Des représentants américains et iraniens se sont rendus au Pakistan pour des démarches diplomatiques, sans qu’un face-à-face entre les deux parties ne soit pour l’instant confirmé.

Addis-Abeba, le 25 avril 2026 (ENA) : - Des émissaires américains sont arrivés à Islamabad pour engager une nouvelle phase de discussions autour du dossier iranien. Toutefois, Téhéran a précisé qu’aucun échange direct avec la délégation américaine n’était prévu pour l’instant.

 

Les représentants américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont entamé des consultations au Pakistan, la Maison Blanche indiquant leur intention de dialoguer avec des responsables iraniens. La nature de ces échanges — directs ou indirects — reste cependant incertaine.

 

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, présent plus tôt dans la capitale pakistanaise, s’est entretenu avec le chef de l’armée, Asim Munir, mettant en avant le rôle du Pakistan en tant que médiateur potentiel.

 

Selon les médias d’État iraniens, Araghchi ne prévoit pas de rencontre directe avec les responsables américains, privilégiant une communication indirecte via les autorités pakistanaises pour transmettre les positions respectives.

 

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué que ces échanges visaient à faire avancer les efforts diplomatiques en vue d’un éventuel accord.

 

Elle a également mentionné que le vice-président J.D. Vance, impliqué dans les discussions antérieures, pourrait se joindre aux pourparlers si nécessaire.

 

Les perspectives de progrès restent néanmoins incertaines. L’Iran a réaffirmé son refus d’engager des négociations directes tant que les restrictions navales imposées par les États-Unis sur ses ports demeurent en vigueur.

 

Parallèlement, la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz a fortement ralenti, perturbant les flux mondiaux de pétrole et de gaz.

 

Le président du Conseil européen, António Costa, a appelé à la réouverture complète du détroit, soulignant son importance stratégique pour les marchés énergétiques internationaux.

 

Dans ce contexte, l’Iran a indiqué que son ministre des Affaires étrangères poursuivrait des consultations diplomatiques en Oman et en Russie, dans le cadre d’efforts élargis visant à désamorcer les tensions.

 

Les responsables iraniens ont vivement critiqué les actions des États-Unis et d’Israël, tandis que Washington affirme que ces démarches diplomatiques visent à réduire l’escalade.

 

Au Liban, un cessez-le-feu provisoire est toujours en place après les récents affrontements, bien que la situation demeure fragile.

 

Le président américain Donald Trump a exprimé son soutien à un élargissement des négociations incluant Israël et le Liban, malgré des divergences politiques persistantes.

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, pour sa part, affirmé que les efforts en faveur d’un accord se poursuivaient, tandis que des figures proches du Hezbollah restent opposées à des discussions directes.

 

Malgré la trêve, des informations faisant état de frappes sporadiques et de pertes humaines dans le sud du Liban continuent de circuler, illustrant la précarité de la situation sécuritaire.

 

Les populations civiles des zones affectées restent fortement touchées, confrontées à des conditions de vie particulièrement difficiles en raison du conflit en cours.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023