Économie - ENA Français
Économie
La transformation agricole de l’Éthiopie est un exemple pour l’Afrique selon la CUA.
Apr 15, 2026 65
Addis-Abeba, le 15 avril 2026 (ENA) : - La Commission de l’Union africaine estime que les avancées de l’Éthiopie en matière de transformation agricole constituent une référence pour les autres pays du continent engagés dans l’amélioration de leur sécurité alimentaire et de leur productivité. Selon Janet Edeme, responsable de la Division du développement rural, de l’agriculture, de l’alimentation et de la sécurité à la CUA, les progrès enregistrés par l’Éthiopie illustrent l’efficacité de politiques coordonnées et de réformes structurelles capables de produire des résultats concrets dans le secteur agricole. Dans un entretien accordé à l’ENA, elle a indiqué que le pays a fortement augmenté sa production agricole, notamment dans le domaine du blé, tout en réalisant des avancées significatives dans des filières comme le café et l’élevage. Elle a précisé que son département collabore avec plusieurs partenaires, dont l’Alliance pour une révolution verte en Afrique, afin de promouvoir les systèmes agroalimentaires à travers le développement de politiques et le renforcement institutionnel. Elle a souligné que l’Éthiopie a démontré l’importance d’une approche intégrée, où politiques, recherche et services de vulgarisation sont harmonisés, permettant ainsi une transformation en profondeur du secteur. Janet Edeme a toutefois relevé que de nombreux pays africains sont encore confrontés à une fragmentation institutionnelle et à un manque de coordination entre les secteurs. Elle a également insisté sur le fait que la dépendance à l’agriculture pluviale reste un défi majeur sur le continent. Selon elle, la transition de l’Éthiopie vers l’irrigation et la mécanisation, permettant une production tout au long de l’année, constitue une approche à suivre pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Face aux effets du changement climatique et à l’instabilité des précipitations, elle a enfin souligné la nécessité pour les pays africains de développer des systèmes agricoles plus résilients, moins dépendants des aléas naturels.
Selon le Premier ministre Abiy, l’industrie manufacturière constitue un élément essentiel à la préservation de la souveraineté nationale.
Apr 15, 2026 162
Addis-Abeba, le 15 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que l’industrie manufacturière représente un pilier essentiel de la souveraineté nationale, de la transformation économique et de la création d’emplois pour les citoyens. Dans un entretien exclusif intitulé « Le cœur de la souveraineté », accordé à la Société de radiodiffusion éthiopienne, il a mis en avant le rôle stratégique du secteur manufacturier, considéré comme un moteur clé de la croissance économique du pays. Il a souligné que ce secteur est déterminant pour améliorer la productivité et renforcer la compétitivité nationale, en augmentant à la fois le volume et la qualité de la production. Selon lui, une véritable autonomie économique repose sur la capacité d’un pays à satisfaire la demande intérieure tout en respectant des standards élevés permettant de s’imposer sur les marchés internationaux. Le Premier ministre a également indiqué que le secteur manufacturier ne se limite pas à une fonction économique, mais agit comme un levier structurant de la transformation industrielle et de la diversification de l’économie. Il a insisté sur la nécessité de passer d’une économie basée sur l’exportation de matières premières à une économie fondée sur la production de biens à forte valeur ajoutée, un processus rendu possible par une base industrielle solide. Abiy Ahmed a en outre mis en avant l’effet d’entraînement de l’industrialisation sur l’innovation et la modernisation de l’ensemble des secteurs économiques. Sur le plan social, il a rappelé que l’industrie manufacturière constitue une source majeure d’emplois, contribuant ainsi à la stabilité sociale et à la prospérité nationale. En conclusion, le Premier ministre a présenté le secteur manufacturier comme un élément central non seulement des politiques économiques, mais aussi de l’identité et de l’indépendance de l’Éthiopie, en tant que moteur de transformation structurelle et de développement durable.
L’Éthiopie, leader africain dans la production de blé et de café, selon le ministre d’État à l’Agriculture.
