagées à approfondir leur coordination au-delà de 2026 grâce à une feuille de route commune harmonisant les niveaux continental et mondial.
Le Premier ministre Abiy Ahmed met en avant « un héritage commun et un avenir partagé » à l’occasion du 80e anniversaire des relations entre l’Éthiopie et l’ONU.
May 13, 2026 62
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué la relation historique entre l’Éthiopie et les Nations Unies, décrivant ce partenariat comme « un héritage commun tourné vers un avenir fondé sur la paix et la coexistence ». Pour célébrer les 80 ans de l’ONU, l’Éthiopie a dévoilé une série spéciale de timbres commémoratifs placée sous le thème « Vivre ensemble en paix ». Ces timbres retracent les grandes étapes de la coopération entre l’Éthiopie et les Nations Unies, tout en mettant en valeur le rôle majeur joué par le pays dans la diplomatie internationale et les missions mondiales de maintien de la paix. Au cours de la cérémonie officielle de lancement, le Premier ministre a expliqué que cette collection de quatre timbres rend hommage à plusieurs moments historiques marquants, notamment la participation de l’Éthiopie à la signature de la Charte des Nations Unies à San Francisco en 1945, son engagement dans les opérations de paix au Congo ainsi que l’accueil de la première session du Conseil de sécurité de l’ONU organisée sur le continent africain. Il a également indiqué que ces timbres seront diffusés dans 192 pays grâce au réseau de l’Union postale universelle, constituant ainsi un symbole durable d’un héritage partagé entre les peuples et les générations. Le Premier ministre Abiy a par ailleurs adressé ses remerciements au Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, ainsi qu’à son équipe, pour leur contribution continue à la promotion de la paix, du développement et des droits humains dans un contexte international particulièrement complexe. « L’ONU continue d’exister parce que les nations choisissent encore le dialogue plutôt que la division », a-t-il affirmé. Le premier ministre a en outre réitéré l’attachement de l’Éthiopie au multilatéralisme, à la coopération internationale et à la coexistence pacifique. Cette initiative commémorative souligne une nouvelle fois la place importante de l’Éthiopie en tant que partenaire stratégique des Nations Unies dans les efforts mondiaux en faveur de la paix et de la coopération internationale.
Comment l'Éthiopie et la France construisent un avenir fondé sur l’innovation, et la coopération.
May 13, 2026 98
Par Henok Tadele Le Premier ministre Abiy Ahmed a officiellement accueilli mercredi le président français Emmanuel Macron au Palais national, site emblématique, alors que le chef d’État français débutait sa nouvelle visite officielle en Éthiopie, symbole du renforcement constant des relations entre les deux pays. En partageant des images de la cérémonie d’accueil au Palais national, le Premier ministre Abiy a indiqué sur les réseaux sociaux qu’il avait officiellement reçu le président Macron, dont cette récente visite illustre l’intérêt stratégique grandissant de la France pour l’Éthiopie ainsi que pour toute la région de la Corne de l’Afrique. Les deux dirigeants se sont ensuite rendus au Musée des sciences d’Éthiopie, où les échanges ont porté sur l’innovation, la technologie et les futures perspectives de coopération. Dans une autre publication diffusée sur les réseaux sociaux après cette visite, le Premier ministre Abiy a affirmé que l’Éthiopie et la France « avancaient vers l’avenir », qualifiant la visite du Musée des sciences de reflet de l’engagement commun des deux pays en faveur de l’innovation et du progrès technologique. En recevant le président Macron pour sa troisième visite officielle en Éthiopie, le Premier ministre Abiy a déclaré que l’amitié entre la France et l’Éthiopie « parlait d’elle-même », soulignant que les relations bilatérales continuaient à se renforcer. Au-delà des cérémonies officielles, cette visite a conduit à des résultats diplomatiques tangibles. Les deux dirigeants ont tenu des discussions bilatérales approfondies au Palais national, abordant de nombreuses questions d’intérêt commun. Parmi les principaux accords signés figure un prêt de 54,6 millions d’euros destiné au programme éthiopien pour les énergies renouvelables, intégrées et durables ainsi que pour la numérisation, qui devrait appuyer la transition énergétique verte et le programme national de transformation numérique. D’autres accords de coopération ont aussi été conclus, renforçant les partenariats dans les domaines du développement durable, de l’énergie et de la modernisation technologique. La récente visite de Macron intervient à une période où les relations entre l’Éthiopie et la France connaissent une dynamique remarquable dans les domaines politique, économique, culturel et du développement. Les relations entre les deux pays remontent au XIXe siècle, lorsque l’Éthiopie et la France ont signé le Traité d’amitié et de commerce en 1843. Des relations diplomatiques officielles ont été établies en 1897 après des accords conclus entre l’empereur Ménélik II et le représentant français Léonce Lagarde. Cette même année a également marqué le début de la construction de la ligne ferroviaire historique Djibouti-Addis-Abeba, l’un des premiers grands partenariats d’infrastructures entre l’Éthiopie et la France. La France a ensuite ouvert sa légation diplomatique à Addis-Abeba en 1907 sur un terrain accordé par l’empereur Ménélik II. Tout au long du XXe siècle, la coopération s’est élargie au développement des infrastructures, aux réformes juridiques, à l’éducation, à l’administration et aux échanges culturels. L’une des étapes les plus importantes est survenue en 1966, lorsque l’ancien président français Charles de Gaulle s’est rendu à Addis-Abeba, conduisant à la signature d’une convention culturelle encore appliquée aujourd’hui. Les relations sont entrées dans une nouvelle phase en 2018, après l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy. Sa visite à Paris plus tard cette année-là a ouvert un nouveau chapitre des relations bilatérales, suivie par la visite d’État de Macron en Éthiopie en 2019, durant laquelle les deux pays ont signé des accords concernant la préservation du patrimoine, la sécurité et le développement des infrastructures. Les relations diplomatiques se sont poursuivies au cours des années suivantes. En 2023, les ministres français et allemand des Affaires étrangères se sont rendus à Addis-Abeba afin de soutenir le processus de paix en Éthiopie après le conflit dans le nord du pays. Abiy s’est également rendu à Paris cette même année, renforçant davantage le dialogue entre les deux gouvernements. Cette dynamique s’est poursuivie en 2024 lorsque le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est rendu en Éthiopie. Macron est ensuite revenu à Addis-Abeba en décembre de la même année pour l’inauguration du Palais national restauré, rénové avec le soutien de la France puis transformé en musée. La visite du Premier ministre Abiy en France en mai 2025 et l’organisation par la France d’un forum sur l’investissement Europe-Éthiopie plus tard dans l’année ont encore démontré l’importance stratégique croissante de ce partenariat. La coopération économique est devenue l’un des piliers majeurs des relations entre l’Éthiopie et la France. Ce partenariat demeure particulièrement actif dans les secteurs de l’aérospatiale, de l’énergie, des infrastructures et de l’industrie manufacturière. Selon des sources diplomatiques, les échanges bilatéraux ont atteint 812,6 millions d’euros en 2024, faisant de l’Éthiopie l’un des principaux partenaires commerciaux de la France en Afrique de l’Est. Le secteur aéronautique reste particulièrement important, Airbus fournissant des appareils à Ethiopian Airlines. Les investissements français se sont aussi étendus à la logistique, à l’agriculture, à l’énergie, aux infrastructures ainsi qu’aux services numériques. La Chambre de commerce franco-éthiopienne continue de jouer un rôle important dans le renforcement des partenariats commerciaux entre les entreprises des deux pays. La coopération dans le domaine des énergies renouvelables demeure un autre axe essentiel d’engagement. La France a auparavant soutenu l’Éthiopie à travers le développement du parc éolien d’Ashegoda, l’un des principaux projets éoliens du pays et symbole du renforcement de la coopération en matière de développement durable. Les liens culturels restent également très solides. L’Alliance française d’Addis-Abeba et l’Alliance française de Dire Dawa poursuivent la promotion de l’enseignement de la langue française ainsi que des échanges culturels à travers des expositions, des programmes linguistiques, des concerts et des projections cinématographiques. La France a également soutenu les industries créatives éthiopiennes grâce à des initiatives telles que le Habesha Creative Lab, qui accompagne les jeunes innovateurs et entrepreneurs éthiopiens dans le développement de leur potentiel créatif. La récente visite du président Macron dépasse le simple cadre de la tradition diplomatique. Elle symbolise un partenariat de plus en plus tourné vers l’innovation, le développement durable, l’investissement et les perspectives d’avenir. Alors que l’Éthiopie poursuit ses réformes économiques et sa transformation technologique, son partenariat grandissant avec la France semble destiné à jouer un rôle toujours plus important dans la construction de cet avenir.
L’Éthiopie et la France consolident leur partenariat après des accords signés par Abiy Ahmed et Emmanuel Macron sur l’énergie et les technologies.
May 13, 2026 146
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed et le président Emmanuel Macron ont tenu des entretiens bilatéraux approfondis au Palais national à Addis-Abeba, avant de superviser la signature de plusieurs accords stratégiques dans les domaines de l’énergie renouvelable, de la numérisation et des infrastructures. Parmi les engagements conclus figure un financement de 54,6 millions d’euros destiné au Programme d’énergie renouvelable intégrée et durable et de transformation numérique, visant à accompagner la transition énergétique verte et le développement technologique de l’Éthiopie. Les deux pays ont également adopté un nouveau cadre de coopération et une feuille de route pour un partenariat public-privé consacré à un projet géothermique de 150 MW. Cette initiative ambitionne d’accélérer le développement des énergies renouvelables en Éthiopie tout en favorisant l’investissement privé dans le secteur géothermique. Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a salué des accords qui illustrent « le renforcement continu du partenariat entre l’Éthiopie et la France », soulignant leur volonté commune de promouvoir une croissance durable et une coopération économique renforcée. Ces discussions confirment l’approfondissement des relations franco-éthiopiennes, notamment dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les technologies et les infrastructures.
Le président français Emmanuel Macron arrive à Addis-Abeba pour une visite officielle
May 13, 2026 272
Addis Ababa le 13 mai,2026 (ENA) Le président français Emmanuel Macron est arrivé à Addis-Abeba, en Éthiopie, en début d’après-midi pour une visite officielle visant à renforcer les relations bilatérales. À son arrivée à l’aéroport international de Bole, M. Macron a été chaleureusement accueilli par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui lui a souhaité la bienvenue dans un message publié sur les réseaux sociaux. « Mon frère Emmanuel Macron, président de la République française, c'est toujours un plaisir de vous accueillir à nouveau en Éthiopie. À l'occasion de votre troisième visite officielle, l'amitié de la France envers notre nation parle d'elle-même. Alors que nous nous apprêtons à avoir des discussions fructueuses, une chose est certaine : les liens qui unissent l'Éthiopie et la France ne font que se renforcer », a écrit Abiy. Cette visite marque le troisième déplacement officiel de Macron en Éthiopie, soulignant l'engagement diplomatique continu entre les deux pays. Les discussions devraient porter principalement sur le renforcement de la coopération dans des domaines tels que le développement, la stabilité régionale, les investissements et les échanges culturels. L'arrivée du dirigeant français met en évidence l'expansion continue des relations entre l'Éthiopie et la France, à un moment où les deux pays cherchent à approfondir leur collaboration sur les priorités économiques et géopolitiques dans la région.
