Politique - ENA Français
Politique
L’Éthiopie plaide pour un accès à la mer Rouge comme solution mutuellement bénéfique lors d’un dialogue stratégique.
Apr 7, 2026 255
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - L’accès souverain de l’Éthiopie à la mer Rouge ne relève pas uniquement d’une ambition nationale, mais s’inscrit dans une vision stratégique fondée sur l’intégration régionale et les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, a affirmé le vice-amiral Kindu Gezu, chef de la marine éthiopienne. Il s’exprimait à l’occasion du 4e Dialogue annuel sur la mer Rouge et le golfe d’Aden (RESGA-IV), organisé à Addis-Abeba sous le thème : « Gouvernance maritime dans la région de la mer Rouge et du golfe d’Aden : inclusion et connectivité au service d’intérêts communs ». Ce forum, initié par l’Institut des affaires étrangères, a réuni des responsables politiques, des diplomates et des experts afin d’explorer les moyens de renforcer la coopération entre la Corne de l’Afrique et la région du Golfe, tout en consolidant le rôle de l’Éthiopie dans la connectivité régionale. Le vice-amiral Kindu a mis en avant l’importance stratégique historique de la mer Rouge et du golfe d’Aden, soulignant leur rôle central dans le commerce mondial et le transport énergétique. Il a toutefois alerté sur les défis croissants auxquels la région est confrontée, notamment la criminalité maritime, le trafic d’armes, les migrations irrégulières, les mouvements insurrectionnels et la rivalité géopolitique, autant de facteurs menaçant la stabilité régionale. Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée, affirmant qu’aucun pays ne peut faire face seul à ces enjeux. Il a appelé à une gouvernance maritime inclusive impliquant États côtiers, pays enclavés et autres acteurs concernés, afin de promouvoir une action collective efficace. Selon lui, l’accès de l’Éthiopie à la mer doit être considéré comme un enjeu régional, compte tenu de son lien historique avec la mer Rouge et de son rôle dans la sécurité de la région. Il a estimé que l’enclavement du pays a freiné son développement économique et limité son influence, ajoutant qu’un accès à la mer profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais également à ses voisins et partenaires internationaux. Dans un contexte géopolitique en mutation, il a plaidé pour un modèle de gouvernance maritime reposant sur l’inclusion, la coopération internationale et l’intégration régionale, mettant l’accent sur la connectivité et la croissance partagée. Le vice-amiral a également souligné que le renforcement des capacités maritimes de l’Éthiopie contribuerait à améliorer la sécurité collective, notamment dans la lutte contre la piraterie, le terrorisme, le crime organisé et le trafic illicite. Par ailleurs, il a indiqué qu’un meilleur accès aux infrastructures portuaires permettrait de réduire les coûts du commerce, d’élargir les débouchés à l’exportation, d’attirer davantage d’investissements étrangers et de favoriser l’intégration économique régionale. De son côté, le directeur exécutif de l’Institut des affaires étrangères, Jafar Bedru, a précisé que la position de l’Éthiopie ne vise pas à remettre en cause la souveraineté des États, mais à renforcer les capacités régionales communes. Il a souligné l’importance d’une gestion concertée des espaces maritimes, ajoutant que le Dialogue RESGA privilégie la coopération et le dialogue continu plutôt que la confrontation. Enfin, il a réaffirmé l’engagement de l’Institut à pérenniser ce forum annuel, estimant que sa continuité constitue déjà une réussite significative dans une région souvent marquée par l’instabilité.
Le président Taye Atsekeslassie a exprimé sa profonde tristesse à la suite du décès de l’ambassadrice Konjit SineGiorgis.
Apr 7, 2026 248
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - Le président Taye Atsekeslassie a exprimé sa profonde tristesse à la suite du décès de l’ambassadrice Konjit SineGiorgis. Dans son message de condoléances, le chef de l’État a déclaré être « profondément attristé » par la disparition de la diplomate. Il a souligné que l’ambassadrice Konjit laissera une empreinte durable grâce à ses contributions majeures à l’Éthiopie et au continent africain dans le domaine diplomatique. Il a également salué ses qualités de pédagogue et son leadership exemplaire. Le président a rendu hommage à une diplomate engagée, reconnue pour son intégrité et son sens du devoir, dont le parcours restera une source d’inspiration
Le Premier ministre Abiy Ahmed rend hommage à l’ambassadrice Konjit SineGiorgis.
Apr 7, 2026 224
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a exprimé sa profonde tristesse à la suite du décès de l’ambassadrice Konjit SineGiorgis. Dans son message de condoléances, il a salué la mémoire d’une diplomate ayant consacré plus d’un demi-siècle au service de l’Éthiopie. « Je présente mes sincères condoléances suite à la disparition de l’ambassadrice Konjit SineGiorgis, qui a servi son pays avec dévouement dans le domaine diplomatique pendant de nombreuses années », a-t-il déclaré. Le chef du gouvernement a souligné que l’ambassadrice avait dédié toute sa vie à la diplomatie, de sa jeunesse jusqu’à l’âge adulte. Il a rappelé qu’elle fut la deuxième femme à accéder au rang d’ambassadrice en Éthiopie, après Yodit Imru. Il a également mis en avant son professionnalisme et sa rigueur, notamment en matière de droit, de procédures et de protocole, ainsi que son engagement constant en faveur des intérêts de l’Éthiopie. Selon lui, l’ambassadrice Konjit a ouvert la voie à de nombreuses femmes dans la diplomatie et demeure une source d’inspiration pour les générations futures. Le Premier ministre a enfin adressé ses pensées et ses vœux de réconfort à la famille de la défunte, à ses collègues ainsi qu’à l’ensemble du peuple éthiopien.
La Commission de l’UA a exprimé ses condoléances les plus sincères à la suite du décès de l’Ambassadrice Konjit Sinegiorgis.
