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Économie
Ethiopian Airlines renforce ses ambitions en connectant davantage l’Afrique au monde
Apr 13, 2026 186
Addis-Abeba, le 13 avril 2026 (ENA) : - Ethiopian Airlines, premier groupe aérien du continent africain, poursuit activement son expansion en consolidant les liaisons intra-africaines tout en étendant son réseau à l’échelle mondiale. La compagnie s’impose ainsi comme un acteur clé de l’intégration économique de l’Afrique et de son ouverture internationale. Dans une déclaration à l’Agence de presse éthiopienne, le directeur général Mesfin Tassew a indiqué que la compagnie dessert actuellement 66 destinations en Afrique, avec l’objectif de renforcer encore davantage la connectivité régionale, considérée comme essentielle pour exploiter pleinement le potentiel économique du continent. Au-delà de l’Afrique, Ethiopian Airlines affiche également de fortes ambitions à l’international. Avec déjà 145 destinations réparties sur les cinq continents, elle prévoit d’étendre son réseau à 243 destinations d’ici 2040. Cette stratégie s’inscrit dans une vision à long terme qui combine expansion commerciale et contribution au développement global. La compagnie place la connectivité au cœur de son action, la considérant comme un levier majeur de transformation économique. Mesfin Tassew a souligné que le renforcement des liaisons aériennes joue un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), en facilitant les échanges commerciaux, en stimulant le tourisme et en encourageant une coopération économique plus étroite entre les pays africains. Une meilleure connectivité permet ainsi au continent de renforcer sa compétitivité sur la scène mondiale. Pour concrétiser cette ambition, la compagnie multiplie les partenariats avec d’autres transporteurs africains afin de bâtir un réseau aérien intégré. Cette approche vise à offrir aux passagers des déplacements plus fluides, des coûts réduits et un accès élargi à travers le continent. Au-delà de ses objectifs commerciaux, Ethiopian Airlines inscrit son développement dans une vision plus large. Son dirigeant a notamment souligné l’alignement de sa stratégie avec l’Agenda 2063, feuille de route de l’Afrique pour une transformation socio-économique durable. Dans cette perspective, le transport aérien devient un outil au service de l’unité, de la croissance et du progrès. Alors que la compagnie célèbre ses 80 ans d’existence depuis sa création en 1946, elle mesure le chemin parcouru — d’une petite compagnie nationale à un acteur majeur de l’aviation mondiale — tout en poursuivant résolument ses ambitions futures. À travers sa vision 2040, Ethiopian Airlines ne se limite pas à étendre son réseau : elle contribue activement à façonner une Afrique plus connectée, plus intégrée et plus compétitive.
De l’usage domestique à la production commerciale : l’essor de l’agriculture urbaine à Addis-Abeba
Apr 13, 2026 196
Addis-Abeba, le 13 avril 2026 (ENA) : - Addis-Abeba connaît une évolution remarquable de son agriculture urbaine, qui ne se limite plus à satisfaire les besoins des ménages, mais génère désormais des excédents destinés au marché. Selon Bayu Shigute, responsable de la Commission de l’agriculture urbaine, les politiques de soutien et l’attention accrue accordée au secteur ces dernières années ont permis de transformer une activité de subsistance en un véritable levier économique. Inscrite comme priorité dans les réformes nationales, l’agriculture — y compris en milieu urbain — joue un rôle central dans le développement durable du pays. Dans la capitale, elle s’est imposée comme un pilier essentiel, exploitant des espaces restreints tels que les toits, les cours et les abords des habitations grâce à des techniques modernes. Ce modèle contribue non seulement à renforcer la sécurité alimentaire, mais aussi à générer des revenus supplémentaires pour les habitants. Il participe également à la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes. L’initiative gouvernementale « Bounty of the Basket » a largement favorisé cette dynamique, en changeant les perceptions et en démontrant la viabilité de l’agriculture en milieu urbain. Le nombre de participants est ainsi passé d’environ 150 000 à près de 1,2 million aujourd’hui. Par ailleurs, plus de 2 700 institutions ont mis des terrains à disposition pour ces activités, accélérant encore l’expansion du secteur. La production a fortement progressé, atteignant près de 395 000 tonnes en seulement neuf mois, contre 280 000 tonnes sur l’ensemble de l’année précédente. Cette croissance illustre une transformation profonde : les citadins deviennent progressivement des producteurs actifs. Enfin, selon Alex Demeke, du Centre de développement et d’excellence animale, l’intégration de pratiques agricoles modernes et scientifiques a permis d’améliorer significativement les rendements, consolidant ainsi la place de l’agriculture urbaine dans le paysage économique d’Addis-Abeba.
L’Éthiopie et Afreximbank échangent sur l’autonomie économique et la coopération africaine.
Apr 13, 2026 251
Addids-Abeba, le 13 avril 2026 (ENA) : - Les autorités éthiopiennes et la Banque africaine d’import-export ont tenu des échanges approfondis autour du renforcement de l’autonomie économique du continent et de la coopération africaine. Le ministre des Finances, Ahmed Shide, ainsi que le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, ont rencontré le président d’Afreximbank, George Elombi, afin de discuter des priorités économiques de l’Afrique à court et à long terme, ainsi que des réponses communes face aux défis économiques mondiaux. Les discussions ont mis en avant l’importance de renforcer la résilience économique du continent, notamment par une intégration régionale accrue, le développement du commerce intra-africain et une mobilisation plus efficace des ressources financières locales. Les participants ont également souligné la nécessité d’une réponse africaine coordonnée face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, insistant sur des initiatives communes pour sécuriser l’accès aux matières premières essentielles et maintenir la stabilité macroéconomique. Par ailleurs, plusieurs axes de coopération ont été identifiés, dont l’industrialisation, le financement des infrastructures et le renforcement de la collaboration entre les institutions financières, en particulier dans le domaine des systèmes régionaux de paiement et de règlement. Les deux parties ont convenu de poursuivre leur coopération afin de concrétiser ces priorités et de soutenir l’ambition du continent vers une plus grande autonomie et résilience économique.
L’Éthiopie avance à grands pas vers son autonomie humanitaire : Commissaire Shiferaw.