Apr 15, 2026 154
Addis-Abeba, le 15 avril 2026 (ENA) : - Selon le ministre d’État à l’Agriculture, Eyasu Elias, l’Éthiopie s’impose désormais comme le principal producteur de blé en Afrique, ainsi que le premier producteur et exportateur de café du continent. Le ministre d’État a fait cette annonce à l’occasion d’une réunion de l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), tenue aujourd’hui à Addis-Abeba dans le cadre des célébrations du 20e anniversaire de l’organisation. L’AGRA est une institution panafricaine dédiée à la diffusion à grande échelle d’innovations agricoles, visant à augmenter les revenus des petits exploitants, améliorer leurs conditions de vie et renforcer la sécurité alimentaire. Dans son allocution d’ouverture, le professeur Eyasu a indiqué que l’Éthiopie avait engagé une stratégie ambitieuse et volontaire de transformation agricole, appuyée par un leadership politique affirmé, des politiques cohérentes et des investissements durables en faveur des agriculteurs, notamment depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed. Il a souligné que les résultats sont tangibles, précisant que le pays est devenu le premier producteur de blé en Afrique grâce à des systèmes irrigués résilients face au climat, ainsi que le principal producteur et exportateur de café. Selon lui, ces avancées s’inscrivent pleinement dans les priorités de l’AGRA, notamment le renforcement des systèmes semenciers, l’amélioration de la productivité, l’accès aux marchés et la mise en place de systèmes agricoles durables et résilients. Il a également affirmé que l’appui de l’AGRA a joué un rôle clé dans le développement des chaînes de valeur du blé, des oléagineux, du riz et du sorgho en Éthiopie, tout en consolidant les capacités politiques et institutionnelles. Le président du conseil d’administration de l’AGRA, Hailemariam Dessalegn, a rappelé que l’organisation a été fondée sur la conviction que l’avenir de l’Afrique dépend de la prospérité de ses agriculteurs, ainsi que de la garantie de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la création de richesses. « Cette vision demeure tout aussi pertinente aujourd’hui, l’agriculture constituant le pilier des économies africaines, et la prospérité du continent reposant sur la réussite de ses agriculteurs », a-t-il insisté. Il a ajouté que, depuis deux décennies, l’AGRA contribue à l’augmentation de la production agricole en renforçant les systèmes de semences, en améliorant la fertilité des sols, en soutenant les politiques agricoles et en facilitant l’accès aux marchés ruraux. À ce titre, il a cité l’Éthiopie comme un modèle, où l’agriculture est restée une priorité constante à travers les différentes administrations, représentant plus de 30 % du PIB, employant la majorité de la population et stimulant les exportations. La présidente de l’AGRA, Alice Ruhweza, a pour sa part indiqué que l’organisation collabore étroitement avec ses partenaires — gouvernements, ONG, secteur privé et autres acteurs — afin de proposer des solutions éprouvées aux petits exploitants et aux entreprises agricoles africaines. Elle a conclu en soulignant la nécessité de continuer à renforcer les systèmes agricoles, depuis les politiques et les institutions jusqu’à la recherche, l’innovation et des marchés efficaces, appelant à une meilleure coordination des partenaires autour de priorités claires et de résultats concrets.
Le gouverneur de la Banque nationale met en lumière les réformes financières engagées par l’Éthiopie lors des réunions du FMI et de la Banque mondiale.
Apr 15, 2026 165
Addis-Abeba, le 15 avril 2026 (ENA) : - Le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, est intervenu en tant qu’orateur clé lors d’une conférence consacrée au renforcement des capacités, organisée en marge des réunions de printemps 2026 du FMI et de la Banque mondiale, où il a présenté le vaste programme de modernisation du secteur financier du pays. Lors de cette rencontre de haut niveau réunissant des responsables du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de la Commission européenne, il a détaillé une feuille de route ambitieuse visant à construire un système financier plus robuste, moderne et inclusif. Tekalign a mis en avant la transformation structurelle profonde en cours dans le système financier éthiopien, inscrite dans le cadre du programme national de réformes économiques. Parmi les principales initiatives figurent le passage à un cadre de politique monétaire basé sur les taux d’intérêt, l’introduction d’un régime de change orienté par le marché ainsi qu’une refonte globale du cadre réglementaire, soutenue par une nouvelle loi sur la banque centrale et une législation bancaire modernisée. Le gouverneur a également insisté sur la notion d’appropriation nationale, soulignant que ces réformes sont conçues et mises en œuvre par l’Éthiopie elle-même, avec un appui technique aligné sur ses priorités de développement, plutôt que dicté de l’extérieur. En se projetant vers l’avenir, il a identifié comme priorités l’approfondissement des marchés financiers domestiques et l’ouverture progressive du secteur aux investissements étrangers. Enfin, il a rappelé que la réussite durable de ces réformes reposera sur le renforcement des capacités institutionnelles, la cohérence dans l’application des politiques et la mise en place d’un système financier capable de soutenir une économie dynamique tirée par le secteur privé.
L’Éthiopie intensifie ses efforts de plaidoyer en faveur du financement climatique lors de discussions de haut niveau avec le CI.
Apr 15, 2026 51
Addis-Abeba, le 15 avril 2026 (ENA) : - Une délégation éthiopienne conduite par le ministre des Finances Ahmed Shide a mené des échanges de haut niveau avec Tariye Gbadegesin, directrice générale des Climate Investment Funds (CIF), en vue de consolider la coopération dans le domaine de l’action climatique. La rencontre s’est tenue en marge des assemblées de printemps de la Banque mondiale et du FMI, au cours desquelles les deux parties ont mis en avant la nécessité urgente de renforcer le financement climatique et les partenariats, en particulier en faveur des pays les plus vulnérables. Le ministre Ahmed Shide a salué le rôle déterminant du CIF dans la mobilisation de ressources financières pour le climat au profit des pays à faible revenu, tout en réaffirmant l’engagement résolu de l’Éthiopie à promouvoir son programme de développement vert. Il a souligné que ce partenariat renforcé sera crucial à l’approche de l’accueil par le pays du sommet de la COP32. De son côté, la directrice générale Tariye Gbadegesin a félicité l’Éthiopie pour l’obtention de l’organisation de la COP32 et a réitéré l’appui total du CIF aux préparatifs en cours. Elle a également mis en avant les perspectives d’approfondissement de la coopération dans des secteurs prioritaires, notamment les solutions fondées sur la nature et la décarbonation de l’industrie. Les échanges ont par ailleurs porté sur l’Échange mondial de connaissances du CIF, prévu à Addis-Abeba plus tard ce mois-ci. Cet événement, organisé conjointement par l’Éthiopie, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, devrait constituer une plateforme stratégique pour consolider les partenariats et dynamiser l’action climatique dans la région.
L’Éthiopie et le Libéria dynamisent leur coopération autour de l’innovation et du savoir.
