Politique
Les partis politiques mettent en avant l’importance de renforcer le système électoral.
Mar 31, 2026 538
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Selon les partis en lice, un système électoral solide constitue un outil central pour instaurer une culture démocratique et garantir que le pouvoir reste entre les mains des citoyens.   Conformément au calendrier fixé par la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE), l’enregistrement des électeurs pour les 7èmes élections générales a commencé le 7 mars 2026, le scrutin étant prévu le 1er juin 2026.   Au 27 mars 2026, plus de 28,3 millions d’électeurs étaient inscrits, soit via l’application numérique « Mirchaye », soit en personne dans les bureaux de vote à travers le pays.   Pour ces élections, 47 partis politiques ont présenté 10 934 candidats, qui présentent actuellement leurs programmes aux citoyens à travers divers médias.   Contactés par l’Agence de presse éthiopienne, plusieurs responsables de partis ont indiqué finaliser leurs préparatifs pour garantir une participation active.   Solomon Tafesse, président du Parti Nouvelle Génération et du Conseil conjoint des partis politiques de la région d’Oromia, a rappelé que les élections sont un mécanisme fondamental permettant aux citoyens d’exercer leur pouvoir politique.   Il a souligné que la NEBE a créé un environnement favorable grâce aux outils numériques d’inscription des électeurs et des candidats et que son parti termine les préparatifs essentiels pour assurer sa participation.   De son côté, Bandira Belachew, chef du Parti démocratique populaire de Kucha, a noté que les réformes nationales ont élargi l’espace politique, favorisant une compétition plus inclusive et constructive.   Solomon Anibal, secrétaire et responsable des relations publiques du Parti démocratique Une Éthiopie (ODP), a décrit ces élections comme une étape cruciale pour une transition pacifique et démocratique.   Il a insisté sur la préservation de l’unité nationale, l’importance de l’intérêt public et le rôle central du système électoral dans la souveraineté populaire.   Il a également mis en avant les débats médiatiques comme un moyen de renforcer durablement la culture démocratique, exhortant les partis à privilégier des échanges constructifs centrés sur les enjeux nationaux.
Scrutin présidentiel au Congo
Mar 30, 2026 933
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pris acte des résultats du scrutin présidentiel en République du Congo, tels que proclamés par la Cour constitutionnelle, et a adressé ses félicitations au président sortant, Denis Sassou Nguesso, pour sa réélection.   Il a également salué le peuple congolais pour le bon déroulement du vote et a encouragé l’ensemble des acteurs politiques à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la cohésion nationale et du renforcement de la démocratie.   L’Union africaine a réaffirmé son engagement à accompagner le pays dans ses efforts visant à consolider la stabilité, la gouvernance démocratique et le développement.   La Cour constitutionnelle a validé les résultats du scrutin organisé ce mois-ci, confirmant la reconduction de Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat. Selon les résultats officiels annoncés par Auguste Iloki, le chef de l’État a obtenu 94,90 % des suffrages, devançant six autres candidats.   La juridiction a par ailleurs rejeté le recours introduit par le candidat Dave Mafoula, qui demandait l’annulation du scrutin du 15 mars en invoquant des irrégularités.   Les résultats provisoires, communiqués le 17 mars par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou, faisaient état d’un score légèrement inférieur, à 94,82 %. Le taux de participation a dépassé les 85 %, avec environ 2,6 millions d’électeurs ayant pris part au vote.   Âgé de 82 ans, Denis Sassou Nguesso doit être investi pour son nouveau mandat le 16 avril, selon les autorités.   Le scrutin a toutefois été marqué par le boycott de deux figures majeures de l’opposition, qui ont dénoncé des irrégularités et des pratiques frauduleuses.   Au pouvoir une première fois en 1979, Denis Sassou Nguesso avait perdu l’élection de 1992 avant de s’exiler en France.   Il est revenu sur la scène politique en 1997 à la suite d’un soulèvement armé ayant renversé l’ancien Premier ministre Pascal Lissouba.   Depuis lors, il domine la vie politique congolaise. Candidat du Parti congolais du travail, il enchaîne les victoires électorales depuis 2002, bénéficiant notamment des réformes constitutionnelles de 2015 ayant modifié la limitation des mandats et supprimé la limite d’âge présidentielle.
Le gouvernement s’engage et affiche une détermination forte dans la consolidation des institutions démocratiques.
