Des institutions scientifiques et des revues de recherche du monde entier confirment le succès de l'initiative « Green Legacy » en Éthiopie

Addis Ababa le 30 juillet, 2026 (ENA) Une série d’études indépendantes, évaluées par des pairs et publiées dans de prestigieuses revues scientifiques internationales, a validé empiriquement le succès remarquable de l’initiative « Green Legacy » de l’Éthiopie en matière de restauration forestière, d’atténuation du changement climatique et d’engagement communautaire.

 

Lancée il y a huit ans par le Premier ministre Abiy Ahmed, l’initiative « Green Legacy » est passée d’une campagne nationale de plantation de jeunes plants à un modèle scientifique mondialement reconnu pour la réhabilitation environnementale à grande échelle. 

 

Selon cinq études distinctes publiées en 2026, ce mouvement produit des effets mesurables en termes d’extension du couvert forestier, de baisse des températures locales et de positionnement de l’Éthiopie comme un puits de carbone majeur à l’échelle mondiale.

 

Ces recherches, présentées dans des publications scientifiques de premier plan telles que *Nature* (Scientific Reports), Elsevier et Springer, ont utilisé des données satellitaires, des enquêtes de terrain et des techniques avancées d’intelligence artificielle pour quantifier les résultats transformateurs de l’initiative.


 

Une étude publiée dans la revue « Trees, Forests and People » d’Elsevier (Asefa et al., 2026) révèle que le taux de survie des jeunes plants dans le sud de l’Éthiopie a atteint le chiffre impressionnant de 80 %. Ce succès résulte du passage à une sylviculture scientifique, où les plantations sont synchronisées avec les saisons des pluies et s’accompagnent d’une formation des communautés.

 

Le chercheur principal, Tadesse Asefa, a souligné que la combinaison des savoirs autochtones et d’une gestion moderne a permis de transformer les jeunes plants en forêts naturelles vivantes, ce qui constitue une réussite extraordinaire pour un programme de cette envergure.

 

Une étude publiée dans la revue Discover Environment de Springer (Haji et al., 2026) met en lumière les moteurs sociaux à l’origine de cette initiative. L’étude a révélé que la participation dans l’est de l’Éthiopie est motivée par une forte sensibilisation au climat et un esprit de volontariat — qualifié de « patriotisme climatique » — plutôt que par des directives imposées par les autorités.

 

Le chercheur principal, Abdurezak Haji, a souligné que les citoyens considèrent les arbres comme une assurance vitale pour la vie, réfutant ainsi l’idée selon laquelle « Green Legacy » ne serait qu’une campagne menée par le gouvernement et démontrant qu’il s’agit d’un mouvement résilient, issu de la base.

 

Dans la zone de Buno Bedele, au sud-ouest de l’Éthiopie, des recherches menées par Worku Zewdie et ses collègues scientifiques ont documenté une augmentation remarquable du couvert forestier — passant de 27,64 % à 38,24 % — sur une période de six ans.


 

 Ce reboisement a entraîné un effet de refroidissement du microclimat, faisant baisser les températures locales à la surface du sol jusqu’à 1,16 °C. Worku Zewdie a souligné que ce refroidissement constituait une réponse locale concrète à la hausse des températures mondiales, améliorant directement la productivité agricole et la résilience climatique des agriculteurs.

 

Une étude phare publiée dans *Scientific Reports* de *Nature* (Shumi et al., 2026) a confirmé le potentiel de séquestration du carbone de cette initiative. Les recherches ont révélé que les espèces d’arbres indigènes d’Éthiopie excellent dans l’absorption du dioxyde de carbone, stockant près de 500 mégagrammes d’équivalent CO₂ par hectare dans certains systèmes agroforestiers.

 

L’auteur principal, Girma Shumi, a souligné que cette validation scientifique ouvre la voie à l’entrée de l’Éthiopie sur le marché mondial du carbone, qui représente plusieurs milliards de dollars, faisant ainsi de ses forêts des atouts naturels inestimables.

 

À l’horizon, une étude prédictive intégrant l’apprentissage automatique et la technologie géospatiale (Tilahun et al., 2026) prévoit que le couvert forestier de l’Éthiopie maintiendra sa trajectoire ascendante au moins jusqu’en 2035.

 

Mulugeta Tilahun, qui a dirigé l’analyse basée sur l’intelligence artificielle, a conclu que l’initiative « Green Legacy » représente un parcours générationnel vers une Éthiopie à faible empreinte carbone, reposant sur des fondations étayées par des données et posées dès aujourd’hui.

 

Dans leur ensemble, ces cinq études internationales confirment que l’initiative « Green Legacy » constitue une réussite fondée sur les données. Face aux défis climatiques mondiaux croissants, le modèle éthiopien de mobilisation de masse, soutenu par une rigueur scientifique, offre un plan d’action concret pour la restauration des écosystèmes à l’échelle mondiale.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023