Apr 14, 2026 1127
Addis-Abeba, le 14 avril 2026 (ENA) : - À l’issue de leur rencontre bilatérale, le Premier ministre de l’Éthiopie, Abiy Ahmed, et le président du Libéria, Joseph Nyuma Boakai, ont procédé à la signature de deux mémorandums d’entente visant à structurer leur coopération future. Ces accords définissent un cadre stratégique ainsi qu’une feuille de route concrète pour renforcer les relations entre les deux pays. Ils mettent particulièrement l’accent sur des secteurs clés du développement, notamment l’éducation, l’intelligence artificielle, ainsi que les sciences et les technologies. Les deux parties ont souligné que ces initiatives contribueront à consolider les liens bilatéraux tout en favorisant une intégration régionale accrue, faisant de ce partenariat un exemple de coopération efficace et mutuellement bénéfique entre nations africaines.
La productivité du secteur agricole constitue un levier essentiel pour assurer la souveraineté alimentaire, selon le ministre d’État.
Apr 14, 2026 217
Addis-Abeba, le 14 avril 2026 (ENA) : - Le ministre d’État à l’Agriculture, Fikru Regassa, a affirmé que les réformes engagées dans le secteur agricole de Éthiopie depuis le lancement du programme national ont nettement amélioré la productivité et consolidé la capacité du pays à assurer sa souveraineté alimentaire. S’exprimant lors d’un forum organisé à Adama, le ministre d’État à l’Agriculture, Fikru Regassa, a souligné que les réformes engagées ont joué un rôle clé dans l’augmentation de la production agricole, tout en appuyant les efforts nationaux visant l’autosuffisance alimentaire. Placée sous le thème « L’aide à la productivité », cette rencontre est organisée en partenariat avec Agence de presse éthiopienne et le ministère de l’Agriculture. Le ministre a indiqué que le gouvernement réformateur a adopté un ensemble de politiques destinées à renforcer la productivité agricole dans le cadre d’une économie diversifiée. Il a également relevé que, sur une période relativement courte, ces mesures ont permis d’accroître significativement la capacité du pays à substituer les importations dans plusieurs secteurs, tout en améliorant la compétitivité de ses exportations sur le marché international. Il a rappelé que l’agriculture en Éthiopie a longtemps dépendu des précipitations, une vulnérabilité majeure pour la souveraineté alimentaire. Cette situation a été aggravée par les effets du changement climatique et la dégradation de l’environnement, rendant certaines communautés plus dépendantes de l’aide extérieure. Toutefois, il a précisé que les politiques mises en œuvre récemment, combinées au programme de filet de sécurité, ont permis à de nombreux agriculteurs de passer d’une agriculture de subsistance à des activités plus productives, contribuant ainsi à une hausse globale de la productivité. Selon lui, ces progrès renforcent directement la capacité du pays à garantir sa souveraineté alimentaire. De son côté, le directeur général de Agence de presse éthiopienne, Seife Derbe, a affirmé que les médias jouent un rôle actif dans la promotion d’initiatives essentielles au développement démocratique et au progrès national. Il a ajouté que l’agence travaille en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture pour soutenir les efforts visant à assurer la sécurité alimentaire. Enfin, il a souligné que Éthiopie est en voie d’atteindre une avancée majeure susceptible de restaurer la dignité nationale, en réduisant la pauvreté et en garantissant la souveraineté alimentaire de sa population.
Ethiopian Airlines renforce ses ambitions en connectant davantage l’Afrique au monde
Apr 13, 2026 1036
Addis-Abeba, le 13 avril 2026 (ENA) : - Ethiopian Airlines, premier groupe aérien du continent africain, poursuit activement son expansion en consolidant les liaisons intra-africaines tout en étendant son réseau à l’échelle mondiale. La compagnie s’impose ainsi comme un acteur clé de l’intégration économique de l’Afrique et de son ouverture internationale. Dans une déclaration à l’Agence de presse éthiopienne, le directeur général Mesfin Tassew a indiqué que la compagnie dessert actuellement 66 destinations en Afrique, avec l’objectif de renforcer encore davantage la connectivité régionale, considérée comme essentielle pour exploiter pleinement le potentiel économique du continent. Au-delà de l’Afrique, Ethiopian Airlines affiche également de fortes ambitions à l’international. Avec déjà 145 destinations réparties sur les cinq continents, elle prévoit d’étendre son réseau à 243 destinations d’ici 2040. Cette stratégie s’inscrit dans une vision à long terme qui combine expansion commerciale et contribution au développement global. La compagnie place la connectivité au cœur de son action, la considérant comme un levier majeur de transformation économique. Mesfin Tassew a souligné que le renforcement des liaisons aériennes joue un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), en facilitant les échanges commerciaux, en stimulant le tourisme et en encourageant une coopération économique plus étroite entre les pays africains. Une meilleure connectivité permet ainsi au continent de renforcer sa compétitivité sur la scène mondiale. Pour concrétiser cette ambition, la compagnie multiplie les partenariats avec d’autres transporteurs africains afin de bâtir un réseau aérien intégré. Cette approche vise à offrir aux passagers des déplacements plus fluides, des coûts réduits et un accès élargi à travers le continent. Au-delà de ses objectifs commerciaux, Ethiopian Airlines inscrit son développement dans une vision plus large. Son dirigeant a notamment souligné l’alignement de sa stratégie avec l’Agenda 2063, feuille de route de l’Afrique pour une transformation socio-économique durable. Dans cette perspective, le transport aérien devient un outil au service de l’unité, de la croissance et du progrès. Alors que la compagnie célèbre ses 80 ans d’existence depuis sa création en 1946, elle mesure le chemin parcouru — d’une petite compagnie nationale à un acteur majeur de l’aviation mondiale — tout en poursuivant résolument ses ambitions futures. À travers sa vision 2040, Ethiopian Airlines ne se limite pas à étendre son réseau : elle contribue activement à façonner une Afrique plus connectée, plus intégrée et plus compétitive.
