Économie
(FRENCH) La politique économique claire et pragmatique de l’Éthiopie produit des résultats concrets: PDG de l’EIH
Jan 29, 2026 5
L’adoption par l’Éthiopie d’un cadre de politique économique clair et pragmatique a généré des gains macroéconomiques concrets : Brook Taye, PDG d’Ethiopian Investment Holdings (EIH).   Ces résultats concrets se traduisent notamment par un doublement du produit intérieur brut et du revenu par habitant au cours des cinq dernières années, a-t-il précisé.   S’exprimant ce jour à Bahirdar, lors de la Conférence sur l’État de droit et la résolution alternative des différends en faveur d’une paix et d’un développement durables, le PDG a expliqué que l’une des avancées majeures du gouvernement depuis 2018 avait été de mettre un terme à des décennies d’ambiguïté idéologique, au profit d’une vision économique claire et alignée sur les réalités du pays.   Il est revenu sur les anciens débats opposant capitalisme et socialisme, qu’il a qualifiés de source de confusion. Selon lui, dès son entrée en fonction en 2018, le gouvernement a fait de la clarification stratégique une priorité. Cette orientation s’est d’abord matérialisée à travers l’Agenda de réforme économique national (Homegrown Economic Reform Agenda), qui a identifié sans détour les principaux freins structurels de l’économie, notamment la rareté des devises, la forte inflation, les déficits en matière d’emplois et les insuffisances statistiques. Brook Taye a indiqué que cette approche reposait sur quatre axes simples, soulignant que la reconnaissance lucide de ces contraintes avait permis aux responsables politiques d’élaborer des réponses pragmatiques et réalisables. Il a ajouté que le pragmatisme avait été au cœur des réformes, permettant à l’Éthiopie de privilégier l’efficacité des politiques publiques plutôt que des considérations idéologiques.   Selon le PDG d’EIH, cette démarche a renforcé la résilience de l’économie face aux chocs internes et externes, tout en préservant la dynamique de croissance. À titre d’exemple, il a cité la maîtrise de l’inflation, qui est passée de 34 % à 9,7 % en l’espace d’un an, parallèlement à la poursuite de grands projets d’infrastructures et industriels. Brook Taye a également souligné l’importance d’abandonner une vision conflictuelle entre les secteurs public et privé, affirmant que chacun joue un rôle distinct mais complémentaire dans le développement économique. Cette coopération, selon lui, a permis d’accélérer l’exécution des projets et d’améliorer leur efficacité. Enfin, il a rappelé que la clarté des politiques ne suffit pas à elle seule, insistant sur la nécessité de disposer d’institutions solides et de compétences professionnelles capables de soutenir une croissance durable à long terme.
L’Éthiopie et les États-Unis renforcent leur coopération économique et les réformes macroéconomiques.
Jan 28, 2026 48
Addis-Abeba, le 28 janvier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et les États-Unis ont engagé aujourd’hui des discussions de haut niveau centrées sur la coopération en matière d’investissement, les réformes macroéconomiques et la promotion d’une croissance économique durable, réaffirmant leur volonté de renforcer leur partenariat économique bilatéral.   Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, a rencontré le secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, pour examiner les principaux domaines de collaboration.   Les échanges ont porté sur le programme de réformes macroéconomiques en cours, le développement de l’investissement et la trajectoire générale du développement économique du pays.   La ministre de la Planification et du Développement, Fitsum Assefa, ainsi que le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, ont également participé aux discussions.   Ahmed Shide a présenté à la délégation américaine les progrès réalisés dans le cadre des réformes, soulignant leurs effets positifs sur l’environnement des investissements et les opportunités accrues dans les secteurs stratégiques de l’économie.   Il a insisté sur les perspectives économiques favorables, soutenues par la clarté des politiques et les ajustements structurels.   Le ministre a également exprimé sa gratitude envers les États-Unis pour leur soutien récent au secteur de la santé éthiopien et a salué l’apport continu des institutions financières multilatérales pour soutenir les priorités de développement du pays.   Un point central des discussions a été le projet du nouvel aéroport international d’Éthiopie, que le ministre a présenté comme un levier stratégique pour stimuler la croissance, renforcer la connectivité régionale et faciliter le commerce.   Il a invité les entreprises et institutions financières américaines à s’impliquer dans le projet, notamment par des investissements et un soutien technique.   De son côté, le secrétaire d’État adjoint Landau a salué les avancées du programme de réformes éthiopien et a noté l’intérêt croissant des entreprises américaines pour le pays.   Il a réaffirmé l’engagement des États-Unis à développer les échanges commerciaux et à approfondir la coopération économique avec l’Éthiopie.   La rencontre s’est conclue par un engagement commun à promouvoir les relations bilatérales, à encourager la participation du secteur privé et à favoriser une coopération durable pour soutenir la prospérité économique des deux nations.
Le ministre des Finances a tenu des échanges bilatéraux avec un représentant de l’UE en préparation de la réunion ministérielle de l’Initiative pour la Corne de l’Afrique.
Jan 28, 2026 43
Addis-Abeba, le 28 janvier 2026 (ENA) : - Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, est arrivé ce jour à Mogadiscio pour prendre part à la 27ᵉ table ronde ministérielle de l’Initiative pour la Corne de l’Afrique (HoAI).   Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, est arrivé aujourd’hui à Mogadiscio pour prendre part à la 27ᵉ table ronde ministérielle de l’Initiative pour la Corne de l’Afrique (HoAI). En marge de cette rencontre, le ministre Ahmed a eu un échange bilatéral productif avec Myriam Ferran, directrice générale adjointe pour les Partenariats internationaux à la Commission européenne, centré sur le renforcement de la coopération dans le cadre de l’Initiative pour la Corne de l’Afrique. Au cours de cette discussion, le ministre a exprimé la reconnaissance de l’Éthiopie pour le soutien continu de l’Union européenne, notamment sa récente contribution, aux côtés de partenaires tels que l’Agence française de développement (AFD) et la Banque européenne d’investissement (BEI), au Programme pour l’énergie renouvelable intégrée et durable, ainsi qu’à la numérisation (RISED). Les deux parties ont exploré des pistes pour intensifier leur collaboration et se sont accordées sur l’engagement de l’UE à financer le corridor de transport Éthiopie-Djibouti, projet régional phare relevant de l’Initiative pour la Corne de l’Afrique. Elles ont également convenu de renforcer le soutien aux programmes de réforme macroéconomique, reconnaissant leur rôle essentiel pour une croissance durable et la stabilité régionale. La 27ᵉ table ronde ministérielle de la HoAI portera notamment sur l’accélération de l’accès à une électricité fiable et abordable, l’avancement du financement des lignes de transmission et le renforcement de la connectivité énergétique régionale, ainsi que sur d’autres interventions prioritaires visant à promouvoir la résilience, l’intégration et un développement inclusif dans la Corne de l’Afrique.