Le ministre des Affaires étrangères Gedion et le secrétaire d'État Rubio se sont entretenus pour renforcer les liens stratégiques entre les États-Unis et l'Éthiopie
May 12, 2026 570
Addis Ababa le 12 mai,2026 (ENA) Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, s’est entretenu avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio dans le but de renforcer davantage les relations bilatérales de longue date entre l’Éthiopie et les États-Unis, tout en abordant des questions régionales d’intérêt commun. Au cours de cette rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à s’appuyer sur les solides fondements de leur coopération et à faire progresser un partenariat stratégique plus étroit entre les deux nations. Cette initiative diplomatique fait suite à la signature récente, à Washington, D.C., du cadre du dialogue bilatéral structuré (BSD), un mécanisme destiné à orienter la coopération future dans trois domaines clés : la prospérité économique par le commerce et l'investissement, la collaboration en matière de défense et de sécurité, ainsi que la paix et la stabilité régionales. Allison Hooker, qui a officialisé l'accord aux côtés de Gedion, a déclaré que ce cadre visait à redynamiser les relations entre les deux pays. « Ce document renouvelle et renforce les relations entre les deux pays », a déclaré Mme Hooker. Il a ajouté que ce dialogue jouerait un rôle essentiel dans l'expansion de l'engagement commercial des États-Unis à travers l'Afrique, tout en jetant les bases d'une future coopération diplomatique. « Il est déterminant pour élargir l'accès commercial des États-Unis à l'Afrique tout en préparant le terrain pour de futurs engagements », a-t-elle souligné.
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, arrive à Addis-Abeba
May 12, 2026 355
Addis Ababa le 12 mai,2026 (ENA) Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, est arrivé mardi soir à Addis-Abeba. À son arrivée à l'aéroport international Bole d'Addis-Abeba, M. Guterres a été chaleureusement accueilli par le vice-Premier ministre éthiopien, Temesgen Tiruneh. Dans un message publié sur son compte officiel X, M. Temesgen a souhaité la bienvenue au chef de l'ONU, décrivant l'Éthiopie comme la « terre des origines » et Addis-Abeba comme « le cœur diplomatique dynamique de l'Afrique ». « Monsieur le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, bienvenue en Éthiopie, la Terre des origines, et à Addis-Abeba, le cœur diplomatique dynamique de l’Afrique », a écrit Temesgen. Le vice-Premier ministre a déclaré que la visite de M. Guterres intervenait à un moment crucial pour l’Éthiopie, alors que le pays traverse une période de profonde transformation. « À ce moment charnière de l’histoire de notre nation, alors que l’Éthiopie s’engage avec détermination et renouveau dans une transformation profonde, votre présence revêt une importance qui dépasse le simple cadre d’une cérémonie », a-t-il déclaré. M. Temesgen a ajouté que cette visite renforçait l’engagement de l’Éthiopie en faveur de la coopération multilatérale et de la diplomatie. « Elle affirme notre engagement commun en faveur du multilatéralisme, du dialogue et d’un avenir façonné par la coopération et un objectif commun », a-t-il déclaré. Il a également exprimé l’espoir que le séjour du secrétaire général de l’ONU en Éthiopie soit à la fois productif et mémorable. « Puisse votre séjour parmi nous être non seulement fructueux sur le plan diplomatique, mais aussi profondément mémorable, imprégné de l’esprit, de l’histoire et de la dignité immuable de la Terre des origines », a-t-il ajouté. Addis-Abeba est une plaque tournante diplomatique majeure en Afrique et abrite les sièges de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. La visite de M. Guterres devrait inclure des rencontres diplomatiques de haut niveau.
La volonté de l'Éthiopie d'accéder à la mer Rouge est une nécessité économique, et non un appel à la guerre : selon un expert israélien en résolution des conflits
May 12, 2026 422
Addis Ababa le 12 mai,2026 (ENA) « La volonté de l’Éthiopie d’accéder à la mer Rouge répond à une nécessité économique, et non à une volonté de guerre », a écrit Shmuel Legesse, un expert israélien en résolution des conflits, dans le Jerusalem Post. Dans un article d'opinion intitulé « La mer Rouge, Assab et la possibilité d'une nouvelle vision de la Corne de l'Afrique », cet expert en résolution des conflits souligne que la volonté de l'Éthiopie d'accéder à la mer via le port d'Assab trouve son origine dans une nécessité économique et une question de survie stratégique, plutôt que dans un expansionnisme militaire. D'un point de vue historique, l'expert a expliqué qu'Assab n'était pas simplement un territoire adjacent. La ville était profondément intégrée à l'infrastructure économique nationale de l'Éthiopie. « À la fin du XIXe siècle, sous l’empereur Ménélik II, l’Éthiopie s’est engagée dans une modernisation et une ouverture internationale qui reposaient largement sur des couloirs maritimes sécurisés. » Il a noté que « bien que les interventions coloniales italiennes aient par la suite compliqué l’administration territoriale, le lien politique et pratique de longue date de l’Éthiopie avec l’accès à la mer Rouge est resté au cœur du développement de l’État. « Assab a constitué pendant des décennies l’une des principales artères maritimes de l’Éthiopie, indispensable au commerce, à la sécurité et à la croissance nationale. » D’un point de vue juridique, il a expliqué que « la souveraineté de l’Érythrée, reconnue au niveau international depuis 1993, doit être prise en compte. Le droit international reconnaît le résultat du référendum sur l’indépendance de l’Érythrée et la séparation politique officielle qui s’en est suivie. » Cependant, M. Legesse a souligné que « le droit international n’est pas statique et n’interdit pas non plus les cadres négociés qui s’adaptent à l’évolution des besoins régionaux ». Partout dans le monde, les ports, les corridors et les zones de transit stratégiques ont été régis par des accords de location à long terme, des modèles de souveraineté partagée, des unions économiques et des traités internationaux conçus pour préserver la paix tout en tenant compte des réalités géopolitiques concrètes. Cela signifie, a-t-il déclaré, que « l’avenir maritime de l’Éthiopie ne doit pas dépendre uniquement d’interprétations rigides des frontières actuelles, ni d’une confrontation militaire. Il peut et doit être recherché par le biais d’une diplomatie légale, d’un accès négocié, de modèles de confédération régionale ou d’accords de gouvernance partagée ». Pour Legesse, auteur d’un ouvrage à paraître intitulé « Moral Diplomacy for a Broken World », l’accès à la mer n’est pas un luxe pour l’Éthiopie. C’est une nécessité stratégique. L'expert israélien a souligné qu'« aucune grande nation de l'envergure démographique et de l'importance régionale de l'Éthiopie ne peut dépendre indéfiniment et de manière durable des gouvernements voisins pour assurer sa souveraineté maritime sans s'exposer à une instabilité stratégique à long terme ». Il a désigné Assab comme un port d’importance historique pour l’Éthiopie. Tout en reconnaissant la souveraineté de l’Érythrée depuis son indépendance en 1993, Legesse a déclaré que le droit international autorisait des accords négociés pouvant répondre à l’évolution des réalités régionales, notamment des contrats de location à long terme ou des modèles de gestion portuaire partagée. Il a en outre proposé des cadres de coopération régionale plus larges, comprenant des confédérations économiques, des projets communs de développement maritime et d’éventuels accords fédéraux impliquant le Somaliland. « L’avenir exige donc une imagination audacieuse, mais pacifique », a-t-il écrit. « Plutôt que de considérer l’Éthiopie et l’Érythrée comme définitivement en froid, les dirigeants régionaux devraient envisager des possibilités plus larges. » Legesse a appelé les puissances occidentales à soutenir les initiatives régionales pacifiques visant à préserver les routes commerciales de la mer Rouge et à renforcer la sécurité régionale. « La quête légitime de l’Éthiopie pour un accès significatif à la mer Rouge n’est pas seulement une question nationale », a-t-il noté. « C’est une question d’importance stratégique internationale plus large. » En conclusion, l’expert en résolution des conflits a souligné les liens historiques durables entre Éthiopiens et Érythréens. Selon M. Legesse, des générations d’intégration sociale et culturelle continuent de façonner les perceptions de nombreux Éthiopiens et Érythréens malgré la séparation politique. « Même aujourd’hui, de nombreux Éthiopiens continuent de considérer les Érythréens non pas comme des étrangers permanents, mais comme des proches profondément liés dont la séparation était politique, et non civilisationnelle », a-t-il déclaré. « Les frontières peuvent diviser les gouvernements, mais elles n’effacent pas des générations d’identité partagée. »
Social
La Police fédérale et le Conseil interreligieux d'Éthiopie ont signé un protocole d'accord pour la consolidation de la paix.
May 13, 2026 112
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - La Police fédérale éthiopienne et le Conseil interreligieux d'Éthiopie ont conclu un protocole d’accord visant à renforcer leur coopération en faveur de la paix et de la stabilité dans le pays. L’accord a été signé à Addis-Abeba par Demelash Gebremichael et Tagay Tadele. À l'occasion, le commissaire général Demelash a souligné que ce partenariat permettra de consolider la collaboration entre les deux institutions et de contribuer à la prévention des conflits ainsi qu’au maintien de l’ordre public. De son côté, Tagay Tadele a indiqué que cet accord représente une étape importante pour les efforts de consolidation de la paix, affirmant l’engagement du Conseil interreligieux à assurer sa mise en œuvre effective.
