Politique
La Première ministre de la Barbade estime que le Grand barrage peut inspirer des solutions durables à la crise énergétique africaine.
Jan 30, 2026 32
Addis-Abeba, le 30 janvier 2026 (ENA) : - La Première ministre de la Barbade, Mia Amor Mottley, a qualifié le Grand barrage de la Renaissance de symbole fort de l’autodétermination africaine, soulignant qu’il démontre la capacité du continent à surmonter la pauvreté énergétique malgré l’exclusion des circuits de financement internationaux.   Lors d’un entretien très médiatisé avec le célèbre humoriste, écrivain, producteur et animateur sud-africain Trevor Noah, Mia Amor Mottley a estimé que le défi de développement le plus pressant du continent africain demeure l’accès à l’électricité, un enjeu trop souvent relégué au second plan face aux discussions mondiales sur l’intelligence artificielle et les technologies de pointe.   « Tandis que le monde se passionne pour la technologie, près de 600 millions de personnes, sur 1,4 milliard d’Africains, vivent encore sans électricité », a-t-elle rappelé.   La cheffe du gouvernement barbadien a cité le Grand barrage de la Renaissance comme une réalisation historique forgée par la résilience et la volonté collective. Elle a souligné que le projet a vu le jour malgré le refus des grandes institutions financières internationales d’y apporter leur soutien, contraignant l’Éthiopie à mobiliser exclusivement ses propres ressources.   « Le pays s’est replié sur ses forces internes, en s’appuyant à la fois sur la Banque nationale d’Éthiopie et sur l’engagement direct des citoyens », a-t-elle expliqué, évoquant l’achat d’obligations et les contributions volontaires de la population.   « Les citoyens ont acheté des obligations, les citoyens ont donné de leur argent. C’est l’Adwa du XXIᵉ siècle », a-t-elle affirmé.   Cette référence renvoie à la bataille d’Adwa de 1896, au cours de laquelle les forces éthiopiennes ont défait l’armée coloniale italienne, une victoire historique qui a galvanisé le monde noir et nourri la conscience panafricaine.   « Adwa a prouvé au monde que les peuples noirs étaient capables de grandes réalisations après des siècles de domination », a poursuivi Mottley, ajoutant que cette victoire a jeté les bases du panafricanisme et des luttes d’indépendance ultérieures, notamment celles portées par le Congrès panafricain de Manchester en 1945.   Évoquant l’ampleur impressionnante du Grand barrage, la Première ministre a précisé que le barrage, le plus vaste du continent, s’étend sur près de deux kilomètres et culmine à environ 550 pieds.   « Il faut le voir pour le croire. Je n’ai jamais vu de l’eau se déplacer avec une telle puissance », a-t-elle confié.   Insistant sur la portée politique et symbolique du projet, elle a ajouté : « Ils l’ont réalisé alors que le monde leur disait non. Cela a pris quatorze ans, mais ils y sont parvenus. »   Enfin, Mia Amor Mottley a mis en garde contre des mécanismes mondiaux de financement qui, selon elle, perpétuent des rapports de pouvoir hérités de l’ère coloniale, avertissant que sans réformes profondes, l’ordre économique et politique international actuel pourrait menacer la stabilité future des pays du Sud global.