Les responsables éthiopiens et de l’Union africaine passent en revue les préparatifs de la 48ᵉ session du Conseil exécutif et de la 39ᵉ Assemblée de l’UA.
Jan 28, 2026 35
Addis-Abeba, le 28 janvier 2026 (ENA) : - Birhanu Tesgaye, ministre d’État éthiopien des Affaires étrangères, s’est entretenu mardi avec la vice-présidente de la Commission de l’UA, Selma Malika Haddadi, sur les préparatifs des prochaines sessions du Conseil exécutif et de l’Assemblée de l’Union africaine, prévues mi-février 2026.   Lors de la rencontre, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine a exprimé la gratitude de l’institution à l’égard de l’Éthiopie pour son appui constant à l’UA, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination étroite afin d’assurer le succès du prochain sommet, prévu au siège de l’Union à Addis-Abeba. La 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif, programmée les 11 et 12 février 2026, réunira les ministres des Affaires étrangères ou leurs représentants des États membres de l’Union africaine. Considéré comme l’un des principaux organes politiques de l’Union, le Conseil exécutif est chargé d’harmoniser et d’adopter les politiques communes à l’échelle continentale.   Il prépare également les dossiers soumis à l’examen de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement et veille à l’application des décisions de l’UA, conformément aux objectifs de l’Agenda 2063. Au cours de cette session, les ministres devraient examiner les rapports du Comité des représentants permanents (COREP), débattre de la participation de l’Union africaine à des instances internationales telles que le G20, se pencher sur des questions de gouvernance institutionnelle et statuer sur les élections et nominations au sein des organes et institutions de l’UA.   Ces décisions devraient fortement influencer l’orientation politique de l’Union en 2026. À l’issue des travaux du Conseil exécutif, la 39ᵉ session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine se tiendra les 14 et 15 février 2026. Organe suprême de décision de l’Union africaine, l’Assemblée, composée des chefs d’État et de gouvernement des pays membres, fixe les grandes priorités stratégiques de l’organisation et adopte les principales décisions et initiatives concernant le continent. Les réunions de l’Assemblée seront précédées d’un ensemble de rencontres préparatoires, notamment les sessions du Comité des représentants permanents prévues à la fin du mois de janvier. Les thématiques inscrites à l’ordre du jour de l’Assemblée porteront notamment sur les systèmes durables d’approvisionnement en eau et d’assainissement en lien avec l’Agenda 2063, les enjeux de paix et de sécurité, ainsi que le processus d’intégration continentale, reflétant les priorités stratégiques des États membres. Les échanges entre les deux parties ont par ailleurs permis d’examiner les moyens de consolider davantage la coopération entre l’Éthiopie et l’Union africaine, réaffirmant la position de l’Éthiopie en tant que pays hôte et partenaire stratégique de l’organisation continentale.
Le gouvernement met l’accent sur la formation professionnelle afin de stimuler la croissance des startups.
Jan 28, 2026 65
Addis-Abeba, le 28 janvier 2026 (ENA) : - Selon le Bureau du Premier ministre (PMO), la trajectoire de développement de l’Éthiopie s’appuie résolument sur le renforcement des compétences techniques et de l’esprit d’innovation de la prochaine génération.   Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le Bureau a souligné le développement de l’enseignement spécialisé et son rôle croissant dans la transformation économique du pays. Il a indiqué que le gouvernement éthiopien consacre des investissements importants aux programmes de formation technique et professionnelle, lesquels permettent aux jeunes d’acquérir des compétences concrètes favorisant la création de startups, l’insertion sur le marché du travail et la réussite au sein d’une économie moderne. Le Bureau a également mis en avant les retombées positives de ces initiatives, expliquant qu’en offrant une formation pratique dans les domaines des métiers, des technologies et de l’entrepreneuriat, ces programmes encouragent l’innovation, élargissent les opportunités d’emploi et soutiennent la croissance économique. En conclusion, insistant sur l’objectif d’une prospérité inclusive, le Bureau du Premier ministre a affirmé que le renforcement des capacités des jeunes grâce à des compétences adaptées aux besoins du marché améliore non seulement les conditions de vie individuelles, mais contribue aussi à bâtir une économie plus dynamique et créatrice d’emplois, garantissant une répartition équitable des fruits du développement à travers l’ensemble du pays.
La CBE, un rempart financier face aux réformes du marché des changes, selon le ministre des Finances.
Jan 27, 2026 52
Addis-Abeba, le 27 janvier 2026 (ENA) : - La Banque commerciale d’Éthiopie (CBE) s’impose comme un acteur clé de la stabilité financière nationale dans un contexte de réformes profondes du marché des changes, a affirmé le ministre des Finances et président du conseil d’administration de la CBE, Ahmed Shide.   S’exprimant lors du lancement de la Semaine du service à la clientèle de la Banque, le ministre a souligné que la CBE, qui détient près de 50 % de parts de marché du secteur financier, joue un rôle déterminant de stabilisation, soutenu par une amélioration continue de la qualité de ses actifs.   Il a également indiqué que la Banque accorde une priorité marquée au secteur privé, auquel 88 % des prêts ont été destinés au cours du dernier exercice fiscal.   Évoquant les performances macroéconomiques du pays, Ahmed Shide a relevé que les réformes économiques avancent de manière satisfaisante, avec une croissance de 9,2 % enregistrée l’an dernier, et une prévision de 10,2 % pour l’exercice en cours.   Pour sa part, le représentant du gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Ephrem Mekuria, a précisé que la CBE a octroyé 458 milliards de birrs de crédits au secteur privé durant l’exercice fiscal éthiopien 2017, illustrant son engagement stratégique en faveur du développement des entreprises.   Il a ajouté que cette orientation renforce le rôle de la Banque dans la dynamisation de l’économie nationale et la consolidation d’un environnement commercial compétitif.   Abordant la transformation numérique, le représentant a indiqué que la CBE, pionnière dans ce domaine, traite désormais plus de 90 % de ses opérations via des canaux numériques, appuyés par une cybersécurité Zero Trust fondée sur l’intelligence artificielle.   Il a enfin assuré que les difficultés liées au réseau seront prises en charge dans le cadre de cette semaine dédiée aux clients et au personnel de la Banque.
Le Premier ministre Abiy Ahmed a souligné les résultats positifs de la transformation urbaine issus de l’initiative de développement des corridors.
