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Économie
Le mois du février 2026 constitue un tournant économique et politique majeur, alors que l’Éthiopie intensifie ses réformes structurelles et consolide sa transformation nationale.
Mar 3, 2026 83
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - D’après le cabinet du Premier ministre, février 2026 a représenté une phase charnière sur les plans économique et politique, caractérisée par le déploiement de services numériques innovants, l’expansion d’infrastructures d’envergure et la montée en puissance de l’écotourisme, tout en consolidant des partenariats stratégiques à l’échelle internationale. Discours parlementaire : Cap stratégique économique et politique Lors de la 10ᵉ session ordinaire de la Chambre des représentants du peuple, le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en avant les avancées de l’Éthiopie dans sa transition vers une économie diversifiée et multisectorielle. Il a annoncé une projection de croissance du PIB de 10,2 % d’ici la fin de l’année, tout en soulignant un renforcement notable de la discipline budgétaire. Selon lui, l’absence de nouveaux emprunts commerciaux libellés en dollars depuis le lancement des réformes a contribué à alléger la dette nationale. Le chef du gouvernement a présenté des performances semestrielles record : 5,1 milliards de dollars d’exportations de marchandises (soit 120 % des prévisions), 4,5 milliards de dollars d’exportations de services et 4,6 milliards de dollars de transferts de fonds. Il a également mis en lumière les progrès technologiques du pays, notamment la création d’institutions dédiées à l’intelligence artificielle et l’essor de la connectivité numérique, avec 97 millions d’utilisateurs de téléphonie mobile et 58 millions d’utilisateurs de services de paiement mobile. Abordant la question de l’unité nationale, le Premier ministre a insisté sur la primauté du dialogue pour résoudre les différends, affirmant le droit des habitants de Wolkait à vivre en paix et appelant le peuple du Tigré à jouer un rôle central dans la vie politique nationale. Modernisation des infrastructures et transition urbaine Dans la continuité des réformes structurelles, Abiy Ahmed a supervisé d’importants projets d’infrastructures, notamment la deuxième phase du corridor urbain de Hawassa et l’examen du projet de corridor de Nekemte, intégrant des systèmes intelligents de gestion du trafic et des réseaux souterrains modernisés. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision d’urbanisation planifiée et durable. Agriculture, infrastructures hydrauliques et sécurité alimentaire Pour renforcer la sécurité alimentaire, le Premier ministre a multiplié les visites de terrain. Il s’est rendu dans une exploitation de bananes en grappes à Hawa Gelan dans le cadre de l’initiative « Abondance du panier », et a inspecté plusieurs projets d’irrigation, dont ceux de Qeto et d’Arjo Didessa, visant à assurer un accès fiable à l’eau pour diverses cultures. Il a également visité des sites de développement de vergers le long de la rivière Bilate, soutenus par des investisseurs privés, et lancé la construction de l’usine agroalimentaire intégrée de Busa Gonofa, conçue pour transformer 2 000 tonnes de maïs par jour. Innovation, industrie et stratégie numérique Dans le cadre de la stratégie « Éthiopie numérique 2030 », Abiy Ahmed a inauguré le premier service de police intelligent entièrement automatisé du pays, destiné à moderniser l’application de la loi grâce aux technologies avancées. Sur le plan industriel, il a visité l’usine de traitement du charbon d’Arjo, contribuant au mouvement #MadeInEthiopia et portant la capacité industrielle nationale à 66,3 %. Il s’est également rendu sur le site du projet aurifère de Tulu Kapi, partenariat public-privé visant à valoriser les ressources naturelles pour stimuler la croissance et améliorer les conditions de vie locales. Développement économique et social Dans le cadre du programme « Un repas pour les générations futures », le Premier ministre a inauguré le complexe hôtelier Logo Hayk, situé dans le Wollo, afin de dynamiser l’économie régionale et promouvoir le patrimoine national. Il a aussi constaté l’avancement du Sorga Eco Lodge près de Nekemte, un projet axé sur le tourisme durable et la protection de l’environnement. Au Programme des corridors ruraux de Mede Jalela, il a observé la mise en place de systèmes modernes d’énergie solaire et de biogaz destinés à améliorer les conditions de vie en milieu rural. Diplomatie et engagement international Sur le plan diplomatique, Abiy Ahmed a participé au 2ᵉ Sommet Italie–Afrique, où il a rencontré la Première ministre Giorgia Meloni, le président Recep Tayyip Erdoğan et le président Isaac Herzog pour des discussions axées sur le commerce, l’investissement et les enjeux régionaux. Lors d’une visite officielle en Azerbaïdjan, il a rencontré le président Ilham Aliyev afin de signer un accord de coopération en matière de défense et plusieurs protocoles d’entente relatifs à la transformation numérique, à l’investissement et à la lutte contre la corruption. Il a également pris part au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, multipliant les échanges bilatéraux avec ses homologues africains. Sécurité nationale et réformes institutionnelles Le Premier ministre a assisté aux célébrations du 65ᵉ anniversaire du Commandement des opérations spéciales des Forces de défense, saluant sa restructuration en une entité modernisée capable de faire face aux défis sécuritaires contemporains. Enfin, il a présidé les réunions du conseil du Parti de la prospérité, réaffirmant la volonté du gouvernement d’assurer la transparence, l’équité et la bonne organisation des prochaines échéances électorales.
L’Éthiopie organisera prochainement un forum international consacré à l’investissement, avec pour objectif de conclure des accords dépassant les 2,4 milliards de dollars américains.
