Politique
Les représentants du Tigray remettent leur programme à la Commission nationale de dialogue
Apr 3, 2026 91
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Les délégués de la région du Tigray ont officiellement transmis leur programme final à la Commission nationale de dialogue éthiopienne (ENDC), à l’issue d’un forum de consultation consacré à son élaboration.   Cette étape intervient après trois jours de discussions organisées à Addis-Abeba, dans le cadre de la première série de consultations menées par la Commission pour cette région, réunissant un large éventail d’acteurs.   Le commissaire en chef, Mesfin Araya, qui a reçu le document, a salué l’aboutissement réussi de cette première phase du processus.   Le programme présenté met en lumière les principales problématiques touchant la région, telles qu’exprimées par les participants au cours des échanges.   Il a également souligné que ce processus s’inscrit dans la même dynamique que les consultations conduites dans les autres régions du pays, reflétant une approche harmonisée de la Commission.   Les discussions ont particulièrement mis l’accent sur la promotion de la paix, le renforcement de la compréhension mutuelle et le respect du principe d’impartialité tout au long du processus.   Le commissaire Melaku Woldemariam a indiqué que plus de 700 participants ont pris part aux travaux, qu’il a qualifiés de constructifs et riches en contributions.   Pour sa part, le commissaire Yonas Adaye a affirmé que les consultations allaient se poursuivre dans un cadre élargi, tout en soulignant que cette première phase s’est déroulée dans un esprit de dialogue respectueux et d’écoute mutuelle.   Enfin, le commissaire en chef et les membres de la Commission ont exprimé leur gratitude à l’ensemble des participants pour leur engagement et leur contribution au succès de cette initiative.
La coopération renforcée, pilier de la protection des intérêts nationaux, selon l’ambassadeur Redwan.
Apr 3, 2026 53
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - L’ambassadeur Redwan Hussein a affirmé que la performance dans l’ensemble des secteurs, associée à une coopération accrue, constitue un élément déterminant pour préserver la sécurité nationale de l’Éthiopie ainsi que ses intérêts au niveau régional.   S’exprimant lors de la deuxième Conférence nationale sur la sécurité tenue à Addis-Abeba, le directeur général du Service national de renseignement et de sécurité a insisté sur le caractère impératif de cette dynamique.   Il a souligné que garantir un haut niveau d’efficacité dans tous les domaines, tout en consolidant les partenariats, est essentiel pour protéger durablement les intérêts du pays.   Évoquant l’évolution récente du contexte sécuritaire, il a décrit un environnement marqué par l’instabilité, l’imprévisibilité et des défis de plus en plus complexes.   Il a notamment pointé la persistance de menaces liées à des groupes hostiles et terroristes actifs dans les régions d’Amhara et d’Oromia, ainsi que les tentatives de déstabilisation émanant d’acteurs internes et externes.   Malgré ces pressions, l’ambassadeur a assuré que les institutions de sécurité et de renseignement continuent de remplir efficacement leurs missions grâce à une coordination renforcée, à l’implication des communautés et à des dispositifs de maintien de l’ordre garantissant la sécurité publique et la libre circulation.   Il a par ailleurs attiré l’attention sur la dégradation de l’environnement sécuritaire aux niveaux régional et international.   Il a notamment évoqué l’intensification du conflit au Soudan et la réémergence de groupes extrémistes tels qu’Al-Shabaab et Daech en Somalie, soulignant leur capacité d’adaptation croissante et l’extension de l’instabilité dans la région.   Dans ce contexte mondial incertain, il a insisté sur la nécessité pour l’Éthiopie de renforcer ses capacités nationales et de développer une approche fondée sur la coordination et la synergie entre les différentes institutions afin de consolider ses moyens de défense.   L’ambassadeur Redwan a également mis en garde contre les répercussions des tensions au Moyen-Orient, en particulier pour un pays enclavé comme l’Éthiopie.   Il a expliqué que les mutations géopolitiques et la compétition autour de la mer Rouge compliquent les efforts visant à ապահով un accès maritime stable et fiable.   Selon lui, la question de l’accès à la mer dépasse largement les enjeux portuaires, revêtant une importance stratégique majeure pour la sécurité nationale et régionale.   Il a ainsi plaidé pour un engagement diplomatique accru afin de renforcer la coopération avec les acteurs régionaux autour d’intérêts communs liés à la mer Rouge.   Le responsable a également souligné la nécessité pour les institutions de sécurité d’aligner leurs stratégies sur les priorités nationales, tant à court qu’à long terme.   Il a indiqué que le Service national de renseignement et de sécurité poursuit ses efforts en faveur de la paix durable, du renforcement des priorités nationales et du rayonnement de l’Éthiopie sur les plans régional et international.   Il a en outre précisé que l’institution est engagée dans un processus de transformation, incluant le développement des ressources humaines, l’amélioration des performances opérationnelles, des réformes structurelles et l’intégration de technologies modernes.   Enfin, l’ambassadeur Redwan a assuré que le service continuera de consolider sa coopération avec les institutions fédérales et régionales, ainsi qu’avec les partenaires internationaux partageant des objectifs communs.   Il a également mis en garde contre les tentatives d’acteurs hostiles cherchant à exploiter les incertitudes actuelles aux niveaux régional et mondial.
La réforme nationale consolide les institutions de sécurité grâce à une capacité opérationnelle renforcée et intégrée.