Apr 13, 2026 346
Addids-Abeba, le 13 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’inscrit dans une transformation majeure de son développement, délaissant la dépendance à l’aide extérieure au profit d’un modèle axé sur l’autonomie et la résilience, selon la Commission éthiopienne de gestion des risques de catastrophes (EDRMC). Évoquant l’évolution de l’orientation stratégique du pays, le commissaire de l’EDRMC, Shiferaw Teklemariam, a souligné que l’Éthiopie mettait en œuvre des actions « concrètes et irréversibles » en vue d’atteindre une véritable souveraineté humanitaire. Pendant de nombreuses années, le pays a été marqué par une contradiction notable. Malgré l’abondance de ses ressources naturelles, la richesse de son héritage culturel et l’ampleur de son potentiel humain, l’Éthiopie a continué de figurer parmi les principaux bénéficiaires de l’aide internationale, a rappelé Shiferaw. Cette situation, souvent décrite comme un « paradoxe de l’abondance », a longtemps défini son parcours de développement, mêlant richesse des ressources et persistance de la pauvreté. Aujourd’hui, ce schéma commence toutefois à se transformer. À la faveur des réformes ambitieuses engagées sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, plusieurs initiatives nationales d’envergure produisent des résultats encourageants. Des programmes tels que l’expansion de la culture du blé, « Lemat Trufat » (La richesse du panier) ou encore l’Initiative pour un héritage vert contribuent à dynamiser la production agricole, tout en renforçant la résilience et l’autosuffisance alimentaire du pays. Selon le commissaire, cette transformation repose sur une interrogation essentielle : comment un pays doté de telles ressources peut-il continuer à dépendre de l’aide extérieure ? La volonté de bâtir des systèmes humanitaires autonomes répond ainsi à une nécessité croissante de rompre durablement avec la dépendance. Au-delà des enjeux économiques, cette démarche vise également à restaurer la dignité nationale, consolider la souveraineté et raviver la fierté collective. Des avancées significatives sont déjà observables. L’Éthiopie a notamment mis fin aux importations de blé destinées à l’aide humanitaire, tandis que dix États régionaux sont désormais en mesure de couvrir leurs besoins alimentaires en situation d’urgence. Par ailleurs, la mise en place d’un Fonds d’intervention d’urgence, associée à l’amélioration des chaînes logistiques et d’approvisionnement, permet une gestion des crises plus rapide et plus efficace. Les autorités régionales renforcent également leurs réserves stratégiques, réduisant leur exposition aux chocs extérieurs et améliorant leur capacité de réponse aux situations d’urgence. Dans le même temps, des efforts sont entrepris pour institutionnaliser les mécanismes traditionnels de solidarité, profondément ancrés dans la société éthiopienne. Ces systèmes d’entraide communautaire sont désormais intégrés dans des cadres structurés, combinant savoirs traditionnels et dispositifs modernes de gouvernance, a précisé le commissaire. Pour les autorités, ces évolutions marquent un tournant majeur. Sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, la dynamique vers l’autonomie humanitaire s’intensifie, ouvrant la voie à un avenir où l’Éthiopie sera non seulement capable de répondre à ses propres défis, mais aussi de le faire avec un sens renouvelé de responsabilité et d’ambition nationale. Le ministre des Finances, Ahmed Shide, ainsi que le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, ont rencontré le président d’Afreximbank, George Elombi, afin de discuter des priorités économiques de l’Afrique à court et à long terme, ainsi que des réponses communes face aux défis économiques mondiaux. Les discussions ont mis en avant l’importance de renforcer la résilience économique du continent, notamment par une intégration régionale accrue, le développement du commerce intra-africain et une mobilisation plus efficace des ressources financières locales. Les participants ont également souligné la nécessité d’une réponse africaine coordonnée face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, insistant sur des initiatives communes pour sécuriser l’accès aux matières premières essentielles et maintenir la stabilité macroéconomique. Par ailleurs, plusieurs axes de coopération ont été identifiés, dont l’industrialisation, le financement des infrastructures et le renforcement de la collaboration entre les institutions financières, en particulier dans le domaine des systèmes régionaux de paiement et de règlement. Les deux parties ont convenu de poursuivre leur coopération afin de concrétiser ces priorités et de soutenir l’ambition du continent vers une plus grande autonomie et résilience économique.
L’Éthiopie et Afreximbank consolident leur coopération stratégique.
Apr 11, 2026 787
Addis-Abeba, le 11 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu au plus haut niveau avec le président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), George Elombi, afin de renforcer la coopération stratégique. À l’issue de cette rencontre, le Premier ministre Abiy a indiqué sur les réseaux sociaux : « J’ai eu le plaisir d’accueillir George Elombi, président d’Afreximbank, pour évoquer le renforcement des partenariats stratégiques. »
Éthiopie et Burundi renforcent leur partenariat : signature de plusieurs accords de coopération à Addis-Abeba.
Apr 9, 2026 2161
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed et le président burundais Évariste Ndayishimiye ont franchi une étape majeure dans le renforcement des relations bilatérales, supervisant la signature de plusieurs mémorandums d’entente lors de discussions de haut niveau à Addis-Abeba. Ces accords, couvrant divers secteurs, illustrent une nouvelle dynamique de coopération entre les deux nations d’Afrique de l’Est. Les dirigeants ont réaffirmé leurs ambitions communes en matière de croissance économique, de stabilité régionale et de prospérité durable. Le Premier ministre Abiy Ahmed a qualifié sa rencontre avec Évariste Ndayishimiye de « fructueuse », soulignant que ces mémorandums traduisent un engagement concret visant à transformer des relations diplomatiques historiques en partenariats opérationnels. Le président burundais, qui préside actuellement l’Union africaine, effectue une visite officielle de travail en Éthiopie, participant à une série de discussions de haut niveau pour approfondir la coopération politique, économique et régionale. Au cours de cette visite, le Premier ministre a salué le rôle de Ndayishimiye en tant que leader continental et a abordé avec lui les priorités africaines majeures, ainsi que des sujets bilatéraux essentiels. Accueillant son homologue burundais, Abiy Ahmed a rappelé la relation historique entre les deux pays, la qualifiant de fraternelle et fondée sur le respect mutuel. Il a insisté sur le fait que le renforcement de ce lien est crucial pour atteindre des objectifs de développement communs. Selon l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA), ces accords posent les bases d’une coopération renforcée et témoignent d’une vision partagée d’un avenir intégré, prospère et uni pour l’Éthiopie et le Burundi.