Un « Nouveau Monde » au Cœur de l’Afrique qui Émerveille les Leaders d'Opinion du Continent
May 12, 2026 333
Addis Ababa le 12 mai,2026 (ENA) La capitale éthiopienne, siège de l’Union Africaine, s'affirme plus que jamais comme la vitrine de la modernité et du renouveau africain. Lors d'entretiens exclusifs accordés à l'Agence de Nouvelles Éthiopienne (ENA) en marge du Grand Sommet des influenceurs (ASMIS 2026), des figures majeures du paysage numérique africain venues du Tchad, de Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Cameroun ont exprimé leur stupéfaction devant la transformation radicale de la métropole et la chaleur exceptionnelle de l'accueil éthiopien. L'influenceuse tchadienne Azza Ahmed Assile, plus connue sous le nom de Zanzoum et suivie par plus de 2 millions d'abonnés sur TikTok, a partagé son enthousiasme lors de sa première visite en Éthiopie. Frappée par l’ampleur des infrastructures et la douceur du climat, elle a livré un témoignage poignant sur sa perception de la ville : « Sincèrement, j’ai trop aimé l’Éthiopie. Au début, je pensais que j’étais à Dubaï, puis je me suis rendu compte que non, je suis bien en Afrique. C’est vraiment un autre monde », a-t-elle confié à l'ENA. Pour Zanzoum, Addis Abeba est la preuve irréfutable que le continent peut atteindre les plus hauts standards de développement mondial. Au-delà de l'esthétique urbaine, les intervenants ont souligné l'importance de l'Éthiopie comme catalyseur pour la jeunesse africaine. Zanzoum a insisté sur le fait que l'exemple éthiopien est un levier majeur pour encourager le « vivre-ensemble » et la « cohabitation pacifique » à l'échelle du continent. Ce sentiment de fierté est partagé par l'Ivoirienne Sarah Messon, qui a qualifié la ville de « magnifique » et a invité ses 11 millions d'abonnés à venir découvrir ce qu'elle appelle le « tourisme vrai ». L'hospitalité éthiopienne, pilier de la culture nationale, a été le fil conducteur de ces échanges. L'humoriste camerounais Moustik Charismatique a souligné que cet accueil, couplé à la qualité des infrastructures, fait d'Addis-Abeba un carrefour où chaque Africain se sent chez lui. Il a noté avec émotion les similitudes culturelles entre l'Éthiopie et l'Afrique centrale, tandis que le Sénégalais Jaaw Ketchum a salué la vision des dirigeants éthiopiens qui ont su bâtir un environnement propice à la collaboration internationale. En accueillant plus de 150 leaders d'opinion africains, l'Éthiopie ne se contente pas de montrer ses gratte-ciel et ses boulevards modernes ; elle transmet un message d'espoir. Le message de la tchadienne Zanzoum à la jeunesse du continent est sans équivoque : « Venez visiter l'Éthiopie, et précisément Addis. » Pour l’élite créative du continent, Addis Abeba n'est plus seulement une capitale diplomatique, c'est le symbole d'une Afrique qui gagne, qui construit et qui accueille le monde avec dignité.
Des influenceurs sénégalais et béninois séduits par le développement des infrastructures à Addis-Abeba.
May 11, 2026 448
Addis Ababa le 11 mai,2026 (ENA) Des influenceurs sénégalais et béninois, qui se sont rendus à Addis-Abeba pour participer au sommet des influenceurs africains réunissant des créateurs de contenu africains, ont partagé leurs impressions à l’Agence de nouvelle éthiopienne que l’Éthiopie est une destination riche en histoires, en opportunités et en expériences encore trop peu connues du reste du continent. Ils ont également salué le développement des infrastructures de la ville, dont le développement des corridors. L’influenceur sénégalais, Jaaw Ketchun, s’est exprimé qu’il est émerveillé par la richesse et la beauté de la ville d’Addis-Abeba. « J’ai été énormément surpris en arrivant ici. Il y a tellement de choses à raconter, tellement d’histoires à partager avec nos communautés », a exprimé l’influenceur sénégalais, JaawKetchun. Ce sommet, qui rassemble des créateurs venus de divers pays africains, a permis de créer des liens entre des participants qui, pour la plupart, ne se connaissaient pas auparavant afin de renforcer l’unité africaine et de favoriser l’amour et la collaboration entre les nations du continent. Pour sa part, l’nflueneur benoise, Regie Boyzzer, a également souligné que l’Éthiopie reste encore sous-représentée dans les contenus médiatiques africains même s’il y beaucoup de richesses a découvrir. « On parle très peu de ce qui se passe ici, alors qu’il y a énormément à découvrir », a-elle expliqué. Parmi les visites marquantes figure celle du Media POA, largement saluée pour son rôle dans la valorisation des récits africains. Comme l’a rappelé l’un des intervenants, il existe suffisamment d’histoires et de talents en Afrique qu’il est urgent de mettre en lumière. L’accueil réservé aux visiteurs a été un autre point fort unanimement reconnu. « Franchement, je ne m’attendais pas à un tel accueil. C’était exceptionnel », témoigne un participant. Cette hospitalité a contribué à créer un sentiment de fraternité, renforçant l’idée d’une Afrique unie. « Dès notre arrivée, on avait l’impression de se connaître depuis toujours. Nous sommes une famille », ont-ils ajouté. Les influenceurs ont également été impressionnés par les infrastructures du pays, qu’ils jugent modernes et prometteusesajoutant que l’Éthiopie possède un potentiel immense, tant sur le plan culturel qu’économique. Selon eux, les créateurs de contenu ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de ces richesses, en travaillant ensemble pour offrir une image plus juste et positive de l’Afrique. Pour les influenceurs, corriger la narration africaine à l’échelle mondiale est au cœur de leurs travaux communs appelant à une collaboration accrue entre influenceurs, ainsi qu’à la création de partenariats solides. « Si nous unissons nos forces, nous irons beaucoup plus loin », affirment-ils, tout en exprimant leur espoir de voir naître de nombreuses opportunités à la suite de ce sommet. Les participants encouragent également les créateurs de contenu à voyager davantage à travers le continent ajoutant qu’il est essentiel de découvrir d’autres cultures africaines, de partager des expériences et de créer du contenu authentique sans attendre d’invitations particulières. Ils insistent sur le fait que les créateurs africains doivent être proactifs et engagés dans la valorisation du continent. En outre, ils ont appelé les autorités africaines afin qu’elles soutiennent davantage les créateurs de contenu y compris un accompagnement financier et logistique pour faciliter les déplacements, ainsi qu’un encadrement du secteur afin de professionnaliser ce métier en pleine expansion. Ils ont également souligné l’importance de lutter contre la désinformation en formant les jeunes créateurs et en les préparant aux exigences du numérique. Enfin, les influenceurs ont tenu à adresser leurs remerciements aux organisateurs et au peuple éthiopien. « Merci à POA et à l’Éthiopie pour cet accueil à bras ouverts. Nous repartons avec des souvenirs inoubliables et une grande motivation pour continuer à promouvoir l’Afrique », ont-ils conclu ajoutant que ce témoignage collectif illustre une dynamique nouvelle : celle d’une Afrique qui se raconte par ses propres voix, avec fierté et ambition.
Des influenceurs africains saluent l’Éthiopie et qualifient l’ASMIS 2026 de plateforme pour l’unité continentale
May 11, 2026 429
Addis Ababa le 11 mai,2026 (ENA) Des créateurs de contenu du Burkina Faso et de la RDC estiment qu’Addis-Abeba et l’ASMIS 2026 renforcent la collaboration africaine, les échanges culturels et les récits numériques positifs Des influenceurs participant au Sommet africain des influenceurs des médias sociaux (ASMIS) 2026 à Addis-Abeba ont salué l’hospitalité, le développement et le patrimoine culturel de l’Éthiopie, tout en soulignant le rôle croissant des créateurs numériques dans la promotion de l’unité africaine et des récits positifs sur le continent. S’exprimant auprès d’ENA en marge du sommet, l’influenceur burkinabé La Jaguar a décrit Addis-Abeba comme une ville inspirante pour les Africains et a salué l’héritage historique ainsi que les réalisations de l’Éthiopie en matière de développement. « Addis-Abeba est belle, exceptionnelle et élégante », a-t-il déclaré. « Pour un pays qui n’a jamais été colonisé, l’Éthiopie est véritablement une source d’inspiration pour tous les Africains. » La Jaguar a indiqué que l’ASMIS 2026 a créé une plateforme importante permettant aux créateurs africains de se rencontrer, d’échanger leurs expériences et de renforcer les liens continentaux. « Le sommet nous a permis de rencontrer des créateurs du Nigeria, du Botswana, de l’Ouganda et de nombreux autres pays africains », a-t-il souligné. « Le fait de les voir physiquement et d’échanger des idées crée quelque chose de réellement important pour l’Afrique. » Selon lui, le sommet démontre comment les plateformes numériques peuvent être utilisées pour promouvoir les valeurs africaines et renforcer la coopération continentale. « L’objectif aujourd’hui est de comprendre comment les réseaux sociaux peuvent être utilisés pour donner de la valeur à l’Afrique », a-t-il affirmé, ajoutant que les influenceurs ont la responsabilité de promouvoir la paix, la motivation et l’espoir auprès des jeunes. Il a souligné que les influenceurs jouent un rôle clé dans le développement en utilisant leurs plateformes pour inspirer la jeunesse et diffuser des messages positifs. « À travers nos vidéos et nos plateformes numériques, nous essayons de transmettre des messages de paix, de joie et de motivation », a-t-il déclaré. « Nous devons devenir la voix de ceux qui n’ont pas de voix. » La Jaguar a également comparé l’ASMIS à la Coupe d’Afrique des Nations, affirmant que ce rassemblement permet à chaque pays de mettre en avant sa créativité et son talent. « De la même manière que le football unit les peuples, les influenceurs peuvent aussi unir les populations à travers les plateformes numériques », a-t-il indiqué. L’influenceur burkinabé a par ailleurs salué le développement rapide de l’Éthiopie et encouragé les Africains à visiter le pays. « J’ai vu des infrastructures impressionnantes, des gens accueillants et une culture riche », a-t-il déclaré. « L’Éthiopie est un magnifique pays et les Africains devraient venir la découvrir. » De son côté, l’influenceur congolais Serge Kabeya, originaire de la République démocratique du Congo, a salué l’organisation du sommet ainsi que l’accueil chaleureux réservé aux participants en Éthiopie. « J’ai vraiment apprécié l’accueil, l’ambiance, la nourriture et tout ce que nous avons vécu ici », a-t-il confié à ENA. « Les organisateurs ont accompli un excellent travail. » Kabeya a déclaré que le sommet reflète l’importance de l’unité et de la collaboration entre les influenceurs et créateurs numériques africains. « Rassembler des influenceurs venus de toute l’Afrique n’est pas une chose facile », a-t-il souligné. « Cet événement montre que nous avons réellement besoin d’amour et de coopération entre créateurs de contenu africains. » Il a ajouté que le sommet an mis en lumière l’importance des réseaux sociaux comme outil de promotion des talents africains et de renforcement des liens continentaux. « En Afrique, nous avons énormément de talents et beaucoup de choses à accomplir », a-t-il déclaré. « De meilleurs jours attendent l’Afrique. » Kabeya s’est également montré optimiste quant à l’impact futur de l’ASMIS, estimant que cette initiative pourrait évoluer vers un mouvement mondial amplifiant la voix de l’Afrique sur la scène internationale. « Ce qu’ASMIS a commencé deviendra quelque chose d’extraordinaire », a-t-il affirmé. « L’Afrique est puissante et ce mouvement peut dépasser le continent pour atteindre le reste du monde. » L’ASMIS 2026 a réuni des influenceurs, des professionnels des médias, des innovateurs et des entrepreneurs du numérique venus de toute l’Afrique afin de discuter du rôle des réseaux sociaux dans la promotion des récits africains, de l’innovation et du développement du continent.