Jan 27, 2026 44
Addis-Abeba, le 27 janvier 2026 (ENA) : - Selon le Premier ministre Abiy Ahmed, l’initiative nationale de développement des corridors joue un rôle déterminant dans la stratégie éthiopienne visant à promouvoir une croissance urbaine durable et inclusive.   Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le Premier ministre a affirmé que ce projet incarne concrètement les ambitions stratégiques de développement du pays. Il a expliqué que l’initiative nationale de développement des corridors traduit l’engagement de l’Éthiopie en faveur d’une transformation urbaine durable, inclusive et axée sur les citoyens, conformément aux orientations définies dans l’Agenda national de réforme économique. Il a par ailleurs souligné que cette dynamique de transformation dépasse largement le cadre de la capitale et s’étend à plusieurs centres urbains régionaux à travers le pays. Déployée dans de nombreuses villes en dehors d’Addis-Abeba, l’initiative contribue à améliorer la mobilité urbaine, à réhabiliter les espaces publics, à stimuler les économies locales et à renforcer la résilience environnementale. Selon le Premier ministre, l’objectif fondamental de ces projets est de soutenir l’émergence d’une économie nationale plus intégrée et plus prospère, portée par une planification urbaine moderne. En favorisant la connectivité entre les quartiers et en libérant le potentiel économique et social des villes, cette démarche illustre une vision nationale claire : bâtir des villes viables, compétitives et inclusives, capables de promouvoir un développement équilibré et une prospérité partagée à l’échelle de l’Éthiopie.
L’Éthiopie prend part à Gulfood 2026.
Jan 26, 2026 106
Addis-Abeba, le 26 janvier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie participe à Gulfood 2026, le plus grand salon annuel mondial dédié aux produits alimentaires et aux boissons, qui se déroule à Dubaï du 26 au 30 janvier 2026.   Lors de l’inauguration officielle, Jemal Beker, ambassadeur d’Ethiopie aux Émirats arabes unis, Zerihun Megersa, consul général de la République fédérale démocratique d’Éthiopie à Dubaï et dans les Émirats du Nord, ainsi que Bekele Ketema, responsable exécutif principal du marketing commercial à l’exportation au ministère du Commerce et de l’Intégration régionale, ont officiellement ouvert le pavillon national éthiopien.   Il a également échangé avec les exposants locaux pour soutenir et encourager leurs initiatives commerciales.   Cette année, plus de 20 entreprises éthiopiennes présentent un portefeuille diversifié et compétitif, comprenant légumineuses, épices, café et autres produits agroalimentaires à valeur ajoutée.   Leur participation met en lumière la préparation accrue de l’Éthiopie aux standards internationaux et son engagement en faveur de la qualité et de l’innovation dans ses exportations.   Avec plus de 8 500 exposants provenant de 195 pays, Gulfood 2026 constitue une plateforme stratégique pour l’Éthiopie afin de développer des partenariats commerciaux, attirer des investissements étrangers et renforcer sa présence sur le marché mondial de l’agroalimentaire.
La Banque mondiale confirme son engagement en faveur des réformes et du développement de l’Éthiopie.
Jan 26, 2026 78
Addis-Abeba, le 26 janvier 2026 (ENA) : - La Banque mondiale a renouvelé son appui au programme de réformes structurelles et aux ambitions de développement de l’Éthiopie, à l’issue d’échanges de haut niveau avec des responsables gouvernementaux éthiopiens, confirmant ainsi sa confiance dans la trajectoire de transformation macroéconomique engagée par le pays.   Dans ce cadre, le ministre des Finances, Ahmed Shide, s’est entretenu avec Wencai Zhang, directeur général et chef de l’administration de la Banque mondiale. Il a présenté les grandes lignes du programme de réformes macroéconomiques en cours, destiné à repositionner l’économie nationale vers un modèle de croissance porté par le secteur privé.   Le ministre a précisé que ces réformes visent notamment à élargir les moteurs de la croissance économique, à accélérer le développement de l’économie numérique et du tourisme, ainsi qu’à renforcer l’intégration régionale à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et l’amélioration des infrastructures de connectivité régionale.   D’après un communiqué publié sur le site du ministère des Finances, Ahmed Shide a salué l’engagement durable de la Banque mondiale dans des secteurs stratégiques, mettant en exergue le rôle central de l’institution dans l’accompagnement des réformes nationales et la réalisation des objectifs de développement à long terme de l’Éthiopie.   Il a souligné que ce partenariat « demeure un levier essentiel pour la mise en œuvre des priorités nationales, dans une perspective de croissance inclusive, résiliente et durable ».   Les discussions ont également permis d’évaluer l’état d’avancement du partenariat stratégique entre l’Éthiopie et la Banque mondiale, avec un accent particulier sur les opérations d’appui budgétaire en cours et le financement de projets conformes aux priorités de développement du pays.   Pour sa part, Wencai Zhang a salué les progrès « ambitieux et prometteurs » accomplis par le gouvernement éthiopien dans la mise en œuvre des réformes macroéconomiques, en particulier les avancées significatives enregistrées dans le processus de restructuration de la dette.   Il a réaffirmé l’engagement continu de la Banque mondiale à soutenir le programme de développement de l’Éthiopie à travers une assistance technique et financière soutenue, précisant que cet appui sera mobilisé via divers mécanismes de financement, dont le Guichet « Croissance et opportunités régionales », en complément des allocations régulières accordées au pays.
L'Université d'aviation d'Éthiopie prévoit une expansion majeure pour répondre à la demande africaine.
