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L’Éthiopie ambitionne de devenir un pôle africain de fabrication de produits de santé
Oct 27, 2026 84
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie ambitionne de se positionner comme un pôle africain de fabrication de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux, afin de renforcer sa souveraineté sanitaire et de contribuer à répondre aux besoins de santé du continent, a déclaré la ministre de la Santé, Dr Mekdes Daba. Cette ambition a été mise en avant dans un discours prononcé en son nom par le ministre de la Santé de l’État Dr Muluken Argaw lors de l’ouverture de l’Exposition et Conférence africaine sur la fabrication de produits de santé (AHMTEC 2026), organisée à Addis-Abeba sous le thème « Industrialiser pour commercialiser ». Dans son allocution, la ministre a souligné que le développement de la fabrication locale de produits de santé constitue une priorité nationale, à la croisée de la sécurité sanitaire, de la transformation économique et de l’industrialisation. « Notre ambition est de positionner l’Éthiopie comme un pôle africain de fabrication de produits pharmaceutiques, au service de notre population et des besoins sanitaires du continent », a-t-elle déclaré. Forte d’une population d’environ 135 millions d’habitants, l’Éthiopie dispose d’un marché intérieur considérable, offrant des perspectives importantes aux investisseurs du secteur pharmaceutique. Selon la ministre, c'est une occasion d’accroître la production nationale, de développer la fabrication de produits actuellement importés et de renforcer les activités industrielles qui soutiennent la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique. Le gouvernement s’emploie ainsi à rapprocher les politiques sanitaires, le développement industriel, la promotion des investissements, la recherche et la réglementation afin de créer un environnement favorable à la croissance du secteur. À cet égard, le parc industriel de Kilinto, dédié à la fabrication de produits pharmaceutiques, constitue une infrastructure stratégique pour attirer les investisseurs et développer les capacités nationales. Les mesures incitatives fiscales et non fiscales, la facilitation des investissements et les infrastructures industrielles figurent également parmi les dispositifs destinés à soutenir cette ambition. La ministre a par ailleurs souligné l’importance des partenariats avec les fabricants déjà présents dans le pays, notamment pour moderniser les installations, améliorer la productivité, favoriser le transfert de technologies et développer les coentreprises, la production sous licence et la fabrication à façon. Le pays investit également dans la recherche et le développement, les essais cliniques, les études de bioéquivalence et les capacités de laboratoire, afin de favoriser le développement de produits pharmaceutiques de qualité et de renforcer les liens entre les institutions scientifiques et l’industrie. Dans cette perspective, le Service éthiopien d’approvisionnement pharmaceutique joue un rôle central dans le soutien aux fabricants nationaux. La ministre a indiqué que des contrats d’une valeur supérieure à 20 milliards de birrs éthiopiens avaient été attribués aux producteurs locaux. Elle a souligné que la transformation de ces engagements en livraisons régulières et fiables demeure essentielle pour renforcer la confiance des industriels et garantir un accès durable aux médicaments pour les patients. À cette fin, la coopération entre les autorités réglementaires, la facilitation des échanges et le développement de mécanismes d’approvisionnement groupé sont considérés comme des leviers importants pour améliorer l’accès aux produits de santé de qualité sur le continent. La ministre a ainsi appelé les fabricants, les partenaires technologiques, les investisseurs, les chercheurs et les partenaires du développement à renforcer leur coopération avec les entreprises éthiopiennes et à transformer les perspectives d’investissement en projets concrets. « L’Afrique dispose des talents, des marchés et de la volonté nécessaires. Le temps de dépendre des autres pour répondre à nos propres besoins sanitaires est révolu », a-t-elle affirmé. Elle a également exhorté les pays africains à renforcer leurs capacités de production afin de répondre davantage aux besoins de leurs populations en médicaments, en vaccins et en dispositifs médicaux. « Que l’Afrique fabrique les médicaments, les vaccins et les dispositifs médicaux que ses populations méritent », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de l’industrialisation pour renforcer la souveraineté sanitaire du continent. L’AHMTEC 2026 réunit des responsables gouvernementaux, des fabricants de produits pharmaceutiques, des investisseurs, des partenaires technologiques et des acteurs du développement afin de promouvoir les investissements, les partenariats industriels et le renforcement des capacités africaines de fabrication de produits de santé.
AMTECH 2026 : L’Éthiopie appelle à accélérer la production pharmaceutique pour renforcer la souveraineté sanitaire de l’Afrique
Oct 27, 2026 71
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie entend contribuer à faire de l’Afrique un pôle compétitif de production pharmaceutique, en transformant les ambitions d’industrialisation en investissements concrets, en partenariats commerciaux et en un meilleur accès aux médicaments de qualité, ont souligné des responsables lors de l’ouverture de la troisième édition de la Conférence et exposition commerciale africaine sur la fabrication de produits de santé (AMTECH 2026), à Addis-Abeba.   Placée sous le thème « Industrialiser pour commercialiser », la rencontre réunit des fabricants, des autorités réglementaires, des décideurs politiques, des investisseurs et des partenaires au développement autour du renforcement des capacités de production pharmaceutique du continent. Dans son discours d’ouverture, Dr Tadesse T. Mekonen, président de l’Association éthiopienne des fabricants de produits pharmaceutiques et de fournitures médicales (EPMSMISA), a souligné la vulnérabilité liée à la dépendance de l’Afrique aux importations pharmaceutiques. Le continent supporte environ 25 % de la charge mondiale de morbidité, mais produit moins de 1 % des vaccins dont il a besoin et fabrique moins de 30 % des médicaments qu’il consomme, a-t-il indiqué. « La question n’est plus de savoir si l’Afrique doit fabriquer ses propres médicaments, mais qui va le faire, où et à quelle vitesse ? », a-t-il déclaré, appelant à accélérer l’industrialisation pharmaceutique. Il a mis en avant les atouts de l’Éthiopie, notamment le parc industriel pharmaceutique de Kilinto, le renforcement du cadre réglementaire et la stratégie nationale de transformation de la fabrication pharmaceutique et des dispositifs médicaux à l’horizon 2035. Le pays ambitionne notamment de développer la production de vaccins, d’insuline, de médicaments oncologiques et de principes actifs pharmaceutiques. Le Dr Mekonen a également appelé l’Union africaine, les gouvernements, les institutions financières et les partenaires au développement à soutenir AMTECH en tant que plateforme de coopération industrielle, de transfert de technologies et d’investissement. S’adressant notamment aux Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), il a lancé : « Tenez-vous à nos côtés, prenez la tête avec nous et accueillez-nous ». De son côté, Ann-Marie Hosang-Archer, présidente par intérim du conseil de Vizuri Health Dynamics, a insisté sur la nécessité de traduire les engagements politiques en résultats concrets pour les fabricants et les populations.   « La capacité de production sans débouchés commerciaux n’est pas viable, et les possibilités de marché sans capacités de fabrication nous maintiennent dans la dépendance », a-t-elle affirmé. Mme Hosang-Archer a appelé à renforcer les accords d’approvisionnement, à mobiliser des financements adaptés et à réduire les obstacles réglementaires. Elle a également souligné l’importance d’offrir aux femmes et aux jeunes professionnels des possibilités de contribuer à la transformation du secteur. « Ce n’est pas une nouvelle déclaration qu’il nous faut, mais une action collective fondée sur des priorités claires, des responsabilités partagées, des résultats mesurables et une véritable obligation de rendre compte », a-t-elle déclaré. Elle a exprimé l’espoir que la prochaine édition d’AMTECH permette de constater des avancées concrètes en matière d’investissements, d’accords commerciaux, de réduction des obstacles réglementaires et de renforcement des capacités de production. Les deux intervenants ont ainsi appelé à faire de l’industrialisation pharmaceutique un levier de souveraineté sanitaire et de développement économique, afin de garantir aux populations africaines un meilleur accès à des médicaments de qualité et abordables.
Les diplomates saluent le rôle de l'Éthiopie sur la scène internationale et appellent à un engagement renouvelé en faveur de la paix
Oct 27, 2026 89
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) Des diplomates, des responsables des Nations Unies et des partenaires du développement se sont réunis à Addis-Abeba pour célébrer la Journée des Nations Unies. Ils ont salué la contribution de longue date de l’Éthiopie au multilatéralisme et ont appelé à un engagement mondial renouvelé en faveur de la paix, du développement durable et des droits de l’homme. Célébrée chaque année le 24 octobre, la Journée des Nations Unies commémore l’entrée en vigueur, en 1945, de la Charte des Nations Unies, le document fondateur qui a établi le cadre de la coopération internationale pour relever les défis mondiaux. Cette commémoration a mis en avant le rôle historique de l’Éthiopie au sein des Nations Unies et a réaffirmé la place d’Addis-Abeba parmi les principales capitales diplomatiques mondiales. S’exprimant lors de cet événement, le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, a qualifié l’Éthiopie de « partenaire de longue date et fiable » des Nations Unies. « Ici, à Addis-Abeba, la famille des Nations Unies a depuis longtemps trouvé un tel partenaire auprès du gouvernement et du peuple éthiopiens », a déclaré M. Gatete. « Je tiens à leur exprimer notre sincère gratitude pour leur hospitalité et leur engagement indéfectible en faveur de la coopération multilatérale. » Il a rappelé que l’Éthiopie figurait parmi les 51 membres fondateurs des Nations Unies en 1945 et qu’elle était l’un des quatre seuls pays africains à avoir rejoint l’Organisation dès sa création. M. Gatete a également souligné l’importance diplomatique unique d’Addis-Abeba, qui accueille la CEA, l’équipe de pays des Nations Unies, l’Union africaine et de nombreuses ambassades étrangères. Évoquant l’Africa Hall, où la Charte de l’Organisation de l’unité africaine a été signée en 1963, il a décrit ce lieu emblématique comme un symbole durable de la contribution de l’Éthiopie à l’unité africaine et de son partenariat avec les Nations Unies. Prenant la parole au nom du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, Ozonnia Ojielo, sous-secrétaire générale des Nations unies et coordinatrice résidente et humanitaire des Nations unies en Éthiopie, a souligné la nécessité d’une action collective face à des défis mondiaux croissants. Dans son message, le Secrétaire général a déclaré que la Journée des Nations Unies célébrait non seulement une institution, mais aussi le principe selon lequel l’avenir de l’humanité dépend de notre capacité à œuvrer ensemble pour faire progresser la paix, le développement et les droits de l’homme. « Depuis 81 ans, les Nations Unies donnent vie à cette idée », a déclaré M. Guterres dans son message. Le message a mis en avant le rôle de l’organisation dans la résolution des différends par la diplomatie et le droit international, la lutte contre la pauvreté et la faim, la promotion des droits de l’homme et l’apport d’une aide vitale aux personnes touchées par les conflits, les catastrophes et les déplacements de population. Il a également souligné l’action de l’ONU dans les domaines du commerce, de la technologie, de la santé et de l’égalité des sexes, notamment les efforts visant à élargir les perspectives d’avenir des femmes et des filles. M. Guterres a exhorté les États membres à réaffirmer leur attachement aux principes fondateurs de l’organisation. « Privilégiez le dialogue plutôt que la division, la coopération plutôt que la confrontation, et la solidarité plutôt que la peur », indiquait le message. Le porte-parole du président de la Commission de l’Union africaine, Nuur Mohamud Sheekh, a souligné l’importance durable d’Addis-Abeba en tant que capitale du multilatéralisme africain et de la coopération internationale. Il a également salué la contribution de l’Éthiopie à la connectivité mondiale grâce à Ethiopian Airlines. « On peut pratiquement s’envoler vers le monde entier depuis Addis-Abeba, et nous apprécions cette contribution que ce grand pays a apportée aux voyages et à la connectivité », a déclaré M. Sheekh. Il a ajouté que le partenariat institutionnalisé entre l’Union africaine et les Nations Unies restait essentiel pour faire progresser la paix, la sécurité et le développement durable à travers l’Afrique. « Ce partenariat stratégique constitue la pierre angulaire permettant de renforcer les synergies entre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine », a-t-il souligné. Représentant le gouvernement éthiopien, l’ambassadeur Yoseph Kassaye, directeur général des affaires relatives aux organisations internationales au ministère des Affaires étrangères, a réaffirmé l’engagement de longue date de l’Éthiopie en faveur du multilatéralisme. « L’Éthiopie, en tant que membre fondateur des Nations Unies et fervent défenseur du multilatéralisme, a apporté d’importantes contributions sur divers fronts depuis les tout débuts de l’organisation », a déclaré Yoseph. « Nous avons toujours défendu les principes d’égalité souveraine et de sécurité collective. » Il a réaffirmé le soutien de l’Éthiopie aux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies, notamment la souveraineté des États, le règlement pacifique des différends et la sécurité collective. La célébration annuelle de la Journée des Nations Unies s’est conclue par de nouveaux appels au dialogue, à la coopération et à la solidarité, fondements indispensables à la construction d’un avenir plus pacifique, plus équitable et plus durable.
L'Éthiopie, un exemple d'autonomie et de politiques énergétiques porteuses de changement : l'ancien président de l'AUC
Oct 27, 2026 92
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L'ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine (CUA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a salué l'Éthiopie comme un modèle incontournable de progrès continental. Elle a cité l'engagement de ce pays en faveur d'un développement autonome et ses politiques énergétiques audacieuses comme un véritable exemple d'autodétermination nationale. S'adressant à l'ENA à Moscou à la veille du Sommet Russie-Afrique, Mme Dlamini-Zuma a évoqué le rôle essentiel que joue l'Éthiopie en tant que « capitale diplomatique de l'Afrique ». Ayant dirigé l'UA depuis son siège d'Addis-Abeba entre 2012 et 2017, elle a souligné que ce pays avait la responsabilité unique de montrer l'exemple. Elle a fait valoir que l’Éthiopie devait rester à l’avant-garde de « l’Afrique que nous voulons » un continent intégré, pacifique et prospère, porté par ses propres citoyens. Mme Dlamini-Zuma a identifié le manque de confiance en soi comme le principal obstacle au développement africain. Elle a désigné le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) comme le symbole ultime de la rupture avec le cycle consistant à attendre une intervention étrangère. « L’une des choses qui m’a impressionnée en Éthiopie… (c’est) la façon dont vous, les Éthiopiens, avez construit le barrage de la Renaissance sans attendre que des étrangers viennent faire le travail. Pour moi, c’était très important, car de nombreux pays africains ne se développent pas parce qu’ils attendent que des étrangers viennent les développer », a-t-elle déclaré. Elle a mis les autres dirigeants africains au défi d’adopter cet état d’esprit, soulignant que le véritable progrès passe par une confiance inébranlable dans les capacités locales. « Car si nous n’avons pas confiance en nous-mêmes et si nous ne croyons pas en nous-mêmes, nous n’irons jamais très loin », a-t-elle ajouté. Au-delà des infrastructures à grande échelle, Mme Dlamini-Zuma a mis en avant l’évolution urbaine rapide de l’Éthiopie comme preuve de la puissance de la souveraineté énergétique. Ayant récemment visité Addis-Abeba, elle a constaté la transformation visible et rapide de la ville, attribuant ce succès aux initiatives énergétiques proactives du pays. « Je me suis rendue à Addis récemment, et je constate que la ville change très vite. Cela montre que lorsque l’on dispose d’énergie, on peut accomplir beaucoup de choses », a-t-elle fait remarquer. Elle a notamment salué la décision pionnière du gouvernement éthiopien d’interdire l’importation de véhicules à essence et diesel. Cette politique, a-t-elle souligné, place le pays à l’avant-garde de la transition mondiale vers les énergies vertes. « Je pense que c’est le seul pays d’Afrique je ne sais pas si c’est le cas au niveau mondial – à avoir interdit l’importation de voitures à essence et diesel. Voilà donc quelques-uns des points que je peux évoquer en si peu de temps », a-t-elle précisé. Alors que les dirigeants se réunissaient à Moscou pour discuter de l’avenir du partenariat Russie-Afrique, le message de Mme Dlamini-Zuma a fait office d’appel à l’autonomie. Elle a présenté les réalisations de l’Éthiopie comme un modèle reproductible pour l’ensemble du continent.
L'Éthiopie a fourni plus d'un million de services d'enregistrement et d'octroi de licences d'entreprises en ligne
Oct 27, 2026 95
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) Selon le ministère du Commerce et de l'Intégration régionale, l'Éthiopie a fourni plus de 1,08 million de services d'enregistrement et d'octroi de licences aux entreprises par voie numérique au cours d'une période de trois mois. Cette avancée souligne les efforts nationaux continus visant à rationaliser les procédures administratives et à développer les services publics en ligne. Le dernier rapport du ministère sur les services en ligne révèle que 1 088 787 services ont été fournis par l’ensemble des institutions fédérales, des États régionaux et des administrations municipales, soulignant le rôle croissant des plateformes numériques dans l’administration commerciale du pays. Parmi les régions, l’État régional d’Oromia a enregistré le volume le plus élevé avec 441 550 services fournis. Addis-Abeba suit avec 204 512, l’Amhara avec 156 193 et l’Éthiopie du Sud avec 101 891. Par catégorie de services, l’homologation des noms commerciaux a représenté la plus grande part, avec 579 785 services fournis. Les renouvellements de licences d’exploitation viennent ensuite avec 122 730, tandis que les modifications de licences ont totalisé 107 317. Les enregistrements de nouvelles entreprises ont représenté 60 409 services. Le ministère a déclaré que le système numérique contribuait à réduire les contraintes administratives pesant sur le monde des affaires tout en améliorant l’efficacité, l’accessibilité et la transparence de la prestation des services publics. L’extension des services numériques d’enregistrement des entreprises et de délivrance de licences s’inscrit dans le cadre du programme plus large de transformation numérique de l’Éthiopie, qui vise à moderniser l’administration publique, à simplifier les procédures et à améliorer l’accès aux services publics grâce à la technologie.
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L’Éthiopie ambitionne de devenir un pôle africain de fabrication de produits de santé
Oct 27, 2026 84
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie ambitionne de se positionner comme un pôle africain de fabrication de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux, afin de renforcer sa souveraineté sanitaire et de contribuer à répondre aux besoins de santé du continent, a déclaré la ministre de la Santé, Dr Mekdes Daba. Cette ambition a été mise en avant dans un discours prononcé en son nom par le ministre de la Santé de l’État Dr Muluken Argaw lors de l’ouverture de l’Exposition et Conférence africaine sur la fabrication de produits de santé (AHMTEC 2026), organisée à Addis-Abeba sous le thème « Industrialiser pour commercialiser ». Dans son allocution, la ministre a souligné que le développement de la fabrication locale de produits de santé constitue une priorité nationale, à la croisée de la sécurité sanitaire, de la transformation économique et de l’industrialisation. « Notre ambition est de positionner l’Éthiopie comme un pôle africain de fabrication de produits pharmaceutiques, au service de notre population et des besoins sanitaires du continent », a-t-elle déclaré. Forte d’une population d’environ 135 millions d’habitants, l’Éthiopie dispose d’un marché intérieur considérable, offrant des perspectives importantes aux investisseurs du secteur pharmaceutique. Selon la ministre, c'est une occasion d’accroître la production nationale, de développer la fabrication de produits actuellement importés et de renforcer les activités industrielles qui soutiennent la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique. Le gouvernement s’emploie ainsi à rapprocher les politiques sanitaires, le développement industriel, la promotion des investissements, la recherche et la réglementation afin de créer un environnement favorable à la croissance du secteur. À cet égard, le parc industriel de Kilinto, dédié à la fabrication de produits pharmaceutiques, constitue une infrastructure stratégique pour attirer les investisseurs et développer les capacités nationales. Les mesures incitatives fiscales et non fiscales, la facilitation des investissements et les infrastructures industrielles figurent également parmi les dispositifs destinés à soutenir cette ambition. La ministre a par ailleurs souligné l’importance des partenariats avec les fabricants déjà présents dans le pays, notamment pour moderniser les installations, améliorer la productivité, favoriser le transfert de technologies et développer les coentreprises, la production sous licence et la fabrication à façon. Le pays investit également dans la recherche et le développement, les essais cliniques, les études de bioéquivalence et les capacités de laboratoire, afin de favoriser le développement de produits pharmaceutiques de qualité et de renforcer les liens entre les institutions scientifiques et l’industrie. Dans cette perspective, le Service éthiopien d’approvisionnement pharmaceutique joue un rôle central dans le soutien aux fabricants nationaux. La ministre a indiqué que des contrats d’une valeur supérieure à 20 milliards de birrs éthiopiens avaient été attribués aux producteurs locaux. Elle a souligné que la transformation de ces engagements en livraisons régulières et fiables demeure essentielle pour renforcer la confiance des industriels et garantir un accès durable aux médicaments pour les patients. À cette fin, la coopération entre les autorités réglementaires, la facilitation des échanges et le développement de mécanismes d’approvisionnement groupé sont considérés comme des leviers importants pour améliorer l’accès aux produits de santé de qualité sur le continent. La ministre a ainsi appelé les fabricants, les partenaires technologiques, les investisseurs, les chercheurs et les partenaires du développement à renforcer leur coopération avec les entreprises éthiopiennes et à transformer les perspectives d’investissement en projets concrets. « L’Afrique dispose des talents, des marchés et de la volonté nécessaires. Le temps de dépendre des autres pour répondre à nos propres besoins sanitaires est révolu », a-t-elle affirmé. Elle a également exhorté les pays africains à renforcer leurs capacités de production afin de répondre davantage aux besoins de leurs populations en médicaments, en vaccins et en dispositifs médicaux. « Que l’Afrique fabrique les médicaments, les vaccins et les dispositifs médicaux que ses populations méritent », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de l’industrialisation pour renforcer la souveraineté sanitaire du continent. L’AHMTEC 2026 réunit des responsables gouvernementaux, des fabricants de produits pharmaceutiques, des investisseurs, des partenaires technologiques et des acteurs du développement afin de promouvoir les investissements, les partenariats industriels et le renforcement des capacités africaines de fabrication de produits de santé.
