Les projets de développement des corridors en Éthiopie produisent des impacts socio-économiques majeurs, a déclaré le Premier ministre Abiy Ahmed.

Addis-Abeba, le 25 mars 2026 (ENA) : - Le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que les initiatives de développement des corridors en cours à travers le pays engendrent des bénéfices économiques et sociaux significatifs, dépassant largement le simple embellissement urbain.

 

Selon lui, ces projets de corridors urbains redéfinissent profondément la trajectoire de développement de l’Éthiopie.

 

Dans une interview accordée à Kana TV, il a expliqué que les aménagements réalisés à Addis-Abeba et dans d’autres grandes villes transforment les paysages urbains tout en ouvrant de nouvelles perspectives en matière d’infrastructures, de commerce et de croissance économique.


 

Il a précisé que cette dynamique s’inscrit dans une évolution plus large de la vision du développement urbain, fondée sur l’approche Medemer (synergie), qui place les villes au cœur du développement socio-économique national.

 

Le Premier ministre a également relevé que les gouvernements précédents percevaient souvent les villes comme des menaces politiques, une approche qu’il considère comme une erreur ayant freiné le progrès.

 

À l’inverse, il a insisté sur le rôle central des populations urbaines en tant que pilier économique et politique.

 

Soulignant l’importance stratégique des centres urbains, il a indiqué qu’Addis-Abeba contribue à elle seule à près de la moitié du produit intérieur brut du pays.

 

Il a par ailleurs décrit la capitale comme un véritable creuset de diversité culturelle, linguistique et religieuse, favorisant l’émergence d’une identité nationale commune.

 

Pour le chef du gouvernement, les villes constituent des indicateurs essentiels du niveau de développement et de civilisation d’un pays, reflétant modernité, efficacité et progrès.

 

Il a ajouté qu’elles doivent être considérées comme des moteurs de prospérité, portées par leurs habitants, acteurs clés de la transformation nationale.


 

Il a décrit les centres urbains comme des pôles d’innovation, de production et de créativité, les qualifiant de « forces vives de la nation ».

 

Selon lui, des villes en pleine expansion comme Addis-Abeba disposent d’un capital humain considérable, capable d’accélérer la croissance économique s’il est bien exploité.

 

Concernant les projets de corridors, le Premier ministre a expliqué qu’ils visent à répondre à plusieurs objectifs : combler les déficits en infrastructures, réduire le chômage et soutenir une croissance durable.

 

Il a souligné qu’ils ont permis de créer de nombreux emplois, aussi bien pendant leur mise en œuvre qu’après leur achèvement, tout en offrant aux jeunes des compétences pratiques souvent plus valorisées que les formations académiques classiques.


 

Il a également mentionné l’impact de ces initiatives sur le secteur du logement, avec la construction rapide de milliers d’unités résidentielles, contribuant à dynamiser l’immobilier.

 

L’amélioration des infrastructures routières a, quant à elle, permis de réduire considérablement les temps de déplacement, renforçant ainsi la productivité globale.

 

Le projet d’aménagement des berges du fleuve à Addis-Abeba a été cité comme un exemple emblématique de cette transformation.

 

Le Premier ministre l’a qualifié de réalisation majeure à dimension internationale, appelée à laisser un héritage durable.

 

Ce projet a notamment permis de créer des espaces publics inclusifs, favorisant la cohésion sociale et des modes de vie plus sains grâce à des installations de loisirs et des espaces verts.

 

Il a ajouté que des projets similaires sont en cours dans plusieurs villes, notamment à Bishoftu, Jimma, Arba Minch et Bahir Dar, tandis que d’autres aménagements se poursuivent à Hawassa.

 

Abordant les perspectives d’avenir, le Premier ministre a insisté sur le rôle déterminant des technologies numériques dans la stratégie de développement du pays.

 

Il les a présentées comme un levier transversal indispensable à la modernisation des secteurs de l’éducation, de la santé et de l’industrie.

 

Il a ainsi souligné l’importance de bâtir une infrastructure numérique solide et de former une main-d’œuvre qualifiée et compétitive.

 

Parmi les initiatives phares, il a cité la création du principal institut d’intelligence artificielle en Afrique ainsi que le programme « 5 Millions de Codeurs », qui a déjà permis de former plus de 3,5 millions de citoyens.


 

Tout en saluant les progrès accomplis, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de maintenir les investissements et les efforts en faveur de la transformation numérique afin de garantir une croissance durable et renforcer la compétitivité de l’Éthiopie à l’échelle mondiale.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023