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Le dialogue national en Éthiopie : une initiative pour mettre fin au conflit et instaurer une paix durable
Jul 17, 2026 399
Par la rédaction 16 juillet, 2026 (ENA) La journée d’ouverture de la Conférence nationale de dialogue éthiopienne, qui s’est tenue le mardi 15 juillet 2026, a transmis deux messages complémentaires. Sur le plan national, elle a présenté ce dialogue comme une occasion décisive de transformer la culture politique de l’Éthiopie en remplaçant les cycles de confrontation par une tradition de consultation, de compromis et de consensus. Sur le plan international, elle a recueilli de vifs soutiens de la part d’éminents hommes d’État africains et d’institutions régionales, élevant ainsi cette initiative au-delà d’un simple exercice national pour en faire un processus d’importance continentale. La cérémonie d’ouverture a réuni plus de 4 000 représentants venus de toute l’Éthiopie, ainsi que le Premier ministre Abiy Ahmed, le président de la Commission du dialogue national éthiopien, le professeur Mesfin Araya, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, le commissaire de l’Union africaine chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité, l’ambassadeur Bankole Adeoye, et le secrétaire exécutif de l’IGAD, Workneh Gebeyehu. Si chaque orateur a abordé le dialogue sous un angle différent, leurs messages ont convergé autour de plusieurs thèmes centraux : le rejet de la violence politique, la nécessité d’un dialogue inclusif, l’appropriation du processus par l’Éthiopie, la réconciliation nationale, le renouveau institutionnel et la confiance de l’Afrique dans la capacité de l’Éthiopie à s’imposer comme un modèle de résolution pacifique des conflits. Mettre fin au cycle de la violence politique Le Premier ministre Abiy Ahmed a donné le ton en analysant ce qu’il a qualifié de dilemme politique de longue date en Éthiopie. « Notre vie politique commence par des paroles fortes et se termine par des actes forts. Il faut mettre fin à cette division une fois pour toutes. » Plutôt que de présenter les tensions actuelles comme des événements isolés, le Premier ministre a fait valoir que l’Éthiopie avait développé une culture politique dans laquelle les désaccords dégénèrent régulièrement en violences, car les mécanismes pacifiques de résolution des conflits sont restés insuffisants. Son message central était que l’Éthiopie se trouve aujourd’hui face à une occasion rare de changer fondamentalement cette tradition. « L’occasion qui s’offre à nous aujourd’hui est unique. Nous sommes réunis ici pour écrire l’histoire ensemble. » Il a exhorté les représentants à faire passer les intérêts nationaux avant les divisions politiques, ethniques et idéologiques, affirmant que les générations futures devraient se souvenir de ce rassemblement comme du moment où l’Éthiopie a délibérément choisi le dialogue plutôt que la division. Le président de la Commission nationale de dialogue éthiopienne, le professeur Mesfin Araya, a pour sa part confirmé ce même diagnostic du point de vue de la Commission nationale de dialogue. « Notre pays a tenté à maintes reprises de régler ses différends par la force, l’exclusion et des arrangements politiques temporaires. Aucune de ces approches n’a permis d’instaurer une paix durable. » Pour la Commission, ce dialogue n’est pas une énième conférence politique, mais une initiative institutionnelle visant à remplacer la force par la consultation comme principale méthode utilisée par l’Éthiopie pour régler les différends relatifs à la gouvernance, aux dispositions constitutionnelles, à l’identité, aux griefs historiques, au partage des ressources et à l’unité nationale. L’un des thèmes les plus marquants de cette première journée a été le rejet unanime de la violence en tant qu’instrument politique. L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a sans doute lancé l’avertissement le plus ferme, en s’appuyant sur la douloureuse expérience historique du Nigeria. « La guerre n’apporte aucun bénéfice », a-t-il déclaré, ajoutant qu’« une guerre civile est plus grave et plus destructrice qu’une guerre contre un ennemi extérieur. Nous devons (donc) nous prémunir contre la guerre civile et les conflits. » Son intervention revêtait une autorité morale particulière, car elle reflétait les leçons tirées de l’une des sociétés post-conflit les plus vastes et les plus complexes d’Afrique. Plutôt que de proposer des observations théoriques, Obasanjo a fait valoir, fort de son expérience, que les guerres civiles laissent des séquelles institutionnelles, sociales et psychologiques plus profondes que les conflits avec des ennemis extérieurs. Le secrétaire exécutif de l’IGAD, Workneh Gebeyehu, a poussé ce raisonnement au-delà de la seule question de la sécurité. « Aucune nation ne s’est jamais construite ni n’a jamais prospéré par le biais d’un conflit. » Ses propos ont établi un lien direct entre la paix et le développement national, suggérant que les pays ne parviennent à un progrès durable que lorsqu’ils privilégient le dialogue, le compromis et les intérêts nationaux collectifs plutôt que la confrontation. Associées à celles du Premier ministre Abiy et du professeur Mesfin, commissaire en chef du Dialogue national éthiopien, ces déclarations ont formé un message remarquablement cohérent selon lequel l’avenir de l’Éthiopie ne peut être assuré par la force, mais uniquement par un dialogue politique soutenu. Écouter plutôt que l’emporter L’un des traits marquants de la cérémonie d’ouverture a été l’accent mis sur la nécessité de changer non seulement les résultats politiques, mais aussi le comportement politique lui-même. Le président de la Commission du dialogue national éthiopien a fait valoir que le désaccord est une caractéristique normale des sociétés démocratiques. « Avoir des points de vue différents est naturel. Le problème commence lorsque nous tentons de faire taire les divergences par la violence au lieu de les résoudre par la discussion. » Il a en outre souligné que le dialogue ne devait jamais être considéré comme une compétition entre gagnants et perdants. « Le dialogue ne consiste pas à vaincre autrui. Il s’agit de trouver un terrain d’entente tout en respectant les différences. » De même, le Premier ministre Abiy a encouragé à plusieurs reprises les participants à écouter avec patience et sincérité plutôt que de tenter d’imposer des positions prédéterminées. Cela représente un changement conceptuel significatif, passant d’une politique à somme nulle à une gouvernance fondée sur le consensus, où les désaccords politiques sont gérés de manière institutionnelle plutôt que par la violence. Modèle continental Les intervenants africains invités ont systématiquement élargi le champ du dialogue au-delà du paysage politique national éthiopien. Obasanjo a qualifié la conférence d’« événement d’une importance historique non seulement pour l’Éthiopie, mais pour l’Afrique tout entière ». Il a replacé l’expérience de l’Éthiopie dans le cadre d’un effort continental plus large visant à démontrer que les pays africains peuvent résoudre leurs propres défis politiques par le dialogue plutôt que par des conflits prolongés. Le commissaire de l’Union africaine chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité, l’ambassadeur Bankole Adeoye, a renforcé cette position du point de vue institutionnel de l’Union africaine. « Le Dialogue national éthiopien constitue le fondement d’une paix durable et de la réconciliation nationale. » Sa déclaration reflète la préférence politique générale de l’Union africaine pour des processus politiques inclusifs et menés sous l’égide des pays eux-mêmes, en tant que mécanismes de prévention des conflits et de relèvement post-conflit. De même, le secrétaire exécutif de l’IGAD, Workneh Gebeyehu, a qualifié la conférence de moment historique décisif. « Cette conférence historique est un événement majeur qui ouvrira un nouveau chapitre dans la longue et fière histoire de l’Éthiopie. » Collectivement, ces interventions ont transformé la conférence, qui n’était au départ qu’un exercice de réconciliation nationale, en ce que de nombreux dirigeants africains considèrent clairement comme un point de référence continental potentiel pour la gestion d’une diversité politique complexe. Appropriation éthiopienne et solutions africaines Un autre point de convergence majeur a été l’insistance sur le fait que l’Éthiopie elle-même doit s’approprier à la fois le dialogue et ses résultats. L’ambassadeur Adeoye a qualifié à plusieurs reprises ce processus d’« initiative nationale », soulignant que le rôle de l’Union africaine est de soutenir les choix politiques de l’Éthiopie plutôt que de les dicter. Le secrétaire exécutif de l’IGAD, M. Workneh, a poussé cet argument plus loin en mettant en avant les traditions historiques de réconciliation propres à l’Éthiopie. « Il n’est pas nécessaire de chercher à l’étranger des solutions à nos problèmes. L’Éthiopie dispose de nombreuses expériences positives et exemplaires qui peuvent guider ce processus. » Cela reflète une philosophie africaine de plus en plus répandue selon laquelle une paix durable a le plus de chances de voir le jour lorsque les pays s’appuient sur leurs institutions endogènes, leurs traditions culturelles et des mécanismes acceptés localement, plutôt que de se fier exclusivement à des formules politiques conçues de l’extérieur. Au-delà de la résolution immédiate du conflit, les intervenants ont présenté le dialogue comme un projet de construction de l’État à long terme. M. Obasanjo a fait valoir que la conférence devrait aboutir à « une Éthiopie forte et unie », capable de rallier ses citoyens autour d’une vision nationale commune tout en positionnant le pays comme l’un des États phares de l’Afrique. Le Premier ministre Abiy a également établi un lien entre l’unité nationale et les intérêts stratégiques de l’Éthiopie, suggérant que la fragmentation politique avait, historiquement, permis à des acteurs extérieurs d’exploiter les divisions internes. La réconciliation nationale a donc été présentée non seulement comme un objectif politique, mais aussi comme une composante essentielle de la souveraineté nationale et de l’influence régionale. Le professeur Mesfin a également souligné que cette conférence devait être considérée comme le début plutôt que comme la conclusion d’un processus bien plus long. « Cette conférence n’est pas une fin en soi. C’est le début d’un parcours national vers la compréhension, la confiance et une paix durable. » Ses propos ont mis en évidence la maturité