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Le Service de communication du gouvernement distingue les médias et les journalistes pour leur contribution au succès des 7es élections générales
Jun 16, 2026 326
Addis-Abeba, le 16 juin 2026 (ENA) : - Le Service de communication du gouvernement (SCG) a salué les médias et les journalistes pour leur remarquable contribution à la réussite de la couverture des 7es élections générales en Éthiopie ainsi que pour leur rôle majeur dans la diffusion du processus démocratique auprès des audiences nationales et internationales. À l’occasion de la cérémonie de remise des distinctions, la ministre du Service de communication du gouvernement, Enatalem Melese, a affirmé que le peuple éthiopien avait ouvert une nouvelle page de l’histoire nationale en privilégiant la paix, le respect de l’ordre constitutionnel et l’État de droit. La ministre a indiqué que la mobilisation collective des médias nationaux avait été essentielle pour favoriser une participation citoyenne informée durant l’ensemble du processus électoral. Elle a ajouté que leurs analyses et reportages approfondis avaient fortement contribué au maintien de la stabilité du pays et au renforcement de la confiance des citoyens dans les élections. Selon Enatalem, l’action coordonnée des médias éthiopiens a permis de placer l’intérêt national supérieur au premier rang durant cette étape particulièrement importante pour le pays. Elle a également mis en lumière la contribution des médias dans la lutte contre les campagnes organisées de désinformation destinées à semer le doute parmi la population et à provoquer une crise constitutionnelle. « L’action commune des médias nationaux a fait prévaloir l’intérêt suprême du pays, tout en déjouant les tentatives visant à entraîner la nation dans un vide constitutionnel », a déclaré la ministre. Qualifiant les médias nationaux de ressource stratégique pour le pays, Enatalem a souligné que les organes de presse éthiopiens s’imposent progressivement comme des références crédibles, participant à la préservation de la souveraineté nationale, à la promotion de la paix et à la consolidation des principes démocratiques à travers le pays. Les responsables des médias présents lors de la cérémonie ont renouvelé l’engagement de leurs institutions à informer les citoyens et à garantir un accès étendu à une information fiable tout au long du processus électoral. Le directeur général de l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Seife Deribe, a souligné l’ampleur de la couverture électorale assurée par l’agence, précisant que l’ENA avait organisé 19 débats politiques dans cinq langues nationales et créé un centre de réponse aux urgences médiatiques diffusant quotidiennement plus de 1 000 reportages via ses 35 bureaux répartis dans le pays. Seife a également indiqué que l’ENA avait mobilisé sa plateforme « Le Pouls de l’Afrique » et renforcé sa coopération avec 30 agences de presse régionales et internationales afin de combattre la désinformation et de diffuser des informations exactes et actualisées. De son côté, le directeur général de la Société éthiopienne de radiodiffusion (EBC), Biniyam Ero, a expliqué que l’institution avait créé un bureau électoral spécialisé et organisé, pour la première fois, des débats politiques multilingues destinés à encourager la participation citoyenne et à remplir sa mission de service public audiovisuel. Il a ajouté que la coopération étroite avec le Service de communication du gouvernement avait largement favorisé la bonne gestion et la couverture efficace du processus électoral. Le directeur général du Réseau de radiodiffusion d’Oromia (OBN), Fiseha Belayneh, a pour sa part indiqué que le réseau avait lancé une campagne de compte à rebours de 100 jours avant le scrutin et développé le tableau de bord numérique « OBN », permettant de suivre en temps réel les circonscriptions électorales et les candidats. Selon Fiseha, l’OBN a mobilisé d’importants moyens humains et techniques afin d’assurer la couverture des élections dans 19 langues, notamment l’arabe et l’anglais, et a diffusé plus de 200 émissions en direct à travers le pays. Le directeur général de l’Amhara Media Corporation, Muluken Setiye, a quant à lui mis en avant la stratégie progressive de communication électorale adoptée par son institution, axée sur la sensibilisation du public à l’inscription électorale et à la participation citoyenne, malgré les défis opérationnels et sécuritaires rencontrés sur le terrain. Il a affirmé que cette expérience démontrait le renforcement continu des capacités des médias éthiopiens, aussi bien au niveau fédéral que régional, à fournir une couverture électorale professionnelle. L’ENA a appris que ce programme de reconnaissance mettait en évidence le rôle déterminant joué par les médias éthiopiens dans l’accès du public à l’information, la promotion de la participation citoyenne et la création d’un environnement électoral pacifique et transparent lors des 7es élections générales du pays.
La diplomatie avance, tandis que les crises perdurent à l’heure de l’incertitude stratégique
Jun 16, 2026 628
Par un journaliste La deuxième semaine de juin a offert l’image d’un monde en profonde transformation. Un accord historique conclu entre les États-Unis et l’Iran a fait naître l’espoir d’un apaisement au Moyen-Orient, alors même que la guerre en Ukraine gagnait en intensité, qu’une nouvelle flambée d’Ebola apparaissait en Afrique centrale et qu’un épisode de chaleur extrême touchait plusieurs régions d’Europe. Ensemble, ces événements ont mis en évidence le défi grandissant auquel les gouvernements sont confrontés face à l’entrecroisement croissant des risques géopolitiques, sanitaires et climatiques. Si la diplomatie a apporté des signaux encourageants dans l’une des zones les plus sensibles de la planète, les conflits, les pressions environnementales et les menaces pesant sur la santé publique ont continué à éprouver la résilience des États et des institutions internationales. Les développements de la semaine ont rappelé que, dans le monde interconnecté actuel, avancées et dangers évoluent souvent simultanément. L’accord entre Washington et Téhéran ouvre une opportunité diplomatique L’événement diplomatique le plus marquant de la semaine s’est produit au Moyen-Orient, où les États-Unis et l’Iran ont annoncé un accord historique destiné à réduire les tensions après plusieurs mois de confrontation. Cet accord, dont la signature officielle doit avoir lieu en Suisse, prévoit des mesures visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à alléger les restrictions affectant le commerce maritime et régional. Cette annonce a été favorablement accueillie par les marchés internationaux, les prix de l’énergie ayant reculé dans un contexte d’espoir d’une stabilité accrue dans l’une des régions les plus stratégiques du globe. Les analystes ont décrit cet accord comme une avancée majeure vers la réduction des tensions militaires et la reprise des échanges diplomatiques. Cette percée a suscité un optimisme mesuré parmi les diplomates et les observateurs internationaux. Toutefois, plusieurs interrogations demeurent quant à son application, notamment parce que Washington et Téhéran continuent d’interpréter différemment certaines clauses. Les spécialistes soulignent que, même si l’accord constitue un progrès diplomatique important, la stabilité à long terme dépendra finalement de sa capacité à répondre aux préoccupations sécuritaires plus profondes et aux rivalités régionales anciennes qui façonnent les relations entre les deux pays depuis plusieurs décennies. Le conflit en Ukraine entre dans une phase plus dévastatrice Alors que des avancées diplomatiques prenaient forme au Moyen-Orient, le conflit en Ukraine a évolué dans la direction inverse. Les responsables des Nations Unies ont qualifié les dernières semaines parmi les plus meurtrières depuis le début de la guerre, l’intensification des frappes de missiles et de drones ayant provoqué d’importants dommages aux infrastructures civiles, aux installations énergétiques et aux réseaux de transport. L’escalade des violences a accentué la pression humanitaire, entraîné le déplacement de davantage de civils et rendu encore plus difficiles les efforts visant à relancer l’activité économique dans les zones concernées. Malgré la poursuite des contacts diplomatiques, les perspectives d’un règlement négocié demeurent limitées. Au-delà de l’Ukraine, ce conflit continue d’avoir des répercussions sur les marchés alimentaires mondiaux, l’approvisionnement énergétique et la stabilité internationale dans son ensemble, mettant en lumière les conséquences profondes d’une guerre prolongée dans un monde fortement interconnecté. Épidémie d’Ebola : des préoccupations persistantes en matière de sécurité sanitaire Les autorités sanitaires ont été confrontées à de nouveaux défis cette semaine après l’annonce d’une nouvelle flambée d’Ebola en République démocratique du Congo. Cette épidémie, provoquée par une souche relativement rare du virus, a conduit les services de santé à déployer rapidement des systèmes de surveillance, des opérations de traçage des contacts et des campagnes de sensibilisation destinées à limiter une propagation plus étendue. Les spécialistes de la santé ont indiqué que cette flambée présente des défis supplémentaires, les vaccins et traitements disponibles pour cette souche ayant fait l’objet de moins de recherches que ceux développés contre les variants plus répandus d’Ebola. Cette situation a ravivé les débats sur la préparation sanitaire mondiale et sur la nécessité de renforcer les infrastructures de santé, notamment dans les régions vulnérables où les ressources limitées peuvent compliquer les réponses d’urgence. Plusieurs années après que la pandémie de COVID-19 a profondément transformé les stratégies internationales de santé publique, cette épidémie rappelle que les maladies infectieuses demeurent une menace mondiale durable. L’Europe confrontée à un choc climatique précoce : les enjeux climatiques sont également restés au centre de l’agenda international, l’Europe ayant connu l’une des vagues de chaleur les plus précoces et les plus sévères de ces dernières décennies. Des températures exceptionnellement élevées ont entraîné des alertes sanitaires dans de nombreux pays, exercé une forte pression sur les réseaux électriques et renforcé les inquiétudes liées aux pénuries d’eau, à la productivité agricole et aux risques d’incendies de forêt. Les populations les plus fragiles, notamment les personnes âgées et celles souffrant de pathologies préexistantes, ont été davantage exposées aux maladies associées à la chaleur. Les scientifiques ont averti à de nombreuses reprises que l’Europe se réchauffe plus rapidement que n’importe quel autre continent. Les conséquences deviennent toujours plus visibles : sécheresses prolongées, diminution du niveau des cours d’eau, perturbations des réseaux de transport et pression croissante sur les systèmes de production alimentaire. Pour les spécialistes du climat, cette vague de chaleur ne constitue pas un phénomène isolé, mais s’inscrit dans une tendance plus large de transformations environnementales qu’il devient de plus en plus difficile de négliger. La rivalité stratégique se poursuit au-delà des zones de conflit Parallèlement aux crises immédiates de la semaine, de profondes évolutions dans l’équilibre des puissances mondiales ont continué à façonner les relations internationales. La concurrence entre les grandes puissances s’étend désormais bien au-delà des rivalités militaires classiques, touchant des secteurs tels que l’intelligence artificielle, la fabrication de semi-conducteurs, les minéraux stratégiques, les technologies avancées et les chaînes d’approvisionnement essentielles. Les gouvernements d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie investissent fortement dans l’innovation technologique et la résilience économique, considérant ces domaines comme des éléments fondamentaux de la sécurité nationale et de la compétitivité future. Dans le même temps, la prolongation des conflits et l’incertitude géopolitique ont alimenté les débats sur les budgets de défense, l’état de préparation militaire et les priorités stratégiques, alors que les États cherchent à s’adapter à un environnement international en constante évolution. L’évolution de cette compétition suggère qu’au XXIe siècle, l’influence sera déterminée non seulement par les capacités militaires, mais également par le leadership technologique, la puissance économique et la maîtrise des ressources stratégiques. Un monde confronté à des risques multiples À l’issue de la semaine, la situation internationale reflétait à la fois un optimisme mesuré et une incertitude persistante. L’accord émergent entre les États-Unis et l’Iran a montré que la diplomatie demeure capable d’atténuer les tensions, même dans les différends les plus complexes. Toutefois, la poursuite de la guerre en Ukraine, l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale et l’aggravation des pressions climatiques en Europe ont mis en évidence l’ampleur des défis encore à surmonter. Plus important encore, les événements de la semaine ont souligné une réalité essentielle des relations internationales contemporaines : la sécurité ne peut plus être appréhendée uniquement à travers le prisme de la guerre et de la paix. La santé publique, la résilience climatique, la compétitivité technologique, la sécurité énergétique et la diplomatie constituent désormais des piliers étroitement interdépendants de la stabilité mondiale. Pour les gouvernements à travers le monde, le défi n’est plus de répondre à une seule crise à la fois, mais de gérer simultanément plusieurs menaces dans un contexte où des événements survenant dans une région peuvent rapidement produire des effets à l’échelle continentale. Cette réalité pourrait bien façonner les relations internationales durant les années à venir.
