Politique - ENA Français
Politique
Les médias appelés à défendre les intérêts nationaux de l’Éthiopie.
Mar 12, 2026 21
Addis-Abeba, le 12 mars 2026 (ENA) : - Le conseiller du Premier ministre chargé des affaires sociales, Daniel Kibret, a appelé les médias éthiopiens à jouer un rôle actif dans la protection et la promotion des intérêts nationaux. S’exprimant lors d’une conférence nationale organisée à Addis-Abeba sous le thème « Les médias au service de l’intérêt national », le conseiller a indiqué que, depuis les réformes engagées dans le pays, l’État éthiopien a entrepris plusieurs initiatives visant à consolider l’unité multinationale et à préserver les intérêts fondamentaux de la nation. Selon lui, ces efforts portent notamment sur la construction d’un récit national partagé, le renforcement des valeurs communautaires et la promotion d’une prospérité collective. Soulignant le rôle central des médias dans le processus de construction nationale, Daniel Kibret a exhorté les professionnels du secteur à agir avec responsabilité et engagement afin de défendre les intérêts du pays et de sa population. Il a rappelé que la mission essentielle de la presse demeure la diffusion d’informations fiables et responsables au public. Il a également insisté sur le fait que la réalisation de la vision d’une Éthiopie prospère ne relève pas uniquement du gouvernement, mais constitue une responsabilité commune qui exige la contribution de tous les citoyens. De son côté, la directrice générale de l’Autorité éthiopienne des médias, Haymanot Zeleke, a souligné que les médias jouent un rôle déterminant dans le renforcement de la nation en fournissant des informations exactes et opportunes. Elle a noté que le secteur médiatique s’est considérablement développé à la faveur des réformes entreprises dans le pays. Selon elle, le nombre d’organisations médiatiques a augmenté d’environ 150 %, une évolution qui devrait permettre d’améliorer l’accès du public à une information crédible. Toutefois, Haymanot Zeleke a averti que l’éthique professionnelle est de plus en plus mise à l’épreuve, une situation qui contribue à fragiliser l’environnement informationnel et à alimenter l’insécurité et l’instabilité. Elle a notamment pointé du doigt certains médias numériques étrangers, qu’elle considère comme des vecteurs majeurs de désinformation et de discours de haine. Dans ce contexte, elle a appelé les médias nationaux à redoubler d’efforts pour lutter contre ces dérives en respectant strictement les normes éthiques de la profession. Organisée par l’Ethiopian Media Authority, la conférence a réuni des présidents de commissions permanentes de la House of Peoples’ Representatives, de hauts responsables gouvernementaux ainsi que des dirigeants d’organisations médiatiques.
Le Premier ministre Abiy Ahmed en visite officielle aux Émirats arabes unis.
Mar 12, 2026 17
Addis-Abeba, le 12 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed s'est rendu aujourd'hui aux Émirats arabes unis pour une visite de travail. Selon le cabinet du Premier ministre, il est arrivé aux Émirats arabes unis plus tôt aujourd’hui.
Le Premier ministre Abiy mène des discussions sur la coopération régionale à Djibouti.
Mar 12, 2026 66
Addis-Abeba, le 12 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed, accompagné d’une délégation de haut niveau, se rend à Djibouti pour des discussions sur des enjeux régionaux majeurs. Le Premier ministre Abiy Ahmed a mené des discussions centrées sur le renforcement des relations bilatérales et l’examen de questions régionales d’intérêt commun entre Éthiopie et Djibouti, selon le Bureau du Premier ministre. D’après Ethiopian News Agency (ENA), ces échanges s’inscrivent dans le cadre des efforts continus visant à consolider la coopération et à approfondir le partenariat entre les deux pays voisins.
Le Ghana veut renforcer sa coopération économique avec l’Éthiopie.
Mar 11, 2026 78
Addis-Abeba, le 11 mars 2026 (ENA) : - Le Ghana entend intensifier ses relations économiques avec l’Éthiopie, notamment dans les domaines du commerce et de l’industrie, a indiqué l’ambassadeur Robert Afriyie. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, l’ambassadeur du Ghana en Éthiopie, Robert Afriyie, a affirmé que son pays souhaite consolider sa collaboration avec l’Éthiopie dans plusieurs secteurs clés, en particulier le commerce, l’industrie et la diplomatie économique. « Nous travaillons actuellement à renforcer nos relations dans les domaines du commerce, de l’industrie et de la diplomatie économique, en affinant différents mécanismes de coopération », a-t-il expliqué. L’ambassadeur a également souligné que les progrès récents ont permis d’améliorer considérablement les liaisons de transport entre les deux pays, facilitant ainsi les déplacements et stimulant les échanges commerciaux. « Aujourd’hui, trois à quatre vols quotidiens relient Addis-Abeba à Accra, ce qui favorise les échanges entre les peuples et dynamise le commerce, une situation qui n’existait pas il y a quelques années », a-t-il déclaré. Selon lui, ces avancées ouvrent de nouvelles perspectives commerciales, permettant notamment à l’Éthiopie d’exporter des produits comme le cuir, tandis que le Ghana peut offrir son cacao de renommée mondiale. Il a ajouté que l’amélioration des connexions de transport contribue également à faciliter les importations et les exportations entre les deux pays, tout en soutenant les objectifs communs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour l’ambassadeur Afriyie, le contexte actuel est particulièrement favorable à un approfondissement de la coopération, les deux pays entrant dans une phase prometteuse de renforcement de leurs relations dans divers secteurs. Évoquant les liens historiques entre les deux nations, il a rappelé qu’ils remontent à la vision panafricaine du président Kwame Nkrumah et de l’empereur Haïlé Sélassié. Ces deux dirigeants ont joué un rôle déterminant dans la création de l’Organisation de l’unité africaine, devenue aujourd’hui l’Union africaine, marquant ainsi une étape majeure dans l’histoire commune des deux pays. L’ambassadeur a également rappelé que des Ghanéens ont contribué de manière significative au soutien de l’Éthiopie durant la Seconde Guerre mondiale face aux puissances de l’Axe. Il a indiqué que le cimetière du Commonwealth témoigne de ce sacrifice, de nombreux soldats ghanéens ayant servi au sein de la Royal Frontier Force of West Africa et du Gold Coast Regiment, certains ayant donné leur vie pour la libération de l’Éthiopie face aux forces italiennes. Selon lui, les relations entre les deux pays reposent sur un esprit de solidarité et de fraternité africaine, illustré par leur coopération étroite sur la scène internationale, notamment au sein des Nations unies et de l’Union africaine.
Le dialogue national contribue à instaurer une culture de dialogue et d’accord partagé.
