Technologie
Les grands acteurs mondiaux du secteur technologique saluent les avancées rapides de l’Éthiopie dans le domaine de l’intelligence artificielle et appellent à intensifier les efforts d’innovation.
Apr 4, 2026 36
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se distingue désormais sur la scène internationale grâce aux progrès remarquables réalisés en intelligence artificielle (IA).   Des leaders du secteur encouragent le pays à accélérer encore davantage ses initiatives innovantes et à consolider ses partenariats à l’échelle mondiale afin de maintenir cette dynamique.   Ces observations font suite à une visite à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, où plusieurs experts ont mis en lumière le potentiel du pays à devenir un centre d’innovation de premier plan en Afrique.   Intervenant à cette occasion, James David, directeur des opérations africaines de Tata Consultancy Services (TCS), a salué les investissements conséquents engagés par l’Éthiopie dans l’IA ainsi que l’essor de son écosystème de startups.   Selon lui, ces avancées pourraient faire du pays une référence pour d’autres nations africaines.   Il a également mis en avant l’importance d’un partenariat stratégique avec l’Inde, estimant que l’expérience de ce pays dans le déploiement de solutions numériques constitue un atout complémentaire aux capacités d’innovation éthiopiennes.   De son côté, Edwin Vollanoor, PDG d’AppFace Technologies, a qualifié l’Institut d’un des centres d’excellence en IA les plus prometteurs de la région.   Il a particulièrement apprécié la qualité des technologies développées, notamment dans les domaines des modèles de langage et de la robotique, qu’il a jugées de niveau international.   Il a en outre relevé que certaines solutions d’IA sont déjà intégrées dans les systèmes publics, notamment au sein des tribunaux, tout en soulignant la nécessité d’élargir leur déploiement pour maximiser leur impact.   Dans cette perspective, il a plaidé pour un renforcement des dispositifs de mentorat, d’incubation et d’accélération, invitant l’Éthiopie à s’inspirer des expériences de pays tels que la Chine et l’Inde.   Selon lui, l’intelligence artificielle offre des perspectives de transformation majeures dans des secteurs clés comme l’agriculture, les transports et l’emploi, et pourrait contribuer à positionner l’Éthiopie comme un hub continental en collaboration avec l’Union africaine.   Pour sa part, Monsy Mathews, représentant de Moti Engineering, a mis en avant les avancées technologiques significatives enregistrées par le pays au cours de la dernière décennie, en particulier dans le secteur financier.   Il a noté une adoption croissante de l’IA par les banques, notamment dans la gestion des risques, la vérification des clients, les paiements et le traitement des crédits.   Il a également évoqué les initiatives menées par Ethio Telecom dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’automatisation robotisée des processus, soulignant que leur déploiement progresse progressivement dans différents secteurs.   Dans l’ensemble, les experts s’accordent à considérer que, grâce à des investissements soutenus, une coopération internationale accrue et une priorité donnée à l’innovation, l’Éthiopie dispose de solides atouts pour s’imposer comme un pôle d’excellence en IA et en numérique sur le continent africain.
Les semences améliorées stimulent fortement la productivité agricole Institut éthiopien de recherche agricole
Mar 28, 2026 271
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien de recherche agricole a annoncé que la mise à disposition de semences améliorées contribue de manière significative à l’augmentation des rendements agricoles en Éthiopie.   Le directeur général de l’institut, Nigussie Dechassa, a mis en avant le rôle déterminant de l’EIAR dans l’amélioration de la productivité, notamment à travers le développement et la diffusion de variétés hybrides performantes.   Dans un entretien accordé à ENA, il a précisé que les recherches portent sur des cultures stratégiques telles que le maïs, le blé, l’orge, la pomme de terre et le café, avec pour objectif de produire des variétés à haut rendement et de meilleure qualité.   Selon Nigussie Dechassa, ces semences ont permis d’accroître considérablement les rendements à l’hectare.   Il a notamment cité le cas du maïs, dont la production est passée d’environ 45 quintaux à 80–90 quintaux par hectare grâce aux variétés améliorées.   Des progrès similaires ont été observés pour le blé : les variétés développées par l’institut ont permis d’atteindre une production moyenne de 36 quintaux par hectare, avec des pics allant jusqu’à 80 quintaux, contre 14 à 15 quintaux il y a deux décennies.   L’institut a également mis au point une douzaine de variétés d’orge hybrides, contribuant à répondre à la demande nationale en malt et à réduire la dépendance aux importations.   Dans le cas de la pomme de terre, environ 45 nouvelles variétés ont été introduites, permettant presque de doubler les rendements moyens, passés de 120 à 230 quintaux par hectare.   Enfin, Nigussie Dechassa a souligné que la pomme de terre, à l’instar d’autres cultures vivrières essentielles, joue un rôle clé dans le renforcement de la sécurité alimentaire du pays.
La vision numérique de l’Éthiopie et ses initiatives en intelligence artificielle sont essentielles pour accélérer la transformation : Ambassadeur indien.