Jan 26, 2026 70
Addis-Abeba, 26 janvier 2026 (ENA) : - L'Université d'aviation d'Éthiopie a annoncé son intention de doubler ses effectifs étudiants annuels d'ici cinq ans, afin de répondre à la demande croissante de professionnels de l'aviation qualifiés en Afrique, capables de rivaliser sur le marché mondial.   Dans un entretien exclusif avec ENA, le président de l'Université d'aviation d'Éthiopie, Leake Tadesse, a déclaré que l'université accueille actuellement environ 4 000 étudiants par an. Il a précisé que ce chiffre devrait doubler d'ici cinq ans, grâce aux projets d'expansion en cours.   « Nous construisons un campus supplémentaire afin de doubler notre capacité d'accueil dans les cinq prochaines années », a-t-il affirmé.   Il a ajouté que l'université se lance également dans l'enseignement supérieur, avec des préparatifs en cours pour le lancement de masters en innovation et en gestion de l'innovation.   Tadesse a également souligné que le développement des infrastructures aéronautiques en Éthiopie créera de nouvelles opportunités pour les établissements de formation.   Selon lui, l'université s'est solidement positionnée comme un pôle de formation aéronautique de premier plan sur le continent.   « L’Université d’aviation éthiopienne est pionnière dans la formation aéronautique africaine », a-t-il déclaré.   L’université, opérationnelle depuis près de six ans, a rapidement développé ses capacités de formation, diversifié ses programmes académiques et étendu son rayonnement pour accueillir des stagiaires de nombreux pays.   Elle propose actuellement des formations dans la quasi-totalité des grandes disciplines aéronautiques, notamment la formation de pilotes, les services de personnel de cabine, la maintenance aéronautique et l’ingénierie.   Selon le président, cette large gamme de formations a permis à l’établissement de jouer un rôle crucial pour combler le déficit de compétences dans le secteur aéronautique africain.   « Nous contribuons de manière significative à pallier la pénurie de professionnels de l’aviation sur le continent », a affirmé M. Leake.   Il a attribué les succès de l’université à son modèle de formation professionnelle performant et à son étroite collaboration avec le groupe Ethiopian Airlines.   « Nous tirons parti des différentes composantes du groupe pour offrir une formation pratique solide, en complément de la théorie, et nos instructeurs sont très expérimentés », a-t-il expliqué.   Des infrastructures modernes constituent également un atout majeur pour attirer des stagiaires du monde entier.   « Nous disposons de simulateurs de pointe et de laboratoires entièrement équipés qui améliorent la qualité de la formation et attirent un corps étudiant diversifié, même si les pays africains restent nos principaux clients », a-t-il déclaré.   Évoquant la pose de la première pierre de l'aéroport international de Bishoftu, il a indiqué que la croissance de la compagnie aérienne et l'acquisition d'avions supplémentaires augmenteraient la demande de personnel qualifié.   « Il sera nécessaire de former des pilotes, des techniciens et d'autres professionnels de l'aviation », a-t-il affirmé.   Selon lui, le nouvel aéroport renforcera le rôle de l'université dans le développement de la main-d'œuvre.   « L'aéroport international de Bishoftu offrira de nouvelles opportunités à l'Université de l'aviation et nous permettra d'accroître notre capacité à former le personnel nécessaire à la réalisation de notre mission », a-t-il conclu.   Le 17 janvier 2026, l'Université de l'aviation d'Ethiopian Airlines a réaffirmé sa position de centre d'excellence aéronautique de référence en Afrique après avoir diplômé 457 professionnels originaires de 12 pays, dont le Nigeria, l'Italie et le Yémen, contribuant ainsi directement à atténuer la pénurie mondiale de professionnels qualifiés du secteur aérospatial.   En tant que plus ancienne et plus grande institution de formation aéronautique de la région, l'université continue de jouer un rôle essentiel dans le développement du capital humain et la croissance économique, en tirant parti de la vaste infrastructure, du hub international et des services liés à l'aviation du groupe Ethiopian Airlines.
La Banque centrale d'Éthiopie harmonise les prix à l'importation avec les barèmes douaniers.
Jan 25, 2026 93
Addis-Abeba, le 25 janvier 2026 (ENA) : - La Banque nationale d'Éthiopie (BNE) a annoncé une nouvelle mesure obligeant les banques à utiliser les prix indicatifs fixés par la Commission des douanes éthiopiennes pour certains produits importés.   La Banque nationale d’Éthiopie a annoncé l’introduction d’une nouvelle directive imposant aux banques commerciales de se référer aux prix indicatifs établis par la Commission des douanes éthiopiennes pour certaines marchandises importées. Selon le communiqué de la banque centrale, cette décision vise à renforcer la cohérence, la transparence et la fiabilité des données utilisées dans les opérations de change liées aux importations. La Banque a précisé que cette mesure s’inscrit dans le prolongement de la Directive consolidée sur les changes n° FXD/0V2024, entrée en vigueur en juillet 2024, qui a marqué la transition du régime de change éthiopien vers un système fondé sur les mécanismes du marché. Dans le cadre de cette réforme, les banques ont obtenu l’autorisation de fixer librement, en concertation avec leurs clients, les taux d’achat et de vente des devises, tandis que l’ancien système de prix planchers pour les importations a été supprimé. La banque centrale a souligné que cette initiative vise à harmoniser les références tarifaires entre les institutions concernées, à améliorer la qualité des données de la balance des paiements et à préserver l’intégrité du marché des changes. La Banque a enfin assuré qu’elle continuera de surveiller de près la mise en œuvre de cette mesure et qu’elle prendra, si nécessaire, les dispositions appropriées afin de garantir le bon fonctionnement du marché des changes dans le cadre du programme de réformes économiques en cours.
L’accès souverain de l’Éthiopie à la mer est un enjeu stratégique pour l’intérêt national et la cohésion du pays, estiment des spécialistes.
Jan 25, 2026 112
Addis-Abeba, le 25 janvier 2026 (ENA) : - Des universitaires et chercheurs soutiennent que l’obtention d’un accès direct à la mer constitue une condition fondamentale pour la protection des intérêts nationaux de l’Éthiopie et le renforcement de son unité nationale.   Ils considèrent cette démarche comme solidement fondée sur des bases juridiques, historiques, géographiques et économiques, et estiment que la revendication éthiopienne en matière de souveraineté maritime est à la fois logique et légitime. Selon les experts interrogés par l’ENA, les efforts diplomatiques récents visant à rétablir cet accès représentent une avancée significative sur la scène internationale, corrigeant une situation héritée d’événements historiques survenus il y a trois décennies. Les spécialistes rappellent que le passage de l’Éthiopie au statut de pays enclavé résulte de circonstances historiques complexes, perçues comme une injustice historique et une source durable de frustration pour la population. Ils soulignent que le rétablissement de l’accès à la mer dépasse largement les considérations logistiques ou commerciales, constituant un élément clé de la souveraineté nationale et un levier essentiel pour la prospérité à long terme du pays. Le professeur Ahmed Zekaria, expert en histoire et en culture, a affirmé que l’histoire, l’identité et la civilisation éthiopiennes sont intimement liées à un accès légitime à la mer Rouge. Selon lui, la revendication actuelle de l’Éthiopie en faveur d’un port maritime relève d’une nécessité existentielle rationnelle, fondée sur des arguments naturels, juridiques, géographiques et historiques. Il a estimé qu’un règlement durable de cette question est indispensable pour garantir un développement équilibré, un partage équitable des bénéfices ainsi qu’une paix et une sécurité durables aux niveaux régional et continental. Faisant référence à la victoire d’Adoua, le professeur a rappelé que cet événement historique demeure un symbole fort de l’unité et de la solidarité du peuple éthiopien dans la défense de sa souveraineté et de ses intérêts fondamentaux. Il a également insisté sur l’importance d’une compréhension commune et de la construction d’un récit national unifié afin de guider l’Éthiopie vers un avenir plus prometteur et de préserver ses intérêts stratégiques. Enfin, il a souligné que la reconquête de l’accès à la mer exige un sens élevé de responsabilité collective et l’engagement de l’ensemble des citoyens. « Il ne s’agit pas uniquement d’une question nationale, mais d’une initiative stratégique essentielle au développement et au bien-être des générations futures », a-t-il déclaré, ajoutant que cette préoccupation est partagée par l’ensemble des Éthiopiens. De son côté, Gashaw Ayferam, chercheur en affaires africaines à l’Institut des affaires étrangères, a également mis en avant le lien historique profond entre la civilisation éthiopienne et la possession de ports maritimes. Il a rappelé que, depuis l’époque des royaumes aksoumites, la mer Rouge faisait partie intégrante des frontières naturelles et du territoire éthiopien. Selon lui, la perte de cet accès maritime il y a trente ans résulte d’actions menées par des adversaires historiques et par certaines forces internes n’ayant pas pleinement mesuré l’intérêt national du pays. Gashaw Ayferam a conclu que la revendication de l’Éthiopie pour un accès à la mer est pleinement justifiée, car elle s’appuie sur des droits juridiques établis, une continuité historique, une réalité géographique incontestable, une intégrité nationale et une répartition équitable des avantages économiques.