Mar 3, 2026 73
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie accueillera, les 26 et 27 mars 2026, la 4e édition du Forum international sur l’investissement « Investir en Éthiopie », avec l’ambition de finaliser des accords dépassant les 2,4 milliards de dollars américains. Lors d’un point de presse tenu ce jour, le commissaire à l’investissement de l’Éthiopie, Zeleke Temesgen, a annoncé que la Commission éthiopienne de l’investissement, en partenariat avec le ministère des Finances et des partenaires au développement, assurera l’organisation du forum. Placée sous le thème « L’Éthiopie est prête à accueillir les investissements », la rencontre se déroulera à l’Skylight Hotel, à Addis-Abeba. D’après le commissaire, plus de 800 investisseurs internationaux, dirigeants d’entreprises, responsables politiques et partenaires techniques et financiers sont attendus à cet événement. Prévu sur deux jours, le forum comprendra des tables rondes de haut niveau consacrées aux politiques publiques et aux opportunités d’investissement, des rencontres interentreprises (B2B), des séances de réseautage ainsi que des expositions sectorielles. Selon Zeleke Temesgen, l’objectif est de mettre en lumière l’attractivité du climat des affaires en Éthiopie et de présenter les opportunités générées par les récentes réformes macroéconomiques. Il a rappelé que l’édition précédente avait permis la signature de cinq accords dans les secteurs minier et solaire, pour un montant total de 1,6 milliard de dollars américains. Ces entreprises sont désormais opérationnelles et exportent leurs produits à l’international. Pour cette année, l’ambition est de dépasser les 2,4 milliards de dollars américains en nouveaux engagements d’investissement. La ministre d’État aux Finances, Semereta Sewasew, a pour sa part affirmé que les réformes macroéconomiques engagées par le gouvernement contribuent à instaurer un cadre favorable aux investisseurs. Elle a souligné que le forum constitue une vitrine stratégique pour présenter le potentiel du pays dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les mines, la transformation numérique et l’énergie. De son côté, Maryam Salim, directrice de division de la Banque mondiale pour l’Éthiopie, le Soudan du Sud, l’Érythrée et le Soudan, a insisté sur la portée particulière de cette édition. Selon elle, le pays traverse une phase décisive, marquée par une dynamique positive de réformes, une stabilisation macroéconomique et l’ouverture progressive de secteurs autrefois fermés au privé. Elle a également indiqué que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international estiment que l’Éthiopie dispose d’un potentiel de croissance inclusive à deux chiffres. Elle a mis en avant l’importance de réformes durables, d’une compétitivité renforcée et d’un regain de confiance des investisseurs pour soutenir une croissance accélérée. Parmi les avancées déjà mises en œuvre figurent l’adoption d’un taux de change déterminé par le marché et des réformes douanières alignées sur les normes de l’Organisation mondiale du commerce, traduisant une orientation plus marquée vers une économie de marché. En conclusion, Maryam Salim a affirmé que l’Éthiopie est prête à accueillir les entreprises et déterminée à poursuivre ses réformes, invitant les investisseurs, locaux comme internationaux, à tirer parti des opportunités offertes par un pays doté d’une population jeune et dynamique, d’une position géographique stratégique, d’un solide socle agricole et d’un tissu industriel en pleine expansion.
La Société du Chemin de fer Ethio-Djibouti (EDR) avance l’expansion ferroviaire grâce à l’expertise locale
Mar 2, 2026 94
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - La Société du Chemin de fer Ethio-Djibouti a renouvelé sa détermination à développer le réseau ferroviaire de l’Éthiopie en consolidant les compétences techniques locales et en accroissant son autonomie opérationnelle. Le directeur général de la Societe du Chemin de fer Ethio-Djibouti, Takele Uma, a tenu ces propos à l’occasion du 130e anniversaire de la Victoire d’Adwa, célébré par une visite de terrain des chantiers ferroviaires en cours par les responsables et le personnel de l’entreprise. À cette occasion, le PDG a invité la génération actuelle à perpétuer l’héritage des héros nationaux en le traduisant par des réalisations concrètes en matière de développement. Les employés ont notamment inspecté le projet ferroviaire AMG–Indoode Link, un tronçon stratégique actuellement réalisé par la société grâce à ses propres ingénieurs, techniciens et équipes d’exploitation. Ce chantier illustre la capacité croissante de l’institution à concevoir, piloter et exécuter des projets ferroviaires complexes sans recourir à des entrepreneurs étrangers. Rappelant les sacrifices des ancêtres dans l’édification de la nation, Takele Uma a souligné qu’il appartient à la génération présente d’honorer cet héritage en stimulant le développement et en consolidant les compétences nationales. Il a cité le projet AMG–Indoode Link comme preuve que l’entreprise est désormais en mesure de mener d’importants travaux ferroviaires en s’appuyant sur des technologies, des ressources humaines et des moyens financiers nationaux. Selon lui, l’extension du réseau ferroviaire fondée sur l’expertise locale contribuera fortement à l’intégration économique et soutiendra les ambitions de croissance durable de l’Éthiopie. De son côté, le ministre d’État aux Transports et à la Logistique, Dhenge Boru, a affirmé que le développement de la connectivité ferroviaire demeure au cœur de la stratégie nationale de transport et de logistique. Cette orientation vise à accroître l’efficacité du fret, réduire les coûts de transport et appuyer la croissance économique. Il a ajouté que les projets en cours renforceront l’intégration du réseau et consolideront la position de l’Éthiopie en tant que hub logistique régional. La visite a ainsi été présentée comme une manifestation de l’esprit durable d’Adwa et un engagement renouvelé en faveur du développement national par les infrastructures. Le ministre d’État a également indiqué que le pays ambitionne de devenir une porte d’entrée stratégique de l’Afrique et un centre logistique de premier plan sur le continent. Il a souligné les investissements importants consentis par le gouvernement dans les corridors de transport et l’expansion ferroviaire afin d’améliorer la connectivité et la compétitivité. Enfin, établissant un parallèle avec la portée historique de la Victoire d’Adwa, il a appelé à faire preuve du même patriotisme dans le domaine du développement et a exhorté la direction ainsi que le personnel de la société à redoubler d’efforts pour accélérer l’expansion du réseau ferroviaire et améliorer la qualité des services.