Mar 11, 2026 62
Addis-Abeba, le 11 mars 2026 (ENA) : - La Commission éthiopienne du dialogue national affirme que le dialogue national en cours contribue à instaurer une culture de résolution des défis nationaux par la consultation et le dialogue, tout en favorisant la construction d'un large consensus à travers le pays. Dans un entretien exclusif avec ENA, le commissaire Yonas Adaye a déclaré que le processus porte déjà ses fruits en encourageant des solutions fondées sur le dialogue aux griefs politiques et sociaux de longue date. Il a expliqué que l'initiative de consultation a désormais atteint une étape cruciale pour renforcer le consensus national et consolider les efforts de construction de l'État. Depuis sa création, la Commission a entrepris d'importantes activités visant à traiter les griefs historiques par un dialogue inclusif, tout en jetant les bases d'un État plus fort et plus uni. Ce processus a réuni un large éventail de parties prenantes lors de discussions destinées à définir les priorités nationales et à encourager une large participation citoyenne. Des citoyens de divers horizons, notamment des représentants de partis politiques, des universitaires et des membres de la diaspora, ont participé activement à la collecte des propositions et aux consultations participatives menées dans plusieurs régions et auprès des deux administrations municipales. « Ce processus a permis de développer une culture de la consultation, axée sur la recherche de solutions par le dialogue et contribuant à instaurer un climat de confiance entre les citoyens », a déclaré Yonas. Le commissaire a également souligné un développement notable : les groupes armés opérant dans les régions d'Amhara, d'Oromia et de Benishangul-Gumuz, qui ont accepté un dialogue pacifique, ont soumis leurs propositions à la Commission. Selon M. Yonas, cette démarche démontre concrètement que les défis nationaux peuvent être relevés par la consultation pacifique plutôt que par la confrontation. « Elle a renforcé la confiance du public dans le processus de consultation et redonné espoir aux citoyens », a-t-il affirmé. L'inclusion demeure un principe fondamental de la Commission, a-t-il ajouté. Un important travail préparatoire a été mené afin de permettre aux citoyens d'exprimer librement leurs points de vue par l'intermédiaire de leurs représentants participant aux consultations. Yonas a souligné que les forums de consultation préliminaires organisés dans la région du Tigré jouent un rôle important pour garantir la pleine inclusion du processus. Des préparatifs sont en cours pour organiser des consultations plus larges dans la région, avec une planification rigoureuse et une large participation. Il a également indiqué que la prolongation du mandat de la Commission offre l'opportunité de mener à bien les tâches en cours avec plus de profondeur et d'efficacité. La compilation et la publication des points recueillis lors des consultations constitueront une étape cruciale pour faire progresser le dialogue, a-t-il déclaré. La dernière étape consistera à élaborer des conclusions détaillées sur les consultations et à les présenter aux institutions et parties prenantes concernées en vue de leur mise en œuvre, a précisé le commissaire.
Le ministre d’État, l’ambassadeur Hadera Abera, a accueilli l’ambassadeur de Jordanie en Éthiopie.
Mar 11, 2026 67
Addis-Abeba, le 11 mars 2026 (ENA) : - Le ministre d’État éthiopien, l’ambassadeur Hadera Abera, a reçu ce jour dans son bureau l’ambassadeur du Royaume de Jordanie en Éthiopie, Amjad Al Moumani, à Addis-Abeba. Lors de cet entretien, l’ambassadeur Hadera a mis en avant les relations historiques entre l’Éthiopie et la Jordanie, soulignant la nécessité de consolider les liens bilatéraux et de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, notamment sur les plans économique et commercial. De son côté, l’ambassadeur Amjad Al Moumani a réaffirmé la volonté de la Jordanie de renforcer son partenariat avec l’Éthiopie et de travailler étroitement avec les autorités éthiopiennes afin de développer la collaboration dans des secteurs d’intérêt commun. Les deux responsables ont également échangé leurs points de vue sur les récents développements au Moyen-Orient et ont insisté sur l’importance de promouvoir la paix et la stabilité dans la région.
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a nommé une nouvelle équipe dirigeante à la tête de la Commission de police de Addis‑Abeba.
Mar 11, 2026 64
Addis-Abeba, le 11 mars 2026(ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a nommé le lieutenant-général Asrat Denero commissaire de la Commission de police d’Addis‑Abeba, avec effet immédiat à compter du 11 mars 2026. Le Premier ministre Abiy Ahmed a également désigné le commissaire adjoint Tofik Meded au poste de vice-commissaire de la Commission, selon le Bureau du Premier ministre. Par ailleurs, Erziq Issa a lui aussi été nommé vice-commissaire de la Commission de police d’Addis-Abeba.
L’accès à la mer Rouge et aux voies maritimes, une question vitale pour l’Éthiopie, affirme le général Yimer Mekonnen.
Mar 10, 2026 69
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - La quête de l’Éthiopie pour un accès sûr à la mer Rouge et aux routes maritimes relève d’un droit historique et naturel étroitement lié à sa souveraineté, à sa sécurité et à ses intérêts nationaux, a déclaré le général Yimer Mekonnen, chef du Département principal de l’éducation et de la formation. Intervenant lors d’un symposium national organisé par l’Association nationale de l’armée éthiopienne afin de soutenir la position du gouvernement concernant la mer Rouge et l’accès maritime, le général Yimer a rappelé que les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge remontent à l’Antiquité. Il a notamment évoqué le rôle stratégique de ports tels qu’Adulis et Zeila, qui servaient de portes commerciales majeures durant la civilisation axoumite. Selon lui, la revendication d’un accès à la mer Rouge et aux voies maritimes ne constitue donc pas une ambition politique récente, mais plutôt un droit historique étroitement lié à la souveraineté nationale. Le respect du droit de l’Éthiopie à utiliser les ports de la mer Rouge et à bénéficier d’un accès maritime favoriserait, a-t-il ajouté, une accélération du développement national ainsi qu’un renforcement des échanges commerciaux. De son côté, le général de division Teshome Gemechu, directeur général des relations extérieures et de la coopération au sein des Forces de défense nationale éthiopiennes, a souligné que, même si plusieurs pays dans le monde sont enclavés, la situation de l’Éthiopie demeure particulière en raison de circonstances historiques qui l’ont progressivement éloignée de la mer Rouge et d’un accès direct à la mer. Il a indiqué que des adversaires historiques auraient orchestré des manœuvres ayant conduit à priver l’Éthiopie de son accès maritime naturel. Malgré cette situation, le général de division Teshome a affirmé que l’Éthiopie reste résolue à retrouver un accès à la mer Rouge par des moyens pacifiques. Il a précisé que les efforts visant à rétablir cet accès se poursuivront par la voie diplomatique, à travers la coopération et un engagement constant. Le sergent Birhanu Amare, président de l’Association nationale de l’armée éthiopienne, a pour sa part souligné que les questions relatives à la patrie et aux intérêts nationaux dépassent les divergences politiques. Il a déclaré que les membres de l’association ont toujours joué un rôle actif dans les affaires nationales et demeurent déterminés à défendre les intérêts stratégiques de l’Éthiopie. Selon lui, sur les questions d’intérêt national — notamment celle de l’accès du pays à la mer — les anciens combattants apportent un soutien ferme au gouvernement. « Lorsque la patrie appelle, nous répondons toujours présents aux côtés du gouvernement », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de l’unité nationale pour concrétiser les aspirations légitimes de l’Éthiopie. Il a également indiqué que l’association soutient les initiatives du gouvernement visant à garantir à l’Éthiopie un accès à la mer et à la mer Rouge par des moyens pacifiques et diplomatiques. Le président a enfin réitéré le soutien de l’association au Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant que les anciens combattants restent prêts à se mobiliser aux côtés du gouvernement pour préserver les intérêts nationaux du pays. Le symposium a réuni principalement des membres de l’Association nationale de l’armée éthiopienne venus de différentes régions du pays, lesquels ont réaffirmé leur engagement à défendre les intérêts nationaux et à soutenir les orientations stratégiques de l’Éthiopie.
