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Le président Taye présente les grandes priorités nationales pour la nouvelle année éthiopienne
Oct 6, 2026 384
Addis Ababa le 6 octobre, 2026 (ENA) Le président Taye Atske Selassie a présenté les grandes priorités nationales de l’Éthiopie pour l’année éthiopienne 2019, plaçant la paix, la transformation structurelle, la qualité des services publics, la coordination institutionnelle et le renforcement des relations extérieures parmi les principaux axes d’action. S'exprimant lors de la 7e session conjointe de la Chambre des représentants du peuple et de la Chambre de la fédération, le président a déclaré que ces priorités avaient été définies sur la base d'une évaluation des performances passées, des réalisations et des lacunes du pays, dans le but de mieux préserver les intérêts nationaux de l'Éthiopie et d'accélérer le progrès du pays. La paix restera une priorité absolue, les efforts visant à renforcer l'unité et la coopération et à faire passer les intérêts nationaux de l'Éthiopie avant tout. Le président a déclaré que l’Éthiopie poursuivrait également une transformation structurelle globale axée sur la qualité, tout en accélérant le développement centré sur les citoyens dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, en réorientant l’accent mis jusqu’à présent sur l’élargissement de l’accès vers l’amélioration de la qualité. Selon lui, le renforcement de la capacité du pays à produire des intrants industriels et agricoles essentiels, ainsi que des infrastructures, fera également l’objet d’une attention particulière. La mise en œuvre des projets et leur financement seront modernisés, accélérés, rendus plus efficaces et plus transparents, a ajouté le président Taye. Il a en outre précisé que les efforts se concentreront sur la modernisation de l’assiette fiscale, la bonne gestion de la dette publique et le renforcement de la capacité du gouvernement à gérer les recettes et les dépenses. Le président a également souligné la nécessité de renforcer la coordination entre le gouvernement fédéral et les États régionaux, afin de garantir une mise en œuvre unifiée, soutenue, efficace et performante. En matière de relations extérieures, le président Taye a déclaré que l’Éthiopie chercherait à passer d’une position d’acceptation à une influence accrue, notamment en renforçant ses relations amicales, en dialoguant avec ceux qui ont des points de vue divergents et en accordant la priorité à la paix régionale et à l’intégration économique. S’appuyant sur ces priorités, il a déclaré que l’Éthiopie comptait réaliser des progrès dans les secteurs social, économique et des services. L’objectif est de porter l’accès à l’électricité à 65 %, tandis que des efforts seront déployés pour étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau. La couverture par l’assurance maladie devrait également passer à 85 %. Quant au couvert forestier, il sera étendu par rapport à son niveau actuel de 26 %. Le nombre de centres de services à guichet unique « Mesob » sera augmenté et la couverture de l’alimentation scolaire passera à 70 %. Le secteur de la justice sera encore modernisé, tandis que les recommandations issues du dialogue national seront traduites en actions concrètes. Le président Taye a également souligné l’importance de promouvoir une culture du dialogue, du compromis et du règlement pacifique des différends, fondée sur la compréhension mutuelle et les intérêts communs. La mise en œuvre de ces priorités exigera une coordination renforcée, un engagement accru et une attention particulière portée aux résultats au sein de l’ensemble des institutions gouvernementales. Le président a enfin appelé les responsables chargés de la mise en œuvre du plan 2019 à faire passer les intérêts du public avant tout, à utiliser efficacement le temps et les ressources, et à faire preuve d’engagement et de diligence dans l’exercice de leurs responsabilités.
La semaine de la détermination stratégique de l'Éthiopie : intégration, dialogue national et programme ambitieux de compensation concernant le Nil
Oct 5, 2026 406
Par la redaction Le 5 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie a clôturé la semaine par une série d'événements qui ont mis en évidence son rôle de plus en plus affirmé dans l'orientation de l'avenir politique, économique et stratégique de la Corne de l'Afrique, de la région de la mer Rouge et du bassin du Nil. Qu'il s'agisse de faire progresser l'intégration économique régionale, de mettre en œuvre son « dialogue national » tant attendu ou de lancer une évaluation officielle des pertes économiques liées aux projets sur le Nil bloqués par l'Égypte, l'Éthiopie a fait preuve d'une détermination croissante à poursuivre son développement, à rechercher un consensus national et à défendre ce qu'elle considère comme ses intérêts légitimes en matière de ressources hydriques et au niveau régional. Au cours de cette semaine, l'Éthiopie a également pris des mesures diplomatiques fermes à l'encontre de l'Érythrée et de l'Égypte, tout en continuant à mettre l'accent sur la coexistence pacifique, la stabilité régionale et la coopération. Intégration régionale : l’Éthiopie regarde au-delà de ses frontières La participation du Premier ministre Abiy Ahmed à la cérémonie d’inauguration des travaux de la raffinerie de pétrole de Lamu, au Kenya, un projet de plusieurs milliards de dollars, a mis en évidence la volonté constante de l’Éthiopie de renforcer l’intégration économique régionale.   La raffinerie, soutenue par le groupe Dangote, devrait constituer un atout majeur pour les infrastructures énergétiques de l’Afrique de l’Est. Située le long du corridor stratégique Lamu Port-Soudan du Sud-Éthiopie (LAPSSET), cette installation est conçue pour traiter du pétrole brut et fournir des produits pétroliers raffinés — notamment de l’essence, du diesel et du kérosène — aux marchés régionaux. S'exprimant lors de la cérémonie à laquelle ont assisté des chefs d'État et de gouvernement africains, l'industriel Aliko Dangote, des ministres, des ambassadeurs et d'autres dignitaires, le Premier ministre Abiy a déclaré que ce projet offrirait à l'Éthiopie une source régionale supplémentaire de produits pétroliers raffinés, tout en créant de nouvelles opportunités en matière de commerce et d'investissement. Depuis des années, les économies africaines restent fortement dépendantes des carburants raffinés hors du continent, ce qui les expose aux perturbations des marchés mondiaux et à la volatilité des prix. Alors que les villes africaines s’étendent et que la demande industrielle augmente, Abiy a souligné l’importance de développer des capacités de raffinage plus proches des consommateurs africains et de mettre en place des systèmes d’approvisionnement régionaux plus résilients. « La raffinerie de Lamu offre un moyen de modifier cet équilibre », a-t-il déclaré, soulignant que le projet permettrait de rapprocher les capacités de raffinage des marchés régionaux. L'importance stratégique du projet va au-delà de la production de carburant. Son emplacement le long du corridor LAPSSET pourrait renforcer les liens entre les centres de production, les réseaux de transport et les marchés régionaux, favorisant ainsi l'intégration des économies d'Afrique de l'Est. Selon le groupe Dangote, la raffinerie de pétrole de Lamu au Kenya, d’un coût de 16 milliards de dollars US et d’une capacité prévue de 700 000 barils par jour, représente une avancée majeure dans la dynamique d’industrialisation de l’Afrique. Pour l’Éthiopie, ce projet revêt une portée plus large : les infrastructures régionales sont de plus en plus considérées non seulement comme un atout national, mais aussi comme le fondement d’une croissance économique partagée et d’une plus grande résilience régionale. Le dialogue national entre dans une nouvelle phase Au niveau national, le dialogue national éthiopien est passé de la phase de délibération à celle de mise en œuvre. La Commission éthiopienne du dialogue national (ENDC) a officiellement remis la liste consolidée de ses points à l’ordre du jour et de ses recommandations à la Chambre des représentants du peuple, au gouvernement fédéral et aux gouvernements régionaux, en présence du Premier ministre Abiy Ahmed. Ce transfert marque une transition cruciale : on passe désormais d’une phase de consultation nationale et de recherche de consensus à une phase d’examen institutionnel et de mise en œuvre des recommandations.   Le Premier ministre Abiy a déclaré avoir assisté et supervisé la cérémonie officielle de transfert, qu’il a qualifiée d’étape importante dans le processus de dialogue national du pays. Le président de la Commission nationale pour le dialogue et la réconciliation (ENDC), le professeur Mesfin Araya, a déclaré que ce processus démontrait que les Éthiopiens étaient capables d’engager un dialogue civilisé, de surmonter leurs divergences et de parvenir à un consensus autour de préoccupations nationales communes. Créée en vertu de la proclamation n° 1265/2021, la Commission avait pour mandat de contribuer à résoudre les griefs et les différends historiques de longue date par le biais d’un processus national inclusif, pacifique et structuré. La Commission a mené des consultations dans les douze États régionaux d’Éthiopie ainsi que dans les deux administrations municipales d’Addis-Abeba et de Dire Dawa, recueillant plus de 2 000 propositions d’ordre du jour émanant des citoyens. Le Dialogue national est ensuite parvenu à un consensus sur ses huit piliers thématiques avant que les points à l’ordre du jour et les recommandations ne soient harmonisés et consolidés. Le défi ne consiste plus simplement à parvenir à un consensus, mais à traduire ce consensus en actions institutionnelles concrètes. Cette évolution intervient alors que l’Éthiopie entre dans une nouvelle phase politique, suite à la clôture de la 7e élection législative et à la mise en place des conseils régionaux et municipaux nouvellement élus. Les conseils régionaux ont achevé la formation de leurs gouvernements et élu leurs administrateurs en chef, jetant ainsi les bases institutionnelles de la prochaine phase de gouvernance. L'initiative audacieuse de l'Éthiopie concernant le Nil : évaluation du coût d'un développement entravé L'événement le plus marquant de la semaine concernant le Nil est peut-être venu du ministère de l'Eau et de l'Énergie. L'Éthiopie a mis en place un comité national chargé d'évaluer les pertes économiques et les opportunités de développement manquées liées aux projets hydrauliques qui, selon le pays, ont été « bloqués ou entravés par les Égyptiens ». Dans une interview exclusive accordée à l’ENA, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a déclaré que la commission avait à ce jour recensé plus de 22 projets de développement, dont le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), qui, selon l’Éthiopie, ont été entravés par l’Égypte. « Nous avons mis en place une commission nationale. Et en tant que commission, nous avons recensé plus de 22 projets qui ont été bloqués ou entravés par les Égyptiens, y compris le projet GERD », a déclaré le ministre.   