Les États-Unis et l'Iran cherchent à réaliser une percée diplomatique grâce à un accord de cessez-le-feu prolongé

Addis Ababa le 29 mai, 2026 (ENA) Selon des responsables américains cités par les médias internationaux, les États-Unis et l’Iran seraient parvenus à un accord provisoire visant à prolonger de 60 jours leur fragile cessez-le-feu, ce qui permettrait de créer un espace propice à la reprise des négociations destinées à mettre fin au conflit et à régler la question du programme nucléaire iranien.

Ce cadre en cours d’élaboration n’est pas encore finalisé et doit encore être approuvé par le président américain Donald Trump, qui a fait preuve de prudence et déclaré que Washington n’était pas encore pleinement satisfait des propositions de Téhéran.

S'il est finalisé, cet accord marquerait une désescalade temporaire et ouvrirait la voie à des pourparlers structurés en vue d'un règlement à plus long terme.

Selon certaines informations, le plan pourrait également inclure des mesures visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, une voie maritime mondiale cruciale qui a été fortement perturbée depuis le début des hostilités.

Alors que les responsables américains ont qualifié les pourparlers de constructifs, l’Iran n’a pas officiellement confirmé qu’un accord avait été conclu.

 Toutefois, des législateurs iraniens ont laissé entendre que certaines parties des propositions de Téhéran avaient été acceptées, tout en exprimant des inquiétudes quant à la fiabilité de Washington concernant ses engagements futurs.

Les tensions restent vives de part et d'autre.

Les dirigeants iraniens ont accusé les États-Unis et Israël de chercher à affaiblir le pays par le biais de pressions militaires, de sanctions économiques et d'un isolement politique. Parallèlement, l'Iran a renforcé son contrôle sur l'activité maritime dans le Golfe, et on signale que des navires ont été refoulés pour ne pas s'être coordonnés avec les autorités navales iraniennes.

De leur côté, les États-Unis ont affirmé qu’aucun accord définitif n’existait encore.

Le président Trump a averti que si la diplomatie échouait, Washington était prêt à « aller jusqu’au bout », tout en reconnaissant l’intérêt de l’Iran à parvenir à un accord.

Les premières ébauches qui circulaient dans les médias d’État iraniens auraient inclus des dispositions visant à assouplir les restrictions navales et à rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, mais les responsables américains ont rejeté ces affirmations, les qualifiant d’inexactes.

Le détroit d’Ormuz reste l’un des couloirs énergétiques les plus vitaux au monde, transitant une part importante des expéditions mondiales de pétrole.

Sa fermeture partielle pendant le conflit a contribué à la hausse des prix de l’énergie et à des perturbations plus générales du commerce international.

Pour l’instant, la situation reste instable, les deux parties semblant se rapprocher d’une trêve temporaire, mais étant encore loin d’un accord de paix global.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023