L’ONU rend hommage au dévouement et au courage des Casques bleus éthiopiens
Jan 29, 2026 52
Addis-Abeba, le 29 janvier 2026 (ENA) : - Les Nations Unies ont salué le courage, l’engagement et les sacrifices consentis par les Casques bleus éthiopiens, femmes et hommes, alors que l’Éthiopie poursuit son rôle historique et déterminant au sein des opérations de maintien de la paix de l’ONU.   Forte de plusieurs décennies d’expérience et d’un engagement constant en faveur de la paix et de la sécurité internationales, l’Éthiopie demeure l’un des principaux pays contributeurs de troupes et de forces de police aux missions onusiennes à travers le monde.   Selon un communiqué des Nations Unies, plus de 1 500 militaires et policiers éthiopiens sont actuellement déployés dans les opérations de maintien de la paix, quittant leurs familles pour protéger les populations les plus vulnérables dans des contextes souvent marqués par l’insécurité et les conflits.   L’Organisation a exprimé sa profonde reconnaissance à l’égard des Casques bleus éthiopiens, saluant leur sens du devoir, leur bravoure et les sacrifices consentis, tout en rendant hommage à l’ensemble des personnels de maintien de la paix et aux pays contributeurs.   Depuis la création des opérations de maintien de la paix en 1948, plus de deux millions de personnes ont servi sous le drapeau des Nations Unies, dont plus de 65 000 actuellement déployées dans des zones de conflit à travers le monde.   Ces personnels apportent sécurité, stabilité et espoir aux communautés affectées par la guerre, souvent au péril de leur vie et dans des conditions extrêmement difficiles.   Le communiqué rappelle également que plus de 4 400 Casques bleus ont perdu la vie en accomplissant leur mission au service de la paix. Ne disposant pas de forces armées ou de police propres, l’ONU s’appuie sur les contributions volontaires de plus de 100 États membres pour fournir le personnel militaire et policier nécessaire à ses opérations.   Unis par un objectif commun, les Casques bleus œuvrent collectivement à la protection des civils et au renforcement de la stabilité mondiale.   Au-delà de leurs missions sécuritaires, ils mènent également des actions humanitaires et communautaires, notamment la fourniture de soins médicaux et vétérinaires, l’accès à l’eau potable, le soutien aux établissements scolaires et aux orphelinats, ainsi que la construction d’infrastructures essentielles favorisant la cohésion sociale.   Les Nations Unies ont enfin réaffirmé leur hommage au service et au sacrifice de tous les Casques bleus et salué la contribution indispensable des pays fournissant du personnel militaire et policier aux opérations de maintien de la paix.
L’Éthiopie, pilier stratégique de la diplomatie régionale, selon l’ambassadeur de Suède.
Jan 29, 2026 45
Addis-Abeba, le 29 janvier 2026(ENA) : - La Suède réoriente activement son partenariat historique avec l’Éthiopie, délaissant l’aide au développement classique au profit d’un cadre renforcé axé sur le commerce et l’investissement, afin de valoriser le potentiel économique croissant du pays.   À l’occasion des célébrations du 70ᵉ anniversaire de Rotary Éthiopie, Magnus Lennartsson, ambassadeur de Suède en Éthiopie et représentant permanent auprès de l’Union africaine, a livré le discours principal, rendant hommage à sept décennies d’engagement humanitaire exemplaire. Dans son intervention, il a mis en avant la profondeur des relations historiques et politiques entre Stockholm et Addis-Abeba, qu’il a qualifiées de pilier fondamental de l’implication stratégique de la Suède en Afrique de l’Est. L’ambassadeur a souligné une évolution marquée des relations bilatérales, indiquant que la coopération fondée sur l’aide traditionnelle cède progressivement la place à un partenariat axé sur les échanges commerciaux et les investissements. Il a salué la performance économique remarquable de l’Éthiopie, la présentant comme un facteur déterminant de l’intérêt croissant des entreprises et investisseurs suédois désireux de s’engager sur un marché en pleine expansion. Selon lui, l’Éthiopie s’impose comme un partenaire clé pour la Suède dans un environnement géopolitique régional de plus en plus complexe et concurrentiel. Il a réaffirmé l’engagement ferme de son gouvernement à travailler étroitement avec l’Éthiopie au sein des cadres multilatéraux, tout en soulignant que la solidité de cette coopération repose avant tout sur le renforcement des échanges humains, vecteurs de prospérité partagée et de compréhension mutuelle. Se projetant vers l’avenir, l’ambassadeur Lennartsson s’est montré résolument optimiste quant aux perspectives du partenariat éthiopo-suédois, exprimant sa conviction que cette relation continuera de se développer dans de nombreux secteurs au cours des prochaines années. La cérémonie revêtait également une dimension personnelle pour le diplomate, dont l’engagement avec Rotary remonte à 1989, année où il a bénéficié d’une bourse prestigieuse de Rotary International. Il a exprimé sa reconnaissance profonde pour cette opportunité, qu’il a décrite comme une étape déterminante ayant contribué à façonner son parcours et sa carrière en diplomatie internationale.
