Le président Taye appelle à une réforme du Conseil de sécurité lors du débat général de haut niveau de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies. - ENA Français
Le président Taye appelle à une réforme du Conseil de sécurité lors du débat général de haut niveau de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies.
Addis-Abeba, le 26 septembre 2025 (ENA) : - Le président Taye Atske-Selassie est intervenu au débat général de haut niveau de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, mettant l’accent sur l’urgence d’une réforme du système onusien et sur la nécessité d’une coopération internationale renforcée pour relever les défis mondiaux en matière de développement, de paix et de sécurité.
Il a salué les acquis de l’ONU au cours des 80 dernières années — décolonisation, amélioration de la santé publique, lutte contre les pandémies, prévention des conflits et réduction de la pauvreté — tout en avertissant que le déficit de représentation des pays du Sud dans les instances de gouvernance mondiale demeure un obstacle majeur.
Le président Taye a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité et une meilleure représentation de l’Afrique, soulignant que le continent concentre l’essentiel des programmes onusiens.
Il a réitéré le soutien de l’Éthiopie au règlement pacifique des conflits et à la diplomatie internationale.
Il a également mis en avant les avancées africaines en matière de croissance économique, d’action climatique et de développement social, tout en appelant à l’annulation de la dette et à la levée des mesures commerciales restrictives qui freinent le continent.
Sur le plan régional, il a rappelé l’engagement de l’Éthiopie contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique et exhorté à un appui accru à l’AUSSOM en Somalie, affirmant que « ce n’est pas le moment de se désengager de la lutte mondiale contre le terrorisme ».
Le président Taye a enfin salué la mise en service du Grand barrage de la Renaissance, symbole d’énergies propres et de coopération régionale, et a insisté sur l’importance de préserver la mer Rouge et l’océan Indien comme patrimoine commun de l’humanité.
Il a conclu en réaffirmant l’attachement de l’Éthiopie au multilatéralisme, à la sécurité collective et au développement durable.