L'ONU vote l'adoption d'une nouvelle carte du monde qui montre la taille réelle de l'Afrique - ENA Français
L'ONU vote l'adoption d'une nouvelle carte du monde qui montre la taille réelle de l'Afrique
Addis Ababa le 5 septembre, 2026 (ENA) L'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution soutenant le passage de la projection de Mercator, vieille de plusieurs siècles, à des cartes du monde équiarialiques plus précises, notamment la projection « Equal Earth » de 2018.
La résolution a été soutenue par 164 pays, les États-Unis ayant voté contre et six pays s'étant abstenus.
Le Togo a présenté cette résolution à l’Assemblée environ un an après son adoption par l’Union africaine.
Cette résolution s’inscrit dans le cadre de la campagne #CorrectTheMap, soutenue par tous les États membres de l’Union africaine.
Elle vise à remplacer la carte traditionnelle de Mercator, qui déforme la région, par la projection « Equal Earth », considérée comme reflétant les dimensions réelles des pays.
Menée par le Togo au nom de l’Union africaine, cette initiative vise à remédier aux distorsions de longue date dans la représentation visuelle de l’Afrique et d’autres régions équatoriales sur les cartes du monde. La projection de Mercator agrandit considérablement les régions de hautes latitudes tout en faisant apparaître l’Afrique bien plus petite qu’elle ne l’est en réalité.
Ses partisans affirment que cette initiative pourrait avoir une influence sur l’éducation, la technologie et la compréhension du grand public, tout en contribuant à remettre en question les perceptions héritées de l’importance géographique, économique et géopolitique de l’Afrique.
Le ministre des Affaires étrangères du Togo, Robert Dussey, a qualifié cette question de problème scientifique, affirmant qu’il était temps de « changer le discours » concernant la représentation de l’Afrique.
Bien que la résolution de l’ONU ne soit pas juridiquement contraignante, son adoption marque une avancée symbolique importante dans le cadre des efforts plus larges déployés par l’Afrique pour redéfinir les discours et la représentation à l’échelle mondiale.