Environnement
La protection de la faune sauvage contribue à dynamiser le tourisme en Éthiopie.
Mar 12, 2026 91
Addis-Abeba, le 12 mars 2026 (ENA) : - D’après le ministère du Tourisme, les efforts de conservation de la faune et des ressources naturelles ont favorisé le développement de l’écotourisme et renforcé la position de l’Éthiopie comme destination touristique.   Lors de la cérémonie célébrant le 60ᵉ anniversaire de l’Autorité éthiopienne de conservation de la faune sauvage, le ministre d’État au Tourisme, Sileshi Girma, a souligné le rôle majeur de l’institution dans la protection de la faune sauvage, des ressources naturelles et des écosystèmes du pays au fil des décennies. Il a rappelé que, grâce à une étroite collaboration avec les professionnels du secteur, l’Autorité avait contribué de manière significative à la préservation de la biodiversité, faisant de l’Éthiopie l’un des pays africains les plus riches en ressources naturelles. Le ministre a également mis en avant le potentiel touristique du pays, affirmant que les initiatives de conservation avaient ouvert de nouvelles perspectives pour le développement de l’écotourisme, stimulant l’arrivée de visiteurs, augmentant les recettes en devises étrangères et générant des emplois pour les citoyens. Il a toutefois insisté sur les défis persistants, tels que le braconnage, le commerce illégal d’espèces sauvages et le changement climatique, appelant la communauté, les partenaires internationaux et l’ensemble des parties prenantes à renforcer leur engagement en faveur d’une conservation durable. De son côté, le directeur général de l’Autorité, Kumera Wakjira, a présenté un bilan des six dernières décennies, citant notamment la création de parcs nationaux, la protection des ressources naturelles et les actions contre le commerce illégal d’espèces sauvages. Selon lui, 87 aires de conservation ont été recensées à travers le pays, sur la base de données scientifiques rigoureuses, témoignant des efforts soutenus de l’Autorité pour sauvegarder le patrimoine naturel de l’Éthiopie.
Les initiatives communautaires de protection de l’environnement et d’adaptation climatique en Éthiopie sont saluées comme un exemple pour l’Afrique de l’Est.
Mar 8, 2026 145
Addis-Abeba, le 8 mars 2026 (ENA) : - Les initiatives communautaires menées en Éthiopie dans les domaines de la protection de l’environnement et de l’adaptation au changement climatique sont désormais considérées comme un exemple inspirant pour les pays d’Afrique de l’Est, selon le Fonds pour l'environnement mondial (FEM).   Lors d’un entretien accordé à ENA à Addis-Abeba, Jonky Tenou, spécialiste principal de l’environnement et coordinateur du FEM pour l’Afrique, a indiqué que les programmes environnementaux basés sur la participation des communautés en Éthiopie offrent des solutions concrètes pouvant servir de référence pour d’autres pays de la région.   Il a expliqué que ces résultats constituent une base importante pour la prochaine phase de financement du FEM, connue sous le nom de FEM-9, dont les nouvelles allocations devraient être confirmées à partir de juillet prochain.   Ces déclarations ont été faites à l’issue d’un atelier régional de quatre jours organisé par le FEM et réunissant des représentants de 14 pays d’Afrique de l’Est.   La rencontre a permis d’échanger sur le financement climatique, la coopération environnementale et les stratégies de développement durable dans la région.   Au cours de cet atelier, les participants ont également effectué des visites de terrain sur des projets soutenus par le FEM, où ils ont pu constater comment la gestion durable de l’environnement contribue à améliorer les moyens de subsistance des populations locales tout en renforçant leur résilience face aux changements climatiques.   Les délégués ont notamment observé des initiatives communautaires visant à moderniser la production de miel, ainsi que des projets liés à la transformation de l’injera et à des boulangeries communautaires utilisant des cultures locales pour améliorer la sécurité alimentaire et soutenir l’économie rurale.   Selon Jonky Tenou, les résultats obtenus sur le terrain témoignent d’une transformation significative des conditions de vie des communautés locales, saluant l’engagement et l’efficacité des projets mis en œuvre en Éthiopie.   Au cours des 35 dernières années, le FEM a accordé environ 148 millions de dollars de subventions pour soutenir 32 projets en Éthiopie, mobilisant près de 970 millions de dollars supplémentaires de cofinancement provenant de partenaires de développement. Actuellement, 22 projets sont en cours dans le pays.   Le coordinateur a toutefois rappelé que le changement climatique demeure un défi majeur pour l’Afrique et nécessite à la fois des mesures d’atténuation et d’adaptation.   Le FEM soutient les pays à travers des financements visant à réduire les émissions de carbone et à renforcer leur capacité d’adaptation aux impacts climatiques.   Il a également souligné que le financement international seul ne suffira pas à répondre aux besoins croissants du continent, appelant à une plus grande participation du secteur privé et à l’utilisation de mécanismes de financement mixte pour soutenir les solutions climatiques.   De son côté, Mansur Desse, point focal opérationnel du FEM au ministère éthiopien de la Planification et du Développement, a affirmé que l’engagement de l’Éthiopie à appliquer les accords internationaux sur le climat produit déjà des résultats positifs en matière de développement.   Il a ajouté que les projets présentés lors de l’atelier illustrent l’expérience pratique du pays, qui pourrait servir de référence pour d’autres nations d’Afrique de l’Est dans leurs efforts de développement durable.
Un expert agricole de la Banque mondiale salue l’agriculture intelligente face au climat en Éthiopie.