Septième élection générale en Éthiopie : un exemple pour l’Afrique, affirme l’ambassadeur de l’Inde
Jun 15, 2026 1538
Addis-Abeba, le 15 juin 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a présenté les septièmes élections générales éthiopiennes comme une référence pour les autres nations africaines, mettant en avant le niveau élevé de participation, le recours efficace aux technologies et le caractère pacifique du processus démocratique. Lors d’un entretien exclusif accordé à ENA, l’ambassadeur Rai a indiqué que ces élections illustrent des avancées notables dans la participation démocratique et l’organisation électorale, ajoutant que les missions d’observation avaient porté une appréciation favorable sur le déroulement du scrutin. Les septièmes élections générales en Éthiopie, organisées le 1er juin 2026, ont été suivies par des missions d’observation de l’Union africaine (UA), de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) ainsi que de la Coalition des organisations de la société civile éthiopienne pour l’observation des élections. Selon l’ambassadeur Rai, ce scrutin témoigne de la maturité démocratique grandissante de l’Éthiopie et de sa volonté de renforcer la participation des citoyens à la gouvernance. « Le taux de participation a fortement progressé par rapport aux élections précédentes, notamment grâce à l’enregistrement d’un grand nombre de nouveaux électeurs », a-t-il déclaré. Évoquant les réformes politiques mises en œuvre ces dernières années, M. Rai a affirmé : « Je me souviens de l’arrivée au pouvoir de Son Excellence le Premier ministre Abiy Ahmed ; il avait alors demandé à son parti de se rapprocher de la population et d’augmenter le nombre d’électeurs enregistrés. » L’ambassadeur a indiqué que le nombre de suffrages exprimés lors de cette élection avait progressé de 46 % par rapport au précédent cycle électoral. Il a également mis en avant la forte participation féminine, précisant que près de 40 % des électeurs inscrits étaient des femmes. « Il s’agit d’une réussite remarquable », a-t-il déclaré. Rai a également souligné la contribution de la technologie à l’amélioration de l’administration électorale, évoquant les systèmes numériques d’enregistrement des électeurs et d’autres innovations ayant renforcé l’efficacité et la transparence du processus. Selon lui, les missions d’observation régionales et internationales ont elles aussi salué l’utilisation de la technologie par l’Éthiopie tout au long des opérations électorales. « Elles ont jugé remarquable la manière dont la technologie a été employée pour l’inscription des électeurs ainsi que pour différentes étapes du processus électoral », a-t-il expliqué. L’ambassadeur a ajouté que les missions d’observation considéraient l’expérience électorale éthiopienne comme une source d’inspiration importante pour les pays africains. « Ils ont estimé qu’il s’agissait d’un modèle pour l’Afrique », a-t-il déclaré. Rai a également mis en avant le rôle essentiel des institutions africaines dans l’évaluation des évolutions du continent, soulignant que l’Union africaine et l’IGAD avaient toutes deux déployé des missions d’observation conformément à leurs responsabilités. « Les questions africaines doivent être prises en charge par les dirigeants africains, et c’est pour cette raison que l’Union africaine et l’IGAD ont envoyé leurs observateurs », a-t-il ajouté. L’ambassadeur a insisté sur le fait que les élections devaient être appréciées dans leur contexte global, en s’appuyant sur les conclusions des missions d’observation reconnues qui, selon lui, ont confirmé le caractère pacifique, crédible et démocratique du processus électoral en Éthiopie.
L’Éthiopie cette semaine : budget historique, essor numérique et avancées démocratiques
Jun 14, 2026 2801
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Certaines semaines passent discrètement dans la vie d’un pays. D’autres mettent clairement en lumière la voie qu’il emprunte. Celle qui vient de s’achever appartient incontestablement à cette seconde catégorie. Entre l’appel du Premier ministre Abiy Ahmed à accélérer la transformation numérique et à renforcer la protection de l’environnement, la présentation du budget fédéral le plus élevé jamais proposé en Éthiopie, les avancées notables du Dialogue national et la reconnaissance internationale croissante des réformes économiques du pays, cette semaine a illustré la marche régulière d’une nation vers des objectifs ambitieux, malgré un environnement politique et régional complexe. Au cœur de ces évolutions se trouve une même idée : la confiance. Confiance dans les réformes engagées, confiance dans les institutions nationales et confiance dans l’avenir de l’Éthiopie. Façonner l’avenir : population, innovation et environnement La semaine a débuté par deux messages majeurs du Premier ministre Abiy Ahmed, reflétant la vision de développement à long terme de l’Éthiopie. Le premier concernait la technologie et l’innovation. En célébrant le seuil des cinq millions d’Éthiopiens formés dans le cadre de l’Initiative des codeurs éthiopiens, le Premier ministre a rappelé le rôle central de la transformation numérique dans le futur du pays. Au-delà de cette réalisation remarquable, l’initiative démontre la volonté de l’Éthiopie de doter sa jeunesse des compétences indispensables pour évoluer dans une économie mondiale toujours plus numérique et fondée sur l’innovation. Le second message était consacré au développement durable. Le Premier ministre a annoncé la préparation de plus de huit milliards de jeunes plants pour la campagne « Héritage vert » de cette année, réaffirmant ainsi l’engagement du pays en faveur de la restauration des écosystèmes et de la résilience climatique. Ce qui avait commencé comme une vaste campagne de plantation d’arbres est désormais devenu l’une des initiatives environnementales les plus ambitieuses du continent africain, suscitant l’intérêt international tout en contribuant à la lutte contre la dégradation des terres et les effets du changement climatique. Ces deux initiatives traduisent ensemble une vision nationale cohérente : investir à la fois dans le potentiel humain de l’Éthiopie et dans la préservation de son environnement. Un budget fédéral historique, reflet de la confiance économique L’événement économique majeur de la semaine a été la présentation du projet de budget fédéral pour le prochain exercice budgétaire, le plus important jamais élaboré dans l’histoire du pays. En présentant ce budget devant le Parlement, le ministre des Finances, Ahmed Shide, a décrit une économie engagée dans une profonde transformation. Selon lui, les réformes macroéconomiques coordonnées ont permis de préserver une croissance soutenue tout en réduisant nettement l’inflation par rapport aux niveaux exceptionnellement élevés enregistrés auparavant. Ce projet budgétaire dépasse largement le cadre d’un simple programme financier ; il reflète la confiance des autorités dans la trajectoire actuelle des réformes économiques. Pensé pour consolider les acquis récents, le budget accorde la priorité aux infrastructures, aux services sociaux, aux secteurs productifs et à la stabilité macroéconomique. Il témoigne de la volonté du gouvernement de maintenir la dynamique de croissance tout en élargissant les opportunités offertes aux citoyens à travers le pays. À un moment où de nombreuses économies émergentes demeurent confrontées aux pressions inflationnistes, à l’endettement et aux chocs extérieurs, la capacité de l’Éthiopie à proposer un budget considérablement renforcé tout en préservant la stabilité économique constitue une réalisation notable. Des institutions démocratiques en voie de consolidation La semaine a également apporté des signaux encourageants concernant le renforcement du processus démocratique en Éthiopie. Le président Taye Atske Selassie a souligné que le déroulement pacifique des septièmes élections générales et la participation active des citoyens ont contribué à renforcer les bases de la gouvernance démocratique et de l’édification de l’État-nation. Les progrès annoncés par la Commission du dialogue national éthiopien revêtent également une importance particulière. Après de larges consultations menées dans l’ensemble du pays, les préparatifs du Dialogue national sont désormais entrés dans leur phase finale, tandis que l’ouverture du forum national est prévue pour le 15 juillet. Pour de nombreux citoyens, le Dialogue national constitue l’une des initiatives politiques les plus marquantes de l’histoire récente du pays : un cadre destiné à traiter les questions nationales de longue date par le dialogue et la concertation plutôt que par la confrontation. À ce titre, ce forum devrait représenter une nouvelle étape décisive dans les efforts de l’Éthiopie en faveur d’une paix durable, d’un consensus national renforcé et d’une stabilité politique pérenne. La paix et la stabilité restent au cœur des priorités nationales Les questions de paix et de sécurité ont continué de dominer les discussions nationales tout au long de la semaine. Dans une interview accordée à l’ENA, l’ancien président du TPLF, Aregawi Berhe, a soutenu que les efforts de paix engagés par le gouvernement fédéral dans la région du Tigré n’avaient pas reçu de réponse équivalente et avaient plutôt été utilisés par certains membres de l’ancienne direction du TPLF pour se réorganiser sur les plans politique et militaire. Dans le même esprit, le professeur Kindeya Gebrehiwot, chef du secrétariat du Cabinet de la première administration régionale intérimaire du Tigré, a mis en garde contre les risques que représentent les récents développements pour le fragile processus de reconstruction de la région. S’exprimant auprès de l’ENA, le professeur Kindeya a affirmé qu’une aile radicale du TPLF désormais fragmenté menait des activités susceptibles de replonger le nord de l’Éthiopie dans l’instabilité. Il a qualifié ce groupe de « faction criminelle », accusée d’avoir renversé illégalement l’administration régionale intérimaire et de continuer à faire obstacle à la mise en œuvre de l’Accord de Pretoria ainsi qu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Selon lui, cette faction œuvre de manière constante à compromettre les efforts de paix et à ralentir le processus de reconstruction engagé après le conflit au Tigray. Parallèlement aux initiatives visant à consolider la paix intérieure, l’Éthiopie a également adopté une nouvelle feuille de route pour une gestion intégrée des frontières. Celle-ci vise à renforcer la gouvernance frontalière, améliorer la coordination institutionnelle, faciliter les échanges et les déplacements légaux, tout en répondant aux enjeux de sécurité. Dans une région où les interdépendances se renforcent, une gestion efficace des frontières constitue à la fois une exigence sécuritaire et un levier essentiel de développement. Accès à la mer et coopération régionale La question de l’accès durable de l’Éthiopie à la mer a également occupé une place importante dans les débats de la semaine. Des experts et universitaires ont estimé que cet enjeu ne devait pas être considéré comme une source de tensions, mais comme une occasion de promouvoir la coopération régionale, les échanges commerciaux et une prospérité partagée à travers la Corne de l’Afrique. L’accès souverain de l’Éthiopie à la mer renforcerait la coopération économique, politique et sécuritaire régionale, a indiqué à l’ENA Kenea Yadeta, conseiller à la sécurité du Premier ministre et ministre d’État. Selon lui, la démarche éthiopienne concernant l’accès à la mer relève avant tout d’une question de souveraineté nationale. Il a rappelé que l’absence d’accès maritime a déjà été identifiée par l’Éthiopie comme un enjeu de sécurité, soulignant que le pays dispose de bases historiques et juridiques solides pour défendre sa revendication. « Dans le cas de l’Éthiopie, l’accès à la mer constitue essentiellement une question de souveraineté. Le pays dispose effectivement de fondements historiques et juridiques lui permettant de revendiquer un accès souverain à la mer. » Les analystes ont également souligné qu’un accès maritime stable profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais aussi aux États voisins, en favorisant l’intégration économique, la