institutionnelle de l’ENDC qui, après près de quatre ans de consultations à l’échelle nationale, de recueil des priorités et d’engagement des parties prenantes, est désormais entrée dans sa phase de délibérations de fond. Stabilité régionale et enjeux continentaux L’Union africaine et l’IGAD ont clairement indiqué que la stabilité de l’Éthiopie avait des répercussions bien au-delà de ses frontières. Pour l’Union africaine, la paix dans ce pays est étroitement liée à la stabilité de la Corne de l’Afrique, notamment compte tenu de la position stratégique de l’Éthiopie, de son influence diplomatique et de son rôle en tant que pays hôte du siège de l’UA. De même, l’IGAD a réaffirmé son engagement à accompagner l’Éthiopie tout au long du processus de dialogue, reconnaissant que les événements survenant en Éthiopie ont inévitablement des répercussions sur la sécurité régionale, le commerce, les migrations et l’intégration politique. Leurs prises de position traduisent donc à la fois une solidarité avec l’Éthiopie et la reconnaissance du fait qu’un dialogue fructueux renforcerait la stabilité régionale au sens large. Conclusion La journée d’ouverture de la Conférence nationale de dialogue éthiopienne a défini à la fois la philosophie politique et les ambitions stratégiques qui devraient guider le processus dans les semaines à venir. Les messages délivrés par les intervenants ont mis l’accent sur la transformation de la culture politique éthiopienne en remplaçant la confrontation par la consultation, en reconnaissant les griefs historiques, en renforçant les institutions et en encourageant le compromis plutôt que la coercition. Ces messages nationaux ont été renforcés par une voix continentale unifiée. L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a apporté une perspective historique en mettant en garde contre les conséquences dévastatrices d’un conflit civil et en exhortant les Éthiopiens à bâtir une nation unie autour d’aspirations communes. Le commissaire de l’Union africaine, l’ambassadeur Bankole Adeoye, a affirmé que ce dialogue constituait un fondement, s’inscrivant dans une démarche nationale, pour une paix et une réconciliation durables, tandis que le secrétaire exécutif de l’IGAD, Workneh Gebeyehu, a mis en avant les traditions de consultation propres à l’Éthiopie et a appelé le pays à démontrer que le dialogue reste la seule voie viable vers le renouveau national. Dans leur ensemble, ces discours révèlent un consensus naissant selon lequel le Dialogue national éthiopien est bien plus qu’une simple conférence politique. Il s’agit d’une tentative ambitieuse visant à redéfinir la manière dont l’un des plus anciens États d’Afrique gère la diversité, résout les différends et forge un consensus national. Son succès final ne dépendra pas du caractère symbolique de son ouverture, mais de la volonté des participants de traduire ce dialogue en accords durables, en réformes institutionnelles et en une vision commune capable d’assurer une paix durable pour les générations futures.
Le président fait ses adieux aux ambassadeurs d'Autriche et de la République tchèque
Jul 16, 2026 395
Addis Ababa le 16 juillet, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a fait ses adieux à l'ambassadrice d'Autriche, Simone Knapp, et à l'ambassadeur de République tchèque, Miroslav Kosek, à l'issue de leurs missions diplomatiques en Éthiopie. Le président a félicité les ambassadeurs pour leurs efforts visant à renforcer la coopération socio-économique et politique entre l’Éthiopie et leurs pays respectifs. Il a souligné la nécessité de poursuivre la collaboration en s’appuyant sur les progrès réalisés. S’adressant à l’ENA, l’ambassadrice autrichienne, Mme Knapp, a exprimé sa gratitude pour ces quatre années passées dans le pays, décrivant l’Éthiopie comme une nation « d’une belle diversité » où elle a eu des échanges enrichissants avec les Éthiopiens tout au long de son mandat. L’ambassadrice Knapp a souligné que la coopération austro-éthiopienne avait permis la mise en œuvre de multiples initiatives diplomatiques et de développement, notamment des efforts visant à favoriser les relations commerciales qui ont amené, au fil des ans, plus de 25 entreprises autrichiennes en Éthiopie afin de mieux comprendre le pays et d’explorer des possibilités de partenariat. Un certain nombre d’entreprises autrichiennes ont déjà entamé des démarches en vue d’investir en Éthiopie, et cette dynamique est soutenue par les réformes économiques en cours dans ce pays, qu’elle a qualifiées d’audacieuses et de rassurantes pour les investisseurs. L’ambassadrice a également souligné les liens solides entre les peuples, la coopération universitaire de longue date et les relations culturelles croissantes, notamment les échanges artistiques impliquant des musiciens autrichiens et éthiopiens. Évoquant les relations diplomatiques entre l’Éthiopie et l’Autriche, qui remontent à plus de 120 ans, l’ambassadrice Knapp a souligné qu’il restait encore une marge pour approfondir ces liens, en particulier sur le plan commercial. Pour sa part, l’ambassadeur Kosek a déclaré que sa mission de quatre ans avait été très fructueuse dans le cadre des efforts visant à renforcer les relations bilatérales. Il a souligné plusieurs avancées dans les domaines des affaires et de la culture qui ont contribué à faire connaître l’Éthiopie en Europe centrale tout en promouvant le pays en tant que destination touristique. L’ambassadeur a décrit l’Éthiopie comme un partenaire stratégique de la République tchèque en Afrique, précisant que les efforts tchèques visaient à renforcer la coopération et à promouvoir les échanges technologiques dans des secteurs tels que la mobilité électrique, l’hydrogéologie et la santé, entre autres.
Le ministre d'État Semereta et le commissaire européen Síkela discutent du renforcement de leur partenariat stratégique
Jul 16, 2026 545
Addis Ababa le 16 juillet, 2026 (ENA) La ministre d'État aux Finances, Semereta Sewasew, et le commissaire européen chargé des partenariats internationaux, Jozef Síkela, se sont entretenus sur le renforcement du partenariat stratégique entre l'Éthiopie et l'Union européenne, les discussions ayant porté principalement sur le commerce, les investissements, le financement du développement et la transformation économique durable. Selon un message publié sur les réseaux sociaux, la ministre d’État Semereta a, au cours de cette rencontre, exprimé la gratitude de l’Éthiopie pour le récent accord d’appui budgétaire conclu avec l’Union européenne, le qualifiant de marque de confiance forte envers le programme de réformes en cours du pays et son engagement en faveur de la stabilité macroéconomique, de la croissance durable et de l’amélioration des résultats en matière de développement. Elle a souligné les efforts continus de l’Éthiopie pour renforcer la gouvernance économique et la gestion des finances publiques grâce à des réformes visant à améliorer la crédibilité budgétaire, la transparence, la responsabilité et la gestion des investissements publics, tout en créant un environnement plus prévisible pour les partenaires de développement et les investisseurs. Les deux parties ont convenu que les relations entre l’Éthiopie et l’UE évoluent vers un partenariat stratégique plus large, porté par une coopération économique renforcée, une intensification des échanges commerciaux, la promotion des investissements et l’engagement du secteur privé. Mme Semereta a déclaré que l’Éthiopie cherchait à attirer davantage d’investissements européens dans des secteurs prioritaires, notamment les énergies renouvelables, l’industrie manufacturière, la transformation agricole, la logistique, la transformation numérique et le développement industriel. Les discussions ont également porté sur les possibilités d’aligner les priorités d’investissement de l’Éthiopie sur la stratégie « Global Gateway » de l’Union européenne, en tirant parti des financements mixtes, des garanties et des partenariats avec des entreprises et des institutions financières européennes afin de mobiliser davantage d’investissements du secteur privé. La ministre d’État a souligné l’importance stratégique du projet d’aéroport international de Bishoftu, le décrivant comme un investissement transformateur qui renforcera la connectivité régionale, les capacités aériennes et le réseau logistique de l’Éthiopie, tout en consolidant le rôle du pays en tant que porte d’entrée pour le commerce et l’investissement en Afrique. Elle a invité les entreprises, les investisseurs et les partenaires techniques européens à s’impliquer davantage dans la mise en œuvre et l’exploitation du projet. Mme Semereta a également souligné l’importance du secteur du café en Éthiopie en tant que pilier de l’économie d’exportation du pays et a proposé la création d’une plateforme de partenariat Éthiopie-UE sur le café afin de promouvoir des chaînes d’approvisionnement durables, traçables et à valeur ajoutée grâce à une collaboration plus étroite entre les gouvernements, les investisseurs, les institutions financières et les entreprises du secteur du café. Concernant le règlement de l’Union européenne sur la déforestation (EUDR), elle a souligné l’importance d’une coopération continue afin de garantir que les exigences en matière de durabilité soutiennent, plutôt qu’elles n’entravent, le secteur du café éthiopien, en renforçant les systèmes de traçabilité, en soutenant les petits exploitants agricoles, en mobilisant des investissements et en préservant les exportations de café éthiopien vers le marché européen. La ministre d’État a en outre informé la commissaire Síkela de la prise de présidence par l’Éthiopie de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS), soulignant que cela constituait une occasion de renforcer la coopération entre l’Afrique et l’UE dans les domaines du commerce, de l’investissement, de l’action pour le climat, du développement durable et des financements innovants. Elle a également informé la commissaire des préparatifs de l’Éthiopie en vue d’accueillir la COP32 et a invité l’Union européenne à renforcer la coopération en matière de financement climatique, d’investissements verts et d’initiatives de développement résilientes face au changement climatique. La réunion s’est conclue par la réaffirmation, par les deux parties, de leur engagement à approfondir davantage le partenariat stratégique entre l’Éthiopie et l’Union européenne et à traduire leur vision commune en initiatives concrètes favorisant l’investissement, l’innovation, la croissance économique durable et la prospérité partagée.
