Économie
La transition énergétique de l’Éthiopie s’intensifie sous l’effet des réformes.
Apr 4, 2026 772
Par un membre de la rédaction   Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - Les anniversaires invitent souvent à dresser un bilan.   En Éthiopie, la huitième année du gouvernement réformateur révèle bien plus qu’un simple point d’étape : elle met en lumière une mutation profonde, encore en cours, qui redéfinit progressivement les bases économiques du pays et laisse entrevoir des effets durables.   Parmi les secteurs les plus révélateurs de cette transformation figure celui de l’énergie.   Longtemps confrontée à un contraste marqué entre l’abondance de ses ressources naturelles et les difficultés d’accès à l’électricité, l’Éthiopie opère aujourd’hui une refonte majeure de son système énergétique.   Ce qui constituait autrefois un frein au développement devient peu à peu un levier stratégique à l’échelle continentale.   Au centre de cette dynamique se trouve le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, symbole à la fois d’ambition et de pragmatisme.   Avec une capacité supérieure à 5 000 mégawatts, cet ouvrage dépasse le cadre d’un simple projet d’infrastructure : il incarne une orientation claire vers la souveraineté énergétique, l’industrialisation et l’intégration régionale.   Cependant, la transformation en cours ne se limite pas à ce projet emblématique.   Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à faire de l’énergie un moteur du développement global, au service des ménages, des entreprises et de l’avenir national.   Dans cette optique, le projet hydroélectrique de Koysha progresse également de manière soutenue, renforçant le potentiel énergétique du pays avec une capacité attendue de plus de 2 000 mégawatts.   Il s’inscrit dans la continuité d’une stratégie fondée sur la valorisation du réseau fluvial pour soutenir une croissance durable.   Mais l’hydroélectricité ne constitue plus l’unique pilier.   Consciente de la nécessité de diversifier ses sources, l’Éthiopie a engagé une évolution vers un mix énergétique plus équilibré.   Les parcs éoliens d’Ashegoda et d’Adama, ainsi que le projet d’Aysha dans la région Somali, illustrent cette orientation, en apportant une contribution significative à la production nationale.   Ces initiatives traduisent une volonté de réduire la dépendance aux aléas climatiques tout en s’alignant sur les tendances mondiales en matière d’énergies renouvelables.   Parallèlement, l’énergie solaire gagne en importance. Des accords conclus avec des partenaires internationaux ouvrent la voie à des projets d’envergure, permettant de mieux exploiter un potentiel longtemps sous-utilisé.   Dans une perspective encore plus large, l’Éthiopie explore également l’option du nucléaire à des fins pacifiques, marquant ainsi une avancée stratégique vers une diversification durable de son bouquet énergétique.   Dans le même temps, le pays valorise ses ressources en gaz naturel, notamment dans la région Somali. Le développement du gisement de Kalub ouvre de nouvelles perspectives pour une production énergétique stable, complémentaire aux sources renouvelables.   L’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans une approche cohérente : bâtir un système énergétique à la fois ambitieux, diversifié et résilient.   Les résultats commencent à se concrétiser. La capacité de production électrique a fortement progressé, tandis que l’accès à l’énergie s’élargit à des zones autrefois marginalisées.   Par ailleurs, les exportations d’électricité vers les pays voisins se développent, positionnant l’Éthiopie comme un futur acteur clé de l’énergie propre en Afrique.   Avec plus de 90 % de son électricité issue de sources renouvelables, le pays se distingue également par son alignement avec les objectifs climatiques internationaux, renforçant ainsi son attractivité pour les investissements verts.   Au-delà des chiffres, une transformation plus profonde s’opère.   En Éthiopie, l’énergie n’est plus perçue comme un simple service, mais comme un véritable levier de développement. Elle alimente les industries, favorise la connectivité numérique, soutient l’agriculture irriguée et accompagne les réformes économiques en cours.   Si des défis subsistent — notamment en matière de financement, de mise en œuvre et d’accès équitable — la trajectoire est clairement tracée.   Des turbines du barrage de la Renaissance aux projets éoliens et solaires, en passant par les ressources gazières encore inexploitées, l’Éthiopie façonne un avenir énergétique à la fois diversifié et prometteur.
Les grands acteurs mondiaux du secteur technologique saluent les avancées rapides de l’Éthiopie dans le domaine de l’intelligence artificielle et appellent à intensifier les efforts d’innovation.
Apr 4, 2026 321
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie se distingue désormais sur la scène internationale grâce aux progrès remarquables réalisés en intelligence artificielle (IA).   Des leaders du secteur encouragent le pays à accélérer encore davantage ses initiatives innovantes et à consolider ses partenariats à l’échelle mondiale afin de maintenir cette dynamique.   Ces observations font suite à une visite à l’Institut éthiopien d’intelligence artificielle, où plusieurs experts ont mis en lumière le potentiel du pays à devenir un centre d’innovation de premier plan en Afrique.   Intervenant à cette occasion, James David, directeur des opérations africaines de Tata Consultancy Services (TCS), a salué les investissements conséquents engagés par l’Éthiopie dans l’IA ainsi que l’essor de son écosystème de startups.   Selon lui, ces avancées pourraient faire du pays une référence pour d’autres nations africaines.   Il a également mis en avant l’importance d’un partenariat stratégique avec l’Inde, estimant que l’expérience de ce pays dans le déploiement de solutions numériques constitue un atout complémentaire aux capacités d’innovation éthiopiennes.   De son côté, Edwin Vollanoor, PDG d’AppFace Technologies, a qualifié l’Institut d’un des centres d’excellence en IA les plus prometteurs de la région.   Il a particulièrement apprécié la qualité des technologies développées, notamment dans les domaines des modèles de langage et de la robotique, qu’il a jugées de niveau international.   Il a en outre relevé que certaines solutions d’IA sont déjà intégrées dans les systèmes publics, notamment au sein des tribunaux, tout en soulignant la nécessité d’élargir leur déploiement pour maximiser leur impact.   Dans cette perspective, il a plaidé pour un renforcement des dispositifs de mentorat, d’incubation et d’accélération, invitant l’Éthiopie à s’inspirer des expériences de pays tels que la Chine et l’Inde.   Selon lui, l’intelligence artificielle offre des perspectives de transformation majeures dans des secteurs clés comme l’agriculture, les transports et l’emploi, et pourrait contribuer à positionner l’Éthiopie comme un hub continental en collaboration avec l’Union africaine.   Pour sa part, Monsy Mathews, représentant de Moti Engineering, a mis en avant les avancées technologiques significatives enregistrées par le pays au cours de la dernière décennie, en particulier dans le secteur financier.   Il a noté une adoption croissante de l’IA par les banques, notamment dans la gestion des risques, la vérification des clients, les paiements et le traitement des crédits.   Il a également évoqué les initiatives menées par Ethio Telecom dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’automatisation robotisée des processus, soulignant que leur déploiement progresse progressivement dans différents secteurs.   Dans l’ensemble, les experts s’accordent à considérer que, grâce à des investissements soutenus, une coopération internationale accrue et une priorité donnée à l’innovation, l’Éthiopie dispose de solides atouts pour s’imposer comme un pôle d’excellence en IA et en numérique sur le continent africain.
L’Éthiopie et la Chine intensifient leur coopération en matière de financement du commerce.
