Économie
Le président Taye Atske Selassie a plaidé en faveur de partenariats renforcés et sincères lors du 11e sommet de l'OACPS, tenu à Malabo.
Mar 29, 2026 134
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Ce sommet de trois jours, lancé vendredi, a rassemblé des dirigeants d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, ainsi que des représentants de l’Nations Unies, de l’Union africaine et de l’Union européenne, illustrant le poids géopolitique croissant de ce bloc.   Dans son intervention, le président Taye a souligné la nécessité pour l’organisation de capitaliser sur sa diversité en la transformant en levier stratégique.   Il a affirmé que la véritable force de l’OACPS réside dans la défense d’intérêts communs à travers des partenariats authentiques et une approche lucide des enjeux dépassant parfois les capacités individuelles des États membres.   Face aux mutations économiques et politiques mondiales, il a insisté sur l’importance de bâtir une institution solide et cohérente pour protéger les intérêts collectifs.   Il a également proposé de renforcer le multilatéralisme stratégique afin de traduire le potentiel de l’organisation en résultats tangibles.   Le président a mis en avant la nécessité d’intensifier la coopération Sud-Sud et de repenser les relations avec les partenaires à revenu intermédiaire et élevé, en évoluant vers des partenariats mutuellement bénéfiques plutôt que des schémas traditionnels d’aide.   Il a par ailleurs appelé les États membres à s’approprier pleinement la mission de l’organisation et à renforcer leur engagement collectif.   Parmi les priorités identifiées figurent le développement durable, la résilience face au changement climatique, ainsi que la promotion de la paix et de la sécurité.   S’agissant de la transformation numérique, il a encouragé les pays membres à passer du rôle de simples consommateurs de technologies à celui d’acteurs innovants, en mettant l’accent sur des domaines clés tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la souveraineté numérique.   Le président a également rappelé que l’Éthiopie accueillera la COP32, une opportunité pour les États membres de démontrer leurs avancées en matière de développement durable et d’action climatique.   De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné que ces régions subissent de manière disproportionnée les effets du changement climatique malgré leur faible contribution aux émissions mondiales, appelant à une mobilisation internationale en faveur de la justice climatique.   Le président de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a également exprimé un message de solidarité.   Les échanges devraient notamment porter sur la mobilisation de financements durables, le renforcement des institutions et l’élaboration d’une position commune sur les enjeux climatiques à l’échelle mondiale.
L’Éthiopie et les États-Unis renforcent des échanges commerciaux et coopération économique.
Mar 28, 2026 241
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - L'Éthiopie et les États-Unis ont mené des discussions constructives visant à développer leurs échanges bilatéraux et à améliorer leur balance commerciale, renforçant ainsi une coopération économique de longue date, a déclaré le ministre du Commerce et de l'Intégration régionale, Kassahun Gofe.   Dans un message publié aujourd'hui sur les réseaux sociaux, le ministre a précisé que la délégation éthiopienne, présente à Yaoundé au Cameroun, s'était entretenue avec Joseph Barloon, ambassadeur et représentant permanent des États-Unis auprès de l'OMC, ainsi que représentant adjoint au commerce des États-Unis.   Il a indiqué que les échanges commerciaux entre les deux pays ont poursuivi leur croissance, atteignant environ 1,5 milliard de dollars en 2024, et que les discussions ont porté sur les moyens de les développer davantage tout en améliorant la balance commerciale.   « L'Éthiopie attache une grande importance à cette relation et voit un potentiel considérable pour approfondir la coopération, en particulier dans le commerce et l'investissement », a déclaré M. Kassahun.   Le ministre a également rappelé l’engagement de l'Éthiopie à finaliser rapidement son adhésion à l'OMC et a souligné l’accord trouvé pour accélérer les négociations bilatérales d’accès au marché.   Les relations diplomatiques entre l'Éthiopie et les États-Unis s’appuient sur plus de 120 ans de respect mutuel, d’intérêts communs et de coopération économique.
L’Éthiopie progresse grâce à son fort potentiel en énergies renouvelables, selon le PNUD.
Mar 28, 2026 77
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Portée par ses réformes économiques, ses vastes ressources en énergies renouvelables et ses initiatives écologiques, Éthiopie s’inscrit résolument sur la voie du développement, a affirmé Ali Zafar, conseiller économique du Programme des Nations Unies pour le développement en Éthiopie.   Produisant plus de 90 % de son électricité à partir de sources renouvelables — principalement l’hydroélectricité — le pays renforce actuellement ses capacités énergétiques à travers d’importants projets d’infrastructure.   Ces efforts visent à soutenir l’industrialisation, accroître les exportations régionales d’électricité et atteindre les objectifs nationaux de développement.   Dans un entretien accordé à ENA, Ali Zafar a souligné les avancées significatives enregistrées sous l’impulsion du gouvernement actuel, mettant en avant les réformes macroéconomiques engagées, la baisse de l’inflation et le niveau jugé satisfaisant des réserves.   Il a également indiqué que les performances des secteurs de l’or et du café ont contribué à renforcer les réserves en devises du pays.   Selon lui, Éthiopie dispose d’atouts majeurs : une position géographique stratégique, un vaste marché et un environnement propice aux investissements, soutenu par une politique gouvernementale favorable aux investisseurs.   Le conseiller a par ailleurs salué les efforts du ministère du Plan ainsi que de la Commission éthiopienne des investissements pour promouvoir activement les opportunités économiques.   Il a aussi mis en avant l’engagement fort du gouvernement en faveur d’une croissance verte, reposant sur le développement des énergies renouvelables.   L’Éthiopie figure ainsi parmi les pays les plus écologiques, avec un mix énergétique dominé par l’hydroélectricité, complété par l’éolien, la géothermie et le solaire, sans recours au charbon.   Ali Zafar a également estimé que la stratégie adoptée face aux crises mondiales — notamment en matière de gestion énergétique et de protection des consommateurs — était appropriée, citant en exemple le maintien des subventions sur les carburants.   Il a encouragé d’autres pays à s’inspirer du modèle éthiopien en matière de développement durable, soulignant les avantages environnementaux des énergies propres par rapport aux combustibles fossiles.   Enfin, il a réaffirmé le rôle du Programme des Nations Unies pour le développement en tant que partenaire clé du gouvernement, notamment dans les domaines de la finance verte et des politiques macroéconomiques, à travers un appui stratégique et une collaboration étroite.