Mar 30, 2026 506
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement a souligné l’engagement soutenu des autorités dans la mise en place et le renforcement d’institutions démocratiques, considérées comme les fondements essentiels de l’édification de l’État.   Dans un communiqué intitulé « Réformes politiques inclusives pour des fondements nationaux solides », le SCG indique que l’Éthiopie a poursuivi avec efficacité des objectifs stratégiques visant à surmonter des crises politiques profondément enracinées et à orienter le pays vers un système démocratique plus résilient.   Parmi les avancées majeures figure l’abandon progressif du discours exclusionniste dit « centre-périphérie », longtemps perçu comme un facteur de division et d’affaiblissement de la cohésion nationale.   Selon le communiqué, cette transformation ouvre la voie à une vision d’unité multinationale fondée sur une répartition équitable du pouvoir et des ressources entre citoyens et régions, affirmant que l’Éthiopie se construit désormais comme une patrie commune, inclusive et partagée.   Le Service met également en avant l’importance de forger un récit national fédérateur, capable de transcender les générations. À cet égard, des symboles et réalisations majeurs — tels que le Mémorial de la Victoire d’Adoua, le Grand Barrage de la Renaissance ainsi que des initiatives comme « Dîner pour Sheger », « Dîner pour la Nation » et « Dîner pour les Générations » — contribuent à renforcer le sentiment de fierté collective.   En valorisant la diversité comme levier d’unité, les efforts menés dans le cadre de la plateforme de dialogue national participent à faire évoluer les perceptions, en remplaçant les logiques de méfiance par une dynamique de fraternité et de prospérité partagée.   Le communiqué souligne par ailleurs des progrès notables dans la professionnalisation des secteurs stratégiques. Les réformes engagées dans les institutions de sécurité, de justice et de gouvernance visent à garantir leur pleine responsabilité devant la loi et les citoyens.   La restructuration de la Commission électorale nationale (CEN) et de la Commission des droits de l’homme (CDH), désormais placées sous une direction indépendante, ainsi que la préservation des forces de défense contre toute interférence politique, illustrent ce processus de renouveau institutionnel.   Selon le service, ces avancées politiques, appuyées par une stabilité intérieure renforcée et un élargissement de l’espace politique, constituent des bases solides pour inscrire l’Éthiopie sur la voie d’un développement durable, prospère et souverain.
Des avancées dans plusieurs secteurs laissent entrevoir des perspectives encourageantes pour l’Éthiopie, selon des responsables.
Mar 30, 2026 543
Addis-Abeba, 30 mars 2026 (ENA) : - Des dirigeants du Parti de la Prospérité ont affirmé que les progrès significatifs réalisés ces dernières années dans les domaines économique, politique et social constituent un socle solide pour un avenir prometteur de l’Éthiopie.   Ces déclarations ont été faites par Melaku Alebel, membre du Comité exécutif du parti et responsable du pôle Prospérité économique, à l’occasion d’un forum de mobilisation destiné aux femmes et aux jeunes membres, en prélude aux 7èmes élections générales.   Selon lui, cette rencontre visait à stimuler l’engagement citoyen et à inciter les participants à s’impliquer activement dans le processus électoral.   Insistant sur l’importance des femmes et des jeunes, Melaku Alebel a souligné que leur participation est déterminante pour assurer des élections transparentes, inclusives, pacifiques et crédibles.   « Une participation large et inclusive est essentielle pour bâtir un gouvernement reposant sur une légitimité populaire réelle », a-t-il déclaré.   Il a également mis en avant les réformes engagées ces dernières années, qui ont permis d’élargir les opportunités offertes aux femmes et aux jeunes, notamment à travers une représentation accrue dans les postes de responsabilité, un meilleur accès aux ressources économiques et une implication renforcée dans les initiatives nationales.   Melaku Alebel a par ailleurs évoqué la participation croissante des jeunes aux programmes de création d’emplois ainsi qu’aux mouvements nationaux, tels que la campagne « Que l’Éthiopie produise », comme illustration concrète des avancées réalisées.   « Les engagements pris au cours des cinq dernières années ont été respectés », a-t-il affirmé. « Les résultats obtenus dans différents secteurs ouvrent la voie à un avenir plein de promesses pour notre pays. »   De son côté, Chaltu Sani, également membre du Comité exécutif et responsable de la branche politique du parti, a indiqué que le gouvernement avait accompli des progrès notables pour répondre aux attentes prioritaires de la population.   « Nous avons mis en place des institutions capables de refléter les aspirations démocratiques des citoyens et poursuivons nos efforts pour consolider un véritable système démocratique », a-t-elle déclaré.   Elle a ajouté que les initiatives visant à renforcer l’unité nationale ont permis d’encourager une participation équitable et inclusive de tous les citoyens à la vie du pays.   Chaltu Sani a souligné que les prochaines élections offriront des conditions équitables à l’ensemble des acteurs politiques et représenteront une étape déterminante vers l’édification d’un État plus légitime et inclusif.   « Le parti est pleinement engagé à garantir le bon déroulement du processus électoral et l’atteinte de ses objectifs stratégiques », a-t-elle précisé.   Dans l’ensemble, les responsables estiment que les avancées cumulées dans plusieurs secteurs tracent la voie vers un avenir plus stable et prospère pour l’Éthiopie.
Le responsable du système judiciaire de l’état d’Amhara engage des consultations de haut niveau à La Haye sur la réforme du secteur de la justice.