Mar 6, 2026 100
Addis-Abeba, le 6 mars 2026 (ENA) : - Tim Robertson, spécialiste agricole principal à la Banque mondiale, a salué l’excellent travail de l’Éthiopie dans le développement de ses capacités en agriculture intelligente face au climat.   L’Éthiopie enregistre des avancées notables dans l’agriculture intelligente face au climat (CSA) afin de faire face à sa forte exposition aux effets du changement climatique. Les initiatives menées dans ce domaine visent notamment à accroître la productivité agricole, renforcer la résilience des systèmes de production et réduire les émissions de gaz à effet de serre.   Parmi les progrès les plus marquants figurent l’introduction de variétés agricoles résistantes à la sécheresse, le développement de l’irrigation à petite échelle et les efforts de restauration des terres dégradées. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Tim Robertson, spécialiste agricole senior à la Banque mondiale, a salué les efforts déployés par l’Éthiopie pour renforcer ses capacités dans le domaine de l’agriculture intelligente face au climat. Tout en mettant en avant les initiatives réussies du pays dans ce secteur, il a souligné l’importance de veiller à ce que les bénéfices de ces programmes profitent à l’ensemble de la région, à l’instar de l’initiative Green Legacy. Le spécialiste a également insisté sur la nécessité de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement et les institutions régionales afin de consolider les acquis et de poursuivre sur la dynamique des succès enregistrés par l’Éthiopie. Par ailleurs, il a mis l’accent sur l’importance de renforcer les capacités des gouvernements à mettre en œuvre des pratiques d’agriculture intelligente face au climat dans toute l’Afrique de l’Est et australe. Selon lui, la Banque mondiale coopère avec les gouvernements afin d’attirer davantage d’investissements du secteur privé dans l’agriculture climato-intelligente, tout en favorisant le lien entre ces investissements et la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Robertson a également souligné la nécessité de stimuler davantage l’innovation, d’encourager l’utilisation de solutions numériques, de promouvoir les énergies durables et de renforcer l’adoption de pratiques agricoles adaptées au climat. Il a enfin insisté sur l’importance de consolider les partenariats et la coopération entre institutions, notant que le financement international de l’agriculture a connu d’importantes évolutions au cours de l’année écoulée. « L’une des choses que les institutions peuvent faire est d’examiner les moyens de travailler plus étroitement ensemble, de maximiser leur financement et leur valeur ajoutée, afin que nous avancions tous dans la même direction », a-t-il déclaré. Les principales initiatives de l’Éthiopie dans le domaine de l’agriculture intelligente face au climat comprennent notamment la feuille de route sur les engrais et la santé des sols, la mise en valeur de terres sous-utilisées, la stratégie d’autosuffisance en blé, l’initiative Green Legacy ainsi que le renforcement de la gestion des systèmes d’élevage afin d’accroître la résilience climatique.
Selon un ancien commandant décoré de l’armée de l’air, l’accès à la mer constitue pour l’Éthiopie un impératif stratégique majeur, essentiel à la fois pour la sécurité nationale et pour soutenir une croissance économique durable.
Mar 3, 2026 166
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Selon le brigadier-général Tesfaye Habte Mariam, ancien commandant décoré de l’armée de l’air et récipiendaire de la Médaille de guerre éthiopienne, la démarche de l’Éthiopie visant à obtenir un accès à la mer est indissociable de ses impératifs de sécurité nationale et de son ambition de développement économique durable.   Le brigadier-général Tesfaye Habte Mariam a expliqué que la situation d’enclavement de l’Éthiopie ne limite pas seulement son développement global, mais complique également la pleine garantie de sa souveraineté nationale. Il a rappelé que le Premier ministre Abiy Ahmed a récemment affirmé devant la Chambre des représentants du peuple que le pays s’emploie à résoudre durablement les défis régionaux. À cette occasion, le chef du gouvernement a souligné que l’Éthiopie et la mer Rouge ne resteront pas indéfiniment séparées, précisant que les revendications légitimes du pays seront poursuivies par des moyens pacifiques et dans le cadre de négociations fondées sur le principe du donnant-donnant. S’exprimant exclusivement à l’ENA, le brigadier-général Tesfaye a indiqué que l’absence d’accès maritime contraint l’Éthiopie à dépendre de la coopération d’autres États pour ses importations et exportations. Cette dépendance alourdit les coûts liés aux services portuaires, entraîne une hausse significative des prix et constitue un frein aux investissements étrangers. Selon lui, disposer d’un accès à la mer permettrait au pays de mieux maîtriser sa sécurité nationale. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un luxe, mais d’un enjeu vital, essentiel à la préservation de la souveraineté et à la stabilité nationale. Il a par ailleurs salué l’approche diplomatique du gouvernement, qu’il juge responsable et digne, estimant que l’accent mis sur les bénéfices mutuels et la croissance partagée pourrait permettre d’aboutir à un accès maritime dans un délai raisonnable. Le brigadier-général a également qualifié de judicieuse la décision d’établir une force navale en amont de l’obtention d’un débouché maritime. Selon lui, une telle préparation constitue une démarche stratégique cohérente, afin d’assurer la protection de cet accès une fois acquis. Il s’est dit convaincu qu’un jour l’Éthiopie disposera d’un accès à la mer et s’est félicité que la force navale soit déjà prête à assumer cette responsabilité historique. De son côté, le président Taye Atske Selassie a déclaré, lors de la commémoration du 130ᵉ anniversaire de la victoire d’Bataille d'Adwa, que la quête d’un accès fiable à la mer est indissociable de l’héritage historique et de la souveraineté légués aux Éthiopiens par les héros d’Adwa.
Le ministère avertit que la triple crise planétaire fait peser une grave menace sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Est.
Mar 3, 2026 146
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - Le ministère de la Planification et du Développement a indiqué que la triple crise planétaire — à savoir le changement climatique, l’érosion de la biodiversité et la pollution — met sérieusement en danger la sécurité alimentaire à l’échelle de l’Afrique de l’Est.   Le ministre d’État à la Planification et au Développement, Seyoum Mekonnen, a déclaré que l’interaction du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution compromet les acquis économiques obtenus au prix de décennies d’efforts. Prenant la parole à l’ouverture d’un atelier régional de quatre jours du Fonds pour l'environnement mondial (GEF) élargi, organisé à Addis-Abeba, il a affirmé que la protection de l’environnement ne saurait désormais être reléguée au second plan.   Selon lui, elle constitue aujourd’hui un enjeu vital, au cœur même de la survie collective et du développement futur. Il a souligné que l’Afrique de l’Est est confrontée à une instabilité climatique croissante, marquée par des conditions météorologiques imprévisibles, des sécheresses persistantes et une détérioration rapide des écosystèmes.   Ces pressions entraînent des déplacements de populations, fragilisent les moyens de subsistance et accentuent les tensions sur les économies nationales. Seyoum Mekonnen a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à intégrer l’action climatique dans sa stratégie de développement durable.   Il a cité plusieurs initiatives majeures, notamment l’Initiative Héritage Vert, qui a permis la plantation de plus de 48 milliards de plants en sept ans, ainsi que des investissements d’envergure dans les énergies renouvelables, à l’image du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne. Il a également mentionné des programmes ambitieux de développement de corridors urbains, des réformes des systèmes alimentaires durables dans le cadre de l’initiative YeLemat Tirufat, ainsi que l’interdiction d’importer des véhicules particuliers à carburant fossile afin d’accélérer la transition vers la mobilité électrique. Rappelant que la capitale éthiopienne a accueilli le Deuxième Sommet africain sur le climat en septembre 2025, il a indiqué que cette rencontre s’est conclue par l’adoption de la Déclaration d’Addis-Abeba, qu’il considère comme un tournant marquant le passage d’un discours centré sur la vulnérabilité à un leadership africain orienté vers les solutions.   Il a ajouté que la désignation de l’Éthiopie pour accueillir la COP32 en novembre 2027 témoigne de son rôle croissant sur la scène climatique internationale. Malgré ces avancées, le secrétaire d’État a averti que les financements climatiques et environnementaux mondiaux demeurent insuffisants face aux besoins réels.   Tout en reconnaissant l’importance du GEF, il a plaidé pour des procédures d’approbation plus rapides et une augmentation des flux financiers en direction des pays en développement, notamment en Afrique.   Il a appelé à faciliter l’accès aux ressources, à privilégier des projets portés par les pays eux-mêmes et axés sur des résultats concrets, et à renforcer la coopération régionale afin de faire face efficacement à la triple crise planétaire. De son côté, le coordinateur du GEF pour l’Afrique, Jonky Tenou, a observé que l’Afrique de l’Est, bien que riche en ressources naturelles et en capacités de résilience, doit relever des défis interdépendants — variabilité climatique, érosion de la biodiversité, dégradation des terres et pollution — qui dépassent souvent les frontières nationales. Il a expliqué que l’atelier vise à aider les pays de la région à s’engager de manière plus stratégique et cohérente dans le cadre du partenariat du GEF. Il a par ailleurs souligné que deux mécanismes majeurs de financement climatique soutiennent actuellement les pays africains, dont l’Éthiopie, dans leurs efforts d’adaptation et de transition vers un développement à faibles émissions. L’un est spécifiquement consacré à l’adaptation, avec une attention particulière aux pays les moins avancés, tandis que l’autre accompagne la transformation des économies vers une croissance sobre en carbone. Ensemble, ces instruments constituent le socle principal du financement climatique sur le continent. Enfin, Jonky Tenou a salué l’Éthiopie comme l’un des pays enregistrant des progrès notables dans l’utilisation efficace de ces ressources, grâce à une coordination solide entre le gouvernement et les partenaires internationaux chargés de la mise en œuvre des projets d’adaptation et de développement à faibles émissions.
