Politique
L’Éthiopie plaide pour un renforcement des partenariats axés sur l’innovation à l’occasion du Forum Chine-Afrique, centré sur la croissance du « Made in Africa ».
Apr 21, 2026 253
Addis-Abeba, le 21 avril 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a pris la parole à Addis-Abeba lors du premier Sommet des entrepreneurs Afrique-Chine, aux côtés de Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine.   L’événement a rassemblé des chefs d’entreprise africains et chinois, ainsi que des représentants officiels et économiques des deux parties.   Dans son discours, le président Taye a mis l’accent sur l’importance de renforcer les pôles d’innovation et de promouvoir la co-création technologique entre l’Afrique et la Chine.   Il a souligné que l’entrepreneuriat, la recherche et l’innovation doivent être au cœur du développement du continent.   Il a également insisté sur le rôle clé des entrepreneurs et des innovateurs dans la transformation économique, appelant à la création de centres conjoints de recherche et d’innovation.   Ces structures permettraient de combiner l’expertise chinoise avec la créativité africaine, notamment dans des secteurs stratégiques comme l’intelligence artificielle, les énergies vertes et l’économie numérique.   Selon lui, la coopération sino-africaine doit évoluer au-delà des échanges commerciaux pour s’orienter vers le développement conjoint de technologies adaptées aux réalités africaines, dans un esprit de respect mutuel et de bénéfices partagés.   De son côté, Mahmoud Ali Youssouf a présenté l’Afrique comme un futur moteur de la croissance mondiale, grâce à sa jeunesse et à son potentiel encore largement inexploité.   Il a rappelé l’importance du commerce, du secteur privé et de l’entrepreneuriat pour l’intégration et le développement du continent.   S’appuyant sur plus de vingt ans de coopération dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine, il a appelé à approfondir les partenariats, notamment en s’inspirant de l’expérience chinoise en matière de transformation agricole et industrielle.   Il a également plaidé pour un renforcement des investissements chinois, le développement de chaînes de valeur communes et un soutien accru aux jeunes et aux femmes entrepreneurs, notamment via une Alliance Chine-Afrique pour l’entrepreneuriat.   Le sommet s’est achevé par la signature de douze accords stratégiques dans les domaines des infrastructures, des énergies renouvelables et du commerce numérique, marquant une évolution vers une coopération économique plus concrète et orientée vers l’action.   Cette rencontre a ainsi consolidé la vision d’une industrialisation africaine fondée sur la valeur ajoutée, l’innovation et la production manufacturière, afin de réduire la dépendance aux exportations de matières premières.
Le président Taye échange avec le ministre bangladais des affaires étrangères.
Apr 21, 2026 143
Addis-Abeba, le 21 avril 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a reçu ce jour le ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, Khalilur Rahman, pour des discussions portant sur plusieurs questions d’intérêt commun.   À l’issue de la rencontre, le directeur général des affaires du Moyen-Orient, de l’Asie et du Pacifique au ministère des Affaires étrangères, Dewano Kedir, a mis en avant la vigueur et la qualité des relations entre l’Éthiopie et le Bangladesh, en particulier dans les domaines du commerce et de l’investissement.   Il a précisé que des investisseurs bangladais sont actifs dans divers secteurs, notamment le textile et l’industrie pharmaceutique, entre autres.   Selon lui, cet échange entre le président Taye et le ministre Rahman constitue un levier clé pour stimuler davantage la coopération économique et les investissements entre les deux pays.   Au cours des discussions, le président Taye a salué la solidité du partenariat bilatéral, tout en appelant à intensifier la coopération diplomatique, les liens entre les peuples ainsi que les relations commerciales et d’investissement, a indiqué le responsable.   Il a également réaffirmé la détermination de l’Éthiopie à approfondir son partenariat avec le Bangladesh.   Pour sa part, le ministre bangladais des Affaires étrangères, Rahman, a souligné la progression rapide de la coopération économique entre les deux pays, réitérant la volonté de son pays de renforcer ses liens avec l’Éthiopie.   Il a en outre assuré que le Bangladesh est prêt à inaugurer une nouvelle phase de coopération diplomatique, tant sur le plan bilatéral que multilatéral, avec l’Éthiopie.
L’Éthiopie et le Bangladesh affichent leur volonté commune de renforcer leurs relations à travers une coopération économique accrue.