Le ministère du Travail et Future Fit International scellent un partenariat pour la formation et le déploiement de jeunes Éthiopiens au Canada.
Apr 9, 2026 579
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Le ministère du Travail et des Compétences de l’Éthiopie et l’entreprise canadienne Future Fit International ont signé un protocole d’entente visant à former des jeunes Éthiopiens dans divers domaines et à faciliter leur déploiement au Canada. La signature a été effectuée par la ministre du Travail et des Compétences, Muferihat Kamil, et le directeur général de Future Fit International, Abiy Raymond. Lors de la cérémonie, la ministre a souligné que cet accord renforçait la coopération bilatérale entre l’Éthiopie et le Canada. « Nous sommes profondément reconnaissants envers le gouvernement canadien pour son engagement continu dans de nombreux secteurs », a-t-elle déclaré. Pour elle, ce protocole constitue un investissement à long terme et un héritage durable, favorisant le développement des jeunes et consolidant les liens entre les peuples des deux pays. Elle a également précisé que cet accord ouvre un nouveau chapitre dans les initiatives de formation et d’éducation, visant à exploiter pleinement le potentiel et les talents des jeunes. Abiy Raymond a ajouté que ce partenariat va au-delà d’une simple signature : il crée un véritable pont entre les compétences locales et la demande mondiale, offrant ainsi de nouvelles opportunités. Il a souligné que l’Éthiopie regorge de jeunes dynamiques et ambitieuses, et que le soutien structuré est essentiel pour transformer ce potentiel en compétences compétitives, tant au niveau national qu’international. Le directeur général a également indiqué que Future Fit International s’engage à mettre en place des programmes de formation conformes aux standards internationaux, notamment canadiens, afin de doter les jeunes Éthiopiens des connaissances techniques et des compétences professionnelles nécessaires pour s’intégrer efficacement à l’économie mondiale. L’ambassadeur du Canada en Éthiopie, Nicolas Simard, a souligné que le renforcement des capacités de la main-d’œuvre contribue significativement à la consolidation de la coopération bilatérale, dans des secteurs clés tels que l’agroalimentaire, l’énergie, les mines et l’aérospatiale. Il a conclu que de tels accords sont essentiels pour approfondir et élargir davantage la collaboration entre l’Éthiopie et le Canada.
Le candidat éthiopien élu au Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU.
Apr 9, 2026 743
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Le candidat éthiopien Abdi Jibril Ali a été élu au Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies lors d’un scrutin tenu au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York. Cette élection, marquée par un large soutien, consolide la présence de l’Éthiopie au sein des instances onusiennes dédiées aux droits humains. Selon une publication du ministère sur les réseaux sociaux, l’élection s’est tenue au sein du Conseil économique et social des Nations Unies. En lice avec six autres candidats africains pour deux sièges réservés à la région, Abdi Jibril Ali a obtenu 49 voix sur 54, témoignant d’un soutien quasi unanime des États membres. Composé de 18 experts indépendants, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies est chargé de veiller à la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, un instrument clé garantissant des droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé et le travail décent. Dans un communiqué, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a salué cette élection, adressant ses félicitations à Abdi Jibril Ali et lui souhaitant plein succès pour son mandat de quatre ans. Par ailleurs, Albab Tesfaye, candidate de l’Éthiopie au Comité africain des droits et du bien-être de l'enfant, a également été élue lors du sommet de l’Union africaine en février 2026. Le ministère des Affaires étrangères continue ainsi de promouvoir et de soutenir les professionnels éthiopiens qualifiés candidats à des fonctions au sein du système des Organisation des Nations Unies et d’autres institutions internationales.
Un membre du Parlement européen estime que la volonté de l’Éthiopie d’accéder à la mer relève d’un droit légitime.
Apr 9, 2026 548
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - La recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie constitue un droit logique, compte tenu des nombreux défis auxquels le pays est confronté, a affirmé Thierry Mariani, membre du Parlement européen. Les récits historiques indiquent que l’essor de la civilisation d’Aksoum et son rôle majeur dans le commerce international étaient étroitement liés à un accès direct aux routes maritimes. Cet héritage s’est transmis au fil des générations, l’Éthiopie conservant longtemps des capacités navales ayant contribué à la stabilité de la mer Rouge et des zones environnantes. Cependant, au début des années 1990, une combinaison de facteurs internes et externes a conduit à la perte de son accès direct à la mer Rouge, transformant le pays en État enclavé. Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne, Thierry Mariani, membre du Parlement européen, a estimé qu’il est incohérent qu’un acteur majeur de la région demeure sans accès maritime. Insistant sur la nécessité d’une solution durable, il a affirmé qu’un tel accès relève d’une logique de droit, s’appuyant sur les principes de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qui reconnaît l’importance de l’accès à la mer pour les États. Selon lui, l’absence prolongée d’accès constitue un handicap majeur, et disposer d’une ouverture maritime est une condition essentielle pour un pays comme l’Éthiopie. Il a également souligné que, pour la deuxième nation la plus peuplée d’Afrique et siège de l’Union africaine, il est crucial d’intensifier le dialogue et les négociations afin de parvenir à une solution viable. D’après Thierry Mariani, la revendication de l’Éthiopie repose sur un fondement logique, appelant à des avancées concrètes dans les discussions régionales. Il a par ailleurs indiqué que l’Europe a intérêt à préserver la stabilité dans des zones stratégiques telles que le golfe d'Aden et le détroit de Bab el-Mandeb. Dans ce contexte, il juge légitime que le pays engage des démarches pacifiques pour obtenir un accès à la mer, notamment en raison du coût élevé des importations pour une population nombreuse. Évoquant les réformes engagées, il a également relevé les progrès observés en Éthiopie, soulignant les transformations visibles, notamment dans la capitale, et le renforcement de la présence du pays sur la scène internationale. Enfin, il a rappelé que la quête d’un accès maritime s’inscrit dans une dynamique portée par la croissance économique rapide, une population dépassant les 130 millions d’habitants, la position stratégique du pays dans la Corne de l'Afrique et son riche héritage historique.