De l’usage domestique à la production commerciale : l’essor de l’agriculture urbaine à Addis-Abeba
Apr 13, 2026 664
Addis-Abeba, le 13 avril 2026 (ENA) : - Addis-Abeba connaît une évolution remarquable de son agriculture urbaine, qui ne se limite plus à satisfaire les besoins des ménages, mais génère désormais des excédents destinés au marché. Selon Bayu Shigute, responsable de la Commission de l’agriculture urbaine, les politiques de soutien et l’attention accrue accordée au secteur ces dernières années ont permis de transformer une activité de subsistance en un véritable levier économique. Inscrite comme priorité dans les réformes nationales, l’agriculture — y compris en milieu urbain — joue un rôle central dans le développement durable du pays. Dans la capitale, elle s’est imposée comme un pilier essentiel, exploitant des espaces restreints tels que les toits, les cours et les abords des habitations grâce à des techniques modernes. Ce modèle contribue non seulement à renforcer la sécurité alimentaire, mais aussi à générer des revenus supplémentaires pour les habitants. Il participe également à la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes. L’initiative gouvernementale « Bounty of the Basket » a largement favorisé cette dynamique, en changeant les perceptions et en démontrant la viabilité de l’agriculture en milieu urbain. Le nombre de participants est ainsi passé d’environ 150 000 à près de 1,2 million aujourd’hui. Par ailleurs, plus de 2 700 institutions ont mis des terrains à disposition pour ces activités, accélérant encore l’expansion du secteur. La production a fortement progressé, atteignant près de 395 000 tonnes en seulement neuf mois, contre 280 000 tonnes sur l’ensemble de l’année précédente. Cette croissance illustre une transformation profonde : les citadins deviennent progressivement des producteurs actifs. Enfin, selon Alex Demeke, du Centre de développement et d’excellence animale, l’intégration de pratiques agricoles modernes et scientifiques a permis d’améliorer significativement les rendements, consolidant ainsi la place de l’agriculture urbaine dans le paysage économique d’Addis-Abeba.
L’Éthiopie et Afreximbank échangent sur l’autonomie économique et la coopération africaine.
Apr 13, 2026 720
Addids-Abeba, le 13 avril 2026 (ENA) : - Les autorités éthiopiennes et la Banque africaine d’import-export ont tenu des échanges approfondis autour du renforcement de l’autonomie économique du continent et de la coopération africaine. Le ministre des Finances, Ahmed Shide, ainsi que le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, ont rencontré le président d’Afreximbank, George Elombi, afin de discuter des priorités économiques de l’Afrique à court et à long terme, ainsi que des réponses communes face aux défis économiques mondiaux. Les discussions ont mis en avant l’importance de renforcer la résilience économique du continent, notamment par une intégration régionale accrue, le développement du commerce intra-africain et une mobilisation plus efficace des ressources financières locales. Les participants ont également souligné la nécessité d’une réponse africaine coordonnée face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, insistant sur des initiatives communes pour sécuriser l’accès aux matières premières essentielles et maintenir la stabilité macroéconomique. Par ailleurs, plusieurs axes de coopération ont été identifiés, dont l’industrialisation, le financement des infrastructures et le renforcement de la collaboration entre les institutions financières, en particulier dans le domaine des systèmes régionaux de paiement et de règlement. Les deux parties ont convenu de poursuivre leur coopération afin de concrétiser ces priorités et de soutenir l’ambition du continent vers une plus grande autonomie et résilience économique.
L’Éthiopie avance à grands pas vers son autonomie humanitaire : Commissaire Shiferaw.
Apr 13, 2026 803
Addids-Abeba, le 13 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’inscrit dans une transformation majeure de son développement, délaissant la dépendance à l’aide extérieure au profit d’un modèle axé sur l’autonomie et la résilience, selon la Commission éthiopienne de gestion des risques de catastrophes (EDRMC). Évoquant l’évolution de l’orientation stratégique du pays, le commissaire de l’EDRMC, Shiferaw Teklemariam, a souligné que l’Éthiopie mettait en œuvre des actions « concrètes et irréversibles » en vue d’atteindre une véritable souveraineté humanitaire. Pendant de nombreuses années, le pays a été marqué par une contradiction notable. Malgré l’abondance de ses ressources naturelles, la richesse de son héritage culturel et l’ampleur de son potentiel humain, l’Éthiopie a continué de figurer parmi les principaux bénéficiaires de l’aide internationale, a rappelé Shiferaw. Cette situation, souvent décrite comme un « paradoxe de l’abondance », a longtemps défini son parcours de développement, mêlant richesse des ressources et persistance de la pauvreté. Aujourd’hui, ce schéma commence toutefois à se transformer. À la faveur des réformes ambitieuses engagées sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, plusieurs initiatives nationales d’envergure produisent des résultats encourageants. Des programmes tels que l’expansion de la culture du blé, « Lemat Trufat » (La richesse du panier) ou encore l’Initiative pour un héritage vert contribuent à dynamiser la production agricole, tout en renforçant la résilience et l’autosuffisance alimentaire du pays. Selon le commissaire, cette transformation repose sur une interrogation essentielle : comment un pays doté de telles