Le discours égyptien sur « l'unilatéralisme » concernant le GERD fait abstraction de l'histoire et du droit international : Al-Arousi
Jul 15, 2026 1062
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) Les accusations répétées de l’Égypte à l’encontre de l’Éthiopie au sujet du GERD ne tiennent pas compte des faits historiques ni des principes d’utilisation équitable et de coopération consacrés par le droit international, a déclaré le député Mohammed Al-Arousi à l’ENA. Il a en outre souligné que ces allégations ne tiennent pas compte des droits au développement des pays situés en amont du bassin du Nil. S'exprimant au sujet des accusations infondées concernant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), M. Al-Arousi a déclaré que présenter l'Éthiopie comme agissant seule sur le fleuve Abay déformait à la fois les faits historiques et le cadre juridique régissant les cours d'eau internationaux partagés. Ses remarques faisaient notamment suite aux déclarations répétées de responsables égyptiens, qui, selon lui, ne reflètent pas les réalités juridiques mais une nostalgie persistante d’une époque de domination exclusive sur le fleuve Abay. Par exemple, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a déclaré que les négociations sur le GERD étaient dans l’impasse. À cet égard, M. Al-Arousi a souligné que plus de 86 % des eaux de l’Abay proviennent d’Éthiopie, faisant valoir que la volonté de ce pays de développer l’hydroélectricité reflète son droit souverain d’utiliser ses ressources naturelles de manière équitable et raisonnable. « Accuser l’Éthiopie d’unilatéralisme relève de la propagande politique et contredit notre tradition diplomatique de longue date, marquée par la patience et la flexibilité », a déclaré M. Al-Arousi. Le parlementaire a affirmé que le véritable héritage de l’unilatéralisme découle de décennies de recours à des accords datant de l’époque coloniale, a-t-il déclaré. Rejetant ce qu’il a qualifié de discours obsolète, vieux de plusieurs siècles, concernant le fleuve Abay, il a fait valoir que celui-ci visait à accorder à l’Égypte un contrôle exclusif sur le Nil tout en excluant les pays en amont des décisions relatives à la gestion et à l’utilisation de ce fleuve partagé. Selon Al-Arousi, la construction du GERD par l’Éthiopie représente un tournant historique vers une approche plus équitable et inclusive de la gouvernance de l’eau dans le bassin du Nil, remplaçant ce qu’il a qualifié d’ère dépassée d’« hégémonie de l’eau ». Il a souligné que l’Éthiopie s’était engagée dans les négociations sur le GERD pendant plus de 13 ans, menant sans relâche un dialogue diplomatique et faisant preuve de retenue malgré des désaccords prolongés. Au cours de cette période, a-t-il fait valoir, les négociations ont été retardées à plusieurs reprises par les positions adoptées par l’Égypte et, parfois, par le Soudan — qui, selon lui, cherchaient à ralentir la mise en œuvre du projet et à introduire des accords plus larges de répartition de l’eau, dépassant le cadre technique du barrage. M. Al-Arousi a également évoqué la Déclaration de principes de 2015, signée volontairement par l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan à Khartoum, soulignant que l’article 5 prévoit que le remplissage et l’exploitation du barrage se poursuivent parallèlement aux consultations en cours. Il a déclaré que les phases successives de remplissage et d’exploitation menées par l’Éthiopie s’étaient déroulées conformément à l’accord, rendant ainsi les allégations d’action unilatérale sans fondement tant sur le plan juridique que factuel. Le député a en outre souligné que le GERD avait été entièrement construit sur le territoire de l’Éthiopie, reconnu au niveau international, et financé par les Éthiopiens sans recours à des prêts extérieurs, le décrivant à la fois comme un projet de développement national et comme une étape décisive dans la promotion d’une gestion équitable des ressources en eau transfrontalières. « L’Éthiopie n’a pas simplement construit un barrage ; elle est en train de réécrire l’histoire de la justice et de l’égalité dans le bassin du Nil », a-t-il déclaré. M. Al-Arousi a également soutenu que la position de l’Éthiopie s’ancrait fermement dans le droit international. Il a invoqué le principe des Nations unies de souveraineté permanente sur les ressources naturelles, qui affirme le droit de chaque État à exploiter les ressources situées sur son propre territoire, ainsi que la Convention des Nations unies de 1997 sur le droit relatif aux utilisations non navigables des cours d’eau internationaux, dont les principes fondamentaux préconisent une utilisation équitable et raisonnable des cours d’eau partagés. Il a fait remarquer que l’Égypte n’est pas partie à cette convention, ajoutant que le droit international de l’eau contemporain ne reconnaît plus les « droits historiques » exclusifs découlant d’accords conclus sans la participation des États en amont. Il a précisé que cette approche reposait plutôt sur une utilisation équitable, tenant compte de facteurs géographiques, hydrologiques, environnementaux et liés au développement. M. Al-Arousi a expliqué que l’utilisation du fleuve Abay par l’Éthiopie était motivée par la nécessité d’étendre l’accès à l’électricité à plus de 70 millions de citoyens qui ne disposent toujours pas d’une alimentation électrique fiable. Il a fait valoir que priver les pays en amont de la possibilité d’exploiter leurs ressources naturelles à des fins de développement n’avait aucun fondement juridique, moral ou équitable. Il a souligné la position ferme de l’Éthiopie selon laquelle le GERD représente une voie vers une croissance durable et un partenariat plus équitable entre les pays partageant le fleuve Abay.
Le dialogue national ouvre un nouveau chapitre pour l’Éthiopie, selon le secrétaire exécutif de l’IGAD
Jul 15, 2026 845
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) Le règlement des différends par le biais d’un dialogue national ouvrira un nouveau chapitre pour l’Éthiopie, a déclaré Workneh Gebeyehu, secrétaire exécutif de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). S’exprimant aujourd’hui lors de la Conférence sur le dialogue national éthiopien, le secrétaire exécutif a déclaré que ce dialogue historique ouvrirait un nouveau chapitre dans la longue et prestigieuse histoire de l’Éthiopie. Il a souligné qu’aucun pays ne s’était construit ni n’avait tiré profit d’un conflit au cours de l’histoire mondiale. Les pays qui ont aujourd’hui réussi ont su donner la priorité à leurs intérêts nationaux en s’écoutant mutuellement et en discutant, a déclaré Workneh, ajoutant que les différends ne peuvent être résolus que par des moyens pacifiques et par le dialogue. Affirmant que l’Éthiopie n’est pas une nation nouvelle en quête d’identité, le secrétaire exécutif a déclaré que l’Éthiopie est le berceau de l’une des civilisations les plus anciennes et les plus puissantes de la planète. Le pays dispose de mécanismes de réconciliation profonds et remarquables. Selon M. Workneh, les mécanismes traditionnels de résolution des problèmes constituent des instruments essentiels pour aider à panser les blessures de l’Éthiopie. Il a en outre souligné qu’il n’était pas nécessaire de chercher des solutions à l’extérieur pour résoudre les problèmes internes, insistant sur la nécessité de se concentrer sur les nombreux mécanismes positifs et exemplaires existant au niveau national. Le dialogue national est une occasion pour les Éthiopiens de démontrer concrètement qu’ils sont capables de résoudre leurs différends par le dialogue et le respect mutuel. Le secrétaire exécutif a enfin souligné que l’histoire de l’Éthiopie se forgera à travers le dialogue, exhortant chacun à résoudre les problèmes par le dialogue tout en réaffirmant l’engagement de l’IGAD à se tenir fermement aux côtés de l’Éthiopie dans ce parcours historique.
