Le ministre de l’Eau et de l’Énergie affirme que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour lutter contre les effets du changement climatique.

Addis-Abeba, le 16 mars 2026 (ENA) : - Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a indiqué que l’Éthiopie met en œuvre des actions concrètes pour réduire les effets du changement climatique, notamment à travers l’Initiative de l'empreinte Verte et les programmes de gestion des bassins versants.

 

Lors d’une réunion d’échange d’expériences organisée aujourd’hui à Addis-Abeba avec la Commission du cours d'eau du Zambèze (ZAMCOM), le ministre éthiopien de l’Eau et de l’Énergie, Habtamu Iteffa, a souligné le rôle stratégique de l’Éthiopie dans la gestion du fleuve Nil, rappelant que le pays contribue à près de 86 % du débit de ce cours d’eau vital.

 

Selon lui, cette contribution confère à l’Éthiopie une responsabilité majeure dans les décisions relatives à la gestion de l’eau, essentielles pour l’avenir du Nil et le bien-être des pays riverains.

 

Le ministre a mis en avant les défis croissants liés aux extrêmes climatiques, notamment les sécheresses et les inondations dévastatrices qui ont causé des pertes humaines et économiques importantes.

 

Pour y répondre, le gouvernement éthiopien a lancé des mesures visant à renforcer la résilience nationale, améliorer la gestion de l’eau et accroître la capacité du pays à faire face aux chocs climatiques.

 

Habtamu a également insisté sur les efforts visant à atteindre la souveraineté alimentaire à travers des pratiques agricoles durables, particulièrement pendant la saison sèche, lorsque l’usage efficace des ressources fluviales est crucial.

 

Il a présenté les approches innovantes adoptées en matière de gestion de l’eau, notamment l’exploitation des ressources en eau souterraine et l’amélioration des systèmes d’irrigation, afin d’augmenter la productivité agricole tout en renforçant la résilience climatique.


 

Le ministre a rappelé que l’Initiative pour un Héritage Vert et les programmes de gestion des bassins versants constituent des piliers essentiels de la stratégie environnementale nationale, visant à restaurer les écosystèmes et à améliorer les ressources en eau grâce à d’importants efforts de reboisement.

 

Il a souligné que l’engagement politique fort a été déterminant pour le succès de ces initiatives, précisant que l’Éthiopie a planté plus de 48 milliards de semis d’arbres au cours des quatre dernières années.

 

Parallèlement, le gouvernement élabore des cadres légaux pour protéger les écosystèmes fluviaux et assurer une gouvernance efficace des ressources en eau.

 

Le ministre a encouragé la coopération internationale et le partage d’expériences, affirmant que l’Éthiopie est prête à partager ses connaissances en matière de gestion durable des ressources hydriques.

 

De son côté, le secrétaire exécutif de la ZAMCOM, Felix Ngambgasi, a salué le succès de l’Initiative pour un Héritage Vert, qui met l’accent sur la restauration environnementale et la gestion durable de l’eau.

 

Il a souligné que cette réunion offre une plateforme clé pour échanger sur les bonnes pratiques de gestion des ressources hydriques dans le bassin du Zambèze et renforcer la coopération entre les États riverains.

 

Ngambgasi a mis en avant les grands projets hydroélectriques de l’Éthiopie, notamment le Grand Barrage de la Renaissance  et le projet hydroélectrique de Gibe III, comme exemples de développement à grande échelle favorisant l’intégration régionale et la sécurité énergétique.

 

Il a comparé ces initiatives aux barrages emblématiques du Zambèze, tels que Kariba et Cahora Bassa, qui ont soutenu l’approvisionnement en électricité et le développement économique en Afrique australe.

 

Malgré ces succès, Ngambgasi a rappelé que la région du Zambèze reste confrontée à de nombreux défis, notamment la forte dépendance à l’agriculture pluviale, les sécheresses et inondations récurrentes, et la dégradation environnementale.

 

Il a insisté sur la nécessité de stratégies globales pour lutter contre la pauvreté et protéger l’environnement, en appelant à davantage d’investissements dans les infrastructures et la gestion durable des ressources en eau.

 

Le secrétaire exécutif a également salué l’initiative éthiopienne pour sa capacité à mobiliser des millions de citoyens dans des activités de restauration environnementale, déclarant : « Nous espérons tirer des leçons de l’expérience de l’Éthiopie sur la manière dont de tels programmes transformatifs peuvent générer des bénéfices environnementaux et socio-économiques durables. »

 

La délégation de la ZAMCOM comprenait des représentants des pays du bassin du Zambèze, notamment l’Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023