Mar 25, 2026 239
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a salué la vision numérique prospective des dirigeants éthiopiens, soulignant que la stratégie « Éthiopie numérique 2030 » pose les fondations d’un développement inclusif porté par la technologie.   Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Anil Kumar Rai a affirmé que les dirigeants éthiopiens ont engagé des actions audacieuses pour intégrer les technologies dans le processus de développement national, notamment au regard de la jeunesse et de l’importance démographique du pays.   Il a souligné que, avec plus de 70 % de la population âgée de moins de 30 ans, le recours aux technologies numériques constitue un levier essentiel pour relever les défis du développement et garantir une croissance durable.   Selon lui, les initiatives gouvernementales visant à élargir l’accès à des infrastructures de données abordables et de qualité posent des bases solides pour l’innovation, appuyées par une main-d’œuvre qualifiée et instruite.   « Le gouvernement éthiopien a multiplié les efforts pour rendre les données de qualité accessibles à un coût abordable, créant ainsi un socle robuste, soutenu par des talents capables de développer des solutions fondées sur l’intelligence artificielle », a-t-il indiqué. L’ambassadeur a également relevé que les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, jouent un rôle de plus en plus déterminant dans divers secteurs tels que l’économie, l’identité numérique, l’éducation, la santé et les services financiers. Fort de ces avancées, il a estimé que le cadre politique numérique de l’Éthiopie est à la fois complet et tourné vers l’avenir, avec un fort potentiel pour déployer des solutions à grande échelle. « De nombreuses innovations développées ailleurs peuvent être adaptées au contexte éthiopien afin de répondre efficacement aux défis locaux », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Anil Kumar Rai a mis en avant la position stratégique de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique ainsi que sa croissance économique soutenue ces dernières décennies, soulignant que plusieurs pays africains considèrent désormais le pays comme une référence en matière de transformation. « Bien que de nombreux pays africains disposent de politiques en matière d’intelligence artificielle, celle de l’Éthiopie se distingue par son caractère prospectif et sa capacité à être déployée à grande échelle, un élément clé dans le domaine technologique », a-t-il ajouté. Il a en outre insisté sur l’importance de la coopération à l’échelle continentale, évoquant des cadres comme Agenda 2063, et suggérant que les solutions numériques réussies pourraient être valorisées à travers Union africaine afin de favoriser leur adoption à travers le continent.   L’Éthiopie a, dans cette dynamique, lancé la stratégie « Digital Ethiopia 2030 », destinée à faire du pays une économie pleinement intégrée au numérique. Celle-ci met l’accent sur le développement des infrastructures numériques, l’amélioration de la connectivité et la promotion de l’innovation afin de renforcer l’efficacité des services publics et la productivité économique. Le gouvernement accorde également une priorité particulière au développement du capital humain et au renforcement des capacités technologiques, reconnaissant que les compétences numériques sont essentielles pour soutenir la croissance future du pays.
L’Éthiopie et l’Inde consolident leur partenariat en intelligence artificielle à travers une visite technologique stratégique.
Mar 23, 2026 347
Addis-Abeba, le 23 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Inde ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale en matière d’intelligence artificielle (IA) et d’innovation numérique, à la suite d’une visite de haut niveau menée par des entreprises technologiques indiennes à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle (EAII).   La délégation, dirigée par l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, comprenait des représentants d’entreprises opérant dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi que les services numériques.   À cette occasion, le directeur général de l’institut, Worku Gachena, a présenté les avancées significatives réalisées depuis la création de l’EAII en 2020, une initiative lancée sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed.   Il a souligné la croissance rapide de l’institution et son rôle central dans la stratégie nationale de transformation numérique.   Cette dynamique s’inscrit dans la vision « Éthiopie numérique 2030 », qui vise à moderniser l’économie à travers l’innovation technologique, le développement de la recherche en IA, la formation de talents locaux et l’intégration des technologies émergentes dans des secteurs prioritaires tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et les services publics.   Selon les responsables, l’Éthiopie a accompli des progrès notables dans le développement de ses capacités en IA, notamment grâce à la formation de spécialistes, au lancement de projets pilotes et au renforcement de partenariats avec des universités et des acteurs internationaux.   Worku Gachena a insisté sur le rôle stratégique de l’IA dans le développement du pays, la décrivant comme un levier essentiel pour relever les défis économiques et améliorer concrètement les conditions de vie des citoyens.   Il a également mis en avant les efforts en cours pour développer une infrastructure robuste, incluant des centres de données et des outils numériques adaptés.   Il a par ailleurs évoqué la récente visite du Premier ministre indien Narendra Modi, la qualifiant de moment clé ayant permis d’élever les relations entre les deux pays au niveau de partenariat stratégique.   De son côté, l’ambassadeur Anil Kumar Rai a souligné l’engagement continu de l’Inde, rappelant qu’il s’agissait de sa troisième visite à l’institut. Il a mis en avant le potentiel démographique commun des deux pays, caractérisé par une importante population jeune, et l’importance de tirer parti des technologies pour répondre aux défis contemporains.   Il a également cité l’expérience de l’Inde en matière d’inclusion numérique, notamment à travers des plateformes comme Aadhaar, l’interface de paiement unifiée (UPI) et le réseau ouvert pour le commerce numérique (ONDC), qui ont permis d’élargir l’accès aux services numériques à grande échelle.   Selon lui, des initiatives similaires pourraient être adaptées au contexte éthiopien, en cohérence avec les objectifs de « Éthiopie numérique 2030 », incluant notamment le déploiement de la 5G dans plus de 100 villes et l’augmentation du taux de pénétration des smartphones.   Lors de cette visite, les experts de l’institut ont présenté plusieurs applications concrètes de l’IA dans des domaines variés tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière, la pharmacie, l’apprentissage en ligne, les services publics et la gestion des données.   La rencontre a également réuni des acteurs du secteur des TIC collaborant avec l’Union africaine, mettant en lumière la portée régionale de ces initiatives.   Cette coopération en pleine expansion devrait continuer à renforcer les relations entre l’Éthiopie et l’Inde, en particulier dans les domaines de la technologie et de l’innovation.
En Éthiopie, un commissariat intelligent sans personnel redéfinit les services de police numériques.