connectivité régionale et le développement commun. Ces échanges ont renforcé la position constante de l’Éthiopie selon laquelle les intérêts stratégiques nationaux doivent être poursuivis par le dialogue, la coopération mutuellement bénéfique et des moyens pacifiques. Investir dans le capital humain Des avancées ont également été enregistrées dans le domaine social. Un partenariat majeur dans le secteur de la santé entre l’Éthiopie et un important groupe médical indien a été annoncé cette semaine. L’objectif est de développer les soins spécialisés et de renforcer les capacités du système de santé national. Cette collaboration devrait améliorer l’accès aux traitements avancés tout en soutenant les efforts de modernisation du secteur de la santé à l’échelle du pays. Par ailleurs, un chercheur de l’Université Harvard a salué les initiatives menées à Addis-Abeba en matière de développement de la petite enfance ainsi que les projets de corridors urbains, offrant une reconnaissance internationale supplémentaire aux efforts visant à améliorer les espaces publics et les conditions de vie des citoyens. À travers la capitale, les projets de corridors urbains demeurent l’un des symboles les plus visibles de la transformation urbaine engagée par l’Éthiopie. Une semaine portée par une dynamique encourageante Pris séparément, chacun de ces événements revêt une importance particulière. Ensemble, ils dessinent une réalité plus large. Un gouvernement qui présente le budget le plus élevé de son histoire. Des millions de citoyens formés aux compétences numériques. Une vaste campagne de restauration environnementale. Des institutions démocratiques qui poursuivent leur consolidation. Un Dialogue national qui s’approche d’une étape décisive. Des partenariats internationaux qui se multiplient. De nouveaux investissements dans le domaine de la santé. Et un intérêt croissant pour l’intégration régionale ainsi que pour la coopération économique. Comme tout pays en développement, l’Éthiopie reste confrontée à des défis importants. Néanmoins, les événements de cette semaine témoignent d’une nation davantage orientée vers la transformation durable que vers les incertitudes du moment. S’il fallait retenir un fil conducteur à travers les développements de la semaine, ce serait celui d’une dynamique positive. Et pour l’Éthiopie, cette dynamique pourrait constituer l’un des atouts les plus déterminants dans sa progression vers la prospérité, la stabilité et le renouveau national.
Les septièmes élections générales illustrent l’attachement des citoyens à la démocratie, affirme Adem Farah
Jun 14, 2026 1245
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les septièmes élections générales organisées en Éthiopie ont démontré le profond engagement des citoyens en faveur de l’édification d’un système démocratique robuste, a déclaré Adem Farah, responsable du Centre de coordination pour la consolidation de la démocratie et vice-Premier ministre. Prenant la parole hier lors d’une cérémonie nationale de reconnaissance et de remerciement organisée par le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne, M. Farah a souligné que le déroulement réussi du scrutin reflète l’adhésion croissante des citoyens et des parties prenantes aux valeurs démocratiques à travers le pays. La cérémonie a rendu hommage aux organisations de la société civile, aux partis politiques ainsi qu’aux autres acteurs majeurs pour leur contribution constructive au processus électoral. Il a remercié le Conseil pour l’organisation de cette initiative et a salué les institutions ainsi que les individus ayant joué un rôle décisif dans le succès des élections. Qualifiant la mise en place d’institutions solides de signe de civilisation, il a souligné que la démocratie reste le socle essentiel de la stabilité, de la pérennité et de la prospérité de l’Éthiopie. « La démocratie constitue le fondement sur lequel nous construisons un État fort », a déclaré Adem. Il a insisté sur la nécessité d’efforts collectifs et de sacrifices partagés afin de créer un environnement favorable à l’épanouissement de la gouvernance démocratique et des institutions nationales. Adem a observé que la participation active des citoyens à toutes les étapes du processus démontrait clairement leur attachement au développement démocratique. Il a chaleureusement félicité le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne ainsi que ses organisations membres pour leur contribution déterminante à l’éducation civique et aux campagnes de sensibilisation, qui ont permis aux citoyens d’exercer leurs droits constitutionnels de façon responsable et efficace. Adem a souligné que d’importantes mesures ont été adoptées au cours des dernières années afin de renforcer le rôle des organisations de la société civile (OSC) dans le développement national et l’édification de l’État. La forte mobilisation et l’engagement des citoyens lors des septièmes élections générales, a-t-il ajouté, constituent le résultat direct de ces efforts continus. Pour l’avenir, Adem a renouvelé l’engagement du gouvernement à renforcer les organisations de la société civile et à approfondir les partenariats afin de poursuivre la progression démocratique de l’Éthiopie. Il a également indiqué que les initiatives destinées à instaurer un environnement politique équilibré, encourageant une concurrence saine et une coopération constructive, continueront de figurer parmi les priorités des années à venir.
Le conseiller à la sécurité du Premier ministre affirme qu’un accès souverain de l’Éthiopie à la mer favorise l’intégration et la sécurité
Jun 14, 2026 1329
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Un accès souverain de l’Éthiopie à la mer contribuerait au renforcement de la coopération économique, politique et sécuritaire dans la région, a déclaré à l’ENA Kenea Yadeta, conseiller à la sécurité du Premier ministre et ministre d’État. Selon lui, la démarche entreprise par l’Éthiopie pour obtenir un accès à la mer relève avant tout d’une question de souveraineté nationale. Il a souligné que l’absence d’accès maritime est déjà considérée par l’Éthiopie comme un enjeu de sécurité, insistant sur le fait que le pays dispose de bases historiques et juridiques solides pour défendre cette revendication. « Dans le contexte éthiopien, l’accès à la mer est essentiellement une question de souveraineté. Le pays possède effectivement toutes les justifications historiques et juridiques nécessaires pour bénéficier d’un accès souverain à la mer. » Le conseiller a ajouté que cette revendication bénéficie d’une acceptation croissante sur le plan national et d’une reconnaissance de plus en plus importante à l’échelle internationale. La campagne en faveur d’un accès à la mer a rassemblé les Éthiopiens au-delà de leurs appartenances politiques et de leurs différences religieuses, a souligné Kenea. L’Éthiopie constitue un État clé dans la région, a affirmé le conseiller, précisant qu’elle joue un rôle déterminant dans la croissance économique, l’intégration régionale ainsi que dans la sécurité et la stabilité. Il a insisté sur le fait que la question de l’accès souverain à la mer dépasse les seules considérations nationales et contribue à une intégration régionale et de voisinage plus vaste, notamment par le renforcement des relations entre l’Éthiopie et ses pays voisins. « La question de l’accès à la mer ne doit pas se limiter aux seuls intérêts nationaux ; elle comporte des implications majeures pour l’intégration économique, politique et sociale de l’ensemble de la région. » Mettant en avant l’interdépendance des questions sécuritaires, Kenea a indiqué que la stabilité de l’Éthiopie influence directement les pays voisins et que les difficultés rencontrées dans des pays tels que la Somalie et le Soudan peuvent également affecter la paix et la sécurité de l’Éthiopie, illustrant ainsi ce qu’il a qualifié de complexe sécuritaire régional. Dans cette perspective, l’Éthiopie soutient la coopération et la connectivité en matière de sécurité, tandis qu’un accès souverain à la mer procurerait des bénéfices économiques, politiques et sécuritaires à l’ensemble de la région. Le conseiller a souligné que la revendication éthiopienne repose sur des fondements historiques et juridiques, ainsi que sur une population de plus de 130 millions d’habitants ; l’obtention d’un accès souverain à la mer aurait donc des répercussions sur l’environnement politique, social et sécuritaire de toute la région. « Si l’Éthiopie parvient à obtenir un accès souverain à la mer sous une forme ou une autre, cela produira des effets positifs sur la situation politique, sociale et sécuritaire dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique », a déclaré M. Kenea. Il a ajouté que la présence souveraine de l’Éthiopie sur le littoral contribuerait favorablement à la paix et à la sécurité régionales, dans l’hypothèse où le pays obtiendrait l’accès maritime qu’il recherche.
Les réformes politiques en Éthiopie ont élargi l’espace civique, affirme le président de l’ECSOC
Jun 14, 2026 1154
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Les réformes politiques engagées en Éthiopie au cours des huit dernières années ont largement renforcé la participation citoyenne, permettant aux organisations de la société civile d’évoluer d’une relation de confrontation vers des partenariats constructifs avec les autorités, a déclaré Ahmed Hussein, président du Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC). M. Hussein a formulé ces observations jeudi soir lors d’une cérémonie nationale de reconnaissance et de félicitations organisée par l’ECSOC afin de célébrer la réussite des septièmes élections générales du pays. La cérémonie a réuni le président Taye Atskeselassie, le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh, le président de l’ECSOC Ahmed Hussein, de hauts responsables de l’État, des partenaires de développement, des représentants des médias ainsi que d’autres acteurs majeurs. Hussein a également mis en avant le rôle des organisations de la société civile en tant que pont entre les pouvoirs publics et les citoyens, les qualifiant de mécanismes permettant de faire entendre et transmettre la voix de la population. Il a rappelé que, bien que la société civile soit demeurée engagée dans la promotion des droits fondamentaux des citoyens et la défense des intérêts nationaux, ces organisations ont longtemps suscité la méfiance, même après l’adoption de cadres juridiques appropriés. « Avant les réformes politiques, les organisations de la société civile étaient davantage perçues comme une source de préoccupation que comme un appui », a-t-il déclaré. À la suite des réformes, a-t-il poursuivi, les rapports entre le gouvernement et les organisations de la société civile sont passés « du contrôle au partenariat et de la restriction à la coopération ». Ahmed a également souligné que l’amélioration de l’environnement civique a permis aux organisations de la société civile d’assumer un rôle plus important dans l’encouragement de la participation des citoyens aux élections. Il a ajouté que l’ECSOC et ses organisations partenaires ont entrepris d’importantes initiatives dans les domaines des droits humains et de la responsabilité sociale, contribuant à faire comprendre au public que les élections constituent un pilier essentiel de la gouvernance démocratique. Selon lui, les citoyens participent désormais de manière croissante à l’édification du système démocratique, plutôt que de demeurer de simples spectateurs passifs. La réussite des organisations de la société civile doit être évaluée à l’aune de leur contribution à la paix, au développement et au renforcement de l’État. Il a également salué le travail accompli par la Commission électorale nationale d’Éthiopie, qui exerce son mandat de manière indépendante, a-t-il indiqué. Le président du Comité exécutif du Conseil économique et social (ECSOC) a par ailleurs félicité l’ensemble des acteurs impliqués dans les 7es élections générales, notamment les institutions de sécurité, les partis politiques, l’IGAD, les observateurs électoraux de l’Union africaine, les médias ainsi que les institutions juridiques et démocratiques, pour leur contribution à la tenue d’un processus électoral pacifique.
