Un financement durable est un levier stratégique pour renforcer la réponse aux catastrophes en Afrique : Commission de gestion des risques de catastrophe.

Addis-Abeba, le 8 avril 2026 (ENA) : - Selon la Commission éthiopienne de gestion des risques de catastrophe (EDRMC), un système de financement durable, soutenu par un engagement politique solide, est crucial pour permettre à l’Afrique de gérer efficacement les risques de catastrophe en s’appuyant sur ses propres capacités.

 

S’exprimant lors de la 16e Conférence des Parties de la Capacité africaine de gestion des risques, actuellement organisée à Addis-Abeba, le commissaire de l’EDRMC, Shiferaw Teklemariam, a souligné que la résilience financière à long terme constitue le fondement d’un système autonome et réactif de gestion des catastrophes à l’échelle continentale.

 

La conférence, qui se déroule au siège de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), est placée sous le thème « Renforcer la résilience de l’Afrique : une gestion intégrée des risques de catastrophe pour un développement durable ».

 

Ce forum de deux jours réunit près de 300 participants, parmi lesquels des ministres et hauts fonctionnaires de 39 États membres de la Capacité africaine de gestion des risques, ainsi que des représentants d’organisations internationales.

 

Les discussions portent sur le renforcement de la coopération et des partenariats continentaux afin de consolider les mécanismes de prévention des catastrophes et les dispositifs de financement.


 

Le commissaire Shiferaw a indiqué que l’Afrique se trouve à un moment crucial et a appelé à des efforts collectifs pour garantir la souveraineté alimentaire en s’appuyant sur les capacités nationales.

 

« L’Afrique doit agir de manière coordonnée pour atteindre un objectif commun : assurer sa souveraineté alimentaire grâce à ses propres ressources », a-t-il insisté.

 

Il a également réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie envers les initiatives continentales visant à renforcer la résilience et à promouvoir la sécurité alimentaire par l’autosuffisance.

 

Soulignant l’accord croissant entre les nations africaines, le commissaire a insisté sur la nécessité de bâtir une architecture financière continentale solide, capable d’apporter des réponses coordonnées et rapides face aux catastrophes.

 

Il a précisé qu’une volonté politique constante, couplée à des mécanismes de financement résilients, reste indispensable pour atteindre cet objectif.

 

Le commissaire a ajouté que le renforcement du cadre africain de gestion des risques et le développement de la coopération entre États membres sont essentiels pour réaliser les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.


 

Du point de vue de l’Éthiopie, a-t-il indiqué, le pays investit dans des institutions solides pour soutenir des systèmes complets de gestion des risques de catastrophe.

 

Il a cité des initiatives nationales majeures, telles que l’Initiative pour un héritage vert (GLI), le programme « Bounty of Basket » et le développement des énergies renouvelables, comme preuves tangibles de progrès vers une économie résiliente face au changement climatique.

 

Selon lui, ces réalisations ont contribué au choix de l’Éthiopie comme pays hôte de la conférence.

 

Le pays profite également de cette tribune pour partager son expérience en matière d’aide humanitaire, grâce au renforcement de ses capacités nationales et à la promotion de la souveraineté alimentaire.

 

La conférence vise à renforcer la capacité collective de l’Afrique à prévenir et à gérer les catastrophes naturelles, tout en soutenant le développement durable sur le continent.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023