L'Union européenne s'engage à renforcer sa coopération avec l'Éthiopie dans divers domaines
Jul 15, 2026 769
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) L'Union européenne s'engage à renforcer son partenariat avec l'Éthiopie grâce à une coopération élargie dans les domaines de l'investissement, de la gouvernance numérique, des énergies renouvelables et des matières premières critiques, a déclaré Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne. Elle a fait ces déclarations après avoir tenu des entretiens séparés avec le Premier ministre Abiy Ahmed et le ministre des Affaires étrangères Gedion Timothewos lors de sa visite à Addis-Abeba. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Mme Kallas a indiqué que les discussions avaient porté sur le renforcement des relations entre l’Éthiopie et l’UE, l’intensification de la coopération entre l’UE et l’Afrique, la réponse aux défis de sécurité régionaux et l’identification de nouveaux domaines de collaboration économique. « Nos deux réunions ont porté sur les relations entre l’UE et l’Éthiopie : comment les renforcer et ce que nous pouvons faire de plus ensemble », a déclaré la haute représentante, soulignant que les questions de sécurité régionale figuraient également en bonne place à l’ordre du jour. Soulignant l’intérêt croissant des entreprises européennes pour l’Éthiopie, Mme Kallas a indiqué que celles-ci étaient désireuses d’investir et de développer leurs activités dans le pays. « Elles (les entreprises) sont très intéressées par une collaboration et par des investissements ici, en Éthiopie. Mais elles ont également besoin de constater qu’il existe un environnement commercial réellement accueillant », a-t-elle déclaré, ajoutant que des préoccupations liées aux lois rétroactives et à la fiscalité avaient été soulevées lors de ses discussions avec les responsables éthiopiens. La haute représentante a identifié la gouvernance numérique comme l’un des domaines clés dans lesquels l’Éthiopie et l’Union européenne peuvent renforcer leur coopération, affirmant que les technologies numériques peuvent améliorer la prestation des services publics et créer de nouvelles opportunités économiques. Elle a également souligné l’importance de la coopération énergétique, notant que les abondantes ressources en énergies renouvelables de l’Éthiopie, combinées à l’expertise technologique de l’Europe, offrent des opportunités significatives pour des partenariats mutuellement bénéfiques. « Vous (les Éthiopiens) disposez d’abondantes ressources en énergies renouvelables. Nous avons le savoir-faire. Nous pouvons donc les associer non seulement au profit de votre population, mais aussi au profit de la nôtre. » Mme Kallas a en outre désigné les matières premières essentielles de l’Éthiopie comme un autre secteur stratégique de coopération, soulignant que l’Union européenne soutient l’exploitation de ces minerais. « Vous disposez des matières premières. (Et) notre proposition est la suivante : nous voulons que les emplois et la croissance restent en Afrique, car ce sont des emplois pour votre population », a-t-elle souligné. La haute représentante a déclaré que la création d’emplois, la promotion de la stabilité et le renforcement de la sécurité en Afrique relevaient de l’intérêt commun des deux partenaires, soulignant que le développement durable contribuait également à s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière. « Il est tout à fait dans notre intérêt à tous les deux de travailler ensemble sur ces questions », a-t-elle déclaré. Cette visite intervient alors que l’Éthiopie et l’Union européenne cherchent à renforcer encore leur partenariat de longue date. Plus tôt dans la journée, le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré avoir eu une réunion productive avec Mme Kallas, au cours de laquelle ils ont échangé leurs points de vue sur le renforcement du partenariat stratégique entre l’Afrique et l’Union européenne, la réponse aux défis régionaux et l’élargissement de la coopération économique. Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à approfondir son partenariat de longue date avec l’UE. Lors de sa rencontre avec Mme Kallas, il l’a informée de la Conférence de dialogue national, la décrivant comme un processus inclusif, transparent et piloté au niveau national, visant à forger un consensus, à renforcer l’unité nationale et à promouvoir une paix durable. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer encore la coopération entre l’Éthiopie et l’UE dans tous les domaines d’intérêt mutuel et ont souligné l’importance du troisième dialogue structuré entre l’Éthiopie et l’Union européenne, qui se tiendra prochainement, en tant que plateforme clé pour faire progresser leur engagement stratégique.
Le Dialogue National de l'Éthiopie : une étape décisive vers un avenir fondé sur le consensus
Jul 15, 2026 991
Par Meseret L'Éthiopie a franchi ce mercredi une étape majeure de son histoire politique avec l'ouverture officielle de la Conférence nationale du Dialogue, inaugurée par le Premier ministre Abiy Ahmed. Cet événement historique marque l'aboutissement de plusieurs années d'un processus visant à promouvoir la réconciliation, renforcer l'unité nationale et bâtir un consensus durable autour des grandes questions d'intérêt commun. Un processus national au service de l'unité Créée en 2021 par la Proclamation 1265/2021 adoptée par la Chambre des représentants du peuple, la Commission Éthiopienne du Dialogue National a reçu pour mandat de conduire un processus indépendant, inclusif et piloté par les Éthiopiens eux-mêmes afin de permettre aux citoyens de débattre pacifiquement des défis historiques, politiques, sociaux et institutionnels du pays. Un dialogue pour construire un consensus durable L'objet du Dialogue National va bien au-delà de la simple recherche d'un compromis politique. Il s'agit de créer un espace national où les Éthiopiens, quelles que soient leurs origines, leurs opinions ou leurs appartenances, peuvent débattre librement, dans un esprit de respect mutuel, des questions essentielles qui façonnent l'avenir du pays. Le processus vise à identifier les préoccupations communes, à favoriser une meilleure compréhension entre les différentes composantes de la société et à construire des solutions reposant sur le consensus plutôt que sur la confrontation. Le Dialogue National ambitionne également d'instaurer une culture durable du dialogue et de la concertation. En donnant la parole aux citoyens, aux chefs religieux, aux anciens, aux femmes, aux jeunes, aux représentants des partis politiques, aux universitaires, aux organisations de la société civile ainsi qu'à d'autres acteurs de la vie nationale, il favorise une participation inclusive aux réflexions sur les grandes orientations du pays. Cette approche témoigne de la conviction que les défis les plus complexes peuvent être relevés lorsque toutes les voix sont entendues et que les solutions sont élaborées collectivement. Une préparation progressive et inclusive Au cours des derniers mois, le processus est entré dans sa phase finale avec la validation des agendas nationaux, la formation des facilitateurs, la mobilisation des médias et la préparation logistique de la Conférence. Ces différentes étapes illustrent la volonté de garantir un dialogue organisé, transparent et représentatif des diverses composantes de la société éthiopienne. Le début des travaux de la Conférence nationale Ouverte officiellement ce 15 juillet 2026 à Addis Abeba par le Premier ministre Abiy Ahmed, la Conférence nationale réunit des délégués venus de toutes les régions du pays ainsi que des représentants de la diaspora. La cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence de nombreuses hautes personnalités nationales et africaines, notamment l'ancien Président de la République fédérale du Nigeria, Olusegun Obasanjo ainsi que le Professeur Bankole Adeoye, Commissaire de l'Union africaine aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, dont la participation témoigne de l'intérêt porté par le continent à cette initiative. Pendant plusieurs semaines, les participants examineront les thèmes identifiés au cours des consultations populaires afin de dégager des points de convergence et de formuler des recommandations sur les questions d'intérêt national. Les travaux visent à renforcer la cohésion sociale, à consolider l'unité nationale et à favoriser l'émergence de solutions durables répondant aux aspirations exprimées par les citoyens. Un engagement en faveur d'un avenir commun Dans son discours d'ouverture, le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné que cette initiative constitue une occasion historique d'aborder les divergences héritées du passé par des moyens pacifiques et démocratiques. Il a rappelé que le Dialogue National repose sur les priorités exprimées directement par les citoyens, faisant de ce processus un exercice démocratique inédit en Éthiopie et une expérience susceptible d'inspirer d'autres pays africains. Le processus illustre également la conviction que les défis les plus complexes peuvent être résolus par la concertation plutôt que par la confrontation. En privilégiant l'écoute mutuelle, le respect des différences et la recherche de compromis, l'Éthiopie entend consolider les bases d'une paix durable, d'une gouvernance plus inclusive et d'un développement partagé. Une portée nationale et continentale Au-delà de son importance nationale, cette conférence intervient à un moment où l'Afrique accorde une attention croissante aux mécanismes de prévention des conflits, de consolidation de la paix et de gouvernance participative. L'expérience éthiopienne illustre la volonté de privilégier des solutions nationales aux défis nationaux, conformément au principe des « solutions africaines aux problèmes africains ». Cette démarche renforce le rôle de l'Éthiopie comme acteur engagé en faveur de la stabilité régionale, du dialogue et de la coopération sur le continent. Vers une nouvelle étape de la construction nationale L'ouverture officielle de la Conférence nationale marque le début d'une nouvelle phase dans la construction d'un avenir fondé sur le consensus. Les recommandations qui émergeront des échanges seront transmises aux institutions compétentes afin de contribuer aux réformes futures et de renforcer le contrat social entre les citoyens et l'État. À travers cette initiative historique, l'Éthiopie réaffirme son engagement en faveur d'un avenir où les différences s'expriment dans le dialogue, où les défis sont abordés collectivement et où le consensus devient un moteur de paix, de stabilité et de prospérité pour les générations présentes et futures.
L'ancien président du Nigeria souligne l'importance du dialogue pour l'Éthiopie et le continent
Jul 15, 2026 655
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) L'ancien président nigérian et envoyé spécial de l'Union africaine pour la Corne de l'Afrique, Olusegun Obasanjo, a souligné l'importance historique du dialogue national éthiopien tant pour l'Éthiopie que pour l'ensemble du continent africain. Lors de l'ouverture de la Conférence sur le dialogue national qui s'est tenue aujourd'hui, M. Obasanjo a exprimé sa profonde reconnaissance au Premier ministre Abiy Ahmed pour son leadership visionnaire, son patriotisme et son dévouement envers l'avenir de l'Éthiopie. Il a également évoqué les parallèles historiques et sociaux profondément enracinés entre le Nigeria et l'Éthiopie, soulignant leurs parcours similaires face aux défis nationaux. Soulignant l’importance cruciale de tirer les leçons de l’histoire, l’ancien président nigérian a averti que les conflits internes n’apportaient aucun bénéfice et étaient bien plus dévastateurs que la lutte contre un adversaire extérieur. Il a insisté sur le fait que les nations devaient se prémunir avec diligence contre les dangers des troubles civils, exhortant la population à préserver le tissu de son unité. Saluant les initiatives de consolidation de la paix actuellement menées par l’Éthiopie, M. Obasanjo a félicité la Commission nationale de dialogue pour ses réalisations remarquables et ses préparatifs minutieux menés à ce jour. Il a souligné que les principaux objectifs stratégiques de ce dialogue consistent à forger une société solide et unifiée, et à rallier tous les Éthiopiens autour d’une grande vision commune. L'ancien président a en outre souligné que faire de l'Éthiopie une force motrice en Afrique et un pôle d'attraction sur la scène internationale reste un pilier stratégique essentiel de ce dialogue. Il s'est dit convaincu que ces nobles aspirations sont tout à fait réalisables, et a exhorté l'assemblée à rester résolument concentrée sur ces objectifs stratégiques afin d'assurer un succès durable.
