Sécurité continentale et ressources en eau au cœur du 39e Sommet des dirigeants de l'UA.

Addis-Abeba, le 14 janvier 2026 (ENA) : - Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine a défini un programme ambitieux pour le sommet de haut niveau prévue en  février 2026, en faisant de la résolution durable des crises sécuritaires et de la gestion stratégique des ressources en eau des axes majeurs de l’action continentale.

 

Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine (UA) a tracé les grandes lignes d’un programme ambitieux pour les réunions de haut niveau prévues en janvier et février 2026, faisant de la résolution des crises sécuritaires persistantes et de la gestion stratégique des ressources en eau des priorités majeures à l’échelle continentale.

 

Cette orientation a été définie lors de la 51ᵉ session ordinaire du Comité des représentants permanents (CRP), tenue récemment, qui constitue une étape préparatoire clé à la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif ainsi qu’au Sommet de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’UA.

 

Les prochains sommets s’articuleront autour du thème de l’année 2026 : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ». Ce thème traduit la reconnaissance du rôle central de l’eau dans la préservation de la vie, le développement socio-économique et la résilience face aux changements climatiques.

 

Les débats porteront en priorité sur l’aggravation des défis sécuritaires dans plusieurs régions du continent, notamment le Sahel, l’est de la République démocratique du Congo, le Soudan et la Libye. Les dirigeants africains examineront également la montée inquiétante des changements de gouvernement anticonstitutionnels ainsi que l’expansion de la menace terroriste dans diverses zones.

 

L’objectif de ces rencontres est de renforcer l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) et d’améliorer la capacité de l’Union africaine à prévenir, gérer et résoudre rapidement les conflits.

 

Dans un entretien accordé à l’ENA, le représentant permanent de l’Angola auprès de l’UA, Miguel César Domingos Bembe, a insisté sur la nécessité d’une refonte profonde de l’approche africaine en matière de gestion des conflits internes.

 

« L’eau est synonyme de vie, et aucun développement n’est envisageable sans elle », a-t-il affirmé, tout en soulignant que la paix demeure le socle fondamental de toutes les ambitions du continent.

 

Dans ce contexte, l’Angola a officiellement proposé la tenue d’un Sommet extraordinaire consacré aux conflits en Afrique, visant à examiner en profondeur la réforme des mécanismes africains de paix et de sécurité.

 

L’ambassadeur a également mis l’accent sur l’urgence de renforcer la capacité de réponse de l’Union africaine face aux activités des groupes armés et des organisations terroristes, notamment Al-Shabaab et Boko Haram.

 

Par ailleurs, les prochaines sessions devraient superviser l’élection de nouveaux membres du Conseil de paix et de sécurité (CPS), afin de doter cet organe de 15 membres d’un mandat renouvelé et renforcé pour faire face aux défis les plus pressants du continent.

 

Enfin, dans le cadre de son engagement en faveur de la stabilité régionale, l’Angola a annoncé qu’il accueillera en octobre 2026 la Biennale de Luanda pour la culture de la paix, un événement destiné à promouvoir la paix et la cohésion à travers des initiatives culturelles et diplomatiques.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023