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L’Afrique n’attend plus, elle est déjà en pleine transformation, affirme le chef de la CEA
Feb 16, 2026 11
Addis-Abeba, le 16 février 2026 (ENA) – L’Afrique n’est plus un continent en attente de changement : sa transformation est déjà en marche, a déclaré Claver Gatete, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). S’exprimant lors du 9ᵉ Forum des entreprises africaines sur le thème « Financer l’avenir de l’Afrique : emplois et innovation pour une transformation durable », Gatete a souligné que malgré un contexte mondial incertain — croissance mondiale ralentie, vulnérabilité accrue à la dette, perturbations des chaînes d’approvisionnement et chocs climatiques — le continent connaît des changements structurels significatifs. Il a rappelé que l’Afrique dispose de la population active la plus jeune du monde et que l’urbanisation rapide, l’adoption du numérique et l’essor des marchés de consommation positionnent le continent comme un futur pôle de croissance. Parmi les avancées majeures, il a cité la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le développement rapide des plateformes numériques et la montée en puissance des startups sur l’ensemble du continent. Des exemples concrets illustrent cette dynamique : une entreprise ivoirienne dirigée par des jeunes transforme 36 tonnes de cacao par an tout en créant des emplois, tandis qu’au Maroc, une chaîne de valeur automatisée a généré plus de 220 000 emplois. En Éthiopie, l’écosystème des paiements numériques a mobilisé un vaste réseau d’agents et de commerçants. Malgré ces progrès, Gatete a reconnu que le rythme de la transformation reste inférieur au potentiel du continent, notamment en raison d’un déficit de financement des infrastructures et de pertes liées à la fraude financière. Il a toutefois souligné que l’Afrique possède plus de 1 100 milliards de dollars de capitaux institutionnels nationaux mobilisables. Lors du forum, Fatima Farouk Elsheikh, secrétaire générale de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), a insisté sur l’urgence de solutions de financement innovantes et sur l’importance des partenariats multilatéraux pour transformer les capitaux en projets créateurs d’emplois. Parallèlement, Samaila Zubairu, PDG de l’Africa Finance Corporation (AFC), a mis en avant le rôle stratégique des ressources minières et de l’industrialisation pour accélérer l’urbanisation, la création d’emplois et l’innovation, tout en appelant à dépasser les modèles extractifs actuels. Selon lui, l’Afrique dispose désormais de toutes les conditions pour bâtir une croissance durable et inclusive, à condition de traduire le potentiel en actions concrètes.
Le président Taye Atske Selassie a exhorté à renforcer les investissements et à multiplier les opportunités d’emploi pour la jeunesse lors du Forum des affaires en Afrique 2026.
Feb 16, 2026 13
Addis-Abeba, le 16 février 2026 (ENA) : - Le président éthiopien Taye Atske Selassie a lancé un appel en faveur d’un afflux accru d’investissements et d’un renforcement des partenariats stratégiques afin de stimuler la création d’emplois pour les jeunes et d’accélérer l’innovation à l’échelle du continent, lors de son allocution au Forum des affaires en Afrique 2026. Placée sous le thème « Financer l’avenir de l’Afrique : emplois et innovation pour une transformation durable », la rencontre a rassemblé des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise, des institutions financières de développement et des partenaires internationaux. Parmi les personnalités présentes figuraient Claver Gatete, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique ; Fatima Farouk Elsheikh, secrétaire générale de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique ; et Samaila Zubairu, président-directeur général de la Société financière africaine, aux côtés d’acteurs majeurs du secteur privé et du développement. Dans son intervention, le président Taye a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie en faveur de la vision de transformation à long terme du continent, alignée sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il a insisté sur l’urgence de répondre au défi du chômage des jeunes et aux déséquilibres démographiques, soulignant que la jeunesse africaine en pleine expansion doit devenir un moteur de croissance grâce à des investissements ciblés dans l’innovation, l’industrie manufacturière, l’agro-industrie et la transformation numérique. Le chef de l’État a mis en avant les efforts nationaux visant à développer des parcs industriels et des pôles de production générateurs d’emplois durables, ainsi que des parcs agro-industriels intégrant les petits exploitants aux chaînes de valeur. Il a également évoqué une récente législation favorable aux start-ups, destinée à consolider l’écosystème entrepreneurial et à renforcer la compétitivité du pays sur les marchés d’exportation. Des programmes de formation aux compétences numériques sont par ailleurs déployés pour préparer la main-d’œuvre à l’économie mondiale. Le Forum prévoit des dialogues présidentiels, des tables rondes thématiques et une exposition facilitant les rencontres entre micro, petites et moyennes entreprises et investisseurs, afin de catalyser les partenariats et mobiliser des financements, notamment à travers des mécanismes de financement mixte. Se positionnant comme la principale plateforme continentale de mobilisation des investissements, l’édition 2026 ambitionne de stimuler des actions concrètes pour créer des emplois à grande échelle, consolider les écosystèmes d’innovation et valoriser le potentiel créatif africain, en particulier dans les industries numériques, les MPME et les secteurs créatifs à forte croissance. En conclusion, le président Taye a plaidé pour une harmonisation des politiques de soutien aux start-ups, un renforcement des cadres commerciaux régionaux et une coopération plus étroite entre gouvernements et secteur privé, estimant que la transformation durable de l’Afrique repose sur une action coordonnée pour mobiliser les financements, autonomiser les jeunes entrepreneurs et libérer pleinement le potentiel économique du continent.
Jeffrey Sachs a salué l’Ethiopie comme moteur économique émergent de l’Afrique.