La ZLECAf offre d’importantes opportunités à l’Éthiopie et au secteur privé régional, selon l’ECCSA
Feb 28, 2026 114
Addis-Abeba, 28 février 2026 (ENA) : - L’adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente une opportunité majeure non seulement pour l’Éthiopie et son tissu entrepreneurial, mais aussi pour l’ensemble des économies africaines, a indiqué le secrétaire général de la Chambre de commerce et des associations sectorielles d’Éthiopie (ECCSA) dans un entretien accordé à l’ENA. Avec une population estimée à plus de 1,57 milliard d’habitants, majoritairement jeune, et un produit intérieur brut cumulé dépassant 3 400 milliards de dollars, l’Afrique constitue aujourd’hui l’un des marchés les plus prometteurs au monde. Le secrétaire général de l’ECCSA, Kenenissa Lemie, a souligné que la ZLECAf ouvre aux entreprises éthiopiennes un accès privilégié à ce vaste espace économique continental. Selon lui, l’intégration de l’Éthiopie à ce bloc commercial régional créera d’importantes perspectives de croissance pour les opérateurs nationaux. La mise en œuvre du libre-échange permettra aux commerçants éthiopiens d’écouler leurs produits à travers toute l’Afrique, au-delà des frontières du marché domestique. Les échanges fondés sur les principes du marché libre faciliteront la circulation des biens et des services, en réduisant les droits de douane et les obstacles commerciaux. D’après le responsable, la concurrence accrue au sein de la zone encouragera les entreprises à améliorer continuellement leurs performances, à adopter des pratiques innovantes et à renforcer leur compétitivité, contribuant ainsi à un environnement des affaires plus dynamique et plus efficace. L’ouverture au marché continental favorisera également les échanges d’expériences entre acteurs économiques africains, permettant aux commerçants éthiopiens de s’inspirer de nouvelles stratégies et approches commerciales. Kenenissa Lemie a en outre affirmé que le cadre juridique commercial de l’Éthiopie est aligné sur les normes du système commercial continental, créant un climat propice aux investissements. Cette harmonisation, a-t-il précisé, stimule l’intérêt des investisseurs étrangers dans divers secteurs de l’économie, génère des emplois et soutient les bases d’une prospérité durable. Il a rappelé que la ZLECAf couvre plusieurs protocoles, notamment ceux relatifs au commerce des marchandises, aux services et à la libre circulation des personnes. L’Éthiopie concentre actuellement ses efforts sur les protocoles commerciaux et a déjà engagé des discussions avec l’Afrique du Sud, le Kenya et la Somalie dans ce cadre. Enfin, la Chambre de commerce met en œuvre des programmes de formation destinés aux opérateurs économiques afin de les familiariser avec les dispositions de la ZLECAf et de leur permettre de tirer pleinement parti des nouvelles opportunités, tout en renforçant leur compétitivité sur les marchés internationaux.
L’Éthiopie récolte plus de 288 millions de dollars grâce à ses exportations horticoles en sept mois.
Feb 27, 2026 121
Addis-Abeba, le 27 février 2026 : - L’Éthiopie a enregistré 288,48 millions de dollars de recettes issues de ses exportations horticoles au cours des sept premiers mois de l’exercice fiscal en cours, a annoncé le ministère de l’Agriculture. Le ministère a tenu une réunion consultative réunissant les institutions concernées ainsi que des investisseurs locaux et étrangers du secteur horticole afin d’évaluer les performances réalisées durant cette période. Le ministre de l’Agriculture, Addisu Arega, a indiqué que le pays a tiré 288,48 millions de dollars de l’exportation de 160 317,79 tonnes de produits horticoles, comprenant des fleurs, des fruits et des légumes. Ce montant correspond à 70,9 % de l’objectif fixé pour la période. Il a rappelé que l’horticulture, au même titre que le café, figure parmi les principales filières d’exportation du pays et joue un rôle stratégique dans la génération de devises. « Le gouvernement s’emploie à lever les obstacles qui entravent les investisseurs afin de leur permettre d’exploiter pleinement leurs terres et leurs installations », a affirmé le ministre. Addisu Arega a également souligné que des efforts sont en cours pour améliorer la productivité, notamment par un renforcement de la participation du secteur privé et une meilleure coordination des acteurs. Il a par ailleurs exhorté les investisseurs à optimiser l’utilisation des terres allouées. Les participants ont exprimé leurs préoccupations concernant les insuffisances en infrastructures, les défis logistiques et les questions liées à la gestion foncière, appelant à des mesures rapides pour soutenir la croissance du secteur. De son côté, Tewodros Zewdie, directeur exécutif de l’Association éthiopienne des producteurs et exportateurs horticoles, a indiqué que l’organisation concentre ses efforts sur le plaidoyer, le développement des capacités, l’accès aux marchés et la promotion de pratiques durables sur les plans social et environnemental. La réunion d’évaluation a ainsi mis en évidence l’importance croissante du secteur horticole dans les exportations nationales et la nécessité d’une action concertée pour atteindre les objectifs annuels.
Le Premier ministre Abiy met en avant l’essor du partenariat Éthiopie-Azerbaïdjan, dynamisé par la coopération économique
Feb 27, 2026 142
Addis-Abeba, 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué la progression constante des relations bilatérales entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan à l’occasion de sa première visite officielle dans ce pays. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, il a exprimé sa profonde reconnaissance au président Ilham Aliyev pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagnait. Le chef du gouvernement éthiopien a souligné que les liens entre les deux nations se sont consolidés ces dernières années, portés par une coopération accrue dans des secteurs économiques stratégiques. « Notre partenariat s’est sensiblement renforcé, notamment grâce à la collaboration récente dans le domaine de l’aviation, au développement conjoint de parcs industriels et de zones franches, ainsi qu’aux engagements entre Ethiopian Investment Holdings et son homologue azerbaïdjanais », a-t-il déclaré. Selon lui, ces initiatives ont établi des bases solides pour approfondir davantage les relations bilatérales. Le Premier ministre a également indiqué que les deux parties ont mené des discussions approfondies visant à élargir et diversifier la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Au cours de la visite, les deux dirigeants ont présidé la signature d’un accord de coopération en matière de défense et assisté à l’échange de plusieurs mémorandums d’entente, marquant ainsi une extension du partenariat aux volets stratégique et sécuritaire, au-delà du seul cadre économique. Cette visite représente ainsi une étape majeure dans le renforcement des relations diplomatiques, économiques et stratégiques entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan
L’ambassadeur de Colombie salue l’héritage historique de l’Éthiopie et met en avant les liens dans le secteur du café.