ressources peut-il continuer à dépendre de l’aide extérieure ? La volonté de bâtir des systèmes humanitaires autonomes répond ainsi à une nécessité croissante de rompre durablement avec la dépendance. Au-delà des enjeux économiques, cette démarche vise également à restaurer la dignité nationale, consolider la souveraineté et raviver la fierté collective. Des avancées significatives sont déjà observables. L’Éthiopie a notamment mis fin aux importations de blé destinées à l’aide humanitaire, tandis que dix États régionaux sont désormais en mesure de couvrir leurs besoins alimentaires en situation d’urgence. Par ailleurs, la mise en place d’un Fonds d’intervention d’urgence, associée à l’amélioration des chaînes logistiques et d’approvisionnement, permet une gestion des crises plus rapide et plus efficace. Les autorités régionales renforcent également leurs réserves stratégiques, réduisant leur exposition aux chocs extérieurs et améliorant leur capacité de réponse aux situations d’urgence. Dans le même temps, des efforts sont entrepris pour institutionnaliser les mécanismes traditionnels de solidarité, profondément ancrés dans la société éthiopienne. Ces systèmes d’entraide communautaire sont désormais intégrés dans des cadres structurés, combinant savoirs traditionnels et dispositifs modernes de gouvernance, a précisé le commissaire. Pour les autorités, ces évolutions marquent un tournant majeur. Sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, la dynamique vers l’autonomie humanitaire s’intensifie, ouvrant la voie à un avenir où l’Éthiopie sera non seulement capable de répondre à ses propres défis, mais aussi de le faire avec un sens renouvelé de responsabilité et d’ambition nationale. Le ministre des Finances, Ahmed Shide, ainsi que le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, ont rencontré le président d’Afreximbank, George Elombi, afin de discuter des priorités économiques de l’Afrique à court et à long terme, ainsi que des réponses communes face aux défis économiques mondiaux. Les discussions ont mis en avant l’importance de renforcer la résilience économique du continent, notamment par une intégration régionale accrue, le développement du commerce intra-africain et une mobilisation plus efficace des ressources financières locales. Les participants ont également souligné la nécessité d’une réponse africaine coordonnée face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, insistant sur des initiatives communes pour sécuriser l’accès aux matières premières essentielles et maintenir la stabilité macroéconomique. Par ailleurs, plusieurs axes de coopération ont été identifiés, dont l’industrialisation, le financement des infrastructures et le renforcement de la collaboration entre les institutions financières, en particulier dans le domaine des systèmes régionaux de paiement et de règlement. Les deux parties ont convenu de poursuivre leur coopération afin de concrétiser ces priorités et de soutenir l’ambition du continent vers une plus grande autonomie et résilience économique.
L’Éthiopie et Afreximbank consolident leur coopération stratégique.
Apr 11, 2026 795
Addis-Abeba, le 11 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est entretenu au plus haut niveau avec le président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), George Elombi, afin de renforcer la coopération stratégique. À l’issue de cette rencontre, le Premier ministre Abiy a indiqué sur les réseaux sociaux : « J’ai eu le plaisir d’accueillir George Elombi, président d’Afreximbank, pour évoquer le renforcement des partenariats stratégiques. »
Éthiopie et Burundi renforcent leur partenariat : signature de plusieurs accords de coopération à Addis-Abeba.
Apr 9, 2026 2171
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed et le président burundais Évariste Ndayishimiye ont franchi une étape majeure dans le renforcement des relations bilatérales, supervisant la signature de plusieurs mémorandums d’entente lors de discussions de haut niveau à Addis-Abeba. Ces accords, couvrant divers secteurs, illustrent une nouvelle dynamique de coopération entre les deux nations d’Afrique de l’Est. Les dirigeants ont réaffirmé leurs ambitions communes en matière de croissance économique, de stabilité régionale et de prospérité durable. Le Premier ministre Abiy Ahmed a qualifié sa rencontre avec Évariste Ndayishimiye de « fructueuse », soulignant que ces mémorandums traduisent un engagement concret visant à transformer des relations diplomatiques historiques en partenariats opérationnels. Le président burundais, qui préside actuellement l’Union africaine, effectue une visite officielle de travail en Éthiopie, participant à une série de discussions de haut niveau pour approfondir la coopération politique, économique et régionale. Au cours de cette visite, le Premier ministre a salué le rôle de Ndayishimiye en tant que leader continental et a abordé avec lui les priorités africaines majeures, ainsi que des sujets bilatéraux essentiels. Accueillant son homologue burundais, Abiy Ahmed a rappelé la relation historique entre les deux pays, la qualifiant de fraternelle et fondée sur le respect mutuel. Il a insisté sur le fait que le renforcement de ce lien est crucial pour atteindre des objectifs de développement communs. Selon l’Agence de nouvelle éthiopienne (ENA), ces accords posent les bases d’une coopération renforcée et témoignent d’une vision partagée d’un avenir intégré, prospère et uni pour l’Éthiopie et le Burundi.
Le ministère du Travail et Future Fit International scellent un partenariat pour la formation et le déploiement de jeunes Éthiopiens au Canada.