Feb 15, 2026 129
Addis-Abeba, le 15 février 2026 (ENA) : - Le professeur Jeffrey Sachs a qualifié l’Éthiopie de pôle économique en pleine ascension, saluant la rapidité de sa transformation et la cohérence de sa stratégie de développement. Il attribue cette dynamique à un leadership orienté vers le long terme, à des investissements structurants dans les infrastructures et à des réformes macroéconomiques ambitieuses. S’exprimant lors d’un entretien exclusif accordé à ENA en marge du Sommet de l’Union africaine, l’économiste américain a souligné que l’Éthiopie inscrit son développement dans une vision stratégique s’étalant sur plusieurs décennies. Professeur à l’Université Columbia et défenseur du développement durable à l’échelle mondiale, Jeffrey Sachs a décrit le pays comme l’une des économies les plus dynamiques et prometteuses au monde. Il a notamment mis en exergue les investissements conséquents réalisés dans les infrastructures de transport, la production énergétique, la connectivité numérique et l’agriculture, estimant que ces secteurs constituent les fondements d’une croissance durable et d’une intégration régionale renforcée. Selon lui, l’articulation entre le développement des infrastructures — en particulier dans l’énergie, les réseaux numériques et les corridors logistiques — et une réforme macroéconomique globale crée un environnement propice à l’essor du secteur privé et à l’attraction des capitaux. L’économiste a relevé des changements visibles, tant à Addis-Abeba que dans les différentes régions du pays, citant les progrès en matière d’électrification, d’accès au numérique et de modernisation des réseaux de transport. Il a également souligné le potentiel considérable de l’Éthiopie dans le domaine des énergies renouvelables — hydroélectricité, solaire, éolien et géothermie — qu’il considère comme un pilier central de sa stratégie de développement. À ce titre, il a mentionné le Grand barrage de la Renaissance comme symbole des ambitions énergétiques nationales. Selon lui, ce projet majeur renforcera significativement la capacité de production d’électricité du pays tout en contribuant aux efforts d’électrification à l’échelle régionale. Jeffrey Sachs a expliqué que l’accès élargi à l’électricité permet aux agriculteurs d’améliorer leur productivité, d’optimiser la logistique et d’accroître leurs revenus, notant que l’électrification rurale produit déjà des retombées économiques concrètes. Reconnaissant le vaste potentiel agricole du pays, il a toutefois insisté sur la nécessité d’investir dans la formation et le renforcement des capacités des agriculteurs afin de maximiser les gains de productivité. Au-delà du cadre national, l’économiste a plaidé pour une coopération continentale plus étroite sous l’égide de l’Union africaine, estimant que l’intégration régionale demeure essentielle pour stimuler la productivité, consolider les chaînes de valeur et attirer des investissements durables à l’échelle du continent. Il a conclu que la combinaison d’une planification stratégique à long terme, d’investissements massifs dans les infrastructures et d’une dynamique de réformes structurelles positionne l’Éthiopie comme l’une des puissances économiques émergentes d’Afrique et un exemple de développement durable à l’échelle mondiale.
L’Afrique consolide sa sécurité alimentaire à travers une alliance stratégique entre la ZLECAf et l’Alliance for a Green Revolution in Africa.
Feb 14, 2026 92
Addis-Abeba, le 14 fevrier 2026 (ENA) : - Le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine et l’Alliance for a Green Revolution in Africa ont signé un mémorandum d’entente historique aujourd’hui. Cet accord constitue un jalon majeur dans la stratégie africaine visant à combattre l’insécurité alimentaire en s’appuyant sur le commerce intra-africain pour renforcer la résilience du continent. Signé en marge du 39e Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, il s’inscrit dans la volonté des chefs d’État et de gouvernement de moderniser les systèmes agricoles africains tout en accélérant l’intégration économique pour réduire la dépendance aux importations alimentaires extérieures. Face aux crises alimentaires et à la forte dépendance du continent, ce partenariat vise à intensifier la coopération technique, politique et commerciale afin de stimuler la production locale et de faciliter la circulation des denrées à travers l’Afrique. Les deux institutions se sont accordées sur un plan d’action pour lever les obstacles au commerce intra-africain, réduire les coûts alimentaires et améliorer l’accès des agriculteurs et commerçants aux marchés régionaux. Le dispositif met également l’accent sur la résilience climatique, la gestion durable de l’eau et le développement de chaînes de valeur agricoles régionales, avec un objectif central : soutenir les petits exploitants, en particulier les femmes et les jeunes, tout en optimisant les ressources naturelles du continent. Les dirigeants ont salué cette initiative comme une avancée stratégique pour renforcer la sécurité alimentaire, promouvoir le commerce intra-africain et construire des systèmes alimentaires durables au service des populations africaines.
Le Premier ministre Abiy Ahmed a tenu des discussions avec le professeur Jeffrey Sachs.
Feb 14, 2026 69
Addis-Abeba, le 14 fevrier 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a eu un échange avec le professeur Jeffrey Sachs autour des enjeux du développement durable et des priorités stratégiques du continent africain. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le chef du gouvernement a exprimé sa satisfaction de dialoguer à nouveau avec l’économiste, précisant que cette rencontre s’inscrivait dans la continuité de leurs discussions de l’an dernier. Leurs échanges ont notamment porté sur la promotion d’une croissance économique durable ainsi que sur les axes prioritaires à privilégier pour accélérer le développement de l’Afrique.
Le Premier ministre Abiy Ahmed a discuté avec le président de la BAD, Sidi Uld.
