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Pourquoi une Éthiopie forte est-elle indispensable à l’avenir de la Corne de l’Afrique ?
Jun 10, 2026 436
Par un rédacteur Il est des moments dans l’histoire d’une nation où les chiffres prennent une signification qui dépasse les simples indicateurs économiques. Ils deviennent le reflet d’une ambition collective, d’une confiance retrouvée et d’une vision tournée vers l’avenir. L’adoption par le Conseil des ministres d’un projet de budget fédéral de 14,51 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal, contre 11,98 milliards de dollars l’année précédente, s’inscrit dans cette dynamique. Cette hausse budgétaire ne relève pas uniquement d’un ajustement financier. Elle traduit la volonté affirmée d’un pays de poursuivre sa transformation malgré les nombreux défis auxquels il a été confronté ces dernières années. Alors que de nombreuses économies émergentes continuent de subir les effets de l’endettement, des tensions géopolitiques, des changements climatiques et des séquelles de la pandémie, l’Éthiopie affiche une prévision de croissance dépassant les 10 %, témoignant d’une confiance marquée dans ses perspectives. Le signal envoyé depuis Addis-Abeba devient de plus en plus évident : l’Éthiopie ne se contente plus d’incarner une promesse ; elle entend désormais concrétiser pleinement son potentiel. Une puissance au cœur du continent Depuis des siècles, l’Éthiopie occupe une place singulière en Afrique. Berceau d’une civilisation parmi les plus anciennes du continent, siège de l’Union africaine et pays de plus de 130 millions d’habitants, elle demeure un acteur majeur de la scène africaine. Son influence va toutefois bien au-delà de sa dimension démographique. La stabilité de l’Éthiopie contribue directement à celle de la Corne de l’Afrique. Sa croissance économique bénéficie aux pays voisins. Ses infrastructures facilitent les échanges régionaux et son action diplomatique favorise la coopération entre les États. Depuis longtemps, les spécialistes estiment qu’aucune initiative durable de paix ou d’intégration économique dans la région ne peut réussir sans la participation active de l’Éthiopie. Aujourd’hui encore, cette réalité reste d’actualité. Une Éthiopie forte ne profite pas uniquement à ses citoyens. Elle favorise les investissements, stimule le commerce, renforce les corridors logistiques, soutient la coopération énergétique et accélère l’intégration régionale en Afrique de l’Est. Une démocratie en constante évolution Comme le développement économique, le progrès politique suit rarement une trajectoire parfaitement linéaire. Ce qui compte avant tout est l’orientation générale du processus. Les récentes consultations électorales ont mis en lumière une culture démocratique en progression qui suscite l’intérêt croissant des observateurs et partenaires internationaux. Malgré des défis persistants, comme dans toute démocratie émergente, la participation accrue des citoyens, le renforcement institutionnel et le déroulement pacifique des scrutins ont été salués par plusieurs partenaires. L’essentiel n’est pas de prétendre à l’absence de difficultés, mais de reconnaître les avancées réalisées. Les nations sont évaluées non seulement sur leur situation présente, mais également sur la direction qu’elles empruntent. À cet égard, l’Éthiopie montre des signes croissants de consolidation institutionnelle, d’élargissement de l’engagement citoyen et de stabilité politique accrue. L’héritage vivant d’Adoua Toute réflexion sur l’avenir de l’Éthiopie reste intimement liée à son histoire. La Bataille d'Adoua demeure l’un des événements les plus emblématiques du continent africain. Elle ne représente pas seulement un succès militaire, mais également l’affirmation de la capacité des Africains à défendre leur souveraineté et à choisir leur propre destinée. Cet héritage continue d’inspirer les générations actuelles. L’esprit qui a permis de préserver l’indépendance nationale nourrit aujourd’hui les ambitions de développement du pays. Les défis ont changé. Les victoires se mesurent désormais à travers les infrastructures, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’éducation, la modernisation agricole et la compétitivité économique. Les nations du XXIe siècle ne progressent plus uniquement grâce à leur puissance militaire. Elles avancent grâce à l’innovation, à la productivité et à une vision stratégique de long terme. Le défi pour l’Éthiopie consiste donc non seulement à préserver la mémoire d’Adoua, mais aussi à transformer cet héritage en moteur de réussite pour les générations futures. La sécurité comme socle du développement L’expérience historique montre que toute transformation économique durable repose sur un environnement sûr et stable. Au cours des dernières décennies, l’Éthiopie a maintenu l’un des dispositifs de défense les plus importants du continent et a joué un rôle déterminant dans les opérations de maintien de la paix et de stabilisation régionale. Les forces éthiopiennes ont apporté une contribution significative aux efforts de sécurité collective et à la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique. L’importance de cette contribution ne peut être sous-estimée. Les investisseurs privilégient les environnements stables. Les entreprises ont besoin de prévisibilité. La croissance économique se développe là où la paix est préservée. Dans cette perspective, une Éthiopie stable, sécurisée et prospère demeure l’un des principaux piliers de la paix, de la coopération et du développement pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et au-delà. Les nouveaux leviers de croissance économique L’un des changements les plus significatifs observés en Éthiopie aujourd’hui réside dans la diversification progressive de son économie. Si l’agriculture demeure au cœur du développement national, de nouveaux secteurs commencent à jouer un rôle moteur dans la croissance du pays. L’Éthiopie s’est imposée comme le premier producteur africain de blé, illustrant la manière dont des investissements ciblés et des politiques adaptées peuvent renforcer la sécurité alimentaire tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des importations. Sous les hautes terres, les vallées et les vastes étendues du pays se trouvent également des ressources porteuses d’avenir. L’exploitation de l’or contribue de plus en plus aux revenus nationaux, soutenant les exportations et favorisant l’émergence d’une économie davantage diversifiée. Les réserves de gaz naturel, encore largement inexploitées, offrent quant à elles des perspectives importantes pour alimenter l’industrie, générer des recettes en devises et accompagner une nouvelle phase de développement économique. Ce qui relevait autrefois du potentiel commence progressivement à prendre forme ; ce qui semblait lointain devient peu à peu concret. Associés aux projets de production d’engrais, à l’amélioration des rendements agricoles et aux réformes économiques engagées, ces progrès montrent que la croissance future de l’Éthiopie reposera sur plusieurs piliers complémentaires. Agriculture céréalière, ressources minières, énergie, parcs industriels, économie numérique et jeunesse active constituent désormais autant de moteurs de développement. Pour les investisseurs et partenaires de long terme, le constat devient évident : l’Éthiopie ne prépare pas seulement le prochain budget, elle investit dans son avenir à long terme. Les exportations enregistrent des performances encourageantes dans plusieurs domaines, tandis que les réformes macroéconomiques renforcent l’attractivité du pays pour les investissements. La stratégie de réforme économique mise en œuvre par le gouvernement cherche à remédier aux contraintes structurelles historiques tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive. Aucune mutation économique ne s’accomplit instantanément. Toutefois, les indicateurs témoignent d’une évolution globalement positive. Vers une économie moderne et compétitive L’Éthiopie de demain ne sera pas uniquement reconnue pour son agriculture. Elle le sera également pour sa capacité à produire, innover et exporter. L’intelligence artificielle, les technologies numériques, l’industrie manufacturière, les services logistiques, les énergies renouvelables ainsi que les chaînes de valeur agricoles offrent des perspectives considérables. La jeunesse éthiopienne, qui représente l’une des plus importantes forces de travail du continent, pourrait devenir un avantage stratégique majeur si elle bénéficie des compétences, des technologies et des investissements nécessaires. Les investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux pôles de croissance auraient tout intérêt à observer cette évolution de près. Le centre de gravité de l’économie mondiale s’oriente progressivement vers les marchés émergents, caractérisés par une population importante, une consommation en expansion et un potentiel productif encore sous-exploité. L’Éthiopie réunit précisément ces caractéristiques. Pourquoi renforcer les partenariats avec l’Éthiopie ? Les débats internationaux sur l’Afrique mettent souvent l’accent sur les difficultés, au détriment des opportunités. Pourtant, les investisseurs et partenaires les plus avisés savent que les meilleures perspectives apparaissent souvent dans les économies en pleine transformation. L’Éthiopie figure aujourd’hui parmi les opportunités économiques les plus prometteuses du continent. Son importante population constitue un vaste marché. Sa position géographique favorise les échanges régionaux. Ses ressources naturelles offrent de nombreuses possibilités. Ses réformes stimulent la compétitivité. Son histoire témoigne d’une remarquable capacité de résilience. Son potentiel futur demeure considérable. Il est difficile d’envisager sérieusement l’avenir économique de l’Afrique sans tenir compte du rôle croissant de l’Éthiopie. La route vers la réussite Affirmer qu’un pays deviendra la première puissance économique africaine dans les dix prochaines années relève davantage d’une ambition que d’une certitude. L’avenir dépendra de nombreux facteurs. Cependant, peu de pays africains disposent simultanément d’une population aussi importante, d’un emplacement stratégique, d’un potentiel agricole considérable, d’investissements massifs dans les infrastructures, d’un programme de réformes ambitieux et de ressources naturelles encore largement inexploitées. Les fondations d’une croissance exceptionnelle sont présentes. Le véritable défi consiste désormais à les valoriser pleinement. Si les réformes se poursuivent, si la stabilité et la paix se renforcent, si la productivité continue de progresser et si les investissements se dirigent vers les secteurs prioritaires, l’essor économique de l’Éthiopie pourrait compter parmi les transformations les plus marquantes de l’Afrique au XXIe siècle. Le budget adopté cette semaine pourrait ainsi représenter bien davantage qu’un simple cadre financier. Il pourrait constituer une étape supplémentaire dans la trajectoire d’un pays déterminé à convertir son potentiel en résultats concrets. L’avenir demeure naturellement ouvert. Toutefois, les perspectives apparaissent de plus en plus prometteuses. Pour la Corne de l’Afrique comme pour le continent, une Éthiopie forte reste l’un des principaux facteurs susceptibles de favoriser une paix durable, une prospérité partagée et une nouvelle dynamique de développement africain. Cette approche conserve une vision stratégique et optimiste tout en évitant les affirmations absolues. Elle souligne plutôt que l’Éthiopie dispose de nombreux atouts pouvant lui permettre d’atteindre des résultats économiques majeurs dans les années à venir.