Le Premier ministre Abiy et la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères discutent du partenariat et de la coopération régionale
Jul 15, 2026 504
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed s'est entretenu en début d'après-midi avec la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas. Les deux parties ont discuté des moyens d'approfondir les relations entre l'UE et l'Afrique, de relever les défis régionaux et de renforcer la coopération économique. À l'issue de la réunion, le Premier ministre Abiy a écrit sur X que la discussion avait été productive, précisant que les deux parties avaient échangé leurs points de vue sur des domaines clés d'intérêt mutuel visant à renforcer le partenariat stratégique entre l'Afrique et l'Union européenne. « J'ai eu le plaisir d'accueillir aujourd'hui la haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, pour une réunion productive », a déclaré le Premier ministre. Les discussions ont porté principalement sur le renforcement des relations entre l'UE et l'Afrique, tout en abordant des questions régionales urgentes d'intérêt commun, a-t-il ajouté. Le Premier ministre Abiy et le haut représentant de l'UE, M. Kallas, ont par ailleurs exploré des pistes stratégiques visant à élargir la coopération économique, soulignant leur engagement à renforcer les partenariats en matière de commerce, d'investissement et de développement entre l'Éthiopie, l'Afrique et l'Union européenne.
Le témoignage de l’Éthiopie en matière de dialogue : une étape décisive vers une paix durable et la croissance, selon un commissaire de l’UA
Jul 15, 2026 418
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) « Le dialogue national éthiopien constitue un témoignage et un jalon majeur dans la mise en œuvre d’une paix et d’une croissance durables, car la paix, la stabilité et l’unité du pays sont essentielles pour la région et le continent dans son ensemble », a déclaré Bankole Adeoye, commissaire de l’Union africaine chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité. S'exprimant lors de l'ouverture de la Conférence sur le dialogue national en Éthiopie, Bankole Adeoye, commissaire de l'Union africaine chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité, a salué la profondeur et le niveau de participation de ce dialogue national historique, exprimant la satisfaction de l'UA de prendre part à cet événement historique. L’Union africaine soutient cet événement historique et cette opportunité historique, a souligné le commissaire, ajoutant que le dialogue national constitue un témoignage et un jalon pour l’Éthiopie dans la mise en œuvre d’une paix et d’une croissance durables. Le dialogue national illustre clairement la détermination de l’Éthiopie à garantir une stabilité durable qui reflète la grande diversité des différents milieux de la société, a-t-il ajouté. Réaffirmant l’engagement de l’Union africaine à soutenir la réussite du dialogue national, il a souligné l’importance des solutions locales pour une croissance durable, une paix durable et la stabilité. Le commissaire Adeoye a en outre souligné que la paix, la stabilité et l’unité de l’Éthiopie sont essentielles pour la région et le continent en général, ce pays étant la capitale diplomatique de l’Afrique et le siège de la Commission de l’Union africaine. Il a en outre réaffirmé la ferme volonté de l’UA de poursuivre sa collaboration avec l’Éthiopie en vue d’instaurer une paix durable, d’assurer la stabilité et de favoriser la croissance durable du pays. Les 4 000 représentants éthiopiens participent à cette conférence historique de dialogue national, qui donnera lieu à trois semaines de délibérations nationales structurées. Afin d’orienter ces discussions cruciales, la Commission éthiopienne du dialogue national a identifié huit grands axes de travail, soigneusement définis à partir des priorités fondamentales et des préoccupations systémiques soulevées par les citoyens lors des vastes consultations menées sur le terrain. Créée en 2021 en tant qu'institution indépendante, la Commission éthiopienne pour le dialogue national a été chargée de faciliter un dialogue national inclusif visant à dégager un consensus sur les questions qui ont historiquement divisé les Éthiopiens et de contribuer à une paix durable, à la stabilité et à l'unité nationale.
Le Premier ministre Abiy appelle les participants à la Conférence de dialogue national à assumer leurs responsabilités et à préserver la souveraineté
Jul 15, 2026 349
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les Éthiopiens à saisir cette occasion unique, qui ne se présente qu’une fois par génération, de façonner l’avenir du pays, exhortant les participants à la Conférence de dialogue national à assumer leurs responsabilités et à préserver la souveraineté du pays grâce à l’unité. S’exprimant aujourd’hui lors de la séance d’ouverture de la Conférence de dialogue national éthiopienne à Addis-Abeba, le Premier ministre a qualifié ce processus de l’une des initiatives politiques les plus importantes de l’histoire moderne de l’Éthiopie. Le Premier ministre a souligné que ce dialogue représentait une occasion historique rare de bâtir une Éthiopie plus forte et plus unie, et de garantir que les générations futures héritent d’une nation ayant surmonté les divisions du passé. « Nous devons agir avec un grand sens des responsabilités afin que nos enfants ne passent pas à nouveau à côté des opportunités que nous et nos prédécesseurs n’avons pas su saisir », a-t-il déclaré. Le Premier ministre Abiy a en outre souligné que l’histoire offre aux nations des moments décisifs qui peuvent soit devenir des tournants vers le renouveau, soit des occasions manquées qui aggravent les divisions. Il a exhorté les participants à aborder la conférence avec sagesse, humilité et une vision à long terme pour le pays. « Ce dialogue offre l’occasion d’écrire une histoire qui renforcera la nation pour les générations à venir », a souligné le Premier ministre, avertissant que ne pas saisir une telle occasion pourrait laisser un héritage qui affaiblirait la cohésion nationale, limiterait le développement et réduirait les perspectives d’avenir du pays. L’avenir de l’Éthiopie dépend de la construction d’un consensus fondé sur le respect mutuel et un engagement sincère envers des points de vue divergents, a-t-il ajouté. Citant les anciens de la communauté Afar, le Premier ministre Abiy a déclaré que les participants devaient garder à l’esprit que personne ne peut pleinement comprendre les préoccupations d’autrui sans d’abord l’écouter directement. « Une solution commune ne peut être trouvée qu’en écoutant l’autre partie », a-t-il souligné. Le Premier ministre a en outre appelé les délégués à rechercher des solutions qui servent le bien commun plutôt que des intérêts particuliers. S'appuyant sur un autre proverbe traditionnel des anciens du Tigré, Abiy a souligné la valeur de la sagesse collective, affirmant que l'échange d'idées entre de nombreuses personnes aboutit à des solutions plus solides et plus durables que les points de vue individuels. Le Premier ministre Abiy a également rappelé aux représentants qu’ils portaient les espoirs de plus de 130 millions d’Éthiopiens et des générations à venir, les exhortant à délibérer avec sincérité, responsabilité et engagement en faveur d’une paix durable. Au-delà de l’unité nationale, le Premier ministre a mis en garde contre les acteurs extérieurs cherchant à exploiter les divergences internes de l’Éthiopie à des fins géopolitiques. S'appuyant sur un proverbe traditionnel de la communauté Tembaro, il a comparé ces acteurs à des vautours qui n'apparaissent qu'après un conflit, cherchant à tirer profit des difficultés de la nation. Évoquant l'histoire de l'Éthiopie, le Premier ministre Abiy a rappelé que les périodes de divisions internes avaient souvent ouvert la voie à des ingérences extérieures, notamment la perte par le pays de son accès direct à la mer Rouge. Il a déclaré que les campagnes de propagande actuelles reflétaient des tentatives visant à affaiblir l'Éthiopie en attisant les dissensions internes. « Le peuple éthiopien doit savoir une chose », a-t-il déclaré. « Nos différends doivent être résolus de manière civilisée, autour d’une table. » Soulignant le droit souverain de l’Éthiopie à déterminer son propre avenir, le Premier ministre a déclaré que les intérêts nationaux ne peuvent être dictés par des forces extérieures. « C'est à nous qu'il revient de décider de nos affaires », a-t-il déclaré, affirmant que le destin de l'Éthiopie n'appartient qu'à son peuple.