Apr 7, 2026 207
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé sa profonde affliction à l’annonce du décès de l’Ambassadrice Konjit Sinegiorgis, éminente diplomate éthiopienne. Il a ajouté que l'ambassadrice était pionnière du service diplomatique national et ardente défenseure du panafricanisme, qui a dédié toute sa vie au service de son pays et du continent africain Tout au long d’une carrière remarquable s’étendant sur plusieurs décennies, l’Ambassadrice Konjit Sinegiorgis s’est distinguée par son leadership et son engagement. En tant que l’une des premières femmes ambassadrices d’Éthiopie, elle a tracé la voie pour de nombreuses femmes africaines aspirant à une carrière diplomatique. Son dévouement constant à la défense des intérêts du continent et à la consolidation de la coopération internationale a contribué de manière significative à la promotion des priorités communes de l’Afrique. Le Président a déclaré : « L’Ambassadrice Konjit Sinegiorgis incarnait les valeurs les plus nobles de la diplomatie africaine, fondées sur l’intégrité, l’excellence et un engagement profond envers notre avenir collectif. » Il a ajouté que « son héritage continuera d’inspirer des générations de diplomates africains, en particulier des femmes, à servir avec courage, dignité et détermination ». Au nom de la Commission de l’Union africaine, le Président adresse ses condoléances les plus sincères à la famille de la défunte, au Gouvernement et au peuple de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, ainsi qu’à l’ensemble des Africains touchés par cette disparition.
À Djibouti, Guelleh renforce sa campagne à l’approche de la présidentielle.
Apr 7, 2026 238
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - À l’approche de l’élection présidentielle du 10 avril, la campagne entre dans sa phase finale à Djibouti. Le président sortant, Ismaïl Omar Guelleh, redouble d’efforts pour consolider son avance. Au pouvoir depuis 1999, il vise un sixième mandat face à Mohamed Farah Samatar, candidat du Centre démocratique unifié et unique représentant de l’opposition. La mobilisation a atteint un pic le 6 avril, lorsque des dizaines de milliers de partisans se sont réunis à Belbala, en périphérie de Djibouti-Ville, lors d’un vaste rassemblement en soutien au chef de l’État. S’exprimant devant la foule, Guelleh, candidat du Rassemblement populaire pour le progrès (RPP) au sein de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), s’est montré confiant quant à sa réélection, promettant une victoire « éclatante ». À travers le pays, la campagne s’intensifie, les deux candidats multipliant les meetings et exposant leurs programmes, centrés notamment sur la croissance économique, l’amélioration des services publics et les réformes de gouvernance. Dans la capitale, l’ambiance électorale est particulièrement visible : rues et espaces publics sont aux couleurs des partis, tandis que les militants affichent avec ferveur leur soutien. De son côté, Mohamed Farah Samatar renforce également sa présence sur le terrain, notamment dans les régions de Tadjourah et d’Obock, sous le slogan « Un autre Djibouti est possible ». En parallèle, 67 observateurs internationaux ont été déployés pour suivre le déroulement du scrutin. Issus de l’Union africaine, de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), de la Ligue des États arabes et de l’Organisation de la coopération islamique, ils sont chargés d’évaluer le processus électoral de manière indépendante. La mission de l’Union africaine, la plus importante, est dirigée par l’ancien Premier ministre rwandais Bernard Makuza, tandis que celle de l’IGAD est conduite par l’ancien président éthiopien Mulatu Teshome. Situé à un emplacement stratégique entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, Djibouti, qui compte près d’un million d’habitants, reste un acteur géopolitique clé dans la Corne de l’Afrique, accueillant plusieurs bases militaires étrangères. À la veille du scrutin, l’attention se tourne désormais vers le jour du vote, dans un climat de forte attente au sein de la population.
Le premier ministre Abiy échange avec le chef de l’administration intérimaire du Tigray sur le rapport annuel.
Apr 7, 2026 179
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a tenu ce matin une réunion avec le lieutenant-général Tadesse Worede, responsable de l’administration intérimaire du Tigré, pour examiner le rapport annuel et en analyser les principaux enseignements. Les discussions ont porté sur les avancées réalisées au cours de l’année écoulée, ainsi que sur les priorités actuelles de la région. Le lieutenant-général Tadesse dirige l’administration intérimaire depuis avril 2025, après avoir exercé les fonctions d’administrateur adjoint. Sa nomination s’inscrit dans le cadre d’un processus de transition officiel et pacifique, visant à assurer la continuité institutionnelle et la stabilité de la gouvernance régionale. Cette transition ordonnée est largement considérée comme faisant partie d’efforts plus larges pour consolider la paix dans la région, en conformité avec la Constitution éthiopienne et l’Accord de Pretoria.
Décès de l’ambassadrice Konjit Sinegiorgis
Apr 7, 2026 139
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - L’ambassadrice éthiopienne Konjit Sinegiorgis s’est éteinte alors qu’elle recevait des soins médicaux, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Diplomate expérimentée, elle avait rejoint très jeune le service diplomatique dans les années 1950. Au fil des décennies, elle a gravi les échelons avec détermination, passant de fonctions administratives à des postes de haut niveau, servant son pays avec honneur pendant plus d’un demi-siècle. Elle a marqué l’histoire en devenant la deuxième femme ambassadrice d’Éthiopie, après Yodit Imru, et figure parmi les diplomates ayant eu la plus longue carrière dans le pays. Au cours de sa carrière, elle a occupé les fonctions d’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire dans plusieurs capitales, notamment à Ottawa, au Caire, à Tel-Aviv et à Vienne, tout en étant également accréditée auprès du Mexique. Elle a par ailleurs représenté l’Éthiopie en tant que représentante permanente auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Elle a aussi servi comme conseillère spéciale auprès de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), contribuant au processus de paix au Soudan du Sud entre 2009 et 2011. Née et élevée à Addis-Abeba, elle a poursuivi ses études à l’University College London, où elle a obtenu une licence en relations internationales en 1954. Elle a ensuite été chercheuse à l’Université Columbia en 1963 et a reçu un doctorat honoris causa de l’Université d’Addis-Abeba en 2016. Sa carrière diplomatique a débuté dans les années 1960, à une époque marquée par la création de l’Organisation de l’unité africaine. Elle a occupé divers postes à New York, Vienne et Genève, travaillant notamment sur les questions de décolonisation au sein de la mission permanente de l’Éthiopie auprès des Nations Unies. Durant ses 53 années de service, elle a joué un rôle important dans le rayonnement diplomatique de l’Éthiopie et a contribué à la transformation de l’OUA en Union africaine. Malgré les défis rencontrés, notamment les obstacles liés au genre au début de sa carrière, elle a su s’imposer comme une pionnière pour les femmes dans la diplomatie. Lors de son discours d’adieu à l’Union africaine en 2015, elle déclarait : « Ma carrière a été ma vie… il n’y a pas de plus grand honneur que de servir pleinement son pays. » L’ambassadrice Konjit Sinegiorgis était née en 1940 à Harar, en Éthiopie.