Les 7es élections générales en Éthiopie consolident la culture démocratique, affirme le vice-Premier ministre
Jun 14, 2026 890
Addis-Abeba, le 14 juin 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a qualifié les 7es élections générales du pays d’étape majeure dans l’évolution démocratique, saluant un scrutin pacifique marqué par une forte participation citoyenne. Dans un message publié sur son compte officiel X (anciennement Twitter) à l’issue d’une cérémonie nationale de reconnaissance organisée en présence du président Taye Atske Selassie, le vice-Premier ministre Temesgen a exprimé sa gratitude aux organisations de la société civile, aux partis politiques ainsi qu’aux autres parties prenantes pour leur engagement et leur contribution. « Ces élections ont mis en évidence le renforcement de la culture démocratique éthiopienne, la maturité de la participation civique et la solidité des institutions que nous avons bâties collectivement », a déclaré le vice-Premier ministre. Il a indiqué que la compétition politique s’était tenue de façon pacifique et responsable dans les bureaux de vote, ajoutant que le processus avait accru la confiance des citoyens et confirmé l’importance du dialogue national ainsi que du respect de la Constitution. S’agissant de l’avenir, le vice-Premier ministre Temesgen a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre l’élargissement de l’espace démocratique national et à renforcer les capacités des organisations de la société civile ainsi que des institutions politiques. Il a toutefois précisé que les avancées enregistrées ne représentent pas un aboutissement, mais plutôt une base solide pour construire une Éthiopie davantage pacifique et prospère.
Le TPLF tente d'entraîner le nord de l'Éthiopie dans un conflit dévastateur : l'ancien chef du secrétariat du cabinet de l'administration provisoire du Tigray
Jun 13, 2026 2267
Addis Ababa le 13 juin,2026 (ENA) Le reste du Front populaire de libération du Tigray (TPLF), qui a renversé illégalement l'administration régionale provisoire, suit une ligne de conduite qui pourrait replonger le nord de l'Éthiopie dans un cycle dévastateur de conflits, a averti le professeur Kindeya Gebrehiwot, chef du Secrétariat du Cabinet de la première administration régionale provisoire du Tigray. Exhortant les gouvernements, les organisations régionales et les partenaires de développement à adopter une position plus ferme à l'égard de ceux qui sapent le processus de paix au Tigray, il a souligné que le groupe qui complote pour semer le chaos n'est pas le TPLF en tant que tel. « Pour mettre les choses au clair », a-t-il déclaré, « le TPLF s’est divisé en différents groupes et il existe un groupe criminel qui a récemment mené un coup d’État contre l’administration régionale intérimaire. Et ce groupe criminel continue de susciter de graves inquiétudes qui pourraient déboucher sur une confrontation. » Le professeur a averti : « Je pense que la situation actuelle est très préoccupante, car ce groupe ne peut pas survivre sans un tel conflit. » Dans une interview exclusive accordée à l’ENA, le professeur Kindeya a salué la « patience maximale » dont fait preuve le gouvernement éthiopien pour préserver le processus de paix, et a souligné la résistance croissante de la population de la région du Tigray à tout retour à la guerre. Selon lui, cette faction s’est systématiquement opposée à la mise en œuvre de l’accord de Pretoria et a cherché à faire obstruction aux administrations intérimaires successives mises en place pour faciliter la reconstruction d’après-guerre, la réforme de la gouvernance et la normalisation politique dans la région du Tigray. Le groupe s'est opposé tant à l'administration dirigée par Getachew Reda, le premier administrateur en chef par intérim, qu'à l'administration suivante dirigée par le lieutenant-général Tadesse Werede, bien qu'il eût initialement soutenu la nomination de ce dernier. « Le schéma est resté le même », a-t-il précisé. « Chaque fois qu'une occasion se présente de faire progresser la paix, la reprise et la stabilité institutionnelle, ils cherchent à créer des obstacles et à maintenir un climat de confrontation. » Il a souligné que les questions politiques, de gouvernance et frontalières non résolues devaient être traitées par le dialogue, les processus constitutionnels et les institutions démocratiques plutôt que par des moyens militaires. Exprimant une inquiétude croissante face aux récentes campagnes du TPLF, le professeur Kindeya a tiré la sonnette d’alarme concernant des informations faisant état de recrutements militaires forcés dans certaines parties de la région du Tigré, affirmant que des jeunes étaient rassemblés et envoyés dans des camps d’entraînement contre leur gré. Les efforts visant à mobiliser volontairement un grand nombre de jeunes ont toutefois largement échoué, ce qui reflète l’opposition généralisée de la population à la reprise du conflit, a-t-il déclaré. « De nombreux jeunes rejettent la perspective d’une guerre. Un sentiment croissant se fait jour dans tout le Tigré selon lequel une nouvelle vague de combats serait catastrophique pour la région. » S'appuyant sur les conséquences dévastatrices du conflit qui a duré deux ans dans le nord de l'Éthiopie, le professeur Kindeya a souligné que le Tigré restait fragile sur les plans économique et social et n'était pas en mesure de supporter une nouvelle confrontation militaire. De plus, « le Tigray a déjà payé un prix énorme. (Par conséquent), la région devrait désormais se concentrer sur la réhabilitation, la reconstruction et la guérison plutôt que d'être entraînée à nouveau dans la guerre ». Mettant en garde contre les tentatives de déstabilisation venues de l’extérieur, le professeur a également fait part de ses inquiétudes concernant ce qu’il a qualifié de tentatives visant à forger des alliances impliquant des acteurs hostiles à la paix, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Éthiopie. À propos de la soi-disant alliance Tsimdo, il a noté que certains acteurs encourageaient des arrangements visant à exacerber les tensions et à saper la stabilité de l’Éthiopie. Le professeur a souligné que tout effort visant à raviver le conflit devait être rejeté sans équivoque par toutes les parties prenantes engagées en faveur de la paix régionale. « Il doit y avoir une paix durable dans la région », a-t-il déclaré. « Nous devons condamner fermement ces alliances contre nature. Ayant été témoin direct de la guerre, je connais les immenses souffrances que ce conflit a infligées au Tigré. » Il a averti que l'ingérence extérieure dans les conflits locaux risquait de transformer les tensions internes en une crise régionale plus large, aux conséquences considérables pour la Corne de l'Afrique. Abordant le rôle de la communauté internationale, le professeur Kindeya a exhorté les gouvernements, les organisations régionales et les partenaires au développement à adopter une position plus ferme à l'égard des individus qui sapent le processus de paix. « La communauté internationale doit appeler un chat un chat », a-t-il souligné. « Ceux qui s’efforcent de raviver le conflit doivent être identifiés et tenus individuellement responsables. » Préserver les acquis de l’accord de Pretoria nécessite une vigilance internationale soutenue et un soutien à l’engagement politique pacifique, a-t-il insisté. Le professeur a décrit l’accord de Pretoria comme une occasion historique de dépasser le conflit et de construire un avenir axé sur le relèvement, le développement et la réconciliation. « L’avenir de l’Éthiopie dépend de la paix », a-t-il conclu. « Ce devrait être une période de reconstruction, de développement et d’apaisement national — et non une nouvelle vague de conflits. »
Le déroulement serein des 7èmes élections générales en Éthiopie reflète la maturité politique des citoyens : Président Taye
Jun 13, 2026 1410
Addis-Abeba, le 13 juin 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a affirmé que le déroulement pacifique des septièmes élections générales en Éthiopie illustre la maturité politique croissante de la population ainsi que son engagement en faveur du renforcement de la gouvernance démocratique. S’exprimant lors d’une cérémonie nationale de reconnaissance et de remerciement organisée par le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne pour marquer la réussite du processus électoral, le président a déclaré que la participation responsable des citoyens témoigne de leur profond attachement aux principes démocratiques. Il a adressé ses félicitations à toutes les personnes et institutions ayant contribué au succès du scrutin, soulignant que cette réalisation revient avant tout au peuple éthiopien. Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh, des hauts responsables gouvernementaux, des partenaires de développement, des représentants des médias ainsi que d’autres acteurs engagés dans le processus électoral ont pris part à cette cérémonie. Le président Taye a rappelé que l’Éthiopie a longtemps été confrontée à des défis dans lesquels la force prévalait souvent sur le dialogue, la concertation et l’engagement démocratique. Selon lui, ces insuffisances ont limité la capacité du pays à concrétiser pleinement ses ambitions politiques et ses objectifs de développement. Le président a souligné que l’organisation d’élections pacifiques, tout en tirant les enseignements des expériences passées, demeure indispensable à l’édification d’un système démocratique moderne et à l’enracinement d’une culture démocratique durable. D’après lui, des avancées démocratiques significatives nécessitent le dialogue, la recherche du consensus, le respect des opinions divergentes ainsi qu’un attachement constant à l’État de droit. Le déroulement ordonné et pacifique du scrutin, a-t-il indiqué, démontre la volonté des Éthiopiens d’adhérer à ces valeurs démocratiques et de promouvoir une vision commune d’un avenir politique plus inclusif. Il a également souligné que les millions de citoyens inscrits sur les listes électorales et ayant participé au vote l’ont fait par attachement à la paix et par détermination à construire l’avenir du pays par des moyens démocratiques. Cette participation, a-t-il ajouté, a permis d’établir des bases solides pour les générations futures et de renforcer la confiance du public envers les institutions démocratiques du pays. Le président Taye a en outre appelé l’ensemble des partis politiques à accepter les résultats des élections avec patience, responsabilité et sens du devoir. Il a exhorté les élus à servir la population avec humilité, responsabilité et un engagement sans faille envers l’État de droit. Les septièmes élections générales éthiopiennes, organisées le 1er juin 2026, ont enregistré la participation de plus de 54 millions d’électeurs inscrits. Au total, 42 partis politiques ont pris part au scrutin, avec 10 438 candidats représentant des partis politiques et 80 candidats indépendants. Ces élections ont également été favorablement appréciées par les observateurs internationaux. Les missions d’observation de l’Union africaine et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement ont qualifié ce scrutin d’étape importante dans l’évolution démocratique et électorale de l’Éthiopie, saluant les progrès accomplis dans le renforcement des institutions électorales et démocratiques du pays. Le déroulement pacifique de ces élections est largement considéré comme une avancée significative dans les efforts continus de l’Éthiopie visant à consolider la démocratie, élargir la participation politique et renforcer la confiance du public dans la gouvernance constitutionnelle.
