Éthiopie : Adoum Gagoloum salue les performances du pays dans le système statistique africain - ENA Français
Éthiopie : Adoum Gagoloum salue les performances du pays dans le système statistique africain
Addis Ababa le 29 octobre, 2026 (ENA) « L’Éthiopie, à travers ses services statistiques, fait un très bon travail dans le système statistique africain », a déclaré Adoum Gagoloum, directeur exécutif de l’Institut de statistique de l’Union africaine, saluant les progrès du pays et le rôle des données dans l’évaluation de ses performances économiques.
S’exprimant auprès de l’Agence de presse éthiopienne (ENA) à l’occasion de l’ouverture de la 10e session de la Commission statistique pour l’Afrique (StatCom-Africa), M. Gagoloum a souligné l’importance des statistiques fiables pour mesurer les résultats des investissements, suivre les grands projets de développement et orienter les décisions économiques.
« On ne peut pas mesurer ce que l’on ne connaît pas. Et ce qui n’est pas mesuré ne compte pas », a-t-il affirmé, rappelant que les données constituent un outil essentiel pour évaluer les progrès d’une nation.
Selon lui, les statistiques permettent notamment de mesurer les retombées économiques des infrastructures, des constructions et des autres projets de développement. Elles contribuent également à mieux comprendre les performances économiques d’un pays et à renforcer son attractivité auprès des investisseurs.
Évoquant l’expérience éthiopienne, le responsable a salué les transformations observées dans le pays, notamment la multiplication des constructions et le développement des infrastructures, qu’il considère comme des signes visibles de l’évolution économique.
« Aujourd’hui, l’Éthiopie est un exemple pour l’Afrique », a-t-il déclaré, soulignant le dynamisme économique du pays et sa capacité à attirer les investissements.
Ayant vécu dix-sept ans en Éthiopie, M. Gagoloum a également partagé son expérience personnelle des changements intervenus dans le pays.
« Tout le monde dit wow, moi qui ai vécu ici pendant dix-sept ans, quand je sors et que je reviens, je ne me retrouve pas. Je vois de nouvelles choses, de nouvelles constructions et, en tant qu’Africain, je suis fier », a-t-il confié.
Il a par ailleurs estimé que le développement doit aller au-delà de l’embellissement des villes et s’accompagner d’investissements dans les routes, les hôpitaux, les écoles et la formation des jeunes, afin de renforcer les capacités nationales et de soutenir durablement la croissance économique.
Au-delà du cas éthiopien, M. Gagoloum a insisté sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leur souveraineté statistique en produisant et en exploitant leurs propres données.
« L’Afrique a besoin de ses propres données pour être souveraine », a-t-il souligné, estimant que le continent doit disposer de statistiques fiables pour mieux mesurer son poids économique et valoriser ses potentialités.
M. Gagoloum a également mis en avant l’importance des données géospatiales et de l’imagerie satellitaire, qui permettent notamment de recenser les terres cultivées, de suivre les activités économiques, d’améliorer les recensements de population et de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Ces technologies, a-t-il expliqué, peuvent améliorer la précision des données, faciliter une allocation plus efficace des ressources budgétaires et fournir aux investisseurs des informations fiables sur les potentialités des territoires.
Pour M. Gagoloum, le renforcement des systèmes statistiques africains, soutenu par des investissements nationaux, l’innovation technologique et la coopération entre les institutions continentales, constitue un levier essentiel pour mieux mesurer les progrès du continent et concrétiser les objectifs de l’Agenda 2063.