La formation en codage accélère l’innovation numérique en Éthiopie.
Mar 28, 2026 72
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Le ministre d’État au Travail et aux Compétences, Solomon Soka, a affirmé que le programme Ethio-Coders contribue à renforcer la compétitivité internationale du pays en stimulant l’entrepreneuriat numérique et les capacités d’innovation.   L’initiative « Cinq millions de codeurs éthiopiens », portée par le Premier ministre Abiy Ahmed, ambitionne d’offrir aux citoyens — en particulier aux jeunes — les moyens de développer leurs compétences et de mieux s’intégrer dans l’économie numérique mondiale.   Au-delà de la simple acquisition de compétences, ce programme vise à soutenir durablement la transformation numérique et la croissance sectorielle en Éthiopie.   Dans ce contexte, de nombreux citoyens à travers le pays rejoignent l’initiative, participant activement à la stratégie nationale de développement numérique tout en améliorant leurs perspectives professionnelles.   S’exprimant auprès d’ENA, Solomon Soka a souligné que cette formation permet d’acquérir des compétences numériques essentielles, favorisant à la fois la productivité et l’adaptation aux modes de vie modernes.   Il a également mis en avant le rôle clé du programme dans l’accompagnement des jeunes talents, leur permettant d’évoluer des connaissances de base vers des innovations technologiques avancées.   Selon lui, ces avancées sont déterminantes pour accompagner la transition du pays vers une économie fondée sur le savoir et pour renforcer sa compétitivité à l’échelle mondiale.   Par ailleurs, le programme favorise l’intégration des technologies numériques dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, l’agriculture, l’industrie et le tourisme.   Le directeur des TIC de l’Institut fédéral de formation technique et professionnelle, Federal Technical and Vocational Training Institute, Naol Anbese, a indiqué que l’établissement encourage activement la participation des étudiants et du personnel à cette initiative.   Il a invité les citoyens à exploiter pleinement les opportunités offertes par Ethio-Coders, soulignant son importance dans le développement de compétences complémentaires.   De son côté, l’expert en TIC Tiru Melkam a mis en avant la flexibilité du programme, estimant qu’il peut améliorer l’efficacité professionnelle dans divers domaines d’activité.  
Forum « Investir en Éthiopie 2026 » : des accords d’investissement atteignant 13,1 milliards de dollars conclus avec succès.
Mar 27, 2026 511
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - Le Forum « Investir en Éthiopie 2026 » s’est achevé sur une note très positive, avec la signature d’accords d’investissement d’un montant total de 13,1 milliards de dollars couvrant plusieurs secteurs stratégiques.   Ce volume d’engagements constitue l’un des résultats les plus remarquables enregistrés par l’Éthiopie en matière d’attraction d’investissements ces dernières années.   La cérémonie de clôture a été marquée par la conclusion d’importants accords dans des domaines clés tels que l’industrie manufacturière, l’agriculture et l’agro-industrie, l’énergie, le secteur de la construction, ainsi que d’autres priorités nationales. Ces engagements illustrent l’intérêt croissant des investisseurs pour le potentiel économique du pays.   Dans un communiqué transmis à ENA, la Commission éthiopienne des investissements a souligné que ces accords reflètent une confiance solide dans la dynamique de croissance de l’Éthiopie et dans ses perspectives de développement à long terme.   Elle a également précisé que ces nouveaux projets devraient générer un grand nombre d’emplois, renforcer les recettes en devises et faciliter le transfert de technologies dans des secteurs stratégiques.   Cette performance s’inscrit dans la continuité du Forum « Investir en Éthiopie 2025 », au cours duquel des accords d’une valeur de 1,6 milliard de dollars avaient été conclus.   Selon les autorités, ces projets sont aujourd’hui pleinement opérationnels et participent déjà activement à la croissance économique du pays.   Dans l’ensemble, ce forum consolide davantage la position de l’Éthiopie en tant que destination d’investissement de plus en plus compétitive, tout en servant de plateforme majeure pour développer de nouveaux partenariats et renforcer la confiance des investisseurs sur le long terme.
L’Éthiopie et l’Inde se rapprochent de la conclusion d’un accord d’accès aux marchés dans le cadre de l’OMC, selon le ministre Kassahun.