L’accès maritime de l’Éthiopie : un levier pour la stabilité régionale et le développement commun
Jun 10, 2026 281
Addis-Abeba, 10 juin 2026 (ENA) : - Selon un haut responsable du Parlement, les efforts de l’Éthiopie visant à obtenir un accès sécurisé à la mer favoriseront la stabilité régionale, la coopération économique et une prospérité partagée dans la Corne de l’Afrique. Par le passé, l’Éthiopie disposait d’un accès à plusieurs ports ainsi qu’à un littoral qui la reliait aux routes du commerce international et aux échanges maritimes. Toutefois, après l’instauration du Gouvernement de transition éthiopien en 1991, le pays est devenu enclavé et privé de ses ouvertures maritimes, une situation que beaucoup d’Éthiopiens perçoivent comme une perte historique majeure. Dans un entretien accordé exclusivement à l’ENA, Fethi Mahdi, vice-président de la Commission permanente des affaires étrangères et de la paix de la Chambre des représentants du peuple, a estimé que la perte de l’accès à la mer constituait une injustice regrettable dont les effets économiques et stratégiques se font toujours sentir. D’après lui, la question de l’accès maritime de l’Éthiopie a retrouvé une place centrale dans le débat public durant la période actuelle de réformes nationales. Il a indiqué que ce dossier traduit un besoin grandissant de coopération régionale pour répondre aux défis économiques, à la croissance démographique et aux nouvelles préoccupations liées à la sécurité. Fethi a précisé que les réformes ont également permis de remettre au premier plan des considérations historiques, juridiques, géographiques et d’équité longtemps négligées. Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa démarche en faveur d’un accès à la mer par des moyens pacifiques, légaux et mutuellement bénéfiques, une approche qui a renforcé la crédibilité du pays et la solidité de son argumentaire au sein des forums internationaux. Le parlementaire a également relevé que la position éthiopienne repose sur des recherches approfondies, des éléments historiques, un engagement diplomatique constant ainsi qu’un attachement à la stabilité régionale et au respect des accords internationaux. Il a ajouté que les Éthiopiens continuent d’appeler à la défense des intérêts nationaux et souhaitent que la position du pays soit efficacement portée auprès de la communauté internationale par les canaux diplomatiques appropriés. Fethi a affirmé que garantir un accès à la mer dans un esprit de coopération et de compréhension mutuelle profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais contribuerait aussi à renforcer la paix, la sécurité, l’intégration économique et le développement partagé dans toute la région. De son côté, le professeur Ayele Bekeri, chercheur et enseignant au Collège de défense nationale éthiopien, a souligné les liens historiques profonds entre la civilisation éthiopienne et l’accès à la mer. Il a expliqué que les relations historiques, géographiques, juridiques et naturelles de l’Éthiopie avec la mer Rouge et les voies maritimes voisines ont joué un rôle essentiel dans le développement de sa puissance économique et de son rayonnement civilisationnel au fil de l’histoire. Selon le professeur Ayele, les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge, le golfe d’Aden et l’océan Indien constituent depuis longtemps un élément fondamental de son identité nationale et de sa vision stratégique. Le chercheur a présenté la reprise des discussions sur l’accès à la mer comme une priorité nationale destinée à reconnecter l’Éthiopie à son héritage historique, tout en renforçant ses perspectives économiques, son engagement régional et son développement à long terme. Il a enfin indiqué qu’une solution pacifique et fondée sur la coopération permettrait de créer davantage d’opportunités pour l’intégration régionale, l’amélioration de la connectivité commerciale et une prospérité durable au bénéfice de tous les pays de la région.
Le président Taye prend congé des ambassadeurs sortants du Luxembourg et des Émirats arabes unis
Jun 10, 2026 237
Addis-Abeba, le 10 juin 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a adressé ses adieux à l’ambassadrice du Luxembourg, Jeanne Crauser, ainsi qu’à l’ambassadeur des Émirats arabes unis, Mohamed Salem Al Rashidi, au terme de leurs fonctions diplomatiques en Éthiopie. À cette occasion, il a été souligné que les relations diplomatiques solides entre l’Éthiopie et ces deux nations poursuivront leur développement et leur consolidation. Évoquant son parcours diplomatique, l’ambassadrice Jeanne Crauser a expliqué que son principal objectif avait été de renforcer davantage la coopération entre les deux États. Elle a indiqué que les démarches conjointes entreprises pour promouvoir les partenariats économiques entre l’Éthiopie et le Luxembourg avaient donné des résultats encourageants. Dans une déclaration à l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA), l’ambassadrice Jeanne Crauser a mis en lumière l’excellente coopération dans le domaine du développement des compétences humaines. « Nous travaillons en étroite collaboration, en multipliant les échanges et les formations grâce à la Maison de formation de l’ATTF au Luxembourg. Nous accueillons des experts à Addis-Abeba et recevons au Luxembourg des professionnels du secteur financier éthiopien », a-t-elle indiqué. Elle a précisé que ce partage réciproque d’expertise s’était révélé particulièrement efficace et durable. « Ce mécanisme bénéficie aux deux parties et a obtenu d’excellents résultats. La coopération se renforce chaque année », a-t-elle affirmé, exprimant sa confiance dans les futurs projets communs. « Nous souhaitons ainsi voir cette coopération s’élargir davantage, notamment dans les domaines de la finance verte et de la finance durable. » L’ambassadrice Crauser a également mentionné les initiatives engagées pour stimuler le commerce et l’investissement, réaffirmant la volonté du Luxembourg de renforcer les relations économiques. « Grâce à différents partenariats et programmes, nous cherchons à encourager les acteurs économiques et à accroître leur intérêt pour le marché éthiopien, un vaste marché doté d’un potentiel important », a-t-elle déclaré. De son côté, l’ambassadeur a salué les réformes économiques actuellement menées en Éthiopie, estimant qu’elles créent des opportunités attractives pour les investisseurs étrangers. « Avec les réformes en cours, les perspectives demeurent particulièrement encourageantes », a conclu l’ambassadrice Crauser. « Nous nous attachons donc à soutenir ces réformes par la sensibilisation et les échanges, selon deux approches complémentaires. »
Le ministre des Affaires étrangères Gedion Timothewos présente aux ambassadeurs africains les préparatifs de l’Éthiopie pour accueillir la COP32
Jun 10, 2026 578
Addis-Abeba, le 10 juin 2026 (ENA) : - Le ministre des Affaires étrangères et futur président de la COP32, Gedion Timothewos, a présenté mardi aux ambassadeurs africains l’état d’avancement des préparatifs entrepris par l’Éthiopie en vue de la COP32. La séance d’information s’est déroulée à l’occasion de la 42ᵉ session trimestrielle de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), organisée au siège de l’institution à Addis-Abeba. Les ambassadeurs ont renouvelé l’appui du continent africain à la présidence éthiopienne de la COP32 et ont exprimé leur volonté de travailler en étroite coopération avec l’Éthiopie afin d’assurer l’atteinte des objectifs et des priorités définis pour la conférence. D’après une publication diffusée par le ministère sur les réseaux sociaux, la rencontre était conduite par Churchill Ewumbue-Monono, ambassadeur de la République du Cameroun en Éthiopie et président du Bureau de la CEA auprès de la Conférence des ministres (COM). Le secrétaire exécutif de la CEA, Claver Gatete, a également pris la parole au cours de cette réunion.
