Le Bangladesh intensifie ses relations de coopération avec l’Éthiopie, en mettant particulièrement l’accent sur l’agriculture et les énergies vertes.

Addis-Abeba, le 21 mars 2026 (ENA) : - Le Bangladesh ambitionne de renforcer davantage sa collaboration avec l’Éthiopie dans des domaines clés tels que l’agriculture, les énergies renouvelables et la lutte contre le changement climatique, a indiqué l’ambassadeur bangladais en Éthiopie, le vice-maréchal de l’air Sitwat Nayeem.

 

À la suite de visites effectuées dans des zones agricoles situées en périphérie de la capitale, le diplomate a salué les progrès rapides accomplis par l’Éthiopie dans ce secteur, mettant en avant de solides opportunités de croissance et de partenariat entre les deux pays.

 

Dotée de conditions écologiques propices à une agriculture productive, l’Éthiopie place désormais ce secteur — notamment la production de blé — au cœur de sa stratégie de transformation économique.

 

Grâce à des réformes politiques, à l’extension des systèmes d’irrigation, à l’amélioration des semences et à une mobilisation massive des agriculteurs, le pays a enregistré des avancées significatives ces dernières années.


 

Depuis le lancement du programme de blé irrigué en 2018, l’Éthiopie est passée d’un pays fortement dépendant des importations à une situation d’autosuffisance.

 

Entre 2023 et 2025, elle a non seulement réduit son déficit, mais a également commencé à se positionner comme un exportateur potentiel et un exemple régional en matière de transformation agricole.
 

Ce succès constitue aujourd’hui une référence dans les ambitions de développement du pays, les autorités ayant exprimé leur volonté de partager cette expérience avec les pays d’Afrique de l’Est.

 

Dans ce contexte, l’ambassadeur Nayeem a également évoqué les progrès du Bangladesh dans le domaine agricole, notamment son passage du statut d’importateur à celui d’exportateur de riz à certaines périodes, soulignant les enseignements que les deux pays peuvent mutuellement tirer.


 

Il a insisté sur le potentiel de coopération, en particulier dans l’éducation agricole et le transfert de connaissances.

 

Au-delà de l’agriculture, le diplomate a salué l’engagement de l’Éthiopie en faveur des énergies renouvelables, qu’il considère comme un modèle pour les pays en développement.

 

Le pays a en effet placé l’énergie propre au centre de sa stratégie à long terme, s’appuyant sur de grands projets hydroélectriques tels que le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, ainsi que sur des investissements croissants dans l’éolien et le solaire.

 

Aujourd’hui, la grande majorité de l’électricité produite en Éthiopie provient de sources renouvelables.

 

Ces avancées s’inscrivent également dans une vision plus large de transition vers une mobilité durable. Le pays a mis en place des restrictions sur l’importation de véhicules thermiques, tout en encourageant l’adoption de voitures hybrides et électriques, afin de réduire les coûts liés aux carburants, limiter la pollution urbaine et mieux exploiter ses ressources énergétiques propres.


 

Abordant la question du changement climatique, l’ambassadeur a insisté sur la vulnérabilité partagée du Bangladesh et des pays africains, soulignant que ces régions, bien que faiblement émettrices, subissent de manière disproportionnée les effets du phénomène.

 

Faisant écho aux discussions tenues lors des sommets de l’Union africaine, il a mis en avant l’importance d’une action collective à l’échelle mondiale.

 

Il a ainsi appelé les pays les plus exposés à renforcer leur voix sur la scène internationale et à plaider pour des mesures concrètes de lutte contre le changement climatique et de réduction des émissions.

 

« Il est temps d’agir et de faire entendre nos voix pour l’avenir », a-t-il conclu.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023