L'Éthiopie remporte des victoires historiques en arbitrage, pour un montant total de plus de 850 millions de dollars
Apr 8, 2026 1015
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - L'Éthiopie a remporté des victoires décisives dans deux affaires d'arbitrage international majeures, parvenant ainsi à se défendre contre des demandes d'indemnisation dépassant les 850 millions de dollars et à renforcer sa position juridique dans le domaine du règlement des différends à l'échelle mondiale, a annoncé le ministère de la Justice. Le ministre d'État à la Justice, Belayihun Yirga, a dévoilé les résultats lors d'une conférence de presse, en exposant leurs implications et en soulignant les réformes juridiques en cours visant à renforcer les capacités du pays en matière de contentieux international. Ces affaires concernaient une entreprise de construction turque et une société basée aux Pays-Bas, qui réclamaient toutes deux une importante indemnisation financière au gouvernement éthiopien. La première plainte a été déposée par Akgun Insaat Makina Sanayii ve Dis Ticaret Ltd. Sti., qui avait obtenu une licence pour développer une zone industrielle et réclamait plus de 500 millions de dollars américains. Le litige a éclaté après que les autorités ont constaté que le site du projet proposé était situé à proximité des barrages de Legedadi et de Dire, sources essentielles d'eau potable pour Addis-Abeba. « La société n’a pas fourni d’étude d’impact environnemental satisfaisante comme l’exige la loi et, par conséquent, nous avons demandé le déplacement du projet vers des sites alternatifs plus sûrs, éloignés des barrages, afin de protéger l’approvisionnement en eau de la ville », a déclaré Belayihun, précisant que la société avait refusé et avait au contraire invoqué une violation des droits de protection des investissements. Le tribunal a finalement rejeté la plainte, affirmant que l’Éthiopie avait agi dans le cadre de son autorité souveraine pour protéger la santé publique et l’environnement, conformément au droit international. La deuxième affaire concernait African Asset Finance Company Holding B.V., plus connue sous le nom d’Ethio Lease, une société enregistrée aux Pays-Bas qui réclamait plus de 350 millions de dollars américains, alléguant que des mesures d’application de la réglementation avaient porté atteinte aux protections des investissements. « Notre ministère a mené la défense, en s’appuyant sur une expertise juridique tant interne qu’externe. Après une longue procédure orale à La Haye, le tribunal a rejeté la plainte à l’unanimité et a ordonné au plaignant de rembourser à l’Éthiopie une partie des frais de justice », a déclaré Belayihun. Il a souligné que l’Éthiopie, signataire de plus de 30 traités bilatéraux d’investissement, renforce ses capacités institutionnelles pour gérer des litiges internationaux complexes et préserver ses intérêts nationaux. « Ces résultats démontrent que, bien que l’Éthiopie soit un pays en développement, elle dispose de la force institutionnelle nécessaire pour s’imposer sur la scène juridique internationale. Ils ont également un effet dissuasif contre les tentatives d’utiliser les litiges comme moyen de pression », a-t-il déclaré. Le ministre d’État a en outre révélé que l’Éthiopie était en pourparlers pour accueillir une antenne de la Cour permanente d’arbitrage (CPA), une initiative visant à positionner le pays comme une plaque tournante régionale pour le règlement des différends internationaux. Selon le ministre d'État, l'Éthiopie est bien placée pour servir de centre d'arbitrage, compte tenu de son paysage d'investissement en pleine croissance, de ses liaisons aériennes solides et de son rôle de pays hôte de l'Union africaine. « Nous travaillons avec le ministère des Affaires étrangères pour finaliser l'accord de pays hôte relatif à la CPA », a-t-il ajouté. Il a souligné que ces décisions non seulement préservaient le Trésor public de lourdes responsabilités financières, mais montraient également que l'Éthiopie restait une destination équitable et respectueuse des règles pour les investissements responsables.
Ethiopian Airlines mise sur la compétitivité mondiale pour marquer ses 80 ans.
Apr 8, 2026 714
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - À l’occasion de son 80e anniversaire, Ethiopian Airlines a réaffirmé son ambition de devenir l’une des compagnies aériennes les plus compétitives au monde, intégrant cette vision dans sa stratégie à long terme Vision 2040. Mesfin Tassew, PDG du groupe Ethiopian Airlines, a tenu ces propos lors du lancement d’une série d’événements commémoratifs, retraçant huit décennies d’excellence opérationnelle, de résilience et de croissance continue. Dans le cadre de Vision 2040, la compagnie prévoit d’étendre son réseau de destinations de 145 à 243, d’augmenter sa flotte de plus de 150 appareils à 350 et de porter le trafic passagers annuel de 20 millions à 60 millions. Mesfin a indiqué que la compagnie avait déjà commandé 117 appareils, dont la livraison est programmée au cours des sept prochaines années, témoignant de son engagement en faveur de la modernisation de la flotte et de l’expansion de ses services. Fondée le 8 avril 1946, Ethiopian Airlines est devenue le premier groupe aérien d’Afrique, opérant aujourd’hui sur les cinq continents et desservant 145 destinations grâce à une flotte moderne de plus de 150 appareils. Le PDG a souligné que le succès de la compagnie repose sur un engagement constant et des performances soutenues au cours des huit dernières décennies, ajoutant que maintenir son leadership en Afrique exige un renforcement permanent de sa compétitivité sur la scène internationale. « Même si Ethiopian Airlines est l’une des principales compagnies aériennes africaines, nous visons à devenir l’une des compagnies aériennes les plus compétitives au niveau mondial », a affirmé M. Mesfin. Il a ajouté que les célébrations du 80e anniversaire se poursuivront avec une série d’événements dans les prochains jours, mettant en lumière l’héritage de la compagnie tout en soulignant ses ambitions internationales.
Le Ministère annonce que le Système d’Information sur le Marché du Travail facilite l’accès à l’emploi pour des millions de personnes.