AMTECH 2026 : L’Éthiopie appelle à accélérer la production pharmaceutique pour renforcer la souveraineté sanitaire de l’Afrique
Oct 27, 2026 71
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie entend contribuer à faire de l’Afrique un pôle compétitif de production pharmaceutique, en transformant les ambitions d’industrialisation en investissements concrets, en partenariats commerciaux et en un meilleur accès aux médicaments de qualité, ont souligné des responsables lors de l’ouverture de la troisième édition de la Conférence et exposition commerciale africaine sur la fabrication de produits de santé (AMTECH 2026), à Addis-Abeba.   Placée sous le thème « Industrialiser pour commercialiser », la rencontre réunit des fabricants, des autorités réglementaires, des décideurs politiques, des investisseurs et des partenaires au développement autour du renforcement des capacités de production pharmaceutique du continent. Dans son discours d’ouverture, Dr Tadesse T. Mekonen, président de l’Association éthiopienne des fabricants de produits pharmaceutiques et de fournitures médicales (EPMSMISA), a souligné la vulnérabilité liée à la dépendance de l’Afrique aux importations pharmaceutiques. Le continent supporte environ 25 % de la charge mondiale de morbidité, mais produit moins de 1 % des vaccins dont il a besoin et fabrique moins de 30 % des médicaments qu’il consomme, a-t-il indiqué. « La question n’est plus de savoir si l’Afrique doit fabriquer ses propres médicaments, mais qui va le faire, où et à quelle vitesse ? », a-t-il déclaré, appelant à accélérer l’industrialisation pharmaceutique. Il a mis en avant les atouts de l’Éthiopie, notamment le parc industriel pharmaceutique de Kilinto, le renforcement du cadre réglementaire et la stratégie nationale de transformation de la fabrication pharmaceutique et des dispositifs médicaux à l’horizon 2035. Le pays ambitionne notamment de développer la production de vaccins, d’insuline, de médicaments oncologiques et de principes actifs pharmaceutiques. Le Dr Mekonen a également appelé l’Union africaine, les gouvernements, les institutions financières et les partenaires au développement à soutenir AMTECH en tant que plateforme de coopération industrielle, de transfert de technologies et d’investissement. S’adressant notamment aux Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), il a lancé : « Tenez-vous à nos côtés, prenez la tête avec nous et accueillez-nous ». De son côté, Ann-Marie Hosang-Archer, présidente par intérim du conseil de Vizuri Health Dynamics, a insisté sur la nécessité de traduire les engagements politiques en résultats concrets pour les fabricants et les populations.   « La capacité de production sans débouchés commerciaux n’est pas viable, et les possibilités de marché sans capacités de fabrication nous maintiennent dans la dépendance », a-t-elle affirmé. Mme Hosang-Archer a appelé à renforcer les accords d’approvisionnement, à mobiliser des financements adaptés et à réduire les obstacles réglementaires. Elle a également souligné l’importance d’offrir aux femmes et aux jeunes professionnels des possibilités de contribuer à la transformation du secteur. « Ce n’est pas une nouvelle déclaration qu’il nous faut, mais une action collective fondée sur des priorités claires, des responsabilités partagées, des résultats mesurables et une véritable obligation de rendre compte », a-t-elle déclaré. Elle a exprimé l’espoir que la prochaine édition d’AMTECH permette de constater des avancées concrètes en matière d’investissements, d’accords commerciaux, de réduction des obstacles réglementaires et de renforcement des capacités de production. Les deux intervenants ont ainsi appelé à faire de l’industrialisation pharmaceutique un levier de souveraineté sanitaire et de développement économique, afin de garantir aux populations africaines un meilleur accès à des médicaments de qualité et abordables.
Les diplomates saluent le rôle de l'Éthiopie sur la scène internationale et appellent à un engagement renouvelé en faveur de la paix
Oct 27, 2026 89
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) Des diplomates, des responsables des Nations Unies et des partenaires du développement se sont réunis à Addis-Abeba pour célébrer la Journée des Nations Unies. Ils ont salué la contribution de longue date de l’Éthiopie au multilatéralisme et ont appelé à un engagement mondial renouvelé en faveur de la paix, du développement durable et des droits de l’homme. Célébrée chaque année le 24 octobre, la Journée des Nations Unies commémore l’entrée en vigueur, en 1945, de la Charte des Nations Unies, le document fondateur qui a établi le cadre de la coopération internationale pour relever les défis mondiaux. Cette commémoration a mis en avant le rôle historique de l’Éthiopie au sein des Nations Unies et a réaffirmé la place d’Addis-Abeba parmi les principales capitales diplomatiques mondiales. S’exprimant lors de cet événement, le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, a qualifié l’Éthiopie de « partenaire de longue date et fiable » des Nations Unies. « Ici, à Addis-Abeba, la famille des Nations Unies a depuis longtemps trouvé un tel partenaire auprès du gouvernement et du peuple éthiopiens », a déclaré M. Gatete. « Je tiens à leur exprimer notre sincère gratitude pour leur hospitalité et leur engagement indéfectible en faveur de la coopération multilatérale. » Il a rappelé que l’Éthiopie figurait parmi les 51 membres fondateurs des Nations Unies en 1945 et qu’elle était l’un des quatre seuls pays africains à avoir rejoint l’Organisation dès sa création. M. Gatete a également souligné l’importance diplomatique unique d’Addis-Abeba, qui accueille la CEA, l’équipe de pays des Nations Unies, l’Union africaine et de nombreuses ambassades étrangères. Évoquant l’Africa Hall, où la Charte de l’Organisation de l’unité africaine a été signée en 1963, il a décrit ce lieu emblématique comme un symbole durable de la contribution de l’Éthiopie à l’unité africaine et de son partenariat avec les Nations Unies. Prenant la parole au nom du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, Ozonnia Ojielo, sous-secrétaire générale des Nations unies et coordinatrice résidente et humanitaire des Nations unies en Éthiopie, a souligné la nécessité d’une action collective face à des défis mondiaux croissants. Dans son message, le Secrétaire général a déclaré que la Journée des Nations Unies célébrait non seulement une institution, mais aussi le principe selon lequel l’avenir de l’humanité dépend de notre capacité à œuvrer ensemble pour faire progresser la paix, le développement et les droits de l’homme. « Depuis 81 ans, les Nations Unies donnent vie à cette idée », a déclaré M. Guterres dans son message. Le message a mis en avant le rôle de l’organisation dans la résolution des différends par la diplomatie et le droit international, la lutte contre la pauvreté et la faim, la promotion des droits de l’homme et l’apport d’une aide vitale aux personnes touchées par les conflits, les catastrophes et les déplacements de population. Il a également souligné l’action de l’ONU dans les domaines du commerce, de la technologie, de la santé et de l’égalité des sexes, notamment les efforts visant à élargir les perspectives d’avenir des femmes et des filles. M. Guterres a exhorté les États membres à réaffirmer leur attachement aux principes fondateurs de l’organisation. « Privilégiez le dialogue plutôt que la division, la coopération plutôt que la confrontation, et la solidarité plutôt que la peur », indiquait le message. Le porte-parole du président de la Commission de l’Union africaine, Nuur Mohamud Sheekh, a souligné l’importance durable d’Addis-Abeba en tant que capitale du multilatéralisme africain et de la coopération internationale. Il a également salué la contribution de l’Éthiopie à la connectivité mondiale grâce à Ethiopian Airlines. « On peut pratiquement s’envoler vers le monde entier depuis Addis-Abeba, et nous apprécions cette contribution que ce grand pays a apportée aux voyages et à la connectivité », a déclaré M. Sheekh. Il a ajouté que le partenariat institutionnalisé entre l’Union africaine et les Nations Unies restait essentiel pour faire progresser la paix, la sécurité et le développement durable à travers l’Afrique. « Ce partenariat stratégique constitue la pierre angulaire permettant de renforcer les synergies entre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine », a-t-il souligné. Représentant le gouvernement éthiopien, l’ambassadeur Yoseph Kassaye, directeur général des affaires relatives aux organisations internationales au ministère des Affaires étrangères, a réaffirmé l’engagement de longue date de l’Éthiopie en faveur du multilatéralisme. « L’Éthiopie, en tant que membre fondateur des Nations Unies et fervent défenseur du multilatéralisme, a apporté d’importantes contributions sur divers fronts depuis les tout débuts de l’organisation », a déclaré Yoseph. « Nous avons toujours défendu les principes d’égalité souveraine et de sécurité collective. » Il a réaffirmé le soutien de l’Éthiopie aux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies, notamment la souveraineté des États, le règlement pacifique des différends et la sécurité collective. La célébration annuelle de la Journée des Nations Unies s’est conclue par de nouveaux appels au dialogue, à la coopération et à la solidarité, fondements indispensables à la construction d’un avenir plus pacifique, plus équitable et plus durable.
L'Éthiopie, un exemple d'autonomie et de politiques énergétiques porteuses de changement : l'ancien président de l'AUC
Oct 27, 2026 92
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L'ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine (CUA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a salué l'Éthiopie comme un modèle incontournable de progrès continental. Elle a cité l'engagement de ce pays en faveur d'un développement autonome et ses politiques énergétiques audacieuses comme un véritable exemple d'autodétermination nationale. S'adressant à l'ENA à Moscou à la veille du Sommet Russie-Afrique, Mme Dlamini-Zuma a évoqué le rôle essentiel que joue l'Éthiopie en tant que « capitale diplomatique de l'Afrique ». Ayant dirigé l'UA depuis son siège d'Addis-Abeba entre 2012 et 2017, elle a souligné que ce pays avait la responsabilité unique de montrer l'exemple. Elle a fait valoir que l’Éthiopie devait rester à l’avant-garde de « l’Afrique que nous voulons » un continent intégré, pacifique et prospère, porté par ses propres citoyens. Mme Dlamini-Zuma a identifié le manque de confiance en soi comme le principal obstacle au développement africain. Elle a désigné le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) comme le symbole ultime de la rupture avec le cycle consistant à attendre une intervention étrangère. « L’une des choses qui m’a impressionnée en Éthiopie… (c’est) la façon dont vous, les Éthiopiens, avez construit le barrage de la Renaissance sans attendre que des étrangers viennent faire le travail. Pour moi, c’était très important, car de nombreux pays africains ne se développent pas parce qu’ils attendent que des étrangers viennent les développer », a-t-elle déclaré. Elle a mis les autres dirigeants africains au défi d’adopter cet état d’esprit, soulignant que le véritable progrès passe par une confiance inébranlable dans les capacités locales. « Car si nous n’avons pas confiance en nous-mêmes et si nous ne croyons pas en nous-mêmes, nous n’irons jamais très loin », a-t-elle ajouté. Au-delà des infrastructures à grande échelle, Mme Dlamini-Zuma a mis en avant l’évolution urbaine rapide de l’Éthiopie comme preuve de la puissance de la souveraineté énergétique. Ayant récemment visité Addis-Abeba, elle a constaté la transformation visible et rapide de la ville, attribuant ce succès aux initiatives énergétiques proactives du pays. « Je me suis rendue à Addis récemment, et je constate que la ville change très vite. Cela montre que lorsque l’on dispose d’énergie, on peut accomplir beaucoup de choses », a-t-elle fait remarquer. Elle a notamment salué la décision pionnière du gouvernement éthiopien d’interdire l’importation de véhicules à essence et diesel. Cette politique, a-t-elle souligné, place le pays à l’avant-garde de la transition mondiale vers les énergies vertes. « Je pense que c’est le seul pays d’Afrique je ne sais pas si c’est le cas au niveau mondial – à avoir interdit l’importation de voitures à essence et diesel. Voilà donc quelques-uns des points que je peux évoquer en si peu de temps », a-t-elle précisé. Alors que les dirigeants se réunissaient à Moscou pour discuter de l’avenir du partenariat Russie-Afrique, le message de Mme Dlamini-Zuma a fait office d’appel à l’autonomie. Elle a présenté les réalisations de l’Éthiopie comme un modèle reproductible pour l’ensemble du continent.
L'Éthiopie a fourni plus d'un million de services d'enregistrement et d'octroi de licences d'entreprises en ligne
Oct 27, 2026 95
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) Selon le ministère du Commerce et de l'Intégration régionale, l'Éthiopie a fourni plus de 1,08 million de services d'enregistrement et d'octroi de licences aux entreprises par voie numérique au cours d'une période de trois mois. Cette avancée souligne les efforts nationaux continus visant à rationaliser les procédures administratives et à développer les services publics en ligne. Le dernier rapport du ministère sur les services en ligne révèle que 1 088 787 services ont été fournis par l’ensemble des institutions fédérales, des États régionaux et des administrations municipales, soulignant le rôle croissant des plateformes numériques dans l’administration commerciale du pays. Parmi les régions, l’État régional d’Oromia a enregistré le volume le plus élevé avec 441 550 services fournis. Addis-Abeba suit avec 204 512, l’Amhara avec 156 193 et l’Éthiopie du Sud avec 101 891. Par catégorie de services, l’homologation des noms commerciaux a représenté la plus grande part, avec 579 785 services fournis. Les renouvellements de licences d’exploitation viennent ensuite avec 122 730, tandis que les modifications de licences ont totalisé 107 317. Les enregistrements de nouvelles entreprises ont représenté 60 409 services. Le ministère a déclaré que le système numérique contribuait à réduire les contraintes administratives pesant sur le monde des affaires tout en améliorant l’efficacité, l’accessibilité et la transparence de la prestation des services publics. L’extension des services numériques d’enregistrement des entreprises et de délivrance de licences s’inscrit dans le cadre du programme plus large de transformation numérique de l’Éthiopie, qui vise à moderniser l’administration publique, à simplifier les procédures et à améliorer l’accès aux services publics grâce à la technologie.
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Des travaux sont en cors pour que les investisseurs de la ville coréenne d'Ulsan investissent en Éthiopie.
Mar 25, 2024 63632
Addis Abeba, le 25 mars 2024 (ENA) : - Il a été annoncé que les investisseurs d'Ulsan, une ville manufacturière et industrielle de la République de Corée du Sud, pourront investir en Éthiopie.   L'ambassadeur éthiopien en République de Corée du Sud, Dessie Dalke, a eu une discussion avec le maire de la ville d'Ulsan, Kim Du-geum qui a porté sur les conditions dans lesquelles les investisseurs de la ville peuvent investir en Éthiopie et dans lesquelles la ville peut établir de solides relations fraternelles avec les villes éthiopiennes.   Au cours de la discussion, l'ambassadeur Dessie Dalke a mentionné que l'Éthiopie et la Corée sont des pays entretenant des relations fortes et historiques et a déclaré que les relations devraient être renforcées par l'échange d'expériences et d'investissements, en particulier au niveau urbain.   L'ambassadeur a ajouté que le maire a également demandé d'encourager les investisseurs de la ville à investir en Éthiopie.   Pour sa part, le maire d'Ulsan, Doo-geum, a remercié l'Éthiopie pour son soutien pendant les moments difficiles de la Corée du Sud et a déclaré qu'ils travailleraient à établir une relation entre les villes éthiopiennes et la ville d'Ulsan.   Citant comme exemple le constructeur automobile sud-coréen Hyundai, il a souligné que le pays utilise l'Éthiopie comme destination stratégique pour atteindre le marché africain ajoutant que les investisseurs de la ville auront de larges opportunités sur le marché des affaires africain en investissant en Ethiopie.   Selon l'ambassade d’Ethiopie en République de Corée du Sud, l'ambassadeur Dessie Dalke a rendu visite à la compagnie Hyundai Motors lors de sa visite de travail dans la ville.
ENA
Feb 7, 2023 43423
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Politique
Les diplomates saluent le rôle de l'Éthiopie sur la scène internationale et appellent à un engagement renouvelé en faveur de la paix
Oct 27, 2026 89
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) Des diplomates, des responsables des Nations Unies et des partenaires du développement se sont réunis à Addis-Abeba pour célébrer la Journée des Nations Unies. Ils ont salué la contribution de longue date de l’Éthiopie au multilatéralisme et ont appelé à un engagement mondial renouvelé en faveur de la paix, du développement durable et des droits de l’homme. Célébrée chaque année le 24 octobre, la Journée des Nations Unies commémore l’entrée en vigueur, en 1945, de la Charte des Nations Unies, le document fondateur qui a établi le cadre de la coopération internationale pour relever les défis mondiaux. Cette commémoration a mis en avant le rôle historique de l’Éthiopie au sein des Nations Unies et a réaffirmé la place d’Addis-Abeba parmi les principales capitales diplomatiques mondiales. S’exprimant lors de cet événement, le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, a qualifié l’Éthiopie de « partenaire de longue date et fiable » des Nations Unies. « Ici, à Addis-Abeba, la famille des Nations Unies a depuis longtemps trouvé un tel partenaire auprès du gouvernement et du peuple éthiopiens », a déclaré M. Gatete. « Je tiens à leur exprimer notre sincère gratitude pour leur hospitalité et leur engagement indéfectible en faveur de la coopération multilatérale. » Il a rappelé que l’Éthiopie figurait parmi les 51 membres fondateurs des Nations Unies en 1945 et qu’elle était l’un des quatre seuls pays africains à avoir rejoint l’Organisation dès sa création. M. Gatete a également souligné l’importance diplomatique unique d’Addis-Abeba, qui accueille la CEA, l’équipe de pays des Nations Unies, l’Union africaine et de nombreuses ambassades étrangères. Évoquant l’Africa Hall, où la Charte de l’Organisation de l’unité africaine a été signée en 1963, il a décrit ce lieu emblématique comme un symbole durable de la contribution de l’Éthiopie à l’unité africaine et de son partenariat avec les Nations Unies. Prenant la parole au nom du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, Ozonnia Ojielo, sous-secrétaire générale des Nations unies et coordinatrice résidente et humanitaire des Nations unies en Éthiopie, a souligné la nécessité d’une action collective face à des défis mondiaux croissants. Dans son message, le Secrétaire général a déclaré que la Journée des Nations Unies célébrait non seulement une institution, mais aussi le principe selon lequel l’avenir de l’humanité dépend de notre capacité à œuvrer ensemble pour faire progresser la paix, le développement et les droits de l’homme. « Depuis 81 ans, les Nations Unies donnent vie à cette idée », a déclaré M. Guterres dans son message. Le message a mis en avant le rôle de l’organisation dans la résolution des différends par la diplomatie et le droit international, la lutte contre la pauvreté et la faim, la promotion des droits de l’homme et l’apport d’une aide vitale aux personnes touchées par les conflits, les catastrophes et les déplacements de population. Il a également souligné l’action de l’ONU dans les domaines du commerce, de la technologie, de la santé et de l’égalité des sexes, notamment les efforts visant à élargir les perspectives d’avenir des femmes et des filles. M. Guterres a exhorté les États membres à réaffirmer leur attachement aux principes fondateurs de l’organisation. « Privilégiez le dialogue plutôt que la division, la coopération plutôt que la confrontation, et la solidarité plutôt que la peur », indiquait le message. Le porte-parole du président de la Commission de l’Union africaine, Nuur Mohamud Sheekh, a souligné l’importance durable d’Addis-Abeba en tant que capitale du multilatéralisme africain et de la coopération internationale. Il a également salué la contribution de l’Éthiopie à la connectivité mondiale grâce à Ethiopian Airlines. « On peut pratiquement s’envoler vers le monde entier depuis Addis-Abeba, et nous apprécions cette contribution que ce grand pays a apportée aux voyages et à la connectivité », a déclaré M. Sheekh. Il a ajouté que le partenariat institutionnalisé entre l’Union africaine et les Nations Unies restait essentiel pour faire progresser la paix, la sécurité et le développement durable à travers l’Afrique. « Ce partenariat stratégique constitue la pierre angulaire permettant de renforcer les synergies entre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine », a-t-il souligné. Représentant le gouvernement éthiopien, l’ambassadeur Yoseph Kassaye, directeur général des affaires relatives aux organisations internationales au ministère des Affaires étrangères, a réaffirmé l’engagement de longue date de l’Éthiopie en faveur du multilatéralisme. « L’Éthiopie, en tant que membre fondateur des Nations Unies et fervent défenseur du multilatéralisme, a apporté d’importantes contributions sur divers fronts depuis les tout débuts de l’organisation », a déclaré Yoseph. « Nous avons toujours défendu les principes d’égalité souveraine et de sécurité collective. » Il a réaffirmé le soutien de l’Éthiopie aux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies, notamment la souveraineté des États, le règlement pacifique des différends et la sécurité collective. La célébration annuelle de la Journée des Nations Unies s’est conclue par de nouveaux appels au dialogue, à la coopération et à la solidarité, fondements indispensables à la construction d’un avenir plus pacifique, plus équitable et plus durable.