Le Premier ministre Abiy affirme que l’avenir de l’Éthiopie repose sur un développement urbain vert et planifié.
Feb 4, 2026 334
Addis-Abeba, le 4 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que la prospérité durable de l’Éthiopie repose sur la mise en place de villes vertes, résilientes et soigneusement planifiées, capables de soutenir le développement tout en protégeant les ressources naturelles.   Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en garde contre les risques majeurs qu’une urbanisation incontrôlée pourrait faire peser sur l’environnement, soulignant qu’une croissance urbaine durable doit impérativement concilier progrès économique et protection de la nature. S’exprimant lors de la 10ᵉ session ordinaire de la cinquième année de la Chambre des représentants du peuple, le chef du gouvernement a indiqué que l’ampleur des projets de développement urbain et des corridors en cours à travers le pays transformait déjà en profondeur le paysage national. Il a affirmé que les changements induits par ces initiatives sont désormais visibles, notant que cette dynamique de modernisation, initialement concentrée à Addis-Abeba, s’est progressivement étendue à l’ensemble du territoire, devenant un véritable mouvement national de transformation urbaine. Le Premier ministre a toutefois averti que la croissance rapide de la population, si elle n’est pas accompagnée d’une planification rigoureuse, risque d’exercer une pression considérable sur les villes et les infrastructures existantes.   Selon lui, l’absence d’une planification urbaine adéquate pourrait aggraver les déséquilibres sociaux, économiques et environnementaux. Il a insisté sur l’importance de bâtir des villes capables d’offrir des services diversifiés dans un environnement équilibré, condition essentielle pour garantir la sécurité, la mobilité et un cadre de vie sain aux citoyens. S’appuyant sur les expériences internationales, Abiy Ahmed a souligné que les trajectoires de développement suivies par les pays occidentaux et asiatiques constituent des enseignements précieux.   Il a reconnu que si leur prospérité est remarquable, elle s’est souvent réalisée au détriment de l’environnement. Il a également rappelé que certains pays en développement consacrent aujourd’hui jusqu’à 9 % de leur produit intérieur brut à faire face aux conséquences du changement climatique, ajoutant que la pollution a déjà gravement affecté certaines régions d’Asie, où des villes entières sont devenues difficilement accessibles en raison de la dégradation de la qualité de l’air. Réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur d’une réforme économique verte, le Premier ministre a déclaré que le pays est résolu à éviter les erreurs du passé en veillant à ce que le développement se fasse en harmonie avec la nature. Il a cité, à cet égard, des initiatives concrètes telles que le programme Green Legacy, axé sur la restauration des paysages dégradés, ainsi que les projets de développement riverain destinés à réhabiliter les cours d’eau urbains. Le Premier ministre a enfin appelé les citoyens à prendre conscience que le développement durable ne peut être atteint qu’en adoptant des modes de vie et de mobilité respectueux de l’environnement. Il a conclu en soulignant que le développement en cours des corridors urbains constitue une démarche stratégique essentielle pour l’avenir du pays, affirmant qu’elle contribuera à améliorer la qualité de vie, à concilier modernité et nature, et à léguer aux générations futures une Éthiopie plus prospère et durable.
L’Éthiopie évolue de l’aide humanitaire d’urgence vers la résilience climatique grâce à des investissements dans le secteur de l’eau, selon le ministère.
