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L’Éthiopie et la Norvège consolident leur partenariat pour le financement des forêts et de l’action climatique : Ministère des Finances.
Jan 21, 2026 74
Addis-Abeba, le 21 janvier 2026 (ENA) : - Le ministère des Finances a annoncé que l’Éthiopie et la Norvège ont réaffirmé leur engagement à approfondir leur coopération dans le financement des forêts et de l’action climatique. Dans ce cadre, le Groupe de consultation conjoint du Partenariat Éthiopie–Norvège sur les forêts et le changement climatique s’est récemment réuni afin de renforcer les orientations stratégiques relatives à la conservation forestière et au financement climatique. La rencontre, coprésidée par la ministre d’État éthiopienne aux Finances, Semereta Sewasew, et l’ambassadeur de Norvège en Éthiopie, Stian Christensen, a permis d’examiner les avancées réalisées dans le cadre de l’Accord de partenariat de 2024, ainsi que de définir les priorités futures du Programme d’investissement REDD+ au-delà de juin 2026. Selon le ministère, les discussions ont porté sur le développement d’opérations stratégiques favorisant une gestion durable des forêts et un financement climatique fondé sur les résultats. Semereta Sewasew a souligné que le changement climatique constitue un défi immédiat pour l’Éthiopie, avec des sécheresses et des inondations récurrentes qui affectent les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la stabilité économique. Elle a réitéré l’engagement du gouvernement à promouvoir une gestion forestière durable et inclusive, en associant étroitement les communautés locales. Cette approche vise à concilier conservation environnementale et bénéfices économiques, à réduire la déforestation, à renforcer la cohésion sociale et à préserver la productivité des forêts à long terme. La réunion a également salué le rôle central de l’Initiative pour un héritage vert, lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui a renforcé la coordination entre les institutions fédérales, régionales et locales, et contribué à la désignation de l’Éthiopie comme pays hôte de la COP32 en 2027. Mme Semereta a rappelé que la Norvège est un partenaire clé de l’architecture REDD+ de l’Éthiopie depuis 2013. Au-delà de son appui financier, la Norvège a soutenu le renforcement des capacités institutionnelles, techniques et fiduciaires des organismes en charge de la gestion forestière, de la politique climatique, de l’administration foncière et de la protection de l’environnement. Ce soutien a permis d’améliorer les systèmes de mesure, de notification et de vérification, ainsi que les cadres de garanties et de comptabilité carbone, ouvrant la voie à un financement climatique forestier basé sur les performances. Les transactions de crédits carbone en cours de finalisation illustrent, selon elle, la maturité croissante des systèmes institutionnels éthiopiens et l’efficacité de l’appui norvégien. De son côté, l’ambassadeur Stian Christensen a salué les progrès accomplis par l’Éthiopie, réaffirmant l’engagement continu de la Norvège en faveur de paiements fondés sur les résultats, un mécanisme qui renforce la responsabilité, la transparence et la durabilité à long terme. Il a souligné que le secteur forestier demeure un pilier essentiel de la résilience économique et environnementale du pays, contribuant à la productivité agricole, à la gestion des ressources en eau, à la lutte contre la dégradation des terres et à l’adaptation aux chocs climatiques. Par ailleurs, Dyveke Rogan, directrice adjointe de l’Initiative internationale norvégienne pour le climat et les forêts (NICFI), a indiqué que le troisième programme d’investissement REDD+ adoptera, pour la période 2026-2030, un modèle de financement mixte. Celui-ci reposera sur une contribution norvégienne de 60 millions de dollars, 40 millions de dollars provenant du Fonds spécial de l’Initiative pour un héritage vert, ainsi que sur des ressources reportées. La prochaine phase du programme visera à renforcer la gestion participative des forêts, améliorer la coordination institutionnelle, accélérer la restauration des terres et mobiliser davantage les investissements du secteur privé, tout en consolidant le financement forestier axé sur les résultats. En conclusion, Semereta Sewasew a exprimé la reconnaissance du gouvernement éthiopien envers la Norvège pour son partenariat durable et ses mécanismes de financement innovants, soulignant que cet appui a joué un rôle déterminant dans le positionnement de l’Éthiopie comme un acteur crédible du financement climatique forestier, de l’autonomisation des communautés et de la résilience à long terme.
Les experts saluent les initiatives anti-plastique de l’Éthiopie ainsi que les espaces verts urbains en faveur de la santé communautaire.
Jan 17, 2026 116
Addis-Abeba, le 17 janvier 2026 (ENA) : - Les initiatives renforcées de l’Éthiopie pour réduire la pollution plastique, limiter l’exposition aux substances chimiques nocives et accroître les espaces verts urbains sont saluées par des experts internationaux en santé et en environnement. Des experts internationaux ont confié à l’ENA que les mesures environnementales mises en œuvre par l’Éthiopie pourraient réduire de manière significative les risques de cancer chez les enfants tout en renforçant la position du pays comme leader du développement durable en Afrique. Ils ont souligné que la protection de l’environnement constitue un levier essentiel de prévention des maladies, en particulier pour les populations vulnérables, et que l’approche proactive adoptée par l’Éthiopie est susceptible de générer des bénéfices durables pour la santé publique. La Dre Bronwyn McNamara, médecin australienne en soins de santé primaires, a affirmé observer déjà des améliorations concrètes, saluant les actions de l’Autorité éthiopienne de protection de l’environnement dans la lutte contre la pollution plastique et les contaminants chimiques. Selon elle, la prévention par la protection de l’environnement est fondamentale pour préserver la santé des populations. Elle a également félicité l’investissement du pays dans les parcs urbains et les espaces verts, mettant en avant leurs multiples bienfaits, notamment la promotion de l’activité physique, le renforcement des liens sociaux et l’amélioration de la qualité de l’air. La professeure Sheila Weitzman, de l’Université de Toronto, a abondé dans le même sens, estimant que l’amélioration de l’environnement représente un investissement à long terme pour la santé publique, en particulier celle des enfants. Elle a insisté sur la nécessité de privilégier des stratégies de prévention proactives plutôt que des interventions médicales uniquement réactives. De son côté, Firew Kefyalew, directeur pour l’Afrique de l’Est de Pure Earth, a établi un lien direct entre la pollution plastique et l’augmentation des risques sanitaires, notamment le cancer chez les enfants. Il a appelé à une responsabilité individuelle et collective, encourageant l’abandon des plastiques à usage unique et la pratique du « plogging » comme moyen simple et efficace de protéger la santé des enfants et de bâtir un héritage environnemental durable pour l’Éthiopie.