Le ministre d'État, Hadera, s'est entretenu avec le Chargé d'affaires du Koweït.
Mar 10, 2026 79
Addis-Abeba, le 10 mars 2026 (ENA) : - Le ministre d'État des Affaires étrangères, l’Ambassadeur Hadera Abera, a reçu aujourd’hui dans son bureau Abdulaziz Hamadah, Chargé d’affaires de l’Ambassade de l’État du Koweït. S’appuyant sur la solidité des relations bilatérales entre l’Éthiopie et le Koweït, l’Ambassadeur Hadera a réitéré l’engagement de l’Éthiopie à renforcer davantage cette coopération. Il a également suggéré de redynamiser les accords existants et de mettre en place une commission ministérielle mixte afin de consolider et d’élargir les domaines de partenariat. Pour sa part, Abdulaziz Hamadah a salué les relations historiques qui unissent les deux pays et a exprimé la volonté de l’Ambassade du Koweït de travailler en étroite collaboration avec le ministère éthiopien afin de promouvoir et diversifier la coopération bilatérale. Les deux responsables ont, par ailleurs, échangé leurs points de vue sur les récents développements régionaux ainsi que sur d’autres questions d’intérêt commun.
Le chef de la justice zimbabwéenne salue les avancées des réformes judiciaires en Éthiopie.
Mar 9, 2026 83
Addis-Abeba, 9 mars 2026 (ENA) : - Le président de la Cour suprême du Zimbabwe, Luke Malaba, a salué les progrès réalisés par le système judiciaire de Éthiopie, estimant qu’il figure parmi les plus avancés en matière de réformes structurelles visant à renforcer l’administration de la justice. En visite aujourd’hui à la Cour suprême fédérale d’Éthiopie, Malaba a conduit une délégation zimbabwéenne qui a tenu des échanges avec plusieurs responsables judiciaires, notamment le président de la Cour suprême fédérale, Tewedros Mihret. À l’issue de la rencontre, le magistrat zimbabwéen s’est félicité de la qualité des discussions et a mis en avant les transformations importantes engagées dans le secteur judiciaire éthiopien. Il a souligné l’importance de ce type de visites, qui offrent aux pays l’occasion de comparer leurs progrès en matière de réforme et d’échanger leurs expériences respectives. « Le système judiciaire éthiopien se distingue comme l’un des leaders dans la mise en œuvre de réformes transformatrices. De notre côté, nous avons également entrepris des initiatives similaires, même si nos deux pays se situent à des stades différents », a déclaré Malaba. « Ces échanges nous permettent d’évaluer nos avancées, de partager nos expériences et d’identifier les différences susceptibles d’orienter l’amélioration de nos systèmes judiciaires. » Il a également salué l’accueil chaleureux réservé à la délégation, qu’il considère comme un signe du solide engagement des deux pays à renforcer leur coopération. Le chef de la délégation zimbabwéenne s’est par ailleurs dit particulièrement impressionné par les progrès réalisés par l’Éthiopie dans la numérisation des procédures judiciaires. « La transition des systèmes manuels vers des plateformes électroniques a été menée avec efficacité. L’accès à des enregistrements vidéo en temps réel et à des transcriptions rapides des audiences nous inspire à introduire des innovations similaires au Zimbabwe », a-t-il indiqué. Malaba a en outre réaffirmé la volonté de son pays de promouvoir la collaboration et le partage d’expertise. « Le savoir n’a pas de frontières. En travaillant ensemble, nous pouvons améliorer l’accès à la justice pour nos citoyens, conformément aux dispositions de nos constitutions respectives. Nous espérons renforcer davantage ce partenariat, à l’image des relations amicales qui unissent nos deux nations », a-t-il ajouté. De son côté, le président de la Cour suprême fédérale d’Éthiopie, Tewedros Mihret, a indiqué que la visite de la délégation zimbabwéenne visait notamment à s’inspirer des initiatives de réforme mises en œuvre en Éthiopie. Il a précisé que les membres de la délégation avaient bénéficié de présentations détaillées et visité plusieurs projets clés, leur permettant d’observer comment l’intégration des nouvelles technologies contribue à réduire les délais, améliorer l’accessibilité et renforcer l’efficacité du système judiciaire. Le président de la Cour a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à poursuivre le développement d’innovations technologiques dans le domaine judiciaire, soulignant que cet échange a contribué à consolider les liens et à favoriser le partage d’expériences entre les systèmes judiciaires des deux pays.
L’UA exprime sa vive inquiétude face à l’escalade des tensions dans le Golfe persique.
Mar 9, 2026 85
Addis-Abeba, 9 mars 2026 (ENA) : - La Commission de l'Union africaine (CUA) a fait part de sa vive préoccupation face à l’escalade des tensions dans le Golfe persique, estimant que les incidents récents ciblant des installations essentielles pourraient avoir de graves conséquences sur la sécurité régionale et les échanges économiques mondiaux. Le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a indiqué que l’organisation suivait attentivement l’évolution de la situation dans la région, où une série d’attaques et d’affrontements a accentué l’incertitude. Dans un communiqué publié aujourd’hui sur le compte X officiel de la Commission, l’institution a signalé que les attaques visant des infrastructures critiques — notamment des installations énergétiques et des réseaux de transport — ont contribué à aggraver les tensions et alimenté les craintes d’une instabilité plus large. « Ces actions perturbent des chaînes d’approvisionnement essentielles et ont des répercussions importantes sur le commerce international ainsi que sur les marchés mondiaux de l’énergie », a déclaré Mahmoud. Le président de la Commission a également condamné toute violation du droit international, en particulier les actes portant atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des États, appelant toutes les parties concernées à faire preuve de retenue. Il a plaidé pour un renforcement des efforts diplomatiques afin d’apaiser la situation et d’éviter une nouvelle escalade. Selon lui, la stabilité dans le Golfe persique demeure cruciale pour la sécurité énergétique mondiale et l’économie internationale, ajoutant que les effets de la crise commencent déjà à se faire sentir sur le continent africain. La hausse des prix du pétrole et les perturbations sur certaines routes commerciales majeures exercent une pression accrue sur les marchés, tandis que les exportations de produits périssables en provenance de plusieurs pays africains rencontrent des difficultés croissantes. Il a également signalé que les perturbations de l’espace aérien régional affectent les compagnies aériennes africaines et compliquent les liaisons aériennes entre l’Afrique et le Moyen‑Orient. La Commission a indiqué qu’une évaluation était en cours afin de mesurer les impacts potentiels de cette crise sur les économies africaines, les chaînes d’approvisionnement et les flux commerciaux. Cette analyse porte également sur la sécurité des ressortissants africains et des membres de la diaspora vivant dans la région, notamment en Iran et dans les États membres du Conseil de coopération du Golfe. Enfin, le président de la Commission a appelé à la protection des civils et a exhorté les autorités à garantir la sécurité des déplacements ainsi que l’assistance aux ressortissants étrangers, y compris les Africains vivant et travaillant au Moyen‑Orient. Il a réaffirmé l’engagement de l’Union africaine en faveur du respect du droit international et du règlement pacifique des différends, tout en assurant que la Commission continuerait de suivre attentivement l’évolution de la situation.