Apr 21, 2026 131
Addis-Abeba, le 21 avril 2026 (ENA) : - Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, s’est entretenu à haut niveau avec une délégation conduite par son homologue bangladais, Khalilur Rahman, les deux parties convenant de consolider leurs liens bilatéraux par un partenariat économique renforcé.   Au cours des échanges, les deux ministres ont exploré les possibilités d’élargir leur collaboration, tant sur le plan bilatéral que multilatéral, en mettant l’accent sur la promotion du commerce, des investissements et de partenariats de développement élargis.   Timothewos a mis en avant la dynamique de croissance économique de l’Éthiopie, invitant les investisseurs bangladais à saisir les opportunités offertes dans des secteurs prioritaires tels que les énergies renouvelables, l’agro-industrie, l’industrie pharmaceutique, la fabrication d’équipements médicaux et le développement industriel.   Pour sa part, le ministre bangladais des Affaires étrangères, Khalilur Rahman, a exprimé l’intérêt soutenu de son pays pour un approfondissement des relations avec l’Éthiopie, notamment à travers le renforcement des échanges commerciaux et des investissements.   À l’issue des discussions, les deux parties sont convenues d’élever le niveau de leurs relations, en faisant de la coopération économique le socle principal de leur partenariat futur.
Une délégation du Collège de guerre de l’armée américaine a salué l’importance du rôle régional de l’Éthiopie.
Apr 21, 2026 283
Addis-Abeba, le 21 avril 2026 (ENA) : - En visite officielle, les membres de cette délégation ont exprimé leur appréciation pour la contribution de l’Éthiopie à la stabilité régionale et ont mis en avant les relations historiques qui unissent les deux pays, selon le ministère des Affaires étrangères.   Conduits par l’ambassadeur W. Patrick Murphy, commandant adjoint et conseiller aux affaires internationales du Collège de guerre national, des officiers supérieurs et des membres du personnel se sont rendus au ministère afin d’échanger avec de hauts responsables sur des enjeux bilatéraux et régionaux.   Lors de ces discussions, le directeur général pour l’Europe et l’Amérique, Meles Alem, a rappelé plus de 120 ans de relations entre l’Éthiopie et les États-Unis, en soulignant la coopération étroite dans les domaines politique, économique et social.   Il a également mis en exergue le rôle actif de l’Éthiopie dans la promotion de la paix et de la stabilité dans la Corne de l’Afrique, notamment à travers sa participation aux missions de maintien de la paix en Somalie, au Soudan du Sud et au Darfour.   Le responsable a par ailleurs évoqué la contribution du pays au développement régional grâce à ses infrastructures de connectivité, en particulier dans les secteurs de l’énergie et de l’eau, tout en réaffirmant son attachement aux solutions pacifiques dans la région.   Meles Alem a en outre souligné la solidité du partenariat entre Ethiopian Airlines et Boeing, ainsi que l’apport de la diaspora éthiopienne aux États-Unis et l’intérêt croissant des investisseurs américains pour l’Éthiopie.   Selon lui, les deux pays disposent d’un fort potentiel pour renforcer davantage leur coopération, notamment dans les domaines du maintien de la paix, de la stabilité et de la lutte contre le terrorisme à l’échelle mondiale.
Le président Taye et la ministre autrichienne des affaires étrangères échangent sur le renforcement des relations bilatérales.
Apr 20, 2026 2115
Addis-Abeba, le 20 avril 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a reçu la ministre autrichienne des Affaires européennes et internationales, Beate Meinl-Reisinger, pour des discussions axées sur le renforcement de la coopération diplomatique aux niveaux bilatéral et multilatéral.   Selon Meles Alem, directeur général des Affaires européennes et américaines au ministère des Affaires étrangères, les échanges ont mis en avant une relation d’amitié « ancienne et solide » entre les deux pays.   Les deux responsables ont examiné les perspectives d’approfondissement des liens diplomatiques, dans un contexte marqué par une coopération de longue date.   Le président a souligné la profondeur des relations entre l’Éthiopie et l’Autriche, affirmant que ce partenariat historique continue de se développer dans plusieurs domaines de coopération.   De son côté, la ministre autrichienne a réaffirmé l’engagement de son pays à consolider davantage ses relations avec l’Éthiopie, fondées sur plus de 120 ans d’histoire commune.   Elle a insisté sur la volonté de renforcer ce partenariat stratégique, notamment à travers une coopération accrue entre les peuples ainsi que dans les domaines liés à la sécurité.   Enfin, Beate Meinl-Reisinger a précisé que sa visite s’inscrivait dans une démarche visant à approfondir les relations diplomatiques, tant sur le plan bilatéral que multilatéral, dans la continuité d’une collaboration historique entre les deux nations.