L'Éthiopie adopte une vision globale visant à transformer les berges fluviales en moteurs de croissance urbaine durable
Jan 16, 2026 88
Addis Ababa le 16 janvier,2026 (ENA) Le développement des berges en Éthiopie est guidé par une vision globale qui va au-delà du simple traitement ou de la restauration des cours d'eau », a déclaré le cabinet du Premier ministre. Selon la publication du cabinet sur les réseaux sociaux, l'approche se concentre sur le développement intégré des infrastructures le long des berges, avec des zones tampons pouvant s'étendre au-delà ou à moins de 50 mètres de chaque côté, en fonction de la zone et des conditions locales. En organisant l'utilisation des terres au sein de ces corridors, l'initiative vise à réduire la pollution et les risques d'inondation, à restaurer les écosystèmes et à créer des espaces publics, des réseaux de mobilité et des opportunités économiques. Cette stratégie flexible et holistique transforme les berges en environnements bien gérés, productifs et vivables qui favorisent une croissance urbaine durable et le bien-être des communautés.
Le Fonds norvégien de développement salue les efforts de l’Éthiopie en matière de conservation des sols et de l’eau dans le cadre de l’Initiative pour un patrimoine vert
Jan 10, 2026 251
Addis-Abeba, le 10 janvier 2026 (ENA) : - Le Fonds norvégien de développement a exprimé sa reconnaissance pour les efforts soutenus de l’Éthiopie en matière de conservation des sols et de l’eau, estimant qu’ils constituent une avancée majeure pour l’Initiative nationale pour un patrimoine vert (GLI). Dans une déclaration exclusive à l’ENA, Sisay Kassahun, responsable de programmes au sein du Fonds, a souligné que les pratiques de conservation durables mises en œuvre par le pays contribuent à corriger des décennies de dégradation environnementale résultant de la déforestation et d’une gestion inadéquate des terres. Il a rappelé que le couvert forestier éthiopien, autrefois estimé entre 25 et 30 %, s’est considérablement réduit au fil du temps, provoquant une érosion sévère des sols, des sécheresses répétées, une diminution de la biodiversité ainsi qu’une vulnérabilité accrue aux aléas climatiques, notamment les inondations et les vagues de chaleur. « Il s’agit d’une action durable et déterminante que nous devons impérativement poursuivre pour renforcer l’Initiative Héritage Vert. Lorsque nous étions enfants, la couverture forestière de l’Éthiopie se situait autour de 25 à 30 %. Depuis le lancement de l’initiative, tous les indicateurs montrent qu’elle est en nette progression », a-t-il indiqué. Selon lui, la protection des sols par des campagnes massives de plantation d’arbres et une meilleure gestion de la végétation dépasse le simple enjeu environnemental : elle touche à la survie nationale, à la productivité agricole et à la sécurité des moyens de subsistance en milieu rural. Il a mis en avant l’agroforesterie comme pilier essentiel de cette stratégie, en particulier pour les petits exploitants disposant de superficies limitées. La taille moyenne des exploitations familiales étant d’environ un demi-hectare, l’agriculture extensive y est difficilement envisageable. « Notre approche consiste à promouvoir l’agroforesterie auprès des petites exploitations. Sur des parcelles restreintes, les agriculteurs sont encouragés à cultiver des arbres fruitiers tels que le papayer, l’avocatier ou le manguier. Avec une superficie moyenne de 0,5 hectare, l’agriculture extensive n’est tout simplement pas viable », a-t-il expliqué. À travers des partenaires locaux, le Fonds soutient à la fois des solutions biologiques — comme la plantation d’arbres pour stabiliser les sols et préserver l’humidité — et des aménagements physiques, notamment la construction de digues, de terrasses et de barrages en pierre. Ces actions favorisent la collecte des eaux de pluie, limitent l’érosion et permettent la restauration de terres dégradées en surfaces agricoles productives. « Chaque fois que cela est possible, les activités de conservation des sols et de l’eau sont complétées par des mesures biologiques, telles que la plantation d’arbres, et par des interventions physiques, comme les digues et les ouvrages en pierre. Cette démarche est pleinement alignée sur l’initiative Héritage Vert du gouvernement éthiopien », a précisé Sisay. Il a enfin souligné que cette approche intégrée illustre la capacité des petites exploitations à rester productives tout en restaurant les écosystèmes, en dynamisant les économies rurales et en renforçant la résilience face au changement climatique. En reliant la restauration environnementale aux moyens de subsistance, l’Éthiopie pose ainsi les bases de paysages plus sains et d’une stabilité durable au bénéfice des générations futures.
Les énergies renouvelables en Éthiopie jouent un rôle clé dans l’atteinte d’objectifs nationaux ambitieux en faveur d’une croissance durable.
Jan 5, 2026 324
Addis-Abeba, le 5 janvier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie fait des énergies renouvelables un pilier central de sa stratégie de développement afin de concrétiser ses ambitions nationales et de promouvoir une croissance durable. Selon le Bureau du Premier ministre, la politique nationale dans ce domaine vise à accélérer le développement économique, à élargir l’accès à une électricité fiable et à accompagner l’industrialisation, tout en préservant l’environnement. Dans une communication publiée sur les réseaux sociaux, le Bureau souligne que le pays privilégie les sources d’énergie propre — notamment l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire et la géothermie — afin de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, de renforcer sa sécurité énergétique et de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Ces initiatives ont pour objectif de garantir une électricité abordable aux ménages et aux industries, de soutenir la production locale et la création d’emplois, tout en étendant l’accès à l’électricité aux communautés encore insuffisamment desservies. Dans leur ensemble, les projets éthiopiens en matière d’énergies renouvelables posent les fondations d’une économie résiliente, respectueuse du climat et tournée vers une autonomie énergétique durable à long terme.
L’Éthiopie trace la voie de la prospérité grâce au développement vert : Vice-Premier ministre Temesgen.
