Économie
Le Japon soutient l’autonomisation économique des femmes dans la région Somali d’Éthiopie à travers un nouveau projet de marché.
Mar 6, 2026 36
Addis-Abeba, 6 mars 2026 (ENA) : - Le gouvernement japonais a conclu un accord de financement destiné à appuyer la construction d’un marché de fruits et légumes réservé aux femmes entrepreneuses dans la ville de Gode, située dans la zone de Shabelle, dans la région Somali d’Éthiopie.   L’accord de subvention pour le projet intitulé « Construction d’un marché de fruits et légumes pour les femmes à Gode » a été signé aujourd’hui par l’ambassadeur du Japon en Éthiopie, Shibata Hironori, et Abdullahi Sultan Ali, directeur exécutif de l’association Develop Horn.   Ce projet prévoit l’édification de trois halles de vente pour les fruits et légumes, accompagnées de l’installation de systèmes d’approvisionnement en eau et en électricité.   Les infrastructures comprendront également des installations sanitaires composées de deux pièces, ainsi que des accès distincts pour les piétons et les véhicules afin de faciliter la circulation et d’améliorer les conditions d’hygiène au sein du marché.   Une fois le projet achevé, environ 100 femmes entrepreneuses pourront commercialiser des fruits et légumes frais tout au long de l’année dans un cadre plus sûr et mieux organisé, favorisant ainsi la stabilité de leurs revenus.   Par ailleurs, plus de 20 000 habitants de la zone environnante bénéficieront d’un accès amélioré à des produits frais dans un marché respectant les normes sanitaires.   Le projet est financé à hauteur de 9,4 millions de birrs dans le cadre du Programme d’aide non remboursable du Japon pour les projets de sécurité humaine à la base (GGP).   Depuis la création de ce programme en 1989, le gouvernement japonais a soutenu plus de 450 projets communautaires à travers l’Éthiopie.   Le GGP vise à appuyer des initiatives locales dans plusieurs domaines clés, notamment l’éducation, la santé, le développement économique, la formation professionnelle, l’eau et l’assainissement, ainsi que la sécurité alimentaire, afin de renforcer la sécurité humaine au niveau des communautés.
L’Éthiopie dévoile son Pacte énergétique national lors de la conférence « Mission 300 » en Afrique du Sud.
Mar 6, 2026 54
Addis-Abeba, le 6 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie a présenté son Pacte national pour l’énergie (National Energy Compact) lors de la conférence Mission 300 tenue à Cape Town, en Afrique du Sud, mettant en avant une feuille de route ambitieuse destinée à élargir l’accès à l’électricité, attirer les investissements et consolider un secteur énergétique fondé sur les ressources renouvelables.   La conférence s’inscrit dans le cadre de l’initiative Mission 300, lancée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui vise à fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne d’ici 2030. L’événement a réuni des ministres de l’Énergie et des Finances, des partenaires du développement, des institutions financières ainsi que des représentants du secteur privé afin de renforcer les efforts destinés à accélérer l’accès à l’énergie sur le continent. Lors de la présentation du pacte énergétique de l’Éthiopie, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Itefa, a expliqué que la stratégie nationale repose sur cinq axes principaux : l’élargissement de l’accès à l’électricité et aux solutions de cuisson propre, le renforcement des infrastructures énergétiques, l’intensification des échanges régionaux d’électricité, le développement des capacités institutionnelles du secteur et l’encouragement de la participation du secteur privé. Le ministre a indiqué que le gouvernement s’est fixé pour objectif d’atteindre un taux d’électrification national de 75 % d’ici 2030, ce qui permettrait d’apporter l’électricité à environ 50 millions d’Éthiopiens supplémentaires. Il a également souligné que le pays s’appuie sur son important potentiel en énergies renouvelables, dominé par l’hydroélectricité, tout en poursuivant le développement de ses infrastructures de production, de transport et de distribution d’énergie. Dans ce cadre, l’Éthiopie ambitionne de porter sa capacité installée de production électrique à 14 000 mégawatts d’ici 2030, consolidant ainsi sa position parmi les principaux producteurs d’énergie renouvelable en Afrique. Le pacte met également l’accent sur l’élargissement de l’accès à des solutions de cuisson propre pour 58 % de la population, dans le but d’améliorer l’accès global à l’énergie tout en réduisant les impacts environnementaux. Habtamu Itefa a par ailleurs mis en avant le rôle croissant de l’Éthiopie dans l’intégration énergétique régionale.   Le pays exporte déjà de l’électricité vers plusieurs pays voisins et poursuit le développement de nouvelles interconnexions transfrontalières afin de renforcer le commerce régional de l’énergie. Il a également évoqué les réformes engagées pour améliorer l’efficacité et la viabilité financière du secteur de l’électricité, tout en créant un environnement plus favorable aux investissements privés. L’Éthiopie figure parmi les pays de la deuxième cohorte participant à l’initiative Mission 300 et a élaboré son Pacte national pour l’énergie comme un cadre stratégique destiné à accélérer l’électrification et à mobiliser d’importants investissements. Ce pacte a été officiellement approuvé en septembre 2025, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, en présence du président éthiopien Taye Atske Selassie. S’adressant aux participants de la conférence, le ministre a invité les partenaires du développement et les investisseurs privés à renforcer leur engagement dans le secteur énergétique éthiopien, tout en réaffirmant la volonté du gouvernement de soutenir les investissements stratégiques.   Lancée en avril 2024 par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, l’initiative Mission 300 constitue un programme majeur visant à élargir l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne grâce à des réformes politiques, un financement accru et des partenariats public-privé renforcés.