Feb 2, 2026 343
Addis-Abeba, le 2 fevrier 2026 (ENA) : - Le ministère de l’Eau et de l’Énergie indique que l’Éthiopie a abandonné les interventions d’urgence à court terme au profit d’une approche de résilience climatique à long terme, centrée sur le développement des infrastructures hydrauliques.   Lors d’un entretien exclusif accordé à l’ENA, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a rappelé que plusieurs régions du pays subissent des sécheresses récurrentes depuis 30 à 40 ans.   Face à ces crises répétées, les gouvernements précédents avaient principalement recours à la réinstallation des populations et à l’aide humanitaire d’urgence afin de préserver des vies.   Selon le ministre, cette logique est désormais en pleine évolution.   Il a indiqué que la politique nationale actuelle met l’accent sur le renforcement de la résilience dès la source. « Construire la résilience, c’est permettre aux populations de rester sur leurs terres même en période de sécheresse », a-t-il expliqué.   Dans cette optique, le gouvernement privilégie des solutions locales et durables dans le secteur de l’eau, telles que l’exploitation des eaux souterraines, la collecte des eaux de pluie, la maîtrise des crues soudaines et la construction de petits barrages à l’échelle des kebeles et des woredas.   D’après Habtamu Itefa, ces interventions commencent déjà à transformer les conditions de vie dans les zones les plus exposées à la sécheresse.   Il a cité l’exemple de Borana, où les communautés produisent aujourd’hui des céréales comme le blé, une activité autrefois inimaginable dans cette région. Le ministre a également souligné que, pour la première fois, le gouvernement fédéral a alloué des fonds publics à des projets de résilience climatique dans les régions de Somali, Afar et Tigray, notamment dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. Ces investissements ont permis d’améliorer l’accès à l’eau pour les populations et leur bétail.   Il a par ailleurs mis en avant le développement de systèmes d’approvisionnement en eau fonctionnant à l’énergie solaire dans la région Afar, où l’absence d’électricité avait longtemps limité le potentiel économique, malgré l’importance des ressources pastorales.   Ces initiatives visent à assurer un accès durable à l’eau pour les usages domestiques et l’élevage, en mobilisant à la fois les ressources en eaux souterraines et en eaux de surface. « Face aux chocs climatiques, les populations ne devraient pas être contraintes de mendier », a déclaré le ministre. « Elles doivent pouvoir s’appuyer sur leurs propres ressources en eau, leurs systèmes alimentaires et leurs sources d’énergie. » Habtamu Itefa a également appelé les États membres de l’Union africaine à s’inspirer de cette approche fondée sur la résilience, soulignant que le changement climatique dépasse les frontières nationales et que l’instabilité dans un pays a des répercussions sur toute la région.   « Les résultats positifs de cette politique sont bien réels et devraient être reproduits à travers l’Afrique », a-t-il affirmé. Selon lui, l’expérience éthiopienne prouve que la résilience climatique est atteignable grâce à la sécurisation de l’eau, au recours aux énergies renouvelables et aux investissements locaux, constituant ainsi un modèle concret pour le continent, en ligne avec l’Agenda 2063. En parallèle, l’Éthiopie a planté plus de 40 milliards de jeunes arbres au cours des six dernières années dans le cadre de l’initiative de l'empreinte verte, lancée en 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed, afin de lutter contre la déforestation, d’accroître la couverture forestière et de renforcer la résilience climatique du pays.
La Norvège félicite l’Éthiopie pour son engagement en faveur de l’Initiative pour un héritage vert (GLI) et renouvelle sa coopération dans les domaines du climat et de la foresterie.
Jan 30, 2026 325
Addis-Abeba, le 30 janvier 2026 (ENA) : - La Norvège a salué l'Initiative pour un héritage vert (GLI) de l'Éthiopie et réaffirmé son partenariat de longue date avec le pays en matière d'action climatique, de préservation des forêts et de moyens de subsistance durables, a déclaré l'ambassadeur de Norvège en Éthiopie, Stian Christensen.   L'ambassadeur a déclaré en exclusivité à ENA que la coopération de la Norvège avec l'Éthiopie en matière de climat et de foresterie constitue le volet le plus important et le plus significatif du partenariat bilatéral, ancré dans le fort engagement politique du gouvernement éthiopien.   « La raison de notre soutien, de notre coopération et de notre partenariat de longue date avec l'Éthiopie sur ce dossier, concernant le climat et la foresterie, réside dans l'engagement du gouvernement éthiopien, impulsé par le Premier ministre lui-même, en faveur de la préservation des forêts », a déclaré l'ambassadeur Christensen.   Il a souligné que le Programme climat et forêts de la Norvège avec l'Éthiopie met l'accent sur le reboisement, la réduction de la déforestation et la garantie de moyens de subsistance durables, indissociables de la protection de l'environnement – ​​une approche qu'il juge essentielle non seulement pour l'Éthiopie, mais aussi pour l'ensemble de la région.   Selon l'ambassadeur, la Norvège travaille en étroite collaboration avec les principales institutions éthiopiennes, notamment les ministères de l'Agriculture, des Finances et de la Planification et du Développement, afin de garantir que les efforts en matière de climat et de forêts atteignent les communautés locales.   « L'objectif est d'aller à l'échelle locale, là où vivent les gens, et de travailler de concert avec le gouvernement éthiopien, les agriculteurs et la population locale pour créer un environnement où ils perçoivent l'intérêt de protéger leurs forêts, en facilitant des moyens de subsistance qui vont de pair avec la préservation des forêts », a-t-il expliqué.   Il a décrit cette coopération comme un partenariat à plusieurs niveaux impliquant les autorités fédérales, régionales et locales, visant à renforcer la capacité de l'Éthiopie à obtenir des résultats environnementaux durables.   « Pour nous, il s'agit de soutenir la capacité de l'Éthiopie à mener à bien cette mission, à laquelle elle s'est engagée », a déclaré Christensen, ajoutant qu'il constatait « d'importantes capacités aux niveaux gouvernemental, régional et local ».   L'ambassadeur a indiqué que des résultats concrets étaient déjà visibles sur le terrain, notamment grâce aux efforts de reforestation déployés dans tout le pays.   « On le constate également dans les résultats obtenus, dans le reboisement en cours en Éthiopie », a-t-il affirmé.   « Je suis très encouragé par cela, par l'Initiative mondiale pour la foresterie (GLI), qui y contribue pleinement et est pilotée par le Premier ministre. »   Au-delà du climat et de la foresterie, Christensen a souligné le soutien de la Norvège aux chaînes de valeur agricoles éthiopiennes, en particulier par le biais du Programme mondial d'accès aux marchés (GMAP) de l'ONUDI, qui vise à renforcer des secteurs tels que l'apiculture, de la production à la commercialisation.   Il a précisé que la Norvège, par l'intermédiaire de l'Agence norvégienne pour le développement, soutenait ce programme depuis plusieurs années, en mettant l'accent sur l'inclusion.   « L’inclusion des femmes et des jeunes est un élément clé du Programme d’accès aux marchés mondiaux », a-t-il déclaré.   « Cela demeure une priorité absolue pour la Norvège à travers le monde, dans toutes les actions de soutien que nous menons – non seulement pour des raisons morales, mais aussi parce que cela contribue largement à la réussite économique. »   L’ambassadeur a également souligné la coopération croissante dans l’enseignement supérieur, les technologies et la transformation numérique, notamment la collaboration sur le programme d’identité numérique de l’Éthiopie, et a exprimé la volonté de la Norvège d’explorer de nouveaux partenariats dans ces domaines.   Sur les questions régionales et stratégiques, M. Christensen a déclaré que la Norvège reconnaissait les priorités nationales de l’Éthiopie, notamment l’importance de l’accès à la mer pour le développement à long terme du pays.   « Nous sommes pleinement conscients de l’importance de l’accès à la mer pour un pays aussi vaste », a-t-il affirmé, se disant convaincu que l’Éthiopie trouvera des solutions durables grâce aux voies maritimes existantes et potentielles.   L’ambassadeur Christensen a souligné que le partenariat entre la Norvège et l’Éthiopie repose sur un engagement à long terme, une confiance mutuelle et des objectifs communs, en particulier en matière de résilience climatique, de développement durable et de croissance économique inclusive.