Mar 22, 2026 366
Addis-Abeba, le 22 mars 2026 (ENA) : - Le tout premier commissariat de police intelligent d’Afrique, récemment inauguré à Addis-Abeba, marque une avancée majeure dans la modernisation des services de sécurité grâce à l’intégration des technologies numériques, a indiqué l’inspecteur Andnet Sisay, responsable du département technologique de la police fédérale.   Ce poste de police nouvelle génération repose sur des bornes en libre-service alimentées par l’intelligence artificielle, permettant aux citoyens d’accéder aux services 24h/24 et 7j/7.   À travers des écrans interactifs et une assistance vidéo à distance, les usagers peuvent signaler des infractions, soumettre des documents ou effectuer diverses démarches, sans recours à la paperasserie, contribuant ainsi à limiter les risques de corruption. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Éthiopie numérique 2030 ».   Le commissariat a été officiellement inauguré par le Premier ministre Abiy Ahmed.   Dans un entretien accordé à ENA, l’inspecteur Andnet a précisé que les citoyens peuvent également déposer des plaintes, régler des amendes et solliciter des documents administratifs via ces dispositifs, tout en bénéficiant d’un accompagnement à distance assuré par des agents.   « Cette innovation améliore sensiblement la qualité du service offert aux citoyens et contribue au renforcement du système judiciaire et des services de police », a-t-il souligné.   Conçu comme un projet pilote, ce commissariat vise à limiter les interactions physiques, accélérer le traitement des dossiers et renforcer la prévention de la criminalité.   Selon l’inspecteur, un système de suivi et d’évaluation permet aux agents désignés d’examiner les dossiers soumis, garantissant ainsi une prise en charge rapide et efficace des affaires.   Accessible au public et largement autonome, le poste fonctionne avec un minimum de personnel sur place — un seul agent assurant le support technique — tandis que les opérations sont supervisées à distance grâce à des systèmes de surveillance et de gestion centralisés.   Cette innovation contribue à renforcer l’image du pays et à développer les compétences technologiques des forces de l’ordre, a-t-il ajouté.   L’inspecteur Andnet a également indiqué que cette initiative suscite un intérêt croissant à travers le continent africain, plusieurs délégations manifestant leur volonté de s’inspirer de l’expérience éthiopienne.   L’Éthiopie figure parmi les rares pays au monde à avoir adopté ce type de dispositif et se positionne comme pionnière en Afrique dans le déploiement de commissariats automatisés.   Par ailleurs, la Police fédérale a lancé une application mobile favorisant la participation citoyenne, permettant de signaler rapidement les crimes.   Selon l’inspecteur, l’intégration de ces outils numériques améliore l’efficacité opérationnelle et le traitement des dossiers au sein des services de police.   Il a enfin précisé que le système a été majoritairement conçu par des experts locaux, seul le matériel ayant été importé, ce qui illustre les progrès des compétences nationales tout en assurant la sécurité des données et en transformant durablement les pratiques policières.   Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique des institutions publiques en Éthiopie, visant à renforcer l’efficacité, l’accessibilité et la transparence des services grâce à la technologie.
Le Premier ministre Abiy Ahmed effectue une visite au Centre de services numériques de Dire Mesob Digital Service Center.
Mar 8, 2026 236
Addis-Abeba, le 8 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a effectué une visite au Centre de services numériques de Dire Mesob Digital Service Center, une plateforme moderne destinée à fournir aux citoyens des services publics numériques dans environ 73 domaines.   Situé dans la ville de Dire Dawa, le centre couvre une superficie de plus de 3 000 mètres carrés et comprend un bâtiment de cinq étages surmonté d’une terrasse. Conçu avec des infrastructures modernes, il vise à améliorer l’efficacité, l’accessibilité et la qualité des services publics.   Le complexe dispose notamment d’un espace d’accueil, d’une garderie, d’un centre d’appels, de bureaux administratifs, de salles de formation, d’un centre d’information et de technologie, d’une salle de veille, d’une salle de réunion, ainsi que d’un parking et d’une cafétéria. Cette organisation permet aux citoyens d’accéder à plusieurs services administratifs dans un même lieu.   Le Premier ministre est arrivé à Dire Dawa en début d’après-midi, accompagné de la Première dame Zinash Tayachew. À leur arrivée à l’aéroport, ils ont été accueillis par les autorités locales.   Surnommée la « Reine du désert », la ville de Dire Dawa a réservé une réception au chef du gouvernement, mettant en valeur son riche héritage historique et culturel.
Des démarches sont actuellement engagées afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le développement des compétences numériques au sein de l’enseignement primaire.
Feb 26, 2026 338
Addis-Abeba, le 26 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Éducation a indiqué que des mesures sont en préparation afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le renforcement des compétences numériques parmi les piliers du programme national, et ce dès l’enseignement primaire.   Muluneh Atnafu, responsable du e-learning et de l’Initiative des 5 millions de codeurs éthiopiens au sein du ministère, a indiqué à l’ENA que le développement du capital humain constitue la pierre angulaire de la réussite de la stratégie nationale de l'Ethiopie numerique 2030 ainsi que du vaste programme de réformes en cours. Il a expliqué que le ministère a adopté une approche résolument axée sur des objectifs précis afin de renforcer les connaissances et les compétences numériques à l’échelle nationale.   Dans cette dynamique, des travaux sont en cours pour intégrer l’intelligence artificielle et la culture numérique dans le système éducatif, de la première à la douzième année. L’objectif est de préparer une génération non seulement familière avec les technologies, mais également capable de rivaliser sur la scène internationale. Parallèlement, des actions stratégiques ciblent aussi l’enseignement supérieur afin de consolider les compétences numériques des enseignants et des étudiants. Parmi les initiatives phares figure le programme des 5 millions de codeurs, conçu pour offrir des formations clés et réduire la fracture numérique à travers le pays. Le coordinateur a insisté sur l’importance de ces bases éducatives pour permettre au secteur de contribuer pleinement à l’économie nationale, l’intelligence artificielle occupant une place centrale dans la feuille de route Digital Ethiopia 2030. En mettant l’accent sur ces compétences stratégiques, l’Éthiopie ambitionne de former une jeunesse apte à évoluer et à innover dans l’environnement numérique contemporain.
À l’issue de discussions de haut niveau, le président israélien met en avant l’Éthiopie comme un partenaire stratégique majeur en Afrique.
