Politique
Éthiopie et Burundi renforcent leur partenariat : signature de plusieurs accords de coopération à Addis-Abeba.
Apr 9, 2026 104
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed et le président burundais Évariste Ndayishimiye ont franchi une étape majeure dans le renforcement des relations bilatérales, supervisant la signature de plusieurs mémorandums d’entente lors de discussions de haut niveau à Addis-Abeba.   Ces accords, couvrant divers secteurs, illustrent une nouvelle dynamique de coopération entre les deux nations d’Afrique de l’Est. Les dirigeants ont réaffirmé leurs ambitions communes en matière de croissance économique, de stabilité régionale et de prospérité durable.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a qualifié sa rencontre avec Évariste Ndayishimiye de « fructueuse », soulignant que ces mémorandums traduisent un engagement concret visant à transformer des relations diplomatiques historiques en partenariats opérationnels.   Le président burundais, qui préside actuellement l’Union africaine, effectue une visite officielle de travail en Éthiopie, participant à une série de discussions de haut niveau pour approfondir la coopération politique, économique et régionale.   Au cours de cette visite, le Premier ministre a salué le rôle de Ndayishimiye en tant que leader continental et a abordé avec lui les priorités africaines majeures, ainsi que des sujets bilatéraux essentiels.   Accueillant son homologue burundais, Abiy Ahmed a rappelé la relation historique entre les deux pays, la qualifiant de fraternelle et fondée sur le respect mutuel.   Il a insisté sur le fait que le renforcement de ce lien est crucial pour atteindre des objectifs de développement communs.   Selon l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA), ces accords posent les bases d’une coopération renforcée et témoignent d’une vision partagée d’un avenir intégré, prospère et uni pour l’Éthiopie et le Burundi.
Le Premier Ministre Abiy a reçu le président burundais Ndayishimiye pour des entretiens de haut niveau à Addis
Apr 9, 2026 221
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - À Addis-Abeba, le Premier ministre Abiy Ahmed a accueilli jeudi le président burundais Évariste Ndayishimiye, dont la visite de travail officielle ouvre une nouvelle phase dans les relations bilatérales.   Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a réservé un accueil chaleureux au président burundais Évariste Ndayishimiye, mettant en avant l’hospitalité de l’Éthiopie et les ambitions communes de prospérité et de développement. « C’est un grand honneur de vous accueillir dans une nation qui vous reçoit à bras ouverts, au sein d’un peuple remarquable, riche d’une culture dynamique et doté d’un potentiel immense », a déclaré le Premier ministre. Actuellement président de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye devrait participer à une série de rencontres de haut niveau avec des responsables éthiopiens, visant à approfondir la coopération politique, économique et régionale. Le Premier ministre a rappelé la relation durable qui unit l’Éthiopie et le Burundi, la qualifiant de fondée sur la « fraternité et le respect mutuel », et a insisté sur la nécessité de renforcer ces liens pour atteindre des objectifs de développement communs. « Je suis convaincu que votre visite renforcera davantage nos relations et nous permettra d’avancer ensemble vers notre vision partagée de l’avenir. Bienvenue chez vous », a-t-il ajouté. Les relations diplomatiques entre l’Éthiopie et le Burundi sont anciennes et structurées par des institutions comme leur Commission ministérielle conjointe, qui soutient la collaboration dans des secteurs clés. Cette visite vise à intensifier les échanges bilatéraux et à porter le partenariat à un niveau supérieur, reflétant l’engagement des deux pays pour une coopération renforcée et une intégration régionale accrue.
La campagne présidentielle de Djibouti s’achève dans le calme, selon le directeur de campagne de la majorité.
Apr 9, 2026 297
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Abdallah Abdillahi Miguil, directeur de campagne de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP), coalition actuellement au pouvoir à Djibouti, s’est montré confiant quant au bon déroulement de l’élection présidentielle prévue vendredi 10 avril 2026, affirmant qu’elle se déroulera dans le respect de la transparence et du climat pacifique.   Lors de la clôture officielle de la campagne, Miguil a rappelé que les deux semaines allouées aux candidats avaient permis à chacun de présenter ses programmes et de mobiliser les citoyens autour de leurs visions respectives.   Il a souligné que le président sortant et candidat à sa réélection, Ismaïl Omar Guelleh, avait participé à de nombreux rassemblements et réunions publiques pour exposer son projet.   Le directeur de campagne a également salué la participation active de tous les partis politiques, notamment la CDU et l’UDJ, estimant que cette pluralité reflète le dynamisme du débat démocratique à Djibouti.   « Durant toute la campagne, nous avons observé des échanges d’idées constructifs et une confrontation d’approches sans incivilités ni violence », a-t-il affirmé, ajoutant que cela témoignait de l’attachement du peuple djiboutien à la tolérance et à une compétition électorale loyale.   Miguil a enfin rendu hommage à l’appui des partenaires internationaux, qui contribuent à renforcer la crédibilité du processus électoral.   « Il ne fait aucun doute que le scrutin se déroulera dans le calme, la paix et avec la plus grande transparence, conférant ainsi au vainqueur la légitimité nécessaire pour gouverner et guider notre nation », a-t-il conclu.   « Demain, le peuple décidera – et il le fera dans la paix. Ensemble, nous avons mené la campagne, et ensemble, nous construirons l’avenir. »
Djibouti achève sa campagne présidentielle marquée par de forts enjeux avec un rassemblement de grande ampleur, tandis que la nation se prépare à voter.
