Le Grand barrage, moteur de l’intégration énergétique africaine : Directeur général par intérim de la BAD. - ENA Français
Le Grand barrage, moteur de l’intégration énergétique africaine : Directeur général par intérim de la BAD.
Addis-Abeba, 18 février 2026 (ENA) : - Le directeur général par intérim de la Banque de développement de l'Afrique de l'Est (BAD), Bernard Mono, a salué le Grand barrage de la Renaissance comme une initiative continentale majeure, renforçant la coopération énergétique régionale et soutenant l’autosuffisance énergétique et la croissance industrielle en Afrique.
Dans un entretien avec l’ENA en marge du Sommet de l’Union africaine, M. Mono a souligné que l’électricité est un levier essentiel pour l’industrialisation et le développement manufacturier sur le continent, comparant l’impact du GERD à celui du barrage de Mwalimu Nyerere en Tanzanie.
« On ne peut s’industrialiser sans énergie. Ces projets sont des catalyseurs de développement », a-t-il affirmé, espérant que d’autres nations africaines entreprendront des initiatives similaires pour garantir un approvisionnement fiable en électricité.
Concernant la transformation d’Addis-Abeba, il a salué les progrès visibles dans la ville et insisté sur l’importance pour l’Afrique de financer son propre développement via des institutions régionales solides et bien capitalisées.
« La réalité, c’est que le risque en Afrique est souvent perçu, et non réel.
C’est pourquoi il est crucial d’avoir des institutions locales capables de juger selon le terrain », a-t-il précisé, appelant les gouvernements, investisseurs et citoyens à faire confiance aux banques nationales de développement comme moteurs de transformation.
Mono a également lié la souveraineté financière à l’intégration régionale et au succès de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), soulignant la nécessité de financer les producteurs africains pour favoriser le commerce intra-africain.
« Si nous finançons nos agriculteurs et nos industriels, nous pouvons produire, importer et exporter au sein de l’Afrique sans dépendre de l’extérieur », a-t-il insisté.
La BAD soutient le financement du développement dans les secteurs des infrastructures, de l’agriculture, du social et des PME au Kenya, Tanzanie, Rwanda et Ouganda.