Mar 27, 2026 357
Addis-Abeba, le 27 mars 2026 (ENA) : - Le ministre éthiopien du Commerce et de l’Intégration régionale, Kassahun Gofe, a fait état d’avancées notables dans les négociations commerciales bilatérales avec l’Inde.   Ces progrès font suite à des échanges de haut niveau avec le ministre indien du Commerce et de l’Industrie, Shri Piyush Goyal, tenus en marge de la 14e Conférence ministérielle de l’OMC (MC14), organisée à Yaoundé, au Cameroun.   Dans une publication sur les réseaux sociaux, Kassahun Gofe a évoqué des discussions « constructives et fructueuses » avec son homologue indien, axées notamment sur les perspectives d’accès réciproque aux marchés.   Ces échanges s’inscrivent dans les efforts déployés par l’Éthiopie pour finaliser son processus d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce d’ici 2026.   Le ministre a souligné que le pays avait déjà conclu des accords bilatéraux avec plusieurs partenaires et qu’il s’employait désormais à accélérer les négociations restantes, en particulier avec l’Inde, afin de respecter les échéances fixées.   Il a également appelé à une conclusion rapide des discussions en cours, insistant sur l’importance de cette étape pour l’adhésion de l’Éthiopie à l’OMC.   De son côté, Piyush Goyal aurait assuré que l’Inde était disposée à finaliser les négociations dans un délai d’une semaine, une avancée jugée majeure tant pour les relations commerciales bilatérales que pour les ambitions multilatérales de l’Éthiopie.   Le ministre a par ailleurs salué le soutien constant de l’Inde au processus d’adhésion de l’Éthiopie à l’OMC.   Au-delà des aspects commerciaux, les deux responsables ont également abordé le renforcement du partenariat stratégique entre leurs pays, notamment à travers une coopération accrue dans le cadre des BRICS.   Ces discussions sont considérées comme une étape importante vers le renforcement des relations économiques entre l’Éthiopie et l’Inde, tout en rapprochant davantage le pays de son objectif d’intégration à l’OMC.
Accords d’investissement : des résultats de plus en plus concrets, selon le Commissaire éthiopien.
Mar 26, 2026 459
Addis-Abeba, le 26 mars 2026 (ENA) : - Les accords d’investissement en Éthiopie commencent à produire des résultats tangibles, grâce à des réformes créant un environnement où les investisseurs peuvent entrer sur le marché, y opérer et se développer en toute confiance, a déclaré Zeleke Temesgen, Commissaire éthiopien aux investissements.   Le 4ᵉ Forum d’affaires de haut niveau « Investir en Éthiopie 2026 », placé sous le thème « L’Éthiopie prête pour les affaires », s’est ouvert aujourd’hui à Addis-Abeba, rassemblant acteurs nationaux et internationaux autour des opportunités économiques du pays.   S’exprimant lors du forum de deux jours, le Commissaire a souligné que ces accords reflètent le passage de la promotion à la concrétisation, et du dialogue à la mise en œuvre, renforçant la confiance des investisseurs.   Il a assuré que la Commission continuerait d’accompagner les entreprises dans toutes les étapes de leur développement.   Pour sa part, le ministre d’État aux Affaires étrangères, Berhanu Tsegaye, a rappelé que l’Éthiopie se positionne comme une destination d’investissement de premier plan, grâce à des politiques favorables, à la création d’opportunités dans les secteurs stratégiques et à sa position géographique avantageuse pour accéder aux marchés régionaux.   Organisé par la Commission éthiopienne des investissements (EIC) en collaboration avec le ministère des Finances et ses partenaires, le forum annuel « Investir en Éthiopie » vise à renforcer l’attractivité du pays pour les investissements directs étrangers et à le positionner comme un hub économique majeur en Afrique et au-delà.
L’OMC se félicite des avancées de l’Éthiopie vers son adhésion.
Mar 26, 2026 265
Addis-Abeba, le 26 mars 2026 (ENA) : - La directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce, Ngozi Okonjo-Iweala, a salué les progrès réalisés par l’Éthiopie ainsi que son engagement constant dans le processus d’adhésion à l’institution.   L’OMC se félicite des avancées de l’Éthiopie vers son adhésion.   S’exprimant lors de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’OMC à Yaoundé, elle a mis en avant la détermination des pays candidats, malgré un contexte mondial complexe.   Elle a rappelé que 22 économies sont actuellement engagées dans ce processus, certaines depuis plusieurs décennies.   « L’adhésion à l’OMC est un processus exigeant », a-t-elle souligné, rendant hommage à la résilience et à la persévérance des pays concernés.   Elle a particulièrement félicité l’Éthiopie et l’Ouzbékistan, notant l’accélération de leurs efforts et les progrès significatifs accomplis en vue d’une adhésion prochaine.   La directrice générale s’est dite optimiste quant à la finalisation de leur entrée au sein de l’organisation cette année, saluant au passage le rôle des présidents des groupes de travail, notamment ceux de la Corée du Sud et du Royaume-Uni, pour leur soutien continu.   L’adhésion de l’Éthiopie à l’OMC est considérée comme une étape déterminante pour renforcer son intégration dans l’économie mondiale, avec des retombées attendues sur le commerce, les investissements et la poursuite des réformes économiques.
Le développement du corridor d’Addis-Abeba : un modèle pour moderniser les villes existantes, selon le PM Abiy.
Mar 26, 2026 252
Addis-Abeba, le 26 mars 2026 (ENA) : - Le développement du corridor d’Addis-Abeba offre un exemple concret pour les villes souhaitant régénérer leurs espaces urbains sans les coûts et impacts sociaux liés à la construction de capitales entièrement nouvelles, a déclaré le Premier ministre Abiy Ahmed.   Dans un entretien avec Kana TV, le Premier ministre a mis en avant les avantages socio-économiques de cette approche, soulignant que moderniser les centres urbains existants tout en maintenant les communautés sur place permet une transformation progressive et durable.   « Certains pays construisent des villes neuves pour moins de 1 000 habitants avec des milliards de dollars, mais ces projets se révèlent souvent inefficaces », a-t-il précisé.   Selon lui, la stratégie éthiopienne ne se limite pas à rénover l’infrastructure : elle cherche également à transformer la culture urbaine.   « Ce que nous faisons, ce n’est pas seulement changer la ville, mais aussi les comportements », a affirmé le Premier ministre, observant des pratiques plus propres et responsables chez les jeunes, notamment dans la gestion des déchets et la protection de leur environnement.   Il a souligné que ce modèle est reproduit dans plusieurs villes du pays, renforçant la philosophie de développement durable de l’Éthiopie et créant un processus d’apprentissage pour de futures initiatives.   « Nous célébrons les progrès tout en tirant des leçons pour la prochaine génération de projets urbains », a conclu Abiy Ahmed.