Apr 9, 2026 592
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Le ministère du Travail et des Compétences de l’Éthiopie et l’entreprise canadienne Future Fit International ont signé un protocole d’entente visant à former des jeunes Éthiopiens dans divers domaines et à faciliter leur déploiement au Canada. La signature a été effectuée par la ministre du Travail et des Compétences, Muferihat Kamil, et le directeur général de Future Fit International, Abiy Raymond. Lors de la cérémonie, la ministre a souligné que cet accord renforçait la coopération bilatérale entre l’Éthiopie et le Canada. « Nous sommes profondément reconnaissants envers le gouvernement canadien pour son engagement continu dans de nombreux secteurs », a-t-elle déclaré. Pour elle, ce protocole constitue un investissement à long terme et un héritage durable, favorisant le développement des jeunes et consolidant les liens entre les peuples des deux pays. Elle a également précisé que cet accord ouvre un nouveau chapitre dans les initiatives de formation et d’éducation, visant à exploiter pleinement le potentiel et les talents des jeunes. Abiy Raymond a ajouté que ce partenariat va au-delà d’une simple signature : il crée un véritable pont entre les compétences locales et la demande mondiale, offrant ainsi de nouvelles opportunités. Il a souligné que l’Éthiopie regorge de jeunes dynamiques et ambitieuses, et que le soutien structuré est essentiel pour transformer ce potentiel en compétences compétitives, tant au niveau national qu’international. Le directeur général a également indiqué que Future Fit International s’engage à mettre en place des programmes de formation conformes aux standards internationaux, notamment canadiens, afin de doter les jeunes Éthiopiens des connaissances techniques et des compétences professionnelles nécessaires pour s’intégrer efficacement à l’économie mondiale. L’ambassadeur du Canada en Éthiopie, Nicolas Simard, a souligné que le renforcement des capacités de la main-d’œuvre contribue significativement à la consolidation de la coopération bilatérale, dans des secteurs clés tels que l’agroalimentaire, l’énergie, les mines et l’aérospatiale. Il a conclu que de tels accords sont essentiels pour approfondir et élargir davantage la collaboration entre l’Éthiopie et le Canada.
Le candidat éthiopien élu au Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU.
Apr 9, 2026 751
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Le candidat éthiopien Abdi Jibril Ali a été élu au Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies lors d’un scrutin tenu au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York. Cette élection, marquée par un large soutien, consolide la présence de l’Éthiopie au sein des instances onusiennes dédiées aux droits humains. Selon une publication du ministère sur les réseaux sociaux, l’élection s’est tenue au sein du Conseil économique et social des Nations Unies. En lice avec six autres candidats africains pour deux sièges réservés à la région, Abdi Jibril Ali a obtenu 49 voix sur 54, témoignant d’un soutien quasi unanime des États membres. Composé de 18 experts indépendants, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies est chargé de veiller à la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, un instrument clé garantissant des droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé et le travail décent. Dans un communiqué, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a salué cette élection, adressant ses félicitations à Abdi Jibril Ali et lui souhaitant plein succès pour son mandat de quatre ans. Par ailleurs, Albab Tesfaye, candidate de l’Éthiopie au Comité africain des droits et du bien-être de l'enfant, a également été élue lors du sommet de l’Union africaine en février 2026. Le ministère des Affaires étrangères continue ainsi de promouvoir et de soutenir les professionnels éthiopiens qualifiés candidats à des fonctions au sein du système des Organisation des Nations Unies et d’autres institutions internationales.
Un membre du Parlement européen estime que la volonté de l’Éthiopie d’accéder à la mer relève d’un droit légitime.
Apr 9, 2026 564
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - La recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie constitue un droit logique, compte tenu des nombreux défis auxquels le pays est confronté, a affirmé Thierry Mariani, membre du Parlement européen. Les récits historiques indiquent que l’essor de la civilisation d’Aksoum et son rôle majeur dans le commerce international étaient étroitement liés à un accès direct aux routes maritimes. Cet héritage s’est transmis au fil des générations, l’Éthiopie conservant longtemps des capacités navales ayant contribué à la stabilité de la mer Rouge et des zones environnantes. Cependant, au début des années 1990, une combinaison de facteurs internes et externes a conduit à la perte de son accès direct à la mer Rouge, transformant le pays en État enclavé. Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence de presse éthiopienne, Thierry Mariani, membre du Parlement européen, a estimé qu’il est incohérent qu’un acteur majeur de la région demeure sans accès maritime. Insistant sur la nécessité d’une solution durable, il a affirmé qu’un tel accès relève d’une logique de droit, s’appuyant sur les principes de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qui reconnaît l’importance de l’accès à la mer pour les États. Selon lui, l’absence prolongée d’accès constitue un handicap majeur, et disposer d’une ouverture maritime est une condition essentielle pour un pays comme l’Éthiopie. Il a également souligné que, pour la deuxième nation la plus peuplée d’Afrique et siège de l’Union africaine, il est crucial d’intensifier le dialogue et les négociations afin de parvenir à une solution viable. D’après Thierry Mariani, la revendication de l’Éthiopie repose sur un fondement logique, appelant à des avancées concrètes dans les discussions régionales. Il a par ailleurs indiqué que l’Europe a intérêt à préserver la stabilité dans des zones stratégiques telles que le golfe d'Aden et le détroit de Bab el-Mandeb. Dans ce contexte, il juge légitime que le pays engage des démarches pacifiques pour obtenir un accès à la mer, notamment en raison du coût élevé des importations pour une population nombreuse. Évoquant les réformes engagées, il a également relevé les progrès observés en Éthiopie, soulignant les transformations visibles, notamment dans la capitale, et le renforcement de la présence du pays sur la scène internationale. Enfin, il a rappelé que la quête d’un accès maritime s’inscrit dans une dynamique portée par la croissance économique rapide, une population dépassant les 130 millions d’habitants, la position stratégique du pays dans la Corne de l'Afrique et son riche héritage historique.