Feb 26, 2026 162
Addis-Abeba, le 26 février 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de Colombie en Éthiopie, Yeison Arcadio Meneses Copete, a salué l’héritage historique de l’Éthiopie comme une source d’inspiration profonde pour les communautés afro-descendantes en Colombie, dans les Amériques et dans les Caraïbes. Dans une récente interview exclusive accordée à l’ENA, l’ambassadeur Meneses a également mis en lumière la coopération croissante entre les deux nations dans la production de café et l’action climatique. Il a souligné que l’Éthiopie occupe une place unique dans la conscience historique des peuples afro-descendants, la décrivant comme la mère de l’humanité et de la civilisation. Souvent qualifiée de « Terre des Origines », l’Éthiopie est largement reconnue comme le berceau de l’histoire humaine primitive et de la civilisation, ainsi que comme un puissant symbole de liberté et de résilience pour les Africains et la communauté noire mondiale. La victoire décisive de l’Éthiopie sur l’Italie lors de la bataille d’Adwa en 1896 reste un moment déterminant qui a inspiré les mouvements anticoloniaux et renforcé l’esprit de résistance au sein des communautés noires dans le monde entier. « L’Éthiopie est une inspiration pour les peuples afro-descendants en Colombie, et je pense pour toute l’Amérique et la région des Caraïbes », a affirmé l’ambassadeur, ajoutant que l’Éthiopie a joué un rôle crucial dans la formation des idéaux du panafricanisme et des mouvements mondiaux de décolonisation. Il a insisté sur le fait que se connecter à l’Éthiopie représente une reconnexion avec les racines ancestrales et une identité historique partagée. « D’un point de vue historique et anthropologique, nous voyons l’Éthiopie comme la mère de l’humanité et de la civilisation. Telle est notre perspective », a-t-il déclaré. Au-delà des liens culturels et historiques, l’ambassadeur a mis en avant la collaboration croissante entre l’Éthiopie et la Colombie, particulièrement dans le secteur du café. « Nous menons de nombreuses collaborations à différents niveaux, techniques, mais nous organisons aussi plusieurs conférences sur la manière dont le changement climatique affecte négativement la production de café », a-t-il expliqué. Les deux pays figurent parmi les cinq plus grands producteurs de café au monde et contribuent de manière significative à l’approvisionnement mondial, aux côtés des leaders du secteur comme le Brésil et le Vietnam. La Colombie est le troisième producteur mondial de café, mondialement réputée pour ses excellents grains d’Arabica, tandis que l’Éthiopie occupe la cinquième place, est le plus grand producteur africain et est reconnue comme le berceau du café Arabica. Meneses a noté que les deux nations mettent en œuvre une coopération à divers niveaux, incluant des échanges techniques et des conférences axées sur la lutte contre l’impact du changement climatique sur la production de café. Il a décrit le café comme un secteur hautement sensible et stratégique pour les deux économies, compte tenu de son rôle central dans les moyens de subsistance et les revenus nationaux. Les discussions entre les deux pays se concentrent de plus en plus sur l’atténuation des risques climatiques qui menacent les régions productrices de café. L’ambassadeur a également salué la transformation rapide d’Addis-Abeba et mis en avant la collaboration croissante avec Bogotá. S’inspirant des réformes urbaines de Bogotá au cours des deux dernières décennies, il a noté que les deux capitales échangent leurs expériences pour promouvoir un développement urbain inclusif et durable. L’Éthiopie et la Colombie entretiennent des relations diplomatiques depuis 1949, et la réouverture récente de l’ambassade colombienne à Addis-Abeba reflète l’engagement renouvelé de Bogotá à approfondir les liens bilatéraux. L’interview de l’ambassadeur souligne un partenariat fondé non seulement sur le commerce et la diplomatie, mais aussi sur une histoire partagée, une identité culturelle commune et une vision partagée pour un développement durable face aux défis mondiaux.
L'Éthiopie avance dans la modernisation de son secteur financier selon TDB Group
Feb 25, 2026 195
Le Trade and Development Bank (TDB) a indiqué que Éthiopie réalise des avancées significatives dans la modernisation de son secteur financier. Le président-directeur général du Trade and Development Bank (TDB), Admassu Tadesse, a indiqué à Ethiopian News Agency (ENA) que Éthiopie enregistre des avancées majeures dans la transformation de son système bancaire et de l’ensemble de son secteur financier. Il a souligné que le pays a engagé des réformes structurelles longtemps attendues, les qualifiant de difficiles mais indispensables. Selon lui, ces changements étaient nécessaires pour permettre à l’Éthiopie de rattraper d’autres économies africaines ayant connu des progrès notables ces dernières années. D’après le dirigeant, le programme de réformes macroéconomiques commence déjà à porter ses fruits. Il a affirmé que leur mise en œuvre évolue de manière satisfaisante et que l’orientation des politiques publiques vise désormais clairement à stimuler le développement du secteur privé. Il a précisé que, si les investissements publics dans les infrastructures ont été déterminants récemment, une croissance durable reposera avant tout sur un secteur privé dynamique, capable de créer des emplois et d’accroître les recettes nationales. Le cadre actuel des réformes, a-t-il expliqué, a été conçu pour lever les contraintes qui freinaient auparavant l’initiative privée. Contrairement au passé, l’environnement macroéconomique se veut aujourd’hui plus propice aux entreprises. Toutefois, il a averti que les avancées macroéconomiques devront s’accompagner d’améliorations au sein des institutions financières et des dispositifs réglementaires. D’importants progrès ont été accomplis, mais des efforts restent nécessaires à l’échelle microéconomique. Enfin, Admassu Tadesse a insisté sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources financières, tant nationales qu’internationales, afin de combler les déficits d’épargne et d’investissement. Il a rappelé que la croissance durable en Afrique dépendra du renforcement de l’intermédiation financière et d’un accès élargi aux capitaux.
Le ministère plaide pour une action coordonnée de lutte contre le commerce illicite.
Feb 25, 2026 115
Addis-Abeba, le 25 février 2026 : - Les autorités éthiopiennes ont réitéré la nécessité d’intensifier la coopération interinstitutionnelle afin de combattre efficacement le commerce illicite, un phénomène aux multiples ramifications économiques et sociales. Intervenant lors du 4ᵉ Sommet national sur la lutte contre le commerce illicite, organisé sous le thème « Engagement commun pour lutter contre le commerce illicite », le commissaire adjoint aux recettes, Azezew Chane, a souligné que, bien que le programme de réformes macroéconomiques engagé par le gouvernement ait permis de réduire certains impacts, la menace demeure évolutive et exige une vigilance permanente. Il a précisé que le commerce illicite couvre un large éventail d’activités illégales, notamment la traite des êtres humains, l’exploitation et le commerce illégal des ressources naturelles, les violations de la propriété intellectuelle, la circulation de produits dangereux pour la santé et la sécurité, la contrebande de biens soumis à accise ainsi que les flux financiers illicites issus d’activités frauduleuses. Selon lui, ces pratiques portent gravement atteinte aux opérateurs économiques légitimes, fragilisent les recettes publiques et compromettent la stabilité sociale. Il a rappelé que le gouvernement a déjà mis en œuvre plusieurs mesures pour endiguer ce phénomène, tout en insistant sur la nécessité d’une action concertée et durable de l’ensemble des institutions concernées. De son côté, Liku Beyene, responsable du commerce intérieur au sein du ministère du Commerce et de l’Intégration régionale, a indiqué que des solutions technologiques sont en cours de déploiement afin de renforcer les mécanismes de contrôle et de traçabilité. Aynalem Abayneh, vice-président de la Ethiopian Chamber of Commerce and Sectoral Associations, a pour sa part affirmé que le commerce illicite dépasse le cadre d’une simple infraction économique. Il l’a qualifié de crise multidimensionnelle ayant des répercussions sur la stabilité budgétaire, le développement industriel, la santé publique, la protection des consommateurs et la sécurité nationale. Il a enfin réaffirmé l’engagement de la Chambre à collaborer étroitement avec les parties prenantes afin de renforcer la sensibilisation des commerçants et de prévenir toute forme de commerce illégal.