L’approche pragmatique adoptée par l’Éthiopie stimule la forte croissance de l’Éthiopie.
Apr 20, 2026 861
Addis-Abeba, le 20 avfril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que le virage pragmatique adopté par l’Éthiopie en matière d’économie politique est désormais le principal moteur de sa forte croissance.   Dans une déclaration publiée à l’occasion du troisième bilan des 100 premiers jours du gouvernement, il a expliqué que cette nouvelle orientation produit déjà des résultats concrets, avec une croissance économique atteignant 9,2 % et des projections dépassant les 10 % l’an prochain. Selon lui, cette dynamique repose sur une stratégie sectorielle équilibrée, avec des performances attendues de 7,9 % dans l’agriculture, 13,2 % dans l’industrie et 9,3 % dans les services. L’objectif est de bâtir une économie plus résiliente, compétitive et inclusive.   Le Premier ministre a également reconnu les difficultés structurelles du passé, marquées notamment par un cadre institutionnel fragile, une faible participation du secteur privé et une réglementation inefficace.   À cela s’ajoutent les problèmes d’endettement des entreprises publiques, la faible productivité et la vulnérabilité face au changement climatique.   Les réformes en cours visent ainsi à corriger ces faiblesses et à créer les conditions d’une transformation économique durable, tandis que les bilans périodiques des 100 jours servent à évaluer les progrès et à ajuster les politiques en fonction des priorités nationales.
Semaine de rayonnement stratégique de l'Éthiopie
Apr 19, 2026 2485
Par un rédacteur   Addis-Abeba, le 19 avril 2026 (ENA) : - La deuxième semaine d’avril 2026 a constitué un moment charnière pour l’Éthiopie, marqué par une dynamique encourageante dans les domaines du développement, de la diplomatie et de la sécurité nationale.   Des réunions de haut niveau tenues à Addis-Abeba aux projets d’infrastructures transformateurs dans les hauts plateaux d’Arsi, le pays a affirmé une orientation nette : celle d’une nation résolue à progresser, tout en s’adaptant à un environnement régional et international complexe.   Un moteur de progrès dans les hauts plateaux   Parmi les événements majeurs de la semaine figure l’inauguration du parc éolien d’Assela par le Premier ministre Abiy Ahmed. Implantée dans les hauts plateaux venteux d’Arsi, cette installation injecte 100 mégawatts d’énergie renouvelable dans le réseau électrique national.   Réalisé en collaboration avec le Danemark, ce projet d’un montant de 145 millions d’euros comprend 29 turbines de dernière génération et illustre l’accélération de la transition énergétique vers des sources propres.   Avec une capacité nationale désormais proche de 10 000 mégawatts — contre environ 4 000 auparavant —, cette réalisation reflète à la fois ambition stratégique et avancées tangibles.   Au-delà de son apport technique, ce parc éolien revêt une dimension symbolique dans la perspective de la COP32 que l’Éthiopie accueillera en 2027.   Il renforce ainsi la position du pays comme acteur émergent de la croissance résiliente face au changement climatique en Afrique.   Une diplomatie riche d'histoire et de stratégie   L’intense activité diplomatique de la semaine a mis en évidence le rôle central de l’Éthiopie en tant que carrefour continental. Le président du Libéria, Joseph Nyuma Boakai, a effectué une visite officielle à Addis-Abeba, soulignant les liens entre deux nations africaines historiquement indépendantes.   Reçu par le Premier ministre au Palais national, le dirigeant libérien a allié symbolisme et perspectives de coopération. Les échanges ont porté sur la transformation numérique, la coopération en matière de défense et le développement agricole.   Les avancées éthiopiennes dans des secteurs comme l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques sécurisées ont particulièrement retenu l’attention, illustrant l’intérêt croissant pour la souveraineté technologique en Afrique.   Dans le même temps, des discussions de haut niveau ont eu lieu entre le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, et son homologue du Portugal, Paulo Rangel, confirmant la volonté d’élargir les partenariats au-delà du continent africain.   Réformes économiques sur la scène mondiale   Le parcours économique de l’Éthiopie a également été au centre de l’attention lors des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Une délégation dirigée par le ministre des Finances, Ahmed Shide, y a présenté les réformes engagées aux partenaires internationaux.   Ce programme, axé sur la rigueur budgétaire, la libéralisation financière et les ajustements structurels, a été décrit comme un processus en cours produisant déjà des résultats concrets.   Les discussions ont également mis en avant l’importance du financement climatique, l’Éthiopie plaidant pour un appui renforcé aux pays à faible revenu confrontés aux défis conjoints du développement et de la durabilité environnementale.   Ces échanges ont réaffirmé la détermination du pays à contribuer activement à l’élaboration de mécanismes économiques inclusifs à l’échelle mondiale.   Sécurité et stabilité au cœur des préoccupations   Malgré les avancées enregistrées dans plusieurs domaines, la sécurité nationale est demeurée une priorité majeure.   