Le Vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh affirme que les investissements en Éthiopie reposent sur des fondations solides.
Mar 26, 2026 247
Addis-Abeba, le 26 mars 2026 (ENA) : - Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a affirmé que les investissements dans le pays reposent sur des bases solides.   Le forum « Investir en Éthiopie » s’est tenu sous le thème : « L'Éthiopie est prête pour les affaires ».   Il a mis en lumière l’engagement du pays à offrir un environnement d’investissement compétitif, sécurisé et attractif, grâce à l’élargissement des options d’investissement, à la conduite de réformes législatives et à la facilitation de secteurs générateurs d’exportations, d’emplois et de transformation économique.   Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a déclaré : « La réforme globale de l'Éthiopie bénéficie du soutien de tous les partenaires et est mise en œuvre de manière coordonnée. »   Il a souligné que les réformes économiques visent à renforcer le rôle du secteur privé et à ouvrir des secteurs clés, tels que la finance et les télécommunications, aux investissements privés.   Ces réformes tiennent compte des besoins des citoyens tout en respectant les intérêts nationaux.   Elles favorisent l’implication du secteur privé et consolident le rôle des entreprises dans l’économie.   Selon lui, les investissements éthiopiens reposent sur des bases solides, soutenus par une population jeune et productive, une position géographique avantageuse et des opportunités d’investissement diversifiées.   Le vice-Premier ministre a cité plusieurs secteurs porteurs, dont le tourisme, l’exploitation minière et l’industrie manufacturière.   Il a également souligné que le Grand barrage de la Renaissance permettra de répondre à la demande énergétique et de soutenir la révolution industrielle.   Il a ajouté que ces initiatives contribuent à instaurer confiance et coopération avec les investisseurs.   L’Éthiopie a également mis en place des mécanismes favorisant concurrence et collaboration entre les promoteurs immobiliers, tout en modernisant la prestation des services publics.   Enfin, il a rappelé que plusieurs mesures ont été adoptées pour dynamiser le secteur des investissements et que les réformes continueront à être renforcées. « Investir en Éthiopie nécessite des actions concrètes », a-t-il conclu, soulignant que le gouvernement soutiendra les promoteurs engagés dans les secteurs clés et appréciera leur contribution.
L’Éthiopie intensifie la libéralisation de son commerce afin de consolider son intégration régionale, selon le ministère.
Mar 26, 2026 105
Addis-Abeba, le 26 mars 2026 (ENA) : - Le ministère du Commerce et de l’Intégration régionale (MoTRI) a indiqué que l’Éthiopie intensifie ses réformes économiques et l’ouverture de son commerce afin de renforcer l’intégration régionale et de promouvoir une croissance durable.   Lors du lancement à Addis-Abeba d’un manuel de formation dédié à la facilitation du commerce transfrontalier, Tsegaw Chernet, conseiller auprès du ministre d’État, a souligné que le Programme national de réforme économique accorde une place centrale à l’ouverture du commerce et des investissements. Cette orientation vise à attirer les investissements directs étrangers, à améliorer l’environnement des affaires et à soutenir une croissance durable à travers diverses mesures, notamment dans les domaines douanier et réglementaire. Il a précisé que ces réformes en cours ouvrent de nouvelles perspectives pour l’économie éthiopienne, tout en consolidant la position du pays sur les marchés régionaux. Tsegaw Chernet a également mis en avant l’importance stratégique du commerce transfrontalier, qu’il considère comme un levier essentiel pour renforcer l’intégration régionale, améliorer les conditions de vie des populations et stimuler l’activité économique. Selon lui, ce type de commerce représente à la fois un enjeu économique et social majeur. Le manuel lancé à cette occasion vise ainsi à combler les déficits d’information, à faciliter le respect des procédures commerciales et à soutenir le développement du petit commerce. De son côté, Sabelo Mbokazi, directeur du Travail, de l’Emploi et des Migrations à la Commission de l’Union africaine, a insisté sur le rôle déterminant de la mobilité dans le développement du continent. Il a expliqué que la libre circulation des personnes favorise les échanges commerciaux, la mobilité de la main-d’œuvre ainsi que le transfert de compétences, tout en créant davantage d’opportunités d’emploi et en renforçant l’intégration régionale. Il a ajouté que ces initiatives contribuent également à l’amélioration du transport aérien et des infrastructures transfrontalières, tout en encourageant les États membres à moderniser la gestion des frontières grâce à des outils numériques, des guichets uniques et des mécanismes de coordination plus efficaces. Il s’est dit convaincu que ce manuel constituera un appui concret à ces objectifs.   L’ambassadeur du Japon auprès de l’Union africaine, Noboru Sekiguchi, a pour sa part réaffirmé l’engagement de son pays en faveur du développement de l’Afrique. Il a indiqué que ces efforts s’inscrivent dans les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et soutiennent la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, grâce à une coopération continue avec les partenaires africains. Il a également évoqué des initiatives concrètes, notamment la délivrance de cartes d’identité numériques Fayda aux populations vulnérables de retour à Dire Dawa, mettant en avant l’importance des partenariats inclusifs. Enfin, Nlabu Sascha Patrick, chef des programmes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Éthiopie, a souligné l’impact global du commerce transfrontalier sur le plan socio-économique. Il a indiqué que celui-ci joue un rôle clé dans la résilience économique et la cohésion sociale des communautés frontalières, en contribuant à la sécurité alimentaire, à la création de moyens de subsistance et à la coexistence pacifique entre populations voisines. Il a salué les avancées réalisées par l’Éthiopie dans la formalisation du commerce transfrontalier à petite échelle, notamment à travers des accords conclus avec Djibouti, le Soudan et le Soudan du Sud, ainsi qu’un projet d’accord avec le Kenya conforme au régime commercial simplifié du COMESA. Ce manuel de formation, élaboré par le MoTRI en partenariat avec plusieurs institutions nationales et organisations internationales, avec l’appui financier du Japon, vise à renforcer les capacités des communautés frontalières, à simplifier les procédures commerciales et à encourager une croissance régionale plus inclusive.
