Politique
En amont du Sommet de l’UA 2026, le président de la CUA consulte les CER.
Feb 6, 2026 26
Addis-Abeba, le 6 février 2026 (ENA) : - Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a tenu hier une séance d’échanges avec les représentants permanents des Communautés économiques régionales (CER), afin de les informer des axes stratégiques prioritaires de la Commission à l’approche du prochain Sommet de l’Union africaine.   La 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif, ainsi que la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, se dérouleront à Addis-Abeba du 11 au 15 février 2026.   Appréciée par les représentants permanents comme un cadre de concertation institutionnelle inédit, cette réunion marque la quatrième consultation de ce type organisée sous l’actuel leadership de la Commission de l’Union africaine.   Cette initiative reflète la détermination de la Commission à approfondir la synergie et la coordination entre l’Union africaine et les CER, dans le respect du principe de subsidiarité.   Les échanges ont notamment porté sur les stratégies de financement pérenne de la Commission et des CER, l’intensification de la coopération dans les domaines de la paix et de la sécurité, de la médiation et de la diplomatie préventive, l’accélération du processus d’intégration régionale, ainsi que l’élaboration de réponses communes face aux évolutions du contexte géopolitique international.   Les participants ont, par ailleurs, mis en exergue la nécessité de renforcer la capacité d’action du continent à travers des mécanismes de financement du développement durables et endogènes.   Ces consultations ont enfin confirmé le rôle clé du partenariat entre l’Union africaine et les Communautés économiques régionales dans la promotion de l’intégration, de la stabilité et du développement de l’Afrique.
Clôture réussie de la première réunion du Comité de défense conjoint éthio-kényan.
Feb 5, 2026 34
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - La première session du Comité de défense conjoint éthio-kényan (CDC), tenue au quartier général de la Défense à Nairobi, s’est achevée avec succès, ont annoncé les Forces de défense éthiopiennes.   Cette rencontre avait pour objectif de consolider la coopération bilatérale en matière de défense, de renforcer la coordination sécuritaire régionale et d’approfondir le partenariat militaire stratégique entre l’Éthiopie et le Kenya.   À la tête de la délégation éthiopienne, le général de division Teshome Gemechu, directeur général des relations extérieures et de la coopération militaire des Forces de défense, a mis en avant la solidité des relations entre les forces armées des deux pays, qu’il a qualifiées de déterminantes pour la paix et la stabilité régionales.   Il a souligné que cette coopération repose sur la confiance mutuelle, le respect réciproque et des intérêts communs, rappelant que les deux nations ont contribué de manière significative au maintien de la paix et de la sécurité dans la région, au-delà de la simple protection de leurs intérêts nationaux.   Selon le général Teshome, les échanges inscrits à l’ordre du jour ont permis de renforcer concrètement la coopération bilatérale et ont mis en évidence la nécessité d’une action collective ferme face aux défis sécuritaires actuels dans la région.   Il a également appelé à poursuivre ces efforts positifs, sans se laisser influencer par des acteurs qui minimisent l’importance et l’efficacité de ce partenariat, réaffirmant l’engagement des Forces de défense éthiopiennes à agir avec responsabilité, rigueur et efficacité.   De son côté, le général de division Frederick Leuria, chef d’état-major adjoint des Forces de défense kényanes chargé des opérations, de la planification, de la doctrine et de l’entraînement, a rappelé que les relations entre les deux pays, notamment dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’énergie, ainsi que les liens humains étroits entre leurs populations, remontent à plusieurs siècles.   Il a également insisté sur l’importance stratégique de cette réunion pour garantir des bénéfices mutuels, en renforçant la coopération en matière de paix et de sécurité.   Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement de l’accord de coopération en matière de défense signé l’année dernière, qui a instauré un cadre structuré visant à coordonner, gérer et approfondir les relations de défense entre l’Éthiopie et le Kenya, dans l’objectif de promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité collective dans la région.
Le porte-parole du MAE, l’ambassadeur Nebiat, fait le point avec les médias sur les préparatifs des sommets UA et Italie-Afrique.
