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Addis Abeba s'impose comme un modèle de croissance continentale : les dirigeants africains saluent la transformation de l'Éthiopie sous le leadership du Parti de la Prospérité
Nov 7, 2026 101
Addis Ababa le 7 novembre, 2026 (ENA) Des délégués venus de l'Afrique ont salué le développement rapide, le modernisme urbain et les avancées technologiques de l'Éthiopie sous la direction du Parti de la Prospérité (PP), décrivant la voie actuelle de la nation comme un modèle inspirant pour la croissance du continent. S'exprimant en marge du Deuxième Sommet des Partis Politiques Africains a l'Agence de nouvelles Éthiopienne (ENA), des parties politiques de Guinée et d'Algérie ont partagé leurs profondes impressions sur la métamorphose visuelle et infrastructurelle d'Addis Abeba, ses progrès numériques et le modèle de gouvernance visionnaire mené par le Premier ministre Abiy Ahmed. Les délégués ont exprimé une immense admiration pour l'évolution esthétique et structurelle de la capitale, soulignant qu'elle est désormais en parfaite adéquation avec son statut de hub diplomatique de l'Afrique. Mamadou Mouctar Bah, représentant le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG), a souligné l'impact de sa visite dans la capitale modernisée. «Ce qui est vraiment impressionnant, c'est qu'Addis Abeba est devenue une capitale exceptionnellement belle », a fait remarquer Mouctar Bah. Il a également salué le profond ‘sens de la citoyenneté et de la responsabilité civique’ affiché par le peuple éthiopien, exhortant le gouvernement à maintenir cet élan de développement urbain rapide. « C'est vraiment extraordinaire », a déclaré le Guinéen Mouctar Bah, « Visiter les fondations du Partie de la Prospérité nous a donné une véritable vision. C'est une source d'inspiration qui prouve que d'autres partis politiques africains peuvent mettre en place des structures similaires dans nos pays d'origine pour garantir la durabilité institutionnelle. » Il a également noté que la voie actuelle de l'Éthiopie offre une véritable leçon d'autosuffisance, prouvant que lorsque les gouvernements et les partis africains collaborent efficacement, le continent peut prospérer de manière indépendante sur la scène diplomatique mondiale. Faisant écho à ces observations, Bousaid Benouda, haut responsable du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP) en Algérie, a décrit l'environnement moderne de la capitale comme « magnifique » et unique par sa propreté. « Les autorités politiques ici ont fait un pas de géant vers le développement du pays et l'amélioration des conditions de vie de ses formidables citoyens », a declaré Benouda. L'un des moments forts pour les hommes politiques en visite a été une visite guidée du siège du Parti de la Prospérité et de son complexe de fondation et l’institution Mesob. La capacité institutionnelle et la vision à long terme ancrées dans le cadre du parti ont laissé une impression durable aux dirigeants continentaux. Benouda a attiré l'attention sur le pivot délibéré de l'Éthiopie vers un avenir de haute technologie, se disant émerveillé par les infrastructures technologiques de pointe du pays. « Le bâtiment numérique que nous avons visité était spectaculaire. L'Éthiopie a progressé à un rythme rapide vers l'excellence », a-t-il déclaré, précisant qu'il avait largement documenté cette impressionnante infrastructure pour la partager à son retour. Selon Benouda, ce développement visible n'est pas le fruit du hasard, mais s'enracine dans un éthos national solide, la philosophie du Medemer (synergie) du Premier ministre Abiy Ahmed. « Ce développement structurel repose sur une philosophie distincte. Je crois que le ‘Medemer’ est le fondement précis que les autorités politiques ont utilisé pour concrétiser leurs ambitions nationales. En tant que partis politiques, nous ramènerons ces principes et ces exemples chez nous. » a-t-il ajouté. La transformation d'Addis-Abeba a suscité la curiosité et l'enthousiasme des délégués internationaux. Comme l'a résumé l'Algérien Benouda, « Notre séjour est court, mais nous avons l'intention d'organiser notre emploi du temps pour voir encore plus de grands axes de développement menés par cette direction politique. Malgré la vaste distance entre Alger et Addis Abeba, venir ici est profondément inspirant et attractif. » Le sommet, dont le thème portait sur le rôle des partis politiques en tant qu'architectes du rayonnement économique de l'Afrique, a également mis en lumière les progrès de l'Éthiopie en matière d'inclusivité. Les délégués ont souligné que la tenue de cet événement à Addis-Abeba revêt une immense dimension symbolique pour l'Agenda 2063 de l'Union Africaine.
Le Parti de la prospérité appelle à passer de la politique électorale au développement national à long terme
Nov 7, 2026 119
Addis Ababa le 7 novembre, 2026 (ENA) Le Parti de la prospérité, au pouvoir en Éthiopie, a exhorté les partis politiques à dépasser une politique axée sur les élections et à adopter une vision stratégique à long terme qui privilégie une gouvernance efficace, des investissements durables et le développement national. Le Dr Dereje Duguma, responsable des affaires stratégiques au sein du Parti de la prospérité, a déclaré que les partis politiques devraient moins se concentrer sur la victoire électorale et davantage sur la concrétisation des ambitions de développement national en résultats tangibles et durables. Il a fait ces remarques lors d’une table ronde organisée sur le thème « Les partis politiques, moteurs du développement national ». Le Dr Dereje a souligné que les partis politiques ont la responsabilité cruciale de définir les programmes de développement national, de faire progresser les priorités stratégiques et de veiller à ce que les plans de développement produisent des résultats concrets pour les citoyens. Il a insisté sur la nécessité pour les partis politiques d’aligner leurs politiques et leurs actions sur les aspirations nationales et continentales à long terme, en particulier l’Agenda 2063 de l’Union africaine. « Les partis politiques devraient voir au-delà des campagnes électorales ponctuelles et adopter des cadres stratégiques à long terme qui favorisent la prospérité et le développement nationaux », a-t-il noté. Il a en outre souligné que le développement durable nécessite des investissements dans l’avenir du pays, des institutions solides et un engagement des dirigeants qui s’étende au-delà des cycles électoraux. Une gouvernance efficace, a-t-il ajouté, devrait commencer par une préparation adéquate et des capacités institutionnelles suffisantes, avant même que les partis politiques n’accèdent au pouvoir. Comparant l’engagement politique à un marathon plutôt qu’à un sprint de 100 mètres, le Dr Dereje a déclaré que les partis politiques devaient aborder leurs responsabilités comme un engagement à long terme, en déployant des efforts soutenus en faveur de la transformation nationale. Soulignant les efforts institutionnels déployés par le Parti de la prospérité pour renforcer les capacités de leadership, il a mis en avant la mise en place de structures de formation destinées à former les membres et les dirigeants du parti à différents niveaux. Parmi celles-ci, il a cité l’African Leadership Excellence Center (AfLEX), ainsi que des institutions similaires mises en place au niveau régional, qui dispensent des formations au leadership et renforcent les capacités institutionnelles. Selon lui, ces institutions contribuent à améliorer le développement du leadership, l’évaluation des performances, le suivi et la responsabilisation au sein du parti. Il a également présenté Medemer comme le fondement philosophique qui sous-tend les politiques et les stratégies du Parti de la prospérité dans les domaines social, économique et des affaires étrangères. Le Dr Dereje a en outre mis en avant le programme d’incubation des dirigeants du parti, qui vise à former des dirigeants compétents à différents niveaux grâce à des initiatives de développement structurées et à une évaluation objective des performances. Il a souligné qu’un leadership fort, des institutions compétentes et une vision de développement à long terme sont essentiels pour que les partis politiques dépassent la simple compétition électorale et deviennent des moteurs efficaces de la transformation nationale.
