L’Éthiopie avance à grands pas vers son autonomie humanitaire : Commissaire Shiferaw.

Addids-Abeba, le 13 avril 2026 (ENA) : - L’Éthiopie s’inscrit dans une transformation majeure de son développement, délaissant la dépendance à l’aide extérieure au profit d’un modèle axé sur l’autonomie et la résilience, selon la Commission éthiopienne de gestion des risques de catastrophes (EDRMC).

 

Évoquant l’évolution de l’orientation stratégique du pays, le commissaire de l’EDRMC, Shiferaw Teklemariam, a souligné que l’Éthiopie mettait en œuvre des actions « concrètes et irréversibles » en vue d’atteindre une véritable souveraineté humanitaire.

 

Pendant de nombreuses années, le pays a été marqué par une contradiction notable.

 

Malgré l’abondance de ses ressources naturelles, la richesse de son héritage culturel et l’ampleur de son potentiel humain, l’Éthiopie a continué de figurer parmi les principaux bénéficiaires de l’aide internationale, a rappelé Shiferaw.

 

Cette situation, souvent décrite comme un « paradoxe de l’abondance », a longtemps défini son parcours de développement, mêlant richesse des ressources et persistance de la pauvreté.

 

Aujourd’hui, ce schéma commence toutefois à se transformer.

 

À la faveur des réformes ambitieuses engagées sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, plusieurs initiatives nationales d’envergure produisent des résultats encourageants.

 

Des programmes tels que l’expansion de la culture du blé, « Lemat Trufat » (La richesse du panier) ou encore l’Initiative pour un héritage vert contribuent à dynamiser la production agricole, tout en renforçant la résilience et l’autosuffisance alimentaire du pays.

 

Selon le commissaire, cette transformation repose sur une interrogation essentielle : comment un pays doté de telles ressources peut-il continuer à dépendre de l’aide extérieure ?

 

La volonté de bâtir des systèmes humanitaires autonomes répond ainsi à une nécessité croissante de rompre durablement avec la dépendance.

 

Au-delà des enjeux économiques, cette démarche vise également à restaurer la dignité nationale, consolider la souveraineté et raviver la fierté collective.

 

Des avancées significatives sont déjà observables.

 

L’Éthiopie a notamment mis fin aux importations de blé destinées à l’aide humanitaire, tandis que dix États régionaux sont désormais en mesure de couvrir leurs besoins alimentaires en situation d’urgence.

 

Par ailleurs, la mise en place d’un Fonds d’intervention d’urgence, associée à l’amélioration des chaînes logistiques et d’approvisionnement, permet une gestion des crises plus rapide et plus efficace.

 

Les autorités régionales renforcent également leurs réserves stratégiques, réduisant leur exposition aux chocs extérieurs et améliorant leur capacité de réponse aux situations d’urgence.

 

Dans le même temps, des efforts sont entrepris pour institutionnaliser les mécanismes traditionnels de solidarité, profondément ancrés dans la société éthiopienne.

 

Ces systèmes d’entraide communautaire sont désormais intégrés dans des cadres structurés, combinant savoirs traditionnels et dispositifs modernes de gouvernance, a précisé le commissaire.

 

Pour les autorités, ces évolutions marquent un tournant majeur.

 

Sous l’impulsion du Premier ministre Abiy Ahmed, la dynamique vers l’autonomie humanitaire s’intensifie, ouvrant la voie à un avenir où l’Éthiopie sera non seulement capable de répondre à ses propres défis, mais aussi de le faire avec un sens renouvelé de responsabilité et d’ambition nationale.

 

Le ministre des Finances, Ahmed Shide, ainsi que le gouverneur de la Banque nationale d’Éthiopie, Eyob Tekalign, ont rencontré le président d’Afreximbank, George Elombi, afin de discuter des priorités économiques de l’Afrique à court et à long terme, ainsi que des réponses communes face aux défis économiques mondiaux.

 

Les discussions ont mis en avant l’importance de renforcer la résilience économique du continent, notamment par une intégration régionale accrue, le développement du commerce intra-africain et une mobilisation plus efficace des ressources financières locales.

 

Les participants ont également souligné la nécessité d’une réponse africaine coordonnée face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, insistant sur des initiatives communes pour sécuriser l’accès aux matières premières essentielles et maintenir la stabilité macroéconomique.

 

Par ailleurs, plusieurs axes de coopération ont été identifiés, dont l’industrialisation, le financement des infrastructures et le renforcement de la collaboration entre les institutions financières, en particulier dans le domaine des systèmes régionaux de paiement et de règlement.

 

Les deux parties ont convenu de poursuivre leur coopération afin de concrétiser ces priorités et de soutenir l’ambition du continent vers une plus grande autonomie et résilience économique.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023