Apr 9, 2026 322
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Djibouti a mis fin à une campagne présidentielle intense et très suivie, marquée par l’affluence de dizaines de milliers de partisans au Stade Hassan Gouled lors du dernier grand rassemblement avant le scrutin.   Situé sur les rives de la mer Rouge, Djibouti aborde désormais une étape décisive de son processus électoral, les citoyens étant appelés aux urnes dès demain, après plusieurs semaines d’intense mobilisation politique à travers le pays. Selon Agence de nouvelle éthiopienne, le Stade Hassan Gouled offrait un spectacle haut en couleur, décoré de drapeaux et de banderoles aux couleurs des partis, tandis qu’une foule considérable s’y était rassemblée, témoignant d’un fort engouement politique. Au cœur de ce rassemblement figurait le président sortant Ismaïl Omar Guelleh, candidat du Rassemblement populaire pour le progrès au sein de l’Union pour la majorité présidentielle. Prenant la parole devant ses partisans, le chef de l’État a exprimé sa confiance quant à sa réélection, promettant un « succès significatif » en cas de nouveau mandat. Il a détaillé ses priorités, mettant en avant l’accélération de la croissance économique, la création d’emplois, l’amélioration des services publics et des infrastructures, ainsi que la préservation de la stabilité nationale — des thèmes centraux de sa campagne. Le rassemblement a mobilisé une large frange de la société djiboutienne, notamment de nombreux jeunes et primo-votants, illustrant un intérêt croissant pour la vie politique. À l’échelle nationale, la campagne s’est intensifiée ces dernières semaines, les différents candidats défendant des visions axées sur la réforme économique, la gouvernance et le développement. Dans la capitale, l’ambiance électorale était particulièrement palpable, les rues devenant un véritable espace d’expression politique. Figure de l’opposition, Zakaria Ismail Farah Samatar a, lui aussi, renforcé sa présence sur le terrain, notamment dans les régions de Tadjourah et Obock, sous le slogan « Un autre Djibouti est possible ». Parallèlement, le processus électoral fait l’objet d’une attention soutenue de la communauté internationale, avec le déploiement de 67 observateurs issus d’organisations telles que l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la coopération islamique. La mission de l’Union africaine, la plus importante, est conduite par Bernard Makuza, tandis que celle de l’Autorité intergouvernementale pour le développement est dirigée par Mulatu Teshome. Pays d’environ un million d’habitants, stratégiquement situé entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, Djibouti demeure un point névralgique de la Corne de l'Afrique, accueillant plusieurs bases militaires étrangères. Désormais, la campagne étant officiellement close, l’attention se porte entièrement sur le scrutin, alors que les électeurs djiboutiens s’apprêtent à se prononcer lors d’un vote suivi de près tant au niveau régional qu’international.
Un membre du Parlement européen estime que la volonté de l’Éthiopie d’accéder à la mer relève d’un droit légitime.
Apr 9, 2026 267
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - La recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie constitue un droit logique, compte tenu des nombreux défis auxquels le pays est confronté, a affirmé Thierry Mariani, membre du Parlement européen.   Les récits historiques indiquent que l’essor de la civilisation d’Aksoum et son rôle majeur dans le commerce international étaient étroitement liés à un accès direct aux routes maritimes. Cet héritage s’est transmis au fil des générations, l’Éthiopie conservant longtemps des capacités navales ayant contribué à la stabilité de la mer Rouge et des zones environnantes. Cependant, au début des années 1990, une combinaison de facteurs internes et externes a conduit à la perte de son accès direct à la mer Rouge, transformant le pays en État enclavé. Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne, Thierry Mariani, membre du Parlement européen, a estimé qu’il est incohérent qu’un acteur majeur de la région demeure sans accès maritime. Insistant sur la nécessité d’une solution durable, il a affirmé qu’un tel accès relève d’une logique de droit, s’appuyant sur les principes de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qui reconnaît l’importance de l’accès à la mer pour les États. Selon lui, l’absence prolongée d’accès constitue un handicap majeur, et disposer d’une ouverture maritime est une condition essentielle pour un pays comme l’Éthiopie. Il a également souligné que, pour la deuxième nation la plus peuplée d’Afrique et siège de l’Union africaine, il est crucial d’intensifier le dialogue et les négociations afin de parvenir à une solution viable. D’après Thierry Mariani, la revendication de l’Éthiopie repose sur un fondement logique, appelant à des avancées concrètes dans les discussions régionales. Il a par ailleurs indiqué que l’Europe a intérêt à préserver la stabilité dans des zones stratégiques telles que le golfe d'Aden et le détroit de Bab el-Mandeb. Dans ce contexte, il juge légitime que le pays engage des démarches pacifiques pour obtenir un accès à la mer, notamment en raison du coût élevé des importations pour une population nombreuse. Évoquant les réformes engagées, il a également relevé les progrès observés en Éthiopie, soulignant les transformations visibles, notamment dans la capitale, et le renforcement de la présence du pays sur la scène internationale. Enfin, il a rappelé que la quête d’un accès maritime s’inscrit dans une dynamique portée par la croissance économique rapide, une population dépassant les 130 millions d’habitants, la position stratégique du pays dans la Corne de l'Afrique et son riche héritage historique.
Des experts appellent à des solutions juridiques et diplomatiques pour un enjeu générationnel.
