Selon le ministère des Affaires étrangères, l’Éthiopie conclut sa vice-présidence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur une forte note de diplomatie active. - ENA Français
Selon le ministère des Affaires étrangères, l’Éthiopie conclut sa vice-présidence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur une forte note de diplomatie active.
Addis-Abeba, le 6 avril 2026(ENA) : - Le ministère des Affaires étrangères a annoncé que l’Éthiopie a terminé son mandat de vice-présidente du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, soulignant qu’elle y avait exercé un rôle diplomatique actif et constructif lors de la 61ᵉ session ordinaire à Genève.
Lors de sa 61ᵉ session ordinaire à Genève, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDHNU) a adopté une série de résolutions sur des questions internationales et des situations spécifiques à certains pays.
Cette session de cinq semaines, tenue du 23 février au 31 mars 2026, a rassemblé les États membres et des acteurs mondiaux pour des délibérations approfondies sur un large éventail de thématiques liées aux droits de l’homme.
Dans une interview accordée à l’ENA, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nebiyat Getachew, a souligné que l’Éthiopie avait rempli avec efficacité ses responsabilités, siégeant pour la troisième fois au Conseil de 47 membres et assumant pour la première fois le rôle de vice-présidente.
Le pays a activement contribué aux discussions et aux décisions clés, notamment en présentant sa déclaration nationale à Genève, exposant ses réformes et priorités politiques.
La session a adopté 38 résolutions soumises par les États membres, couvrant des questions globales et des situations spécifiques telles que l’Ukraine, la Biélorussie, la Syrie, le plateau du Golan, la Palestine et le Soudan du Sud.
L’Éthiopie a réaffirmé son opposition de principe aux résolutions ciblant des pays précis, estimant qu’elles peuvent porter atteinte à la souveraineté nationale et sont souvent adoptées sans le consentement des États concernés.
Le pays a rappelé des expériences passées, comme la création puis la suppression d’une commission internationale de droits de l’homme imposée sans son accord.
Sur la question israélo-palestinienne, l’Éthiopie a réitéré son soutien à une solution à deux États et au droit du peuple palestinien à l’autodétermination, tout en entretenant des relations constructives avec Israël.
Par ailleurs, le pays a exprimé ses préoccupations face aux tensions au Moyen-Orient, qui affectent le transport aérien et maritime ainsi que la stabilité économique et sociale mondiale, appelant à un cessez-le-feu immédiat et à une solution pacifique.
L’engagement de l’Éthiopie au sein du CDHNU illustre son attachement à la coopération multilatérale, à la gouvernance démocratique et à la promotion de la dignité humaine à l’échelle mondiale.