Selon le ministère des Affaires étrangères, l’Éthiopie conclut sa vice-présidence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur une forte note de diplomatie active.
Apr 6, 2026 968
Addis-Abeba, le 6 avril 2026(ENA) : - Le ministère des Affaires étrangères a annoncé que l’Éthiopie a terminé son mandat de vice-présidente du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, soulignant qu’elle y avait exercé un rôle diplomatique actif et constructif lors de la 61ᵉ session ordinaire à Genève. Lors de sa 61ᵉ session ordinaire à Genève, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDHNU) a adopté une série de résolutions sur des questions internationales et des situations spécifiques à certains pays. Cette session de cinq semaines, tenue du 23 février au 31 mars 2026, a rassemblé les États membres et des acteurs mondiaux pour des délibérations approfondies sur un large éventail de thématiques liées aux droits de l’homme. Dans une interview accordée à l’ENA, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nebiyat Getachew, a souligné que l’Éthiopie avait rempli avec efficacité ses responsabilités, siégeant pour la troisième fois au Conseil de 47 membres et assumant pour la première fois le rôle de vice-présidente. Le pays a activement contribué aux discussions et aux décisions clés, notamment en présentant sa déclaration nationale à Genève, exposant ses réformes et priorités politiques. La session a adopté 38 résolutions soumises par les États membres, couvrant des questions globales et des situations spécifiques telles que l’Ukraine, la Biélorussie, la Syrie, le plateau du Golan, la Palestine et le Soudan du Sud. L’Éthiopie a réaffirmé son opposition de principe aux résolutions ciblant des pays précis, estimant qu’elles peuvent porter atteinte à la souveraineté nationale et sont souvent adoptées sans le consentement des États concernés. Le pays a rappelé des expériences passées, comme la création puis la suppression d’une commission internationale de droits de l’homme imposée sans son accord. Sur la question israélo-palestinienne, l’Éthiopie a réitéré son soutien à une solution à deux États et au droit du peuple palestinien à l’autodétermination, tout en entretenant des relations constructives avec Israël. Par ailleurs, le pays a exprimé ses préoccupations face aux tensions au Moyen-Orient, qui affectent le transport aérien et maritime ainsi que la stabilité économique et sociale mondiale, appelant à un cessez-le-feu immédiat et à une solution pacifique. L’engagement de l’Éthiopie au sein du CDHNU illustre son attachement à la coopération multilatérale, à la gouvernance démocratique et à la promotion de la dignité humaine à l’échelle mondiale.
L’Éthiopie et l’Inde consolident leur partenariat dans des domaines stratégiques.
Apr 6, 2026 683
Addis-Abeba, le 6 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Inde s’orientent vers un renforcement de leur coopération en explorant de nouveaux axes de collaboration dans divers secteurs, a indiqué l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie. Dans un entretien exclusif accordé à ENA, l’ambassadeur Anil Kumar Rai a affirmé la volonté de son pays d’intensifier davantage ses relations avec l’Éthiopie, en mettant l’accent sur l’élargissement du partenariat à des domaines innovants et émergents. Il a rappelé qu’à l’occasion de la visite du Premier ministre indien Narendra Modi en décembre dernier, les deux parties avaient convenu de renforcer leur collaboration dans des secteurs clés, notamment la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique, le développement industriel ainsi que les préparatifs de la COP32. L’Inde, a-t-il assuré, est pleinement disposée à accompagner l’Éthiopie dans l’organisation de la COP32 prévue en 2027. « Nous sommes prêts à soutenir l’Éthiopie par tous les moyens possibles », a-t-il déclaré. Selon lui, le choix de l’Éthiopie pour accueillir cette conférence internationale majeure reflète son engagement tangible en faveur des politiques climatiques, illustré notamment par des initiatives telles que l’Initiative de l'empreinte verte. L’ambassadeur a également souligné que les deux pays entretiennent un partenariat stratégique axé sur le développement économique, technologique et institutionnel, couvrant des secteurs tels que l’industrie manufacturière, l’agriculture, la pharmacie, les technologies de l’information et de la communication, ainsi que le renforcement des capacités. Dans cette dynamique, l’ambassade de l’Inde entend collaborer étroitement avec les institutions éthiopiennes, notamment l’Autorité de protection de l’environnement et le ministère du Développement urbain et des Infrastructures, afin de consolider et d’élargir les initiatives en cours. Évoquant la coopération industrielle, il a mis en lumière le partenariat entre l’Institut central de recherche sur le cuir de l’Inde et le parc industriel de Mojo, qui vise à moderniser le secteur du cuir grâce à des technologies innovantes basées sur le traitement enzymatique. Cette collaboration a permis d’améliorer la qualité des produits tout en respectant les normes environnementales, les déchets étant transformés en engrais de haute qualité. Enfin, l’ambassadeur a insisté sur la nécessité de poursuivre le renforcement de la coopération dans les domaines d’intérêt commun, soulignant la dynamique positive et croissante des relations entre l’Éthiopie et l’Inde.
Les OSC renforcent leurs actions en matière d’éducation civique et de suivi électoral à l’approche des 7èmes élections générales en Éthiopie.
Apr 5, 2026 2158
Addis-Abeba, le 6 avril 2026 (ENA) : - À l’approche des 7èmes élections générales prévues le 1er juin 2026, les organisations de la société civile (OSC) en Éthiopie réaffirment leur détermination à promouvoir un processus électoral transparent, inclusif et pacifique. Leurs dirigeants ont souligné leur volonté de soutenir activement des élections crédibles en renforçant leurs actions sur le terrain. Dans ce cadre, les OSC prévoient d’intensifier les campagnes d’éducation civique afin de mieux informer les citoyens sur leurs droits, les procédures électorales et l’importance de leur participation. Parallèlement, elles renforcent leurs dispositifs de suivi et d’observation du scrutin pour veiller à son bon déroulement et à son intégrité. Elles ont également salué l’introduction de solutions numériques par la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE), notamment l’application « Mirchaye », qui vise à simplifier l’inscription des électeurs et à améliorer la transparence du processus. Les OSC jouent un rôle clé dans l’accompagnement des citoyens pour l’utilisation de ces outils, tout en veillant à ce que des alternatives soient accessibles à ceux qui ne maîtrisent pas le numérique. Les responsables insistent aussi sur leur mission de mobilisation citoyenne. À travers diverses initiatives, dont des campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux, ils encouragent une participation massive et responsable des électeurs. Ils appellent en outre les partis politiques à respecter les règles établies, en particulier le code de conduite et l’utilisation équitable des ressources publiques, afin de garantir des élections justes. Enfin, avec le lancement de la campagne d’inscription électorale en mars 2026 et la forte affluence enregistrée, le pays semble s’orienter vers un scrutin largement participatif, soutenu par l’engagement conjoint des institutions, des OSC et des citoyens.
