Les problèmes hydriques de l’Égypte : une histoire de mauvaise gestion et d’hypocrisie

Par la rédaction

                                                     Le 22 septembre, 2026 (ENA)

 

Alors que le monde est confronté aux défis de la pénurie d’eau et du développement durable, la position de l’Égypte sur ces questions suscite des interrogations.

 

Bien qu’elle dispose de vastes réserves d’eau souterraines qui pourraient durer des siècles, même si les précipitations en Éthiopie venaient à cesser, l’Égypte continue de crier au scandale concernant l’utilisation des eaux de l’Abay (le Nil). Mais cette préoccupation porte-t-elle véritablement sur la pénurie d’eau, ou s’agit-il d’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement de ses pays voisins ?

 

Une histoire de mauvaise gestion de l’eau

 

Les pratiques de gestion de l’eau en Égypte comptent en effet parmi les pires au monde.

 

Le secteur agricole du pays, qui consomme la part du lion de ses ressources en eau, est dominé par des cultures très gourmandes en eau comme la canne à sucre et le riz. Ces cultures sont non seulement non durables, mais elles contribuent également aux problèmes hydriques du pays. Il est ironique que, alors que l’Égypte est prête à gaspiller ses ressources en eau pour ces cultures, elle attende d’autres pays, comme l’Éthiopie, qu’ils renoncent à leur propre développement et limitent leur consommation d’eau à un simple filet.


 

Un deux poids, deux mesures

 

L’approche de l’Égypte en matière de gestion de l’eau est un exemple classique du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». D’un côté, le pays est prêt à gaspiller ses ressources en eau dans des projets somptueux, tels que des villes tentaculaires construites dans le désert, tandis que de l’autre, il attend des Éthiopiens qu’ils vivent dans l’obscurité, sans même disposer des commodités de base que sont l’électricité et l’eau potable. Ce deux poids, deux mesures est non seulement hypocrite, mais rappelle aussi de manière flagrante la propension de l’Égypte à gaspiller l’eau dans le désert, tout en refusant à ses voisins le droit de développer leurs propres ressources en eau.

 

 

Un manque de gratitude

 

Malgré les efforts de l’Éthiopie pour planter plus de 56 milliards de jeunes plants, une initiative qui contribuera non seulement à réduire l’évaporation de l’eau du Nil, mais aussi à la lutte mondiale contre le changement climatique, l’Égypte a choisi de répondre par l’ingratitude. Au lieu de remercier l’Éthiopie pour sa gestion responsable de l’environnement, l’Égypte a choisi de déstabiliser le pays, en utilisant toutes les ruses possibles pour saper son développement. Cette logique tordue témoigne du manque de vision à long terme de l’Égypte et de son incapacité à avoir une vision d’ensemble.

 

Une mentalité néocoloniale

 

Le comportement de l’Égypte envers ses voisins, en particulier le Soudan, rappelle cruellement sa mentalité néocoloniale. En traitant le Soudan comme un appendice, l’Égypte tente de démanteler la souveraineté de ce pays et de le réduire à un simple État vassal. Cette approche est non seulement contre-productive, mais constitue également une menace pour la stabilité et la sécurité régionales.

 

Une stratégie de la corde raide

 

L’objectif ultime de l’Égypte est de s’assurer qu’aucun pays, d’un côté ou de l’autre de la mer Rouge, ne prospère. Cette stratégie de la corde raide est la recette du désastre, car elle ne fera qu’exacerber les tensions et créer un climat de méfiance et d’hostilité. En adoptant cette approche, l’Égypte nuit non seulement à ses voisins, mais sape également ses propres intérêts à long terme.

 

En conclusion, les problèmes hydriques de l’Égypte sont une blessure qu’elle s’est infligée elle-même, causée par sa propre mauvaise gestion et son hypocrisie. Au lieu de rejeter la responsabilité de sa pénurie d’eau sur ses voisins, l’Égypte devrait examiner de près ses propres pratiques et politiques. En adoptant une approche plus durable et plus équitable de la gestion de l’eau, l’Égypte peut non seulement garantir sa propre sécurité hydrique, mais aussi contribuer au développement et à la prospérité de ses pays voisins. D’ici là, les lamentations de l’Égypte sur la pénurie d’eau ne resteront rien d’autre qu’une tentative à peine voilée d’étouffer le développement des autres, tandis qu’elle continue de gaspiller ses propres ressources en eau en toute impunité.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023