Feb 14, 2026 60
Addis-Abeba, le 14 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé avoir eu un entretien avec le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ulud. Dans un message diffusé sur ses réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a indiqué avoir tenu, en marge du sommet du G20, une réunion de suivi avec Sidi Ulud, président de la Banque africaine de développement. Il a précisé que leurs échanges ont porté sur la promotion d’une croissance inclusive, le financement du développement et la mise en œuvre d’investissements stratégiques à travers le continent africain.
L’UA s’engage à faire du partenariat Italie-Afrique un modèle de coopération équilibrée et tournée vers l’avenir.
Feb 13, 2026 67
Addis-Abeba, le 13 février 2026 (ENA) : - La Commission de l’Union africaine a réaffirmé son engagement à collaborer étroitement avec le gouvernement italien et ses partenaires pour faire du partenariat Italie-Afrique un exemple de coopération équilibrée et orientée vers l’avenir. S’exprimant lors du deuxième Sommet Italie-Afrique à Addis-Abeba, le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a souligné que ce partenariat devait s’inscrire dans le cadre de l’Agenda 2063 et des plans de développement continentaux. « Guidée par la transparence, la prévisibilité et l’intérêt mutuel, la Commission de l’UA est prête à travailler avec l’Italie et tous les partenaires pour faire de ce partenariat un modèle durable, favorisant la prospérité et la stabilité sur les deux continents », a-t-il déclaré. Mahmoud a rappelé que la tenue du sommet à Addis-Abeba, en marge de l’Assemblée de l’UA, illustre l’engagement commun en faveur d’une coopération structurée et durable. Il a insisté sur le respect des priorités africaines, le suivi des cadres continentaux et l’importance d’un impact mesurable. Il a salué la dynamique croissante du partenariat Italie-Afrique, mettant en avant le Plan Mattei comme vecteur de coopération renforcée dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, la santé, la connectivité numérique et l’eau. Le président de la Commission a souligné que les infrastructures restent un levier clé de la transformation du continent et doivent s’intégrer aux initiatives majeures comme le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PDIA) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). « Les investissements dans les corridors de transport, les interconnexions énergétiques et les réseaux numériques doivent stimuler le commerce intra-africain, l’industrialisation et la compétitivité », a-t-il affirmé, citant le corridor de Lobito comme exemple positif. Il a également insisté sur la nécessité d’aller au-delà des exportations de matières premières en favorisant la valorisation locale, le transfert de technologies, le développement des compétences et l’inclusion des jeunes africains. « De tels partenariats créeront des emplois décents, encourageront l’innovation et s’attaqueront aux causes structurelles de la pauvreté et de l’instabilité », a-t-il souligné. Enfin, il a rappelé l’importance des thématiques de l’eau et de l’assainissement, fondamentales pour la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation, l’égalité des sexes et la résilience climatique, et a conclu que le sommet constitue une opportunité de définir « une feuille de route cohérente pour la prochaine phase de la coopération Italie-Afrique ».
L’Éthiopie relie l’Afrique au monde, l’Italie fait le pont avec l’Europe : Premier ministre Abiy
Feb 13, 2026 54
Addis-Abeba, 13 février 2026 (ENA) : - Lors de l’ouverture du deuxième Sommet Italie-Afrique à Addis-Abeba, le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a affirmé que l’Éthiopie joue un rôle croissant dans la connexion de l’Afrique au reste du monde, tout en saluant la vision stratégique de l’Italie, qui vise à servir de lien entre l’Europe et le continent africain. S’adressant aux chefs d’État, aux invités de marque et aux délégués, il a souligné le rôle central de l’Éthiopie sur les plans continental et international. « L’Éthiopie connecte de plus en plus l’Afrique au monde. Depuis Addis-Abeba, capitale diplomatique du continent, plaque tournante de l’aviation et de la logistique, et hôte de grandes conférences internationales, nous tissons des liens entre régions, marchés et idées, tout en faisant entendre la voix de l’Afrique à l’échelle mondiale », a-t-il déclaré. Le Premier ministre a décrit ce sommet comme un moment charnière pour les relations Afrique-Europe : « Ce rassemblement marque un tournant décisif : il est temps de passer du dialogue à l’action et de transformer les idées en résultats concrets pour nos populations. » Soulignant l’engagement continu de l’Éthiopie dans le partenariat Italie-Afrique, il a rappelé la participation de son pays au premier sommet de 2024 et l’importance de traduire les engagements en résultats tangibles : « Notre participation reflète une volonté commune de passer des paroles aux actes. » Mettant en avant la jeunesse africaine, Abiy Ahmed a insisté sur le fait que la plus grande richesse du continent réside dans son peuple : « L’Afrique est jeune, ambitieuse, prête à innover et à prendre les devants. » Il a également souligné le rôle transformateur de l’innovation et des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, pour moderniser les infrastructures énergétiques, renforcer la sécurité alimentaire et sanitaire, faciliter le commerce et offrir des services publics plus efficaces. Concernant le partenariat Afrique-Europe, le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’une coopération équilibrée et tournée vers l’avenir : « Le partenariat Italie-Afrique montre que la coopération peut être harmonieuse et durable, en progressant simultanément sur les migrations, la lutte contre le changement climatique, la valorisation du potentiel africain et l’investissement dans les technologies émergentes. » En conclusion, Abiy Ahmed a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à transformer ses paroles en actes et à garantir des bénéfices concrets pour sa population. Le deuxième Sommet Italie-Afrique se tient pour la première fois sur le sol africain, en parallèle des réunions de haut niveau de l’Union africaine à Addis-Abeba.