Apr 8, 2026 598
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - Le Ministère du Travail et des Compétences a indiqué que le Système d’Information sur le Marché du Travail d’Éthiopie révolutionne progressivement le marché de l’emploi en mettant en relation les demandeurs d’emploi avec des opportunités, tant à l’échelle nationale qu’internationale. S’exprimant devant l’ENA, le ministre d’État chargé du Travail et des Compétences, Solomon Soka, a souligné que cette plateforme numérique est devenue un outil indispensable pour faire correspondre l’offre de main-d’œuvre à la demande du marché, permettant aux chercheurs d’emploi de se connecter avec des employeurs dans divers secteurs, y compris à l’international. Il a précisé que le système centralise les informations nationales sur les postes vacants et les candidats, tout en aidant la main-d’œuvre à développer les compétences nécessaires pour rester compétitive sur la scène mondiale. « Le système continue de créer des liens essentiels entre chercheurs d’emploi et employeurs, tant au niveau national qu’international », a déclaré Solomon. En analysant ses performances au cours des quatre dernières années, il a révélé qu’environ 1,2 million d’Éthiopiens ont trouvé un emploi à l’étranger grâce à cette plateforme. Sur le plan national, le système a également permis à environ 45 000 jeunes diplômés d’accéder à des postes formels. Il a insisté sur le rôle crucial de la Réforme économique nationale de l’Éthiopie dans l’expansion des infrastructures numériques et l’ouverture de nouvelles perspectives d’emploi, notamment grâce aux innovations en technologie financière. « Cette réforme n’a pas seulement élargi l’accès au numérique, mais elle a aussi généré de nouvelles opportunités professionnelles via la fintech », a-t-il ajouté. Le ministre d’État a en outre souligné que la stratégie Digital Ethiopia 2025 a déjà permis la création significative d’emplois via des plateformes numériques, avec des initiatives en cours pour renforcer ces résultats dans le cadre de la vision Digital Ethiopia 2030. Il a enfin précisé que le système favorise un nombre croissant de citoyens participant à des emplois à distance ou freelance à l’étranger, ainsi qu’à des postes technologiques au niveau national.
Selon le président de l’Autorité portuaire, Djibouti accorde une priorité aux cargaisons éthiopiennes dans ses infrastructures portuaires.
Apr 8, 2026 219
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - D’après Aboubaker Omar Hadi, Djibouti maintiendra sa priorité au transit des cargaisons à destination de l’Éthiopie dans ses installations portuaires. S’exprimant auprès de l’Agence de nouvelle éthiopienne, Hadi a affirmé que les ports en eau profonde de Djibouti disposent des capacités nécessaires pour absorber l’augmentation du trafic de marchandises sans engendrer de congestion. Il a précisé que Djibouti continuera d’accorder la priorité aux cargaisons à destination de l’Éthiopie, en particulier les engrais, soulignant que cette demande croissante représente une opportunité pour le pays de consolider sa place dans la logistique internationale et les activités de transbordement. Depuis plusieurs décennies, Djibouti constitue la principale porte d’accès maritime de l’Éthiopie, assurant plus de 90 % de ses échanges commerciaux en raison de son enclavement. Le corridor stratégique reliant Addis-Abeba à Djibouti, soutenu par des infrastructures routières modernes et une ligne ferroviaire électrifiée, a considérablement amélioré la fluidité des échanges, réduisant les délais de transport et renforçant l’intégration commerciale entre les deux pays. Dans ce contexte, Djibouti s’est imposé comme un hub logistique majeur, dont une large part de l’activité dépend des flux commerciaux éthiopiens. Évoquant l’objectif de devenir le principal centre logistique régional, Hadi a toutefois estimé que Djibouti bénéficie déjà d’une visibilité suffisante, mettant en garde contre les risques liés à une exposition excessive, tout en rappelant la position stratégique du pays à l’entrée sud de la mer Rouge. Par ailleurs, la croissance économique soutenue de l’Éthiopie, portée par l’industrialisation, les investissements dans les infrastructures et l’expansion du commerce, a entraîné une hausse significative de la demande en services portuaires. L’augmentation des importations — notamment de carburant, d’équipements et de biens de consommation — ainsi que celle des exportations agricoles et industrielles accentuent la pression sur les chaînes logistiques. Malgré cela, Hadi a assuré que les ports djiboutiens restent capables de gérer cette montée en charge. Il a reconnu que de légers retards, de un à deux jours, peuvent survenir en fonction de la planification des navires, en particulier lors d’arrivées simultanées de cargaisons en vrac comme les engrais, précisant toutefois que ces situations sont courantes à l’échelle mondiale. Réaffirmant la solidité des relations entre les deux pays, il a indiqué que Djibouti continue de mettre à disposition de l’Éthiopie les infrastructures nécessaires à ses échanges commerciaux, ajoutant que des propositions de participation éthiopienne dans certains actifs portuaires ont été formulées. À l’approche de la saison des pluies (Kiremt), Djibouti met l’accent sur l’acheminement rapide des engrais vers l’Éthiopie, avec des discussions en cours concernant le renforcement des capacités de stockage. Enfin, Hadi a souligné que les risques de congestion sont davantage susceptibles de se manifester à l’intérieur des terres, notamment au niveau des réseaux routiers et ferroviaires. Pour y remédier, Djibouti envisage de développer davantage ses activités de transbordement, y compris les opérations de transfert de navire à navire, afin d’améliorer son efficacité et de renforcer son positionnement dans le secteur logistique mondial.
L’ambassadeur de Jordanie félicite l’Éthiopie pour ses efforts visant à améliorer le climat des affaires.
Apr 7, 2026 1196
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de Jordanie en Éthiopie, Amjad Al-Moumani, a exprimé son appréciation pour les efforts entrepris par l’Éthiopie afin d’améliorer son climat des affaires, mettant particulièrement en avant les avancées réalisées dans le domaine des investissements. Lors d’une rencontre tenue ce jour avec le commissaire éthiopien aux investissements, Zeleke Temesgen, il a également souligné l’intérêt de la Jordanie à renforcer sa coopération économique avec l’Éthiopie, notamment à travers le développement des liens entre les secteurs privés des deux pays. De son côté, le commissaire a présenté les réformes économiques en cours, visant à rendre l’environnement d’investissement plus attractif et compétitif, aussi bien pour les investisseurs locaux qu’étrangers. Il a mis en lumière les nombreuses opportunités disponibles dans des secteurs clés tels que l’industrie, l’agriculture et l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, le tourisme et les services. Il a par ailleurs indiqué que des mesures supplémentaires sont mises en œuvre pour améliorer davantage le climat d’investissement, notamment par la simplification des services et le renforcement des systèmes numériques afin d’assurer plus d’efficacité et de rapidité. Les échanges ont porté sur la promotion des investissements, le développement de partenariats commerciaux, la mise en place de projets conjoints et le renforcement de la coopération institutionnelle. À l’issue de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider leurs relations diplomatiques et économiques et de collaborer à la création de nouvelles opportunités d’investissement.