De la Corne de l’Afrique à la scène mondiale : L’essor diplomatique de l’Éthiopie
Apr 5, 2026 1437
Par Yordanos D. L’ascension diplomatique de l’Éthiopie : de l’implication régionale à un rôle mondial affirmé Addis-Abeba, le 5 avril 2026 (ENA) : - Au cours des huit dernières années, l’Éthiopie a profondément transformé son positionnement diplomatique, évoluant d’un acteur régional réservé vers une puissance plus confiante et flexible sur les scènes africaine et internationale. Cette évolution repose sur un ensemble de choix pragmatiques, d’objectifs économiques et d’un élargissement de partenariats variés, traduisant une volonté claire de renforcer son poids dans un monde de plus en plus multipolaire. Sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed, la politique étrangère éthiopienne a mis l’accent sur la coopération, les bénéfices réciproques et une participation active sur la scène internationale. Le pays a développé des relations stratégiques en Afrique, en Europe, en Asie et au Moyen-Orient, tout en s’impliquant fortement dans les organisations multilatérales. Cette dynamique a permis à l’Éthiopie non seulement de s’adapter aux mutations mondiales, mais aussi d’influencer les initiatives régionales, de soutenir l’intégration économique et de contribuer aux efforts de paix, illustrant ainsi son émergence comme acteur autonome et sûr de lui sur la scène internationale. Engagements de haut niveau et visibilité mondiale Le renouveau diplomatique de l’Éthiopie se manifeste par des interactions soutenues avec des dirigeants mondiaux et des institutions internationales, reflétant son influence croissante aux niveaux régional et global. Le Premier ministre Abiy Ahmed a engagé des discussions stratégiques avec des figures influentes, notamment l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, abordant des thèmes liés aux réformes institutionnelles, à la coopération internationale et au soutien au développement national. À Addis-Abeba, il a également rencontré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, lors des consultations annuelles ONU-Union africaine. Leurs échanges ont porté sur des enjeux urgents régionaux et mondiaux, et ils ont conjointement inauguré la Salle de l’Afrique rénovée, symbole de l’engagement éthiopien en faveur de la diplomatie continentale et internationale. Le statut d’Addis-Abeba comme centre diplomatique s’est renforcé grâce à l’organisation de grands événements internationaux. Ces rassemblements, allant des sommets multilatéraux aux conférences spécialisées, mettent en avant le rôle de la ville comme espace de dialogue, de négociation et de coopération. En accueillant des dirigeants du monde entier, l’Éthiopie a accru sa visibilité, consolidé ses réseaux et démontré sa capacité à favoriser des solutions aux défis globaux et régionaux. Addis-Abeba, plaque tournante diplomatique En tant que siège de l’Union africaine, Addis-Abeba a renforcé son rôle de centre clé de la diplomatie africaine et internationale. La ville accueille régulièrement des rencontres de haut niveau réunissant chefs d’État et représentants internationaux, offrant un cadre pour le dialogue et la coordination politique. Le 38e Sommet de l’Union africaine illustre cette dynamique : des dirigeants du continent s’y sont réunis pour traiter des défis politiques, économiques et sécuritaires majeurs. Dans son discours, le Premier ministre Abiy Ahmed a insisté sur la nécessité de dépasser les divisions historiques pour construire une paix et une prospérité durables, réaffirmant la vision éthiopienne d’une coopération continentale renforcée. Au-delà des sommets officiels, Addis-Abeba s’est imposée comme un lieu privilégié pour les conférences internationales. Elle a accueilli l’Assemblée générale de la Confédération africaine de football, attirant des responsables sportifs de premier plan et renforçant la diplomatie sportive. Elle a aussi coorganisé le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, offrant un espace de discussion sur le développement durable et la sécurité alimentaire. Ces initiatives ont renforcé la visibilité diplomatique du pays et positionné Addis-Abeba comme un centre actif d’engagement international, illustrant la stratégie éthiopienne de promotion de l’intégration régionale et de coopération mondiale. Développement des relations bilatérales L’Éthiopie a intensifié ses relations bilatérales, établissant des partenariats stratégiques avec des acteurs régionaux et internationaux. Les liens avec la France ont été particulièrement significatifs, consolidés par des visites réciproques entre Abiy Ahmed et Emmanuel Macron. Ces échanges ont favorisé la coopération dans la préservation du patrimoine, notamment la rénovation du Palais national et la restauration des églises de Lalibela. Au-delà de la France, l’Éthiopie a renforcé ses relations avec plusieurs pays d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient. Des visites officielles en Italie, en France et au Vietnam ont conduit à des accords dans les domaines du commerce, de l’éducation et de l’aviation civile, notamment des projets de liaisons aériennes entre Addis-Abeba et Hanoï. Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie globale visant à utiliser les partenariats pour stimuler la croissance économique, les échanges culturels et le développement des infrastructures, transformant les relations diplomatiques en leviers concrets de développement. Intégration régionale et Corne de l’Afrique Au niveau régional, l’Éthiopie joue un rôle central dans la promotion de la stabilité et de l’intégration dans la Corne de l’Afrique. Elle a renforcé sa coopération avec des pays voisins comme la Somalie, Djibouti, le Kenya et le Soudan. Ces relations couvrent désormais des domaines variés tels que l’économie, les infrastructures, l’énergie et le développement. En Somalie, l’Éthiopie a soutenu les efforts de stabilisation et encouragé les investissements. Djibouti reste un accès maritime stratégique, avec des investissements dans les infrastructures portuaires et ferroviaires. Les relations avec le Kenya et