L'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 4 décembre Journée internationale contre les mesures coercitives unilatérales. - ENA Français
L'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 4 décembre Journée internationale contre les mesures coercitives unilatérales.
Addis-Abeba, le 17 juin 2025 (ENA) : - L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté lundi une résolution proclamant le 4 décembre de chaque année Journée internationale contre les mesures coercitives unilatérales.
La résolution exhorte les États à s'abstenir d'adopter, de promulguer et d'appliquer toute mesure économique, financière ou commerciale unilatérale contraire au droit international et à la Charte des Nations Unies qui entrave ou compromet le plein développement économique et social, en particulier dans les pays en développement.
Elle exprime la conviction que la création de la Journée internationale complétera les efforts en cours visant à sensibiliser le monde aux effets néfastes des mesures coercitives unilatérales et à promouvoir une coopération et une solidarité internationales accrues entre les nations pour faire face aux conséquences de ces mesures.
La résolution a été adoptée par 116 voix pour, 51 contre et 6 abstentions. Les pays du Nord, dont les États membres de l'UE, l'Australie, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon et les États-Unis, ont voté contre.
La résolution demande au Secrétaire général des Nations Unies de prendre les mesures et dispositions nécessaires pour que les Nations Unies commémorent et promeuvent la Journée internationale, notamment dans le cadre des efforts mondiaux de sensibilisation aux conséquences négatives des mesures coercitives unilatérales contraires au droit international et à la Charte des Nations Unies.
La résolution invite tous les États membres et observateurs de l'ONU, les organisations du système des Nations Unies et les autres organisations internationales et régionales, ainsi que la société civile, les particuliers et les autres parties prenantes concernées, à célébrer la Journée internationale et à sensibiliser aux conséquences négatives des mesures coercitives unilatérales contraires au droit international et à la Charte des Nations Unies, en particulier pour les pays en développement.