Dec 27, 2025 496
Addis-Abeba, le 27 décembre 2025 : - L’Éthiopie progresse résolument vers la prospérité en s’appuyant sur un modèle de développement vert solide et durable, a affirmé aujourd’hui le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition de la Semaine éthiopienne de la mobilité verte 2025, tenue au Centre international de conventions d’Addis-Abeba, le vice-Premier ministre a souligné que la trajectoire de croissance du pays repose sur une gestion environnementale responsable et sur l’innovation durable. Il a indiqué que l’Éthiopie s’emploie désormais à étendre de manière stratégique les acquis majeurs de l’Initiative pour un héritage vert aux secteurs des transports et de la logistique. Cette orientation, a-t-il précisé, reflète la détermination du pays à réduire significativement les émissions de carbone tout en bâtissant une économie résiliente face aux effets du changement climatique. Selon Temesgen Tiruneh, l’objectif est de reproduire, dans le domaine de la mobilité, les résultats positifs enregistrés par l’Initiative pour un héritage vert, notamment à travers la promotion de solutions de transport écologiques et de technologies durables. Évoquant la relation entre l’humanité et son environnement, il a rappelé que la planète est naturellement verte et que le progrès humain ne peut être compatible avec la nature qu’en adoptant des technologies capables de limiter la pollution. Il a également insisté sur la nécessité pour les négociations climatiques internationales d’aller au-delà des discours et de se traduire par des actions concrètes. Le vice-Premier ministre a souligné que l’approche éthiopienne en matière de protection de l’environnement est résolument orientée vers les résultats, citant comme indicateurs de progrès la réduction de la pollution, la montée en puissance des mouvements écologistes et l’adoption croissante des véhicules électriques. Il a mis en avant plusieurs réalisations majeures de l’Initiative pour un héritage vert, notamment les campagnes de dépollution des rivières, les restrictions sur les emballages plastiques et la promotion de véhicules fonctionnant à partir d’énergies renouvelables. Il a par ailleurs insisté sur l’importance d’intégrer les véhicules électriques aux infrastructures d’énergie propre — hydroélectricité, solaire et éolien — afin de réduire à la fois les émissions de carbone et les coûts énergétiques. Les initiatives axées sur les transports durables, a-t-il ajouté, contribueront non seulement à la réduction des émissions, mais permettront également de positionner l’Éthiopie comme un leader de l’industrialisation verte sur le continent africain. Évoquant l’exposition organisée dans le cadre de la Semaine de la mobilité verte, Temesgen Tiruneh a indiqué qu’elle met en lumière des technologies innovantes soutenant les efforts nationaux de dépollution et offre aux décideurs, aux investisseurs et au grand public une vision concrète des solutions de transport modernes et durables développées dans le pays. Il a conclu en réaffirmant l’engagement ferme du gouvernement à faire de la prospérité de l’Éthiopie le fruit d’un développement durable, appelant l’ensemble des acteurs de la société à contribuer activement à cet objectif. Il a également assuré que le gouvernement poursuivra son rôle moteur pour concrétiser cette ambition.
L’Éthiopie et l’Union africaine discutent pour faire de la COP un rendez-vous authentiquement africain.
Dec 17, 2025 641
Addis-Abeba, le 17 décembre 2025 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu avec le président de la Commission de l’Union africaine et son équipe des moyens de coopération entre l’Éthiopie et l’UA pour une COP véritablement africaine. « Je suis heureux de constater que, sous la direction de Mahmoud Ali Youssouf, la Commission de l’UA s’engage à être un partenaire clé de l’Éthiopie pour faire de la COP32 un grand succès. »
L’Afrique de l’Est fait face à une sécheresse aggravée, accentuée par les effets de La Niña et l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes.
Dec 11, 2025 676
Addis Ababa 11 décembre,2025 (ENA) De nouvelles évaluations climatiques avertissent que de graves conditions de sécheresse s'intensifient en Afrique de l'Est, sous l'effet du phénomène La Niña, alors même que le sud du continent se prépare à une aggravation des inondations. Selon le dernier résumé des risques météorologiques mondiaux (11-17 décembre 2025), le sud de la Somalie et l'est du Kenya connaissent les pénuries les plus graves, les déficits pluviométriques depuis le début de la saison plongeant les communautés dans une sécheresse sévère. La sécheresse s'étend au sud, à l'ouest et au centre de l'Éthiopie, à une grande partie de l'Ouganda, au nord et au centre de la Tanzanie et à certaines parties de la RDC, perturbant l'agriculture et aggravant l'insécurité alimentaire. Au Soudan du Sud, les inondations se poursuivent dans les zones humides du Sudd, compliquant encore davantage les opérations humanitaires. Alors que l'Afrique de l'Est s'assèche, l'Afrique australe est confrontée à une crise inverse : des semaines de précipitations supérieures à la moyenne ont saturé les sols en Zambie, au Malawi, au Mozambique et à Madagascar, créant un risque élevé d'inondations dans les jours à venir. Le sud de la Côte d'Ivoire et le sud-ouest du Ghana sont également en état d'alerte après un mois de fortes précipitations. Le rapport souligne également l'amplification des températures extrêmes, avec des conditions anormalement chaudes prévues dans le sud de la Somalie et le nord-est du Kenya, ce qui ajoute au stress des environnements déjà fragiles.
Lors du Forum national sur les emplois verts, des entreprises éthiopiennes dévoilent des innovations en purification de l’air et en produits écologiques.
Dec 10, 2025 634
Addis-Abeba, le 10 décembre 2025 (ENA) : - Le Forum et Compagnonnage nationaux sur les emplois verts, tenu à Addis-Abeba, a permis à plusieurs entreprises locales de présenter de nouvelles technologies promouvant l’économie verte en Éthiopie. Aladdin Holding, acteur économique influent sur le marché local, a présenté une série de produits dédiés à la purification de l’air lors de l’exposition organisée hier au Centre international de congrès d’Addis-Abeba, dans le cadre du Forum et Compagnonnage nationaux sur les emplois verts. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, Zerihun Yirga, l’un des participants au bazar, a mis en avant l’importance et la faisabilité d’utiliser des produits écologiques fabriqués pour la première fois en Éthiopie. Il a indiqué que son entreprise, Eco Green, a développé le premier engrais liquide naturel destiné à la production de savon, précisant que ce produit n’est pas décomposé par des agents chimiques. Selon lui, cette innovation a récemment suscité une forte demande de la part de diverses organisations non gouvernementales, qui prévoient de l’utiliser de manière étendue. Zerihun Yirga a également souligné que l’entreprise bénéficie déjà d’une base solide de consommateurs locaux, reflétant l’intérêt croissant pour des produits écologiques sur le marché national. De son côté, Kaleb Abiyu, un autre participant au bazar, a exposé une gamme de produits entièrement naturels développés par Aladdin Holding, spécialisée dans les solutions de purification de l’air. Il a affirmé que l’entreprise détient un brevet d’innovation dans ce domaine. aLes produits présentés incluent notamment Kesel Briquette, Air Purifying Bag et Natural Fresh Air, désormais disponibles sur le marché local.
