Politique
Consultations sur l’agenda du Tigray à Addis-Abeba : Commission nationale du dialogue communique
Mar 27, 2026 43
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - La Commission nationale du dialogue en Éthiopie a annoncé que les consultations relatives à l’agenda de l’État régional du Tigray se dérouleront à Addis-Abeba du 1er au 3 avril 2026.   Lors d’une conférence de presse tenue ce jour, la Commission a fait le point sur l’avancement du processus de dialogue national dans la région du Tigray.   S’exprimant devant les médias, le président de la Commission, le professeur Mesfin Araya, a souligné que les efforts entrepris pour rendre le dialogue inclusif et participatif avaient donné des résultats encourageants.   Il a rappelé que d’importantes initiatives avaient été menées afin de lancer le dialogue dans la région et de réunir les conditions nécessaires à sa mise en œuvre.   Selon lui, plus de 22 séances de consultation ont été organisées avec l’administration régionale intérimaire, les partis politiques actifs, des universitaires ainsi que diverses parties prenantes, aussi bien à Mekele qu’à Addis-Abeba.   Toutefois, en raison de contraintes liées au contexte, la Commission a décidé de transférer à Addis-Abeba la réunion régionale dédiée à l’élaboration de l’agenda et à la désignation des représentants pour la prochaine Conférence nationale de dialogue.   Ainsi, ce processus se tiendra dans la capitale du 1er au 3 avril 2026, a précisé le président de la Commission.   Enfin, Mesfin Araya a appelé l’ensemble des acteurs concernés, à tous les niveaux, à prendre part activement à ce dialogue prévu en avril 2026.
La Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE) a inauguré son tout premier débat électoral, une initiative visant à promouvoir une participation politique plus inclusive.
Mar 27, 2026 87
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - En partenariat avec l’Agence de presse éthiopienne (ENA), la NEBE a mis en place une nouvelle plateforme de débat dédiée aux partis politiques.   Cette démarche constitue une avancée notable dans le processus électoral du pays, à l’approche des septièmes élections générales prévues pour le 1er juin 2026.   Lors de son intervention, la présidente de la NEBE, Melatwork Hailu, a indiqué que cette plateforme est le fruit de plusieurs mois de préparation, s’inscrivant dans un ensemble de réformes destinées à renforcer la participation démocratique et à améliorer la qualité de la concurrence politique en Éthiopie.   Elle a précisé que cette initiative vise à permettre aux partis politiques de mieux exprimer et défendre leurs positions, de manière claire et structurée, dans un temps défini.   Melatwork Hailu a également souligné que la Commission a mené d’importants préparatifs, notamment à travers des formations et des simulations de débats, afin d’accompagner les partis et de renforcer leurs capacités.   Elle a ajouté que ce débat a rassemblé des partis politiques concurrents, des acteurs de la société civile ainsi que des étudiants, favorisant ainsi un espace élargi de dialogue démocratique et d’engagement citoyen.   À mesure que le processus électoral entre dans une phase décisive, le gouvernement éthiopien a réaffirmé sa volonté d’assurer des élections libres, transparentes et équitables.   Dans ce contexte, les partis politiques ont déjà entamé la présentation de leurs programmes et intensifient leurs campagnes à travers le pays, notamment en participant à des débats publics.   Une étape majeure du calendrier électoral reste l’inscription des électeurs, lancée le 6 mars 2026 dans l’ensemble des bureaux de vote à l’échelle nationale.   La NEBE a signalé une forte mobilisation dès les premières semaines, avec des millions de citoyens déjà inscrits sur les listes électorales.   Par ailleurs, la Commission a indiqué que 47 partis politiques ont enregistré un total de 10 934 candidats pour ces élections.   Parmi eux, 2 198 brigueront des sièges à la Chambre des représentants du peuple, tandis que 8 736 candidats se présenteront aux élections des conseils régionaux.   La NEBE a souligné que cette initiative s’inscrit dans ses efforts continus visant à rendre les septièmes élections générales plus inclusives, participatives et transparentes que les précédentes.
Le président Taye Atske Selassie à Malabo pour le 11ᵉ Sommet de l’OACPS
Mar 26, 2026 478
Addis-Abeba, le 26 mars 2026 (ENA) : - Le président éthiopien Taye Atske Selassie est arrivé à Malabo afin de prendre part au 11ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS).   À son arrivée à l’aéroport international de Malabo ce matin, il a été accueilli par Manuel Osa Nsue ainsi que par plusieurs hauts responsables gouvernementaux.   Prévu du 27 au 29 mars 2026, ce sommet de haut niveau réunira des dirigeants d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, ainsi que des représentants des Nations Unies, de l’Union africaine et de l’Union européenne, témoignant de son importance croissante sur la scène internationale.   Organisé sous le thème « Une OACPS transformée et renouvelée au service d’un multilatéralisme inclusif, durable et fondé sur la confiance », cet événement coïncide avec le 50ᵉ anniversaire de l’organisation, fondée en 1975 avec l’Accord de Georgetown.   Sous la conduite de son secrétaire général, Moussa Saleh Batraki, en fonction depuis mars 2025, l’organisation — qui compte 79 États membres — s’engage dans une nouvelle phase stratégique visant à renforcer son influence mondiale tout en répondant à ses défis structurels.   Aujourd’hui, l’OACPS s’impose comme l’un des principaux regroupements transcontinentaux du Sud, ayant évolué d’un cadre de coopération commerciale vers une plateforme politique et économique majeure, dédiée à la promotion du développement, de la solidarité et de l’équité à l’échelle mondiale.