La commission rassemble actuellement des éléments de preuve et examine le bien-fondé des éventuelles demandes d’indemnisation de l’Éthiopie. Selon M. Habtamu, cette évaluation fait intervenir des experts, d’anciens ministres, des conseillers et des juristes qui examinent l’ampleur des pertes alléguées, des opportunités manquées et les approches possibles pour y remédier. « Nous sommes déjà en train de rassembler les éléments de preuve », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Éthiopie avait répertorié les projets auxquels l’Égypte se serait opposée, notamment le GERD. Cette initiative ajoute une nouvelle dimension à la position de longue date de l’Éthiopie concernant l’utilisation équitable et le développement du bassin du Nil. Plutôt que de limiter le débat à la construction et à l’exploitation de barrages individuels, l’Éthiopie cherche désormais à quantifier ce qu’elle considère comme les coûts économiques et de développement plus larges liés à des décennies de restrictions sur son utilisation des eaux du Nil. La création de ce comité pourrait donc marquer le début d’un effort éthiopien plus structuré visant à placer la dimension économique de la politique du Nil au centre des discussions futures. Un front diplomatique plus ferme L’Éthiopie a également adopté cette semaine des mesures diplomatiques d’une fermeté inhabituelle. Le ministère des Affaires étrangères a annoncé la fermeture de l’ambassade d’Éthiopie à Asmara et a déclaré 10 diplomates érythréens persona non grata, leur ordonnant de quitter l’Éthiopie dans les 48 heures.   Le ministère a déclaré que cette décision faisait suite à ce qu’il a qualifié d’actes d’hostilité et de belligérance, directs et indirects, de la part de l’Érythrée à l’encontre de l’Éthiopie, notamment des activités qui, selon lui, constituaient une menace pour la sécurité nationale et violaient les principes régissant les relations diplomatiques. Malgré ces mesures, l’Éthiopie a réaffirmé qu’elle attachait une grande importance aux liens historiques, culturels et entre les peuples des deux pays et qu’elle restait attachée à la coexistence pacifique, à la stabilité régionale et à l’intégration. Par ailleurs, l’Éthiopie a déclaré persona non grata un membre du personnel diplomatique égyptien et lui a ordonné de quitter le pays dans les 48 heures. Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a précisé que cette décision avait été prise conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, le cadre international régissant les relations entre États. Ces deux mesures diplomatiques concernant respectivement l’Érythrée et l’Égypte s’inscrivent dans le contexte d’une diplomatie régionale et nilotique de plus en plus affirmée de la part de l’Éthiopie. Pour autant, Addis-Abeba a continué à fonder son approche globale sur le règlement pacifique des différends, l’égalité souveraine, la coopération régionale et la stabilité à long terme dans la Corne de l’Afrique. Aspect culturel Des centaines de milliers de personnes ont célébré la Hora Finfinnee, qui s'inscrit dans le cadre du festival annuel d'action de grâce Irreechaa, à Addis-Abeba, rassemblant des dizaines de milliers de personnes pour une manifestation haute en couleur de la culture, des traditions et de l'unité oromo. Vêtus de costumes traditionnels colorés, des habitants de différentes régions d'Éthiopie se sont rassemblés samedi matin à l'occasion de la Hora Finfinnee pour célébrer l'Irreechaa, une cérémonie traditionnelle d'action de grâce oromo qui a lieu à la fin de la saison des pluies et au début de la saison des récoltes.   Le lendemain, l'Irreechaa Hora Arsedi, la fête d'action de grâce des Oromos, a été célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu, attirant une foule nombreuse au bord du lac et dans les lieux de rassemblement publics de la ville. La célébration de cette année a réuni divers segments de la société, notamment des Aba Gadas et des Hadha Sinqes, ainsi que des représentants culturels et communautaires. Une semaine qui annonce une orientation plus large Pris dans leur ensemble, les événements de la semaine révèlent un pays qui avance simultanément sur plusieurs fronts stratégiques. Sur le plan économique, l’Éthiopie renforce son intégration régionale et cherche à tisser des liens plus étroits avec les réseaux émergents d’infrastructures et d’énergie de l’Afrique de l’Est. Sur le plan politique, le Dialogue national est entré dans sa phase la plus décisive, les recommandations issues de la consultation nationale étant désormais transmises aux institutions chargées de leur mise en œuvre. Concernant le Nil, l’Éthiopie a introduit une nouvelle dimension potentielle dans le différend de longue date avec l’Égypte en mettant en place un mécanisme officiel destiné à évaluer les pertes économiques alléguées et les opportunités de développement manquées. Sur le plan diplomatique, Addis-Abeba a démontré sa volonté de prendre des mesures fermes lorsqu’elle estime que sa sécurité nationale et ses intérêts souverains sont menacés, tout en affirmant que la coexistence pacifique et la coopération régionale restent sa voie de prédilection. Alors que l’Éthiopie s’apprête à former un nouveau gouvernement fédéral à la suite de la 7e élection législative, ces développements laissent entrevoir une orientation stratégique plus large : une intégration économique accrue, des institutions nationales plus solides, une approche plus affirmée concernant les intérêts de l’Éthiopie en matière d’eau et de développement, ainsi qu’un effort résolu pour façonner l’avenir de la Corne de l’Afrique en s’appuyant sur une confiance renforcée. Cette semaine a donc été bien plus qu’une simple succession d’événements politiques et économiques isolés. Elle a donné un aperçu de la nouvelle posture de l’Éthiopie, qui consiste à s’engager dans la coopération lorsque celle-ci sert le développement, à forger un consensus au niveau national, à défendre ses intérêts stratégiques et à chercher à faire entendre davantage sa voix dans les affaires de la région.
Semaine du tourisme d’Oromia : des acteurs internationaux saluent le potentiel touristique de l’Éthiopie
Oct 4, 2026 280
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) Des représentants du secteur touristique venus de plusieurs pays ont salué le potentiel touristique de l’Éthiopie, son patrimoine culturel et l’hospitalité de sa population, à l’occasion de la Semaine du tourisme d’Oromia, organisée au Skylight Hotel à Addis-Abeba. Venus notamment du Nigeria, du Burundi, du Sénégal, de la Namibie et de la Jordanie, les participants ont également mis en avant les possibilités de renforcer les échanges touristiques, les partenariats et la coopération entre les destinations. Pour Busayomi Soremekun, représentant du Nigeria, l’hospitalité éthiopienne constitue l’une des caractéristiques marquantes de son expérience, résumée par l’expression nigériane « O ya ya ». Il a notamment évoqué l’esprit d’accueil du pays, ainsi que la richesse de ses costumes et de ses traditions culturelles. Selon lui, les efforts de l’Éthiopie dans la promotion de sa destination constituent « une leçon à étudier » pour les autres acteurs du tourisme africain. Du côté du Burundi, Natalia a souligné la diversité culturelle du continent, estimant que les différentes cultures africaines contribuent à construire une identité commune. Elle s’est également dite impressionnée par certains éléments propres à l’Éthiopie, notamment son calendrier et la manière dont le pays « embrasse sa culture » et valorise son patrimoine.   Pour Alioune Mboup, fondateur d'Africa's Tourism Solution du Sénégal, l’Éthiopie présente un potentiel touristique important qui nécessite une implication continue des pouvoirs publics dans la promotion de la destination. Il a également mis en avant le rôle du transport aérien et des compagnies africaines dans la facilitation des échanges touristiques entre les pays du continent. Selon lui, l’Éthiopie « est sur la bonne voie » en matière de développement touristique, tout en soulignant l’importance d’une action concertée entre les gouvernements et les acteurs du secteur. La représentante de la Namibie, Sandra, a pour sa part insisté sur la nécessité de transformer les échanges touristiques en véritables partenariats. « Nous ne sommes pas seulement ici pour vendre la Namibie, mais aussi pour collaborer, construire des partenariats et des amitiés », a-t-elle déclaré. Elle a particulièrement apprécié l’accueil réservé aux visiteurs et l’efficacité du processus de visa dont elle a fait l’expérience. « Nous espérons apprendre de l’Éthiopie et mettre en œuvre cela dans notre pays », a-t-elle ajouté, en faisant référence à la rapidité du traitement de son visa. Sandra a également relevé certaines similitudes culturelles entre l’Éthiopie et la Namibie, tout en exprimant son admiration pour le pays, qu’elle a décrit comme « très beau », avec une population « très accueillante ». Pour Laura Leader, fondatrice de Discover Jordan Tours, la Semaine du tourisme d’Oromia constitue également une plateforme importante de réseautage et de création de nouvelles connexions entre professionnels. Elle a souligné la richesse des patrimoines éthiopien et jordanien, estimant que les deux destinations disposent de possibilités de coopération.   « Nous partageons tous les deux une culture et un patrimoine très riches », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’une coopération entre les deux destinations pourrait contribuer à développer davantage leurs relations touristiques. Après avoir découvert principalement Addis-Abeba lors de cette visite, Laura Leader a également exprimé son souhait de revenir en Éthiopie pour explorer davantage le pays. « Il y a tellement de choses à découvrir », a-t-elle souligné, citant notamment les récits des populations et la passion des guides touristiques rencontrés durant l’événement. Les témoignages recueillis à l’occasion de cette semaine touristique mettent ainsi en évidence plusieurs dimensions du développement du tourisme en Éthiopie : la valorisation du patrimoine et de la diversité culturelle, l’hospitalité, la connectivité aérienne, la facilitation des déplacements et le renforcement des partenariats internationaux. La Semaine du tourisme d’Oromia apparaît ainsi comme une plateforme favorisant non seulement la promotion des destinations, mais également le dialogue et les échanges entre les acteurs du tourisme africain et leurs partenaires internationaux.