Apr 3, 2026 80
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Des responsables de haut niveau issus des institutions éthiopiennes de sécurité et de renseignement ont affirmé que le programme de réforme nationale a nettement amélioré leur aptitude à accomplir leurs missions, grâce à une coordination accrue, une efficacité renforcée et une meilleure résilience institutionnelle.   Ces déclarations ont été faites à l’occasion de la Conférence nationale sur la sécurité, consacrée à l’analyse de l’environnement sécuritaire aux niveaux national, régional et international.   Les intervenants ont indiqué que les réformes engagées ces dernières années ont permis de poser les bases d’un système de sécurité modernisé, capable de s’adapter efficacement aux évolutions des dynamiques régionales et mondiales.   Le commissaire général de la police fédérale, Demelash Gebremichael, a souligné que le renforcement d’institutions solides et autonomes constitue un axe central de cette transformation.   Il a précisé que la police fédérale a enregistré des progrès significatifs en matière de ressources humaines, de capacités technologiques et d’organisation interne.   Selon lui, ces avancées ont permis d’accroître la capacité de l’institution à préserver la paix et la sécurité, tout en la préparant à faire face aux défis à venir.   Il a également relevé que les institutions sécuritaires éthiopiennes jouent un rôle de plus en plus important en tant que facteurs de stabilité, tant au niveau national que dans les pays voisins.   De son côté, le directeur général adjoint du service national de renseignement et de sécurité, Sisay Tola, a expliqué que la réforme a favorisé une meilleure intégration des systèmes de sécurité, de renseignement et de gestion de l’information.   Il a indiqué que les institutions sont passées d’approches fragmentées à un dispositif plus cohérent et coordonné.   Il a ajouté que ce processus de transformation, mené de manière continue au cours des cinq dernières années, a permis aux institutions de se consolider tout en surmontant divers défis.   Par ailleurs, le commissaire Ararsa Merdasa, à la tête du Bureau de l’administration et de la sécurité de l’Oromia, a mis en avant l’amélioration de la coordination entre les organes de sécurité, facilitant ainsi la conduite d’opérations conjointes.   Il a également évoqué des avancées notables au niveau régional, notamment dans la gestion pacifique des questions sécuritaires et le renforcement de l’état de droit.   Dans le même esprit, le commissaire de police de la région Amhara, Zelalem Mengiste, a affirmé que les réformes institutionnelles ont renforcé la capacité du pays à faire face efficacement aux menaces sécuritaires, qu’elles soient internes ou externes.   Il a souligné que ces réformes ont favorisé l’émergence d’institutions complémentaires, capables de répondre à des défis complexes.   Les responsables ont par ailleurs annoncé que des préparatifs importants sont en cours en vue des septièmes élections générales.   Un plan de sécurité global et coordonné, élaboré au cours des huit derniers mois en s’appuyant sur les enseignements des scrutins précédents, est déjà en cours de mise en œuvre.   Ils ont estimé que les efforts conjoints visant à garantir la paix et la stabilité ont permis de créer des conditions propices à l’organisation d’élections dans un climat sécurisé.   Enfin, ils ont assuré que la coopération entre les institutions de sécurité se poursuivra durant les phases préélectorale, électorale et post-électorale, afin de prévenir toute menace et de garantir un processus électoral pacifique, ordonné et crédible.
Réformes du système judiciaire : actualisation de divers cadres législatifs et renforcement de l’autonomie institutionnelle sous l’égide du Ministère de la Justice.
Apr 3, 2026 88
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Le Ministère de la Justice a indiqué que plusieurs lois et règlements ont été révisés dans le cadre de la Réforme nationale afin de renforcer le système judiciaire et de consolider l’autonomie des institutions démocratiques.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, le vice-ministre de la Justice, Belayihun Yirga, a souligné que le processus de réforme en cours constitue une rupture significative avec les pratiques antérieures, où les institutions procédaient elles-mêmes à la révision de leurs cadres juridiques. Il a expliqué que la spécificité de cette réforme réside dans le fait qu’elle a été conduite par un conseil consultatif indépendant, mis en place par le Ministère de la Justice. Selon lui, cette démarche a permis d’obtenir des avancées notables, notamment à travers la révision de lois jugées obsolètes ou restrictives. Il a précisé que certaines proclamations restées inchangées pendant plus de soixante ans, y compris dans les domaines du commerce et du droit pénal, ont désormais été amendées. Le vice-ministre a également mis en avant les progrès réalisés en matière de gouvernance. Il a rappelé que, pendant longtemps, la promotion de la bonne gouvernance restait essentiellement théorique, faute de volonté politique au sein de l’exécutif pour engager des réformes susceptibles de limiter ses propres prérogatives. À cet égard, il a indiqué que le processus actuel a permis de combler ce manque grâce à une restructuration menée par des experts, accompagnée de réformes institutionnelles.     Par ailleurs, des mesures concrètes ont été adoptées pour garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il a notamment souligné qu’à présent, les tribunaux peuvent faire approuver directement leurs budgets par le parlement, sans intervention de l’exécutif, ce qui renforce leur autonomie effective. Les réformes ont également touché les institutions démocratiques. Il a indiqué que la Commission électorale nationale d’Éthiopie a pu organiser la sixième élection générale de manière indépendante, sur la base de règles révisées, et se prépare à conduire la septième dans le même cadre. De son côté, la Commission éthiopienne des droits de l’homme a vu son autonomie renforcée à la suite de modifications de ses textes fondateurs. En outre, Belayihun Yirga a mentionné un regain d’intérêt pour les mécanismes traditionnels de règlement des différends. Des efforts sont en cours pour valoriser les savoirs locaux et les valeurs sociales dans la gestion des conflits. Sur le plan international, il a souligné le renforcement de la coopération de l’Éthiopie avec plusieurs pays dans le domaine de la justice. Il a noté un intérêt croissant des partenaires étrangers pour accompagner les réformes juridiques et institutionnelles engagées. Enfin, il a indiqué que le pays a récemment accueilli des délégations de haut niveau et conclu des accords avec des États tels que la Chine, le Brésil et l’Algérie, illustrant un engagement international de plus en plus marqué dans ce secteur.
Macron rejette une intervention armée dans le détroit d’Ormuz et mise sur la voie diplomatique.
Apr 2, 2026 1811
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé jeudi qu’un recours à la force militaire pour rouvrir le détroit d’Ormuz serait « irréaliste », prenant ainsi le contre-pied des propositions avancées par son homologue américain, Donald Trump.   Ce dernier a, à plusieurs reprises, exhorté ses alliés à intervenir afin de sécuriser ce passage stratégique, crucial pour l’approvisionnement énergétique mondial et les échanges commerciaux internationaux.   En déplacement en Corée du Sud, Macron a mis en garde contre les conséquences d’une telle option, soulignant qu’une opération militaire dans cette zone serait non seulement complexe, mais également particulièrement risquée.   Il a notamment évoqué les capacités du Corps des gardiens de la révolution islamique, mettant en avant ses systèmes de défense côtière ainsi que ses missiles balistiques susceptibles de menacer la navigation.   Alors que le détroit d’Ormuz — artère essentielle du commerce mondial — subit de fortes perturbations depuis plusieurs semaines en raison des tensions croissantes au Moyen-Orient, le président français a réaffirmé l’opposition de la France à toute solution militaire.   Il a insisté sur la nécessité d’un règlement diplomatique, appelant à un dialogue avec Iran comme condition indispensable à la réouverture de cette voie maritime.   Macron a également plaidé pour un cessez-le-feu immédiat et une reprise des négociations, estimant que la coopération avec Téhéran est essentielle pour assurer une stabilité durable dans la région.   Dans une prise de position inhabituelle, il a critiqué la gestion de la crise par Trump, dénonçant un manque de cohérence susceptible d’entamer la crédibilité internationale des États-Unis.   Il a en outre averti que les remises en question répétées de l’OTAN et les incertitudes entourant les engagements américains risquent d’affaiblir l’alliance.   Le chef de l’État français a par ailleurs précisé que la France ne participait pas aux opérations militaires menées par les États-Unis ou Israël dans la région, réaffirmant que sa priorité demeure un retour rapide à la paix.   Enfin, Macron a condamné les propos personnels tenus à son encontre par Trump, les jugeant inappropriés et indignes du niveau de responsabilité attendu.   De son côté, Trump a évoqué une conversation privée au cours de laquelle il aurait tenu des remarques controversées sur Macron, suscitant des critiques en raison de leur caractère personnel dans un contexte international déjà sous tension.