Sommet Italie-Afrique à Addis-Abeba : renforcer et optimiser le Plan Mattei
Feb 13, 2026 70
Addis-Abeba, 13 février 2026 (ENA) : - Le deuxième Sommet Italie-Afrique vise moins à célébrer les succès passés qu’à améliorer collectivement l’efficacité du Plan Mattei, a déclaré la Première ministre italienne, Giorgia Meloni. Lancée par Giorgia Meloni, cette initiative cherche à redéfinir l’engagement de l’Italie en Afrique en combinant vision politique, coopération au développement et diplomatie économique. Conçu comme une alternative constructive aux modèles traditionnels, le Plan Mattei ambitionne de positionner l’Italie en partenaire crédible, favorisant la co-création avec les acteurs africains et la mise en œuvre de projets concrets et orientés résultats. Lors de son allocution à Addis-Abeba, la Première ministre a insisté sur le fait que l’objectif du sommet est de réfléchir ensemble aux moyens de rendre le Plan encore plus pragmatique et adapté aux besoins des pays participants. « Le succès de cette initiative dépend de notre capacité à rester à l’écoute, à ajuster notre approche, à apprendre de nos erreurs et à nous inspirer de la sagesse africaine », a-t-elle souligné. Elle a également rappelé que tout progrès s’accompagne d’obstacles, qui servent de tremplin pour avancer : « Les résultats obtenus jusqu’ici ne sont pas une fin en soi, mais les graines pour une coopération future plus fructueuse. » Soulignant l’approche italienne, Giorgia Meloni a précisé : « Notre objectif n’est pas de créer de nouvelles dépendances, mais de soutenir l’autonomie des peuples africains. Nous voulons construire et trouver des solutions ensemble, avec humilité et respect mutuel. » Le sommet examine les avancées du Plan Mattei et fixe les priorités opérationnelles de la coopération future dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures, l’éducation, la santé et le développement du secteur privé.
Le Premier ministre Abiy a reçu son homologue italienne, Giorgia Meloni, dans le cadre du Sommet Italie-Afrique.
Feb 13, 2026 46
Addis-Abeba, le 13 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a reçu son homologue italienne, Giorgia Meloni, à l’occasion du deuxième Sommet Italie-Afrique, coprésidé par les deux dirigeants. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le renforcement du partenariat entre l’Italie et les pays africains. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Abiy a qualifié cette visite de « grand honneur » et de « véritable plaisir », mettant en avant la portée symbolique et stratégique de ce sommet. Il a souligné que cette rencontre dépasse le cadre d’un simple rendez-vous diplomatique et reflète l’approfondissement d’un partenariat fondé sur le respect mutuel, la responsabilité partagée et une ambition commune en faveur d’une croissance durable. La visite de la cheffe du gouvernement italien illustre la volonté commune d’élargir la coopération dans des secteurs prioritaires tels que le commerce, l’investissement, l’énergie, les infrastructures, l’agriculture et l’innovation. Ce deuxième Sommet Italie-Afrique devrait ainsi renforcer la dynamique de collaboration et consolider les relations économiques et stratégiques entre l’Italie et le continent africain.
L’Éthiopie accroît l’accès à l’eau potable : Ministère
Feb 13, 2026 66
Cette actualisation survient alors que les dirigeants africains se préparent au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, suite à la clôture de la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif qui s’est tenue au siège de l’UA à Addis-Abeba. Le sommet prochain se déroulera sous le thème « Assurer une disponibilité durable de l'eau et des systèmes d'assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2063 », plaçant l’eau et l’assainissement au cœur du plan de développement à long terme du continent. Motuma Mekassa, conseiller du ministre de l’Eau et de l’Énergie, a expliqué que cette attention continentale reflète les progrès réalisés par l’Éthiopie dans l’extension des services d’eau potable. Il a précisé que l’Agenda de l’UA « s’aligne parfaitement sur les avancées de l’Éthiopie en matière de sécurité hydrique et d’assainissement », et constitue une plateforme clé pour accélérer les initiatives futures. Il a également insisté sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leur coopération afin de bâtir des infrastructures hydriques fiables, protégeant la santé publique et soutenant le développement durable. « La sécurité hydrique est essentielle au bien-être de nos citoyens et à la transformation économique du continent », a-t-il affirmé. Motuma Mekassa a souligné que les efforts de l’Éthiopie dépassent le cadre national, les améliorations de l’accès à l’eau bénéficiant également aux communautés des régions voisines, favorisant l’intégration régionale et la prospérité partagée. Il a ajouté que le thème choisi par l’UA devrait stimuler de nouvelles opportunités d’investissement dans les systèmes d’eau et d’assainissement à travers l’Afrique. L’Éthiopie poursuit par ailleurs des projets d’infrastructure à grande échelle pour maintenir l’élan déjà acquis. En évoquant la trajectoire globale de développement du pays, le conseiller a rappelé que les progrès éthiopiens en matière d’accès à l’eau potable, de gestion intégrée des ressources hydriques et de développement des énergies renouvelables offrent des enseignements précieux pour d’autres nations africaines. Tout en soulignant que le développement des ressources en eau exige des capacités institutionnelles solides et un financement soutenu, Motuma Mekassa a réaffirmé l’engagement du gouvernement à collaborer étroitement avec les partenaires au développement pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063. Ce nouvel accent mis par le continent sur la sécurité hydrique est largement perçu comme une étape décisive pour améliorer les conditions de vie, renforcer la résilience et promouvoir une croissance inclusive à travers l’Afrique.