Apr 3, 2026 675
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la Chine ont renforcé leurs échanges autour du financement du commerce et des investissements à l’occasion de rencontres de haut niveau entre leurs responsables économiques.   Le ministre éthiopien des Finances, Ahmed Shide, s’est entretenu avec Wang Hao, président de la China Export & Credit Insurance Corporation (SINOSURE), afin d’explorer de nouvelles pistes de coopération dans le domaine de l’assurance-crédit et du soutien aux investissements.   Les discussions ont porté sur l’élargissement de la couverture d’assurance pour les secteurs stratégiques en Éthiopie, ainsi que sur l’amélioration des mécanismes destinés à faciliter l’accroissement des investissements chinois dans le pays.   Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider leur partenariat économique, en mettant l’accent sur une croissance commerciale durable et une coopération au développement inscrite dans la durée.   Dans un autre échange tenu plus tôt dans la journée, Ahmed Shide a également rencontré des responsables du ministère chinois des Finances pour aborder des questions macroéconomiques plus larges, notamment la restructuration de la dette, l’état d’avancement des projets en cours et les perspectives de financement de nouvelles infrastructures stratégiques.   La question du traitement de la dette éthiopienne a occupé une place centrale dans les discussions, les deux parties réaffirmant leur engagement à poursuivre les négociations en vue d’un accord bilatéral visant à renforcer la stabilité budgétaire et à soutenir la reprise économique.   Les échanges ont également mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets en cours, en améliorant l’efficacité des décaissements et en renforçant la coordination entre les différentes parties prenantes.   Par ailleurs, les discussions ont porté sur les opportunités de financement pour des projets prioritaires, notamment le futur aéroport international de Bishoftu, destiné à renforcer la connectivité régionale et à stimuler les échanges commerciaux entre la Chine, l’Afrique et les marchés internationaux.
La Chine réitère son appui à l’intégration de l’Éthiopie à l’OMC.
Apr 3, 2026 1536
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - La Chine a de nouveau exprimé son soutien à la candidature de l’Éthiopie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), illustrant le renforcement continu des relations économiques et stratégiques entre les deux pays.   En visite à Addis-Abeba, Wu Weihua, vice-président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire de Chine, a affirmé que son pays est disposé à poursuivre un rôle actif de facilitation afin d’accompagner l’Éthiopie dans son processus d’adhésion.   Cette déclaration est intervenue lors d’une rencontre avec Tagesse Chafo, président de la Chambre des représentants du peuple d’Éthiopie, au cours de laquelle les deux responsables ont examiné les perspectives d’élargissement de la coopération bilatérale, ainsi que la coordination sur les questions régionales et internationales.   Tagesse Chafo a mis en avant la solidité du partenariat entre les deux nations, qu’il a qualifié de relation stratégique durable, fondée sur la confiance mutuelle et des intérêts partagés.   Il a réaffirmé la volonté de l’Éthiopie de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, notamment les échanges entre les peuples, les relations parlementaires, le commerce et la concertation internationale.   Soulignant l’importance géostratégique de l’Éthiopie, il a présenté le pays comme un hub diplomatique et une porte d’accès au continent africain, notamment en raison de la présence du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.   Il a également indiqué que l’Éthiopie entend jouer un rôle accru dans le développement des relations sino-africaines.   La coopération économique demeure un pilier central de ce partenariat, avec des projets d’envergure tels que le chemin de fer Éthiopie-Djibouti, considéré comme un symbole majeur de la collaboration dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ».   Cette infrastructure continue de servir de corridor stratégique pour les échanges commerciaux du pays.   Par ailleurs, les investissements chinois en Éthiopie ont fortement progressé ces dernières années, contribuant à la création d’emplois et à l’essor du secteur industriel.   Le président de la Chambre a exprimé sa reconnaissance pour le soutien constant de la Chine à l’adhésion de l’Éthiopie à l’OMC, appelant à la poursuite des efforts conjoints pour finaliser ce processus.   De son côté, Wu Weihua a réaffirmé l’engagement ferme de son pays, évoquant notamment les avancées enregistrées en 2025 avec la conclusion d’accords bilatéraux.   Il a également souligné la progression notable des exportations éthiopiennes vers la Chine, reflet d’un partenariat commercial en pleine expansion.   La Chine s’est dite prête à accroître ses importations de produits éthiopiens à forte valeur ajoutée et à améliorer la structure des échanges.   Elle entend également approfondir sa coopération dans des secteurs clés tels que les infrastructures et l’industrie manufacturière, tout en développant de nouveaux axes dans des domaines émergents comme les véhicules à énergies nouvelles, l’économie numérique et l’intelligence artificielle, afin d’accompagner le processus d’industrialisation de l’Éthiopie.   Enfin, Wu Weihua a exprimé sa confiance dans le rôle croissant de l’Éthiopie au sein de la coopération sino-africaine, mettant en avant sa position stratégique sur le continent.
L’Éthiopie et la Chine concluent des avancées majeures sur la dette et le financement d’un nouvel aéroport.
Apr 3, 2026 519
Addis-Abeba, le 3 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie et la Chine ont enregistré des progrès significatifs dans leur coopération économique à l’issue de discussions de haut niveau entre leurs ministres des Finances, ouvrant la voie à un accord sur la restructuration de la dette et au financement de nouveaux projets stratégiques.   Lors de cette rencontre, le ministre éthiopien des Finances s’est entretenu avec son homologue chinois sur plusieurs dossiers clés, notamment la restructuration de la dette, l’état d’avancement des projets en cours et les perspectives de financement pour des initiatives prioritaires, dont le projet de nouvel aéroport international de Bishoftu.   Les échanges ont réaffirmé la volonté commune des deux pays de consolider leur partenariat économique de longue date, les deux parties saluant une étape importante vers des résultats mutuellement bénéfiques.   Au cœur des discussions figurait la question de la dette éthiopienne, avec pour objectif d’en améliorer la soutenabilité budgétaire et de soutenir la relance économique.   Un consensus a été atteint sur son traitement, les deux pays réitérant leur engagement à poursuivre les négociations dans le cadre commun du G20 en vue d’un accord bilatéral final.   Les ministres ont également insisté sur l’importance d’accélérer la mise en œuvre des projets déjà engagés, en améliorant l’efficacité des décaissements et en renforçant la coordination afin de respecter les délais d’exécution.   Par ailleurs, de nouvelles opportunités de financement ont été examinées pour des infrastructures prioritaires, notamment l’aéroport international de Bishoftu, appelé à renforcer la connectivité et les échanges commerciaux entre la Chine, l’Afrique et le reste du monde.   Le ministre des Finances, Ahmed, a salué les avancées réalisées, les qualifiant de tournant dans les relations bilatérales, et a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à approfondir une coopération durable avec ses partenaires chinois.   De son côté, le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, a mis en avant le renforcement de la collaboration entre les banques centrales des deux pays, soulignant les perspectives de partenariats mutuellement avantageux.   La réunion s’est conclue par un accord visant à poursuivre une coopération technique étroite, afin de finaliser l’accord sur la dette, d’accélérer les projets en cours et de mobiliser les financements nécessaires au développement de l’aéroport de Bishoftu.