Une délégation éthiopienne de haut niveau promeut les priorités stratégiques du pays lors du Forum économique mondial 2026.
Jan 24, 2026 92
Addis-Abeba, le 24 janvier 2024 (ENA) : - Une délégation éthiopienne de haut niveau a achevé sa participation au Forum économique mondial (WEF) 2026 à Davos, à l’issue d’échanges productifs axés sur la mobilisation des investissements, le renforcement des partenariats et la promotion des intérêts stratégiques nationaux de l’Éthiopie à travers une coopération internationale renforcée.   En marge du Forum économique mondial, le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, s’est entretenu avec le président du Forum économique mondial, Børge Brende, lors de la réunion annuelle de Davos, a indiqué l’Agence de presse éthiopienne. Les échanges ont permis de mettre en évidence les avancées continues de l’Éthiopie dans la mise en œuvre de réformes économiques d’envergure, tout en examinant les opportunités de renforcer davantage la coopération entre l’Éthiopie et le WEF. Les discussions ont notamment porté sur l’intensification du dialogue en matière d’investissements, l’élargissement des partenariats de développement et le renforcement de la collaboration dans des secteurs clés tels que le développement mondial, les technologies et les mécanismes de financement innovants. Les deux parties ont souligné l’importance de la plateforme du WEF en tant que levier stratégique pour encourager des partenariats à fort impact, favorisant une croissance inclusive et un développement durable. Le ministre Ahmed Shide a exprimé sa reconnaissance au Forum économique mondial pour le rôle qu’il joue en offrant une tribune internationale permettant à l’Éthiopie d’échanger avec des partenaires mondiaux sur des enjeux stratégiques majeurs. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre une coopération étroite afin de soutenir les priorités de développement à long terme du pays. À l’issue des échanges, les deux parties ont convenu de renforcer leur collaboration en matière d’investissements et de développement, réaffirmant leur engagement commun à bâtir des partenariats solides au service d’une croissance économique durable et inclusive en Éthiopie. La délégation éthiopienne a ainsi clôturé sa participation au WEF 2026 par une série de rencontres de haut niveau productives, confirmant l’engagement du pays en faveur de la coopération internationale, du développement durable et des partenariats stratégiques à l’échelle mondiale.
Le patron de la ZLECAf appelle l’Afrique à consolider son marché intérieur face aux turbulences du commerce mondial
Jan 24, 2026 134
Addis-Abeba, le 24 janvier 2026 (ENA) : - Dans un contexte marqué par la fragmentation du commerce international et la désorganisation des chaînes d’approvisionnement, l’Afrique doit impérativement renforcer son intégration économique et bâtir un marché continental solide, a affirmé Wamkele Mene, directeur général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).     S’exprimant lors du petit-déjeuner des Amis de la ZLECAf, organisé en marge du Forum économique mondial (FEM), M. Mene a insisté sur l’urgence d’accélérer l’intégration régionale, de mobiliser les capitaux domestiques et d’adopter une approche plus cohérente et stratégique dans les négociations avec les partenaires extérieurs.   Il a souligné que la fragmentation persistante des marchés africains, héritée de plusieurs décennies, a considérablement limité le potentiel économique du continent, en dépit de son envergure démographique et de l’abondance de ses ressources.   Selon lui, l’utilisation de 42 monnaies différentes, la faiblesse de l’industrialisation et la contribution de moins de 3 % de l’Afrique au commerce mondial illustrent ces contraintes structurelles.   À cela s’ajoutent des besoins annuels de financement des infrastructures estimés à 150 milliards de dollars par la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que des coûts élevés liés au transport, à la logistique et au financement du commerce. Mene a également relevé les difficultés persistantes de circulation des personnes à travers les frontières africaines, y compris au sein de blocs régionaux tels que la CEDEAO ou la Communauté d’Afrique de l’Est.   « Une telle situation n’est pas soutenable », a-t-il déclaré, rappelant que le continent compte 1,4 milliard d’habitants et un produit intérieur brut cumulé d’environ 3 400 milliards de dollars, incluant la consommation et l’investissement.   Face à ces défis, les dirigeants africains ont lancé la ZLECAf, désormais ratifiée par 50 États, traduisant une volonté politique affirmée de lever les obstacles au commerce et à l’investissement intra-africains, a-t-il indiqué, tout en précisant que ces investissements ne représentent actuellement que 4 % du PIB du continent.   Le directeur général a annoncé que les négociations mandatées par les chefs d’État sont désormais achevées, marquant le passage à une phase de mise en œuvre axée sur la réduction des coûts d’infrastructure, de logistique et de financement, en particulier au bénéfice des jeunes et des petites et moyennes entreprises.   Il a estimé que cette dynamique intervient dans un contexte mondial qu’il a qualifié d’« offensive sans précédent » contre le système commercial multilatéral, caractérisé par le rétrécissement des marchés et les ruptures des chaînes d’approvisionnement.   « Nous traversons un moment décisif : les marchés mondiaux se contractent, les chaînes d’approvisionnement sont perturbées… l’Afrique doit construire son propre marché intérieur », a-t-il déclaré, reconnaissant que le processus d’intégration pourrait s’étendre sur une décennie, voire davantage.   À long terme, a-t-il ajouté, la jeunesse et la croissance de la population active africaine feront de l’intégration des marchés un levier indispensable pour la création d’emplois et l’inclusion économique.   Abordant la question des flux de capitaux, Mene a rappelé que si la ZLECAf facilite le commerce des biens et des services, elle ne régit pas directement les mouvements de capitaux.   Malgré les engagements pris par les États parties, les réglementations nationales, les contrôles des changes et les exigences des banques centrales continuent de freiner les investissements transfrontaliers.   Il a plaidé pour un dialogue renforcé avec les banques centrales africaines afin d’aligner les cadres financiers sur les ambitions commerciales du continent.   