La faction belliciste du TPLF annonce une nouvelle vague de conflits - ENA Français
La faction belliciste du TPLF annonce une nouvelle vague de conflits
Addis Ababa le 31 juillet, 2026 (ENA) Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF), organisation interdite, a une nouvelle fois lancé une campagne agressive de mobilisation populaire et de propagande de guerre susceptible de plonger la région du Tigray dans un nouveau cycle dévastateur de conflits.
Les dirigeants de cette faction illégale ont ouvertement déclaré l’objectif de ces rassemblements : préparer la région à une nouvelle confrontation avec le gouvernement fédéral éthiopien.
D’après les déclarations publiques des dirigeants de cette clique criminelle, cette campagne vise à jeter les bases politiques et psychologiques d’une nouvelle guerre destructrice.
Les dirigeants de cette faction, notamment Debretsion Gebremichael et Fetlework Gebregziabher, ont publiquement déclaré qu’ils se préparaient à un conflit armé contre le gouvernement fédéral éthiopien.
Ils ont également exprimé leur intention de s’allier aux forces anti-éthiopiennes opérant tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger.
Le groupe a intensifié une campagne de propagande coordonnée, déclarant publiquement : « Maintenant que nos préparatifs sont terminés, nous commencerons notre action aux portes d’Addis-Abeba aux côtés de nos alliés. »
Les commentateurs politiques avertissent que ce genre de discours annonce une escalade dangereuse susceptible de déstabiliser non seulement le nord de l’Éthiopie, mais aussi l’ensemble de la Corne de l’Afrique, à moins que la communauté internationale ne rompe son silence et n’exerce une pression significative sur les dirigeants du TPLF.
La nouvelle mobilisation de cette faction est largement perçue comme un défi direct à la paix instaurée par l’accord de cessation des hostilités de Pretoria, signé en novembre 2022. Au moment de la conclusion de l’accord, les dirigeants du TPLF se trouvaient, selon certaines sources, dans un état de désorganisation militaire et politique profonde.
Le gouvernement fédéral disposait d’un avantage militaire et avait les moyens d’éliminer le groupe. Il a toutefois opté pour un règlement négocié, permettant aux derniers membres de la faction de survivre afin de donner à la population du Tigray l’occasion de se reconstruire, de se relever et d’envisager un avenir pacifique.
Cette décision aurait provoqué d’importantes tensions diplomatiques avec Asmara. Le gouvernement érythréen était favorable à la défaite totale du TPLF, tandis qu’Addis-Abeba soutenait que le Tigray faisait partie intégrante de l’Éthiopie et qu’une paix durable était essentielle au redressement national. L’Éthiopie a poursuivi la mise en œuvre de ses obligations au titre de l’accord de Pretoria.
Cependant, les dirigeants du TPLF ont profité de la période d’après-guerre non pas pour mener des efforts de réhabilitation et de reconstruction, mais pour se réarmer et se réorganiser en secret, violant ainsi les principes fondamentaux de l’accord de Pretoria.
Le gouvernement érythréen, quant à lui, est accusé de poursuivre une stratégie de longue date visant à maintenir l’Éthiopie faible et divisée. Selon certains analystes, Asmara considérerait une Éthiopie forte et économiquement prospère comme une menace stratégique et aurait continué à soutenir des éléments anti-éthiopiens, même pendant les périodes d’amélioration des relations bilatérales.
L’un des développements les plus frappants est l’émergence d’une alliance entre les vestiges du TPLF et Asmara. Les propres évaluations internes du TPLF ont fait état d’atrocités graves qui auraient été commises par les forces érythréennes au Tigray pendant la guerre. Pourtant, ces mêmes dirigeants du TPLF s’aligneraient désormais sur Asmara et d’autres forces régionales agissant par procuration.
Pour le gouvernement érythréen, cette alliance est présentée comme un arrangement tactique visant à transformer la region de Tigray en une zone tampon protégeant l’Érythrée de futurs conflits. Pour les dirigeants du TPLF, elle est présentée comme un effort désespéré pour retrouver une pertinence politique au détriment des vies des Tigréens.
La rhétorique guerrière s’intensifie, et la machine de mobilisation semble s’accélérer. Les observateurs avertissent qu’une reprise du conflit au Tigray ne resterait pas une crise localisée ; elle pourrait déclencher une instabilité plus généralisée dans toute la Corne de l’Afrique, perturber les corridors économiques régionaux, aggraver les pressions humanitaires et menacer la dynamique de sécurité au sens large.
Selon eux, la communauté internationale ne doit pas rester passive alors qu’une faction rebelle menace la stabilité de toute une région. Les acteurs mondiaux — notamment les Nations unies, l’Union africaine et les principaux partenaires occidentaux — devraient aller au-delà des simples déclarations d’inquiétude et exercer une pression diplomatique directe sur ceux qui sont accusés d’orchestrer la mobilisation militaire et de saper le processus de paix de Pretoria.
Bon nombre de partisans de ce point de vue soutiennent que des sanctions, un isolement diplomatique et d’autres mesures ciblées devraient viser les individus responsables de l’attisement d’un nouveau conflit. Ils avertissent que le coût de l’inaction pourrait se mesurer non seulement à de nouveaux bains de sang dans le nord de l’Éthiopie, mais aussi à une crise régionale prolongée susceptible de déstabiliser la Corne de l’Afrique pendant des années.