Apr 8, 2026 1450
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - Des spécialistes estiment que la longue quête de l’Éthiopie pour un accès à la mer constitue un enjeu générationnel majeur, nécessitant une résolution claire par des moyens juridiques et diplomatiques, jugée essentielle pour la survie et le développement futur du pays.   Des experts en ressources hydriques soulignent que cette question dépasse les simples considérations économiques, mettant en évidence ses racines historiques, géographiques et stratégiques profondes.   Ils rappellent qu’il y a encore trente ans, l’Éthiopie bénéficiait de voies maritimes fiables, la reliant aux réseaux commerciaux mondiaux depuis plusieurs siècles.   Selon les archives historiques, l’importance de la civilisation axoumite et son rôle dans le commerce international étaient étroitement liés à cet accès direct à la mer.   Cet héritage s’est transmis de génération en génération, l’Éthiopie disposant d’une capacité navale qui contribuait à la stabilité de la mer Rouge et de ses environs.   Les chercheurs expliquent que la perte de l’accès direct à la côte de la mer Rouge résulte d’une combinaison de pressions internes et externes au début des années 1990, enclavant le pays.   Depuis lors, la question de la diversification des corridors portuaires est restée largement négligée pendant plus de trois décennies, malgré son importance stratégique pour le développement national.   Ils notent que les récentes réformes nationales ont repositionné ce sujet au cœur des priorités, désormais abordé sous des angles juridiques, historiques, économiques et géographiques.   L’Éthiopie intensifie ses efforts pacifiques et diplomatiques, basés sur la coopération mutuelle, pour élargir ses corridors commerciaux et stimuler les investissements.   Des experts de l’Université d’Addis-Abeba rappellent que l’accès maritime n’est pas une option, mais une nécessité pour les générations présentes et futures.   Belete Berhanu, maître de conférences au Département de génie civil et environnemental, a déclaré : « La civilisation éthiopienne repose sur la synergie entre ses deux ressources en eau vitales. »   Il a ajouté : « Le Nil et la mer Rouge ont longtemps constitué des piliers des échanges économiques et politiques, aux niveaux régional, continental et mondial. »   Il a souligné que l’accès à la mer doit être analysé sous plusieurs perspectives, soulignant son rôle central dans l’identité éthiopienne et dans la trajectoire de développement à long terme.   Yacob Arsano, expert en hydropolitique et négociateur international sur les questions d’eau, a rappelé l’importance historique de l’accès maritime pour l’État éthiopien.   « Des adversaires historiques ont exploité l’instabilité interne pour orchestrer la sécession de l’Érythrée, privant l’Éthiopie de l’accès maritime qui a fondé sa civilisation », a-t-il expliqué.   Yacob a insisté sur le fait que le rétablissement des droits juridiques et historiques de l’Éthiopie concernant ses débouchés portuaires reste une priorité nationale.   Les chercheurs ont également souligné que les deux principales ressources en eau du pays sont stratégiques et essentielles pour préserver sa souveraineté et sa dignité nationale.   Ils ont insisté sur le fait que la génération actuelle, en poursuivant les ambitions nationales liées à ces ressources, doit garantir une solution durable au problème de l’accès à la mer par des moyens pacifiques, juridiques et diplomatiques.   En conclusion, la quête de l’Éthiopie pour un accès maritime reste une mission générationnelle déterminante, nécessitant une solution juste et durable.
Les États-Unis et l'Iran se sont entendus sur une trêve conditionnelle de deux semaines, incluant la réouverture partielle du détroit stratégique d’Ormuz.
Apr 8, 2026 436
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - Le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis étaient prêts à suspendre leurs opérations militaires contre l’Iran pour une durée de deux semaines, à condition que Téhéran procède à la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage maritime essentiel pour le commerce mondial du pétrole. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a précisé que cette trêve dépendait d’un engagement iranien à garantir un accès total, immédiat et sécurisé à cette voie stratégique. Donald Trump a justifié cette décision en affirmant que les objectifs militaires américains avaient été atteints, voire dépassés, et que des progrès significatifs avaient été réalisés en vue d’un accord durable visant la paix avec l’Iran et dans l’ensemble du Moyen-Orient. Il a également révélé que Washington avait reçu une proposition iranienne en dix points, susceptible de servir de base aux discussions à venir. Le président américain a décrit cette initiative comme un cessez-le-feu bilatéral, impliquant une interruption des hostilités de part et d’autre pendant cette période limitée. Cette dynamique aurait été encouragée par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a appelé les deux pays à réduire les tensions et à profiter de cette fenêtre pour engager un dialogue diplomatique. Plus tôt, il avait exhorté Donald Trump à accorder un délai supplémentaire pour parvenir à un accord, tout en invitant l’Iran à rouvrir le détroit d’Ormuz comme geste d’apaisement.   Cette annonce intervient après une montée des tensions, marquée par des déclarations particulièrement dures. Donald Trump avait notamment menacé de conséquences extrêmes en cas d’échec des négociations, évoquant des frappes potentielles contre des infrastructures stratégiques iraniennes. Selon des responsables américains, des frappes ciblées auraient déjà été menées contre des positions militaires proches de l’île de Kharg, tout en évitant les principales installations pétrolières. D’autres attaques auraient visé certaines infrastructures ferroviaires à travers le pays. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a indiqué que l’Iran pourrait coopérer sous conditions. Il a assuré que le détroit d’Ormuz resterait ouvert et sécurisé durant la trêve, en coordination avec les forces armées iraniennes, et que les opérations défensives seraient suspendues si les attaques cessaient. Il a par ailleurs confirmé la disposition de Téhéran à entamer des négociations avec Washington à Islamabad, tout en soulignant que ce cessez-le-feu reste provisoire et que plusieurs points essentiels doivent encore être clarifiés sur la base des propositions iraniennes.