Le dialogue national en Éthiopie peut servir de modèle exemplaire pour l'Afrique , déclare le Premier ministre Abiy
Jul 15, 2026 187
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) La Conférence nationale de dialogue éthiopienne, dont l’ampleur, le déroulement, la durée et, potentiellement, les résultats qu’elle produira sont d’une portée historique, peut à bien des égards servir de modèle exemplaire pour l’Afrique, a déclaré aujourd’hui le Premier ministre Abiy Ahmed. Lors de l’ouverture de la conférence, le Premier ministre a décrit ce dialogue comme une plateforme inclusive tant par son champ d’action que par son déroulement, sa durée et son impact potentiel. « Cette conférence est une plateforme globale de discussion, de consultation et de débat qui est véritablement unique dans l’histoire moderne de l’Éthiopie. Elle revêt une ampleur, un processus, une durée et, potentiellement, des résultats monumentaux ; il s’agit d’une initiative d’une importance capitale qui peut, à bien des égards, servir d’exemple fort pour le reste de l’Afrique », a-t-il souligné. Il a averti que ne pas saisir ces opportunités risquait d’écrire une histoire néfaste, marquée par la division plutôt que par le développement. Citant Sun Tzu, ancien général, stratège et philosophe chinois, selon lequel « les opportunités se multiplient à mesure qu’on les saisit », le Premier ministre a ajouté que son gouvernement avait mis à profit ces années de réforme pour mener à bien des réformes politiques, économiques et militaires et améliorer la trajectoire du pays. Le Premier ministre Abiy a défendu le dialogue national de quatre ans, auquel ont participé des centaines de milliers d’habitants et la diaspora éthiopienne, en le qualifiant d’inclusif plutôt que d’élitiste. Il a en outre attribué la perte d’accès de l’Éthiopie à la mer Rouge à des faiblesses internes plutôt qu’à une force suffisamment puissante pour faire obstacle aux intérêts légitimes du pays. Le Premier ministre a mis en garde contre ce qu’il a qualifié de « vautours planant dans le ciel éthiopien » qui tentent de tirer parti des désaccords nationaux, soulignant que les citoyens éthiopiens devaient choisir eux-mêmes la manière dont les intérêts sont partagés et résister à toute forme de coercition. Il a déclaré que la résilience de l’Éthiopie trouvait ses racines dans des traditions ancestrales d’arbitrage, de dialogue, de pardon et de réparation, et a fait valoir que le fait d’ancrer la consultation dans cet héritage garantirait sa pérennité pendant des décennies. L’arbre Warka (sycomore) est un symbole de la culture de réconciliation de l’Éthiopie, a déclaré le Premier ministre Abiy, expliquant que c’est à son ombre que les différends sont réglés, que des enseignements sont dispensés, que les familles se rassemblent et que les communautés préservent leur histoire. Abattre l’arbre Warka symbolise le recul de la concertation et la montée de l’intolérance en Éthiopie, a-t-il noté. Le Premier ministre a cité des proverbes issus de diverses communautés pour exhorter les participants à se concerter dans l’intérêt de l’Éthiopie plutôt que dans celui de leurs propres groupes, affirmant que pour comprendre les griefs, il fallait faire preuve d’écoute et d’engagement au-delà des clivages communautaires. Il a enfin souligné que ce forum portait une responsabilité non seulement envers la population d’aujourd’hui, mais aussi envers les générations futures.
Le Premier ministre Abiy appelle à l’unité nationale pour préserver les intérêts stratégiques de l’Éthiopie
Jul 15, 2026 371
Addis-Abeba, le 15 juillet 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les Éthiopiens à renforcer l’unité nationale et à protéger les intérêts stratégiques du pays, affirmant que la cohésion interne est essentielle pour faire avancer l’aspiration de longue date de l’Éthiopie à accéder à la mer Rouge. S’exprimant lors de la Conférence de dialogue national, Abiy a déclaré que la perte par l’Éthiopie de son accès direct à la mer Rouge était la conséquence de faiblesses internes et de décisions prises par les dirigeants qui, selon lui, ont laissé le pays enclavé malgré ses liens historiques avec cette voie navigable. Il a ajouté que les intérêts nationaux de l’Éthiopie ne devaient pas être compromis par des divisions internes, exhortant les citoyens à recourir au dialogue et à la consultation pour résoudre leurs divergences politiques plutôt que de laisser des acteurs extérieurs exploiter les défis nationaux. Le Premier ministre a affirmé que des acteurs étrangers avaient cherché à tirer profit des conflits internes de l’Éthiopie en apportant un soutien qui aggrave l’instabilité, tout en contribuant peu aux périodes de développement national. Il a cité des projets tels que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), la transformation urbaine et d’autres initiatives de développement comme exemples de réalisations obtenues grâce aux efforts propres de l’Éthiopie. Abiy a souligné que l’Éthiopie est capable de résoudre ses différends par le biais du dialogue national et d’autres mécanismes pacifiques, appelant les citoyens à veiller à ce que les priorités nationales priment sur les désaccords politiques. Réaffirmant la volonté de l’Éthiopie de coopérer avec d’autres pays, le Premier ministre a déclaré que le pays était prêt à nouer des partenariats fondés sur le respect mutuel et l’intérêt commun. Il a toutefois insisté sur le fait que les décisions touchant à la souveraineté et aux intérêts stratégiques de l’Éthiopie devaient être prises par les Éthiopiens. Il a conclu en exhortant les partenaires extérieurs à s’engager aux côtés de l’Éthiopie dans un esprit de coopération, soulignant que le respect de l’histoire, de la souveraineté et des aspirations nationales du pays était essentiel pour établir des relations durables et mutuellement bénéfiques.
« Le dialogue national : une voie historique vers un avenir commun et la réconciliation », déclare le président de la Commission
Jul 15, 2026 261
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) « Le dialogue éthiopien n’est pas un mécanisme destiné à effacer sa magnifique diversité, mais un forum civilisé visant à mettre en place un système où tous coexistent harmonieusement malgré leurs différences », a déclaré aujourd’hui le commissaire en chef Mesfin Araya. S’exprimant lors de l’inauguration de la très attendue Conférence nationale de dialogue à Addis-Abeba, le commissaire en chef s’est montré optimiste quant à la capacité de ce rassemblement historique à favoriser un consensus national solide, à panser les blessures historiques et à jeter les bases d’un avenir commun et pacifique. Mesfin a souligné que, bien que l’Éthiopie puisse se prévaloir d’une histoire glorieuse et d’une riche diversité culturelle, elle a sans cesse été mise à l’épreuve par des désaccords politiques profondément enracinés. Il a souligné que les divergences idéologiques sont le signe d’une démocratie vivante, et que la tragédie ne survient que lorsque la société tente de résoudre ces divergences par la violence, l’exclusion ou le ressentiment. Les précédents historiques ont prouvé que la force ou les solutions provisoires ne peuvent remédier aux problèmes systémiques, a souligné le président de la Commission, ajoutant que la seule voie viable pour aller de l’avant est un dialogue national inclusif, transparent et scientifiquement structuré. Afin de garantir l’intégrité et la crédibilité maximales du processus, la Commission a passé les quatre dernières années à établir des lignes directrices opérationnelles transparentes et juridiquement solides. Ces cadres rigoureux ont été conçus pour garantir la responsabilité et des règles de procédure claires à chaque étape des délibérations, selon M. Mesfin. Parallèlement, la Commission a donné la priorité à une représentation inclusive, œuvrant sans relâche pour assurer la participation authentique et équitable des agriculteurs, des éleveurs, des femmes, des jeunes, des partis politiques et des institutions civiques issues de tous les horizons. En outre, un vaste processus de formulation d’un programme à la base a été mené afin de recueillir les préoccupations, les idées et les aspirations sincères du public. Ces contributions ont ensuite été systématiquement affinées pour aboutir à des axes d’action concrets. Enfin, la Commission a mené de vastes campagnes de sensibilisation à travers tout le pays, favorisant ainsi un profond sentiment d’appropriation à l’échelle nationale et veillant à ce que chaque citoyen comprenne le rôle essentiel qu’il joue dans ce parcours historique. Les délibérations s’articuleront autour de huit grands axes reflétant les priorités des citoyens, à savoir la construction de l’État, la structure du gouvernement, le statut constitutionnel des villes fédérales, les affaires religieuses, le renforcement des institutions, l’État de droit, les affaires socio-économiques et la consolidation de la paix. Le président de la Commission a souligné que les objectifs ultimes de ce dialogue historique sont d’ancrer une culture du dialogue autour d’une table ronde, de panser les blessures historiques et de favoriser un nouveau lien de confiance entre les citoyens, les forces politiques et l’État. Il a exprimé sa profonde gratitude envers le gouvernement fédéral, les administrations régionales, la société civile, la diaspora et les partenaires internationaux, notamment le PNUD, pour leur soutien technique et financier indéfectible. Mesfin a enfin appelé tous les représentants à dépasser les intérêts étroits de leurs groupes respectifs et à se tourner vers le vaste horizon d’une Éthiopie unifiée et pacifique. La Conférence de dialogue national a réuni 4 000 représentants issus de plus de 1 200 woredas. Au cours des prochaines semaines, ces représentants mèneront des délibérations visant à aborder les problèmes les plus urgents et les plus profondément enracinés de l'Éthiopie. Le Premier ministre Abiy, de hauts responsables gouvernementaux, des chefs religieux, des anciens traditionnels et des membres du corps diplomatique international ont honoré de leur présence cette cérémonie d'inauguration historique.