Huit ans plus tard : L’évolution économique de l’Éthiopie vers une économie moderne et diversifiée
Apr 2, 2026 1371
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Au cours des huit dernières années, l’Éthiopie a engagé une transformation économique d’envergure, marquant une transition progressive d’un modèle étatique et restrictif vers une économie davantage ouverte, compétitive et orientée vers le marché.   Cette dynamique s’inscrit dans le cadre des réformes lancées sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, à l’occasion du huitième anniversaire de ce vaste programme de modernisation économique.   Avant 2018, l’économie nationale était confrontée à des contraintes structurelles importantes. La croissance, bien que soutenue, restait déséquilibrée et peu inclusive. La création d’emplois ne suivait pas le rythme de la croissance démographique, tandis que la structure des exportations demeurait limitée et peu diversifiée.   Par ailleurs, le recours intensif à l’endettement extérieur pour financer les grands projets d’infrastructures a accru la vulnérabilité macroéconomique du pays.   Le modèle d’industrialisation par le développement agricole (ADLI) avait permis d’améliorer la production agricole, mais sans réussir à enclencher une véritable transformation industrielle. Les zones industrielles, souvent isolées du tissu économique local, peinaient à créer des liens durables avec les autres secteurs.   De plus, certains secteurs stratégiques comme les télécommunications, la finance et les mines restaient largement fermés à la concurrence, limitant ainsi l’innovation et l’investissement privé.   Face à ces défis, les autorités ont entrepris depuis 2018 une série de réformes ambitieuses visant à corriger les déséquilibres, stimuler la croissance et diversifier l’économie.   Transformation agricole et souveraineté alimentaire   Le secteur agricole, pilier central de l’économie éthiopienne, a connu une évolution remarquable.   Les réformes ont mis l’accent sur l’augmentation de la productivité, la diversification des cultures et la résilience face aux chocs climatiques.   Grâce à ces efforts, l’Éthiopie a atteint l’autosuffisance en blé et s’impose désormais comme le premier producteur du continent africain.   La diversification agricole s’est intensifiée, avec une expansion notable des cultures de riz, d’oléagineux et d’autres produits à forte valeur ajoutée.   L’élevage a également enregistré une croissance significative, contribuant à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux.   La production agricole globale a connu une progression spectaculaire, passant de niveaux modestes à des volumes nettement plus élevés en l’espace de quelques années.   Les réformes structurelles, notamment l’organisation des agriculteurs en groupements, ont permis d’améliorer les rendements et d’accroître les revenus.   Le café, produit emblématique du pays, continue de jouer un rôle clé dans les exportations, avec une hausse significative de la production et des recettes.   Protection de l'environnement et croissance verte   L’intégration de la dimension environnementale dans la stratégie de développement constitue un autre pilier des réformes. L’Initiative pour un héritage vert a permis de planter des milliards d’arbres et de restaurer de vastes superficies de terres dégradées.   Ces efforts ont contribué à améliorer le couvert forestier et à réduire l’érosion des sols, tout en soutenant la productivité agricole.   Ils illustrent la volonté du pays de concilier croissance économique et durabilité environnementale, dans un contexte marqué par les défis du changement climatique.   Politique industrielle et orientation vers l'exportation   La stratégie industrielle a évolué vers une approche plus intégrée, axée sur le développement de zones économiques spéciales capables de connecter production, logistique et services.   Cette transformation vise à renforcer les liens entre les industries et le reste de l’économie nationale.   Le nombre d’investisseurs a fortement augmenté, avec une participation croissante du secteur privé local.   Cette évolution traduit un passage d’un modèle industriel cloisonné à un écosystème plus dynamique, inclusif et durable. La production orientée vers l’exportation dans ces zones contribue à élargir la base exportatrice du pays.   Secteur minier, substitution aux importations et croissance des exportations Le secteur minier s’est progressivement affirmé comme un levier stratégique de croissance.   Longtemps sous-exploité, il génère aujourd’hui des recettes importantes, notamment grâce à l’augmentation de la production d’or.   Parallèlement, les politiques de substitution aux importations ont permis de réduire la dépendance extérieure dans plusieurs domaines clés.   La production nationale de ciment et d’autres ressources stratégiques a atteint des niveaux permettant d’assurer l’autosuffisance, renforçant ainsi la résilience économique.   Transformation numérique et inclusion financière   La libéralisation du secteur des télécommunications a joué un rôle déterminant dans la transformation numérique du pays. L’accès aux services mobiles s’est considérablement élargi, facilitant l’inclusion financière et l’accès aux services numériques.   Les services financiers mobiles ont connu une expansion rapide, permettant à des millions de citoyens d’accéder à des services bancaires auparavant inaccessibles. Cette évolution a contribué à dynamiser l’économie et à renforcer l’intégration des acteurs économiques.   Les réformes du secteur financier ont également amélioré la gouvernance et orienté davantage le crédit vers le secteur privé, favorisant ainsi l’investissement et la croissance.   Discipline budgétaire et réforme structurelle   Une gestion budgétaire plus rigoureuse a été mise en place afin de garantir la stabilité macroéconomique. Les autorités ont réduit leur dépendance aux emprunts extérieurs et amélioré l’efficacité des dépenses publiques.   La restructuration des entreprises publiques et une meilleure sélection des projets d’investissement ont permis de limiter les inefficacités et de renforcer la soutenabilité des finances publiques.   Transformation urbaine et développement du capital humain Les villes jouent désormais un rôle central dans la stratégie de développement économique.   Les investissements dans les infrastructures, le logement et les services urbains ont contribué à améliorer les conditions de vie et à stimuler l’activité économique.   Des centres urbains comme Addis-Abeba se positionnent comme des pôles de croissance, d’innovation et d’investissement.   L’expansion du développement urbain à plusieurs dizaines de villes témoigne d’une volonté de promouvoir un développement équilibré à l’échelle nationale. Une nouvelle orientation économique L’Éthiopie s’oriente progressivement vers un modèle économique fondé sur la productivité, la diversification et le rôle accru du secteur privé.   Cette transition marque une rupture avec un modèle dominé par l’investissement public.   Les réformes engagées dans différents secteurs témoignent d’une approche pragmatique, axée sur les résultats et la transformation structurelle.   Malgré les défis persistants, elles posent les bases d’une croissance durable et inclusive.   Au cours des huit dernières années, sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed, le pays a progressé vers une plus grande autonomie économique et une meilleure résilience.   Inspirée par la philosophie du Medemer, cette dynamique repose sur la synergie et la coopération.   À mesure que l’Éthiopie se projette vers l’avenir, les progrès réalisés témoignent d’un potentiel considérable.   La croissance devient plus diversifiée, plus inclusive et mieux ancrée dans les réalités économiques, ouvrant la voie à un développement durable au bénéfice des générations futures.