Le Premier ministre Abiy renouvelle pour un an le mandat du chef de l’administration intérimaire du Tigray.
Apr 8, 2026 445
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a décidé de prolonger d’un an, à compter du 9 avril 2026, le mandat du lieutenant-général Tadesse Worede en tant que chef de l’administration intérimaire du Tigray.   Le Bureau du Premier ministre a annoncé cette décision via les réseaux sociaux, précisant que cette prolongation respecte l’article 62(9) de la Constitution de la République fédérale démocratique d’Éthiopie ainsi que les dispositions de la Proclamation n° 359/1995 et du Règlement n° 479/2013 du Conseil des ministres encadrant les administrations régionales intérimaires.   Plus tôt mardi, le Premier ministre Abiy s’est entretenu avec le lieutenant-général Tadesse pour examiner son rapport annuel d’activité et discuter de ses principales conclusions.   La rencontre a permis de faire le point sur les progrès réalisés au cours de l’année écoulée et de définir les priorités pour la période à venir.   Le lieutenant-général Tadesse dirige l’administration intérimaire depuis avril 2025, après avoir exercé les fonctions d’administrateur adjoint.   Sa nomination avait suivi un processus de transition pacifique visant à garantir la continuité et la stabilité de la gouvernance régionale.   La prolongation de son mandat s’inscrit dans le cadre des efforts constants du gouvernement fédéral pour consolider une paix durable et faire avancer le processus de transition dans la région, conformément au cadre constitutionnel
L’Éthiopie plaide pour un accès à la mer Rouge comme solution mutuellement bénéfique lors d’un dialogue stratégique.
Apr 7, 2026 2131
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - L’accès souverain de l’Éthiopie à la mer Rouge ne relève pas uniquement d’une ambition nationale, mais s’inscrit dans une vision stratégique fondée sur l’intégration régionale et les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, a affirmé le vice-amiral Kindu Gezu, chef de la marine éthiopienne.   Il s’exprimait à l’occasion du 4e Dialogue annuel sur la mer Rouge et le golfe d’Aden (RESGA-IV), organisé à Addis-Abeba sous le thème : « Gouvernance maritime dans la région de la mer Rouge et du golfe d’Aden : inclusion et connectivité au service d’intérêts communs ».   Ce forum, initié par l’Institut des affaires étrangères, a réuni des responsables politiques, des diplomates et des experts afin d’explorer les moyens de renforcer la coopération entre la Corne de l’Afrique et la région du Golfe, tout en consolidant le rôle de l’Éthiopie dans la connectivité régionale.   Le vice-amiral Kindu a mis en avant l’importance stratégique historique de la mer Rouge et du golfe d’Aden, soulignant leur rôle central dans le commerce mondial et le transport énergétique.   Il a toutefois alerté sur les défis croissants auxquels la région est confrontée, notamment la criminalité maritime, le trafic d’armes, les migrations irrégulières, les mouvements insurrectionnels et la rivalité géopolitique, autant de facteurs menaçant la stabilité régionale.   Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée, affirmant qu’aucun pays ne peut faire face seul à ces enjeux.   Il a appelé à une gouvernance maritime inclusive impliquant États côtiers, pays enclavés et autres acteurs concernés, afin de promouvoir une action collective efficace.   Selon lui, l’accès de l’Éthiopie à la mer doit être considéré comme un enjeu régional, compte tenu de son lien historique avec la mer Rouge et de son rôle dans la sécurité de la région.   Il a estimé que l’enclavement du pays a freiné son développement économique et limité son influence, ajoutant qu’un accès à la mer profiterait non seulement à l’Éthiopie, mais également à ses voisins et partenaires internationaux.   Dans un contexte géopolitique en mutation, il a plaidé pour un modèle de gouvernance maritime reposant sur l’inclusion, la coopération internationale et l’intégration régionale, mettant l’accent sur la connectivité et la croissance partagée.   Le vice-amiral a également souligné que le renforcement des capacités maritimes de l’Éthiopie contribuerait à améliorer la sécurité collective, notamment dans la lutte contre la piraterie, le terrorisme, le crime organisé et le trafic illicite.   Par ailleurs, il a indiqué qu’un meilleur accès aux infrastructures portuaires permettrait de réduire les coûts du commerce, d’élargir les débouchés à l’exportation, d’attirer davantage d’investissements étrangers et de favoriser l’intégration économique régionale.   De son côté, le directeur exécutif de l’Institut des affaires étrangères, Jafar Bedru, a précisé que la position de l’Éthiopie ne vise pas à remettre en cause la souveraineté des États, mais à renforcer les capacités régionales communes.   Il a souligné l’importance d’une gestion concertée des espaces maritimes, ajoutant que le Dialogue RESGA privilégie la coopération et le dialogue continu plutôt que la confrontation.   Enfin, il a réaffirmé l’engagement de l’Institut à pérenniser ce forum annuel, estimant que sa continuité constitue déjà une réussite significative dans une région souvent marquée par l’instabilité.
La Commission de l’UA a exprimé ses condoléances les plus sincères à la suite du décès de l’Ambassadrice Konjit Sinegiorgis.