Ethiopian Airlines fait progresser le développement durable grâce à un nouveau partenariat pour le recyclage des déchets alimentaires
Feb 23, 2026 151
Addis-Abeba, le 23 février 2026 (ENA) : - Ethiopian Airlines a franchi une nouvelle étape importante vers une aviation plus écologique en signant un protocole d'accord (MoU) sur le recyclage durable des déchets alimentaires avec Provectus Enterprising Inc. et Fusion Global Solutions. L'accord porte principalement sur la transformation des déchets alimentaires et de restauration issus des activités de la compagnie aérienne en biomasse et autres produits respectueux de l'environnement. En convertissant les déchets en ressources durables, cette initiative soutient les principes de l'économie circulaire et réduit l'empreinte environnementale des services de restauration aérienne. La cérémonie de signature s'est déroulée en présence de Cheryl Urban, représentante d'Affaires mondiales Canada, soulignant ainsi la coopération internationale dans la promotion de solutions aériennes durables. Avec près de huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines est le plus grand groupe aérien africain, desservant plus de 160 destinations passagers et cargo sur les cinq continents. La compagnie aérienne joue un rôle essentiel dans la connexion des villes africaines aux marchés mondiaux, tout en privilégiant une croissance responsable et respectueuse de l'environnement. Fière membre de Star Alliance, Ethiopian a régulièrement été récompensée par le secteur, notamment par plusieurs prix Skytrax et APEX pour l'excellence de ses services et son leadership en matière de connectivité aérienne en Afrique. Pour l'avenir, la stratégie Vision 2035 de la compagnie aérienne vise à lui assurer une place parmi les 20 groupes aériens les plus compétitifs au monde. Au cœur de cette vision se trouve l'expansion de son réseau panafricain à plusieurs hubs grâce à des partenariats avec ASKY Airlines, Malawi Airlines et Zambia Airways. En combinant des avions modernes, un confort accru pour les passagers et une responsabilité environnementale, Ethiopian Airlines continue de montrer la voie en matière d'aviation durable en Afrique et au-delà.
Le Premier ministre Abiy Ahmed affirme que le développement de l’irrigation constitue un levier essentiel pour renforcer la souveraineté alimentaire de l’Éthiopie.
Feb 22, 2026 111
Addis-Abeba, le 22 fevrier 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a réitéré la détermination de son gouvernement à intensifier le développement de l’irrigation, qu’il considère comme un axe stratégique majeur pour permettre à l’Éthiopie d’atteindre la souveraineté alimentaire. Dans une publication partagée sur ses plateformes numériques, le Premier ministre Abiy a mis en avant l’importance d’intensifier l’exploitation des ressources en eaux de surface et souterraines, qu’il considère comme une priorité stratégique pour moderniser et transformer l’agriculture en Éthiopie. Il a expliqué que des terres autrefois peu productives deviennent progressivement des centres dynamiques d’activité agricole grâce à la mise en œuvre de programmes d’irrigation ciblés et structurés. Prenant pour illustration la région du fleuve Bilate, le chef du gouvernement a mis en lumière l’avancement rapide de vastes projets fruitiers, portés notamment par un engagement soutenu d’investisseurs privés. Selon lui, ces initiatives transforment en profondeur le paysage agricole local tout en générant de nouvelles perspectives économiques pour les populations riveraines. « La région traversée par le fleuve Bilate en est une démonstration concrète », a-t-il affirmé, soulignant que l’essor de grands projets fruitiers, soutenus par des capitaux privés, renforcera significativement les efforts nationaux en faveur de la souveraineté alimentaire.
Enchère spéciale de devises du NBE sous-souscrite d'environ 45 millions de dollars
Feb 22, 2026 112
Addis-Abeba, le 22 fevrier 2026 (ENA) : - La Banque Nationale d'Éthiopie (NBE) a tenu une enchère spéciale de change qui a abouti à un rare surplus de devises fortes aujourd'hui. Bien que la banque centrale ait mis à disposition un massif montant de 500 millions USD sur le marché, les banques soumissionnaires n'en ont absorbé que 455,29 millions USD, laissant environ 9% du total non réclamés, a-t-on appris. L'enchère d'aujourd'hui a envoyé un signal fort au secteur financier indiquant que l'ère de la soif chronique et systémique de devises évolue vers un environnement de marché plus géré et liquide. La sous-souscription indique également que la demande de devises étrangères était inférieure au montant offert, ce qui signale un assouplissement de la pression sur le marché des changes. Toutes les 30 banques participantes ont réussi à obtenir 100% des fonds qu'elles avaient demandés lors de cette enchère. Cette satisfaction intégrale des soumissions contraste fortement avec les années précédentes, où les banques ne recevaient souvent qu'une fraction de leurs besoins. La prochaine enchère de change aura lieu conformément au calendrier annoncé.
Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en avant les avancées significatives des projets de développement du corridor à Hawassa.