Le directeur général a également mis en lumière l’existence de près de 800 milliards de dollars de capitaux domestiques peu liquides détenus par les fonds de pension, les fonds souverains et d’autres institutions africaines, estimant que la diminution de l’aide publique au développement devrait encourager une collaboration accrue entre les gouvernements et le secteur privé pour mobiliser ces ressources.   Il a souligné le rôle potentiel des banques multilatérales de développement et des institutions de financement du développement, qui disposent de mécanismes tels que les garanties et l’assurance contre les risques politiques pour attirer les capitaux privés et soutenir l’industrialisation du continent.   Concernant les minéraux critiques, Mene a indiqué que bien que l’Union africaine ait élaboré une stratégie continentale, sa mise en œuvre demeure limitée, les États continuant à négocier individuellement avec leurs partenaires étrangers.   Il a estimé que la diversité des ressources minières africaines exige des stratégies d’investissement différenciées, tout en appelant à l’adoption de principes communs dans les négociations avec les pays tiers.   « Nous n’y sommes pas encore », a-t-il reconnu, exprimant toutefois l’espoir que les évolutions du contexte mondial accélèrent une action collective et coordonnée.   Enfin, Mene a exprimé ses préoccupations quant à l’approche fragmentée de l’Afrique dans les négociations commerciales internationales, rappelant que l’Union africaine ne dispose pas, à ce stade, de l’autorité juridique nécessaire pour négocier des accords commerciaux en tant que bloc unique, contrairement à l’Union européenne.   Il a cité les négociations bilatérales engagées par certains pays africains avec les États-Unis comme un exemple affaiblissant la position collective du continent.   « Cela ne sert pas les intérêts de l’Afrique », a-t-il conclu. « Nous devons négocier ensemble, mais en l’état actuel, nous ne disposons pas encore de l’autorité légale requise. »
La maire d’Addis-Abeba appelle à l’unité africaine pour repenser le financement des villes.
Jan 23, 2026 79
Addis-Abeba, 23 janvier 2026 (ENA) : - La maire d’Addis-Abeba, Adanech Abiebie, a plaidé pour l’émergence d’une position africaine commune afin de faire avancer la réforme du financement urbain à l’échelle du continent.   Intervenant lors d’un atelier régional consacré à l’évaluation des progrès du Plan d’action d’apprentissage entre pairs, tenu ce vendredi, la maire a souligné que, à l’instar de nombreuses villes africaines, Addis-Abeba fait face à une urbanisation accélérée, à une pression croissante sur les services publics, aux contraintes infrastructurelles et aux effets du changement climatique.   Elle a affirmé qu’une transformation urbaine durable ne peut se concrétiser sans un système de financement robuste, soutenu par une volonté politique forte en faveur des réformes.   À ce titre, elle a mis en avant les avancées enregistrées par la capitale éthiopienne ces dernières années en matière de mobilisation des ressources urbaines.   La maire a notamment évoqué la modernisation de l’administration fiscale et des mécanismes de gouvernance municipale, à travers l’introduction d’innovations liées à la fiscalité foncière, aux licences, à la numérisation des recettes et à l’amélioration du civisme fiscal.   Ces réformes ont permis d’augmenter les recettes, de limiter les pertes financières et de renforcer la capacité d’investissement de la ville.   Malgré les défis persistants, Mme Adanech a estimé que l’optimisation de l’espace urbain reste possible grâce à un leadership stratégique, à l’expertise technique, à des décisions fondées sur les données et au renforcement de la confiance entre les autorités publiques et les citoyens.   Cette vision rejoint les conclusions d’une étude récente menée par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), qui met en lumière les possibilités offertes aux villes africaines pour étendre et mieux gérer leurs espaces urbains grâce à une mobilisation accrue des recettes et à une utilisation plus efficiente des ressources.   En conclusion, la maire a exhorté les responsables municipaux et les participants à engager un dialogue ouvert, à partager leurs expériences et à tirer parti de cette plateforme pour bâtir une voix africaine unifiée en faveur de la réforme du financement urbain et de l’avenir des villes du continent.   De son côté, Zuzana Brixiova Schwidrowski, directrice du programme Genre, Pauvreté et Politiques sociales de la CEA, a présenté un état des lieux détaillé d’un projet visant à renforcer les capacités des ministres des Finances de six villes africaines en matière de développement durable.   Elle a notamment souligné l’achèvement des rapports d’évaluation des performances financières, qui ont servi de base à l’élaboration de bonnes pratiques et d’un tableau de bord de suivi destiné à améliorer la gestion budgétaire.   Mme Schwidrowski a rappelé le rôle central du pilotage municipal dans les finances nationales, en particulier dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires, notamment le poids du service de la dette publique.   Le vice-gouverneur du comté de Nairobi, James Njoroge Muchiri, a pour sa part salué l’importance de cet échange entre pairs, qu’il a qualifié d’exercice essentiel pour évaluer la gestion financière des villes et renforcer la gouvernance urbaine à travers la coopération.   Ce projet d’évaluation, conduit par la CEA, concerne six villes africaines — Addis-Abeba, Nairobi, Lusaka, Dar es Salaam, Kigali et Yaoundé — et vise à améliorer leurs performances financières en perfectionnant les pratiques comptables, en diversifiant les sources de revenus et en consolidant les processus de gouvernance.   Enfin, le maire de Dar es Salaam, Nurdin Bilal Juma, a indiqué que cet atelier régional encourage les villes à mieux intégrer leurs initiatives locales dans une dynamique collective.   « À l’issue de cette rencontre, nous clarifierons les mécanismes de l’apprentissage collaboratif. Des villes comme Dar es Salaam ont beaucoup à gagner de cadres communs capables de renforcer nos efforts », a-t-il conclu.
L’Éthiopie engage des réformes internes visant à réduire le chômage des jeunes et à développer l’emploi dans le secteur industriel.
