L'Éthiopie accélère la transformation numérique dans l'enseignement supérieur

Addis Ababa le 29 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie étend la transformation numérique à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur, avec l’introduction de l’apprentissage en ligne, hybride et par micro-certifications au sein du système éducatif, a déclaré le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega.

Dans son discours d’ouverture du sommet STRIDE Ethiopia 2.0 2026, le ministre de l’Éducation, Berhanu Nega, a souligné que les progrès réalisés par l’Éthiopie en matière d’infrastructures numériques et de cadres juridiques devaient s’accompagner du développement des compétences humaines nécessaires pour traduire ces avancées en avantages économiques et sociaux.

La transformation numérique dans l’enseignement supérieur est mise en œuvre à grande échelle, permettant ainsi aux enseignants et aux étudiants universitaires de bénéficier d’opportunités d’apprentissage en ligne, en hybridité et par micro-certifications, a déclaré M. Berhanu.

L’expansion de l’apprentissage numérique contribue à créer des opportunités pour les étudiants d’apprendre au-delà de l’enseignement traditionnel dispensé sur les campus, a-t-il précisé.

Des efforts sont également déployés pour renforcer la culture numérique des étudiants et des enseignants, afin de leur permettre non seulement d’utiliser les outils numériques, mais aussi de rechercher, d’évaluer et de créer des informations, ainsi que d’appliquer la technologie dans le cadre de leurs études et de leur travail.

L'Éthiopie a également commencé à intégrer les technologies d'intelligence artificielle (IA) dans le système éducatif, a déclaré M. Berhanu. Les enseignants bénéficient d'un accompagnement pour utiliser les outils d'IA dans la préparation de leurs cours, l'élaboration de contenus, l'accompagnement des élèves et l'évaluation.

L'IA est mise en place pour renforcer les capacités des enseignants plutôt que pour les remplacer, a précisé M. Berhanu.

Des efforts considérables ont été déployés pour numériser les systèmes d’information sur l’éducation, notamment le Système d’information sur la gestion de l’éducation (EMIS) et le Système d’information sur la gestion de l’enseignement supérieur (HEMIS).

Ces systèmes sont en cours de renforcement afin d’organiser et de relier les données relatives aux élèves, aux enseignants, aux établissements d’enseignement et aux résultats scolaires, favorisant ainsi un système éducatif davantage fondé sur les données, a-t-il déclaré.

Le renforcement de la connectivité et des infrastructures numériques constitue un autre volet majeur de la réforme, a indiqué M. Berhanu.

Cela implique notamment de relier les universités et les écoles via des réseaux, de renforcer les centres de données et les services cloud, ainsi que d’étendre les réseaux numériques dédiés à l’éducation et à la recherche, a-t-il ajouté.

L’objectif de la réforme est de faire évoluer le système éducatif : passer de processus papier à des systèmes numériques, d’informations fragmentées à des données intégrées, et de méthodes d’apprentissage traditionnelles à un enseignement numérique et assisté par l’intelligence artificielle.

L’objectif n’est pas d’utiliser la technologie pour la technologie, mais de s’en servir pour améliorer la qualité, l’accessibilité, l’équité et l’efficacité de l’éducation, a déclaré M. Berhanu.

M. Berhanu a également souligné la nécessité pour le système éducatif de s’adapter à une ère où l’IA peut accomplir de nombreuses tâches traditionnellement associées à la mémorisation.

« Nous ne pouvons pas continuer avec un système éducatif qui récompense la mémorisation », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de former des élèves capables de poser des questions, de faire preuve d’esprit critique, d’identifier les problèmes et de travailler en collaboration avec les machines.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023