L’Éthiopie enregistre des avancées diplomatiques significatives sur plusieurs fronts : Comité permanent du parlement.
Mar 25, 2026 552
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - La Commission permanente des relations étrangères et des affaires de paix de la Chambre des représentants du peuple (ARP) a reconnu les progrès notables réalisés par l’Éthiopie dans le développement de sa diplomatie au cours de l’exercice en cours.   Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a présenté hier le rapport d'activité semestriel du ministère et de ses institutions affiliées pour l'exercice budgétaire éthiopien 2018 à la Commission permanente des relations étrangères et des affaires de paix de la Chambre des représentants du peuple.   Le président de la Commission permanente, Dima Negewo, a noté que la Commission, par le biais de divers mécanismes de contrôle, avait vérifié que le ministère avait déployé des efforts substantiels au cours de l'exercice budgétaire pour défendre les intérêts nationaux et réaliser des progrès tangibles dans de nombreux domaines de la diplomatie.   Il a ajouté que l'Éthiopie avait pu attirer l'attention internationale et accueillir efficacement des conférences internationales et continentales, contribuant ainsi de manière significative à améliorer son image.   Le ministre Gedion a, pour sa part, souligné que, durant la période considérée, des engagements diplomatiques majeurs ont été menés, renforçant la visibilité et la position de l'Éthiopie au sein d'instances telles que le G20, les BRICS et d'autres institutions internationales, continentales et régionales.   Il a également insisté sur le fait que l'Éthiopie progresse de manière constante en mettant en œuvre une politique étrangère indépendante et non alignée qui protège fermement ses intérêts nationaux.
La Commission de l’Union africaine nomme l’ancien Président tanzanien Jakaya Kikwete Haut Représentant pour la Corne de l’Afrique et la mer Rouge.
Mar 25, 2026 397
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine, a révélé la nomination de Jakaya Mrisho Kikwete, ex-Président de la Tanzanie, au poste de Haut Représentant de l’UA pour la Corne de l’Afrique et la mer Rouge.   Le Président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a nommé, Jakaya Mrisho Kikwete, ancien Président de la République-Unie de Tanzanie, en tant que Haut Représentant pour la Corne de l'Afrique et la mer Rouge.   Le Haut Représentant travaillera en étroite coordination avec les partenaires régionaux et internationaux concernés, notamment l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE), la Ligue des États arabes, les Nations Unies et d'autres partenaires, afin d'assurer la cohérence, la complémentarité et l'efficacité des efforts collectifs déployés pour promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité.   Le Président exprime sa pleine confiance dans l'expérience, le leadership et la sagesse du Président Kikwete, qui contribueront de manière significative à soutenir les pays de la région, ainsi que les mécanismes régionaux et internationaux compétents, face aux défis actuels et à la promotion d'une paix, d'une stabilité et d'une prospérité durables.
Les systèmes de justice traditionnels jouent un rôle clé dans l’élargissement de l’accès à la justice, d’après la ministre Hana.
Mar 25, 2026 392
Addis-Abeba, le 26 mars 2026 (ENA) : - La ministre de la Justice, Hana Arayaselassie, a affirmé que les méthodes traditionnelles de règlement des conflits demeurent cruciales pour améliorer l’accès à la justice au sein des communautés africaines.   S'exprimant lors d'une conférence régionale de haut niveau à Addis-Abeba, le ministre a appelé à un soutien institutionnel plus fort pour les systèmes de justice de proximité, soulignant leur rôle essentiel pour atteindre les populations mal desservies. Ce forum de deux jours a rassemblé des décideurs politiques, des praticiens du droit et des universitaires de toute l'Afrique afin d'explorer des stratégies pratiques permettant aux citoyens de faire valoir leurs droits et de résoudre leurs litiges dans la dignité. Hana a souligné le potentiel de transformation des systèmes indigènes, notant que "les mécanismes traditionnels offrent une occasion unique de rendre la justice à grande échelle". Elle a souligné l'importance d'intégrer les pratiques coutumières dans les cadres juridiques formels afin de promouvoir "des solutions africaines aux défis africains". L'Éthiopie, a-t-elle dit, a déjà pris des mesures importantes pour reconnaître officiellement les systèmes traditionnels dans le cadre de ses réformes du secteur de la justice.   Citant une étude réalisée en 2020, la ministre a révélé que plus de 40 % des litiges dans le pays sont résolus par des mécanismes communautaires. Elle a ajouté que le gouvernement a promulgué des lois et élaboré des modèles de législation pour aider les États régionaux à adapter ces systèmes aux contextes culturels et sociaux locaux. Cette reconnaissance officielle a permis de combler le fossé entre les institutions de l'État et les valeurs des communautés, de préserver les cultures et les langues indigènes et d'élargir l'accès à la justice grâce à des procédures peu coûteuses, efficaces et largement respectées. Selon la ministre, au cours des cinq dernières années, plus de trois millions d'affaires ont été résolues dans les régions où de tels cadres juridiques sont en place. La conférence sert également de plateforme aux pays africains pour échanger leurs expériences en matière de renforcement de la résolution coutumière des litiges.   