L’Éthiopie appelle les dirigeants africains à exploiter le potentiel d’un climat d’investissement dynamique et en plein essor.
Feb 13, 2026 46
Addis-Abeba, le 13 fevrier 2026 (ENA) : - Alors que le 39e sommet de l’Union africaine s’ouvre officiellement dans la capitale historique, le Bureau du Premier ministre a lancé un appel formel aux chefs d’État africains et aux délégations présentes afin de découvrir les importantes opportunités économiques qu’offre une Éthiopie en pleine mutation. Le Bureau du Premier ministre a souligné que les réformes structurelles en cours ouvrent de nouvelles perspectives pour des partenariats durables et stratégiques. « Lors de votre participation au #AUSummit, pensez #InvestInEthiopia », a indiqué le Bureau, mettant en avant le moment idéal de cette invitation alors que le continent se réunit pour envisager des trajectoires communes. Au centre de cet appel se trouve le succès de la transformation économique interne du pays. Selon le PMO, « notre agenda national de réformes économiques a permis de créer un environnement favorable aux investisseurs, fondé sur un cadre #FDI transparent, des zones économiques spéciales modernes et un accès direct au #AfCFTA ainsi qu’aux marchés africains et internationaux ». Ce dispositif vise à supprimer les obstacles traditionnels et à instaurer un climat propice à des investissements sûrs et prévisibles. Le Bureau a également mis en avant les avantages compétitifs qui font de l’Éthiopie un acteur majeur dans les énergies renouvelables et l’industrie. Grâce à un « leadership stratégique axé sur la durabilité et soutenu par le Grand barrage », le pays dispose désormais d’une capacité énergétique renouvelable dépassant 98 %. Cette base énergétique verte s’accompagne d’« une infrastructure numérique en expansion, des télécommunications améliorées et une main-d’œuvre qualifiée prête à générer des rendements durables ». En regardant vers l’intégration africaine, le Bureau a identifié des secteurs prioritaires pour un engagement immédiat, tels que l’agritech, la fabrication, la fintech, le commerce électronique, l’exploitation minière et bien d’autres. Enfin, le Bureau du Premier ministre a insisté sur le fait que ces investissements transcendent les frontières nationales et agissent comme un catalyseur régional, « en renforçant les chaînes de valeur régionales et en favorisant la prospérité partagée à travers l’Afrique ».
À la veille du 39e Sommet de l’Union africaine, les participants ont exhorté à des mesures urgentes en matière d’eau et à un renforcement de l’unité à l’échelle du continent.
Feb 13, 2026 59
Addis-Abeba, le 13 fevrier 2026 (ENA) : - À l’approche du 39e Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, les participants ont lancé un appel à des mesures immédiates et tangibles pour répondre à la crise de l’eau en Afrique, insistant sur le fait que l’unité et la coopération constituent des piliers indispensables du développement durable. Le thème retenu par l’Union africaine pour 2026 — « Assurer une disponibilité durable de l'eau et des systèmes d'assainissement sûrs afin de réaliser les objectifs de l’Agenda 2063 » — met l’accent sur l’urgence d’améliorer la gestion des ressources hydriques sur le continent. Le Dr Ogho Okiti, du ministère des Finances du Nigeria, a souligné que l’Afrique accuse un retard préoccupant en matière de durabilité de l’eau, pointant les insuffisances persistantes dans l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’irrigation. Selon lui, l’ampleur du déficit exige des résultats concrets, et non de simples déclarations d’intention. Il a ainsi appelé à des actions fermes pour élargir l’accès à l’eau destinée à la consommation, à l’agriculture et à l’assainissement à travers le continent. De son côté, Maki Moghrabi, analyste et spécialiste des relations internationales africaines, a estimé que le sommet revêt une importance capitale. Il a mis en avant le droit fondamental des peuples africains à disposer d’une eau salubre, rappelant le paradoxe d’un continent riche en ressources hydriques de surface et souterraines, mais où des millions de personnes restent privées d’un accès fiable à l’eau. Les deux intervenants ont insisté sur le fait que la coopération continentale constitue un levier indispensable, tant pour la sécurité hydrique que pour le développement économique, le commerce et la paix. Selon eux, le partenariat entre États africains — fondé sur le partage des connaissances, des investissements et des échanges — n’est plus un choix, mais une nécessité stratégique. Ils ont également souligné que, au-delà de la question de l’eau, les enjeux de paix et de sécurité demeurent essentiels, car le développement durable repose sur la stabilité. Alors que le 39e sommet de l’UA se tient à Addis-Abeba, le véritable défi consiste désormais à traduire les discussions en politiques effectives capables d’améliorer l’accès à l’eau, de consolider l’unité africaine et de stimuler une croissance durable à l’échelle du continent. Le thème retenu par l’Union africaine pour 2026 — « Assurer une disponibilité durable de l'eau et des systèmes d'assainissement sûrs afin de réaliser les objectifs de l’Agenda 2063 » — met l’accent sur l’urgence d’améliorer la gestion des ressources hydriques sur le continent. Le Dr Ogho Okiti, du ministère des Finances du Nigeria, a souligné que l’Afrique accuse un retard préoccupant en matière de durabilité de l’eau, pointant les insuffisances persistantes dans l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’irrigation. Selon lui, l’ampleur du déficit exige des résultats concrets, et non de simples déclarations d’intention. Il a ainsi appelé à des actions fermes pour élargir l’accès à l’eau destinée à la consommation, à l’agriculture et à l’assainissement à travers le continent. De son côté, Maki Moghrabi, analyste et spécialiste des relations internationales africaines, a estimé que le sommet revêt une importance capitale. Il a mis en avant le droit fondamental des peuples africains à disposer d’une eau salubre, rappelant le paradoxe d’un continent riche en ressources hydriques de surface et souterraines, mais où des millions de personnes restent privées d’un accès fiable à l’eau. Les deux intervenants ont insisté sur le fait que la coopération continentale constitue un levier indispensable, tant pour la sécurité hydrique que pour le développement économique, le commerce et la paix. Selon eux, le partenariat entre États africains — fondé sur le partage des connaissances, des investissements et des échanges — n’est plus un choix, mais une nécessité stratégique. Ils ont également souligné que, au-delà de la question de l’eau, les enjeux de paix et de sécurité demeurent essentiels, car le développement durable repose sur la stabilité. Alors que le 39e sommet de l’UA se tient à Addis-Abeba, le véritable défi consiste désormais à traduire les discussions en politiques effectives capables d’améliorer l’accès à l’eau, de consolider l’unité africaine et de stimuler une croissance durable à l’échelle du continent.
