La réforme économique de l’Éthiopie stimule une transformation structurelle grâce à la revitalisation sectorielle. - ENA Français
La réforme économique de l’Éthiopie stimule une transformation structurelle grâce à la revitalisation sectorielle.
Addis-Abeba, le 1er avril 2026 (ENA) : - Des chercheurs de l’Université d’Hawassa ont indiqué que le Programme de réforme économique nationale (PREN), mis en œuvre ces dernières années, accélère la transformation structurelle de l’Éthiopie en insufflant une nouvelle dynamique à son économie.
Ils ont souligné que le programme contribue à remodeler les fondements économiques du pays, en revitalisant la productivité, en renforçant les liens entre secteurs et en favorisant une croissance plus résiliente et diversifiée.
Depuis la transition gouvernementale d’avril 2018, les réformes politiques ciblées et les programmes stratégiques se sont révélés être des moteurs essentiels du développement durable et du progrès économique à long terme.
Dans un entretien exclusif avec ENA, des universitaires ont affirmé que le PREN a déclenché une reprise économique notable, accélérant la transition vers un cadre structurel plus robuste et diversifié.
Gebrekristos Nurye, directeur de la recherche et du transfert de technologie à l’Institut de technologie de l’Université, a déclaré : « La transition opérée par le gouvernement, d’un modèle centré sur l’agriculture vers une économie diversifiée et multisectorielle, porte désormais ses fruits. »
Il a expliqué que la synergie entre les cinq piliers économiques fondamentaux a jeté des bases solides pour une croissance nationale globale et inclusive.
Il a mis en avant le rôle crucial du développement de l’irrigation estivale, qui permet une production agricole continue tout au long de l’année, stabilisant ainsi l’approvisionnement alimentaire et les prix du marché.
Il a également souligné l’impact économique des initiatives touristiques majeures, comme les projets « Dîner pour la nation » et « Dîner pour les générations futures », ainsi que la transformation des corridors urbains et des berges, qui redessine le paysage esthétique et commercial du pays.
Le directeur a insisté sur l’importance d’un engagement constant des dirigeants pour identifier et surmonter les nouveaux obstacles économiques afin de maintenir l’élan des réformes.
Markos Matewos, chercheur et doyen des étudiants de l’Institut, a ajouté que les politiques stratégiques menées ces huit dernières années pour numériser l’économie et moderniser le secteur agricole via la mécanisation portent désormais leurs fruits.
Il a particulièrement salué les programmes d’irrigation estivale du blé et l’initiative « La richesse du panier » (Lemat Trufat), qui renforcent l’autonomie et la résilience économique des petits exploitants agricoles grâce à une productivité accrue.
Kasahun Gashu, doyen de l’École de production industrielle, a expliqué que le programme HGER a créé un environnement favorable au secteur manufacturier, permettant à l’Éthiopie de réaliser d’importantes économies de devises en remplaçant les importations par des produits locaux de qualité.
Il a souligné que ces réformes ont transformé les établissements d’enseignement supérieur en véritables centres de production, renforçant les liens entre université et industrie et jouant un rôle actif dans la transformation structurelle du pays.
En conclusion, il a insisté sur la nécessité de poursuivre le renforcement du mouvement « Que l’Éthiopie produise » (Ethiopia Tamrit) et d’autres initiatives portées par le HGER, essentielles pour maximiser la contribution du secteur manufacturier au PIB national.