L’Éthiopie et la Norvège consolident leur partenariat pour le financement des forêts et de l’action climatique : Ministère des Finances.
Jan 21, 2026 450
Addis-Abeba, le 21 janvier 2026 (ENA) : - Le ministère des Finances a annoncé que l’Éthiopie et la Norvège ont réaffirmé leur engagement à approfondir leur coopération dans le financement des forêts et de l’action climatique.   Dans ce cadre, le Groupe de consultation conjoint du Partenariat Éthiopie–Norvège sur les forêts et le changement climatique s’est récemment réuni afin de renforcer les orientations stratégiques relatives à la conservation forestière et au financement climatique.   La rencontre, coprésidée par la ministre d’État éthiopienne aux Finances, Semereta Sewasew, et l’ambassadeur de Norvège en Éthiopie, Stian Christensen, a permis d’examiner les avancées réalisées dans le cadre de l’Accord de partenariat de 2024, ainsi que de définir les priorités futures du Programme d’investissement REDD+ au-delà de juin 2026.   Selon le ministère, les discussions ont porté sur le développement d’opérations stratégiques favorisant une gestion durable des forêts et un financement climatique fondé sur les résultats.   Semereta Sewasew a souligné que le changement climatique constitue un défi immédiat pour l’Éthiopie, avec des sécheresses et des inondations récurrentes qui affectent les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la stabilité économique.   Elle a réitéré l’engagement du gouvernement à promouvoir une gestion forestière durable et inclusive, en associant étroitement les communautés locales.   Cette approche vise à concilier conservation environnementale et bénéfices économiques, à réduire la déforestation, à renforcer la cohésion sociale et à préserver la productivité des forêts à long terme.   La réunion a également salué le rôle central de l’Initiative pour un héritage vert, lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui a renforcé la coordination entre les institutions fédérales, régionales et locales, et contribué à la désignation de l’Éthiopie comme pays hôte de la COP32 en 2027.   Mme Semereta a rappelé que la Norvège est un partenaire clé de l’architecture REDD+ de l’Éthiopie depuis 2013.   Au-delà de son appui financier, la Norvège a soutenu le renforcement des capacités institutionnelles, techniques et fiduciaires des organismes en charge de la gestion forestière, de la politique climatique, de l’administration foncière et de la protection de l’environnement.   Ce soutien a permis d’améliorer les systèmes de mesure, de notification et de vérification, ainsi que les cadres de garanties et de comptabilité carbone, ouvrant la voie à un financement climatique forestier basé sur les performances.   Les transactions de crédits carbone en cours de finalisation illustrent, selon elle, la maturité croissante des systèmes institutionnels éthiopiens et l’efficacité de l’appui norvégien.   De son côté, l’ambassadeur Stian Christensen a salué les progrès accomplis par l’Éthiopie, réaffirmant l’engagement continu de la Norvège en faveur de paiements fondés sur les résultats, un mécanisme qui renforce la responsabilité, la transparence et la durabilité à long terme.   Il a souligné que le secteur forestier demeure un pilier essentiel de la résilience économique et environnementale du pays, contribuant à la productivité agricole, à la gestion des ressources en eau, à la lutte contre la dégradation des terres et à l’adaptation aux chocs climatiques.   Par ailleurs, Dyveke Rogan, directrice adjointe de l’Initiative internationale norvégienne pour le climat et les forêts (NICFI), a indiqué que le troisième programme d’investissement REDD+ adoptera, pour la période 2026-2030, un modèle de financement mixte.   Celui-ci reposera sur une contribution norvégienne de 60 millions de dollars, 40 millions de dollars provenant du Fonds spécial de l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que sur des ressources reportées.   La prochaine phase du programme visera à renforcer la gestion participative des forêts, améliorer la coordination institutionnelle, accélérer la restauration des terres et mobiliser davantage les investissements du secteur privé, tout en consolidant le financement forestier axé sur les résultats.   En conclusion, Semereta Sewasew a exprimé la reconnaissance du gouvernement éthiopien envers la Norvège pour son partenariat durable et ses mécanismes de financement innovants, soulignant que cet appui a joué un rôle déterminant dans le positionnement de l’Éthiopie comme un acteur crédible du financement climatique forestier, de l’autonomisation des communautés et de la résilience à long terme.
Les experts saluent les initiatives anti-plastique de l’Éthiopie ainsi que les espaces verts urbains en faveur de la santé communautaire.
Jan 17, 2026 328
Addis-Abeba, le 17 janvier 2026 (ENA) : - Les initiatives renforcées de l’Éthiopie pour réduire la pollution plastique, limiter l’exposition aux substances chimiques nocives et accroître les espaces verts urbains sont saluées par des experts internationaux en santé et en environnement.   Des experts internationaux ont confié à l’ENA que les mesures environnementales mises en œuvre par l’Éthiopie pourraient réduire de manière significative les risques de cancer chez les enfants tout en renforçant la position du pays comme leader du développement durable en Afrique.   Ils ont souligné que la protection de l’environnement constitue un levier essentiel de prévention des maladies, en particulier pour les populations vulnérables, et que l’approche proactive adoptée par l’Éthiopie est susceptible de générer des bénéfices durables pour la santé publique.   La Dre Bronwyn McNamara, médecin australienne en soins de santé primaires, a affirmé observer déjà des améliorations concrètes, saluant les actions de l’Autorité éthiopienne de protection de l’environnement dans la lutte contre la pollution plastique et les contaminants chimiques.   Selon elle, la prévention par la protection de l’environnement est fondamentale pour préserver la santé des populations.   Elle a également félicité l’investissement du pays dans les parcs urbains et les espaces verts, mettant en avant leurs multiples bienfaits, notamment la promotion de l’activité physique, le renforcement des liens sociaux et l’amélioration de la qualité de l’air.   La professeure Sheila Weitzman, de l’Université de Toronto, a abondé dans le même sens, estimant que l’amélioration de l’environnement représente un investissement à long terme pour la santé publique, en particulier celle des enfants.   Elle a insisté sur la nécessité de privilégier des stratégies de prévention proactives plutôt que des interventions médicales uniquement réactives.   De son côté, Firew Kefyalew, directeur pour l’Afrique de l’Est de Pure Earth, a établi un lien direct entre la pollution plastique et l’augmentation des risques sanitaires, notamment le cancer chez les enfants.   Il a appelé à une responsabilité individuelle et collective, encourageant l’abandon des plastiques à usage unique et la pratique du « plogging » comme moyen simple et efficace de protéger la santé des enfants et de bâtir un héritage environnemental durable pour l’Éthiopie.