Mar 30, 2026 502
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Une délégation éthiopienne de haut rang, dirigée par Alemante Agidew, président de la Cour suprême de la région Amhara, effectue actuellement une mission stratégique auprès de plusieurs institutions internationales basées à La Haye, aux Pays-Bas.   Dans ce cadre, la délégation mène des échanges avec des institutions de premier plan, notamment la Cour permanente d’arbitrage et l’Académie de droit international de La Haye, en vue de consolider la coopération et de mobiliser un appui technique pour les réformes en cours et futures du système judiciaire, en particulier dans la région Amhara.   Les discussions portent notamment sur une vision stratégique visant à faire de l’Éthiopie un centre régional d’arbitrage, ainsi que sur des projets de mise en place d’un complexe judiciaire moderne et centralisé dans la région.   La délégation comprend également plusieurs hauts responsables éthiopiens, dont Frituna Dibako, cheffe de mission adjointe à l’ambassade d’Éthiopie en Belgique, et Anwar Kassahun, directeur général de l’Ethiopian Engineering Corporation.   Au cours des réunions, Alemante Agidew a présenté un aperçu détaillé des réformes engagées dans les domaines judiciaire, juridique et économique en Éthiopie, mettant en avant la volonté du gouvernement de moderniser le système judiciaire et soulignant l’importance des partenariats internationaux pour accélérer ce processus.   De son côté, Garth Schofield a salué les progrès réalisés par l’Éthiopie et formulé des recommandations techniques visant à renforcer les capacités en matière d’arbitrage.   Il a également exprimé sa disposition à soutenir ces efforts à travers des initiatives ciblées de renforcement des capacités.   Interrogé sur le projet d’accord de pays hôte relatif à l’établissement d’un bureau d’arbitrage permanent en Éthiopie, Alemante Agidew a indiqué que les ministères des Affaires étrangères et de la Justice travaillaient activement sur ce dossier.   Par ailleurs, Anna Vasilieva a mis en avant l’engagement continu de son institution dans la formation des professionnels du droit à l’échelle mondiale.   Elle a rappelé les précédentes collaborations avec des juristes éthiopiens et exprimé son intérêt pour le développement de programmes de formation judiciaire adaptés.   En marge de cette visite, la délégation a également visité le Palais de la Paix, siège emblématique de plusieurs institutions juridiques internationales, où elle a découvert des salles d’arbitrage, des centres de recherche ainsi qu’une bibliothèque juridique de renommée mondiale.   À l’issue de ces échanges, Alemante Agidew a affirmé que cette mission avait permis d’acquérir des enseignements précieux pour orienter les réformes en Éthiopie.   Il a réitéré l’engagement de la délégation à renforcer les partenariats internationaux et à concrétiser les discussions engagées.   La délégation poursuivra sa mission par des visites dans d’autres institutions et centres d’arbitrage internationaux.
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 765
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains.   Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance.   Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public.   La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019.   Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif.   Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif.   Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. »   Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques.   Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national.   La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact.   Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains.   Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays.   Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
Les prochaines élections servent comme levier pour renforcer le multipartisme, selon les responsables politiques.
Mar 28, 2026 833
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Les responsables des partis politiques en lice ont affirmé que les prochaines élections générales représentent une occasion déterminante d’ouvrir un nouveau chapitre dans l’édification d’un système multipartite solide, fondé sur une concurrence démocratique.   L’inscription des électeurs pour les 7ᵉ élections générales, prévues le 1er juin 2026, est en cours depuis le 6 mars 2026.   Les dirigeants politiques ont indiqué qu’ils se préparent activement à ce scrutin en proposant à la population des programmes alternatifs, dans le but de gagner leur confiance et leurs suffrages.   Ils ont également souligné que ces élections constituent une opportunité de renforcer une culture politique pluraliste en Éthiopie, basée sur une compétition démocratique saine.   Le secrétaire général de l’organisation « Citoyens éthiopiens pour la justice sociale » (Ezema), Wasihun Tesfaye, a déclaré que le système multipartite du pays offre une base importante pour le développement d’une culture démocratique.   Il a ajouté qu’Ezema contribue de manière constructive à la mise en place d’un environnement favorable à une concurrence politique équitable.   Il a notamment cité l’exemple de la récente assemblée générale du parti, qui a permis l’élection démocratique de ses dirigeants, soulignant ainsi l’importance de la démocratie interne.   De son côté, le président de l’Union démocratique éthiopienne, Gebru Berhe, a salué les efforts du gouvernement pour instaurer un climat politique propice.   Il a également mis en avant le rôle du Conseil conjoint des partis politiques dans la mise en place d’un mécanisme efficace de soutien et de régulation entre les partis.   Il a ajouté que son parti contribue activement au renforcement du multipartisme en consolidant une culture de compétition électorale.   Le vice-président de l’Assemblée nationale d’Agew, Fitihalew Abay, a pour sa part affirmé que la Commission électorale nationale a instauré un cadre favorable à la tenue d’élections libres, équitables et transparentes.   Il a précisé que la Coalition des partis pour la paix en Éthiopie participe activement au scrutin en présentant des candidats à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’aux conseils régionaux, tout en diffusant son programme via les médias.   Enfin, il a appelé les citoyens à prendre part activement au processus électoral en votant pour le parti de leur choix.
Le Bangladesh veut consolider sa coopération avec l’Éthiopie dans un contexte de relations en plein essor.