Apr 7, 2026 856
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - Le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé sa profonde affliction à l’annonce du décès de l’Ambassadrice Konjit Sinegiorgis, éminente diplomate éthiopienne.   Il a ajouté que l'ambassadrice était pionnière du service diplomatique national et ardente défenseure du panafricanisme, qui a dédié toute sa vie au service de son pays et du continent africain   Tout au long d’une carrière remarquable s’étendant sur plusieurs décennies, l’Ambassadrice Konjit Sinegiorgis s’est distinguée par son leadership et son engagement.   En tant que l’une des premières femmes ambassadrices d’Éthiopie, elle a tracé la voie pour de nombreuses femmes africaines aspirant à une carrière diplomatique.   Son dévouement constant à la défense des intérêts du continent et à la consolidation de la coopération internationale a contribué de manière significative à la promotion des priorités communes de l’Afrique.   Le Président a déclaré : « L’Ambassadrice Konjit Sinegiorgis incarnait les valeurs les plus nobles de la diplomatie africaine, fondées sur l’intégrité, l’excellence et un engagement profond envers notre avenir collectif. »   Il a ajouté que « son héritage continuera d’inspirer des générations de diplomates africains, en particulier des femmes, à servir avec courage, dignité et détermination ».   Au nom de la Commission de l’Union africaine, le Président adresse ses condoléances les plus sincères à la famille de la défunte, au Gouvernement et au peuple de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, ainsi qu’à l’ensemble des Africains touchés par cette disparition.
À Djibouti, Guelleh renforce sa campagne à l’approche de la présidentielle.
Apr 7, 2026 853
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - À l’approche de l’élection présidentielle du 10 avril, la campagne entre dans sa phase finale à Djibouti. Le président sortant, Ismaïl Omar Guelleh, redouble d’efforts pour consolider son avance.   Au pouvoir depuis 1999, il vise un sixième mandat face à Mohamed Farah Samatar, candidat du Centre démocratique unifié et unique représentant de l’opposition.   La mobilisation a atteint un pic le 6 avril, lorsque des dizaines de milliers de partisans se sont réunis à Belbala, en périphérie de Djibouti-Ville, lors d’un vaste rassemblement en soutien au chef de l’État.   S’exprimant devant la foule, Guelleh, candidat du Rassemblement populaire pour le progrès (RPP) au sein de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), s’est montré confiant quant à sa réélection, promettant une victoire « éclatante ».   À travers le pays, la campagne s’intensifie, les deux candidats multipliant les meetings et exposant leurs programmes, centrés notamment sur la croissance économique, l’amélioration des services publics et les réformes de gouvernance.   Dans la capitale, l’ambiance électorale est particulièrement visible : rues et espaces publics sont aux couleurs des partis, tandis que les militants affichent avec ferveur leur soutien.   De son côté, Mohamed Farah Samatar renforce également sa présence sur le terrain, notamment dans les régions de Tadjourah et d’Obock, sous le slogan « Un autre Djibouti est possible ».   En parallèle, 67 observateurs internationaux ont été déployés pour suivre le déroulement du scrutin. Issus de l’Union africaine, de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), de la Ligue des États arabes et de l’Organisation de la coopération islamique, ils sont chargés d’évaluer le processus électoral de manière indépendante.   La mission de l’Union africaine, la plus importante, est dirigée par l’ancien Premier ministre rwandais Bernard Makuza, tandis que celle de l’IGAD est conduite par l’ancien président éthiopien Mulatu Teshome.   Situé à un emplacement stratégique entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, Djibouti, qui compte près d’un million d’habitants, reste un acteur géopolitique clé dans la Corne de l’Afrique, accueillant plusieurs bases militaires étrangères.   À la veille du scrutin, l’attention se tourne désormais vers le jour du vote, dans un climat de forte attente au sein de la population.
Décès de l’ambassadrice Konjit Sinegiorgis
Apr 7, 2026 473
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - L’ambassadrice éthiopienne Konjit Sinegiorgis s’est éteinte alors qu’elle recevait des soins médicaux, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.   Diplomate expérimentée, elle avait rejoint très jeune le service diplomatique dans les années 1950.   Au fil des décennies, elle a gravi les échelons avec détermination, passant de fonctions administratives à des postes de haut niveau, servant son pays avec honneur pendant plus d’un demi-siècle.   Elle a marqué l’histoire en devenant la deuxième femme ambassadrice d’Éthiopie, après Yodit Imru, et figure parmi les diplomates ayant eu la plus longue carrière dans le pays.   Au cours de sa carrière, elle a occupé les fonctions d’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire dans plusieurs capitales, notamment à Ottawa, au Caire, à Tel-Aviv et à Vienne, tout en étant également accréditée auprès du Mexique.   Elle a par ailleurs représenté l’Éthiopie en tant que représentante permanente auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.   Elle a aussi servi comme conseillère spéciale auprès de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), contribuant au processus de paix au Soudan du Sud entre 2009 et 2011.   Née et élevée à Addis-Abeba, elle a poursuivi ses études à l’University College London, où elle a obtenu une licence en relations internationales en 1954.   Elle a ensuite été chercheuse à l’Université Columbia en 1963 et a reçu un doctorat honoris causa de l’Université d’Addis-Abeba en 2016.   Sa carrière diplomatique a débuté dans les années 1960, à une époque marquée par la création de l’Organisation de l’unité africaine.   Elle a occupé divers postes à New York, Vienne et Genève, travaillant notamment sur les questions de décolonisation au sein de la mission permanente de l’Éthiopie auprès des Nations Unies.   Durant ses 53 années de service, elle a joué un rôle important dans le rayonnement diplomatique de l’Éthiopie et a contribué à la transformation de l’OUA en Union africaine.   Malgré les défis rencontrés, notamment les obstacles liés au genre au début de sa carrière, elle a su s’imposer comme une pionnière pour les femmes dans la diplomatie.   Lors de son discours d’adieu à l’Union africaine en 2015, elle déclarait : « Ma carrière a été ma vie… il n’y a pas de plus grand honneur que de servir pleinement son pays. »   L’ambassadrice Konjit Sinegiorgis était née en 1940 à Harar, en Éthiopie.