La Bourse éthiopienne a lancé une application de trading mobile
Mar 5, 2026 71
Addis-Abeba, le 5 mars 2026 (ENA) : - La Bourse éthiopienne (ESX) a présenté « Neway », sa nouvelle application mobile, conçue pour faciliter l’accès aux marchés financiers partout en Éthiopie.   La Bourse éthiopienne (ESX) a lancé sa première application de trading web et mobile, « Neway », destinée à rendre le marché des capitaux accessible à tous les citoyens et à favoriser le développement d’un écosystème d’investissement inclusif.   Développée en partenariat avec Infotech Private Limited, l’application permet à la fois aux investisseurs débutants et expérimentés de participer facilement aux transactions financières. Lors du lancement, Brook Taye, PDG d'Ethiopian Investment Holdings (EIH) et président du conseil d’administration d’ESX, a salué cette initiative comme une réussite majeure pour la transformation du secteur, mettant en avant l’engagement du gouvernement envers la modernisation du marché.   Il a également rappelé l’essor des transactions numériques en Éthiopie, citant notamment Tele Birr d’Ethio Telecom, qui compte désormais plus de 50 millions d’abonnés. Pour sa part, Hana Tehelku, directrice générale de l’Autorité des marchés de capitaux éthiopienne, a souligné que l’application est conçue pour être inclusive et participative, tout en ouvrant la voie à un meilleur accès aux marchés internationaux. Enfin, Tilahun E. Kassahun, directeur général d’ESX, a indiqué que Neway marque une étape clé dans l’ambition de l’Éthiopie de bâtir une bourse de valeurs normalisée à l’échelle mondiale, en renforçant les interactions entre les investisseurs et le marché pour dynamiser l’écosystème financier national.
Ethio Telecom et Ericsson concluent un accord d'extension et de modernisation de réseau
Mar 5, 2026 72
Addis-Abeba, le 5 mars 2026 (ENA) : - Ethio Telecom a annoncé aujourd’hui la signature d’un accord majeur avec son partenaire stratégique Ericsson pour l’expansion et la modernisation de son réseau, marquant une étape importante dans le développement de l’infrastructure numérique de l’Éthiopie.   L’accord, signé à MWC Barcelona, le plus grand et le plus influent événement mondial de connectivité, s’inscrit dans la Stratégie Next Horizon sur trois ans d’Ethio telecom, a-t-on appris. Ce grand projet inclut l’expansion, la mise à niveau, la superposition 4G et le déploiement de nouvelles capacités sur 1 500 sites mobiles dans le cercle géré par le réseau Ericsson. Selon Ethio telecom, cette initiative de modernisation complète améliorera significativement la couverture, la qualité et la capacité du réseau. En remplaçant les infrastructures legacy par une technologie de pointe, l’implémentation du projet augmentera considérablement la couverture et la capacité 4G tout en étendant l’empreinte 5G, permettant la connectivité à haute vitesse nécessaire à une économie numérique moderne. Au-delà des zones urbaines, l’accord accorde une forte priorité à l’inclusion numérique. Le projet cible spécifiquement 75 sites de solutions rurales avec des solutions mobiles adaptées visant à combler les écarts de couverture et d’utilisation dans les zones rurales sans accès à l’électricité commerciale. Cet effort est renforcé par la modernisation de 502 sites 3G existants, les mettant à niveau pour être entièrement prêts pour la 4G. Dans le cercle Ericsson, le projet ajoutera 2,8 millions de capacité 4G nouvelle, portant la capacité totale à 4,1 millions. Il étendra également les services LTE à 157 villes supplémentaires, augmentant le nombre total de villes connectées à 276, tout en boostant la couverture de la population de 45%, atteignant une couverture globale de 85% dans la région. Cet accord servira également de base solide pour l’écosystème numérique en pleine croissance de l’Éthiopie, soutenant des plateformes nationales telles que telebirr, ZemenGebeya et Znexus, qui transforment la manière dont les Éthiopiens vivent, travaillent et effectuent des transactions. Ethio telecom reste pleinement engagé à investir dans des technologies avancées et des partenariats stratégiques pour faire de l’Éthiopie un hub numérique leader en Afrique, offrant un avenir plus lumineux et plus connecté pour tous.
Le Bangladesh cherche à consolider ses relations commerciales et d’investissement avec l’Éthiopie.
Mar 5, 2026 90
Addis-Abeba, le 5 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh a réitéré sa volonté de renforcer ses relations bilatérales avec l’Éthiopie, en mettant l’accent sur le commerce et l’investissement dans son engagement diplomatique.   Dans un entretien exclusif accordé à l’Ethiopian News Agency (ENA), l’ambassadeur du Bangladesh en Éthiopie, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem, a indiqué que Dhaka souhaite élargir la coopération bilatérale et exploiter les nombreuses opportunités commerciales encore inexploitées entre les deux pays. Selon lui, les relations entre l’Éthiopie et le Bangladesh se sont progressivement renforcées depuis l’ouverture de l’ambassade bangladaise à Addis-Abeba en 2016. Il a souligné que, bien que les progrès aient été graduels, ils restent constants, ajoutant qu’il s’efforce de multiplier les contacts avec divers acteurs afin de consolider davantage cette coopération. L’ambassadeur a également noté que la bonne volonté politique entre les deux pays a contribué à renforcer les liens bilatéraux et à poser des bases solides pour un partenariat économique plus étroit. Il a rappelé qu’une visite du ministre bangladais des Affaires étrangères à Addis-Abeba l’année dernière avait permis d’engager des discussions avec son homologue éthiopien sur l’élargissement de la coopération et l’exploration de nouvelles stratégies de croissance. Malgré ces avancées, Sitwat Nayeem a reconnu qu’un manque d’information persiste entre les milieux d’affaires des deux pays. Selon lui, les entrepreneurs éthiopiens connaissent encore peu les opportunités existant au Bangladesh, tandis que leurs homologues bangladais sont insuffisamment informés du potentiel économique de l’Éthiopie. Il a ainsi souligné que le renforcement des échanges entre entreprises et la poursuite d’un dialogue politique régulier seraient essentiels pour combler ce déficit d’information et dynamiser les flux commerciaux. L’ambassadeur a également mentionné qu’un récent salon commercial Bangladesh–Éthiopie avait mis en évidence un potentiel important de coopération, les participants bangladais ayant constaté la forte demande du marché éthiopien en biens industriels et de consommation, dans un contexte de croissance économique rapide. Il a par ailleurs identifié l’agriculture comme un domaine naturel de partenariat. Il a notamment évoqué la complémentarité entre les exportations de café de l’Éthiopie et la position de leader mondial du Bangladesh dans la production de jute, utilisé notamment pour la fabrication de sacs destinés au transport et au stockage du café. Les produits pharmaceutiques figurent également parmi les secteurs prometteurs de coopération, aux côtés d’autres industries manufacturières dans lesquelles le Bangladesh dispose d’une solide compétitivité. Enfin, l’ambassadeur a indiqué que sa priorité actuelle consiste à mettre en relation les acteurs économiques des deux pays afin de leur permettre d’explorer les opportunités existantes, développer leurs activités et accroître le volume des échanges commerciaux. Il a aussi encouragé les investisseurs bangladais à considérer l’Éthiopie comme une porte d’entrée vers le marché africain, soulignant les avantages offerts par la Zone de libre-échange continentale africaine, qui facilite l’accès à un marché élargi à l’échelle du continent.