Mar 28, 2026 697
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh a exprimé sa volonté de renforcer davantage sa coopération bilatérale avec l’Éthiopie, mettant en avant l’intensification des relations diplomatiques, économiques et humaines entre les deux pays.   S’exprimant lors d’une cérémonie marquant la fête nationale et l’indépendance du Bangladesh à Addis-Abeba, l’ambassadeur Sitwat Nayeem a réaffirmé l’engagement de son pays à approfondir ce partenariat.   Rappelant les liens historiques, il a souligné que l’Éthiopie figurait parmi les premiers pays africains à reconnaître le Bangladesh après son indépendance en 1971, témoignant d’un soutien précieux à un moment déterminant.   Selon lui, les relations bilatérales ont franchi une nouvelle étape en 2016 avec l’ouverture de l’ambassade résidente du Bangladesh à Addis-Abeba.   L’ambassadeur a également mis en avant les récents progrès économiques, notamment l’organisation du Salon commercial et du Sommet d’affaires Afrique-Bangladesh, qui ont permis de renforcer les échanges dans des secteurs tels que le jute, le cuir et les technologies de l’information.   Il a par ailleurs salué le lancement d’une liaison aérienne directe par Ethiopian Airlines vers Dacca, estimant qu’elle favorise les échanges commerciaux, le tourisme et les relations entre les populations des deux pays.   Évoquant les enjeux mondiaux, Sitwat Nayeem a insisté sur la vulnérabilité commune des deux nations face au changement climatique, appelant à une action internationale coordonnée et à la justice climatique.   Du côté éthiopien, Dewano Kedir, directeur général en charge des affaires du Moyen-Orient, de l’Asie et du Pacifique, a réaffirmé l’engagement d’Addis-Abeba à consolider les relations bilatérales dans un esprit de bénéfice mutuel.   Il a rappelé que les relations entre les deux pays remontent à 1975 et se sont progressivement étendues à des cadres multilatéraux tels que les Nations Unies, le Groupe des 77, le Mouvement des non-alignés et la coopération Sud-Sud.   Dewano Kedir a également souligné l’intérêt de l’Éthiopie pour un partenariat économique plus approfondi, mettant en avant l’expertise du Bangladesh dans les secteurs du textile et de l’habillement.   Enfin, il a lancé un appel aux investisseurs bangladais pour qu’ils saisissent les opportunités offertes par les réformes économiques en cours en Éthiopie et participent au renforcement des échanges entre les deux pays.
Des experts appellent à une couverture médiatique impartiale des 7ᵉ élections générales en Éthiopie.
Mar 28, 2026 428
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Des spécialistes et professionnels des médias ont invité les organes de presse à jouer un rôle clé lors des prochaines élections générales en Éthiopie, en assurant un accès équitable et équilibré à l’information pour l’ensemble des partis politiques en compétition.   Selon les experts interrogés par l’ENA, une couverture médiatique juste est indispensable pour permettre aux formations politiques de présenter leurs programmes et leurs visions sans partialité.   La National Election Board of Ethiopia poursuit activement les préparatifs des 7ᵉ élections générales, prévues le 1er juin 2026.   Plusieurs partis ont déjà enregistré leurs candidats, tandis que la Commission a dévoilé leurs symboles et lancé des formations à destination des agents électoraux.   Parallèlement, le processus d’inscription des électeurs se déroule actuellement, à la fois de manière numérique et manuelle.   Le professeur Brook Hailu, universitaire, diplomate et analyste des médias, a souligné que les institutions médiatiques jouent un rôle irremplaçable dans la crédibilité et le bon déroulement des élections. Selon lui, elles contribuent directement au renforcement des pratiques démocratiques.   Il a insisté sur la nécessité pour les médias de créer des espaces permettant aux partis de présenter leurs programmes sociaux, économiques et politiques, afin d’aider les électeurs à faire des choix éclairés.   De son côté, le journaliste Tibebu Belete a mis l’accent sur l’importance de renforcer les compétences des reporters à travers des formations spécialisées en couverture électorale, estimant qu’une information précise et responsable repose sur des journalistes bien formés.   Il a également rappelé que la couverture médiatique doit respecter à la fois les lignes éditoriales des institutions et les normes professionnelles.   Par ailleurs, Anteneh Getachew, chercheur principal à l’Institut des affaires étrangères, a souligné l’importance pour les journalistes de maîtriser le cadre juridique électoral.   Selon lui, une bonne connaissance des lois, des proclamations et des amendements électoraux, ainsi que des rôles des différentes parties prenantes — Commission électorale, électeurs, partis politiques et organisations de la société civile — est essentielle pour garantir une couverture rigoureuse.   Il a enfin insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias de bien comprendre les politiques nationales, notamment la Constitution, afin d’assurer un traitement responsable et précis du processus électoral.