Économie
Comment l'Éthiopie et la France construisent un avenir fondé sur l’innovation, et la coopération.
May 13, 2026 98
Par Henok Tadele Le Premier ministre Abiy Ahmed a officiellement accueilli mercredi le président français Emmanuel Macron au Palais national, site emblématique, alors que le chef d’État français débutait sa nouvelle visite officielle en Éthiopie, symbole du renforcement constant des relations entre les deux pays. En partageant des images de la cérémonie d’accueil au Palais national, le Premier ministre Abiy a indiqué sur les réseaux sociaux qu’il avait officiellement reçu le président Macron, dont cette récente visite illustre l’intérêt stratégique grandissant de la France pour l’Éthiopie ainsi que pour toute la région de la Corne de l’Afrique. Les deux dirigeants se sont ensuite rendus au Musée des sciences d’Éthiopie, où les échanges ont porté sur l’innovation, la technologie et les futures perspectives de coopération. Dans une autre publication diffusée sur les réseaux sociaux après cette visite, le Premier ministre Abiy a affirmé que l’Éthiopie et la France « avancaient vers l’avenir », qualifiant la visite du Musée des sciences de reflet de l’engagement commun des deux pays en faveur de l’innovation et du progrès technologique. En recevant le président Macron pour sa troisième visite officielle en Éthiopie, le Premier ministre Abiy a déclaré que l’amitié entre la France et l’Éthiopie « parlait d’elle-même », soulignant que les relations bilatérales continuaient à se renforcer. Au-delà des cérémonies officielles, cette visite a conduit à des résultats diplomatiques tangibles. Les deux dirigeants ont tenu des discussions bilatérales approfondies au Palais national, abordant de nombreuses questions d’intérêt commun. Parmi les principaux accords signés figure un prêt de 54,6 millions d’euros destiné au programme éthiopien pour les énergies renouvelables, intégrées et durables ainsi que pour la numérisation, qui devrait appuyer la transition énergétique verte et le programme national de transformation numérique. D’autres accords de coopération ont aussi été conclus, renforçant les partenariats dans les domaines du développement durable, de l’énergie et de la modernisation technologique. La récente visite de Macron intervient à une période où les relations entre l’Éthiopie et la France connaissent une dynamique remarquable dans les domaines politique, économique, culturel et du développement. Les relations entre les deux pays remontent au XIXe siècle, lorsque l’Éthiopie et la France ont signé le Traité d’amitié et de commerce en 1843. Des relations diplomatiques officielles ont été établies en 1897 après des accords conclus entre l’empereur Ménélik II et le représentant français Léonce Lagarde. Cette même année a également marqué le début de la construction de la ligne ferroviaire historique Djibouti-Addis-Abeba, l’un des premiers grands partenariats d’infrastructures entre l’Éthiopie et la France. La France a ensuite ouvert sa légation diplomatique à Addis-Abeba en 1907 sur un terrain accordé par l’empereur Ménélik II. Tout au long du XXe siècle, la coopération s’est élargie au développement des infrastructures, aux réformes juridiques, à l’éducation, à l’administration et aux échanges culturels. L’une des étapes les plus importantes est survenue en 1966, lorsque l’ancien président français Charles de Gaulle s’est rendu à Addis-Abeba, conduisant à la signature d’une convention culturelle encore appliquée aujourd’hui. Les relations sont entrées dans une nouvelle phase en 2018, après l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy. Sa visite à Paris plus tard cette année-là a ouvert un nouveau chapitre des relations bilatérales, suivie par la visite d’État de Macron en Éthiopie en 2019, durant laquelle les deux pays ont signé des accords concernant la préservation du patrimoine, la sécurité et le développement des infrastructures. Les relations diplomatiques se sont poursuivies au cours des années suivantes. En 2023, les ministres français et allemand des Affaires étrangères se sont rendus à Addis-Abeba afin de soutenir le processus de paix en Éthiopie après le conflit dans le nord du pays. Abiy s’est également rendu à Paris cette même année, renforçant davantage le dialogue entre les deux gouvernements. Cette dynamique s’est poursuivie en 2024 lorsque le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est rendu en Éthiopie. Macron est ensuite revenu à Addis-Abeba en décembre de la même année pour l’inauguration du Palais national restauré, rénové avec le soutien de la France puis transformé en musée. La visite du Premier ministre Abiy en France en mai 2025 et l’organisation par la France d’un forum sur l’investissement Europe-Éthiopie plus tard dans l’année ont encore démontré l’importance stratégique croissante de ce partenariat. La coopération économique est devenue l’un des piliers majeurs des relations entre l’Éthiopie et la France. Ce partenariat demeure particulièrement actif dans les secteurs de l’aérospatiale, de l’énergie, des infrastructures et de l’industrie manufacturière. Selon des sources diplomatiques, les échanges bilatéraux ont atteint 812,6 millions d’euros en 2024, faisant de l’Éthiopie l’un des principaux partenaires commerciaux de la France en Afrique de l’Est. Le secteur aéronautique reste particulièrement important, Airbus fournissant des appareils à Ethiopian Airlines. Les investissements français se sont aussi étendus à la logistique, à l’agriculture, à l’énergie, aux infrastructures ainsi qu’aux services numériques. La Chambre de commerce franco-éthiopienne continue de jouer un rôle important dans le renforcement des partenariats commerciaux entre les entreprises des deux pays. La coopération dans le domaine des énergies renouvelables demeure un autre axe essentiel d’engagement. La France a auparavant soutenu l’Éthiopie à travers le développement du parc éolien d’Ashegoda, l’un des principaux projets éoliens du pays et symbole du renforcement de la coopération en matière de développement durable. Les liens culturels restent également très solides. L’Alliance française d’Addis-Abeba et l’Alliance française de Dire Dawa poursuivent la promotion de l’enseignement de la langue française ainsi que des échanges culturels à travers des expositions, des programmes linguistiques, des concerts et des projections cinématographiques. La France a également soutenu les industries créatives éthiopiennes grâce à des initiatives telles que le Habesha Creative Lab, qui accompagne les jeunes innovateurs et entrepreneurs éthiopiens dans le développement de leur potentiel créatif. La récente visite du président Macron dépasse le simple cadre de la tradition diplomatique. Elle symbolise un partenariat de plus en plus tourné vers l’innovation, le développement durable, l’investissement et les perspectives d’avenir. Alors que l’Éthiopie poursuit ses réformes économiques et sa transformation technologique, son partenariat grandissant avec la France semble destiné à jouer un rôle toujours plus important dans la construction de cet avenir.
Éthiopie et la France ont conclu un accord de financement concessionnel de 54,6 millions d’euros destiné à moderniser le réseau électrique national.
May 13, 2026 108
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la France ont signé un accord de prêt concessionnel de 54,6 millions d’euros destiné à numériser et moderniser le réseau national de transport d’électricité éthiopien. Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, et le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, ont signé l’accord aujourd’hui à Addis-Abeba. L’accord a été signé mercredi à Addis-Abeba par Ahmed Shide et Jean-Noël Barrot. Soutenu par le Trésor français, ce projet vise à renforcer les infrastructures énergétiques de l’Éthiopie grâce à des solutions numériques avancées. Selon l’ambassade de France, la mise en œuvre sera assurée par GE Vernova France et RTE International, en partenariat avec Ethiopian Electric Power. Le programme prévoit notamment l’automatisation des sous-stations électriques, l’amélioration de la gestion du réseau national ainsi que le renforcement des capacités techniques et de maintenance au Centre national de contrôle du réseau. Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme RISED, une initiative de 270 millions d’euros relevant de la stratégie européenne « Global Gateway », destinée à accompagner la transition énergétique et numérique de l’Éthiopie. Les autorités estiment que le projet permettra à plus de quatre millions de personnes d’accéder à l’électricité, tout en réduisant significativement les coupures de courant et les émissions de carbone grâce à la modernisation des infrastructures existantes.
L’Éthiopie et la France consolident leur partenariat après des accords signés par Abiy Ahmed et Emmanuel Macron sur l’énergie et les technologies.
May 13, 2026 146
Addis-Abeba, le 13 mai 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed et le président Emmanuel Macron ont tenu des entretiens bilatéraux approfondis au Palais national à Addis-Abeba, avant de superviser la signature de plusieurs accords stratégiques dans les domaines de l’énergie renouvelable, de la numérisation et des infrastructures. Parmi les engagements conclus figure un financement de 54,6 millions d’euros destiné au Programme d’énergie renouvelable intégrée et durable et de transformation numérique, visant à accompagner la transition énergétique verte et le développement technologique de l’Éthiopie. Les deux pays ont également adopté un nouveau cadre de coopération et une feuille de route pour un partenariat public-privé consacré à un projet géothermique de 150 MW. Cette initiative ambitionne d’accélérer le développement des énergies renouvelables en Éthiopie tout en favorisant l’investissement privé dans le secteur géothermique. Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a salué des accords qui illustrent « le renforcement continu du partenariat entre l’Éthiopie et la France », soulignant leur volonté commune de promouvoir une croissance durable et une coopération économique renforcée. Ces discussions confirment l’approfondissement des relations franco-éthiopiennes, notamment dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les technologies et les infrastructures.
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, appelle à un financement urgent de la lutte contre le changement climatique lors du sommet « Africa Forward »
May 12, 2026 338
Addis Ababa le 12 mai, 2026 (ENA) Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé à des réformes urgentes du financement mondial de la lutte contre le changement climatique. Le secrétaire général a averti que l’Afrique subissait les conséquences les plus dures du changement climatique alors qu’elle est celle qui contribue le moins aux émissions mondiales. S’exprimant lors du sommet « Africa Forward » à Nairobi, au Kenya, M. Guterres a déclaré que les pays africains étaient confrontés à des défis climatiques dévastateurs, notamment des sécheresses prolongées, des inondations graves, l’insécurité alimentaire et l’instabilité économique. Ce sommet, co-organisé par le président kenyan William Ruto et le président français Emmanuel Macron, a réuni des dirigeants africains, des investisseurs internationaux et des partenaires de développement afin de discuter de la croissance durable et de la résilience climatique sur l'ensemble du continent. Au cours des discussions sur l'industrialisation verte et la transition énergétique, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a souligné le rôle croissant de l'Éthiopie dans le développement des énergies renouvelables et l'industrialisation durable. Il a déclaré que l'Éthiopie continuait de jouer un rôle majeur dans la promotion du programme de croissance verte de l'Afrique. M. Guterres a exhorté les pays riches et les institutions financières internationales à réformer les systèmes actuels de financement de la lutte contre le changement climatique et à apporter un soutien concret aux pays vulnérables. Il a souligné que l'Afrique contribuait à moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais continuait de subir de manière disproportionnée les conséquences des catastrophes climatiques. Par ailleurs, le président français Macron a annoncé un programme d'investissement de 27 milliards de dollars destiné à soutenir la transition énergétique, l'intelligence artificielle, les infrastructures maritimes et la modernisation agricole en Afrique. M. Guterres a averti que, sans une action immédiate et des engagements financiers plus fermes, des millions de vies et de moyens de subsistance à travers l'Afrique resteraient menacés à mesure que la crise climatique s'aggrave.
