La philosophie du « Medemer » comme guide continentale : Les partis politiques du Gabon et de la RDC saluent la transformation de l'Éthiopie

Addis Ababa le 7 novembre, 2026 (ENA) Pour les délégations du Gabon et de la République Démocratique du Congo (RDC), la transformation radicale et le modèle de gouvernance de l'Éthiopie s'imposent désormais comme une source d'inspiration majeure pour l'intégration et la souveraineté économique du continent.

S'exprimant auprès de l'Agence de presse éthiopienne (ENA), Ange Kouvenzigou, président du Front démocratique socialiste (FDS) du Gabon, et Guy Richard Malongo, secrétaire général de l'Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC, RDC), ont fait part de leur admiration face au visage moderne de la capitale diplomatique africaine.

Pour les deux dirigeants, la philosophie de synergie portée par l'Éthiopie exige un changement de paradigme fondamental dans le rôle des partis politiques africains.

D'autre part, Ange Kouvenzigou du Gabon a fermement soutenu cette vision, « Il faut qu'on arrête, pour les partis politiques africains, à considérer qu'un parti politique ça a pour but de conquérir le pouvoir pour le pouvoir. Prendre le pouvoir pour construire des économies solides, pour que les populations vivent mieux, c'est le cap qu'il faut désormais donner. »

Cette vision d'une gouvernance axée sur le développement est egalement partagée par le délégué de la RDC. Guy Richard Malongo a rappelé la doctrine économique de l'autorité morale de l'AFDC, le Professeur Modeste Bahati Lukwebo : « Quand on gouverne, on doit gouverner pour les autres, on doit gouverner pour le développement et pour la croissance du continent et du pays. » Selon lui, mettre en commun les idées et les convictions à travers le prisme du philosophie Medemer est le seul moyen de créer un « boom » économique à l'échelle africaine.


 

Les délégués ont souligné l'immense fossé transformationnel franchi par l'Éthiopie au cours des dernières années sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed. « L'Éthiopie d'il y a 10 ou 15 ans n'est pas celle d'aujourd'hui. Il y a un monde transformationnel en termes d'infrastructures, en termes de gouvernance », a affirmé Guy Richard Malongo, le représentant de la RDC, qualifiant de pleinement justifié le choix d'Addis-Abeba comme capitale diplomatique de l'Afrique.

Parmi les réussites concrètes de cette gouvernance, les innovations logistiques ont été particulièrement ciblées. Le secrétaire général de l'AFDC a cité l'exemple de Ethiopian Airlines comme un modèle d'excellence dont s'inspirent activement les autres nations africaines pour leur propre secteur des transports. Ce dynamisme infrastructurel, qui inclut le Grand Barrage de la Renaissance (GERD) et la modernisation des corridors urbains à Addis-Abeba, a profondément marqué les esprits.

La concrétisation de la modernisation éthiopienne frappe d'abord par la métamorphose de ses quartiers, à l'image de Bole. Ange Kouvenzigou du Gabon s'est dit « admiratif, impressionné et très heureux » face à ce niveau de développement, affirmant que « les Éthiopiens doivent être fiers de ce qu'ils font. »

Un autre pilier partagé par les deux délégations est la nécessité d'impliquer massivement les femmes et la jeunesse, qui représentent plus de 70 % de la population du continent. Pour Guy Richard Malongo de la RDC, l'ouverture du sommet par les sessions dédiées aux femmes et aux jeunes est un signal fort : « Lorsque vous avez les femmes et les jeunes bien encadrés, bien orientés, ça ne peut que booster le développement du continent. » Ange Kouvenzigou du Gabon a quant à lui plaidé pour la mise en place de politiques incitatives au sein des partis afin de lever les barrières sociétales et d'amener les femmes à assumer pleinement leur légitimité politique.

En conclusion, les représentants du Gabon et de la RDC estiment que ce sommet annuel pose les bases d'une véritable « solidarité intellectuelle » indispensable à la réussite de l'Agenda 2063 de l'Union africaine

 « Le modèle de l'Éthiopie, le modèle de la RDC et de beaucoup de pays peuvent se compléter pour créer une dynamique d'ensemble, afin que demain nous n'ayons plus à envier les pays occidentaux. Nous sommes le berceau de l'humanité », a conclu avec fierté Guy Richard Malongo

 

Agence des nouvelles éthiopienne
2023