L’Éthiopie et la Banque africaine de développement consolident leur coopération stratégique, notamment dans les secteurs des infrastructures, des réformes structurelles et des priorités liées au climat.
Mar 4, 2026 85
Addis-Abeba, le 4 mars 2026 (ENA) : - Semereta Sewasew, Ministre d’État aux Finances, a accueilli une délégation de haut niveau de la Banque africaine de développement, conduite par son nouveau Directeur exécutif, Cafriene Ronald Justin, afin de passer en revue l’ampleur croissante du partenariat de la Banque avec l’Éthiopie et de coordonner les priorités stratégiques à venir.   Selon une publication du ministère sur les réseaux sociaux, les échanges ont mis en évidence que la Banque africaine de développement demeure l’un des partenaires multilatéraux de développement les plus influents pour l’Éthiopie, avec un portefeuille diversifié couvrant les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, le développement du secteur privé, l’action climatique et l’appui aux réformes économiques. La Ministre d’État Semereta Sewasew a souligné que les réformes macroéconomiques et structurelles en cours établissent des bases solides pour une croissance durable et inclusive. Dans ce contexte, les opérations de soutien budgétaire de la BAD ont été déterminantes pour consolider la stabilité fiscale, accompagner les réformes politiques et permettre au gouvernement de maintenir l’élan des réformes durant cette phase critique de transition économique. Elle a également noté que l’engagement de la Banque va au-delà du financement, reflétant une confiance affirmée dans la trajectoire de réforme de l’Éthiopie et dans sa vision de développement à long terme. « Le projet de l’aéroport de Bishoftu n’est pas seulement une initiative nationale ; c’est un projet phare pour toute l’Afrique », a déclaré la Ministre d’État, mettant en avant son rôle dans l’intégration régionale, la facilitation du commerce et le renforcement de la compétitivité continentale. Outre le secteur aérien, la BAD continue de soutenir des corridors de transport stratégiques, des systèmes d’eau et d’assainissement ainsi que des infrastructures urbaines, considérées comme des piliers de la transformation économique du pays. L’énergie constitue la part la plus importante des engagements de la Banque en Éthiopie, en accord avec les priorités nationales visant à accroître la capacité de production, renforcer les réseaux de transmission et accélérer le développement des énergies renouvelables. Ce soutien s’aligne sur l’ambition de l’Éthiopie de devenir un hub régional d’énergie propre, tout en promouvant une croissance verte et la résilience climatique. Les discussions ont également porté sur le financement climatique et les préparatifs liés à la COP32, mettant en lumière le leadership du pays en matière de développement durable et d’infrastructures bas-carbone. Les deux parties ont insisté sur l’importance de renforcer l’engagement du secteur privé pour soutenir un modèle de croissance plus compétitif et orienté vers le privé. Dans ce cadre, le soutien de la BAD aux réformes du secteur financier, aux initiatives de privatisation et au développement des PME joue un rôle clé dans la mobilisation d’investissements et l’ouverture de nouvelles opportunités économiques.   Une attention particulière a été accordée à la transformation agricole, notamment à la chaîne de valeur avicole, qui offre un fort potentiel en matière de création d’emplois, de sécurité alimentaire, de substitution aux importations et d’amélioration des revenus ruraux et du développement agro-industriel. La Ministre d’État Semereta a aussi salué la recharge réussie du Fonds africain de développement, le bras concessionnel du Groupe de la BAD, notant qu’elle renforce la capacité de la Banque à poursuivre ses investissements transformateurs dans les pays à faible revenu, y compris l’Éthiopie. Cette initiative témoigne d’une confiance mondiale durable dans le mandat de développement de la Banque et assure un financement prévisible pour les secteurs prioritaires. Le Directeur exécutif Cafriene Ronald Justin a félicité l’Éthiopie pour les progrès constants de ses réformes et s’est dit satisfait des performances et de l’impact du portefeuille de la Banque dans le pays. Il a réaffirmé l’engagement de la BAD à soutenir une transformation structurelle durable. La réunion s’est conclue avec les deux parties réitérant leur volonté commune d’accélérer la mise en œuvre des projets, de renforcer la coordination stratégique et de veiller à ce que le partenariat entre la BAD et l’Éthiopie continue de promouvoir une croissance inclusive, l’intégration régionale et la prospérité à long terme.
La Banque Commerciale d'Ethiopie (CBE) va renforcer son soutien au secteur manufacturier, tel que déclaré par son président.
Mar 4, 2026 80
Addis-Abeba, le 4 mars 2026 (ENA) : - Le président de la Commercial Bank of Ethiopia, Abe Sano, a indiqué que la banque poursuivra le renforcement de son appui global au secteur manufacturier.   Des responsables de haut niveau du Conseil national de l’industrie manufacturière ont récemment entrepris des visites d’inspection dans plusieurs sites de production à Sheger, Bishoftu et Adama. L’objectif de ces missions était d’analyser de manière approfondie les contraintes du secteur et de favoriser l’application rapide de mesures correctives, conformément aux responsabilités du Conseil. Abe, membre du Conseil, a déclaré à l’ENA que la banque demeure résolue à renforcer davantage son appui au secteur manufacturier. Il a précisé qu’en cernant les problématiques propres à l’industrie, l’institution apporte un soutien déterminant, tant à travers des facilités de crédit que par l’allocation de devises étrangères. Le président a indiqué que les prêts destinés à l’industrie constituent actuellement la composante la plus importante du portefeuille global de la banque. Selon lui, plus de 45 % de l’encours total des crédits est consacré au secteur manufacturier. Reconnaissant que les industriels continuent d’exprimer des besoins financiers accrus, Abe a souligné que la banque entend réorienter ses priorités et renforcer ses capacités afin de mieux répondre à cette demande croissante. Il a enfin réaffirmé la volonté de l’établissement d’élargir son soutien financier global pour accompagner la croissance soutenue du secteur manufacturier.
Le mois du février 2026 constitue un tournant économique et politique majeur, alors que l’Éthiopie intensifie ses réformes structurelles et consolide sa transformation nationale.