Le Service national de renseignement et de sécurité a annoncé l’interpellation de 138 individus soupçonnés de liens avec des groupes extrémistes, notamment Al-Shabaab et État islamique.   Menée en coordination avec les forces de défense et la police fédérale, cette opération visait à prévenir des menaces planifiées et à garantir la stabilité, en particulier à l’approche des échéances électorales. Elle met en lumière l’équilibre délicat entre impératifs sécuritaires et continuité démocratique.   Une semaine d’élan et de réalités concrètes   Dans l’ensemble, les événements de la semaine traduisent la poursuite d’un progrès multidimensionnel : expansion des capacités énergétiques, intensification des relations diplomatiques, avancée des réformes économiques et renforcement de la sécurité intérieure.   Toutefois, ces avancées s’inscrivent dans un contexte marqué par des incertitudes régionales et des défis internes persistants qui continuent de tester la résilience et la gouvernance du pays.   La trajectoire de l’Éthiopie, telle qu’elle s’est dessinée cette semaine, ne relève pas d’une narration unique, mais d’une interaction constante entre ambition, complexité et progression continue.
Reprise des discussions entre Washington et Téhéran au Pakistan sur fond de tensions croissantes dans le détroit d’Ormuz.
Apr 19, 2026 1449
Addis-Abeba, le 19 avril 2026 (ENA) : - Une nouvelle phase de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran doit s’ouvrir lundi au Pakistan, dans une tentative décisive de prolonger un cessez-le-feu fragile qui arrive à échéance mercredi.   L’annonce du président Donald Trump intervient dans un climat de tensions accrues autour du détroit d'Ormuz, un axe maritime stratégique essentiel au commerce mondial de l’énergie.   Si Téhéran n’a pas encore confirmé officiellement sa participation, Mohammad Bagher Qalibaf a affiché une ouverture prudente, soulignant que la voie diplomatique restait envisageable malgré des divergences profondes.   La délégation américaine sera dirigée par J.D. Vance, accompagné de Steve Witkoff et Jared Kushner, à la suite d’un premier cycle de discussions directes, rare entre les deux pays.   Dans le même temps, le Pakistan a renforcé ses mesures de sécurité. Son ministre des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a positionné son pays comme médiateur, cherchant à réduire les tensions entre Washington et Téhéran. Il a également confirmé des échanges avec Abbas Araghchi.   Des divergences persistantes   Malgré cette relance diplomatique, plusieurs points de blocage majeurs subsistent, notamment le programme nucléaire iranien, ses alliances régionales et la question du contrôle du détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial.   Aucun signe tangible de compromis n’a encore émergé. L’Iran a reconnu avoir reçu de nouvelles propositions américaines, sans toutefois indiquer une évolution de sa position.   De son côté, Washington a durci le ton. Le président Trump a réitéré ses menaces visant les infrastructures iraniennes en cas d’échec des négociations, suscitant des inquiétudes au niveau international quant aux conséquences humanitaires et juridiques d’une telle escalade.   Une situation maritime de plus en plus tendue   La situation sécuritaire dans le détroit d’Ormuz continue de se dégrader, perturbant fortement le trafic maritime.   Entre les menaces iraniennes de restreindre la navigation et les mesures américaines visant les navires liés aux ports iraniens, les flux commerciaux restent sous pression.   Les autorités iraniennes ont adopté une position ferme. Qalibaf a averti qu’il serait « impossible » pour d’autres pays d’utiliser cette voie tant que l’Iran ferait lui-même face à des restrictions.   Les tensions ont été exacerbées par un incident impliquant des tirs présumés des forces iraniennes sur deux navires marchands battant pavillon indien, provoquant une vive réaction diplomatique de l’Inde et soulignant les répercussions internationales croissantes de la crise.   Des enjeux stratégiques majeurs   Pour l’Iran, le contrôle du détroit constitue un levier stratégique majeur, susceptible d’influencer les marchés énergétiques mondiaux et de faire pression sur les États-Unis et leurs alliés.   Pour Washington, le maintien des restrictions s’inscrit dans une stratégie visant à accentuer la pression économique sur Téhéran.   Ce conflit, qui entre dans sa huitième semaine, a déjà causé de lourdes pertes humaines en Iran, au Liban, en Israël et dans les régions avoisinantes, avec un bilan en constante augmentation.   Une diplomatie sous pression   À l’approche de l’expiration du cessez-le-feu, les discussions prévues au Pakistan pourraient constituer une opportunité déterminante pour éviter une nouvelle escalade.   Toutefois, au regard des positions encore très éloignées et d’un contexte régional instable, les perspectives de percée restent incertaines.   L’issue de ces efforts diplomatiques pourrait non seulement sceller le sort du cessez-le-feu, mais aussi influencer durablement la stabilité d’une région clé pour l’approvisionnement énergétique et la sécurité mondiale.