Le Fonds norvégien de développement salue les efforts de l’Éthiopie en matière de conservation des sols et de l’eau dans le cadre de l’Initiative pour un patrimoine vert
Jan 10, 2026 414
Addis-Abeba, le 10 janvier 2026 (ENA) : - Le Fonds norvégien de développement a exprimé sa reconnaissance pour les efforts soutenus de l’Éthiopie en matière de conservation des sols et de l’eau, estimant qu’ils constituent une avancée majeure pour l’Initiative nationale pour un patrimoine vert (GLI).   Dans une déclaration exclusive à l’ENA, Sisay Kassahun, responsable de programmes au sein du Fonds, a souligné que les pratiques de conservation durables mises en œuvre par le pays contribuent à corriger des décennies de dégradation environnementale résultant de la déforestation et d’une gestion inadéquate des terres.   Il a rappelé que le couvert forestier éthiopien, autrefois estimé entre 25 et 30 %, s’est considérablement réduit au fil du temps, provoquant une érosion sévère des sols, des sécheresses répétées, une diminution de la biodiversité ainsi qu’une vulnérabilité accrue aux aléas climatiques, notamment les inondations et les vagues de chaleur.   « Il s’agit d’une action durable et déterminante que nous devons impérativement poursuivre pour renforcer l’Initiative Héritage Vert.   Lorsque nous étions enfants, la couverture forestière de l’Éthiopie se situait autour de 25 à 30 %. Depuis le lancement de l’initiative, tous les indicateurs montrent qu’elle est en nette progression », a-t-il indiqué.   Selon lui, la protection des sols par des campagnes massives de plantation d’arbres et une meilleure gestion de la végétation dépasse le simple enjeu environnemental : elle touche à la survie nationale, à la productivité agricole et à la sécurité des moyens de subsistance en milieu rural.   Il a mis en avant l’agroforesterie comme pilier essentiel de cette stratégie, en particulier pour les petits exploitants disposant de superficies limitées.   La taille moyenne des exploitations familiales étant d’environ un demi-hectare, l’agriculture extensive y est difficilement envisageable.   « Notre approche consiste à promouvoir l’agroforesterie auprès des petites exploitations.   Sur des parcelles restreintes, les agriculteurs sont encouragés à cultiver des arbres fruitiers tels que le papayer, l’avocatier ou le manguier. Avec une superficie moyenne de 0,5 hectare, l’agriculture extensive n’est tout simplement pas viable », a-t-il expliqué.   À travers des partenaires locaux, le Fonds soutient à la fois des solutions biologiques — comme la plantation d’arbres pour stabiliser les sols et préserver l’humidité — et des aménagements physiques, notamment la construction de digues, de terrasses et de barrages en pierre.   Ces actions favorisent la collecte des eaux de pluie, limitent l’érosion et permettent la restauration de terres dégradées en surfaces agricoles productives.   « Chaque fois que cela est possible, les activités de conservation des sols et de l’eau sont complétées par des mesures biologiques, telles que la plantation d’arbres, et par des interventions physiques, comme les digues et les ouvrages en pierre.   Cette démarche est pleinement alignée sur l’initiative Héritage Vert du gouvernement éthiopien », a précisé Sisay.   Il a enfin souligné que cette approche intégrée illustre la capacité des petites exploitations à rester productives tout en restaurant les écosystèmes, en dynamisant les économies rurales et en renforçant la résilience face au changement climatique.   En reliant la restauration environnementale aux moyens de subsistance, l’Éthiopie pose ainsi les bases de paysages plus sains et d’une stabilité durable au bénéfice des générations futures.
Les énergies renouvelables en Éthiopie jouent un rôle clé dans l’atteinte d’objectifs nationaux ambitieux en faveur d’une croissance durable.
Jan 5, 2026 439
Addis-Abeba, le 5 janvier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie fait des énergies renouvelables un pilier central de sa stratégie de développement afin de concrétiser ses ambitions nationales et de promouvoir une croissance durable.   Selon le Bureau du Premier ministre, la politique nationale dans ce domaine vise à accélérer le développement économique, à élargir l’accès à une électricité fiable et à accompagner l’industrialisation, tout en préservant l’environnement.   Dans une communication publiée sur les réseaux sociaux, le Bureau souligne que le pays privilégie les sources d’énergie propre — notamment l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire et la géothermie — afin de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, de renforcer sa sécurité énergétique et de limiter les émissions de gaz à effet de serre.   Ces initiatives ont pour objectif de garantir une électricité abordable aux ménages et aux industries, de soutenir la production locale et la création d’emplois, tout en étendant l’accès à l’électricité aux communautés encore insuffisamment desservies.   Dans leur ensemble, les projets éthiopiens en matière d’énergies renouvelables posent les fondations d’une économie résiliente, respectueuse du climat et tournée vers une autonomie énergétique durable à long terme.
L’Éthiopie trace la voie de la prospérité grâce au développement vert : Vice-Premier ministre Temesgen.
Dec 27, 2025 617
Addis-Abeba, le 27 décembre 2025 : - L’Éthiopie progresse résolument vers la prospérité en s’appuyant sur un modèle de développement vert solide et durable, a affirmé aujourd’hui le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh.   S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition de la Semaine éthiopienne de la mobilité verte 2025, tenue au Centre international de conventions d’Addis-Abeba, le vice-Premier ministre a souligné que la trajectoire de croissance du pays repose sur une gestion environnementale responsable et sur l’innovation durable.   Il a indiqué que l’Éthiopie s’emploie désormais à étendre de manière stratégique les acquis majeurs de l’Initiative pour un héritage vert aux secteurs des transports et de la logistique.   Cette orientation, a-t-il précisé, reflète la détermination du pays à réduire significativement les émissions de carbone tout en bâtissant une économie résiliente face aux effets du changement climatique.   Selon Temesgen Tiruneh, l’objectif est de reproduire, dans le domaine de la mobilité, les résultats positifs enregistrés par l’Initiative pour un héritage vert, notamment à travers la promotion de solutions de transport écologiques et de technologies durables.   Évoquant la relation entre l’humanité et son environnement, il a rappelé que la planète est naturellement verte et que le progrès humain ne peut être compatible avec la nature qu’en adoptant des technologies capables de limiter la pollution. Il a également insisté sur la nécessité pour les négociations climatiques internationales d’aller au-delà des discours et de se traduire par des actions concrètes.   Le vice-Premier ministre a souligné que l’approche éthiopienne en matière de protection de l’environnement est résolument orientée vers les résultats, citant comme indicateurs de progrès la réduction de la pollution, la montée en puissance des mouvements écologistes et l’adoption croissante des véhicules électriques.   Il a mis en avant plusieurs réalisations majeures de l’Initiative pour un héritage vert, notamment les campagnes de dépollution des rivières, les restrictions sur les emballages plastiques et la promotion de véhicules fonctionnant à partir d’énergies renouvelables.   Il a par ailleurs insisté sur l’importance d’intégrer les véhicules électriques aux infrastructures d’énergie propre — hydroélectricité, solaire et éolien — afin de réduire à la fois les émissions de carbone et les coûts énergétiques.   Les initiatives axées sur les transports durables, a-t-il ajouté, contribueront non seulement à la réduction des émissions, mais permettront également de positionner l’Éthiopie comme un leader de l’industrialisation verte sur le continent africain.   Évoquant l’exposition organisée dans le cadre de la Semaine de la mobilité verte, Temesgen Tiruneh a indiqué qu’elle met en lumière des technologies innovantes soutenant les efforts nationaux de dépollution et offre aux décideurs, aux investisseurs et au grand public une vision concrète des solutions de transport modernes et durables développées dans le pays.   Il a conclu en réaffirmant l’engagement ferme du gouvernement à faire de la prospérité de l’Éthiopie le fruit d’un développement durable, appelant l’ensemble des acteurs de la société à contribuer activement à cet objectif.   Il a également assuré que le gouvernement poursuivra son rôle moteur pour concrétiser cette ambition.
