L'Éthiopie réaffirme son engagement en faveur des droits de l'homme et appelle à une appropriation nationale des réformes lors de la 63e session du Conseil des droits de l'homme

Addis Ababa le 9 septembre, 2026 (ENA) L’Éthiopie a réaffirmé son engagement à promouvoir et à protéger les droits de l’homme tout en poursuivant des réformes menées sous sa propre initiative.

 

Selon le ministère des Affaires étrangères, ces réformes en cours visent à renforcer la paix, la gouvernance démocratique, l’État de droit, la responsabilité et la réconciliation nationale. 

 

S'exprimant lors de la 63e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies (CDH-63) au titre du point 2 de l'ordre du jour, l'ambassadeur Tsegab Kebebew, représentant permanent de l'Éthiopie auprès de l'Office des Nations unies et d'autres organisations internationales à Genève, a mis en avant ce qu'il a qualifié d'étapes importantes dans le processus de réforme politique et institutionnelle en cours dans le pays.


 

L’ambassadeur a souligné le bon déroulement de la septième élection nationale éthiopienne en juin 2026 et l’aboutissement du dialogue national historique et inclusif du pays.

 

Ces avancées constituent des fondements importants pour faire progresser la justice transitionnelle à travers un processus façonné par les circonstances et les réalités nationales propres à l’Éthiopie, a révélé l’ambassadeur Tsegab.

 

Il a souligné que l’approche de l’Éthiopie en matière de justice transitionnelle devait rester une initiative nationale, inclusive et adaptée au contexte spécifique du pays, tout en contribuant à une paix durable, à la réconciliation et à une gouvernance responsable.

 

M. Tsegab a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie envers l’Accord de cessation permanente des hostilités, signé à Pretoria en novembre 2022, en insistant sur la nécessité de préserver l’intégrité de cet accord et de consolider les acquis de paix obtenus depuis sa signature.

 

Il a appelé la communauté internationale à soutenir les efforts visant à renforcer le processus de paix et à s’opposer à toute action susceptible de compromettre les progrès vers une paix et une stabilité durables.

 

Au-delà du processus de paix, l’ambassadeur Tsegab an mis en avant les efforts plus larges déployés par l’Éthiopie pour renforcer l’État de droit, la participation civique et les capacités institutionnelles. 


 

Il a également souligné l’importance d’un engagement constructif, du dialogue, de la coopération et du renforcement des capacités avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) et d’autres partenaires internationaux.

 

Dans le même temps, l’Éthiopie a réaffirmé sa position selon laquelle l’engagement international en matière de droits de l’homme doit reposer sur l’objectivité, l’impartialité, la non-sélectivité, l’appropriation nationale et l’égalité souveraine.

 

L’ambassadeur a mis en garde contre les approches sélectives ou politisées des droits de l’homme qui, selon l’Éthiopie, pourraient affaiblir les efforts de réforme menés au niveau national et entraver une coopération internationale constructive.

 

En tant que membre actif du Conseil des droits de l’homme, l’Éthiopie continue de participer aux travaux du Conseil, notamment à travers son rôle au sein du Bureau du Conseil, la vice-présidence du Conseil et la présidence de son groupe de travail sur l’accessibilité.


 

Le message de l’Éthiopie lors de la 63e session du Conseil des droits de l’homme reflète sa position diplomatique générale selon laquelle la paix durable, la protection des droits de l’homme et les réformes démocratiques sont plus efficaces lorsqu’elles s’appuient sur la coopération internationale, tout en restant fermement ancrées dans l’appropriation nationale et la prise de décision souveraine.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023