Social - ENA Français
Social
Journée internationale de la langue maternelle : un pilier pour une éducation inclusive et plurilingue
Feb 25, 2026 89
Addis-Abeba, le 25 février 2026 : - À l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, les participants ont mis en avant le rôle déterminant des langues maternelles dans la construction d’une éducation inclusive et équitable. La célébration, organisée par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) en collaboration avec Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et l’ambassade du Bangladesh, a réuni de nombreux acteurs à Addis-Abeba. Les intervenants ont souligné que l’enseignement dans la langue maternelle constitue un levier essentiel pour favoriser le développement durable, l’inclusion sociale et un accès équitable à l’éducation. Ils ont rappelé que la richesse linguistique ne représente pas seulement un patrimoine culturel, mais également une base solide pour l’équité éducative, l’inclusion numérique et une croissance économique soutenue. Lors de l’ouverture, Aboubakir Diaw, représentant le secrétaire exécutif de la CEA, a affirmé que les langues dépassent la simple fonction de communication. Elles façonnent la pensée, nourrissent le sentiment d’appartenance et assurent la transmission de la mémoire collective à travers les générations. Il a présenté les plus de 2 000 langues africaines comme des ressources stratégiques, insistant sur le fait qu’une éducation multilingue enracinée dans les langues maternelles constitue un investissement majeur dans le capital humain et la cohésion sociale. Aboubakir Diaw a également alerté sur les défis posés par l’essor rapide de l’intelligence artificielle et des plateformes numériques, avertissant que les langues absentes de l’espace numérique risquent une marginalisation économique et culturelle. Dans un continent où près de 60 % de la population a moins de 25 ans, il a plaidé pour des politiques linguistiques inclusives capables de soutenir la jeunesse, en cohérence avec des cadres continentaux tels que la Zone de libre-échange continentale africaine et le Programme de développement durable à l’horizon 2030. De son côté, Rita Bissoomath, directrice de liaison à l’UNESCO, a décrit les langues comme les gardiennes vivantes de l’identité et les vecteurs essentiels de la culture. Elle a rappelé que 40 % de la population mondiale ne bénéficie pas d’un enseignement dans une langue qu’elle maîtrise pleinement, une situation qui accentue les inégalités. Elle a souligné que la promotion du multilinguisme favorise la paix, la tolérance et le respect mutuel, appelant les gouvernements à intégrer concrètement les langues maternelles à tous les niveaux des systèmes éducatifs afin qu’aucun enfant ne soit coupé de son héritage linguistique. L’ambassadeur du Bangladesh, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem, a pour sa part évoqué le Mouvement pour la langue de 1952, dont les sacrifices ont conduit à la reconnaissance internationale de cette journée. Il a rappelé que la langue constitue le premier vecteur d’expression et d’identité, soulignant que la défense de la diversité linguistique demeure essentielle pour le dialogue, la coopération et la construction d’un ordre international pacifique. En conclusion, les participants ont estimé que la valorisation des langues maternelles renforce la dignité humaine, soutient l’autonomisation des jeunes et crée les conditions d’une société plus équitable, innovante et pacifique.
La Commission éthiopienne du dialogue national appelle à l’engagement citoyen alors que le dialogue national entre dans une phase décisive.
Feb 18, 2026 128
Addis-Abeba, le 18 février 2026 (ENA) : - La Commission éthiopienne du dialogue national (ENDC) a invité les citoyens à s’impliquer pleinement, alors que le processus atteint un tournant critique. Dans un entretien avec ENA, le président de l’ENDC, le professeur Mesfin Araya, a encouragé tous les Éthiopiens à participer activement afin de garantir le succès du dialogue national, qui vise à renforcer l’unité du pays à travers des discussions inclusives et respectueuses sur les grandes questions nationales. Selon lui, la large participation de la population est indispensable pour produire des résultats significatifs et durables. Des millions d’Éthiopiens ont déjà pris part aux sessions visant à désigner les représentants et à définir les priorités du dialogue. La Commission a mené de vastes consultations auprès des États régionaux, des administrations municipales, des institutions fédérales et des communautés de la diaspora afin de faciliter la participation, soulignant l’ouverture et l’inclusion du processus. « À l’exception du Tigré, ces consultations ont été menées avec succès dans tout le pays et auprès des communautés de la diaspora », a précisé le professeur Mesfin. Il a également salué l’engagement actif des Éthiopiens vivant à l’étranger, dont les contributions portent sur des questions cruciales pour l’avenir de la nation. Le président de l’ENDC a insisté sur le fait que le succès du dialogue dépend de l’effort collectif de tous les citoyens. « Une participation soutenue et universelle jettera les bases d’une voie stable et consensuelle pour l’avenir de l’Éthiopie », a-t-il affirmé.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a rendu hommage aux héros éthiopiens en déposant une gerbe au Mémorial de la Victoire d’Adoua, à Addis-Abeba.
Feb 17, 2026 133
Addis-Abeba, le 17 février 2026 (ENA) : - Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a marqué sa visite officielle en Éthiopie par un geste hautement symbolique en déposant une gerbe au Mémorial de la Victoire d’Adoua, à Addis-Abeba. Cette cérémonie solennelle, organisée après un accueil officiel au Palais national, s’inscrit dans le cadre du renforcement continu des relations entre la Turquie et l’Éthiopie, deux pays qui célèbrent cette année le centenaire de leurs liens diplomatiques. Le Mémorial de la Victoire d’Adoua occupe une place particulière dans la mémoire collective éthiopienne. Il commémore la bataille historique de 1896, au cours de laquelle les forces éthiopiennes infligèrent une défaite décisive à une armée coloniale européenne. Cette victoire demeure un symbole puissant de souveraineté nationale et de résistance africaine face aux ambitions impérialistes. En rendant hommage aux combattants tombés pour la défense de leur patrie, le président Erdoğan a souligné son respect pour l’histoire de l’Éthiopie et pour l’héritage d’indépendance qui continue d’inspirer le continent. La cérémonie de dépôt de gerbe s’est déroulée dans un climat empreint de dignité et de recueillement. Elle a mis en lumière la dimension historique et symbolique de la visite, au-delà des discussions politiques et économiques prévues entre les deux gouvernements. Ce geste protocolaire, réservé à des partenaires avec lesquels l’Éthiopie entretient des relations étroites et stratégiques, traduit le niveau de considération mutuelle qui caractérise les rapports entre Addis-Abeba et Ankara. Arrivé plus tôt dans la journée dans la capitale éthiopienne, le chef de l’État turc a été accueilli avec les honneurs militaires à l’aéroport international de Bole. Le Premier ministre, Abiy Ahmed, était personnellement présent au pied de l’avion pour saluer son homologue, un geste fort qui témoigne de la solidité des liens diplomatiques entre les deux nations. Plusieurs hauts responsables gouvernementaux, des officiers supérieurs et des représentants du corps diplomatique étaient également présents pour participer à cette réception officielle. Le cortège présidentiel, escorté par une cavalerie d’apparat, a ensuite traversé la ville en direction du Palais national, ajoutant une dimension culturelle et protocolaire à l’événement. Cet accueil fastueux rappelle la visite effectuée il y a quelques années par le Premier ministre Abiy en Turquie, où il avait été reçu avec le même cérémonial à Ankara et à Istanbul. À l'occasion, les deux dirigeants avaient affirmé leur volonté commune d’élever les relations bilatérales à un niveau stratégique, ouvrant la voie à une coopération renforcée dans des secteurs clés tels que le commerce, l’investissement, les infrastructures et la défense. Les relations entre la Turquie et l’Éthiopie reposent sur une histoire diplomatique ancienne et continue. L’Éthiopie abrite notamment la première ambassade turque établie sur le continent africain, un fait qui illustre la profondeur historique de leurs échanges. Au fil des décennies, les deux pays ont consolidé leurs partenariats dans les domaines politique, économique et culturel, multipliant les initiatives conjointes et les projets de développement. Peu après la cérémonie d’accueil, le Premier ministre Abiy Ahmed a exprimé sa satisfaction sur les réseaux sociaux, saluant la visite officielle de son homologue turc et soulignant l’importance des discussions prévues. Il a évoqué un partenariat profond et durable, fondé sur le respect mutuel et une vision commune de coopération renforcée. Cette visite est perçue comme une étape significative dans l’évolution des relations entre Addis-Abeba et Ankara. En conjuguant mémoire historique et ambitions stratégiques contemporaines, elle illustre la volonté des deux pays de bâtir un partenariat solide, inscrit dans la continuité d’un siècle de relations diplomatiques et tourné vers de nouvelles perspectives de collaboration.