Feb 5, 2026 39
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Nebiat Getachew, a animé une conférence de presse consacrée aux dispositions générales arrêtées pour le 39ᵉ sommet de l’Union africaine et le sommet Italie-Afrique prévus la semaine prochaine.   L’ambassadeur Nebiat Getachew a annoncé que la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine se tiendra les 11 et 12 février, suivie du 39ᵉ sommet de l’UA les 14 et 15 février, tandis que le sommet Italie-Afrique est prévu pour le 13 février. Il a souligné que l’Éthiopie a achevé l’ensemble des préparatifs, tant sur le plan substantiel que logistique, mettant en avant l’importance particulière que revêtent ces rencontres pour le pays. Selon lui, grâce à la diplomatie politique, l’Éthiopie entend participer de manière active aux débats portant sur des questions stratégiques servant ses intérêts nationaux. Parallèlement, dans le cadre de la diplomatie économique, des dispositions ont été prises pour promouvoir le tourisme de conférences, notamment en réservant aux participants un accueil spécial reflétant la culture et les valeurs éthiopiennes. L’ambassadeur Nebiat a également indiqué que, comme lors des précédents sommets, 179 jeunes volontaires ont été mobilisés cette année pour le sommet de l’Union africaine, illustrant le principe selon lequel chaque citoyen est un ambassadeur de son pays. Il a précisé que cette mobilisation s’inscrit dans le cadre du programme national de volontariat des jeunes mis en place sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a en outre affirmé que les préparatifs relatifs à la logistique, au protocole et à la sécurité ont été finalisés de manière satisfaisante. Abordant le thème de la conférence de cette année, « Garantir la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », le porte-parole a rappelé que l’Éthiopie a mené de nombreuses initiatives en lien avec cette thématique. Il a mis en avant les progrès réalisés en matière de coopération dans le domaine de l’eau et réaffirmé l’engagement du pays à transformer le Cadre de coopération du bassin du Nil en une commission permanente. Il a également souligné les efforts de l’Éthiopie pour connecter les pays voisins grâce aux énergies renouvelables, promouvoir la conservation de l’eau afin de restaurer et d’améliorer les ressources hydriques, ainsi que sa contribution notable à travers l’initiative Green Legacy. Enfin, à cette occasion, il a appelé l’ensemble des Éthiopiens, et en particulier les habitants d’Addis-Abeba, à maintenir leur coopération habituelle afin d’assurer le plein succès de ces sommets.
Le président de la Commission de l’Union africaine dénonce l’assassinat présumé de Saïf al-Islam Kadhafi.
Feb 5, 2026 39
Addis-Abeba, le 5 février 2026 (ENA) : - Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est dit profondément préoccupé par les informations faisant état du meurtre de l’homme politique libyen Saïf al-Islam Kadhafi, survenu le 3 février 2026 dans la ville occidentale de Zintan.   Dans un communiqué diffusé mercredi, le président de la Commission de l’Union africaine a vivement dénoncé cet acte, mettant en garde contre les répercussions que de telles violences pourraient avoir sur les efforts visant à instaurer une transition politique crédible et inclusive en Libye. Saïf al-Islam Kadhafi, âgé de 53 ans et fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, aurait été tué par balles lorsque des hommes armés ont pris d’assaut son domicile à Zintan, dans l’ouest du pays, selon des sources officielles libyennes et des médias. À ce stade, peu d’informations ont été communiquées sur l’identité des assaillants ou leurs motivations. Longtemps perçu comme le successeur potentiel de son père, Saïf al-Islam Kadhafi demeurait une figure influente et controversée de la scène politique libyenne fragmentée, et avait déjà manifesté son intention de se présenter à l’élection présidentielle. Son décès intervient dans un climat marqué par une instabilité politique persistante, alors que des initiatives sont en cours pour parvenir à un règlement politique durable dans le pays. Le président de la Commission de l’UA a adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à toutes les personnes affectées par cet événement, insistant sur la nécessité de régler les différends politiques par des moyens pacifiques et conformes au droit. Mahmoud Ali Youssouf a par ailleurs exhorté les autorités libyennes à garantir le respect de l’état de droit en menant une enquête approfondie, impartiale et transparente sur cet assassinat, et en veillant à ce que les auteurs soient traduits en justice. Il a enfin appelé l’ensemble des acteurs politiques libyens à la retenue et au calme, tout en réaffirmant l’engagement constant de l’Union africaine à accompagner le peuple et les institutions libyennes dans la recherche d’une solution consensuelle, durable et pacifique à la crise politique et sécuritaire que traverse le pays depuis 2011.
Le Conseil de la société civile s’engage à soutenir activement les septièmes élections nationales.
Feb 4, 2026 49
Addis-Abeba, le 4 février 2026 (ENA) : - Le Conseil des organisations de la société civile éthiopienne (ECSOC) a annoncé avoir finalisé de nombreux préparatifs pour garantir le bon déroulement des septièmes élections nationales en Éthiopie, dans un climat pacifique, démocratique et équitable.   S’adressant à l’ENA, le président du Conseil, Ahmed Hussein, a indiqué que les institutions de la société civile mobilisaient leurs ressources pour contribuer significativement au processus électoral à venir.   « Nous sommes prêts à jouer un rôle constructif pour que ces élections se déroulent dans le calme, la démocratie et l’équité », a-t-il déclaré.   Il a précisé que le Conseil collabore étroitement avec la Commission électorale nationale éthiopienne (NEBE) pour mettre en place des programmes d’éducation civique et de sensibilisation du public, faciliter la tenue de débats transparents entre les partis politiques et assurer une observation indépendante des élections.   Plus de 200 organisations de la société civile se sont déjà enregistrées auprès de la NEBE et ont obtenu leurs licences d’exploitation.   Elles commenceront officiellement leurs activités dès réception de la certification officielle pour la période électorale.   Ahmed Hussein a également souligné que les récentes réformes législatives, notamment la nouvelle proclamation sur la société civile et les mécanismes institutionnels renforcés, ont considérablement élargi la participation des organisations de la société civile aux affaires publiques.   Enfin, il a rappelé que des élections démocratiques sont essentielles pour la transformation du pays, la transmission des valeurs démocratiques aux générations futures et le renforcement de la culture politique.