L'Irreecha Hora Arsedi célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu
Oct 4, 2026 209
Addis Ababa le 4 octobre, 2026 (ENA) L'Irreecha Hora Arsedi, la fête d'action de grâce oromo, est célébrée dans une ambiance haute en couleur à Bishoftu, attirant une foule nombreuse au bord du lac et dans les lieux de rassemblement publics de la ville. La célébration a débuté par les bénédictions traditionnelles des Aba Gadas, qui ont invoqué la paix, l'unité et la prospérité pour les participants au moment où la fête battait son plein. Au lac Hora Arsedi, des milliers de festivaliers se sont rassemblés pour une démonstration haute en couleur du patrimoine culturel oromo, vêtus de costumes traditionnels et prenant part à des chants, des prières et des rituels d’action de grâce. La célébration s’est également étendue aux espaces publics de Bishoftu, où de grandes foules se sont rassemblées pour assister aux festivités et y participer. L'Irreecha est une fête traditionnelle oromo d'action de grâce qui marque la fin de la saison des pluies et le début de la saison des récoltes. Elle constitue un élément important du système Gada oromo, inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO. Cette fête est l'occasion pour les communautés d'exprimer leur gratitude, de renouer des liens sociaux et de transmettre les traditions culturelles d'une génération à l'autre. Hier, l’Irreecha Hora Finfinnee a été célébré à Addis-Abeba sous le thème « Irreecha pour la renaissance nationale », rassemblant des centaines de milliers de personnes lors d’une célébration haute en couleurs de la culture, du patrimoine et de l’unité oromos. La célébration de l'Hora Arsedi qui s'est déroulée aujourd'hui à Bishoftu a également rassemblé les gens sur les rives du lac. Les chants traditionnels, les bénédictions et les cérémonies culturelles ont créé une atmosphère animée, placée sous le signe de l'action de grâce et des aspirations communes pour l'avenir, a appris l'ENA.
La fête « Hora Finfinne Irreecha » s'est achevée dans le calme, célébrant l'unité et le patrimoine culturel
Oct 3, 2026 190
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) Le festival Hora Finfinne Irreecha s'est achevé dans le calme à Addis-Abeba, mettant en valeur le riche patrimoine culturel de l'Éthiopie tout en préservant les valeurs et les traditions qui sont au cœur de cette fête d'action de grâce oromo. Dans un message publié à l'issue de la célébration, la maire d'Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a décrit l'Irreecha comme une expression vivante de gratitude, de paix, d'amour et d'unité. Elle a ajouté que ce festival avait une nouvelle fois rassemblé les gens dans un esprit de fraternité, de solidarité et de tolérance.   Dès les premières heures du matin, des centaines de milliers de personnes ont afflué à Hora Finfinnee, vêtues de costumes traditionnels colorés, animant la fête avec une musique entraînante, des danses, des bénédictions et une puissante manifestation de fierté culturelle, a rapporté l’ENA depuis les lieux. La maire Adanech a déclaré que l’Irreecha dépassait sa simple signification culturelle et traditionnelle, constituant un rassemblement majeur qui réunit des personnes d’horizons divers et illustre les valeurs durables de coexistence et de solidarité. Elle a appelé les Éthiopiens à traduire ces valeurs en actions concrètes en œuvrant collectivement pour renforcer la paix, le consensus national et la prospérité générale du pays, tout en mettant en commun leurs capacités et en consolidant l’unité nationale. Adanech a par ailleurs exprimé sa gratitude envers toutes les personnes ayant contribué au déroulement pacifique et à la réussite du festival, en remerciant tout particulièrement les habitants d’Addis-Abeba d’avoir accueilli les visiteurs avec l’hospitalité et la chaleur traditionnelles de la ville. Elle a également remercié les Abba Gadaas, les Haadha Siinqees, les Follees, les forces de sécurité et les dirigeants pour leur contribution au bon déroulement de la célébration. En conclusion de son message, la maire a souligné la portée plus large du festival en lançant cet appel : « Irreecha pour le consensus national ! Irreecha pour la paix et l’unité ! » L’Irreecha est une fête traditionnelle oromo d’action de grâce célébrée à la fin de la saison des pluies. C’est un moment de gratitude envers Waaqa (Dieu), de renouveau, de réconciliation et de rassemblement communautaire, qui réunit les gens pour célébrer la vie, la paix et les valeurs culturelles communes, a-t-on appris.
L'Irreecha rassemble des centaines de milliers de personnes lors d'une fête animée à Addis-Abeba
Oct 3, 2026 187
  Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) La célébration de l’Irreecha, la fête d’action de grâce du peuple oromo, bat son plein à Hora Finfinnee, à Addis-Abeba, dans une effervescence de culture, de tradition, d’unité et de joie. Dès les premières heures du matin, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Hora Finfinnee, vêtues de costumes traditionnels colorés et spectaculaires, animant la fête avec de la musique, des danses, des bénédictions et un profond sentiment de fierté culturelle. Les Abbaa Gadaas, les anciens, les jeunes et des invités issus de tous les horizons ont pris part à cette célébration, qui a mis en valeur avec éclat la richesse et la diversité du patrimoine culturel oromo. Au-delà de sa signification culturelle et spirituelle, l’Irreecha est devenu de plus en plus un puissant symbole de paix, d’unité et de solidarité, rassemblant des personnes venues de toute l’Oromia et d’autres régions d’Éthiopie autour d’une célébration commune. La profusion de couleurs, les costumes traditionnels, les chants, les danses et les rituels du festival ont créé un spectacle culturel grandiose au cœur d’Addis-Abeba, attirant des participants de tout le pays et suscitant un intérêt international croissant. L’Irreecha reflète également les valeurs pérennes du système Gadaa, un système traditionnel de gouvernance et d’organisation sociale du peuple oromo qui a été inscrit par l’UNESCO sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La reconnaissance internationale du Gadaa a encore renforcé la visibilité mondiale du patrimoine oromo et créé des opportunités d’échanges culturels et de tourisme, faisant de l’Irreecha une attraction culturelle de plus en plus importante en Éthiopie. La célébration de cette année s’inscrit également dans le sillage du parcours plus large de développement et de transformation de l’Éthiopie, la culture et le patrimoine contribuant de plus en plus au tourisme, à la cohésion sociale et à la visibilité culturelle internationale du pays. Le festival rassemble diverses traditions oromos dans un spectacle inégalé de couleurs, de culture et de convivialité, faisant de Hora Finfinnee un lieu de rencontre animé où les gens célèbrent le patrimoine, la paix et l’unité. Cette célébration a une nouvelle fois démontré comment Irreecha a évolué, passant d’une simple cérémonie traditionnelle d’action de grâce à un grand rassemblement culturel qui rassemble les gens tout en mettant en valeur le patrimoine culturel riche et diversifié de l’Éthiopie aux yeux du monde entier.
Le festival d'Irreechaa célébré dans une ambiance haute en couleur à Addis-Abeba
Oct 3, 2026 131
Addis Ababa le 3 octobre, 2026 (ENA) La célébration de Hora Finfinnee, qui s'inscrit dans le cadre du festival annuel d'action de grâce Irreechaa, bat son plein à Addis-Abeba, rassemblant des dizaines de milliers de personnes pour une mise en valeur éclatante de la culture, des traditions et de l'unité oromo.   Vêtus de costumes traditionnels colorés, des habitants venus de différentes régions d’Éthiopie se sont rassemblés samedi matin à Hora Finfinnee pour célébrer l’Irreechaa, une cérémonie traditionnelle d’action de grâce oromo qui marque la fin de la saison des pluies et le début de la saison des récoltes.   La célébration de cette année rassemble divers segments de la société, notamment les Aba Gadas et les Hadha Sinqes, ainsi que des représentants culturels et communautaires.   Ce festival offre au peuple oromo une tribune unique pour mettre en valeur son riche patrimoine culturel et spirituel, à travers des chants et des danses traditionnels, des costumes colorés et des cérémonies reflétant les valeurs de beauté, d’unité, de solidarité et d’harmonie communautaire.   L'Irreechaa trouve ses racines dans l'action de grâce traditionnelle adressée à Waqa (Dieu), que l'on considère comme le créateur du ciel et de la terre.   Au cours de cette célébration, le peuple oromo exprime sa gratitude pour la paix, les bonnes récoltes, le bien-être familial, la fécondité humaine et celle de la terre, ainsi que pour la santé de son bétail.   L'Irreechaa est célébré dans différentes localités de l'Oromia et au sein des communautés oromos du monde entier.   Parmi les principales célébrations figurent la Hora Finfinnee à Addis-Abeba et la Hora Arsadi à Bishoftu, qui attirent des gens de toute l’Oromia et d’autres régions du pays.   La célébration de l’Irreechaa Hora Arsadi dans la ville de Bishoftu est prévue pour demain.   Dans un message prononcé à cette occasion, le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré que l’Irreechaa symbolisait la justice, l’égalité, l’amour et l’unité, et incarnait la fraternité et la solidarité entre les citoyens.   Il a exhorté les Éthiopiens à travailler ensemble pour surmonter les défis et construire un avenir meilleur.   Le Premier ministre Abiy a également adressé ses chaleureuses félicitations au peuple oromo et à tous les Éthiopiens à l'occasion de la fête d'action de grâce de l'Irreechaa.   Il a souhaité aux Éthiopiens une célébration paisible et prospère alors que le pays passe de la saison des pluies au printemps radieux.