Huit ans plus tard : L’évolution économique de l’Éthiopie vers une économie moderne et diversifiée
Apr 2, 2026 1080
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Au cours des huit dernières années, l’Éthiopie a engagé une transformation économique d’envergure, marquant une transition progressive d’un modèle étatique et restrictif vers une économie davantage ouverte, compétitive et orientée vers le marché.   Cette dynamique s’inscrit dans le cadre des réformes lancées sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, à l’occasion du huitième anniversaire de ce vaste programme de modernisation économique.   Avant 2018, l’économie nationale était confrontée à des contraintes structurelles importantes. La croissance, bien que soutenue, restait déséquilibrée et peu inclusive. La création d’emplois ne suivait pas le rythme de la croissance démographique, tandis que la structure des exportations demeurait limitée et peu diversifiée.   Par ailleurs, le recours intensif à l’endettement extérieur pour financer les grands projets d’infrastructures a accru la vulnérabilité macroéconomique du pays.   Le modèle d’industrialisation par le développement agricole (ADLI) avait permis d’améliorer la production agricole, mais sans réussir à enclencher une véritable transformation industrielle. Les zones industrielles, souvent isolées du tissu économique local, peinaient à créer des liens durables avec les autres secteurs.   De plus, certains secteurs stratégiques comme les télécommunications, la finance et les mines restaient largement fermés à la concurrence, limitant ainsi l’innovation et l’investissement privé.   Face à ces défis, les autorités ont entrepris depuis 2018 une série de réformes ambitieuses visant à corriger les déséquilibres, stimuler la croissance et diversifier l’économie.   Transformation agricole et souveraineté alimentaire   Le secteur agricole, pilier central de l’économie éthiopienne, a connu une évolution remarquable.   Les réformes ont mis l’accent sur l’augmentation de la productivité, la diversification des cultures et la résilience face aux chocs climatiques.   Grâce à ces efforts, l’Éthiopie a atteint l’autosuffisance en blé et s’impose désormais comme le premier producteur du continent africain.   La diversification agricole s’est intensifiée, avec une expansion notable des cultures de riz, d’oléagineux et d’autres produits à forte valeur ajoutée.   L’élevage a également enregistré une croissance significative, contribuant à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux.   La production agricole globale a connu une progression spectaculaire, passant de niveaux modestes à des volumes nettement plus élevés en l’espace de quelques années.   Les réformes structurelles, notamment l’organisation des agriculteurs en groupements, ont permis d’améliorer les rendements et d’accroître les revenus.   Le café, produit emblématique du pays, continue de jouer un rôle clé dans les exportations, avec une hausse significative de la production et des recettes.   Protection de l'environnement et croissance verte   L’intégration de la dimension environnementale dans la stratégie de développement constitue un autre pilier des réformes. L’Initiative pour un héritage vert a permis de planter des milliards d’arbres et de restaurer de vastes superficies de terres dégradées.   Ces efforts ont contribué à améliorer le couvert forestier et à réduire l’érosion des sols, tout en soutenant la productivité agricole.   Ils illustrent la volonté du pays de concilier croissance économique et durabilité environnementale, dans un contexte marqué par les défis du changement climatique.   Politique industrielle et orientation vers l'exportation   La stratégie industrielle a évolué vers une approche plus intégrée, axée sur le développement de zones économiques spéciales capables de connecter production, logistique et services.   Cette transformation vise à renforcer les liens entre les industries et le reste de l’économie nationale.   Le nombre d’investisseurs a fortement augmenté, avec une participation croissante du secteur privé local.   Cette évolution traduit un passage d’un modèle industriel cloisonné à un écosystème plus dynamique, inclusif et durable. La production orientée vers l’exportation dans ces zones contribue à élargir la base exportatrice du pays.   Secteur minier, substitution aux importations et croissance des exportations Le secteur minier s’est progressivement affirmé comme un levier stratégique de croissance.   Longtemps sous-exploité, il génère aujourd’hui des recettes importantes, notamment grâce à l’augmentation de la production d’or.   Parallèlement, les politiques de substitution aux importations ont permis de réduire la dépendance extérieure dans plusieurs domaines clés.   La production nationale de ciment et d’autres ressources stratégiques a atteint des niveaux permettant d’assurer l’autosuffisance, renforçant ainsi la résilience économique.   Transformation numérique et inclusion financière   La libéralisation du secteur des télécommunications a joué un rôle déterminant dans la transformation numérique du pays. L’accès aux services mobiles s’est considérablement élargi, facilitant l’inclusion financière et l’accès aux services numériques.   Les services financiers mobiles ont connu une expansion rapide, permettant à des millions de citoyens d’accéder à des services bancaires auparavant inaccessibles. Cette évolution a contribué à dynamiser l’économie et à renforcer l’intégration des acteurs économiques.   Les réformes du secteur financier ont également amélioré la gouvernance et orienté davantage le crédit vers le secteur privé, favorisant ainsi l’investissement et la croissance.   Discipline budgétaire et réforme structurelle   Une gestion budgétaire plus rigoureuse a été mise en place afin de garantir la stabilité macroéconomique. Les autorités ont réduit leur dépendance aux emprunts extérieurs et amélioré l’efficacité des dépenses publiques.   La restructuration des entreprises publiques et une meilleure sélection des projets d’investissement ont permis de limiter les inefficacités et de renforcer la soutenabilité des finances publiques.   Transformation urbaine et développement du capital humain Les villes jouent désormais un rôle central dans la stratégie de développement économique.   Les investissements dans les infrastructures, le logement et les services urbains ont contribué à améliorer les conditions de vie et à stimuler l’activité économique.   Des centres urbains comme Addis-Abeba se positionnent comme des pôles de croissance, d’innovation et d’investissement.   L’expansion du développement urbain à plusieurs dizaines de villes témoigne d’une volonté de promouvoir un développement équilibré à l’échelle nationale. Une nouvelle orientation économique L’Éthiopie s’oriente progressivement vers un modèle économique fondé sur la productivité, la diversification et le rôle accru du secteur privé.   Cette transition marque une rupture avec un modèle dominé par l’investissement public.   Les réformes engagées dans différents secteurs témoignent d’une approche pragmatique, axée sur les résultats et la transformation structurelle.   Malgré les défis persistants, elles posent les bases d’une croissance durable et inclusive.   Au cours des huit dernières années, sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed, le pays a progressé vers une plus grande autonomie économique et une meilleure résilience.   Inspirée par la philosophie du Medemer, cette dynamique repose sur la synergie et la coopération.   À mesure que l’Éthiopie se projette vers l’avenir, les progrès réalisés témoignent d’un potentiel considérable.   La croissance devient plus diversifiée, plus inclusive et mieux ancrée dans les réalités économiques, ouvrant la voie à un développement durable au bénéfice des générations futures.