Selon le ministère des Affaires étrangères, l’Éthiopie conclut sa vice-présidence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur une forte note de diplomatie active.
Apr 6, 2026 1285
Addis-Abeba, le 6 avril 2026(ENA) : - Le ministère des Affaires étrangères a annoncé que l’Éthiopie a terminé son mandat de vice-présidente du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, soulignant qu’elle y avait exercé un rôle diplomatique actif et constructif lors de la 61ᵉ session ordinaire à Genève.   Lors de sa 61ᵉ session ordinaire à Genève, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDHNU) a adopté une série de résolutions sur des questions internationales et des situations spécifiques à certains pays. Cette session de cinq semaines, tenue du 23 février au 31 mars 2026, a rassemblé les États membres et des acteurs mondiaux pour des délibérations approfondies sur un large éventail de thématiques liées aux droits de l’homme. Dans une interview accordée à l’ENA, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nebiyat Getachew, a souligné que l’Éthiopie avait rempli avec efficacité ses responsabilités, siégeant pour la troisième fois au Conseil de 47 membres et assumant pour la première fois le rôle de vice-présidente. Le pays a activement contribué aux discussions et aux décisions clés, notamment en présentant sa déclaration nationale à Genève, exposant ses réformes et priorités politiques. La session a adopté 38 résolutions soumises par les États membres, couvrant des questions globales et des situations spécifiques telles que l’Ukraine, la Biélorussie, la Syrie, le plateau du Golan, la Palestine et le Soudan du Sud. L’Éthiopie a réaffirmé son opposition de principe aux résolutions ciblant des pays précis, estimant qu’elles peuvent porter atteinte à la souveraineté nationale et sont souvent adoptées sans le consentement des États concernés. Le pays a rappelé des expériences passées, comme la création puis la suppression d’une commission internationale de droits de l’homme imposée sans son accord. Sur la question israélo-palestinienne, l’Éthiopie a réitéré son soutien à une solution à deux États et au droit du peuple palestinien à l’autodétermination, tout en entretenant des relations constructives avec Israël. Par ailleurs, le pays a exprimé ses préoccupations face aux tensions au Moyen-Orient, qui affectent le transport aérien et maritime ainsi que la stabilité économique et sociale mondiale, appelant à un cessez-le-feu immédiat et à une solution pacifique. L’engagement de l’Éthiopie au sein du CDHNU illustre son attachement à la coopération multilatérale, à la gouvernance démocratique et à la promotion de la dignité humaine à l’échelle mondiale.
L’Éthiopie et l’Inde consolident leur partenariat dans des domaines stratégiques.
Apr 6, 2026 696
Addis-Abeba, le 6 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Inde s’orientent vers un renforcement de leur coopération en explorant de nouveaux axes de collaboration dans divers secteurs, a indiqué l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie.   Dans un entretien exclusif accordé à ENA, l’ambassadeur Anil Kumar Rai a affirmé la volonté de son pays d’intensifier davantage ses relations avec l’Éthiopie, en mettant l’accent sur l’élargissement du partenariat à des domaines innovants et émergents.   Il a rappelé qu’à l’occasion de la visite du Premier ministre indien Narendra Modi en décembre dernier, les deux parties avaient convenu de renforcer leur collaboration dans des secteurs clés, notamment la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique, le développement industriel ainsi que les préparatifs de la COP32.   L’Inde, a-t-il assuré, est pleinement disposée à accompagner l’Éthiopie dans l’organisation de la COP32 prévue en 2027. « Nous sommes prêts à soutenir l’Éthiopie par tous les moyens possibles », a-t-il déclaré.   Selon lui, le choix de l’Éthiopie pour accueillir cette conférence internationale majeure reflète son engagement tangible en faveur des politiques climatiques, illustré notamment par des initiatives telles que l’Initiative de l'empreinte verte.   L’ambassadeur a également souligné que les deux pays entretiennent un partenariat stratégique axé sur le développement économique, technologique et institutionnel, couvrant des secteurs tels que l’industrie manufacturière, l’agriculture, la pharmacie, les technologies de l’information et de la communication, ainsi que le renforcement des capacités.   Dans cette dynamique, l’ambassade de l’Inde entend collaborer étroitement avec les institutions éthiopiennes, notamment l’Autorité de protection de l’environnement et le ministère du Développement urbain et des Infrastructures, afin de consolider et d’élargir les initiatives en cours.   Évoquant la coopération industrielle, il a mis en lumière le partenariat entre l’Institut central de recherche sur le cuir de l’Inde et le parc industriel de Mojo, qui vise à moderniser le secteur du cuir grâce à des technologies innovantes basées sur le traitement enzymatique.   Cette collaboration a permis d’améliorer la qualité des produits tout en respectant les normes environnementales, les déchets étant transformés en engrais de haute qualité.   Enfin, l’ambassadeur a insisté sur la nécessité de poursuivre le renforcement de la coopération dans les domaines d’intérêt commun, soulignant la dynamique positive et croissante des relations entre l’Éthiopie et l’Inde.