L’Afrique de l’Est fait face à une sécheresse aggravée, accentuée par les effets de La Niña et l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes.
Dec 11, 2025 846
Addis Ababa 11 décembre,2025 (ENA) De nouvelles évaluations climatiques avertissent que de graves conditions de sécheresse s'intensifient en Afrique de l'Est, sous l'effet du phénomène La Niña, alors même que le sud du continent se prépare à une aggravation des inondations. Selon le dernier résumé des risques météorologiques mondiaux (11-17 décembre 2025), le sud de la Somalie et l'est du Kenya connaissent les pénuries les plus graves, les déficits pluviométriques depuis le début de la saison plongeant les communautés dans une sécheresse sévère. La sécheresse s'étend au sud, à l'ouest et au centre de l'Éthiopie, à une grande partie de l'Ouganda, au nord et au centre de la Tanzanie et à certaines parties de la RDC, perturbant l'agriculture et aggravant l'insécurité alimentaire. Au Soudan du Sud, les inondations se poursuivent dans les zones humides du Sudd, compliquant encore davantage les opérations humanitaires. Alors que l'Afrique de l'Est s'assèche, l'Afrique australe est confrontée à une crise inverse : des semaines de précipitations supérieures à la moyenne ont saturé les sols en Zambie, au Malawi, au Mozambique et à Madagascar, créant un risque élevé d'inondations dans les jours à venir. Le sud de la Côte d'Ivoire et le sud-ouest du Ghana sont également en état d'alerte après un mois de fortes précipitations. Le rapport souligne également l'amplification des températures extrêmes, avec des conditions anormalement chaudes prévues dans le sud de la Somalie et le nord-est du Kenya, ce qui ajoute au stress des environnements déjà fragiles.
Lors du Forum national sur les emplois verts, des entreprises éthiopiennes dévoilent des innovations en purification de l’air et en produits écologiques.
Dec 10, 2025 748
Addis-Abeba, le 10 décembre 2025 (ENA) : - Le Forum et Compagnonnage nationaux sur les emplois verts, tenu à Addis-Abeba, a permis à plusieurs entreprises locales de présenter de nouvelles technologies promouvant l’économie verte en Éthiopie.   Aladdin Holding, acteur économique influent sur le marché local, a présenté une série de produits dédiés à la purification de l’air lors de l’exposition organisée hier au Centre international de congrès d’Addis-Abeba, dans le cadre du Forum et Compagnonnage nationaux sur les emplois verts.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Zerihun Yirga, l’un des participants au bazar, a mis en avant l’importance et la faisabilité d’utiliser des produits écologiques fabriqués pour la première fois en Éthiopie.   Il a indiqué que son entreprise, Eco Green, a développé le premier engrais liquide naturel destiné à la production de savon, précisant que ce produit n’est pas décomposé par des agents chimiques. Selon lui, cette innovation a récemment suscité une forte demande de la part de diverses organisations non gouvernementales, qui prévoient de l’utiliser de manière étendue.   Zerihun Yirga a également souligné que l’entreprise bénéficie déjà d’une base solide de consommateurs locaux, reflétant l’intérêt croissant pour des produits écologiques sur le marché national.   De son côté, Kaleb Abiyu, un autre participant au bazar, a exposé une gamme de produits entièrement naturels développés par Aladdin Holding, spécialisée dans les solutions de purification de l’air.   Il a affirmé que l’entreprise détient un brevet d’innovation dans ce domaine. aLes produits présentés incluent notamment Kesel Briquette, Air Purifying Bag et Natural Fresh Air, désormais disponibles sur le marché local.
Les avancées de l’Éthiopie en résilience climatique lui valent d’accueillir la COP-32
Dec 10, 2025 535
Addis-Abeba, le 10 décembre 2025 : - L’Éthiopie a été choisie pour organiser la 32e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, une décision qui reflète les progrès significatifs du pays dans le renforcement de sa résilience face au climat, a déclaré Ferdinand von Weyhe, chargé d’affaires de l’ambassade d’Allemagne à Addis-Abeba.   Selon lui, l’initiative « Héritage vert », lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed en 2019, a joué un rôle clé en améliorant la sécurité environnementale grâce à de vastes campagnes de reboisement et de régénération des paysages.   Cette démarche témoigne, a-t-il ajouté, de l’engagement constant de l’Éthiopie envers la protection de l’environnement et le développement durable.   L’Éthiopie a obtenu l’accueil de la COP32 lors de la COP30 à Belém, au Brésil. Pour M. von Weyhe, ce choix constitue une reconnaissance du poids grandissant du pays dans les discussions internationales sur le climat.   S’exprimant auprès de l’ENA, il a salué les « avancées concrètes » réalisées par l’Éthiopie dans divers projets de durabilité, notamment dans le secteur de l’hydroélectricité et des énergies renouvelables.   Il considère l’organisation de la COP32 comme un signal très encourageant tant pour l’Éthiopie que pour le continent africain, lequel joue un rôle stratégique dans les efforts mondiaux de lutte contre le réchauffement climatique.   Les initiatives nationales en faveur d’une économie verte, l’essor des énergies propres et les vastes programmes de reboisement ont fortement pesé dans la sélection du pays.   L’Éthiopie, selon lui, est désormais bien placée pour élargir encore l’accès aux énergies vertes et à l’électricité sur son territoire.   Le diplomate a également salué l’implication active de l’Éthiopie dans les Sommets africains sur le climat et dans divers forums internationaux, un engagement qui a contribué à sa nomination comme pays hôte.   Soulignant le partenariat solide entre l’Allemagne et l’Éthiopie, il a rappelé que l’amélioration de la résilience climatique dans le secteur agricole demeure un domaine de coopération prioritaire.   L’Allemagne entend renforcer son soutien à l’économie verte éthiopienne au vu des progrès enregistrés.   Il a, par ailleurs, mis en avant l’importance de l’initiative « Héritage vert », qu’il considère comme un apport déterminant de l’Afrique au dialogue climatique mondial précédant la Conférence de Belém.   Enfin, il a souligné que l’accueil de la COP32 par l’Éthiopie constitue une preuve tangible des efforts entrepris pour restaurer les écosystèmes et améliorer la résilience du pays face aux effets du changement climatique.