L’Éthiopie : vers un renouveau porteur d’espoir
Apr 2, 2026 1243
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le 2 avril 2018 demeure une date charnière dans l’histoire contemporaine de l’Éthiopie, incarnant un moment de renouveau, de détermination et d’espérance, selon le Service de communication du gouvernement.   Dans son communiqué, l’institution présente cette journée comme un pont entre les générations, marquant la volonté de surmonter les profondes difficultés sociales, politiques et économiques pour engager le pays sur la voie du développement et de la prospérité.   Entre 2018 et 2026, l’Éthiopie a traversé des épreuves majeures, mais en est sortie renforcée, enregistrant des avancées significatives dans plusieurs secteurs. Porté par des réformes ambitieuses et des efforts collectifs, le pays a amorcé une transformation notable, évoluant d’une situation de vulnérabilité vers une dynamique de résilience et de renouveau.   Ce processus a également contribué à redéfinir l’identité du pays et à renforcer sa place sur la scène internationale.   Sur le plan politique, cette date a posé les bases d’une gouvernance plus inclusive, valorisant la diversité, consolidant l’unité nationale et mettant en avant l’intérêt général.   Le dialogue politique élargi et les initiatives de justice transitionnelle ont favorisé cet environnement, tandis que les entités fédérées ont gagné en autonomie et que le système politique s’est orienté vers davantage de concertation et de coopération.   Sur le plan économique, la période a marqué une transition du déséquilibre vers la stabilisation et la restructuration.   Confrontée à un lourd endettement et à des politiques contraignantes, l’Éthiopie a engagé des réformes majeures, réorganisé sa dette et amorcé une diversification de son économie au-delà du secteur agricole.   Des projets structurants, tels que le Grand barrage de la Renaissance, ont ouvert de nouvelles perspectives en matière d’indépendance énergétique et de développement durable.   Sur le plan diplomatique, le pays est passé d’une approche prudente à un rôle plus affirmé et influent, accueillant des dirigeants internationaux et contribuant activement aux discussions africaines.   Parallèlement, les centres urbains ont connu une transformation visible, portée par le développement des infrastructures, les avancées technologiques et la mise en place de corridors économiques, répondant aux aspirations d’une jeunesse de plus en plus connectée.   Sur le plan social, l’unité nationale s’est consolidée tout en valorisant la diversité.   Les différences sont davantage perçues comme une richesse, tandis que la solidarité s’est renforcée à travers des expériences partagées.   Les réponses collectives face aux catastrophes naturelles et aux pressions extérieures ont illustré la résilience du pays et nourri un sentiment d’appartenance commun.   Aujourd’hui, l’Éthiopie poursuit ses efforts pour préserver sa souveraineté dans les domaines politique, économique, énergétique et alimentaire.   Son engagement en faveur des énergies renouvelables et de la mobilité durable témoigne de sa volonté d’innover et de s’inscrire dans une trajectoire de développement durable.   Malgré les défis encore présents, le pays avance avec détermination, porté par une influence croissante, une économie en mutation et la résilience remarquable de sa population, conclut le communiqué.
Le Forum sur l’agenda du Tigray s’est ouvert à Addis-Abeba.
Apr 1, 2026 1563
Addis-Abeba, le 1er avril 2026 (ENA) : - La première série du forum de consultation de la Commission éthiopienne pour le dialogue national (ENDC), visant à rassembler les agendas des parties prenantes du Tigré, a été lancée aujourd’hui à Addis-Abeba.   Ce forum de trois jours a pour objectif de recueillir les points de vue, préoccupations et priorités des participants de la région du Tigré, afin d’alimenter le processus plus large du dialogue national. Lors de l’ouverture, le commissaire en chef Mesfin Araya a souligné que cette consultation est cruciale pour concevoir des solutions pratiques, durables et adaptées aux défis urgents auxquels le pays est confronté. Il a rappelé que le dialogue demeure au cœur de la construction d’une culture de consensus et de compréhension mutuelle. En se référant aux consultations déjà menées dans d’autres régions et auprès des Éthiopiens de la diaspora, il a insisté sur l’importance de ce processus pour le Tigray, qui jouera un rôle déterminant dans le succès du dialogue national et la résolution des problèmes de longue date. Mesfin Araya a précisé que la commission conduira ces consultations de manière indépendante et impartiale, en assurant une large participation et en accueillant des perspectives diverses. Il a encouragé les parties prenantes à s’impliquer activement et à partager leurs opinions, affirmant que toutes les contributions seront intégrées dans les discussions. Par ailleurs, les participants sont invités à désigner des représentants qui prendront part à la prochaine conférence nationale de consultation.
Les partis politiques mettent en avant l’importance de renforcer le système électoral.