Feb 22, 2026 81
Addis-Abeba, le 21 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que les projets de développement des corridors en Éthiopie constituent un levier majeur de transformation urbaine, contribuant à remodeler les villes et à préparer un avenir plus prometteur pour les générations à venir. Selon le chef du gouvernement, ces projets ont été conçus pour accompagner la croissance urbaine rapide du pays, en favorisant une planification plus efficace, une meilleure résilience des infrastructures et une capacité accrue à répondre aux besoins d’une population en expansion. Il a précisé qu’au-delà de la modernisation des infrastructures, ces travaux s’inscrivent pleinement dans les objectifs nationaux de développement à long terme. À l’issue d’une visite effectuée en fin de journée sur les chantiers du corridor à Hawassa, le Premier ministre a constaté l’état d’avancement de la deuxième phase du programme. Il a salué les progrès réalisés et réitéré l’engagement du gouvernement en faveur d’une transformation urbaine durable et inclusive. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Abiy Ahmed a indiqué avoir observé des progrès notables dans la mise en œuvre de cette seconde phase au cœur de la ville. Ce programme de développement du corridor s’inscrit dans une stratégie nationale plus large visant à préparer le pays à une urbanisation accélérée, tout en améliorant durablement les conditions de vie des citoyens.
Le Tribunal de l’ECMA mise sur le numérique pour renforcer performance et accessibilité.
Feb 21, 2026 103
Addis-Abeba, 21 février 2026 (ENA) – Le Tribunal administratif du marché des capitaux éthiopien, rattaché à l’Autorité du marché des capitaux éthiopien (ECMA), a annoncé l’intégration d’outils technologiques modernes afin d’améliorer l’efficacité de ses procédures et de faciliter l’accès à la justice. Institution clé et relativement récente de l’architecture économique nationale, le Tribunal a été institué par la Proclamation n° 1248/2021 sur le marché des capitaux. Sa création répond à la nécessité de disposer d’un organe spécialisé capable de traiter les litiges financiers complexes, tout en déchargeant les juridictions ordinaires de dossiers hautement techniques. Sa mission consiste à garantir un examen indépendant, impartial et expert des différends opposant les acteurs du marché, dans le strict respect des normes d’intégrité et de transparence. Le président du Tribunal, Abnet Zerfu, a indiqué à l’ENA que l’instance est compétente pour statuer sur les recours introduits contre les décisions de l’Autorité du marché des capitaux éthiopien. Un an après son lancement, le Tribunal affiche des avancées notables, notamment la mise en place d’une équipe de professionnels qualifiés et l’adoption de son règlement intérieur. Selon son président, l’institution a été structurée pour rapprocher la justice des citoyens. Un système numérique permet désormais aux justiciables d’introduire des recours à distance, où qu’ils se trouvent. Par ailleurs, une infrastructure de visioconférence a été déployée afin de permettre la tenue d’audiences virtuelles, facilitant ainsi la participation des parties sans contrainte géographique. La salle d’audience est également dotée d’un dispositif d’enregistrement audio et vidéo, garantissant une traçabilité précise et transparente des procédures. Dans une perspective d’ouverture régionale et de renforcement institutionnel, le Tribunal collabore étroitement avec le Ministère des Affaires étrangères d'Éthiopie. Un protocole d’accord est notamment en cours de finalisation avec une institution homologue en Tanzanie, en vue de favoriser l’échange d’expertise juridique et le développement commun des capacités. Au-delà de cette coopération bilatérale, des démarches sont engagées pour mettre en place un forum des tribunaux administratifs des marchés de capitaux en Afrique de l’Est. Cette initiative ambitionne de soutenir l’intégration régionale des marchés financiers et d’établir, à terme, des standards judiciaires harmonisés à l’échelle de la Corne de l’Afrique.
Le tourisme éthiopien en pleine renaissance : de la rareté à la diversité
Feb 21, 2026 104
Addis-Abeba, 21 février 2026 (ENA) : - Bien que l’Éthiopie soit depuis toujours reconnue pour la richesse de son histoire et la beauté de ses paysages, son secteur touristique a longtemps été limité par un nombre restreint de destinations accessibles et aménagées. Autrefois, les visiteurs effectuaient de courts séjours centrés sur quelques sites emblématiques avant de quitter le pays. Aujourd’hui, cette réalité appartient au passé. Portée par une vision stratégique et une volonté politique affirmée, l’Éthiopie a profondément transformé son offre touristique. Le pays est passé d’un contexte marqué par la rareté des infrastructures à une nouvelle phase caractérisée par la diversité, la qualité et l’abondance des destinations. Le tourisme figure désormais parmi les cinq priorités du programme national de réforme économique, en raison de son rôle déterminant dans la création d’emplois, la génération de devises étrangères et l’amélioration de l’image du pays à l’international. Son développement agit comme un moteur pour d’autres secteurs : il stimule l’agriculture, favorise l’essor des transports et de la construction, et soutient les petites entreprises artisanales spécialisées dans les vêtements et produits traditionnels. Les projets d’envergure lancés sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed ont joué un rôle clé dans cette transformation. L’initiative « Dîner pour Sheger » a redessiné le visage de Addis-Abeba à travers l’aménagement du parc de l’Unité, du parc Sheger et du parc Entoto, offrant aux habitants comme aux visiteurs de nouveaux espaces modernes et attractifs. Dans le même esprit, les projets « Dîner pour la Nation » ont mis en valeur des sites d’exception tels que Halala Kela, la réserve naturelle de Chebera Churchura et Wenchi Crater Lake, combinant patrimoine historique et splendeur naturelle. L’initiative « Dîner pour les Générations » poursuit cet élan avec le développement de destinations modernes comme Gorgora, Dembi, Shebelle et Lac Logo. Ces nouveaux pôles touristiques allient harmonieusement nature, histoire, confort et modernité, devenant les vitrines d’un tourisme éthiopien renouvelé. Au-delà des infrastructures, les professionnels du secteur soulignent une nette amélioration de la qualité des services. Ashenafi Kassa, propriétaire de Celebrity Ethiopia Tour and Travel, observe que la diversification des destinations incite désormais les voyageurs à prolonger leur séjour au-delà des circuits historiques traditionnels. Nahom Admasu, directeur de Pleasure Ethiopia Tour and Travel, insiste quant à lui sur l’importance d’une chaîne de services complète. Il rappelle que de nombreux sites remarquables restaient autrefois sous-exploités faute d’hébergements adaptés. Aujourd’hui, la construction de lodges et de complexes hôteliers conformes aux standards internationaux permet aux touristes de profiter pleinement de leur expérience. La diversification de l’offre favorise également l’innovation. Parmi les nouvelles formules proposées figure le forfait « Sortie nocturne », qui invite les visiteurs à découvrir la ville sous un nouveau jour et à apprécier son ambiance après le coucher du soleil. Ces évolutions se traduisent par une hausse des revenus, une création accrue d’emplois et un allongement significatif de la durée des séjours. Les acteurs du secteur estiment que cette dynamique renforce la compétitivité de l’Éthiopie sur la scène mondiale et constitue un levier majeur de croissance économique. Aujourd’hui, l’Éthiopie ne se présente plus seulement comme un berceau historique millénaire, mais aussi comme une destination moderne et dynamique, riche d’expériences variées et tournée vers l’avenir.