L’Afrique s’engage dans la quête de l’autonomie en matière de production vaccinale.
Feb 15, 2026 207
Addis-Abeba, le 15 février 2026 (ENA) : - Le continent africain a engagé une nouvelle dynamique pour consolider sa souveraineté sanitaire en mettant en place un programme continental destiné à développer la fabrication locale de vaccins et de produits médicaux. L’initiative baptisée ACHIEVE Africa a été présentée en marge du 39e sommet de l’Union africaine, organisé à Addis-Abeba. Ce programme ambitionne de consolider les capacités du continent dans la production de vaccins, la recherche biomédicale et l’harmonisation des cadres réglementaires, avec pour finalité de diminuer la dépendance aux importations de produits de santé. À cette occasion, la ministre éthiopienne de la Santé, Mekdes Daba, a indiqué que l’Éthiopie met en place les fondations d’une industrie pharmaceutique nationale plus robuste, notamment à travers le développement des infrastructures et le renforcement du dispositif réglementaire. Elle a précisé que l’Autorité éthiopienne des aliments et des médicaments (EFDA) a obtenu la certification de niveau 3 de l’Organisation mondiale de la santé, une reconnaissance majeure appelée à accroître la crédibilité internationale du système de contrôle pharmaceutique du pays. Cette avancée devrait faciliter l’exportation de médicaments et de vaccins fabriqués localement vers d’autres marchés africains et accélérer les procédures d’homologation lorsque les nouvelles unités de production seront opérationnelles. La ministre a également souligné que les autorités encouragent l’implication du secteur privé, en favorisant les producteurs locaux dans les marchés publics et en mettant en place des incitations destinées à stimuler l’investissement dans l’industrie de la santé. De son côté, le président zambien Hakainde Hichilema a insisté sur l’importance stratégique de cette initiative, rappelant les vulnérabilités révélées par la pandémie de Covid-19. Selon lui, l’Afrique doit être capable de produire rapidement et en quantité suffisante ses propres vaccins et médicaments pour garantir sa sécurité sanitaire. Il a estimé que l’autonomie du continent passera nécessairement par une capacité industrielle pleinement opérationnelle à l’échelle africaine. Constatant les déséquilibres persistants dans la fabrication pharmaceutique, il a qualifié ACHIEVE Africa d’étape déterminante pour rééquilibrer la production. L’objectif affiché de porter à 60 % la part de l’Afrique dans la production de vaccins et de produits pharmaceutiques d’ici 2040, a-t-il ajouté, devra désormais se traduire par des actions concrètes. Enfin, le président a souligné la nécessité d’une meilleure harmonisation réglementaire entre les États et d’un arrimage du programme à la Zone de libre-échange continentale africaine afin de faciliter la circulation transfrontalière des produits de santé. Parmi ses priorités, ACHIEVE Africa mettra l’accent sur la recherche génomique, le développement de vaccins et la prévention des maladies infectieuses telles que le VIH et la rougeole, marquant, selon les dirigeants, une étape charnière vers l’indépendance sanitaire du continent.
L’AMA appelle les États membres de l’UA à accélérer la ratification du traité et à renforcer leur engagement politique.
Feb 15, 2026 149
Addis-Abeba, le 15 février 2026 (ENA) : - Les responsables africains ont invité les 55 États membres de l’Union africaine à finaliser la ratification du traité instituant l’Agence africaine des médicaments (AMA), soulignant qu’un appui politique ferme et des ressources financières pérennes sont indispensables pour garantir l’accès à des médicaments sûrs, efficaces et de qualité sur l’ensemble du continent. Réunis à Addis-Abeba, les dirigeants ont noté que si 31 pays ont déjà ratifié l’accord fondateur, une adhésion plus large demeure cruciale pour permettre à l’agence d’exercer pleinement son mandat à l’échelle continentale. La directrice générale de l’AMA, le Dr Delese Mimi Darko, a mis en avant l’urgence d’un engagement politique accru et de contributions financières soutenues, avertissant qu’un nombre limité de ratifications réduirait l’impact et la portée opérationnelle de l’institution. Elle a rappelé que la mission de l’AMA est d’assurer aux populations africaines un accès rapide et équitable à des produits médicaux sûrs, efficaces et conformes aux normes de qualité. L’agence ambitionne notamment d’harmoniser les cadres réglementaires, de renforcer la supervision des essais cliniques, d’améliorer la pharmacovigilance et de soutenir la fabrication pharmaceutique locale — un levier stratégique pour réduire la dépendance aux importations. De son côté, l’envoyé spécial de l’Union africaine pour l’AMA, Michel Sidibé, a salué les ratifications déjà obtenues comme une avancée significative, tout en soulignant que la mise en œuvre concrète doit suivre rapidement les engagements formels. Il a averti que la dépendance aux systèmes réglementaires extérieurs expose l’Afrique à des vulnérabilités et à des retards, présentant l’AMA comme un pilier central de la souveraineté réglementaire et de la sécurité sanitaire du continent. Les dirigeants ont ainsi exprimé leur détermination à intensifier les démarches diplomatiques en vue d’une ratification universelle, d’accélérer l’opérationnalisation de l’agence et de consolider la capacité de l’Afrique à faire face efficacement aux futures crises sanitaires.
L'Afrique renouvelle son engagement pour protéger la vie des enfants appelant à des investissements ciblés pour lutter contre la malnutrition.