le Soudan ont également évolué vers des partenariats plus dynamiques. Cette approche traduit une vision d’intégration fondée sur la prospérité partagée et la sécurité collective, renforçant le rôle de l’Éthiopie comme acteur clé de la région. Engagement multilatéral et adhésion aux BRICS L’engagement multilatéral de l’Éthiopie s’est intensifié, notamment avec son adhésion aux BRICS en 2024, marquant un tournant vers une coopération Sud-Sud accrue. Cette intégration lui a permis de dialoguer directement avec de grandes économies émergentes comme le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Au-delà des BRICS, le pays reste actif au sein des Nations Unies et de l’Union africaine, contribuant aux missions de paix et aux initiatives climatiques. Cette double approche renforce sa position sur la scène internationale. Diplomatie économique et promotion des investissements La diplomatie économique est devenue un pilier essentiel de la politique étrangère éthiopienne, reliant les relations extérieures à la transformation économique interne. Les missions diplomatiques jouent désormais un rôle actif dans la promotion des investissements et du commerce. Cette stratégie a permis une expansion des parcs industriels, une augmentation des investissements étrangers et une amélioration des exportations. L’accent est également mis sur la diversification des partenaires commerciaux pour renforcer la résilience économique. Projets stratégiques et diplomatie des ressources L’Éthiopie a intégré ses priorités nationales dans sa diplomatie, en mettant l’accent sur les infrastructures et les ressources naturelles. Le Grand barrage de la Renaissance est devenu un élément central de cette stratégie, favorisant la coopération énergétique régionale. Parallèlement, le pays cherche à améliorer son accès maritime via des initiatives diplomatiques liées à la mer Rouge, essentielles pour sa compétitivité économique. Diplomatie culturelle, environnementale et de la diaspora La diplomatie culturelle met en valeur le patrimoine éthiopien à travers festivals et initiatives touristiques. La diplomatie environnementale, notamment via l’initiative de l'empreinte verte, a renforcé son image dans les discussions climatiques internationales. La diaspora joue également un rôle clé dans les investissements et la promotion de l’image du pays à l’étranger. Affirmation de la souveraineté L’Éthiopie a réaffirmé son attachement à des solutions africaines aux conflits. L’accord de paix de Pretoria en 2022 a marqué un tournant en favorisant la stabilisation interne et le réengagement international. Cette période a renforcé une politique étrangère fondée sur la résilience, l’indépendance et la coopération équilibrée. Conclusion L’Éthiopie est bien positionnée pour consolider ses avancées diplomatiques en approfondissant son intégration régionale et en élargissant ses partenariats internationaux. Sa diplomatie économique, ses projets d’infrastructure et son engagement multilatéral continueront de soutenir son développement. En combinant influence régionale, coopération internationale et priorités nationales, le pays se prépare à jouer un rôle actif dans les transformations mondiales, utilisant la diplomatie comme levier de croissance, de stabilité et d’influence globale.
La transformation numérique en Éthiopie, moteur d’efficacité publique et de transparence : Directeur adjoint pays de la KOICA
Apr 4, 2026 3010
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’agenda numérique de l’Éthiopie s’impose progressivement comme un outil stratégique pour améliorer la qualité des services publics et lutter contre la corruption, a affirmé Park Youngshin, directeur adjoint de la Agence coréenne de coopération internationale en Éthiopie. S’exprimant lors du premier séminaire des anciens de la KOICA consacré à la numérisation des services publics, il a indiqué que cette rencontre visait à favoriser le partage d’expériences tout en mettant en avant les priorités nationales, notamment la transformation numérique. Selon lui, la digitalisation occupe désormais une place centrale dans le développement du pays, en contribuant à une meilleure organisation des services publics, à une efficacité accrue et à la réduction des défis de gouvernance, en particulier la corruption. Il a également souligné l’importance d’étendre les systèmes d’identification numérique, de combler les déficits en infrastructures et de renforcer la coopération entre les différents secteurs afin de consolider les acquis. « La transformation numérique constitue un levier majeur de développement et un outil clé dans la lutte contre la corruption », a-t-il affirmé, estimant que l’Éthiopie dispose d’un fort potentiel pour progresser rapidement dans ce domaine. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale Digital Ethiopia 2030, qui vise à moderniser les services publics, renforcer la transparence et promouvoir un développement inclusif. Intervenant également lors du séminaire, Yohannes Petros, de l’Université de la fonction publique éthiopienne, a rappelé que la digitalisation des services publics et la lutte contre la corruption figurent parmi les priorités les plus urgentes du pays. Selon lui, une intégration efficace des technologies numériques permet de réduire les inefficacités, de limiter les risques de corruption et de renforcer la confiance des citoyens envers les institutions. Il a insisté sur la nécessité d’une coordination renforcée entre les institutions, d’un leadership solide et d’une harmonisation des réformes pour exploiter pleinement ces opportunités. À cet égard, il a cité des initiatives telles que Mesob et Fayda, considérées comme des outils essentiels pour simplifier les démarches administratives et réduire les coûts et délais pour les usagers. Les participants ont enfin souligné l’importance de s’inspirer des expériences internationales et africaines en matière de gouvernance numérique afin d’optimiser les résultats de la transformation en cours en Éthiopie.
Le dialogue national inclusif en Éthiopie est un pas décisif vers une culture de consultation.
