Les relations entre l’Éthiopie et l’Italie connaissent aujourd’hui une évolution vers un partenariat stratégique solide et orienté vers l’avenir : Ambassadrice d’Éthiopie en Italie, Demitu Hambisa. - ENA Français
Les relations entre l’Éthiopie et l’Italie connaissent aujourd’hui une évolution vers un partenariat stratégique solide et orienté vers l’avenir : Ambassadrice d’Éthiopie en Italie, Demitu Hambisa.
S’exprimant à Addis‑Abeba, l’ambassadrice a expliqué que les deux pays renforcent progressivement leur coopération dans plusieurs domaines clés, notamment la politique, l’économie et le développement.
Elle a souligné que la visite récente de la Première ministre italienne Giorgia Meloni en Éthiopie a constitué une étape importante dans la consolidation des relations diplomatiques et économiques entre les deux nations.
Selon elle, les liens historiques profonds qui unissent l’Éthiopie et l’Italie ont évolué au fil du temps pour devenir un partenariat moderne et dynamique, soutenu par la volonté commune des deux gouvernements d’élargir leur collaboration.
L’ambassadrice a également mentionné l’organisation du deuxième Sommet Italie-Afrique, tenu à Addis-Abeba le 13 février 2026, qu’elle considère comme un moment clé pour renforcer la coopération entre l’Italie, l’Éthiopie et l’ensemble du continent africain.
Elle a insisté sur l’importance du Plan Mattei pour l’Afrique, une initiative italienne destinée à développer des partenariats avec les pays africains dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures et le développement économique.
L’Éthiopie, a-t-elle précisé, joue un rôle central dans cette initiative et est devenue le premier pays pilote du programme.
L’Italie reste par ailleurs un partenaire majeur dans les projets de développement éthiopiens. L’ambassadrice a notamment mis en avant la contribution de la société italienne Webuild à la modernisation des infrastructures du pays.
Cette entreprise a participé à la construction du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique, capable de produire 5 150 mégawatts d’électricité.
Ce projet devrait renforcer considérablement l’approvisionnement énergétique de l’Éthiopie et permettre l’exportation d’électricité vers les pays voisins.
La coopération se poursuit également avec le projet hydroélectrique de barrage de Koysha, dont la capacité installée atteindra 2 160 mégawatts, dans le cadre du système de barrages en cascade du fleuve Omo comprenant aussi Gilgel Gibe I, Gilgel Gibe II et Gibe III.
Enfin, l’ambassadrice a évoqué les enjeux sécuritaires régionaux, soulignant que la stabilité de la mer Rouge, du golfe d’Aden et de l’océan Indien est étroitement liée à la sécurité nationale de l’Éthiopie.
Elle a également réaffirmé que la recherche d’un accès à la mer par l’Éthiopie se fait dans le respect du droit international et par des moyens pacifiques, privilégiant le dialogue et la coopération avec les pays voisins, y compris Érythrée.