Les OSC renforcent leurs actions en matière d’éducation civique et de suivi électoral à l’approche des 7èmes élections générales en Éthiopie.
Apr 5, 2026 2168
Addis-Abeba, le 6 avril 2026 (ENA) : - À l’approche des 7èmes élections générales prévues le 1er juin 2026, les organisations de la société civile (OSC) en Éthiopie réaffirment leur détermination à promouvoir un processus électoral transparent, inclusif et pacifique.   Leurs dirigeants ont souligné leur volonté de soutenir activement des élections crédibles en renforçant leurs actions sur le terrain.   Dans ce cadre, les OSC prévoient d’intensifier les campagnes d’éducation civique afin de mieux informer les citoyens sur leurs droits, les procédures électorales et l’importance de leur participation.   Parallèlement, elles renforcent leurs dispositifs de suivi et d’observation du scrutin pour veiller à son bon déroulement et à son intégrité.   Elles ont également salué l’introduction de solutions numériques par la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE), notamment l’application « Mirchaye », qui vise à simplifier l’inscription des électeurs et à améliorer la transparence du processus.   Les OSC jouent un rôle clé dans l’accompagnement des citoyens pour l’utilisation de ces outils, tout en veillant à ce que des alternatives soient accessibles à ceux qui ne maîtrisent pas le numérique.   Les responsables insistent aussi sur leur mission de mobilisation citoyenne.   À travers diverses initiatives, dont des campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux, ils encouragent une participation massive et responsable des électeurs.   Ils appellent en outre les partis politiques à respecter les règles établies, en particulier le code de conduite et l’utilisation équitable des ressources publiques, afin de garantir des élections justes.   Enfin, avec le lancement de la campagne d’inscription électorale en mars 2026 et la forte affluence enregistrée, le pays semble s’orienter vers un scrutin largement participatif, soutenu par l’engagement conjoint des institutions, des OSC et des citoyens.
De la Corne de l’Afrique à la scène mondiale : L’essor diplomatique de l’Éthiopie
Apr 5, 2026 1461
Par Yordanos D.   L’ascension diplomatique de l’Éthiopie : de l’implication régionale à un rôle mondial affirmé   Addis-Abeba, le 5 avril 2026 (ENA) : - Au cours des huit dernières années, l’Éthiopie a profondément transformé son positionnement diplomatique, évoluant d’un acteur régional réservé vers une puissance plus confiante et flexible sur les scènes africaine et internationale.   Cette évolution repose sur un ensemble de choix pragmatiques, d’objectifs économiques et d’un élargissement de partenariats variés, traduisant une volonté claire de renforcer son poids dans un monde de plus en plus multipolaire.   Sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed, la politique étrangère éthiopienne a mis l’accent sur la coopération, les bénéfices réciproques et une participation active sur la scène internationale.   Le pays a développé des relations stratégiques en Afrique, en Europe, en Asie et au Moyen-Orient, tout en s’impliquant fortement dans les organisations multilatérales.   Cette dynamique a permis à l’Éthiopie non seulement de s’adapter aux mutations mondiales, mais aussi d’influencer les initiatives régionales, de soutenir l’intégration économique et de contribuer aux efforts de paix, illustrant ainsi son émergence comme acteur autonome et sûr de lui sur la scène internationale.   Engagements de haut niveau et visibilité mondiale Le renouveau diplomatique de l’Éthiopie se manifeste par des interactions soutenues avec des dirigeants mondiaux et des institutions internationales, reflétant son influence croissante aux niveaux régional et global.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a engagé des discussions stratégiques avec des figures influentes, notamment l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, abordant des thèmes liés aux réformes institutionnelles, à la coopération internationale et au soutien au développement national.   À Addis-Abeba, il a également rencontré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, lors des consultations annuelles ONU-Union africaine.   Leurs échanges ont porté sur des enjeux urgents régionaux et mondiaux, et ils ont conjointement inauguré la Salle de l’Afrique rénovée, symbole de l’engagement éthiopien en faveur de la diplomatie continentale et internationale.   Le statut d’Addis-Abeba comme centre diplomatique s’est renforcé grâce à l’organisation de grands événements internationaux.   Ces rassemblements, allant des sommets multilatéraux aux conférences spécialisées, mettent en avant le rôle de la ville comme espace de dialogue, de négociation et de coopération.   En accueillant des dirigeants du monde entier, l’Éthiopie a accru sa visibilité, consolidé ses réseaux et démontré sa capacité à favoriser des solutions aux défis globaux et régionaux.   Addis-Abeba, plaque tournante diplomatique   En tant que siège de l’Union africaine, Addis-Abeba a renforcé son rôle de centre clé de la diplomatie africaine et internationale.   La ville accueille régulièrement des rencontres de haut niveau réunissant chefs d’État et représentants internationaux, offrant un cadre pour le dialogue et la coordination politique.   Le 38e Sommet de l’Union africaine illustre cette dynamique : des dirigeants du continent s’y sont réunis pour traiter des défis politiques, économiques et sécuritaires majeurs.   Dans son discours, le Premier ministre Abiy Ahmed a insisté sur la nécessité de dépasser les divisions historiques pour construire une paix et une prospérité durables, réaffirmant la vision éthiopienne d’une coopération continentale renforcée.   Au-delà des sommets officiels, Addis-Abeba s’est imposée comme un lieu privilégié pour les conférences internationales.   