Les échanges entre l’Union africaine et les États-Unis soulignent les enjeux de sécurité, d’investissement et de développement économique du continent.
Jan 28, 2026 78
Addis-Abeba, le 28 janvier 2026 (ENA) : - L’Union africaine (UA) et les États-Unis ont renouvelé leur volonté de consolider leur partenariat stratégique en vue de renforcer la paix et la sécurité, tout en stimulant la croissance économique et les opportunités d’investissement en Afrique.   Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a reçu une délégation américaine de haut niveau conduite par le Secrétaire d’État adjoint des États-Unis, Christopher Landau.   La délégation comprenait également le Commandant des forces américaines en Afrique (AFRICOM), le Général Dagvin Anderson. Cette rencontre s’est déroulée dans un contexte régional et international particulièrement complexe, soulignant la nécessité d’une coordination étroite entre l’Union africaine et les États-Unis.   À l’occasion, le Président de la Commission a réaffirmé l’engagement ferme de l’Union africaine en faveur de son partenariat stratégique avec les États-Unis, fondé sur le respect mutuel, des intérêts partagés et un engagement commun en faveur de la paix, de la stabilité et de la prospérité.   Les deux parties se sont félicitées du renforcement de la coopération dans les domaines des infrastructures et des investissements stratégiques, mettant en avant les progrès réalisés par les groupes de travail techniques conjoints UA-États-Unis ainsi que l’implication soutenue des États-Unis auprès des principaux départements de la Commission de l’Union africaine.   Les échanges ont également porté sur la coopération dans les domaines de la santé, de la paix et de la sécurité, avec un accent particulier sur les efforts africains dans la région des Grands Lacs et dans l’est de la République démocratique du Congo, appuyés par l’engagement complémentaire des États-Unis.   Enfin, concernant le Soudan, les deux parties ont exprimé leur profonde préoccupation face au conflit en cours, appelant à un cessez-le-feu immédiat, à un accès humanitaire sans entrave et à la protection des civils.
L’accès souverain de l’Éthiopie à la mer est un enjeu stratégique pour l’intérêt national et la cohésion du pays, estiment des spécialistes.
Jan 25, 2026 134
Addis-Abeba, le 25 janvier 2026 (ENA) : - Des universitaires et chercheurs soutiennent que l’obtention d’un accès direct à la mer constitue une condition fondamentale pour la protection des intérêts nationaux de l’Éthiopie et le renforcement de son unité nationale.   Ils considèrent cette démarche comme solidement fondée sur des bases juridiques, historiques, géographiques et économiques, et estiment que la revendication éthiopienne en matière de souveraineté maritime est à la fois logique et légitime. Selon les experts interrogés par l’ENA, les efforts diplomatiques récents visant à rétablir cet accès représentent une avancée significative sur la scène internationale, corrigeant une situation héritée d’événements historiques survenus il y a trois décennies. Les spécialistes rappellent que le passage de l’Éthiopie au statut de pays enclavé résulte de circonstances historiques complexes, perçues comme une injustice historique et une source durable de frustration pour la population. Ils soulignent que le rétablissement de l’accès à la mer dépasse largement les considérations logistiques ou commerciales, constituant un élément clé de la souveraineté nationale et un levier essentiel pour la prospérité à long terme du pays. Le professeur Ahmed Zekaria, expert en histoire et en culture, a affirmé que l’histoire, l’identité et la civilisation éthiopiennes sont intimement liées à un accès légitime à la mer Rouge. Selon lui, la revendication actuelle de l’Éthiopie en faveur d’un port