« Le Medemer apparaît comme la voie vers la prospérité collective des pays africains », déclare le ministre Bikila
Nov 7, 2026 136
Addis Ababa le 7 novembre, 2026 (ENA) La philosophie éthiopienne du « Medemer » s’est imposée comme un cadre puissant permettant de mobiliser les capacités collectives des nations africaines, de mener à bien la transformation nationale et d’atteindre une prospérité partagée, a déclaré Bikila Hurisa à l’ENA. Bikila, coordinateur chargé de la mise en place d’un système démocratique, ayant rang de ministre au sein du cabinet du Premier ministre, s’est exprimé en marge du deuxième Sommet des partis politiques africains à Addis-Abeba, soulignant que le Medemer repose fondamentalement sur la coopération, l’unité et la synergie. Il a fait remarquer qu’en adoptant une approche collective, les pays africains peuvent mettre en commun leurs ressources et leurs atouts pour relever les défis régionaux communs et favoriser le développement durable à l’échelle du continent. Soulignant sa portée plus large, M. Bikila a décrit le « Medemer » comme « la philosophie de la coopération, du rassemblement, de l’union des forces et du lien entre le passé, le présent et l’avenir ». Le ministre a ensuite expliqué que cette philosophie avait servi de principe directeur aux réformes politiques, économiques et sociales menées par l’Éthiopie au cours des huit dernières années. Il a ajouté que l’expérience de l’Éthiopie dans la mise en œuvre du Medemer offrait des enseignements précieux aux autres nations africaines cherchant à adapter ses principes à leurs contextes nationaux respectifs. « Cette philosophie ne se limite pas à l’Éthiopie et aux Éthiopiens ; elle pourrait servir de solide tremplin à tous les pays africains, qui pourraient s’en inspirer et l’adapter à leurs réalités concrètes », a déclaré M. Bikila. Il a expliqué que le Medemer permet aux pays de mettre en commun leurs forces individuelles, transformant ainsi un potentiel national fragmenté en une capacité collective à œuvrer pour une prospérité partagée. Au-delà du renforcement des liens bilatéraux et continentaux, M. Bikila a souligné que la concrétisation de cette vision exigeait des partis politiques qu’ils dépassent leurs divergences partisanes et accordent la priorité au bien-être des citoyens. Évoquant le thème du sommet, « Gouverner pour la croissance : les partis politiques, architectes de l’avenir politique et économique de l’Afrique », il a noté que la participation tant des partis au pouvoir que de l’opposition soulignait un engagement croissant en faveur du progrès national. « Quelles que soient vos idées, quelle que soit l’idéologie qui vous anime, vous devez en fin de compte œuvrer à l’amélioration des conditions de vie de vos citoyens et à la transformation économique de votre peuple », a-t-il déclaré. M. Bikila a en outre souligné que la véritable mesure du succès d’un parti politique réside dans les améliorations concrètes apportées à la vie des citoyens plutôt que dans les victoires électorales ou la quête du pouvoir politique. « Gouverner pour la croissance dépasse la concurrence. Gouverner pour la croissance dépasse le cycle électoral. Cela va au-delà de la simple jouissance du pouvoir », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité pour les partis politiques de donner la priorité à la prospérité collective et à un avenir commun. Soulignant l’importance d’assurer l’avenir à long terme de l’Afrique, M. Bikila a mis en avant l’accent mis par le Medemer sur le lien entre le passé, le présent et l’avenir, notamment en préparant les jeunes à assumer des responsabilités. « La jeune génération est un véritable gage d’avenir pour l’Afrique », a-t-il déclaré, exhortant les dirigeants politiques et les institutions à investir dans la jeunesse du continent afin de contribuer à façonner sa trajectoire future. Donner aux jeunes les moyens d’agir grâce à une pensée claire et à des approches pragmatiques, a-t-il ajouté, garantira que les générations futures héritent d’États africains forts, unis, productifs et prospères.
Le Premier ministre Abiy exhorte les partis politiques africains à donner la priorité au renouvellement de leurs dirigeants et au développement à long terme
Nov 6, 2026 126
Addis Ababa le 6 novembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé les partis politiques africains à s'engager en faveur d'un renouveau du leadership et à parvenir à un consensus sur les priorités nationales à long terme. Il a également souligné que le développement du continent devait transcender les cycles électoraux et les changements de gouvernement. Le Premier ministre a lancé cet appel lors de l'ouverture du deuxième Sommet des partis politiques africains à Addis-Abeba, où il a proposé d'inclure deux engagements clés dans la Déclaration d'Addis-Abeba : parvenir à un consensus sur les priorités nationales de développement à long terme et renforcer la formation des dirigeants et la relève à travers l'Afrique. Il a souligné que les partis politiques devaient s’accorder sur des objectifs nationaux stratégiques assortis d’étapes mesurables afin de garantir la continuité des efforts de développement, quelles que soient les transitions politiques. Le Premier ministre Abiy a précisé que les partis pouvaient conserver leurs divergences idéologiques et politiques et se disputer le soutien électoral tout en collaborant sur les intérêts nationaux fondamentaux et les objectifs de développement à long terme. Il a également insisté sur le fait que la succession au pouvoir était essentielle pour pérenniser le développement, avertissant que les pays risquaient de perdre des progrès durement acquis lorsque les dirigeants en place ne parvenaient pas à préparer la prochaine génération de dirigeants. Mettant en avant l’expérience de l’Éthiopie en matière d’inclusion politique, le Premier ministre a déclaré que le gouvernement réformé du pays avait intégré des dirigeants issus des partis politiques d’opposition. Cela reflète une approche qui valorise une participation plus large et une responsabilité partagée, a révélé le Premier ministre. Il a souligné que la philosophie éthiopienne du « Medemer » encourage les acteurs politiques à reconnaître et à tirer parti des contributions de chacun malgré leurs différences, en particulier lorsque les intérêts nationaux exigent une action collective. Abordant la question de la transformation économique, le Premier ministre Abiy a présenté les principales mesures prises dans le cadre du programme de réforme économique « Homegrown » de l’Éthiopie, notamment l’ouverture des secteurs des télécommunications, de la banque et de la concurrence à la participation étrangère, ainsi que la mise en place d’un système de change basé sur le marché. Il a également mis en avant l’initiative « Green Legacy », soulignant que plus de 50 milliards de jeunes plants ont été plantés depuis son lancement en 2019 grâce à la participation collective des citoyens, des communautés et des institutions. Cette initiative, a-t-il expliqué, vise à restaurer les paysages dégradés, à protéger les ressources en eau et à renforcer la résilience nationale face aux défis liés au climat, notamment les sécheresses et les inondations. Les propositions du Premier ministre placent le renouvellement du leadership, le consensus politique et la continuité des politiques au cœur du programme de développement de l’Afrique, soulignant la nécessité pour les partis politiques de servir non seulement de vecteurs de la compétition électorale, mais aussi d’institutions qui soutiennent la transformation nationale. Il a appelé les partis politiques africains à renforcer leur coopération autour de priorités nationales communes et à construire une vision du développement qui perdure au-delà des transitions politiques. Le deuxième sommet des partis politiques africains se tient à Addis-Abeba sur le thème « Gouverner pour la croissance : les partis politiques, artisans de l'avenir économique de l'Afrique ».
