La tenue de la COP32 en Éthiopie permettra à l’Afrique de faire entendre plus fortement sa voix sur les enjeux climatiques et de stimuler la mobilisation de financements en faveur des projets verts, selon une responsable de la CEA. - ENA Français
La tenue de la COP32 en Éthiopie permettra à l’Afrique de faire entendre plus fortement sa voix sur les enjeux climatiques et de stimuler la mobilisation de financements en faveur des projets verts, selon une responsable de la CEA.
Addis-Abeba, le 14 mai 2026 (ENA) : - Selon la cheffe du département Finances et mobilisation des ressources nationales de la CEA, l’accueil de la COP32 offrirait à l’Éthiopie ainsi qu’au continent africain une tribune stratégique pour défendre des solutions climatiques adaptées aux réalités africaines, alors même que l’Afrique demeure l’une des régions les plus touchées par le changement climatique malgré sa faible contribution aux émissions mondiales.
Dans un entretien accordé à ENA, Sonia Essobmadje a souligné que cette conférence constituerait une occasion déterminante pour faire entendre les priorités africaines dans l’élaboration de l’agenda climatique international.
Elle a également mis en avant le rôle potentiel de la Bourse éthiopienne récemment lancée, qu’elle considère comme un levier important pour financer le développement durable et les projets climatiques.
Selon elle, ce marché pourrait faciliter la mobilisation de capitaux à long terme pour des secteurs stratégiques tels que l’hydroélectricité et les énergies renouvelables.
La responsable de la CEA a rappelé que l’Afrique continue de recevoir moins de 5 % des financements mondiaux dédiés à la lutte contre le changement climatique, malgré l’ampleur des défis auxquels le continent est confronté.
Elle a insisté sur la nécessité pour les gouvernements africains de créer un environnement favorable aux investissements dans les infrastructures vertes, notamment dans les domaines du solaire et de l’hydroélectricité, afin d’améliorer l’accès à une énergie abordable et durable.
Sonia Essobmadje a aussi souligné l’importance d’intégrer la résilience climatique dans les projets d’infrastructures en cours de développement en Éthiopie, afin d’éviter que les investissements actuels ne deviennent vulnérables aux effets futurs du changement climatique.
Enfin, elle a estimé que les réformes fiscales engagées en Éthiopie ainsi que le développement du marché des capitaux pourraient renforcer la mobilisation des ressources nationales et attirer davantage de financements climatiques, tout en appelant à une gestion prudente de la dette publique pour préserver les générations futures.