maritime relève d’une nécessité existentielle rationnelle, fondée sur des arguments naturels, juridiques, géographiques et historiques. Il a estimé qu’un règlement durable de cette question est indispensable pour garantir un développement équilibré, un partage équitable des bénéfices ainsi qu’une paix et une sécurité durables aux niveaux régional et continental. Faisant référence à la victoire d’Adoua, le professeur a rappelé que cet événement historique demeure un symbole fort de l’unité et de la solidarité du peuple éthiopien dans la défense de sa souveraineté et de ses intérêts fondamentaux. Il a également insisté sur l’importance d’une compréhension commune et de la construction d’un récit national unifié afin de guider l’Éthiopie vers un avenir plus prometteur et de préserver ses intérêts stratégiques. Enfin, il a souligné que la reconquête de l’accès à la mer exige un sens élevé de responsabilité collective et l’engagement de l’ensemble des citoyens. « Il ne s’agit pas uniquement d’une question nationale, mais d’une initiative stratégique essentielle au développement et au bien-être des générations futures », a-t-il déclaré, ajoutant que cette préoccupation est partagée par l’ensemble des Éthiopiens. De son côté, Gashaw Ayferam, chercheur en affaires africaines à l’Institut des affaires étrangères, a également mis en avant le lien historique profond entre la civilisation éthiopienne et la possession de ports maritimes. Il a rappelé que, depuis l’époque des royaumes aksoumites, la mer Rouge faisait partie intégrante des frontières naturelles et du territoire éthiopien. Selon lui, la perte de cet accès maritime il y a trente ans résulte d’actions menées par des adversaires historiques et par certaines forces internes n’ayant pas pleinement mesuré l’intérêt national du pays. Gashaw Ayferam a conclu que la revendication de l’Éthiopie pour un accès à la mer est pleinement justifiée, car elle s’appuie sur des droits juridiques établis, une continuité historique, une réalité géographique incontestable, une intégrité nationale et une répartition équitable des avantages économiques.
Le premier ministre Abiy appelle à l’unité nationale pour renforcer la résilience et protéger la souveraineté de l’Éthiopie.
Jan 24, 2026 122
Addis-Abeba, le 24 janvier 2026 (ENA) : - Abiy Ahmed a appelé à un renforcement de l’unité nationale en vue de protéger la résilience et la souveraineté de l’Éthiopie.   Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a assimilé l’Éthiopie à une mère protectrice qui ne renonce jamais à ses enfants, quelles que soient les épreuves. Cette déclaration intervient à l’occasion de la célébration du 90ᵉ anniversaire de la Force aérienne éthiopienne (EAF), reconnue comme « l’aigle des cieux » et pilier essentiel de la paix régionale.   La cérémonie officielle s’est tenue en présence du Premier ministre, en sa qualité de commandant en chef des Forces de défense nationale éthiopiennes. Le Premier ministre a souligné que, à l’image d’une mère qui demeure constante tant dans l’abondance que dans l’adversité, l’Éthiopie reste une patrie unique et irremplaçable pour l’ensemble de ses citoyens. « Qu’elle traverse des périodes de prospérité ou d’épreuve, une mère n’abandonne jamais ses enfants », a écrit le Premier ministre Abiy Ahmed. « Conscients qu’il s’agit d’une mère irremplaçable, nous sommes tous appelés, dans l’unité, à affirmer la résilience et la souveraineté de l’Éthiopie, à l’image des héros d’hier. » À travers ce message, le Premier ministre a mis en exergue la responsabilité collective, la cohésion nationale et l’engagement commun nécessaires à la préservation de l’indépendance et de la force durable de la nation.
L’Armée de l’Air éthiopienne déterminée à demeurer une référence continentale en matière d’excellence aérienne.