L’expérience hydroélectrique de l’Éthiopie inspire les ambitions africaines en matière de sécurité énergétique
Nov 6, 2026 102
Addis Ababa le 6 novembre, 2026 (ENA) L’expérience de l’Éthiopie dans la réalisation du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), financé sur ressources nationales, ainsi que ses initiatives en faveur des énergies renouvelables, constitue une source d’enseignements pour les pays africains désireux de renforcer leur sécurité énergétique, d’accélérer leur industrialisation et de développer leurs compétences techniques, ont indiqué des experts participant au 36e Symposium africain sur l’hydroélectricité à Addis-Abeba. Le développement hydroélectrique de l’Éthiopie et sa capacité à mobiliser des ressources nationales pour financer de grands projets d’infrastructures énergétiques ouvrent également de nouvelles perspectives de coopération entre les pays africains dans le secteur de l’énergie, ont souligné les participants. Organisé au siège de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à Addis-Abeba, le symposium a réuni des acteurs de 20 pays autour d’échanges de connaissances techniques, de partages d’expériences et de réflexions sur les stratégies susceptibles de promouvoir le développement hydroélectrique à l’échelle du continent. Betlehem Hailu, fondatrice et directrice générale d’ESG360, une société de conseil et d’investissement spécialisée dans les stratégies de durabilité, la gestion des risques environnementaux et sociaux ainsi que l’emploi durable, a estimé que l’expérience éthiopienne en matière de développement hydroélectrique offre des enseignements importants sur la manière de concilier sécurité énergétique et protection de l’environnement. Elle a notamment souligné que la préservation des écosystèmes fluviaux et les investissements en faveur des communautés vivant autour des infrastructures énergétiques sont indispensables à la durabilité à long terme des projets hydroélectriques. À cet égard, le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne et l’Initiative de l’héritage vert (Green Legacy Initiative) illustrent l’importance d'associer le développement des énergies renouvelables à la préservation de l’environnement, a-t-elle indiqué. Selon Betlehem Hailu, les campagnes de reboisement dans les hauts plateaux éthiopiens contribuent à protéger les ressources en eau indispensables à la production hydroélectrique, tandis que le recours aux énergies renouvelables permet de réduire les émissions de carbone. Elle a également insisté sur la nécessité d’accroître la participation du secteur privé afin de combler le déficit de financement énergétique en Afrique, les projets hydroélectriques nécessitant d’importants investissements en capital. « La participation du secteur privé et les investissements privés seront essentiels pour améliorer l’électrification et l’accès à l’énergie dans de nombreux pays africains », a-t-elle déclaré. Elle a par ailleurs mis en avant le rôle de l’approvisionnement éthiopien en électricité renouvelable pour les entreprises soucieuses de respecter leurs engagements en matière de durabilité. L’accès à une énergie propre peut, selon elle, renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs intéressés par les projets liés à la transition climatique. Betlehem Hailu a estimé que l’organisation du Symposium africain sur l’hydroélectricité en Éthiopie offre aux pays participants l’occasion de tirer parti de l’expérience du pays dans ce domaine, notamment celle du GERD, devenu une source d’inspiration pour plusieurs nations africaines. « De nombreux collègues africains nous disent que le Grand barrage de la Renaissance les inspire, notamment parce que son financement a reposé sur des ressources nationales, alors que beaucoup de pays africains attendent encore des financements internationaux », a-t-elle déclaré. Le recours aux ressources financières nationales pour la construction du barrage a ainsi encouragé d’autres pays africains à explorer leurs propres capacités de financement, plutôt que de dépendre exclusivement des financements extérieurs, a-t-elle ajouté. De son côté, Davis Chinkusu, directeur général du Centre régional de formation hydroélectrique de Kafue Gorge (KGRTC), en Zambie, a souligné que le renforcement des compétences techniques et le partage des connaissances entre les pays africains sont essentiels pour consolider la sécurité énergétique et accélérer l’industrialisation du continent. Il a indiqué que le symposium constitue un cadre important permettant aux professionnels africains du secteur énergétique de mettre en commun leur expertise, d'améliorer la planification des projets et de développer les capacités techniques nécessaires à la réalisation des infrastructures énergétiques. Selon Davis Chinkusu, l’Afrique dispose d’ingénieurs et de professionnels qualifiés, capables de concevoir et de réaliser des projets hydroélectriques et solaires. Une coopération plus étroite reste toutefois nécessaire pour transformer cette expertise existante en réalisations concrètes. « Nous disposons en Afrique d’ingénieurs hautement qualifiés. Nous devons nous réunir et commencer à examiner ensemble les différentes possibilités de développement de ces centrales électriques », a-t-il déclaré. Il a souligné que la qualité de la préparation des projets et le renforcement des compétences techniques sont des conditions essentielles pour attirer les investissements et garantir la bonne mise en œuvre des projets énergétiques. Davis Chinkusu a également mis en avant l’importance d’élargir les programmes de formation et de renforcement des capacités dans le secteur énergétique à travers le continent. Selon lui, une coopération accrue entre les institutions de formation pourrait contribuer à combler le déficit de compétences dans ce domaine. Il a précisé que l’accord signé en marge du symposium devrait permettre d’élargir l’accès aux formations dispensées par le KGRTC, au-delà de l’Afrique australe, à d’autres régions du continent. Cette initiative devrait contribuer à développer les compétences nécessaires à la réalisation de projets hydroélectriques et d’autres infrastructures liées aux énergies renouvelables, tout en soutenant les ambitions d’industrialisation de l’Afrique. « Nous nous réjouissons de cette initiative et voulons voir ce changement se concrétiser afin que l’Afrique puisse s’industrialiser. Car sans connaissances, nous ne pouvons aller nulle part. Ce sont les compétences qui font toute la différence », a-t-il déclaré. Les deux experts ont ainsi souligné que le renforcement de l’expertise technique, l’accroissement des investissements et la promotion de la coopération régionale constituent des leviers essentiels pour exploiter pleinement l'immense potentiel hydroélectrique de l’Afrique. L’expérience de l’Éthiopie dans la réalisation de grandes infrastructures hydroélectriques, conjuguée à ses ressources en énergies renouvelables, offre des perspectives de contribution aux efforts du continent visant à améliorer l’accès à l’électricité, à promouvoir le développement durable et à bâtir un secteur énergétique plus résilient. Le 36e Symposium africain sur l’hydroélectricité devrait contribuer davantage au renforcement de la coopération entre les pays africains, grâce à des présentations techniques, des communications scientifiques et des sessions de partage d’expériences réunissant les différents acteurs du secteur énergétique.
Les participants au Sommet des partis politiques africains visitent le siège du Parti de la prospérité et le centre de services MESOB
Nov 5, 2026 222
Addis Ababa le 5 novembre, 2026 (ENA) Les participants au deuxième Sommet des partis politiques africains se sont rendus au siège du Parti de la prospérité, au pouvoir en Éthiopie, à Addis-Abeba, afin de découvrir la philosophie politique du parti, ses initiatives en matière de développement et ses réalisations. Au cours de cette visite, la délégation a parcouru l’exposition permanente du parti, où elle a assisté à des présentations sur son histoire, la philosophie Medemer, ses principales initiatives, ses réalisations majeures et sa vision d’avenir. Les participants ont également visionné des présentations vidéo retraçant le parcours du Parti de la prospérité, ses étapes importantes et l’évolution de son siège. La délégation s’est ensuite rendue au Centre de services MESOB, une initiative gouvernementale visant à rationaliser la prestation des services publics en regroupant plusieurs institutions gouvernementales au sein d’une plateforme intégrée. Sur place, elle a assisté à des présentations sur les services publics numériques éthiopiens, les avancées technologiques et les efforts en cours pour moderniser la prestation des services publics. Les participants se sont dits impressionnés par le niveau de développement numérique et les progrès technologiques, en particulier par l’intégration de multiples services publics au sein d’un système unifié. Ces visites ont été organisées dans le cadre du deuxième Sommet des partis politiques africains, qui se tient en Éthiopie sous le thème : « Gouverner pour la croissance : les partis politiques, architectes de l’avenir économique de l’Afrique ». Ce sommet de trois jours se tient au Musée commémoratif de la victoire d'Adwa, à Addis-Abeba, et rassemble des dirigeants de partis politiques, des chefs d’État et des décideurs politiques de tout le continent. Le sommet, qui s’est ouvert aujourd’hui, le 5 novembre 2026, débat des stratégies visant à favoriser la création d’emplois, le développement inclusif et la transformation structurelle des économies africaines. Plus tôt dans la journée, la séance d'ouverture conjointe du Forum africain sur le leadership politique des femmes et du Forum africain sur la jeunesse en politique s'est également tenue dans le cadre du sommet.