L’Éthiopie dévoile un rapport clé sur ses réformes économiques, soulignant des performances de croissance robustes et des résultats positifs des politiques engagées.
Apr 7, 2026 973
Addis-Abeba, le 7 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a officiellement dévoilé aujourd’hui son Rapport sur les réformes macroéconomiques et structurelles lors d’une cérémonie de haut niveau tenue à la Commercial Bank of Ethiopia. Selon une communication du ministère des Finances, le ministre Ahmed Shide a mis en avant les avancées notables réalisées sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a indiqué qu’une plateforme de coordination macroéconomique de haut niveau a été mise en place, appuyée par une équipe technique issue des principales institutions économiques, de centres de recherche et de partenaires internationaux. Cette structure, a-t-il expliqué, permet un suivi permanent de la situation économique, facilitant l’anticipation des risques et la mise en œuvre rapide de réponses politiques coordonnées. Il a également affirmé l’engagement du ministère des Finances, en collaboration avec ses partenaires, à pérenniser cet exercice afin de produire des analyses de qualité, utiles à la prise de décision et au renforcement de la redevabilité. De son côté, la ministre de la Planification et du Développement, Fitsum Assefa, a souligné que l’Éthiopie a enregistré une croissance économique soutenue et diversifiée, atteignant en moyenne 7,5 % par an au cours des huit dernières années, grâce notamment aux performances des secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des services. Elle a ajouté que le rapport confirme les effets positifs des réformes, une meilleure coordination et une dynamique économique encourageante. Elle a par ailleurs indiqué que le gouvernement travaille à la mise en place d’un système intégré d’échange de données macroéconomiques, permettant un partage en temps réel des indicateurs et une meilleure cohérence entre les institutions publiques. Pour sa part, le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, a relevé que le rapport témoigne d’un renforcement des capacités techniques de l’État, notamment dans l’utilisation de données à haute fréquence et d’outils analytiques avancés. Il a insisté sur le fait que la stabilité économique repose sur une approche globale, nécessitant une coordination étroite entre politiques budgétaire et monétaire, plutôt que des actions isolées. Le rapport met également en lumière plusieurs réformes majeures entreprises ces dernières années. Parmi elles figure l’adoption, en juillet 2024, d’un régime de change orienté par le marché, ayant contribué à corriger les déséquilibres et à améliorer les performances à l’exportation. Par ailleurs, des progrès significatifs ont été réalisés en matière de discipline budgétaire et monétaire, avec l’introduction d’un cadre de politique monétaire basé sur les taux d’intérêt et l’arrêt du financement direct du budget par la Banque nationale. En parallèle, la modernisation de l’administration fiscale, à travers la numérisation, la déclaration électronique et les audits fondés sur les risques, vise à renforcer la mobilisation des recettes et à soutenir la stabilité économique. Le professeur Stefan Dercon, de l’Université d’Oxford, qui a contribué aux travaux, a salué un rapport porté par une approche nationale. Il a souligné que, contrairement à certaines réformes menées sous pression extérieure, celles engagées par l’Éthiopie reflètent une volonté affirmée de maîtriser son propre agenda, ce qui en renforce la crédibilité. Enfin, comme l’a rappelé le ministre Ahmed Shide, la dynamique des réformes en cours est « réelle et irréversible », avec pour objectif de positionner l’Éthiopie comme une économie compétitive, tirée par le secteur privé et ouverte aux investissements.
L’Éthiopie figure désormais parmi les destinations touristiques connaissant la croissance la plus rapide au monde, selon le Ministère du Tourisme.
Apr 6, 2026 424
Addis-Abeba, le 6 avril 2026 (ENA) : - D’après le ministère du Tourisme, les réformes d’ensemble engagées par le gouvernement ont contribué à positionner l’Éthiopie parmi les destinations touristiques à la croissance la plus rapide au monde. Le secteur touristique éthiopien connaît une expansion soutenue, portée par les réformes engagées par le gouvernement, l’amélioration des infrastructures et la mise en valeur de nouveaux sites. En 2025, le pays a enregistré une augmentation de 15 % des arrivées internationales. Dans un entretien accordé à ENA, Teshome Teklu, responsable de la promotion au sein du ministère, a indiqué que cette dynamique résulte directement des réformes menées de manière continue au cours des cinq à six dernières années. Sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, plusieurs initiatives majeures ont été lancées, telles que « Dîner pour Sheger », « Dîner pour la Nation » et « Dîner pour les Générations », visant à renforcer la visibilité de l’Éthiopie à l’échelle mondiale et à valoriser son vaste potentiel touristique, notamment ses destinations encore peu exploitées. Parmi les projets phares figure le programme d’embellissement de Sheger, un vaste chantier de rénovation urbaine destiné à revitaliser les berges fluviales de la capitale à travers la création d’espaces verts, de promenades et de zones de loisirs. Le succès de cette initiative a favorisé le lancement de nouveaux projets dans le cadre du programme « Dîner pour la Nation », ciblant des sites de renom tels que Gorgora, Wanchi et Koyisha. Par ailleurs, le gouvernement a accordé une attention particulière à la restauration et à la préservation de sites historiques majeurs comme Harar Jugol et Fasil Ghebbi, renforçant ainsi leur attractivité tout en assurant la sauvegarde du patrimoine culturel. « L’ensemble de ces efforts nous positionne parmi les pays les plus compétitifs d’Afrique en matière de tourisme », a affirmé le responsable. En parallèle, l’Éthiopie a renforcé sa capacité à accueillir des conférences et événements internationaux, contribuant davantage à l’augmentation des flux touristiques. Selon Teshome, ces initiatives combinées ont permis au pays de s’imposer comme l’une des destinations les plus compétitives du continent. Il a également souligné que l’Éthiopie figure parmi les pays les plus prometteurs au niveau mondial, comme l’a reconnu le Conseil mondial du tourisme et des voyages, et dispose aujourd’hui de l’un des secteurs touristiques à la croissance la plus rapide. Au cours des neuf derniers mois, le pays a accueilli plus de 1,2 million de touristes internationaux, générant plus de 2 milliards de dollars de recettes. Le tourisme domestique a lui aussi connu une forte progression, avec plus de 30 millions de voyageurs locaux ayant contribué à hauteur de plus de 60 milliards de birrs à l’économie nationale. En outre, l’Éthiopie a accueilli plus de 150 conférences internationales, témoignant de sa reconnaissance croissante sur la scène mondiale. Soutenu par la richesse de ses ressources naturelles et culturelles, un engagement fort des autorités et une stratégie de développement à long terme clairement définie, le secteur touristique éthiopien présente des perspectives particulièrement prometteuses. Selon les données de l’ONU Tourisme relayées par la BBC début 2026, l’Éthiopie se classe parmi les destinations touristiques à la croissance la plus rapide au monde, avec une hausse de 15 % des arrivées internationales en 2025.
