Le Premier ministre Abiy Ahmed appelle à recenser les richesses naturelles de Éthiopie après sa visite à la grotte de Nasiol.

À la suite de sa visite à la grotte de Nasiol, dans l’est de Éthiopie, le Premier ministre Abiy Ahmed a plaidé pour une cartographie scientifique urgente des immenses ressources naturelles et minières du pays, qualifiant le site de symbole de son potentiel inexploité et de son riche patrimoine historique.

 

Lors d’un déplacement à la grotte de Nasiol, située dans la zone de Hararghe Est, dans la région de l’Oromia en Éthiopie, le Premier ministre Abiy Ahmed a affirmé que ce site offre un éclairage important sur l’histoire ancienne du pays, tout en mettant en évidence d’importantes ressources naturelles encore largement inexplorées.

 

Le chef du gouvernement a indiqué avoir personnellement parcouru près de 500 mètres à l’intérieur de la grotte, localisée dans le woreda de Melka Belo, afin d’observer ses impressionnantes formations géologiques.

 

À l’intérieur, il a notamment découvert des stalactites et des stalagmites aux teintes vives rappelant le marbre, qualifiant l’endroit de véritable merveille naturelle nécessitant une documentation scientifique approfondie.

 

Selon lui, la zone environnante renferme également d’importantes ressources minérales, dont du marbre, du granit et d’autres pierres de grande valeur, qu’il a décrites comme des richesses encore peu exploitées mais dotées d’un fort potentiel de développement.

 

Cette visite s’inscrivait dans le cadre d’une tournée plus large dans l’est de Éthiopie, durant laquelle Abiy Ahmed a inspecté plusieurs projets de développement ainsi que des sites touristiques à Dire Dawa, dans la région de Harari Region et dans la zone de Hararghe Est.

 

Le Premier ministre a souligné que, malgré les défis persistants en matière d’infrastructures dans l’est du pays — notamment dans la Somali Region (Ethiopia) et la région de Harari — cette partie du territoire regorge d’attractions naturelles et historiques.

 

Il a cité, à titre d’exemple, des grottes, des chevaux sauvages, des éléphants, d’anciennes stèles de pierre ainsi que des sources thermales, autant de richesses qui restent encore insuffisamment étudiées.

 

Abiy Ahmed a insisté sur la nécessité de mener des recherches scientifiques approfondies et de réaliser une cartographie systématique des ressources afin de valoriser ces atouts au service du développement national.

 

Il a également souligné que l’étude rigoureuse du patrimoine naturel du pays pourrait stimuler le tourisme, créer de nouvelles opportunités économiques et améliorer les conditions de vie des communautés locales.


 

Le Premier ministre a par ailleurs appelé les chercheurs, universitaires et institutions éthiopiens à prendre l’initiative de documenter les ressources encore méconnues du pays, mettant en avant l’importance de produire des « données souveraines ».

 

Selon lui, s’appuyer sur des recherches menées localement est essentiel pour élaborer des politiques et des stratégies de développement fondées sur les réalités propres à Éthiopie.

 

Il a enfin estimé que la souveraineté des données et une cartographie méthodique des ressources seront déterminantes pour transformer les richesses naturelles et historiques du pays en moteur de croissance économique durable.

 

Agence des nouvelles éthiopienne
2023