Le Premier ministre Abiy félicite Modi pour cette étape historique dans son mandat
Jun 10, 2026 452
Addis Ababa le 10 juin, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a félicité son homologue indien, le Premier ministre Narendra Modi, pour être devenu le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps en Inde, saluant son leadership, ses réalisations économiques et son engagement en faveur des pays du Sud. Dans un message publié sur sa page X, le Premier ministre Abiy a félicité le Premier ministre Narendra Modi pour cette étape historique : avoir dirigé l’Inde pendant trois mandats démocratiques consécutifs et être devenu le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans ce pays. Qualifiant M. Modi de « frère aîné et cher ami », le Premier ministre a déclaré que le dirigeant indien avait gagné la confiance durable de la démocratie la plus grande et la plus dynamique du monde grâce à un leadership visionnaire et déterminé. Le Premier ministre a en outre souligné que la gouvernance de M. Modi avait contribué à sortir des millions de personnes de la pauvreté et permis le déploiement d’infrastructures publiques numériques à une échelle sans précédent. Il a également salué les progrès économiques rapides de l’Inde, les attribuant au développement massif des infrastructures et à la mise en œuvre soutenue des politiques sous la direction de M. Modi. Le Premier ministre Abiy a en outre salué M. Modi comme « une voix forte et constante du Sud global », reconnaissant son rôle dans la promotion des intérêts et des préoccupations des pays en développement sur la scène internationale.
La Chambre adopte les proclamations sur la cybersécurité et la réforme du cadre douanier
Jun 9, 2026 1265
Addis-Abeba, le 9 juin 2026 (ENA) : - La Chambre des représentants du peuple (CRP) a adopté aujourd’hui les projets de proclamations portant sur la cybersécurité des infrastructures critiques ainsi que sur la révision de la proclamation douanière. La Chambre a validé le projet de proclamation relatif à la cybersécurité des infrastructures critiques dans le but de protéger ces infrastructures contre les cyberattaques. À l'occasion, le président de la Commission permanente des affaires étrangères et de la paix de la CRP, Dima Negewo, a mis en avant l’importance de la cybersécurité pour préserver la paix et la souveraineté nationale. Il a ajouté que la proclamation adoptée jouera un rôle déterminant dans la protection des infrastructures critiques contre les attaques informatiques. Selon lui, cette proclamation sera mise en œuvre de façon équitable et uniforme pour toutes les infrastructures critiques, qu’elles relèvent du secteur public ou privé. Par ailleurs, la Chambre a également adopté le projet de révision de la proclamation douanière. Prenant la parole à cette occasion, le président de la Commission permanente de la planification, du budget et des finances, Desalegn Wedaje, a affirmé que la proclamation révisée apportera une contribution importante à la lutte contre la contrebande. Il a précisé que le texte amendé est en harmonie avec les accords internationaux ratifiés par l’Éthiopie et assure l’équité du système douanier. Le président a en outre indiqué que la proclamation révisée favorise le développement du secteur manufacturier national et stimule les investissements.
Le Conseil des ministres valide un projet de budget de 2 300 milliards de birrs pour le futur exercice budgétaire éthiopien
Jun 9, 2026 1245
Addis-Abeba, le 9 juin 2026 (ENA) : - Le Conseil des ministres a validé un projet de budget de 2 300 milliards de birrs pour le futur exercice budgétaire éthiopien 2019. Ce projet de budget est consacré aux dépenses de fonctionnement et d’investissement, au financement des administrations régionales et à l’atteinte des Objectifs de développement durable fixés. Le projet budgétaire, d’un montant de 2 339 268 126 738 birrs, a reçu l’approbation unanime du Conseil avant d’être transmis à la Chambre des représentants du peuple. Ce budget fédéral a été préparé en conformité avec les objectifs définis dans le Plan de développement et d’investissement de la Communauté économique 2019-2021, intégré au Plan décennal de développement. Le Conseil a également étudié le cadre macroéconomique et budgétaire quinquennal à moyen terme qui entrera en vigueur durant le prochain exercice budgétaire éthiopien. Selon le Bureau du Premier ministre, la mise en œuvre des réformes macroéconomiques globales a permis à l’économie éthiopienne de surmonter ses difficultés en renforçant les bases économiques nationales. Le nouveau cadre macroéconomique et budgétaire a pour objectif de consolider les progrès enregistrés grâce à la réforme économique et de servir de fondement à l’élaboration du projet de budget fédéral mentionné, tout en tenant compte des principaux défis macroéconomiques et budgétaires. À l’issue d’un examen approfondi de ce cadre, le Conseil a approuvé à l’unanimité sa mise en œuvre.
Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, rencontre la commissaire européenne chargée de l’Égalité, de la Préparation et de la Gestion des crises
Jun 8, 2026 2131
Addis-Abeba, le 8 juin 2026 (ENA) : - Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a accueilli aujourd’hui la commissaire européenne à l’Égalité, à la Préparation et à la Gestion des crises, Hadja Lahbib, pour un entretien consacré à plusieurs questions d’intérêt commun. Lors de cette rencontre, le ministre a salué le soutien et la solidarité apportés par l’Union européenne dans le domaine de la santé mondiale, en particulier la coopération récente mise en place pour lutter contre l’épidémie d’Ebola. Il a par ailleurs indiqué que l’appui accordé au Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (CDC Afrique) représente une étape importante dans le renforcement des efforts conjoints visant à répondre aux éventuelles menaces sanitaires mondiales. Selon le ministère des Affaires étrangères, Gedion Timothewos a également présenté à son interlocutrice un aperçu de la situation en matière de paix et de sécurité dans la Corne de l’Afrique. De son côté, la commissaire Hadja Lahbib a renouvelé l’engagement de l’Union européenne à approfondir son partenariat avec les pays africains et à collaborer étroitement afin de faire face aux défis sanitaires et humanitaires partagés.
L’Éthiopie achève une formation diplomatique au profit des diplomates sud-soudanais
Jun 8, 2026 1341
Addis-Abeba, le 8 juin 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a mené à terme avec succès un programme de formation diplomatique de cinq jours à l’intention des diplomates sud-soudanais, réaffirmant son engagement en faveur du renforcement de la coopération régionale et du développement des compétences diplomatiques sur le continent africain. Cette troisième session de formation diplomatique, organisée par l’Institut des affaires étrangères (IFA) en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, s’est déroulée à Addis-Abeba du 5 au 9 juin 2026. L’initiative a rassemblé des diplomates sud-soudanais autour d’échanges approfondis portant sur les principaux défis qui influencent l’environnement diplomatique et sécuritaire en Afrique. Selon le ministère des Affaires étrangères, cette formation reflète les efforts continus de l’Éthiopie visant à encourager la coopération régionale et à consolider les capacités diplomatiques africaines. Le programme a couvert plusieurs thématiques majeures, dont le panafricanisme, les pratiques contemporaines de la diplomatie et de la négociation, la géopolitique de l’eau, la gestion des ressources partagées, les opérations de maintien de la paix, la résolution des conflits et la consolidation de la paix. Cette formation avait pour objectif de renforcer les compétences professionnelles des diplomates sud-soudanais tout en approfondissant les relations de coopération entre l’Éthiopie et le Soudan du Sud. À l’occasion de la cérémonie de clôture, le ministre d’État aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Hadera Abera, a mis en avant l’importance de cette initiative pour promouvoir les échanges professionnels, la compréhension mutuelle et le resserrement des liens entre les deux pays voisins. Il a souligné que les enseignements de la victoire historique d’Adoua, découverts par les participants lors d’une visite au Musée mémorial de la victoire d’Adoua, continuent d’incarner un symbole fort d’unité africaine, de souveraineté et de mobilisation collective face aux défis actuels du continent. L’ambassadeur Hadera a également rappelé que, au-delà de sa dimension académique, le programme constituait une plateforme privilégiée pour le dialogue, les échanges culturels ainsi que le développement de relations professionnelles et institutionnelles durables entre les participants. Intervenant également lors de la cérémonie, l’ambassadeur Butros Thok Deng, chef adjoint de mission à l’ambassade du Soudan du Sud en Éthiopie, a salué une formation ayant permis aux diplomates d’acquérir les compétences pratiques et les connaissances nécessaires pour répondre aux nouveaux défis régionaux et saisir les opportunités émergentes. Au nom des participants, l’ambassadeur Achwil Biong Arop Kuol a exprimé sa satisfaction quant aux connaissances acquises au cours du programme, notamment dans les domaines de la consolidation de la paix, de la négociation, de la coopération au développement et de la gestion des migrations. Le programme s’est achevé par une réaffirmation de l’amitié historique entre l’Éthiopie et le Soudan du Sud ainsi que de leur volonté commune de promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique.