Les avancées de l’Éthiopie en résilience climatique lui valent d’accueillir la COP-32
Dec 10, 2025 418
Addis-Abeba, le 10 décembre 2025 : - L’Éthiopie a été choisie pour organiser la 32e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, une décision qui reflète les progrès significatifs du pays dans le renforcement de sa résilience face au climat, a déclaré Ferdinand von Weyhe, chargé d’affaires de l’ambassade d’Allemagne à Addis-Abeba. Selon lui, l’initiative « Héritage vert », lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed en 2019, a joué un rôle clé en améliorant la sécurité environnementale grâce à de vastes campagnes de reboisement et de régénération des paysages. Cette démarche témoigne, a-t-il ajouté, de l’engagement constant de l’Éthiopie envers la protection de l’environnement et le développement durable. L’Éthiopie a obtenu l’accueil de la COP32 lors de la COP30 à Belém, au Brésil. Pour M. von Weyhe, ce choix constitue une reconnaissance du poids grandissant du pays dans les discussions internationales sur le climat. S’exprimant auprès de l’ENA, il a salué les « avancées concrètes » réalisées par l’Éthiopie dans divers projets de durabilité, notamment dans le secteur de l’hydroélectricité et des énergies renouvelables. Il considère l’organisation de la COP32 comme un signal très encourageant tant pour l’Éthiopie que pour le continent africain, lequel joue un rôle stratégique dans les efforts mondiaux de lutte contre le réchauffement climatique. Les initiatives nationales en faveur d’une économie verte, l’essor des énergies propres et les vastes programmes de reboisement ont fortement pesé dans la sélection du pays. L’Éthiopie, selon lui, est désormais bien placée pour élargir encore l’accès aux énergies vertes et à l’électricité sur son territoire. Le diplomate a également salué l’implication active de l’Éthiopie dans les Sommets africains sur le climat et dans divers forums internationaux, un engagement qui a contribué à sa nomination comme pays hôte. Soulignant le partenariat solide entre l’Allemagne et l’Éthiopie, il a rappelé que l’amélioration de la résilience climatique dans le secteur agricole demeure un domaine de coopération prioritaire. L’Allemagne entend renforcer son soutien à l’économie verte éthiopienne au vu des progrès enregistrés. Il a, par ailleurs, mis en avant l’importance de l’initiative « Héritage vert », qu’il considère comme un apport déterminant de l’Afrique au dialogue climatique mondial précédant la Conférence de Belém. Enfin, il a souligné que l’accueil de la COP32 par l’Éthiopie constitue une preuve tangible des efforts entrepris pour restaurer les écosystèmes et améliorer la résilience du pays face aux effets du changement climatique.
La COP32 constitue pour l’Éthiopie une occasion exceptionnelle de valoriser ses engagements en matière de climat : Une spécialiste de FSD Afrique.
Dec 6, 2025 476
Addis-Abeba, le 6 décembre 2025 : - Selon une experte de FSD Afrique, l’accueil de la COP32 représentera pour l’Éthiopie une occasion exceptionnelle de mettre en lumière son engagement contre le changement climatique et de consolider sa position de leader africain en matière d’action environnementale. Dans un entretien accordé à l’agence ENA, Cecilia Bjerborn Murai, spécialiste principale en finance durable au sein de FSD Afrique, a souligné que le choix de l’Éthiopie pour organiser cette conférence n’est pas le fruit du hasard. Il s’explique, selon elle, par les résultats tangibles du pays dans le domaine climatique, notamment grâce à des initiatives novatrices devenues des références internationales. Au cœur de ces succès se trouve l’Initiative de l'empreingte verte, lancée en 2019. Celle-ci a attiré une forte reconnaissance mondiale, y compris de la part des Nations Unies, qui y voient un modèle de transition écologique intégrée. La récente attribution du Prix de la FAO pour la gestion durable des forêts constitue une autre preuve du sérieux de l’Éthiopie dans la restauration des paysages, la préservation de la biodiversité et la gestion responsable des ressources terrestres. Ce bilan a joué un rôle majeur dans la décision d’accorder à Addis-Abeba l’organisation de la COP32 en 2027. Ce choix bénéficie également d’un soutien considérable des pays africains, exprimé lors de la COP30 au Brésil. Selon Murai, accueillir cet événement planétaire permettra à l’Éthiopie de valoriser ses acquis et d’affirmer son leadership sur les questions climatiques. L’experte a rappelé que la GLI a déjà produit des résultats impressionnants : plus de 48 milliards d’arbres plantés en cinq ans, entraînant une hausse notable du couvert forestier, passé de 17,2 % à plus de 23,6 %. Selon elle, il s’agit d’une réussite emblématique, qui symbolise l’engagement du pays pour la résilience climatique. Cecilia Bjerborn Murai souligne également que les priorités économiques de l’Éthiopie s’accordent étroitement avec celles de la finance durable. Qu’il s’agisse du développement agricole, des énergies renouvelables ou encore des infrastructures numériques, le pays s’oriente vers des secteurs essentiels à la lutte contre les effets du changement climatique et à l’adaptation des sociétés aux nouveaux risques environnementaux. Elle estime qu’à l’horizon 2027, l’Éthiopie sera en mesure de présenter à la communauté internationale des expériences solides en matière de gestion durable, d’atténuation des émissions et d’adaptation climatique. Elle a salué particulièrement le programme de plantation et de croissance d’arbres de la GLI, affirmant qu’il contribue non seulement à renforcer la résilience écologique du pays, mais aussi à créer des opportunités économiques, notamment dans la gestion des ressources naturelles. Murai a par ailleurs mis en avant l’importance croissante de la comptabilité fondée sur les ressources naturelles (CFRN), un outil qui permet aux gouvernements africains de considérer officiellement leurs ressources environnementales comme des actifs économiques. Cette approche, explique-t-elle, marque une rupture avec la perception de la nature comme un simple bien public inépuisable. Elle aide les États à mieux suivre l’état de leurs ressources, à en mesurer la valeur et à planifier leur exploitation durable. Enfin, l’experte souligne que les réformes économiques et financières engagées en Éthiopie ouvrent la voie à la création de marchés financiers modernes et attractifs. Ces transformations sont essentielles pour mobiliser les capitaux institutionnels africains et attirer les investissements internationaux. Dans cette dynamique, la GLI constitue un pilier central de la transition verte du pays, inscrivant l’action environnementale au cœur des stratégies de développement et faisant de la lutte climatique un véritable projet national.