L'Éthiopie, un exemple d'autonomie et de politiques énergétiques porteuses de changement : l'ancien président de l'AUC
Oct 27, 2026 92
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L'ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine (CUA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a salué l'Éthiopie comme un modèle incontournable de progrès continental. Elle a cité l'engagement de ce pays en faveur d'un développement autonome et ses politiques énergétiques audacieuses comme un véritable exemple d'autodétermination nationale. S'adressant à l'ENA à Moscou à la veille du Sommet Russie-Afrique, Mme Dlamini-Zuma a évoqué le rôle essentiel que joue l'Éthiopie en tant que « capitale diplomatique de l'Afrique ». Ayant dirigé l'UA depuis son siège d'Addis-Abeba entre 2012 et 2017, elle a souligné que ce pays avait la responsabilité unique de montrer l'exemple. Elle a fait valoir que l’Éthiopie devait rester à l’avant-garde de « l’Afrique que nous voulons » un continent intégré, pacifique et prospère, porté par ses propres citoyens. Mme Dlamini-Zuma a identifié le manque de confiance en soi comme le principal obstacle au développement africain. Elle a désigné le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) comme le symbole ultime de la rupture avec le cycle consistant à attendre une intervention étrangère. « L’une des choses qui m’a impressionnée en Éthiopie… (c’est) la façon dont vous, les Éthiopiens, avez construit le barrage de la Renaissance sans attendre que des étrangers viennent faire le travail. Pour moi, c’était très important, car de nombreux pays africains ne se développent pas parce qu’ils attendent que des étrangers viennent les développer », a-t-elle déclaré. Elle a mis les autres dirigeants africains au défi d’adopter cet état d’esprit, soulignant que le véritable progrès passe par une confiance inébranlable dans les capacités locales. « Car si nous n’avons pas confiance en nous-mêmes et si nous ne croyons pas en nous-mêmes, nous n’irons jamais très loin », a-t-elle ajouté. Au-delà des infrastructures à grande échelle, Mme Dlamini-Zuma a mis en avant l’évolution urbaine rapide de l’Éthiopie comme preuve de la puissance de la souveraineté énergétique. Ayant récemment visité Addis-Abeba, elle a constaté la transformation visible et rapide de la ville, attribuant ce succès aux initiatives énergétiques proactives du pays. « Je me suis rendue à Addis récemment, et je constate que la ville change très vite. Cela montre que lorsque l’on dispose d’énergie, on peut accomplir beaucoup de choses », a-t-elle fait remarquer. Elle a notamment salué la décision pionnière du gouvernement éthiopien d’interdire l’importation de véhicules à essence et diesel. Cette politique, a-t-elle souligné, place le pays à l’avant-garde de la transition mondiale vers les énergies vertes. « Je pense que c’est le seul pays d’Afrique je ne sais pas si c’est le cas au niveau mondial – à avoir interdit l’importation de voitures à essence et diesel. Voilà donc quelques-uns des points que je peux évoquer en si peu de temps », a-t-elle précisé. Alors que les dirigeants se réunissaient à Moscou pour discuter de l’avenir du partenariat Russie-Afrique, le message de Mme Dlamini-Zuma a fait office d’appel à l’autonomie. Elle a présenté les réalisations de l’Éthiopie comme un modèle reproductible pour l’ensemble du continent.
L'Éthiopie appelle à une coopération régionale renforcée concernant les cours d'eau partagés
Oct 26, 2026 230
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a appelé à une coopération régionale renforcée et à une utilisation équitable des ressources en eau transfrontalières, en mettant l’accent sur l’hydro-diplomatie comme voie vers l’intégration régionale.   Cet appel a été lancé lors de l’ouverture de la 3e Semaine éthiopienne de l’eau et de l’énergie, qui se déroule du 26 au 30 octobre sous le thème : « Promouvoir des politiques fondées sur la science et des partenariats pour un avenir sûr en matière d’eau et d’énergie ».   Dans un message transmis au nom du ministre de l’Eau et de l’Énergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministère a souligné que les cours d’eau partagés nécessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopération concrète afin de transformer les défis communs liés à l’eau en opportunités de développement et de stabilité régionale.   Il a souligné que l’eau et l’énergie sont essentielles à la sécurité alimentaire, à la santé publique, à la croissance industrielle, à la création d’emplois, à la durabilité environnementale et au développement national.   Le ministère a également appelé à une planification intégrée afin de maximiser les retombées du développement, de réduire le gaspillage des ressources et de renforcer la résilience.   Le ministère a mis en avant le potentiel considérable de l’Éthiopie en matière d’eau et d’énergies renouvelables, soulignant la nécessité de transformer ces ressources en développement durable grâce à une gestion efficace des ressources, à une coordination entre les institutions et à une mise en œuvre résolue.   L’élargissement de l’accès à une énergie abordable et fiable, l’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, le renforcement de l’irrigation et de l’efficacité de l’utilisation de l’eau, ainsi que la protection des nappes phréatiques et des bassins versants ont été identifiés comme des priorités essentielles.     Il a également souligné l’importance de la science, de l’information numérique et des technologies modernes pour orienter les décisions politiques et les investissements en matière de développement.   Le renforcement de la surveillance hydrologique et météorologique, l’amélioration des systèmes d’information sur les bassins versants, le suivi de la qualité de l’eau et la production de données fiables sur l’énergie contribueraient à identifier les risques, à hiérarchiser les investissements et à évaluer les résultats en matière de développement, a-t-il noté.   Le ministère a en outre insisté sur la nécessité de combler le fossé entre la recherche scientifique et l'élaboration concrète des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautés locales.   Il a appelé à une approche coordonnée associant le gouvernement, le secteur privé, les universités, les instituts de recherche, les partenaires de développement et les communautés afin d’améliorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et d’assurer la gestion durable des ressources naturelles.   Le ministère a également souligné l’importance d’intégrer l’eau, l’énergie, la production alimentaire et la protection des écosystèmes dans la planification du développement, en notant que le lien entre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les écosystèmes peut contribuer à maximiser les bénéfices des investissements tout en préservant les ressources naturelles pour les générations futures.   Au-delà des discussions politiques, le forum devrait déboucher sur des recommandations concrètes, des partenariats renforcés, des projets prêts à être financés et des mesures pratiques visant à améliorer les services dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.   Le ministère a souligné que la concrétisation de ces objectifs en résultats tangibles nécessite des institutions compétentes, des responsabilités clairement définies, un financement durable, une réglementation efficace et une obligation de rendre des comptes.   La 3e Semaine éthiopienne de l'eau et de l'énergie a réuni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au développement, des dirigeants du secteur privé, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des représentants de la société civile afin d'étudier des politiques fondées sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sécurité de l'approvisionnement en eau et en énergie.
Le Forum de Tana s'achève sur un appel en faveur de la souveraineté et de l'intégration africaines
Oct 25, 2026 361
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique s’est achevé à Bahir Dar. À cette occasion, des dirigeants africains, actuels et anciens, ont appelé à une accélération de l’intégration régionale, à la souveraineté technologique et à des mesures concrètes pour relever les défis liés à la paix et à la sécurité sur le continent.   Cette rencontre de trois jours a réuni des dirigeants et des experts africains afin de débattre des préoccupations urgentes en matière de sécurité. Les participants ont souligné la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité et de renforcer la capacité de l’Afrique à déterminer son propre avenir.   Dans son discours de clôture, John Dramani Mahama, président du conseil d’administration du Forum de Tana et président du Ghana, a salué les résultats du forum et a exhorté les dirigeants africains à traduire le dialogue en résultats concrets.   « C'est une bonne chose de parler, c'est une bonne chose de dialoguer, mais il vaut mieux agir. Nous devons passer du dialogue à l'action », a déclaré M. Mahama.   Il a qualifié la présentation du rapport sur l'état de la paix et de la sécurité en Afrique de jalon majeur du forum, le décrivant comme une ressource importante pour évaluer les conflits à travers le continent et élaborer des réponses concrètes aux défis de sécurité émergents et persistants.   Le président a souligné qu’une paix durable ne pouvait être obtenue uniquement par des déploiements militaires ou des forces de réserve.   Il a plutôt appelé à une intégration économique plus poussée, à une solidarité régionale renforcée, à un développement du commerce transfrontalier et à une approche diplomatique coordonnée pour s’attaquer aux causes structurelles des conflits.   Il a également insisté sur l’importance de lutter contre la marginalisation sociale et de bâtir des sociétés inclusives offrant des perspectives d’avenir aux jeunes, aux femmes et aux personnes en situation de handicap.   En matière de gouvernance, M. Mahama a exhorté les dirigeants africains à exercer leur autorité politique de manière à améliorer la vie des citoyens, soulignant que le leadership devait être évalué à l’aune de sa contribution au bien-être public plutôt qu’à celle de la détention du pouvoir en soi.   Il a en outre appelé à une unité continentale renforcée et à une coopération plus étroite avec les pays du Sud afin de relever les défis communs et de défendre les intérêts de l’Afrique sur la scène internationale.   Réaffirmant le rôle du Forum de Tana en tant que plateforme de premier plan pour le dialogue de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, Mahama a remercié le Secrétariat du Forum de Tana, les organisateurs, les partenaires et les sponsors pour leurs contributions à cet événement.   Il a également remercié le Premier ministre Abiy Ahmed et le gouvernement éthiopien d’avoir accueilli le forum et d’avoir réservé un accueil chaleureux aux participants.   En conclusion de son intervention, Mahama a mis les dirigeants africains et les autres participants au défi de faire état de progrès tangibles lorsqu’ils reviendront à Bahir Dar pour la prochaine édition du forum.   « Revenons à Bahir Dar l’année prochaine et affirmons que le vent tourne pour l’Afrique, que nos conflits touchent à leur fin et que des opportunités s’ouvrent pour tous nos peuples », a-t-il déclaré.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 304
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelé à une accélération de l'intégration continentale, à un renforcement des investissements dans les capacités technologiques et à un renforcement des institutions africaines.   Cet appel a été lancé lors d’une table ronde de haut niveau organisée dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique, à Bahir Dar, où l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan et le directeur général de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discuté des voies à suivre pour la transformation géopolitique et économique de l’Afrique.   Les anciens dirigeants africains ont souligné l’importance de renforcer l’intégration continentale et les capacités technologiques afin de faire progresser la souveraineté économique, la sécurité collective et l’influence mondiale du continent.   Hailemariam a souligné que les retards dans la mise en œuvre des accords continentaux existants continuent d’exposer les pays africains aux pressions extérieures et aux conflits par procuration.   Il a également exhorté les dirigeants à traduire leurs engagements en actions concrètes.   « Pour nous, l’intégration africaine est avant tout un bouclier économique », a-t-il déclaré.   Hailemariam a insisté sur le fait qu’une coopération économique plus étroite renforcerait la capacité du continent à résister aux pressions extérieures.   « Nous ne pouvons pas nous protéger de la pression extérieure si nous ne nous intégrons pas. Deuxièmement, notre intégration est une force géopolitique. C’est pourquoi j’affirme qu’une intégration accélérée est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajouté.   Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liées à la transition énergétique de l’Afrique, qu’il a qualifiés de « minerais d’opportunité », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratégiques pourrait alimenter l’instabilité si les pays africains ne parvenaient pas à coordonner leurs politiques en matière de ressources et à renforcer la coopération entre les producteurs.   Il a cité le conflit en cours en République démocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontées les régions riches en ressources.   Il a également fait part de ses inquiétudes concernant les retards pris dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient s’accompagner d’actions concrètes.   S’appuyant sur son rôle de président de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au défi d’aller au-delà de la simple signature d’accords pour en concrétiser les avantages escomptés.   « Il existe une volonté politique pour signer des traités, mais il n’y en a pas pour les mettre en œuvre », a-t-il déclaré.   L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a quant à lui souligné la nécessité d’une souveraineté technologique, affirmant que l’Afrique ne peut pas atteindre une véritable indépendance économique tant qu’elle dépend fortement des technologies, de l’expertise et des intrants industriels étrangers.   Pour illustrer ce défi, Jonathan a expliqué que même des réparations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nécessiter des composants importés et l’intervention de spécialistes étrangers, ce qui rend les économies africaines dépendantes de capacités externes.   « Tout ce qui reste à l’Afrique, c’est de consommer ces produits, et cela n’a rien à voir avec l’industrialisation », a-t-il déclaré.   « On ne peut pas parler de souveraineté économique sans évoquer la souveraineté technologique », a-t-il ajouté.   Jonathan a mis en avant les expériences de l’Inde, de la Corée du Sud et de Singapour, soulignant le rôle des universités à forte intensité de recherche dans le développement de l’expertise nationale, la promotion de l’innovation et le soutien à la croissance industrielle.   Il a exhorté les gouvernements africains à investir de manière stratégique dans des établissements d’enseignement supérieur spécialisés et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiés nécessaires pour soutenir les industries locales.   Il a également mis en garde contre le recours à l’emprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutôt à un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacités nationales.   De son côté, Kaire Mbuende, directeur général de la Commission nationale de planification de la Namibie, a souligné que la force collective de l’Afrique dépendait de la solidité des institutions nationales, d’une coopération régionale efficace et d’organisations continentales compétentes.   « Il ne peut y avoir d’Afrique forte sans pays africains forts, sans régions fortes et sans une organisation continentale forte », a déclaré M. Mbuende.   Il a défini la souveraineté économique comme la capacité à contrôler et à utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de l’industrialisation, de la réduction de la pauvreté et de la création d’emplois.   « La souveraineté économique est avant tout une question de contrôle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de l’industrialisation, de la réduction de la pauvreté et de la lutte contre le chômage », a-t-il déclaré.   M. Mbuende a également appelé à un renforcement des capacités nationales et de la mobilisation des ressources, à un redoublement d’efforts pour atteindre les objectifs du Traité d’Abuja, ainsi qu’au renforcement des institutions continentales proposées de longue date.   Il a en outre appelé à des réformes de la gouvernance mondiale et à une coopération plus étroite entre les pays du Sud afin d’obtenir des conditions de financement plus équitables, soulignant les préoccupations liées aux coûts d’emprunt élevés auxquels sont confrontés les pays africains malgré leurs taux de défaut de paiement relativement faibles.   Les intervenants ont souligné que la transformation économique de l’Afrique dépendait de la capacité à transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratégies de développement en résultats concrets grâce à une mise en œuvre plus rapide, à des investissements technologiques, à des institutions plus solides et à une gestion coordonnée des ressources du continent.
Le ministre de la Défense salue le courage et la résilience des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) face aux défis à surmonter
Oct 25, 2026 227
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de la Défense, Mohamed Idris, a souligné que les Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) constituent une véritable « armée de la victoire », qui a surmonté avec courage de nombreux défis grâce à sa résilience, à son héroïsme et à son engagement à préserver la souveraineté du pays.   Le ministre a tenu ces propos aujourd’hui lors de la célébration de la 119e Journée des Forces de défense de la République fédérale démocratique d’Éthiopie (RFDE), qui s’est déroulée au quartier général des Forces armées sous le thème « L’armée de la victoire ».   Le maréchal Birhanu Jula, chef d’état-major général, ainsi que d’anciens responsables militaires, des attachés militaires et des diplomates de divers pays, ainsi que des invités, ont assisté à la cérémonie.   S'exprimant à cette occasion, Mohamed a qualifié les forces de défense de pilier de la confiance publique et de bouclier de la nation en ces temps difficiles.   Il a ajouté que les Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) apportaient une contribution significative au développement global du pays.   Le ministre a en outre précisé que ces forces avaient protégé les frontières de la nation et préservé la paix publique en déjouant les menaces et les complots provenant tant de l'intérieur que de l'extérieur du pays.   Il a également mis en avant la contribution de l’ENDF à la paix et à la sécurité régionales, affirmant que ses performances avaient démontré sa fiabilité et sa capacité opérationnelle.   Mohamed a en outre souligné que les forces de défense avaient développé un niveau de capacité globale fiable et qu’elles constituaient un rempart national contre d’éventuelles provocations et menaces.   Il a par ailleurs insisté sur le fait que l’évolution de la dynamique géopolitique dans la région avait rendu le rôle de l’armée plus important que jamais pour la protection des intérêts nationaux et le maintien de la paix et de la stabilité.   La Journée des forces de défense est célébrée chaque année pour commémorer la création des forces de défense modernes de l’Éthiopie, qui remonte au 15 Tikimt de l’an 1900 du calendrier éthiopien, date à laquelle le pays a nommé son premier ministre de la Guerre.   Cette journée rend hommage aux générations de militaires qui ont sacrifié leur vie pour défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Éthiopie. Elle vise également à préserver l’histoire, l’héroïsme et les traditions de ces forces, ainsi qu’à transmettre aux générations futures leur héritage de service et de sacrifice.
L'Éthiopie célèbre la 119e Journée des forces de défense sous le thème : « L'armée de la victoire »
Oct 25, 2026 220
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie célèbre la 119e Journée des forces de défense sous le thème « L'armée de la victoire » au quartier général des forces armées, rendant ainsi hommage à l'histoire, aux traditions et aux sacrifices des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF).   Le maréchal Birhanu Jula, chef d'état-major général, Mohammed Idris, ministre de la Défense, ainsi que d'autres hauts responsables gouvernementaux ont assisté à la cérémonie.   Des responsables et des membres de la police fédérale, des attachés militaires, des diplomates représentant divers pays, ainsi que des invités issus de différents secteurs de la société ont également pris part à la célébration, soulignant ainsi l’importance nationale de cet événement.   La Journée des forces de défense est célébrée chaque année pour commémorer la création des forces de défense modernes de l’Éthiopie, qui remonte au 15 Tikimt 1900 du calendrier éthiopien, date à laquelle le pays a nommé son premier ministre de la Guerre, marquant ainsi une étape importante dans le développement d’une institution militaire nationale organisée.   Cette journée rend hommage aux militaires qui ont sacrifié leur vie pour préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Éthiopie. Elle rend également hommage aux contributions des générations de militaires, hommes et femmes, qui ont servi le pays.   Cette commémoration annuelle vise à préserver l’histoire, l’héroïsme et les traditions institutionnelles des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF), tout en transmettant aux générations futures leur héritage de service et de sacrifice.   Placée sous le thème « L'armée de la victoire », la célébration de cette année met en avant le rôle constant des forces de défense dans la protection de la souveraineté nationale et rend hommage aux exploits et aux sacrifices de ceux qui ont servi le pays.