Technologie
La Fondation ESSS soutient les efforts de l'Éthiopie pour développer la communauté scientifique : l'ancien vice-Premier ministre, parrain de l'association
May 2, 2026 1119
Addis Ababa le 2 mai,2026 (ENA) Selon Demeke Mekonnen, ancien vice-Premier ministre et parrain de la Société, la Société éthiopienne des sciences spatiales (ESSS) a posé les bases des efforts déployés par l'Éthiopie pour constituer une communauté scientifique. La 21e Assemblée générale de la Société éthiopienne des sciences spatiales se tient actuellement dans la capitale. S'exprimant à cette occasion, l'ancien vice-Premier ministre et parrain a déclaré que la Société avait joué un rôle significatif dans la mise en œuvre du principe selon lequel l'Éthiopie formerait une génération de scientifiques. C'est ainsi que des institutions telles que l'Institut éthiopien des sciences spatiales et géospatiales ont vu le jour grâce à l'engagement de la Société éthiopienne des sciences spatiales et du gouvernement, a-t-il ajouté. Cet institut, qui a formé des chercheurs et des astronomes de renommée internationale, est également le fruit de l'action de la Société éthiopienne des sciences spatiales, a déclaré Demeke. Notant que la Société éthiopienne des sciences spatiales a mené des activités prometteuses au cours des deux dernières décennies en formant de nombreux jeunes chercheurs, il a déclaré qu'il fallait faire davantage pour garantir la compétitivité de la Société. Selon lui, il convient de se préparer à suivre le rythme de la révolution numérique mondiale et de l'intelligence artificielle, alors que l'humanité entre dans une nouvelle ère. L'ancien vice-Premier ministre a mis en garde contre tout excès de confiance et a souligné le rôle clé des jeunes à cet égard. Yeshurun Alemayehu, directeur général adjoint de la Société éthiopienne des sciences spatiales, a déclaré que cette société constituait un atout majeur pour le développement des sciences spatiales. Soulignant son rôle dans la création de l'Institut des sciences spatiales et géospatiales, il a ajouté que celui-ci apportait une contribution significative en formant les jeunes aux sciences. Affirmant que les sciences spatiales sont une question de souveraineté, de sécurité alimentaire, de diplomatie, de santé et de politique internationale, M. Yeshurun a déclaré qu'il était impossible de survivre sans les sciences spatiales.
Les diplômés d'Ethio Coders sont les moteurs de la transformation numérique dans les institutions publiques
May 1, 2026 797
Addis Ababa le 1 mai,2026 (ENA) Les jeunes Éthiopiens formés dans le cadre du programme national « Five Million Ethio Coders » développent des systèmes numériques locaux qui commencent à moderniser les institutions publiques et à améliorer la prestation de services dans tous les secteurs. Les stagiaires d'Addis-Abeba affirment que le programme leur a permis d'acquérir des compétences pratiques en développement logiciel, en science des données et en intelligence artificielle, ce qui leur permet de concevoir des solutions qui répondent directement aux défis institutionnels. Le Bureau de l'innovation et du développement technologique de la municipalité d'Addis-Abeba a confirmé que cette initiative formait une nouvelle génération de jeunes dotés de compétences numériques, capables d'améliorer l'efficacité grâce à des solutions technologiques. Lancé le 16 juillet 2024 à l'initiative du Premier ministre Abiy Ahmed, le programme « Five Million Ethio Coders » vise à doter les citoyens de tout le pays de connaissances numériques avancées et de compétences pratiques. Lors de son lancement, le Premier ministre a décrit cette initiative comme une plateforme stratégique visant à former une main-d'œuvre compétente qui sera le moteur du progrès technologique et du développement national de l'Éthiopie. Le programme continue d'attirer de jeunes participants à la recherche d'une certification reconnue à l'échelle internationale, tout en leur permettant d'approfondir leur expertise dans des domaines numériques clés. Des milliers de stagiaires acquièrent déjà des compétences pratiques en développement web, en développement d’applications Android, en science des données et en intelligence artificielle ; nombre d’entre eux mettent au point des technologies adaptées au contexte local qui trouvent des applications plus larges à travers l’Afrique. Interrogés par l’ENA, les participants ont déclaré que cette formation leur avait permis de mettre au point des systèmes concrets visant à résoudre de véritables problèmes institutionnels et sociétaux. Getasew Abebe, spécialiste des TIC à l’Autorité de protection de l’environnement de la ville d’Addis-Abeba, a indiqué avoir suivi les quatre modules de formation en très peu de temps. « Cette formation m’a permis d’acquérir les compétences pratiques nécessaires pour développer des applications Android et d’autres systèmes numériques », a-t-il déclaré. Il a ajouté que neuf systèmes technologiques qu’il a développés dans le cadre de ce programme ont été reconnus par l’administration municipale et sont désormais opérationnels. Un autre stagiaire, Azmeraw Tadesse, diplômé en technologies de l’information de l’Université des sciences et technologies d’Addis-Abeba, a déclaré que cette initiative avait considérablement renforcé ses compétences techniques. Il a indiqué avoir développé une plateforme numérique baptisée « Addis Ababa Coders », qui recense et présente les activités de formation d’Ethio Coders dans tous les quartiers de la capitale. Le directeur adjoint du Bureau de l'innovation et du développement technologique de la ville d'Addis-Abeba, Tulu Tilahun, a déclaré que ce programme jouait un rôle clé dans la construction d'une société compétente sur le plan numérique. « Ce programme offre la possibilité de former des citoyens dotés des connaissances et des compétences numériques nécessaires à la transformation technologique du pays », a-t-il déclaré. Il a ajouté que les diplômés contribuent déjà à la mise en place de systèmes favorisant une prestation de services publics moderne, efficace et fiable. Selon le bureau, Addis-Abeba s'était initialement fixé pour objectif de former plus de 809 000 citoyens dans le cadre de ce programme. À ce jour, plus de 900 000 personnes se sont inscrites, tandis qu'environ 678 000 ont suivi la formation jusqu'au bout. Les responsables ont souligné qu'une attention égale était accordée aux quatre parcours de compétences numériques afin de garantir la formation de professionnels compétents et compétitifs à l'échelle mondiale.
L’Éthiopie cette semaine : Un avenir numérique en construction et des partenariats internationaux consolidés
Apr 26, 2026 2319
Par la rédaction Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Au cours de cette semaine, l’Éthiopie s’est affirmée à l’intersection de la technologie, de la diplomatie et du renforcement démocratique, consolidant davantage sa présence tant sur le continent africain qu’à l’échelle mondiale. Entre avancées numériques, initiatives commerciales et engagements diplomatiques, le pays affiche une dynamique résolument tournée vers l’avenir. Un mandat continental à l'ère de l'IA Le fait marquant de la semaine a été la désignation du Premier ministre Abiy Ahmed en tant que Champion de l’Union africaine pour l’intelligence artificielle et la santé numérique. Bien au-delà d’un titre honorifique, cette nomination reflète la reconnaissance du rôle croissant de l’Éthiopie dans l’orientation du futur numérique du continent. Cette distinction s’inscrit dans une tendance plus large à l’échelle africaine : l’Éthiopie se positionne comme un laboratoire de transformation numérique, où politiques publiques, infrastructures et innovation évoluent de manière coordonnée. À travers sa stratégie « Éthiopie numérique 2025 », prolongée par une vision « Numérique 2030 », le pays intensifie ses efforts pour développer une économie numérique, améliorer la connectivité et moderniser les services publics. Des avancées concrètes sont observées dans plusieurs domaines. Les systèmes d’identité numérique, les plateformes d’administration électronique ainsi que les solutions technologiques appliquées à la santé et à l’éducation transforment progressivement la prestation des services. Malgré des défis persistants en matière d’inclusion et de déploiement à grande échelle, ces initiatives font de l’Éthiopie un terrain d’expérimentation de modèles numériques adaptés. La mise en place de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle marque également une étape importante. Cette institution soutient les ambitions nationales en matière de recherche et d’innovation, en mettant l’accent sur des applications de l’IA adaptées aux réalités africaines, notamment dans l’agriculture, le diagnostic médical et les technologies linguistiques. En prônant le partage des connaissances à l’échelle continentale, le Premier ministre a insisté sur le fait que la technologie ne doit pas être perçue comme un privilège réservé à quelques-uns, mais comme un bien commun. Cette vision s’aligne sur l’objectif de l’Union africaine visant à faire du continent non seulement un utilisateur, mais aussi un créateur de technologies. Cette désignation s’accompagne toutefois d’attentes importantes. Le leadership dans les domaines de l’IA et de la santé numérique nécessitera des investissements durables, des cadres réglementaires solides et une gestion rigoureuse des enjeux éthiques. Le rôle de l’Éthiopie s’inscrit désormais dans une dimension continentale. Démocratie et participation Le processus démocratique du pays a lui aussi connu une avancée notable. La Commission électorale nationale a annoncé que plus de 50,5 millions d’électeurs étaient désormais inscrits. Ce chiffre met en évidence à la fois l’ampleur de la mobilisation citoyenne et la complexité logistique de l’organisation d’élections dans un pays aussi vaste et diversifié. Si certaines interrogations subsistent quant à l’inclusivité et à la transparence des processus électoraux, cette progression illustre les efforts continus pour renforcer les institutions et encourager la participation civique. Diplomatie de proximité Sur le plan diplomatique, Addis-Abeba a confirmé son statut de centre névralgique régional. Le Premier ministre Abiy Ahmed a accueilli le président du Soudan du Sud, Salva Kiir Mayardit, dans le cadre d’une visite officielle de deux jours. Les échanges ont porté sur la coopération en matière de paix, le développement des relations économiques et la stabilité régionale. Cette rencontre rappelle que la politique étrangère éthiopienne reste fortement ancrée dans les relations de voisinage, où la stabilité et la coopération sont étroitement liées. Évolutions économiques et partenariats mondiaux Sur le plan économique, l’Éthiopie redéfinit progressivement sa relation avec ses partenaires internationaux. Lors du Forum d’affaires UE-Éthiopie 2026, les discussions ont mis en avant une transition d’un modèle basé sur l’aide vers des partenariats orientés vers l’investissement et une participation accrue du secteur privé. Ce repositionnement traduit une évolution stratégique : le pays cherche désormais à s’imposer comme une destination attractive pour le commerce et les investissements. Dans cette optique, l’Union européenne a annoncé un programme RISE doté de 269 millions d’euros, destiné à moderniser le réseau électrique éthiopien, contribuant ainsi à améliorer la fiabilité énergétique et à soutenir l’industrialisation. Par ailleurs, les autorités éthiopiennes ont exprimé leur volonté de renforcer les échanges commerciaux avec la Corée du Sud, illustrant une stratégie de diversification des partenariats économiques. Au niveau continental, les avancées du pays dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ont été saluées. Une intégration accrue dans les mécanismes commerciaux africains ouvre des perspectives vers de nouveaux marchés, bien que son succès repose sur la compétitivité, les infrastructures et l’harmonisation réglementaire. Les ambitions numériques d'Addis-Abeba Addis-Abeba poursuit son positionnement en tant que hub numérique émergent. Les préparatifs de l’ASMIS 2026 témoignent du rôle croissant de la ville dans l’écosystème technologique africain. Les débats autour de l’innovation, des infrastructures et du leadership numérique reposent désormais sur des réalisations concrètes plutôt que sur de simples projections. Néanmoins, la capacité à transformer ces ambitions en une croissance inclusive, bénéficiant à l’ensemble de la population, reste un défi central. Une nation en transition Dans l’ensemble, les développements de la semaine illustrent la trajectoire d’un pays en pleine mutation. L’Éthiopie s’efforce de concilier ses priorités internes avec une présence accrue sur les scènes régionale et internationale, en accélérant sa transition numérique, en consolidant ses institutions démocratiques et en repensant ses partenariats. Si l’orientation est clairement définie, sa mise en œuvre exigera persévérance, choix stratégiques avisés et résilience face aux défis internes et externes. Il s’agit du récit d’une nation qui ne se contente pas d’afficher ses ambitions, mais qui s’emploie à les concrétiser.