Addis-Abeba met en œuvre des initiatives efficaces pour améliorer les conditions de vie de ses habitants : Maire Adanech Abiebie
Dec 3, 2025 327
Addis-Abeba, le 3 décembre 2025 : - La maire Adanech Abiebie a annoncé le lancement de plusieurs initiatives majeures destinées à améliorer de manière tangible et durable le quotidien des habitants d’Addis-Abeba. Elle a notamment inauguré une campagne d’emploi accélérée visant à offrir des opportunités professionnelles à 30 000 jeunes. Ces nouveaux emplois couvrent un large éventail de secteurs, parmi lesquels l’industrie manufacturière, la construction, l’agriculture urbaine, le commerce et divers services. La maire a souligné qu’Addis-Abeba mène actuellement des actions d’envergure pour rehausser la qualité de vie de sa population. Elle a insisté sur les efforts centrés sur la création d’emplois orientée vers le marché, tout en mettant en avant l’importance de transformer la culture du travail au sein de la ville. Elle a encouragé les jeunes récemment recrutés à faire preuve de dévouement et à contribuer activement au progrès de leurs communautés. Adanech Abiebie a par ailleurs assuré que cette vaste initiative d’emploi rapide serait renforcée et élargie à l’ensemble de la capitale. De son côté, Million Mathews, adjoint au maire chargé de l’emploi et des compétences, a indiqué que de nombreux citoyens avaient déjà bénéficié des actions engagées depuis le lancement des réformes nationales. Il a précisé que la municipalité poursuivrait l’expansion des opportunités professionnelles en mobilisant pleinement les ressources de la ville et en veillant à l’adéquation entre les compétences des habitants et les emplois proposés. Le forum s’est déroulé en présence de hauts responsables municipaux et de plusieurs invités.
Lauréats des Prix des médias de l'IGAD 2025
Nov 30, 2025 468
Addis-Abeba, le 30 novembre 2025 (ENA) : - La cérémonie des Prix des médias de l'IGAD 2025 s'est achevée avec succès à Addis-Abeba, célébrant l'excellence journalistique dans la Corne de l'Afrique sous le thème « Raconter des histoires pour l'action climatique : pour une région sûre, résiliente et stable ». Pour sa troisième édition, les Prix des médias de l'IGAD ont réaffirmé l'engagement de l'IGAD à honorer les journalistes et professionnels des médias exceptionnels qui contribuent à la paix, au développement et à l'action climatique dans la région. L'événement a réuni des invités de marque, dont le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, et le secrétaire exécutif de l'IGAD, Workneh Gebeyehu. Cette année, les Prix ont mis en lumière l'enjeu crucial du changement climatique, soulignant l'importance d'un journalisme éthique et de récits percutants. Des journalistes de toute la région de l'IGAD ont présenté un travail exceptionnel, et les lauréats ont été récompensés par des trophées et des médailles d'or. Les Prix des médias de l'IGAD sont une initiative phare de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), lancée pour promouvoir des médias éthiques et influents en Afrique de l'Est. Créés pour récompenser l'excellence journalistique, ces prix offrent aux professionnels des médias une tribune pour mettre en lumière des enjeux cruciaux en lien avec les priorités stratégiques de l'IGAD, tels que la paix, la sécurité et la résilience climatique. Parmi les lauréats, on compte Getenet Shenkute de l'Agence de nouvelle éthiopienne (ENA). Les gagnants comprennent : - Production télévisuelle : - Kenya : Lédama - Somalie : Mohammed Nur Mohammed - Radio : - Kenya : Steve Mokaya - Ouganda : Wambi Michael - Imprimer: - Kenya : Mugand Maryann - Ouganda : Ambrose Okwange - Numérique : - Ethiopie : Getnet Shenkute - Soudan du Sud : Gebreal Getluak Wal - Réseaux sociaux: - Djibouti : Amina Idan - Somalie : Ahmed Mohammed - Photographie : - Somalie : Salade Abdirahman - Kenya : Andrew Ngea - Reporting sensible au genre : - Ouganda : Ayebare Cendrillon -Kenya : Jemila Mohamed - Langues autochtones : - Soudan : Hipa Abdalazeem - Ethiopie : Shimekit Legese - Personnalité médiatique de l'année : -Kenya : Bonface Barasa - Kenya : Annistecia Kiragu Le prestigieux Prix d'honneur pour l'ensemble d'une carrière a été remis à Faisal Mohammed (Soudan) et Meaza Biru (Éthiopie), en reconnaissance de leur engagement de toute une vie pour le développement du journalisme dans la région. À l'issue des Prix des médias de l'IGAD 2025, Gedion Timothewos a annoncé que la prochaine cérémonie se tiendra en Ouganda, perpétuant ainsi la tradition de célébrer l'excellence des médias et leur rôle crucial face aux défis régionaux. Cet événement annuel récompense non seulement le travail journalistique exemplaire, mais encourage également la collaboration et l'engagement des professionnels des médias, soulignant l'importance vitale du récit pour la promotion de la paix et du développement durable dans les États membres de l'IGAD. La prochaine cérémonie aura lieu en Ouganda.
Le prix des médias de l'IGAD Promeut le récit pour une région sûre et résiliente : Gedion Timothewos, ministre des Affaires étrangères.