Jan 24, 2026 168
Addis-Abeba, le 24 janvier 2026 (ENA) : - L’Armée de l’Air éthiopienne (EAF), l’une des plus anciennes forces aériennes du continent africain, continuera de servir de modèle d’excellence aérienne, a affirmé le commandant de l’EAF, le lieutenant-général Yilma Merdasa.   Selon lui, l’EAF s’est imposée au fil des décennies comme un symbole fort de fierté nationale, de progrès technologique et de stabilité régionale, jouant un rôle clé dans la préservation de la paix et de la souveraineté de l’Éthiopie.   Les propos du commandant ont été tenus à l’occasion des célébrations du 90ᵉ anniversaire de la fondation de l’Armée de l’Air éthiopienne, un événement de grande envergure organisé en présence du Premier ministre Abiy Ahmed, du commandant en chef des Forces de défense nationales et de nombreuses personnalités civiles et militaires.   S’exprimant lors de la cérémonie officielle, le lieutenant-général Yilma Merdasa a souligné que, depuis neuf décennies, l’Armée de l’Air constitue un pilier essentiel de la défense nationale.   « Dans les airs, nous protégeons notre souveraineté, soutenons les missions de maintien de la paix et répondons efficacement aux défis nationaux », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté de l’EAF de rester une référence en matière de performance et de professionnalisme aérien en Afrique.   Les festivités ont été marquées par le Black Line Air Show, un spectacle aérien impressionnant mettant en avant la précision opérationnelle, l’expertise technique et l’innovation aéronautique de l’Armée de l’Air.   Au-delà de la démonstration de capacités militaires, l’événement a également illustré le rôle moteur de l’EAF dans la croissance industrielle, le développement technologique et l’innovation dans le secteur aérospatial.   Les célébrations ont réuni des commandants de forces aériennes africaines, des chefs d’état-major, des représentants de compagnies aériennes internationales ainsi que de nombreux visiteurs venus du monde entier, renforçant ainsi la position de l’Éthiopie comme un centre majeur de coopération et de partenariats dans le domaine aérospatial.   Le lieutenant-général Yilma a également mis en avant l’importance stratégique des meetings aériens, les qualifiant d’outils puissants pour stimuler l’imagination nationale, inspirer la jeunesse, encourager l’innovation chez les étudiants et valoriser les capacités technologiques du pays.   Par ailleurs, l’exposition a permis de présenter des aéronefs illustrant non seulement des plateformes opérationnelles avancées, mais aussi des leviers de transformation industrielle, de formation conjointe, de développement des infrastructures et d’intégration de technologies aériennes de pointe.   Rendant hommage aux équipes impliquées, le commandant de l’EAF a salué le professionnalisme des planificateurs, pilotes, techniciens et équipes au sol, dont l’engagement permet de démontrer au monde entier l’excellence éthiopienne.   Les célébrations du 90ᵉ anniversaire ont ainsi réaffirmé la mission fondamentale de l’Armée de l’Air éthiopienne : honorer son héritage, renforcer ses capacités actuelles et contribuer activement à façonner l’avenir de l’Éthiopie et de la région.
Le vice-Premier ministre Temesgen met en avant le charme naturel et l’accueil chaleureux de Bahir Dar
Jan 24, 2026 108
Addis-Abeba, le 24 janvier 2026 (ENA) : - À son arrivée à Bahir Dar pour prendre part à des échanges de haut niveau consacrés à la justice et à la paix, le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a loué l’exceptionnelle beauté naturelle et la quiétude de cette ville riveraine.   Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, il a exprimé son admiration pour l’identité singulière de Bahir Dar ainsi que sa reconnaissance pour l’accueil qui lui a été réservé. Il a notamment souligné :   « Nous sommes arrivés à Bahir Dar, une cité où la grandeur de l’eau se manifeste à travers le lac Tana, où la verdure s’exprime dans l’élégance de ses palmiers, où la propreté embellit le paysage et où une brise rafraîchissante façonne l’atmosphère. »   Le vice-Premier ministre a également remercié les autorités locales pour l’accueil chaleureux reçu à l’aéroport international de Bahir Dar, récemment modernisé.   Temesgen Tiruneh séjourne dans la ville à l’occasion de la Conférence internationale sur l’état de droit et les mécanismes alternatifs de règlement des différends, axée sur la promotion d’une paix et d’un développement durables. L’événement est organisé conjointement par la Cour suprême régionale de l’Amhara et l’Université de Bahir Dar.   La conférence met en lumière le rôle fondamental de la complémentarité entre les systèmes judiciaires formels et les mécanismes alternatifs de résolution des conflits.   Au programme figurent notamment des tables rondes de haut niveau et des débats académiques portant sur la contribution des mécanismes alternatifs de règlement des différends (MARD) au renforcement de l’État de droit et à la consolidation d’une stabilité régionale durable.   Des juristes de renom, des universitaires et des responsables politiques y examinent l’intégration des cadres juridiques coutumiers et modernes, en lien avec les objectifs de développement socio-économique de l’Éthiopie.