Un écrivain égyptien accuse le gouvernement de former des forces soudanaises à l'utilisation d'armes chimiques
Oct 25, 2026 239
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'écrivain et penseur politique égyptien Mohamed Saad Khiralla a accusé le gouvernement égyptien de former des militaires soudanais à l'utilisation d'armes chimiques sur le sol égyptien.   Il a également déclaré que l'Égypte avait pris pour cible des mineurs d'or sur le territoire soudanais lors de frappes aériennes égyptiennes, et a appelé à ce que les responsables soient traduits en justice.   Rappelons que les États-Unis ont imposé et renforcé des sanctions à l’encontre du gouvernement soudanais après avoir établi que les Forces armées soudanaises (SAF) avaient utilisé des armes chimiques interdites (apparemment du chlore gazeux) contre les Forces de soutien rapide (RSF).   En juin 2025, à la suite d’une conclusion du Département d’État américain selon laquelle le gouvernement soudanais avait violé la Convention sur les armes chimiques (CAC) en utilisant des armes chimiques en 2024, celui-ci a instauré des restrictions à l’exportation, des plafonds d’emprunt et des restrictions sur les lignes de crédit à partir du mois de juin environ.   Une nouvelle fois, en juillet 2026, les États-Unis ont étendu et renforcé ces mesures par une deuxième série de sanctions qui est entrée en vigueur le 20 juillet 2026. Ces restrictions ont encore élargi les contrôles à l’exportation, ajouté des mesures financières et liées à l’aviation, et imposé l’opposition des États-Unis à tout prêt ou aide financière en faveur du Soudan par l’intermédiaire d’institutions financières internationales.   S’adressant à l’ENA, l’écrivain égyptien a déclaré : « Le régime militaire autoritaire égyptien formait des officiers et des soldats soudanais à l’utilisation d’armes chimiques contre le peuple soudanais. »   Il a exhorté les défenseurs des droits de l’homme du monde entier à documenter ce qu’il a qualifié de « crimes imprescriptibles » et à demander des comptes aux responsables.   M. Khairallah a condamné les récentes frappes égyptiennes visant des mineurs d’or, décrivant ces civils comme des personnes luttant pour assurer leur subsistance quotidienne.   Il a également souligné que l’une de ces frappes égyptiennes avait eu lieu sur le territoire soudanais, à environ 44 à 46 kilomètres de la frontière égyptienne.   Les propos de l’auteur font suite à des frappes aériennes attribuées à l’armée de l’air égyptienne qui ont visé des mineurs d’or et des civils soudanais les 16 juin et 10 octobre 2026, soulevant des questions quant au rôle de l’Égypte dans ces frappes, à leurs motivations sous-jacentes et à leurs implications pour les relations entre Le Caire et Khartoum.   « Le régime égyptien a tenté de justifier ces frappes en affirmant qu’elles avaient eu lieu sur le territoire égyptien et visaient des chercheurs d’or qui avaient franchi la frontière », a déclaré l’auteur.   Khairallah a rejeté cette version, arguant qu’elle contredisait ce qu’il a présenté comme des enregistrements vidéo documentant les incidents.   Il a ajouté que les affirmations selon lesquelles les mineurs auraient parcouru de longues distances à pied pour atteindre le territoire égyptien et y chercher de l’or soulevaient de sérieux doutes, qualifiant la version égyptienne de « comble de la farce et de l’absurdité ».   L'auteur a souligné que la nationalité des mineurs ne changeait rien au fond du problème, même en supposant qu'ils fussent originaires d'autres pays africains.   Il s'est interrogé sur les motifs pouvant justifier qu'ils soient pris pour cible par l'armée sur le territoire soudanais.   La présence de mineurs étrangers, même si cette affirmation était vraie, ne donnait pas au Caire le droit de les prendre pour cible sur le territoire d'un autre pays, a fait valoir Khairallah.   Il a souligné que les violations graves ne devaient pas rester impunies ni échapper à l’examen juridique.   L’auteur égyptien a également accusé certains éléments au sein de l’establishment militaire égyptien de chercher à tirer profit des richesses et des ressources du Soudan par le biais de liens avec des acteurs militaires soudanais.   Il a ajouté que ces activités présumées soulevaient de sérieuses questions quant aux motivations sous-jacentes de la politique égyptienne envers le Soudan et au respect de la souveraineté soudanaise.
Politique
Les diplomates saluent le rôle de l'Éthiopie sur la scène internationale et appellent à un engagement renouvelé en faveur de la paix
Oct 27, 2026 89
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) Des diplomates, des responsables des Nations Unies et des partenaires du développement se sont réunis à Addis-Abeba pour célébrer la Journée des Nations Unies. Ils ont salué la contribution de longue date de l’Éthiopie au multilatéralisme et ont appelé à un engagement mondial renouvelé en faveur de la paix, du développement durable et des droits de l’homme. Célébrée chaque année le 24 octobre, la Journée des Nations Unies commémore l’entrée en vigueur, en 1945, de la Charte des Nations Unies, le document fondateur qui a établi le cadre de la coopération internationale pour relever les défis mondiaux. Cette commémoration a mis en avant le rôle historique de l’Éthiopie au sein des Nations Unies et a réaffirmé la place d’Addis-Abeba parmi les principales capitales diplomatiques mondiales. S’exprimant lors de cet événement, le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, a qualifié l’Éthiopie de « partenaire de longue date et fiable » des Nations Unies. « Ici, à Addis-Abeba, la famille des Nations Unies a depuis longtemps trouvé un tel partenaire auprès du gouvernement et du peuple éthiopiens », a déclaré M. Gatete. « Je tiens à leur exprimer notre sincère gratitude pour leur hospitalité et leur engagement indéfectible en faveur de la coopération multilatérale. » Il a rappelé que l’Éthiopie figurait parmi les 51 membres fondateurs des Nations Unies en 1945 et qu’elle était l’un des quatre seuls pays africains à avoir rejoint l’Organisation dès sa création. M. Gatete a également souligné l’importance diplomatique unique d’Addis-Abeba, qui accueille la CEA, l’équipe de pays des Nations Unies, l’Union africaine et de nombreuses ambassades étrangères. Évoquant l’Africa Hall, où la Charte de l’Organisation de l’unité africaine a été signée en 1963, il a décrit ce lieu emblématique comme un symbole durable de la contribution de l’Éthiopie à l’unité africaine et de son partenariat avec les Nations Unies. Prenant la parole au nom du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, Ozonnia Ojielo, sous-secrétaire générale des Nations unies et coordinatrice résidente et humanitaire des Nations unies en Éthiopie, a souligné la nécessité d’une action collective face à des défis mondiaux croissants. Dans son message, le Secrétaire général a déclaré que la Journée des Nations Unies célébrait non seulement une institution, mais aussi le principe selon lequel l’avenir de l’humanité dépend de notre capacité à œuvrer ensemble pour faire progresser la paix, le développement et les droits de l’homme. « Depuis 81 ans, les Nations Unies donnent vie à cette idée », a déclaré M. Guterres dans son message. Le message a mis en avant le rôle de l’organisation dans la résolution des différends par la diplomatie et le droit international, la lutte contre la pauvreté et la faim, la promotion des droits de l’homme et l’apport d’une aide vitale aux personnes touchées par les conflits, les catastrophes et les déplacements de population. Il a également souligné l’action de l’ONU dans les domaines du commerce, de la technologie, de la santé et de l’égalité des sexes, notamment les efforts visant à élargir les perspectives d’avenir des femmes et des filles. M. Guterres a exhorté les États membres à réaffirmer leur attachement aux principes fondateurs de l’organisation. « Privilégiez le dialogue plutôt que la division, la coopération plutôt que la confrontation, et la solidarité plutôt que la peur », indiquait le message. Le porte-parole du président de la Commission de l’Union africaine, Nuur Mohamud Sheekh, a souligné l’importance durable d’Addis-Abeba en tant que capitale du multilatéralisme africain et de la coopération internationale. Il a également salué la contribution de l’Éthiopie à la connectivité mondiale grâce à Ethiopian Airlines. « On peut pratiquement s’envoler vers le monde entier depuis Addis-Abeba, et nous apprécions cette contribution que ce grand pays a apportée aux voyages et à la connectivité », a déclaré M. Sheekh. Il a ajouté que le partenariat institutionnalisé entre l’Union africaine et les Nations Unies restait essentiel pour faire progresser la paix, la sécurité et le développement durable à travers l’Afrique. « Ce partenariat stratégique constitue la pierre angulaire permettant de renforcer les synergies entre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine », a-t-il souligné. Représentant le gouvernement éthiopien, l’ambassadeur Yoseph Kassaye, directeur général des affaires relatives aux organisations internationales au ministère des Affaires étrangères, a réaffirmé l’engagement de longue date de l’Éthiopie en faveur du multilatéralisme. « L’Éthiopie, en tant que membre fondateur des Nations Unies et fervent défenseur du multilatéralisme, a apporté d’importantes contributions sur divers fronts depuis les tout débuts de l’organisation », a déclaré Yoseph. « Nous avons toujours défendu les principes d’égalité souveraine et de sécurité collective. » Il a réaffirmé le soutien de l’Éthiopie aux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies, notamment la souveraineté des États, le règlement pacifique des différends et la sécurité collective. La célébration annuelle de la Journée des Nations Unies s’est conclue par de nouveaux appels au dialogue, à la coopération et à la solidarité, fondements indispensables à la construction d’un avenir plus pacifique, plus équitable et plus durable.
L'Éthiopie, un exemple d'autonomie et de politiques énergétiques porteuses de changement : l'ancien président de l'AUC
Oct 27, 2026 92
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L'ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine (CUA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a salué l'Éthiopie comme un modèle incontournable de progrès continental. Elle a cité l'engagement de ce pays en faveur d'un développement autonome et ses politiques énergétiques audacieuses comme un véritable exemple d'autodétermination nationale. S'adressant à l'ENA à Moscou à la veille du Sommet Russie-Afrique, Mme Dlamini-Zuma a évoqué le rôle essentiel que joue l'Éthiopie en tant que « capitale diplomatique de l'Afrique ». Ayant dirigé l'UA depuis son siège d'Addis-Abeba entre 2012 et 2017, elle a souligné que ce pays avait la responsabilité unique de montrer l'exemple. Elle a fait valoir que l’Éthiopie devait rester à l’avant-garde de « l’Afrique que nous voulons » un continent intégré, pacifique et prospère, porté par ses propres citoyens. Mme Dlamini-Zuma a identifié le manque de confiance en soi comme le principal obstacle au développement africain. Elle a désigné le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) comme le symbole ultime de la rupture avec le cycle consistant à attendre une intervention étrangère. « L’une des choses qui m’a impressionnée en Éthiopie… (c’est) la façon dont vous, les Éthiopiens, avez construit le barrage de la Renaissance sans attendre que des étrangers viennent faire le travail. Pour moi, c’était très important, car de nombreux pays africains ne se développent pas parce qu’ils attendent que des étrangers viennent les développer », a-t-elle déclaré. Elle a mis les autres dirigeants africains au défi d’adopter cet état d’esprit, soulignant que le véritable progrès passe par une confiance inébranlable dans les capacités locales. « Car si nous n’avons pas confiance en nous-mêmes et si nous ne croyons pas en nous-mêmes, nous n’irons jamais très loin », a-t-elle ajouté. Au-delà des infrastructures à grande échelle, Mme Dlamini-Zuma a mis en avant l’évolution urbaine rapide de l’Éthiopie comme preuve de la puissance de la souveraineté énergétique. Ayant récemment visité Addis-Abeba, elle a constaté la transformation visible et rapide de la ville, attribuant ce succès aux initiatives énergétiques proactives du pays. « Je me suis rendue à Addis récemment, et je constate que la ville change très vite. Cela montre que lorsque l’on dispose d’énergie, on peut accomplir beaucoup de choses », a-t-elle fait remarquer. Elle a notamment salué la décision pionnière du gouvernement éthiopien d’interdire l’importation de véhicules à essence et diesel. Cette politique, a-t-elle souligné, place le pays à l’avant-garde de la transition mondiale vers les énergies vertes. « Je pense que c’est le seul pays d’Afrique je ne sais pas si c’est le cas au niveau mondial – à avoir interdit l’importation de voitures à essence et diesel. Voilà donc quelques-uns des points que je peux évoquer en si peu de temps », a-t-elle précisé. Alors que les dirigeants se réunissaient à Moscou pour discuter de l’avenir du partenariat Russie-Afrique, le message de Mme Dlamini-Zuma a fait office d’appel à l’autonomie. Elle a présenté les réalisations de l’Éthiopie comme un modèle reproductible pour l’ensemble du continent.
L'Éthiopie appelle à une coopération régionale renforcée concernant les cours d'eau partagés
Oct 26, 2026 230
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a appelé à une coopération régionale renforcée et à une utilisation équitable des ressources en eau transfrontalières, en mettant l’accent sur l’hydro-diplomatie comme voie vers l’intégration régionale.   Cet appel a été lancé lors de l’ouverture de la 3e Semaine éthiopienne de l’eau et de l’énergie, qui se déroule du 26 au 30 octobre sous le thème : « Promouvoir des politiques fondées sur la science et des partenariats pour un avenir sûr en matière d’eau et d’énergie ».   Dans un message transmis au nom du ministre de l’Eau et de l’Énergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministère a souligné que les cours d’eau partagés nécessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopération concrète afin de transformer les défis communs liés à l’eau en opportunités de développement et de stabilité régionale.   Il a souligné que l’eau et l’énergie sont essentielles à la sécurité alimentaire, à la santé publique, à la croissance industrielle, à la création d’emplois, à la durabilité environnementale et au développement national.   Le ministère a également appelé à une planification intégrée afin de maximiser les retombées du développement, de réduire le gaspillage des ressources et de renforcer la résilience.   Le ministère a mis en avant le potentiel considérable de l’Éthiopie en matière d’eau et d’énergies renouvelables, soulignant la nécessité de transformer ces ressources en développement durable grâce à une gestion efficace des ressources, à une coordination entre les institutions et à une mise en œuvre résolue.   L’élargissement de l’accès à une énergie abordable et fiable, l’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, le renforcement de l’irrigation et de l’efficacité de l’utilisation de l’eau, ainsi que la protection des nappes phréatiques et des bassins versants ont été identifiés comme des priorités essentielles.     Il a également souligné l’importance de la science, de l’information numérique et des technologies modernes pour orienter les décisions politiques et les investissements en matière de développement.   Le renforcement de la surveillance hydrologique et météorologique, l’amélioration des systèmes d’information sur les bassins versants, le suivi de la qualité de l’eau et la production de données fiables sur l’énergie contribueraient à identifier les risques, à hiérarchiser les investissements et à évaluer les résultats en matière de développement, a-t-il noté.   Le ministère a en outre insisté sur la nécessité de combler le fossé entre la recherche scientifique et l'élaboration concrète des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautés locales.   Il a appelé à une approche coordonnée associant le gouvernement, le secteur privé, les universités, les instituts de recherche, les partenaires de développement et les communautés afin d’améliorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et d’assurer la gestion durable des ressources naturelles.   Le ministère a également souligné l’importance d’intégrer l’eau, l’énergie, la production alimentaire et la protection des écosystèmes dans la planification du développement, en notant que le lien entre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les écosystèmes peut contribuer à maximiser les bénéfices des investissements tout en préservant les ressources naturelles pour les générations futures.   Au-delà des discussions politiques, le forum devrait déboucher sur des recommandations concrètes, des partenariats renforcés, des projets prêts à être financés et des mesures pratiques visant à améliorer les services dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.   Le ministère a souligné que la concrétisation de ces objectifs en résultats tangibles nécessite des institutions compétentes, des responsabilités clairement définies, un financement durable, une réglementation efficace et une obligation de rendre des comptes.   La 3e Semaine éthiopienne de l'eau et de l'énergie a réuni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au développement, des dirigeants du secteur privé, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des représentants de la société civile afin d'étudier des politiques fondées sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sécurité de l'approvisionnement en eau et en énergie.
Le Forum de Tana s'achève sur un appel en faveur de la souveraineté et de l'intégration africaines
Oct 25, 2026 361
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique s’est achevé à Bahir Dar. À cette occasion, des dirigeants africains, actuels et anciens, ont appelé à une accélération de l’intégration régionale, à la souveraineté technologique et à des mesures concrètes pour relever les défis liés à la paix et à la sécurité sur le continent.   Cette rencontre de trois jours a réuni des dirigeants et des experts africains afin de débattre des préoccupations urgentes en matière de sécurité. Les participants ont souligné la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité et de renforcer la capacité de l’Afrique à déterminer son propre avenir.   Dans son discours de clôture, John Dramani Mahama, président du conseil d’administration du Forum de Tana et président du Ghana, a salué les résultats du forum et a exhorté les dirigeants africains à traduire le dialogue en résultats concrets.   « C'est une bonne chose de parler, c'est une bonne chose de dialoguer, mais il vaut mieux agir. Nous devons passer du dialogue à l'action », a déclaré M. Mahama.   Il a qualifié la présentation du rapport sur l'état de la paix et de la sécurité en Afrique de jalon majeur du forum, le décrivant comme une ressource importante pour évaluer les conflits à travers le continent et élaborer des réponses concrètes aux défis de sécurité émergents et persistants.   Le président a souligné qu’une paix durable ne pouvait être obtenue uniquement par des déploiements militaires ou des forces de réserve.   Il a plutôt appelé à une intégration économique plus poussée, à une solidarité régionale renforcée, à un développement du commerce transfrontalier et à une approche diplomatique coordonnée pour s’attaquer aux causes structurelles des conflits.   Il a également insisté sur l’importance de lutter contre la marginalisation sociale et de bâtir des sociétés inclusives offrant des perspectives d’avenir aux jeunes, aux femmes et aux personnes en situation de handicap.   En matière de gouvernance, M. Mahama a exhorté les dirigeants africains à exercer leur autorité politique de manière à améliorer la vie des citoyens, soulignant que le leadership devait être évalué à l’aune de sa contribution au bien-être public plutôt qu’à celle de la détention du pouvoir en soi.   Il a en outre appelé à une unité continentale renforcée et à une coopération plus étroite avec les pays du Sud afin de relever les défis communs et de défendre les intérêts de l’Afrique sur la scène internationale.   Réaffirmant le rôle du Forum de Tana en tant que plateforme de premier plan pour le dialogue de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, Mahama a remercié le Secrétariat du Forum de Tana, les organisateurs, les partenaires et les sponsors pour leurs contributions à cet événement.   Il a également remercié le Premier ministre Abiy Ahmed et le gouvernement éthiopien d’avoir accueilli le forum et d’avoir réservé un accueil chaleureux aux participants.   En conclusion de son intervention, Mahama a mis les dirigeants africains et les autres participants au défi de faire état de progrès tangibles lorsqu’ils reviendront à Bahir Dar pour la prochaine édition du forum.   « Revenons à Bahir Dar l’année prochaine et affirmons que le vent tourne pour l’Afrique, que nos conflits touchent à leur fin et que des opportunités s’ouvrent pour tous nos peuples », a-t-il déclaré.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 304
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelé à une accélération de l'intégration continentale, à un renforcement des investissements dans les capacités technologiques et à un renforcement des institutions africaines.   Cet appel a été lancé lors d’une table ronde de haut niveau organisée dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique, à Bahir Dar, où l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan et le directeur général de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discuté des voies à suivre pour la transformation géopolitique et économique de l’Afrique.   Les anciens dirigeants africains ont souligné l’importance de renforcer l’intégration continentale et les capacités technologiques afin de faire progresser la souveraineté économique, la sécurité collective et l’influence mondiale du continent.   Hailemariam a souligné que les retards dans la mise en œuvre des accords continentaux existants continuent d’exposer les pays africains aux pressions extérieures et aux conflits par procuration.   Il a également exhorté les dirigeants à traduire leurs engagements en actions concrètes.   « Pour nous, l’intégration africaine est avant tout un bouclier économique », a-t-il déclaré.   Hailemariam a insisté sur le fait qu’une coopération économique plus étroite renforcerait la capacité du continent à résister aux pressions extérieures.   « Nous ne pouvons pas nous protéger de la pression extérieure si nous ne nous intégrons pas. Deuxièmement, notre intégration est une force géopolitique. C’est pourquoi j’affirme qu’une intégration accélérée est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajouté.   Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liées à la transition énergétique de l’Afrique, qu’il a qualifiés de « minerais d’opportunité », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratégiques pourrait alimenter l’instabilité si les pays africains ne parvenaient pas à coordonner leurs politiques en matière de ressources et à renforcer la coopération entre les producteurs.   Il a cité le conflit en cours en République démocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontées les régions riches en ressources.   Il a également fait part de ses inquiétudes concernant les retards pris dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient s’accompagner d’actions concrètes.   S’appuyant sur son rôle de président de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au défi d’aller au-delà de la simple signature d’accords pour en concrétiser les avantages escomptés.   « Il existe une volonté politique pour signer des traités, mais il n’y en a pas pour les mettre en œuvre », a-t-il déclaré.   L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a quant à lui souligné la nécessité d’une souveraineté technologique, affirmant que l’Afrique ne peut pas atteindre une véritable indépendance économique tant qu’elle dépend fortement des technologies, de l’expertise et des intrants industriels étrangers.   Pour illustrer ce défi, Jonathan a expliqué que même des réparations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nécessiter des composants importés et l’intervention de spécialistes étrangers, ce qui rend les économies africaines dépendantes de capacités externes.   « Tout ce qui reste à l’Afrique, c’est de consommer ces produits, et cela n’a rien à voir avec l’industrialisation », a-t-il déclaré.   « On ne peut pas parler de souveraineté économique sans évoquer la souveraineté technologique », a-t-il ajouté.   Jonathan a mis en avant les expériences de l’Inde, de la Corée du Sud et de Singapour, soulignant le rôle des universités à forte intensité de recherche dans le développement de l’expertise nationale, la promotion de l’innovation et le soutien à la croissance industrielle.   Il a exhorté les gouvernements africains à investir de manière stratégique dans des établissements d’enseignement supérieur spécialisés et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiés nécessaires pour soutenir les industries locales.   Il a également mis en garde contre le recours à l’emprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutôt à un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacités nationales.   De son côté, Kaire Mbuende, directeur général de la Commission nationale de planification de la Namibie, a souligné que la force collective de l’Afrique dépendait de la solidité des institutions nationales, d’une coopération régionale efficace et d’organisations continentales compétentes.   « Il ne peut y avoir d’Afrique forte sans pays africains forts, sans régions fortes et sans une organisation continentale forte », a déclaré M. Mbuende.   Il a défini la souveraineté économique comme la capacité à contrôler et à utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de l’industrialisation, de la réduction de la pauvreté et de la création d’emplois.   « La souveraineté économique est avant tout une question de contrôle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de l’industrialisation, de la réduction de la pauvreté et de la lutte contre le chômage », a-t-il déclaré.   M. Mbuende a également appelé à un renforcement des capacités nationales et de la mobilisation des ressources, à un redoublement d’efforts pour atteindre les objectifs du Traité d’Abuja, ainsi qu’au renforcement des institutions continentales proposées de longue date.   Il a en outre appelé à des réformes de la gouvernance mondiale et à une coopération plus étroite entre les pays du Sud afin d’obtenir des conditions de financement plus équitables, soulignant les préoccupations liées aux coûts d’emprunt élevés auxquels sont confrontés les pays africains malgré leurs taux de défaut de paiement relativement faibles.   Les intervenants ont souligné que la transformation économique de l’Afrique dépendait de la capacité à transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratégies de développement en résultats concrets grâce à une mise en œuvre plus rapide, à des investissements technologiques, à des institutions plus solides et à une gestion coordonnée des ressources du continent.