Le Service national de renseignement et de sécurité (NISS) interpelle 138 individus soupçonnés de terrorisme et de sabotage.
Apr 18, 2026 2792
Addis-Abeba, le 18 avril 2026 (ENA) : - Le Service national de renseignement et de sécurité (NISS) a annoncé l’arrestation de 138 individus soupçonnés de vouloir perturber la paix, la sécurité nationale ainsi que le bon déroulement des prochaines élections.   Selon un communiqué officiel, ces suspects entretenaient des liens avec des groupes terroristes et extrémistes.   Ils ont été appréhendés à l’issue d’une opération coordonnée menée le 17 avril 2026 par les forces de sécurité fédérales et régionales.   D’après les autorités, les individus arrêtés étaient impliqués dans la planification d’actes de violence et de déstabilisation à Addis-Abeba et dans plusieurs grandes villes du pays.   Leurs activités incluaient notamment la mise en place de cellules clandestines pour des groupes armés, la collecte de renseignements et la participation à des projets d’attentats et d’enlèvements.   L’enquête a également révélé leur implication dans un soutien logistique aux groupes extrémistes, comprenant la fourniture de fonds, de vivres, d’uniformes, de matériel de communication, de téléphones, de cartes SIM, ainsi que d’armes et de munitions.   Certains étaient aussi chargés de perturber le processus électoral dans diverses localités et d’attiser des tensions ethniques et religieuses.   Le communiqué indique en outre que certains suspects avaient des liens avec des organisations terroristes internationales, notamment Al-Shabaab et l’État islamique, et auraient reçu une formation en Somalie.   Ils opéraient dans différentes régions du pays, recrutant de nouveaux membres et facilitant la préparation d’actes terroristes.   L’opération a également ciblé des individus impliqués dans le trafic illégal d’armes, ainsi que dans la traite des êtres humains et la contrebande, activités visant à fragiliser la sécurité et l’économie nationales.   Lors des arrestations, les forces de sécurité ont saisi des armes, des explosifs, des grenades, des munitions, ainsi que des devises étrangères et des marchandises de contrebande.   Les autorités ont souligné que cette opération a été rendue possible grâce à la coopération étroite entre les Forces de défense nationale éthiopiennes, la Police fédérale et les services de sécurité régionaux.   Le NISS a affirmé qu’il poursuivra ses efforts de surveillance et d’enquête afin de démanteler les réseaux extrémistes.   Il a également assuré que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour garantir le bon déroulement des prochaines élections nationales.   Enfin, le service a appelé la population à continuer de coopérer en signalant toute activité suspecte et en soutenant les institutions de sécurité du pays.
La coopération internationale est un levier clé de la réforme judiciaire, selon le président de la Cour suprême d’Amhara.