L’irrigation du blé en Éthiopie est un modèle inspirant pour l’Afrique : Une experte namibienne
Feb 21, 2026 94
Addis-Abeba, le 21 février 2026 (ENA) : - L’expérience de l’Éthiopie dans le développement du blé irrigué s’impose aujourd’hui comme une référence pour de nombreux pays africains, a affirmé Saima Shaanika, experte namibienne en transformation rurale. S’exprimant à Addis-Abeba, Shaanika a salué les avancées réalisées par l’Éthiopie dans la mise en place d’un système agricole plus résilient face aux effets du changement climatique. Elle a notamment mis en lumière le programme national d’irrigation du blé, qui a permis d’accroître significativement la production tout en réduisant la vulnérabilité du secteur agricole aux aléas climatiques. Selon l’experte, cette initiative illustre la capacité des pays africains à bâtir des solutions durables adaptées à leurs réalités locales. « L’expérience éthiopienne démontre qu’avec une vision stratégique et des investissements ciblés, il est possible de transformer en profondeur le secteur agricole », a-t-elle souligné. Shaanika a rappelé que la question du blé revêt une importance stratégique pour l’ensemble du continent, où de nombreux États restent fortement dépendants des importations pour satisfaire la demande intérieure. Dans ce contexte, l’autosuffisance atteinte par l’Éthiopie constitue, selon elle, une avancée majeure non seulement pour le pays, mais également pour l’Afrique dans son ensemble. Elle a par ailleurs indiqué que l’Éthiopie ne se contente plus de couvrir ses besoins nationaux, mais qu’elle a également entamé l’exportation de ses excédents, renforçant ainsi sa position sur les marchés régionaux. Pour l’experte namibienne, les défis structurels auxquels l’agriculture africaine est confrontée – notamment la variabilité climatique, la sécheresse et la raréfaction des ressources en eau – exigent des réponses innovantes et durables. À cet égard, l’irrigation apparaît comme un levier stratégique. « Investir dans l’irrigation, c’est garantir une production alimentaire tout au long de l’année et réduire l’impact des périodes de sécheresse », a-t-elle expliqué. Elle a insisté sur la nécessité d’intensifier les investissements dans les infrastructures hydrauliques à travers le continent, tout en favorisant la coopération entre pays africains. Le partage des meilleures pratiques et des expériences réussies, comme celle de l’Éthiopie, pourrait selon elle accélérer la transformation agricole du continent et renforcer durablement la sécurité alimentaire. « La collaboration est essentielle. En unissant leurs efforts, les pays africains peuvent mutualiser leurs connaissances et bâtir un système agricole plus robuste et plus autonome », a-t-elle déclaré. Enfin, Shaanika a souligné le rôle déterminant des technologies dans la modernisation du secteur agricole. Elle a plaidé pour une adoption plus large des outils numériques, notamment au bénéfice des petits exploitants et des jeunes agriculteurs. L’accès aux données sur la qualité des sols, aux prévisions climatiques et aux informations agronomiques via les technologies mobiles constitue, selon elle, un facteur clé d’efficacité et de compétitivité.
Le Grand barrage est un projet de développement continental d’envergure, incarne le savoir-faire et le potentiel de l’Afrique, selon un économiste de renom.
Feb 20, 2026 108
Addis-Abeba, le 20 février 2026 (ENA) : - Le Grand Barrage de la Renaissance représente une illustration emblématique du potentiel africain et une réalisation majeure en matière de développement continental, a affirmé le Dr Ogho Okiti, économiste de renom et spécialiste des politiques publiques. Érigé sur le fleuve Abay en Éthiopie, le Grand barrage constitue le plus vaste projet hydroélectrique du continent africain. Lancé en 2011, il a été financé principalement par des ressources internes, incluant des contributions publiques, la vente d’obligations et des fonds gouvernementaux. Au-delà de son rôle stratégique pour l’Éthiopie, le Grand barrage est conçu comme une initiative énergétique régionale transformante, visant à étendre l’accès à l’électricité, promouvoir une énergie propre et renforcer les interconnexions électriques à l’échelle africaine. Dr Okiti, également haut responsable au ministère fédéral des Finances du Nigeria, a souligné que le barrage illustre de manière éclatante ce que les Africains peuvent accomplir grâce à la détermination et à l’autonomie. Il a mis en lumière l’engagement inébranlable des Éthiopiens dans la réalisation du barrage par leurs propres moyens, un chapitre qui restera gravé dans l’histoire du continent. « Pour les Éthiopiens eux-mêmes de mobiliser les ressources nécessaires pour achever ce barrage, c'était fantastique, unique et sans précédent », a-t-il déclaré, rappelant que la participation active et massive de la population a été à la fois inspirante et exemplaire. Cela démontre que l’Afrique peut mobiliser ses propres ressources pour exécuter des mégaprojets d’envergure continentale. Le Dr Okiti a ajouté que cette réussite, fruit d’une forte mobilisation publique, redéfinit les approches de développement et de croissance pour l’ensemble du continent. Le succès du barrage témoigne d’un lien de confiance solide entre le gouvernement éthiopien et ses citoyens, matérialisé par la mise en œuvre concrète d’un projet de grande ampleur. « Cela montre que le peuple fait confiance au gouvernement pour livrer, que les citoyens peuvent contribuer directement, et que les ressources nécessaires peuvent être trouvées localement, sans dépendre systématiquement de la dette ou de l’aide extérieure », a-t-il insisté. Au-delà de l’Éthiopie, le projet a renforcé l’unité nationale et prouve que les nations africaines peuvent concevoir et mener à terme des projets continentaux majeurs sans recourir excessivement à des prêts ou à l’assistance internationale. Le GERD sert ainsi de modèle pour atteindre des objectifs de développement à l’échelle africaine. Le barrage symbolise également l’importance de l’intégration économique continentale et des partenariats renforcés à travers l’Afrique. Dr Okiti a insisté sur la nécessité pour les pays africains de collaborer davantage, notamment dans les domaines du commerce et de l’investissement, afin de réaliser des agendas de développement communs. En conclusion, le Grand barrage incarne la détermination collective et la solidarité africaines, en favorisant la connectivité énergétique régionale et en consolidant les aspirations de développement du continent.