Les principales discussions portent sur l'intégration des femmes, la protection des droits de l'homme, la consolidation de la paix, la justice réparatrice et le financement des systèmes de justice axés sur les personnes. Le président de la Cour suprême fédérale d'Éthiopie, Tewodros Mihret, a souligné l'importance de renforcer les systèmes coutumiers pour améliorer l'accès à la justice. Il a noté que l'accès à la justice est un droit constitutionnel fondamental, rappelant l'article 37, qui garantit à tout individu le droit de porter une affaire devant un tribunal ou un autre organe compétent. Les tribunaux coutumiers, a-t-il dit, peuvent jouer un rôle essentiel pour combler le déficit de justice en offrant des solutions accessibles, abordables et culturellement pertinentes qui contribuent à préserver l'harmonie sociale. M. Tewodros a également observé que les mécanismes alternatifs de résolution des conflits, tels que l'arbitrage, la médiation et les systèmes traditionnels, gagnent du terrain, en particulier dans les affaires civiles et commerciales. Il a toutefois souligné que la reconnaissance des systèmes coutumiers ne devait pas se faire au détriment de la protection des droits de l'homme et a insisté sur la nécessité de faire respecter l'État de droit. Pour sa part, Samuel Doe, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement en Éthiopie, a décrit les systèmes traditionnels comme étant fondamentaux dans la façon dont des millions de personnes vivent la justice au quotidien. "Pendant des siècles, avant les tribunaux et les bureaucraties modernes, les communautés se sont appuyées sur les anciens, les chefs religieux et les conseillers coutumiers pour régler les différends, rétablir les relations et maintenir la paix", a-t-il déclaré. M. Doe a appelé à un investissement accru dans le renforcement des capacités des anciens, des médiateurs communautaires et des auxiliaires juridiques afin de garantir que les décisions soient cohérentes, responsables et conformes aux droits fondamentaux. Il a également établi un lien entre le soutien aux systèmes de justice traditionnels et la réalisation des objectifs de développement durable, citant leur rôle dans la réduction de la violence, l'allègement de la pression sur les tribunaux officiels et le renforcement de la cohésion sociale. Il a réaffirmé l'engagement du PNUD à soutenir les efforts visant à rapprocher les systèmes de justice coutumiers et formels tout en promouvant la justice réparatrice et en sauvegardant les droits de l'homme.
Les États-Unis ont soumis à l’Iran une proposition de cessez-le-feu articulée en 15 points, dans un contexte marqué par un renforcement significatif de leur présence militaire au Moyen-Orient.
Mar 25, 2026 435
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - L’administration Trump aurait présenté à Téhéran un plan détaillé visant à instaurer une trêve d’un mois, tout en préparant le déploiement d’au moins 1 000 soldats supplémentaires, venant s’ajouter aux quelque 50 000 militaires américains déjà stationnés dans la région.   D’après des informations initialement rapportées par le New York Times, cette proposition a été transmise aux autorités iraniennes via des intermédiaires au Pakistan, lequel s’est également dit prêt à accueillir de futures négociations entre Washington et Téhéran.   Le plan aborde plusieurs dossiers sensibles, notamment les programmes balistique et nucléaire de l’Iran, ainsi que la sécurité maritime, en particulier dans le détroit stratégique d’Ormuz.   Toutefois, l’ampleur de la diffusion de cette proposition au sein des instances iraniennes reste incertaine, tout comme la disposition de Téhéran à en faire une base de négociation.   Le positionnement d’Israël vis-à-vis de cette initiative demeure également flou.   Selon la chaîne israélienne Channel 12, cette démarche s’inscrit dans les efforts américains pour parvenir à une trêve rapide, avec un délai de 30 jours pour finaliser un accord.   Le plan, auquel auraient contribué des conseillers proches de Donald Trump, dont Steve Witkoff et Jared Kushner, impose à l’Iran des engagements majeurs : démantèlement de son programme nucléaire militaire, arrêt de l’enrichissement d’uranium et renoncement définitif à l’arme nucléaire.   Il prévoit également la cessation du soutien iranien aux groupes alliés dans la région, ainsi que la garantie de la libre navigation dans le détroit d’Ormuz.   En contrepartie, Washington propose une levée complète des sanctions, un appui à un projet de centrale nucléaire civile à Bushehr, ainsi que la suppression du mécanisme onusien de rétablissement automatique des sanctions.   Malgré ces initiatives diplomatiques, aucune désescalade tangible ne se profile à court terme. La Maison Blanche a confirmé la poursuite des frappes militaires contre l’Iran, parallèlement aux discussions en cours.   Dans le même temps, le Pentagone renforce sa présence en déployant deux unités de Marines, soit environ 5 000 soldats supplémentaires, accompagnés de milliers de marins, selon le New York Times.   Ces mouvements s’inscrivent dans la volonté affichée de maintenir une « flexibilité maximale » dans la conduite de la stratégie américaine.   Des responsables israéliens, traditionnellement favorables à la poursuite des opérations militaires contre l’Iran, auraient été pris de court par cette initiative diplomatique.   Auparavant, Donald Trump avait indiqué que des discussions étaient en cours avec Téhéran pour mettre fin au conflit, alors même que les hostilités s’intensifient.   Les frappes aériennes se poursuivent en Iran, tandis que des missiles et drones iraniens visent Israël et d’autres cibles dans la région.   Par ailleurs, les tensions autour du détroit d’Ormuz perturbent déjà le commerce maritime mondial, entraînant une hausse des prix de l’énergie et alimentant les inquiétudes quant à leurs répercussions sur l’économie mondiale.