Apr 17, 2026 3104
Addis-Abeba, le 17 avril 2026 (ENA) : - Le renforcement de la coopération avec les institutions juridiques et judiciaires internationales constitue un pilier essentiel pour faire avancer les réformes du système judiciaire en Éthiopie, a affirmé Alemante Agidew, président de la Cour suprême de la région d’Amhara.   Cette déclaration intervient à l’issue d’une visite de travail menée par une délégation qu’il dirigeait auprès de plusieurs institutions judiciaires de premier plan en Europe et en Asie.   Selon le président, cette mission visait à consolider les réformes en cours tout en élargissant les partenariats internationaux, notamment à travers le partage d’expériences pratiques et le renforcement des capacités aux niveaux national et régional.   Il a qualifié les échanges tenus durant cette tournée de « constructifs et fructueux ».   Au cours de leur déplacement, les membres de la délégation ont rencontré diverses institutions de référence à Singapour, à Hong Kong, en France et aux Pays-Bas.   À Singapour, ils ont notamment échangé avec le Centre international d’arbitrage de Singapour (SIAC), Maxwell Chambers et la Cour suprême.   À Hong Kong, des discussions ont eu lieu avec plusieurs organismes, dont le Centre d’arbitrage international de Hong Kong, l’Organisation internationale pour la médiation (IOMED), le Bureau de formation des talents juridiques internationaux ainsi que le ministère de la Justice.   En Europe, la délégation s’est rendue auprès d’institutions majeures telles que la Chambre de commerce internationale et le Centre d’arbitrage de Paris en France, ainsi que la Cour permanente d’arbitrage et l’Académie de droit international de La Haye aux Pays-Bas.   En marge de ces visites, Alemante Agidew s’est entretenu avec de hauts responsables d’organisations juridiques internationales afin d’explorer les perspectives de coopération et de partenariat.   Lors de ces échanges, il a présenté les avancées des réformes judiciaires en Éthiopie, mettant en avant la révision du cadre juridique, le renforcement des institutions et les efforts de modernisation du système judiciaire.   Il a également souligné les initiatives visant à améliorer l’accès à la justice et à promouvoir les modes alternatifs de règlement des différends.   Le président a en outre relevé que la position stratégique de l’Éthiopie, en tant que siège de l’Union africaine et d’autres institutions internationales, combinée à la croissance économique du pays et à sa connectivité mondiale assurée notamment par Ethiopian Airlines, offre des opportunités favorables pour faire du pays un pôle régional d’arbitrage.   Il a estimé que ces avancées pourraient bénéficier à la fois aux acteurs nationaux et internationaux.   De leur côté, les partenaires rencontrés ont salué les progrès réalisés par l’Éthiopie dans la réforme de son système judiciaire, en particulier au sein de la Cour suprême régionale d’Amhara, et ont exprimé leur volonté de renforcer davantage la coopération à travers l’assistance technique, le développement des capacités et l’échange d’expertise.   La délégation a regagné l’Éthiopie le 16 avril 2026, concluant ainsi sa mission.
Le président de la Commission de l’Union africaine appelle à un cessez-le-feu immédiat pour atténuer la crise au Soudan.
Apr 16, 2026 3404
Addis-Abeba, le 16 avril 2026 (ENA) : - Lors de la troisième Conférence internationale sur le Soudan tenue à Berlin, Mahmoud Ali Youssouf a insisté sur la nécessité urgente d’instaurer un cessez-le-feu immédiat, le qualifiant d’étape essentielle pour mettre fin aux souffrances du peuple soudanais.   Il a également plaidé pour une meilleure coordination des efforts de médiation internationale, mettant en garde contre les initiatives dispersées qui pourraient freiner les avancées vers la paix.   Soulignant le rôle central de l’Union africaine, il a invité les partenaires internationaux à soutenir une approche commune fondée sur un processus politique conduit par les Soudanais eux-mêmes, avec la participation des acteurs civils.   Par ailleurs, il a appelé à un renforcement de l’aide humanitaire et à une mobilisation accrue de la communauté internationale, estimant qu’une action concertée est indispensable pour parvenir à une paix durable.   De son côté, le ministre d’État éthiopien aux Affaires étrangères, Hadera Abera, a insisté sur la nécessité d’un soutien international soutenu et de partenariats solides, notamment en faveur des communautés d’accueil, afin d’assurer aux réfugiés des conditions de vie dignes.   Il a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie en faveur de politiques inclusives, en mettant l’accent sur l’accès à l’éducation, aux moyens de subsistance et aux services essentiels.   Enfin, les participants à la conférence se sont engagés à mobiliser près de 1,8 milliard d’euros pour répondre à la crise, notamment en matière de sécurité alimentaire, de soutien aux réfugiés, de soins de santé et d’abris d’urgence.
Les parlements éthiopien et nigérian renforcent leur coopération par l’échange d’expériences.