L’Éthiopie et la mer Rouge : un lien naturel incontournable, selon le Premier ministre Abiy
Feb 3, 2026 73
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) – L’Éthiopie et la mer Rouge sont étroitement liées et indissociables, a affirmé le Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant l’importance vitale pour le pays d’avoir un accès à cette voie maritime stratégique.   S’adressant aujourd’hui à la Chambre des représentants du peuple, il a rappelé les liens historiques et géographiques qui unissent l’Éthiopie à la mer Rouge, qu’il considère comme une relation naturelle et essentielle.   Le Premier ministre a insisté sur le fait que priver l’Éthiopie de cet accès équivaudrait à ignorer les lois de la nature, comparant ce lien à la continuité des cycles de la vie humaine.   « Avec une population d’environ 130 millions d’habitants, l’Éthiopie n’a besoin que de 50 kilomètres de côtes, un contraste frappant avec les 25 millions de personnes qui vivent sur les 5 000 kilomètres de côtes de la Somalie, de Djibouti et de l’Érythrée », a-t-il précisé.   Abiy Ahmed a souligné que la quête de l’Éthiopie pour un accès maritime n’a rien de militaire, mais repose sur la volonté d’instaurer un dialogue équitable et de favoriser une croissance partagée.   Il a évoqué des solutions possibles, telles que le partage des investissements dans le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne ou Ethiopian Airlines, et la considération d’échanges de territoires pour faciliter des négociations pacifiques.   Le Premier ministre a reconnu que les conflits passés ont ralenti le développement régional, mais il a insisté sur la possibilité de solutions amicales et constructives.   « Nous devons avancer ensemble sans nous nuire mutuellement, en respectant les accords et les règles du marché », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de l’Éthiopie à obtenir un accès légitime à la mer Rouge par des voies pacifiques.
Le Premier ministre appelle à repenser les mécanismes de paix et de résolution des conflits en Éthiopie
Feb 3, 2026 60
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) – Le Premier ministre Abiy Ahmed a insisté sur la nécessité de réviser en profondeur les mécanismes de consolidation de la paix et de règlement des conflits en Éthiopie. Selon lui, le recours historique à la force, une culture de la trahison et les inquiétudes externes liées au développement du pays expliquent en grande partie la persistance de l’instabilité.   S’adressant aux membres de la Chambre des représentants du peuple, il a rappelé que, traditionnellement, les Éthiopiens ont été habitués à résoudre les différends par la confrontation plutôt que par le dialogue, ce qui a freiné l’établissement d’une paix durable et la cohésion nationale.   Le Premier ministre a précisé que cette culture de la confrontation est profondément enracinée, parfois dès la cellule familiale, influençant les comportements politiques et sociaux et se traduisant par des conflits à l’échelle nationale.   Pour instaurer une paix durable, il a souligné qu’il fallait transformer la culture politique et les normes sociales, en privilégiant le dialogue, la confiance et la compréhension mutuelle plutôt que la coercition et la division.   Ces déclarations s’inscrivent dans le cadre des efforts continus du pays pour promouvoir la réconciliation et renforcer les institutions afin de garantir stabilité et sécurité sur le long terme.   Abiy Ahmed a également évoqué le dialogue national inclusif, soulignant que la génération actuelle a la responsabilité de construire le pays par la concertation et la participation de tous.   La Commission nationale du dialogue, a-t-il ajouté, a défini des priorités et accompli un travail significatif.   « À l’avenir, la Commission doit élargir la participation et organiser des discussions approfondies sur ces priorités, afin de formuler des propositions concrètes. Le processus a déjà montré que les Éthiopiens partagent des intérêts et des aspirations très proches », a-t-il affirmé.   Sur le plan électoral, le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à organiser des élections pacifiques, équitables et inclusives.   « Aux citoyens éthiopiens, je dis : jugeons les élections sur leurs résultats. Je suis convaincu que ce Parlement offrira un espace où de nombreuses voix, diverses et variées, pourront se faire entendre », a-t-il déclaré.   Il a exprimé son espoir que les élections se déroulent sereinement et profitent à tous les acteurs impliqués.   Abiy Ahmed a également insisté sur l’importance de la participation active du peuple du Tigray à la vie politique, notant qu’il aspire à la paix et au développement.   « C’est un peuple pacifique, désireux de surmonter ses difficultés, de travailler dur et de transformer sa vie par ses propres efforts. Il veut également progresser en collaboration avec l’ensemble des Éthiopiens », a-t-il affirmé.   Le Premier ministre a toutefois souligné que jusqu’ici, le peuple du Tigré n’a pas été pleinement acteur de sa destinée ; il a souvent servi d’instrument pour d’autres. « Il est temps que le peuple du Tigré joue un rôle central.   Cela nécessite un changement de mentalité politique et que ses leaders passent d’un rôle de soutien à une position de premier plan », a-t-il ajouté.   Concernant la Corne de l’Afrique, Abiy Ahmed a rappelé que la région avait été consolidée pour prévenir sa fragmentation et rapiécée pour éviter sa désintégration. Malgré des liens culturels et linguistiques étroits, la région connaît rivalités internes et ingérences extérieures.   « La question du partage des eaux a compliqué la situation, impliquant des acteurs externes et transformant un potentiel de coopération en source de conflit », a-t-il expliqué.   Il a assuré que d’importants efforts étaient déployés pour relever ces défis et s’est déclaré confiant dans leur succès.