Donald Trump déclare une suspension de cinq jours des frappes envisagées contre l’Iran.
Mar 23, 2026 785
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le président américain Donald Trump a annoncé lundi avoir ordonné le report de cinq jours des frappes militaires prévues contre les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des « discussions positives et constructives » avec Téhéran.   Dans une publication sur Truth Social, Donald Trump a indiqué que cette suspension avait pour objectif de laisser place à la poursuite des efforts diplomatiques, en vue d’aboutir à « un règlement global et définitif des tensions au Moyen-Orient ». Cette initiative suggère une possible désescalade, après plusieurs jours de tensions accrues entre les deux pays. Elle intervient toutefois dans un climat marqué par de fermes avertissements de la part de Iran. Des responsables affiliés au Conseil de défense nationale iranien ont averti qu’une attaque contre le territoire national — y compris les zones côtières et insulaires — entraînerait une riposte sévère, susceptible de perturber le trafic maritime dans le golfe Persique. Cette mise en garde faisait suite à l’expiration d’un ultimatum fixé par les États-Unis exigeant la réouverture du détroit de Hormuz, un passage essentiel pour le transport mondial de pétrole. Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait menacé de « détruire » les infrastructures électriques iraniennes si la circulation n’était pas rétablie dans un délai de 48 heures. Les tensions ont été encore accentuées par les menaces iraniennes visant les installations énergétiques en Israël ainsi que celles alimentant les bases américaines dans la région du Golfe, en cas de frappes de Washington. Malgré cette rhétorique offensive, Donald Trump a assuré que les discussions se poursuivraient tout au long de la semaine, toute intervention militaire restant conditionnée à leur évolution. Les marchés internationaux ont immédiatement réagi à cette annonce. Les cours du pétrole ont nettement reculé, traduisant un regain d’optimisme chez les investisseurs quant à la possibilité d’éviter un conflit élargi et une perturbation majeure des approvisionnements énergétiques.
L'Éthiopie demeure un symbole du panafricanisme : Juge en chef du Zimbabwe
Mar 23, 2026 539
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - Le juge en chef du Zimbabwe, Luke Malaba, a mis en avant l’engagement constant de Éthiopie en faveur de la liberté et de la dignité humaine, renforçant ainsi son statut de symbole majeur du panafricanisme.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Luke Malaba a décrit Éthiopie comme un véritable phare pour le continent africain. Il a mis en avant l’héritage historique du pays, notamment sa résistance à la colonisation, qu’il considère non seulement comme une source de fierté nationale, mais aussi comme un élément fondamental qui continue de façonner son identité et d’exercer une influence majeure à travers l’Afrique. Selon lui, les Éthiopiens placent la liberté et la dignité humaine au cœur de leurs valeurs, construisant ainsi une vision nationale où la liberté est perçue comme essentielle. Il a ainsi souligné que l’indépendance historique du pays a nourri un attachement profond à la liberté. Pour les analystes politiques et les partisans du panafricanisme, l’Éthiopie se distingue en ce sens que la liberté y est envisagée non seulement comme un objectif politique, mais aussi comme une exigence fondamentale liée à la dignité humaine. Luke Malaba a également relevé que la capacité du pays à préserver sa souveraineté au fil des siècles, alors que de nombreuses nations africaines subissaient la domination coloniale, a contribué à ancrer durablement une culture de la liberté au sein de sa société. Il a par ailleurs insisté sur le rôle moteur de l’Éthiopie dans la promotion de l’unité africaine, rappelant qu’elle accueille le siège de l’Union africaine et qu’elle a historiquement soutenu les mouvements de libération à travers le continent. Selon lui, cette double contribution — à la fois symbolique et concrète — illustre le leadership durable du pays dans le mouvement panafricain, un rôle appelé à se maintenir dans les années à venir. Au-delà de la sphère politique, Luke Malaba a également salué les valeurs sociales éthiopiennes, en particulier la culture d’hospitalité, qu’il considère comme une expression authentique du respect de la dignité humaine. Il a enfin évoqué l’estime dont jouit le pays, soulignant que la chaleur et la convivialité des Éthiopiens reflètent un profond respect pour autrui ainsi qu’une forte croyance en une humanité partagée.
Trump brandit la menace de frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes sur fond de tensions croissantes autour du détroit d’Ormuz.
Mar 22, 2026 564
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Le président américain Donald Trump a averti qu’il pourrait ordonner des frappes contre les installations énergétiques iraniennes si le détroit stratégique d’Ormuz n’était pas rouvert dans un délai de 48 heures, accentuant ainsi les tensions déjà vives dans la région.   Dans un message diffusé tard dans la nuit sur Truth Social, il a indiqué que les États-Unis étaient prêts à intervenir militairement si l’Iran ne rétablissait pas immédiatement et sans condition la libre circulation dans ce passage maritime essentiel.   « Si l’Iran ne rouvre pas totalement, sans menace, le détroit d’Ormuz dans les 48 heures, les États-Unis lanceront des frappes visant à détruire ses principales centrales électriques », a-t-il déclaré, sans préciser les cibles exactes.   En réaction, les responsables militaires iraniens ont mis en garde contre toute attaque, affirmant qu’une telle action entraînerait des représailles visant les installations énergétiques américaines dans la région.   Considéré comme un axe stratégique majeur pour le commerce mondial de l’énergie, le détroit d’Ormuz se trouve au cœur des préoccupations, cette montée des tensions suscitant de vives inquiétudes quant à ses répercussions sur les marchés pétroliers et la stabilité régionale.   Cet échange de menaces illustre une escalade des tensions géopolitiques, les deux parties affichant leur détermination à réagir fermement en cas de non-respect de leurs exigences.