« Irreecha favorise l'unité et la réconciliation », déclare la maire Adanech
Oct 2, 2026 178
Addis Ababa le 2 octobre, 2026 (ENA) « Irreecha promeut l’unité, la solidarité, le pardon et la réconciliation, et revêt une grande importance pour la cohésion nationale », a déclaré Adanech Abiebie, maire d’Addis-Abeba. Le Forum Irreecha 2026 se tient à Addis-Abeba sous le thème « Irreecha : pour un consensus national ! », mettant en avant les valeurs d’unité et de compréhension nationale véhiculées par ce festival. S’adressant aux participants du forum, Mme Adanech a déclaré qu’Irreecha véhiculait un message fort et que, s’il était correctement entretenu et valorisé, il pouvait contribuer au développement du pays et à la préservation de l’unité. « L’Irreecha est l’occasion de rendre grâce à Dieu, le Créateur », a-t-elle déclaré. « Cette fête prône l’unité, la solidarité, le pardon et la réconciliation. » Elle a affirmé que l’Irreecha est une fête dont tout le monde peut tirer profit, ajoutant que ses valeurs peuvent être diffusées et célébrées ensemble comme une fête commune. Adanech a exprimé sa gratitude envers les habitants d’Addis-Abeba pour avoir accueilli et hébergé les invités qui sont entrés par les cinq portes, soulignant que cela reflétait une compréhension, une appréciation et un effort pour promouvoir les valeurs d’Irreecha. Elle a formulé le vœu qu’Irreecha soit une célébration de la paix, de la solidarité et de la communication, ainsi qu’un moment pour développer les riches valeurs de l’Éthiopie, œuvrer à la lutte contre la pauvreté, s’unir pour construire le pays et faire preuve de travail acharné et de soutien mutuel. Irreecha est la fête des récoltes des Oromos, traditionnellement célébrée pour rendre grâce à Waaqa (Dieu) et accueillir la nouvelle saison après la saison des pluies. Les célébrations de 2026 sont prévues les 3 et 4 octobre, les principales festivités se déroulant à Hora Finfinnee, à Addis-Abeba, et à Hora Harsadii, à Bishoftu.
Le vice-Premier ministre Temesgen adresse ses vœux à l'occasion de l'Irreecha et appelle à l'unité et à la prospérité partagée
Oct 2, 2026 127
Addis Ababa le 2 octobre, 2026 (ENA) Le vice-Premier ministre (VPM) de l’Éthiopie, Temesgen Tiruneh, a adressé ses meilleurs vœux aux Éthiopiens qui célèbrent l’Irreecha, soulignant les valeurs de cette fête : l’action de grâce, la solidarité, la paix et l’espoir en l’avenir. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le vice-Premier ministre a décrit l’Irreecha comme une fête d’action de grâce, au cours de laquelle la communauté oromo exprime sa gratitude envers le Créateur alors que la saison des pluies touche à sa fin et que la nature reverdit. Selon le vice-Premier ministre, l’Irreecha incarne la solidarité en se souvenant du passé avec gratitude, en célébrant le présent dans la paix et en accueillant l’avenir avec espoir. De plus, cette fête est l’occasion de prier pour la paix, l’abondance et la prospérité au cours de la nouvelle saison. Le vice-Premier ministre a en outre souligné que l’Éthiopie s’appuie sur des valeurs communes, telles que l’Irreecha, pour transformer la diversité en unité, l’unité en force, la force en développement et le développement en civilisation partagée. Il a noté que la leçon à tirer de ce festival réside dans la force collective, la solidarité et la collaboration pour transformer les espoirs communs en résultats concrets. De plus, le vice-Premier ministre a souligné que les festivals issus de localités spécifiques peuvent, au fil du temps, devenir un patrimoine culturel commun à l’échelle nationale et mondiale, contribuant ainsi au rapprochement social et à l’enrichissement de la société. En conclusion, le vice-Premier ministre a formulé le vœu que l’Irreecha serve de fondement à la paix, de source de cohésion et de phare pour un avenir commun plus radieux. L’Irreecha est un festival annuel de thanksgiving oromo qui marque la fin de la saison des pluies et accueille le printemps, symbolisant la gratitude, le renouveau, la paix et l’harmonie communautaire.
Le Premier ministre Abiy félicite les Éthiopiens à l'occasion du festival d'Irreecha
Oct 2, 2026 163
Addis Ababa le 2 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a adressé ses chaleureuses félicitations au peuple oromo et à tous les Éthiopiens à l'occasion de la fête d'action de grâce de l'Irreecha. Il a souhaité que cette célébration se déroule dans la paix et la prospérité, marquant le passage de la sombre saison hivernale au printemps radieux. Le Premier ministre a décrit l’Irreecha comme un symbole de l’aube de la civilisation éthiopienne et du renouveau national. Il a exhorté tous les Éthiopiens à adopter les valeurs fondamentales de l’Irreecha, notamment la paix, la réconciliation, le pardon et la fraternité, afin de renforcer l’unité nationale et de faire progresser le pays sur la voie d’une prospérité durable. Le Premier ministre Abiy a souligné que l’Éthiopie entrait dans une ère radieuse de renouveau national et de civilisation, établissant un parallèle entre la fête traditionnelle oromo d’Irreecha, célébrant l’action de grâce, et la transformation socio-économique du pays. Il a insisté sur le fait que, tout comme l’Irreecha marque la fin de la sombre saison hivernale et accueille le printemps radieux, l’Éthiopie surmonte des obstacles politiques et économiques de longue date pour entrer dans une période de prospérité et de forte unité nationale. Le Premier ministre a évoqué l’histoire de l’Éthiopie, soulignant que malgré son immense potentiel naturel et humain, le pays était resté enlisé dans la pauvreté en raison de problèmes de gouvernance et d’un manque de gestion systématique des ressources. Il a toutefois affirmé que les réformes économiques et sociales stratégiques menées par le gouvernement de réforme transformaient désormais activement les défis historiques, qu’ils soient d’origine naturelle ou humaine, en opportunités majeures. Le Premier ministre Abiy a mis en avant des jalons nationaux clés, notamment l’achèvement du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) et de grands projets économiques, comme preuves concrètes des progrès réalisés par le pays. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur de la paix et du consensus national, exhortant les groupes armés à se tourner vers la paix et rappelant le proverbe oromo selon lequel « une maison où l’on dort vaut mieux que celle où l’on passe la soirée ». En conclusion de son message, le Premier ministre Abiy a appelé le peuple oromo ainsi que toutes les nations, nationalités et peuples éthiopiens à s’unir dans l’unité, le pardon et la fraternité afin de préserver la souveraineté de la nation et de bâtir une civilisation éthiopienne prospère.
L’Éthiopie au cœur du multilinguisme face au défi de l’IA
Oct 1, 2026 196
Addis Ababa le 1 octobre, 2026 (ENA) L’Éthiopie, riche de sa diversité culturelle et linguistique, constitue un espace privilégié pour observer et promouvoir le multilinguisme au sein des organisations internationales. Addis-Abeba, capitale diplomatique de l’Afrique, rassemble notamment des organisations africaines et internationales qui contribuent à faire de la diversité linguistique une réalité au cœur de la coopération multilatérale. Dans un entretien accordé à l’ENA, Patricia Herdt, qui travaille au sein de la représentation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a souligné le rôle particulier de l’Éthiopie et de sa capitale dans la promotion de la diversité culturelle et linguistique. « L’Éthiopie, et en particulier Addis-Abeba, capitale diplomatique, constitue en effet un vrai croisement de diversité », a-t-elle déclaré, ajoutant que la Francophonie observe avec intérêt les pratiques linguistiques développées au sein des organisations internationales et africaines présentes dans la capitale. Selon elle, ces expériences constituent une source d’inspiration pour les programmes de l’OIF, qui travaille avec différentes organisations internationales afin de renforcer le multilinguisme à travers la formation des personnels et l’encouragement de politiques et de stratégies favorables à sa mise en œuvre durable. « Nous cherchons à rendre la mise en œuvre du multilinguisme véritablement structurelle et de long terme », a-t-elle expliqué. Cette vision s’accompagne d’initiatives destinées à préparer une nouvelle génération de professionnels des langues. Dans ce cadre, l’OIF met en œuvre un programme destiné aux jeunes diplômés africains des métiers de la traduction et de l’interprétation, dans le cadre de la filière « Interprètes et traducteurs » du Collège international de Villers-Cotterêts. La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, basée à Addis-Abeba, doit notamment accueillir six jeunes traducteurs dans le cadre de cette initiative. Ces stages d’immersion visent à permettre aux participants de se familiariser avec les rythmes de travail, les spécificités et les processus des organisations internationales, tout en développant leurs compétences professionnelles et en se préparant aux concours des Nations Unies et d’autres organisations internationales. Alors que les technologies numériques et l’intelligence artificielle transforment progressivement les métiers de la traduction et de l’interprétation, l’OIF entend également accompagner cette évolution tout en défendant la diversité linguistique et culturelle. Patricia Herdt a souligné que l’organisation mène un important travail de plaidoyer afin que les nouvelles technologies tiennent compte de ces enjeux et puissent constituer un véritable atout pour les professionnels. « Il s’agit de faire en sorte que les outils ne remplacent pas l’humain », a-t-elle affirmé, insistant sur l’importance de la contribution humaine, particulièrement dans les contextes diplomatiques où « chaque mot et chaque nuance font la différence ». L’avenir des métiers de la traduction et de l’interprétation repose ainsi, selon cette approche, sur la complémentarité entre l’évolution des compétences professionnelles, les possibilités offertes par l’intelligence artificielle et la préservation de la diversité linguistique et culturelle. À travers son caractère multiculturel et son rôle de capitale diplomatique, Addis-Abeba continue ainsi d’offrir un cadre concret de réflexion sur l’avenir du multilinguisme et des échanges entre les différentes communautés linguistiques.