Mar 31, 2026 1380
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Selon les partis en lice, un système électoral solide constitue un outil central pour instaurer une culture démocratique et garantir que le pouvoir reste entre les mains des citoyens.   Conformément au calendrier fixé par la Commission électorale nationale d'Éthiopie (NEBE), l’enregistrement des électeurs pour les 7èmes élections générales a commencé le 7 mars 2026, le scrutin étant prévu le 1er juin 2026.   Au 27 mars 2026, plus de 28,3 millions d’électeurs étaient inscrits, soit via l’application numérique « Mirchaye », soit en personne dans les bureaux de vote à travers le pays.   Pour ces élections, 47 partis politiques ont présenté 10 934 candidats, qui présentent actuellement leurs programmes aux citoyens à travers divers médias.   Contactés par l’Agence de presse éthiopienne, plusieurs responsables de partis ont indiqué finaliser leurs préparatifs pour garantir une participation active.   Solomon Tafesse, président du Parti Nouvelle Génération et du Conseil conjoint des partis politiques de la région d’Oromia, a rappelé que les élections sont un mécanisme fondamental permettant aux citoyens d’exercer leur pouvoir politique.   Il a souligné que la NEBE a créé un environnement favorable grâce aux outils numériques d’inscription des électeurs et des candidats et que son parti termine les préparatifs essentiels pour assurer sa participation.   De son côté, Bandira Belachew, chef du Parti démocratique populaire de Kucha, a noté que les réformes nationales ont élargi l’espace politique, favorisant une compétition plus inclusive et constructive.   Solomon Anibal, secrétaire et responsable des relations publiques du Parti démocratique Une Éthiopie (ODP), a décrit ces élections comme une étape cruciale pour une transition pacifique et démocratique.   Il a insisté sur la préservation de l’unité nationale, l’importance de l’intérêt public et le rôle central du système électoral dans la souveraineté populaire.   Il a également mis en avant les débats médiatiques comme un moyen de renforcer durablement la culture démocratique, exhortant les partis à privilégier des échanges constructifs centrés sur les enjeux nationaux.
Scrutin présidentiel au Congo
Mar 30, 2026 1545
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pris acte des résultats du scrutin présidentiel en République du Congo, tels que proclamés par la Cour constitutionnelle, et a adressé ses félicitations au président sortant, Denis Sassou Nguesso, pour sa réélection.   Il a également salué le peuple congolais pour le bon déroulement du vote et a encouragé l’ensemble des acteurs politiques à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la cohésion nationale et du renforcement de la démocratie.   L’Union africaine a réaffirmé son engagement à accompagner le pays dans ses efforts visant à consolider la stabilité, la gouvernance démocratique et le développement.   La Cour constitutionnelle a validé les résultats du scrutin organisé ce mois-ci, confirmant la reconduction de Denis Sassou Nguesso pour un cinquième mandat. Selon les résultats officiels annoncés par Auguste Iloki, le chef de l’État a obtenu 94,90 % des suffrages, devançant six autres candidats.   La juridiction a par ailleurs rejeté le recours introduit par le candidat Dave Mafoula, qui demandait l’annulation du scrutin du 15 mars en invoquant des irrégularités.   Les résultats provisoires, communiqués le 17 mars par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou, faisaient état d’un score légèrement inférieur, à 94,82 %. Le taux de participation a dépassé les 85 %, avec environ 2,6 millions d’électeurs ayant pris part au vote.   Âgé de 82 ans, Denis Sassou Nguesso doit être investi pour son nouveau mandat le 16 avril, selon les autorités.   Le scrutin a toutefois été marqué par le boycott de deux figures majeures de l’opposition, qui ont dénoncé des irrégularités et des pratiques frauduleuses.   Au pouvoir une première fois en 1979, Denis Sassou Nguesso avait perdu l’élection de 1992 avant de s’exiler en France.   Il est revenu sur la scène politique en 1997 à la suite d’un soulèvement armé ayant renversé l’ancien Premier ministre Pascal Lissouba.   Depuis lors, il domine la vie politique congolaise. Candidat du Parti congolais du travail, il enchaîne les victoires électorales depuis 2002, bénéficiant notamment des réformes constitutionnelles de 2015 ayant modifié la limitation des mandats et supprimé la limite d’âge présidentielle.
Le gouvernement s’engage et affiche une détermination forte dans la consolidation des institutions démocratiques.
Mar 30, 2026 1109
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement a souligné l’engagement soutenu des autorités dans la mise en place et le renforcement d’institutions démocratiques, considérées comme les fondements essentiels de l’édification de l’État.   Dans un communiqué intitulé « Réformes politiques inclusives pour des fondements nationaux solides », le SCG indique que l’Éthiopie a poursuivi avec efficacité des objectifs stratégiques visant à surmonter des crises politiques profondément enracinées et à orienter le pays vers un système démocratique plus résilient.   Parmi les avancées majeures figure l’abandon progressif du discours exclusionniste dit « centre-périphérie », longtemps perçu comme un facteur de division et d’affaiblissement de la cohésion nationale.   Selon le communiqué, cette transformation ouvre la voie à une vision d’unité multinationale fondée sur une répartition équitable du pouvoir et des ressources entre citoyens et régions, affirmant que l’Éthiopie se construit désormais comme une patrie commune, inclusive et partagée.   Le Service met également en avant l’importance de forger un récit national fédérateur, capable de transcender les générations. À cet égard, des symboles et réalisations majeurs — tels que le Mémorial de la Victoire d’Adoua, le Grand Barrage de la Renaissance ainsi que des initiatives comme « Dîner pour Sheger », « Dîner pour la Nation » et « Dîner pour les Générations » — contribuent à renforcer le sentiment de fierté collective.   En valorisant la diversité comme levier d’unité, les efforts menés dans le cadre de la plateforme de dialogue national participent à faire évoluer les perceptions, en remplaçant les logiques de méfiance par une dynamique de fraternité et de prospérité partagée.   Le communiqué souligne par ailleurs des progrès notables dans la professionnalisation des secteurs stratégiques. Les réformes engagées dans les institutions de sécurité, de justice et de gouvernance visent à garantir leur pleine responsabilité devant la loi et les citoyens.   La restructuration de la Commission électorale nationale (CEN) et de la Commission des droits de l’homme (CDH), désormais placées sous une direction indépendante, ainsi que la préservation des forces de défense contre toute interférence politique, illustrent ce processus de renouveau institutionnel.   Selon le service, ces avancées politiques, appuyées par une stabilité intérieure renforcée et un élargissement de l’espace politique, constituent des bases solides pour inscrire l’Éthiopie sur la voie d’un développement durable, prospère et souverain.