L'Éthiopie inaugure une conférence historique sur le dialogue national tandis que le Premier ministre Abiy visite l'exposition consacrée au parcours de l'ENDC
Jul 15, 2026 325
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné de hauts responsables gouvernementaux et de dirigeants de la Commission éthiopienne pour le dialogue national (ENDC), a visité une exposition retraçant les quatre années du processus de dialogue national en Éthiopie, en amont de l'ouverture officielle de la Conférence sur le dialogue national à Addis-Abeba. L'exposition a mis en lumière les préparatifs de grande envergure menés depuis la création de la Commission fin 2021, retraçant les consultations menées à l'échelle nationale, les efforts de définition des priorités et le travail institutionnel qui ont abouti au lancement de ce que beaucoup considèrent comme l'une des initiatives politiques les plus importantes de l'histoire récente de l'Éthiopie. Avec l’ouverture de la conférence, l’Éthiopie est entrée dans un chapitre décisif de son parcours politique moderne, se lançant dans l’une de ses initiatives nationales les plus ambitieuses visant à relever des défis politiques, constitutionnels et sociaux de longue date par le dialogue plutôt que par la confrontation. Organisée par la Commission éthiopienne du dialogue national — une institution indépendante créée par la Chambre des représentants des peuples —, cette conférence marque l’aboutissement d’années de consultations menées auprès des communautés à travers tout le pays. Elle témoigne d’un engagement national à résoudre des divergences profondément enracinées par le biais d’un dialogue inclusif, de la recherche d’un consensus et d’une délibération pacifique, plutôt que par le conflit. Pour de nombreux Éthiopiens, le Dialogue national est bien plus qu’un simple événement politique. Il est considéré comme une occasion historique de répondre aux griefs nationaux de longue date par le biais d’une discussion pacifique, de renforcer la compréhension mutuelle entre les différentes communautés et de forger une vision commune pour l’avenir du pays. Ce dialogue rassemble des représentants d’un large éventail de la société éthiopienne, notamment des partis politiques, des chefs religieux, des anciens, des femmes, des jeunes, des organisations de la société civile, des universitaires, des chefs d’entreprise, des personnes déplacées à l’intérieur du pays et d’autres représentants communautaires. Ce processus inclusif vise à garantir que des voix diverses contribuent à façonner l’avenir du pays. L'importance du Dialogue national dépasse les frontières de l'Éthiopie. En tant que capitale diplomatique de l'Afrique et siège de l'Union africaine, l'Éthiopie joue un rôle central dans le paysage politique et économique de la Corne de l'Afrique. Une plus grande stabilité dans le pays devrait contribuer à la paix régionale, renforcer la coopération économique, faciliter le commerce et les investissements, et consolider les efforts d'intégration continentale au sens large. Les observateurs soulignent également que ce dialogue pourrait fournir des enseignements précieux à d’autres pays africains à la recherche d’approches inclusives et prises en main au niveau national en matière de résolution des conflits, de réconciliation et de gouvernance démocratique. Si elle s'avère fructueuse, l'expérience de l'Éthiopie pourrait constituer un exemple important montrant comment le dialogue peut contribuer à résoudre des divergences politiques complexes tout en favorisant une paix durable, l'unité nationale et le renouveau démocratique.
Lancement de la Conférence sur le Dialogue National : l'Éthiopie renforce sa quête de paix par le consensus
Jul 15, 2026 246
Addis Ababa le 15 juillet, 2026 (ENA) L'Éthiopie a officiellement lancé aujourd'hui la Conférence sur le Dialogue National, marquant une étape importante dans les efforts du pays visant à résoudre les questions nationales de longue date par le biais d'une consultation inclusive et de la recherche du consensus, dans le cadre de sa quête plus large d'une paix durable, de l'unité nationale et du renforcement de l'État démocratique. Organisée par la Commission éthiopienne du Dialogue National (ENDC), la conférence réunit environ 4 000 délégués venus de l'ensemble du pays ainsi que de la diaspora éthiopienne afin de débattre des principales questions nationales identifiées à l'issue de vastes consultations publiques menées au cours des dernières années. L'ouverture de cette conférence marque le passage de la phase de définition des priorités à celle des délibérations nationales de fond. Elle offre une plateforme permettant à des Éthiopiens issus de divers horizons d'échanger leurs points de vue, d'identifier des domaines de convergence et de formuler des recommandations sur des questions jugées essentielles pour l'avenir du pays. Créée par le Parlement en 2021, la Commission éthiopienne du Dialogue National a reçu pour mandat de conduire un processus de dialogue national indépendant, inclusif et participatif visant à répondre, par des moyens pacifiques, aux défis politiques, sociaux et économiques profondément enracinés. Depuis sa création, la Commission a mené de vastes consultations associant des représentants des communautés, des anciens, des responsables religieux, des femmes, des jeunes, des acteurs politiques, des organisations de la société civile, des associations professionnelles ainsi que d'autres parties prenantes dans une grande partie du pays. Ces consultations ont abouti à l'identification des principales questions qui constituent désormais la base des travaux de la conférence nationale. Au cours des prochaines semaines, les délégués devraient examiner un large éventail de questions, notamment l'identité nationale, les questions constitutionnelles et de gouvernance, le fédéralisme, la paix et la réconciliation, l'État de droit, les droits de l'homme, la gouvernance économique ainsi que d'autres enjeux d'importance nationale identifiés par les citoyens au cours du processus de consultation. La conférence intervient à un moment où l'Éthiopie continue de privilégier le dialogue pacifique comme moyen de résoudre les différends et de renforcer la cohésion sociale. En offrant un cadre institutionnel où des perspectives diverses peuvent être échangées dans le cadre du dialogue, ce processus vise à promouvoir la compréhension mutuelle et à contribuer aux efforts continus du pays en faveur d'une paix durable et d'un consensus national. Selon la Commission, la conférence devrait aboutir à des recommandations reflétant les domaines de consensus dégagés par les participants, dont les résultats sont destinés à orienter les futurs efforts visant à renforcer la paix, l'unité nationale et la gouvernance démocratique. Alors que les délibérations s'ouvrent, la conférence devrait constituer une importante occasion pour les participants d'échanger sur des questions d'intérêt national et de faire progresser l'ambition de l'Éthiopie de bâtir une nation consolidée par la concertation et le consensus.
La Conférence sur le dialogue : une occasion historique de parvenir à un consensus national, selon le président de l'ECSOC
Jul 14, 2026 682
Addis Ababa le 14 juillet, 2026 (ENA) La Conférence de dialogue national, qui doit débuter demain, offre une occasion historique de jeter les bases d’un consensus national en examinant et en résolvant pacifiquement les divergences de longue date et profondément enracinées dans le pays, a déclaré Ahmed Hussein, président du Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC). S'adressant aujourd'hui aux journalistes, le président a indiqué que le processus de dialogue avait permis d'examiner en profondeur les divergences existantes et de jeter les bases de l'unité grâce à un engagement pacifique. Il a souligné que la conférence ouvrirait la voie à la compréhension mutuelle et à une paix durable. Selon lui, le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne considère ce dialogue comme une occasion précieuse d'aborder les divergences entre Éthiopiens par le dialogue, de favoriser la compréhension mutuelle et de renforcer la paix durable, la justice et l'unité nationale. Le dialogue national n’a pas pour but de servir de tribune pour revendiquer la victoire ou la défaite, mais de constituer un processus national à travers lequel des solutions collectives seront recherchées en discutant des problèmes communs, a-t-il ajouté. Le succès du dialogue repose sur la tolérance, l’écoute, le respect mutuel et une bonne volonté sincère. Le président Ahmed a déclaré que les organisations de la société civile avaient une responsabilité unique dans ce processus, notamment celle de faire entendre la voix du public, de garantir la participation des groupes marginalisés et vulnérables, de renforcer la confiance entre les parties prenantes et de servir de pont pour favoriser la compréhension mutuelle. À cet égard, les organisations de la société civile ont collaboré avec la Commission du dialogue national en mettant à disposition des participants actifs, des animateurs et des observateurs, tout en soutenant les efforts de consolidation de la paix et en menant des actions de sensibilisation auprès de l’ensemble de la société. L’ECSOC reste déterminé à veiller à ce que le dialogue reste indépendant, inclusif, transparent et fondé sur la confiance mutuelle, a-t-il ajouté. Soulignant la nécessité de résoudre les questions cruciales dans le cadre de ce processus, le président a appelé les participants au dialogue à s’engager avec patience, responsabilité, respect mutuel et sens du patriotisme. Il a également exhorté le public à suivre de près le processus, à formuler des commentaires constructifs et à favoriser des discussions pacifiques. Par ailleurs, Ahmed a souligné que ce dialogue devait être considéré comme une responsabilité nationale partagée, nécessitant l'implication de la presse, de la société civile, des instances gouvernementales, des citoyens et des parties prenantes.
Le Premier ministre Abiy reçoit l'ancien président nigérian Ọbasanjọ
Jul 14, 2026 504
Addis Ababa le 14 juillet, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy a reçu l'ancien président nigérian Oluṣẹgun Ọbasanjọ, à la veille de la Conférence historique sur le dialogue national en Éthiopie. Au cours de leur entretien, le président Obasanjo a fait part de son expérience concernant le processus de paix au Biafra. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy a écrit : « Aujourd’hui, à la veille de notre Dialogue national historique, j’ai reçu dans mon bureau Oluṣẹgun Ọbasanjọ, un ami cher de l’Éthiopie, afin de discuter du Dialogue national à venir et de tirer parti de la sagesse qu’il a acquise au cours de ces parcours, au cours desquels il a partagé avec nous son expérience à la tête du processus de paix au Biafra. » Il a ajouté que cette expérience constituait une leçon précieuse pour le parcours de l’Éthiopie vers l’unité et une paix durable par le dialogue. L’Éthiopie reste profondément reconnaissante envers le président Obasanjo pour ses contributions inestimables, a ajouté le Premier ministre.