L’Éthiopie : vers un renouveau porteur d’espoir
Apr 2, 2026 1283
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Le 2 avril 2018 demeure une date charnière dans l’histoire contemporaine de l’Éthiopie, incarnant un moment de renouveau, de détermination et d’espérance, selon le Service de communication du gouvernement.   Dans son communiqué, l’institution présente cette journée comme un pont entre les générations, marquant la volonté de surmonter les profondes difficultés sociales, politiques et économiques pour engager le pays sur la voie du développement et de la prospérité.   Entre 2018 et 2026, l’Éthiopie a traversé des épreuves majeures, mais en est sortie renforcée, enregistrant des avancées significatives dans plusieurs secteurs. Porté par des réformes ambitieuses et des efforts collectifs, le pays a amorcé une transformation notable, évoluant d’une situation de vulnérabilité vers une dynamique de résilience et de renouveau.   Ce processus a également contribué à redéfinir l’identité du pays et à renforcer sa place sur la scène internationale.   Sur le plan politique, cette date a posé les bases d’une gouvernance plus inclusive, valorisant la diversité, consolidant l’unité nationale et mettant en avant l’intérêt général.   Le dialogue politique élargi et les initiatives de justice transitionnelle ont favorisé cet environnement, tandis que les entités fédérées ont gagné en autonomie et que le système politique s’est orienté vers davantage de concertation et de coopération.   Sur le plan économique, la période a marqué une transition du déséquilibre vers la stabilisation et la restructuration.   Confrontée à un lourd endettement et à des politiques contraignantes, l’Éthiopie a engagé des réformes majeures, réorganisé sa dette et amorcé une diversification de son économie au-delà du secteur agricole.   Des projets structurants, tels que le Grand barrage de la Renaissance, ont ouvert de nouvelles perspectives en matière d’indépendance énergétique et de développement durable.   Sur le plan diplomatique, le pays est passé d’une approche prudente à un rôle plus affirmé et influent, accueillant des dirigeants internationaux et contribuant activement aux discussions africaines.   Parallèlement, les centres urbains ont connu une transformation visible, portée par le développement des infrastructures, les avancées technologiques et la mise en place de corridors économiques, répondant aux aspirations d’une jeunesse de plus en plus connectée.   Sur le plan social, l’unité nationale s’est consolidée tout en valorisant la diversité.   Les différences sont davantage perçues comme une richesse, tandis que la solidarité s’est renforcée à travers des expériences partagées.   Les réponses collectives face aux catastrophes naturelles et aux pressions extérieures ont illustré la résilience du pays et nourri un sentiment d’appartenance commun.   Aujourd’hui, l’Éthiopie poursuit ses efforts pour préserver sa souveraineté dans les domaines politique, économique, énergétique et alimentaire.   Son engagement en faveur des énergies renouvelables et de la mobilité durable témoigne de sa volonté d’innover et de s’inscrire dans une trajectoire de développement durable.   Malgré les défis encore présents, le pays avance avec détermination, porté par une influence croissante, une économie en mutation et la résilience remarquable de sa population, conclut le communiqué.
L’Éthiopie et la Chine engagent des discussions de haut niveau afin de consolider leur coopération bilatérale dans le domaine du développement.
Apr 2, 2026 249
Addis-Abeba, le 2 avril 2026 (ENA) : - Une délégation éthiopienne, conduite par Ahmed Shide, ministre des Finances, a mené des consultations de haut niveau avec Liu Junfeng, vice-président de l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (CIDCA), dans le but de consolider davantage le partenariat historique entre l’Éthiopie et la Chine.   Selon une publication du ministère des Finances sur les réseaux sociaux, les échanges ont principalement porté sur le renforcement de la coopération bilatérale afin de soutenir les priorités de développement de l’Éthiopie. La délégation éthiopienne a notamment mis en avant les réformes économiques en cours ainsi que l’agenda national de développement, insistant sur la nécessité de poursuivre une collaboration étroite pour favoriser une croissance durable et une transformation structurelle. Pour sa part, le vice-président Liu a réitéré l’engagement de la Chine à accompagner l’Éthiopie à travers un partenariat renforcé, incluant des financements concessionnels, un appui technique et des initiatives de renforcement des capacités. Les discussions ont également permis de faire le point sur les projets en cours et d’identifier de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures ferroviaires, l’agriculture, le numérique, l’industrie et la santé. La rencontre s’est achevée sur une volonté commune de consolider le dialogue institutionnel et de maintenir une coordination étroite, afin de concrétiser les priorités partagées et de renforcer davantage le partenariat stratégique global entre l’Éthiopie et la Chine.  
La réforme économique de l’Éthiopie stimule une transformation structurelle grâce à la revitalisation sectorielle.
Apr 1, 2026 1049
Addis-Abeba, le 1er avril 2026 (ENA) : - Des chercheurs de l’Université d’Hawassa ont indiqué que le Programme de réforme économique nationale (PREN), mis en œuvre ces dernières années, accélère la transformation structurelle de l’Éthiopie en insufflant une nouvelle dynamique à son économie.   Ils ont souligné que le programme contribue à remodeler les fondements économiques du pays, en revitalisant la productivité, en renforçant les liens entre secteurs et en favorisant une croissance plus résiliente et diversifiée.   Depuis la transition gouvernementale d’avril 2018, les réformes politiques ciblées et les programmes stratégiques se sont révélés être des moteurs essentiels du développement durable et du progrès économique à long terme.   Dans un entretien exclusif avec ENA, des universitaires ont affirmé que le PREN a déclenché une reprise économique notable, accélérant la transition vers un cadre structurel plus robuste et diversifié.   Gebrekristos Nurye, directeur de la recherche et du transfert de technologie à l’Institut de technologie de l’Université, a déclaré : « La transition opérée par le gouvernement, d’un modèle centré sur l’agriculture vers une économie diversifiée et multisectorielle, porte désormais ses fruits. »   Il a expliqué que la synergie entre les cinq piliers économiques fondamentaux a jeté des bases solides pour une croissance nationale globale et inclusive.   Il a mis en avant le rôle crucial du développement de l’irrigation estivale, qui permet une production agricole continue tout au long de l’année, stabilisant ainsi l’approvisionnement alimentaire et les prix du marché.   Il a également souligné l’impact économique des initiatives touristiques majeures, comme les projets « Dîner pour la nation » et « Dîner pour les générations futures », ainsi que la transformation des corridors urbains et des berges, qui redessine le paysage esthétique et commercial du pays.   Le directeur a insisté sur l’importance d’un engagement constant des dirigeants pour identifier et surmonter les nouveaux obstacles économiques afin de maintenir l’élan des réformes.   Markos Matewos, chercheur et doyen des étudiants de l’Institut, a ajouté que les politiques stratégiques menées ces huit dernières années pour numériser l’économie et moderniser le secteur agricole via la mécanisation portent désormais leurs fruits.   Il a particulièrement salué les programmes d’irrigation estivale du blé et l’initiative « La richesse du panier » (Lemat Trufat), qui renforcent l’autonomie et la résilience économique des petits exploitants agricoles grâce à une productivité accrue.   Kasahun Gashu, doyen de l’École de production industrielle, a expliqué que le programme HGER a créé un environnement favorable au secteur manufacturier, permettant à l’Éthiopie de réaliser d’importantes économies de devises en remplaçant les importations par des produits locaux de qualité.   Il a souligné que ces réformes ont transformé les établissements d’enseignement supérieur en véritables centres de production, renforçant les liens entre université et industrie et jouant un rôle actif dans la transformation structurelle du pays.   En conclusion, il a insisté sur la nécessité de poursuivre le renforcement du mouvement « Que l’Éthiopie produise » (Ethiopia Tamrit) et d’autres initiatives portées par le HGER, essentielles pour maximiser la contribution du secteur manufacturier au PIB national.
L'Éthiopie attire 13,1 milliards de dollars d'investissements.