L’escalade des tensions au Moyen-Orient met en danger l’approvisionnement énergétique mondial et aggrave les risques de crises humanitaires.
Mar 9, 2026 75
Addis-Abeba, le 9 mars 2026 (ENA) : - Le Moyen-Orient est au bord d’une crise majeure alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran entre dans son dixième jour. La mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, lors d’une frappe coordonnée menée par les États-Unis et Israël, a provoqué une escalade majeure des tensions au Moyen-Orient. Selon les médias d’État iraniens, son fils, Mojtaba Khamenei, aurait été choisi pour lui succéder à la tête de la République islamique. Cette désignation rapide traduit une transition accélérée du pouvoir et pourrait annoncer un durcissement de la politique de Téhéran face à ses adversaires. Ce qui avait commencé comme une opération militaire ciblée s’est rapidement transformé en conflit régional élargi. Les combats ont franchi les frontières, entraînant des échanges de missiles, une hausse du nombre de victimes civiles et le déplacement de dizaines de milliers de personnes. Alors que des infrastructures essentielles sont touchées et que les marchés énergétiques mondiaux sont secoués, la région fait face à une crise humanitaire et économique grandissante. Dans le même temps, de nombreux dirigeants internationaux appellent à la retenue et à une reprise urgente de la diplomatie. Les répercussions du conflit se font déjà sentir sur l’économie mondiale. Les prix du pétrole ont dépassé les 100 dollars le baril, un niveau inédit depuis 2022, les combats menaçant les routes énergétiques stratégiques du Golfe. Les analystes avertissent que si l’instabilité persiste, elle pourrait entraîner de graves perturbations de l’approvisionnement énergétique mondial, ainsi qu’une hausse durable des prix de l’énergie, aggravant la pression sur des économies déjà fragilisées par l’inflation et une croissance incertaine. Pour de nombreux observateurs politiques, ce dixième jour de confrontation directe marque un tournant particulièrement dangereux. Contrairement aux conflits indirects du passé, l’affrontement actuel implique désormais des frappes directes entre l’Iran et les forces soutenues par les États-Unis et Israël, ce qui augmente le risque d’une guerre régionale à grande échelle. D’après les chiffres présentés par des responsables iraniens à l’Organisation des Nations Unies, au moins 1 332 civils auraient été tués, tandis que des milliers d’autres ont été blessés. Des villes en Iran et au Liban subissent des bombardements continus, laissant des quartiers entiers détruits, des écoles et des hôpitaux endommagés, et des dizaines de milliers de familles contraintes de fuir leurs habitations. Le théâtre des opérations s’est étendu bien au-delà du territoire iranien. Téhéran a lancé des frappes de missiles et de drones visant des bases américaines et alliées dans le Golfe, tandis que l’armée israélienne a intensifié ses opérations au Liban. Les combats impliquant le groupe armé Hezbollah et d’autres milices ont causé de nombreuses pertes humaines et provoqué de nouveaux déplacements massifs de population. Le conflit a également pris une dimension économique majeure. Des frappes israéliennes visant des installations pétrolières autour de Téhéran et dans la région de Alborz ont déclenché d’importants incendies, signalant un élargissement des cibles vers les infrastructures économiques du pays. Des ouvriers du secteur pétrolier auraient été tués et plusieurs installations lourdement endommagées, alors qu’une épaisse fumée recouvrait la capitale. Les autorités israéliennes affirment que ces sites étaient utilisés pour soutenir la logistique militaire iranienne. Ces attaques contre les infrastructures énergétiques ont immédiatement secoué les marchés pétroliers mondiaux. Les inquiétudes concernant une possible perturbation du trafic dans le détroit d'Ormuz — par lequel transite environ 20 % du pétrole brut mondial — ont fait grimper les prix à leur plus haut niveau depuis le début de la pandémie. Bien que l’Iran affirme que le passage maritime reste ouvert, le trafic des pétroliers a ralenti en raison de préoccupations sécuritaires, ce qui accroît les risques de perturbations prolongées des chaînes d’approvisionnement. Les initiatives visant à désamorcer la crise peinent pour l’instant à progresser. Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a rejeté les appels à des discussions de paix avec Washington, accusant les États-Unis et Israël d’être responsables de l’escalade et appelant les États du Golfe à ne pas autoriser l’utilisation de leur territoire pour des attaques contre l’Iran. Sur la scène internationale, l’inquiétude grandit face à la détérioration rapide de la situation. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné la violence, avertissant que les combats infligent d’immenses souffrances aux civils et représentent une menace sérieuse pour l’économie mondiale. De son côté, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé à une retenue immédiate, soulignant que l’intensification des bombardements et de la rhétorique belliqueuse met gravement en danger les populations civiles. L’Organisation mondiale de la santé a également alerté sur la pression croissante pesant sur les systèmes médicaux et rappelé que les hôpitaux et les infrastructures de santé doivent être protégés conformément au droit international humanitaire. En Europe, plusieurs dirigeants ont exprimé leurs préoccupations face aux conséquences potentielles du conflit. Le ministre suisse de la Défense, Martin Pfister, a dénoncé des frappes contraires au droit international et averti que la crise pourrait entraîner des répercussions indirectes pour le continent, notamment sous la forme de menaces sécuritaires ou d’un afflux accru de réfugiés. Alors que les combats se poursuivent en Iran, au Liban et dans le Golfe, le coût humain et économique ne cesse d’augmenter. Les analystes mettent en garde contre une escalade incontrôlée qui pourrait déstabiliser non seulement le Moyen-Orient, mais aussi les marchés énergétiques mondiaux, la sécurité internationale et les systèmes humanitaires. Avec des villes bombardées, des populations déplacées et une diplomatie qui peine à suivre le rythme des opérations militaires, cette crise rappelle que les conflits modernes dépassent largement le champ de bataille et entraînent des répercussions mondiales durables.