CEA, UNESCO et OIF : le multilinguisme au cœur de la Journée de la traduction
Sep 30, 2026 222
Addis Ababa le 30 septembre, 2026 (ENA) La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), l’UNESCO et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont réaffirmé leur engagement en faveur du multilinguisme, de la diversité linguistique et du renforcement des compétences des professionnels des langues, à l’occasion de la Journée internationale de la traduction célébrée à Addis-Abeba. Prenant la parole lors de la célébration, la Secrétaire exécutive adjointe de la CEA, Mama Keita, a salué l’attention accordée aux métiers de la traduction et de l’interprétation, soulignant l’importance du partenariat avec l’OIF pour la formation et le renforcement des capacités des traducteurs africains. Elle a également mis en avant le rôle des professionnels des langues dans le fonctionnement du système multilatéral, rappelant que chaque traduction, interprétation, révision ou édition contribue à faciliter le dialogue entre les délégations et à rendre l’information accessible. De son côté, la Directrice du Bureau de liaison de l’UNESCO auprès de l’Éthiopie et de l’Union africaine, Rita Bissoonauth, a souligné que la compréhension linguistique constitue également une question de droits, de dignité, de participation et d’inclusion.   « Comprendre est une question de droits, de dignité, de participation et d’inclusion », a-t-elle déclaré, ajoutant que la traduction et l’interprétation professionnelles permettent notamment de faciliter l’accès à la justice, aux soins de santé, à l’éducation, aux sciences et à la culture. Mme Bissoonauth a par ailleurs attiré l’attention sur les transformations liées à l’intelligence artificielle dans le domaine linguistique. Selon elle, si ces technologies offrent d’importantes opportunités, elles présentent également des défis, notamment pour les langues africaines encore sous-représentées dans les ressources numériques. Elle a ainsi appelé à une innovation responsable, estimant que la technologie doit soutenir, et non remplacer, l’expertise humaine, les normes professionnelles et les connaissances culturelles. Pour sa part, la Représentante permanente de l’OIF auprès de l’Éthiopie, de l’Union africaine et de la CEA, Nefertiti Tshibanda, a insisté sur le lien entre diversité linguistique et participation effective au multilatéralisme.   « Le multilinguisme n’est pas simplement une politique linguistique », a-t-elle affirmé, soulignant que les langues doivent pouvoir être effectivement utilisées pour travailler, négocier, accéder à l’information et participer à la prise de décision. Elle a également rappelé que la défense du français ne signifie pas une opposition aux autres langues, mais s’inscrit dans une conception du multilinguisme où l’anglais, l’arabe, l’espagnol, le portugais, le russe, le chinois ainsi que les langues africaines peuvent être entendus, utilisés et respectés. Mme Tshibanda a, en outre, mis l’accent sur la relève africaine dans les métiers de la traduction et de l’interprétation. Elle a indiqué que le programme destiné aux jeunes traducteurs et traductrices africains, lancé par l’OIF en partenariat avec la CEA, avait suscité plus d’un millier de candidatures. Pour elle, cet intérêt témoigne de l’existence d’une jeunesse africaine désireuse de se professionnaliser dans ces métiers et d’intégrer les organisations internationales. Les intervenantes ont ainsi souligné que la traduction dépasse le simple passage d’une langue à une autre. Elle constitue un moyen de faire circuler les connaissances, de rapprocher les cultures et de permettre aux peuples de participer pleinement au dialogue international. La célébration a également rappelé l’importance de préserver la diversité linguistique à l’heure des mutations technologiques, afin que les langues demeurent des instruments de dialogue, d’inclusion, de coopération et de rapprochement entre les peuples.
Meskel : un ressortissant jordanien souligne le potentiel touristique et l’hospitalité de l’Éthiopie
Sep 28, 2026 237
Addis Ababa le 28 septembre, 2026 (ENA) La célébration de la Meskel constitue également une occasion de mettre en lumière le potentiel touristique et culturel de l’Éthiopie, ainsi que l’accueil réservé aux visiteurs étrangers. Présent à la place Meskel dans l’occasion des célébrations de la veille de la fête, Michelle Akashey, ressortissant jordanien travaillant actuellement en Éthiopie, a partagé son expérience du pays, mettant notamment en avant ses attraits touristiques, son environnement et l’hospitalité de sa population. Selon lui, l’Éthiopie offre aux visiteurs une diversité de sites et d’expériences, allant de son patrimoine religieux à sa gastronomie et à ses richesses naturelles. « L’Éthiopie est un très, très joli pays. Les gens ici sont très gentils. J’espère que vous aussi aurez la chance de visiter ce joli pays. Il y a beaucoup de choses à visiter, beaucoup d’églises », a-t-il déclaré. Son témoignage met également en évidence l’importance d’un environnement favorable à l’accueil des visiteurs internationaux. Michelle a indiqué se sentir à l’aise dans son quotidien en Éthiopie, soulignant notamment son expérience de la sécurité et de l’accueil de la population. Cette expérience constitue, selon lui, un cadre propice aux échanges entre les peuples et à la découverte mutuelle des cultures. Évoquant les différences entre l’Éthiopie et son pays d’origine, la Jordanie, il a notamment comparé les conditions climatiques des deux pays. « En Jordanie, nous n’avons pas beaucoup de pluie. C’est un grand problème pour la Jordanie. Mais ici, vous avez de la chance parce qu’il pleut beaucoup », a-t-il expliqué. Au-delà des différences entre les deux pays, Michelle a surtout insisté sur le sentiment d’appartenance qu’il dit avoir développé depuis son arrivée en Éthiopie, illustrant l’importance de l’hospitalité dans les échanges interculturels. « Vraiment, je n’ai pas le sentiment que je suis étranger. J’ai le sentiment que j’ai vécu ici pour longtemps », a-t-il témoigné. Dans ce contexte, il a adressé un message particulier aux étrangers désireux de découvrir la culture et le patrimoine éthiopiens, les encourageant à venir à la rencontre du pays et de sa population. « Il n’y a pas d’étranger ici. Au contraire, Soyez les bienvenus, toujours soyez les bienvenus en Éthiopie », a-t-il conclu. Le témoignage de ce ressortissant jordanien illustre ainsi le rôle que peuvent jouer les rencontres interculturelles dans la promotion du tourisme, la valorisation du patrimoine et le rapprochement entre les peuples.