Mar 3, 2026 146
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - D’après le cabinet du Premier ministre, février 2026 a représenté une phase charnière sur les plans économique et politique, caractérisée par le déploiement de services numériques innovants, l’expansion d’infrastructures d’envergure et la montée en puissance de l’écotourisme, tout en consolidant des partenariats stratégiques à l’échelle internationale.   Discours parlementaire : Cap stratégique économique et politique Lors de la 10ᵉ session ordinaire de la Chambre des représentants du peuple, le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en avant les avancées de l’Éthiopie dans sa transition vers une économie diversifiée et multisectorielle. Il a annoncé une projection de croissance du PIB de 10,2 % d’ici la fin de l’année, tout en soulignant un renforcement notable de la discipline budgétaire. Selon lui, l’absence de nouveaux emprunts commerciaux libellés en dollars depuis le lancement des réformes a contribué à alléger la dette nationale. Le chef du gouvernement a présenté des performances semestrielles record : 5,1 milliards de dollars d’exportations de marchandises (soit 120 % des prévisions), 4,5 milliards de dollars d’exportations de services et 4,6 milliards de dollars de transferts de fonds. Il a également mis en lumière les progrès technologiques du pays, notamment la création d’institutions dédiées à l’intelligence artificielle et l’essor de la connectivité numérique, avec 97 millions d’utilisateurs de téléphonie mobile et 58 millions d’utilisateurs de services de paiement mobile. Abordant la question de l’unité nationale, le Premier ministre a insisté sur la primauté du dialogue pour résoudre les différends, affirmant le droit des habitants de Wolkait à vivre en paix et appelant le peuple du Tigré à jouer un rôle central dans la vie politique nationale. Modernisation des infrastructures et transition urbaine Dans la continuité des réformes structurelles, Abiy Ahmed a supervisé d’importants projets d’infrastructures, notamment la deuxième phase du corridor urbain de Hawassa et l’examen du projet de corridor de Nekemte, intégrant des systèmes intelligents de gestion du trafic et des réseaux souterrains modernisés.   Ces initiatives s’inscrivent dans une vision d’urbanisation planifiée et durable. Agriculture, infrastructures hydrauliques et sécurité alimentaire Pour renforcer la sécurité alimentaire, le Premier ministre a multiplié les visites de terrain.   Il s’est rendu dans une exploitation de bananes en grappes à Hawa Gelan dans le cadre de l’initiative « Abondance du panier », et a inspecté plusieurs projets d’irrigation, dont ceux de Qeto et d’Arjo Didessa, visant à assurer un accès fiable à l’eau pour diverses cultures. Il a également visité des sites de développement de vergers le long de la rivière Bilate, soutenus par des investisseurs privés, et lancé la construction de l’usine agroalimentaire intégrée de Busa Gonofa, conçue pour transformer 2 000 tonnes de maïs par jour. Innovation, industrie et stratégie numérique Dans le cadre de la stratégie « Éthiopie numérique 2030 », Abiy Ahmed a inauguré le premier service de police intelligent entièrement automatisé du pays, destiné à moderniser l’application de la loi grâce aux technologies avancées. Sur le plan industriel, il a visité l’usine de traitement du charbon d’Arjo, contribuant au mouvement #MadeInEthiopia et portant la capacité industrielle nationale à 66,3 %. Il s’est également rendu sur le site du projet aurifère de Tulu Kapi, partenariat public-privé visant à valoriser les ressources naturelles pour stimuler la croissance et améliorer les conditions de vie locales.   Développement économique et social Dans le cadre du programme « Un repas pour les générations futures », le Premier ministre a inauguré le complexe hôtelier Logo Hayk, situé dans le Wollo, afin de dynamiser l’économie régionale et promouvoir le patrimoine national. Il a aussi constaté l’avancement du Sorga Eco Lodge près de Nekemte, un projet axé sur le tourisme durable et la protection de l’environnement. Au Programme des corridors ruraux de Mede Jalela, il a observé la mise en place de systèmes modernes d’énergie solaire et de biogaz destinés à améliorer les conditions de vie en milieu rural. Diplomatie et engagement international Sur le plan diplomatique, Abiy Ahmed a participé au 2ᵉ Sommet Italie–Afrique, où il a rencontré la Première ministre Giorgia Meloni, le président Recep Tayyip Erdoğan et le président Isaac Herzog pour des discussions axées sur le commerce, l’investissement et les enjeux régionaux. Lors d’une visite officielle en Azerbaïdjan, il a rencontré le président Ilham Aliyev afin de signer un accord de coopération en matière de défense et plusieurs protocoles d’entente relatifs à la transformation numérique, à l’investissement et à la lutte contre la corruption. Il a également pris part au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, multipliant les échanges bilatéraux avec ses homologues africains.   Sécurité nationale et réformes institutionnelles Le Premier ministre a assisté aux célébrations du 65ᵉ anniversaire du Commandement des opérations spéciales des Forces de défense, saluant sa restructuration en une entité modernisée capable de faire face aux défis sécuritaires contemporains. Enfin, il a présidé les réunions du conseil du Parti de la prospérité, réaffirmant la volonté du gouvernement d’assurer la transparence, l’équité et la bonne organisation des prochaines échéances électorales.
L’Éthiopie organisera prochainement un forum international consacré à l’investissement, avec pour objectif de conclure des accords dépassant les 2,4 milliards de dollars américains.