L’accès à la mer est un droit naturel et juridique pour l’Éthiopie : Belete Molla
Mar 9, 2026 82
Addis-Abeba, 9 mars 2026 (ENA) : - La revendication de l’Éthiopie pour obtenir un accès à la mer repose sur des fondements naturels, juridiques et géographiques, a affirmé Belete Molla, président du Mouvement national amhara. Dans un entretien exclusif accordé à l’Ethiopian News Agency, il a indiqué que la perte d’un accès direct à la Mer Rouge demeure une source de frustration profonde, notamment parmi la jeune génération. Selon lui, l’Éthiopie poursuit activement l’objectif d’obtenir un accès à un port sur la mer Rouge, motivée par des considérations historiques, géopolitiques et économiques, avec l’ambition de sortir de sa condition de pays enclavé et de renforcer sa connexion aux voies maritimes internationales. Belete Molla a souligné que cette démarche gagne en visibilité sur la scène internationale, étant perçue comme un levier potentiel pour favoriser l’intégration économique régionale et renforcer la sécurité dans la Corne de l’Afrique. Il a ajouté que la revendication éthiopienne s’appuie également sur des arguments juridiques, moraux et historiques. Le président du NaMA a rappelé que l’Éthiopie disposait historiquement d’un accès à la mer Rouge, qualifiant la perte de cet accès d’injustice ayant affecté l’ensemble du peuple éthiopien. « La privation de l’Éthiopie de l’accès à la mer Rouge était illégale et constitue une grave injustice commise à l’encontre de tous les Éthiopiens », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs estimé que la question de l’accès à la mer, tout comme la gestion des eaux du fleuve Abay, représente un intérêt stratégique vital pour le pays et nécessite un large consensus national. Belete Molla a également salué les efforts du gouvernement visant à inscrire la question portuaire au rang des priorités nationales et à mener des initiatives diplomatiques pour défendre les intérêts stratégiques à long terme de l’Éthiopie. Il a toutefois qualifié les décisions politiques passées ayant conduit à la perte de l’accès maritime d’« erreur historique » ayant porté atteinte aux intérêts nationaux. Le président du NaMA a enfin souligné la nécessité de créer des conditions favorables permettant à l’Éthiopie de recouvrer ce qu’il considère comme son droit historique à l’accès à la mer, affirmant que son parti continuera de travailler activement pour atteindre cet objectif. Il a également mis en garde contre les acteurs politiques qu’il accuse de compromettre les intérêts nationaux, tout en appelant à l’unité des Éthiopiens pour défendre les priorités stratégiques du pays, notamment la gestion du fleuve Abay et la question de l’accès à la mer.
Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est rendu à Dire Dawa où il a été chaleureusement accueilli.
Mar 8, 2026 100
Addis-Abeba, le 8 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed est arrivé cet après-midi à Dire Dawa, accompagné de la Première dame Zinash Tayachew, où ils ont été chaleureusement accueillis par les autorités locales à l’aéroport. La ville, souvent appelée la « Reine du Désert », a réservé une réception officielle au chef du gouvernement afin de lui souhaiter la bienvenue et de mettre en valeur son riche patrimoine historique et culturel. Dans un communiqué, le Bureau du Premier ministre a indiqué que le Premier ministre Abiy Ahmed et la Première dame Zinash Tayachew ont reçu un accueil solennel à l’aéroport de Dire Dawa lors de leur arrivée dans cette ville emblématique.
Les relations entre l’Éthiopie et l’Italie connaissent aujourd’hui une évolution vers un partenariat stratégique solide et orienté vers l’avenir : Ambassadrice d’Éthiopie en Italie, Demitu Hambisa.
Mar 8, 2026 107
S’exprimant à Addis‑Abeba, l’ambassadrice a expliqué que les deux pays renforcent progressivement leur coopération dans plusieurs domaines clés, notamment la politique, l’économie et le développement. Elle a souligné que la visite récente de la Première ministre italienne Giorgia Meloni en Éthiopie a constitué une étape importante dans la consolidation des relations diplomatiques et économiques entre les deux nations. Selon elle, les liens historiques profonds qui unissent l’Éthiopie et l’Italie ont évolué au fil du temps pour devenir un partenariat moderne et dynamique, soutenu par la volonté commune des deux gouvernements d’élargir leur collaboration. L’ambassadrice a également mentionné l’organisation du deuxième Sommet Italie-Afrique, tenu à Addis-Abeba le 13 février 2026, qu’elle considère comme un moment clé pour renforcer la coopération entre l’Italie, l’Éthiopie et l’ensemble du continent africain. Elle a insisté sur l’importance du Plan Mattei pour l’Afrique, une initiative italienne destinée à développer des partenariats avec les pays africains dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures et le développement économique. L’Éthiopie, a-t-elle précisé, joue un rôle central dans cette initiative et est devenue le premier pays pilote du programme. L’Italie reste par ailleurs un partenaire majeur dans les projets de développement éthiopiens. L’ambassadrice a notamment mis en avant la contribution de la société italienne Webuild à la modernisation des infrastructures du pays. Cette entreprise a participé à la construction du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique, capable de produire 5 150 mégawatts d’électricité. Ce projet devrait renforcer considérablement l’approvisionnement énergétique de l’Éthiopie et permettre l’exportation d’électricité vers les pays voisins. La coopération se poursuit également avec le projet hydroélectrique de barrage de Koysha, dont la capacité installée atteindra 2 160 mégawatts, dans le cadre du système de barrages en cascade du fleuve Omo comprenant aussi Gilgel Gibe I, Gilgel Gibe II et Gibe III. Enfin, l’ambassadrice a évoqué les enjeux sécuritaires régionaux, soulignant que la stabilité de la mer Rouge, du golfe d’Aden et de l’océan Indien est étroitement liée à la sécurité nationale de l’Éthiopie. Elle a également réaffirmé que la recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie se fait dans le respect du droit international et par des moyens pacifiques, privilégiant le dialogue et la coopération avec les pays voisins, y compris Érythrée.
Le Musée des Forces de défense éthiopiennes constitue un symbole vivant de l’héroïsme national et de fierté pour le pays : Vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh.