La transition énergétique de l’Éthiopie s’intensifie sous l’effet des réformes.
Apr 4, 2026 853
Par un membre de la rédaction Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Les anniversaires invitent souvent à dresser un bilan. En Éthiopie, la huitième année du gouvernement réformateur révèle bien plus qu’un simple point d’étape : elle met en lumière une mutation profonde, encore en cours, qui redéfinit progressivement les bases économiques du pays et laisse entrevoir des effets durables. Parmi les secteurs les plus révélateurs de cette transformation figure celui de l’énergie. Longtemps confrontée à un contraste marqué entre l’abondance de ses ressources naturelles et les difficultés d’accès à l’électricité, l’Éthiopie opère aujourd’hui une refonte majeure de son système énergétique. Ce qui constituait autrefois un frein au développement devient peu à peu un levier stratégique à l’échelle continentale. Au centre de cette dynamique se trouve le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, symbole à la fois d’ambition et de pragmatisme. Avec une capacité supérieure à 5 000 mégawatts, cet ouvrage dépasse le cadre d’un simple projet d’infrastructure : il incarne une orientation claire vers la souveraineté énergétique, l’industrialisation et l’intégration régionale. Cependant, la transformation en cours ne se limite pas à ce projet emblématique. Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à faire de l’énergie un moteur du développement global, au service des ménages, des entreprises et de l’avenir national. Dans cette optique, le projet hydroélectrique de Koysha progresse également de manière soutenue, renforçant le potentiel énergétique du pays avec une capacité attendue de plus de 2 000 mégawatts. Il s’inscrit dans la continuité d’une stratégie fondée sur la valorisation du réseau fluvial pour soutenir une croissance durable. Mais l’hydroélectricité ne constitue plus l’unique pilier. Consciente de la nécessité de diversifier ses sources, l’Éthiopie a engagé une évolution vers un mix énergétique plus équilibré. Les parcs éoliens d’Ashegoda et d’Adama, ainsi que le projet d’Aysha dans la région Somali, illustrent cette orientation, en apportant une contribution significative à la production nationale. Ces initiatives traduisent une volonté de réduire la dépendance aux aléas climatiques tout en s’alignant sur les tendances mondiales en matière d’énergies renouvelables. Parallèlement, l’énergie solaire gagne en importance. Des accords conclus avec des partenaires internationaux ouvrent la voie à des projets d’envergure, permettant de mieux exploiter un potentiel longtemps sous-utilisé. Dans une perspective encore plus large, l’Éthiopie explore également l’option du nucléaire à des fins pacifiques, marquant ainsi une avancée stratégique vers une diversification durable de son bouquet énergétique. Dans le même temps, le pays valorise ses ressources en gaz naturel, notamment dans la région Somali. Le développement du gisement de Kalub ouvre de nouvelles perspectives pour une production énergétique stable, complémentaire aux sources renouvelables. L’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans une approche cohérente : bâtir un système énergétique à la fois ambitieux, diversifié et résilient. Les résultats commencent à se concrétiser. La capacité de production électrique a fortement progressé, tandis que l’accès à l’énergie s’élargit à des zones autrefois marginalisées. Par ailleurs, les exportations d’électricité vers les pays voisins se développent, positionnant l’Éthiopie comme un futur acteur clé de l’énergie propre en Afrique. Avec plus de 90 % de son électricité issue de sources renouvelables, le pays se distingue également par son alignement avec les objectifs climatiques internationaux, renforçant ainsi son attractivité pour les investissements verts. Au-delà des chiffres, une transformation plus profonde s’opère. En Éthiopie, l’énergie n’est plus perçue comme un simple service, mais comme un véritable levier de développement. Elle alimente les industries, favorise la connectivité numérique, soutient l’agriculture irriguée et accompagne les réformes économiques en cours. Si des défis subsistent — notamment en matière de financement, de mise en œuvre et d’accès équitable — la trajectoire est clairement tracée. Des turbines du barrage de la Renaissance aux projets éoliens et solaires, en passant par les ressources gazières encore inexploitées, l’Éthiopie façonne un avenir énergétique à la fois diversifié et prometteur.
Les grands acteurs mondiaux du secteur technologique saluent les avancées rapides de l’Éthiopie dans le domaine de l’intelligence artificielle et appellent à intensifier les efforts d’innovation.