L'Éthiopie estime que le rôle des femmes à des postes de direction est indispensable à la transformation économique de l'Afrique
Nov 5, 2026 164
Addis Ababa le 5 novembre, 2026 (ENA) La ministre éthiopienne de la Condition féminine et des Affaires sociales, Shawit Shanka, a appelé les pays africains à garantir la participation égale des femmes à la direction politique et à la prise de décision économique, affirmant que le continent ne pouvait pas réaliser pleinement son potentiel de développement s’il marginalisait la moitié de sa population. La ministre a tenu ces propos lors de son intervention à la séance d’ouverture conjointe du 2e Sommet des partis politiques africains 2026, qui s’est tenu parallèlement au Forum africain sur le leadership politique des femmes 2026 et au Forum africain sur la jeunesse en politique 2026, à Addis-Abeba. « Aucun continent ne peut réaliser son potentiel s’il marginalise la moitié de sa population », a-t-elle déclaré. Mme Shawit a souligné que les femmes devaient être reconnues non seulement comme des bénéficiaires de l’aide, mais aussi comme des actrices, des innovatrices, des dirigeantes et des actrices de la paix et du développement. Elle a fait remarquer qu’investir dans les femmes contribuait à la transformation économique, à la gouvernance démocratique, à la cohésion sociale et au développement durable. La ministre a déclaré que l’Afrique traversait actuellement des changements majeurs, sous l’effet des bouleversements géopolitiques, des avancées technologiques, des tendances démographiques, des pressions climatiques et de l’évolution des relations économiques. Elle a appelé les pays africains à façonner ces changements de manière proactive grâce à un leadership visionnaire, à des institutions résilientes et à une action collective. Elle a expliqué que l’approche de développement de l’Éthiopie s’inspire du principe du « Medemer », qui met l’accent sur la synergie, la solidarité et la contribution collective. La ministre a ajouté que les femmes sont des parties prenantes à part entière, des actrices productives et des co-architectes de la transformation du pays. « Les femmes sont des productrices, des innovatrices, des dirigeantes et des actrices de la paix et du développement, et non de simples bénéficiaires de l’aide », a-t-elle souligné. Mme Shawit a déclaré que la promotion du leadership féminin exigeait une vision politique, un engagement politique soutenu et une action institutionnelle forte, en particulier au sein des partis politiques. Elle a ajouté que les partis politiques devaient renforcer la participation des femmes au sein de leurs structures, aux postes de direction et dans les processus de sélection des candidats afin de garantir leur représentation effective dans la prise de décision. Elle a également souligné l’engagement du gouvernement éthiopien dirigé par le Parti de la prospérité, sous la houlette du Premier ministre Abiy Ahmed, en faveur de l’autonomisation des femmes, affirmant que la philosophie Medemer démontre que les femmes peuvent occuper des postes de direction à tous les niveaux. Elle a noté que l’Éthiopie partageait son expérience non pas pour prétendre à la perfection, mais pour montrer ce qu’il est possible d’accomplir grâce à une volonté politique, une philosophie de développement inclusive et une action soutenue. La ministre a souligné que les décisions prises aujourd’hui façonneraient l’avenir des générations futures, exhortant les pays africains à bâtir un continent où les femmes seraient représentées à parts égales au sein des instances dirigeantes, autonomisées sur le plan économique et protégées par des institutions solides. Elle a en outre appelé à une Afrique où chaque jeune fille puisse aspirer à devenir une dirigeante, une entrepreneuse, une scientifique ou une décideuse politique sans se heurter à des obstacles liés au genre ou à sa situation personnelle. Mme Shawit a officiellement inauguré le forum conjoint, appelant à redoubler d’efforts collectifs pour faire progresser le leadership politique des femmes à travers le continent.
Les préparatifs en amont permettent de maintenir l'activité agricole hivernale malgré le manque de précipitations à Bale : le Premier ministre Abiy
Nov 4, 2026 198
Addis Ababa le 4 novembre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a déclaré que les préparatifs menés en amont par le gouvernement et la population avaient contribué à maintenir des résultats encourageants pour la campagne agricole d'hiver dans la zone de Bale, malgré les craintes liées à l'insuffisance des précipitations. « Nous avons fait le bilan de la campagne agricole d'hiver dans la zone de Bale. Malgré de vives inquiétudes concernant le manque de précipitations cet hiver, de bons résultats ont été enregistrés grâce aux préparatifs menés en amont par le gouvernement et la population », a écrit le Premier ministre sur les réseaux sociaux. Le Premier ministre Abiy a souligné que le renforcement de la résilience économique face aux défis d'origine humaine et aux aléas naturels exigeait une planification proactive, une préparation adéquate et l'élargissement de l'éventail des solutions disponibles. « Il est essentiel de se préparer à l'avance et d'élargir l'éventail des options pour garantir que notre économie reste résiliente et puisse faire face aux défis tant d'origine humaine que naturelle », a-t-il ajouté.
L'Éthiopie dévoile la réévaluation de son PIB ; l'économie atteint 210,7 milliards de dollars américains
Nov 4, 2026 209
Addis Ababa le 4 novembre, 2026 (ENA) L'Éthiopie a dévoilé aujourd'hui ses chiffres actualisés du produit intérieur brut (PIB) dans le cadre de ses efforts visant à moderniser la mesure économique et à refléter les changements structurels de l'économie. La nouvelle réévaluation du PIB renforcera la planification économique nationale, l’élaboration des politiques budgétaires et monétaires, ainsi que la mobilisation des recettes intérieures en fournissant une image plus précise de l’économie du pays, a déclaré le ministre des Finances, Fitsum Assefa. S’exprimant lors du lancement officiel des résultats de la réévaluation du PIB du pays, le ministre a indiqué que le cadre révisé de comptabilité économique aiderait le gouvernement à mieux évaluer la taille, la structure et les performances de l’économie, tout en fournissant une base fiable pour la planification du développement et les décisions politiques. Le PIB de l’Éthiopie, avec l’exercice budgétaire éthiopien 2017 (2024/25) comme année de référence, a atteint 24 030 milliards de birrs (201,42 milliards de dollars américains), tandis que l’économie a progressé pour atteindre 31 860 milliards de birrs (210,7 milliards de dollars américains) au cours de l’exercice budgétaire éthiopien 2018. Le ministre Fitsum a souligné que le cadre actualisé du PIB aurait des implications importantes pour l’évaluation de la viabilité de la dette du pays, le renforcement des politiques budgétaires et monétaires, ainsi que l’amélioration de la mobilisation des ressources nationales. Elle a en outre expliqué qu’une mesure plus précise de l’économie nationale permettrait au pays d’évaluer plus efficacement les ratios d’endettement et d’imposition, et d’identifier les opportunités d’élargir l’assiette fiscale et d’améliorer le recouvrement des recettes intérieures. Le PIB révisé fournirait également aux investisseurs, aux partenaires de développement et aux institutions financières internationales un profil économique plus fiable de l’Éthiopie, favorisant ainsi la prise de décisions éclairées en matière d’investissement et de développement, a ajouté la ministre. Mme Fitsum a appelé les institutions gouvernementales fédérales et régionales, les partenaires de développement et le secteur privé à utiliser efficacement les données économiques révisées dans leurs décisions en matière de planification, de budgétisation, d’investissement et de politique publique. Elle a souligné que le cadre statistique actualisé servirait de mécanisme de retour d’information important pour la mise en œuvre des objectifs de la Grande Stratégie Medemer, renforçant ainsi la transparence, la responsabilité et la performance axée sur les résultats dans tous les secteurs. Concernant ce processus, Mme Fitsum a précisé que le recalcul du PIB s’était achevé au terme d’une année, de septembre 2018 à septembre 2019 selon le calendrier éthiopien, et qu’il constituait l’une des étapes clés du Programme de développement des statistiques éthiopiennes. La ministre a qualifié cette réalisation de preuve importante de la souveraineté statistique du pays, soulignant que les comptes révisés sont conformes au Système de comptabilité nationale de 2008 (SCN 2008), reconnu au niveau international. Elle a en outre précisé que le cadre révisé tient compte des changements structurels intervenus dans l'économie éthiopienne, notamment l'expansion des services financiers numériques et l'évolution du commerce moderne, de l'industrie et des activités minières.