Feb 25, 2026 296
Addis-Abeba, le 25 février 2026 (ENA) : - À l’issue d’une rencontre au sommet avec le Premier ministre Abiy Ahmed, le président israélien Isaac Herzog a salué l’Éthiopie comme un partenaire stratégique majeur d’Israël sur le continent africain.   Dans un message publié sur son compte officiel X, le chef de l’État israélien a qualifié leurs échanges d’« excellents », mettant en avant la qualité du dialogue et la solidité des liens bilatéraux.   Il a souligné que la relation entre les deux pays repose sur une coopération de longue date et offre des perspectives prometteuses pour l’avenir.   « L’Éthiopie occupe une place centrale en Afrique et constitue, depuis des décennies, un partenaire clé pour l’État d’Israël », a affirmé le président Herzog.   Il a réitéré la volonté d’Israël de renforcer sa présence diplomatique et économique sur le continent, en considérant l’Éthiopie comme un acteur incontournable de cette stratégie.   Les discussions ont porté sur l’élargissement de la coopération dans des domaines prioritaires tels que l’innovation, la recherche scientifique, les technologies de pointe, l’agriculture, la sécurité alimentaire, ainsi que la gestion de l’eau et de l’énergie.   Les deux dirigeants ont également examiné les moyens d’approfondir la collaboration régionale au bénéfice mutuel de leurs peuples.   Au-delà des relations bilatérales, les échanges ont mis l’accent sur la promotion d’un partenariat fondé sur la paix, la solidarité et une dynamique régionale constructive. Le président israélien a exprimé son souhait de voir cette coopération se consolider davantage dans les années à venir.   Au cours de sa visite, Isaac Herzog s’est recueilli au Memorial de la victoire d'Adoua, rendant hommage à l’histoire et à l’esprit d’indépendance de l’Éthiopie.   Cette visite s’inscrit dans un contexte diplomatique particulièrement dynamique pour Addis-Abeba, qui s’affirme comme une plateforme majeure de dialogue international. Ces dernières semaines, la capitale éthiopienne a accueilli plusieurs dirigeants étrangers de premier plan.   Parmi eux figurent le président turc Recep Tayyib Erdogan, dont la visite a abouti à la signature d’un mémorandum d’entente sur des projets conjoints dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, ainsi que la Première ministre italienne Giorgia meloni, venue coprésider le Sommet Italie-Afrique et promouvoir le « Plan Mattei » en faveur d’un partenariat durable avec le continent.   Cette succession de visites de haut niveau confirme le statut d’Addis-Abeba, non seulement comme capitale politique de l’Éthiopie, mais également comme centre diplomatique continental, notamment en tant que siège de l’Union Africaine.
Selon le PNUD, l’Éthiopie s’emploie à transformer les Africains en acteurs de la production technologique plutôt qu’en simples consommateurs.
Feb 18, 2026 331
Addis-Abeba, le 18 fevrier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie jette les bases pour que les Africains deviennent des créateurs de technologies plutôt que de simples consommateurs.Ahunna Eziakonwa-Onochie, administratrice adjointe du PNUD et directrice régionale pour l’Afrique.   Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Ahunna Eziakonwa-Onochie, administratrice adjointe du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l’Afrique, a salué la transformation numérique de l’Éthiopie, citant le soutien du PNUD au centre de données pour l’intelligence artificielle ainsi que la fourniture de matériel technologique. Elle a souligné l’engagement du gouvernement éthiopien à créer des fondations non seulement pour son pays, mais pour l’ensemble du continent.   « Nous observons un engagement sérieux des autorités en matière de technologie et de gouvernance.   Si les gouvernements ne s’impliquent pas dans la recherche, le développement et la gestion des données, nous serons condamnés à consommer uniquement la technologie produite ailleurs. Dans ce cas, la technologie devient une autre industrie extractive. C’est pourquoi l’Éthiopie pose les bases pour faire des Africains et des Éthiopiens des producteurs de technologie, et non de simples consommateurs », a-t-elle déclaré. Eziakonwa-Onochie a également salué la forte adoption de l’IA et de la science en Éthiopie, qu’elle considère comme un levier clé pour la transformation continentale. Elle a mis en avant le Centre de services MESOB à guichet unique, qui a permis de numériser la prestation des services publics, rendant leur accès plus rapide, transparent et moins susceptible de corruption, tout en améliorant la productivité économique.   « La technologie peut transformer la gouvernance et la prestation de services, ce qui est essentiel pour stimuler l’économie », a-t-elle ajouté. Concernant la réforme économique en cours, elle a noté une transformation profonde pilotée par cette réforme. « Tous les partenaires l’ont saluée comme une approche disciplinée et efficace. »   Grâce à ces réformes multidimensionnelles, l’Éthiopie est sur la voie d’une croissance à deux chiffres. « Nous attendons avec impatience de voir ce pays démontrer que l’Afrique peut croître à deux chiffres, et je pense que l’Éthiopie sera l’un des premiers à le prouver. » Sur le plan financier, Mme Eziakonwa-Onochie a insisté sur la nécessité de débloquer le capital africain, notant que l’investissement en Afrique ne reflète pas toujours le potentiel existant. « L’une des solutions est de renforcer nos institutions financières multilatérales africaines et de travailler ensemble pour les capitaliser. » Elle a également souligné le rôle stratégique du secteur privé, et en particulier du secteur financier, pour assurer la souveraineté économique de l’Afrique et réduire la dépendance aux architectures externes peu favorables au continent.
L’Éthiopie inaugure l’AI UniPod et affirme son ambition de devenir un hub africain de l’intelligence artificielle.