L’Éthiopie plaide pour un renouveau de l’engagement envers l’OACPS
Mar 27, 2026 808
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - À l’occasion d’une réunion préparatoire au 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement, l’Ambassadeur Eshete Tilahun, représentant extraordinaire et plénipotentiaire de l’Éthiopie auprès des pays du Benelux et des institutions de l’Union européenne, a insisté sur la nécessité pour l’OACPS de se réinventer afin de répondre aux enjeux géopolitiques actuels.   Lors de son intervention, l’Ambassadeur Tilahun a souligné que pour que l’organisation puisse jouer pleinement son rôle au bénéfice de ses États membres et sur la scène internationale, elle doit bénéficier d’un renforcement financier et institutionnel.   Il a rappelé que l’OACPS avait été créée à l’époque postcoloniale pour défendre les intérêts des pays ayant souffert du colonialisme, réaffirmant ainsi l’attachement constant de l’Éthiopie à la mission et au succès de l’organisation.   L’Ambassadeur a également insisté sur la nécessité pour les États membres d’augmenter leurs contributions financières afin de garantir la durabilité de l’OACPS.   Les participants à la réunion préparatoire, issus de diverses régions, ont reconnu le rôle essentiel de l’organisation dans le renforcement de la coopération Sud-Sud et dans le développement des partenariats entre les pays du Sud et ceux du Nord.   Ils ont toutefois mis en avant le besoin de réformes pour permettre à l’OACPS de mieux représenter les intérêts des nations en développement.   Parmi les axes prioritaires évoqués figurent l’exploitation du potentiel des jeunes, la population croissante des États membres, l’intégration des technologies numériques et le renforcement de l’implication des diasporas.   Le 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique s’ouvrira demain, rassemblant les dirigeants des trois régions, dont le président éthiopien Taye Atske Selassie.   Cette rencontre de haut niveau devrait aborder des questions stratégiques déterminantes pour l’avenir de l’organisation
Consultations sur l’agenda du Tigray à Addis-Abeba : Commission nationale du dialogue communique
Mar 27, 2026 648
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - La Commission nationale du dialogue en Éthiopie a annoncé que les consultations relatives à l’agenda de l’État régional du Tigray se dérouleront à Addis-Abeba du 1er au 3 avril 2026.   Lors d’une conférence de presse tenue ce jour, la Commission a fait le point sur l’avancement du processus de dialogue national dans la région du Tigray.   S’exprimant devant les médias, le président de la Commission, le professeur Mesfin Araya, a souligné que les efforts entrepris pour rendre le dialogue inclusif et participatif avaient donné des résultats encourageants.   Il a rappelé que d’importantes initiatives avaient été menées afin de lancer le dialogue dans la région et de réunir les conditions nécessaires à sa mise en œuvre.   Selon lui, plus de 22 séances de consultation ont été organisées avec l’administration régionale intérimaire, les partis politiques actifs, des universitaires ainsi que diverses parties prenantes, aussi bien à Mekele qu’à Addis-Abeba.   Toutefois, en raison de contraintes liées au contexte, la Commission a décidé de transférer à Addis-Abeba la réunion régionale dédiée à l’élaboration de l’agenda et à la désignation des représentants pour la prochaine Conférence nationale de dialogue.   Ainsi, ce processus se tiendra dans la capitale du 1er au 3 avril 2026, a précisé le président de la Commission.   Enfin, Mesfin Araya a appelé l’ensemble des acteurs concernés, à tous les niveaux, à prendre part activement à ce dialogue prévu en avril 2026.
L’Éthiopie transforme ses villes pour bâtir un avenir prospère.
Mar 27, 2026 609
Selon le Service de communication du gouvernement, l’urbanisation moderne et l’aménagement du territoire jettent les fondements d’une vie meilleure pour les générations futures et de la prospérité nationale.   Au cours des dernières années, l’Éthiopie s’est engagée dans d’importants programmes de transformation urbaine et de développement de corridors, marquant une étape majeure de son évolution.   Ces initiatives ont profondément modifié le visage des villes, contribuant à atténuer la pauvreté urbaine et à renforcer leur attractivité pour les populations locales.   Soutenus par des investissements significatifs et une forte mobilisation des ressources humaines, ces projets ont été menés à bien par les autorités publiques.   Parmi les actions les plus marquantes figurent l’amélioration des infrastructures, la rénovation des zones urbaines, l’embellissement des espaces publics, la mise en valeur des sites historiques ainsi que la préservation du patrimoine, sans oublier l’aménagement des corridors.   Ces réalisations ont permis d’améliorer l’accès à l’eau potable, de moderniser les réseaux routiers, de renforcer les systèmes de santé et d’éducation, et de garantir un approvisionnement plus fiable en électricité, traduisant ainsi la volonté du gouvernement de répondre aux besoins essentiels de la population.   Sous la conduite du Premier ministre Abiy Ahmed, de nombreux projets ont vu le jour au cours des huit dernières années.   L’embellissement urbain se distingue particulièrement, touchant aussi bien les grandes agglomérations que 78 villes à travers le pays.   Le développement des corridors a profondément transformé les modes de vie urbains, favorisant la transition vers des habitudes plus modernes.   Il a également contribué à la protection de l’environnement, à la création d’emplois, à l’amélioration du cadre de vie et au dynamisme du secteur touristique. Ces progrès constituent aujourd’hui une source de fierté nationale et attirent l’attention au-delà des frontières.   Par ailleurs, la restauration et la valorisation des sites patrimoniaux, tout en respectant leur authenticité, ont renforcé leur attrait touristique. Cela incite les visiteurs à prolonger leur séjour et génère des retombées économiques significatives pour le pays.   Pour préserver ces acquis, la participation active des citoyens reste essentielle. Elle constitue un levier déterminant pour concrétiser la vision d’une prospérité africaine fondée sur la coopération.   Il est donc crucial de consolider les progrès réalisés et de renforcer l’esprit de collaboration afin d’assurer un avenir prospère au pays.   Dans cette optique, le développement urbain en Éthiopie s’inscrit dans une démarche durable, tournée vers les générations futures.   En intégrant les technologies numériques et des pratiques innovantes, les autorités ambitionnent de faire des villes de véritables pôles d’investissement, des centres de création d’emplois et des espaces de vie agréables, porteurs de fierté pour leurs habitants.
La Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) a inauguré son tout premier débat électoral, une initiative visant à promouvoir une participation politique plus inclusive.