Le dialogue national en Éthiopie : un nouveau chapitre pour le consensus et la construction nationale
Jul 14, 2026 771
Par la rédaction L’Éthiopie s’apprête à entamer l’un des parcours politiques les plus importants de son histoire moderne avec le coup d’envoi officiel, le 15 juillet 2026 à Addis-Abeba, de la Conférence de dialogue national, qui marque une étape majeure dans la quête de réconciliation, de participation inclusive, de consensus national et de paix durable menée par le pays. Après des mois de consultations à l’échelle nationale, de recueil des thèmes à aborder, d’exercices de validation et de préparatifs minutieux, cette conférence tant attendue s’ouvrira au Centre international des congrès d’Addis-Abeba, marquant ainsi le début d’une nouvelle phase de délibérations nationales structurées visant à traiter les questions politiques, sociales et de gouvernance qui se posent depuis longtemps en Éthiopie. Contrairement à de nombreuses conférences politiques du passé, souvent façonnées principalement par les élites politiques, le processus de dialogue national éthiopien a été conçu comme une initiative portée par la base. Au cours des derniers jours, des milliers de délégués représentant des citoyens, des communautés, des institutions et des groupes sociaux de tout le pays sont arrivés à Addis-Abeba grâce à des dispositifs coordonnés de transport aérien et terrestre. La conférence réunira environ 4 000 représentants de tous les États régionaux, d’Addis-Abeba, de Dire Dawa et des communautés éthiopiennes à l’étranger, y compris des participants venus de pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis et la Suède. Parmi les participants figurent des représentants de partis politiques, d’institutions religieuses, d’organisations de la société civile, de groupes de femmes et de jeunes, des chefs traditionnels, des anciens, des professionnels, des milieux d’affaires, des universitaires, des personnes en situation de handicap et d’autres segments de la société éthiopienne. Venant de plus de 1 200 woredas à travers l’Éthiopie, les délégués ont été hébergés à l’Université de la fonction publique éthiopienne et à l’Institut fédéral d’enseignement et de formation techniques et professionnels, où ils ont participé à des sessions d’orientation intensives sur le processus de dialogue, les méthodes de délibération, les principes directeurs et les approches visant à parvenir à un consensus. La Commission éthiopienne du dialogue national (ENDC) a annoncé le coup d’envoi de la conférence lors d’une conférence de presse tenue le 13 juillet, soulignant que les derniers préparatifs de ce rassemblement historique étaient achevés. Les huit grands axes thématiques qui guideront les discussions ont été officiellement dévoilés par le président de la Commission, le professeur Mesfin Araya, et ses collègues commissaires lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté des chefs religieux, des anciens de la communauté, des Abba Gadas, des Hadha Sinqees et des représentants de divers secteurs de la société. Huit piliers de l’agenda national pour guider les délibérations Selon la Commission, ces piliers de l’agenda sont le fruit d’années de consultations à l’échelle nationale et reflètent les préoccupations, les priorités et les aspirations exprimées par les Éthiopiens dans le cadre de l’un des processus de participation publique les plus vastes du pays. Les huit piliers thématiques sont les suivants : 1. Construction de l’État Aborder les questions d’identité nationale, de récits historiques, de citoyenneté, de cohésion sociale et de l’orientation future de l’État éthiopien. 2. Structure et forme de gouvernement Examen du système fédéral éthiopien, de la gouvernance constitutionnelle, des mécanismes de partage du pouvoir et des cadres institutionnels. 3. Statut des villes fédérales Discussion sur la gouvernance, l’administration et les rôles nationaux d’Addis-Abeba et de Dire Dawa. 4. Affaires religieuses Promotion de l’harmonie interconfessionnelle, renforcement de la coexistence pacifique et garantie de l’égalité, du respect mutuel et de relations constructives entre les communautés religieuses. 5. Renforcement des institutions, État de droit et droits de l’homme Accent mis sur le renforcement des institutions démocratiques, l’indépendance judiciaire, le constitutionnalisme, l’efficacité institutionnelle et la protection des droits fondamentaux. 6. Affaires socio-économiques, notamment les agriculteurs et les éleveurs Aborder le développement équitable, la croissance économique, la gestion des ressources, la protection sociale et les préoccupations des agriculteurs, des communautés pastorales, des jeunes et d’autres groupes sociaux. 7. Lutte contre la corruption et bonne gouvernance Explorer des mesures visant à renforcer la transparence, la responsabilité, l’intégrité institutionnelle et la confiance du public dans les institutions gouvernementales. 8. Consolidation de la paix Promouvoir la réconciliation, la prévention des conflits, la résolution des conflits et les mécanismes de paix durable pour assurer la stabilité nationale à long terme. La Commission a souligné que les points à l’ordre du jour ne constituent pas des décisions politiques prédéterminées, mais plutôt un cadre élaboré à partir des points de vue des citoyens recueillis lors de consultations menées dans toute l’Éthiopie. Un dialogue national fondé sur la participation publique Créée en vertu de la proclamation n° 1265/2021 en tant qu’institution indépendante, la Commission éthiopienne pour le dialogue national a été chargée de faciliter un dialogue national inclusif visant à établir un consensus sur les questions qui ont historiquement divisé les Éthiopiens. Le processus de consultation à l’échelle nationale a touché plus de 1 200 woredas, couvrant environ 93 % des districts administratifs de l’Éthiopie. Il a associé des partis politiques, des organisations civiques, des institutions universitaires, des chefs religieux, des anciens traditionnels, des femmes, des représentants de la jeunesse et des acteurs locaux. Des centres urbains aux communautés rurales, en passant par les zones pastorales et les villes en plein essor, les Éthiopiens ont fait part de leurs points de vue sur la gouvernance, l’identité, la paix, le développement, les questions constitutionnelles et la cohésion sociale, jetant ainsi les bases de l’ordre du jour de la conférence. La diversité, fondement de l’unité La Conférence de dialogue national reflète la diversité culturelle et sociale de l’Éthiopie en réunissant des représentants des nations, nationalités et peuples du pays, incarnant différentes langues, traditions, cultures et croyances. Des chefs traditionnels, des personnalités religieuses, des représentantes des femmes, des groupes de jeunes, des universitaires, des professionnels, des organisations de la société civile, des représentants du monde des affaires et des membres de la diaspora éthiopienne devraient contribuer aux délibérations. La Commission a déclaré que cette large participation visait à garantir que toutes les communautés aient la possibilité d’exprimer leurs points de vue et de contribuer à l’élaboration d’une vision nationale commune. De la consultation à la délibération nationale L’ouverture de la conférence marque le passage de la collecte des préoccupations du public à la délibération collective et à la recherche d’un consensus. Sous la houlette d’experts et d’animateurs, les participants discuteront des enjeux identifiés au cours du processus de consultation, en recherchant un terrain d’entente par le dialogue, la compréhension mutuelle, la coopération et l’engagement pacifique. La Commission a précisé que ce dialogue repose sur les principes d’égalité, d’inclusion, de coopération, de respect mutuel et de recherche de consensus, plutôt que sur la confrontation. Une opportunité historique pour l’Éthiopie Le président de la Commission, le professeur Mesfin Araya, a appelé tous les Éthiopiens, y compris les groupes et les parties prenantes qui n’ont pas encore pris part au processus, à s’engager de manière constructive dans le dialogue national. Il a souligné que le succès de cette initiative dépendait d’une large adhésion du public et d’une participation collective, la qualifiant d’opportunité historique pour les Éthiopiens de façonner une vision commune de l’avenir du pays. Le Premier ministre Abiy Ahmed a également qualifié le dialogue national d’occasion historique pour relever les défis nationaux de longue date de l’Éthiopie, renforcer la gouvernance constitutionnelle, promouvoir la coexistence pacifique et consolider l’unité nationale. Alors que l’Éthiopie entre dans cette nouvelle phase, la Conférence de dialogue national devrait servir non seulement de forum de discussion, mais aussi de jalon important dans les efforts continus du pays pour renforcer la cohésion sociale, la participation démocratique et une paix durable grâce à un consensus national inclusif.
Le Parlement éthiopien approuve des prêts à taux préférentiels d'un montant de 124,6 millions d'euros pour faire avancer les réformes économiques
Jul 14, 2026 993
Addis Ababa le 14 juillet, 2026 ( ENA) La Chambre des représentants du peuple (HPR), lors de sa deuxième session extraordinaire qui s'est tenue aujourd'hui, a approuvé à l'unanimité deux accords de prêt à des conditions préférentielles d'un montant total de 124,6 millions d'euros avec les gouvernements italien et français. Ces accords devraient soutenir le programme de réformes économiques mené par l'Éthiopie et accélérer la transformation numérique de ce pays d'Afrique de l'Est. Le premier accord ratifié par la Chambre est un prêt à conditions préférentielles de 70 millions d’euros entre le gouvernement éthiopien et le gouvernement italien. Ce financement servira de soutien budgétaire dans le cadre de la troisième opération de la Banque mondiale en faveur de la croissance et du développement durables en Éthiopie (DPO III) ; il apportera un soutien direct au budget du gouvernement fédéral afin de faire progresser les réformes macroéconomiques en cours et de favoriser une croissance économique durable. Le prêt italien est assorti de conditions très avantageuses : aucune commission de gestion, un délai de grâce de 16 ans et un échéancier de remboursement sur 30 ans. Cet accord est considéré comme un ensemble de financements concessionnels à long terme visant à soutenir les priorités de réforme de l’Éthiopie. Les législateurs ont également approuvé à l’unanimité un accord de prêt concessionnel de 54,6 millions d’euros entre le gouvernement éthiopien et le gouvernement français, destiné à financer la modernisation et la numérisation des systèmes de commandement et de contrôle ainsi que de gestion des actifs de l’Éthiopie. Ce prêt français prévoit un délai de grâce de 10 ans, une durée de remboursement de 25 ans et un taux d'intérêt préférentiel de seulement 0,347 %. Ce projet devrait permettre de renforcer les institutions publiques en modernisant les principaux systèmes d'administration publique, en améliorant l'efficacité opérationnelle et en développant la prestation numérique des services publics.