Jan 23, 2026 91
Addis-Abeba, le 23 janvier 2026 (ENA) : - L’Éthiopie renforce ses réformes économiques internes afin de lutter contre le chômage des jeunes et de stimuler la création d’emplois industriels, a indiqué le ministre des Finances Ahmed Shide lors du Forum économique mondial 2026.   Intervenant lors de la session de haut niveau intitulée « Le moteur de l’emploi en Afrique », le ministre des Finances Ahmed Shide a insisté sur la nécessité urgente d’investissements massifs dans la création d’emplois et le renforcement des compétences afin de répondre aux attentes d’une population africaine jeune et en forte expansion. Il a souligné que l’urbanisation rapide observée sur le continent rend insuffisantes les approches traditionnelles fondées uniquement sur l’aide, face à des besoins économiques et sociaux de plus en plus complexes. Évoquant les initiatives à l’échelle continentale, le ministre a rappelé la Stratégie décennale de l’Union africaine, qui ambitionne de soutenir le développement de deux millions d’entreprises sociales africaines, considérées comme un levier central de création d’emplois durables et de croissance économique enracinée localement. Dans cette dynamique, l’Éthiopie a mis en place un vaste programme de réformes internes destiné à stimuler l’emploi à long terme. Ces réformes portent notamment sur l’ouverture de secteurs économiques stratégiques et sur un rôle accru du secteur privé dans l’économie nationale. « Nous avons engagé des réformes ambitieuses, mais avec près de 1,8 million de jeunes arrivant chaque année sur le marché du travail, il est impératif d’investir davantage dans le développement des compétences pour suivre l’évolution des exigences économiques », a déclaré le ministre Shide. Il a désigné l’agriculture et l’agro-industrie comme des piliers essentiels de la création d’emplois, citant en particulier l’horticulture, le café, l’élevage, les cultures oléagineuses et la transformation agroalimentaire. Selon lui, ces chaînes de valeur soutiennent des millions d’emplois dans des secteurs connexes tels que le transport, la collecte, le stockage frigorifique et la transformation primaire, et demeurent une source clé d’emplois agricoles et non agricoles, malgré les défis persistants en matière de productivité. Le ministre a également mis en avant le rôle déterminant des petites et moyennes entreprises ainsi que des parcs industriels dans la création d’emplois à grande échelle, notamment au bénéfice des jeunes femmes. À titre d’exemple, les parcs industriels éthiopiens ont attiré d’importants investissements privés et permis la création de plus de 90 000 emplois en 2022, avec une main-d’œuvre féminine représentant 87 % des effectifs. Par ailleurs, l’urbanisation accélérée favorise l’essor de l’emploi dans des secteurs tels que la construction, la logistique, le commerce de détail, la santé, l’hôtellerie et les transports. Le secteur de l’aviation a été cité comme un domaine stratégique, soutenant à la fois l’emploi direct et le développement d’écosystèmes plus larges de services et d’activités productives.   Tout en reconnaissant les avancées réalisées, le ministre Shide a admis que des défis subsistent, notamment en matière d’adéquation des compétences et de capital humain, appelant à des réponses structurelles et durables afin de garantir une croissance économique inclusive.
Un juriste soudanais estime que le Grand barrage est bénéfique pour le Soudan et souligne les droits souverains de l’Éthiopie.
Jan 23, 2026 80
Addis-Abeba, le 23 janvier 2026 (ENA) : - Un expert soudanais en droit international a mis en avant les bénéfices potentiels du Grand barrage de la Renaissance pour le Soudan, tout en réaffirmant le droit souverain de l’Éthiopie à mener ce projet conformément au droit international.   Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, le juriste soudanais Hatem Al-Sanhouri a vivement critiqué les accords conclus à l’époque coloniale pour la gestion du fleuve Abay, les qualifiant d’iniques, obsolètes et contraires aux principes contemporains d’utilisation équitable et raisonnable des ressources en eau. Il a affirmé que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) constitue un projet de développement majeur, érigé intégralement sur le territoire souverain de l’Éthiopie et fondé sur le droit légitime du pays à exploiter ses ressources naturelles au service de son développement national.   À cet égard, il a rappelé la résolution 1803 (1962) de l’Assemblée générale des Nations unies, qui consacre le principe de la souveraineté permanente des États sur leurs ressources naturelles. Selon M. Al-Sanhouri, cette résolution reconnaît à chaque État le droit exclusif de disposer de ses ressources et de les utiliser pour son développement économique, dans le respect du droit national et international, un principe qu’il a décrit comme un pilier fondamental de l’autodétermination économique dans l’ère postcoloniale. Le juriste a également souligné que le Soudan figure parmi les principaux bénéficiaires du Grand barrage expliquant que le barrage permettra de réduire de manière significative la sédimentation et la prolifération de la végétation aquatique, qui affectent depuis longtemps les performances des turbines du barrage de Roseires. Il a précisé que la diminution des sédiments prolongera la durée de vie des infrastructures hydrauliques en aval et entraînera une baisse notable des coûts de maintenance.   Par ailleurs, le GERD contribuera, selon lui, à une meilleure régulation du débit du fleuve Abay, à la réduction des risques d’inondation, à une disponibilité plus régulière de l’eau tout au long de l’année et à l’accès à une électricité à coût abordable, autant d’éléments susceptibles de soutenir la croissance économique du Soudan. Réagissant aux préoccupations liées à d’éventuels dommages, M. Al-Sanhouri a déclaré qu’aucune preuve scientifique ou objective n’avait établi que le barrage causait des préjudices. Il a insisté sur le fait que toute allégation de dommage devait reposer sur des critères scientifiques vérifiables. Il a également rejeté les accusations de manque de transparence, affirmant que l’Éthiopie avait travaillé en concertation avec les pays en aval tout au long des quatorze années de construction du barrage et avait régulièrement communiqué sur les bénéfices d’un remplissage et d’une exploitation coordonnés.   Il a rappelé que des experts internationaux avaient confirmé en 2015 la solidité de la conception et la fiabilité des normes de sécurité du GERD. Abordant les accords de 1929 et 1959 relatifs au partage des eaux, le juriste a souligné que l’Éthiopie n’était signataire d’aucun de ces traités et ne pouvait donc être juridiquement liée par leurs dispositions.   Il a estimé que ces accords, hérités du contexte colonial, avaient entraîné de lourdes conséquences sociales et environnementales, notamment l’inondation de la région de Wadi Halfa et la destruction de milliers de palmiers dattiers au Soudan. Il a par ailleurs dénoncé un système de répartition qu’il juge profondément déséquilibré, rappelant que l’Égypte se voyait attribuer 55,5 milliards de mètres cubes d’eau par an, contre 18,5 milliards pour le Soudan, une situation qu’il considère comme une violation manifeste du principe d’utilisation équitable et raisonnable. En conclusion, Al-Sanhouri a appelé les pays du bassin de l’Abay à privilégier les intérêts de leurs populations à travers une coopération fondée sur le développement durable et le partage équitable des ressources hydriques.   Il a cité l’Accord-cadre de coopération signé à Entebbe comme un modèle en la matière et a rappelé la Déclaration de principes sur le GERD signée en mars 2015 par l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan. « Le contexte actuel impose le respect de la science, du droit international et du droit des peuples à bénéficier de leurs ressources naturelles », a-t-il conclu.