Mar 27, 2026 439
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - En partenariat avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), la NEBE a mis en place une nouvelle plateforme de débat dédiée aux partis politiques.   Cette démarche constitue une avancée notable dans le processus électoral du pays, à l’approche des septièmes élections générales prévues pour le 1er juin 2026.   Lors de son intervention, la présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a indiqué que cette plateforme est le fruit de plusieurs mois de préparation, s’inscrivant dans un ensemble de réformes destinées à renforcer la participation démocratique et à améliorer la qualité de la concurrence politique en Éthiopie.   Elle a précisé que cette initiative vise à permettre aux partis politiques de mieux exprimer et défendre leurs positions, de manière claire et structurée, dans un temps défini.   Melatwork Hailu a également souligné que la Commission a mené d’importants préparatifs, notamment à travers des formations et des simulations de débats, afin d’accompagner les partis et de renforcer leurs capacités.   Elle a ajouté que ce débat a rassemblé des partis politiques concurrents, des acteurs de la société civile ainsi que des étudiants, favorisant ainsi un espace élargi de dialogue démocratique et d’engagement citoyen.   À mesure que le processus électoral entre dans une phase décisive, le gouvernement éthiopien a réaffirmé sa volonté d’assurer des élections libres, transparentes et équitables.   Dans ce contexte, les partis politiques ont déjà entamé la présentation de leurs programmes et intensifient leurs campagnes à travers le pays, notamment en participant à des débats publics.   Une étape majeure du calendrier électoral reste l’inscription des électeurs, lancée le 6 mars 2026 dans l’ensemble des bureaux de vote à l’échelle nationale.   La NEBE a signalé une forte mobilisation dès les premières semaines, avec des millions de citoyens déjà inscrits sur les listes électorales.   Par ailleurs, la Commission a indiqué que 47 partis politiques ont enregistré un total de 10 934 candidats pour ces élections.   Parmi eux, 2 198 brigueront des sièges à la Chambre des représentants du peuple, tandis que 8 736 candidats se présenteront aux élections des conseils régionaux.   La NEBE a souligné que cette initiative s’inscrit dans ses efforts continus visant à rendre les septièmes élections générales plus inclusives, participatives et transparentes que les précédentes.
Le président Taye Atske Selassie à Malabo pour le 11ᵉ Sommet de l’OACPS
Mar 26, 2026 705
Addis-Abeba, le 26 mars 2026 (ENA) : - Le président éthiopien Taye Atske Selassie est arrivé à Malabo afin de prendre part au 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS).   À son arrivée à l’aéroport international de Malabo ce matin, il a été accueilli par Manuel Osa Nsue ainsi que par plusieurs hauts responsables gouvernementaux.   Prévu du 27 au 29 mars 2026, ce sommet de haut niveau réunira des dirigeants d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, ainsi que des représentants des Nations Unies, de l’Union africaine et de l’Union européenne, témoignant de son importance croissante sur la scène internationale.   Organisé sous le thème « Une OACPS transformée et renouvelée au service d’un multilatéralisme inclusif, durable et fondé sur la confiance », cet événement coïncide avec le 50ᵉ anniversaire de l’organisation, fondée en 1975 avec l’Accord de Georgetown.   Sous la conduite de son secrétaire général, Moussa Saleh Batraki, en fonction depuis mars 2025, l’organisation — qui compte 79 États membres — s’engage dans une nouvelle phase stratégique visant à renforcer son influence mondiale tout en répondant à ses défis structurels.   Aujourd’hui, l’OACPS s’impose comme l’un des principaux regroupements transcontinentaux du Sud, ayant évolué d’un cadre de coopération commerciale vers une plateforme politique et économique majeure, dédiée à la promotion du développement, de la solidarité et de l’équité à l’échelle mondiale.
L’Éthiopie enregistre des avancées diplomatiques significatives sur plusieurs fronts : Comité permanent du parlement.
Mar 25, 2026 676
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - La Commission permanente des relations étrangères et des affaires de paix de la Chambre des représentants du peuple (ARP) a reconnu les progrès notables réalisés par l’Éthiopie dans le développement de sa diplomatie au cours de l’exercice en cours.   Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a présenté hier le rapport d'activité semestriel du ministère et de ses institutions affiliées pour l'exercice budgétaire éthiopien 2018 à la Commission permanente des relations étrangères et des affaires de paix de la Chambre des représentants du peuple.   Le président de la Commission permanente, Dima Negewo, a noté que la Commission, par le biais de divers mécanismes de contrôle, avait vérifié que le ministère avait déployé des efforts substantiels au cours de l'exercice budgétaire pour défendre les intérêts nationaux et réaliser des progrès tangibles dans de nombreux domaines de la diplomatie.   Il a ajouté que l'Éthiopie avait pu attirer l'attention internationale et accueillir efficacement des conférences internationales et continentales, contribuant ainsi de manière significative à améliorer son image.   Le ministre Gedion a, pour sa part, souligné que, durant la période considérée, des engagements diplomatiques majeurs ont été menés, renforçant la visibilité et la position de l'Éthiopie au sein d'instances telles que le G20, les BRICS et d'autres institutions internationales, continentales et régionales.   Il a également insisté sur le fait que l'Éthiopie progresse de manière constante en mettant en œuvre une politique étrangère indépendante et non alignée qui protège fermement ses intérêts nationaux.
La Commission de l’Union africaine nomme l’ancien Président tanzanien Jakaya Kikwete Haut Représentant pour la Corne de l’Afrique et la mer Rouge.
