La Commission de l’UA a réitéré sa volonté de renforcer et d’institutionnaliser des mécanismes assurant l’élaboration de politiques basées sur des données fiables. - ENA Français
La Commission de l’UA a réitéré sa volonté de renforcer et d’institutionnaliser des mécanismes assurant l’élaboration de politiques basées sur des données fiables.
Addis-Abeba, le 10 octobre 2025 (ENA) : - La Commission de l'Union africaine (CUA) demeure résolue à collaborer avec la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique et d’autres partenaires afin de mettre en place des mécanismes robustes pour l’élaboration de politiques basées sur des données probantes à l’échelle du continent, a affirmé la vice-présidente de la Commission, Mme Selma Malika Haddadi.
S’exprimant lors de la clôture du 11ᵉ Sommet des groupes de réflexion africains 2025, elle a souligné que ces trois jours de débats approfondis ont été cruciaux pour transformer les discussions fiscales en actions concrètes en matière de gestion des finances publiques.
« Ce sommet nous a permis d’approfondir notre compréhension des défis, de la faiblesse des systèmes fiscaux à la fragmentation des politiques, tout en apportant de nouvelles orientations », a-t-elle déclaré.
La vice-présidente a salué l’engagement des participants à renforcer le lien entre connaissances et politiques, ainsi qu’entre conception et mise en œuvre.
Elle a insisté sur le fait que la gestion des finances publiques doit devenir proactive, anticiper les chocs, mobiliser efficacement les ressources nationales et traduire les budgets en résultats tangibles pour les populations.
Malika a également affirmé que la CUA continuera à créer des espaces de collaboration et de partage de données pour que les idées se traduisent en politiques et actions concrètes.
Pour elle, le développement de l’Afrique doit être porté par l’Afrique, car la souveraineté budgétaire est un impératif.
Le secrétaire exécutif de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), Mamadou Biteye, a rappelé que la mobilisation des ressources nationales doit avoir un impact réel sur la vie des citoyens et que les groupes de réflexion jouent un rôle clé pour passer de l’analyse à l’action.
Le sommet, placé sous le thème « De la fiscalité à l’action : rapprocher les politiques et la mise en œuvre de la gestion des finances publiques en Afrique », s’est conclu par un échange fructueux sur la réduction de l’écart entre politiques et mise en œuvre.
Lors de la clôture, l’ouvrage « Création, gestion et pérennité des groupes de réflexion en Afrique », témoignage du parcours intellectuel du continent, a été lancé.