Des manifestants se mobilisent contre la répression et le recrutement forcé au Tigray

Addis Ababa le 18, 2026 (ENA) Bravant la pluie et le froid, des manifestants se sont rassemblés tôt ce matin sur la place Meskel à Addis-Abeba pour dénoncer la répression croissante, les enlèvements et le recrutement forcé de jeunes dans la région du Tigray, en Éthiopie.

 

Organisée par le Conseil pour la paix et le changement du Tigray sous le slogan : « Halte aux enlèvements ; que la paix règne », cette manifestation pacifique visait à attirer l’attention du gouvernement fédéral et de la communauté internationale sur une crise sécuritaire qui s’aggrave, exacerbée par les agissements illégaux du TPLF.

 

Les manifestants ont appelé à la fin immédiate des enlèvements et du recrutement forcé de jeunes à des fins militaires, insistant sur le fait que la jeunesse de la région ne devait pas être mobilisée une nouvelle fois pour la guerre.


 

« Mettons fin aux enlèvements. Mettons fin au recrutement forcé. Que la paix règne au Tigray », tel était le message central de la manifestation.

 

Les organisateurs ont accusé le Front populaire de libération du Tigré (TPLF), aujourd’hui dissous, d’avoir soumis la population du Tigray à une répression multiforme, à des mesures de coercition et à des souffrances incessantes.

 

Malgré des conditions météorologiques difficiles, les manifestants sont restés sur la place, déterminés à faire entendre leur voix et à exiger que des mesures soient prises contre les enlèvements, la coercition et la mobilisation forcée des jeunes.

 

Cette manifestation intervient alors que la communauté internationale s’intéresse de plus en plus aux allégations de conscription forcée et de violations des droits de l’homme au Tigray. 


 

Les États-Unis ont imposé des restrictions ciblées en matière de visas à certains membres radicaux du TPLF et à leurs proches, tandis que Human Rights Watch a également fait part de ses inquiétudes concernant des allégations de recrutement forcé dans la région.

 

Pour les manifestants, le message était clair : les jeunes ne doivent pas être contraints de participer à une nouvelle guerre, les enlèvements doivent cesser et la paix doit régner au Tigray.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023