(FRENCH) L’initiative de l'empreinte Verte redonne vie aux villes éthiopiennes à travers la promotion de la végétalisation urbaine.
Jan 23, 2026 71
Addis-Abeba, le 23 janvier 2026 (ENA) : - Selon le cabinet du Premier ministre, les villes éthiopiennes se transforment progressivement grâce à l’initiative Héritage vert, qui poursuit l’expansion des espaces verts urbains.   À travers des campagnes de plantation massive d’arbres et la réhabilitation des parcs publics, l’initiative redessine le paysage urbain en transformant des zones autrefois minérales en espaces plus verts et plus agréables à vivre. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, le cabinet du Premier ministre a souligné que l’extension continue des espaces verts constitue un levier essentiel pour la protection de l’environnement et la préservation de la biodiversité, tout en contribuant à l’émergence de villes plus saines et plus résilientes. Ces actions de verdissement urbain participent à la lutte contre les effets du changement climatique, favorisent une meilleure qualité de l’air et renforcent l’équilibre écologique dans son ensemble. Au-delà de leurs retombées environnementales, ces aménagements offrent des lieux accessibles dédiés aux loisirs, aux échanges sociaux et aux activités de plein air. Ils contribuent ainsi à renforcer la cohésion sociale et à améliorer de manière significative le cadre de vie des habitants des villes. Selon le cabinet du Premier ministre, l’initiative Héritage vert illustre l’engagement des autorités en faveur d’un développement urbain durable et centré sur l’humain, en conciliant la protection de l’environnement avec le bien-être social et la résilience urbaine à long terme.
Un atelier éthiopien-israélien sur la cybersécurité met en avant l’urgence de consolider les systèmes de défense numérique.
Jan 22, 2026 195
Addis-Abeba, le 22 janvier 2026 (ENA) : - Les cybermenaces alimentées par l’intelligence artificielle et les moyens de consolider les systèmes de défense numérique ont été largement examinés lors d’un atelier sur la cybersécurité organisé aujourd’hui à Addis-Abeba.   Placée sous le thème « Tendances et évolutions de la cybersécurité : l’Éthiopie dans le contexte mondial », la rencontre a réuni des spécialistes nationaux et internationaux, ainsi que des représentants d’institutions publiques et d’organisations non gouvernementales.   S’exprimant à cette occasion, le ministre d’État à l’Innovation et à la Technologie, Muluken Kere, a indiqué que la cybersécurité constitue l’un des axes prioritaires de la stratégie nationale « Numérique 2030 », récemment lancée, à mesure que l’Éthiopie s’engage dans de nouveaux domaines de l’économie numérique.   Il a rappelé que le pays avait déjà mené à bien la stratégie « Numérique 2025 », avant d’initier un nouveau cadre visant à renforcer la société, stimuler la croissance économique et améliorer la compétitivité internationale.   Selon le ministre d’État, la mise en place d’un environnement numérique sûr demeure indispensable à l’édification d’une économie numérique solide.   Il a également souligné que la coopération de l’Éthiopie en matière de cybersécurité, aux niveaux international et régional, s’est intensifiée, cet atelier illustrant concrètement ces efforts de partenariat.   Pour sa part, l’ambassadeur d’Israël en Éthiopie, Avraham Neguise, a affirmé que la cybersécurité dépasse désormais le cadre technique pour devenir un enjeu stratégique majeur.   Alors que l’Éthiopie accélère sa transformation numérique, la protection des données, des systèmes et des infrastructures numériques revêt une importance cruciale, a-t-il souligné, insistant sur la responsabilité collective et la nécessité d’une coopération transfrontalière.   Le président de l’Association éthiopienne de cybersécurité, Berhanu Beyene, a mis en avant l’importance des partenariats avec des pays disposant d’une expertise technologique avancée, tandis que l’expert israélien Andrew Pelled a averti que les cybermenaces basées sur l’IA figurent parmi les défis les plus complexes actuels.   Il a insisté sur la sensibilisation comme première ligne de défense, dans un contexte où les risques numériques touchent désormais aussi bien les institutions que les particuliers.   L’atelier d’une journée a été organisé par l’ambassade d’Israël, en collaboration avec le ministère de l’Innovation et de la Technologie et l’Association éthiopienne de cybersécurité.
L’Éthiopie renforce sa présence au Forum économique mondial 2026.
Jan 22, 2026 93
Addis-Abeba, le 22 janvier 2026 (ENA) : - Une délégation éthiopienne de haut rang, dirigée par le ministre des Finances Ahmed Shide, a poursuivi sa participation active au quatrième jour du Forum économique mondial (FEM) 2026 à Davos.   Jeudi, le ministre des Finances, Ahmed Shide, a participé à une table ronde intitulée « Façonner la prochaine décennie : l’avenir de la santé mondiale et du financement », animée par le philanthrope Bill Gates. À cette occasion, il a mis en avant les avancées de l’Éthiopie dans le recours aux technologies numériques et à l’intelligence artificielle pour améliorer l’accès aux services de santé, notamment au bénéfice des populations rurales et des communautés vulnérables. Le ministre a plaidé en faveur de partenariats durables et de mécanismes de financement à long terme afin de consolider les systèmes de santé, encourager l’adoption de l’IA, développer les compétences locales et étendre les infrastructures numériques. Il est également intervenu lors de la session « Les économies au-delà du cycle des chocs », au cours de laquelle il a exposé les principaux leviers de renforcement de la résilience économique. Ceux-ci incluent la préservation de la soutenabilité budgétaire, l’investissement dans des infrastructures stratégiques telles que les réseaux énergétiques régionaux, l’accélération de la transformation numérique pour garantir la continuité des services publics, ainsi que le soutien au développement humain et à la diversification économique. Soulignant le potentiel transformateur de la technologie, Ahmed Shide a expliqué comment la transformation numérique et l’intelligence artificielle peuvent améliorer l’efficacité de l’action publique, favoriser la création d’emplois, réduire la fracture numérique et positionner l’Éthiopie comme une économie compétitive et tournée vers l’avenir. En marge du Forum, le ministre a tenu plusieurs rencontres bilatérales avec des dirigeants internationaux, dont Bill Gates et le commissaire européen chargé des partenariats internationaux, réaffirmant l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’innovation, des partenariats stratégiques et du développement durable. La participation de l’Éthiopie au Forum économique mondial 2026 illustre ainsi sa volonté de mobiliser l’innovation, la transformation numérique et la coopération internationale pour promouvoir une croissance inclusive et durable.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023