Feb 14, 2026 105
Addis-Abeba, le 14 février 2026 (ENA) : - En marge de la 39e session ordinaire du Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, un événement de haut niveau a souligné l’urgence pour le continent de se réengager en faveur de la survie des enfants à travers des investissements stratégiques contre la malnutrition. L’initiative a rassemblé des hauts responsables gouvernementaux et des dignitaires internationaux, parmi lesquels le ministre d’État à la Santé éthiopien, Dereje Duguma, Legiono Porto Johnny, Ministre des Affaires étrangères et des Relations internationales du Lesotho, des représentants de l’UNICEF et Mme Lillian Dodson, Directrice régionale et vice-présidente de World Vision pour l’Afrique de l’Est. Lors de son allocution, Legiono Porto Johnny a insisté sur la nécessité d’un engagement étatique fort pour la survie de l’enfant, affirmant que cette priorité dépasse le simple budget ministériel et doit être intégrée au budget national du Lesotho, traduisant une ambition de « plus haut niveau d’engagement possible ». De son côté, le Dr Dereje Duguma a partagé l’expérience éthiopienne en matière de santé maternelle et infantile, en particulier dans la lutte contre la malnutrition. Il a mis en avant les initiatives phares du pays, telles que la distribution de suppléments multimicronutriments, le lancement de farines fortifiées et le développement précoce de l’enfant, intégrés dans la majorité des établissements de santé. Il a précisé que la prévention communautaire de la malnutrition est au cœur des plans gouvernementaux, avec une mise en œuvre coordonnée au niveau des districts et un alignement total des partenaires internationaux, y compris la Banque mondiale, la Fondation Gates, Nutrition International et l’UNICEF. Allison Parker, Directrice adjointe régionale pour l’UNICEF en Afrique australe, a souligné que l’Afrique se trouve à un tournant crucial : investir délibérément dans la santé et la nutrition des enfants est essentiel pour assurer un avenir durable. Elle a insisté sur le renforcement des systèmes au niveau sous-national et sur le soutien à la production locale alimentaire via des initiatives comme Food Africa, qui accompagne 500 entreprises africaines pour répondre aux besoins nutritionnels spécifiques de leurs communautés. Enfin, Mme Lillian Dodson a rappelé que protéger chaque enfant, y compris ceux vivant dans les États fragiles, les camps de déplacés et de réfugiés, nécessite un courage politique soutenu et un engagement continu dans le financement de la nutrition. Elle a conclu en affirmant que garantir la survie de chaque enfant constitue la pierre angulaire de l’avenir de l’Afrique et de son capital humain.
Des ministres africains plaident pour une autonomie financière accrue dans le secteur de la santé afin de renforcer la résilience des systèmes sanitaires du continent.
Feb 13, 2026 95
Addis-Abeba, le 13 février 2026 (ENA) : - Des ministres et hauts responsables africains ont appelé à accélérer la souveraineté financière du continent dans le domaine de la santé, estimant qu’elle constitue un levier essentiel pour bâtir des systèmes sanitaires solides et durables. Cet appel a été lancé lors d’une réunion de haut niveau consacrée au renforcement de la sécurité sanitaire en Afrique, axée sur une meilleure coordination entre les secteurs des finances et de la santé. La rencontre était coorganisée par le Africa CDC, le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Agence de développement de l'Union africaine. Des ministres de la Santé et des Finances venus de tout le continent y ont examiné des stratégies visant à accroître le financement domestique de la santé et à réduire la dépendance à l’aide extérieure. La ministre éthiopienne de la Santé et vice-présidente du Conseil d’administration d’Africa CDC, le Dr Mekdes Daba, a souligné que l’Afrique évolue dans un contexte mondial marqué par des crises sanitaires répétées, des mutations géopolitiques et la contraction des financements internationaux. Elle a estimé que le renforcement des capacités continentales relève désormais d’une nécessité stratégique plutôt que d’une simple ambition institutionnelle. Le directeur général d’Africa CDC, le Dr Jean Kaseya, a affirmé que le continent devait définir ses propres priorités, développer ses solutions et financer sa résilience de manière autonome. Selon lui, la sécurité sanitaire constitue un pilier fondamental de la souveraineté, de la stabilité économique et du poids géopolitique de l’Afrique. La directrice générale de l’Agence de développement de l'Union africaine, Nardos Bekele, a plaidé pour des réformes structurelles et une mobilisation d’investissements diversifiés afin d’assurer un financement durable du secteur. Elle a insisté sur la nécessité de considérer la santé comme un investissement stratégique au cœur des politiques économiques. De son côté, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, a évoqué la promotion d’une nouvelle architecture financière africaine reposant sur des instruments innovants et des mécanismes d’atténuation des risques pour attirer les capitaux privés. Les participants ont conclu que le renforcement du financement national de la santé constitue un impératif pour assurer la stabilité économique et la résilience à long terme du continent.
Une astronome de renom salue l’Éthiopie comme un sanctuaire vivant de l’astronomie ancienne.
Feb 9, 2026 169
Addis-Abeba, le 9 février (ENA) : - L’astronome Mirjana Pović affirme que l’Éthiopie continue de jouer le rôle de sanctuaire vivant de l’astronomie, la plus ancienne discipline intellectuelle de l’humanité, grâce à la préservation d’un patrimoine céleste profond et varié, toujours pertinent pour la recherche scientifique contemporaine. Évoquant le patrimoine culturel et scientifique de l’Éthiopie, Mirjana Pović, coordinatrice du projet Sci Girls et chercheuse principale à l’Institut des sciences spatiales et géospatiales, a souligné que le pays a activement cultivé et transmis cet héritage à travers les générations et les communautés. Elle a relevé que, dans un monde marqué par la mondialisation et l’uniformisation numérique, l’Éthiopie se distingue comme l’un des rares endroits où l’observation des astres demeure profondément ancrée dans la culture et le quotidien des populations. Selon Pović, l’héritage astronomique éthiopien est intimement lié aux origines mêmes de l’humanité, constituant un patrimoine mondial d’une grande valeur scientifique et culturelle. Elle a rappelé que l’Éthiopie possède un legs exceptionnel dans l’histoire des sciences, notamment en astronomie culturelle, soulignant que depuis les débuts de l’humanité, les sociétés ont toujours cherché à comprendre leurs origines, l’immensité de l’univers et la source de l’existence. La diversité du pays, qui compte plus de 80 groupes ethniques, se traduit par une pluralité d’interprétations du ciel, chaque communauté attribuant des noms et des significations propres aux étoiles et aux constellations, offrant ainsi des lectures riches de questions universelles. Cette pluralité confère à l’Éthiopie une profondeur rare en astronomie culturelle, comparable à peu d’autres régions du monde, a-t-elle expliqué. Elle a également mis en avant la compréhension avancée du temps en Éthiopie comme une illustration majeure de cet héritage, notant que, au-delà du calendrier éthiopien bien connu, de nombreuses communautés continuent de s’appuyer sur des savoirs astronomiques indigènes antérieurs aux technologies modernes. Pović a précisé que l’astronomie culturelle est présente dans toutes les régions du pays, avec une multitude de calendriers et de désignations propres aux étoiles et constellations selon les groupes ethniques. Elle a toutefois averti que ces connaissances, encore largement préservées par les aînés au sein de l’Église orthodoxe éthiopienne, des communautés musulmanes et de divers groupes ethniques, risquent de disparaître sans un effort urgent de documentation. Elle a insisté sur la nécessité de consigner ces savoirs afin de garantir leur transmission et d’éviter leur perte, soulignant l’importance de relier les générations pour que l’astronomie culturelle continue d’inspirer les scientifiques et chercheurs de demain. Au-delà de la préservation, Pović a également mis en lumière le potentiel socio-économique de cet héritage, notamment à travers le développement de l’astrotourisme, qui pourrait attirer des visiteurs désireux de découvrir non seulement les sites historiques et naturels, mais aussi les villages traditionnels où les récits célestes sont transmis oralement.
Addis-Abeba accueille une conférence africaine sur la santé sexuelle et reproductive.
