Cérémonie de lancement du programme 2026, années des échanges entre les peuples Chine et Afrique - ENA Français
Cérémonie de lancement du programme 2026, années des échanges entre les peuples Chine et Afrique
Addis Ababa le 9 janvier,2026(ENA) L'Union africaine (UA) et la Chine ont lancé Jeudi, au siège de l'UA à Addis-Abeba, l'Année sino-africaine des échanges interpersonnels 2026. Cette initiative marque les 70 ans de relations diplomatiques entre les deux parties et vise à tisser des liens plus profonds au-delà des partenariats traditionnels.
Des dignitaires de haut niveau se sont réunis dans la salle polyvalente pour célébrer ce programme ambitieux.
Il cible les 2,8 milliards de citoyens chinois et africains en promouvant une synergie intellectuelle, culturelle et sociale accrue.
Parmi les initiatives majeures figurent le renforcement des programmes de bourses, la facilitation des visas pour les échanges culturels et l’instauration d’un corridor accéléré destiné aux déplacements professionnels des entrepreneurs africains vers les salons professionnels en Chine.
Dans son allocution d'ouverture, le président Taye Atske-Selassie a tracé des parallèles profonds entre les philosophies africaine et chinoise.
Il a fait référence à l’Ubuntu, cette philosophie africaine centrée sur l’humain, en soulignant son écho avec les vertus confucéennes d’harmonie sociale et d’empathie.
« La coopération de la prochaine décennie doit prioriser le transfert de technologies de pointe, comme l'intelligence artificielle et les biotechnologies », a-t-il déclaré.
Le président a aussi plaidé pour que l'Afrique dépasse son rôle d'exportateur de matières premières.
Il a appelé la Chine à soutenir la stratégie verte et minière du continent, ainsi que sa quête d'autonomie technologique.
Le président de la Commission de l'UA, Mahamoud Ali Youssouf, a accueilli chaleureusement la délégation chinoise.
Il a qualifié ce partenariat de « pierre angulaire » pour l'Agenda 2063 de l'Afrique, couvrant infrastructures, énergie et secteurs sociaux.
Face au déclin du multilatéralisme mondial, il a insisté : « La solidarité sino-africaine garantit un ordre mondial équilibré.
La voix de près de trois milliards de personnes doit peser dans les décisions internationales, pour un avenir basé sur le respect mutuel, non sur l'hégémonie. »
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a salué l'initiative comme un levier pour ancrer l'amitié sino-africaine auprès des jeunes et communautés locales.
Il est remonté deux millénaires en arrière, jusqu’à l’époque de l’ancienne Route de la soie, ainsi qu’aux luttes communes pour l’indépendance, forgées « comme une fraternité ».
Wang Yi a esquissé un horizon de « modernisation conjointe » : le vaste marché chinois comme catalyseur de l'industrialisation africaine, via des exemptions de droits de douane, une formation professionnelle accrue et des projets comme les ateliers Luban.
Cet événement souligne un partenariat stratégique en pleine expansion, au moment où l'Afrique affirme sa place sur la scène mondiale.