L’engagement de l’Éthiopie à soutenir d’autres pays africains démontre son rôle moteur dans le renforcement de l’intégration régionale, selon le Secrétaire d’État de Guinée équatoriale.
Feb 13, 2026 52
Addis-Abeba, le 13 fevrier 2026 (ENA) : - La Secrétaire d’État aux Organisations internationales de Guinée équatoriale, Mari-Cruz Evuna Andeme, a affirmé à l’ENA que l’engagement de l’Éthiopie en faveur des autres pays africains témoigne non seulement d’une coopération Sud-Sud dynamique, mais également de son aptitude à consolider l’intégration régionale. La Secrétaire d'État a affirmé que l’engagement de l’Éthiopie envers les autres nations africaines illustre à la fois la dynamique de la coopération Sud-Sud et sa capacité à stimuler l’intégration régionale. Lors d’un entretien exclusif accordé à ENA, elle a rappelé qu’au plus fort de la pandémie de COVID-19 en 2020, l’Éthiopie avait démontré une solidarité exemplaire en facilitant l’acheminement d’équipements médicaux essentiels à travers le continent africain. Elle a expliqué que le pays avait coordonné le transport de matériel et de médicaments indispensables depuis la Chine vers plusieurs États africains, mettant ainsi en évidence ses compétences logistiques et son engagement concret en faveur de la solidarité régionale en période de crise mondiale. La Secrétaire d’État a également salué le rôle déterminant joué par Ethiopian Airlines, soulignant que la compagnie aérienne, grâce à l’étendue de son réseau et à ses capacités opérationnelles, a permis la distribution efficace des fournitures vitales à travers l’Afrique. Selon elle, cette initiative constitue un exemple révélateur de la manière dont l’Éthiopie mobilise ses infrastructures au service de l’intérêt collectif africain, consolidant ainsi son leadership en matière de coopération régionale. Elle a par ailleurs mis en avant le fait que l’Éthiopie accueille le siège de l’Union africaine, ce qui renforce son rôle de plateforme centrale pour le dialogue et la concertation sur les enjeux continentaux. Pour la Secrétaire d’État, cette position traduit non seulement les capacités stratégiques du pays, mais également son engagement en faveur d’une Afrique plus unie, solidaire et intégrée. En conclusion, elle a estimé que ces différentes contributions confirment le statut de l’Éthiopie comme acteur majeur dans la promotion de la coopération régionale et de l’intégration africaine, tout en consolidant la dynamique de la coopération Sud-Sud.
L’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale confirment la solidité de leur partenariat à l’occasion de discussions de haut niveau.
Feb 12, 2026 86
Addis-Ababa, le 12 fevrier 2026 (ENA) : - À l’issue de consultations de haut niveau à Addis-Abeba aujourd’hui, l’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale ont réaffirmé la solidité de leur partenariat ainsi que leur engagement commun en faveur d’une transformation économique inclusive et durable. Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a rencontré Anna Bjerde, directrice générale des opérations de la Banque mondiale, et Ndiame Diop, vice-président pour l’Afrique de l’Est et australe, pour faire le point sur les avancées du programme de réformes macroéconomiques en Éthiopie et discuter des priorités visant une croissance durable et une stabilité économique renforcée. Les échanges ont porté sur le renforcement de la stabilité macroéconomique, la stimulation de la croissance par le secteur privé et la promotion d’un développement inclusif. Le ministre Shide a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes structurelles et à accélérer la transition vers une économie axée sur le secteur privé. Il a souligné l’importance d’une coopération étroite avec le Groupe de la Banque mondiale, incluant la SFI et la MIGA, pour soutenir la mise en œuvre des réformes et élargir les opportunités d’investissement privé. Bjerde a salué les progrès réalisés depuis la dernière rencontre en octobre 2025, notamment l’amélioration de la gestion de la politique monétaire, la maîtrise de l’inflation, le renforcement des réserves de change et le meilleur fonctionnement du marché des devises. Elle a réaffirmé l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à accompagner l’Éthiopie dans ses réformes et ses priorités de développement, en particulier le soutien au secteur privé et aux PME. Les deux parties ont insisté sur l’importance d’approfondir leur coopération dans des secteurs clés tels que la création d’emplois, l’énergie, la logistique, la transformation numérique, l’agriculture, le développement du secteur privé et des PME, ainsi que la résilience climatique. Ils ont également souligné la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles pour maintenir la dynamique des réformes et obtenir des résultats concrets en matière de développement. Cette réunion s’inscrit dans le cadre d’un dialogue stratégique continu entre l’Éthiopie et le Groupe de la Banque mondiale, illustrant un engagement commun en faveur d’une croissance inclusive, d’un développement soutenu par le secteur privé et d’un progrès économique durable.