L’essor de l’IA en Éthiopie : dune initiative nationale à une ambition continentale
Apr 24, 2026 936
Par un rédacteur Addis-Abeba, le 23 avril 2026 (ENA) : - L’avenir technologique de l’Afrique n’appartient plus au domaine des projections lointaines : il prend forme dès aujourd’hui. Au centre de cette dynamique, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, récemment désigné par Union africaine comme Champion de l’intelligence artificielle et de la santé numérique. Cette nomination dépasse largement le cadre symbolique. Elle traduit une volonté affirmée de positionner l’Éthiopie comme un acteur clé dans la définition des règles, des usages et des bénéfices liés aux technologies intelligentes sur le continent. Cette évolution est le résultat d’un engagement de longue haleine. À travers sa stratégie « Éthiopie numérique », déployée d’abord à l’horizon 2025 puis étendue à 2030, le pays a progressivement construit les bases de son écosystème numérique : amélioration des infrastructures de connectivité, modernisation des services publics et soutien actif à l’innovation. Ce qui relevait autrefois d’une vision devient aujourd’hui tangible. Un jalon majeur a été franchi en 2020 avec la création de l’Institut éthiopien d'intelligence artificielle. Cette initiative pionnière illustre une approche proactive : il ne s’agit pas seulement d’adopter des technologies existantes, mais de développer une expertise locale, de stimuler la recherche et de produire des solutions adaptées aux réalités africaines. Forte de ces acquis, l’Éthiopie élargit désormais son horizon. Le pays ne se limite plus à son propre développement technologique ; il aspire à jouer un rôle de passerelle entre les différents écosystèmes numériques du continent. Les perspectives sont considérables : mutualisation des expériences, partage des réussites comme des difficultés, et accompagnement des autres nations africaines dans leur transformation numérique. À terme, cette dynamique pourrait contribuer à l’émergence d’un modèle africain de l’intelligence artificielle, fondé sur l’innovation, mais aussi sur l’inclusion, l’éthique et l’impact social. Car au-delà des technologies, l’enjeu reste profondément humain. L’intelligence artificielle est envisagée comme un levier pour améliorer les systèmes de santé, renforcer les institutions, faciliter l’accès aux services et créer des opportunités pour une jeunesse africaine en pleine croissance. Le soutien de l’Union africaine s’inscrit dans cette vision élargie. Il reflète une ambition claire : faire de l’Afrique un acteur à part entière de la révolution numérique, capable de concevoir ses propres solutions en adéquation avec ses réalités et ses aspirations. Cette approche repose également sur la philosophie du « Medemer », chère au Premier ministre, qui valorise la synergie et l’effort collectif. Les projets en cours — notamment la création d’une université dédiée à l’IA et le développement de programmes de formation numérique pour les jeunes — témoignent d’un investissement stratégique dans le capital humain. Au fond, le véritable leadership en intelligence artificielle ne se mesure pas uniquement à la sophistication des technologies développées, mais à leur capacité à servir les sociétés. La trajectoire de l’Éthiopie illustre ainsi une transformation plus large à l’échelle du continent. Elle incarne une Afrique de plus en plus confiante dans sa capacité à façonner son propre avenir technologique. Certes, les défis restent nombreux : construire des écosystèmes inclusifs, éthiques et durables exigera des efforts constants, des ressources importantes et une coopération renforcée. Mais une chose est claire : l’Éthiopie s’impose désormais comme l’un des moteurs de cette dynamique. D’un pays souvent défini par son passé, elle contribue aujourd’hui à écrire une nouvelle histoire — celle d’un continent qui ne subit plus le progrès technologique, mais en devient l’un des architectes.
Sport
L’Éthiopienne Tigst Assefa défend avec succès son titre au marathon de Londres et établit un nouveau record.
Apr 26, 2026 2096
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopienne Tigst Assefa a une nouvelle fois brillé en remportant la 46e édition du marathon de Londres, confirmant son statut de championne dans l’une des épreuves les plus prestigieuses du circuit mondial. Vice-championne olympique à Paris, elle a bouclé la course en 2 h 15 min 41 s, s’offrant ainsi une deuxième victoire consécutive dans la capitale britannique. Cette performance exceptionnelle s’accompagne d’un nouveau record du monde féminin, consolidant davantage sa position parmi les meilleures marathoniennes de l’histoire. La Kényane Hellen Obiri a décroché la deuxième place après une fin de course remarquable, tandis que Joyciline Jepkosgei a complété le podium, offrant un triplé africain. Ce résultat met une fois de plus en évidence la suprématie des coureuses éthiopiennes et kényanes sur la scène internationale, la prestation d’Assefa s’imposant comme l’un des faits marquants de la saison.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 1443
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie. S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Abiy Ahmed inaugure un parc sportif répondant aux standards internationaux.
Apr 4, 2026 1978
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a procédé à l’inauguration du Parc des sports d’Addis-Abeba, un projet emblématique qui illustre les efforts de modernisation urbaine et de valorisation des citoyens. À cette occasion, le premier ministre Abiy a affirmé que l’Éthiopie ne se limitera pas à rêver de grandeur, mais qu’elle s’engage résolument à la concrétiser à travers des réalisations tangibles. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Abiy Ahmed a souligné que ce complexe sportif, d’une superficie de 5,7 hectares, témoigne de la volonté d’accélérer la transformation de la capitale tout en renforçant la dignité des citoyens. Conçu selon des normes internationales, le parc comprend des infrastructures de haut niveau, notamment une piscine olympique, des terrains professionnels de football, de basketball et de tennis, ainsi qu’une piste d’athlétisme de 800 mètres. Le site rend également hommage à 15 champions olympiques éthiopiens, immortalisés à travers des statues érigées au cœur du complexe, dans le but d’inspirer les générations futures. Au-delà de sa vocation sportive, le projet se veut inclusif et orienté vers la communauté. Il intègre 105 espaces commerciaux destinés à soutenir les habitants relogés durant les travaux, ainsi qu’une grande place publique pouvant accueillir jusqu’à 3 000 personnes. Doté d’un parking souterrain à deux niveaux pouvant accueillir 300 véhicules et relié à des aménagements paysagers modernes, le parc illustre la vision d’une capitale propre, moderne et accessible. Pour le Premier ministre, ce projet reflète une approche du développement centrée sur l’humain, où infrastructures modernes et bien-être collectif avancent de pair.
Le Président de la Commission de l'UA a félicité le Sénégal pour sa victoire à la Coupe d'Afrique des Nations
Jan 19, 2026 1408
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a adressé ses chaleureuses félicitations à la République du Sénégal suite à sa victoire en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Le Sénégal a remporté son deuxième titre de CAN après avoir battu le pays hôte, le Maroc, par 1 à 0 dans une finale très disputée. Le but décisif a été inscrit par Pape Gueye à la 4e minute de la prolongation, après un match tendu sans but pendant le temps réglementaire. La rencontre a été brièvement interrompue après le départ du terrain des joueurs sénégalais au milieu d'émotions vives. Qualifiant la finale de conclusion appropriée et mémorable du tournoi, le Président a salué le haut niveau de compétition affiché par deux équipes africaines formidables de stature mondiale le Sénégal et le Maroc. Il a noté que cette rencontre reflétait les plus hauts standards du football africain, définis par l'excellence, la compétitivité et une profonde fierté continentale. «La CAN a une fois de plus démontré que le beau jeu est une force puissante d'unité, rassemblant les Africains à travers les cultures, les frontières et les générations», a déclaré Youssouf. Il a félicité toutes les nations participantes pour avoir élevé le niveau du football africain et pour avoir mis en valeur l'immense talent, la résilience et le leadership du continent dans le sport. Tout en reconnaissant que des moments de tension, motivés par la passion, sont inhérents à la compétition de haut niveau, le Président s'est dit satisfait que le fair-play et l'esprit sportif aient finalement prévalu, soulignant les valeurs partagées au cœur du football africain. «L'organisation réussie de la CAN reflète une fois de plus la capacité croissante de l'Afrique à accueillir des événements sportifs de classe mondiale qui unissent le continent et inspirent l'admiration mondiale», a-t-il ajouté. Le Président a également exprimé la profonde gratitude de la Commission de l'Union africaine à Sa Majesté le Roi, au Gouvernement et au peuple du Royaume du Maroc pour l'invitation gracieuse qui lui a été adressée, ainsi qu'à sa délégation, et pour l'organisation exemplaire du tournoi. Ayant assisté personnellement à la finale et l'ayant vécue sur place, il a salué l'hospitalité exceptionnelle du Maroc et le professionnalisme avec lequel la compétition a été menée. Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé l'engagement de l'Union africaine à promouvoir le sport comme catalyseur d'unité, de développement et d'identité continentale partagée.