Les citoyens ont réaffirmé leur attachement à la démocratie lors des élections, renforçant un système démocratique avancé, selon des chercheurs.
Jun 13, 2026 1218
Addis-Abeba, le 13 juin 2026 (ENA) : - Selon des chercheurs, le peuple éthiopien a confirmé son engagement en faveur de l’instauration d’un système politique stable et d’un système démocratique avancé lors des récentes 7èmes élections générales. Les 7èmes élections générales en Éthiopie, pour lesquelles plus de 54 millions de citoyens étaient enregistrés sur les listes électorales, se sont déroulées le 1er juin 2026. D’après les chercheurs, la participation massive des citoyens à ce scrutin contribuera à consolider le système démocratique et à poser les fondements d’une nation forte. Dans une interview exclusive accordée à ENA, les chercheurs ont indiqué que l’implication à toutes les étapes du processus électoral a montré que le pouvoir politique ne peut être obtenu que par des élections démocratiques. Daniel Amente, chercheur en développement institutionnel et gouvernance à l’Institut d’études politiques, a affirmé que ces élections étaient historiques, puisque les citoyens ont librement choisi le parti pour lequel ils souhaitaient voter. L’ensemble du processus électoral a été remarquable, caractérisé par une forte mobilisation citoyenne et un niveau élevé de participation, a-t-il précisé. Tesfaye Jima, maître de conférences et chercheur en fédéralisme et gouvernance à l’Université d'Addis-Abeba, a déclaré que cette élection démontrait la capacité de la démocratie à gérer les divergences d’idées, d’opinions et de programmes politiques. La pérennité et le progrès continu d’un pays reposent sur le renforcement des institutions démocratiques, a souligné le chercheur, ajoutant que l’appui et l’implication des différentes parties prenantes demeurent essentiels à l’enracinement de la culture démocratique. Le chercheur a également salué l’apport des représentants des partis politiques qui ont contribué au déroulement pacifique et démocratique du scrutin. Selon lui, les citoyens ont surtout démontré leur détermination à bâtir un système politique stable et un système démocratique avancé en Éthiopie à travers cette élection.
L’Éthiopie se dote d’une feuille de route pour renforcer la gestion intégrée de ses frontières
Jun 13, 2026 1202
Addis-Abeba, le 13 juin 2026 (ENA) : - Le dialogue politique de haut niveau consacré au renforcement de la gouvernance frontalière en Éthiopie s’est achevé vendredi avec l’adoption d’une feuille de route destinée à promouvoir une gestion intégrée des frontières. L’Institut des affaires étrangères, en collaboration avec le Programme Frontière Union africaine–GIZ (GIZ-AUBP), a organisé cette rencontre de haut niveau de deux jours consacrée à l’amélioration de la gouvernance des frontières du pays. À cette occasion, Kenea Yadeta, conseiller du Premier ministre pour les questions de sécurité et titulaire du rang de ministre d’État, a indiqué que la feuille de route visant à améliorer la gouvernance frontalière en Éthiopie représentait une contribution majeure à l’élaboration de politiques fondées sur des preuves, soulignant que des décisions efficaces nécessitent des données fiables et des analyses rigoureuses. Il a précisé que les frontières ne constituent pas uniquement des démarcations territoriales, mais également des espaces où convergent sécurité, développement, gouvernance et mobilité, nécessitant ainsi des réponses innovantes et équilibrées face à des exigences parfois divergentes. Selon lui, les régions frontalières éthiopiennes présentent à la fois des possibilités considérables et des défis complexes. Elles relient l’Éthiopie à ses voisins grâce aux échanges commerciaux, aux liens culturels et aux interactions entre les populations, tout en requérant des mécanismes de gouvernance adaptés à l’évolution des enjeux sécuritaires. Le conseiller a également souligné que l’évaluation actuellement menée sur la gouvernance des frontières favorise l’adoption d’améliorations fondées sur des données concrètes. À ce sujet, le ministre d’État a affirmé que les consultations et les échanges sont indispensables pour valider les résultats obtenus et contribuer à l’élaboration d’une feuille de route pratique destinée à renforcer la gouvernance frontalière du pays, avec pour objectif ultime de transformer les recommandations en mesures opérationnelles. De son côté, Jafar Bedru, directeur exécutif de l’Institut des affaires étrangères, a mis en avant les conclusions des recherches consacrées au renforcement de la gouvernance des frontières afin de garantir que la feuille de route tienne pleinement compte des réalités vécues par les communautés frontalières. Selon lui, la gouvernance des frontières ne doit pas considérer les populations frontalières comme de simples bénéficiaires, mais comme des acteurs à part entière dont l’implication demeure essentielle pour assurer une sécurité durable et un développement pérenne. Il a souligné que les approches restrictives limitant les déplacements légitimes risquent d’orienter les activités commerciales vers des circuits informels et d’éroder la confiance envers l’État, tandis qu’une gouvernance efficace peut faire des frontières des espaces favorisant la coopération et la prospérité commune. Le directeur exécutif a ajouté que la stabilité de la Corne de l’Afrique ne peut être assurée uniquement depuis les centres décisionnels, mais doit également être construite dans les zones périphériques et frontalières où agissent les mécanismes locaux d’alerte précoce et de consolidation de la paix. Pour sa part, David Gudisch, observateur permanent adjoint de l’Allemagne auprès de l’Union africaine, a déclaré que la feuille de route adoptée servirait de cadre stratégique pour sa mise en œuvre à l’échelle nationale. Il a salué le leadership visionnaire de l’Éthiopie, fondé sur des données probantes à travers l’Institut des affaires étrangères, tout en rappelant l’appui constant de l’Allemagne aux initiatives de gouvernance des frontières depuis 2008, notamment dans le cadre de la coopération entre l’Union africaine et l’Éthiopie. Gudisch a affirmé que l’Allemagne partageait pleinement la conviction selon laquelle les frontières doivent être perçues non comme des lignes de séparation, mais comme des passerelles favorisant la sécurité humaine, la coopération économique et la prospérité régionale. Il a également mis en lumière le soutien allemand au renforcement des capacités opérationnelles sur le terrain, à l’amélioration de la coordination institutionnelle ainsi qu’au développement du capital humain, notamment à travers des initiatives liées à la gestion des ressources en eau et à la prévention des conflits transfrontaliers. Selon M. Gudisch, l’adoption de cette feuille de route ouvre une nouvelle étape, ajoutant que l’Allemagne demeure prête à accompagner l’Éthiopie et ses partenaires de l’Union africaine dans la concrétisation de cette stratégie afin de produire des résultats tangibles en faveur de la paix, de la sécurité et de la prospérité dans les régions frontalières du continent africain.
Le dialogue national en Éthiopie entre dans sa phase finale alors qu’un forum national est prévu le 15 juillet
Jun 12, 2026 1710
Addis Ababa le 12 juin,2026 (ENA) Les efforts déployés par l'Éthiopie pour favoriser la réconciliation nationale et forger un consensus sur des questions politiques cruciales devraient franchir une étape décisive avec la tenue, le 15 juillet 2026, du principal forum de dialogue national du pays, selon la Commission éthiopienne pour le dialogue national. Annonçant cette nouvelle lors d'une conférence de presse ce soir, le président de la Commission, le professeur Mesfin Araya, a déclaré que les préparatifs de ce forum historique avaient été menés à bien à l'issue d'un vaste processus de consultation à l'échelle nationale. Il a souligné que cette initiative avait suscité une large participation des citoyens et des parties prenantes à travers le pays, reflétant l'engagement croissant du public dans les efforts visant à relever les défis nationaux de longue date par le dialogue plutôt que par la confrontation. Le professeur Mesfin a insisté sur le fait que le processus de dialogue s'était jusqu'à présent déroulé de manière inclusive, indépendante et démocratique. Le forum principal et final, qui se tiendra pendant trois semaines consécutives à Addis-Abeba, réunira des représentants issus de divers horizons sociaux, politiques, religieux et communautaires. Les participants devraient arriver dans la capitale une semaine avant l'ouverture officielle afin de finaliser les préparatifs et de parvenir à un consensus sur les questions de procédure. Le commissaire a révélé que les efforts de collecte des ordres du jour et d'identification des participants avaient atteint une ampleur sans précédent. Selon la commission, des ordres du jour de dialogue ont été recueillis auprès de 1 234 districts, représentant environ 93 % des districts administratifs de l'Éthiopie, couvrant les États régionaux et les deux administrations municipales du pays. Le processus de consultation s'est également étendu aux membres de la diaspora éthiopienne, garantissant ainsi que les voix venues de l'étranger soient prises en compte dans le débat national. Le forum à venir marque une étape importante dans l'initiative plus large de dialogue national en Éthiopie, lancée pour remédier à la polarisation politique profondément enracinée, aux griefs historiques et aux récits contradictoires qui façonnent le paysage politique du pays depuis des décennies. Créée par un mandat parlementaire, la Commission éthiopienne pour le dialogue national a été chargée de faciliter un processus mené par les Éthiopiens visant à identifier un terrain d'entente sur des questions d'importance nationale et à promouvoir des solutions pacifiques à des questions politiques et constitutionnelles complexes. Depuis sa création, la commission a mené de vastes consultations à travers le pays, recueillant des milliers de propositions, de préoccupations et de recommandations de la part des citoyens. Ce processus a cherché à garantir la représentation des diverses communautés ethniques, religieuses, sociales et politiques d’Éthiopie, dans le but de favoriser la compréhension mutuelle et de renforcer la cohésion nationale. Les observateurs considèrent le forum à venir comme l’une des consultations politiques les plus importantes de l’histoire récente de l’Éthiopie. À l'heure où de nombreux pays à travers le monde sont confrontés à la polarisation et à la fragmentation sociale, le processus de dialogue en Éthiopie est suivi de près, car il est considéré comme une tentative de résoudre les différends par le biais d'un engagement inclusif et de la recherche d'un consensus. Ses partisans affirment qu'un résultat positif pourrait contribuer de manière significative à une paix durable, à la consolidation de la démocratie et au développement durable dans l'un des pays les plus stratégiques d'Afrique. Alors que l'Éthiopie se prépare à convoquer le forum national le mois prochain, les attentes restent élevées quant à la capacité de ce dialogue à offrir une plateforme historique pour aborder les questions litigieuses, instaurer la confiance entre les communautés et définir une vision commune pour l'avenir du pays.