Le festival de Meskel, « quelque chose d’unique et d’impressionnant » pour les touristes
Sep 27, 2026 241
Addis Ababa le 27 septembre, 2026 (ENA) Les touristes venus de différentes régions du monde en Éthiopie pour assister au festival de Meskel ont décrit cette célébration comme une expérience unique et impressionnante, profondément liée au patrimoine religieux et culturel du pays. Il a été constaté un intérêt croissant des visiteurs internationaux pour les célébrations religieuses et le patrimoine culturel de l’Éthiopie. Meskel offre notamment l’occasion de découvrir directement l’un des grands événements religieux publics du pays.   « Je suis chrétien, je suis catholique. Un ami m’a demandé de l’accompagner aujourd’hui pour voir ce magnifique festival, que j’aime beaucoup », a déclaré Akasheu. Il a expliqué que cette célébration lui avait permis d’être témoin d’une tradition chrétienne profondément enracinée en Éthiopie.   « Le christianisme est très, très ancien dans ce pays et il est profondément ancré dans l’esprit de ses habitants », a-t-il déclaré, ajoutant que la présence de prêtres issus de différentes Églises ainsi que la participation de l’ensemble de la communauté rendaient l’événement particulièrement remarquable. Akasheu, qui a indiqué avoir déjà visité le Vatican et assisté à d’autres événements religieux, a décrit Meskel comme une expérience unique liée à l’Église orthodoxe éthiopienne. Il a également exprimé son intérêt pour la découverte des sites historiques et culturels de l’Éthiopie au-delà d’Addis-Abeba, notamment ses églises rupestres et ses monastères. « Il y a beaucoup de choses à voir ici », a-t-il souligné, appelant à davantage d’efforts pour promouvoir l’Éthiopie comme destination touristique. Un autre visiteur, le Jamaïcaine Njkita Nkruma Lundsay, qui vit en Éthiopie depuis environ 19 ans, a déclaré que Meskel revêtait pour lui une importance particulière sur les plans spirituel et culturel.     Lindsay, qui se décrit comme chrétien orthodoxe, a déclaré que l’Éthiopie représentait la liberté et un sentiment d’appartenance pour les personnes d’ascendance africaine dont les ancêtres ont été déportés pendant la traite transatlantique des esclaves. « Pour nous, l’Éthiopie est la terre de la liberté, la liberté sous toutes ses formes, la liberté religieuse et la liberté physique », a-t-il déclaré. Il a ajouté que Meskel témoignait de la place importante qu’occupe le christianisme dans la vie culturelle de l’Éthiopie et qu’il permettait à un grand nombre de personnes de célébrer ensemble. « Meskel représente le christianisme. C’est la découverte de la Vraie Croix », a déclaré Lindsay. Il a également souligné que le caractère national de la célébration la distinguait des pratiques religieuses qu’elle avait connues ailleurs. « En Éthiopie, la célébration de Meskel concerne tous les chrétiens », a-t-il déclaré, décrivant le festival comme une combinaison de dévotion religieuse et de tradition culturelle. Lindsay a encouragé les personnes d’autres régions du monde à visiter l’Éthiopie et à découvrir cette célébration. Pour le touriste norvégien Jorulf Husbyn, assister à Meskel a été une surprise particulièrement heureuse au cours de son voyage.   « Nous ne savions pas qu’il y avait un festival. Nous voulions nous arrêter en Éthiopie sur notre chemin vers l’Afrique australe et découvrir sa culture, sa géographie et son histoire. C’est donc une chance incroyable d’être arrivés ici le jour de ce festival », a déclaré Husbyn. Husbyn, qui visitait l’Éthiopie pour la première fois, s’est dit impressionné par la population et par l’atmosphère qui entourait les célébrations. Il a décrit le festival comme haut en couleur et a souligné qu’il lui avait permis d’en apprendre davantage sur l’histoire, la culture et les traditions chrétiennes de l’Éthiopie. Chrétien et luthérien, Husbyn a déclaré que le fait d’assister à Meskel revêtait pour lui une signification particulière. « Je suis très heureux d’être ici, de découvrir et d’explorer la culture ainsi que cette partie du christianisme », a-t-il déclaré. Il a également fait l’éloge des paysages naturels, de l’histoire et de l’hospitalité de l’Éthiopie, affirmant qu’il recommanderait le pays aux touristes intéressés par la culture et le patrimoine. Le visiteur allemand Andreas Schaible, qui se rendait en Éthiopie pour la deuxième fois, a déclaré que Meskel constituait sa première expérience de ce festival.   « Il est très intéressant de voir les différences entre la culture allemande et la culture éthiopienne », a déclaré Schaible. Il a expliqué que le fait de vivre et de travailler à Addis-Abeba lui avait donné l’occasion d’observer les traditions culturelles et les célébrations publiques de l’Éthiopie. « C’est très enrichissant pour moi d’apprendre à connaître la culture éthiopienne », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de comprendre à la fois les différences et les similitudes entre les cultures. Schaible a également évoqué l’Éthiopie comme destination touristique, citant notamment ses traditions, sa cuisine et son café parmi les expériences qu’il a appréciées. Il a ajouté que sa famille envisageait de visiter le pays à l’avenir. Par ailleurs, le visiteur croate Branimir Akidžan a déclaré avoir un lien ancien avec l’Éthiopie. Il y a vécu de 1966 à 1973 et a fréquenté l’école Saint-Joseph.   Il est revenu en Éthiopie avec son épouse afin de redécouvrir les festivals et les traditions culturelles du pays. Akidžan a déclaré que les festivals éthiopiens étaient restés particulièrement importants à ses yeux et a salué la population, les paysages et le patrimoine culturel du pays. Les visiteurs étrangers se disent impressionnés par l’accueil, la sécurité et les transformations concrètes observées en Ethiopie. Heureux de participer à Meskel, ils souhaitent poursuivre la découverte du pays, de sa culture et de son développement.
« Les Églises orthodoxes d'Éthiopie et d'Inde sont très proches sur le plan spirituel », déclare le patriarche Baselios Marthoma Mathews III
Sep 26, 2026 307
Addis Ababa le 26 septembre, 2026 (ENA) « L’Éthiopie et l’Inde sont géographiquement éloignées, mais nos Églises sont spirituellement très proches, leurs Églises orthodoxes étant unies par une foi apostolique commune », a déclaré le patriarche de l’Église orthodoxe syrienne de Malankara en Inde, Sa Sainteté Baselios Marthoma Mathews III.   S'exprimant aujourd'hui lors de la célébration de la fête de Demera à Addis-Abeba, le patriarche a déclaré que l'Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo et l'Église orthodoxe syrienne de Malankara appartiennent à la famille des Églises orthodoxes orientales et partagent un héritage spirituel façonné par l'Eucharistie, le jeûne, la prière, l'ascétisme, la communion des saints et la croix du Christ.   « Nos nations sont géographiquement éloignées, mais nos Églises sont spirituellement très proches », a-t-il souligné, précisant que le lien entre les deux Églises ne repose pas principalement sur la diplomatie ou les relations institutionnelles, mais sur leur foi apostolique commune.   Sa Sainteté Baselios Marthoma Mathews III a déclaré que les relations entre les deux Églises s’étaient développées au fil de décennies de visites, de coopération théologique et d’échanges, rappelant que la rencontre des chefs des Églises orthodoxes orientales à Addis-Abeba en 1965 avait constitué une étape importante dans l’histoire de leur communion.   Il a également mis en avant les contributions des théologiens et du clergé de l’Église orthodoxe malankare à l’enseignement théologique et à la fraternité en Éthiopie, ainsi que les visites réciproques des chefs des deux Églises.   Le patriarche a en outre rappelé qu’un accord bilatéral entre les deux Églises avait été officiellement signé lors de la célébration du Meskel en 2017 en Éthiopie, décrivant cet événement comme une expression significative de leur amitié historique et de leur héritage apostolique commun.   Selon lui, l’inscription du Meskel sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO reconnaît à juste titre son rôle dans le rapprochement des personnes au-delà des communautés et des générations, tout en favorisant la réconciliation, la cohésion sociale et la coexistence pacifique.   Pour les chrétiens orthodoxes, a déclaré le patriarche, le Meskel représente bien plus qu’un patrimoine culturel ; il l’a décrit comme une « foi vivante » et un culte centré sur le Christ.   Cette célébration illustre le message d’unité et de réconciliation de la croix, qui rassemble les gens et les oriente vers Dieu et les uns vers les autres, a-t-il ajouté.   « La croix nous rassemble. La croix nous réconcilie. »   Sa Sainteté Baselios Marthoma Mathews III a conclu : « Pour nous, chrétiens orthodoxes, Meskel représente encore davantage. Avant d’être un patrimoine culturel, c’est une foi vivante. Avant d’être un spectacle, c’est un culte. Avant d’appartenir à l’histoire, elle appartient au Christ. »
Le patriarche orthodoxe éthiopien appelle à la paix nationale par l'unité et la réconciliation
Sep 26, 2026 237
Addis Ababa le 26 septembre, 2026 (ENA) Le patriarche de l’Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo, Sa Sainteté Abune Mathias, a appelé les Éthiopiens à œuvrer avec détermination en faveur d’une paix nationale globale, en surmontant avec patience et clairvoyance les obstacles à l’unité et au progrès.   Dans son message paternel prononcé lors de la célébration du Meskel Demera sur la place Meskel à Addis-Abeba, Abune Mathias a souligné l’importance de l’unité, du progrès et d’un engagement commun en faveur de la réconciliation.   « Le message premier de la Croix est d’instaurer la paix et l’unité, le pardon et la réconciliation, ainsi que l’amour et l’harmonie entre tous les hommes », a déclaré Abune Mathias.     Il a exhorté les Éthiopiens à relever avec patience et clairvoyance les défis qui entravent l’unité nationale et le progrès, soulignant la nécessité d’efforts soutenus pour instaurer une paix et une unité durables dans tout le pays.   Le patriarche a déclaré que le message de Meskel et de la Croix véhiculait un appel universel à la paix, au pardon, à la réconciliation et à l’harmonie, qu’il a qualifiés d’essentiels à la quête de l’unité nationale et de la coexistence pacifique en Éthiopie.   La cérémonie de Demera a été célébrée dans une ambiance haute en couleur sur la place Meskel, réunissant des évêques, de hauts responsables gouvernementaux, des ambassadeurs et diplomates étrangers, des visiteurs internationaux, des fidèles et des membres de la communauté au sens large.   Cette célébration a placé le patrimoine religieux et culturel séculaire de l’Éthiopie au cœur d’un message puissant de paix, d’unité et de réconciliation.