La réévaluation du PIB jettera les bases des ambitions de développement à long terme de l'Éthiopie : le ministre
Nov 4, 2026 153
Addis Ababa le 4 novembre, 2026 (ENA) La révision de la base de calcul du produit intérieur brut (PIB) de l’Éthiopie, qui vient d’être achevée, offrira une assise plus solide aux ambitions de développement à long terme du pays, en particulier à sa vision de construire une nation prospère, a déclaré le ministre de la Stratégie nationale, Bereket Fesehatsion. L’Éthiopie a dévoilé aujourd’hui ses chiffres actualisés du PIB dans le cadre de ses efforts visant à moderniser la mesure économique et à refléter les changements structurels de l’économie. Avec l’exercice budgétaire éthiopien 2017 (2024/25) comme nouvelle année de référence, le PIB du pays a atteint 24 030 milliards de birrs (201,42 milliards de dollars américains). Ce chiffre a encore augmenté pour atteindre 31 860 milliards de birrs (210,7 milliards de dollars américains) au cours de l’exercice budgétaire éthiopien 2018 (2025/26). S'exprimant lors de la présentation des résultats actualisés du recalcul du PIB, le ministre Bereket a déclaré que le système de mesure révisé offrait une image plus précise de la structure économique du pays en intégrant les activités économiques émergentes et les secteurs jusqu'alors sous-représentés. Il a souligné que cette structure économique actualisée mettait en évidence l'importance de dépasser la simple croissance quantitative pour s'orienter vers la construction d'une économie productive. Il a indiqué que ce nouveau recalcul du PIB contribuerait à créer des emplois, à renforcer les capacités de production nationales et à réduire la dépendance excessive vis-à-vis des matières premières. Le ministre a en outre souligné que des statistiques économiques fiables sont essentielles pour améliorer l’élaboration des politiques, l’affectation des budgets, les décisions d’investissement et la planification économique, tout en renforçant la confiance des investisseurs nationaux et internationaux. Il a déclaré que le cadre révisé du PIB fournirait un repère plus précis pour évaluer les objectifs économiques nationaux, notamment le commerce extérieur, la génération de recettes, l’investissement et la création d’emplois. L'exercice budgétaire éthiopien de 2017, correspondant à l'année 2024/25 du calendrier grégorien, a été choisi comme nouvelle année de référence pour cet exercice, compte tenu de sa relative stabilité macroéconomique, de la baisse de l'inflation et de la disponibilité de données statistiques exhaustives. Ce processus a intégré les résultats du recensement agricole, du recensement des établissements économiques et des enquêtes auprès des ménages, entre autres sources, permettant ainsi au pays d'actualiser ses comptes nationaux en fonction des réalités économiques actuelles. Le ministre a déclaré que cet exercice avait été mené sous la direction de professionnels éthiopiens, avec l’assistance technique du Fonds monétaire international (FMI), afin de garantir la conformité avec le Système de comptabilité nationale de 2008 et d’autres normes internationales. Il a également souligné les efforts déployés par le gouvernement pour renforcer les capacités statistiques nationales en recrutant et en formant de jeunes diplômés appelés à travailler aux côtés de professionnels expérimentés, garantissant ainsi le transfert de connaissances techniques et la pérennité du processus. Le gouvernement va institutionnaliser la réévaluation du PIB tous les cinq ans afin de préserver la fiabilité et la pertinence des statistiques économiques nationales, a-t-on indiqué. Le ministre a déclaré que ce système de mesure actualisé servirait de nouveau socle aux ambitions de développement à long terme de l’Éthiopie, en particulier à sa vision visant à bâtir un pays prospère d’ici 2050 grâce au renforcement des capacités nationales et à l’amélioration du niveau de vie des citoyens.
L'Éthiopie et la Chine réaffirment leur engagement à renforcer leur partenariat stratégique « en toutes circonstances »
Nov 4, 2026 196
Addis Ababa le 4 novembre, 2026(ENA) L'Éthiopie et la Chine ont réaffirmé leur engagement à approfondir encore leur partenariat stratégique de longue date, valable en toutes circonstances, en mettant à nouveau l'accent sur le renforcement de la coopération dans les domaines du commerce, de l'investissement et du renforcement des capacités. Le ministre des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, s'est entretenu aujourd'hui avec l'ambassadeur de Chine en Éthiopie, Chen Hai. Les deux parties ont discuté des moyens de renforcer le partenariat de longue date et inébranlable entre les deux pays. Au cours de cette rencontre, les deux parties ont échangé leurs points de vue sur le renforcement des relations bilatérales et ont convenu d’approfondir leur coopération dans des domaines clés, notamment le commerce, l’investissement et le renforcement des capacités, selon le ministère des Affaires étrangères. L’ambassadeur Chen Hai a réaffirmé l’engagement de la Chine à maintenir et à étendre son soutien à la mise en œuvre réussie des plans de développement du gouvernement Medemer. Ces discussions soulignent l'intérêt commun des deux pays à renforcer leur partenariat stratégique et à élargir leur coopération économique et en matière de développement.
Le partenariat entre l'Éthiopie et l'Europe en matière de développement des minerais critiques profite aux deux parties, selon le directeur exécutif de l'IFA
Nov 4, 2026 172
Addis Ababa le 4 novembre, 2026 (ENA) « Les minéraux critiques de l’Éthiopie, associés à l’expertise, à la technologie, aux investissements et à la formation européens, peuvent stimuler une croissance mutuelle, renforcer les liens économiques et instaurer une collaboration institutionnelle durable », a déclaré Abdiwasa Abdilahi, directeur exécutif de l’Institut des affaires étrangères (IFA). S’exprimant aujourd’hui lors d’un dialogue politique organisé à l’Institut afin de renforcer la coopération stratégique sur les minéraux bruts critiques, le directeur exécutif a souligné l’importance stratégique de cette alliance. Selon lui, la coopération entre l’Éthiopie et l’Union européenne revêt une importance particulière à ce stade. Soulignant l’immense valeur du partage des connaissances, Abdiwasa a noté que la précieuse expérience de l’Union européenne en matière de recherche géologique, de technologies de pointe et de formation professionnelle offre d’importantes opportunités d’échange de connaissances et de collaborations institutionnelles. « En associant les riches ressources de l’Éthiopie à l’expertise, à la technologie et aux investissements européens, les deux parties peuvent générer des avantages concrets et renforcer leurs relations économiques », a déclaré le directeur exécutif. Faisant écho à cette vision, Julia Walschebauer, responsable de l’équipe « Green Deal » de la délégation de l’UE, a mis en avant les réserves de minéraux critiques de l’Éthiopie, sa solide capacité en matière d’énergies renouvelables et son engagement en faveur d’une économie propre. Mme Walschebauer a souligné que « cela confère à l’Éthiopie un rôle particulier dans la transition écologique au sens large et jette des bases solides pour une coopération plus étroite avec l’Union européenne ». Saluant la position unique de l’Éthiopie dans la transition mondiale vers le développement durable, le responsable de l’équipe « Green Deal » de la délégation de l’UE a réaffirmé l’engagement à long terme de l’Europe. « L’Union européenne est prête à poursuivre son engagement aux côtés de l’Éthiopie dans un esprit de partenariat, d’écoute et de coopération concrète. » De son côté, Workalemahu Desta, conseiller aux affaires politiques et à la diplomatie économique au ministère des Affaires étrangères, a déclaré que le secteur minier constituait un moteur essentiel de la diversification économique de l’Éthiopie, de la création d’emplois et de la génération de devises étrangères. « Notre diplomatie économique vise donc principalement à inciter les entreprises européennes à investir dans le secteur minier en Éthiopie », a-t-il ajouté. Soulignant la situation géographique stratégique du pays, l’expansion de son marché intérieur et la poursuite des réformes, le conseiller a conclu par un appel direct à l’action : « Nous encourageons donc les entreprises et les investisseurs européens à explorer les opportunités offertes par le secteur minier éthiopien et à nouer des partenariats avec les secteurs public et privé éthiopiens. »
Le cadre de l’Union africaine sur la sécurité énergétique appelé à renforcer la coopération électrique régionale en Afrique, selon la CEA
Nov 3, 2026 219
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) Le Cadre continental de politique de sécurité énergétique de l’Union africaine devrait contribuer à renforcer la sécurité énergétique aux niveaux national et régional, tout en favorisant le développement durable de l’hydroélectricité en Afrique, a déclaré le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete. Il s’exprimait à l’ouverture du 36e Symposium africain sur l’hydroélectricité, organisé à Addis-Abeba, à l’occasion du lancement de ce cadre destiné à servir de référence commune pour faire progresser la sécurité énergétique dans les États membres de l’Union africaine. Il a souligné que les ambitions du continent en matière d’industrialisation, de commerce régional et de création d’emplois reposent sur un approvisionnement en électricité fiable et abordable. Il a, dans ce contexte, mis en avant le potentiel de l’hydroélectricité pour répondre à la croissance de la demande énergétique et accompagner la transformation économique de l’Afrique. Le secrétaire exécutif de la CEA a également insisté sur la nécessité de mieux prendre en compte les risques liés aux changements climatiques dans le développement hydroélectrique, notamment l’évolution des régimes pluviométriques, les sécheresses et les inondations, qui affectent la disponibilité des ressources en eau, la production d’électricité, les infrastructures et les communautés. Il a appelé à intégrer davantage l’évaluation des risques climatiques et la gestion durable des ressources en eau dans la planification et l’exploitation des installations hydroélectriques, tout en renforçant les garanties environnementales et sociales. Parmi les priorités qu’il a identifiées figurent le développement des réseaux électriques régionaux, l’intensification des échanges transfrontaliers d’électricité, l’amélioration des mécanismes de financement des projets ainsi que le renforcement de l’expertise technique africaine. Selon lui, le renforcement des interconnexions électriques et la coordination des marchés régionaux de l’électricité permettraient aux pays africains de mieux valoriser leurs ressources énergétiques et d’accroître la résilience de leurs systèmes énergétiques. Élaboré avec l’appui de la CEA, de la Commission de l’Union africaine et de la Commission africaine de l’énergie, le cadre a été approuvé en avril 2026 par le Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les transports et l’énergie. Claver Gatete a indiqué que la CEA poursuivrait sa collaboration avec la Commission de l’Union africaine, la Commission africaine de l’énergie et les communautés économiques régionales afin d’accompagner les États membres dans la mise en œuvre de ce cadre. Il a également souligné l’importance d’améliorer la préparation des projets, de renforcer les capacités institutionnelles et de mettre en place des mécanismes de financement transparents afin de mobiliser des investissements à long terme dans les infrastructures hydroélectriques. Le secrétaire exécutif de la CEA a enfin appelé à une coopération renforcée entre les gouvernements, les compagnies d’électricité, les autorités de régulation, les organisations régionales, les partenaires au développement et les investisseurs privés pour faire progresser les objectifs de sécurité énergétique du continent. Placé sous le thème « Hydroélectricité résiliente au climat et sécurité de l’eau et de l’énergie en Afrique », le 36e Symposium africain sur l’hydroélectricité réunit des acteurs continentaux, régionaux et nationaux afin de partager leurs connaissances techniques et de faire avancer le dialogue sur les politiques publiques et les investissements dans le secteur hydroélectrique. Les travaux devraient déboucher sur l’identification de mesures concrètes visant à promouvoir des systèmes énergétiques fiables, abordables et résilients face aux changements climatiques, au service de l’industrialisation et de l’intégration régionale de l’Afrique.