Les efforts de paix du gouvernement fédéral au Tigray n'ont pas été réciproques et ont été utilisés par le TPLF, aujourd'hui dissous, pour se réorganiser : ancien président
Jun 12, 2026 1184
Addis Ababa le 12 juin,2026 (ENA) Même si le gouvernement fédéral a déployé des efforts considérables pour mettre en œuvre l'accord de paix de Pretoria par le biais d'une aide humanitaire, d'allocations budgétaires et de la mise en place de l'administration provisoire du Tigray, ces efforts n'ont pas été réciproques de la part des dirigeants déchus du TPLF, selon Aregawi Berhe, membre fondateur et ancien président du Front. L'ancien président a également critiqué le silence de la communauté internationale face au recrutement militaire et au réarmement en cours, car cela encourage le parti dissous à saper l'accord de paix de Pretoria et à déstabiliser la Corne de l'Afrique. « Le gouvernement fédéral travaillait d'arrache-pied pour faciliter le processus de paix dans cette région. Mais le destinataire de ces efforts n'était pas disposé à conclure un quelconque accord de paix », a-t-il noté. Aregawi a précisé que les dirigeants du Front populaire de libération du Tigray (TPLF), au lieu d’adhérer pleinement au processus de paix, considéraient l’accord de Pretoria comme une occasion de se regrouper et de poursuivre leurs objectifs à long terme. « Ils veulent utiliser le processus de paix de Pretoria pour gagner du temps et se réorganiser afin de poursuivre leurs intentions néfastes », a-t-il déclaré. Dans une interview exclusive accordée à l'Agence de presse éthiopienne (ENA), M. Aregawi a déclaré que le TPLF, toujours belliqueux, continuait de reconstituer ses capacités militaires malgré la signature de l'accord de paix de Pretoria. « Ils continuent de recruter des troupes et de constituer des armées. L'armée plus importante dont ils disposaient [...] s'est considérablement réduite ; ils ont donc dû recruter de nouvelles forces », a déclaré M. Aregawi. Pourtant, la communauté internationale reste silencieuse face à la poursuite du recrutement militaire et du réarmement, a critiqué M. Aregawi, ajoutant que cela encourageait le parti dissous à saper l’accord de paix de Pretoria et à déstabiliser la Corne de l’Afrique. Ses remarques font écho aux préoccupations soulevées par l’ancien président de l’administration provisoire du Tigray, Getachew Reda, et par le conseiller à la sécurité nationale, Redwan Hussien, qui ont écrit dans un commentaire publié par Al Jazeera que les éléments radicaux du TPLF utilisaient l’accord de Pretoria comme une occasion de se regrouper et de se préparer à une nouvelle confrontation. « Avec l’aide et le soutien d’Asmara, la frange radicale du TPLF a décidé de lancer une offensive contre le gouvernement fédéral dans les jours à venir », ont-ils déclaré dans leur commentaire. Selon l’ancien président du TPLF, de nombreux anciens combattants sont de plus en plus déçus par la direction prise par la direction désormais dissoute du TPLF. « La plupart des militaires de l’ancienne génération ont quitté l’organisation car ils ne voient aucun avenir sous cette direction », a-t-il ajouté. En conséquence, les dirigeants recrutent des mineurs. « Ils arrachent des enfants âgés d’à peine 13 ou 14 ans à leurs parents », a révélé Aregawi. Il a toutefois souligné que de nombreuses familles du Tigré s’opposaient activement à cette conscription forcée en envoyant leurs enfants loin de la région. « La population en général est totalement opposée à ces projets de recrutement ; elle laisse ses enfants s’enfuir vers le centre de l’Éthiopie, de l’autre côté de la mer Rouge ou vers des pays étrangers, via le Soudan et ainsi de suite », a précisé Aregawi. Néanmoins, l’ancien président s’est dit préoccupé par le fait que les acteurs internationaux soient restés largement silencieux face aux activités de recrutement et aux préparatifs en vue d’une nouvelle confrontation. « La communauté internationale ne critique pas ce processus de recrutement d’enfants. Elle aurait dû le condamner ; elle aurait dû s’y opposer. Mais elle ne le fait pas », a-t-il déclaré. Un tel silence pourrait compromettre les acquis obtenus grâce à l’accord de Pretoria, a souligné M. Aregawi. Soulignant les efforts considérables déployés par le gouvernement fédéral pour soutenir la reconstruction post-conflit dans cet État régional, l'ancien président a déclaré que ces efforts n'avaient pas trouvé d'écho auprès des dirigeants du TPLF, aujourd'hui dissous. M. Aregawi a également fait remarquer que les éléments radicaux au sein du TPLF, aujourd'hui dissous, avaient sapé les administrations provisoires successives mises en place à la suite de l'accord de Pretoria. Mettant en garde contre les conséquences plus larges d’une reprise du conflit, l’ancien président a averti que l’instabilité en Éthiopie aurait des répercussions dans toute la Corne de l’Afrique. Il a souligné que le rôle croissant de l’Éthiopie dans l’intégration régionale, le développement des infrastructures et la transformation économique rendait la paix et la stabilité de plus en plus importantes non seulement pour les Éthiopiens, mais aussi pour les pays voisins. S’adressant à la jeunesse du Tigray et aux membres de la diaspora, M. Aregawi a exhorté chacun à rejeter les appels à une nouvelle confrontation et à soutenir plutôt la paix et le développement. « J'appelle en particulier la jeunesse du Tigray à se réveiller et à se lever pour le peuple, pour les intérêts légitimes du peuple, afin que ce leadership égocentrique ne l'emporte pas », a-t-il déclaré. « Restez du côté du peuple au lieu de vous ranger du côté de ces personnes qui ont infligé cette misère au peuple du Tigray. »
Les réformes économiques coordonnées de l'Éthiopie entraînent une croissance rapide et une forte baisse de l'inflation : Ministre des Finances
Jun 11, 2026 2917
Addis-Abeba, le 11 juin 2026 (ENA) : - Les réformes budgétaires et monétaires coordonnées engagées en Éthiopie génèrent des résultats économiques très positifs, permettant au pays de figurer parmi les économies les plus dynamiques du monde tout en enregistrant une baisse notable de l’inflation, a déclaré jeudi le ministre des Finances, Ahmed Shide, devant les parlementaires. Présentant le projet de budget du gouvernement fédéral à la Chambre des représentants du peuple lors de sa 25e session ordinaire, Ahmed a indiqué que l’alignement des politiques budgétaires et monétaires dans le cadre du programme national de réformes économiques a renforcé la stabilité macroéconomique, stimulé la croissance et amélioré la capacité du pays à résister aux chocs internes comme externes. Selon le ministre, l’Éthiopie a affiché une croissance économique annuelle moyenne de 6,8 % entre les exercices 2018/19 et 2023/24, avant d’enregistrer une forte progression de 9,2 % durant l’exercice 2024/25. Malgré la persistance des tensions géopolitiques et des incertitudes économiques affectant les marchés internationaux, notamment au Moyen-Orient, l’économie éthiopienne devrait enregistrer une croissance de 10,2 % au cours de l’exercice fiscal en cours, confirmant la trajectoire positive de l’économie nationale. « La croissance de l’Éthiopie se distingue de plus en plus par sa capacité à maintenir un rythme d’expansion élevé tout en contrôlant les pressions inflationnistes », a déclaré Ahmed devant le Parlement. Le ministre a attribué cette performance à une gestion macroéconomique prudente, fondée notamment sur une coopération étroite entre les autorités monétaires et budgétaires, des mesures ciblées du côté de l’offre et des réformes structurelles destinées à accroître la productivité nationale. L’un des axes majeurs de la stratégie gouvernementale a consisté à renforcer le contrôle de l’expansion de la masse monétaire. L’Éthiopie a également mis un terme à la pratique de longue date consistant à financer les déficits budgétaires fédéraux par des avances directes de la banque centrale, une décision largement considérée comme essentielle pour restaurer la stabilité macroéconomique et renforcer la discipline budgétaire. Par conséquent, l’inflation a fortement reculé, passant d’un sommet de 34,5 % en août 2021 à 9,4 % en mars 2025. Cette évolution représente l’une des réductions les plus marquantes observées dans l’histoire économique récente du pays. Le ministre des Finances a souligné que l’augmentation de la production agricole, le renforcement des chaînes d’approvisionnement du secteur de l’élevage et l’essor de l’agriculture urbaine ont amélioré la disponibilité des produits alimentaires et contribué à réduire les pressions sur le coût de la vie. Ces initiatives, combinées aux actions de stabilisation des marchés et aux réformes du système de change, ont favorisé un ralentissement durable de la hausse des prix, aussi bien pour les produits alimentaires que pour les autres biens. Des données récentes publiées par le Service éthiopien des statistiques montrent une poursuite de la stabilisation des prix à la consommation, renforçant la confiance dans l’approche globale du gouvernement en matière de gestion économique. Le ministre des Finances a également souligné que la transformation économique de l’Éthiopie s’appuie sur le Plan décennal de développement, qui vise à construire une économie plus productive, plus résiliente et plus compétitive, capable de soutenir une croissance inclusive et durable. Les économistes estiment que les performances récentes de l’Éthiopie sont particulièrement remarquables alors que de nombreuses économies émergentes continuent de faire face à une inflation élevée, à un endettement important et à un ralentissement de leur croissance. L’association d’une croissance économique vigoureuse et d’une inflation en recul a renforcé la confiance dans la trajectoire des réformes engagées et consolidé la place du pays parmi les principaux moteurs de croissance du continent africain. Le projet de budget fédéral devrait permettre de poursuivre les investissements dans les infrastructures, l’agriculture, l’industrialisation et les services sociaux, tout en maintenant l’engagement du gouvernement envers la stabilité macroéconomique et la rigueur budgétaire. Alors que l’Éthiopie poursuit la mise en œuvre de son programme de réformes, les responsables politiques estiment que le pays pose les fondations d’une croissance durable, d’une attractivité renforcée pour les investisseurs et d’une prospérité à long terme au sein de l’une des économies les plus importantes et les plus dynamiques d’Afrique.