Apr 4, 2026 2086
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le président de la Commission du Dialogue national éthiopien, le professeur Mesfin Araya, a salué le lancement d’un dialogue national inclusif comme un succès majeur pour la commission, soulignant son rôle dans l’instauration d’une véritable culture de la consultation dans le pays. Dans un entretien exclusif avec ENA, le professeur Mesfin a dressé le bilan des progrès réalisés depuis la création de la commission il y a trois ans. Selon lui, la réussite principale réside dans l’engagement effectif des citoyens éthiopiens. Pour la première fois, des habitants du centre et des régions périphériques participent au dialogue sur un pied d’égalité, levant ainsi la discrimination qui limitait auparavant la participation politique aux seules populations des hauts plateaux. « Aujourd’hui, pour la première fois, les femmes éthiopiennes éleveuses participent ouvertement et en toute transparence aux discussions sur l’avenir de leur pays », a déclaré le commissaire en chef, citant des femmes des régions Afar et Somali ainsi que de la région reculée de Salamago, au sud du pays, qui ont pris part aux discussions sur des questions cruciales pour la nation. Le professeur Mesfin a insisté sur le fait que cette approche inclusive n’est pas un simple exercice de politiquement correct, mais une nécessité pour la cohésion et la survie du pays. Des groupes traditionnellement marginalisés — artisans, minorités sociales et professionnels longtemps exclus — ont pu participer pour la première fois à des consultations nationales. La phase finale du dialogue réunira 4 000 représentants lors d’une conférence nationale visant à examiner les principales questions du pays et à rechercher un consensus. Si ce consensus ne peut être atteint, certaines questions seront soumises à une résolution nationale, incluant des référendums ou des décisions pour les générations futures. « Déposons les armes, rassemblons-nous, traitons les questions essentielles à la paix et au progrès national, et poursuivons les discussions jusqu’à parvenir à des conclusions satisfaisantes », a exhorté le président de la commission. L’Éthiopie, pays riche en diversité avec plus de 80 nations, nationalités et peuples, dispose de multiples mécanismes traditionnels de résolution des conflits. La commission combine ces pratiques ancestrales avec des techniques de dialogue modernes, sous la facilitation neutre de la commission, a précisé le professeur Mesfin. « Ce processus est unique, non seulement pour l’Éthiopie, mais aussi comme exemple à suivre à l’international », a-t-il ajouté. Contrairement à de nombreux dialogues imposés d’en haut et dominés par les élites, le processus éthiopien est participatif, impliquant éleveurs, agriculteurs, artisans et citoyens ordinaires aux côtés des représentants politiques et gouvernementaux. Le dialogue est ouvert à tous, y compris aux groupes marginalisés, aux femmes, aux personnes handicapées et à d’autres segments de la société. La liberté d’expression et la neutralité de la commission, sans ingérence gouvernementale, sont au cœur du processus. Le programme de l’ENDC a déjà couvert 1 234 woredas à travers le pays, avec des zones encore non couvertes principalement dans certaines parties du Tigray. La commission prévoit d’achever cette couverture avant la tenue de l’assemblée plénière nationale, étape clé pour finaliser le dialogue et renforcer la culture de consultation à l’échelle nationale.
Le ministre d’État des Affaires étrangères, Hadera Abera, a apposé sa signature dans le registre de condoléances en hommage à l’ancien président algérien défunt, Liamine Zéroual.
Apr 4, 2026 1127
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Le ministre d’État aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Hadera Abera, a signé ce samedi le registre de condoléances en mémoire de l’ancien président de la République algérienne, Liamine Zéroual, décédé le 28 mars 2026. À l'occasion, le ministre d’État a salué le dévouement constant du président Zéroual en faveur de la paix, de la stabilité et de la réconciliation nationale. Il a souligné que, dans un contexte interne particulièrement complexe, celui-ci s’était employé à sortir le pays de la crise et à jeter les bases d’un retour au dialogue entre les différentes composantes de la société algérienne. Le ministre Hadera Abera a également mis en exergue la qualité des relations bilatérales entre l’Éthiopie et l’Algérie durant le mandat du président Zéroual. Revenant sur cette période, il a indiqué que les deux pays partageaient alors des valeurs communes de solidarité africaine et de coopération Sud-Sud. Il a conclu en affirmant que l’héritage et les contributions du défunt président demeureront durablement gravés et honorés avec respect et considération, tant en Algérie qu’au sein de la communauté africaine.
La Chine réitère son appui à l’intégration de l’Éthiopie à l’OMC.
Apr 3, 2026 1908
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - La Chine a de nouveau exprimé son soutien à la candidature de l’Éthiopie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), illustrant le renforcement continu des relations économiques et stratégiques entre les deux pays. En visite à Addis-Abeba, Wu Weihua, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, a affirmé que son pays est disposé à poursuivre un rôle actif de facilitation afin d’accompagner l’Éthiopie dans son processus d’adhésion. Cette déclaration est intervenue lors d’une rencontre avec Tagesse Chafo, président de la Chambre des représentants du peuple d’Éthiopie, au cours de laquelle les deux responsables ont examiné les perspectives d’élargissement de la coopération bilatérale, ainsi que la coordination sur les questions régionales et internationales. Tagesse Chafo a mis en avant la solidité du partenariat entre les deux nations, qu’il a qualifié de relation stratégique durable, fondée sur la confiance mutuelle et des intérêts partagés. Il a réaffirmé la volonté de l’Éthiopie de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, notamment les échanges entre les peuples, les relations parlementaires, le commerce et la concertation internationale. Soulignant l’importance géostratégique de l’Éthiopie, il a présenté le pays comme un hub diplomatique et une porte d’accès au continent africain, notamment en raison de la présence du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba. Il a également indiqué que l’Éthiopie entend jouer un rôle accru dans le développement des relations sino-africaines. La coopération économique demeure un pilier central de ce partenariat, avec des projets d’envergure tels que le chemin de fer Éthiopie-Djibouti, considéré comme un symbole majeur de la collaboration dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ». Cette infrastructure continue de servir de corridor stratégique pour les échanges commerciaux du pays. Par ailleurs, les investissements chinois en Éthiopie ont fortement progressé ces dernières années, contribuant à la création d’emplois et à l’essor du secteur industriel. Le président de la Chambre a exprimé sa reconnaissance pour le soutien constant de la Chine à l’adhésion de l’Éthiopie à l’OMC, appelant à la poursuite des efforts conjoints pour finaliser ce processus. De son côté, Wu Weihua a réaffirmé l’engagement ferme de son pays, évoquant notamment les avancées enregistrées en 2025 avec la conclusion d’accords bilatéraux. Il a également souligné la progression notable des exportations éthiopiennes vers la Chine, reflet d’un partenariat commercial en pleine expansion. La Chine s’est dite prête à accroître ses importations de produits éthiopiens à forte valeur ajoutée et à améliorer la structure des échanges. Elle entend également approfondir sa coopération dans des secteurs clés tels que les infrastructures et l’industrie manufacturière, tout en développant de nouveaux axes dans des domaines émergents comme les véhicules à énergies nouvelles, l’économie numérique et l’intelligence artificielle, afin d’accompagner le processus d’industrialisation de l’Éthiopie. Enfin, Wu Weihua a exprimé sa confiance dans le rôle croissant de l’Éthiopie au sein de la coopération sino-africaine, mettant en avant sa position stratégique sur le continent.