Le Bangladesh intensifie ses relations de coopération avec l’Éthiopie, en mettant particulièrement l’accent sur l’agriculture et les énergies vertes.
Mar 21, 2026 628
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh ambitionne de renforcer davantage sa collaboration avec l’Éthiopie dans des domaines clés tels que l’agriculture, les énergies renouvelables et la lutte contre le changement climatique, a indiqué l’ambassadeur bangladais en Éthiopie, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem.   À la suite de visites effectuées dans des zones agricoles situées en périphérie de la capitale, le diplomate a salué les progrès rapides accomplis par l’Éthiopie dans ce secteur, mettant en avant de solides opportunités de croissance et de partenariat entre les deux pays.   Dotée de conditions écologiques propices à une agriculture productive, l’Éthiopie place désormais ce secteur — notamment la production de blé — au cœur de sa stratégie de transformation économique.   Grâce à des réformes politiques, à l’extension des systèmes d’irrigation, à l’amélioration des semences et à une mobilisation massive des agriculteurs, le pays a enregistré des avancées significatives ces dernières années.   Depuis le lancement du programme de blé irrigué en 2018, l’Éthiopie est passée d’un pays fortement dépendant des importations à une situation d’autosuffisance.   Entre 2023 et 2025, elle a non seulement réduit son déficit, mais a également commencé à se positionner comme un exportateur potentiel et un exemple régional en matière de transformation agricole.   Ce succès constitue aujourd’hui une référence dans les ambitions de développement du pays, les autorités ayant exprimé leur volonté de partager cette expérience avec les pays d’Afrique de l’Est.   Dans ce contexte, l’ambassadeur Nayeem a également évoqué les progrès du Bangladesh dans le domaine agricole, notamment son passage du statut d’importateur à celui d’exportateur de riz à certaines périodes, soulignant les enseignements que les deux pays peuvent mutuellement tirer.   Il a insisté sur le potentiel de coopération, en particulier dans l’éducation agricole et le transfert de connaissances.   Au-delà de l’agriculture, le diplomate a salué l’engagement de l’Éthiopie en faveur des énergies renouvelables, qu’il considère comme un modèle pour les pays en développement.   Le pays a en effet placé l’énergie propre au centre de sa stratégie à long terme, s’appuyant sur de grands projets hydroélectriques tels que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, ainsi que sur des investissements croissants dans l’éolien et le solaire.   Aujourd’hui, la grande majorité de l’électricité produite en Éthiopie provient de sources renouvelables.   Ces avancées s’inscrivent également dans une vision plus large de transition vers une mobilité durable. Le pays a mis en place des restrictions sur l’importation de véhicules thermiques, tout en encourageant l’adoption de voitures hybrides et électriques, afin de réduire les coûts liés aux carburants, limiter la pollution urbaine et mieux exploiter ses ressources énergétiques propres.   Abordant la question du changement climatique, l’ambassadeur a insisté sur la vulnérabilité partagée du Bangladesh et des pays africains, soulignant que ces régions, bien que faiblement émettrices, subissent de manière disproportionnée les effets du phénomène.   Faisant écho aux discussions tenues lors des sommets de l’Union africaine, il a mis en avant l’importance d’une action collective à l’échelle mondiale.   Il a ainsi appelé les pays les plus exposés à renforcer leur voix sur la scène internationale et à plaider pour des mesures concrètes de lutte contre le changement climatique et de réduction des émissions.   « Il est temps d’agir et de faire entendre nos voix pour l’avenir », a-t-il conclu.
Des programmes de formation axés sur le renforcement des capacités offrent aux journalistes éthiopiens les moyens de promouvoir les intérêts nationaux tout en respectant les normes professionnelles.
Mar 21, 2026 443
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - Environ 36 journalistes issus de médias publics et privés ont achevé avec succès une formation de renforcement des capacités d’une durée de 21 jours, organisée par le Centre d'excellence des médias éthiopiens.   Cette formation, conçue pour renforcer les compétences professionnelles et promouvoir un journalisme éthique, a réuni des praticiens des médias désireux d'améliorer leurs compétences et de s'adapter aux exigences évolutives du métier. S'exprimant lors de la cérémonie de remise des diplômes, le directeur général du Service national de renseignement et de sécurité et président du conseil d'administration de l'Autorité éthiopienne des médias, Redwan Hussien, a souligné le rôle crucial de telles formations dans la construction nationale. Il a noté que le renforcement des capacités des journalistes contribue à une meilleure communication entre le public et les institutions clés, tout en favorisant un journalisme responsable et informé. Il a ajouté que ce programme constitue une expérience révélatrice pour les participants, leur permettant d'approfondir leurs connaissances, de maintenir la responsabilité dans la couverture médiatique et de renforcer les normes professionnelles. Il a également annoncé que des programmes de formation similaires se poursuivront dans les prochaines sessions pour bénéficier à davantage de journalistes à travers le pays. La directrice générale de l'Autorité éthiopienne des médias, Haymanot Zelke, a pour sa part qualifié cette première édition de formation de jalon important pour le secteur des médias. Elle a insisté sur son rôle dans la comble des lacunes en compétences et la promotion du professionnalisme au sein de l'industrie. Ce programme s'inscrit dans les efforts continus pour bâtir un paysage médiatique compétent et responsable, capable de soutenir les priorités de développement national. L'Autorité éthiopienne des médias a créé le Centre éthiopien d'excellence des médias pour servir de pôle national de développement et de renforcement des capacités des médias.   Ce centre se concentre sur l'amélioration des compétences des journalistes et des dirigeants des médias grâce à des programmes de formation pratiques et fondés sur des preuves, alignés sur les besoins du pays. Avec un accent fort sur le professionnalisme, la liberté d'expression et l'indépendance des médias, le centre propose des formations spécialisées dans des domaines clés tels que le journalisme électoral, financier et de santé.   Il adopte une approche inclusive et axée sur la technologie, combinant connaissances théoriques et compétences pratiques adaptées au contexte éthiopien. Grâce à des partenariats avec des institutions médiatiques, des organisations académiques et des experts de l'industrie, le centre travaille à combler l'écart entre l'enseignement universitaire du journalisme et la pratique réelle, tout en contribuant à la transformation plus large du secteur des médias en Éthiopie et au-delà.