L’Éthiopie mise sur une approche systémique du développement des infrastructures pour soutenir sa croissance, selon le ministère.
Mar 26, 2026 135
Addis-Abeba, le 26 mars 2026 (ENA) : - Le ministère du Développement urbain et des Infrastructures a indiqué que l’Éthiopie abandonne les projets de construction fragmentés au profit d’une approche intégrée, appuyée par une industrie nationale de la construction solide, afin de favoriser un développement durable à long terme.   Lors du Forum Éthiopie–Italie consacré à la construction, aux infrastructures et au développement, tenu à Addis-Abeba, le ministre d’État au Développement urbain et aux Infrastructures, Yetimegeta Asrat, a souligné le rôle central des infrastructures dans la transformation économique et la vision stratégique à long terme du pays. Cette rencontre a rassemblé plusieurs hauts responsables, notamment la maire d’Addis-Abeba Adanech Abiebie, le ministre des Finances Ahmed Shide, le ministre de l’Irrigation et des Basses terres Abraham Belay, ainsi que la vice-ministre italienne des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Maria Tripodi et l’ambassadeur d’Italie en Éthiopie, Sem Fabrizi. À cette occasion, Yetimegeta Asrat a indiqué que l’Éthiopie évolue vers des systèmes d’infrastructures intégrés et interconnectés, conçus pour soutenir une croissance à la fois durable et inclusive. Il a précisé que l’ambition du pays dépasse la simple réalisation de projets ponctuels, visant plutôt à bâtir une véritable industrie nationale de la construction capable de soutenir le développement global. Selon lui, les infrastructures constituent un pilier fondamental de l’économie. Il a également mis en avant la volonté de l’Éthiopie de s’imposer comme un pôle de prospérité en Afrique, grâce à des réseaux d’infrastructures solides et bien reliés.   Le responsable a rappelé les progrès significatifs réalisés ces dernières années, notamment dans le secteur routier, où le réseau national a été multiplié par près de sept depuis la fin des années 1990, atteignant plus de 182 000 kilomètres. Dans le domaine urbain, il a évoqué l’essor des projets de corridors ayant permis la création de 695 kilomètres de voies piétonnes et de plus de 190 kilomètres de pistes cyclables dans plusieurs villes. Il a par ailleurs souligné la forte dynamique du secteur de la construction, portée par d’importants investissements publics et privés, avec des prévisions de croissance annuelle avoisinant les 8 % à l’horizon 2030. Parmi les projets structurants, Yetimegeta Asrat a cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, appelé à renforcer la production d’électricité et à soutenir l’industrialisation du pays. Il a ajouté que les programmes de rénovation urbaine contribuent également à dynamiser l’activité économique et à améliorer les conditions de vie dans les centres urbains. De son côté, Stephen Karingi, directeur du département macroéconomique de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, a insisté sur la nécessité urgente de garantir un financement durable des infrastructures à l’échelle du continent. Il a indiqué que plus de 45 % de la population africaine vit actuellement en milieu urbain, une proportion qui devrait dépasser 60 % d’ici 2050, représentant une augmentation de plus de 900 millions d’habitants urbains. Selon lui, l’ampleur des besoins est considérable, le déficit de financement des infrastructures en Afrique étant estimé entre 70 et 110 milliards de dollars par an. Stephen Karingi a également relevé la faible contribution de l’impôt foncier, qui ne représente qu’environ 0,5 % du PIB en Afrique, contre 2 à 3 % dans les pays de l’OCDE. Il a ainsi plaidé pour un renforcement de la mobilisation des ressources nationales, une amélioration des systèmes d’évaluation foncière, une collecte fiscale plus efficace, ainsi qu’un accès élargi aux marchés financiers, notamment via les obligations municipales. Enfin, il a salué Addis-Abeba, qu’il considère comme une ville exemplaire, mettant en avant son rôle moteur dans la démonstration du potentiel du développement urbain sur le continent africain.
Le ministre des Finances et le PDG du Fonds saoudien abordent le renforcement du partenariat stratégique et le financement du méga-aéroport.
