Le processus de dialogue national entre dans sa phase finale : le président de la Commission, M. Mesfin - ENA Français
Le processus de dialogue national entre dans sa phase finale : le président de la Commission, M. Mesfin
Addis Ababa le 10 août, 2026 (ENA) La Conférence nationale de dialogue éthiopienne entre dans sa phase finale à l’issue de délibérations approfondies entre les participants, a déclaré le président de la Commission nationale de dialogue éthiopienne, le professeur Mesfin Araya.
S'adressant aux médias au sujet de l'état d'avancement du processus de consultation, le professeur Mesfin a indiqué que celui-ci se renforçait et progressait vers une étape plus avancée.
Il a expliqué que les idées initialement soulevées par des groupes de 10 et 50 participants avaient ensuite été développées et débattues par 250 groupes de membres.
À ce stade, deux groupes de 250 participants ont compilé et consigné leurs délibérations et présentent actuellement leurs conclusions à 500 groupes de consultation, a-t-il précisé.
Les membres des 500 groupes, qui ont entamé la phase suivante de la consultation, écoutent les idées qui leur sont présentées et développent avec soin celles qui devraient être intégrées au résultat final, selon le commissaire en chef.
Il a précisé que les 250 participants actuellement engagés dans les discussions concluront leurs délibérations cet après-midi, tandis que ceux qui termineront leurs discussions demain matin présenteront leurs conclusions aux 500 groupes demain après-midi.
Le professeur Mesfin a en outre précisé que les divergences d’opinion, les débats et les échanges parfois passionnés observés au début du processus sont des signes naturels d’une large participation et de la vitalité de la consultation.
Il a noté que les participants expriment des points de vue diversifiés car ils considèrent cette consultation comme une occasion de réfléchir à des questions d’importance nationale, tant à court terme qu’à long terme.
Il a toutefois souligné que les échanges excessivement passionnés ne sont pas acceptables au regard du règlement intérieur de la Commission.
« L’un des principes du processus de consultation est le respect. Le deuxième consiste à discuter, à écouter et à trouver un terrain d’entente », a-t-il déclaré, exhortant les participants à respecter ces principes tout au long du processus.
Le président de la Commission a également souligné que les participants n’étaient pas réunis pour trouver des solutions à des questions individuelles soulevées par des villages ou des collectivités locales, mais pour délibérer sur des enjeux nationaux en plaçant l’Éthiopie au centre des débats.
Il a insisté sur le fait que la consultation n’est pas un processus décisionnel, mais plutôt un processus visant à formuler des recommandations.
Les avis formulés à l’issue de la consultation seront transmis aux institutions chargées de l’application de la loi, aux législateurs, aux interprètes juridiques, aux partis politiques et aux organisations de la société civile, a-t-il précisé.
Le professeur Mesfin a démenti les rumeurs selon lesquelles des décisions seraient prises à la majorité des voix ou sous la pression interne ou externe.
Il a expliqué que les débats et désaccords actuels entre les participants constituent la phase de « divergence » du processus de consultation et font donc partie intégrante des délibérations.
Il a indiqué que le processus entrera à terme dans une phase de « convergence », au cours de laquelle les participants mettront de côté leurs positions individuelles pour œuvrer à l’élaboration d’idées communes centrées sur l’Éthiopie.
Il a souligné que certains sujets initialement considérés comme très controversés ont déjà été placés au cœur des discussions par des participants qui les ont reconnus comme des enjeux d’intérêt national commun.
Le président de la Commission a déclaré que le processus de consultation progressait bien et qu’après un mois de travail intensif, la consultation, à laquelle participent 4 000 personnes, devrait s’achever d’ici une à deux semaines.
Il a ajouté que la Commission soumettrait ensuite ses propositions à l’organe exécutif, tandis que la mise en œuvre des recommandations ferait l’objet d’un suivi et serait rendue publique.
Le professeur Mesfin a exprimé sa gratitude envers toutes les personnes qui suivent et soutiennent le processus de consultation avec humilité, tant en Éthiopie qu’à l’étranger.