Apr 16, 2026 2286
Addis-Abeba, le 16 avril 2026 (ENA) : - Les institutions parlementaires d’Éthiopie et du Nigéria ont partagé leurs expériences et réitéré leur engagement en faveur du renforcement de la diplomatie parlementaire ainsi que du rapprochement entre leurs populations.   La rencontre s’est tenue ce jour à Addis-Abeba entre une délégation de la Commission des services de l’Assemblée nationale du Nigéria, dirigée par le commissaire Lawan Mahmud Mana, et les représentants de la Chambre des représentants du peuple éthiopienne.   Les échanges ont porté sur les pratiques en matière d’administration et de gouvernance parlementaires, ainsi que sur les moyens de consolider la coopération à travers un dialogue continu et un apprentissage réciproque.   À cette occasion, Dima Negewo, président de la Commission permanente des affaires étrangères et de la paix de la Chambre des représentants du peuple, a indiqué que le partage d’expériences et la coopération législative jouent un rôle clé dans l’élargissement de la diplomatie au-delà des cadres gouvernementaux classiques.   Il a également souligné qu’un renforcement de la coopération parlementaire permettrait d’accélérer les initiatives communes, notamment dans les domaines nécessitant une coordination législative et un échange d’informations.   De son côté, le commissaire Lawan Maina Mahmud a mis en avant l’importance des institutions parlementaires dans le rapprochement entre les nations, affirmant que les liens entre les peuples se consolident lorsque les parlements encouragent les échanges culturels, la coopération citoyenne et l’harmonisation des politiques publiques.   Il a enfin réaffirmé la volonté de son institution de poursuivre les consultations et le dialogue afin de faire avancer les priorités communes et de consolider une coopération durable entre les deux pays.
L’Éthiopie met en place un programme de réforme visant à consolider ses capacités diplomatiques.
Apr 15, 2026 3075
Addis-Abeba, le 15 avril 2026 (ENA) : - Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a annoncé le lancement d’un nouveau programme de réforme visant à renforcer les capacités diplomatiques du pays et à moderniser son cadre institutionnel.   Cette initiative a pour ambition de doter les diplomates des compétences nécessaires pour mieux défendre les intérêts nationaux de l’Éthiopie sur la scène internationale.   Présenté lors d’une cérémonie officielle, ce programme s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation du ministère afin de l’adapter aux évolutions des contextes régional et mondial.   À cette occasion, le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a indiqué qu’une feuille de route de réforme institutionnelle sur trois ans est déjà en cours d’exécution, visant à améliorer l’efficacité administrative, moderniser les systèmes internes et renforcer l’environnement de travail.   Il a insisté sur l’importance du développement des compétences des diplomates, estimant que ce programme leur permettra de renforcer leurs capacités d’analyse, leurs compétences professionnelles et leur maîtrise des enjeux internationaux afin de mieux représenter l’Éthiopie dans un environnement global de plus en plus complexe.   Le ministre d’État aux Affaires étrangères, Berhanu Tsegaye, a pour sa part souligné l’urgence de cette réforme, destinée à moderniser l’institution et à l’aligner sur les exigences actuelles.   Il a expliqué qu’une étude interne approfondie avait permis d’identifier les principales lacunes, orientant ainsi la conception du programme.   Parmi les défis relevés figurent le renforcement du professionnalisme, une meilleure compréhension du contexte et de la culture nationale, ainsi que l’amélioration des compétences en diplomatie et en négociation internationales.   Selon lui, la réforme vise à corriger ces insuffisances tout en tenant compte des transformations du contexte international et des priorités stratégiques de l’Éthiopie.   Le programme comprend notamment des formations spécialisées, la révision des curricula de l’Institut des affaires étrangères, l’introduction d’un nouveau code de conduite et l’élargissement des opportunités d’études supérieures.   Lors de la cérémonie de lancement, le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Éthiopie, Samuel Doe, a réaffirmé l’appui de l’organisation en tant que partenaire clé de cette initiative.   Il a également salué la contribution du PNUD en matière d’expertise technique et de soutien financier initial, tout en appelant les partenaires internationaux à renforcer leur engagement à travers le cofinancement, la coopération technique et le partage de connaissances.   Enfin, il a souligné que la diplomatie moderne va au-delà des relations interétatiques traditionnelles, jouant un rôle central dans la consolidation de la paix, l’intégration économique, le commerce, la coopération climatique et la stabilité régionale, et que le renforcement des capacités institutionnelles et humaines demeure essentiel pour soutenir les ambitions de développement de l’Éthiopie.
L’Éthiopie et le Libéria consolident leur partenariat en matière de paix et de développement.