Feb 17, 2026 295
Addis-Abeba, le 17 février 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien d'intelligence artificielle a procédé au lancement officiel du Pôle d’Innovation Universitaire en Intelligence Artificielle (AI UniPod), une initiative stratégique destinée à hisser l’Éthiopie au rang de centre technologique majeur du continent africain.   Ce nouveau pôle est né d’un partenariat entre l’Institut, l’Université d'Addis-Abeba et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), dans le cadre de l’Initiative Tombouctou.   À travers cette collaboration, les parties prenantes entendent stimuler la recherche appliquée, encourager l’entrepreneuriat technologique et renforcer les capacités nationales en intelligence artificielle.   S’exprimant lors de la cérémonie d’inauguration, le directeur général de l’Institut, Worku Gachena, a rappelé que son institution est l’organe national légalement mandaté pour encadrer la recherche, le développement et le déploiement de l’intelligence artificielle à l’échelle du pays.   Selon lui, l’AI UniPod représente une avancée déterminante dans la consolidation des compétences locales et dans la promotion de solutions technologiques adaptées aux réalités nationales.   Il a souligné que, sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, l’Institut s’est imposé comme l’un des centres d’excellence les plus dynamiques d’Afrique dans le domaine de l’IA.   Parmi les réalisations mises en avant figurent des innovations brevetées reconnues à l’international, notamment un dispositif de dépistage du cancer du sein et un système intelligent d’identification des grains de café.   Ces avancées illustrent, selon lui, la montée en puissance des capacités scientifiques et technologiques du pays.   Au-delà de son rôle d’infrastructure académique, l’AI UniPod — également appelé « Unipod Licorne » — se veut un levier de transformation structurelle.   Le centre ambitionne d’accompagner les jeunes innovateurs, les start-ups et les chercheurs dans le développement de solutions à fort impact, non seulement pour l’Éthiopie, mais aussi pour l’ensemble du continent africain.   Worku Gachena a insisté sur la vocation du projet : transformer la jeunesse éthiopienne en acteurs clés de la création de valeur. L’objectif est clair : faire évoluer les jeunes du statut de chercheurs d’emploi vers celui de créateurs d’emplois, et les positionner comme producteurs de technologies plutôt que simples consommateurs.   Abordant la question stratégique des données, il a repris une déclaration du Premier ministre selon laquelle la souveraineté des données constitue un pilier fondamental de la souveraineté nationale.   À l’ère de l’intelligence artificielle, a-t-il affirmé, les données doivent être considérées comme une richesse stratégique, comparable aux ressources naturelles telles que l’eau ou les minerais précieux.   Une dépendance excessive à l’égard d’infrastructures numériques étrangères, a-t-il averti, compromet la capacité d’un État à exercer pleinement sa souveraineté.   Conçu comme un espace d’innovation ouvert aux étudiants, aux entrepreneurs et aux chercheurs, l’AI UniPod incarne une nouvelle phase pour l’Éthiopie : celle du passage de la vision à l’action concrète dans le domaine de l’intelligence artificielle.   Pour ses promoteurs, cette initiative marque un moment charnière dans la trajectoire technologique du pays et confirme sa détermination à devenir un pôle d’excellence africain en matière d’IA.
Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a affirmé que l’Éthiopie est en train d’opérer une transition stratégique, passant du rôle de simple utilisateur de technologies à celui de concepteur et producteur d’innovations technologiques.
Feb 16, 2026 221
Addis-Abeba, le 16 fevrier 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre éthiopien Temesgen Tiruneh a affirmé que l’Éthiopie s’engage dans une nouvelle phase de mutation technologique, délaissant son rôle de simple utilisatrice de solutions importées pour devenir une actrice majeure dans la conception et l’orientation de l’économie numérique.   Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a tenu ces propos lors du lancement officiel de l’Artificial Intelligence University Innovation Pod (AI UniPod), une initiative conjointe portée par l’Ethiopian Artificial Intelligence Institute, l’Université d'Addis-Abeba et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), dans le cadre de son initiative Timbuktoo. Prenant la parole lors de la cérémonie, il a souligné que l’AI UniPod dépasse la simple inauguration d’un nouvel espace. Selon lui, il marque l’ouverture d’une étape décisive où l’Éthiopie passe du rôle d’observateur à celui d’acteur et de leader dans l’ère de l’intelligence artificielle.   Le vice-Premier ministre a expliqué que le projet vise à renforcer les compétences des jeunes en IA appliquée, à valoriser la recherche universitaire par la création d’entreprises viables et à transformer des idées novatrices en solutions technologiques évolutives. Il a insisté sur le fait que cette initiative s’inscrit dans une ambition continentale plus large, reposant sur des partenariats solides et une coopération stratégique. L’AI UniPod, a-t-il précisé, est conçu comme un véritable pôle d’innovation — « structurel plutôt que symbolique » — équipé de postes de travail avancés en intelligence artificielle, d’outils conformes aux standards industriels et de programmes structurés de renforcement des capacités. Il couvre l’ensemble du cycle d’innovation, du développement conceptuel et du codage jusqu’au prototypage et à la création d’entreprise. Évoquant la notion de souveraineté à l’ère numérique, il a rappelé qu’au XXIᵉ siècle, celle-ci ne se limite plus aux frontières physiques, mais inclut la maîtrise des données, la conception des algorithmes et le contrôle de la puissance de calcul. Cette initiative s’aligne sur la stratégie Digital Ethiopia 2030 ainsi que sur le programme national de réformes économiques, illustrant l’engagement du gouvernement à investir dans le capital humain comme moteur du développement durable. S’adressant aux étudiants, aux innovateurs et aux partenaires présents, Temesgen a décrit l’AI UniPod comme une plateforme collective dédiée à l’expérimentation, à la créativité et à la collaboration, affirmant que cet espace appartient à la jeunesse et constitue une preuve tangible que les partenariats peuvent produire des résultats concrets.
L’Éthiopie vise se positionner en tête du développement de l’IA sur le continent africain : Premier ministre Abiy Ahmed.
Feb 14, 2026 282
Addis-Abeba, le 14 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie ambitionne de se positionner comme leader africain dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), a affirmé le Premier ministre Abiy Ahmed.   Lors du 39e Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en présence de chefs d’État africains, du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, du Président de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, ainsi que de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et de représentants internationaux, le Premier ministre a présenté les ambitions technologiques de son pays.   « En 2020, l’Éthiopie a créé le premier Institut d’intelligence artificielle du continent », a-t-il rappelé, ajoutant que le pays se prépare à inaugurer une université d’IA fondée sur la philosophie éthiopienne du Medemer, prônant la synergie et la coopération ciblée.   Cette institution visera à combiner valeurs humaines et technologies, pertinence locale et portée mondiale, rigueur scientifique et impact concret, afin de faire de l’IA un moteur de croissance et de placer l’Afrique à l’avant-garde mondiale de l’intelligence.   Le Premier ministre a souligné que cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale visant à utiliser la technologie pour un développement durable.   « Chaque fleuve que nous gérons, chaque ville que nous construisons et chaque plateforme numérique que nous déployons doivent générer résilience, opportunités et dignité », a-t-il déclaré, mettant en lien transformation numérique, développement centré sur l’humain et croissance industrielle.   L’université d’IA à venir s’appuiera sur la stratégie « Éthiopie numérique 2030 », qui intègre le système national d’identité numérique Faida aux réseaux de paiement et à l’échange sécurisé de données, favorisant ainsi une prestation de services fluide et fiable.   Ce projet combine les principes philosophiques locaux et les standards internationaux de l’IA pour promouvoir l’innovation africaine et renforcer le leadership technologique du continent.   Au-delà de l’IA, le Premier ministre a rappelé les avancées de l’Éthiopie en matière d’infrastructures et de connectivité, citant Ethiopian Airlines pour le transport de personnes et de marchandises, la construction du plus grand aéroport d’Afrique et le déploiement d’EthioTelecom à travers le continent pour réduire la fracture numérique et stimuler les partenariats stratégiques.   Selon lui, ces initiatives sont déterminantes pour l’avenir de l’Afrique. « D’ici 2033, notre continent sera défini par ce que nous sécurisons, ce que nous préservons et ce que nous partageons. C’est notre moment et notre responsabilité », a-t-il affirmé.   L’Institut d’intelligence artificielle et l’université à venir représentent les premières étapes majeures du continent vers l’autonomie en formation et recherche IA, marquant un tournant dans la quête de souveraineté technologique, de transformation numérique et de croissance économique basée sur la connaissance.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a ainsi réaffirmé le rôle central de l’Éthiopie dans la construction du futur technologique de l’Afrique.
