Lancement historique de la première Société d’hématologie et d’oncologie pédiatriques, et lancement d’une initiative nationale de lutte contre les tumeurs cérébrales chez l’enfant.

Addis-Abeba, le 12 janvier 2026 (ENA) : - Lors d’une cérémonie émouvante, la toute première Société éthiopienne d’hématologie et d’oncologie pédiatriques (ESPHO) a été inaugurée aujourd’hui, ouvrant une nouvelle ère dans la lutte contre le cancer infantile en Éthiopie. »

 

Dans une cérémonie émouvante, la toute première Société éthiopienne d’hématologie et d’oncologie pédiatriques (ESPHO) a été inaugurée aujourd’hui, marquant un tournant historique dans la lutte contre le cancer de l’enfant en Éthiopie.

 

L’événement a également été l’occasion de lancer l’Initiative nationale de neuro-oncologie pédiatrique, en présence de personnalités mondiales telles que la professeure Jennifer Geel (SIOP Afrique), Julie Broas, la professeure Aziza Shad (Aslan Project), la professeure Gita Naidu (St. Jude Global Medicine), le professeur Eric Bouffet (ancien président de SIOP), et Firew Kefiyale (Pure Earth), ainsi que des parents, survivants, influenceurs et journalistes.

 

Le nouveau président de l’ESPHO a dédié cet honneur à tous les cliniciens, infirmiers, parents et partenaires qui ont porté l’espoir pour des milliers d’enfants. « Aujourd’hui n’est pas une simple cérémonie, mais la réaffirmation de notre promesse : aucun enfant ne doit être privé de la chance de survivre, de grandir et de rêver », a-t-il déclaré.

 

Un parcours de 15 ans : des pionniers à un réseau national

 

En quinze ans, l’Éthiopie est passée d’une quasi-absence de services spécialisés à un réseau de huit hôpitaux, dont quatre disposant de radiothérapie.

 

Tout a commencé en 2009, lorsque le Dr Haileyesus Adam, inspiré par la professeure Sheila Weitzman, a transformé la salle C7 de l’hôpital Tikur Anbesa en unité d’oncologie pédiatrique.

 

De 2013 à 2016, avec les Drs Abdulkadir Mohammed Seid et Daniel Hailu et le soutien de The Aslan Project, un service durable a été mis en place.

 

Les histoires poignantes de Temesgen Gemechu et Eyuel Fenta, traités aux États-Unis avant de décéder, ont inspiré la fondation de l’unité D7, du premier programme national de fellowship (plus de 30 spécialistes formés) et du soutien à la Tesfa Addis Parents Children Cancer Organization (TAPCCO), ayant aidé plus de 3 000 enfants.

 

L’expansion s’est poursuivie avec Jimma (2016), Ayder-Mekelle (2017), Gondar (2019), St. Paul (2021) et récemment Hawassa, Wollega, Bahir Dar et Ambo. Sept cliniques satellites réduisent l’abandon des traitements, tandis qu’un registre hospitalier évolue vers un registre populationnel, et des programmes nutritionnels et psychosociaux renforcent les soins.

 

Chaque année, 6 000 à 8 000 enfants sont diagnostiqués, mais moins de 2 000 ont accès aux soins – un écart que l’ESPHO ambitionne de combler pour atteindre l’objectif OMS de 60 % de survie d’ici 2030.

 

Quatre piliers pour l’avenir : plaidoyer, sensibilisation, capacités et politiques

 

Avec le soutien de l’OMS, de St. Jude, de l’Université de Caroline du Nord et de la Fondation S – My Child Matters, l’ESPHO affirme que « le cancer de l’enfant est curable et hautement guérissable ». Le président a rappelé : « Aucun enfant ne devrait mourir du cancer », citant l’éradication de la variole comme exemple de ce que l’idéalisme peut accomplir.

 

Le Ministère de la Santé, représenté par lDereje Duguma, a salué la création de la société et son rôle stratégique dans le renforcement des soins pédiatriques oncologiques à l’échelle nationale.


 

Il a souligné l’importance d’un diagnostic précoce, d’une prise en charge rapide et de la mobilisation des partenaires pour renforcer les capacités via le Collège national.

 

Durant la cérémonie, des expositions ont mis en lumière les avancées, tandis que l’initiative de renforcement des capacités a été officiellement lancée.

 

Le Ministre a également insisté sur l’éducation communautaire, la prévention et le dépistage précoce, notamment pour le cancer du col de l’utérus avec le vaccin contre le VPH, et pour l’oncologie et l’hématologie pédiatriques.

Agence des nouvelles éthiopienne
2023