Elle a accueilli l’Assemblée générale de la Confédération africaine de football, attirant des responsables sportifs de premier plan et renforçant la diplomatie sportive.   Elle a aussi coorganisé le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, offrant un espace de discussion sur le développement durable et la sécurité alimentaire.   Ces initiatives ont renforcé la visibilité diplomatique du pays et positionné Addis-Abeba comme un centre actif d’engagement international, illustrant la stratégie éthiopienne de promotion de l’intégration régionale et de coopération mondiale.   Développement des relations bilatérales   L’Éthiopie a intensifié ses relations bilatérales, établissant des partenariats stratégiques avec des acteurs régionaux et internationaux.   Les liens avec la France ont été particulièrement significatifs, consolidés par des visites réciproques entre Abiy Ahmed et Emmanuel Macron.   Ces échanges ont favorisé la coopération dans la préservation du patrimoine, notamment la rénovation du Palais national et la restauration des églises de Lalibela.   Au-delà de la France, l’Éthiopie a renforcé ses relations avec plusieurs pays d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient.   Des visites officielles en Italie, en France et au Vietnam ont conduit à des accords dans les domaines du commerce, de l’éducation et de l’aviation civile, notamment des projets de liaisons aériennes entre Addis-Abeba et Hanoï.   Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie globale visant à utiliser les partenariats pour stimuler la croissance économique, les échanges culturels et le développement des infrastructures, transformant les relations diplomatiques en leviers concrets de développement.   Intégration régionale et Corne de l’Afrique   Au niveau régional, l’Éthiopie joue un rôle central dans la promotion de la stabilité et de l’intégration dans la Corne de l’Afrique.   Elle a renforcé sa coopération avec des pays voisins comme la Somalie, Djibouti, le Kenya et le Soudan.   Ces relations couvrent désormais des domaines variés tels que l’économie, les infrastructures, l’énergie et le développement.   En Somalie, l’Éthiopie a soutenu les efforts de stabilisation et encouragé les investissements.   Djibouti reste un accès maritime stratégique, avec des investissements dans les infrastructures portuaires et ferroviaires.   Les relations avec le Kenya et le Soudan ont également évolué vers des partenariats plus dynamiques.   Cette approche traduit une vision d’intégration fondée sur la prospérité partagée et la sécurité collective, renforçant le rôle de l’Éthiopie comme acteur clé de la région.   Engagement multilatéral et adhésion aux BRICS   L’engagement multilatéral de l’Éthiopie s’est intensifié, notamment avec son adhésion aux BRICS en 2024, marquant un tournant vers une coopération Sud-Sud accrue.   Cette intégration lui a permis de dialoguer directement avec de grandes économies émergentes comme le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.   Au-delà des BRICS, le pays reste actif au sein des Nations Unies et de l’Union africaine, contribuant aux missions de paix et aux initiatives climatiques.   Cette double approche renforce sa position sur la scène internationale.   Diplomatie économique et promotion des investissements   La diplomatie économique est devenue un pilier essentiel de la politique étrangère éthiopienne, reliant les relations extérieures à la transformation économique interne.   Les missions diplomatiques jouent désormais un rôle actif dans la promotion des investissements et du commerce.   Cette stratégie a permis une expansion des parcs industriels, une augmentation des investissements étrangers et une amélioration des exportations.   L’accent est également mis sur la diversification des partenaires commerciaux pour renforcer la résilience économique.   Projets stratégiques et diplomatie des ressources   L’Éthiopie a intégré ses priorités nationales dans sa diplomatie, en mettant l’accent sur les infrastructures et les ressources naturelles.   Le Grand barrage de la Renaissance est devenu un élément central de cette stratégie, favorisant la coopération énergétique régionale.   Parallèlement, le pays cherche à améliorer son accès maritime via des initiatives diplomatiques liées à la mer Rouge, essentielles pour sa compétitivité économique.   Diplomatie culturelle, environnementale et de la diaspora   La diplomatie culturelle met en valeur le patrimoine éthiopien à travers festivals et initiatives touristiques.   La diplomatie environnementale, notamment via l’initiative de l'empreinte verte, a renforcé son image dans les discussions climatiques internationales.   La diaspora joue également un rôle clé dans les investissements et la promotion de l’image du pays à l’étranger.   Affirmation de la souveraineté   L’Éthiopie a réaffirmé son attachement à des solutions africaines aux conflits. L’accord de paix de Pretoria en 2022 a marqué un tournant en favorisant la stabilisation interne et le réengagement international.   Cette période a renforcé une politique étrangère fondée sur la résilience, l’indépendance et la coopération équilibrée.   Conclusion   L’Éthiopie est bien positionnée pour consolider ses avancées diplomatiques en approfondissant son intégration régionale et en élargissant ses partenariats internationaux.   Sa diplomatie économique, ses projets d’infrastructure et son engagement multilatéral continueront de soutenir son développement.   En combinant influence régionale, coopération internationale et priorités nationales, le pays se prépare à jouer un rôle actif dans les transformations mondiales, utilisant la diplomatie comme levier de croissance, de stabilité et d’influence globale.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023