L'Éthiopie remporte des victoires historiques en arbitrage, pour un montant total de plus de 850 millions de dollars
Apr 8, 2026 1023
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - L'Éthiopie a remporté des victoires décisives dans deux affaires d'arbitrage international majeures, parvenant ainsi à se défendre contre des demandes d'indemnisation dépassant les 850 millions de dollars et à renforcer sa position juridique dans le domaine du règlement des différends à l'échelle mondiale, a annoncé le ministère de la Justice. Le ministre d'État à la Justice, Belayihun Yirga, a dévoilé les résultats lors d'une conférence de presse, en exposant leurs implications et en soulignant les réformes juridiques en cours visant à renforcer les capacités du pays en matière de contentieux international. Ces affaires concernaient une entreprise de construction turque et une société basée aux Pays-Bas, qui réclamaient toutes deux une importante indemnisation financière au gouvernement éthiopien. La première plainte a été déposée par Akgun Insaat Makina Sanayii ve Dis Ticaret Ltd. Sti., qui avait obtenu une licence pour développer une zone industrielle et réclamait plus de 500 millions de dollars américains. Le litige a éclaté après que les autorités ont constaté que le site du projet proposé était situé à proximité des barrages de Legedadi et de Dire, sources essentielles d'eau potable pour Addis-Abeba. « La société n’a pas fourni d’étude d’impact environnemental satisfaisante comme l’exige la loi et, par conséquent, nous avons demandé le déplacement du projet vers des sites alternatifs plus sûrs, éloignés des barrages, afin de protéger l’approvisionnement en eau de la ville », a déclaré Belayihun, précisant que la société avait refusé et avait au contraire invoqué une violation des droits de protection des investissements. Le tribunal a finalement rejeté la plainte, affirmant que l’Éthiopie avait agi dans le cadre de son autorité souveraine pour protéger la santé publique et l’environnement, conformément au droit international. La deuxième affaire concernait African Asset Finance Company Holding B.V., plus connue sous le nom d’Ethio Lease, une société enregistrée aux Pays-Bas qui réclamait plus de 350 millions de dollars américains, alléguant que des mesures d’application de la réglementation avaient porté atteinte aux protections des investissements. « Notre ministère a mené la défense, en s’appuyant sur une expertise juridique tant interne qu’externe. Après une longue procédure orale à La Haye, le tribunal a rejeté la plainte à l’unanimité et a ordonné au plaignant de rembourser à l’Éthiopie une partie des frais de justice », a déclaré Belayihun. Il a souligné que l’Éthiopie, signataire de plus de 30 traités bilatéraux d’investissement, renforce ses capacités institutionnelles pour gérer des litiges internationaux complexes et préserver ses intérêts nationaux. « Ces résultats démontrent que, bien que l’Éthiopie soit un pays en développement, elle dispose de la force institutionnelle nécessaire pour s’imposer sur la scène juridique internationale. Ils ont également un effet dissuasif contre les tentatives d’utiliser les litiges comme moyen de pression », a-t-il déclaré. Le ministre d’État a en outre révélé que l’Éthiopie était en pourparlers pour accueillir une antenne de la Cour permanente d’arbitrage (CPA), une initiative visant à positionner le pays comme une plaque tournante régionale pour le règlement des différends internationaux. Selon le ministre d'État, l'Éthiopie est bien placée pour servir de centre d'arbitrage, compte tenu de son paysage d'investissement en pleine croissance, de ses liaisons aériennes solides et de son rôle de pays hôte de l'Union africaine. « Nous travaillons avec le ministère des Affaires étrangères pour finaliser l'accord de pays hôte relatif à la CPA », a-t-il ajouté. Il a souligné que ces décisions non seulement préservaient le Trésor public de lourdes responsabilités financières, mais montraient également que l'Éthiopie restait une destination équitable et respectueuse des règles pour les investissements responsables.
Ethiopian Airlines mise sur la compétitivité mondiale pour marquer ses 80 ans.
Apr 8, 2026 722
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - À l’occasion de son 80e anniversaire, Ethiopian Airlines a réaffirmé son ambition de devenir l’une des compagnies aériennes les plus compétitives au monde, intégrant cette vision dans sa stratégie à long terme Vision 2040. Mesfin Tassew, PDG du groupe Ethiopian Airlines, a tenu ces propos lors du lancement d’une série d’événements commémoratifs, retraçant huit décennies d’excellence opérationnelle, de résilience et de croissance continue. Dans le cadre de Vision 2040, la compagnie prévoit d’étendre son réseau de destinations de 145 à 243, d’augmenter sa flotte de plus de 150 appareils à 350 et de porter le trafic passagers annuel de 20 millions à 60 millions. Mesfin a indiqué que la compagnie avait déjà commandé 117 appareils, dont la livraison est programmée au cours des sept prochaines années, témoignant de son engagement en faveur de la modernisation de la flotte et de l’expansion de ses services. Fondée le 8 avril 1946, Ethiopian Airlines est devenue le premier groupe aérien d’Afrique, opérant aujourd’hui sur les cinq continents et desservant 145 destinations grâce à une flotte moderne de plus de 150 appareils. Le PDG a souligné que le succès de la compagnie repose sur un engagement constant et des performances soutenues au cours des huit dernières décennies, ajoutant que maintenir son leadership en Afrique exige un renforcement permanent de sa compétitivité sur la scène internationale. « Même si Ethiopian Airlines est l’une des principales compagnies aériennes africaines, nous visons à devenir l’une des compagnies aériennes les plus compétitives au niveau mondial », a affirmé M. Mesfin. Il a ajouté que les célébrations du 80e anniversaire se poursuivront avec une série d’événements dans les prochains jours, mettant en lumière l’héritage de la compagnie tout en soulignant ses ambitions internationales.