Le chef de l’ONU, António Guterres, plaide pour une relance du dialogue international face à l’intensification de la crise au Moyen-Orient
Jun 11, 2026 1750
Addis-Abeba, le 11 juin 2026 (ENA) : - Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a lancé un appel pressant à la communauté internationale afin de renforcer son engagement en faveur du dialogue, de la diplomatie et des solutions politiques. Guterres a également mis en garde contre les risques grandissants que l’aggravation des conflits au Moyen-Orient fait peser sur la paix mondiale, la stabilité économique et la sécurité internationale. Intervenant lors du débat public du Conseil de sécurité des Nations Unies intitulé « Promouvoir des solutions politiques au Moyen-Orient : la médiation au service du dialogue et d’une paix durable », il a affirmé que la région traverse une phase critique marquée par une escalade de la violence dont les répercussions dépassent largement ses frontières. « Le Moyen-Orient s’enfonce davantage dans la crise, et les conséquences vont bien au-delà de la région », a déclaré Guterres. Il a également exprimé ses inquiétudes quant au fait que les évolutions récentes pourraient favoriser une reprise plus large des affrontements et fragiliser encore davantage une région déjà confrontée à de nombreuses tensions. Le Secrétaire général a observé que l’augmentation des tensions perturbe les échanges commerciaux, entraîne une hausse des prix des produits alimentaires et de l’énergie, accentue les déplacements de population et provoque des chocs économiques qui touchent particulièrement les pays et communautés les plus vulnérables. Évoquant la situation au Liban, Guterres a souligné l’aggravation du bilan humanitaire liée à l’intensification des opérations militaires et des attaques transfrontalières, qui ont causé des pertes civiles, d’importants dégâts aux infrastructures et le déplacement de plus d’un million de personnes. Il a appelé à une solution diplomatique immédiate et exhorté toutes les parties concernées à respecter les engagements de cessez-le-feu afin d’éviter toute nouvelle escalade. Guterres a également renouvelé son soutien aux initiatives internationales destinées à préserver la stabilité et à assurer la protection des populations civiles. Concernant le conflit israélo-palestinien, le responsable onusien a rappelé qu’aucune paix durable au Moyen-Orient ne pourra être obtenue sans traiter les causes profondes de l’un des conflits les plus anciens de la planète. Il a réaffirmé l’attachement constant des Nations Unies à une solution à deux États fondée sur le droit international ainsi que sur les résolutions pertinentes de l’ONU. « Le conflit israélo-palestinien perdure depuis des décennies. Il est temps d’examiner sérieusement la seule voie crédible pour avancer », a-t-il déclaré. Guterres s’est dit profondément préoccupé par la détérioration de la situation humanitaire à Gaza, où des millions de personnes continuent de faire face à de graves pénuries de nourriture, d’eau, de soins médicaux, d’abris et d’autres services essentiels. Le Secrétaire général a également alerté sur l’augmentation des tensions dans la région du Golfe, soulignant que les attaques visant des infrastructures stratégiques ainsi que les perturbations du trafic maritime international entraînent d’importantes conséquences économiques à l’échelle mondiale. Les restrictions affectant les principales voies de navigation ont contribué à l’augmentation des coûts énergétiques, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, aux pressions inflationnistes et aux difficultés croissantes rencontrées par les économies en développement. Il a appelé à un nouvel élan diplomatique, au respect du droit international et à des négociations constructives destinées à apaiser les tensions et à renforcer la sécurité régionale. Guterres a par ailleurs mis en avant les progrès encourageants enregistrés en Syrie après des années de guerre dévastatrice, tout en soulignant qu’une paix durable nécessitera un appui international soutenu, une gouvernance inclusive, la réconciliation nationale et des efforts de reconstruction. Au Yémen, il a cité un récent accord ayant permis la libération de 1 600 détenus liés au conflit, estimant que cette avancée démontre l’efficacité de la médiation lorsqu’elle est pleinement soutenue. Il a toutefois averti que de nombreux défis demeurent et a invité toutes les parties à poursuivre leurs efforts en faveur de solutions pacifiques. En conclusion, M. Guterres a réaffirmé l’importance fondamentale de la diplomatie dans la résolution des conflits à travers le monde. « Le dialogue demeure notre meilleur et unique espoir pour parvenir à la paix », a-t-il déclaré devant le Conseil de sécurité. Le Secrétaire général de l’ONU a appelé les États membres à redoubler d’efforts pour promouvoir le règlement pacifique des conflits au Moyen-Orient, en Ukraine, au Soudan et dans d’autres régions confrontées à des crises. Il a également insisté sur le fait qu’une paix durable ne peut être obtenue que grâce à la négociation, à la coopération et au respect du droit international. Réaffirmant l’engagement des Nations Unies en faveur de la médiation et de la prévention des conflits, M. Guterres a exhorté le Conseil de sécurité à soutenir pleinement les initiatives visant à instaurer une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient. « Il n’existe aucune autre option, et le temps presse », a-t-il conclu.
Pourquoi une Éthiopie forte est-elle indispensable à l’avenir de la Corne de l’Afrique ?
Jun 10, 2026 3914
Par un rédacteur Il est des moments dans l’histoire d’une nation où les chiffres prennent une signification qui dépasse les simples indicateurs économiques. Ils deviennent le reflet d’une ambition collective, d’une confiance retrouvée et d’une vision tournée vers l’avenir. L’adoption par le Conseil des ministres d’un projet de budget fédéral de 14,51 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal, contre 11,98 milliards de dollars l’année précédente, s’inscrit dans cette dynamique. Cette hausse budgétaire ne relève pas uniquement d’un ajustement financier. Elle traduit la volonté affirmée d’un pays de poursuivre sa transformation malgré les nombreux défis auxquels il a été confronté ces dernières années. Alors que de nombreuses économies émergentes continuent de subir les effets de l’endettement, des tensions géopolitiques, des changements climatiques et des séquelles de la pandémie, l’Éthiopie affiche une prévision de croissance dépassant les 10 %, témoignant d’une confiance marquée dans ses perspectives. Le signal envoyé depuis Addis-Abeba devient de plus en plus évident : l’Éthiopie ne se contente plus d’incarner une promesse ; elle entend désormais concrétiser pleinement son potentiel. Une puissance au cœur du continent Depuis des siècles, l’Éthiopie occupe une place singulière en Afrique. Berceau d’une civilisation parmi les plus anciennes du continent, siège de l’Union africaine et pays de plus de 130 millions d’habitants, elle demeure un acteur majeur de la scène africaine. Son influence va toutefois bien au-delà de sa dimension démographique. La stabilité de l’Éthiopie contribue directement à celle de la Corne de l’Afrique. Sa croissance économique bénéficie aux pays voisins. Ses infrastructures facilitent les échanges régionaux et son action diplomatique favorise la coopération entre les États. Depuis longtemps, les spécialistes estiment qu’aucune initiative durable de paix ou d’intégration économique dans la région ne peut réussir sans la participation active de l’Éthiopie. Aujourd’hui encore, cette réalité reste d’actualité. Une Éthiopie forte ne profite pas uniquement à ses citoyens. Elle favorise les investissements, stimule le commerce, renforce les corridors logistiques, soutient la coopération énergétique et accélère l’intégration régionale en Afrique de l’Est. Une démocratie en constante évolution Comme le développement économique, le progrès politique suit rarement une trajectoire parfaitement linéaire. Ce qui compte avant tout est l’orientation générale du processus. Les récentes consultations électorales ont mis en lumière une culture démocratique en progression qui suscite l’intérêt croissant des observateurs et partenaires internationaux. Malgré des défis persistants, comme dans toute démocratie émergente, la participation accrue des citoyens, le renforcement institutionnel et le déroulement pacifique des scrutins ont été salués par plusieurs partenaires. L’essentiel n’est pas de prétendre à l’absence de difficultés, mais de reconnaître les avancées réalisées. Les nations sont évaluées non seulement sur leur situation présente, mais également sur la direction qu’elles empruntent. À cet égard, l’Éthiopie montre des signes croissants de consolidation institutionnelle, d’élargissement de l’engagement citoyen et de stabilité politique accrue. L’héritage vivant d’Adoua Toute réflexion sur l’avenir de l’Éthiopie reste intimement liée à son histoire. La Bataille d'Adoua demeure l’un des événements les plus emblématiques du continent africain. Elle ne représente pas seulement un succès militaire, mais également l’affirmation de la capacité des Africains à défendre leur souveraineté et à choisir leur propre destinée. Cet héritage continue d’inspirer les générations actuelles. L’esprit qui a permis de préserver l’indépendance nationale nourrit aujourd’hui les ambitions de développement du pays. Les défis ont changé. Les victoires se mesurent désormais à travers les infrastructures, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’éducation, la modernisation agricole et la compétitivité économique. Les nations du XXIe siècle ne progressent plus uniquement grâce à leur puissance militaire. Elles avancent grâce à l’innovation, à la productivité et à une vision stratégique de long terme. Le défi pour l’Éthiopie consiste donc non seulement à préserver la mémoire d’Adoua, mais aussi à transformer cet héritage en moteur de réussite pour les générations futures. La sécurité comme socle du développement L’expérience historique montre que toute transformation économique durable repose sur un environnement sûr et stable. Au cours des dernières décennies, l’Éthiopie a maintenu l’un des dispositifs de défense les plus importants du continent et a joué un rôle déterminant dans les opérations de maintien de la paix et de stabilisation régionale. Les forces éthiopiennes ont apporté une contribution significative aux efforts de sécurité collective et à la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique. L’importance de cette contribution ne peut être sous-estimée. Les investisseurs privilégient les environnements stables. Les entreprises ont besoin de prévisibilité. La croissance économique se développe là où la paix est préservée. Dans cette perspective, une Éthiopie stable, sécurisée et prospère demeure l’un des principaux piliers de la paix, de la coopération et du développement pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et au-delà. Les nouveaux leviers de croissance économique L’un des changements les plus significatifs observés en Éthiopie aujourd’hui réside dans la diversification progressive de son économie. Si l’agriculture demeure au cœur du développement national, de nouveaux secteurs commencent à jouer un rôle moteur dans la croissance du pays. L’Éthiopie s’est imposée comme le premier producteur africain de blé, illustrant la manière dont des investissements ciblés et des politiques adaptées peuvent renforcer la sécurité alimentaire tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des importations. Sous les hautes terres, les vallées et les vastes étendues du pays se trouvent également des ressources porteuses d’avenir. L’exploitation de l’or contribue de plus en plus aux revenus nationaux, soutenant les exportations et favorisant l’émergence d’une économie davantage diversifiée. Les réserves de gaz naturel, encore largement inexploitées, offrent quant à elles des perspectives importantes pour alimenter l’industrie, générer des recettes en devises et accompagner une nouvelle phase de développement économique. Ce qui relevait autrefois du potentiel commence progressivement à prendre forme ; ce qui semblait lointain devient peu à peu concret. Associés aux projets de production d’engrais, à l’amélioration des rendements agricoles et aux réformes économiques engagées, ces progrès montrent que la croissance future de l’Éthiopie reposera sur plusieurs piliers