Le président Taye plaide pour un partenariat mondial basé sur la confiance lors du Sommet mondial des gouvernements.
Feb 3, 2026 82
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a appelé à un renouveau du partenariat mondial basé sur la confiance, soulignant que l’Afrique doit être reconnue comme un acteur central de son propre avenir face aux changements géopolitiques et à l’érosion de la confiance dans les institutions multilatérales.   S’exprimant aujourd’hui au Sommet mondial des gouvernements, il a indiqué que le continent se trouve à un moment crucial de réflexion et d’orientation stratégique, alors que les bouleversements mondiaux remettent en question l’ordre établi.   Le président a ajouté que les avancées dans les énergies renouvelables, l’intelligence artificielle et la finance numérique offrent de nouvelles opportunités pour surmonter des obstacles au développement qui persistent depuis longtemps.   « Pour l’Afrique, ces transformations constituent un signal d’alerte. Nous ne sommes pas de simples spectateurs des évolutions mondiales, mais les artisans de notre avenir et de notre destin », a-t-il affirmé.   Il a souligné que l’Afrique n’est pas passive face aux changements globaux, mettant en avant le potentiel transformateur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui vise à unifier un marché de 1,3 milliard de personnes et un PIB total dépassant 3 400 milliards de dollars.   Selon lui, la ZLECAf, initiative phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, ambitionne de supprimer 90 % des barrières tarifaires pour favoriser la création de réseaux de production régionaux.   Le président Taye a insisté sur l’importance de la connectivité continentale, citant des corridors d’infrastructures stratégiques reliant l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Afrique australe, notamment les liaisons entre l’Éthiopie et ses voisins.   « Le corridor LAPSSET reliant le Kenya, le Soudan du Sud et l’Éthiopie, ainsi que le projet récemment signé d’un investissement de plusieurs millions de dollars reliant l’Éthiopie au Soudan du Sud, constituent des piliers essentiels de la stratégie africaine de connectivité », a-t-il précisé.   Ces corridors ne sont pas de simples axes de transport, mais des artères vitales de la coopération régionale et de l’intégration économique, a-t-il souligné.   Concernant les priorités de développement de l’Éthiopie, le président a indiqué que le pays se concentre sur trois axes stratégiques : l’énergie, l’autosuffisance alimentaire et la connectivité aérienne.   Avec l’exploitation complète du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, l’Éthiopie génère désormais plus de 6 000 mégawatts d’énergie propre, a-t-il ajouté.   Il a également rappelé la transformation agricole du pays, passé d’importateur de blé à premier producteur africain, et annoncé des investissements significatifs pour améliorer la productivité, notamment dans le secteur du café.   « Notre production de café a atteint 640 000 tonnes. Nous avons planté 8,5 milliards de plants de café de haute qualité destinés au marché mondial », a-t-il précisé.   Sur le plan de l’aviation, le président a révélé que l’Éthiopie construit un aéroport international d’une valeur de 12,5 milliards de dollars, capable d’accueillir 110 millions de passagers et plus de trois millions de tonnes de fret par an, renforçant ainsi la connectivité aérienne du continent.   Malgré ces avancées, il a reconnu que l’Afrique continue de rencontrer des difficultés, notamment pour financer de grands projets d’infrastructure, en raison du manque de capitaux.   Il a souligné que l’Éthiopie renforce ses institutions financières et développe des partenariats public-privé innovants, tout en valorisant le rôle croissant du secteur privé et des entrepreneurs africains.   Le président a également insisté sur l’importance de corridors commerciaux sûrs et fiables, rappelant que le corridor de la mer Rouge est vital non seulement pour l’Éthiopie, mais pour le commerce mondial dans son ensemble.   La sécurité de ce corridor représente en effet une artère stratégique pour 12 % du commerce mondial, nécessitant un cadre de coopération efficace, impartial et exempt de pressions géopolitiques étroites.   Il a plaidé pour des partenariats basés sur la confiance et l’équité, et mis en garde contre les accords asymétriques ou les pressions incitant l’Afrique à prendre parti dans des rivalités mondiales.   « L’Afrique aspire à une coopération fondée sur des intérêts communs et le respect mutuel », a-t-il affirmé.   Le Sommet mondial des gouvernements, créé en 2013 sous l’égide de Son Altesse Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis, a pour mission de façonner les gouvernements de demain et de bâtir un futur meilleur pour l’humanité.   Depuis sa création, le Sommet a développé un modèle de collaboration internationale novateur, destiné à inspirer et accompagner la prochaine génération de dirigeants.   L’édition 2026, qui se tient à Dubaï du 3 au 5 février, réunit plus de 60 chefs d’État et de gouvernement, 500 ministres et 87 scientifiques.