Apr 14, 2026 2817
Addis-Abeba, le 14 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre de l’Éthiopie, Abiy Ahmed, et le président du Libéria, Joseph Nyuma Boakai, ont tenu des échanges visant à réaffirmer leur volonté de renforcer les relations bilatérales, notamment dans les domaines du maintien de la paix et du développement.   Le premier ministre a qualifié cette rencontre de fructueuse, soulignant qu’elle constituait une opportunité majeure pour consolider et élargir le partenariat de longue date entre les deux pays.   Les discussions ont porté sur la coopération en matière de paix et de sécurité, ainsi que sur plusieurs secteurs stratégiques liés au développement.   La visite d’État du président Boakai a été marquée par une cérémonie officielle au Palais national, haut lieu symbolique, où il a été accueilli par le Premier ministre Abiy Ahmed.   À l’issue de leurs entretiens, les deux dirigeants ont également supervisé la signature de plusieurs mémorandums d’entente, traduisant des avancées concrètes vers un renforcement de la coopération bilatérale.   Selon le Premier ministre, ces accords reflètent un engagement commun en faveur du partage d’expériences et de la collaboration.   Il a souligné la volonté de l’Éthiopie de mettre à profit son expérience en matière de transformation nationale, tout en s’inspirant des approches de ses partenaires.   « Ces accords constituent une base essentielle pour partager notre expérience de transformation rapide avec d’autres nations africaines, tout en intégrant les perspectives variées de nos partenaires afin de promouvoir des solutions durables, portées par les Africains, pour le développement du continent », a-t-il déclaré.
Le président libérien rend hommage à la victoire historique d’Adwa.
Apr 14, 2026 2389
Addis-Abeba, le 14 avril 2026 (ENA) : - En visite officielle en Éthiopie, le président du Libéria, Joseph Nyuma Boakai, a honoré la mémoire de la victoire d’Adwa en déposant une gerbe au mémorial récemment inauguré.   Ce site emblématique commémore la célèbre bataille du 1er mars 1896, au cours de laquelle les forces éthiopiennes ont infligé une défaite décisive aux troupes italiennes.   Au-delà de la préservation de la souveraineté nationale, cette victoire s’est imposée comme un symbole puissant de résistance, inspirant les luttes anticoloniales à travers le continent africain et contribuant à l’émergence des mouvements d’indépendance au XXe siècle.   Lors de la cérémonie, la maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a présenté au président Boakai la portée historique et culturelle du mémorial, désormais érigé en symbole de fierté et de résilience africaines.   Accueilli chaleureusement la veille à son arrivée à l’aéroport international de Bole par le Premier ministre Abiy Ahmed, le président libérien effectue une visite qui reflète la volonté commune de renforcer les relations diplomatiques entre les deux pays.   L’Éthiopie et le Libéria entendent ainsi approfondir leur coopération dans des secteurs stratégiques, consolidant des liens historiques fondés sur une identité africaine partagée et un héritage commun de résistance et d’indépendance.
Le Premier ministre Abiy a accueilli le président libérien Joseph Nyuma Boakai au Palais national, à l’occasion de sa visite d’État en Éthiopie.
Apr 14, 2026 1092
Addis-Abeba, le 14 avril 2026 (ENA) : - Le chef du gouvernement éthiopien, Abiy Ahmed, a réservé un accueil officiel au président du Libéria, Joseph Nyuma Boakai, dans l’enceinte du Palais national.   Décrivant cette visite comme « un honneur exceptionnel », le Premier ministre a partagé un message sur les réseaux sociaux, mettant en avant la portée significative de la présence du dirigeant libérien.   Au-delà du protocole diplomatique, cette rencontre illustre la solidité des liens entre deux nations africaines unies par une histoire singulière, a-t-il souligné.   L’Éthiopie et le Libéria incarnent toutes deux la résilience du continent, ayant largement préservé leur souveraineté durant la période coloniale, avant de jouer un rôle majeur dans la promotion de l’indépendance et de l’unité africaine.   « La table de l’Éthiopie demeure ouverte et accueillante », a affirmé Abiy Ahmed, réitérant l’engagement du pays à renforcer ses partenariats et à explorer de nouvelles perspectives de coopération.   À travers ces propos, le Premier ministre a mis en avant une vision inclusive et tournée vers l’avenir, positionnant l’Éthiopie comme un acteur clé de la coopération continentale.   La visite du président Boakai est ainsi perçue comme une opportunité de dynamiser les relations bilatérales, avec l’espoir de traduire les liens historiques en avancées concrètes.   Qu’il s’agisse de coopération économique ou de convergence politique, les deux pays entendent transformer leur volonté commune en actions tangibles.   Alors que les échanges se poursuivent au Palais national, cette visite dépasse le simple symbole diplomatique et pourrait marquer un tournant décisif dans les relations entre l’Éthiopie et le Libéria, fondé sur des valeurs partagées et une ambition commune pour l’avenir de l’Afrique.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023