« L'Éthiopie accueille l'une des COP les plus décisives de l'histoire de l'humanité », déclare ONU-Habitat
Nov 3, 2026 346
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) L'organisation par l'Éthiopie du sommet mondial de la COP offre une occasion sans précédent de faire entendre davantage la voix de l'Afrique dans la diplomatie internationale sur le climat et de rétablir la solidarité multilatérale, a déclaré Oumar Sylla, directeur régional d'ONU-Habitat pour l'Afrique. Dans un entretien exclusif accordé à l'ENA, le directeur régional a souligné que la prochaine conférence intervient à un moment critique de la géopolitique mondiale, permettant à l'Afrique de démontrer des progrès tangibles dans la lutte contre le changement climatique et de stimuler les investissements verts. L’Éthiopie a été officiellement choisie pour accueillir la 32e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP32) à Addis-Abeba en novembre 2027, à l’issue de la COP30 qui se tiendra à Belém, au Brésil. Ce choix témoigne de l’engagement concret du pays à mettre en œuvre ses politiques et stratégies en matière de changement climatique, a-t-on appris. « Nous sommes tous ravis de voir l’Éthiopie accueillir l’une des COP les plus cruciales et les plus importantes de l’histoire de l’humanité », a affirmé M. Sylla. Il a souligné que l’Éthiopie, en tant que pays hôte et siège de l’Union africaine, offre une plateforme essentielle aux dirigeants, maires et ministres africains pour forger un programme d’action commun tout en tirant parti d’expériences partagées afin de faire face aux vulnérabilités climatiques. « Cette COP qui se tient en Afrique, en Éthiopie, est une véritable opportunité pour l’Afrique de se faire davantage entendre, mais aussi, dans le même temps, de renforcer la solidarité dont nous avons besoin », a noté M. Sylla. Le directeur a ajouté que le multilatéralisme est confronté à des défis mondiaux urgents qui exigent un leadership continental unifié. L'Afrique connaissant le rythme d'urbanisation le plus rapide au monde, M. Sylla a souligné l'urgence de garantir des partenariats internationaux, des financements pour l'adaptation et un soutien à l'atténuation afin de construire des villes africaines résilientes. M. Sylla a réaffirmé la volonté d'ONU-Habitat d'aider le gouvernement éthiopien à organiser avec succès la conférence, ajoutant que l'organisation avait déjà entamé des discussions avec les présidences de la COP. En outre, il a indiqué qu’ONU-Habitat collaborait avec la ville d’Addis-Abeba pour veiller à ce que le développement urbain et la résilience climatique bénéficient de l’attention qu’ils méritent dans le cadre du processus de la COP32. Concernant le rôle croissant de l’Éthiopie, M. Sylla a salué le leadership du pays ainsi que ses initiatives en cours visant à réduire les émissions et à promouvoir le développement vert. Il a notamment souligné les efforts déployés par l’Éthiopie en matière de cuisson propre, d’énergies plus propres pour les véhicules, de développement de corridors verts et d’initiatives de plantation d’arbres à grande échelle. Abordant la question du leadership, il a déclaré : « Nous ne pouvons que saluer le leadership de l’Éthiopie concernant ces mesures visant à réduire les émissions dans le pays, qu’il s’agisse de la cuisine propre, des énergies plus propres pour les véhicules, de tous ces corridors verts ou encore de l’objectif de planter des millions d’arbres en Éthiopie », a-t-il déclaré. M. Sylla a décrit ces initiatives comme des expériences précieuses dont d’autres pays, villes et décideurs politiques africains pourraient s’inspirer et qu’ils pourraient reproduire dans leurs contextes respectifs. Il a également mis en avant les efforts de régénération urbaine, de verdissement et de transformation urbaine menés par l’Éthiopie comme des domaines importants à travers lesquels le pays pourrait faire valoir ses expériences en matière de développement lors de la conférence. « Nous devons observer ce qui se passe en Éthiopie et déterminer comment nous pouvons reproduire ces initiatives dans nos pays, ailleurs en Afrique », a souligné M. Sylla. Les politiques nationales proactives et ambitieuses de l’Éthiopie ont positionné le pays comme un leader de premier plan dans l’action climatique à l’échelle continentale et mondiale. Selon divers rapports, ce pays d’Afrique de l’Est a réalisé des progrès majeurs dans le renforcement de sa résilience climatique et la mise en place de son cadre d’économie verte grâce à des initiatives nationales à grande échelle et à des avancées politiques marquantes.