Des avancées dans plusieurs secteurs laissent entrevoir des perspectives encourageantes pour l’Éthiopie, selon des responsables.
Mar 30, 2026 1102
Addis-Abeba, 30 mars 2026 (ENA) : - Des dirigeants du Parti de la Prospérité ont affirmé que les progrès significatifs réalisés ces dernières années dans les domaines économique, politique et social constituent un socle solide pour un avenir prometteur de l’Éthiopie.   Ces déclarations ont été faites par Melaku Alebel, membre du Comité exécutif du parti et responsable du pôle Prospérité économique, à l’occasion d’un forum de mobilisation destiné aux femmes et aux jeunes membres, en prélude aux 7èmes élections générales.   Selon lui, cette rencontre visait à stimuler l’engagement citoyen et à inciter les participants à s’impliquer activement dans le processus électoral.   Insistant sur l’importance des femmes et des jeunes, Melaku Alebel a souligné que leur participation est déterminante pour assurer des élections transparentes, inclusives, pacifiques et crédibles.   « Une participation large et inclusive est essentielle pour bâtir un gouvernement reposant sur une légitimité populaire réelle », a-t-il déclaré.   Il a également mis en avant les réformes engagées ces dernières années, qui ont permis d’élargir les opportunités offertes aux femmes et aux jeunes, notamment à travers une représentation accrue dans les postes de responsabilité, un meilleur accès aux ressources économiques et une implication renforcée dans les initiatives nationales.   Melaku Alebel a par ailleurs évoqué la participation croissante des jeunes aux programmes de création d’emplois ainsi qu’aux mouvements nationaux, tels que la campagne « Que l’Éthiopie produise », comme illustration concrète des avancées réalisées.   « Les engagements pris au cours des cinq dernières années ont été respectés », a-t-il affirmé. « Les résultats obtenus dans différents secteurs ouvrent la voie à un avenir plein de promesses pour notre pays. »   De son côté, Chaltu Sani, également membre du Comité exécutif et responsable de la branche politique du parti, a indiqué que le gouvernement avait accompli des progrès notables pour répondre aux attentes prioritaires de la population.   « Nous avons mis en place des institutions capables de refléter les aspirations démocratiques des citoyens et poursuivons nos efforts pour consolider un véritable système démocratique », a-t-elle déclaré.   Elle a ajouté que les initiatives visant à renforcer l’unité nationale ont permis d’encourager une participation équitable et inclusive de tous les citoyens à la vie du pays.   Chaltu Sani a souligné que les prochaines élections offriront des conditions équitables à l’ensemble des acteurs politiques et représenteront une étape déterminante vers l’édification d’un État plus légitime et inclusif.   « Le parti est pleinement engagé à garantir le bon déroulement du processus électoral et l’atteinte de ses objectifs stratégiques », a-t-elle précisé.   Dans l’ensemble, les responsables estiment que les avancées cumulées dans plusieurs secteurs tracent la voie vers un avenir plus stable et prospère pour l’Éthiopie.
Le responsable du système judiciaire de l’état d’Amhara engage des consultations de haut niveau à La Haye sur la réforme du secteur de la justice.
Mar 30, 2026 834
Addis-Abeba, le 30 mars 2026 (ENA) : - Une délégation éthiopienne de haut rang, dirigée par Alemante Agidew, président de la Cour suprême de la région Amhara, effectue actuellement une mission stratégique auprès de plusieurs institutions internationales basées à La Haye, aux Pays-Bas.   Dans ce cadre, la délégation mène des échanges avec des institutions de premier plan, notamment la Cour permanente d’arbitrage et l’Académie de droit international de La Haye, en vue de consolider la coopération et de mobiliser un appui technique pour les réformes en cours et futures du système judiciaire, en particulier dans la région Amhara.   Les discussions portent notamment sur une vision stratégique visant à faire de l’Éthiopie un centre régional d’arbitrage, ainsi que sur des projets de mise en place d’un complexe judiciaire moderne et centralisé dans la région.   La délégation comprend également plusieurs hauts responsables éthiopiens, dont Frituna Dibako, cheffe de mission adjointe à l’ambassade d’Éthiopie en Belgique, et Anwar Kassahun, directeur général de l’Ethiopian Engineering Corporation.   Au cours des réunions, Alemante Agidew a présenté un aperçu détaillé des réformes engagées dans les domaines judiciaire, juridique et économique en Éthiopie, mettant en avant la volonté du gouvernement de moderniser le système judiciaire et soulignant l’importance des partenariats internationaux pour accélérer ce processus.   De son côté, Garth Schofield a salué les progrès réalisés par l’Éthiopie et formulé des recommandations techniques visant à renforcer les capacités en matière d’arbitrage.   Il a également exprimé sa disposition à soutenir ces efforts à travers des initiatives ciblées de renforcement des capacités.   Interrogé sur le projet d’accord de pays hôte relatif à l’établissement d’un bureau d’arbitrage permanent en Éthiopie, Alemante Agidew a indiqué que les ministères des Affaires étrangères et de la Justice travaillaient activement sur ce dossier.   Par ailleurs, Anna Vasilieva a mis en avant l’engagement continu de son institution dans la formation des professionnels du droit à l’échelle mondiale.   Elle a rappelé les précédentes collaborations avec des juristes éthiopiens et exprimé son intérêt pour le développement de programmes de formation judiciaire adaptés.   En marge de cette visite, la délégation a également visité le Palais de la Paix, siège emblématique de plusieurs institutions juridiques internationales, où elle a découvert des salles d’arbitrage, des centres de recherche ainsi qu’une bibliothèque juridique de renommée mondiale.   À l’issue de ces échanges, Alemante Agidew a affirmé que cette mission avait permis d’acquérir des enseignements précieux pour orienter les réformes en Éthiopie.   Il a réitéré l’engagement de la délégation à renforcer les partenariats internationaux et à concrétiser les discussions engagées.   La délégation poursuivra sa mission par des visites dans d’autres institutions et centres d’arbitrage internationaux.
Les coalitions de la société civile en Éthiopie considèrent la réforme comme une étape majeure pour la démocratie et la protection des droits.
