Le cadre de l’Union africaine sur la sécurité énergétique appelé à renforcer la coopération électrique régionale en Afrique, selon la CEA - ENA Français
Le cadre de l’Union africaine sur la sécurité énergétique appelé à renforcer la coopération électrique régionale en Afrique, selon la CEA
Addis Ababa le 3 novembre, 2026 (ENA) Le Cadre continental de politique de sécurité énergétique de l’Union africaine devrait contribuer à renforcer la sécurité énergétique aux niveaux national et régional, tout en favorisant le développement durable de l’hydroélectricité en Afrique, a déclaré le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete.
Il s’exprimait à l’ouverture du 36e Symposium africain sur l’hydroélectricité, organisé à Addis-Abeba, à l’occasion du lancement de ce cadre destiné à servir de référence commune pour faire progresser la sécurité énergétique dans les États membres de l’Union africaine.
Il a souligné que les ambitions du continent en matière d’industrialisation, de commerce régional et de création d’emplois reposent sur un approvisionnement en électricité fiable et abordable. Il a, dans ce contexte, mis en avant le potentiel de l’hydroélectricité pour répondre à la croissance de la demande énergétique et accompagner la transformation économique de l’Afrique.
Le secrétaire exécutif de la CEA a également insisté sur la nécessité de mieux prendre en compte les risques liés aux changements climatiques dans le développement hydroélectrique, notamment l’évolution des régimes pluviométriques, les sécheresses et les inondations, qui affectent la disponibilité des ressources en eau, la production d’électricité, les infrastructures et les communautés.
Il a appelé à intégrer davantage l’évaluation des risques climatiques et la gestion durable des ressources en eau dans la planification et l’exploitation des installations hydroélectriques, tout en renforçant les garanties environnementales et sociales.
Parmi les priorités qu’il a identifiées figurent le développement des réseaux électriques régionaux, l’intensification des échanges transfrontaliers d’électricité, l’amélioration des mécanismes de financement des projets ainsi que le renforcement de l’expertise technique africaine.
Selon lui, le renforcement des interconnexions électriques et la coordination des marchés régionaux de l’électricité permettraient aux pays africains de mieux valoriser leurs ressources énergétiques et d’accroître la résilience de leurs systèmes énergétiques.
Élaboré avec l’appui de la CEA, de la Commission de l’Union africaine et de la Commission africaine de l’énergie, le cadre a été approuvé en avril 2026 par le Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les transports et l’énergie.
Claver Gatete a indiqué que la CEA poursuivrait sa collaboration avec la Commission de l’Union africaine, la Commission africaine de l’énergie et les communautés économiques régionales afin d’accompagner les États membres dans la mise en œuvre de ce cadre.
Il a également souligné l’importance d’améliorer la préparation des projets, de renforcer les capacités institutionnelles et de mettre en place des mécanismes de financement transparents afin de mobiliser des investissements à long terme dans les infrastructures hydroélectriques.
Le secrétaire exécutif de la CEA a enfin appelé à une coopération renforcée entre les gouvernements, les compagnies d’électricité, les autorités de régulation, les organisations régionales, les partenaires au développement et les investisseurs privés pour faire progresser les objectifs de sécurité énergétique du continent.
Placé sous le thème « Hydroélectricité résiliente au climat et sécurité de l’eau et de l’énergie en Afrique », le 36e Symposium africain sur l’hydroélectricité réunit des acteurs continentaux, régionaux et nationaux afin de partager leurs connaissances techniques et de faire avancer le dialogue sur les politiques publiques et les investissements dans le secteur hydroélectrique.
Les travaux devraient déboucher sur l’identification de mesures concrètes visant à promouvoir des systèmes énergétiques fiables, abordables et résilients face aux changements climatiques, au service de l’industrialisation et de l’intégration régionale de l’Afrique.