complémentaires. Agriculture céréalière, ressources minières, énergie, parcs industriels, économie numérique et jeunesse active constituent désormais autant de moteurs de développement. Pour les investisseurs et partenaires de long terme, le constat devient évident : l’Éthiopie ne prépare pas seulement le prochain budget, elle investit dans son avenir à long terme. Les exportations enregistrent des performances encourageantes dans plusieurs domaines, tandis que les réformes macroéconomiques renforcent l’attractivité du pays pour les investissements. La stratégie de réforme économique mise en œuvre par le gouvernement cherche à remédier aux contraintes structurelles historiques tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive. Aucune mutation économique ne s’accomplit instantanément. Toutefois, les indicateurs témoignent d’une évolution globalement positive. Vers une économie moderne et compétitive L’Éthiopie de demain ne sera pas uniquement reconnue pour son agriculture. Elle le sera également pour sa capacité à produire, innover et exporter. L’intelligence artificielle, les technologies numériques, l’industrie manufacturière, les services logistiques, les énergies renouvelables ainsi que les chaînes de valeur agricoles offrent des perspectives considérables. La jeunesse éthiopienne, qui représente l’une des plus importantes forces de travail du continent, pourrait devenir un avantage stratégique majeur si elle bénéficie des compétences, des technologies et des investissements nécessaires. Les investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux pôles de croissance auraient tout intérêt à observer cette évolution de près. Le centre de gravité de l’économie mondiale s’oriente progressivement vers les marchés émergents, caractérisés par une population importante, une consommation en expansion et un potentiel productif encore sous-exploité. L’Éthiopie réunit précisément ces caractéristiques. Pourquoi renforcer les partenariats avec l’Éthiopie ? Les débats internationaux sur l’Afrique mettent souvent l’accent sur les difficultés, au détriment des opportunités. Pourtant, les investisseurs et partenaires les plus avisés savent que les meilleures perspectives apparaissent souvent dans les économies en pleine transformation. L’Éthiopie figure aujourd’hui parmi les opportunités économiques les plus prometteuses du continent. Son importante population constitue un vaste marché. Sa position géographique favorise les échanges régionaux. Ses ressources naturelles offrent de nombreuses possibilités. Ses réformes stimulent la compétitivité. Son histoire témoigne d’une remarquable capacité de résilience. Son potentiel futur demeure considérable. Il est difficile d’envisager sérieusement l’avenir économique de l’Afrique sans tenir compte du rôle croissant de l’Éthiopie. La route vers la réussite Affirmer qu’un pays deviendra la première puissance économique africaine dans les dix prochaines années relève davantage d’une ambition que d’une certitude. L’avenir dépendra de nombreux facteurs. Cependant, peu de pays africains disposent simultanément d’une population aussi importante, d’un emplacement stratégique, d’un potentiel agricole considérable, d’investissements massifs dans les infrastructures, d’un programme de réformes ambitieux et de ressources naturelles encore largement inexploitées. Les fondations d’une croissance exceptionnelle sont présentes. Le véritable défi consiste désormais à les valoriser pleinement. Si les réformes se poursuivent, si la stabilité et la paix se renforcent, si la productivité continue de progresser et si les investissements se dirigent vers les secteurs prioritaires, l’essor économique de l’Éthiopie pourrait compter parmi les transformations les plus marquantes de l’Afrique au XXIe siècle. Le budget adopté cette semaine pourrait ainsi représenter bien davantage qu’un simple cadre financier. Il pourrait constituer une étape supplémentaire dans la trajectoire d’un pays déterminé à convertir son potentiel en résultats concrets. L’avenir demeure naturellement ouvert. Toutefois, les perspectives apparaissent de plus en plus prometteuses. Pour la Corne de l’Afrique comme pour le continent, une Éthiopie forte reste l’un des principaux facteurs susceptibles de favoriser une paix durable, une prospérité partagée et une nouvelle dynamique de développement africain. Cette approche conserve une vision stratégique et optimiste tout en évitant les affirmations absolues. Elle souligne plutôt que l’Éthiopie dispose de nombreux atouts pouvant lui permettre d’atteindre des résultats économiques majeurs dans les années à venir.
L’accès maritime de l’Éthiopie : un levier pour la stabilité régionale et le développement commun
Jun 10, 2026 1695
Addis-Abeba, 10 juin 2026 (ENA) : - Selon un haut responsable du Parlement, les efforts de l’Éthiopie visant à obtenir un accès sécurisé à la mer favoriseront la stabilité régionale, la coopération économique et une prospérité partagée dans la Corne de l’Afrique. Par le passé, l’Éthiopie disposait d’un accès à plusieurs ports ainsi qu’à un littoral qui la reliait aux routes du commerce international et aux échanges maritimes. Toutefois, après l’instauration du Gouvernement de transition éthiopien en 1991, le pays est devenu enclavé et privé de ses ouvertures maritimes, une situation que beaucoup d’Éthiopiens perçoivent comme une perte historique majeure. Dans un entretien accordé exclusivement à l’ENA, Fethi Mahdi, vice-président de la Commission permanente des affaires étrangères et de la paix de la Chambre des représentants du peuple, a estimé que la perte de l’accès à la mer constituait une injustice regrettable dont les effets économiques et stratégiques se font toujours sentir. D’après lui, la question de l’accès maritime de l’Éthiopie a retrouvé une place centrale dans le débat public durant la période actuelle de réformes nationales. Il a indiqué que ce dossier traduit un besoin grandissant de coopération régionale pour répondre aux défis économiques, à la croissance démographique et aux nouvelles préoccupations liées à la sécurité. Fethi a précisé que les réformes ont également permis de remettre au premier plan des considérations historiques, juridiques, géographiques et d’équité longtemps négligées. Il a souligné que l’Éthiopie poursuit sa démarche en faveur d’un accès à la mer par des moyens pacifiques, légaux et mutuellement bénéfiques, une approche qui a renforcé la crédibilité du pays et la solidité de son argumentaire au sein des forums internationaux. Le parlementaire a également relevé que la position éthiopienne repose sur des recherches approfondies, des éléments historiques, un engagement diplomatique constant ainsi qu’un attachement à la stabilité régionale et au respect des accords internationaux. Il a ajouté que les Éthiopiens continuent d’appeler à la défense des intérêts nationaux et souhaitent que la position du pays soit efficacement portée auprès de la communauté internationale par les canaux diplomatiques appropriés. Fethi a affirmé que garantir un accès à la mer dans un esprit de coopération et de compréhension mutuelle profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais contribuerait aussi à renforcer la paix, la sécurité, l’intégration économique et le développement partagé dans toute la région. De son côté, le professeur Ayele Bekeri, chercheur et enseignant au Collège de défense nationale éthiopien, a souligné les liens historiques profonds entre la civilisation éthiopienne et l’accès à la mer. Il a expliqué que les relations historiques, géographiques, juridiques et naturelles de l’Éthiopie avec la mer Rouge et les voies maritimes voisines ont joué un rôle essentiel dans le développement de sa puissance économique et de son rayonnement civilisationnel au fil de l’histoire. Selon le professeur Ayele, les liens de l’Éthiopie avec la mer Rouge, le golfe d’Aden et l’océan Indien constituent depuis longtemps un élément fondamental de son identité nationale et de sa vision stratégique. Le chercheur a présenté la reprise des discussions sur l’accès à la mer comme une priorité nationale destinée à reconnecter l’Éthiopie à son héritage historique, tout en renforçant ses perspectives économiques, son engagement régional et son développement à long terme. Il a enfin indiqué qu’une solution pacifique et fondée sur la coopération permettrait de créer davantage d’opportunités pour l’intégration régionale, l’amélioration de la connectivité commerciale et une prospérité durable au bénéfice de tous les pays de la région.
Le président Taye prend congé des ambassadeurs sortants du Luxembourg et des Émirats arabes unis
Jun 10, 2026 1554
Addis-Abeba, le 10 juin 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a adressé ses adieux à l’ambassadrice du Luxembourg, Jeanne Crauser, ainsi qu’à l’ambassadeur des Émirats arabes unis, Mohamed Salem Al Rashidi, au terme de leurs fonctions diplomatiques en Éthiopie. À cette occasion, il a été souligné que les relations diplomatiques solides entre l’Éthiopie et ces deux nations poursuivront leur développement et leur consolidation. Évoquant son parcours diplomatique, l’ambassadrice Jeanne Crauser a expliqué que son principal objectif avait été de renforcer davantage la coopération entre les deux États. Elle a indiqué que les démarches conjointes entreprises pour promouvoir les partenariats économiques entre l’Éthiopie et le Luxembourg avaient donné des résultats encourageants. Dans une déclaration à l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA), l’ambassadrice Jeanne Crauser a mis en lumière l’excellente coopération dans le domaine du développement des compétences humaines. « Nous travaillons en étroite collaboration, en multipliant les échanges et les formations grâce à la Maison de formation de l’ATTF au Luxembourg. Nous accueillons des experts à Addis-Abeba et recevons au Luxembourg des professionnels du secteur financier éthiopien », a-t-elle indiqué. Elle a précisé que ce partage réciproque d’expertise s’était révélé particulièrement efficace et durable. « Ce mécanisme bénéficie aux deux parties et a obtenu d’excellents résultats. La coopération se renforce chaque année », a-t-elle affirmé, exprimant sa confiance dans les futurs projets communs. « Nous souhaitons ainsi voir cette coopération s’élargir davantage, notamment dans les domaines de la finance verte et de la finance durable. » L’ambassadrice Crauser a également mentionné les initiatives engagées pour stimuler le commerce et l’investissement, réaffirmant la volonté du Luxembourg de renforcer les relations économiques. « Grâce à différents partenariats et programmes, nous cherchons à encourager les acteurs économiques et à accroître leur intérêt pour le marché éthiopien, un vaste marché doté d’un potentiel important », a-t-elle déclaré. De son côté, l’ambassadeur a salué les réformes économiques actuellement menées en Éthiopie, estimant qu’elles créent des opportunités attractives pour les investisseurs étrangers. « Avec les réformes en cours, les perspectives demeurent particulièrement encourageantes », a conclu l’ambassadrice Crauser. « Nous nous attachons donc à soutenir ces réformes par la sensibilisation et les échanges, selon deux approches complémentaires. »
Le ministre des Affaires étrangères Gedion Timothewos présente aux ambassadeurs africains les préparatifs de l’Éthiopie pour accueillir la COP32
Jun 10, 2026 1771
Addis-Abeba, le 10 juin 2026 (ENA) : - Le ministre des Affaires étrangères et futur président de la COP32, Gedion Timothewos, a présenté mardi aux ambassadeurs africains l’état d’avancement des préparatifs entrepris par l’Éthiopie en vue de la COP32. La séance d’information s’est déroulée à l’occasion de la 42ᵉ session trimestrielle de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), organisée au siège de l’institution à Addis-Abeba. Les ambassadeurs ont renouvelé l’appui du continent africain à la présidence éthiopienne de la COP32 et ont exprimé leur volonté de travailler en étroite coopération avec l’Éthiopie afin d’assurer l’atteinte des objectifs et des priorités définis pour la conférence. D’après une publication diffusée par le ministère sur les réseaux sociaux, la rencontre était conduite par Churchill Ewumbue-Monono, ambassadeur de la République du Cameroun en Éthiopie et président du Bureau de la CEA auprès de la Conférence des ministres (COM). Le secrétaire exécutif de la CEA, Claver Gatete, a également pris la parole au cours de cette réunion.