La COP32 constitue pour l’Éthiopie une occasion exceptionnelle de valoriser ses engagements en matière de climat : Une spécialiste de FSD Afrique.
Dec 6, 2025 588
Addis-Abeba, le 6 décembre 2025 : - Selon une experte de FSD Afrique, l’accueil de la COP32 représentera pour l’Éthiopie une occasion exceptionnelle de mettre en lumière son engagement contre le changement climatique et de consolider sa position de leader africain en matière d’action environnementale.   Dans un entretien accordé à l’agence ENA, Cecilia Bjerborn Murai, spécialiste principale en finance durable au sein de FSD Afrique, a souligné que le choix de l’Éthiopie pour organiser cette conférence n’est pas le fruit du hasard.   Il s’explique, selon elle, par les résultats tangibles du pays dans le domaine climatique, notamment grâce à des initiatives novatrices devenues des références internationales.   Au cœur de ces succès se trouve l’Initiative de l'empreingte verte, lancée en 2019.   Celle-ci a attiré une forte reconnaissance mondiale, y compris de la part des Nations Unies, qui y voient un modèle de transition écologique intégrée.   La récente attribution du Prix de la FAO pour la gestion durable des forêts constitue une autre preuve du sérieux de l’Éthiopie dans la restauration des paysages, la préservation de la biodiversité et la gestion responsable des ressources terrestres.     Ce bilan a joué un rôle majeur dans la décision d’accorder à Addis-Abeba l’organisation de la COP32 en 2027. Ce choix bénéficie également d’un soutien considérable des pays africains, exprimé lors de la COP30 au Brésil.   Selon Murai, accueillir cet événement planétaire permettra à l’Éthiopie de valoriser ses acquis et d’affirmer son leadership sur les questions climatiques.   L’experte a rappelé que la GLI a déjà produit des résultats impressionnants : plus de 48 milliards d’arbres plantés en cinq ans, entraînant une hausse notable du couvert forestier, passé de 17,2 % à plus de 23,6 %. Selon elle, il s’agit d’une réussite emblématique, qui symbolise l’engagement du pays pour la résilience climatique.   Cecilia Bjerborn Murai souligne également que les priorités économiques de l’Éthiopie s’accordent étroitement avec celles de la finance durable.   Qu’il s’agisse du développement agricole, des énergies renouvelables ou encore des infrastructures numériques, le pays s’oriente vers des secteurs essentiels à la lutte contre les effets du changement climatique et à l’adaptation des sociétés aux nouveaux risques environnementaux.   Elle estime qu’à l’horizon 2027, l’Éthiopie sera en mesure de présenter à la communauté internationale des expériences solides en matière de gestion durable, d’atténuation des émissions et d’adaptation climatique.   Elle a salué particulièrement le programme de plantation et de croissance d’arbres de la GLI, affirmant qu’il contribue non seulement à renforcer la résilience écologique du pays, mais aussi à créer des opportunités économiques, notamment dans la gestion des ressources naturelles.   Murai a par ailleurs mis en avant l’importance croissante de la comptabilité fondée sur les ressources naturelles (CFRN), un outil qui permet aux gouvernements africains de considérer officiellement leurs ressources environnementales comme des actifs économiques.   Cette approche, explique-t-elle, marque une rupture avec la perception de la nature comme un simple bien public inépuisable. Elle aide les États à mieux suivre l’état de leurs ressources, à en mesurer la valeur et à planifier leur exploitation durable.   Enfin, l’experte souligne que les réformes économiques et financières engagées en Éthiopie ouvrent la voie à la création de marchés financiers modernes et attractifs.   Ces transformations sont essentielles pour mobiliser les capitaux institutionnels africains et attirer les investissements internationaux.   Dans cette dynamique, la GLI constitue un pilier central de la transition verte du pays, inscrivant l’action environnementale au cœur des stratégies de développement et faisant de la lutte climatique un véritable projet national.
Addis-Abeba met en œuvre des initiatives efficaces pour améliorer les conditions de vie de ses habitants : Maire Adanech Abiebie
Dec 3, 2025 454
Addis-Abeba, le 3 décembre 2025 : - La maire Adanech Abiebie a annoncé le lancement de plusieurs initiatives majeures destinées à améliorer de manière tangible et durable le quotidien des habitants d’Addis-Abeba.   Elle a notamment inauguré une campagne d’emploi accélérée visant à offrir des opportunités professionnelles à 30 000 jeunes.   Ces nouveaux emplois couvrent un large éventail de secteurs, parmi lesquels l’industrie manufacturière, la construction, l’agriculture urbaine, le commerce et divers services.   La maire a souligné qu’Addis-Abeba mène actuellement des actions d’envergure pour rehausser la qualité de vie de sa population.   Elle a insisté sur les efforts centrés sur la création d’emplois orientée vers le marché, tout en mettant en avant l’importance de transformer la culture du travail au sein de la ville.   Elle a encouragé les jeunes récemment recrutés à faire preuve de dévouement et à contribuer activement au progrès de leurs communautés.   Adanech Abiebie a par ailleurs assuré que cette vaste initiative d’emploi rapide serait renforcée et élargie à l’ensemble de la capitale.   De son côté, Million Mathews, adjoint au maire chargé de l’emploi et des compétences, a indiqué que de nombreux citoyens avaient déjà bénéficié des actions engagées depuis le lancement des réformes nationales.   Il a précisé que la municipalité poursuivrait l’expansion des opportunités professionnelles en mobilisant pleinement les ressources de la ville et en veillant à l’adéquation entre les compétences des habitants et les emplois proposés.   Le forum s’est déroulé en présence de hauts responsables municipaux et de plusieurs invités.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023