Mar 3, 2026 112
Addis-Abeba, le 3 mars 2026 (ENA) : - L’Éthiopie accueillera, les 26 et 27 mars 2026, la 4e édition du Forum international sur l’investissement « Investir en Éthiopie », avec l’ambition de finaliser des accords dépassant les 2,4 milliards de dollars américains.   Lors d’un point de presse tenu ce jour, le commissaire à l’investissement de l’Éthiopie, Zeleke Temesgen, a annoncé que la Commission éthiopienne de l’investissement, en partenariat avec le ministère des Finances et des partenaires au développement, assurera l’organisation du forum. Placée sous le thème « L’Éthiopie est prête à accueillir les investissements », la rencontre se déroulera à l’Skylight Hotel, à Addis-Abeba. D’après le commissaire, plus de 800 investisseurs internationaux, dirigeants d’entreprises, responsables politiques et partenaires techniques et financiers sont attendus à cet événement. Prévu sur deux jours, le forum comprendra des tables rondes de haut niveau consacrées aux politiques publiques et aux opportunités d’investissement, des rencontres interentreprises (B2B), des séances de réseautage ainsi que des expositions sectorielles. Selon Zeleke Temesgen, l’objectif est de mettre en lumière l’attractivité du climat des affaires en Éthiopie et de présenter les opportunités générées par les récentes réformes macroéconomiques. Il a rappelé que l’édition précédente avait permis la signature de cinq accords dans les secteurs minier et solaire, pour un montant total de 1,6 milliard de dollars américains.   Ces entreprises sont désormais opérationnelles et exportent leurs produits à l’international. Pour cette année, l’ambition est de dépasser les 2,4 milliards de dollars américains en nouveaux engagements d’investissement.   La ministre d’État aux Finances, Semereta Sewasew, a pour sa part affirmé que les réformes macroéconomiques engagées par le gouvernement contribuent à instaurer un cadre favorable aux investisseurs.   Elle a souligné que le forum constitue une vitrine stratégique pour présenter le potentiel du pays dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les mines, la transformation numérique et l’énergie.   De son côté, Maryam Salim, directrice de division de la Banque mondiale pour l’Éthiopie, le Soudan du Sud, l’Érythrée et le Soudan, a insisté sur la portée particulière de cette édition. Selon elle, le pays traverse une phase décisive, marquée par une dynamique positive de réformes, une stabilisation macroéconomique et l’ouverture progressive de secteurs autrefois fermés au privé.   Elle a également indiqué que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international estiment que l’Éthiopie dispose d’un potentiel de croissance inclusive à deux chiffres.   Elle a mis en avant l’importance de réformes durables, d’une compétitivité renforcée et d’un regain de confiance des investisseurs pour soutenir une croissance accélérée. Parmi les avancées déjà mises en œuvre figurent l’adoption d’un taux de change déterminé par le marché et des réformes douanières alignées sur les normes de l’Organisation mondiale du commerce, traduisant une orientation plus marquée vers une économie de marché. En conclusion, Maryam Salim a affirmé que l’Éthiopie est prête à accueillir les entreprises et déterminée à poursuivre ses réformes, invitant les investisseurs, locaux comme internationaux, à tirer parti des opportunités offertes par un pays doté d’une population jeune et dynamique, d’une position géographique stratégique, d’un solide socle agricole et d’un tissu industriel en pleine expansion.
La Société du Chemin de fer Ethio-Djibouti (EDR) avance l’expansion ferroviaire grâce à l’expertise locale
Mar 2, 2026 115
Addis-Abeba, le 2 mars 2026 (ENA) : - La Société du Chemin de fer Ethio-Djibouti a renouvelé sa détermination à développer le réseau ferroviaire de l’Éthiopie en consolidant les compétences techniques locales et en accroissant son autonomie opérationnelle.   Le directeur général de la Societe du Chemin de fer Ethio-Djibouti, Takele Uma, a tenu ces propos à l’occasion du 130e anniversaire de la Victoire d’Adwa, célébré par une visite de terrain des chantiers ferroviaires en cours par les responsables et le personnel de l’entreprise. À cette occasion, le PDG a invité la génération actuelle à perpétuer l’héritage des héros nationaux en le traduisant par des réalisations concrètes en matière de développement. Les employés ont notamment inspecté le projet ferroviaire AMG–Indoode Link, un tronçon stratégique actuellement réalisé par la société grâce à ses propres ingénieurs, techniciens et équipes d’exploitation. Ce chantier illustre la capacité croissante de l’institution à concevoir, piloter et exécuter des projets ferroviaires complexes sans recourir à des entrepreneurs étrangers. Rappelant les sacrifices des ancêtres dans l’édification de la nation, Takele Uma a souligné qu’il appartient à la génération présente d’honorer cet héritage en stimulant le développement et en consolidant les compétences nationales. Il a cité le projet AMG–Indoode Link comme preuve que l’entreprise est désormais en mesure de mener d’importants travaux ferroviaires en s’appuyant sur des technologies, des ressources humaines et des moyens financiers nationaux. Selon lui, l’extension du réseau ferroviaire fondée sur l’expertise locale contribuera fortement à l’intégration économique et soutiendra les ambitions de croissance durable de l’Éthiopie. De son côté, le ministre d’État aux Transports et à la Logistique, Dhenge Boru, a affirmé que le développement de la connectivité ferroviaire demeure au cœur de la stratégie nationale de transport et de logistique. Cette orientation vise à accroître l’efficacité du fret, réduire les coûts de transport et appuyer la croissance économique. Il a ajouté que les projets en cours renforceront l’intégration du réseau et consolideront la position de l’Éthiopie en tant que hub logistique régional. La visite a ainsi été présentée comme une manifestation de l’esprit durable d’Adwa et un engagement renouvelé en faveur du développement national par les infrastructures. Le ministre d’État a également indiqué que le pays ambitionne de devenir une porte d’entrée stratégique de l’Afrique et un centre logistique de premier plan sur le continent. Il a souligné les investissements importants consentis par le gouvernement dans les corridors de transport et l’expansion ferroviaire afin d’améliorer la connectivité et la compétitivité. Enfin, établissant un parallèle avec la portée historique de la Victoire d’Adwa, il a appelé à faire preuve du même patriotisme dans le domaine du développement et a exhorté la direction ainsi que le personnel de la société à redoubler d’efforts pour accélérer l’expansion du réseau ferroviaire et améliorer la qualité des services.