Le ministre de la Défense salue le courage et la résilience des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) face aux défis à surmonter
Oct 25, 2026 227
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) Le ministre de la Défense, Mohamed Idris, a souligné que les Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) constituent une véritable « armée de la victoire », qui a surmonté avec courage de nombreux défis grâce à sa résilience, à son héroïsme et à son engagement à préserver la souveraineté du pays.   Le ministre a tenu ces propos aujourd’hui lors de la célébration de la 119e Journée des Forces de défense de la République fédérale démocratique d’Éthiopie (RFDE), qui s’est déroulée au quartier général des Forces armées sous le thème « L’armée de la victoire ».   Le maréchal Birhanu Jula, chef d’état-major général, ainsi que d’anciens responsables militaires, des attachés militaires et des diplomates de divers pays, ainsi que des invités, ont assisté à la cérémonie.   S'exprimant à cette occasion, Mohamed a qualifié les forces de défense de pilier de la confiance publique et de bouclier de la nation en ces temps difficiles.   Il a ajouté que les Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) apportaient une contribution significative au développement global du pays.   Le ministre a en outre précisé que ces forces avaient protégé les frontières de la nation et préservé la paix publique en déjouant les menaces et les complots provenant tant de l'intérieur que de l'extérieur du pays.   Il a également mis en avant la contribution de l’ENDF à la paix et à la sécurité régionales, affirmant que ses performances avaient démontré sa fiabilité et sa capacité opérationnelle.   Mohamed a en outre souligné que les forces de défense avaient développé un niveau de capacité globale fiable et qu’elles constituaient un rempart national contre d’éventuelles provocations et menaces.   Il a par ailleurs insisté sur le fait que l’évolution de la dynamique géopolitique dans la région avait rendu le rôle de l’armée plus important que jamais pour la protection des intérêts nationaux et le maintien de la paix et de la stabilité.   La Journée des forces de défense est célébrée chaque année pour commémorer la création des forces de défense modernes de l’Éthiopie, qui remonte au 15 Tikimt de l’an 1900 du calendrier éthiopien, date à laquelle le pays a nommé son premier ministre de la Guerre.   Cette journée rend hommage aux générations de militaires qui ont sacrifié leur vie pour défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Éthiopie. Elle vise également à préserver l’histoire, l’héroïsme et les traditions de ces forces, ainsi qu’à transmettre aux générations futures leur héritage de service et de sacrifice.
L'Éthiopie célèbre la 119e Journée des forces de défense sous le thème : « L'armée de la victoire »
Oct 25, 2026 220
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie célèbre la 119e Journée des forces de défense sous le thème « L'armée de la victoire » au quartier général des forces armées, rendant ainsi hommage à l'histoire, aux traditions et aux sacrifices des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF).   Le maréchal Birhanu Jula, chef d'état-major général, Mohammed Idris, ministre de la Défense, ainsi que d'autres hauts responsables gouvernementaux ont assisté à la cérémonie.   Des responsables et des membres de la police fédérale, des attachés militaires, des diplomates représentant divers pays, ainsi que des invités issus de différents secteurs de la société ont également pris part à la célébration, soulignant ainsi l’importance nationale de cet événement.   La Journée des forces de défense est célébrée chaque année pour commémorer la création des forces de défense modernes de l’Éthiopie, qui remonte au 15 Tikimt 1900 du calendrier éthiopien, date à laquelle le pays a nommé son premier ministre de la Guerre, marquant ainsi une étape importante dans le développement d’une institution militaire nationale organisée.   Cette journée rend hommage aux militaires qui ont sacrifié leur vie pour préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Éthiopie. Elle rend également hommage aux contributions des générations de militaires, hommes et femmes, qui ont servi le pays.   Cette commémoration annuelle vise à préserver l’histoire, l’héroïsme et les traditions institutionnelles des Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF), tout en transmettant aux générations futures leur héritage de service et de sacrifice.   Placée sous le thème « L'armée de la victoire », la célébration de cette année met en avant le rôle constant des forces de défense dans la protection de la souveraineté nationale et rend hommage aux exploits et aux sacrifices de ceux qui ont servi le pays.
Un écrivain égyptien accuse le gouvernement de former des forces soudanaises à l'utilisation d'armes chimiques
Oct 25, 2026 239
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) L'écrivain et penseur politique égyptien Mohamed Saad Khiralla a accusé le gouvernement égyptien de former des militaires soudanais à l'utilisation d'armes chimiques sur le sol égyptien.   Il a également déclaré que l'Égypte avait pris pour cible des mineurs d'or sur le territoire soudanais lors de frappes aériennes égyptiennes, et a appelé à ce que les responsables soient traduits en justice.   Rappelons que les États-Unis ont imposé et renforcé des sanctions à l’encontre du gouvernement soudanais après avoir établi que les Forces armées soudanaises (SAF) avaient utilisé des armes chimiques interdites (apparemment du chlore gazeux) contre les Forces de soutien rapide (RSF).   En juin 2025, à la suite d’une conclusion du Département d’État américain selon laquelle le gouvernement soudanais avait violé la Convention sur les armes chimiques (CAC) en utilisant des armes chimiques en 2024, celui-ci a instauré des restrictions à l’exportation, des plafonds d’emprunt et des restrictions sur les lignes de crédit à partir du mois de juin environ.   Une nouvelle fois, en juillet 2026, les États-Unis ont étendu et renforcé ces mesures par une deuxième série de sanctions qui est entrée en vigueur le 20 juillet 2026. Ces restrictions ont encore élargi les contrôles à l’exportation, ajouté des mesures financières et liées à l’aviation, et imposé l’opposition des États-Unis à tout prêt ou aide financière en faveur du Soudan par l’intermédiaire d’institutions financières internationales.   S’adressant à l’ENA, l’écrivain égyptien a déclaré : « Le régime militaire autoritaire égyptien formait des officiers et des soldats soudanais à l’utilisation d’armes chimiques contre le peuple soudanais. »   Il a exhorté les défenseurs des droits de l’homme du monde entier à documenter ce qu’il a qualifié de « crimes imprescriptibles » et à demander des comptes aux responsables.   M. Khairallah a condamné les récentes frappes égyptiennes visant des mineurs d’or, décrivant ces civils comme des personnes luttant pour assurer leur subsistance quotidienne.   Il a également souligné que l’une de ces frappes égyptiennes avait eu lieu sur le territoire soudanais, à environ 44 à 46 kilomètres de la frontière égyptienne.   Les propos de l’auteur font suite à des frappes aériennes attribuées à l’armée de l’air égyptienne qui ont visé des mineurs d’or et des civils soudanais les 16 juin et 10 octobre 2026, soulevant des questions quant au rôle de l’Égypte dans ces frappes, à leurs motivations sous-jacentes et à leurs implications pour les relations entre Le Caire et Khartoum.   « Le régime égyptien a tenté de justifier ces frappes en affirmant qu’elles avaient eu lieu sur le territoire égyptien et visaient des chercheurs d’or qui avaient franchi la frontière », a déclaré l’auteur.   Khairallah a rejeté cette version, arguant qu’elle contredisait ce qu’il a présenté comme des enregistrements vidéo documentant les incidents.   Il a ajouté que les affirmations selon lesquelles les mineurs auraient parcouru de longues distances à pied pour atteindre le territoire égyptien et y chercher de l’or soulevaient de sérieux doutes, qualifiant la version égyptienne de « comble de la farce et de l’absurdité ».   L'auteur a souligné que la nationalité des mineurs ne changeait rien au fond du problème, même en supposant qu'ils fussent originaires d'autres pays africains.   Il s'est interrogé sur les motifs pouvant justifier qu'ils soient pris pour cible par l'armée sur le territoire soudanais.   La présence de mineurs étrangers, même si cette affirmation était vraie, ne donnait pas au Caire le droit de les prendre pour cible sur le territoire d'un autre pays, a fait valoir Khairallah.   Il a souligné que les violations graves ne devaient pas rester impunies ni échapper à l’examen juridique.   L’auteur égyptien a également accusé certains éléments au sein de l’establishment militaire égyptien de chercher à tirer profit des richesses et des ressources du Soudan par le biais de liens avec des acteurs militaires soudanais.   Il a ajouté que ces activités présumées soulevaient de sérieuses questions quant aux motivations sous-jacentes de la politique égyptienne envers le Soudan et au respect de la souveraineté soudanaise.
Social
L’Éthiopie ambitionne de devenir un pôle africain de fabrication de produits de santé
Oct 27, 2026 84
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie ambitionne de se positionner comme un pôle africain de fabrication de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux, afin de renforcer sa souveraineté sanitaire et de contribuer à répondre aux besoins de santé du continent, a déclaré la ministre de la Santé, Dr Mekdes Daba. Cette ambition a été mise en avant dans un discours prononcé en son nom par le ministre de la Santé de l’État Dr Muluken Argaw lors de l’ouverture de l’Exposition et Conférence africaine sur la fabrication de produits de santé (AHMTEC 2026), organisée à Addis-Abeba sous le thème « Industrialiser pour commercialiser ». Dans son allocution, la ministre a souligné que le développement de la fabrication locale de produits de santé constitue une priorité nationale, à la croisée de la sécurité sanitaire, de la transformation économique et de l’industrialisation. « Notre ambition est de positionner l’Éthiopie comme un pôle africain de fabrication de produits pharmaceutiques, au service de notre population et des besoins sanitaires du continent », a-t-elle déclaré. Forte d’une population d’environ 135 millions d’habitants, l’Éthiopie dispose d’un marché intérieur considérable, offrant des perspectives importantes aux investisseurs du secteur pharmaceutique. Selon la ministre, c'est une occasion d’accroître la production nationale, de développer la fabrication de produits actuellement importés et de renforcer les activités industrielles qui soutiennent la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique. Le gouvernement s’emploie ainsi à rapprocher les politiques sanitaires, le développement industriel, la promotion des investissements, la recherche et la réglementation afin de créer un environnement favorable à la croissance du secteur. À cet égard, le parc industriel de Kilinto, dédié à la fabrication de produits pharmaceutiques, constitue une infrastructure stratégique pour attirer les investisseurs et développer les capacités nationales. Les mesures incitatives fiscales et non fiscales, la facilitation des investissements et les infrastructures industrielles figurent également parmi les dispositifs destinés à soutenir cette ambition. La ministre a par ailleurs souligné l’importance des partenariats avec les fabricants déjà présents dans le pays, notamment pour moderniser les installations, améliorer la productivité, favoriser le transfert de technologies et développer les coentreprises, la production sous licence et la fabrication à façon. Le pays investit également dans la recherche et le développement, les essais cliniques, les études de bioéquivalence et les capacités de laboratoire, afin de favoriser le développement de produits pharmaceutiques de qualité et de renforcer les liens entre les institutions scientifiques et l’industrie. Dans cette perspective, le Service éthiopien d’approvisionnement pharmaceutique joue un rôle central dans le soutien aux fabricants nationaux. La ministre a indiqué que des contrats d’une valeur supérieure à 20 milliards de birrs éthiopiens avaient été attribués aux producteurs locaux. Elle a souligné que la transformation de ces engagements en livraisons régulières et fiables demeure essentielle pour renforcer la confiance des industriels et garantir un accès durable aux médicaments pour les patients. À cette fin, la coopération entre les autorités réglementaires, la facilitation des échanges et le développement de mécanismes d’approvisionnement groupé sont considérés comme des leviers importants pour améliorer l’accès aux produits de santé de qualité sur le continent. La ministre a ainsi appelé les fabricants, les partenaires technologiques, les investisseurs, les chercheurs et les partenaires du développement à renforcer leur coopération avec les entreprises éthiopiennes et à transformer les perspectives d’investissement en projets concrets. « L’Afrique dispose des talents, des marchés et de la volonté nécessaires. Le temps de dépendre des autres pour répondre à nos propres besoins sanitaires est révolu », a-t-elle affirmé. Elle a également exhorté les pays africains à renforcer leurs capacités de production afin de répondre davantage aux besoins de leurs populations en médicaments, en vaccins et en dispositifs médicaux. « Que l’Afrique fabrique les médicaments, les vaccins et les dispositifs médicaux que ses populations méritent », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de l’industrialisation pour renforcer la souveraineté sanitaire du continent. L’AHMTEC 2026 réunit des responsables gouvernementaux, des fabricants de produits pharmaceutiques, des investisseurs, des partenaires technologiques et des acteurs du développement afin de promouvoir les investissements, les partenariats industriels et le renforcement des capacités africaines de fabrication de produits de santé.
AMTECH 2026 : L’Éthiopie appelle à accélérer la production pharmaceutique pour renforcer la souveraineté sanitaire de l’Afrique
Oct 27, 2026 71
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie entend contribuer à faire de l’Afrique un pôle compétitif de production pharmaceutique, en transformant les ambitions d’industrialisation en investissements concrets, en partenariats commerciaux et en un meilleur accès aux médicaments de qualité, ont souligné des responsables lors de l’ouverture de la troisième édition de la Conférence et exposition commerciale africaine sur la fabrication de produits de santé (AMTECH 2026), à Addis-Abeba.   Placée sous le thème « Industrialiser pour commercialiser », la rencontre réunit des fabricants, des autorités réglementaires, des décideurs politiques, des investisseurs et des partenaires au développement autour du renforcement des capacités de production pharmaceutique du continent. Dans son discours d’ouverture, Dr Tadesse T. Mekonen, président de l’Association éthiopienne des fabricants de produits pharmaceutiques et de fournitures médicales (EPMSMISA), a souligné la vulnérabilité liée à la dépendance de l’Afrique aux importations pharmaceutiques. Le continent supporte environ 25 % de la charge mondiale de morbidité, mais produit moins de 1 % des vaccins dont il a besoin et fabrique moins de 30 % des médicaments qu’il consomme, a-t-il indiqué. « La question n’est plus de savoir si l’Afrique doit fabriquer ses propres médicaments, mais qui va le faire, où et à quelle vitesse ? », a-t-il déclaré, appelant à accélérer l’industrialisation pharmaceutique. Il a mis en avant les atouts de l’Éthiopie, notamment le parc industriel pharmaceutique de Kilinto, le renforcement du cadre réglementaire et la stratégie nationale de transformation de la fabrication pharmaceutique et des dispositifs médicaux à l’horizon 2035. Le pays ambitionne notamment de développer la production de vaccins, d’insuline, de médicaments oncologiques et de principes actifs pharmaceutiques. Le Dr Mekonen a également appelé l’Union africaine, les gouvernements, les institutions financières et les partenaires au développement à soutenir AMTECH en tant que plateforme de coopération industrielle, de transfert de technologies et d’investissement. S’adressant notamment aux Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), il a lancé : « Tenez-vous à nos côtés, prenez la tête avec nous et accueillez-nous ». De son côté, Ann-Marie Hosang-Archer, présidente par intérim du conseil de Vizuri Health Dynamics, a insisté sur la nécessité de traduire les engagements politiques en résultats concrets pour les fabricants et les populations.   « La capacité de production sans débouchés commerciaux n’est pas viable, et les possibilités de marché sans capacités de fabrication nous maintiennent dans la dépendance », a-t-elle affirmé. Mme Hosang-Archer a appelé à renforcer les accords d’approvisionnement, à mobiliser des financements adaptés et à réduire les obstacles réglementaires. Elle a également souligné l’importance d’offrir aux femmes et aux jeunes professionnels des possibilités de contribuer à la transformation du secteur. « Ce n’est pas une nouvelle déclaration qu’il nous faut, mais une action collective fondée sur des priorités claires, des responsabilités partagées, des résultats mesurables et une véritable obligation de rendre compte », a-t-elle déclaré. Elle a exprimé l’espoir que la prochaine édition d’AMTECH permette de constater des avancées concrètes en matière d’investissements, d’accords commerciaux, de réduction des obstacles réglementaires et de renforcement des capacités de production. Les deux intervenants ont ainsi appelé à faire de l’industrialisation pharmaceutique un levier de souveraineté sanitaire et de développement économique, afin de garantir aux populations africaines un meilleur accès à des médicaments de qualité et abordables.
Le CICR réaffirme son engagement en faveur de son partenariat avec l'Éthiopie
Oct 26, 2026 170
Addis Ababa le 26 octobre,2026 (ENA) Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a réaffirmé son engagement à renforcer son partenariat avec l’Éthiopie, saluant les efforts humanitaires de la Société éthiopienne de la Croix-Rouge (ERCS).   Au cours d’entretiens avec le président Taye Atske Selassie, Mamadou Sow, directeur régional de l’CICR pour l’Afrique, a salué l’ERCS pour son action humanitaire à travers le pays et a souligné l’importance du droit international humanitaire et d’un leadership fort pour garantir que l’aide essentielle parvienne aux personnes dans le besoin.   Le président Taye et Mamadou Sow ont échangé sur la validité et l’importance du droit international humanitaire.   M. Sow a également félicité le président Taye pour avoir encouragé la coopération entre les principales institutions gouvernementales éthiopiennes, notamment les ministères de la Santé, de la Justice et de la Défense.   Il a salué l’accès et l’accueil accordés au CICR en Éthiopie, qui permettent à l’organisation de mener à bien ses opérations humanitaires.   Soulignant l’importance de la collaboration avec la Croix-Rouge éthiopienne (ERCS), M. Sow a décrit cette organisation comme un partenaire clé dans la mise en œuvre de programmes axés sur l’eau, la santé et la sécurité alimentaire à travers l’Éthiopie.   « La Croix-Rouge éthiopienne est une organisation formidable », a déclaré M. Sow. « C’est notre partenaire privilégié dans ce pays, avec lequel nous travaillons dans toute l’Éthiopie sur les questions d’eau, de santé et de sécurité alimentaire. »   Il a également salué le vaste réseau de bénévoles de la Croix-Rouge éthiopienne, décrivant ces derniers comme la colonne vertébrale de l’organisation et, plus largement, du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.   « Nous sommes très fiers de ce partenariat, car il repose sur de très nombreux bénévoles qui constituent le cœur battant de notre mouvement mondial », a ajouté Sow. « Nous sommes très fiers de leur travail, ainsi que du soutien sans faille que l'Éthiopie apporte à sa Croix-Rouge. »
Le Premier ministre Abiy et le président ghanéen visitent le château de Fasil et le centre Mesob de Gondar
Oct 23, 2026 291
Addis Ababa le 23 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le président ghanéen John Dramani Mahama ont visité aujourd'hui le château de Fasil et le centre de services intégrés « Mesob » de Gondar, dans le cadre de leurs visites d'inauguration de projets à Gondar, dans la région d'Amhara.   Ces visites ont fait suite à l’inauguration, par le Premier ministre Abiy, du projet de barrage de Megech, qui devrait permettre de développer l’agriculture irriguée, de renforcer la sécurité alimentaire et d’améliorer l’accès à l’eau potable à Gondar et dans les environs. Accompagnés de la Première dame, Zinash Tayachew, et d’autres hauts responsables, les deux dirigeants ont visité le château historique et le centre de services, qui témoignent des efforts déployés par l’Éthiopie pour améliorer la prestation des services publics. Le château de Fasil, qui fait partie du complexe de Fasil Ghebbi, témoigne du rôle historique de Gondar en tant que capitale impériale de l'Éthiopie. L'UNESCO a inscrit ce complexe sur sa Liste du patrimoine mondial en 1979, en reconnaissance de son importance historique et architecturale. De même, ils ont également visité le centre de services à guichet unique de Gondar Mesob.   Le centre de services à guichet unique de Gondar Mesob regroupe les services de plusieurs institutions publiques au sein d'une même plateforme, dans le but d'améliorer l'accès du public aux services publics et de rationaliser la prestation de ces services.
