Le Fonds norvégien de développement salue les efforts de l’Éthiopie en matière de conservation des sols et de l’eau dans le cadre de l’Initiative pour un patrimoine vert - ENA Français
Le Fonds norvégien de développement salue les efforts de l’Éthiopie en matière de conservation des sols et de l’eau dans le cadre de l’Initiative pour un patrimoine vert
Addis-Abeba, le 10 janvier 2026 (ENA) : - Le Fonds norvégien de développement a exprimé sa reconnaissance pour les efforts soutenus de l’Éthiopie en matière de conservation des sols et de l’eau, estimant qu’ils constituent une avancée majeure pour l’Initiative nationale pour un patrimoine vert (GLI).
Dans une déclaration exclusive à l’ENA, Sisay Kassahun, responsable de programmes au sein du Fonds, a souligné que les pratiques de conservation durables mises en œuvre par le pays contribuent à corriger des décennies de dégradation environnementale résultant de la déforestation et d’une gestion inadéquate des terres.
Il a rappelé que le couvert forestier éthiopien, autrefois estimé entre 25 et 30 %, s’est considérablement réduit au fil du temps, provoquant une érosion sévère des sols, des sécheresses répétées, une diminution de la biodiversité ainsi qu’une vulnérabilité accrue aux aléas climatiques, notamment les inondations et les vagues de chaleur.
« Il s’agit d’une action durable et déterminante que nous devons impérativement poursuivre pour renforcer l’Initiative Héritage Vert.
Lorsque nous étions enfants, la couverture forestière de l’Éthiopie se situait autour de 25 à 30 %. Depuis le lancement de l’initiative, tous les indicateurs montrent qu’elle est en nette progression », a-t-il indiqué.
Selon lui, la protection des sols par des campagnes massives de plantation d’arbres et une meilleure gestion de la végétation dépasse le simple enjeu environnemental : elle touche à la survie nationale, à la productivité agricole et à la sécurité des moyens de subsistance en milieu rural.
Il a mis en avant l’agroforesterie comme pilier essentiel de cette stratégie, en particulier pour les petits exploitants disposant de superficies limitées.
La taille moyenne des exploitations familiales étant d’environ un demi-hectare, l’agriculture extensive y est difficilement envisageable.
« Notre approche consiste à promouvoir l’agroforesterie auprès des petites exploitations.
Sur des parcelles restreintes, les agriculteurs sont encouragés à cultiver des arbres fruitiers tels que le papayer, l’avocatier ou le manguier. Avec une superficie moyenne de 0,5 hectare, l’agriculture extensive n’est tout simplement pas viable », a-t-il expliqué.
À travers des partenaires locaux, le Fonds soutient à la fois des solutions biologiques — comme la plantation d’arbres pour stabiliser les sols et préserver l’humidité — et des aménagements physiques, notamment la construction de digues, de terrasses et de barrages en pierre.
Ces actions favorisent la collecte des eaux de pluie, limitent l’érosion et permettent la restauration de terres dégradées en surfaces agricoles productives.
« Chaque fois que cela est possible, les activités de conservation des sols et de l’eau sont complétées par des mesures biologiques, telles que la plantation d’arbres, et par des interventions physiques, comme les digues et les ouvrages en pierre.
Cette démarche est pleinement alignée sur l’initiative Héritage Vert du gouvernement éthiopien », a précisé Sisay.
Il a enfin souligné que cette approche intégrée illustre la capacité des petites exploitations à rester productives tout en restaurant les écosystèmes, en dynamisant les économies rurales et en renforçant la résilience face au changement climatique.
En reliant la restauration environnementale aux moyens de subsistance, l’Éthiopie pose ainsi les bases de paysages plus sains et d’une stabilité durable au bénéfice des générations futures.