L'Éthiopie participe au 11e dialogue sur la politique étrangère des pays du BRICS à New Delhi, selon le ministère des Affaires étrangères
Jun 7, 2026 2917
Addis Ababa le 7 juin, 2026 (ENA) Le ministère des Affaires étrangères (MAE) a annoncé que le pays avait pris part au 11e Dialogue sur la politique étrangère des BRICS, qui s'est tenu à New Delhi sous la présidence indienne du groupe. Dans un communiqué publié sur sa page officielle, le ministère a indiqué que l'Éthiopie avait réaffirmé son engagement en faveur d'un engagement multilatéral constructif et du renforcement de la coopération Sud-Sud à travers sa participation à ce forum. La délégation éthiopienne, conduite par Mekonnen Gossaye, directeur général de la planification stratégique et du suivi au MAE, s'est jointe à des hauts responsables de la politique étrangère et de la planification ainsi qu'à des experts des États membres du BRICS. Le dialogue a porté sur les grandes priorités mondiales, notamment la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité, offrant ainsi une plateforme d’échange de points de vue entre les pays participants. M. Mekonnen a souligné l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’action pour le climat, en particulier à travers l’initiative « Green Legacy » lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui continue de mobiliser des efforts à l’échelle nationale pour restaurer les écosystèmes et promouvoir la durabilité environnementale. Il a également présenté la transformation économique et numérique en cours en Éthiopie, soulignant les progrès réalisés en matière de développement des infrastructures, de systèmes nationaux d’identification numérique, de solutions fintech et de services d’administration en ligne, qui s’inscrivent dans la stratégie de développement globale du pays. L’Éthiopie a en outre réaffirmé son engagement à approfondir la coopération au sein des BRICS, en mettant l’accent sur le partage des connaissances, la finance verte et la résilience collective comme piliers essentiels du développement durable et de la prospérité partagée.
Les résultats ont été proclamés dans la majorité des circonscriptions : Commission électorale nationale
Jun 6, 2026 3789
Addis-Abeba, le 6 juin 2026 (ENA) : - Parmi les 1 138 circonscriptions concernées par le scrutin, près de 825 ont déjà annoncé leurs résultats électoraux, a indiqué la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE). Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, la présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a déclaré que le dépouillement des suffrages se poursuivait encore dans les bureaux de vote de plusieurs circonscriptions. L’éloignement des bureaux de vote par rapport aux centres de circonscription, le nombre élevé de candidats ainsi que la complexité du système électoral figurent parmi les facteurs expliquant le retard dans la transmission des résultats. La présidente a également indiqué que le processus de transmission des résultats vers les circonscriptions se déroulait de manière satisfaisante. Disposant de plusieurs mécanismes destinés au traitement des plaintes électorales, la Commission a précisé avoir pris les mesures nécessaires afin d’apporter des réponses rapides et appropriées. La présidente a ajouté que les différentes plaintes enregistrées durant le processus électoral avaient été examinées selon leur nature et conformément aux dispositions de la législation électorale. Melatwork a salué la contribution des observateurs électoraux nationaux et internationaux et a exprimé sa satisfaction quant à leurs recommandations constructives. Pour rappel, plus de 10 438 candidats représentant 42 partis politiques ont participé aux élections de la Chambre des représentants du peuple et des conseils régionaux. Ce scrutin est considéré comme le plus vaste et le mieux organisé sur le plan administratif dans l’histoire de la participation démocratique du pays. Les missions d’observation électorale de l’Union africaine et de l’IGAD pour les élections éthiopiennes de 2026 ont salué cette étape majeure dans le développement démocratique et électoral du pays lors de leur conférence de presse conjointe tenue mercredi, au cours de laquelle elles ont présenté leurs conclusions préliminaires. La mission d’observation électorale de l’Union africaine, composée de 83 observateurs issus de 37 pays africains et conduite par l’ancien président kényan, Uhuru Kenyatta, a estimé que le scrutin s’était déroulé « dans un environnement juridique et institutionnel largement propice à la gouvernance démocratique ». La mission d’observation électorale de l’IGAD, dirigée par l’ancienne vice-présidente ougandaise, Speciosa Wandira-Kazibwe, a confirmé dans son rapport préliminaire que les urnes avaient été correctement scellées dans tous les bureaux observés, que les représentants des partis étaient présents durant l’ensemble du processus et que le scrutin constituait une avancée institutionnelle, administrative et technologique significative. À l’issue des élections générales, le Premier ministre Abiy Ahmed a remercié l’ensemble des citoyens éthiopiens ayant pris part au vote, la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) et ses plus de 350 000 agents mobilisés, les forces de sécurité ayant garanti le bon déroulement du scrutin, ainsi que les missions africaines et régionales d’observation dont la présence a confirmé l’engagement de l’Éthiopie envers la responsabilité démocratique.
Le ministère des Affaires étrangères élargit ses initiatives de développement professionnel pour répondre à l'évolution des besoins diplomatiques
Jun 5, 2026 3963
Addis Ababa le 5 juin, 2026 (ENA) Le ministère des Affaires étrangères a mené à bien un programme de formation dans le cadre de la réforme du développement des ressources humaines, axé sur l'analyse de situation, l'analyse des tendances et la diplomatie de crise, dispensé à la fois en ligne et en présentiel à plus de 60 diplomates. Il a été souligné que cette formation visait à renforcer les connaissances, les aptitudes et les compétences professionnelles des diplomates, afin de leur permettre de défendre efficacement les intérêts nationaux de l'Éthiopie dans un contexte politique et diplomatique mondial en constante évolution. Lors de la cérémonie de clôture du programme de formation, le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a souligné que la diplomatie contemporaine exigeait que la profession s'appuie sur des approches scientifiques et des méthodologies modernes. Il a insisté sur l'importance de renforcer en permanence les compétences des professionnels grâce à la formation continue, à l'enrichissement des connaissances et au développement des compétences, afin d'assurer la promotion et la protection efficaces des intérêts du pays. Il a ajouté que des programmes de formation similaires seraient, à l’avenir, étendus à l’ensemble du personnel du ministère. Le ministre d’État aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Berhanu Tsegaye, a souligné que cette formation s’inscrit dans le cadre du programme triennal de renforcement des capacités du ministère. Il a expliqué que cette initiative vise à développer les compétences et les aptitudes professionnelles des employés, tout en mettant en place un système durable de développement des ressources humaines, en phase avec les priorités et les intérêts nationaux du pays. L'ambassadeur Berhanu a également souligné que ce programme de formation visait à renforcer les capacités institutionnelles du ministère et à former un personnel hautement compétent, capable d'assumer efficacement ses responsabilités diplomatiques et de respecter les normes professionnelles et l'éthique. À l'issue du programme, des certificats ont été remis aux participants ayant suivi la formation avec succès.