Feb 7, 2026 182
Addis-Abeba, 7 février 2026 (ENA) : - La conférence annuelle conjointe organisée par la Société éthiopienne d’obstétrique et de gynécologie (ESOG) et la Fédération africaine d’obstétrique et de gynécologie (AFOG) se déroule actuellement à l’hôtel Hilton Addis, dans la capitale éthiopienne. La conférence annuelle conjointe de la Société éthiopienne d'obstétrique et de gynécologie et de la Fédération africaine d'obstétrique et de gynécologie se tient à l'hôtel Hilton Addis. La conférence, qui réunit des participants de 20 pays africains et 150 délégués du monde entier, vise à promouvoir la santé reproductive et à renforcer les compétences professionnelles en Afrique. Lors de l'ouverture de cette conférence de deux jours, le ministre d'État, Dereje Duguma, a déclaré que le gouvernement éthiopien a réalisé des progrès remarquables en matière de santé reproductive et maternelle, mais que des défis et des opportunités restaient à relever. Selon lui, la santé sexuelle et reproductive est un pilier du système de santé éthiopien. Hailemariam Segni, président de la Société éthiopienne d'obstétrique et de gynécologie, a affirmé que lorsqu'on aborde la question de la santé sexuelle et reproductive en Afrique, il convient de commencer par célébrer nos progrès. Il a plaidé pour une innovation adaptée au contexte, durable et adaptable à grande échelle. Sami Mohamoud Abdelkair, président de la Fédération africaine d'obstétrique et de gynécologie, a déclaré que la Fédération est très reconnaissante à la Société éthiopienne d'obstétrique et de gynécologie de son aimable invitation à ce programme scientifique. Il a exprimé l'espoir que la conférence permettrait de dégager un consensus pour améliorer la santé des mères et des nouveau-nés en Afrique.
L’Éthiopie améliore le visa à l’arrivée à l’approche du Sommet de l’Union africaine.
Feb 7, 2026 161
Addis-Abeba, 7 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a mis en service un système modernisé de visa à l’arrivée à l’aéroport international de Bole, visant à renforcer la sécurité nationale tout en offrant des services plus rapides et efficaces aux voyageurs internationaux. Ces améliorations, annoncées par le Service de l’immigration et de la citoyenneté (ICS), interviennent à la veille du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, qui accueillera des délégations de haut niveau venues de tout le continent et d’ailleurs. Selon Gosa Demissie, directeur général adjoint de l’ICS, le dispositif modernisé englobe désormais la gestion des visas d’entrée et de sortie, une assistance personnalisée aux passagers ainsi qu’un appui dédié aux équipages des vols internationaux. Il a indiqué que l’introduction de technologies avancées et la formation ciblée du personnel ont permis de réduire considérablement les délais de traitement, auparavant supérieurs à deux heures, à seulement quelques minutes. Au cours des 18 derniers mois, plus de 240 agents ont été mobilisés pour soutenir la mise en œuvre de ce nouveau système, conçu pour répondre aux normes internationales de sécurité et renforcer la compétitivité mondiale d’Ethiopian Airlines. De nombreux voyageurs ont exprimé leur satisfaction face à ces changements. Mamwelaze Koma, ressortissante du Lesotho effectuant son premier voyage en Éthiopie, a salué un accueil chaleureux et un service rapide et professionnel, qu’elle a qualifié de « digne de la première classe ». Mavis Anima Bonsu, du Ghana, habituée à se rendre en Éthiopie, a pour sa part noté une nette amélioration du système, désormais plus automatisé, plus strict et beaucoup plus rapide, estimant que cette réforme reflète les efforts du gouvernement pour moderniser les services publics. Le voyageur brésilien Pedro Lacaz Amaral a également souligné l’efficacité du processus, affirmant que l’ensemble des formalités, y compris la vérification des documents et le paiement du visa, n’a pris que quelques minutes. Hirut Assefa, une Éthiopienne résidant à Toronto, a décrit le système modernisé comme étant de classe mondiale, mettant en avant le professionnalisme du personnel et l’usage de technologies qui permettent d’éviter les longues files d’attente. Elle a exprimé l’espoir que ces améliorations encourageront davantage de visiteurs, stimuleront l’économie et mettront en valeur le riche patrimoine culturel du pays. La modernisation du système de visa illustre ainsi l’engagement de l’Éthiopie à renforcer la gestion de ses frontières et à se positionner comme une destination de choix pour les grands événements internationaux et le tourisme.
Le Premier ministre Abiy confirme le soutien du gouvernement au retour des personnes déplacées.
Feb 3, 2026 176
Addis-Abeba, le 3 février 2026 (ENA) – Le gouvernement fédéral demeure résolu à faciliter le retour des personnes déplacées internes (PDI) dans le nord de l’Éthiopie, a déclaré aujourd’hui le Premier ministre Abiy Ahmed. Lors d’une séance de questions à la Chambre des représentants du peuple, il a rappelé que tous les Éthiopiens ont le droit de circuler librement et de choisir leur lieu de résidence. « Chaque citoyen est libre de déterminer où il souhaite vivre ; ce droit est garanti par la Constitution », a affirmé le Premier ministre. Saluant l’Accord de Pretoria, conclu pour mettre fin au conflit au Tigray et qualifié d’« excellente solution », Abiy Ahmed a insisté sur le respect strict de ses dispositions. Conformément à cet accord, les services essentiels tels que les télécommunications, le transport aérien, les banques, l’électricité et les budgets ont été rétablis dans la région. Le Premier ministre a critiqué ceux qui exploitent les déplacements de population à des fins politiques, les comparant à des agriculteurs qui sèment volontairement le trouble en attendant leurs récoltes. « Certains créent des difficultés pour ensuite réclamer de l’aide, prétendant qu’il serait impossible de revenir à la situation d’avant. Ils utilisent la souffrance des déplacés pour servir leurs intérêts », a-t-il dénoncé. Concernant le différend territorial autour de Wolkait, revendiqué par les communautés amhara et tigréenne, Abiy Ahmed a souligné que cette situation prive les habitants des ressources budgétaires auxquelles ils ont droit et aggrave leurs difficultés. Il a appelé les « peuples frères » à résoudre pacifiquement leurs divergences. Le Premier ministre a promis un soutien complet aux populations retournant à Wolkait, à l’image de l’aide apportée dans des zones telles que Tselemet, Raya et Ilubabor. « Permettons à nos concitoyens de regagner leurs villages, aidons les déplacés à rentrer chez eux et engageons un dialogue politique constructif. Aucune communauté ne doit souffrir à cause de son origine ethnique », a-t-il ajouté. Abiy Ahmed a également rappelé que le peuple du Tigray aspire à la paix et au développement, et qu’il souhaite sortir de la période de confusion actuelle pour améliorer ses conditions de vie grâce au travail. Il a invité les habitants du Tigray à se détourner des manœuvres politiques et à imaginer une Mekele transformée, capable de rivaliser avec des villes comme Jigjiga ou Bahir Dar, voire de devenir une nouvelle Addis-Abeba. « Chaque ville reçoit un soutien équitable, mais sans idées nouvelles, le progrès restera limité », a-t-il précisé. Enfin, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de responsabiliser la population du Tigray afin qu’elle devienne actrice de son propre destin. « Si nous restons campés sur nos positions, nous risquons de tout perdre », a-t-il conclu.