Apr 1, 2026 490
Addis-Abeba, le 1er avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a conclu des accords d’investissement totalisant 13,1 milliards de dollars lors du forum Investir en Éthiopie 2026, a annoncé le Bureau du Premier ministre.   Selon le Bureau, ce résultat témoigne de la forte dynamique économique du pays et reflète la confiance croissante des investisseurs internationaux dans l’économie éthiopienne.   Dans un communiqué publié sur sa plateforme officielle X, le Bureau a qualifié ce succès d’« avancée historique » pour l’attraction de capitaux étrangers et la consolidation de la trajectoire de croissance nationale.   Ces accords ont été conclus avec des partenaires en Chine, Pologne, Inde, Singapour et Kenya, et couvrent des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’exploitation minière et l’ammoniac vert, illustrant la diversité des opportunités générées par les réformes économiques en cours.   Le communiqué souligne que le programme national de réformes économiques porte ses fruits de manière tangible, grâce à des mesures favorisant un climat d’investissement attractif.   Parmi celles-ci figurent la libéralisation de la monnaie, l’ouverture des secteurs bancaire et des télécommunications, le développement de zones économiques spéciales modernes et l’amélioration de l’accès aux marchés internationaux via la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).   Le Bureau a également noté les progrès significatifs dans les secteurs stratégiques du pays.   L’Éthiopie exploite ses vastes ressources en énergies renouvelables, notamment via le Grand barrage de la Renaissance, pour développer la production d’énergie solaire et d’hydrogène, tout en renforçant la productivité minière.   L’expansion industrielle se poursuit grâce aux zones économiques spéciales, tandis que le secteur des technologies de l’information et de la communication favorise une transformation numérique rapide.   Le communiqué met en avant le rôle de l’Éthiopie comme destination de choix pour le commerce et le tourisme mondiaux, grâce à une meilleure connectivité assurée par Ethiopian Airlines et à la richesse de son patrimoine culturel et historique.   Le Bureau a enfin encouragé les investisseurs et partenaires internationaux à renforcer leur engagement, affirmant que le pays est aujourd’hui plus ouvert, compétitif et prêt à faire des affaires que jamais auparavant.
Gedion, ministre des Affaires étrangères, a rencontré le directeur adjoint de Rosatom.
Apr 1, 2026 475
Addis-Abeba, le 1er avril 2026 (ENA) : - Gedion Timothewos, ministre des Affaires étrangères, a rencontré aujourd’hui Nikolay Spassky, directeur général adjoint du groupe public russe Rosatom.   Le ministre des Affaires étrangères, Gedion, a mis en avant la solidité des relations historiques entre l’Éthiopie et la Fédération de Russie, soulignant qu’elles constituent un socle favorable au développement de partenariats dans des projets stratégiques de long terme. Il a par ailleurs salué les avancées enregistrées à la suite de la signature, en septembre dernier, de l’accord de coopération dans le domaine du nucléaire entre les deux pays. De son côté, Nikolay Spassky a informé le ministre de la signature récente d’une feuille de route stratégique dédiée au développement de l’énergie nucléaire entre l’Éthiopie et la Fédération de Russie. Le commissaire de la Commission éthiopienne de l’énergie nucléaire, Sandokan Debebe, a également précisé que les échanges avec la délégation russe se sont concentrés sur les modalités concrètes de mise en œuvre de l’accord conclu en septembre, portant sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. En outre, la Commission éthiopienne de l’énergie nucléaire et Rosatom ont officialisé, le 31 mars 2026, la signature de cette feuille de route stratégique. Ce document définit un cadre commun assorti d’un plan d’action détaillant les orientations futures de la coopération entre les deux parties.
La délégation éthiopienne fait progresser les négociations avec la Banque de Chine sur le financement de l’aéroport.
Apr 1, 2026 810
Addis-Abeba, le 1er avril 2026 (ENA) : - Une délégation éthiopienne réunissant le Groupe Ethiopian Airlines et le Ministère des Finances a rencontré la Banque de Chine dans le cadre d’échanges productifs sur le financement du nouveau projet d’aéroport.   Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, le Ministère des Finances a indiqué que, lors de cette réunion, la délégation éthiopienne a présenté un état d’avancement détaillé du projet, couvrant notamment la conception technique, le calendrier de mise en œuvre ainsi que la structure globale de financement. Elle a également mis en avant les progrès récents réalisés dans la préparation du projet, notamment les initiatives d’optimisation visant à améliorer l’efficacité, à renforcer sa bancabilité et à garantir sa viabilité budgétaire à long terme. Le Groupe Ethiopian Airlines a, pour sa part, insisté sur la portée régionale du projet, mettant en exergue son potentiel à consolider la position de l’Éthiopie comme hub aérien de premier plan, tout en soutenant le commerce, le tourisme et la croissance économique globale. De son côté, la Banque de Chine a manifesté un fort intérêt pour accompagner le projet, en soulignant son expérience récente dans le financement d’infrastructures aéroportuaires ainsi que son orientation stratégique vers des projets à fort impact en Afrique. Elle a également relevé l’alignement du projet avec ses priorités et son expertise en matière de financement d’infrastructures de transport de grande envergure. Par ailleurs, la Banque a confirmé être en contact étroit avec la Banque africaine de développement, agissant en qualité de chef de file arrangeur du projet, afin de mieux appréhender le cadre de financement et d’identifier des pistes de collaboration. Les échanges ont notamment porté sur les différentes options de financement, la coordination avec les bailleurs potentiels ainsi que la conformité aux exigences de diligence raisonnable. Les deux responsables ont convenu de poursuivre une collaboration étroite afin de faire progresser efficacement les discussions techniques et financières. Ils ont souligné l’importance d’un partage continu d’informations et d’une coopération active en vue de positionner la Banque de Chine comme un partenaire potentiel du montage financier. La réunion s’est achevée sur un engagement commun à travailler conjointement pour favoriser la participation de la Banque au financement et à la mise en œuvre réussie du projet.
L’Éthiopie met les bouchées doubles pour transformer son agriculture et garantir sa souveraineté alimentaire.
Apr 1, 2026 171
Addis-Abeba, le 1er avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie accélère la transformation de son agriculture pour atteindre la souveraineté alimentaire, ont déclaré des responsables lors d’une table ronde de haut niveau consacrée à la « Productivité agricole pour la souveraineté alimentaire ».   Ce forum, organisé conjointement par l’Agence de presse éthiopienne et l’Institut éthiopien de transformation agricole, a rassemblé des parties prenantes majeures afin de faire le point sur les avancées réalisées, valoriser les succès enregistrés au cours des huit dernières années et tracer les orientations stratégiques en faveur d’un développement agricole durable. En ouverture des échanges, le secrétaire d’État à l’Agriculture, Fikru Regassa, a rappelé l’importance centrale de l’agriculture dans l’économie nationale et le système alimentaire du pays. Il a souligné que ce secteur demeure le pilier de l’Éthiopie, faisant vivre plus de 130 millions de personnes. Selon lui, l’agriculture contribue à hauteur de 31 % du PIB, emploie 63 % de la population active et fournit près de 60 % des intrants nécessaires à d’autres industries majeures, ce qui en fait un levier essentiel du développement national. Toutefois, malgré ce rôle stratégique, le secteur agricole a longtemps été confronté à des contraintes structurelles, notamment une forte dépendance aux précipitations et une vulnérabilité accrue aux effets du changement climatique. À cela s’ajoutent des pratiques agricoles traditionnelles marquées par une faible productivité et une orientation vers la subsistance, limitant ainsi son plein potentiel. Néanmoins, Fikru Regassa a indiqué que les réformes engagées ces dernières années commencent à porter leurs fruits.   Il a précisé que, dans le cadre de l’agenda national de réforme économique, l’agriculture figure désormais parmi les secteurs les plus dynamiques et performants du pays. Parmi les avancées majeures évoquées figure la transformation de la production de blé, impulsée sous le leadership du Premier ministre Abiy Ahmed. Le passage d’une agriculture dépendante des pluies à une production irriguée à grande échelle a permis au pays de se rapprocher significativement de l’autosuffisance en blé. Dans le même temps, l’Initiative Héritage Vert a acquis une reconnaissance internationale grâce à ses contributions à la résilience climatique, à la restauration des terres dégradées et à l’amélioration de la productivité agricole, notamment à travers des campagnes massives de reboisement et de conservation des sols. Le gouvernement a également renforcé ses actions dans le domaine de l’élevage à travers l’initiative Lemat Trufat (« Abondance du panier »), visant à accroître la production et à améliorer les indicateurs nutritionnels. Malgré ces progrès, les responsables ont reconnu que les performances du secteur restent en deçà des ambitions nationales. Fikru Regassa a ainsi souligné que le pays intensifie désormais des interventions ciblées afin d’atteindre une souveraineté alimentaire complète, tout en augmentant les recettes d’exportation grâce à la diversification des filières agricoles stratégiques. De son côté, le directeur général de l’Agence de nouvelle éthiopienne, Seife Deribe, a mis en avant le rôle de l’institution dans l’orientation du discours national et la promotion des priorités de développement. Il a insisté sur le fait que l’amélioration de la productivité agricole constitue un enjeu clé, non seulement pour garantir la sécurité alimentaire, mais aussi pour redéfinir l’image internationale de l’Éthiopie et réduire sa dépendance historique à l’aide extérieure. Selon lui, atteindre la souveraineté alimentaire est essentiel pour renforcer la confiance nationale et transformer durablement la trajectoire de développement du pays.   Ce forum, organisé en collaboration avec l’Institut éthiopien de transformation agricole, s’inscrit ainsi dans une dynamique nationale coordonnée visant à promouvoir l’innovation agricole et à assurer une durabilité à long terme.