Le festival Meskel-Demera est une valeur commune qui valorise l'image nationale et la richesse culturelle : la maire Adanech
Sep 26, 2026 190
Addis Ababa le 26 septembre, 2026 (ENA)« Le festival de Meskel-Demera constitue une valeur commune qui valorise l’image nationale et la richesse culturelle de l’Éthiopie à travers le monde », a déclaré Adanech Abiebie, maire d’Addis-Abeba.   S’exprimant aujourd’hui lors de la célébration de Demera sur la place Meskel, la maire a déclaré que le festival de Meskel-Demera, l’une des célébrations publiques les plus animées de la ville, est une grande fête célébrée depuis des siècles, qui a su préserver son essence religieuse et briller de mille feux dans notre culture.   Cette fête, tout en conservant sa signification religieuse et culturelle, présente de nombreux avantages intergénérationnels et globaux, a souligné Adanech.   Rappelant l’inscription officielle du Mesquel-Demera par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, elle a déclaré que cette fête constituait une valeur commune qui rehaussait l’image et la richesse culturelle de l’Éthiopie à travers le monde.   Pour les Éthiopiens, cette fête revêt une signification profonde dans leur vie quotidienne et dans toutes leurs activités collectives, a souligné la maire.   « Même si chacun d’entre nous a une culture, une langue, une religion et une identité qui lui sont propres, nous formons une force indestructible qui triomphe des ténèbres, tant pour la ville que pour le pays, lorsque nous nous unissons comme le Demera, que nous marchons main dans la main et que nous renforçons notre unité. »   Selon elle, la ville d’Addis-Abeba a récemment été citée comme un pôle d’attraction mondial, un symbole de propreté et un exemple de transformation urbaine réalisée en peu de temps.   La maire a également souligné que l'accueil réservé aux nombreux touristes qui visitent la ville illustre parfaitement l'hospitalité éthiopienne.   La capacité à accueillir de grands événements nationaux et internationaux, ainsi que des fêtes, souligne l’aptitude de la ville à mener à bien et à accueillir des manifestations de grande envergure.   L’organisation de grands événements comme ceux-ci met en avant la compétence, la civilité et la beauté de la ville, créant ainsi les conditions pour un attrait encore plus grand — non seulement parce que le gouvernement a agi seul, mais parce que nous nous sommes mobilisés et avons coopéré ensemble, a-t-elle souligné.
L'Église orthodoxe indienne envisage de renforcer ses liens avec l'Église éthiopienne
Sep 26, 2026 156
Addis Ababa le 26 septembre,2026 (ENA) L'Église orthodoxe indienne cherche à approfondir ses relations de longue date avec l'Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo par le biais d'un dialogue théologique élargi, d'échanges éducatifs et d'un partage accru de la foi et des traditions.   Sa Sainteté Baselios Marthoma Mathews III, catholicos de l’Orient et métropolite de Malankara, a lancé cet appel à la cathédrale de la Sainte-Trinité à Addis-Abeba, lors de la visite d’une délégation orthodoxe indienne en Éthiopie à l’occasion des célébrations du Meskel de cette année.   Il a déclaré que les deux Églises entretenaient des relations de longue date et avaient déjà entamé un dialogue visant à les rapprocher en tant qu’Églises sœurs au sein de la famille orthodoxe orientale.   « Nous avons déjà entamé nos dialogues entre nos Églises », a déclaré le patriarche, ajoutant que les deux parties explorent les moyens d’établir des « relations plus étroites » et de partager leurs traditions, leur foi et leurs pratiques.   Il a ajouté que ce dialogue pourrait également ouvrir la voie à une coopération accrue dans le domaine de la formation théologique, notamment par le biais d’échanges d’étudiants entre les séminaires de Malankara et d’Éthiopie.   « Nous envisageons même, dans un avenir proche, de partager les étudiants du séminaire entre notre établissement de Malankara et celui d’Éthiopie », a-t-il déclaré.   Cet échange s’inscrirait dans le prolongement des liens éducatifs déjà établis entre les deux Églises, notamment grâce à la participation de théologiens de Malankara à la formation théologique en Éthiopie.   S’adressant à Pulse of Africa, Son Excellence le Dr Yuhanon Mar Diascoros, métropolite de l’Église orthodoxe syrienne de Malankara et ancien professeur au Collège théologique de la Sainte-Trinité à Addis-Abeba de 1994 à 1997, a décrit la relation entre les Églises comme un lien de longue date ancré dans leur héritage orthodoxe oriental commun.   « Il s’agit d’un lien ancien et très fort entre l’Église orthodoxe indienne et l’Église orthodoxe éthiopienne. Nous sommes des Églises sœurs. Nous appartenons à une même famille », a-t-il déclaré.   M. Diascoros a souligné que l’échange d’enseignants et d’étudiants constituait une expression importante de cette relation, affirmant qu’une telle coopération pourrait contribuer à promouvoir la paix et l’harmonie dans les deux pays.   Il a noté que les deux sociétés sont confrontées à des défis complexes et a insisté sur l’importance d’y répondre par le dialogue pacifique et les enseignements du christianisme.   « Nous devons œuvrer ensemble pour promouvoir la paix et l’harmonie dans nos deux pays », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’« enseigner la paix donnée par notre Seigneur Jésus-Christ ».   Ces propos ont été tenus alors que la délégation orthodoxe indienne se joignait aux fidèles orthodoxes éthiopiens pour célébrer le Meskel, l’une des fêtes religieuses et culturelles les plus importantes d’Éthiopie, commémorant la découverte de la Vraie Croix.   M. Diascoros a déclaré que la manière particulière dont l’Éthiopie célèbre le Meskel, notamment son caractère de grande fête nationale, confère à cette célébration une signification particulière.
Le festival de Meskel montre que la vérité enfouie peut être mise au jour : Conseil interreligieux
Sep 26, 2026 164
Addis Ababa le 26 septembre, 2026 (ENA) Le Conseil interreligieux d'Éthiopie (IRCE) a adressé ses meilleurs vœux aux chrétiens qui célèbrent la fête de Meskel-Demera, soulignant que la vérité enfouie peut être mise au jour.   Meskel-Demera est une fête religieuse nationale très animée, célébrée chaque année le 26 septembre (veille de Demera) et le 27 septembre (Meskel) pour commémorer la découverte de la Vraie Croix par la reine Hélène.   Dans un communiqué transmis à l’ENA, l’IRCE a déclaré que les fêtes de Demera et de Meskel, au-delà de leurs valeurs historiques et religieuses, ont permis au peuple de vivre ensemble dans l’unité, l’amour et la paix.   Rappelant que la fête de Meskel remonte à plus de trois cents ans après la naissance du Christ, le communiqué explique qu’après la victoire de l’empereur Constantin grâce au signe de la croix apparu dans le ciel, sa mère, la reine Hélène, se rendit à Jérusalem pour retrouver la Vraie Croix.   En allumant un feu de joie (Demera), en brûlant de l’encens et en menant des fouilles à l’endroit où la fumée s’était déposée, elle découvrit la Vraie Croix en 326 après J.-C., ajoute-t-il.   La déclaration précisait que la croix de notre Seigneur Jésus-Christ est le lieu où nous avons remporté la victoire, où la paix a été prêchée et où nous avons vu s’exprimer l’amour incomparable de Dieu pour l’humanité.   Elle expliquait que la croix est le mystère de la libération par lequel les êtres humains ont été réconciliés avec Dieu, la dette du péché a été acquittée ; et qu’elle sert de témoignage public de cette réconciliation.   Le Conseil a ajouté que cette fête est une manifestation de l’amour qui réside dans le cœur et s’exprime par l’action, une illustration du fait qu’une vérité enfouie peut être mise en lumière, ainsi qu’un symbole de récompense pour la loyauté et la diligence.   Soulignant que les fêtes de Meskel et de Demera constituent un fondement essentiel des liens sociaux qui unissent les Éthiopiens, le Conseil a déclaré que le feu de Demera est un moment où l’on brûle la haine et la division, où l’on prêche le pardon et l’amour à leur place, où l’on chasse la haine de nos cœurs et où l’on proclame la réconciliation.   Une petite lueur a le pouvoir de dissiper les ténèbres ; le Conseil a donc appelé le public à s’imprégner de la lumière spirituelle, qui aide à éliminer les ténèbres de la haine, de la division, du ressentiment et de la vengeance qui obscurcissent la lumière de la vie.   Cette fête constitue un formidable patrimoine qui fait découvrir au monde entier les relations sociales, l’hospitalité et les valeurs culturelles de l’Éthiopie, dans un contexte où l’esprit de haine et de conflit doit être éliminé, a souligné le Conseil.   Le Conseil interreligieux d’Éthiopie a respectueusement appelé chacun à mettre en pratique l’amour de Dieu en aidant et en soutenant les personnes vulnérables, les déplacés et les concitoyens dans le besoin, à l’occasion de la célébration des fêtes de Meskel et Demera.