Déclaration du Cabinet du Premier ministre éthiopien concernant les événements récents
Jun 5, 2026 3138
Addis Ababa le 5 jui,2026 (ENA) Le matin du 1er juin 2026, avant même que l'aube ne se lève sur les hauts plateaux, les Éthiopiens faisaient déjà la queue. À Jimma, à Dire Dawa, à Hawassa, à Bahir Dar, dans des villes et des villages dont les noms n'apparaîtront jamais dans les journaux internationaux, des hommes et des femmes faisaient la queue pour accomplir un geste à la fois simple et profond. Ils ont voté. Plus de cinquante-quatre millions d'entre eux s'étaient inscrits pour le faire. Ce chiffre, supérieur à la population totale de nombreux pays, est la première réponse à tous ceux qui se demandent si cette élection était réelle. La volonté du peuple éthiopien La Commission électorale nationale d'Éthiopie a confirmé que plus de 50 188 des 52 000 bureaux de vote ont ouvert à l'heure et ont accueilli les électeurs tout au long de la journée. Plus de 10 438 candidats issus de 42 partis politiques se sont présentés aux sièges de la Chambre des représentants du peuple et des conseils régionaux. Il s'agissait, à tous les égards, de l'exercice de participation démocratique le plus important et le plus sophistiqué sur le plan administratif de l'histoire de l'Éthiopie. La mission d'observation électorale de l'Union africaine, composée de 83 observateurs issus de 37 pays africains et dirigée par l'ancien président du Kenya, S.E. Uhuru Kenyatta, a estimé que les élections s'étaient « déroulées dans un cadre juridique et institutionnel qui soutient globalement la gouvernance démocratique ». La mission d'observation électorale de l'IGAD, dirigée par l'ancienne vice-présidente de l'Ouganda, S.E. le Dr Speciosa Wandira-Kazibwe, a confirmé dans son rapport préliminaire publié que les urnes avaient été correctement scellées dans tous les bureaux de vote observés, que des agents des partis étaient présents tout au long du scrutin et que l'élection représentait un progrès institutionnel, administratif et technologique majeur. La mission de l’IGAD a qualifié ces élections d’« élections des nombreuses premières ». La Commission éthiopienne des droits de l’homme a confirmé n’avoir observé aucune violation des droits de l’homme pendant le processus électoral. La Coalition des observateurs électoraux de la société civile (CECOE), qui a déployé 65 299 observateurs à l’échelle nationale par l’intermédiaire de 55 organisations accréditées par la Commission électorale nationale, a indiqué avoir pu observer les activités sans entrave dans 99 % des bureaux de vote. Il s'agit là des évaluations d'institutions nationales et continentales crédibles qui émettent des jugements en toute honnêteté. Ce ne sont pas les voix d'institutions hostiles à l'Afrique ni celles qui évaluent la démocratie africaine à l'aune de modèles étrangers. Certains commentateurs internationaux, dans une avalanche d'articles hâtifs, ont qualifié cette élection de « couronnement » et son issue de « résultat couru d'avance ». Le Cabinet du Premier ministre rejette catégoriquement ces descriptions, qu’il juge factuellement inexactes, dépourvues de fondement analytique et irrespectueuses envers les millions d’Éthiopiens qui ont exercé un choix démocratique libre et délibéré. Un résultat prédéterminé n’a pas besoin de 83 observateurs indépendants issus de 37 pays africains, de 65 299 observateurs de la société civile nationale, ni de 1 100 journalistes internationaux accrédités. Le Premier ministre exprime sa gratitude à chaque citoyen éthiopien qui a participé, à la NEBE et à ses plus de 350 000 agents déployés, aux forces de sécurité qui ont protégé le processus, ainsi qu'aux missions d'observation africaines et régionales dont la présence a confirmé l'engagement de l'Éthiopie en faveur de la responsabilité démocratique. À propos du développement de l'Éthiopie Lorsque les Éthiopiens se sont rendus aux urnes le 1er juin 2026, ils l'ont fait avec la conviction d'ancrer fermement leur pays dans une véritable culture démocratique. Parallèlement, la population a exprimé son souhait de voir l'Éthiopie continuer à promouvoir une culture visant à concrétiser rapidement le développement global que son immense potentiel et ses richesses rendent possible. L'économie éthiopienne a connu une croissance de 9,2 % en 2024/25, ce qui en fait l'une des économies les plus dynamiques au monde. Forte de cette dynamique, l'économie devrait connaître une croissance de 10,2 % en 2025/26. La croissance a été généralisée, l’agriculture, l’industrie et les services contribuant tous de manière significative à l’expansion économique. Cependant, l’industrie s’impose de plus en plus comme un moteur majeur de la croissance, reflétant l’attention soutenue que porte le gouvernement à la fabrication, à l’industrialisation, à la valeur ajoutée et à la production orientée vers l’exportation. Ces résultats ne sont pas de simples projections ; ils sont le fruit d’une gouvernance réfléchie et responsable, suivie grâce au système d’évaluation des performances du Premier ministre sur 100 jours. Les exportations totales devraient atteindre 20 milliards de dollars américains, soit une augmentation de près de 50 % depuis 2024. L'inflation a poursuivi sa tendance à la baisse et s'approche désormais de niveaux à un chiffre, ce qui représente une amélioration significative par rapport à l'inflation à deux chiffres qui pesait sur les ménages et les entreprises ces dernières années. Ces progrès ont été réalisés malgré des pressions extérieures, notamment les récentes tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui ont affecté les marchés mondiaux de l'énergie et d'autres matières premières stratégiques. Le gouvernement n'a conclu aucun nouvel accord de prêt commercial auprès de sources étrangères depuis le lancement du Programme de réforme économique national, ce qui a considérablement allégé le fardeau de la dette publique. Derrière ces chiffres se cache un changement concret que les Éthiopiens peuvent voir et toucher. Le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne produit de l'électricité pour les ménages et les entreprises éthiopiens, ainsi que pour les pays voisins. Il a été financé par les Éthiopiens, construit par des ingénieurs éthiopiens et achevé malgré des pressions extérieures soutenues. Parallèlement à l’hydroélectricité, l’Éthiopie développe la production d’énergie renouvelable grâce à des projets tels que la centrale éolienne Aysha II dans la région de Somalie et le parc éolien d’Assela dans la zone d’Arsi, renforçant ainsi la résilience du réseau national tout en faisant progresser la coopération énergétique régionale. Le projet de l’aéroport international de Bishoftu, l’un des plus importants investissements en infrastructure de l’histoire de l’Afrique continentale, a été lancé. Ce ne sont pas des aspirations. Ce sont des faits. Dans le domaine agricole, le programme gouvernemental en matière de souveraineté alimentaire produit des résultats structurels plutôt que saisonniers. Le partenariat conclu avec le groupe d’Aliko Dangote pour la construction de l’usine d’engrais à base d’urée de Gode, dans la région de Somalie, constitue l’un des investissements industriels phares de cette période. Avec une capacité de production annuelle prévue de 3 millions de tonnes d’urée, cette usine placera l’Éthiopie parmi les plus grands producteurs mondiaux d’engrais. Comme l'a déclaré le Premier ministre lors d'une visite sur le chantier le 17 mai 2026, « ce projet représente un investissement stratégique dans la transformation agricole, la sécurité alimentaire, la croissance industrielle et l'autonomie économique ». Pour les agriculteurs éthiopiens, longtemps confrontés à un approvisionnement en engrais aléatoire et coûteux, son importance est immédiate et tangible. Lorsque le Premier ministre a pris la parole lors de l'inauguration de l'aéroport Negele Borena Geda, le 27 mai 2026, quelques jours seulement avant ces élections, les habitants de Borena ont bien saisi la portée symbolique de ce moment. Il n'y a pas si longtemps, cette région n'évoquait qu'une seule chose sur la scène internationale : la sécheresse. Trois années consécutives de sécheresse avaient causé la mort de millions de têtes de bétail, contraint des familles à parcourir des dizaines de kilomètres à pied pour trouver de l'eau et réduit des communautés qui vivaient en autarcie sur ces pâturages depuis des siècles à dépendre de l'aide alimentaire d'urgence. C'est là le Borena que le monde connaissait. La visite du Premier ministre en mai a révélé une réalité bien différente. Il a inspecté les infrastructures hydrauliques et d’irrigation qui fournissent désormais de l’eau potable aux communautés pastorales et à leur bétail, visité des fermes