Les États-Unis ont soumis à l’Iran une proposition de cessez-le-feu articulée en 15 points, dans un contexte marqué par un renforcement significatif de leur présence militaire au Moyen-Orient.

Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - L’administration Trump aurait présenté à Téhéran un plan détaillé visant à instaurer une trêve d’un mois, tout en préparant le déploiement d’au moins 1 000 soldats supplémentaires, venant s’ajouter aux quelque 50 000 militaires américains déjà stationnés dans la région.

 

D’après des informations initialement rapportées par le New York Times, cette proposition a été transmise aux autorités iraniennes via des intermédiaires au Pakistan, lequel s’est également dit prêt à accueillir de futures négociations entre Washington et Téhéran.

 

Le plan aborde plusieurs dossiers sensibles, notamment les programmes balistique et nucléaire de l’Iran, ainsi que la sécurité maritime, en particulier dans le détroit stratégique d’Ormuz.

 

Toutefois, l’ampleur de la diffusion de cette proposition au sein des instances iraniennes reste incertaine, tout comme la disposition de Téhéran à en faire une base de négociation.

 

Le positionnement d’Israël vis-à-vis de cette initiative demeure également flou.


 

Selon la chaîne israélienne Channel 12, cette démarche s’inscrit dans les efforts américains pour parvenir à une trêve rapide, avec un délai de 30 jours pour finaliser un accord.

 

Le plan, auquel auraient contribué des conseillers proches de Donald Trump, dont Steve Witkoff et Jared Kushner, impose à l’Iran des engagements majeurs : démantèlement de son programme nucléaire militaire, arrêt de l’enrichissement d’uranium et renoncement définitif à l’arme nucléaire.

 

Il prévoit également la cessation du soutien iranien aux groupes alliés dans la région, ainsi que la garantie de la libre navigation dans le détroit d’Ormuz.

 

En contrepartie, Washington propose une levée complète des sanctions, un appui à un projet de centrale nucléaire civile à Bushehr, ainsi que la suppression du mécanisme onusien de rétablissement automatique des sanctions.

 

Malgré ces initiatives diplomatiques, aucune désescalade tangible ne se profile à court terme. La Maison Blanche a confirmé la poursuite des frappes militaires contre l’Iran, parallèlement aux discussions en cours.

 

Dans le même temps, le Pentagone renforce sa présence en déployant deux unités de Marines, soit environ 5 000 soldats supplémentaires, accompagnés de milliers de marins, selon le New York Times.

 

Ces mouvements s’inscrivent dans la volonté affichée de maintenir une « flexibilité maximale » dans la conduite de la stratégie américaine.


 

Des responsables israéliens, traditionnellement favorables à la poursuite des opérations militaires contre l’Iran, auraient été pris de court par cette initiative diplomatique.

 

Auparavant, Donald Trump avait indiqué que des discussions étaient en cours avec Téhéran pour mettre fin au conflit, alors même que les hostilités s’intensifient.

 

Les frappes aériennes se poursuivent en Iran, tandis que des missiles et drones iraniens visent Israël et d’autres cibles dans la région.

 

Par ailleurs, les tensions autour du détroit d’Ormuz perturbent déjà le commerce maritime mondial, entraînant une hausse des prix de l’énergie et alimentant les inquiétudes quant à leurs répercussions sur l’économie mondiale.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023