La ZLECAf offre d’importantes opportunités à l’Éthiopie et au secteur privé régional, selon l’ECCSA
Feb 28, 2026 126
Addis-Abeba, 28 février 2026 (ENA) : - L’adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente une opportunité majeure non seulement pour l’Éthiopie et son tissu entrepreneurial, mais aussi pour l’ensemble des économies africaines, a indiqué le secrétaire général de la Chambre de commerce et des associations sectorielles d’Éthiopie (ECCSA) dans un entretien accordé à l’ENA.   Avec une population estimée à plus de 1,57 milliard d’habitants, majoritairement jeune, et un produit intérieur brut cumulé dépassant 3 400 milliards de dollars, l’Afrique constitue aujourd’hui l’un des marchés les plus prometteurs au monde.   Le secrétaire général de l’ECCSA, Kenenissa Lemie, a souligné que la ZLECAf ouvre aux entreprises éthiopiennes un accès privilégié à ce vaste espace économique continental.   Selon lui, l’intégration de l’Éthiopie à ce bloc commercial régional créera d’importantes perspectives de croissance pour les opérateurs nationaux.   La mise en œuvre du libre-échange permettra aux commerçants éthiopiens d’écouler leurs produits à travers toute l’Afrique, au-delà des frontières du marché domestique.   Les échanges fondés sur les principes du marché libre faciliteront la circulation des biens et des services, en réduisant les droits de douane et les obstacles commerciaux.   D’après le responsable, la concurrence accrue au sein de la zone encouragera les entreprises à améliorer continuellement leurs performances, à adopter des pratiques innovantes et à renforcer leur compétitivité, contribuant ainsi à un environnement des affaires plus dynamique et plus efficace.   L’ouverture au marché continental favorisera également les échanges d’expériences entre acteurs économiques africains, permettant aux commerçants éthiopiens de s’inspirer de nouvelles stratégies et approches commerciales.   Kenenissa Lemie a en outre affirmé que le cadre juridique commercial de l’Éthiopie est aligné sur les normes du système commercial continental, créant un climat propice aux investissements.   Cette harmonisation, a-t-il précisé, stimule l’intérêt des investisseurs étrangers dans divers secteurs de l’économie, génère des emplois et soutient les bases d’une prospérité durable.   Il a rappelé que la ZLECAf couvre plusieurs protocoles, notamment ceux relatifs au commerce des marchandises, aux services et à la libre circulation des personnes.   L’Éthiopie concentre actuellement ses efforts sur les protocoles commerciaux et a déjà engagé des discussions avec l’Afrique du Sud, le Kenya et la Somalie dans ce cadre.   Enfin, la Chambre de commerce met en œuvre des programmes de formation destinés aux opérateurs économiques afin de les familiariser avec les dispositions de la ZLECAf et de leur permettre de tirer pleinement parti des nouvelles opportunités, tout en renforçant leur compétitivité sur les marchés internationaux.
L’Éthiopie récolte plus de 288 millions de dollars grâce à ses exportations horticoles en sept mois.
Feb 27, 2026 127
Addis-Abeba, le 27 février 2026 : - L’Éthiopie a enregistré 288,48 millions de dollars de recettes issues de ses exportations horticoles au cours des sept premiers mois de l’exercice fiscal en cours, a annoncé le ministère de l’Agriculture.   Le ministère a tenu une réunion consultative réunissant les institutions concernées ainsi que des investisseurs locaux et étrangers du secteur horticole afin d’évaluer les performances réalisées durant cette période.   Le ministre de l’Agriculture, Addisu Arega, a indiqué que le pays a tiré 288,48 millions de dollars de l’exportation de 160 317,79 tonnes de produits horticoles, comprenant des fleurs, des fruits et des légumes.   Ce montant correspond à 70,9 % de l’objectif fixé pour la période.   Il a rappelé que l’horticulture, au même titre que le café, figure parmi les principales filières d’exportation du pays et joue un rôle stratégique dans la génération de devises.   « Le gouvernement s’emploie à lever les obstacles qui entravent les investisseurs afin de leur permettre d’exploiter pleinement leurs terres et leurs installations », a affirmé le ministre.   Addisu Arega a également souligné que des efforts sont en cours pour améliorer la productivité, notamment par un renforcement de la participation du secteur privé et une meilleure coordination des acteurs.   Il a par ailleurs exhorté les investisseurs à optimiser l’utilisation des terres allouées.   Les participants ont exprimé leurs préoccupations concernant les insuffisances en infrastructures, les défis logistiques et les questions liées à la gestion foncière, appelant à des mesures rapides pour soutenir la croissance du secteur.   De son côté, Tewodros Zewdie, directeur exécutif de l’Association éthiopienne des producteurs et exportateurs horticoles, a indiqué que l’organisation concentre ses efforts sur le plaidoyer, le développement des capacités, l’accès aux marchés et la promotion de pratiques durables sur les plans social et environnemental.   La réunion d’évaluation a ainsi mis en évidence l’importance croissante du secteur horticole dans les exportations nationales et la nécessité d’une action concertée pour atteindre les objectifs annuels.
Le Premier ministre Abiy met en avant l’essor du partenariat Éthiopie-Azerbaïdjan, dynamisé par la coopération économique
Feb 27, 2026 153
Addis-Abeba, 27 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a salué la progression constante des relations bilatérales entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan à l’occasion de sa première visite officielle dans ce pays.   Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, il a exprimé sa profonde reconnaissance au président Ilham Aliyev pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagnait.   Le chef du gouvernement éthiopien a souligné que les liens entre les deux nations se sont consolidés ces dernières années, portés par une coopération accrue dans des secteurs économiques stratégiques.   « Notre partenariat s’est sensiblement renforcé, notamment grâce à la collaboration récente dans le domaine de l’aviation, au développement conjoint de parcs industriels et de zones franches, ainsi qu’aux engagements entre Ethiopian Investment Holdings et son homologue azerbaïdjanais », a-t-il déclaré.   Selon lui, ces initiatives ont établi des bases solides pour approfondir davantage les relations bilatérales.   Le Premier ministre a également indiqué que les deux parties ont mené des discussions approfondies visant à élargir et diversifier la coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun.   Au cours de la visite, les deux dirigeants ont présidé la signature d’un accord de coopération en matière de défense et assisté à l’échange de plusieurs mémorandums d’entente, marquant ainsi une extension du partenariat aux volets stratégique et sécuritaire, au-delà du seul cadre économique.   Cette visite représente ainsi une étape majeure dans le renforcement des relations diplomatiques, économiques et stratégiques entre l’Éthiopie et l’Azerbaïdjan
L’ambassadeur de Colombie salue l’héritage historique de l’Éthiopie et met en avant les liens dans le secteur du café.