L’Éthiopie annonce l’ouverture de sa première université dédiée à l’intelligence artificielle dès l’an prochain.
Feb 3, 2026 289
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé que la première université d’intelligence artificielle (IA) d’Éthiopie entamera ses activités l’an prochain, marquant une avancée majeure dans les domaines de la technologie, de l’éducation et de l’innovation.   S’exprimant devant la Chambre des représentants du peuple, le Premier ministre a indiqué que le développement de l’intelligence artificielle constitue désormais un axe central du programme national de réformes, à travers des investissements soutenus dans les technologies, les compétences numériques et l’innovation, afin de renforcer la compétitivité mondiale du pays.   Il a souligné que, bien que l’IA ne soit pas encore pleinement intégrée aux priorités de nombreux pays africains et d’autres régions du monde, l’Éthiopie a pris des mesures anticipées pour institutionnaliser ce secteur stratégique et se préparer aux exigences d’un environnement international de plus en plus concurrentiel.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a précisé que l’autonomisation des jeunes figure au cœur de cette vision, la technologie ayant été érigée au rang de l’un des cinq piliers de la croissance économique nationale, en tant qu’investissement clé pour l’avenir.   Il a également révélé que la construction d’une université d’IA de grande envergure, présentée comme la deuxième plus importante au monde, progresse rapidement et devrait être achevée dans les prochains mois, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans les efforts de transformation nationale.   Établissant un parallèle avec les réussites nationales antérieures, notamment la montée en puissance d’Ethiopian Airlines, le Premier ministre a indiqué que cette université devrait devenir un catalyseur d’innovation et d’opportunités pour les jeunes Éthiopiens.   Il a par ailleurs mis en avant l’initiative « Cinq millions de codeurs », visant à doter la jeunesse de compétences numériques de pointe, précisant que trois millions de jeunes ont déjà été formés.   Selon le Premier ministre, ces initiatives combinées aux investissements dans l’éducation et les technologies numériques devraient engendrer une transformation structurelle durable et renforcer la place de l’Éthiopie dans l’économie numérique mondiale.
L’IEIA et le SRF concluent un partenariat stratégique pour renforcer la lutte contre la criminalité financière grâce à l’IA.
Jan 27, 2026 323
Addis-Abeba, le 27 janvier 2026 (ENA) : - L’Institut éthiopien d’intelligence artificielle (EAII) a signé un accord de coopération avec le Service de renseignement financier (FIS) en vue de concevoir un système d’intelligence artificielle dédié à la prévention et à la détection du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme.   L’accord a été paraphé ce jour par le directeur général de l’EAII, Worku Gachena, et le directeur général du FIS, Muluken Amare. Le projet, qui sera réalisé sur une période de 52 semaines, vise à renforcer les capacités opérationnelles du FIS dans l’identification des risques et menaces financières.   À l'occasion, Worku Gachena a réitéré l’engagement de son institution à développer, dans les délais prévus, une solution conforme aux normes et aux meilleures pratiques internationales.   Il a souligné que l’intégration de l’intelligence artificielle aux activités du FIS permettra d’améliorer significativement l’analyse et le suivi des transactions financières.   Il a également indiqué que le développement d’un système d’IA local contribuera à la protection du système financier national, tout en appuyant les efforts régionaux et internationaux en matière de sécurité financière.   Pour sa part, Muluken Amare a mis en avant le rôle crucial de l’intelligence artificielle dans l’analyse des mégadonnées et la lutte contre les flux financiers illicites, en particulier le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.   Selon lui, le nouveau système reposera sur des techniques avancées d’analyse de données afin de détecter les schémas suspects et de permettre une réaction rapide face aux menaces potentielles.   L'accord marque une avancée importante dans l’exploitation des technologies d’IA pour renforcer la sécurité financière et faire face à la sophistication croissante de la criminalité financière, a conclu Muluken Amare.
Un atelier éthiopien-israélien sur la cybersécurité met en avant l’urgence de consolider les systèmes de défense numérique.
Jan 22, 2026 453
Addis-Abeba, le 22 janvier 2026 (ENA) : - Les cybermenaces alimentées par l’intelligence artificielle et les moyens de consolider les systèmes de défense numérique ont été largement examinés lors d’un atelier sur la cybersécurité organisé aujourd’hui à Addis-Abeba.   Placée sous le thème « Tendances et évolutions de la cybersécurité : l’Éthiopie dans le contexte mondial », la rencontre a réuni des spécialistes nationaux et internationaux, ainsi que des représentants d’institutions publiques et d’organisations non gouvernementales.   S’exprimant à cette occasion, le ministre d’État à l’Innovation et à la Technologie, Muluken Kere, a indiqué que la cybersécurité constitue l’un des axes prioritaires de la stratégie nationale « Numérique 2030 », récemment lancée, à mesure que l’Éthiopie s’engage dans de nouveaux domaines de l’économie numérique.   Il a rappelé que le pays avait déjà mené à bien la stratégie « Numérique 2025 », avant d’initier un nouveau cadre visant à renforcer la société, stimuler la croissance économique et améliorer la compétitivité internationale.   Selon le ministre d’État, la mise en place d’un environnement numérique sûr demeure indispensable à l’édification d’une économie numérique solide.   Il a également souligné que la coopération de l’Éthiopie en matière de cybersécurité, aux niveaux international et régional, s’est intensifiée, cet atelier illustrant concrètement ces efforts de partenariat.   Pour sa part, l’ambassadeur d’Israël en Éthiopie, Avraham Neguise, a affirmé que la cybersécurité dépasse désormais le cadre technique pour devenir un enjeu stratégique majeur.   Alors que l’Éthiopie accélère sa transformation numérique, la protection des données, des systèmes et des infrastructures numériques revêt une importance cruciale, a-t-il souligné, insistant sur la responsabilité collective et la nécessité d’une coopération transfrontalière.   Le président de l’Association éthiopienne de cybersécurité, Berhanu Beyene, a mis en avant l’importance des partenariats avec des pays disposant d’une expertise technologique avancée, tandis que l’expert israélien Andrew Pelled a averti que les cybermenaces basées sur l’IA figurent parmi les défis les plus complexes actuels.   Il a insisté sur la sensibilisation comme première ligne de défense, dans un contexte où les risques numériques touchent désormais aussi bien les institutions que les particuliers.   L’atelier d’une journée a été organisé par l’ambassade d’Israël, en collaboration avec le ministère de l’Innovation et de la Technologie et l’Association éthiopienne de cybersécurité.