Les représentants du Tigray remettent leur programme à la Commission nationale de dialogue
Apr 3, 2026 1562
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Les délégués de la région du Tigray ont officiellement transmis leur programme final à la Commission nationale de dialogue éthiopienne (ENDC), à l’issue d’un forum de consultation consacré à son élaboration. Cette étape intervient après trois jours de discussions organisées à Addis-Abeba, dans le cadre de la première série de consultations menées par la Commission pour cette région, réunissant un large éventail d’acteurs. Le commissaire en chef, Mesfin Araya, qui a reçu le document, a salué l’aboutissement réussi de cette première phase du processus. Le programme présenté met en lumière les principales problématiques touchant la région, telles qu’exprimées par les participants au cours des échanges. Il a également souligné que ce processus s’inscrit dans la même dynamique que les consultations conduites dans les autres régions du pays, reflétant une approche harmonisée de la Commission. Les discussions ont particulièrement mis l’accent sur la promotion de la paix, le renforcement de la compréhension mutuelle et le respect du principe d’impartialité tout au long du processus. Le commissaire Melaku Woldemariam a indiqué que plus de 700 participants ont pris part aux travaux, qu’il a qualifiés de constructifs et riches en contributions. Pour sa part, le commissaire Yonas Adaye a affirmé que les consultations allaient se poursuivre dans un cadre élargi, tout en soulignant que cette première phase s’est déroulée dans un esprit de dialogue respectueux et d’écoute mutuelle. Enfin, le commissaire en chef et les membres de la Commission ont exprimé leur gratitude à l’ensemble des participants pour leur engagement et leur contribution au succès de cette initiative.
La coopération renforcée, pilier de la protection des intérêts nationaux, selon l’ambassadeur Redwan.
Apr 3, 2026 997
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - L’ambassadeur Redwan Hussein a affirmé que la performance dans l’ensemble des secteurs, associée à une coopération accrue, constitue un élément déterminant pour préserver la sécurité nationale de l’Éthiopie ainsi que ses intérêts au niveau régional. S’exprimant lors de la deuxième Conférence nationale sur la sécurité tenue à Addis-Abeba, le directeur général du Service national de renseignement et de sécurité a insisté sur le caractère impératif de cette dynamique. Il a souligné que garantir un haut niveau d’efficacité dans tous les domaines, tout en consolidant les partenariats, est essentiel pour protéger durablement les intérêts du pays. Évoquant l’évolution récente du contexte sécuritaire, il a décrit un environnement marqué par l’instabilité, l’imprévisibilité et des défis de plus en plus complexes. Il a notamment pointé la persistance de menaces liées à des groupes hostiles et terroristes actifs dans les régions d’Amhara et d’Oromia, ainsi que les tentatives de déstabilisation émanant d’acteurs internes et externes. Malgré ces pressions, l’ambassadeur a assuré que les institutions de sécurité et de renseignement continuent de remplir efficacement leurs missions grâce à une coordination renforcée, à l’implication des communautés et à des dispositifs de maintien de l’ordre garantissant la sécurité publique et la libre circulation. Il a par ailleurs attiré l’attention sur la dégradation de l’environnement sécuritaire aux niveaux régional et international. Il a notamment évoqué l’intensification du conflit au Soudan et la réémergence de groupes extrémistes tels qu’Al-Shabaab et Daech en Somalie, soulignant leur capacité d’adaptation croissante et l’extension de l’instabilité dans la région. Dans ce contexte mondial incertain, il a insisté sur la nécessité pour l’Éthiopie de renforcer ses capacités nationales et de développer une approche fondée sur la coordination et la synergie entre les différentes institutions afin de consolider ses moyens de défense. L’ambassadeur Redwan a également mis en garde contre les répercussions des tensions au Moyen-Orient, en particulier pour un pays enclavé comme l’Éthiopie. Il a expliqué que les mutations géopolitiques et la compétition autour de la mer Rouge compliquent les efforts visant à ապահով un accès maritime stable et fiable. Selon lui, la question de l’accès à la mer dépasse largement les enjeux portuaires, revêtant une importance stratégique majeure pour la sécurité nationale et régionale. Il a ainsi plaidé pour un engagement diplomatique accru afin de renforcer la coopération avec les acteurs régionaux autour d’intérêts communs liés à la mer Rouge. Le responsable a également souligné la nécessité pour les institutions de sécurité d’aligner leurs stratégies sur les priorités nationales, tant à court qu’à long terme. Il a indiqué que le Service national de renseignement et de sécurité poursuit ses efforts en faveur de la paix durable, du renforcement des priorités nationales et du rayonnement de l’Éthiopie sur les plans régional et international. Il a en outre précisé que l’institution est engagée dans un processus de transformation, incluant le développement des ressources humaines, l’amélioration des performances opérationnelles, des réformes structurelles et l’intégration de technologies modernes. Enfin, l’ambassadeur Redwan a assuré que le service continuera de consolider sa coopération avec les institutions fédérales et régionales, ainsi qu’avec les partenaires internationaux partageant des objectifs communs. Il a également mis en garde contre les tentatives d’acteurs hostiles cherchant à exploiter les incertitudes actuelles aux niveaux régional et mondial.
La réforme nationale consolide les institutions de sécurité grâce à une capacité opérationnelle renforcée et intégrée.