Économie
L'Éthiopie, un exemple d'autonomie et de politiques énergétiques porteuses de changement : l'ancien président de l'AUC
Oct 27, 2026 92
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) L'ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine (CUA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a salué l'Éthiopie comme un modèle incontournable de progrès continental. Elle a cité l'engagement de ce pays en faveur d'un développement autonome et ses politiques énergétiques audacieuses comme un véritable exemple d'autodétermination nationale. S'adressant à l'ENA à Moscou à la veille du Sommet Russie-Afrique, Mme Dlamini-Zuma a évoqué le rôle essentiel que joue l'Éthiopie en tant que « capitale diplomatique de l'Afrique ». Ayant dirigé l'UA depuis son siège d'Addis-Abeba entre 2012 et 2017, elle a souligné que ce pays avait la responsabilité unique de montrer l'exemple. Elle a fait valoir que l’Éthiopie devait rester à l’avant-garde de « l’Afrique que nous voulons » un continent intégré, pacifique et prospère, porté par ses propres citoyens. Mme Dlamini-Zuma a identifié le manque de confiance en soi comme le principal obstacle au développement africain. Elle a désigné le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) comme le symbole ultime de la rupture avec le cycle consistant à attendre une intervention étrangère. « L’une des choses qui m’a impressionnée en Éthiopie… (c’est) la façon dont vous, les Éthiopiens, avez construit le barrage de la Renaissance sans attendre que des étrangers viennent faire le travail. Pour moi, c’était très important, car de nombreux pays africains ne se développent pas parce qu’ils attendent que des étrangers viennent les développer », a-t-elle déclaré. Elle a mis les autres dirigeants africains au défi d’adopter cet état d’esprit, soulignant que le véritable progrès passe par une confiance inébranlable dans les capacités locales. « Car si nous n’avons pas confiance en nous-mêmes et si nous ne croyons pas en nous-mêmes, nous n’irons jamais très loin », a-t-elle ajouté. Au-delà des infrastructures à grande échelle, Mme Dlamini-Zuma a mis en avant l’évolution urbaine rapide de l’Éthiopie comme preuve de la puissance de la souveraineté énergétique. Ayant récemment visité Addis-Abeba, elle a constaté la transformation visible et rapide de la ville, attribuant ce succès aux initiatives énergétiques proactives du pays. « Je me suis rendue à Addis récemment, et je constate que la ville change très vite. Cela montre que lorsque l’on dispose d’énergie, on peut accomplir beaucoup de choses », a-t-elle fait remarquer. Elle a notamment salué la décision pionnière du gouvernement éthiopien d’interdire l’importation de véhicules à essence et diesel. Cette politique, a-t-elle souligné, place le pays à l’avant-garde de la transition mondiale vers les énergies vertes. « Je pense que c’est le seul pays d’Afrique je ne sais pas si c’est le cas au niveau mondial – à avoir interdit l’importation de voitures à essence et diesel. Voilà donc quelques-uns des points que je peux évoquer en si peu de temps », a-t-elle précisé. Alors que les dirigeants se réunissaient à Moscou pour discuter de l’avenir du partenariat Russie-Afrique, le message de Mme Dlamini-Zuma a fait office d’appel à l’autonomie. Elle a présenté les réalisations de l’Éthiopie comme un modèle reproductible pour l’ensemble du continent.
L'Éthiopie a fourni plus d'un million de services d'enregistrement et d'octroi de licences d'entreprises en ligne
Oct 27, 2026 95
Addis Ababa le 27 octobre, 2026 (ENA) Selon le ministère du Commerce et de l'Intégration régionale, l'Éthiopie a fourni plus de 1,08 million de services d'enregistrement et d'octroi de licences aux entreprises par voie numérique au cours d'une période de trois mois. Cette avancée souligne les efforts nationaux continus visant à rationaliser les procédures administratives et à développer les services publics en ligne. Le dernier rapport du ministère sur les services en ligne révèle que 1 088 787 services ont été fournis par l’ensemble des institutions fédérales, des États régionaux et des administrations municipales, soulignant le rôle croissant des plateformes numériques dans l’administration commerciale du pays. Parmi les régions, l’État régional d’Oromia a enregistré le volume le plus élevé avec 441 550 services fournis. Addis-Abeba suit avec 204 512, l’Amhara avec 156 193 et l’Éthiopie du Sud avec 101 891. Par catégorie de services, l’homologation des noms commerciaux a représenté la plus grande part, avec 579 785 services fournis. Les renouvellements de licences d’exploitation viennent ensuite avec 122 730, tandis que les modifications de licences ont totalisé 107 317. Les enregistrements de nouvelles entreprises ont représenté 60 409 services. Le ministère a déclaré que le système numérique contribuait à réduire les contraintes administratives pesant sur le monde des affaires tout en améliorant l’efficacité, l’accessibilité et la transparence de la prestation des services publics. L’extension des services numériques d’enregistrement des entreprises et de délivrance de licences s’inscrit dans le cadre du programme plus large de transformation numérique de l’Éthiopie, qui vise à moderniser l’administration publique, à simplifier les procédures et à améliorer l’accès aux services publics grâce à la technologie.
L'Éthiopie appelle à une coopération régionale renforcée concernant les cours d'eau partagés
Oct 26, 2026 230
Addis Ababa le 26 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a appelé à une coopération régionale renforcée et à une utilisation équitable des ressources en eau transfrontalières, en mettant l’accent sur l’hydro-diplomatie comme voie vers l’intégration régionale.   Cet appel a été lancé lors de l’ouverture de la 3e Semaine éthiopienne de l’eau et de l’énergie, qui se déroule du 26 au 30 octobre sous le thème : « Promouvoir des politiques fondées sur la science et des partenariats pour un avenir sûr en matière d’eau et d’énergie ».   Dans un message transmis au nom du ministre de l’Eau et de l’Énergie, le Dr Ing. Habtamu Itefa, le ministère a souligné que les cours d’eau partagés nécessitaient un engagement constructif, des informations fiables et une coopération concrète afin de transformer les défis communs liés à l’eau en opportunités de développement et de stabilité régionale.   Il a souligné que l’eau et l’énergie sont essentielles à la sécurité alimentaire, à la santé publique, à la croissance industrielle, à la création d’emplois, à la durabilité environnementale et au développement national.   Le ministère a également appelé à une planification intégrée afin de maximiser les retombées du développement, de réduire le gaspillage des ressources et de renforcer la résilience.   Le ministère a mis en avant le potentiel considérable de l’Éthiopie en matière d’eau et d’énergies renouvelables, soulignant la nécessité de transformer ces ressources en développement durable grâce à une gestion efficace des ressources, à une coordination entre les institutions et à une mise en œuvre résolue.   L’élargissement de l’accès à une énergie abordable et fiable, l’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, le renforcement de l’irrigation et de l’efficacité de l’utilisation de l’eau, ainsi que la protection des nappes phréatiques et des bassins versants ont été identifiés comme des priorités essentielles.     Il a également souligné l’importance de la science, de l’information numérique et des technologies modernes pour orienter les décisions politiques et les investissements en matière de développement.   Le renforcement de la surveillance hydrologique et météorologique, l’amélioration des systèmes d’information sur les bassins versants, le suivi de la qualité de l’eau et la production de données fiables sur l’énergie contribueraient à identifier les risques, à hiérarchiser les investissements et à évaluer les résultats en matière de développement, a-t-il noté.   Le ministère a en outre insisté sur la nécessité de combler le fossé entre la recherche scientifique et l'élaboration concrète des politiques en renforçant la collaboration entre les chercheurs, les institutions gouvernementales, les investisseurs, les prestataires de services et les communautés locales.   Il a appelé à une approche coordonnée associant le gouvernement, le secteur privé, les universités, les instituts de recherche, les partenaires de développement et les communautés afin d’améliorer la prestation des services, de mobiliser les investissements et d’assurer la gestion durable des ressources naturelles.   Le ministère a également souligné l’importance d’intégrer l’eau, l’énergie, la production alimentaire et la protection des écosystèmes dans la planification du développement, en notant que le lien entre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les écosystèmes peut contribuer à maximiser les bénéfices des investissements tout en préservant les ressources naturelles pour les générations futures.   Au-delà des discussions politiques, le forum devrait déboucher sur des recommandations concrètes, des partenariats renforcés, des projets prêts à être financés et des mesures pratiques visant à améliorer les services dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.   Le ministère a souligné que la concrétisation de ces objectifs en résultats tangibles nécessite des institutions compétentes, des responsabilités clairement définies, un financement durable, une réglementation efficace et une obligation de rendre des comptes.   La 3e Semaine éthiopienne de l'eau et de l'énergie a réuni des responsables gouvernementaux, des membres du corps diplomatique, des partenaires au développement, des dirigeants du secteur privé, des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des consultants et des représentants de la société civile afin d'étudier des politiques fondées sur la science et de nouer des partenariats en vue d'un avenir garantissant la sécurité de l'approvisionnement en eau et en énergie.
D'anciens dirigeants africains soulignent la nécessité d'accélérer l'intégration et de renforcer la souveraineté technologique pour l'avenir de l'Afrique
Oct 25, 2026 304
Addis Ababa le 25 octobre, 2026 (ENA) D'anciens dirigeants africains et hauts responsables ont appelé à une accélération de l'intégration continentale, à un renforcement des investissements dans les capacités technologiques et à un renforcement des institutions africaines.   Cet appel a été lancé lors d’une table ronde de haut niveau organisée dans le cadre du 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique, à Bahir Dar, où l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan et le directeur général de la Commission nationale de planification de Namibie, Kaire Mbuende, ont discuté des voies à suivre pour la transformation géopolitique et économique de l’Afrique.   Les anciens dirigeants africains ont souligné l’importance de renforcer l’intégration continentale et les capacités technologiques afin de faire progresser la souveraineté économique, la sécurité collective et l’influence mondiale du continent.   Hailemariam a souligné que les retards dans la mise en œuvre des accords continentaux existants continuent d’exposer les pays africains aux pressions extérieures et aux conflits par procuration.   Il a également exhorté les dirigeants à traduire leurs engagements en actions concrètes.   « Pour nous, l’intégration africaine est avant tout un bouclier économique », a-t-il déclaré.   Hailemariam a insisté sur le fait qu’une coopération économique plus étroite renforcerait la capacité du continent à résister aux pressions extérieures.   « Nous ne pouvons pas nous protéger de la pression extérieure si nous ne nous intégrons pas. Deuxièmement, notre intégration est une force géopolitique. C’est pourquoi j’affirme qu’une intégration accélérée est essentielle et cruciale pour nous », a-t-il ajouté.   Mettant en avant les minerais critiques et les ressources liées à la transition énergétique de l’Afrique, qu’il a qualifiés de « minerais d’opportunité », Hailemariam a averti que la concurrence autour de ces actifs stratégiques pourrait alimenter l’instabilité si les pays africains ne parvenaient pas à coordonner leurs politiques en matière de ressources et à renforcer la coopération entre les producteurs.   Il a cité le conflit en cours en République démocratique du Congo (RDC) comme exemple des risques auxquels sont confrontées les régions riches en ressources.   Il a également fait part de ses inquiétudes concernant les retards pris dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), affirmant que les engagements politiques devaient s’accompagner d’actions concrètes.   S’appuyant sur son rôle de président de TradeMark Africa, il a mis les gouvernements africains au défi d’aller au-delà de la simple signature d’accords pour en concrétiser les avantages escomptés.   « Il existe une volonté politique pour signer des traités, mais il n’y en a pas pour les mettre en œuvre », a-t-il déclaré.   L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a quant à lui souligné la nécessité d’une souveraineté technologique, affirmant que l’Afrique ne peut pas atteindre une véritable indépendance économique tant qu’elle dépend fortement des technologies, de l’expertise et des intrants industriels étrangers.   Pour illustrer ce défi, Jonathan a expliqué que même des réparations techniques relativement mineures sur les infrastructures pouvaient nécessiter des composants importés et l’intervention de spécialistes étrangers, ce qui rend les économies africaines dépendantes de capacités externes.   « Tout ce qui reste à l’Afrique, c’est de consommer ces produits, et cela n’a rien à voir avec l’industrialisation », a-t-il déclaré.   « On ne peut pas parler de souveraineté économique sans évoquer la souveraineté technologique », a-t-il ajouté.   Jonathan a mis en avant les expériences de l’Inde, de la Corée du Sud et de Singapour, soulignant le rôle des universités à forte intensité de recherche dans le développement de l’expertise nationale, la promotion de l’innovation et le soutien à la croissance industrielle.   Il a exhorté les gouvernements africains à investir de manière stratégique dans des établissements d’enseignement supérieur spécialisés et des instituts de recherche capables de produire les connaissances, les technologies et les professionnels qualifiés nécessaires pour soutenir les industries locales.   Il a également mis en garde contre le recours à l’emprunt principalement pour financer la consommation, appelant plutôt à un investissement accru dans les actifs productifs, la recherche et le renforcement des capacités nationales.   De son côté, Kaire Mbuende, directeur général de la Commission nationale de planification de la Namibie, a souligné que la force collective de l’Afrique dépendait de la solidité des institutions nationales, d’une coopération régionale efficace et d’organisations continentales compétentes.   « Il ne peut y avoir d’Afrique forte sans pays africains forts, sans régions fortes et sans une organisation continentale forte », a déclaré M. Mbuende.   Il a défini la souveraineté économique comme la capacité à contrôler et à utiliser les ressources naturelles au profit des populations africaines par le biais de l’industrialisation, de la réduction de la pauvreté et de la création d’emplois.   « La souveraineté économique est avant tout une question de contrôle de nos ressources naturelles afin de les utiliser au profit de nos populations par le biais de l’industrialisation, de la réduction de la pauvreté et de la lutte contre le chômage », a-t-il déclaré.   M. Mbuende a également appelé à un renforcement des capacités nationales et de la mobilisation des ressources, à un redoublement d’efforts pour atteindre les objectifs du Traité d’Abuja, ainsi qu’au renforcement des institutions continentales proposées de longue date.   Il a en outre appelé à des réformes de la gouvernance mondiale et à une coopération plus étroite entre les pays du Sud afin d’obtenir des conditions de financement plus équitables, soulignant les préoccupations liées aux coûts d’emprunt élevés auxquels sont confrontés les pays africains malgré leurs taux de défaut de paiement relativement faibles.   Les intervenants ont souligné que la transformation économique de l’Afrique dépendait de la capacité à transformer ses accords existants, ses ressources naturelles et ses stratégies de développement en résultats concrets grâce à une mise en œuvre plus rapide, à des investissements technologiques, à des institutions plus solides et à une gestion coordonnée des ressources du continent.
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Les données statistiques et géospatiales, un atout pour les ambitions de développement de l’Éthiopie et de l’Afrique
Oct 23, 2026 291
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L’intégration des données statistiques et géospatiales, conjuguée à l’intelligence artificielle (IA), constitue un levier stratégique pour soutenir les ambitions de développement de l’Éthiopie et des autres pays africains, notamment en matière de croissance économique, de protection de l’environnement et d’attraction des investissements, a déclaré Dr Steve Bertrand Mbokoibara, économiste et directeur général de l’Institut national de la statistique de la République du Congo. S’exprimant lors d’un entretien accordé à l’ENA en marge de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Africa), organisée à Addis-Abeba, il a souligné l’importance de renforcer l’articulation entre les infrastructures statistiques et géospatiales afin d’améliorer la planification du développement et l’efficacité des politiques publiques. Selon lui, l’exploitation conjointe de ces données permet de mieux comprendre les interconnexions entre les secteurs productifs, de suivre les performances économiques et d’identifier les domaines présentant des opportunités d’investissement. « Ces outils peuvent permettre aussi bien à l’Éthiopie qu’aux autres pays africains de voir les interconnexions qui existent entre les différents réseaux de production et de faire en sorte que la croissance économique soit véritablement suivie à travers les données », a-t-il indiqué. Il a ajouté que les outils de comptabilité nationale, notamment les tableaux entrées-sorties, contribuent à analyser les relations entre les différents secteurs économiques et à orienter les investissements vers les domaines à fort potentiel. Abordant la durabilité environnementale, Dr Mbokoibara a mis en avant le rôle des données géospatiales dans la préservation des ressources naturelles, en particulier dans le suivi des forêts, des sols et des activités de reboisement. Il a notamment souligné la pertinence de ces outils pour accompagner des initiatives environnementales telles que l’Héritage vert de l’Éthiopie, qui vise à renforcer la couverture végétale et à promouvoir la préservation de l’environnement. « Les données géospatiales permettent de cartographier les forêts, de cartographier les sols, de contrôler la survie des arbres et de contrôler les aspects de déforestation à partir de l’imagerie satellitaire », a-t-il expliqué. Selon lui, ces informations permettent aux pouvoirs publics de mieux évaluer les résultats des initiatives environnementales et d’élaborer des politiques adaptées aux défis liés à la déforestation et à la gestion durable des ressources naturelles. Le responsable congolais a également insisté sur la contribution des données statistiques et géographiques à l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a expliqué que le croisement des données issues des recensements avec les informations géographiques permet de localiser les communautés, de mieux comprendre leurs besoins et d’orienter les interventions publiques vers les populations les plus vulnérables. « Les données permettent d’identifier le problème, pour aider les politiques à mieux orienter les actions publiques », a-t-il affirmé. Cette approche, a-t-il souligné, rejoint l’objectif de ne laisser personne de côté, inscrit dans les Objectifs de développement durable des Nations unies et dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Abordant les perspectives liées à l’innovation technologique, le directeur général a souligné la nécessité d’intégrer davantage l’intelligence artificielle dans les systèmes statistiques africains. Il a estimé que les pays doivent renforcer leurs capacités techniques et humaines afin de tirer pleinement parti des nouvelles technologies et de mieux répondre aux besoins croissants en matière de production et d’analyse des données. « L’idée, c’est que, à la fin des travaux, nous puissions avoir un consensus entre les différents États pour associer les infrastructures statistiques à l’infrastructure géospatiale, et pourquoi pas intégrer l’intelligence artificielle dans les productions de statistiques », a-t-il indiqué. La 10e session de StatCom-Africa offre ainsi aux pays africains une plateforme d’échange sur la modernisation des systèmes statistiques, l’intégration des données géospatiales et l’adoption des nouvelles technologies au service du développement durable. À travers ces discussions, l’enjeu est de renforcer les capacités nationales, de consolider la coopération entre les États et de faire des données fiables un instrument essentiel de la transformation économique et sociale de l’Afrique.
Le Premier ministre Abiy fait le point sur les progrès de l'Éthiopie en matière de développement de l'énergie nucléaire
Oct 21, 2026 348
Addis Ababa le 21 ocotbre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed s'est rendu à la Commission éthiopienne de l'énergie nucléaire afin de faire le point sur l'avancement du programme nucléaire du pays. Le Premier ministre a souligné le rôle des technologies de pointe dans les ambitions de développement à long terme de l'Éthiopie. Dans un message publié sur les réseaux sociaux à l'issue de cette visite, le Premier ministre a déclaré que la prochaine étape du développement de l'Éthiopie consisterait à transformer son immense potentiel en progrès concrets. « Le prochain chapitre de l’Éthiopie consistera à transformer son immense potentiel et ses abondantes ressources naturelles en développement concret, en progrès technologique et en prospérité partagée », a-t-il souligné. Il a insisté sur le fait qu’une énergie fiable et durable est fondamentale pour l’industrialisation, le secteur manufacturier, les infrastructures numériques et la transformation économique au sens large. Il a en outre fait remarquer que la technologie nucléaire offre une opportunité de renforcer la sécurité énergétique du pays tout en soutenant le progrès dans de multiples secteurs. Au-delà de la production d’électricité, la technologie nucléaire peut contribuer aux progrès dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’industrie et de la protection de l’environnement, ouvrant ainsi de nouvelles voies à l’innovation scientifique et au développement durable. La Commission éthiopienne de l’énergie nucléaire joue un rôle central dans la mise en place des fondements institutionnels et techniques du programme national d’énergie nucléaire du pays. Le développement d’un capital humain qualifié, la promotion de la recherche scientifique et le transfert de connaissances aux générations futures seront essentiels pour exploiter pleinement ce potentiel. Le Premier ministre Abiy a souligné l’importance de veiller à ce que le développement de l’énergie nucléaire se déroule de manière pacifique, sûre, responsable et durable, alors que l’Éthiopie cherche à accroître sa capacité énergétique et à tirer parti des technologies émergentes pour soutenir sa transformation économique à long terme.