Mar 25, 2026 233
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a rencontré Sultan bin Abdulrahman Al-Marshad, directeur général du Fonds saoudien pour le développement, pour discuter du renforcement de la coopération bilatérale et examiner de nouvelles opportunités de partenariat, notamment pour le financement du méga-aéroport.   Le premier Forum italo-éthiopien sur la construction, les infrastructures et le développement urbain s’est tenu à Addis-Abeba, réunissant des responsables gouvernementaux et des acteurs économiques des deux pays.   À cette occasion, le ministre des Finances, Ahmed Shide, a souligné que les réformes macroéconomiques engagées par l’Éthiopie ont permis de créer un environnement propice et attractif pour les investisseurs internationaux.   Il a indiqué que les entreprises italiennes enregistrent déjà des résultats concrets, notamment dans les domaines de la construction et de la fourniture d’équipements.   Ahmed Shide a par ailleurs souligné les efforts déployés par l’Éthiopie pour développer des infrastructures modernes et un environnement favorable aux affaires, précisant qu’Addis-Abeba s’impose progressivement comme une destination privilégiée pour les investisseurs étrangers.   De son côté, l’ambassadeur d’Italie en Éthiopie, Sem Fabrizi, a salué la coopération historique entre les deux pays et le développement rapide des infrastructures dans la capitale.   Il a exprimé sa confiance quant au rôle du forum dans le renforcement des partenariats et la poursuite de la collaboration entre l’Éthiopie et l’Italie.
Addis-Abeba met en place une infrastructure urbaine de classe mondiale et agréable à vivre : Maire Adanech
Mar 25, 2026 159
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - Addis-Abeba connaît une profonde mutation grâce à un vaste programme d’infrastructures urbaines destiné à renforcer son attractivité, son inclusivité et sa compétitivité internationale, a affirmé la maire Adanech Abiebie.   S’exprimant lors du Forum Italie–Éthiopie consacré aux infrastructures et à la régénération urbaine, la maire d’Addis-Abeba a mis en avant l’ampleur des projets en cours, allant de la construction de bâtiments modernes au développement des réseaux de transport, en passant par l’aménagement des zones riveraines, qui contribuent à transformer en profondeur la capitale et à améliorer les conditions de vie de ses habitants. Elle a affirmé que la ville s’engage dans la construction d’un environnement urbain à la fois inclusif, agréable et compétitif à l’échelle internationale, en veillant à ce que cette transformation bénéficie à l’ensemble de la population. Elle a également souligné que le développement des infrastructures constitue un pilier central de la vision stratégique à long terme de la capitale. Selon la maire, la dynamique de développement rapide d’Addis-Abeba s’inscrit dans l’ambition plus large de l’Éthiopie de promouvoir la prospérité, la capitale servant de référence en matière de transformation urbaine tant au niveau national qu’international. Elle a ajouté que ces efforts contribuent à stimuler les investissements, à dynamiser les échanges commerciaux et à renforcer les partenariats institutionnels. Insistant sur le rôle du secteur privé, elle a lancé un appel aux investisseurs internationaux, en particulier aux entreprises italiennes, afin qu’ils prennent part activement à cette transformation. De son côté, l’ambassadeur d’Italie en Éthiopie, Sem Fabrizi, a salué le rythme soutenu du développement d’Addis-Abeba, soulignant que peu de villes dans le monde connaissent une telle intensité de chantiers. Se référant à des indicateurs internationaux comme le « Crane Index », il a estimé que la capitale figurerait parmi les villes les plus dynamiques au monde en matière d’activité de construction. Il a par ailleurs mis en avant la solidité des relations entre l’Éthiopie et l’Italie, exprimant sa confiance dans le fait que ce forum permettra de renforcer les partenariats, d’encourager les investissements et de consolider la coopération dans les domaines des infrastructures et du développement urbain. Organisé par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, représenté par la vice-ministre Maria Tripodi, en collaboration avec l’ambassade d’Italie à Addis-Abeba et l’Agence italienne pour le commerce, cet événement de haut niveau a rassemblé des responsables gouvernementaux, des acteurs clés ainsi que des dirigeants du secteur privé éthiopien et italien. Le forum a réuni des représentants de premier plan, notamment de la mairie d’Addis-Abeba, du ministère des Finances et du ministère du Développement urbain et des Infrastructures, ainsi qu’environ 25 entreprises italiennes et des associations sectorielles. Les discussions portent principalement sur des secteurs stratégiques tels que les infrastructures de transport, la logistique, le développement urbain, les infrastructures hydrauliques et les projets énergétiques. Enfin, le forum met en lumière le savoir-faire italien en matière d’ingénierie, de technologies de construction et de régénération urbaine, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration avec les investisseurs, les institutions et les promoteurs locaux.
L’Éthiopie accélère son processus d’adhésion à l’OMC et plaide pour davantage de flexibilité dans ses discussions avec l’Arabie saoudite
Mar 25, 2026 125
Addis-Abeba, 25 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Arabie saoudite ont réaffirmé leur volonté de dynamiser leur coopération commerciale, dans un contexte marqué par l’intensification des efforts d’Addis-Abeba pour rejoindre Organisation mondiale du commerce.   En marge de la 14e Conférence ministérielle de l’OMC (MC14) à Yaoundé, le ministre du Commerce et de l’Intégration régionale, Kassahun Gofe, s’est entretenu avec Farid Al-Asaly, gouverneur adjoint chargé des accords et organisations internationaux et chef de la délégation saoudienne aux négociations de l’OMC.   Les deux parties ont qualifié leurs échanges de constructifs et prometteurs pour l’avancement du processus d’adhésion de l’Éthiopie. À cette occasion, le ministre a réitéré la détermination du pays à finaliser ses négociations d’adhésion d’ici 2026.   Il a également exprimé la volonté de l’Éthiopie d’élargir l’accès à son marché dans le cadre des relations bilatérales avec l’Arabie saoudite, mettant en avant la solidité des liens historiques entre les deux pays.   S’agissant des négociations sensibles portant sur les biens et les services, Kassahun Gofe a appelé la partie saoudienne à adopter une approche pragmatique et flexible, tenant compte des spécificités économiques de l’Éthiopie ainsi que du traitement préférentiel réservé aux pays les moins avancés (PMA).   Après près de deux décennies de discussions bilatérales et multilatérales, l’Éthiopie entre désormais dans une phase décisive de son processus d’intégration au système commercial mondial.   Au début de l’année 2026, le pays avait déjà conclu avec succès des accords bilatéraux d’accès au marché avec sept membres de l’OMC, tout en poursuivant des avancées significatives sur le plan multilatéral, selon des sources officielles.   Cette dynamique récente reflète une accélération des réformes engagées par Addis-Abeba pour aligner son régime commercial, ses cadres réglementaires et ses politiques économiques sur les standards internationaux.   La réunion tenue à Yaoundé s’est soldée par une avancée concrète : les deux parties ont convenu d’intensifier les négociations techniques en vue de finaliser un accord bilatéral d’accès au marché avant la prochaine réunion du Groupe de travail de l’OMC prévue en avril à Genève.