Apr 3, 2026 796
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Des responsables de haut niveau issus des institutions éthiopiennes de sécurité et de renseignement ont affirmé que le programme de réforme nationale a nettement amélioré leur aptitude à accomplir leurs missions, grâce à une coordination accrue, une efficacité renforcée et une meilleure résilience institutionnelle. Ces déclarations ont été faites à l’occasion de la Conférence nationale sur la sécurité, consacrée à l’analyse de l’environnement sécuritaire aux niveaux national, régional et international. Les intervenants ont indiqué que les réformes engagées ces dernières années ont permis de poser les bases d’un système de sécurité modernisé, capable de s’adapter efficacement aux évolutions des dynamiques régionales et mondiales. Le commissaire général de la police fédérale, Demelash Gebremichael, a souligné que le renforcement d’institutions solides et autonomes constitue un axe central de cette transformation. Il a précisé que la police fédérale a enregistré des progrès significatifs en matière de ressources humaines, de capacités technologiques et d’organisation interne. Selon lui, ces avancées ont permis d’accroître la capacité de l’institution à préserver la paix et la sécurité, tout en la préparant à faire face aux défis à venir. Il a également relevé que les institutions sécuritaires éthiopiennes jouent un rôle de plus en plus important en tant que facteurs de stabilité, tant au niveau national que dans les pays voisins. De son côté, le directeur général adjoint du service national de renseignement et de sécurité, Sisay Tola, a expliqué que la réforme a favorisé une meilleure intégration des systèmes de sécurité, de renseignement et de gestion de l’information. Il a indiqué que les institutions sont passées d’approches fragmentées à un dispositif plus cohérent et coordonné. Il a ajouté que ce processus de transformation, mené de manière continue au cours des cinq dernières années, a permis aux institutions de se consolider tout en surmontant divers défis. Par ailleurs, le commissaire Ararsa Merdasa, à la tête du Bureau de l’administration et de la sécurité de l’Oromia, a mis en avant l’amélioration de la coordination entre les organes de sécurité, facilitant ainsi la conduite d’opérations conjointes. Il a également évoqué des avancées notables au niveau régional, notamment dans la gestion pacifique des questions sécuritaires et le renforcement de l’état de droit. Dans le même esprit, le commissaire de police de la région Amhara, Zelalem Mengiste, a affirmé que les réformes institutionnelles ont renforcé la capacité du pays à faire face efficacement aux menaces sécuritaires, qu’elles soient internes ou externes. Il a souligné que ces réformes ont favorisé l’émergence d’institutions complémentaires, capables de répondre à des défis complexes. Les responsables ont par ailleurs annoncé que des préparatifs importants sont en cours en vue des septièmes élections générales. Un plan de sécurité global et coordonné, élaboré au cours des huit derniers mois en s’appuyant sur les enseignements des scrutins précédents, est déjà en cours de mise en œuvre. Ils ont estimé que les efforts conjoints visant à garantir la paix et la stabilité ont permis de créer des conditions propices à l’organisation d’élections dans un climat sécurisé. Enfin, ils ont assuré que la coopération entre les institutions de sécurité se poursuivra durant les phases préélectorale, électorale et post-électorale, afin de prévenir toute menace et de garantir un processus électoral pacifique, ordonné et crédible.
Réformes du système judiciaire : actualisation de divers cadres législatifs et renforcement de l’autonomie institutionnelle sous l’égide du Ministère de la Justice.
Apr 3, 2026 761
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Le Ministère de la Justice a indiqué que plusieurs lois et règlements ont été révisés dans le cadre de la Réforme nationale afin de renforcer le système judiciaire et de consolider l’autonomie des institutions démocratiques. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, le vice-ministre de la Justice, Belayihun Yirga, a souligné que le processus de réforme en cours constitue une rupture significative avec les pratiques antérieures, où les institutions procédaient elles-mêmes à la révision de leurs cadres juridiques. Il a expliqué que la spécificité de cette réforme réside dans le fait qu’elle a été conduite par un conseil consultatif indépendant, mis en place par le Ministère de la Justice. Selon lui, cette démarche a permis d’obtenir des avancées notables, notamment à travers la révision de lois jugées obsolètes ou restrictives. Il a précisé que certaines proclamations restées inchangées pendant plus de soixante ans, y compris dans les domaines du commerce et du droit pénal, ont désormais été amendées. Le vice-ministre a également mis en avant les progrès réalisés en matière de gouvernance. Il a rappelé que, pendant longtemps, la promotion de la bonne gouvernance restait essentiellement théorique, faute de volonté politique au sein de l’exécutif pour engager des réformes susceptibles de limiter ses propres prérogatives. À cet égard, il a indiqué que le processus actuel a permis de combler ce manque grâce à une restructuration menée par des experts, accompagnée de réformes institutionnelles. Par ailleurs, des mesures concrètes ont été adoptées pour garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il a notamment souligné qu’à présent, les tribunaux peuvent faire approuver directement leurs budgets par le parlement, sans intervention de l’exécutif, ce qui renforce leur autonomie effective. Les réformes ont également touché les institutions démocratiques. Il a indiqué que la Commission électorale nationale d’Éthiopie a pu organiser la sixième élection générale de manière indépendante, sur la base de règles révisées, et se prépare à conduire la septième dans le même cadre. De son côté, la Commission éthiopienne des droits de l’homme a vu son autonomie renforcée à la suite de modifications de ses textes fondateurs. En outre, Belayihun Yirga a mentionné un regain d’intérêt pour les mécanismes traditionnels de règlement des différends. Des efforts sont en cours pour valoriser les savoirs locaux et les valeurs sociales dans la gestion des conflits. Sur le plan international, il a souligné le renforcement de la coopération de l’Éthiopie avec plusieurs pays dans le domaine de la justice. Il a noté un intérêt croissant des partenaires étrangers pour accompagner les réformes juridiques et institutionnelles engagées. Enfin, il a indiqué que le pays a récemment accueilli des délégations de haut niveau et conclu des accords avec des États tels que la Chine, le Brésil et l’Algérie, illustrant un engagement international de plus en plus marqué dans ce secteur.
L’Éthiopie assume la direction du Conseil de paix et de sécurité de l’UA.
Apr 3, 2026 679
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - Il s’agit de la première fois que le pays occupe ce poste depuis sa réintégration au sein du Conseil en avril 2025. L’Éthiopie prendra officiellement en charge la direction des travaux du Conseil à partir du 7 avril 2026. Cette prise de fonction sera marquée par une cérémonie de levée du drapeau, qui servira également à accueillir officiellement les nouveaux membres élus. Au cours de son mandat, le pays pilotera les discussions sur un large éventail de questions essentielles liées à la paix et à la sécurité sur le continent africain. Les débats porteront aussi bien sur des situations spécifiques à certains pays que sur des enjeux thématiques d’envergure continentale. Créé en 2004, le Conseil de paix et de sécurité constitue l’organe principal de l’Union africaine chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits. L’Éthiopie, membre fondateur, y a déjà siégé à quatre reprises avant son retour en 2025. Cette présidence intervient dans un contexte où le renforcement de la coordination régionale reste crucial pour faire face aux défis sécuritaires actuels et favoriser une paix durable en Afrique.