Lors d'une session parlementaire, les députés ont soulevé les questions au Premier ministre Abiy sur les priorités nationales.
Feb 3, 2026 79
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) : - Les députés de la Chambre des représentants du peuple ont interpellé le Premier ministre Abiy Ahmed mardi, à l’occasion d’une séance parlementaire ordinaire consacrée à l’examen du rapport de performance du gouvernement fédéral pour le premier semestre de l’exercice budgétaire éthiopien 2018.   Lors de cette session, les élus ont abordé de nombreuses questions majeures, notamment les préparatifs des septièmes élections générales, l’état d’avancement du dialogue national ainsi que l’orientation du développement économique du pays.   Les enjeux liés à la paix et à la sécurité ont également été largement débattus, avec un accent particulier sur l’évolution récente de la situation dans la région du Tigray.   Plusieurs parlementaires ont insisté sur l’impératif d’organiser des élections générales pacifiques, inclusives et démocratiques, prévues pour le mois de juin, tout en appelant à accélérer le processus de dialogue national.   Ils ont exhorté les acteurs politiques à privilégier l’intérêt national au-delà des clivages partisans, rappelant que la polarisation politique prolongée représente un coût élevé pour la nation.   Par ailleurs, les députés ont interrogé le chef du gouvernement sur les actions menées en matière de création d’emplois, de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), de retour et de réinstallation des personnes déplacées, d’amélioration du système de santé, ainsi que sur la flambée du coût de la vie et les mesures mises en œuvre pour y faire face.   Dans le même temps, les membres de l’Assemblée ont salué le leadership du gouvernement dirigé par le Premier ministre Abiy Ahmed, soulignant sa capacité à gérer des défis internes et externes sans précédent au cours des dernières années.   Ils ont également félicité l’Exécutif pour le maintien de la croissance économique et l’avancement de projets de développement stratégiques dans des secteurs clés, citant notamment l’aménagement des berges, l’expansion des infrastructures énergétiques, le développement des corridors économiques, la croissance du secteur aérien ainsi que d’autres projets d’envergure.   Selon les parlementaires, l’Éthiopie a enregistré des progrès appréciables en matière de stabilité macroéconomique malgré un contexte mondial et national marqué par de fortes pressions.   Des éloges ont aussi été exprimés concernant les avancées en diplomatie économique, le développement des infrastructures et les réalisations dans le secteur social.   Les députés ont mis en lumière des initiatives emblématiques telles que le Grand barrage de la Renaissance, l’Initiative pour un héritage vert, les efforts de transformation agricole et les programmes de développement du tourisme.   La Chambre des représentants du peuple tient actuellement sa sixième séance ordinaire dans le cadre de la dixième session de la cinquième année de son mandat, en présence du Premier ministre Abiy Ahmed.
Janvier 2026 : Une dynamique réformatrice renforcée en Éthiopie sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed
Feb 2, 2026 84
Addis-Abeba, le 2 février 2026 (ENA) : - Le mois de janvier 2026 a été marqué par une intensification des actions gouvernementales menées par le Premier ministre Abiy Ahmed en faveur des intérêts stratégiques de l’Éthiopie, de la paix durable et d’un développement structurant à long terme.   Cette période a vu des avancées notables dans les domaines de l’aviation, de l’énergie, des infrastructures logistiques, du tourisme, des réformes institutionnelles et de la sécurité nationale, parallèlement à un engagement diplomatique soutenu sur les scènes régionale et internationale.   Gouvernance intérieure et vision de développement Sur le plan national, le Premier ministre a prononcé le discours inaugural du 75ᵉ anniversaire de l’Université d’Addis-Abeba, mettant en avant la contribution déterminante des universités et des intellectuels au progrès scientifique, à l’innovation et à la prospérité du pays, en cohérence avec la philosophie Medemer.   Il a également inauguré le village modèle intégré de Tulu Arara, un projet pilote offrant des logements décents et des moyens de subsistance durables à 150 ménages, grâce à des infrastructures modernes, des énergies renouvelables et des chaînes de valeur agricoles intégrées.   Parmi les réalisations majeures figure le lancement des travaux de l’aéroport international de Bishoftu, appelé à devenir la plus grande infrastructure aéroportuaire du continent africain.   Doté d’une capacité initiale de 60 millions de passagers – extensible à 110 millions – et relié par autoroute et train à grande vitesse, ce projet positionne l’Éthiopie comme un futur hub aérien mondial.   À cette occasion, le Premier ministre a salué la solidité institutionnelle, la culture de sécurité et la résilience d’Ethiopian Airlines, symbole de fierté nationale.   Lors de la conférence Finance Forward Ethiopia, il a fait le point sur les réformes en cours en matière de finances publiques, de marchés de capitaux, de transformation du secteur financier et de restructuration des entreprises publiques, réaffirmant que le renforcement institutionnel demeure une priorité stratégique de l’État.   