regroupées sur des terres qui n’étaient que poussière il y a quelques années à peine, inauguré un centre culturel à Yabelo et ouvert un aéroport qui assure une desserte tout au long de l’année à une région autrefois isolée par les conditions saisonnières. Le secteur manufacturier témoigne d'une transformation similaire. Lors de la 4e édition du salon « Made in Ethiopia Expo », en mai 2026, le gouvernement a présenté les résultats de quatre années d'expansion industrielle soutenue. L'approvisionnement en intrants manufacturiers est passé de neuf millions à plus de quinze millions de tonnes par an. Le taux d’utilisation des capacités de production est passé de 47 % à 67 %, la croissance du secteur manufacturier est passée de 4,8 % à 10,7 % et le financement des petites et moyennes entreprises est passé de 8,1 milliards de birrs à plus de 50 milliards de birrs. Ces progrès se reflètent de plus en plus dans la production nationale. Vingt jours après l’Expo, le Premier ministre a inauguré l’usine Grandeur Ceramic Manufacturing à Mojo, un investissement industriel majeur achevé en seulement neuf mois et s’approvisionnant à plus de 80 % en matières premières locales. L’Éthiopie, autrefois dépendante des produits céramiques importés, s’apprête désormais à mettre fin à toutes ses importations de céramique et à développer sa production destinée à l’exportation. Dans le domaine technologique, le gouvernement positionne l'Éthiopie comme l'un des premiers pays à adopter l'intelligence artificielle et les cadres de l'Industrie 5.0, conscient que le développement moderne repose de plus en plus sur les données, l'innovation et les systèmes numériques. Le rejet de l’extrémisme en tant que politique Le Premier ministre, au nom du gouvernement éthiopien, présente ses plus sincères condoléances aux familles et aux communautés de la zone d’Arsi qui ont subi la perte d’êtres chers, des blessures et la destruction de leurs habitations à la suite des récentes attaques menées contre des civils, y compris ceux qui ont été pris pour cible dans leurs lieux de culte par les insurgés de l’OLA-Shene. Ces attaques ne sont pas des incidents isolés. Elles s’inscrivent dans le cadre d’une campagne plus large visant à semer l’instabilité, à compromettre la sécurité publique et à perturber les processus démocratiques en Éthiopie. En vue de la 7e élection nationale, le gouvernement a consacré une attention et des ressources sans précédent pour garantir que le processus électoral se déroule de manière équitable, inclusive et pacifique. Des préparatifs de grande envergure ont été menés à bien plus d’un an à l’avance afin de préserver le droit constitutionnel des citoyens de voter et de veiller à ce que l’élection puisse se dérouler sans perturbations en matière de sécurité. Dans le même temps, des forces destructrices, agissant de concert avec des acteurs étrangers hostiles aux intérêts de l’Éthiopie et des groupes armés locaux, ont entrepris des préparatifs de grande envergure visant à empêcher la tenue des élections. Avant et pendant la période électorale, ces groupes ont mobilisé leurs ressources pour tenter d’entraver la liberté de vote des citoyens, d’inciter à l’agitation et à la violence, de terroriser les communautés par des attaques, de restreindre les déplacements par des embuscades et des barrages routiers, et de prendre pour cible des sites civils vulnérables. Dans la région d’Amhara, cela a notamment consisté à fournir des armes, des combattants et un soutien logistique pour mener des provocations dans les zones frontalières adjacentes au sud du Tigré, ainsi que des activités terroristes visant des civils et des grands centres urbains, notamment Bahir Dar, Gondar, Debre Birhan et Woldia. À Addis-Abeba, des cellules clandestines ont été organisées pour mener des attaques dans des lieux ciblés ; toutefois, grâce à des opérations efficaces de renseignement et de sécurité, ces plans ont été en grande partie déjoués. De même, dans la région d’Oromia, le groupe terroriste OLA-Shene, agissant de concert avec le groupe armé extrémiste Fano, a cherché à perturber la circulation et la vie publique en bloquant les routes et en semant l’insécurité dans diverses zones. L’intervention ferme et rapide des forces de sécurité a empêché la concrétisation de ces objectifs. Incapables d’atteindre leurs objectifs généraux ni de résister à des opérations de sécurité soutenues, ces groupes ont réorienté leurs efforts vers des cibles civiles plus vulnérables. Dans la zone d’Arsi, notamment à Asko et dans les environs, ils ont mené des attaques visant à attiser les tensions ethniques et religieuses et à aggraver les divisions sociales. Malgré ces efforts, la situation a été maîtrisée et les opérations de sécurité coordonnées contre les responsables se poursuivent. Le caractère coordonné de ces campagnes, combinant des violences contre les civils à des actions d’information et médiatiques visant à amplifier la peur, la division et la méfiance, a été considérablement perturbé par les mesures de renseignement et de sécurité prises par le gouvernement. Le gouvernement continuera de répondre de manière proactive à ces menaces et a déjà déjoué avec succès des complots similaires dans de nombreuses régions du pays, tant avant que pendant la période électorale. Le gouvernement tient à affirmer sans ambiguïté : ceux qui commettent des actes de violence contre des civils, quelle que soit la rhétorique politique utilisée pour justifier leurs actes, ne défendent aucune cause. Ils commettent des crimes ! Les revendications politiques peuvent et doivent être traitées dans le cadre constitutionnel de l’Éthiopie, au sein du processus de dialogue national et par le biais des institutions démocratiques. L’extrémisme, en revanche, n’a pas sa place en Éthiopie !
La Chambre des représentants approuve les accords de prêt avec la BAD et l'IDA
Jun 4, 2026 3135
Addis Ababa le 4 juin,2026 (ENA) La Chambre des représentants du peuple a ratifié aujourd’hui les accords de prêt destinés à financer le projet d’amélioration de l’alimentation et des moyens de subsistance des communautés pastorales ainsi que la sixième phase du programme de filet de sécurité productif. Ces accords ont été conclus entre le gouvernement éthiopien, la Banque africaine de développement (BAD) et l'Association internationale de développement (IDA). Au cours de sa 23e session ordinaire, le whip en chef du gouvernement, Tesfaye Beljige, a présenté à la Chambre des exposés détaillés clarifiant les objectifs fondamentaux et les cadres financiers des deux projets de loi. Selon lui, le prêt obtenu auprès de la Banque africaine de développement permettra de soutenir les initiatives visant à améliorer les conditions de vie des communautés pastorales et de faciliter la mise en œuvre de projets de développement intégrés qui renforcent la résilience face aux effets néfastes du changement climatique. Il a précisé que le programme d'aide aux moyens de subsistance des éleveurs, actuellement mis en œuvre dans 30 woredas sélectionnés, continue de donner des résultats très encourageants en matière de renforcement de la sécurité alimentaire locale. Le chef de groupe a ajouté que le crédit de 71,94 millions de dollars américains permettra d'amplifier ces résultats en finançant des travaux d'extension essentiels qui n'avaient pas été intégrés dans la phase initiale, afin de renforcer systématiquement les capacités de défense des communautés vulnérables face aux chocs climatiques. Détaillant l'affectation prévue des ressources, il a indiqué que le prêt obtenu servira à développer les infrastructures hydrauliques, les services vétérinaires, la gestion durable des terres, l'agroalimentaire, les options en matière d'énergies renouvelables, ainsi qu'à étendre le réseau de stations météorologiques. Il a en outre souligné que ce prêt à des conditions très avantageuses est sans intérêt, assorti d'un délai de grâce de 10 ans et d'une durée de 40 ans. M. Tesfaye a déclaré devant la Chambre que cet accord s'inscrit dans la stratégie macroéconomique de gestion de la dette de l'Éthiopie et qu'il joue un rôle central dans l'atténuation des vulnérabilités liées au climat, tout en garantissant le développement global des zones pastorales. Évoquant l'accord conclu avec l'Association internationale de développement, le chef de groupe parlementaire a déclaré que le gouvernement restait déterminé à aider les ménages en situation d'insécurité alimentaire à passer d'une situation de dépendance à une productivité durable. Il a précisé que ce sixième volet du Programme de filet de sécurité productif serait mis en œuvre dans 494 woredas répartis sur douze États régionaux et une administration municipale. À l'issue de la session, la Chambre a adopté les deux projets de loi.
