Le discours sanitaire porté par le CDC Afrique rayonne d’espoir et de solidarité selon le directeur général, le Dr Jean Kaseya. - ENA Français
Le discours sanitaire porté par le CDC Afrique rayonne d’espoir et de solidarité selon le directeur général, le Dr Jean Kaseya.
Addis-Abeba, le 27 fevrier 2026 (ENA) : - Le discours sanitaire de l’Afrique porte aujourd’hui un message d’espoir, de solidarité et d’une détermination sans faille, a affirmé le Dr Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique).
Lors d’un point de presse tenu jeudi, le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), le Dr Jean Kaseya, est revenu sur l’importance accordée à la souveraineté sanitaire lors du 39e Sommet de l’Union africaine.
Il a mis en avant des évolutions tangibles ainsi qu’une vision africaine affirmée et cohérente, capable de repositionner les priorités sanitaires mondiales à l’aune des réalités du continent.
« Nous sommes ici avec clarté et détermination.
Il est temps de passer d’un modèle de dépendance à un système qui nous donne les moyens d’agir et de contrôler pleinement nos dispositifs de santé », a-t-il déclaré, soulignant la transition vers une autonomie accrue.
Le directeur général a également détaillé la stratégie dite « 5P plus », entérinée par les chefs d’État africains.
Celle-ci prévoit notamment la réforme de l’architecture sanitaire internationale, l’intégration renforcée de la prévention, de la préparation et de la riposte aux pandémies au sein des systèmes africains, la mobilisation de financements domestiques durables — avec des engagements marquants de la Guinée équatoriale —, l’accélération de la transformation numérique portée par l’Éthiopie, ainsi que le développement des capacités locales de production, en prélude à un sommet spécial à venir.
Évoquant les performances institutionnelles depuis 2023, il a indiqué que le taux d’exécution du CDC Afrique est passé de 34 % à 95 %, soit le plus élevé au sein de l’Union africaine.
Le financement interne, a-t-il précisé, est passé de 52 millions à 463 millions de dollars, positionnant désormais l’institution comme un acteur de référence à l’échelle mondiale.
Malgré un contexte international marqué par des suppressions de postes, les effectifs ont progressé pour atteindre 85,5 % des objectifs fixés avec anticipation.
Cette dynamique s’est accompagnée d’un renforcement de la surveillance épidémiologique — avec une transition des zones rouges en 2022 vers des zones vertes prévues en 2025 —, de l’extension des centres opérationnels à 32 et du déploiement de laboratoires de génomique à travers le continent.
Le nombre de cas signalés est tombé à 89 au début de 2025, contre des chiffres nettement plus élevés auparavant, illustrant selon lui l’impact des efforts de résilience.
Le Dr Kaseya a par ailleurs souligné que l’Éthiopie se distingue dans les domaines de la santé numérique et de l’intelligence artificielle, tandis qu’un nouveau comité regroupant 70 dirigeants africains s’attelle à promouvoir des partenariats mondiaux plus équitables.
Enfin, il a reconnu les défis persistants — notamment les flambées de variole et de choléra dans des zones touchées par les inondations, ainsi que le fait que l’Afrique supporte l’essentiel de la charge mondiale du paludisme —, tout en mettant en avant les progrès réalisés : vaccination rapide en Ouganda, recul des cas de variole et avancées notables en matière de diagnostic en Guinée équatoriale et en Éthiopie.