Mar 25, 2026 532
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine, a révélé la nomination de Jakaya Mrisho Kikwete, ex-Président de la Tanzanie, au poste de Haut Représentant de l’UA pour la Corne de l’Afrique et la mer Rouge.   Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a nommé, Jakaya Mrisho Kikwete, ancien Président de la République-Unie de Tanzanie, en tant que Haut Représentant pour la Corne de l'Afrique et la mer Rouge.   Le Haut Représentant travaillera en étroite coordination avec les partenaires régionaux et internationaux concernés, notamment l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE), la Ligue des États arabes, les Nations Unies et d'autres partenaires, afin d'assurer la cohérence, la complémentarité et l'efficacité des efforts collectifs déployés pour promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité.   Le Président exprime sa pleine confiance dans l'expérience, le leadership et la sagesse du Président Kikwete, qui contribueront de manière significative à soutenir les pays de la région, ainsi que les mécanismes régionaux et internationaux compétents, face aux défis actuels et à la promotion d'une paix, d'une stabilité et d'une prospérité durables.
Les systèmes de justice traditionnels jouent un rôle clé dans l’élargissement de l’accès à la justice, d’après la ministre Hana.
Mar 25, 2026 405
Addis-Abeba, le 26 mars 2026 (ENA) : - La ministre de la Justice, Hana Arayaselassie, a affirmé que les méthodes traditionnelles de règlement des conflits demeurent cruciales pour améliorer l’accès à la justice au sein des communautés africaines.   S'exprimant lors d'une conférence régionale de haut niveau à Addis-Abeba, le ministre a appelé à un soutien institutionnel plus fort pour les systèmes de justice de proximité, soulignant leur rôle essentiel pour atteindre les populations mal desservies. Ce forum de deux jours a rassemblé des décideurs politiques, des praticiens du droit et des universitaires de toute l'Afrique afin d'explorer des stratégies pratiques permettant aux citoyens de faire valoir leurs droits et de résoudre leurs litiges dans la dignité. Hana a souligné le potentiel de transformation des systèmes indigènes, notant que "les mécanismes traditionnels offrent une occasion unique de rendre la justice à grande échelle". Elle a souligné l'importance d'intégrer les pratiques coutumières dans les cadres juridiques formels afin de promouvoir "des solutions africaines aux défis africains". L'Éthiopie, a-t-elle dit, a déjà pris des mesures importantes pour reconnaître officiellement les systèmes traditionnels dans le cadre de ses réformes du secteur de la justice.   Citant une étude réalisée en 2020, la ministre a révélé que plus de 40 % des litiges dans le pays sont résolus par des mécanismes communautaires. Elle a ajouté que le gouvernement a promulgué des lois et élaboré des modèles de législation pour aider les États régionaux à adapter ces systèmes aux contextes culturels et sociaux locaux. Cette reconnaissance officielle a permis de combler le fossé entre les institutions de l'État et les valeurs des communautés, de préserver les cultures et les langues indigènes et d'élargir l'accès à la justice grâce à des procédures peu coûteuses, efficaces et largement respectées. Selon la ministre, au cours des cinq dernières années, plus de trois millions d'affaires ont été résolues dans les régions où de tels cadres juridiques sont en place. La conférence sert également de plateforme aux pays africains pour échanger leurs expériences en matière de renforcement de la résolution coutumière des litiges.   Les principales discussions portent sur l'intégration des femmes, la protection des droits de l'homme, la consolidation de la paix, la justice réparatrice et le financement des systèmes de justice axés sur les personnes. Le président de la Cour suprême fédérale d'Éthiopie, Tewodros Mihret, a souligné l'importance de renforcer les systèmes coutumiers pour améliorer l'accès à la justice. Il a noté que l'accès à la justice est un droit constitutionnel fondamental, rappelant l'article 37, qui garantit à tout individu le droit de porter une affaire devant un tribunal ou un autre organe compétent. Les tribunaux coutumiers, a-t-il dit, peuvent jouer un rôle essentiel pour combler le déficit de justice en offrant des solutions accessibles, abordables et culturellement pertinentes qui contribuent à préserver l'harmonie sociale. M. Tewodros a également observé que les mécanismes alternatifs de résolution des conflits, tels que l'arbitrage, la médiation et les systèmes traditionnels, gagnent du terrain, en particulier dans les affaires civiles et commerciales. Il a toutefois souligné que la reconnaissance des systèmes coutumiers ne devait pas se faire au détriment de la protection des droits de l'homme et a insisté sur la nécessité de faire respecter l'État de droit. Pour sa part, Samuel Doe, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement en Éthiopie, a décrit les systèmes traditionnels comme étant fondamentaux dans la façon dont des millions de personnes vivent la justice au quotidien. "Pendant des siècles, avant les tribunaux et les bureaucraties modernes, les communautés se sont appuyées sur les anciens, les chefs religieux et les conseillers coutumiers pour régler les différends, rétablir les relations et maintenir la paix", a-t-il déclaré. M. Doe a appelé à un investissement accru dans le renforcement des capacités des anciens, des médiateurs communautaires et des auxiliaires juridiques afin de garantir que les décisions soient cohérentes, responsables et conformes aux droits fondamentaux. Il a également établi un lien entre le soutien aux systèmes de justice traditionnels et la réalisation des objectifs de développement durable, citant leur rôle dans la réduction de la violence, l'allègement de la pression sur les tribunaux officiels et le renforcement de la cohésion sociale. Il a réaffirmé l'engagement du PNUD à soutenir les efforts visant à rapprocher les systèmes de justice coutumiers et formels tout en promouvant la justice réparatrice et en sauvegardant les droits de l'homme.