Feb 26, 2026 169
Addis-Abeba, le 26 février 2026 (ENA) : - L’ambassadeur de Colombie en Éthiopie, Yeison Arcadio Meneses Copete, a salué l’héritage historique de l’Éthiopie comme une source d’inspiration profonde pour les communautés afro-descendantes en Colombie, dans les Amériques et dans les Caraïbes.   Dans une récente interview exclusive accordée à l’ENA, l’ambassadeur Meneses a également mis en lumière la coopération croissante entre les deux nations dans la production de café et l’action climatique. Il a souligné que l’Éthiopie occupe une place unique dans la conscience historique des peuples afro-descendants, la décrivant comme la mère de l’humanité et de la civilisation. Souvent qualifiée de « Terre des Origines », l’Éthiopie est largement reconnue comme le berceau de l’histoire humaine primitive et de la civilisation, ainsi que comme un puissant symbole de liberté et de résilience pour les Africains et la communauté noire mondiale. La victoire décisive de l’Éthiopie sur l’Italie lors de la bataille d’Adwa en 1896 reste un moment déterminant qui a inspiré les mouvements anticoloniaux et renforcé l’esprit de résistance au sein des communautés noires dans le monde entier. « L’Éthiopie est une inspiration pour les peuples afro-descendants en Colombie, et je pense pour toute l’Amérique et la région des Caraïbes », a affirmé l’ambassadeur, ajoutant que l’Éthiopie a joué un rôle crucial dans la formation des idéaux du panafricanisme et des mouvements mondiaux de décolonisation. Il a insisté sur le fait que se connecter à l’Éthiopie représente une reconnexion avec les racines ancestrales et une identité historique partagée. « D’un point de vue historique et anthropologique, nous voyons l’Éthiopie comme la mère de l’humanité et de la civilisation. Telle est notre perspective », a-t-il déclaré. Au-delà des liens culturels et historiques, l’ambassadeur a mis en avant la collaboration croissante entre l’Éthiopie et la Colombie, particulièrement dans le secteur du café. « Nous menons de nombreuses collaborations à différents niveaux, techniques, mais nous organisons aussi plusieurs conférences sur la manière dont le changement climatique affecte négativement la production de café », a-t-il expliqué. Les deux pays figurent parmi les cinq plus grands producteurs de café au monde et contribuent de manière significative à l’approvisionnement mondial, aux côtés des leaders du secteur comme le Brésil et le Vietnam. La Colombie est le troisième producteur mondial de café, mondialement réputée pour ses excellents grains d’Arabica, tandis que l’Éthiopie occupe la cinquième place, est le plus grand producteur africain et est reconnue comme le berceau du café Arabica. Meneses a noté que les deux nations mettent en œuvre une coopération à divers niveaux, incluant des échanges techniques et des conférences axées sur la lutte contre l’impact du changement climatique sur la production de café. Il a décrit le café comme un secteur hautement sensible et stratégique pour les deux économies, compte tenu de son rôle central dans les moyens de subsistance et les revenus nationaux. Les discussions entre les deux pays se concentrent de plus en plus sur l’atténuation des risques climatiques qui menacent les régions productrices de café. L’ambassadeur a également salué la transformation rapide d’Addis-Abeba et mis en avant la collaboration croissante avec Bogotá. S’inspirant des réformes urbaines de Bogotá au cours des deux dernières décennies, il a noté que les deux capitales échangent leurs expériences pour promouvoir un développement urbain inclusif et durable. L’Éthiopie et la Colombie entretiennent des relations diplomatiques depuis 1949, et la réouverture récente de l’ambassade colombienne à Addis-Abeba reflète l’engagement renouvelé de Bogotá à approfondir les liens bilatéraux. L’interview de l’ambassadeur souligne un partenariat fondé non seulement sur le commerce et la diplomatie, mais aussi sur une histoire partagée, une identité culturelle commune et une vision partagée pour un développement durable face aux défis mondiaux.
L'Éthiopie avance dans la modernisation de son secteur financier selon TDB Group
Feb 25, 2026 203
Le Trade and Development Bank (TDB) a indiqué que Éthiopie réalise des avancées significatives dans la modernisation de son secteur financier.   Le président-directeur général du Trade and Development Bank (TDB), Admassu Tadesse, a indiqué à Ethiopian News Agency (ENA) que Éthiopie enregistre des avancées majeures dans la transformation de son système bancaire et de l’ensemble de son secteur financier. Il a souligné que le pays a engagé des réformes structurelles longtemps attendues, les qualifiant de difficiles mais indispensables. Selon lui, ces changements étaient nécessaires pour permettre à l’Éthiopie de rattraper d’autres économies africaines ayant connu des progrès notables ces dernières années. D’après le dirigeant, le programme de réformes macroéconomiques commence déjà à porter ses fruits. Il a affirmé que leur mise en œuvre évolue de manière satisfaisante et que l’orientation des politiques publiques vise désormais clairement à stimuler le développement du secteur privé. Il a précisé que, si les investissements publics dans les infrastructures ont été déterminants récemment, une croissance durable reposera avant tout sur un secteur privé dynamique, capable de créer des emplois et d’accroître les recettes nationales. Le cadre actuel des réformes, a-t-il expliqué, a été conçu pour lever les contraintes qui freinaient auparavant l’initiative privée. Contrairement au passé, l’environnement macroéconomique se veut aujourd’hui plus propice aux entreprises. Toutefois, il a averti que les avancées macroéconomiques devront s’accompagner d’améliorations au sein des institutions financières et des dispositifs réglementaires. D’importants progrès ont été accomplis, mais des efforts restent nécessaires à l’échelle microéconomique. Enfin, Admassu Tadesse a insisté sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources financières, tant nationales qu’internationales, afin de combler les déficits d’épargne et d’investissement. Il a rappelé que la croissance durable en Afrique dépendra du renforcement de l’intermédiation financière et d’un accès élargi aux capitaux.
Le ministère plaide pour une action coordonnée de lutte contre le commerce illicite.