Mar 29, 2026 1062
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Les coalitions de la société civile éthiopienne ont accueilli avec enthousiasme les réformes législatives récentes, les qualifiant d’avancées historiques pour la démocratie et la protection des droits humains.   Selon ces organisations, la nouvelle législation ouvre un espace inédit pour la participation citoyenne et la défense des droits, rompant avec des décennies de contraintes qui limitaient leurs activités, l’accès aux financements et leur rôle dans la gouvernance.   Même lorsque les ONG et les structures communautaires traditionnelles comme l’idir et l’iqub devaient composer avec des restrictions sévères, elles sont restées essentielles pour amplifier la voix des citoyens et influencer le débat public.   La situation a profondément changé depuis 2018, avec l’adoption de la Proclamation n° 1999 relative aux organisations de la société civile par le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed, remplacée ensuite par la loi n° 1113/2019.   Cette nouvelle réglementation supprime les anciennes limitations sur le financement étranger, élargit les activités autorisées et instaure un cadre plus transparent et participatif.   Elle permet également aux organisations de contester des décisions en justice, marquant un tournant significatif.   Pour Abera Hailemariam, directrice exécutive de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections (CECOE), cette réforme est « révolutionnaire » : « Elle nous offre la liberté de mener toute activité légale et transforme profondément le paysage de la société civile. »   Selon lui, la proclamation a été déterminante pour la création même du CECOE en 2019, qui joue depuis un rôle central dans l’éducation civique, l’observation électorale et les réformes juridiques.   Getnet Kaba, directeur exécutif du Forum des organisations de la société civile éthiopienne (ECSF), partage cette appréciation, soulignant que le gouvernement reconnaît désormais la société civile comme un partenaire stratégique dans le développement national.   La nouvelle loi leur permet de mobiliser des ressources et de mener librement leurs activités légales, ce qui est essentiel pour renforcer leur impact.   Les dirigeants estiment que ces changements permettent aux organisations civiles d’intervenir dans des domaines jusqu’ici limités, notamment la démocratie, la paix, la gouvernance et les droits humains.   Ils insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre et d’approfondir ces réformes, afin que les citoyens puissent pleinement exercer leurs droits et participer activement au développement du pays.   Pour beaucoup d’observateurs, le soutien affirmé des coalitions de la société civile représente un moment clé pour l’Éthiopie, annonçant une ère où ces organisations joueront un rôle majeur dans la promotion de la démocratie, la responsabilisation des institutions et la construction d’un développement inclusif.
Les prochaines élections servent comme levier pour renforcer le multipartisme, selon les responsables politiques.
Mar 28, 2026 1070
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Les responsables des partis politiques en lice ont affirmé que les prochaines élections générales représentent une occasion déterminante d’ouvrir un nouveau chapitre dans l’édification d’un système multipartite solide, fondé sur une concurrence démocratique.   L’inscription des électeurs pour les 7ᵉ élections générales, prévues le 1er juin 2026, est en cours depuis le 6 mars 2026.   Les dirigeants politiques ont indiqué qu’ils se préparent activement à ce scrutin en proposant à la population des programmes alternatifs, dans le but de gagner leur confiance et leurs suffrages.   Ils ont également souligné que ces élections constituent une opportunité de renforcer une culture politique pluraliste en Éthiopie, basée sur une compétition démocratique saine.   Le secrétaire général de l’organisation « Citoyens éthiopiens pour la justice sociale » (Ezema), Wasihun Tesfaye, a déclaré que le système multipartite du pays offre une base importante pour le développement d’une culture démocratique.   Il a ajouté qu’Ezema contribue de manière constructive à la mise en place d’un environnement favorable à une concurrence politique équitable.   Il a notamment cité l’exemple de la récente assemblée générale du parti, qui a permis l’élection démocratique de ses dirigeants, soulignant ainsi l’importance de la démocratie interne.   De son côté, le président de l’Union démocratique éthiopienne, Gebru Berhe, a salué les efforts du gouvernement pour instaurer un climat politique propice.   Il a également mis en avant le rôle du Conseil conjoint des partis politiques dans la mise en place d’un mécanisme efficace de soutien et de régulation entre les partis.   Il a ajouté que son parti contribue activement au renforcement du multipartisme en consolidant une culture de compétition électorale.   Le vice-président de l’Assemblée nationale d’Agew, Fitihalew Abay, a pour sa part affirmé que la Commission électorale nationale a instauré un cadre favorable à la tenue d’élections libres, équitables et transparentes.   Il a précisé que la Coalition des partis pour la paix en Éthiopie participe activement au scrutin en présentant des candidats à la Chambre des représentants du peuple ainsi qu’aux conseils régionaux, tout en diffusant son programme via les médias.   Enfin, il a appelé les citoyens à prendre part activement au processus électoral en votant pour le parti de leur choix.
Le Bangladesh veut consolider sa coopération avec l’Éthiopie dans un contexte de relations en plein essor.
Mar 28, 2026 736
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh a exprimé sa volonté de renforcer davantage sa coopération bilatérale avec l’Éthiopie, mettant en avant l’intensification des relations diplomatiques, économiques et humaines entre les deux pays.   S’exprimant lors d’une cérémonie marquant la fête nationale et l’indépendance du Bangladesh à Addis-Abeba, l’ambassadeur Sitwat Nayeem a réaffirmé l’engagement de son pays à approfondir ce partenariat.   Rappelant les liens historiques, il a souligné que l’Éthiopie figurait parmi les premiers pays africains à reconnaître le Bangladesh après son indépendance en 1971, témoignant d’un soutien précieux à un moment déterminant.   Selon lui, les relations bilatérales ont franchi une nouvelle étape en 2016 avec l’ouverture de l’ambassade résidente du Bangladesh à Addis-Abeba.   L’ambassadeur a également mis en avant les récents progrès économiques, notamment l’organisation du Salon commercial et du Sommet d’affaires Afrique-Bangladesh, qui ont permis de renforcer les échanges dans des secteurs tels que le jute, le cuir et les technologies de l’information.   Il a par ailleurs salué le lancement d’une liaison aérienne directe par Ethiopian Airlines vers Dacca, estimant qu’elle favorise les échanges commerciaux, le tourisme et les relations entre les populations des deux pays.   Évoquant les enjeux mondiaux, Sitwat Nayeem a insisté sur la vulnérabilité commune des deux nations face au changement climatique, appelant à une action internationale coordonnée et à la justice climatique.   Du côté éthiopien, Dewano Kedir, directeur général en charge des affaires du Moyen-Orient, de l’Asie et du Pacifique, a réaffirmé l’engagement d’Addis-Abeba à consolider les relations bilatérales dans un esprit de bénéfice mutuel.   Il a rappelé que les relations entre les deux pays remontent à 1975 et se sont progressivement étendues à des cadres multilatéraux tels que les Nations Unies, le Groupe des 77, le Mouvement des non-alignés et la coopération Sud-Sud.   Dewano Kedir a également souligné l’intérêt de l’Éthiopie pour un partenariat économique plus approfondi, mettant en avant l’expertise du Bangladesh dans les secteurs du textile et de l’habillement.   Enfin, il a lancé un appel aux investisseurs bangladais pour qu’ils saisissent les opportunités offertes par les réformes économiques en cours en Éthiopie et participent au renforcement des échanges entre les deux pays.