Le Japon salue le processus électoral en Éthiopie et se félicite du bon déroulement de la 7e législature
Jun 4, 2026 2582
Addis Ababa le 4 juin, 2026 (ENA) Le Japon a félicité l'Éthiopie pour le bon déroulement de sa 7e élection générale, saluant les efforts des autorités électorales du pays et la participation active des citoyens au processus démocratique. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l'ambassade du Japon en Éthiopie a félicité la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) pour son travail d'organisation et de gestion du scrutin national qui s'est tenu le 1er juin 2026. Ces élections ont mobilisé plus de 54 millions d'électeurs inscrits à travers le pays et ont vu s'affronter plus de 10 000 candidats représentant des partis politiques et des groupes indépendants en lice pour des sièges au sein des conseils législatifs fédéraux et régionaux. Le Japon a salué le rôle joué par la NEBE dans la supervision du processus électoral et a reconnu les efforts considérables déployés pour faciliter le vote dans toute l'Éthiopie. L'ambassade a également félicité tous les candidats qui ont participé aux élections, saluant leur contribution au développement démocratique du pays. En outre, elle a rendu hommage aux citoyens éthiopiens qui ont exercé leur droit de vote, soulignant le rôle essentiel de la participation citoyenne dans le renforcement de la gouvernance démocratique. Cette déclaration témoigne du soutien constant du Japon aux efforts de l'Éthiopie en matière de renforcement des institutions démocratiques, ainsi que de son engagement à promouvoir des processus électoraux inclusifs, pacifiques et crédibles. L'Éthiopie et le Japon entretiennent des relations diplomatiques de longue date et coopèrent dans un large éventail de secteurs, notamment le développement, l'éducation, les infrastructures, la santé et la gouvernance. Le Japon reste un partenaire de développement clé, soutenant les efforts de l'Éthiopie pour renforcer ses institutions et faire progresser le développement durable, a-t-on appris. Les remarques du Japon s’ajoutent à un nombre croissant d’évaluations internationales reconnaissant le processus électoral éthiopien. Auparavant, les missions d’observation électorale de l’Union africaine (UA) et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) avaient qualifié les élections de 2026 d’étape importante dans l’évolution démocratique et électorale de l’Éthiopie. De même, la délégation de l'Union européenne en Éthiopie, en collaboration avec les missions diplomatiques des États membres de l'UE, s'est félicitée de la tenue de la 7e élection législative, la qualifiant d'exercice démocratique majeur.
L'IGAD appelle à un apaisement immédiat alors que la violence politique s'intensifie en Somalie
Jun 4, 2026 2247
Addis Ababa le 4 juin , 2026 (ENA) L'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a exprimé sa profonde inquiétude face aux informations faisant état de violences dans la capitale somalienne, Mogadiscio, dans un contexte de tensions politiques croissantes et d'aggravation de la crise constitutionnelle. Dans un communiqué publié jeudi, l'IGAD a fermement condamné tous les actes de violence et a exhorté toutes les parties à faire preuve d'une retenue maximale, à apaiser les tensions et à résoudre leurs différends par un dialogue pacifique, inclusif et constructif. « En ce moment critique, il est primordial de préserver la paix, la stabilité, l’unité nationale et les acquis obtenus dans le cadre des efforts de construction de l’État en Somalie », a déclaré le secrétaire exécutif de l’IGAD, Workneh Gebeyehu. Il a souligné la nécessité pour toutes les parties prenantes de faire passer les intérêts du peuple somalien avant les divergences politiques et de rechercher des solutions pacifiques par le dialogue et le consensus. « En tant qu’État membre fondateur de l’IGAD, la Somalie reste au cœur de la paix, de la sécurité et du développement de la région », a noté Workneh, réaffirmant la solidarité du bloc régional avec la Somalie et sa volonté de soutenir les efforts visant à promouvoir la cohésion nationale, le dialogue et une stabilité durable. Cet appel intervient après que des affrontements armés et des échanges de tirs nourris ont éclaté à Mogadiscio à la suite d'opérations de sécurité menées par les forces fédérales contre les résidences de personnalités de l'opposition. Ces affrontements ont exacerbé les tensions politiques à la veille de manifestations antigouvernementales prévues. Les dirigeants de l'opposition ont accusé le président Hassan Sheikh Mohamud d'utiliser les institutions de sécurité de l'État contre ses rivaux politiques, faisant craindre que ces troubles ne déclenchent une violence inter-factions plus généralisée et n'aggravent les divisions claniques. Selon certaines informations, de violentes salves d'armes à feu ont retenti dans la capitale somalienne pendant la nuit, de la fumée s'élevant au-dessus de certains quartiers de la ville et les forces armées se déployant dans des zones clés alors que des factions politiques rivales s'affrontaient à l'approche des manifestations prévues. La détérioration de la situation sécuritaire a également suscité l’inquiétude de la communauté internationale. Les Nations unies et l’ambassade des États-Unis en Somalie ont publié des communiqués condamnant la violence, appelant à la plus grande retenue et exhortant toutes les parties à désamorcer immédiatement les tensions armées afin de préserver la fragile stabilité de la Somalie. Les derniers développements ont renforcé les craintes qu’une confrontation politique prolongée ne compromette des années de progrès dans les efforts de construction de l’État en Somalie et ne menace les acquis en matière de sécurité durement obtenus par le pays.
Coalition de la société civile éthiopienne : une forte mobilisation électorale et un scrutin globalement serein
Jun 3, 2026 3275
Addis-Abeba, le 3 juin 2026 (ENA) : - La Coalition des organisations de la société civile éthiopienne pour les élections (CECOE) a indiqué que les 7es élections générales du pays se sont caractérisées par une participation importante des électeurs et par un déroulement généralement pacifique sous la supervision des responsables électoraux. Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, le président du conseil d’administration de la CECOE, Sahleselassie Abebe, a déclaré que les observateurs avaient relevé une implication active des partis politiques, des médias et des journalistes, sans constater d’incidents majeurs susceptibles d’affecter le scrutin. La Coalition a félicité les citoyens éthiopiens pour leur forte mobilisation lors de l’inscription électorale ainsi que pour leur participation au vote, saluant leur patience et leur engagement civique tout au long de la journée. D’après son rapport préliminaire, la CECOE a déployé 2 506 observateurs fixes et 867 observateurs mobiles issus de 101 organisations membres. Les équipes ont suivi le déroulement des opérations dans 7 723 bureaux de vote, représentant environ 15 % des 51 026 bureaux établis par la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE). Les observations ont porté sur l’ouverture des bureaux, les opérations de vote, la clôture du scrutin, le dépouillement et l’affichage des résultats. La majorité des bureaux observés ont respecté les procédures électorales prévues. La Coalition a notamment relevé que 99 % des bureaux visités étaient installés dans des sites autorisés et que les observateurs ont pu accomplir leur mission sans restriction dans presque tous les cas. Le vote et le dépouillement se sont déroulés de manière généralement fluide, avec très peu de cas de violence ou d’intimidation signalés. Des représentants de partis étaient présents dans 65 % des bureaux observés, tandis que les résultats ont été affichés publiquement dans 97 % d’entre eux. Tout en ne signalant aucune irrégularité majeure, la CECOE a relevé quelques préoccupations, notamment l’installation de certains bureaux dans des lieux non autorisés, la présence de matériel de campagne à proximité de bureaux de vote et quelques restrictions d’accès pour les observateurs. La Coalition a enfin appelé les partis politiques et les citoyens à attendre sereinement les résultats officiels et à utiliser les voies légales pour toute contestation. Un rapport final détaillé sera publié prochainement.
L’UA et l’IGAD félicitent l’Éthiopie pour les progrès réalisés dans son processus démocratique et électoral
Jun 3, 2026 1914
Addis-Abeba, le 3 juin 2026 (ENA) : - Les missions d’observation électorale de l’Union africaine et de l’IGAD ont salué les progrès démocratiques accomplis par l’Éthiopie à l’occasion des élections générales de 2026, les qualifiant d’étape importante dans le renforcement du processus électoral du pays. Les responsables de la Mission d’observation électorale de l’Union africaine (MOEUA) et de celle de l’IGAD ont présenté conjointement leurs conclusions préliminaires lors d’une conférence de presse organisée à Addis-Abeba. Prenant la parole, le chef de la MOEUA et ancien président du Kenya, Uhuru Kenyatta, a affirmé que le scrutin s’était déroulé dans un environnement juridique et institutionnel favorable à la gouvernance démocratique. Il a indiqué que l’atmosphère observée le jour du vote était globalement sereine, les opérations électorales s’étant déroulées de manière organisée et les électeurs ayant bénéficié d’une assistance adéquate dans la majorité des bureaux visités. Selon lui, l’introduction des technologies numériques dans l’enregistrement des électeurs, parallèlement aux méthodes traditionnelles, a contribué à accroître la participation, notamment parmi les jeunes générations. Uhuru Kenyatta a également rappelé le rôle historique de l’Éthiopie dans la lutte pour l’indépendance du continent africain et exprimé l’espoir de voir le pays continuer à jouer un rôle moteur dans la promotion de la démocratie, de l’unité africaine et des solutions africaines aux défis du continent. De son côté, la cheffe de la mission de l’IGAD et ancienne vice-présidente de l’Ouganda, Speciosa Wandira-Kazibwe, a estimé que ces élections représentaient une avancée significative dans le développement démocratique de l’Éthiopie. Elle a félicité le peuple éthiopien, le gouvernement, la Commission électorale nationale d’Éthiopie et les autres parties prenantes pour la tenue d’un scrutin pacifique et bien organisé. Elle a également souligné l’importance des réformes institutionnelles et technologiques entreprises pour moderniser l’administration électorale, renforcer l’inclusivité et accroître la crédibilité du processus. Au nom de l’IGAD, Wandira-Kazibwe a réaffirmé le soutien continu de l’organisation aux efforts de l’Éthiopie en faveur de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la tenue d’élections crédibles et transparentes.