Mar 7, 2026 145
Addis-Abeba, le 7 mars 2026 (ENA) : - À l’issue de sa visite au Musée des Forces de défense éthiopiennes, le vice-Premier ministre a affirmé que la résilience de l’Éthiopie, façonnée par des siècles d’épreuves, repose sur le courage et le sacrifice constants de ses forces armées. Selon lui, la visite du musée, situé dans le quartier de Janmeda à Addis-Abeba, offre un aperçu saisissant de l’histoire du courage et de la bravoure des défenseurs de la nation à travers les générations. Le vice-Premier ministre a rappelé que le projet de ce musée avait été lancé dans les années 1950, mais que sa réalisation avait été retardée pendant de nombreuses années en raison de diverses circonstances politiques. Il a finalement vu le jour grâce à l’élan d’une administration réformatrice engagée dans une nouvelle dynamique de renouveau national. Aujourd’hui, cette institution fonctionne comme un musée permanent et représente la base du futur Grand Musée des Forces de défense nationales, a-t-il indiqué. Les collections exposées, allant d’armes anciennes datant d’avant la Bataille d'Adoua et d’armures de l’époque impériale à des équipements militaires modernes, illustrent l’histoire et l’héritage héroïque des défenseurs de l’Éthiopie. Ces pièces témoignent également de l’évolution des institutions de défense nationale depuis le début du XXᵉ siècle, ainsi que des transformations de la technologie militaire et des avancées de l’ingénierie ayant contribué au renforcement des capacités de défense du pays. Au-delà de son rôle d’espace d’exposition, le musée se veut un centre de transmission du savoir et de la mémoire nationale, destiné à inspirer les membres des forces armées et les générations futures. Le vice-Premier ministre a également souligné que les forces de défense éthiopiennes représentent une véritable fierté nationale et sont reconnues à l’échelle internationale pour leur contribution aux missions de maintien de la paix. Il a enfin affirmé que le gouvernement continuera à soutenir les initiatives visant à préserver et à valoriser les actes héroïques qui ont marqué l’histoire du pays, afin qu’ils soient transmis aux générations futures de manière moderne et accessible. « L’Éthiopie se souvient, l’Éthiopie rend hommage et l’Éthiopie s’appuie sur son héritage héroïque pour avancer unie et vigilante », a conclu le vice-Premier ministre.
L’Afrique obtiendra un jour des sièges permanents au Conseil de sécurité de l’ONU, affirme l’ambassadeur du Ghana.
Mar 7, 2026 105
Addis-Abeba, le 7 mars 2026 (ENA) : - L’Ambassadeur du Ghana en Éthiopie, Robert Afriyie, a exprimé sa conviction que l’Afrique finira par obtenir des sièges permanents au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, malgré les obstacles et la complexité du processus de réforme. Selon lui, la revendication africaine pour une représentation équitable peut paraître difficile à concrétiser, mais elle n’est pas impossible, tout comme l’a démontré la victoire historique de l’Éthiopie lors de la Bataille d’Adoua. L’ambassadeur a souligné que la position du continent africain est restée constante au fil des années. « Nous sommes conscients des défis liés aux négociations, mais pour l’Afrique, la difficulté ne signifie pas impossibilité », a-t-il déclaré. Faisant un parallèle avec l’histoire éthiopienne, il a ajouté que la bataille d’Adoua illustre parfaitement cette idée : l’Éthiopie a dû mener un combat ardu pour défendre sa souveraineté, prouvant qu’un objectif difficile peut être atteint avec détermination. Dans un entretien accordé à Agence de presse éthiopienne, l’ambassadeur Afriyie a rappelé que la demande africaine pour une représentation permanente au Conseil de sécurité s’inscrit dans un long processus historique. Lors de la création de Organisation des Nations Unies en 1945, seules quelques nations africaines, notamment l’Éthiopie, le Maroc et le Libéria, participaient aux discussions fondatrices, tandis que la majorité des pays du continent n’avaient pas encore accédé à l’indépendance. Il a également rappelé que lors des initiatives visant à élargir la représentation au sein de l’ONU dans les années 1960, l’Afrique avait déjà exprimé une forte demande pour une meilleure représentation, même si les progrès ont été lents. Malgré plus de six décennies écoulées depuis la dernière réforme majeure du Conseil de sécurité, l’Afrique demeure aujourd’hui la seule grande région du monde dépourvue de siège permanent. « Il est paradoxal que l’Afrique contribue à près de 60 % des dossiers examinés par le Conseil de sécurité, tout en restant absente des sièges permanents qui participent aux décisions majeures en matière de paix et de sécurité internationales », a-t-il souligné. L’ambassadeur a également évoqué les efforts entrepris pour réformer cette instance, notamment la mise en place en 1993 d’un groupe de travail à composition non limitée chargé d’examiner les propositions de réforme du Conseil de sécurité. En 2005, l’Union africaine a adopté une position commune demandant l’attribution à l’Afrique de deux sièges permanents dotés du droit de veto ainsi que de deux sièges non permanents supplémentaires. Selon lui, sans une telle réforme, le continent risque de continuer à être marginalisé dans les décisions stratégiques qui influencent la gouvernance mondiale. Reconnaissant la complexité des négociations internationales, l’ambassadeur Afriyie estime néanmoins que la durée du processus reflète la détermination du continent à obtenir une représentation équitable. Établissant une nouvelle fois un parallèle avec la résilience historique de l’Éthiopie lors de la bataille d’Adoua, il a affirmé que l’Afrique poursuivra ses efforts jusqu’à ce que sa place légitime au sein du Conseil de sécurité soit reconnue. Soulignant l’importance de la diversité des perspectives dans la gouvernance mondiale, il a cité un proverbe ghanéen : « Une seule tête ne détient pas toute la sagesse du monde. » Selon lui, la contribution de l’Afrique est essentielle pour élaborer des solutions efficaces aux défis mondiaux, notamment en matière de paix et de sécurité. Enfin, l’ambassadeur a indiqué que, malgré les difficultés liées à l’obtention d’un consensus entre les 193 États membres de l’ONU, un soutien international croissant se manifeste en faveur de la position africaine. Il a notamment mentionné l’appui public de la France à l’attribution de sièges permanents à l’Afrique. Pour l’ambassadeur Afriyie, l’unité dont le continent fait preuve depuis plus de deux décennies démontre la détermination des pays africains à faire aboutir cette revendication, considérée comme essentielle pour les générations futures.
La Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) a officiellement lancé le processus d’inscription des électeurs en vue des septièmes élections générales du pays.