L’envoyée de l’Union africaine salue les avancées de l’Éthiopie en matière de leadership féminin et appelle à une participation accrue des femmes lors des prochaines élections.
Mar 21, 2026 425
Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - À l’approche des septièmes élections générales, prévues le 1er juin 2026, l’Union africaine a salué les avancées de l’Éthiopie en matière de promotion du leadership féminin, tout en encourageant une implication encore plus forte des femmes dans le processus démocratique.   S’exprimant devant l’ENA, Liberata Mulamula, envoyée spéciale de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, a insisté sur le rôle déterminant des femmes dans la tenue d’élections pacifiques, crédibles et inclusives.   Elle a rappelé que, dans de nombreux pays africains, les femmes constituent la majorité de l’électorat, faisant souvent preuve d’un engagement remarquable pour exercer leur droit de vote, ce qui confère un poids considérable à leur voix.   Depuis 2018, l’Éthiopie a enregistré des avancées significatives en matière d’égalité des genres dans la gouvernance, notamment grâce à des réformes ayant instauré une représentation paritaire au sein de l’exécutif.   Cette dynamique a permis aux femmes d’accéder à des fonctions clés dans les institutions publiques, marquant une évolution importante vers une gouvernance plus inclusive.   Ces progrès se traduisent également par une présence accrue des femmes au parlement, atteignant environ 40 %, un niveau considéré comme une étape majeure dans la transformation politique du pays, malgré des défis structurels persistants.   À l’approche des prochaines élections, l’ambition est de consolider ces acquis en renforçant davantage la représentation féminine dans les sphères décisionnelles.   L’envoyée spéciale a par ailleurs réaffirmé l’engagement de l’Union africaine à accompagner le processus électoral éthiopien, en mettant l’accent sur la nécessité de garantir des élections libres, transparentes et apaisées, permettant aux citoyens d’exercer pleinement leurs droits.   Au-delà de la participation électorale, elle a encouragé les femmes à se porter candidates et à assumer des responsabilités de leadership, soulignant leur apport spécifique à la gouvernance, notamment dans les domaines sociaux et communautaires.   Selon elle, une participation accrue des femmes à tous les niveaux du processus électoral constitue un levier essentiel pour renforcer la démocratie, promouvoir la paix et accélérer le développement du pays.
L’Irlande place le secteur agricole au cœur de sa coopération avec l’Éthiopie, selon Fergal Ryan, chef de mission adjoint.
Mar 19, 2026 711
Addis-Abeba, le 19 mars 2026 (ENA) : - L’Irlande collabore avec l’Éthiopie dans plusieurs secteurs, avec une attention particulière portée à l’agriculture, a indiqué Fergal Ryan.   Dans un entretien exclusif accordé à ENA, le chef de mission adjoint de l’Irlande en Éthiopie, Fergal Ryan, a mis en avant l’engagement fort de son pays en faveur de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Il a également souligné les efforts déployés dans des domaines tels que l’égalité des genres, l’autonomisation des femmes et la protection de leurs droits. Dans ce cadre, il a affirmé que l’agriculture constitue un axe prioritaire de la coopération bilatérale. Il a notamment indiqué que des initiatives sont en cours pour renforcer les liens entre universités éthiopiennes et irlandaises, en particulier dans les domaines de l’agriculture et de l’agriculture intelligente face au climat. Par ailleurs, l’Irlande entend soutenir le développement de partenariats institutionnels entre les organismes agricoles des deux pays. Fergal Ryan a également souligné l’importance des investissements irlandais dans la recherche agricole, visant à améliorer les variétés de cultures et à les adapter à différents environnements. Dans cette optique, une coopération étroite est menée avec l’Éthiopie pour favoriser l’adoption de semences plus performantes. À titre d’exemple, il a mentionné le partenariat entre l’Association irlandaise de recherche et de développement sur la pomme de terre et l’Institut éthiopien de recherche agricole, axé sur le développement et la diffusion de variétés à haut rendement. Il a également rappelé l’importance de la pomme de terre dans la stratégie alimentaire de l’Irlande, en raison de son rôle historique dans l’alimentation du pays. Selon lui, l’ambition affichée par l’Éthiopie pour moderniser et développer son agriculture est remarquable, témoignant d’un engagement fort des autorités et des agriculteurs. Il a souligné que l’investissement dans le secteur agricole a été déterminant dans le développement économique de l’Irlande, autrefois confrontée à la pauvreté et à des crises alimentaires. En conclusion, Fergal Ryan a estimé que les efforts soutenus de l’Éthiopie dans le domaine agricole devraient lui permettre de renforcer sa souveraineté alimentaire à long terme.
La recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie relève de l’intérêt vital et de la survie nationale, selon des universitaires.
Mar 19, 2026 496
Addis-Abeba, le 19 mars 2026 (ENA) : - La recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie relève de l’intérêt national et de la survie du pays, ont affirmé des universitaires de l’Université de Wolaita Sodo. Ancrée dans des facteurs historiques, géographiques et géopolitiques, cette ambition constitue depuis longtemps une priorité diplomatique majeure.   Cette question revêt une dimension générationnelle, dans la mesure où l’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, ne saurait être durablement privée d’un accès à la mer. Des experts estiment que la possession d’un port maritime constitue un enjeu vital relevant de l’intérêt national, nécessitant une mobilisation collective. S’exprimant auprès d’ENA, Almaz Balta, maître de conférences et chercheuse à l’Université de Wolaita Sodo, a souligné l’importance d’aborder cette problématique dans une perspective d’avenir. Selon elle, l’absence d’accès maritime pourrait compromettre à terme la viabilité même du pays. Elle a expliqué que l’Éthiopie a besoin d’un accès fiable à la mer, tant pour les importations que pour les exportations, compte tenu de sa croissance démographique, de son expansion économique et de son rôle dans la connectivité régionale. Dans ce contexte, elle a défendu l’idée que la revendication d’un accès portuaire repose sur des bases solides et mérite d’être poursuivie avec constance jusqu’à l’obtention d’une solution appropriée. Elle a également insisté sur le fait que cette question doit rester une priorité nationale, consensuelle et au-dessus des clivages politiques. Par ailleurs, Almaz Balta a encouragé les universitaires à contribuer activement au débat en produisant des recherches approfondies et bien documentées. De son côté, Deneku Abere, maître de conférences au département des langues et littératures, a mis en avant les retombées positives du développement de l’Éthiopie, non seulement pour le pays, mais également pour l’ensemble de la région. Elle a souligné qu’un accès à un port maritime est essentiel pour renforcer l’intégration régionale et les échanges. Compte tenu de la taille de la population, de la proximité avec la mer Rouge et des réalités historiques et géographiques, elle a réaffirmé que cette question constitue un enjeu stratégique majeur. Enfin, elle a insisté sur le fait que l’accès à un port maritime relève d’un impératif de survie nationale, appelant à une approche unifiée et déterminée pour atteindre cet objectif.
Les relations durables entre l’Éthiopie et l’Allemagne reposent sur des valeurs communes, selon l’ambassadeur adjoint von Weyhe.
Mar 19, 2026 328
Addis-Abeba, le 19 mars 2026 (ENA) : - La coopération de longue date entre l’Éthiopie et l’Allemagne, fondée sur des valeurs communes, se consolide dans plusieurs secteurs, a affirmé Ferdinand von Weyhe, ambassadeur adjoint d’Allemagne.   Dans un entretien exclusif accordé à ENA, l’ambassadeur adjoint d’Allemagne en Éthiopie, Ferdinand von Weyhe, a mis en avant la solidité et l’ancienneté de la coopération entre son pays et l’Allemagne, soulignant qu’elle repose non seulement sur les relations gouvernementales, mais aussi sur les liens étroits entre les peuples.   Il a particulièrement insisté sur l’importance du partenariat dans le secteur agricole, qu’il a qualifié de central, durable et historiquement enraciné.   Cette coopération vise à renforcer la production et la productivité, à limiter les pertes post-récolte et à améliorer les systèmes de transport afin de faciliter l’acheminement des produits agricoles vers les marchés.   Selon lui, l’augmentation de la production passe nécessairement par une amélioration de la productivité, mais aussi par une réduction significative des pertes après récolte.   À cet égard, il a salué des avancées encourageantes, notamment dans le domaine logistique, où une diminution globale des pertes est observée.   Revenant sur les relations historiques entre les deux pays, Ferdinand von Weyhe a rappelé que les liens diplomatiques bilatéraux remontent à plus de 120 ans.   Il a également évoqué le 120e anniversaire de l’expédition d’Axoum, menée conjointement par des archéologues allemands et éthiopiens, soulignant que cette collaboration scientifique se poursuit encore aujourd’hui.   Dans ce cadre, il a mentionné les travaux archéologiques en cours à Yeha, près d’Adwa, où des chercheurs allemands et éthiopiens collaborent étroitement.   Par ailleurs, il a rappelé que l’année dernière a marqué le 70e anniversaire de l’École allemande d’Addis-Abeba, qu’il a décrite comme un important lieu d’échanges, tant officiels qu’informels, entre les deux nations.   Ces interactions englobent non seulement les relations gouvernementales, mais aussi les échanges entre artistes, scientifiques, universités et jeunes, illustrant la profondeur et la diversité de cette coopération.   « Je me réjouis de cette collaboration étroite dans de nombreux domaines entre l’Éthiopie et l’Allemagne », a-t-il conclu.   Les deux pays entretiennent en effet des relations diplomatiques depuis plus d’un siècle, caractérisées par une coopération soutenue dans les domaines du développement, de l’économie, de la culture, du social et de la politique.