Al-Arousi accuse l'Égypte de déformer les droits de l'Éthiopie sur le Nil et promet la construction de nouveaux barrages
Nov 3, 2026 225
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) « L'Éthiopie doit redoubler d'efforts et de détermination pour poursuivre le développement de ses ressources en eau grâce à de grands projets de barrages », a déclaré Mohamed Al-Arousi, conseiller du ministre éthiopien de l'Eau et de l'Énergie. Il a indiqué à l’ENA que le pays poursuivrait son programme de construction de barrages, soulignant que ses ambitions de développement ne seraient pas freinées par les pressions politiques ni par les discours controversés concernant ce fleuve partagé. « Nous avons construit des barrages et, si Dieu le veut, nous continuerons à en construire toute une série », a déclaré M. Al-Arousi. Il a accusé l’Égypte de mobiliser les médias pour présenter de manière trompeuse le programme de développement hydraulique de l’Éthiopie. M. Al-Arousi a fait valoir que ces discours visaient à susciter la sympathie et le soutien de la communauté internationale contre les aspirations légitimes de l’Éthiopie en matière de développement. Le conseiller a déclaré que les investissements continus de l’Éthiopie dans les infrastructures hydrauliques reflétaient sa détermination à exploiter ses ressources naturelles au service du développement national. Il a également rejeté les tentatives visant à remettre en cause la légitimité de ses projets par le biais de ce qu’il a qualifié de pressions politiques et de déformation des faits à cet égard. Répondant aux préoccupations soulevées par les pays en aval, notamment concernant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), il a déclaré que les accusations récurrentes n’avaient pas permis de faire avancer les négociations ni de rapprocher les parties d’un accord durable. Il a remis en cause les allégations selon lesquelles l’Éthiopie mènerait des actions unilatérales, demandant quelles parties s’étaient retirées des négociations, avaient déclaré le processus infructueux et l’avaient suspendu sans définir de voie claire pour sa reprise. « Qui refuse de négocier et insiste pour recourir à des pratiques unilatérales ? », a-t-il demandé, rappelant que l’Égypte avait à plusieurs reprises fait obstruction aux négociations trilatérales. M. Al-Arousi a également remis en cause les efforts visant à porter la question du Nil devant les instances internationales par le biais d’initiatives unilatérales, malgré l’existence de la Déclaration de principes qui, selon lui, fournit un cadre permettant de traiter les questions relatives au GERD. Il a déclaré que l’Éthiopie restait attentive aux préoccupations des autres pays riverains, mais a soutenu que ces préoccupations devaient s’appuyer sur des preuves scientifiques plutôt que sur des spéculations, des déformations de la réalité ou des discours à motivation politique. « Si vous abordez la question de bonne foi, que vous vous asseyez à la table des négociations et que vous présentez les faits scientifiques sur lesquels reposent vos préoccupations, vous n’avez besoin de la sympathie de personne », a-t-il déclaré. S’adressant à ceux qui remettent en cause le GERD, M. Al-Arousi les a invités à démontrer scientifiquement en quoi le barrage nuirait à leurs pays, contribuerait à des pénuries d’eau ou compromettrait leur accès à cette ressource partagée. Il a déclaré que les discussions devraient plutôt porter sur la recherche de moyens permettant d’utiliser les ressources en eau du Nil pour favoriser le développement, la stabilité et la prospérité dans tous les pays riverains. Abordant les ambitions plus larges de l’Éthiopie en matière de développement hydraulique, M. Al-Arousi a indiqué que le programme de construction de barrages du pays se poursuivrait au-delà des projets déjà achevés et de ceux récemment annoncés. Il a ajouté que l’annonce par l’Éthiopie de nouveaux projets de barrages sur le Nil Bleu démontrait l’engagement continu du pays à développer ses infrastructures hydrauliques. M. Al-Arousi a également décrit l’expérience de l’Éthiopie en matière de construction de grands barrages comme une opportunité pour les pays voisins d’en tirer des enseignements et d’exploiter leurs propres ressources naturelles au service de la transformation économique et d’une prospérité partagée. Il a exhorté les pays de la région et la communauté internationale à évaluer les politiques de développement hydraulique de l’Éthiopie en se fondant sur des faits et sur son engagement déclaré en faveur de la coopération régionale, plutôt que sur des discours remettant en cause la légitimité de ses ambitions de développement. Il a affirmé que l’approche de l’Éthiopie repose sur l’utilisation de ses ressources naturelles au service du développement national, tout en entretenant des relations constructives avec les pays voisins. M. Al-Arousi a souligné que la coopération, un dialogue fondé sur la science et le respect des intérêts de tous les États riverains sont essentiels pour transformer le Nil, afin qu’il cesse d’être une source de désaccord politique et devienne un instrument de développement régional, de stabilité et de prospérité partagée.
L'Éthiopie s'apprête à renforcer son partenariat numérique avec Huawei dans le cadre de sa « Vision 2030 »
Oct 31, 2026 743
Addis Ababa le 31 octobre, 2026 (ENA) L'Éthiopie et le géant technologique chinois Huawei ont convenu d'approfondir leur coopération stratégique en matière de transformation numérique. Cet accord vise principalement à développer les infrastructures des technologies de l'information et de la communication (TIC), à renforcer les capacités technologiques nationales et à accélérer le développement de l'économie numérique du pays. Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh s'est entretenu avec Eric Yuan, le nouveau directeur général de Huawei Éthiopie, au sujet des progrès réalisés par l'économie numérique éthiopienne et des perspectives de coopération future. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, M. Temesgen a déclaré que ces discussions reflétaient une volonté commune de faire progresser la transformation de l’Éthiopie vers une économie plus connectée, plus inclusive et plus compétitive. Il a souligné que Huawei avait joué un rôle important dans le développement numérique de l’Éthiopie, notamment grâce à l’extension des infrastructures TIC et à l’amélioration de la connectivité. M. Yuan a salué les efforts continus du gouvernement pour faire progresser l'économie numérique du pays et a réaffirmé l'engagement de Huawei à soutenir les ambitions de développement national de l'Éthiopie, a déclaré le vice-Premier ministre. Les discussions ont également porté sur les possibilités d'élargir la collaboration à mesure que l'Éthiopie met en œuvre sa stratégie « Digital Ethiopia 2030 », en mettant particulièrement l'accent sur l'appropriation nationale, la confiance mutuelle, la durabilité, la sécurité et la création de valeur locale. M. Temesgen a souligné que la transformation numérique de l’Éthiopie ne se résume pas à l’adoption de technologies émergentes, mais vise à garantir que celles-ci apportent des avantages concrets aux citoyens, renforcent les capacités technologiques nationales et créent de nouvelles opportunités d’innovation et de croissance économique. Il a insisté sur le fait que, bien que des partenariats internationaux solides soient essentiels pour faire progresser les ambitions numériques du pays, l’avenir technologique de l’Éthiopie doit rester fermement ancré dans ses propres priorités et aspirations nationales. Les deux parties ont convenu de renforcer encore leur coopération et de traduire leurs engagements communs en résultats concrets contribuant au développement à long terme de l’Éthiopie. « Notre ambition est claire : une Éthiopie qui soit non seulement mieux connectée, mais aussi plus performante, plus compétitive et mieux à même de façonner son propre avenir », a déclaré Temesgen.
Le Premier ministre Abiy invite les institutions russes à nouer un partenariat avec l'université éthiopienne spécialisée dans l'intelligence artificielle
Oct 30, 2026 537
Addis Ababa le 30 octobre, 2026 (ENA) Le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé à un renforcement de la coopération scientifique avec la Russie, invitant notamment les institutions russes à nouer des partenariats avec l’Université Medemer d’intelligence artificielle, récemment créée en Éthiopie. S’exprimant lors du 3e Sommet Russie-Afrique, le Premier ministre a souligné l’importance de développer les capacités technologiques locales. « L’Éthiopie est en train de créer l’Université Medemer d’intelligence artificielle à Addis-Abeba. Nous invitons les universités et institutions russes à collaborer avec nous dans les domaines de l’enseignement et de la recherche. » Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une démarche plus large de l’Éthiopie en faveur de la « souveraineté technologique », visant à garantir que le développement de l’IA réponde aux besoins locaux. « Un chercheur africain devrait pouvoir créer des outils dans la langue de notre peuple, et ce sont nos institutions qui devraient décider de la manière dont ces outils utilisent nos données », a-t-il déclaré. Au-delà de l’IA, le Premier ministre Abiy a identifié la sécurité alimentaire et l’énergie comme des piliers essentiels de la coopération, notamment la construction d’une centrale nucléaire visant à diversifier le mix énergétique de l’Éthiopie. Il a souligné que ces partenariats devaient se concentrer sur des résultats concrets. « L’innovation doit trouver sa place dans la production et le commerce », a noté le Premier ministre. Évoquant les liens historiques entre les deux nations, qui remontent à la fin du XIXe siècle, il a souligné que la coopération moderne devait s'appuyer sur des plans d'action clairs. Le Premier ministre a conclu en soulignant qu'une véritable indépendance exigeait à la fois le droit de décider et la capacité de mettre ces décisions en œuvre. « L'indépendance nous donne le droit de décider. La capacité nous donne les moyens de mettre ces décisions en œuvre. »
Poutine se félicite de la forte hausse des échanges commerciaux entre l'Éthiopie et la Russie, qui atteignent 1,3 milliard de dollars américains
Oct 29, 2026 586
Addis Ababa le 29 octobre, 2026 (ENA) Le président russe Vladimir Poutine a salué la forte croissance des échanges commerciaux bilatéraux entre la Russie et l’Éthiopie, qui ont dépassé 1,3 milliard de dollars américains au cours des neuf premiers mois de 2026. M. Poutine a souligné l’engagement de Moscou à approfondir la coopération économique et commerciale avec l’Éthiopie. « Je tiens à souligner la croissance substantielle des échanges commerciaux bilatéraux, qui ont dépassé 1,3 milliard de dollars américains entre janvier et septembre de cette année. Ce chiffre représente plus du double de celui enregistré pour l’ensemble de l’année 2025 », a-t-il déclaré. S’exprimant lors d’entretiens avec le Premier ministre Abiy Ahmed en marge du troisième Sommet Russie-Afrique qui s’est tenu à Moscou le 28 octobre, M. Poutine a indiqué que les échanges commerciaux entre les deux pays avaient plus que doublé par rapport au total enregistré pour l’ensemble de l’année 2025. Il a qualifié les relations entre l’Éthiopie et la Russie d’amicales et constructives, soulignant les perspectives prometteuses d’une coopération à grande échelle dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie, de l’exploration spatiale à des fins pacifiques, des sciences, de la santé et de l’éducation. « Nous avons de nombreux projets prometteurs à grande échelle dans un large éventail de domaines, allant de l’énergie, de l’agriculture et de la coopération industrielle à l’exploration pacifique de l’espace, en passant par les sciences, la santé et l’éducation », a-t-il déclaré. Poutine a réaffirmé l’engagement de la Russie à approfondir ses relations de longue date avec l’Éthiopie. Il a également qualifié les relations bilatérales et ses contacts personnels avec le Premier ministre Abiy de cordiaux, substantiels et constructifs. Il a rappelé leur récente rencontre en marge du sommet des BRICS à New Delhi en septembre, au cours de laquelle les deux dirigeants ont passé en revue les principaux domaines de coopération bilatérale, selon le ministère russe des Affaires étrangères. Le président russe a également mis l’accent sur la coordination entre les deux pays en matière d’affaires internationales par le biais des Nations unies, du BRICS et d’autres instances multilatérales. Il a déclaré que la Russie soutenait pleinement l’émergence de l’Afrique comme l’un des pôles clés de l’ordre mondial multipolaire naissant. Le président Poutine a ajouté que Moscou accorderait une attention particulière au développement de la coopération commerciale et économique avec les pays africains, à la garantie de la sécurité alimentaire et énergétique, ainsi qu’au développement des soins de santé. Il a par ailleurs souhaité à l’Éthiopie plein succès dans l’organisation de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques de 2027 à Addis-Abeba. Il a souligné que le troisième Sommet Russie-Afrique se conclurait par l’adoption d’une déclaration et d’un nouveau plan d’action du Forum de partenariat Russie-Afrique couvrant la période 2027-2029. Cette rencontre, a-t-il déclaré, a été l’occasion de poursuivre les discussions sur le renforcement des relations multiformes entre l’Éthiopie et la Russie, ainsi que sur les enjeux régionaux et internationaux actuels.