La vision numérique de l’Éthiopie et ses initiatives en intelligence artificielle sont essentielles pour accélérer la transformation : Ambassadeur indien.
Mar 25, 2026 181
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a salué la vision numérique prospective des dirigeants éthiopiens, soulignant que la stratégie « Éthiopie numérique 2030 » pose les fondations d’un développement inclusif porté par la technologie.   Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne (ENA), Anil Kumar Rai a affirmé que les dirigeants éthiopiens ont engagé des actions audacieuses pour intégrer les technologies dans le processus de développement national, notamment au regard de la jeunesse et de l’importance démographique du pays.   Il a souligné que, avec plus de 70 % de la population âgée de moins de 30 ans, le recours aux technologies numériques constitue un levier essentiel pour relever les défis du développement et garantir une croissance durable.   Selon lui, les initiatives gouvernementales visant à élargir l’accès à des infrastructures de données abordables et de qualité posent des bases solides pour l’innovation, appuyées par une main-d’œuvre qualifiée et instruite.   « Le gouvernement éthiopien a multiplié les efforts pour rendre les données de qualité accessibles à un coût abordable, créant ainsi un socle robuste, soutenu par des talents capables de développer des solutions fondées sur l’intelligence artificielle », a-t-il indiqué. L’ambassadeur a également relevé que les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, jouent un rôle de plus en plus déterminant dans divers secteurs tels que l’économie, l’identité numérique, l’éducation, la santé et les services financiers. Fort de ces avancées, il a estimé que le cadre politique numérique de l’Éthiopie est à la fois complet et tourné vers l’avenir, avec un fort potentiel pour déployer des solutions à grande échelle. « De nombreuses innovations développées ailleurs peuvent être adaptées au contexte éthiopien afin de répondre efficacement aux défis locaux », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Anil Kumar Rai a mis en avant la position stratégique de l’Éthiopie dans la Corne de l’Afrique ainsi que sa croissance économique soutenue ces dernières décennies, soulignant que plusieurs pays africains considèrent désormais le pays comme une référence en matière de transformation. « Bien que de nombreux pays africains disposent de politiques en matière d’intelligence artificielle, celle de l’Éthiopie se distingue par son caractère prospectif et sa capacité à être déployée à grande échelle, un élément clé dans le domaine technologique », a-t-il ajouté. Il a en outre insisté sur l’importance de la coopération à l’échelle continentale, évoquant des cadres comme Agenda 2063, et suggérant que les solutions numériques réussies pourraient être valorisées à travers Union africaine afin de favoriser leur adoption à travers le continent.   L’Éthiopie a, dans cette dynamique, lancé la stratégie « Digital Ethiopia 2030 », destinée à faire du pays une économie pleinement intégrée au numérique. Celle-ci met l’accent sur le développement des infrastructures numériques, l’amélioration de la connectivité et la promotion de l’innovation afin de renforcer l’efficacité des services publics et la productivité économique. Le gouvernement accorde également une priorité particulière au développement du capital humain et au renforcement des capacités technologiques, reconnaissant que les compétences numériques sont essentielles pour soutenir la croissance future du pays.
Les projets de développement des corridors en Éthiopie produisent des impacts socio-économiques majeurs, a déclaré le Premier ministre Abiy Ahmed.