L’Armée de l’Air éthiopienne, une référence africaine en matière de performance et de coopération militaire.
Jan 23, 2026 180
Addis-Abeba, 23 janvier 2026 (ENA) : - Des attachés militaires africains ont qualifié l’Armée de l’Air éthiopienne (AAE) de véritable référence pour les forces aériennes du continent, mettant en avant sa modernisation accélérée, son autonomie renforcée et son rôle déterminant dans la promotion de la paix et de la sécurité régionales.   Cette reconnaissance s’est exprimée à l’occasion d’Aviation Expo 2026, officiellement lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed et la Première dame Zinash Tayachew, dans le cadre des célébrations ETAF90, marquant le 90ᵉ anniversaire de l’Armée de l’Air éthiopienne.   Les festivités, prévues du 23 au 27 janvier 2026, mettent en exergue neuf décennies de sacrifices, de résilience et de réalisations remarquables de l’institution.   Organisée dans ce contexte commémoratif, Aviation Expo 2026 a rassemblé des hauts responsables de la défense ainsi que des délégations militaires venues de toute l’Afrique.   Les participants ont visité les infrastructures de l’AAE et pris part à des échanges stratégiques sur le développement de l’aviation, la coopération en matière de défense et le renforcement des capacités, illustrant l’influence grandissante de l’Éthiopie sur la sécurité du continent.   Le colonel Mothusi Chelenyane, attaché de défense à l’ambassade du Botswana à Addis-Abeba, a salué les avancées notables de l’AAE dans les domaines de l’aviation, de l’ingénierie et des capacités opérationnelles.   Il a décrit l’armée de l’air éthiopienne comme l’une des forces aériennes connaissant la croissance la plus rapide en Afrique.   Il a également souligné son engagement ferme en faveur de l’autonomie, notamment grâce à des capacités avancées en maintenance, modification et ingénierie aéronautique, estimant que l’expérience éthiopienne constitue une source d’inspiration précieuse pour les pays africains désireux de renforcer leurs forces aériennes.   Insistant sur les défis sécuritaires persistants auxquels l’Afrique est confrontée, il a mis en avant l’importance de la coopération régionale, notant que l’AAE offre de réelles opportunités de partenariats stratégiques pour faire face aux menaces communes.   Dans le même esprit, Mackenzy Tjivera, attaché de défense de l’ambassade de Namibie en Éthiopie, a déclaré que l’Armée de l’Air éthiopienne ne se limite pas au renforcement de ses capacités nationales, mais contribue également activement au développement des forces aériennes africaines à travers la coopération.   Il a souligné son rôle clé dans la promotion de la sécurité collective, rappelant qu’une paix durable repose sur des efforts conjoints.   De son côté, le colonel Aristide Anguilet, attaché de défense du Gabon, a félicité l’AAE pour ses progrès et sa solidité institutionnelle, la qualifiant d’atout stratégique national et de modèle inspirant pour les autres pays africains.   Il a également noté que la forte participation africaine à l’exposition illustre une volonté commune de tirer parti de l’expérience éthiopienne et de renforcer les partenariats continentaux en matière de défense et de sécurité.