L’Éthiopie montre la voie, tandis que l’Afrique accélère la transformation de la maintenance aéronautique.
Mar 31, 2026 362
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Ethiopian Airlines s’affirme comme un modèle de référence en matière de maintenance aéronautique sur le continent, alors que les acteurs africains du secteur intensifient leurs efforts pour développer les capacités de maintenance, réparation et révision (MRO).   À l’issue de la première Conférence africaine dédiée à la MRO, le directeur général du groupe, Mesfin Tasew, a souligné que la réussite internationale de la compagnie repose en grande partie sur un système de maintenance performant et intégré.   « La clé du succès d’Ethiopian Airlines réside dans la solidité de ses capacités MRO », a-t-il affirmé.   Organisé à Addis-Abeba du 29 au 31 mars, l’événement a rassemblé plus de 450 responsables du secteur aéronautique issus de plus de 50 pays, mettant en évidence à la fois l’urgence et le potentiel de transformation de la maintenance aéronautique en Afrique.   Bien que les services MRO soient essentiels pour garantir la sécurité, la performance et la continuité des opérations, ils restent insuffisamment développés dans de nombreuses compagnies africaines.   Mesfin Tasew a indiqué que ce déficit de capacités a contribué aux difficultés rencontrées par plusieurs transporteurs du continent.   À l’inverse, les investissements soutenus de l’Éthiopie dans les compétences techniques, les infrastructures et la formation ont permis de bâtir un secteur aéronautique robuste et résilient.   Les participants ont également insisté sur le fait qu’aucun pays ne peut, à lui seul, combler ce retard.   Le secrétaire général de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), Abderahmane Berthé, a rappelé que les dépenses liées à la MRO représentent entre 10 % et 12 % des coûts d’exploitation des compagnies, soulignant ainsi l’importance stratégique de ce segment.   Il a appelé à un renforcement de la coopération entre compagnies africaines afin de réduire la dépendance vis-à-vis des prestataires étrangers, d’optimiser les coûts et de renforcer la compétitivité du secteur aérien africain.   La conférence, organisée par l’AFRAA en partenariat avec des acteurs majeurs tels qu’Ethiopian MRO, Kenya Airways MRO et South African Airways Technical, a mis l’accent sur des solutions concrètes pour renforcer les capacités locales.   Parmi les priorités identifiées figurent l’investissement dans la formation des jeunes talents africains, le développement de l’enseignement technique, le renforcement des partenariats internationaux ainsi que l’accélération du transfert de technologies et de savoir-faire.   Une quarantaine d’acteurs clés ont participé à des échanges approfondis visant à traduire ces orientations en actions concrètes.   Placée sous le thème « Construire un écosystème MRO durable en Afrique », cette conférence marque une étape décisive vers une aviation africaine plus autonome, reposant davantage sur l’expertise locale que sur des services externes.   À mesure que cette dynamique se renforce, le modèle éthiopien s’impose non seulement comme une réussite nationale, mais aussi comme une référence pour l’avenir du transport aérien en Afrique.
L’inflation reste contenue sous la barre des 10 %, tandis que la stabilité macroéconomique de l’Éthiopie continue de s’affermir.
Mar 31, 2026 315
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - La Banque nationale d’Éthiopie (BNE) a annoncé la poursuite du recul de l’inflation, qui s’est établie à 9,7 % en février 2026.   Ce niveau confirme le maintien d’une inflation à un chiffre, une performance atteinte pour la première fois en décembre 2025.   Le Comité de politique monétaire (CPM) a attribué cette désinflation durable à une politique monétaire restrictive, à une gestion budgétaire rigoureuse ainsi qu’au renforcement des mesures de soutien à l’offre.   Il a toutefois averti que les tensions géopolitiques mondiales pourraient exercer des pressions haussières sur les prix.   Lors de sa sixième réunion tenue le 21 mars 2026, le Comité a confirmé la tendance à la baisse de l’inflation.   L’inflation des produits alimentaires a reculé à 10,8 %, contre 14,6 % un an plus tôt, tandis que celle des produits non alimentaires a nettement diminué, passant de 15,6 % à 8,1 %.   L’inflation mensuelle est restée modérée à 0,4 %, traduisant un apaisement progressif des tensions inflationnistes.   Malgré ces avancées, le CPM a mis en garde contre les risques liés aux tensions au Moyen-Orient, susceptibles d’entraîner une hausse des prix du pétrole et de perturber les chaînes d’approvisionnement, avec des répercussions possibles sur l’inflation intérieure.   Il a ainsi souligné la nécessité de maintenir une orientation monétaire restrictive afin de préserver la stabilité des prix.   Sur le plan économique, l’Éthiopie continue d’afficher une croissance solide, avec une progression du PIB réel de 9,2 % au cours de l’exercice 2024/2025.   Cette performance est portée par le dynamisme du secteur industriel, en particulier l’activité minière, notamment la production d’or, ainsi que par la bonne tenue des secteurs des services et de l’agriculture.   Sur le plan monétaire, une expansion soutenue du crédit a été observée, la masse monétaire ayant augmenté de 39,3 % en glissement annuel et le crédit bancaire de 45,3 %.   Parallèlement, les taux d’intérêt ont reflété une participation accrue aux marchés financiers, bien que certaines banques privées aient continué de faire face à des contraintes de liquidité.   Le secteur bancaire est resté globalement stable, soutenu par des dispositifs réglementaires tels que le marché monétaire interbancaire et le mécanisme de prêt permanent de la Banque nationale.   La politique budgétaire a été jugée prudente, avec des efforts continus pour renforcer la mobilisation des recettes et maîtriser les dépenses.   Le déficit budgétaire est demeuré contenu, principalement financé par l’émission de bons du Trésor.   Par ailleurs, le secteur extérieur a montré des signes de résilience, avec un excédent de la balance des paiements soutenu par l’amélioration des exportations, des transferts privés et des services.   Le Comité a réaffirmé son engagement à maintenir une politique monétaire restrictive, en décidant de conserver inchangés le taux directeur et les plafonds de croissance du crédit.   Il a également insisté sur la nécessité de suivre de près l’évolution de l’environnement économique mondial et national, dans un contexte d’incertitude croissante, et prévoit de se réunir à nouveau fin avril pour un nouvel examen.