Nov 30, 2025 347
Addis-Abeba, le 30 novembre 2025 (ENA) : - Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a affirmé que les Prix des médias de l’IGAD constituent une plateforme clé pour renforcer la production de récits qui contribuent à bâtir une région plus sûre, résiliente et stable. S’exprimant lors de l’édition 2025 de la cérémonie, il a rappelé que le changement climatique représente aujourd’hui une urgence mondiale, touchant particulièrement l’Afrique de l’Est, déjà éprouvée par des sécheresses sévères, des conflits récurrents et divers chocs extérieurs. Il a souligné que la région alterne entre sécheresses extrêmes et inondations destructrices, des phénomènes dont les effets se répercutent durablement sur les populations. Depuis sa création, l’IGAD joue un rôle central dans la coordination des réponses face à ces défis, guidée par sa Stratégie d’adaptation au changement climatique. Bien que faiblement émettrice de gaz à effet de serre, la région supporte un impact disproportionné du dérèglement climatique. Les conséquences identifiées par la stratégie régionale et le plan national d’adaptation de l’Éthiopie – sur les moyens de subsistance, la santé, l’alimentation et l’accès à l’eau – aggravent les déplacements, endommagent les infrastructures et accentuent l’insécurité. Le ministre a réaffirmé que l’action climatique est intégrée au cadre politique éthiopien, notamment à travers le Plan décennal de développement. L’Éthiopie reste pleinement engagée envers la CCNUCC et l’Accord de Paris, et se positionne comme un acteur majeur de la réponse africaine. Parmi les initiatives phares, il a cité l’Initiative pour l’héritage vert, grâce à laquelle plus de 48 milliards de plants ont été mis en terre, contribuant à restaurer les écosystèmes, ainsi que le Grand barrage de la Renaissance (GERD), pierre angulaire de la transition énergétique et numérique du pays. Le leadership éthiopien a été mis en avant lors du deuxième Sommet africain sur le climat, et la sélection de l’Éthiopie comme hôte de la COP 2027 illustre son engagement constant en faveur de la résilience climatique. Dans ce contexte, Gedion Timothewos a insisté sur la place indispensable des médias dans la lutte régionale contre le changement climatique : ils sensibilisent, responsabilisent et donnent la parole aux communautés les plus exposées, facilitant ainsi une mobilisation collective. Félicitant les lauréats, il a appelé journalistes professionnels, médias communautaires, citoyens et autorités publiques à unir leurs efforts pour transformer le discours public et promouvoir des solutions locales capables de renforcer la résilience de la région.
L’édition 2025 des Prix des médias de l’IGAD constitue une véritable occasion pour honorer l’excellence du journalisme : Secrétaire exécutif de l’IGAD
Nov 30, 2025 267
Addis-Abeba, le 30 novembre 2025 (ENA) : - Workneh Gebeyehu, Secrétaire exécutif de l’IGAD, a mis en avant le rôle déterminant du journalisme dans l’autonomisation des communautés et la construction de récits authentiques à l’échelle régionale. Intervenant le 30 novembre 2025 à Addis-Abeba lors de la cérémonie des Prix des médias de l’IGAD, il a appelé les professionnels des médias à poursuivre leur mission essentielle dans un contexte marqué par le changement climatique et les conflits, afin de renforcer la résilience et la cohésion. L’édition 2025 des IGAD Media Awards a distingué des travaux journalistiques remarquables provenant de toute l’Afrique de l’Est, rappelant l’importance d’un journalisme éthique et rigoureux face à des enjeux en évolution rapide. La cérémonie, rehaussée par la présence du ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, ainsi que de hauts responsables, journalistes et invités, a célébré l’impact du storytelling local sur la narration régionale. Dans son allocution, Workneh a insisté sur la nécessité de donner la parole à ceux dont les voix sont souvent marginalisées dans une région largement décrite par des perspectives extérieures. « Vous êtes les gardiens de notre histoire collective », a-t-il affirmé, saluant le courage et l’intégrité des journalistes qui s’attachent à raconter les réalités du terrain. Évoquant les défis liés à l’action climatique, à la paix et à la sécurité alimentaire, il a souligné leur centralité dans l’avenir de la région, saluant la résilience des communautés en Somalie, au Soudan du Sud et en Éthiopie, où émergent des solutions innovantes face aux bouleversements climatiques. Il a appelé les journalistes à mettre leur influence au service du changement positif, rappelant que chaque récit peut contribuer à orienter le débat public. En honorant les lauréats, le Secrétaire exécutif a réaffirmé l’engagement continu de l’IGAD à soutenir les professionnels des médias dans leur quête de vérité et de transparence. Plus qu’une simple remise de prix, les IGAD Media Awards 2025 ont célébré la puissance transformatrice des récits capables d’inspirer, de rassembler et de renforcer les communautés à travers l’Afrique de l’Est.
L’IGAD honore, à travers ses Prix des médias, les travaux journalistiques sur le changement climatique dans la région.