Éthiopie : Adoum Gagoloum salue les performances du pays dans le système statistique africain
Oct 29, 2026 320
Addis Ababa le 29 octobre, 2026 (ENA) « L’Éthiopie, à travers ses services statistiques, fait un très bon travail dans le système statistique africain », a déclaré Adoum Gagoloum, directeur exécutif de l’Institut de statistique de l’Union africaine, saluant les progrès du pays et le rôle des données dans l’évaluation de ses performances économiques. S’exprimant auprès de l’Agence de presse éthiopienne (ENA) à l’occasion de l’ouverture de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Africa), M. Gagoloum a souligné l’importance des statistiques fiables pour mesurer les résultats des investissements, suivre les grands projets de développement et orienter les décisions économiques. « On ne peut pas mesurer ce que l’on ne connaît pas. Et ce qui n’est pas mesuré ne compte pas », a-t-il affirmé, rappelant que les données constituent un outil essentiel pour évaluer les progrès d’une nation. Selon lui, les statistiques permettent notamment de mesurer les retombées économiques des infrastructures, des constructions et des autres projets de développement. Elles contribuent également à mieux comprendre les performances économiques d’un pays et à renforcer son attractivité auprès des investisseurs. Évoquant l’expérience éthiopienne, le responsable a salué les transformations observées dans le pays, notamment la multiplication des constructions et le développement des infrastructures, qu’il considère comme des signes visibles de l’évolution économique. « Aujourd’hui, l’Éthiopie est un exemple pour l’Afrique », a-t-il déclaré, soulignant le dynamisme économique du pays et sa capacité à attirer les investissements. Ayant vécu dix-sept ans en Éthiopie, M. Gagoloum a également partagé son expérience personnelle des changements intervenus dans le pays. « Tout le monde dit wow, moi qui ai vécu ici pendant dix-sept ans, quand je sors et que je reviens, je ne me retrouve pas. Je vois de nouvelles choses, de nouvelles constructions et, en tant qu’Africain, je suis fier », a-t-il confié. Il a par ailleurs estimé que le développement doit aller au-delà de l’embellissement des villes et s’accompagner d’investissements dans les routes, les hôpitaux, les écoles et la formation des jeunes, afin de renforcer les capacités nationales et de soutenir durablement la croissance économique. Au-delà du cas éthiopien, M. Gagoloum a insisté sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leur souveraineté statistique en produisant et en exploitant leurs propres données. « L’Afrique a besoin de ses propres données pour être souveraine », a-t-il souligné, estimant que le continent doit disposer de statistiques fiables pour mieux mesurer son poids économique et valoriser ses potentialités. M. Gagoloum a également mis en avant l’importance des données géospatiales et de l’imagerie satellitaire, qui permettent notamment de recenser les terres cultivées, de suivre les activités économiques, d’améliorer les recensements de population et de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ces technologies, a-t-il expliqué, peuvent améliorer la précision des données, faciliter une allocation plus efficace des ressources budgétaires et fournir aux investisseurs des informations fiables sur les potentialités des territoires. Pour M. Gagoloum, le renforcement des systèmes statistiques africains, soutenu par des investissements nationaux, l’innovation technologique et la coopération entre les institutions continentales, constitue un levier essentiel pour mieux mesurer les progrès du continent et concrétiser les objectifs de l’Agenda 2063.
Éthiopie : la coopération internationale, un levier pour moderniser les infrastructures de l’eau et de l’énergie
Oct 29, 2026 203
Addis Ababa le 29 octobre, 2026 (ENA) À l’occasion de la Semaine de l’eau et de l’énergie, qui s’est tenue du 26 au 30 octobre à Addis-Abeba, le ministère de l’Eau et de l’Énergie a organisé une importante réunion d’experts internationaux afin de discuter des moyens de faire progresser les infrastructures hydrauliques et énergétiques de l’Éthiopie. Dans un entretien exclusif accordé à l’ENA, le professeur Min Liu de l’Université des sciences et technologies de l’information de Nanjing, expert renommé en hydrologie et en systèmes d’approvisionnement en eau urbains, a partagé son point de vue sur le rôle essentiel de la coopération mondiale. Le professeur Liu a salué cet événement qui a permis de rassembler diverses parties prenantes et de favoriser la mise en place d’une plateforme productive d’échange de connaissances. Il a souligné que la collaboration internationale est cruciale pour l’Éthiopie et l’ensemble du continent africain, car elle permet d’accéder à des technologies de pointe, à une expérience pratique et à du personnel qualifié. « En Afrique, il existe un besoin urgent de technologies, d’expertise et de professionnels qualifiés. Les partenariats internationaux permettent d’éviter de réinventer la roue en adaptant des technologies éprouvées aux conditions locales, ce qui rend les solutions plus rentables et plus efficaces », a expliqué le professeur Liu. Il a souligné l’importance d’identifier au préalable les défis spécifiques de l’Éthiopie en matière d’eau avant d’importer et d’adapter des solutions, notamment des compteurs intelligents, des logiciels SIG, des pompes efficaces, des systèmes d’énergie solaire et des technologies de gestion intelligente de l’eau. Le professeur Liu a également insisté sur le lien intrinsèque entre l’eau et l’énergie, soulignant la nécessité d’un approvisionnement énergétique fiable pour la distribution de l’eau. Tout en reconnaissant les défis énergétiques existants, il s’est montré optimiste quant au potentiel des énergies vertes, en particulier de l’énergie solaire combinée à des solutions de stockage d’énergie, pour garantir un approvisionnement en eau durable tant dans les zones urbaines que rurales. S'appuyant sur des expériences menées à l'échelle mondiale, il a souligné les avantages des systèmes décentralisés d'approvisionnement en eau et d'assainissement, de la gestion automatisée des forages d'eau souterraine et d'autres technologies pouvant être adaptées aux conditions propres à l'Éthiopie. En conclusion de son entretien, le professeur Liu a souligné l’importance de mettre en place des plateformes de collaboration internationale solides associant des experts mondiaux et locaux. Il a présenté le « Laboratoire Chine-Afrique sur le changement climatique et les systèmes hydriques résilients dans le cadre de la « Belt and Road » » comme une initiative prometteuse visant à réunir des universités, des organismes gouvernementaux, des entreprises et le secteur privé afin de développer des solutions sur mesure pour l’Éthiopie et le continent africain. Selon les experts, ces efforts de collaboration sont essentiels pour faire progresser les secteurs de l’eau et de l’énergie en Éthiopie vers un avenir durable et résilient.