Le Commissaire de l’UA plaide pour un renforcement massif des financements afin de moderniser l’agriculture africaine.
Mar 31, 2026 369
Addis-Abeba, le 31 mars 2026 (ENA) : - Le Commissaire de l’Union africaine en charge de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable a lancé un appel pressant en faveur d’une mobilisation accrue de financements pour transformer le secteur agricole en Afrique.   Intervenant lors de la deuxième conférence IFC FIG Africa Agri-Finance Clients et Partenaires tenue à Addis-Abeba, Moses Vilakati a rappelé que l’agriculture constitue un pilier essentiel des économies africaines, soutenant à la fois les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire.   Il a toutefois mis en garde contre la vulnérabilité croissante du secteur, exposé à des chocs climatiques répétés — sécheresses, inondations, irrégularité des pluies — ainsi qu’aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, à la hausse des coûts des intrants, à l’accès limité au financement et à l’insuffisance des infrastructures.   Selon lui, la résilience du secteur agricole doit être pensée à grande échelle, avec des mécanismes de financement adaptés, soulignant que les modèles de crédit classiques ne répondent plus aux risques actuels.   Le Commissaire a ainsi préconisé le recours à des instruments innovants tels que les financements sensibles au climat, les assurances indicielles, les solutions financières numériques et mobiles, ainsi que les dispositifs de partage des risques et de financement mixte.   Il a également insisté sur la nécessité de renforcer le financement des entrepôts et des chaînes de valeur, afin d’améliorer l’accès au capital et de consolider les systèmes agricoles.   Ces orientations s’inscrivent dans le cadre de la stratégie du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) pour 2026-2035, qui ambitionne notamment d’accroître de 45 % la production agroalimentaire d’ici 2030, de réduire de moitié les pertes post-récolte et de tripler le commerce intra-africain de produits agricoles.   Par ailleurs, Moses Vilakati a appelé à la mise en œuvre de projets pilotes à l’échelle régionale et à un renforcement de la coopération entre les différents acteurs : institutions financières de développement, gouvernements, régulateurs, banques, institutions de microfinance, entreprises agroalimentaires, fintechs et organisations de producteurs.   Évoquant le poids des importations alimentaires, il a souligné que certains pays consacrent chaque année des montants considérables à l’achat de produits de base, comme le riz, estimant qu’une réorientation partielle de ces dépenses vers la production locale pourrait accélérer la transformation du secteur.   Il a ainsi esquissé une vision d’une agriculture africaine modernisée, où les agriculteurs bénéficient de financements accessibles, où les entreprises agroalimentaires prospèrent et où les technologies numériques facilitent l’accès aux données pour les producteurs comme pour les investisseurs.   De leur côté, des responsables de la Banque nationale d’Éthiopie ont également souligné l’importance stratégique du financement agricole.   Abraham Fekadu, directeur de l’inclusion financière et du développement, a indiqué que cette conférence intervient à un moment clé pour l’Éthiopie, engagée dans une dynamique de consolidation de ses acquis économiques.   Il a reconnu que, malgré la contribution croissante du secteur financier à l’économie, l’agriculture reste insuffisamment financée par les institutions formelles, en raison de contraintes structurelles tant du côté de l’offre que de la demande.   Selon lui, ces limitations ont freiné la modernisation du secteur, affectant à la fois la sécurité alimentaire et la croissance économique.   Il a toutefois mis en avant les réformes entreprises par la banque centrale, notamment l’amélioration des cadres réglementaires, des registres fonciers et d’élevage, ainsi que le développement de nouveaux mécanismes de financement et d’outils de gestion des risques.   Une feuille de route nationale pour le financement agricole a également été lancée, visant à accroître les prêts, encourager le partage des risques, améliorer l’intégration des données et développer les services financiers numériques.   Malgré ces avancées, il a souligné que des défis structurels persistent, appelant à une meilleure coordination entre les acteurs pour libérer le potentiel du secteur.   Par ailleurs, la Société financière internationale a insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la simple mobilisation de fonds pour combler le déficit de financement.   Son directeur régional pour le secteur industriel, Aliou Maiga, a souligné que les secteurs doivent également être capables d’absorber efficacement les financements, appelant à lever les obstacles structurels à l’investissement.   Il a salué le rôle pionnier des banques éthiopiennes dans le financement agricole et les progrès réalisés en matière de coordination avec les partenaires de développement.   Enfin, revenant sur la trajectoire économique du pays, il a décrit l’Éthiopie comme un cas remarquable en Afrique, ayant maintenu une croissance soutenue pendant deux décennies grâce à des investissements structurants dans les infrastructures et à des réformes favorables au secteur privé.   Selon lui, cette dynamique fait de l’Éthiopie un terrain propice à l’expérimentation de modèles innovants de financement agricole, susceptibles d’être reproduits à l’échelle du continent.
L’Éthiopie et l’AIIB ont engagé des discussions en vue d’intensifier leur collaboration pour mobiliser des financements destinés aux projets d’infrastructures jugés prioritaires.
Mar 31, 2026 175
Le ministre des Finances, Ahmed Shide, a eu un entretien fructueux avec le président de Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures en vue de consolider davantage le partenariat entre l’Éthiopie et l’institution.   Dans un communiqué de presse adressé à ENA, le ministère des Finances a précisé que les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération autour des projets prioritaires liés aux infrastructures et au développement, notamment la possibilité d’un appui financier au projet d’aéroport international de Bishoftu. Au cours des discussions, le ministre des Finances, Ahmed Shide, a mis en avant l’importance stratégique de ce projet, soulignant son rôle dans la consolidation de la position de l’Éthiopie comme hub aérien régional ainsi que dans le soutien à une croissance économique durable. Les deux parties ont par ailleurs examiné les moyens d’intensifier leur collaboration afin de mobiliser davantage de financements issus du secteur privé. Le ministre a également insisté sur le rôle clé de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures dans la stimulation des investissements privés et dans la promotion d’une participation accrue du capital privé dans les infrastructures. Enfin, les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer leur coopération et de progresser vers des actions concrètes visant à soutenir le développement d’infrastructures durables et une croissance tirée par le secteur privé en Éthiopie.