L’identité numérique facilite l’accès des réfugiés aux services essentiels en Éthiopie : HCR
Jan 11, 2026 407
Addis-Abeba, le 11 janvier 2026 (ENA) : - L’identité numérique contribue à une planification plus efficace de l’aide humanitaire et favorise l’intégration des réfugiés dans les systèmes nationaux, a indiqué la représentante du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).   S’exprimant lors d’un entretien accordé à l’Agence de nouvelle éthiopienne, la représentante du HCR a réaffirmé le soutien appuyé de l’institution à l’initiative gouvernementale « Éthiopie numérique 2030 », en particulier au système national d’identité numérique FAYDA, qu’elle considère comme un levier essentiel pour une réponse humanitaire plus efficiente et inclusive.   Selon Aissatou Ndiaye, représentante du HCR, l’identification numérique constitue un socle indispensable pour mieux cerner les besoins réels des réfugiés et des personnes déplacées.   « Il est impossible d’apporter une assistance efficace sans une connaissance précise des populations concernées. L’identité numérique constitue le point de départ de solutions durables », a-t-elle expliqué.   Elle a également souligné le caractère universel et inclusif du système FAYDA, indiquant qu’elle dispose elle-même d’une carte d’identité FAYDA, laquelle s’applique aussi bien aux citoyens qu’aux résidents étrangers.   D’après Mme Ndiaye, FAYDA permet un enregistrement numérique précis des individus, facilitant la planification et la fourniture des services humanitaires, tout en limitant les doublons et les risques d’exclusion.   Cette innovation représente par ailleurs une avancée significative en matière d’inclusion sociale et économique, en particulier pour les réfugiés.   Grâce à l’identification numérique et à la proclamation progressiste sur les réfugiés adoptée en 2019, les réfugiés vivant en Éthiopie peuvent désormais accéder à des services essentiels, notamment l’ouverture de comptes bancaires, l’inscription dans les écoles publiques, l’accès aux soins de santé et aux opportunités d’emploi, a-t-elle précisé.   « FAYDA offre une reconnaissance légale, renforce la dignité des réfugiés et leur permet de prendre leur avenir en main tout en contribuant au développement du pays d’accueil », a-t-elle affirmé.   Le HCR estime que l’expérience éthiopienne pourrait constituer un modèle au niveau régional, voire continental, démontrant comment les solutions technologiques peuvent simultanément renforcer la protection humanitaire et consolider les systèmes nationaux.
Les satellites éthiopiens stimulent les gains socio-économiques alors qu'un troisième lancement est prévu pour 2026
Jan 8, 2026 456
Addis Ababa le 8 janvier,2026 (ENA) L'Institut éthiopien des sciences spatiales et géospatiales (SSGI) a annoncé que les données satellitaires générées par les missions spatiales éthiopiennes ont apporté des avantages socio-économiques significatifs à l'ensemble du pays.   Selon l'Institut, les préparatifs sont en cours pour lancer le troisième satellite d'observation de la Terre de l'Éthiopie, ET-RSS2, en décembre 2026.   Le nouveau satellite devrait offrir une meilleure qualité d'image et une durée de vie opérationnelle plus longue.   L'Éthiopie a déjà lancé deux satellites d'observation de la Terre, ET-RSS1 et ET-SMART-RSS. Bien que ces deux satellites aient désormais atteint la fin de leur durée de vie opérationnelle, ils ont apporté une contribution technologique, scientifique et économique précieuse, a déclaré le directeur général du SSGI, Abdisa Yilma, à l'agence de presse éthiopienne.   Abdisa a souligné que les données générées par satellite jouaient un rôle crucial dans le renforcement de la sécurité alimentaire, la protection de l'environnement et la gestion des ressources naturelles.   Ces informations ont également soutenu des secteurs clés tels que l'agriculture, l'urbanisme, le développement des infrastructures et la sécurité nationale, tout en contribuant à l'image internationale du pays.   Le prochain satellite ET-RSS2 sera équipé d'une technologie moderne et est conçu pour rester opérationnel pendant cinq ans.   Ses capacités améliorées devraient renforcer encore davantage la capacité de l'Éthiopie à collecter et analyser des données d'observation de la Terre de haute qualité.   Le directeur général a souligné que grâce à ses précédentes missions satellitaires, l'Éthiopie a réussi à développer ses capacités institutionnelles en matière de réception, d'analyse et de gestion des données satellitaires, ainsi que de maintenance des infrastructures spatiales.   Il a ajouté que le prochain lancement démontrera encore davantage l'expertise pratique croissante du pays dans le domaine des technologies spatiales et du développement satellitaire.
L’Éthiopie fait du spectre électromagnétique un axe stratégique essentiel de sa sécurité nationale.