Illustrant une gouvernance à dimension humaine, le Premier ministre et le Conseil des ministres ont partagé des moments de célébration avec des employés à faibles revenus et des orphelins soutenus par le Bureau du Premier ministre.   Défense nationale et capacités aériennes   Dans le domaine de la sécurité, le Premier ministre a pris part à Aviation Expo 2026 et au meeting aérien « Lion Noir », organisé à l’occasion du 90ᵉ anniversaire de l’Armée de l’air éthiopienne.   Il y a souligné son héritage historique, son niveau de préparation opérationnelle et son intégration de technologies avancées.   Plus tôt dans le mois, une visite d’inspection avait permis d’évaluer directement l’état de préparation et la capacité de dissuasion des forces aériennes.   Tourisme, énergie et durabilité Le secteur touristique a connu une impulsion significative dans le cadre de l’initiative « Dîner pour les générations futures », avec l’ouverture du Denbi Eco Lodge, mettant en valeur un modèle de tourisme durable et respectueux de l’environnement.   Cette inauguration a suivi celle du Shabeely Resort, vaste complexe de 385 hectares intégrant infrastructures hôtelières, espaces culturels, parcs et équipements communautaires, conçu pour valoriser le patrimoine naturel et culturel éthiopien.   Sur le plan énergétique, l’inauguration du parc éolien Aysha-II a marqué une étape importante dans la diversification du mix énergétique national, consolidant un approvisionnement fiable et durable, socle d’une économie tournée vers la technologie et l’industrialisation.   Développement rural, éducation et modernisation administrative   Lors de déplacements dans le sud-ouest du pays, le Premier ministre a évalué des projets de développement rural intégré dans le woreda de Guraferda et, aux côtés de la Première dame, inauguré un nouvel internat scolaire dans le woreda de Surma, renforçant l’accès à une éducation de qualité pour les communautés marginalisées.   Il s’est également rendu au Service de l’immigration et de la citoyenneté pour suivre l’avancement de la numérisation des services publics, ainsi qu’à la Société ferroviaire éthio-djiboutienne, où il a examiné l’état de préparation logistique et les progrès réalisés dans le développement des chemins de fer, ports secs, routes et infrastructures de stockage.   Diplomatie régionale et partenariats internationaux   Sur le plan diplomatique, le Premier ministre Abiy Ahmed a accueilli les présidents de Djibouti et de Somalie à l’aéroport de Jigjiga, réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur de la coopération régionale et de la stabilité dans la Corne de l’Afrique.   Il a également tenu des consultations de haut niveau avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, ainsi qu’avec des responsables américains.   En outre, une rencontre avec la secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, Yvette Cooper, a abouti à la signature d’un protocole d’accord sur la gestion des investissements publics et des actifs, ainsi qu’à des accords portant sur deux projets stratégiques de transport d’électricité : les lignes Hurso-Aysha (400 kV) et Degehbur-Kebridehar (132 kV).   Bilan général Dans l’ensemble, janvier 2026 a été marqué par une accélération des projets structurants, un renforcement des capacités énergétiques renouvelables, une consolidation de la défense nationale et une diplomatie active, confirmant l’engagement du gouvernement, sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed, à inscrire l’Éthiopie sur une trajectoire de modernisation, de résilience et de prospérité durable.
Les institutions placées sous l’autorité du Premier ministre Abiy Ahmed soumises à une évaluation approfondie de leurs performances à mi-parcours.
Feb 2, 2026 65
Addis-Abeba, le 2 février 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a annoncé que les institutions relevant du Premier ministre Abiy Ahmed ont fait l’objet d’une évaluation approfondie de leurs performances à mi-exercice.   Dans un message publié sur sa page officielle X, il a mis en avant l’importance accordée par le gouvernement à la responsabilité, aux résultats mesurables et à l’impact réel des politiques publiques sur la vie des citoyens.   Selon lui, cette évaluation concernait les performances à mi-parcours de l’exercice budgétaire éthiopien 2018 et constitue un pilier fondamental de l’approche de gouvernance du Parti de la Prospérité.   « La session d’aujourd’hui était consacrée à l’examen des performances à mi-année de l’exercice budgétaire 2018 », a-t-il indiqué, précisant que les institutions concernées ont présenté leurs réalisations, lesquelles ont été examinées avant la formulation d’orientations stratégiques destinées à renforcer leur efficacité, leur coordination et leur impact global.   Le vice-Premier ministre a souligné que ce processus d’évaluation ne vise pas uniquement à mesurer les résultats, mais également à encourager l’apprentissage institutionnel et l’amélioration continue.   « Cette démarche d’évaluation constitue un élément central de la gouvernance du Parti de la Prospérité, qui repose sur la responsabilité, l’apprentissage et l’atteinte de résultats concrets », a-t-il affirmé.   