Le Mémorial de la Victoire d’Adwa, emblème majeur du patrimoine national éthiopien, accueille chaque année de nombreux visiteurs
Feb 1, 2026 157
Addis-Abeba, le 1er février 2026 (ENA) : - Chargé de mémoire et de fierté, le Mémorial de la Victoire d’Adwa continue de rassembler des milliers de personnes, témoignant de la résistance historique de l’Éthiopie face au colonialisme et de la résilience de la nation. Site emblématique de la mémoire nationale, le Mémorial de la Victoire d’Adwa rend hommage à la bataille historique de 1896, au cours de laquelle les forces éthiopiennes infligèrent une défaite décisive aux troupes italiennes, sauvegardant ainsi la souveraineté du pays et devenant une source d’inspiration pour les peuples opprimés à travers le monde. S’exprimant auprès de l’ENA, Yoseph Beka, directeur général du mémorial, a indiqué que plus de 350 000 visiteurs, éthiopiens comme étrangers, ont fréquenté le site au cours des six derniers mois. Il a souligné que le mémorial ne se limite pas à sa valeur historique, mais constitue également un espace de recueillement, de transmission et d’apprentissage. Il a mis en avant la profonde fierté nationale suscitée par les sacrifices consentis par les ancêtres éthiopiens, une fierté qui dépasse largement les frontières du pays et trouve un écho auprès des communautés noires du monde entier. À une époque où la majeure partie du continent africain subissait la domination coloniale, la victoire d’Adwa a permis à l’Éthiopie de préserver son indépendance, faisant du pays un symbole universel de résistance, de dignité et d’autodétermination pour les peuples africains et noirs. La bataille d’Adwa a rassemblé des Éthiopiens issus de toutes les régions et de tous les horizons sous la conduite de l’empereur Ménélik II et de l’impératrice Taytu Betul, léguant un héritage d’unité et de courage qui continue d’inspirer les générations actuelles et futures. Selon Yoseph Beka, le sacrifice consenti pour défendre l’honneur et l’indépendance nationale demeure une source de fierté profonde, non seulement pour les Éthiopiens, mais également pour les peuples noirs ayant subi l’oppression coloniale. Commémorée chaque année, la victoire d’Adwa est reconnue comme l’un des plus grands triomphes des peuples noirs face à l’agression coloniale, témoignant de son importance historique et symbolique durable. Implanté au cœur d’Addis-Abeba, le mémorial a été conçu pour préserver et transmettre l’héritage d’héroïsme, d’unité et de patriotisme incarné par les peuples d’Adwa, tout en contribuant à renforcer la compréhension du prix de l’unité nationale et à encourager l’engagement citoyen. Yoseph a décrit le mémorial comme un hommage vivant à la lutte des ancêtres éthiopiens, aidant les générations présentes et futures à s’approprier l’histoire d’Adwa et à construire un récit national commun. Il a également souligné l’importance touristique du site, notant que plus de 10 000 visiteurs récents étaient des adolescents, un indicateur fort de l’éveil de la conscience historique et de l’affirmation de l’identité collective chez les jeunes. « Le Mémorial de la Victoire d’Adwa raconte notre histoire commune, nourrit nos aspirations pour l’avenir et constitue le socle de notre récit national », a-t-il déclaré, appelant la génération actuelle à contribuer durablement au développement du pays, à l’image des héros d’Adwa. Les membres de la diaspora éthiopienne ont eux aussi exprimé leur reconnaissance, affirmant que le mémorial illustre avec force les sacrifices consentis pour l’unité et la souveraineté nationales. Kia Yadene, Éthiopienne née en Italie, a souligné que le mémorial retrace avec éloquence la lutte héroïque des patriotes éthiopiens et porte un message d’espoir et de courage pour les Éthiopiens et les peuples noirs du monde entier. De son côté, Azeb Yadene, Éthiopienne résidant en Californie, a confié lors de sa première visite que le site l’avait profondément marquée, rappelant que le mémorial, inauguré il y a deux ans, honore les Éthiopiens qui refusèrent de se soumettre au colonialisme. Elle a ajouté que leurs sacrifices ont constitué une source majeure d’inspiration pour l’Éthiopie et pour l’Afrique dans son ensemble, envoyant un message fort au monde, et a souligné l’importance du mémorial dans la transmission de l’histoire d’Adwa aux générations futures.
La participation de la diaspora dynamise le dialogue national éthiopien : Service de la diaspora éthiopienne
Jan 30, 2026 155
Addis-Abeba, le 30 janvier 2026 (ENA) : - Le Service de la diaspora éthiopienne (EDS) a indiqué que l’implication active des Éthiopiens vivant à l’étranger contribue de manière significative au renforcement du processus de dialogue national, notamment à travers leur participation aux forums de consultation et à l’élaboration de l’agenda national. Selon l’EDS, les membres de la diaspora et les citoyens d’origine éthiopienne ont joué un rôle majeur en prenant part aux échanges sur les enjeux nationaux et en soumettant des propositions traduisant les préoccupations partagées ainsi que les aspirations communes du peuple éthiopien. Le processus de dialogue national se poursuit actuellement dans l’ensemble des régions et des administrations municipales du pays, tout en s’étendant aux communautés éthiopiennes établies à l’étranger, dans le cadre des préparatifs de la grande conférence nationale de consultation. À cet effet, des forums consacrés à la définition de l’agenda et à la participation de la diaspora ont été organisés avec succès en Afrique du Sud, en Amérique du Nord, au Canada, aux Émirats arabes unis, en Suède et au Royaume-Uni. Ces rencontres ont permis aux participants d’examiner les principales questions d’intérêt national, de transmettre leurs recommandations à la Commission du dialogue national et d’élire leurs représentants pour la phase suivante du processus. S’exprimant auprès de l’ENA, l’ambassadeur Fitsum Arega, directeur général du Service de la diaspora éthiopienne, a affirmé que les Éthiopiens de l’étranger apportent une contribution constructive au développement national et jouent un rôle actif dans les consultations en cours. Il a précisé que ces forums ont facilité l’identification des priorités nationales et la désignation des délégués appelés à participer à la principale conférence de consultation, ajoutant que les résultats des délibérations ont été officiellement soumis à la Commission. De son côté, Helen Befekadu, vice-présidente de la communauté éthiopienne de Birmingham, au Royaume-Uni, a estimé que la consultation nationale se déroule à un moment charnière de l’histoire du pays et offre aux Éthiopiens une occasion déterminante de participer à la construction de l’avenir national. Elle a souligné que de nombreux pays ont surmonté leurs différends politiques grâce à des processus de dialogue inclusifs, jetant ainsi les bases d’États solides et propices au développement. Insistant sur l’importance du consensus national, elle a affirmé que l’unité dans la diversité demeure un pilier essentiel pour l’édification d’un État durable. Selon elle, le forum participatif et de définition de l’agenda tenu au Royaume-Uni a permis de formuler des idées pertinentes susceptibles de contribuer positivement à l’avenir de l’Éthiopie. Les Éthiopiens établis au Royaume-Uni ont, à cette occasion, présenté des propositions concrètes visant à renforcer la construction de l’État et à privilégier le règlement des différends par des moyens pacifiques et dialogués. « La consultation nationale constitue une opportunité majeure pour résoudre les divergences dans un cadre civilisé et renouveler l’esprit de la seconde victoire d’Adoua », a-t-elle déclaré. La Commission nationale de dialogue éthiopienne est désormais engagée dans la phase de définition de l’ordre du jour et de mobilisation des ressources, préparant ainsi la tenue de la conférence nationale de consultation, avec la poursuite de l’implication des parties prenantes dans les régions, les administrations municipales et au sein de la diaspora.
L’Éthiopie engage un programme de 6,5 millions d’euros pour sécuriser les migrations de travail.