Nov 29, 2025 248
Addis-Abeba, le 29 novembre 2025 (ENA) : - L’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a lancé aujourd’hui à Addis-Abeba l’édition 2025 de ses Prix des médias, un événement consacré à la valorisation du journalisme et du storytelling dédiés au changement climatique et à la résilience dans la Corne de l’Afrique. Organisée sur deux jours en partenariat avec le gouvernement éthiopien, la cérémonie adopte pour thème : « Raconter des histoires pour agir pour le climat : pour une région sûre, résiliente et stable ». Cette rencontre, qui distingue des reportages marquants produits par des journalistes issus de toute la région, réunit des responsables de haut niveau, des professionnels des médias et des défenseurs de l’environnement. Parmi les personnalités présentes figurent Seyoum Mekonen, ministre d’État à la Planification et au Développement, ainsi qu’Abebaw Bihonegn, chef de mission de l’IGAD. Dans son allocution inaugurale, Seyoum a souligné l’importance des journalistes et des conteurs dans la sensibilisation du public aux enjeux climatiques pressants. Il a exprimé sa gratitude envers l’IGAD pour l’organisation de ce forum et pour son rôle dans le renforcement de la coopération régionale en matière de résilience climatique. Le ministre d’État a rappelé que, malgré sa contribution minime aux émissions mondiales, l’Afrique demeure l’une des régions les plus touchées par le dérèglement climatique, confrontée à « des sécheresses prolongées, des pluies irrégulières, des inondations et une hausse des températures ». Il a néanmoins insisté sur le fait que le continent ne se contente pas de subir : il innove, progresse et multiplie les initiatives pour répondre à la crise climatique. Il a évoqué des efforts allant du reboisement massif aux pratiques d’agriculture climato-intelligente, en passant par les investissements dans les énergies propres et les programmes d’adaptation communautaire. À titre d’exemple, il a mis en avant l’Initiative éthiopienne pour un patrimoine vert, qui a permis la plantation de plus de 48 milliards d’arbres ces dernières années, ainsi que l’expansion du portefeuille énergétique renouvelable du pays (hydroélectricité, solaire, éolien, géothermie), lequel profite non seulement au développement national mais aussi aux interconnexions électriques régionales avec des pays voisins tels que le Kenya, Djibouti, le Soudan et la Tanzanie. Seyoum a par ailleurs salué la contribution de l’IGAD dans la mise en valeur de ces succès à travers ses programmes climatiques, ses systèmes d’alerte précoce et sa diplomatie climatique, renforçant ainsi la résilience dans toute la région. Les Prix des médias de l’IGAD 2025 comprendront plusieurs distinctions dédiées à la presse écrite, à la radio, à la télévision, aux médias numériques et au photojournalisme. Environ 400 journalistes africains, dont 94 Éthiopiens, concourront dans huit catégories, parmi lesquelles une distinction spéciale pour la Meilleure Journaliste. Pour sa part, Abebaw Bihonegn a affirmé que la tenue de l’événement à Addis-Abeba reflète le rôle moteur de l’Éthiopie dans la coopération régionale, le développement durable et la diplomatie climatique. « Addis-Abeba est le lieu idéal pour célébrer et examiner votre créativité et votre excellence », a-t-il déclaré en s’adressant aux journalistes et aux acteurs engagés dans la lutte contre la sécheresse. Il a rappelé que le thème de cette édition, « Des conteurs pour l’action climatique », vise à encourager la construction d’une région plus résiliente et plus stable. Il a également souligné l’évolution du mandat de l’IGAD au fil de ses 40 ans d’existence, passé d’un rôle centré sur l’aide aux victimes de sécheresse à une mission plus large incluant la sécurité, l’intégration régionale et la résilience environnementale. En conclusion, Abebaw a indiqué qu’un jury de 21 experts internationaux est mobilisé pour distinguer les travaux journalistiques les plus percutants, ceux qui informent, interpellent et inspirent, qualifiant ces prix de « formidable levier pour stimuler l’action et renforcer la résilience par la narration ».
Lors de sa visite officielle, l’ambassadeur britannique a qualifié Harar de référence internationale en matière d’harmonie religieuse.
Nov 29, 2025 149
Addis-Abeba, le 29 novembre 2025 (ENA) : - L’ambassadeur du Royaume-Uni en Éthiopie, Darren Welch, a qualifié la ville historique de Harar, dans l’est du pays, de « modèle remarquable pour le monde entier » en matière de coexistence religieuse, à l’issue d’une visite diplomatique de deux jours dans la région. Dans un entretien accordé à POA, le diplomate britannique a mis en avant la valeur unique de ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, soulignant qu’il illustre une tolérance religieuse exemplaire. « Harar montre de manière éclatante comment des communautés de croyances, de cultures et d’origines différentes peuvent vivre ensemble en paix et créer quelque chose d’extraordinaire », a-t-il affirmé. « Un message dont le monde a aujourd’hui grandement besoin. » Représentant permanent du Royaume-Uni auprès de l’Union africaine, M. Welch faisait partie d’une délégation de haut niveau arrivée à Dire Dawa pour découvrir les richesses touristiques de Harar et de ses environs. La mission, organisée par le ministère éthiopien du Tourisme en collaboration avec l’UNESCO, a permis au diplomate de constater les récents efforts de restauration de la vieille ville fortifiée. Il a salué « des progrès notables » dans la préservation du patrimoine, estimant que l’investissement dans la culture est indispensable pour transmettre cet héritage aux générations futures. Durant la visite, l’ambassadeur a dégusté le café local — qu’il a jugé « excellent » — et a exprimé son enthousiasme à l’idée d’assister à la traditionnelle séance de nourrissage des hyènes. Il a adressé ses remerciements au ministère du Tourisme, au gouvernement éthiopien et à l’UNESCO pour l’organisation d’un séjour « instructif et agréable ». La délégation, conduite par la ministre du Tourisme Selamawit Kassa, a été accueillie par le maire de Dire Dawa, Kedir Juhar, ainsi que par plusieurs responsables municipaux. Rita Bisunat, directrice du Bureau de liaison de l’UNESCO en Éthiopie, et des diplomates en poste à Addis-Abeba prenaient également part à la visite. M. Welch a réaffirmé l’engagement du Royaume-Uni auprès de l’UNESCO, rappelant la fierté de son pays d’être un membre actif de l’organisation, et a insisté sur l’importance de préserver des sites culturels comme Harar pour l’avenir. Cette visite de deux jours devrait ouvrir la voie à de nouvelles opportunités de coopération et d’investissement, les organisateurs espérant qu’elle donnera un nouvel élan au tourisme dans les régions de Harar et de Dire Dawa.
La cérémonie de lancement des Prix des Médias 2025 de l’IGAD s’est tenue aujourd’hui à Addis-Abeba.
Nov 29, 2025 163
Addis-Abeba, le 29 novembre 2025 (ENA) : - L’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) en Afrique de l’Est tient aujourd’hui et demain à Addis-Abeba l’édition 2025 de ses Prix des Médias. Placée sous le thème : « Raconter des histoires pour l’action climatique : pour une région sûre, résiliente et stable », la cérémonie met à l’honneur les productions journalistiques axées sur le climat. Organisé en partenariat avec le gouvernement éthiopien, le programme de cette année vise à distinguer des journalistes issus de toute la Corne de l’Afrique dont les travaux ont apporté une contribution significative à la sensibilisation climatique. Les Prix des Médias IGAD 2025 couvrent plusieurs catégories, notamment la presse écrite, la radio, la télévision, les médias numériques ainsi que le photojournalisme.