Les États-Unis ont soumis à l’Iran une proposition de cessez-le-feu articulée en 15 points, dans un contexte marqué par un renforcement significatif de leur présence militaire au Moyen-Orient.
Mar 25, 2026 455
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - L’administration Trump aurait présenté à Téhéran un plan détaillé visant à instaurer une trêve d’un mois, tout en préparant le déploiement d’au moins 1 000 soldats supplémentaires, venant s’ajouter aux quelque 50 000 militaires américains déjà stationnés dans la région.   D’après des informations initialement rapportées par le New York Times, cette proposition a été transmise aux autorités iraniennes via des intermédiaires au Pakistan, lequel s’est également dit prêt à accueillir de futures négociations entre Washington et Téhéran.   Le plan aborde plusieurs dossiers sensibles, notamment les programmes balistique et nucléaire de l’Iran, ainsi que la sécurité maritime, en particulier dans le détroit stratégique d’Ormuz.   Toutefois, l’ampleur de la diffusion de cette proposition au sein des instances iraniennes reste incertaine, tout comme la disposition de Téhéran à en faire une base de négociation.   Le positionnement d’Israël vis-à-vis de cette initiative demeure également flou.   Selon la chaîne israélienne Channel 12, cette démarche s’inscrit dans les efforts américains pour parvenir à une trêve rapide, avec un délai de 30 jours pour finaliser un accord.   Le plan, auquel auraient contribué des conseillers proches de Donald Trump, dont Steve Witkoff et Jared Kushner, impose à l’Iran des engagements majeurs : démantèlement de son programme nucléaire militaire, arrêt de l’enrichissement d’uranium et renoncement définitif à l’arme nucléaire.   Il prévoit également la cessation du soutien iranien aux groupes alliés dans la région, ainsi que la garantie de la libre navigation dans le détroit d’Ormuz.   En contrepartie, Washington propose une levée complète des sanctions, un appui à un projet de centrale nucléaire civile à Bushehr, ainsi que la suppression du mécanisme onusien de rétablissement automatique des sanctions.   Malgré ces initiatives diplomatiques, aucune désescalade tangible ne se profile à court terme. La Maison Blanche a confirmé la poursuite des frappes militaires contre l’Iran, parallèlement aux discussions en cours.   Dans le même temps, le Pentagone renforce sa présence en déployant deux unités de Marines, soit environ 5 000 soldats supplémentaires, accompagnés de milliers de marins, selon le New York Times.   Ces mouvements s’inscrivent dans la volonté affichée de maintenir une « flexibilité maximale » dans la conduite de la stratégie américaine.   Des responsables israéliens, traditionnellement favorables à la poursuite des opérations militaires contre l’Iran, auraient été pris de court par cette initiative diplomatique.   Auparavant, Donald Trump avait indiqué que des discussions étaient en cours avec Téhéran pour mettre fin au conflit, alors même que les hostilités s’intensifient.   Les frappes aériennes se poursuivent en Iran, tandis que des missiles et drones iraniens visent Israël et d’autres cibles dans la région.   Par ailleurs, les tensions autour du détroit d’Ormuz perturbent déjà le commerce maritime mondial, entraînant une hausse des prix de l’énergie et alimentant les inquiétudes quant à leurs répercussions sur l’économie mondiale.
Donald Trump déclare une suspension de cinq jours des frappes envisagées contre l’Iran.
Mar 23, 2026 797
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le président américain Donald Trump a annoncé lundi avoir ordonné le report de cinq jours des frappes militaires prévues contre les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des « discussions positives et constructives » avec Téhéran.   Dans une publication sur Truth Social, Donald Trump a indiqué que cette suspension avait pour objectif de laisser place à la poursuite des efforts diplomatiques, en vue d’aboutir à « un règlement global et définitif des tensions au Moyen-Orient ». Cette initiative suggère une possible désescalade, après plusieurs jours de tensions accrues entre les deux pays. Elle intervient toutefois dans un climat marqué par de fermes avertissements de la part de Iran. Des responsables affiliés au Conseil de défense nationale iranien ont averti qu’une attaque contre le territoire national — y compris les zones côtières et insulaires — entraînerait une riposte sévère, susceptible de perturber le trafic maritime dans le golfe Persique. Cette mise en garde faisait suite à l’expiration d’un ultimatum fixé par les États-Unis exigeant la réouverture du détroit de Hormuz, un passage essentiel pour le transport mondial de pétrole. Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait menacé de « détruire » les infrastructures électriques iraniennes si la circulation n’était pas rétablie dans un délai de 48 heures. Les tensions ont été encore accentuées par les menaces iraniennes visant les installations énergétiques en Israël ainsi que celles alimentant les bases américaines dans la région du Golfe, en cas de frappes de Washington. Malgré cette rhétorique offensive, Donald Trump a assuré que les discussions se poursuivraient tout au long de la semaine, toute intervention militaire restant conditionnée à leur évolution. Les marchés internationaux ont immédiatement réagi à cette annonce. Les cours du pétrole ont nettement reculé, traduisant un regain d’optimisme chez les investisseurs quant à la possibilité d’éviter un conflit élargi et une perturbation majeure des approvisionnements énergétiques.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023