Meskel-Demera en Éthiopie : là où la foi et le patrimoine prennent vie
Sep 26, 2026 227
Par Yordanos D. Le 26 septembre, 2026 (ENA) Chaque année, à l’approche de la fête de Meskel en Éthiopie, les communautés de tout le pays se rassemblent autour d’immenses feux de joie appelés « Demera », soigneusement construits à partir de poteaux, de branches, d’herbe et de fleurs jaunes de Meskel. À la tombée de la nuit, le clergé, les élèves de l’école du dimanche, les familles et les fidèles se rassemblent sur les places publiques, dans les enceintes des églises et dans les quartiers. Ensemble, ils emplissent l’air de prières, d’hymnes, de chants traditionnels et de rites cérémoniels, dans l’attente de l’allumage du feu central. Le feu de joie Demera est le principal symbole cérémoniel de la célébration éthiopienne du Meskel, qui commémore la découverte de la Vraie Sainte Croix du Christ. Bien qu’elle soit profondément ancrée dans la vie religieuse des chrétiens orthodoxes éthiopiens, cette tradition a évolué pour devenir une expression vivante de la participation civique, de la continuité culturelle et de l’interaction sociale. Au-delà de sa signification spirituelle, l’ampleur et le caractère unique de ces rassemblements publics ont conféré à la Demera une importance croissante en tant que moteur du tourisme culturel et de la vitalité économique locale. Reconnaissant sa profonde valeur culturelle, l’UNESCO a inscrit en 2013 la fête commémorative de la découverte de la Vraie Sainte Croix du Christ sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Les documents officiels de l’UNESCO désignent Demera comme le catalyseur central de cette célébration, soulignant que le Meskel est célébré dans toute l’Éthiopie, sans distinction d’âge, de sexe, de langue ou d’origine ethnique, tout en mettant en avant le rôle essentiel que jouent les églises locales dans la coordination des communautés et la sauvegarde de cette tradition vivante. Expression de la foi À la base, la Demera est une célébration religieuse sacrée. Chaque élément, de la construction physique du feu de joie en forme de pyramide aux prières solennelles, en passant par les chants liturgiques et l’allumage rituel, est directement lié aux traditions chrétiennes entourant la découverte de la Croix par la reine Hélène. Par conséquent, la Demera est bien plus qu’un simple spectacle public pour les fidèles ; c’est une expression profonde de foi, de dévotion, d’action de grâce et de renouveau spirituel. Le rassemblement autour de la flamme favorise une expérience religieuse partagée qui lie les individus à leur famille, à leur paroisse et à leur communauté au sens large. Cette signification religieuse perdure en grande partie grâce à une transmission intergénérationnelle active. Les enfants et les jeunes assistent à la préparation du feu de joie, écoutent les chants traditionnels et participent activement aux festivités aux côtés de leurs parents, des aînés et des chefs spirituels. Grâce à cette participation répétée, le savoir sacré et les pratiques rituelles se transmettent naturellement d’une génération à l’autre. C'est précisément cette dynamique intergénérationnelle qui a conduit l'UNESCO à reconnaître le Meskel comme un patrimoine profondément ancré dans la vie éthiopienne. Comme sa pérennité ne repose pas sur des archives écrites figées, mais sur l'engagement actif des communautés qui allument le feu de joie, entonnent les hymnes et perpétuent les rituels, le Demera reste un patrimoine dynamique et vivant. Cohésion sociale Au-delà de sa dimension spirituelle, le Demera constitue un lieu essentiel de rassemblement communautaire dans des espaces publics partagés. Ce festival réunit le clergé, les familles, les jeunes, les aînés et les visiteurs autour d’un patrimoine culturel fédérateur. Célébré simultanément dans tout le pays, le Demera permet aux variations locales de s’épanouir tout en préservant un lien fort avec la tradition nationale dans son ensemble. L’inscription de 2013 par l’UNESCO a explicitement souligné la contribution du festival à la cohésion sociale, à l’intégration et à la diversité. De plus, l’UNESCO a documenté la pratique coutumière consistant à résoudre les différends personnels et les griefs sociaux avant l’allumage du feu, présentant ainsi le Meskel comme un rituel puissant de réconciliation et de coexistence pacifique. Le rassemblement autour de la Demera offre une occasion récurrente d’interaction sociale et de retrouvailles familiales, en particulier lorsque les travailleurs migrants rentrent dans leur ville natale. En ce sens, la Demera fait office de pont annuel reliant la dévotion religieuse, la vie familiale et l’harmonie civique, facilitant ainsi l’échange d’idées, de ressources et de liens sociaux entre les populations urbaines et rurales. Tourisme culturel Les détails sensoriels saisissants de la Demera – les vêtements liturgiques du clergé, les chants rythmés, les tenues traditionnelles et le spectacle flamboyant qui se détache sur le ciel du soir – créent une expérience éthiopienne unique et authentique. Ce caractère distinctif confère au festival un immense potentiel en matière de tourisme culturel et religieux. Les célébrations organisées sur des sites majeurs, tels que la place Meskel à Addis-Abeba, attirent des centaines de milliers de participants et constituent des événements phares du calendrier culturel national. Les visiteurs nationaux traversent les régions pour participer aux rituels et renouer avec leurs proches, tandis que les visiteurs internationaux découvrent une tradition vivante et authentique, loin d’un spectacle mis en scène. Au cours des trois dernières années, le flux touristique autour de la période du festival a connu une forte reprise et une trajectoire ascendante, suite aux efforts de stabilisation post-pandémique et régionale. À l’échelle nationale, les arrivées de touristes internationaux sont passées d’environ 658 000 en 2023 à 725 000 en 2024, suivies d’une hausse de 15 % en 2025 qui a porté le nombre annuel d’arrivées à plus de 830 000. Cette dynamique s’est encore accélérée en 2026, le nombre total annuel de visites internationales dépassant 1,6 million. Chaque année en septembre, pendant la saison du Meskel et du Demera, les principaux centres urbains, notamment Addis-Abeba, connaissent des pics saisonniers importants en termes de fréquentation, alors que des dizaines de milliers de touristes internationaux et des centaines de milliers de voyageurs nationaux se rassemblent pour assister à la cérémonie. Ces flux de personnes stimulent la demande en matière de transports, d’hébergement, de restauration et d’artisanat, générant une activité économique qui s’étend au-delà du site même de la cérémonie pour profiter à l’ensemble de l’économie régionale. Le lien entre patrimoine religieux et développement communautaire est étayé par des recherches universitaires. Une étude réalisée en 2013 par Berhanu Esubalew à l’université d’Addis-Abeba sur le tourisme religieux à Lalibela a démontré que le patrimoine religieux peut être un moteur de développement durable et d’autonomisation des communautés lorsque les populations locales y participent activement. De même, une étude réalisée en 2019 par Muluemebet Semaw a mis en évidence la manière dont le patrimoine religieux génère une valeur à la fois économique et spirituelle pour les habitants locaux. Bien que ces études se soient concentrées sur Lalibela, leurs conclusions s’appliquent directement à Demera : les traditions religieuses ne génèrent une valeur économique significative que lorsque les communautés restent les principales gardiennes et bénéficiaires de ce patrimoine. Contribution économique, liens communautaires Les retombées économiques de Demera découlent naturellement de l’afflux et du rassemblement des visiteurs. Les hôtels, les chambres d’hôtes, les restaurants, les prestataires de transport, les marchands ambulants et les artisans locaux connaissent tous une demande accrue pendant la saison des festivités. Conformément aux lignes directrices de l’UNESCO sur le patrimoine culturel immatériel, l’activité commerciale peut renforcer les économies locales tant qu’elle ne menace pas l’authenticité de la tradition. L’essentiel est de veiller à ce que les retombées économiques ne soient pas monopolisées par les grandes entreprises. Les commerçants locaux, les restaurateurs, les artisans et les petits hébergeurs doivent avoir la possibilité de participer de manière significative à l’économie touristique créée autour de cette célébration. À mesure que l’intérêt des visiteurs pour le Demera grandit, la sauvegarde de son identité sacrée devient primordiale. Conformément aux directives de l’UNESCO, l’expansion commerciale doit être gérée avec soin afin d’éviter toute décontextualisation ou la transformation d’un rite sacré en simple divertissement. Afin de préserver l’intégrité de la Demera, les autorités locales et les organisateurs touristiques devraient se concentrer sur plusieurs pratiques de gestion clés. Tout d’abord, ils doivent donner la priorité au rite sacré en veillant à ce que les offices liturgiques, les prières et les traditions communautaires ancestrales restent au centre de l’attention, sans être entravés par une mise en scène commerciale. De plus, fournir un contexte culturel clair grâce à des guides numériques et des supports d’interprétation avant l’arrivée des visiteurs peut contribuer à les sensibiliser à la portée théologique et historique de l’événement. Par ailleurs, une gestion efficace des infrastructures événementielles, grâce à la mise en place de mesures rigoureuses de gestion des foules, de protocoles de sécurité publique, d’hygiène et de gestion des déchets, est essentielle pour protéger l’enceinte de l’église et les espaces publics environnants lors de grands rassemblements. Enfin, les organisateurs devraient veiller à ce que les retombées économiques profitent activement à la communauté locale en orientant les flux touristiques vers les petites entreprises locales, les artisans, les vendeurs de produits alimentaires traditionnels et les opérateurs de transport régionaux, garantissant ainsi que la communauté reste le principal bénéficiaire. Patrimoine vivant La véritable force du Demera réside dans le fait qu’il est activement vécu et pratiqué. Sa valeur ne peut se mesurer uniquement à l’aune du nombre de touristes ou de la retombée économique ; il s’agit là d’avantages secondaires qui découlent naturellement de la protection d’une tradition dont la valeur première est spirituelle et sociale. En tant que l’une des expressions publiques les plus reconnaissables du patrimoine culturel vivant de l’Éthiopie, le Demera réunit la foi, la famille et l’identité nationale. La reconnaissance de l’UNESCO renforce son importance tout en conférant une responsabilité claire : à mesure que le festival gagne en visibilité à l’échelle mondiale, il reste essentiel de préserver son authenticité et de maintenir les communautés locales au cœur de sa gestion. En conclusion, le Demera éthiopien est bien plus qu’un simple feu de joie cérémoniel ; c’est un témoignage vivant de la foi, de la solidarité communautaire et de la mémoire culturelle transmise de génération en génération. Si sa splendeur visuelle offre un potentiel extraordinaire pour un tourisme responsable et le développement économique local, sa véritable valeur reste ancrée dans sa signification spirituelle et son appartenance à la communauté. En trouvant un équilibre entre la préservation du patrimoine et une gestion réfléchie, l’Éthiopie peut favoriser les opportunités économiques autour de la Demera sans altérer son caractère sacré, garantissant ainsi que sa flamme continue d’illuminer la foi, l’unité et l’identité commune pour les générations à venir.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023