Il a ajouté que la vision portée par le Parti de la Prospérité a désormais dépassé le stade des intentions pour se traduire par des réalisations tangibles sur le terrain.   « Cette vision n’est plus théorique ; grâce à des réformes soutenues, elle s’enracine et produit des résultats visibles à travers le pays », a-t-il déclaré.   Temesgen Tiruneh a salué les institutions et leurs dirigeants pour avoir transformé cette vision en actions concrètes, soulignant que la transformation nationale repose sur des institutions solides et un leadership responsable.   Réaffirmant la fermeté du gouvernement dans la mise en œuvre de ses engagements, il a souligné que « la vision de la Prospérité n’admet ni retard ni ambiguïté », ajoutant que « tout engagement pris doit être exécuté, et toute action menée doit être visible, mesurable et bénéfique pour les citoyens ».   Évoquant les réalisations récentes, il a rappelé qu’au début de l’année éthiopienne 2018, le pays a franchi des jalons majeurs, notamment avec l’achèvement du Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne et le lancement de plusieurs projets nationaux structurants.   Parmi ceux-ci figurent l’aéroport international de Bishoftu ainsi que des installations de production de carburant et d’engrais, considérées comme essentielles au renforcement de la souveraineté économique et de la résilience nationale.   « La caractéristique distinctive de ce gouvernement, guidé par la vision du Parti de la Prospérité, réside dans sa capacité à initier et à mener à bien des projets avec célérité et détermination », a-t-il affirmé.   Il a également mentionné l’inauguration du complexe hôtelier de Shebele et de la centrale éolienne d’Aysha II, tout en indiquant que d’autres projets majeurs sont en phase d’achèvement.   Selon lui, la poursuite des travaux de construction de routes, de ponts, de barrages et de logements à l’échelle nationale démontre que des engagements de longue date sont progressivement honorés.   S’agissant du processus d’évaluation, le vice-Premier ministre a précisé que les performances ont été examinées de manière objective et rigoureuse. Les réussites ont été reconnues, tandis que les insuffisances ont été abordées avec franchise, les institutions étant invitées à y remédier par un dialogue ouvert et des solutions pratiques.   Se déclarant encouragé par les progrès réalisés, Temesgen Tiruneh a conclu :   « Nous poursuivons notre action avec confiance et détermination », tout en appelant les institutions à redoubler d’efforts au cours des six prochains mois afin d’obtenir des résultats plus significatifs, d’approfondir l’impact des réformes et de faire progresser la vision du Parti de la Prospérité pour une Éthiopie unie, prospère et résiliente.
L’Éthiopie et le Royaume-Uni concluent des accords majeurs sur le transport d’électricité.
Feb 1, 2026 75
Addis-Abeba, 1er février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et le Royaume-Uni ont officialisé la signature d’accords stratégiques destinés à améliorer la gestion des investissements publics et à renforcer les infrastructures nationales de transport d’électricité, à l’issue d’une réunion de haut niveau présidée par le Premier ministre Abiy Ahmed.   Ces accords ont été signés lors d’un entretien entre le Premier ministre éthiopien et la secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement, l’honorable Yvette Cooper. Les discussions ont porté sur le renforcement des relations bilatérales ainsi que sur des enjeux régionaux d’intérêt commun.   À cette occasion, les deux parties ont supervisé la signature d’un mémorandum d’entente relatif à la coopération technique dans les domaines de l’investissement public et de la gestion des actifs, dans le cadre du Mécanisme de conseil en investissement pour l’Éthiopie.   Cet accord vise à consolider les capacités institutionnelles du pays en matière de gestion de projets d’investissement d’envergure et d’actifs stratégiques.   Parallèlement, un accord de développement conjoint a été conclu pour la mise en œuvre de deux projets clés de transport d’électricité : la ligne Hurso–Aysha de 400 kilovolts (kV) et la ligne Degehbur–Kebridehar de 132 kV.   Ces projets sont appelés à jouer un rôle déterminant dans l’extension de l’accès à l’électricité, l’amélioration de la fiabilité du réseau et le soutien à la croissance économique dans l’est de l’Éthiopie.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a salué ces accords, les qualifiant d’étape importante dans les efforts de développement du pays.   Il a souligné qu’ils illustrent la volonté de l’Éthiopie de renforcer sa coopération avec ses partenaires internationaux tout en accélérant la réalisation d’infrastructures stratégiques essentielles à une transformation économique durable.   Selon lui, ces projets contribueront à améliorer l’interconnexion du réseau électrique national et à appuyer les initiatives visant à garantir un approvisionnement énergétique fiable, indispensable au développement industriel et à l’intégration régionale.
La Première ministre de la Barbade estime que le Grand barrage peut inspirer des solutions durables à la crise énergétique africaine.