Jan 30, 2026 158
Addis-Abeba, le 30 janvier 2026 (ENA) – L’Éthiopie, en collaboration avec l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale du travail (OIT), a officiellement lancé un programme doté de 6,5 millions d’euros destiné à promouvoir des migrations de main-d’œuvre interrégionales sûres, régulières et organisées. Baptisée « Renforcement de la coopération interrégionale pour des migrations de main-d’œuvre sûres, régulières et ordonnées », cette initiative vise à consolider les mécanismes de gouvernance des migrations et à garantir la protection des droits des travailleurs éthiopiens à toutes les étapes du processus migratoire. Le projet réunit les autorités éthiopiennes, l’UE et l’OIT autour d’un cadre commun destiné à améliorer la cohérence des politiques, renforcer les systèmes institutionnels et offrir une meilleure protection aux travailleurs migrants. Mis en œuvre par l’OIT avec un financement de l’Union européenne pour une durée de quatre ans, le programme entend améliorer la gestion des migrations de travail dans un contexte où l’emploi à l’étranger demeure une source majeure de revenus pour de nombreux Éthiopiens et un levier important du développement économique national. S’exprimant lors de la cérémonie de lancement, le directeur du Bureau international du Travail (BIT) en Éthiopie, Khumbula Ndaba, a rappelé que la gouvernance des migrations de main-d’œuvre constitue un domaine complexe, impliquant de multiples acteurs institutionnels, des politiques transversales et des dynamiques transfrontalières. Tout en saluant les avancées réalisées par l’Éthiopie dans l’adoption de cadres politiques visant à protéger les travailleurs migrants et à encourager des voies de migration sûres, il a relevé que plusieurs défis persistent, notamment l’accès limité aux canaux réguliers, le décalage entre les compétences disponibles et les besoins des marchés du travail de destination, ainsi que l’insuffisance des services d’information et de protection. « Les enjeux liés aux migrations ne peuvent être résolus par des actions isolées ; ils nécessitent des réponses coordonnées, fondées sur des données fiables et portées par des institutions solides », a souligné M. Ndaba. Il a précisé que le nouveau projet adopte une approche globale visant à renforcer les structures de gouvernance et les capacités institutionnelles aux niveaux fédéral et régional, tout en promouvant une gestion des migrations de travail respectueuse des droits humains et sensible au genre. Les priorités du programme incluent le renforcement des capacités institutionnelles, le développement et la reconnaissance des compétences, l’amélioration de l’accès à une information fiable et à des services de protection, ainsi que la promotion de pratiques de recrutement équitables à travers des cadres réglementaires opérationnels et transparents afin de prévenir l’exploitation. Selon Ndaba, cette initiative quadriennale marque une étape déterminante vers l’établissement d’un système durable de gouvernance des migrations de main-d’œuvre, aligné sur les engagements internationaux de l’Éthiopie. De son côté, Berhanu Aleka, chef de projet des systèmes d’information sur le marché du travail au ministère du Travail et des Compétences, a indiqué que le gouvernement avait renforcé ses actions en faveur de l’emploi des migrants dans le cadre des réformes en cours. Il a souligné que le programme contribuera de manière significative à relever les défis auxquels sont confrontés les migrants, notamment ceux liés à la traite des êtres humains, tout en remerciant l’Union européenne et l’OIT pour leur appui constant et leur partenariat durable. Pour sa part, Lubomira Mieresova, chargée de programme Migration et Création d’emplois à la Délégation de l’UE en Éthiopie, a affirmé que ce projet constitue un instrument clé pour promouvoir des migrations de travail sûres, régulières et ordonnées depuis l’Éthiopie. Réitérant l’engagement de longue date de l’UE en faveur d’une gouvernance des migrations de travail fondée sur des données probantes et des bénéfices partagés, elle a souligné qu’une migration bien gérée peut devenir un puissant moteur de développement pour les migrants, leurs pays d’origine et de destination. Elle a également mis en avant le fort potentiel humain de l’Éthiopie, notant qu’environ deux millions de jeunes intègrent chaque année le marché du travail. Reconnaissant les progrès notables accomplis par le gouvernement éthiopien en matière de gouvernance des migrations de travail, Mme Mieresova a indiqué que le projet s’appuie sur les réformes existantes, les structures institutionnelles en place et les engagements politiques déjà pris. S’appuyant sur des expériences régionales antérieures, notamment le Programme pour une meilleure gestion régionale des migrations financé par le Royaume-Uni, elle a insisté sur l’importance de la coopération régionale, de la coordination interministérielle et du dialogue avec les pays de destination. Les enseignements tirés de ces initiatives ont contribué à façonner le nouveau programme, en particulier dans les domaines du recrutement équitable, des mécanismes de protection et de l’élaboration de politiques fondées sur les données. Mieresova a enfin rappelé que la migration irrégulière ne doit pas constituer l’unique option pour les individus, soulignant les risques élevés qu’elle comporte, notamment l’exploitation et le travail forcé, susceptibles de survenir à différentes étapes du parcours migratoire.
L’UNESCO confirme son engagement pour le retour du patrimoine culturel africain.
Jan 29, 2026 189
Addis-Abeba, le 29 janvier 2026 (ENA) : - L’UNESCO a réitéré son engagement pour la restitution du patrimoine culturel africain, rappelant que le retour des objets spoliés relève des droits culturels, de la justice historique et de la préservation de l’identité. Lors d’une table ronde de haut niveau tenue à Addis-Abeba, Rita Bissoonauth, directrice du Bureau de liaison UNESCO-UA-CEA, a indiqué que l’UNESCO renforce son action en faveur de la restitution du patrimoine culturel africain, en collaboration avec des partenaires locaux et internationaux. L’événement, organisé conjointement par l’UNESCO, l’ambassade du Maroc en Éthiopie et l’Organisation internationale de la Francophonie, s’est déroulé sous le thème : « Restitution, droits culturels et droit à la mémoire : de l’Afrique à l’Amérique latine ». Ce forum a rassemblé des experts, universitaires, représentants gouvernementaux, organisations internationales et membres de la société civile, afin de promouvoir la restitution comme un droit culturel fondamental et un élément clé de la justice réparatrice entre l’Afrique et les Amériques. Les échanges se sont alignés sur l’article 26 de la Charte pour la renaissance culturelle africaine et sur le Programme phare 3 de la Stratégie opérationnelle de l’UNESCO pour l’Afrique prioritaire 2022-2029. Les participants ont rappelé que, pendant des siècles, une grande partie du patrimoine africain a été déplacée, pillée ou illicitement commercialisée, en particulier durant la période coloniale. Ils ont souligné que plus de 90 % des objets culturels africains anciens se trouvent encore hors du continent, privant les communautés d’un accès direct à leur histoire. La restitution du patrimoine africain et afro-descendant a été présentée comme un droit culturel fondamental, indissociable du droit à la mémoire et à l’identité culturelle. S’adressant à l’assemblée, Rita Bissoonauth a affirmé qu’il était temps d’intensifier les efforts de restitution avec une détermination renouvelée : « La restitution ne se résume pas à un simple transfert matériel. Il s’agit avant tout de reconnaître le droit légitime des peuples à récupérer les témoignages de leur histoire », a-t-elle déclaré, ajoutant que ces objets portent en eux la spiritualité et les archives de la conscience collective. Elle a également rappelé que la restitution constitue un pilier de la justice réparatrice, comme le prévoit le droit international et le réaffirment la Charte pour la renaissance culturelle africaine, les conventions de l’UNESCO et les cadres normatifs latino-américains. « Restituer, c’est redonner aux communautés africaines et diasporiques la capacité de se représenter elles-mêmes à travers leurs propres récits, symboles et expressions matérielles », a insisté Bissoonauth. « La culture et les artefacts culturels sont intimement liés à notre identité et à notre lien spirituel avec notre pays et notre peuple ; ils permettent également de reconnaître l’injustice sociale subie. » Pour sa part, Nezha Alaoui M'hammdi, ambassadrice du Maroc en Éthiopie, a souligné que la table ronde avait constitué une contribution majeure aux efforts de restitution du patrimoine culturel africain pillé : « La culture n’est pas un luxe. Elle fait partie de notre ADN, de notre souveraineté et elle concerne chacun d’entre nous en tant qu’Africains », a déclaré l’ambassadrice. Ahmed Mohamed, directeur général du secteur culturel au ministère éthiopien de la Culture et des Sports, a également insisté sur l’importance capitale de la restitution et des droits culturels pour l’Afrique, affirmant que ces questions restent plus que jamais d’actualité : « La culture représente notre identité, notre histoire et notre humanité partagée. Le gouvernement éthiopien accorde une grande importance à la culture et au tourisme, considérés comme des piliers du développement économique », a-t-il conclu.