Jan 3, 2026 634
Addis-Abeba, le 3 janvier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a officiellement placé la maîtrise du spectre électromagnétique au cœur de sa doctrine de sécurité nationale, à l’occasion du tout premier atelier consacré à la guerre électronique organisé dans le pays.   Cet événement inédit a réuni de hauts responsables civils, militaires et sécuritaires, soulignant l’importance stratégique accordée à ce domaine émergent.   L’atelier, accueilli au siège de l’Administration de la sécurité des réseaux d’information (INSA) sous le thème « La domination du spectre électromagnétique au service de la souveraineté nationale », a rassemblé les principaux acteurs des institutions chargées de la paix, de la sécurité et du renseignement.   Les échanges ont porté sur le rôle désormais déterminant de la guerre électronique dans les dynamiques contemporaines des conflits.   Invitée d’honneur, la maréchale Birhanu Jula, chef d’état-major des Forces de défense nationale éthiopiennes, a affirmé que la guerre électronique constitue aujourd’hui une exigence incontournable de toute planification militaire moderne.   Elle a expliqué que, au XXIᵉ siècle, la souveraineté ne se limite plus au contrôle des territoires terrestres, aériens, maritimes ou spatiaux, mais dépend de plus en plus de la capacité à dominer le champ électromagnétique, bien qu’invisible.   Soulignant l’évolution rapide de la nature des conflits et de la compétition pour le pouvoir, elle a averti que l’issue des guerres modernes repose largement sur la maîtrise des communications, des radars et des signaux électroniques.   Dans ce contexte, et compte tenu de l’étendue du territoire éthiopien ainsi que de la complexité de son environnement régional, une gestion efficace du spectre électromagnétique apparaît comme un facteur clé de stabilité et de survie nationale à long terme.   La directrice générale de l’INSA, Tigist Hamid, a abondé dans le même sens, indiquant que la rivalité géopolitique s’est désormais étendue au-delà des domaines militaires et cybernétiques traditionnels pour inclure pleinement le spectre électromagnétique.   Selon elle, l’objectif de l’atelier est de renforcer la compréhension nationale de ce nouveau théâtre stratégique, d’asseoir une supériorité spectrale crédible et de consolider la préparation institutionnelle du pays.   Elle a également souligné que la participation de hauts responsables issus de multiples institutions de sécurité illustre la volonté ferme de l’Éthiopie de répondre aux menaces contemporaines par des approches coordonnées, scientifiques et intégrées.   Le renforcement de la coopération interinstitutionnelle et l’optimisation des capacités existantes figurent parmi les priorités dégagées par les discussions.   Prenant la parole à son tour, l’ambassadeur Redwan Hussein, directeur général du Service national de renseignement et de sécurité (NISS), a insisté sur le fait que la sécurité nationale moderne se mesure moins par le volume des troupes ou des arsenaux que par l’avance technologique.   Il a mis en avant l’importance du renseignement anticipé, du contrôle du spectre et de la capacité à en priver les adversaires comme leviers stratégiques majeurs.   Selon lui, la domination du domaine électromagnétique permet d’accélérer la prise de décision et confère un avantage déterminant aussi bien dans les opérations défensives qu’offensives.   L’approche technique de l’atelier a été enrichie par une présentation de Daniel Guta, directeur général adjoint de l’INSA, qui a retracé l’évolution historique de la guerre électronique, exposé les meilleures pratiques internationales et analysé la situation actuelle ainsi que les perspectives futures de l’Éthiopie.   Il a identifié plusieurs axes prioritaires indispensables à l’établissement d’une supériorité durable dans le spectre électromagnétique.   L’événement s’est achevé par une table ronde de haut niveau, au cours de laquelle les participants ont souligné la nécessité de désigner des autorités clairement responsables de la gestion du spectre, d’accroître les investissements en recherche et développement et de renforcer la coordination interministérielle, afin de préserver la souveraineté nationale de l’Éthiopie aujourd’hui et demain.
L'Éthiopie lance des programmes de formation avancée pour mettre en œuvre sa stratégie « Digital Ethiopia 2030
Jan 2, 2026 519
Addis Ababa le 2 janvier,2025 (ENA) L'Institut fédéral de formation technique et professionnelle (FTVTI) a annoncé le lancement de programmes de formation modernes et spécialisés destinés à former une main-d'œuvre hautement qualifiée capable de mener à bien la stratégie « Digital Ethiopia 2030 ». Ces initiatives visent à former une main-d'œuvre hautement qualifiée capable de mener à bien la stratégie nationale « Digital Ethiopia 2030 ».   Le programme « Digital Ethiopia 2030 », récemment inauguré par le Premier ministre Abiy Ahmed, vise à créer un écosystème numérique accessible, équitable et fiable dans tout le pays. Selon Biruk Kedir, directeur général du TVTI, cette nouvelle vision s'appuie sur la stratégie « Digital Ethiopia 2025 », qui a établi une base solide pour la transformation des secteurs technique et professionnel. Biruk a déclaré à l'ENA que la stratégie précédente avait permis à l'institut de moderniser ses méthodes d'enseignement et d'améliorer considérablement la culture numérique à l'échelle nationale. Afin de s'aligner sur les nouveaux objectifs nationaux, l'institut est en train de finaliser des documents stratégiques visant à synchroniser ses activités avec les objectifs spécifiques de Digital Ethiopia 2030, a-t-il souligné. Selon le directeur général, cette transition comprend un programme d'études qui donne la priorité à la formation dans des disciplines de pointe telles que l'intelligence artificielle (IA) et la cybersécurité. En dotant les diplômés de ces compétences numériques de haut niveau, l'institut vise à préparer une main-d'œuvre capable de prospérer dans l'économie mondiale moderne, a-t-il déclaré. De plus, ces efforts sont soutenus par un engagement en faveur du développement des infrastructures, qui passe par le renforcement des structures institutionnelles et l'acquisition de ressources technologiques de pointe afin de favoriser un environnement d'apprentissage de classe mondiale. Selon M. Biruk, l'objectif ultime de ces efforts est de former une génération de professionnels non seulement compétents dans le domaine numérique, mais également capables de développer des technologies numériques locales.   En outre, M. Biruk a déclaré que l'institut renforçait activement sa structure institutionnelle et acquérait les ressources technologiques nécessaires. Ces efforts visent à former des professionnels dotés de solides compétences numériques et à favoriser un environnement propice au développement des technologies numériques locales.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023