Djibouti achève sa campagne présidentielle marquée par de forts enjeux avec un rassemblement de grande ampleur, tandis que la nation se prépare à voter. - ENA Français
Djibouti achève sa campagne présidentielle marquée par de forts enjeux avec un rassemblement de grande ampleur, tandis que la nation se prépare à voter.
Addis-Abeba, le 9 avril 2026 (ENA) : - Djibouti a mis fin à une campagne présidentielle intense et très suivie, marquée par l’affluence de dizaines de milliers de partisans au Stade Hassan Gouled lors du dernier grand rassemblement avant le scrutin.
Situé sur les rives de la mer Rouge, Djibouti aborde désormais une étape décisive de son processus électoral, les citoyens étant appelés aux urnes dès demain, après plusieurs semaines d’intense mobilisation politique à travers le pays.
Selon Agence de nouvelle éthiopienne, le Stade Hassan Gouled offrait un spectacle haut en couleur, décoré de drapeaux et de banderoles aux couleurs des partis, tandis qu’une foule considérable s’y était rassemblée, témoignant d’un fort engouement politique.
Au cœur de ce rassemblement figurait le président sortant Ismaïl Omar Guelleh, candidat du Rassemblement populaire pour le progrès au sein de l’Union pour la majorité présidentielle.
Prenant la parole devant ses partisans, le chef de l’État a exprimé sa confiance quant à sa réélection, promettant un « succès significatif » en cas de nouveau mandat.
Il a détaillé ses priorités, mettant en avant l’accélération de la croissance économique, la création d’emplois, l’amélioration des services publics et des infrastructures, ainsi que la préservation de la stabilité nationale — des thèmes centraux de sa campagne.
Le rassemblement a mobilisé une large frange de la société djiboutienne, notamment de nombreux jeunes et primo-votants, illustrant un intérêt croissant pour la vie politique.
À l’échelle nationale, la campagne s’est intensifiée ces dernières semaines, les différents candidats défendant des visions axées sur la réforme économique, la gouvernance et le développement.
Dans la capitale, l’ambiance électorale était particulièrement palpable, les rues devenant un véritable espace d’expression politique.
Figure de l’opposition, Zakaria Ismail Farah Samatar a, lui aussi, renforcé sa présence sur le terrain, notamment dans les régions de Tadjourah et Obock, sous le slogan « Un autre Djibouti est possible ».
Parallèlement, le processus électoral fait l’objet d’une attention soutenue de la communauté internationale, avec le déploiement de 67 observateurs issus d’organisations telles que l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la coopération islamique.
La mission de l’Union africaine, la plus importante, est conduite par Bernard Makuza, tandis que celle de l’Autorité intergouvernementale pour le développement est dirigée par Mulatu Teshome.
Pays d’environ un million d’habitants, stratégiquement situé entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, Djibouti demeure un point névralgique de la Corne de l'Afrique, accueillant plusieurs bases militaires étrangères.
Désormais, la campagne étant officiellement close, l’attention se porte entièrement sur le scrutin, alors que les électeurs djiboutiens s’apprêtent à se prononcer lors d’un vote suivi de près tant au niveau régional qu’international.