L’irrigation du blé en Éthiopie est un modèle inspirant pour l’Afrique : Une experte namibienne

Addis-Abeba, le 21 février 2026 (ENA) : - L’expérience de l’Éthiopie dans le développement du blé irrigué s’impose aujourd’hui comme une référence pour de nombreux pays africains, a affirmé Saima Shaanika, experte namibienne en transformation rurale.

 

S’exprimant à Addis-Abeba, Shaanika a salué les avancées réalisées par l’Éthiopie dans la mise en place d’un système agricole plus résilient face aux effets du changement climatique.

 

Elle a notamment mis en lumière le programme national d’irrigation du blé, qui a permis d’accroître significativement la production tout en réduisant la vulnérabilité du secteur agricole aux aléas climatiques.

 

Selon l’experte, cette initiative illustre la capacité des pays africains à bâtir des solutions durables adaptées à leurs réalités locales.


 

« L’expérience éthiopienne démontre qu’avec une vision stratégique et des investissements ciblés, il est possible de transformer en profondeur le secteur agricole », a-t-elle souligné.

 

Shaanika a rappelé que la question du blé revêt une importance stratégique pour l’ensemble du continent, où de nombreux États restent fortement dépendants des importations pour satisfaire la demande intérieure.

 

Dans ce contexte, l’autosuffisance atteinte par l’Éthiopie constitue, selon elle, une avancée majeure non seulement pour le pays, mais également pour l’Afrique dans son ensemble.

 

Elle a par ailleurs indiqué que l’Éthiopie ne se contente plus de couvrir ses besoins nationaux, mais qu’elle a également entamé l’exportation de ses excédents, renforçant ainsi sa position sur les marchés régionaux.

 

Pour l’experte namibienne, les défis structurels auxquels l’agriculture africaine est confrontée – notamment la variabilité climatique, la sécheresse et la raréfaction des ressources en eau – exigent des réponses innovantes et durables.


 

À cet égard, l’irrigation apparaît comme un levier stratégique. « Investir dans l’irrigation, c’est garantir une production alimentaire tout au long de l’année et réduire l’impact des périodes de sécheresse », a-t-elle expliqué.

 

Elle a insisté sur la nécessité d’intensifier les investissements dans les infrastructures hydrauliques à travers le continent, tout en favorisant la coopération entre pays africains.

 

Le partage des meilleures pratiques et des expériences réussies, comme celle de l’Éthiopie, pourrait selon elle accélérer la transformation agricole du continent et renforcer durablement la sécurité alimentaire.

 

« La collaboration est essentielle. En unissant leurs efforts, les pays africains peuvent mutualiser leurs connaissances et bâtir un système agricole plus robuste et plus autonome », a-t-elle déclaré.

 

Enfin, Shaanika a souligné le rôle déterminant des technologies dans la modernisation du secteur agricole.

 

Elle a plaidé pour une adoption plus large des outils numériques, notamment au bénéfice des petits exploitants et des jeunes agriculteurs.

 

L’accès aux données sur la qualité des sols, aux prévisions climatiques et aux informations agronomiques via les technologies mobiles constitue, selon elle, un facteur clé d’efficacité et de compétitivité.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023