StatCom-Afrique : l’expérience éthiopienne inspire la coopération géospatiale sur le continent
Oct 20, 2026 314
Addis Ababa le 20 octobre, 2026 (ENA) L’expérience de l’Éthiopie dans le domaine de l’information géospatiale suscite l’intérêt d’autres pays africains et contribue aux échanges continentaux sur l’utilisation des données au service du développement, ont souligné des experts internationaux en marge de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Afrique), organisée à Addis-Abeba. Les témoignages de représentants de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et de l’Eswatini mettent en lumière le rôle croissant des technologies géospatiales dans la planification du développement, tout en soulignant l’importance du partage d’expériences et de la coopération régionale. Pour André Nonguierma, chef de la Section de gestion de l’information géospatiale à la CEA, l’Éthiopie figure parmi les pays africains qui ont réalisé des avancées notables dans ce domaine. Il a également indiqué que l’Éthiopie était membre de droit du bureau exécutif du Comité d’experts des Nations Unies sur la gestion de l’information géospatiale à l’échelle mondiale (UN-GGIM), témoignant ainsi de sa participation aux mécanismes internationaux de coopération dans ce secteur. Selon M. Nonguierma, l’information géospatiale ne constitue plus un simple outil technique, mais une infrastructure essentielle au développement, au même titre que les routes, les écoles et les barrages. « On ne peut ni développer, ni planifier, ni assurer un suivi sans disposer des bonnes informations. Celles-ci prennent une valeur supplémentaire lorsqu’elles comportent une dimension géographique : où se trouvent les choses ? », a-t-il expliqué. Ces données permettent notamment de mieux planifier les infrastructures, de localiser les ressources et les besoins des populations et d’améliorer les décisions publiques, contribuant ainsi à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. D'autre part, Mme Nomcebo Nkonyane Simelane, spécialiste des systèmes d’information géographique au sein du Département du géomètre général du Royaume d’Eswatini, a souligné que le rapprochement entre données statistiques et informations géospatiales permettait aux gouvernements de mieux identifier les besoins des populations et d’adapter leurs interventions. « L’Éthiopie est un pays qui a progressé dans le domaine de l’information géospatiale. En apprenant de son expérience, nous allons pouvoir reprendre chez nous les approches qu’elle a utilisées et mises en œuvre », a-t-elle affirmé. Elle a notamment évoqué les enjeux agricoles liés aux variations des précipitations et aux épisodes d’El Niño en Afrique australe. Selon elle, le croisement des données géographiques et statistiques peut aider les autorités à anticiper les risques, à mieux préparer les saisons agricoles et à prendre des décisions susceptibles de préserver les moyens de subsistance des populations. Son témoignage illustre l’intérêt d’une coopération fondée sur l’apprentissage mutuel, dans laquelle les expériences nationales peuvent être adaptées aux réalités et aux priorités de chaque pays. Par ailleurs, M. Nonguierma a ainsi appelé les États membres à mutualiser leurs efforts et à développer des systèmes intégrés d’information géospatiale et d’observation de la Terre, capables de communiquer entre eux et de contribuer à des décisions publiques mieux éclairées.
L’Éthiopie en tête de l’Afrique en matière de géospatiale et d’observation spatiale, selon un expert de l’ONU
Oct 19, 2026 369
Addis Ababa le 19 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie joue un rôle de premier plan dans le développement des capacités géospatiales et d’observation spatiale à travers l’Afrique, selon André Nonguierma, chef de la section de gestion de la géoinformation à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). « L’Éthiopie est à l’avant-garde des systèmes géospatiaux et d’observation spatiale », a déclaré M. Nonguierma lors d’un événement récent. Il a souligné que l’Éthiopie avait lancé avec succès plusieurs satellites fournissant des données essentielles à la planification nationale, à la prise de décision et au suivi. La position de premier plan de l’Éthiopie se reflète également dans son appartenance au conseil d’administration du Cadre mondial des Nations Unies pour l’information géospatiale, au sein duquel elle siège en tant que membre de droit. Ce statut souligne les contributions significatives de l’Éthiopie et son rôle de premier plan dans l’élaboration de l’agenda géospatial africain. M. Nonguierma a insisté sur l’importance des efforts collaboratifs, déclarant : « De nombreux pays africains, dont l’Éthiopie, ont développé des capacités spatiales nationales. La prochaine étape consiste à intégrer ces systèmes à l’échelle du continent afin de partager des données et des analyses, notamment dans les domaines de la santé, des statistiques et du développement durable. »   Il a également souligné l’importance plus large de l’information géospatiale : « Les données géospatiales ne sont plus seulement un atout appréciable ; elles constituent un bien public et une infrastructure essentiels, indispensables à la construction de routes, de ponts, de barrages et à la mise en place de réseaux de transport efficaces. » Concernant les objectifs de développement de l’Afrique, M. Nonguierma a fait remarquer : « Sans savoir où se situent les défis et les ressources, nous ne pouvons ni mettre en œuvre ni suivre efficacement l’Agenda 2063 ou l’Agenda 2030 des Nations unies. » Ces remarques ont été formulées lors de la dixième session de la Commission statistique pour l’Afrique, qui s’est tenue au Centre de conférences des Nations Unies à Addis-Abeba du 19 au 23 octobre. Organisée sous le thème « Libérer la valeur des données en Afrique : faire des statistiques officielles un véritable miroir du continent », cette session rassemble les autorités statistiques africaines et les partenaires de développement afin de discuter de l’amélioration des systèmes statistiques et de l’utilisation des données pour la planification du développement. Le programme comprend également la douzième réunion du Comité régional du Programme mondial des Nations Unies pour la gestion de l’information géospatiale en Afrique, qui met l’accent sur le rôle de l’information géospatiale dans la planification et le suivi du développement. Il a conclu par un appel aux décideurs politiques africains : « Accordez la priorité aux informations géospatiales au même titre qu’aux autres infrastructures nationales. Elles sont essentielles au fonctionnement des pouvoirs publics et au développement durable. » Le rôle de premier plan joué par l’Éthiopie dans les initiatives géospatiales marque une avancée majeure dans le renforcement de la capacité de l’Afrique à exploiter les données au service d’une croissance et d’une gouvernance transformatrices.
Sport
Tournoi de football diplomatique : les participants saluent le patrimoine et l’accueil éthiopiens
Jun 14, 2026 15700
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les participants à un tournoi diplomatique de football organisé à Addis-Abeba ont exprimé leur admiration pour la richesse culturelle, l’héritage historique et l’accueil chaleureux de l’Éthiopie.   Organisé dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde 2026, le tournoi a rassemblé des équipes diplomatiques et plusieurs invités, qui ont ensuite effectué une visite de certains des principaux sites culturels et historiques de la capitale.   La délégation s’est rendue au Musée national d’Éthiopie, au Mémorial de la Victoire d’Adoua ainsi qu’au Parc des sports d’Addis-Abeba, offrant à de nombreux visiteurs une meilleure compréhension de l’histoire et des progrès actuels du pays.   Plusieurs participants ont indiqué que cette expérience avait profondément modifié leur perception de l’Éthiopie.   Gordon Johnson, l’un des participants, a exprimé son enthousiasme face à ce qu’il a découvert durant sa visite. « Les habitants sont extrêmement accueillants et chaleureux. J’apprécie énormément leur culture », a-t-il déclaré.   Il a ajouté : « Nous avons visité le musée, où le guide nous a présenté des fossiles d’hominidés découverts dans les années 1960, 1970 et 1990, remontant à plusieurs millions d’années. »   Selon Johnson, cette expérience met en évidence l’importance historique exceptionnelle de l’Éthiopie, au-delà des perceptions contemporaines.   Loïc Kovamo, une touriste venue du Cameroun, a également indiqué que cette visite avait bouleversé les idées qu’elle se faisait auparavant du pays.   « Je suis impressionnée, car je n’imaginais pas l’Éthiopie sous cet angle. C’est un pays très développé et les Éthiopiens sont profondément fiers de leur identité », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Je repars avec une immense fierté africaine après avoir découvert l’extraordinaire courage du peuple éthiopien. »   Mark Hayes, un autre visiteur, a affirmé que sa vision du pays avait évolué dès son arrivée à Addis-Abeba.   « Nous avons souvent des idées préconçues avant de venir, mais la réalité est tout autre. C’est un pays remarquable », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous retournons désormais chez nous pour raconter combien l’Éthiopie est exceptionnelle. Je suis fier d’en faire la promotion. »   Il a également indiqué qu’il prévoyait de partager son expérience au Royaume-Uni, précisant qu’il « raconterait à ses compatriotes anglais ce qu’il a découvert à Addis-Abeba ».   Joseph Kirule, employé de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Addis-Abeba, a pour sa part souligné l’importance des sites historiques visités.   « Aujourd’hui, nous avons découvert plusieurs étapes majeures de la civilisation humaine qui ont pris naissance ici », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous avons notamment appris l’histoire de la victoire d’Adoua. C’est un événement majeur qui renforce notre fierté et notre prestige en tant qu’Africains. »
« Après des décennies d'expansion et de succès, Ethiopian Airlines s'impose comme la première compagnie aérienne d'Afrique », déclare son PDG
May 17, 2026 15951
Addis Ababa le 17 mai,2026 (ENA) Ethiopian Airlines a consolidé sa position de première compagnie aérienne d’Afrique après des années de croissance soutenue et de succès opérationnel, a déclaré dimanche Mesfin Tasew, PDG du groupe.   Ces propos ont été tenus lors d'une course de 8 kilomètres organisée dans le cadre des célébrations marquant le 80e anniversaire de la compagnie.   S'exprimant lors de l'événement, le PDG Mesfin est revenu sur les modestes débuts de la compagnie en 1946, lorsqu'elle a démarré ses activités avec une petite flotte d'avions seulement.   Depuis lors, a-t-il déclaré, la compagnie aérienne s'est considérablement développée et exploite aujourd'hui l'une des flottes les plus modernes du continent, comprenant des appareils de pointe de Boeing et d'Airbus.   Selon M. Tasew, la compagnie dessert actuellement plus de 145 destinations internationales à travers le monde et a connu une forte croissance dans de nombreux secteurs, notamment le transport de fret, la formation aéronautique dispensée par l’Ethiopian Aviation Academy et d’autres services liés à l’aviation.   Il a ajouté que la solidité opérationnelle de la compagnie et ses investissements stratégiques à long terme ont contribué à en faire l’un des transporteurs les plus prisés d’Afrique et un acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale.   Dans le cadre de la commémoration de ses huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines organise une série d'événements festifs, notamment une course urbaine, des tables rondes, des expositions et des programmes de sensibilisation communautaire.   La course anniversaire a attiré des personnalités de haut rang, dont Sileshi Sihine, président de la Fédération éthiopienne d'athlétisme, ainsi que des dirigeants de la compagnie aérienne et des invités.   La course a débuté sur la place Pouchkine, communément appelée Sar Bet, et devait s'achever à l'aéroport international de Bole.   Des athlètes, des employés de compagnies aériennes, des membres de la communauté sportive et des représentants de diverses institutions participent à cet événement.
L’industrie manufacturière occupe une place stratégique dans les efforts de consolidation de l’économie éthiopienne : Ministre Melaku Alebel.
Apr 26, 2026 13338
Addis-Abeba, le 26 avril 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Industrie, Melaku Alebel, a affirmé que le gouvernement met l’accent sur le développement du secteur manufacturier pour renforcer les fondements économiques de l’Éthiopie.   S’exprimant à l’occasion de la course urbaine de 10 kilomètres « Ethiopia Tamrit », organisée sur la place Meskel, le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer les capacités industrielles et à valoriser les produits fabriqués localement. L’événement a réuni plusieurs hauts responsables, parmi lesquels la ministre de la Culture et des Sports, Shewit Shanka, l’adjoint au maire d’Addis-Abeba, Jantrar Abay, ainsi que le président de la Fédération éthiopienne d’athlétisme, Sileshi Sihine. Le ministre Melaku a expliqué que cette initiative visait à promouvoir les équipements sportifs produits dans le pays et à mettre en lumière les avancées des industries engagées dans la substitution aux importations. « Le gouvernement accorde une priorité claire à l’industrie manufacturière pour asseoir une base économique solide », a-t-il déclaré, soulignant que les réformes entreprises ces dernières années commencent à produire des résultats concrets. Il a également indiqué que la dynamique du secteur s’est intensifiée depuis le lancement de l’initiative « Ethiopia Tamrit », avec des progrès notables tant en termes de qualité que de volume de la production nationale. Selon lui, l’adoption des produits locaux s’inscrit dans une tendance croissante, plusieurs biens auparavant importés étant désormais fabriqués en Éthiopie. Il a assuré que les efforts se poursuivraient afin de renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale et d’accélérer la transformation industrielle. De son côté, la ministre Shewit Shanka a mis en avant les investissements réalisés dans le domaine sportif, estimant que le développement des infrastructures crée de nouvelles opportunités pour la participation et l’épanouissement des jeunes. Elle a souligné que la synergie entre le sport et l’industrie favorise le remplacement des équipements importés par des produits locaux, précisant que les tenues utilisées lors de la course avaient été entièrement fabriquées en Éthiopie, illustrant ainsi le renforcement de cette coopération. Enfin, le maire adjoint, Jantrar Abay, a salué les progrès significatifs enregistrés dans le secteur industriel d’Addis-Abeba, notant que les réformes ont accru les capacités de production et consolidé le rôle de la capitale dans la mise en œuvre du programme national de fabrication.
Environnement
Le potentiel de l'Éthiopie en matière d'énergies renouvelables ouvre de nouvelles perspectives pour la coopération africaine
Oct 19, 2026 449
Addis Ababa le 19 ocotbre, 2026 (ENA) Selon des représentants ougandais et nigérians du secteur des énergies renouvelables, le potentiel de l’Éthiopie en la matière offre des opportunités pour renforcer la coopération africaine en matière de productivité agricole, d’échanges transfrontaliers d’électricité, d’investissements et de transports propres. Paddy Bakengana, chargé de mission senior à l’Association ougandaise de l’énergie solaire, a déclaré à l’ENA que l’Éthiopie et l’Ouganda pourraient étendre l’utilisation des technologies d’énergie renouvelable dans l’agriculture afin de stimuler la production, d’améliorer l’efficacité et de réduire les pertes post-récolte. « Grâce à l’utilisation des énergies renouvelables, notamment des pompes à eau solaires et des séchoirs solaires, nous pouvons réellement augmenter notre production », a-t-il déclaré. M. Bakengana a en outre souligné le potentiel des technologies d’irrigation et de séchage à énergie solaire pour soutenir le développement agricole, notant que la coopération entre les deux pays pourrait aider les agriculteurs à adopter des solutions d’énergie renouvelable pratiques et abordables. Il a également mis en avant les ressources hydroélectriques et solaires de l’Éthiopie, affirmant qu’une augmentation de la production d’électricité pourrait créer de nouvelles opportunités pour les échanges régionaux d’électricité. Selon M. Bakengana, des partenariats entre les associations du secteur des énergies renouvelables en Éthiopie et en Ouganda pourraient faciliter la formation technique, l’échange de connaissances et la promotion conjointe de politiques visant à accélérer l’adoption de technologies énergétiques propres.   Il a par ailleurs souligné l’importance d’améliorer l’accès au financement afin de permettre aux entreprises d’investir dans des solutions d’énergie renouvelable pour l’agriculture dans les deux pays. De son côté, Motunrayo Akinfala, directrice général de l’Association nigériane des énergies renouvelables (REAN), a identifié la mobilité électrique comme un autre domaine prometteur de coopération entre l’Éthiopie, le Nigeria et d’autres pays africains.   Elle a appelé à renforcer les partenariats afin de faciliter l’échange d’expertise, d’attirer les investissements et d’étendre le déploiement des technologies d’énergie propre à l’échelle du continent. « Ce que je conseillerais, ce que je suggérerais, c’est davantage de collaboration entre les deux pays, voire entre tous les pays africains dans leur ensemble », a-t-elle déclaré. Mme Akinfala a également souligné la nécessité d’attirer des investisseurs et des partenaires de développement afin de soutenir le développement des énergies renouvelables en Éthiopie et de contribuer à élargir l’accès aux solutions d’énergie propre. Les expériences présentées par les représentants ougandais et nigérians mettent en évidence le potentiel dont disposent les pays africains pour associer leur expertise technique, leur capacité d'investissement et leurs ressources en énergies renouvelables afin de soutenir la transformation agricole, de développer les marchés de l'électricité et d'accélérer la transition vers des systèmes de transport plus propres.
Climat : l’Afrique appelle à renforcer sa résilience, le GIEC à un consensus sur son 7ᵉ rapport
Oct 13, 2026 547
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le directeur général de l’Institut éthiopien de météorologie, Dr Fetene Teshome, a appelé à renforcer les capacités météorologiques et climatiques de l’Afrique, tandis que le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Dr Jim Skea, a exhorté les États membres à parvenir à un consensus sur le calendrier de son septième rapport d’évaluation, à l’ouverture de la 65e session du Groupe à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, Dr Fetene Teshome, également président de l’Association régionale pour l’Afrique de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a souligné que l’Afrique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, demeure particulièrement vulnérable aux changements climatiques. « Cette réalité souligne la nécessité urgente de renforcer l’adaptation, d’améliorer la résilience et d’élargir l’accès aux services climatiques qui favorisent une prise de décision éclairée à tous les niveaux », a-t-il déclaré. Il a notamment insisté sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, des réseaux d’observation météorologique et des services climatiques pour protéger les populations et soutenir le développement durable. « En renforçant les réseaux d’observation, en développant les capacités d’alerte précoce et en favorisant la diffusion d’informations climatiques exploitables, ces initiatives aident les pays à renforcer leur résilience et à mieux protéger les vies, les moyens de subsistance et les économies face aux effets croissants des changements climatiques », a-t-il affirmé. Dr Fetene a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à améliorer les prévisions météorologiques, à développer la recherche climatique et à contribuer aux initiatives régionales et internationales dans ce domaine. Pour sa part, Dr Jim Skea a souligné les progrès réalisés dans la préparation du septième rapport d’évaluation du GIEC, tout en insistant sur la nécessité de parvenir à un accord concernant le calendrier des contributions des trois groupes de travail. « Les auteurs méritent de la clarté et de la certitude concernant les principales échéances et la durée de leur engagement bénévole auprès du GIEC », a-t-il déclaré, appelant les États membres à tout mettre en œuvre pour parvenir à un consensus au cours de la session. Le président du GIEC a également indiqué que les travaux de la semaine porteraient sur le rôle de l’intelligence artificielle dans les évaluations scientifiques, notamment les garanties nécessaires pour préserver la responsabilité humaine et respecter les principes régissant les travaux du Groupe. Abordant la situation financière de l’organisation, il a précisé que les contributions volontaires reçues pour 2026 représentaient environ un tiers du budget approuvé, appelant les États membres à accroître leur soutien financier afin de garantir la réalisation des travaux prévus. La 65e session du GIEC se tient du 12 au 16 octobre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, et porte notamment sur l’avancement du septième cycle d’évaluation scientifique des changements climatiques.