Jan 30, 2026 90
Addis-Abeba, le 30 janvier 2026 (ENA) : - La Première ministre de la Barbade, Mia Amor Mottley, a qualifié le Grand barrage de la Renaissance de symbole fort de l’autodétermination africaine, soulignant qu’il démontre la capacité du continent à surmonter la pauvreté énergétique malgré l’exclusion des circuits de financement internationaux.   Lors d’un entretien très médiatisé avec le célèbre humoriste, écrivain, producteur et animateur sud-africain Trevor Noah, Mia Amor Mottley a estimé que le défi de développement le plus pressant du continent africain demeure l’accès à l’électricité, un enjeu trop souvent relégué au second plan face aux discussions mondiales sur l’intelligence artificielle et les technologies de pointe.   « Tandis que le monde se passionne pour la technologie, près de 600 millions de personnes, sur 1,4 milliard d’Africains, vivent encore sans électricité », a-t-elle rappelé.   La cheffe du gouvernement barbadien a cité le Grand barrage de la Renaissance comme une réalisation historique forgée par la résilience et la volonté collective. Elle a souligné que le projet a vu le jour malgré le refus des grandes institutions financières internationales d’y apporter leur soutien, contraignant l’Éthiopie à mobiliser exclusivement ses propres ressources.   « Le pays s’est replié sur ses forces internes, en s’appuyant à la fois sur la Banque nationale d’Éthiopie et sur l’engagement direct des citoyens », a-t-elle expliqué, évoquant l’achat d’obligations et les contributions volontaires de la population.   « Les citoyens ont acheté des obligations, les citoyens ont donné de leur argent. C’est l’Adwa du XXIᵉ siècle », a-t-elle affirmé.   Cette référence renvoie à la bataille d’Adwa de 1896, au cours de laquelle les forces éthiopiennes ont défait l’armée coloniale italienne, une victoire historique qui a galvanisé le monde noir et nourri la conscience panafricaine.   « Adwa a prouvé au monde que les peuples noirs étaient capables de grandes réalisations après des siècles de domination », a poursuivi Mottley, ajoutant que cette victoire a jeté les bases du panafricanisme et des luttes d’indépendance ultérieures, notamment celles portées par le Congrès panafricain de Manchester en 1945.   Évoquant l’ampleur impressionnante du Grand barrage, la Première ministre a précisé que le barrage, le plus vaste du continent, s’étend sur près de deux kilomètres et culmine à environ 550 pieds.   « Il faut le voir pour le croire. Je n’ai jamais vu de l’eau se déplacer avec une telle puissance », a-t-elle confié.   Insistant sur la portée politique et symbolique du projet, elle a ajouté : « Ils l’ont réalisé alors que le monde leur disait non. Cela a pris quatorze ans, mais ils y sont parvenus. »   Enfin, Mia Amor Mottley a mis en garde contre des mécanismes mondiaux de financement qui, selon elle, perpétuent des rapports de pouvoir hérités de l’ère coloniale, avertissant que sans réformes profondes, l’ordre économique et politique international actuel pourrait menacer la stabilité future des pays du Sud global.
L’ONU rend hommage au dévouement et au courage des Casques bleus éthiopiens
Jan 29, 2026 95
Addis-Abeba, le 29 janvier 2026 (ENA) : - Les Nations Unies ont salué le courage, l’engagement et les sacrifices consentis par les Casques bleus éthiopiens, femmes et hommes, alors que l’Éthiopie poursuit son rôle historique et déterminant au sein des opérations de maintien de la paix de l’ONU.   Forte de plusieurs décennies d’expérience et d’un engagement constant en faveur de la paix et de la sécurité internationales, l’Éthiopie demeure l’un des principaux pays contributeurs de troupes et de forces de police aux missions onusiennes à travers le monde.   Selon un communiqué des Nations Unies, plus de 1 500 militaires et policiers éthiopiens sont actuellement déployés dans les opérations de maintien de la paix, quittant leurs familles pour protéger les populations les plus vulnérables dans des contextes souvent marqués par l’insécurité et les conflits.   L’Organisation a exprimé sa profonde reconnaissance à l’égard des Casques bleus éthiopiens, saluant leur sens du devoir, leur bravoure et les sacrifices consentis, tout en rendant hommage à l’ensemble des personnels de maintien de la paix et aux pays contributeurs.   Depuis la création des opérations de maintien de la paix en 1948, plus de deux millions de personnes ont servi sous le drapeau des Nations Unies, dont plus de 65 000 actuellement déployées dans des zones de conflit à travers le monde.   Ces personnels apportent sécurité, stabilité et espoir aux communautés affectées par la guerre, souvent au péril de leur vie et dans des conditions extrêmement difficiles.   Le communiqué rappelle également que plus de 4 400 Casques bleus ont perdu la vie en accomplissant leur mission au service de la paix. Ne disposant pas de forces armées ou de police propres, l’ONU s’appuie sur les contributions volontaires de plus de 100 États membres pour fournir le personnel militaire et policier nécessaire à ses opérations.   Unis par un objectif commun, les Casques bleus œuvrent collectivement à la protection des civils et au renforcement de la stabilité mondiale.   Au-delà de leurs missions sécuritaires, ils mènent également des actions humanitaires et communautaires, notamment la fourniture de soins médicaux et vétérinaires, l’accès à l’eau potable, le soutien aux établissements scolaires et aux orphelinats, ainsi que la construction d’infrastructures essentielles favorisant la cohésion sociale.   Les Nations Unies ont enfin réaffirmé leur hommage au service et au sacrifice de tous les Casques bleus et salué la contribution indispensable des pays fournissant du personnel militaire et policier aux opérations de maintien de la paix.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023