Mar 7, 2026 98
Addis-Abeba, le 7 mars 2026 (ENA) : - La Commission électorale nationale d’Éthiopie a annoncé le démarrage de l’inscription des électeurs à l’échelle nationale, marquant une étape clé dans la préparation des prochaines élections générales. Lors d’une conférence de presse, la présidente de la Commission, Melatwork Hailu, a indiqué que l’ensemble des préparatifs logistiques et administratifs avait été finalisé, permettant le lancement de l’inscription conformément au calendrier établi, le 28 février 2026. La période d’inscription des électeurs s’étendra sur un mois et pourra être effectuée soit en ligne, soit directement dans les bureaux de vote. Selon la Commission, 47 partis politiques ont déjà enregistré un total de 10 934 candidats. Parmi eux, 2 198 se présentent pour un siège à la Chambre des représentants du peuple, tandis que 8 736 briguent des postes dans les différents conseils régionaux. Par ailleurs, 73 candidats indépendants se sont inscrits pour participer au scrutin, dont 69 hommes et quatre femmes. Alors que l’Éthiopie se prépare à organiser ses septièmes élections générales, le pays se trouve à un moment charnière de son évolution politique. Ce scrutin dépasse le simple cadre d’un exercice constitutionnel habituel : il est considéré comme une étape importante dans les efforts visant à renforcer la gouvernance démocratique et à consolider la confiance du public envers les institutions politiques. Prévu pour le 1er juin 2026, ce rendez-vous électoral intervient dans un contexte où les attentes en matière d’élections transparentes et crédibles sont de plus en plus fortes. Les institutions électorales poursuivent leurs efforts pour renforcer leur indépendance et leurs capacités opérationnelles, faisant de cette élection un test significatif pour l’évolution démocratique et la solidité des institutions de gouvernance du pays. Les responsables politiques, les analystes et les autorités électorales ont également souligné l’importance particulière de ce scrutin, qui se déroulera dans un cadre institutionnel jugé plus solide que lors des cycles électoraux précédents. Le gouvernement a, de son côté, réaffirmé son engagement à garantir un climat favorable à la tenue d’élections libres, équitables et crédibles. Dans le même temps, les partis politiques intensifient leurs activités de campagne, multipliant débats publics et présentations de leurs programmes afin de mobiliser les électeurs. L’inscription des électeurs constitue une étape déterminante du processus électoral. Elle se déroule actuellement dans les bureaux de vote à travers le pays. Des observations réalisées par l’Agence de presse éthiopienne dans les sous-villes d’Addis Ketema et de Gullele, à Addis-Abeba, indiquent que le matériel nécessaire à l’enregistrement des électeurs a déjà été distribué aux circonscriptions et aux centres de vote. L’agence rapporte également qu’un nombre croissant de citoyens se présentent pour s’inscrire. Les électeurs ont la possibilité de s’enregistrer en ligne en téléchargeant l’application « Mirchaye » (« Mon Élection ») via le Play Store ou l’App Store. Pour l’inscription sur place, la Commission électorale a fourni des tablettes aux agents présents dans les bureaux de vote afin de faciliter la procédure. Le système d’inscription en ligne sera privilégié dans les zones disposant d’une connexion internet 3G ou supérieure, en coordination avec Ethio Telecom. Concernant les candidats, la présidente de la Commission a précisé que, sur les 10 934 candidats enregistrés, 2 198 concourent pour un siège à la Chambre des représentants du peuple, tandis que 8 736 sont en lice pour les conseils régionaux. Les listes des candidats seront affichées publiquement dans les bureaux de vote correspondants. Enfin, dans le cadre des préparatifs préélectoraux, la Commission a également dévoilé les symboles officiels des partis politiques en compétition et confirmé que tous les partis ont signé le Code de déontologie et de conduite des candidats, destiné à promouvoir une campagne responsable et à garantir l’intégrité du processus électoral.
Septièmes élections générales : l’Éthiopie vers une démocratie plus consolidée
Mar 6, 2026 117
Par un rédacteur Addis-Abeba, 6 mars 2026 (ENA) : - Alors que l’Éthiopie s’apprête à organiser ses septièmes élections générales, le pays aborde une étape déterminante de son évolution politique, illustrant les progrès continus de son processus démocratique. Ce rendez-vous électoral dépasse le simple cadre d’une obligation constitutionnelle. Il constitue une phase importante dans les efforts visant à renforcer la gouvernance démocratique et à consolider la confiance des citoyens envers les institutions politiques. Au fil des dernières décennies, l’Éthiopie a progressivement posé les bases d’un système de gouvernance représentatif en favorisant une participation politique plus large et en structurant davantage le processus électoral pour les acteurs politiques comme pour les citoyens. Ces transformations s’inscrivent dans une dynamique plus globale visant à approfondir les pratiques démocratiques tout en renforçant les institutions chargées d’organiser les élections et de protéger les droits civiques. Ces dernières années, le pays a engagé d’importantes réformes institutionnelles destinées à consolider les piliers de la démocratie. Parmi les changements majeurs figurent ceux opérés au sein de la Commission électorale nationale d’Éthiopie et de la Commission éthiopienne des droits de l’homme, deux organes clés pour préserver l’intégrité du processus électoral et garantir les droits fondamentaux. L’ouverture accrue de l’espace civique a également constitué un tournant important. Le pays a notamment permis un rôle plus actif des organisations de la société civile, marquant une évolution significative après plusieurs décennies de restrictions. Ces réformes sont généralement perçues comme des étapes essentielles vers un système démocratique plus transparent, responsable et crédible. Les septièmes élections générales, prévues pour le 1er juin 2026, interviennent dans un contexte où les attentes des citoyens à l’égard de processus démocratiques fiables et crédibles sont particulièrement élevées. Grâce à une autonomie renforcée et à des capacités opérationnelles élargies, ce scrutin devrait constituer un test important pour la solidité des institutions démocratiques du pays. Les responsables politiques, les analystes et les autorités électorales soulignent que ces élections revêtent une importance particulière puisqu’elles se déroulent dans un environnement institutionnel plus solide que lors des cycles précédents. Le gouvernement a d’ailleurs réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de garantir un processus électoral libre, équitable et transparent. Dans ce contexte, les partis politiques intensifient leurs activités de campagne et présentent leurs programmes aux électeurs. Une étape clé du processus électoral commence le 6 mars 2026, avec l’ouverture des inscriptions sur les listes électorales dans l’ensemble des bureaux de vote du pays. Des observations réalisées par l’Agence de presse éthiopienne dans les quartiers d’Addis Ketema et de Gullele indiquent que le matériel nécessaire à l’enregistrement des électeurs a déjà été distribué dans les circonscriptions et centres de vote. Le Premier ministre Abiy Ahmed a régulièrement souligné l’importance d’élections crédibles pour consolider la gouvernance démocratique et assurer la stabilité politique. Dans une déclaration adressée à la nation, il a rappelé que le développement démocratique de l’Éthiopie repose sur la patience, des institutions solides et l’engagement civique des citoyens. « Le chemin vers la démocratie exige de la patience, des institutions fortes et l’engagement collectif des citoyens à préserver l’intégrité du processus électoral », a-t-il affirmé. Lors d’une intervention parlementaire consacrée aux réformes politiques, il a également rappelé que « des élections libres, équitables et crédibles constituent la base d’un système démocratique stable et prospère ». Évolution du processus électoral Depuis l’adoption de la Constitution fédérale