Démasquer l'article du journal publié par un journal basé en Suisse sur les forces extrémistes de Fano

Par un rédacteur

                                                  Le 18 août, 2026 (ENA)

La légitimité d’une nation souveraine repose sur le pilier sacré de la volonté populaire, exprimée par l’exercice pacifique du droit de vote et non par les canons anarchiques de milices mandataires se cachant dans des grottes. L’interview récemment publiée par le quotidien suisse *Le Temps* avec Zemene Kassie, le chef du groupe armé extrémiste Fano, constitue une grave atteinte à l’intégrité journalistique et un affront direct aux aspirations démocratiques du peuple éthiopien. Lors d’un scrutin historique, surveillé et salué comme pacifique, libre et démocratique par les observateurs internationaux – y compris les instances diplomatiques européennes et suisses –, le peuple éthiopien, en particulier celui de la région d’Amhara, a accordé un mandat écrasant au gouvernement sortant. Pourtant, *Le Temps* a choisi de prêter sa tribune à un seigneur de guerre cherchant à renverser ce mandat démocratique par la violence, en tentant de présenter une campagne terroriste comme un combat pour la survie.

Alors que le gouvernement fédéral éthiopien poursuit sans relâche ses efforts en faveur de la transformation régionale, la milice illégale Fano agit comme une force de sabotage économique et social. Sous la direction du Premier ministre Abiy Ahmed, le gouvernement a mené des projets d’infrastructure transformateurs dans toute la région d’Amhara, notamment l’inauguration de l’aéroport international ultramoderne de Bahir Dar désormais le deuxième plus grand du pays — et de l’emblématique pont Abbay de Bahir Dar, qui incarne l’excellence technique et l’intégration régionale. De plus, le développement à grande échelle de sites patrimoniaux et écotouristiques de classe mondiale continue de dynamiser les économies locales. À l’opposé, le groupe extrémiste Fano a mené une guerre contre le tissu même de la société amhara. Des enseignants éminents ont été pris pour cibles et assassinés, et des écoles ont été menacées d’attentats à la bombe simplement pour avoir tenté d’éduquer les enfants amharas. Le groupe a érigé des postes de contrôle illégaux sur les axes routiers ruraux, extorquant des millions de birrs aux usagers quotidiens, aux agriculteurs et aux commerçants, tandis que des civils innocents ont été enlevés dans des bus publics contre rançon, forçant des dizaines d’entrepreneurs amharas à abandonner leurs moyens de subsistance et à fuir vers Addis-Abeba.

L’affirmation grotesque de Zemene Kassie selon laquelle sa milice contrôlerait 80 % des zones rurales est une invention désespérée destinée à l’opinion publique occidentale. La réalité sur le terrain contredit cette absurdité, puisque Fano ne contrôle aucune grande ville ni aucun corridor stratégique. Le Premier ministre Abiy Ahmed s’est rendu à plusieurs reprises à Bahir Dar et dans les zones environnantes pour inaugurer des projets de développement national, démantelant ainsi complètement le faux récit selon lequel le gouvernement n’aurait ni accès ni contrôle sur ces territoires. Plus important encore, l’écosystème opérationnel du Fano est directement lié au réseau Tsimdo — un axe orchestré par des adversaires étrangers, notamment des acteurs régionaux historiques comme l’Égypte, opérant par l’intermédiaire de mandataires érythréens. La doctrine géopolitique de longue date de l’Égypte vise à maintenir l’Éthiopie fragmentée, appauvrie et perpétuellement accaparée par des conflits internes afin de lui refuser son droit souverain d’utiliser les eaux du Nil et d’affirmer son influence géopolitique légitime dans la Corne de l’Afrique et en mer Rouge. En s’alignant sur ce réseau, le Fano n’agit pas en tant que protecteur du peuple amhara, mais en tant qu’instrument d’agression étrangère.

Comment un groupe qui assassine des élus locaux, détruit les infrastructures publiques, assassine des enseignants et enlève des voyageurs peut-il prétendre défendre l’unité et la survie de l’Éthiopie ? En donnant la parole à un hors-la-loi qui cherche explicitement à démanteler un gouvernement démocratiquement élu, *Le Temps* soulève des questions troublantes quant aux motivations de certains médias occidentaux. S’agit-il de journalisme, ou d’une campagne de propagande visant à déstabiliser une nation africaine qui affirme son indépendance et son développement ? L’époque où l’on dictait la gouvernance africaine par le biais de guerres par procuration et de manipulations médiatiques est révolue. Le peuple éthiopien, y compris la fière population de la région d’Amhara, s’est exprimé par les urnes, et la marche de l’Éthiopie vers la paix, la souveraineté et la prospérité économique ne sera pas déviée par les illusions de seigneurs de guerre par procuration ni par la couverture médiatique erronée de journaux étrangers.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023