La transformation numérique en Éthiopie, moteur d’efficacité publique et de transparence : Directeur adjoint pays de la KOICA - ENA Français
La transformation numérique en Éthiopie, moteur d’efficacité publique et de transparence : Directeur adjoint pays de la KOICA
Addis-Abeba, le 4 avril 2026 (ENA) : - L’agenda numérique de l’Éthiopie s’impose progressivement comme un outil stratégique pour améliorer la qualité des services publics et lutter contre la corruption, a affirmé Park Youngshin, directeur adjoint de la Agence coréenne de coopération internationale en Éthiopie.
S’exprimant lors du premier séminaire des anciens de la KOICA consacré à la numérisation des services publics, il a indiqué que cette rencontre visait à favoriser le partage d’expériences tout en mettant en avant les priorités nationales, notamment la transformation numérique.
Selon lui, la digitalisation occupe désormais une place centrale dans le développement du pays, en contribuant à une meilleure organisation des services publics, à une efficacité accrue et à la réduction des défis de gouvernance, en particulier la corruption.
Il a également souligné l’importance d’étendre les systèmes d’identification numérique, de combler les déficits en infrastructures et de renforcer la coopération entre les différents secteurs afin de consolider les acquis.
« La transformation numérique constitue un levier majeur de développement et un outil clé dans la lutte contre la corruption », a-t-il affirmé, estimant que l’Éthiopie dispose d’un fort potentiel pour progresser rapidement dans ce domaine.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale Digital Ethiopia 2030, qui vise à moderniser les services publics, renforcer la transparence et promouvoir un développement inclusif.
Intervenant également lors du séminaire, Yohannes Petros, de l’Université de la fonction publique éthiopienne, a rappelé que la digitalisation des services publics et la lutte contre la corruption figurent parmi les priorités les plus urgentes du pays.
Selon lui, une intégration efficace des technologies numériques permet de réduire les inefficacités, de limiter les risques de corruption et de renforcer la confiance des citoyens envers les institutions.
Il a insisté sur la nécessité d’une coordination renforcée entre les institutions, d’un leadership solide et d’une harmonisation des réformes pour exploiter pleinement ces opportunités.
À cet égard, il a cité des initiatives telles que Mesob et Fayda, considérées comme des outils essentiels pour simplifier les démarches administratives et réduire les coûts et délais pour les usagers.
Les participants ont enfin souligné l’importance de s’inspirer des expériences internationales et africaines en matière de gouvernance numérique afin d’optimiser les résultats de la transformation en cours en Éthiopie.