L'Éthiopie obtient le rôle d'hôte de la COP32 et est saluée pour ses progrès en matière d'énergies renouvelables : ministère
Nov 29, 2025 253
Addis Ababa le 29 novembre,2025 (ENA) La sélection de l'Éthiopie pour accueillir la COP32 constitue une reconnaissance internationale de ses progrès constants dans le développement des énergies renouvelables, a déclaré le ministère de l'Eau et de l'Énergie. Dans une interview exclusive accordée à l'ENA, le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Itefa, a déclaré que l'Éthiopie exploitait activement son potentiel diversifié en matière d'énergies propres. « Notre pays possède la capacité de développer toute une gamme de ressources : l'énergie hydraulique, solaire, éolienne et géothermique », a déclaré le ministre. « Ces ressources ne répondent pas seulement à nos besoins énergétiques, elles renforcent aussi fondamentalement notre trajectoire économique résiliente au changement climatique. » Ces quelques paragraphes soulignent clairement les progrès réalisés par l'Éthiopie en matière d'énergies renouvelables et de climat. Le gouvernement étend l'accès à l'énergie solaire dans les zones rurales afin de garantir que les communautés non raccordées au réseau bénéficient d'une alimentation électrique fiable grâce à des systèmes modernes. Les progrès continus de l'Éthiopie dans le développement des énergies renouvelables lui valent une reconnaissance mondiale croissante, en particulier pour la réduction de ses émissions de carbone et l'amélioration de son bilan climatique. « Le monde reconnaît les progrès réalisés par l'Éthiopie dans la réduction des émissions et la lutte contre les menaces climatiques », a-t-il déclaré. M. Habtamu a ajouté que les modèles de développement traditionnels des économies avancées avaient alimenté le réchauffement climatique, tandis que la voie plus propre empruntée par l'Éthiopie démontrait qu'il existait une alternative viable. « Ce que nous construisons montre au monde entier qu'il est possible de se développer sans répéter les erreurs qui ont conduit à la crise climatique actuelle », a-t-il déclaré. Il a expliqué que les projets liés aux énergies renouvelables menés à l'échelle nationale renforcent l'attractivité de l'Éthiopie auprès des investisseurs étrangers et favorisent l'intégration énergétique régionale. Ces progrès ont contribué à positionner le pays comme hôte de grandes plateformes climatiques. Les efforts de l'Éthiopie en matière d'économie verte ont joué un rôle central dans sa sélection pour accueillir la COP32. Le fait d'avoir été choisi pour accueillir la COP32 est une reconnaissance de nos initiatives écologiques et de nos réalisations en matière de développement des énergies renouvelables, a-t-il ajouté. Il a également souligné la contribution du programme national Green Legacy, qui a soutenu les efforts de conservation de l'eau et réduit l'envasement autour des barrages hydroélectriques, garantissant ainsi la stabilité énergétique à long terme. L'Éthiopie a été officiellement choisie pour accueillir la 32e Conférence mondiale sur le climat (COP32) lors de la COP30 au Brésil, et accueillera le rassemblement mondial dans deux ans.
l’Éthiopie entend montrer que l’Afrique fait partie de la solution au changement climatique lors de la COP32
Nov 27, 2025 264
Addis Ababa le 27 novembre,2025(ENA) L’Éthiopie doit pleinement tirer parti de la 32ᵉ Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP32) pour jouer un rôle central dans la lutte mondiale contre le changement climatique et transformer son riche patrimoine culturel en plateforme de promotion touristique, a déclaré le Premier ministre Abiy Ahmed. Le Premier ministre a donné aujourd’hui des instructions au Comité directeur national chargé de préparer la COP32, qui se tiendra en Éthiopie en 2027. S’adressant aux membres du Comité, Abiy Ahmed a rappelé que « l’objectif principal de ce parcours de trois ans et demi est la construction nationale. Tout au long de ce processus, nous devons démontrer de manière crédible que l’Éthiopie est capable de répondre à ses besoins fondamentaux ». Dans le cadre de cet effort, un comité dédié aux infrastructures a été créé. Celui-ci devra mener à bien un travail considérable, nécessitant à la fois une importante main-d’œuvre et des capitaux substantiels. « J’ai bon espoir que les projets de construction seront réalisés avec succès », a-t-il affirmé. Le Premier ministre a également mis en avant la nécessité de renforcer l’image de l’Éthiopie à l’international. Il a rappelé que le pays est une nation ancienne, dotée d’un patrimoine exceptionnel, d’une culture diverse et de nombreux atouts tangibles. En valorisant ces éléments dans une perspective touristique, la COP32 deviendra, selon lui, la plus grande plateforme permettant de présenter au monde entier tout le potentiel de l’Éthiopie. Il a ajouté que cette richesse culturelle et historique devrait servir de cadre pour mettre en valeur l’ensemble des atouts du pays pendant la conférence. Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a abondé dans ce sens, soulignant que la COP32 représente une opportunité unique pour l’Afrique. « Nous la considérons comme un projet national, mais également comme une initiative dont les bénéfices dépasseront nos frontières pour s’étendre à l’ensemble du continent », a-t-il déclaré. Il a mis en avant la portée internationale de la conférence, rappelant qu’elle rassemble des acteurs mondiaux autour d’enjeux climatiques cruciaux. « C’est un événement majeur où l’Éthiopie accueillera le monde entier, et dont l’héritage devra bénéficier aux générations futures », a-t-il souligné. L’Éthiopie, a-t-il ajouté, doit non seulement accueillir la COP32, mais aussi contribuer à positionner l’Afrique comme un acteur majeur des solutions climatiques. « Nous devons faire en sorte que l’Afrique ne soit pas seulement perçue comme une victime du changement climatique, mais aussi reconnue comme un pôle de solutions », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’une participation active aux discussions climatiques mondiales. Prévue en novembre 2027 à Addis-Abeba, la COP32 devrait rassembler plus de 60 000 délégués issus des gouvernements, de la société civile, du milieu universitaire et du secteur privé. Le gouvernement entend également renforcer son engagement environnemental à travers des initiatives telles que la Green Legacy Initiative. Alors que l’Éthiopie se prépare à accueillir le monde, l’enjeu de la COP32 dépasse la simple logistique. L’événement symbolise une stratégie plus large visant à repositionner l’Afrique à l’avant-garde de l’action climatique. Les préparatifs reflètent l’ambition collective non seulement d’une nation, mais d’un continent prêt à mettre en avant ses atouts dans le débat mondial sur le climat.