L’Éthiopie, modèle africain en matière de durabilité et d’accès à l’eau, selon l’ECOSOCC.
Feb 12, 2026 105
Addis-Abeba, le 12 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’impose comme une référence continentale en matière de durabilité et d’accès à l’eau grâce à un leadership affirmé et à des politiques efficaces, a déclaré William Carew, chef du Secrétariat du Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC). Dans un entretien exclusif accordé à ENA, Carew a souligné que l’engagement du gouvernement éthiopien constitue un pilier essentiel pour l’ensemble de l’Union africaine, appelant les États membres à s’inspirer des bonnes pratiques mises en œuvre par Addis-Abeba. Il a insisté sur la nécessité d’un cadre continental global prenant en compte tous les enjeux liés à l’eau et à l’assainissement, estimant que les politiques adoptées par l’Éthiopie offrent une base solide pour une gestion durable des ressources hydriques et un accès sécurisé à l’assainissement. Le responsable a également salué le succès de l’initiative nationale « Héritage vert », qui a permis la plantation de plus de 48 milliards d’arbres depuis 2019, qualifiant ce résultat d’illustration concrète d’un leadership efficace appuyé par des politiques adaptées. « Il est temps de passer du discours à l’action », a-t-il affirmé, soulignant que les politiques doivent produire des résultats tangibles au bénéfice des citoyens. Carew a par ailleurs mis en avant les progrès réalisés à Addis-Abeba, estimant qu’ils renforcent l’espoir et la mobilisation des citoyens africains en faveur du développement durable. À l’occasion du Sommet de l’Union africaine 2026, placé sous le thème de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement sûr pour la réalisation de l’Agenda 2063, l’ECOSOCC a réaffirmé sa volonté de contribuer activement à la concrétisation de cet objectif continental.
L’Éthiopie et l’Inde souhaitent intensifier leurs échanges commerciaux et leurs investissements.
Feb 11, 2026 96
Addis-Abeba, le 11 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et l’Inde ont réaffirmé leur engagement à consolider leur coopération bilatérale dans les domaines du commerce et de l’investissement. Le ministre d’État éthiopien aux Affaires étrangères et sherpa du G20, l’ambassadeur Hadera Abera, a tenu des entretiens avec Jitin Prasada, vice-ministre indien du Commerce et de l’Industrie. Lors de cette rencontre, l’ambassadeur Hadera a exprimé sa reconnaissance au gouvernement indien pour l’accueil chaleureux réservé à la délégation éthiopienne. Les deux responsables ont examiné les moyens d’intensifier les relations économiques entre leurs pays, en mettant l’accent sur l’augmentation des flux commerciaux et la promotion des investissements bilatéraux. Les discussions ont également porté sur la progression de l’accord commercial bilatéral, notamment dans le contexte du processus d’adhésion de l’Éthiopie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). À ce sujet, le vice-ministre indien a réitéré la volonté de son pays d’accélérer la finalisation de cet accord. Les deux parties ont convenu de poursuivre leurs consultations et de renforcer leur coordination afin de dynamiser un partenariat historique fondé sur des intérêts communs et des bénéfices mutuels.
L’Éthiopie et la France consolident leur partenariat stratégique à travers une restructuration majeure de la dette et un appui financier de 81,5 millions d’euros.
Feb 11, 2026 598
Addis-Abeba, le 11 fevrier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la France ont consolidé leur partenariat stratégique de développement en signant des accords majeurs destinés à soutenir l’agenda de réformes macroéconomiques du pays et à stimuler sa reprise économique. Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, et la ministre déléguée française chargée de l’Europe et des Affaires étrangères, Éléonore Caroit, ont officialisé ces accords lors d’une cérémonie organisée à Addis-Abeba. Dans une avancée jugée décisive, l’Éthiopie et la France ont conclu le tout premier accord bilatéral de restructuration de la dette entre Addis-Abeba et un membre du Comité des créanciers officiels (OCC), dans le cadre du Cadre commun du G20. Selon un communiqué transmis à l’ENA par le ministère des Affaires étrangères, cette signature constitue une étape clé dans le processus de réaménagement de la dette extérieure éthiopienne. Le ministre Ahmed Shide a salué le rôle déterminant de la France en tant que coprésidente de l’OCC, soulignant que son engagement constructif a permis d’aboutir à l’accord de principe de juillet 2025 puis de finaliser l’entente bilatérale. En parallèle à cette restructuration, la France a annoncé une nouvelle enveloppe financière de 81,5 millions d’euros. Celle-ci comprend 80 millions d’euros d’appui budgétaire destinés au programme de réforme économique HGER 2.0, ainsi qu’une subvention de 1,5 million d’euros pour l’assistance technique. Ce soutien vient compléter une contribution antérieure de 100 millions d’euros accordée par la France lors de la première phase des réformes économiques de l’Éthiopie. Intervenant lors de la cérémonie, Caroit a mis en avant la profondeur du partenariat historique entre l’Éthiopie et l’Union européenne, estimant que ces accords illustrent une relation fondée sur la confiance mutuelle, des valeurs partagées et une volonté commune de promouvoir un développement durable.
L’Éthiopie est un acteur stratégique au service de la coopération africaine : Ambassadeur d’Inde.