Mar 25, 2026 183
Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que les initiatives de développement des corridors en cours à travers le pays engendrent des bénéfices économiques et sociaux significatifs, dépassant largement le simple embellissement urbain.   Selon lui, ces projets de corridors urbains redéfinissent profondément la trajectoire de développement de l’Éthiopie.   Dans une interview accordée à Kana TV, il a expliqué que les aménagements réalisés à Addis-Abeba et dans d’autres grandes villes transforment les paysages urbains tout en ouvrant de nouvelles perspectives en matière d’infrastructures, de commerce et de croissance économique.   Il a précisé que cette dynamique s’inscrit dans une évolution plus large de la vision du développement urbain, fondée sur l’approche Medemer (synergie), qui place les villes au cœur du développement socio-économique national.   Le Premier ministre a également relevé que les gouvernements précédents percevaient souvent les villes comme des menaces politiques, une approche qu’il considère comme une erreur ayant freiné le progrès.   À l’inverse, il a insisté sur le rôle central des populations urbaines en tant que pilier économique et politique.   Soulignant l’importance stratégique des centres urbains, il a indiqué qu’Addis-Abeba contribue à elle seule à près de la moitié du produit intérieur brut du pays.   Il a par ailleurs décrit la capitale comme un véritable creuset de diversité culturelle, linguistique et religieuse, favorisant l’émergence d’une identité nationale commune.   Pour le chef du gouvernement, les villes constituent des indicateurs essentiels du niveau de développement et de civilisation d’un pays, reflétant modernité, efficacité et progrès.   Il a ajouté qu’elles doivent être considérées comme des moteurs de prospérité, portées par leurs habitants, acteurs clés de la transformation nationale.   Il a décrit les centres urbains comme des pôles d’innovation, de production et de créativité, les qualifiant de « forces vives de la nation ».   Selon lui, des villes en pleine expansion comme Addis-Abeba disposent d’un capital humain considérable, capable d’accélérer la croissance économique s’il est bien exploité.   Concernant les projets de corridors, le Premier ministre a expliqué qu’ils visent à répondre à plusieurs objectifs : combler les déficits en infrastructures, réduire le chômage et soutenir une croissance durable.   Il a souligné qu’ils ont permis de créer de nombreux emplois, aussi bien pendant leur mise en œuvre qu’après leur achèvement, tout en offrant aux jeunes des compétences pratiques souvent plus valorisées que les formations académiques classiques.   Il a également mentionné l’impact de ces initiatives sur le secteur du logement, avec la construction rapide de milliers d’unités résidentielles, contribuant à dynamiser l’immobilier.   L’amélioration des infrastructures routières a, quant à elle, permis de réduire considérablement les temps de déplacement, renforçant ainsi la productivité globale.   Le projet d’aménagement des berges du fleuve à Addis-Abeba a été cité comme un exemple emblématique de cette transformation.   Le Premier ministre l’a qualifié de réalisation majeure à dimension internationale, appelée à laisser un héritage durable.   Ce projet a notamment permis de créer des espaces publics inclusifs, favorisant la cohésion sociale et des modes de vie plus sains grâce à des installations de loisirs et des espaces verts.   Il a ajouté que des projets similaires sont en cours dans plusieurs villes, notamment à Bishoftu, Jimma, Arba Minch et Bahir Dar, tandis que d’autres aménagements se poursuivent à Hawassa.   Abordant les perspectives d’avenir, le Premier ministre a insisté sur le rôle déterminant des technologies numériques dans la stratégie de développement du pays.   Il les a présentées comme un levier transversal indispensable à la modernisation des secteurs de l’éducation, de la santé et de l’industrie.   Il a ainsi souligné l’importance de bâtir une infrastructure numérique solide et de former une main-d’œuvre qualifiée et compétitive.   Parmi les initiatives phares, il a cité la création du principal institut d’intelligence artificielle en Afrique ainsi que le programme « 5 Millions de Codeurs », qui a déjà permis de former plus de 3,5 millions de citoyens.   Tout en saluant les progrès accomplis, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de maintenir les investissements et les efforts en faveur de la transformation numérique afin de garantir une croissance durable et renforcer la compétitivité de l’Éthiopie à l’échelle mondiale.
La 10ᵉ édition du salon Hortiflora a débuté à Addis-Abeba, mettant en avant le potentiel d’exportation en pleine expansion de Éthiopie.
Mar 24, 2026 211
Addis-Abeba, le 24 mars 2026 (ENA) : - L’Association éthiopienne des producteurs et exportateurs horticoles a inauguré la 10ᵉ édition de l’Hortiflora Expo à Addis-Abeba, rassemblant les principaux acteurs de l’industrie horticole internationale.   Cette exposition internationale de trois jours, organisée au Centre international de conventions d'Addis-Abeba, a réuni un large éventail de participants : producteurs et exportateurs, fournisseurs de semences, acheteurs internationaux, institutions financières, prestataires technologiques, entreprises de logistique, décideurs politiques, chercheurs et universitaires venus de plus de 50 pays. L’événement illustre la montée en puissance de Éthiopie sur la scène horticole mondiale.   Le pays figure aujourd’hui parmi les principaux producteurs mondiaux de fleurs coupées, générant chaque année entre 500 et 600 millions de dollars américains et se classant au deuxième rang des exportateurs africains dans ce secteur. L’horticulture est devenue un pilier de l’économie éthiopienne, se plaçant au deuxième rang des sources de devises étrangères après le café. Lors du dernier exercice fiscal, ce sous-secteur a rapporté 564,89 millions de dollars d’exportations, les fleurs représentant environ 80 % de ces recettes. Les responsables du secteur soulignent que les réformes politiques et réglementaires en cours sont des leviers essentiels pour soutenir la croissance future.   Ils devraient permettre d’élargir considérablement les exportations de fruits, légumes, herbes aromatiques et semences hybrides, diversifiant ainsi davantage la base d’exportation du pays. L’édition de cette année a rassemblé plus de 150 exposants locaux et internationaux, offrant une plateforme clé pour les affaires et les investissements.   Elle favorise les échanges B2B, B2C et B2G, créant des opportunités importantes pour la conclusion d’accords et le développement de partenariats. En parallèle de l’exposition, des forums de haut niveau ont abordé des enjeux majeurs pour l’avenir de l’horticulture, tels que les tendances mondiales, l’innovation technologique, la logistique, le financement durable et la résilience des chaînes d’approvisionnement. Des sessions spécialisées ont également traité des priorités émergentes : comportement des consommateurs, sécurité alimentaire, défis du transport maritime, intelligence artificielle appliquée à l’agriculture, solutions d’économie circulaire et liens entre genre et développement durable. Les organisateurs présentent cette 10ᵉ édition comme un rassemblement historique de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur horticole, reflétant à la fois le succès actuel de Éthiopie et son ambition de devenir une plaque tournante mondiale pour les exportations agricoles à forte valeur ajoutée. L’exposition se veut ainsi à la fois une célébration des progrès accomplis et une plateforme stratégique pour stimuler la prochaine phase de croissance de l’un des secteurs les plus dynamiques du pays.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023