Le Premier ministre Abiy associe l’esprit de l’Aïd al-Fitr au renouveau national, alors que l’Éthiopie poursuit sa marche vers le progrès démocratique.
Mar 19, 2026 278
Addis-Abeba, le 19 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a présenté ses chaleureuses félicitations aux musulmans d’Éthiopie et du monde entier à l’occasion de l’Aïd al-Fitr.   Dans un message diffusé sur ses réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a mêlé réflexion spirituelle et appel appuyé à l’unité nationale ainsi qu’à la responsabilité démocratique, à l’approche des élections générales prévues en juin 2026. Il a décrit la fin du mois sacré du Ramadan comme une véritable victoire spirituelle, marquée par la foi, la patience et une dévotion constante envers le Créateur. Selon lui, le Ramadan constitue une période privilégiée durant laquelle les fidèles dépassent leurs intérêts personnels, font preuve de solidarité envers les plus vulnérables et cultivent la compassion à travers la prière, la charité et les bonnes actions. Évoquant la richesse historique de l’Éthiopie en tant que terre de diversité religieuse et culturelle, il a présenté l’Aïd al-Fitr comme un symbole de paix, de coexistence harmonieuse et de solidarité. Le chef du gouvernement a appelé les citoyens à prolonger l’esprit de fraternité et d’empathie nourri pendant le Ramadan, les invitant à célébrer la fête en soutenant les plus démunis et en partageant la joie avec leur entourage et leurs communautés. Abordant les enjeux nationaux, Abiy Ahmed a insisté sur l’importance des prochaines élections générales, les qualifiant d’étape déterminante pour consolider les bases démocratiques du pays. Il a encouragé la population à transposer dans le processus électoral les valeurs de discipline, de patience et de paix observées durant le Ramadan. « Les élections à venir ne représentent pas seulement un devoir civique, mais aussi une expression de notre unité et de notre avenir commun », a-t-il déclaré. Présentant ce scrutin comme un moment charnière dans le parcours démocratique de l’Éthiopie, il a reconnu les défis auxquels le pays est confronté, tout en établissant un parallèle avec les enseignements du Ramadan, soulignant que la persévérance face aux difficultés mène à la réussite. Il a également rappelé que la vitalité d’une démocratie repose sur une participation active, avertissant qu’un faible engagement citoyen entraînerait inévitablement des résultats limités. Selon lui, la démocratie ne peut s’épanouir dans la division ou l’indifférence, mais exige au contraire coopération, discipline, respect mutuel et attachement à l’État de droit. Enfin, le Premier ministre a mis en avant les dimensions morales et sociales du Ramadan et de l’Aïd al-Fitr, les présentant comme un cadre favorisant l’harmonie entre l’individu, la société et le divin. Il a souligné que le jeûne renforce la maîtrise de soi, que la prière nourrit la spiritualité, et que la charité ainsi que les rassemblements renforcent la cohésion sociale. En conclusion, Abiy Ahmed a exprimé l’espoir que la célébration de l’Aïd al-Fitr ouvre une nouvelle ère placée sous le signe de la paix durable, de l’unité et de l’espoir partagé pour l’Éthiopie.
Les formations politiques ont renouvelé leur engagement à assurer la tenue d’élections générales libres, transparentes et démocratiques.
Mar 18, 2026 517
Addis-Abeba, le 18 mars 2026 (ENA) : - Les partis ont souligné que le scrutin constitue un pilier fondamental pour l’établissement d’un gouvernement légitime, appelant l’ensemble des acteurs concernés à préserver l’intégrité, la transparence et l’inclusivité du processus électoral.   Selon le calendrier établi par la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE), l’inscription des électeurs se poursuit depuis le 7 mars 2026, aussi bien dans les centres de vote à travers le pays que via des plateformes numériques.   À l’approche des élections prévues en mai, les partis politiques intensifient leurs préparatifs afin de garantir un processus crédible, apaisé et digne de confiance.   Des responsables de différentes formations ont confié à l’ENA qu’ils veillent scrupuleusement au respect du code de conduite électoral, dans le but de promouvoir l’équité et de maintenir la stabilité tout au long de la période électorale.   Zerihun Gebreegziabher, président du Parti de l’unité nationale éthiopienne, a mis en avant l’importance déterminante de ces élections, les qualifiant d’élément clé pour la consolidation nationale et le développement durable.   « Les élections représentent une étape essentielle vers la construction d’un système démocratique robuste et la promotion d’un développement national pérenne », a-t-il déclaré.   Il a également indiqué que son parti menait des préparatifs approfondis afin de contribuer à l’organisation d’un scrutin réussi et crédible, qu’il considère comme une avancée majeure dans le renforcement de la gouvernance démocratique.   De son côté, Netsanet Tassew, président du Parti démocratique populaire du Wollo, a insisté sur l’apport des technologies dans l’amélioration du processus électoral.   « Le recours aux outils numériques, notamment pour l’enregistrement des candidats, a permis de renforcer l’efficacité et la transparence », a-t-il précisé.   Il a en outre affirmé que des efforts soutenus sont en cours pour faire de ce scrutin un moment charnière.   « Nous nous mobilisons pour garantir une élection équitable, démocratique et exemplaire », a-t-il conclu.   Par ailleurs, Zerihun a évoqué l’élargissement de l’espace politique, soulignant que le contexte actuel favorise une participation ouverte et une concurrence saine entre les partis.   Il a enfin appelé les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales dans les délais impartis afin d’assurer une participation massive au processus électoral.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023