Feb 11, 2026 63
Addis-Abeba, le 11 février 2026 (ENA) : - L’Éthiopie occupe une position stratégique majeure sur le continent africain, tant par sa localisation géographique que par son influence diplomatique et son poids démographique. Ces atouts en font un partenaire clé pour le renforcement de la coopération avec les autres pays africains, a affirmé l’ambassadeur de l’Inde en Éthiopie, Anil Kumar Rai. Dans un entretien accordé à l’ENA, le diplomate a décrit l’Éthiopie comme un pilier de la diplomatie africaine et un point d’ancrage incontournable dans la Corne de l’Afrique, soulignant son rôle déterminant sur la scène internationale. « L’Éthiopie est l’un des pays les plus influents d’Afrique et un acteur de premier plan dans la diplomatie mondiale. Elle constitue le centre névralgique de la diplomatie africaine et la principale porte d’accès à la Corne de l’Afrique », a-t-il déclaré. Il a également mis en avant la contribution d’Ethiopian Airlines, qu’il considère comme la compagnie aérienne dominante dans la région, jouant un rôle crucial dans le renforcement de la connectivité et l’ouverture de nouveaux marchés. « Depuis la Corne de l’Afrique, il est possible de rayonner vers de nombreuses autres régions du continent. Ethiopian Airlines est la compagnie la plus performante dans cette partie du monde et poursuit une stratégie ambitieuse d’expansion vers de nouveaux marchés », a-t-il expliqué. Selon l’ambassadeur, l’implantation d’une présence solide en Éthiopie peut servir de tremplin vers d’autres espaces régionaux, notamment la Communauté d’Afrique de l’Est et la zone sahélienne. « Nous estimons qu’un pays qui consolide sa présence en Éthiopie dispose d’une plateforme stratégique pour étendre ses activités vers la Communauté d’Afrique de l’Est et le Sahel », a-t-il affirmé. Évoquant les relations historiques entre l’Inde et l’Éthiopie, Anil Kumar Rai a rappelé que celles-ci ont été élevées au rang de partenariat stratégique à la suite de la visite du Premier ministre Narendra Modi à Addis-Abeba. Il a enfin souligné que les réformes économiques engagées par l’Éthiopie, notamment dans les secteurs bancaire et financier, contribuent à créer un environnement favorable aux investissements indiens. « Nous percevons l’Éthiopie comme un pays stable, doté d’institutions de gouvernance efficaces, ce qui en fait un facteur de paix et de stabilité dans la Corne de l’Afrique », a-t-il conclu.
L’Inde, reflet de l’Afrique par son envergure, sa diversité et ses ambitions : Ministre Ergogie Tesfaye
Feb 10, 2026 80
Addis-Abeba, le 10 février 2026 (ENA) – Le ministre éthiopien des Femmes et des Affaires sociales, Ergogie Tesfaye, a présenté l’Inde comme un partenaire naturel et fiable pour l’Afrique, soulignant que les deux régions se rejoignent par leur envergure, leur diversité et leurs ambitions communes. Lors du lancement du rapport Plan de croissance Afrique-Inde à l’ambassade de l’Inde à Addis-Abeba, Tesfaye a insisté sur la pertinence du partenariat Afrique-Inde et sur leur cheminement parallèle vers le développement. « L’Inde reflète l’Afrique par son ampleur, sa diversité et ses ambitions », a-t-il déclaré, en précisant que l’expérience indienne offre des enseignements précieux pour la croissance africaine. Le rapport, élaboré conjointement par l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) et le Centre pour le progrès social et économique (CSEP), met en évidence l’évolution d’une diplomatie traditionnelle vers une coopération basée sur des solutions concrètes et des données fiables. La ministre a souligné le rôle de l’innovation et du développement durable dans les progrès de l’Inde, notamment la sortie d’environ 450 millions de personnes de la pauvreté et la création d’une infrastructure numérique avancée, et a mis en avant l’approche indienne de coopération, adaptée et collaborative, en phase avec l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Alors que l’Éthiopie se prépare à accueillir des réunions en amont du Sommet de l’Union africaine, Ergogie Tesfaye a présenté le rapport comme une base solide pour la prochaine étape de la coopération Afrique-Inde, saluant le rôle de l’AUDA-NEPAD et du CSEP dans la mise en place d’une feuille de route concrète. Rappelant la visite du Premier ministre indien Narendra Modi en Éthiopie en décembre, elle a insisté sur l’importance d’une coopération fondée sur l’égalité et la réussite partagée pour relever les défis mondiaux, citant un proverbe éthiopien : « Quand les toiles d’araignée s’unissent, elles peuvent ligoter un lion. » Elle a également mis en avant le rôle stratégique de l’Éthiopie, pays hôte du siège de l’Union africaine, dans la facilitation de partenariats en agriculture, innovation numérique et technologies spatiales, tout en présentant les initiatives nationales telles que l’agriculture de précision et les systèmes d’identité numérique. L’ambassadeur indien en Éthiopie, Anil Kumar Rai, a quant à lui rappelé l’engagement croissant de l’Inde en Afrique, notant que 18 des 24 nouvelles missions indiennes ouvertes depuis 2018 se trouvent sur le continent, et a réaffirmé le rôle clé de la diaspora indienne ainsi que de l’investissement dans des secteurs prioritaires comme l’acier, le ciment et les infrastructures routières. Selon lui, le Plan directeur Afrique-Inde pour la croissance constitue une plateforme solide pour renforcer la coopération et faire progresser les objectifs de développement communs entre les deux régions.