Environnement
L’initiative « Empreinte verte » de l’Éthiopie est un modèle africain de croissance résiliente face au climat, selon le président du conseil d’administration de l’AGRA.
Apr 22, 2026 1724
Addis-Abeba, le 22 avril 2026 (ENA) : - L’ancien Premier ministre éthiopien et actuel président du conseil d’administration de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), Hailemariam Dessalegn, a affirmé que l’initiative « Empreinte verte » positionne l’Éthiopie comme une référence en matière de développement résilient au changement climatique sur le continent. Dans un entretien accordé à l’ENA, il a expliqué que cette stratégie illustre comment une mobilisation nationale structurée peut à la fois lutter contre les effets du changement climatique et soutenir la croissance économique. Il a également souligné que l’approche adoptée par l’Éthiopie s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale et africaine, permettant d’intégrer les objectifs environnementaux aux priorités de développement du continent. Selon lui, cette initiative démontre qu’il est possible de concilier action climatique, transformation économique et sécurité alimentaire. Il a insisté sur le rôle clé de cette politique dans la préservation des ressources naturelles tout en renforçant la résilience des systèmes agricoles. Hailemariam Dessalegn a par ailleurs mis en avant les résultats concrets obtenus, notamment grâce à des programmes de restauration environnementale à grande échelle. Les milliards d’arbres plantés à travers le pays constituent, selon lui, un socle pour une agriculture durable, tout en contribuant à la protection de la biodiversité et à la réduction des effets du changement climatique. Il a également souligné que l’expérience éthiopienne peut inspirer d’autres pays africains engagés dans la construction d’économies résilientes. Toutefois, il a rappelé que la durabilité de ces efforts repose sur un suivi rigoureux, insistant sur l’importance de l’entretien et de la protection des jeunes plants. Lancée en 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed, l’initiative « Héritage vert » a permis de mobiliser des millions de citoyens et de planter plus de 48 milliards d’arbres. Elle s’impose aujourd’hui comme l’un des plus vastes programmes de reforestation en Afrique, contribuant à la restauration des écosystèmes, à la réduction des émissions de carbone et au renforcement de la résilience climatique à long terme.
L’Éthiopie intensifie son engagement en faveur d’un développement résilient au climat.
Apr 22, 2026 889
Addis-Abeba, le 22 avril 2026 (ENA) : - Éthiopie accélère la mise en œuvre de son modèle de développement résilient face au changement climatique, affichant des résultats concrets grâce à une approche nationale intégrée, selon le Bureau du Premier ministre. En conjuguant efficacement les efforts d’atténuation et d’adaptation, le pays s’impose progressivement comme un leader régional en matière de croissance durable. Au cœur de cette dynamique figure une ambitieuse politique de restauration environnementale, notamment à travers l’initiative « Héritage vert », qui a permis la plantation de plus de 48 milliards de jeunes plants. Ce programme vise à réduire les émissions de carbone, lutter contre la déforestation et renforcer le couvert forestier. Ces avancées sont soutenues par l’amélioration des systèmes de gestion de l’eau et la promotion d’une agriculture adaptée au climat, contribuant ainsi à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des communautés rurales. Parallèlement, les villes éthiopiennes connaissent une transition écologique notable, portée par des investissements dans les infrastructures vertes, la réhabilitation des berges et le développement de modes de transport durables, favorisant une meilleure harmonie entre urbanisation et environnement naturel. À l’échelle nationale, l’expansion des systèmes d’irrigation, l’introduction de cultures résistantes aux aléas climatiques et la modernisation de l’élevage participent à la consolidation d’une agriculture durable. Dans le domaine énergétique, Éthiopie poursuit le développement des énergies renouvelables, renforçant ainsi son rôle dans la croissance industrielle et la transition vers une mobilité plus propre. Selon le Bureau du Premier ministre, ces initiatives s’inscrivent dans des cadres stratégiques alignés sur les engagements internationaux, notamment les Objectifs de développement durable, ainsi que sur des plans de développement à faibles émissions et d’adaptation au changement climatique. Dans leur ensemble, ces efforts traduisent une vision ambitieuse visant à bâtir un avenir plus vert, plus résilient et durable, plaçant le climat au cœur des priorités de développement du pays.
La Représentante spéciale du Royaume-Uni pour le climat salue l’initiative « Héritage vert » de l’Éthiopie.
Apr 21, 2026 1179
Addis-Abeba, le 21 avril 2026 (ENA) : - Rachel Kyte, Représentante spéciale du Royaume-Uni pour le climat, a salué l’initiative « Héritage vert » de l’Éthiopie, menée avec « l’ambition nécessaire » dans la lutte mondiale contre le changement climatique. Dans un entretien exclusif avec ENA, la Représentante spéciale a souligné que la vaste campagne de plantation d’arbres menée par l’Éthiopie témoigne de l’urgence d’agir face à la crise climatique. À cet égard, elle a noté que l’initiative éthiopienne de planter « des millions et des millions d’arbres » contribue non seulement à l’absorption du carbone, mais renforce également la résilience face aux phénomènes météorologiques extrêmes. Kyte a insisté sur la valeur économique de ces efforts environnementaux, soulignant qu'une juste valorisation de la nature pourrait générer de nouvelles sources de revenus pour les pays en développement. « L'une des erreurs de l'histoire économique moderne a été de ne pas valoriser la nature à sa juste valeur », a déclaré la Représentante spéciale, ajoutant que « convertir sa capacité d'absorption du carbone en crédits carbone génère des revenus pour l'Éthiopie et les communautés où les arbres sont plantés ». L'envoyée britannique a également félicité l'Éthiopie pour avoir été choisie pour accueillir la 32e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP32), rappelant le fort soutien international reçu par le pays lors de l'annonce. « Nous nous sommes tous levés et avons applaudi. Nous étions ravis », a-t-elle déclaré. « C'est une immense responsabilité pour l'Éthiopie… vous assurez la présidence mondiale. » Kyte a affirmé la volonté du Royaume-Uni de soutenir l'Éthiopie dans la préparation de ce sommet mondial, forte de son expérience lors de l'organisation de la COP26. « Le gouvernement britannique est prêt à collaborer avec l'Éthiopie partout où elle en aura besoin. » Abordant les défis climatiques en Afrique, Kyte a souligné l'aggravation des sécheresses et des inondations, qu'elle attribue aux émissions datant de plusieurs décennies. « L'aggravation du cycle de sécheresse… est due à la pollution que nous avons rejetée dans l'atmosphère il y a 20 à 30 ans », a-t-elle expliqué, insistant sur la nécessité de réduire drastiquement les émissions, parallèlement à des mesures d'adaptation. Elle a également mis en avant l'immense potentiel de l'Afrique en matière d'énergies renouvelables, qualifiant le continent de « superpuissance des énergies renouvelables », riche en ressources solaires, éoliennes, géothermiques et hydroélectriques. Concernant le financement climatique, la Représentante spéciale a reconnu les obstacles structurels qui limitent les flux de capitaux vers les pays vulnérables, et a appelé à une réforme du système financier mondial. « Il y a beaucoup de capitaux dans le monde… mais ils n'investissent pas suffisamment dans les pays en développement. (Et) lorsqu'il s'agit d'atteindre les petits pays vulnérables, ce flux financier est devenu un filet d'eau. » L'envoyée a souligné qu'une coopération mondiale renforcée et des mécanismes financiers plus équitables sont essentiels pour garantir que l'action climatique profite aux populations les plus touchées.
L’Éthiopie lance les préparatifs pour accueillir la COP32, annonce le Premier ministre
Apr 17, 2026 1411
Addis-Abeba, le17 avril 2026 (ENA) : - Désignée pays hôte de la COP32, l’Éthiopie a officiellement amorcé ses préparatifs avec l’installation d’un Comité national de pilotage, a annoncé le Premier ministre Abiy Ahmed. Selon le chef du gouvernement, cette étape marque le début d’un processus structuré visant à organiser cet événement international d’envergure. Les principales autorités ont été mobilisées afin d’assurer une conduite claire et résolue des préparatifs. Dans une déclaration publiée sur son compte officiel, le Premier ministre a souligné que la Présidence avait déjà engagé ses premières actions, posant ainsi les bases d’un effort coordonné et ambitieux. « Nous avons réuni les principaux responsables afin de guider ce processus avec clarté et détermination. La Présidence a déjà entamé ses premières tâches, jetant les bases d’un effort coordonné et ambitieux », a-t-il affirmé. Abiy Ahmed a également indiqué avoir convoqué le Comité national de pilotage, qui rassemble des représentants de divers secteurs, afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux, d’identifier les insuffisances et d’harmoniser les actions avec la vision globale du pays. D’après lui, cette instance constitue à la fois un cadre d’évaluation des progrès réalisés et un outil d’orientation stratégique collective. « Notre objectif est clair : progresser de manière cohérente, avec une coordination renforcée, une ambition commune et un engagement partagé en faveur de l’excellence dans l’organisation de cet événement mondial », a-t-il déclaré.