L’Éthiopie et la Finlande veulent intensifier leur coopération économique et consolider leurs relations bilatérales
Jun 3, 2026 1486
Addis-Abeba, le 3 juin 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la Finlande ont réaffirmé leur détermination à approfondir leur coopération économique et à renforcer leurs relations bilatérales. Cette consultation politique de haut niveau, organisée par le ministère éthiopien des Affaires étrangères, a rassemblé de hauts responsables des deux nations afin d’examiner les questions d’intérêt commun, d’identifier de nouvelles opportunités de collaboration et de consolider leur engagement au sein des instances multilatérales. À cette occasion, l’ambassadeur Meles Alem, directeur général chargé de l’Europe et de l’Amérique au ministère des Affaires étrangères, a accueilli la délégation finlandaise en soulignant que cette rencontre témoignait de la volonté constante des deux pays de développer davantage leurs liens de coopération. Selon lui, cette réunion marque la reprise des consultations politiques officielles après seize années d’interruption, la dernière session remontant à 2009. « Cette rencontre constitue une occasion importante de renouveler notre engagement mutuel, d’évaluer les avancées réalisées et de tracer les perspectives de notre partenariat », a déclaré l’ambassadeur Meles. Évoquant les racines historiques de cette relation, il a rappelé que les premiers contacts remontent aux années 1950 avec l’arrivée de missionnaires finlandais en Éthiopie. Les relations diplomatiques formelles ont ensuite été établies en juillet 1959, tandis que les accords de coopération technique et économique conclus en 1968 et 1989 ont contribué à renforcer les liens entre les deux pays. L’ambassadeur a salué l’intérêt croissant de la Finlande pour les investissements privés et les partenariats commerciaux, estimant que cette orientation s’accorde pleinement avec les réformes macroéconomiques actuellement mises en œuvre en Éthiopie. « Grâce à la taille de son économie, à l’expansion de son marché intérieur et à sa position géographique stratégique, l’Éthiopie représente une destination privilégiée pour les investisseurs et un point d’accès majeur au continent africain », a-t-il affirmé. Il a également mis en avant la coopération fructueuse entre les deux États dans des secteurs tels que la gestion foncière, l’éducation et l’action climatique. Abordant les questions environnementales, il a souligné l’importance de l’Initiative pour un patrimoine vert, lancée sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, qui vise à promouvoir la durabilité environnementale et à renforcer la résilience climatique. Meles a par ailleurs exprimé la reconnaissance de l’Éthiopie envers la Finlande pour son soutien dans les efforts visant à lever certaines restrictions imposées par l’Union européenne, tout en saluant la collaboration entre les deux pays dans les forums internationaux. Il a également rappelé que l’Éthiopie accueillera la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP32) en 2027. Pour sa part, la cheffe de la délégation finlandaise, Outi Holopainen, s’est réjouie de retrouver Addis-Abeba et a salué les importantes transformations urbaines observées depuis la fin de son précédent mandat en 2013. Holopainen a insisté sur la nécessité de maintenir un dialogue régulier dans un contexte marqué par la multiplication des conflits, les violations du droit international et les pressions croissantes exercées sur le système multilatéral. « Les défis mondiaux exigent plus que jamais des réponses collectives et une coopération internationale renforcée », a-t-elle souligné. Elle a également exprimé le souhait de voir les consultations politiques se tenir plus fréquemment à l’avenir et a mis en avant le rôle de plus en plus important des pays africains et des partenaires du Sud dans l’évolution de la coopération multilatérale, une vision défendue par le président finlandais Alexander Stubb. Selon les participants, ces consultations ont illustré une volonté commune d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations bilatérales, davantage axé sur le commerce, l’investissement et la coopération économique, tout en poursuivant les partenariats dans les domaines de l’éducation, de la médiation et des échanges entre les peuples. « Après près de 67 années de relations diplomatiques, la Finlande demeure pleinement engagée à renforcer sa coopération avec l’Éthiopie, un acteur clé dans la promotion de la paix et de la stabilité dans la région », a conclu Mme Holopainen.
La Commission du dialogue crée une plateforme de consensus pour bâtir un État fort : Commissaire en chef adjointe
Jun 3, 2026 1275
Addis-Abeba, le 3 juin 2026 (ENA) : - La Commission nationale du dialogue éthiopienne (ENDC) a indiqué qu’elle est en train de mettre en place une plateforme dédiée aux discussions citoyennes sur les principales questions nationales, dans le but de favoriser le consensus et de contribuer à la construction d’un État solide et stable. La vice-présidente de la Commission, Hirut Gebreselassie, a déclaré à l’ENA que l’Éthiopie se trouve à un moment charnière de son parcours visant à apaiser les divergences persistantes entre ses citoyens, grâce à un dialogue éclairé et à une consultation inclusive destinée à bâtir un consensus national durable. Elle a rappelé que l’ENDC a été instituée afin de faciliter un cadre participatif permettant aux citoyens d’échanger ouvertement sur les grandes questions nationales. Depuis sa création, la Commission a conduit de larges consultations auprès des Éthiopiens, à l’intérieur du pays comme dans la diaspora, afin de recueillir leurs préoccupations et d’encourager une participation citoyenne élargie. Selon Mme Hirut, le processus de consultation a désormais atteint une phase déterminante, avec les préparatifs en cours pour la grande conférence consultative nationale. La Commission travaille actuellement à la définition des ordres du jour et à la mobilisation des ressources nécessaires à l’organisation de cette conférence. Elle a souligné que l’Éthiopie a créé un environnement favorable au dialogue et à la résolution des divergences d’opinions. « Les différentes étapes du processus de consultation nationale ont montré qu’il est possible de parvenir à un consensus sur les grandes questions nationales à travers un dialogue fondé sur la primauté des idées », a affirmé Hirut. La commissaire adjointe a expliqué que les citoyens participent activement à la construction d’un cadre de consultation visant à renforcer le consensus national et à consolider les institutions de l’État à travers des échanges sur les enjeux fondamentaux du pays. Ce processus a permis l’expression libre et pluraliste de diverses opinions et priorités issues de différents segments de la société, renforçant ainsi la dimension inclusive de la consultation, a-t-elle ajouté. Selon elle, la Commission collabore étroitement avec de multiples parties prenantes dans le cadre de la préparation de la conférence principale, au cours de laquelle seront abordées les questions nationales majeures. Elle a également indiqué que des efforts sont en cours pour documenter l’ensemble du processus de consultation nationale, notamment à travers des outils numériques, afin de permettre aux générations futures d’en tirer des enseignements. « Cela illustre clairement la nature participative et inclusive du processus de dialogue national en Éthiopie », a-t-elle souligné. Elle a en outre précisé que ce travail de documentation, incluant recherches et analyses, permettra de partager l’expérience éthiopienne et ses enseignements avec d’autres pays. Le processus est désormais entré dans sa phase finale de préparation en vue du lancement de la grande conférence nationale. Les ordres du jour sont en cours de finalisation et de discussion, a-t-elle ajouté. La conférence, a-t-elle précisé, se tiendra dans le respect de la diversité et de l’unité nationale de l’Éthiopie, afin de garantir la prise en compte des aspirations de l’ensemble des citoyens. Hirut a également confirmé que les préparatifs techniques et logistiques sont en voie d’achèvement pour assurer le bon déroulement de la conférence consultative nationale.