Le président du Conseil exécutif de l'UA réitère son appel en faveur d'une représentation équitable de l'Afrique au sein des structures de gouvernance internationales

Addis Ababa le 28 juillet, 2026 (ENA) Le président actuel du Conseil exécutif de l’Union africaine, Édouard Nduwimana, a réitéré l’appel de l’Afrique en faveur d’une représentation équitable et permanente au Conseil de sécurité des Nations unies, soulignant que les structures de gouvernance mondiale doivent refléter les réalités du XXIe siècle.

 

Lors de l’ouverture de la 49e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, qui s’est tenue aujourd’hui au siège de l’UA à Addis-Abeba, le président a déclaré que les progrès de l’Afrique sur la scène internationale devaient s’accompagner de réformes garantissant au continent une représentation équitable et permanente au sein des instances décisionnelles mondiales.

 

Le président, qui est également ministre des Affaires étrangères et de la Coopération au développement du Burundi, a souligné que l’adhésion de l’Afrique au G20 constituait une étape historique démontrant le rôle important du continent dans la gouvernance économique mondiale, tout en insistant sur la nécessité de continuer à plaider en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Il a réaffirmé que le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte constituaient les fondements de la position commune de l’Afrique sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.


 

Le président a également appelé les pays africains à continuer de parler d’une seule voix, à défendre leurs intérêts communs et à renforcer leur solidarité au sein des instances internationales.

 

Le continent traverse une période décisive de son histoire, confronté à des défis tels que les conflits persistants, les effets du changement climatique, les pressions économiques, les problèmes d’emploi, ainsi que la nécessité d’accélérer l’industrialisation et de renforcer l’autonomie, a souligné M. Nduwimana.

 

Malgré ces défis, l’Afrique a des raisons d’espérer, car elle continue de s’affirmer comme un acteur incontournable dans les affaires mondiales.

 

Le président a également souligné l’importance de traduire les engagements, les décisions et les politiques de l’Union africaine en résultats concrets qui profitent aux citoyens africains.

 

Il a insisté sur la nécessité d’un financement durable de l’Union africaine, affirmant que le continent devait s’appuyer sur ses propres ressources pour mettre en œuvre ses priorités et préserver son indépendance dans la prise de décision.

 

« Une Union forte doit être financée en premier lieu par les Africains eux-mêmes », a déclaré le président, soulignant que les contributions des États membres renforcent la crédibilité et la prévisibilité de l’organisation continentale.

 

Il a par ailleurs appelé au maintien d’un processus décisionnel fondé sur le consensus au sein de l’Union africaine, décrivant le consensus comme l’expression d’une maturité politique et un moyen de promouvoir l’unité entre les États membres.

 

Remerciant le gouvernement et le peuple éthiopiens d’avoir accueilli cette session, M. Nduwimana a qualifié Addis-Abeba de symbole du panafricanisme et de l’unité continentale.

 

Cette session de deux jours a réuni des ministres et des représentants des États membres de l’UA autour du thème de l’Union africaine pour 2026 : « Garantir une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».

Agence des nouvelles éthiopienne
2023