Le Ministère annonce que le Système d’Information sur le Marché du Travail facilite l’accès à l’emploi pour des millions de personnes.
Apr 8, 2026 607
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - Le Ministère du Travail et des Compétences a indiqué que le Système d’Information sur le Marché du Travail d’Éthiopie révolutionne progressivement le marché de l’emploi en mettant en relation les demandeurs d’emploi avec des opportunités, tant à l’échelle nationale qu’internationale. S’exprimant devant l’ENA, le ministre d’État chargé du Travail et des Compétences, Solomon Soka, a souligné que cette plateforme numérique est devenue un outil indispensable pour faire correspondre l’offre de main-d’œuvre à la demande du marché, permettant aux chercheurs d’emploi de se connecter avec des employeurs dans divers secteurs, y compris à l’international. Il a précisé que le système centralise les informations nationales sur les postes vacants et les candidats, tout en aidant la main-d’œuvre à développer les compétences nécessaires pour rester compétitive sur la scène mondiale. « Le système continue de créer des liens essentiels entre chercheurs d’emploi et employeurs, tant au niveau national qu’international », a déclaré Solomon. En analysant ses performances au cours des quatre dernières années, il a révélé qu’environ 1,2 million d’Éthiopiens ont trouvé un emploi à l’étranger grâce à cette plateforme. Sur le plan national, le système a également permis à environ 45 000 jeunes diplômés d’accéder à des postes formels. Il a insisté sur le rôle crucial de la Réforme économique nationale de l’Éthiopie dans l’expansion des infrastructures numériques et l’ouverture de nouvelles perspectives d’emploi, notamment grâce aux innovations en technologie financière. « Cette réforme n’a pas seulement élargi l’accès au numérique, mais elle a aussi généré de nouvelles opportunités professionnelles via la fintech », a-t-il ajouté. Le ministre d’État a en outre souligné que la stratégie Digital Ethiopia 2025 a déjà permis la création significative d’emplois via des plateformes numériques, avec des initiatives en cours pour renforcer ces résultats dans le cadre de la vision Digital Ethiopia 2030. Il a enfin précisé que le système favorise un nombre croissant de citoyens participant à des emplois à distance ou freelance à l’étranger, ainsi qu’à des postes technologiques au niveau national.
Selon le président de l’Autorité portuaire, Djibouti accorde une priorité aux cargaisons éthiopiennes dans ses infrastructures portuaires.
Apr 8, 2026 229
Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - D’après Aboubaker Omar Hadi, Djibouti maintiendra sa priorité au transit des cargaisons à destination de l’Éthiopie dans ses installations portuaires. S’exprimant auprès de l’Agence de nouvelle éthiopienne, Hadi a affirmé que les ports en eau profonde de Djibouti disposent des capacités nécessaires pour absorber l’augmentation du trafic de marchandises sans engendrer de congestion. Il a précisé que Djibouti continuera d’accorder la priorité aux cargaisons à destination de l’Éthiopie, en particulier les engrais, soulignant que cette demande croissante représente une opportunité pour le pays de consolider sa place dans la logistique internationale et les activités de transbordement. Depuis plusieurs décennies, Djibouti constitue la principale porte d’accès maritime de l’Éthiopie, assurant plus de 90 % de ses échanges commerciaux en raison de son enclavement. Le corridor stratégique reliant Addis-Abeba à Djibouti, soutenu par des infrastructures routières modernes et une ligne ferroviaire électrifiée, a considérablement amélioré la fluidité des échanges, réduisant les délais de transport et renforçant l’intégration commerciale entre les deux pays. Dans ce contexte, Djibouti s’est imposé comme un hub logistique majeur, dont une large part de l’activité dépend des flux commerciaux éthiopiens. Évoquant l’objectif de devenir le principal centre logistique régional, Hadi a toutefois estimé que Djibouti bénéficie déjà d’une visibilité suffisante, mettant en garde contre les risques liés à une exposition excessive, tout en rappelant la position stratégique du pays à l’entrée sud de la mer Rouge. Par ailleurs, la croissance économique soutenue de l’Éthiopie, portée par l’industrialisation, les investissements dans les infrastructures et l’expansion du commerce, a entraîné une hausse significative de la demande en services portuaires. L’augmentation des importations — notamment de carburant, d’équipements et de biens de consommation — ainsi que celle des exportations agricoles et industrielles accentuent la pression sur les chaînes logistiques. Malgré cela, Hadi a assuré que les ports djiboutiens restent capables de gérer cette montée en charge. Il a reconnu que de légers retards, de un à deux jours, peuvent survenir en fonction de la planification des navires, en particulier lors d’arrivées simultanées de cargaisons en vrac comme les engrais, précisant toutefois que ces situations sont courantes à l’échelle mondiale. Réaffirmant la solidité des relations entre les deux pays, il a indiqué que Djibouti continue de mettre à disposition de l’Éthiopie les infrastructures nécessaires à ses échanges commerciaux, ajoutant que des propositions de participation éthiopienne dans certains actifs portuaires ont été formulées. À l’approche de la saison des pluies (Kiremt), Djibouti met l’accent sur l’acheminement rapide des engrais vers l’Éthiopie, avec des discussions en cours concernant le renforcement des capacités de stockage. Enfin, Hadi a souligné que les risques de congestion sont davantage susceptibles de se manifester à l’intérieur des terres, notamment au niveau des réseaux routiers et ferroviaires. Pour y remédier, Djibouti envisage de développer davantage ses activités de transbordement, y compris les opérations de transfert de navire à navire, afin d’améliorer son efficacité et de renforcer son positionnement dans le secteur logistique mondial.