Le Forum d’affaires éthio-italien consacré au café, organisé à Milan, a pour objectif de renforcer les partenariats commerciaux et de stimuler les opportunités d’investissement entre les deux pays.
Feb 20, 2026 102
Addis-Abeba, le 20 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Italie ont réaffirmé leur volonté d’intensifier leur coopération commerciale et leurs partenariats en matière d’investissement à l’occasion du Forum d’affaires éthio-italien sur le café, organisé jeudi à Milan. D’après Agenzia Nova, ce forum a réuni des exportateurs éthiopiens de café et des représentants italiens du secteur afin de faciliter l’accès aux marchés, consolider les relations commerciales et encourager les investissements sur l’ensemble de la chaîne de valeur du café éthiopien. Organisé par BonelliErede en partenariat avec l’ambassade d’Éthiopie à Rome, l’Association éthiopienne du café et Confindustria Assafrica & Mediterraneo, l’événement a offert aux producteurs éthiopiens une vitrine stratégique pour promouvoir leurs produits et nouer de nouveaux partenariats sur l’un des marchés caféiers les plus importants d’Europe. En marge de la rencontre, l’ambassadrice d’Éthiopie en Italie, Demitu Hambisa, a souligné la volonté des exportateurs éthiopiens d’intensifier leur présence sur le marché italien. Elle a rappelé que le café, produit phare des exportations nationales, bénéficie d’une réputation de haute qualité et d’un fort potentiel commercial à l’international. La production éthiopienne poursuit sa progression et pourrait dépasser 11,6 millions de sacs de 60 kg pour la campagne 2025/26. Cette dynamique contribue significativement à l’économie nationale : lors de l’exercice 2024/25, les exportations de café ont généré environ 2,65 milliards de dollars. L’ambassadrice a également mis en avant les efforts environnementaux du pays, notamment un vaste programme de reboisement ayant permis la plantation de près de 50 milliards d’arbres en six ans. De son côté, Massimiliano Fabian, membre du conseil d’administration de Confindustria Assafrica & Mediterraneo, a estimé que l’Éthiopie occupe une place stratégique pour répondre à la demande mondiale croissante en café, mettant en avant la richesse génétique et la qualité organoleptique du café éthiopien. Gizat Worku, directeur général de l’Association des exportateurs de café éthiopiens, a pour sa part insisté sur la nécessité de mieux comprendre les attentes du marché italien afin d’accroître les volumes exportés. Bien que l’Italie soit le troisième importateur mondial de café vert et un acteur majeur de la torréfaction en Europe, la part de l’Éthiopie demeure encore limitée, représentant environ 2,5 % des importations italiennes en volume en 2024/25. Les participants ont exprimé leur optimisme quant à une intensification des échanges, estimant que ce forum pourrait ouvrir la voie à un renforcement durable des relations commerciales et des investissements italiens dans la filière café éthiopienne.
Le Premier ministre Abiy passe en revue les principaux projets de développement dans les zones de Wollega
Feb 19, 2026 76
Addis Ababa le 19 février, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a effectué une vaste tournée d'inspection des principaux projets de développement dans les trois zones de Wollega, dans la région d'Oromia, soulignant les progrès en cours dans les domaines de l'agro-industrie, du tourisme et des initiatives de transformation rurale. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le cabinet du Premier ministre a déclaré que celui-ci « a poursuivi aujourd'hui l'examen des principales initiatives de développement dans les zones de Wollega, en mettant l'accent sur les progrès réalisés dans les domaines de l'agro-industrie, du tourisme et de la transformation rurale ». Au cours de sa visite, le Premier ministre a visité la minoterie moderne de la coopérative agricole Gibe Dedesa, une installation conçue pour renforcer les chaînes de valeur agricoles et créer des opportunités d'emploi pour les communautés locales. Selon le Bureau, le projet renforce la valeur ajoutée dans le secteur agricole tout en favorisant la création d'emplois grâce à la transformation agricole. Abiy a également lancé la construction de la Busa Gonofa Integrated Food Industry, une grande usine de transformation du soja qui devrait stimuler la capacité agro-industrielle et offrir un meilleur accès au marché et un soutien accru aux agriculteurs de la région. Dans le secteur du tourisme, le Premier ministre a examiné les progrès réalisés dans le cadre du projet Sorga Eco Lodge, qui vise à exploiter le potentiel écotouristique de la région tout en créant des opportunités d'emploi locales. Le Bureau a noté que le lodge devrait contribuer au développement durable du tourisme à Wollega. En outre, le Premier ministre a évalué la mise en œuvre du programme « Rural Corridors » dans le kebele de Mede Jalela. Cette initiative vise à améliorer les moyens de subsistance en milieu rural en élargissant l'accès aux énergies renouvelables et aux infrastructures modernes, dans le but d'élever le niveau de vie des communautés défavorisées. « Ensemble, ces initiatives reflètent une croissance économique soutenue et un développement centré sur les communautés dans toute la région d'Oromia », a souligné le cabinet du Premier ministre. Cette tournée d'inspection s'inscrit dans le cadre des efforts plus larges déployés par le gouvernement pour accélérer le développement inclusif et veiller à ce que les progrès économiques se traduisent par des avantages tangibles pour les communautés au niveau local.
Le programme « Rural Corridors » transforme les moyens de subsistance des agriculteurs, selon le Premier ministre Abiy
Feb 19, 2026 78
Addis Ababa le 19 février, 2026 (ENA)Selon le Premier ministre Abiy Ahmed, l'initiative nationale visant à moderniser la vie des agriculteurs grâce au programme des corridors ruraux prend de l'ampleur dans tout le pays. Commentant aujourd'hui les progrès du programme des corridors ruraux Mede Jalela kebele dans la zone Est de Wellega, dans la région d'Oromia, il a déclaré que le projet « créait un cadre de vie durable et digne pour la communauté ». La transformation du kebele comprend l'installation d'énergie solaire moderne, de systèmes de biogaz, d'enclos pour le bétail, de salles de bains et d'espaces verts aménagés, a-t-il ajouté. Le Premier ministre a souligné que cette « initiative plus large visant à transformer la vie de nos agriculteurs grâce au programme des corridors ruraux progresse à l'échelle nationale », marquant ainsi une transition vers un développement rural intégré et résilient au changement climatique.