Le président Taye Atske Selassie a reçu le président du Rotary International.
Jan 28, 2026 143
Addis-Abeba, le 28 janvier 2026 (ENA) : - Le président Taye Atske Selassie a reçu, ce lundi au Palais national, Francesco Arezzo, président du Rotary International. La visite a mis en évidence la solidité et la profondeur du partenariat liant l’Éthiopie au vaste réseau international du Rotary. Les échanges ont porté sur plusieurs axes majeurs de coopération, notamment la santé, l’éducation et la promotion de la paix. À l'occasion, Francesco Arezzo a salué l’appui constant du président Taye Atske Selassie, le qualifiant de partenaire engagé et déterminant dans la mise en œuvre et le rayonnement des actions du Rotary en Éthiopie. Le chef de l’État a indiqué que les discussions avaient principalement porté sur l’engagement de longue date du Rotary dans le pays, en particulier dans les efforts d’éradication de la polio, les initiatives de consolidation de la paix et d’autres programmes humanitaires. Il a rappelé que l’élimination définitive de la polio demeure la priorité centrale du Rotary International. « L’éradication de la polio constitue notre objectif ultime », a affirmé Arezzo, ajoutant que chaque action visant à scolariser les enfants, garantir l’accès à l’eau potable ou protéger l’environnement représente une contribution concrète, bien que modeste, à la paix. Il a par ailleurs souligné les performances remarquables de l’Éthiopie en Afrique dans la conduite des campagnes de lutte contre la polio, menées avec rigueur et efficacité. Selon lui, le pays est aujourd’hui exempt de polio et a su prévenir les flambées observées dans certaines régions du continent ces dernières années. Arezzo a également qualifié de succès majeur la gestion de l’épidémie du virus de Marburg, félicitant les autorités éthiopiennes pour leur réponse rapide et coordonnée. Le président du Rotary International a en outre réitéré l’engagement de son organisation à intensifier ses actions en faveur de la consolidation de la paix à travers les clubs Rotary établis en Éthiopie. Les deux parties ont mis en avant une vision partagée en matière de promotion de la santé, du développement et de la paix, soulignant l’éradication de la polio comme un objectif commun et mobilisateur. Rotary International est une organisation mondiale de service regroupant plus de 46 000 clubs à travers le monde. Elle œuvre dans les domaines de l’action humanitaire, de la promotion de la paix et de l’amélioration des conditions de vie. En Éthiopie, les clubs Rotary sont implantés notamment à Addis-Abeba, Mekelle, Gondar, Jimma et Awassa, où ils mènent des projets communautaires axés sur la santé, l’accès à l’eau potable et la consolidation de la paix.
La victoire de l’Éthiopie contre la maladie de Marburg illustre sa résilience, son leadership et ses responsabilités mondiales : Partenaires du développement.
Jan 26, 2026 146
Addis-Abeba, le 26 janvier 2026 (ENA) : - Les partenaires au développement estiment que la maîtrise et l’élimination de la maladie à virus Marburg constituent une démonstration éloquente de la solidité du système de santé éthiopien, ainsi que du leadership et de l’engagement mondial du pays en matière de sécurité sanitaire. Intervenant lors du Forum national d’évaluation de la préparation et de la réponse aux urgences de santé publique tenu à Addis-Abeba, le professeur Francis Chisaka Kasolo, représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Éthiopie, a salué les efforts conjoints du gouvernement et du peuple éthiopiens, qualifiant cette réussite de jalon majeur. Selon lui, cette victoire incarne la résilience et le leadership, tout en nourrissant l’espoir de voir émerger des systèmes de santé plus solides, mieux préparés à faire face aux crises futures. « Aujourd’hui, l’Éthiopie s’impose comme un symbole de résilience, de leadership et de responsabilité mondiale. Que cette réussite nous inspire au-delà de la célébration », a-t-il déclaré. Le professeur Kasolo a attribué ce succès à la coordination étroite entre le ministère de la Santé, l’Institut éthiopien de santé publique, les autorités régionales et locales ainsi que les responsables communautaires, soulignant que la confiance du public et l’adhésion aux directives sanitaires ont été déterminantes pour sauver des vies. Rappelant que « la sécurité sanitaire est une responsabilité collective », il a insisté sur le fait que les agents pathogènes transcendent les frontières et nécessitent des réponses rapides, coordonnées et pilotées par les autorités nationales. Il a également mis l’accent sur l’importance d’un accompagnement durable des survivants, incluant le suivi clinique, le soutien psychologique et la surveillance continue, qualifiant l’approche centrée sur les survivants à la fois d’impératif de santé publique et de devoir moral. Décrivant la préparation sanitaire comme un investissement stratégique, le professeur Kasolo a souligné qu’elle « sauve des vies, protège les économies et renforce la stabilité nationale », ajoutant que la réussite de l’Éthiopie marque à la fois une victoire contre la MVM et un engagement renouvelé en faveur du renforcement du système de santé. De son côté, le Dr Jean Kaseya, directeur du CDC Afrique, a salué la réponse de haut niveau des autorités éthiopiennes, mettant en avant le leadership, la confiance communautaire et l’engagement des acteurs impliqués dans la gestion de l’épidémie. Il a rappelé que l’apparition de la maladie de Marburg constituait un premier cas pour l’Éthiopie, générant initialement une forte incertitude, tout en soulignant la robustesse du système de santé national et l’innovation des stratégies de riposte mises en œuvre. Mettant en lumière le modèle éthiopien de surveillance proactive et communautaire, le Dr Kaseya a relevé la capacité du pays à intégrer la réponse à l’épidémie dans les services de santé essentiels, malgré les perturbations habituellement causées par de telles crises. « L’Éthiopie nous a montré l’importance de l’intégration », a-t-il affirmé, évoquant l’utilisation des campagnes de vaccination de routine pour le dépistage porte-à-porte dans les zones affectées. Il a ajouté que l’expérience éthiopienne constitue une référence pour d’autres pays confrontés à des urgences sanitaires. L’ambassadeur des États-Unis en Éthiopie, Ervin J. Massinga, a également rendu hommage aux dirigeants et aux personnels de santé de première ligne, les qualifiant de véritables héros de cette réussite. Il a réaffirmé le soutien indéfectible du gouvernement américain à l’Éthiopie et son engagement à accompagner le pays face aux futurs défis sanitaires. Pour sa part, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Éthiopie, Darren Welch, a souligné l’interdépendance de la santé mondiale, saluant le leadership éthiopien et le dévouement des agents de santé qui ont permis d’éviter une crise plus grave. Estimant que les épidémies sont inévitables, il a insisté sur la nécessité d’une préparation collective et d’une réponse coordonnée, ajoutant que le Royaume-Uni poursuivra son appui au renforcement du système de santé éthiopien. Enfin, l’ambassadeur d’Italie en Éthiopie, Sem Fabrizi, a félicité l’Éthiopie pour sa réponse nationale exemplaire, soulignant qu’une action forte au niveau national contribue directement à la sécurité sanitaire mondiale. « La pandémie de COVID-19 nous a rappelé que les virus ignorent les frontières. Une riposte efficace de l’Éthiopie renforce la sécurité de l’Éthiopie, de l’Afrique, de l’Europe et du monde entier », a-t-il conclu.