L'Éthiopie appelle à un renforcement de la coopération scientifique internationale lors de la 65e session du GIEC à Addis-Abeba
Oct 13, 2026 474
Addis Ababa le 13 octobre, 2026 (ENA) Le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Dr Habtamu Itefa, a souligné l’importance de la coopération scientifique internationale face aux changements climatiques, à l’occasion de l’ouverture de la 65e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisée à Addis-Abeba. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre a souhaité la bienvenue aux représentants des États membres du GIEC, aux scientifiques et aux partenaires internationaux, tout en réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’action climatique et du développement durable. Le ministre a rappelé que l’Éthiopie, se caractérise par une grande diversité de reliefs et de conditions climatiques. Il a également souligné le rôle du pays dans les ressources hydriques régionales, notamment à travers le bassin du Nil Bleu, dont les eaux contribuent à soutenir les populations de plusieurs pays voisins. Dr Habtamu Itefa a, par ailleurs, souligné que « nous sommes un champion mondial de l’action climatique. » Le ministre a également mis en avant l’Initiative Héritage vert (Green Legacy Initiative), lancée sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. Abordant les travaux de la 65e session du GIEC, le ministre a insisté sur la nécessité de traduire les connaissances scientifiques en solutions concrètes pour les décideurs politiques, en particulier dans les pays en développement. « Comment le septième rapport d’évaluation (AR7) permettra-t-il d’apporter des solutions concrètes aux décideurs politiques et de contribuer au prochain bilan mondial ? », a-t-il interrogé, appelant à renforcer les capacités scientifiques et à combler les lacunes en matière de données climatiques dans les pays en développement. Il a souligné que des données fiables sont indispensables pour mieux évaluer les vulnérabilités économiques et sociales, anticiper les évolutions climatiques et définir des mesures efficaces d’adaptation et d’atténuation. Le ministre a également rappelé la contribution des institutions éthiopiennes, notamment de l’Institut éthiopien de météorologie, aux travaux du GIEC, à travers la participation de scientifiques et d’experts aux activités d’évaluation et de recherche. En conclusion, Dr Habtamu Itefa a exprimé sa reconnaissance au GIEC pour avoir choisi l’Éthiopie comme pays hôte de cette session, soulignant les efforts déployés pour moderniser les services météorologiques nationaux. Il a invité les participants à découvrir la culture et l’hospitalité éthiopiennes, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement aux travaux de la session. La réunion offre ainsi aux représentants des États membres et à la communauté scientifique une occasion d’examiner les priorités du septième rapport d’évaluation du GIEC et de renforcer le dialogue entre les connaissances scientifiques et l’élaboration des politiques climatiques.
Les énergies renouvelables et la transition vers les véhicules électriques en Éthiopie suscitent l’intérêt des investisseurs Nordiques
Sep 22, 2026 1351
Addis Ababa le 22 septembre, 2026 (ENA) Les vastes ressources de l’Éthiopie en énergies renouvelables et sa transition rapide vers la mobilité électrique suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs et des entreprises technologiques nordiques, selon des acteurs du secteur. Cette déclaration a été faite en marge du Nordic Africa EV Summit, organisé en Éthiopie du 14 au 16 septembre, qui a réuni des acteurs régionaux et internationaux pour échanger sur la mobilité électrique, les infrastructures de recharge et les opportunités d’investissement. Hosaena A. Samuel, PDG et cofondatrice d’Easy Power, entreprise norvégienne et premier opérateur privé de recharge de véhicules électriques en Éthiopie, a indiqué que les investisseurs nordiques s’intéressent particulièrement à l’essor de l’adoption des véhicules électriques dans le pays ainsi qu’à son important potentiel en matière d’énergie propre. Selon Hosaena, plus de 20 institutions financières nordiques ont échangé avec des responsables éthiopiens et des acteurs du secteur lors du sommet afin d’examiner les possibilités d’investissement dans la fiabilité du réseau électrique et les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Cet intérêt concerne également les technologies et l’expertise technique nordiques, qui pourraient contribuer à la mise en place de réseaux de recharge plus résilients. Elle a souligné que les partenaires nordiques avaient été particulièrement impressionnés par la décision politique ambitieuse de l’Éthiopie de progressivement abandonner les véhicules à moteur thermique au profit de la mobilité électrique, une transition soutenue par l’abondance de ses ressources renouvelables. Les pays nordiques disposent d’une vaste expérience dans le développement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et de systèmes électriques fiables, a-t-elle expliqué, ajoutant que cette expertise pourrait offrir des enseignements précieux à l’Éthiopie alors qu’elle poursuit l’expansion de son réseau national de recharge. Hosaena a également cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et les grands projets éoliens parmi les principaux facteurs suscitant l’intérêt des investisseurs nordiques. Au-delà des infrastructures, elle a souligné que l’expansion du marché éthiopien des véhicules électriques offre d’importantes possibilités de transfert de technologies et d’investissements bilatéraux. Abondant dans le même sens, Kumeel Alsmail, responsable des solutions industrielles de Nokia pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a indiqué que le développement de l’écosystème des véhicules électriques en Afrique ouvrira de nouvelles perspectives de coopération numérique et technologique entre les pays africains et les entreprises nordiques.   S’exprimant à l’ENA en marge de l’événement, Alsmail a souligné que la connectivité fiable sera essentielle au fonctionnement des réseaux de recharge des véhicules électriques, notamment alors que les pays s’efforcent de mettre en place des corridors régionaux de mobilité électrique. Il a notamment évoqué les corridors potentiels reliant l’Éthiopie, Djibouti et le Kenya, estimant que ces axes pourraient desservir aussi bien les véhicules de transport de passagers que les véhicules électriques lourds.   Alsmail a indiqué que Nokia entrevoit d’importantes possibilités de fournir des solutions de connectivité numérique destinées aux réseaux de recharge, tout en soulignant que l’augmentation de la capacité de production d’énergie renouvelable de l’Éthiopie doit s’accompagner de systèmes robustes de transport et de distribution d’électricité. Le sommet a ainsi mis en évidence l’interconnexion entre les énergies renouvelables, la mobilité électrique, la connectivité numérique et les infrastructures. Les participants ont souligné que les partenariats technologiques transfrontaliers et les investissements privés seront essentiels pour accélérer la transition de l’Afrique vers une énergie propre.
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Le Premier ministre a clairement indiqué que cinq problèmes en Éthiopie doivent être équilibrés.
Jun 14, 2022 31577
Lors de la 13e réunion ordinaire de la chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a répondu aux questions posées par les membres du parlement notant qu'il est important de maintenir l'équilibre de cinq questions. Selon le premier ministre, la démocratie et la paix, les affaires ethniques et nationales, les droits des individus et des groupes, l'histoire d'hier et l'épreuve d'hier ainsi que l'intérêt national et les relations internationales. Selon l'explication donnée sur le maintien de l'équilibre concernant les droits des individus et des groupes, il a indiqué que les noms de groupe ne devraient pas être nommés après avoir commis un crime contre la personne. Le Premier ministre a déclaré que l'équilibre entre l'histoire d'hier et le test d'hier devait être maintenu ; l'intérêt national et les relations internationales doivent être préservés. Voilà le résumé de la réponse et des explications données par le Premier ministre Abiy Ahmed lors de la 13e réunion ordinaire de la 6e chambre des représentants du peuple. En considérant les défis qui se sont produits au cours des 4 derniers mois, il est important d'équilibrer les développements et les pertes qui se sont produits.Au cours des dernières années, malgré les défis du COVID-19, de la guerre et de la sécheresse, de nombreux travaux ont été réalisés.4700 kilomètres de routes ont été construits au cours des 4 dernières années.Après le changement, 116 routes piétonnes de large et 151 kilomètres de route goudronnée ont été construites à Addis-Abeba.504 km de route ont été construits dans la zone East Gojam au cours des 2 dernières années.La télécommunication comptait 38 millions d'utilisateurs auparavant et maintenant elle compte 65, 5 millions de clients.Alors q’on dit qu'il faut en faire plus, il n'est pas nécessaire de nier ce qui a été fait.Malgré la guerre et l'instabilité, il y avait 4 sucreries et maintenant il y en a 9.La raison de la pénurie de sucre pendant la construction de l'usine sucrière est due à la forte demande.La destination de la compagnie aérienne était de 115 et maintenant elle est de 127. Le revenu de la compagnie aérienne était de 3, 3 milliards de dollars avant le changement. Maintenant, après le changement, c'est 4, 8 milliards de dollars.La compagnie aérienne éthiopienne a servi 22 millions de passagers.28% des terres agricoles ont été cultivées en tracteur alors que 45% en grappe.Le blé d'été devrait être de 23-24 millions de quintaux.Le gouvernement a accordé 15 milliards de birr d'aide au développement.
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L'Égypte aggrave son conflit avec la Turquie à la suite d'un accord maritime concernant la Libye
Oct 23, 2026 302
Addis Ababa le 23 octobre, 2026 (ENA) L'Égypte et la Turquie ont vu leur différend sur les frontières maritimes en Méditerranée orientale resurgir à la suite d'une décision de la Chambre des représentants libyenne, basée dans l'est du pays, d'approuver un accord maritime conclu en 2019 entre Ankara et les autorités de Tripoli. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a qualifié cette décision de « nulle et non avenue », arguant que cette ratification porte atteinte aux droits souverains de l'Égypte et n'a aucun effet juridique. La Turquie, quant à elle, soutient que cet accord est conforme à son interprétation du droit maritime international. Le différend porte sur un protocole d’accord signé en novembre 2019 entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national libyen, alors reconnu par la communauté internationale, visant à définir les frontières maritimes en Méditerranée orientale. L’Égypte, la Grèce et Chypre se sont opposées à cet accord, arguant qu’il entrait en conflit avec leurs revendications maritimes. Ce dernier affrontement diplomatique reflète des rivalités géopolitiques plus larges opposant l’Égypte et d’autres acteurs régionaux sur les questions de juridiction maritime, de ressources naturelles, de sécurité et d’influence politique. L’Égypte a fait l’objet de critiques concernant ses politiques régionales, les analystes se demandant si la poursuite de ses intérêts stratégiques pourrait contribuer à l’instabilité et exacerber la concurrence autour des ressources régionales. Par exemple, des informations récentes ont révélé que des frappes égyptiennes auraient causé la mort d’au moins 200 mineurs soudanais et blessé de nombreuses autres personnes sur des sites miniers situés dans la région d’Al-Wadi Nord, au Soudan. Ces attaques présumées ont suscité des inquiétudes quant à la sécurité des civils et à l’implication de l’Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan. Certains observateurs considèrent ces attaques comme s'inscrivant dans le cadre d'une implication plus large de l'Égypte au Soudan, où des intérêts nationaux et extérieurs contradictoires ont compliqué les efforts visant à mettre fin à la guerre. Dans une récente interview accordée à l’ENA, Abdulshakur Abdulsamad, chercheur senior au Centre d’études stratégiques et d’initiative pour l’intégration régionale, a affirmé que l’Égypte cherchait à prolonger la guerre au Soudan afin de continuer à tirer profit des ressources en eau de ce pays. Le conflit en cours pourrait permettre à l’Égypte de bénéficier de quantités d’eau supérieures à la normale que le Soudan n’a pas été en mesure d’utiliser, a noté le chercheur senior. Les relations entre l’Égypte et l’Éthiopie ont également été mises à rude épreuve par des désaccords concernant l’utilisation des eaux du Nil. Le Caire s’est opposé à certains aspects des plans de développement de l’Éthiopie, en particulier au Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), tandis que l’Éthiopie revendique son droit à utiliser ses ressources naturelles à des fins de développement, notamment pour la production d’électricité. Ce différend met en évidence des divergences de longue date entre les pays en amont et en aval concernant l’utilisation équitable de l’eau et la coopération régionale. Le rôle de l’Égypte dans le conflit qui sévit actuellement au Soudan a également attiré l’attention des analystes politiques, qui se demandent si le soutien apporté par Le Caire aux Forces armées soudanaises pourrait compromettre les perspectives de paix et renforcer son influence sur l’avenir politique du Soudan. La guerre entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide, qui a débuté le 15 avril 2023, a dévasté l’économie et les infrastructures du Soudan, provoqué le déplacement de millions de personnes et perturbé le commerce régional. Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production céréalière du Soudan en 2025 a baissé de 22 % par rapport à l’année précédente. Certains analystes affirment que l’Égypte poursuit des intérêts stratégiques au Soudan d’une manière susceptible de prolonger le conflit. Israël, quant à lui, a critiqué cet accord maritime, accusant son rival régional, la Turquie, de déstabiliser la Méditerranée orientale. Ce différend a ravivé l’attention portée aux revendications maritimes qui se chevauchent dans la région et à ses ressources énergétiques potentielles. Le Caire craint tout particulièrement que cet accord n’affecte les droits d’exploration des hydrocarbures et ne compromette ses partenariats régionaux. La Turquie insiste sur le fait que le pacte reste valide, ouvrant la voie à une confrontation diplomatique plus vive au sujet des frontières maritimes. Selon certaines informations, l’Égypte soutient le maréchal Khalifa Haftar et l’Armée nationale libyenne (ANL) dans l’est de la Libye principalement pour sécuriser sa frontière désertique d’environ 1 100 kilomètres, lutter contre les groupes militants islamistes et contrer l’influence de rivaux régionaux tels que la Turquie. La décision du parlement de l’est de la Libye de ratifier l’accord précédemment signé entre la Turquie et le Gouvernement d’accord national basé à Tripoli marque un changement potentiel qui remet directement en cause la position du Caire en Méditerranée orientale. Le parlement, aligné sur l’est de la Libye et basé à Tobrouk, a renversé des années d’opposition à l’accord maritime turco-libyen à la suite de l’élection d’un nouveau président, Al-Salhin Abdelnabi al-Obeidi. En alignant les autorités de l’est sur un accord initialement signé par les autorités de l’ouest de la Libye, basées à Tripoli, cette décision pourrait indiquer une évolution vers une position libyenne plus unifiée concernant ce pacte. L’Union européenne s’est opposée à cette ratification, soutenant la position de la Grèce et affirmant que l’accord porte atteinte aux droits maritimes d’un État membre de l’UE.
L'économie migratoire de l'Érythrée : ce pays peut-il survivre sans les transferts de fonds forcés ?
Oct 20, 2026 383
Addis Ababa le 20 octobre, 2026 (ENA) L’ultimatum lancé par la Grande-Bretagne à l’Érythrée en octobre 2026 a mis en lumière une contradiction de longue date au cœur du régime d’Isaias Afwerki. Le gouvernement d’Asmara prône l’autosuffisance tout en rejetant les budgets nationaux fixes et la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Pourtant, son système est soutenu par les forces mêmes qu’il prétend transcender : le service national à durée indéterminée pousse à l’émigration, tandis que les transferts de fonds des Érythréens de l’étranger contribuent à financer le système qui les contraint à partir. La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a annoncé que l’Érythrée serait soumise à une interdiction totale de visa pour ses ressortissants, à moins qu’Asmara ne reprenne sa coopération concernant le retour des demandeurs d’asile déboutés et des délinquants étrangers. Le traitement préférentiel accordé aux fonctionnaires a déjà été supprimé, et les diplomates ont vu leurs déplacements hors de Londres restreints. Cette annonce est intervenue à un moment où les Érythréens constituaient la nationalité la plus représentée parmi les arrivées par petites embarcations au cours de l’année s’achevant en juin 2026 — environ 5 875 arrivées enregistrées, soit près de 18 % du total — et occupaient la deuxième place dans le classement général des demandes d’asile, avec des taux d’octroi initiaux avoisinant les 83 à 84 %. Bien que l’Érythrée ait qualifié ces pressions de « manœuvre politique sans fondement », la succession des événements nécessite un examen plus approfondi d’une économie politique qui a transformé l’émigration continue en une source de transferts de fonds. Cette économie politique, contrôlée par la Shabia sous la présidence d’Isaias Afwerki depuis l’indépendance, repose sur trois piliers étroitement liés : le service national à durée indéterminée, la mainmise du parti sur l’économie planifiée et l’appropriation systématique des flux financiers extérieurs. Bien qu’ils semblent distincts, ces piliers fonctionnent comme un mécanisme unique qui transforme la population à la fois en une main-d’œuvre captive sur le territoire national et en une source de financement à l’étranger. Ce cadre s’est structuré autour de l’extraction continue de valeur tirée de cette émigration, assurant ainsi un monopole durable au régime. En 1997, l’Érythrée a ratifié une constitution qui n’a toujours pas été mise en œuvre depuis près de trois décennies. En 2001, les médias indépendants ont été fermés après que des personnalités de haut rang du parti eurent appelé à la tenue d’élections démocratiques et à l’application de la constitution. En conséquence, ce qui avait été présenté comme une mobilisation temporaire en temps de guerre s’est figé en une architecture étatique permanente dans laquelle la citoyenneté elle-même a été redéfinie comme une obligation plutôt que comme un droit. Bien que le service national ait été officiellement limité à 18 mois en vertu de la Proclamation 82/1995, il se poursuit sans date de fin depuis la guerre frontalière de 1998-2000. Les lycéens effectuent leur dernière année au centre d’entraînement militaire de Sawa avant d’être affectés à des fonctions militaires ou civiles pouvant durer des décennies, pour une maigre allocation de 450 à 500 nakfa par mois, soit environ 30 dollars américains. Ce sont ces conditions que la Commission d’enquête des Nations unies a qualifiées de « s’apparentant à de l’esclavage », les associant à la détention arbitraire et à la punition collective des familles. De telles pratiques alimentent une émigration continue, dont le flux sortant ne résulte pas d’un échec politique, mais constitue plutôt une source de revenus délibérée. Alors que les estimations de la population résidente oscillent autour de 3,6 millions d’habitants, les chiffres relatifs à la diaspora varient entre environ 600 000 et 900 000 migrants et réfugiés enregistrés, jusqu’à un tiers de la population née en Érythrée vivant hors du pays. Selon les données du HCR à la fin de l’année 2025, on comptait environ 555 000 réfugiés et plus de 118 000 demandeurs d’asile — soit un total d’environ 670 000 à 679 000 personnes relevant de la compétence du HCR —, les nouvelles demandes d’asile pour la seule année 2025 ayant dépassé les 53 000. Bien que l’économie formelle reste dominée par les entreprises liées à la Shabia et par l’État, l’activité du secteur privé, en dehors du petit commerce familial, est entravée par les contrôles des changes, les restrictions en matière d’octroi de licences et le régime de travail lié au service national. La ressource déterminante est le capital humain exporté puis imposé ; la survie de la plupart des ménages dépend de transferts extérieurs estimés entre 200 et 300 millions de dollars US par an, soit environ 30 % du PIB de l’Érythrée. Ces flux permettent aux ménages de rester solvables dans un contexte d’opportunités nationales limitées, tandis qu’un impôt parallèle de 2 % sur la diaspora est prélevé auprès des Érythréens à l’étranger et collecté par l’intermédiaire des ambassades et de réseaux informels. La propriété économique est concentrée dans des structures contrôlées par le parti : le Hidri Trust fait office de holding centrale pour les intérêts commerciaux de Shabia, la Red Sea Trading Corporation détient un monopole de fait sur une part importante des importations et sert de principal canal pour les opérations de change, des entreprises de construction telles que Segen et Bidho réalisent des chantiers de grande envergure en recourant fréquemment à la main-d’œuvre du service national, et Himbol Financial Services gère les transferts de fonds et les transactions associées. Il existe certes des banques d’État, mais le parti conserve des circuits financiers parallèles échappant au contrôle budgétaire conventionnel, alors qu’aucun budget national complet n’a été publié depuis l’indépendance. Ce double système d’extraction réduit la nécessité de créer des emplois productifs et engendre un cercle vicieux dans lequel le service national à durée indéterminée et les contrôles politiques génèrent une fuite des cerveaux, qui à son tour génère des transferts de fonds et des recettes pour l’État. Si l’on compare cela à la doctrine officielle d’autosuffisance suivie par l’Érythrée — qui rejette la dépendance à l’égard de l’aide tout en traitant les citoyens à la fois comme une main-d’œuvre gratuite et comme des bailleurs de fonds externes —, l’isolement vis-à-vis des financements multilatéraux conventionnels se justifie, tandis que le pluralisme politique est présenté comme une menace pour l’unité nationale et la souveraineté. Il en résulte un équilibre particulier dans lequel le pouvoir politique est monopolisé, et où l’autorité du régime sur les budgets ainsi que le montant exact des avoirs du parti échappent au contrôle public. L’économie politique de l’Érythrée a transformé une part importante de sa population en une ressource transnationale, où la main-d’œuvre est exploitée dans des conditions coercitives tandis que la diaspora fournit des devises étrangères, créant ainsi un équilibre entre répression et stagnation économique. En conséquence, ce sont les pays d’accueil qui doivent supporter les coûts sociaux et budgétaires, le système Shabia au pouvoir externalisant ces coûts tout en s’appropriant les retombées financières. L’économie migratoire de l’Érythrée n’est donc pas un sous-produit involontaire de l’isolement, mais la logique de fonctionnement d’un ordre politique qui transforme son peuple en principale ressource permettant au régime de se maintenir. L’enjeu est l’appauvrissement continu d’une génération et la pérennité d’un régime fermé qui s’en nourrit.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023