Apr 4, 2026 403
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se distingue désormais sur la scène internationale grâce aux progrès remarquables réalisés en intelligence artificielle (IA). Des leaders du secteur encouragent le pays à accélérer encore davantage ses initiatives innovantes et à consolider ses partenariats à l’échelle mondiale afin de maintenir cette dynamique. Ces observations font suite à une visite à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, où plusieurs experts ont mis en lumière le potentiel du pays à devenir un centre d’innovation de premier plan en Afrique. Intervenant à cette occasion, James David, directeur des opérations africaines de Tata Consultancy Services (TCS), a salué les investissements conséquents engagés par l’Éthiopie dans l’IA ainsi que l’essor de son écosystème de startups. Selon lui, ces avancées pourraient faire du pays une référence pour d’autres nations africaines. Il a également mis en avant l’importance d’un partenariat stratégique avec l’Inde, estimant que l’expérience de ce pays dans le déploiement de solutions numériques constitue un atout complémentaire aux capacités d’innovation éthiopiennes. De son côté, Edwin Vollanoor, PDG d’AppFace Technologies, a qualifié l’Institut d’un des centres d’excellence en IA les plus prometteurs de la région. Il a particulièrement apprécié la qualité des technologies développées, notamment dans les domaines des modèles de langage et de la robotique, qu’il a jugées de niveau international. Il a en outre relevé que certaines solutions d’IA sont déjà intégrées dans les systèmes publics, notamment au sein des tribunaux, tout en soulignant la nécessité d’élargir leur déploiement pour maximiser leur impact. Dans cette perspective, il a plaidé pour un renforcement des dispositifs de mentorat, d’incubation et d’accélération, invitant l’Éthiopie à s’inspirer des expériences de pays tels que la Chine et l’Inde. Selon lui, l’intelligence artificielle offre des perspectives de transformation majeures dans des secteurs clés comme l’agriculture, les transports et l’emploi, et pourrait contribuer à positionner l’Éthiopie comme un hub continental en collaboration avec l’Union africaine. Pour sa part, Monsy Mathews, représentant de Moti Engineering, a mis en avant les avancées technologiques significatives enregistrées par le pays au cours de la dernière décennie, en particulier dans le secteur financier. Il a noté une adoption croissante de l’IA par les banques, notamment dans la gestion des risques, la vérification des clients, les paiements et le traitement des crédits. Il a également évoqué les initiatives menées par Ethio Telecom dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’automatisation robotisée des processus, soulignant que leur déploiement progresse progressivement dans différents secteurs. Dans l’ensemble, les experts s’accordent à considérer que, grâce à des investissements soutenus, une coopération internationale accrue et une priorité donnée à l’innovation, l’Éthiopie dispose de solides atouts pour s’imposer comme un pôle d’excellence en IA et en numérique sur le continent africain.
L’Éthiopie et la Chine intensifient leur coopération en matière de financement du commerce.
Apr 3, 2026 745
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la Chine ont renforcé leurs échanges autour du financement du commerce et des investissements à l’occasion de rencontres de haut niveau entre leurs responsables économiques. Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, s’est entretenu avec Wang Hao, président de la China Export & Credit Insurance Corporation (SINOSURE), afin d’explorer de nouvelles pistes de coopération dans le domaine de l’assurance-crédit et du soutien aux investissements. Les discussions ont porté sur l’élargissement de la couverture d’assurance pour les secteurs stratégiques en Éthiopie, ainsi que sur l’amélioration des mécanismes destinés à faciliter l’accroissement des investissements chinois dans le pays. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider leur partenariat économique, en mettant l’accent sur une croissance commerciale durable et une coopération au développement inscrite dans la durée. Dans un autre échange tenu plus tôt dans la journée, Ahmed Shide a également rencontré des responsables du ministère chinois des Finances pour aborder des questions macroéconomiques plus larges, notamment la restructuration de la dette, l’état d’avancement des projets en cours et les perspectives de financement de nouvelles infrastructures stratégiques. La question du traitement de la dette éthiopienne a occupé une place centrale dans les discussions, les deux parties réaffirmant leur engagement à poursuivre les négociations en vue d’un accord bilatéral visant à renforcer la stabilité budgétaire et à soutenir la reprise économique. Les échanges ont également mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets en cours, en améliorant l’efficacité des décaissements et en renforçant la coordination entre les différentes parties prenantes. Par ailleurs, les discussions ont porté sur les opportunités de financement pour des projets prioritaires, notamment le futur aéroport international de Bishoftu, destiné à renforcer la connectivité régionale et à stimuler les échanges commerciaux entre la Chine, l’Afrique et les marchés internationaux.
La Chine réitère son appui à l’intégration de l’Éthiopie à l’OMC.
Apr 3, 2026 1945
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - La Chine a de nouveau exprimé son soutien à la candidature de l’Éthiopie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), illustrant le renforcement continu des relations économiques et stratégiques entre les deux pays. En visite à Addis-Abeba, Wu Weihua, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, a affirmé que son pays est disposé à poursuivre un rôle actif de facilitation afin d’accompagner l’Éthiopie dans son processus d’adhésion. Cette déclaration est intervenue lors d’une rencontre avec Tagesse Chafo, président de la Chambre des représentants du peuple d’Éthiopie, au cours de laquelle les deux responsables ont examiné les perspectives d’élargissement de la coopération bilatérale, ainsi que la coordination sur les questions régionales et internationales. Tagesse Chafo a mis en avant la solidité du partenariat entre les deux nations, qu’il a qualifié de relation stratégique durable, fondée sur la confiance mutuelle et des intérêts partagés. Il a réaffirmé la volonté de l’Éthiopie de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, notamment les échanges entre les peuples, les relations parlementaires, le commerce et la concertation internationale. Soulignant l’importance géostratégique de l’Éthiopie, il a présenté le pays comme un hub diplomatique et une porte d’accès au continent africain, notamment en raison de la présence du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba. Il a également indiqué que l’Éthiopie entend jouer un rôle accru dans le développement des relations sino-africaines. La coopération économique demeure un pilier central de ce partenariat, avec des projets d’envergure tels que le chemin de fer Éthiopie-Djibouti, considéré comme un symbole majeur de la collaboration dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ». Cette infrastructure continue de servir de corridor stratégique pour les échanges commerciaux du pays. Par ailleurs, les investissements chinois en Éthiopie ont fortement progressé ces dernières années, contribuant à la création d’emplois et à l’essor du secteur industriel. Le président de la Chambre a exprimé sa reconnaissance pour le soutien constant de la Chine à l’adhésion de l’Éthiopie à l’OMC, appelant à la poursuite des efforts conjoints pour finaliser ce processus. De son côté, Wu Weihua a réaffirmé l’engagement ferme de son pays, évoquant notamment les avancées enregistrées en 2025 avec la conclusion d’accords bilatéraux. Il a également souligné la progression notable des exportations éthiopiennes vers la Chine, reflet d’un partenariat commercial en pleine expansion. La Chine s’est dite prête à accroître ses importations de produits éthiopiens à forte valeur ajoutée et à améliorer la structure des échanges. Elle entend également approfondir sa coopération dans des secteurs clés tels que les infrastructures et l’industrie manufacturière, tout en développant de nouveaux axes dans des domaines émergents comme les véhicules à énergies nouvelles, l’économie numérique et l’intelligence artificielle, afin d’accompagner le processus d’industrialisation de l’Éthiopie. Enfin, Wu Weihua a exprimé sa confiance dans le rôle croissant de l’Éthiopie au sein de la coopération sino-africaine, mettant en avant sa position stratégique sur le continent.