L’élimination du virus Marburg en Éthiopie montre la capacité d’adaptation du système de santé national :Tagesse Chafo, président de la Chambre des représentants du peuple.
Jan 26, 2026 150
Addis-Abeba, le 26 janvier 2026 (ENA) : - La maîtrise réussie de la maladie à virus Marburg (MVM) démontre la robustesse du dispositif sanitaire éthiopien ainsi que son aptitude renforcée à faire face à des urgences sanitaires complexes. « La manière dont l'Éthiopie a maîtrisé le virus Marburg témoigne de sa capacité à prévenir la propagation des maladies infectieuses », a déclaré le président de la Chambre des représentants du peuple, Tagese Chafo. Cette cérémonie de reconnaissance faisait suite à la réaction rapide et au leadership de l'Éthiopie face à cette urgence de santé publique et à la maîtrise du virus, notamment grâce à la plateforme de lutte contre la maladie de Marburg. Dans son message, Tagese Chafo a souligné l'importance des résultats obtenus dans la prévention de la maladie de Marburg. Il a ajouté que l'éradication du virus en Éthiopie est la preuve du succès de la politique de santé et de l'engagement et de la coordination des dirigeants. Il a affirmé que la protection de la santé des citoyens est une priorité absolue pour permettre à l'Éthiopie de prospérer. Le président de la Chambre a noté qu'un système de réponse rapide et coordonné, fondé sur une approche scientifique, a permis à l'Éthiopie d'être débarrassée du virus Marburg, démontrant ainsi la robustesse de son système de santé face aux maladies infectieuses. Il a conclu en soulignant que la gestion de l'épidémie de Marburg par l'Éthiopie illustre sa capacité à prévenir la propagation des maladies infectieuses remerciant tous ceux qui ont contribué aux efforts de lutte contre le virus.
L’Éthiopie annonce avoir vaincu le virus de Marburg.
Jan 26, 2026 144
Addis-Abeba, le 26 janvier 2026 Selon une annonce officielle du ministère de la Santé, l’Éthiopie a réussi à éliminer la maladie à virus Marburg, franchissant ainsi une étape historique dans son système de santé publique. Ce succès illustre la solidité et la performance du dispositif éthiopien de gestion des urgences de santé publique, qui a su faire face à la crise avec rigueur, sang-froid et une remarquable maîtrise opérationnelle. L’annonce a été faite à l’occasion du Forum national d’évaluation de la préparation et de la réponse aux urgences de santé publique, actuellement en cours à Addis-Abeba. Prenant la parole devant les participants, la ministre de la Santé, Dr Mekdes Daba, a indiqué que cette victoire est le résultat direct de mécanismes stricts de surveillance épidémiologique et de mesures de confinement ciblées, qui ont permis d’interrompre efficacement la chaîne de transmission du virus. Elle a précisé qu’aucun nouveau cas n’a été enregistré au cours des 42 derniers jours, soit l’équivalent de deux périodes complètes d’incubation, attestant ainsi de la maîtrise totale de l’épidémie. La réussite de cette riposte repose également sur une combinaison coordonnée d’actions, incluant des campagnes de vaccination à grande échelle, des interventions rapides sur le terrain et des efforts soutenus de sensibilisation du public, mobilisant les populations à travers tout le pays. La ministre a par ailleurs insisté sur le rôle déterminant de la collaboration étroite entre les communautés locales, les professionnels de santé engagés et les partenaires internationaux, une synergie essentielle pour contenir la crise et rétablir la confiance sanitaire. En conclusion, Dr Mekdes Daba a exprimé sa profonde reconnaissance envers les acteurs de première ligne, dont l’engagement sans relâche a permis de protéger à la fois la population et l’économie nationale contre les conséquences graves du virus. L’élimination de cette fièvre hémorragique mortelle ne sauve pas seulement des vies, elle consolide également la position de l’Éthiopie comme acteur clé de la sécurité sanitaire régionale et de la préparation aux urgences.
La communauté diplomatique à Addis-Abeba adresse ses vœux à l’occasion de Timket
Jan 19, 2026 227
Addis-Abeba, le 19 janvier 2026 (ENA) : - À l’occasion de Timket, l’Épiphanie orthodoxe éthiopienne, plusieurs ambassades accréditées à Addis-Abeba ont transmis leurs messages de vœux et de solidarité au peuple éthiopien, saluant l’importance spirituelle et culturelle de cette célébration majeure de l’Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo. À travers le pays, des millions de fidèles orthodoxes se sont rassemblés pour commémorer le baptême de Jésus-Christ dans le fleuve Jourdain, lors de cette fête religieuse de trois jours, considérée comme l’un des événements publics et spirituels les plus marquants en Éthiopie. Des cérémonies religieuses et culturelles riches et colorées ont animé villes et villages. L’ambassade de la Fédération de Russie en Éthiopie a mis en avant la portée spirituelle de Timket, exprimant le souhait que cette célébration apporte paix, santé et bonheur à l’ensemble des foyers. De son côté, l’ambassade des États-Unis a adressé ses félicitations à la communauté orthodoxe éthiopienne Tewahedo, soulignant, dans son message, son attachement aux valeurs de partage et de célébration : « Alors que les chrétiens éthiopiens célèbrent l’Épiphanie en Éthiopie et à travers le monde, l’ambassade des États-Unis leur souhaite de joyeuses et festives célébrations. Melkam Timket. » L’ambassade de l’État d’Israël en Éthiopie et auprès de l’Union africaine a également présenté ses vœux, souhaitant à tous les fidèles orthodoxes éthiopiens une joyeuse et sainte Épiphanie. De même, l’ambassade d’Arménie a adressé ses salutations chaleureuses aux Éthiopiens célébrant Timket, leur souhaitant une Épiphanie heureuse et bénie. La mission diplomatique du Royaume-Uni a exprimé son espoir de célébrations placées sous le signe de la joie et de la convivialité, tandis que l’ambassade du Canada a souhaité une journée empreinte de paix, de joie et de festivités. D’autres représentations diplomatiques, notamment celles de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède, de la Finlande et du Pakistan, se sont jointes à la communauté internationale pour marquer la Grande Épiphanie. Par ailleurs, le bureau des Nations Unies en Éthiopie a adressé ses vœux de paix et de joie à l’occasion de Timket, rappelant que cette fête a été inscrite en 2019 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, en reconnaissance de sa valeur culturelle et spirituelle universelle.