Feb 25, 2026 123
Addis-Abeba, le 25 février 2026 : - Les autorités éthiopiennes ont réitéré la nécessité d’intensifier la coopération interinstitutionnelle afin de combattre efficacement le commerce illicite, un phénomène aux multiples ramifications économiques et sociales.   Intervenant lors du 4ᵉ Sommet national sur la lutte contre le commerce illicite, organisé sous le thème « Engagement commun pour lutter contre le commerce illicite », le commissaire adjoint aux recettes, Azezew Chane, a souligné que, bien que le programme de réformes macroéconomiques engagé par le gouvernement ait permis de réduire certains impacts, la menace demeure évolutive et exige une vigilance permanente.   Il a précisé que le commerce illicite couvre un large éventail d’activités illégales, notamment la traite des êtres humains, l’exploitation et le commerce illégal des ressources naturelles, les violations de la propriété intellectuelle, la circulation de produits dangereux pour la santé et la sécurité, la contrebande de biens soumis à accise ainsi que les flux financiers illicites issus d’activités frauduleuses.   Selon lui, ces pratiques portent gravement atteinte aux opérateurs économiques légitimes, fragilisent les recettes publiques et compromettent la stabilité sociale.   Il a rappelé que le gouvernement a déjà mis en œuvre plusieurs mesures pour endiguer ce phénomène, tout en insistant sur la nécessité d’une action concertée et durable de l’ensemble des institutions concernées.   De son côté, Liku Beyene, responsable du commerce intérieur au sein du ministère du Commerce et de l’Intégration régionale, a indiqué que des solutions technologiques sont en cours de déploiement afin de renforcer les mécanismes de contrôle et de traçabilité.   Aynalem Abayneh, vice-président de la Ethiopian Chamber of Commerce and Sectoral Associations, a pour sa part affirmé que le commerce illicite dépasse le cadre d’une simple infraction économique.   Il l’a qualifié de crise multidimensionnelle ayant des répercussions sur la stabilité budgétaire, le développement industriel, la santé publique, la protection des consommateurs et la sécurité nationale.   Il a enfin réaffirmé l’engagement de la Chambre à collaborer étroitement avec les parties prenantes afin de renforcer la sensibilisation des commerçants et de prévenir toute forme de commerce illégal.
Ethiopian Airlines fait progresser le développement durable grâce à un nouveau partenariat pour le recyclage des déchets alimentaires
Feb 23, 2026 158
Addis-Abeba, le 23 février 2026 (ENA) : - Ethiopian Airlines a franchi une nouvelle étape importante vers une aviation plus écologique en signant un protocole d'accord (MoU) sur le recyclage durable des déchets alimentaires avec Provectus Enterprising Inc. et Fusion Global Solutions.   L'accord porte principalement sur la transformation des déchets alimentaires et de restauration issus des activités de la compagnie aérienne en biomasse et autres produits respectueux de l'environnement. En convertissant les déchets en ressources durables, cette initiative soutient les principes de l'économie circulaire et réduit l'empreinte environnementale des services de restauration aérienne. La cérémonie de signature s'est déroulée en présence de Cheryl Urban, représentante d'Affaires mondiales Canada, soulignant ainsi la coopération internationale dans la promotion de solutions aériennes durables. Avec près de huit décennies d'activité, Ethiopian Airlines est le plus grand groupe aérien africain, desservant plus de 160 destinations passagers et cargo sur les cinq continents. La compagnie aérienne joue un rôle essentiel dans la connexion des villes africaines aux marchés mondiaux, tout en privilégiant une croissance responsable et respectueuse de l'environnement. Fière membre de Star Alliance, Ethiopian a régulièrement été récompensée par le secteur, notamment par plusieurs prix Skytrax et APEX pour l'excellence de ses services et son leadership en matière de connectivité aérienne en Afrique. Pour l'avenir, la stratégie Vision 2035 de la compagnie aérienne vise à lui assurer une place parmi les 20 groupes aériens les plus compétitifs au monde. Au cœur de cette vision se trouve l'expansion de son réseau panafricain à plusieurs hubs grâce à des partenariats avec ASKY Airlines, Malawi Airlines et Zambia Airways. En combinant des avions modernes, un confort accru pour les passagers et une responsabilité environnementale, Ethiopian Airlines continue de montrer la voie en matière d'aviation durable en Afrique et au-delà.
Le Premier ministre Abiy Ahmed affirme que le développement de l’irrigation constitue un levier essentiel pour renforcer la souveraineté alimentaire de l’Éthiopie.
Feb 22, 2026 123
Addis-Abeba, le 22 fevrier 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a réitéré la détermination de son gouvernement à intensifier le développement de l’irrigation, qu’il considère comme un axe stratégique majeur pour permettre à l’Éthiopie d’atteindre la souveraineté alimentaire.   Dans une publication partagée sur ses plateformes numériques, le Premier ministre Abiy a mis en avant l’importance d’intensifier l’exploitation des ressources en eaux de surface et souterraines, qu’il considère comme une priorité stratégique pour moderniser et transformer l’agriculture en Éthiopie. Il a expliqué que des terres autrefois peu productives deviennent progressivement des centres dynamiques d’activité agricole grâce à la mise en œuvre de programmes d’irrigation ciblés et structurés.   Prenant pour illustration la région du fleuve Bilate, le chef du gouvernement a mis en lumière l’avancement rapide de vastes projets fruitiers, portés notamment par un engagement soutenu d’investisseurs privés. Selon lui, ces initiatives transforment en profondeur le paysage agricole local tout en générant de nouvelles perspectives économiques pour les populations riveraines. ​​​​​​​ « La région traversée par le fleuve Bilate en est une démonstration concrète », a-t-il affirmé, soulignant que l’essor de grands projets fruitiers, soutenus par des capitaux privés, renforcera significativement les efforts nationaux en faveur de la souveraineté alimentaire.
Le Premier ministre Abiy Ahmed a mis en avant les avancées significatives des projets de développement du corridor à Hawassa.
Feb 22, 2026 89
Addis-Abeba, le 21 février 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que les projets de développement des corridors en Éthiopie constituent un levier majeur de transformation urbaine, contribuant à remodeler les villes et à préparer un avenir plus prometteur pour les générations à venir.   Selon le chef du gouvernement, ces projets ont été conçus pour accompagner la croissance urbaine rapide du pays, en favorisant une planification plus efficace, une meilleure résilience des infrastructures et une capacité accrue à répondre aux besoins d’une population en expansion.   Il a précisé qu’au-delà de la modernisation des infrastructures, ces travaux s’inscrivent pleinement dans les objectifs nationaux de développement à long terme.   À l’issue d’une visite effectuée en fin de journée sur les chantiers du corridor à Hawassa, le Premier ministre a constaté l’état d’avancement de la deuxième phase du programme.   Il a salué les progrès réalisés et réitéré l’engagement du gouvernement en faveur d’une transformation urbaine durable et inclusive.   Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Abiy Ahmed a indiqué avoir observé des progrès notables dans la mise en œuvre de cette seconde phase au cœur de la ville.   Ce programme de développement du corridor s’inscrit dans une stratégie nationale plus large visant à préparer le pays à une urbanisation accélérée, tout en améliorant durablement les conditions de vie des citoyens.
Agence des nouvelles éthiopienne
2023