Des experts appellent à une couverture médiatique impartiale des 7ᵉ élections générales en Éthiopie.
Mar 28, 2026 435
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Des spécialistes et professionnels des médias ont invité les organes de presse à jouer un rôle clé lors des prochaines élections générales en Éthiopie, en assurant un accès équitable et équilibré à l’information pour l’ensemble des partis politiques en compétition.   Selon les experts interrogés par l’ENA, une couverture médiatique juste est indispensable pour permettre aux formations politiques de présenter leurs programmes et leurs visions sans partialité.   La National Election Board of Ethiopia poursuit activement les préparatifs des 7ᵉ élections générales, prévues le 1er juin 2026.   Plusieurs partis ont déjà enregistré leurs candidats, tandis que la Commission a dévoilé leurs symboles et lancé des formations à destination des agents électoraux.   Parallèlement, le processus d’inscription des électeurs se déroule actuellement, à la fois de manière numérique et manuelle.   Le professeur Brook Hailu, universitaire, diplomate et analyste des médias, a souligné que les institutions médiatiques jouent un rôle irremplaçable dans la crédibilité et le bon déroulement des élections. Selon lui, elles contribuent directement au renforcement des pratiques démocratiques.   Il a insisté sur la nécessité pour les médias de créer des espaces permettant aux partis de présenter leurs programmes sociaux, économiques et politiques, afin d’aider les électeurs à faire des choix éclairés.   De son côté, le journaliste Tibebu Belete a mis l’accent sur l’importance de renforcer les compétences des reporters à travers des formations spécialisées en couverture électorale, estimant qu’une information précise et responsable repose sur des journalistes bien formés.   Il a également rappelé que la couverture médiatique doit respecter à la fois les lignes éditoriales des institutions et les normes professionnelles.   Par ailleurs, Anteneh Getachew, chercheur principal à l’Institut des affaires étrangères, a souligné l’importance pour les journalistes de maîtriser le cadre juridique électoral.   Selon lui, une bonne connaissance des lois, des proclamations et des amendements électoraux, ainsi que des rôles des différentes parties prenantes — Commission électorale, électeurs, partis politiques et organisations de la société civile — est essentielle pour garantir une couverture rigoureuse.   Il a enfin insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias de bien comprendre les politiques nationales, notamment la Constitution, afin d’assurer un traitement responsable et précis du processus électoral.
L’Éthiopie plaide pour un renouveau de l’engagement envers l’OACPS
Mar 27, 2026 813
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - À l’occasion d’une réunion préparatoire au 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement, l’Ambassadeur Eshete Tilahun, représentant extraordinaire et plénipotentiaire de l’Éthiopie auprès des pays du Benelux et des institutions de l’Union européenne, a insisté sur la nécessité pour l’OACPS de se réinventer afin de répondre aux enjeux géopolitiques actuels.   Lors de son intervention, l’Ambassadeur Tilahun a souligné que pour que l’organisation puisse jouer pleinement son rôle au bénéfice de ses États membres et sur la scène internationale, elle doit bénéficier d’un renforcement financier et institutionnel.   Il a rappelé que l’OACPS avait été créée à l’époque postcoloniale pour défendre les intérêts des pays ayant souffert du colonialisme, réaffirmant ainsi l’attachement constant de l’Éthiopie à la mission et au succès de l’organisation.   L’Ambassadeur a également insisté sur la nécessité pour les États membres d’augmenter leurs contributions financières afin de garantir la durabilité de l’OACPS.   Les participants à la réunion préparatoire, issus de diverses régions, ont reconnu le rôle essentiel de l’organisation dans le renforcement de la coopération Sud-Sud et dans le développement des partenariats entre les pays du Sud et ceux du Nord.   Ils ont toutefois mis en avant le besoin de réformes pour permettre à l’OACPS de mieux représenter les intérêts des nations en développement.   Parmi les axes prioritaires évoqués figurent l’exploitation du potentiel des jeunes, la population croissante des États membres, l’intégration des technologies numériques et le renforcement de l’implication des diasporas.   Le 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique s’ouvrira demain, rassemblant les dirigeants des trois régions, dont le président éthiopien Taye Atske Selassie.   Cette rencontre de haut niveau devrait aborder des questions stratégiques déterminantes pour l’avenir de l’organisation
Consultations sur l’agenda du Tigray à Addis-Abeba : Commission nationale du dialogue communique
Mar 27, 2026 656
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - La Commission nationale du dialogue en Éthiopie a annoncé que les consultations relatives à l’agenda de l’État régional du Tigray se dérouleront à Addis-Abeba du 1er au 3 avril 2026.   Lors d’une conférence de presse tenue ce jour, la Commission a fait le point sur l’avancement du processus de dialogue national dans la région du Tigray.   S’exprimant devant les médias, le président de la Commission, le professeur Mesfin Araya, a souligné que les efforts entrepris pour rendre le dialogue inclusif et participatif avaient donné des résultats encourageants.   Il a rappelé que d’importantes initiatives avaient été menées afin de lancer le dialogue dans la région et de réunir les conditions nécessaires à sa mise en œuvre.   Selon lui, plus de 22 séances de consultation ont été organisées avec l’administration régionale intérimaire, les partis politiques actifs, des universitaires ainsi que diverses parties prenantes, aussi bien à Mekele qu’à Addis-Abeba.   Toutefois, en raison de contraintes liées au contexte, la Commission a décidé de transférer à Addis-Abeba la réunion régionale dédiée à l’élaboration de l’agenda et à la désignation des représentants pour la prochaine Conférence nationale de dialogue.   Ainsi, ce processus se tiendra dans la capitale du 1er au 3 avril 2026, a précisé le président de la Commission.   Enfin, Mesfin Araya a appelé l’ensemble des acteurs concernés, à tous les niveaux, à prendre part activement à ce dialogue prévu en avril 2026.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023