La Commission nationale du dialogue est une référence africaine en matière de résolution des conflits : Commissaire Yonas Adaye.
Jan 23, 2026 130
Addis-Abeba, le 23 janvier 2026 (ENA) : - La Commission nationale du dialogue éthiopienne (ENDC) s’impose progressivement comme une expérience de référence sur le continent, incarnant un modèle africain de gestion et de résolution des conflits politiques et identitaires profondément enracinés.   En privilégiant des mécanismes endogènes plutôt que des médiations extérieures, le processus de dialogue national a contribué à positionner l’Éthiopie comme un acteur potentiel de premier plan en matière de consolidation durable de la paix et de stabilité nationale en Afrique.   Dans un entretien exclusif accordé à Pulse of Africa, Yonas Adaye, commissaire au Dialogue national éthiopien, a expliqué que cette initiative a été conçue pour s’attaquer aux causes structurelles et systémiques des crises récurrentes que connaît le pays.   Il a cité notamment les différends constitutionnels, les faiblesses de gouvernance, la marginalisation sociale, la corruption ainsi que la politisation de l’identité ethnique.   « Le dialogue national ne vise pas à éteindre des crises ponctuelles, mais à traiter les racines profondes des conflits qui persistent depuis des décennies », a-t-il souligné.   Selon le commissaire, ce processus inclusif, à l’échelle nationale et centré sur le citoyen, cherche à restaurer la cohésion sociale par un dialogue ouvert, fondé sur le respect mutuel et la recherche collective de solutions durables.   Contrairement aux élections ou aux accords de paix temporaires, il s’attaque aux problématiques de longue date qui fragilisent la coexistence et la stabilité du pays.   Yonas Adaye a par ailleurs insisté sur le caractère fondamental de l’appropriation nationale, estimant que l’échec de nombreuses initiatives de dialogue en Afrique et au Moyen-Orient tient à leur influence extérieure ou à leur captation par des élites politiques.   À l’inverse, le dialogue éthiopien est, selon lui, enraciné dans les réalités locales et porté par la voix des citoyens.   Bien que soutenue par les institutions publiques, la Commission mène de vastes consultations impliquant les communautés locales, les partis politiques, la société civile, les institutions religieuses, les médias ainsi que la diaspora éthiopienne.   Les échanges avec les Éthiopiens de l’étranger ont notamment révélé un large consensus sur la nécessité de réformes constitutionnelles, ainsi que de vives préoccupations concernant les effets du fédéralisme ethnique sur l’unité nationale.   Les questions de gouvernance, de corruption, de politiques identitaires et de double nationalité ont également été largement évoquées lors de ces consultations.   Selon le commissaire, le dialogue national devrait déboucher sur des résultats majeurs, parmi lesquels un consensus sur les enjeux fondamentaux, le rétablissement de la confiance entre l’État et la société, ainsi que l’ancrage durable d’une culture politique du dialogue, en rupture avec les logiques de confrontation et de violence armée.   Il a également souligné que la cohésion interne de l’Éthiopie constitue un facteur clé de stabilité régionale, renforçant la crédibilité de sa politique étrangère et favorisant la coopération pacifique autour des ressources partagées, des corridors commerciaux et de l’intégration régionale.   « Les défis africains doivent être résolus par des solutions africaines », a affirmé Yonas Adaye, appelant à ce que les valeurs de solidarité et de coopération guident les efforts de paix sur le continent.   Abordant la question de la mise en œuvre des recommandations issues du dialogue, il a estimé que la légitimité politique en Éthiopie dépend de plus en plus de la capacité de l’État à répondre aux attentes des citoyens.   « Lorsque la voix du peuple est entendue, l’application des recommandations devient un enjeu de crédibilité nationale », a-t-il conclu.   Alors que le processus de dialogue national se poursuit, de nombreux observateurs africains et internationaux suivent attentivement cette expérience, y voyant un possible modèle de prévention des conflits, de réconciliation et de renouveau institutionnel en Afrique.