en 1995, l’expérience électorale de l’Éthiopie reflète l’évolution progressive de son système de gouvernance. Les premières élections nationales ont introduit un système parlementaire multipartite dans lequel les membres de la Chambre des représentants du peuple sont élus pour un mandat de cinq ans. Cependant, ces premières consultations se sont déroulées dans un contexte de transition politique et de construction institutionnelle. Le pays cherchait alors à stabiliser son nouveau système fédéral tout en mettant en place les structures fondamentales de gouvernance. Par la suite, des élections nationales ont été organisées en 2000, 2005, 2010, 2015 et 2021, chaque cycle reflétant l’évolution du paysage politique et l’élargissement progressif de la participation des acteurs politiques. Institutions démocratiques renforcées L’un des aspects les plus marquants des prochaines élections est le renforcement des institutions chargées d’organiser et de superviser le processus électoral. Des réformes récentes ont permis d’accroître l’autonomie et les capacités professionnelles de la Commission électorale nationale d’Éthiopie. L’institution a élargi ses structures aux niveaux fédéral et régional afin d’améliorer l’enregistrement des électeurs, l’administration du scrutin et la supervision des partis politiques. Parallèlement, d’autres institutions telles que la Commission nationale du dialogue, le pouvoir judiciaire, le Parlement et les organisations de la société civile jouent un rôle croissant dans la promotion de l’intégrité du processus électoral. Les organisations de la société civile sont désormais autorisées à mener des campagnes d’éducation civique et à observer les élections, contribuant ainsi à renforcer la transparence et la confiance du public. Le président de la Chambre des représentants du peuple, Tagese Chafo, a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir le processus électoral et à garantir le bon déroulement du scrutin. Participation politique accrue Une autre caractéristique notable des prochaines élections est la participation élargie des acteurs politiques à travers le pays. Le système multipartite éthiopien s’est progressivement diversifié, avec un nombre croissant de partis et de candidats indépendants en compétition pour les sièges parlementaires. Les résultats de ces élections détermineront la composition politique de la Chambre des représentants du peuple et orienteront la gouvernance nationale pour les cinq prochaines années. Les analystes estiment qu’une participation électorale plus large favorise le développement de la culture démocratique en stimulant le débat sur les politiques publiques et les priorités nationales. Vers une culture démocratique plus profonde Au-delà des procédures administratives, ces élections représentent également une opportunité de renforcer la culture démocratique au sein de la société éthiopienne. La démocratie repose non seulement sur des institutions solides, mais aussi sur la confiance du public, la tolérance politique et le respect des principes constitutionnels. Des élections pacifiques et compétitives encouragent le dialogue politique, le débat d’idées et la responsabilité des dirigeants. Ainsi, le succès des septièmes élections générales dépendra autant de la solidité des institutions que de l’engagement collectif des citoyens, des acteurs politiques et des organisations démocratiques à préserver la transparence, l’équité et la paix durant le processus électoral. Si elles se déroulent avec succès, ces élections pourraient consolider les acquis démocratiques du pays, renforcer la crédibilité des institutions et accroître la confiance des citoyens dans le système électoral. Plus largement, elles représentent une nouvelle étape dans les efforts de l’Éthiopie pour bâtir un système politique où le pouvoir émane de la volonté populaire et s’exerce dans le respect de l’ordre constitutionnel.
Les organisations de la société civile : des partenaires indispensables selon le chef du Centre de coordination pour l’édification du système démocratique.
Mar 6, 2026 78
Addis-Abeba, le 6 mars 2026 (ENA) : - Adem Farah, chef du Centre de coordination pour l’édification du système démocratique, vice-président du Parti de la Prospérité et vice-Premier ministre, a déclaré aujourd’hui que les organisations de la société civile constituent des partenaires stratégiques irremplaçables dans la consolidation d’un système démocratique solide. La 5ᵉ édition de la Semaine des Organisations de la Société Civile (OSC) a été inaugurée aujourd’hui à Addis-Abeba sous le thème : « L’autonomie : un pilier de la paix durable et du développement inclusif ». À cette occasion, le vice-Premier ministre a indiqué que le gouvernement travaille en étroite collaboration avec les organisations de la société civile depuis le lancement des réformes nationales. Il a souligné que ces organisations jouent un rôle stratégique dans la consolidation de la démocratie et la promotion du développement économique, en intervenant notamment dans les domaines où l’action de l’État et du secteur privé reste limitée. Selon lui, les OSC contribuent également de manière déterminante à la formation des jeunes générations, au renforcement de la confiance entre les citoyens et à la cohésion sociale. Le vice-Premier ministre a par ailleurs rappelé les avancées réalisées depuis l’adoption de la Proclamation n°1113/2019, qui garantit la liberté d’association et a permis d’élargir l’espace civique en levant plusieurs restrictions. Grâce à ces réformes, le nombre d’organisations de la société civile a presque triplé dans le pays, participant activement aux efforts de développement et de consolidation de la paix, a-t-il affirmé. Il a également exhorté ces organisations à renforcer leur engagement en faveur de la démocratie, notamment à travers l’éducation civique des électeurs en vue des prochaines élections, ainsi que leur soutien à la transition du pays vers une économie plus productive. Dans son discours d’ouverture, la ministre de la Justice, Hanna Arayaselassie, a indiqué que les réformes juridiques et procédurales engagées ces dernières années ont favorisé une croissance significative du nombre d’organisations civiles en Éthiopie. Elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement à garantir la liberté d’association et d’expression des citoyens, conformément aux déclarations officielles. La ministre a également mis en avant le rôle des organisations communautaires dans la promotion de la démocratie, de la paix et du développement économique, les encourageant à prendre part activement aux débats publics, aux processus de justice et aux élections. De son côté, le directeur général de l’Autorité des Organisations de la Société Civile (ACSO), Samson Biratu, a indiqué que les OSC évoluent désormais dans un environnement plus favorable, leur permettant d’exercer leurs activités et leurs mandats avec davantage d’efficacité. Il a précisé que cette cinquième édition vise à renforcer la coopération entre les différentes parties prenantes et à favoriser le partage d’expériences dans un esprit de dialogue pacifique et constructif. Selon lui, cette initiative possède également un fort potentiel de développement et pourrait à l’avenir s’étendre à l’échelle régionale et africaine, en favorisant la collaboration entre organisations et nations. Le président du Conseil des Organisations de la Société Civile Éthiopiennes (ECSOC), Ahmed Hussen, a pour sa part souligné que les réformes engagées ont encouragé la création de nombreuses organisations, contribuant ainsi de manière significative à la démocratisation et au développement du pays. Afin de maximiser l’impact de ces organisations au bénéfice du public, il a appelé l’ensemble des acteurs à s’impliquer activement, tout en soulignant que la relation entre le gouvernement et les OSC doit reposer sur la transparence et la coopération. En vue des prochaines élections nationales, il a également réaffirmé la volonté des organisations de la société civile de contribuer à l’organisation d’élections libres, crédibles, inclusives et équitables, permettant aux citoyens d’exprimer librement leur choix.