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L’Éthiopie cette semaine : Un avenir numérique en construction et des partenariats internationaux consolidés
Apr 26, 2026 2319
Par la rédaction Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Au cours de cette semaine, l’Éthiopie s’est affirmée à l’intersection de la technologie, de la diplomatie et du renforcement démocratique, consolidant davantage sa présence tant sur le continent africain qu’à l’échelle mondiale. Entre avancées numériques, initiatives commerciales et engagements diplomatiques, le pays affiche une dynamique résolument tournée vers l’avenir. Un mandat continental à l'ère de l'IA Le fait marquant de la semaine a été la désignation du Premier ministre Abiy Ahmed en tant que Champion de l’Union africaine pour l’intelligence artificielle et la santé numérique. Bien au-delà d’un titre honorifique, cette nomination reflète la reconnaissance du rôle croissant de l’Éthiopie dans l’orientation du futur numérique du continent. Cette distinction s’inscrit dans une tendance plus large à l’échelle africaine : l’Éthiopie se positionne comme un laboratoire de transformation numérique, où politiques publiques, infrastructures et innovation évoluent de manière coordonnée. À travers sa stratégie « Éthiopie numérique 2025 », prolongée par une vision « Numérique 2030 », le pays intensifie ses efforts pour développer une économie numérique, améliorer la connectivité et moderniser les services publics. Des avancées concrètes sont observées dans plusieurs domaines. Les systèmes d’identité numérique, les plateformes d’administration électronique ainsi que les solutions technologiques appliquées à la santé et à l’éducation transforment progressivement la prestation des services. Malgré des défis persistants en matière d’inclusion et de déploiement à grande échelle, ces initiatives font de l’Éthiopie un terrain d’expérimentation de modèles numériques adaptés. La mise en place de l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle marque également une étape importante. Cette institution soutient les ambitions nationales en matière de recherche et d’innovation, en mettant l’accent sur des applications de l’IA adaptées aux réalités africaines, notamment dans l’agriculture, le diagnostic médical et les technologies linguistiques. En prônant le partage des connaissances à l’échelle continentale, le Premier ministre a insisté sur le fait que la technologie ne doit pas être perçue comme un privilège réservé à quelques-uns, mais comme un bien commun. Cette vision s’aligne sur l’objectif de l’Union africaine visant à faire du continent non seulement un utilisateur, mais aussi un créateur de technologies. Cette désignation s’accompagne toutefois d’attentes importantes. Le leadership dans les domaines de l’IA et de la santé numérique nécessitera des investissements durables, des cadres réglementaires solides et une gestion rigoureuse des enjeux éthiques. Le rôle de l’Éthiopie s’inscrit désormais dans une dimension continentale. Démocratie et participation Le processus démocratique du pays a lui aussi connu une avancée notable. La Commission électorale nationale a annoncé que plus de 50,5 millions d’électeurs étaient désormais inscrits. Ce chiffre met en évidence à la fois l’ampleur de la mobilisation citoyenne et la complexité logistique de l’organisation d’élections dans un pays aussi vaste et diversifié. Si certaines interrogations subsistent quant à l’inclusivité et à la transparence des processus électoraux, cette progression illustre les efforts continus pour renforcer les institutions et encourager la participation civique. Diplomatie de proximité Sur le plan diplomatique, Addis-Abeba a confirmé son statut de centre névralgique régional. Le Premier ministre Abiy Ahmed a accueilli le président du Soudan du Sud, Salva Kiir Mayardit, dans le cadre d’une visite officielle de deux jours. Les échanges ont porté sur la coopération en matière de paix, le développement des relations économiques et la stabilité régionale. Cette rencontre rappelle que la politique étrangère éthiopienne reste fortement ancrée dans les relations de voisinage, où la stabilité et la coopération sont étroitement liées. Évolutions économiques et partenariats mondiaux Sur le plan économique, l’Éthiopie redéfinit progressivement sa relation avec ses partenaires internationaux. Lors du Forum d’affaires UE-Éthiopie 2026, les discussions ont mis en avant une transition d’un modèle basé sur l’aide vers des partenariats orientés vers l’investissement et une participation accrue du secteur privé. Ce repositionnement traduit une évolution stratégique : le pays cherche désormais à s’imposer comme une destination attractive pour le commerce et les investissements. Dans cette optique, l’Union européenne a annoncé un programme RISE doté de 269 millions d’euros, destiné à moderniser le réseau électrique éthiopien, contribuant ainsi à améliorer la fiabilité énergétique et à soutenir l’industrialisation. Par ailleurs, les autorités éthiopiennes ont exprimé leur volonté de renforcer les échanges commerciaux avec la Corée du Sud, illustrant une stratégie de diversification des partenariats économiques. Au niveau continental, les avancées du pays dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ont été saluées. Une intégration accrue dans les mécanismes commerciaux africains ouvre des perspectives vers de nouveaux marchés, bien que son succès repose sur la compétitivité, les infrastructures et l’harmonisation réglementaire. Les ambitions numériques d'Addis-Abeba Addis-Abeba poursuit son positionnement en tant que hub numérique émergent. Les préparatifs de l’ASMIS 2026 témoignent du rôle croissant de la ville dans l’écosystème technologique africain. Les débats autour de l’innovation, des infrastructures et du leadership numérique reposent désormais sur des réalisations concrètes plutôt que sur de simples projections. Néanmoins, la capacité à transformer ces ambitions en une croissance inclusive, bénéficiant à l’ensemble de la population, reste un défi central. Une nation en transition Dans l’ensemble, les développements de la semaine illustrent la trajectoire d’un pays en pleine mutation. L’Éthiopie s’efforce de concilier ses priorités internes avec une présence accrue sur les scènes régionale et internationale, en accélérant sa transition numérique, en consolidant ses institutions démocratiques et en repensant ses partenariats. Si l’orientation est clairement définie, sa mise en œuvre exigera persévérance, choix stratégiques avisés et résilience face aux défis internes et externes. Il s’agit du récit d’une nation qui ne se contente pas d’afficher ses ambitions, mais qui s’emploie à les concrétiser.
Tour d'horizon mondial de la semaine : Avril, entre tensions et accalmie
Apr 12, 2026 4298
Addis-Abeba, le 12 avril 2026 (ENA) : - La deuxième semaine d’avril 2026 s’impose comme un reflet marquant d’un monde en mutation, où les dynamiques internationales se sont déployées sur plusieurs fronts avec une intensité notable. Des discussions diplomatiques sensibles à Islamabad à l’élargissement des écarts économiques, en passant par le renouveau de l’exploration spatiale impulsé par la NASA, les médias internationaux ont décrit une planète évoluant dans l’incertitude, mais guidée par une détermination mesurée. Cette période s’est affirmée comme un moment clé des affaires mondiales, révélant un ordre international fragile, façonné par l’équilibre délicat entre tensions et coopération, contraintes et innovation, inquiétudes et ambitions. Des médias influents tels qu’Associated Press, Reuters et BBC World News ont présenté cette semaine comme un point de convergence entre enjeux diplomatiques, fractures économiques et avancées technologiques. Des tensions persistantes en Asie du Sud et dans le Golfe, notamment autour du détroit d’Ormuz, aux difficultés économiques des régions en développement, tout en notant un regain d’optimisme en matière de coopération scientifique, les analyses ont dressé le portrait d’un système sous pression, mais encore capable de progrès collectifs. L'horizon d'Islamabad Islamabad s’est imposée comme un centre stratégique inattendu, devenant le théâtre de négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran dans un climat de forte tension internationale. Les observateurs ont rapidement considéré ces échanges comme parmi les plus significatifs de ces dernières années, visant à gérer des enjeux complexes liés au nucléaire, aux sanctions et à la stabilité régionale. Un diplomate occidental a évoqué « une pause bienvenue plutôt qu’une avancée », traduisant un réalisme prudent dans les premières réactions. Au-delà des discussions, les tensions dans le détroit d’Ormuz ont accentué les préoccupations. Les opérations de sécurité maritime et la surveillance accrue ont mis en évidence la vulnérabilité de ce passage stratégique, essentiel à l’approvisionnement énergétique mondial. Le contexte soulignait que la diplomatie évoluait sous une pression constante. Cependant, un changement progressif s’est fait sentir en milieu de semaine. Certains analystes ont estimé que la poursuite du dialogue constituait déjà un progrès. Les marchés ont réagi en conséquence, avec une baisse de la volatilité énergétique et un repli des prix du pétrole après des hausses marquées. Après de longues heures de discussions, aucun accord formel n’a été conclu. Le représentant américain a maintenu une position ferme, tout en reconnaissant l’absence de compromis. Du côté iranien, les autorités ont insisté sur la nécessité de négociations fondées sur la bonne foi, rejetant certaines exigences jugées excessives tout en affirmant leurs intérêts légitimes. Les discussions ont porté sur de nombreux sujets sensibles, notamment le nucléaire, les sanctions et la sécurité maritime. L’absence d’accord n’a toutefois pas été perçue comme un échec total, mais comme une étape dans un processus plus long. En définitive, ces pourparlers n’ont débouché ni sur une percée ni sur une rupture, mais ont permis de préserver un élément essentiel : le temps. Marchés de l'énergie Parallèlement à la diplomatie, les marchés énergétiques sont restés particulièrement sensibles. Les perturbations dans le Golfe et la hausse des coûts d’assurance maritime ont démontré la rapidité avec laquelle les tensions géopolitiques influencent l’économie mondiale. Les chaînes d’approvisionnement apparaissent de plus en plus vulnérables. Les experts évoquent un retour à une logique de sécurité logistique, obligeant les entreprises à adapter leurs stratégies. Dans ce contexte, les principaux producteurs se disent prêts à stabiliser l’offre, illustrant l’équilibre délicat entre considérations politiques et dynamiques de marché. Le fossé économique Alors que la diplomatie dominait l’actualité, les inégalités économiques ont également retenu l’attention. Les secteurs des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle affichent une croissance remarquable, portée par une transformation structurelle des économies avancées. Des villes comme New York et Séoul continuent de s’imposer comme des centres d’innovation, relativement protégés des turbulences mondiales. À l’inverse, plusieurs régions d’Afrique de l’Est et d’Asie du Sud subissent la hausse des coûts de l’énergie et des produits de base. Les perturbations logistiques et monétaires accentuent ces écarts, rappelant que la géographie influence de nouveau fortement les performances économiques. La Corne de l'Afrique Dans la Corne de l’Afrique, les évolutions récentes s’inscrivent dans une vision stratégique à long terme. Le renforcement des échanges entre l’Éthiopie et le Brésil, notamment dans le domaine agricole, illustre un potentiel de coopération durable. Les infrastructures demeurent au cœur des priorités, avec des investissements dans les réseaux ferroviaires et les corridors logistiques. Cette approche, souvent qualifiée de « patience stratégique », privilégie une croissance progressive et une intégration régionale renforcée. Dans ce contexte, l’Éthiopie poursuit son engagement diplomatique en accueillant des visites de haut niveau. La venue du président burundais Évariste Ndayishimiye a mis en lumière le rôle croissant du pays comme centre diplomatique régional. Les accords signés couvrent de nombreux secteurs, traduisant une volonté de renforcer les liens institutionnels et de promouvoir des priorités communes de développement. Ces avancées consolident la position de l’Éthiopie comme acteur pivot dans la région, misant sur la coopération et les infrastructures pour soutenir sa croissance et sa stabilité. Un moment d'unité Dans un contexte mondial incertain, l’exploration spatiale a offert un rare moment de convergence. La NASA a poursuivi les préparatifs de la mission Artemis II, première mission habitée visant à retourner sur la Lune. Présentée comme un symbole de coopération internationale, cette initiative met en lumière la capacité des nations à collaborer autour d’objectifs communs. Elle stimule également les investissements dans les technologies spatiales et climatiques. Un monde de réalités parallèles À l’issue de la semaine, un constat s’impose : le monde évolue dans une complexité croissante, marquée par des processus continus plutôt que par des résultats immédiats. Les tensions persistent, mais coexistent avec des dynamiques de progrès. Les négociations, les marchés et les innovations dessinent un paysage global fragmenté, où cohabitent risques et opportunités. En conclusion, cette semaine d’avril 2026 se distingue moins par un événement unique que par la convergence de multiples dynamiques. Elle illustre un monde en transition, façonné par des forces opposées mais interdépendantes, où incertitude et progrès avancent simultanément, laissant l’avenir ouvert et en constante évolution.