La Chambre approuve des proclamations encadrant l’extradition des personnes condamnées et des criminels recherchés vers et depuis la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud.
Jan 22, 2026 102
Addis-Abeba, le 22 janvier 2026 (ENA) : - La Chambre des représentants du peuple (HPR) a adopté aujourd’hui des proclamations relatives à l’extradition des personnes condamnées et au transfert des criminels recherchés avec la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud.   La proclamation relative à l’extradition des personnes condamnées couvre les accords conclus entre les gouvernements éthiopien et chinois, ainsi qu’entre les gouvernements éthiopien et brésilien.   Par ailleurs, l’accord portant sur l’extradition des personnes recherchées a été signé entre les gouvernements éthiopien et sud-africain. Soutenant l’adoption des proclamations soumises, la présidente de la Commission permanente des affaires juridiques et judiciaires de la Chambre des représentants du peuple, Etsegenet Mengistu, a indiqué que ces textes favoriseraient la réinsertion effective des personnes condamnées dans leur pays d’origine et faciliteraient leur réintégration au sein de leurs communautés. Elle a souligné que les proclamations approuvées sont conformes aux normes du droit international et renforcent le traitement des affaires pénales dans un cadre juridique approprié. En outre, ce cadre juridique commun devrait encourager la coopération commerciale et les investissements entre l’Éthiopie et les pays partenaires, notamment la Chine, en limitant les activités criminelles susceptibles d’exploiter ces opportunités économiques.
L'UA salue le partenariat solide et le leadership mondial de l'Allemagne.
Jan 22, 2026 90
Addis-Abeba, le 22 janvier 2026 (ENA) : - Le président de la Commission de l'UA, Mahmoud Ali Youssouf, a salué l'Allemagne comme un partenaire clé et fiable de l'Union africaine à la suite d'une déclaration commune avec le ministre fédéral allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, au siège de l'UA à Addis-Abeba.   Le ministre allemand des Affaires étrangères, Wadephul, effectue une visite de travail à Addis-Abeba, en Éthiopie, axée sur le renforcement des relations bilatérales. Dans ce cadre, il s’est entretenu cet après-midi avec le président de la Commission de l’Union africaine (CUA), Mahmoud Ali Youssouf. À l’issue de la rencontre, le président de la CUA a qualifié les échanges de très fructueux, rappelant que l’Allemagne demeure le principal partenaire bilatéral de l’Union africaine en matière de financement de la Commission. Berlin s’est notamment engagé à mobiliser jusqu’à 88 millions d’euros pour appuyer les programmes de l’UA sur la période 2026-2027. Mahmoud Ali Youssouf a également mis en avant la contribution déterminante de l’Allemagne aux efforts de paix et de sécurité en Afrique, en particulier à travers sa présidence du Groupe de contact et de coordination pour la région des Grands Lacs. Il a par ailleurs salué la décision de Berlin de poursuivre sa coopération avec les pays du Sahel — Mali, Burkina Faso et Niger — malgré les récents changements anticonstitutionnels de gouvernement. Le président de la CUA a aussi exprimé sa reconnaissance pour le soutien allemand au programme frontalier de l’Union africaine, à AFRIPOL, ainsi que pour le rôle moteur de l’Allemagne dans le Pacte du G20 avec l’Afrique, destiné à stimuler les investissements privés et à favoriser la création d’emplois sur le continent. Soulignant l’importance stratégique des relations entre l’UA et l’Allemagne, Youssouf a salué le leadership de Berlin sur la scène internationale, notamment dans un contexte mondial marqué par l’incertitude et de profondes mutations. Il a conclu en appelant à la primauté de la raison et de la sagesse dans la gestion des affaires internationales, tout en remerciant le chef de la diplomatie allemande pour sa visite à l’Union africaine.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023