Développement des corridors ruraux : une stratégie pour améliorer la vie en milieu rural : Premier ministre Abiy
Mar 29, 2026 431
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que le programme de développement des corridors ruraux en Éthiopie, conçu comme une extension des initiatives urbaines, vise à améliorer significativement les conditions de vie dans les zones rurales.   S’exprimant sur Kana TV en début de semaine, il a expliqué que cette approche repose sur la même logique que celle appliquée en milieu urbain : faciliter le quotidien des citoyens et élever leur niveau de vie, cette fois dans les campagnes.   Il a toutefois souligné que, malgré une production agricole souvent satisfaisante, de nombreux ménages ruraux vivent encore dans des conditions précaires.   Dans certaines régions, les familles partagent des habitations exiguës avec leur bétail, illustrant les défis persistants en matière de logement et de bien-être.   Selon lui, ces difficultés alimentent l’exode rural, en particulier chez les jeunes, qui quittent les campagnes à la recherche de meilleures opportunités en ville.   Cette tendance, a-t-il averti, risque à terme d’affaiblir le secteur agricole et de déséquilibrer la structure démographique des zones rurales.   Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions de vie pour inverser ce phénomène.   Parmi les solutions envisagées, il a mis en avant le développement des énergies renouvelables, notamment à travers des systèmes solaires hors réseau, ainsi que la promotion du biogaz pour transformer les déchets agricoles en énergie.   Ces initiatives permettent à la fois de réduire la dépendance au bois de chauffage et de limiter les effets nocifs de la fumée sur la santé.   Le programme vise également à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des ménages, en encourageant la production alimentaire locale et en améliorant les conditions d’hygiène et de salubrité.   Par ailleurs, le chef du gouvernement a souligné l’importance d’élargir l’accès aux services essentiels dans les zones rurales, notamment l’éducation, la santé, l’électricité et les télécommunications.   Il a précisé que ces infrastructures sont déployées de manière intégrée afin d’améliorer durablement la qualité de vie des populations.   Abiy Ahmed a également mis en garde contre les effets négatifs d’un exode rural non maîtrisé, qui exerce une pression croissante sur les villes.   Lorsque les infrastructures urbaines sont dépassées par une population en forte augmentation, cela entraîne une dégradation des services, tandis que les campagnes se vident progressivement de leurs habitants.   Pour répondre à ces défis, le gouvernement met en œuvre des projets de logements ruraux modèles, adaptés aux réalités locales et construits à partir de matériaux disponibles sur place.   Ces habitations intègrent des améliorations essentielles, telles que la séparation des espaces de vie et l’utilisation de l’énergie solaire.   Selon le Premier ministre, ces initiatives rencontrent déjà un accueil favorable auprès des communautés, qui sont encouragées à s’en inspirer et à les reproduire selon leurs moyens.   Reconnaissant que le programme n’en est qu’à ses débuts, il a néanmoins insisté sur son potentiel transformateur. Il a rappelé que le développement du pays ne peut se limiter aux villes et doit inclure pleinement les zones rurales.   En outre, il a souligné que l’intégration du développement rural et urbain constitue une approche essentielle pour garantir une croissance équilibrée et durable à l’échelle nationale.
L’Éthiopie annonce la mise en place d’un « Golden Visa » de 10 ans pour les investisseurs étrangers.
Mar 29, 2026 313
Addis-Abeba, le 29 mars 2026 (ENA) : - Le Service de l’immigration et de la citoyenneté a instauré un permis de résidence de 10 ans, appelé « Golden Visa », destiné aux investisseurs étrangers qui participent de manière importante au développement économique du pays.   Dans un entretien accordé à l’Agence des Nouvelles Éthiopienne, le directeur général adjoint de l’ICS, Gosa Demissie, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes économiques engagées par le gouvernement pour rendre le pays plus attractif aux investissements directs étrangers. Il a précisé que l’institution a mené d’importantes réformes internes afin d’aligner ses services sur les standards internationaux et les technologies modernes. Le « Golden Visa » vise à garantir une stabilité durable aux investisseurs à fort potentiel, en leur offrant la possibilité de vivre et de mener leurs activités en Éthiopie avec des démarches administratives simplifiées. Selon lui, plusieurs pays proposent déjà des programmes similaires de résidence de longue durée, généralement compris entre cinq et dix ans. L’Éthiopie a ainsi développé son propre dispositif afin de rester compétitive et d’attirer des investisseurs de qualité. Il a également expliqué que ce visa se présente sous la forme d’un permis électronique standardisé, valable dix ans, offrant une plus grande flexibilité de séjour à ses bénéficiaires. Gosa Demissie a souligné l’importance particulière de cette mesure dans le contexte de l’ouverture du secteur immobilier aux étrangers. Il a ajouté qu’un visa spécifique de cinq ans sera introduit pour les personnes ou familles acquérant un bien immobilier dans le pays. Il a en outre indiqué que ce programme permettra de réduire considérablement les délais de traitement, de supprimer les procédures redondantes et d’améliorer l’efficacité globale des services, tout en augmentant les recettes publiques et en facilitant l’accès aux usagers. Les investisseurs bénéficieront également de procédures d’entrée et de sortie simplifiées, notamment grâce à un traitement accéléré à l’aéroport international de Bole, afin de rendre leurs déplacements plus fluides. L’introduction du « Golden Visa » reflète la volonté de l’Éthiopie de se positionner comme une destination d’investissement majeure en Afrique. En allégeant les contraintes administratives, le gouvernement ambitionne de stimuler la croissance industrielle, d’attirer des capitaux de qualité et d’augmenter les entrées de devises étrangères, faisant ainsi du secteur de l’immigration un levier clé du développement économique. Par ailleurs, l’ICS a modernisé plusieurs de ses services, notamment à travers des options de traitement rapide et des systèmes de paiement numérique, afin d’améliorer l’expérience des usagers. Les efforts de digitalisation incluent également l’optimisation des services de visa à l’arrivée ainsi que des mécanismes de délivrance des passeports, dans le but de réduire les retards accumulés. Enfin, Gosa Demissie a réaffirmé que l’objectif principal est de créer un environnement favorable aux investisseurs en rendant les services plus accessibles et plus efficaces, soulignant : « Nous sommes des prestataires de services engagés dans la résolution de problèmes. »
Le président Taye Atske Selassie a plaidé en faveur de partenariats renforcés et sincères lors du 11e sommet de l'OACPS, tenu à Malabo.
Mar 29, 2026 347
Addis-Abeba, le 28 mars 2026 (ENA) : - Ce sommet de trois jours, lancé vendredi, a rassemblé des dirigeants d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, ainsi que des représentants de l’Nations Unies, de l’Union africaine et de l’Union européenne, illustrant le poids géopolitique croissant de ce bloc.   Dans son intervention, le président Taye a souligné la nécessité pour l’organisation de capitaliser sur sa diversité en la transformant en levier stratégique.   Il a affirmé que la véritable force de l’OACPS réside dans la défense d’intérêts communs à travers des partenariats authentiques et une approche lucide des enjeux dépassant parfois les capacités individuelles des États membres.   Face aux mutations économiques et politiques mondiales, il a insisté sur l’importance de bâtir une institution solide et cohérente pour protéger les intérêts collectifs.   Il a également proposé de renforcer le multilatéralisme stratégique afin de traduire le potentiel de l’organisation en résultats tangibles.   Le président a mis en avant la nécessité d’intensifier la coopération Sud-Sud et de repenser les relations avec les partenaires à revenu intermédiaire et élevé, en évoluant vers des partenariats mutuellement bénéfiques plutôt que des schémas traditionnels d’aide.   Il a par ailleurs appelé les États membres à s’approprier pleinement la mission de l’organisation et à renforcer leur engagement collectif.   Parmi les priorités identifiées figurent le développement durable, la résilience face au changement climatique, ainsi que la promotion de la paix et de la sécurité.   S’agissant de la transformation numérique, il a encouragé les pays membres à passer du rôle de simples consommateurs de technologies à celui d’acteurs innovants, en mettant l’accent sur des domaines clés tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité et la souveraineté numérique.   Le président a également rappelé que l’Éthiopie accueillera la COP32, une opportunité pour les États membres de démontrer leurs avancées en matière de développement durable et d’action climatique.   De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné que ces régions subissent de manière disproportionnée les effets du changement climatique malgré leur faible contribution aux émissions mondiales, appelant à une mobilisation internationale en faveur de la justice climatique.   Le président de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a également exprimé un message de solidarité.   Les échanges devraient notamment porter sur la mobilisation de financements durables, le renforcement des institutions et l’élaboration d’une position commune sur les enjeux climatiques à l’échelle mondiale.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023